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Catégorie Générale => Discussions Générales => Discussion démarrée par: TempeteDeNeige le 16/05/2006 - 00:39:06



Titre: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: TempeteDeNeige le 16/05/2006 - 00:39:06
Bonjour à tous,

Je vis en ce moment à l'étranger et j'aimerais savoir quelles sont les développements et grands investissements dans notre pays. Consulter les journaux et Internet ne reflète pas toujours la réalité sur le terrain, c'est pour cela que je voudrais avoir vos avis sur la question surtout que celà fait plusieurs mois que les rentes en devises (en particulier américaines) explosent dans les caisses algériennes vù le prix du pétrole. Alors vous chers soeurs et frères algériens qui vivez au pays, pouvez-vous s'ils vous plait nous décrire la réalité.

Merci d'avance pour vos interventions.


Titre: Re: QUE FAIT NOTRE GOUVERNEMENT AVEC L'ARGENT DU PÉTROLE?
Posté par: zarathoustra le 19/05/2006 - 14:30:04
si tu etait reste tu seras arrete de vouloir deux chose a la fois conseil des ancetre tu vas finir pas tout perdre j'espere que t'est pas en france si tu est laba il faut courir car ca tarderas pas a devenir comme l'algerie la coureption du jacobonisme ruineur c'est comme la chevre et les A pour ne pas lezs nomme la ou ils passe il reste riens


Titre: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 22/07/2007 - 15:36:27
Il est maintenant temps aux Algériens dont les fortunes sont "soit disant au chaud" au USA et en Europe (même la Suisse ou les autres zones offshores) de les retirer immediatement des circuits financiers US et Européens au risque de les voir disparaitre à cause de ces crises financieres et politiques majeurs à venir. Merci donc au USA et à l'Europe qui vont réaliser les rêves de vengeance des Algériens démunis. Ces Algériens " qui ont soit disant mis à l'abris à l'étranger " leurs fortunes vont avoir une très mauvaise surprise et le réveil va être très dure. Merci à vous Bush et Cheney, foutez en l'air ce système pourri.

Paul Craig Roberts : « Quelque chose se prépare »
20 juillet 2007

Source http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1194

L’ancien secrétaire d’état au Trésor de Reagan redoute une dérive autoritaire de l’administration Bush qui planifierait une opération contre l’Iran. Avec l’échéance des élections se rapprochant, Roberts pense que Bush et Cheney vont se lancer dans une fuite en avant pour tenter de provoquer un réflexe patriotique qui rassemblerait autour d’eux l’opinion américaine.

Par Novosti, 20 juillet 2007

Le républicain Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire aux Finances de l’administration Reagan, a expliqué que George W. Bush avait élaboré les bases juridiques permettant d’instaurer l’état d’urgence et que d’ici un an, les Etats-Unis pourraient devenir un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran.

Il a déclaré que dans une telle situation, les militaires américains pourraient constituer l’unique force d’opposition.

"Il est possible qu’ils (les militaires) en aient assez et qu’ils n’aient plus envie de se soumettre", a-t-il ajouté lors d’une interview à la radio, retransmise simultanément jeudi sur les ondes de plus de 50 stations américaines.

M. Roberts a fait ces déclarations particulièrement inhabituelles à la suite de la signature mardi par le président américain d’une ordonnance spéciale, autorisant le ministre américain des Finances, après consultation du chef du Pentagone et du secrétaire d’Etat américain, à arrêter n’importe quelle personne et à confisquer ses biens sur le territoire américain, si elle "présente une menace pour la stabilisation en Irak".

"Il s’agit du pouvoir total et absolu d’un seul homme", a noté l’ancien membre de l’administration Reagan, soulignant que l’ordonnance du président Bush n’était pas passée devant le Congrès américain et laissait les mains libres au président des Etats-Unis.

"Le peuple américain ne comprend pas le danger auquel il est confronté", a-t-il poursuivi.

Il a mis en garde contre l’administration Bush qui selon lui prépare quelque chose, afin d’effrayer le pays et réunir la population autour des républicains, qui dans le cas contraire pourraient perdre totalement le pouvoir lors des élections l’année prochaine.

"Quelque chose se prépare", affirme Paul Craig Roberts.

"Des membres de l’administration Bush et d’éminents propagandistes républicains préparent un nouvel événement dans la lignée du 11 septembre 2001 ou bien une série d’événements de ce type", a-t-il averti.

"Si ce n’est pas Al Qaïda qui le fait, il s’agira d’une mise en scène", a-t-il garanti.

L’interview radio de l’ancien sous-secrétaire aux Finances a eu lieu après la publication cette semaine d’articles dans lesquels il mettait en garde contre George W. Bush et le vice-président américain Richard Cheney, affirmant qu’ils préparaient le terrain pour détourner l’attention de la population des déconvenues de leur administration en Irak, et pour préparer une attaque contre l’Iran.

"L’administration Bush a absolument besoin d’événements dramatiques pour effrayer les Américains et forcer le Congrès à accepter l’Etat militaire et policier, dont George W. Bush et Richard Cheney tissent les mailles", pouvait-on lire dans un article de Paul Craig Roberts, prévoyant que d’ici un an, "les Etats-Unis pourraient être un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran".

"George W. Bush a préparé toutes les mesures nécessaires pour mettre en place une dictature sous forme "d’ordonnances présidentielles", qui entreront en vigueur au moment où il jugera nécessaire d’instaurer l’état d’urgence. Les récentes déclarations du ministre américain de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, du sénateur républicain Rick Santorum et d’autres personnalités montrent que dans un avenir proche, les Américains pourraient s’attendre à une série de fausses opérations terroristes, soutient l’ancien sous-secrétaire aux Finances.

Il a en outre noté que l’administration Bush avait l’intention de se sauver de sa situation impopulaire par l’intermédiaire de fausses opérations, qui pourraient être utilisées pour propager une guerre en Iran.

La Maison Blanche, le département d’Etat des Etats-Unis et le Pentagone n’ont pas encore commenté les déclarations fort peu habituelles de Paul Craig Roberts.

M. Roberts qui a été sous-secrétaire américain au Trésor de 1981 à 1982 est considéré aux Etats-Unis comme le père de la reaganomie, politique économique menée par Ronald Reagan, alliant la liberté de marché et une politique économique conservatrice. Paul Craig Roberts a reçu une récompense spéciale du ministère américain des Finances ainsi que la Légion d’honneur, remise par le gouvernement français.

Sur le même sujet :

L’entretien radio-diffusé de Paul Craig Roberts avec Thomas Hartmann.

L’« executive order » Blocking Property of Certain Persons Who Threaten Stabilization Efforts in Iraq, signé par le président Bush.

Empeach Now par Paul Craig Roberts.

« Si le congrès ne destitue pas Bush immédiatement, dans un an les USA pourraient être un état policier en guerre avec l’Iran. »

Tonkin Gulf II and the Guns of August ? par Patrick J. Buchanan

Buchanan, un Républicain, ancien conseiller auprès de Nixon, Ford et Reagan, évoque la possibilité d’un incident naval du type de celui du Golfe du Tonkin pouvant provoquer le déclenchement d’une attaque de l’Iran.

En 1964, l’annonce - avérée fausse ultèrieurement - d’une attaque de vedettes lance torpilles nord-vietnamiennes contre des navires US a servi de prétexte à l’entrée en guerre des USA au Vietnam.

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La Rouche devant les diplomates : Choisissez entre les « canons d’août » et un nouveau système FDR-FMI !
21 juillet 2007 - 14:59
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3114

19 juillet 2007 (LPAC) : « Nous ne sommes pas encore au mois d’août, mais quand je pense aux mois d’août du passé, je pense à août 1914 et août 1939. » Voilà comment LaRouche a démarré son discours, parlant à Washington devant quelque 25 diplomates de dix-huit pays différents. Nous sommes face à « un état de guerre virtuel » entre la Russie et le Royaume Uni. Sur les manifestations de la crise économique il nota que le Times de Londres rapportait que le prix d’un soda a grimpé à 5, 52 dollars à Heidelberg. Notons également l’effondrement spectaculaire des fonds spéculatifs de Bear Stearns.

« Dans ces conditions économiques, la guerre devient probable, » disait-il en pointant du doigt la course à la guerre de Cheney avec l’Iran. « Ce ne sera pas la guerre dans le sens ordinaire de la première ou deuxième guerre mondiale. » Cheney et les Britanniques sont au coeur du problème. « C’est très dangereux car n’importe quoi peut arriver » « Et les gouvernements sont en vacances. » avertissait LaRouche

Il continua : « Le monde peut exploser. Mais l’alternative est également sur la table. C’est arrivé un peu d’une façon inhabituelle au printemps avec une série d’évènements. J’effectuais à l’époque une visite à Moscou pour l’anniversaire d’un ami, une figure distinguée du système russe. Et j’avais quelques réunions sur place.

Mais en même temps avait lieu l’enterrement d’Eltsine et des évènements annexes. Les présidents Clinton et Bush père furent là. D’autres personnalités furent sur place et entre cette date et la réunion au sommet entre la famille Bush et Poutine et sa femme à Kennebunkport, il y a eu un certain nombre de négociations dans les coulisses dans lesquelles l’ancien président Clinton et d’autres ont joué un rôle de premier plan. »

Nous avons donc sur la table, l’option d’ouvrir la porte, si je peux m’exprimer ainsi, avec les résolutions de Kennebunkport qui nous permettront éventuellement de façonner les évènements à venir. Il s’agit d’aboutir rapidement à un processus dans lequel le gouvernement américain s’accorde avec les gouvernements russe, chinois et indien pour appuyer une démarche d’urgence visant à sauver le monde de l’effondrement financier généralisé déjà en cours. Permettez-moi de préciser. Si le dollar américain s’effondre, comme il s’effondre actuellement, la planète toute entière sombrera dans quelque chose de bien plus grave que la pire des dépressions économiques du siècle dernier. Ceci pourrait être empêché. Nous disposons avec l’histoire des Etats-Unis, dans notre Constitution, des moyens de le faire et Franklin Roosevelt en est un exemple. Et si le gouvernement américain pouvait gagner la Russie, la Chine et l’Inde, comme les quatre puissances de premier rang, à s’engager collectivement et pour l’ensemble du monde, à geler la parité des monnaies entre les quatre puissances et d’autres nations, ainsi qu’à un retour à une approche rooseveltienne, nous pouvons lancer une reprise économique mondiale.

En d’autres termes, nous allons faire en sorte, que les nations du monde reprennent le contrôle du système FMI et le mettent sous tutelle rooseveltienne. Dans ces conditions, nous pouvons maîtriser la crise actuelle et créer un cadre permettant graduellement de résoudre beaucoup d’autres problèmes monétaires et financiers. Si on pouvait réunir les nations autour de cette vision, car la question économique doit être abordée maintenant, alors ils reconnaîtraient leurs intérêts dans le maintien de ces accords et leurs applications.

Notre problème réside dans le fait que nous nous sommes éloigné de cette tradition, car l’Europe Occidentale est devenue une friche industrielle. Ce n’est plus un centre technologique, sauf dans le secteur militaire qui produit des armes. Nous avons délocalisé nos capacités de production dans les pays à faible coût de main-d’oeuvre. Donc, on n’aide pas vraiment ces pays - bien qu’ils en tirent quelques maigres bénéfices, comme le cas de la Chine le démontre. Cependant, l’amélioration de l’ensemble de leur société, de toute leur population, n’est pas à l’ordre du jour, parce que les revenus restent insuffisants pour élever le niveau de vie moyen de ces pays. Nous ne sommes là, que pour les exploiter, et non pas pour les développer.

Ainsi doit-on faire revivre l’approche rooseveltienne en régulant l’économie mondiale, en gelant les parités entre monnaies, en mettant l’ensemble du système en règlement judiciaire afin de prévenir l’effondrement, afin d’appliquer immédiatement des mesures de reprise économique pour les cinquante ans à venir. Ca peut se faire, et ça doit être fait.

C’est assez inenvisageable en temps normal, mais à des moments de crise grave, comme celle que nous traversons, les nations sont capables de faire soudainement des changements radicaux nécessaire pour affronter une crise de ce type.

Nous sommes à un point assez similaire à août 1914. Les Anglais étaient déterminés à se débarrasser d’un paquet de problèmes et ils ont préparé la guerre - ça s’appelait la première guerre mondiale - en fomentant une guerre du Japon contre la Chine en 1894 qui durera jusqu’en 1945. C’est un gros bout d’histoire. La deuxième guerre mondiale n’était que la répétition de la première. Le résultat était quelque peu différent à cause de la personnalité de Franklin Roosevelt, mais dès sa mort on a abandonné sa politique pour aller dans une toute autre direction. Et avec l’assassinat de Kennedy, aux Etats-Unis, nous avons commencé à évoluer totalement dans un autre sens.

Donc le moment est venu où nous devons changer notre façon de faire. Nous devons aussi comparer le mois d’août qui vient avec les mois d’août de 1914 et 1939. Nous entrons dans une période extrêmement dangereuse. Les gouvernements sont prêts à faire des changements, pour le meilleur ou pour le pire. C’est une menace mortelle, mais c’est aussi une occasion unique. Et c’est sur cela que je me concentre.

La question est assez simple. Je pense qu’il faut immédiatement se débarrasser de Cheney, une chose dont on discute pas mal dans la classe politique américaine. Ce ne sont pas des gens mauvais, simplement des opportunistes. Mais quand une opportunité se présente de cette façon, où la terreur les foudroie, ils sont capables d’accepter des changements qu’autrement ils refuseraient même d’envisager.

Et le moment pour ces changements, c’est maintenant. Et ce que je continue à proposer, c’est que les quatre puissances de premier plan, doivent se constituer en comité pour cristalliser le ralliement général des nations pour réorganiser le système. Parce que des nations plus modestes n’ont pas forcement le courage ni les moyens pour faire les premiers pas dans cette direction.

Vous avez besoin d’une puissance de premier rang, ou une combinaison de pouvoirs, qui ouvrent la porte et permettent à d’autres nations de participer dans ce type de réforme. C’est une chance, et dans ce cas nous devons inventer un nouveau FMI, un FMI rooseveltien, celui que Roosevelt souhaitait pour la reconstruction dans l’après guerre s’il avait continué à vivre. Avec ce type de perspective, je pense qu’on peut envisager une coopération entre nations permettant de traiter les problèmes de fond. On doit aussi se débarrasser de Cheney, il n’y pas le moindre doute. Après tout, Cheney n’est pas un américain. De par sa nationalité, bien sur, il l’est, mais en réalité c’est une propriété britannique, et il est surtout la propriété de sa femme. Elle l’a fait à partir de rien, ou mieux, à partir de moins que rien, et il représente des intérêts qui cherchent la guerre contre l’Iran, ce qui pourrait mettre le feu à l’ensemble de la planète. Donc Cheney doit rentrer au Wyoming et s’occuper de ses patates. C’est sa meilleure opportunité.

Cependant, nous sommes pleinement dans la crise et la couardise des leaders politiques de ce pays pour faire face à la réalité, reste le vrai problème. Pourtant, la crise frappe, elle est là. De plus en plus de dirigeants américains se rendent finalement compte qu’une crise existe. De plus en plus de gens, aussi bien des républicains que des démocrates, en aparté, reconnaissent qu’on doit changer quelque chose pour que ça change tout de suite. Et les énergies se concentrent pour faire en sorte que, d’ici septembre, ou fin septembre, un nouveau processus puisse voir le jour qui fait en sorte que Cheney disparaît de l’horizon. Le grand danger, c’est entre maintenant et Labor Day en septembre, quand les politiciens retournent à Washington.

Le grand danger reste ce mois d’août, de nouveau comme en août 1914 et août 1939. Un monstre peut émerger et être lâché, et peut être nous n’aurons pas la capacité de neutraliser à temps la bête qui embrase le monde. Nous sommes à cette heure tardive en grand danger. Les grandes questions doivent finalement être traitées. Etant un agitateur d’idées professionnel, j’y travaille sans relâche. »

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La presse russe reconnaît la menace d’un nouveau 11 septembre venant de Cheney
21 juillet 2007 - 11:42
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3111

Hier, l’agence russe d’information internationale RIA Novosti a repris les déclarations de l’ancien sous-secrétaire au Trésor de Reagan avertissant que la Maison Blanche préparerait un nouveau 11 septembre pour établir les pleins pouvoirs et partir à nouveau en guerre.
George Bush serait prêt à décréter l’état d’urgence (expert américain)

20 juillet 2007 (RIA Novosti) - Le républicain Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire aux Finances de l’administration Reagan, a expliqué que George W. Bush avait élaboré les bases juridiques permettant d’instaurer l’état d’urgence et que d’ici un an, les Etats-Unis pourraient devenir un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran.

Il a déclaré que dans une telle situation, les militaires américains pourraient constituer l’unique force d’opposition.

« Il est possible qu’ils (les militaires) en aient assez et qu’ils n’aient plus envie de se soumettre », a-t-il ajouté lors d’une interview à la radio, retransmise simultanément jeudi sur les ondes de plus de 50 stations américaines.

M. Roberts a fait ces déclarations particulièrement inhabituelles à la suite de la signature mardi par le président américain d’une ordonnance spéciale, autorisant le ministre américain des Finances, après consultation du chef du Pentagone et du secrétaire d’Etat américain, à arrêter n’importe quelle personne et à confisquer ses biens sur le territoire américain, si elle « présente une menace pour la stabilisation en Irak. »

« Il s’agit du pouvoir total et absolu d’un seul homme », a noté l’ancien membre de l’administration Reagan, soulignant que l’ordonnance du président Bush n’était pas passée devant le Congrès américain et laissait les mains libres au président des Etats-Unis.

« Le peuple américain ne comprend pas le danger auquel il est confronté, » a-t-il poursuivi. Il a mis en garde contre l’administration Bush qui selon lui prépare quelque chose, afin d’effrayer le pays et réunir la population autour des républicains, qui dans le cas contraire pourraient perdre totalement le pouvoir lors des élections l’année prochaine.

« Quelque chose se prépare », affirme Paul Craig Roberts.

« Des membres de l’administration Bush et d’éminents propagandistes républicains préparent un nouvel événement dans la lignée du 11 septembre 2001 ou bien une série d’événements de ce type », a-t-il averti.

« Si ce n’est pas Al Qaïda qui le fait, il s’agira d’une mise en scène », a-t-il garanti. L’interview radio de l’ancien sous-secrétaire aux Finances a eu lieu après la publication cette semaine d’articles dans lesquels il mettait en garde contre George W. Bush et le vice-président américain Richard Cheney, affirmant qu’ils préparaient le terrain pour détourner l’attention de la population des déconvenues de leur administration en Irak, et pour préparer une attaque contre l’Iran.

« L’administration Bush a absolument besoin d’événements dramatiques pour effrayer les Américains et forcer le Congrès à accepter l’Etat militaire et policier, dont George W. Bush et Richard Cheney tissent les mailles », pouvait-on lire dans un article de Paul Craig Roberts, prévoyant que d’ici un an, « les Etats-Unis pourraient être un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran ».

« George W. Bush a préparé toutes les mesures nécessaires pour mettre en place une dictature sous forme "d’ordonnances présidentielles », qui entreront en vigueur au moment où il jugera nécessaire d’instaurer l’état d’urgence. Les récentes déclarations du ministre américain de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, du sénateur républicain Rick Santorum et d’autres personnalités montrent que dans un avenir proche, les Américains pourraient s’attendre à une série de fausses opérations terroristes, soutient l’ancien sous-secrétaire aux Finances.

Il a en outre noté que l’administration Bush avait l’intention de se sauver de sa situation impopulaire par l’intermédiaire de fausses opérations, qui pourraient être utilisées pour propager une guerre en Iran.

La Maison Blanche, le département d’Etat des Etats-Unis et le Pentagone n’ont pas encore commenté les déclarations fort peu habituelles de Paul Craig Roberts.

M. Roberts qui a été sous-secrétaire américain au Trésor de 1981 à 1982 est considéré aux Etats-Unis comme le père de la reaganomie, politique économique menée par Ronald Reagan, alliant la liberté de marché et une politique économique conservatrice. Paul Craig Roberts a reçu une récompense spéciale du ministère américain des Finances ainsi que la Légion d’honneur, remise par le gouvernement français.


Titre: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: kader le 22/07/2007 - 16:13:05
Y a informaticien,

Tu oublies les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité.  

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?



43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.


Titre: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 23/07/2007 - 09:49:12
Kader,

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" postcoloniale continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.


Titre: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 30/07/2007 - 13:09:47
Effondrement financier : la France prise dans l’engrenage
28 juillet 2007 - 11:37
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3140

27 juillet 2007 (Nouvelle Solidarité) - La crise financière internationale est bel et bien arrivée en France. Des valeurs françaises, on ne peut plus sûres - AXA ou la BNP - en sont frappées, c’est bien qu’elle existe ! C’est le Figaro qui met cette crise à la une de son journal papier d’aujourd’hui et annonce un effet de contagion à partir de la crise de l’immobilier américain jusqu’aux marchés boursiers.

Un article dans le Figaro Economie : « Le risque fait son retour sur la planète finance », déniche le « coupable » de cet état de choses. Il s’agit du marché des subprimes, les prêts hypothécaires à risque accordés massivement aux Etats-Unis aux personnes qui n’ont pas de revenus réguliers. L’article retrace comment des subprimes, dont Ben Bernanke de la Réserve Fédéral a chiffré les pertes à entre 50 et 100 milliard de dollars, la crise s’est propagée d’abord aux marchés de crédit où, ayant pris conscience des risques du subprime, les investisseurs ont commencé « a voir d’un autre œil tous les titres des dettes sur lesquels ils se ruaient les yeux fermés ces dernières années ». Deux catégories en sont particulièrement frappées : les fonds spéculatifs (hedge funds) et les fonds de capital-investment. La crise est très aiguë chez ces derniers, essentiellement les fonds d’investissement qui se sont rués sur les LBO - achats d’entreprises avec un fort taux d’endettement - qui ne trouvent plus de capitaux aujourd’hui pour poursuivre leurs opérations. Au premier semestre, 860 milliards de dollars ont été émis pour ce type d’opération, 40 % de plus que l’année précédante ! Mais de plus, leurs dettes ont été placées sur les marchés, sous le nom des CDO. Or, depuis quelques semaines plus personne ne veut investir dans ce type de placement. « Les CDO étant devenues sulfureuses, toute la question est de savoir qui les a en portefeuille. (...) Une seule certitude, les fonds spéculatifs s’en sont gavés. » De proche en proche on arrive aux titres des institutions financières « qui sont les premiers à en souffrir », mais aussi sur toutes les entreprises qui se sont endettées ces derniers mois pour racheter leurs propres actions ... D’où la panique sur la bourse qui a trébuchée fortement cette dernière semaine.

Des Sicav prises au piège de la crise américaine

Le même Figaro Economie rapporte que « certains fonds monétaires et de trésorerie chez Axa, mais aussi chez Oddo et BNP Paribas ont trébuché ». Les placements sûrs, pour les papis, les Sicav monétaires, sont désormais pris dans la tourmente des subprimes. Ainsi Axa a du prendre des mesures exceptionnelles pour éviter l’effondrement de deux de ses fonds de Sicav « dynamiques », c’est à dire, à risque, gérés aux Etats-Unis. Leurs valeurs ont fondu en une semaine (850 millions d’euros le 26/07). Oddo, une autre société de gestion a rapporté aussi des problèmes sur trois de leurs fonds de trésorerie « dynamiques » pour les mêmes raisons. Enfin, BNP Paribas avoue également des difficultés sur deux fonds de SICAV monétaires « dynamiques ».

Cette brève est contenue dans la rubrique : « Economie » (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_Economie.php3)

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La radio russe avertit du danger imminent d’une guerre contre l’Iran
27 juillet 2007 - 12:36
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3137

26 juillet 2007 (LPAC) - La radio de l’Etat russe a averti d’une attaque Anglo-américaine sur l’Iran, remarquant qu’un nouveau porte-avions américain se dirigeait vers le golfe Persique pour rejoindre « l’impressionnante armada militaire déjà en place ».

La Voix de la Russie rappelle que le Premier Ministre britannique Gordon Brown a récemment déclaré qu’on ne pouvait pas exclure une attaque militaire contre l’Iran, tout comme George Bush l’a d’ailleurs dit.

Ce qui n’a pas échappé aux russes, et qui recoupe les commentaires de Lyndon LaRouche lors de son Webcast international du 25 juillet dernier, c’est que cette menace contre l’Iran, selon leurs mots, « est très peu liée à l’Iran elle-même, mais plutôt à la situation politique intérieure des Etats-Unis ».

Lyndon LaRouche a déjà signalé à plusieurs reprises que le mois d’août était une période dangereuse puisque ce sont les vacances parlementaires à Washington (et dans le monde entier) et que Cheney y sera laissé seul, sans contre-pouvoir, alors 4 porte-avions américains avec plus de 300 avions de combat ont été dépêchés autour de l’Iran.

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Le premier ministre britannique pris en flagrant délit de dissimulation du “scandale du siècle” de la BAE
30 juillet 2007 - 11:43
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3146

26 juillet 2007 (LPAC) - Le premier ministre britannique Gordon Brown a été pris en flagrant délit de dissimulation dans l’affaire de la BAE (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3002), ordonnant la fermeture de l’Organisation des Services d’Export de la Défense (DESO), tentant d’enterrer les preuves concernant l’implication de l’agence du gouvernement dans les contrats d’armement “Al Yamamah”, vieux de plus de vingt ans, et impliquant des milliards de dollars. Cela, après que trois députés de la Commission des Comptes Publics, laquelle dépend de la Chambre des Communes, aient eu écrit au Cabinet d’Audit National pour enquêter sur le rôle de la DESO. Cela encore, après que l’enquête de l’agence gouvernementale Serious Fraud Office ait été arrêtée par le premier ministre sortant Tony Blair, comme un avant-goût de la même opération de dissimulation !

Un représentant de la Commission des Comptes Publics a dit à l’EIR News Service que le 11 juillet, le Libéral Démocrate John Pugh, membre de cette même Commission, avait écrit au Cabinet d’Audit National demandant qu’une enquête sur la DESO soit ouverte. Le directeur du Cabinet, Sir John Bourn, un officiel du ministère de la défense dans les années 80, alors que les contrats Al Yamamah-BAE étaient en cours de négociation, refusa d’autoriser la police du ministère de la défense et le Serious Fraud Office de réexaminer un rapport que le Cabinet d’Audit écrivit durant les 14 dernières années sur les contrats Al Yamamah.

Peut-être que Gordon Brown, qui pourrait souhaiter connaître son destin, devrait porter plus d’attention au LaRouchepac.com (http://larouchepac.com/). Le 28 juin, Lyndon LaRouche avertit que la manière dont le nouveau premier ministre britannique Gordon Brown s’occuperait du scandale de la BAE pourrait déterminer s’il reste au pouvoir ou non.

Brèves contenue dans : « Pots de vin » de BAE : derrière la corruption, un Watergate international (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-BAE.php3)




43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.


Titre: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 02/08/2007 - 15:37:18
L’avidité devient anxiété : l’effondrement du château de cartes financier
6 août 2007 - 18:25
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3174
Par Helga Zepp-LaRouche

L’effondrement de l’ensemble du système financier international était en préparation depuis longtemps, et avec l’effondrement du marché hypothécaire subprime des Etats-Unis, il est désormais enclenché. Les turbulences ont commencé avec la faillite de deux hedge funds appartenant à la banque d’investissement Bear Stearns, puis se sont propagées à tous les marchés internationaux et aux institutions financières d’Allemagne, de France, de Grande Bretagne et d’Australie. Et ce n’est que le début.

Alors que la plupart des médias dans le monde dissimulent la réalité, la quasi-faillite de la « banque de crédit industriel » allemande IKB en a forcé certains en Allemagne à reconnaître la situation. Jochen Sanio, le président de l’agence de régulation des banques allemandes (Bafin) a admis quelques minutes avant que la crise d’IKB soit déclarée hors de contrôle, qu’il s’agissait de la « pire crise bancaire en Allemagne depuis 1931 ». D’après le Sueddeutsche Zeitung, l’ « ensemble du système bancaire allemand » était en danger, et c’est la raison pour laquelle le gouvernement allemand et la banque de Crédit d’Etat pour la Reconstruction ont lancé une opération de sauvetage temporaire d’IKB à hauteur de 8,1 milliards d’euros.

Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, de nombreux organismes hypothécaires américains comme American Home Mortgage sont en détresse. Une des causes vient de ce qu’on appelle les « hypothèques ajustables » par lesquels l’acheteur peut acquérir un bien immobilier qui vaut plus cher que sa capacité de paiement, mais dans lesquels les taux d’intérêts sont bas pendant environ deux ans, puis sont automatiquement rehaussés par la suite. Lorsque le taux maximal s’applique, les mensualités augmentent de plusieurs centaines de dollars. Ce marché des hypothèques « subprime » a atteint son apogée au printemps 2005, d’où des remontées de taux massives en ce moment.

En tout et pour tout, les hausses de taux d’intérêts sur les hypothèques ajustables concernent 12 % des hypothèques des Etats-Unis, ce qui augmente l’ensemble des paiements de 1000 milliards de dollars. Rien que pour octobre, les paiements d’hypothèques vont bondir de 50 milliards, et à ce stade là, lorsque toutes les catégories d’hypothèques seront menacées d’infections, le bain de sang des subprime passera pour une égratignure à comparer. Selon Moody’s Economy.com, entre 1995 et 2005, environ 3 millions de ménages ont acheté des maisons sur la base de reprises d’hypothèques ou assimilées, et on s’attend à ce que 2 millions d’entre eux perdent leurs maisons dans les mois à venir. Et ce n’est que la situation pour l’immobilier. L’afflux de maisons à vendre a provoqué un effondrement des prix de l’immobilier, qui conjugué aux positions désormais instables des institutions financières, va rendre plus difficile l’obtention de nouvelles hypothèques. L’effet sur l’économie réelle, notamment par le biais des emplois dans la construction, sera catastrophique.

Bien plus dramatique que cette situation elle-même, c’est que cet effondrement a été accéléré par un autre processus aux conséquences bien plus graves, c’est l’assèchement de l’argent pas cher avec la fin du yen carry trade japonais. Sa fin coupe net la merveilleuse source de liquidités qui a permis aux investisseurs d’emprunter des yens à leur avantage pendant des années avec un taux d’intérêt nul, pour aller ensuite investir dans des secteurs et des régions du monde où les taux d’intérêts sont plus hauts. L’abondance de liquidités provenant de cette source s’est élevée à 500 000 milliards de dollars, tellement abondante qu’elle a été fermée. Face aux taux d’intérêts à la hausse, les spéculateurs ayant emprunté du Yen peu cher et qui ont subi des pertes sur le marché américain des hypothèques et dans les hedge funds, recherchent désespérément à transformer leurs investissements en cash pour rembourser leurs emprunts en yen, ce qui provoque une appréciation du yen et qui aggrave les pertes des spéculateurs. Le levier inversé qui mène droit à l’effondrement de la pyramide spéculative fonctionne à plein régime.

En fait, les banques et les institutions financières souffrent actuellement d’un reflux. Pendant que la vague des rachats par les hedge funds et les privates equity funds a atteint dernièrement des dimensions jamais vues auparavant - dans le premier semestre 2007, les hedge funds ont racheté pour 2300 milliards d’entreprises - ils sont assis sur une montagne de dettes de 1500 milliards dont un pan entier menace de devenir insolvable. Dans la panique, les institutions de crédit essayent de faire disparaître ces créances de leurs comptes d’ici la fin de l’année, sans quoi ils ne pourraient plus poursuivre leurs opérations. La lune de miel est définitivement terminée pour le marché des fusions/acquisitions.

Des analystes de Crédit Suisse avertissent que les banques ont de grandes difficultés à vendre de nouvelles obligations, mais s’ils n’en vendent plus, l’approvisionnement en crédit des hedge funds et autres acteurs financiers sera coupé, ce qui conduira à des liquidations en chaîne, soit en d’autres termes, un crash.

Nous assistons en ce moment au début d’explosion de la plus grande bulle de liquidités de l’histoire des marchés financiers. Lyndon LaRouche avait repéré et dénoncé ce phénomène à la naissance, lorsqu’il vit l’intervention de Nixon le 15 août 1971 avec le démantèlement du système à taux de change fixe, la séparation du dollar de la réserve or, puis la création du marché de l’eurodollar, avec de surcroît l’émission privée de crédit qui a lancé une dynamique ne pouvant que mener à une nouvelle dépression.

Alan Greenspan, à qui revient le crédit (douteux) d’avoir construit ce système, restera à jamais dans l’histoire sous le nom de « M. Bulle », responsable de cette explosion de l’économie casino. Suite au krach boursier de 1987, un krach similaire sous certains aspects au vendredi noir de 1929, il a eu la glorieuse idée d’inventer des « instruments financiers créatifs ». On trouve entre autre dans cette catégorie, les dérivés de crédit. En 1998, le volume des dérivés de crédit était de 180 milliards de dollars. Lorsqu’en septembre de cette même année, dans le contexte de la crise des GKO et de la faillite de l’Etat russe, le hedge fund LTCM menaçait de tomber en banqueroute, les nations du G8 décidèrent de mettre en place une énorme pompe à fric. En 2006, le volume des ces « super armes » de transactions financières, ce qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Collateralized debt obligations (CDO - des obligations constituées de paquets de titres de créances), ont atteint la somme vertigineuse de 3 000 milliards de dollars.

Grâce à ces nouveaux instruments, les banquiers ont constitué des paquets de « risques de crédit » émanant de toutes sortes de débiteurs, qu’ils divisent en différentes classes de risque et revendent en tranches aux investisseurs. Ceux qui défendent ce type de pratiques disent que les hedge funds jouent un rôle positif parce qu’ils diffusent les risques sur une multitude d’acteurs. Ce système a toutefois une faille évidente : tant que les prix de l’ensemble des actifs financiers grimpent, tout marche très bien car à ce moment là, il n’y a pas de « risque ». Mais dés lors que les leviers s’inversent, le lien entre tous les segments du marché au travers des hedge funds entraîne tout le système dans la chute : c’est ce qu’on appelle le « risque à fragmentation ».

Un problème supplémentaire apparaît car avec les dérivés de crédit, a été bâti un château de cartes très sensible à l’effet domino déclenché. La différence entre créanciers et débiteurs s’efface, les débiteurs se retrouvent être les créanciers d’autres débiteurs, qui eux mêmes ont distribué du crédit à d’autres, et ainsi de suite. C’est en même temps le mécanisme pour la multiplication providentielle de l’argent. Car lorsque les acteurs du marché prennent un nouveau prêt, ce prêt devient un capital de réserve pour accorder un nouveau prêt à quelqu’un d’autre. Ainsi une spirale encore plus grande se met en marche. Plus il y a de nouveaux crédits accordés, plus il faut en assurer les risques avec des dérivés de crédit, et ces nouvelles liquidités appellent à l’émission de crédits supplémentaires.

Comme ils disent, tant que la bulle spéculative peut gonfler, tant que l’émission de crédit augmente, tout va bien (au moins dans le domaine monétaire, mais pas dans l’économie réelle qui a été sacrifiée dans le processus). Mais si, comme maintenant, la basse qualité du marché hypothécaire crée une rupture, et que la pompe à fric du « yen carry trade » s’assèche, un processus de levier inversé s’enclenche et met fin à toutes les illusions. Nous assistons ici à un phénomène psychologique du plus grand intérêt, où l’avidité sans borne se transforme quasiment du jour au lendemain en anxiété sans limite. Si personne ne croît que l’empereur a de nouveaux habits, tout le monde voit qu’il est nu.

Dés lors que les hypothèques subprime, regroupées en des titres financiers avec taux d’intérêts appelés CDO, s’effondrent, les banques et les institutions financières ne peuvent plus prêter ou emprunter sur la base de ces CDO qui servent de réserve de capitaux ou d’assurance collatéralle. En conséquence, la vague mondiale de liquidités s’est asséchée. Une autre conséquence est apparue lorsque les banques ont éprouvé des difficultés à financer le rachat de Chrysler par Cerberus (le fonds vautour qui porte bien son nom - celui du chien qui gardait la porte de l’enfer). Il est arrivé la même chose à KKR qui tente de racheter la chaîne de pharmacie britannique Alliance Boots.

Où en sommes nous ? Est ce que ceux qui pensent qu’une simple correction des marchés et quelques pertes sont nécessaires avant que les banquiers centraux et les pouvoirs en place reprennent le contrôle, ont raison ?

Il est intéressant qu’une lettre française d’information financière « non orthodoxe » demandant en titre « krach boursier : pouvez-vous toujours y échapper ? », réponde « Je ne le pense pas. Cette fois-ci, la crise est trop profonde et l’inquiétude bien installée (...) cette fois-ci, l’alerte sur les marchés du crédit est d’une ampleur sans précédent. Longtemps minimisée, sa gravité se découvre chaque jour un peu plus. (...) le phénomène en cours marque la fin d’une époque, celle de l’illusion d’une liquidité mondiale inépuisable ».

Les prochaines semaines ne laisseront aucun doute sur l’exactitude des déclarations et des propositions de Lyndon LaRouche et tous ses critiques sembleront bien pales. Il n’y a rien à attendre de l’administration Bush tant que le vice-président Dick Cheney en fait parti. A partir de là, tout dépend si le monde fait ou non ce que l’ancien président du Mexique Lopez Portillo recommandait en 1998 : « écoutez les sages paroles de Lyndon LaRouche ».


Marchés financiers : Trois fonds de BNP Paribas touchés par la crise du crédit
La Tribune.fr - 09/08/07

BNP Paribas annonce ce jeudi la suspension temporaire du calcul de la valeur liquidative de trois fonds. Il s'agit de Parvest Dynamic ABS, de BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia.

C'est la mauvaise nouvelle du jour sur la planète financière française. BNP Paribas annonce ce jeudi la suspension temporaire du calcul de la valeur liquidative de trois fonds. Il s'agit de Parvest Dynamic ABS, de BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia. Ces suspensions sont intervenues le 7 août.

Le sigle ABS signifie asset backed securities, autrement dit des titres assis sur des actifs ou des créances, donc de la titrisation. Or, ce marché est fragilisé depuis plusieurs semaines par la crise du "subprime", le crédit immobilier à risque aux Etats-Unis.

La décision de BNP Paribas semble indiquer qu'il n'est pour l'instant plus possible de retirer des fonds de ces véhicules financiers dont la valeur est sans doute en net recul. D'autres grands groupes financiers français ont déjà été affectés par cette crise. Oddo a ainsi du fermer trois fonds ce qui a fait beaucoup jaser sur la place. Et Axa IM a du voler au secours d'un de ses fonds, également fragilisé par la crise du subprime. Certains opérateurs s'étonneront peut-être du fait que BNP Paribas, lors de la présentation de ses résultats financiers, la semaine dernière, n'a pas évoqué cette éventualité.

BNP Paribas Investment Partners, la marque de l'ensemble des activités de gestion de BNP Paribas, précise dans un communiqué que "la disparition de toute transaction sur certains segments du marché de la titrisation aux Etats-Unis conduit à une absence de prix de référence et à une illiquidité quasi totale des actifs figurant dans les portefeuilles des fonds quelle que soit leur qualité ou leur rating".

"Cette situation ne permet plus d'établir une juste valorisation des actifs sous-jacents et donc de calculer une valeur liquidative pour ces trois fonds. Pour préserver l'intérêt et l'égalité des porteurs de parts dans ces circonstances exceptionnelles, et conformément à la réglementation en vigueur, BNP Paribas Investment Partners a décidé de suspendre temporairement le calcul de la valeur liquidative".

Le groupe bancaire ajoute que la valorisation de ces OPCVM et les souscriptions/rachats reprendront dès que les marchés concernés auront retrouvé des volumes de transactions permettant de déterminer des prix de référence. Dans le cas contraire, une information sur les mesures envisagées sera communiquée aux porteurs dans un délai maximum d'un mois à compter de ce jour.


Crédit hypothécaire à risque aux États-Unis : BNP Paribas gèle des fonds d’une valeur de 2,2G$ US = 2200 MILLIONS DE DOLLARDS US
Mise en ligne 09/08/2007 06h49
http://argent.canoe.com/lca/infos/europe/archives/2007/08/20070809-064944.html
Copyright Corbis  D’après Reuters

La banque française BNP Paribas a annoncé jeudi la fermeture temporaire de trois fonds monétaires «dynamiques» d’une valeur de 2,2G$ US (1,6 G d’euros = 1600 MILLIONS D'EUROS), citant les problèmes du secteur du crédit hypothécaire à risques, dits «subprime», aux États-Unis.

La décision de la plus importante banque française cotée en bourse illustre les craintes des investisseurs à l’effet que la crise aux États-Unis pourrait s’étendre à d’autres secteurs et marchés boursiers.

Les trois fonds visés sont: Parvest Dynamics ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia.

«La disparition de toute transaction sur certains segments du marché de la titrisation aux États-Unis conduit à une absence de prix de référence et à une illiquidité quasi totale des actifs figurant dans les portefeuilles des fonds quelle que soit leur qualité ou leur rating», indique BNP Paribas Investments Partners, la marque de l'ensemble des activités de gestion de BNP Paribas.

«Cette situation ne permet plus d'établir une juste valorisation des actifs sous-jacents et donc de calculer une valeur liquidative pour ces trois fonds. Pour préserver l'intérêt et l'égalité des porteurs de parts dans ces circonstances exceptionnelles, (...) BNP Paribas Investment Partners a décidé de suspendre temporairement le calcul de la valeur liquidative, tout comme les souscriptions et les rachats pour ces fonds».

Ces suspensions sont intervenues le 7 août, indique l’agence Reuters.

La valorisation de ces fonds et les souscriptions/rachats reprendront dès que les marchés concernés auront retrouvé des volumes de transactions permettant de déterminer des prix de référence.

Lors de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre, la semaine passée, BNP Paribas avait indiqué que son exposition directe à la crise du «subprime» était faible. Ces prêts hypothécaires sont les plus risqués, consentis à des emprunteurs qui ont connu des difficultés de paiement ou dont leur dossier de crédit est entaché.

Des négociants en bourse ont affirmé que l’annonce de Paribas a contribué à faire reculer les marchés européens en début de transactions. Le titre de BNP Paribas perdait lui-même 3%, sur l’indice CAC-40 de la Bourse de Paris.


LaRouche : les banques centrales ont décidé de « laisser le système éclater »
8 août 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3185

7 août 2007 (LPAC) - « Les banquiers centraux ont décidé de laisser le système éclater » a dit Lyndon LaRouche, « A ce stade ci, la consigne est de « le laisser éclater ! » Si rien ne change entre temps, c’est probablement ce qui arrivera. Ce sera horrible. »

Recoupant cette prévision, la Réserve Fédérale a annoncé ce jour, qu’elle ne changera aucunement sa politique ni ses considérations.

Pourquoi ? LaRouche dit qu’ils ont examiné les chiffres et qu’ils se sont rendu compte qu’il était impossible de renflouer tout ça. Ce n’est pas réalisable. Depuis une semaine ou plus, ils ont compté sur tous leurs doigts et leurs orteils. Leur refus d’intervenir n’est pas de la négligence, mais ils réalisent qu’étant donné l’échelle du problème par rapport à leurs moyens, il serait pire de tenter un renflouement que de ne rien faire. Ils se disent : « Si nous jetons tous nos moyens insuffisants dans cette bataille, ce sera un desastre ! » Ils préfèrent sauver ces ressources limitées pour les urgences futures. Ils disent donc « laissons-le éclater ! »

A la question “mais quel est leur plan ?”, LaRouche a répondu « Ils n’ont pas de plan. Nous en avons un ! »

Un analyste de la City de Londres nous a confié hier qu’« aucun renflouement à la Greenspan n’avait été déclenché par les banques centrales du monde face aux désastres de Bear Stearns et d’autres institutions financières, et il n’y en aura pas. » Tel que le voit la City de Londres, les déclarations récentes du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet indiquent qu’il est temps que cette explosion de la bulle mondiale du crédit se fasse, et que les banques centrales ne feront rien pour l’arrêter. Alan Greenspan l’aurait fait dans le passé, mais Bernanke ne le fera pas.

Les banquiers centraux disent « Laissez faire, et les investisseurs les plus sauvages devront assumer leurs pertes » confiait cette source. Il y aura beaucoup de dégâts et de nombreux blessés, mais autant que Bear Stearns et consorts sont concernés, qu’importe qu’ils perdent 25 % de leurs actifs ou plus ? De toute manière tout était bien trop surévalué. Cependant il y a un risque réel que tout « passe par-dessus bord » a-t-il dit. Il y a des risques systémiques bien réels, particulièrement dans les domaines où les fonds exercent leur contrôle sur l’économie réelle, comme les fonds de retraite qui sont menacés, etc. Une vision très partagée consiste à dire que le système doit « se débarrasser de toutes ces affaires » avant que toute chose puisse fonctionner normalement à nouveau.

Dans la même veine, l’éditorial du magazine de la City The Economist de cette semaine dit que « c’est le bon moment pour une compression ». « Des conditions d’accès au crédit plus difficiles sont exactement ce que les marchés ont besoin » et ce, quoique les banquiers et les investisseurs puissent dire, « les liquidations sur les marchés financiers sont une bonne nouvelle. Ce devrait au moins ramener les gens à la raison. » Alors que le marché frénétique de l’immobilier américain ne peut pas être sauvé, The Economist dit que le boom des rachats d’entreprises peut être canalisé par ce resserrement du crédit. Mais « la grande question maintenant est de savoir quel sera la sévérité des conséquences. Les marchés de la dette sont durement touchés ». Alors que The Economist fantasme sur la survie des gros investisseurs, il prévient tout de même que « le plus grand risque pour l’économie mondiale vient probablement des consommateurs américains surendettés ». Et si cette compression sur les marchés déclenche une chute plus grande, il y aura des problèmes. « La vrai inquiétude vient d’un endroit connu, les banques. Elles vont faire face à des problèmes sur de multiples fronts, et ce sont elles qui peuvent faire d’une compression saine, un vrombissement néfaste. » Pour l’essentiel, The Economist comme le Financial Times du jour, acceptent un tel krach.

Des souscripteurs de sicav de trésorerie pris au piège
LE MONDE | 02.08.07 | 15h10


La crise de l'immobilier américain a déjà fait ses premières victimes en France. Fait rarissime, la société de gestion Oddo a déclaré mardi 31 juillet qu'elle allait liquider trois de ses fonds. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a donné son accord à l'opération le mercredi 1er août. L'annonce est d'autant plus surprenante qu'il s'agit de fonds monétaires dynamiques, des produits de trésorerie censés être peu risqués. Leur encours global représente un milliard d'euros. Les souscripteurs sont pour les trois quarts des institutionnels, le solde des investisseurs privés. Entre le 29 juin et le 20 juillet, ces fonds ont accusé une baisse de leur valeur liquidative comprise entre 3 % et 6 %.

D'où vient le problème ? Pour doper leur rendement, Oddo a placé environ 15 % des actifs de ces fonds dans des instruments de titrisation adossés à des "subprime mortgage", des emprunts immobiliers à haut risque consentis aux ménages américains peu solvables. Depuis plusieurs jours, il n'existe plus d'acheteurs pour ces titres.

La décision des agences Moody's et Standard & Poor's, entre le 20 juin et le 10 juillet, de dégrader les notations de plusieurs centaines de programmes de titrisations de créances immobilières a été le catalyseur de la crise. Convaincue que, à terme, le marché redonnera de la valeur à ses titres, Oddo a suspendu les souscriptions et les sorties des fonds concernés. Dans les prochains jours, la société va vendre les actifs qui peuvent l'être. Les autres seront cédés lorsque les conditions de marché reviendront normales, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

D'autres acteurs connaissent-ils des déboires similaires ? "C'est probable, estime Pascal Gilbert, responsable de la gestion obligataire à la Française des placements. Beaucoup de sociétés de gestion utilisent ces produits de titrisation."

Deux fonds monétaires dynamiques émis par AXA ont accusé une chute de leur valeur liquidative de 13,4 % et 12,6 % entre le 18 et le 19 juillet. La compagnie a décidé d'assurer leur liquidité, en rachetant les parts des clients qui souhaitent vendre. D'autres gestionnaires s'efforcent de rassurer leurs clients. Baudouin Prot, directeur général de BNP Paribas, a déclaré le 1er août que les créances exposées au marché des emprunts à risque aux Etats-Unis représentaient seulement 0,2 % des 356 milliards d'euros gérés par son groupe. BNP Paribas s'est engagé à assurer la liquidité des produits concernés. De leur côté, Crédit agricole AM et SGAM assurent "ne pas être exposés au risque immobilier américain".

Jérôme Porier

Krach financier...trop tard pour s’échapper, reconnaissent certains analystes
2 août 2007 - 12:18
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3165

1er août 2007 (Nouvelle Solidarité) - La publication financière La Chronique Agora (http://www.la-chronique-agora.com/), reconnaît que le krach est inévitable et que personne ne pourra y échapper, faisant ainsi écho aux évaluations que Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade ont émises au cours des dernières années, sans toutefois relayer les solutions nécessaires qui doivent être mises en place d’urgence pour éviter une catastrophe humaine.

« (...) cette fois-ci, l’alerte sur les marchés du crédit est d’une ampleur sans précédent », déclarait Philippe Mudry dans son éditorial en début du magazine. « Longtemps minimisée, sa gravité se découvre chaque jour un peu plus. (...) le phénomène en cours marque la fin d’une époque, celle de l’illusion d’une liquidité mondiale inépuisable ».

« Et une autre illusion est en train de mourir : celle selon laquelle les autorités financières maîtrisent parfaitement la masse d’argent et de crédit qu’elles créent à tour de bras depuis des années... et les instruments financiers qui ont permis de réemprunter, refondre, reprêter, repackager cet océan de liquidités ». « Si les conséquences du phénomène ne font pas de doute - d’autres défaillances spectaculaires sont à prévoir - elles sont difficiles à chiffrer », continue M. Mudry. « Car, comme Bear Stearns et ceux qui avaient investi dans ses hedge funds l’ont constaté, il est quasiment impossible de mesurer la valeur réelle de certains instruments financiers complexes ».

Résumons-nous, parce que nous avons là un numéro d’équilibriste à faire pâlir d’envie n’importe quel cirque : un géant aux pieds d’argile - l’économie américaine - se tenant en équilibre sur un ballon énorme et de plus en plus glissant, la bulle de l’immobilier. Là-dessous se trouve un étage supplémentaire : le secteur du crédit et des produits dérivés... qui repose à son tour sur l’afflux de nouvel argent et de crédit facile (quoi qu’il le soit de moins en moins...) injecté par la Réserve Fédérale dans le système économique et monétaire. Et, perchés au sommet de ce périlleux empilement, les marchés financiers mondiaux commencent à avoir le vertige.

« Devant ce monstrueux montage, » conclut-elle, « les spectateurs-investisseurs restent pour l’instant sous le chapiteau. Ils semblent cependant s’être à demi-levés de leurs sièges, prêts à quitter la salle... peut-être calmement et avec discipline... mais peut-être aussi en se ruant vers la sortie la plus proche, renversant leurs sièges et piétinant leurs voisins au passage. »

Maintenant que tout le monde sait que tout le monde savait, qui est prêt à agir ?


Début de panique en Allemagne, les autorités reconnaissent la faillite d’IKB comme « la pire crise bancaire depuis 1931 »
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3166

2 août 2007 (LPAC) - Jochen Sanio, le président de l’autorité financière allemande (BAFIN) a déclaré que l’intervention de la banque KfW (l’équivalent de la Caisse des dépôts et consignation française) pour sauver la banque IKB a permis d’éviter « la crise bancaire la pire depuis 1931. » (Ils n’ont encore rien vu !) Cette situation fait aujourd’hui la Une des journaux européens. Le plus intéressant dans ces déclarations, c’est que l’intervention a eu lieu dimanche lors d’une réunion d’urgence à Francfort entre la BAFIN et certaines grandes banques, mais les médias n’en ont été informés que mercredi soir.

Dimanche, les banques privées allemandes ont été appelées à la rescousse de KfW afin de mettre la main au pot pour un renflouement express d’IKB, ce qui montre l’ampleur de cette faillite. Si certains, comme s’il s’agissait d’une simple affaire germano-allemande, ont essayé de faire porter le chapeau au président d’IKB pour avoir dissimulé la gravité de la situation, cela n’a en réalité aucun sens puisque c’est la filiale d’IKB, Rhineland Funding Fund, qui a été piégée dans le mælstrom des subprime américain. RFF opérait dans l’état du Delaware avec un capital de 500 dollars (sic !), mais avait organisé pour au moins 12,7 milliards d’euros de paris sur le marché immobilier à risque, au vu et au su de tous.

Il y a un détail croustillant dans cette affaire : Rhineland Funding avait baptisé son activité immobilière « Loreley financing » en référence à la légendaire sirène du Rhin dont les chants ont fait succomber plus d’un marin à son charme, les amenant à se crasher sur les falaises avoisinantes.


Lyndon LaRouche sur le krach financier : c’est ici que le rêve cesse et que la réalité se fait jour
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3168

3 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Pour comprendre la crise financière internationale il faut s’imaginer un serre-livres, explique Lyndon LaRouche. D’un coté, dit-il, on se trouve devant l’effondrement du marché hypothécaire [Morgage Based Securities ou MBS] qui fait en sorte que le flux de liquidités des banques, obtenu grâce aux profits générés par les MBS, se tarit. L’arrêt soudain de ce flux menace directement les fonds de performance [hedge funds], légalement tenus d’honorer leurs engagements, car ils n’ont fait qu’avancer des promesses sans disposer d’argent propre capable de payer leurs opérations. Ce qui implique que, des deux cotés de la chaîne, c’est-à-dire aussi bien du coté de la génération de ce capital fictif que du coté ou ces liquidités sont attendus pour régler des opérations, des défauts de paiements se manifesteront d’une façon ou une autre.

Au centre de tout cela, l’Allemagne est aspirée [avec la débâcle de l’IKB Deutsche Industriebank (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3166)] dans une broyeuse mondiale. Il ne s’agit pas d’une question locale, régionale ou nationale, mais d’une question entièrement mondiale.

Il y a donc beaucoup d’opérations qui cesseront, pour le moins temporairement. Comme le yen carry trade (portage sur le yen) dont la crise frappe déjà l’Australie et la Nouvelle Zélande, deux pays qui ont fonctionné sur ce système ; ainsi que beaucoup d’opérations en Europe et en Chine.

Donc, ils ont ce problème de « serre-livres ». D’un coté, vous avez le yen carry trade qui a servi de levier pour générer du crédit ; ainsi que les marchés de l’immobilier américain et britannique qui ont servi de la même façon. Et, ce que cela implique, c’est qu’une importante institution de dépôt au milieu de la chaîne, transforme les MBS et autres titres de même natures, en des avoirs monétaire. Ces avoirs sont ensuite injectés, à travers les banques de Wall Street, dans les hedge funds et des opérations apparentées.

Maintenant à l’autre bout de la chaîne, les hedge funds rachètent des sociétés sans pour autant disposer d’argent pour régler leurs rachats. Ce qu’ils font, c’est qu’ils émettent des promesses de paiement, et ensuite ils règlent la facture en se servant dans les actifs de l’entreprise mise sous contrôle. Ainsi, si l’argent ne se déverse pas depuis le marché hypothécaire, via les banques et les institutions appropriées, pour alimenter les contrats à effet de levier comme ceux de Cerberus ou d’autres, ils se trouvent bloqués car ils ont fait des rachats sur la base de promesses et que l’argent pour matérialiser ses promesses n’existe pas.

Donc, ils sont pris des deux cotés. On le constate du coté de l’effondrement du marché du neuf et des marchés similaires, où le robinet du crédit qui fournissait les moyens de paiement est fermé. Et à l’autre bout se trouve quelqu’un étant obligé de renégocier son contrat ou de se mettre en défaut de paiement et de perdre ses avoirs. D’où le phénomène Bear Stearns (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3040), quand un acteurs financier se fait prendre au milieu de tout ça, et que ses actifs se révèle soudainement être nuls.

Ainsi on assiste à l’effondrement généralisé du système. Et la plupart des gens se trompent complètement d’approche en réduisant le phénomène à une question locale, régionale ou nationale. En réalité c’est une énorme bulle mondiale, comme celle de John Law au 18ième siècle, qui n’est pas basée sur la réalité mais sur la spéculation. Et quand le spéculateur est mis en défaut, qu’il ne peut plus continuer à alimenter la spéculation : Boom ! Tout disparaît.

C’est ce qui s’est produit au 14ième siècle avec la grande faillite des banquiers Bardi et Peruzzi. Tout le monde s’était endetté auprès d’eux jusqu’au jour ou le roi d’Angleterre a fait savoir qu’il ne pouvait pas honorer ses engagements envers la France, dont les guerres furent financés par les banquiers Lombards. Sa décision a provoqué une réaction en chaîne. Et aujourd’hui, je l’ai dit depuis des années, nous sommes de nouveau face à un effondrement en chaîne du même type.

Alors les gens me demandent : est ce que ça s’effondrera demain ? On ne peut pas le savoir, parce que toutes sortes de choses peuvent se faire pour retarder le processus et des nouveaux avoirs fictifs peuvent être créé pour tenter de cacher le phénomène. Mais peu importe les astuces, on connaît la destination finale de cette marche. Plus on retarde, et plus la situation sera grave.

Donc, on ne peut pas savoir à quel moment exact le système coulera, mais on sait qu’il coulera. Et rien ne l’arrêtera. On peut le retarder ; l’effondrement peut être retardé, mais pas évité, sauf en changeant le système monétaire international (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=871), ce qui est concevable. Mais pour l’instant, ils ne sont pas très enthousiastes pour cette perspective.

Face à cette situation, George Bush et consorts disent effectivement : « Euh, pas maintenant, on a autre chose à l’esprit. On doit couper ! On doit couper ! »

C’est là où le monde des rêves cesse, et la réalité se fait jour.
DES FONDS MONÉTAIRES ET OBLIGATAIRES FRANÇAIS TOUCHÉS PAR LA CRISE DES "SUBPRIME" AMÉRICAINS.
http://www.patrimoinorama.com/site/lire.php?id=3014
     
La crise des crédits de basse qualité («subprime») qui secoue les Etats-Unis se fait sentir jusque dans les recoins les plus inattendus des marchés financiers.

C'est ainsi que des fonds monétaires français sont touchés par cette crise et affichent des  performances catastrophiques.

Le fonds monétaire AXA Trésorerie Plus en euro, par exemple, a soudainement perdu 3,5% le mois dernier.

Un tel véhicule, principalement destiné à héberger des capitaux pendant quelques semaines, est utilisé par de nombreuses entreprises pour placer les liquidités avec lesquelles elles paient leurs salaires. Ces pertes sont énormes pour des fonds mnétaires.

Ce fonds monétaire qualifié de dynamiques comme d'autres ont accru leur prise de risque dans l'objectif d'améliorer leurs rendements. AXA Trésorerie Plus, investi à 85% sur des titres à court terme de la zone euro, se donne le droit d'aller chercher son surcroît de performance dans d'«autres classes d'actifs» à hauteur de 15% de sa fortune, selon les termes plutôt évasifs du site internet d'AXA .

Cette marge de manœuvre se traduit aujourd'hui par de cuisantes moins-values.

Ce produit n' est pas toutefois le seul des  fonds monétaires à avoir de telles mésaventures et les investisseurs doivent maintenant être vigilants et vérifier la stratégie des fonds obligataires ou monétaires..

Ces derniers jours, AXA Investments Managers et Oddo AM ont tous deux annoncé de lourdes pertes sur des fonds monétaires dynamiques .

AXA a annoncé que deux de ses fonds avaient reculé de 13,4% et 12,6% entre le 18 et le 19 juillet.

Sur le mois, leurs pertes dépassent les 20%. L'entreprise n'assume pas les pertes pour autant. Elle assure toutefois de la liquidité pour ses clients qui désireraient céder leurs parts.

De son côté, Oddo AM reconnaît des pertes de 3% à plus de 6% sur trois de ses fonds lors de leur valorisation du 20 juillet dernier. Le gérant parisien a décidé leur dissolution anticipée. Les investisseurs seront remboursés au fur et à mesure de la vente des actifs.

Ces déboires en préfigurent probablement d'autres parmi les fonds obligataires. Confrontés à des vents contraires depuis le début de l'année, leurs gérants sont allés chercher de la performance aux frontières de leurs univers d'investissement. Il faudra attendre septembre ou octobre pour avoir une idée totale des dégâts

La crise des marchés du crédit contraint Oddo à fermer trois fonds monétaires dynamiques
Bourse / L'actualité Bourse
La Tribune.fr - 31/07/07 à 12:43 - 366 mots
Marchés financiers

Le gestionnaire Oddo Asset Management, touché par la crise du marché du crédit, ferme trois fonds monétaires dynamiques. Oddo se heurte à de véritables difficultés pour faire face au déséquilibre du marché.

Maladie contagieuse, nouvelle victime recensée. La société de gestion Oddo Asset Management a annoncé, ce mardi, qu'il était obligé de liquider trois de ses fonds monétaires dynamiques fortement touchés par la crise du marché du crédit immobilier à risque (subprime). Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique se dédiaient en particulier aux investissements sur des actifs à risque.

La direction d'Oddo explique que "la crise de liquidité sur le marché des titrisations américaines provoque une véritable difficulté pour déterminer la valorisation des fonds et un décalage très important entre la valeur intrinsèque de ces fonds et la valeur à laquelle ils sont actuellement négociés". L'opération représente un encours d'un milliard d'euros.

Après avoir obtenu l'accord de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), Oddo procédera à la vente de ses actifs. Dans un premiers temps, Oddo cédera, très rapidement, les actifs les moins impactés par la crise. Les acomptes de ces ventes seront d'ailleurs versés dès septembre. Dans un second temps, la société vendra les actifs les plus touchés, ce qui pourra prendre plusieurs mois compte tenu des conditions du marché.

Selon Oddo, cette solution devrait permettre de vendre les actifs les moins liquides et ainsi, à plus long terme et sur un marché plus favorable, récupérer les investissements. Les fonds monétaires dynamiques sont détenus en majorité par des institutionnels. Environ 75% d'Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique sont entre leurs mains.

Axa IM, également touché par cette crise comme nombre d'acteurs de la finance, a, lui, décidé d'assurer la liquidité en se portant contrepartie de ses clients sur deux fonds - deux sous-compartiments de Sicav luxembourgeoise - Axa World Fund US Libor plus et Axa IM fixed income strategies US Libor Plus dont la valeur liquidative a chuté respectivement de 13,4% et 12,6% entre le 18 et le 19 juillet.

latribune.fr

Vos réactions
db_tribune a écrit le 01/08/07 à 7:20 :

Non pas 3 mais 4 FCP ont ete geles par Oddo. Il s'agit de l'ensemble de leurs fonds monetaires dynamiques. La decision d'Oddo est unique. Malgre la volatilite du credit aux US et une forte baisse des actions banquaires, aucune banque americaine n'apparait dans les journaux comme fermant ses "mutual funds", probablement parce que les recours en justice aux US sont plus faciles. Quel dommage qu'Oddo decide de ne pas stabiliser cette situation et soutenir ses clients. Voyons si l'AMF autorise Oddo a faire boire la tasse a ses actionnaires. Esperons qu'ils arretent les degats a 4 fonds et qu'ils choisissent dans le futur des managers de meilleure qualite !!

GOLDSINGER a écrit le 01/08/07 à 21:06 :

1 milliard d'euros gelés ! Comment ODDO a-t-il pu en arriver là pour des FCP qui ne rapportaient pas beaucoup plus que l'EONIA. Ne faudrait-il pas imposer la forme de SICAV aux FCP importants, ce qui permet davantage de contrôle. SP ne sort pas grandi car ODDO CT dynamique était noté "4 étoiles". Cette catastrophe devrait faire la une de la Tribune.

Plusieurs fonds touchés par la crise du subprime

31 Juillet (Newsmanagers.com) - Face à l’ampleur de la crise de liquidité sur le marché des titrisations américaines, Oddo Asset Management a décidé de fermer les fonds Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique. Concrètement, les souscriptions et rachats ont été suspendus le 26 juillet. De plus, les FCP vont être dissous de manière anticipée, sous réserve de l’obtention de l’autorisation de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Oddo AM n’est pas le seul gestionnaire touché. Ainsi, Axa IM a indiqué dès le 20 juillet avoir pris des "mesures spécifiques temporaires" en termes de valorisation pour la stratégie Axa IM US Libor Plus. Le 23 juillet, la société de gestion a annoncé des décisions "additionnelles et exceptionnelles" afin d’assurer la liquidité des sous-compartiments Axa World Fund – US Libor Plus et Axa IM Fixed Income Investment Strategies – US Libor Plus indépendamment du volume des rachats qui peuvent survenir, face à l’ampleur de la chute de leur valeur liquidative entre le 18 juillet et l9 juillet (-13,45 % pour Axa IM FIIS et -12,6 % pour AWF).

Pour chaque rachat réalisé par des clients dans ces sous-compartiments, Axa IM effectuera une souscription d’un nombre de parts équivalent sur la valeur liquidative en vigueur. "Ce faisant, AXA IM SA détiendra ces parts pour son compte propre, prenant ainsi à sa charge le risque de marché", souligne la société. Par ailleurs, les deux sous-compartiments des fonds n’accepteront provisoirement plus de nouvelles souscriptions autres que par Axa IM.

Enfin, parmi les sociétés qui se sont exprimées sur le sujet, BNP Paribas Investment Partners souligne avoir maintenu le processus de souscription-rachat sur ses trois OPCVM ouverts au public directement concernés par les tensions du marché des subprime US (Parvest Dynamic ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia). Crédit Agricole Asset Management, qui a déclaré n'avoir observé aucune difficulté sur ses fonds, n'a pris pour sa part aucune mesure.

«L’objectif d’Oddo est que nos clients ne perdent rien en capital»
B. B..
Publié le 01 août 2007

LE FIGARO. – Vous venez de prendre la décision, exceptionnelle, de liquider trois des fonds de placement (*) affectés par la crise du «subprime». Comment le justifiez-vous?
 
Philippe ODDO.– À une situation exceptionnelle, nous avons choisi une réponse exceptionnelle. Notre exigence première est de préserver l’intérêt de nos clients. Or, le marché est aujourd’hui confronté à une crise majeure de liquidité, ce qui signifie que certains titres ne peuvent être vendus, sauf à les brader à vil prix. Il est donc urgent d’attendre.
 
C’est pourquoi, dans une démarche proactive et innovante, nous avons souhaité suspendre les souscriptions dans les fonds concernés, et bien sûr les rachats qui auraient impliqué de devoir vendre dans ces très mauvaises conditions. Juridiquement, cette suspension implique automatiquement une «liquidation» des fonds, même si le terme de fermeture me paraît plus approprié.
 
-N’y avait-il pas d’autre solution, permettant d’éviter de « geler » les avoirs de vos clients?
 
Nous avons opté pour cette solution après plusieurs semaines de réflexions et en contact avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui vient d’ailleurs de nous donner son feu vert. Quel souci nous a guidés ? Celui de garantir l’égalité de traitement de nos clients, qu’ils soient institutionnels ou privés. Si nous ne suspendions pas les rachats, le risque était que les investisseurs les plus réactifs sortent de nos fonds. Ce qui aurait placé nos autres clients, moins réactifs ou tout simplement en vacances, dans une situation d’autant plus difficile. Nous avons expliqué notre choix à nos clients, et, dans leur très grande majorité, ils l’ont très bien compris.
 
-Combien risquent-ils de perdre?
 
Encore une fois, il s’agit d’une crise de liquidité. Nous avons confiance dans la qualité du «papier» dans lequel les fonds sont investis. En nous donnant du temps, nous nous donnons la possibilité de négocier au mieux la vente de ces titres. Aucun de ceux dans lesquels nous sommes directement investis n’a fait défaut. Aucune des statistiques que nous étudions ne nous amène à remettre en cause cette conviction profonde.
 
Notre objectif, in fine, est que nos clients ne perdent rien en capital. La plupart d’entre eux n’ont pas un besoin immédiat de récupérer leurs liquidités. Si ce devait être le cas, nous étudions au cas par cas la possibilité de leur proposer des prêts. Afin de maintenir nos clients informés, nous continuerons à publier une valorisation hebdomadaire de ces fonds.
 
* Les trois fonds monétaires dynamiques concernés sont Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique

43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.


Titre: ALERTE: BNP Paribas gèle des fonds d’une valeur de 2200 millions de dollars US
Posté par: informaticien le 09/08/2007 - 15:38:49
Crédit hypothécaire à risque aux États-Unis:  BNP Paribas gèle des fonds d’une valeur de 2200 millions de dollars US
Mise en ligne 09/08/2007 06h49

http://argent.canoe.com/lca/infos/europe/archives/2007/08/20070809-064944.html
D’après Reuters

La banque française BNP Paribas a annoncé jeudi la fermeture temporaire de trois fonds monétaires «dynamiques» d’une valeur de 2,2G$ US (1,6 G d’euros= 1600 millions D'EUROS), citant les problèmes du secteur du crédit hypothécaire à risques, dits «subprime», aux États-Unis.
1 G$ US= 1000 millions DE $ US

La décision de la plus importante banque française cotée en bourse illustre les craintes des investisseurs à l’effet que la crise aux États-Unis pourrait s’étendre à d’autres secteurs et marchés boursiers.

Les trois fonds visés sont: Parvest Dynamics ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia.

«La disparition de toute transaction sur certains segments du marché de la titrisation aux États-Unis conduit à une absence de prix de référence et à une illiquidité quasi totale des actifs figurant dans les portefeuilles des fonds quelle que soit leur qualité ou leur rating», indique BNP Paribas Investments Partners, la marque de l'ensemble des activités de gestion de BNP Paribas.

«Cette situation ne permet plus d'établir une juste valorisation des actifs sous-jacents et donc de calculer une valeur liquidative pour ces trois fonds. Pour préserver l'intérêt et l'égalité des porteurs de parts dans ces circonstances exceptionnelles, (...) BNP Paribas Investment Partners a décidé de suspendre temporairement le calcul de la valeur liquidative, tout comme les souscriptions et les rachats pour ces fonds».

Ces suspensions sont intervenues le 7 août, indique l’agence Reuters.

La valorisation de ces fonds et les souscriptions/rachats reprendront dès que les marchés concernés auront retrouvé des volumes de transactions permettant de déterminer des prix de référence.

Lors de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre, la semaine passée, BNP Paribas avait indiqué que son exposition directe à la crise du «subprime» était faible. Ces prêts hypothécaires sont les plus risqués, consentis à des emprunteurs qui ont connu des difficultés de paiement ou dont leur dossier de crédit est entaché.

Des négociants en bourse ont affirmé que l’annonce de Paribas a contribué à faire reculer les marchés européens en début de transactions. Le titre de BNP Paribas perdait lui-même 3%, sur l’indice CAC-40 de la Bourse de Paris.

Jim Cramer panique en direct sur NBC, Bear Stearns a déclenché « l’Armagedon »
9 août 2007 - 17:38
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3189

8 Août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Interrogé sur la crise du jour de Bear Stearns, le prévisionniste financier américain très populaire Jim Cramer, lui-même ancien de Goldman Sachs et Bear Stearns, s’est livré le 3 août à un sérieux « coup de gueule » pendant son émission « Mad Money with Jim Cramer » sur la chaîne CNBC.

Combinant coup de théâtre et véritable inquiétude, Cramer hurlait à pleins poumons que le président de la Réserve Fédérale Bernanke devrait « ouvrir d’urgence le guichet des liquidités » (...) « Bernanke n’a pas la moindre idée de combien la situation est mauvaise, pas la moindre idée, pas la moindre idée ! J’ai parlé avec les dirigeants de chacune de ces firmes ces dernières 72 heures. Les gens que je connais sont dans ce business depuis 25 ans, et ils vont perdre leur boulot, les boites vont disjoncter et déposer le bilan. » (...) « Ceci est un marché d’une autre sorte, et la Réserve Fédérale est endormie. Ils ont perdu la tête. Ils ne savent rien. Ils n’ont pas la moindre idée de ce qu’il se passe dans le secteur. Il y a 14 millions de personnes qui ont hypothéqué leurs maisons depuis 3 ans. Sept millions de ceux-là sont des contrats à taux variables. Ils vont perdre leurs maisons. Ils sont fous. Moi, j’ai travaillé sur les marchés à rendement fixe chez Goldman Sachs. Ce n’est pas le moment d’afficher de la satisfaction. »

Quand on lui demande si la baisse des taux qu’il réclame ne provoquerait pas un Armagedon, Cramer répondit : « On a [déjà] un Armagedon sur les marchés à rendement fixe »

L’entretien en anglais est actuellement accessible sur YouTube
http://fr.youtube.com/watch?v=SWksEJQEYVU

*Armagedon est, selon le livre de l’Apocalypse (chap. 16, verset 16), la « bataille finale » entre le bien et le mal.

La BCE craint que les « subprime » fassent plonger les banques européennes et injecte 95 milliards d’euros sur les marchés
9 août 2007 - 18:50
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3190

9 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Alors que tout le monde sur les marchés financiers a peur de la contamination des banques françaises et européennes par l’effondrement des « subprime » américain, la Banque Centrale Européenne a annoncé cet après-midi qu’elle injectait 94,8 milliards d’euros de flux monétaires sur les marchés afin de « compenser des mouvements inattendus sur le marché liés à la crise du crédit à risques [le fameux « subprime »] » rapporte l’AFP.

Cette intervention de la BCE est un record, car si elle avait déjà recouru à ce type d’injection d’urgence, la BCE n’avait jamais injectée une telle somme. Le 12 septembre 2001 elle avait injectée 69 milliards d’euros, puis 40 milliards le 13 septembre. Est-ce que la BCE redoute un 11 septembre financier ? Lors d’un point presse, la BCE a adressée un message aux analystes financiers, déclarant que l’injection visait à « assurer des conditions normales sur le marché ». La dévotion interventionniste de l’ « indépendante » BCE pour renflouer le système financier en pleine désintégration rappelle qu’il est temps que cette institution, tout comme le système financier, soit placée sous l’autorité des Etats, afin que l’argent soit émis en faveur de la production et du long terme plutôt que dans une spéculation à la vue courte et à la fin proche.

Au moment ou la BCE faisait son annonce, le CAC 40 perdait 3,12 %, un record depuis les echos du mini krach de la bourse de Shangaï le 27 février dernier. Les marchés ont manifesté leurs inquiétude tout au long de la journée, notamment depuis que BNP Paribas a annoncé la suspension de 3 de ses fonds liés au marché immobilier américain. Non seulement la valeur boursière de BNP a perdu -3,70 % à la clôture, mais ses homologues ont aussi fait les frais des craintes liées au « subprime ». Crédit Agricole a perdu -4,59 %, Société Générale -4,83 %, Natixis - 4,97 %, Dexia - 5,08 % et AXA -3,56 %.

La décision de la BCE, a commenté Jacques Cheminade, est un aveu. Le système financier et monétaire international se désintègre. Ce n’est pas du crédit pour le doper qu’il faut émettre, mais de système qu’il faut changer, a-t-il dit.

Les banques centrales cernées par la crise, 155 milliards de dollars injectés en un jour
10 août 2007 - 08:04
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3193

9 août 2007 (LPAC) - Ces deux dernier jours, les banquiers centraux ont ouvert les vannes du crédit pas cher pour banques en péril, contredisant complètement leur politique de non interventionnisme pourtant réaffirmée pas plus tard que mardi dernier, le 7 août. Par ce retournement, ils ont montré qu’ils considèrent la crise de l’ensemble du système bancaire comme un menace imminente. Lyndon LaRouche a dit jeudi matin « C’est la crise dont je parlais dans ma déclaration de la semaine dernière. Ca n’a pas changé. Ce qui s’est passé, c’est que la crise est devenue bien plus grave en quelques jours, si bien que les banquiers centraux ont dû revenir sur leur position. Cette crise les écrase. »

-  Côté américain, Bloomberg rapporte que la Réserve Fédérale a injecté aujourd’hui, 24 milliards de dollars (18 milliards d’euros) de réserves temporaires dans le système bancaire des Etats-Unis.

-  Un peu plus tôt en Europe, alors que toutes les transactions interbanques étaient suspendues pendant quelques heures, la Banque Centrale Européenne a convoqué une réunion d’urgence sur la crise aigu des marchés de crédit et a décidé de fournir aux 49 banques qui l’avait demandé, une ligne de crédit extraordinaire de 95 milliards d’euros. Une source des milieux bancaires français a dit que la BCE a eu la main forcée par « une demande intense [d’argent pour couvrir des pertes] venant des Etats-Unis. » Comme pour la Réserve Fédérale, c’est un renversement spectaculaire de politique, qui voulait que rien ne soit fait contre l’assèchement mondial des liquidités.

-  D’après différentes agences de presses, la Banque Nationale Suisse avait déjà changé sa politique mercredi, en fournissant les banques suisses en argent supplémentaire.

-  Bien que Goldman Sachs le nie, de nombreuses sources affirment que son fonds Global Alpha gérant 9 milliards de dollars, avait été liquidé. D’autres rumeurs du même genre concernent le hedge fund D.E. Shaw, qui gère 19 milliards d’actifs.

Mardi dernier, la BCE avait déjà donné son feu vert pour un crédit temporaire de l’ordre de 292,5 milliards d’euros. En comptant les disponibilités d’avant mardi, la BCE aurait désormais injectée 440 milliards d’euros dans le système bancaire.

Charles Diebel, chef de la stratégie pour les taux européens chez Normura International a écrit au sujet de l’intervention de la BCE « Personne ne connaît vraiment l’ampleur réelle des problèmes actuels. Ceci ébranle la confiance en le système, d’où la réaction de ce matin. » Ina Steinke, agent sur les marchés monétaires pour NordLB à Hanovre a dit que « Chaque banque est désormais suspecte, donc personne ne veut plus prêter d’argent à personne. »

Le cabinet d’analyse financière High Frequency Economics écrit « S’il se trouve que les banques sont constamment anxieuses à l’idée de se prêter de l’argent les unes aux autres - c’est le scénario noir - imaginez ce qu’elles ressentiraient à l’idée de vous prêter ou de me prêter, ou de prêter à des entreprises n’ayant pas des notations favorables (...) ou aux hedge funds. Faites y attention. Soit il s’agit d’une fausse alerte, soit d’un moment pivot dans l’histoire », comme le rapportait le Wall Street Journal.


43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.


Titre: La Chine a fait savoir aux idiots de Washington, et de Wall Street,...
Posté par: informaticien le 10/08/2007 - 11:57:16
Oncle SAM, votre banquier vous avisera maintenant
Par Paul Craig Roberts, le 8 août 2007
Source http://www.alterinfo.net/Oncle-SAM,-votre-banquier-vous-avisera-maintenant_a10388.html

Tôt ce matin la Chine a fait savoir aux idiots de Washington, et de Wall Street, qu'elle les tenait de près. Deux hauts porte-parole du gouvernement chinois ont fait remarquer que les avoirs considérables de la Chine en dollars et en bons du Trésor US « contribue beaucoup à maintenir la position de monnaie de réserve du dollar. » (La Chine menace de « l'option nucléaire, » la vente du dollar par Ambrose Evans-Pritchard, Telegraph de Londres, 9 août 2007]

Si les USA poursuivent avec les sanctions prévues pour faire réévaluer la devise chinoise, « la Banque Centrale Chinoise sera forcée de vendre les dollars, ce qui pourraient mener à une dépréciation massive du dollar. »

Si les marchés financiers occidentaux sont assez intelligents pour comprendre le message, les taux d'intérêt US monteront sans se soucier de toute autre action de la Chine. En ce moment, la Chine n'a pas besoin de vendre une seule obligation. En un instant, la Chine a fait comprendre que les taux d'intérêt US dépendent d'elle, pas de la Réserve Fédérale.

La position précaire du dollar en tant que monnaie de réserve a été totalement ignorée et refusée d'admettre. L'illusion des USA comme « unique superpuissance mondiale, » dont la devise est souhaitable sans se soucier de sa fourniture excessive, reflète les prétentions démesurées étasuniennes, pas la réalité. Ces prétentions démesurées sont si extrêmes que le McKinsey Global Institute a publié il y a seulement 6 semaines une étude qui concluait que même le doublement du déficit du compte courant US à 1.600 milliards de dollars ne poserait pas de problème.

S'il en reste, les penseurs stratégiques qui n'ont pas été purgés par les néo-conservateurs, concluront vite que le pouvoir de la Chine sur la valeur du dollar et des taux d'intérêt US donne aussi à la Chine le pouvoir sur la politique étrangère US. Les USA ont pu attaquer l'Afghanistan et l'Irak uniquement parce que la Chine a fourni la plus grande partie du financement pour les guerres de Bush.

Si la Chine cessait d'acheter la trésorerie US, les guerres de Bush prendraient fin. Le taux d'épargne des consommateurs US est essentiellement zéro, et plusieurs millions [d'étasuniens] sont affligés d'hypothèques qu'ils n'ont pas les moyens d'avoir. Avec le budget en déficit de Bush et pas de place dans le budget des consommateurs pour une augmentation d'impôts, les guerres de Bush peuvent être financées seulement par les étrangers.

Aucun pays sur Terre, excepté Israël, ne soutient le désir d'attaquer l'Iran du régime Bush. C'est la décision de la Chine de, soit rendre visite à l'ambassadeur US, et lui délivrer le message qu'il n'y aura pas d'attaque contre l'Iran, soit favoriser la guerre à moins que les USA soient préparés à racheter 900 milliards de dollars en bons du Trésor US et les autres actifs en dollars.

Bien entendu, les USA n'ont aucune réserve [de devises] étrangères pour ce rachat. L'impact d'une si grande vente sur les taux d'intérêt aux USA coulerait l'économie et mettrait fin efficacement aux possibilités de fabrication des guerres de Bush. Et qui plus est, d'autres gouvernements suivraient sans doute l'exemple chinois, car le soutien principal du dollar a été l'empressement de la Chine à les accumuler. Si le plus grand porteur se débarrassait du dollar, les autres pays s'en débarrasseraient aussi.

La valeur et le pouvoir d'achat du dollar s'effondreraient. Quand les étasuniens aux abois iront au Wal-Mart [une chaîne de magasins populaires, NDT] pour faire leurs emplettes, les nouveaux prix leurs feront penser qu'ils sont en train d'errer chez Nieman Marcus [une espèce de Fauchon pour richistanais, NDT]. Les étasuniens ne pourraient pas maintenir leur standard de vie actuel.

Simultanément, les étasuniens seraient soit frappés par des augmentations d'impôts afin de clôturer le déficit budgétaire que les étrangers ne financeront plus, soit par de grandes coupes dans le programme de sûreté des revenus. La seul autre source de finances budgétaires serait pour le gouvernement d'imprimer de l'argent pour payer ses factures. Dans une telle éventualité, les étasuniens connaîtraient l'inflation en plus des prix plus élevés de la dévaluation du dollar.

Ce sont des perspectives sinistres. Nous sommes arrivés dans cette situation parce que nos chefs sont les imbéciles ignorants. Ainsi sont nos économistes, beaucoup de ceux qui sont les compères payés par certain groupe d'intérêt. Ainsi sont nos chefs d'entreprises dont la cupidité a donné à la Chine le pouvoir sur les USA en délocalisant la production des marchandises et des services US en Chine. Ce sont les types des grosses entreprises qui ont transformé le produit intérieur brut US en importations chinoises, et ce sont le « libre-échange et le marché libre économistes » qui se sont faufilés dedans.

Comment un peuple aussi stupide que les étasuniens peut-il être gonflé d'un orgueil aussi démesuré ?


L'hégémonie des USA engendre l'alliance militaire Russo-Chinoise

ICH, Par Paul Craig Roberts, le 9 août 2007
http://www.alterinfo.net/L-hegemonie-des-USA-engendre-l-alliance-militaire-Russo-Chinoise_a10410.html

Cette semaine les militaires russes et chinois conduisent un exercice militaire commun faisant participer un grand nombre de troupes et de véhicules de combat. Les anciennes Républiques Soviétiques, Tadjikistan, Kirghizstan et Kazakhstan, participent. D'autres pays semblent prêts à rejoindre l'alliance militaire.

Cette nouvelle puissante alliance militaire est une réponse naturelle aux illusions néo-conservatrices sur l'hégémonie des USA. Les néo-conservateurs pensent que les USA sont souverains du monde et peuvent lui dicter sa route. Les idiots néo-conservateurs ont réellement écrit des documents, lus par les russes et les chinois, sur pourquoi les USA doivent utiliser leur supériorité militaire pour affirmer leur hégémonie sur la Russie et la Chine.

Les cyniques pensent que les néo-conservateurs sont juste des compères, comme Bush et Cheney, du complexe de la sécurité militaire, et sont payés pour redémarrer la guerre froide aux bénéfices de l'industrie d'armement. Mais le fait est que les néo-conservateurs croient réellement au mirages de l'hégémonie US.

La Russie et la Chine ont maintenant été témoin d'assez d'agressions gratuites de l'administration Bush dans le monde pour prendre au sérieux les intentions des néo-conservateurs. Comme les USA ont prouvé qu'ils ne peuvent pas occuper la ville irakienne de Bagdad en dépit de 5 ans d'efforts, ils est plus que certain qu'ils ne peuvent occuper la Russie ou la Chine. Cela signifie que le conflit vers lequel conduisent les néo-conservateurs est une guerre nucléaire.

Afin d'essayer d'avoir l'avantage dans le conflit nucléaire, les néo-conservateurs placent des missiles antibalistiques sur les frontières russes en Pologne et en République Tchèque. C'est une provocation idiote car les Russes peuvent éliminer ces missiles antibalistiques avec des missiles de croisière. Les Néo-conservateurs sont les gens qui désirent la guerre, mais qui ne savent rien à son sujet. D'où, l'échec en Irak et en Afghanistan.

Reagan et Gorbachev ont mis fin à la guerre froide. Toutefois, les administrations après Reagan ont rompu les accords et les ententes. Les USA ont amené l'OTAN et les missiles antibalistiques gratuitement aux frontières de la Russie. Le régime Bush a lancé une guerre de propagande contre le gouvernement russe de Vladimir Poutine.

Ce sont des actes d'agression gratuits. Les gouvernements russes et chinois tentent de consacrer leurs ressources au développement économique, pas à leurs militaires. Cependant, par l'attitude agressive des USA, tous deux sont forcés d'améliorer leur armée.

Les étasuniens doivent comprendre ce que le régime Bush néo-conservateur ne peut pas : un échange nucléaire entre les USA, la Russie, et la Chine établirait l'hégémonie du cancrelat [quelques insectes survivent à la radioactivité, NDT].

En seulement 6,5 ans le régime Bush a détruit la bonne volonté du monde envers les USA. Aujourd'hui, leur influence dans le monde se limite à payer des dizaines de millions de dollars aux têtes soudoyées des gouvernements étrangers, tels que l'Égypte et le Pakistan. Le régime Bush pense même que, comme il a acheté et payé Musharraf, il se tiendra à l'écart et permettra à Bush d'effectuer des attaques aériennes à l'intérieur du Pakistan. Est-ce que Bush est aveugle au risque de provoquer une révolution Islamique au Pakistan qui déposera la marionnette et donnera au Moyen-Orient un État Islamique doté d'armes nucléaires ?

Vu les instabilités et les dangers qui abondent, l'attitude agressive du régime Bush dépasse les limites au-delà de la témérité. Le régime Bush est le plus agressif de façon irresponsable que le monde ait vu depuis Hitler.

Si seulement une jeune créature douce proposait spontanément de tailler une pipe (sic) à Bush de sorte qu'il puisse être mis en accusation avant qu'il nous mène à l'Armageddon.

Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il a été Rédacteur Adjoint de la page rédactionnelle du Wall Street Journal et Conseiller de Rédaction de National Review. Il est coauteur de The Tyranny of Good Intentions (La tyrannie des intentions de Dieu).


C'est officiel : le crash de l'économie américaine a démarré
Par Richard Cook, Atlantic Free Press
http://www.alterinfo.net/C-est-officiel-le-crash-de-l-economie-americaine-a-demarre_a10336.html

C'est officiel ! Notez-le d'une pierre blanche sur vos agendas. Le crash de l'économie américaine a débuté. Ces sont les journalistes économiques Steven Pearlstein et Robert Samuelson qui l'ont annoncé mercredi 13 juin 2007 au matin dans les pages du Washington Post, l'un des principaux médias de l'élite monétaire américaine.

L'éditorial de Pearlstein s'intitulait : “La mainmise de l'expansion sur le point de passer en récession” et opposait le montant extraordinaire de dette aux profits des entreprises sujettes à acquisition par emprunt.

Dans un langage particulièrement alarmiste par rapport au ton habituel du Washington Post, Pearlstein écrivait : “Il est impossible de prédire le moment magique où tout le monde se rendra enfin compte que les prix payés pour ces entreprises et la dette assumée dans le cadre de l'acquisition ne sont pas compatibles. Lorsque cela arrivera, ce ne sera pas joli. Dans l'ensemble, la valeur des actions et la valorisation de l'entreprise s'effondreront. Les banques annonceront de douloureuses pertes, certains hedge-funds fermeront boutique, et les fonds de capital-investissement présenteront des résultats décevants. Certaines entreprises seront en faillite et d'autres devront être restructurées.”

Ces trois premiers paragraphes sont une traduction partielle par « Europe 2020 » de l'article de Richard Cook. Il est toutefois nécessaire d'ajouter ce paragraphe d'intérêt n'ayant pas été traduit par Europe 2020. Voici:

Le fait que le krach soit maintenant annoncé par le Washington Post prouve qu'il s'agit maintenant d'une réalité. Que ce soit les « Bilderbergers » ou quelqu'un d'autre, le fait demeure que le Washington Post colporte ce qu'ils ont décidé. Le Washington Post laisse ainsi savoir à chacun de manière forte et claire qu'il est temps de fermer les écoutilles, de courir aux abris, d'engranger l'équivalent de deux ans de nourriture en conserve, de protéger ses capitaux et ainsi de suite.

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Cette semaine, soit presque deux mois après, voilà que l'Agence France-Presse emboîte le pas au Washington Post en publiant - sur un ton moins alarmiste - un article rédigé par Jean-Louis Doublet intitulé :

Les revers de l'appât du gain facile

(Washington) La crise des prêts hypothécaires « subprime » (1) s'amplifie dans le secteur financier aux États-Unis, la faillite de certains organismes financiers faisant craindre aux investisseurs un effet boule de neige.

En quelques jours, American Home Mortage Investment Corp., un organisme de refinancement de prêts hypothécaires aux États-Unis, s'est ainsi retrouvé ruiné. Après avoir annoncé mardi [le 31 juillet] qu'il était en défaut de paiement, il a licencié vendredi [le 3 août] plus de 6000 de ses 7000 employés et son titre ne vaut pratiquement plus rien en Bourse.

Des institutions célèbres de Wall Street, comme la banque d'investissement Bear Stearns sont aussi touchées. Deux de ses fonds spéculatifs (hedge funds) engagés sur le marché des surprime ont été quasiment ruinés et un troisième connaîtrait, selon des rumeurs de marché, de graves difficultés.

Vendredi, Bear Stearns a vu son action perdre 6,30%, portant son recul à plus de 31% sur les trois derniers mois, après que l'agence de notation financière Standard and Poor's eut publié une note assez critique de la situation de la banque.

« Nous pensons que la réputation de Bears Stearns a souffert des problèmes largement évoqués de ses fonds spéculatifs, qui font de la banque une cible potentielle de plaintes d'investisseurs ayant subi des pertes importantes », a estimé Standard and Poor's.

Un investisseur a déjà porté plainte contre Bear Stearns et les cabinets d'avocats américains tentent de lancer des procédures en nom collectif qui pourraient coûter très cher si elles aboutissaient.

Défauts de paiement

C'est l'appât du gain facile qui se retourne aujourd'hui contre ces institutions.

Lors du boom immobilier des années 2000-2005, de nombreux prêts hypothécaires ont été consentis à des ménages à risque, dits « subprime », dont le profil financier n'était pas assez solide.

Ces prêts ont ensuite été « titrisés », c'est-à-dire transformés en titres financiers qui ont servi de socle à toute une gamme de produits dérivés appelés CDO (Collateralized debt obligations).

Avec l'augmentation des taux d'intérêt, ces emprunteurs se sont retrouvés dans l'impossibilité de rembourser, et aussi de refinancer leur prêt du fait de la baisse du prix de leur logement. Leurs défauts de paiement a déclanché un effet domino remontant jusqu'au sommet de la pyramide financière.

« Les informations sur tel fonds spéculatif ou telle banque essuyant de lourdes pertes a créé la désagréable impression des premiers remous d'une contagion financière et d'un mouvement de panique », a constaté la banque d'affaire Lehman Brothers dans sa note hebdomadaire.

Signaux contradictoires

Mais la banque de Wall Street constate aussi des signes rassurants. « Le fait qu'un gros fonds spéculatif (hedge fund) ait repris le portefeuille d'un plus petit qui était en train de se noyer laisse supposer que le mouvement d'autocorrection des marchés – la baisse des prix faisant souffrir certains mais créant des opportunités pour d'autres – fonctionne toujours aussi bien ».

Elle rejoint ainsi les commentaires lénifiants des responsables économiques mondiaux qui assurent depuis plusieurs jours que la crise devrait être contenus.

L'économiste Nouriel Roubini (2) n'est toutefois pas complètement de cet avis et estime que contrairement aux précédentes crises sur les marchés financiers depuis 2001, celle-ci pourrait être plus durable.

Il souligne que les taux directeurs des banques centrales sont plus élevés, que l'économie américaine est passablement déprimée, que l'endettement des ménages est fort et que la bulle immobilière pourrait maintenant exploser dans d'autres pays que les États-Unis.

« Les épisodes de risque systémique arrivent souvent par le biais de mille petites coupures plutôt que par un seul coup » estime-t-il.

Cet article de l'AFP était publié par le Journal de Montréal dimanche, le 5 août 2007.

Dany Quirion pour Alter Info

Note 1: Définition donnée par Europe 2020: Le « prêt subprime » est un prêt offert à un taux supérieur au taux de base préférentiel (prime) que les organismes de crédit offrent généralement à leurs bons clients. Le prêt « subprime » est ainsi proposé aux clients plus « risqués » mais avec une rentabilité beaucoup plus forte pour l'organisme de crédit car les intérêts sont plus élevés. Cependant ce type de prêts reste très vulnérable à une détérioration des conditions économiques (hausse des taux d'intérêt, baisse des actifs en garantie,…) puisque les bénéficiaires ont souvent une faible solvabilité. Le fort de ce type de prêts adossés sur l'immobilier au cours des trois dernières années cumulé à l'explosion de la bulle immobilière est directement à l'origine de la faillite d'Ownit [survenue à la fin décembre 2006] et menace directement ou indirectement toute l'industrie du crédit aux États-Unis.

Note 2 : Nouriel Roubini fut économiste de la Maison-Blanche sous Bill Clinton et il est professeur à l'Université de New York.

Mardi 07 Août 2007
danyquirion@videotron.ca


Depuis quelques mois,
la donne financière a radicalement changé...
et les conséquences commencent seulement à se faire sentir :

Cinq d'entre elles représentent un
DANGER IMMEDIAT POUR VOTRE PATRIMOINE


http://www.publications-agora.com/referer?place=b&id_prod=V036&type_pub=E&groupe=MC&date=20070809

Le 30 juin 2005, votre univers financier a changé -- radicalement. Aucune cloche n'a sonné. Aucune alarme ne s'est déclenchée. Personne n'est descendu dans la rue.

Et pourtant... depuis ce jour, le monde est bien différent pour les investisseurs. La principale tendance du dernier quart de siècle a pris fin.

Au cours des 25 dernières années, le système financier mondial -- de Paris à Hong Kong -- a été dominé par une seule chose : la banque centrale américaine. La Fed a inondé le monde de nouvelles liquidités et de crédit facile. Les taux d'intérêt -- le coût de l'emprunt, en d'autres termes  -- a baissé à partir de 1980 jusqu'à la fin du premier semestre 2005.

Mais à présent... tout a changé. De véritables bombes à retardement financières sont désormais bel et bien enclenchées.

Nous n'entrerons pas dans les détails économiques complexes de ce mécanisme. Par contre, nous allons vous donner des instructions détaillées sur ce que vous devriez y faire, en vous disant précisément quoi ACHETER et quoi VENDRE pour profiter de la nouvelle tendance qui est en train de se mettre en place.

Voici notre premier conseil... 

Bombe à retardement financière n°1:
L'immobilier...


... et plus particulièrement l'immobilier de location. Voyez-vous, le meilleur moment pour acheter de l'immobilier dans le but de le louer, c'est lorsque les prix sont bas en termes réels. Pour vérifier si les prix en question sont hauts ou bas, il faut examiner les taux d'intérêt.

A long terme, la baisse des taux représente le facteur de hausse le plus important pour les prix de l'immobilier. En toute logique, vous devriez donc acheter avant ce que l'on espère être une période prolongée de taux d'intérêt bas.

Le problème, c'est que ce n'est pas le cas en ce moment. Les taux sont en hausse, et le moment de vendre est sans doute venu. Le krach du marché de location pourrait se produire à tout moment... et ce sera alors la fuite générale, si bien qu'il sera impossible de vendre à un prix décent -- d'autant que la hausse des taux risque de se poursuivre.

La principale erreur commise par votre conseiller financier

Permettez-moi de faire une petite parenthèse pour vous expliquer "l'ensemble du tableau". Parce que, pour être tout à fait honnête, nos recommandations ne valent rien si l'on ne comprend pas les choses dans leur totalité. Bien entendu, de nombreux conseillers financiers ne se soucient même pas de penser à l'ensemble du tableau. Ils se fient au passé récent, ce qui est une grave erreur.

Tant que les banques distribuaient quasiment de l'argent facile, le reste semblait n'avoir aucune importance. L'idée, c'était juste d'ACHETER !

On achetait donc des actions, ou de l'immobilier, ou des obligations -- et on avait de bonnes chances d'en sortir gagnant. Les analystes en sont donc venus à croire qu'il était complètement inutile de réfléchir à l'ensemble des conditions économiques et financières. "Dites-moi juste quoi acheter", disaient-ils.

Malheureusement, il arrive toujours un moment où l'on devrait vendre la plupart de ses investissements, plutôt que de les acheter.

Je m'explique. Pardonnez-moi si ces explications sont un peu longues, mais c'est important.

Le boom de 1980-2004 trouve son origine dans un étrange phénomène qui s'est produit il y a neuf ans avant. Le 15 août 1971, les Etats-Unis avaient définitivement cessé de faire semblant qu'ils rembourseraient un jour leurs dettes en or. A partir de ce jour-là, les détenteurs de dollars firent confiance à la bonne foi et au jugement de la Fed -- et à rien d'autre.

Les Etats-Unis avaient soudain la permission d'imprimer de l'argent -- autant qu'ils le souhaitaient. Cela a eu des répercussions catastrophiques de l'autre côté de l'Atlantique. En France, l'inflation passa à 13% par an durant le premier mandat de François Mitterrand.

"On ne peut pas faire confiance à la monnaie papier", déclara la foule -- et tout le monde vendit donc ses dollars, ses actions, ses obligations, tout. Les prix des maisons s'effondrèrent. Pour se protéger, les investisseurs firent grimper le prix de l'or à plus de 800 $ l'once.

Tout était en place pour une énorme surprise. Paul Volcker entra en scène aux Etats-Unis et tordit le cou à l'inflation. Avec des taux d'intérêts grimpant jusqu'à 20%, il resserra les boulons et l'économie entra dans une récession. Les Américains étaient dans une telle colère qu'ils se rassemblèrent sur les marches du Capitole, à Washington, et y brûlèrent une effigie de Volcker.

Mais ce dernier tint bon, et ses réformes furent maintenues. Le dollar se stabilisa. L'inflation déclina. Et durant les 24 années qui suivirent, les taux d'intérêt chutèrent, jusqu'à ce qu'Alan Greenspan les amène à leur plancher de 1% en 2002.

Pourquoi est-ce que je vous dit tout ça ?

Parce que lorsque Wall Street éternue, la Bourse de Paris s'enrhume. Qu'on le veuille ou non, en France, nous sommes liés aux décisions prises à Washington.

Je voudrais donc que vous compreniez une chose : ce n'était pas une coïncidence ou un coup de chance, si le CAC 40 a grimpé en flèche à la fin des années 90. Pas plus que le boom actuel de l'immobilier français n'est un hasard. Ces deux phénomènes sont les conséquences directes d'un monde dans lequel l'argent -- et le dollar américain est le roi de toutes les devises -- est devenu plus facile à obtenir. En général, lorsque les taux d'intérêt baissent, les actions et les prix de l'immobilier grimpent. C'est aussi simple que ça.

Et que se passe-t-il lorsque les taux d'intérêt grimpent ? Exactement le contraire.

Notre prochaine recommandation est évidente :


Bombe à retardement financière n°2 :
Débarrassez-vous des actions américaines...
à quelques exceptions près !


En surface, les chiffres fondamentaux américains semblent sains. Mais voilà : quelques fissures commencent à apparaître dans la belle harmonie de l'économie US

Prenons le PIB, pour commencer : il a été revu à la baisse au second trimestre 2006, à 2,6% au lieu de 2,9% initialement prévus... alors que la croissance avait atteint pas moins de 5,6% au premier trimestre !

Et ce n'est pas tout... Les bénéfices des entreprises commencent eux aussi à ralentir : en hausse de 14,8% sur les trois premiers mois de 2006, ils ne sont plus qu'à +0,3% (oui, vous avez bien lu) au second trimestre 2006 !

Eh oui : contrairement aux reprises économiques "normales", celle-ci semble très fragile. Parce que la devise a été nourrie par de l'argent facile et de la dette, la croissance peut disparaître aussi rapidement qu'elle est arrivée. Malgré cela, les marchés ont grimpé de 23% au cours des deux dernières années, à comparer à un taux de croissance annuelle de long terme de moins de 5% ! Même la correction subie en mai 2006 n'a pas suffi à faire revenir les investisseurs à la réalité. Les marchés frôlent à nouveau des sommets historiques. 

Voilà qui prend en compte bien trop de bonnes nouvelles... alors que ce sera tout le contraire.

L'inflation ? La déflation ? Quoiqu'il en soit, ça ira mal pour les actions.

Voyez-vous, il y a des choses que nous savons déjà... et des choses qui restent à découvrir. L'économie mondiale est-elle en train de s'enfoncer dans la déflation -- à cause des baisses de prix massives de la Chine et d'une gigantesque montagne de dettes ?

Ou alors... les banques centrales essayant désespérément de prolonger la partie, est-ce l'inflation que nous devons craindre ?

Nous n'avons pas de réponse exacte. Personne ne l'a. Mais nous avons une meilleure réponse que la plupart des gens. Ce que nous savons actuellement, c'est que l'économie mondiale est INSTABLE. Elle est instable parce que l'argent facile de la Fed a conduit à trop d'erreurs :

Trop de gens ont emprunté trop d'argent.
Trop de gens ont acheté des maisons dans lesquelles ils ne peuvent se permettre de vivre.
Trop de gens détiennent des actions ne valant pas vraiment le prix qu'ils ont payé.
Trop de gens aux Etats-Unis comptent sur l'épargne des étrangers simplement pour joindre les deux bouts.

Depuis le début des politiques d'argent facile, en 1980, le monde entier a été inondé de dette. On peut trouver un véritable Everest de statistiques et de données pour le prouver. Alan Greenspan, par exemple, a créé plus de liquide et de crédit que tous les autres présidents de la Fed -- pris ensemble ! Ce nouvel argent ne s'appuyait pas sur l'or, ou les voitures, ou le blé, ou les tubes de dentifrice -- ou quoi que ce soit d'autre. Il a simplement été créé -- à partir de rien -- par la Fed... grâce à cet audacieux changement de politique en 1971.

Voilà une explication de cette idée : c'est comme si toute l'économie mondiale et ses marchés financiers réagissaient à de l'argent qui n'est pas vraiment là -- de l'argent bidon, en d'autres termes. Peut-on en vouloir aux gens de faire des erreurs ?

J'espère que je ne suis pas en train de vous perdre. Je sais que tout cela est un peu compliqué. Mais c'est le monde dans lequel nous vivons.

Bombe à retardement financière n°3 :
La Chine... du moins pour le moment...


Tout le monde recommande la Chine, ces derniers temps. Mais après des années d'expérience, nous avons appris que lorsque tout le monde pense la même chose... c'est que personne ne pense !

En plus, on sait que les informations en provenance de Chine ne sont pas fiables. Au mieux, elles sont biaisées. Au pire, ce sont de purs mensonges.

Nous avons donc envoyé l'un de nos correspondants en Chine, pour découvrir la vérité. Il est allé partout, a parlé avec quiconque savait assez d'anglais pour tenir une conversation, et a vu de ses propres yeux les événements radicaux et passionnants qui se déroulent en Chine.

La conclusion est simple : oui, la Chine est à acheter pour le long terme. C'est la prochaine locomotive économique. C'est même l'économie du 21ème siècle.

Par contre, il ne faut pas acheter la Chine en ce moment. Voici pourquoi...

Depuis 2004, on a constaté une ruée frénétique vers la Chine. Les actions ont augmenté de plus de 50%, malgré le fait que l'économie s'est développée de 9% seulement (!), et que les taux ont été récemment augmentés.

Dès que la consommation chutera aux Etats-Unis -- et elle ne manquera pas de le faire -- l'économie chinoise, nourrie par les exportations, sera heurtée de plein fouet. En même temps, une bulle se développe sur les marchés de l'immobilier (les prix à Shanghai et Beijing subissent une croissance à deux chiffres depuis quelques années maintenant, et les spéculateurs s'accumulent pour profiter du boom de la construction), tandis qu'un bon nombre de banques du pays sont dans un triste état, financièrement parlant.

