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Auteur Fil de discussion: French Moroccan Algerian Connection : Les élus, la mafia et le terrorisme.  (Lu 450406 fois)
diamh
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« le: 30/10/2006 - 23:44:16 »


Citation
Algérie : 12 personnes tuées dans un attentat
DOUZE personnes ont été tuées et vingt et une blessées jeudi par l’explosion d’une bombe au passage d’un train dans la région d’Aïn Defla (sud-ouest d’Alger), selon un premier bilan des services de sécurité. Cet "acte criminel s’est déroulé au lieu dit Condeck", a précisé un communiqué. L’engin était de fabrication artisanale. La radio d’Etat a indiqué que douze des blessés étaient dans un "état grave".

Ce nouvel attentat porte à au moins cinquante-huit le nombre de victimes du terrorisme Ä parmi lesquels dix-neuf patriotes Ä en une semaine, selon les différents bilans officiels publiés par la presse d’Alger. Début mai, plusieurs personnes avaient déjà été blessées lors d’un attentat contre le train rapide Alger-Oran dans la région d’Aïn Defla, à environ cent cinquante kilomètres de la capitale.

Les attaques islamistes semblent en recrudescence depuis plusieurs semaines dans cette région où le Groupe islamique armé (GIA) dispose de maquis. Les trains de passagers sont fréquemment visés par les terroristes. Le plus souvent, l’engin explosif, dissimulé près des voies, est actionné à distance au passage des wagons. Le dernier attentat de ce type remonte au 10 mai. Deux passagers d’un train de banlieue avaient été déchiquetés par l’explosion d’une bombe près de Boufarik (trente kilomètres au sud-ouest d’Alger).
http://www.humanite.presse.fr/journal/1998-06-12/1998-06-12-417854
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diamh
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« Répondre #1 le: 31/10/2006 - 22:36:08 »

ATTENTATS MEURTRIERS À L'EST D'ALGER Par Abdelaziz Boumzar

ALGER - Des islamistes présumés ont fait exploser deux camions piégés quasi simultanément dans la nuit de dimanche à lundi devant des commissariats de police à l'est d'Alger, faisant deux morts et 17 blessés.

Ces attentats, les premiers commis contre des commissariats depuis plus de cinq ans, n'ont pas été revendiqués, mais ils ont été attribués, de source proche de services de sécurité, au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC).

Dernier groupe armé encore actif en Algérie plus de 14 ans après le déclenchement de l'insurrection islamiste de 1992, le GSPC, qui a fait allégeance à Al Qaïda, a rejeté toutes les offres d'amnistie du président Abdelaziz Bouteflika.

Le premier attentat a été commis à Reghaïa, à une trentaine de kilomètres à l'est d'Alger, le second à Dergana, dans la banlieue est de la capitale algérienne. Dans les deux cas, il semble que les explosions aient été télécommandées.

L'explosion de Reghaïa a ravagé une partie de l'immeuble de deux étages abritant le commissariat de police, creusé dans la rue un cratère d'un mètre de profondeur et brûlé une vingtaine de véhicules.

A Dergana, la carcasse calcinée du camion piégée gisait devant le commissariat local, qui a été également endommagé, mais dans un moindre mesure qu'une villa voisine, dont les murs extérieurs se sont partiellement effondrés.

ETAT DE CHOC

A Dergana comme à Reghaïa, les assaillants ont utilisé le même mode opératoire, rapportent des habitants des deux localités. Une partie d'entre eux ouvraient le feu sur la cible tandis que d'autres garaient le camion piégé à proximité avant de s'enfuir puis de déclencher la charge à distance.

C'est la première fois depuis longtemps que la guérilla islamiste agit en milieu urbain, les accrochages entre le GSPC et les forces de sécurité ayant été ces derniers temps plutôt cantonnés au bled, notamment autour de Reghaïa, et au désert du Sahara.

Les affrontements sporadiques entre forces de sécurité et insurgés islamistes ont fait jusqu'à 200.000 morts depuis 1992, année les islamistes ont pris les armes après avoir été privés de la victoire électorale qui leur était promise.

Le président Abdelaziz Bouteflika a promis d'écraser les rebelles ayant décliné cette année sa nouvelle offre d'amnistie, qui a expiré le 31 août.

Le GSPC, qui disposerait encore de quelque 800 combattants, semble avoir, avec ces deux attentats, adopté une stratégie pour desserrer l'étau des forces de sécurité qui le traquent sans relâche dans ses derniers bastions.

Ce harcèlement entraîné l'éclatement du GSPC en groupuscules moins facilement repérables par les forces de sécurité, note Liès Boukraa, un expert en guérilla, qui prédit "une intensification des actions terroristes à court terme".
http://www.latribune.fr/info/Deux-morts-dans-deux-attentats-a-l-est-d-Alger-~-OFRWR-ALGERIE-ATTENTATS-20061030TXT-$Db=News/News.nsf
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le dauphin
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« Répondre #2 le: 02/11/2006 - 13:12:00 »

C’est l’honte pour la télévision algérienne (la télé de boutef payé par le trésor publique) de ne pas avoir le courage de dire la vérité quand l’est d’Alger a été secoué par deux attentat à grand ampleur. Comme d’habitude on cache le soleil avec un filet, c’est la stratégie depuis l’indépendance suivi par les bras cassés du pouvoir pour laisser les eaux trouble permettant la bonne chasse sur le dos des pauvres malheureux . 
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artane
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« Répondre #3 le: 02/11/2006 - 21:17:48 »

Vous êtes vraiment soit des nigauds, soit des complices, soit des ignares ou des hypocrites multirécidivistes,  >:(

Soyez honnête et arrêtez de vous mentir à vous même et à votre entourage,

Il n' y a pas de "terrorisme islamiste" en Algérie mais une vraie guerre féodale interclanique Algéro-Algérienne dont les enjeux sont purement pécuniaires et non pas pour un pseudo idéal politique ou religieux,

les principales sources de financement de cette guerre féodale  interclanique Algéro-Algérienne sont les revenus du trafic de drogues Maroco-Algérien et le système clanique Algéro-Algérien de redistribution de la rente pétrolière et gazière.

Ce féodalisme interclanique Algéro-Algérien alimente cette guerre féodale incessante en finançant différents groupes de mercenaires Algériens et même étrangers expérimentés dont leurs idôles sont les Nizârites, Hashâchines, ou Assassins (une secte militante terroriste http://fr.wikipedia.org/wiki/Niz%C3%A2rites ) et la mafia sicilienne ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Mafia )

ces mercenaires sont constitués principalement de malfaiteurs mafieux sanguinaires vénérant principalement les dieux" argent, mort et destruction" et qui proposent une différentes gammes de services de conseils, d'actions et expertises criminelles, que vous appelez hypocritement "terrorisme islamiste", au plus offrant des regroupements féodaux claniques Algériens, bien répertoriés (des organigrammes existent et sont sur le net)  et surveillés par différents services de renseignements étrangers.

Alors arrêtez de vous mentir à vous mêmes, le monde sait que c'est une guerre féodale interclanique Algéro-Algérienne.

L'Algérie, dans son histoire passée et présente, a toujours vécu des guerres féodales interclaniques cruelles et sauvages dont la majorité des bras armés  été des mercenaires (africains, berbères, arabes, turcs, occidentaux, algériens) sanguinaires et cupides  exécutant avec délectation les sales besognes criminelles commandés ( meurtres, massacres, destructions, etc...).

ces commandes criminelles bien éxécutés, les mercenaires expérimentés sont toujours gratifiés, cela dépend des commanditaires, par soit l'argent sale du trafic de drogue, soit de la rente pétroliere, mais certains mercenaires amateurs ou naifs sont simplement éliminés physiquement comme des chiens car ils sont considérés comme pas fiables (risques de non respect de l'omerta  :-X) et parce que le milieu des mercenaires expérimentés n'aiment pas trop la concurrence de ses nouveaux  pseudo mercenaires amateurs.

Alors bienvenue dans la vraie Algérie féodale des annèes 2000 avec ses féodaux et mercenaires d'un autre temps.  :-\



* hizb-reporting.jpg (32.27 Ko, 450x333 - vu 2657 fois.)

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kader
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« Répondre #4 le: 04/11/2006 - 20:18:29 »

Effectivement, c'est fort probablement une guerre, du type féodale http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9odale et par procuration,  entre les différents clans dominants Algériens.

Mais ces guerres féodales interclaniques ne sont que les conséquences de l'imminence de la décroissance des réserves pétrolières Algériennes, donc du "peakoil Algérien" http://fr.wikipedia.org/wiki/Peak-oil.

Si on doit faire un inventaire de la situation en Algérie fin 2006 on pourrait dire :

- Apparition de guerres du type féodales interclaniques Algéro-Algérienne dont les bras armés sont de vulgaires mercenaires http://fr.wikipedia.org/wiki/Mercenaire.

- Apparition et renforcement de l'Algerian connection, à l'image de la French connection http://fr.wikipedia.org/wiki/French_connection, qui est un ensemble de clans Algériens dominants dont les principaux revenus sont maintenant le trafic de drogues à l'échelle internationale et qui remplacent les revenus de leurs rentes hydrocabures en fortes réductions à cause de l'approche du "peakoil Algérien".

- Apparition des Boat People Algériens, surnommés hypocritement " harraga ",  http://fr.wikipedia.org/wiki/Boat_people qui fuient ces guerres féodales interclaniques, cette Algerian Connection et les effets économiques et sociales du peakoil Algérien.

Incroyable, mais l'Algérie de 2006 ressemble de plus en plus à des territoires comme la Sicile, la Colombie ou la Corse   :-\


Le phénomène prend une ampleur sans précédent
Des «harraga»algériens par centaines

Le quotidien d'Oran - Samedi 4 novembre 2006

Les chiffres communiqués, en cette fin de semaine, par les services de sécurité en matière de lutte contre l’émigration clandestine, à partir du littoral oranais, mettent en évidence une réalité tout à fait nouvelle.

De plus en plus d’indices confirment, en effet, l’existence de réseaux organisés qui se sont spécialisés dans ce nouveau «créneau» devenu, désormais très porteur en Algérie. Un constat traduit non seulement par le nombre effarant de cas enregistrés, ces dernières semaines, mais aussi par le mode opératoire que ces derniers ont révélé aux enquêteurs.

Le nombre de tentatives d’émigration clandestine que les services de sécurité ont pu mettre en échec, durant les deux derniers jours de ce mois d’octobre, reste assez troublant.

La journée du 1er novembre dernier, les éléments de la brigade de gendarmerie nationale de Terga, dans la wilaya d’Aïn Témouchent ont réussi à déjouer une tentative d’émigration clandestine à partir de la plage d’El-Aïn, avec à la clé l’arrestation, en une seule «prise» de pas moins de 37 candidats. Dans la nuit du 31 octobre au 01 novembre, aux environ de 1h, les mêmes services relevant de la brigade de Hassi El-Ghella, ont intercepté, lors d’un contrôle routier, une fourgonnette de marque Volkswagen à bord de laquelle 4 individus, transportait 1 zodic, 2 moteurs, 1 jerrican de 30 litres de carburant et des gilets de sauvetage. Au cours de la même journée du 31 octobre, agissant sur information, les éléments de la brigade de gendarmerie nationale d’El-Amria ont interpellé 4 individus à bord d’un camion de marque Saviem, transportant une embarcation volée, le jour même, du port d’Oran, en plus de 3 jerricans de carburant et 1 gilet de sauvetage. Selon la gendarmerie nationale, l’audition des mis en cause a révélé aux enquêteurs qu’il s’agissait, bel et bien, de passeurs et non de candidats à l’émigration. Les informations données aux gendarmes leur permettront de mettre la main sur 2 autres complices et déjouer un plan d’émigration clandestine vers l’Espagne d’un groupe de jeunes Algériens à partir d’une des plages de la région.

Avant-hier soir, un cargo national a remis aux autorités portuaires d’Arzew 7 «harraga» qu’il a récupérés au large après que leur embarcation ait dérivé sous l’effet des courants.

