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La guerre des capitalismes algériens

Par Badr’Eddine Mili Mercredi 9 octobre 2013

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/10/09/article.php?sid=155255&cid=2

Il n’échappe à personne que le débat sur le libéralisme et l’étatisme ouvert ces derniers mois, en Algérie, à partir de certaines tribunes — FCE, Cnes, UGTA, presse nationale et cercle d’économistes — lève, enfin, le voile sur la guerre que se livrent les capitalismes algériens qui font connaître, désormais, ouvertement, leurs options et leurs prétentions, alors que sonne l’heure de la succession avec ses reclassements politiques et économiques prévisibles.

L’observateur, soucieux de vérité, doit se poser les questions qu’il faut, au sujet de ce débat et chercher en quoi il est, par son brusque surgissement sur la place publique et la véhémence de sa tonalité, significative des affrontements, hier feutrés, aujourd’hui brutaux, qui opposent des forces concurrentes, porteuses de propositions tranchées sur l’avenir de l’Algérie. Et s’il veut saisir les déterminants et le sens de ces affrontements, cet observateur doit en établir la traçabilité et inscrire son investigation dans une perspective qui dépasse les limites étroites du seul aspect économique, en intégrant dans sa réflexion tous les paramètres historiques, politiques, sociaux et culturels susceptibles de l’aider à obtenir une visibilité globale et claire des problèmes de fond qu’ils posent.
En cette fin de cinquantenaire qui fut, tout au long d’une année, un puissant révélateur sur les réels positionnements et orientations idéologiques et politiques, passés et présents, de bon nombre d’acteurs de la scène nationale, il est plus que temps de mettre un nom et un visage - les vrais - sur toutes ces forces qui veulent, pour les unes, sauvegarder, à tout prix, le pouvoir qu’elles détiennent et pour les autres, s’emparer du rôle politique et économique dirigeant que la Révolution du 1er Novembre 1954 leur avait dénié pour des raisons historiques connues de tous.

Il n’est point nécessaire d’être Adam Smith, Marx, Schumpeter ou Friedman pour le faire. Le dernier des cambistes de la place Port-Saïd vous dira que ces forces sont au nombre de trois : le capitalisme d’Etat, le capitalisme informel, le capitalisme légal, tous entretenus par la rente pétrolière, quelques fois alliés pour maintenir, en place, le système qui arrange leurs affaires, quelques fois adversaires, se disputant le leadership du pouvoir d’Etat quand les appétits et les aspirations à un meilleur statut se font plus aigus. Tous trois ont une histoire, une «philosophie» et une stratégie qui leur confèrent des caractères et des profils identifiables bien que de nombreuses connexions et connivences rendent confuses la délimitation des frontières qui les séparent.

I- Le capitalisme d’Etat

Le capitalisme d’Etat fondé sur la propriété et la gestion publiques des moyens de production et de distribution est né après le 19 juin 1965, lorsque Houari Boumediène porta un net coup d’arrêt à l’expérience socialiste entamée par Ahmed Ben Bella, en application du Programme de Tripoli, parce qu’elle était, selon lui, inspirée d’un modèle étranger, parrainé par «les pieds rouges» conseillers du «Frère militant» et soutenu, «en contradiction avec les valeurs spirituelles et culturelles de la nation», par une coalition de gauche rassemblant l’aile progressiste du FLN et des éléments de l’ancien Parti communiste algérien, interdit en 1962. Le système que le président du Conseil de la Révolution fit succéder au socialisme autogestionnaire n’en fut pas moins calqué sur le modèle soviétique puisqu’il reposa sur l’édification d’une base économique constituée de plusieurs combinats et complexes industriels dirigés par les cadres de la haute administration et de l’armée, les principales souches d’une bourgeoisie, d’un genre inédit, qualifiée, tantôt, d’anti-compradore, tantôt, de bureaucratique. De 1965 à 1978, les effets, encore actifs du contenu social de la Révolution de Novembre, la vivacité des luttes populaires et les rapports de forces internationaux qui penchaient en faveur du camp socialiste, ont imposé à cette bourgeoisie embryonnaire qui avançait masquée, un projet de développement nationaliste et progressiste et des acquis tangibles – emploi, logement, médecine gratuite – tels qu’elle n’avait d’alternative que d’intégrer les rangs d’une large alliance des «forces vives» (travailleurs, paysans, étudiants, jeunes et femmes) consacrée par la Charte nationale de 1976, le secteur privé jugé «exploiteur et antinational» ayant été exclu de ce pacte.

Rappelant, par certains côtés, le capitalisme d’Etat égyptien, régénéré par Nasser, ce capitalisme, le pouvoir révolutionnaire algérien voulut lui donner comme matrice et ascendance les premières formes de production contrôlées par l’Etat, à l’époque de Kheïreddine puis de l’Emir Abdelkader auxquels les historiens avaient attribué des politiques publiques de développement dans l’industrie navale et l’industrie de l’armement.

Mais la comparaison s’arrête ici, la réalité étant que le capitalisme d’Etat de Mehemet Ali, avec sa banque Misr et ses grandes manufactures de coton, avait une carrure plus imposante que celle du format algérien, artificiellement greffé à un mode de production féodal dont le coriace atavisme expliqua la brièveté de son existence et son incapacité à survivre à la colonisation. D’autant que l’organisation hanséatique du commerce qui fut à l ’origine de l’ascension de la bourgeoisie en Europe, était, ici, méconnue, la course et le mode de fonctionnement autocratique du pouvoir ottoman interdisaient l’évolution vers un système similaire. Il se trouve, cependant, que malgré ce handicap congénital, le capitalisme d’Etat, version contemporaine entreprit, dès 1965, de rattraper ce retard historique et tenter de tenir le pari d’économiser la phase capitaliste classique et donner naissance à un modèle social équilibré et juste ainsi que ses premiers théoriciens se plaisaient à le promettre.

Et de fait, ce capitalisme-là réussit «le miracle algérien» avec la mise en place d’un réseau «d’industries industrialisantes» d’une densité et d’un effet d’entraînement qui faillirent rompre avec la fatalité de la dépendance extérieure si une culture industrielle bien ancrée dans le tissu social algérien n’avait pas fait défaut et si le lourd endettement qu’il provoqua n’avait pas obéré et freiné la tentative de décollage, le pétrole algérien ayant été déclaré «rouge» dès sa nationalisation en 1972. A cause, précisément, de ces vices qui entachèrent sa naissance et son expansion, ce capitalisme s’essouffla à la survenue de la première crise mondiale, annonciatrice d’une imminente banqueroute qui obligea les successeurs de Houari Boumediène à «libéraliser» l’économie, sur les injonctions du FMI, pour se protéger de la vague meurtrière qui menaçait leurs intérêts de classe.

La bourgeoisie d’Etat prit sur elle de rompre, sans état d’âme, le compromis social auquel elle avait été forcée, au départ, et décida de procéder à la «restructuration» de l’économie qui prit la forme de la casse et du bradage d’une industrie financée à coups de privations et de sacrifices, par l’épargne publique. Cette opération fut menée par les chargés de mission de la Banque mondiale recrutés, pour les besoins de la cause, par Chadli Bendjedid et Abdelhamid Brahimi qui en firent payer le prix fort aux classes populaires et aux classes moyennes réduites au chômage et à la paupérisation et jetées à la déchèterie d’une privatisation sauvage, avec l’aval d’une UGTA mise au pas depuis 1967. Forcée de céder aux nouvelles fortunes informelles, nées dans son giron, et au capitalisme légal, son vieil «opposant», une partie du patrimoine national, dans des conditions opaques, elle se retrancha derrière une politique anachronique de «sauvetage», par l’argent du contribuable, d’un secteur devenu ingérable du fait de son vieillissement, de la faiblesse de ses rendements et de la médiocrité de son management encadré par les Fonds de participation et, plus tard, par les holdings et les sociétés de participation de l’Etat, les nouveaux symboles institutionnels de l’incompétence et de la dilapidation.

Le recul que cette bourgeoisie officielle dut subir, de plein fouet, ouvrit les portes à l’invasion du bazar qui, de là où il était tapi – c’est-à-dire dans les arcanes de l’Etat – fit, immédiatement et sans ménagement, connaître son intention de monter à l’assaut du pouvoir et d’y asseoir son hégémonie, après avoir confisqué, à son profit, les révoltes populaires de 1986 et 1988. C’était en juin 1990.

II- Le capitalisme informel

Ainsi que son qualificatif l’indique, ce capitalisme est contrebandier. Sans visage, se dérobant derrière des prête-noms qui faussent les pistes menant à ses véritables commanditaires, il a germé dans les zones de non-droit de la bureaucratie qui lui a délégué le pouvoir occulte d’intervenir, pour son compte et grâce à l’argent public, dans les secteurs névralgiques de l’économie.

Sa vocation n’est pas de produire pas plus que sa structure n’est familiale comme le sont celles du capitalisme légal. Empruntant certaines de ses techniques à la course de la Régence, il s’organisa en nébuleuse spécialisée dans la seule importation des biens de consommation, un terrain de prédilection dont les espaces sont répartis entre ses différents démembrements, baronnies et cartels, selon les règles, en usage au sein des camorras étrangères.

Le programme anti-pénurie, imaginé en 1979, par le gouvernement Mohamed Ben Ahmed Abdelghani, dans le but de reconvertir certaines franges de la clientèle de la bourgeoisie d’Etat et accélérer l’accumulation du capital, pro domo, sans passer par l’écueil difficile de la capitainerie d’industrie, fut sa première rampe de lancement.Une partie de la nomenklatura, civile et militaire, put, ainsi, s’investir dans ces activités lucratives, sans débourser un centime de sa poche et sans déployer les trésors d’inventivité requis. Il suffisait de téléphoner à la banque et de tisser des réseaux internationaux d’approvisionnement – français puis chinois, turcs, syriens, malaisiens et vietnamiens — ravis de cette merveilleuse aubaine.

Secondés par les trafiquants de drogue, de cigarettes, de voitures, d’essence, de cheptel et de produits alimentaires, aux frontières, ces nouveaux «bourgeois» accaparèrent, avec une stupéfiante témérité, de moyens colossaux qui contribuèrent, vite, à la création de puissances d’argent aux ambitions démesurées. Et voilà que le wahhabisme à la recherche d’un espace vital idéologique, leur offre «la chance historique» de partir à la conquête du pouvoir en leur faisant enfiler la toge de l’Islam intégriste dans une Algérie décrétée laboratoire politique.

Clandestins tolérés avec Bouyali, imprudemment légalisés avec Abassi, Belhadj, Nahnah, Djaballah et encouragés par les réactions timorées d’un Etat assommé par leur victoire à la première consultation électorale de 1990, les bazaris crurent que la République leur était tombée entre les mains, comme un fruit blet, au soir du premier tour d’une parodie de scrutin validée par Chadli Bendjedid et Abdelaziz Belkhadem, maintenus au sommet, dans le cadre d’une cohabitation secrètement négociée. La bourgeoisie d’Etat ébranlée dans sa base économique par le plan d’ajustement structurel du FMI et dans sa super- structure par la tentative de mise à mort de la République ne dut son salut qu’au sursaut de l’Armée nationale populaire et de la société civile qui débouta le bazar de son insolente prétention, après 10 ans d’une guerre sanglante ou le désarroi du peuple le disputa, longuement, aux calculs et à la ruse d’une classe politique divisée entre réconciliateurs et éradicateurs. Le redressement national opéré, avec un appui populaire massif, par le Président Liamine Zeroual était sur le point d’avoir raison, militairement et politiquement, du terrorisme islamiste quand, subitement, à la faveur d’un recul de la ligne de fermeté dû à une indécision inconséquente de certains cercles dirigeants soumis aux pressions étrangères, l’Etat procéda, avec l’arrivée, en 1999, de Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême, à un brusque revirement par le subterfuge duquel - la loi sur la réconciliation nationale - la société algérienne et les armées islamistes furent renvoyés dos à dos sans que les responsables de «la tragédie nationale» eurent rendu de comptes dans les procès publics réclamés par les familles des centaines de milliers de victimes.

A l’évidence, le fléau de la balance avait penché du côté de ceux qui, non seulement, se refusèrent à faire rendre la justice demandée, mais s’employèrent, par la force de la politique permissive de «la repentance», à conserver, voire à renforcer le cordon ombilical qui les liait, économiquement et politiquement, à la coalition des conservatismes dont les fortunes, loin d’être inquiétées, furent, au contraire, créditées de bonus et de primes versés à une multitude de chefs cooptés pour faire partie de la nouvelle clientèle, la base élargie d’un Etat qui n’avait plus rien à voir avec celui projeté par la Proclamation du 19 juin 1965. Les affaiblissements ainsi cumulés ouvrirent de grands boulevards aux involutions et retournements contre-nature que l’offensive du néo-libéralisme, lancée en 2009, compta rendre irréversibles, en accentuant le déplacement à droite de l’axe sur lequel l’Etat s’était positionné depuis 1962.

Pensant lui aussi que son heure était venue pour contrôler les leviers du pouvoir, avec le soutien du capitalisme international, il plaça ses agents dans le cœur même du système, le ministère de l’Energie, Sonatrach et les banques, afin de travailler à livrer le plus clair des ressources du sous-sol algérien aux majors américains par le truchement d’une loi signée par le premier magistrat du pays.

Cette forfaiture devait achever le processus commencé par le gouvernement Abdelhamid Brahimi et poursuivi par les gouvernements Sid-Ahmed Ghozali et Ahmed Ouyahia qui permirent aux capitalistes étrangers de s’adjuger, en toute quiétude, les fleurons de l’économie nationale et de conquérir, en joint-venture, des parts considérables dans les secteurs de l’industrie, des banques, des télécommunications, de l’hôtellerie et, indirectement, de l’automobile, via le concessionariat, en sus de celles qu’ils détenaient, depuis plusieurs années déjà, dans les hydrocarbures. La riposte ne tarda, heureusement, pas à venir, quoique lentement et avec moins de fracas qu’en 1991, déclenchée, une fois de plus par le segment de l’establishment dit positif. La loi décriée fut rapportée et le fléau de la balance revint, apparemment, à sa place, se parant des couleurs d’un patriotisme économique bien pâles. Le capitalisme légal, qui avait été, contre toute attente, l’un des premiers à parrainer l’idée d’un troisième mandat présidentiel et à avaliser le projet de trituration de la Constitution, choisit ce moment précis pour reprendre à son compte les thèses du néo-libéralisme et tenter de porter l’estocade à la bourgeoisie d’Etat, son ennemi de toujours, de nouveau affaiblie.

III- Le capitalisme légal

De structure familiale, le capitalisme légal possède une tradition ancienne, née dans le sillage de la colonisation qui lui réserva, surtout après le centenaire, quelques espaces d’implantation dans la manufacture et les services comme les limonaderies, les huileries, la torréfaction, le tabac, l’hôtellerie, la bijouterie etc. localisées à Alger, Oran et Constantine.

Ses enseignes emblématiques étaient les Bentchicou, Massali, Hamoud, Tamzali, Tiar, Bouzar, Mansali qui émérgèrent aux côtés des mandataires des Halles de Belcourt et des féodaux latifundiaires grandis sur les Hauts-Plateaux et au Sahara, à l’ombre de Borgeaud, de Raynaud, des Cent Familles et de l’Administration militaire du Sud.

Déclaré, dans un premier temps, entre 1962 et 1978, persona non grata, au grand dam d’un certain Tiano, alors, professeur d’économie politique à l’université d’Alger, venu de celle de Rabat, enseigner l’anti- socialisme, ce capitalisme réapparut, à la faveur des réformes du gouvernement Mouloud Hamrouche qui lui reconnut, en 1989, une place à part entière dans le processus du développement national.

Cantonné dans les secteurs du BTP, du montage électronique, des produits pharmaceutiques, de l’agro-alimentaire, du plastique, des cosmétiques et du textile, il enregistra un boom sans précédent avec l’apparition des groupes Condor, Bya Electronic, Starlight, Cevital, Sim, ETRHB, Biopharm, Tonic… Les success-stories de ce capitalisme-là ne se comptèrent plus et les ménages s’habituèrent à consommer les produits fabriqués par les entreprises de Hamiani, Benamor, Bellat, Othmani, Ramdane, Ezzraïmi, Benhamadi, Rebrab, Haddad, Kerrar, Sahraoui, Chaâbani… A ses vieilles strates d’avant l’indépendance sont venues s’ajouter, à l’époque de Houari Boumediène, celles formées par les anciens moudjahidine et hauts gradés retraités de l’Armée invités à choisir «entre la Révolution et la fortune», suivis par les heureux gagnants à la loterie de la privatisation des «petits copains», durant le mandat de Chadli Bendjedid. D’autres, plus récents, se sont embarqués dans l’aventure de la presse «indépendante», de l’audiovisuel offshore et du football professionnel, les antennes visibles d’un affairisme sous-marin téléguidé.

Quelle est la capacité de ce capitalisme à fournir au développement le rendement attendu par le pays ? Est-il en mesure de conduire, sur une position prédominante, une politique qui servirait les intérêts de la société en général ? Possède-t-il les capitaux suffisants, des cadres de haut niveau et des infrastructures lourdes pour le faire ? A entendre ses courtiers le réclamer dans les forums et les think-tanks, la réponse est oui, à la condition que l’Etat lui déblaye le terrain, déréglemente les secteurs-clefs de l’économie, déflexibilise le travail, rogne sur les budgets sociaux, freine les dépenses publiques, renonce aux grands travaux keynesiens, tout ce que le capitalisme ultra-libéral mondial exige des rares Etats qui lui tiennent encore, tête en Europe, en Amérique latine et ailleurs.

Personne n’ignore, cependant, à commencer par les zélateurs de cette ligne que la recette a échoué dans tous les pays où elle a été expérimentée, outre le fait que le fossé est béant entre les affirmations théoriques et l’envergure réelle du capitalisme national légal qui demeure, essentiellement, familial et, de surcroît, sujet aux tentations du trabendisme et de la sous-traitance pour le compte du capitalisme international.

Les Algériens ne veulent pas de ce capitalisme qui licencie, lamine le pouvoir d’achat, ruine les retraités et les petits épargnants, délocalise pour maintenir les super profits et le train de vie du patronat à leur plus haut niveau.

Encore moins du capitalisme des dictatures de Franco, de Salazar, de Pinochet, de Park Chung Hee, d’Ismet Inonu et des colonels grecs qui avaient sacrifié, au siècle dernier, trois générations de travailleurs de leur pays sur l’autel de l’empire des Samsung, Kia, Fagor, Indesit, Beko, Seat…

A la rigueur, si les néo-libéraux nationaux avaient proposé de construire, sous leur direction - une hypothèse peu plausible - un modèle social-démocrate ou patrons et syndicats garantissent, par le biais d’un dialogue permanent, un équilibre satisfaisant entre investissement, répartition et épargne et veillent à ce que les dividendes ne dépassent pas un certain plafond et que les salaires ne descendent pas en dessous d’un seuil négocié, les Algériens leur auraient, peut-être, prêté oreille et demandé à voir.

Il n’est pas interdit d’en rêver si les préalables d’une telle projection existaient ailleurs que dans leurs fantasmes. Mais voilà, les statistiques publiées par l’ONS, au début de l’année 2013, sont catégoriques et inclinent plutôt au scepticisme, quant aux capacités réelles de ce secteur à concrétiser ces spéculations. La majorité des entreprises privées, plus que petites, à l’exception de quelques-unes, emploient entre 5 et 10 salariés ; elles interviennent dans le créneau des services plus que dans celui de l’industrie ou le montage et la transformation de base se partagent les ratios les plus importants et ne fonctionnent que grâce au puissant soutien bancaire et fiscal de l’Etat. La structure familiale qui est consubstantielle au capitalisme légal n’a pas évolué et n’a, par conséquent, pas permis son ouverture à l’actionnariat, contrairement aux grandes familles bourgeoises étrangères, les Rockefeller, Honda, Berliet, Ricard… qui se sont, depuis longtemps, libérées de ce carcan, après avoir, en plus, soumis plusieurs de leurs générations aux rigueurs de la contre-maîtrise afin de perpétuer le savoir-faire des capitaines d’industrie. A-t-on alors, dans notre cas, affaire, seulement, à un vulgaire capitalisme de la mamelle, auquel on ne connaît aucun parti, incapable de se passer de tuteur, aux appétits disproportionnés, par rapport à sa taille et, déjà, supplanté sur les bancs du Parlement, par les milliardaires représentant le capitalisme informel et les partis conservateurs plus véloces que les organisations patronales dont le nombre avoisine, selon Issad Rebrab, dix-sept, une dispersion des forces qui trahit le manque d’homogénéité de ses expressions structurées ? Oui et non !

Oui, si on se réfère aux scénarios des tripartites auxquelles il se présente, à chaque fois, avec un cahier de doléances de lobby qui ressort plus de la demande d’assistance que d’une vision et d’un programme étayés par une doctrine réaliste et un solide bargaining power. Non, quand on prend en considération les nouvelles tendances que certains de ses leaders manifestent dans leur approche de la croissance, en particulier à l’international, appuyée sur des bassins performants de l’économie intelligente.

IV- La perspective de 2014

A l’approche de 2014, qui constitue un grand virage que le pays s’apprête à négocier avec beaucoup de circonspection, les trois capitalismes algériens donnent l’impression de tenter de se repositionner en fonction des nouvelles réalités nationales, régionales et internationales, en sachant que cela va entraîner, infailliblement, des mises et des remises en cause, des reclassements et aussi des concessions et des renoncements, déterminés, en principe, par la seule envergure et les seuls atouts de chacun. Les révoltes, qui ont déstabilisé les fondations du libéralisme dans de vieux pays, la Grèce et le Canada et dans de plus jeunes, la Turquie et le Brésil, constituent une mine d’enseignements qui leur a appris que le libéralisme n’est plus, forcément, synonyme de démocratie comme l’autoritarisme n’est plus en mesure de produire du mouvement.

Que faire, alors, au moment ou la société algérienne se différencie, s’autonomise, veut vivre son temps et casser les tabous qui la gênent dans sa progression ?

Que faire, alors que la démographie du pays va radicalement changer, à l’horizon 2050, et que le Niger et le Mali frapperont à ses frontières avec plus de 250 millions d’habitants à eux deux ? Les trois capitalismes savent qu’ils vont être obligés de se réviser, structurellement et à s’adapter aux tendances lourdes qui sont en train de dessiner une grande partie de leur évolution future, à défaut de quoi, ils risqueraient de se faire éliminer par plus fort qu’eux. Le capitalisme d’Etat détient les cinq grands nerfs de la politique et de l’économie qui font sa toute puissance : le pétrole, les banques, l’administration, les cadres et les médias qui l’élisent, incontestablement, au rôle de principal acteur du développement du pays, un rôle qu’il pourrait rejouer dans des conditions d’aisance financière autrement plus avantageuses que celles qui prévalaient au cours des années 1970. Aujourd’hui qu’il est sacré pivot régional par les contingences sécuritaires et qu’il constitue le seul point d’équilibre en Afrique du Nord et au Sahel, il dispose d’une marge de manœuvre plus large pour se recentrer sur des tâches macro-économiques qui semblent être à sa portée : réindustrialisation du pays, renationalisation des grandes entreprises qu’il a dû céder dans les années 1990-2000 au capitalisme international, réinsertion de l’armée dans le processus en tant qu’entrepreneur à part entière, installation, en Algérie, de «Chenai» Indiens, modèles exemplaires de partenariat, construction de nouvelles villes, extension vers le Sud, investissement dans l’exploration intensive des gisements de pétrole et de gaz de schiste ainsi que dans l’exploitation, à grande échelle, de l’énergie solaire…

Ses doctrinaires le voient plus proche du modèle chinois, en référence aux dénominateurs communs historiques, idéologiques et sociologiques des expériences sino-algériennes que des modèles allemand et japonais, recommandés par certains économistes qui semblent oublier que l’Algérie n’a jamais été, dans une autre vie, une Prusse dirigée par Bismarck ou un Empire du Soleil levant sur lequel régnait le Meiji. Cette stratégie dont l’observateur voit poindre quelques-unes des cartes maîtresses pèche, néanmoins, par son caractère hésitant et incomplet, conçue qu’elle est dans l’urgence face au brusque et inquiétant renversement de l’équilibre de la balance commerciale et de paiements et sans dire le sort qu’elle compte réserver au capitalisme informel et aux mafias d’Etat, relais du capitalisme international, le nœud gordien de la question.

Le capitalisme d’Etat est-il devenu suffisamment autonome pour s’attaquer à cette forteresse et à ses appuis suractifs en son centre, en soumettant les prédateurs, responsables des scandales de Sonatrach, de BRC et du pétrole noir, aux lois de la République ?

Se résoudra-t-il à dépasser les conflits idéologiques et économiques (voir l’EPAD et Michelin) qui l’opposent au capitalisme légal et à nouer une alliance stratégique avec ses segments qui tirent vers le haut tout en se dégageant des pesanteurs de l’archéo-syndicalisme et en légalisant le pluralisme syndical, plus représentatif ? C’est à l’aune de ces réorientations et à celle de la batterie de bien d’autres – révision des Accords avec l’Union européenne et la Ligue arabe, négociation souveraine de l’entrée de l’Algérie à l’OMC transparence dans la gestion des fonds de garantie, lutte contre l’évasion des capitaux à l’étranger et les paradis fiscaux, ruptures avec les politiques de subvention, remise en selle de l’autonomie des entreprises publiques et de la Banque centrale et contrôle de l’exécution des lois de finances – que l’on évaluera ses capacités à se réformer et à s’engager sur une voie qui le conduirait à évoluer dans un Etat réellement démocratique dont le socle sera formé par les classes moyennes, majoritaires au sein de la société, le projet-phare du président Houari Boumediène. A charge pour le capitalisme légal de s’inscrire dans cette dynamique et d’y occuper une place naturelle en se débarrassant de ses vieux démons qui le firent fustiger sous les mandats d’Ahmed Ben Bella et de Houari Boumediène, la seule alternative qui lui reste pour surclasser le capitalisme informel plus féroce depuis «les révoltes arabes» et sur les effets d'entraînement desquels il parie toute sa mise pour conquérir l’Etat et l’asservir à son idéologie hégémonique.

Face à ces concurrences et à leurs enjeux, face aux mafias d’Etat et aux convoitises du capitalisme international, qu’est-ce que les classes populaires peuvent-elles faire ? Ce sera l’objet du prochain article intitulé «La faillite de l’archéo-syndicalisme ugtiste».


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Baisse du prix du baril et hausse des dépenses

Le FMI avertit les pays pétroliers

Par : Meziane Rabhi Mercredi, 09 Octobre 2013 09:50

http://www.liberte-algerie.com/actualite/le-fmi-avertit-les-pays-petroliers-baisse-du-prix-du-baril-et-hausse-des-depenses-208406

L’instance de Bretton Woods recommande aux pays pétroliers de maîtriser leurs dépenses et diversifier leurs économies, actuellement tirées par les hydrocarbures.

Le Fonds monétaire international (FMI) a  averti, hier, qu'une baisse continue des prix du brut pourrait placer les économies des pays exportateurs de la région Mena dans le rouge en raison d'une hausse de leurs dépenses. “Une baisse prolongée des prix du pétrole provoquerait l’apparition de déficits budgétaires dans de nombreux pays exportateurs de pétrole de la région”, a indiqué le FMI, dans son nouveau rapport sur les perspectives économiques mondiales, relevant que “depuis quelques années, l’augmentation des dépenses se traduit par une évolution à la hausse du prix d’équilibre du pétrole (c’est-à-dire du prix du pétrole auquel le budget de l’État est en équilibre), plus rapide que celle des prix du pétrole”. Le FMI note que dans un certain nombre de pays, citant, entre autres, l’Algérie, le prix d’équilibre du pétrole est, par conséquent, supérieur au prix du pétrole indiqué par les projections pour 2014. “Bien que les autres pays affichent des excédents et que le niveau de leur dette publique soit encore relativement faible, la plupart d’entre eux n’ont pas accumulé d’actifs assez rapidement pour constituer des réserves suffisantes pour les générations à venir et pour se protéger d’une baisse des recettes pétrolières”, relève le FMI. La priorité, pour les pays exportateurs de pétrole de la région, selon l'institution de Bretton Woods, “consiste à accroître leur résistance aux chocs des recettes pétrolières tout en diversifiant leur économie au profit d’une main-d’œuvre disponible en rapide expansion”.

Pour le FMI, seuls quelques pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui pourront produire du pétrole pendant encore de longues années et qui ont d’importantes réserves budgétaires disposent de marge de manœuvre nécessaire pour pouvoir mener une politique budgétaire anticyclique en cas de risque de dégradation de la situation ; d’autres pays n’ont que peu, sinon pas du tout, d’espace budgétaire.

Le FMI estime que la politique budgétaire de ces derniers devrait viser à constituer des marges de manœuvre pour les protéger des chocs exercés par les prix du pétrole en trouvant des sources de revenus non pétroliers et en maîtrisant des dépenses courantes difficiles à éliminer, tout en maintenant des dépenses sociales et des dépenses d’équipement de haute qualité afin d’appuyer la diversification de l’économie, la croissance et l’accumulation de patrimoine au profit des futures générations. “L’adoption de mesures pour améliorer la qualité de l’éducation et mieux adapter cette dernière aux besoins du secteur privé, en même temps que des mesures visant à promouvoir l’entrepreneuriat et la participation des femmes au marché du travail, pourrait renforcer la croissance du PIB hors pétrole et réduire le recours à des dépenses budgétaires financées par les recettes pétrolières en tant que source de la croissance économique”, suggère le rapport.