A plus long terme, les choses ne seront pas faciles non plus. Pour commencer, réfléchissez au fait que la Chine n'a pas de système de retraite digne de ce nom. Mais d'ici 2025, elle comptera 220 millions de personnes âgées sans véritable filet de sécurité : la politique chinoise de l'enfant unique a laissé le pays sans réseau de soutien traditionnel.

Il faut également prendre en compte le coût de la santé publique dans le rapide développement de la Chine. Ce genre de croissance industrielle rapide a un impact considérable sur la population. Et il implique de grosses factures médicales pour l'avenir. Cela suggèrerait que l'avantage comparatif de la Chine, qui peut fabriquer ses produits à des coûts très bas, ne va pas durer.

La Chine présente également un risque politique : plus de 50% de la population chinoise travaille encore dans l'agriculture et vit sous le seuil de pauvreté. A mesure qu'elle s'enrichit et que ses agriculteurs vieillissent, on verra apparaître au minimum un problème économique. Au pire, on aura un conflit politique : l'intérieur rural contre les populations urbaines de la côte et des mégalopoles, peut-être. Ce n'est pas le moment de détenir des actions chinoises.

Pour résumer, les Américains ont acheté et les Chinois ont vendu. Les Américains ont emprunté et les Chinois ont prêté. Les Américains ont gaspillé leur capital pendant que les Chinois construisaient le leur. Tout le monde en a trop fait. Les Américains ont trop de dettes. Les Chinois ont trop de capacité. La prochaine étape ne sera drôle pour personne... mais la Chine devrait s'en sortir bien mieux que les autres à long terme.


Bombe à retardement financière n°4 :
Le dollar


Les Etats-Unis ont d'énormes problèmes économiques. Cette année fiscale, le déficit budgétaire fédéral dépassera les 7% du PIB. En termes simples, cela signifie que les Etats-Unis importent substantiellement plus qu'ils n'exportent.

Le problème, c'est que depuis plusieurs années, ce déficit commercial est financé par les banques centrales asiatiques, qui ont acheté d'énormes quantités de bons du Trésor US. Dans les faits, les banques centrales asiatiques ont indirectement prêté de l'argent aux consommateurs et entreprises américains, leur permettant de continuer à consommer. Mais cela ne peut durer éternellement. En fait, les flux commencent déjà à ralentir.

Parallèlement, les étrangers achètent moins de titres libellés en dollars, si bien que la demande de dollars provenant de cette source chute elle aussi. C'est là une raison clé de penser que la dépréciation du dollar va reprendre. Bien entendu, ce n'est que la partie visible de l'iceberg.

Ce qui se passe pour le dollar est la conséquence de 1971 -- lorsque le Trésor américain a désolidarisé le dollar de l'or. Cela montre bien que les tendances peuvent durer très très longtemps. Tout cela était inévitable, prévisible et inéluctable. Lorsque les gens peuvent imprimer de la monnaie, ils finissent toujours par en imprimer trop... et la détruire. C'est ce qui s'est passé à chaque fois, tout au long de l'Histoire.

Le fusible a tenu pendant plus de 30 ans, mais tout est réuni pour que cette bombe à retardement explose prochainement. Sortez avant qu'il ne soit trop tard.

Bombe à retardement financière n°5 :
Les junk bonds


Les obligations à haut rendement -- ou "obligations de pacotille", ou encore "junk bonds" -- sont très chères. On les paie presque autant qu'une obligation gouvernementale "sûre".

Warren Buffett déclare que c'est "miraculeux", et il a profité de la hausse des prix pour vendre. Il a fait le bon choix. Aucune récompense ne justifie de prêter à des emprunteurs présentant un tel degré de risque. Mais il ne s'agit pas uniquement des obligations de pacotille : même les dettes normales des entreprises, qui rapportent en général 1,75% de plus que les obligations gouvernementales, ne rapportent plus que 1,29% supplémentaires en ce moment.

Ces rendements sont particulièrement inquiétants, étant donné que les rendements des obligations gouvernementales (c'est-à-dire les taux d'intérêt en général) ne sont plus dans une tendance baissière. Cela suggère que les marchés obligataires occidentaux sont devenus complaisants : des rendements bas reflètent qu'on n'attend pas de mauvaises nouvelles. Pourtant, le pétrole a atteint un sommet historique cet été, les mauvaises nouvelles en provenance du Moyen-Orient sont quotidiennes et les économies européennes s'enlisent.

La dernière fois que le marché s'est montré si complaisant, on était en 1996 -- juste avant la crise des marchés émergents en 1997 et le défaut sur la dette russe en 1998. Tôt ou tard, les mauvaises nouvelles vont tomber. Et lorsque cela se produira, vous ne voulez pas vous retrouver avec des "junk bonds" en portefeuille.

Le pétrole est en train de s'épuiser

Voilà une tendance de long terme ! Depuis deux siècles, le monde a extrait chaque année ou presque plus de pétrole que l'année précédente. Ce carburant a nourri la révolution industrielle et l'âge des machines en Occident. Et voilà qu'en Orient aussi, on s'y met. La Chine, l'Inde et toute la région asiatique -- qui compte une population de trois milliards de personnes environ -- s'industrialise et se modernise à une vitesse foudroyante. Le monde n'a jamais rien vu de tel. Ce qui signifie que la demande de pétrole va grimper en flèche au cours des prochaines décennies.

Mais nous avons un énorme problème.

Après 200 ans d'augmentation de la production de pétrole, le monde a finalement atteint sa limite. C'est du moins la théorie d'un groupe d'ingénieurs pétroliers, selon qui la production pétrolière mondiale a commencé à décliner -- et c'est sans retour.

A partir de maintenant, l'offre de pétrole va baisser -- alors même que la demande est sur le point d'exploser. Hmm... chute de l'offre... envolée de la demande. Est-ce que ça ne ressemblerait pas à une formule parfaite pour une hausse des prix ? Eh oui, c'est un classique.


Titre: Re : Des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens risquent de disparaitre
Posté par: informaticien le 13/08/2007 - 13:24:59
La crise financière pour les nuls, par une nulle…

CRISE DES « SUBPRIMES » ET OU CRISE D’UN SYSTEME

http://www.alterinfo.net/La-crise-financiere-pour-les-nuls,-par-une-nulle-_a10451.html

Sommes-nous confrontés à un nouveau jeudi noir ? La fermeture de trois fonds de la Banque BNP Paris Bas a déclenché un vent à la baisse sur toutes les places boursières. A l’origine de la panique expliquent les commentateurs, il y aurait les « subprimes ». Ces prêts immobiliers accordés aux ménages nord-américains les moins solvables et que leurs débiteurs pourraient de moins en moins honorer. Comment ces subprimes pourraient-elles déclencher une telle panique ? On nous explique que c’est parce qu’en fait elles se seraient logées dans tous les portefeuilles, dans les SICAV les plus sûres… Mais les subprimes ne sont que la partie la plus visible de l’iceberg d’une économie capitaliste spéculative. Un autre phénomène très important à comprendre pour nous Français serait en quoi la politique économique de Sarkozy admirative de la spéculation étasunienne entre t-elle dans des mécanismes de ce type ?
Danielle Bleitrach

Les subprimes de quoi s’agit-il ?

On nous présente la crise comme étant liée au fait que les ménages nord-américains non solvables ont été incités par des prêts à acheter des logements. Le portefeuille de prêts immobiliers est ventilé en trois catégorie en fonction des notes de crédit des emprunteurs: “subprime”, “non-prime”, et “prime”. Les subprimes étant le niveau de solvabilité le plus bas, qui avait été encouragé à devenir “propriétaire” dès Reagan, avec la révolution néo-conservatrice (ça vous rappelle Sarkozy ? Non?)

« Or ces derniers temps, et plus fortement dans l’année écoulée, trois tendances se sont conjuguées : la stagnation ou la baisse des salaires réels, la baisse des prix des terrains et des immeubles et la hausse des taux d’intérêts. »(1)

La stagnation des salaires réels est intervenue à partir de 2001 et malgré la pression des demandes d’emploi, le réajustement des salaires a été contenu par la précarité, le rêve du MEDEF. La baisse du prix des terrains et de l’immobilier n’avantage que ceux qui auraient les moyens d’acheter au comptant, les autres qui à un moment quelconque sont obligés de réaliser leur biens se retrouvent avec un bien moins cher, dont ils doivent continuer à payer les intérêts en hausse. (2)

    Or les prix ont commencé à redescendre depuis quelques mois. Comme les taux d’intérêt grimpaient, il leur était de plus en plus difficile d’honorer leurs prêts. Plusieurs ménages endettés, qui croyaient faire une bonne affaire, ont cessé de rembourser leurs prêts hypothécaires.

    Enfin il faut voir que la crise dite des subprimes part des pauvres surendettés, précarisés, au chômage, mais atteint de plus en plus des couches beaucoup aisées de la population (3).

    Dans une présentation de son exposition au marché dit “subprime”, ou crédit hypothécaire à risque, AIG le numéro un mondial de l’assurance et l’un des plus grands prêteurs immobiliers a déclaré que la proportion totale de défauts dans son portefeuille immobilier de 25,9 milliards de dollars avait atteint 2,5%. Il a précisé que 10,8% des prêts hypothécaires “subprime” affichaient un retard de paiement de 60 jours, mais également 4,6% des prêts de la catégorie juste au-dessus. Tout en se disant toujours “à l’aise” vis-à-vis de son exposition au crédit immobilier, AIG a déclaré que le taux de défaillance dans ses prêts hypothécaires de premier rang avait grimpé à 3,98% en juin contre 3,56 en avril et un plancher de 3,08% en juillet 2005. Ces prêts représentent 90% des prêts immobiliers d’AIG aux Etats-Unis.
    A la date du 30 juin, la branche financière d’AIG, qui accorde des prêts hypothécaires de premier et second rang, avait enregistré 3,68% de défaillances dans le subprime, 2,13% dans le non-prime et 0,81% dans le prime.(4)

    En cas de non paiement, les banques saisissent les biens immobiliers pour les vendre aux enchères, ce qui pousse les prix à la baisse et enclenche une nouvelle vague de défauts de paiements. À chaque fois, les établissements prêteurs ne récupèrent qu’une partie de ce qu’ils ont prêté. C’est ainsi que certains prêteurs hypothécaires américains ont fait faillite dernièrement.

     

    A Wall street le 7 août, American Home Montage Investissement Corp, un organisme de refinancement des prêts hypothécaires a déclaré qu’il était en défaut de paiement et il a licencié le 10 août 6000 de des 7000 employés. Mais ce n’était pas le seul, d’abord Bear Stearns, la banque d’investissements a vu deux de ses fonds spéculatifs (hedge fund) ruinés et un troisième en grande difficulté (5). Le jeudi 9 mai, c’est la banque nord-américaine Godman Sachs qui est prise dans la tourmente des subprimes. En fait depuis une quinzaine de jours, tous les investisseurs financiers traquaient les portefeuilles des institutions qui auraient des positions risquées.

    Les économistes s’entendent pour affirmer que, bien que les sommes en jeu soient considérables, ces faillites ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan des marchés d’aujourd’hui. Si toutefois la situation perdure, la confiance pourrait disparaître dans le marché des prêts. Les entreprises, les particuliers, et même les gouvernements auraient alors de la difficulté à emprunter. Le crédit étant essentiel au bon fonctionnement de l’économie, une récession pourrait survenir.

    Effectivement c’est ce qui semble s’être bien passé le fameux jeudi 9 août. Depuis plusieurs semaines on parlait des difficultés de la Banque allemande WestLB (17 milliards de dollars dans les subprimes nord-américaine), c’est de BNP Paris bas qu’est venu la décision de fermeture des fonds.

    A cette annonce les banques ont refusé toute opération de refinancement, de prêts aux autres établissements financiers. Une sorte de mesure contre la fièvre aphteuse au niveau bancaire, ce qui s’est immédiatement traduit par une envolée du taux des prêts interbancaires (passant de 4,10 à 4,70). Le loyer de l’argent a alors atteint le taux le plus élevé depuis 6 ans.

    C’est cette situation que les banques centrales ont prétendu éviter en injectant des liquidités. Il faut restaurer “la confiance”, et en système capitaliste “la confiance” des investisseurs ça se paye par des cadeaux demandés aux salariés, aux pauvres. Donc les banques centrales prêtent aux institutions financières l’argent qu’elles ne trouvent plus sur le marché monétaire, afin que celles-ci puissent continuer à jouer leur rôle de prêteurs. Mais la réaction très rapide et massive des Banques Centrales fait mesurer que la situation risquait de dégénérer et que nous étions au-delà du problème des subprimes. Et la réaction a été au premier chef celle de la Banque Centrale Européenne. Pourquoi ? La Banque Centrale Européenne (BCE) est intervenue une première fois elle a injecté 94,8 milliards d’euros pour remédier à cette pénurie de liquidité. A ce jour la BCE a injecté plus de 130 milliards d’euros. C’est-à-dire plus que face aux attentats du 11 septembre 2001 ? Pas mal pour le non paiement des dettes des ménages non solvables en matière de prêts immobiliers. La FED et à peu près toutes les autres banques centrales de la planète se sont mises à injecter des liquidités.
    S’il s’agissait seulement des subprimes nord-américaines, on comprendrait mal le phénomène. Même si le non remboursement des subprimes se combinaient avec une crise de l’immobilier aux Etats-Unis qui touche des couches plus aisées que les ménages non solvables.

    Mais si cette explication était totalement insuffisante ?

    Les subprimes ne sont que le niveau visible de l’iceberg. La crise des liquidités, crise de confiance, n’est pas simplement lié au défaut de paiement des ménages non solvables nord américain, mais c’est tout le système de financement de l’économie par le biais des CDO, des jeux monétaires, qui est en cause.

    En fait dans le contexte du boom immobilier de 2000 à 2005, des prêts ont été consentis à des ménages dont le profil financier n’était pas solide. Ces prêts ont été «titrisés », c’est-à-dire transformés en titres financiers, qui ont servi de socles à toute une gamme de produits dérivés (CDO). Au moins deux phénomènes se mêlent le surendettement, une consommation surgonflée par un surendettement qui ne correspond pas aux revenus salariaux et pas seulement des plus pauvres, devient de plus en plus poussive et fait peser des risques sur l’économie, en particulier à travers le marché immobilier. Un deuxième phénomène est celui des conditions d’achat à crédit des entreprises par des sociétés financières.

    A travers les bourses et la financiarisation de l’économie nous avons une extension planétaire du « Carry trade », de quoi s’agit-il ? Tout simplement de jouer sur la différence du coût du crédit dans une place pour investir dans une autre avec l’argent emprunté ailleurs. Ce qui se combine avec les LBO, a crédits servant pour des opérations de rachat par endettement (”leverage buyout”, LBO)..

    Le carry trade consiste à jouer sur les monnaies et les taux d’intérêt de pays à pays, le Japon vers un autre pays puisqu’on on emprunte de yens à un taux d’intérêt de 0,5% pour investir par exemple en Nouvelle Zélande où les taux d’intérêt sont à 8% ou on achète des bons du trésor etasunien. Ce qui fonctionne bien tant que le yen baisse, mais si le yen monte et tout indique qu’il est parti à la hausse, cela peut aboutir à des pertes énormes. Autre facteur d’inquiétude actuel. (4).

    Mais la carry trade joue également dans l’utilisation des fonds empruntés toujours au Japon, qui a joué ces dernières années un taux d’intérêt quasi inexistant, pour être placés dans des obligations à haut rendement (CDO et CLO). On emprunte à crédit pour acheter des entreprises et revendre aussitôt.

    Nous avons donc une économie de casino qui engendre des phénomènes spéculatifs, mais cette spéculation n’est pas purement virtuelle, elle repose dans tous les cas dans sur un renforcement de l’exploitation, un accroissement monstrueux des inégalités au niveau planétaire.

    Spéculation et hauts rendements

    Comment créer de hauts rendements ? Il y a les entreprises que l’on restructure, dont on gonfle les performances pour les actionnaires boursiers. Un exemple récent, la multinationale anglo-hollandaise Unilever annonce une augmentation de 16% de ses bénéfices au second trimestre 2007, et elle annonce dans la foulée la suppression de 20 000 emplois dans le monde - 11% de ses effectifs -, dont la plupart en Europe. C’est un mécanisme bien connu décrit par une dépêche de Radio Canada : “Unilever (…) prévoit que ses bénéfices continueront d’augmenter à la suite des suppressions de ces emplois. Les investisseurs ont très bien accueilli l’annonce de ces mises à pied qui réduiront les coûts et feront augmenter les profits. effectivement cette annonce a propulsé l’action d’Unilever en hausse de 8 % à la Bourse d’Amsterdam.Chacun mesure bien ce que cet exemple devenu système signifie de surexploitation, de délocalisation, et donc qu’au bout de la chaîne de ces prédateurs il y a le chômage, la précarité, et même le suicide des salariés. Ou comment l’économie virtuelle financière gouverne l’économie réelle que l’on prétend aujourd’hui en bonne santé et donc susceptible d’amortir la crise financière. sans doute comme la stagnation des salaires liée à la hausse des taux d’intérêt et à la déprime du marché mobilier développent “la paupérisation” du “propriétaire”, en fait simple métayer par endettement. Ca c’est pour l’économie réelle, celle dont Bush et Sarkozy prônent “la santé” et invitent par des “cadeaux fiscaux à la confiance”.

    Mais à l’économie virtuelle celle où sont générés les profits fiscaux, revenons au niveau financier dont les outils sont les fonds de capital investissement et les fonds spéculatifs (hedge funds) .

    Le capital investissement : il s’agit de sociétés financières qui acquièrent des entreprises, parfois en difficulté, parfois en panne d’actionnaires pour avoir les liquidités, ces sociétés achètent ces entreprises et les revendent avec de très gros profits et en faisant pour cela appel à la bourse à des financements massifs à crédit (860 milliards de dollars de titre ont été ainsi émis au premier semestre 2007, c’est-à-dire 40% de plus qu’un an plus tôt) . Leurs dettes sont placées sur le marché par le biais de titre appelés CDO. (Collateralized debit obligation).
    Or depuis quelques semaines, on peut même parler de mois, ces titres suscitent beaucoup d’inquiétude. Le capital investissement a de plus en plus de mal à placer leurs titres qui sont en fait des dettes, on cite le cas de KKR le géant qui n’arrive plus à placer les actions Chrysler. Le marché guette qui a des titres de ce type or les fonds spéculatifs et même ceux à moindre risque s’en sont gavés comme ils se sont gavés des subprimes. L’inquiétude face au subprimes s’est donc doublé d’une inquiétude face à un sytème plus général qui gangrène l’économie.

    La BCE dans sa récente note mensuelle a signalé que les LBO (opérations de rachat par endettement : “leverage buyout”, LBO).. présentent des similitudes avec les crédits immobiliers à risque (”subprime”), actuellement en pleine crise. Selon la BCE ces similitudes “pourraient susciter des inquiétudes concernant la stabilité financière dans le cas d’un changement du cycle des crédits”. Elle note toutefois que les acteurs du marché des LBO “se connaissent en général très bien dans le secteur financier”, ce qui n’est pas toujours le cas dans le marché des “subprime”, et peuvent donc se protéger contre les faiblesses passagères. On serait rassuré si ce genre de discours lénifiant n’avait pas pris un caractère systématique, ainsi c’est la déclaration de la banque de France du 3 août qui explique que l’Europe ne risque rien. C’est Bush vantant la bonne santé de l’économie nord-américaine et le fait que suffisamment de liquidité étaient disponibles sur le marché nord-américain « pour atterrir en douceur ». Alors même que des économistes tablent sur une crise plus durable que les précédentes, parce que l’économie nord-américaine est déprimée, l’endettement des ménages fort, et parce que la bulle immobilière peut exploser dans d’autres pays. Beaucoup de ces économistes se prononcent pour une baisse des taux d’intérêt des banques centrales, ce qui comme on l’a vu est par ailleurs une incitation à la spéculation dans un système qui s’en nourrit. D’autres invitent les gouvernants et les possédants à se réfugier dans l’or.
    Parce que le fait est que les banques européennes se sont montrées particulièrement goulues avides de hauts rendements. Aux USA, le capital investissement représente près de 40% du marché fusion et acquisition, mais en Europe les opérations de ce type ont cru de 50% en un an, d’où l’extrême vulnérabilité et le fait que la crise s’est déclenchée en Europe avec la fermeture des fonds de BNP Paris Bas comme facteur déclenchant du jeudi noir (5). Là encore le jeudi noir dix août où se déclenche la panique sur les marchés boursiers, n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein.

    Ce qu’il faut bien mesurer donc c’est qu’il ne s’agit pas seulement du seul secteur des prêts immobilier par une clientèle étasunienne non solvable, mais que le boom immobilier, le surendettement auxquels était invité les ménages correspondait au mode de développement global de l’économie, elle-même basée sur le surendettement et les hauts rendements à partir de la pression sur les plus pauvres. Il faut bien mesurer que les Etats-Unis sont à la source du phénomène, mais celui-ci s’était mondialisé et la crise des « subprimes », en fait des CDO, s’est rapidement étendu et a obligé la plupart des banques centrales à injecter des liquidités. Enfin il faut voir que la crise dite des subprimes part des pauvres surendettés, précarisés, au chômage, ne serait-ce que par le biais de la crise immobilière étasunienne, mais en fait cette crise atteint des couches beaucoup aisées de la population .

    Quelle que soit l’issue de cet épisode de crise, il est évident que les subprimes ne sont que l’effet déclencheur comme récemment l’a été la décision de limiter les transactions à la Bourse de Shangai. Ce qui apparait clairement dans cette nouvelle crise est qu’un système d’exploitation de plus en plus aggravé tant dans les pays du sud que désormais l’existence d’un sud à l’intérieur du nord et qui s’étend à des couches de plus en plus large, combiné à une économie virtuelle de spéculation, ne peuvent qu’engendrer des crises à répétition, ce que Marx dans le Manifeste définissait déjà comme des crises de surproduction. Et comme chaque crise aboutit à une pression accrue de l’exploitation, une tentative pour extraire toujours plus de profit du travail, l’effet de crise s’accentue, avec ses symptômes un chômage qui perdure et d’étend, une croissance qui demeure poussive et ces vagues de panique. Nous sommes non pas seulement dans des crises financières à répétition mais dans une crise systémique.

    Dans un récent article ici même, je vous expliquais que le véritable problème que soulevaient les « vacances de Sarkozy » était sa vassalisation aux Etats-Unis. Jusqu’où va-t-elle. Ce qui est sur c’est que son adhésion au modèle nord-américain est lisible dans ses choix économiques, ceux qui sous couvert du « enrichissez vous » exerce une pression insoutenable non seulement sur les couches les plus défavorisées, mais également sur les couches moyennes, qui utilise le surendettement y compris budgétaire comme l’instrument d’une recomposition du budget de l’état vers toujours plus de privatisation, vers la mise en coupe réglée des services publics.

    Danielle Bleitrach

    (1) Dans Grand soir, article de Vincent Présumey
    http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5336
    “Hausse des taux et prix des terrains et des bâtiments sont liés par une relation qui est l’un des rapports sociaux les plus irrationnels du mode de production capitaliste : le prix foncier est formé par capitalisation de la rente foncière, c’est-à-dire que le loyer moyen (ou, pour des terres agricoles, le fermage) est considéré comme l’intérêt d’un capital qui est le prix du terrain. Mathématiquement, si les taux d’intérêt montent les prix fonciers baissent, et inversement. Etrangement, mais ce rapport social fonctionne bel et bien, cela veut dire en partie que moins c’est cher, plus vous payez ! (c’est là la clef pour analyser le lien étrange entre loyers et prix immobiliers, abordé dans l’article Bulle immobilière : le krach menace, www.legrandsoir.info/article.php3 ? (…) Avec les subprime mortgage, la boucle est bouclée : la transformation des salariés en “propriétaires” aboutit à leur expropriation encore un peu plus achevée, leur propre salaire leur étant repris sous forme de prix fonciers (rente) et d’intérêts à payer pour l’éternité. C’est au moment même de la proclamation du salarié comme propriétaire que s’achève en fait son expropriation et qu’il devient un pauper. “id_article=2927″

    (2) Dans le même article : “Or, les taux d’intérêts ont nettement remonté aux Etats-Unis depuis un an et demi, malgré la Fed qui s’est alignée sur cette tendance et ne l’a pas suscitée -cette perte de contrôle partielle de la Fed sur les taux US est d’ailleurs un fait économiquement et politiquement nouveau.
    Ce renchérissement de ce qu’il est convenu d’appeler le “loyer de l’argent” est en effet, au fond, une réaction à la baisse comparative du dollar par rapport aux autres monnaies, surtout l’euro, et en partie une réaction à la difficulté relative croissante de placer des bonds du trésor US à l’étranger, où des quantités énormes se trouvent déjà, la plus grande concentration se situant … en Chine. ” Sur cette dernière question voir l’article de Paul Craig Roberts. “Oncle Sam, votre banquier vous en avisera”. L’article émet l’hypothèse que la nouveauté de la situation est que la FED (réserve fédérale) ne contrôle plus les taux d’intérêt et que Wall street et la maison blanche, de fait tout l’occident, sont obligés de plier devant la Chine. “Si les marchés financiers occidentaux sont assez intelligents pour comprendre le message, les taux d’intérêt US monteront sans se soucier de toute autre action de la Chine. En ce moment, la Chine n’a pas besoin de vendre une seule obligation. En un instant, la Chine a fait comprendre que les taux d’intérêt US dépendent d’elle, pas de la Réserve Fédérale.” http://www.alterinfo.net/Oncle-SAM,-votre-banquier-vous-avisera-maintenant_a10388.html?PHPSESSID . C’est l’analyse que nous faisons dans Les Etats-Unis De Mal empire. Ces leçons de résistance qui nous viennent du Sud. Aden ed. 2005

    (3) A la fin juillet, la société Country wide Financial, leader du crédit immobilier residentiel nord-américain a constaté un retard de paiement significatif chez les foyers solvables aisés. Angelo Mozilo, le patron de cette société a déclaré « les prix des maisons baissent comme on ne l’a jamais vu depuis la dépression des années 30 », le marché a-t-il estimé ne se relevera pas avant 2009.
    (4) Reuters - Jeudi 9 août, 16h58. Les défauts de paiement dans le crédit immobilier sont devenus plus fréquents chez les emprunteurs de la catégorie juste au-dessus du subprime », déclare l’assureur American International Group.

    (5) Notons que la méfiance vient de loin si le 10 août bear Streams perd 6,30% en Bourse, la perte est de 31% sur trois mois.

    (6) Il est à noter que la crainte du relèvement du Yen a déjà produit un retour vers cette monnaie qui a accru les effets de la crise dite des subprimes. En 1998, le yen avait connu cet effet de ré-évaluation (environ 20%) qui avait laissé sur le carreau quelques spécialistes de ce carry trade.

    (7) Dans le genre plus hypocrite que moi tu meurs, il faut noter le 3 août l’intervention de la Banque de France qui déclarait que la crise des subprimes ne toucherait pas l’Europe ((cf. Le Figaro de ce jour). La question qui est sur toutes les lèvres est à présent de savoir où va s’arrêter le cyclone, alors que les incertitudes planent sur les pertes exactes que la crise du “subprime” va entraîner pour les banques touchées. Et “s’il y a une chose que les marchés détestent, c’est l’incertitude”, souligne Gilles Moec, chef économiste de Bank of America. “Les conséquences ne vont pas rester limitées aux marchés financiers”, avertit Jörg Krämer, chef économiste de la Commerzbank. “La conjoncture aux Etats-Unis, et donc dans le monde, va encore longtemps souffrir des suites négatives”.


Dimanche 12 Août 2007
Danielle Bleitrach

43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.


Titre: Algériens vous devez retirer immediatement vos devises des banques étrangères
Posté par: informaticien le 20/08/2007 - 15:11:39

Algériens de l'étranger et d'Algérie ayant des devises dans des banques étrangères, surtout Européennes ( France, Uk, Allemagne, Espagne, Italie, Suisse, Luxembourg) et américaines ( USA, Canada), VOUS DEVEZ RETIRER IMMEDIATEMENT VOS DEVISES EN CASH DE CES BANQUES ETRANGERES  CAR LES MOIS DE SEPTEMBRE, OCTOBRE, NOVEMBRE ET DECEMBRE 2007 SERONT DURES POUR CES BANQUES. IL Y A DES RISQUES IMPORTANTS DE PENURIE DE CASH AU NIVEAU DE CES BANQUES A CAUSE DE LEURS PERTES FARAMINEUSES. LES CAS DE BANQUES EN CESSATION DE PAIEMENT COMMENCENT A APPARAITRE DANS CES PAYS. CERTAINS CLIENTS N'ARRIVENT MEME PLUS A RECUPERER LEURS ARGENTS ET EPARGNES EN CASH CAR LEURS BANQUES N'ONT PLUS ASSEZ DE CASH DANS LEURS COFFRETS.

VOUS DEVEZ RETIRER IMMEDIATEMENT VOS DEVISES EN CASH DE CES BANQUES ETRANGERES ET GARDER LES CHEZ VOUS AU CHAUD EN ATTENDANT QUE CETTE GRAVE CRISE FINANCIERE PASSE. NE FAITE SURTOUT PAS CONFIANCE A LEURS DISCOURS RASSURANTS CAR LEURS PLUS GROS CLIENTS SONT ENTRAIN DE RECUPERER DISCRETEMENT LEURS DEVISES EN CASH.


UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX

Scène de panique chez les épargnants américains : ruée sur les dépôts de Countrywide Financial
http://www.alterinfo.net/Scene-de-panique-chez-les-epargnants-americains-ruee-sur-les-depots-de-Countrywide-Financial_a10586.html

Scène de panique chez les épargnants américains : ruée sur les dépôts de Countrywide Financial
Le jeudi 16 août, des centaines de détenteurs inquiets ont assiégés plusieurs agences de la banque Countrywide Financial en Californie au fur et à mesure qu'ils voyaient la maison mère Countrywide s'approcher de la faillite. Malgré des injections de plusieurs dizaines de milliards de dollars, les actions de la banque continuaient à piquer du nez jeudi aggravant encore plus les craintes des épargnants.

La manchette du Los Angeles Times titrait « Une ruée pour retirer du cash » et commentait que « des clients angoissés ont saturé le standard téléphonique de la banque et le site Internet de Countrywide Bank ; ils ont également assiégé les agences de la banque pour retirer leur épargne suite au fort soupçon qui plane sur la solvabilité du prêteur hypothécaire qui est propriétaire de la banque. »

Comme le note le quotidien, la scène ne s'était pas produite depuis la fin des années 80, quand la crise des banques d'épargnes avait broyé les économies de millions d'américains.

« Il y a tellement de gens qui se présentent pour retirer une partie ou la totalité de leur argent, que dans certains cas les gens doivent laisser leur nom. » Des centaines de gens se sont rués sur les agences de Countrywide à Laguna Niguel, Pasadena et West Los Angeles. « C'est parce qu'on craint une faillite, » dit Bill Ashmore, le président d'Irvine Impac Mortgage Holdings, une société que s'est elle-même sauvée de la faillite en suspendant toutes les activités de prêt et en mettant des centaines d'employés à la porte.

« Ma femme a totalement pétée les plombs » dit-il. « Je ne veux plus avoir à faire à ça. Je m'en fiche de perdre des intérêts sur 90 jours ou de savoir que la FDIC sert d'assurance - Je veux juste retirer mon argent, » dit Ashmore après une demi heure d'attente pour récupérer 500.000 dollars.

Le champion local du hockey en 1970, lui aussi décidé à retirer ses économies, affirme pour sa part qu'il n'est « pas certain que la banque va couler », mais qu'il « cherche seulement à se protéger ».

Dimanche 19 Août 2007
Solidarité et progrès

Une banque de l'état allemand renfloué pour 23 milliards de dollars
http://www.alterinfo.net/Une-banque-de-l-etat-allemand-renfloue-pour-23-milliards-de-dollars_a10598.html

Vendredi, peu après la clôture des marchés, la presse a révélé que l'autorité monétaire allemande, le Bundesanstalt für Finanzdienstleistungsaufsicht (BaFin), aurait orchestré le renflouement de la banque LandesBank Sachsen, une banque gérée par le Land (région) de Saxe. L'association allemande des caisses d'épargnes aurait rendu disponible un crédit de 17,3 milliards d'euros pour secourir les opérations de la banque, rapporte le quotidien allemand Sächsische Zeitung.

Il y a encore deux jours, LB Sachsen disait haut et fort que son Ormond Quay Fund, un de ses fonds basé en Irlande et investi pour plus de 82 % sur le marché américain des crédits hypothécaires à haut risque « subprime », n'avait aucune difficulté, puisque la plupart de ses prêts (exclusivement des ABS) étaient cotés AAA. Mais l'AAA en question s'avère en réalité sans valeur. La somme des 17,3 milliards d'euros injecté correspond à l'exposition totale d'Ormond Quay.

Dans un développement similaire, la compagnie d'assurance Atradius avertit que les sociétés allemandes qui ont été prises sous contrôle des fonds d'investissements, représentent un plus haut risque de défaut de paiement. Le responsable d'Atradius Peter Ingenlath, interrogé par le Süddeutsche Zeitung, souligne que c'est par ce lien que les sociétés allemandes sont prises en otage par la crise du crédit hypothécaire américain.

Lundi 20 Août 2007
Solidarité et progrès


43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines

LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri

http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.


Titre: Re : Des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens risquent de disparaitre
Posté par: kader le 22/08/2007 - 14:19:56
Y a informaticien,

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Tu oublies les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité.  

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?

voir Le Krach d’août 2007 : pendant les vacances, le système financier se désintègre
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-Krach.php3

voir Coûts, méfaits et dangers du dollar
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=RUI20070430&articleId=5522
et
http://www.alterinfo.net/Les-dangers-de-la-politique-monetaire-des-Etats-Unis_a10128.html
et
http://www.babylontoday.com/national_debt_clock.htm


Saha informaticien pour ton commentaire suivant :

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" "potecoloniale" continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.


Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, pme, pmi, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas, ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyer vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à l'adresse suivante :

Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde) (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France
Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr
E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"


Elle occupe la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers
L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats Unis


Par Sofiane Bouayad/ Traduit par B. A - El Khabar - mercredi 22 aout 2007

Les investissements algériens aux Etats-Unis ont atteint 43 milliards de dollars, l’Algérie occupe ainsi la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers.

Selon un rapport de l’institut Paterson de l’économie internationale aux Etats-Unis, l’Algérie occupe la 9ème place en terme d’investissements étrangers, surtout en ce qui concerne les investissements de titres du Trésor qu’elle possède à travers une Caisse d’investissement créée par le Gouvernement algérien en 2000.

Les investissements algériens, selon le site « tout sur l’Algérie (http://www.toutsurlalgerie.com/) » aux Etats-Unis, viennent après ceux des Emirats Arabe Unis qui vont de 500 à 875 milliards de dollars, Singapour entre 300 et 430 milliards de dollars, la Norvège avec 380 milliards de dollars, le Koweït 174 milliards, la Russie 122 milliards…etc, ces pays, tout comme l’Algérie, se basent sur les hydrocarbures.

Le cabinet d’avocat Baker et Mckenzie (http://www.bakernet.com/BakerNet/default.htm), géré par la ministre française de l’économie Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde), sera le conseiller du gouvernement algérien en ce qui concerne ses investissements aux Etats-Unis. (au moins 43 milliards de pétrodollars)

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"


Algérie-France : Quand Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde) conseillait l’Etat algérien (exclusif)
Par hayet zitouni le 01/07/2007 à 07:05
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=273

Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde), le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie (http://www.bakernet.com/BakerNet/default.htm) doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l'économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"


En conclusion, le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie est en réalité localisé au 139, rue de Bercy 75572  Paris Cedex 12 , FRANCE.

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, pme, pmi, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas,  ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyé vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à cette adresse :

Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde) (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Economie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France

Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr ou E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s



"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"


Gestion occulte des finances publiques : les raisins de la colère
Par said kaced le 21/08/2007 à 12:06
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=718

Le gouvernement algérien investit 43 milliards de dollars aux Etats-Unis, essentiellement en emprunts obligataires de l’Etat américain (http://www.alterinfo.net/Les-dangers-de-la-politique-monetaire-des-Etats-Unis_a10128.html), mais ne rend compte à aucune institution du pays sur la gestion de ces avoirs colossaux.

Au-delà de la fierté circonstancielle que l’on pourrait tirer du fait de prêter à la première puissance militaire – du reste la plus endettée au monde-, combien d’actions occultes resteront, peut-être à jamais, dans la méconnaissance de nos preux représentants de la Nation, réunis au sein d’une Assemblée–croupion ?

A l’heure où l’on s’interroge en quelques médias sur l’utilité des partis – question ô combien récurrente, mais fort peu innocente – qui oserait demander au sein de l’auguste Assemblée des comptes au gouvernement Belkhadem sur les torts causés au bon fonctionnement démocratique par le maintien de l’état d’urgence ? Car, cette «petite contingence», imposée par des impératifs sécuritaires inopportuns par endroits, met à l’abri du contrôle populaire des scandales de portée planétaire – les zones d’ombres autour du crash financier du groupe Khalifa pour n’en citer que le plus récent – qui permettent, hélas, à des organismes internationaux de classer l’Algérie dans la catégorie, peu glorieuse, des pays «à hauts risques».

Quel député commencerait à «éplucher» sérieusement les propositions de budgets de tel ou tel ministère, particulièrement celui de la Défense aux dépenses inconsidérées et inutiles, lors de la prochaine présentation du projet de loi de finance ?

Cela n’est pas fortuit au moment où les Algériens s’apprêtent à subir les affres de la hausse infernale des prix lors du Ramadhan. Nos compatriotes comprennent, de moins en moins, l’étalage outrancier de richesses – 80 milliards de dollars en réserves de change – qui ne se traduit pas par une amélioration de leurs conditions de vie, souvent très précaires pour le plus grand nombre d’entre eux.

Dans le même temps, leurs élus relaient, peu ou prou, les inquiétudes légitimes qu’ils manifestent en cercle restreint – les grands rassemblements populaires étant prohibés, exacerbant ainsi leur rancœur et leurs frustrations. Loin de nous l’idée de suggérer que le germe de l’explosion sociale prolifère à l’ombre des lois d’exception. Les raisins de la colère…


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics (http://www.petersoninstitute.org/) qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain (http://www.babylontoday.com/stocks_bonds.htm), garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.[/color]

Les fonds d'épargne sur les marchés monétaires sûrs, ne sont pas si sûrs
Solidarité et progrès - Mercredi 22 Août 2007
http://www.alterinfo.net/Les-fonds-d-epargne-sur-les-marches-monetaires-surs,-ne-sont-pas-si-surs_a10655.html

Bien que les fonds investissant sur les marchés monétaires soient considérés parmi les placements les plus sûrs pour 40 millions d'épargnants américains, l'effondrement du marché hypothécaire et la crise du crédit qui s'ensuit, les menacent désormais. Deux économistes ont confié à l'EIR lundi que les fonds monétaires ont investi 100 milliards de dollars dans les fameuses CDO (obligations adossées sur des dettes regroupées) liées aux bulles des hypothèques « subprime » et « jumbo », ainsi que 100 autres milliards dans le marché des ABCP (Créances de trésorerie à court terme, titrisées) qui a été secoué ces deux dernières semaines par son incapacité à faire refinancer ses prêts à court terme. L'ensemble des investissements de ces fonds monétaires équivaut à un peu moins de 3 000 milliards, ce qui veut dire que les pertes sur ces deux marchés pourraient les affecter significativement , jusqu'à remettre en question la garantie qu'ils donnent aux épargnants de retrouver leur capital nominal.

Ces CDO ont déjà éradiqué début juillet deux grands hedge funds de la banque Bear Stearns et les ABCP ont déjà mis en danger le marché Canadien (10 % des ABCP d'Amérique du Nord) mi-août.

Sans révéler les montants investis par les fonds monétaires dans ces secteurs en effondrement, Bloomberg News Service confirmait lundi que ces fonds, contrôlés par les banques, courraient de grands risques. Bloomberg a rapporté que 300 milliards d'investissement de ces fonds (environ 10 % de leur totalité) étaient grandement exposés aux CDO et aux ABCP qui ont été absorbés par la crise des hypothèques. Bloomberg cite quatre banques contrôlant des fonds monétaires qui avaient en juin une exposition à hauteur de 6 milliards : Morgan Stanley, Bank America Corp., Fidelity Investments, et Credit Suisse Group.


Scandale : Le français Capital Fund Management menacé d'une lourde perte
La Tribune.fr - 24/08/07

http://www.latribune.fr/info/Le-francais-Capital-Fund-Management-menace-d-une-lourde-perte-~-ID3B12B73B129BD247C1257340003ABED1-$Channel=Bourse

Capital Fund Management serait une des victimes du dépôt de bilan suspect du gérant américain Sentinel sur lequel enquête la SEC. La société française de gestion privée risque de perdre jusqu'à 630 millions de dollars selon la presse.

Selon des informations publiées dans les Echos ce vendredi, la société française de gestion privée Capital Fund Management (CFM) pourrait perdre jusqu'à "630 millions de dollars, soit 15 % de ses actifs", suite à la faillite de la société d'investissement américaine Sentinel, via l'un de ses fonds spéculatifs, Discus Master Fund.

De son côté, l'Agefi repend le montant de 407 millions de dollars (300 millions d'euros), annoncé jeudi dans le Financial Times. D'après le quotidien financier, CFM aurait envoyé une lettre à 600 de ses clients pour les informer de ses pertes potentielles.

La société d'investissement américaine Sentinel Management Group a déposé le bilan le 17 août, trois jours après avoir annoncé le gel de 1,5 milliard de dollars d'actifs en invoquant des problèmes de liquidité liés à la crise financière actuelle.

Un argument écarté par l'autorité boursière américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), qui a déposé plainte lundi contre Sentinel, l'accusant d'avoir siphonné les comptes de certains de ses clients pour alimenter les siens, à hauteur d'au moins 460 millions de dollars. Le français CFM serait donc victime d'une fraude et non de ses choix en matière d'investissement, la procédure initiée par la SEC lui laissant entrevoir la possibilité de recouvrer ses fonds.


Le hedge fund français CFM serait mis en difficulté par Sentinel
Vendredi 24 août, 8h49

http://www.journaldunet.com/economie/actualite/depeche/reuters/392044/le_hedge_fund_francais_cfm_serait_mis_en_difficulte_par_sentinel.shtml

PARIS (Reuters) - Le hedge fund français Capital Fund Management (CFM) pourrait enregistrer une perte allant jusqu'à 630 millions de dollars à la suite de la faillite de la société d'investissement américaine Sentinel, rapporte la presse française.

Personne n'a pu être joint dans l'immédiat chez CFM pour commenter l'information.

L'Agefi, qui cite "de bonnes sources financières", rapporte que CFM a informé ses clients d'une perte potentielle de 400 millions qui "correspond à 10% de l'ensemble des encours sous gestion de la société". "Il y aura un recouvrement au moins partiel", affirme cette source à l'Agefi.

Pour les Echos, "au total près de 630 millions de dollars sont menacés, soit près de 15% de ses actifs" de la société créée en 1991. Le Figaro avance, quant à lui, que "le fonds français risque de perdre dans l'aventure près de 30% de son actif".

Le hedge fund gérait, fin juin, environ quatre milliards de dollars d'actifs.

Victime de la crise des crédits immobiliers, Sentinel s'est placé le 17 août dernier sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites et fait l'objet d'une plainte pour malversation de la part du régulateur boursier américain, la Security and Exchange Commission.


La crise financière a déjà contraint plusieurs hedge funds à fermer
lefigaro.fr - ANNE BODESCOT. Publié le 24 août 2007

http://www.lefigaro.fr/marches/20070824.FIG000000080_la_crise_financiere_a_deja_contraint_plusieurs_hedge_funds_a_fermer.html

Alors qu'un fonds français spéculatif est pris au piège, les gestionnaires évaluent les dégâts.
 
UN HEDGE FUND français, Discus Master Fund, géré par CFM (Capital Fund Management) fait de façon inattendue les frais de la crise du subprime. Comme beaucoup de fonds spéculatifs internationaux, il avait confié la gestion de ses liquidités à la société d'investissement américaine Sentinel. Une société qui a déposé son bilan la semaine dernière et est accusée de malversation par la SEC, le gendarme de la Bourse américaine. Le fonds français risque de perdre dans l'aventure près de 30 % de son actif.
 
Un hedge fund de plus en difficulté ? Depuis quelques semaines, les faillites se sont multipliées. Bear Stearns liquide deux de ses fonds. Chez Sowood, deux autres, gérés par un ancien de Harvard, avec près de trois milliards d'actif, ont subi le même sort. United Capital Market aurait gelé les rachats sur certains de ses fonds, Caliber Global Investments (908 millions de dollars d'actif) serait sur le point de fermer, etc.
 
Ces fonds investis sur les subprime américains ont pris la crise de plein fouet. Mais ces dernières semaines, d'autres hedge funds, investis, eux, en actions, se sont aussi effondrés. « Un fonds de Highbridge, l'un des plus importants gestionnaires américains, a perdu 20 % entre la fin juillet et la mi-août. Un autre, Campbell, a dévissé de 13 %, après avoir déjà perdu 15 % entre la mi-juillet et la mi-août », observe Stanislas Bernard, directeur de la gestion alternative chez Rothschild & Cie Gestion.
 
Pour la plupart, ces fonds étaient gérés à partir de modèles mathématiques, devenus brusquement aveugles dans un contexte de marché atypique. « Mais ils se sont vite repris. Le fonds de Goldman Sachs, par exemple, où 3 milliards de dollars ont été injectés au pire de la crise, a perdu 28 % du 1er au 10 août, mais a déjà regagné 12 % », souligne Cyril Julliard, président d'Eraam, société de gestion alternative.
 
Mais beaucoup d'autres fonds, qui ont d'autres stratégies d'investissement, ont, eux, bien résisté. Certains ont même fait de bonnes affaires. Deux fonds de Paulson, qui pariaient sur un effondrement des subprime, ont gagné 55 % et 30 % en juillet quand le marché s'est effondré.
 
Le moment d'investir
 
Au total, la catastrophe a été évitée. Selon l'indice HFR, sur les quinze premiers jours d'août, les hedge funds ont perdu en moyenne 5 %. Une baisse exceptionnelle pour cette industrie, mais nettement plus sage que celle des marchés d'actions.
 
Les investisseurs, qui désertent massivement les sicav monétaires dynamiques (lire ci-contre), n'ont d'ailleurs pas fui les hedge funds. « Beaucoup imposent aux souscripteurs qui veulent sortir de prévenir plusieurs mois à l'avance. Cela les a protégés du mouvement de panique. D'ailleurs, les hedge funds qui ont eu des difficultés sont souvent ceux repris par les grandes banques, qui ont voulu s'affranchir de cette règle et offrir plus de liquidité aux souscripteurs », note Stanislas Bernard.
 
Les hedge funds pourraient même aujourd'hui tirer profit de la crise. « Ils ont des opportunités d'investissement sur les marchés actuels. Certains, jusque-là fermés, rouvrent. Et les investisseurs professionnels qui les souscrivent savent que c'est le moment d'investir », estime Louis-Armand de Rougé, chez Richcourt Fund Advisors.

En ce temps là, la BCE pompait...et les banques allemandes absorbent
http://www.alterinfo.net/En-ce-temps-la,-la-BCE-pompait-et-les-banques-allemandes-absorbent_a10698.html
Vendredi 24 Août 2007- Solidarité et progrès
voir Le Krach d’août 2007 : pendant les vacances, le système financier se désintègre
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-Krach.php3

Une fois encore, la Banque Centrale Européenne (BCE) a mis en place une rallonge de crédit pour les banques de 46 milliards d'euros. Cette somme vient s'ajouter à l'injection routinière de 229 milliards d'euros pour la semaine à venir, soit 37 milliards de plus qu'à son niveau précédent. Notons aussi que depuis le début de la semaine la Réserve Fédérale américaine a injecté l'équivalent de 12 milliards d'euros et que des deux côtés de l'Atlantique, la pression se fait croissante pour que les banques centrales abaissent leurs taux et couvrent les marchés de liquidités.

Alexander Stuhlmann, le président du directoire de la banque allemande West LB, a déclaré à Business Daily que les troubles du marché immobilier américain créaient des difficultés aux banques allemandes pour accéder au crédit de leurs partenaires étrangers. Stuhlmann a indiqué aux journalistes, avec un euphémisme typique des milieux financiers, que les banques allemandes n'étaient « pas dans une situation sans problèmes ».

Ce que les initiés de la finance rapportent en termes généraux, c'est que le nombre de banques de la zone euro ayant des problèmes sérieux pour refinancer leurs opérations autour des hypothèques et des créances de trésorerie augmente. Le marché du crédit à effet de levier qui avait permis de regonfler la bulle s'est asséché et les banques privées de la zone euro n'ont plus que la BCE vers qui se tourner pour obtenir des prêts relais extraordinaires de jours en jours.

D'après le Frankfurter Allgemeine Zeitung, 280 milliards d'euros de créances de trésorerie en Europe ne trouvent pas de refinancement pour l'instant.


Sous quel pavillon navigue la Banque nationale suisse?
par Reinhard Koradi, Dietlikon
http://www.horizons-et-debats.ch

La crise immobilière aux Etats-Unis s'est annoncée et pourtant les bourses paniquent. Les banques nationales jettent des sommes de milliards à trois chiffres sur le marché pour sauver une fois de plus le système financier mondial dérapé.

La Banque centrale européenne espère, surtout, empêcher les dégâts du système bancaire par des injections financières et ainsi calmer les marchés financiers nerveux. Depuis des années, le pouvoir d'achat du dollar agonise à cause de l'augmentation de la masse monétaire sans borne et de la politique d'endettement des Etats-Unis. Le déclin des valeurs immobilières ne représente qu'un mauvais présage qui nous démontre les effets de la politique d'endettement des Etats-Unis sans garantie de valeurs réelles.

Face à ce contexte économique et monétaire, la vente d'or prévue par la Banque nationale suisse n'est pas compréhensible et elle provoque des questions auxquelles le directoire de la Banque nationale suisse devrait répondre avant de poursuivre cette vente prévue – 250 tonnes d'or jusqu'en septembre 2009.

On peut supposer que le prix de l'or augmente à la longue, si le marché libre est toléré. Pourquoi donc cette hâte à vendre l'or? Les monnaies sont soumises à des pressions considérables. C'est surtout le dollar qui court un risque essentiel de dévaluation. Quelle est au fait la part du dollar dans les réserves monétaires de la Banque nationale suisse et comment les recettes de la vente d'or sont-elles investies? Selon les directives du Fonds monétaire international FMI, la Suisse a perdu son droit à la couverture-or du Franc suisse, mais il est toujours permis d'investir des réserves monétaires en or. Est-ce qu'il y a des raisons concrètes qui rendent impossible à la Suisse de prendre des décisions de manière indépendante et dans l'intérêt du pays sur les ventes d'or?

Les Etats-Unis, n'ont jusqu'à ce jour, entrepris ni des démarches sérieuses pour diminuer l'endettement énorme ni pour stabiliser leur monnaie. Est-ce que les autres Etats doivent, une fois de plus, financer la politique économique, monétaire et budgétaire erronée des Etats-Unis en dilapidant entre autres leurs réserves d'or?



Titre: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 25/08/2007 - 12:56:42
Au secours "Lagarde" rendez le bien des miséreux indigènes Algériens avant qu'il ne soit trop tard. pourquoi êtes vous activement complice et l'un des "mokh" de la spoliation honteuse et dégoutante du peu de bien qui reste aux miséreux indigènes Algériens et surtout pendant notre période de pic pétrolier Algérien (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier). votre arrogance et fourberie sont écoeurantes et viles, vraiment digne des colons français d'Algérie pendant la sordide periode coloniale d'Algérie 1830-1962

Avant d’être ministre, Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde) était PDG du plus grand cabinet d’avocats du monde (Baker & McKenzie (http://www.bakernet.com/BakerNet/default.htm), Chicago), qui cite parmi ses principales activités la vente de conseil en droits des brevets à l’industrie pharmaceutique. Christine Lagarde est une juriste qui ne dispose d’aucun diplôme en économie ou en finance (à l’exception d’un diplôme de Sciences Po qui comporte un peu d’économie).

Le krach du crédit rend les fusions-acquisitions impossibles
25 août 2007 - 10:05

http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3245

24 août 2007 (LPAC) - Sur les livres de compte de certaines des plus grandes banques au monde, le montant des dettes dues aux rachats par effet de levier (LBO) a atteint 325 milliards de dollars, dont 200 milliards pour une douzaine de banques d’investissement, selon un rapport de JP Morgan Chase. Ces banques vont peut-être devoir digérer ces dettes par elles-mêmes, en essuyant de grosses pertes. Reuters cite le 24 août des économistes de banques, qui disent qu’il n’y aura plus de rachats par effet de levier avant six mois, peut-être plus. Les banques ont coupé leurs prêts aux private equity funds il y a un mois, mais Wall Street avait hurlé sur tous les toits que ce gel se terminerait au mois de septembre. Mais plus la situation du marché hypothécaire s’aggrave, plus les banques se retrouvent prises à la gorge.

Reuters cite un banquier d’investissement souhaitant garder l’anonymat : « Nous sommes au milieu d’un énorme krach du crédit ! Plus aucun LBO ne sera financé cette année ». Un autre est d’accord : « Je ne pense pas qu’il y ait aucune une activité sérieuse de LBO avant six mois ».

Voici les banques les plus exposées (en milliards de dollars) : JP Morgan, 64.65 ; Deutsche Bank, 32.11 ; Citigroup, 25.44 ; Bank of America, 24.25 ; Goldman Sachs, 19.57. Viennent ensuite six banques ayant entre 11,5 et 18 milliards de dollars en jeu sur des LBO inachevés : Lehman Brothers, Credit Suisse, Royal Bank of Scotland, Morgan Stanley, Merril Lynch, Barclays Capital.

Brève contenue dans : Le Krach d’août 2007 : pendant les vacances, le système financier se désintègre (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-Krach.php3) http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-Krach.php3


L’économiste et député russe Glazyev déclare que le système financier international est fini
24 août 2007 - 15:06
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3243

23 août 2007 (LPAC) - L’économiste russe Sergei Glazyev, membre de la Douma (parlement) et président de l’Institut National pour le Développement, a tenu une conférence de presse à Moscou jeudi afin d’exposer les dimensions réelles de la crise financière en cours. D’après les rapports des agences Rosbalt et Novy Region, Glazyev a identifié les principaux symptômes de « la phase d’autodestruction des bulles financières du dollar et du yen », et son analyse est identique sur ce point à celle de Lyndon LaRouche lorsqu’il a parlé des « serre-livres » (voir sa déclaration du 3 août 2007 ici (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3168)). Il y a d’une part la crise hypothécaire aux Etats-Unis, et d’autre part, la dévastation des institutions financières internationales par leur implication dans le système du yen carry trade.

« La situation sur les marchés financiers équivaut à une crise économique permanente, donc personne ne devrait être surpris par la dévaluation actuelle du dollar ou l’absence de croissance industrielle au Japon »

Glazyev a aussi resitué la crise actuelle comme l’aboutissement d’un processus d’une quarantaine d’années. « En 1971, le système de la Réserve Fédérale aux Etats-Unis et la Banque du Japon, ont pompé leur monnaie dans l’économie mondiale (...) La Banque nationale du Japon a imprimé autant d’argent que ce que le Japon et ses voisins pouvaient absorber. » Glazyev parle de 1971 car ce fut la fin du système de Bretton Woods. En tant que Secrétaire au Trésor du Président Richard Nixon, Georges Shultz avait supervisé la mise à mort du système de taux de change fixe. Depuis cette époque, a-t-il dit, « la Réserve Fédérale Américaine a émise 2 milliards de dollars par jour, pour atteindre en août 2007 dix fois cette somme. (...) Mais toutes les pyramides financières ont une fin, tôt ou tard. »

Glazyev a averti que les officiels financiers russes étaient insuffisamment préparés à la crise qui arrive, disant qu’ « ils ne prennent aucune mesure » pour y faire face. Même dans le court terme, la Russie a perdu 30 milliards de dollars à cause de la dépréciation de la monnaie américaine pendant que 45 % des 120 milliards de dollars du Fonds de Stabilisation russe sont exposés à des pertes encore plus importantes. Pour le court terme, Glazyev a appelé à accroître les réserves d’or de la banque centrale russe et à libeller les exportations de pétrole russe en roubles. Il a ajouté que le rouble « pouvait être transformé en monnaie de réserve pour les pays de la CEI, d’Europe et la Chine. » Cette éventualité a aussi été mentionnée par le président Poutine pendant le Forum économique international de St Petersbourg en juin dernier.

Glazyev, qui est courtisé par différents courants politiques pour les élections législatives de décembre prochain, a expliqué qu’il déciderait d’ici à deux semaines s’il est candidat ou non. Fondateur et ancien président du parti Rodina, il avait déclaré auparavant qu’il n’avait pas vocation à jouer les politiciens, mais qu’il voudrait pouvoir amener des idées et un leadership pour la Russie via l’Académie des Sciences dont il est membre.

En juin 2001, Glazyev avait organisé, avec la Commission économique de la Douma qu’il présidait, des audiences sur la protection de l’économie nationale dans des conditions de crise financière mondiale. A l’invitation de Glazyev, Lyndon LaRouche s’était adressé longuement aux membres de la Commission. L’Executive Intelligence Review  (http://www.larouchepub.com/)avait publié en 1999 le livre de Sergei Glazyev contre le pillage de la Russie post-soviétique Genocide : Russia and the New World Order (http://www.amazon.com/Genocide-Russia-New-World-Order/dp/0943235162).

L'Executive Intelligence Review (http://www.larouchepub.com/) est un hebdomadaire de langue anglaise d'une soixantaine de pages fondé par Lyndon LaRouche en 1974. Sa rédaction, basé aux États-Unis se compose essentiellement de militants de LaRouche ; elle dispose d'un réseau de correspondants dans une vingtaine de capitales.

Norman Bailey, membre du National Security Council (http://fr.wikipedia.org/wiki/National_Security_Council) sous Ronald Reagan (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ronald_Reagan), en a dit que « l'EIR est le meilleur service de renseignement privé du monde ».

Le nombre d'abonnés est estimé à 12 000.


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L’économiste Abderrahmane Mebtoul à El Khabar
45 milliards de dollars auraient pu être investis d’une autre manière

El Khabar - 27-08-2007 - Par S. B

L’aisance financière contribue à la propagation de la corruption /Le remboursement de la dette extérieure a contribué à la hausse de la dette publique

Dans un entretien accordé à El Khabar, l’économiste Abderrahmane Mebtoul a mis l’accent sur la situation économique du pays et a affirmé que l’Algérie était mal gérée en pleine aisance financière ce qui entraîne une propagation de la corruption.

El Khabar : l’Algérie connaît une relative aisance financière : où en est le montant des réserves de change ?

Abderrahmane Mebtoul : Le constat est le suivant : grâce au cours du Brent, les prix du gaz étant indexé sur celui du pétrole) qui est passé de 17,91 en 1999, 28,50 en 2000, 24,85 en 2001, 29,03 en 2003, 38,66 en 2004, 54,64 en 2005 et plus de 60 moyenne 2006, et une moyenne semblable en 2007 à celle de 2006, l’Algérie connaît une aisance financière qu’elle n’a jamais connue auparavant depuis l’indépendance politique et même durant la période 1983 au moment du programme anti-pénurie. Cette aisance financière explique plusieurs indicateurs économiques positifs, dus à des données essentiellement exogènes et non facteurs de bonne gouvernance interne.
Premièrement l’importance de l’excédent commercial depuis plus de deux années, dont 14,30, pour les 7 premiers mois de l’année 2007 contre 17,70 de la même période en 2006. Reflétant à la fois une hausse des importations  en valeur et une baisse des exportations, (augmentation de plus de 20% pour la même période, ne signifiant pas hausse physique du fait que nos 2/3 de nos importations se font en euros, et plus de 98% de nos exportations en dollars, l’euros s’étant apprécié par rapport au dollars de plus de 36% des 5 dernières années ( coté fin août 2007 à plus de 1,36 dollar). Dans ce cadre, il est utile de signaler que les différentes lois de finances ont tablé sur un baril de 19 dollars, expliquant le déficit budgétaire  qui a atteint 37,5% du PIB en 2006 contre 33,5% en 2005. Mais ce ratio sur le PIB est à corriger si l’on tient compte du cours réel, puisque une fraction du montant du fonds de régulation (3000 milliards de dinars moyenne 2006) a servi de financer le déficit du trésor mais avec obligation de maintenir le solde de ce fonds à hauteur de 740 milliards de dinars. Mais avec ce paradoxe que le taux d’épargne est de 56,3% et le taux d’investissement 31%, 25% des revenus du pays n’étant ni consommés ni investis.
Deuxièmement, l’importance des réserves de change qui ont progressé fortement, passant de 4,40 milliards de dollars US en 1999 à 56,18 en 2005 puis de 70 en 2006  et plus de 90 milliards en fin Juillet 2007 allant vers 100 milliards de dollars US fin 2007. dès lors sous réserve d’une bonne gouvernance, de la prise en compte des capacités d’absorption pour éviter le gaspillage, et d’une lutte efficace contre la corruption, cela veut dire que pour une très longue période encore, l’Etat algérien disposera d’une très grande marge de manœuvre en terme de dépenses publiques et qu’il pourra les maintenir à un niveau élevé sans risque de déséquilibre sur les finances publiques, lui permettant d’engager des programmes d’équipement nécessaires dans certains secteurs( infrastructures, éducation, santé et habitat social, administration).  

El Khabar : L’impact de cette aisance dur le produit intérieur brut ?

Abderrahmane Mebtoul : Si l’on prend les données officielles fin 2006, le PIB est de 114.2 milliards de dollars US en 2006, dont plus de 60% provenant des hydrocarbures, les segments hors hydrocarbures accusant une régression en valeur relative, alors que des pays pétroliers plus importants que le notre ont une part en hydrocarbures variant entre 30 et 40%, et ce contre 105 milliards de dollars US en 2005, 84 en 2004, 68 en 2003. Le PIB par tête d’habitant passe de 2136 en 2003 à 3403 dollars en 2006 mais avec plus ou moins de 1600 dollars par tête hors hydrocarbures. Ainsi l’on prend deux références internationales récentes, concernant la liste classée selon la valeur de leur produit intérieur brut (PIB) annuel, en parité de pouvoir d’achat et par tête, le rapport du FMI d’avril 2007, et pour une moyenne des années 2004/2005, la seconde pour la même période, celle de la CIA World Factbook (services de renseignements américain), le classement s’établit comme suit : version FMI, l’Algérie est classée 83ème contre 71ème pour la Tunisie sur un total d de 179 pays, les derniers étant respectivement le Burundi et le Malawi. En termes de PNB global l’Algérie en prix courants est classée 49ème contre 68ème  la Tunisie sur un total de 224 pays par les deux organismes. Si l’on prend le PIB hors hydrocarbures le classement change notablement puisque l’Algérie serait classée selon le FMI PIB/PPA à la 119ème position sur 179 pays et selon la CIA 125ème sur 194, les données étant sensiblement différentes pour la masse du PIB/PPA. Et pour le PNB elle passerait de la 49ème place à la 61ème position.

El Khabar : L’Algérie a également procédé à des remboursements par anticipation de sa dette extérieure ?

Abderrahmane Mebtoul : En 20 ans, l’Algérie a payé 117.9 milliards de dollars dont près de 84 milliards de dollars de remboursement du principal et 34 milliards de dollars pour les intérêts. Dans la conclusion d’un accord multilatéral en mai 2006 avec le club de Paris suivi de celui de septembre 2006 avec le club de Londres l’Algérie a remboursé une dette rééchelonnée de 805 milliards de dollars US. Ces dettes selon les accords signés en 1994/1995 devraient être remboursés le 30 novembre 2011. Ces remboursements étaient précédés dès l’année 2004 par le règlement à l’avance de tous les crédits contractés  auprès des institutions financières internationales (banque mondiale, banque africaine de développement) pour 3.107 milliards de dollars soit un total de 11.607 milliards de dollars. En ajoutant les 4.737 milliards de dollars de la dette russe entre 2004/2006 l’Algérie a réglé 16 milliards de dollars US. De 30 milliards de dollars US en 1999 (tout en rappelant la cessation de paiement et le rééchelonnement de 1994), de 15.5 milliards de dollars en 2004, le stock de la dette extérieure tombe à 5 milliards de dollars fin 2006 soit environ 4% du PIB et 12% des recettes d’exportation de 2006. Mais pour les remboursements par anticipation de la dette de rééchelonnement, il importe de souligner que le Trésor a recouru aux avances exceptionnelles de la Banque d’Algérie dont, selon les données officielles, le montant s’est élevé à 627.8 milliards de dinars à la fin décembre 2006 et qu’une partie de la dette extérieure de rééchelonnement a été transformée en dette inférieure du Trésor à l’égard de la Banque d’Algérie, sans ponction sur le Fonds de régulation. Ce qui augmente la dette publique intérieure composée essentiellement de valeurs du trésor détenues par le secteur bancaire, évaluée à 1200 milliards de dinars fin 2006, qui a tendance à croître paradoxalement proportionnellement avec l’inefficacité des services publics (gaspillage au niveau des administrations et services collectifs alors que l’on se focalise surtout sur les entreprises publiques posant la problématique de l’efficacité des dépenses publiques).

 « El Khabar » : toujours dans ce cadre, l’Algérie aurait placé 45 milliards de dollars de ses réserves de changes en bons de trésor américain ?

Abderrahmane Mebtoul : Egalement, dans les banques internationales, très bien cotées, appelées 3AAA. La constatation, si le montant  est vérifié est que cela représenterait la moitié de nos réserves de change. Selon les déclarations officielles, elles produiraient entre 1et 2 milliards de dollars US du fait que ces intérêts sont de 5% pour la partie dollars US, 3% pour la partie euros. Cela pose également l’urgence d’une plus grande transparence de son utilisation. Par ailleurs, en cas de très grave crise économique, cela ne constitue-t-il pas un risque tout en se posant cette question : l’Algérie ne contribue-t-elle pas indirectement comme les pays du Golf à la croissance des pays développés et pourquoi vouloir  attirer les capitaux arabes alors que nous sommes dans l’incapacité d’utiliser nos ressources financières du fait de la faiblesse de la capacité d’absorption (divorce entre les objectifs et les moyens). En fin, pour ces placements l’Algérie ne peut retirer cet argent à court terme même en cas de crise grave de l’économie américaine. L’avantage est que ce placement est garanti par l’Etat américain même si le taux d’intérêt est fixe et faible.

« El Khabar »: cependant, concernant le placement d’environ 45 millions de dollars de ses réserves de change en bons de trésor américain, le problème qui se pose est le suivant ; est-ce que l’argent de l’Algérie peut être utilisé autrement ?

Abderrahmane Mebtoul : Cela pose la question de l’urgence de la réorientation de toute la politique économique et sociale afin de débloquer la réforme globale en panne renvoyant tant à des aspects sociopolitiques qu’économiques solidaires. Dans la pratique des affaires il n’y a pas de sentiments. Je place mon argent là où le taux de profit (l’Algérie n’est pas seule dans le monde où la concurrence internationale est vivace) est maximum, en fonction bien entendu de bon nombre de facteurs à la fois politiques et socio-économiques afin de limiter les incertitudes. Il est démontré que le taux de profit est supérieur au taux d’intérêt dans certains segments qui sont d’ailleurs inducteurs de croissance et de création d’emplois pour le pays. Tout dépend de la visibilité et la cohérence dans la démarche gouvernementale, non plus comme par le passé en tant qu’Etat gestionnaire, mais comme Etat régulateur, ce qui suppose de l’intelligence et de la compétence. En Algérie, comme je l’ai démontré dans une contribution « l’Armée algérienne face à la problématique de la défense et de la sécurité en Méditerranée » disponible sur site international de l’organisation mondiale américaine, Watch- www. Alegria-Watch. Org/fr/aout 2007 et sur le site de l’OTAN, c’est toute la problématique de la sécurité nationale qui est posée. Car faute de visibilité, de cohérence, liées à la mauvaise gouvernance et à la l’inefficacité gouvernementale, la société reposant sur la rente des hydrocarbures (brut et semi brut) qui a engendré malheureusement une corruption socialisée, les hommes d’affaires préfèrent les actions de court terme, sans risque sachant qu’ils seront payés avec l’importance des réserves de change. D’où les activités de ces hommes d’affaires dans l’importation et les segments d’infrastructures (qui ne sont qu’un moyen de développement), sachant par ailleurs que le maitre d’œuvre, c'est-à-dire l’Etat contrôle mal les réalisations, d’où des réévaluations à répétition et des ouvrages mal faits, délaissant les investissements porteurs à moyen et long terme qui font la force de toute l’économie. Oui l’argent de l’Algérie peut être utilisé autrement mais pour cela il faut une vision stratégique à moyen et à long terme afin de garantir l’avenir des générations future, cela étant la responsabilité de tout gouvernement, une autre politique reposant sur l’entreprise et son fondement, le savoir être du XXI siècle. Car tous ces indicateurs globaux sont des indicateurs tout peu fiables pour une politique devant concilier les principes d’efficacité et d’équité, car voilant les disparités importantes par couches sociales. C’est pourquoi la plupart des organismes internationaux y compris la banque mondiale et le FMI lui préfèrent depuis les années 1990 celui de l’indice de développement humain (IRH). En effet la première critique au PIB par tête d’habitant est que l’intégralité n’était pas perceptible tant intersectorielle que sur la répartition des revenus entre catégories socioprofessionnelles, où cette concentration profite beaucoup plus aux spéculateurs qu’aux entrepreneurs mus par création de richesses. La seconde critique est qu’il ne tient pas compte de certaines sphères non comptabilisables, en particulier le travail domestique. La troisième critique est que l’on comptabilise positivement des activités négatives : un exemple, plus on met des activités de lutte contre la pollution pour la protection de l’environnement, plus ces activités sont comptabilisées comme valeur ajoutée gonflant le PIB sans tenir compte des coûts négatifs de l’environnement et également certaines dépenses publiques contre les maladies engendrées par cet environnement qui gonflent artificiellement le PIB. Ainsi existe une différence entre le classement du PIB par tête d’habitant où l’Algérie est mieux classée, et l’indice du développement humain plus fiable introduisant l’éducation et la santé qui sont inefficients, ce qui explique que l’Algérie est classée dans le rapport 2006 du PNUD à la 102eme position sur un totale de 177 pays, améliorant timidement sa position par rapport à 2005(103ème, la Tunisie 87eme  et le Maroc 123ème). Si l’on prend que le ratio PIB comptabilisé pour 1/3 dans le calcul de cet indice, les deux autres tiers étant des indicateurs sociaux, le classement de l’Algérie reculerait d’environ de 20points la ramenant à la 153ème position sur 177 soit parmi les pays les pauvres de la planète.

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Tremonti fait écho à LaRouche : il appelle au New Deal de Roosevelt
25 août 2007 - 10:27
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3246

24 août 2007 (LPAC) - Giulio Tremonti, ex-ministre italien des finances et actuel vice-président de la Chambre des Députés, a reflété l’analyse et les solutions de LaRouche à la crise actuelle dans une interview avec le quotidien Corriere della Sera du 23 août. Tremonti a appelé l’Europe à « sortir de l’inertie pour mettre en place une initiative économique telle que le New Deal de Roosevelt ». La question du choix entre New Deal ou politique de libre-marché avait été récemment abordée entre Tremonti, Lyndon LaRouche et Alfonso Gianni, sous-secrétaire d’Etat au Ministère pour le développement économique, dans une conférence publique à Rome le 6 juin.

« Août 2007 : Tempus revolutum », dit Tremonti dans l’interview. « La crise financière est un virage dans lequel une partie de notre vie change. Cette crise aura des conséquences non seulement économiques, mais aussi politiques et même spirituelles. Elle marque la fin de certains modes de pensée : que la patrie c’est le monde, que l’euro c’est l’Europe. (...) Le gouvernement européen doit sortir de l’inertie pour aller vers une initiative économique comme le New Deal de Roosevelt ».

« L’intensité de la crise financière n’a pas encore été pleinement appreciée. Elle est probablement encore sous-estimée. En tout cas, c’est une crise dont les effets ne seront pas limités a la finance. Elle s’étendra à l’économie et à beaucoup d’autres aspects de notre vie. C’est une crise qui marque la fin de ``l’âge d’or’’, la fin de l’idéologie post-moderne du 20ème siècle. On en finit ainsi avec l’idée de la finance comme combustible d’un moteur qui permettrait de dépasser le présent et le passé avec toutes leurs limites et leurs complexités, qui dépasserait l’histoire, et qui serait finalement capable de pousser l’humanité vers un futur nouveau, plus facile, plus libre. La crise de 2007 renverse ces suppositions, arrête la marche vers le futur, marque le retour de l’histoire .

Quand on lui demande si cette crise sera comme 1929, Tremonti répond que « l’histoire ne se répète jamais de manière vraiment identique, mais à travers des analogies ». Et il ridiculise « ceux qui se battent pour savoir si oui ou non c’est un nouveau 1929. Quelque soit la nature de la crise, c’est une Crise avec un grand C .

« On a l’impression que c’est une immense chaîne de Ponzi qui vient de se casser. Les hypothèques américaines étaient un maillon de la chaîne, et ce maillon vient de sauter, mais il y a beaucoup d’autres maillons faibles. Le plus faible, ce sont les fonds spéculatifs qui dans les dernières décennies se sont développées sans aucun contrôle. Une date-clé, ce sera la fin du mois, quand les hedge funds devront présenter leurs comptes et dire combien ils ont gagné et combien ils ont perdu ».


L’économiste italien Antonino Galloni appelle à un nouveau Bretton Woods
24 août 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3242

23 août 2007 (LPAC) - L’économiste italien Antonino Galloni a rendu public une déclaration à l’Executive Intelligence Review, dans laquelle il affirme que « les actuelles turbulences financières ne sont qu’un avant goût de ce qui nous attend à l’automne ».

Antonino Galloni explique dans cette déclaration faite jeudi, que le système « est caractérisé par un excès évident de liquidités dans les secteurs spéculatifs, tels que les dérivés et les hedge funds, mais aussi par un manque de capitaux pour les investissements. » Actuellement dans le monde, « la masse des moyens financiers circulants sous la forme de crédits impayables représente trente fois la valeur de la production annuelle de toute les nations du monde. Les banques centrales peuvent songer, grâce à leurs ressources, à protéger l’épargne dans leur propres pays, mais si la crise est mondiale, elles n’ont pas les moyens d’y faire barrage. Cette insolvabilité potentielle, ces mauvaises dettes et toutes ces choses du même type sont gérées par la création systématique de plus de « papier poubelle », qui trouve malgré tout preneurs, grâce à l’aveuglement de certains qui espèrent d’énormes gains faciles, et qui sont totalement bernés par leur conseiller financier ou leur courtier ».

Galloni conclut en disant « de mon point de vue, la seule chance d’éviter un effondrement à la fin de l’automne, ce qui peut perturber l’économie réelle, est de passer les deux prochaines années - au cours desquelles la crise battra son plein - à créer un nouveau Bretton Woods pouvant réussir à transformer ces pseudo actifs monétaires en des obligations à long terme, afin de financer de grands projets d’infrastructure planétaire et une reprise économique. C’est seulement ainsi, en utilisant le potentiel de développement de la planète, qu’il sera possible en dix à vingt ans, de transformer en actifs correspondant à la valeur de la production mondiale, cette pseudo monnaie spéculative et dangereuse. »


Le Viagra financier ne fait plus effet
24 août 2007 - 18:35
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3244

24 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - La Réserve Fédérale américaine a ouvert à nouveau les vannes du crédit jeudi matin, intervenant trois fois entre 8h30 et 9h55. D’après la Fed elle-même, 7 milliards ont été injectés à 8h30 puis à nouveau 7 milliards à 9h40, et 3,5 milliards à 9h55. Malgré ces 17,5 milliards de dollars, l’indice Dow Jones finissait dans le rouge.

De son côté, la Banque centrale européenne a prêté jeudi 40 milliards d’euros sur trois mois aux banques commerciales européennes sans pour autant déclencher un enthousiasme haussier sur les places financières.

La Fed fait plier la loi pour aider Citigroup et Bank of America
25 août 2007 - 12:47
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3247

24 août 2007 (LPAC) - La Réserve Fédérale américaine est intervenue à nouveau cette semaine pour aider deux des plus grandes banques des Etats-Unis, Bank of America et Citigroup, afin d’éviter qu’elles basculent. La magazine Fortune a révélé que lundi 20 août, la Fed a autorisé les deux banques à crever le plafond légale des prêts accordés à leurs propres filiales de courtage, ce qui fait dire au célèbre magazine du milieux des affaires que « Cette action inhabituelle de la Fed montre que les plus grande société de Wall street continuent à avoir des problèmes pour financer leurs opérations (...) Ainsi, il semble que la Fed soutienne l’idée selon laquelle même les plus gros courtiers ont été pris par surprise par le krach du crédit, et n’ont pas le financement pour faire face à la dislocation sur les marchés qui en résulte. »

Fortune fait également remarquer que les autres grandes banques ont probablement reçu la même dérogation, qui permet par exemple à Citibank de prêter 25 milliards à Citigroup Global Markets, son propre courtier. Légalement, ce type de prêt est limité à 10 % de leur capital mais ils peuvent atteindre 30 % avec cette dérogation.

Cette décision de la Fed est liée à la baisse du taux de réescompte lancée vendredi dernier. « C’est seulement une technique nous permettant de faire fonctionner nos affaires régulières avec les fonds provenant de l’offre exceptionnelle de crédit de la Fed » a répondu le porte-parole de Bank of America, Bob Stickler, à Peter Eaves de Fortune.

La Fed revendique même agir dans « l’intérêt public » car elle permet à Citibank de faire parvenir des liquidités aux courtiers « de la manière la plus rapide et économique possible ».

Un quart des entreprises françaises pourraient subir la crise de l’immobilier « subprime » américain, Sarkozy aussi
25 août 2007 - 17:51
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3249

25 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Un sondage réalisé par l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) révèle que 23 % des entreprises craignent d’être touchées directement par la crise du subprime. L’AFTE a réalisé ce sondage auprès de ses membres, les trésoriers et directeurs financiers des 1 000 plus grandes entreprises françaises, ayant plus de 500 salariés.

Selon l’AFTE, les trois raisons invoquées pour cette crainte sont « des placements dans des fonds investis dans des actifs "subprime", une hausse des marges sur les financements, des difficultés de refinancement signalées par plusieurs sociétés ayant fait l’objet d’un LBO (rachat par des fonds avec effet de levier). »

Seulement 15 % des membres de l’AFTE ont cependant répondu à l’enquête, menée entre le 21 et le 23 août. Mais au delà des trésoriers, ce sondage révèle l’anxiété qui domine les milieux d’affaires français au moment où se dissous l’économie de bazar financier de l’ère post-de Gaulle, dans laquelle les élites française ont cru et investi.

Le doute n’a pu que se renforcer dans les têtes jeudi, lorsque le fleuron de la finance alternative française, le hedge funds parisien Capital Fund Management, mené par « une équipe de vingt cinq doctorants, tous anciens physiciens issus d’établissements académiques réputés », a annoncé la perte de 300 millions d’euros dans des opérations subprime avec le fond américain Sentinel Management.

Et Nicolas Sarkozy est le premier à souffrir de cette anxiété. Il craint de ne pouvoir accomplir ses coûteuses réformes et de ne rester crédible face à la désintégration financière. C’est ainsi que Sarkozy et la ministre de l’économie Christine Lagarde ont bravé les interdits en suggérant fortement à la BCE de baisser ses taux pour relancer la croissance.

Cette hypothétique croissance dont tout le monde parle relève de l’illusion que le système pourrait continuer à agoniser éternellement. S’il veut éviter de voir sa présidence tomber avec le système financier et mener réellement une politique économique souveraine, Nicolas Sarkozy n’a pas le choix : il devra reprendre la proposition de Jacques Cheminade et d’Helga Zepp-LaRouche faite en 2005 pour un système de Banques nationales en Europe, et participer activement au nouveau Bretton Woods.


En manque de flouze, les spéculateurs cherchent du blé
25 août 2007 - 13:46
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3248

24 août 2007 (LPAC) - En plein effondrement du système, la folie du monde financier ne peut qu’empirer. Ainsi la spéculation sur les produits agricoles est en train de battre des records. En mai dernier, le président du Chicago Board of Trade (la bourse internationale des matières premières) avait expliqué au magazine agricole Farm Week « Nous observons une croissance mondiale des matières premières ». En 2006, le CBOT a connu sa cinquième année consécutive de record pour les volumes échangés, et au printemps de cette année, la rythme annuel était déjà supérieur de 17 % à 2006.

Jeudi 23 août, le prix du blé à livrer en décembre a battu son record historique sur le marché de Chicago. Sur les douze derniers mois, les prix du blé ont augmenté de 110 %, pour atteindre le triple de leur prix de 2000. Le Financial Times de Londres prévient que les prix de la viande, de la volaille et des produits laitiers vont grimper à très court terme, puisque les agriculteurs et les industriels répercutent cette hausse sur les consommateurs.

Depuis la cotation des contrats sur l‘éthanol au CBOT en mars 2005, les spéculateurs se sont rués sur ces titres, profitant que le CBOT ait introduit les échanges électroniques pendant le jour, ce qui a considérablement accru les possibilités pour les spéculateurs.

Michel Deloingce, Président de l’Association Nationale de la Meunerie Française faisait remarquer après la hausse du prix du pain en 2006 que « la volatilité des cours est accentuée désormais par des marchés financiers et notamment dans notre pays par le MATIF, sur lequel des opérateurs, qui n’ont parfois rien à voir avec les métiers de la filière, se livrent à des spéculations sur les prix à terme des matières premières. »

Le prix de la baguette est attendu en hausse en France, dés septembre, ce qui fera passer la baguette de 80 centimes aujourd’hui, à 85 centimes. Déjà l’an dernier à pareille époque, la baguette était passée de 75 à 80 centimes, ce qui fait au total une hausse de 13 % sur les 12 derniers mois.

A lire : Hyperinflation des produits alimentaires : Pourquoi ? (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3210&var_recherche=speculation+alimentaire)


Hyperinflation des produits alimentaires : Pourquoi ?
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3210&var_recherche=speculation+alimentaire
15 août 2007

14 août 2007 (LPAC) - Non seulement le système financier se désintègre, mais l’hyperinflation des prix des matières premières et particulièrement de l’alimentaire, révèle pour ceux qui ne voulait le voir que c’est tout un modèle économique qui est en faillite. Le prix du lait explose de partout dans le monde. La poudre de lait, utilisée par les éleveurs pour nourrir le bétail comme le veau, et par l’industrie agro-alimentaire pour produire les produits laitiers comme les yaourts, est passée en 12 mois de 2 090 à 4 000 euros la tonne.

En France, les produits laitiers sont attendus à la hausse de 4 à 5 % pour le moins et le litre de lait pourrait grimper de 10 %. En Afrique, le prix du lait a doublé avec les conséquences que l’ont imagine pour une population déjà en détresse alimentaire.

Aux Etats-Unis, le prix du gallon (3,8 litres) de lait est en hausse de 15 % et certains produits laitiers atteignent des prix 50 % supérieur à ce qu’ils étaient il y a six mois. En Allemagne, les accords entre industriels et grandes surfaces ont conduits le prix de la plaquette de beurre de 250 grammes de 0,79 à 1,19 euros depuis le 1er août, le prix du fromage blanc a bondi de 40 %.

Si le prix général du panier alimentaire moyen a subit une inflation rampante depuis 2002, cette forte inflation du lait ne fait que révéler un phénomène d’hyperinflation généralisé. Voici, selon le site internet de L’Express, les 5 principaux produits hors laitiers qui seraient touchés :

    * Œufs : de + 5 à + 10 %
    * Bière : de + 5 à + 7 %
    * Jambon : + 6,5 %
    * Biscuits : de + 7 à + 10 %
    * Poulet : + 14 %

Sans compter les pâtes, le riz, le soja et l’huile dont les prix mondiaux explosent également.

Ces hausses arrivent à un moment où la plupart des ménages vivent déjà sur la corde raide et où l’ensemble des populations humaines sont en situation difficile voir de forte précarité. Les ONG et autres banques alimentaires qui fournissent de l’aide humanitaire aux populations en grandes difficultés sont obligées de diminuer leurs achats et donc leurs livraisons, ne pouvant faire face à la hausse générale des prix.

Mais que se passe t-il ?

Les médias débitent tous les mêmes arguments : 1) la Chine avale tous les aliments du monde, en volume et en produits nouveaux pour leur marché, comme les yaourts ; 2) la folie des biocarburants avale tous le maïs. Si le « c’est les chinois » n’est que du bourre-mou, la culpabilité des biocarburants est réelle, néanmoins ce n’est pas la seule cause. En voici quelques autres :

    * Les stocks mondiaux de céréales diminuent d’années en années, et le phénomène a démarré bien avant les biocarburants. Les stocks de riz sont à leurs plus bas depuis les années 70. Sous le joug du GATT puis de l’OMC, les nations ont été forcées à abandonner leurs politiques de réserves pour se reposer uniquement sur les « marchés mondiaux ».
    * Les « petits » producteurs de lait ont été amenés à abandonner leur activité dans de nombreux pays à cause des niveaux élevés de l’investissement de base et des prix bas auxquels leur production était achetée. La France compte encore 3,8 millions de vaches laitières, élevées par 100 000 agriculteurs, mais 5 000 de ces éleveurs abandonnent chaque année leur activité pour pouvoir continuer à vivre. Pour les remplacer, de grandes exploitations laitières ont été installées dans certaines zones du monde comme en Haïti ou dans l’Idaho, où souvent les ouvriers sont traités comme des esclaves. En mars dernier, le sénateur américain du Vermont Patrick Leahy a engagé une procédure pour sauver les producteurs laitiers, qui ne pourront se maintenir à moins de leur garantir un prix minimum juste, pour leur production.
    * ADM, Cargill, Bunge, Kraft et quelques autres des cartels céréaliers affichent des profits record. Au-delà de l’arnaque des biocarburants, c’est le racket qui en est la cause. Ce que les producteurs touchent de l’argent dépensé par le consommateur final n’est qu’une part infime du prix affiché. Jadis aux Etats-Unis, les producteurs de lait touchaient entre 60 et 70 % du prix de vente au détail, désormais c’est moitié moins.
    * Le mauvais temps vient s’ajouter à tout cela et aux faibles moyens de l’agriculture en général dans le monde, ce qui provoque des pénuries. La sécheresse en Australie a diminué la production de lait d’un milliard de litre pour une production mondiale de 620 milliards de litres.

Manque de mécanismes d’investissement, libre-échange et cartellisation viennent donc s’ajouter à la folie spéculative des biocarburants pour détruire le cycle agro-industriel nourrissant les populations, au Nord comme au Sud. Le sous-investissement chronique dont souffre l’agriculture dans le monde comme l’ensemble des secteurs productifs, n’est la conséquence du système d’hyperspéculation que l’on a laissé se développer sous le nom de mondialisation, en réalité un système d’oligarchie. Seulement dans le cadre d’un nouveau Bretton Woods -un système international réguler par les gouvernements pour un développement mutuel des nations et des peuples- ces problèmes pourront être résolus.


************************* profil psychologique de "lagarde" *************

Christine Lagarde a collaboré avec l’UE pour forcer l’Afrique à accepter un mauvais accord sur le médicament (http://www.actupparis.org/article2286.html)lire sur http://www.actupparis.org/article2286.html

Ca commence mal pour le nouveau gouvernement: Christine Lagarde, ministre de l’économie (http://www.tanstaafl-fr.net/?p=126)
http://www.tanstaafl-fr.net/?p=126

"Penser nuit gravement au travail" (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27384)http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27384


Titre: Re : Des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens risquent de disparaitre
Posté par: kader le 28/08/2007 - 08:42:22
Saha informaticien

pour avoir un aperçu des motivations et objectifs maléfiques de ces immondes "personnages" et de leurs répugnants vassaux "Algériens", je te recommande de lire les livres :

La face cachée du monde occidental : Secrets et liaisons dangereuses (Broché) de Thierry-P Millemann (Auteur). Date de parution: 01/03/2005

ISBN-10: 2915036632
ISBN-13: 978-2915036633

http://www.amazon.fr/face-cach%C3%A9e-monde-occidental-dangereuses/dp/2915036632/ref=sr_1_1/402-5944794-7590541?ie=UTF8&s=books&qid=1188286176&sr=8-1
http://www.priceminister.com/offer/buy/7692119/P-Millemann-Thierry-La-Face-Cachee-Du-Monde-Occidental-Livre.html

Et

Les confessions d'un assassin financier - Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis [Broché] (http://www.amazon.fr/confessions-dun-assassin-financier-manipulation/dp/2896260013)

ISBN-10: 2896260013
ISBN-13: 978-2896260010

http://www.amazon.fr/confessions-dun-assassin-financier-manipulation/dp/2896260013


La face cachée du monde occidental : Secrets et liaisons dangereuses (Broché) de Thierry-P Millemann (Auteur). Date de parution: 01/03/2005

Présentation de l'éditeur

Thierry Millemann a été consultant international sur les questions concernant l’implantation et le développement des industries françaises à l’étranger. Il a vécu aux Etats-Unis et a eu des contacts très importants avec des Généraux américains inquiets de voir la tournure des événements qui se multiplient sur notre planète et sont un risque pour la survie de l’humanité.

Dans les années 1950, un rapport est déposé sur la table du Président des Etats-Unis. Une question est posée : comment lutter contre une expansion démographique incontrôlable et préserver le développement de l’Occident ? A partir de là, Thierry Millemann estime que la plupart des grands faits des événements doivent se lire avec cette clé de lecture et il dévoile la face cachée du monde occidental en expliquant les conflits, la décolonisation, le terrorisme, le sida, etc.

Un livre à découvrir, qui décrypte la moindre des énigmes et redonne au puzzle que représente l’échiquier mondial un sens. Faut-il être désespéré ou, au contraire, parviendrons-nous à limiter le cercle infernal dans lequel le monde est entré ? C’est à cette question que répond Thierry Millemann. Un pari hasardeux qui repose sur le besoin de faire prendre conscience à chacun d’entre nous que l’avenir peut être différent si les populations prennent conscience de l’engrenage dans lequel elles sont entraînées. Ce livre n’a pas d’autre but que de se préparer un meilleur monde pour les générations à venir, à condition de se battre en gardant à l’esprit la nécessité d’une meilleure cohésion entre nous.

Pourquoi le terrorisme ? Pourquoi la décolonisation ? Pourquoi l’Irak ? Pourquoi le 11 septembre ? Que se passe-t-il en Algérie ? en Argentine ? Au Brésil ? En Afrique ? etc.

Les confessions d'un assassin financier - Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis [Broché] (http://www.amazon.fr/confessions-dun-assassin-financier-manipulation/dp/2896260013)

Présentation de l'éditeur

Les "assassins financiers" sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l'extorsion, le sexe et le meurtre. L'auteur sait de quoi il parle, c'était son "métier". Il a exercé pour le compte des États-Unis et il confesse aujourd'hui ses terribles manipulations.


Titre: Alerte d'urgence au terrorisme sous fausse bannière un nouvel incident type 9/11
Posté par: informaticien le 29/08/2007 - 10:14:36

Apparemment, les Algériens vont perdre ou "être spolier scientifiquement" leurs milliards de pétrodollars car la crise financière et bancaire au USA et dans le monde s'aggrave de jour en jour et ce n'est pas des "incompétents magouilleurs et malintentionnés" qui vont prouver le contraire.

Ces "incompétents magouilleurs et malintentionnés" et leurs complices sont entrain de préparer une GROSSE DIVERSION pour camoufler cette débâcle financière et bancaire induisant cette "spoliation scientifiquement" et les Algériens seront sûrement les dindons de la farce.

CETTE GROSSE DIVERSION EST EN COURS DE PREPARATION ET VOILA L'ALERTE :

USA : D'anciens leaders de l'opposition lancent une alerte d'urgence au terrorisme sous fausse bannière

Infowars.net, par Steve Watson, le 27 août 2007
http://www.alterinfo.net/USA-D-anciens-leaders-de-l-opposition-lancent-une-alerte-d-urgence-au-terrorisme-sous-fausse-banniere_a10792.html

Un groupe d'anciens responsables du gouvernement avec des candidats au Congrès, des auteurs et des activistes a publié une alerte urgente selon laquelle une faction du gouvernement alliée à Dick Cheney projette de mettre en scène un événement ou une provocation terroriste en prétexte au lancement d'attaques militaires contre l'Iran et à la mise en application de pouvoirs d'urgence aux USA.

L'ancienne député Cynthia McKinney, avec l'ancien diplomate et colonel de réserve de l'armée Ann Wright ont apposé leur signature sur une lettre publique avertissant que d'énormes indications braquent un événement prochain.

Les actuels candidats députés Cindy Sheehan et Craig Hill sont aussi parmi les signataires à la lettre.

Voici la lettre en entier :

Aux Américains, et aux individus pacifiques de partout :

De grands indices portés à notre attention prouvent que les partisans, les contrôleurs, et les alliés du vice-président Dick Cheney sont déterminés à orchestrer et à fabriquer un nouvel incident type 9/11, et/ou une nouvelle provocation de guerre type Golfe du Tonkin, dans les semaines ou les mois à venir. Cet événement servirait de prétexte à l'administration Bush pour lancer une offensive de guerre contre l'Iran, très probablement avec des armes nucléaires, et pour imposer un régime de loi martiale ici aux États-Unis. Nous invitons la Chambre des députés à procéder immédiatement à la mise en accusation de Cheney, en mesure d'urgence pour éviter une guerre plus étendue et plus catastrophique. Dès que l'impeachment sera en route, il sera plus facile aux officiers militaires dévoués et patriotes de refuser les ordres illicites venant de la faction de Cheney. Nous avertissons solennellement les peuples du monde que toute attaque terroriste avec des armes de destruction de masse ayant lieu à l'intérieur des États-Unis ou ailleurs dans l'avenir immédiat doit être considérée à première vue de la responsabilité de la faction de Cheney. Nous invitons les dirigeants politiques responsables partout à commencer immédiatement à immuniser l'opinion publique de leurs pays contre une opération terroriste sous fausse bannière.

(Signé) Un groupe de leaders de l'opposition politiques US rassemblés dans la manifestation au domaine de Bush à Kennebunkport dans le Maine, du 24 au 25 août 2007

CYNTHIA MCKINNEY, ancienne député de Géorgie

CINDY SHEEHAN, candidate au Congrès de Californie

CRAIG HILL, candidat au Congrès du Parti Vert du Vermont

BRUCE MARSHALL, délégué syndical, Tribune de Philadelphie

JAMILLA EL-SHAFEI, Département de la Paix de Kennebunk

WEBSTER G. TARPLEY, auteur

ANN WRIGHT, colonel de réserve de l'armée US, ancien diplomate

Dr. DAHLIA WASFI, www.liberatethis.com

GEORGE PAZ MARTIN

JOHN KAMINSKI, président des avocats pour la démocratie du Maine

La lettre a été signée par le groupe de protestation contre la guerre (http://kennebecjournal.mainetoday.com/news/local/4215228.html) ce week-end qui a vu quatre mille personnes marcher près de la résidence de la famille Bush à Walker's Point à Kennebunkport.

L'avertissement suit de près une avalanche récente de bulletins d'informations et d'histoires indiquant que le « bavardage » sur un événement terroriste a atteint un nouveau sommet.

Des indices supplémentaires de l'imminence de quelque forme d'événement ont surgi avec l'étrange activité du marché boursier (http://www.prisonplanet.com/articles/august2007/270807_market_crash.htm) se produisant exactement comme dans les semaines et les jours précédant le 9/11.

Un mystérieux vendeur risque de perdre environ un milliards de dollars après avoir le placement de 245.000 options de vente sur le Dow Jones Eurostoxx 50 index, amenant beaucoup d'analystes à spéculer qu'un accident du marché boursier précédé par une nouvelle catastrophe style 9/11 pourrait avoir lieu dans le mois suivant.

Le groupe de Kennebunkport a exigé la mise en accusation immédiate de Dick Cheney afin d'empêcher toute réalisation de ce genre d'acte.

Original : http://infowars.net/articles/august2007/270807Warning.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

Un autre article prévoit une catastrophe en se fondant sur un autre indice. Il est titré « Banque fédérale : Un gros truc va arriver (http://mparent7777-2.blogspot.com/2007/08/fed-something-big-is-going-to-happen.html) »

Il raconte en gros que :

L'assemblée du conseil supérieur de la Réserve Fédérale aura lieu le 31 août au « COG » de Jackson Hole dans le Wyoming !

COG veut dire « Continuité du Gouvernement. » C'est une installation militaire souterraine de super-haute-sécurité, conçue comme un sanctuaire pour le gouvernement dans le cas où les USA seraient frappés par des armes nucléaires ou subiraient un autre désastre catastrophique.

Pourquoi le conseil supérieur de la Banque Fédérale déciderait-il de se réunir dans un pareil endroit s'ils savaient pas qu'un truc drôlement énorme va arriver aux États-Unis le mois prochain ? Cette information sur les histoires ci-dessous est pour nous le signe indubitable que quelque chose de terrible va arriver et les grands manitous le savent déjà. ....

Cet article se poursuit en demandant de propager l'information. Il dit que la réunion au COG est pour se cacher des étasuniens [qui seront] en colère. Il met en garde la Banque Fédérale...

Cependant, un bémol, l'information de la réunion au COG semble ne provenir que du « Hal Turner Show, » un site de triste notoriété pour sa désinformation.

Mardi 28 Août 2007 - Steve Watson

Source :
http://www.alterinfo.net


Economie mondiale: l'onde de choc du tarissement du crédit commence à faire des vagues

Par Nick Beams -  Mardi 28 Août 2007
http://www.alterinfo.net/Economie-mondiale-l-onde-de-choc-du-tarissement-du-credit-commence-a-faire-des-vagues_a10779.html

Tandis que les marchés boursiers se stabilisent, du moins pour le moment, les effets du resserrement des conditions de crédits induits par la crise du marché du « subprime » (crédit hypothécaire à taux variable à risque) aux Etats-Unis se font à présent sentir dans les banques et les institutions financières ainsi dans que l'ensemble de l'économie.

Cette semaine, les retombées financières ont atteint la Grande-Bretagne où le groupe HBOS, propriétaire de Halifax et de Bank of Scotland, a annoncé qu'il accorderait un crédit de 37 milliards de dollars à Grampian pour financer ses dettes ou celles de son véhicule Grampian Funding qui traite en prêts groupés (packaged loans) y compris les hypothèques, les cartes de crédit et les crédits voiture. La banque a déclaré maintenir le financement jusqu'à ce que la situation sur le marché financier s'améliore et atteigne un niveau acceptable.

En Allemagne, où deux banques, la banque IKB et la Sachsen LB, ont déjà été touchées par la crise de liquidité, il est évident que ces problèmes affectent profondément le système financier. Comme le remarquait un rapport publié lundi dans le Financial Times : « La Sachsen LB et la banque IKB ont beau être de petites banques, néanmoins l'impact de leur chute et l'embarras causé à la Bundesbank [la banque centrale allemande] ont dépassé les frontières allemandes. Les marchés financiers et les décideurs politiques en sont à se demander si d'autres crises bancaires menacent dans les coulisses et si les régulateurs [les banques centrales notamment] comprennent vraiment la situation. »

Selon Alexander Stuhlmann, le président du directoire de la banque WestLB, une autre banque régionale publique, la situation dans laquelle se trouvent les banques allemandes n'est pas « sans danger. » « Nous ressentons une réticence de la part de nos partenaires étrangers à accorder des crédits aux banques allemandes, » a-t-il précisé. « Si nous avons une crise bancaire en Allemagne, et que les autres pays nous tiennent à l'écart, alors d'autres banques auront également des difficultés. »

Le système bancaire allemand compte parmi les plus durement touchés par la crise hypothécaire en raison des habitudes pratiquées des années durant par les petites banques, notamment les banques régionales publiques à s'engager dans des opérations d'investissements financiers plus risquées dans l'espoir de contrecarrer les effets d'un marché national en baisse et les tensions d'une concurrence accrue. Alors que les principales banques régionales sont classées en dehors des 30 plus grandes banques européennes, elles figurent parmi les 30 premières à consentir des prêts titrisés.

Les problèmes existant dans le secteur bancaire ont provoqué des appels de la part des industriels pour que la Banque centrale européenne (BCE) annule une hausse du taux directeur prévue pour le mois prochain. Selon la Chambre de Commerce et d'Industrie allemande (DIHK), les banques avaient déjà resserré les modalités de prêt et augmenté le coût du crédit pour les petites entreprises.

En lançant un appel à la BCE de ne pas relever les taux, le chef de la Fédération allemande des Chambres de Commerce et d'Industrie, Axel Nitschke, a dit : « Ce à quoi nous assistons en ce moment sur les marchés du crédit va probablement avoir un effet majeur en freinant le dynamisme économique dans les prochains mois, non seulement en Allemagne mais de par le monde. » Il a dit que la DIHK avait reçu en juin des appels de détresse de la part d'entreprises allemandes de taille moyenne.

Les effets de secousse de la crise sur l'économie en général étaient également à l'origine des avertissements lancés par John Lipsky, responsable numéro deux du Fonds monétaire international (FMI). Parlant au Financial Times, le directeur général adjoint du FMI a mis en garde que les turbulences du marché financier allaient « sans doute freiner la croissance économique mondiale ». Alors que les soi-disant « marchés émergeants » avaient jusque-là résisté à la crise, ajouta-t- il, il serait « beaucoup trop optimiste » de penser qu'ils ne seront nullement touchés.

Il a dit qu'on ne verrait pas de si tôt la fin des turbulences actuelles en raison des incertitudes concernant les dégâts causés à la croissance économique. Il y aurait également des risques pour l'ensemble du système financier causés par le manque de transparence des banques quant à la véritable ampleur de leur exposition aux investissements à risque.

« Le manque de transparence peut créer des doutes se traduisant par une volatilité du marché, » a expliqué Lipsky. « Nous voyons que dans certains cas des institutions financières régulées s'engagent dans des risques hors bilan et qui ont des implications indirectes sur ces institutions. » Ceci a suscité des incertitudes quant au degré de risque encouru par ces institutions majeures et a contribué au tarissement de liquidités sur les marchés financiers.

En ce qui concerne l'économie dans son ensemble, la première crainte est que la dépression du marché immobilier américain ne conduise à une baisse des dépenses de consommation et au début d'une récession. Jeudi, le directeur général de Countrywide Financial Corporation, Angelo Mozilo, a attiré l'attention sur le fait que le marché de l'immobilier ne montrait aucun signe d'amélioration. Interrogé sur une éventuelle récession engendrée par la crise de l'immobilier, il a répondu : « Je pense qu'elle pourrait se produire… Je ne peux pas croire… que cela n'aura pas de conséquences tangibles. » La situation du marché immobilier américain est « très sérieuse » et cet environnement « est loin de s'améliorer. »

Les derniers chiffres et les études de ce secteur indiquent cette tendance. Le prix médian des maisons neuves est passé de 262 000 dollars en mars à 237 000 dollars en juin, soit une baisse de près de 10 pour cent en juste trois mois, alors que le stock de maisons invendues est équivalent à l'offre de 7,8 mois.

Selon les données de la société Realty Trac, le nombre de ménages en situation d'insolvabilité a augmenté de 58 pour cent au cours des six premiers mois de cette année. Au total, 573 397 propriétés ont fait l'objet d'une procédure de saisie durant la première moitié de l'année, y compris des avis de défaut de paiement, des avis de vente aux enchères ou de saisie par les prêteurs. Le nombre de procédures de saisie de logements pourrait passer à 2 millions d'ici la fin de l'année.

Comme l'indiquent les alertes sur les résultats (profit warnings) des grands groupes américains Wal-Mart Stores Inc, Home Depot (HD) et Macy's, d'autres secteurs de l'économie ont également subi les contrecoups de la dépression du marché de l'immobilier. Les ventes de voitures en juillet ont été les plus faibles de ces neuf dernières années.

Certains des processus en jeu dans la crise hypothécaire et dans l'économie américaine en général ont été révélés dans un article publié lundi dans le New York Times sur les chiffres des revenus. Une analyse des statistiques sur les impôts a révélé qu'en 2005 le revenu moyen était encore inférieur de un pour cent à celui de 2000 après ajustement à l'inflation. C'est la cinquième année consécutive durant laquelle les salariés américains ont gagné moins d'argent que durant la période de pointe du dernier cycle de la croissance économique de 2000. C'est là une « expérience totalement nouvelle » de la période d'après-guerre durant laquelle on a observé tous les ans une augmentation de l'ensemble des revenus figurant sur les déclarations d'impôts, et ce jusqu'en 2001 à l'exception d'une seule année.

Ces statistiques expliquent les raisons pour lesquelles la bulle de l'immobilier qui a joué un rôle décisif dans la croissance de l'économie américaine depuis la récession de 2000-2001, était vouée à l'effondrement. Alors que les prix de l'immobilier et les dépenses de consommation en général enregistraient une hausse en raison de l'expansion des crédits et de la baisse des taux d'intérêts, le revenu réel de la grande majorité de la population laborieuse aux Etats-Unis allait dans la direction opposée en créant les conditions d'un phénomène appelé « crise des ciseaux. » A présent, l'éclatement de la bulle a mis en marche des forces économiques susceptibles de plonger dans une récession non seulement l'économie américaine mais aussi l'économie mondiale dans son ensemble.

(Article original paru le 24 août 2007) wsws.org

Mardi 28 Août 2007
Nick Beams


Market Crash Forecast Suggests New 9/11
Mystery trader bets on huge downturn that could only be preceded by catastrophe


Paul Joseph Watson
Prison Planet
Monday, August 27, 2007
http://www.prisonplanet.com/articles/august2007/270807_market_crash.htm

A mystery trader risks losing around $1 billion dollars after placing 245,000 put options on the Dow Jones Eurostoxx 50 index, leading many analysts to speculate that a stock market crash preceded by a new 9/11 style catastrophe could take place within the next month.