Les 7 «aventuriers», indiquent les enquêteurs, ont embarqué à partir de la plage de Cap Falcon, dans la commune d’Aïn El-Turck, c’est pourquoi ils ont été remis hier à la brigade de gendarmerie nationale de cette commune qui devra prendre le relais de l’enquête afin de déterminer l’existence d’un éventuel réseau de passeurs. Mais le plus grand coup de filet a été réalisé à Oran, dans la journée du 1er novembre. 66 candidats à l’émigration ont été appréhendés par les éléments de la gendarmerie nationale relevant des brigades de Gdyel, Canastel et Arzew. Les «harraga» s’apprêtaient à prendre la mer à bord de 4 embarcations, munis de vivres et de gilets de sauvetage, souligne la gendarmerie nationale. Des différents bilans communiqués par la gendarmerie nationale, il ressort l’arrestation, au total, en l’espace de 2 jours seulement (31 octobre et 1er novembre), de 114 «harraga» et de 6 passeurs présumés.

Des chiffres qui battent tous les records depuis que les premiers cas de tentative de traversée clandestine ont été enregistrés dans notre pays. Mais au-delà des chiffres qui confirment cette montée en puissance du phénomène, de plus en plus de cas mis en échec par les services de sécurité dénotent un aspect organisationnel tout à fait inédit, ce qui renforce l’idée de l’existence de réseaux de passeurs, de plus en plus aguerris à ce genre d’entreprises. D’abord le choix des dates n’est presque jamais fortuit. Dans la plus part des cas, on essaie d’opter pour des périodes dites «creuses», généralement les période de fête: l’Aïd El-Fitr comme ce fut le cas pour le groupe des 14 «harraga» dont 6 ont trouvé la mort dernièrement, où encore la fête du 1er Novembre comme c’est le cas pour nos 114 candidats à l’émigration arrêtés, en cette fin de semaine, à Aïn Témouchent et Oran. Les «planificateurs» de ces escapades de la mort estiment, à tort ou à raison, qu’il est plus facile de déjouer la vigilance des services de sécurité durant ces jours fériés. Chose qui semble n’avoir pas échappé aux services de sécurité. L’autre indice qui conforte cette hypothèse, c’est la provenance des candidats. Au tout début du phénomène, la quasi-totalité des personnes arrêtées était originaire de l’Oranie. Mais depuis quelque temps, de plus en plus de personnes venant des wilayas du Centre et même de l’Est du pays, font partie de ces expéditions clandestines à partir des côtes ouest. Le plus récent exemple est celui des victimes repêchées dernièrement au large de la plage des Coralès sur le littoral oranais, dont plusieurs, rappelle-t-on, étaient originaires de Tizi Ouzou et d’Alger. Flairant le filon, des réseaux mafieux proposent embarcations, moteurs, gilets de sauvetages et toutes sortes d’appareils sophistiqués nécessaires à la navigation à des jeunes personnes, souvent en mal-être, contre des sommes d’argent qui varient entre 10 et 15 millions de centimes. Difficile pour ces jeunes de résister aux appels des sirènes. Les «vendeurs de rêves» promettent souvent à leur victime «de voir les lumières des côtes espagnoles, à peine après cinq heures de navigation». Mais souvent, c’est le fond de la Méditerranée qui leur est réservé. 21 «harraga» sous mandat de dépôt à Gdyel et Arzew 21 «harraga», arrêtés mercredi dernier par les services de la gendarmerie nationale, ont été présentés au parquet de Gdyel et d’Arzew et placés sous mandat de dépôt. Parmi ces derniers 7 habitant Hassi Bounif ont été sauvés d’une mort certaine par les membres de l’équipage d’un cargo national à la limite des eaux territoriales espagnoles. 14 autres résidant à Gdyel ont été arrêtés sur la base de renseignements, dans la nuit de mardi à mercredi, au niveau de la plage de Kristel par les gendarmes qui ont récupéré un zodiac et deux moteurs. Rappelons que les 26 candidats arrêtés mercredi par les services de la police au niveau de la plage d’Aïn Franine seront présentés, aujourd’hui, au parquet d’Es-Seddikia pour embarquement clandestin.

On apprend aussi que 2 jeunes passagers clandestins originaires d’Arzew ont été arrêtés, avant-hier, au port d’Arzew par les membres de l’équipage du navire le «Jota Gaz».

Les «harraga» identifiés par les initiales B.M et K.B.M, âgés de 27 ans, ont été repérés à l’intérieur du méthanier, apprend-on de source sécuritaire. Interceptés, les 2 jeunes ont été remis aux services de la sûreté de la daïra d’Arzew pour le complément d’enquête. D’autre part, une autre tentative d’embarquement clandestin a été avortée par les éléments de la police des frontières du port d’Arzew.

Deux jeunes, âgés entre 19 et 21 ans, ont été appréhendés, dans la nuit du mercredi, au moment où ils tentaient d’embarquer à bord d’un autre méthanier. Une enquête a été ouverte par les services de la police judiciaire de la sûreté de daïra d’Arzew et les 2 jeunes seront présentés, aujourd’hui, au parquet.

H. Barti Et K. Assia
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artane
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« Répondre #5 le: 05/11/2006 - 14:13:27 »

 8)
 
C'est pas pour faire la pub au parti de Mme Louisa Hanoune ou son idéologie  (dont je ne suis pas adhérent),

mais seulement signaler qu'il y a encore une minorité d'être humains de type Algérien assez courageux pour défier l'Omerta Algérienne et indiquer une parties des vraies enjeux de ces sales guerres féodales interclaniques Algéro-Algériennes en cours.

LE PARTI DES TRAVAILLEURS S’INTERROGE
«Qui tire profit des derniers attentats?»

L'Expression, 04 novembre 2006

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_partis_politiques_en_Alg%C3%A9rie

D’après la porte-parole du parti, Mme Louisa Hanoune, ces attentats «ont une relation avec les dossiers ouverts (voir à la fin de l'article) par le président»».

Le Parti des travailleurs est mobilisé pour mettre en échec la politique désastreuse de privatisation. «Nous sommes convaincus que cette insécurité subite, qui s’est installée, ces derniers temps, dans le pays, est en relation directe avec l’ouverture des dossiers lourds de corruption et de détournement, en plus de la question de privatisation des entreprises.»

Ce sont là, les propos tenus par la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, lors du point de presse organisé à l’issue des trois jours de travail des sessions ordinaires du comité central et du conseil national du PT, au centre de la Mutuelle générale des travailleurs des matériaux de construction de Zéralda.

Durant trois jours, les militants du parti ont planché sur plusieurs thèmes, dont la structuration du parti à l’échelle nationale, au vu de sa popularité grandissante et de l’intérêt accordé par les citoyens aux thèses politiques défendues.

La souveraineté totale de l’Etat algérien sur les richesses nationales est le cheval de bataille des militants et compagnons de Louisa Hanoune, qui s’intéresse à la situation des mines qui doivent connaître le même sort réservé aux hydrocarbures, à savoir la «renationalisation». L’autre action à poursuivre a trait à la campagne d’un million de signatures qui arrive au terme des objectifs tracés et qui concernent la lutte contre toutes les tentatives visant à vendre le pays et à privatiser ses secteurs de production.

Un comité de soutien à Ech-Chourouk

Abordant la question de l’heure, ayant trait à la condamnation du quotidien arabophone Ech-Chourouk, suite au procès l’opposant au guide de la Révolution libyenne, Mme Louisa Hanoune a annoncé hier la création d’un comité de défense qui regroupera l’ensemble des forces vives de la nation, dont les journalistes, les universitaires, les médecins, les travailleurs...Elle en fait même «une question de souveraineté nationale et de défense de l’intégrité du territoire», car, dit-elle, «nous avons les données et les témoignages des Touareg sur ce sujet».

La question palestinienne a occupé une bonne place dans l’agenda des travaux qui a pris en charge l’appel lancé par les femmes palestiniennes de Nazareth (Palestine occupée) et qui fera l’objet d’une session à l’APN, qui marquera le soutien de l’Algérie à la question palestinienne, exprimant ainsi la continuité de la position de notre pays vis-à-vis de cette cause arabe. Revenant sur les derniers attentats terroristes enregistrés dans la région centre du pays et dans la banlieue d’Alger, Louisa Hanoune s’est interrogée: «Pourquoi ces attentats maintenant?» et «Qui en tire profit?», au moment où les Algériens constatent une volonté de sortie de crise exprimée de part et d’autre. Sur la même lancée, elle considère que certains rapports qui atterrissent sur le bureau du président de la République comme erronés. «Il y a des gens qui disent que tout va bien dans le pays, mais nous savons aussi que certains lui rapportent la situation réelle du pays, à savoir que nous sommes au bord de l’explosion», a-t-elle notamment révélé. Le PT détient les chiffres réels du processus de privatisation et des licenciements qui ont conduit les Algériens au désespoir.

Kamel BENMESBAH


Les dossiers ouverts par le président Algérien :

Affaires Zendjabil, BRC et les autres ...

Dossier de l'Algerian Connection :

- Affaires Zendjabil (concernant le regroupement de clans dont les principaux revenus sont le trafic de drogues Maroco-Algérien).

Dossier Brown Roots Condor  BRC :

- Affaires Brown Roots Condor  BRC, 51% du capital de BRC est propriété du groupe Sonatrach et 49% propriété de la société américaine Halliburton de Dick Cheney (concernant le regroupement de clans dont les principaux revenus sont le système de redistribution de la rente pétrolière et gazière).
 
Dossier Khalifa .

- Affaires Khalifa.

Affaire de la banque BCIA

Affaire des magistrats faussaires (dossier Mellouk)

Dossier de la Wilaya d’El Tarf .

- Affaires de la Wilaya d' El Tarf

Dossier de la mafia policières

http://www.algeria-watch.org/fr/article/mil/sale_guerre/affaire_zendjabil.htm


Etc...

Exemple d'articles concernant les dossiers ouverts :


1.500 kg de kif dans un camion
L'Echo d'Oran Mardi 7 Novembre 2006 - édition N°1932

Après 10 jours d’investigations, la gendarmerie de Bel-Abbès a mis la main sur une importante quantité de drogue destinée à Oran.

Les éléments de la gendarmerie nationale de Sidi Bel-Abbès ont saisi, dans la nuit du dimanche à lundi, 15 quintaux de kif traité et arrêté le chauffeur qui convoyait la marchandise prohibée.

Agissant suite à des informations qui leur étaient parvenues, depuis 10 jours et faisant état qu’une quantité importante de kif traité allait entrer dans la ville de Sidi Bel-Abbès, en transitant par la daïra de Ras El-Ma, les éléments du groupement de la gendarmerie locale se sont mobilisés pour boucler toutes les issues menant à la wilaya d’Oran. Ces derniers ont élaboré un plan d’action fixe et mobile pour enfin parvenir dans la nuit du dimanche à intercepter un camion dans la localité de H’Saïba, dans la daïra de Moulay Slissene distante du chef-lieu de wilaya Sidi Bel-Abbès de 65 km, et dans lequel les dealers ont pris le soin de dissimuler la quantité de kif, dans un chargement d’oignons.

Ils ont saisi 60 caisses emballées de 25 kg de kif traité, chacune, soit la quantité totale de 15 quintaux qui allait être acheminée vers la wilaya d’Oran.

Les premiers éléments d’informations communiqués par le commandement du groupement de la gendarmerie nationale indiquent que le camion était venu de la ville d’Oran pour faire le plein de la marchandise prohibée dans la daïra de Ras El-Ma et ensuite, transiter par la ville de Sidi Bel-Abbès, en direction d’Oran. Pour démanteler le réseau de ces trafiquants de drogue, les services de la gendarmerie nationale ont ouvert une enquête.