Le FMI indique que les pays de la région devront en priorité améliorer le cadre sociopolitique, renforcer la stabilité macroéconomique, réduire les déséquilibres budgétaires et extérieurs et mettre en œuvre des réformes visant à promouvoir une croissance durable et solidaire, poursuivre le processus de diversification et créer des emplois. Dans ses nouvelles estimations, le FMI prévoit pour l’Algérie une croissance du PIB de 3,1% en 2013 et de 3,7% en 2014, contre 3,3% en 2012. L’inflation devrait baisser à 5% cette année et à 4,5% en 2014, contre 8,9% en 2012. Le solde extérieur courant restera positif pour s’établir à 1,8% du PIB en 2013  et à 1,2% en 2014, alors qu’il était de 5,9% en 2012.

Quant au taux de chômage, il se situe à 10% en 2013, et devra légèrement baisser à 9,8% en 2014.


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Algerians Cry Currency as Euro Black Market Thrives

By Salah Slimani & Caroline Alexander - Oct 7, 2013 4:53 PM GMT+0200

http://www.bloomberg.com/news/2013-10-06/algerians-amass-black-market-euros-as-arab-spring-drives-demand.html

Across the street from the parliament, courthouse and main police station in central Algiers is the country’s biggest illegal market for foreign exchange.

“Currency, currency!” Nadir, 28, shouts out to passing cars from his spot on the curb of Port Said Square in the Algerian capital. “Come here for your currency!” He’s among dozens of money changers milling around the gardens of the sunbaked esplanade overlooking the Mediterranean, chatting on mobile phones and counting crisp dinar notes. Last week, their going rate was a record 150 dinars ($1.84) per euro, almost 40% percent more than the official price.

Underlying the increased demand for black-market money is the concern regional conflagration may spread. Revolts in nearby countries have left President Abdelaziz Bouteflika as North Africa’s longest-serving leader, while reviving memories of Algeria’s own civil war in the 1990s. His government has ramped up spending to ward off unrest, helping drive inflation to a 15-year high last year, and pushing Algerians into the currency and real-estate markets as they seek to shield savings.

“To protect themselves against inflation, and therefore the devaluation of the dinar, Algerians are investing in property, gold and foreign currencies,” Abderrahmane Mebtoul, a professor of economics at the University of Algiers, said in an interview. “It is a way of looking for security.”

Alicante Apartment

Malek, 48, said he bought euros on the black market last year and took the cash by ferry to southern Spain, where he purchased a three-bedroom apartment in Alicante for 50,000 euros ($68,000) -- and found most of his neighbors were Algerians too.

Through official channels, Malek wouldn’t be allowed to buy more than 140 euros for travel, or take more than 7,200 euros a year out of the country. It’s those curbs that have created a thriving black market, not any shortage of foreign currency. The nation’s $190 billion stockpile of reserves is among the world’s biggest.

While Algeria’s currency rules are tighter than other regional countries, it’s not the only one that finds cash is leaking abroad. As much as $50 billion leaves Africa illicitly every year, according to a United Nations Economic Commission for Africa report in May. The African Development Bank and Global Financial Integrity cited Egypt, South Africa and Nigeria among other countries with large outflows.

‘Algerian Approach’

Nadir says laws make it unprofitable for anyone to offer foreign exchange legally. Since 1997, no one has opened an authorized currency bureau, even though the central bank has awarded about 40 licenses. He and others interviewed declined to give surnames because their business is illicit.

Officials are likely to keep turning a blind eye to the black market, said Riccardo Fabiani, a North Africa analyst at Eurasia Group.

“It’s a typical Algerian approach,” he said in an interview. “Everyone acknowledges the problems but there are so many constraints, interests groups and lobbies, that the regime can’t do anything. Changing the status quo could trigger a reaction that could be potentially dangerous.”
In October 2010, authorities made the use of checks compulsory for large transactions. An increase in prices that followed led to demonstrations, and the measure was withdrawn.

Port Said Square, known locally as Exchange Square, has a market that works like any international bourse, where rates based on supply and demand change daily, according to Yacine, another money changer. The market is characteristic of Algeria’s black economy, an informal sector representing about 60 percent of gross domestic product.

“If the state puts some order in this market, it would create hundreds of permanent jobs and generate a huge amount of money,” Mouloud Hedir, a former director general of trade in the Ministry of Commerce, said in an interview.

‘More Privacy’

Yacine, 35, says that apart from Algerians seeking to invest in property, his other main customers are businessmen importing Chinese products.

For large trades, the money changers take clients to quiet side streets leading to the Kasbah, the scene of bitter fighting against the French during the war for independence that ended in 1962. Transactions often conclude in parked cars, though some of the biggest deals take place indoors.

“Grocery shop,” reads a sign outside a store in the Belcourt district. Inside, at the back, there’s a discreet illegal exchange bureau outfitted like a bank with a metallic safe and two counting machines.

“People who have large sums to exchange prefer the shop because there’s more privacy,” says its owner, Driss, 35. Rates are the same as in the square and Driss says he knows most of his customers. Today, the rate was 146.5 dinars per euro.

Even with cash transactions taking place daily, Nadir says no one has been robbed or arrested in the five years he has worked as a money changer. As he meanders through the gardens of Port Said Square, overlooked by white, colonial-era buildings, Nadir says his biggest concern is bringing home less money because of competition as the ranks of traders swell.

“Two years ago, I made about 30 to 100 euros a day,” he said. “Now, I’d be lucky to get about 20.”

To contact the reporters on this story: Salah Slimani in Cairo at sslimani2@bloomberg.net; Caroline Alexander in London at calexander1@bloomberg.net

To contact the editor responsible for this story: Andrew J. Barden at barden@bloomberg.net

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Le commerce extérieur de l'Algérie en 1960
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/medit_0025-8296_1961_num_2_3_1011


Les tribus privilégiées en Algérie dans la première moitié du XIXe siècle ( 1801 - 1900 )
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1966_num_21_1_421348

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 le: 02/06/2013 - 16:58:27 
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L’ENIGME MGUEDDEM : ses cibles, ses méthodes et ses objectifs

Publié le jeudi 30 mai 2013 14:07 par Ali Graichi

http://www.algerie-express.com/ae/politique/2500-l%E2%80%99enigme-mgueddem-ses-cibles,-ses-m%C3%A9thodes-et-ses-objectifs

Bouteflika - Ses parrains et ses larbins

Il est arrivé à plusieurs reprises à Algérie Express de rapporter les incartades de l’inénarrable Mohamed Mgueddem (Mohamed Megueddem). Pour factuels qu’ils soient, la répétition et le niveau des sphères atteintes par ces dépassements nous ont conduits à investiguer sur des cas de « recrutements » du système Mgueddem, car il s’agit bien d’un système, depuis le début jusqu’à la fin. La réalité dépasse la fiction.

Mohamed Sai avait eu une existence sans histoire. Affecté au standard du chef de l’Etat, il a été muet comme une carpe, jusqu’à sa démobilisation de l’armée, coulant des jours discrets.

Puis surgit Mohamed Mgueddem (Mohamed Megueddem) avec son registre où sont catalogués les noms, origines et habitudes des fonctionnaires exerçant des responsabilités sensibles au sein de l’Etat.

C’est là que ressort la fiche de Mohamed Sai qui, dans une vie bien rangée, avait trouvé le temps de se laisser tenter par une malencontreuse histoire intime. Il n’en fallait pas plus à Mgueddem qui fond sur sa proie, lui rappelle son aventure et lui signifie «  son enrôlement ».

Le malheureux commet l’erreur de céder, c’est le début de la descente aux enfers. Il est placé auprès de Sellal qu’il suit dans tous les ministères.  Mgueddem, informé en live, enregistre tous les faits et gestes de celui qui deviendra premier ministre, toujours flanqué de Mohamed Sai.

Ce qu’il y a de plus rocambolesque dans cette stratégie, c‘est que le maitre chanteur utilise son infiltration pour intimider d’autres hauts responsables de l’Etat en proclamant : «  Sellal hakmou » ( Sellal je le tiens ).

Et de se vanter de ses performances en divulguant et en commentant, par une gouaille propre au personnage, tous les entretiens, délibérations et décisions du premier ministère, via Sai et Messaid, le nouveau chef de cabinet de Sellal, dont il a organisé la promotion et qu’il assure, lui aussi, tenir par le chantage suite à des indélicatesses que ce dernier a commises quand il gérait l’Hôtel El Djazair.

Aucune activité majeure de l’Etat et peu de mouvements du personnel de la haute administration échappent aux interférences du trublion.

Les fébrilités qui entourent actuellement la visite du premier ministre turc sont suivies, orientées et…vénalement utilisées par le Raspoutine algérien.  

Moktar Reguieg, directeur général du protocole, qui instruit quotidiennement Messaid au sujet des préparatifs de l’invitation lancée au dirigeant de l’AKP, tremble à chaque fois que Mgueddem lui assène, en s’arrangeant toujours pour avoir des témoins auditifs : "wach tu comptes sur Sellal pour être ambassadeur cette année ? C’est pour ça que tu fais des courbettes à Messaid. Tab Djnanek (tu es cuit). Tu as 62 ans". Et de lui jeter à la figure toutes les discussions censées relever de la confidentialité des affaires de l’Etat : aléa du calendrier, protocole, contenu des échanges, priorité des dossiers que Mgueddem monnaie, à l’occasion, auprès des opérateurs économiques...

Voilà comment un fieffé intriguant infiltre les organes de l’Etat les plus sensibles, s’invite dans les nominations des cadres qu’il soumet par le chantage et parvient à peser sur des décisions pouvant engager l’avenir du pays.

Demeurent deux questions : un égo maladif peut-il suffire à expliquer un tel investissement politique ? Qui protège le malotru et comment pareille conduite dure-t-elle depuis si longtemps ?

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http://www.decitre.fr/livres/sexus-politicus-9782290008652.html

Bouteflika - Ses parrains et ses larbins

http://www.fichier-pdf.fr/2011/12/18/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr.pdf

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http://www.decitre.fr/livres/bouteflika-9782362430244.html



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 le: 24/04/2013 - 13:25:22 
Démarré par le poisson - Dernier message par radar
Saïd Bouteflika est-il impliqué ?

Salima Tlemçani 24.04.13

http://www.elwatan.com/actualite/said-bouteflika-est-il-implique-24-04-2013-211441_109.php

Durant des années, Alstom et General Electric, entre autres groupes étrangers, ont été favorisés par les plus hautes autorités du pays. Si Chakib Khelil n’a pas été inquiété jusqu’ici, c’est parce qu’il risquerait de révéler l’implication du frère et conseiller du Président dans ces affaires, estiment nos sources.

Jamais l’Algérie n’a été aussi menacée dans son existence que ces dernières années, en raison de sa rente pétrolière. La mauvaise gouvernance, la corruption et les intérêts politico-politiciens ont fini par la livrer à l’ancienne puissance coloniale et aux Etats-Unis qui, aujourd’hui, ont pratiquement le monopole sur deux secteurs stratégiques et les plus sensibles : le transport et l’énergie.

En effet, le groupe français Alstom s’est vu attribuer le plus gros des infrastructures de transport public, comme le métro d’Alger qu’il a équipé et qu’il dirige pour une durée de dix ans, et dont la gestion a été confiée à la société française RATP, celle-là même qui assure la gestion de l’aéroport d’Alger.

Alstom a bénéficié également des marchés de tramways, téléphériques et trains rapides, mettant ainsi tout le secteur des transports publics entre les mains d’un seul groupe, à savoir Alstom, qui, faut-il le rappeler, se débattait au milieu des années 2000 dans une crise financière assez grave qui a suscité des mesures de mise en chômage de centaines de ses employés en Europe.

Selon des spécialistes, les marchés qu’il a obtenus en Algérie constituaient une «véritable bouffée d’oxygène» pour sa trésorerie. Comment a-t-il pu avoir la mainmise sur autant de projets dans le secteur des transports, alors que sa santé financière était au plus bas ? Très simple. Son représentant à Alger n’était autre qu’un cadre (algérien) du service commercial de l’ambassade de France, qui avait un excellent carnet d’adresses, vu qu’il intervenait souvent pour faciliter l’octroi des visas à de nombreux responsables et personnalités influentes. Un réseau sur lequel a beaucoup compté Alstom, en lui offrant le poste de directeur général de son bureau d’Alger.

Quelques années plus tard, ce responsable est rappelé en France, où il a bénéficié d’une promotion qu’il ne tardera pas à laisser tomber pour revenir à Alger, après avoir accepté l’offre de General Electric (GE), pour diriger son bureau en Algérie. C’est surtout son carnet d’adresses et son réseau de connaissances qui intéressaient le groupe américain pour réaliser des affaires. Celles-ci vont s’avérer très rentables, puisque il va rafler 90% des marchés de turbines en Algérie. Pourtant, les experts sont formels. Les prix qu’il pratique sont excessivement élevés. Ils affirment qu’une centrale de 1000 MW ne dépasse pas un milliard de dollars.

Ce qui a été confirmé récemment par le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi. Or, le groupe a obtenu la centrale électrique de Koudiet Draouech (El Tarf), d’une capacité de 1200 MW, pour un montant de 2,3 milliards de dollars. Curieusement, son offre n’était pas loin de celle d’Alstom, 2,2 milliards de dollars, qui a d’ailleurs obtenu la réalisation de la centrale de Terga (Aïn Témouchent). Y a-t-il eu entente tacite entre les deux groupes, sachant qu’ils ne voulaient pas faire baisser leurs offres, comme l’a souhaité Sonelgaz ? On n’en sait rien. Ce qui est certain, c’est que les deux centrales d’une capacité de 1000 MW chacune ont coûté à l’Etat 5,5 milliards de dollars.

Durant la même période, faut-il le préciser, le canadien SNC-Lavalin réalise la même centrale à Tipasa pour 826 millions de dollars et au mois d’octobre 2012, le sud-coréen Daewoo s’est vu attribuer la réalisation d’une centrale similaire, à Cap-Djinet, pour un montant de 910 millions de dollars. Mieux. En mars dernier, General Electric (GE) a obtenu le marché de fourniture de six nouvelles centrales électriques de 8400 MW entrant dans le cadre du plan d’urgence de renforcement des capacités énergétiques durant la période 2015-2017, pour un montant de 2,5 milliards de dollars.

Le groupe assure uniquement la fourniture des centrales tout en s’engageant à réaliser une usine de turbines, «dont la réalisation ne dépasse pas le montant de 80 millions de dollars», expliquent nos interlocuteurs. Pour ces derniers, GE «a décroché le gros lot et devient de fait le principal fournisseur de centrales électriques en Algérie». Etant donné qu’il n’est qu’un équipementier, le projet ne peut être lancé.
Il faudra attendre que Sonelgaz sélectionne les entreprises chargées d’intégrer les équipements et de construire les centrales. «Or, les constructeurs connus qui ont pour habitude de soumissionner pour de tels travaux n’ont pas été intéressés. Il ne reste sur le marché que les Turques, les Chinois et les Sud-Coréens pour être l’interface d’un mégaprojet assez complexe.

La crainte de tout le monde, c’est que ce marché soit donné à des sociétés incompétentes en la matière. Pourquoi avoir octroyé un aussi important marché à un groupe qui ne peut ni construire les infrastructures ni en assurer l’étude, sachant que cette partie du marché est très importante pour le projet ? A-t-on bien réfléchi à l’intérêt de l’Algérie en mettant toutes les centrales électriques entre les mains d’un seul fournisseur ?», s’interrogent des spécialistes avec lesquels nous nous sommes entretenus. Ils se demandent si «le fait d’avoir partagé le marché en deux étapes ne répond-il pas à la nécessité de masquer un énième éventuel surcoût». Pour nos sources, il ne faut plus s’interroger sur les raisons qui ont fait que l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, n’a pas été inquiété par la justice, en dépit des graves révélations qui le compromettent.

A-t-on peur d’arriver au frère du Président, Saïd Bouteflika ? «Ces affaires sont trop importantes pour ne concerner que la personne du ministre. Lorsque Alstom et General Electric ont soumissionné pour obtenir les marchés des centrales électriques de Terga et de Koudiet Draouech, ils ont fait des offres trop importantes. Mais il y avait une volonté avérée de les retenir. On leur a demandé de revoir à la baisse leurs offres, mais ils ont refusé. Malgré cela, ils ont obtenu chacune une centrale. Alstom a obtenu la construction de la centrale de Terga, pour un montant de 2,2 milliards de dollars, dans un délai de réalisation de 45 mois, et General Electric, la réalisation de la centrale de Koudiet Draouech, pour une enveloppe de 2,3 milliards de dollars, dans un délai de 48,5 mois. Mieux, comme ces deux groupes ne sont pas des constructeurs, ils ont fait appel à des sous-traitants. Si General Electric a sous-traité avec l’espagnol Iberdrola, Alstom s’est tourné vers Orascom Construction.

Le choix de cette entreprise égyptienne n’est pas fortuit. A l’époque, elle a été bien appuyée par les plus hauts dirigeants du pays, notamment par le président de la République et son frère conseiller», révèlent nos sources. Pour celles-ci, si Chakib Khelil n’a pas été inquiété en dépit des graves accusations portées contre lui, c’est tout simplement parce qu’il n’est pas l’unique ordonnateur de ces marchés. «Les autres sont tapis à plus haut niveau de l’Etat. Ils ont mis le pays entre les mains des Américains et des Français, uniquement pour acheter leur bénédiction. Ramener l’ex-ministre à s’expliquer, c’est prendre le risque de le voir tout déballer sur le cercle présidentiel, d’autant que certains n’hésitent pas à faire la campagne pour le quatrième mandat, alors que des informations faisaient état de la création, par le frère du Président, d’un parti politique en prévision de la prochaine échéance présidentielle. En réalité, Chakib Khelil n’est que l’arbre qu’il faudra protéger pour qu’il puisse continuer à cacher la forêt, ou plutôt le clan présidentiel», concluent nos interlocuteurs.


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Dérive ou haute trahison

Par : Général Mohand Tahar Yala. Mouvement de citoyenneté

le 21.05.13 | 10h00

http://www.elwatan.com/contributions/derive-ou-haute-trahison-21-05-2013-214531_120.php


En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi.
(Franklin D. Roosevelt 32e président des Etats-Unis)

Le modèle macroéconomique de notre pays repose entièrement sur la fiscalité pétrolière qui génère 60 à 80% du budget de l’Etat. Compte tenu des différents scandales qui ont occupé l’actualité et défrayé la chronique ces derniers mois, le mouvement de citoyenneté a décidé de se focaliser sur l’analyse du secteur énergétique et la politique économique qui le porte. Sachant l’importance des hydrocarbures pour l’Algérie, qui représentent 97 à 98% des recettes à l’exportation et conditionnent donc si totalement son développement immédiat. Analyse qui nous a conduits à des conclusions effarantes qui vont bien au-delà de ce que nous annoncions déjà dans notre «appel» du 17 octobre 2012 :

«L’économie va mal tant elle est basée sur la rente. Les exportations d’hydrocarbures couvrent 98% des entrées en devises, malgré les efforts déclarés de sortir de la spirale de dépendance. Les activités stratégiques, souvent mises sur pied au prix de grands sacrifices dans les premières années d’indépendance, ont purement et simplement été bradées. Le recours à l’importation anarchique est devenu la règle. L’Algérie importe même des ouvriers, alors que comme chacun le sait, une grande partie de sa jeunesse est au chômage, sans ressources, frustrée, désespérée.»


A) état et perspectives

Tous les pays pétroliers n’échappent pas à la baisse inéluctable de la production qui survient après le «pic pétrolier». Tout comme les Etats-Unis en 1971, l’Indonésie et la Malaisie plus récemment, l’Algérie est passée par son pic pétrolier en 2006 et s’est engagée dans un processus de décroissance continue et inéluctable de la production en pétrole conventionnel (déplétion). Cependant, contrairement à l’Algérie, les autres pays disposent d’une économie diversifiée et d’un modèle macro-économique qui se projette sur le long terme avec la mise en place d’instruments de veille et de planification des ressources alternatives. Compte tenu des réserves dont elle disposait en 2006, soit 12,2 milliards de barils, l’Algérie avait une espérance d’environ 20 années de production de pétrole brut sur la base de la production annuelle actuelle. Mais de bien moins de 20 années dans une hypothèse de production «artificiellement» boostée, comme en 2001-2004. D’autre part, la consommation intérieure de pétrole, sous ses formes raffinées, a énormément augmenté.

Le taux de croissance annuel de la consommation de 2000 à 2011 est supérieur à 7%, ce qui entraînera un doublement de la consommation en 10 ans. Tout récemment, le directeur d’Alnaft a cité un taux de croissance de la consommation de 15% à 20%, soulignant ainsi son caractère exponentiel.

En termes de tendance, par conséquent, les exportations de pétrole brut et de condensat baisseront selon un taux annuel moyen de l’ordre de 15%, du fait de la croissance de la consommation domestique et de la déplétion des gisements. Ainsi, la conjonction de la décroissance de la production, sous l’effet de la déplétion et du renouvellement insuffisant des réserves et, d’autre part, de la croissance exponentielle de la consommation domestique de produits raffinés conduira inévitablement à la diminution progressive des exportations pétrolières puis à leur cessation et, partant, au tarissement des sources de financement du budget de l’Etat et de soutien de la parité du dinar. Ce scénario catastrophe, plus que vraisemblable, serait marqué par : un déficit énergétique avant 2020 ; un déficit fiscal et un déficit de la balance des paiements avant 2016.

Ce dernier déficit, qui aura pour conséquence directe la descente programmée aux enfers de ce modèle économico-financier, réclame l’attention des citoyens concernés par leur nation, leur Etat, leur sécurité nationale (budget défense), leur emploi, leur salaire, leur retraite, l’éducation de leurs enfants et petits-enfants (budget éducation), leur santé et celle de leur famille (budget santé), leur budget familial (prix et spirale inflationniste) et, enfin, la disponibilité des biens et services dans un pays où presque tout est importé en l’absence de production nationale substantielle et/ou compétitive.

Cependant, même s’il paraît grave, ceci pourrait être encore aggravé en cas de chute durable des prix du pétrole, tel que mentionné dans les prévisions des organismes spécialisés et qui se fondent sur la volatilité des prix. Cette chute est possible en cas de découverte technologique qui viendrait réduire le coût des hydrocarbures marginaux, lesquels coûts évoluent actuellement entre 50 et 80 dollars/baril.

Mais ce scénario d’effondrement des prix serait pire que la catastrophe économique de l’ajustement structurel de 1994 car, contrairement à 1994, l’Algérie de 2013 devra faire face au tarissement des ressources. De manière concrète et simplifiée, cela signifie qu’en l’absence de production pétrolière pourvoyeuse de fiscalité, l’Algérie connaîtra progressivement, à partir de 2014 et sans l’ombre d’un doute, une limitation drastique du financement des budgets de développement et de fonctionnement.


Cela aura pour conséquences la grave situation suivante :

- fonctionnaires sans salaires,
- licenciements massifs,
- subventions supprimées (pain, sucre, huile, etc.,),
- prix des carburants multipliés par 10
- Eau et électricité non accessibles (retour à la bougie et au charbon de bois ?),
- limitation drastique des importations avec les innombrables conséquences sur les coûts des biens, des services et sur le fonctionnement des PME,
- compression, voire suppression des budgets santé, éducation, assistance sociale, moudjahidine, retraites, etc.

La pauvreté va se généraliser, la misère populaire atteindra un seuil intolérable qui menacera l’unité du pays, sa sécurité et même son existence.

Seul un véritable «plan de guerre» permettrait d’éviter ce scénario catastrophe, à condition cependant de «renverser totalement la vapeur» et d’agir dès aujourd’hui.



B) LES CAUSES

L’Algérie sera confrontée à ce cauchemar pour plusieurs raisons ou causes concomitantes, dont :

- Des erreurs stratégiques graves qui ont été à la base de la politique pétrolière algérienne de 1999 à 2013.

- L’absence totale de contrôle de la politique et de la gestion du secteur de l’énergie. Gel des activités du Haut conseil à l’énergie.

- la politique de «désertification humaine». Pourtant, la complexité technique et économique de la gestion des gisements pétroliers requiert des cadres très compétents, patriotes et motivés.

- L’absence de vision stratégique à long terme, visant l’émergence du pays et plaçant le citoyen algérien au centre des préoccupations.

Mais l’analyse de ce cauchemar macro-économique a aussi permis d’identifier un nombre étonnant de «dossiers sensibles» caractérisés par des déviations hors normes par rapport aux usages dans le monde (coûts multipliés par 150% à 200%, voire 300%) et de projets stratégiques voués à l’absence totale et irréversible de rentabilité et de compétitivité, GNL en particulier.


Quelques cas de dossiers sensibles

Après 2005, année d’augmentation des prix et de la manne pétrolière, pratiquement tous les grands projets d’investissement constituaient une cible et une proie certaines pour les commissions et les surfacturations. La démonstration de cette gabegie repose sur l’évidence des surfacturations qui peuvent être aisément calculées par un tout expert qui dispose d’une base de données. Or, ces surfacturations ne peuvent être commises que s’il y a connivence du côté algérien, connivence mue et «récompensée» par le système de commissions. Ce système généralisé repose sur une mécanique simple :

- Gré à gré ou faux appels d’offres. Entente et oligopole entre quelques entreprises, système de sous-traitance.
- Doublement, voire triplement du montant de l’investissement.
- Monopole de l’accès aux matières subventionnées (gaz naturel algérien).
- Financement en devises entièrement supporté par l’Algérie pour des projets supposés en partenariat.

Les cas étant innombrables, nous ne concentrerons notre attention que sur quelques uns.


1) Projets de liquéfaction GNL

Investissement de 3 à 4 milliards dollars au lieu de 1,5. Il s’agit des projets GNL d’Arzew (avec Saipem) et de Skikda (avec Kellog Brown & Root-Halliburton).

La presse a suffisamment évoqué les travers du contrat GNL d’Arzew (affaire Saipem).

Dans le cas du contrat GNL de Skikda, nous relevons les déviations suivantes :

- Contrat attribué en gré à gré à Kellog Brown & Root-Halliburton.
- Montant initial du projet 2,5 milliards, réévalué à plus de 3 milliards dollars.

A titre de comparaison, le montant du projet similaire en Guinée équatoriale est de 1,5 milliard dollars. Même l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), s’était inquiétée de cette dérive. Enfin, avec un tel coût (amortissement), le gaz naturel liquéfié de Skikda et d’Arzew ne sera pas compétitif par rapport à celui du Qatar, de l’Egypte, de Trinidad. Et donc vendu à perte.

2) Projets d’engrais en partenariat à environ 2,5 milliards de dollars au lieu de 700 à 800 millions

Il s’agit de deux contrats de construction et d’exploitation d’usines d’engrais «ammoniac-urée», l’un en partenariat avec Orascom, l’autre avec Suhail Bahwan Group Holding LLC (SBGH Oman). Les deux projets, passés en gré à gré, sont similaires quant aux surfacturations.

Quelques données concernant le projet engrais Orascom :

- Orascom n’avait en 2006 aucune expérience ni référence pour construire une usine d’engrais «ammoniac/urée».

- Le coût prévisionnel a été fixé «arbitrairement» à 1,9 milliard dollars alors que les services de Sonatrach avaient, suite à un appel d’offres précédent, reçu d’une société allemande, une offre complète pour une usine clés en main pour un prix avoisinant les 700 millions dollars.

- Le coût prévisionnel de 1,9 milliard de dollars a connu des réévaluations.

- Orascom utilise contractuellement du gaz algérien au prix subventionné. Les besoins ont été majorés à tel point qu’uniquement par ce subterfuge, Orascom pourrait gagner plus de 200 millions de dollars/an.

- Les effectifs annoncés sont de 450 employés (en quasi totalité des étrangers) alors qu’au Moyen-Orient, les usines similaires ne prévoient que quelque 50 emplois.

- Grâce à l’Algérie, Orascom a créé une filiale «engrais» qui a investi dans d’autres pays et qui vise à devenir le n°3 mondial.

L’Algérie, importateur permanent d’engrais, aurait pu être n°1 mondial des engrais azotés, phosphatés et binaires si les décideurs étaient soucieux de l’intérêt du pays et des Algériens.

Il y a lieu de noter que, selon certaines sources, Orascom, partie de presque rien en 2000, est présente aujourd’hui en Algérie à travers ses différentes filiales dans des domaines aussi variés que les télécoms, la production de ciment, le dessalement d’eau de mer et ses projets d’investissement s’élèvent à quelque 10 milliards dollars.

Grâce au cadeau algérien, Orascom a pu acquérir 11% du capital de Lafarge, devenu n°1 mondial de ciment, devançant le suisse Holcim et le mexicain Cemex. Citadel Capital, une autre société égyptienne, a suivi le même chemin qu’Orascom en exploitant à Djelfa des carrières appartenant à une entreprise publique, avec un financement algérien très favorable et un coût de l’énergie 10 fois inférieur aux normes internationales.

3) Les projets de centrales électriques ont connu des surfacturations similaires

A titre d’exemple, celle de Hadjret Ennous, dans la wilaya de Tipasa, d’une capacité de 1200 MW, a coûté 2,7 milliards dollars au lieu de 720 millions dollars selon les standards universels, qui donnent un coût spécifique de 600 dollars le KW installé. Les partenaires qui ont réalisé l’usine sont la «réputée» société Lavalin et la société Mubadala créée en 2002, véritable «cheval de Troie» dans le dispositif, nouveau venu dans le domaine industriel et essentiellement connue comme actionnaire de la marque automobile Ferrari et d’une société italienne de prêt-à-porter.

La centrale hybride de Hassi R’mel a, quant à elle, fait l’objet d’un faux appel d’offres entre deux soumissionnaires effectifs, à savoir une société espagnole et sa filiale, les deux logées à la même adresse à Hydra. Evidemment, elle a connu aussi un surcoût faramineux pour un projet non rentable et non compétitif, dont les subventions pendant la durée de vie (25 ans) seront difficiles à supporter pour l’Algérie. L’éventuel apport technologique ne bénéficiant pour l’instant qu’au partenaire.