The anonymous trader only stands to make money if the market crashes by a third to a half before September 21st, which is when the put options expire. A put option is a financial contract between two parties, the buyer and the writer (seller) of the option, in which the buyer stands to benefit only if the price of the asset falls.

"The sales are being referred to by market traders as "bin Laden trades" because only an event on the scale of 9-11 could make these short-sell options valuable," reports financial blogger Marc Parent. Dow Jones Financial News first reported on the story.

The trader stands to make around $2 billion from their investment should an event trigger a market crash before the third week in September.

Such a cataclysmic jolt could only happen as a result of two factors, China dumping its vast dollar reserves in reaction to the sub-prime mortgage collapse, which it has threatened to do, or a massive terror attack on the same scale or larger than 9/11.

9/11 itself was foreshadowed by unprecedented put options that were placed on United and American Airlines. Though the Securities and Exchange Commission refused to reveal who placed the options, private researchers traced the investments back to the Deutsche Bank owned Banker’s Trust, which was formerly headed by then Executive Director of the CIA, Buzzy Krongard.

Put options on Morgan Stanley and Merrill Lynch, two of the World Trade Center's most prominent occupants, also spiked in the days before 9/11.

News of the suspicious trades is dovetailed by the comments of Former US Treasury secretary Larry Summers yesterday, who told ABC News that the risk of a recession in the U.S. was greater that at any time since 9/11.

$4.5 billion options bet on catastrophe within four weeks
Sunday, August 26, 2007
http://mparent7777-2.blogspot.com/2007/08/45b-bet-on-another-911-within-4-weeks.html

Anybody have a clue as to what these 'investors' are expecting?

The two sales are being referred to by market traders as "bin Laden trades" because only an event on the scale of 9-11 could make these short-sell options valuable.

There are 65,000 contracts @ $750.00 for the SPX 700 calls for open interest. That controls 6.5 million shares at $750 = $4.5 Billion. Not a single trade. But quite a bit of $$ on a contract that is 700 points away from current value. No one would buy that deep "in the money" calls. No reason to. So if they were sold looks like someone betting on massive dislocation. Lots of very strange option activity that I haven't seen before.

The entity or individual offering these sales can only make money if the market drops 30%-50% within the next four weeks. If the market does not drop, the entity or individual involved stands to lose over $1 billion just for engaging in these contracts!

Clearly, someone knows something big is going to happen BEFORE the options expire on Sept. 21.

THEORIES:

The following theories are being discussed widely within the stock and options markets today regarding the enormous and very unusual activity reported above and two stories below. Those theories are:

1) A massive terrorist attack is going to take place before Sept. 21 to tank the markets, OR;

2) China, reeling over losing $10 Billion in bad loans to the sub-prime mortgage collapse presently taking place, is going to dump US currency and tank all of Capitalism with a Communist financial revolution. Either scenario is bad and the clock is ticking. The drop-dead date of these contracts is September 21. Whatever is going to happen MUST take place between now and then or the folks involved in these contracts will lose over $1 billion for having engaged in this activity.

"$1.78 Billion Bet that Stock Markets will crash by third week in September Anonymous Stock Trader Sells 10K Contracts on EVERY S&P/Y "Strike" Shorts Stocks "in the money" effectively selling all his SPY holdings for cash up front without pressuring the market downward.

This is an enormous and dangerous stock option activity. If it goes right, the guy makes about $2 Billion. If he's wrong, his out of pocket costs for buying these options will exceed $700 Million!!! The entity who sold these contracts can only make money if the stock market totally crashes by the third week in September.

Bear in mind that the last time anyone conducted such large and unusual stock option trades (like this one) was in the weeks before the attacks of September 11.

Back then, they bought huge numbers of PUTS on airline stocks in the same airlines whose planes were involved in the September 11 attacks.

Despite knowing who made these trades, the Securities and Exchange Commission NEVER revealed who made the unusual trades and no one was ever publicly identified as being responsible for the trades which made upwards of $50 million when the attacks happened.

The fact that this latest activity by a single entity gambles on a complete collapse of the entire market by the third week in September, seems to indicate someone knows something really huge is in the works and they intend to profit almost $2 Billion within the next four weeks from whatever happens! This is really worrisome."


Congressman: Stock Market Will Eventually Collapse
Ron Paul says martial law provisions in place to deal with economic discord


Paul Joseph Watson
Prison Planet
Wednesday, August 29, 2007
http://www.prisonplanet.com/articles/august2007/290807_eventually_collapse.htm

Texas Congressman and presidential candidate Ron Paul says that attempts to rescue an ailing stock market last week, during which the Fed pumped in billions in liquidity, were merely a stop gap measure - and that an economic collapse is all but inevitable.

"They think that they can control it but eventually they can't, as powerful as they are eventually the markets are more powerful," the Congressman told the Alex Jones Show yesterday.

"The dollar can't be kept in check because eventually it will come unwound," he added.

"But I think the most significant figure we've heard in the last few weeks is the measurement between 2000 - 2005, the clear cut admission that real income has gone down, which is a reflection of the dollar."

Paul explained that recent attempts to pump liquidity into the markets are only a temporary fix and that the long-term effects of doing so spell disaster for the economy.

"The dollar is plunging no matter what you read and hear about and no matter how hard they work to keep the bubble going the only way they can do that is creating more money....causing the dollar to go down even faster, the market seems to be reassured - there's a contrivance to try to hold this together....but it won't last, eventually it's going to collapse," said Paul.

The Texas Congressman cited the repeal of the Insurrection Act as opening the door to a declaration of national emergency and martial law which could be instituted for any number of reasons, including civil disobedience in the event of an economic downturn and a run on the banks.

"If in 6 months or a year there is total chaos who knows what they might try to do," said Paul.

The presidential candidate also slammed the abolition of Habeas Corpus as a "very dangerous sign" that plans were being laid for martial law.

"Why would they change them (the laws) if they didn't plan to use them," concluded Paul.

Suspicions were raised last week when a mystery trader risked billions of dollars (http://www.prisonplanet.com/articles/august2007/270807_market_crash.htm) after buying 245,000 put options on the Dow Jones Eurostoxx 50 index, in effect a speculation that the market would crash by a third before September 21st.


Sunday, August 26, 2007
The Fed: Something big is going to happen

**** !!! URGENT !!! ****


FEDERAL RESERVE BOARD OF GOVERNORS MEETING TO TAKE PLACE AT "C.O.G." FACILITY
IN JACKSON HOLE, WYOMING ON AUGUST 31 !


C.O.G. STANDS FOR "CONTINUITY OF GOVERNMENT" AND IS A SUPER-HIGH-SECURITY, UNDERGROUND MILITARY INSTALLATION DESIGNED AS A SANCTUARY FOR GOVERNMENT

IF THE U.S. IS HIT WITH NUKES OR SUFFERS OTHER CATASTROPHIC DISASTER

Why would the Fed Board of Governors decide to meet in such a place unless
they KNOW something terribly huge is going to happen to the United States next
month? This information on top of the stories below are unmistakable signals
to us that something terrible is going to happen and the big shots already
know it. . . . . .

Please spread the information on this web page along to every American so as
many as possible know in advance that any "disaster" or "terrorist attack" or
"economic collapse" was no suprise to our government. They clearly know
something is going to happen and they are apparently going to let it happen.

We may be forced to grab-up members of the Federal Reserve Board of Governors
BEFORE they get into the COG so they can be properly "dealt with" when
whatever happens, happens. The only reason they would head into the COG is to
hide from angry Americans.

My advice to the government and to the Bankers is simple: Come clean now. Tell
us the truth, the whole truth and nothng but the truth right now, BEFORE
disaster strikes so we can make rational decisions, make rational plans and
get through it as smoothly as possible - even if there's no way to avoid it.
HOWEVER, if you conceal what seems to be coming and you allow it to blind-side
us, there won't be any place for any of you to hide. We will hunt you down and
deal with you for concealing the truth and thus harming us worse.

More info as it becomes available. . . .
Proof of FRBOG meeting location
http://www.federalreserve.gov/calendar.htm

http://www.halturnershow.com

 Plus de honte, plus d'affliction



Plus de honte, plus d'affliction

Par Paul Craig Roberts , le 28 août 2007
http://www.alterinfo.net/Plus-de-honte,-plus-d-affliction_a10813.html

​​​​Dans l'administration de George W. Bush, le Parti Républicain est parvenu à la plus grande combinaison de stupidité et de malfaisance de l'histoire humaine.

​​​​Les républicains ont embourbé les USA dans une guerre gratuite et illégale. La guerre a détruit l'Irak, tué entre 650.000 et 1.000.000 civils irakiens, en a déplacé 4.000.000, et parsemé le pays d'uranium appauvri. La guerre de Bush reste ingagnable en dépit de sa durée de cinq ans, de ses 1.000 milliards de frais et de ses futurs coûts contractés.

​​​​L'invasion de l'Irak par Bush est un crime de guerre sous la norme de Nuremberg, un équivalent direct de l'invasion de la Pologne par Hitler. Les deux ont été étayées par le mensonge et la tromperie, et les raisons déclarées pour les deux étaient des masques pour des ordres du jour secrets.

​​​​L'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak par Bush, son projet d'attaque contre l'Iran (voir [en anglais] Un avant-projet sur la guerre avec l'Iran : Un avant-projet sur les armes de destruction de masse Moyen-Orient (http://www.rawstory.com/images/other/IranStudy082807a.pdf)), et son soutien d'Israël, dans son attaque du Liban et pour sa politique génocide envers les palestiniens, ont radicalisé le Moyen-Orient et les Musulmans du monde entier. Les agressions étasuniennes et israéliennes ont justifié la propagande d'Oussama Ben Laden, produit des recrues en masse pour Al Qaeda, et lâché des forces de déstabilisation dans l'ensemble du Moyen-Orient

​​​​Les guerres de Bush renforcent l'Islam. Abdullah Gul vient juste d'être élu président de Turquie. Gul est décrit par les médias étasuniens comme un « ancien Islamiste. » Gul est soutenu par le parti politique dominant du premier ministre Erdogan, un autre « ancien Islamiste. »

​​​​L'élection de Gul à la présidence par 76% du parlement Turc a bouleversé les militaires laïque de Turquie, depuis longtemps à la solde du gouvernement US. Le 27 août le chef militaire de Turquie, le général Yasar Buyukanit, a déclaré que des « centres malveillants tentent systématiquement d'éroder la nature laïque de la République Turque. » (L'armée turque met en garde des « centres mauvais contre Gul, » par Donald Macintyre, Independent britannique, 28 août 2007) Les militaires turcs, dont beaucoup croient à la demande et à la récompense des USA, ont renversé quatre gouvernements turcs depuis 1960, le dernier il y a seulement 10 ans.

​​​​Avec le Président Bush déclamant avec véhémence au sujet d'« apporter la démocratie au Moyen-Orient, » les militaires turcs sont moins capables d'imposer les valeurs occidentales à un peuple Islamique. Pareillement, la marionnette US en Égypte ne peut pas aussi facilement supprimer les valeurs et les espoirs Islamiques des égyptiens.

​​​​Les gouvernants marionnettes en Jordanie et au Pakistan, et même les Saoudiens et les Emirats pétroliers, signalent que la terre tremble sous leurs pieds. La marionnette du Pakistan est dans l'ennui, et ses difficultés sont aggravées par les incursions militaires US au Pakistan. L'administration Bush envisage des plans d'urgence pour s'emparer des armes nucléaires du Pakistan au cas où sa marionnette serait renversée, des plans d'urgence illusoires étant donné le sur-étirement de ses militaires.

​​​​Dans les années d'après-guerre, avec leur argent et leur influence les USA dirigeaient la laïcisation d'une classe d'élite dans les pays du Moyen-Orient, une élite qui s'identifie avec l'Occident et non pas avec leurs propres cultures. Cette élite artificielle a produit un large vide politique entre les masses du peuple et les gouvernants. De plus en plus, les masses musulmanes perçoivent leurs gouvernants comme des alliées des puissances étrangères contre elles.

​​​​En Irak le gouvernement marionnette de Nuri al-Maliki semble avoir fait son temps. Les Sunnite ont retiré leur appui, comme le plus important leader Chiite, Muqtada al-Sadr, qui se rend compte que le gouvernement Maliki a trop de complicité dans les crimes US pour être le gouvernement légitime de l'Irak. Avec l'administration Bush et le Congrès rendant Maliki responsable de l'échec des USA en Irak, le destin de Maliki ressemble de plus en plus à celui de Ngo. Dinh Diem, la marionnette vietnamienne qui fut accusée de l'échec de l'intervention US au Viêt-nam.

​​​​Exactement comme Hitler refusant longtemps d'admettre les défaites allemandes sur le front russe, et même dans ses derniers jours où il commandaient des divisions allemandes inexistantes pour soulager Berlin, le régime Bush trouve de nouveaux espoirs pour s'emparer de l'Irak chaque fois que les espoirs antérieurs s'avèrent être une illusion. Les derniers espoirs sont la [fameuse] « poussée » [de Bush]. Pendant que les [troupiers] étasuniens déferlent, dans le sud de l'Irak les anglais vaincus se retirent dans deux bases d'une manière similaire à donner le frisson aux français à Dien Bien Phu. Les bases britanniques sont soumises à entre 30 et 60 attaques de mortiers et de roquettes chaque jour. Les généraux britanniques veulent sortir leurs troupes d'Irak. Plus longtemps le premier ministre britannique Brown les gardera en Irak afin d'apaiser l'administration Bush, plus difficile sera de sauver les survivants.

​​​​Avec les étasuniens battant en retraite au sud vers le Kowéit, à l'heure actuelle potentiellement isolés, comment les troupes et leurs équipements seront-ils extraits alors que leur défaite n'est plus niable ?

​​​​L'administration Bush et ses militaires politisés rendent déjà l'Iran responsable de l'échec de la « poussée. » L'Iran est allégué former et armer les irakiens qui résistent à l'occupation. Bush a dit qu'il en tiendra l'Iran responsable. Il y a abondance d'indices que l'administration Bush prépare encore une autre attaque illégale contre un pays musulman sans en évaluer les conséquences.

​​​​L'administration Bush semble destinée à produire de tels désastres, qu'elle sera mue comme par une obsession à utiliser des armes nucléaires afin d'éviter la défaite. L'administration Bush détient la combinaison de malveillance et de stupidité exigée pour faire se dégrader en guerre nucléaire une guerre perdue « qui était du gâteau. »

​​​​Plusieurs des plus funestes membres de l'administration -- Wolfowitz, Feith, Libby, Rumsfeld, Rove, et Gonzales -- ont été écartés pendant que la tragédie devenait plus profonde, mais Cheney demeure confortablement installé de même que le faible d'esprit de la Maison Blanche. Avant que Bush et Cheney ne tombent, ils apporteront plus d'affliction au monde et plus de honte aux étasuniens [surtout que l'agitateur précoce, se joignant aux Dr Folamour étasuniens, parle ouvertement de bombarder l'Iran, NDT].

​​​​

​​​​ Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington ; Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy , et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l'entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d'inconduite des procureurs.


Original : http://www.vdare.com/roberts/070828_shame.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info


Titre: Indice Blagues40 : les bonnes blagues du monde de la finance
Posté par: kader le 29/08/2007 - 15:53:36
Indice Blagues40 : les bonnes blagues du monde de la finance
29 août 2007 - 13:29
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3267

28 août 2007 (LPAC) - Un bref regard sur les grands journaux du monde de la finance nous dévoile une bonne dose de blagues de la part de ceux qui font de leur pire alors que les marchés s’effondrent, les crédits s’épuisent et les saisies hypothécaires se font de plus en plus nombreuses, résultat des politiques mises en place par l’ancien chef de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan « Bulles » Greenspan et des fraudes hypothécaires de Wall Street.

Les meilleures du jour :

* Mark Mobius, qui supervise 30 milliards de dollars à Templeton Asset Management Ltd. à Singapour : « L’économie est en très bonne santé et l’effondrement du crédit à cause des pertes sur l’hypothécaire est presque passé ». « Nous sommes vraiment à la hausse ! », a-t-il ajouté dans une interview à Hong-Kong. « Les marchés vont probablement repartir vers de nouvelles hauteurs, contredisant toutes les prévisions ».

* Des marchés turbulents ? Pas de problème pour Dominic McCormick, directeur d’Australia’s Select Asset Management, une soi-disant firme d’investissements « alternatifs ». Les conditions turbulentes « créent un obstacle plus haut pour les directeurs de fonds, pour qu’ils délivrent un retour positif, mais vu l’expertise de certains managers et les stratégies de niches », de forts retours sur investissement sont possibles. Les corrections des marchés et les échecs des fonds spéculatifs sont pour lui des catalyseurs pour améliorer les retours : « ces périodes de tension sur les marchés peuvent en fait donner une bonne base à de meilleurs retours », aurait-il annoncé dans l’Investor Daily.

* Pour finir, si vous aimez parier sur les ours et les agneaux qui vont à l’abattoir, vous pouvez faire, euh... un carnage. D’après le New York Times, Paulson Credit Opportunities, un fond de 2 milliards de dollars, a parié contre les prêts hypothécaires à risque et a triplé sa valeur sur le mois de juillet. De la même façon, un petit fond, Balestra Capital, a augmenté sa valeur de 84,7 %, l’amenant à 206 millions de dollars.


Un sénateur italien dit que la bulle immobilière n’est que la partie immergée de l’iceberg
29 août 2007 - 12:30
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3265

28 août 2007 (LPAC) - Le sénateur italien Mario Baldassarri, vice-ministre de l’Economie et des finances de 2001 à 2006, a affirmé dans une interview avec l’Executive Intelligence Review (EIR), que la vraie crise va bien au delà de la question des hypothèques, et a à voir avec la structure-même de l’économie réelle. Baldassarri a dit que « les hypothèques à haut risque dont tout le monde parle sont seulement la partie émergée de l’iceberg, car le vrai problème est le déséquilibre américain, le déséquilibre de l’économie globale ».

Montrant du doigt le déficit des comptes courants américains comme étant « la source de tous les problèmes », qui existe encore seulement parce que la Chine le finance, le Sénateur a ajouté qu’en plus de l’intervention des banques centrales, « la vraie solution, en termes d’intervention gouvernementale, serait un réajustement de l’économie globale. (...) Apparemment, l’Amérique est en croissance, la Chine aussi, et l’Europe est en train de dormir. Mais cette croissance a des pieds d’argile. Nous devons renverser la situation. (...) L’Amérique a besoin de croissance, l’Asie a besoin de croissance, et l’Europe encore plus, en se basant sur un système monétaire international et un système d’échanges qui soit compatible et reflète les performances de l’économie réelle ».

Par rapport à la proposition de Lyndon LaRouche pour un Nouveau Bretton Woods, Baldassarri a dit : « Nous avons besoin d’une nouvelle gouvernance. Appelez ça Nouveau Bretton Woods ou n’importe quoi d’autre. Le monde a changé, et nous ne pouvons plus avoir au niveau international des institutions monétaires et financières qui relètent le vieux monde qui n’existe plus. »

Et BNP-Paribas vient racler le fond des caisses et de tiroirs des Algériens

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Algérie : un haut responsable de BNP-Paribas attendu dimanche à Alger
Par ali idir le 29/08/2007 à 10:14
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=790

L’intérêt des banques françaises pour le marché algérien se confirme. Le PDG de BNP Paribas Michel Pebereau sera à Alger dimanche 2 septembre, a appris « toutsurlalgerie.com » auprès d’une source proche du géant bancaire français. M. Pebereau va notamment prendre part à la première « Académie des PME-BNP Paribas» qui aura lieu le même jour à l’hôtel Hilton d’Alger. Destinée aux petites et moyennes entreprises, l'Académie des PME – BNP Paribas a pour ambition « d’ aider les dirigeants en matière de gestion et de développement de leur entreprise », selon la même source.

Au cours de cette visite, Michel Pebereau donnera une conférence de presse pour évoquer les projets de sa banque en Algérie. BNP Paribas a de fortes ambitions en Algérie. Sa filiale locale, BNP Paribas El Djazaïr, compte ouvrir une trentaine d'agences par an à travers le pays d'ici à 2009. « Le marché algérien intéresse beaucoup les banques françaises. Il offre des retours sur investissements de l’ordre de 20%, soit un taux comparable à ceux des pays les pays développés », explique un économiste. Candidate au rachat du Crédit populaire d'Algérie (CPA), BNP Paribas est également présente en Algérie à travers sa filiale du crédit à la consommation Cetelem.

"FINANCER UN CLIENT, RUINER SON ENTREPRISE ET RECLAMER SA CREANCE, FURENT ERIGES, ICI, EN VERITABLE DOGME PAR LA BNP" Extrait page 157 du livre : La face cachée du monde occidental : Secrets et liaisons dangereuses (Broché) de Thierry-P Millemann (Auteur). Date de parution: 01/03/2005  (http://www4.fnac.com/Shelf/article.aspx?PRID=1661252&OrderInSession=1&Mn=1&SID=574ba799-c3bb-e958-9e5f-39fd673fb288&TTL=290820070940&Origin=fnac_google_home&Ra=-1&To=0&Nu=1&UID=0699bff0b-cf8a-bba9-c94f-f483f68ad4e6&Fr=0)

Un quart des entreprises françaises pourraient subir la crise de l’immobilier « subprime » américain, Sarkozy aussi
25 août 2007 - 17:51
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3249

25 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Un sondage réalisé par l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) révèle que 23 % des entreprises craignent d’être touchées directement par la crise du subprime. L’AFTE a réalisé ce sondage auprès de ses membres, les trésoriers et directeurs financiers des 1 000 plus grandes entreprises françaises, ayant plus de 500 salariés.

Selon l’AFTE, les trois raisons invoquées pour cette crainte sont « des placements dans des fonds investis dans des actifs "subprime", une hausse des marges sur les financements, des difficultés de refinancement signalées par plusieurs sociétés ayant fait l’objet d’un LBO (rachat par des fonds avec effet de levier). »

Seulement 15 % des membres de l’AFTE ont cependant répondu à l’enquête, menée entre le 21 et le 23 août. Mais au delà des trésoriers, ce sondage révèle l’anxiété qui domine les milieux d’affaires français au moment où se dissous l’économie de bazar financier de l’ère post-de Gaulle, dans laquelle les élites française ont cru et investi.

Le doute n’a pu que se renforcer dans les têtes jeudi, lorsque le fleuron de la finance alternative française, le hedge funds parisien Capital Fund Management, mené par « une équipe de vingt cinq doctorants, tous anciens physiciens issus d’établissements académiques réputés », a annoncé la perte de 300 millions d’euros dans des opérations subprime avec le fond américain Sentinel Management.

Et Nicolas Sarkozy est le premier à souffrir de cette anxiété. Il craint de ne pouvoir accomplir ses coûteuses réformes et de ne rester crédible face à la désintégration financière. C’est ainsi que Sarkozy et la ministre de l’économie Christine Lagarde ont bravé les interdits en suggérant fortement à la BCE de baisser ses taux pour relancer la croissance.

Cette hypothétique croissance dont tout le monde parle relève de l’illusion que le système pourrait continuer à agoniser éternellement. S’il veut éviter de voir sa présidence tomber avec le système financier et mener réellement une politique économique souveraine, Nicolas Sarkozy n’a pas le choix : il devra reprendre la proposition de Jacques Cheminade et d’Helga Zepp-LaRouche faite en 2005 pour un système de Banques nationales en Europe, et participer activement au nouveau Bretton Woods.
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Titre: Crise boursière : 5000 milliards de dollars partis en fumée
Posté par: informaticien le 30/08/2007 - 17:01:31
Crise boursière
5000 milliards de dollars partis en fumée

www.matinplus.net - Jeudi 30 août 2007 N°105

La tempête financière planétaire qui a éclaté début août et fait plonger les principales places boursières n’est pas encore calmée. Mardi, les indices ont rechuté lourdement, après une semaine de hausse, à New York, Paris, Londres… Les cours se sont redressés mercredi, mais l’avertissement est clair : la crise de l’été n’est pas complètement purgée. Reste à savoir jusqu’à quel point elle affectera l’économie réelle.

La chute des marchés boursiers, en diminuant la richesse mondiale, pourrait présenter un effet très pénalisant pour la consommation. Selon Natixis, la «grosse correction» due à la crise les «subprimes» a fait perdre aux marchés boursiers mondiaux près de 5000 milliards de dollars depuis la mi-juillet. Les marchés immobiliers, qui ont beaucoup monté ces dernières années, pourraient être sévèrement touchés.

Le resserrement des conditions de crédit, résultant d’une prudence accrue des banques et de la méfiance des investisseurs, pourrait handicaper lourdement les investissements et l’activité des entreprises. Le Premier ministre François Fillon et la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi Christine Lagarde recevront, aujourd’hui à Matignon, les patrons de onze banques françaises, pour examiner avec eux les conditions d’octroi des crédits. Retour sur un été chaud, en cinq mots-clés.

Subprime.
Les difficultés du crédit hypothécaire à risque (subprime mortgage), qui finance les ménages peu solvables aux Etats-Unis, sont à l’origine de la crise. «Subprime est un mot poli pour décrire des prêts scandaleux», commente un lecteur du Los Angeles Times. Entre 1,1 et 3 millions de foyers américains, dans l’incapacité de rembourser leurs prêts, sont menacés de perdre leur logement. La faillite des ménages s’est répercutée en pertes colossales, voire en banqueroutes, pour les établissements de crédit. Selon le site MortgageDaily.com, 84 sociétés du secteur ont fait faillite depuis le début de 2007.

Krach.
C’est le 9 août que la panique a éclaté: la banque BNP Paribas a annoncé geler trois de ses
fonds exposés au risque «subprime», après avoir assuré, quelques jours plus tôt, être épargnée par
la crise
. Chacun s’est alors mis à douter de la sincérité des établissements financiers. S’en est
suivie une chute brutale des cours boursiers, que l’on ne peut qualifier officiellement de krach – qui
correspond, au sens strict, à une baisse supérieure à 10 % en une seule séance –, mais qui a quand
même fait perdre 7 % en un peu plus d’une semaine au CAC 40, soit 116 milliards d’euros
partis en fumée. Les places avaient refait une petite partie du chemin, jusqu’au nouveau coup
de tabac de mardi.

Banques centrales.
Pour tenter de pallier la raréfaction du crédit, du fait de la perte de confiance dans le secteur bancaire, la BCE, en Europe, et la Fed, aux Etats-Unis, ont injecté des dizaines de milliards sur les marchés. Mais les investisseurs attendent une action plus radicale sur les taux d’intérêt. Leur baisse permettrait de
réduire le coût du crédit et de donner un coup de pouce à la croissance. Outre-Atlantique, la Fed
semble prête à s’y résoudre. En Europe, la BCE est plus ambiguë. Lundi, son président Jean-Claude
Trichet a cependant reconnu «accorder une grande attention à l’évolution du marché. La prochaine évaluation doit être faite le 6 septembre. Nous devrons alors évaluer tous les éléments de l’économie. Nous évaluerons les risques et prendrons les mesures appropriées à ce moment-là». En clair, les taux d’intérêt pourraient rester inchangés au lieu d’être augmentés.

Titrisation.
La sophistication financière est en partie responsable de la contagion de la crise au monde entier. Pour évacuer les risques, les banques «titrisent» leurs créances, c’est-à-dire qu’elles découpent leur dette en produits financiers pour la revendre sur le marché. La mondialisation a fait le reste, en diffusant ces
titres à risque dans les portefeuilles d’investisseurs de toute la planète.

Hedge funds.
Les fonds spéculatifs (hedge funds) ont été de gros acheteurs de subprimes. Souvent à crédit: pour doper leurs rendements (jusqu’à 30 % par an), et faire jouer l’effet de levier, les hedge funds empruntent jusqu’à 90 % des sommes nécessaires. Le 20 juin, la faillite annoncée de deux fonds de la banque américaine Bear Stearns avait donné une première alerte sur la gravité de la crise.


Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
*** QUELQUES PENSEES EN PASSANT...

La Chronique Agora, Jeudi 30 août 2007
http://www.la-chronique-agora.com/index.php

** Nous sommes toujours en vacances, et nous avons l'intention d'en tirer le meilleur. Pas d'analyses, aujourd'hui. Pas d'idées profondes. Pas de prédictions stupéfiantes. Le mieux que nous puissions faire, ce sont quelques pensées jetées sur le papier en passant -- et vendredi, nous ne serons même plus en mesure de le faire.

* Nous sommes en route pour un mariage dans les Highlands écossais. Nous doutons qu'il y ait des connexions internet là-bas... ou même un téléphone. Mais nous vous raconterons tout, cher lecteur, dès notre retour. Lundi, ce sera la fin des vacances. Nous reviendrons à notre devoir quotidien.

* En attendant, d'autres idées...

* En lisant les journaux, nous avons découvert que le Dow a été atteint de plein fouet cette semaine. Les intentions des marchés ne sont toujours pas claires. Nous allons devoir attendre pour les connaître.

* Mais quiconque a investi dans les actions américaines mérite ce qui lui arrive. Les actions ne vont nulle part depuis sept ans. Elles sont toujours chères, en d'autres termes. La correction qui nous attend n'est pas encore arrivée... ce qui signifie qu'elle n'est pas non plus repartie. Nous pensons que les sept années à venir seront pires que les sept précédentes... la correction faisant enfin son travail.

* Oh... et voilà une petite chose intéressante. Rappelez-vous que le système économique actuel n'est pas du capitalisme... c'est une sorte de marxisme pour les riches... dans lequel les élites font des profits alors que les pertes sont redistribuées, réparties dans la population toute entière comme des vestes à col Mao ou le virus de la grippe. Le génie du système actuel, c'est qu'il dupe les masses, et les pousse à croire qu'elles sont capitalistes -- ce qui permet aux spéculateurs et aux brasseurs d'argent de se débarrasser des risques sur leurs dos.

** Vous pouvez voir comment tout cela fonctionne en observant le secteur des prêts immobiliers. Les prêteurs font des profits en accordant des prêts... ces prêts sont ensuite "repackagés" et revendus à des hedge funds, des compagnies d'assurances et même des caisses de retraite.

* Plus de 1 000 milliards de dollars de CDO sont dans la nature. Personne ne sait exactement qui perd de l'argent quand ils tournent mal parce que la baisse a été socialisée... redistribuée aux masses. Jadis, le banquier ayant accordé le prêt aurait supporté la perte si les choses avaient mal tourné. Plus aujourd'hui. A présent, ce sera plutôt un instituteur à la retraite quelque part en Floride... et des millions d'autres "investisseurs" comme lui. De même, les pros du leverage buyout font fortune grâce à leurs commissions. En fin de compte, leurs créations sont absorbées par le lumpeninvestoriat. A nouveau, les brasseurs d'affaires et les spéculateurs ramassent leurs gains... tandis que le risque de perte inévitable -- lorsque le titre baisse -- est supporté par les investisseurs moyens.

* Et lorsque les spéculateurs ont des problèmes, les autorités se précipitent à leur secours avec des liquidités -- encore plus d'argent bon marché.

* Mais attendez une seconde... le problème au cœur du système économique n'est pas le manque de crédit... c'est plutôt le fait qu'un excès de crédit facile a fait peser trop de dettes sur trop de gens et trop d'accords. Une dose de crédit supplémentaire ne fait que retarder la perte inévitable, qui, comme nous ne disions, ne sera pas subie par les capitalistes qui l'ont causée... mais par les masses.

* Barack Obama écrivait récemment dans le Financial Times qu'il est temps de secourir les masses de leurs crédits immobiliers. Il a un plan digne d'un candidat à la présidentielle. Il déclare qu'il imposera des amendes aux mauvais prêteurs... et donnera l'argent aux bons électeurs -- pardon, aux bons propriétaires. Comme prévu : un filet de sécurité pour tout le monde.



Le marché boursier s'effondrera par la suite
Ron Paul dit que les dispositions en place pour la loi martiale ont affaire avec les dissensions économiques

Prison Planet, par Paul Joseph Watson, le 29 août 2007
http://www.alterinfo.net/Le-marche-boursier-s-effondrera-par-la-suite_a10850.html

Ron Paul, député du Texas et candidat à la présidence, dit que les tentatives de sauver le marché boursier en mauvaise passe la semaine dernière, durant laquelle la Banque Fédérale a injecté des milliards de liquidités, n'était qu'une mesure transitoire -- et qu'un effondrement économique est presque inévitable.

« Ils pensent pouvoir le contrôler mais en fin de compte ils ne le peuvent pas, aussi puissant soient-ils par la suite les marchés sont plus puissants, » a dit le député dans l'émission radiodiffusée d'Alex Jones hier.

« Le dollar ne peut être maintenu sous contrôle parce que par la suite il deviendra dénoué [1], » a-t-il ajouté.

« Mais je pense que le chiffre la plus significatif que nous ayons entendue ces dernières semaines est la mesure entre 2000 - 2005, l'admission précise que le revenu réel est descendu, ce qui est à l'image du dollar. »

Paul a expliqué que les tentatives récentes de pomper des liquidités dans les marchés sont seulement une réparation provisoire et que les effets à long terme de la faire de cette manière signifie un désastre pour l'économie.

« Le dollar plonge quoi que vous lisiez ou entendiez à son sujet et ils ont beau travailler à maintenir la bulle de la seule manière dont ils sont capables, en créant davantage d'argent....provoquant même plus rapidement la descente du dollar, le marché semble être rassuré -- c'est un stratagème à tenter pour maintenir la cohésion de ceci....mais ça ne durera pas, finalement ça va s'effondrer, » a dit Paul.

Le député du Texas a cité l'abrogation de la Loi sur l'Insurrection comme laissant la porte ouverte à la déclaration d'urgence nationale et à la loi martiale, qui pourraient être instituée pour tout un tas de raisons, y compris la désobéissance civique en cas de baisse économique et de ruée dans les banques.

« Si dans 6 mois ou un an il y a le chaos total qui sait ce qu'ils pourraient essayer de faire, » a dit Paul.

Le candidat à la présidentielle a aussi critiqué l'abolition de l'Habeas Corpus comme un « signe très dangereux » que des plans étaient préparés pour la loi martiale.

« Pourquoi changeraient-ils les lois s'ils ne projetaient pas de s'en servir, » a conclu Paul.

Les soupçons sont montés la semaine dernière quand un mystérieux spéculateur a risqué des milliards de dollars après l'achat de 245.000 put options [2] sur le Down Jones Eurostoxx 50 index, en réalité une spéculation sur le fait que le marché s'effondrera par un tiers avant le 21 septembre.

Original : http://prisonplanet.com/articles/august2007/290807_eventually_collapse.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

Notes du traducteur
1- Dans le jargon de la finance, selon le dictionnaire spécialisé, dénouer signifie : Annuler une opération sur valeurs par une opération symétrique.

Paul veut donc dire que l'injection de milliards d'argent liquide dans le circuit interbancaire (voir La crise financière pour les nuls) est inefficace à long terme parce qu'elle provoque un effet symétrique inverse : la dévaluation de l'argent.

On aura compris que l'argent injecté dans le circuit interbancaire est créé à cette fin. Cet argent qui ne correspond à aucun valeur réelle, provoque inévitablement la dévaluation de la monnaie (une plus grande quantité de monnaie sans augmentation de la richesse globale déprécie l'unité monétaire).

Remarquons cependant que, comme toutes les banques centrales ont fabriqué de l'argent pour l'injecter dans la bulle, se pourrait-il qu'il n'y ait pas de dévaluation marquée du dollar puisque toutes les devises sont censées se dévaluer ?

2- Put option ou en français option de vente, selon le dictionnaire spécialisé :

Option conférant à l'acheteur de l'option le droit, mais non l'obligation, de vendre à une autre personne, le vendeur de l'option, une quantité déterminée d'un certain actif sous-jacent à un prix fixé d'avance, soit à une date déterminée pour une option européenne, soit à n'importe quel moment durant une période donnée pour une option américaine, moyennant le versement par l'acheteur au vendeur du prix de l'option.

Cette définition montre que le jargon financier est trompeur puisque l'acheteur est en définitive le vendeur des titres et le vendeur en est l'acheteur.

On supposer donc que le mystérieux spéculateur se débarrasse de ses titres parce qu'il prévoit l'effondrement de leur valeur.


*** RELENTS DE POISSON FAISANDE
La Chronique Agora, Vendredi 31 août 2007
http://www.la-chronique-agora.com/index.php


La période boursière agitée que nous traversons depuis la mi-juillet constitue une période bénie pour les spécialistes du trading très court terme -- les fameux day traders, qui ne soucient guère des conséquences macroéconomiques d'une explosion de la bulle du crédit mais se régalent de ses retombées indirectes, à savoir un regain de volatilité des marchés, avec des écarts allant de 1,5 à 3% en valeur absolue en l'espace de quelques heures.

Le CAC 40 s'est offert en moins de 24 heures d'horloge pas moins de trois variations de 1,5% en valeur absolue, dont pas moins de deux entre 9h30 et 17h hier. Cela revient à une consolidation de 80 points suivie d'une remontée des cours parfaitement symétrique qui affole les indicateurs techniques (notamment le VIX aux Etats-Unis) mesurant la nervosité des cours sur les options négociables et autres produits dérivés.

La bourse de Paris vient d'effacer en 48 heures le trou d'air de mardi (-2,1%). Dans la foulée, elle a renoué avec la zone de résistance court terme des 5 600/5 610 points testée lundi, 90% des titres s'inscrivant en hausse. Mais au sein du CAC 40, quatre valeurs financières sur cinq (la seule exception à la règle concernait le titre Crédit Agricole, pour cause de publication de semestriels déjouant les craintes des analystes) figuraient parmi les dix moins bonnes performances du jour.

La séance de vendredi devrait s'avérer propice à de nouveaux achats techniques qui rendraient l'achèvement du mois d'août moins douloureux pour les gérants de fonds indiciels, la perte résiduelle se trouvant ramenée à -2,75% au moment ou nous rédigeons ces lignes.

Un nouveau test des 5 620 points semble probable (sauf soudaine défaillance de Wall Street), et en cas de débordement, le CAC 40 pourrait se hisser jusque vers 5 690/5 700 points -- ce qui correspondrait à 50% de retracement de la correction de 950 points subie en juillet/août.

** Il ne faut cependant pas s'attendre à ce que les gérants se lancent dans des programmes de rachat très ambitieux à la veille d'un pont de trois jours aux Etats-Unis pour cause de Labor Day lundi... alors que la Fed tente de marquer son territoire face aux accusations de complaisance vis-à-vis des amicales pressions exercées par les "marchés" (comprendre une poignée d'influents dirigeants de grandes banques d'affaire ou de blue chips du S&P 100 puis de gérants de grands fonds de retraite basés à Manhattan, en Floride, dans le Delaware ou en Californie.

Ben Bernanke avait rassuré Wall Street mercredi soir en rendant publique une réponse écrite adressée à un sénateur démocrate, expliquant que la Fed a déjà pris les mesures nécessaires pour assurer la liquidité du marché, et que le Comité de politique monétaire tiendra compte des risques que fait peser la crise du subprime sur l'activité économique américaine.

De fait, la Fed a instauré un système de guichet permanent offrant -- à coût fixe -- des liquidités aux institutionnels qui se retrouveraient à cours de cash entre deux adjudications officielles. L'institut s'est d'ailleurs empressé d'injecter 10 milliards de dollars supplémentaires ce jeudi.

Difficile de parer de façon plus efficace toute menace de credit crunch. Cela rend la nécessité d'un assouplissement monétaire dès la mi-septembre moins impérieuse : c'est le message que Ben Bernanke s'est appliqué à faire circuler au travers d'un article signé par un journaliste du Wall Street Journal, réputé pour savoir saisir avec une rare pertinence l'état d'esprit du patron de la Fed.

** Beaucoup de politiques et de grands patrons -- dont celui du Crédit Agricole -- envient la réactivité et le pragmatisme de la Banque centrale américaine. Cependant, nous allons -- une fois n'est pas coutume -- accorder des circonstances atténuantes à la BCE, dont l'immobilisme et le dogmatisme nous irritent d'ordinaire au plus haut point : qu'elle maintienne le taux directeur à 4% ou qu'elle envisage même de restaurer un biais monétaire accommodant (pure hypothèse, car nous sommes bien convaincu que ce ne saurait être le cas), cela ne changerait plus rien en l'état actuel des choses.

La situation que le grand public découvre ne se résoudra pas par la magie de quelques injections de liquidités ou par une réduction symbolique du loyer de l'argent. Les épargnants français imaginaient-ils par exemple que des fonds de trésorerie "dynamiques" pourraient cesser d'être valorisés, voir dissous... que l'argent pourrait être gelé durant plusieurs semaines... que ces véhicules de placement de père de famille, réputés sans le moindre risque, pourraient dégager de -1% à -2% de plus value au lieu de +4% attendus ? Un intermédiaire boursier de la place parisienne pourrait-il annoncer des pertes en capital bien plus considérables pour les souscripteurs de fonds qui avaient, de prime abord, l'apparence de SICAV monétaires optimisées ?

Nous avions commencé jeudi à décrire les mystérieux mécanismes qui rendaient un système financier européen bien policé, hyper-sécurisé (réglementairement s’entend), sourcilleux vis-à-vis des garanties présentées par les emprunteurs domestiques, aussi perméable à des créances pourries venues d’outre-Atlantique et qui font de simples SICAV monétaires --archétype du placement "sans risque de moins values" -- des sources de gros problèmes juridiques et commerciaux. Les CDO, ABS et toute la panoplie des produits structurés adossés à divers types de créances accordés aux ménages américains ont envahi tout le système ; nul ne peut prétendre avec certitude qu’ils ne se sont pas insinués dans des supports d’épargne où ils n’auraient jamais dû figurer.

Ils ont vu le jour à la fin des années 90 aux Etats-Unis ; ils n’ont pris leur essor qu’au début des années 2000 en Europe mais ils ne sont pas entrés par la grande porte... Ils se sont d’abord glissés par un vasistas, puis ont trouvé des issues de plus en plus larges à mesure que leur juteux rendement exerçait une attraction irrésistible sur les sociétés d’assurance et autres hedge funds américains.

De simples instruments de refinancement, les produits structurés sont devenus le cœur de tout un système, en grande partie alimenté par le carry trade. Le jeu consistait à vendre du yen à découvert sur des échéances courtes (au-delà de 18 mois, les couvertures de change deviennent trop aléatoires) ; cependant, il ne vaut la chandelle qu’à condition d’exploiter des gisements de profits rapides.

Les dérivés de crédit -- adossés à des prêts à la consommation facturés entre 16% et 20%, des prêts hypothécaire à 7,5% (avec toute une palette de maturités au gré de la demande) et des lignes de crédit à 6% destinées à financer des LBO -- répondaient parfaitement à la demande domestique et internationale. Avec les effets de levier appropriés, les 15% de rendement annuels qui permettent de doubler la mise en cinq ans étaient facilement atteints... pour les moins gourmands !

Il n’a pas fallu longtemps pour que les opérateurs prennent la mauvaise habitude d’estimer qu’il était naturel de gagner de l’argent, beaucoup d’argent, sans se soucier de son odeur (du risque sous-jacent) ni de sa provenance, qu'il s'agisse de banques d’affaire ayant pignon sur rue... ou de l'une de leurs filiales et plus ou moins bien assumées spécialisées dans le subprime, structures off shore souples, réactives et pleines de "créativité".

** A propos d’odeurs, de nombreux "conduits" (c’est la dénomination techniques des dérivés de crédit auxquels nous faisons allusion dans le jargon financier) auraient grand besoin d’être récurés !

Il y flotte comme des relents de poisson pas frais... et si la géographie du système vous échappe un peu, nous allons vous en dresser une cartographie détaillée et tout en relief lundi.

Il y sera encore une fois question de poissons -- aussi bien de ceux qui nagent en eaux troubles que ceux qui ont subi quelques déboires avec la chaîne du froid après leur conditionnement.

Nous passerons en revue les pêcheries, les marchés à la criée, les entrepôts frigorifiques, les grands distributeurs, leurs interactions complexes... et nous démontrerons pourquoi, au bout du compte, des denrées à la fraîcheur douteuse ont atterri malencontreusement dans nos assiettes... alors que les autorités sanitaires n’y ont apparemment vu que du feu.

Rendez-vous lundi...


Dan Amoss vous donne les dernières nouvelles de Wall Street
*** INDIGESTION SUR LES MARCHES
La Chronique Agora, Vendredi 31 août 2007
http://www.la-chronique-agora.com/index.php


** Autrefois, le crédit était aussi bon marché que le LSD dans les années 60. Mais les jours du crédit facile ont pris fin il y a trois semaines environ... et l'ère du crédit cher est arrivée. A mesure que le crédit devient plus cher, les prix des actifs vont baisser. Et ce ne sera guère plaisant pour les investisseurs.

- Durant le cycle du crédit en cours, les investisseurs pourraient souffrir encore plus que d'habitude. C'est parce que le cycle en question n'a rien d'ordinaire -- en fait, le monde n'a jamais rien vu de tel.

- Dans le système financier moderne, la capacité de créer du crédit dépasse de loin les compétences du système bancaire traditionnel. Un labyrinthe de contrats de crédit et de dérivés fournit des sources de financement qui ne passent jamais le seuil d'une banque traditionnelle.

- Le nom de ce labyrinthe ? La "titrisation".

- Tous les flux possibles et imaginables de futur cash flow -- du remboursement de votre voiture ou de votre maison aux prêts finançant les accords de private equity -- peuvent être "titrisés" et vendus au plus offrant. La titrisation, c'est simplement le processus par lequel un flux de futures liquidités est engagé auprès d'une entité légale distincte -- qui répartit ensuite cet argent entre différentes "tranches", ou classes de créditeurs.

- Comme tout dans la vie, la révolution de la titrisation a des côtés positifs et négatifs. L'une des conséquences négatives, c'est que la titrisation crée un vaste espace entre les emprunteurs et les prêteurs. Les deux partis ne se connaissent jamais... et ne se soucient pas de faire connaissance. Mais de toute évidence, plus un prêteur est loin d'un emprunteur, plus il y a de possibilités de fraude de la part de l'emprunteur et de sous-estimation des risques de la part du prêteur. En général, de très mauvais crédits sont accordés dans ces cas-là, comme le découvrent actuellement ceux qui se sont aventurés dans le secteur du subprime. A un bout de la chaîne du crédit, on trouve abondance de "prêts menteurs" tout prêts à mal tourner, tandis qu'à l'autre bout se trouvent bon nombre de prêteurs qui ne comprennent pas complètement les risques qu'ils prenaient.

** Bill Gross, le gestionnaire de fonds le plus avisé au monde, a récemment publié son point de vue sur la débâcle du subprime. Dans le numéro de juillet de sa lettre, Investment Outlook, Gross admet que la titrisation et les produits dérivés diversifient le risque et "le détournent du système bancaire pour finalement le mettre entre les mains d'acheteurs inconnus, mais ils multiplient l'effet de levier comme le virus Andromède. Lorsque les taux d'intérêt grimpent, le contenu de la boîte de Pétri change du tout au tout : d'une expérience bénigne en ingénierie financière, il devient un virus destructeur, parce que le coût de cet effet de levier réduit en fait le prix des actifs..."

- "Le défaut, cher lecteurs, réside dans les maisons financées par de l'argent bon marché -- voire gratuit dans certains cas en 2004, 2005 et 2006", conclut Gross. "Alors que les hedge funds Bear Stearns font désormais partie du passé, ce n'est pas le cas de ces millions et millions de maisons. Elles ne vont nulle part... ce qui n'est pas le cas des prêts qui y sont rattachés. Les remboursements de crédits immobiliers grimpent, grimpent et grimpent... tout comme les défauts de paiement. Une récente étude de la Bank of America estime qu'approximativement 500 milliards de dollars de prêts à taux variable seront réajustés à la hausse en 2007, de 200 points de base en moyenne. 2008 recèle encore plus de surprises, avec 700 milliards de dollars de prêts à taux variable devant être réajustés, dont près des trois quarts sont subprime"...

- Le marché de l'immobilier restera paresseux bien plus longtemps que s'y attendent la plupart des gens. 700 milliards de dollars de réajustements de prêts ne peuvent qu'augmenter la masse de vendeurs en détresse en 2008. Et cela pèsera encore sur un marché de l'immobilier morose, qui a déjà assez de mal à se débarrasser de stocks énormes. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce scénario mettra à mal la demande de titres adossés sur l'immobilier résidentiel.

- Jusqu'à présent, les hedge funds ont créé une grande quantité de la "liquidité" qui inonde la planète. En achetant les produits dérivés faisant jouer l'effet de levier et s'appuyant sur les diverses créances hypothécaires, les acheteurs ont fourni le cash nécessaire pour accorder de nouveaux prêts... et créer de nouveaux produits dérivés. Les liquidités ont encore augmenté ; les prix des actions ont grimpé en flèche ; tout le monde était content... jusqu'à ce qu'un nombre record de propriétaires immobiliers se mette à faire défaut sur le remboursement de leurs prêts. Tout à coup, les produits dérivés ne fournissaient plus les rendements attendus par les acheteurs. Au lieu de cela, ils fournissaient des pertes considérables que les acheteurs n'attendaient pas. L'indigestion a suivi.

- Une indigestion, en général, ça coupe l'appétit. C'est là que nous en sommes aujourd'hui -- à la phase d'indigestion. L'appétit des investisseurs institutionnels pour les titres adossés aux prêts hypothécaires est en train de s'évanouir alors même que les marchés essaient de leur en servir de nouvelles portions.

- Préparez-vous au retour du crédit cher.


Titre: L'once d'Or bientôt à 2000 dollars US ? (1 once = 31,46 grammes d'Or pure )
Posté par: informaticien le 01/09/2007 - 12:55:42
L'Algérie a déjà perdu plusieurs milliards de dollars US (pétrodollars) à cause de l'actuelle crise boursière et bancaire mondiale et de la dépréciation de la monnaie américaine ( dollars US ) pendant qu'un pourcentage important des dizaines de milliards de dollars US du fond de stabilisation Algérien sont exposés à des pertes encore plus importantes.

Des "vassaux Algériens" ont suivi bêtement les "conseils d'incompétents magouilleurs et malintentionnés" et ont mis gravement en danger la sécurité et la survie de la nation Algérienne.

Cette actuelle crise boursière et bancaire mondiale, ces pertes et dépréciations concernant les pétrodollars Algériens sont des événements très grave pour l'Algérie et tous les Algériens et auront à très court terme des effets catastrophiques sur la stabilité financière et sociale interne précaire de l'Algérie (risque sérieux et imminent de banqueroute de l'état Algérien).

L'Algérie doit agir maintenant pour sauver sa stabilité financière et sociale précaire sinon il y a un grave risque de dislocation de l'état et de la nation Algérienne et ni l'armée Algérienne, ni les services de sécurité Algériens  et ni la religion n'y pourrons rien pour la sauver. Ca sera le "chacun pour soi".

L'Algérie doit immédiatement accroître ces réserves d’or "physique" de la banque centrale d'Algérie, ce débarrasser de ses milliards de pétrodollars US "épar pillé" dans le monde en les convertissant en Or "physique" rapatrié et stocké au niveau de la banque centrale d'Algérie, libeller les exportations de pétrole et gaz Algérien pour moitié en Euro et pour autre moitié en Or (http://fr.wikipedia.org/wiki/Or) "physique".

Dans un future très proche, la stabilité et la puissance économiques, politiques, sociales et militaires seront évaluées sur la base de la quantité d'Or "physique" stockée dans la banque centrale de chaque pays mais aucunement sur la base de bouts de papiers sans valeurs.

1 once d'Or (http://fr.wikipedia.org/wiki/Or) =  31,46 grammes d'Or pureté 99,5% =  662,79 dollars US =  487,05 Euros = 45421,04 dinars Algériens source http://www.mataf.net/conversion-XAU.htm

>>Investir dans l’Or :  http://www.invest.gold.org/<<

Le jeu secret de la Chine.
La Chine transforme discrètement ces dollars... vous l'aurez deviné... en OR.


http://www.la-chronique-agora.com/ - 31 Aout 2007

Fan Gang, directeur de l'Institut national de recherches économiques de la Chine, se tenait devant une pièce pleine à craquer au Forum mondial de l'économie à Davos, en Suisse.

Et ses déclarations étaient très claires...

"Le dollar US n'est plus, selon nous, une devise stable. Il se dévalue sans arrêt, et sans arrêt cela cause des problèmes. La véritable question est donc de savoir comment changer de régime pour passer d'un lien avec le dollar à une référence plus facilement gérable, comme l'euro, le yen... ce genre de systèmes plus diversifiés..."

Et la Chine n'est pas la seule à se détourner du billet vert. La Malaisie abandonne elle aussi le dollar. Ainsi que l'Indonésie. Et la Thaïlande. Voire le Japon. Mais qui pourrait les en blâmer ?

A eux seuls, la Chine et le Japon possèdent environ 906 milliards sur les 1 100 milliards de dollars de bons du Trésor US détenus à l'étranger.

Mais un dollar faible, c'est un actif qui disparaît. Pour les Chinois, cela commence à ressembler à une gigantesque montagne de risque. Yu Yongding, qui siège au Comité de politique monétaire de la Banque centrale chinoise, a déclaré au China Securities Journal qu'il s'inquiétait de la possibilité de voir les Etats-Unis baisser leurs taux, ce qui mettrait sous pression le dollar et le yuan.

"Plus grave", a-t-il déclaré, "l'économie chinoise serait heurtée de plein fouet si le dollar US s'affaiblissait soudain à cause de facteurs comme l'effondrement de la bulle immobilière américaine. La perte causée aux réserves de change chinoises serait extrêmement sérieuse".

Ils n'auront pas à attendre bien longtemps -- regardez ce qui est en train de se passer en ce moment même sur les marchés immobiliers US... dans le secteur du crédit... et ce que cela entraîne sur les places boursières.

Publiquement, la Chine parle de convertir une partie de ses réserves de change, du dollar vers l'euro. Et cela pourrait arriver. Mais l'euro n'est que du papier, lui aussi... et a ses propres problèmes de dette à régler.

La véritable histoire, c'est que la Chine transforme discrètement ces dollars... vous l'aurez deviné... en OR.

La Chine a récemment liquidé environ 2,4% de ses réserves de dollars pour acheter de l'or. Ce dernier s'est toujours mieux comporté que le dollar. En fait, depuis des siècles, l'or se comporte mieux que n'importe quelle devise fiduciaire.

Le 28 décembre 2005, un économiste de la plus grande société de courtage chinoise, China Galaxy Securities, a discrètement laissé entendre que la Banque centrale chinoise projetait de quadrupler ses réserves d'or dans un futur proche.

La Banque du Japon a également parlé d'augmenter ses réserves d'or. Idem pour les banques centrales d'Afrique du Sud, d'Argentine et de Russie. En fait, la Russie a déclaré qu'elle ferait passer la part de l'or dans ses réserves financières totales de 5% à 10%.

C'est le double de ce qu'elle détient actuellement.

Pour y parvenir, la Russie devrait absorber sa propre production aurifère tout entière sur les trois prochaines années. Cela fait une très longue période durant laquelle le monde devrait se passer de la production aurifère russe...


Comment le monde arabe dépense ses richesses pétrolières

Pensez-y. Depuis le temps que le baril de pétrole tourne autour de ses sommets, à 70 $... les cheikhs de l'OPEP et autres nababs du pétrole n'ont fait que s'enrichir. Vous êtes vous déjà demandé ce qu'ils FONT de toute cette nouvelle richesse pétrolière ?

Durant la crise énergétique des années 70, ils ont brûlé leurs pétrodollars en collectionnant des Rolls-Royce, des appartements à Londres et des bijoux de plusieurs millions d'euros chez Tiffany's.

Pas cette fois.

Aujourd'hui, fini les folies immobilières au Royaume-Uni. Les cheikhs se tiennent également loin des actions américaines. En fait, ils ont même laissé tomber certaines de leurs positions en bons du Trésor US.

Au lieu de cela, l'argent a coulé dans le marché boursier saoudien, qui a été multiplié par huit ces cinq dernières années... dans le marché de Dubaï, qui a grimpé de 166%... et dans la Bourse d'Abu Dhabi, où les cours ont grimpé de 80%.

Mais à présent, la donne a changé pour les marchés boursiers. Vers quoi se tourner ? Les Arabes ont commencé à accumuler de l'or.

Voyez-vous, au Moyen-Orient, le pétrole est la devise officieuse. Et en termes de pétrole, l'or est LE SEUL investissement encore très bon marché.

En ce moment, il faut un peu plus de huit barils de pétrole pour acheter une once d'or. Historiquement, l'or était en moyenne équivalent à 15 barils de pétrole. Selon ces termes, les cheikhs considèrent que l'or se vend environ la moitié de ce qu'il devrait être.

Que se passerait-il si le ratio or/pétrole s'inversait ?

Pour qu'il revienne à son niveau moyen historique, soit les prix du pétrole devraient plonger à 44 $ le baril... soit le prix de l'or devrait passer à 1 065 $ l'once. Et le pétrole n'est pas près de baisser. En fait, selon Goldman Sachs, il se pourrait que le pétrole arrive jusqu'à 105 $ le baril.

On parle là d'une once d'or atteignant entre 1 575 et 2 250 $ !

Mais le métal jaune pourrait grimper encore plus haut.

En 1988, le ratio or/pétrole a atteint 33. Avec un baril à 105 $, vous imaginez ce que ça donnerait ?

Je ne veux même pas faire le calcul -- on s'approche d'une once d'or à 4 000 $.

Même moi, je ne pense pas qu'il grimpera à ce point dans un proche futur. Mais je peux vous dire cela : selon le Conseil de défense des ressources naturelles, les Etats-Unis consomment déjà 200 000 $ par minute en pétrole étranger. Ajoutez à cela les bruits de bottes qu'on entend en Iran, Chavez au Venezuela et la demande de pétrole chinoise qui augmente sept fois plus vite que la demande américaine... et vous vous rendrez compte qu'il n'y a aucun moyen de voir les prix du pétrole rester sous la barre des 100 $ bien longtemps.

cette instabilité détruit la confiance dans le dollar... mais cause une montée en flèche de la valeur de l'or, du pétrole et des autres matières premières..


Pourquoi l'or -- et pourquoi maintenant ?

Vous vous rappelez la dernière fois où l'or a dépassé les 2 000 $ l'once ?


Jamais l'or n'est passé au-dessus des 2 000 $, vous dites-vous peut-être. Eh bien si !  

Revenons en 1971. L'or se vend 35 $. Mais Nixon brise les liens du métal jaune avec le dollar, et le cours commence à grimper. En 1975, il en est à 196 $. En 1980, on frôle les 850 $.

Seulement voilà : à l'époque, on pouvait également gagner l'équivalent de 27 000 $ par an... et vivre comme quelqu'un gagnant 100 000 $ aujourd'hui. On pouvait acheter 50 000 $ une maison qui en vaut 250 000 $ aujourd'hui. Avec 270 000 $ sur votre compte-épargne, vous pouviez prendre votre retraite avec l'équivalent d'un million de dollars actuels.

Si l'on calcule le cours en dollars actuels, l'or qui était à 196 $ en 1975 passe à 750 $. Quant au cours de l'or en 1980 -- lorsque le métal jaune a atteint son sommet à 850 $ -- il est à 2 176 $. Et ça, c'est juste ce qu'on obtient en utilisant les chiffres conservateurs de la Fed.

Maintenant, essayez un peu ce calcul...

L'or à 38 349 $ l'once !

Les Etats-Unis ont 8 180 tonnes d'or -- soit près de 261,7 millions d'onces -- dans leurs réserves.

Combien de dollars peut-on acheter avec autant d'or ?

Eh bien, en 1980, pour chaque once d'or aux Etats-Unis, le système financier faisait circuler 6 966 $.

Cela fait un total de 1 800 milliards de dollars. A la fin 2005, le total réel de la masse monétaire américaine a dépassé les 10 000 milliards de dollars.

Cela fait 38 349 $ en circulation pour chaque once d'or en réserve !

Bien entendu, on ne verra jamais l'or atteindre un tel prix.

Tout comme vous n'entendrez plus jamais -- depuis le 23 mars 2006 -- la Réserve fédérale américaine révéler la taille réelle de la masse monétaire américaine. Les chiffres sont si embarrassants que la Fed a annoncé qu'elle les "retirait" des futures déclarations !

Heureusement, vous n'avez pas besoin de l'aide de politiciens pour avoir une véritable idée de ce qui est en train de se produire.

En pourrait utiliser des centaines de chiffres différents pour démontrer le pétrin dans lequel se trouvent les Etats-Unis. La hausse vertigineuse des dettes gouvernementales et personnelles. Le taux d'épargne en chute libre. Les prêts immobiliers représentant une part record du PIB. Les rendements plongeant à pic pour les bons du Trésor US. Les dettes gouvernementales "officieuses", en hausse constante, et qui pourraient atteindre jusqu'à 53 000 milliards de dollars.

les Etats-Unis sont au cœur d'un phénomène potentiellement dévastateur pour l'économie planétaire... mais qui provoquera également l'envolée des cours de l'or.

Voyez-vous, les autorités américaines mènent une "guerre secrète" depuis 20 et quelques années.

Quelle guerre ? Pas l'Irak, ni le Kosovo ou l'Afghanistan.

Je vous parle là d'une autre sorte de guerre. Contre les ravages d'une économie morte et stagnante. La Fed, depuis toutes ces années, lutte désespérément contre la déflation -- une situation où rien ne bouge et personne n'achète quoi que ce soit.

L'arme de choix, dans cette guerre continue et secrète, c'est d'inonder le marché de liquidités et de crédit facile. Voilà pourquoi, depuis 1950, la somme totale de dollars en circulation a grimpé de plus de 3 000% !

C'est très simple : des injections régulières de liquide et de crédit donnent à tout le monde l'impression d'être riche. Selon une certaine théorie économique, lorsqu'on a du liquide et du crédit à taux bas, les entreprises empruntent et se développent. Les consommateurs empruntent et dépensent. Les ménages empruntent et achètent des maisons.

Et tout ça, c'est très bien... jusqu'à ce que tout tourne mal.

Voyez-vous, le problème, c'est que même la monnaie ne peut pas échapper aux lois naturelles de l'offre et de la demande. Lorsqu'il y a trop d'argent en circulation, chaque centime vaut moins par rapport à la masse générale. C'est l'inflation des prix. Et tout à coup, chaque centime que vous avez dans votre compte en banque voit sa valeur diminuer.

Actuellement, ce phénomène a entraîné une chute de pas moins de 96% du pouvoir d'achat du dollar ! En d'autres termes, le dollar ne vaut plus que quelques centimes par rapport à ce qu'il valait il y a un siècle de ça. Ou même par rapport à ce qu'il valait la dernière fois que l'or a connu un boom, dans les années 70.

C'est tout ce qui reste de marge de manoeuvre avant que la planète n'assiste à la destruction complète du dollar -- ce qui entraînerait l'implosion du système monétaire mondial, dont le dollar est le pivot.

Est-ce que cela pourrait se produire ? Oui. Voyez ce qu'en pensait Ben Bernanke, président de la Fed, dans un discours au National Economists Club, à Washington, en novembre 2002...

"Comme l'or, les dollars n'ont de valeur que dans la mesure où leur offre est strictement limitée. Mais le gouvernement américain possède une technologie, appelée planche à billets (ou son équivalent électronique aujourd'hui) qui lui permet de produire autant de dollars qu'il le souhaite quasiment sans frais... Nous concluons que, sous un système de monnaie fiduciaire, un gouvernement déterminé peut toujours générer une hausse des dépenses -- et donc une inflation positive".

En d'autres termes, si vous voulez lubrifier une économie... faites marcher la planche à billets et rendez l'emprunt aussi facile que possible, à des taux d'intérêt très très bas. Selon Ben Bernanke, la Fed ne perdra pas le contrôle avant que les taux courts ne passent à zéro -- et encore.

Eh bien, je ne suis pas d'accord. Inonder le marché d'argent facile, c'est un peu comme brûler vos meubles pour vous tenir chaud au beau milieu d'une tempête de neige ! Je préfère croire qu'un économiste plus intelligent encore, Ludwig von Mises, a vu juste...

"Il n'y a aucun moyen d'éviter l'effondrement final d'un boom provoqué par l'expansion de crédit. La seule alternative, c'est de voir la crise arriver tôt, suite à l'abandon volontaire de l'expansion de crédit, plutôt que tard, sous la forme d'une catastrophe finale et totale pour le système monétaire concerné".

Grâce au crédit facile, la dette de consommation a augmenté aux Etats-Unis. Elle atteignait environ 10 000 milliards de dollars lorsque Greenspan a pris les rênes de la Fed en 1987. A présent, elle se monte à 37 300 milliards de dollars -- soit près de 350% du PIB américain.

Pendant ce temps, le gouvernement dépense et s'endette encore plus rapidement. L'administration US actuelle a déjà dépensé plus d'argent depuis 2000 que tous les gouvernements passés à la Maison-Blanche depuis George Washington. D'ici 2017 -- selon la Heritage Foundation -- les déficits fédéraux devraient grimper d'au moins 1 000 milliards de dollars par an. Après ça, ils passeront à 2 000 milliards de dollars.


Titre: Re : Des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens risquent de disparaitre
Posté par: informaticien le 08/09/2007 - 11:58:30
les "Algériens patriotes" ne doivent pas céder maintenant devant les terroristes d'états étrangers et devant leurs "vassaux algériens".

Les "Algériens patriotes"  doivent persister à récupérer tous leurs dizaines de milliards de pétrodollars Algériens à l'étranger, en les convertissant en Or (physique) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Or) et stocker cet Or (physique pureté au moins 99,5%) au niveau de la Banque Centrale d'Algérie en Algérie, sinon ils vont les perdre ou "être spolier scientifiquement"  car la crise financière et bancaire au USA et dans le monde s'aggrave de jour en jour et ce n'est pas des "incompétents magouilleurs et malintentionnés étrangers et leurs vassaux algériens" qui vont prouver le contraire.

Cette actuelle crise boursière et bancaire mondiale, ces pertes et dépréciations concernant les pétrodollars Algériens à l'étranger sont des événements très grave pour l'Algérie et tous les "Algériens patriotes" et auront à très court terme des effets catastrophiques sur la stabilité économique, financière et sociale interne précaire de l'Algérie (risque sérieux et imminent de banqueroute de l'état Algérien avec son lot de conséquences négatives : guerre civile, famine, dislocation de l'Algérie). La seule solution à très court terme est de récupérer immédiatement tous les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens à l'étranger, en les convertissant en Or (physique pureté au moins 99,5%) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Or) et stocker cet Or (physique pureté au moins 99,5%) au niveau de la Banque Centrale d'Algérie en Algérie avec un comité populaire de contrôle et de surveillance de ce stock d'Or.

Ce comité populaire de contrôle et de surveillance de ce stock d'Or d'Algérie devra être transparent,

*composé d'un représentant intègre et compétent en économie et en finance et élu au suffrage populaire de chaque Wilaya,

*ce comité devra publié mensuellement et publiquement l'état du stock d'Or d'Algérie et les mouvements détaillés concernant ce stock d'Or d'Algérie (comptabilité).

Ce stock d'Or d'Algérie et son comité populaire de contrôle et de surveillance permettront de savoir si l'Algérie est en train de s'enrichir ou de s'appauvrir ou d'être spolier au fur et à mesure que les réserves Algériennes d'hydrocarbure (surtout le pétrole) se tarissent.

Ce stock d'Or d'Algérie et son comité populaire de contrôle et de surveillance permettront également de rassurer les vrais investisseurs honnêtes et professionnels, Algériens et étrangers, qui veulent réaliser leurs projets en Algérie et détecter les "investisseurs spoliateurs (faux investisseurs)" de l'Algérie et du peuple Algérien car il y a actuellement énormément d'investisseurs spoliateurs (faux investisseurs) étrangers et Algériens en Algérie au détriment des vrais investisseurs honnêtes et professionnels, Algériens et étrangers.

Les "incompétents magouilleurs et malintentionnés étrangers " et leurs complices "vassaux algériens" soutiennent et favorisent, en utilisant le terrorisme et le banditisme, les investisseurs spoliateurs étrangers et Algériens en Algérie et détruisent systématiquement tous les projets des vrais investisseurs honnêtes et professionnels, Algériens et étrangers. Les Algériens savent déjà qui sont ces investisseurs spoliateurs étrangers et Algériens en Algérie.

Investisseurs spoliateurs en Algérie méfiez vous car des machettes et des hachettes sont en train d'être affûtées.

L'Algérie doit immédiatement convertir le reste de ces réserves d'hydrocarbure (surtout le pétrole) qui se tarissent à vue d'oeil en Or (http://fr.wikipedia.org/wiki/Or) (physique pureté au moins 99,5%) stocker en Algérie et protéger par les "Algériens patriotes" intègres et compétents.

Les "incompétents magouilleurs et malintentionnés étrangers " et leurs complices "vassaux algériens" sont en train de mettre à feu et à sang l'Algérie pour empêcher la réalisation de se plan de sauvegarde de l'Algérie et camoufler la spoliation scientifiquement du bien des "Algériens patriotes" et pour ne pas rendre aux "Algériens patriotes" leurs milliards de pétrodollars à l'étranger qui pourraient sauver pour un temps l'état Algérien de la banqueroute et donc sauver pour un temps la nation Algérienne d'une guerre civile plus meurtrière et sauvage que celle des années 90s, de la famine et de la dislocation.

N'oublions jamais que dans le cas de la banqueroute de l'état Algérien, l'armée Algérienne, ces services de sécurité et la religion ne pourront rien faire pour empêcher ces catastrophes : guerre civile plus meurtrière et sauvage que celle des années 90s, la famine et la dislocation de l'Algérie.

Des  "Algériens patriotes"  sont morts et vont mourir à cause de cette actuelle opération de camouflage et d'intimidation. Il suffit de savoir ou sont placé les milliards de pétrodollars Algériens à l'étranger et qui les à placer pour connaitre les vrais commanditaires des attentats terroristes meurtriers actuels et futures en Algérie.

Si l'état Algérien est paralysé par cette opération de camouflage et d'intimidation alors chaque Wilaya, chaque commune, chaque village, chaque tribu, et chaque Algérien en Algérie doit créer et protéger son propre stock en Or pure (physique pureté au moins 99,5%).

Chaque Wilaya, chaque commune, chaque village, chaque tribu et chaque Algérien en Algérie doit devenir une "banque centrale stockant son propre Or pure (physique)". Ces stocks d'Or seront parmi les ingrédients de la stabilisation économique, financière et sociale de l'Algérie en cas de dislocation.

 
Selon un expert de British Petroleum  :
L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025 !


par Safia Berkouk - le Jeune Indépendant  - mercredi 12 septembre 2007

98% DES DEVISES "PETRODOLLARS" ALGERIENNES, QUI SONT EN TRAIN D'ETRE SPOLIER PAR DES ETRANGERS ET LEURS VASSAUX ALGERIENS, VIENNENT UNIQUEMENT DE LA VENTE DU PETROLE A L'ETRANGER. LA PART DU GAZ EST DE L'ORDRE DE 1à 2%.

DONC, MOINS EN MOINS DE PETROLE, MOINS EN MOINS DE DEVISES A DISTRIBUER + SPOLIER OU POUR CORROMPRE LES ETRANGERS ET LES ALGERIENS DONC RISQUE MAJEUR DE DISLOCATION DE L'ALGERIE D'ICI 17 ans.

ALGERIENS VOUS AVEZ MOINS DE 17 ANS POUR PREPARER VOTRE SURVIE OU VOTRE MORTS. BONNE CHANCE.


La création d’une OPEP du gaz relève davantage de «la manœuvre politique que d’une démarche à objectifs économiques». D’ailleurs, du point de vue strictement économique, elle n’est pas réalisable, selon l’économiste en chef de British Petroleum (BP) qui l’a soutenu lors d’une rencontre avec la presse hier à Alger.

Christof Ruehl, qui est chargé d’analyser le développement de l’économie mondiale et son impact sur le marché énergétique, a carrément qualifié l’idée d’une OPEP du gaz de «stupide», car elle ne peut être mise en œuvre dans la réalité, même si elle est soutenue par plusieurs pays comme l’Iran, le Venezuela ou encore le Qatar.

Pour étayer ses propos, M. Ruehl a invoqué trois raisons dont la première est l’absence d’un marché gazier intégré avec une fluctuation des prix, la seconde étant l’absence d’un producteur dominant comme dans le cas du pétrole avec l’Arabie saoudite, la dernière est que les prix du gaz sont déjà indexés sur ceux du pétrole.

Il se trouve qu’il existe déjà une organisation, à savoir l’OPEP, qui veille sur les intérêts des pays exportateurs de pétrole. Il n’y a donc pas d’intérêt qu’il y ait une organisation du même type pour le secteur du gaz. L’économiste de BP a toutefois estimé que la création d’organisations régionales reste possible pour des pays qui auraient des convergences sur le plan énergétique.

Il a, dans ce cadre, estimé que les inquiétudes européennes face au rapprochement entre l’Algérie et la Russie au cours des derniers mois pouvaient être justifiées dans la mesure où ce sont «les principaux fournisseurs gaziers du continent.

S’ils s’unissent, ils pourront décider d’augmenter les prix du gaz». C’est une préoccupation qui s’inscrit dans le cadre de la problématique de la sécurité énergétique qui est au cœur du débat du moment et qui divise les pays producteurs et consommateurs d’énergie.

Mais pour M. Ruehl, la question de la dépendance énergétique des pays consommateurs envers les pays exportateurs et vice versa ne doit pas être appréhendée uniquement dans son aspect négatif. Selon lui, la sécurité du marché réside justement dans cette dépendance, puisque celle-ci permet l’émergence d’interactions et de synergies entre les deux parties qui en principe sont difficile à dissoudre.

En tout état de cause, suivant les propos de M. Ruehl, la notion de sécurité énergétique s’apprécie différemment, selon qu’on est un pays producteur ou consommateur. 17 ans de réserves pétrolières et 53 ans de réserves gazières Dans une brève évocation des réserves pétrolières et gazières de l’Algérie, M. Ruehl a indiqué que l’Algérie pourra profiter de son pétrole pendant encore 17 années avec un volume de réserves estimé à 12,5 milliards de barils, alors qu’elle en a encore pour 53 ans en ce qui concerne les réserves gazières.

La production pétrolière algérienne représente 2,2 % de la production mondiale, alors que la consommation, dont la croissance est plus rapide que la production, représente 0,3 % de la consommation mondiale. Quant à la consommation gazière nationale qui représente 0,8 % de la consommation mondiale, elle croît également plus rapidement que la production nationale qui représente 2,9 % de la production mondiale.

L’économiste avait entamé sa conférence par un résumé des tendances énergétiques mondiales au cours des 5 dernières années et leur rapport avec la croissance économique mondiale. Il ressort des statistiques de BP que, durant cette période, les prix de l’énergie ont connu une hausse exceptionnelle, puisque les prix du pétrole ont plus que doublé, ceux du gaz ont augmenté de 75 % et ceux du charbon de 46 %.

La consommation énergétique mondiale a également augmenté puisqu’elle a triplé au cours des cinq dernières années pour tous les types d’énergie et surtout pour le charbon, ce qui a induit une pollution plus importante, puisque les émissions de carbone ont aussi augmenté.

L’expert a noté que ce sont essentiellement les pays émergents et en voie de développement qui ont été à l’origine de cette hausse de la consommation. Il a, par ailleurs, expliqué ces trois tendances par une croissance économique mondiale élevée de 4,5 %, soit son plus haut niveau depuis une cinquantaine d’années, œuvre principalement des pays en développement et des pays de l’ex-URSS.

L’augmentation de la consommation du charbon s’est réalisée au détriment d’autres énergies comme le nucléaire, dont l’utilisation a stagné pour des considérations d’ordre politique, a-t-il expliqué. S. B

Pour avoir un apercu de la mentalité criminelle de ces commanditaires étrangers et de leurs terroristes étrangers alliés aux "vassaux algériens", lire la suite :

Les nouvelles menaces terroristes viennent de Londres et visent la coopération américano-russe
8 septembre 2007 - 12:49
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3304

7 septembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Passant en revue les différentes menaces et les provocations terroristes de ces derniers jours, Lyndon LaRouche a déclaré « Ca vient de Londres. La Grande-Bretagne est déterminée à empêcher une coopération américano-russe. » Car sans cette coopération américano-russe, a-t-il dit, et quoique l’on puisse entendre dire par ailleurs, il est impossible d’obtenir la paix en Asie du Sud-Ouest. La paix ne peut être réalisée avec seulement une coopération régionale, car les Britanniques exercent un contrôle et une influence suffisante pour l’empêcher.

Les Britanniques sont en train de provoquer sa déstabilisation soient directement, ou avec l’aide de leurs réseaux établis au temps de Sykes-Picot (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=2111). Attendez-vous à ce que tous les fous sortent du bois.

* Jeudi, une tentative d’assassinat contre le président algérien Abdelaziz Bouteflika a fait 22 morts et 107 blessés à Batna, à 400 km au sud d’Alger. Un kamikaze attendait parmi la foule l’arrivée du président, et les gens autour de lui ont remarqué sa grande nervosité et ont prévenu la police. Lorsque la police s’est approchée de lui, il a fait exploser sa bombe.

* En début de semaine, les autorités danoises ont arrêté huit personnes suspectées d’être liées à al-Qaïda. Ce petit groupe s’activait en réaction à une nouvelle caricature publiée dans la presse scandinave, où le prophète Mohammed est représenté avec un corps de chien.

* Au même moment, trois personnes ont été arrêtées en Allemagne avec plus de 700 kilos d’explosifs, des détonateurs militaires, et des plans ciblant la base aérienne américaine de Ramstein, ainsi que des discothèques fréquentées par les soldats américains. Le leader de ce groupe était surveillé par la police allemande depuis qu’il avait cartographié cette zone fin décembre 2006. La police avait donc infiltré ce groupe. Sept autres suspects sont recherchés. Ces suspects avaient franchi la frontière française dans le passé, et en réponse, alors que la coupe du monde de rugby se déroule dans l’hexagone, les autorités françaises ont intensifié le plan Vigipirate, déjà en niveau rouge.

* Le week-end dernier, quatre activistes de l’ETA ont été arrêtés à Cahors avec des quantités considérables d’explosifs et des plans. Un des quatre suspects est l’artificier en chef de l’ETA, et un autre est un de leaders influents de l’organisation terroriste basque.

* Fin août des engins explosifs semi-professionnels avait été découvert dans les locaux d’HEC, en banlieue parisienne, où Nicolas Sarkozy a participé à l’université d’été du MEDEF.

* Vendredi les autorités américaines affirmaient que c’est bien Ousama Ben Laden qui figure sur la nouvelle cassette vidéo diffusée par al-Qaïda. Depuis 2003, Ben Laden n’avait produit que des messages audio, ce qui semblait confirmer les spéculations sur sa mort.

Brève contenue dans : Les Canons d’Août 2007 : pendant les vacances, Cheney veut attaquer l’Iran (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-Aout.php3)


Les banques distribuent des milliards pour sauver les hedge funds auxquels elle sont enchaînées
8 septembre 2007 - 17:45
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3305

7 septembre 2007 (LPAC) - La semaine dernière la banque publique du Land de Saxe en Allemagne Sachsen LB s’est retrouvée en banqueroute en essayant de renflouer son « conduit » irlandais Ormond Quay. S’en est suivi la vente en urgence de Sachsen LB elle-même à LBBW, une autre banque régionale publique. C’est maintenant Kestrel, un SIV (Véhicule d’investissement structuré) de la banque d’Etat allemande West LB, qui est devenu insolvable sur sa dette à court terme, et qui se déleste de ses actifs pour essayer de couvrir ce trou, comme le rapporte le quotidien britannique The Independent. Est-ce que West LB va devoir tenter un sauvetage comme Sachsen LB ?

Dans le même temps, le Daily Telegraph rapporte que la filiale de la banque britannique Barclay’s, BarCap, tente de boucler un sauvetage de Mainsail II, un de ses SIV. Mainsail II gère 4,5 milliards de dollars, et est contrôlé par le groupe de hedge funds Solent Capital qui a été lui-même durement frappé par la crise financière. Cette tentative est la seconde après que BarCap ait organisé le sauvetage de son SIV Cairn High-Grade Funding pour 6 milliards de dollars.

Une source économique bien informée de Paris rapporte que si les banques centrales semblent avoir évité jusqu’ici le krach grâce à l’injection massive de liquidités, une deuxième phase, qui sera bien pire, est en marche. Au point où nous en sommes, les hedge funds qui ont perdu gros sur les marchés, vont devoir rembourser et se restructurer, ce qui veut dire que les banques qui leur ont prêté énormément d’argent vont être plongées dans de graves ennuis.

Cette source a également souligné la gravité de la situation en Espagne, qui selon lui est la pire de toutes l’Europe avec la Grande-Bretagne. Les pertes y sont énormes et les banques espagnoles ayant fourni l’ensemble des prêts vont être frappées de plein fouet dans les mois qui viennent. Les plus grandes banques espagnoles sont pris dans l’engrenage et en particulier Banco Santander (liées à la Banque royale d’Ecosse de la monarchie britannique) et Banco Bilbao, désormais BBV. Pour ce qui est de la partie subprime de cette crise, le pire reste à venir, car la majorité des hypothèques subprime aux Etats-Unis ont été contractées en 2006. Ce qui va mener à une troisième phase dans l’effondrement qui frappera directement le dollar.

A ce sujet : LaRouche : il faut choisir entre les banques et les hedge funds

LaRouche : il faut choisir entre les banques et les hedge funds
8 septembre 2007 - 11:24
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3303

7 septembre 2007 (LPAC) - Au moment où le mouvement de jeunes de LaRouche (LYM) mène campagne dans tous les Etats-Unis pour empêcher les saisies de logements et la faillite des banques, faisant pression sur le Congrès pour qu’il applique, avant la fin septembre, le « Homeowners and Bankers Protection Act of 2007 » de LaRouche, le cartel international des hedge funds - contrôlé par la monarchie britannique depuis leur territoire des îles caïmans - a lancé une offensive de la dernière chance pour se sauver lui-même ! « Au diable les propriétaires de logements » disent-ils, « et au diable les banques » dont ces parasites de hedge funds ont pris le contrôle.

Ces fonds sauterelles ont envahi le Congrès cette semaine en envoyant leurs lobbyistes - et leur argent - pour promouvoir cette politique. Ce qu’il s’est passé à l’audience du Comité des services financiers de la chambre organisée par Barney Frank le 5 septembre, puis le 6 septembre au Comité de contrôle de la Chambre en est une preuve flagrante.

Le 7 septembre, LaRouche a commenté cette situation de polarisation extrême à Washington et dans le pays tout entier, dans cette bataille qui oppose les politiques de LaRouche à celle des hedge funds.

« Il y a une partie des gens qui soutient ce que nous poussons et qui veulent sauver les banques et le logement. L’autre partie veut sacrifier les banques et le logement pour sauver les hedge funds. Donc il y a confrontation : qui est dans un camp, qui est dans l’autre ?

« il faut comprendre qu’avec les hedge funds, les banques ne sont plus aux commandes. Les banques sont commandées. Vous voulez trouver quelles banques sont derrières les hedge funds ? Alors vous devez trouver quel hedge funds sont derrière les banques et les contrôlent. Voilà le problème. « C’est Rohatyn, et aussi George Schultz qui sont derrière tout ça. Ils disent qu’il faut sauver les hedge funds. Mais pourquoi pas les banques ? Parce que le hedge funds contrôlent les banques ! Et si vous essayez de défendre les banques vous coulez les hedge funds et redonnez aux banques le contrôle de leurs propres affaires. « L’enjeu est limpide : allez-vous défendre votre banque ou le cartel international des hedge funds ? s’il y a un conflit qui oppose le cartel international des hedge funds dont le QG est aux îles Caïmans avec la monarchie britannique, contre les banques au niveau fédéral et des états, aux Etats-Unis et en Europe. Ce ne sont plus les banques qui contrôlent l’activité bancaire, mais le cartel international des hedge funds.

« La seule manière de sauver la civilisation, c’est de couler les hedge funds et de garder les banques. Il faut choisir : lâcher les banques au bénéfice des hedge funds - ce qui porte le nom de Mondialisation II - ou alors sauver les banques et laisser les hedge funds se couler eux-mêmes.

« Nous devons rendre cet enjeu conscient. La réalité est devant nos yeux mais la conscience du peuple et des institutions est en retard d’un temps sur la réalité. Nous devons rendre la question claire une bonne fois pour toute : lesquelles choisissez-vous ? On ne peut avoir les deux. Vous ne pouvez pas garder votre banque et garder les hedge funds. Soit vous sauvez votre banque au détriment des hedge funds, où alors vous abandonnez votre banque et tout ce que vous avez mis dedans, à une autorité internationale basée à Londres, une autorité britannique, qui a ses succursales aux îles Caïmans. »

LaRouche a ensuite redonné un sens de l’urgence à faire passer au Congrès son Homeowners and Bankers Protection Act of 2007 (HBPA) (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3239) : « j’estime que d’ici la fin septembre, les Etats-Unis n’existeront plus, à moins que l’on affronte cette crise. Je sais à quoi nous avons à faire. Nous avons à faire à un phénomène analogue à ce qui s’est passé en Allemagne entre le printemps et l’automne 1923. Cependant ce phénomène prend une forme différente, car aujourd’hui ils monétisent des titres sans valeur, et les utilisent pour créer une hyperinflation sur les marchés. Et ces conséquences inflationnistes accélèrent la rupture du marché immobilier. Encore une trentaine de jours comme ça et l’économie américaine va finir comme en Allemagne à l’automne 1923. Voilà où nous en sommes. »

Ensuite LaRouche a parlé de la manière de faire passer le HBPA :

« Nous ne devons pas gaspiller nos forces entre cette loi et d’autre initiatives. Cette loi est la seule chose importante. Toute autre question est une perte de temps. Si nous ne gagnons pas là-dessus tout le reste échouera. Si nous gagnons là-dessus, alors le pays a une chance. Et si nous gaspillons nos forces nous le regretterons profondément d’ici 30 jours. Notre attention doit se porter uniquement sur cette loi. Tout de suite. Car le sort de la nation en dépend. La force qui fera passer cette loi n’est pas le Congrès lui-même. Le Congrès doit certes passer la législation, mais le moteur pour convaincre le congrès de le faire viendra des Etats et non pas du Congrès lui-même. Pour que ça marche il faut aller à la rencontre du peuple dans les états.

« Vous savez il n’y a pas de crise nationale du logement, mais bien une crise Etat par Etat. Les gens ne vivent pas dans le monde abstrait du Congrès, ils vivent dans de vrais Etats et dans des communautés à l’intérieur des Etats, donc la pression doit venir des communautés qui subissent ces évictions massives. Notre tâche est d’empêcher qu’ils soient expulsés. Si tous ces gens sont expulsés, alors nous perdrons notre pays.

« Donc les élus d’Etat et les gens qui les entourent sont ceux qui vont botter les fesses du Congrès, et même la tête si nécessaire, afin que cette loi soit passée. Toute autre interprétation est erronée car elle ne regarderait pas la réalité en face. Elle tendrait à voir toutes ces choses comme des objets, du genre « je veux acheter ce jouet la, mais pas l’autre ». Les gens ne sont pas encore sortis de l’enfance. Ils se chamaillent pour savoir quel jouet acheter. C’est marrant, les gens, que ce soient des jeunes adultes ou des plus âgés, ont toujours ce type de sentiment qu’ils avaient quand ils étaient enfants, et qu’il fallait choisir un jouet. Et c’est souvent ainsi qu’ils agissent dans la vie, comme souvent lorsque les jeunes choisissent leurs copains : sur ce mode « quel jouet je préfère ». Il faut rire de ça car ce n’est pas sérieux, c’est un trait caractéristique de la mentalité d’une société postindustrielle. »

LaRouche a conclu en disant que « l’existence des Etats-Unis, en tant que nation, dans les mois à venir, repose sur le devenir de cette législation maintenant. »

A lire : le Homeowners and Bank Protection Act of 2007 (en français) (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3239)


Titre: Pertes dépréciations graves concernant les pétrodollars Algériens à l'étranger
Posté par: informaticien le 12/09/2007 - 17:38:48
Les actuelles crises boursières et bancaires mondiales qui sont à l'origine des graves pertes et dépréciations des pétrodollars Algériens à l'étranger et en Algérie sont des événements très dramatiques pour l'Algérie et tous les "Algériens patriotes" et auront à très court terme des effets catastrophiques sur la stabilité économique, financière et sociale interne précaire de l'Algérie (risque sérieux et imminent de banqueroute de l'état Algérien avec son lot de conséquences négatives : guerre civile, famine, dislocation de l'Algérie).

Une des solutions à très court terme pour ralentir temporairement les catastrophiques "tsunamis" meurtriers et destructeurs causé par ces graves pertes et dépréciations des pétrodollars Algériens à l'étranger et en Algérie, est de récupérer immédiatement tous ou le maximum des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens à l'étranger, en les convertissant en Or (physique pureté au moins 99,5%) et stocker cet Or (physique pureté au moins 99,5%) au niveau de la Banque Centrale d'Algérie en Algérie avec un comité populaire de contrôle et de surveillance de ce stock d'Or.

la crise financière et bancaire au USA et dans le monde s'aggrave de jour en jour et ce n'est pas des "incompétents magouilleurs et malintentionnés étrangers et leurs vassaux algériens" qui vont prouver le contraire. Cette grise ne va pas tarder à ravager l'Algérie et tous les Algériens par plusieurs  succession de tsunamis insurrectionnels cataclysmiques, meurtriers, destructeurs et ravageurs causés simplement par la famine et la paupérisation généralisée de tous les Algériens.

Des "Algériens patriotes" sont morts et vont mourir à cause de ces grave conséquences provoquées principalement et volontairement par des "incompétents magouilleurs et malintentionnés étrangers " et leurs complices "vassaux algériens plus mongoliens qu'intelligents" et ces derniers ont l'arrogance mongolienne due à leur débilité mentale de mettre à feu et à sang l'Algérie pour essayer de camouflage débilement leurs magouilles mongoliennes  et terroriser  les "Algériens patriotes" pour les empêcher de réaliser le seul et dernier plan de sauvegarde de l'Algérie et les empêcher tout simplement et  humainement de survivre et protéger leurs descendances  (enfants).

Il suffit de savoir ou sont placé les milliards de pétrodollars Algériens à l'étranger et qui les à placer pour connaitre les vrais commanditaires (étrangers et leurs minables vassaux algériens mongoliens) des attentats terroristes meurtriers actuels et futures en Algérie et les assassins des "Algériens patriotes".

Je ne parlent pas des "mercenaires en gandouras (efféminés) " mais je parlent bien de ces "animaux" en costumes cravates de grandes marques chaussant des JM Weston, suivis de leurs toutous gras et baveux qui ne sont que leurs petits vassaux algériens mongoliens et débiles.

régulièrement, les "animaux" en costumes cravates de grandes marques chaussant des JM Weston ordonnent à leurs toutous gras et baveux, qui ne sont que leurs petits vassaux algériens mongoliens et débiles, : " petits toutous finissez complétement le contenu, "Royal Canin", de vos gamelles, sinon ...."


*** MENACE CHINOISE SUR LE DOLLAR
** Le Dow s'est stabilisé... mais le dollar a continué à chuter.


Mercredi 12 septembre 2007
Bill Bonner, co-fondateur de La Chronique Agora, à Londres
http://www.la-chronique-agora.com

* "J'ai vendu toutes mes actions", a déclaré un de nos amis hier. "Je pense juste que les choses vont empirer".

* Notre ami n'est ni économiste ni analyste boursier. Mais il sait s'habiller. Il portait des chaussures à bout carré bien avant tous les autres hommes de notre connaissance. Il lance les tendances -- il est peut-être plus en phase avec l'esprit de notre temps qu'un économiste le serait.

* Le succès est une chose difficile à dépasser. Après tant d'années de hausse des prix, il est difficile de voir arriver une baisse. En ce qui nous concerne, nous voyons arriver un retournement depuis huit ans. L'économie a besoin d'une correction ; nous l'attendons depuis longtemps.

* Mais à présent, pour une raison ou pour une autre, notre ami pense que le moment est venu.

* Nous n'en savons rien... mais nous constatons qu'un sentiment de morosité s'empare de notre propre entreprise. Lors d'un appel téléphonique hier soir, nous avons trouvé nos collègues basés aux Etats-Unins inhabituellement craintifs.

* Ce n'est pas le moment de faire de nouveaux projets... ce n'est pas le moment de faire de nouveaux investissements... ce n'est pas le moment de prendre des risques, semblaient-ils tous dire.

* La manière dont ces impressions vous imprègnent peu à peu est proprement étrange. Elles arrivent la nuit, lorsque vous ne les voyez pas. Vous vous réveillez le matin, et elles ont pris le contrôle de votre corps. Vous vous retrouvez à vouloir trancher les coûts... trancher les investissements... et vous trancher les poignets.

* Les fondamentaux peuvent être exactement les mêmes que la veille. Mais tout à coup, vous sentez que les ennuis arrivent... et que vous feriez mieux d'être prudent.

* A mesure que le dollar chute, il en va de même pour la richesse des détenteurs de dollars -- et en particulier des Américains. Nous avons vérifié ce matin, et nous sommes aperçu que le dollar était passé au-dessous des 1,38/euro. La semaine dernière, nous avons payé un café 5 $ à Londres -- et le prix continue de grimper.

* Pourquoi le dollar chute-t-il ?

* Les spéculateurs, les investisseurs et les banques centrales se sont rendu compte que le gouvernement américain et la Fed de Bernanke ne protégeront pas le dollar -- pas quand des millions d'Américains ont des problèmes pour rembourser leurs prêts immobiliers. La masse monétaire américaine augmente -- près de cinq fois plus rapidement que la croissance du PIB. A présent, craignant une déflation à la japonaise, la Fed va probablement baisser ses taux plus tard ce mois-ci.

** Les Chinois ont l'un des plus gros tas de dollars au monde.

* "La Chine se débarrasse-t-elle discrètement des bons du Trésor US ?", demande Ambrose Evans-Pritchard dans la presse anglaise.

* "Une baisse sévère des détentions étrangères de bons du Trésor US ces cinq dernières semaines a fait naître des inquiétudes sur le fait que la Chine retire discrètement ses fonds des Etats-Unis, laissant le dollar de plus en plus vulnérable".

* L'article continue :

* "Les données publiées par la Réserve fédérale de New York montrent que les banques centrales étrangères ont réduit leurs réserves de T-bonds US de 48 milliards de dollars depuis la fin juillet, avec des baisses de 32 milliards de dollars rien que ces deux dernières semaines".

* "C'est une grosse surprise, et c'est franchement inquiétant", a déclaré Hans Redeker, chef des devises à la BNP Paribas. "Nous ne saurons pas si la Chine est derrière tout ça avant que le Trésor US ne publie les données du TIC en novembre. Cela montre, cependant, que les banques centrales sont pressées de sortir des Etats-Unis. Elles ne passent pas à d'autres devises, il est donc possible qu'elles choisissent l'or. Le métal jaune prend de la vitesse par rapport à toutes les devises et a franchi une résistance à 500 euros", a-t-il continué.

* "En août, deux des principaux conseillers du gouvernement chinois ont sous-entendu que Pékin pourrait utiliser ses 900 milliards de dollars (estimés) de détentions de bons du Trésor US comme 'monnaie d'échange' -- des mots qui ont été compris comme une menace implicite de provoquer un krach obligataire aux Etats-Unis si on provoquait la Chine".

* Les Chinois nient, bien entendu. Mais jouer contre le dollar était l'un des paris les plus sûrs qu'on puisse faire, ces 35 dernières années. C'est probablement toujours le cas.


Qui veut déstabiliser l’Algérie ?
11 septembre 2007 - 12:45
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3311

11 septembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a échappé de peu à un attentat suicide, le 6 septembre dernier, alors qu’il se rendait en visite à Batna, dans l’est de l’Algérie. Cet attentat a fait 22 morts et 107 blessés. Un nouvel attentat suicide commis le samedi 8 septembre à Dellys, faisant 30 morts et 47 blessés, a été revendiqué par l’organisation d’Al-Qaida au Maghreb.

Derrière cet attentat, le président Bouteflika a dénoncé « des capitales étrangères et des dirigeants étrangers », pendant que son ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, précisait que c’est « le retour de l’Algérie sur la scène internationale qui, visiblement, gêne certains intérêts étrangers ». Bien que l’attentat n’ait pas encore été revendiqué, il a eu lieu dans le contexte d’une offensive globale menée par « l’Organisation Al-Qaida au Maghreb islamique », connue sous le nom du GSPC (Groupe salafiste de prédication et du combat) avant sa fusion avec Al-Qaida, le 11 septembre 2006. Le 11 avril 2007, deux attentats suicides avaient visé le Palais du gouvernement à Alger et le quartier général oriental de la Police à Bab Ezzouar, faisant 30 morts et plus de 200 blessés.

Une analyse de ce que M. Zerhouni appelle le retour de l’Algérie sur la scène internationale, révèle, depuis 2006, un fort rapprochement entre le groupe au pouvoir en Algérie, autour de M. Bouteflika, et la Russie et l’Iran, autour de l’idée de créer une nouvelle OPEP du gaz. Les relations entre la Russie et l’Algérie se sont considérablement réchauffées depuis janvier 2007, avec la signature d’un important contrat d’armes entre les deux pays (15 milliards d’euros) et d’un traité de coopération ambitieux au niveau des hydrocarbures. A noter également le fait que, suite à une visite d’Etat du président vénézuélien Hugo Chavez en Algérie, en mai 2006, Bouteflika a décidé d’annuler une loi offrant aux compagnies pétrolières internationales un retour au système des concessions en vigueur avant l’Indépendance.

L’augmentation des attentats coïncide étrangement avec cette réorientation de la politique étrangère algérienne, et des médias telles qu’Al Watan n’hésitent pas à établir un lien entre ces actes de « terrorisme » et les pressions faites par l’administration Bush/Cheney pour obliger les pays du Maghreb à accueillir des bases militaires américaines, sous l’égide de l’Africom (Africa Command), ce que le gouvernement Bouteflika a refusé.

Notons que dans la même période, Bouteflika a lancé une attaque contre Dick Cheney, en démantelant Brown, Root and Condor, une « joint venture » créée en 1994 par un gouvernement précédant, entre la compagnie pétrolière d’Etat Sonatrach et une filiale de Halliburton, Kellog, Brown, Root, pour gérer des contrats pétroliers et d’armement. Ancien PDG de Halliburton, Cheney continue encore à percevoir des revenus importants de cette compagnie.

Des commentateurs pourraient conclure hâtivement à une bataille sur les matières premières algériennes opposant les Etats-Unis à la Russie. Cependant, l’anglophile Cheney, dont la femme Lynne est contrôlée par des intérêts financiers britanniques, ne représente pas les intérêts bien compris des Etats-Unis, mais ceux de l’Empire britannique, qui pousse aujourd’hui à une nouvelle guerre froide entre ces deux pays. Seule une collaboration russo-américaine pourrait rétablir la paix dans cette région, a déclaré Lyndon LaRouche le 7 septembre.

Les banques britanniques se heurtent cette semaine à un mur de 84 milliards d’euros
11 septembre 2007 - 12:24
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3310

10 septembre 2007 (LPAC) - Dans le Sunday Times du 9 septembre, on pouvait lire que les banquiers britanniques craignent que « la pire crise de ces vingt dernières années » n’arrive « à maturité » cette semaine à Londres. Ce qui provoque cette crainte ce sont les 84 milliards d’euros d’Asset-backed commercial paper (ABCP - Créances de trésorerie bancaire à court terme, titrisées) qui doivent être renouvelés cette semaine, une somme supérieure de 10 milliards au montant refinancé en août. Le Sunday Times cite un cadre supérieur d’une des cinq grandes banques britanniques de détail : « Ce sont les pires conditions que j’ai vues sur les marchés monétaires depuis 20 ans ». Le refinancement a commencé lundi et doit se terminer le 20 septembre et « la City se prépare à une volatilité très grande sur les marchés ».

Le 5 septembre, la Banque d’Angleterre et l’Autorité des services financiers ont convoqué une réunion avec les grandes banques britanniques au sujet du gel des liquidités.

Le Sunday Times écrit que ces 84 milliards d’euros sont « le pendant de la crise des marchés du crédit qui a commencé avec les hypothèques subprime américaines ». Paul Mortimer Lee, l’économiste en chef pour les marchés globaux à BNP Paribas Londres, est cité dans le journal londonien disant que « des ABCP arrivent à échéance tous les jours et que les banques en assume de plus en plus les charges dans leurs comptes, ce qui diminue leur capital. C’est une crise de liquidités et une crise du capital ». Même les banques jugées « solides » amassent les liquidités pour faire face aux 275 milliards d’euros de prêts et d’obligations qu’elles ont émis pour des opérations avec les fonds d’investissement.

Si vous ne comprenez pas ce qui se passe actuellement ou si vous croyez toujours que les marchés ne font que traverser une crise passagère, lisez Les dettes ne sont pas des actifs


Déjà 1300 milliards de perdu, certaines banques pourraient y rester
10 septembre 2007 - 12:17
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3306

8 septembre 2007 (LPAC) - Lors de la rencontre internationale d’Ambrosetti à Cernobbio en Italie, des économistes et des banquiers du monde entier ont débattu du degré de désintégration qu’a atteint le système financier international, et des banques qui annonceront leur faillite en premier. C’est ce que rapporte le quotidien italien le Corriere della Sera du 8 septembre.

D’après Kenneth Rogoff, ancien chef économiste du FMI, 1300 milliards de dollars se sont déjà évaporés. Il a dit qu’au moins une des plus grandes banques allait y rester, avant de rajouter que l’agence de notation Moody’s pourrait aussi faire faillite : « Ils font 45 % de leurs profits avec les notations des actifs à risques ». Cependant personne ne sait vraiment où se situent les plus grosses pertes : « Même les banques ne le savent pas », a dit Alessandro Mitrovich, de la Royal Bank of Scotland. « Même si nous nous réunissions tous, nous ne pourrions avoir un aperçu de la situation. »


Les dettes ne sont pas des actifs
8 septembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3298
par John Hoefle, EIR

Après avoir passé en revue les développements récents sur le front financier mondial, Lyndon LaRouche confiait qu’il voyait mal « comment le système financier va survivre au-delà du mois d’octobre. » Et il ajouta qu’il est grand temps d’ériger des parois coupe-feus pour protéger la population contre la menace d’une désintégration systémique.

La croissance fulgurante du système financier global dans la période récente est fondée sur une escroquerie toute simple : le déguisement de dettes insolvables en actifs. Ces « actifs » deviennent ainsi des leviers permettant d’inscrire pas mal de zéros après les chiffres, transformant des milliers en milliards, et les milliards en des paris de l’ordre de trillions. Ainsi, chaque année qui passe creuse un peu plus le gouffre qui éloigne le système financier de la réalité, conduisant fatalement le système dans le mur.

Bien entendu, s’endetter peut s’avérer fort utile, sous condition que le crédit obtenu sert à accroître la capacité productive d’une société. Cependant, quand cette dette n’est qu’un substitut d’une activité productive véritable, elle ne fait qu’aggraver la situation. C’est le problème auquel nous devons faire face aujourd’hui. Puisque à l’heure actuelle presque toute l’activité économique se fait grâce à de l’argent emprunté -les ménages, les entreprises et l’état- chaque défaut de payement porte en lui le risque du déclenchement d’une avalanche de pertes et d’une réaction en chaîne capable de conduire le système à sa perte. Chaque nouvelle banqueroute nous rapproche de cette réaction en chaîne, et des nouvelles faillites arriveront à grand pas.

La question des déficits

Depuis le changement d’orientation économique et politique parvenu, sous l’impulsion de l’oligarchie financière, dans les années 1967-70, les Etats-Unis ont délibérément démantelé ce qui fut une des machines économiques les plus productives du monde. Cette puissance, bâtie sur une société engagée vers le progrès scientifique et technologique, fut taillée en pièces et remplacée par une économie de services dopée par un peu d’informatique et beaucoup de spéculation financière. Sous ce régime, les revenus -en termes réels-pour la plus grande partie de la population, ont commencé à baisser, en particulier pour ceux qui perdirent leurs emplois industriels bien rémunérés, tandis que le coût de la vie partait à la hausse.

Pour rattraper ce qu’ils perdaient, les ménages n’ont pas résisté à la tentation de l’endettement, via les cartes de crédit, le crédit à la consommation et le crédit hypothécaire. Les entreprises se sont également ruées sur l’emprunt, par le biais d’emprunts bancaires, de placements financiers juteux et de marchés obligataires profitables. La dette est devenue un mode de vie de moins en moins honteux. Elle nous a tellement accaparés qu’après un certain temps nous nous sommes racontés à nous-mêmes qu’on gérait la dette, tandis qu’en réalité c’était elle qui nous gérait.

La dette gonflait et elle s’est empilée dans notre système bancaire. Les banques étaient débordées. Tout le monde savait fort bien que si une dette individuelle pouvait être honorée, c’était hors de question pour la somme de toutes les dettes. Un système compliqué de refinancement des vieilles dettes fut mis en place et les banques ont démarré la titrisation, c’est-à-dire l’émission de créances sur la base de différentes dettes rassemblées. Cette dette ainsi titrisée a été vendue en quantités phénoménales aux investisseurs. Bien que ces titres représentaient des dettes insolvables, en termes comptables elles étaient inscrites comme des actifs dans les bilans des investisseurs qui les utilisèrent comme collatérales, ou les transformèrent en d’autres titres revendables sur les marchés.