Il convient de signaler que la wilaya de Sidi Bel-Abbès a enregistré par la saisie de cette importante quantité, la plus grande affaire de trafic de drogue depuis une dizaine d’années. Par ailleurs, les dénommés A.B., B.O. et B.A. ont été condamnés, hier, par la cour criminelle de la même ville à 14 ans de réclusion et à 5 millions de DA d’amende chacun pour importation et commercialisation de 28,5kg de kif traité. Les faits remontent au mois de juin de l’année écoulée lorsque les éléments de la gendarmerie de Sidi Bel-Abbès ont pris en flagrant délit le dénommé A.B., en compagnie de B.O., à bord de son véhicule en possession de 28,5 kg de kif traité, dissimulés dans le véhicule. Durant l’enquête préliminaire et devant la cour, les 3 mis en cause ont nié toute relation avec la marchandise prohibée et de son côté, le principal accusé, un agriculteur de son état, a déclaré avoir prêté son véhicule à l’une de ses connaissances pour faire du commerce et l’avait récupéré pour venir de Maghnia à Sidi Bel-Abbès pour l’achat d’une vache laitière et n’avait aucune idée sur la présence du kif dans son véhicule.

L’avocat du ministère public a requis la perpétuité à l’encontre des 3 accusés. Les avocats de la défense ont plaidé les circonstances atténuantes au profit de leurs mandants.
Fatima A.



Le porte-parole de l’Association algérienne pour la lutte contre la corruption révèle
Transactions douteuses et milices armée

El Khabar - 07 novembre 2006

Le porte-parole de l’Association algérienne pour la lutte contre la corruption a révélé, hier, l’existence de dizaines de transactions douteuses au niveau de la direction générale de l’Etablissement nationale de la navigation aérienne (ENNA). Les responsables de la l’établissement ont transformé les agents de sécurité en « milices armées » menaçant toute personne qui ose dénoncer la corruption.

Le Porte-parole de l’association, branche algérienne de l’organisation “International Transparency”, a posé la question de l’ambiguïté et de la corruption qui caractérisent les transactions de l’ENNA, dont la valeur a atteint plus de 100 millions d’euro . Dans une conférence animée à la maison de la presse Tahar Djaout afin de présenter le dernier rapport de  « International Transparency » ainsi que la liste des pays qui ont signé et adopté l’accord des Nations Unies pour la lutte contre la corruption, indiquant que les responsables de l’établissement sont corrompus et qu’ils bénéficient de transactions douteuses.

Le fait que la compagnie soit dirigée par directeur général par intérim pendant cinq ans est du jamais vu. Ce qui a mis la compagnie dans l’instabilité, dit-il. Une instabilité qui a provoqué l’anarchie et entraîné l’émergence de la corruption.

Les responsables de l’établissement ont transformé les agents de sécurité de la compagnie en agents dont la mission est de menacer ou liquider physiquement toutes  personnes qui tentent de dénoncer la corruption. De surcroît, le porte-parole de l’association a mentionné le fait que la corruption soit répandue au sein même du conseil des ministres à travers des transactions de gré à gré, contraires à la loi des transactions publiques.

Par F. Lamia



Signes de panique chez l'Algerian Connection gérant l'Ouest Algérien  8)


Mystérieux vol d’archives à l’inspection des Domaines d’Oran
El Watan - 8 novembre 2006

Un spectaculaire et énigmatique vol a eu lieu durant la nuit de dimanche à lundi au siège de l’inspection des Domaines d’Oran, situé en plein centre-ville, en face du lycée Pasteur.

Les « visiteurs » de la nuit sont entrés dans le bâtiment par effraction pour déménager une grande partie des archives, entreposées dans des coffres-forts et liées notamment au foncier, vers une destination inconnue. Ce n’est que le lendemain, une fois les employés sur place, que les responsables se sont rendu compte de ce vol et ont de ce fait alerté les services de police, lesquels ont ouvert une enquête. La première personne convoquée par ces derniers a été le gardien de nuit, lequel n’a pas expliqué les circonstances de ce vol. Cette information s’est répandue comme une traînée de poudre dans l’Oranie et a suscité de lourdes interrogations du fait que le vol intervient au moment où la place oranaise est fortement secouée par des scandales en cascade liés notamment au foncier, mais également aux intérêts occultes qui lient les barons de la drogue aux plus hauts responsables militaires et civils qui se sont succédé à la tête de la wilaya d’Oran de 1994 à 2004.

L’enquête ouverte actuellement au niveau du parquet d’Oran sur la dilapidation du foncier agricole risque d’enfoncer davantage ces responsables dans la mesure où déjà des dizaines d’hommes d’affaires, dont les richesses sont apparues durant la période du terrorisme, ainsi que des hauts cadres de l’Etat, risquent, si l’enquête aboutit, d’être traînés devant la justice pour avoir participé à la dilapidation des deniers publics.

Il suffit donc d’ouvrir les archives des services des Domaines de la wilaya d’Oran pour situer les responsabilités des uns et des autres dans ce qui est désormais le scandale du foncier agricole. C’est pour cela que tous les observateurs de la scène oranaise voient, dans ce vol des archives de l’inspection des Domaines, une manière d’effacer les traces de toute culpabilité des uns et des autres.

Aujourd’hui, il est regrettable de constater que la justice a raté le coche en ouvrant le dossier de Bachir Frik, ancien wali d’Oran. Elle aurait pu ne pas se limiter uniquement au mandat de Bachir Frik, mais poursuivre l’enquête pour mettre la lumière sur tous les mandats des walis qui lui ont succédé, parce que le désastre est de loin plus important, puisque des centaines d’hectares, pour ne pas dire des milliers, ont été cédés à des pontes du système, à des barons de la drogue, souvent recherchés, et à des responsables locaux.

Bachir Frik apparaît aujourd’hui comme un enfant de c½ur devant ceux qui ont succédé à son poste. N’y a-t-il pas à travers le vol de l’inspection des Domaines une volonté de détruire des documents compromettants pour certains hauts responsables locaux ? C’est la question à laquelle l’enquête des services de police, si on veut vraiment élucider ce vol, devra apporter une réponse.

Salima Tlemçani



Liquidations physiques, dénonciations…
Guerre des gangs à l’ouest du pays

Le Jour d'Algérie - 09/11/06
par M. Abi

La guerre des gangs spécialisés dans le trafic d’importantes quantités de drogue acheminées à partir du Maroc vers l’Algérie bat son plein, actuellement, dans plusieurs wilayas de l’ouest du pays. Ce sont également des réseaux internationaux de trafic de stupéfiants qui se livrent une guerre sans merci sur le sol algérien. Les informations faisant état de ces guerres nous ont été données par des sources sécuritaires locales qui n’écartent pas que des liquidations physiques ont déjà eu lieu entre éléments de ces gangs. «Il est toutefois difficile de prouver que telle personne avait été assassinée par tel gang et qu’il s’agit d’une liquidation physique», nous dit un officier des services de sécurité exerçant dans la wilaya de Aïn Témouchent. La concurrence entre ces réseaux de trafic de drogue est rude et des gangs n’hésitent pas à  «vendre» un autre gang, informant, par des appels téléphoniques anonymes, parfois, du passage d’un camion bourré de résine de cannabis, par exemple, disent des sources sécuritaires.

Evoquant l’affaire de la découverte il y a quelques semaines d’un yacht dont les cales contenaient 1 500 kg de résine de cannabis, a large des côtes de Béni Saf, on nous informe au groupement de la Gendarmerie nationale de Aïn-Témouchent, que ce yacht retrouvé renversé,  appartient à un Espagnol et que les acheminements de drogue, par voie maritime, à partir du Maroc, se font à travers les eaux internationales. «Cependant, les plus grandes quantités de drogue acheminées du Maroc sont transportées par route (routes nationales, chemins de wilaya…)», ajoute-t-on de même source. «La wilaya de Aïn Témouchent est géographiquement proche des frontières avec le Maroc. Les réseaux de trafic de stupéfiants transforment cette wilaya en zone de passage pour de la drogue destinée à être transportée vers le centre, l’ouest et l’est du pays», explique-t-on au groupement de la Gendarmerie nationale. «En mars 2005, nous avons découvert dans un barrage 500 kg de résine de cannabis dissimulés dans des sacs de 25 kg  sous forme de savonnettes de 250 grammes chacune», nous dit-on. «Les réseaux de trafic de drogue innovent, à chaque fois, pour tenter de tromper notre vigilance», dit-on de même source.

Les services de sécurité trouvent parfois des difficultés pour remonter les filières lors de saisies de quantités de drogue. «Les gangs ont ce qu’on appelle  un ‘code d’honneur’ et tout élément de ces gangs est liquidé physiquement s’il vend ses acolytes», apprenons-nous auprès de services de sécurité de la wilaya de Aïn Témouchent. Les responsables des services de sécurité que nous avons rencontrés attirent l’attention sur l’utilisation, par ces réseaux, de puces non identifiées dans leurs communications. Ces réseaux sont organisés en «agents de renseignements», «éléments de reconnaissance» et «éléments d’alerte», ajoutent ces sources qui expliquent que «ces réseaux sont organisés de façon à ce que ceux qui acheminent la drogue ne connaissent pas les parrains de ces gangs».



Lutte contre la drogue : Plus de 3 000 kg de cannabis et 30 000 comprimés de psychotropes saisis depuis janvier 2006
le jeune indépendant - édition 2600 du jeudi 09 novembre 2006
par H.M

Plus de 3 000 kg de cannabis, 30 889 comprimés de psychotropes, ainsi que 680 plants et près d’un kilogramme de cocaïne, telle est la quantité globale de drogue saisie par la Gendarmerie nationale depuis le début de cette année. C’est ce que fait ressortir le bilan de dix mois de lutte contre la drogue, rendu public par les services de la Gendarmerie nationale qui signalent, outre ce bilan, une saisie record de 1 500 kg de kif traité au cours de ce mois, à Sidi Bel Abbès.

Toutes ces saisies ont été effectuées auprès de 3 422 personnes, qui s’adonnaient soit à l’usage ou à la commercialisation de drogue, soit à la culture de plants. 2 667 d’entre ces personnes ont été écrouées, alors que 755 autres ont été laissées en liberté provisoire.

Des statistiques de la gendarmerie, il ressort que la toxicomanie touche surtout la tranche d’âge des 18 à 40 ans. En effet, sur les 3 422 personnes arrêtées, 3 049 font partie de cette catégorie. La toxicomanie du très jeune âge existe aussi, malheureusement, puisque 117 mineurs font partie des personnes à avoir été interpellées.

Les personnes âgées de plus de 40 ans arrêtées pour ces mêmes délits sont au nombre de 256. L’oisiveté étant mère de tous les vices, les sans-profession, avec 1 673 cas, arrivent en tête des personnes qui «touchent» à la drogue, suivis de ceux justifiant d’une activité professionnelle, avec 1 156 cas.

Plus précisément, les personnes exerçant des professions libérales sont au nombre de 455, suivies des fonctionnaires et des étudiants avec, respectivement, 68 et 70 cas. Ces statistiques restent stables par rapport à l’année précédente, où les services de la Gendarmerie nationale avaient mis la main sur un peu plus de 4 339 kg de cannabis, tandis que 3 077 personnes avaient fait l’objet d’un emprisonnement ou d’une remise en liberté provisoire.

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diamh
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« Répondre #6 le: 08/11/2006 - 08:53:03 »

Le terrorisme en Algérie inquiète les britanniques
 
Les attentats terroristes qui ont sécoués le nord de l’Algérie récemment, inquiète le Foreign Office britannique qui estime qu’il y a une menace continue de terrorisme dans notre pays et exhorte les ressortissants britanniques se rendant en Algérie à une plus grande vigilance.
mercredi 8 novembre 2006.
 Les autorités britanniques viennent de revoir à la hausse les risques de déplacement de leurs ressortissants en Algérie. Le travel warning publié par le Foreign Office a fait l’objet d’une mise à jour le 3 novembre dernier. Les derniers attentats à la bombe, ayant ciblé les commissariats de Réghaïa et de Dergana (le 29 octobre) et le siège de sûreté d’El-Harrach (le 19 octobre), sont à l’origine de ce regain de prudence. Le conseil aux voyageurs en fait mention. Même s’il assure que le niveau d’alerte n’a pas changé, l’avis exhorte les sujets de Sa Majesté séjournant dans notre pays à une plus grande vigilance, comme ne pas prendre la route de nuit, dans le nord de l’Algérie.