4) Les projets d’unités de dessalement de l’eau de mer ont également connu d’énormes surfacturations

Pour le constater, aucune étude n’est requise. Il suffit de se demander comment, parmi les 13 usines de dessalement, plusieurs usines similaires et de même capacité ont des coûts différents et, bien entendu, largement supérieurs à ceux des autres usines dans le monde (y compris celles installées dans les pays du Golfe). Par ailleurs, bien que la technologie soit banale, le procédé retenu est toujours le plus coûteux et le plus difficile à entretenir parce que devant faire appel à des approvisionnements logistiques et techniques de l’étranger.

5) Les surfacturations de l’autoroute Est-Ouest

Ils ont fait dire à certains experts que c’est le scandale du siècle en termes de surcoûts (300 à 400%), en plus de la qualité médiocre de sa réalisation. Dossier largement médiatisé.

Quasiment tous les autres projets budgétivores connaissent les mêmes surcoûts en application du même système mettant en œuvre des sociétés étrangères : les pipelines, les centres de production d’hydrocarbures, les infrastructures importantes, etc. Notre analyse fait ressortir deux autres dysfonctionnements :

- L’exportation du brut algérien de qualité supérieur (densité plus favorable, concentration en soufre minime), en dessous du prix du Brent pendant la période 2002 -2004, visant ainsi à dégager des primes octroyées en tirant profit de la volatilité des prix.

- Des investissements à l’étranger avec une comptabilité opaque ; parmi eux l’investissement pour l’exploration off-shore du gaz en Egypte.

Comte tenu du marché actuel et à court terme, le prix de gaz à la vente sera inférieur au prix de revient à la production. Mais personne ne perdra un dollar, sauf l’Algérie. La principale cause est donc la prédation, installée au cœur de tous les secteurs.

Des informations qui nous sont parvenues concernant le projet de construction de la Grande mosquée évoquent également des surfacturations et des manœuvres pour éviter l’acquisition des matériaux locaux, même de qualité supérieure et à des prix inférieurs. Ceci pour faire appel au marché extérieur, plus facile à surfacturer.

Il y a là une volonté insidieuse de tuer la PME algérienne génératrice d’emplois et de richesses. Plusieurs méthodes ont été utilisées, dont des facilitations à des sociétés étrangères. Récemment, des dépenses faramineuses ont été faites pour ressusciter les entreprises publiques mortes depuis plusieurs années pour justifier la priorisation de l’accès aux matières premières quand celles-ci sont rares ou susceptibles de le devenir. Ces investissements ne seront jamais amortis.


C) LES RESPONSABILITéS

Personne ne peut croire aujourd’hui que le Président est innocent dans la rapine qui s’est installée et généralisée dans ce pays. Son rôle est déterminant dans ce processus.

Il ne faut surtout pas s’étonner parce que rien ne peut effacer le verdict de la Cour des comptes rendu le 8 août 1983 sur les détournements effectués par lui, lorsqu’il était ministre, à l’époque où les lois étaient pourtant très sévères et traitaient les détournements de crimes économiques.

Il est impensable d’imaginer, avec quelque artifice que ce soit, que le Président puisse être exempté de tout reproche. Sa responsabilité est clairement, totalement engagée. Il s’est entouré d’individus qui, en son nom et avec son accord, corrompent, volent, pillent et trahissent. Il ne peut en aucune manière feindre d’ignorer ces crimes contre notre peuple. Il les a maintenus et protégés. C’est lui qui, en toute connaissance d’effets et de conséquences, a supprimé le Haut conseil de la monnaie et du crédit et le Conseil supérieur de l’énergie.

C’est une manœuvre concertée et voulue, qui a pour but la neutralisation de tous les organes de contrôle pour que les crimes cessent d’être apparents et donner liberté et aise aux criminels et complices. Dès lors que l’avenir des enfants de l’Algérie est hypothéqué, nous ne sommes plus exclusivement devant des faits qui relèvent du vol, de la corruption, de la prédation et du blanchiment de sommes colossales en devises, mais bel et bien face à une situation claire et sans équivoque qui relève de la haute trahison.

La déroutante loi sur les hydrocarbures de 2005, qui a été conduite à terme par le premier magistrat du pays, nous emmène à d’autres conclusions. Au profit de quels intérêts agissait-il ? En effet, c’est le cas le plus grave parce que fondé sur le système de concession au lieu du système de partage de production, en plus du manque à gagner évalué à plusieurs milliards de dollars. Loi qui porte atteinte à la souveraineté de l’Algérie sur une partie de son territoire et de son sous-sol. Ce n’était pas seulement une action de prédation, mais un acte visant à mettre le pays à genoux et sous dépendance. N’était-ce pas cela justement le «programme du Président» dont on entendait parler mais que l’on n’a jamais lu ? Fort heureusement, cette loi, qui a provoqué de profonds remous a fini par être gelée, parce qu’immédiatement catastrophique. Ni la cupidité ni la haine pour son peuple ne suffisent à expliquer ce comportement. A moins qu’il ne s’agisse d’un élément entrant dans le processus préparé par les ennemis de notre pays, réactualisé à plusieurs reprises au cours de notre courte histoire contemporaine et devant aboutir dans un avenir tout proche. Je comprends alors mieux les prêches dans le désert de cet ancien colonel de l’ALN, candidat à l’élection présidentielle de 1999. Personne n’avait écouté ses mises en garde.

Je me demande ce qui a paralysé les «personnalités patriotiques» de ce pays. Pourquoi se sont-elles tues au moment où l’Algérie était mise à mort ? Il y a de quoi être révolté parce que jamais l’Algérie n’a eu une si grande opportunité d’émerger que depuis 2004, avec la manne financière que nous ont même enviée les pays développés. Au lieu de cela, c’est la prédation et surtout la destruction du pays et du peuple volontairement programmée avec la neutralisation préliminaire de toute force patriotique, donc… discordante. Je ne connais pas de cas semblables dans le monde où la haute trahison a été ainsi portée au pouvoir.


D) SAUVER L’ALGéRIE

Il faut d’abord exclure l’idée d’un quatrième mandat pour l’actuel Président, lequel donnerait le coup de grâce à notre pays. Il est également urgent d’interrompre le cours de l’actuel mandat. Chaque jour compte.

Chaque jour nous rapproche du terme fatal et du chaos Pour sauver notre Algérie, il faut aussi et sans délais mettre en place un véritable «plan de guerre». Or, l’Algérie dispose d’une ressource humaine qualifiée, capable de relever tous les défis, et à chaque problème technique existe une solution technique.

Nous en avons la certitude, suite à la large mobilisation des Algériens qui ont adhéré au Manifeste du 19 mars 2012 et à notre appel du 17 octobre 2012, parmi eux les élites qui ont contribué à nous éclairer et, paradoxalement, malgré la situation alarmante, à nous garder dans l’espérance. Dans tous les cas, nous savons exactement ce qu’il faut faire dans l’immédiat et dans le court terme pour amortir le choc et éviter le chaos. Nous savons aussi exactement ce qu’il faut faire dans le moyen et long termes pour donner à l’Algérie le statut de pays émergent.

Le peuple, première victime, sera le seul à payer les errances des responsables. Il faut qu’il soit davantage mobilisé pour relever les défis. Cette mobilisation ne sera obtenue que par une rupture radicale avec le système et la mise en place d’un Etat de citoyenneté, seul capable de redonner la confiance.

«Je ne veux que la réforme autant que je le puisse, et réussir ne tient pour moi qu’à Dieu, et je m’en remets à Lui et vers Lui je retourne.» (Coran, chapitre 11, verset 88)
 

Alger, le 19 mai 2013
Général M.T.Yala. Mouvement de citoyenneté
mt.yala.fcsa@gmail.com


Avant-propos :

Nos investigations achevées en avril 2013, fondées exclusivement sur des données vérifiables, traitent de préoccupations nationales sensibles et urgentes.

La gravité des résultats auxquels ces investigations et analyses nous ont menés, nous fait obligation et devoir de les soumettre à l’appréciation politique de l’opinion nationale.


Bien évidemment, nul ne pouvait prévoir l’évacuation pour raisons de santé du Président, le 27 avril 2013.

Mais qu’il soit bien compris que notre conviction, née du sacrifice des martyrs de la lutte de Libération, est que l’Algérie doit toujours être placée au-dessus de tous et de tout !

Le général Mohand Tahar Yala


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La consommation énergétique nationale équivaut à une moyenne de 40 millions de tonnes (TEP)/an de pétrole (ministre)

(APS) lundi 3 juin 2013 09 : 57

http://www.aps.dz/La-consommation-energetique.html


40 000 000 Tonne d'Equivalent Pétrole (TEP) = 285 714 285,71429 Baril d'Equivalent Pétrole (BEP)

100 000 000 Tonne d'Equivalent Pétrole (TEP) = 714 285 714,28571 Baril d'Equivalent Pétrole (BEP)

285 714 285 BEP / 365 jours = 782 778 BEP/jour

Production quotidienne de BEP = 1 875 210 BEP/jour (stats 2012 http://www.eia.gov/countries/country-data.cfm?fips=AG )



BOUMERDES - La consommation énergétique nationale équivaut à une moyenne de 40 millions de tonnes/an de pétrole, soit un taux de croissance annuel estimé à 15%, a indiqué dimanche le ministre de l’Energie et des mines, M.Youcef Yousfi.

"Cette consommation sera portée à près de 100 millions de tonnes/an, à l’horizon 2030", a ajouté le ministre dans une lettre aux participants au 5ème congrès maghrébin du génie des procédés, ouvert dimanche à Boumerdes.

Les congressistes, réunis pour une durée de 3 jours, se pencheront sur le "génie des procédés et la problématique du produit concurrentiel".

M. Yousfi a précisé dans son message, lu par son conseiller Ahmed Mechraoui, que la couverture de cette demande croissante sur l’énergie requiert de "nouvelles prospections en la matière" et la "reconversion de l’Algérie en un pays industriel et producteur d’équipements et produits divers".

La concrétisation, en cours, de nouveaux projets dans le domaine des énergies renouvelables peut, aussi, contribuer à la couverture de cette demande, a indiqué le ministre, signalant l’affectation de près de 100 milliards de dollars pour porter la production nationale en énergies renouvelables à près de 36.000 mégawats/an, à l’horizon 2030.

Selon ses organisateurs, cette manifestation scientifique participe à la consécration d’une "gestion rationnelle des ressources naturelles par la concrétisation d’actions innovantes consacrant un développement sain et durable, permettant la production de produits de consommation concurrentiels et multiples".

Offrir aux chercheurs, industriels, ingénieurs et étudiants participants, un "espace idoine pour exposer les résultats de leurs recherches, tout en leur permettant de confronter leurs idées" est l’autre objectif assigné à ce congrès.

Les thèmes abordés portent, entre autres, sur les développements survenus dans le domaine du génie des procédés, ainsi que les nouvelles orientations, les besoins futurs et les applications industrielles possibles en la matière.

Ce congrès, organisé à l’initiative du Groupe algérien de génie des procédés et de la division Laboratoires de Sonatrach, a été marqué par la participation du président directeur général de la Sonatrach, M. Abdelhamid Zerguine, ainsi que de chercheurs et académiciens venus de Tunisie, du Maroc, d’Italie, de France et de Russie et de nombreuses universités algériennes.


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En raison de la chute des prix et des quantités d’hydrocarbures exportées

L’Algérie subit un choc externe, selon la Banque d’Algérie



10-06-2013 Par Smaïl Boughazi

http://www.latribune-online.com/evenement/83826.html


Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci a appelé hier à «tirer les leçons» de la situation financière du pays de ce premier trimestre 2013, marquée essentiellement par l’instabilité du marché énergétique et le recul des quantités d’hydrocarbures exportées par l’Algérie. Ce qui a provoqué, selon ses dires, «un choc pour la balance des paiements extérieurs du pays», laquelle a connu «une baisse substantielle».  

En chiffres, «le solde global de la balance des paiements est estimé à seulement 0,846 milliard de dollars au premier trimestre contre un excédent de 4,164 milliards de dollars au premier trimestre 2012», a précisé Laksaci au cours d’une conférence de presse consacrée à la présentation des tendances monétaires et financières au premier trimestre 2013. Ce qui s’est répercuté sur les réserves de change du pays, dont l’encours, or non compris, est évalué à 189,768 milliards de dollars, contre 190,661 milliards à fin 2012.

Laksaci a tenu néanmoins à préciser qu’il ne s’agit pas d’une baisse, mais de «l’effet de valorisation négatif». Il fera remarquer aussi que ce choc est similaire à celui enregistré en 2009 au début de la crise financière qui a provoqué une baisse sensible des prix du pétrole. Dans ce sens, la note de conjoncture de la BA, désormais trimestrielle, fait état des fluctuations du marché pétrolier et de ses répercussions sur les recettes financières du pays. Ainsi, le prix du pétrole a fléchi de 5,07% au cours du trimestre en cours, en situation de fort recul des quantités d’hydrocarbures exportées de 8,86%.

En valeur aussi «les exportations des hydrocarbures se sont contractées de 13,9% durant la même période par rapport au 1er trimestre de 2012, reculant de 20,378 milliards de dollars à 17,536 mds». Pour Laksaci, «cela impacte d’autant plus négativement la balance commerciale que les importations de biens poursuivent leur trend haussier en contexte de la faiblesse structurelle des exportations hors hydrocarbures estimée à 0,319 milliard de dollars». Justement au sujet des importations le gouverneur a relevé la tendance haussière qui touche notamment les biens avec une progression de 8,6% (12,610 mds usd), des biens de consommation non alimentaires avec 83% et des biens de consommation alimentaires avec une hausse de 15,1% durant ce premier trimestre.

Mais en dépit de ces agrégats financiers, le patron de la BA juge que «la position financière extérieure reste solide au premier trimestre, malgré l’impact négatif des très faibles taux d’intérêt mondiaux». Il avoue aussi que l’économie nationale «subit l’effet des risques pesant sur l’économie mondiale à court terme à travers notamment les prix du pétrole», bien qu’elle soit à «l’abri des flux de capitaux qui affectent certaines économies émergentes». Pour l’inflation, la BA a relevé une décélération depuis févier dernier après 19 mois de tendance haussière, soit depuis juillet 2011. Ainsi, le taux d’inflation en moyenne s’est établi à 8,07% à mars dernier contre 8,89% et 8,91% et 8,56% à décembre 2012, janvier et février.

Cette baisse est le résultat, selon les analyses de la banque, de celle enregistrée pour le groupe «alimentation et boissons non alcoolisées» et «divers». Ce phénomène ajoute encore Laksaci est «de nature endogène et ancré sur un nombre très limité de produits frais dont les prix ont enregistré une envolée au premier trimestre 2012». Pour le taux de change du dinar, Laksaci a fait état d’une dépréciation de 0,15% en moyenne sur les trois premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2013 et il s’est apprécié de 1,25% par rapport au quatrième trimestre de 2012, après une appréciation de 5,8% en moyenne annuelle en 2012.   


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Le président Bouteflika est sorti de l’hôpital du Val-de-Grâce

le 21.05.13 | 16h13

http://www.elwatan.com/actualite/le-president-bouteflika-est-sorti-de-l-hopital-du-val-de-grace-21-05-2013-214583_109.php

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est sorti ce mardi de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, pour rejoindre un appartement de convalescence aux Invalides, selon des sites de presse français, notamment l'opinion, le parisien et metro.

Le site du Parisien précise que le chef de l'Etat Algérien a été admis à l'intitution nationale des invalides (INI), un établissement de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessés de guerre et du grand handicap.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a déclaré hier, lundi, dans une déclaration répercutée par l’APS que «le président de la République, dont le pronostique vital n’a jamais été engagé et qui voit son état de santé s’améliorer de jour en jour, est tenu, sur recommandation de ses médecins, d’observer un strict repos en vue d’un total rétablissement ». Avant d’affirmer que «la maladie du président Bouteflika ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir».

12 heures après c’est une autre personnalité politique qui est sortie de sa réserve en suggérant de ne pas trop s’inquiéter sur l’état de santé du Président.

président du Conseil de la Nation M. Abdelkader Bensalah a affirmé mardi à Alger que le président de la République "se porte bien", appelant ceux qu'il a qualifiés de "prêcheurs du désespoir" à "laisser l'homme se reposer et revenir au pays pour poursuivre l'oeuvre de construction et d'édification".

Le chef de l'Etat avait été pour rappel transféré le 27 avril dernier à la suite à "un AVC mineur".
 

C'est quoi l'Institution Nationale des Invalides (INI)

http://www.invalides.fr/

Créée il y a près de trois siècle et demi par Louis XIV pour accueillir « ceux qui ont exposé librement leur vie et prodigué leur sang pour la défense et le soutien de notre pays », l’Institution Nationale des Invalides, toujours fidèle à sa vocation initiale, bénéficie d’une longue expérience dans le domaine de la prise en charge des blessés de guerre.

Lieu de mémoire et de réparation, l'Institution nationale des Invalides est un établissement médical de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessés de guerre et du grand handicap.

Au service du monde combattant, l'Institution est aussi ouverte au service public hospitalier.

Elle est composée de trois centres complémentaires : le centre des pensionnaires, le centre médico-chirurgical et le centre d'études et de recherche sur l'appareillage des handicapés.

Aujourd’hui, toujours fidèle à sa vocation initiale, l’Institution Nationale des Invalides (INI) est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants. Elle est dirigée par un médecin général du service de santé des Armées. Un conseil d’administration en définit l’organisation et la politique générale.

Unique en son genre, l’Institution occupe les bâtiments de l’ancienne infirmerie de l’Hôtel, 450 personnels dont 9 officiers du Service de Santé des Armées en assurent le fonctionnement.

Les Missions de l’Institution

Au service du monde combattant, l’institution nationale des Invalides a pour vocation :

D’accueillir, à titre permanent ou temporaire les invalides bénéficiaires des dispositions du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre;

De dispenser, dans un centre médico-chirurgical, des soins en hospitalisation ou en consultation aux malades et aux blessés en vue de leur réadaptation fonctionnelle, professionnelle et sociale ;

De participer aux études et à la recherche sur l’appareillage des handicapés.

L’Institution est bien plus qu’un simple hôpital ou qu’une unité de long séjour médicalisé, elle est un lieu de mémoire où l’histoire est inscrite dans la pierre, mais surtout, de manière cruellement renouvelée, dans la chair des victimes de la guerre qui y séjournent. Symbole fort de l’attachement de la nation au devoir de réparation, elle est d’abord la «maison des Invalides ».


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L’ENIGME MGUEDDEM : ses cibles, ses méthodes et ses objectifs

Publié le jeudi 30 mai 2013 14:07 par Ali Graichi

http://www.algerie-express.com/ae/politique/2500-l%E2%80%99enigme-mgueddem-ses-cibles,-ses-m%C3%A9thodes-et-ses-objectifs

Bouteflika - Ses parrains et ses larbins

Il est arrivé à plusieurs reprises à Algérie Express de rapporter les incartades de l’inénarrable Mohamed Mgueddem (Mohamed Megueddem). Pour factuels qu’ils soient, la répétition et le niveau des sphères atteintes par ces dépassements nous ont conduits à investiguer sur des cas de « recrutements » du système Mgueddem, car il s’agit bien d’un système, depuis le début jusqu’à la fin. La réalité dépasse la fiction.

Mohamed Sai avait eu une existence sans histoire. Affecté au standard du chef de l’Etat, il a été muet comme une carpe, jusqu’à sa démobilisation de l’armée, coulant des jours discrets.

Puis surgit Mohamed Mgueddem (Mohamed Megueddem) avec son registre où sont catalogués les noms, origines et habitudes des fonctionnaires exerçant des responsabilités sensibles au sein de l’Etat.

C’est là que ressort la fiche de Mohamed Sai qui, dans une vie bien rangée, avait trouvé le temps de se laisser tenter par une malencontreuse histoire intime. Il n’en fallait pas plus à Mgueddem qui fond sur sa proie, lui rappelle son aventure et lui signifie «  son enrôlement ».

Le malheureux commet l’erreur de céder, c’est le début de la descente aux enfers. Il est placé auprès de Sellal qu’il suit dans tous les ministères.  Mgueddem, informé en live, enregistre tous les faits et gestes de celui qui deviendra premier ministre, toujours flanqué de Mohamed Sai.

Ce qu’il y a de plus rocambolesque dans cette stratégie, c‘est que le maitre chanteur utilise son infiltration pour intimider d’autres hauts responsables de l’Etat en proclamant : «  Sellal hakmou » ( Sellal je le tiens ).

Et de se vanter de ses performances en divulguant et en commentant, par une gouaille propre au personnage, tous les entretiens, délibérations et décisions du premier ministère, via Sai et Messaid, le nouveau chef de cabinet de Sellal, dont il a organisé la promotion et qu’il assure, lui aussi, tenir par le chantage suite à des indélicatesses que ce dernier a commises quand il gérait l’Hôtel El Djazair.

Aucune activité majeure de l’Etat et peu de mouvements du personnel de la haute administration échappent aux interférences du trublion.

Les fébrilités qui entourent actuellement la visite du premier ministre turc sont suivies, orientées et…vénalement utilisées par le Raspoutine algérien.   

Moktar Reguieg, directeur général du protocole, qui instruit quotidiennement Messaid au sujet des préparatifs de l’invitation lancée au dirigeant de l’AKP, tremble à chaque fois que Mgueddem lui assène, en s’arrangeant toujours pour avoir des témoins auditifs : "wach tu comptes sur Sellal pour être ambassadeur cette année ? C’est pour ça que tu fais des courbettes à Messaid. Tab Djnanek (tu es cuit). Tu as 62 ans". Et de lui jeter à la figure toutes les discussions censées relever de la confidentialité des affaires de l’Etat : aléa du calendrier, protocole, contenu des échanges, priorité des dossiers que Mgueddem monnaie, à l’occasion, auprès des opérateurs économiques...

Voilà comment un fieffé intriguant infiltre les organes de l’Etat les plus sensibles, s’invite dans les nominations des cadres qu’il soumet par le chantage et parvient à peser sur des décisions pouvant engager l’avenir du pays.

Demeurent deux questions : un égo maladif peut-il suffire à expliquer un tel investissement politique ? Qui protège le malotru et comment pareille conduite dure-t-elle depuis si longtemps ?

http://www.amazon.fr/Sexus-politicus-Christophe-Deloire/dp/2290008656/

http://www.amazon.fr/Sexus-economicus-grand-tabou-affaires/dp/2266208888

http://www.amazon.fr/Sexus-Footballisticus-J%C3%A9r%C3%B4me-Jessel/dp/2351232038/

http://www.decitre.fr/livres/sexus-politicus-9782290008652.html

Bouteflika - Ses parrains et ses larbins

http://www.fichier-pdf.fr/2011/12/18/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr.pdf

http://www.fichier-pdf.fr/2011/12/18/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr/

http://www.amazon.fr/Bouteflika-Ses-parrains-ses-larbins/dp/2362430243/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1372004708&sr=1-1&keywords=Bouteflika+-+Ses+parrains+et+ses+larbins

http://www.decitre.fr/livres/bouteflika-9782362430244.html



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 le: 14/03/2013 - 16:31:01 
Démarré par le poisson - Dernier message par radar
Grèce, berceau de la civilisation européenne ?


La grande finance mondiale accuse l'UE et le FMI d'avoir étranglé la Grèce

L'Expansion.com avec AFP - publié le 14/03/2013 à 16:03

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-grande-finance-mondiale-accuse-l-ue-et-le-fmi-d-avoir-etrangle-la-grece_376293.html

http://www.iif.com/emr/resources+2626.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_la_finance_internationale


Une étude de l'organisation bancaire internationale, l'IFF, dénonce les conditions "irréalistes" imposées à la Grèce par l'UE et le FMI pour lui accorder une aide à l'occasion d'une comparaison avec la "réussite" de l'Irlande.

La grande finance internationale vole au secours de la Grèce. Selon une étude de l'Organisation bancaire internationale (IIF) rendue publique jeudi, les objectifs d'assainissement budgétaires fixés à la Grèce par ses bailleurs de fonds internationaux - l'UE, la BCE et le FMI - étaient en effet tout bonnement "irréalisables". Elle appelle donc à leur assouplissement.

La note de recherche de l'IFF a pour objet de comparer les programmes de rigueur imposés en Grèce et en Irlande. Or "les mesures d'ajustement ont été douloureuses mais plus gérables politiquement et socialement" dans ce dernier pays, écrit dans cette note Jeffrey Anderson, directeur pour les affaires européennes de l'IIF.

Dans le cas de l'Irlande, souvent présentée comme une success-story du redressement au pas de charge face au contre-exemple de la Grèce, qui vit sa sixième année de récession après trois ans de cure d'austérité, "les objectifs étaient réalisables. Ceux fixés à la Grèce ne l'étaient pas", note-t-il.

Concrètement, en effet, l'effort de réduction du déficit budgétaire de l'Irlande se chiffre à 1,7 point de PIB par an de 2010 à 2012. Soit un effort trois fois moins violent que celui imposé à la Grèce qui est évalué par l'IFF à 5,2% du PIB.

"Un ajustement budgétaire plus tempéré a aidé l'Irlande à réussir à retrouver de la croissance", estime Jeffrey Anderson. "Appliquer cet exemple à la Grèce pour aider à la relance nécessiterait un financement additionnel", ajoute-t-il.

Nouvel effacement de dette de la Grèce

L'UE n'a pas exclu d'envisager une telle rallonge, qui pourrait prendre la forme d'un nouvel effacement d'une partie de la dette grecque, si Athènes respecte la feuille de route d'austérité et réformes qui lui a été prescrite, mais aucun engagement n'a jusque là été pris.

Selon l'étude de l'IIF, ce nouveau coup de pouce à un pays qui bénéfice déjà de prêts UE-FMI de 240 milliards d'euros, et a procédé en 2011 et 2012 avec ses créanciers privés à deux restructurations de ses créances souveraines "aurait au final un coût bien moindre que si le PIB grec continue de chuter et si les doutes sur la solvabilité du pays ne reculent pas".

L'IIF, qui a négocié avec Athènes son premier effacement de créances, a livré cet audit alors qu'Athènes et la troïka, représentant ses créditeurs officiels, peinent à s'entendre sur les modalités des mesures d'austérité et réformes dont le pays doit poursuivre la mise en oeuvre.

La Grèce a fait "des progrès significatifs" mais des questions restent à régler, ont affirmé jeudi la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI), après un ajournement des discussions avec Athènes, qui doivent reprendre début avril.

Conseil d'administration de l'Association des grandes banques et institutions financières mondiales ou Institute of International Finance, Inc. (IFF) http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_la_finance_internationale

Conseil actuel

Président : Josef Ackermann, PDG de Deutsche Bank (Allemagne)
Vice-président : Roberto E. Setubal, PDG de Itaú Unibanco (Brésil)
Vice-président : Francisco González, PDG de Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (Espagne)
Vice-président : Rick Waugh, PDG de la Banque Scotia (Royaume-Uni)
Trésorier : Marcus Wallenberg, président de Skandinaviska Enskilda Banken (Suède)
Secrétaire : Peter Wallison de l'American Enterprise Institute
Directeur : Charles Dallara
Hassan El Sayed Abdalla, vice-président de l'Arab African International Bank (Égypte)
Walter Bayly, directeur général de Banco de Crédito del Perú (Pérou)
Martin Blessing, président de Commerzbank (Allemagne)
Gary D. Cohn, président & directeur opérationnel de Goldman Sachs (États-Unis)
Yannis S. Costopoulos, directeur de Alpha Bank (Grèce)
Ibrahim S. Dabdoub, directeur de National Bank of Kuwait (Koweït)
Yoon-dae Euh, PDG de KB Financial Group (Corée du Sud)
Douglas Flint, président de HSBC (Royaume-Uni)
James P. Gorman, PDG de Morgan Stanley (États-Unis)
Oswald Grübel, directeur d'UBS (Suisse)
Jan Hommen, président d'ING (Pays-Bas)
Jiang Jianqing, PDG de la Banque industrielle et commerciale de Chine (Chine)
K. Vaman Kamath, président de ICICI Bank (Inde)
Robert P. Kelly, PDG de Bank of New York Mellon (États-Unis)
Walter B. Kielholz, président de Swiss Reinsurance Company (Suisse)
Nobuo Kuroyanagi, président de The Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ (Japon)
Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale (France)
Vikram Pandit, directeur général de Citigroup (États-Unis)
Corrado Passera, directeur général de Intesa Sanpaolo (Italie)
Baudouin Prot, président de BNP Paribas (France)
Urs Rohner, président du Credit Suisse (Suisse)
Suzan Sabancı Dinçer, PDG de Akbank (Turquie)
Peter Sands, directeur général de Standard Chartered (Royaume-Uni)
Yasuhiro Sato, PDG de Mizuho Corporate Bank (Japon)
Martin Senn, directeur général de Zurich Financial Services (Suisse)
Michael Smith, directeur général de Australia and New Zealand Banking Group (Australie et Nouvelle-Zélande)
James E. (Jes) Staley, directeur général de JPMorgan Chase Investment Bank (États-Unis)
Andreas Treichl, directeur général de Erste Group (Autriche)


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La Grèce a été maltraitée par l'UE et le FMI, juge le gotha bancaire mondial.

14/03/2013

http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-a-ete-maltraitee-par-l-ue-et-le-fmi-juge-le-gotha-bancaire-mondial-8ecc0ec618c17a0bc2d1eb5dcc4a87aa

Les objectifs d'assainissement budgétaires fixés à la Grèce par ses bailleurs de fonds internationaux étaient "irréalisables", contrairement à ceux assignés à l'Irlande, selon une étude de l'Organisation bancaire internationale (IIF) rendue publique jeudi.