Très rapidement, le volume des valeurs de toutes ces créances, les produits dérivés et d’autres paris financiers, dépassait de loin le volume de la dette nominale sur laquelle il était basé, et dépassait encore de mille fois plus les actifs physiques sur lesquels tout l’édifice reposait. Au fur et à mesure que le chaos général s’installait, les opérations disparaissaient des bilans pour devenir de simples accords de gré à gré dans le no man’s land des marchés des produits dérivés et des hedge funds, qui opèrent hors bilan à partir des repères à pirates de la city de Londres tel que les Iles Caïman.

Ce casino financier spéculatif est devenu tellement gargantuesque qu’il a pu avaler l’économie mondiale et démultiplier en même temps que sa taille, son appétit pour les liquidités. Ainsi les prix de l’immobilier furent artificiellement gonflés aux Etats-Unis, en Europe, au Japon et ailleurs pour faire naître une nouvelle dette capable d’alimenter la bête, siphonnant l’argent d’une économie réelle qui se trouva asséchée. Comme c’était prévisible, le casino devenait tellement grand, qu’il n’y avait plus assez de jetons pour faire tourner la roulette.

Le marché de l’immobilier américain, l’une des composantes clef de cette bulle, a touché le fond en 2005. D’abord, le taux d’accroissement des prix du logement s’est tassé. Ensuite, ce taux a dévissé jusqu’au point que dans certaines régions on n’assiste pas seulement à un taux moindre d’accroissement des prix, mais à une chute nette des prix des logements tout court. Enfin, pour tenter de sauver les apparences, les financiers ont abaissé les conditions d’obtention aussi bien du crédit hypothécaire que du crédit immobilier. Pour les requins de la finance, il ne s’agissait plus de vendre du logement, mais de vendre des crédits hypothécaires afin d’entretenir les flux financiers du casino global. Le logement en tant que tel, du point de vue des tenanciers du casino, n’était plus qu’un sous produit de l’industrie du crédit.

Ondes de choc

Ainsi, puisque le système financier mondialisé se résume à une pyramide financière condamnée à croître ou à mourir, l’arrêt soudain de l’apport de liquidités a provoqué des pertes retentissantes comme des ondes de choc à travers tout le système. Lorsque les prix chutent, ceux qui ont acheté lorsque le marché était à son plus haut sont les premiers à rencontrer des problèmes avec des hypothèques d’une valeur supérieure à la valeur de leur bien.

Bon nombre d’acheteurs ont contracté des crédits hypothécaires à taux variables (ARM). Pendant que les traites mensuelles explosent, la valeur des maisons dégringole. D’autres perdent leur emploi ou leur santé, ou ont même acheté des maisons seulement pour spéculer. Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, les défauts de paiement ont commencé à pleuvoir, les maisons sont saisies et les évictions se multiplient. Cette puissante dynamique laisse prévoir des troubles majeurs pour des milliers de milliards de dollars d’actifs financiers basés sur la valeur de l’immobilier.

Ces défauts de paiement ont mis en marche ce qui est maintenant connue comme la crise du crédit hypothécaire à risque (« subprime »), accusée d’être la cause des turbulences sur les marchés financiers. Si seulement les acheteurs avaient été plus responsables et si seulement les prêteurs hypothécaires avaient été moins gourmands, on ne se serait pas retrouvé avec cette « contagion » qui infecte par ailleurs un système parfaitement sain, nous chante-t-on.

Pour noyer le poisson, c’était assez réussi. La chanson fut écrite par les banquiers et les medias. Il y avait tout ce qu’il faut pour faire pleurer dans les chaumières : les pauvres banques innocentes victimes de l’homme de la rue ; des familles entières menacées de se retrouver à la rue ; tout permettait de ne pas dire clairement que tout ceci fut le résultat direct de la nature même du système financier lui-même. C’est généralement une forte émotion qui permet de cacher la vérité au gens. Bien qu’elle n’ait pas eu la force de faire oublier les pertes, et les pertes augmentent jour après jour.

Puisque les actifs d’aujourd’hui ne sont rien d’autre que la dette de quelqu’un d’autre, chaque défaut de paiement ruine forcément l’actif de quelqu’un. Et quand les pertes s’accumulent, elles provoquent des ondes de choc qui se répercutent à travers l’ensemble du système.

Pour aggraver le mal, il y a des milliers de milliards de dollars d’actifs à effet de levier dans le système dont la valeur est uniquement définie par la valeur croissante de l’immobilier. En clair, on évalue leur valeur en fonction de l’éventuelle vente à un tiers capable de les acheter à un prix dépassant le prix d’achat. Ainsi, quand les prix ne montent plus, les jeux sont faits.

Un bon exemple de ce fonctionnement est la banque d’affaires Bear Stearns, qui a placé des milliards de dollars en MBS (« créance hypothécaire titrisée » ou CHT) et des CDO (supposément un « titre de créance garanti ») dans des hedge funds qu’elle contrôlait, pour finalement les voir s’effondrer par la suite.

La banque Merrill Lynch, qui avait prêté une somme d’argent considérable à un de ces fonds à alors récupéré son placement et a tenté de vendre certains de ces titres qui servaient de caution collatérale. Cependant, Merrill Lynch à du constater à son grand déplaisir qu’elle ne pouvait qu’obtenir 50 centimes sur la valeur nominale de chaque dollar et elle a suspendu immédiatement la vente. Les conséquences de cette vente avortée sont énormes, parce qu’elles ont révélé publiquement que la valeur réelle des titres était à mille lieux de la valeur nominale qui figurait dans les bilans et que les valeurs nominatives furent une fiction - une vérité valable non seulement pour Bear Stearns et ses hedge funds, mais pour l’ensemble des marchés. Merrill Lynch mit fin à la vente, non pas pour les pertes qu’elle allait encourir sur les garanties collatérales, mais pour les pertes qu’elle risquait de subir si jamais tous les autres hedge funds commençaient à décoter leurs titres surévalués. L’application à ces banques des règles les plus élémentaires d’une comptabilité même approximative, les conduirait à devoir mettre la clé sous la porte.

Une autre banque fut très affectée par le fiasco de Bear Stearns : la banque britannique géante Barclays. A part les 300 millions de dollars que Barclays possède dans le hedge fund de Bear Stearns, la banque possède également EquiFirst Corp, le premier emprunteur de crédit hypothécaire. Barclays semble rencontrer de gros problèmes en ce moment. A part les pertes provoquées par la débâcle des fonds de Bear Stearns, Barclays rapporte qu’elle a également subi des fortes pertes à cause de son engagement dans la banque publique allemande Sachsen LB, banque désormais en cours de rachat par une autre banque allemande, la LBBW. Ces pertes proviennent de l’effondrement du marché de l’ABCP (Asset backed commercial paper ou « billet de trésorerie adossé à des créances titrisées »). Barclays a aussi donné son accord pour « sauver » un fonds spéculatif de 1,6 milliard de Cairn Capital, un autre acteur sur le marché de l’ABCP. Récemment, Barclays s’est vu contraint d’emprunter aux alentours de 4 milliards de dollars à la Banque d’Angleterre et il y a peu d’espoir pour que la situation puisse s’améliorer.

Le pire est devant nous

Dans les années récentes, afin de pouvoir continuer ce jeu, les banques centrales ont commencé à accroître le rythme avec lequel elles pompaient de l’argent dans le système. Le volume d’argent injecté dans le système fut tellement énorme que la vitesse d’accroissement du taux d’émission de monnaie dépassa l’accroissement du taux de croissance des agrégats financiers. Ainsi, le point où la dette aurait pu être refinancé a été dépassé depuis longtemps.
     

On ne peut comprendre cette situation qu’à partir du schéma pédagogique de la « triple courbe » de Lyndon LaRouche qui visualise en une seule fonction continue la dynamique d’une économie physique déclinante assujettie à la croissance hyperbolique des agrégats financiers et monétaires. Au fur et à mesure que le pillage de l’économie physique progresse pour soutenir la bulle, la base sur laquelle tient l’ensemble des valeurs financières et spéculatives s’amenuise et finit par provoquer la perte de tout l’édifice. Si vous cessez de « nourrir » la bulle, elle s’effondre, et si vous continuez à la nourrir, elle s’effondre tout autant. La réalité de ces conceptions dépasse de très loin les algorithmes de Wall Street.

Quand on traite les dettes comme des actifs, les actifs du système deviennent eux-mêmes incertains, et tout montage financier sur la base de créances de cette nature, s’effondre rapidement par un effet de levier inversé. Chaque fois qu’un tel actif s’effondre, il accroît la vitesse d’effondrement d’autres actifs, et accélère la vitesse d’effondrement du système comme un tout. A l’heure actuelle, lorsqu’un grand nombre de spéculateurs tente de vendre leurs titres pourris pour se mettre à l’abri en achetant des bons du trésor américain, la valeur des titres chutera avec chaque nouvelle tentative de vente. Ces créances sont sans valeur si personne ne les achète, et sans valeur si quelqu’un se les procure.

La désintégration actuelle se déroule à des vitesses variées selon chaque pays, mais chacune s’inscrit dans une logique de déclin de productivité couplé à un accroissement hyper-inflationniste dans les valeurs monétaires et financières. La vitesse de cet effondrement s’accroîtra hyperboliquement, et le système tombera probablement à plat avant la fin d’octobre, selon Lyndon LaRouche. Les explosions énormes que nous voyons pour l’instant seront suivies d’explosions encore plus importantes. Si le système se heurte à une mine, il pourrait rendre l’âme bien plus tôt. L’instabilité du système augmentera en fonction de l’importance des pertes.

La seule « sortie par le haut » capable de nous tirer de cette situation catastrophique, dit LaRouche, c’est l’imposition d’un gel du système en érigeant des parois coupe-feux capables de protéger la population et la substance productive de nos économies, comme LaRouche l’a élaboré dans sa proposition de loi Homeowner and Bank Protection Act of 2007.

Une approche globale est la seule bonne façon de traiter le problème car le traitement au cas par cas nous condamne à l’impuissance.


Selon un expert de British Petroleum  :
L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025 !


par Safia Berkouk - le Jeune Indépendant  - mercredi 12 septembre 2007

98% DES DEVISES "PETRODOLLARS" ALGERIENNES, QUI SONT EN TRAIN D'ETRE SPOLIER PAR DES ETRANGERS ET LEURS VASSAUX ALGERIENS, VIENNENT UNIQUEMENT DE LA VENTE DU PETROLE A L'ETRANGER. LA PART DU GAZ EST DE L'ORDRE DE 1à 2%.

DONC, MOINS EN MOINS DE PETROLE, MOINS EN MOINS DEVISES A DISTRIBUER+SPOLIER OU POUR CORROMPRE LES ETRANGERS ET LES ALGERIENS DONC RISQUE MAJEUR DE DISLOCATION DE L'ALGERIE D'ICI 17 ans.

ALGERIENS VOUS AVEZ MOINS DE 17 ANS POUR PREPARER VOTRE SURVIE OU VOTRE MORTS. BONNE CHANCE.


La création d’une OPEP du gaz relève davantage de «la manœuvre politique que d’une démarche à objectifs économiques». D’ailleurs, du point de vue strictement économique, elle n’est pas réalisable, selon l’économiste en chef de British Petroleum (BP) qui l’a soutenu lors d’une rencontre avec la presse hier à Alger.

Christof Ruehl, qui est chargé d’analyser le développement de l’économie mondiale et son impact sur le marché énergétique, a carrément qualifié l’idée d’une OPEP du gaz de «stupide», car elle ne peut être mise en œuvre dans la réalité, même si elle est soutenue par plusieurs pays comme l’Iran, le Venezuela ou encore le Qatar.

Pour étayer ses propos, M. Ruehl a invoqué trois raisons dont la première est l’absence d’un marché gazier intégré avec une fluctuation des prix, la seconde étant l’absence d’un producteur dominant comme dans le cas du pétrole avec l’Arabie saoudite, la dernière est que les prix du gaz sont déjà indexés sur ceux du pétrole.

Il se trouve qu’il existe déjà une organisation, à savoir l’OPEP, qui veille sur les intérêts des pays exportateurs de pétrole. Il n’y a donc pas d’intérêt qu’il y ait une organisation du même type pour le secteur du gaz. L’économiste de BP a toutefois estimé que la création d’organisations régionales reste possible pour des pays qui auraient des convergences sur le plan énergétique.

Il a, dans ce cadre, estimé que les inquiétudes européennes face au rapprochement entre l’Algérie et la Russie au cours des derniers mois pouvaient être justifiées dans la mesure où ce sont «les principaux fournisseurs gaziers du continent.

S’ils s’unissent, ils pourront décider d’augmenter les prix du gaz». C’est une préoccupation qui s’inscrit dans le cadre de la problématique de la sécurité énergétique qui est au cœur du débat du moment et qui divise les pays producteurs et consommateurs d’énergie.

Mais pour M. Ruehl, la question de la dépendance énergétique des pays consommateurs envers les pays exportateurs et vice versa ne doit pas être appréhendée uniquement dans son aspect négatif. Selon lui, la sécurité du marché réside justement dans cette dépendance, puisque celle-ci permet l’émergence d’interactions et de synergies entre les deux parties qui en principe sont difficile à dissoudre.

En tout état de cause, suivant les propos de M. Ruehl, la notion de sécurité énergétique s’apprécie différemment, selon qu’on est un pays producteur ou consommateur. 17 ans de réserves pétrolières et 53 ans de réserves gazières Dans une brève évocation des réserves pétrolières et gazières de l’Algérie, M. Ruehl a indiqué que l’Algérie pourra profiter de son pétrole pendant encore 17 années avec un volume de réserves estimé à 12,5 milliards de barils, alors qu’elle en a encore pour 53 ans en ce qui concerne les réserves gazières.

La production pétrolière algérienne représente 2,2 % de la production mondiale, alors que la consommation, dont la croissance est plus rapide que la production, représente 0,3 % de la consommation mondiale. Quant à la consommation gazière nationale qui représente 0,8 % de la consommation mondiale, elle croît également plus rapidement que la production nationale qui représente 2,9 % de la production mondiale.

L’économiste avait entamé sa conférence par un résumé des tendances énergétiques mondiales au cours des 5 dernières années et leur rapport avec la croissance économique mondiale. Il ressort des statistiques de BP que, durant cette période, les prix de l’énergie ont connu une hausse exceptionnelle, puisque les prix du pétrole ont plus que doublé, ceux du gaz ont augmenté de 75 % et ceux du charbon de 46 %.

La consommation énergétique mondiale a également augmenté puisqu’elle a triplé au cours des cinq dernières années pour tous les types d’énergie et surtout pour le charbon, ce qui a induit une pollution plus importante, puisque les émissions de carbone ont aussi augmenté.

L’expert a noté que ce sont essentiellement les pays émergents et en voie de développement qui ont été à l’origine de cette hausse de la consommation. Il a, par ailleurs, expliqué ces trois tendances par une croissance économique mondiale élevée de 4,5 %, soit son plus haut niveau depuis une cinquantaine d’années, œuvre principalement des pays en développement et des pays de l’ex-URSS.

L’augmentation de la consommation du charbon s’est réalisée au détriment d’autres énergies comme le nucléaire, dont l’utilisation a stagné pour des considérations d’ordre politique, a-t-il expliqué. S. B


Titre: Une lettre ouverte à la nouvelle génération des dirigeants militaires des USA
Posté par: informaticien le 14/09/2007 - 09:41:51

Bush, Cheney et leurs cliques criminelles commencent à sentir mauvais

L'armée des USA prépare elle un "coup d'état" contre eux  ?

Voila une lettre ouverte transmise à la nouvelle génération des dirigeants militaires des USA en activité

Une lettre ouverte à la nouvelle génération des dirigeants militaires servant et protégeant notre nation (USA)

par Dr. Robert M. Bowman, lieutenant-colonel de l'U.S. Air Force en retraite, Jeudi 13 septembre 2007
source:  http://www.prisonplanet.com/articles/september2007/130907_c_letter.htm

Une lettre ouverte à la nouvelle génération des dirigeants militaires servant et protégeant notre nation (USA)

Le Jeudi 13 septembre 2007

Chers camarades,

Devoir, honneur,

Actuellement, vous faites face, en 2007, à des défis dont les générations précédentes de camarades n'avaient jamais osé rêver.

Je suis juste un vieux militaire pilote de chasse (101 missions de combat au Vietnam, fantôme F-4, Phu Cat, 1969-1970) et qui est maintenant un militaire vétéran handicapé par un cancer en phase terminale causé par l'agent orange.

Notre liste de diffusion compte plus de 22.000 membres et inclut des militaires vétérans de toutes les branches de l'armée US, de tous les parties politiques. Nous sommes des républicains et des démocrates, des écologistes et des libéraux, des légalistes et des réformateurs, et beaucoup de bons indépendants. Ce qui nous unit est notre désir d'avoir un gouvernement qui (1) applique la constitution, (2) dit et respecte la vérité, et (3) est au service du peuple des USA.

Nous voyons notre gouvernement suivre le mauvais chemin, tout en ignorant trop souvent les sages conseils des militaires, et qui nous (gouvernement) dirige vers un grand danger. Et nous regardons à vous (nouvelle génération des dirigeants militaires) qui servent toujours comme le meilleur espoir pour protéger notre nation contre le désastre.

Nous savons que l'actuelle guerre en Irak est inutiles, déclenché pour de faux prétextes et horriblement gérée par les autorités civiles.

Des milliers de nos braves militaires ont été inutilement sacrifié dans une tentative futile d'occuper une terre hostile. Des milliers d'autres braves militaires souffrent de blessures qui affecteront pour toujours leurs vies. Les dizaines de milliers de nos braves militaires ont des problèmes psychologiques graves en raison de ce qu'ils ont vu et de ce qu'ils ont fait. Potentiellement des centaines de milliers de nos braves militaires pourraient être empoisonnées par l'uranium appauvri, dont les symptômes et cancers n'apparaitront que dans plusieurs mois ou année dans le future. Les services militaires sont épuisés et démoralisés. La garde nationale et les réservistes ont été contraint à faire successivement et son pause plusieurs expéditions militaires, perturbant la vie même des plus chanceux qui sont retournés intact.

Leurs emplois ont été perdus, leurs mariages ont été détruits, leurs maisons ont été saisis, et des enfants ont été gravement perturbés.

tout ca pourquoi ? Nous avons perdu des alliés, fait de nouveaux ennemis, et créé des milliers de nouveaux terroristes mettant plus en danger les américains.

Mais vous savez déjà tout ceci. Je suis sûr que vous voyez également l'énorme danger dans une attaque possible sur l'Iran, probablement avec des armes nucléaires. Un tel événement, sérieusement préparé par la faction de Cheney de l'administration de Bush, ferait de la Russie et de la Chine nos ennemis et nous transformerait en nation "voyou" numéro un sur terre. L'effet sur notre sécurité nationale à long terme serait dévastateur.

Certains d'entre nous avaient espéré que le nouveau congrès démocrate mettrait fin à l'occupation de l'Irak et prendrait des mesures fermes pour empêcher une attaque sur l'Iran, en mettant en place une procédure de destitution de Bush et Cheney. Ces espoirs sont maintenant brisés. La majorité des députés démocrates au congrès nous ont trahi sauf quelque membres démocrates comme Jack Murtha qui comprennent la situation. Bon nombre d'entre nous ont personnellement marché vers les halls du congrès pour les convaincre mais en vain.

C'est maintenant le moment de vous manifester et d'agir vous, nouvelle génération des dirigeants militaires des USA en activité.

Nous savons que bon nombre d'entre vous partagent notre inquiétude et notre détermination pour protéger notre république contre cette présidence impériale (Bush+Cheney) arrogante et hors controle et contre ce congrès de namby-pamby (qui sont à l'excès influencés par les compagnies pétrolières et d'autres intérêts financiers et bancaires). Nous savons que vous (comme nous) n'auriez pas poursuivi une carrière militaire à moins que vous ayez été idéaliste et consacré à notre nation et à son peuple. (Aucun de nous ne le fait pour le salaire ou les conditions de travail !) Mais nous  savons également que vous ne pouvez pas voir comment vous pouvez influencer ces événements. Nous, les militaires, avons toujours eu historiquement un caractère subalterne à l'autorité civile.

Peut-être que je peux aider avec ma sagesse et mon expérience (je me suis retiré en 1978, en effet je suis un ancien).

Notre serment est « de protèger et de défendre la constitution des Etats-Unis contre tous les ennemis, étrangers et domestiques. »

Je pourrais proposer d'inclure un président et un vice-président voyous ? Certainement nous sommes dans l'obligation d'executer les ordres "légaux" de nos supérieurs. Mais le Uniform Code of Military Justice (UCMJ) (http://www.army.mil/references/UCMJ/index.html) qui nous lie tous aux principes de Nuremberg que ce pays a établis après la deuxième guerre mondiale (que vous êtes trop jeune pour vous rappelez). Un de ces principes de Nuremberg indique que nous dans l'armée avons non seulement le droit, mais également le DEVOIR pour refuser un ordre illégal. C'était sur cette base que nous avons exécuté les dirigeants nazis qui « effectuaient seulement leurs ordres. »

La constitution des USA que nous nous sommes jurés de respecter, de protéger et d'appliquer et de faire appliquer dit que les traités signés par les Etats-Unis sont " loi plus supérieur que la terre,  équivalentes à la constitution des USA elle-même". En conséquence, nous les militaires dans l'armée US avons jurés de respecter, de protéger et d'appliquer et de faire appliquer les traités signés par les Etats-Unis comme la constitution des USA elle-même, y compris la charte des Nations Unies et la convention de Genève.

Basé sur ce qui précède, j'affirme qui si un certain civil ou militaire vous donne l'ordre d'une attaque nucléaire sur l'Iran (par exemple), vous avez le droit de refuser cet ordre et dans certaines conditions mettre aux arrêts pour crime de guerre le ou les donneurs de cet ordre.

Je sais que dans l'histoire récente (une fois sous Nixon et une fois sous Reagan), la chaîne de commandement militaire des armes nucléaires de la Maison Blanche a discuté de ces règles constitutionnelles et a été préparée pour refuser l'ordre d'une attaque nucléaire sur la Russie. En effet, Les militaires ont retiré des mains du président le « bouton nucléaire». Nous étions ainsi jamais aussi près de la troisieme guerre mondiale.

Nouvelle génération des dirigeants militaires des USA en activité, je vous propose que si vous n'avez pas encore eu une telle discussion, alors peut-être est-il temps d'en faire une. Rétrospectivement, il etait tres mauvais qu'une telle discussion n'a pas eu lieu avant l'attaque sur l'Irak. Bon nombre d'entre nous avons déclaré énergiquement qu'une telle attaque serait une offense répréhensible, un crime de guerre contre le peuple de l'Irak, et une trahison contre les Etats-Unis d'Amérique. Mais nos voix ont été noyées par des traitres et n'ont jamais atteint les oreilles des généraux en 2003. Maintenant, Je regrette de ne pas leur avoir envoyé directement une lettre de ce type, croyant aux promesses que les médias allaient la diffuser à grande échelle mais ils nous on aussi trahi. maintenant, on ne refera pas encore cette erreur.

En outre rétrospectivement, le Président Bush pourrait être traduit devant la cour martiale  pour abus de pouvoir comme commandant en chef de l'armée. Le Vice-président Cheney pourrait être traduit devant la cour martiale pour ses actes et ordres, dans le bunker de la Maison Blanche le matin du 11 septembre 2001, en tant que commandant en chef  temporaire de l'armée.

Nous, militaires des États-Unis, ne considérerions jamais un coup militaire, enlevant un président élu et installant un des notres.

Mais pour respecter notre serment, pour obéir aux principes de Nuremberg et empêcher un président voyou de commettre un crime de guerre n'est pas un coup militaire pour nous mais une action légaliste et salvatrice. cette action salvatrice exigera la détention des fonctionnaires de la branche exécutive, nous n'imposerons pas une dictature militaire. Nous laisserons la succession constitutionnelle avoir lieu. C'est comme ca qu'on nous respecterons notre serment. Ceci protègera la constitution, notre engagement plus élevé. En 2007, c'est ce qui est signifié par le « devoir, honneur, pays. »

Merci à tous pour votre service à cette nation. Dieu bénit l'Amérique, et soutient nous dans ces temps difficile. Et merci d'écouter les pensée d'un vieux dirigeant militaire

Avec respect,

Dr. Robert M. Bowman, lieutenant-colonel de l'U.S. Air Force en retraite, Jeudi 13 septembre 2007

ReOpen911.info site d’information sur les attentats du 11 septembre 2001 (http://www.reopen911.info/)

La majorité des États-Uniens souhaite une enquête sur le rôle de MM. Bush et Cheney dans les attentats du 11/9. la raison l'emporte sur la propagande.
Dimanche 09 Septembre 2007
http://www.alterinfo.net/La-majorite-des-etats-Uniens-souhaite-une-enquete-sur-le-role-de-MM-Bush-et-Cheney-dans-les-attentats-du-11-9_a11066.html
http://www.voltairenet.org/article151253.html

Six ans après les attentats du 11 septembre 2001, la polémique ouverte sur notre site par Thierry Meyssan (http://www.voltairenet.org/article151253.html) n'est pas close.

ReOpen911.info site d’information sur les attentats du 11 septembre 2001 (http://www.reopen911.info/)

Malgré une campagne visant à déformer et à dénigrer ses travaux, et malgré la répression aux États-Unis, il est parvenu à mobiliser des relais d'opinion et à sensibiliser la population. Désormais la majorité des États-Uniens s'interroge sur la responsabilité de MM. Bush et Cheney dans ces attentats et souhaite une enquête parlementaire sur leurs agissements. La presse atlantiste dira-t-elle que les États-uniens sont devenus « anti-Américains » ?

Quelques jours après les attentats du 11 septembre 2001, Thierry Meyssan mit en évidence les contradictions de la version gouvernementale de ces événements. Au fur et à mesure de son enquête, il publia sur le site du Réseau Voltaire (Voltairenet.org) des indices, puis des preuves, de l’implication du complexe militaro-industriel US dans l’organisation et la perpétration de ces crimes. Ne se limitant pas à l’analyse des attentats eux-mêmes, il élargit ses investigations à la transformation de la politique intérieure et extérieure des États-Unis, montrant que les attentats marquaient le début d’un régime répressif et d’une aventure militaire expansionniste. Il publia ses conclusions dans deux ouvrages, L’Effroyable imposture et Le Pentagate, qui connurent un retentissement mondial et convainquirent plusieurs gouvernements de réviser leur relations avec Washington.

Cependant, le régime Bush répondit par une vaste campagne de presse visant à dénigrer l’auteur et à désinformer sur le contenu de ses travaux. Thierry Meyssan fut interdit d’accès au territoire US, les journalistes qui mentionnèrent son travail furent privés d’accréditation au Pentagone et à la Maison-Blanche, tandis que le département d’État le qualifiait de « principale source de désinformation à l’encontre des États-Unis » et dissuadait les diffuseurs US de vendre ses ouvrages.

Sans se décourager, Thierry Meyssan continuait ses recherches et son travail d’information. En outre, il constituait un vase réseau de presse dans les pays non-alignés et réunissait des leaders d’opinion pour dénoncer la théorie du complot islamique mondial et s’opposer au projet néo-conservateur de clash des civilisations.

Cette persévérance et ces efforts n’ont pas été vains : six ans après les attentats qui endeuillèrent les États-Unis, la majorité de la population US s’interroge sur ce qu’on lui cache et souhaite une enquête parlementaire sur le rôle de l’administration Bush, et un tiers pense même que le président Bush et le vice-président Cheney sont impliqués dans ces crimes et doivent être destitués. Tel est le résultat surprenant d’un sondage réalisé entre le 23 et le 27 août 2007 par le prestigieux institut Zogby (http://www.zogby.com/).

Interrogé sur ces résultats, Thierry Meyssan nous déclare : « Ce sondage confirme des études précédantes et montre que le phénomène ne cesse de s’amplifier. Maintenant, nous sommes majoritaires aux États-Unis. L’argument qui a le plus porté dans l’opinion publique US est celui de la Tour n°7, plus encore que ceux du Pentagone, du délit d’initié, et de l’incendie de l’annexe de la Maison-Blanche. Ces deux derniers éléments, qui ne sont pas des moindres, ont même été provisoirement étouffés. Par ailleurs, le détail des diverses études montre des opinions très différentes selon les groupes sociaux : il faut être blanc et évangélique pour croire à l’innocence de MM. Bush et Cheney dans cette affaire. »
Sondage Zogby

Des groupes, de droite et de gauche, pétitionnent actuellement au Congrès pour destituer le président et/ou le vice-président. Au regard de votre propre connaissance de la conduite de George Bush et de Dick Cheney en ce qui concerne la guerre, le traitement des détenus, la surveillance intérieure, les attentats du 11 septembre, et les enquêtes du Congrès, laquelle des opinions qui suivent est la plus proche de la vôtre ?
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de George Bush : 1,9 %
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de Dick Cheney : 2,9 %
• Le Congrès doit commencer la procédure de destitution de George Bush et Dick Cheney : 26,0 %
• Le Congrès ne doit commencer aucune procédure de destitution : 66,8 %
• Sans opinion : 2,4 %

Il y a trois principales écoles de pensée à propos des attentats du 11 septembre. La première théorie, est la théorie gouvernementale. Elle soutient que 19 arabes fondamentalistes ont exécuté une attaque surprise qui prit en défaut les services de renseignement et l’armée US. La seconde théorie connue comme « Ils ont laissé faire » affirme que certains éléments du gouvernement US savaient que les attaques surviendraient, mais délibérément les laissa se dérouler pour divers motifs politiques, militaires et économiques. Et la troisième théorie, connue comme « Ils l’ont fait » prétend que certains éléments du gouvernement US ont activement planifié et aidé certains aspects des attentats. Selon votre connaissance des évènements du 11 septembre et de leurs conséquences, avec laquelle de ces théories êtes-vous d’accord ?
• La théorie officielle : 63,6 ‰
• « Ils ont laissé faire » : 26,4 %
• « Ils l’ont fait » : 4,6 %
• Sans opinion : 5,4 %

La majorité des États-Uniens souhaite une enquête sur le rôle de MM. Bush et Cheney dans les attentats du 11/9

En octobre 2006, un sondage New York Times / CBS a montré que seuls 16 % des États-uniens croient qu’on leur a dit toute la vérité sur la connaissance que l’administration avait à l’avance des attentats du 11 septembre. Selon votre connaissance de ces événements, pensez-vous ou non que le Congrès doit enquêter sur la conduite de l’Exécutif avant, durant et après les attentats du 11 septembre ?
• Doit enquêter : 50,7 %
• Ne doit pas enquêter : 46,1 %
• Sans opinion : 3,1 %

L’immeuble n°7 du World Trade Center était le building de 47 étages à un bloc des Tours jumelles qui abritait le Centre de gestion de crise de la mairie de New York et les bureaux de la Commission des opérations de bourse (SEC), du Secret service et de la CIA. Il n’a pas été touché par un avion durant les attentats du 11 septembre, mais s’est pourtant effondré huit heures plus tard. L’Agence fédérale de gestion des crises (FEMA) n’explique pas cet effondrement, la Commission d’enquête présidentielle l’ignore, et la promesse officielle d’un étude annoncée il y a deux ans n’a pas été réalisée. Pensez-vous que la Commission présidentielle sur le 11 septembre a eu raison de concentrer ses investigations sur l’effondrement des buildings qui furent directement touchés par les avions ou pensez-vous qu’elle aurait dû aussi s’interesser à l’effondrement de l’immeuble n°7 ?
• Ils ont eu raison de se concentrer sur les tours jumelles : 27,6 %
• Ils auraient dû enquêter sur l’immeuble 7 : 67,2 %
• Sans opinion : 5,3 %

Certaines personnes disent que de nombreuses questions sur le 11 septembre restent sans réponse et que la nation a besoin d’une nouvelle enquête sur les attentats, incluant la question de savoir si des officiels ont consciemment autorisé ou facilité leur perpétration. D’autres personnes disent que les attentats ont été suffisamment étudiés et que toute spéculation sur l’implication du gouvernement US est absurde. Pensez-vous que
• Il faut rouvrir l’enquête : 36,7 %
• L’enquête était suffisante : 56,8 %
• Sans opinion 6,5 %


11 septembre 2001: les tours jumelles se seraient effondrées suite à une explosion (expert)
RIA-Novosti - Jeudi 13 Septembre 2007
http://www.alterinfo.net/11-septembre-2001-les-tours-jumelles-se-seraient-effondrees-suite-a-une-explosion-expert-_a11194.html

ReOpen911.info site d’information sur les attentats du 11 septembre 2001 (http://www.reopen911.info/)

Les tours jumelles du World Trade Center de New York se sont effondrées suite à des explosions, et non pas en raison de l'incendie qui s'est déclenché après que les avions détournés par les terroristes se sont écrasés sur le bâtiment, selon un groupe d'experts.

"L'affaissement des tours jumelles possède toutes les caractéristiques d'un effondrement dû à une explosion, et rien ne laisse penser qu'il ait été provoqué par un incendie", ont affirmé les experts du groupe "Architectes et ingénieurs pour la vérité sur les attentats du 11 septembre". Auparavant, l'enquête avait conclu que l'incendie avait provoqué l'effondrement des tours.

Selon les experts, le fait que les tours se sont effondrées très rapidement confirme la version selon laquelle les tours ont explosé après le choc provoqué par les avions

En outre, les bruits d'explosions à l'endroit de l'impact des avions ont duré une seconde et des éclairs étaient visibles, ce dont peuvent témoigner les 118 personnes interrogées ainsi que des journalistes.

La pulvérisation du béton dans les airs, les nuages de poussière et le fait que les structures des bâtiments n'ont pas empêché l'effondrement, "qui s'est produit en chute libre", confirment également le fait que les tours jumelles ont explosé. En outre, selon les experts, c'est ce dont témoigne également l'onde de choc qui s'est étendue jusqu'à cent mètres du point d'impact, et la destruction presque intégrale des bâtiments.

Sur le lieu de l'effondrement, sous les décombres, les pompiers ont découvert des tonnes de métal fondu et figé, ce qui ne pouvait avoir lieu que suite à l'utilisation d'un mélange explosif contenant de la thermite.

En outre, le professeur Steven Jones a découvert des traces de thermite, matière utilisée dans l'armée, dans le métal figé et dans les prélèvements de poussière réalisés sur le lieu de l'effondrement des tours.

Les experts du département américain de déminage ont noté une oxydation et une fusion inter-granulaire extrêmement rapide du métal.

La théorie de l'explosion est encore confirmée par le fait qu'environ mille corps n'ont pas été retrouvés, et que 700 fragments d'os ont été découverts sur les bâtiments environnants. De plus, pas un seul cas de destructions liées à l'incendie n'a été recensé.

"Six ans après, nous ne connaissons pas encore toute la vérité sur ce qui s'est passé ce jour-là. Mais nous sommes sûrs d'une chose: la version officielle soutenue par l'administration Bush et la commission 9/11 est erronée. C'est faux, nous le savons", a déclaré Bob Bowman, expert en sécurité nationale.

"Nous, peuple américain, avons besoin de connaître la vérité et exigeons une nouvelle enquête sur les événements du 11 septembre", a-t-il fait remarquer.


Titre: Re : Paul Craig Roberts : « Quelque chose se prépare » ou un nouveau 11 Septembre
Posté par: mouhj le 18/09/2007 - 07:23:24
La théorie d'Edouard Carmignac
Par Laurent Gosse le 23 juillet 2007 |  (2) Commentaires | Permalink


 Peut-etre l'interview du célèbre gestionnaire de Carmignac Gestion sur Bloomberg TV est passée inapercue pour le plus grand nombre ... Elle est pourtant d'une grande qualité, comme généralement les interventions de celui pour qui la surperformance des indices "va de soi" depuis plusieurs années (hormis son éloquence, qui est comparable à celle d'Arno Klarsfeld, mais enfin, lui n'est pas avocat!).

Ce que j'ai trouvé particulièrement stimulant dans ce dialogue, ce fut l'absence quasi-totale de "langue de bois" de part et d'autre ... En gros, l'idée est que 1/ les matières premières vont continuer à grimper, 2/ les taux aussi (inflation oblige), 3/ les économies occidentales vont ralentir, 4/ ainsi que leurs actifs surévalués (l'immobilier est explicitement nommé) et 5/ les économies émergentes deviennent plus indépendantes. C'est ce dernier point le plus important, c'est pourquoi je le developpe un peu plus avant ...

Selon Carmignac, nous serions très récemment rentrés en "phase 2" du rééquilibrage mondial global. Qu'est-ce que cela signifie ? La phase 1 correspondait à la période pendant laquelle le continent asiatique a vu sa croissance économique nourrie essentiellement par la consommation domestique dans le monde occidental, et les USA en particulier (le tout à grand renfort de crédit puisque cette croissance devait etre non-inflationniste, nous y reviendrons). Les premières pressions inflationnistes (sur les matières premières) ont interrompu un cycle de réévaluation des actifs en occident après les krachs immobiliers et boursiers des années 90 et 2000. Depuis, les taux d'intéret sont lentement relevés afin de modérer les économies développées sans perturber brutalement les économies émergentes; bien entendu, le consommateur endetté ne dit pas merci, mais pour lui, c'est déjà trop tard! C'est vraissemblablement à cause de ce calendrier de relèvements de taux que s'est créé le différent entre la BCE et le Président Sarkozy (mais c'est une autre histoire) ...

La phase 2, c'est le moment au cours duquel les pays émergents réalisent que leurs réserves de change (énormes, la Chine possède plus de 1000 milliards de $ de réserves) et le taux d'épargne des ménages (de l'ordre de 40% en Chine, on est loin de nos Francais endettés à 60%!) peuvent etre consacrées à autre chose qu'au rachat de la dette des pays développés. On pense bien sur au déficit américain, mais la situation européenne n'est pas vraiment plus reluisante, car l'économie et la démographie sont très molles sur notre continent. C'est là aussi que se cache l'idée non-inflationniste car nul besoin de booster les salaires occidentaux, toute la croissance émergente est financée soit via les plus-values venant de la surévaluation d'actifs (parfois achetés au bon temps des politiques de la demande des années 70), soit par de la dette domestique en monnaie forte (donc qu'il faudra rembourser rubis sur l'ongle) ... On peut finalement arguer que le ralentissement des économies développées est rendu nécessaire par l'épuisement à venir des ressources naturelles, que les émergents n'ont pas trop envie de voir dilapidées par les occidentaux dispendieux ... à leurs frais!

Que voila un futur radieux qui nous attend là!


mondialisation phase 02
superchouette si on avait prevus kelke chose en algerie
a vous kader .......................


Titre: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 19/09/2007 - 12:14:21
Les conséquences de l'actuelle crise banco-financière mondiale sont catastrophiques pour l'Algérie, son état et son peuple.

Certains individus "Algériens" avec la complicité malveillante d'étrangers ont décidé d'investir au moins 45 milliards de dollars US dans le système banco-financier mondial en grave crise qui a déjà fait perdre à ces investisseurs au moins 5000 milliards de dollars US. Quel est le pourcentage des pertes concernant l'Algérie ?.

Certains individus "Algériens" avec la complicité malveillante d'étrangers ont décidé de ne pas investir la grande majorité des revenus de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens en Algérie. Cela n'est que de la spoliation scientifique des seules richesses de l'Algérie et de son peuple et qu'une facette du nouvel colonialisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonialisme) banco-financier mondial qui comme l'ancien colonialisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonialisme) n'a comme but que de spolier, d'appauvrir, d'humilier puis d'exterminer (pour tenter d'effacer les traces de leurs crimes).

Le système banco-financier mondial en grave crise à pomper de l'Algérie une grande majorité des revenus de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens. Le résultat est catastrophique pour l'Algérie et sa population.

Certains individus "Algériens" avec la complicité malveillante d'étrangers devront être poursuivi devant la justice internationale et nationale et la population Algérienne devra leur demander des comptes pour cette spoliation scientifique des seules richesses de l'Algérie et de son peuple.


France : Le CREDIT AGRICOLE, à travers sa filiale Calyon, perd 250 millions d'euros
AOF le 19/09/2007 10h10
http://www.boursorama.com/conseils/detail_conseils.phtml?&symbole=1rPACA&news=4622110

Voir également
http://www.la-chronique-agora.com/
http://www.arte.tv/fr/Les-pays-riches-sont-ils-en-faillite-_3F-/1681764.html

(AOF) - Douche froide chez Calyon. La filiale banque d'investissement du Crédit Agricole fait parler d'elle, après avoir annoncé une perte de trading de 250 millions d'euros. A l'origine de cette déconvenue intervenant en pleine crise du " subprime ", un trader fou aurait mis en péril de gros montants. Cette perte devrait contribuer largement à faire reculer les résultats de Calyon au troisième trimestre. Au-delà, cet événement pourrait mettre en cause la bonne gestion des contrôles et des risques de la part de la banque d'investissement. Lanterne rouge du CAC, CA cède 1,30% à 27,08 euros vers 9h50.

D'après un communiqué publié hier soir, Calyon a annoncé l'identification, dans ses livres de trading pour compte propre gérés à New York d'une position de marché "anormalement élevée". Cette position serait le fait d'un trader qui a pris des positions de spread hors limite et hors délégation sur certains indices de dérivés de crédit. La banque affirme que cette position a été constituée à la fin du mois d'août mais ne s'est rendue compte de son existence que le 4 septembre dernier. Selon "Les Echos", "au-delà de la mise à pied du trader concerné, cinq autres salariés de la succursale de New York ont été licenciés".

Si cette position n'est pas liée au "subprime", il n'en reste pas moins que son débouclage a entraîné une perte de 250 millions d'euros. Un impact négatif qui devrait être pris en compte dans les comptes du troisième trimestre. En conséquence, Calyon affirme que le résultat net de la branche devrait s'inscrire en "forte baisse" pour cette période. Rappelons que la banque d'investissement Calyon, qui réunit les activités de Crédit Agricole en la matière et celles du Crédit Lyonnais depuis 2003, avait enregistré un résultat net de 381 millions d'euros l'an dernier à la même période.

Le bureau d'études Cheuvreux estime à -4,8% l'impact de cette perte sur son estimation de BPA 2007 de Crédit Agricole. Le bureau d'études affirme que cet effet devrait être limité aux résultats du troisième trimestre. Aussi, le broker estime que le groupe reste solide avec un ratio Tier 1 de 8,9% à la fin du deuxième trimestre 2007.

Mais les interrogations restent nombreuses. De source de marché, Oddo a dégradé son conseil sur Crédit Agricole, passant d'Accumuler à Alléger sur la valeur avec un objectif de cours de 25 euros. Le bureau d'études prend en compte l'annonce de la filiale du groupe, Calyon, qui aurait perdu 250 millions d'euros sur une position: une telle information, selon le broker, soulève la question du contrôle des activités de marché de la banque d'investissement.


France : BNP Paribas: les 3 fonds ont perdu 400 ME en 15 jours.
Cercle Finance le 09/08/2007 13h49
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?&symbole=1rPBNP&news=4491923

(Cercle Finance) - BNP Paribas a précisé à Cercle Finance que les trois fonds qui ont fait l'objet aujourd'hui d'une suspension du calcul de leur valeur liquidative ont perdu près de 400 millions d'euros depuis le 27 juillet, soit 20% de leur valeur. Les trois fonds ainsi gelés de toute possibilité d'entrée ou de sortie totalisent aujourd'hui des encours de 1,593 milliard d'euros contre 2 milliards d'euros le 27 juillet dernier.

Dans le détail, le fonds Parvest Dynamic ABS compte aujourd'hui 670 millions d'euros, BNP Paribas ABS Euribor dispose de 850 millions d'euros d'encours et BNP Paribas ABS Eonia de 73 millions d'euros.


France : Société Générale: exposition 'limitée' au marché du subprime
Cercle Finance le 10/09/2007 13h08
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_societes.phtml?&symbole=1rPGLE&news=4589318

(Cercle Finance) - Société Générale apaise les investisseurs au sujet de l'impact de la crise des prêts hypothécaires américains sur ses compte de résultats. Le titre du groupe bancaire avait décroché de 3,91% vendredi sur des inquiétudes concernant les objectifs de résultats du groupe et son exposition au marché du subprime.

Dans le cadre d'une conférence qui se tiendra cet après midi à New York, Frederic Oudea, directeur financier du groupe, dévoilera 'une exposition limitée du groupe bancaire au marché des prêts hypothécaires américains et au financement via le LBO' (Leverage Buy Out - acquisition par emprunt).

Ainsi, le groupe bancaire indique que sur des pertes évaluées à près de 150 milliards de dollars pour l'ensemble de l'industrie sur ces marchés à risque, les pertes du groupe bancaire ne devraient pas dépasser 100 millions d'euros.

En outre, le groupe indique que les revenus issus de ses activités à risques sont 'limitées'. Le groupe évalue à près de 80 millions d'euros ses investissements sur le marché des CDO (Collateralised Debt Obligation) et de la sécurisation. Les revenus provenant du financement de LBO sont de l'ordre de 160 millions d'euros.

Enfin, la direction souligne que la crise du subprime a certes générée une réduction des positions da la banque de financement et d'investissement sur les activités de trading en vue de contenir le risque. L'activité commerciale de la division a également été limitée par la crise du subprime.


Allemagne : Deutsche Bank reconnaît ses "erreurs" dans la crise du "subprime"
AFP le 20/09/2007 12h25
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=4626832

Deutsche Bank a admis pour la première fois avoir fait "des erreurs" dans la crise américaine des prêts hypothécaires à risque, un coup de semonce pour le secteur bancaire qui croyait jusqu'à présent la plus grosse banque allemande à l'abri de la tourmente.

"La Deutsche Bank a aussi fait des erreurs, aussi dans cette crise", a reconnu son patron, Josef Ackermann, dans une interview qui doit être diffusée jeudi soir sur la télévision allemande ZDF.

Ces faux pas devraient peser sur ses bénéfices au troisième trimestre, a averti le Suisse. La banque va en effet devoir réévaluer la valeur d'engagements de crédits pour des acquisitions d'un montant total de 29 milliards d'euros.

De plus, la banque ne pourra pas embaucher environ 4.000 nouveaux employés d'ici la fin de l'année, contrairement à ce qu'elle avait prévu.

Jusqu'à présent, le navire amiral de la finance allemande avait semblé être relativement épargné par la tempête.

Josef Ackermann avait encore rassuré les marchés au début du mois de septembre en déclarant que les effets de la crise se feraient sentir sur l'activité vente, courtage et financement aux entreprises de la banque en août.

Il était toutefois resté confiant concernant les bénéfices, faisant valoir que l'exposition de Deutsche Bank au marché "subprime" était limitée.

Mais l'inquiétude a pointé à la Bourse de Francfort ces derniers jours: alors que Deutsche Bank réalise plus des deux-tiers de ses bénéfices dans la banque d'investissement, les analystes estimaient qu'elle ne pourrait pas sortir indemne de la tempête. Jeudi, l'action perdait 2,95% à 91,39 euros, la plus forte baisse d'un DAX en recul de 0,44% à 09H30 GMT.

Le Suisse a également reconnu à mots couverts l'implication de son institut dans la déroute de la banque IKB, qui a frôlé la faillite cet été après avoir investi plus que de raison sur le secteur du "subprime". Elle n'avait pu être sauvée que grâce à l'intervention concertée du gouvernement allemand et du secteur bancaire du pays.

Deutsche Bank avait vendu des produits financiers complexes à IKB, qui ont été à l'origine de ses déboires. "Il est clair que nous avons vendu des produits à IKB, comme les autres", a reconnu M. Ackermann. "C'est notre métier", s'est-il justifié.

Il a refusé en revanche de dire combien son établissement a pu gagner dans cette affaire et a rejeté toute responsabilité sur la direction de la banque de Düsseldorf (Ouest), qui a fait le choix d'investir dans les crédits hypothécaires à risque.

"Je n'ai jamais dirigé IKB et je ne me sens pas comme un membre du conseil de surveillance. Nous sommes des partenaires en affaires", se défend le Suisse.

M. Ackermann reste pour autant confiant concernant l'ensemble du secteur bancaire allemand. "Aucune bombe à retardement n'est amorcée", le cas IKB reste une exception, selon lui.

La deuxième banque du pays, Commerzbank, a d'ailleurs confirmé jeudi ses objectifs de résultats pour cette année, alors qu'en début de semaine, des rumeurs de marché avaient fait état de coûts plus importants que prévu pour la banque liés à la crise du "subprime".

Josef Ackermann avait provoqué un certain agacement au sein du monde de la banque en critiquant avec virulence des erreurs de gestion de la part des banques allemandes touchées par la tempête, tout en mettant en avant la gestion exemplaire de son établissement et le rôle joué par Deutsche Bank dans le sauvetage d'IKB.

Le ton moralisateur adopté par Josef Ackermann lui avait valu une réplique sanglante de la part du président de la Fédération allemande des caisses d'épargne (DSGV), Heinrich Haasis, qui lui a reproché de jouer au pompier "après avoir rassemblé du bois à brûler avec soin et d'en avoir encore bien profité".


Angleterre : Northern Rock : la bulle immobilière britannique a explosé
19 septembre 2007 - 17:17
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3321

19 septembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Après la ruée sur les filiales de Countrywide Financial (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3224) à la mi-août en Californie avec la panique du « subprime », c’est maintenant l’Angleterre qui est traversée par un vent de panique. Depuis Vendredi, des milliers d’épargnants de Northern Rock (http://www.northernrock.co.uk/), la 8e institution financière britannique et le troisième plus gros prêteur sur le marché immobilier, se bousculent aux guichets pour retirer leurs dépôts. Dimanche soir, la BBC évaluait les retraits à 2,9 milliards de livres sterling, soit 12 % des 24 milliards de dépôts détenus par Northern Rock. Le Sunday Times estimait que ce montant atteindrait bientôt 50 % du total disponible.

Face à une telle panique, Northern Rock a immédiatement avancé que la Banque d’Angleterre lui prêterait « autant que nécessaire » pour remédier à la crise. Mais ça n’a pas suffi, et lundi dès 3h du matin, des milliers d’épargnants attendaient aux portes des succursales de Northern Rock, et c’est le Chancelier de l’échiquier Alistair Darling qui a dû annoncer à la sortie de son entrevue avec le secrétaire au Trésor américain Hank Paulson, le chef de l’officieux Plunge Protection Team (le comité anti-plongeon américain), que 100 % des dépôts seraient garantis par la Banque d’Angleterre.

Alistair Darling doit faire face à un danger d’explosion en chaîne des institutions financières du royaume, puisque dans le maelstrom du Krach financier international, c’est l’ensemble du système d’usure financière britannique qui est sur le point de chuter. Northern Rock représente 113 milliards de livres sterling (162 milliards d’euros) sur le marché immobilier britannique et a massivement recours à des actifs titrisés Covered Bonds pour assurer ses liquidités. Mais la peur depuis cet été sur les marchés des actifs titrisés (que l’on peut désormais appeler les fictifs méprisés) et l’assèchement général du crédit interbanques ont contraint Northern Rock à recourir jeudi 13 septembre à la Banque d’Angleterre pour trouver des liquidités. Habituellement, les institutions britanniques se tournent vers la BCE dont le mécanisme de prêt est anonyme, mais il semble que les 75 milliards d’euros émis par la BCE le 12 septembre n’étaient pas suffisants.

En Grande Bretagne, la dette des ménages est supérieure à 100 % du PIB du pays (moins de 50 % en France), et est constituée à 80 % par les emprunts immobiliers. Si en France les taux d’intérêts sont des taux fixes dans 90 % des cas, au Royaume-Uni ils ne le sont que dans 5 % des cas. Ces taux variables subissent de plein fouet les cinq hausses successives de la Banque d’Angleterre ces 12 derniers mois. Déjà 14 000 logements ont été saisis outre-manche et 125 000 ménages connaissent de graves difficultés de paiement. Les spécialistes s’attendent à ce que dans les 18 prochains mois, 2 millions de ménages voient leurs mensualités exploser.

Après l’explosion de la bulle immobilière américaine cet été, c’est maintenant l’Angleterre qui subit le retour de bâton, et l’Espagne qui attend dans la peur son tour. La mort de l’économie financière est sur le point d’emporter l’économie réelle avec elle. C’est le moment ou jamais d’établir un pare-feu pour protéger l’économie et les gens, en prenant modèle sur la bataille du Homeowners and Bank Protection Act menée par le Mouvement de jeunes de LaRouche outre-atlantique.


HSBC va fermer sa filiale de "subprime" aux Etats-Unis
Reuters le 21/09/2007 18h39
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?&news=4634248

NEW YORK (Reuters) - HSBC Holdings a annoncé la fermeture de sa filiale américaine de crédit immobilier à risque, qui se traduira pas la suppression de 750 emplois et une charge de 880 millions de dollars.

La filiale, Decision One, n'est plus viable, explique le groupe britannique dans un communiqué.

Pour HSBC, actuellement pressé de revoir sa stratégie pour améliorer sa création de valeur, cette décision constitue un nouveau revers sur le marché américain du crédit.

Decision One avait restructuré ses activités ces derniers mois face à la multiplication des défauts de remboursement parmi les emprunteurs n'offrant que peu ou pas de tout de garanties. Elle avait notamment ramené de 17 à deux le nombre de ses centres d'exploitation.

La filiale est organisée autour d'un réseau de courtiers indépendants qui lui soumettent les demandes de prêts, un modèle déjà abandonné par plusieurs autres grands groupes bancaires car accusé de favoriser des politiques de prêt laxistes, voire des fraudes.

Sur les six premiers mois de cette année, HSBC a distribué pour environ 371 millions de dollars de prêts par l'intermédiaire de Decision One.

Cette activité s'est soldée par une perte avant impôt de 400.000 dollars, contre un bénéfice de 17 millions de dollars au seul quatrième trimestre 2006.


Crise banco-financière mondiale
5000 milliards de dollars partis en fumée

www.matinplus.net - Jeudi 30 août 2007 N°105

La tempête financière planétaire qui a éclaté début août et fait plonger les principales places boursières n’est pas encore calmée. Mardi, les indices ont rechuté lourdement, après une semaine de hausse, à New York, Paris, Londres… Les cours se sont redressés mercredi, mais l’avertissement est clair : la crise de l’été n’est pas complètement purgée. Reste à savoir jusqu’à quel point elle affectera l’économie réelle.

La chute des marchés boursiers, en diminuant la richesse mondiale, pourrait présenter un effet très pénalisant pour la consommation. Selon Natixis (http://www.natixis.fr/), la «grosse correction» due à la crise les «subprimes» a fait perdre aux marchés boursiers mondiaux près de 5000 milliards de dollars depuis la mi-juillet. Les marchés immobiliers, qui ont beaucoup monté ces dernières années, pourraient être sévèrement touchés.

Le resserrement des conditions de crédit, résultant d’une prudence accrue des banques et de la méfiance des investisseurs, pourrait handicaper lourdement les investissements et l’activité des entreprises. Le Premier ministre François Fillon et la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Emploi Christine Lagarde recevront, aujourd’hui à Matignon, les patrons de onze banques françaises, pour examiner avec eux les conditions d’octroi des crédits. Retour sur un été chaud, en cinq mots-clés.

Subprime.
Les difficultés du crédit hypothécaire à risque (subprime mortgage), qui finance les ménages peu solvables aux Etats-Unis, sont à l’origine de la crise. «Subprime est un mot poli pour décrire des prêts scandaleux», commente un lecteur du Los Angeles Times. Entre 1,1 et 3 millions de foyers américains, dans l’incapacité de rembourser leurs prêts, sont menacés de perdre leur logement. La faillite des ménages s’est répercutée en pertes colossales, voire en banqueroutes, pour les établissements de crédit. Selon le site MortgageDaily.com, 84 sociétés du secteur ont fait faillite depuis le début de 2007.

Krach.
C’est le 9 août que la panique a éclaté: la banque BNP Paribas a annoncé geler trois de ses
fonds exposés au risque «subprime», après avoir assuré, quelques jours plus tôt, être épargnée par
la crise
. Chacun s’est alors mis à douter de la sincérité des établissements financiers. S’en est
suivie une chute brutale des cours boursiers, que l’on ne peut qualifier officiellement de krach – qui
correspond, au sens strict, à une baisse supérieure à 10 % en une seule séance –, mais qui a quand
même fait perdre 7 % en un peu plus d’une semaine au CAC 40, soit 116 milliards d’euros
partis en fumée. Les places avaient refait une petite partie du chemin, jusqu’au nouveau coup
de tabac de mardi.

Banques centrales.
Pour tenter de pallier la raréfaction du crédit, du fait de la perte de confiance dans le secteur bancaire, la BCE, en Europe, et la Fed, aux Etats-Unis, ont injecté des dizaines de milliards sur les marchés. Mais les investisseurs attendent une action plus radicale sur les taux d’intérêt. Leur baisse permettrait de
réduire le coût du crédit et de donner un coup de pouce à la croissance. Outre-Atlantique, la Fed
semble prête à s’y résoudre. En Europe, la BCE est plus ambiguë. Lundi, son président Jean-Claude
Trichet a cependant reconnu «accorder une grande attention à l’évolution du marché. La prochaine évaluation doit être faite le 6 septembre. Nous devrons alors évaluer tous les éléments de l’économie. Nous évaluerons les risques et prendrons les mesures appropriées à ce moment-là». En clair, les taux d’intérêt pourraient rester inchangés au lieu d’être augmentés.

Titrisation.
La sophistication financière est en partie responsable de la contagion de la crise au monde entier. Pour évacuer les risques, les banques «titrisent» leurs créances, c’est-à-dire qu’elles découpent leur dette en produits financiers pour la revendre sur le marché. La mondialisation a fait le reste, en diffusant ces
titres à risque dans les portefeuilles d’investisseurs de toute la planète.

Hedge funds.
Les fonds spéculatifs (hedge funds) ont été de gros acheteurs de subprimes. Souvent à crédit: pour doper leurs rendements (jusqu’à 30 % par an), et faire jouer l’effet de levier, les hedge funds empruntent jusqu’à 90 % des sommes nécessaires. Le 20 juin, la faillite annoncée de deux fonds de la banque américaine Bear Stearns avait donné une première alerte sur la gravité de la crise.

La main invisible ne prend pas de gants !
par Philippe Béchade
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20070919-270.html
Mercredi 19 Septembre 2007

Les marchés étaient rentrés dans leur coquille vendredi et lundi pour cause d'averses de mauvaises nouvelles concernant les banques britanniques et allemandes : la Commerzbank s'apprête à réévaluer fortement ses estimations de pertes liées à la crise du subprime, tandis que Calyon fait état d'une perte de 250 millions d'euros sur des opérations de marché aux Etats-Unis. Ils ont cependant ressorti leurs antennes en début d'après-midi hier, et les indices qui avaient entamé la matinée sur un rythme d'escargot (-0,2% à -0,4% jusqu'en milieu de matinée) ont terminé la séance comme de véritables bolides, avec des écarts s'étageant entre 1,8% à Milan et 2,5% à Madrid.

A Paris, le CAC 40 a non seulement repris 2% (effaçant les 1,80% perdus la veille) mais également enregistré +2,5% sur ses plus bas du jour, inscrits peu après l 'ouverture vers 5 417 points. L'indice phare culminera en fin de séance vers 5 557 points, porté par une vague de rachats à bon compte et de rachats de ventes à découvert. Les volumes d'échanges ont plus que doublé au cours des trois dernières heures de cotations, pour atteindre 7,2 milliards d'euros sur les 40 vedettes de la cote -- 37 d'entre elles clôturant dans le vert.

Il fallait a priori un solide prétexte pour déclencher une telle furia haussière avant même de connaître la teneur de la décision de la Fed... mais le département du Travail américain a dévoilé un recul surprise et presque surréaliste de 1,4% des prix à la production aux Etats-Unis au mois d'août (contre -0,2% anticipé).

Ce même département du Travail avait estimé à 126 000 le nombre des créations de nouveaux emplois en juin, avant de réviser ce chiffre de -57 000 début septembre. C'est dire à quel point nous jugeons fiables et dignes de foi les calculs de cet organisme qui dépend directement de l'administration centrale américaine...

Le département du Travail impose par ailleurs ses règles aux salariés et aux entreprises (un simple changement de statut concernant une catégorie de salariés, et toutes les statistiques de l'emploi US sont bouleversées : à tous les coups, Wall Street n'y voit que du feu !). La mesure de l'inflation -- via une batterie de données indirectes -- peut justifier le recours à une panoplie de "biais" qu'un expert de l'INSEE pourrait vous détailler beaucoup mieux que nous.

Le miracle des prix à la production du mois d'août serait essentiellement dû au recul du coût de l'énergie (-6,6%), sinon, les prix en taux central progressent comme prévu de 0,2%. Pas de quoi pavoiser.

La question que nous nous posons en cette période de records battus quotidiennement par le baril de pétrole est donc la suivante : comment les opérateurs parviennent-ils à occulter la flambée des cours sur le NYMEX depuis la mi-août ? Et la question subsidiaire est la suivante : s'imaginent-ils que la Fed ou la BCE feront preuve de la même cécité ?

Parier aussi agressivement sur l'hypothèse d'une détente des taux suppose des arguments plus solides  et la multiplication des signaux de dégradation conjoncturelle aux Etats-Unis en fait partie : une étude mensuelle de Realty Trac [dont nos collaborateurs américains nous parlent également ci-dessous] révèle une explosion de +36% des incidents de remboursement sur des prêts hypothécaires au mois d'août, soit +115% en rythme annuel.

Les marchés parient donc que les banques centrales, en dépit de leur engagement à ne pas voler au secours des canards boiteux (des spéculateurs "mal avisés"), sont résolues à empêcher que le scénario d'une faillite annoncée ne se transforme en vent de panique chez les épargnants. En effet, ce sont eux qui, en dernier ressort, paieraient l'ardoise sur leurs propres deniers.

La question ne manquant pas de prendre une tournure politique, la Banque Centrale d'Angleterre vient donc d'injecter 4,4 milliards de livres sterling supplémentaires sur le marché monétaire ce mardi pour permettre aux banques britanniques d'accéder à des liquidités au prix plancher de 5,75% (c'est-à-dire sans les pénalités de 100 points de base infligées à Northern Rock).

La "grande nouvelle" du jour, c'est que les dépôts des épargnants britanniques sont intégralement garantis par la Banque Centrale d'Angleterre, quelles que soient les difficultés (et les lourdes pertes) engendrées par les turbulences actuelles sur les marchés financiers. En sera-t-il encore de même en cas d'éclatement de la bulle immobilière outre-Manche ?

La Fed peut-elle restaurer la confiance -- à défaut de faire se redresser les prix de l'immobilier -- par le biais d'une forte baisse de taux de 50 points (réduction votée à l'unanimité ce mardi), suivie d'un nouveau "geste" cet automne ? Les opérateurs, qui tablaient sur un loyer de l'argent de 4,50% à fin 2007, peuvent considérer que cette hypothèse de travail vient de bénéficier d'un sérieux coup de pouce de Ben Bernanke et de ses acolytes, qui reconnaissent que des risques persistent sur les marchés et que les incertitudes sur la conjoncture s'accroissent.

Le dollar dévisse de 1,3% à 1,3970/euro et le baril de pétrole s'envole à 82 $ : la balle (de gros calibre) est désormais dans le camp de J.C. Trichet !

Mais avant de nous employer à rabaisser la haute opinion que la BCE se fait d'elle-même (cela pourrait lui être salutaire : si elle tombait d'une telle hauteur, elle se tuerait)... nous devons vous faire part de notre ébahissement face à l'envol de 335 points du Dow Jones (revenu à 2% de son record absolu), la flambée de +2,75% du Nasdaq, de +2,9% du S&P 500 -- avec 495 titres en hausse --... le tout dans une ambiance de kermesse, avec une salve d'applaudissement lors du coup de cloche final !

La décision de la Fed était pourtant anticipée par 60% des opérateurs. Nombre d'économistes écrivaient la veille -- et nous partagions leur sentiment -- qu'un abaissement de 50% des taux directeurs témoignerait d'une réelle inquiétude des autorités monétaires face à la dégradation conjoncturelle.

Pourquoi une telle décision -- attendue -- est-elle saluée par la plus forte hausse collective des indices américains en 2007... et la plus spectaculaire du Dow Jones depuis le 17 mars 2003 (voire le 15 octobre 2002) ? N'aurait-on pas injecté dans le système de climatisation du New York Stock Exchange un mélange d'azote, de cocaïne et de LSD sous forme d'aérosol fortement dosé ?

Des opérateurs risquaient de se montrer sceptiques -- la Fed admet clairement que la situation des USA n'est pas optimale... des esprits chagrins n'allaient pas manquer de pointer du doigt la flambée du baril, la déconfiture du dollar ou encore la chute verticale du moral des spécialistes de l'habitation individuelle (le baromètre de la NAHB chute de 31 vers 26 en septembre, au plus bas depuis 16 ans).

Le meilleur moyen de tuer dans l'œuf tout débat économique, c'est d'administrer une gigantesque claque aux "raisonneurs" et de ne leur laisser d'autre choix que de venir hurler avec les loups, pour éviter de se faire mordre par leurs congénères.

La "main invisible" a frappé fort ce mardi -- mais nous savons que cette invisibilité n'est que le produit d'un savant artifice : la main de l'illusionniste n'est pas très loin !

Quand le résultat apparaît aussi spectaculaire, c'est qu'il y a un truc ! Et aucun des grands magiciens qui enchantent le public de Las Vegas ne travaille sans une grosse équipe d'ingénieurs spécialisés dans les effets d'optique et d'assistants qui coordonnent toute la machinerie au centième de seconde près.

La BCE revendique le titre de grand ordonnateur du destin monétaire de l'Euroland... alors qu'elle a en permanence un coup de retard sur une conjoncture sur laquelle elle n'a pratiquement aucune prise. A l'en croire, l'euro fort, c'est elle (alors que la Fed sabre le dollar avec une joyeuse détermination)... et l'inflation maîtrisée, c'est elle aussi -- alors qu'Alan Greenspan, qui a tout fait pour qu'elle explose via des injections massives de liquidités dans le système financier, reconnaît que la Chine a joué un rôle majeur dans la modération mondiale du prix des produits manufacturés.

Mais la BCE échoué, tout comme la Fed, à contenir la seule inflation qui importe réellement au yeux des ménages : celle de l'immobilier, qui a amputé leur pouvoir d'achat dans ce domaine de 20% en 10 ans... et enfermé la plupart d'entre eux dans le piège de la dette à taux variable.

Ceux qui possèdent des immeubles -- et même des quartiers entiers, dans le cas d'investisseurs britanniques "historiques" -- ne s'en plaignent pas. Ils ne se soucient d'ailleurs guère d'inflation, ni de bulle immobilière (ils le devraient pourtant !), et le concept de hausse du "panier de la ménagère" leur est inconnu... à moins qu'ils ne questionnent leurs domestiques à ce sujet.

Ceux-là ne se plaignent pas de l'action de la BCE... puisqu'elle est transparente et sans aucun effet sur le cours des choses !

C'est toute la nuance par rapport la "main invisible"... qui ne prend pas de gants lorsqu'il s'agit d'une offensive coordonnée de la Fed, de la Maison-Blanche et des banques d'affaires de Wall Street !


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: kader le 20/09/2007 - 13:01:46
Voila des bons articles sur cette crise

Greenspan travaille à détruire l'économie US
Les marionnettes des élitistes se posent de nouveau en sauveurs


Mercredi 19 Septembre 2007 par Steve Watson et Alex Jones
http://www.alterinfo.net/Greenspan-travaille-a-detruire-l-economie-US_a11392.html

​​​​Au cours des derniers jours, Alan Greenspan est apparu dans chaque publication financière importante pour expliquer exactement ce qui va arriver à l'économie et ce que devraient être les prochaines étapes, tout en tournant en dérision l'administration néo-conservatrice à propos du ralentissement actuel (http://www.latimes.com/news/opinion/la-oe-goldberg18sep18,0,6583630.column?coll=la-opinion-columnists). Il a été glorifié pour ça comme un sauveur économique, pourtant un examen superficiel des faits révèle que le déclin économique est en route depuis longtemps et que les Greenspan et son espèce opèrent sous l'influence de ceux qui continuent à manigancer une lente désintégration.

​​​​Alan Greenspan et Paul Volker, deux anciens présidents de la Réserve Fédérale, avec Edouard Bernanke l'actuel président, Henry Paulson, secrétaire au Trésor et Alistair Darling, du ministère des finances du Trésor d'Angleterre, se sont trompés à l'unisson depuis vendredi dernier, annonçant à plusieurs reprises que l'économie allait imploser, qu'il y aurait une grave inflation, que l'immobilier allait baisser de dix à trente pour cent, et que le dollar allait être remplacé par l'euro.

​​​​Voir [en anglais] :

​​​​Greenspan : Avantage de l'euro comme choix de réserve (http://www.prisonplanet.com/articles/september2007/170907_b_Euro.htm)

​​​​Alan Greenspan prévient de la chute du prix du logement britannique (http://infowars.net/articles/september2007/170907Greenspan.htm)

​​​​Greenspan alerte sur les prix du logement aux USA (http://www.prisonplanet.com/articles/september2007/170907alert.htm)

​​​​Greenspan prévoit la chute des prix du logement et la montée de l'inflation (http://money.guardian.co.uk/news_/story/0,,2171622,00.html)

​​​​Avec les effets écrasants du crédit frappant de plus en plus les prêteurs des plus bas niveaux (http://www.cnbc.com/id/20829623), il est manifeste de voir que les retombées s'étendent et se propagent en déclin généralisé. Nous voyons le déploiement d'une désintégration globale qui représente le vidage des États-Unis par les institutions néo-mercantilistes résolues à former un nouveau monopole mondial.

​​​​Nous sommes témoin du déploiement d'un krach exactement comme prévu (http://www.prisonplanet.com/articles/october2006/301006globalcrash.htm) par Joseph Stiglitz, ancien vice-président de la Banque Mondiale, économiste en chef et gagnant du prix Nobel l'année dernière.

​​​​Stiglitz a convenu que le processus de détournement et de pillage des principales infrastructures de la part du FMI et de la Banque mondiale, en tant que ramification à la mondialisation prédatrice, s'est maintenant déplacé du tiers monde vers l'Europe, les États-Unis et le Canada.

​​​​Stiglitz a averti que les signes étaient là avec la descente des prix de l'immobilier aux USA, déclarant que la dépression économique globale pourrait seulement être évitée si une correction était faite.

​​​​Mais aucune correction ne sera faite parce que la doctrine de la Banque Mondiale, du FMI et des mondialistes, révèle l'ordre du jour focalisé à fomenter délibérément des remous économiques, des émeutes, et mettre ensuite en vigueur l'asservissement à la dette éternelle. Nous en avons été témoin à maintes reprises, leurs propres documents (http://www.prisonplanet.com/jones_report_110402_palast.html) confirment même cela comme la méthode de contrôle social choisie.

​​​​Les actionnaires de la Réserve Fédérale, une partie du même groupe de familles élitistes qui possèdent la Banque d'Angleterre, ont créé le FMI et la Banque Mondiale pour siphonner les fonds des gouvernements. Ensuite ils volent en fait les patrimoines naturels des pays du tiers monde qui prennent des emprunts à 42% d'intérêt dans certains cas. Ces usuriers mondiaux obtiennent l'eau, le courant électrique et les routes qui sont ensuite remis aux contrefacteurs de compagnies privées.

​​​​Les présidents de ce genre compagnies, ainsi que les banques centrales s'assemblent avec des institutions d'élitistes tels que le groupe des Bilderberg s'entendent sur leurs politiques et discutent comment procéder.

​​​​Les Bilderberg ont juré d'amener Jose Barroso, le président de la commission européenne et membre des Bilderberg, à faire allusion à la « révolution post-industrielle» (http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/6247199.stm), ce qui en termes profanes se traduit par un krach économique global, une grande dépression le vidage total de la classe moyenne. Ils ont l'intention de réaliser cela en prenant des mesures pour que le prix du pétrole monte par l'intermédiaire d'une combinaison de conflits au Moyen-Orient et en favorisant la peur du pic pétrolier.

​​​​À la réunion des Bilderberg en 2005 (http://www.infowars.com/articles/nwo/bilderberg_world_in_palm_of_hands.htm), des sources à l'intérieur du groupe ont dit aux journalistes Daniel Estulin et Jim Tucker, qui se sont construit une réputation crédible dans la prévision exacte des événements à venir fondés sur des fuites lors des conférences des Bilderberg, que les élitistes voulaient se consolider en faisant baisser le niveau de vie aux USA et en Europe, craignant que la classe moyenne soit hors de contrôle et qu'il lui ait été accordée trop de crédit ce qui doit être compensé par une phase de consolidation [pour eux].

​​​​Nous voyons maintenant des personnages comme Alan Greenspan réitérant exactement la même incantation, qu'il y a eu trop « d'exubérance irrationnelle. »

​​​​Greenspan est maintenant glorifié pour son boulot de destruction en public de la confiance au dollar, pour essayer publiquement de détruire la confiance aux banques, et pour essayer publiquement de détruire l'économie, ce qui permet la consolidation [des élitistes] durant la récession exactement comme c'est exposé dans les plans mondialistes.

​​​​500 milliards globalement ont été pompés pour ne pas sauver les marchés, mais pour assurer l'induction d'un déclin lent, progressif et sans panique (http://www.prisonplanet.com/articles/september2007/180907prolonged.htm).

​​​​Il est répugnant de voir ces mêmes personnes, les banquiers centraux élitistes contre lesquels les pères fondateurs des États-Unis ont combattu, les très véridiques criminels qui ont pris le contrôle de l'économie et mis le pays en faillite, se présenter comme le salut.

​​​​Ce sont les banques qui ont émis le crédit, les banques qui ont sur-imprimé de l'argent et les banques qui ont envoyé des cartes de crédit aux diplômés des lycées de 17 ans. Quand les élitistes ont commencé le positionnement, accusant des boucs émissaires des retombées de leurs propres actions et se posant comme nos gardiens, les sonnettes d'alarme devrait résonner.

​​​​Il y a deux ans et demi ils ont essayé de crever la bulle immobilière, il y a un an et demi il ont de nouveau essayé, et cette année ils ont réussi. Tout en continuant à accorder des crédits, les banques centrales ont obtenu que les plus grands établissements cessent d'acheter des titres fiduciaires, maintenant cela provoqué une restriction importante dans l'émission du crédit. Ce ne sont pas des sauveurs, ce sont des malfaiteurs.

​​​​La crise est manigancée au nom des élitistes mondiaux qui ont longtemps poussée à l'accroissement de la régionalisation, à une devise unique et à un marché qu'ils peuvent monopoliser plus efficacement.

Original : http://infowars.net/articles/september2007/180907Greenspan.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info


Elles pourraient dépasser la barre des 100 milliards de dollars cette année
Les réserves de change rapportent 4 milliards de dollars d’intérêts

Par : Meziane Rabhi - LIBERTE -  Edition N° 4569 du Jeudi 20 Septembre 2007

Une partie des réserves de change est placée dans des bons du Trésor américain et dans des banques sûres procurant chaque année de nouvelles entrées du fait du produit des intérêts de ces placements.

Les réserves de change rapportent annuellement 4 milliards de dollars d’intérêts à l’Algérie. C’est du moins ce que soulignent certains experts. C’est que d’une manière générale, une partie des réserves de change est placée dans des bons du Trésor américain et dans des banques sûres classées AAA.

Du coup, elles procurent chaque année de nouvelles entrées du fait du produit des intérêts de ces placements. Elles sont libellées en partie en dollars, en partie en euros et le restant en yens. Ces experts estiment que la partie placée en bons de Trésor produit annuellement environ 4% d’intérêt.

De quoi payer largement le service de la dette en 2007. Avec un encours aussi faible de la dette extérieure à moyen et long terme à fin 2006, représentant seulement 6,5% des réserves officielles de change à fin 2006 et 4,4% du produit intérieur brut estimé pour 2006, la vulnérabilité de l’économie nationale aux “chocs externes” liés à l’endettement extérieur est ainsi évacuée. Il importe de souligner que cette accumulation soutenue des réserves officielles de change constitue, en plus du faible encours de la dette extérieure atteint à fin 2006, un élément de sécurité très important pour l’économie nationale contre d’éventuels “chocs externes”.

En particulier le niveau des réserves officielles de change atteint à fin décembre 2006 (77,78 milliards de dollars) représente 68% du produit intérieur brut (PIB) de l’année 2006, c’est-à-dire plus de deux tiers du revenu national pour cette année. Les intérêts perçus sur les placements des réserves officielles de change par la Banque d’Algérie augmentent progressivement et améliorent donc la balance des revenus des facteurs. Leur effet a été significatif en 2006, particulièrement au second semestre. Il le sera davantage cette année et peut-être l’année prochaine.

Sur l’Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre valait 78,10 dollars. Si cette tendance se confirme, l’Algérie va vers un nouveau record en termes de rentrées en devises en 2007, soit au-dessus de la barre des 54 milliards de dollars.

Au rythme actuel des entrées en devises, les réserves de change de l’Algérie pourraient atteindre 100 milliards de dollars à fin 2007. Elles avoisineraient les 150 milliards de dollars à l’horizon 2010, a affirmé récemment l’ancien Chef du gouvernement Ahmed Benbitour.

Cette progression rapide des réserves de change de l’Algérie s’explique, d’une part, par l’augmentation en valeur des exportations d’hydrocarbures l’année en cours, permettant de consolider l’excédent de la balance des paiements (en dépit de la forte augmentation en valeur des importations en raison de la flambée de l’euro) et, d’autre part, par la baisse du volume de la dette extérieure, grâce aux remboursements par anticipation entraînant une diminution très significative des versements au titre du service de la dette. S’il y a lieu de se réjouir de cette manne financière, elle pose tout de même plusieurs défis majeurs. Elle invite d’abord à une plus grande transparence sur l’usage de ces réserves de change. Puis elle interpelle les politiques publics.

L’économie, encore très dépendante des hydrocarbures, demeure vulnérable. Malgré la bonne tenue des indicateurs macroéconomiques, l’Algérie subit la persistance de fragilités structurelles, au premier rang desquelles la très forte dépendance aux revenus des hydrocarbures qui représentent 50% du PIB, 75% des revenus fiscaux et plus de 98% des exportations.

La croissance que connaît le pays depuis 2002 apparaît en partie artificielle dans la mesure où elle repose sur une demande publique, essentiellement nourrie par la manne pétrolière. L’économie nationale est encore peu diversifiée et ne dispose pas de secteurs de production à forte valeur ajoutée susceptibles de soutenir les exportations. Pour paraphraser le professeur Abdelmadjid Bouzidi, l’économie algérienne se caractérise par une croissance molle, de type intensif, la productivité des facteurs est très faible et enfin la compétitivité est absente.

L’économie algérienne serait-elle atteinte du “syndrome hollandais”, un phénomène économique qui relie l’exploitation des ressources naturelles et le déclin de l’industrie manufacturière. Inspiré du cas des Pays-Bas des années 1960, le terme syndrome hollandais est utilisé par extension pour désigner les conséquences nuisibles provoquées par une augmentation significative des exportations des ressources naturelles par un pays. Avec la baisse du rythme de la croissance économique, la régression de la production industrielle, le manque de diversification de l’économie et la hausse importante des importations, tout indique que c’est le cas.


L'avidité a son prix: La crise bancaire mondiale démontre à quel point le train-train de la cupidité trompe les populations
par Karl Müller, Allemagne - Samedi 22 Septembre 2007
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=447

Au cours des semaines passées, la crise américaine de l’immobilier et des banques, ses causes, son évolution et ses conséquences, ont fait couler de l’encre. Il vaut la peine d’examiner les racines et les circonstances de cette crise.

C’est très consciemment que fut engendrée aux Etats-Unis une explosion dans l’immobilier et dans les hypothèques pour maintenir l’économie de guerre américaine, fortement affaiblie après les plongées des cours en l’an 2000, et pour maintenir dans le coup et tenir en laisse la population. De qui peut-on attendre une réflexion et une protestation énergique contre la guerre, alors que les esprits sont occupés par l’achat d’une maisonnette, en espérant la revendre avec profit – «grâce à la politique gouvernementale» –, alors qu’en même temps c’est mettre sa tête dans le nœud coulant des prêteurs et de leur politique d’intérêts.

La raison se dissipa et les esprit furent obnubilés par la perspective de gains rapides et sans risques. Le résultat est qu’environ deux millions de débiteurs en hypothèques se trouvent face à la mise aux enchères de leurs maisons.

Ces gains éphémères des «petits propriétaires de maisons» n’étaient qu’une infime partie dans l’énorme affaire montée par les banques et d’autres instituts financiers qui s’étaient lancés dans ce domaine avec des sommes astronomiques.

On savait pourtant que cela finirait mal, il suffisait d’y réfléchir. Le terrain manquait nettement de solidité et seule l’illusion que personne n’oserait dire que «l’empereur aux habits neufs est nu» a permis de faire tourner à fond le moteur de la cupidité.

Et c’est bien de cupidité qu’il s’agit! Car dans cette branche, on travaille consciemment contre la stabilité, du fait que tout spéculateur compte sur la faiblesse des autres pour en profiter; car ce qui pousse les uns dans les abîmes, apporte aux autres d’énormes profits. Et c’est toujours les autres qui doivent perdre, en bonne logique de ce capitalisme féroce.

Et on recommence! Actuellement, ce sont quelques banques qui comptent parmi les victimes des turbulences; elles avaient cru qu’en achetant des titres de marché de crédit, elles en tireraient des profits de 20% et plus. Mais ces titres ne trouvent plus d’acheteurs. Le journal «Financial Times Deutschland» du 22 août a recommandé aux autres un «distressed investment», c’est-à-dire l’achat des titres de crédits de «personnes en détresse» qui sont obligées de les vendre. Ce serait à coup sûr «une des stratégies les plus lucratives des années à venir». Ce journal financier trouve même le vocabulaire adéquat «Finanzieller Leichenschmaus» («un repas d’enterrement financier»).
A quoi bon avertir des conséquences, comme le fit l’économiste américain Hyman Minsky, il y a déjà vingt ans et que le magazine allemand Stern, se fondant sur les événements actuels, décrit comme suit: «s’engager avec insouciance dans des risques, actuellement dans le marché hypothécaire, conduit irrémédiablement à l’effondrement, touchant l’ensemble du monde financier. Les propriétaires ont perdu leur maison, les investisseurs des milliers de milliards, des banques se retrouvent en cessation de paiement.»

Pour mémoire: la crise économique mondiale des années vingt et trente du siècle passé, elle aussi, a eu ses «profiteurs»: de puissants financiers à Londres et à New York qui empêchèrent de prendre des mesures pour s’opposer à la crise et visèrent à mettre en place la dictature hitlérienne et préparer la Seconde Guerre mondiale.

A côté des instituts financiers américains, il y en eut également des européens et des allemands, qui avaient jeté un regard avide sur ce gâteau de l’immobilier américain et investi de grandes sommes dans cette illusion d’une bonne affaire. Cette déconfiture financière a atteint aussi bien des banques, comme la banque du Land de Saxe (SachsenLB), qui avaient tenu compte des avis des agences internationales privées, mais peu fiables, sensées vérifier la solidité des clients lors d’octrois de crédits, que celles, comme la Mittelstandsbank IKB, qui n’en avaient pas tenu compte. On n’en voit pas encore la fin. Entre-temps, la SachsenLB a été reprise par la Landesbank Baden-Würtemberg, mais préalablement le groupe financier allemand des caisses d’épargne a dû mettre à la disposition de la banque SachsenLB 17 milliards d’euros pour la sauver. Chaque jour on découvre de nouvelles implications. Selon Spiegel Online du 3 septembre, la banque BayernLB serait de la partie dans le marché des hypothèques américain avec 1,9 milliard d’euros, ce qui n’empêche pas cette banque de développer sa mégalomanie, en visant l’achat de la banque WestLB, entraînée, elle aussi, dans ce tourbillon spéculatif. Par ailleurs: toutes les banques des Länder ont dans leurs conseils d’administration des représentants des gouvernements des Länder respectifs, ce qui promet!

Le 5 septembre, la «Berliner Zeitung» pouvait faire savoir que la Deutsche Bank, qui avait récemment mis en garde sur la situation précaire d’IKB, lui avait elle-même accordé des crédits à risques pendant plusieurs années, engrangeant ainsi des profits de 20 à 30 millions de dollars américains. Autrement dit: en un premier temps, la Deutsche Bank a fait son beurre dans ce marché de cupidités, mais dès que la chose tourna mal, elle se mit à crier: au voleur! Ceci, alors même que déjà trois ans auparavant des experts avaient mis en garde contre la fragilité des débiteurs d’IKB sur le marché américain des hypothèques. Il est vrai qu’à cette époque les affaires tournaient encore rond dans ce domaine.
Le fait que ce monde bancaire n’était plus capable (ou ne le voulait pas) de se tirer d’affaire par l’octroi de crédits entre les banques, montre l’ampleur du désastre, notamment chez les Américains. Ce monde ne semble plus en état de présenter quelque chose de solide. Ainsi, la Banque centrale européenne se fendit, dans la première moitié d’août, d’une «aide en liquidités» de 200 milliards d’euros, pris sur la fortune de la population européenne – une somme qui, maintenant, manque dans d’autres domaines. A noter que cette somme représente quatre fois celle destinée chaque année à l’aide au développement dans le monde entier.

Selon Gottfried Heller, le directeur d’une des plus anciennes firmes indépendantes, de placements d’argent d’Allemagne, dans une interview accordée le 29 août au magazine Stern, il semblerait aussi, qu’on fasse tout simplement tourner la planche à billets. Des centaines de milliards de nouveaux billets en euros, dollars, yen de par le monde, dont le résultat et une dévaluation de nos monnaies.

Pour des gens du genre du président français Sarkozy il ne s’agit que d’une «purification du marché». Dans une lettre du 15 août adressée à la chancelière allemande Merkel, il a estimé qu’il fallait certes tirer la leçon de cette crise, mais que «ces mouvements sur le marché ne freineraient pas la croissance robuste de nos économies». S’agit-il d’une croissance grâce à l’économie de guerre, comme sous Hitler?

Allons-nous rester les bras croisés? Face à ce phénomème de pillage des biens des populations par une production insensée de nouvelle monnaie pour permettre à la rapacité de quelques-uns de s’assouvir? Est-ce que les peuples devront encore patienter pour avoir le droit de s’approprier ce qui est leur dû, pour pouvoir l’investir dans des projets en leur faveur? Pour des emplois, pour une production de biens rentable, servant à tout le monde, pour des écoles, des hôpitaux. Faut-il laisser se développer des guerres toujours plus meutrières pour satisfaire la cupidité de ces gens, mettant en danger la vie et la santé de populations entières? Regarderons-nous les bras croisés l’arrivée de crises voulues et préparées, destinées à nous maintenir cois et sans réflexion? Accepterons-nous ce développement de mesures destinées à faire taire toute velléité de protestation?


Système monétaire mondial – crise du dollar
Samedi 22 Septembre 2007
http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=462

Les manipulations du système monétaire et du système des changes provoquent le scandale le plus important de notre époque. Pour la première fois, l'escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, parce qu'elle a lieu effectivement dans le monde entier, qu'aucun gouvernement ne peut plus la contrôler ni la stopper ou l'empêcher et que, formellement, elle a même lieu légalement en raison de lois désuètes.

L'étape décisive dans la rupture avec la monnaie d'Etat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des Etats-Unis. Dès la fin du XIXe siècle, les banques sous la coupe de l'empire Rotschild ont lancé une grande campagne pour prendre le contrôle de l'économie des Etats-Unis. Venant d'Europe, les Rotschild ont financé la Banque J.P. Morgan & Co., la Banque Kuhn Loeb & Co., John D. Rockefellers Standard Oil Co., les chemins de fer d'Edward Harriman et les aciéries ­d'Andrew Carnegie.

Aux environs de l'an 1900, les Rotschild ont envoyé aux Etats-Unis un de leurs agents, Paul Warburg, pour coopérer avec la Banque Kühn Loeb & Co. Jacob Schiff et Paul Warburg ont lancé une campagne visant à instaurer des «Federal Reserve Banks» (FED), instituts privés d'émission. Appuyés par les deux grands groupes financiers Rotschild et Rockefeller, ils sont parvenus à fonder une banque centrale privée ayant le droit d'émettre sa propre monnaie, moyen légal de paiement garanti à l'origine par l'Etat. L'instauration de la FED en 1913 a permis aux banquiers internationaux de raffermir leur puissance financière aux Etats-Unis. Paul Warburg a été le premier président de la FED.

Le XVIe amendement de la Constitution américaine, qui a permis au gouvernement de prélever un impôt sur le revenu, a suivi la fondation de la FED. Telle était la conséquence du fait que le gouvernement ne pouvait plus émettre sa propre monnaie. Ainsi, les banquiers internationaux faisaient indirectement main basse sur le patrimoine privé des citoyens américains. A l'époque, les plus importants actionnaires de la FED étaient:

1. Les banques Rothschild de Paris et de Londres
2. La Banque Lazard frères de Paris
3. La Banque Israel Moses Seif en Italie
4. La Banque Warburg à Amsterdam et à Hambourg
5. La Banque Lehmann à New York
6. La Banque Kuhn Loeb & Co. à New York
7. La Banque Rockefeller Chase Manhatten à New York
8. La Banque Goldman Sachs à New York.

Après la Première Guerre mondiale, les réserves d'or mondiales ont été accumulées dans cette banque privée qu'était la FED, de sorte que de nombreuses banques centrales n'ont plus pu maintenir l'étalon-or et que leur pays a sombré dans la déflation – la première crise économique mondiale. Même pendant la Guerre mondiale, les Etats-Unis ont exigé des pays en guerre qu'ils paient les armements livrés en or. Après la fin de la guerre, l'or de l'Allemagne a dû aussi être cédé comme butin de guerre. A elles seules, plus de 30 000 tonnes d'or du monde se sont ainsi accumulées aux Etats-Unis. Cet or a servi de couverture au dollar. Toutefois, comme une grande partie des dollars étaient détenus dans les banques centrales étrangères comme réserves monétaires, les Etats-Unis ont pu imprimer et dépenser davantage de dollars qu'ils n'avaient d'or. En effet, les autres pays avaient besoin de dollars pour acheter des matières premières, traitées uniquement en cette monnaie. Outre l'or, le dollar est donc devenu de plus en plus une des réserves monétaires principales des banques centrales étrangères. Le règne du dollar dans le monde avait commencé.

En 1971, Richard Nixon (37e président des Etats-Unis de 1969 à 1974) a résilié l'obligation de convertir le dollar en or (l'étalon de change-or) et, simultanément, la garantie de l'Etat à propos du dollar. Depuis lors, le billet vert n'est couvert ni par l'or ni par une garantie de l'Etat; il s'agit donc de la monnaie privée libre de la FED. Or la masse monétaire de dollars en circulation déterminée par la FED (depuis mars 2006, celle-ci ne publie plus le chiffre de la masse monétaire M3) est devenue un problème insoluble: pendant que la masse mondiale de biens quadruplait au cours des 30 dernières années, la masse monétaire s'est multipliée par quarante.

Comment fonctionne cette banque privée qui a le droit d'imprimer des dollars? La FED produit des dollars. Ceux-ci sont prêtés au gouvernement des Etats-Unis contre des obligations qui servent de «sûretés» à la FED. Les banques de la FED qui détiennent ces titres perçoivent des intérêts annuels. Astucieux, n'est-il pas vrai? Dès 1992, les obligations détenues par la FED avaient une valeur de quelque 5 trillions de dollars, et les intérêts payés par les contribuables américains augmentent constamment. La FED s'est appropriée ce patrimoine incroyable en prêtant de l'argent au gouvernement américain et en encaissant alors des intérêts. La contre-valeur: du papier de couleur, nommé dollar.

Répétons-le: le dollar est émis non pas par le gouvernement des Etats-Unis, mais par la FED, qui est contrôlée par des banques privées et met à disposition du gouvernement de l'argent et, en contre-partie, encaisse largement des intérêts et prélève des impôts. Personne ne remarque cette duperie. De plus, les obligations émises par le gouvernement donnent à la FED un droit de gage, public et privé, sur l'ensemble des biens-fonds des Etats-Unis. De nombreuses actions en justice se sont efforcées de faire annuler la loi sur la FED, mais sans succès jusqu'à maintenant. Le président John F. Kennedy a été le premier à tenter de transformer la FED en édictant un décret présidentiel («executive order number 11110»). Peu après, il a été assassiné, probablement par son propre service de renseignements. Le premier acte de son successeur, Lyndon B. Johnson, a été d'annuler le décret de son prédécesseur dès son retour de Dallas à Washington, dans l'avion présidentiel.

Et aujourd'hui? Les banques privées tentent par tous les moyens de maintenir et d'assurer leur gigantesque source de revenu qu'est le dollar. Les Etats qui veulent nouer leurs relations commerciales internationales sur la base de l'euro, tels l'Irak, l'Iran ou le Venezuela, sont déclarés terroristes. Les gouvernements sont forcés de livrer des produits aux Etats-Unis contre des dollars sans valeur, et l'augmentation effrénée de la liquidité fournit à la haute finance les liquidités illimitées avec lesquelles elle peut acheter dans le monde entier. Les banques centrales du monde entier sont forcées de détenir des dollars sans valeur comme «réserves monétaires». Le dollar des Etats-Unis est la monnaie privée de la haute finance, garantie par personne si ce n'est par elle-même, utilisée pour maximiser le profit, accrue sans vergogne, employée comme moyen de domination mondiale et pour accaparer toutes les ma­tières premières et autres valeurs au monde.


Tremonti met un coup de pied dans la fourmilière financière
22 septembre 2007 - 15:15
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3331

21 septembre 2007 (LPAC) - L’ancien ministre des finances italien et actuel vice-président de la chambre des députés Giulio Tremonti, réitère dans une lettre publiée dans le quotidien Corriere delle Sera, la gravité de la crise financière internationale.

« On peut lui donner le nom que l’on veut : turbulence, tempête, effondrement, ouragan, retournement, détresse, crac. On peut le comparer ou non à la crise de 1929. On peut le nommer et le voir comme on veut, mais ce qui est sûr c’est que depuis Août 2007, du fin fond des entrailles du capitalisme financier, des secousses très forte sont remontées à la surface (...) De surcroît, il n’est pas acquis que les secousses soient sur leur fin plutôt qu’à leurs débuts. » Tremonti fait état de la possibilité que la « Tempête parfaite » s’abatte sur le monde. Il explique ensuite que cette crise peut être soignée, mais qu’ « on ne trouve pas de remède à une maladie si on en comprend pas d’abord ses origines. »

Tremonti souligne à quel point l’activité bancaire a été détournée pour devenir un jeu d’argent, à l’image des hedge funds. « Les hedge funds sont une source de risque. Ils ne sont rien d’autre que des banques en situation d’irrégularité. Les banques doivent se soumettre à une juridiction d’Etats, à des règles, des standards, des limitations et des critères de prudences. Les hedge funds sont tout le contraire : leur loi, c’est en fait qu’il n’y en a pas. Ils sont l’opposé de leur nom (hedge = se couvrir contre le risque) »

« Au final, les banquiers ne font plus confiance aux banquiers (...) Le premier effet a été la crise croisée du financement à long terme et des dépôts à court terme. Ca a été le déclencheur de la panique bancaire en Angleterre. » Puis il conclut que « si chaque acteur du système financier devait ouvrir leur livres de comptes et dire la vérité sur ce qu’ils ont, ce serait le début d’une solution. »

Bien qu’il serait positif que chacun ouvre ses livres de comptes, il doit être quasiment impossible de faire s’ouvrir les crocodiles morts, échoués sur les îles Caïmans. Nombreux sont ceux encore apeurés à l’idée de ce qu’on pourrait y trouver.


Fillon parle de faillite, Villepin s’agite
Par Muriel Gremillet - Libération - samedi 22 septembre 2007
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/280138.FR.php

François Fillon, en visite vendredi en Corse, a affirmé «être à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite». Avant de préciser quelques heures plus tard qu’il s’agissait d’une «image». Mais la première impression est assez calamiteuse : «Je suis à la tête d’un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d’un Etat qui est depuis quinze ans en déficit chronique, je suis à la tête d’un Etat qui n’a jamais voté un budget en équilibre depuis vingt-cinq ans. Ça ne peut pas durer», a martelé le Premier ministre dans la matinée à Calvi. Une déclaration vite corrigée dans l’après-midi : «Parfois, il faut utiliser des images. C’est ce que j’ai fait devant des agriculteurs qui demandaient toujours plus, toujours plus à l’Etat. Je leur ai dit que si la France était une entreprise, un ménage, elle serait en cessation de paiement.»

La France «s’endette et il faut que tous les Français prennent conscience qu’il est temps de mettre un terme à des solutions de facilité qui ont été employées depuis vingt-cinq ans et qui placent notre pays dans une position de faiblesse», a-t-il ajouté. François Fillon a répété son engagement de «ramener le budget de l’Etat à l’équilibre avant la fin du quinquennat».
Un discours qui hésite entre la bourde politique et l’autopromotion en sauveur d’une France vouée au dépôt de bilan. Qui n’a guère plu à… Dominique de Villepin, le prédécesseur de François Fillon. L’ex-Premier ministre a vivement réagi vendredi soir sur Europe 1, en affirmant avoir «laissé l’Etat dans une situation meilleure qu’aujourd’hui». Sous son gouvernement, a expliqué Villepin, la France bénéficiait d’une croissance supérieure, «d’un chômage qui a baissé de 2 points» et «d’une politique de désendettement qui avait amélioré les choses». «Depuis, a-t-il ajouté en référence au «paquet fiscal» adopté cet été, on a dépensé beaucoup d’argent, plus de 15 milliards, qui ont aggravé la situation financière».


Bayrou: un "aveu estomaquant" et une "autocritique"
http://afp.google.com/article/ALeqM5gldzz29XEErVk3toEAbDEyZMy7zw
samedi 22 septembre 2007

PARIS (AFP) — Le président de l'UDF-MoDem, François Bayrou, a estimé samedi que les propos de François Fillon sur l'Etat "en situation de faillite" constituaient "un aveu estomaquant" et "une autocritique" après l'octroi de "15 milliards d'euros" aux "plus favorisés" dans le paquet fiscal.

"C'est un aveu estomaquant et révélateur. Nous savons depuis longtemps quelle est la situation réelle des finances du pays, qui constitue en effet une très grave menace pour la France", a déclaré à l'AFP M. Bayrou, en rappelant qu'il en avait fait un "sujet majeur de la campagne" présidentielle.

Le gouvernement "a décidé, en contradiction absolue avec le bon sens, de creuser le déficit en dépensant 15 milliards d'euros par an pendant la législature au profit de ceux qui avaient déjà beaucoup" dans le cadre du paquet fiscal voté à l'été, a-t-il dit. "Ce trou de quelque 70 milliards supplémentaires, il va falloir le combler et, naturellement, on ne pourra le combler qu'en demandant des sacrifices à ceux qui avaient peu", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques.

"Ca va provoquer évidemment à terme des réactions parce que c'est une injustice. Je maintiens que la règle d'or pour faire des réformes, c'est qu'elles soient justes et indiscutables".

Les propos du Premier ministre sont aussi "d'une certaine manière une terrible autocritique", a affirmé M. Bayrou. "Tout ceci prélude à des décisions qui seront lourdes de conséquences. Au lieu d'avoir fait une politique sérieuse tout de suite, on a fait une politique laxiste et injuste. Ca fait plaisir quelques jours, quelques semaines et puis après, la réalité rattrape la fiction", a-t-il poursuivi.

François Fillon a déclaré vendredi en Corse "être à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite", précisant ensuite qu'il s'agissait d'une "image".


Pour Fillon, "l'Etat est en situation de faillite"
e 22/09/2007 - 14h11
http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3550853,00-pour-fillon-etat-est-situation-faillite-.html

C'est le genre de propos qui ne passe pas inaperçu dans la bouche d'un Premier ministre. "Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer", a martelé dans la matinée le Premier ministre, à Calvi.

Dans l'après-midi, en visite à la mairie d'Ajaccio, il est revenu sur cette déclaration, affirmant avoir eu recours à une "image". "Parfois, il faut utiliser des images. C'est ce que j'ai fait devant des agriculteurs qui demandaient toujours plus, toujours plus à l'Etat. Je leur ai dit que si la France était une entreprise, un ménage, elle serait en cessation de paiement", a-t-il déclaré. La France "s'endette, et il faut que tous les Français prennent conscience qu'il est temps de mettre un terme à des solutions de facilité qui ont été employées depuis 25 ans et qui placent notre pays dans une position de faiblesse", a-t-il ajouté.

En Corse, François Fillon a par ailleurs répété son engagement de "ramener le budget de l'Etat à l'équilibre avant la fin du quinquennat". Sinon, a-t-il mis en garde, "on ne pourra rien bâtir de solide ni pour la Corse ni pour aucune autre partie du territoire national".  Le Premier ministre avait entamé sa journée par une rencontre à la mairie de Calvi avec des élus et des personnalités du monde clturel, sur le thème de la culture corse.


François Fillon : La France est en faillite...
22/09/2007
http://www.come4news.com/2007-francois-fillon-la-france-est-en-faillite-3.html

La politique de la langue de bois n'était pas de mise à Calvi (Corse). François Fillon courageux le matin, affrontant la triste réalité. L'aprés-midi le ton change, prétextant avoir voulu imager la situation...

Une remontée de bretelles ou une prise de conscience personnelle, la vérité fait donc si peur.

"Je suis à la tête d'un Etat en situation de faillite

La réalité de la situation financière de la France devient-elle un sujet tabou ?. Si notre pays était une entreprise, cela ferait bien longtemps qu'il serait en liquidation judiciaire. Pourquoi toujours vouloir masquer la faiblesse de La France. La dette ne fait que s'accroître, renier cette évidence ne fait qu'étaler le mensonge. La France va mal, et il faut l'admettre, n'en déplaise à la classe politique...

"Je suis à la tête d'un état qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un état qui est depuis quinze ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un état qui n' a jamais voté un budget en équilibre et cela depuis plus de 25 ans. Cela ne peut plus durer".

François Fillon n'a fait qu'établir le triste constat. Il est bien dommage, que dès l'après-midi, à Ajaccio, le ton ait changé. L'ombre de Nicolas Sarkozy a du dicter au Premier Ministre, un revirement de position soudain. L'ange du matin s'est éclipsé, horrifié de voir les démons reprendre le dessus....

Lors de la campagne présidentielle, le seul candidat ayant annoncé une politique de récession, François Bayrou, a du se trémousser en entendant les propos du Premier Ministre. La France est surendettée, il faut bien que la population de l'Hexagone en prenne conscience. Le temps des excès est révolu.

François Fillon se fixe comme objectif, d'équilibrer le budget . Il faut être réaliste, un quinquennat ne suffira certainement pas à stabiliser notre pays. Des efforts devront être consentis, au grand dam d'une majorité de nos concitoyens. Les faits sont implacables et vouloir les relativiser relève du mensonge...


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 20/09/2007 - 13:57:03

Apparement, la Banque mondiale (http://www.banquemondiale.org) et l’ONUDC (http://www.unodc.org/unodc/index.html) soutiennent le recouvrement des avoirs volés par des dirigeants corrompus de pays en développement, cette initiative est en vue d’aider à recouvrer les avoirs volés et à investir les fonds restitués dans des programmes de développement efficaces, et à combattre l’existence de refugiers internationaux.

La Banque mondiale (http://www.banquemondiale.org) et l’ONUDC (http://www.unodc.org/unodc/index.html) soutiennent le recouvrement des avoirs volés

Communiqué de presse n°:2008/061/PREM

Personnes à contacter :
Banque mondiale : Alejandra Viveros (202) 473 - 4306
aviveros@worldbank.org
Nations Unies : Lucie Hrbkova (212) 963-5634
Lhrbkova@un.org

http://www.unodc.org/unodc/press_release_2007_09_17.html
http://go.worldbank.org/81GFWVJZT0

Nations Unies, le 17 septembre 2007—La Banque mondiale, en partenariat avec l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) (http://www.unodc.org/unodc/fr/event_2007_06_26_1_fr.html), a lancé aujourd’hui une initiative en vue d’aider les pays en développement à recouvrer les avoirs volés par des dirigeants corrompus, à investir les fonds restitués dans des programmes de développement efficaces, et à combattre l’existence de refuges internationaux.

« Cette initiative encouragera l’indispensable coopération qui doit s’instaurer entre pays développés et pays en développement et entre secteur public et secteur privé pour faire en sorte que les avoirs dérobés soient restitués à leurs propriétaires légitimes » a déclaré le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à l’occasion du lancement officiel de l’Initiative pour la restitution des avoirs volés (StAR).

« Aucun refuge ne devrait exister pour ceux qui volent les pauvres, » affirme le président de la Banque mondiale Robert B. Zoellick. « Aider les pays en développement à recouvrer l’argent qui leur a été volé est essentiel pour pouvoir financer des programmes sociaux et pour prévenir les dirigeants corrompus qu’ils n’échapperont pas à la loi. »

Selon le Directeur exécutif de l’ONUDC, Antonio Maria Costa, le lancement de l’Initiative StAR marque « un tournant dans la lutte contre la corruption à l’échelle mondiale ».  « Il devrait être désormais plus difficile pour les kleptocrates de subtiliser les deniers de l’État, et plus facile pour le public de recouvrer l’argent volé » a-t-il ajouté.

D’après le document publié aujourd’hui sous le titre Stolen Asset Recovery (StAR) Initiative: Challenges, Opportunities, and Action Plan, la circulation transfrontalière du produit tiré, à l’échelle mondiale, d’activités criminelles, d’actes de corruption et de la fraude fiscale représenterait selon les estimations entre 1 000 et 1 600 milliards de dollars par an.

Un recouvrement même partiel de ces avoirs pourrait fournir les ressources indispensables au financement de programmes sociaux ou de services d’infrastructures qui font cruellement défaut. Le recouvrement de 100 millions de dollars permettrait de financer un programme complet de vaccination pour 4 millions d’enfants, de fournir de l’eau sous conduite à quelque 250 000 ménages, ou de financer le traitement pendant une année complète de plus de 600 000 personnes vivant avec le VIH/SIDA.