“Il y a une menace continue de terrorisme en Algérie. Vous risquez d’être attrapés lors d’attaques de groupes terroristes si vous voyagez par route dans certaines régions du nord de l’Algérie”, avertissent les services du ministère des Affaires étrangères et l’ambassade du Royaume-Uni à Alger. Dans la section “sûreté et sécurité”, le travel warning ne se contente pas de rappeler les derniers attentats, mais fait un bilan très sombre de la situation sécuritaire globale. “Bien que la plupart des attaques soient dirigées contre les forces de sécurité, il y a eu des actes de violence armée contre des civils et des villages. Les autobus et d’autres véhicules sont des cibles, en particulier dans des faux barrages”, observe-t-il.

Par ailleurs, il rapporte qu’entre “mai 2005 et août 2006, il y a eu plusieurs attaques à la bombe dans des stations balnéaires et sur des plages, dans la région de Boumerdès. Les attaques semblent avoir ciblé les forces de sécurité, mais ont eu lieu dans des secteurs publics causant des morts et des dommages”. La menace contre les étrangers en Algérie, brandie par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) le 12 juin 2004, est un motif de dissuasion supplémentaire du Foreign Office. “Vous devriez vous rendre compte du risque global des attaques aveugles des terroristes, qui peuvent bien viser des civils, y compris des endroits fréquentés par des étrangers”, est-il encore indiqué. Les recommandations aux voyageurs sont au nombre de sept. Les déplacements dans certaines régions du pays, comme la Kabylie, Boumerdès et ses environs, Médéa, l’Ouarsenis, les frontières avec la Tunisie et la Mauritanie sont vivement déconseillés.

Synthèse de Mourad, algerie-dz.com
D’après Liberté
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Le goût amer du laurier rose sur les rives d'Ighzar Aâboudh !
artane
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« Répondre #7 le: 09/11/2006 - 12:52:45 »

Ca ne m'étonne pas et ça ne vous étonne pas que le Foreign Office britannique parle de "groupes terroristes" ?

le Foreign Office britannique et surtout les américains savent qu'il y a une sale guerre féodale interclanique Algéro-Algérienne en cours dont les enjeux sont les revenus du trafic de drogues Maroco-Algérien et le système clanique Algéro-Algérien de redistribution de la rente pétrolière et gazière, et dont les bras armés sont de vulgaires groupes de gangsters-mercenaires qu'on dénomme  "groupes terroristes".

Les Américains "avec leurs Dollars" et britanniques, pour des raisons stratégiques, ont et mettent à jour, avec l'aide active d'Algériens et Marocains, les organigrammes et faits des différents clans Algériens et leurs  groupes de gangsters-mercenaires impliqués dans cette nouvelle sale guerre féodale.

Clans et féodaux Algériens, méfiez vous de ces prédateurs avertis et ni la Chine ou l'Europe (incluant la France et la Russie) ne pourront rien pour vous le jour ou ils décideront de vous dévorer sauvagement.


BRC, SMI, Prudent, Halliburton...
Les lobbies étrangers et l’argent du pétrole

La nouvelle république - jeudi 09 Novembre 2006
Houari Remchi

Les soubresauts que connaît actuellement la place économique algérienne, dus à la divulgation des scandales financiers qui touchent les secteurs stratégiques ne semblent pas prêts de connaître leur épilogue. A croire qu’il s’agit d’une chaîne d’événements bien orchestrés dont les maillons obéissent plus à une stratégie de lobbying étranger qu’à des actes de mauvaise gestion. En effet, cette stratégie a ciblé, en premier lieu, les plus importantes sociétés algériennes qui sont considérées comme étant des mannes financières importantes, pour ne pas dire détentrices des richesses nationales.

Dernièrement, le Groupe Sonatrach a fait les choux gras de la  presse algérienne qui a rendu public le dossier sulfureux concernant les relations contractuelles dudit groupe avec la firme BRC spécialisée dans l’ingénierie pétrolière, une firme issue d’une joint-venture entre Sonatrach et la compagnie que dirige Dick Cheney, Halliburton. Un dossier qui n’est en vérité qu’un maillon de la chaîne de scandales financiers, tant il est attendu à ce que l’enquête que mène actuellement l’IGF – une institution que récuse le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, pour son inaptitude à mener une expertise dans son secteur – fasse un déballage concernant les graves anomalies dans l’octroi des marchés et la manière dont se prévalent les  responsables du Groupe Sonatrach dans leur gestion, une gestion délibérée qui tend à croire qu’elle répond au «souci de décombrer» la trésorerie de la compagnie pétrolière qui a connu, ces dernières années, des trop-pleins.

BRC : du bâtiment à… l’informatique !

Les plus importants projets - de surcroît dans divers domaines - du Groupe Sonatrach ont été exécutés par BRC. A l’image de la réalisation du projet du système d’information intégré qui lui a été confié pour un montant astronomique. Ce projet, dont l’étude a été faite par le cabinet Mc Kenzie pour une montant de 4 millions de dollars, a été donné à BRC sans passer par un avis d’appel comme le stipule la réglementation de passation de marché.

En sus de cette dilapidation des deniers publics qui ne veut pas dire son nom, le fait le plus grave est que les responsables du Groupe Sonatrach ne semblent pas s’inquiéter de l’identité des sociétés qui sont chargées de la réalisation de ses projets. A ce titre, des relations contractuelles avec Israël par le biais des sociétés privées sont nouées souvent sous forme de sous-traitance, comme il a été révélé par notre confrère du Soir d’Algérie au sujet de l’octroi d’un marché de 47 millions de dollars à la société Bateman Litwin, propriété de Benny Steinmetz, un milliardaire israélien connu pour ses accointances avec la droite israélienne. Auparavant, La Nouvelle République a rendu publique «l’affaire Tassili Airlines», la compagnie aérienne du Groupe Sonatrach dont l’ex-P-DG, Benhattat Mazouni Belkacem, démis de ses fonctions le 29 juillet 2006, est associé dans une entreprise basée en Suisse et qui avait comme associés Menahem et Lazarus. Ce dernier est issue d’une famille engagée dans la puissante Organisation mondiale sioniste (WZO) et dans le Tsahal, l’armée israélienne, à l’image de Neil Lazarus consultant chargé du dossier palestinien auprès des ambassadeurs israéliens.

Pas de ramifications sans complicités locales

Il conviendrait de dire que le recoupement de ces informations converge vers la certitude que le lobby sioniste a su et pu pénétrer le marché algérien jusqu’à organiser ses ramifications qui ne pourraient se faire, sans aucun doute, qu’avec des complicités. Cette certitude vient du fait que d’autres affaires traitées par les responsables du secteur de l’énergie et des mines viennent conforter «l’accaparement» du lobby juif  des marchés dans des domaines dits stratégiques. L’affaire qui démontre la puissance de ce lobby à faire fi de toute réglementation inhérente aux procédures de passation des marchés est celle de SMI «parrainée» par Prudent, une société de droit canadien, à qui le Groupe Sonatrach a confié un marché de plus de 30 millions de dollars.  Vers la fin de l’année 2003, le Groupe Sonatrach a lancé un avis d’appel d’offres international portant référence 01. SH. AMT/FOR ENG/02 publié au BAOSEM (Bulletin  des avis d’offres du secteur de l’énergie et des mines) pour la fourniture d’un réseau privé VSAT de télécommunications basé sur une infrastructure VSAT. Appelé Epnesat, ce projet complexe de télécommunications devait interconnecter toutes les structures opérationnelles du Groupe Sonatrach au niveau du Sud. Six sociétés y ont soumissionné, dont SMI, une société spécialisée dans le bâtiment  (sic). Malgré, la nature technologique de ce projet, cette société a été sélectionnée et s’est retrouvée finaliste avec une autre spécialisée dans ce domaine, suite à la séance d’ouverture des plis tenue le 25 février 2004. Etant la «moins-disant», l’offre de SMI a obtenu une adjudication provisoire, et ce, conformément aux termes de l’appel d’offres. Cependant, l’écart de prix très important entre les finalistes se devait d’être expliqué comme tenu de la trame très précise en services et en équipements imposés par l’appel d’offres. De ce fait, un comité ad hoc pour l’analyse technique desdites offres a été installé et  s’est réuni en mars 2004. Les conclusions dudit comité ont soulevé la non-conformité de l’offre de SMI sur de nombreux points, entre autres, le satellite NSS7 proposé par SMI n’engage pas une couverture nationale comme le stipule l’appel d’offres, la gestion du segment spatial de Sonatarch par ses filiales (Enafor, Engeo, ENTP, etc.) n’était pas traitée, les capacités de liaisons exigées par l’appel d’offres nécessitaient un double démodulateur, ce qui n’a pas été pris en considération par la SMI. Aussi, la différence des prix s’expliquait par le fait que la trame de chiffrage imposée par l’appel d’offres n’incluait pas tous les services. La SMI a donc chiffré uniquement cette trame contrairement aux autres concurrents. Au lieu de reconduire, selon les procédures en vigueur dans le Groupe Sonatrach, un appel d’offres restreint entre les finalistes avant de confirmer une adjudication, il a été annoncé l’annulation pure et simple dudit projet. Après un silence de plus d’une année, une instruction a été donnée pour concrétiser ce projet avec la SMI. La passation de marché s’est-elle faite sur la base d’un nouveau cahier des charges ? Si cela été le cas, cela suppose un autre appel d’offres publié dans le Baosem. Ce qui n’était pas le cas. Plus grave encore, la première offre de la SMI, entreprise de bâtiment, était d’environ 25 millions de dollars, celle-ci a été réévaluée à plus de 30 millions lors de la seconde passation «occulte». Si la SMI était la moins-disant lors de la première soumission, pourquoi a-t-elle été retenue une seconde fois avec une offre nettement plus élevée ?

Benaroch, Lazarus, Menahem, Klein et les autres…

Pour élucider toutes ces questions, un historique sur cette société est à même d’éclairer certaines zones d’ombre. Comme il a été décrit en haut, les sociétés écrans issus du lobby juif ou sioniste qui gravitent autour de nos grosses entreprises ont vu leur tâche facilitée par l’entremise de certains cercles locaux et d’étrangers  «éclaireurs» qui ont offert leurs services à nos entreprises. C’est le cas de Georges Klein qui a  réussi, durant les années 1990, à décrocher un poste de consultant auprès de la division forage de Sonatrach. Son parcours au niveau de cette dernière lui a permis de constituer une large banque d’adresses et un portefeuille de relations. A la fin de son contrat à la Sonatrach, il s’installa au Canada où il mit ses relations au profit de sociétés canadiennes aux fins de s’installer en Algérie pour concrétiser des affaires. Et parmi l’une des sociétés qu’il a aidées à décrocher des marchés en Algérie est la SMI. Après avoir quitté Sonatrach, Georges Klein s’est fait embaucher en qualité de commercial à la société canadienne B-Star. Une société qui serait, selon des sources, celle qui a été mandatée pour élaborer le projet Epnesat pour le compte de Sonatrach. L’ingénieur, qui a rédigé cet appel d’offres, s’appelle Marcel Seatewan Bang Bang, un ingénieur employé chez B-Star. Afin d’être acteur de cet appel d’offres, en qualité de soumissionnaire, Georges Klein l’a présenté au numéro deux  du groupe SMI, Mme Lison Benaroch qui a assumé pendant 5 ans la présidence de l’école maïmonide canadienne et qui est actuellement membre du conseil d’administration de la communauté sépharade du Québec, et ce, en sus de sa qualité de membre du comité exécutif de l’association des écoles juives et de l’école maïmonide. En somme, des appendices de propagande sioniste ! Le groupe SMI a alors débauché cet ingénieur afin qu’il continue à suivre le projet Epnesat avec la Sonatrach (le projet de l’Enafor aurait évolué dans le sens corporate). Selon des sources, le groupe SMI a consolidé leur position commerciale avec un appui interne à Sonatrach qui aurait suivi, dans un premier temps, Georges Klein et son équipe au Canada. A ce jour, B-Star a disparu par enchantement et Georges Klein aurait créé une division Prudent Algérie chez le groupe Prudent qui, au passage, a décroché, en Algérie, un marché de près de cinq millions d’euros sous forme de gré à gré. C’est dire que ce lobby juif n’est pas à son premier coup.