En conséquence, l'IIF plaide pour que les bailleurs de fonds du pays surendetté, UE et FMI, assouplissent leurs exigences de rigueur et envisagent "un financement additionnel" en faveur du pays.

En Irlande, "les mesures d'ajustement ont été douloureuses mais plus gérables politiquement et socialement", écrit dans cette note Jeffrey Anderson, directeur pour les affaires européennes de l'IIF.

Dans le cas de l'Irlande, souvent présentée comme une success-story du redressement au pas de charge face au contre-exemple de la Grèce, qui vit sa sixième année de récession après trois ans de cure d'austérité, "les objectifs étaient réalisables. Ceux fixés à la Grèce ne l'étaient pas", note-t-il.

"Un ajustement budgétaire plus tempéré a aidé l'Irlande à réussir à retrouver de la croissance (...) Appliquer cet exemple à la Grèce pour aider à la relance nécessiterait un financement additionnel", ajoute-t-il.

L'UE n'a pas exclu d'envisager une telle rallonge, qui pourrait prendre la forme d'un nouvel effacement d'une partie de la dette grecque, si Athènes respecte la feuille de route d'austérité et réformes qui lui a été prescrite, mais aucun engagement n'a jusque là été pris.

Selon l'étude de l'IIF, ce nouveau coup de pouce à un pays qui bénéfice déjà de prêts UE-FMI de 240 milliards d'euros, et a procédé en 2011 et 2012 avec ses créanciers privés à deux restructurations de ses créances souveraines "aurait au final un coût bien moindre que si le PIB grec continue de chuter et si les doutes sur la solvabilité du pays ne reculent pas".

L'IIF, qui a négocié avec Athènes son premier effacement de créances, a livré cet audit alors qu'Athènes et la troïka, représentant ses créditeurs officiels, peinent à s'entendre sur les modalités des mesures d'austérité et réformes dont le pays doit poursuivre la mise en oeuvre.

La Grèce a fait "des progrès significatifs" mais des questions restent à régler, ont affirmé jeudi la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI), après un ajournement des discussions avec Athènes, qui doivent reprendre début avril.


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Suicides, drogues, prostitution: la crise a des effets dévastateurs sur la santé des Grecs

latribune.fr, avec Reuters – 10/10/2011

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111010trib000655369/la-crise-a-des-effets-devastateurs-sur-la-sante-des-grecs.html

http://www.contrepoints.org/2011/07/06/33732-grece-berceau-et-tombeau-de-la-civilisation-europeenne

Une étude britannique pointe les ravages de la crise économique sur la santé des Grecs : augmentation des suicides, hausse de la consommation de drogue, accroissement des infections au virus HIV…

Une étude britannique pointe dans une étude parue lundi les effets désastreux de la crise économique et des coupes budgétaires en Grèce. “Le tableau de la santé des Grecs est très préoccupant”, juge David Stuckler, sociologue à l’université de Cambridge qui a dévoilé les conclusions de son étude dans le journal médical Lancet.

Des coupes budgétaires considérables et l’augmentation du chômage à 16% conduisent de plus en plus de Grecs à la dépression et à la drogue. De plus, de nombreuses personnes sont privées d’accès aux soins en raison de la réduction des budgets des hôpitaux et des services médicaux.

Plus les moyens pour consulter un médecin

“Nous constatons (…) des tendances très inquiétantes, un doublement des cas de suicides, une hausse des homicides, une augmentation de 50% des infections au virus HIV et des gens qui nous disent que leur santé a empiré mais qu’ils ne peuvent plus consulter de médecins même s’ils devraient le faire”, ajoute le sociologue.

Selon l’équipe de chercheurs de Stuckler, le taux de suicide a augmenté de 17% entre 2007 et 2009, mais un chiffre officieux donné par des parlementaires grecs fait état d’une hausse comprise entre 25 et 40%.

Un ancien homme d’affaires se défenestre

Parmi les faits divers qui ont choqué les Athéniens, un ancien homme d’affaires s’est défénestré, laissant un mot où il expliquait que la crise financière avait eu raison de lui. Un propriétaire d’un petit magasin a été retrouvé pendu sous un pont, avec une lettre où l’on pouvait lire: “Ne cherchez pas d’autres raisons.

La crise économique m’a conduit à ça”. Martin McKee, de la London school of hygiene and tropical Medicine, qui a travaillé avec David Stuckler, estime que d’autres pays européens devraient prêter attention à ce qui se passe en Grèce.”Ce qui a lieu en Grèce montre ce qui peut se passer en cas de coupes budgétaires importantes dans le domaine de la santé (…) ” a-t-il prévenu.

La consommation d’héroïne bondit sur fond d’austérité

Dans leur étude, les chercheurs ont également mis à jour une augmentation significative d’infections au HIV en Grèce à la fin de l’année 2010. Selon leurs prévisions, les contaminations vont augmenter de 52% cette année par rapport à l’an passé.

La consommation d’héroïne a également augmenté de 20% en 2009, chiffre à rapprocher avec la diminution d’un tiers des programmes de lutte contre la drogue en raison des économies budgétaires. Ces deux dernières années, le gouvernement grec a imposé de sévères mesures d’austérité pour tenter de réduire sa dette colossale. La Grèce connaît sa plus grande récession depuis 40 ans et a dû accepter un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne (UE).


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Suppression de la règle des 51/49 et rétablissement du crédit à la consommation

Les « conseils » orientés et intéressés du FMI au gouvernement algérien


Samir Allam 14/03/2013 à 10:18

http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/les-conseils-orientes-et-interesses-du-fmi-au-gouvernement-algerien_24057.html

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), achève ce jeudi sa visite en Algérie. Sans surprise, elle a délivré un nouveau satisfecit aux autorités algériennes concernant la gestion de l’économie. Mais cette semaine, Mme Lagarde et les experts du FMI présents en Algérie ont émis deux recommandations essentielles : la suppression de la règle des 51/49 pour l’investissement étranger et le rétablissement du crédit à la consommation.
 
« Je ne suis pas personnellement convaincue de la nécessité d'avoir un actionnariat partagé entre des investisseurs publics algériens et des investisseurs directs étrangers », a déclaré Christine Lagarde, mercredi lors d'une conférence de presse, concernant la règle des 51/49. « Nous nous contentons d'observer ce qui se passe ailleurs dans le monde et il y a très peu de pays à ce jour qui maintiennent une règle de 49/51 tous secteurs confondus », a-t-elle ajouté.
 
La veille de cette déclaration, c’est Zeine Ould Zeidane, conseiller au département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, qui était chargé de délivrer un autre message au gouvernement algérien : rétablir le crédit à la consommation. L’expert du FMI a estimé que « d'autres mesures, loin de la suppression pure et simple, pouvaient être envisagées », arguant qu'une telle interdiction « défavorisait surtout les industries locales ».
 
Curieusement, ces deux sujets favorisent les entreprises étrangères, en Algérie et à l’extérieur. Les responsables du FMI le savent très bien : l’Algérie ne produit rien, elle importe presque tout. Même les produits de sociétés locales, comme Condor, sont faits sous licence, en partenariat avec des sociétés étrangères. Rétablir le crédit à la consommation aura pour seul effet de provoquer une flambée des importations de produits de consommation et de faire fondre les réserves de change, issues des exportations d’hydrocarbures. Au lieu d’un tel encouragement, le FMI aurait pu inciter les autorités algériennes à développer la production locale, avant d’envisager un retour au crédit à la consommation.
 
La même logique s’applique au conseil sur la loi des 51/49, l’une des rares mesures intelligentes prises ces dernières années. Tant que l’Algérie est dépendante à 98% des hydrocarbures pour ses exportations, il serait suicidaire de laisser les groupes étrangers investir seuls dans les projets. Un jour, si ces groupes décident d’exporter leurs dividendes, l’impact sur nos réserves en devises sera fort. Or, les réserves de change, qui risquent de décliner dans les prochaines années, devront être consacrées à deux objectifs prioritaires : assurer la sécurité alimentaire des Algériens et permettre le développement d’une économie productive. Elles ne doivent en aucun cas être utilisées pour permettre aux groupes étrangers d’augmenter leurs ventes.


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L’économie algérienne est "très robuste" mais trop dépendante des hydrocarbures et des dépenses publiques (FMI)

(APS) jeudi 14 mars 2013 12 : 58

http://www.aps.dz/Nouvel-article,91451.html

ALGER- L’économie algérienne est devenue "très robuste" grâce à une gestion "avisée" de ses ressources financières mais demeure trop indépendante des revenus pétroliers et des dépenses publiques, a constaté jeudi à Alger la Directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde.

Mme Lagarde, qui animait une conférence sur les perspectives de croissance pour l’Algérie et dans le monde, a estimé que les "solides" résultats financiers réalisés par le pays dans un contexte mondial de crise sont "le résultat d’une gestion macro-économique avisée et une gestion prudente des réserves de change".

L’Algérie a pu ainsi "surmonter les effets de la crise financière internationale et son économie est devenue très robuste", a-t-elle affirmé en s’appuyant surtout sur les indicateurs financiers comme la dette extérieure qui a été réduite à 2,5% du PIB, les réserves de change qui atteignent 40% du PIB ou encore la croissance, prévue à 3,5% pour 2013.

La "décision judicieuse" de créer le FRR (Fonds de régulation des recettes) en 2000 a aussi contribué à la réalisation de ces performances, selon Lagarde qui a recommandé à l’Algérie de "continuer à épargner pour les générations futures".

"L’Algérie sait exploiter de manière sage ses réserves financières", a-t-elle tranché. Mais s’il est capital que l’action publique soit présente pour assurer la croissance, il n’en demeure pas moins que l’économie algérienne reste "très dépendante du secteur des hydrocarbures", a-t-elle cependant averti.

La dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers, "inégalée" selon la première responsable du FMI, n’est pas la seule "source de tensions" pour l’Algérie mais c’est surtout le fait que le secteur des hydrocarbures ne contribue pas assez à la création d’emplois, a-t-elle estimé.

"Les hydrocarbures représentent 40% du PIB algérien et 98% des exportations mais seulement 2% de l’emploi", a-t-elle argumenté évoquant à ce titre "un déséquilibre apparent qui nécessite une meilleure gestion des risques". En plus, la dépendance de l’économie algérienne vis-à-vis des financements et des investissements publics mérite d’être traitée "ardûment", selon elle.

"Le (financement) public ne peut pas continuer à tout faire", a-t-elle dit en reprenant le proverbe algérien qui dit "Yed wahda ma t’saffak" (une seule main ne peut pas applaudir).

L’Algérie a l’occasion de créer sa propre réussite

Mais comme l’économie réelle n’est pas encore capable de prendre le relais de la croissance en Algérie il serait plus qu’utile, préconise-t-elle, d’améliorer le climat des affaires et l’accès aux services financiers, et réduire la bureaucratie de l’administration pour booster l’investissement privé.

Par ailleurs, l’inflation, estimée à 8,9% en 2012, et le chômage, qui a atteint 10% en 2011 avec un taux beaucoup plus important chez les jeunes, risquent, de leur part, de compromettre la croissance économique en Algérie, selon Mme Lagarde.

Elle a tout de même reconnu que la question de l’inflation était en train d’être "bien prise en charge" par la Banque d’Algérie mais que l’objectif d’inflation de 5% fixé par le FMI et de 4% par l’Algérie "ne sera pas facile à atteindre".

Pour juguler ce fléau, les autorités sont surtout appelées à "continuer de resserrer la politique monétaire et les dépenses courantes notamment les augmentations de salaires" en assurant plus de transparence dans le circuit de distribution, a conseillé l’ancienne ministre française des Finances et du Commerce.

En réunissant toutes ces conditions et en tablant sur "une croissance inclusive qui protège les populations les plus vulnérables et qui soit largement partagée", l’Algérie a l’occasion de "créer sa propre réussite", a conclu Mme Lagarde.

Mme Lagarde, arrivée mardi à Alger pour une visite de trois jours, a été reçue par le Président de la République Abdelaziz Bouteflika et par le Premier ministre Abdelmalek Sellal.

Elle s’est également entretenue avec plusieurs opérateurs économiques et des représentants de la société civile en Algérie.


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Grèce : berceau et tombeau de la civilisation européenne

Publié le 6/07/2011

http://www.contrepoints.org/2011/07/06/33732-grece-berceau-et-tombeau-de-la-civilisation-europeenne

Il est commun de dire que la civilisation européenne et occidentale est née en Grèce. C’est aussi en Grèce que le concept de responsabilité a été sans doute développé pour la première fois, par le grand Aristote, dans son Éthique à Nicomaque. Ces deux faits ne sont pas un hasard. La responsabilité est ce qui nous rend civilisés au sens le plus plein du terme : non une civilisation de « fourmis » mais d’hommes libres.

La croissance d’une société aux relations de plus en plus complexes et anonymes, entre les individus et communautés qui la composent, repose sur cette pierre angulaire, cette boussole, qu’est la responsabilité.

Or, ce qui se déroule sous nos yeux depuis un an avec la crise grecque participe de la négation de l’idée même de responsabilité et, implicitement, mais de manière bien réelle, de la civilisation qui va avec. C’est d’abord la consécration de la non-sanction de la mauvaise gestion publique, du renflouement systématique de ce que tout être rationnel ne peut concevoir que comme un tonneau des Danaïdes : une nation vivant largement au-dessus de ses moyens et qui s’attend à ce que les autres nations l’assistent sous perfusion.

Une nation dont les fonctionnaires d’une improductivité légendaire, sont embauchés de manière pléthorique par leurs politiciens, sur « privilège » et non sur la base du mérite et de la nécessité pour l’intérêt général. Une nation où népotisme et clientélisme vont évidemment de pair avec une corruption endémique, qui s’est d’ailleurs exprimée dans le maquillage des chiffres des finances publiques (avec l’aide des petits génies de Goldman Sachs). Il faut dire que la redistribution européenne et ses célèbres subventions, notamment aux oliviers inexistants, ont pu donner le goût de la facilité aux grecs. En tous les cas, les incitations, en termes d’aléa moral, sont posées pour les autres candidats au sauvetage.

C’est ensuite le remake, après 2008, du renflouement d’investisseurs privés ayant fait des mauvais choix, qui, encore une fois, empochent les profits (ce qui est normal) quand tout va bien, mais envoient la note au contribuable quand il y a des pertes (ce qui ne l’est pas). Il n’y a pas que les États-Unis qui sont une bailout nation (nation du sauvetage) pour reprendre l’intitulé de l’ouvrage de l’analyste Barry Ritholtz. L’Europe entière est elle aussi devenue un repère pour banquiers et financiers irresponsables, bénéficiant de leurs connexions politiques pour maintenir un capitalisme de copinage (crony capitalism) qui n’a plus rien à voir avec la liberté et la responsabilité.

La dangereuse sous-capitalisation des banques européennes n’est d’ailleurs pas un hasard : il s’agit de faire encore et encore fonctionner l’effet de levier, avec le filet de protection public. Et les institutions financières françaises et allemandes, les plus exposées à un défaut grec par leur politique malavisée d’achat de titres, seront renflouées par... solidarité avec les (dirigeants irresponsables) grecs. Car l’épouvantail du risque systémique est brandi : « pas de plan B ». Selon une étude du think tank Open Europe, si les dettes grecques détenues par l’étranger aujourd’hui le sont à 42% par les institutions privées et à 26% par les États, ces chiffres vont passer à 12% et 64% en 2014 : c’est aux contribuables de boire la tasse.

Et une des institutions les plus mouillées dans cette sombre affaire est la Banque Centrale Européenne elle-même, et donc in fine, à nouveau le contribuable européen. On se souvient en effet que Jean-Claude Trichet s’était élevé début mai 2010 contre la possibilité de racheter ou prendre en garantie des titres pourris grecs. Sous l'évidente pression politique, il changeait d'avis le 10 mai suivant. Le Fonds Européen de Stabilité Financière est venu couronner ce changement de cap, ouvrant la voie à un gouvernement économique européen...

A cet égard, il est crucial de noter que dans le but affiché de sauver l’Euro, le Leviathan européen accélère en réalité sa croissance à la faveur de la crise. Le schéma suit la description de l’historien américain Robert Higgs dans son ouvrage classique Crisis and Leviathan (Crise et Leviathan) : la crise, causée par la bureaucratie, constitue une opportunité pour la croissance... de la bureaucratie et ses « solutions » de socialisation des problèmes. Bien sûr le keynésianisme triomphant de la fin 2008 et 2009 a pris du plomb dans l’aile au niveau des États : il s’agit donc de déplacer le processus au niveau supranational.

On en appelle à la nécessité du « fédéralisme », pour être plus forts. Mais de quel fédéralisme ? Celui où les responsabilités « locales » sont toujours plus diluées ? Un fédéralisme qui débute sa carrière dans le but explicite de masquer ce fait, par la création d’un supra-gouvernment économique qui, par on ne sait quel miracle, résoudrait désormais nos problèmes ? Et ce, par des règles qui, comme par le passé avec les critères de Maastricht, seront là pour ne pas être respectées ? Belles perspectives d’avenir, en vérité. Les bureaucrates se frottent les mains. La démocratie est rangée au placard depuis longtemps. Le fédéralisme, le vrai, fondé sur le principe de subsidiarité et les responsabilités locales, n’a rien à voir avec ce monstre anti-démocratique instaurant l’institutionnalisation de mécanismes d’irresponsabilité.

Le premier sauvetage de la Grèce n’a fait qu’empirer sa situation. Rien d’étonnant : le politique ne s’y est pas réformé. De ce point de vue, les manifestants grecs n'ont pas tort de traiter leurs dirigeants de voleurs. Comment croire que ce deuxième sauvetage permettra de remettre en selle la nation hellénique ? Comment ne pas voir que l’Europe vient à nouveau de bafouer les principes les plus élémentaires de vie en commun fondée sur la responsabilité, au nom qui plus est, de la solidarité, qui, comme le fédéralisme, voit désormais sa définition inversée ?

La Grèce a été le berceau de notre civilisation et de la notion, consubstantielle, de responsabilité. Elle devient aujourd’hui leur tombeau.

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 le: 10/01/2013 - 13:37:59 
Démarré par le poisson - Dernier message par radar
L'OAS veut reconquérir l'Algérie

Par Zouhir MEBARKI - Jeudi 10 Janvier 2013

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/lenvers_du_decor/167057-l-039-oas-veut-reconquerir-l-039-algerie.html

Ce que l'historien français, Alain Ruscio, appelle «le retour du vieux parti de la réaction colonialiste». Un vieux parti qui n'est ni de droite ni de gauche. Ni gaulliste ni socialiste. Ni UMP, ni PS. Qu'on retrouve dans les deux partis. La preuve!...

Jean-François Collin. Un nom qui ne vous dira certainement rien.

En fait, il y a deux Jean-François Collin. L'un est secrétaire général du ministère français de la Culture et de la Communication. Il est âgé de 57 ans.

A ne pas confondre avec celui dont il s'agit et qui est âgé de 73 ans. Ce septuagénaire est un sinistre individu, ancien membre de l'OAS qui a commis de nombreux crimes en Algérie entre 1961 et 1962.

Il faisait partie du même groupe criminel dit «commando Delta» avec Gabriel Anglade l'homme qui a tiré sur Mouloud Feraoun le 15 mars 1962 avant de participer à plusieurs attentats contre le général de Gaulle notamment à celui du Petit-Clamart.

Pourquoi on vous parle, cette semaine, de ces énergumènes ?

Il se trouve que le Journal officiel français daté du 4 janvier 2013, publie un décret qui retire la Légion d'honneur à Jean-François Collin le criminel. Une Légion d'honneur qui lui avait été décernée un an auparavant sous la mandature de Nicolas Sarkozy.

Rien d'étonnant! C'est ainsi que le précédent chef de l'Etat français récompensait ceux qui «cassaient» de l'Arabe en Algérie occupée.

Sans ignorer que ce même «lauréat» a tenté à plusieurs reprises d'assassiner le président de la République française en 1962 et qui n'était autre que le général de Gaulle.

Savez-vous pourquoi le président Hollande lui a retiré sa Légion d'honneur ? Parce que le tueur Collin a, dans un discours lors de la commémoration, à sa manière, du 1er Novembre 2011, traité le général de Gaulle de «plus grand traître de l'Histoire de France». Rien que ça! Un mercenaire qui traite ainsi le sauveur de la France.

Il faut dire que les anciens activistes de «l'Algérie française» ont repris du poil de la bête depuis l'époque de François Mitterrand qui avait fait voter une loi accordant une retraite aux anciens membres de l'OAS.

Une récompense pour services rendus. C'est un aspect méconnu de l'histoire de la Guerre d'Algérie. D'ailleurs l'information du retrait de la Légion d'honneur à Collin, n'a eu droit qu'à un petit filet dans de rares journaux de l'Hexagone. On a envie de dire que les Algériens et les Français ont un seul et même ennemi.

Le même individu qui, après avoir tué Mouloud Feraoun, a dirigé son arme contre l'illustrissime général de Gaulle. Des gestes sanguinaires récompensés par deux autres présidents français, Miterrand et Sarkozy.

Le premier, socialiste et le second, gaulliste. Cela a l'air compliqué mais ne l'est pas en réalité. Suivez-nous! L'UMP est un parti gaulliste en principe. Son président actuel Jean-François Copé, l'auteur du «Pain au chocolat de l'écolier français qui s'est vu interdire, par ses camarades arabes, de le manger en récréation pendant le Ramadhan» a nommé au poste de secrétaire général de ce parti Michèle Tabarot.

Qui est cette dame ? Elle est la fille du fondateur à Oran de l'OAS après l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle.

Prenant fait et cause pour son père, elle crie à qui veut l'entendre: «Je revendique, j'assume mon héritage familial, c'est mon ADN.» Comme pour bien matérialiser cet «héritage» elle fait tout pour se faire remarquer en tournant ostensiblement la tête quand son regard croise le portrait du général de Gaulle dans ses sorties publiques. Et dire que c'est l'attitude de la secrétaire général, du parti gaulliste.

L'historien français, Alain Ruscio, appelle cela «le retour du vieux parti de la réaction colonialiste». Un vieux parti qui n'est ni de droite ni de gauche. Ni gaulliste ni socialiste.

Ni UMP, ni PS. Qu'on retrouve dans les deux partis. Revenons à la dame Tabarot. Elue députée en 2002 sous l'étiquette UMP (et non pas du Front national des Le Pen), elle dirige sous le quinquennat Sarkozy le groupe de travail parlementaire sur les rapatriés. C'est un président socialiste, François Hollande, qui retire la décoration remise, un an auparavant, à un criminel par un président gaulliste Nicolas Sarkozy. Non, ce n'est pas compliqué à comprendre. Il n'y a ni droite ni gauche en France surtout quand il s'agit de l'Algérie. Les nostalgiques de «l'Algérie française» sont partout.

Dans tous les partis. Les gaullistes aussi mais se font moins visibles que les revanchards du «parti colonialiste». De tout ceci, les historiens patentés et consacrés par les médias qui s'autoproclament spécialistes de la Guerre d'Algérie, pas de la colonisation, font semblant de n'avoir rien vu.

Rien entendu. Avec Jean-François Copé à sa tête, l'UMP, ce parti gaulliste à l'origine, travaille à réhabiliter les anciens tueurs de De Gaulle. Il pourra compter sur sa secrétaire général, Michèle Tabarot, pour mener à bien cette mission.

L'opinion publique algérienne, surtout la jeunesse, se doit de savoir que la Guerre d'Algérie n'est pas terminée pour ces anciens criminels et leurs rejetons. Ils ne désespèrent pas de reconquérir leur «Algérie française». Pas forcément avec un autre débarquement à Sidi Ferruch...

http://en.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_l%27arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Gladio


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L'OAS et la 1re voiture piégée

Par Zouhir MEBARKI - Samedi 04 Mai 2013

http://www.lexpressiondz.com/edito/173393-l-oas-et-la-1re-voiture-piegee.html

Jeudi dernier a eu lieu la commémoration du 51e anniversaire de l'attentat commis par l'OAS au port d'Alger. Bilan: 100 morts et autant de blessés parmi les dockers.

Pour saisir toute la lâcheté du crime, rappelons rapidement aux plus jeunes les conditions de vie des victimes. A l'époque, les marchandises étaient débarquées des bateaux à dos d'hommes. Leur chargement dans les camions aussi. La mécanisation n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui. Les Algériens n'avaient pas d'autre choix pour nourrir leurs familles. Et encore, fallait-il qu'ils le décrochent. Ils se présentaient en nombre devant l'administration coloniale du port pour attendre la distribution des jetons à ceux qui auront, ce jour-là, de travailler et être payés à la fin de la journée.

Le «code du travail» colonial désignait ce mode de travail par le terme de «journalier». Nul besoin de préciser que les Européens, tous les Européens étaient bien mieux lotis et que ce travail n'était dévolu qu'aux seuls «Arabes» pour reprendre le lexique des pieds-noirs. Donc, et chaque matin, les Algériens se présentaient avec la crainte de ne pas obtenir le fameux jeton. De retourner chez eux les mains vides affronter la faim qui taraudait les leurs. C'était selon le nombre de bateaux à quais et de la marchandise à transporter. La survie au jour le jour.

C'est cette «cible» que les criminels de l'OAS avaient choisie ce jour-là. Voilà pour l'horreur et la haine indicible que les pieds-noirs nous vouaient. Une haine qui certains rapatriés d'Algérie (quelque fois même leur descendance s'y met), expriment aujourd'hui encore. Ce n'est là qu'une facette des atrocités qui ont duré jusqu'à l'indépendance, commises par l'OAS en Algérie. Ceci dit, on savait que les premiers pirates de l'air dans l'histoire des détournements d'avions sont des Français d'Algérie. C'était le 22 octobre 1956, lorsque le DC3 parti de Rabat pour Tunis et transportant des dirigeants de la guerre de Libération (Hocine Aït-Ahmed, Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf et Mostefa Lacheraf) a été dérouté vers Alger où les cinq passagers ont été pris en otages.

Ce premier détournement de l'histoire fut l'oeuvre des ultras de l'Algérie française qui ont mis l'Elysée devant le fait accompli. Ce qu'on sait moins, c'est que ce sont toujours eux qui ont été les premiers terroristes à avoir utilisé la voiture piégée. C'était, comme nous l'avons vu plus haut, contre nos dockers le 2 mai 1962 à 6h.30 du matin. Difficile de ne pas faire d'analogie avec les attentats du même type qui ont frappé notre pays durant les années 1990. Et encore jusqu'en décembre 2007 contre le siège de la Cour suprême et celui de la représentation de l'ONU.

Si les détournements d'avions ont été, quelque peu, abandonnés, les attentats à la voiture piégée continuent, 51 ans après, à faire des victimes, notamment en Irak et en Syrie. Mais pour séparer le «bon grain de l'ivraie», nous devons à la vérité de rappeler qu'en réalité, la première voiture piégée de l'OAS a explosé en France. A Issy-les-Moulineaux, le 10 mars 1962. 51 ans après, c'est encore une voiture piégée qui a explosé devant l'ambassade de France à Tripoli (Libye). C'était le 23 avril dernier.

Les Français aussi devraient se rappeler ces événements pour ne plus imputer au FLN les exactions commises contre les civils européens en Algérie. Ce que des milieux français et même des historiens tentent de leur faire croire. Les vrais criminels sont connus. Leurs actes sont imprescriptibles. Ils resteront gravés à jamais dans la mémoire collective des Algériens. Maître Benbraham a eu raison de rappeler qu'en sa qualité d'avocate, elle n'avait jamais vu un tribunal se suffire des excuses d'un criminel pour ne pas le condamner. De la même façon qu'aucune repentance ne pourra «solder» les crimes commis par l'OAS !


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Le premier attentat à la voiture piégée de l'histoire

http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=1090

http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_la_rue_Saint-Nicaise

Sous l’Ancien Régime, les attentats dirigés contre les personnalités politiques existaient déjà, ainsi qu’en témoigne par exemple l’assassinat d’Henri IV par François Ravaillac en 1610.

Mais c’est avec la Révolution française et l’instauration du régime de la Terreur que les actes de violence et les meurtres ciblés se multiplient et que le concept de terrorisme commence à se forger. Un nouveau tournant spectaculaire est atteint lors du grand attentat de la rue Saint-Nicaise : le 24 décembre 1800, une « machine infernale » explosa sur le passage de la voiture du Premier consul, faisant vingt-deux morts et une centaine de blessés.

Au cours du XIXe siècle, le phénomène s’amplifie, sous l’influence du développement du régime d’opinion et de l’avènement des médias. Les actes de violence subversive perpétrés contre les souverains culminent alors de façon marquante dans les attentats de Fieschi contre Louis-Philippe le 29 juillet 1835 et d’Orsini contre Napoléon III le 14 janvier 1858.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_la_rue_Saint-Nicaise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Saint-Nicaise

http://maps.google.com/maps?q=48.861511,2.333781&hl=fr&ll=48.86115,2.334552&spn=0.003833,0.010568&t=h&z=17

L’attentat de la rue Saint-Nicaise, également connu sous le nom de conspiration de la machine infernale, est une conjuration royaliste visant à assassiner le général Bonaparte, Premier Consul de France depuis le coup d'État du 18 brumaire, à Paris, le 24 décembre 1800 (3 nivôse an IX), sous le Consulat. Il survient peu après la conspiration des poignards du 10 octobre 1800 (18 vendémiaire an IX) et représente l'un des nombreux complots royalistes et catholiques de l'époque.