Afin de prévenir et de résoudre le problème posé par le vol d’avoirs, l’Initiative StAR part du principe que les pays développés et les pays en développement doivent travailler en partenariat, à charge, pour les pays en développement, d’améliorer la gouvernance et la transparence financière, et pour les pays développés, de cesser de fournir un refuge aux produits de ce vol.

L’initiative appelle tous les pays à ratifier la Convention des Nations Unies contre la corruption, ce que seulement la moitié des pays de l’OCDE et du G-8 ont fait jusqu’ici. Il est pas ailleurs indispensable que les organismes multilatéraux et bilatéraux, mais aussi la société civile et le secteur privé, œuvrent de concert.

L’Initiative pour le recouvrement des avoirs volés propose plusieurs actions concrètes, notamment :

*Renforcer la capacité institutionnelle des pays en développement pour qu’ils puissent solliciter l’assistance technique nécessaire au renforcement de leurs organes de poursuite et à la mise en conformité de leur législation avec la Convention des Nations Unies contre la corruption;
*Renforcer l’intégrité des marchés financiers. Il s’agit notamment de mettre les centres financiers en conformité avec la législation régissant la lutte contre le blanchiment d’argent, de manière à détecter et prévenir le blanchiment du produit d’activités illicites, et de renforcer les moyens dont disposent les services de renseignements financiers partout dans le monde pour qu’ils puissent mieux coopérer entre eux.
*Faciliter le processus de recouvrement des avoirs des pays en développement,   en accordant à ces derniers des prêts ou des dons pour couvrir les coûts de démarrage du processus, fournir des conseils sur le recrutement de conseillers   juridiques et faciliter la coopération entre pays.
*Surveiller l’utilisation qui est faite des avoirs recouvrés, de sorte que les fonds restitués servent à financer l’action de développement, en particulier des programmes sociaux, l’amélioration de l’éducation et le renforcement des infrastructures.

Afin de dynamiser l’action collective engagée pour s’attaquer au problème posé par le vol d’avoirs et prévenir le phénomène, suivre les progrès enregistrés et fournir des conseils, un groupe (Friends of StAR) composé de personnalités influentes de pays développés et de pays en développement guidera la mise en œuvre de l’initiative.

Le Groupe de la Banque mondiale est l’une des principales sources d’aide financière et technique aux pays en développement, et l’Initiative StAR est un élément clé de la stratégie élaborée par l’institution pour promouvoir la gouvernance et lutter contre la corruption.

L’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) est, sur le plan mondial, l’un des principaux acteurs de la lutte contre les drogues illicites et la criminalité internationale. Il a pour mission d’aider les États membres à lutter contre les drogues illicites, la criminalité et le terrorisme.
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Pour en savoir plus sur le recouvrement des avoirs volés, consulter le site : www.banquemondiale.org

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La Russie pourrait récupérer 200 milliards de Dollars US volés grace à l'initiative Stolen Asset Recovery (StAR) (http://www.unodc.org/unodc/press_release_2007_09_17.html) de la Banque mondiale (http://www.banquemondiale.org) et de l’ONUDC (http://www.unodc.org/unodc/index.html)
RIA Novosti (Russie) - 19 septembre 2007

Source

http://en.rian.ru/russia/20070919/79495282.html
http://infowars.net/articles/september2007/190907assets.htm

Aujourdhui ( 19 septembre 2007) , un haut diplomate russe a déclaré " que la Russie pourrait récupérer jusqu'à 200 milliards de dollars US de capitaux volés à la Russie  grâce à l'initiative Stolen Asset Recovery (StAR) (http://www.unodc.org/unodc/press_release_2007_09_17.html) de la Banque mondiale (http://www.banquemondiale.org) et de l’ONUDC (http://www.unodc.org/unodc/index.html)".

L'initiative Stolen Asset Recovery (StAR) (http://www.unodc.org/unodc/press_release_2007_09_17.html) de la Banque mondiale (http://www.banquemondiale.org) et de l’ONUDC (http://www.unodc.org/unodc/index.html) est destinée à récupérer les milliards de dollars d'argent public volés des pays en voie de développement chaque année par les chefs et les fonctionnaires corrompus, a été lancée lundi .

«Il n'y a aucune donnée officielle quant à la quantité de gains mal acquis qui ont été pris hors de la Russie. Mais selon les bilans estimatifs d'experts pour 2002, le chiffre est autour 200 milliards de dollars US. Par conséquent, la nouvelle initiative est fortement appropriée pour nous, » a dit Ilya Rogachev, Représentant permanent russe à l'ONU.

Robert Zoellick de la banque mondiale a indiqué à RIA Novosti que la nouvelle initiative n'est destinée que pour les pays africains les plus pauvres, pas la Russie, et qu'il ne pourrait pas estimer la somme de l'argent public détourné de Russie à l'étranger.

Mais Rogachev a indiqué que « les plus grandes « blanchisseries d'argent » dans le monde sont, en effet, les pays développés, » ajouter que l'initiative, basée sur la convention de l'ONU contre la corruption, permet à des pays "spoliés" d'avoir une politique plus efficacement de récupération des fonds volés avec les états où les capitaux volés sont cachés.

Il a dit que la Russie a beaucoup de travail à faire pour mettre à jour  ses lois nationales en conformité avec la convention.

« Même si tous les capitaux volés nous étaient retournés, il n'y a aucune disposition au budget qui nous permettrait d'employer cet argent, » a dit le fonctionnaire.

Zoellick a indiqué plus tôt que « il ne devrait y avoir aucun asile sûr pour ceux qui volent des pauvres, » et que l'initiative était un avertissement pour les chefs d'états et fonctionnaires corrompus.

« Beaucoup de pays en voie de développement sont désespérément spolier de leur argent qui est indispensable pour les sortir de leur pauvreté, » a t il dit. «40 milliards de dollars US par an est l'estimation de l'argent détourné des pays en voie de développement vers les pays développés. Cette somme annuelle représente 40 pour cent de l'aide au développement.»

Ban Ki-moon, sécrétaire général de l'ONU, s'est félicité de l'initiative «  elle stimulera la coopération si nécessaire entre les pays développés et en voie de développement et entre les secteurs publics et privés pour s'assurer que des capitaux pillés sont retournés à leurs propriétaires légitimes. »


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 24/09/2007 - 13:10:41

Je suis "estomaqué" par l'hypocrisie et la fourberie des "décideurs" Algériens qui demandent aux étrangers et aux Algériens de l'étranger et en Algérie de venir investir en Algérie et "eux" font le contraire en détournant pardon en "investissant" aux moins 50% des fonds de l'exportation des hydrocarbure au USA pays traversant une très grave crise financiere et bancaire et hyper-endetté.

C'est injuste et minable

M. Edwin Truman révèle que l’Algérie a placé 49 milliards de dollars aux Etats-Unis sous forme de bons du trésor (emprunts obligataires de l’Etat américain), soit la moitié de nos réserves de change.

Selon un rapport de l’institut américain Peterson Institute
L’Algérie, bon investisseur gouvernemental étranger aux USA

Amel Blidi  - El Watan - 24 septembre 2007

A l’exemple de la Chine et de nombreux pays du Golfe, l’Algérie a placé une partie de son argent émanant de la rente pétrolière aux Etats-Unis sous forme de bons du Trésor. C’est du moins ce que révèle un récent rapport de Peterson Institute for International Economics (http://www.iie.com/) sous le titre « Fonds souverain de richesse : le besoin de plus de transparence et responsabilité ».

L’Algérie serait le neuvième investisseur gouvernemental étranger aux Etats-Unis selon le dernier rapport de Peterson Institute for International Economics.

L’Algérie rejoint ainsi le cercle fermé des pays qui injectent leurs mannes financières dans des actifs étrangers. L’étude intitulée " fonds souverain de richesse : le besoin de plus de transparence et responsabilité " menée par M. Edwin Truman révèle que l’Algérie a placé 49 milliards de dollars aux Etats-Unis sous forme de bons du trésor (emprunts obligataires de l’Etat américain), soit la moitié de nos réserves de change.

Le gouvernement algérien aurait ainsi préféré mettre son argent en " lieu sûr ".

Les bons du trésor étant peu rentables (le rendement est de 5%) mais pas très risqués. Dans le classement des pays ayant placé leur argent chez l’Oncle Sam, l’Algérie se place derrière les Emirats arabes Unis, Singapour, la Norvège, le Koweït, la Russie, la Chine et le Qatar. L’Algérie qui a crée un Fonds de régulation des revenus en 2000, semble réfléchir aux générations futures.

Il n’y a, apparemment, aucun mal à cela pour peu qu’il y ait une certaine transparence. Le Fonds compte déjà quelque 43 milliards de dollars. D’autres pays y ont pensé quelques années plutôt. Les plus grands fonds appartiennent aux pays pétroliers. Le fonds des Emirats arabes crée en 1976 est fort aujourd’hui de plus de 500 milliards de dollars. Le fonds koweitien crée en 1976, compte aujourd’hui 174 milliards de dollars et le fonds norvégien, crée en 1990 est évalué à 308 milliards de dollars.

Les Etats-Unis qui font financer leur croissance par le reste du monde, font régulièrement appel aux pays qui ont des liquidités disponibles. L’Algérie passe ainsi de son statut d’épargnant à celui de " capitaliste actif ". Grâce à la hausse vertigineuse des cours du baril sur les marchés internationaux, notre pays dispose de réserves de changes record, estimées à près de 83 milliards de dollars, lesquelles devraient dépasser les 100 milliards d’ici la fin de l’année 2007.

Inquiétudes

Les "fonds souverains" appartiennent ainsi de façon directe ou indirecte au pays de Bush.

De plus en plus de pays dits émergent ont recours à des instruments de ce type à l’exemple du Venezuela, la Bolivie, le Kazakhstan, le Nigeria ou l’Angola. Le rendement de ces investissements varient selon plusieurs paramètres, notamment leur durée et les montants investis. Un fait qui inquiète sérieusement les Etats-Unis et l’Europe. Ces pays craignent que les fonds souverains soient utilisés à des fins politiques. Dès l’automne, la commission européenne devrait examiner de plus près ces fonds étrangers dotés de capitaux publics. Ce sont les capitaux venus de Chine et de Russie qui attisent particulièrement les craintes. " La question est de savoir si la prise de participation d’un fonds doté de capitaux publics n’est pas liée à la volonté d’exercer une influence politique ", s’est interrogée la chancelière allemande Angela Merkel dans le quotidien économique Handelsblatt. Nouriel Roubini, professeur d’économie à la Stern School of Business de l’université de New York, a estimé que " Les sombres prédictions selon lesquelles l’émergence des fonds souverains signifie que le système financier mondial prend la forme d’un capitalisme d’Etat sont certainement exagérées. Mais il ne fait aucun doute que la gestion d’énormes actifs étrangers par un groupe réduit d’acteurs gouvernementaux, crée des complications ". Selon la banque américaine Morgan Stanley, le poids cumulé des fonds souverains devrait s’élever à 12.000 milliards de dollars à l’horizon 2015, contre quelque 2.500 milliards de dollars aujourd’hui. Ainsi, dans les années à venir, estime cette banque, les principaux investisseurs - à la fois passifs et stratégiques - des marchés financiers, seront des institutions gouvernementales. La crainte européenne et américaine ne souffre aucune équivoque : " que se passerait-il si "nos" ports, les industries de défense ou autres entreprises stratégiques étaient rachetées par la Chine, la Russie ou l’Arabie Saoudite ? ". Les fonds souverains pourraient ainsi donner lieu à un nouveau round du protectionnisme économique.


La chute du dollar est-elle une politique volontaire ?
24 septembre 2007 - 17:26
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3339

Lyndon LaRouche répond au courriel d’un lecteur :

Question :

Monsieur,

Etant familier avec vos écrits depuis 1995, je me pose la question suivante : la crise systémique qui se produit devant nous, est-elle la conséquence d’incompétence de gens haut placés ou est-elle une politique délibérée ? Puisque les avertissements sur les risques systémiques qu’encourt le système actuel n’ont pas manqué ces dernières dix années, que ce soit de votre part ou de la part d’autres observateurs compétents, j’en suis venu à la conclusion que cette crise a du être engendrée à dessein. Si cela s’avère vrai, je m’attends à la dégringolade complète du dollar, ce qui permettra d’établir une nouvelle monnaie, éventuellement basée sur l’or.

Je comprends, sur la base de faits historiques, qu’il existe une élite de banquiers ayant la main sur la Réserve Fédérale américaine aussi bien que sur la Banque d’Angleterre et la plupart des grandes banques européennes et américaines.

Ces dernières vingt années, les banques centrales ont vendu des quantités considérables de leurs stocks d’or. Ma question est donc : savez-vous qui a acheté cet or ? S’agit-il des mêmes intérêts contrôlant la Fed, la Banque d’Angleterre et les banques ? Dans ce cas, ça nous donne une petite idée sur qui serait derrière cette nouvelle monnaie basée sur l’or, que ce soit un espèce d’AMGOT ou une monnaie de réserve mondiale « sous contrôle privé ». Votre réponse et vos commentaires seront fortement appréciés.

Cordialement.

LaRouche répond :

Vous sur-simplifiez les enjeux. Dans les contes de Grimm, Rumpelstiltskin était convaincu qu’il connaissait d’avance le dénouement de l’histoire. Il a négligé quelque chose d’essentiel, sa propre action, qui l’a mené jusqu’à s’autodétruire en se déchirant en morceaux.

Dans une situation très semblable à la situation mondiale d’aujourd’hui, dans l’Allemagne de Weimar en 1923 où le Mark s’effondrait, la plupart des Allemands, y compris dans les élites, se sont fait des illusions. A l’heure actuelle, en Europe, aux Etats-Unis et ailleurs, des cercles dirigeants se comportent, non pas comme des gens intelligents, mais comme des imbéciles qui se font avoir par rien d’autre que leurs propres convictions idiotes. Leur bêtise quasi suicidaire vient de leur croyance en leurs propres opinions concernant le fonctionnement du système.

L’illustration la plus simple de cela est la croyance très répandue dans le « réchauffement planétaire », le soi-disant mouvement « écologiste » de l’ancien vice-président américain Al Gore et d’autres crétins de la génération des soixante-huitards.

La menace actuelle provient de l’imminence d’une désintégration généralisée de l’économie physique de la planète, engendrant une baisse drastique de la population mondiale dont le nombre tomberait en dessous du milliard d’ici une ou deux générations, suivie d’une réémergence graduelle de la civilisation quelques générations plus tard. Dans de pareilles conditions, l’or est surévalué ; c’est la production physique, par habitant et par unité de surface, dans le domaine de l’agriculture et des biens manufacturés qui fait la différence.

En ce qui concerne l’intention conspirationniste de la situation mondiale actuelle, je peux dire ceci. D’abord je vous résumerai contexte historique dans la civilisation européenne moderne, et ensuite je resituerai la bataille pour le pouvoir qui s’y déroule.

Les origines de la crise actuelle

La civilisation moderne n’est vraiment née qu’à partir du grand Concile Oecuménique de Florence dans lequel le cardinal Nicolas de Cues a joué un rôle fondamental : a) dans sa définition du principe de l’Etat-Nation moderne -à l’opposé de l’empire - dans la Concordance Catholique et b) dans sa définition du principe d’une économie scientifique élaboré dans la Docte ignorance.

Le combat mené par le système oligarchique des financiers vénitiens pour rétablir le contrôle impérial qu’ils exerçaient entre l’an 1000 à 1400, nous a conduit aux conflits intérieurs de la civilisation européenne et à l’échelle du monde dans l’après-1648. C’est uniquement dans ce conflit qu’un réel élément de conspiration par rapport à aujourd’hui peut être détecté.

La chute de Constantinople en 1453, orchestrée par l’oligarchie financière de Gênes et de Venise, fut le fer de lance d’une tentative de ce cartel oligarchique visant à rétablir le contrôle impérial sur la société, contrôle qu’elle exerça auparavant lors du système féodal des Croisades.

Les « guerres de religion », allant de 1492 à 1648, en furent la conséquence. L’incapacité de la faction des « anciens » à défaire la culture européenne moderne a amené la faction de Paolo Sarpi à prendre le dessus parmi les vénitiens. Bien que la paix de Westphalie de 1648 signa la défaite de l’ensemble de l’appareil vénitien, la faction de Sarpi s’employa avec succès à s’emparer du système libéral anglo-hollandais, notamment grâce aux folies de Louis XIV. Le traité de Paris de 1763, qui intronisa la Compagnie Britannique des Indes Orientales comme une puissance impériale de son propre droit, a créé la situation actuelle où deux grandes factions anglophones se trouvent face à face comme adversaires se disputant le sort du monde.

La ligne de partage entre factions anglophones se situe, non seulement entre les Etats-Unis et l’Empire britannique, mais à l’intérieur même des Etats-Unis. Le conflit qui opposait Churchill et Roosevelt, pourtant des alliés pendant la guerre, est révélateur de cette opposition fondamentale qui demeure. Voilà où l’on trouvera un élément significatif de « conspiration » parmi les forces en présence aujourd’hui.

A cet égard, la plupart des cercles dirigeants et les cercles financiers aux Etats-Unis ou en Europe, ne sont que des enfants ignards. Conspirer n’est pas à leur portée ; on ne peut que condamner leur stupidité car ils sont loins d’être des cerveaux. C’est la « sincérité » de leurs croyances, en admettant qu’ils puissent être sincères, qui les entraîne dans leur propre chute.

Il est difficile de pleurer le sort de ceux dont le cerveau est, sur ces sujets, déjà mort et enterré. Ne faites aucune confiance à l’or, mais plutôt en ce que l’or pourrait valoir, comme référence, grâce à la qualité des biens produits et de leur abondance, et qui permettent de maintenir et de construire l’économie des nations.


La France en Faillite ? Et le système financier alors ?
Mardi 25 Septembre 2007 Solidarité et Progrès
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3338

Lorsque le premier ministre François Fillon parle d'une « situation de faillite » de l'Etat, et que la ministre de l'économie Christine Lagarde parle de « rigueur », il y a de quoi s'interroger sur leur compétence, voire sur leur santé mentale. Car ces annonces de l'austérité à venir arrivent juste après que ces mêmes personnes aient fait voter le paquet fiscal réduisant de 15 milliards d'euros l'imposition des foyers qui en ont le moins besoin pour vivre.

La réalité dans laquelle la France se trouve prise est toute autre : la crise financière est systémique. L'économiste Dominique Lacoue-Labarthe a averti dans Le Monde du 19 septembre qu'il s'agit « d'un phénomène global », qu'il « peut se produire des faillites », que « le système international de paiement ou celui d'un pays peuvent s'effondrer ». Mais certains pensent que malgré tout il est inévitable de faire payer la population, alors que cette crise financière provoque même l'hyperinflation de l'alimentaire et de l'énergie, ce qui frappe en premier les moins riches et les plus pauvres.

Il faut donc prendre des mesures de sauvegarde pour protéger les Français et les autres peuples des conséquences économiques du krach financier que nous vivons. Il faut assurer d'une part des prix à la consommation raisonnables pour l'alimentaire, ce qui implique une intervention de l'Etat pour réguler et sécuriser le processus de production. Par exemple en Chine, l'Etat a limité la part de la production agricole consacrée aux biocarburants, afin de garantir l'approvisionnement de la population. Si ce type de mesures sont urgentes, elles ne pourront être effectives sans une refondation au niveau international de l'ordre économique autour d'un projet fédérateur, dans l'intérêt partagé des populations du monde.


Hausse de l’euro L’Algérie perd au change
par Hamid Guemache - Le Quotidien d'Oran - Lundi 24 septembre 2007

L’euro est depuis jeudi au-dessus du seuil symbolique de 1,4 dollar. Cette hausse de la monnaie unique européenne par rapport au billet vert n’est pas une bonne nouvelle pour l’économie algérienne. Un euro fort n’est pas en fa-veur de notre économie qui dépend entièrement des hydrocarbures et des importations en provenance de l’Europe. L’Algérie vend en effet ses hydrocarbures en dollars et achète plus de la moitié de ses besoins de la zone euro. Plus de 55% de nos importations proviennent des pays de l’Union européenne. La France est notre premier fournisseur, avec une part de marché de 20%. «La hausse de l’euro est une catastrophe pour notre économie. Il faut absolument accélérer la diversification de nos partenaires commerciaux, vers les zones dollar, pour ne pas dépendre d’une seule zone monétique», soutient Bouâlem M’rakech, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP).

La baisse du billet vert par rapport à l’euro est due en partie à la décision de la réserve fédérale américaine (Fed) de baisser d’un demi-point son taux directeur à 4.75%. A terme, l’euro fort aura des conséquences néfastes sur l’économie nationale.

Les prix des produits importés augmenteront, ce qui alourdira encore le pouvoir d’achat des citoyens. Les médicaments, les voitures, les biens d’équipements, les produits agricoles et d’autres matières premières et même le savoir-faire seront inévitablement plus chers. En baissant, le billet vert entraîne dans sa chute le dinar. Actuellement, un euro vaut pratiquement 100 dinars dans les banques. Sur le marché parallèle, la monnaie européenne est cédée à près de 110 dinars. Cette situation pousse les opérateurs privés à accélérer la recherche de nouveaux marchés, en dehors de la zone euro, comme l’Asie et l’Amérique latine. Les entreprises publiques sont plus rigides et demeurent dépendantes de l’Europe pour des raisons historiques. Traditionnellement, l’Algérie importe l’essentiel de ses besoins des pays de l’UE, notamment de France, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne. Pour le privé, la décision de changer de fournisseur est moins compliquée que dans le secteur public. Une délégation patronale de la CAP se rendra prochainement en Chine pour prospecter le marché local. L’Empire du Milieu offre des solutions de rechange aux produits fabriqués en Europe. «Les produits asiatiques d’une façon générale sont moins chers de 30% par rapport aux produits européens», explique le président du FCE, Réda Hamiani.

La hausse de l’euro est une aubaine pour les importateurs de produits asiatiques. La baisse du billet vert profite pleinement à la Chine, actuellement deuxième fournisseur de l’Algérie. Selon les dernières statistiques des douanes pour les dix premiers mois de l’année en cours, la Chine a délogé l’Italie de la deuxième place des principaux fournisseurs de l’Algérie. La France demeure en première position, mais sa part de marché (un peu plus de 18%) ne cesse de s’effriter au profit des Chinois. En 2000, la part de la Chine sur notre marché était insignifiante. Les produits «made in China» sont aujourd’hui partout sur nos marchés, malgré l’entrée en vigueur en septembre 2005, de l’accord d’association avec l’UE. Si cette tendance se poursuit, l’Algérie risque de se retrouver entièrement dépendante de la Chine pour ses importations.


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: mouhj le 24/09/2007 - 17:36:53
AGENCE FRANCE PRESSE (AGENCE DE PRESSE FRANÇAISE)
Un bombardier B-52 de l’armée de l’Air états-unienne chargé par erreur de six missiles à tête nucléaire a survolé le 30 août les États-Unis du nord au sud, un incident « sans précédent » selon le Pentagone, qui soulève des questions sur la sécurité entourant ces armes. L’appareil a transporté les têtes nucléaires pendant un vol de plus de trois heures, de la base aérienne de Minot, dans le Dakota du Nord (nord), à celle Barksdale, en Louisiane (sud), a indiqué mercredi l’armée de l’Air, qui a ouvert une enquête.
L’erreur n’a été détectée qu’à l’atterrissage de l’avion. Les têtes nucléaires auraient dû être retirées avant que les missiles de croisière ne soient montés sur les pylônes situés sous les ailes de l’avion.
« À aucun moment la sécurité publique n’a été menacée », a assuré le porte-parole de l’armée de l’Air, le lieutenant-colonel Ed Thomas. « Les munitions étaient sécurisées, et sont toujours restées sous contrôle de l’armée de l’Air », a-t-il insisté.
Les missiles de croisière transportés par le B-52 peuvent transporter des têtes nucléaires d’une charge allant jusqu’à 150 kilotonnes, soit dix fois la force explosive de la bombe larguée sur Hiroshima.
Ces bombes n’auraient pas pu exploser en cas d’accident, en raison des garde-fous entourant ce type d’armes, selon l’armée de l’Air. Toutefois, selon les experts, il existait un risque de fuite de plutonium.
Le président états-unien George W. Bush et le chef d’état-major interarmées, le général Peter Pace, ont rapidement été informés de l’incident, a-t-on appris auprès d’un responsable militaire, qui a souhaité conserver l’anonymat.
Parallèlement, « le commandement des combats aériens a réclamé une enquête immédiate », en vue de « déterminer les causes » de l’incident et de « prendre les mesures correctives nécessaires », selon Ed Thomas.
L’armée a relevé de ses fonctions l’un de ses commandants responsable des munitions sur l’une des bases impliquées.
Cet incident semble relever d’une « erreur isolée » ne concernant que deux bases, selon l’armée de l’Air, qui a toutefois décidé de « revoir les procédures de toutes ses unités ».
Le président de la commission des Forces armées de la Chambre des représentants, Ike Skelton, a qualifié l’incident de « profondément inquiétant », dans un communiqué.
Les armes impliquées dans l’incident faisaient partie des 400 missiles de croisière que le Pentagone souhaitait progressivement retirer de la circulation.
« Cela paraît incroyable que toutes les procédures de contrôle puissent connaître des dysfonctionnements de la sorte », a commenté Hans Kristensen, expert en armement nucléaire. Selon lui, c’est la première fois depuis la fin des années 1960 que ce type d’armes est transporté par un bombardier, et non à bord d’un avion-cargo. Les vols de bombardier chargés d’armes nucléaires ont pris fin il y a plus de quarante ans, après des accidents en Espagne, en 1966, et au Groenland en 1968.
k est ce qui se trame au pays de l oncle sam.....menace ou bavure!!!


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: kader le 24/09/2007 - 18:47:28
Mouhj

Encore plus bizarre et suspect. Et dire qu'au moins 49 milliards de dollars US de l'Algérie sont entre les mains de ces fous furieux (clique criminelle Bush/Cheney) suspectés d'être les instigateurs des attentats du 11 septembre 2001 voir ReOpen911.info site d’information sur les attentats du 11 septembre 2001 (http://www.reopen911.info/)  :(  parceque le pétrole se tarit

Voir
voir également Eric Laurent - La face cachee du Petrole [vidéo] (http://www.alterinfo.net/Eric-Laurent-La-face-cachee-du-Petrole-video-_a11546.html)

http://www.jforjustice.co.uk/
http://www.jforjustice.co.uk/77/
http://video.google.com/videoplay?docid=-4943675105275097719&hl=en-GB
http://video.google.com/videoplay?docid=6847507648836588010

"Oil, Smoke & Mirrors" ("Pétrole et écrans de fumées")
http://www.reopen911.info/11-septembre/oil-smoke-mirrors-vo-st-fr/
[vidéo]

On peut dire que les au moins 49 milliards de dollars US de l'Algérie placés aux Etats-Unis sous forme de bons du trésor (emprunts obligataires de l’Etat américain) financent indirectement cette entreprise malfaisante et diabolique au lieu de financer des projets bienfaisants et augmenter les réserves d'Or en Algérie car la valeur du dollar Us va finir à court terme par ne valoir plus rien.

La conclusion : L'Algérie en offrant au moins 49 milliards de ces pétrodollars US aux USA est l'allié de la clique criminelle Bush/Cheney dans cette entreprise d'agression et de destruction malfaisante et immorale.


Le satellite espion US abattu au Pérou contrarie l'attaque nucléaire contre l'Iran
Par Sorcha Fall,  Dimanche 23 Septembre 2007

http://www.alterinfo.net/Le-satellite-espion-US-abattu-au-Perou-contrarie-l-attaque-nucleaire-contre-l-Iran_a11530.html
Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1034.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

​​​​Les analystes du renseignement militaire russes rapportent aujourd'hui que l'un des satellite espion US les plus secrets, le KH-13 (http://en.wikipedia.org/wiki/KH-13), visant l'Iran a été détruit sur son orbite avec son générateur électrique principal actionné au plutonium 238, un isotope radioactif, réchappant à la rentrée atmosphérique et s'écrasant dans une région éloignée du Pérou en Amérique du Sud, où des centaines de gens sont rapportés malades par empoisonnement des rayonnement (http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2007/09/19/wperu119.xml) [cet article ne parle pas de rayonnements, il suppose que la météorite a fait s'échapper du sol des gaz toxiques, NDT].

​​​​Des récits médiatiques occidentaux déclarent que l'impact des débris du satellite espion au Pérou a été provoqué par une météorite, mais, selon ces récits, ce serait impossible car le cratère ayant une dimension de 30 mètres, s'il avait été causé par une météorite elle aurait frappé le sol avec à peu près autant d'énergie qu'une arme nucléaire tactique d'un kilotonne (http://www.fourmilab.ch/bombcalc/instructions.html), et cela aurait été enregistré par les stations sismiques autour du monde.

​​​​Cependant, le plus étonnant dans les rapports russes est qu'ils déclarent que ce sont les étasuniens eux-mêmes qui ont détruit leur propre satellite espion en l'attaquant depuis le 30ème Space Wing de l'US Air Force localisé sur la base aérienne de Vandenberg en Californie (http://www.vandenberg.af.mil/).

​​​​Cet incident alimente davantage l'intrigue impliquant les chefs de guerre US -- qui projettent d'attaquer l'Iran pour tenter d'engloutir le Moyen-Orient entier dans une guerre totale --, auxquels s'oppose une importante faction de militaires de hauts rangs de l'Establishment US, selon les analystes russes.

​​​​Cela peut être mis davantage en évidence par cette annonce sans précédent de l'US Air Force ces dernières semaines, selon laquelle six missiles de croisière nucléaires armés ont été déménagés, sans autorisation, de leur installations de remisage de sécurité, situées dans le Dakota du Nord sur la base aérienne de Minot, et envoyés en avions à Barksdale, une base de l'US Air Force de Louisiane, où ils ont été laissés sans surveillance pendant presque 10 heures (http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/09/05/AR2007090500762.html?hpid=sec-nation).

​​​​Il est aussi intéressant de noter que la base aérienne de Barksdale (http://www.cooperativeresearch.org/context.jsp?item=a1145barksdale) est le lieu où, le 11 septembre 2001, le président [Bush] avait reçu l'ordre de l'US Air Force Strategic Command de faire son rapport avant d'être transféré sous escorte armée au centre de commandement stratégique de la base aérienne d'Offutt près d'Omaha au Nebraska, où la première trêve entre les chefs de guerre US et leurs forces militaires avait été négociée par le milliardaire Warren Buffett (http://911review.org/brad.com/team8plus/Offutt%20_AFB_Buffett.html) qui servait d'intermédiaire entre les blocs de pouvoir rivaux.

​​​​Bien que les blocs de pouvoir rivaux semblent avoir maintenu leur trêve précaire, ce qui a jusqu'ici empêché d'autres attaques à l'intérieur des USA eux-mêmes, les derniers événements, selon ces rapports, semblent prouver que cette trêve est maintenant rompue par les menaces et la planification (http://www.granma.cu/ingles/2007/septiembre/mar18/us-plans-to-bombard-iran.html) des chefs de guerre d'une attaque contre l'Iran, ce que la Russie a mis en garde comme pouvant être catastrophique (http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aNEshLQmbHI4&refer=home).

​​​​Actuellement, ce qui nous demeure inconnu est le plan de riposte que les chefs de guerre US ont en réserve pour favoriser leurs objectifs de guerre contre l'Iran car les militaires US ont clairement signalé qu'il ne permettront pas l'utilisation d'armes nucléaires, allant même jusqu'à refuser à leurs chefs de guerre l'usage de l'un de leurs satellites espions les plus prisés pour guider leurs missiles de croisière nucléaires sur les cibles iraniennes prévues.

​​​​Comme les désirs de guerre des étasuniens semblent être émoussés, avec les nouveaux sondages montrant l'estimation de la côte de popularité de leur président et du Congrès au point le plus bas jamais atteint (http://news.yahoo.com/s/nm/20070919/pl_nm/usa_politics_poll_dc), ces rapports brossent un tableau effrayant du leadership de guerre déterminé à engloutir le monde entier dans une guerre totale afin de perpétuer leur hégémonie.

​​​​Depuis les nazis allemands et l'Empire Japonais au siècle dernier -- qui ont provoqué la mort de presque 100 millions de gens --, le monde n'avait pas connu pareille agression flagrante pour s'emparer des ressources terrestres. Agression que les États-Unis et leurs alliés occidentaux semblent maintenant déterminés à mener jusqu'à une fin brutale et sanglante.

Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1034.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info


Benoît XVI refuse de recevoir Condoleezza Rice
21 septembre 2007
http://www.voltairenet.org/article151618.html

Benoît XVI a décliné une demande d’audience de Condoleezza Rice, pour cause de « vacances ». La secrétaire d’État des États-Unis, espérait faire escale à Rome le 18 septembre et rencontrer le pape avant de se rendre au Proche-Orient.

L’audience aurait porté sur deux points :

- l’élection du prochain président de la République du Liban qui, constitutionnellement, est nécessairement un chrétien maronite (a contrario, le pape peut donc bloquer un candidat en l’excommuniant)

- la préparation de la conférence sur la paix au Proche-Orient que le président Bush appelle de ses vœux (laquelle devrait trancher le statut de Jérusalem et ne peut le faire sans l’approbation du chef de la principale Église chrétienne).

Or, sur ces deux sujets —comme d’ailleurs sur l’ensemble des questions internationales— rien ne va plus entre le Saint-Siège et les États-Unis.

Rome tient à se démarquer de Washington et a condamné théologiquement l’idéologie des néoconservateurs.

Le refus poli opposé à Mme Rice est d’autant plus offensant que les principaux acteurs de la vie libanaise et de la Palestine se succédent actuellement à la Curie.


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: mouhj le 24/09/2007 - 19:52:10
L'Algérie veut se doter d'une méga-mosquée, la 3e plus grande au monde
Algérie-islam

ALGER, 24 sept 2007 (AFP) - L'Algérie veut construire, face à la baie d'Alger, la 3e plus grande mosquée du monde après celles des lieux saints de l'islam, la Mecque et Médine, pouvant accueillir 120.000 fidèles, avec un minaret s'élevant à 300 mètres, le plus haut du monde, selon ses promoteurs.

Les Algériens doivent découvrir dans les prochains jours la maquette et le style architectural de ce méga projet, dont le coût officiel n'a pas été révélé, mais qui pourrait flirter avec les 3 milliards de dollars, selon des architectes locaux.

Le président Abdelaziz Bouteflika a relancé il y a quelques mois ce projet en souffrance depuis près de vingt ans. Il doit choisir lui-même parmi cinq finalistes, le lauréat d'un concours d'architecture auquel ont participé 17 bureaux d'études de 11 nationalités.

"L'Algérie manquait d'une grande mosquée emblématique de la période d'après l'indépendance. Cette réalisation sera à la hauteur des ambitions du peuple algérien. Son emplacement est symbolique. Alger et sa baie ont été les témoins de la résistance à travers les siècles du peuple algérien" aux envahisseurs venus de la mer, a déclaré le ministre des Affaires religieuses Bouabdallah Ghlamallah en présentant le projet à la presse.

Alger compte trois grandes mosquées "historiques": Djamâa el-Djedid, construite en 1660, Djamâa el-Kébir, construite au XIe siècle, et la Ketchaoua, en bas de la Casbah, construite en 1794 sous les Turcs, convertie en cathédrale pendant la présence française (1830-1962), et consacrée à nouveau en lieu de culte musulman après l'indépendance.

Selon le cahier des charges, la nouvelle mosquée sera édifiée sur une assiette de 20 hectares, dans l'axe de la baie d'Alger. Elle disposera d'une salle de prière de 40.000 places et d'une esplanade pouvant accueillir jusqu'à 80.000 fidèles et sera le troisième plus vaste lieu de culte musulman au monde, après les mosquées de la Mecque et de Médine (Arabie saoudite).

Son minaret sera plus haut d'une centaine de mètres que celui de la mosquée Hassan II de Casablanca (Maroc). Il abritera sur 15 niveaux une bibliothèque, un institut supérieur d'études islamiques, un musée d'art et d'histoire, une plate-forme d'observation de la baie...

La mosquée le noyau d'un complexe cultuel comprenant une maison du Coran, un centre culturel, un centre multiservices, un centre sanitaire, un hôtel, des restaurants, un parking, un immeuble d'habitation, un autre pour l'administration et des espaces verts.

Le chantier devrait démarrer en 2009 et s'achever dans les 76 mois, selon le bureau d'étude canadien Dessau-Soprin, qui assurera l'assistance technique pour le compte du gouvernement. L'inauguration de l'édifice devrait intervenir en 2013.

La nouvelle mosquée d'Alger constituera avec celles de Constantine, inaugurée en 1984, et celle d'Oran, en voie d'achèvement, un chapelet de trois mosquées géantes s'étendant d'est en ouest.

La mosquée Emir Abdelkader de Constantine (est), dotée de deux minarets de 120 mètres chacun et d'un dôme de 5 mètres de diamètre, s'étend sur 11.000 M2 et peut accueillir jusqu'à 10.000 fidèles. La future mosquée Ibn Badis d'Oran (ouest), aura un minaret culminant à 104 mètres et une coupole de 25 mètres de diamètre. Elle pourra recevoir jusqu'à 60.000 fidèles.

Les deux édifices disposent d'importantes annexes: écoles coraniques, centres culturels, bibliothèques, espaces récréatifs.

Depuis 1962, l'Algérie a mis en chantier une mosquée par jour. Elle en compte actuellement 15.000 en activité et 3.400 en construction, selon les chiffres officiels.

kader le ridicule ne tue point...........................


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 25/09/2007 - 17:46:58
L'Algérie est dans des sales draps, ses devises, à l'étrangers, au moins 49 milliards de dollars US sont entrain d'etre spolier scientifiquement par des étrangers et des Algériens et en plus il y a une guerre civilo-militaire officieuse au sommet de l'état.

Et personne ne fait rien pour proteger l'Algérie et sa population contre les ondes de chocs de l'actuelle crise banco-financière mondiale


Krugman (http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Krugman) : déficit US et dégringolade du dollar
24 septembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1266

Paul Krugman (http://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Krugman) estimait en février dernier que la situation du dollar US est comparable à celle de 1985, à l’époque de l’accord du Plazza (http://fr.wikipedia.org/wiki/Accords_du_Plaza), qui a vu la devise US perdre 50% de sa valeur. Vidéo et résumé.

Paul Krugman répond à George de Menil, à l’occasion d’une conférence organisée par Economic Policy à la Fed de New York en février 2007.

La situation actuelle présente des similitudes avec celle des années 1970. Fluctuations monétaires, montants énormes de « pétrodollars » - bien que nous les appelions plus ainsi - et un déficit commercial considérable, qui continue - étonnamment - d’être financé.

Est-ce que tout cela est normal, ou le marché est-il en train de commettre une énorme erreur ? Le dollar pourrait-il plonger un de ces jours ?

Le rôle joué par les espérances (expectations) entretenues par les acteurs des marchés

Nous comprenons mieux le rôle joué par ces espérances dans les marchés. Le prix du dollar contre l’euro dépend plus que de tout autre facteur de la représentation qu’ont les gens de ce qui peut arriver dans le futur.

A un certain moment les acteurs se rendront compte à quel point les déficits US sont insoutenable. Nous sommes désormais plus proche de ce point que nous ne l’étions.

Les traders travaillent à court terme et se préoccupent peu des tendances macroéconomiques à long terme. Cela leur prend du temps pour intégrer le fait que quelque chose va secouer les marchés.

Le moment du « Coyote »

Pour illustrer ce phénomène du retard à la prise en compte des réalités par les acteurs du système, Krugman a récemment utilisé l’analogie des personnages dessins animés qui continuent de courir dans le vide avant de se rendre compte que le sol s’est dérobé. Voir Is This the Wile E. Coyote Moment (http://krugman.blogs.nytimes.com/2007/09/20/is-this-the-wile-e-coyote-moment/) ?

C’est arrivé en 2000 pour le Nasdaq. A un certain point les gens se sont dit « ces prix n’ont aucun sens ». C’est arrivé en 1985 pour le dollar, une période qui ressemble à celle d’aujourd’hui, avec un énorme déficit, un dollar fort, ou les gens se sont dit « attention, nous ne serons pas rémunérés suffisamment. »

Nous ne sommes pas très bons pour prédire le moment ou ces retournements ont lieu.

Nous pourrions avoir une expérience semblable à celle de 1985, de l’accord du Plazza [1] Les déséquilibres sont beaucoup plus importants aujourd’hui.

Krugman aborde ensuite le problème de l’apparente irrationalité des acteurs durant les périodes ou ils parient contre les fondamentaux.

Il l’explique par l’attrait irrésistible de faire de l’argent à court terme - même si c’est déraisonnable - contre l’attitude sage qui consisterait à avoir raison à long terme, mais à rater les opportunités du moment.

[Voir la video (15 mn) (http://www.economic-policy.org/videos/ECOP_PaulKrugman.html)

Sur le Web : Economic policy : Special US Panel meeting on global imbalances and aid (http://www.economic-policy.org/special_us_panel.asp)

[1] Ndlr : L’économie mondiale, souvent présentée comme connaissant des succès considérable depuis que le processus de la mondialisation a vu le jour, va de crises en crises vers de nouvelles crises. On pourrait écrire l’histoire de ces trente dernières années en montrant comment chaque résolution de crise conduit à la prochaine. Le miracle Reaganien n’a jamais existé. L’économie US a été dopée par d’énormes déficits, qui ont conduit à la décision de 1985 de faire baisser le dollar. A la suite de quoi, nous assisterons à la crise boursière de 1987 et à l’inflation immobilière au Japon conduisant ce pays à la crise déflationniste de 1991 dont il sort à peine. La crise actuelle des subprime est dûe à la politique monétaire de Greenspan décidée en réaction à l’éclatement de la bulle du Nasdaq.


Les banques US s'arc-boutent contre la montée de la tempête pendant que dollar et le système de crédit chancellent
The Peoples Voice, par Mike Whitney, le 23 septembre 2007
http://www.alterinfo.net/Les-banques-US-s-arc-boutent-contre-la-montee-de-la-tempete-pendant-que-dollar-et-le-systeme-de-credit-chancellent_a11579.html

​​​​Vous avez probablement vu les photos des clients mécontents faisant la queue à l'extérieur de la banque Northern Rock Bank attendant pour retirer leur argent. C'est la première grande ruée sur une banque britannique en un siècle. Elle a perdu un huitième de ses dépôts en trois jours. Ces images font les gros titres de l'actualité au Royaume-Uni mais elles ont été mises dans les dernières pages des journaux US. La raison en est évidente. Le même ouragan économique de force 5 qui a juste touché la terre en Grande-Bretagne se dirige sur l'Amérique et gagne en force sur son chemin.

​​​​Lundi soir, essayant désespérément de conjurer une plus large panique, le gouvernement britannique a publié une promesse de circonstance pour les épargnants de Northern Rock selon laquelle leur argent était en sécurité. Le gouvernement essaye de trouver un acheteur pour Northern Rock.

​​​​C'est à quoi ressemble une bonne ruée de banque à l'ancienne. Et, comme en 1929, les propriétaires de banque et le gouvernement essayent désespérément de calmer leurs clients en leur assurant que leur argent est en sécurité. Mais la nature humaine étant ce qu'elle est, les gens ne sont pas aussi facilement calmés quand ils pensent que leur épargne est en danger. Le résultat des courses est que les gens veulent leur argent, pas des excuses.

​​​​Mais Northern Rock n'a pas leur argent et, étonnamment, ce n'est pas parce que la banque trempait dans les prêts à hauts risqués. Northern Rock avait plutôt adopté imprudemment le modèle du « prêter peu pour longtemps » en finançant ses hypothèques exactement comme beaucoup des principales banques US. En d'autres termes, elles dépendaient du financement de la vente en gros de leurs hypothèques par les investisseurs avides du marché, au lieu de la méthode traditionnelle consistant à garder suffisamment de capital pour soutenir les prêts sur leurs livres.

​​​​Ça semblait une idée astucieuse au moment où la plupart des grandes banques US faisaient la même chose. C'était une belle manière pour éviter la réserve obligatoire gênantes et les frais de montage étaient également profitables. Les affaires de Northern Rock montaient. Maintenant ils portent un livre d'hypothèque se montant à 200 milliards de dollars.

​​​​200 milliards de dollars ! Ainsi pourquoi ne peuvent-ils pas débourser les misérables 4 ou 5 milliards de dollars pour leurs clients sans renflouement du gouvernement ?

​​​​C'est parce qu'ils n'ont pas de réserves et parce que le modèle des affaires de la banque est complètement boiteux et n'est plus viable. Leurs capitaux ne sont pas liquides et sont (vraisemblablement) « marqués pour modèle », ce qui signifie qu'ils n'ont aucune valeur marchande perceptible. Ils auraient pu aussi bien être « marqués imaginaires », ça revient au même. Les investisseurs n'en veulent pas. Ainsi, Northern Rock est coincée par un boulet de 200 milliards de dollars qu'il traîne sous lui.

​​​​Un tsunami plus puissant est sur le point de fondre sur les USA où de nombreuses banques se sont engagées dans les mêmes pratiques et utilisent le même modèle d'affaires que la Northern Rock. Les investisseurs n'achètent plus de dettes obligataires garanties, de titres adossés à des créances hypothécaires, ou toute autre chose liés à l'immobilier. Personne ne les veut, que ce soit ou pas à haut risque. Cela signifie que les banques US subiront bientôt le même type de tempête économique que celle qui s'abat au Royaume-Uni en ce moment. La seule différence est que l'économie US a déjà enregistré une baisse dans l'immobilier et de plus en plus de nervosité dans le marché boursier.

​​​​C'est pourquoi Henry Paulson, le ministre des finances, est parti précipitamment en Angleterre hier pour voir s'il pouvait découvrir une manière pour empêcher la propagation de la contagion.

​​​​Bonne chance, Hank.

​​​​Il intéresserait de savoir si Paulson pense toujours que « c'est éloigné de la plus forte économie globale que j'ai vue dans ma vie d'affaires », ou s'il a réajusté sa pensée pendant que les problèmes du prêt à haut risque, les effets de commerce, les capitaux d'investissement, et le crédit continuent à monter ?

​​​​Pendant des semaines nous avions dit que les banques sont dans l'ennui et n'ont pas les réserves pour couvrir leurs pertes. Cette notion a été à l'origine ridiculisée par presque tous. Mais il devient de plus en plus évident que c'est vrai. Nous nous attendons à voir beaucoup de faillite de banque dans les mois à venir. S'y préparer. Le système bancaire est embourbé dans la fraude et la chicanerie. Maintenant les magouilles et les escroqueries se défont et les corps flotteront bientôt à la surface.

​​​​« Les financements structurés » [1] sont offerts comme « nouvelle architecture des marchés financiers ». Ils sont conçues pour distribuer le plus efficacement des capitaux en permettant à d'autres participants du marché de jouer un rôle qui était d'habitude laissé exclusivement aux banques. Dans la pratique, cependant, les financements structurés sont un canular ; et assurément le canular le plus cher de tous les temps. La transformation des désavantages (prêts hypothécaires douteux) en capitaux (valeurs) par la magie de la titrisation [2] est la plus grande gabegie de tous les temps. C'est l'équivalent moral du blanchiment d'hypothèque. Le système compte sur le soutien variable des investisseurs pour fournir le financement du fond commun des prêts hypothécaires qui sont coupés en tranches et empaquetés ensemble comme des dettes obligataires garanties. C'est de la folie ; mais personne n'a semblé se rendre compte à quel point c'était fou jusqu'à ce que les Bear Stearns explosent et qu'on ne puisse plus trouver de demandeurs pour les dettes obligataires garanties restantes. C'est devenu moins bon depuis.

​​​​Les problèmes avec les financements structurés ne sont pas simplement le résultat des prêts glauques et des taux d'intérêt bas. Le modèle lui-même est mauvais.

​​​​John R. Ing fournit une grande synthèse sur les financements structurées dans son article, « Or : L'effondrement de la vanité » :

L'origine de la crise de la dette se trouve dans l'évolution des marchés financiers US utilisant l'ingénierie et l'influence financières pour financer l'expansion du crédit.... Les institutions financières ont créé un Frankenstein en transformant le simple prêt d'argent et sa prise d'honoraires par la titrisation et la vente de billions [3] d'emprunts sur chacun des marchés de l'Iowa jusqu'à l'Allemagne. Le risque du crédit a été remplacé par un « découpage en tranches et un jeu aux dés » des risques, permettant aux banques d'agir en principaux propagateurs de ce risque au milieu des diverses institutions financières ..... La titrisation a permis à un vaste choix d'éléments de passifs à long terme, autrefois rangés peu à peu avec les couvertures bancaires, d'être revendus à côté des formes plus traditionnelles d'éléments d'actifs à court terme. Wall Street a créé l'illusion que le risque avait été répartis d'une façon ou d'une autre au milieu des masses. Les capitaux d'investissement ont aussi servi à faire des rachats toujours plus grands de ces piles de dettes. Et, inondés de liquidités et d'algorithmes très sophistiqués, les banquiers d'affaires ont trouvé autour du monde des fonds spéculatifs bien disposés cherchant de plus hauts rapports des capitaux. Les risques ont été empilés sur les risques. Nous pensons que la crise du haut risque (subprime) n'a pas démarré d'événement mais du commencement d'importants changements cruciaux dans les marchés financiers contemporains.

​​​​Les requins de l'investissement qui ont créé les « financements structurés » savaient exactement ce qu'ils faisaient. Ils étaient en cheville avec les agences d'évaluation du crédit pour fourguer des billions de dollars d'obligations poubelles sur les fonds de pension des retraites, les fonds spéculatifs, les compagnies d'assurance et les géants financiers étrangers. C'est une escroquerie aux proportions épiques et elle n'aurait jamais eu lieu sur un marché suffisamment régulé.

​​​​Quand des foules de gens en colère sont blotties à l'extérieur des banques pour obtenir leur argent, le système est véritablement en péril. La crédibilité doit être restaurée rapidement. Ce n'est pas le moment des charlataneries du « marché libre » de Bush ou du bromure calmant de Paulson (il pense que le problème est « contenu ») ou des faibles coupes des taux de Bernanke. Cela exige un véritable leadership.

​​​​La première chose à faire est de prendre les choses en main, d'alerter le public de ce qui se passe et d'obliger le Congrès à travailler sur d'importants changements dans le système. Des mesures concrètes doivent être prises pour rétablir la confiance publique sur les marchés. Et il doit y avoir une annonce présidentielle disant que tous les dépôts en banque seront entièrement couverts par les garanties gouvernementales.

​​​​Les feux devraient clignoter au rouge dans tous les organismes en rapport avec le gouvernementaux, incluant la Fed (Réserve Fédérale), la SEC [la COB US, NDT], et le ministère des finances. Ils doivent cesser de tromper et arrêter de penser qu'ils peuvent minimiser une catastrophe potentielle avec leur habituel charabia de relations publiques.

​​​​La semaine dernière, un article est paru dans le Wall Street Journal, « Les banques s'attroupent pour le Discount Windows [4] ». (14-9-07) L'article faisait la chronique de soudaines négociations pour que les banques qui se débattent empruntent à un prix supérieur par l'intermédiaire du programme de renflouement d'urgence de la Fed, le Discount Windows :

L'escompte de l'emprunt dans le cadre du programme originel de crédit de la Fed pour les banques a augmenté jusqu'à plus de 7,1 milliards de dollars non réglés en date de mercredi, à partir de 1 milliards de dollars une semaine avant.

​​​​De nouveau nous revoyons la même tendance se développer; les banques empruntant de l'argent à la Fed parce qu'elles ne peuvent pas satisfaire au minimum de leur réserve obligatoire.

​​​​Wall Sreet Journal : « Dans son communiqué hebdomadaire, la Fed a dit que la moyenne des emprunts journaliers jusqu'à mercredi soir ont atteint 2,93 milliards de dollars. » 3 milliards de dollars.

​​​​Traditionnellement, le Discount Windows était utilisé uniquement par les banques en détresse, mais la Fed essaye de convaincre les gens que ce n'est pas vraiment un signe de détresse du tout. C'est « un signe de force ». Idiotie. Les banques n'empruntent pas 3 milliards sans en avoir besoin. Elles n'ont pas de réserves. Point.

​​​​Le vrai état des banques sera révélé tôt ou tard dans les semaines à venir quand elles rendront compte des gains et expliqueront leurs énormes pertes dans les dettes obligataires garanties et les titres adossés aux créances hypothécaires « déclassés ».

​​​​L'analyste du marché Jon Markman a proposé ses conseil aux géants financiers :

Avant qu'ils (le secteur financier) démolissent le marché entier dans sa chute en choquant Wall Street avec des pertes imprévues, je propose qu'ils écartent leurs avocats et leurs contacts des médias et se confessent. Ils doivent dire au monde la réalité de l'échec de leurs équipes dans les prêts à domicile et la titrisation des prêts ces quatre dernières années -- et la vérité au sujet du papier empoisonné qu'ils ont évacué dans le système économique mondial, ou farci dans des entités hors bilan semblables à Enron -- avant que les marchés les fassent passer à la planche. . . . Depuis les régulateurs du gouvernement et le Congrès ont reculé devant leur responsabilité d'administrer strictement par des règles forçant les institutions financières à détailler la création, la titrisation et la disposition du prêt à haut risque mal conçu. . .

​​​​Bon conseil. Nous verrons bien si quelqu'un écoute. Les banques d'affaires peuvent attendre jusqu'à mardi en espérant que le chef de la Fed Ken Bernanke annoncera la réduction du taux de rémunération des fonds de la Fed qui pourrait renvoyer le marché boursier vociférer sur des terrains plus sûrs.

​​​​Mais la réduction de taux d'intérêt n'abordent pas les problèmes fondamentaux d'insolvabilité chez les propriétaires de maison, les sociétés de prêt immobilier, les fonds spéculatifs et (potentiellement) les banques. Comme l'analyste des marchés John R. Ing le dit, « La réduction des taux ne résoudra pas le problème. Cette crise a été provoquée par d'excessives liquidités et la détérioration des critères de crédit....La réduction dans le taux de rémunération des fonds de la Fed est simplement de l'héroïne pour les drogués du crédit. »

​​​​La réduction rajoute simplement du crédit meilleur marché à un marché déjà distendu par l'océan de liquidités provoqué par l'ancien chef de la Fed Alan Greenspan. La bulle de l'immobilier et la bulle du crédit sont en grande partie le résultat de la politique monétaire mal orientée de Greenspan. (Dont il accuse Bush maintenant !) Le travail de la Fed est d'assurer la stabilité des prix et le fonctionnement sans heurt des marchés, pour ne pas relancer des bulles de capitaux propres et des récompenses surexposées aux participants des marchés. Il vaut mieux laisser par défaut les emprunteurs à court d'argent que réduire de façon radicale le taux d'intérêt et déclencher une ruée mondiale sur le dollar.

​​​​L'analyste financier Richard Bové dit qu'un taux d'intérêt inférieur ne fera rien pour ramener l'argent dans les marchés. Le taux d'intérêt inférieur enverra à la place le dollar s'effondrer et entraînera la dévastation du marché du travail.

​​​​« Il n'y a pas de problème de liquidité, mais une sérieuse crise de confiance, »

​​​​Bové dit :

Dans un système financier où il y a des liquidités suffisante et le désir d'un taux plus élevé pour compenser le risque, la solution n'est pas de créer plus de liquidités et de réduire le taux qui est disponible pour compenser le risque. ... La Fed ne peut pas diminuer la peur en stimulant l'inflation...

Il est illogique de supposer que les possesseurs de cash désireront fortement prêter de l'argent à un taux bas dans une devise dont la valeur diminue quand ils peuvent prendre ces mêmes fonds et les prêter à un taux élevés dans une devise dont la valeur augmente. En abaissant le taux d'intérêt la Fed ne stimulera pas la croissance économique et ne créera pas d'emploi. Elle fera s'effondrer la devise, stimulera l'inflation, et affaiblira l'économie et le marché du travail.

​​​​Bové a raison. On devrait permettre au gens et aux entreprises qui ne peuvent pas rembourser leur dette d'être en faillite. Favoriser l'affaiblissement du dollar ajoute seulement à notre risque collectif en alimentant l'inflation et en augmentant la probabilité de fuite des capitaux des marchés US. Si ça arrive nous sommes foutus.

​​​​Considérez ceci : En 2000, quand Bush prenait le pouvoir, l'or était à 273 dollars l'once, le pétrole à 22 dollars le baril et l'euro valait à peine 0,87 dollar. Actuellement, l'or est à plus de 700 dollars l'once, le pétrole à plus de 80 dollars le baril, et l'euro est presque à 1,40 dollar. Si Bernanke réduit le taux, il est vraisemblable que nous verrons le pétrole à 125 dollars le baril au printemps prochain.

​​​​L'inflation grimpe. Les statistiques du gouvernement sont complètement fausses. L'or, le pétrole et l'euro ne mentent pas. Selon l'économiste Martin Feldstein, « La chute du dollar et la montée du prix des denrées alimentaires ont fait monter de 4,6 pour cent les prix à la consommation basés sur le marché dans le plus récent trimestre. » (Wall Street Journal)

​​​​C'est du 18,4 pour cent par an, mais Bernanke envisage toujours de baisser le taux d'intérêt et d'alimenter davantage l'inflation.

​​​​Et le travailleur étasunien dont le salaire a stagné pendant les six dernières années ? L'inflation est identique à une réduction de salaire pour lui. Et le retraité avec un revenu fixe ? Même chose. L'inflation est juste un impôt déguisé qui érode progressivement son niveau de vie.

​​​​La réduction du taux de Bernanke peut être un avantage pour les accro du « crédit bon marché » de Wall Street, mais cela sonne le glas du travailleur moyen qui lutte déjà simplement pour joindre les deux bouts.

​​​​Pas de renflouement. Pas de réduction de taux. Laissez les banques et les fonds spéculatifs couler ou nager comme tous les autres. Le message pour Bernanke est simple : « Il est temps de supprimer le bol à punch. »

​​​​L'inflation dans le marché boursier est exactement aussi évidente qu'elle l'est dans le prix de l'or, du pétrole ou de l'immobilier. Henry Liu, économiste et auteur, le démontre dans son article « Boom des liquidités et crise imminente » :

Le paradigme conventionnel de la valeur ne peut pas expliquer pourquoi la capitalisation boursière de toutes les actions US s'est développée de 5,3 billions de dollars fin 1994 à 17,7 billions de dollars fin 1999 à 35 billions de dollars fin 2006, produisant d'une augmentation géométrique des ratios cours/bénéfices et ainsi de suite. L'analyse des liquidités fournit une réponse toute prête. (Asia Times)

​​​​La capitalisation boursière est montée en chandelle de 5,3 billions jusqu'à 35 billions en 12 ans ? Pourquoi ? Était-ce à cause de la croissance de la part de marché, du développement des affaires ou de la productivité ?

​​​​Non. C'était parce qu'il y avait davantage de dollars chassant le même nombre de titres ; d'où l'inflation.

​​​​Si c'est le cas, alors nous pouvons nous attendre à ce que le marché boursier tombe brusquement avant qu'il n'atteigne un niveau que l'on puisse maintenir. Comme le dit Liu, « Il n'est pas possible de préserver les prix anormaux du marché des capitaux qui ont été faits monter par un boom des liquidité quand les liquidités normales doivent être restaurées. » Par la suite, les cours des actions reviendront dans une plage normale.

​​​​Bernanke ne devrait même pas envisager la réduction du taux. Le marché a besoin de plus de discipline pas de moins. Et les travailleurs ont besoin d'un dollar stable. En outre, une autre diminution du taux compromettrait davantage la position de plus en plus précaire du billet vert en tant que « monnaie de réserve » mondiale. Cela pourrait déstabiliser l'économie mondiale en déroulant rapidement l'énorme déficit de l'actuelle balance des paiements US.

​​​​Dans un récent article, « Le retrait du dollar augmente la peur de l'effondrement, » l'International Herald Tribune a résumé les problèmes du dollar :

Les ministres des finances et les banquiers centraux se sont longtemps inquiété à un certain point de la perte de volonté du reste du monde à financer le penchant des USA à consommer bien plus qu'ils ne produisent -- et de la chute libre de la valeur du dollar potentiellement désastreuse qu'il en résulterait.

Le dernier remous sur les marchés hypothécaires a, d'un seul coup, ébranlé la confiance dans la faculté de récupération des finances US à un degré plus grand que l'éclatement de la bulle technologique en 2000 ou que les attaques terroristes du 11 septembre 2001, disent les analystes. Elle a aussi soulevé la perspective d'une plus large récession économique.

Tout cela montre une forte augmentation des risques du déroulement rapide d'un déficit de la balance des paiements courants US et d'un sérieux déclin du dollar.

​​​​D'autres experts et des cambistes [gens qui s'occupent des opérations de change, NDT] ont exprimé des sentiments semblables. Le dollar est à des profondeurs historiques par rapport au panier de devises qui sert à l'évaluer. Les efforts de Bernanke pour sauver le marché n'ont pas une chance de provoquer une soudaine vente de dollar.

​​​​Les mains du chef de la Fed sont liées. Bernanke n'a tout simplement pas les outils pour arranger les problèmes qu'il a devant lui. L'insolvabilité ne peut pas être retapée par des injections de liquidités et les problèmes « systémiques » profondément enracinés dans les financements structurées ne peuvent pas être corrigée en réduisant les taux d'intérêt. Ceux-ci exigent les solutions fiscales, la participation du Congrès, et des changements fondamentaux dans la politique économique.

​​​​Les coupes de taux n'aideront pas non plus à raviver la fête des dépense sur le marché de l'immobilier. Cette mascarade est terminée. Les banques ont déjà resserré les prêts standards et l'inventaire est plus grand que jamais depuis qu'elles ont commencé à tenir des registres. Le ralentissement dans le logement est irréversible de même que le déclin régulier des prix de l'immobilier. Les billions dans la capitalisation boursière seront éliminés. Les rentes sur garantie immobilière sont déjà en recul de même que les dépenses de consommation reliée aux retraits des rentes sur garantie immobilière.

​​​​La bulle a éclaté sans se soucier de ce que fait Bernanke. La même chose est vraie sur le marché entravé des effets de commerce, où des centaines de milliards de dollars de la dette à court terme doivent expirer dans les prochaines semaines. On s'attend à ce que les banques et la corporation des emprunteurs luttent pour refinancer leurs dettes mais, bien entendu, une grande partie de la dette ne se retournera pas. Il y aura des pertes importantes et, très probablement, davantage de défauts de payement.

​​​​Bernanke peut soit être un homme d'État -- et dire au pays la vérité sur notre système financier en dysfonctionnement qui s'effondre sous des années de corruption, de déréglementation et de manipulations -- soit il peut prendre la voie des couards et gagner du temps en inondant le système de liquidités, stimulant un consumérisme plus destructif, et condamnant la nation à un cycle évitable d'inflation à deux chiffres.

​​​​Nous connaîtrons sa décision assez tôt.


Original : http://www.thepeoplesvoice.org/cgi-bin/blogs/voices.php/2007/09/23/u_s_banks_brace_for_storm_surge_as_dolla
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info


Notes du traducteur

​​​​1- Structured finance dans le texte. Financement structuré selon le dictionnaire spécialisé :

Technique financière qui consiste à regrouper des créances de même nature et à les céder à une structure d'accueil qui finance l'acquisition de ces créances par l'émission de titres négociables, structurés en tranches notées hiérarchisées par ordre de qualité, dont le rendement est directement lié aux flux financiers générés par le fonds commun.

Ce qui distingue le financement structuré de la titrisation est la hiérarchisation des titres en différentes catégories, ce qui permet de protéger les titres de meilleure qualité contre le risque de défaut inhérent au panier, puisque les pertes éventuelles affecteront d'abord les titres de rang inférieur, à concurrence de leur volume. Par exemple, si une émission est constituée à 90 % d'une tranche privilégiée et à 10 % d'une tranche de rang inférieur, les détenteurs des titres de cette dernière catégorie subiront la totalité des pertes jusqu'à 10 % du total des actifs.

​​​​2- Trillion dans le texte. Rappel : Le trillion US est équivalent au billion français, c'est à dire à 1 million de millions ou mille milliards (1012). Le trillion français est astronomique puisqu'il vaut 1 million X 1 million X 1 million ou 1 million de billions ou 1 milliard de milliards (1018). Le billion US est équivalent au milliard français (109). Seuls les millions US et français sont équivalents (106).

​​​​3- Securitization dans le texte. D'après le dictionnaire spécialisé, ce terme, qui veut dire titrisation dans le jargon financier, signifie :

Technique substituant à des formules de crédit bancaire des formules de titres négociables ou de contrats portant sur ces titres, émis dans le public soit par création d'instruments financiers (par exemple billets de trésorerie), soit par transformation d'un crédit en emprunt obligataire (par exemple crédit hypothécaire transformé en obligations hypothécaires), soit par transformation en parts d'organismes de placement en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.) créés spécialement à cet effet (fonds commun de créances. - F.C.C.).

​​​​4- NDT : Discount Window dans le texte. Selon le dictionnaire financier anglais :

L'endroit dans la Réserve Fédérale où les institutions financières vont emprunter de l'argent au taux de l'escompte.

Le Discount Windows fonctionne comme une soupape de sécurité pour soulager les pressions sur les marchés de réserve. Il aide à réduire les problèmes de liquidité pour des banques et aide à assurer la stabilité de base des marchés financiers.

Les banques sont découragées d'utiliser ce type d'emprunt.

​​​​Note : Les banques font donc appel à ce service pour obtenir les liquidités qui leur manquent pour répondre aux demandes de cash de leurs clients.


Mardi 25 Septembre 2007
Mike Whitney


Titre: Israel demande que l'aide étrangère américaine soit payée en Euros !
Posté par: informaticien le 30/09/2007 - 14:36:58

Et l'Algérie reste avec des dollars US pourris ?

Israel demande que l'aide étrangère américaine soit payée en Euros !
Par Wake Up - Dimanche 30 Septembre 2007
http://www.alterinfo.net/Israel-demande-que-l-aide-etrangere-americaine-soit-payee-en-Euros-!_a11749.html (http://www.alterinfo.net/Israel-demande-que-l-aide-etrangere-americaine-soit-payee-en-Euros-!_a11749.html)
Source : http://www.wakeupfromyourslumber.com/
Traduction : MG pour ISM

Le secrétaire d'Etat américain a reconnu avoir reçu un communiqué du Ministre des Affaires Etrangères israélien Tzipi Livni demandant à ce que tous les paiements et les prêts d'aide étrangère des Etats-Unis soient faits en euros plutôt qu'en dollars.

Le Ministre des Affaires Etrangères Livni a cité comme raisons à cette demande la baisse rapide du dollar et son désavantage comme devise mondiale.

"Dans l'esprit de Yom Kippur, les Etats-Unis n'obligeront pas Israel à accepter des dollars comme paiement pour leur aide étrangère. Nous échangerons nos obligations en euros ou en devises qui conviendront le mieux à Israel" a déclaré le secrétaire d'Etat Rice dans une annonce le 21 septembre dernier.

"Nous devons placer nos engagements envers les Israéliens au sommet de notre liste de priorité nationale. Israel ne devrait pas souffrir des fluctuations actuelles de notre devise" a déclaré Rice avant de partir pour Camp David.

Une demande similaire de l'Egypte a été refusée la semaine dernière.


Titre: BNP Paribas, la banque qui sait jouer avec ses Sicav
Posté par: informaticien le 01/10/2007 - 18:30:32

Article instructif du " Le Canard enchaîné (http://www.lecanardenchaine.fr/) du 26 septembre 2007 "

BNP Paribas (http://www.bnpparibas.com/), la banque qui sait jouer avec ses Sicav
Le Canard enchainé (http://www.lecanardenchaine.fr/) - mercredi 26 septembre 2007

Voilà des extraits de deux documents issus des archives de BNP Paribas (http://www.bnpparibas.com/). Leur contenu va sans doute ravir les chefs d'entreprise qui ont investi une bonne part de leurs trésoreries en "Sicav monétaires dynamiques".

Ces sicav que la crise des "subprimes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Subprime)", les crédits hypothécaires américains, a envoyées au tapis.

A la veille du 15 août 2007 dernier, BNP Paribas a même dû fermer deux de ses Sicav, ABS Eonia et ABS Euribor, pour les rouvrir seulement il y a trois semaines.

Cette crise des "subprimes", les dirigeants de BNP Paribas l'ont pourtant vue venir bien avant le commun de leurs clients. Dès le 27 mars 2007, dans une note de quatre feuillets, disponible sur l'intranet du "département Entreprises" de la banque, les analystes de BNP Paribas Asset Management soulignent à propos de ces "Sicav monétaires dynamiques": " Le décrochage de la performance a eu lieu et il faudra plusieurs mois pour récupérer cet écart de performance."

BNP Paribas continue pourtant à vendre sans sourciller ses Sicav. Mieux encore, en avril 2007, le "département Entreprises" de la banque lance un challenge dénommé Booster 2 à destination de ses vendeurs de la Sicav ABS Eonia.

Le challenge est doté de récompenses pour les meilleurs : 1500 euros pour le premier, 1000 euros pour le deuxième, 500 euros pour le troisième. Dans la note remise à ses vendeurs, BNP Paribas assure que la Sicav ABS Eonia offre une "performance attractive et une volatilité maîtrisée". Mieux encore, elle garantit qu' "un contrôle de risques permanent vise à sécuriser la stabilité du rendement".

Grâce à la force de conviction de ses vendeurs, financièrement motivés, BNP Paribas parvient à placer auprès de ses clients 35 millions d'euros de cette Sicav. Quatre mois plus tard, elle devait la fermer en catastrophe.

Sans que l'AMF (http://www.amf-france.org/), l'Autorité des marchés financiers, ne s'étonne qu'une banque ait pu continuer à vendre des Sicav comme "attractives" alors que ses analystes avaient déjà constaté les premières difficultés de ce type de placements. Il ne faut quant même pas rêver.


Un banquier suisse : « C’est l’heure de LaRouche »
8 octobre 2007 - 21:29
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3386

8 octobre 2007 (Nouvelle Solidarité) - Un important banquier suisse a confirmé lors d’un entretien téléphonique le 5 octobre, que les grandes banques ont de gros problèmes. Il a cité les cas d’UBS, Citigroup et Deutsche Bank. Ces problèmes sont au vu et au su de tous avec les pertes affichées pour le compte du 3e trimestre 2007. UBS a annoncé une dépréciation de ses actifs à hauteur de 2,4 milliards d’euros, 1,4 milliards pour Citigroup et 2,2 milliards pour Deutsche Bank. Et ces cas ne sont pas isolés : Bank of America a perdu 700 millions d’euros, JP Morgan 1,5 milliards, Merrill Lynch 4 milliards, etc.

Mais cette source des milieux bancaires a précisé que le pire était encore à venir, et il ne sera pas possible de l’éviter ou de le cacher dans les semaines à venir. Ce sera même évident lorsque les chiffres du 4e trimestre devront être publiés. Il a ensuite dit « C’est l’heure de LaRouche. J’espère que maintenant les gens l’écoute ».


Les Banques Centrales n’ont aucune idée de ce qu’il faut faire
4 octobre 2007 - 14:18
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3380

3 octobre 2007 (LPAC) - Le plus dangereux dans cette crise est de croire que les banques centrales savent ce qu’elles font, a prévenu aujourd’hui une source haut placée des milieux financiers européens.

Les gens sur les marchés pensent qu’il y aurait comme une coordination des politiques entre la Banque Centrale Européenne (BCE), la Banque d’Angleterre et la Réserve Fédérale américaine (Fed), et que tout serait sous contrôle. Il n’y a pas de coordination, a-t-il affirmé, et c’est très dangereux de le croire.

Le mois dernier, la Banque d’Angleterre a retourné sa veste du jour au lendemain, pour renflouer Northern Rock. Ils n’ont aucune idée de ce qu’il faut faire et ils subissent une pression terrible des banques qui veulent faire baisser les taux.

Croire que quelqu’un, quelque part sait ce qu’il fait, est la seule manière de s’expliquer pourquoi les marchés montent. La réalité c’est que les marchés devraient s’effondrer, et il a insisté, ils vont s’effondrer.

La seule chose qui pourrait être pire que de croire que les banques centrales coopèrent, serait qu’elles coopèrent réellement. Cette source a précisé que s’il y a une politique coordonnée des banques centrales pour baisser les taux, alors on aura une hyperinflation à la Weimar (référence à l’Allemagne de 1923, ndlr).

On a jamais vu une situation pareille, a-t-il dit. On est dans une « crise du triple A » : une petite banque indienne par exemple, peut émettre des billet de trésorerie et les vendre, mais Citigroup et toutes les autres banques américaines et européennes notées AAA, ne peuvent rien vendre. « C’est sans précédent ».

L’effondrement du dollar est une catastrophe pour l’Europe, car les exportations sont faites en dollars. Avec une politique monétaristes, la BCE achèterait des dollars, mais ils ne le peuvent pas car pour chaque dollar vendu, la Fed en injecte d’autant plus dans le système.

Après lui avoir expliqué l’approche « Pare-feu » de LaRouche avec le Homeowners and Bank Protection Act, la source a dit que c’était désormais la seule manière de faire.


UBS (http://www.ubs.com/) et Citigroup (http://www.citigroup.com/citigroup/homepage/) rattrapés par la crise du subprime
LExpansion.com du 2 octobre 2007

La crise du subprime ne touche pas que les établissements « moyens », type Northern Rock ou IKB. Deux mastodontes lancent de sérieux avertissements sur leurs résultats. Le suisse UBS redoute une perte avant impôt de 360 à 480 millions d’euros. L’américain Citigroup prévoit un plongeon de 60% de son bénéfice net au 3ème trimestre.

Au moment où Alan Greenspan, l’ex-patron emblématique de la FED, prophétise la fin probable de la crise financière, deux des plus grandes banques du monde ont publié le montant de la facture du subprime américain. Or, jusqu’à présent, seules les banques « moyennes » encaisser les turbulences liées aux crédits immobiliers à risque aux Etats-Unis, à l’instar des déboires survenus à Northern Rock (n°8 britannique) ou les allemandes SachsenLB et IKB. Dans la foulée, les valeurs bancaires étaient fortement chahutées sur toutes les places, avant de se reprendre nettement en cours de séance. En moins d’un trimestre, les cinq premières banques en Europe ont cependant vu leur capitalisation boursière allégée de 45 milliards d’euros.

La première, UBS, est aussi la plus touchée. La première banque suisse a été contrainte lundi matin de lancer un sévère avertissement ses résultats, en raison des déboires de sa branche Investment Bank, laquelle a fait état d’une dépréciation d’actifs de 2,4 milliards d’euros. Pour son seul troisième trimestre, UBS redoute désormais une perte avant impôt de 600 à 800 millions de francs, soit entre 360 et 480 millions d’euros ! Autant dire un traumatisme pour un établissement habitué à enchaîner les exercices juteux. D’ailleurs, les dernières pertes du groupe remontent au siècle dernier, en 1998. Et Marcel Rohner, le directeur général du groupe, de tenter d’expliquer cet « accident » financier : « La détérioration du marché des titres adossés à des hypothèques résidentielles à risque aux Etats-Unis, notamment au mois d'août, s'est produite de manière plus rapide et grave que dans le passé récent et les marchés sont devenus illiquides ».

Ceci étant, grâce à l’acquis du 1er semestre, le n°1 helvétique et n°10 mondial escompte bien boucler l’année 2007 sur « un bon niveau de bénéfice et une solide base de capital ». UBS n’est donc pas encore en faillite, loin de là. Sur les neuf premiers mois de l’exercice, les profits avant impôts se montent à 6 milliards d’euros ! En attendant, le patron opérationnel de son pôle Banque d’Investissement a sauté et le groupe a annoncé la suppression de 1500 postes. Le directeur financier fait, lui, valoir brusquement ses droits à la retraite. L’intérim étant assuré par Marcel Rohner lui-même.

La seconde, Citigroup, est également frappée par le subprime, avec une perte sur le marché obligataire de l’ordre de 600 millions de dollars. Le n°1 américain souffre en fait directement de la perte de valeur des titres adossés aux crédits hypothécaires et de l’abandon des opérations à effet de levier (1,4 milliard de dollars de manque à gagner). Citigroup prévoit dorénavant un plongeon de 60% de son bénéfice net au 3ème trimestre. Mais là encore, en raison d’un excellent premier semestre, le groupe ne devrait pas trop être malmené à l’arrivée.


Citigroup, UBS et Crédit Suisse (http://www.credit-suisse.com/ch/fr/) paient les pots cassés du subprime
lefigaro.fr - 01 octobre 2007

A la suite de ses homologues helvètes UBS et Crédit Suisse, l’américain Citigroup prévoit un impact important de la crise du subprime sur ses résultats au troisième trimestre.
 
Le premier groupe bancaire mondial est touché par la dépréciation des crédits à risque aux Etats-Unis. Citigroup s’attend à une baisse de son bénéfice net de 60 % au troisième trimestre. Charles Prince, le PDG du groupe, ne cache pas son « évidente déception ».
 
Cette moindre performance s’explique par la crise du crédit obligataire mais aussi par une « augmentation des coûts du crédit à la consommation ». La crise du subprime devrait engendrer une perte avant impôt de 1,3 milliard de dollars.
 
Cet avertissement fait suite à deux autres annonces du même type dans le secteur bancaire ce matin. Le suisse UBS estime que la crise du subprime va peser sur les résultats de sa filiale Firc à hauteur de 4 milliards de francs suisses au troisième trimestre. Le groupe devrait donc essuyer une perte de 600 à 800 millions de francs suisse sur cette période.
 
Crédit Suisse a lui aussi fait part de difficultés. Le groupe bancaire estime toutefois que son bénéfice net devrait « ne pas sortir d’une fourchette de plus ou moins 20% de 1,3 milliards de francs suisses ».
 
Ces annonces ont pesé sur les cours ce matin, mais les valeurs repartent à la hausse cet après-midi. Les analystes estiment en effet que ces difficultés étaient attendues, notamment chez UBS, même si l’ampleur du choc avait été sous-estimée. Tous soulignent surtout l’assainissement du secteur, en cours.

Alan Greenspan se montre lui aussi rassurant. Lors d’une conférence sur le thème cet après-midi, l’ancien président de la Fed avance que la crise financière est « peut-être » finie. Il remarque notamment que les établissements bancaires se tournent à nouveau vers des produits à plus long terme et moins risqués. Il considère la crise du subprime comme « un accident qui n’attendait que de se produire ». Et il conclu : « assurément cela en dissuadera beaucoup d’investir dans de tels véhicules à l’avenir ».


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 28/10/2007 - 12:41:27

Dette publique des pays en développement et prêts « subprimes » : hold up chez les populations du tiers et du quart monde

par Nicolas Sersiron infos article URL: http://www.cadtm.org Samedi 27 Octobre 2007

La titrisation des subprimes est la dernière invention de la finance internationale pour faire des profits avec le travail des classes pauvres. Les « subprime mortgages » sont des crédits hypothécaires à risques, typiquement étasuniens. La banque ayant obligé l’emprunteur à mettre sa maison en garantie de son remboursement, 2 à 3 millions de foyers américains sont en train de perdre leur bien à la suite de la montée du taux directeur du trésor, de la baisse du marché de l’immobilier et des clauses contractuelles dignes de l’usure. Plus ancienne méthode d’enrichissement et toujours active depuis 25 ans, la dette publique des PED (pays en développement) correspond à des prêts, généralement à long terme, faits aux états du sud par les grandes banques, les gouvernements des pays riches ou les institutions financières internationales BM et FMI. Suite à la crise de 1982, conséquence de la violente montée des taux états-uniens de 1979, elle est une cause essentielle dans l’appauvrissement de la moitié des habitants de la planète obligée de survivre avec moins de 2 dollars par jour. Par contre les flux continus d’argent du sud vers le nord, au titre du remboursement de la dette, vont considérablement enrichir la finance internationale et les pays industrialisés. Ce que certains perdent, d’autres vont le gagner. L’APD (aide publique au développement) restera constamment très insuffisante face à ce déséquilibre constant des flux financiers en défaveur des pays pauvres.

Les similitudes entre ces deux drames financiers sont multiples, elles concernent aussi bien : les populations qui subissent, les courtiers - ceux qui placent les prêts - avec les techniques et les mensonges utilisés pour convaincre les emprunteurs, les risques incroyables pris par les banques et le système financier pour des bénéfices démesurés, la mise en danger de l’économie planétaire, le sauvetage par les banques centrales ou le FMI - donc par l’argent public - quand la conjoncture se retourne, les conditionnalités imposées par le préteur lui offrant une domination totale sur son débiteur en cas de défaillance.

Qui paient ces dettes ?

Aux Etats-Unis, la grande majorité des prêts a été accordée à des populations latinos ou afro-américaines, les plus fragiles et les plus pauvres, les plus faciles à attirer avec des offres mirobolantes : des taux très bas et des remboursements très faibles au départ. Souvent peu cultivées, parfois analphabètes, généralement mal logées, elles sont évidemment hypnotisées par le rêve consumériste américain. La maison individuelle en est l’emblème. Le plus souvent incapables de lire ou de comprendre l’impact sur leur futur des clauses des contrats, elles sont des proies idéales pour les chasseurs de profits faciles. Dans les années 1960 et 70, les pays nouvellement indépendants d’Afrique et d’Asie, les pays d’Amérique latine avaient de forts besoins financiers pour leur reconstruction et leur développement. Eux aussi ont été fascinés par le miracle matérialiste occidental. Leurs dirigeants se sont laissés bernés, mais surtout corrompre, par des prêts aux conditions tellement favorables. Là aussi ce sont les populations latinos, indos-américaines, africaines et asiatiques qui ont été touchées. C’est leurs forces de travail et leurs impôts qui ont été utilisés et le sont encore aujourd’hui pour payer ces emprunts si peu, ou pas du tout, investis dans le développement de leur pays. A partir de 1982, les nouvelles dettes ont servi le plus souvent à rembourser les premières. Depuis 25 ans, beaucoup de ces pays consacrent 40% de leurs maigres revenus, donc du budget de l’Etat, au remboursement de la dette extérieure publique.

Les courtiers : techniques et mensonges pour convaincre les emprunteurs

La courroie de transmission sera dans les 2 cas ce fameux courtier. Celui qui place les emprunts, qui séduit le client en l’appâtant avec des bobards et en lui cachant non seulement les vrais risques, la variabilité des taux, mais surtout les clauses impliquant la montée vertigineuse des remboursements dès la 3ème année et pendant les 27 à venir pour les prêts « subprimes ». Celui qui gagnera beaucoup d’argent sur chaque contrat signé, quelque soit le risque de faillite de l’emprunteur. L’argument choc étant que la montée des prix de l’immobilier permettra à l’emprunteur de revendre son bien et de retomber sur ses pieds en cas de difficultés de remboursement.

En Afrique, Asie ou Amérique latine, les dirigeants étaient souvent des dictateurs. Ils seront les véritables courtiers de leurs populations respectives. En se laissant corrompre, en détournant une grande partie des prêts au vu et au su du prêteur, ils ont su faire accepter ou plus simplement imposer ces emprunts à leur population. Soit ils ne donnaient pas les éléments d’information suffisants pour comprendre et suivre l’utilisation des prêts, soit l’emprunt était contracté, et en partie détourné à l’abri des regards, au fond des palais dorés. Ils ont privilégié leur profit immédiat et personnel sur celui de la population de leur pays pour le plus grand bénéfice des préteurs et de leurs commanditaires. Ce sont les impôts des paysans et autres petits producteurs non informés - le fruit de leur travail - qui sera exporté par le pays emprunteur au titre du remboursement de la dette. Mensonges et opacités des courtiers sont des marques de fabrique de la pauvreté des populations fragiles ici et là-bas.

Les risques incroyables pris par le système financier pour des bénéfices démesurés

Le premier rôle est tenu par les banques. Dans les deux cas elles disposent de liquidités considérables et sont à la recherche d’emprunteurs. En 2005-2007 les banques sont très riches, les transnationales dont elles sont les grands actionnaires font des profits vertigineux, elles sont éminemment prêteuses. Les taux sont bas, les potentiels immenses. Les banques américaines n’hésitent pas à faire des prêts immobiliers à des clients quasi insolvables. Le taux de départ ridiculement bas, sera, après les 2 premières années, exagérément élevé. Si le niveau du « prime rate » monte, du fait de la clause de variabilité et d’indexation, et que, du même coup le prix de l’immobilier se stabilise ou baisse, l’emprunt sera difficilement remboursable. La maison devenant invendable au prix espéré, ce sera la faillite de l’acheteur endetté.

Par la magie de la technologie financière, la titrisation, - le regroupement des créances immobilières en paquets et l’émission de titres négociables représentant ces paquets - les banques revendent ces créances improbables, mais avec bénéfices, sur le marché des actions. Les investisseurs, à la recherche de profits exceptionnels, ne peuvent pas toujours en évaluer les dangers. Après la vente de ces créances titrisées, les risques sont externalisés et dilués dans l’ensemble de la planète financière. Les banques peuvent alors s’engager sans risques apparents à prêter à de nouveaux emprunteurs insolvables (les « ninja » : no income, no job, no asset) au-delà de tous les critères de la soit disant « bonne gouvernance ». Car, pour que la chaîne des profits issus des « subprimes » fonctionne sans cassures, il faut l’approvisionner en permanence avec de nouveaux acheteurs quelque soient leur solvabilité.

En 60-70 les caisses des banques internationales ont été remplies, une première fois par le retour des dons américains du Plan Marshall après la reconstruction de l’Europe et une deuxième fois par le retour des avoirs des producteurs de pétrole après la montée vertigineuse des prix décidée par l’Opep en 73. Le métier d’une banque étant de prêter et non de thésauriser, quel meilleur argument pour convaincre l’emprunteur que des taux très bas. Mais comme pour les « subprimes », ils seront variables et indexés sur le « prime rate » : ce taux fixé par le trésor américain pour le refinancement des banques. Le taux de l’inflation monétaire - la perte de valeur de la monnaie - sera parfois supérieur au taux nominal des prêts. Une situation qui sera favorable aux pays emprunteurs jusqu’au début 80. Pourtant, les banques prêteront largement au-delà de leurs fonds propres, prenant des risques inouïs. Elles ne chercheront pas plus à savoir si les pays seront solvables jusqu’au terme des contrats.

La mise en faillite des pays pauvres dans le premier cas et des pauvres du pays le plus riche dans l’autre

Lorsque les Etats-Unis décident unilatéralement de multiplier en 1979 le taux de refinancement des banques, le « prime rate », par 4, pour casser la perte de valeur du dollar et faire rentrer les capitaux étrangers dans leur pays, ils entraînent le renchérissement des remboursements de la dette extérieure des pays en développement dans les mêmes proportions par l’effet de la variabilité et de l’indexation. Ces derniers, ne pouvant plus payer, font appel au FMI, en dernier recours, qui, impose alors en échange de son aide des conditionnalités ultralibérales appelées PAS (plans d’ajustement structurel).

Le piège de la dette vient de fonctionner. Les pays en développement empruntent pour rembourser une dette devenue impayable pour cause de force majeure (imprévisible extérieure et irrépressible). Ces dettes ne sont plus légitimes, elles n’avaient juridiquement pas à être remboursées : les clauses du contrat d’origine étant devenues trop différentes. A celles-la, il faut rajouter les dettes « odieuses » : celles correspondant aux prêts faits aux dictateurs. Et pourtant les pays et leurs contribuables paieront et payent encore aujourd’hui. Le résultat a été la paupérisation de la grande majorité des populations de ces pays et la mort par malnutrition et maladie pour beaucoup.

En 2007, la même cause, la montée des taux américains provoque mécaniquement le renchérissement des mensualités des emprunteurs « subprime ». Les nouveaux acheteurs se font rare, les « Ninja » commencent à tomber en faillite. A la fin de la 2ème année, les remboursements sont trop lourds - le prix de l’immobilier surévalué retombe, les maisons sont invendables et c’est l’ensemble de la chaîne des créances subprimes titrisées qui s’écroule. Des millions de foyers américains vont se retrouver dépossédés de leur maison. Dans les deux cas c’est l’ensemble de la planète financière qui se met à tanguer dangereusement et les populations les plus fragiles qui subissent les pertes et paient la facture.

Le sauvetage par les banques centrales ou le FMI, donc par l’argent public, quand la conjoncture se retourne : la mise en danger de l’économie planétaire

Sans les apports d’argent détenu par les instituions publiques ou internationales, le système financier se serait très probablement écroulé sur lui-même dans les 2 cas. Résultat, ce sont d’abord les banques, engagées bien au-delà de leurs fonds propres, qui seront sauvées en 1980. C’est l’ensemble du système financier international qui évite la faillite du même coup grâce à l’argent public détenu par le FMI. Ce dernier impose que les banques soient remboursées en premier. Le développement des pays en grande difficulté, lui, attendra. En 2007, c’est de nouveau le système financier international qui échappe à la catastrophe grâce aux injections monétaires des banques centrales à New York comme à Francfort ou à Tokyo. Des centaines de milliards de dollars et d’euros ramènent un peu de la confiance perdue dans un système financier aveuglé par les reflets de ses faux diamants. Les pauvres, ceux qui auront perdu leur maison dans ce jeu de dupe, passeront leur tour, pas de chance.

Les conditionnalités imposées par le préteur lui offrant une domination totale sur son débiteur en cas de défaillance

Alors que ce sont des décisions financières extérieures aux pays en développement qui créent le problème de solvabilité, le FMI va imposer que les budgets des pays emprunteurs soient élagués au plus court. Les plans d’ajustement structurels, la lutte contre la pauvreté, les annulations de dette, l’APD, les OMD, n’y changeront rien, ou si peu, car elles permettront à un système injuste, immoral et inhumain de perdurer. Ce sont les populations innocentes qui vont perdre leurs services publics, santé, éducation, infrastructures. En plus elles subiront la libéralisation à marche forcée, l’ouverture des frontières avec la concurrence totalement déséquilibrée entre les petits producteurs du sud et les multinationales du nord. Elles devront aussi rembourser indéfiniment une dette pourtant devenue illégitime quand elle n’était pas déjà « odieuse ». Les effets de la crise de la dette ne sont pas terminés car la spirale infernale de l’emprunt pour rembourser le précédent est toujours opérante en 2007 et les 3 milliards d’humains qui vivent avec moins de 2 dollars par jour en sont l’expression la plus visible. Quant aux millions de latinos et afro-américains des États-Unis, soit ils réussissent à travailler plus pour gagner plus - 24h sur 24 - pour payer et enrichir les acheteurs de ces créances titrisées qui rapportent jusqu’à 16 ou 18% à leurs détenteurs - quand le taux de refinancement des banques est à 4%. Soit ils retourneront dans des logements insalubres après avoir tout perdu. Ils ne seront même pas aidés par ces drôles de pouvoirs publics qui viennent de sauver un système financier aussi féroce et ploutocratique qu’incapable de s’autogérer.

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L’explosion de la bulle immobilière américaine menace directement 150 000 foyers français
27 octobre 2007 - 21:59
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3438

27 octobre 2007 (Nouvelle Solidarité) - La France des propriétaires a du plomb dans l’aile puisque avec la crise bancaire déclenchée cet été, on est en train de découvrir que la France aussi a ses « subprime ». Selon Libération, 150 000 foyers français ayant emprunté aux taux (variables) les plus bas entre 2003 et 2005 sont directement menacés par la remontée des taux d’intérêts et se retrouvent subitement insolvable.

Mais le mécanisme d’emprunt à taux variable concerne plusieurs centaines de milliers de foyers puisque aujourd’hui, environ 10 % des ménages accédant à la propriété y ont recours. Ce type d’emprunt indexe mécaniquement le taux d’intérêt sur l’indice Euribor, qui est le taux auquel les banques se prêtent l’argent entre elles, au jour le jour. Si depuis 2000 ce taux a été inférieur au taux fixe, il l’a désormais dépassé depuis que l’éclatement de la bulle immobilière outre-atlantique a semé la peur entre les banques, ce qui rend chers les prêts interbancaires.

Si l’indexation d’emprunts à long terme sur un marché au jour le jour est déjà une absurdité, elle illustre le contrôle financier qui s’exerce sur l’économie réelle. Car les mécanismes à taux variable s’étant répandus, ils ont aspiré dans la spirale du crédit des ménages autrement insolvables mais à qui on a ainsi fait miroiter l’accession à la propriété, en dépit de leur incapacité à contracter un emprunt classique. Si l’on ajoute à cela que les prix des logements ont pris 142 % en 10 ans (source Fnaim), nous réalisons que le français moyen voit une partie croissante et non négligeable de ses revenus captée par ce piratage financier, non seulement sur ses dépenses de logement (25 à 30 % du budget des ménages), mais aussi sur l’essence, le fioul et le gaz (les deux tiers du prix d’un baril de pétrole résultant d’une spéculation effréné venant d’acteur strictement financiers) et sur les prix de l’alimentaire (depuis cet été les prix agricoles explosent suite au repli des spéculateurs de l’immobilier vers l’alimentaire). Il s’agit d’une véritable occupation financiere, une taxe spéculative permanente qui par son ampleur se révèle être un racket financier organisé.

Mais est-ce que celui qui a promis aux français dans l’entre deux tours qu’il les protégerait va s’exécuter ?

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Crise du crédit : déjà beaucoup de dégâts, mais le pire reste à venir
28 octobre 2007
http://contreinfo.info/prnart.php3?id_article=1378

Ambrose Evans-Pritchard fait le point après trois mois de convulsions. Certes, le monde de la finance ne s’est pas arrêté de tourner, mais les dégâts sont déjà considérables, et la crise est loin d’être jugulée. Les 8 milliards de pertes enregistrées par Merrill Lynch ne sont qu’un coup de semonce annonciateur car ce sont des centaines de milliards de dollars qui vont partir en fumée.

Evans-Pritchard fait un état des lieux, et ce n’est guère brillant :

Merrill Lynch vient de passer 7,8 milliards de pertes, après avoir réévalué à la baisse son portefeuille de titres immobiliers, les désormais fameux CDO. A la suite de ce retour à la vérité sur la valeur de ses actifs, la banque est dans le rouge à hauteur de 3,5 milliards au troisième trimestre, et sa capacité d’accorder de nouveaux prêts en souffrira d’autant.

En Grande Bretagne, pour la première fois depuis la faillite de la Glasgow Bank en 1878, on a assisté à des scènes de panique à la Northern Bank, qui a du recevoir le soutien de la Banque d’Angleterre pour pouvoir rembourser les dépôts de ses clients affolés.

La Fed a baissé son taux directeur d’un demi point et a largement assoupli les règles définissant les actifs susceptibles d’être gagés par les banques qui ont recours à elle, en les autorisant justement à utiliser les CDO, objets de toutes les suspicions.

La Banque Centrale Européenne a injecté rien moins que 400 milliards d’euros pour tenter de desserrer la crise des liquidités qui menaçait d’asphyxier le système bancaire.

Aux Etats-Unis, le prix médian des biens immobilier a perdu 9%, passant de 262 000 dollars en mars à 238 000 en septembre.

Le nombre de prêts à taux variable, débutant par une période incitative à remboursement très bas avant de passer à une valeur nominale, et qui vont être réévalué à la hausse dans les mois qui viennent en étranglant les emprunteurs, reste considérable.

Le New York Times fait état d’un rapport du Congrès américain qui estime à 2 millions le nombre de défaillances d’emprunteurs d’ici fin 2008, bien supérieur à l’estimation de 500 000 que le gouvernement avait publiée en septembre.

Le montant des pertes sur les emprunts immobiliers pourrait atteindre 400 milliards, écrit le NYT.

Mais les pertes les plus considérables seraient celles subies par le patrimoine des foyers américains du fait de la baisse des prix dans l’immobilier. Sur une valorisation totale estimée de 21 000 milliards de dollars, même une baisse modeste de 5% représente déjà 1 000 milliards...

De son coté Evans-Pritchard juge que le Japon est en mauvaise posture. Les ouvertures de chantiers dans le bâtiment y ont plongé de 23% en juillet et 43% en août, dit-il.

Le Dollar US n’en finit pas de glisser, et pour la première fois depuis 1976, il vaut désormais moins que le dollar canadien.

Et, cerise sur le gâteau, la Banque d’Angleterre vient d’avertir dans sa dernière note conjoncturelle que la situation au Royaume Uni pourrait se dégrader sérieusement dans le secteur de l’immobilier locatif et se préoccupe de la tenue des marchés boursiers. « Les marchés financiers des pays développés sont exposés à de nouveaux chocs, soit sur les marchés du crédit, soit dans d’autres secteurs, » écrit la Banque d’Angleterre.

Selon Bloomberg, les banques anglaises pourraient avoir besoin de 350 milliards de dollars si elles ne parviennent pas à rétrocéder les emprunts qu’elles ont accordés.

Jusqu’à présent, les bourses ont a peu près résisté, et semblent rester à l’écart de l’inquiétude qui gagne le monde de la finance, mais « personne à la City ne croit que la crise soit terminée, » note Evans-Pritchard, qui ajoute que ses interlocuteurs sont tous persuadés au contraire qu’elle va s’amplifier, augmentant le « stress » subi par les entreprises du secteur.

Le crédit accordé aux entreprises est déjà devenu plus onéreux de 1,8% - pour celles qui peuvent en obtenir.

L’indice ABX, qui mesure la valeur des subprimes, ces titres adossés à des crédits immobiliers souscrits par des emprunteurs présentant peu - ou pas - de garanties, est passé de 72 en mai à 20 à la mi-octobre.

L’ensemble de ces titres a été drastiquement révisé à la baisse, certaines classes d’actifs parmi les plus « sûres, » les BBB, perdant les 4/5 de leur valeur.

Les sommes en jeu sont considérables. Le total des crédits de type subprime et alt-a ( leurs proches cousins ) souscrits de début 2005 à début 2007 s’élève à 2 000 milliards. L’estimation de 100 milliards de pertes faite par Bernanke, le président de la Fed, au début de la crise semble bien loin du compte.

La confiance n’est toujours pas rétablie entre les banques. L’Euribor, le taux fixant les prêts interbancaires, reste supérieur de 0,62% au taux cible de la BCE, manifestant la défiance qu’ont les banques les unes envers les autres.

La titrisation, le processus par lequel les banques se débarrassaient de leurs créances en les faisant racheter sous formes de titres via des filiales spécialisées, les SIV, est désormais moribonde. En mars de cette année, 78 milliards d’euros de ces titres avaient été émis. En juillet, ce montant n’était plus que de 52 milliards, pour s’effondrer ensuite à 5,6 en septembre et seulement 2,6 en octobre.

Le papier commercial, ces effets de commerces à court terme gagés sur des actifs émis par les entreprises, est lui aussi fort mal en point, et l’activité de ce marché s’est contractée de 25%, soit 300 milliards.

C’est sur ce marché des capitaux que les SIV, ces filiales créées par les banques, trouvaient leur financement, en un roulement perpétuel d’ emprunts à court terme, sur 3 à 6 mois, pour investir sur le long terme.

Faute de préteurs sur ce marché du papier commercial, ces firmes doivent se retourner vers leurs maisons mères - les banques - ou vendre en catastrophe leurs actifs, pour pouvoir rembourser leurs créanciers.

C’est là qu’intervient le « super-conduit » ou « super-SIV » voulu par le Trésor US, qui a rassemblé les quatre plus grandes banques de la place pour créer un fond de secours disposant de 75 milliards de dollars de capitaux. Il s’agit de venir en aide aux SIV pris dans la nasse, pour leur éviter de devoir procéder à des ventes dans l’urgence à n’importe quel prix pour trouver du liquide.

Mais les professionnels restent dubitatifs. Le problème à l’heure actuelle, c’est justement l’opacité des valorisations, l’absence de marché. S’il est utilisé pour racheter à une valeur théorique les actifs douteux des filiales bancaires, le super-SIV jouerait alors le rôle d’un antalgique, retardant l’heure douloureuse des comptes réels - et des faillites.

Evans-Pritchard a interrogé Bernard Connolly, de la banque AIG, qui estime que le super SIV - joliment baptisé Master Liquidity Enhancement Conduit, n’est sans doute pas une bonne solution, mais que la gravité de la situation ne laisse pas le choix pour éviter une contagion qui pourrait entraîner une « dépression. »

Evans-Pritchard note que l’initiative du Trésor n’a en tout cas pas réussi à calmer les inquiétudes des financiers, et que le Dow Jones commence lui aussi à vaciller, avec une baisse de 500 points depuis le sommet atteint début octobre.

« Epargnez moi le cliché disant que les fondamentaux sont sains, » conclut-il. « Le crédit c’est la base de tous les fondamentaux. »


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 07/11/2007 - 15:19:23
Crise du crédit : alerte au niveau 3
6 novembre 2007
voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1405

Les dépréciations d’actifs enregistrées aujourd’hui sont considérables - plusieurs dizaines de milliards de dollars - mais représentent peu de chose par rapport aux 1 700 milliards de titres en circulation potentiellement contaminés par les subprimes. Les banques, qui tentent de retarder l’heure de solder les pertes, devraient pourtant être contraintes de pratiquer la vérité des prix. Une nouvelle réglementation les oblige à faire le ménage dans les valorisations théoriques qu’elles persistent à utiliser.

Les pertes récentes enregistrées par Merril Lynch, 7,8 milliards et Citigroup, de 8 à 11 milliards, ont fait les gros titres de la presse. Mais elles ne représentent qu’une toute petite partie des sommes qui pourraient partir en fumée. Ce sont des centaines de milliards qui sont en jeu.

Selon la Banque d’Angleterre le montant total des titres émis sur des subprimes avoisine les 700 milliards de dollars et atteint 600 milliards pour les Alt-A, la catégorie intermédiaire.

Les CDO, ces titres émis sur d’autres titres, dont certains appartiennent aux subprimes, totalisent quant à eux 390 milliards de dollars.

Les titres adossés à des emprunts « primes » pourraient eux-aussi être mis en difficulté. Avec la baisse de l’immobilier les emprunteurs réputés solvables vont se retrouver dans le rouge, endettés pour une valeur supérieure à celle de leur bien.

Cet effet domino commence également à se faire ressentir dans le secteur des crédits à la consommation, qui sont titrisés à hauteur de 900 milliards, et des crédits auto, où les défauts de paiement sont également en hausse.

Dépréciations d’actifs

Les différents indices ABX qui reflètent la valeur des titres en fonction de leurs notations, ont fortement baissé. Les titres notés BBB ont perdu plus de 80% de leur valeur et les catégories AAA et AA de 20% à 50%.

Mais la plupart des institutions financières ont à peine commencé à prendre en compte dans leurs bilans ces pertes.

Selon le Financial Times, les analystes de Merrill Lynch ont calculé que les obligations basées sur l’ABX de notation moyenne ont perdu 60% de leur valeur. Mais ces mêmes analystes constatent que Merrill Lynch continue de valoriser ce type d’actif à 63% du nominal et UBS à 9O%. « Un calcul élémentaire montre que UBS devrait encore déprécier de 8 milliards ses actifs, si le prix donné par l’ABX est correct, » déclarent-t-ils.

La FASB 157

Nouvelle difficulté à l’horizon, l’administration américaine introduit à partir du 15 novembre une réglementation, la FASB 157, qui fait obligations à ces établissements de pratiquer une plus grande transparence dans leurs méthodes comptables en les contraignant à catégoriser les actifs selon le type de valorisation utilisé, et de publier les montants totaux relevant de chaque catégorie.

Jusqu’à présent les entreprises pouvaient choisir plus ou moins à leur guise entre deux méthodes de comptabilisation de leurs avoirs : « marked to market » ou « marked to model », c’est-à-dire soit en fonction d’un prix observé lors d’une transaction soit d’un modèle théorique mathématique concocté maison.

C’est l’usage de la comptabilisation selon le « modèle » qui leur permet en ce moment de continuer à valoriser à des montants fictifs, en arguant qu’elles attendent un retour à la normale de plus en plus hypothétique.

La nouvelle réglementation tente de mettre de l’ordre dans ces artifices en leur faisant obligation d’utiliser des valorisations équitables (fair value) en une hiérarchie à trois niveaux répartissant les actifs en fonction de leur liquidité, selon qu’un prix soit connu (niveau 1), observable (niveau 2), rarement ou jamais observé (niveau 3).

Le niveau 3, celui des valorisations théoriques, étant réservé aux actifs réellement illiquides, sans prix connu, Il sera désormais plus difficile de conserver certains titres dans cette catégorie dans la mesure où des transactions auront eu lieu. Les banques, au fur et à mesure qu’elles vont appliquer cette nouvelle norme comptable, devraient donc procéder à des dépréciations d’actifs.

Mais la FASB 157 entraine également une autre conséquence désagréable. En obligeant les établissements à chiffrer le montant de leurs avoirs illiquides, elle rend disponible une évaluation de leur exposition en cas de stress sévère sur leurs fonds propres.

Les observateurs commencent déjà à calculer les ratios actifs de niveau 3/capitaux propres pour les plus grandes banques américaines. Voici un tableau réalisé à partir des données publiées sur le site de Nouriel Roubini :

Milliards de dollars
Banque    Capitaux propres    Actifs de niveau 3    Ratio
Citigroup    128    135   105%
Goldman Sachs    39    72    185%
Morgan Stanley    35    88    251%
Bear Stearns    13    20    154%
Lehman Brothers   22    35    159%
Merrill Lynch    42    16    38%

Comme on le voit, le risque est loin d’être négligeable. Car en ces temps troublés, de l’illiquide à l’invendable il n’y a qu’un pas.

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Le côté obscur de la mondialisation financière
Nouriel Roubini
http://www.project-syndicate.org/commentary/roubini2/French

La récente tourmente sur les marchés financiers mondiaux – et la crise de liquidité et le resserrement du crédit consécutifs - soulève deux questions : comment les défaillances d’emprunts hypothécaires à risques dans les États américains de Californie, du Nevada, d’Arizona et de Floride ont-elles entraîné une crise mondiale ? Et pour quelle raison le risque systémique a-t-il augmenté au lieu de baisser ces dernières années ?