La mise en garde de Bouteflika

Ces scandales, qui touchent non seulement de plein fouet l’économie algérienne, portent aussi atteinte à la sécurité interne et externe du pays, dès lors qu’il s’agit d’un lobby sioniste. Ce déballage d’affaires scabreuses qui dégagent des relents de l’intelligence avec l’ennemi est-il le prélude d’un assainissement radical du secteur de l’énergie et des mines jusqu’à en extirper définitivement les sources du mal ?  En tout cas, l’espoir est permis, dans la mesure où le président Bouteflika, lors d’une de ses interventions, a lancé un message lourd de sens : «Que ceux qui ont la double nationalité n’ont qu’à choisir une des deux !» Le mal viendrait-il de certains binationaux qui ont des postes clés au sommet de l’Etat algérien ?  Toutefois, il paraîtrait que cela ne semble pas inquiéter les décideurs du secteur de l’énergie. Preuve à l’appui : l’affaire BRC ou plutôt l’affaire Sonatrach – du moment que c’est à elle à qui incombe ces scandales financiers – n’ayant pas cessé de livrer tous ses secrets, voilà que le directeur exécutif financier du Groupe Sonatrach, selon des sources sûres, se voit promouvoir au poste de P-DG du holding Tassili Airlines, un holding à qui on a dégagé déjà une enveloppe de… 1,2 milliard de dollars.


Concernant l'Algerian Connection

L’affaire qui a défrayé la chronique jugée par la Cour de Saïda
«Pascal», les frères Araba et les 3 tonnes de Kif

La Voix de l'Oranie - 09/11/2006

Selon le procureur général et le président de la Cour de Saïda, la justice aura à traiter le 6 décembre prochain, lors de sa deuxième session pour l’exercice en cours qui s’ouvrira samedi, l’affaire des 3.017 kilos de kif traité.
 
Lors d’un point de presse qu’ils ont animé conjointement et s’agissant de cette affaire que la compagnie de gendarmerie de Bougtob, dans la wilaya d’El-Bayadh et la brigade d’El-Kheïter, agissant en étroite collaboration avec d’autres unités de la wilaya de Nâama ont traitée en décembre 2003, les deux magistrats l’ont attribuée au plus important réseau de trafique de drogue. Au cours de cette opération, il a été découvert, rappelle-t-on, 3,017 tonnes de kif traité bien dissimulées parmi une cargaison de sacs de ciment que transportait un camion semi-remorque. De même source, on assure que le produit prohibé avait été introduit dans le territoire algérien sur instruction de A.Z.A., alias Pascal, le chef du réseau, à partir du Maroc voisin. Au moment de cette prise, le chef du réseau se trouvait en état de fuite dans le royaume chérifien.

On rappelle également que, programmée par cette même Cour lors de la 2e session de l’exercice 2005-2006, l’affaire avait été ajournée en raison justement de l’arrestation, quelques jours plutôt, du principal accusé, c’est-à-dire, celui que l’on appelle Pascal, de son frère ainsi que de certains de leurs acolytes. A Saïda, on s’attend à ce que le jour de l’audience, de nombreux avocats seront présents pour assurer la défense de plus de 17 accusés dont 5 demeurent en état de fuite à l’exemple des frères Yasli, Laraba et Kherchi. On s’attend que la lumière soit faite sur certaines affaires demeurées, jusque-là, floues et si le réseau de Pascal est en relation avec Zenjdabil, considéré comme étant le patron d’une maffia internationale, et dont le dossier est à défrayer la chronique depuis quelque temps. Ainsi, la Cour de Saïda qui inaugurera sa deuxième session samedi prochain aura à traiter d’ici le 10 décembre 44 affaires parmi lesquelles des homicides volontaires, faux en écritures publiques, appartenance à groupes terroristes, constitution de bandes de malfaiteurs et spoliation de biens appartenant à autrui, en plus des actes portant atteinte à la pudeur et cambriolages.

Karima Hadji


Bravo, on voit que la confiance règne à l'APN !
ON FOUILLE CHEZ SAIDANI
Le Soir d'Algérie -  Jeudi 09 Novembre 2006

C’est une bien étrange mesure que vient de prendre le secrétaire général de l’APN. Ce dernier vient, en effet, d’ordonner aux agents de sécurité de l’assemblée de fouiller les voitures des députés à leur entrée au parking parlementaire, situé sur le boulevard Zirout Youcef. Une mesure qui n’a pas manqué de soulever l’ire des élus dont certains ont refusé de se plier à cette disposition.

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kader
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« Répondre #8 le: 09/11/2006 - 14:26:09 »

 :-\
Entre temps les forces vives de la présente et future Algérie, que sont ces jeunes naïfs, condamnés dès leurs naissances par les clans féodales dominants Algériens à s'entre-tuer ou à n'être que des "Boat People Algériens" , surnommés hypocritement " harraga ", se font encore et encore manipuler par ces mêmes clans féodales qui profitent de leurs détresses et naïvetés pour les exploiter, racketter et arnaquer dans le but de les aider à fuir l'Algérie en "radeau" vers l'Europe ou la mort.

N'oubliant pas que certains de ses clans féodales barbares obligent quelques pauvres gamins "Boat People Algériens" à jouer les mulets dans plusieurs de leurs opérations de transport de drogues vers l'Europe à travers l'Espagne.

Ah quel spectable et quelle hypocrisie !  :(


Aïn-Témouchent-Alméria
30 plages assiégées par les «harraga»

Le Jour d'Algérie - 09/11/06
par M. Abi

«Tout a commencé lorsque deux harragas d’Aïn-Témouchent ont appelé pour dire qu’ils ont réussi dans leur tentative, faite en 2005, de joindre le petit port d’Alméria, en Espagne, à bord d’une embarcation volée», nous disent des jeunes de cette wilaya, entre deux pensées de quitter le pays.

Cette nouvelle a encouragé beaucoup d’autres candidats à faire la même tentative, ajoute-t-on. C’est alors que le rush a commencé sur les 80 kilomètres de littoral que compte cette wilaya. Deux autres embarcations ont été volées. Prenant conscience de l’ampleur prise par ce «phénomène», les autorités locales ont vite fait de prendre des mesures pour tenter de juguler cette volonté «collective» de join-dre l’Europe. «Des mesures préventives et répressives ont été prises pour juguler ce phénomène», nous disent des sources sécuritaires de la wilaya d’Aïn-Témouchent. Ces mesures consistent, principalement, selon ces sources, à lutter contre les vols d’embarcations et, par là, décourager les tentatives d’immigration. Ces mesures consistent, principalement, à obliger les propriétaires d’embarcations à signaler aux autorités concernées tout déplacement, même d’un port vers un autre, à l’intérieur du pays, ainsi que d’identifier ces embarcations.

Les «harraga» achètent, également, des moteurs pour équiper les embarcations à bord desquelles ils veulent faire l’aventure. «Nous avons pris des mesures obligeant l’identification des moteurs afin de faire face à cette situation qui prend de l’ampleur», poursuivent des sources sécuritaires dont les corps auxquels elles appartiennent sont représentés dans la commission de sécurité de la wilaya d’Aïn-Témouchent.

La commission de sécurité en alerte

C’est l’alerte à la commission de sécurité de la wilaya d’Aïn-Témouchent depuis le début de la déferlante de «harraga», apprenons-nous auprès d’une source proche de cette institution. «Depuis cette déferlante, cette commission se réunit souvent et même en session extraordinaire», ajoute cette source. Présidée par le wali et composée par des membres permanents, dont la Gendarmerie nationale, la police, la Protection civile, la direction de la pêche et la direction des transports, cette commission comprend, également, des membres non permanents, dont la garde communale et les daïras et APC côtières. «La situation actuelle est délicate et nous impose des réunions fréquentes», selon cette source.

Les mesures prises contre ce «phénomène» sont-elles suffisantes pour convaincre les jeunes de cette wilaya à ne pas tenter cette aventure ? «Le problème de fond reste le malaise social. Difficile de lutter contre ce phénomène quand les jeunes n’ont pas de perspectives», poursuit cette source.

A la wilaya d’Aïn-Témouchent, les chiffres sont significatifs du malaise social vécu par la population. Un taux de 15 % et une déperdition scolaire de 6,19 % sont enregistrés chez cette population dont 62 % ont moins de 30 ans. Cette wilaya, née du découpage administratif de 1984, ferait face, pour la première fois de son existence, à cette déferlante de «harraga», selon des sources sécuritaires. La situation est difficile à maîtriser, selon ces sources.

Les offres d’emploi ne sont pas nombreuses dans cette wilaya. Dans les cafés ou autres lieux publics, l’«aventure réussie» des deux «harraga» qui ont inspiré ces jeunes revient souvent dans les discussions. Très nombreux sont ceux qui rêvent de connaître la même «réussite» et font tout pour suivre le même cheminement.

10 à 20 millions pour le voyage

La déferlante aidant, «l’immigration secrète», comme on l’appelle, dans la wilaya d’Aïn-Témouchent, des micro-activités sont nées à la faveur des «harraga». Des activités très rentables pour ceux qui organisent des départs pour des «harraga». La destination est le petit port d’Alméria, en Espagne. Les mesures prises par les autorités concernées pour mettre fin aux vols d’embarcations à bord desquelles les  «harraga» tentent de joindre ce port, ont donné naissance à réfléchir à ces candidats à l’immigration clandestine. Ceux-ci s’organisent pour acheter des embarcations qui seront utilisées dans leurs voyages parfois périlleux car ne disposant d’aucune connaissance en matière de navigation maritime ni ne pouvant prévoir les conditions climatiques. Trouver des candidats au départ vers ce pays est loin de constituer une chose difficile. Au cours de notre séjour dans cette wilaya, nous avons tenté d’entrer en contact avec des «harraga» qui prépareraient l’aventure. Nous avons rencontré quatre jeunes qui ne rêvent que de prendre la mer depuis que les deux «harraga» ayant réussi à joindre le petit port espagnol d’Alméria ont annoncé avoir réussi le voyage. Ces quatre jeunes qui se trouvent tous au chômage, malgré eux, disent-ils, se rencontrent, chaque jour, dans un café de cette wilaya. Abdelkrim, la trentaine, travaillait, jusqu’à un passé récent, dans une sablière de cette wilaya. «Je me faisais suffisamment d’argent pour mener une vie ordinaire, m’acheter des vêtements et même faire près de 500 DA d’économie par jour», nous dit-il. «Cette sablière a été fermée à cause d’une absence d’autorisation d’extension et je me retrouve au chômage. Je ne pense désormais qu’à partir», ajoute ce jeune. Ayant presque le même âge, les trois autres jeunes disent, eux, ne pas avoir eu l’occasion de travailler. «Nous ne demandons qu’à travailler. C’est, semble-t-il, trop demander. On ne nous laisse pas le choix. Nous voulons tenter notre chance sous d’autres cieux, comme l’ont fait d’autres», lancent-ils.

Dans la wilaya d’Aïn-Témouchent, comme un peu partout ailleurs, ils ne sont pas les seuls à être du même avis. «Je connais quelqu’un qui vend son embarcation, assez puissante pour nous mener jusqu’au petit port d’Almeria. Le prix est de 100 millions de centimes. Nous devons partager ce prix entre nous et d’autres éventuels candidats à ce départ», dit l’un de ces quatre «harraga». Ce sont, en moyenne, 8 à 12 «harraga» qui montent à bord d’une embarcation pour le voyage. Le prix de cette embarcation est partagé entre eux. Nous sommes seulement quatre et le nombre est insuffisant pour partager le prix de cette embarcation. «Nous devons être, au moins 8. Je connais un voisin. Il veut partir.