Le nom du complot fait référence à la révolte contre le gouvernement espagnol dans les Pays-Bas espagnols au xvie siècle. En 1585, durant le siège d'Anvers par les Espagnols, un ingénieur italien au service de l'Espagne fabrique un engin explosif composé d'un tonneau lié avec des cercles de fer et rempli de poudre à canon, de matériaux inflammables et de balles, allumé par une carabine à canon scié déclenchée à distance par une ficelle. L'ingénieur italien la qualifie de « machine infernale ». Cette tentative d'assassinat est considérée comme le premier attentat à la voiture piégée de l'histoire.


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BHL en Libye, Hollande au Mali

Par Zouhir MEBARKI - Jeudi 24 Janvier 2013

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/lenvers_du_decor/167870-bhl-en-libye-hollande-au-mali.html

Pas plus tard qu'hier, BHL s'est fendu d'une tribune au titre «Non, la Libye n'est pas responsable du Mali». Il veut faire croire que ce n'est pas son action en Libye, aidé par Sarkozy, qui a permis aux terroristes d'investir le Mali...

Vous avez été nombreux, amis lecteurs, à vous interroger, cette semaine, sur l'intervention militaire française en cours au Mali. De sa différence avec celle qui a eu lieu en Libye. C'est pourquoi nous avons décidé de rappeler certains faits qui pourront aider à mieux comprendre les deux événements.

Autant que nous le permettra cet espace, c'est le 13 février 2011 qu'a commencé la déstabilisation de la Libye précédée quelques jours auparavant par l'attaque d'une caserne dans la ville de Benghazi. Les médias parlent alors «d'insurgés» sans plus de précision. Des «insurgés» sortis de nulle part et à qui il aura fallu juste une petite semaine pour prendre le contrôle de cette ville. C'est dire que ces assaillants étaient bien aguerris. Bien formés. Le «coup» était donc préparé. Par qui et comment?

Replacer ce coup dans son contexte est indispensable. Pays voisin de la Libye, la Tunisie venait de vivre la chute du régime de Ben Ali, un mois auparavant. Une chute qui n'était due à aucun groupe armé mais à des manifestations populaires que l'ex-président tunisien n'avait pas su évaluer.

La situation était des plus confuses après son départ pour l'Arabie Saoudite. Une situation qui avait pris de court Paris. Dans le même temps et dans l'autre pays voisin, des manifestations populaires avaient lieu à la place Tahrir au Caire. Conséquemment à ces manifestations, Hosni Moubarak, président de la République démissionne un mois après ces manifestations soutenues, soit le 11 février 2011. Là non plus, aucun groupe armé n'est signalé.

Comme pour la Tunisie, les événements en Egypte avaient surpris la France dirigée à l'époque par Sarkozy. Israël, pays limitrophe de l'Egypte, était très inquiet par cette tournure des événements qu'il, non plus, n'avait pas vu venir.

C'est à partir de là qu'entre en jeu Bernard-Henri Lévy, faux philosophe mais vrai instigateur, de nationalité française, mais qui porte «en étendard sa fidélité au sionisme et à Israël». Il s'implique dans la déstabilisation de la Libye «en tant que juif» clame-t-il. Une déstabilisation, aux allures de représailles, qui commence deux jours après la chute de Moubarak.

Voilà ce que rapporte le magazine allemand Der Spiegel à ce propos: «J'ai un ami en France, qui est M.Sarkozy. Nous allons prendre l'avion demain et le président Sarkozy vous recevra au palais de l'Elysée!» C'est BHL qui parle aux «rebelles» à Benghazi où il était présent dès le début des événements. Der Spiegel précise qu'au moment où BHL faisait cette «offre», il n'avait même pas prévenu Sarkozy. Il le fera un moment plus tard par téléphone satellitaire.

Sarkozy demande un temps de réflexion. Deux heures plus tard, il rappelle BHL pour lui dire qu'il est d'accord pour recevoir officiellement à l'Elysée ses «rebelles» libyens. Et c'est la chaîne publique française France 2 qui nous apprend que le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui se trouvait au même moment à Bruxelles, apprend la nouvelle... par la presse.

La suite, tout le monde la connaît. Qui va des bombardements contre l'armée régulière libyenne jusqu'à l'assassinat de Gueddafi en passant par l'ouverture des arsenaux du pays qui ont fait le bonheur de tous les terroristes de la multinationale du crime.

La Libye n'a, depuis, pas encore retrouvé ses «marques». Aussitôt finie sa «mission» en Libye, BHL entreprend la suivante en ciblant la Syrie pour tenter de lui faire subir le même sort que la Libye. Il n'a pas encore réussi ce deuxième coup. Jusque-là c'est clair. Il s'agit de régimes à abattre et de terrorisme à favoriser.

Le maître de l'ouvrage étant BHL et le maître d'oeuvre Israël. Pour le Mali et pas plus tard qu'hier, BHL s'est fendu d'une tribune au titre «Non, la Libye n'est pas responsable du Mali». Il tente de se justifier, (au passage il a la même considération pour l'Algérie que pour la Syrie) car il sait que les Français ne lui pardonneront jamais que les terroristes qu'il a armés puissent aujourd'hui tuer des militaires français envoyés par le président François Hollande défendre l'Etat malien.

C'est toute la différence entre la politique qu'avait menée Sarkozy et celle de Hollande aujourd'hui. Des lecteurs ont relevé, à juste titre, que l'action de Hollande dans le dossier syrien est différente de celle qu'il entreprend au Mali et ressemble plutôt à ce qui a prévalu pour la Libye.

Sauf que Hollande a hérité du dossier syrien dont la déstabilisation a commencé en 2011 soit un an et demi avant son arrivée au pouvoir. Que l'Etat syrien a du répondant en termes militaires bien plus que le Mali. D'ailleurs, il résiste toujours. Que la Syrie bénéficie d'alliés de taille comme la Russie et la Chine.

Que jusqu'à présent ce dossier est confiné à l'action diplomatique. Ceci pour dire qu'en politique «rester dans le cadre des résolutions de l'ONU» n'annonce pas forcément une intervention militaire. Des subtilités que cet espace ne suffit pas à développer. En espérant que cette petite «bougie» aura servi!


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La "vérité" d'un officier militaire français

Par Zouhir MEBARKI - Jeudi 04 Avril 2013

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/lenvers_du_decor/171751-la-verite-d-un-officier-militaire-francais.html

La même propagande que celle des bureaux SAS, durant la guerre de Libération nationale. Les officiers français qui y étaient affectés juraient qu'ils agissaient pour notre bien. 50 ans après, ils n'ont pas pris une ride...

Nous n'aurions pas traité le sujet s'il ne nous avait pas été imposé. Imposé par l'intrusion, chez nous, d'un officier de l'armée française qui se fait passer pour un «journaliste». C'est un spécialiste de «la communication influente». C'est son arme quand il s'habille en civil. Il vient de publier en France un livre intitulé Algérie, le vrai état des lieux et a réussi à faire passer, cette semaine dans un quotidien algérien, une présentation de son «chef-d'oeuvre». Sur 422 pages, le livre se veut, selon le résumé de l'éditeur, une «grande enquête menée sans tabous (qui) révèle le vrai bilan de cinquante ans d'indépendance (de l'Algérie).

Elle raconte un magnifique pays auquel on a volé son avenir» et prétend «montrer comment une caste met le pays en coupe réglée et se maintient au pouvoir par l'intimidation». L'auteur s'appelle Frédéric Pons, parachutiste des Troupes de la marine française, il est colonel de la réserve opérationnelle. De 2002 à 2010 il a été président de l'Association des Journalistes français de Défense.

Il est invité sur divers plateaux télé en qualité de spécialiste des questions militaires. Beau pedigree. S'il s'intéresse aujourd'hui et à sa manière à notre pays c'est parce que, dit-il, «Tout montre que le jeune État algérien s'est bâti sur un mille-feuille de mensonges». La vérité? Ben voyons, c'est lui qui la détient. La même vérité que nous assénaient, durant la guerre de Libération nationale, les bureaux de la SAS. Ces sections militaires chargées de la propagande française. Les officiers qui y étaient affectés juraient qu'ils agissaient pour notre bien.

50 ans après, les revanchards n'ont pas pris une ride. Pour être plus juste ils ont assuré la relève puisque l'individu dont il est question est né seulement en 1954 et au Maroc. L'Algérie lui a été laissée en héritage par son père qui lui aussi était militaire. Son frère également. Passons sur les inepties qu'il développe dans son ouvrage qui est destiné plutôt à entretenir la flamme de «l'Algérie de papa» dans son pays. Le livre n'étant en vente qu'en France. Mais puisque sa présentation a été faite chez nous et comme promis nous allons lui rendre la politesse.

Il avance que «l'Algérie s'est bâtie sur un mille-feuille de mensonges». Cela ne pouvait pas mieux tomber avec le séisme politique qui secoue la France depuis mardi dernier. Depuis les aveux de Jérome Cahuzac, ancien ministre français du Budget, sur le compte (plusieurs comptes selon le canard enchaîné) bancaire qu'il a en Suisse, puis à Singapour depuis 20 ans. Pour échapper au fisc français. Pas seulement puisque la provenance de l'argent n'est pas encore établie. Ce ministre avait en charge la lutte contre la fraude fiscale. Où est le «mille-feuille de mensonges»? On vous le demande! Pour l'affaire Cahuzac depuis 20 ans.

Remontons plus loin avec l'affaire des diamants de Bokassa dans laquelle s'était dépêtré l'ancien chef de l'Etat français Giscard d'Estaing. C'était dans les années 1970. Le «mille-feuille de mensonges» prend de l'âge et passe à plus de 40 ans. Durant tout ce temps, les affaires n'ont pas cessé dans la classe politique française. Chaque président a eu sa part. Tapie à l'époque de Mitterrand. Tapie encore aujourd'hui dans l'affaire en instruction qui implique aussi Christine Lagarde.

A l'époque de Chirac, c'est plusieurs affaires dont celle, très connue, des emplois fictifs. Il y a eu aussi la condamnation de l'ancien ministre Charles Pasqua. Celle du maire de Bordeaux, Alain Juppé.

La période Sarkozy est riche en «mille-feuille». Plusieurs affaires qui sont toujours en cours et dont l'une d'entre elles vient de valoir à l'ancien chef de l'Etat une mise en examen pour «abus de faiblesse» sur une personne âgée. Ce qui n'est pas très glorieux.

Bref et seulement cette semaine et en plus de Cahuzac, il y a le sénateur Jean-Noel Guérini qui a été placé en garde à vue. Un peu avant il y a eu la condamnation du député Yannik Paternotte. La liste est longue. Voilà «l'état des lieux» de la France et de ses affairistes en politique que Pons aurait dû faire pour montrer ceux qui veulent «mettre son pays en coupe réglée». Pas de chercher des poux chez le voisin quand on a la tête qui en dégouline. Non vraiment! Pour la «communication influente» Pons vient de réussir la meilleure du siècle. Toutes nos félicitations!

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 le: 28/12/2012 - 11:18:02 
Démarré par le poisson - Dernier message par nico
Pentagon Announces Troop Deployment in 35 African Nations

Kurt Nimmo - Infowars.com - December 24, 2012

http://www.infowars.com/pentagon-announces-troop-deployment-in-35-african-nations/

http://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_Security_Council_Resolution_2085

Following a decision last week by the United Nations Security Council to send thousands of soldiers into Mali to combat “Islamist” and “Qaeda” extremists, the Pentagon has announced it will dispatch “small teams” to more than 35 African nations next year.

“The teams will be limited to training and equipping efforts, and will not be permitted to conduct military operations without specific, additional approvals from the secretary of defense,” reports the Associated Press.

The U.S. military presence in Vietnam began when the United States Military Assistance Advisory Group established a presence in Saigon to assist French legionnaires battling Viet Minh forces. Over the next decade, the Pentagon turned this modest advisory role into a full-blown war that claimed the lives of nearly 60,000 Americans and more than 3 million Southeast Asians.

According to the political establishment in Washington and its military counterpart at the Pentagon, North Africa is threatened by al-Qaeda affiliated groups, particularly with the rise of Boko Haram in Nigeria. The West African nation is vitally important due to its vast oil reserves.

The Pentagon insists the Salafist group Boko Haram is associated with Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM). Boko Haram is widely condemned by numerous Muslim groups that say its campaign of terror and murder of Christians is contrary to the teaching of Islam.

In addition to countries such as Libya, Sudan, Algeria and Niger where the U.S. says there is an al-Qaeda presence, the brigade assignment will assist Kenya and Uganda in fighting against al-Shabab militants. The group was formed in war-torn Somalia by Abu Mansoor al-Amriki, described as an ex-U.S. soldier who fought in Bosnia in the early 1990s. The CIA’s role in perpetuating war in the Balkans and funding the Bosnian Muslim mujahideen is well documented.

Gen. David Rodriguez, the head of U.S. Army Forces Command, told the Associated Press that if the African nations involved in the operation want the Pentagon to participate in military operations against al-Qaeda, they will have to petition Secretary of Defense Leon Panetta. “If they want them for (military) operations, the brigade is our first sourcing solution because they’re prepared,” Rodriguez said.

The Pentagon currently has plans for over 100 military and training exercises across Africa as part of its touted Africom effort.

The “carefully calibrated” plan to move into Africa was announced in 2007 despite “misgivings across the continent that it could spawn American bases or create the perception of an undue U.S. military influence there,” according to the AP.

“AFRICOM’s goal is to eliminate China and other countries influence in the region,” writes Timothy Alexander Guzman. “Africa’s natural resources is another important element to consider because it includes oil, diamonds, copper, gold, iron, cobalt, uranium, bauxite, silver, petroleum, certain woods and tropical fruits.”

The Tuareg Rebellion in Mali and the participation of Ansar Dine have provided the latest pretext for the United States and the United Nations to intervene in Africa. The Islamists group Ansar Dine aligned with AQIM and eventually displaced the Tuareg and imposed Sharia law in the northern part of Mali.

Last week’s United Nations resolution states that “military intervention will not happen until Mali’s own dysfunctional army is adequately trained and a framework for political stability and elections is restored in the country,” according to the New York Times.

Military intervention in Mali is being pushed by France, the former colonial occupier of the country, and the United Nations resolution calls for a 3,300-soldier force to be sent next year.

For now, the United States and France will work on getting the Malian military, described as “vital to ensure Mali’s long-term security and stability,” adequately trained to fight al-Qaeda, the vexatious militant force that appears like clockwork in strategically important areas of the world prior to the involvement of the United States, its European partners, and the United Nations.


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Vietnam: U.S. Advisors 1955-1965

http://olive-drab.com/od_history_vietnam_advisors.php


Political Background to American Advisors in Vietnam

In September 1954, right after the Geneva Accords were signed on 20 July 1954, dividing Vietnam into north and south at the 17th parallel, President Dwight D. Eisenhower wrote to the new Prime Minister of the Bao Dai government, Ngo Dinh Diem, promising United States support to ensure a noncommunist Vietnam. Following through on that commitment, direct United States aid to South Vietnam began in January 1955, and American advisors began arriving in February to train the South Vietnamese army.

By early 1955, Diem had consolidated his control by suppressing the religious sects in the Mekong Delta and brutally suppressing unrest in Saigon. He also launched a campaign against Communists in South Vietnam, in which 25,000 Communist sympathizers were arrested and more than 1,000 killed according to claims by the Communists. In August 1955, Diem issued a statement formally refusing to participate with the North Vietnamese in consultations to prepare for national elections as called for by the Geneva Agreement. In October, he easily defeated Bao Dai in a seriously tainted referendum and became President of the new Republic of Vietnam.

Partly in response to Diem's anti-Communist campaign, the Vietnamese Communists stepped up terrorist activities in the South, assassinating several hundred officials of the Diem government. In 1957, Diem' Saigon government arrested another 65,000 suspected Communists and killed more than 2,000. Repression by the Diem regime led to the rise of self-defense units in various parts of South Vietnam, units often operating on their own without any Communist party direction, in armed opposition to Diem.

During 1955-1956, North Vietnam concentrated on political struggle, still recovering from the war with the French and influenced by the Soviet Union, then in a period of peaceful coexistence with the West under General Secretary Nikita Khrushchev. However, by 1957, with the reunification elections called for by the Geneva Accords overdue, observing that a potential revolutionary situation had been created by popular resentment of the Diem government, and fearing that the government's anti-Communist policy would destroy or weaken party organization in South Vietnam, the Communist leadership determined that the time had come to resort to violent struggle.


Early Phase of the Second Indochina War

Late in 1954, after the Geneva Accords, about 90,000 Vietminh troops returned to North Vietnam. By 1959, they began filtering back into the South to lead the insurgency. In the initial stages, the Communists organized mass demonstrations along with a few raids on vulnerable South Vietnamese installations, but this was quickly followed by a Communist led uprising in the lower Mekong Delta and Central Highlands that took control of "liberated zones", including an area of nearly fifty villages in Quang Ngai Province. The North Vietnamese Communists cleverly organized a shadow government, the National Liberation Front (NLF), staffed by officials not obviously linked to the Communist north, but dedicated to the defeat of Diem's U.S. backed Saigon government. The NLF took over in the areas of Communist control, levied taxes, trained troops, built defense works, and provided education and medical care.

During this period -- from 1955 through 1960 -- the U.S. had between 750 and 1,500 military advisors assisting the Diem government to establish an effective army, organized as the Military Assistance and Advisory Group (MAAG), Vietnam. By 1960 MAAGV was training more than fifty ARVN (Army of the Republic of Vietnam) Ranger units. At almost the same time, from 1954 to 1959, the Navy Section of MAAGV, worked to develop a viable navy for South Vietnam. Lt. General Samuel T. Williams served almost five years (1955-1960) as chief of MAAG, based in Saigon.


Formation of Military Assistance Command, Vietnam (MACV)

By 1961 the steady progress of the insurgency was near crisis levels. The new Kennedy administration increased American support for the Diem regime to prevent a collapse. By December of 1961, 3,200 U.S. military personnel were in Vietnam as advisors, supported by $65 million in military equipment and $136 million in economic aid. Military assistance was reorganized as the United States Military Assistance Command, Vietnam (MACV), formed under the command of General Paul D. Harkins in February 1962. MACV was there to support the Army of the Republic of Vietnam (ARVN) to defend the country. MACV included Army Special Forces (Green Beret) instructors and CIA personnel organizing the Montagnards in the mountains.

The U.S. led counterinsurgency effort was based on the strategic hamlet program. The plan was to consolidate 14,000 villages in South Vietnam into 11,000 secure hamlets, each with its own houses, schools, wells, and watchtowers, to isolate the villages from the guerrillas. As the program got underway, there were not only frequent attacks on the hamlets by guerrilla units, but the self-defense units for the hamlets were often poorly trained, and ARVN support was inadequate. Corruption, favoritism, and resentment of the forced resettlement undermined the program. Of the 8,000 hamlets actually established, only 1,500 were viable.

As the U.S. involvement increased, the Communists responded in 1961 by reorganizing all armed units in the south into the People's Liberation Armed Force (PLAF), with about 15,000 troops. Many in this force were from South Vietnam, trained in the North and then reinfiltrated, often in political roles as liaison with the southern population. By late 1962, the PLAF was large and capable enough to mount battalion-size attacks. At the same time, the NLF expanded to include 300,000 members and an estimated one million sympathizers while they instituted land reform and other popular measures in controlled areas.

As the NLF grew stronger, Diem reacted with more repression, especially against Buddist's, led by his brother and chief adviser, Ngo Dinh Nhu. On 8 May 1963, ARVN troops fired into a crowd of protesters in Saigon, killing nine. Hundreds of Buddhist priests (bonzes) staged peaceful demonstrations and fasted to protest. In June a bonze set himself on fire in Saigon as a protest, and, by the end of the year, six more bonzes had committed self-immolation. Violence escalated on August 21 when special forces under Ngo Dinh Nhu raided pagodas in major cities, killing many bonzes and arresting thousands of others. Demonstrations at Saigon University on August 24 were crushed with the arrest of an estimated 4,000 students and the closing of universities in Saigon and Hue.

By 1963, U.S. military advisors in Vietnam had grown to 16,000 and the Americans were firmly identified with the oppressive Diem regime. Outrage over the Diem regime in Washington was communicated to South Vietnamese military leaders, indicating U.S. support for a new government. The Kennedy administration, through the CIA and Ambassador Henry Cabot Lodge, encouraged a coup in early November 1963 in which Diem and Nhu were assassinated. General Duong Van Minh took over the government and the U.S. was obligated to support him and the series of weak governments that followed. Later than same month, President Kennedy was himself assassinated in Dallas, TX and President Johnson assumed office. Hanoi thought that the new President might be looking to exit Vietnam and calculated that an increase in violence would be the lever to push the U.S. out.


Escalation of the War

Escalation of the war beginning in December 1963 resulted in some immediate success for the Communists in the South. By March 1964 they controlled over forty percent of the country, a liberated zone from the Central Highlands to the edge of the Mekong Delta containing half the population. The PLAF forces, now called the "Viet Cong" -- short for "Viet Nam Cong San" meaning "Vietnamese Communist" -- had grown to 35,000 guerrillas and 80,000 irregulars. They were supplied and augmented by the completion of a route through Laos, known as the Ho Chi Minh Trail. Despite an ARVN force of 300,000 soldiers, U.S. aircraft over South Vietnam were fired upon by Chinese and Soviet anti-aircraft artillery, terrorist bombs were exploding in Saigon, and the area controlled by the Viet Cong continued to increase. Further destabilizing the situation, governments in Saigon that controlled only the urban zones changed repeatedly in a series of military and civilian coups.

South Vietnam was going to fall to the Communists unless the U.S. intervened, but Pres. Johnson hesitated to increase the commitment of troops, trying to balance his interest in big domestic programs against the mounting crisis in Southeast Asia. Then came an incident in the Gulf of Tonkin, 2 August 1964.

The U.S. military advisory effort in Vietnam had a modest beginning in September 1950, when the United States Military Assistance Advisory Group (MAAG), Vietnam, was established in Saigon. Its mission was to supervise the issuance and employment of $10 million of military equipment to support French legionnaires in their effort to combat Viet Minh forces. By 1953 the amount of U.S. military aid had jumped to over $350 million and was used to replace the badly worn World War II vintage equipment that France, still suffering economically from the devastation of that war, was still using.


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Mali - Résolution 2085: l'ONU donne son feu vert au déploiement d'une force internationale

Mis à jour le 21/12/2012 | 06:05 , publié le 20/12/2012 | 21:43 Francetv info avec AFP

http://www.francetvinfo.fr/mali-l-onu-donne-son-feu-vert-au-deploiement-d-une-force-internationale_190947.html

http://www.un.org/News/fr-press/docs//2012/CS10870.doc.htm

http://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_Security_Council_Resolution_2085

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, jeudi 20 décembre, une résolution (2085) autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali pour chasser les groupes islamistes extrêmistes qui contrôlent le Nord-Mali depuis six mois. Le texte évoque un déploiement sur "une période initiale d'un an". En revanche, il ne fixe pas de calendrier précis.

Depuis plusieurs semaines, une bonne partie de la communauté internationale ne jure plus que par une intervention militaire dans la région où règne désormais l'application de la charia, où sont détruits des mausolées, et où se multiplient les prises d'otages par divers groupes islamistes.

Le texte validé jeudi a été mis au point par la France et était soutenu par les Etats-Unis, le Royaume uni, le Maroc et le Togo. Cette résolution 2085 comporte deux volets.


Sur le plan politique

La résolution appelle Bamako à lancer un "dialogue politique pour rétablir pleinement l'ordre constitutionnel", notamment en organisant des élections présidentielles et législatives avant avril 2013.

Elle invite aussi les autorités maliennes de transition à engager des négociations "crédibles" avec les groupes présents dans le nord du pays, essentiellement les Touareg, qui se dissocieront des "organisations terroristes" contrôlant cette région dont Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et Mujao.


Sur le plan militaire

Il s'agira de reconstruire l'armée malienne et d'entraîner les troupes panafricaines qui feront partie de la force - appelée Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) - afin de les rendre prêtes à reconquérir le Nord

Mais il faudra que le Conseil de sécurité s'estime "satisfait" de l'état de préparation de cette force, à partir de certains critères précis (entraînement, efficacité de la structure de commandement, équipement, adaptation au terrain) avant qu'elle puisse se déployer.

Des responsables de l'ONU et des diplomates estiment que la reconquête de cette partie du pays ne pourra en tout état de cause pas commencer avant l'automne 2013, pour des raisons climatiques et de préparation.


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L’Algérie et la France "doivent regarder vers l’avenir" (Raffarin)

(APS) jeudi 20 décembre 2012 14 : 13


http://www.aps.dz/Raffarin-l-Algerie-et-la-France.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monarchisme_en_France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_d%27Ancien_R%C3%A9gime

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

http://fr.wikipedia.org/wiki/Assignat

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_monarques_de_France

http://www.napoleon.org/fr/home.asp

http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_Empire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Empire



ALGER - Jean-Pierre Raffarin, envoyé spécial du président français et ancien Premier ministre, a appelé jeudi à Alger l’Algérie et la France à "regarder vers l’avenir".

"Le plus important aujourd’hui, c’est de regarder ensemble vers l’avenir, le 21e siècle, et faire la paix des mémoires", a indiqué M. Raffarin à la presse en marge du discours prononcé par le président français, François Hollande devant les membres des deux chambres du Parlement algérien.

Il a qualifié le discours de M. Hollande de "message très important qui recommande à l’Algérie et à la France de s’ouvrir ensemble sur les défis du 21e siècle", à savoir, a-t-il expliqué "la jeunesse, le développement économique, l’équilibre et la démocratie".

"J’aime bien l’expression de nouvel âge, utilisée par M. Hollande", a-t-il dit, estimant que cela concerne les nouvelles générations lesquelles doivent considérer l’amitié algéro-française comme un "atout de leur devenir".


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Extrait de l'article "1796 LA FIN DES ASSIGNATS" page 91  de http://www.marianne.net/Comment-le-franc-sauve-la-France_a225359.html n° 818-819 du 22 décembre 2012 au 4 janvier 2013


" L'Etat français (Société d'Ancien Régime en France) vit des extorsions de fonds, effectuées au détriment des pays conquis en s'appuyant sur les réseaux financiers douteux et sur les camarillas militaires (Société militaire privée)."



Voir aussi :

Conquête de l'Algérie par la France 1830

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l'Alg%C3%A9rie_par_la_France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

Main basse sur Alger : Enquête sur un pillage (juillet 1830)

http://www.amazon.fr/Main-basse-sur-Alger-Enqu%C3%AAte/dp/2259193188



Voir:

Quand Sarkozy était financé illégalement par Bongo

Rédigé par juan sarkofrance le Mercredi 29 Décembre 2010 à 23:07

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Quand-Sarkozy-etait-finance-illegalement-par-Bongo_a304.html

http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=09YAOUNDE608

http://www.elpais.com/articulo/internacional/Cable/corrupcion/paises/africanos/elpepuint/20101228elpepuint_9/Tes

http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=611.msg2177#msg2177


Finalement, la révélation est médiocre. D'après de nouvelles notes diplomatiques américaines révélées par Wikileaks, Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un financement politique illégal de la part d'Omar Bongo, président du Gabon, prélevé sur des fonds détournés.

Quatre jours après la mort de M. Bongo, le 12 juin 2009, un haut fonctionnaire de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) confiait à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun.

« Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. »

Les sommes en jeu ne sont pas minces. On parle de 28 millions d'euros. Selon le câble américain, daté de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, « avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale.» Sur cette somme, quelques 28 millions d'euros ont été re-routés vers des officiels gabonais. Ce détournement a été révélé par un audit de la BEAC.

« L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon »

Ces informations ont été publiées par le quotidien espagnol El Pais mercredi 29 décembre. En France, le quotidien Le Monde, qui avait accès à l'intégralité des 250 000 notes diplomatiques américaines fuitées par Wikileaks, a préféré taire ces informations jusqu'à ce que son confrère espagnol les révèle.

Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait rencontré Omar Bongo, président du Gabon. Une rencontre immortalisée par la télévision gabonaise.

http://www.elpais.com/articulo/internacional/Cable/corrupcion/paises/africanos/elpepuint/20101228elpepuint_9/Tes

http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=09YAOUNDE608

ID:   215456
Date:   2009-07-07 12:58:00
Origin:   09YAOUNDE608
Source:   Embassy Yaounde
Classification:   CONFIDENTIAL
Dunno:   09YAOUNDE147
Destination:   VZCZCXRO5655
RR RUEHBZ RUEHDU RUEHMR RUEHPA RUEHRN RUEHTRO
DE RUEHYD #0608/01 1881258
ZNY CCCCC ZZH
R 071258Z JUL 09
FM AMEMBASSY YAOUNDE
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC 0076
INFO RUEHZO/AFRICAN UNION COLLECTIVE
RHMFISS/HQ USAFRICOM STUTTGART GE
RUEATRS/DEPT OF TREASURY WASHDC




L’Algérie annule la totalité de la dette du Congo (soit 26 milliards de francs CFA, plus de 40 millions d’euros)

Jeudi 7 octobre 2010

http://www.elwatan.com/une/l-algerie-annule-la-totalite-de-la-dette-du-congo-07-10-2010-93650_108.php

L’Algérie a décidé d’annuler la totalité de la dette du Congo, soit 26 milliards de francs CFA, plus de 40 millions d’euros, a annoncé jeudi à Brazzaville, le ministère congolais des Affaires étrangères et de la Coopération.

« Les documents consacrant l’effacement de cette dette congolaise vis-à-vis de l’Algérie ont été signés mercredi à Brazzaville par le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération, Basile Ikouébé, et l’ambassadeur d’Algérie au Congo, Ahmed Abdessadok. Le diplomate algérien a présenté ce geste comme un soutien de son pays aux efforts de développement du gouvernement congolais », rapporte jeudi la PANA, l’agence panafricaine d’information.