La faute en incombe avant tout au phénomène de « titrisation ». Autrefois, les banques intégraient les prêts et les créances hypothécaires à leur comptabilité et assumaient donc le risque du crédit. À titre d’exemple, on peut citer l’effondrement du marché immobilier aux Etats-Unis à la fin des années 1980, lorsque de nombreux établissements bancaires qui offraient des prêts hypothécaires se sont retrouvés en faillite, provoquant une crise bancaire, une compression du crédit et une récession en 1990-1991.

Le risque systémique – un choc financier provoquant une contagion économique majeure – devait être réduit par la titrisation. La mondialisation financière a fait en sorte que les banques n’intègrent plus les prêts et les créances hypothécaires à leur comptabilité mais qu’elles les cèdent sous forme de paquets de titres adossés à des actifs à des investisseurs des marchés de capitaux mondiaux, propageant d’autant le risque.

Que s’est-il passé ?

Le problème n’est pas seulement celui des crédits hypothécaires à risque, les fameux « subprime ». Des méthodes de prêt risquées – sans acompte, sans vérification des revenus et des avoirs des emprunteurs, des prêts in fine , un amortissement négatif, des taux incitatifs – ont été pratiquées dans plus de 50 pour cent de tous les prêts hypothécaires aux Etats-Unis entre 2005 et 2007. Parce que la titrisation signifiait que les banques n’assuraient plus le risque ni ne touchaient de commissions pour les transactions, elles ne se sont plus préoccupées de la qualité des emprunts.

En effet, tout un cortège d’intermédiaires peut aujourd’hui percevoir des commissions sans pour autant assumer le risque du crédit. En conséquence, les courtiers en crédits hypothécaires optimisent leurs revenus en multipliant le volume des prêts, tout comme les banques qui transforment ces emprunts en titres adossés à des créances hypothécaires. Les banques d’investissement empochent à leur tour une commission en reconditionnant ces titres en tranches d’obligations de dette garantie, ou en anglais « collaterized debt obligations » (CDO), voire parfois en CDO de CDO.

De plus, les conflits d’intérêts entre agences de notation du risque ne sont pas à négliger, étant donné qu’elles perçoivent elles aussi une commission de la part des acteurs de ces instruments financiers. Les organismes de régulation n’ont rien fait, puisque la philosophie de réglementation américaine est celle du fondamentalisme du libre-échange. Enfin, les investisseurs en possession de titres adossés à des créances hypothécaires ou de CDO étaient cupides et tout prêts à croire les notations erronées. Non pas qu’ils aient vraiment eu le choix, tant il est difficile de coter ces instruments complexes, particuliers et illiquides.

Les mêmes méthodes de prêt risquées ont été la norme sur le marché du rachat d’entreprise à crédit, où des sociétés de financement par capitaux propres ont repris les entreprises publiques en finançant les opérations par des coefficients d’endettement élevés ; sur les marchés interbancaires où les banques financent les sociétés de financement par capitaux propres ; et sur le marché monétaire des billets de trésorerie, où les banques utilisent des postes hors bilan pour emprunter à très court terme.

Il n’est donc pas du tout surprenant que lorsque la bulle immobilière a éclaté, ces marchés se soient aussi gelés. Parce que l’ampleur des pertes est inconnue – les seules pertes du marché « subprime » sont estimées à entre 50 milliards et 200 milliards de dollars selon la baisse des biens immobiliers, une autre inconnue – et que personne ne sait qui détient quoi, la méfiance mutuelle a provoqué un sévère resserrement des liquidités.

Mais là aussi, la contraction du crédit n’était pas le seul problème. La question de la solvabilité se posait aussi. En effet, aux Etats-Unis aujourd’hui, des centaines de milliers, deux millions peut-être, de foyers sont insolvables et ne rembourseront pas leurs hypothèques. Près de soixante sociétés de crédits hypothécaires à risque ont également fait banqueroute.

De nombreuses entreprises du secteur de la construction flirtent elles aussi avec la banqueroute, ainsi que des fonds spéculatifs et d’autres institutions fortement endettées. Il faut même s’attendre à une progression des défaillances de paiement des entreprises américaines, en raison d’un accroissement très net des écarts entre obligations. Un allégement de la politique monétaire pourrait réinjecter des liquidités, mais il ne permettra pas de résoudre la crise de la solvabilité, pour deux raisons :

2. rd

Que faire ? Il paraît difficile d’inverser la tendance à la libéralisation des marchés financiers, mais leurs effets secondaires négatifs – dont le risque systémique plus élevé – requièrent une série de réformes.

Premièrement, davantage d’informations et de transparence sur les actifs complexes et leurs détenteurs sont nécessaires. Deuxièmement, les instruments financiers complexes doivent être échangés en bourse et non sur les marchés hors cotes. Ils doivent par ailleurs être standardisés de manière à donner naissance à des marchés secondaires des actifs pour ces instruments.

Troisièmement, une meilleure surveillance et réglementation du système financier mondial est indispensable, y compris une réglementation des institutions opaques ou fortement endettées comme les fonds spéculatifs et même les fonds souverains. Quatrièmement, le rôle des agences de notation doit être repensé, avec davantage de réglementation et de compétition entre elles. Enfin, le risque de liquidité doit être correctement évalué par des modèles de gestion du risque et tant les banques que les autres institutions financières doivent mieux évaluer et gérer ce risque. La plupart des crises financières sont déclenchées par un asynchronisme des échéances.

Ces questions fondamentales doivent être inscrites à l’ordre du jour des ministres des Finances du G7 pour prévenir une sérieuse réaction contre la mondialisation du système financier et pour minimiser le risque de graves conséquences économiques générées par la tourmente actuelle.


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 14/11/2007 - 14:27:39
Sept pays envisagent l'abandon du dollar, ce que ça signifie
Currency Trading, par Jessica Hupp, le 10 novembre 2007
http://www.alterinfo.net/Sept-pays-envisagent-l-abandon-du-dollar,-ce-que-ca-signifie_a13415.html

​​​​Il n'est pas secret que le dollar descend en vrille. Sa valeur baisse et la Réserve Fédérale ne fait pas grand chose pour l'éviter. En conséquence, un certain nombre de pays envisagent d'abandonner le dollar pour préserver leurs biens. Actuellement, sept pays étudient l'abandon du dollar, et les effets que cela aura sur sa valeur et sur l'économie US.

1. Arabie saoudite

​​​​Pour la première fois, The Telegraph signale que l'Arabie saoudite a refusé de réduire ses taux d'intérêt, comme l'a fait la Réserve Fédérale US. C'est perçu comme un signe de rupture imminente avec le dollar. Le royaume est en train de prendre « des mesures appropriées » pour se protéger des problèmes entraînés par le dollar dans sa propre économie. Les Saoudiens sont préoccupés par la menace d'inflation et ne veulent pas avoir affaire aux « conditions de récession » des USA. Hans Redeker de BNP Paribas estime que cela crée « une situation très périlleuse pour le dollar, » car l'Arabie Saoudite gère à elle seule 800 milliards de dollars. Les experts craignent que la rupture de l'Arabie Saoudite avec le dollar puisse déclencher un « sauve-qui-peut » du dollar dans la région du Moyen-Orient, qui gère 3.500 milliards de dollars.

2. Corée du Sud

​​​​En 2005, la Corée annonçait son intention de passer ses investissements dans des devises de pays autres que celle des USA. Bien que les Coréens fassent juste des plans de diversification pour l'avenir, cela ne signifie pas qu'une grande baisse du dollar est en marche. Certains chuchotent que la Banque de Corée envisage de vendre prochainement pour u milliard de dollars d'obligations US, après la vente de cent millions de dollars en août dernier.

3. Chine

​​​​Après avoir déjà abaissé sa fixité au dollar en 2005, la Chine a tout prêt dans sa manche un autre emmerdement. Présentement, la Chine brandit l'« option nucléaire » d'une énorme liquidation de dollars en réaction à d'éventuelles sanctions commerciales destinées à forcer la réévaluation du yuan. Bien que la Chine « ne veuille aucun phénomène indésirable dans l'ordre financier mondial, » leur montagne de dollars sert de « monnaie d'échange. » Comme nous l'avons noté dernièrement, la Chine a le pouvoir couper l'herbe sous les pieds du dollar.

4. Venezuela

​​​​Le Venezuela est très volage envers le dollar. En fait, ce pays a manifesté ouvertement sa désapprobation, en choisissant de mettre sur pied des affaires de troc contre du pétrole. Ces affaires de troc, instituées sous Hugo Chavez, permettent au Venezuela d'échanger du pétrole avec 12 pays d'Amérique Latine et Cuba, sans utiliser de dollar, court-circuitant les subsides habituels pour les USA. Nullement intimidé par les conséquences de cette décision, Chavez a publiquement encouragé les autres pays à adopter des dispositions semblables. En 2000, Chavez recommandait à l'OPEP de « profiter de la haute technologie électronique du troc et des échanges bilatéraux pour échanger son pétrole avec ses clients des pays en développement, » ou en d'autres termes, de cesser de se servir du dollar, ni même de l'euro, pour les transactions pétrolières. En septembre, Chavez ordonnait à la compagnie pétrolière de l'État vénézuélien, Petroleos de Venezuela SA, d'échanger les dollars de ses placements par des euros et d'autres devises afin d'atténuer les risques.

5. Soudan

​​​​Une fois de plus, le Soudan est en train de planifier la conversion de ses avoirs en dollars vers l'euro et d'autres monnaies. En outre, ce pays a recommandé aux banques commerciales, aux services gouvernementaux, et aux entreprises privées à faire de même. En 1997, la banque centrale du Soudan avait fait une recommandation similaire en réaction aux sanctions de l'ancien président Clinton, mais sa mise en œuvre avait échoué. Cette fois-ci, 31 compagnies soudanaises sont devenues l'objet de sanctions, les empêchant de faire du commerce ou des transactions financières avec les USA. Officiellement, les sanctions auraient peu d'effet, mais des signes indiquent que l'économie pâtit de ces restrictions. La décision du Soudan de se dépêtrer du dollar est destiné à permettre au pays de contourner ces sanctions ainsi que toute autre qui serait mise en application dans l'avenir. Cependant, un comité de Khartoum a récemment conclu que la proposition de réduire la dépendance au dollar est « irréalisable. » Il est quand même clair que le Soudan a l'intention de tenter de rompre avec le dollar dans l'avenir.

6. Iran

​​​​L'Iran est peut-être le plus probable candidat à l'abandon imminent du dollar. Récemment, l'Iran a demandé que ses expéditions vers le Japon soient échangés en yens au lieu de dollars. D'ailleurs, l'Iran a des plans en cours pour créer une bourse du commerce appelé l'Iran Oil Bourse. Cette bourse permettrait d'échanger du pétrole et du gaz contre des devises autres que le dollar, en euro en particulier. Bien que la Bourse Pétrolière ait laissé passer au moins trois dates d'ouverture annoncées, ça permet de comprendre les intentions de l'Iran envers le dollar. En octobre 2007, l'Iran percevait 85% de ses exportations pétrolières en devises autres que le dollar, et les Iraniens ont des plans pour échanger les 15% restants contre des monnaies comme le dirham des Émirats Arabes Unis.

7. Russie

​​​​L'Iran n'est pas seul à vouloir mettre sur pied une alternative aux négociations pétrolières et d'autres marchandises en dollars. En 2006, le président russe Vladmir Poutine montrait de l'intérêt à l'établissement d'une bourse russe, qui permettrait « de payer en roubles le pétrole, le gaz et les autres marchandises. » Les intentions russes ne sont pas un secret. Dans le passé, ils ont fait comprendre qu'ils se méfiaient de la détention de trop de réserves en dollars. En 2004, Alexei Ulyukayev, premier adjoint du président de la banque centrale de Russie, remarquait, « La majorité de nos réserves sont en dollars, et c'est une cause de préoccupations. » Il a expliqué que, après avoir examiné le cours du dollar par rapport à l'euro, la Russie « discutait de la possibilité de changer la composition des réserves. » Puis, en 2005, la Russie a mis fin à sa fixation au dollar, optant à la place pour un alignement en euro. Ils ont débattu des prix du pétrole en euros, une décision qui pourrait amener un grand mouvement d'abandon du dollar en faveur de l'euro, car la Russie est le deuxième plus grand exportateur de pétrole.

Que signifie tout ça ?

​​​​Les pays sont de plus en plus fatigués de perdre de l'argent à cause de la chute du dollar. Beaucoup d'entre eux veulent protéger leurs intérêts financiers, et un certain nombre veulent mettre fin à la surveillance US, qui accompagne l'utilisation du dollar. Bien que le nombre de ces pays voulant réellement persévérer dans l'abandon du dollar ne soit pas clair, il est évident que son statut de monnaie mondiale est en difficulté.

​​​​Manifestement, l'abandon du dollar est une mauvaise nouvelle pour la monnaie. Exposé simplement, quand la demande diminue, sa valeur chute. En outre, les revenus générés par l'utilisation du dollar vont cruellement manquer [aux USA] s'ils sont perdus. Le statut du dollar comme produit d'exportation à bas prix des USA est un élément vital de leur économie. Perdre ce statut pourrait ébranler financièrement la vie des Étasuniens et l'économie mondiale.

Original : http://www.currencytrading.net/2007/7-countries-considering-abandoning-the-us-dollar-and-what-it-means/
Traduction approximative de Pétrus Lombard pour Alter Info

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Crise financière : les « Monolines » sur la sellette
17 novembre 2007 - Contre Info, avec Bloomberg (http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&sid=aOjl_Hy9ibBI&refer=home)
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1439re
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601109&sid=aOjl_Hy9ibBI&refer=home

L’effet domino de la crise du crédit se propage de secteur en secteur au fur et à mesure de la prise de conscience de l’ampleur des pertes à venir. Après les banques, les SIV, le papier commercial, c’est maintenant au tour des sociétés qui assurent les risques sur les titres, les monolines, d’être en difficulté, avec 200 milliards en jeu.

Elles s’appellent MBIA, Ambac Financial, FGIC. Ce sont les assureurs des marchés financiers, qui s’engagent à couvrir d’éventuelles pertes sur le principal et les intérêts en cas de défaillance de l’émetteur d’un titre où d’une obligation. C’est grâce à cette assurance que le papier émis se voit attribuer la meilleure note - ou AAA - par les agences de notation.

Le principe des assurances c’est la dilution du risque. Les dégâts occasionnés par un sinistre circonscrit peuvent être remboursés par les primes des autres souscripteurs, mais lorsque la tempête dévaste tout sur son passage, comme c’est le cas en ce moment sur les marchés financiers, on s’interroge sur la capacité de l’assureur à faire face.

MBIA garantit 650 milliards de dollars de titres, Ambac 546 et FGIC 314 milliards.

Devant le risque potentiel de voir ces entreprises être incapables de tenir leurs engagements, les agences de notation Moody’s et Fitch étudient - avec beaucoup de circonspection - l’éventualité d’une révision à la baisse de leur note.

Car l’enjeu est énorme. Si les monolines perdent leur note AAA, l’ensemble des obligations et des titres qu’elles ont assuré verraient du même coup leur notation révisée à la baisse. Cela représente rien moins que 2 400 milliards de papier mis en circulation par toutes sortes d’emprunteurs, allant des municipalités aux écoles, des banques aux états.

« Nous tremblons en imaginant les conséquences » déclare Greg Peters, directeur stratégique du crédit chez Morgan Stanley. « C’est une force de déstabilisation énorme. »

Statutairement, nombre des acheteurs de ces titres sont requis de ne détenir en portefeuille que des actifs de notation AAA. Si la garantie de l’assureur se voyait dégradée cela entraînerait immédiatement pour eux l’obligation de vendre, ce qui sur un marché déjà exsangue provoquerait un cataclysme.

Inversement, les émetteurs seraient obligés de rémunérer plus cher l’argent emprunté. Entre un titre noté AAA et un autre noté A, le surcoût est de 19 points de base, soit 19 000 dollars par an pour un emprunt de 10 millions.

Cette différence peut sembler minime, mais cumulée sur l’ensemble des emprunts en cours des municipalités américaines cela représenterait une somme de 9 milliards de dollars.

Les monolines assurent aujourd’hui pour 100 milliards de CDO adossés à des crédits subprime. Ce sont ces mêmes CDO dont la valeur comptable a chuté de 29% pour Merrill Lynch et de 21% pour Citigroup.

Il garantissent également pour 1000 milliards de titres adossés à des biens immobiliers et des crédits à la consommation. Dans ce secteur, certaines ventes se sont effectuées à 15% en dessous du nominal. Si l’ensemble de ce segment connaît la même baisse, ce sont 150 milliards qui sont concernés.

Jusqu’à présent ces entreprises n’avaient eu à couvrir des pertes que pour 0,01% des sommes assurées. Mais devant l’ampleur des dégâts qui s’accumulent, de nombreux observateurs s’inquiètent. « Les investisseurs sur les obligations garanties ne s’étaient jamais interrogés sur la qualité AAA accordée aux monolines, » rappelle le gestionnaire de fond d’investissement Toby Nangle, mais compte tenu du risque accru, ils « pourraient se demander si le roi est nu. »

Le cours de l’action Ambac a perdu 66% depuis le 1er juin, et MBIA a plongé de 40%. ACA Holding, dont Standard & Poor’s pourrait baisser la note, en est à -89% (illustration).

Interrogés par Bloomberg, MBIA a affirmé que sa capitalisation était suffisante. Ambac et FGIC n’ont pas souhaité répondre.

Les monolines pourraient tenter de se réassurer auprès d’un tiers. Elles pourraient aussi avoir le soutien des banques pour lesquelles cette solution s’avérerait moins onéreuse que les pertes entraînées par une dégradation des notes de leurs portefeuilles de titres.

Certains observateurs estiment également qu’en cas de défaillance de ces entreprise le gouvernement serait amené à intervenir pour limiter les pertes encourues par les collectivités locales.

Le montant des primes de risques sur les marchés dérivés des produits associés à ces entreprises révèle que les investisseurs estiment aujourd’hui à 27% la probabilité d’un défaut de paiement pour MBIA et à 39% pour Ambac.

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La Fed contrainte d’injecter 47 milliards de dollar pour faire tenir le système
16 novembre 2007 - 23:20
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3515

15 novembre 2007 (LPAC) - Suite à l’avalanche de pertes des grandes banques anglaises telles que HSBC et Barclays, et de l’américaine Citigroup (contraint d’emprunter à des taux de 2 % au-dessus du taux du marché), la réserve fédérale (Fed) s’est vue obligée, aujourd’hui, d’injecter quelques 47 milliards de dollars dans le système bancaire pour éviter un krach du système. Les incantations disant que « le pire est derrière nous » se sont révélées une fois de plus dérisoires et incapables de rendre efficaces les interventions de la Fed.

L’économiste américain Lyndon LaRouche commente que cette politique de la Fed, qui consiste à « imprimer de l’argent pendant qu’on est en chute libre », « est l’écho, bien que dans des circonstances différentes, de la politique de la Reichsbank à l’époque de l’Allemagne de Weimar lors de l’explosion hyper-inflationniste de 1923. »

Selon l’agence Reuters, 47,25 milliards de dollars, est le montant le plus élevé depuis les attentats du 11 septembre 2001, quand les marchés avaient subit un plongeon spectaculaire tandis que les taux à court terme grimpaient vigoureusement.

Reuters constate également que depuis quelques jours les taux repartent à la hausse aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis. Citicorp a été contraint de payer le taux le plus élevé de son histoire pour émettre une obligation, 6,125 %.

Les grandes banques continuent à afficher des pertes colossales. Pour le troisième trimestre, le géant anglais Barclays a du déprécier 2,7 milliards d’avoirs liés au crédit hypothécaire à haut risque (subprime). HSBC, la plus grande banque d’Europe, fait passer en moyenne, chaque jour, 38 millions de dollars par pertes et profits !

Au lieu de se précipiter sur les solutions avancées par Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade, nos dirigeants continuent à chanter que tout va très bien Mme de la Marquise !


Titre: Déclin du dollar : le symbole de l’hégémonie US devient la devise à fuir
Posté par: informaticien le 19/11/2007 - 12:43:06

Radar 18 novembre 2007 : le roi dollar est nu
Déclin du dollar : le symbole de l’hégémonie US devient la devise à fuir
Mise à jour : 19 novembre 2007 http://contreinfo.info/


Après des mois de désordres sur le marché monétaires, le manque de confiance dans la devise mondiale fétiche est désormais si répandu qu’un nombre croissant de traders internationnaux convertissent leurs avoirs en monnaies plus fortes, comme l’euro.

« Un entrepreneur américain à qui on donnerait la possibilité de choisir prendrait n’importe quoi sauf du dollar, » déclare David Bulk, de Cantor Index (http://www.cantorindex.co.uk/index.jsp). « Il voudrait être payé en yen, et sinon en euro ou en sterling. »

Le vice président de la Banque Centrale chinoise,Xu Jian a déclaré que le dollar « perdait son statut de devise mondiale. »

Même la Banque d’Irak a rejoint le mouvement en annonçant qu’elle allait diversifier ses réserves et ne plus compter uniquement sur le dollar.

La Banque Centrale coréenne a enjoint les chantiers navals à facturer en devise locale, et à prendre des précautions contre l’affaiblissement du dollar.

Trois exportateurs majeurs de pétrole, la Russie, le Venezuela et l’Iran demandent des paiements en euros à la place du dollar.

Lorsque Warren Buffet (http://fr.wikipedia.org/wiki/Warren_Buffett), l’homme considéré comme le plus riche au monde, a été invité par CNBC à donner son avis sur la meilleure devise à détenir, il a répondu « pas le dollar. »

Le Wall Street Journal a effectué un sondage demandant quelle était la devise dans laquelle les sondés désiraient être payé. L’euro est arrivé en tête, suivi par la sterling, précédant largement les autres monnaies, comme le yen, le dollar canadien, le franc suisse.

Arabie Saoudite : risque d’effondrement du dollar

Durant la dernière réunion de l’OPEP, le ministre des affaires étrangères saoudien a averti que le dollar pourrait s’effondrer si les les pays producteurs choisissaient d’adopter un prix du pétrole en euro.

Lors d’une réunion à huis clos où la question de la monnaie utilisée pour définir le prix du pétrole était soulevée par l’Iran et le Venezuela, le micro du prince Saoud Al Faisal est resté ouvert à son insu, et les journalistes l’ont entendu déclarer « mon sentiment, c’est que la moindre mention du fait que les pays de l’OPEP étudient le problème du dollar aura un impact dommageable pour leurs intérêts, » avant d’ajouter « Il y aura des journalistes qui s’empareront de cela et nous ne voulons pas que le dollar s’effondre. »

Les pays de l’OPEP sont préoccupés par la diminution de leurs revenus provoquée par la baisse du dollar.

La TV d’état conseille aux chinois de vendre leurs dollars

La télévision d’état a diffusé un programme conseillant aux habitants de la Chine continentale de convertir leurs avoirs en dollar vers le yuan ou des devises étrangères comme l’euro et la livre.

Les chinois détiennent à titre privé 162 milliards d’actifs en dollar, une somme modeste par rapport aux 1 400 milliards de dollars des réserves de la banque centrale.

Les chinois perdent de l’argent en conservant des dollars car la dépréciation de la monnaie américaine excède la rémunération de leurs comptes d’épargne en devises.

La Banque d’Angleterre met en garde contre la surévaluation des marchés boursiers mondiaux

Mervin King, le Gouverneur de la banque centrale britannique, juge que le cours des actions pourrait connaître une correction à la baisse avec l’aggravation de la crise du crédit.

« Il est frappant de voir que malgré les évènements auquels nous avons assisté ces trois derniers mois, malgré les tensions et les désordres du sectaire bancaire, le cours des actions est plus élevé aujourd’hui qu’en août. »

« Les marchés boursiers des pays émergents ont gagné 20%. Il pourrait y avoir là un risque de retournement. »

« Nous en tenons compte dans nos projections. C’est un risque plus important pour l’économie mondiale que celui cantoné au secteur bancaire. »

M. King a également qualifié de « préoccupation majeure » les tensions monétaires internationales.

La Banque d’Angleterre a indiqué qu’elle comptait baisser ses taux d’intérêt à trois reprise dans les deux ans qui viennent pour combattre le ralentissement d’activité entrainé par la crise du crédit.

Pic de l’or

Gregory Wilkins, directeur de Barrick Gold :

« La production mondiale minière va décroître à un taux plus rapide que ce que l’on imagine généralement. De nombreuses exploitations minières sur lesquelles on compte ne seront jamais mises en production. Il y a une grande disproportion entre les dépenses pour l’exploration et les succès [dans les prospections]. »

L’Afrique du Sud est à son plus bas de niveau de production depuis 1932. Selon M. Wilkins, les firmes minières sont réticentes à entreprendre de nouveaux investissements dans de nombreux pays car elles redoutent les nationalisations et les expropriations.

Selon l’Académie des Sciences US, un quart des ressources totales de cuivre a déja été utilisé et perdu, ainsi qu’un cinquième du zinc.

Kevin McActur, de Goldcorps, prévoit que l’once d’or atteindra bientôt un prix à quatre chiffre en dollars. Compte tenu de l’inflation, il faudrait que l’or avoisine 2500 dollars l’once pour retrouver le niveau de ses records des années 1980.

Le salaire ouvrier moyen aux USA vient au 15ème rang de l’OCDE

Lors de la dernière publication de son Economic Outlook, l’OCDE a révisé ses méthodes de calcul.

Pour sa comparaison du revenu des salariés dans les pays de l’OCDE, elle n’utilise plus le salaire moyen d’un ouvrier à temps complet du secteur industriel, dont la part relative a considérablement baissé, mais celui du salarié moyen, qui prend en compte les emplois de services.

Résultat ? Les USA sont au quinzième rang de l’OCDE.

Le nouveau modèle économique né dans les années 1980 a produit un appauvrissement relatif pour le plus grand nombre.

Lors du choc de la désindustrialisation de la fin des années 1970 et du début des années 1980, qui a marqué le début de la période de chômage de masse et de précarité, le discours dominant promettait que les emplois disparus seraient remplacés par d’autres plus qualifiés.

Nous savons aujourd’hui qu’il s’agissait d’une illusion, pour ne pas dire un mensonge.

Par nature, les emplois à forte compétence technique et valeur ajoutée ne seront jamais aussi nombreux que ceux d’exécution.

Le secteur industriel a quasiment disparu, et avec lui ses gros bataillons de main d’oeuvre d’ouvriers qualifiés, syndiqués, qui pouvaient espérer un salaire décent, mais ces emplois n’ont pas été remplacés par d’autres de même niveau.

La nouvelle structure du mille feuilles social, c’est une minorité de salariés dans les secteurs de pointe, la conception, le management, le marketing, et pour la grande masse des emplois dans les services, mal payés, mal traités et soumis à la précarité, qui ne peuvent espérer voir leurs revenus monter tant sont fortes l’armée de réserve du chômage et les menaces de délocalisation qui tirent les salaires vers le bas.

Les statistiques continuent d’afficher une progression des revenus, mais ne reflètent pas l’inégalité croissante de leur répartition.

Le niveau global monte, certes, mais lorsque 300 000 américains - 0,1% (*) - disposent d’autant de revenus que 150 millions de leurs concitoyens - 50% - , point n’est besoin d’être un grand économiste pour comprendre à quel point inégalité signifie appauvrissement.

(*) Une première version de ce commentaire mentionnait à tort le chiffre de 1%. Faut-il avouer que l’esprit est pris de vertige devant de tels chiffres ?

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The dollar's decline: from symbol of hegemony to shunned currency
By Andy McSmith
Published: 17 November 2007 - the Independent
http://news.independent.co.uk/world/americas/article3169638.ece

The decline of the dollar, symbol of US global hegemony for the best part of a century, may have become so entrenched that some experts now fear it is irreversible.

After months of huge and sustained turmoil on the money markets, lack of confidence in the world's totemic currency has become so widespread that an increasing number of international traders are transferring their wealth to stronger currencies such as the euro, which recently hit its highest level against the dollar.

"An American businessman over here who is given the choice would take anything but the dollar," David Buik of Cantor Index said yesterday. "I would want to be paid in yen, and if not yen then the euro or sterling."

Matthew Osborne, of Armstrong International, added: "The majority would say sterling. There are a few dealers in the City who may take the view that they'll take dollars now, while they're cheap, and hold on to them for 12 months.

"But the problem is so serious that there are people who in July or August might have been thinking, 'I'm paid in dollars, how annoying' for whom it's now a question of, 'Do you have a job; do you have a bonus?' "

The collapse of the sub-prime mortgage market in the US, which is fuelling the dollar unrest, has already brought down one British bank, Northern Rock, and has forced others to declare vast losses. Yesterday, just as it appeared that the dollar might have finally reached its floor, there was another warning that the sub-prime crisis is going to get worse. The US Treasury Secretary Henry Paulson, warned an international business summit in South Africa: "The sub-prime market, parts of it will get worse before it gets better." Huge numbers of US homeowners are still cushioned by introductory interest rates set when they took out loans in 2005 or 2006, he said. When these introductory offers run out, their interest payments will increase, setting off another wave of defaulting and repossessions. And the dollar is enduring its rockiest spell in recent memory.

Kenneth Froot, a Harvard university professor and former consultant to the US Federal Reserve, warned yesterday: "Part of the depreciation [of the dollar] is permanent. There is no doubt that the dollar must sink against periphery currencies to reflect their increase in competitiveness and productivity."

Professor Riordan Roett, of Johns Hopkins University in Baltimore, told Bloomberg News: "There is a loss of confidence in the dollar and the US. It may only reflect the widespread dismay with the Bush administration, but it is obvious that the next administration, of either party, will have a steep uphill struggle." As well as reaching its lowest level against the euro, which has been trading at more than $1.47, the dollar has also fallen to its lowest level against the Canadian dollar since 1950, sterling since 1981, and the Swiss franc since 1995.

Its plight was made still worse by a jarring signal from China that it was switching to other currencies. Cheng Siwei, vice-chairman of the Standing Committee of the National People's Congress, told a conference in Beijing: "We will favour stronger currencies over weaker ones, and will readjust accordingly."

The warning was reinforced by a Chinese central bank vice-director, Xu Jian, who said the dollar was "losing its status as the world currency".

China has stockpiled £700bn worth of foreign currency, and has only to decide to slow its accumulation of dollars to weaken the currency further. Last month, in a humiliating turn of events, the central bank in Iraq, four years after the United States invaded, stated that it wished to diversify reserves from a reliance on dollars.

Korea's central bank has urged shipbuilders to issue invoices in the local currency and take precautions against the weakened dollar, and three of the world's big oil exporters, Iran, Venezuela, and Russia, are demanding payment in euros rather than dollars. Iran insisted that Japan should make all its payments for oil in yen, rather than dollars.

Warren Buffet, who is reputedly the richest man in the world, was asked on the US network CNBC last month what he thought was the best currency in the world to own now. He answered: "Not the US dollar."

The Wall Street Journal ran an online poll asking people which currency, they would prefer to be paid in. The euro came top, ahead of sterling, with others such as the Canadian dollar, yen and Swiss franc trailing far behind. One respondent wrote: "Being an expat in Europe with a European employment contract, I am paid in euros, and happy to get paid in euros, and shop in the US, just as long as the cycle lasts through my retirement, so I can pick up pension in Europe and retire in the US."

The Federal Reserve has cut interest rates twice since September to revive the US economy, but the cuts – combined with the possibility that more were on the way – made the dollar less attractive to investors. Yesterday, it recovered slightly when one Federal Reserve banker, Randall Kroszner, dampened speculation about further interest rate cuts, saying that rates were low enough to get the economy through a "rough patch".

Problems with the greenback, combined with cheap air fares, have encouraged more Britons to go shopping across the Atlantic. British tourists spent £785m in New York last year, the city's marketing and tourism organisation said yesterday. There were 1,169,000 visitors to New York from the UK in 2006, with 54 per cent going for four to seven nights and 31 per cent staying for two to three nights. They spent an average of £112 a day. The average age of the UK visitor is 40.

Christopher Heywood, director of tourism PR for NYC & Company, said he expected the dollar crisis to attract yet more British shoppers. "The savvy traveller who's coming here for the shopping can really get a bargain. They're coming with one suitcase and leaving with two or three," he said.

"We have people coming over here even for weekend trips to shop for the famous brand names. People are coming for the department stores that everyone around the world knows, but also for the boutique stores out of the centre of Manhattan, anything from Madison Avenue and Fifth Avenue to Bleecker Street in the West Village and SoHo."

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Saudi minister warns of dollar collapse
Saturday, 17th November 2007
http://www.thebusiness.co.uk/news-and-analysis/358346/saudi-minister-warns-of-dollar-collapse.thtml

The dollar could collapse if Opec officially admits considering changing the pricing of oil into alternative currencies such as the euro, the Saudi Arabian foreign minister has warned.

Prince Saud Al-Faisal was overheard ruling out a proposal from Iran and Venezuela to discuss pricing crude in a private meeting at the oil cartel's conference.

In an embarrassing blunder at the meeting in Riyadh, ministers' microphones were not cut off during a key closed meeting, and Prince Al-Faisal was heard saying: "My feeling is that the mere mention that the Opec countries are studying the issue of the dollar is itself going to have an impact that endangers the interests of the countries. "There will be journalists who will seize on this point and we don't want the dollar to collapse instead of doing something good for Opec."

After around 40 minutes press officials cut off the feed, which had been accidentally broadcast to the press room.

Prince Al-Faisal added: "This is not new. We have done this in the past: decide to study something without putting down on paper that we are going to study it so that we avoid any implication that will bring adverse effects on our countries' finances."

Iran and Venezuela have argued that the meeting's final communique should voice concern about the level of the dollar, which has recently fallen to new record lows against the euro. They are pushing for oil to be denominated against a basket of currencies.

The greenback also weakened slightly against the pound, although sterling's own recent weakness has pushed it down from $2.10 to $2.0457 during the week.

Nigerian finance minister Shamsuddeen Usman said that Opec could declare in the communique that: "While underlining our concern for the continued depreciation of the dollar and its adverse impact on our revenues, we instruct our finance ministers to study the issue exhaustively and advise us on ways to safeguard the purchasing power of our revenues, of our members' revenues."

Chancellor Alistair Darling will today urge his fellow finance ministers at a major G20 summit to increase investment in oil production and refinement.

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Dump the Dollar, China State TV Tells Viewers
By Reuters | 16 Nov 2007
http://www.cnbc.com/id/21829883

Chinese lunchtime television on Friday gave ordinary people a basic tip on how to play the currency markets: sell the dollar!

A state news program, quoting unnamed "wealth management experts," told residents with dollar accounts on the mainland to convert their holdings into yuan or a range of other foreign currencies, including the pound and the euro.

The prospect of ordinary Chinese ditching the dollar should be less alarming than reports that have roiled global markets of Beijing diversifying its official foreign exchange reserves.

Whereas China's official reserves of more than $1.4 trillion are the world's biggest, private foreign currency deposits in China are a fraction that size: $162.1 billion at the end of October, according to People's Bank of China.

The central bank did not give a currency breakdown of these deposits.

Three Solutions to Dollar Weakness

The state news program, which did not quote any government official, said people were getting squeezed because the pace of yuan appreciation against the dollar was greater than the interest rate earned domestically on dollar accounts.

Analysts expect the yuan to rise anywhere from 5 to 7 percent annually against the dollar, while domestic dollar accounts earn depositors just 3 percent a year.

The program proposed three solutions.

"Selling dollar for yuan as soon as possible may be a safe approach," the news program said, adding the yuan could then be used to invest in domestic mutual funds.

"Secondly, you can change the dollar into strengthening currencies," it continued. "Currently, the U.S. dollar is falling against the euro Euro Spot EUR-TN

1.4666  0.0007  +0.05%
BIS
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[EUR-TN  1.4666    0.0007  (+0.05%)   ], the British pound
UK Pound Sterling Spot
%24%24GBPUSD

2.0543  0.0001  +0%
BIS
Quote  |  Chart  |  News  |  Profile  |  Add to Watchlist
[$$GBPUSD  2.0543    0.0001  (+0%)   ], the Australian dollar
Australian Dollar Spot
%24%24AUDUSD

0.8912  -0.0014  -0.16%
BIS
Quote  |  Chart  |  News  |  Profile  |  Add to Watchlist
[$$AUDUSD  0.8912    -0.0014  (-0.16%)   ] and the Canadian dollar
Canadian Dollar / US Dollar Cross
%24%24CADUSD

1.0242  -0.0028  -0.27%
BIS
Quote  |  Chart  |  News  |  Profile  |  Add to Watchlist
[$$CADUSD  1.0242    -0.0028  (-0.27%)   ], and you can change the dollar into these currencies for deposits."

The third recommended strategy was to invest the dollars abroad, in search of higher yields, by buying into Qualified Domestic Institutional Investor (QDII) products offered by Chinese banks and fund managers.

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Markets poised for severe fall, says King

By Edmund Conway, Economics Editor
Last Updated: 12:42am GMT 15/11/2007
http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml;jsessionid=VV4D1ZQNELNETQFIQMFCFGGAVCBQYIV0?xml=/money/2007/11/15/cnking115.xml
    
Mervyn King's warning came as the Bank gave a firm indication that it plans to cut interest rates

The Bank of England Governor has issued an extremely unusual warning on world stock markets, indicating that shares may be heading for a major fall.

Mervyn King said the full impact of the credit crunch had not yet been felt on equity markets in the West and in developing countries, saying that the possibility of share price falls were one of the biggest risks facing the world economy.

His warning came as the Bank gave a firm indication that it plans to cut interest rates as many as three times over the next two years to protect Britain's economy in the wake of the credit crunch. The signal caused the pound to drop to a four-year low against the euro, with the single currency now worth 71.13p.

"It is very striking that despite the developments we've seen in the last three months , despite the stresses and strains in the banking sector , equity prices are higher now than they were in August," he said, unveiling the Bank's Inflation Report, which said the strength of share prices had been "surprising".

He added: "This is true around the world, and in emerging markets they're 20pc higher. There must be some downside risks there.

"That's factored into our projections. That's the bigger risk to the global economy than the narrower one focused on the banking sector."

The Governor's warning echoes the Bank's recent Financial Stability Report, which said that the UK stock market is "particularly vulnerable" to a downturn. It is highly unusual for a central banker to comment directly on share prices. One of the most renowned examples was former Federal Reserve chairman Alan Greenspan's comment about "irrational exuberance" in the US stock market in the 1990s.

Mr King said: "The repricing of risk hasn't really fed through to equity markets, and if there were to be an adjustment of risk premia in equity markets with a fall in asset prices then that could have a bigger impact on the world economy."

His warning was echoed by Stuart Gulliver, global head of investment banking at HSBC, who said equity markets are not reflecting the prospect of slower growth ahead.

The Governor also issued an unexpectedly severe warning on currency markets, expressing "major concern" over the effects China's dollar peg is having on worldwide exchange rates and economies.

He said: "The difficulty in the world economic system at present is that a number of major economies have flexible exchange rates... others, like China, have linked theirs to the dollar and that is causing great currency tensions.

"I came away from the [International Monetary Fund] meeting more concerned about the implications of these tensions, because the unwinding of [global economic] imbalances is not just a hypothetical prospect, but is happening now. And I think this is a major concern."

The dollar recently slumped to a 26-year low against sterling, and has hit record levels against the euro. Many experts feel the impact of its devaluation has been intensified by the Chinese refusal to loosen its currency's peg.

The Bank cut its growth forecast for next year from around 2.8pc to 2.2pc, though some economists said even this was optimistic.

A number have now forecast that it will deliver the first of its rate cuts as soon as next month.

Mr King said he had not considered resigning over the Northern Rock crisis, and denied that the UK financial system had been damaged by the episode.

"The underlying structures are sound," he said. He added that he was confident that UK banks would weather the coming storm, as they calculate their losses, saying: "The big five banks have made over the past few years about £100bn of profits.

"If ever there was a moment when it was helpful for banks to have made large profits it must be now.

"They will provide the cushion which guarantees the stability of the banking system and it is strong and stable." inside


Titre: Les quatre facteurs déclencheurs d'une grande faillite bancaire
Posté par: informaticien le 19/11/2007 - 14:55:02
Les banques mondiales aspirées dans le « trou noir » de la crise financière : Les quatre facteurs déclencheurs d'une grande faillite bancaire
- Communiqué public GEAB N°19 (15 novembre 2007) -
La Lettre Confidentielle de LEAP/E2020 http://www.leap2020.eu

LEAP/E2020 estime désormais qu'au moins un grand établissement financier américain (banque, assureur, fond d'investissement) fera faillite d'ici Février 2008 provoquant la banqueroute de plusieurs autres établissements financiers et banques en Europe (notamment au Royaume-Uni), en Asie et dans les pays émergents. C'est bien un « trou noir » financier, selon l'expression employée par Tony James (1), président de Blackstone, qui s'est formé à partir de la crise des « subprimes » américains.

Les facteurs déclencheurs d'un tel événement sont désormais si puissants et les signaux précurseurs si nombreux, que, selon nos chercheurs, sa probabilité à trois mois atteint désormais près de 100%. Il est tout aussi certain pour notre équipe que les autorités financières américaines tenteront de mettre en place un filet protecteur de remboursement pour éviter la contagion de la panique à l'ensemble du système financier américain (2); mais que l'ampleur de la faillite touchera immédiatement les institutions financières les plus exposées aux Etats-Unis et dans le reste du monde. Les pays où les opérateurs financiers sont les plus liés aux opérateurs financiers américains seront donc en première ligne : Royaume-Uni, Japon, Chine en particulier (3).

Les principaux facteurs déclencheurs sont, selon notre équipe, au nombre de quatre :

1. Réduction drastique des revenus des banques opérant aux Etats-Unis
2. Effondrement accéléré de la valeur des actifs détenus par ces mêmes banques sous l'effet de la nouvelle réglementation bancaire US (FASB regulation 157)
3. Fragilisation croissante des assureurs obligataires
4. Récession économique aux Etats-Unis.

Ces facteurs sont bien entendu à replacer dans le contexte général que décrit LEAP/E2020 depuis le début de l'année 2006, à savoir la crise systémique globale, que visiblement les dirigeants politiques, financiers et économiques mondiaux ne font que commencer à appréhender (4). Le fait que depuis près de deux années les banques centrales, notamment la Réserve fédérale US et la Banque d'Angleterre, comme les principaux opérateurs financiers, aient été systématiquement en retard sur les évènements, laisse penser que cette fois encore ils ne prendront la juste mesure de la crise bancaire qu'une fois un événement majeur consommé. C'est en général le moment où il est trop tard pour empêcher efficacement la contamination systémique.

Dans ce communiqué public du GEAB N°19, LEAP/E2020 a choisi de développer son analyse de la réduction drastique des revenus des banques opérant aux Etats-Unis.

Facteur N°1 - Réduction drastique des revenus des banques opérant aux Etats-Unis

Comme analysé en détail dans le GEAB N°19, l'application de la norme FASB 157 dès le 15 Novembre 2007 va exposer directement le bilan des établissements financiers opérant aux Etats-Unis aux conséquences de l'effondrement de la valeur d'une part importante de leurs actifs. Et cette part est en accroissement constant, car la crise des « subprimes » n'est en fait que le catalyseur d'une crise financière plus vaste affectant désormais l'ensemble des actifs financiers américains (5). Les différents CDOs sont dorénavant entraînés dans cette crise de confiance généralisée, alors qu'ils constituent une part importante des actifs bancaires, puisque ces dernières années les grandes banques sont sorties de leur rôle de prêteur pour se lancer dans l'investissement et la spéculation, à la manière des « hedge funds ».

Ces derniers ont d'ailleurs représenté depuis près d'une décennie une source croissante de revenus pour les grandes banques internationales. On se souvient encore des honoraires faramineux que les « hedge-funds » et les fonds d'investissements versaient aux banques ! dans le cadre de leurs multiples opérations, dont les rachats en LBO (« Leverage Buy-Out », ou rachat à effet de levier financier), fusion-acquisitions (ou M&A, « Merger and Acquisition ») et autres introductions en bourse (IPO, ou « Initial Public Offering »). Cette époque, pourtant pas si lointaine (puisqu'elle s'est terminée cet été), est maintenant révolue.

Désormais les « hedge-funds » se battent pour ne pas tomber en faillite. Les fonds d'investissement creusent leurs pertes en tentant d'éviter d'être aspirés dans le « trou noir financier» dont parle le patron de Blackwater (cité en introduction de ce numéro du GEAB).

Les projets de fusion-acquisitions sont au point mort. Ainsi, dans le secteur technologique (marché par excellence des fusion-acquisitions), Wall Street a vu le montant des transactions passer de 99 Milliards USD au troisième trimestre 2006 à 52 Milliards USD au troisième trimestre 2007 (soit une baisse de près de 50%) alors que la crise du crédit n'en était encore qu'à ses débuts. Pourtant la faiblesse du Dollar US a provoqué au troisième trimestre 2007 une frénésie d'achats européens aux Etats-Unis puisque ces derniers ont pour la première fois dépensé autant que leurs homologues nord-américains (6).

Les introductions en bourse à Wall Street, qui avait mieux résisté à la crise estivale, sont désormais repoussées « aux calendes grecques » en attendant des jours meilleurs. Ainsi le nombre d'introductions en bourse de plus de 1 milliard USD est passé de 8 par trimestre (au troisième trimestre 2006) à 2 (au troisième trimestre 2007). Et ce phénomène se renforce comme viennent par exemple de l'illustrer RWE, le producteur d'énergie allemand qui a décidé de repousser la mise en bourse de sa filiale American Water du fait de la crise du crédit aux Etats-Unis (7); ainsi que Rusal, le géant russe de l'aluminium qui a repoussé à une date indéterminée son introduction en bourse alors qu'elle promettait d'être la plus importante de l'année 2007 et que les banques opératrices avaient déjà été choisies (à savoir Morgan Stanley, JP. Morgan et Deutsche Bank) 8.

Quand aux LBO (ces remarquables montages financiers permettant d'acheter une entreprise en utilisant la richesse potentielle qu'elle recèle (9)), non seulement leur marché s'est pratiquement éteint, mais les transactions qui n'ont pas pu être gelées ou annulées finissent au tribunal comme le montre le cas emblématique de SallieMae, la société de prêts étudiants, et JC. Flowers (un fonds d'investissement très actif, mais qui, pour l'anecdote, n'a pas de site web (10)). D'ailleurs en Octobre, les LBOs n'ont représenté que 5% des transactions de fusion-acquisitions contre 31% en Juin 2007.

Toutes ces évolutions convergent dans la même direction, à savoir la perte d'une source importante de revenus des banques opérant aux Etats-Unis, qui va donc se cumuler aux conséquences de l'application de la norme FASB 157 et de la crise des CDOs, à savoir la perte de valeur d'une part importante de l'actif de ces mêmes banques.

En 2006 en effet, les revenus provenant de leurs honoraires de conseils et intermédiaires pour ces rachats, fusions, acquisitions, etc... ont constitué 27% de l'ensemble de leurs revenus, avec la plus forte progression enregistrée depuis sept ans (sept ans plus tôt, en 1999, nous étions à la veille de l'explosion de la bulle Internet !). Par ailleurs, en 2006 déjà, ces revenus avaient dû compenser les pertes générées par les premiers effets de la crise des « subprimes ». En 2007, les pertes liées au marché hypothécaire ont littéralement explosé par rapport à 2006, et, comme on peut le constater, les revenus de conseils et intermédiaires des grandes transactions financières se sont taris (11).

Nul besoin d'être un grand clerc pour en conclure que ces banques vont connaître entre la fin 2007 et le début 2008 une crise très grave qui va entraîner pour certaines des pertes auxquelles elles ne pourront pas faire face. Ce que nous voyons aujourd'hui de la crise n'est selon LEAP/E2020 que les signaux avant-coureurs de cette crise bancaire majeure dont les autres facteurs et les conséquences pour les investisseurs et les épargnants sont détaillées dans le GEAB N°19.

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Notes :

(1) Tony James a utilisé cette expression pour décrire l'environnement financier qui a conduit sa société de capital-investissement, l'une des « merveilles » de Wall Street il y a encore peu, à afficher une perte de 113 Millions USD (source Forbes, 12/11/2007). Blackstone a été introduite en bourse l'année passée comme d'autres méga fonds d'investissements, KKR et Fortress par exemple. Notre équipe avait d'ailleurs prévenu au Printemps dernier que ces introductions en bourse visaient sans aucun doute à mutualiser les pertes à venir plutôt que les bénéfices passés. C'est désormais confirmé.

(2) Comme c'est le déjà le cas avec le « super-conduit Paulson » (voir GEAB N°18).

(3) Pour plus de détails sur ces degrés d'exposition aux risques financiers américains, consulter notamment les GEAB N°16, 17 et 18.

(4) C'est à dire qu'ils commencent à peine à comprendre la nature « systémique » de la crise. Jusqu'à présent, ils ont d'abord nié l'existence d'une crise, pour, depuis quelques mois, la traiter comme un épisode habituel des cycles économico-financiers.

(5) Source : Bloomberg, 13/11/2007

(6) Source : The451Group, 01/10/2007

(7) Source : YahooNews/Reuters, 14/11/2007

8 Source : Financial Information Service, 21/09/2007

(9) Pour peu qu'on parvienne à convaincre un nombre suffisant d'opérateurs financiers de vous prêter la somme correspondante.

(10) Source : SeekingAlpha, 25/11/2007

(11) Il faut lire sur ce sujet le remarquable article de Diana Choyleva, de Lombard Street Research, publié sur AlphaVille, 06/08/2007


Titre: Alerte Rouge : Les pertes des banques se comptent en millier de milliards
Posté par: informaticien le 22/11/2007 - 14:40:48

Les pertes des banques se comptent en millier de milliards  
21 novembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3534

Le dollar américain et le système financier ont déjà explosés. Les discussions à propos de comment la crise systémique « arrive » ne devraient pas exister - la crise est déjà là. Le krach du système basé sur le dollar provoquera l’explosion du système financier international dans son ensemble. Dèjà, des débris de la planète éclatée volent dans tous les sens, comme des astéroïdes - mais seul un idiot pourrait prétendre que les astéroïdes « vont causer » l’explosion ! La planète a explosée ! Seul un idiot ou un menteur débattrait « d’une tendance allant vers une crise à venir ». La catastrophe est maintenant.

La brève qui suit représente l’un de ces éclats :

20 novembre 2007 (LPAC) - Selon les annonces de ces derniers jours - relatives à des pertes dues à la crise financière, de la part de grandes banques - l’énorme bulle de contrats dérivés financiers tenue par les banques, évaluée de 500 000 à 700 000 milliards de dollars, ajoutée aux « pertes à effet de levier » sur les actifs de crédit, constitue le nouvel épicentre des pertes - comme le LPAC et l’EIR l’avaient prévenu, avec par conséquent un krach de plusieurs milliers de milliards de dollars face à nous.

Dans le cas le plus notable, la compagnie géante de réassurance, Swiss Re, a reconnu avoir essuyé une perte d’un milliard de dollars, venant seulement de deux contrats de dérivés connus comme des « credit swaps ». Swiss Re a refusé de nommer l’autre partie, sans nul doute une banque, à l’adresse de laquelle ces deux contrats de dérivés étaient destinés, bien que Goldman Sachs soit soupçonnée.

Le 16 novembre, l’économiste en chef de Goldman Sachs pour les Etats-Unis, Jan Hatzius, a publié une estimation effrayante des dégâts dans le système bancaire. Il prévoit que les pertes directes pour les banques américaines au cours de l’année prochaine soient de 400 milliards de dollars (une estimation très similaire venait juste d’être produite par l’économiste en chef de la Deutschebank). En supposant simplement que la moitié de ces pertes soient en actifs fortement multipliés (où le taux de dollars empruntés dans l’argent utilisé pour acheter les actifs est de 10 pour 1), Hatzius prévoit que la baisse totale dans la capacité des banques à prêter soit de 2 000 milliards de dollars. A titre de comparaison, en 2006, selon la Réserve fédérale, les prêts totaux des banques américaines aux ménages et aux sociétés non financières étaient de 3 240 milliards de dollars. En déclarant beaucoup moins que la réalité, Hatzius appelle le résultat « une récession substantielle ».

Le lecteur devrait ne pas se laisser prendre au jeu de la folie collective des financiers, et s’armer de ce que Lyndon LaRouche a proposé comme alternative au système financier, d’ores et déjà anéanti.

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Crise financière : craquements
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1455
22 novembre 2007

Le marché européen interbancaire des obligations sécurisées est suspendu jusqu’au 26 novembre. Les cours de Freddie et Fannie, les deux principaux organismes de crédit immobilier US, ont plongé hier. Le premier assureur obligataire à chûter pourrait être ACA.


L’European Covered Bonds Council (http://ecbc.hypo.org/Content/Default.asp?), organisme rassemblant les professionnels du secteur des obligations sécurisées, a publié le 21 novembre un communiqué annonçant la fermeture de ce marché jusqu’au 26 novembre.

« A la lumière de la situation et afin de d’éviter une accélération dans l’élargissement du spread, » les banques et les investisseurs recommandent « la suspension temporaire de ce marché. »

Le spread, ou écart de taux, est la valeur de la surprime de rémunération concédée par les emprunteurs en compensation des risques associés au titre.

Les obligations sécurisées [1] sont des titres adossés sur des flux de remboursement d’emprunt. les banques se financent en émettant ce type d’obligation, mais depuis le début de la crise des subprimes, devant la méfiance des investisseurs, elles se sont vues obligées d’offrir une rémunération de plus en plus élevée pour trouver preneurs.

Le surplus de rémunération, ou spread, a atteint récemment 38 points de base (0,38%) alors qu’il n’était que de 22 points il y a six semaines.

« Nous sommes dans une situation qui se détériore » juge Patrick Amat, le directeur de l’ECBC. « Une simple vente peut ressembler à une patate chaude. Si cela se répète, cela peut conduire à un élargissement du spread inacceptable et se terminer en situation absurde. »

Selon Bloomberg, le marché des obligations sécurisées s’élève à 2 800 milliards de dollars.

Christoph Anhamm, responsable de ce secteur chez ABN AMRO à Francfort, a indiqué à Reuters que « compte tenu des conditions générales du marché et des mécanismes spécifiques qui régissent les échanges entre vendeurs il semble possible que le marché interbanque ne reprenne pas cette année. »

Les règles régissant ce marché contraignent les émetteurs à répercuter dans leurs prix les variations de spread constatées sur les ventes effectuées. Lorsque celles-ci sont peu nombreuses et le spread élevé, l’ensemble du secteur en est pénalisé.

Freddie Mac sous capitalisée.

Le numéro deux du secteur des prêts hypothécaires aux USA pourrait avoir à se procurer 6 milliards de dollars pour renforcer sa capitalisation.

Freddie Mac, entreprise bénéficiant de la garantie du gouvernement (GSE), a enregistré les pertes trimestrielles les plus importantes de son histoire, de 1,4 milliards.

Les pertes constatées par l’entreprise ont érodées ses réserves à la limite du minimum imposé par la réglementation. La valeur boursière de Freddie Mac et Fannie Mae, le GSE numéro un du secteur, a baissé de 57 milliards depuis décembre.

Selon les analystes du secteur, ses besoins de refinancement pourraient s’élever à 5 ou 6 milliards de dollars.

Le cours de l’action de Freddie Mac a chuté de 29% hier. Son homologue Fannie Mae a perdu 25% ce même jour et le cours a abandonné 43% depuis le 13 novembre.

Les deux compagnies, qui ont été crées par le Congrès pour favoriser l’accès à la propriété, détiennent ou garantissent 40% des 11 500 milliards d’emprunts hypothécaires en cours.

ACA, la première monoline à tomber ?

Selon JP Morgan, ACA Capital, société d’assurance de titres, pourrait voir sa notation revue à la baisse par Standard & Poor’s. La révision de la note d’ACA a débuté le 9 novembre, après que l’entreprise ait annoncé 1 milliard de pertes au troisième trimestre.

Andrew Wessel, analyste à la JP Morgan, estime que « ACA est vraisemblablement candidate pour être jettée aux chiens en premier. » Si la note d’ACA est révisée à la baisse, les banques devront reprendre sur leurs livres de comptes 60 milliards de titres qui étaient garantis par cette entreprise.

Le cours de l’action d’ACA a plongé de 93% cette année et sa capitalisation boursière n’est plus que de 28 millions de dollars. La banque Bern Stearns avait pris 29% de participation dans ACA en 2004 pour un montant de près de 100 millions. Selon Bloomberg, si Bern Stearns devait liquider les engagements d’ACA, il lui en couterait 6 milliards.

MBIA et Ambac, les deux plus grands assureurs obligataires, ont vu leur cours dégringoler de 54% et de 73% respectivement.

un flot de mauvaises nouvelles

L’index Itraxx Financial, qui reflète le coût de la garantie contre un défaut de paiement sur les obligations émises par les banques et les assurances, a monté de 6 points de base, pour atteindre 63,5, à son plus haut niveau depuis 2004. Les contrats sur obligations de Merrill lynch sont à 170 points et ceux de Citigroup à 101,5 points.

Cette augmentation traduit la défiance des investisseurs sur la qualité de la signature de ces établissements.

Mistubishi UFJ Financial Group, la première banque du marché boursier japonais, a annoncé une baisse de 63% de ses bénéfices en raison de pertes sur le marché des subprimes et les crédits à la consommation américains.

« Tout indique que le marché pourrait basculer en mode panique » avertit Philipp Gisdakis, un analyste de Unicrédit, « il y a un le flot de mauvaises nouvelles et aucun répit en vue. »

Selon Bloomberg, la prime de risque sur la Barclays atteint maintenant 70 points, 10 fois plus qu’en juin, et celle de UBS est de 66 points.

Le Libor à 3 mois, qui définit le coût du crédit interbanque, est de 1,89% supérieur à celui des bons du Trésor de même durée. Cet écart est le plus élevé depuis le 21 août.

Countrywide : rumeurs de faillite

La banque Countrywide a perdu 78% de sa valeur en bourse depuis le début de l’année.

Le 20 novembre des rumeurs sur une possible défaillance de la banque ont fait chuter le cours de l’action de 22% avant qu’elle ne se ressaisisse, après que l’entreprise ait publié un communiqué affirmant qu’elle disposait « de liquidités hautement fiables. »

Mais la banque est pourtant victime des déboires de Fannie et Freddie. Elle avait récemment décidé de se consacrer à des types de prêts qu’elle escomptait rétrocéder aux deux agences de crédit gouvernementales. Si celles-ci sont à court de liquidités, Countrywide pourrait être obligée de limiter son activité de crédit, qui a déjà baissé de 47% entre octobre 2006 et octobre 2007.

La Bank of America, qui avait investi 2 milliards dans Countrywide en août de cette année, a perdu 953 millions avec la chute des cours.

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Contre Info avec Bloomberg, Reuters,

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[1] Les obligations sécurisées sont des instruments de créance inscrits au bilan garantis par un portefeuille de couverture composé de prêts hypothécaires (biens immobiliers utilisés comme sûreté) ou de titres de créance sur le secteur public sur lesquelles les investisseurs jouissent d’un rang privilégié en cas de défaillance de l’émetteur. Comme elles demeurent inscrites au bilan de l’émetteur, ces obligations bénéficient de la garantie supplémentaire apportée par les fonds propres de l’établissement émetteur et par le caractère strict de la législation applicable à l’établissement de crédit émetteur. (définition

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Titre: Russia Orders Nuclear Weapons To High Alert, China Blocks US Warship
Posté par: informaticien le 22/11/2007 - 14:59:25

Russia Orders Nuclear Weapons To High Alert, China Blocks US Warship
22 November 2007
By: Sorcha Faal
http://www.whatdoesitmean.com/index1049.htm
 
Russian Military Analysts are reporting today that President Putin has ordered Russia’s strategic nuclear arsenal to ‘high alert’ over growing concerns of massive US military troop movements from North America towards the Middle East.

This latest war move by Putin mirrors his actions of previous weeks where he ordered Russian Military to move towards Eastern Europe, and as we had reported on in our November 9th report, "Putin Orders Troops To Border, War Crimes Trials For US Leaders".

Britain’s Times Online News Service has, likewise, reported on Russia’s latest move against the West by quoting Putin, and who stated:

“In violation of previous agreements, certain member countries of the NATO alliance are increasing their resources next to our borders. Russia cannot remain indifferent to this obvious muscle-flexing. One of the most important tasks remains raising the combat readiness of the strategic nuclear forces. They should be ready to deliver a quick and adequate reply to any aggressor.”

Putin further warned the West that Russia would withdrawal from the landmark Conventional Forces in Europe (CFE) treaty on December 12th, to which the United States Military responded to by cancelling its planned drawdown of its Forces in Europe.

China has also moved against the United States Military by denying US Warships access to its ports, as reported by the Reuters News Service, and as we can read:

"China has refused permission for a U.S. aircraft carrier and accompanying vessels to visit Hong Kong for a long-planned Thanksgiving holiday visit, the U.S. State Department said on Wednesday. The Kitty Hawk group and its crew of 8,000 U.S. airmen and sailors had been expected in Hong Kong on Wednesday, but will now spend the holiday on the South China Sea."

Of the greatest concern to both Russia and China are the United States and European Unions planned recognition of the Serbian province of Kosovo, and to which the Serbs have responded by stating that if independence is declared it would mean war.

Known to Russian Military Analysts, however, is that the Americans plan towards Russia is to instigate a series of wars along Russia’s borders in order to keep Russian Military Forces bogged down and unable to respond to the United States attempt to take over the entire oil rich Middle East.

Not being understood by the American people is that their War Leaders incredible plan to take over the Middle East, and its oil supply, must occur for the United States to able to survive.  This is so because the price of oil is pegged to the US dollar, and which is currently collapsing on all of the Worlds markets resulting in the loss of countless billions to the West’s major banking and insurance giants.

Iraq was the first of the Middle Eastern Nations to remove the US dollar as a peg to its price of oil, a move which prompted a swift military invasion of their country by the United States and its allies.  Russia, Iran, Kuwait and Venezuela, though, have followed Iraq’s lead in breaking with the US dollar, leaving Saudi Arabia standing alone among the World’s oil powers still backing the Americans falling currency.

China, which has amassed over $1 Trillion in US dollar reserves, in attempting to reduce their holdings of American dollars, was met with a swift recall of billions of dollars worth of its products from the US marketplace, but which, according to their economic experts, they have been able to withstand.  

Russia and China have also expressed their anger of the United States backing of some of the most corrupt Nations on Earth, including:

Georgia: Ruled by a dictator who declared a state of emergency, closed down all independent media and imprisoned all opposition leaders.

Pakistan: Ruled by a dictator who declared a state of emergency, closed down all independent media and imprisoned all opposition leaders.

Egypt: Which suspended democratic rule in favor of Mubarak’s son becoming the new leaders, closing all independent media and imprisoning all opposition leaders and supporters.

Saudi Arabia: The World’s most cruel theocracy that has crushed all opposition and independent media and denies all basic human rights to women.

Kosovo: A Serbian province ruled by criminal gangs who under the protection of US forces has been allowed to conduct a massive campaign of ethnic cleansing.

Israel: The World’s only Nation whose people have voted their Prime Minister the most corrupt politician in their countries history.

Ethiopia: One of the most brutal of all the African Nations pushed by the United States to invade Somalia where over 1 million Somalis are now homeless and war is about to erupt between Ethiopia and Eritrea.

It is interesting to note that as this report is being written, the American people are celebrating one of their oldest holidays called Thanksgiving, and which celebrates the end of their harvest season and brings together separated families for giving of thanks for the success of the year they have had.

Not being understood by these Americans, however, is that their day of thanksgiving has been paid for by the blood of countless thousands of war dead, including their own, and millions of homeless and starving refugees due to their ever expanding World War.

In, perhaps, one of the greatest ironies of the American peoples war against the World is this weeks demand by US War Leaders for all of their wounded veterans, who have lost limbs, eyesight and hearing, to return what are called their ‘signing bonuses’ because their injuries prevent them from fulfilling the obligations of their agreement to serve in the US military.

"If liberty means anything at all, it means the right to tell people what they do not want to hear.", said the futurist George Orwell, but which today the people in America do understand the meaning of, that is, until the war begins appearing on their very doorstep…and which it soon will.



Titre: Alerte Rouge : Le dollar US pourrait perdre jusqu'à 90% de sa valeur
Posté par: informaticien le 23/11/2007 - 13:15:28

Le dollar US pourrait perdre jusqu'à 90% de sa valeur
Vendredi 23 Novembre 2007
Source : http://www.upi.com/NewsTrack/Business/2007/11/19/forecast_us_dollar_could_plunge_90_pct/4876/
http://www.alterinfo.net/Le-dollar-US-pourrait-perdre-jusqu-a-90-de-sa-valeur_a13937.html

Un article publié par l'United Press International  (http://www.upi.com/)nous apprend que le directeur du Trends Research Institute (http://www.trendsresearch.com/), Gérald Celente prévoit qu'une crise financière va probablement provoquer une chute libre du dollar US perdant plus de 90 % de sa valeur et fera s'envoler le prix de l'or à 2000 $ l'once (http://www.invest.gold.org/sites/fr/)
(1 once d'Or = 31 grammes d'Or, pureté=99,5% ).


« Nous sommes sur le point de vivre une période économique ne ressemblant en rien à ce que personne n'a encore jamais vu. » C'est en ces mots que Gerald Celente prévoit ce qu'il nomme la « Panique de 2008. »

Toujours selon l'United Press, Gérald Celente qui prévoyait il y a un an la crise financière des prêts hypothécaires des subprime et la chute du dollar US de même qu'en mai dernier, il prévoyait la croissance actuelle du prix de l'or, a déclaré à la presse que l'effondrement des subprime n'était que le premier « petit segment à haut risque du marché » à s'effondrer.

De grosses pertes telles que celles qui ont été récemment publiées par Citigroup Inc et General Motors seront également assez courantes au cours des temps à venir a-t-il dit, avant d'ajouter qu'il ne serait pas surpris si des géants tombaient raid mort.

Enfin, il ajoute que la Panique de 2008 engendrera une baisse du niveau de vie des états-uniens.

Par Dany Quirion pour Alter Info

Note : Gérald Celente est souvent interviewé par différents médias des États-Unis. L'institut qu'il a fondé a pour but d'analyser les événements qui façonnent le destin du monde et d'en prévoir la tournure. On lui reconnaît la juste prédiction du krach boursier de 1987, la chute de l'Union Soviétique et autres grands événements.

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Roubini : récession inévitable et risque accru de krach financier majeur
Par Nouriel Roubini, 16 novembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1458
http://www.rgemonitor.com/blog/roubini/227330

« Je prévois maintenant le risque d’un effondrement aggravé du crédit et des liquidités se transformant en krach généralisé du système financier, d’une gravité et d’une ampleur jamais observée auparavant. » Nouriel Roubini est économiste et a occupé la fonction de conseiller auprès du ministre des finances dans l’administration Clinton.

Il est de plus en plus évident qu’une récession sévère est inévitable aux USA dans les mois prochains. Contre l’avis général prévoyant un atterrissage en douceur de l’économie et une résistance de la consommation, nous étions quelques uns à avoir averti il y a un an de cela que la combinaison de la récession immobilière allant empirant, d’une grave crise du crédit et de la finance, du renchérissement du pétrole et de consommateurs surendettés allaient produire une récession économique majeure.

Les preuves s’accumulent désormais, montrant qu’une récession est inévitable. Les déclarations répétées des membres de la Fed, affirmant qu’ils en ont fini avec la baisse des taux sont à la fois creuses et complètement insincères. Le taux de la Fed descendra à 4% en janvier et sera en dessous de 3% à la fin de l’année 2008.

Le changement d’état d’esprit de la presse financière et des plus éminents analystes du marché révèle qu’ils ont compris qu’une récession est très probable.

L’Economist a publié un article (http://economist.com/opinion/displaystory.cfm?story_id=10134118) en page une affirmant qu’une récession est très vraisemblable. Plus encore, à Wall Street, certains analystes des plus réputés qui étaient partisans de la thèse de l’atterrissage en douceur (soft landing) ont maintenant modifié leurs prévisions et tablent sur un atterrissage violent (hard landing). Ce n’est pas uniquement David Rosenberg, de Merrill Lynch, qui se plaçait de façon informelle dans le camp des hard landistes, et qui parle désormais ouvertement d’une récession de la consommation. Ce n’est pas uniquement non plus Jan Hatzius, de Golman Sachs, qui était plus prudent sur la perspective de l’atterrissage, et qui aujourd’hui parle (http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=newsarchive&sid=aXHulkIznCr0) ouvertement de récession et d’un effondrement du crédit réduisant de 2 000 milliards le volume des prêts accordés.

Même dans des maisons emblématiques du camp des soft landistes, comme Morgan Stanley et JP Morgan, le ton est désormais complètement différent. A la Morgan, Steve Roach était le « Monsieur pessimisme » (bear) de la maison tandis que Richard Berner ( un économiste bien plus raffiné ) était le « Monsieur Soft landing ». Depuis que Steve Roach est parti diriger la filiale asiatique, les commentaires publiés par Richard Berner sont de plus en plus sombres. Sa dernière publication est titrée « tempête totale pour le consommateur US (http://www.morganstanley.com/views/gef/archive/2007/20071112-Mon.html#anchor5785) », et il y décrit les éléments déchaînés qui vont frapper de plein fouet la consommation, comme je l’avais fait dans un billet récent intitulé « Le ralentissement futur de la consommation déclenchera un atterrissage violent de toute l’économie. (http://www.rgemonitor.com/blog/roubini/226072/) »

Berner commence par :

Des tensions sérieuses s’accroissent sur la consommation aux USA sur cinq fronts : la croissance de l’emploi se ralentit, l’augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation pèse sur le pouvoir d’achat, les prêts immobiliers à taux d’appel vont passer à leur taux nominaux, les critères des prêts vont se durcir, et la valeur du patrimoine immobilier va sans doute décliner. Est-ce que ces nuages noirs présagent d’une tempête sur la consommation ?

Et il conclut par :

Les risques sur la consommations s’accroissent et le risques de récession aux USA est plus élevé aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été ces six dernières années ; l’immobilier connaît un déclin marqué, les consommateurs sont vulnérables et les entreprises pourraient restreindre leurs investissements et liquider leurs stocks. La contribution de la croissance mondiale forte est positive, mais les impacts de la faiblesse américaine sur ses partenaires commerciaux pourraient mettre à mal cette réserve de croissance. Ces tensions pourraient persister plus longtemps et être plus intenses que je ne l’avais prévu. Même si l’économie évite la récession, les profits des entreprises déclineront sans doute.

Même une banque constamment plus optimiste comme la JP Morgan, qui prédisait que le risque majeur était la surchauffe et que la Fed porterait son taux à 6%, a du jeter l’éponge, et Bruce Kasman reconnaît désormais que le risque de ralentissement est sérieux et que la Fed baissera son taux à 4%. Comme il l’écrit dans son dernier billet :

Les prévisions pour les USA sont en train de changer : contraction et assouplissement. La contraction [ de la demande ] due à l’énergie et au resserrement du crédit présage d’une perspective de croissance à 1% pour le trimestre en cours et suivant. La Fed devrait vraisemblablement tenir compte du risque de ralentissement de la croissance et baisser son taux de 0,5% à la fin de l’année. (...) Nous évaluons aujourd’hui la probabilité d’une récession à 35%.

Lorsque le plus éminent et le plus respecté des analystes dans le camp du soft landing à Wall Strett, devient aussi pessimiste et commence à parler de la probabilité élevée d’une récession, du ralentissement de la croissance et de la récession de la consommation, on sait alors qu’il s’agit d’un discours codé admettant implicitement ce que bien peu d’analystes à Wall Street peuvent dire explicitement à cause des contraintes liées à leur situation.

Le débat porte désormais de moins en moins sur la question de savoir si nous allons vers une récession qui semble inévitable, mais sur son ampleur et sa durée. Les risques financiers et économiques sont bien plus sérieux que ceux d’une simple récession.

Je prévois maintenant le risque d’un effondrement aggravé du crédit et des liquidités se transformant en krach généralisé du système financier, d’une gravité et d’une ampleur jamais observée auparavant. Dans ce scénario extrême dont la vraisemblance augmente, nous pourrions assister à des scènes de paniques et de retraits en masse (run) dans quelques banques et autres institutions financières, qui pourraient tomber en faillite. Cela entraînerait un effet systémique en cascade sur les produits dérivés provoquant une crise sur ces marchés (imaginez la crise LTCM à la puissance trois), un effondrement du marché des obligations adossées à des actifs (ABCP) et un effondrement des SIV et des conduits. Nous assisterions à des pertes massives sur les fonds investissant sur les marchés monétaires, avec des retraits massifs et des ventes massives (run) qu’ils soient ou non soutenus par une banque, (avec un risque plus élevé pour ces derniers), des défaillances et des pertes grandissantes dans les subprimes (plus de (500 milliards) et les autres emprunts hypothécaires, entraînant de graves effets sur les marchés des CDO et des titres adossés à l’immobilier (RMBS) , des pertes massives sur les crédits à la consommation et les titres associés (CMBS), l’assèchement des liquidités et du crédit dans différents secteurs des marchés de titres remettant en cause la totalité du processus de titrisation, des retraits massif des fonds spéculatifs et des institutions financières qui ne peuvent faire appel à la Banque Centrale comme prêteur de dernier ressort, un accroissement marqué des défaillance sur les obligations émises par les entreprises, un renchérissement du crédit, et un rapatriement massif sur les banques des activités donnant lieu jusqu’à présent à une titrisation.

Lorsqu’il y a un an de cela l’auteur de ces lignes mettait en garde contre le risque systémique bancaire et financièr, sous la forme d’une combinaison d’une crise de liquidité et d’une crise de solvabilité, comme on n’en a pas connu depuis des décennies, ces vues étaient considérées comme excessives. Elles ne le sont plus désormais lorsque Goldman Sachs écrit que le risque de contraction du crédit est de l’ordre de 2 000 milliards de dollars pour les quelques années à venir.

Il faut souhaiter que dès aujourd’hui quelques personnes parmi les gouverneurs et les membres de la Fed commencent à réfléchir à cette dangereuse crise systémique financière et aux actions à entreprendre pour s’y préparer.

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Roubini : l’instant Minsky
Nouriel Roubini | 25 Nov 2007
http://www.rgemonitor.com/blog/roubini/228668

Nouriel Roubini continue de lancer ses mises en gardes contre l’aggravation de la crise financière. Résumé.

Il y a désormais de plus en plus de preuves que la crise du crédit et des liquidités dans les marchés financiers internationaux a retouvé les sommets atteints en août et est dans la plupart de ses dimensions pire encore que cet été.

Les marchés financiers sont virtuellement en mode panique, si l’on en croit un professionnel interrogé par le Financial Times.

Cette aggravation prend place malgré les centaines de millliards d’euros qui ont été injectés par la Fed, la BCE et les banques centrales, qui ont échoué à juguler la crise.

Pour preuve, l’écart du cout du crédit interbanque par rapport aux taux bons du trésor, sur plusieurs maturités.

(ndt : le taux de rémunération des prêts interbanque, Libor, est de 1,8% supérieur à celui des bons, et révèle la défiance des établissements les uns pour les autres, et leur volonté de conserver leurs liquidités pour faire face à leurs engagements)

La crise du crédit n’est pas seulement une crise d’illiquidité, mais de solvabilité. Les interventions des banques centrales ne suffiront pas à redresser la situation, et le système va vivre un « instant de Minsky ».

(ndt : Hyman Minsky est un économiste qui a formalisé les mécanismes à l’oeuvre dans les différentes étapes d’une bulle spéculative. L’instant Minsky est celui où les spéculateurs comprennent que leurs actifs sont quasiment sans valeur et se jettent dans une vente a perte effrennée qui conclut la fin du cycle...et les ruine)

Le désarroi du marché reflète une incertitude profonde quand à la valeur réelle des actifs plutôt qu’une simple difficulté à évaluer le risque. Les pertes entrainées par cet infarctus du crédit et des marchés seront massives. Il s’agit de la première crise de la mondialisation financière et de la titrisation.

(ndt : titrisation - mécanisme par lequel les banques ont rétrocédé sur un marché secondaire les revenus associés aux prêts qu’elles avaient concédé)

Il est de plus en vraisemblable que nous assistions à un effondrement généralisé du crédit, une récession américaine, et sa propagation au reste du monde.

L’aggravation de la crise du crédit et des liquidités depuis l’été se manifeste par de nombreux signes. Les surprimes (spreads) du Libor se sont accrues de façon marquée. Les marchés dérivés connaissent une forte réduction de liquidités, comme les marchés monétaires.

Le risque s’accroit pour les émetteurs d’obligations à court terme, comme les SIV et les conduits, de ne pouvoir les rembourser. Le marché des obligations sécurisées est devenu si illiquide que les banques européennes ont décidé de le suspendre. Les banques sont exposées à des retraits massifs de leurs clients.

Depuis l’été les problèmes de liquidité et de crédit ont empiré, et les pertes sur les emprunts hypothécaires et les titres associés se chiffrerons en centaines de milliards de dollars (300 à 500 milliards). Ces montants ne prennent pas en compte celles de l’immobilier d’entreprise où la titrisation est elle aussi arrêtée. Ils ne prennent pas non plus en compte les défaillance sur les crédits à la consommation et les crédits autos, pas plus que celles des agences gouvernementales Fannie et Freddie qui connaissent maintenant des difficultés sérieuses.

(ndt : Fannie et Freddie sont deux entreprises crées à l’origine par le gouvernement pour racheter aux banques les crédits immobiliers qu’elles accordaient aux particulier. A elle deux, elles détiennent 45% de l’en cours du crédit immobilier au USA)

La baisse de la notation accordée aux assureurs obligataires, les monolines, entrainerait 200 milliards de pertes.

Sur le marché des CPDO Constant Proportion Debt Obligation, que l’on croyait sûr, les pertes peuvent atteindre 90%.

Les pertes apparaissent un peu partout dans le monde et touchent même des villages norvégiens.

Il y a désormais des signes d’extrême illiquidité, d’aversion au risque et de fuite vers la sécurité [achat de bon du trésor] aux USA et en Europe. Le rendement des bons du trésor baisse aux USA, en Europe, et même en Asie.

(ndt : Les investisseurs cherchant tous les placements sécurisés des emprunts d’états, le prix de ces bons augmente, donc leur rendement relatif décroit)

La crise du crédit et des liquidités a gagné chaque recoin du système financier ; emprunts subprime, emprunts de qualité intermédiaire (Alt-A),prime, immobilier d’entreprise, crédit à la consommation, titres, marchés des produits dérivés, LBO (Leverage Buy Out), SIV, conduits (structures de portage des crédits immobilier crées par les banques), marché interbancaire, CDO (titres adossés aux crédits), CPDO, même les IPO (introductions en bourse).

Les actions des banques centrales sont impuissantes à enrayer la crise. La baisse des taux de la Fed n’empêchera pas des millions de familles d’être en défaut de paiement de leur crédit, et la valeur des maisons de baisser de 20%. Elle n’empêchera pas des dizaines d’entreprises du batiment et du secteur du crédit immobilier de faire faillite.

Les investisseurs sont incapables de déterminer l’ampleur des pertes ou leur localisation. Ce manque de confiance ne dosparaîtra pas.

Pour le moment les marchés boursiers sont indemnes, mais lorsque que l’évidence d’un ralentissement sévère sera reconnue par les investisseurs, les bourses vont baisser fortement. Une récession US entraine typiquement une baisse moyenne de 28% sur leurs valeurs.


Titre: L'action Société Générale plonge
Posté par: informaticien le 24/11/2007 - 12:16:06
L'action Société Générale (http://www.societegenerale.fr/) plonge
Challenges.fr | 21.11. 2007
http://www.challenges.fr/20071121.CHA3684/laction_societe_generale_plonge_en_bourse.html

Goldman Sachs a abaissé sa recommandation sur la banque, à "vendre", en raison de son exposition aux "subprimes".

L'action Société Générale a fortement baissé mercredi 21 novembre, alors que Goldman Sachs a abaissé sa recommandation sur le titre à "vendre", contre "neutre" auparavant.

Goldman Sachs a abaissé sa recommandation sur la Société Générale en raison de son exposition aux marchés de capitaux "et/ou à son exposition directe à une plus forte détérioration possible du marché des crédits subprime". Vers 11 heures (10 heures GMT), l'action perdait 4,10% à 96,46 euros, dans un marché parisien en baisse de 1,81%.

644 milliards de dollars exposés aux "subprimes"

D'une manière générale, Goldman Sachs a estimé mercredi que l'ensemble des banques et courtiers dans le monde sont exposés aux "subprimes", à hauteur de 644 milliards de dollars. Les pertes sur ces positions pourraient atteindre jusqu'à 103 milliards de dollars.

La crise actuelle de ces crédits devrait aussi peser sur les activités de fusion et acquisition pour les banques américaines et européennes. Elle pourrait ainsi conduire à des révisions à la baisse de leurs prévisions de résultats, a ajouté Goldman Sachs, dans une note sur le secteur bancaire.

C'est dans ce contexte que la banque américaine a jugé approprié d'abaisser sa recommandation à "vendre" sur Credit Suisse et la Société Générale.

Les groupes bancaires espagnol et italien BBVA et Unicredit présentent à l'inverse des "risques limités" liées à la crise des "subprimes", a estimé Goldman Sachs.

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SOCIETE GENERALE : Goldman Sachs abaisse sa recommandation à vendre
21.11.07
http://www.lesechos.fr/investisseurs/recommandation/detail.php?id=300220434

Goldman Sachs passe de neutre à vendre sur Société Générale, avec un objectif de cours de 101 euros contre 122 euros précédemment. Le courtier intègre le titre à sa liste "Conviction sell", c'est à dire parmi les valeurs dont il conseille le plus fermement la vente.

Goldman juge que la crise du crédit devrait peser à la fois sur les revenus et les résultats du secteur bancaire en Europe et aux Etats-Unis. Il anticipe un ralentissement de la croissance des volumes avec le déclin des activités de titrisation, une fuite vis-à-vis du crédit, une moindre rentabilité des fonds propres, une baisse de l'appétit pour le risque qui devrait déboucher sur des bénéfices moins importants dans le "trading" et enfin une plus grande vigilance sur les ratios des banques conduisant à un endettement plus faible.

Pour Goldman, Société Générale, comme Citigroup et Crédit Suisse, compte parmi les établissements exposés aux marchés de capitaux et susceptibles d'être affectés par une nouvelle détérioration dans le crédit hypothécaire risqué.

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Freddie Mac et Goldman Sachs font chuter les bancaires
Hélène Mazier - La Tribune.fr - 21.11.07
http://www.latribune.fr/info/ID38A987F4697B107EC125739A004CAB78

Les valeurs bancaires françaises sont à nouveau dans l'oeil du cyclone. Dégradée par Goldman Sachs, Société Générale est la plus touchée et dévisse de plus de 5% en Bourse de Paris

Les effets de la crise des crédits subprime - ces prêts hypothécaires risqués accordés à des ménages peu solvables - n'en finissent pas de chahuter le secteur bancaire. Les grandes banques françaises ont de nouveau plongé dans le rouge dès l'ouverture ce matin, affectées par les craintes des investisseurs au sujet des agences américaines spécialistes des rachats de créances immobilières, Freddie Mac et Fannie Mae.

Créées par le Congrès américain, ces deux sociétés doivent faciliter l'accès des ménages à la propriété; elles n'octroient pas directement des prêts immobiliers mais les rachètent auprès des banques et sociétés de crédit dans le cadre de leur mission de service public. Elles se voient aujourd'hui rattrapées par la crise du subprime, Freddie Mac ayant dévoilé mardi 3,5 milliards de dollars de provisions.

En début d'après-midi, BNP Paribas chutait de plus de 3% à 68,62 euros tandis que Crédit Agricole SA, le véhicule coté du groupe Crédit Agricole, glissait dans les mêmes proportions à 21,41 euros. Plus affectée encore, l'action Société Générale s'effondrait, quant à elle, de 5,46% à 95,09 euros. Depuis le début de l'année, la banque de La Défense a perdu le quart de sa valeur boursière...

La banque présidée par Daniel Bouton, subit les effets de la dégradation du courtier Goldman Sachs, lequel vient de placer la banque dans sa liste de valeurs à vendre. "Société Générale devrait réaliser de nouvelles dépréciations d'actifs sur ses portefeuilles de dérivés de créances immobilières (CDOs) en cas de nouvelle détérioration du marché subprime, ce qui nous semble probable", écrivent les analystes de Goldman Sachs dans une note de recherche parue ce matin. Pour autant, même si la banque devait passer pour un milliard d'euros de dépréciations dans ses comptes, elle devrait conserver un matelas de fonds propres suffisant, soulignent-ils.

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Société Générale : plonge, Goldman Sachs dégrade.
21/11/07
http://bourse.lci.fr/news.hts?urlAction=news.hts&idnews=CFX071121_16120000&numligne=0&date=071121

(Cercle Finance) - Société Générale plonge de 5,95% et signe la plus forte baisse du CAC40 tandis que Goldman Sachs a dégradé sa recommandation sur le titre et conseille désormais de vendre l'action.

Goldman Sachs a décidé d'abaisser sa recommandation sur Société Générale en raison, selon le broker, de l'exposition du groupe bancaire français aux marchés de capitaux et/ou à une exposition directe à une nouvelle potentielle dégradation du marché des crédits subprime.

Plus globalement, le courtier estime que l'ensemble du secteur bancaire tant en Europe qu'aux Etats-Unis devrait subir de nouvelles conséquences de la crise du subprime. Ainsi, les revenus et bénéfices des groupes bancaires devraient de nouveau être affectés par de nouvelles vagues de ' re-sets ' en lien avec la crise du subprime.

Aux yeux du broker, ces pertes liées au subprime pourraient atteindre entre 211 et 402 milliards de dollars. Selon Goldman Sachs, les banques et brokers sont exposés à hauteur de 644 milliards de dollars au marché du subprime américain et ces positions pourraient générer des pertes de l'ordre de 103 milliards de dollars.

Au delà de ces pertes, le courtier souligne que la crise du subprime pourrait également générer un ralentissement des activités de fusion et acquisition car les acteurs connaissent des difficultés à équilibrer leur comptes.

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BNP Paribas et Société Générale ont tenté de créer un « super-conduit » en cachette !
24 novembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3544

Selon Les Echos du 22 novembre, en septembre, au lendemain du krach bancaire de cet été, la BNP Paribas et la Société Générale ont proposé la création d’un  super-conduit  pour assurer les conditions de liquidité nécessaires à la survie des produits de « titrisation », mis à mal par la crise des subprimes aux Etats-Unis.

Au secours, un lexique s’il vous plaît ! Les subprimes sont les prêts hypothécaires accordés à des millions de ménages américains insolvables dont le défaut de paiements fournit le détonateur à la crise actuelle. Phénomène aggravant, les institutions financières ont cédé ces prêts à risque à d’autres sociétés - appelées parfois SIV (véhicule d’investissements structurés) ou  conduits  - qui s’en sont servi comme collatéral pour émettre d’autres titres.

Le crash de cet été ayant provoqué une chute de la confiance entre les banques qui se soupçonnent toutes d’avoir pris des engagements très risqués sur ces marchés des produits « titrisés », le marché interbancaire sur lequel elles se prêtent de l’argent à très court terme et à des taux raisonnables, s’est retrouvé littéralement asséché. C’est pour parer à ce manque de liquidités que les principales banques françaises ont proposé de mutualiser leurs difficultés en rassemblant toute cette « titrisation » au sein d’un seul  super-conduit  pouvant émettre encore d’autres titres commerciaux !

Ainsi, bien que depuis le début de la crise on ait voulu faire croire que les banques françaises avaient été relativement épargnées par la folie des subprimes, les statistiques publiées par Les Echos, tirées des derniers résultats trimestriels publiés par les banques, montrent qu’elles ont dans leur besace des milliards de ces produits à risque. La BNP Paribas possède 6 conduits avec 9,6 milliards d’euros d’actifs et plus de 10 milliards en lignes de crédit ; la Société Générale a un SIV et six conduits avec 20 milliards d’euros d’actifs et plus de 30 milliards en lignes de crédit ; Calyon, la filiale immobilière du Crédit Agricole a 4 conduits avec 18 milliards d’actifs et 24 milliards de lignes de crédit. Natixis, enfin, a elle aussi plusieurs conduits avec 9 milliards en avoirs et 5,6 milliards en lignes de crédit. La proposition pour la création de ce super-conduit a été rejetée cependant par les banques mutualistes, dont le Crédit Agricole.

En publiant ces informations à la une, sous le titre Subprime : les marchés plongent dans la crise, Les Echos révèlent qu’avec des pertes de l’ordre de 30 % de leur capitalisation boursière depuis six mois, les principales banques françaises ne peuvent plus porter ces titres jusqu’à un jour prochain où ils pourraient les vendre à « meilleur prix ». Après l’Allemagne et le Royaume-Uni, c’est au tour des banques françaises de plonger dans le maelström du krach financier actuel.

Mais lorsque le crash aura atteint le secteur de produits « dérivés », tous ces déboires pourraient n’apparaître que comme des broutilles. En effet, selon le rapport du 22 novembre de la Banque des Règlements Internationaux, en France, trois banques détiendraient plus de 82 % du marché global des dérivés ! Les investissements ont doublé depuis 2004 pour atteindre 65 000 milliards de dollars en juin 2007. Dans la même période, les dérivés de crédit - prétendument des polices d’assurance contre les banqueroutes - sont passés de 476 milliards de dollars à 6 497 milliards ! 80 % de ces derniers sont investis dans les Credit default swaps, des titres que l’on retrouve de plus en plus dans les dossiers de faillite actuels.


Titre: L’Eurozone sous pression
Posté par: kader le 25/11/2007 - 14:28:31

L’Eurozone sous pression
http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml?xml=/money/2007/11/22/bcnitaly122.xml

Les investisseurs étrangers commencent à se méfier des bons du trésor des états du sud de l’Europe.

Le différentiel de rémunération sur les bons du trésor s’accroit sensiblement entre les états du sud et l’Allemagne.

Cette prime de risque atteint 40 points de base (O,4%) pour l’italie, 37 pour la Grèce, 22 pour la Belgique 18 pour l’Espagne et 14 pour la France. Ces différences sont les plus importante depuis 6 ans.

A terme l’appréciation de la monnaie européenne pourrait remettre en cause la cohésion de l’eurozone, et mettre en péril ses industries. Les commandes du secteur ont baissé de 1,6% en septembre.

Selon une étude de la banque ING, le niveau maximum acceptable pour l’euro s’établit à 1,20 dollars pour la France, entre 1,30 et 1,40 pour l’Italie et l’Espagne, et 1,50 pour l’Allemagne, et les pays nordiques.

Ambrose Evans Pritchard : l’eurozone menacée ?
http://blogs.telegraph.co.uk/business/ambrosevanspritchard/nov07/europe-exchange-control.htm

Le journaliste économique du Telegraph estime que les déséquilibres monétaires entre euro et dollar qui pèsent sur l’industrie européenne menacent l’Union.

Thomas Enders, directeur allemand d’Airbus, a déclaré que le modèle économique de l’entreprise n’était « plus viable » et que des pertes massives se profilaient à l’horizon.

Les contrats d’Airbus sont libellés en dollar.

Pritchard-Evans estime que l’Union Européenne pourrait réinstaurer des mesures de contrôle de changes pour tenter de limiter l’appréciation de l’euro, et rappelle que les traités permettent la mise en oeuvre de telles mesures.

OCDE : les pertes des subprimes pourraient atteindre 300 milliards
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601086&sid=apN_1oOtVkWA&refer=news

La valorisation des bourses mondiales a perdu 2 900 milliards depuis le 31 octobre, et les banques ont enregistrè 50 milliards de dépréciations.

L’OCDE estime que 20% des crédits supbrime risquent une défaillance. 750 milliards de prêts ont vu leur taux augmenter cette année et ce nombre atteindra 890 milliards en 2008.

De nombreux prêts sont du modèle 2+28, avec deux ans à taux réduit, puis passage au taux nominal.

L’OCDE, tablant sur un hypothétique taux de defaillance de 14%, évalue à 125 milliards les pertes l’année prochaine après que leurs taux aient été réévalués.

C’est au premier trimestre 2008 que le plus grand nombre de ces emprunts à taux variables seront réévalues.


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: informaticien le 27/11/2007 - 13:45:55
Et dire qu'ils veulent voir des investisseurs en Algérie, quelle hypocrisie

100% des réserves de change (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serves_de_change) de l'Algérie representant les hydrocarbures Algériens vendus, estimées à près d'au moins 91 milliards de dollars US (USD = future monnaie de singe (http://www.alterinfo.net/Le-dollar-US-pourrait-perdre-jusqu-a-90-de-sa-valeur_a13937.html)) sont investis à l'extérieure de l'Algérie chez les occidentaux ( USA et Europe) afin de soutenir et entretenir leurs endettements et surconsommations abjects.
( LES INTERETS (http://fr.wikipedia.org/wiki/Int%C3%A9r%C3%AAt_%28finance%29) de ces " réserves de change (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serves_de_change) " sont en majorité détournés grâce au sombre business Algérien de l'Import-Import ). La machine a détourné est très bien huilée et managée par des Algériens et des étrangers très compétents dans ces domaines qui sont le détournement et le blanchiment d'argent d'un pays  ;) .

D'un côté des Algériens soutiennent des économies occidentales abjects en déclins et d'un autre côté ces mêmes Algériens affament et rendent esclaves d'autres Algériens en Algérie. maintenant qui sont les "colonialistes".

Algérie : pas de conséquences de la crise des subprime sur les réserves de change
Par AFP le 26/11/2007
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-finances-crise-subprimes-reserves-de-change-1795.html

La crise américaine des crédits hypothécaires à risque (subprime) « n'a pas eu de répercussions négatives sur les placements de la Banque d'Algérie aux Etats-Unis, ni sur les réserves de change », a déclaré lundi à Alger la ministre déléguée à la Réforme financière, Fatiha Mentouri.

La ministre était interrogé lors d'une conférence de presse sur l'effet de cette crise des "subprime" sur les réserves de change de l'Algérie, dont une partie est placée en bons de Trésor américains. "La Banque d'Algérie mène une gestion des réserves de change avec toute la prudence possible, qui lui dicte d'opérer des placements financiers sûrs" à l'étranger en les diversifiant sous forme de titres financiers à long terme et de dépôts, a dit Fatiha Mentouri.

L'essentiel des recettes extérieures de l'Algérie provient du pétrole, dont la monnaie de compte est le dollar, mais la Banque d'Algérie les diversifie aussitôt en les convertissant en diverses autres monnaies dont le yen japonais et la livre sterling.

Selon le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, 70% des réserves de change de l'Algérie sont investis à moyen et long termes sous forme de titres auprès d'autres Etats, essentiellement aux Etats-unis. Ces placements garantissent une plus grande liquidité et de faibles risques sur ces dépôts, selon lui. Trente pour cent (30%) des réserves restantes sont investis en placements bancaires à l'étrange, selon le gouverneur.

Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars.


Titre: Citigroup appelle les pétrodollars à la rescousse
Posté par: kader le 27/11/2007 - 18:19:28
La crise est très grave et les Algériens se comportent comme des épiciers

Citigroup appelle les pétrodollars à la rescousse
Guillaume Evin -  27/11/2007 17:08  - L'Expansion.com
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-entreprise/citigroup-appelle-abou-dhabi-a-la-rescousse_134465.html

Abou Dhabi injecte 7,5 milliards de dollars dans Citigroup (http://www.citigroup.com/citigroup/homepage/). Le plus riche des Etats du Golfe détiendra de la sorte presque 5% du capital du 1er groupe financier du monde. Un placement dans la lignée du vaste mouvement de recyclage des pétrodollars dans les firmes occidentales.

Le grand recyclage des pétrodollars dans les firmes multinationales occidentales connaît un nouvel épisode spectaculaire. En s’offrant un gros paquet de titres convertibles en actions ordinaires, Abou Dhabi s’apprête à injecter la bagatelle de 7,5 milliards de dollars dans Citigroup, le premier groupe financier du monde. Lequel est sérieusement malmené par la crise du subprime.

Le petit émirat du Golfe détiendra à l’issue de l'opération, en 2010-2011, 4,9% du capital du géant américain. Mais ne pèsera nullement dans la gouvernance de ce dernier ni dans son orientation stratégique. A l’origine de cette opération surprise ? Le souhait de Citigroup de renflouer ses fonds propres après ses sévères dépréciations d’actifs successives, estimées à plus de 16 milliards à ce jour.

Un analyste de CIBC World Market notait d’ailleurs le mois dernier que l’établissement serait peut-être contraint de diminuer son dividende pour reconstituer ses 30 milliards de fonds propres. Visiblement, les marchés ont salué l’initiative puisque l’action « Citi » prenait 2% mardi à New York vers 18 heures, heure française, alors que la veille, elle avait plongé de 6%. « Cette recapitalisation de Citigroup est une bonne nouvelle. Elle tombe comme une bouffée d'oxygène », commentait même Peter Cardillo, analyste chez Avalon Partners. « Mais le retour à la stabilité à un coût », révélait la Deutsche Bank, en soulignant que Citigroup a accepté de rémunérer les fonds apportés par Abou Dhabi 11% par an, un taux particulièrement élevé. Au total, la banque devra donc verser à l'émirat du Golfe plus de 1,7 milliard de dollars en intérêts d'ici quatre ans.

Sur le fond, la démarche du fonds d’investissement émirati n’est pas vraiment une surprise. « Depuis trois ou quatre ans, depuis que les cours du brut ont commencé d’osciller durablement entre 50 et 60 dollars, les monarchies pétrolières du Golfe ont pris l’habitude de recycler leurs pétrodollars en plaçant leurs excédents sur les marchés les plus liquides et de préférence dans les fleurons des secteurs porteurs, explique à L’Expansion.com Pascal Devaux, économiste à la BNP et spécialiste du Moyen-Orient. Pour elles, ce sont là des investissements dormants.

Elles sont dans une logiquement purement financière. Et, a priori, au vu des perspectives énergétiques à l’échelle mondial, tout laisse à penser que le mouvement se poursuivra encore pendant plusieurs années. D’autant que leurs réserves sont considérables. En six ans, le montant cumulé des exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe (Arabie Saoudite, Bahreïn, Emirats Arabes Unis, Koweït, Oman et Qatar) atteint environ 1500 milliards de dollars, soit un doublement par rapport à la décennie 1990 ».

Avec un baril d’or noir explosant tous ses records, les opérations de ce type se sont naturellement multipliées ces derniers mois. C’est ainsi que Dubaï, via sa société d’investissement DIC, s’est offert hier une entrée remarquée chez Sony. On ignore cependant le niveau exact de sa prise de participation. Sans doute se situe-t-elle en deçà de 5% sinon DIC aurait été obligée d’avertir le gendarme boursier nippon de ce franchissement de seuil. Auparavant, Dubaï s’était déjà illustré en plaçant ses excédents aussi bien dans OMX, la bourse nordique, que dans les casinos américains MGM Mirage (5 milliards) ou bien encore dans EADS (3% du groupe aéronautique). Sachant que le Qatar s’est emparé dans le même temps de 20% du London Stock Exchange. Abou Dhabi, aussi, s’était signalé en s’offrant il y a deux mois 7,5% du fonds américain Carlyle (1,35 milliard), puis il y a quelques jours à peine 8,1% d’AMD (600 millions), le n°2 mondial des microprocesseurs. Mais a priori le fonds piloté par Abou Dhabi, le 6ème exportateur mondial de pétrole et le plus riche des 7 membres des Emirats Arabes Unis, a encore de la ressource pour d’énièmes emplettes puisque Standard Chartered évaluait en septembre à 650 milliards de dollars la valeur de ses actifs !


Titre: Alerte Rouge : Chute du Dollar américain (USD) : Panique aux Emirats Arabes Unis
Posté par: kader le 01/12/2007 - 12:52:08
Chute du Dollar américain (USD) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain): alerte aux Emirats Arabes Unis (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mirats_arabes_unis)

Panique à Dubai (http://fr.wikipedia.org/wiki/Duba%C3%AF)

infosoir.com - 1/12/2007

De nombreux investisseurs des Emirats Arabes Unis (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mirats_arabes_unis) ont récemment rapatrié leurs avoirs placés dans des banques étrangères en dollars US (USD) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain) et les ont convertis en monnaie locale, en raison de la chute du billet vert, rapporte ce matin le quotidien Al-Bayan.

Citant le directeur exécutif de la société financière Al-Ansari Exchange, Mohammed Al-Ansari, le journal précise «qu'un grand nombre d'investisseurs émiratis ont commencé», depuis une semaine, à «convertir leurs avoirs rapatriés des banques étrangères en dirhams», ajoutant que «le volume des avoirs rapatriés est en augmentation constante». Le journal ne précise pas le montant des avoirs rapatriés.

Le gouverneur de la Banque centrale des Emirats arabes unis, Sultan Ben Nasser Al-Suwaidi, avait récemment affirmé que son pays maintenait l'indexation du dirham sur le dollar américain.

Les dirigeants des six pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG-Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar), qui font face à des pressions croissantes pour mettre fin à l'indexation de leurs monnaies sur le dollar, se réunissent lundi et mardi en sommet annuel à Doha.

La faiblesse du dollar aggrave l'inflation dans leurs pays, affecte leurs recettes pétrolières et rend très improbable le lancement en 2010 de leur union monétaire.

European Banks Can't Absorb China Dollar US (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain) Dump
By: atheo on: 30.11.2007
http://www.iraq-war.ru/article/149172

An effort by China to convert its $1.4 trillion U.S (1400 milliards de Dollars US (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain)). Treas. holdings
into euros is not viable for many reasons — not the least of which is
the European Central Bank's inability to absorb such an event.

As China continues its rush away from supporting U.S. Treasuries and
as Middle Eastern investors are buying them up in more diversified
holdings, a new "currency exchange" is unfolding. Realizing that they
cannot liquidate their holdings, it appears that the Chinese are
currently using their U.S. Treasury holdings as collateral for euro
denominated purchases and long term infrastructure transactions. In
other words, they may be "liquidating" their holdings as collateral
and, in so doing, effectively migrating to non-dollar value without
ever having to officially dump their current Treasury holdings.

Therefore, collateralize the credit in dollars — especially if you're
long in dollars. The lender/financier won't call the note because you
have it structured in such a way to both allow it to perform and hold
illiquid collateral that no one wants. This essentially inflates
euros. Although you can't sell dollars, the whole purpose of
collateral is that it is a second source of payment — collateral is
there to down rate the risk of the loan. Secondary becomes irrelevant.

When February comes, the Chinese are going to do something as they
will have to decide what the exposure is going to be with the
treasury. As I see it they have to just dump the treasury. They only
keep it because they can use it — they have 43% direct/indirect of US
treasuries so they'll dump them on the market.

The US Congressional pressures to decouple the RMB will work, but not
in the way we want. Our plan includes helping them hold on to the
treasuries, it does not involve them not holding the dollar anymore.
The US wanted the tether to be part of the float. This will cause
disenfranchisement of the US electorate (during primary season).
February is also when public (media) will realize we won't pull out of
this.

************

Bankers Extended WWI By Three Years (Encore)
Henry Makow Ph.D. – (Revised & Reposted Dec. 1, 2007)
http://www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?ID=7606

“World events do not occur by accident. They are made to happen...most of them are staged and managed by those who hold the purse strings." Denis Healey, former British Defence Minister

On Oct 12, 1915, Edith Cavell, 50,a British nurse and head of a teaching hospital in Belgium, was shot by a German firing squad. Her death inflamed anti-German feeling in the US and caused enlistment in England to double.

She had helped some British POW's escape. Normally her crime was punished by three months imprisonment. Why was she killed?

According to Eustace Mullins, Edith Cavell had stumbled upon some damaging information. On April 15, 1915, "The Nursing Mirror" in London published her letter revealing that the Allied "Belgian Relief Commission" (charged with feeding Belgium) was in fact channelling thousands of tons of supplies to Germany.

Sir William Wiseman, head of British Intelligence and a partner in the bankers Kuhn Loeb, demanded the Germans execute Cavell as a spy. Wiseman believed that "the continuance of the war was at stake." The Germans reluctantly agreed, thus creating "one of the principal martyrs of the First World War." (The Secrets of the Federal Reserve, pp. 72-73)

Pretty cynical you say? No more cynical than demolishing the World Trade Center, murdering over 3000 Americans to start a "War on Terror."

This example of cooperation between belligerents was accomplished because Wiseman worked closely with the head of the US Federal Reserve, Paul Warburg . Warburg's brother Max was Chief of German Intelligence and a close friend of Kaiser Wilhelm.

The London-based central bankers use wars to weaken nations and colonize the world (incl. UK, US Israel etc.). The difficulty executing WWI was that they had already bankrupted the European states by selling them battleships and other armaments. Europe couldn't afford a war!

The introduction of the US Federal Reserve and the Income Tax Act in 1913 solved this problem. US government loans financed World War One. The American people were on the hook for both sides of the conflict.

This is how it works: The banksters created money from thin air based on the credit of the US government. Every dollar they "loaned" the US government was a new dollar in their pocket.

No nation is free if it cannot control its own credit, i.e. print its own currency at will. We are not free. The central banking cartel controls us by threatening to withdraw our credit i.e. currency causing economic turmoil.

HOW THEY PROPPED UP GERMANY

Another obstacle to war was Germany and her allies did not have the resources to fight for more than a year.

As Edith Cavell's discovery suggests, the banksters solved this problem by trading with "neutral" states: Switzerland, Belgium, Holland, Denmark, Norway and Sweden. Thus the banksters allowed essential resources from England, the US and the British Empire to reach Germany indirectly.