Il sera de la partie», lance l’un de ces quatre jeunes. «Ce n’est pas le nombre de candidats qui manque mais il faut connaître nos futurs compagnons pour ce voyage. La discrétion doit être de rigueur ainsi qu’il faut s’assurer qu’ils sont prêts à participer à l’achat de cette embarcation», ajoute-t-il. «Quand nous serons au complet, nous discuterons des dispositions à prendre pour éviter d’être pris par la Gendarmerie nationale». «Nous partirons la nuit», intervient un autre. «On discutera de ces détails après l’achat de l’embarcation», explique un autre. Nous sommes convenus pour un rendez-vous le lendemain, au même café. «N’oublie pas de passer le bonjour à Hacène», me dit un de ces jeunes. Hacène est notre contact. Ce même Hacène nous met en contact avec un certain Djillali, passeur, lui, âgé de 35 ans. Celui-ci demande 15 millions de centimes pour le voyage. «Vous serez une dizaine de personnes et nous serons au port d’Alméria dans moins de dix heures», nous dit-il. «Nous n’avons pas toute la somme sur nous», lui avons-nous répondu, histoire d’éviter un engagement ferme pour participer à ce voyage et de lui remettre une avance sur cette somme. Un rendez-vous a été fixé pour le lendemain.

12 plages et criques sur 30 surveillées

La wilaya d’Aïn-Témouchent compte 30 plages et criques. Des points de départs pour les «harraga», de plus en plus nombreux, ces derniers temps. «Nous avons placé des postes de surveillance dans 12 de ces plages et criques», nous dit-on, avant-hier, au groupement de la Gendarmerie nationale d’Aïn-Témouchent. Pourquoi ne pas avoir installé des postes de surveillance dans les 30 plages et criques de cette wilaya ? «C’est par faute de locaux. Ces 12 points de surveillance appartiennent à la Gendarmerie nationale, à la police et à la Protection civile et avaient été installés lors de la saison estivale. Il s’agit de locaux aménagés», ajoute-t-on. «Notre intervention se fait sur terre. L’action sur mer est menée par les garde-côtes»,  explique-t-on à ce groupement de la Gendarmerie nationale.

Les services de sécurité, dans cette wilaya, ont alerté sur l’ampleur prise par l’ «immigration secrète». «Il s’agit, actuellement, de micro-activités autour de ce phénomène avéré très rentable pour les passeurs. Dans quelques années, et si rien n’est fait, de véritables réseaux peuvent être installés dans cette partie du pays», avertissent des sources sécuritaires locales. Des candidats à cette immigration ont trouvé la mort dans des noyades, notamment, et d’autres ont été arrêtés, apprenons-nous de ces sources. «Plusieurs personnes ont été arrêtées pour escroquerie et extorsions de fonds pour avoir escroqué des «harraga», se faisant passer pour des passeurs et leur demandant de l’argent pour, soi-disant, «acheter des moteurs pour des embarcations avant de disparaître dans la nature», disent ces sources.

«C’est dire que le phénomène de l’immigration secrète draine de nombreuses personnes, notamment ceux qui y trouvent un véritable filon d’or en escroquant des candidats à l’immigration clandestine prêts à payer le prix fort pour quitter le pays», ajoutent ces sources qui ne cachent pas leur «douleur» de voir tous ces jeunes qui veulent partir vers un autre pays. «Nous luttons avec tout ce dont nous disposons comme moyens contre l’immigration clandestine. Cela ne suffit pas car le mal est profond. Il s’agit d’un malaise social dont souffrent de nombreux jeunes de cette wilaya. La solution réside dans l’amélioration des conditions de vie de ces jeunes», explique un officier des services de sécurité. Les côtes espagnoles se trouvent à 94 kilomètres, à vol d’oiseau, des côtes d’Aïn-Témouchent. Une distance équivalent à celle séparant Alger de Dellys.



483 harraga arrêtés en 10 mois et 15 cadavres repêchés
Le Quotidien d'Oran - Jeudi 16 novembre 2006
par K. Assia

Pas moins de 411 harraga ont été écroués pour tentative d’émigration clandestine au cours des dix premiers mois de l’année en cours, alors que 72 ont bénéficié de la liberté provisoire, soit un total de 483 candidats à l’émigration clandestine interceptés, a-t-on appris, hier, auprès du commandement régional de la gendarmerie nationale. Le commandement de la gendarmerie nationale précise, par ailleurs, que ces 483 candidats à l’émigration clandestine, dont cinq femmes, est le total de 53 affaires du genre traitées par les mêmes services.

Ces candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés dans les quatre wilayas de l’Ouest, en l’occurrence Mostaganem, Oran, Tlemcen et Aïn Témouchent.

Le renforcement du dispositif de contrôle au niveau des zones côtières a permis aux services de la gendarmerie de récupérer au cours de ces interventions 39 embarcations et 24 moteurs que les mis en cause avaient acquis auprès de particuliers pour tenter l’aventure à destination de l’Espagne.

Originaires des wilayas de l’Ouest, les jeunes harraga sont devenus la proie de nombreux réseaux qui se sont spécialisés dans ces affaires d’émigration clandestine. Toutefois, le danger demeure grand pour ces candidats qui, au risque de leur vie, tentent souvent une aventure qui tourne au désastre. Dans ce cadre, le bilan des services de sécurité fait état de 15 cadavres repêchés au niveau des quatre zones côtières sus-citées. Rappelons que pour la première semaine seulement du mois de novembre, plus d’une centaine de harraga ont été arrêtés dans les wilayas d’Oran et d’Aïn Témouchent, un phénomène qui, malheureusement, prend de plus en plus d’ampleur malgré le renforcement du dispositif de contrôle.

Notons, par ailleurs, que 951 ressortissants africains dont 28 femmes, en situation irrégulière, ont été arrêtés dans les régions ouest du pays par les éléments de la gendarmerie nationale.
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artane
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« Répondre #9 le: 12/11/2006 - 10:12:49 »

 8)
Des exemples concrets et documentés existent pour décrire les relations entre le terrorisme et le trafic de drogues ( Colombie, Afghanistan, etc...).

Les routes du terrorisme se superposent étrangement avec les routes du trafic de drogue ( exemple Colombie, Afghanistan, etc..). Bizarre !!!  :o

Concernant l'Algérie, rien de nouveau dans ce mode de fonctionnement, l'Algerian connection, à l'image de la French connection http://fr.wikipedia.org/wiki/French_connection, n'a fait que copier ce mode de fonctionnement,  vampiriser et réorganiser les routes du trafic de drogue d'Afrique du Nord dont l'Algérie est malheureusement devenue la plaque tournante.

Cette Algerian Connection risque de nous coûter à court term notre indépendance et stabilité naissante ( voir les exemples d'interventionnismes étrangers dans des pays comme la Colombie, l'Afghanistan, etc...)

http://www.pa-chouvy.org/indexcartes.html

http://www.monde-diplomatique.fr/cartes/asiecentraledrogue200111

Trafic international de stupéfiants
L’Algérie, plaque tournante de la drogue

La Voix de l'Oranie - 12/11/2006

Les observateurs auront constaté que l’Algérie s’est transformée, au fil des ans, en plaque tournante du trafic de drogue en provenance du Maroc. Frauduleusement introduits dans notre pays, ces poisons sont ensuite acheminés vers l’Europe et le Moyen-orient.

Les frontières des pays d’Europe étant maintenant imperméables et constamment gardées, c’est vers le Grand Sahara que les réseaux internationaux se sont tournés avec comme principal point de transit la région de Nâama, où des barons de l’acabit des frères Araba et de Pascal jouent le même rôle que celui du tristement célèbre Pablo Escobar en Bolivie.

Pour lutter contre ce fléau, la Cour de Saïda a programmé, pour le 6 décembre de l’année en cours, la comparution des barons de la drogue, têtes pensantes et chefs de réseaux du trafic international qui comptent à leur actif la commercialisation d’impressionnantes quantités de drogues qu’ils font transiter par les frontières du royaume chérifien avant de les introduire en Europe via la France et l’Espagne. Les pays d’Europe leur étant devenus inaccessibles par mer, les trafiquants ont jeté leur dévolu sur l’Algérie, plus précisément sur la région frontalière de Nâama, d’où le produit prohibé est introduit avant d’être convoyé vers la Tunisie et Libye, via la wilaya d’El-Bayadh ou Tiaret.

C’est en mettant sous bonne garde cet itinéraire que les forces combinées de la gendarmerie, de la police, de l’armée nationale, des garde-côtes et de la douane ont déjoué les plans diaboliques des frères Chenafa qui, par six fois, ont vainement essayé de faire passer d’importantes quantités de kif. De la sorte aussi, les résultats des forces de l’ordre et avec eux les saisies sont allés crescendo. A ce sujet, les chiffres sont éloquents. Qu’on en juge! Six quintaux de kif ont été interceptés dans la région de Nâama, au lieudit Kesdir. L’appétit venant en mangeant, les prises deviennent chaque fois plus importantes puisque l’on parle, chiffres à l’appui, de la saisie de 14, 26, 7, 30 puis 16 autres quintaux de kif. Avec de telles prises, qui se passent de commentaire, c’est l’échec cuisant des frères Chenafa, Araba, Pascal et leur tête pensante Ahmed Chelfi, alias Zendjabil.
 
Nâama, lieu de transit de la drogue

Comme on peut s’en rendre compte, pour les besoins de leur triste cause, les barons de la drogue ont transformé Nâama et les villages frontaliers en points de passage de leur poison avant de l’orienter sur l’étranger ou l’écouler en Algérie même. Selon les statistiques les plus récentes, 1.800 kilogrammes de kif ont été saisis en divers endroits. Ceci prouve, à qui en douterait, l’efficacité du système de lutte mis en place et l’acharnement des trafiquants à protéger leurs sources d’approvisionnement au Maroc, pays caracolant en tête des producteurs du produit prohibé. Cependant, grâce à la perspicacité des différents corps, la lutte contre le trafic de stupéfiants enregistre de nouveaux progrès avec d’autres prises aussi importantes puisque s’élevant à 26 et 19 quintaux. Réussies en un temps record, ces prises constituent autant de succès à inscrire à l’actif des services en charge de la lutte contre le fléau. Les relations s’étant tendues entre le Maroc et l’Espagne à propos de l’émigration clandestine et les frontières de la péninsule ibérique étant hermétiquement fermées, c’est sur l’Algérie que les barons ont finalement jeté leur dévolu pour poursuivre leurs basses besognes. Le démantèlement à Gibraltar d’une cellule affiliée à El-Qaïda est aussi pour beaucoup dans le dispositif de surveillance de ses frontières mis en ½uvre par l’Espagne. Dans ce même cadre, les propos tenus par le directeur général des douanes algériennes à l’occasion du plan maghrébin de lutte contre le trafic et le commerce de drogues sont édifiants. «Il appartient aux autres Etats, à l’exemple de la Libye et du Maroc, de s’associer à l’effort dans la lutte contre le trafic de stupéfiants comme le dictent les conventions internationales et l’intérêt commun», a déclaré ce haut responsable. Toujours à propos de trafic de drogues, les statistiques onusiennes font apparaître que le Maroc consacre 134.000 hectares à la culture du kif et récolte 4.000 tonnes du produit prohibé. Commercialisé, ce poison rapporte annuellement aux producteurs et trafiquants marocains de 12 à 14 milliards de dollars US. Des sources fiables font remarquer que l’Algérie ne sert que de transit et occupe une place de choix parmi les pays luttant contre le trafic de drogue.