« C’est un geste que l’Algérie vient de réaliser pour faciliter aux autorités congolaises toutes leurs démarches vis-à-vis des institutions financières internationales, afin d’obtenir, l’annulation de la dette extérieure que nous souhaitons vivement », a déclaré l’ambassadeur Algérien, Ahmed Abdessadok, à cette occasion.

De leurs côtés, les congolais n’ont pas manqué d’exprimer toute leur gratitude à l’Algérie. Quand à l’utilisation de ces fonds, les diplomates congolais ont rassuré aussi leurs homologues Algériens en affirmant que ces sommes « serviront prioritairement à accompagner nos efforts en matière de modernisation et d’industrialisation de notre pays, mais aussi à la lutte contre la pauvreté dans le cadre de la politique visant la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) », précise à ce sujet la PANA.

Avec cette annulation de dettes, l’Algérie renforce son image de pays amis en Afrique Noire. Aux yeux des pays de cette région, l’Algérie a longtemps incarné le rôle du leader du Tiers Monde et de l’Afrique. Mais les derniers soubresauts politiques et sécuritaires de notre pays ont éloigné durant des années l’Algérie de l’échiquier géopolitique Africain.

Assiste-t-on, cette fois-ci, au retour en force de l’Algérie sur la scène continentale ? Rien n’est moins sûr car il faudra pour cela beaucoup plus que l’annulation de quelques dettes…


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L’empereur Napoléon III à Miliana

Voyage de S.M Napoléon III en Algérie - Alger, Bastide, Libraire Editeur - Juillet 1865 - pp. 82 à 90 -

Dimanche 07 mai 1865 - 5heures ½ du soir . Le Maire de Miliana - « MARTIN»

http://cheliff.org/portail/?q=node/366

Durant son voyage effectué en Algérie du 03 mai au 07 juin 1865, l’Empereur Napoléon III (1808 -1873) , avait visité plusieurs villes et villages de la plaine du Chéliff. Dès le 07 mai, soit quatre jours après son arrivée, il se rendit à Miliana, puis deux semaines après (le 21 mai), il est à Relizane. Durant tout son périple, il n’avait pas visiter la capitale de la plaine « Orléansville », ce qui amena à l'époque le conseil municipal de la ville à se réunir extraordinairement pour protester dans une délibération contre cet oubli volontaire.

A mesure que l'on se rapprochait de Miliana, à la population européenne, plus clair-semée, venaient s'ajouter des flots plus pressés d'Arabes, auxquels l’Empereur a prodigué ces mêmes marques d’intérêts qui ont rendu son nom si cher à nos populations de toute origine.

Chemin faisant, il a daigné décorer, en présence d’un grand nombre d’indigènes, le caïd Tahar, ancien officier de spahis, dont il a voulu récompenser ainsi les anciens services et la fidélité.

A la hauteur de Vesoul-Benian (1), la route dans les capricieux méandres qu’elle décrit à travers ravins et montagnes, laisse sur sa droite ce village pittoresque, aux blanches maisons, entourées de belles plantations, et si coquettement accrochées au flanc d’un large mamelon, dont le regard aperçoit de loin la luxuriante végétation.

Vesoul Benian, dont les habitants s'adonnent avec un succès remarquable à la culture de la vigne, à la production des céréales et à l'élève du bétail, représente, sur une échelle restreinte, la réalisation pratique d'une idée déjà ancienne, et qu'on a voulu systématiser, celle des villages départementaux. Les habitants, qui, on le sait, empruntent leur nom au chef-lieu du département dont ils sont originaires, étaient tous accourus sur la roule, où ils avaient dressé un arc de triomphe d'un caractère rustique, mais dont la décoration ne laissait rien à désirer, sous le rapport du bon goût.

A peine arrivée parmi eux et saluée avec enthousiasme des cris de Vive l’Empereur ! Vive l'Impératrice ! Vive le Prince Impérial ! Sa Majesté a daigné s'entretenir de leurs intérêts et de leurs besoins avec les autorités municipales ; puis, après avoir reçu de leurs mains quelques pétitions, Elle a repris sa route, suivie de leurs acclamations, et elle arrivait vers 5 heures ½ du soir, à Miliana (2), - Miliana, la ville aux mille ruisseaux, » que Marie Lefèvre, le poète de l'Algérie, nous représente

« S'endormant à leur frais murmure, Suspendue, an loin dans les airs, « Sur des abîmes de verdure, « Comme un cap sur les vastes mers… »

Plusieurs arcs de triomphe avaient été dressés, par les soins de la municipalité, pour rendre hommage au Souverain dont la visite était si impatiemment attendue.

Tous les habitants de Miliana et de la banlieue, parmi lesquels les indigènes comptent à peu près pour les deux tiers, s'étaient donné rendez-vous aux portes de la ville. L'arrivée de l'Empereur a été saluée par une immense acclamation, dont les échos du Zakkar ont longtemps retenti.

M. Martin, Maire de Miliana, entouré de son Conseil municipal, a complimenté sa Majesté en ces termes : SIRE,

«En vous remettant clefs de la ville, je me sens saisi d’un sentiment de fierté, dont le souvenir restera à jamais fixé dans ma mémoire.

«Vous avez parcouru nos contrées, Sire, et vos regards se sont reposés sur des vallées dont la végétation, d’une richesse presque sans égale, laisse encore les terres, en trop grande quantité, étrangères à la culture, et principalement à la culture industrielle; mais bientôt, lorsque les chemins de fer; dont Votre Majesté a doté l'Algérie, sillonneront notre beau pays, tout changera d'aspect comme par enchantement ; alors les capitalistes n'hésiteront plus à envoyer leurs fonds, les bras qui nous manquent, viendront faire surgir, du sein fécond de nos terres, les riches trésors qui y sont encore enfouis.

« Le voyage de Votre Auguste Majesté, Sire, que nous n’avons jusqu’ici envisagé que comme un rêve, vient de réaliser notre vœu le plus cher, en ranimant notre courage.

« Les Egyptiens disaient : « Napoléon 1er est l’élu de Dieu sur la terre » - Nous, Sire, nous ajouterons : « Napoléon III est notre providence. ». Vive l'Empereur ! Vive l'Impératrice ! Vive le Prince Impérial!

L'Empereur s'est ensuite rendu à l'hôtel de la subdivision, accompagné des vivats enthousiastes des Européens et des Indigènes qui se pressaient sur ses pas.

Au moment où il arrivait en face de l’arc de Triomphe érigé sur la place principale la ville, un groupe de femmes israélites, mêlées à la foule, et revêtues de leur riche costume du brocard, plastronné d'or, ont joint la note aiguë de leur youyou admiratif, au concert d'acclamations qui s'échappait de tous les rangs.

La réception des autorités civiles et militaires a eu lieu immédiatement à l’hôtel de la subdivision. Sa Majesté, en recevant la communauté israélite a daigné entendre de la bouche de M. Moatti, un discours dans lequel se trouvait formulé un vœu relatif à la question de la naturalisation des israélites indigènes.

L’Empereur a ensuite parcouru les principales rues de la ville, et, après avoir visité le délicieux jardin du Cercle, Il est descendu jusqu'aux remparts, d'où il a vu se dérouler, sous ses yeux, le splendide panorama des jardins de la banlieue et de cette immense plaine du Chélif, dont la continuation du chemin de fer est appelée à décupler bientôt la production, déjà si considérable.

Le soir, la ville entière était brillamment illuminée; le jardin du Cercle, notamment, présentait un coup d'œil féerique, et un feu d'artifice, tiré par t'artillerie, venait ajouter a l'éclat de cette soirée qui laissera, dans tous les esprits, une vive et durable impression.

Une cantate de circonstance (3) a été chantée sous le balcon de Sa Majesté et a été terminée aux cris répétés de Vive l'Empereur ! Vive l’Impératrice! Vive le Prince Impérial !

Le lendemain, à huit heures, I'Empereur, après avoir daigné recevoir un grand nombre de pétitions qui lui étaient remises, principalement par les indigènes accourus en foule pour le voir, a repris la route, où il faisait sa rentrée le même jour à cinq heures.

Avant de quitter Miliana, Sa Majesté a fait appeler M. le Maire et la prié d'être, auprès de la population, l'interprète de sa satisfaction pour le bon accueil qu'Elle en a reçu.

« Votre ville est charmante, et certainement, a-t-Elle ajouté en terminant, Je reviendrai la visiter. »

Puis, Sa Majesté a remis au Maire un billet de banque de 1,000 francs, en lui disant : « Prenez ceci pour la Société de Secours mutuels, c'est la meilleure manière de donner aux pauvres. »

Après son départ de S. M. l'Empereur de Miliana, le maire de cette ville a fait publier la proclamation suivante :

« Chers Concitoyens.

« Notre plus beau désir s'est réalisé: Sa Majesté l'Empereur est venu visiter nos contrées, et ses impressions, je puis le dire, ont été des plus favorables pour notre riche et fertile sol. Aussi, en quittant notre ville, m'a-t-il chargé de vous témoigner sa satisfaction de la réception que vous Luis avez faite, et son intention de s'occuper des intérêts de Miliana.

« Nous étions déjà dévoués par conviction à la dynastie de notre Souverain; aujourd'hui, nous le serons encore davantage, par le sentiment de la plus vive reconnaissance.

« Répétons-donc, comme nous l'avons déjà fait mille et mille fois pendant le trop court séjour de Sa Majesté à Miliana.

« Vive l'Empereur !!! Vive l'Impératrice !!! Vive le Prince Impérial !!! »

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Le chateau de Tonnac

Jean-Pierre Bétoin mai 17, 2004

http://users.antrasite.be/ppoisse/Documents/tonnac.htm



I / Les colons en gants jaunes

(Les gants jaunes = aristocrates fuyant la révolution de 1830)

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l%27Alg%C3%A9rie_par_la_France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_d%27Ancien_R%C3%A9gime

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

Les quelques Français qui vivaient en Algérie  dans la Régence d’Alger avaient disparu après le conflit déclenché par le fameux « coup d’éventail » du 29 avril 1827.

Sauf exception, ils ne devaient pas revenir. C’est donc une population toute nouvelle qui allait s’établir et, avant de préciser les régions d’où elle venait, on peut s’interroger sur les origines et les conditions de son émigration.

Les débuts du peuplement français en Algérie évoquent surtout deux images. La première, celle des grands colons aventureux venus  » en gants glacés et en habits noirs, les de Vialar, de Tonnac, de Saint-Guilhem, de Lapeyre et bien d’autres d’origine bourgeoise qui n’hésitèrent pas à s’installer au milieu des Arabes avec lesquels ils établissent souvent de bons rapports et se lancent dans des entreprises agricoles presque toujours ruineuses.

Deux aristocrates marquent les premiers temps de la colonisation agricole en Algérie.

Le baron Vialar et Max de Tonnac, deux aristocrates légitimistes réfugiés en Algérie après la révolution de juillet 1830 pour ne pas avoir à servir le roi Louis Philippe, qu’ils estiment être l’usurpateur ; viennent d’acquérir, après les propriétés de Tixeraïne et de Kouba, les 300 hectares de l’Haouch Khadra.

Recréant des sortes de fiefs en territoire algérien, les deux aristocrates, tels des seigneurs du Moyen âge, recourent à des ouvriers agricoles de la région du Languedoc à des fermiers arabes pour mettre en valeur leurs terres.

Personnage excentrique, Tonnac s’est parfaitement adapté aux us et coutumes de la vie locale : fixé sur ses terres dans une maison fortifiée, il s’habille et vit selon les coutumes indigènes et parle couramment l’arabe. Entretenant de bonnes relations avec ses voisins, il n’hésite pas cependant à lancer des expéditions punitives pour asseoir son prestige.

De son coté, Vialar, dont la sœur Émilie, entrée en religion, était supérieure de l’Ordre de Saint-Joseph de l’Apparition, fait construire près de Boufarik un dispensaire destiné aux Arabes des plaines de la Mitidja.


I I/ Le Chateau

Tous les "gants jaunes" ont quitté l'Algérie au début du XXeme siècle, plus ou moins poussés dehors par la gauche française, qui travaillait main dans la main avec les grandes compagnies capitalistes de colonisation.

Une de ces sociétés réclamait 42.000 hectares pour installer 2.000 colons, c'est à dire 4.000 ha pour les 2.000 colons et 38.000 pour elle. Résultat, les colons servaient d'ouvriers agricoles car ils ne pouvaient pas vivre avec 2 hectares par famille. En vérité Tonnac et Vialar ont acheté leurs terres au gouvernement, et ces terres appartenaient auparavent au beylicat, puis ils ont fait venir des ouvriers agricoles de France pour travailler leur propriétés, car ils ne trouvaient pas de main d'oeuvre localement.

Dernière chose, Vialar et Tonnac (Maximillien de Tonnac de Villeneuve), ont mené la révolte des colons (les agriculteurs) contre les divers régimes qui se succédaient pour réclamer le droit de vote des français en Algérie. En effet ces autorités nommaient des amis à eux dans les conseils municipaux et les conseils généraux. Seule obligation : il devait toujours y avoir un arabe et un juif.

"Le Haouch Khadra (ferme de la verdure), à 2 km du futur village de Rivet (Meftah), fut acheté par le Baron Augustin de Vialar et Max de Tonnac le 17/02/1835. Au printemps de Tonnac vint s’y installer et développer la première ferme de la Mitidja. Ce fut une vraie réussite due à ses qualités exceptionnelles. Il vint s’installer seul, le gouverneur lui avait refusé une escorte de quelques hommes pour l’aider à s’installer ! Son habilité, sa souplesse, sa bienveillance, sa parfaite connaissance de l’arabe, firent rapidement tomber leur hostilité et leur méfiance. A l’intérieur de son «château fort», avec tourelles et bastion, il tenait tête facilement aux maraudeurs et devint le chef et le protecteur. (envoyée par Claudine Cerdan, merci !))


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Where's Hillary ?

9:37 AM, DEC 26, 2012    • BY DANIEL HALPER

http://www.weeklystandard.com/blogs/wheres-hillary_692014.html


On December 15, the day after the day after the shooting at a school in Newtown, Connecticut, State Department officials notified the press that Secretary of State Hillary Clinton had fallen ill. "While suffering from a stomach virus, Secretary Clinton became dehydrated and fainted, sustaining a concussion," deputy assistant secretary Philippe Reines said in a statement to the press.

Since then, Clinton does not appear to have been sighted in public.

On December 19, Clinton missed the State Department holiday party. “I was going to congratulate her on her record-breaking travel,” President Obama said, noting her absence. “These are not frequent-flyer miles,” he joked. “She is tireless and extraordinary.”

On the same day as her office announced her illness, they also put out word that Clinton would be missing the Benghazi hearing scheduled for December 20 on Capitol Hill. Indeed, she did miss that hearing, and another one has not yet been scheduled.

And on December 21, Clinton missed President Obama's announcement that John Kerry would be nominated as the next secretary of state. "Hillary wanted very much to be here today, but she continues to recuperate.  I had a chance to talk to her earlier today, and she is in good spirits and could not be more excited about the announcement that I’m making," Obama said at that event, again noting Clinton's absence.

Clinton's last trip, to the Czech Republic, Belgium, Ireland, and Northern Ireland, returned December 7.

In her absence, she's still been putting out an occasional statement under her own name--but none related to her health. On December 21, she released a written message for Japan National Day and a statement on Kerry's nomination to replace her. A few days before that, on December 17, she released a statement on the death of Senator Daniel Inouye.

So, what's Hillary Clinton's status? Her situation is serious enough to sideline her for two weeks, but we still don't know what's going on. How serious is it? Does it prevent her carrying out the secretary of state duties?

Clinton has long-planned to step down as secretary of state "days" after Inauguration Day. The question is, where's Hillary and will we even see her before she leaves office?


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Résolution 2085 (2012) du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2012 (Mali)


LE CONSEIL DE SÉCURITÉ AUTORISE LE DÉPLOIEMENT D’UNE FORCE INTERNATIONALE AU MALI

Le Chef de la diplomatie malienne qualifie cette décision d’« acte historique »


Conseil de sécurité 6898e séance – après-midi - 20 décembre 2012

http://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_Security_Council_Resolution_2085

http://www.un.org/News/fr-press/docs//2012/CS10870.doc.htm


Jugeant que la situation qui règne au Mali constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales, le Conseil de sécurité a autorisé cet après-midi, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le déploiement au Mali, pour une période initiale d’une année, d’une force internationale sous conduite africaine afin de rétablir la souveraineté malienne sur l’ensemble du territoire.  Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali, M. Tieman Hubert Coulibaly, qui participait à la réunion, a estimé que l’ONU venait de poser un « acte historique ».

Par sa résolution 2085 (2012), adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil de sécurité indique que la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) actuellement en gestation prendra toute mesure utile pour aider à reconstituer la capacité des Forces de défense et de sécurité maliennes et pour aider les autorités de Bamako à reprendre les zones du nord de son territoire.  Ces actions, souligne-t-il, devront se faire « dans le respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme, et dans le respect le plus total de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité du Mali ».

En vertu de ce texte, l’Union africaine devra faire rapport au Conseil tous les deux mois sur le déploiement et les activités de la MISMA, y compris avant le lancement de l’offensive dans le nord du pays.  Le Conseil souligne que « la planification militaire devra continuer d’être affinée avant le lancement des offensives ».  Il prie le Secrétaire général de continuer d’apporter son concours à l’établissement des plans et aux préparatifs du déploiement de la MISMA; il le prie également de « confirmer à l’avance que l’offensive prévue est à sa satisfaction ».

Le Conseil engage les États Membres, y compris ceux du Sahel, ainsi que les organisations régionales et internationales à fournir un appui coordonné à la MISMA.  Il « invite les autorités de transition maliennes et toutes les autres parties maliennes à apporter un concours plein et entier au déploiement et aux opérations de la MISMA, notamment en assurant la sûreté et la sécurité de la Mission et la liberté de mouvement de son personnel, avec accès immédiat et sans entrave à tout le territoire malien ».

En matière de financement, le Conseil prie le Secrétaire général de créer un fonds d’affectation spéciale auquel les États Membres pourront verser des contributions destinées à la MISMA ou à la formation et à l’équipement des Forces de défense et de sécurité maliennes.  Il demande également au Secrétaire général d’apporter son concours à la tenue, dans les meilleurs délais, d’une conférence des donateurs pour solliciter le versement de contributions au fonds.  Il en appelle aux États Membres pour qu’ils versent sans tarder des contributions généreuses à ce fonds.  Il prie aussi le Secrétaire général de créer une « présence multidisciplinaire des Nations Unies au Mali ».

Enfin, le Conseil exige que les groupes rebelles maliens rompent tout lien avec des organisations terroristes, en particulier avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et les groupes qui lui sont affiliés.  Il prend note de l’inscription du Mouvement unicité et jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) sur la liste des personnes et entités visées par les sanctions contre Al-Qaida.  Le Conseil se déclare à nouveau disposé à continuer d’adopter des sanctions ciblées contre les groupes rebelles et les individus qui ne rompraient pas tout lien avec Al-Qaida et les groupes y affiliés, y compris AQMI et le MUJAO.

Dans le but de répondre aux préoccupations de longue date des populations du nord du pays, le Conseil demande instamment aux autorités de transition maliennes de mettre en place rapidement un cadre de référence crédible pour les négociations avec toutes les parties se trouvant dans le nord du pays qui ont rompu tout lien avec une organisation terroriste.  Ceux-ci doivent aussi accepter sans conditions l’unité et l’intégrité territoriale de l’État malien, précise-t-il.

Par ailleurs, le Conseil engage instamment les autorités maliennes à achever de rétablir pleinement l’ordre constitutionnel et l’unité nationale, notamment en tenant dans des conditions pacifiques des élections présidentielles et législatives crédibles d’ici à avril 2013.

En préambule de sa résolution, le Conseil condamne fortement toutes les atteintes aux droits de l’homme commises dans le nord du Mali par des rebelles armés, des terroristes et d’autres groupes extrémistes.  Il condamne vigoureusement par ailleurs l’ingérence de membres des Forces de défense et de sécurité maliennes dans les activités des autorités de transition du pays ».  Il souligne aussi la nécessité de « s’employer en toute diligence à rétablir au Mali le système de gouvernance démocratique et l’ordre constitutionnel ».

Après l’adoption de la résolution, le Ministre malien des affaires étrangères a réaffirmé la détermination de son gouvernement à poursuivre, sous l’égide du médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les discussions amorcées avec les groupes rebelles maliens qui ont décidé de rompre tous liens avec AQMI, le MUJAO et les groupes rebelles et extrémistes qui leur sont affiliés.  Ceux-ci doivent aussi renoncer définitivement à la violence et à la logique de sécession.

Les représentants de la CEDEAO et de l’Union africaine ont demandé l’adoption d’un « paquet de soutien logistique », qui soit financé par le biais des contributions obligatoires des Nations Unies, et la mise en place d’un fonds d’affectation spéciale.  « Ce n’est qu’en agissant ainsi que nous nous donnerons les moyens de garantir la pérennité et l’efficacité de l’action de la MISMA », a affirmé le représentant de la CEDEAO.


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Résolution 1386 (2001) du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2001 (Afghanistan)


http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9solution_1386_du_Conseil_de_s%C3%A9curit%C3%A9_des_Nations_unies

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Afghanistan_%282001%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Force_internationale_d%27assistance_et_de_s%C3%A9curit%C3%A9

http://www.un.org/french/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/RES/1386%282001%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Narco-%C3%A9conomie_en_Afghanistan

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_afghan


La résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies a été adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies le 20 décembre 2001. La résolution, qui place le texte sous le chapitre VII, de la charte des Nations unies, après avoir réaffirmé toutes les résolutions sur la situation en Afghanistan, en particulier les résolutions 1378 (2001) et 1383 (2001), autorise la création de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS ou ISAF) afin : « d’aider l’Autorité intérimaire afghane à maintenir la sécurité à Kaboul et dans ses environs, de telle sorte que l’Autorité intérimaire afghane et le personnel des Nations Unies puissent travailler dans un environnement sûr ».


Observations

Le Conseil de sécurité appuie les efforts internationaux pour éradiquer le terrorisme en conformité avec la charte des Nations unies, et a réaffirmé les résolutions 1368 (2001) et 1373 (2001). Il a accueilli favorablement les modifications en Afghanistan qui donnerait la liberté au peuple afghan et le libèrerait de l'oppression et la terreur, et a reconnu la responsabilité aux Afghans à assurer la sécurité et l'ordre par eux-mêmes.

Le Conseil a réaffirmé son soutien aux accords de Bonn et a noté l'offre du Royaume-Uni de diriger l'ISAF. Il a souligné la nécessité pour toutes les parties afghanes de respecter les droits de l'homme et le droit international humanitaire. En outre, le Conseil a déterminé la situation en Afghanistan comme une menace pour la paix et la sécurité internationale et a décidé de fournir un mandat à la FIAS.


Actes

Agissant en vertu du Chapitre VII de la charte des Nations unies, la FIAS a été créée pour une période initiale de six mois afin d'aider l'Autorité intérimaire afghane à la sécurité. Les États membres ont été invités à fournir des contributions en personnel et équipement ; par ailleurs, le Conseil a invité tous les Afghans à coopérer avec l'ISAF et les organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales.

La résolution a noté l'engagement pris par les parties afghanes de retirer leur personnel militaire de Kaboul. Il a encouragé les États voisins à aider la FIAS en autorisant le survol et le transit dans leur espace aérien, et a souligné que les frais de l'opération de la FIAS, seraient supportés par les États participant via un fonds d’affectation spéciale créé par le secrétaire général Kofi Annan. En outre, le Conseil a prié la direction de la FIAS de faire périodiquement des rapports sur l’exécution de son mandat.


Conséquences

Avec l'arrivée de la force des Nations unies, principalement composée des forces de l'OTAN et de ses alliés, la seconde guerre d'Afghanistan débute. Les Talibans ont rapidement été chassés du pouvoir, permettant l'instauration d'un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzaï à la suite des accords de Bonn de décembre 2001. Les talibans engagèrent alors une guérilla qui dura jusqu'en 2010. Entre le temps, le mandat des l'ISAF a été renouvelé tous les 6 mois depuis 2001 ; lors du Sommet de l'OTAN de novembre 2010, les États membres ont déclaré qu'elle entamerait le transfert de la sécurité aux forces afghanes à partir de 2011. L’objectif étant de parvenir à un retrait de la plupart des soldats de la force internationale d’ici la fin 2014.


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L'Algérie se prépare à des opérations de type guérilla

Par Walid Ramzi pour Magharebia à Alger – 26/12/12

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2012/12/26/feature-01


L'armée algérienne mène des exercices de simulation de combat en terrain difficile, en prévision d'éventuelles confrontations avec des islamistes armés et des brigades terroristes venus du nord du Mali.

Au vu de la qualité de l'armement dont disposent al-Qaida et le Mouvement pour l'unité et le djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), principalement des armes originaires de Libye et prises à l'armée malienne, l'armée algérienne adopte une approche non conventionnelle similaire à un conflit de type guérilla.

L'armée de terre algérienne, les forces aériennes, la gendarmerie nationale et les forces d'opérations spéciales s'entraînent depuis un mois à la manière de conduire des opérations à grande échelle contre les groupes armés, a fait savoir le quotidien El Khabar le dimanche 23 décembre.

Ces manoeuvres, qui font appel à des moyens de communication et à des stratégies modernes, se poursuivront pendant toute une année.

Le ministère algérien de la Défense a mobilisé des forces terrestres dans les provinces du sud en début de mois. Des véhicules militaires et du matériel lourd ont été envoyés dans les provinces frontalières de l'Adrar, de Tamanrasset et d'Illizi.

Le ministère envisage de mettre en oeuvre un plan de protection le long de sa frontière sud avec les pays du Sahel. Cette décision a été prise dans le cadre des dispositions prises par les agences de sécurité nationales en vue d'une éventuelle action armée des forces africaines dans le nord du Mali.

Les agences de sécurité algériennes ont également pris d'autres mesures pour renforcer les contrôles sur la frontière avec le Mali, la Libye et la Tunisie. L'une de ces mesures consiste à s'en prendre aux groupes qui fournissent aux militants des informations, de l'argent et des approvisionnements. Les agences de sécurité ont également imposé un cordon de sécurité dans les zones frontalières pour empêcher les groupes terroristes d'entrer dans le nord du Mali pour y rejoindre les groupes islamistes.

"Les informations dont disposent les agences de sécurité algériennes confirment qu'il existe une relation de coopération et de coordination entre les gangs de trafiquants, les groupes terroristes armés et les mafias de trafic d'armes le long de la bande frontalière entre l'Algérie et la Tunisie", a expliqué le directeur des renseignements des Douanes algériennes, Buanam Majbar.

Les agences de lutte contre le terrorisme ont récemment mis en garde les forces de sécurité aux frontières, l'armée et la gendarmerie contre les trafics d'armes transfrontaliers. Elles ont également appris que le MUJAO cherche à recruter des Algériens défavorisés originaires des provinces du sud en échange de sommes d'argent versées à leurs familles.

"Ces exercices militaires sont destinés à évaluer l'état de préparation des forces de sécurité et leur capacité à répondre aux nouvelles évolutions sur le terrain", a expliqué Taher Ben Thamer, spécialiste de la sécurité, à Magharebia.

Les autorités algériennes ont arrêté trente-huit terroristes depuis septembre dernier sur la frontière sud avec le Mali et la Libye. Ces membres d'al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) sont accusés de trafic d'armes à destination des bastions du groupe et d'activités terroristes.

Mi-décembre, les forces d'opérations spéciales de l'armée ont fait avorter une tentative de la part de recrues d'AQMI d'entrer dans le nord du Mali. Lors de cette opération les forces de sécurité ont mis la main sur des mitrailleuses lourdes, des munitions, des explosifs et du matériel de communication.

Deux jours plus tôt, les forces de sécurité présentes sur la frontière algéro-malienne avaient arrêté six terroristes.

Un appareil militaire les avait repérés alors qu'ils entraient en Algérie en provenance de Mauritanie, pour se rendre dans le nord du Mali.


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Tunisie: Le frère de Ben Laden en visite du 23 au 27 décembre 2012

Par : Rubrique Radar Mercredi, 26 Décembre 2012 09:50

http://www.liberte-algerie.com/radar/le-frere-de-ben-laden-en-visite-du-23-au-27-decembre-tunisie-191389

http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_11_septembre_2001

Le frère d’Oussama Ben Laden, ancien leader de l’organisation terroriste Al-Qaïda, Tarek Ben Mohamed Ben Awadh Ben Laden, est en visite en Tunisie du 23 au 27 décembre 2012 et séjourne, en ce moment, dans un hôtel dans la région de Hammamet, selon le correspondant de la radio Shems FM.

L’homme d’affaires saoudien, qui refuse d’accorder des déclarations à la presse, est supposé en visite en Tunisie dans le but d’acquérir des biens immobiliers, un hôtel en l’occurrence, ainsi que d’autres biens parmi ceux confisqués à la famille Ben Ali, sachant que Tarek Ben Mohamed Ben Awadh est connu en tant qu’investisseur dans l’immobilier.

Le frère de Ben Laden serait peut-être intéressé par l’exposition-vente de milliers de biens du président déchu, Zine El-Abidine Ben Ali. Organisée dans un hôtel de Gammarth, dans la banlieue de Tunis, elle était censée rapporter au moins 10 millions d'euros au budget de l'État, deux ans après la révolution.