The whole thing is documented in a book entitled, "The Triumph of Unarmed Forces 1914-1918" (1923) by Rear Admiral M.W.W.P. Consett, who was British Naval Attache in Scandinavia. His job was to keep track of the movement of supplies ("unarmed forces") necessary for the continuation of the conflict.

For example, Scandinavia was completely dependent on British coal. So the Swedish iron ore that became German submarines that sank Allied shipping reached Germany on vessels powered by British coal.

Germany needed glycerin (animal fat) for the manufacture of explosives. England had no trouble securing this substance because it controlled the seas. After the war began, the demand for these products from neutral countries "exploded." The British continued to fill these orders. They could have restricted them.

The same applies to copper, zinc, nickel, tin, and many other essential products. Consett believes that had they been embargoed, the war would have been over by 1915.

The trade of tea, coffee and cocoa to neutral countries also increased dramatically but these products often weren't available there. They all went to Germany for huge profit.

Consett's protests fell on deaf ears. The Minister of Blockade was Robert Cecil, a member of the Round Table (i.e. central banker) cabal.

Similarly, the central bankers financed the German side through their Scandinavian banks to the tune of 45 million pound sterling. (p. 146.)

The Allied nations became the banksters' debt slaves: "Despite the huge revenues raised from taxation, the British national debt rose tenfold. The government failed to use its bargaining power as the only really massive borrower in wartime to get money at low rates of interest. The French national debt rose from 28 billion to 151 billion francs ..." (Davies, The History of Money) The US debt soared from one billion to $25 billion.

According to "The Merchants of Death" World War I was waged by 27 nations; it mobilized 66,103,164 men of whom 37,494,186 became casualties (about 7 million dead.) Its direct costs are estimated at $208,000,000,000, its indirect costs at $151,000,000,000. And these figures do not include the additional billions in interest payments, veterans' care and pensions, and similar expenses..."

Can there be any doubt that mankind is the mind-controlled prisoner of Satan worshipers?

MISSION ACCOMPLISHED

As mysteriously as it began, the war ended. In Dec. 1918, the German Empire suddenly "collapsed." You can guess what happened. The banksters had achieved their aims and shut off the spigot. (Hence, the natural sense of betrayal felt in Germany, exacerbated by the onerous reparations dictated by the banksters at Versailles.)

What were the banksters' aims? The Old Order was destroyed. Four empires (Russian, German, Austro-Hungarian and Ottoman) lay in ruins.

The banksters had set up their Bolshevik go-fers in Russia. (They sponsor many "revolutionary" movements as a way to eventually control all property themselves.) They ensured that Palestine would become a "Jewish" state under their control. Israel would be a perennial source of new conflict.

But more important, thanks to bloodbaths such as Verdun (800,000 dead), the optimistic spirit of Christian Western Civilization, Faith in Man and God, were dealt a mortal blow. The flower of the new generation was slaughtered. (See "The Testament of Youth" by Vera Brittain for a moving first-hand account.)

After a grueling economic deflation and another World War, mankind was sufficiently demoralized to accept the banker-run "world government" dictatorship. Can anyone question that the bankster philosophy is satanic?

The broad sweep of history reveals the pattern. The murder of the Austrian heir Arch Duke Ferdinand by the Masonic "Black Hand" group (which began WWI) was a staged event, an "excuse" i.e. the equivalent of Sept. 11, 2001.

The banksters also supported the Nazis in World War Two as Charles Higham documents in his remarkable book, "Trading with the Enemy" (1983). For example, Rockefeller's Standard Oil supplied petroleum to the Nazis.

CONCLUSION

Modern history is the account of how the central banking cartel converts its monopoly of credit into a monopoly of power. This entails destroying our connection with nation, religion (God), race and family. It means substituting objective truth (God, nature) with their Dictat (political correctness, etc.)

It takes courage and clarity to understand we are mice in their lab experiment. We have been sold out by our "leaders", dumbed down by our media and education and spoiled stupid by the welfare state. (Everyone can be bought.) We can't even recognize what is happening, let alone act.

For now, we have prosperity and think we are free. As Aldous Huxley said:

"A really efficient totalitarian state would be one in which the all powerful executive of political bosses and their army of managers control a population of slaves WHO DO NOT HAVE TO BE COERCED, because they love their servitude. To make them love it is the task assigned, in present day totalitarian states, to ministries of propaganda, newspaper editors and schoolteachers." [Brave New World, Bantam Books, 1967, p. xii. Caps added.]

On the bright side, the knowledge that our society is built on fraud is strangely liberating. No longer do we genuflect to its plastic gods. "The truth does make you free!"

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Thanks to Edward for drawing my attention to this information.

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"Secrets of the Federal Reserve (http://www.apfn.org/apfn/reserve.htm)" by Eustace Mullins (online, scroll down)

Related my "Bankers Engineered American WWII Intervention (http://www.savethemales.ca/001449.html)"

and "Rothschilds Conduct 'Red Symphony (http://www.savethemales.ca/000275.html)'"


Titre: Krugman : les banques sont devenues folles
Posté par: kader le 03/12/2007 - 14:11:40
Krugman : les banques sont devenues folles
(traduction)
3 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1466

Qu’ont-ils fumé ? demande le titre de la dernière couverture du magazine Fortune, au-dessus des visages des dirigeants des grandes banques américaines, et des montants qu’ils ont perdu. La réponse c’est qu’ils étaient sous l’emprise de la drogue habituelle : l’avidité.

par Paul Krugman, New York Times, 24 novembre 2007

« Qu’ont-ils fumé ? » c’est la question qui est posée en couverture du dernier magazine Fortune, accompagnée de photos de dirigeants de grandes banques récemment remerciés, et du montant de leurs énormes pertes. La réponse est, bien sûr, qu’ils étaient sous l’emprise de leur drogue habituelle : l’avidité. Ils ont tous pris des décisions socialement destructrices, encouragés qu’ils étaient par un système de régulation déficient, qui aurait dû être réformé dès les scandales d’Enron et de WorldCom, mais qui ne le fut jamais.

En fait, l’effondrement de Wall Street provient directement du grand plongeon de l’immobilier. Ce plongeon était prévisible et avait été prévu. J’avais écrit dès le mois d’août 2005 « Les américains se logent dans des maisons payées avec de l’argent emprunté aux Chinois. Cela n’est pas viable à terme ».

Alors que les alertes se succédaient, Wall Street a continué d’entasser des titres hypothécaires douteux. La plupart des investissements fautifs qui secouent aujourd’hui le monde financier semblent avoir été fait dans la frénésie finale de la bulle immobilière, ou même après que la bulle ait commencé à se dégonfler. Selon Fortune, Merrill Lynch a effectué ses plus gros achats de créances douteuses au cours de la première moitié de cette année, après que la crise des subprimes ait déjà été connue du public.

Maintenant que la facture arrive, tout le monde va devoir payer - sauf les responsables. Pourtant les pertes subies par les actionnaires de Merrill Lynch, Citigroup, Bear Stearns et autres ne sont pas les pires. En termes humains, bien plus importantes sont les centaines de milliers, peut-être les millions de familles américaines piégées dans des affaires d’hypothèque qu’elles n’ont pas comprises, et qui doivent maintenant faire face aux augmentations vertigineuses de leurs traites, avec dans beaucoup de cas, la perte de leurs maisons.

Il y a aussi les dommages collatéraux infligés à l’économie.

Certains soutiennent qu’en fait, le fiasco des subprimes n’est pas une grosse affaire. Il est vrai que même si les chiffres augmentent de jour en jour - certains observateurs parlent maintenant d’environ 400 milliard de dollars de pertes - ces pertes restent petites par rapport à la valeur totale de biens.

Mais ces mauvais investissements immobiliers paralysent des institutions financières qui jouent un rôle crucial dans fourniture de crédit, en asséchant une bonne partie de leur capital. Dans un récent rapport, Goldman Sachs indique que les pertes liées à l’immobilier pourraient forcer des banques et les autres acteurs à refuser 2000 milliards de dollars de prêts. C’est suffisant pour déclencher une violente récession, s’il cela se produit rapidement.

Au delà de tout cela, cela provoque une profonde crise de confiance, qui vient comme du sable dans les engrenages du système financier. Cette crise de confiance est clairement visible : il y a une répartition sans précédent entre les investisseurs qui acceptent des rendements très bas et qui sont prêts à acheter des obligations de l’Etat américain encore considérée comme sûres, et ceux qui recherchent des taux beaucoup plus élevés et auxquels les banques acceptent de consentir des prêts.

Comment les choses ont-elles pu se dégrader autant ? Une partie de la réponse est que ceux qui auraient dû être attentifs aux dangers, et prendre toutes les précautions, se sont comportés comme des américains moyens, optimistes et certains que tout était beau. Ils ont encouragé beaucoup trop de monde à prendre des hypothèques risquées. Oui, Alan Greenspan, c’est de vous qu’il s’agit. Une autre partie de la réponse est l’impunité dont ont bénéficié les hommes qui sont sur la couverture de Fortune. Aucun n’a été forcé de rendre les énormes chèques qu’ils ont reçu avant que la sottise de leurs décisions soit devenue apparente.

Il y a environ 25 ans, les monde américain des affaires - et le système politique américain - a accepté l’idée que l’avidité était une bonne chose. Les dirigeants se sont vus généreusement récompensés lorsque les compagnies qui les employaient semblaient réussir : l’année dernière les directeurs généraux de Merrill Lynch et de Citigroup ont été payés 48 millions de dollars et 25,6 millions de dollars, respectivement.

Certes, après n’avoir été qu’illusion, les succès se tarissent, mais certains parviennent encore à sauver leur mise : les acteurs les mieux placés gagnent, nous autres, le tout venant, nous perdons.

L’injustice est choquante ; pire, on encourage les mauvaises prises de risque, et parfois la fraude. Un dirigeant qui arrive à créer l’illusion du succès pendant quelques années peut s’en aller immensément riche. La révélation que les apparences étaient trompeuses sera le problème de quelqu’un d’autre. Tout cela est bien connu, et il faut que cela le soit. Ce sont les énormes salaires reçus par les dirigeants qui truquaient les comptes de leur entreprise qui ont abouti aux grands scandales d’il y a quelques années. Pour ce qui concerne la crise actuelle, si rien n’indique qu’il y a eu fraudes, la confiance du public a néanmoins été de nouveau trahie.

L’important est de bien voir que la crise des subprimes et l’effondrement du crédit est le résultat de notre échec à réformer efficacement le gouvernement d’entreprise après les derniers scandales.

John Edwards qui a récemment sorti un projet de réforme n’a pas bénéficié de beaucoup d’attention. Le gouvernement d’entreprise n’est toujours pas considéré comme un problème politique majeur, alors qu’il devrait l’être.

Paul Krugman est Professeur d’Economie à l’Université de Princeton et éditorialiste au New York Times. Son dernier livre s’intitule “ The Conscience of a Liberal”.
Publication originales New York Times : Banks Gone Wild, traduction Opus Incertum
http://www.nytimes.com/2007/11/23/opinion/23krugman.html?_r=2&ref=opinion&oref=slogin&oref=slogin

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Questions et réponses concernant l'actuelle crise financière

Par le professeur Rodrigue Tremblay - Lundi 03 Décembre 2007
http://www.alterinfo.net/Questions-et-reponses-concernant-l-actuelle-crise-financiere_a14350.html

« Le problème [des défauts de paiement] sera sensiblement plus grand l'année prochaine [2008], car [les hypothèques de] 2006 avait de bas critères. » Henry Paulson, le secrétaire du Trésor des États-Unis

« La meilleure façon de détruire le système capitaliste est de s'attaquer à sa monnaie. Par des procédés constants d'inflation, les gouvernements peuvent confisquer d'une façon secrète et inaperçue une part notable de la richesse de leurs citoyens. »
John Maynard Keynes (1883-1946)

Question n ° 1 - Qu'est-ce qui a déclenché la crise des subprimes aux États-Unis? Pouvez-vous la comparer aux anciennes crises telles qu'à celle des années 80?
Les questions sont adressées par le « Turkish Daily News, » à Istanbul en Turquie.


Les réponse sont du Dr Tremblay.

Quatre facteurs sont reliés entre eux et sont responsables d'avoir engendré la crise financière en cours [les subprimes] qui sévit aujourd'hui aux États-Unis.

Premièrement : la politique monétaire. Après l'éclatement de la bulle Internet [dot.coms en anglais] en 2001 ayant provoqué la récession de mars à novembre 2001, la Fed alors présidée par Alan Greenspan a agressivement abaissé le taux d'intérêt directeur [le Federal Funds rate] passant alors de 6,5% à 1% en 2004, soit le plus bas taux depuis 1958. Il est maintenant reconnu que cette réduction était excessive et que la Fed n'aurait pas dû abaisser son taux en deçà de 2% et qu'il aurait dû être à nouveau augmenté quelque part en 2002. En effet, de 2002 à 2004, la banque centrale des États-Unis a mène une politique monétaire qui était trop expansionniste. Étant aujourd'hui devenu l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, explique sa politique d'alors en affirmant qu'il avait peur que n'arrive une période de déflation, mais peu d'économistes sont d'accord avec lui. Entre 2002 et 2004, la Fed n'avait pas besoin de garder les taux d'intérêt à court terme aussi bas et pendant si longtemps, d'autant plus que l'administration Bush avait réduit les taux d'imposition et qu'elle avait augmenté ses dépenses militaires par l'invasion militaire de l'Iraq.

Deuxièmement : le boom immobilier. Les taux d'intérêt anormalement bas aux États-Unis et aussi partout ailleurs en raison de l'interconnexion entre l'argent et les marchés de capitaux, a alimenté un boom immobilier à travers le monde qui n'était pas viable à long terme, puisqu'il était basé sur la spéculation. En effet, les taux hypothécaires aux États-Unis sont demeurés faibles, même après que la Fed ait commencé à relever son taux directeur [Federal Funds rate] de 1% au milieu de 2004 jusqu'à 5,25% en juin 2006. Cela a amené les États-uniens à emprunter d'énormes sommes à l'étranger. En 2006, le déficit courant des États-Unis a même atteint 6% du PIB. La Chine, le Japon et les pays producteurs de pétrole étaient les principaux acheteurs de bons du Trésor et des obligations US.

Troisièmement : de nouvelles règles bancaires. Étant donné l'incessante augmentation de la valeur des maisons, les institutions de prêt ont assoupli leurs règles de prêts puisque les maisons données en garantie de ces prêts gagnaient toujours de la valeur. Les banques et les autres prêteurs hypothécaires ont commencé à accommoder les emprunteurs de la catégorie des subprimes ayant un crédit douteux, en élargissant le marché des prêts hypothécaires à ces acheteurs de maison qui en d'autres temps n'auraient pas pu se qualifier. Des prêts pour l'acquisition de maison ont été octroyés de manière non conventionnelle à des emprunteurs qui n'ont pas eu à justifier leurs sources de revenus. Certains prêts étaient des prêts appelés « payez-l'intérêt-seulement » [interest-only] avec de faibles versements hypothécaires de 5% ou moins. Certains autres prêts étaient des prêts à taux variables (ARMs), avec de faibles taux d'intérêt pour la première année ou pour les deux premières années, pour être par la suite augmentés à des taux beaucoup plus élevés. En 2006, environ 25% des prêts hypothécaires aux États-Unis étaient des subprimes et près de 20% étaient des prêts à taux variables.

Quatrièmement : les nouveaux produits financiers. Avec la forte augmentation des demandes pour des emprunts hypothécaires, les grandes banques ont eu recours à certains produits financiers inventifs en vue d'économiser leur capital. Elles ont commencé à regrouper ces prêts de manière plus attrayante et à les segmenter (ou à les fractionner) sous la forme de nouveaux titres exotiques et ce faisant, à transférer le risque de crédit aux acheteurs de ces titres. C'est ainsi qu'a été créé une nouvelle catégorie de titres, souvent cotée AAA (la cote la plus sûre) par les agences de notation et que des fonds mutuels, des sociétés d'assurance, des fonds de pension et d'autres investisseurs pouvaient acheter.

Ces nouveaux Fonds d'investissement spécialisés (SIVs) sont présentés sous différents noms tels que les Titres adossés à des créances obligataires (CBOs) ou les Titres adossés à des actifs (CDOs). Ils avaient les caractéristiques des Papiers commerciaux [Asset-based commercial paper]. C'est le marché des papiers commerciaux qui est actuellement perturbé aux États-Unis et ailleurs et qui est au centre de la crise financière actuelle. Au plus fort de la crise au cours de l'été 2007, le marché des papiers commerciaux aux États-Unis était évalué à environ 1 170 milliards de dollars. Il est tombé aujourd'hui à environ 900 milliards de dollars et il continue toujours à s'amenuiser, alors que les banques comptabilisent des créances douteuses. [NB: Ce processus de désintermédiation (1) financière peut durer plusieurs années.]

La crise de l'épargne et du crédit du début des années 1980 fut aussi un coup sérieux à l'économie US. Plus de 1000 institutions financières d'épargne et de crédit ont fait faillite et les pertes sont estimées à environ 150 milliards de dollars. De plus, la crise a contribué à engendrer la récession de 1990-1991. Cette fois-ci, la crise financière est au moins aussi mauvaise, sinon pire, puisque c'est l'intégrité de l'ensemble du secteur bancaire US qui et remis en question. L'ampleur des pertes de la crise actuelle n'est pas encore complètement connue, mais tout le monde s'accorde à dire qu'elles seront très importantes.

[Un autre exemple des années 90 est la faillite tout juste évitée en septembre 1998 du Hedge fund « Long Term Capital Management (LTCM). » La Réserve fédérale (la Fed) a dû intervenir en panique et fournir des liquidités afin d'éviter la liquidation forcée de cet important acteur financier qui aurait alors eu un impact négatif sur le cours des obligations et qui aurait engendré une hausse des taux d'intérêt et ce, au moment même où se déroulait une crise financière en Asie. NB: Les Hedge funds sont essentiellement des entités spéculatives privées qui ont pris des risques financiers dans les taux d'intérêt, sur le marché des devises et des produits dérivés de même que dans les marchés financiers en général.]

Question n ° 2 - Comment l'états-unien moyen en sera-t-il affecté?

Puisque la propriété d'une maison est une grande partie la valeur nette de l'états-unien moyen, la baisse des prix de l'immobilier et les saisies suite au défaut de remboursement des emprunts hypothécaires les contraindront à réduire les dépenses de consommation au cours des prochains mois par un effet négatif sur la richesse. La perte d'emplois et de revenus dans la construction et dans l'industrie financière va également avoir un impact négatif sur les dépenses de consommation. Par-dessus tout, l'états-unien moyen perra être appelé à réduire son endettement total. Réunis ensemble, la dette hypothécaire et l'endettement des consommateurs représentent environ 125% du revenu disponible. Historiquement, ce sont des niveaux très élevés.

Question n ° 3 - Comment évaluez-vous les politiques de la Fed suite à ces turbulences? Quel est votre avis au sujet du scepticisme relatif à l'inflation?

Eh bien, tel que je l'écrivais sur mon blog le 21 septembre dernier, je pense que la Fed actuellement présidée par Ben Bernanke a paniqué lorsqu'elle a annoncé qu'elle réduisant ses taux de façon plus importante qu'il ne l'avait été anticipé, une réduction d'un demi point de son taux directeur [Federal Funds rate] et de son taux d'escompte et ce, alors même qu'elle avait déjà coupé son taux d'escompte d'un demi point, le 17 août 2007. Le but était d'aider les grandes banques des États-Unis confrontées à de grandes difficultés d'emprunt et de faciliter le renflouement de leurs filiales et d'autres acteurs, tels que les Hedge funds, aux prises dans la crise des prêts subprimes. Ce faisant, la Réserve fédérale de Ben Bernanke suit, dans une certaine mesure, les conseils de Walter Bagehot qui prône une réduction agressive des taux en situation de crise financière. Le seul problème est que la règle de Bagehot recommande à la banque centrale de prêter généreusement en période critique d'austérité du crédit ... mais à un taux d'intérêt élevé. En prêtant à des prêteurs en difficulté à des taux préférentiels réduits, la Fed agit comme si elle était leur « gouvernement » c'est-à-dire qu'elle finance leurs opérations de prêts à risque tout en taxant ceux qui détiennent des dollars US. Il ne s'agit pas seulement de tenter de les rendre plus « liquides », mais aussi plus « solvables » et de diminuer le risque de faillite.

En agissant ainsi et surtout par sa politique d'abandon du dollar sur les marchés des changes étrangers, la Réserve fédérale de Ben Bernanke sème les germes d'une inflation future. Tous ces nouveaux argents qui ont été injectés dans le système financier seront difficiles à retirer et les pressions inflationnistes devraient commencer à se pointer dans quelques années, suite au ralentissement économique prévu. D'autant plus que le cycle de Kondratieff, un long cycle moyen de 54 ans d'inflation, de désinflation et de déflation est sur le point de suivre son cours en 2010-11. Une nouvelle période d'inflation devrait débuter tout de suite après.

Question n ° 4 – Il est dit que lorsque que les États-Unis toussent, le reste du monde attrape la grippe. Que se passera-t-il lorsque les États-Unis attraperont une grippe aussi forte que celle-ci?
Et quelles sont les perspectives pour les marchés émergents tels que la Turquie, qui comptent sur les exportations et qui ont vu un afflux massif de capitaux étrangers au cours des 5 dernières années?


L'économie US représente environ un quart de l'économie mondiale, de sorte qu'il est raisonnable de s'attendre à ce que le ralentissement de l'économie US aura des répercussions sur les autres économies. Aujourd'hui, l'Europe et l'Asie sont encore en plein essor. Toutefois, la baisse du dollar US et l'augmentation simultanée de la valeur de l'euro et de la plupart des autres monnaies, conjuguée à la hausse du prix du pétrole, sont appelées à avoir un impact négatif sur ces économies. En fait, il peut prendre jusqu'à deux ans avant qu'une monnaie surévaluée ait un impact sur l'économie réelle.

Le danger pour la Turquie est d'être aux prises avec une monnaie surévaluée alors qu'elle poursuit une stratégie de croissance économique appuyée sur les exportations. En effet, au cours des dernières années, la Nouvelle livre turque a augmenté par rapport au dollar US et même par rapport à l'euro. Cela a eu des effets bénéfiques dans la lutte contre l'inflation, mais cela pourrait aussi nuire à la croissance future. Le plus récent exemple d'une telle situation a été l'Argentine, à la fin des années 1990, qui a été forcé d'abandonner la parité fixe de sa monnaie avec le dollar US.

Question n ° 5 - Est-ce que vous percevez une différence d'approche entre l'économie des pays anglo-saxons et celles des pays de l'Europe continentale qui, pour l'essentiel, s'en sortent indemnes?

Comme vous le savez, certaines banques européennes ont dû être renflouée après avoir subi de lourdes pertes dans leurs opérations des papiers commerciaux. En conséquence, la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne ont injecté d'énormes sommes d'argent neuf dans leur secteur bancaire. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a une double mission, qui est de contrôler l'inflation et aussi de favoriser la croissance économique. En Europe, la mission de la Banque centrale européenne est de contrôler l'inflation. Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas des pressions politiques visant à renoncer à la lutte contre l'inflation, afin de stimuler la croissance, telle que l'illustre si bien la campagne de M. Sarkozy contre les politiques de M. Trichet. Dans l'ensemble, toutefois, il semblerait que les pratiques bancaires irresponsables sont moins répandues en Europe qu'aux États-Unis, de même que les impacts négatifs devraient être moins répandus en Europe qu'aux États-Unis.

Question n ° 6 - Quelle est la leçon à tirer de cette crise et quels types de précautions devraient être prises?

De toute évidence, il y a eu un manque de diligence et de supervision de la part des Banques centrales et des autres organismes de réglementation, en particulier aux États-Unis. L'ancien président de la Fed (1951-1970) William McChesney Martin a déjà dit que « Le travail de la Réserve fédérale est de partir avec le bol à punch juste au moment où la fête commence à être intéressante. » Alors que la crise financière des subprimes démarrait réellement, la Fed de Greenspan semble être demeurée trop près de l'administration Bush et de ses objectifs politiques et qu'elle n'ait pas suffisamment pris conscience du danger que les nouvelles règles de gestion financière avaient été créées pour la santé du système financier et de l'économie dans son ensemble. La Fed aurait dû partir avec le bol à punch monnétaire en 2003-2004, mais elle ne l'a pas fait. Nous ne connaissons pas encore l'étendue des dommages qui ont été causés à l'économie réelle. J'espère qu'ils peuvent encore être maîtrisés et qu'ils ne se propageront pas.

Question n ° 7 – Prévoyez-vous une récession aux États-Unis?

Le président de la Fed Ben Bernanke et le secrétaire du Trésor des États-Unis Henry Paulson ne voient pas de récession à l'horizon pour les États-Unis en 2008. Quant à moi, je pense que le ralentissement économique est inévitable pour 2008. J'espère que le pire scénario ne se matérialisera pas. Toutefois, je m'attends néanmoins à une légère récession aux États-Unis en 2008, qui sera suivie par une plus sévère en 2010-2011 (soit au creux du cycle de 10 ans).

Question n ° 8 - Quel sera l'impact sur le dollar?

Eh bien, le dollar est en baisse depuis de nombreuses années et il atteint des records de tout les temps par sa faible valeur face à l'euro. En 2000, l'euro valait moins de 83 cents alors que maintenant, il est près de 1,50 $. Je pense que la phase actuelle de la baisse du dollar cessera bientôt. Hormis quelques grands chocs géopolitiques, le dollar pourrait rebondir dans les mois à venir. Il est actuellement très survendu.

Sur le long terme, nous sommes entrés dans une période où la demande en énergie et en ressources va être forte par rapport aux capacités de production. Cela devrait favoriser les monnaies des pays dont les économies sont fondées sur les matières premières telles que le Canada, l'Australie et les pays émergents en général.

Question n ° 9 - Quel en sera l'impact sur les prix du pétrole?

Les prix du pétrole sont le reflet de la baisse du dollar US. À près de 100 dollars le baril, le marché du pétrole est soit proche d'un sommet, ou soit il sera fonction d'une guerre contre l'Iran souhaitée par le tandem Bush-Cheney et qui aura pour résultat de graves perturbations dans la livraison du pétrole dans le détroit d'Ormuz. S'il devait y avoir un conflit entre les États-Unis et l'Iran, les prix du pétrole pourrait devenir encore beaucoup plus élevés avant de chuter, en raison d'une récession mondiale. S'il s'avérait qu'il n'y avait pas de grand conflit avec l'Iran et aucune perturbation dans l'approvisionnement en pétrole, le niveau élevé des prix actuels devraient logiquement redescendre.

Dr Rodrigue Tremblay est professeur émérite en finance internationale à l'Université de Montréal, Québec, Canada et est titulaire d'un doctorat en économique de l'Université Stanford, en Californie, aux États-Unis. Son livre « Le Nouvel Empire Américain » est disponible chez Amazon.fr. Le livre est également disponible au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Japon.

Rodrigue Tremblay est un économiste canadien qui vit à Montréal, il peut être joint à rodrigue.tremblay @ yahoo.com

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info
Article original anglais : http://www.thenewamericanempire.com/blog.html
Note du traducteur:
(1) La désintermédiation signifie ici le retrait des intermédiaires entre les banques et les emprunteurs. Autrement dit, le retrait de ceux qui ont acheté ces nouveaux titres tels que les fonds de pension, les fonds mutuels, etc.


Titre: Sarkozy n'est pas le bienvenu en Algérie
Posté par: Narjassa le 04/12/2007 - 10:26:18
سلام الله عليكم و رحمة الله و بركاته
الأمس أعادت الجزيرة الوثائقية بث شريط معركة الجزائر و الذي لعب دور الشاهد البطل فيه ياسف سعدي.
ما أثار إنتباهي، الحديث عن ضرب المدنيين الفرنسيين، فقد كانت تمثل هذه المسألة هاجسا لدي المقاومة الجزائرية و لم أفهم السبب لأن المدنيين الفرنسيين في الجزائر كانوا محتلين أو أبناء و أحفاد محتلين كما هو الحال اليوم في فلسطين 1948 فهل يجب أن لا نضرب المستوطنين الصهاينة في الجليل الأعلي و الضفة الغربية متحججين بإعتبارهم مدنيين؟ هذا غير معقول.
فالمحتل كان عسكريا أو مدنيا هو واحد و التصدي له واجب.
لماذا نرحم المدنيين الفرنسيين و هم لم يفرقوا بين صغير أو كبير في أرضنا؟ و لا مغزي من الفصل بين هذا و هذا، فكلهم يمثلون الذهنية الإستعمارية الوحشية.

اليوم ساركوزي بيننا و يعتبر هذا الأخير أنه لا جدوي من إثارة ماضي علاقاتنا، فهي مزعجة لكلا الطرفين، هكذا يسوي بين الظالم و المظلوم، بين الجاني و الضحية و سيد رئيس الجمهورية يؤمن بالصداقة الكائنة بين فرنسا و الجزائر!!! ماذا يعني بهذه الصداقة؟ هذا ما لن يجيبنا عنه رئيسنا.


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: kader le 04/12/2007 - 17:41:26
Ya Narjassa andek elhak MAIS "C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Il faudra également que l'Algérie "demande des comptes" à la ministre française de l’Économie, des Finances et de l’Emploi (http://www.minefe.gouv.fr/), Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde), et à son "mentor", M. Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa (http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Sarkozy), concernant les réserves de change (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serves_de_change) de l'Algérie estimées à au moins 91 milliards de Dollars US (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain).

Pourquoi Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde) a "orienté" et "poussé" l'Algérie à investir une grande partie de ces réserves de change (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serves_de_change) dans des produits ou instruments financiers (http://fr.wikipedia.org/wiki/Instrument_financier) et des fonds d'investissement (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fonds_d%27investissement) Américains et Européens "pourris" qui risquent actuellement la "banqueroute (http://fr.wiktionary.org/wiki/banqueroute)" ?

lire mon post http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=188.msg1185#msg1185

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Tu oublies les dizaines de milliards de pétrodollars (http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9trodollar) Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bourse_(%C3%A9conomie)) mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sionisme) ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité. 

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" "potecoloniale" continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.


Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :


Elle occupe la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers
L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats Unis


Par Sofiane Bouayad/ Traduit par B. A - El Khabar - mercredi 22 aout 2007

Les investissements algériens aux Etats-Unis ont atteint 43 milliards de dollars, l’Algérie occupe ainsi la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers.

Selon un rapport de l’institut Paterson de l’économie internationale aux Etats-Unis, l’Algérie occupe la 9ème place en terme d’investissements étrangers, surtout en ce qui concerne les investissements de titres du Trésor qu’elle possède à travers une Caisse d’investissement créée par le Gouvernement algérien en 2000.

Les investissements algériens, selon le site « tout sur l’Algérie (http://www.toutsurlalgerie.com/) » aux Etats-Unis, viennent après ceux des Emirats Arabe Unis qui vont de 500 à 875 milliards de dollars, Singapour entre 300 et 430 milliards de dollars, la Norvège avec 380 milliards de dollars, le Koweït 174 milliards, la Russie 122 milliards…etc, ces pays, tout comme l’Algérie, se basent sur les hydrocarbures.

Le cabinet d’avocat Baker et Mckenzie (http://www.bakernet.com/BakerNet/default.htm), géré par la ministre française de l’économie Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde), sera le conseiller du gouvernement algérien en ce qui concerne ses investissements aux Etats-Unis. (au moins 43 milliards de pétrodollars)

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Algérie-France : Quand Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde) conseillait l’Etat algérien (exclusif)
Par hayet zitouni le 01/07/2007 à 07:05
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=273

Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde), le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie (http://www.bakernet.com/BakerNet/default.htm) doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l'économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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En conclusion, le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie est en réalité localisé au 139, rue de Bercy 75572  Paris Cedex 12 , FRANCE.

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, pme, pmi, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas,  ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyé vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à cette adresse :

Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde) (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Economie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France

Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr ou E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s



"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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Gestion occulte des finances publiques : les raisins de la colère
Par said kaced le 21/08/2007 à 12:06
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=718

Le gouvernement algérien investit 43 milliards de dollars aux Etats-Unis, essentiellement en emprunts obligataires de l’Etat américain (http://www.alterinfo.net/Les-dangers-de-la-politique-monetaire-des-Etats-Unis_a10128.html), mais ne rend compte à aucune institution du pays sur la gestion de ces avoirs colossaux.

Au-delà de la fierté circonstancielle que l’on pourrait tirer du fait de prêter à la première puissance militaire – du reste la plus endettée au monde-, combien d’actions occultes resteront, peut-être à jamais, dans la méconnaissance de nos preux représentants de la Nation, réunis au sein d’une Assemblée–croupion ?

A l’heure où l’on s’interroge en quelques médias sur l’utilité des partis – question ô combien récurrente, mais fort peu innocente – qui oserait demander au sein de l’auguste Assemblée des comptes au gouvernement Belkhadem sur les torts causés au bon fonctionnement démocratique par le maintien de l’état d’urgence ? Car, cette «petite contingence», imposée par des impératifs sécuritaires inopportuns par endroits, met à l’abri du contrôle populaire des scandales de portée planétaire – les zones d’ombres autour du crash financier du groupe Khalifa pour n’en citer que le plus récent – qui permettent, hélas, à des organismes internationaux de classer l’Algérie dans la catégorie, peu glorieuse, des pays «à hauts risques».

Quel député commencerait à «éplucher» sérieusement les propositions de budgets de tel ou tel ministère, particulièrement celui de la Défense aux dépenses inconsidérées et inutiles, lors de la prochaine présentation du projet de loi de finance ?

Cela n’est pas fortuit au moment où les Algériens s’apprêtent à subir les affres de la hausse infernale des prix lors du Ramadhan. Nos compatriotes comprennent, de moins en moins, l’étalage outrancier de richesses – 80 milliards de dollars en réserves de change – qui ne se traduit pas par une amélioration de leurs conditions de vie, souvent très précaires pour le plus grand nombre d’entre eux.

Dans le même temps, leurs élus relaient, peu ou prou, les inquiétudes légitimes qu’ils manifestent en cercle restreint – les grands rassemblements populaires étant prohibés, exacerbant ainsi leur rancœur et leurs frustrations. Loin de nous l’idée de suggérer que le germe de l’explosion sociale prolifère à l’ombre des lois d’exception. Les raisins de la colère…


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics (http://www.petersoninstitute.org/) qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain (http://www.babylontoday.com/stocks_bonds.htm), garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.[/color]


Titre: Sarkozy n'est pas le bienvenu en Algérie
Posté par: Narjassa le 05/12/2007 - 10:36:36
سلام عليكم و رحمة الله

تورط الدولة الجزائرية في توظيف أموالنا في عمليات مشبوهة و مع اطراف مشبوهة جدير بالتأمل. لماذا نحن في حاجة الي نظام رئاسي في الجزائر؟
لا أفهم الجدوي من ديمقراطية الواجهة في بلدنا. ألسنا بحاجة الي نظام برلماني فالحزب الذي يفوز يؤلف الحكومة و يقدم برنامجه الي النواب و يحاسب علي كل خطوة يخطوها؟ فهل يعقل أن نظل مكتوفي الأيدي أمام إستئثار جماعة بالقرار في الدولة الجزائرية؟ خاصة أننا نعرف بأن رئيس الجمهورية ليس بوسعه فعل شيء ملموس أمام نفوذ بارونات الفساد في البلد. هل هو قدر فساد الحكام عندنا؟ لا أظن إنما نحن من لم نرتفع الي مستوي المسؤولية المناطة إلينا . هذا و نخبنا هي كل شيء إلا مخلصة حقا لله و للوطن ثم إن روح الوطنية صارت غريبة علينا في هذه الأيام.

نمتلك المعطيات و المعلومات و لا نقدر فعل شيء. لعل توعية الناس أمر ضروري الي أنه يتعين علينا الي جانب ذلك دعوة الناس الي التحرك الفعال و لا يفهم من كلامي هذا الخروج الي الشارع و تحطيم كل شيء.


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: kader le 06/12/2007 - 10:23:25

Crise financière : la peur s’installe
5 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1475

Saisissant contraste. Alors que les responsables français prétendaient il y a peu aller chercher la croissance avec les dents, d’un bout à l’autre de la planète économique et financière, la seule question est désormais : comment échapper à une récession, que tout le monde redoute majeure. Les autorités américaines recherchent désespéremment les mesures permettant d’enrayer une spirale déflationniste du crédit qui pourrait avoir l’ampleur de la crise des années 1930.

Les banques en apparence les plus solides sont menacées, mais au delà c’est toute la mécanique financière qui pourrait s’effondrer. Les années du crédit facile et bon marché ont permis la création d’un pyramide de dettes où l’on s’enrichissait à bon compte en prêtant de l’argent à l’existence incertaine et en empochant des intérêts bien réels. Mais que vienne l’heure des comptes, alors bien peu seront en mesure de rembourser le principal.

Déchets toxiques

Les centaines de milliards de dollars de titres adossés à des emprunts hypothécaires, les « déchets toxiques », comme les surnomme Wall Street, sont en train d’empoisonner toutes les artères qui irriguent l’activité financière et économique.

Crédités du tripe A, la note d’excellence, par des agences de notations qui, juges et parties, créaient les montages financiers et leur attribuaient leur blanc-seing, ces titres, ainsi que le papier commercial gagé sur leur valeur, ont servi de placements rentables pour les investisseurs, la trésorerie des entreprises et des collectivités d’un bout à l’autre de planète.

Depuis le mois d’août et la prise de conscience que bon nombre de remboursements des crédits subprimes ne seraient pas honorés par des emprunteurs surendettés, la peur a commencé à s’insinuer dans toutes les têtes.

Ces titres ont potentiellement perdu de 20 à 80% de leur valeur, et tous les investisseurs s’en éloignent comme de la peste. Mais au dela de ces titres, d’ailleurs fort peu échangés, la méfiance s’est installée partout. Qui détient ces milliers de milliards de dollars de mauvais papier qui sont autant de bombes à retardement ? Et à quelle hauteur ? Dans le doute, tous les acteurs du marché sont devenus suspects.

Du coup, le crédit devient plus cher et plus rare. Chacun hésite ou refuse de prêter ou bien demande que lui soit versé une prime de risque supérieure. Coincé entre vendeurs suspects et acheteurs méfiants, le système est grippé, et l’infarctus menace.

Le piège des SIV

Les banques, les premières, se sont fait coincer les doigts dans la porte. La titrisation qui leur permettait de rétrocéder les emprunts sur le second marché est morte. Elle dévront donc conserver les derniers crédits douteux dans leurs livres de comptes. Mais plus encore, elles sont engagées dans les SIV, ces structures hors bilan qu’elles mettaient en place pour racheter leurs titres en faisant appel au financement du papier commercial, ces notes de crédit utilisées par les entreprises comme placement à court terme de leur trésorerie.

Au total les SIV détiennent pour 300 milliards de titres. Lorsque le papier commercial émis pour se financer arrive à terme, les SIV doivent renouveller l’emprunt ou rembourser. Mais le problème est qu’ils sont bien souvent incapables de faire l’un et l’autre. D’une part les investisseurs n’ont plus confiance dans ces structures et ne veulent plus racheter leur papier, et d’autre part leur porte-feuille a perdu de sa valeur. Ils sont en train de casser le dollar, comme on dit à Wall Street. C’est à dire que leurs avoirs deviennent peu à peu inférieurs à la totalité de leur dette.

En quoi cela concerne-t-il les banques ? Les SIV sont faiblement capitalisés. Une étude de l’agence Fitch sur plusieurs de ces structures constate un effet de levier de 14 en moyenne. Cela signifie que l’apport initial en capital des créateurs de l’entité ne représente qu’un quatorzième des fonds placés, le reste provenant de l’emprunt. Pour rassurer les investisseurs, les banques se sont donc engagées à garantir une partie des sommes empruntées, et leur réputation est engagée.

Elles ont également la crainte que des ventes en urgence de titres détenus par les SIV ne grignotent la valeur de leurs actifs. La nouvelle réglementation américaine FASB 157 en vigueur depuis le 15 novembre les oblige à utiliser dans leurs valorisations comptable les prix observables sur les marchés partout où c’est possible. Si les SIV pris à la gorge vendent à perte dans un marché exsangue des classes d’actifs semblables à celles présentes dans leur bilan, elles devront y porter des dépréciations considérables, dont elles ne veulent à aucun prix, et surtout pas en fin d’exercice, alors qu’elles ont besoin de trésorerie.

Renflouer ou solder à perte

C’est là la raison d’être du Master Enhancement Liquidity Conduit imaginé par Henry Paulson, le ministre des finances américain, qui souhaitait rassembler les banques pour créer un super SIV doté de 100 milliards, capable de racheter en soutenant leurs cours les actifs vendus par les SIV contraints de rembourser le papier arrivant à terme.

Annoncé depuis un mois, celui-ci n’a toujours pas vu le jour, et l’on semble s’acheminer vers des opérations de rescousse en ordre dispersé. HSBC vient d’annoncer qu’elle rapatriait sur ses livres de comptes deux SIV qu’elle avait sponsorisé, d’une valeur de 45 milliards de dollars. En Europe, les banques allemandes WestLB et HSH Nordbank ont refinancé leurs SIV pour un total de 15 milliards.

Faute de ces renflouements par les banques, lorsque les SIV sont contraints à la liquidation, le résultat est catastrophique.

E*Trade vient d’en faire l’amère expérience, en ne récupérant que 800 millions sur un portefeuille de 3,1 milliards, soit 27 centimes du dollar. Cette vente est d’autant plus inquiètante que 73% des titres cédés étaient adossés non pas aux infames subprimes, mais à des emprunts "prime", c’est à dire souscrits par des foyers présentant apparemment les meilleures garanties.

Citigroup en ligne de mire

La major du secteur va mal. Après avoir annoncé 10 milliards de pertes en novembre, elle vient coup sur coup de mener deux opérations pour trouver de l’argent frais. Elle a d’abord vendu 4,9% de son capital à un fond d’investissement d’Abou Dhabi, en un étrange montage financier qui lui fait obligation de rémunérer cet apport à 11% durant deux ans. Une sorte d’emprunt à taux subprime, autrement dit. Puis hier, elle a cédé deux bijoux de famille, deux immeubles abritant ses services à Manhattan, pour 1,6 milliards.

Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là. Moody’s vient d’entreprendre une révision de la notation accordée à plusieurs SIV qui détiennent 105 milliards, parmi lesquels se trouvent 6 entités créées par Citigroup. Selon la banque, la valeur cumulée de ces portefeuilles, qui était de 83 milliards en septembre, avait plongé à 66 milliards en novembre. Que restera-t-il de cette somme si Moody’s révise à la baisse ces titres ?

L’agence de notation Fitch vient également de dégrader de 12 rangs - 12 ! - une partie des actifs de Sedna, un SIV appartenant à Citigroup, les rétrogradant de AAA à CCC. La valeur nette des actifs n’est plus que de 54% du nominal.

La poursuite de la révision à la baisse des notations pourrait s’avérer catastrophique. Avec des actifs réduits à la taille d’une peau de chagrin, il devient impossible de trouver un financement sur le marché du papier commercial, mais plus encore, statutairement, si la note devient inférieure à un niveau contractuel, les investisseurs de premier rang ayant le droit de réclamer leurs avoirs, il faudrait alors éponger les pertes immédiatement, et même pour un géant comme Citigroup la perspective est angoissante.

Le Libor de toutes les peurs

Quand un établissement de la taille de Citigroup en est réduit à ce type d’expédient pour faire face à ses obligations de fin d’exercice - comme Vivendi avant la chute, tout faire pour préserver le dividende, y compris des dettes pour simuler des bénéfices absents - c’est que tout le secteur va mal. Et effectivement, sa courbe de température, le Libor, révèle des signes de fièvre.

Le London Interbank Offered Rate, est le taux auquel les grandes banques internationales se prêtent de l’argent. Quand tout va bien, le rendement de ces prêts est à peine supérieur à celui des bons du Trésor. La différence entre ces deux taux, le TED (cf illustration ci-dessus), est donc un indicateur de la confiance régnant sur le marché. En ce moment cet écart est considérable et s’établit à 2,21% sur les prêts à trois mois. Quand on sait qu’un écart de taux de 0,10% est normalement suffisant pour monter un business rentable dans le monde de la finance, cela donne une idée de la nervosité ambiante.

Deux raisons à cela : un, les banques veulent garder à tout prix leurs liquidités en prévision de coups de Trafalgar à venir. Deux, elles n’ont plus confiance dans les emprunteurs, c’est à dire leurs consoeurs.

Illustration de cette tension extrême, les banques anglaises ont demandé à leurs gros clients de ne plus utiliser leurs lignes de crédit. Le contre-coup de cette étranglement du crédit se fait ressentir jusqu’en Inde, ou les banques qui s’approvisionnent en devises à Londres refusent désormais de prêter des dollars à leur clients pour cause de coût prohibitif des taux pratiqués.

Mais le libor n’est pas le seul indicateur de la peur qui s’installe. Les écarts de rémunération, les spreads, ainsi les nomment-on dans le jargon, qui sont la jauge du sentiment du risque, s’élargissent dans tous les secteurs.

Le papier commercial sent le souffre

Le spread du papier commercial atteint lui aussi des sommets. Mais comment en serait-il autrement ? Les fonds intervenant sur les marchés monétaires, où les entreprises et les institutions font travailler leurs surplus de trésorerie, sont bâtis sur le même modèle que les SIV. Ils reçoivent des dépôts à court terme, normalement faiblement rémunérés et investissent dans du long terme. Problème, dans leurs actifs se sont parfois glissés des CDO et autres titres suspects, toujours sous la menace d’une révision à la baisse par les agences de notation.

Les mésaventures du fond gérant la trésorerie des services publics de Floride, qui a du bloquer les dépôts contraignant ainsi les écoles à emprunter ailleurs pour pouvoir payer leurs professeurs, illustrent l’effet pervers de la dilution du risque, tant vantée par les inventeurs de la titrisation. Si une seule pomme peut pourrir tout un cageot, l’apparition d’une portion même modeste d’actif douteux suffit à provoquer un vent de panique chez les déposants qui comprennent très vite que tout le monde ne pourra plus être remboursé.

Plusieurs autres fonds d’investissements publics, au Montana, au Connecticut et en Californie, ont également découvert que certains de leurs actifs faisaient l’objet d’une procédure de révision à la baisse par les agences de notation, remettant en cause leur valeur.

Cette contagion atteint aussi les entreprises qui trouvaient sur ces marchés un moyen commode de se financer, et qui doivent maintenant payer une surprime de 250 points de base par rapport aux bons du trésor, soit 2,5%, pour rassurer les investisseurs.

Une épidémie de défaillances

Au dessus de la ligne médiane : pourcentage de foyers ayant souscrits un contrat subprime alors qu’ils étaient éligibles pour un prime

Les foyers américains ont été entrainés par des négociateurs sans scrupules à signer des crédits subprimes, plus onéreux pour l’emprunteur, mais plus rentables pour les banques et les intermédaires qui ont gagné plus de 180 milliards ces dernières années grâce à ce marché. Selon le Wall Street journal, plus de la moitié des souscripteurs avaient une note d’évaluation de leur capacité de remboursement qui leur autorisait l’accès aux contrats de type prime, moins onéreux. Désormais piégés par des remboursements qui ont parfois doublé après la période initiale, ils sont de plus en plus nombreux à faire défaut. L’agence Moody’s estime à plus de 20% le nombre de contrats subprime défaillants. Selon la Fed de New York, ce sont un tiers des foyers qui sont en retard de paiement ou déjà ratrappés par une procédure de saisie. Les contrats Alt-A, normalement de meilleure qualité, voient aussi exploser le nombre de retards de paiement.

Et cette épidémie n’est pas prête de s’arrêter. Chaque trimestre l’an prochain, ce sont 400 000 foyers qui verront leurs paiements révisés à la hausse, avec une valeur totale d’emprunt avoisinant les 900 milliards uniquement pour les subprimes, selon l’OCDE. Avec un taux de défaillance de 20% ce sont 180 milliards qui sont menacés.

Mais la situation devient également difficile pour 51 millions de foyers emprunteurs solvables. La baisse continue de l’immobilier, qui selon Krugman pourrait atteindre 30%, va mettre dans le rouge des millions de ménages américains qui seront endettés pour un montant largement supérieur à la valeur de leur logement.

Les constructeurs sont aussi mal en point. Les stocks d’invendus s’accumulent et l’un d’entre eux a soldé pour 530 millions un programme immobilier qui était estimé à 1,3 milliards en septembre.

Quel sauvetage ?

Les autorités américaines ont pris conscience de l’ampleur de la crise, « sans précédent depuis la grande dépression » des années 1930, selon John Stumpf, le directeur de la Wells Fargo.

Outre son projet de super conduit, Henri Paulson tente également d’éteindre l’incendie en proposant d’autoriser les emprunteurs dont les remboursements doivent être réévalués à la hausse l’an prochain de réechelonner leur emprunt.

Mais il s’agit là de parer au plus pressé, car avec une récession à l’horizon et un système financier à deux doigts de l’infarctus, le plus difficile reste à venir, et personne ne sait aujourd’hui comment restaurer la confiance perdue.

Nouriel Roubini, l’un des porte-paroles du camp des alarmistes, réclame à corps et à cri une baisse des taux d’intérêts de la Fed et estime qu’ils devraient passer au plus vite à 3%, avis partagé par Bill Gross, le manager de PIMCO, le premier fond d’investissement mondial.

Mais Roubini, juge que cela sera insuffisant pour éviter la récession et que c’est le G7 dans son ensemble qui devrait réagir, par une action concertée des banques centrales américaine, anglaise, japonaise et européenne.

La Fed leur donnera sans doute raison et devrait baisser son taux directeur d’un quart de point, à 4,25%, et le taux d’escompte de la « discount window » d’un demi point, à 4,5%, réduisant ainsi le coût du refinancement de dernier ressort.

Elle pourrait également étendre la durée des prêts concédés de 30 à 90 jours.

Au Royaume Uni, où le volume des prêts interbanque a chuté de plus de 50% entre aout et septembre, de nombreuses voix s’élèvent également pour réclamer une baisse des taux, pour tenter de casser la spirale déflationniste de la contraction du crédit. Mais comme à Francfort pour la BCE, l’orthodoxie monétaire et les craintes inflationnistes semblent devoir l’emporter.

Choc systémique

Toutes les pièces sont en place pour une crise économique et financière majeure aux USA entrainant des répercussions au plan mondial. Le ralentissement, pour ne pas dire l’arrêt, de l’activité dans l’immobilier, la diminution de la consommation des ménages, le resserrement du crédit de banques qui ne veulent ou ne peuvent plus prêter faute de fonds propres suffisants, la contraction des marchés de capitaux finançant les entreprises, les faillites et les pertes qui s’accumulent, forment un cocktail détonnant.

La récession sera difficilement évitée, mais un autre risque plus grave encore, n’est toujours pas écarté. La défaillance d’un établissement de premier rang, qui reste possible tant sont importantes les sommes en jeu, pourrait de proche en proche emporter tout sur son passage.

Les contrats de réassurances des risques liés au crédit, les fameux CDS ou Credit Default Swap, ont connu une progression exponentielle ces dernières années et totalisent pas moins de 43 000 milliards d’en cours, plus de trois fois le PIB des USA. Mais ils ne sont adossés à aucun collatéral, à aucune provision, et seraient incapables de résister à un choc systèmique. Ils forment une gigantesque pyramide de promesses intenables, si vient l’heure des comptes, qui pourrait s’effondrer en laissant derrière elle un champ de ruine.

Tous les professionnels le savent, mais la plupart se refusent à l’admettre, tant cette perspective leur est terrifiante.

Tout comme la crise du subprime, avant qu’elle n’éclate.


Titre: Bush aurait t il échappé à un attentat commandité par l'armée US à Omaha, USA
Posté par: informaticien le 06/12/2007 - 11:19:14
Cette information est très intéressante

Le président des USA, George Walker Bush (http://fr.wikipedia.org/wiki/George_W._Bush), aurait t il échappé à un attentat commandité par une partie de l'armée US (http://fr.wikipedia.org/wiki/United_States_Army) à Omaha, Nebraska ?


Si c'est vraie alors les élites des USA sont devenues dingues  ???

Lire attentivement les articles ci-dessous :

US Secret Service ‘Omaha’ Gun Battle Leaves 9 Dead
December 6, 2007
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers
http://www.whatdoesitmean.com/index1053.htm

FSB (http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_f%C3%A9d%C3%A9ral_de_s%C3%A9curit%C3%A9_de_la_F%C3%A9d%C3%A9ration_de_Russie) reports circulating in the Kremlin this morning are detailing a shocking gun battle that took place in the United States between American Secret Service Agents and an ‘unknown’ number of what are believed to be 3 ‘highly trained, military type’ sniper units in a suburban mall in Omaha, Nebraska.

According to these reports, President Bush, and who was summoned by America’s Top Military Leaders to the US Strategic Command Headquarters, located at Offutt Air Force Base, was using as a ‘cover story’ for his unannounced visit to Omaha a fund raising campaign for his former agriculture secretary, Mike Johanns, who is now a US Senate candidate in Nebraska.

President Bush, as these reports further state, was, prior to his leaving Omaha,  to provide to the US propaganda media outlets what is called a ‘photo-op’ showing him Christmas shopping at a mid priced to luxury goods store named Von Maur and which was located in the Westroads Mall.

As with FSB forces protecting President Putin, the American President is, likewise, protected by an elite security force called the Secret Service, and who, these reports continue, do prior security screening of all locations to be visited by those US government officials they are assigned to protect.

Upon the US Secret Service units entering into the Westroads Mall, and prior to the American President’s intended photo-op, FSB reports detail a ‘chaotic’ series of radio transmissions that, seemingly, detail a ‘furious’ gun battle between what can only be described as US Forces firing on US Forces, and which, according to Western media information, has left 9 people dead.

US propaganda media sources, however, are reporting this event as a random shooting by a ‘lone gunman’, though their complete story is still not complete and, as always, is subject to change.

Most curious, though, of the Western media reporting on this event is the saturation coverage describing in detail that this supposed ‘lone gunman’, and prior to shooting his victims, first targeted a child’s toy called a Teddy Bear, and as we can read:

"Witnesses said the gunman fired down on shoppers from a third-floor balcony of the Von Maur store. One witness told a TV station that he shot up a teddy bear as he sprayed fire on shoppers."

This is important to note due to the, seemingly, odd coincidence that the word ‘Teddy Bear’ was an early Cold War term used by the United States Strategic Air Command B-52 pilots to designate the United States being on their highest alert status, DEFCON 1, and which meant:

"This refers to maximum readiness. It is not certain whether this has ever been used, but it is reserved for imminent or ongoing attack on US military forces or US territory by a foreign military power."

As we had previously detailed in our December 4th report, "Israel In Peril As Renegade US Military Leaders Sign Treaty With Iran", it is indeed probable that the United States has, indeed, been reduced to a childlike state needing the comforting assurance that ‘all will be right’ as long as their Teddy Bear is safely bundled beside them as they sleep.

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Israel In Peril As Renegade US Military Leaders Sign Treaty With Iran
December 4, 2007
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers
http://www.whatdoesitmean.com/index1052.htm

Russian Military reports circulating in the Kremlin today are stating that the United States Secretary of Defense, Robert Gates, met with Iran’s President Mahmoud Ahmadinejad in the Qatari capital of Doha, where both were attending a meeting of Gulf Arab leaders, and which saw them both signing what is being termed by these reports as a ‘secret’ non-aggression pact between Iran’s Revolutionary Guard and US Military Forces.

According to these reports, Secretary Gates was spearheading an effort by the United States top renegade Military Leaders to forestall further war for the Americans reported to be led by Admiral William Fallon of the United States Navy [pictured top left], the current Commander of the US Central Command and overall Commander of the wars in Iraq and Afghanistan, and General Michael V. Hayden of the United States Air Force and Director of the Central Intelligence Agency [pictured bottom left].

Within hours of the signing of this secret agreement between the US Military and Iran, according to Western reports, the Pentagon and CIA ‘leaked’ one of the United States most closely guarded reports on Iran’s nuclear capabilities, termed a National Intelligence Estimate (NIE), that had recently been alluded to by the United States Director of National Intelligence, and former US Navy Vice Admiral, John Michael McConnell [pictured 3rd from top, left] who during his recent testimony before the US Senate stated that the ‘key findings’ of this reports would not be made public.

The critical significance of this report, according to Russian Intelligence experts, is that it completely shatters the American War Leaders claim for a needed war against Iran by stating:

"We judge that in fall 2003, Tehran halted its nuclear weapons program...

"We assess with moderate confidence Tehran has not restarted its nuclear weapons program as of mid-2007.

"We do not have sufficient intelligence to judge confidently whether Tehran is willing to maintain the halt of its nuclear weapons program indefinitely...

"We judge with moderate confidence Iran probably would be technically capable of producing enough highly enriched uranium sometime during the 2010-2015 time frame.

"We judge with high confidence that Iran will not be technically capable of producing and reprocessing enough plutonium for a weapon before about 2015."

Having reached these conclusions, it is not surprising that the NIE's authors make a point of saying up front (in bold type) "This NIE does not (italics in original) assume that Iran intends to acquire nuclear weapons."

These latest actions against America’s Main War Leaders by these renegade current, and former, high ranking US Military Leaders coincide with Secretary Gates verbal ‘broadside’ this past week against United States warmongering by his stating that his countries use of military power over ‘soft power’ was undermining his Nations security, and as we can read:

"Secretary Gates says the U.S. government needs "new institutions for the 21st Century with a 21st Century mind-set." He told an audience at Kansas State University recent conflicts, including the wars in Iraq and Afghanistan, have proved that military power alone can not prevail in this century's challenges. He said that means devoting "considerably more resources" to other parts of the U.S. government.

"There is a need for a dramatic increase in spending on the civilian instruments of national security - diplomacy, strategic communications, foreign assistance, civic action and economic reconstruction and development," he said. "We must focus our energies beyond the guns and steel of the military, beyond just our brave soldiers, sailors, Marines and airmen. We must also focus our energies on the other elements of national power that will be so crucial in the years to come."

Gates says that means more money for the State Department and the U.S. Agency for International Development, whose budgets are currently a small fraction of the size of his budget for the Defense Department.

He says the U.S. government might also need new organizations to expand and coordinate its capabilities to deliver assistance on governance, rule of law, internal reconciliation and basic services, and to communicate its policies and goals to the world. He suggests the need for a new National Security Act, updating the law passed in 1947 that established the current U.S. government foreign affairs structure, in order to better deal with the conflicts of the future.

"These conflicts will be fundamentally political in nature, and require the application of all elements of national power," he said. "Success will be less a matter of imposing one's will and more a function of shaping behavior - of friends, adversaries, and most importantly, the people in between."

An example of Secretary Gates ‘soft power’ use by the United States we can read in this report:

"Defense Secretary Robert Gates arrived in the Horn of Africa on Monday to inspect one of the most unusual missions of the U.S. military, one that has not captured or killed a single terrorist yet is viewed by the Pentagon as a model military deployment.

The mission of Task Force Horn of Africa is an application of the "soft power" Gates advocated in a speech on Nov. 26, when he said that U.S. counterterrorism efforts require not just combat operations, but a broader range of economic development and diplomacy.

U.S. combat personnel here train armed forces of nations in the region to build up their own counterterrorism abilities. Combat engineers build schools and hospitals and dig wells in an effort to promote social stability and prevent terrorists from taking root.

Commanders of the task force speak of "waging peace" and note that here in the Muslim world - where critics of U.S. policy accuse the Bush administration of waging a war against Islam under the cover of counterterrorism - U.S. engineers even have been invited to repair mosques, in Ethiopia, for example."

Most curiously, however, of these reports is one written by the FSB’s Counter Intelligence Organization on Secret Societies that details a most curious linking between these top renegade US Military Leaders and describing their organization as being molded upon the ancient Greek model of Boule's, meaning "advisor's to the king", and which details the following:

The current US Secretary of Defense, Robert Gates, left the United States Air Force’s Strategic Air Command in the late 1960’s to join the Central Intelligence Agency and was replaced by the current Director of the CIA, General Michael V. Hayden, who then was, also, a United States Air Force Officer, with both remaining close friends through successive changes in US governments for over 40 years.

It is also important to note that Robert Gates, likewise, served as Director of the CIA during the previous Bush administration.

The current Military Commander of the US wars in Iraq and Afghanistan, Admiral William Fallon, and the current US Director of National Intelligence, Vice Admiral, John Michael McConnell, likewise, have a most interesting connection as they were both young US Naval Officers serving aboard the US Aircraft Carrier Saratoga on a training mission in the Mediterranean in June, 1967, when Israel launched a surprise war against its Arab neighbors, and who both were party to these described events of the brutal Israeli attack upon the US Navy Intelligence Ship the USS Liberty:

"By patching together different systems, the ship's radio operators had ultimately been able to send a brief distress message that was received and acknowledged by United States Sixth Fleet forces present in the Mediterranean. Upon receipt of that message the aircraft carriers USS Saratoga and USS America each launched aircraft to come to the aid of USS Liberty. The reported attacking aircraft were declared hostile and the rescue aircraft were authorized to destroy them upon arrival. The rules of engagement, authorizing destruction of the attackers, were transmitted to the rescue aircraft "in the clear" (i.e., they were not encrypted).

Shortly after the Sixth Fleet transmission of the rules of engagement to its dispatched rescue aircraft, the Israeli torpedo boats suddenly broke off their attack and transmitted messages asking if USS Liberty required assistance. At the same time, an Israeli naval officer notified the US Naval Attaché at the American Embassy in Tel Aviv that Israeli forces had mistakenly attacked a United States Navy ship and apologized. The Naval Attaché notified the United States Sixth Fleet and rescue aircraft were recalled before they arrived at the scene of the attack.

At about the same time as the cessation of the torpedo boat attack, Israeli attack helicopters arrived over the ship.[32] Survivors report that the helicopters were packed with men in combat battle dress. The Captain of USS Liberty gave the order to "prepare to repel boarders" but the helicopters departed without attempting to land their troops."

Though the administration of the then US President, Lyndon Johnson, refused to investigate this horrific attack against one of its own Naval vessels, and which claimed 34 American lives, and left 174 wounded, the next President, Richard Nixon, and upon entering office, ordered one of his top political advisors to issue him an ‘immediate’ report of the events surrounding this attack.

This top advisor to President Nixon was George H. W. Bush, who subsequently became the Director of the CIA, Vice President of the United States under President Reagan, President by virtue of his own election, and is the father of the current American President Bush.

Former President Bush also had on his investigation staff a young CIA officer named Robert Gates, a young US Air Force Officer named Michael V. Hayden, and two US Naval Officers named William Fallon and John Michael McConnell, all of whom have stayed loyal to the Bush family and are all now the United States Top Military and Intelligence Leaders.

Though the full details of Bush’s report on Israel’s attack against the United States were never released, the fears of President Nixon towards Israel were well documented, and as we can read:

"Israel's possession of nukes and its potential to trigger an arms race were a source of concern to Richard Nixon's aides, a report says.

"The Israelis are probably more likely than almost any other country to actually use their nuclear weapons,"Henry Kissinger warned in a July 19, 1969 memorandum, according to a New York Times report on Thursday.

He served as President Richard Nixon's national security adviser.

Moreover, it showed concern on the part of Kissinger that the Zionist regime may have systematically stolen material from the United States for its nuclear development.

"This is one program on which the Israelis have persistently deceived us and may even have stolen from us," Kissinger wrote.

He also stated that there is circumstantial evidence that some fissile material available for Israel's weapons development was illegally obtained from the United States in 1965.

Kissinger even suggested withholding the sale of Phantom fighter jets to Israel as a way of compelling the regime to yield on the nuclear issue.

The former national security adviser also noted that in case the United States withheld the Phantoms and Israel made this fact public in the U.S., enormous political pressure would be mounted on the Nixon administration.

"We will be in an indefensible position if we cannot state why we are withholding the planes. Yet if we explain our position publicly, we will be the ones to make Israel's possession of nuclear weapons public with all the international consequences this entails," Kissinger concluded."

Though believed by many to be Israel’s staunchest supporter, this most curious report, however, paints a picture of grand deception by the United States against the Jewish state, and, perhaps, led to the current Israeli Prime Minister, Ehud Olmert, to announce this past week after the US sponsored Mideast Peace Summit to state:

"The state of Israel would be "finished" if prospects of a two-state solution collapsed, its Prime Minister Ehud Olmert has warned. Two opinion polls have shown widespread scepticism among the Israeli public about this week's Annapolis summit."


Titre: Explosion mortelle près de l'ancien cabinet d'avocats parisien de Sarkozy
Posté par: informaticien le 06/12/2007 - 14:35:54

Et bien cette journée est bien noire et étrange,

Le président des USA, George Walker Bush, qui aurait échappé à un attentat commandité par une partie de l'armée US à Omaha, Nebraska, USA, bilan au moins 9 morts (http://www.whatdoesitmean.com/index1053.htm),

Et maintenant l'explosion mortelle d'une bombe près de l'ancien cabinet d'avocats parisien du président  Nicolas Sarkozy, bilan au moins 1 mort,

Cette journée du jeudi 06 décembre 2007 est bien étrange  ???


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Colis piégé dans un cabinet d'avocats à Paris, un mort
Reuters -jeudi 6 décembre 2007, mis à jour à 16:12
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=59488&1606

Un colis piégé a explosé dans un cabinet d'avocats parisien (http://www.brane-avocats.com/), Cabinet Brane Avocats (http://www.brane-avocats.com/), faisant un mort et un blessé grave, rapportent les autorités.

L'explosion s'est produite dans un immeuble du VIIIe arrondissement de Paris, qui abrite l'ancien cabinet d'avocats de Nicolas Sarkozy (http://www.claude-sarkozy.com), qui n'était semble-t-il pas visé.

Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a écarté l'hypothèse que ce colis piégé ait visé l'ancien cabinet du président de la République.

"Il y a une telle différence entre le cabinet dont vous parlez et le lieu des faits qu'il n'y a aucun rapport", a-t-il dit sur place à la presse.

L'assistante d'un avocat a été tuée. Celui-ci, Me Olivier Brane, a été grièvement blessé et transporté à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière. Ses jours ne sont pas en danger.

Dix autres personnes sont en état de choc, a précisé Jean-Claude Marin. Deux engins, qui se trouvaient dans le même colis, ont explosé en même temps à 12h50, à l'ouverture du paquet, a-t-il précisé.

Selon le procureur, le coursier qui a apporté le paquet était casqué et n'est pas identifié.

L'avocat blessé est spécialisé dans les affaires immobilières. "Il semble que ces faits sont totalement incompréhensibles pour ce cabinet", a ajouté Jean-Claude Marin.

L'historien spécialisé dans la traque des nazis Serge Klarsfeld s'est rendu sur place et a estimé que la fondation pour la Shoah, située sur le même palier que le cabinet d'avocats touché par l'explosion, n'était pas visée.

"Il n'y a jamais eu de menace", a-t-il dit à la presse. "Les circonstances même : un colis adressé à un destinataire qui arrive dans un bureau, il ne peut pas y avoir d'erreur", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux". Elle devait se rendre sur les lieux dans l'après-midi.

Le quartier a été bouclé avec l'assistance de militaires.

"C'est un acte particulièrement condamnable (?) je veux exprimer ma condamnation la plus nette de cet acte criminel", a déclaré le maire de Paris, Bertrand Delanoë, à la presse, près du lieu de l'attentat.

L'explosion a eu lieu à la mi-journée, ce jeudi, dans un immeuble situé au 52, boulevard Malesherbes, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Tout près de l'église Saint-Augustin. D'après les premières informations de la préfecture de police, un colis piégé a explosé dans le bâtiment, faisant plusieurs blessés, dont deux grièvement touchés.

Ce bâtiment présente au moins deux particularités. Il accueille les locaux de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Mais aussi les bureaux du cabinet d'avocats "Arnaud Claude et associés (http://www.claude-sarkozy.com/)". Il ne s'agit de rien de moins que de l'ancien cabinet du président de la République. Nicolas Sarkozy, membre du barreau, a toujours des parts dans cette association. A hauteur de 34% du cabinet -actions dont il n'a plus la jouissance, cédée à son associé en mai 2007-, si l'on se réfère à la déclaration de patrimoine du Président, publiée dans le Journal officiel du 11 mai 2007.

Aussitôt l'alerte donnée, le préfet de police Michel Gaudin s'est rendu sur place, ainsi que plusieurs magistrats de la section antiterroriste du tribunal de Paris. Dès les premières informations, la préfecture de police évoque un "attentat", ajoutant qu'un périmètre de sécurité a été dressé autour de l'immeuble, où se trouverait un deuxième colis prêt à exploser.

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ATTENTAT AU COLIS PIÉGÉ À PARIS
La secrétaire tuée était 48 heures avant à Alger

Par : Rubrique Radar - Lundi 10 Décembre 2007 - Liberté

La secrétaire tuée, lors de l’explosion d’un colis piégé dans un cabinet d’avocats à Paris, était 48 heures, auparavant, à Alger. Jacqueline Benbouali, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, n’est autre que l’épouse de l’avocat, Me Benbouali, et qui exerce à Alger.

Les enquêteurs, qui piétinent actuellement dans leurs investigations, recherchent notamment une jeune femme qui avait livré le colis piégé, déjà décrite par toute la presse de l’Hexagone.

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A Paris, l’explosion criminelle tue une femme
L’Equipe AgoraVox - jeudi 6 décembre 2007
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32688

Un mort et cinq blessés dont un grave. Bilan provisoire donc après l’explosion d’un colis piégé. Il a sauté dans un immeuble parisien du boulevard Malesherbes dans le 8e arrondissement aujourd’hui, 6 décembre. Le quartier est bouclé par la police et l’armée.

L’immeuble atteint abrite le cabinet d’avocats dont une partie est détenue par Nicolas Sarkozy. Mais c’est un autre cabinet d’avocats qui était visé, semble-t-il. Un deuxième colis piégé est en phase de déminage.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a immédiatement réagi ainsi que Michèle Alliot-Marie. La ministre de l’Intérieur a condamné « avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux » et, selon Le Monde, « a immédiatement envoyé son directeur de cabinet sur les lieux de l’explosion ».

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Explosion mortelle près de l'ancien cabinet de Sarkozy
le 06/12/2007 - 14h27
http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,3644579,00-explosion-ancien-cabinet-sarkozy-.html
      
Info LCI - Un colis piégé a fait un mort jeudi dans le VIIIe arrondissement de Paris. Un autre colis est en train d'être désamorcé.

L'explosion d'un colis piégé a fait un mort et 5 blessés, dont un grave, jeudi au 52 boulevard Malesherbes, dans le 8eme arrondissement de Paris.

A cette adresse se trouvent plusieurs cabinets d'avocats, parmi lesquels Arnaud Associés dont Nicolas Sarkozy fut l'un des co-fondateurs. L'assistante d'un avocat est décédée et un avocat a été grièvement blessé, selon un témoin cité par France Info. Un autre colis est en cours de désamorçage, selon la préfecture jointe par LCI.fr.

Selon une source proche de l'enquête, le destinataire du paquet était le cabinet de Me Catherine Gouet-Jenselme, qui est situé au 4e étage gauche de l'immeuble. L'ancien cabinet d'avocats du président de la République est situé au 1er étage. Cette adresse est également, selon les pages jaunes, celle de la Fondation  pour la mémoire de la Shoah.

Alliot-Marie rentre de Bruxelles précipitamment

Un périmètre de sécurité a été mis en place. Le préfet et son directeur de cabinet sont sur place. Le procureur de la République de Paris devait aussi arriver sur les lieux rapidement. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a quitté Bruxelles où elle se trouvait pour se rendre sur les lieux au plus vite. Elle condamne un acte "lâche et odieux".

Selon un riverain qui habite en face de l'immeuble visé, "aucun dégât n'est visible sur la façade de l'immeuble et aucune explosion n'a été entendue. Pour l'instant, une cinquantaine de policiers sont sur place ainsi que de nombreux pompiers". La Brigade criminelle de la police judiciaire est saisie de l'enquête.

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Un attentat dans un cabinet d'avocats fait un mort à Paris
Par Rue89  -  06/12/2007
http://www.rue89.com/2007/12/06/un-attentat-dans-un-cabinet-davocats-fait-un-mort-a-paris

14h10. L'explosion a eu lieu à la mi-journée, ce jeudi, dans un immeuble situé au 52, boulevard Malesherbes, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Tout près de l'église Saint-Augustin. D'après les premières informations de la préfecture de police, un colis piégé a explosé dans le bâtiment, faisant plusieurs blessés, dont deux grièvement touchés.

Ce bâtiment présente au moins deux particularités. Il accueille les locaux de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Mais aussi les bureaux du cabinet d'avocats "Arnaud Claude et associés (http://www.claude-sarkozy.com/)". Il ne s'agit de rien de moins que de l'ancien cabinet du président de la République. Nicolas Sarkozy, membre du barreau, a toujours des parts dans cette association. A hauteur de 34% du cabinet -actions dont il n'a plus la jouissance, cédée à son associé en mai 2007-, si l'on se réfère à la déclaration de patrimoine du Président, publiée dans le Journal officiel du 11 mai 2007.

Aussitôt l'alerte donnée, le préfet de police Michel Gaudin s'est rendu sur place, ainsi que plusieurs magistrats de la section antiterroriste du tribunal de Paris. Dès les premières informations, la préfecture de police évoque un "attentat", ajoutant qu'un périmètre de sécurité a été dressé autour de l'immeuble, où se trouverait un deuxième colis prêt à exploser.

14h20. Nouveau bilan, d'après le Figaro.fr: l'explosion a fait un mort et cinq blessés.

14h47. Michèle Alliot-Marie a quitté Bruxelles, où elle devait participer à une réunion avec ses homologues européens, pour se rendre sur les lieux avec l'attentat. Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux".

15h03. Selon une "source proche de l'enquête", citée par l'AFP, l'attentat a fait un mort, l'assistante d'un cabinet d'avocats destinataire du colis. D'après le bâtonnier élu Christian Charrière-Bournazel, c'est le cabinet de Me Olivier Brane (photo) qui était visé par l'attentat. Ce dernier a été grièvement blessé.

Le cabinet est situé au 4e étage de cet immeuble, les locaux de l'ancien cabinet de Nicolas Sarkozy se trouvant au 1er étage. Toujours selon l'AFP, le colis était adressé à Olivier Brane et Catherine Gouet-Jenselme.

15h19. Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Françoise de Panafieu, candidate UMP aux municipales, sont eux aussi sur les lieux de l'attentat. Le procureur de Paris Jean-Claude Marin fait une déclaration, à écouter dans quelques minutes sur Rue89.

15h34. Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a livré les premières informations en sa possession:

    "Un coursier a apporté un colis dans une caissette qui contenait deux explosifs, qui ont explosé à l'ouverture de ce colis piégé. (...) Les mobiles qui ont pu pousser à cet acte sont pour l'instant totalement inconnus."

16h02. Selon 20minutes.fr, le cabinet Gouet-Jenselme, où le colis a explosé, n'est pas connu pour traiter des affaires sensibles, et est spécialisé dans le droit des assurances.

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Colis piégé à Paris : la police recherche une coursière
06/12/2007-17h31 - Charlotte Chaffanjon
http://www.lepoint.fr/content/direct_qg/article.html?id=213504

Une explosion a eu lieu jeudi dans le cabinet d'avocats parisien "Gouet-Jenselme", causant la mort d'une secrétaire. Selon certaines sources recueillies par le Point, le colis piégé était adressé nominativement à Me Catherine Gouet-Jenselme.

C'est au quatrième étage que l'explosion s'est produite. Françoise De Panafieu, députée de Paris, s'est immédiatement rendue sur place. Elle a précisé que "c'est en ouvrant le colis que celui-ci a subitement explosé", causant la mort d'une secrétaire du cabinet d'avocat "Gouet-Jenselme", qui traite essentiellement d'affaires commerciales et immobilières. L'avocat Olivier Brane, blessé à l'oeil et aux mains, a été transporté à la Pitié Salpêtrière. Ses jours ne sont pas en danger.

D'après les premiers éléments de l'enquête, communiqués au Point, l'explosion du colis piégé aurait été de faible intensité. Agée d'une trentaine d'année, la secrétaire serait décédée d'un arrêt cardio-respiratoire suite à une blessure à la poitrine.

Selon les informations livrées au Point par le bâtonnier de Paris Yves Repiquet, le colis piégé était nominativement adressé à Me Catherine Gouet-Jenselme. Me Brane, qui occupe les mêmes locaux, n'était donc pas visé. " Je suis aussi bouleversé qu'indigné par ce drame, " déclare Yves Repiquet qui s'est rendu sur les lieux en début d'après-midi avec Me Charrière-Bournazel, son successeur. Le procureur général et le 1er président de la Cour d'appel sont venus lui manifester leur solidarité. Avocate généraliste, Me Catherine Gouet-Jenselme n'est pas connue pour traiter des affaires sensibles.

La proximité du cabinet Arnaud Claude et Associés, situé trois étages en dessous, dans lequel Nicolas Sarkozy détient des parts est " sans aucun rapport " suppose Yves Repiquet, " dans la mesure où il ne s'agit pas du même étage et que le colis ne leur était pas adressé.

Les enquêteurs ont examiné la caméra de vidéo surveillance installée devant l'entrée de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, située sur le même palier que le cabinet " Gouet-Jenselme ". D'après nos informations, le visionnage n'a rien donné, la caméra n'ayant rien filmé.

Un second colis suspect, également retrouvé dans le cabinet "Gouet-Jenselme" a été neutralisé par les enquêteurs. D'après nos informations, la première division de la police judiciaire de Paris recherche activement une coursière, "brune, d'un mètre cinquante-cinq".

Le Procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a tenu une conférence de presse à 15 heures 30. Il a expliqué que le colis piégé était en bois et contenait deux engins qui ont explosé lors de son ouverture par la secrétaire.

Le parquet de Paris précise toutefois que "le cabinet d'avocats du président de la République n'était pas visé" et que le colis piégé était adressé nommément au cabinet d'avocats "Gouet-Jenselme". Voir cette vidéo promotionnelle (non datée) du cabinet . (http://www.lepoint.fr/content/direct_qg/article.html?id=213504)

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'est immédiatement rendu sur les lieux.

Un périmètre de sécurité a été déployé par les forces de l'ordre, avec l'assistance de militaires, autour de l'église Saint-Augustin, empêchant tout accès à l'entrée de l'immeuble visé.

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Un message machiavélique accompagnait le colis piégé
Geoffroy Tomasovitch - Lundi 10 décembre 2007 | Le Parisien
http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles.htm?articleid=291409922

«EN REMERCIEMENT d'une affaire immobilière complexe. » Glissé avec un sac contenant des chocolats, ce petit mot manuscrit n'avait aucune raison d'alerter M e Olivier Brane. Ce message revêt aujourd'hui un caractère machiavélique. Ces « remerciements » accompagnaient le colis piégé adressé jeudi dernier à M e Olivier Brane, blessant grièvement cet avocat de 58 ans et tuant une des assistantes du cabinet où il exerce au 52, boulevard Malesherbes à Paris (VIII e arrondissement). « Ce message et les étiquettes mentionnant les destinataires ont été écrits de la même main », indique une source proche de l'enquête. L'envoi de ce mot, révélé hier par « le Journal du Dimanche », renforce la thèse selon laquelle M e Brane était la cible de l'attentat.

C'est du reste ce spécialiste du droit immobilier qui a découvert par hasard un grand sac déposé, jeudi en milieu de journée, sur le seuil du cabinet. Il a rentré les paquets, les posant sur le comptoir du hall où se trouvait Jacqueline Ben Bouali, 74 ans, assistante d'un autre avocat.

Olivier Brane a ouvert le ballotin de chocolats adressé au personnel du cabinet. Il en a offert un à Jacqueline Ben Bouali, espérant en plaisantant qu'ils ne soient pas empoisonnés. Puis, persuadé d'avoir reçu des cadeaux pour les fêtes, l'avocat s'est emparé d'une petite caisse en bois portant son nom et censée contenir du whisky. Son ouverture a déclenché les deux charges explosives.

La coursière recherchée

Ce scénario suppose que la jeune femme qui a livré les colis les a déposés à la va-vite. « Un coursier classique se serait présenté à la réception du cabinet. Cette personne avait peut-être reçu des consignes de discrétion », note un enquêteur.

L'expéditeur du paquet piégé a-t-il recruté un livreur occasionnel ? S'agit-il d'un complice ? Cette mystérieuse jeune femme reste introuvable. Quant au mot de remerciement à l'ironie malsaine, il oriente les investigations sur les dossiers qui ont été traités par M e Brane.

Ce dernier ne voit pas d'où ça peut venir. « Techniquement, toutes les affaires sont complexes. Olivier est un excellent avocat et un homme d'une grande qualité de coeur. On ne lui connaît pas d'ennemi », insiste M e Jacqueline Bergel qui collabore parfois avec lui.

Dès ce matin, les policiers pourraient se plonger dans les dossiers de l'avocat, en la présence obligatoire d'un représentant du bâtonnier. « Une personne qui fabrique une bombe est forcément capable de beaucoup de perversité. Ce mot a peut-être été écrit pour brouiller les pistes », tempère une relation de M e Brane dont la police protège le domicile.


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: Narjassa le 08/12/2007 - 16:25:45
سلام الله عليكم و رحمة الله و بركاته

هذه حقائق معروفة و اشكركم بالمناسبة علي تسليطكم الضوء علي الجزائر بوجه خاص. كم الملعومات المعروض مهم و مهم جدا. نحن نعاني من تدمير منظم لأساسات هذه الدولة.
و علي ذكر زيارة الرئيس ساركوزي من المهم بمكان أن نتساءل عن مدي جدية الدولة الجزائرية في جلب الإستثمارات الي الجزائر و هل نحن في حاجة أصلا الي إستثمارات و ما الجدوى منها إذا ما أهم قطاعات الدولة مملوكة لدي بارونات المافيا الجزائرية التي إغتنت و أستغلت بشكل مريع كل الفرص المتاحة إبان النظام الإشتراكي و الرأسمالي الوحشي و عقد العنف و الجريمة لإبتلاع ثروات هذا الوطن؟

فالدولة  عاجزة علي مواجهة أخطبوط الفساد داخل النظام و خارجه و الحديث عن تشجيع الإستثمار من باب الإستهلاك الإعلامي فقط لا غير.
نحن لا نقوي علي التصدي للجريمة المنظمة داخل حدودنا فكيف سنتصدي لأزمات متداخلة دولية؟ و من أين لنا بالإرادة السياسية؟ الرئيس محاصر و يبدي قليل من الإنفتاح في مسائل جوهرية كالتوزيع العادل للثروة في الجزائر و الوقوف بالمرصاد لكبار المفسدين. قضية خليفة كما صرح بذلك الوزير الأول السابق أويحي ما هي إلا قضية من كم هائل من قضايا الفساد و إستغلال النفوذ ثم إن حكومة جديدة بطاقمها القديم المتجدد غير قادرة علي إلتزام الإستمرارية فتلغي قوانين و قرارات دون إستشارة أحد.
كل شيء قابل للإصلاح في وطننا إلا طبيعة الحكم نفسه!


Titre: Crise financière : vol d’hélicoptères en formation serrée
Posté par: kader le 14/12/2007 - 14:42:24
Crise financière : vol d’hélicoptères en formation serrée
13 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1507

Les banques centrales ont annoncé hier un plan d’action concerté visant à injecter plusieurs dizaines de milliards de dollars pour dégripper les rouages des marchés financiers. Les outils traditionnels d’intervention s’étant avérés jusqu’à présent inefficaces, les banquiers centraux passent à la vitesse supérieure pour tenter de restaurer la confiance qui s’est évanouie avec crise des subprimes. Au total, ce sont près de 90 milliards de liquidités qui seront déversés par les hélicoptères si chers à Bernanke.

Cette fois-ci, les banquiers centraux sortent l’artillerie lourde. Plus question de prêts au jour le jour ou la petite semaine accordés en ordre dispersé. La Fed et ses homologues ouvrent en grand la fenêtre d’escompte, et y jettent des dizaines de milliards pour tenter de faire revenir la confiance disparue.

Le principal taux d’intérêt du crédit interbancaire, le Libor, reste anormalement élevé depuis la crise des subprime, et reflète l’assèchement de liquidités qui menace la planète financiére, privant ainsi les consommateurs et les entreprises des lignes de crédits qui permettent à la machine de tourner.

Le Libor, qui détermine le coût réel du crédit à l’échelle mondiale, est supérieur de 1% au taux directeur de la Fed. Cette surprime de risque, exigée par les banques pour prêter à leur consoeurs, reflète leur désir de conserver un matelas protecteur de liquidités. Ce taux élevé est également l’indice de la méfiance qui règne dans le milieu, et qui reste persistante malgré la baisse des taux directeurs de la Fed et de la Banque d’Angleterre.

Les banquiers centraux ont annoncé hier une série de mesures de grande ampleur destinées à faire baisser « la tension sur les marchés des fonds à court terme. »

La Fed va procéder à la mise aux enchères de 40 milliards de prêts pour une durée d’un mois, en deux étapes, le 17 et le 20 décembre. Deux autres enchères, d’un montant non encore déterminé, auront lieu en janvier.

Elle va également prêter 20 milliards de dollars à la BCE et 4 milliards à la banque centrale suisse pour leur permettre de désserrer leurs marchés locaux.

La banque d’Angleterre va également organiser la mise aux enchères de 11 millions de livres prêtées pour une durée de 3,6,9 et 12 mois, en augmentant l’offre de fonds à 3 mois et en assouplissant les conditions d’attributions. L’offre à trois mois sera de 10 milliards de livres.

La BCE mettra (http://www.ecb.int/press/pr/date/2007/html/pr071212.en.html) sur le marché les 20 milliards de dollars fournis par la Fed les 17 et 20 décembre, elle va également prolonger de quinze jours la durée des prêts qui devaient arriver à terme le 19 décembre.

De son coté, la Banque Nationale Suisse mettra à disposition les 4 milliards obtenus de la Fed.

Enfin, la Banque du Canada mettra sur la table 3 milliards, en deux opérations les 13 et 18 décembre.

Que se passe-t-il ?

C’est tout le mécanisme de la politique monétaire et du crédit qui s’est grippé petit à petit depuis l’apparition de la crise des subprimes.

En temps normal, les banques centrales contrôlent le crédit et la masse monétaire - donc l’activité économique - en fixant les taux d’intérêts et en allouant ou en drainant les fonds des grandes banques de premier rang, qui servent de relais pour piloter le système dans son entier. Ce sont ces établissements, au nombre de 20 aux USA (http://www.ny.frb.org/markets/primarydealers.html), qui prêtent dans un deuxième temps l’argent mis à leur disposition aux établissement de moindre importance, non affiliés directement à la Fed.

De fait, les fameux taux d’intérêts directeurs constituent pour les banquiers centraux une cible à atteindre, autour de laquelle le taux réel oscille au jour le jour. Pour faire baisser le taux, ils mettent de l’argent en circulation, pour le faire monter ils en ponctionnent dans les réserves des banques en les obligeant à acheter des bons du trésor ou en immobilisant leurs fonds par des opérations de repurchase agreements.

En temps normal, ce taux primaire du loyer de l’argent se répercute sur les autres segments du marché. Mais depuis l’automne, ce mécanisme de propagation ne fonctionne plus. Bien que le prix de l’argent auprès des banques centrales ait baissé, il reste anormalement élevé sur les marchés secondaires du crédit, et principalement le Libor.

Les établissements de second rang sont donc à la peine. Pour les petites banques non commerciales, les entreprises, les investisseurs et les consommateurs, le crédit reste cher et rare.

La discount window grande ouverte

Les établissements qui ont besoin de se refinancer peuvent théoriquement solliciter les fonds de la banque centrale via le mécanisme dit de la « discount window (http://www.frbdiscountwindow.org/discountwindowbook.cfm?hdrID=14&dtlID=43) », où ils peuvent obtenir un prêt personnalisé, avec un taux légèrement supérieur au taux directeur. Mais bien peu le font, car ce type de crédit est normalement celui du dernier ressort, lorsque toutes les autres solutions sont épuisées. Frapper à cette fenêtre, c’est admettre que la situation est grave.

Et c’est la raison d’être des enchères de la Fed : fournir directement aux établissements qui en ont besoin des fonds que les banques se refusent à prêter ou pour lesquelles elles demandent des taux prohibitifs.

Ces enchères seront ouvertes à l’ensemble des établissements de dépôt, et leurs conditions d’attributions sont assouplies, car les actifs mis en gage en contrepartie de l’argent prêté pourront inclure des titres adossés aux emprunts immobiliers. Par ailleurs, l’anonymat des emprunteurs sera préservé.

Confiance retrouvée ?

La dérégulation du monde de la finance ces dernières années a permis à de nombreux établissements de jouer le rôle de banque de fait, tout en échappant aux règles et à la supervision des banques centrales. C’est l’une des difficultés auxquelles font face les banquiers centraux. De nombreux acteurs restent en dehors de leur champ d’action. L’élargissement du nombre d’établissements concernés par les opérations de la Fed répond en partie à cette préoccupation. Il s’agit d’injecter l’argent au plus près des établissements qui ont en besoin, en court-circuitant les mécanismes traditionnels.

Mais le problème central de cette crise reste la prise de conscience que des centaines de milliards de dollars d’actifs disséminés dans les bilans de tous les acteurs, banques commerciales, banques d’investissements, fonds monétaires, fonds d’investissements, ont perdu une grande partie de leur valeur.

Auhourd’hui, sur un total qui pourrait s’élever à 400 à 500 milliards de dollars de pertes, moins d’une centaine de milliards ont été passés en dépréciation d’actifs. Tant que l’apurement des comptes n’est pas parvenu à son terme, la défiance risque fort de rester la règle.

Mais ces fonds auront tout de même un effet non négligeable. Ils permettront aux établissements en difficulté de ne pas avoir à procéder dans l’immédiat à des ventes précipitées d’actifs sur un marché atone, et dans la situation actuelle c’est déjà beaucoup.
Contre Info, avec Financial Times, Banques Centrales


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LaRouche : le Krach a déjà eu lieu
14 décembre 2007 - 08:57
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3612

13 décembre 2007 (LPAC) - La Réserve Fédérale, la BCE et d’autres banques centrales se sont regroupées le 12 décembre, pour une action concertée inédite, annonçant des injections de plusieurs dizaines de milliards de dollars pour aider les marchés financiers en banqueroute à passer noël dans la dignité. Depuis le mois d’août ce sont des centaines de milliards qui ont été injectés sans jamais pouvoir enrayer la chute des actifs financiers.

Lyndon LaRouche a rappelé que « Le krach a déjà eu lieu. Ce n’est pas le premier, et ce n’est pas le dernier, mais nous sommes entrés dans une phase culminante du krach du système. Ils n’ont plus d’options. Aucunes de ces tentatives désespérées ne pourra l’empêcher. Il n’y a rien qui puisse marcher, excepté que ce que j’ai proposé. C’est la nature même de la situation. C’est seulement que les gens ne veulent pas l’admettre. Si vous voulez trouver un souffre-douleur, blâmez Felix Rohatyn. Il peut mériter l’accusation.

La situation mondiale est comparable à celle de l’Allemagne de 1923. Il est temps de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. »

* A Paris, le CAC 40 a perdu jeudi, 2,65 %, et Société Générale, BNP et Crédit Agricole ont abandonné entre 3 et 4 %. _* A Tokyo, le Nikkei n’a pas non plus été rassuré et a abandonné 2,48 %, avec la deuxième banque japonaise Mitsubishi UFJ chutant de 7,9 %.

* A Francfort, le DAX a perdu 1,83 %.

* A Londres, le FTSE a chuté de 2,98 %. HSBC a essuyé de pertes après que ABN Amro Holding réitère ses recommandations de vendre. HBOS, le plus grand organisme de prêts hypothécaires britannique, a chuté de 6,7 % après avoir annoncé une perte sèche de 250 millions d’euros. Royal Bank of Scotland a perdu 4,5 %.

* En Suisse, UBS a encore chuté de 2,6 %.

* Aux Etats-Unis, les banques Morgan Stanley, Bear Stearns Cos. and Merrill Lynch & Co. ont mené la chute après que Lehman Brothers ait annoncé que les précautions prises contre les pertes sur les marchés hypothécaires étaient inutiles.

* Lehman Brothers Holdings Inc. a elle-même rapporté une baisse de ses revenues causée par des dépréciations d’actifs.

* Countrywide Financial Corp. a annoncé que le financement de ses prêts hypothécaires avait chuté de 40 % en Novembre, faisant chuté son cours de bourse.

* Bank of America and Wachovia Corp., deux grandes banques commerciales américaines, ont annoncé des dépréciations d’actifs supplémentaires pour le 4e trimestre.

* Capital One Financial Corp., la grande société de carte de crédit, a subi des pertes après avoir dit que les défauts de crédit excéderaient ses prévisions.

* Washington Mutual, l’un des principaux prêteurs immobiliers américain, continue à inspirer la méfiance, et Bank of America a dégradé son avis la concernant, du statut de « neutre » à « vendre ».

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UBS en train de couler ?
14 décembre 2007 - 11:41
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3613

13 décembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - La valeur boursière de l’Union des Banques Suisses (UBS) ne cesse de chuter puisque investisseurs et experts suspectent la banque d’avoir caché sa situation réelle en annonçant une recapitalisation de 19,4 milliards de francs suisses (11,6 milliards d’euros) en début de semaine. Un analyste de la Banque Cantonale de Zurich a déclaré : « au vu de l’évolution du marché hypothécaire aux Etats-Unis, des dépréciations supplémentaires sur les positions subprimes restantes ne peuvent être exclues. L’incertitude sur les estimations de ses profits à venir reste élevée. »

Une autre institution financière Suisse, Helvea, a également réduit la notation d’UBS, estimant que « la hausse excessive de son capital (sa recapitalisation) présage de nouvelles dépréciations et n’était donc pas un acte prudent de sa part ». Dans la presse, les rumeurs disent que ce sont les autorités régulatrices, et non pas UBS elle-même, qui ont décidé de ces dépréciations. Manuel Amman, de l’Institut de la banque et de la finance à l’Université de St Gall, a écrit que la recapitalisation d’UBS révèle « une réaction de panique » de la communauté bancaire. Quant au quotidien La Tribune de Genève, il ne croit pas aux arguments d’UBS, titrant « Oui, UBS va mal. Brusquement. Soudainement. »

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L'Iran déclare la guerre au Dollar US
Par Igor Tomberg, pour RIA Novosti
Vendredi 14 Décembre 2007
http://www.alterinfo.net/L-Iran-declare-la-guerre-au-dollar_a14761.html

L'Iran a décidé de renoncer à la monnaie américaine pour l'exportation de son pétrole. Le ministre iranien du Pétrole Gholam Hossein Nozari a déclaré: "Nous avons cessé de vendre notre pétrole brut en devises américaines dans le cadre de notre politique d'échange de pétrole contre des devises autres que le dollar".

L'Iran se préparait depuis longtemps à renoncer à la monnaie américaine, puisqu'il avait progressivement réduit ces deux dernières années la part des pétrodollars dans ses recettes. En tant que motif à ce renoncement, on invoque la dévalorisation du billet vert: "La chute du cours du dollars US cause un grave préjudice aux pays exportateurs de pétrole, il n'y a plus de confiance dans le dollar". Mais il y a certainement un calcul purement politique parmi ces motivations. Comme l'a expliqué fin novembre le président du parlement iranien Gholam-Ali Haddad-Adel au cours d'une conférence de presse à Bakou, "l'introduction dans le monde de rapports commerciaux en dollars assure aux Etats-Unis la possibilité de faire pression sur certains pays".

Plusieurs représentants de l'OPEP ont émis des doutes quant au bien-fondé de l'emploi du dollar en qualité d'unité de compte dans le commerce des ressources énergétiques, cela concerne avant tout les adversaires les plus farouches des Etats-Unis: le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez. M. Ahmadinejad a invité ses partenaires au sein du cartel pétrolier à renoncer au dollar dans le commerce du pétrole: "Dans les transactions économiques, commerciales et pétrolières, il faut le remplacer (le dollar) par une autre monnaie, plus fiable". Bien que l'Iran occupe la deuxième place au sein de l'OPEP pour le volume de pétrole fourni sur les marchés mondiaux, cette idée n'a pas encore rallié le soutien de la majorité des membres de l'organisation. L'Arabie Saoudite a bloqué en novembre la proposition de l'Iran et du Venezuela d'examiner la question du refus des pays de l'OPEP de vendre du pétrole en dollars, néanmoins, six pays du golfe Persique étudieront de nouveau la possibilité de vendre leur brut contre d'autres devises.

Le fait que le vice-président du conseil d'administration de Gazprom Alexandre Medvedev ait déclaré le 30 novembre à New York que le monopole russe du gaz envisageait de vendre du pétrole et du gaz contre des roubles, plutôt que contre des dollars ou des euros, est significatif. Les dirigeants du géant gazier sont contraints de changer de politique monétaire en raison de la situation sur les marchés financiers mondiaux. Le calendrier de l'adoption de cette décision n'est pas précisé mais selon M. Krouglov, directeur du département économie et finances de Gazprom, le passage aura lieu plus tôt qu'on ne le pense.

Dans le contexte d'affaiblissement incessant de la monnaie américaine, le rattachement des exportations au dollar est très désavantageux. Dans le cas du gaz, le prix est fixé dans des contrats à long terme et, au cours de leur réalisation, le dollar peut perdre 15 ou 20% de sa valeur compte tenu des taux actuels de sa chute. Ainsi, depuis début 2007, le dollar a déjà perdu plus de 10% par rapport au panier de devises. Par conséquent, les recettes des exportateurs russes de pétrole et de gaz ont diminué.

La baisse de l'attrait pour le dollar dans le monde entier est un fait indéniable. L'euro gagne en popularité. La diversification considérable des opérations de change illustre parfaitement ce processus. Par exemple, en 2005, la part des autres monnaies constituait 8,1% de la somme globale des transactions. Cette année, cet indice a déjà dépassé 18% et, comme l'assurent les spécialistes, ce chiffre n'a pas atteint sa limite, loin s'en faut.

Les monnaies de plusieurs pays commencent à rejoindre le pool des principales monnaies de réserve. Le Conseil de coopération du Golfe, dont font partie, entre autres, les grands exportateurs proche-orientaux d'hydrocarbures, a annoncé son intention de lancer le "dinar du Golfe", monnaie régionale commune qui pourrait être mise en circulation d'ici trois ans et avoir la même importance que le dollar et l'euro. Le conseil regroupe, en plus des Emirats arabes unis, l'Arabie Saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar et le Sultanat d'Oman.

Fin novembre 2007, Omar bin Sulaiman, gouverneur du Dubai International Financial Center (DIFC), a déclaré dans une interview au journal Al Bayane qu'au moins trois des pays producteurs de pétrole de la péninsule arabique avaient l'intention de renoncer au rattachement de leurs monnaies nationales au dollar US. Il n'a pas cité ces pays ni précisé à quel moment cette décision serait prise, se bornant à indiquer que cette question était actuellement examinée par la Banque centrale des Emirats arabes unis. Selon son gouverneur, Sultan Ben Nasser al-Suwaidi, la BC "étudie sérieusement le renoncement au rattachement du dirham au dollar US et le changement de politique monétaire". Le 15 novembre, il a précisé que les Emirats renonceraient probablement au rattachement du dirham au dollar en raison de l'instabilité de celui-ci et passeraient au panier de devises. De l'avis général, la chute du dollar se poursuivra, ce qui continuera à favoriser un changement d'attitude à son égard.

Début 2007, la Chine a décidé catégoriquement de se débarrasser d'une bonne partie des dollars de ses réserves d'Etat. A ce jour, les réserves de devises de la Chine comportent 800 milliards de dollars. Pour l'essentiel, ce sont des obligations émises par le département américain du Trésor. D'après les prévisions, la Chine comptera cette année mille milliards de dollars de créances du gouvernement américain. La nouvelle politique de Pékin, même si elle ne sape pas les positions globales du dollar, entraînera une présence plus importante des monnaies et des titres de l'Union européenne et des Etats voisins de la Chine dans les réserves chinoises de change. Les analystes prévoient une diminution d'environ 15% de la part des dollars dans les réserves de devises de la Chine. Notons que 1% des réserves chinoises de change représente environ 14,5 milliards de dollars.

Début novembre, le vice-président de la Banque centrale de Chine Xu Jian a indiqué: "le statut du dollar en tant que monnaie mondiale n'est pas solide, la fiabilité des actifs en dollars se réduit. J'estime que le dollar continuera à s'affaiblir en 2008 à cause de l'accroissement du déficit commercial des Etats-Unis". En même temps, Pékin déploie de grands efforts en vue de rehausser le rôle de sa monnaie en Asie et dans le monde entier. Le gouvernement chinois utilise progressivement sa monnaie nationale aussi bien pour effectuer des règlements avec les pays voisins que pour ses investissements à l'étranger. Le rôle de la livre sterling s'est considérablement accru ces dernières années. La monnaie britannique occupe actuellement la troisième place parmi les monnaies de réserve les plus répandues. Entre 2000 et 2007, la part de l'épargne en livres sterling dans le monde entier est passée de 2,8 à 4,2%.

Certes, le renoncement total au dollar en qualité de monnaie de réserve mondiale est irréaliste, car cela pourrait provoquer un effondrement des finances globales. Mais des signes de plus en plus nombreux témoignent de l'aspiration des nations à réformer le système fondé sur le dollar. Naturellement, les premiers à réclamer cela sont les pays que les Etats-Unis ont froissés: l'Iran et le Venezuela. Mais ils sont également suivis par des Etats dont le bien-être dépend directement du cours du billet vert. Il s'agit des pays qui possèdent d'immenses réserves de devises (Chine) et des exportateurs d'hydrocarbures (Etats arabes, Russie, Iran et Venezuela).

Dans le cas du pétrole et du gaz, le renoncement aux cotations en dollars pourrait entraîner la réforme de tout le système commercial fondé sur le billet vert et les bourses occidentales: celles de New York et de Londres. Cela étant, les pays producteurs de pétrole (et, compte tenu de la formation des prix, les pays producteurs de gaz) n'ont aucune possibilité d'influer sur les prix de leur principal produit. La Russie se trouve traditionnellement dans cette situation. Ces derniers temps, l'influence de l'OPEP sur les prix du pétrole s'est considérablement affaiblie. Une situation dans laquelle les prix du combustible sont fixés par le camp des pays acheteurs est anormale. Par conséquent, profitant de l'affaiblissement évident du dollar (et de l'atmosphère psychologique qui l'entoure), les pays producteurs commencent à lutter pour renverser ce système. La hausse du prix des hydrocarbures et la crainte que leurs réserves ne s'épuisent prochainement jouent en faveur de ces Etats. Le moment est bien choisi. A présent, on peut s'attendre à un rapprochement entre les pays producteurs qui s'effectue déjà, par exemple, dans le secteur du gaz (les premiers pas vers la création d'une "OPEP du gaz" ont été faits en mars 2007 à Doha).

Evidemment, le passage à l'euro (ou aux rouble, dinar, yuan...) pour le paiement des livraisons de pétrole ne peut se faire du jour au lendemain. Cependant, la démarche de l'Iran, surtout si ce dernier est suivi dans cette voie par d'autres pays producteurs de pétrole, est potentiellement capable d'ébranler fortement la toute-puissance du dollar dans le commerce mondial.

Igor Tomberg est chercheur au Centre d'études énergétiques de l'Institut d'économie mondiale et de relations internationales de l'Académie russe des sciences.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.


Titre: ALERTE : Banques centrales : Un bouche-trou pour les fêtes
Posté par: kader le 15/12/2007 - 13:44:14
Banques centrales : Un bouche-trou pour les fêtes
15 décembre 2007 - 09:47
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3616

14 décembre 2007 (LPAC) - Une source haut placée dans la finance européenne a confié à l’Executive Intelligence Review (http://www.larouchepub.com/) que le renflouement coordonné des marchés financiers pour Noël - annoncé cette semaine par la BCE, la Fed et les banques centrales anglaise, suisse et canadienne - n’était qu’un bouche trou pour éviter un krach bancaire pendant les fêtes de fin d’année. Cette initiative ne répond en rien à la crise du système bancaire et n’a de toute manière pas été conçue pour cela.

La source a décrit la situation comme « incroyablement mauvaise », et a dit que l’assèchement du crédit « s’empirait d’heure en heure ». Bien qu’elle semble être bien trop optimiste, nous considérons cependant que cette analyse va dans le bon sens.

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Michel Rocard : La crise mondiale est pour demain
15 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1511

La financiarisation, la prise du pouvoir sur l’activité économique par l’actionnaire ont entrainé une diminution des revenus du travail, un chômage et une précarisation généralisés qui remettent en cause l’équilibre du système en étranglant la demande, et en privilégiant la spéculation à court terme sur l’investissement productif. Jusqu’à présent, ce déséquilibre structurel a été compensé par un recours massif au crédit. Mais tout le monde sait que cette pyramide de dettes ne sera jamais remboursée. L’heure - douloureuse - de régler les comptes a-t-elle sonné ?

Michel rocard répond aux questions de Jean-Gabriel Fredet et François Armanet pour Le Nouvel Observateur, 13 décembre 2007

Avec les excès de la « financiarisation » de l’économie, on enntend souvent dire que nous sommes à la veille d’une crise mondiale de l’ampleur de celle de 1929. Qu’en pensez-vous ?

Nous sommes dans une situation étrange : les signes avant-coureurs d’une crise mettant en cause l’équilibre général de l’économie s’amoncellent et pourtant les « opérateurs » restent silencieux. Ils ne disent rien alors que pour la première fois, depuis deux cents ans, le capitalisme est combattu non par ses vaincus, ses pauvres ou par les intellectuels, porte-parole des vaincus, comme Marx ou Engels, mais par des économistes objectifs.