Les prisons de Libye et de Tunisie regorgent de trafiquants algériens

La péninsule ibérique leur étant désormais inaccessible par la voie maritime, les barons ont opté pour l’Algérie, notamment sa frontière ouest pour faire écouler leur produit. Pour ce faire, Mechraa Nouar et Kesdir, entre autres lieux-dits, se sont transformés en centres de distribution principaux de drogues aux côtés d’autres points de transit. Pour introduire le kif en Algérie, les trafiquants utilisent des camions, tracteurs et bêtes de somme. Confié à leurs relais en Algérie, la marchandise est orientée vers le Nord et l’Est avant de prendre la direction de l’étranger, via la mer ou les voies terrestres. Pour dérouter les chiens renifleurs, les trafiquants ont même trouvé la parade: ils répandent du tabac à chiquer sur les plaquettes de kif. Toujours à propos de trafic de drogues, on apprend que plusieurs centaines d’Algériens, âgés entre 20 et 40 ans, croupissent depuis de longs mois dans les prisons de Libye et de Tunisie pour leur implication dans ces trafics. Parmi ces détenus, dont personne ne connaît avec exactitude le nombre, plusieurs seraient morts en détention alors que d’autres attendent toujours d’être jugés. Certaines sources assurent que le nombre de ces détenus en Libye s’élève à 700, répartis entre les prisons de Tripoli, Jadou, Sarman, Naalout, Benghazi, Gharyan et autres. En Tunisie, leur nombre approcherait les 300.

Les barons  de réseaux mondiaux…

Dans l’implacable lutte contre le trafic de drogues, l’échec de trois tentatives successives a permis aux services en charge de cet épineux dossier d’identifier les barons. Ainsi, l’échec essuyé lors de la tentative d’introduction de 7 quintaux de kif à Bouguern, celui au cours duquel 26 autres quintaux ont été interceptés au niveau du carrefour de Bougtoub ainsi que la prise de 1.900 kilos le 4 avril dernier au djebel Malha, ont porté le coup de grâce aux patrons de ces réseaux. Ces différents succès ont été couronnés par la prise de 3.000 autres kilos de kif. Lors de leurs interrogatoires, les personnes arrêtées pour leur implication dans ces trafics ont reconnu que les lieux-dits Kesdir, Aïn Benkhellil, Abdelmoula puis Mecheria en direction de Bougtoub et Kheïter, constituent les points de départ de leurs dangereux trafics. Ils ont de même assuré que, souvent, la drogue est orientée sur la Libye, la Tunisie et l’Egypte, via la route d’El-Bayadh-Tousmouline puis le carrefour de Ourgla-Ménia.
Cet itinéraire a été mis en exploitation après le sévère dispositif de lutte contre le fléau mis en place au Pakistan et en Afghanistan. Selon diverses sources, la Libye occupe une place stratégique dans le trafic de drogue en direction du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Europe.

Le dispositif mis en place en Algérie n’étant pas parfait, les barons de la drogue essayent d’élargir leurs funestes activités à la cocaïne et à la marijuana. Les intenses activités des trafiquants de drogue incitent à faire la relation avec ces trafics et le blanchiment d’argent. Dans le commerce de la drogue, un nouveau produit fait son apparition. Il s’agit de l’Extasy, une drogue que les réseaux internationaux introduisent à partir du royaume chérifien selon l’observatoire international des stupéfiants.
Comment contrôler 6000 km de frontières ?


* Les-routes-du-trafic-de-Afghans.jpg (64.03 Ko, 640x374 - vu 2299 fois.)
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« Répondre #10 le: 13/11/2006 - 11:04:52 »

Pour suivre ta logique, Les routes maritimes des  Boat People Algériens se superposent également et étrangement avec les routes du trafic de drogue d'Algérie vers l'Europe à travers l'Espagne.

Les Boat People Algériens, surnommés hypocritement " harraga ", http://fr.wikipedia.org/wiki/Boat_people,  fuient les guerres féodales interclaniques Algéro-Algériennes, l'Algerian Connection et les effets économiques et sociales du peakoil Algérien.

http://www.saharamet.com/meteorite/data/Sahara/NwaF.html

Le passeur a récolté près d’un milliard
63 harraga interceptés au large d’Oran

La Voix de l'Oranie - 13/11/2006
Par: H. Benarmas

Dans la nuit de samedi à dimanche, une énième embarcation transportant des candidats à l’émigration clandestine a été interceptée par les garde-côtes, au large d’Oran.

La particularité de cette autre tentative qui dépasse l’entendement est que l’embarcation de type sardinier, de 9 mètres de long, transportait… 63 personnes. Agés entre 16 et 35 ans, tous ces jeunes sont originaires de la ville d’Oran: Ras el-Aïn, les Planteurs, le centre-ville, la place Valéro, Saint-Pierre, M’dina J’dida, etc. Selon une source informée, la préparation de la traversée a duré un mois et l’embarcation, portant le nom de «El-Aâti Allah», est immatriculée à Beni Saf sous le numéro BS 472. Les informations recueillies n’ont pas révélé les modalités de son acquisition, si elle avait été volée ou si elle devait servir à la traversée avec la complicité de son propriétaire. Toujours est-il, celui qui l’a mise à la disposition des harraga semble avoir réalisé l’affaire de sa vie, les harraga ayant payé 15 millions de centimes chacun pour pouvoir prendre part à ce voyage vers l’eldorado européen. Près d’un milliard de centimes donc, plus précisément 945 millions de centimes, ont été récoltés pour cette traversée qui, si elle avait réussi, aurait été une affaire en or pour le «passeur».

De source digne de foi, on apprendra que les garde-côtes sont intervenus à la suite d’une information qui leur est parvenue, indiquant qu’une embarcation transportant des harraga était en difficulté au large d’Oran. Aussitôt après, les recherches ont débuté, et ce, dès samedi vers minuit. Ce n’est que le lendemain (hier), vers midi, que le bateau des garde-côtes accostait avec à son bord les 63 harraga ainsi que le sardinier qu’il remorquait.

De l’eau sera distribuée aux harraga par les militaires qui avaient pris place auparavant sur les quais du port. Cinq par cinq, les jeunes ont été par la suite priés de se diriger vers un bureau spécial, installé à même le quai, pour l’enregistrement de leur identité et de leur filiation. Nous avons eu l’opportunité de nous approcher de l’un d’eux et de pouvoir lui poser quelques questions sur cette mésaventure. Il s’agit du jeune Miloud, âgé de 27 ans, habitant à la place Valéro. «Le départ a été pris à partir de la plage d’Aïn El Turck», devait-il déclarer en précisant que, «à cause de la charge trop lourde, l’embarcation évoluait difficilement et lentement sur l’eau avant de s’arrêter à quelques milles de la côte.» Il ajoutera que «l’embarcation s’est arrêtée une première fois, mais a pu redémarre avant qu’une deuxième panne ne l’immobilise complètement». «A l’arrêt, le sardinier a commencé à vaciller et nous voyions alors notre rêve d’atteindre Almeria vaciller également», raconte le même Miloud. «Nous avons cru alors que c’était notre dernière heure» dit-il en faisant remarquer que, «la mer qui était calme au départ, a commencé subitement à s’agiter» de sorte qu’ils n’avaient rien d’autre à faire que d’attendre, soit la mort, soit un sauvetage salutaire. C’est ce dernier que la Providence leur envoie. «Grâce à Dieu, nous avons vu venir les garde-côtes. Je l’avoue, ne n’ai jamais été aussi heureux de voir des hommes en uniforme que cette fois», lancera-t-il. Le jeune Miloud signalera, par la suite, que lui et ses compagnons ont été bernés par un «passeur» qui leur avait promis une traversée à bord d’un chalutier. «Nous avons payé pour une traversée en chalutier. 15 millions de centimes constituent une somme importante que l’on n’accepte de donner que si on est sûr d’arriver à bon port. On n’aurait jamais payé autant ni accepté d’être en si grand nombre si on avait su que nous allions partir à bord d’un sardinier de 9 mètres. Malheureusement, nous avons été mis devant le fait accompli, le jour même du départ, et étions donc obligés de tenter le coup», raconte Miloud.

Interrogé sur les motivations qui l’ont conduit à prendre ce risque, il dira qu’il est orphelin de père et de mère, et qu’il n’a pour toute famille que son frère, en expliquant: «Je n’ai pas trouvé de travail et mes conditions de vie sont lamentables. Ma vie, comme celle de tous ceux qui sont assis là, sur ce quai, tournant le dos à Oran et continuant à regarder la mer, est pénible. Vous croyez que si nous avions -n’allons pas jusqu’à dire la belle vie!- mais au moins une vie décente, nous nous serions jetés ainsi à la mer? C’est le fossé qui se creuse chaque jour davantage entre nous, les pauvres malheureux et les riches, ainsi que toutes les fausses promesses des autorités de nous assurer les conditions d’une vie normale qui nous poussent au suicide.»
Miloud et ses 62 compagnons d’infortune ont été remis, hier après-midi, entre les mains des gendarmes qui devront les auditionner et les présenter à la justice pour tentative d’émigration clandestine.


63 harraga appréhendés dimanche
sur un «palangrier» au large de Béni-Saf

Le Quotidien d'Oran - Lundi 13 novembre 2006
Par H. Barti

Un groupe de 63 candidats à l’émigration clandestine ont été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche par les gardes-côtes de Ghazaouet, au large des côtes de Béni-Saf. Selon des sources sécuritaires, les 63 harraga étaient à bord d’une seule embarcation de pêche mesurant près de dix mètres de long (un palangrier). Les mêmes sources soulignent, par ailleurs, que le groupe de harraga avait embarqué avant-hier, aux environs de minuit, à partir de la plage de Cap Falcon, dans la commune d’Aïn El-Turck à Oran, dans l’intention de rallier clandestinement les côtes espagnoles. Après seulement quelques heures de navigation, ils ont été appréhendés en pleine mer par une patrouille des gardes-côtes relevant de l’unité opérationnelle de Ghazaouet, ajoutent les mêmes sources.

Déposés, hier matin, au niveau du port d’Oran, ils ont été remis le même jour à la brigade de gendarmerie nationale d’Aïn El-Turck qui devra les présenter, aujourd’hui ou demain, devant le tribunal correctionnel d’Aïn El-Turck près la Cour d’Oran pour tentative d’émigration clandestine, précise-t-on.


ISSUS DE TOUTES LES COUCHES SOCIALES
Ces harraga bien de chez nous

Le Quotidien d'Oran - Lundi 13 novembre 2006
Par H. Barti

Contrairement à beaucoup d’idées reçues, le profil du «harrag» en Algérie n’est pas toujours celui qu’on dessine comme jeune désoeuvré, en chômage, en quête d’une vie meilleure.

Si les études statistiques consacrées à ce profil par une mise en exergue de paramètres tels que le genre, l’âge, le milieu social et le niveau d’instruction, entre autres, font cruellement défaut en Algérie, les cas d’émigration clandestine jusque-là enregistrés par les services de sécurité confirment, néanmoins, qu’il est totalement erroné d’expliquer le phénomène juste par des raisons liées à la pauvreté ou le chômage.

Le «harrag» des années 80 et 90 se cachait au fond d’une cale de bateau dans le but de rejoindre clandestinement l’Europe ou l’Amérique du Nord, priant Dieu de ne pas se faire débusquer, avec comme fantasme suprême, la recherche d’une sorte de «terre promise» à même de lui permettre de réaliser ses rêves les plus refoulés. Il était par définition un jeune homme qui faisait l’exception, notamment par son milieu social d’origine.

Le harrag type de cette époque était, dans la quasi-totalité des cas, originaire d’une ville portuaire et, de surcroît, issu d’un quartier qui avait un rapport très fort soit avec le monde de la mer d’une manière générale, soit avec le milieu portuaire. A Oran, par exemple, les quartiers de Sidi El-Houari et des Planteurs, où les métiers prédominants étaient - et le sont encore aujourd’hui, même si c’est à une moindre proportion - docker ou pêcheur, illustrent assez bien ce caractère.