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Al-Qaida cherche à s'implanter en Libye

Par Essam Mohamed à Tripoli, Asma Elourfi à Benghazi, Monia Ghanmi à Tunis et Jemal Oumar à Nouakchott pour Magharebia – 21/12/12

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/reportage/2012/12/21/reportage-01


Trois mois après l'attaque meurtrière contre le consulat américain à Benghazi, l'enquête avance pour traduire ses auteurs en justice.

"Une date sera fixée pour le procès", a déclaré le Premier ministre libyen Ali Zidan mercredi 19 décembre à Tripoli.

Mais la liste des suspects laisse à penser que les racines de cette attaque pourraient remonter bien plus loin que les frontières de la Libye, et que cette dernière pourrait faire partie d'un plan plus large d'al-Qaida visant à implanter une nouvelle branche dans la région.

En octobre, deux ressortissants tunisiens avaient été arrêtés en Turquie en relation avec cette attaque à Benghazi. Ali Harzi, 26 ans, avait été remis aux autorités tunisiennes.

"Deux Tunisiens ont été arrêtés par les autorités tunisiennes, qui les ont par la suite extradés. L'un d'eux est encore en liberté, l'autre a été arrêté et est soupçonné d'avoir été impliqué dans cette attaque à Benghazi", avait expliqué le ministre de l'Intérieur Ali Laraeydh lors d'un entretien à la télévision, le 31 octobre.

Harzi a refusé d'être interrogé par le Federal Bureau of Investigation (FBI). Son avocat, Me Abdelbasset Ben Mbarek, a expliqué à l'AFP que les enquêteurs avaient demandé à parler avec Harzi "en tant que témoin, pas en tant que suspect".

En début de mois, les forces de sécurité égyptiennes avaient arrêté le leader d'un réseau terroriste également soupçonné d'être impliqué dans cette attaque du 11 septembre.

Mohamed Jamal Abou Ahmed, 45 ans, avait été libéré l'année dernière de sa prison égyptienne après le soulèvement populaire qui avait conduit à la chute de l'ancien Président Hosni Moubarak.

Dans les années 1990, Abou Ahmed avait été accusé d'appartenir au Groupe du djihad islamique, dirigé par Ayman al-Zawahiri. Ce groupe était connu pour son rejet absolu des appels à renoncer à la violence lancés par al-Islamiyya d'Al-Gama et le djihad islamique au milieu des années 1990.

Depuis sa libération, Abou Ahmed a tenté d'implanter une nouvelle branche d'al-Qaida en Libye, expliquent les analystes. Il avait fondé une cellule terroriste, baptisée Réseau Jamal, et offert un entraînement militaire aux djihadistes en Libye et en Egypte.

"L'arrestation du Libyen Mohammed Jamal Abou Ahmed en Egypte et l'extradition d'Ali Harzi en Tunisie par la Turquie sapent les tentatives d'al-Qaida de mettre en place une filiale en Libye, un pays qui a connu une grande instabilité depuis sa révolution. Ce sont des développements positifs", a expliqué Mohammed Ali Barhoum, originaire de Benghazi.

Il a rappelé que les Libyens adhèrent à l'école malékite de l'Islam, qui rejette la violence. "Ceux qui alimentent ces agitations par suite de leur adoption de l'idéologie salafiste militante sont des étrangers, et la société libyenne ne leur permettra pas de vivre au sein de sa population", a expliqué Barhoum.

"Nous sommes parfaitement conscients du fait que nous devons payer le prix de la stabilité d'un pays fondé sur la démocratie et sur les principes de la justice. Tous les pays qui sont passés par ce stade ont dû faire face à des saboteurs, et dans ce cas, ces saboteurs sont membres d'al-Qaida", a-t-il conclu.

Un avis que ne partage cependant pas Abdullah Drissi, brigadier de Benghazi et spécialiste de la sécurité. Il considère en effet que l'arrestation de Mohamed Jamal Abou Ahmed en Egypte était fondée sur des accusations sans fondement et fait valoir que "al-Qaida n'a aucune racine en Libye".

Drissi a mentionné la présence de certaines visées aujourd'hui dans le pays comme le résultat du vide sécuritaire en Libye et des conflits entre des services de renseignement étrangers qui complotent pour faire avancer leurs propres visions des choses.

Au lendemain de l'attaque du 11 septembre, le président du Congrès national Mohamed al-Magarief avait déclaré que cet incident était "un acte de terrorisme planifié", qui n'avait rien à faire avec le film islamophobe.

"La coïncidence avec l'attaque du 11 septembre n'était pas un hasard, mais un acte significatif et très clair", avait-il commenté. "Nous n'excluons pas la possibilité de découvrer des liens entre al-Qaida et l'attaque du consulat américain."

Dans une vidéo diffusée cette année à la veille de l'anniversaire du 11 septembre, Ayman al-Zawahiri appelait à venger la mort du responsable de la propagande d'al-Qaida Abou Yahya al-Libi.

"Après le martyr de Sheikh Abou Yahya, puisse Allah avoir pitié de lui, les gens adhéreront encore plus à ses écrits et à son appel, si Allah le veut", avait déclaré al-Zawahiri dans un discours considéré par beaucoup comme un appel à viser les Occidentaux en Libye.

Selon le journaliste libyen Ali Shoaib, ce discours contenait des "indications" relatives à cette future attaque.

"Malheureusement, les groupes terroristes ont profité des conditions précaires dans notre pays pour intensifier leur présence en créant des camps d'entraînement, profitant de l'énorme quantité d'armes qu'ils ont entre leurs mains après la chute de l'ancien régime", a expliqué à Magharebia Hamid Chwich, un habitant de l'est du pays.

"Ils font tout ce qu'ils peuvent pour consolider leur présence et étendre leurs relations avec d'autres groupes islamistes", a-t-il ajouté.

Des témoins ont expliqué cette semaine à Magharebia qu'un drapeau d'al-Qaida avait été vu flottant sur l'ancien bâtiment des services publics à Benghazi.

"Les groupes islamistes en Libye tentent d'entrer en contact avec al-Qaida", explique al-Motaz el-Aribe, militant du Centre des médias du 17-Février, basé à Benghazi.

Mais les habitants affichent une forte opposition à l'enracinement d'al-Qaida dans leur région. Ali al-Mislati, un jeune Libyen,explique que son pays ne deviendra pas un "terreau" pour les groupes islamistes armés.

"Les radicaux ne représentent rien en Libye", fait-il valoir. "Certains d'entre eux sont entrés dans le pays pendant la révolution, mais ils sont rejetés par la société. C'est la raison pour laquelle les gens sont descendus dans la rue lors de la manifestation Sauvez Benghazi."

Le groupe terroriste "exploite ceux qui sont jeunes et sans travail", selon Hisham al-Madani, chauffeur de taxi.

"Le nouveau gouvernement intérimaire devrait tenir compte de cette situation, ajoute-t-il. "Il devrait également résoudre le problème par la force de l'armée et de la police. Ils devraient donner à la police et à l'armée tout ce qui est nécessaire pour qu'ils puissent remplir parfaitement leur mission."

L'un des moyens par lesquels les forces de sécurité libyennes gardent un oeil sur de possibles activités d'al-Qaida consiste à utiliser des appareils de surveillance mis à disposition par les pays partenaires.

Selon Abdel Razzak al-Bakhbakhi, responsable des communications militaires, la reconnaissance aérienne par ces drones apporte "des solutions majeures pour la collecte d'informations".

"Ils sont moins chers et plus faciles à utiliser que les appareils classiques, notamment dans la mesure où notre pays est très vaste et dipose des frontières très étendues avec plusieurs pays", a-t-il ajouté.

Ces drones sont un élément "important" dans la traque des terroristes, a reconnu Asad al-Alem, ancien officier de haut rang de l'armée de l'air.

Ce type de surveillance intervient à un moment critique pour la sécurité du pays. Comme l'explique le scénariste Ahmed al-Obeidi, "les éléments d'al-Qaida en Libye sont sérieusement à la recherche d'une base solide".

"Nous avons remarqué durant la période précédente des signes et des signaux de leur présence, notamment dans la région orientale", explique-t-il à Magharebia. "Jabal al Akhdhar est devenu pour eux un bastion et un bunker. Dans certaines régions et sur le toit de certains véhicules, nous voyons le drapeau d'al-Qaida."

Al-Obeidi souligne que les terroristes sont des "corps étrangers qui menacent la légitimité" du peuple libyen et "n'ont rien à voir avec l'Islam".

Les groupes terroristes tentent de "voler la révolution et de couper l'herbe sous le pied de ceux qui ont donné leur sang pour renverser la tyrannie", selon Abdelfattah Abou Saida, enseignant à Tripoli.

"L'arrestation de Mohammed Jamal Abou Ahmed signifiera que les forces de sécurité libyennes ont mis un terme au rêve d'al-Qaida d'établir un réseau terroriste. C'était leur objectif avec l'aide d'al-Qaida au Yémen", a expliqué Mohamed Ould Zein, spécialiste du terrorisme.

Abdelhakim Milouti, un habitant de Tunis, explique pour sa part à Magharebia : "Si elle avait le soutien de tous les Musulmans, al-Qaida aurait triomphé il y a longtemps."

"L'absence de victoire à ce stade montre que cette organisation est inacceptable pour nous", ajoute-t-il.


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Tunisie, Libye, Mali, trois zones de tension

L’Algérie à l’épreuve de la sécurisation de ses frontières


Sonia Lyes  26/12/2012

http://www.tsa-algerie.com/divers/l-algerie-a-l-epreuve-de-la-securisation-de-ses-frontieres_23207.html


« La menace ne vient pas uniquement des pays du Sahel où les groupes terroristes sont fortement présents, notamment dans le nord du Mali. Il y a aussi la Libye, où le trafic d’armes est important depuis l’éclatement de la révolution libyenne, début 2011 », expliquait en juillet dernier une source autorisée à TSA. Elle justifiait ainsi le déploiement de centaines de gendarmes, appuyés par des unités de l’armée le long de la frontière avec la Libye, qui vient d’être fermée unilatéralement par les Libyens il y a une semaine et longue de 982 km.

Quelques semaines plus tard, c’est le "front" sud, une frontière longue de 1 376  km où le risque d’une intervention militaire devient potentiel, qui mobilise les services de sécurité algériens.
 
Interpellé sur la question en novembre dernier, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, tentait de rassurer. « Nous avons des frontières bien contrôlées, bien maîtrisées. Le terrorisme n’entre pas chez nous par les frontières. Des moyens suffisants sont mis en place pour empêcher toute velléité de rentrer ». Et depuis quelques jours, c’est la frontière avec la Tunisie, longue de 965 km, qui suscite les inquiétudes d’Alger.
 
Dahou Ould Kablia, accompagné des walis des zones frontalières avec le voisin de l’est, s’est rendu lundi à Tunis pour rencontrer les dirigeants tunisiens alors que le patron de la gendarmerie nationale, le général major Bousteila, a inauguré mardi des postes avancés des unités du GGF à Tébessa et à Souk Ahras. Parallèlement, un nouveau responsable, le général Amar Bahlouli, est installé à la tête du 5e commandement régional (Constantine) de la gendarmerie nationale. Au cours de la cérémonie d’installation, le général Bousteila a souligné « l’importance du renforcement de la protection de la bande frontalière pour protéger l'économie nationale tout en poursuivant la lutte contre la contrebande, le crime organisé et le crime sous toutes ses formes et en prenant en charge les préoccupations des citoyens en matière de sécurité », selon un compte rendu de l’APS.
 
Ces déplacements simultanés, qui interviennent après le démantèlement d’une cellule terroriste d’Aqmi près de la frontière tunisienne et la découverte d’armes, de munitions et d’explosifs, laissent à penser que la situation n’est guère reluisante. Ce mercredi à Tunis, le Wali d’El Tarf n’a pas manqué de mettre en garde contre les « risques de trafic sous toutes ses formes au niveau de la bande frontalière qui, a-t-il dit, pourrait être lié au trafic de drogue et d'armes qui finance le terrorisme et menace ainsi la sécurité et la stabilité des zones frontalières et leurs populations ».
 
L’Algérie aura donc fort à faire dans les prochains mois à ses frontières. Une situation qui commande la mobilisation d’hommes et de moyens financiers. Si l’on ajoute à cela le problème de la frontière avec le Maroc, longue de 1 559 km, surveillée par des unités du GGF, et celui du Sahara occidental (42 km), et quelques nuisances terroristes internes, autant dire que les services de sécurité ont du pain sur la planche.


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Le défi est énorme pour l'Algérie qui doit sécuriser et protéger ses 7 812 km de frontières qu'elle partage avec sept voisins.

OULD KABLIA EN TUNISIE ET LE GÉNÉRAL-MAJOR BOUSTILA À TÉBESSA

Alerte rouge aux frontières Est


Par Brahim TAKHEROUBT - Mardi 25 Decembre 2012

http://www.lexpressiondz.com/actualite/166194-alerte-rouge-aux-frontieres-est.html

Le défi est énorme pour l'Algérie qui doit sécuriser et protéger ses 7 812 km de frontières qu'elle partage avec sept voisins.

Depuis le vote par le Conseil de sécurité des Nations unies, jeudi dernier, de la résolution autorisant le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma), la situation s'est emballée aux frontières sud et est du pays où l'Algérie a placé ses forces militaires en alerte maximale.

L'instabilité politique induite par les révoltes arabes, aussi bien en Libye, qu'en Tunisie, la circulation massive des armes issues des anciens stocks de l'armée libyenne, la localisation des groupes armés aux frontières tunisiennes, inquiètent au plus haut point les autorités algériennes. L'inquiétude est d'autant plus justifiée par la porosité de ces frontières qu'il va falloir rendre hermétiques et par les conséquences d'une éventuelle intervention militaire au nord du Mali.

L'Algérie craint en effet un reflux de terroristes et de narcotrafiquants vers ses territoires.

En déplacement hier à Tébessa, le général-major Ahmed Boustila, commandant de la Gendarmerie nationale, accompagné de nombreux officiers, a inauguré deux postes avancés relevant du Commandement des unités des gardes-frontières (Cugf), nouvellement réalisés dans les localités frontalières de Bekkaria et El Kouif. Ces structures équipées de moyens de contrôle et de surveillance de dernière génération, font partie des six postes avancés opérationnels sur la bande frontalière qui s'étire dans cette wilaya, sur 300 km.

Le général-major Boustila a souligné que plusieurs autres postes similaires sont en chantier dans des wilayas frontalières. Au même moment, le ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, se trouvait en Tunisie pour une visite de deux jours. Le premier objectif de cette visite est d'ordre sécuritaire surtout qu'elle intervient à une période où de graves troubles sécuritaires touchent plusieurs localités, au moment où a été démantelé un groupe terroriste lié à Aqmi et au moment où les forces de l'ordre et les groupes armés s'affrontent dans plusieurs régions du pays.

La découverte d'armes et de munitions de guerre et d'explosifs vient compliquer une situation sécuritaire déjà explosive. A plusieurs reprises, nous avons signalé, sur ces mêmes colonnes, l'existence de bases terroristes en Tunisie et la prolifération des armes dans ce pays. Vendredi dernier, le ministre tunisien de l'Intérieur, Ali Larayedh, a confirmé nos appréhensions. Il a annoncé l'arrestation de 16 membres de deux groupes armés opérant sur Jendouba et Kasserine alors que 18 autres font toujours l'objet de recherches. Larayedh précisait que «les commandos armés de Fériana voulaient créer une branche d'Al Qaîda en Tunisie». Le ministre a précisé que «les groupes armés, munis de cartes et de tenues militaires, visaient des édifices publics et sécuritaires et qu'ils s'apprêtaient à gagner l'Algérie (...)».

La visite de M.Ould Kablia intervient également après celle effectuée par le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jabali, en Algérie et au cours de laquelle il a été souligné le renforcement de la coopération et la coordination en matière de sécurité entre les deux pays et le développement des zones frontalières. C'est pour prévenir un chaos sécuritaire aux frontières que l'Algérie prend des mesures anticipées. C'est d'ailleurs avec le consentement d'Alger que la Libye a annoncé, le 16 décembre dernier, la fermeture de ses frontières sud avec l'Algérie, le Niger, le Tchad et le Soudan. La détérioration de la sécurité dans cette région a été telle que les autorités libyennes ont décrété une zone militaire fermée.

L'annonce a été faite par le Premier ministre libyen, Ali Zidan, aux termes de sa visite en Algérie, il y a quelques jours et après un périple qui l'a mené au Niger, au Tchad et au Soudan. Le 10 décembre dernier au siège de l'état-major de l'ANP, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'ANP, a reçu son homologue, le général-major Youcef El Mangouch, chef d'état-major de l'armée libyenne.

Les deux responsables militaires ont détaillé tous les aspects de cette collaboration sécuritaire et décidé de lancer plusieurs initiatives de coopération sécuritaire en 2013.

Reconnus pour leur expérience et leur leadership dans la région, les services de sécurité algériens ont jusque-là paré à toutes les menaces au Sahel. Depuis le début de la crise libyenne, l'état-major s'est redéployé en renforçant ses effectifs et consolidé ses bases dans la région: installation de guérites, de fils barbelés et construction de murailles au niveau de certains points de la frontière et achat de matériel et d'équipement militaire très performant. A ces actions, l'Algérie a convenu avec ses voisins d'une coopération sécuritaire très étroite pour faire face aux groupes terroristes.


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Opium : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN

RÉSEAU VOLTAIRE | 3 MARS 2010

http://www.voltairenet.org/Pavot-la-Russie-met-en-cause-la

En quelques années la consommation d’héroïne afghane est devenue un problème majeur de santé publique en Russie.

Selon les données recoupées par l’ONU et par le Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants, les récoltes de pavot à opium ont été multipliées par 40 depuis l’intervention états-unienne en Afghanistan, pour atteindre 7 500 tonnes en 2008.

La culture du pavot s’étend sur au moins 193 000 hectares. La récolte est transformée grâce à des produits chimiques importés. Les plantations et les laboratoires sont situés à 92 % dans les zones où les troupes de l’OTAN exercent leur autorité.

En 2008, l’héroïne afghane a tué plus de 100 000 de personnes dans le monde.

Aussi Moscou a t-il décidé de mettre en cause la responsabilité de l’OTAN devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Officiellement, les stratèges US s’opposent aux fumigations des cultures pour ne pas se mettre à dos les paysans afghans. Ils préfèrent lutter contre l’importation des agents chimiques nécessaires.

Durant la période soviétique, la CIA, conseillée par le directeur des services secrets français Alexandre de Marenches, avait encouragé les Moujahidnes à cultiver le pavot pour intoxiquer les jeunes soldats de l’Armée rouge. A l’époque, les produits chimiques nécessaires étaient importés par des agents français infiltrés dans l’association Médecins sans frontières. Le trafic était organisé sur place par la famille Karzai.

De notoriété publique, l’essentiel de la production afghane actuelle est achetée et traitée par une organisation criminelle dirigée par Ahmed Wali Karzai, demi-frère du président Karzai, et contrôlée par le Pentagone. La partie de la production destinée à l’Europe occidentale est acheminées par les avions des forces US vers camp Bondsteel (Kosovo), puis prise en charge par la mafia kosovare d’Hashim Thaçi. Ce dernier est devenu Premier ministre du Kosovo grâce au soutien de l’ambassadeur Frank Wisner Jr., et de Richard Holbrooke, actuel représentant spécial du président Obama pour l’Afghanistan.

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Pour en savoir plus :
Dans le secret des princes, entretien de Christine Ockrent-Kouchner avec Alexandre de Marenches (Stock, 1986).
« Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth
« La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan », par F. William Engdahl


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Lutte contre la drogue afghane: Poutine définit les priorités

SAINT-PETERSBOURG, 7 novembre 2011 – RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20111107/191869221.html

Le premier ministre Vladimir Poutine a défini lundi les priorités dans la lutte contre la drogue provenant d’Afghanistan.

“Il s’agit d’une menace très sérieuse, et nous en sommes conscients. La lutte s’articule autour de plusieurs axes majeurs.

Le premier axe – économique – consiste à aider l’Afghanistan à rétablir son économie”, a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du Comité des chefs de gouvernement de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Le renforcement de la police et de l’armée afghanes est le deuxième axe prioritaire cité par le premier ministre. Selon lui, le pays doit posséder des forces de l’ordre aptes à combattre le trafic de stupéfiants.

M. Poutine a également rappelé la nécessité de renforcer les frontières des pays limitrophes de l’Afghanistan.

Il a souligné que la drogue afghane constituait une menace qui préoccupe tous les pays membres de l’OCS.

Premier producteur mondial d’héroïne, l’Afghanistan fournit plus de 80% des substances opiacées fabriquées dans le monde.

Selon le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants, l’Afghanistan produit près de 150 milliards de doses d’héroïne et environ 30 milliards de doses de haschisch par an. Cette drogue arrive en Russie via le Tadjikistan et le Pakistan.


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Afghanistan: 150 milliards de doses d’héroïne produites par an

MOSCOU, 11 février 2011 – RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20110211/188595505.html

Quelques 150 milliards de doses d’héroïne et 30 milliards de doses de haschich sont produites chaque année en Afghanistan, a annoncé vendredi aux journalistes le chef du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), Viktor Ivanov.

“La production de haschich en Afghanistan atteint aujourd’hui près de 30 milliards de doses, soit environ 3.500 tonnes par an”, a dit M. Ivanov.

Selon le rapport annuel du Comité international de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, la Russie compte 2,5 millions de toxicomanes.

D’après l’ONU, la Russie arrive en tête des pays où la consommation d’héroïne est la plus élevée, absorbant 21% de la production mondiale.

L’Afghanistan est quant à lui le numéro un mondial de la production de drogue, en fournissant 80% des opiacés sur le marché noir international.


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Russie: trafic de drogue peu probable au centre de l’Otan à Oulianovsk (FSKN)

MOSCOU,  27/12/2012 – RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20121227/197076314.html

Une filière de trafic de drogue au centre de transit de l’Otan à Oulianovsk (Volga) est peu probable, bien que des toxicomanes ne soient pas exclus parmi le personnel du centre, a indiqué jeudi Viktor Ivanov, chef du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN).

“Je ne pense pas qu’un tel centre puisse servir de filière de trafic de drogue, mais il se trouve toujours des gens qui peuvent se droguer et trafiquer des stupéfiants. Cela n’est pas non plus à exclure dans les troupes de l’Otan”, a déclaré M.Ivanov devant les journalistes à Moscou.

L’idée d’installer à Oulianovsk un centre de transport aérien et ferroviaire de fret provenant d’Afghanistan a été vivement critiquée par les habitants de la région qui reprochent à l’Otan d’être “totalement incapable de contrôler la production et la prolifération de stupéfiants en Afghanistan”. D’où leur crainte de voir “une nouvelle filière de trafic de drogue apparaître avec le transit d’équipements de l’Alliance”.


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Drogue: opération conjointe à la frontière tadjiko-afghane (FSKN)

MOSCOU, 10/12/2012 – RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20121210/196886439.html

Lors d’une vaste opération au Pamir (frontière tadjiko-afghane) associant la Russie, l’Afghanistan et le Tadjikistan, plus de 400 kg de stupéfiants ont été saisis, et un baron de la drogue a été arrêté, a annoncé lundi Viktor Ivanov, chef du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN).

“Huit hélicoptères et plus de 300 policiers afghans étaient engagés dans l’opération à l’issue de laquelle plus de 400 kg de stupéfiants, y compris 80 kg d’opium, 6 kg d’héroïne et 320 kg de haschisch ont été saisis. On a arrêté un important narcobaron, connu dans les milieux criminels comme Safi-Rogui, et 12 membres de son groupe armé”, a raconté M.Ivanov à l’issue de négociations avec le vice-ministre afghan de l’Intérieur.

Par ailleurs, lors de l’opération, 37 fusils d’assaut Kalachnikov AK-47, deux mitrailleuses et des armes d’infanterie ont été saisis.

Selon le responsable russe, le résultat de cette opération prouve que “la production de stupéfiants, qui s’opère sous le regard complaisant des troupes de l’Otan, constitue la base des activités des bandes armées en Afghanistan, tandis que les volumes d’armements confisqués témoignent de leur excellent équipement”.

Cette opération conjointe du FSKN et du ministère afghan de l’Intérieur s’est déroulée du 30 novembre au 2 décembre à Badakhchan (frontière tadjiko-afghane). C’est déjà la troisième opération du genre, les deux précédentes remontant à avril-mai et septembre.


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Syrie: 20.000 mercenaires financés par l'argent de la drogue afghane (FSKN)

http://fr.rian.ru/world/20130411/198048769.html

MOSCOU, 11 avril 2013 - RIA Novosti

Jusqu'à 20.000 mercenaires opérant en Syrie sont financés avec l'argent provenant du trafic de drogue afghane, a déclaré jeudi aux journalistes le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov.  

"Les groupements criminels transnationaux sont en mesure de financer avec l'argent de l'héroïne (Opium) l'afflux d'un grand nombre de criminels et de mercenaires de différents pays vers n'importe quel point du monde.

Entre 15.000 et 20.000 mercenaires [financés par ces moyens] sont déployés en Syrie, où ils déstabilisent le pays", a déclaré le responsable russe lors d'une rencontre avec une délégation de l'Université militaire pakistanaise chargée du développement de la coopération bilatérale dans le domaine de la lutte antidrogue.

M.Ivanov a en outre ajouté que ce sont des groupes criminels transnationaux, et non les talibans afghans, qui représentaient le plus grand risque pour les pays voisins.

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Guerre de l'opium

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l%27opium

Les guerres de l’opium sont des conflits motivés par des raisons commerciales qui opposèrent la Chine de la dynastie Qing (voulant interdire le commerce de l'opium sur son territoire) à plusieurs pays occidentaux (voulant le continuer) au XIXe siècle.

La première guerre de l'opium se déroula de 1839 à 1842 et opposa la Chine au Royaume-Uni ;

La seconde guerre de l'opium se déroula de 1856 à 1860 et vit cette fois l'intervention de la France, des États-Unis et de la Russie aux côtés du Royaume-Uni. Le nom par lequel est désignée cette guerre s'explique dans la mesure où elle peut être considérée comme le prolongement de la première guerre de l'opium.

Le conflit émergea des tensions provoquées par le renforcement des lois anti-opium du gouvernement Qing, alors que les Britanniques tentaient d'exporter l'opium de l'Inde Britannique en Chine.

La Chine perdit les deux guerres, et fut contrainte d'autoriser le commerce de l'opium, et de signer des traités inégaux, ayant pour conséquences l'ouverture de certains ports et le legs de Hong Kong à la Grande Bretagne. Plusieurs autres pays occidentaux en profitèrent pour signer des traités inégaux avec la Chine, forçant ainsi son ouverture au commerce. L'influence étrangère eut pour conséquence la Révolte des Boxers (1899-1901), et la chute de la dynastie Qing (1911).


Guerre d'Indochine

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Indochine

http://belleindochine.free.fr/Opium.htm

Les territoires de l'opium: conflits et trafics du Triangle d'Or et du Croissant d'Or (Birmanie, Laos, Thaïlande et Afghanistan, Iran, Pakistan)

QUAND L' OPIUM FINANCAIT LA COLONISATION EN INDOCHINE

http://www.decitre.fr/ebooks/quand-l-opium-financait-la-colonisation-en-indochine-9782296244481_9782296244481_4.html

Monopole et prohibition de l'opium en Indochine. le pilori des chimeres

http://www.decitre.fr/ebooks/monopole-et-prohibition-de-l-opium-en-indochine-9782296171084_9782296171084_4.html

Fort Bayard : Quand la France vendait son opium Broché – 24 octobre 2013 de Bertrand Matot

Guerre secrète en Indochine : Les maquis autochtones face au Viêt-Minh (1950-1955)

http://www.decitre.fr/livres/guerre-secrete-en-indochine-9782702506363.html

Les services secrets en indochine

http://www.decitre.fr/livres/le-service-secrets-en-indochine-9782847366433.html

Les Indics : Cette France de l'ombre qui informe l'Etat

http://www.decitre.fr/ebooks/les-indics-9782081278639_9782081278639_1.html

Techniques de blanchiment et moyens de lutte - 3 ème édition - Amazon

http://books.google.fr/books?id=kxGVMCls88QC&pg=PA202&lpg=PA202&dq=guerre+indochine+opium&source=bl&ots=8fW-jva-YN&sig=4ZphDHGaFUanwodyYkT6qpThBjU&hl=fr&sa=X&ei=JPDfUMfwFomA0AWRzoAQ&ved=0CEAQ6AEwAw#v=onepage&q=guerre%20indochine%20opium&f=false

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

http://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection


La guerre d’Indochine est un conflit armé s’étant déroulé de 1946 à 1954 en Indochine française, et ayant abouti à la fin de cette fédération ainsi qu’à la sortie de l’Empire colonial français des pays la composant. Ce conflit fit plus de 500 000 victimes.


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Lutte contre les narcotrafiquants au Mexique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lutte_contre_les_narcotrafiquants_au_Mexique

Les opérations de lutte contre les narcotrafiquants au Mexique, désignées par le président Felipe Calderón comme une « guerre contre le trafic de drogue », ont commencé à impliquer massivement l'armée mexicaine à partir de décembre 2006, bien que celle-ci ait été utilisée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants antérieurement.

Début 2009, environ 36 000 militaires et policiers, dont 8 500 dans la seule ville de Juárez, luttent contre environ 100 000 membres des cartels de la drogue mexicains et leurs unités paramilitaires.

Cette lutte contre les narcotrafiquants et les règlements de compte entre cartels ont causé plus de 50 000 morts dans le pays entre l'arrivée au pouvoir du président Felipe Calderón fin 2006 et juin 2012. Cependant, d'autres estimations font monter le chiffre total à environ 100 000 victimes sur la même période. L'enjeu pour les cartels réside dans le contrôle du marché local, et du trafic vers les États-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne.