Aujourd’hui, la critique vient du coeur du système. L’avant-dernier livre de Patrick Artus, un des économistes français les plus respectés [1], était intitulé : « Le capitalisme est en train de s’autodétruire ». Son dernier livre porte un titre prémonitoire : « les Incendiaires ». Les « incendiaires » en question sont les banquiers centraux. Il doit vraiment y avoir quelque chose de pourri dans notre système pour que Joseph Stiglitz, prix Nobel américain d’économie, ose, lui, titrer son dernier un ouvrage « Quand le capitalisme perd la tête ».

Qu’est-ce qui vous rend si pessimiste ?

Pour illustrer mes propos, je partirai de l’évolution de la dette des Etats-Unis (dette des ménages, des entreprises et de l’Etat) sur une longue période. On voit clairement son envolée depuis 1982 (présidence Reagan) jusqu’à 2005 (présidence George Bush), en dépit d’une certaine stabilisation sous Clinton. Lors de la crise de 1929, l’endettement américain - environ 130% du produit national - était déjà « au coeur du système ». Aujourd’hui il atteint plus de 230% ! Pour éviter la faillite, le système financier américain doit emprunter 2 milliards de dollars par jour !

Voilà ma première inquiétude. Vous me direz - et c’est la deuxième bizarrerie de notre situation - que le système financier s’est « atomisé » : si les grandes banques mondiales par qui le scandale arrive sont quatre fois plus grosses qu’en 1929, elles opèrent dans un marché 50 à 100 fois plus gros puisque les transactions quotidiennes se comptent en dizaines de milliards de dollars. Cette dilution, cette atomisation a amorti les crises qui ont réapparu depuis 1990.

Il faut rappeler que de 1945 à 1980 le monde n’a connu que des faillites nationales, pas de crises mondiales. C’était un des grands succès du capitalisme régulé. Le problème - et revoilà mes inquiétudes -, c’est que depuis 1980 la sphère financière a pris une importance colossale. Du coup, nous sommes confrontés à des crises financières de grande ampleur récurrentes : crises latino-américaines dans les années 1980 qui ont affecté tout le continent américain ; crise asiatique dans les années 1990 qui a fait des dégâts énormes même si elle est restée circonscrite à une douzaine de pays, crise du système monétaire européen en 1992, éclatement de la bulle de l’e-économie en 2000.

Les centaines de milliards de dollars carbonisés par l’effondrement des valeurs boursières à l’occasion de cette dernière secousse sont comparables aux pertes enregistrées lors de la crise de 1929. Les chocs sont moins instantanés, moins brutaux, moins impressionnants peut-être aussi, mais ils sont quand même terrifiants, même si l’atomisation des marchés les a rendus moins soudainement brutaux.

Regardons maintenant les choses de plus près en commençant par la dette. La dette américaine hors banques vient d’atteindre 39 000 milliards de dollars. Il est évident qu’elle ne sera jamais remboursée. Nous sommes dans une logique qui ne laisse espérer aucun retournement de tendance. Le problème est donc celui de la « soutenabilité » de cette dette grossie chaque jour de ses intérêts composés. Jusqu’ici, des taux d’intérêt historiquement bas permettaient d’emprunter et de l’honorer.

Avec la hausse du prix du pétrole qui hésite cette semaine à passer la barre des 100 dollars le baril et l’envolée des prix des produits agricoles, dopés par l’augmentation de la demande alimentaire de l’Inde et de la Chine, cette possibilité est en train de disparaître. Je m’explique : pour contrer le retour de l’inflation, les banques centrales sont obligées de relever leur taux d’intérêt. C’est le devoir de Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, et certaines institutions comme la Banque d’Angleterre n’hésitent pas à augmenter franchement leur prix de l’argent. L’atomisation du marché nous a jusqu’ici préservés d’une crise générale, mais les miracles n’ont qu’un temps.

Comment en est-on arrivé à cette dette colossale alors qu’il y a tant d’argent disponible ?

Ce passage d’un équilibre à un déséquilibre massif, généralisé, tient au changement de la répartition du produit national brut, entre les « salaires » (salaires et revenus de protection versés par la Sécurité sociale) et les « profits » (bénéfices industriels, honoraires des professions libérales, rémunérations « directes » sur le marché).

Ce mouvement est très sensible en France mais on l’observe aussi aux Etats-Unis et dans l’ensemble des pays européens, y compris les pays de l’Est rejoints à toute allure par le capitalisme. En gros, les salaires sont passés de 71% du PIB en 1981 à 60% en 2005. Près de 11 points de chute ! Aujourd’hui, en France, si le produit intérieur brut avait conservé le même partage qu’en 1981, les ménages auraient dépensé en salaires et revenus de Sécurité sociale 130 milliards d’euros de plus. Affectés à la consommation, ces 130 milliards auraient donné au moins 1 point de plus de croissance chaque année. Et nous aurions eu en France un demi-million de chômeurs de moins.

Que s’est-il passé ? Comment s’explique ce nouveau « partage » entre salaires et profits ?

Pour comprendre la perversité de ce nouveau partage qui ne permet plus à la consommation de soutenir la croissance et, à terme, de créer les moyens de rembourser la dette, il faut se rappeler comment a fonctionné le capitalisme triomphant de 1945 à 1975. Pendant trente ans, l’économie occidentale a progressé au rythme de 5% l’an, sans jamais de crises financières et avec un chômage quasi nul (2% de la population active, c’est à peu près le chômage frictionnel dû à la mobilité professionnelle) . Les raisons de cette embellie ?

Précisément les mauvais souvenirs de la grande crise de 1929, de son cortège de malheurs avec la prolétarisation des classes moyennes et finalement la guerre. Pour que pareille catastrophe ne se reproduise pas, le monde occidental avait mis en place trois types de correction dont chacune a pour père une personnalité exceptionnelle : lord Beveridge, lord Maynard Keynes et Henry Ford.

Beveridge, c’est l’Anglais inventeur de la Sécurité sociale, qui a théorisé le fait qu’en faisant beaucoup de protection sociale non seulement on humanisait le système, mais on le stabilisait en empêchant la demande - maintenue au moins au tiers du pouvoir d’achat - de tomber.

Deuxième régulateur, Keynes. Message aux dirigeants politiques : au lieu d’utiliser la politique monétaire et budgétaire comme des instruments de régulation nationale, utilisez-la pour accélérer ou décélérer les secousses venant de l’extérieur, du marché mondial, là où les pays démocratiques s’affrontent. Cela a marché. Nous en avons eu la preuve expérimentale pendant trente ans.

Le troisième régulateur, Henry Ford, est américain. Cet industriel disait : « Je paie mes ouvriers pour qu’ils m’achètent mes voitures. » Avec le New Deal, les grands travaux de Roosevelt, cette politique de hauts salaires et de fidélisation des salariés qualifiés a permis à l’économie américaine de repartir très vite après la crise de 1929. La France a utilisé le Plan, ce forum entre syndicats, patrons et Etat, réunis pour préserver un haut niveau de demande (donc de salaires) afin de permettre des anticipations de consommation forte.

Bref, nous nous sommes tous peu ou prou lancés dans des politiques de reconnaissance du monde salarial et de légitimation d’une politique de hautes rémunérations parce que, concernant la moitié basse de la population, ces dernières sont presque entièrement affectées à la consommation. Et fondent la croissance. Résultat : une croissance soutenue, mais avec un grand absent, l’actionnaire - une des composantes du « profit », selon la comptabilité nationale. Il a été le grand oublié en termes de distribution de dividendes pendant toute cette période.

Tout a changé dans les années 1990 avec l’apparition des fonds et d’abord des fonds de pension. L’actionnaire s’est organisé et, s’agissant de sa retraite, a exigé un retour sur investissement de plus en plus élevé. Corollaire : une pression de plus en plus forte sur les salaires qui ont cessé de progresser au rythme d’antan avant de décroître en valeur absolue. Les fonds d’investissement - moins du quart des fonds de pension mais plus agressifs - ont intensifié la tendance. Et les fonds d’arbitrage ou hedge funds jouent le même jeu. Pour garantir aux actionnaires une rémunération élevée, tous n’hésitent pas à démanteler leur proie et à vendre par appartements.

Au grand dam des salariés réduits à la dimension de variable d’ajustement. Le nouveau système - tout pour les actionnaires, le moins possible pour les salariés - est devenu presque caricatural avec les hedge funds, ces fonds spéculatifs. L’ensemble de ces fonds sont présents désormais dans toutes les entreprises du monde occidental de plus de 2 000 salariés. Leur pression s’est d’abord exercée sur les PDG qui ne distribuaient pas assez de dividendes : ils ont très vite valsé.

Elle s’est traduite ensuite par l’externalisation des toutes les fonctions - entretien, maintenance, services sociaux internes -, dont les salariés étaient indexés sur les personnels qualifiés qui faisaient le renom de l’entreprise. Tous ces gens-là ont été chassés et recasés dans des PME désyndicalisées, soumises à des contraintes salariales énormes parce que les fabricants, les donneurs d’ordre, peuvent changer de sous-traitants sans préavis. C’est comme ça que s’est instituée la précarisation du marché du travail (16% des salariés français aujourd’hui) avec, comme conséquence de cette réduction « contrainte » des heures travaillées, un gel ou un recul des salaires, l’apparition de working poors et de vrais pauvres sans travail.

Avec une pauvreté de masse évaluée à 10 millions de personnes en Grande-Bretagne et entre 5 et 6 millions en France, la part des salaires dans le PIB a évidemment reculé par rapport au « profit » réinvesti de manière spéculative. D’où, faute d’une demande suffisante, une croissance anémiée, incapable de contenir l’hémorragie des déficits et une dette de plus en plus difficile à rembourser.

Recherche d’une plus-value instantanée, spéculation effrénée et, comme l’indique la crise des crédits hypothécaires aux Etats-Unis, « titrisation » des créances et création de produits de plus en plus sophistiqués plongeant les marchés dans l’opacité : tous les ingrédients d’une crise d’ampleur sont réunis. Mais la donne aussi a changé : il y a la croissance générée par les pays émergents qui relaie la locomotive américaine défaillante. Il y a aussi l’abondance de liquidités : pétrodollars et excédents structurels chinois ou japonais.

Par rapport à l’économie physique réelle, ces liquidités sont en effet sans précédent. Mais elles ne s’orientent pas vers l’investissement long. Elles préfèrent les investissements financiers spéculatifs. Tous les banquiers vous le diront, malgré leur affinement, les politiques économiques ne peuvent rien sur l’usage et l’évolution de ces liquidités. Ce dysfonctionnement, culturel dans sa nature, structurel dans son résultat, est terrible. Personne ne sait comment ça peut finir, et j’ai la conviction que ça va bientôt exploser. J’en tire deux conclusions.

La première, c’est qu’il faut des réponses mondiales, en réformant les institutions créées il y a plus d’un demi-siècle à Bretton-Woods. Nouveau directeur du Fonds monétaire international, notre ami Strauss-Kahn est aux commandes d’un « machin » qui n’est pas opérationnel car il n’a pas les moyens de contrer ces nouvelles crises. Mais il a l’information : c’est l’endroit central pour émettre un diagnostic et faire des propositions.

Ma deuxième conclusion : si en France le PS était capable de comprendre ce qui se passe, de faire la liaison entre la situation nationale et l’international et pouvait expliquer les raisons de la montée du travail précaire chez nous, il donnerait enfin l’impression de répondre à la situation. Il y aura une prime au premier qui saura expliquer. C’est le capitalisme dans sa forme mondialisée et financiarisée non le marché dont je suis partisan - qui est en cause aujourd’hui. Faire ce type d’analyse, lui donner une réponse nous réconcilierait avec les gauchistes !

Enfin il est essentiel que de nouvelles règles aident à préparer une place commerciale intelligemment négociée à ces nouveaux partenaires énormes que sont la Chine et l’Inde.

Que peut-on faire ?

Il y a d’abord l’attaque éthique. Au centre de cette pression sur les salaires, de cette voracité spéculative des hautes classes moyennes et des classes riches, les gens fraudent de plus en plus : délits sur les stock-options, délits d’initié...

Il faut maintenir une pénalisation du droit des affaires. De la même manière, il faut plafonner les revenus des grands patrons. A l’époque de Henry Ford, ils étaient payés 40 fois le salaire moyen, aujourd’hui, c’est 350 ou 400 fois ! (On peut considérer que ce superprélèvement directorial est négligeable, il est cependant particulièrement inélégant et nocif.) Puisqu’on veut moins d’Etat, le capitalisme doit rester éthique.

Deuxième élément : réglementer les OPA au niveau européen en énonçant des critères qui empêcheront la destruction et la précarisation de la population salariale du groupe ainsi constitué. Ensuite, il faut que les accords sur le droit social passés dans le cadre de l’Organisation internationale du Travail (OIT) soient compatibles avec les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) qui fait du libre-échange une religion. Aujourd’hui, les Etats peuvent ignorer superbement ce qu’ils ont signé d’une main à l’OIT quand ils négocient à l’OMC.

Je crois enfin à l’économie sociale. J’ai milité depuis quarante ans pour lui donner son statut, son cadre. Je crois que la clé du problème, c’est le changement du statut juridique de l’entreprise. Au lieu d’appartenir à des apporteurs extérieurs de capitaux, elle doit être faite de la communauté des hommes et des femmes qui gagnent leur vie en partageant un même projet économique.

Retour à l’autogestion ?

Je me garderais bien d’employer les mots qui fâchent. S’agissant d’un projet mondial, je ne vois qu’une seule force capable de le mener à bien : la social-démocratie internationale. Il va falloir défendre tout ce qui produit contre tout ce qui spécule. C’est ça, la nouvelle lutte des classes.

Ancien Premier ministre (1988-1991), Michel Rocard est depuis 1994 député au Parlement européen. Derniers ouvrages parus : « Si la gauche savait » (Robert Laffont, 2005) et « Peut-on réformer la France ? » (Autrement, 2006).
publication originale Nouvel Obs

[1] Voir l’entretien avec Patrick Artus le capitalisme est-il devenu fou (http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1167) ?

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Krugman : Argent perdu
Par Paul Krugman, New York Times, 14 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1509

« Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - n’auront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que l’immobilier n’ait fini de baisser et que les entreprises financières n’aient apuré toutes leurs pertes. Cela prendra sans doute des années. »

Mercredi, la Réserve Fédérale a annoncé qu’elle allait prêter 40 milliards de dollars aux banques. Selon mon décompte, c’est la quatrième intervention majeure pour venir en aide au système financier depuis que les choses ont commencé à aller mal, voila cinq mois. Celle-ci sera peut-être efficace, mais je ne n’y crois pas.

Lors des crises financières passées - l’effondrement de la bourse en 1987, les conséquences du défaut de paiement de la Russie en 1998 - la Fed a pu utiliser sa baguette magique et disperser les nuages sur les marchés. Mais cette fois-ci, la magie ne fonctionne pas.

Pourquoi ? Parce que le problème des marchés n’est pas seulement celui d’un manque de liquidité. Il y a également un problème fondamental de solvabilité.

Permettez moi d’expliquer la différence en prenant un exemple.

Imaginez qu’il y ait une rumeur inquiétante au sujet de la Banque de Pottersville : les gens racontent que la banque a accordé un prêt énorme au beau-frère du directeur, qui a dilapidé l’argent dans une entreprise en faillite.

Même si la rumeur est infondée elle peut mettre à bas la banque. Si chacun pense que la banque va faire faillite et réclame son argent au même moment, elle devra trouver du liquide en vendant ses avoirs en urgence à prix cassés. Elle pourrait alors se retrouver en faillite, même si elle n’avait pas réellement fait ce prêt douteux.

Dans la mesure où la perte de confiance engendre une prophétie auto-réalisatrice, même les déposants qui ne croient pas à la rumeur cèderaient à la panique et retireraient leurs avoirs tant qu’ils le peuvent.

Mais c’est là que la Fed peut venir à la rescousse. Si la rumeur est fausse, la banque a suffisamment d’actifs pour couvrir ses dettes. Tout ce qui lui manque, c’est la liquidité, c’est-à-dire la capacité de lever des fonds rapidement. La Fed peut solutionner ce problème en accordant à la banque un crédit temporaire, le temps nécessaire pour que le calme revienne.

Les choses sont très différentes si la rumeur s’avère vraie, si la banque a effectivement accordé un énorme prêt qui ne sera pas remboursé. Dans ce cas là, le problème n’est pas de restaurer la confiance, mais de faire face à une situation ou la banque est vraiment, réellement, en faillite.

Mon histoire sur une banque en bonne santé frappée par une crise de confiance, qui peut être surmontée avec un prêt temporaire de la Fed, décrit à peu près ce que le système financier dans son ensemble a subi en 1998. Le défaut de paiement de la Russie a entraîné l’effondrement du fonds d’investissement géant Long Term Capital Management, et durant quelques semaines, la panique a régné sur les marchés.

Mais quand la situation s’est dénouée, finalement, assez peu d’argent avait été perdu. Une expansion temporaire du crédit par la Fed avait donné à tout le monde le temps nécessaire pour retrouver ses esprits et la crise fut rapidement surmontée.

En août, la Fed a tenté de rééditer ce qu’elle avait fait en 1998, apparemment avec succès, tout au moins à première vue. Mais la crise de confiance est revenue, pire que jamais. La raison en est que cette fois le système financier - à la fois les banques et plus encore les institutions financières non bancaires, ont accordé de nombreux prêts qui vont vraisemblablement se terminer très très mal.

On peut facilement se perdre dans tous les détails des crédits hypothécaires, de la réévaluation des mensualités, des titres CDO, et ainsi de suite. Mais il y a deux faits importants qui peuvent vous aider à vous représenter à quel point le problème est considérable.

D’abord, nous avons eu une énorme bulle immobilière au milieu de la décennie. Pour revenir à un ratio historiquement normal entre le prix des logements et les loyers, le prix moyen devrait chuter d’environ 30% en dessous des niveaux actuels.

Deuxièmement, il y avait une masse énorme d’argent emprunté dans cette bulle. Les nouveaux acquéreurs n’avaient pas ou peu d’apport personnel, et les propriétaires refinançaient leurs emprunts, convertissant ainsi en liquide les gains nés de l’appréciation de leur bien.

Lorsque les prix de l’immobilier seront revenus sur terre, de nombreux emprunteurs se retrouveront avec un patrimoine négatif, endettés pour un montant supérieur à la valeur de leur maison. Et ces patrimoines négatifs entraînent souvent des saisies et de lourdes pertes pour les prêteurs.

Les chiffres sont énormes. Le blog financier Calculated Risk estime, à partir des données de First American CoreLogic, que si le prix de l’immobilier baisse de 20%, ce seront 13,7 millions de propriétaires qui seront dans le rouge. Si les prix baissent de 30%, ce nombre s’élèvera à 20 millions.

Cela signifie d’énormes pertes, et explique pourquoi les liquidités se sont asséchées. Ce qui se déroule dans les marchés ne relève pas de la panique irrationnelle. C’est une panique tout à fait rationnelle, car il y a beaucoup de pertes dans le secteur, mais personne ne sait combien en détient, sous la forme de créances douteuses, celui qui veut emprunter de l’argent.

Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - n’auront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que l’immobilier n’ait fini de baisser et que les entreprises financières n’aient apuré toutes leurs pertes. Et cela prendra sans doute des années.

D’ici là, tous ceux qui espèrent que la Fed - ou quiconque - arrive avec un plan qui fasse disparaître la crise seront terriblement déçus.
Publication originale The New York Times, traduction Contre Info


Titre: ALERTE : Banques françaises : un super-conduit pour sauver les titrisations
Posté par: kader le 16/12/2007 - 10:49:46

Banques françaises : un super-conduit pour sauver les titrisations (http://fr.wikipedia.org/wiki/Titrisation)
15 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3617

« La crainte grandit d’une défaillance généralisée du système bancaire mondial » pouvait on lire le 14 décembre à la une du Monde, journal dont nous connaissons pourtant les conservatismes ! De la plume de Pierre Antoine Delhommais, cet article n’hésite pas à décrire le système bancaire international comme étant actuellement “au bord de l’asphyxie” et à estimer l’ensemble des pertes de la crise de subprimes à près de 2.000 milliards de dollars, bien au delà des 100 milliards prévus initialement.

Et la crise ne concerne pas que les Etats-uniens, les Anglais ou les Allemands. Elle frappe aussi notre douce France.

Les médias économiques nous ont appris ces dernières heures qu’en France les plus grosses banques - BNP PARIBAS, la Société Générale, Natixis, HSBC et Calyon - seraient en train d’enfanter un « super-conduit » Selon Reuters, ce super-conduit, un mécanisme rassemblant en son sein des instruments de titrisation, reprendra des actifs de type ABS (titres adossés à des flux financiers provenant des hypothèques à risque, des cartes de crédit, d’achats automobile ou d’autres effets commerciaux), qui seront refinancés sous forme d’émission de papier destiné aux investisseurs.

Il pourrait disposer d’un capital de 1 à 2 milliards d’euros et voir le jour en janvier 2008.

Ces nouvelles arrivent alors que circulent des rumeurs persistantes selon lesquelles deux grandes banques françaises seraient particulièrement mises à mal par la crise : Natixis, banque d’investissement de la Caisse d’épargne et des Banques populaires, et la Société Générale.

Cette dernière avait déjà annoncé la semaine dernière la consolidation de son SIV (Véhicule d’investissements structurés), PACE, le seul du genre en France, pour une valeur de 4 milliards d’euros.

Et, quelques déclarations d’experts nous annoncent que la « purge » dans les banques européennes devrait bientôt commencer.

Dans la rubrique « La Séance » du Figaro Economie, Hervé Rousseau cite des analystes du CM-CIC selon lesquels « la plupart des banques américaines, enregistreront d’ici à la fin de l’année de nouvelles provisions très significatives et plusieurs banques européennes devront encore poursuivre le nettoyage de leur bilan ».

Mais c’est Eric Chaney, économiste en chef de Morgan Stanley en Europe, qui sans aucune ambiguïté déclare, dans le même Figaro saumon, que « concernant les banques, le pire est sans doute devant nous. Aux Etats Unis, même si la purge du système financier a déjà commencé, nous pouvons encore attendre de mauvaises nouvelles. Quant à l’Europe, l’essentiel du travail de nettoyage reste à faire. »

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La crainte grandit d'une défaillance généralisée du système bancaire mondial
le monde - 15/12/07

Du jamais-vu depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Les banques centrales des plus grands pays industrialisés ont lancé, mercredi 12 décembre, une vaste opération concertée sur les marchés du crédit pour tenter d'apaiser les tensions croissantes nées de la crise des subprimes.

La Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne (BCE), la Banque nationale suisse, la Banque d'Angleterre et la Banque du Canada ont annoncé une série de mesures techniques destinées à offrir des liquidités - de l'argent frais - à un système bancaire au bord de l'asphyxie.

Le caractère exceptionnel de cette opération reflète l'aggravation récente de la situation, cinq mois après le début de la crise des crédits hypothécaires américains à risque.

Au départ, le coût de cette dernière avait été évalué à une centaine de milliards de dollars.

Depuis, il n'a pas cessé d'être revu à la hausse, passant à 400 milliards de dollars, puis 500, et aujourd'hui 2 000 milliards de dollars.

La crise des subprimes prend des allures de gouffre sans fond.

Surtout, si elle n'avait affecté initialement que des petits établissements financiers spécialisés dans la distribution de crédits immobiliers à des ménages modestes, elle touche désormais les plus grandes banques de la planète.

Au cours des dernières semaines, les présidents de deux des plus grandes institutions de la finance américaine, Merrill Lynch et Citigroup, ont, devant l'ampleur des pertes subies, dû démissionner.

En Angleterre, la quasi-faillite de la Northern Rock a provoqué un mouvement de panique des clients comme il n'en avait pas été vu depuis les années 1930.

Mardi, le géant suisse UBS a annoncé des dépréciations d'actifs supplémentaires de 10 milliards de dollars.

Et il a dû faire appel d'urgence à un fonds d'Etat de Singapour pour le secourir.

Même les banques françaises, dont on avait longtemps affirmé qu'elles étaient à l'abri grâce à l'efficacité des systèmes de contrôle, sont touchées.

C'est le cas de Natixis et, a-t-on appris en début de semaine, de la Société générale.

Dans une sorte d'effet papillon, la crise des subprimes affecte toute la finance mondiale : plusieurs petites villes norvégiennes proches du cercle polaire se retrouvent en banqueroute parce qu'elles avaient investi dans des produits hypothécaires américains.

De façon miraculeuse, ce choc bancaire et financier majeur - le plus important depuis la crise asiatique il y a dix ans - n'a guère affecté pour le moment l'économie réelle.

La croissance américaine du troisième trimestre a approché les 5 %.

Mais les économistes sont de plus en plus nombreux à prédire le pire, c'est-à-dire l'entrée en récession, au début de l'année prochaine, de la première économie mondiale.

C'est pour éviter ce scénario catastrophe que la Réserve fédérale a décidé, avec les autres grandes banques centrales, d'agir énergiquement.

Leur objectif est d'empêcher que les pertes des banques n'incitent celles-ci à prêter moins d'argent aux entreprises et aux particuliers.

Un " credit crunch ", une restriction de crédit, aurait des conséquences potentiellement catastrophiques pour les investissements industriels et pour la consommation des ménages.

Mardi, la Fed avait déjà annoncé une baisse d'un quart de point de son principal taux directeur.

Mais cette mesure a été jugée insuffisante, au vu de l'ampleur de la crise, par les milieux économiques et financiers.

Reflet de cette déception, Wall Street avait terminé, mardi, en forte baisse.

Surtout, les tensions sur les marchés monétaires internationaux se sont à nouveau brusquement accrues, décidant les banques centrales à lancer une vaste opération concertée d'injection de liquidités.

Il s'agit de " réduire les pressions sur les marchés de financement à court terme ", a expliqué la Fed dans un communiqué.

Signe du caractère exceptionnel de la situation, la Réserve fédérale américaine a choisi de créer un nouveau système d'allocation par enchères, des " facilités temporaires ".

Elles seront accordées en contrepartie du dépôt d'une très grande variété d'actifs, même risqués.

Les banques pourront ainsi beaucoup plus facilement se procurer les liquidités auprès de l'institut d'émission.

" Le nouveau système d'adjudication créé à titre provisoire par la Réserve fédérale est perçu comme une manière d'injecter des liquidités dans le système bancaire plus efficacement qu'une baisse du taux d'escompte ", a expliqué un représentant de la Fed lors d'une conférence téléphonique.

" Il ne s'agit pas de venir en aide à telle ou telle institution financière qui présenterait des problèmes particuliers, a-t-il ajouté. Il s'agit de faire fonctionner le marché. "

Pour Brian Dolan, stratège spécialisé sur le marché des changes, chez Forex.com : " à très court terme, c'est fortement positif pour les actifs plus risqués.

La Fed avait ce plan dans ses cartons et attendait aujourd'hui pour l'annoncer. "

FRAPPER LES ESPRITS

La banque centrale américaine a prévu deux adjudications d'ici la fin de l'année, chacune d'un montant de 20 milliards de dollars (13,5 milliards d'euros).

La BCE a de son côté annoncé deux opérations libellées en dollars, aux mêmes dates, et d'un montant maximum de 10 milliards de dollars chacune.

Cette action concertée était prévue " depuis un certain temps ", a pour sa part précisé à des journalistes le vice-président de la BCE Lucas Papademos.

" Ces opérations ne visent pas à répondre aux besoins de telle ou telle institution. Elles visent à alléger et contenir les pressions sur le marché monétaire ", a-t-il lui aussi souligné.

Même la Banque d'Angleterre, qui s'était longtemps montrée très réticente à l'idée d'injecter des liquidités pour secourir ses banques, s'est jointe à l'opération.

L'action coordonnée et massive des banques centrales vise à frapper les esprits et à rassurer les milieux financiers.

Dans les minutes qui ont suivi son annonce, Les indices boursiers, qui étaient depuis le début de la journée orientés à la baisse, sont repartis légèrement à la hausse.

A New York, le Dow Jones a terminé la séance en hausse de 0,31 %. En Europe, la tendance a été similaire. Francfort a fini sur un gain de 0,83 %, Londres de 0,35 % et Paris de 0,32 %.

L'indice européen Eurostoxx 50 qui comprend les meilleures valeurs de la zone euro a gagné 0,44 %.

La réaction modérée sur les marchés boursiers reflète toutefois l'inquiétude persistante des investisseurs.

Car si, comme le note Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel Leven, les interventions des banques centrales " apportent une véritable bouffée d'oxygène aux établissements financiers et atténuent le risque de "credit crunch" à court terme ", elles démontrent aussi, a contrario, par leur caractère exceptionnel, la gravité de la crise bancaire qui dure depuis cinq mois.


Titre: Re : Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale
Posté par: kader le 18/12/2007 - 09:02:44
La Crise de 1929 : la fuite en avant de Jacques Attali
Mardi 18 Décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3625

Dans une interview au Journal du Dimanche du 16 décembre intitulé « Nous risquons une crise de 1929 », Jacques Attali, ancienne éminence grise de François Mitterrand et nouvelle de Nicolas Sarkozy, à qui ce dernier a confié la présidence de sa Commission pour la croissance, montre qu’il voit toujours beaucoup plus juste dans ses analyses que dans ses propositions, surtout quand celles-ci pourraient nuire à ses multiples accointances dans la finance internationale.

D’abord le diagnostique, généralement incisif. Evoquant l’exemple de Jim Rogers, l’ancien associé de Soros qui vient d’annoncer qu’il quittait les Etats-Unis pour s’installer en Chine, Jacques Attali se lance d’abord dans un commentaire général sur le déclin des nations - américaine et européennes dans ce cas précis - lorsqu’elles sont incapables de corriger leurs erreurs. « Aujourd’hui, dit il, le grand mouvement, c’est le déclin relatif des Etats-Unis ». Et bien que « son remplacement par un autre cœur, indien ou chinois, n’est pas pour demain », les « Etats-Unis » dit-il, à juste titre, « font la démonstration d’un extraordinaire aveuglement devant leurs problèmes. La campagne électorale qui commence ne donne pas le sentiment qu’ils veulent réagir. Ils vont donc au devant d’une récession très profonde qui n’épargnera pas l’Europe ».

Résultat, “nous sommes au bord d’une récession », note Attali soulignant que la « crise de subprimes » - les crédits hypothécaires accordés à des ménages américains insolvables - a « détruit, en quelques mois, des richesses égales à 10 % du PIB mondial, soit 4.000 milliards de dollars, c’est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l’explosion de la bulle Internet. » « Les subprimes sont révélateurs des excès des marchés financiers, qui ont crée des montages diaboliques afin de mutualiser leurs risques au détriment des plus pauvres ».

Au-delà, Attali souligne, à juste titre, que “cette crise n’est pas cantonnée au secteur du logement, car elle révèle que les banques ont re-prêté leurs prêts à n’importe qui, pour les racheter ensuite beaucoup plus cher. C’était à la mode. Devant la révélation de la folie que cela représente, on est passé, en une semaine, de l’euphorie à la panique : plus personne ne prête à personne. Plus aucune banque ne prête à une autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. D’ailleurs, aux Etats-Unis et ailleurs, certains grands patrons de la finance me disent en privé : « Nous sommes en 1928 ».

Mais que propose-il pour en sortir ? Une réorganisation de fond en comble du système, un « New Deal » inspiré de celui de Franklin Roosevelt ? Proche de Felix Rohatyn et d’autres banquiers d’affaires particulièrement agressifs au niveau international, Attali plaide, au contraire, en faveur du retour aux taux d’intérêts bas qui permettraient de renflouer les intérêts aujourd’hui menacés par la crise, sans rien changer aux pratiques qu’il dénonce. Il propose ce qui reviendrait encore à une fuite en avant dans le financier.

Malgré le danger d’hyper-inflation qui voit le jour, Attali lance un appel à la FED - la banque fédérale de Réserve américaine - et à la Banque centrale européenne, pour qu’elles baissent leurs taux directeurs, afin de relancer la croissance. Et plutôt que de résoudre les problèmes fondamentaux, il s’emploie a dé-diaboliser l’image de l’inflation qu’ont nos concitoyens, les appelant à voir qu’une inflation de 5 à 6 % par an comme celle de la Chine, l’Inde ou d’autres pays émergents « n’est pas une tragédie ». Jacques Attali s’en prend correctement aux sociétés de la vieille Amérique et Europe où « le pouvoir appartient aux épargnants, eux-mêmes obsédés par la stabilité des prix et par leurs avantages fiscaux », une société où l’argent placé rapporte plus - 4 % en moyenne - que l’argent que l’on gagne en travaillant, qui, lui, ne rapporte que 2 % en moyenne ».

Si certains de ces symptômes sont bien réels, ce n’est pas une simple baisse des taux d’intérêts qui résoudra les problèmes. Faute d’une politique économique dirigiste orientant l’argent vers les grands programmes de recherche et d’investissement infrastructurel et industriel, les intérêts extrêmement bas que nous avons connus depuis des années ont servi à nourrir l’économie de spéculation financière qui aboutit aujourd’hui à une crise bien plus grave que celle de 1929.

Le problème n’est donc pas de choisir entre la politique des taux d’intérêts bas contre celle des taux élevés, mais bien de choisir entre une politique d’argent à bon marché qui permet toutes les spéculations financières ou le retour à une politique Rooseveltienne où l’Etat oriente l’argent vers les investissements à long terme dans la recherche, la production et le travail qualifié, pour le bien-être des populations actuelles et des générations à naître.

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L'Iran déclare la guerre au dollar américain ou dollar US (USD) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain)
Par Igor Tomberg, pour RIA Novosti - 14/ 12/ 2007
http://fr.rian.ru/analysis/20071214/92461520.html
   
L'Iran a décidé de renoncer à la monnaie américaine pour l'exportation de son pétrole. Le ministre iranien du Pétrole Gholam Hossein Nozari a déclaré: "Nous avons cessé de vendre notre pétrole brut en devises américaines dans le cadre de notre politique d'échange de pétrole contre des devises autres que le dollar".

L'Iran se préparait depuis longtemps à renoncer à la monnaie américaine, puisqu'il avait progressivement réduit ces deux dernières années la part des pétrodollars dans ses recettes. En tant que motif à ce renoncement, on invoque la dévalorisation du billet vert: "La chute du cours du dollars US cause un grave préjudice aux pays exportateurs de pétrole, il n'y a plus de confiance dans le dollar". Mais il y a certainement un calcul purement politique parmi ces motivations. Comme l'a expliqué fin novembre le président du parlement iranien Gholam-Ali Haddad-Adel au cours d'une conférence de presse à Bakou, "l'introduction dans le monde de rapports commerciaux en dollars assure aux Etats-Unis la possibilité de faire pression sur certains pays".

Plusieurs représentants de l'OPEP ont émis des doutes quant au bien-fondé de l'emploi du dollar en qualité d'unité de compte dans le commerce des ressources énergétiques, cela concerne avant tout les adversaires les plus farouches des Etats-Unis: le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez. M. Ahmadinejad a invité ses partenaires au sein du cartel pétrolier à renoncer au dollar dans le commerce du pétrole: "Dans les transactions économiques, commerciales et pétrolières, il faut le remplacer (le dollar) par une autre monnaie, plus fiable". Bien que l'Iran occupe la deuxième place au sein de l'OPEP pour le volume de pétrole fourni sur les marchés mondiaux, cette idée n'a pas encore rallié le soutien de la majorité des membres de l'organisation. L'Arabie Saoudite a bloqué en novembre la proposition de l'Iran et du Venezuela d'examiner la question du refus des pays de l'OPEP de vendre du pétrole en dollars, néanmoins, six pays du golfe Persique étudieront de nouveau la possibilité de vendre leur brut contre d'autres devises.

Le fait que le vice-président du conseil d'administration de Gazprom Alexandre Medvedev ait déclaré le 30 novembre à New York que le monopole russe du gaz envisageait de vendre du pétrole et du gaz contre des roubles, plutôt que contre des dollars ou des euros, est significatif. Les dirigeants du géant gazier sont contraints de changer de politique monétaire en raison de la situation sur les marchés financiers mondiaux. Le calendrier de l'adoption de cette décision n'est pas précisé mais selon M. Krouglov, directeur du département économie et finances de Gazprom, le passage aura lieu plus tôt qu'on ne le pense.

Dans le contexte d'affaiblissement incessant de la monnaie américaine, le rattachement des exportations au dollar est très désavantageux. Dans le cas du gaz, le prix est fixé dans des contrats à long terme et, au cours de leur réalisation, le dollar peut perdre 15 ou 20% de sa valeur compte tenu des taux actuels de sa chute. Ainsi, depuis début 2007, le dollar a déjà perdu plus de 10% par rapport au panier de devises. Par conséquent, les recettes des exportateurs russes de pétrole et de gaz ont diminué.

La baisse de l'attrait pour le dollar dans le monde entier est un fait indéniable. L'euro gagne en popularité. La diversification considérable des opérations de change illustre parfaitement ce processus. Par exemple, en 2005, la part des autres monnaies constituait 8,1% de la somme globale des transactions. Cette année, cet indice a déjà dépassé 18% et, comme l'assurent les spécialistes, ce chiffre n'a pas atteint sa limite, loin s'en faut.

Les monnaies de plusieurs pays commencent à rejoindre le pool des principales monnaies de réserve. Le Conseil de coopération du Golfe, dont font partie, entre autres, les grands exportateurs proche-orientaux d'hydrocarbures, a annoncé son intention de lancer le "dinar du Golfe", monnaie régionale commune qui pourrait être mise en circulation d'ici trois ans et avoir la même importance que le dollar et l'euro. Le conseil regroupe, en plus des Emirats arabes unis, l'Arabie Saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar et le Sultanat d'Oman.

Fin novembre 2007, Omar bin Sulaiman, gouverneur du Dubai International Financial Center (DIFC), a déclaré dans une interview au journal Al Bayane qu'au moins trois des pays producteurs de pétrole de la péninsule arabique avaient l'intention de renoncer au rattachement de leurs monnaies nationales au dollar US. Il n'a pas cité ces pays ni précisé à quel moment cette décision serait prise, se bornant à indiquer que cette question était actuellement examinée par la Banque centrale des Emirats arabes unis. Selon son gouverneur, Sultan Ben Nasser al-Suwaidi, la BC "étudie sérieusement le renoncement au rattachement du dirham au dollar US et le changement de politique monétaire". Le 15 novembre, il a précisé que les Emirats renonceraient probablement au rattachement du dirham au dollar en raison de l'instabilité de celui-ci et passeraient au panier de devises. De l'avis général, la chute du dollar se poursuivra, ce qui continuera à favoriser un changement d'attitude à son égard.

Début 2007, la Chine a décidé catégoriquement de se débarrasser d'une bonne partie des dollars de ses réserves d'Etat. A ce jour, les réserves de devises de la Chine comportent 800 milliards de dollars. Pour l'essentiel, ce sont des obligations émises par le département américain du Trésor. D'après les prévisions, la Chine comptera cette année mille milliards de dollars de créances du gouvernement américain. La nouvelle politique de Pékin, même si elle ne sape pas les positions globales du dollar, entraînera une présence plus importante des monnaies et des titres de l'Union européenne et des Etats voisins de la Chine dans les réserves chinoises de change. Les analystes prévoient une diminution d'environ 15% de la part des dollars dans les réserves de devises de la Chine. Notons que 1% des réserves chinoises de change représente environ 14,5 milliards de dollars.

Début novembre, le vice-président de la Banque centrale de Chine Xu Jian a indiqué: "le statut du dollar en tant que monnaie mondiale n'est pas solide, la fiabilité des actifs en dollars se réduit. J'estime que le dollar continuera à s'affaiblir en 2008 à cause de l'accroissement du déficit commercial des Etats-Unis". En même temps, Pékin déploie de grands efforts en vue de rehausser le rôle de sa monnaie en Asie et dans le monde entier. Le gouvernement chinois utilise progressivement sa monnaie nationale aussi bien pour effectuer des règlements avec les pays voisins que pour ses investissements à l'étranger. Le rôle de la livre sterling s'est considérablement accru ces dernières années. La monnaie britannique occupe actuellement la troisième place parmi les monnaies de réserve les plus répandues. Entre 2000 et 2007, la part de l'épargne en livres sterling dans le monde entier est passée de 2,8 à 4,2%.

Certes, le renoncement total au dollar en qualité de monnaie de réserve mondiale est irréaliste, car cela pourrait provoquer un effondrement des finances globales. Mais des signes de plus en plus nombreux témoignent de l'aspiration des nations à réformer le système fondé sur le dollar. Naturellement, les premiers à réclamer cela sont les pays que les Etats-Unis ont froissés: l'Iran et le Venezuela. Mais ils sont également suivis par des Etats dont le bien-être dépend directement du cours du billet vert. Il s'agit des pays qui possèdent d'immenses réserves de devises (Chine) et des exportateurs d'hydrocarbures (Etats arabes, Russie, Iran et Venezuela).

Dans le cas du pétrole et du gaz, le renoncement aux cotations en dollars pourrait entraîner la réforme de tout le système commercial fondé sur le billet vert et les bourses occidentales: celles de New York et de Londres. Cela étant, les pays producteurs de pétrole (et, compte tenu de la formation des prix, les pays producteurs de gaz) n'ont aucune possibilité d'influer sur les prix de leur principal produit. La Russie se trouve traditionnellement dans cette situation. Ces derniers temps, l'influence de l'OPEP sur les prix du pétrole s'est considérablement affaiblie. Une situation dans laquelle les prix du combustible sont fixés par le camp des pays acheteurs est anormale. Par conséquent, profitant de l'affaiblissement évident du dollar (et de l'atmosphère psychologique qui l'entoure), les pays producteurs commencent à lutter pour renverser ce système. La hausse du prix des hydrocarbures et la crainte que leurs réserves ne s'épuisent prochainement jouent en faveur de ces Etats. Le moment est bien choisi. A présent, on peut s'attendre à un rapprochement entre les pays producteurs qui s'effectue déjà, par exemple, dans le secteur du gaz (les premiers pas vers la création d'une "OPEP du gaz" ont été faits en mars 2007 à Doha).

Evidemment, le passage à l'euro (ou aux rouble, dinar, yuan...) pour le paiement des livraisons de pétrole ne peut se faire du jour au lendemain. Cependant, la démarche de l'Iran, surtout si ce dernier est suivi dans cette voie par d'autres pays producteurs de pétrole, est potentiellement capable d'ébranler fortement la toute-puissance du dollar dans le commerce mondial.

Igor Tomberg est chercheur au Centre d'études énergétiques de l'Institut d'économie mondiale et de relations internationales de l'Académie russe des sciences.


Titre: Krach financier : panique à bord !
Posté par: kader le 19/12/2007 - 12:12:35
La situation est de plus en plus grave et l'Algérie et ces, au moins, 100 milliards de dollars américains (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain) de réserves de change (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serves_de_change) dans tout ca.

N'oublions jamais que c'est une Ministre Française de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Christine_Lagarde), qui "investit et gère" ses, au moins, 100 milliards de dollars américains dans des banques Américaines et Européennes au lieu de l'Algérie. Ah le néo-colonialisme (http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9o-colonialisme) et ses mauvaises pratiques qu'on vous nous tenez

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La BCE injecte 350 milliards d’euros dans le système. Qui dit mieux ?
19 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3631

Le 19 décembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - La Banque Centrale Européenne (BCE) vient d’injecter dans le système financier la somme colossale de 348,6 milliards d’euros au taux de 4,21 %, cultivant l’illusion qu’ainsi une crise financière généralisée puisse être évitée ou du moins retardée de quinze jours !

Sans précédent historique, l’ouverture désespérée et massive des vannes du crédit de la BCE est accompagnée par la décision de la Banque d’Angleterre de mettre 11,35 milliards de livres à la disposition des banques commerciales tandis que la Réserve fédérale américaine vient d’injecter, par une première adjudication ce lundi, 64 milliards de dollars de « cash » dans le système.

Comme l’écrit le quotidien économique les Echos de ce jour, « Cette injection massive, qui ressemble à un plan de la dernière chance intervient alors que les précédentes mesures annoncées pour lutter contre la crise de liquidités semblaient, jusqu’à présent, rester sans effet. »

Daniel Bouton, le patron de la Société Générale (une banque parfois surnommée « Spéculation Générale ») et actuellement à la tête de la Fédération bancaire française, tout en appuyant l’intervention suicidaire des banques centrales, estime que « toute intervention exceptionnelle des banques centrales est forcément anxiogène. » Il note que ces interventions arrivent début décembre, le moment où les banques doivent clôturer leurs comptes, « toujours une période de tension ».

L’économiste américain Lyndon LaRouche caractérise ces développements comme un « signe des temps », c’est-à-dire de la folie pure, car le système n’est pas sauvable dans sa forme actuelle. Le système s’est effondré en Juillet 2007 et aujourd’hui les financiers ne gèrent que les conséquences.

Pendant que les services et ministères britanniques révisent leurs scénarios de gestion de crise, le premier ministre anglais Gordon Brown vient d’inviter Paris et Berlin début janvier 2008 à Londres pour un sommet de chefs d’états et de gouvernements pour élaborer une stratégie commune face à la crise financière.

Cependant, à ce point ci, aucun arrangement bricolage comptable ou financier ne peut nous sortir d’affaire. En France, si Jacques Attali et Michel Rocard ont raison de sonner le tocsin sur les dangers d’un nouveau 1929, ils n’ont aucun plan B dans leurs valises.

Personne, à part Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France, n’offre une alternative cohérente viable, capable d’éviter une nouvelle grande dépression.

Plus que jamais, faisons donc en sorte que le temps de la politique se substitue au temps de la finance.

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Nous seuls pouvons gagner ; Ils ne peuvent que faire couler l’espèce humaine
19 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3634

18 décembre 2007 (LPAC) - Lyndon LaRouche, qui a affirmé dès juillet que l’effondrement du système financier et monétaire avait déjà eut lieu (voir ici), a qualifié l’injection de 350 milliards d’euros dans le système bancaire par la BCE (voir ici), de « signe des temps ». C’est de la « pure folie » a-t-il dit. « Les institutions bancaires sont en banqueroute, détiennent des actifs sans valeur, et pompent encore plus de ces déchets dans le système. Ils ne peuvent pas gagner, nous seuls pouvons gagner, en déblayant tous ces déchets avec mes propositions. S’ils coulent l’espèce humaine, nous pourrions couler avec eux, mais ils ne pourront pas gagner. Nous devons demandez aux gens ‘êtes vous assez fou pour accepter ces foutaises ?’ »

LaRouche remarque que l’on entend beaucoup les gens blablater, à savoir si le système va se rétablir, alors qu’en fait il a explosé en juillet. Et il a ajouté que ce que nous voyons maintenant ne sont que les répercussions de cette explosion. Et le taux d’accélération de l’effondrement du système économique augmente, tiré par l’effondrement financier et monétaire. Ils peuvent toujours injecter de l’argent, ça ne les débarrassera pas des déchets, a-t-il dit. Ils ne pourront pas s’en débarrasser, c’est impossible.

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Krach financier : panique à bord !
18 décembre 2007 - 12:53
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3626

16 décembre 2007 (LPAC) - Après que les banques centrales aient décidé pour la énième fois d’injecter des liquidités pour faire face à la crise financière internationale, l’hystérie est en train de s’emparer d’une bonne partie de la presse anglo-américaine. Plusieurs articles de journaux du 16 décembre en rendent compte, et même si leur analyse est biaisée, ils témoignent tous d’une compréhension que la crise est plus grave qu’ils ne le pensaient au début, et que les banques centrales n’ont aucun plan de sauvetage.

L’éditorial du Washington Times, intitulé « Desperate Times », explique que « la dernière fois que les marchés financiers internationaux étaient menacés de paralysie généralisée », c’était en 1998 lors de l’implosion du fonds LTCM. Mais dans la situation actuelle, toutes les actions entreprises par la Réserve Fédérale n’ont pas suffi à enrayer le vent de panique qui s’est abattu sur le monde la finance. L’effondrement du marché des subprimes a entraîné des pertes pour les plus grandes banques, à hauteur de 75 milliards de dollars. L’auteur de l’édito prédit que les pertes liées aux subprimes pourraient bien aller jusqu’à 500 milliards étant donné que « les acteurs des marchés ne savent pas combien de déchets toxiques chaque banque détient ». Et il conclut : « Il n’y a aucune certitude que les efforts désespérés entrepris par les plus grandes banques centrales du monde suffisent. »

Un article du Washington Post par David Ignatius s’intitule : « Ce que craignent les banquiers. » Il raconte comment la nervosité des banquiers centraux les a amenés à inonder les marchés de liquidités. Le but n’est pas d’éviter la récession économique, mais d’en mitiger les effets. Mais le vrai problème est que les banques ne se font plus confiance, et personne ne sait quoi faire, car « personne ne connaît réellement la valeur de certains titres financiers adossés à des hypothèques, que tout le monde possède ». Les banques ne trouvent plus de financements, et elles ne prêtent plus. Trop d’acteurs financiers sont vidés et ne savent plus vers qui se tourner. « Les marchés devront sombrer encore un bon moment, hélas, avant que les vautours n’emportent les débris et qu’on puisse entreprendre un processus de reconstruction. »

Un autre article du Washington Post s’intitule : « Tout va bien dans l’Etat de Déni » ; il nous informe que dans le comté de Prince George, Maryland, les maisons restent en moyenne plus de trois mois sur le marché avant de trouver preneur, et le nombre de maisons invendues a doublé depuis 2006. En août dernier, les deux-tiers des personnes qui avaient versé un accompte pour l’achat d’une maison ont finalement abandonné les démarches. A Washington D.C., au cours du troisième trimestre 2007, 79 maisons sur 10 000 se sont faites saisir, contre 11 sur 10 000 pour la même période en 2006. Les élus des comtés de Loundoun et de Fairfax ont dit que leur budget serait réduit de 200 millions de dollars l’an prochain, à cause de la chute des prix de l’immobilier.

Dans le Financial Times, un article de Wolfgang Munchau nous prévient : « Tenez-vous bien, les banques centrales n’ont aucun plan. » Quand les banques centrales sont arrivées avec leur plan d’injection de liquidités la semaine dernière, « le but était de rassurer les marchés, mais ça a eu l’effet inverse. Il s’est avéré que les acteurs des marchés ne sont pas stupides à l’infini ». Les banquiers et les investisseurs sont « au bord de la faillite, certains ne tiennent plus que par le petit doigt. Mais les banques centrales ne proposent rien qui puisse nous sortir de cette crise de solvabilité ». Le verdict est sans appel : « Attendez-vous à un des tensions continues sur les marchés financiers pour la plus grande partie de l’année prochaine et peut-être au-delà. Attendez-vous à (...) ce que l’économie réelle soit touchée ».

Pendant ce temps, Alan Greenspan, l’homme qui a tout fait pour créer cette hyperinflation quand il dirigeait la Réserve Fédérale, demande à continuer de balancer de l’argent sur les marchés. Interviewé dans l’émission This Week sur ABC News, il a dit qu’il fallait aider les propriétaires ayant des problèmes avec leurs hypothèques, mais « sans affecter les marchés ». Pour cela, il faut « utiliser l’argent du gouvernement ». Il ne faut pas que le gouvernement touche aux taux d’intérêt ou au prix des maisons, il doit se contenter d’injecter du cash, même si ça aura quelques répercussions sur les impôts...

Aucun doute, rien de tel pour sauver les spéculateurs.

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BCE et Banque d'Angleterre ouvrent grand les vannes du crédit aux banques
lesechos.fr - Mercredi 19 décembre 2007
RICHARD HIAULT AVEC JACQUES DOCQUIERT (À BRUXELLES)
http://www.lesechos.fr/info/inter/4663117.htm

La Banque centrale européenne a octroyé 348,6 milliards d'euros de capitaux au système bancaire européen. La Banque d'Angleterre a apporté plus de 11 milliards de livres. Le but est d'éviter une crise du crédit préjudiciable à la croissance. Cela n'empêche pas les économistes de revoir leurs prévisions à la baisse, tant outre-Atlantique qu'en Europe.

Ces opérations ont pour but d'éviter une paralysie du marché monétaire, où la méfiance des banques à se prêter de l'argent entre elles a provoqué une nette tension des taux d'intérêt.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, sera-t-il, aujourd'hui devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, aussi disert que son homologue britannique sur la crise financière ? Les deux instituts d'émission ont en tout cas jugé la situation suffisamment critique pour ouvrir grand les vannes du crédit aux banques afin d'éviter une crise généralisée (lire également page 28). En cette période traditionnelle de clôture des bilans et d'opérations d'ajustement financier, la BCE n'a pas hésité à octroyer un montant record de 348,6 milliards d'euros de capitaux au taux de 4,21 % pour les deux semaines à venir, lors d'une opération de refinancement hebdomadaire classique. Simultanément, la Banque d'Angleterre a mis à la disposition des banques commerciales 11,35 milliards de livres - dont 10 milliards à trois mois - de liquidités à des taux compris entre 5,50 % et 6,60 %. Ces deux opérations font suite à l'action concertée des grandes banques centrales internationales conduite le week-end dernier, pour octroyer, cette fois-ci, des capitaux en dollars au système bancaire (« Les Echos » du 13 décembre). Toutes ont pour but d'éviter une paralysie du marché monétaire, où la méfiance des banques à se prêter de l'argent entre elles depuis le déclenchement de la crise des « subprimes », cet été, a provoqué une nette tension des taux d'intérêt. Une tension pouvant conduire à un renchérissement trop prononcé des crédits à la consommation et aux entreprises, dommageable pour la croissance économique. « Les banques elles-mêmes s'inquiètent du fait que leur réticence à octroyer des prêts conduira à une ralentissement plus important que prévu aux Etats-Unis », a indiqué, hier, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, devant la commission des Finances du Parlement britannique. Pour ne rien arranger, il a estimé que « le secteur bancaire mondial doit s'attendre à des ajustements douloureux dans les prochains mois, avec l'annonce de nouvelles pertes et de nouvelles levées de capitaux pour reconstituer leurs bilans ».
Confiance détériorée

En attendant de connaître le véritable impact de la crise financière sur la croissance, les économistes revoient leurs prévisions à la baisse. Les quelque 150 économistes interrogés par Reuters entre le 12 et le 18 décembre dernier ont jugé que les risques d'une récession aux Etats-Unis l'an prochain ont augmenté, tout en pronostiquant un ralentissement économique au sein des pays du G7. A leurs yeux, il existe 40 % de chances pour qu'une récession touche l'économie américaine. Pour le quatrième trimestre, la croissance annualisée s'établirait à 0,9 %, après 4,9 % au troisième trimestre. Sur 2008, la hausse du PIB américain ne s'élèverait qu'à 2 %. Pour la zone euro, la croissance devrait s'établir, selon eux, à 1,9 % et non plus à 2,3 %, comme avancé quelques mois plus tôt.

Même la Commission européenne donne des signes d'inquiétude. L'activité économique devrait ralentir au cours des prochains trimestres dans la mesure où les conditions qui règnent sur les marchés financiers internationaux se sont sensiblement dégradées et demeurent fragiles, a-t-elle indiqué dans son rapport trimestriel sur la zone euro publié hier à Bruxelles. Si l'exécutif communautaire confirme ses prévisions d'automne tablant sur une croissance de 2,6 % pour la zone euro en 2007 et 2,2 % en 2008, les effets de la crise financière internationale pourraient avoir des incidences. La Commission note que les banques ont resserré leurs conditions de crédit à la fois pour les entreprises non financières et pour les ménages, ce qui explique que la confiance des entreprises et des consommateurs s'est considérablement détériorée depuis l'été. Devant le risque d'une dégradation plus prononcée des conditions économiques, les banques centrales sont plus que jamais sur le qui-vive.
RICHARD HIAULT AVEC JACQUES DOCQUIERT (À BRUXELLES)

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La BCE fournit 348,6 milliards d’euros aux banques

lefigaro.fr - 19/12/2007
http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/2007/12/19/04010-20071219ARTFIG00284-la-bce-fournit-milliards-deuros-aux-banques-.php

Les banques centrales se mobilisent pour assurer la trésorerie de la place lors de l’échéance de la fin d’année.

La banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre ont littéralement inondé le marché monétaire interbancaire qui continue d’être grippé en Europe, tout comme aux États-Unis. Lors de son opération hebdomadaire de refinancement qui s’est tenue hier, la BCE a alloué quelque 348,6 milliards d’euros à l’ensemble des banques commerciales de la zone euro.

Cette opération est exceptionnelle par son montant et par ses modalités. L’argent (« monnaie banque centrale » en termes techniques) que la BCE fournit aux banques en échange de titres qu’elle « prend en pension » est à échéance de deux semaines, soit le 4 janvier 2008. C’est dire que les 390 établissements qui ont répondu pourront passer le cap du 31 décembre 2007 sans avoir à craindre de manquer de trésorerie.

Outre son ampleur, l’opération de refinancement de ce mardi 18 décembre se caractérise par le taux de 4,21 % que la BCE avait fixé la veille, à un niveau inférieur à celui auquel les banques se prêtent entre elles. Par ailleurs, la BCE avait spécifié qu’elle accepterait toutes les offres qui lui seraient présentées « au taux de 4,21 % ou plus ».

En pratique, cela voulait dire que toutes les offres seraient servies de façon illimitée au prix de 4,21 %. Mais curieusement « certains établissements n’ont pas bien compris la formule, et par peur de ne pas être servies, elles ont présenté des offres à des taux supérieurs, comme s’il s’agissait d’adjudication à taux variable, où ne sont satisfaites qu’une partie des offres ! », explique un expert de la BCE.

Les politiques au créneau

Ces besoins exceptionnels, pratiquement le double de la trésorerie normalement nécessaire, montrent que le marché interbancaire fonctionne toujours mal. « Les grandes banques sont inondées de liquidités. Le problème n’est pas qu’elles en manquent, mais de savoir si elles acceptent d’en prêter », a expliqué hier Mervyn King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre. Cette dernière a ainsi procédé à une adjudication exceptionnelle de 10 milliards de livres sterling (15 milliards d’euros) d’argent à trois mois, à un taux de 5,36 % sensiblement inférieur au prix du marché.

Ces fournitures de trésorerie visent à palier les déficiences du marché interbancaire, et non à résoudre l’origine du mal, comme l’a reconnu Mervyn King devant le Parlement britannique : « Le secteur bancaire mondial doit s’attendre à des ajustements douloureux dans les prochains mois, avec l’annonce de nouvelles pertes et de nouvelles levées de capitaux pour reconstituer leurs bilans. »

Alors que les banques centrales jouent à plein leur rôle de « prêteur en dernier ressort », les dirigeants politiques semblent vouloir monter au créneau. Gordon Brown, le premier ministre britannique, vient d’inviter Angela Merkel, la chancelière allemande, et Nicolas Sarkozy à venir discuter de la stabilité des marchés à Londres, dans la première quinzaine de janvier.

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Récession aux USA : 13 États fédérés menacés de faillite
20 décembre 2007
http://www.voltairenet.org/article153818.html

Aux États-Unis, la crise des subprimes ne touche pas que les institutions bancaires et les fonds de placement : elle atteint désormais les États fédérés. La chute des revenus des taxes foncières s’ajoute à une faiblesse structurelle des ressources des États fédérés, trop longtemps adeptes des théories libertariennes de baisses des impôts locaux.

Si rien n’est fait, en 2009, le déficit cumulé de 13 États fédérés (Arizona, Californie, Caroline du Sud, Floride, Kentucky, Maine, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, New York, Rhode Island et Virginie) atteindra au moins 23 milliards de dollars et la crise s’étendra progressivement à d’autres États en 2010 (Alabama, Illinois, Maryland, Michigan, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas, Vermont et Wisconsin). Pour prévenir la faillite, les gouverneurs vont devoir d’urgence à la fois augmenter les impôts locaux et réduire les services publics de santé et d’éducation qu’ils gérent, plongeant le pays dans une spirale récessive.


Titre: Alerte Rouge : Hyperinflation : La FAO met en garde contre la famine
Posté par: kader le 21/12/2007 - 10:09:32

Qui dit famine (http://fr.wikipedia.org/wiki/Famine) dit troubles graves, insurrections (http://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection) populaires majeures, des milliers de morts de faim, cristallisation des haines et des violences produisant des milliers de morts violentes dans les villes et les campagnes Algériennes.

Algérie, le future est de plus en plus sombre car les maffias criminelles Algériennes qui ont les monopoles de l'import-import des denreés alimentaires ( blé (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%A9) , huile (http://fr.wikipedia.org/wiki/Huile), lait (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lait), sucre (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sucre), sel alimentaire (http://fr.wikipedia.org/wiki/Sel_alimentaire), etc...) de l'étranger, qui ont sabotés l'agriculture locale par avidité pour augmenter leurs profits en devises, seront responsables de ces futures famines, des insurrections et des milliers de morts de faim et de morts violentes dans toutes les villes et les campagnes Algériennes.


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FAO = ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE (http://www.fao.org/index_fr.htm)

Hyperinflation (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperinflation) : La FAO (http://www.fao.org/index_fr.htm) met en garde contre la famine (http://fr.wikipedia.org/wiki/Famine)
20 décembre 2007
http://www.unctad.org/infocomm/francais/
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3641
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000733/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Executive_Intelligence_Review

19 décembre 2007 (LPAC) - Les prix records des matières agricoles et la baisse des volumes d’aide alimentaire qui s’en suit, crées un risque de famine aggravé pour 2008. C’est ce qu’affirme le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) (http://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection).

Cette situation est la conséquence de la politique hyperinflationniste de « mur d’argent », menée par les banques centrales.

Cette mise en garde de la FAO a lieu alors que les prix du blé ont atteint cette semaine leur record historique, et le soja et le maïs, leur cours le plus haut depuis respectivement 34 ans et 11 ans.

La demande mondiale est forte et les approvisionnements sont faibles, avec des stocks extrêmement bas. Cette hausse des prix est le résultat direct des injections de liquidités par les banques centrales, ainsi que de l’absence d’investissement à long terme dans la production agricole et les infrastructures.

Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, anticipe un risque de pénuries alimentaires graves chez les populations pauvres en 2008. En effet, la hausse des prix réduit l’accès des populations pauvres aux denrées alimentaires, et les populations les plus sous-alimentés bénéficiant de programmes d’aide, vont voir leur approvisionnement se réduire drastiquement. Et ce que Jacques Diouf ne dit pas, c’est que la chute de la production agricole depuis quelques années ne va faire qu’empirer la chose.

Dans son rapport, la FAO demande un soutien financier pour créer un système de bons d’achat afin d’aider les agriculteur des pays pauvres à acheter des semences et des engrais, dont les prix ont explosé. La hausse des prix du pétrole et du gaz, qui en sont les composants de base, ont poussé les prix des engrais à leurs plus haut depuis 20 ans. Pour les semences, leurs prix ont augmenté suite à la demande grandissante des pays émergents.

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350 milliards injectés, et l’inflation ?
20 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3640

19 décembre 2007 (LPAC) - Depuis que Lyndon LaRouche a annoncé le 25 juillet dernier « le système financier a explosé », et que depuis août les banques centrales ont commencé à pomper au moins 2000 milliards pour sauver les actifs titrisés, les prix des matières premières s’envolent.

Selon l’index des prix Dow Jones/AIG, l’ensemble des matières premières de base ont augmenté de 5,9 % depuis le 1er août.

Mais si l’on regarde les produits agricoles - céréales, fruits, produits laitiers, viande, sucre, cacao, etc. - l’augmentation est de 55 % sur la même période, ce qui a provoqué une hausse subite des prix alimentaires au détail dans le monde entier.

Quant aux matières premières énergétiques - pétrole, gaz naturel, essence, etc. - leurs prix ont augmenté de 110 % depuis août.

Les métaux précieux ont augmenté de 7 % dans les quatre derniers mois.

Seul l’indice des métaux industriels a baissé d’environ 10 %.

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LaRouche (http://fr.wikipedia.org/wiki/Executive_Intelligence_Review) : « les politiques d’Al Gore seront plus meurtrières qu’Adolf Hitler »
20 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3637

19 décembre 2007 (LPAC) - Mis au courant de l’inflation de 55% sur les matières premières alimentaires depuis août, avec l’aide des injections massives des banques centrales, et sur la hausse de la faim dans le monde en résultant selon les prévisions des Nations-Unies, Lyndon LaRouche a déclaré « la famine peut aussi être mise sur le dos d’Al Gore ». Conjuguée à l’hyperinflation monétaire, cette politique de diminution de la production alimentaire « pour sauver la planète », peut tuer des millions de gens, a-t-il dit.

« A défaut de nouveaux accords de Bretton Woods pour arrêter ce krach hyperinflationniste, les politiques d’Al Gore seront plus meurtrières qu’Adolf Hitler ».

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White House Attack Leaves Cheney Offices In Flames
By: Sorcha Faal - December 20, 2007
http://www.whatdoesitmean.com/index1056.htm

Russian Security Analyst reports circulating in the Kremlin today are stating that the offices of one of the United States top War Leaders, Vice President Richard Cheney, came under assault by ‘unknown’ US Military assailants who in retreating before what has been described as ‘withering fire’ from Secret Service Agents assigned to protect Cheney literally ‘blew up’ the Vice Presidents office complex.

Propaganda reports from US media organs, however, are reporting on this reported attack as being a ‘fire’ only, and as we can read as reported by the Associated Press News Service in their article titled, "Two-Alarm Fire Hits Cheney's Office in White House Compound", and which says:

"Thick black smoke billowed from a fire Wednesday in Vice President Dick Cheney's suite of offices in the historic Eisenhower Executive Office Building next to the White House.

Cheney's office was damaged by smoke and water from fire hoses, White House spokesman Scott Stanzel said. The vice president was not in the building at the time; he was in the West Wing of the White House with President Bush.

More than 1,000 people who work in the building were evacuated. The fire broke out on the second floor of the building around about 9:15 a.m. and was under control within a half hour, District of Columbia fire department spokesman Alan Etter said."

Russian Military Analysts are further reporting that the ongoing, and deadly, power struggle occurring in the United States is eerily reminiscent of the Nazi German power struggles of last century which led to the outbreak of World War II, and which, also, were not reported to the citizens of the German Empire like they are not being reported to the Americans today.

The reasons behind these latest attacks between the US Military and the US War Leaders, these reports state, is the growing crisis in the  Western Banking system as it nears total collapse, and which in the past 24 hours has seen the European Central Bank inject an unprecedented $500 billion into its banking system while the US Federal Reserve System has injected a further $20 billion into the American banking system.  

These staggering amounts are in addition to the $54 billion injected into the Western banking system by the United Kingdom and the United States last week, but which has failed to stem the tide of imminent bank failures in Europe and North America.

And, as if the imminent failure of the Western banking system wasn’t enough to shock the World this past week, the United Nations has issued a dire report that brings into sharp focus the prospect of mass death due to starvation, and as we can read as reported by the International Herald Tribune News Service in their report titled, "World food stocks dwindling rapidly, UN warns", and which says:

"In an "unforeseen and unprecedented" shift, the world food supply is dwindling rapidly and food prices are soaring to historic levels, the top food and agriculture official of the United Nations warned Monday.

The changes created "a very serious risk that fewer people will be able to get food," particularly in the developing world, said Jacques Diouf, head of the UN Food and Agriculture Organization.

The agency's food price index rose by more than 40 percent this year, compared with 9 percent the year before - a rate that was already unacceptable, he said. New figures show that the total cost of foodstuffs imported by the neediest countries rose 25 percent, to $107 million, in the last year.

At the same time, reserves of cereals are severely depleted, FAO records show. World wheat stores declined 11 percent this year, to the lowest level since 1980. That corresponds to 12 weeks of the world's total consumption - much less than the average of 18 weeks consumption in storage during the period 2000-2005. There are only 8 weeks of corn left, down from 11 weeks in the earlier period.

Prices of wheat and oilseeds are at record highs, Diouf said Monday. Wheat prices have risen by $130 per ton, or 52 percent, since a year ago. U.S. wheat futures broke $10 a bushel for the first time Monday, the agricultural equivalent of $100 a barrel oil."

Russian economists are quick to point out, that with the prospect of the Western banking system collapsing, coupled with the shocking rise of oil prices, and now the prospect of Global food shortages, the United States is left with little leverage to protect itself other than its vast military might, and, which many believe is leading the US towards an inevitable conflict with the East in its quest for survival.

To the American people, however, the imminent dangers they are facing are being kept from them as they are consumed by the trivial populist media trash that is being fed to them on an hourly basis, but which does nothing to help them in preparing for the catastrophic events that are soon to overtake them.

And, as the US War Leaders accelerate their battles between their various factions, the World today stands closer to the abyss than in any other time since the outbreak of World War II.

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World food stocks dwindling rapidly, UN warns
By Elisabeth Rosenthal
Monday, December 17, 2007
The International Herald Tribune
http://www.iht.com/articles/2007/12/17/europe/food.php#end_main

ROME: In an "unforeseen and unprecedented" shift, the world food supply is dwindling rapidly and food prices are soaring to historic levels, the top food and agriculture official of the United Nations warned Monday.

The changes created "a very serious risk that fewer people will be able to get food," particularly in the developing world, said Jacques Diouf, head of the UN Food and Agriculture Organization.

The agency's food price index rose by more than 40 percent this year, compared with 9 percent the year before - a rate that was already unacceptable, he said. New figures show that the total cost of foodstuffs imported by the neediest countries rose 25 percent, to $107 million, in the last year.

At the same time, reserves of cereals are severely depleted, FAO records show. World wheat stores declined 11 percent this year, to the lowest level since 1980. That corresponds to 12 weeks of the world's total consumption - much less than the average of 18 weeks consumption in storage during the period 2000-2005. There are only 8 weeks of corn left, down from 11 weeks in the earlier period.

Prices of wheat and oilseeds are at record highs, Diouf said Monday. Wheat prices have risen by $130 per ton, or 52 percent, since a year ago. U.S. wheat futures broke $10 a bushel for the first time Monday, the agricultural equivalent of $100 a barrel oil. (Page 16)

Diouf blamed a confluence of recent supply and demand factors for the crisis, and he predicted that those factors were here to stay. On the supply side, these include the early effects of global warming, which has decreased crop yields in some crucial places, and a shift away from farming for human consumption toward crops for biofuels and cattle feed. Demand for grain is increasing with the world population, and more is diverted to feed cattle as the population of upwardly mobile meat-eaters grows.

"We're concerned that we are facing the perfect storm for the world's hungry," said Josette Sheeran, executive director of the World Food Program, in a telephone interview. She said that her agency's food procurement costs had gone up 50 percent in the past 5 years and that some poor people are being "priced out of the food market."

To make matters worse, high oil prices have doubled shipping costs in the past year, putting enormous stress on poor nations that need to import food as well as the humanitarian agencies that provide it.

"You can debate why this is all happening, but what's most important to us is that it's a long-term trend, reversing decades of decreasing food prices," Sheeran said.

Climate specialists say that the vulnerability will only increase as further effects of climate change are felt. "If there's a significant change in climate in one of our high production areas, if there is a disease that effects a major crop, we are in a very risky situation," said Mark Howden of the Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization in Canberra.

Already "unusual weather events," linked to climate change - such as droughts, floods and storms - have decreased production in important exporting countries like Australia and Ukraine, Diouf said.

In Southern Australia, a significant reduction in rainfall in the past few years led some farmers to sell their land and move to Tasmania, where water is more reliable, said Howden, one of the authors of a recent series of papers in the Procedings of the National Academy of Sciences on climate change and the world food supply.

"In the U.S., Australia, and Europe, there's a very substantial capacity to adapt to the effects on food - with money, technology, research and development," Howden said. "In the developing world, there isn't."

Sheeran said, that on a recent trip to Mali, she was told that food stocks were at an all time low. The World Food Program feeds millions of children in schools and people with HIV/AIDS. Poor nutrition in these groups increased the risk serious disease and death.

Diouf suggested that all countries and international agencies would have to "revisit" agricultural and aid policies they had adopted "in a different economic environment." For example, with food and oil prices approaching record, it may not make sense to send food aid to poorer countries, but instead to focus on helping farmers grow food locally.

FAO plans to start a new initiative that will offer farmers in poor countries vouchers that can be redeemed for seeds and fertilizer, and will try to help them adapt to climate change.

The recent scientific papers concluded that farmers could adjust to 1 degree Celsius (1.8 degrees Fahrenheit) to 3 degrees Celsius (5.4 degrees) of warming by switching to more resilient species, changing planting times, or storing water for irrigation, for example.

But that after that, "all bets are off," said Francesco Tubiello, of Columbia University Earth Institute. "Many people assume that we will never have a problem with food production on a global scale, but there is a strong potential for negative surprises."

In Europe, officials said they were already adjusting policies to the reality of higher prices. The European Union recently suspended a "set-aside" of land for next year - a longstanding program that essentially paid farmers to leave 10 percent of their land untilled as a way to increase farm prices and reduce surpluses. Also, starting in January, import tariffs on all cereal will be eliminated for six months, to make it easier for European countries to buy grain from elsewhere. But that may make it even harder for poor countries to obtain the grain they need.

In an effort to promote free markets, the European Union has been in the process of reducing farm subsidies and this has accelerated the process.

"It's much easier to do with the new economics," said Michael Mann a spokesman for the EU agriculture commission. "We saw this coming to a certain extent, but we are surprised at how quickly it is happening."

But he noted that farm prices the last few decades have been lower than at any time in history, so the change seems extremely dramatic.

Diouf noted that there had been "tension and political unrest related to food markets" in a number of poor countries this year, including Morocco, Senegal and Mauritania. "We need to play a catalytic role to quickly boost crop production in the most affected countries," he said.

Part of the current problem is an outgrowth of prosperity. More people in the world now eat meat, diverting grain from humans to livestock. A more complicated issue is the use of crops to make biofuels, which are often heavily subsidized. A major factor in rising corn prices globally is that many farmers in the United States are now selling their corn to make subsidized ethanol.

Mann said the European Union had intentionally set low targets for biofuel use - 10 per cent by 2020 - to limit food price rises and that it plans to import some biofuel. "We don't want all our farmers switching from food to biofuel," he said.


Titre: Alerte Rouge : Aveux de Greenspan : « quelque chose d’inattendu va arriver »
Posté par: kader le 01/01/2008 - 14:01:49

Aveux de Greenspan (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Greenspan) : « quelque chose d’inattendu va arriver »
1er janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3655

31 décembre 2007 (LPAC) - Alan Greenspan (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alan_Greenspan), ancien chef de la Réserve Fédéral américaine (Fed) (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis) de 1987 à 2006 et principal promoteur des instruments financiers « créatifs » que nous voyons défaillir les uns après les autres depuis l’été, a confié à la veille du Nouvel An que « quelque chose d’inattendu » allait bientôt se produire et que ça nous « mettra par terre ». Pour Lyndon LaRouche, cet aveu dévoile aux yeux de tous la cause du chaos dans lequel le monde est en train d’être précipité, qualifiant la situation au Pakistan, en Asie du Sud-Ouest, au Kenya, en Afrique du Sud, au Yémen, ainsi que les tensions ibéro-américaines autour des FARC et de Chavez, d’opérations dirigées par la clique financière anglo-hollandaise.

Lors d’une interview sur la radio publique étasunienne (NPR), Greenspan a déclaré « je dois prévoir que quelque chose d’inattendu va arriver et nous mettra à terre (...) Je pense que les chances pour que ça arrive augmentent, car nous entrons dans des zones vulnérables ». Puis il a ajouté « Ce que je veux soulever c’est que nous sommes dans une phase de changement, et que les améliorations extraordinaires de l’économie mondiale ces 15 dernières années sont transitoires, et ça va changer (...) Donc je pense que ce tout ce processus va commencer à se retourner ». Les taux d’intérêt, a t-il dit « sont déterminés par les flux d’investissements mondiaux ; c’est une force bien supérieure aux efforts concertés des banques centrales, Fed incluse (...) Nous, ainsi que toutes les autres banques centrales, perdons le contrôle des forces qui accroissent les prix ».

Alan Greenspan a ensuite admit son piteux palmarès en tant que prévisionniste, alors qu’il fut le directeur de la Fed pendant 20 ans : « Le palmarès des prévisions, non seulement que j’ai faites et des entreprises que j’ai développées, mais aussi pour toute la profession dans son ensemble, n’est pas vraiment spectaculaire ». « J’ai fait des prévisions depuis le début des années 50. J’étais aussi mauvais alors que maintenant ».

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Les subprimes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes)? Ce n’était que le prologue
30 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3654

28 décembre 2007 (LPAC) - De multiples sources ont confié à Lyndon LaRouche (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyndon_LaRouche) et à des représentants de son comité d’action politique (LPAC) que l’effondrement du système monétaro-financier allait entrer dans une nouvelle phase après le 3 janvier. Le chroniqueur financier du New York Times Floyd Norris a également écrit à ce sujet vendredi, disant que le marché des obligations d’entreprise était aussi insensé que la bulle des subprimes, mais en bien plus grand. Alors que s’effondre déjà le marché des assurances d’obligations, « la sévérité de la débâcle des subprimes pourrait n’être qu’un prologue à l’acte principal, une tragédie se jouant sur le scène des marchés du crédit d’entreprise » a dit Ted Seides du fond d’investissement new-yorkais Protégé Partners. Il a aussi qualifié le marché des CDS (Credit Default Swaps, des contrats d’assurance contre les défauts de crédit) de « marché d’assurance sans réserves », évaluant la valeur totale de ces actifs à 45 000 milliards de dollars ( !), soit l’équivalent du PIB mondial.

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« Toute cette opération [Pakistan] est liée à ce qui va se passer dès le 3 janvier »
30 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3653

28 décembre 2007 (LPAC) - Ce que Lyndon LaRouche a dit jeudi à la suite de l’asassinat de Benazir Bhutto, tient debout (voir ICI (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3649)). Les autres personnages publics qui se sont exprimés n’ont aucune idée de ce qui est en train de se passer.

« Regardez », a dit LaRouche vendredi, « la question ici ne porte pas sur des candidats, ni sur des personnalités du Pakistan ou associées au Pakistan. Cela n’a rien à voir avec la situation. Ce sont seulement des aspects frictionnels.

« Cette opération est liée à ce qui va se passer dès le 3 janvier [voir ICI (http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3654)]. C’est en rapport avec la crise financière. N’essayez pas d’interpréter cela par déduction. Evitez tout raisonnement déductif. S’agit-il d’un problème des personnalités ? Ca n’a rien à voir avec des personnalités ! Certaines choses sont menac&eacutees, mais lesquelles ? C’est une menace de déstabilisation du système mondial. Une réponse au fait que le système financier, après le 3 janvier, va se désintégrer. C’est cela-même qui est en jeu !

« Il ne faut pas tomber dans des interprétations en termes de personnes, il faut éviter les bavardages. Tout ceci est en lien direct avec la crise financière, qui prend un nouveau tournant et crée une situation de chaos potentiel. Cette crise financière est le détonateur de la bombe. Comme nous l’avons dit hier, il y a quelqu’un dans le système britannique qui est en train de jouer contre le reste du système. Donc, n’écoutez pas les interprétations qui pourraient sembler normales : jetez-les ! Si ça ressemble à une interprétation normale, jetez-la ! Nous sommes dans une situation totalement anormale, et il ne peut y avoir qu’une explication anormale. Et le fait est que nous sommes face à une crise financière. C’est une crise financière globale, et rien d’autre. Qui va survivre à l’éclatement du système ? C’est ça, la question. C’est une question globale, ce n’est pas simplement l’Asie du Sud-Ouest.

« Le plus important, c’est que la décision a été prise : le système est en train de tomber ! Le système va se désintégrer. Le système financier international va se désintégrer. Il va se désintégrer très bientôt, et quelqu’un envisage d’en sortir vainqueur ! C’est la fin du jeu ! Ce n’est pas une question de rivalité ou de compétition. C’est la fin du jeu ! Et quelqu’un est en train d’orchestrer cette fin de partie ! Les Britanniques, ou du moins ceux qui se trouvent au plus haut niveau, ne jouent pas pour un côté ou un autre. Ils ne jouent pas les places d’honneur, ils jouent pour celle de maître du jeu. Ils jouent la place de maître du jeu, pour leur survie. Mais c’est le maître du jeu qui veut s’auto-proclamer maître du jeu. Ce ne peut être que quelqu’un parmi l’establishment britannique qui a déclenché ça.

« Il faut prendre ce genre de considérations au sérieux, et oublier tous les soi-disant indices. Car les indices ne valent rien dans de telles conditions : l’indice qui indique telle ou telle direction, oubliez-le, jetez-le !

« N’essayez pas de l’interpréter. N’essayez pas d’être crédible. Car, si la plupart des gens y croient, c’est que ce n’est pas vrai ! Si la plupart des gens sentent que c’est plausible, c’est que ce n’est pas vrai ! Telle est la nature du jeu.

« Le facteur chaos est présent. Vous ne savez pas qui fait ça, parce qu’il y a tant de gens en concurrence. Chacun fait quelque chose de différent. Donc on peut se poser la question : qui fait ça ? Aucun d’entre eux ! La personne qui fait ça, c’est celle qui est en train d’orchestrer le chaos.

« Comment bousiller le monde ? On a déjà vu ça auparavant. Vous avez par exemple l’assassinat de Kennedy. Il y a eu la guerre du Vietnam, qui était impossible à l’époque sans l’assassinat de Kennedy. Voilà le genre de choses face auquel nous sommes. Vous allez voir les événements s’enchaîner. Le système va être saturé par des chocs successifs. Des gens vont arriver avec leur interprétation - Ils auront tort ! Ils verront que c’était une mauvaise interprétation seulement lorsque le prochain événement sera différent de ce qu’ils auront prévu. Ils auront alors deux événements, ils tenteront de les expliquer, puis le troisième arrivera - Ils auront tout faux ! Il ne faut en aucune façon essayer de tirer des conclusions par des méthodes déductives, en partant d’indices. Car nous n’avons pas de preuves. La seule preuve, c’est le jeu dans son ensemble, avec toutes ses parties - et vous ne les avez pas encore ! Donc, vous devez vous demander : "Qu’est-ce qui caractérise l’ensemble de cette période de l’histoire ?" Alors vous pouvez comprendre de quoi il s’agit. Voilà ce dont je parle. Tout le monde a tort sur ce genre de choses ; c’est mon bébé !

« Pas de conclusions déductives ! Le Pakistan n’est pas le seul endroit qui sera détruit ; le monde entier sera détruit. C’est ça le jeu dans lequel nous sommes pris !

« Les gens sont idiots, car ils disent : "Vous ne pouvez pas dire ça ! Concentrons-nous sur les faits, concentrons-nous sur les faits." Mais le fait est que nous sommes à un point d’éclatement du système monétaro-financier international. Ce n’est pas un effondrement, ce n’est pas une dépression. C’est une désintégration des fondements sur lesquels la civilisation dans son ensemble dépend aujourd’hui. Voilà le jeu. On ne peut pas expliquer ce genre de chose si on ne prend pas en compte le jeu dans son ensemble. Les événements s’enchaînent ; dévoilant une opération de chaos. La tendance générale va vers le chaos, c’est une opération de chaos. Dans une opération de chaos, n’essayez pas d’attribuer le chaos à des individus qui ne cherchent pas le chaos.

« Nous ne savons pas qui est le coupable, nous ne savons pas quelle faction. Nous pouvons identifier la nature de la faction en cause. Mais l’identité précise de la faction, nous ne l’avons pas. Nous savons ce qu’ils font ; nous savons dans quel but ils sont en train de jouer de la sorte. C’est clair. Mais qui sont ces personnes, nous ne savons pas ».

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LaRouche (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyndon_LaRouche) vilipende l’Empire britannique pour l’assassinat de Bhutto (http://fr.wikipedia.org/wiki/Benazir_Bhutto)
28 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3649

27 décembre 2007 (LPAC) - Lyndon LaRouche (http://fr.wikipedia.org/wiki/Lyndon_LaRouche) a qualifié l’assassinat de l’ex-premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto d’ « opération chaos ». Récemment revenue d’exile pour prendre part aux échéances électorales du mois de janvier, Bhutto a été victime jeudi, d’un attentat suicide à la sortie d’un meeting, à Rawalpindi au nord du Pakistan.

LaRouche a fustigé la main britannique derrière cette opération. Il s’est référé aux révélations récentes du Daily Telegraph selon lesquelles des agents du MI6 (service de renseignement extérieur britannique) seraient en négociation directe avec les dirigeants talibans. LaRouche a précisé que les britanniques avaient plusieurs fers au feu. Ils opèrent avec toutes les factions, dans les différents camps du conflit. Si nombre de leurs opérations se font en parallèle les unes des autres, leurs objectifs peuvent aussi être contradictoires.

LaRouche a également tenu à souligner que les motifs de l’assassinat de Bhutto n’étaient pas d’ordre régional, mais global. Il y a des factions de l’oligarchie britannique qui s’activent pour rendre ingérable la situation internationale. Et c’est lié à l’effondrement en cours du système financier mondial plus qu’à la situation politique interne à l’Asie du Sud-Ouest ou du Sud. Il y a des factions dans l’oligarchie financière et la City de Londres qui comprennent très bien que le système financier actuel est condamné, et que son effondrement va en s’accélérant. Le jeu touche à sa fin et ils sont résolus à décider qui survivra et qui tombera. Et ils utilisent le terrorisme comme une arme essaimant le chaos, afin de préserver leur domination après l’effondrement.

LaRouche a précisé qu’il ne faisait pas référence à la maison Windsor. L’ennemi est l’oligarchie financière anglo-hollandaise qui tente de renforcer son contrôle impérial sur le monde, alors que l’effondrement est généralisé. L’enjeu est de savoir qui va sortir indemne du crash ?

Pour comprendre et trouver les influences britanniques derrière l’assassinat de Bhutto, voici la question à se poser : Quels sont les pions britanniques dans la région qui haïssent tellement toute perspective de sortie de crise rationnelle ? Voilà le point de départ.


Titre: 2008 marquera la fin de 94 ans de suprématie économique US
Posté par: kader le 14/01/2008 - 18:24:16

2008 marquera la fin de 94 ans de suprématie économique US
14 janvier 2008 - Depuis Londres (Royaume-Uni)
http://www.voltairenet.org/article154333.html

En 2008, le Produit national brut par habitant du Royaume-Uni repassera devant celui des États-Unis, pour la première fois depuis la Première Guerre mondiale, indique le prestigieux centre de prévision Oxford Economics. La France et l’Allemagne devraient rapidement suivre le même mouvement.

Ces chiffres ne sont pas représentatifs du niveau de vie respectif des habitants, car ils ne tiennent pas compte du coût de la vie dans chaque pays. Mais ils montrent qu’à partir de cette année, le centre économique de l’Occident ne sera plus les États-unis comme au cours des 94 dernières années, mais reviendra en Europe.

Les commentateurs britanniques interprètent ces chiffres en louant le redressement économique de leur pays entrepris par John Major et Tony Blair, caractérisé par une livre forte face à l’euro et au dollar. Mais il serait plus juste d’observer que le redressement est général en Europe, tandis que le ralentissement de la croissance US semble inexorable.

Ces résultats doivent aussi être replacés dans leur contexte. De manière trompeuse, le calcul du Produit national brut prend en compte les « produits financiers », qui n’ont de « produits » que le nom, car ils ne correspondent à aucun bien tangible.

Il semble que le mouvement auquel on assiste s’explique aussi par la volonté de la finance anglo-saxonne de rapatrier ses avoirs à la City (voire à Paris et à Berlin) et de laisser ses dettes à New York, abandonnant le « nouveau continent » en pleine crise économique, comme on quitte un navire en péril.

En définitive, les efforts des États-Unis de sauver leur économie en lançant des guerres coloniales en Afghanistan et en Irak auront accéléré leur déclin au lieu de l’enrayer. À l’inverse, il aura fallu près d’un siècle aux Européens pour se remettre des déchirements de la longue Guerre mondiale.

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Moody’s : les USA pourraient perdre leur note AAA
By Francesco Guerrera, Aline van Duyn and Daniel Pimlott,in New York
Published: January 11 2008 - The Financial Times
http://www.ft.com/cms/s/fcc631cc-bfe6-11dc-8052-0000779fd2ac,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2Ffcc631cc-bfe6-11dc-8052-0000779fd2ac.html%3Fnclick_check%3D1&_i_referer=http%3A%2F%2Fcontreinfo.info%2F&nclick_check=1

Les USA risquent de perdre la note d’excellence AAA attribuée à leur dette d’ici une décennie sauf à prendre des mesures radicales pour limiter les dépenses de santé et de retraite, a déclaré hier l’agence de notation Moody’s.

Cet avertissement sur le maintien de la note AAA, attribuée à la dette du gouvernement US depuis sa première évaluation en 1917, reflète les inquiètudes croissantes sur la capacité du pays à conserver sa suprématie économique.

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Radar 14 janvier 2008 : mauvaise passe anglaise
http://contreinfo.info/


Le PIB de la Grande Bretagne inférieur à celui de la France
http://www.ft.com/cms/s/0/abe2ffc4-c08b-11dc-b0b7-0000779fd2ac.html?nclick_check=1

L’économie de la Grande Bretagne est désormais derrière celle de la France, pour la première fois depuis 1999, en raison de la dévaluation de la Livre.

La chute rapide de la Livre, qui a perdu 11% face aux devises européennes, place le Royaume Uni au sixième rang des économies mondiales.

Les USA, le Japon, l’Allemagne, la Chine et la France devancent l’économie de la Grande Bretagne au troisème trimestre 2007 et en 2006.

Ces chiffres sont un cataclysme politique déclare Martin Seale, directeur du National Institute of Economic and Social Research (http://www.niesr.ac.uk/).

La Livre Sterling (http://fr.wikipedia.org/wiki/Livre_sterling), sur le déclin comme le dollar (http://fr.wikipedia.org/wiki/Dollar_am%C3%A9ricain)
http://www.ft.com/cms/s/0/996a30e8-bfb3-11dc-8052-0000779fd2ac.html

Comme les USA, la Grande Bretagne a connu un expansion massive du crédit, un hausse considérable des prix de l’immobilier, un faible taux d’épargne, et un déficit notable de la balance commerciale. Comme les USA elle a également absorbé le surplus de l’épargne mondiale. En résumé, c’est une économie anglo-saxonne typique.

Mais la situation de l’Angleterre est pire par de nombreux aspects que celle des USA. L’inflation de l’immobilier est bien plus importante qu’aux USA, et l’endettement des ménages encore plus extrême. Pour prendre un exemple, en 2006, l’endettement des emprunts immobiliers représentait 126% du revenu disponible des ménages, contre 104% aux USA. (...)

Le déficit réel de la balance des paiements pourrait avoir été proche de 7% du PIB.


L’économie anglaise a vécu à crédit
http://www.ft.com/cms/s/0/066f89d8-ba1c-11dc-abcb-0000779fd2ac.html

The growth of the UK economy is likely to decelerate from an annual rate of more than 3 per cent in the third quarter of 2007 to a rate somewhat below 2 per cent by the end of 2008.

The UK current account deficit is close to 6 per cent of gross domestic product, with the private sector financial deficit (mainly the household sector) contributing 3 per cent and the public sector deficit almost 3 per cent.


Retournement de tendance rapide
http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml;jsessionid=AUTVQQ5Q3ZEV5QFIQMGCFF4AVCBQUIV0?xml=/money/2008/01/13/ccsectors113.xml

Les entreprises du secteurs immobillier et du commerce de détail ont vu leurs cours chuter de façon vertigineuse avec le ralentissement de l’économie britannique. (illustration)

L’indice des entreprises de le distribution a abandonné 45% de sa valeur en 8 mois. Marks & Spencer a perdu 20% en une seule journée. Le secteur de l’immobilier d’entreprise a baissé de 44% depuis le début 2007.

La Grande Bretagne envisage l’utilisation d’implants ou micro-puces sous-cutanées (http://www.onnouscachetout.com/themes/nom/microchip.php) sur les détenus
http://news.independent.co.uk/uk/politics/article3333852.ece

Pour faire face à la surpopulation carcérale les autorités envisagent la mise en place de régimes de semi liberté où le bracelet électronique serait remplacé par un implant ou micro-puce sous-cutanée (http://www.onnouscachetout.com/themes/nom/microchip.php). http://www.onnouscachetout.com/themes/nom/microchip.php

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Économie : Ben Shalom Bernanke (http://fr.wikipedia.org/wiki/Ben_Bernanke), président de la Réserve fédérale des États-Unis (http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_f%C3%A9d%C3%A9rale_des_%C3%89tats-Unis), qui a retrouvé la voix, suggère que tout le monde se hâte vers les abris
Par Mike Whitney, le 12 janvier 2007
http://www.alterinfo.net/economie-Bernanke,-qui-a-retrouve-la-voix,-suggere-que-tout-le-monde-se-hate-vers-les-abris_a15729.html
Original : http://www.smirkingchimp.com/author/mike_whitney
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

​​​​Jeudi, à l'occasion d'un déjeuner à Washington, Ben Bernanke, le président de la Fed (Réserve Fédérale), a prononcé une allocution inaugurale sur l'état de l'économie et des marchés financiers. Le ton du discours était franchement lugubre, et il aurait pu être accompagné sans dissoner par une chant funèbre avec huit porteurs de cercueil vêtus de noir. Faisant une présentation limpide de la situation, Bernanke a évité le langage opaques et plein de hiéroglyphes de son prédécesseur, Alan Greenspan. Malheureusement, les faits sont assez décourageants. L'économie est en très mauvaise forme :

​​​​L'état du marché financier. . . a produit une situation explosive qui a rendu la prévision du cours de l'économie encore plus difficile que d'habitude. Nous avons vu la poursuite de la hausse du prix de l'énergie, ainsi qu'une ajustement net et durable dans le marché du logement aux États-Unis. Selon les plus récentes données disponibles, la mise en chantier et la vente de logements neufs ont perdu environ 50 pour cent sur leur maximum respectif.

​​​​Bernanke n'a fait aucun effort pour dissimuler la morosité des faits :

​​​​Actuellement, environ 21% des remboursements des prêts hypothécaires à taux variable (ARM) de l'emprunt à haut risque (subprime) sont défaillants en quatre vingt dix jours ou plus, et le taux des saisies d'hypothèques est en nette progression... La fraude et les pratiques abusives ont contribué à la fréquence élevé des défaillances que nous voyons à présent dans le marché de l'emprunt hypothécaire à haut risque à taux variable, la raison la plus fondamentale de la forte détérioration de la qualité du crédit est dans la défectuosité des prémisses sur lesquels beaucoup de prêts hypothécaires à taux variable à haut risque ont été établis, qui sous-entendait que le prix des maisons continuerait à augmenter rapidement. Ça aura des effets négatifs pour les collectivités et l'économie en général, de même que pour les emprunteurs eux-mêmes.

​​​​Bernanke est tout aussi brusque au sujet du craquement qui a résulté des excès dans l'emprunt à haut risque :

​​​​L'une des nombreuses conséquences malheureuses de cette affaire, qui peut durer quelques temps, est la disponibilité de crédit pour les emprunteurs à taux préférentiel... La grande portée de l'impact financier du choc du subprime est qu'il a considérablement contribué à augmenter l'incertitude des investisseurs dans l'évaluation convenable d'un plus large éventail d'actifs financiers, et pas seulement sur les hypothèques du prêt à haut risque. En conséquence, les problèmes du marché du prêt hypothécaire à haut risque peuvent globalement entraîner le ralentissement de la croissance économique.

​​​​Bernanke a fait ensuite un exposé très détaillé sur la manière dont les banques « ont garanti un grand nombre de prêts, et créé les nombreux produits du crédit structuré (MBS, CDO, ABCP), qui ont été vendus sur le marché. Les banques ont aussi soutenu de multiples façons divers moyens de placement, par exemple en servant de conseillers et en fournissant des facilités de liquidités de réserve et divers rehaussements de crédit. »

​​​​Comme les problèmes du subprime ont grandi, les banques ont été obligées d'accepter de plus en plus leurs laborieuses opérations « hors bilan, » qui augmentent considérablement la charge de leur dette et diminuent toujours plus leur capital de base. Cela explique pourquoi les banques ont signalé des pertes énormes de la détérioration de leurs nantissements pendant que la valeur du marché chutait brusquement. À présent, les banques sont devenues plus restrictives dans leurs opérations de prêt, et le crédit est devenu plus coûteux et moins disponible.

​​​​Quand les banques sont incapables de délivrer des prêts, l'économie en souffre.

​​​​D'une voix qui ne présageait rien de bon, Bernanke a ajouté : « Les tensions du marché ont été graves, et elles continuent à faire courir des risques à l'économie en général. »

​​​​Amen, pour ça. Depuis la fin de l'été, quand les troubles ont commencé, la Fed a réduit les taux d'un point entier de pourcentage, à 4,25%, et a ouvert une Discount Window (*) pour fournir des milliards de dollars directement aux banques. La Fed a aussi ouvert un Term Auction Facility (**), qui a distribué 40 milliards de dollars durant 30 jours de rachats d'accords à plus de 100 banques sous-capitalisées.

La Fed envisage de prêter encore 60 milliards de dollars dans les prochains mois. Ces rachats d'accords sont émis en secret (de manière à ce que les déposants et les actionnaires ignorent la réalité de la gravité de l'affaire) et la Fed accepte un « large éventail de garanties, » ce qui veut dire qu'elle prend des « placements structurés » (ROM, CDO, ASCP), ces mêmes immondices que personne n'achètera sur le marché libre. Dit autrement, la Fed a mis en place un financement d'urgence de plusieurs milliards, qui représente des prêts en rotation permanente pour les banques qui ont fait de mauvais investissements et sont déjà quasiment en faillite. Il s'agit là d'un risque moral sous son plus mauvais jour.

​​​​Comme le sait Bernanke, « prêts en rotation permanente » n'est qu'un euphémisme astucieux pour nationalisation des banques et monétarisation de leurs dettes aux dépens du contribuable. Bon nombre de ces institutions sont déjà insolvables. La Fed prend juste des mesures pour que leurs paris à effet de levier, et leurs spéculations téméraires, n'aient pas de conséquence. Encore une fois, c'est le socialisme pour les riches et le capitalisme pour les pauvres.

​​​​Mais même ces mesures sans précédent ne résolvent pas vraiment les problèmes fondamentaux de la qualité du crédit ni les graves contraintes sur les prêts. Pour cela, la Fed devra réduire énergiquement les taux pour espérer relancer l'économie faiblissante.

​​​​Voici les sombres (mais réalistes) prévisions de Bernanke :

​​​​Les conditions financières continuent à poser un risque de dégradation aux perspectives de croissance.... La situation financière demeure fragile, et de nombreux financements des marchés restent douteux. Les informations économiques ou financières défavorables ont le potentiel d'accroître les tensions et de mener à davantage de contraintes dans la fourniture de crédits aux ménages et aux entreprises... Les nouvelles informations ont suggéré que les perspectives de fond de l'activité réelle en 2008 ont empiré, et que les risques de dégradation de la croissance sont devenues plus prononcées. Notamment, la demande de logements semble avoir diminué davantage, reflétant en partie les problèmes en cours dans le marché hypothécaire. Par ailleurs, un certain nombre de facteurs, dont l'augmentation des prix pétroliers, la baisse du cours des actions, et le fléchissement de la valeur du logement, semblent susceptibles de peser sur les dépenses de consommation que nous prévoyons pour 2008.

​​​​« Les perspectives de base concernant l'activité réelle en 2008 ont empiré et les risques de dégradation de la croissance sont devenues plus prononcés. » Tout est dit. Nous sommes engagés dans la récession et ça va être quelque chose d'extraordinaire.

​​​​L'estimation de Bernanke est qu'à peine différente de la plus sombre des prédictions apocalyptiques des sites Internet. Le chômage, en hausse, va continuer à peser sur les dépenses de consommation.

L'inflation est aussi susceptible d'être un sujet de préoccupation pendant que la Fed coupe les taux et que les prix de la nourriture et de l'énergie crèvent le plafond. Cependant, l'économie apathique est tellement entravée par l'effondrement de l'immobilier et la désintégration des marchés financiers qui en a résulté, que la Fed sera contrainte de réduire le taux d'au moins 50 points de base (0,5%) à la prochaine réunion du Conseil des Gouverneurs, qui sera suivie de nouvelles réductions pour descendre de toutes les façons à 2,5%. (Selon Goldman Sachs et Merrill Lynch) Si c'est le cas, on peut s'attendre à payer l'essence 4 à 5 dollars d'ici à fin 2009.

​​​​Même si la franchise de Bernanke apporte un réconfort bienvenu par rapport à la langue de bois de Greenspan, ses pronostics sombres ne font pas grand chose pour aborder de face les problèmes des marchés. Il est difficile de dire si nous entrons dans une nouvelle ère de transparence de la Fed ou si Bernanke a simplement adopté l'attitude : « Quand tout le reste a échoue, dire la vérité. » Ce n'est guère un signe de vertu personnelle.

​​​​Les mauvaises nouvelles économiques tombent maintenant en cascade de tous les côtés. Vendredi, l'affaiblissement du dollar a envoyé l'or à un nouveau sommet, 900 dollars. Quelques heures plus tôt, le ministère du Commerce a signalé que le déficit commercial est monté en flèche à 9%, 63,1 milliards de dollars, en novembre. Cela met plus de pression sur le billet vert alors que les investisseurs étrangers continuent à fuir les États-Unis pour les marchés dotés de plus de potentiel de croissance.

​​​​En plus, la plus grande firme de courtage de la nation, Merrill Lynch, est appelé à rendre compte de la perte de 15 milliards dollars sur des titres adossés à des créances hypothécaires. La plus grande banque de la nation, Citigroup, devrait rapporter d'encore plus grandes pertes, 25 milliards de dollars sur des investissements similaires. Le plus grand prêteur hypothécaire de la nation, Countrywide, ferait (prétendument) face à la faillite si l'enchère de 4 milliards de dollars de Bank of America, pour la compagnie en mauvaise passe, n'est pas acceptée. Et, le plus grand assureur obligataire de la nation, MBIA Inc, pourrait avoir besoin de monter de 10 milliards de dollars son capital pour maintenir son taux de crédit AAA. (Selon William Ackman, président de Pershing Square Capital Management.)

​​​​Vous voyez le tableau ? Les géants de l'industrie financière sont soit au bord de l'anéantissement, soit ils rejoignent la longue file de chefs comptables hagards en chemin pour Beijing (Pékin) (http://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9kin) avec une sébile (http://fr.wiktionary.org/wiki/s%C3%A9bile) à la main.

Les banques et les sociétés meurtries sont de plus en plus contraintes d'obtenir leurs capitaux dans le seul endroit où ils sont encore disponibles, la Chine et les pays producteurs de pétrole. En quelques sortes, le sang vital du capitalisme se répand maintenant à travers une artère communiste. Comment de l'ironie ?

​​​​Vendredi, RBC Cash Index a signalé que la confiance des consommateurs n'était jamais tombée aussi profond. Le consommateur étasunien est poussé à son maximum, sous-payé, et il s'inquiète de tout, de la montée en flèche de sa facture énergétique, jusqu'à la diminution de la sécurité de l'emploi, en passant par les saisies hypothécaires en masse. Le rapport a été libéré quelques heures à peine avant que le Dow Jones Industrial Average fasse un saut de l'ange de 246 points dans les gros échanges commerciaux. L'ambiance régnant à Wall Street est morose, et le sentiment est que le pire est encore à venir. À en juger par les mesures extraordinaires prises par la Fed, nous pourrions faire face à un cyclone fiscal de force 5.

​​​​Doug Noland, pythonisse en économie, résume ça comme ça :

​​​​Le financement de la bulle hypothécaire est foutu, la finance de Wall Street implose, et les institutions financières étrangères ont envie de rompre et de se ruer hors du business de fourniture de crédit étasunien... Pire encore, l'économie succombe rapidement aux forces de récession. Nous pouvons proclamer, avec un grand degré de confiance, que la Crise Hypothécaire a maintenant muté en Crise de Dette de Société. Et cette crise ne sera pas démêlée de sitôt, ni par les taux, ni par les hélicoptères, ni par les renflouages. (Doug Noland, « Mortgage Crisis to Corporate Debt Crisis, » Prudent Bear)

​​​​Merci pour votre honnêteté, Ben, mais toutes les sorties semblent fermées à clef. Nous devrons conduire cette tempête à l'extérieur de l'intérieur du blockhaus.

* NDT : Discount Window : Service de la Réserve Fédérale où les institutions financières empruntent de l'argent au taux de l'escompte. Le Discount Windows fonctionne comme une soupape de sécurité pour soulager les pressions sur les marchés de réserve. Il aide à réduire les problèmes de liquidité pour des banques et aide à assurer la stabilité de base des marchés financiers. Les banques sont découragées d'utiliser ce type d'emprunt.

** NDT : Term Auction Facility : un nouvel instrument de refinancement à court terme pour apaiser les tensions sur le marché interbancaire.

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Michel Rocard : Aux USA toute la croissance provient de l’endettement
Par Michel Rocard, France Culture, 13 janvier 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1572

« Si le pétrole continue à augmenter, ou si les taux d’intérêts, pour des raisons liées à l’inflation, commencent à remonter, le service de la dette américaine n’est plus soutenable, budgétairement. Sans même parler du remboursement du capital. » Dans un entretien diffusé par France Culture, Michel Rocard revient sur la crise financière et ses répercussions mondiales.

Après la publication d’un entretien avec le Nouvel Observateur soulevant la possibilité d’une crise mondiale , Michel Rocard est revenu aujourd’hui au micro de Vincent Lemerre sur les risques de crise majeure qu’ont créé la dette américaine, la financiarisation de l’économie et son dernier avatar, les subprimes.

De nombreux problèmes se posent. Je suis tout d’abord importuné par les incertitudes des économistes. Sur la situation où nous sommes, il n’y a pas de consensus, pas d’homogénéité de la couche professionnelle des bons économistes.

Je fais partie de ceux qui sont un peu inquiets. Ma culture n’est pas financière, mais plus de l’économie physique - réelle. Mais je trouve que nous sommes dans une situation un peu dangereuse.

Pourquoi ? Se déroule en ce moment cette crise du crédit hypothécaire américain dit des subprimes, c’est-à-dire des crédits hypothécaires fragiles car consentis à