Affaire Florence Cassez

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Florence_Cassez

L’affaire Florence Cassez concerne le sort d'une ressortissante française, Florence Cassez, condamnée par la justice mexicaine, en 2009, à une peine de soixante ans de prison pour enlèvement, séquestration, délinquance organisée et possession d'armes à feu et de munitions à l'usage exclusif des forces armées. L'intéressée clame son innocence.


Venezuela: un Français expulsé après avoir purgé 4 ans de prison pour tentative d'assassinat de Chavez

MEXICO, 30 décembre 2012 - RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20121230/197101148.html

Un Français, Frédéric Laurent Bouquet,  qui a purgé une peine de quatre ans de prison au Venezuela pour son intention d'attenter à la vie du président Hugo Chavez a été expulsé du pays, a annoncé samedi soir la ministre vénézuélienne des Affaires pénitentiaires, Iris Varela.

" Un agent des services de renseignement français qui a purgé une peine après avoir été condamné pour son intention d’assassiner (le président vénézuélien) et avoué sa participation au complot a été expulsé du Venezuela", a indiqué la ministre, sans toutefois préciser le pays vers lequel le coupable avait été extradé.

" Frédéric Laurent Bouquet, arrêté le 18 juin 2009 et condamné à quatre ans de prison, a avoué son intention de commettre un attentat contre (le président du Venezuela Hugo) Chavez. Il avait en sa possession un arsenal d’armes" a déclaré la ministre.


Nicolas Sarkozy avait commandité l’assassinat d’Hugo Chavez

RÉSEAU VOLTAIRE | CARACAS (VENEZUELA) | 1ER JANVIER 2013

http://www.voltairenet.org/article177035.html

La ministre vénézuélienne des Services pénitentiaires, Iris Varela, a annoncé sur son compte Twitter l’expulsion d’un ressortissant français connu sous le nom de Frédéric Laurent Bouquet, le 29 décembre 2012.

M. Bouquet (photo) avait été arrêté à Caracas, le 18 juin 2009, avec trois ressortissants dominicains, en possession d’un arsenal. La police scientifique avait saisi dans l’appartement qu’il avait acquis 500 grammes d’explosifs C4, 14 fusils d’assaut dont 5 avec visée télescopique, 5 avec visée laser, et 1 avec silencieux, des câbles spéciaux, 11 détonateurs électroniques, 19 721 cartouches de différents calibres, 3 mitraillettes, 4 pistolets de différents calibres, 11 équipements radio, 3 talkies walkies et une base radio, 5 fusils de chasse calibre 12, 2 gilets pare-balles, 7 uniformes militaires, 8 grenades, 1 masque à gaz, 1 couteau de combat et 9 bouteilles de poudre à canon.

Durant son procès, M. Bouquet a admis avoir été formé en Israël et être un agent des services secrets militaires français (DGSE). Il a reconnu préparer un attentat pour assassiner le président constitutionnel Hugo Chavez.

M. Bouquet avait été condamné à 4 ans de prison ferme pour « détention illégale d’armes ». Il a purgé sa peine. Il a été extrait de sa cellule par ordonnance N° 096-12 du premier juge Yulismar Jaime, puis a été expulsé pour « atteinte à la sécurité nationale », en vertu de l’article 39 alinéa 4 de la Loi sur les migrations et les étrangers.

Les autorités vénézuéliennes s’étaient jusqu’à présent abstenues de communiquer sur ce sujet. Les faits ont été confirmés par le porte-parole du quai d’Orsay, Philippe Lalliot. L’ambassade de France à Caracas a décliné tout commentaire.

De notre enquête nous pouvons conclure : (1) le président Nicolas Sarkozy a commandité l’assassinat de son homologue Hugo Chavez (2) l’opération fut un fiasco (3) la France a accordé des compensations substantielles pour étouffer cette affaire durant le mandat de M. Sarkozy.

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Blanchiment d'argent

http://fr.wikipedia.org/wiki/Blanchiment_d%27argent


Le blanchiment d'argent est un élément des techniques de la criminalité financière. C'est l'action de dissimuler la provenance d'argent acquis de manière illégale (spéculations illégales, activités mafieuses, trafic de drogue, d'armes, extorsion, corruption…) afin de le réinvestir dans des activités légales (par exemple la construction immobilière…). C'est une étape importante, car sans le blanchiment, les criminels ne pourraient pas utiliser de façon massive ces revenus illégaux sans être repérés.

La nécessité du blanchiment est liée à une infraction sous-jacente c’est-à-dire une activité dont le revenu est considéré comme de l'argent sale (car illégale). Ces infractions sont listées par le Groupe d'action financière (GAFI) et dans le code pénal de chaque pays. Le noircissement d'argent est l'inverse du blanchiment d'argent.

Selon le rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, le blanchiment de l’argent sale est estimé à 1 600 milliards de dollars dans le monde en 2009, soit 2,7 % du PIB mondial.

Méthodes de blanchiment

http://fr.wikipedia.org/wiki/Blanchiment_d%27argent

Techniques de blanchiment et moyens de lutte - 3ème édition - Amazon

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 le: 17/12/2012 - 22:38:34 
Démarré par le poisson - Dernier message par radar
La capitale maquillée pour Hollande : Une sculpture coupée à la tronçonneuse par la mairie d'Alger

Lundi, 17 Décembre 2012, 12:50 | Farid Alilat et Djamila Kouidri

http://www.dna-algerie.com/culture/la-capitale-maquillee-pour-hollande-une-sculpture-coupee-a-la-tronconneuse-par-la-mairie-d-alger-2

Il était là depuis une dizaine d’années, trônant devant un café populaire, face à la Grande Poste, juste à l’entrée de rue Larbi Ben Mhidi, ex-rue d’Isly.

Le tronc d’arbre représentant notamment un dauphin sculpté a été découpé à la tronçonneuse par des travailleurs de la mairie d’Alger dans la journée du jeudi 13 décembre. Pour plaire au président français ? Du tout dit le maire d’Alger qui compte recoller les morceaux dans un jardin de la capitale.

Relayée sur les réseaux sociaux et dans certains titres de la presse, l’initiative provoque un tollé. « Une atteinte à l’art », « scandaleux ! », « un sacrilège » pour plaire au président français François Hollande lequel devrait faire un bain de foule dans la capitale lors de sa visite en Algérie.

Rien de tout cela, affirme à DNA Abelhakim Bettache, fraichement élu à la mairie d’Alger sur la liste du MPA.

Le président de l’APC explique d’abord que ce tronc d’arbre a été récupéré en 2002 dans une décharge publique située prés du quartier de Telemely à l’époque où lui était un élu d’Alger sous les couleurs du RND (Rassemblement national démocratique).

Le tronc confié à des sculpteurs

« Nous l'avions alors confié à des sculpteurs qui en ont fait une œuvre d’art, raconte M. Bettache joint au téléphone. Le tronc est devenu une sorte de bateau avec un requin (sic- le maire corrigera plus tard quand on lui explique que c’est un dauphin). La mairie a décidé de faire trôner cette sculpture sur la place publique, juste en face de la Grande Poste. »

Au fil des ans, ce totem est devenu presque incontournable dans le paysage d’Alger-centre. Certains s’y photographient, d’autres y inscrivent des tags, dessinent des cœurs ou y laissent des messages. Bref, du pop-art.

Las ! Il y a une semaine, le maire d’Alger prend la décision de le dégager de la place publique avant d’envoyer des travailleurs le faire tailler en morceaux avec des tronçonneuses.


Lieu de débauche, dit le maire

Pourquoi ? « La sculpture s’est détériorée au fil du temps et a perdu de sa valeur, justifie M. Bettache. L’endroit est devenu un lieu de débauche d’autant plus que les habitants du quartier se sont plaints à maintes reprises auprès de l’APC. Aussi, j’ai décidé de le faire découper pour le transférer ailleurs. »

Ailleurs ? Selon le maire, les morceaux du totem sont désormais installés dans le jardin Tiffariti, à Telemely.

« Nous allons reconstituer l’œuvre à partir des morceaux découpés, affirme l’élu. Nous avions contacté le sculpteur Karim Sergoua, nous attendons sa réponse. Nous allons recoller les morceaux. »


L'auteur de la sculpture dénonce

Contacté, Karim Sergoua affirme qu'il n'est pas à l'origine de l'oeuvre, sculptée par Nadjiben Bensaid.

Joint par DNA, M. Bensaid, originaire de Batna, qualifie la décision du maire de crime.

« La sculpture a était réalisée en 2003, raconte Nadjiben Bensaid à DNA. J’ai travaillé durant tout le mois d’août pour achever l’oeuvre. J’y ai inscrit une citation : ‘La docilité du dauphin l'emportera sur la férocité du requin’.

Je dénonce l’initiative du maire d’Alger et je la qualifie d'irresponsable surtout de la part des responsables du centre de la capitale qui doivent promouvoir une culture multiple. Je constate que les procurations des citoyens d’Alger dépassent de loin leurs responsables. »


Pour les beaux yeux de Hollande ? Jamais

Interrogé pour savoir si la décision de massacrer l'oeuvre à la tronçonneuse n’est pas plutôt liée à la tournée que compte faire jeudi prochain le président français dans les rues de la capitale, le maire d’Alger s’en offusque. « Jamais de la vie, coupe-t-il. La décision de découper la sculpture et de la transporter dans un autre jardin n’a rien à voir avec la visite de M. Hollande. »

Vraiment ?! Quand on sait qu’Alger a subi depuis une semaine un lifting au débotté pour la rendre belle à l’occasion de ce séjour, les explications de Abelhakim Bettache auront du mal à passer. D’autant plus, comme il l’affirme, la décision de saucissonner le tronc remonte à une semaine.

Récupéré entier en 2003 à Telemly, le tronc y retourne dix ans plus tard cette fois-ci en morceaux. Et tant pis pour l’art !


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François Fillon sur RTL : "Un parti politique, ce n'est pas une mafia"

23/11/2012

http://www.midilibre.fr/2012/11/23/ump-fillon-n-acceptera-aucune-conclusion-de-la-commission-des-recours,599172.php

http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/video-francois-fillon-sur-rtl-un-parti-politique-ce-n-est-pas-une-mafia-7755021674


François Fillon a indiqué vendredi sur RTL qu'il n'accepterait aucune conclusion de la commission des recours de l'UMP, instance interne chargée de trancher les litiges électoraux saisie jeudi par Jean-François Copé et qui se réunit dimanche.

"Je n'accepterai aucune des conclusions de la commission des recours, les seules que j'accepterai sont celles d'Alain Juppé et de sa commission parce que c'est la seule en qui j'ai confiance", a dit l'ex-Premier ministre.

"Mafia"

François Fillon a par ailleurs ajouté, qu'un "parti politique, ce n'est pas une mafia. Ce n'est pas un endroit où on peut étouffer les affaires, refuser de dire la vérité [...] J'entends souvent dire : on est une famille et dans une famille, on n'étale pas ses différends. Cela ressemble étrangement à la notion d'une mafia".


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Un parti politique, ce n’est pas une mafia...

par rosemar samedi 24 novembre 2012

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-parti-politique-ce-n-est-pas-126383


C'est la phrase du jour ! Prononcée par François Fillon, cette phrase est bien révélatrice de l'état du monde politique en France. Oui, un parti politique n'est pas une mafia, ne devrait pas être une mafia... Mais les Français ont, hélas, de plus en plus l'impression, en voyant le spectacle pathétique donné par l'UMP ces derniers jours, que la politique est un monde proche de la mafia...

Un monde qui fonctionne avec des clans prêts à s'affronter au moindre problème, un monde où l'on ne sait plus ce qu'est la légalité, où les lois élémentaires de la démocratie sont battues en brèche, où tous les coups bas sont permis. Et, en plus, chacun des deux clans réclame une légitimité.

Le clan de F. Fillon conteste les résultats d'une élection au cours de laquelle ont été escamotées les voix de fédérations d'outre-mer.

Le clan de J F Copé, lui, veut s'en remettre à la commission nationale des recours qui a été élue et qui serait donc légitime pour examiner ces résultats .Or, les membres de la commission des recours seraient partisans et favorables au clan Copé. On est en pleine confusion, en plein marasme politique...

On est bien dans une guerre des clans, avec des clivages irréconciliables, des haines, des soutiens indéfectibles. Oui, on peut bien parler d'une mafia, avec des clans qui s'affrontent de manière impitoyable.

Les Français ont aussi bien du souci à se faire devant une classe politique compromise par des affaires, tentée par des dérives de toutes sortes. Les affaires, parlons en : elles sont multiples : J F Copé et ses relations douteuses avec l'affairiste Takkiédine, F. Fillon et son séjour somptueux à Capri chez le richissime PDG de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo, N. Sarkozy lui-même mentionné dans les affaires de Karachi et des sondages de l’Elysée, Rachida Dati qui assigne en justice Dominique Desseigne, patron du goupe Lucien Barrière, pour reconnaissance en paternité..

La liste serait longue et la classe politique donne des exemples de comportements déplorables à bien des niveaux : les propos sont agressifs, incisifs, les attitudes sont déplacées et proches de l'immoralité.

C'est donc bien à une mafia légalisée que l'on a affaire... une mafia que l'on a du mal à contrôler puisqu'elle se cache sans cesse sous le masque de la légitimité, de l'autorité.

Chacun des groupes campe sur ses positions, chacun affirme une légitimité mais personne n'est dupe : la légimité n'existe plus face à une classe politique en déroute, qui ne pense qu'à s'emparer du pouvoir et acquérir toutes sortes de privilèges...

Ces hommes politques sont-ils là pour servir la France ou pour défendre leurs ambitions et leurs intérêts ? Ces responsables politiques ont-ils encore le sens du devoir et de la morale ? A quelle triste pantalonnade se livrent-ils ?

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 le: 10/12/2012 - 12:20:22 
Démarré par le poisson - Dernier message par nico
" It became necessary to destroy the town to save it "

http://en.wikipedia.org/wiki/Ben_Tre

http://en.wikipedia.org/wiki/Second_Battle_of_Fallujah

 9 
 le: 17/10/2012 - 19:20:54 
Démarré par le poisson - Dernier message par immigré_dz_légal
306 milliards d'euros, Voici l'homme le plus riche de tous les temps.

16 octobre 2012

http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/Voici-l-homme-le-plus-riche-de-tous-les-temps-11201028

Connaissez-vous Mansa Moussa Ier ? Ce roi qui régnait sur l'Afrique de l'ouest ( Empire du Mali ) au XIVe siècle est le premier des 25 plus fortunés de tous les temps, selon une liste dressée par un site financier.

Mansa Moussa Ier, roi du Mali ( Empire du Mali ), possèderait aujourd'hui une fortune estimée à environ 306 milliards d'euros. Ainsi, le souverain qui était au pouvoir de 1312 à 1337, a été désigné par le blog financier Net Worth Celebrity, l'homme le plus riche de tous les temps.

Dans cette liste, on ne trouve que trois riches contemporains: le fondateur de Microsoft Bill Gates, le célèbre investisseur Warren Buffett et le mexicain magnat des télécommunications Carlos Slim, qui serait l'homme le plus riche du monde actuellement selon Forbes.

La fabuleuse richesse de Mansa Moussa Ier était légendaire, même à son époque. Son pèlerinage à la Mecque en 1324 le rendit célèbre en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Sa suite comprenait 60 000 hommes, 12 000 esclaves et 80 chameaux qui transportaient chacun 150 kg d'or. L'homme offrait ses richesses dans chaque ville qu'il traversait. La légende veut qu'il ait construit une mosquée dans chacune des cités dans lesquelles il s'arrêtait les vendredis, jours de prière pour les musulmans.

Mais sa générosité aura ruiné l'économie des régions qu'il a traversées. En effet, l'afflux soudain d'or provoque une dévaluation du métal. En conséquence, le prix des denrées a connu à cette époque une forte inflation qui durera pendant au moins 10 ans.

Les 25 personnes les plus riches de tous les temps

1. Mansa Moussa I - 400 milliards de dollars

2. La famille Rothschild - 350 milliards de dollars

3. John D. Rockefeller - 340 milliards de dollars

4. Andrew Carnegie - 310 milliards de dollars

5. Nikolaï Alexandrovitch Romanov - 300 milliards de dollars

6. Mir Osman Ali Khan - 230 milliards de dollars

7. Guillaume le Conquérant - 229,5 milliards de dollars

8. Mouammar Kadhafi - 200 milliards de dollars

9. Henry Ford - 199 milliards de dollars

10. Cornelius Vanderbilt - 185 milliards de dollars

11. Alan Rufus - 178,65 milliards de dollars

12. Bill Gates - 136 milliards de dollars

13. Guillaume de Warenne - 147,13 milliards de dollars

14. John Jacob Astor - 121 milliards de dollars

15. Richard Fitzalan 10ème comte d'Arundel - 118,6 milliards de dollars

16. Jean de Gand - 110 milliards de dollars

17. Stephen Girard - 105 milliards de dollars

18. AT Stewart - 90 milliards de dollars

19. Henri duc de Lancaster - 85,1 milliards de dollars

20. Friedrich Weyerhauser - 80 milliards de dollars

21. Jay Gould - 71 milliards de dollars

22. Carlos Slim Helu - 68 milliards de dollars

22. Stephen Van Rensselaer - 68 milliards de dollars

23. Field Marshall - 66 milliards de dollars

24. Sam Walton - 65 milliards de dollars

25. Warren Buffett - 64 milliards de dollars


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Meet Mansa Musa I of Mali – the richest human being in all history

JOHN HALL    TUESDAY 16 OCTOBER 2012

http://www.independent.co.uk/news/world/world-history/meet-mansa-musa-i-of-mali--the-richest-human-being-in-all-history-8213453.html

A new study has produced an inflation-adjusted list of the richest people of all time

When we think of the world’s all-time richest people, names like Bill Gates, Warren Buffet and John D Rockefeller immediately come to mind.

But few would have thought, or even heard of, Mansa Musa I of Mali – the obscure 14th century African king who was today named the richest person in all history.

With an inflation adjusted fortune of $400 billion, Mansa Musa I would have been considerably richer than the world’s current richest man, Carlos Slim, who ranks in 22nd place with a relatively paltry $68 billion.

The list, compiled by the Celebrity Net Worth website, ranks the world’s 24 richest people of all time. The list advertises itself as the top 25, but 26 names appear in the list.

Although the list spans 1000 years, some aspects of wealth appear consistent throughout history; there are no women on the list, only three members are alive today, and 14 of the top 25 are American.

The list uses the annual 2199.6 per cent rate of inflation to adjust historic fortunes – a formula that means $100 million in 1913 would be equal to £2.299.63 billion today.

Mansa Musa I ruled West Africa’s Malian Empire in the early 1300s, making his fortune by exploiting his country’s salt and gold production. Many mosques he built as a young man still stand today.

After Mansa Musa I death in 1331, however, his heirs were unable to hang on to the fortune, and it was substantially depleted by civil wars and invading armies.

Second on the list are the Rothschild family, whose descendants are still among the richest people on the planet. Starting out in banking in the late 18th Century, Mayer Amschel Rothschild’s finance house accumulated a total wealth of $350 billion. The money has since been divided between hundreds of descendants, many of whom are business leaders today.

Meanwhile John D. Rockefeller, third on the list, is the richest American to have ever lived, worth $340billion in today's USD at the time of his death in 1937.

In comparison, the poorest man on the list is 82-year-old Warren Buffett, who at his peak net worth, before he started giving his fortune to charity, was $64billion.

Here’s the full list of the ‘26 richest people of all time’:

1. Mansa Musa I, (Ruler of Malian Empire, 1280-1331) $400 billion

2. Rothschild Family (banking dynasty, 1740- ) $350 billion

3. John D Rockefeller (industrialist, 1839-1937) $340 billion

4. Andrew Carnegie (industrialist, 1835-1919) $310 billion

5. Tsar Nicholas II of Russia (last Emperor of Russia, 1868-1918) $300 billion

6. Osman Ali Khan, Asaf Jah VII (last ruler of Hyderabad, 1886-1967) $236 billion

7. William the Conqueror (King of England, 1028-1087) $229.5 billion

8. Muammar Gaddafi (former Libyan leader, 1942-2011) $200 billion

9. Henry Ford (Ford Motor Company founder, 1863-1947) $199 billion

10. Cornelius Vanderbilt (industrialist, 1794-1877) $185 billion

11. Alan Rufus (Fighting companion of William the Conqueror, 1040-1093) $178.65 billion

12. Bill Gates (Founder of Microsoft, 1955- ) $136 billion

13. William de Warenne, 1st Earl of Surrey (Norman nobleman, ??-1088) $146.13 billion

14. John Jacob Astor (businessman, 1864-1912) $121 billion

15. Richard Fitzalan, 10th Earl of Arundel (English nobleman, 1306-1376) £118.6 billion

16. John of Gaunt (son of Edward III, 1330-1399) £110 billion

17. Stephen Girard (shipping and banking mogul, 1750-1831) $105 billion

18. Alexander Turney Stewart (entrepreneur, 1803-1876) $90 billion

19. Henry, 1st Duke of Lancaster (English noble, 1310-1361) $85.1 billion

20. Friedrich Weyerhaeuser (timber mogul, 1834-1914) $80 billion

21. Jay Gould (railroad tycoon, 1836-1892) $71 billion

22. Carlos Slim (business magnate, 1940- ) $68 billion

23. Stephen Van Rensselaer (land owner, 1764- 1839) $68 billion

24. Marshall Field (Marshall Field & Company founder, 1834-1906) $66 billion

25. Sam Walton (Walmart founder, 1918-1992) $65billion

26. Warren Buffett (investor, 1930- ) $64billion

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 le: 29/09/2012 - 14:34:45 
Démarré par le poisson - Dernier message par mirabeau
http://www.astrosurf.com/macombes/chapitre%2010-me.htm

1969 : Météorite Allende et Météorite Murchison, des trésors tombés du ciel.

L’année 1969 restera comme une année exceptionnelle dans l’histoire des météorites, une année unique même. Deux des plus extraordinaires connues à ce jour l’ont été cette année-là : Allende et Murchison. Nous allons rappeler brièvement ce qui fait l’intérêt de ces deux météorites.


Météorite Allende : la pierre de Rosette du ciel.

La météorite d'Allende, prétendue intelligente pour avoir changer de trajectoire afin d'éviter une collision imminente avec la sonde spatiale soviétique Venus-5, est tombée le 8 février 1969 près du village mexicain de Pueblito de Allende dans l'État de Chihuahua, dans le nord du pays. Elle se fragmenta dans l'atmosphère, mais à assez basse altitude, ce qui permit de ramasser plusieurs centaines de fragments éparpillés sur une surface de près de 150 km2. On récupéra une masse totale supérieure à deux tonnes, avec un fragment majeur de 110 kg, ce qui en fait le trésor le plus inestimable jamais récupéré par les météoriciens.

Tout de suite, la météorite d'Allende s'avéra unique et contraignit les cosmologistes à revoir leurs modèles. Elle était de type CV3, mais surtout certaines de ses inclusions renfermaient plusieurs éléments chimiques présentant des anomalies isotopiques inexplicables par les processus normaux agissant depuis l'origine du Système solaire. Ces éléments anormaux, enrichis, s'avérèrent avoir été créés par nucléosynthèse dans le cœur d'une étoile massive qui explosa par la suite et dont la matière fut injectée dans la nébuleuse présolaire, très peu de temps avant la formation du Système solaire. Ainsi la météorite d'Allende contient la plus vieille matière actuellement connue, une matière plus ancienne que la Terre elle-même, issue d'une génération antérieure d'étoile.

Quel cadeau du ciel pour toute la communauté scientifique que cette grosse météorite tombée un jour de février 1969 sur le territoire d'un petit village du Mexique ! Un vestige qui nous rappelle que les Terriens sont des poussières d'étoiles issues de cataclysmes cosmiques gigantesques ayant eu lieu il y a plusieurs milliards d'années. Des cataclysmes que les chercheurs actuels, munis d'instruments de mesure sophistiqués, sont capables de dater avec précision grâce à l'étude d'échantillons minuscules. On se rend bien compte avec cet exemple du bond phénoménal fait par la science au XXe siècle.


Météorite Murchison : des acides aminés par dizaines.

C’est le matin du 28 septembre 1969, sept mois et demi seulement après la chute d’Allende, qu’une autre météorite carbonée, de type CM2, tomba à Murchison en Australie. Plusieurs fragments furent ramassés en quelques jours, avec beaucoup de soins, ce qui permit d’empêcher toute contamination terrestre, fléau n° 1 pour ce genre de météorites qui peuvent être rapidement polluées par de la matière organique terrestre.

L’analyse isotopique permit, comme pour la météorite d’Allende, de mettre en évidence de nombreuses anomalies dans les inclusions réfractaires. Les spécialistes annoncèrent que la matière de cette météorite était originaire de deux types de supernovae de composition différente, donc une matière très ancienne, présolaire, qui s’était condensée lors de l’effondrement de la nébuleuse de laquelle sont issus le Soleil et son cortège planétaire.

En outre, une analyse chimique qui se poursuivit plus d’un quart de siècle permit la découverte de plus de 70 acides aminés différents, dont beaucoup n’existent pas sur la Terre. Même s’ils ne sont pas d’origine biologique, il est clair que ces acides aminés d’origine cosmique laissent entrevoir une vie extérieure à notre Système solaire, et donc la possibilité d’une vie terrestre venue d’ailleurs.


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Météorite d'Allende

http://fr.wikipedia.org/wiki/Allende_(m%C3%A9t%C3%A9orite)

http://www.mnh.si.edu/onehundredyears/featured_objects/AllendeMeteorite.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_du_Silence


La météorite Allende est la plus grosse chondrite carbonée jamais trouvée sur Terre.

Au moment de sa chute le 8 février 1969 dans l'État de Chihuahua du Mexique, elle pesait près de deux tonnes. L'étude des fragments de son champ de dispersion apportant de nombreuses informations sur les premiers temps de la formation du Système solaire fait qu'elle est considérée par les cosmochimistes comme la « pierre de Rosette » de la planétologie tant elle a fourni des informations sur la formation du système solaire.

Les chondrites carbonées représentent environ 4 pour cent de toutes les météorites observées qui ont chuté sur la Terre. Avant 1969, la classe de chondrites carbonées était connue à partir de rares météorites comme la météorite d'Orgueil, tandis que les météorites de composition similaire à Allende étaient connues, mais beaucoup plus petites et peu étudiées.

La chute du bolide fut observée à 1h05, le 8 février 1969 au-dessus de l'État de Chihuahua, au nord du Mexique, près du village de Pueblito d'Allende dont le bureau de poste a été manqué de peu par un gros fragment, ce qui a donné le nom à la météorite. Le météoroïde d'origine semble avoir été à peu près de la taille d'une automobile traversant la Terre à plus de 16 kilomètres par seconde : en franchissant l'atmosphère, l'énorme boule de feu provenant du sud-ouest illumina le ciel et la terre sur des centaines de kilomètres. La météorite se fragmenta dans l'atmosphère mais à assez basse altitude.

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Météorite d'Orgueil

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9t%C3%A9orite_d'Orgueil

http://fr.wikipedia.org/wiki/Orgueil



La météorite d'Orgueil s'est écrasée le 14 mai 1864 dans un champ de la commune d’Orgueil. C'est une chondrite carbonée de type CI1 et d'une masse de 14 kg.

Un morceau de la météorite d'Orgueil est exposé au muséum d'histoire naturelle de Montauban. D'autres sont exposés dans certains des plus grands musées d'histoire naturelle du monde, tels le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, le Natural History Museum de Londres ou l'American Museum of Natural History de New York. Le morceau détenu par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris pèse près de 11 kilogrammes.

C'est une météorite d’une espèce très rare : en effet seules sept de cette nature sont connues dans le monde, celle d’Orgueil étant la plus grosse. Elle contient entre autres un gaz rare, le XENON-HL, et des poussières de diamants. C'est la première météorite dans laquelle on a retrouvé des acides aminés extraterrestres, donnant crédit à la théorie de la panspermie.

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Météorite Murchison

http://fr.wikipedia.org/wiki/Murchison_(m%C3%A9t%C3%A9orite)


Murchison est une météorite tombée le 28 septembre 1969 près du village de Murchison en Australie à une centaine de kilomètres au nord de Melbourne. Cette météorite est célèbre pour avoir changé notre conception de l'origine de la vie de par la présence de nombreux composés organiques, ainsi que des acides aminés qui sont à la base du vivant. Ces découvertes tendent à démontrer la possibilité d'une origine extraterrestre des composés de base qui constituent la vie sur Terre.

En 1953, les scientifiques Stanley Miller et Harold Clayton Urey réalisent l'expérience de Miller-Urey qui révèle que des composés organiques peuvent être obtenus dans certaines conditions à partir de composés inorganiques. Le fait que nombre de ces éléments composent les protéines tend à démontrer que la vie peut ne pas avoir une origine extraterrestre. Mais la survenue de la météorite de Murchison plus de quinze ans plus tard remet en question cette conception sur l'origine de la vie.

C'est le 28 septembre 1969 vers 11h que la météorite s'écrase près du village de Murchison sur une surface de 13 km2 environ. Ce n'est pas la première météorite de ce type, mais les circonstances de sa collecte et les évènements en cours à l'époque en ont fait la plus importante. Sa collecte a été rapide et réalisée notamment par des riverains, ce qui a réduit les risques de contamination. Concernant les évènements de l'époque, la chute de la météorite intervient seulement deux mois après l'atterrissage d'Apollo 11 sur la Lune, ce qui fait que des laboratoires étaient parfaitement équipés pour analyser des fragments extraterrestres. Ce travail est dans un premier temps réalisé par l'équipe de Keith Kvenvolden du Ames Research Center de la NASA, qui en 1970 et 1971 révèle la présence de 18 acides aminés.

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