Le harrag d’hier choisissait souvent ce mode illégal de transport, tout simplement parce qu’il n’avait pas de quoi se payer un billet de bateau. Autre paramètre à prendre en considération: dans l’entreprise du clandestin d’antan, il n’y avait rien de suicidaire. Au pire des cas, il risquait de se faire prendre lors des fouilles, même s’il est vrai que dans de très rares cas, il y a eu mort d’homme, à cause d’équipages peu scrupuleux qui, au lieu de débarquer les intrus, préfèrent les jeter par-dessus bord et éviter ainsi à leur employeur de payer de fortes amendes.

Contrairement à son prédécesseur, le harrag d’aujourd’hui doit débourser de très importantes sommes pour réaliser son rêve. Pas moins de 100.000 à 150.000 dinars sont nécessaires pour avoir son «ticket» de traversée vers les côtes espagnoles, ce qui représente jusqu’à 15 fois le salaire minimum national garanti. De tels frais nécessitent, indéniablement, des sources de revenus.

Sur ce plan, le candidat à l’émigration clandestine est devenu un cas tout à fait atypique. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, il n’est pas toujours jeune, encore moins chômeur ou désoeuvré. Les cas des harraga femmes ou enfants sont également, bel et bien réels, même si, considérés comme étant des cas «isolés», ils n’ont toujours pas lieu de figurer dans les bilans officiels.

Dimanche 5 novembre. Il est 10 heures, et les jeunes du quartier de Maraval apprennent avec stupéfaction la nouvelle du départ de leur ami Amine vers d’autres cieux à bord d’une embarcation de pêche, à partir des côtes de Aïn Témouchent, à l’ouest d’Oran. Il est parti avec quatre autres personnes, toutes originaires d’Oran. Au café du quartier, la nouvelle est au centre des discussions. Est-il arrivé ? Est-ce qu’il a téléphoné à sa famille ? Combien a-t-il payé ? Est-il parti seul ?

Passé le moment de la stupeur, c’est le temps de la réflexion. Qu’est-ce qui pousse un jeune d’à peine 22 ans comme Amine, en apparence bien dans sa peau, qui a un travail, une famille et des amis, à tenter, au péril de sa vie, une telle aventure ? Le mystère reste total. Amine travaillait comme distributeur de produits cosmétiques pour le compte d’une petite entreprise familiale gérée par son oncle. Il ne manquait d’absolument de rien, témoignent ses camarades. Sofiane, son ami d’enfance, était le seul à qui Amine avait confié son projet. Même sa famille n’en savait rien. Quand il n’est pas rentré à la maison vendredi soir, on le croyait passer la nuit chez un de ses amis. On ne découvrira le pot aux roses que samedi soir lorsqu’il téléphona à sa mère pour lui annoncer qu’il était à Malaga en Espagne. Sofiane témoigne: «la veille de sont départ, il m’avait fait part de ses projets. En fait, il m’avait proposé de l’accompagner. Contre une somme de 120.000 dinars, j’aurais eu ma place à bord du chalutier. Mais j’ai refusé car pour moi c’était dangereux de faire une telle traversée. J’ai essayé de le dissuader mais il semblait bien décidé».

Le cas de Houari, un jeune de 21 ans, de Mehdia dans la wilaya de Tiaret, traduit encore plus cette pugnacité à vouloir quitter à tout prix le pays. Le 1er novembre dernier, Houari a été arrêté dans une plage de Aïn Franine, sur la côte Est d’Oran, avec 16 autres candidats à l’émigration clandestine. Jugé par le tribunal correctionnel d’Es-Seddikia près la Cour d’Oran, il a été condamné à deux mois de prison avec sursis assortis de 2.000 dinars d’amende. «Il s’en est bien sorti», estime son frère qui a fait le déplacement de Mehdia à Oran pour assister au procès. Surtout, ajoute-t-il, qu’il était à sa deuxième tentative. «Il y a à peine un mois, il avait tenté d’embarquer clandestinement dans une plage de Ghazaouet mais il s’est fait arnaquer par le passeur», nous confie encore le frère. Interrogé sur ce qui peut bien motiver son frère à vouloir quitter le pays de cette façon et surtout avec autant de volonté, le grand frère nous répond que Houari semble être envoûté par «El-Hedda». Pourtant, souligne-t-il, il ne manque de rien chez lui. Il fait un métier qu’il aime. Il a un magasin de cassettes et de CD et il gagne plutôt bien sa vie.

Même incompréhension chez Mustapha, le frère aîné de Amar, jeune de 20 ans originaire d’Alger, arrêté le 31 octobre dernier à Douar Boudjemâa avec six autres Algérois. Comme Houari, le Tiareti, Amar, aussi, a été condamné à 2 mois de prison avec sursis. Au procès, Amar et ses six camarades ont nié les faits qui leur sont reprochés. Ils ont néanmoins admis qu’ils étaient venus d’Alger à Oran expressément pour collecter des renseignements sur la traversée. Mais pour le grand frère qu’on a rencontré lors du procès, il n’y a pas lieu de se faire des illusions. Il savait que son jeune frère avait l’intention de rallier clandestinement l’Espagne à bord d’une embarcation, a-t-il admis, en avouant son incapacité à le faire changer d’avis. «Faute de travail légal, il faisait dans le trabendo. Il vendait des vêtements. A peine il commençait à faire des bénéfices, les services de sécurité chargés de la lutte contre le marché informel lui saisissaient sa marchandise. Découragé, il décide d’aller à l’étranger, sauf qu’il a choisi le pire des moyens», nous confie Mustapha.

Le cas de Abdelkrim et Filali est également édifiant. Les deux cousins vivent à Misserghine où ils travaillent comme ouvriers dans une coopérative agricole familiale. Ils font dans l’élevage de volaille. Il y a deux mois, ils ont été expulsés d’Espagne pour émigration clandestine. Ils ont été arrêtés à quelques mètres seulement du rivage, nous racontent-ils, avec beaucoup de regret. Pour le prix de 120.000 dinars chacun, ils avaient embarqué le soir, en compagnie de six autres harraga, à bord d’un Zodiac, à partir d’une plage du littoral ouest d’Oran. Leur objectif de regagner les côtes ibériques au petit matin a été atteint avec succès. Sauf qu’ils ont été repérés par les gardes-côtes espagnols avant même qu’ils ne foulent le sol européen. Parmi les huit harraga du groupe, six ont été refoulés par les autorités espagnoles, après avoir été formellement identifiés comme des ressortissants algériens. Les deux autres séjourneront au camp. «Notre nationalité a été découverte après que les gardes-côtes ont trouvé un téléphone portable portant la trace d’appels émis vers l’Algérie», indiquent-ils, dégoûtés d’un tel coup du sort. Mais avec du recul, Abdelkrim et Filali s’estiment être plutôt chanceux, car ils auraient très bien pu finir au fond de la mer, admettent-ils. Comptent-ils un jour tenter une nouvelle fois le coup ? «Définitivement... non !» disent-ils, évoquant les multiples cas de harraga repêchés morts au large des côtes oranaises.

Pour comprendre ce qui motive un jeune, à la fleur de l’âge, à tout laisser tomber et tenter une expérience aussi suicidaire, nous avons posé la question au docteur Kouidri, sociologue et enseignant à la faculté des sciences sociales de l’université d’Oran qui consacre depuis plusieurs années déjà plusieurs de ses travaux au phénomène des flux migratoires. Pour M. Kouidri, le premier facteur motivant est lié à la réussite des expériences tentées par les pionniers. A Oran en particulier, il y en a eu beaucoup. Selon l’universitaire, pour un jeune qui est à la croisée des chemins, il n’y a pas plus motivant qu’une expérience qui a réussi. C’est aussi une sorte de défi, grâce auquel on veut se prouver qu’on est capable de faire aussi bien. Un jeune de 20 ans est avide de sensations fortes, d’expériences nouvelles. Traverser la Méditerranée à bord d’une embarcation de fortune, même si le risque que cette entreprise se termine par un drame est bel et bien réel, représente dans l’imaginaire de beaucoup de jeunes un acte de bravoure et de virilité extrême.

Le deuxième facteur souligné par le sociologue est celui qui a trait avec le débat politique actuel sur l’émigration en Europe, notamment son volet relatif à l’émigration choisie. Cette nouvelle orientation, qui tend à limiter le droit d’émigration à une frange de la société disposant d’un bagage de formation, ne peut que susciter plus d’exaspération parmi les jeunes, rendant la tentation d’émigrer encore plus irrésistible. C’est connu, on est plus tenté devant l’interdit. Même quand il y a mort d’hommes, l’effet dissuasif, aussi important soit-il, n’est pas complètement efficace.

Aussi, «il ne faut pas continuer à justifier le phénomène par la pauvreté et la précarité», avertit le sociologue. L’émigration est un phénomène psychosocial. La société, c’est-à-dire la famille, les amis, les voisins, justifie souvent ce passage à l’acte par la pauvreté ou le chômage. «Un raisonnement qui traduit une mentalité d’assistanat héritée de la période socialiste», explique M. Kouidri. L’autre paramètre à prendre en considération a trait à notre perception de l’Occident, notamment à travers la télévision, et particulièrement chez les jeunes. Une image pas toujours fidèle à la réalité, souligne M. Kouidri. Il est vrai que le monde des starlettes aux corps de rêve, des lumières et des paillettes cachent souvent les faces cachées des banlieues, du chômage et du racisme.

Mais le plus grave, c’est le regard que la société porte sur l’émigré et l’émigration. En dépit de tout ce qu’on peut dire, l’émigration est encore assimilée à la réussite. De retour au pays, l’émigré exhibe souvent cette image de réussite comme un trophée, un butin (voiture, grande maison qu’on fait construire au pays,... etc.). On ne peut pas dire à un jeune qu’émigrer clandestinement est mal et en même temps lui envoyer toutes sortes de signaux qui disent complètement le contraire. Désorientés par tant de contradictions, nos enfants continueront probablement à tenter le diable en risquant leur vie pour un monde meilleur, débarrassé de toute cette hypocrisie.


* Les-63-harragas-interceptés-au-large-d-Oran.jpg (192.14 Ko, 443x295 - vu 2665 fois.)
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kader
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« Répondre #11 le: 20/11/2006 - 08:15:31 »

Les pauvres Boat People Algériens  ::)

ORAN/REPORT DU PROCES DES 63 HARRAGAS POUR AUJOURD'HUI
“Nos enfants ont tout donné à leur passeur, comment allons-nous payer les avocats ?”

Le Soir d'Algérie - 20 novembre 2006
Par: A.B.

Le procès des 63 jeunes harragas détenus depuis le 12 novembre dernier, devait avoir lieu ce dimanche 19 novembre 2006, au niveau du tribunal d’Aïn-Turck. Très tôt le matin, les parents de ces jeunes étaient présents devant le grand portail du tribunal, attendant l’arrivée du fourgon cellulaire qui transportait leurs enfants. Au bout de quelques heures d’attente, le doute s’installe “ou alors, diront les familles, c’est une diversion et le procès aura lieu à Seddikia ou alors comme prévu aujourd’hui, mais après notre départ, sinon, il est reporté à une date ultérieure”. Interrogés sur les raisons de cette totale ignorance quant au déroulement du procès, une vingtaine de parents nous diront : “Nous n’avons pas d’avocats, personne ne veut nous orienter, comment voulez-vous que l’on soit au courant de quoi que ce soit ?”.

Dès lors, nous nous sommes rapprochés du préposé aux renseignements au niveau du tribunal d’Aïn-Turck, il nous confirma que le procès est reprogrammé pour ce lundi 20 novembre. Dehors, les familles refusent d’y croire, ils préfèrent occuper les lieux en attendant l’arrivée de leurs enfants. Une grande émotion et une colère presque étouffée s’expriment sur ces visages d’hommes et de femmes qui ne cessent de dire : “Même nous, leurs parents nous les avons aidés à ramasser la fameuse somme de 15 millions de centimes, nous avons tout vendu pour eux, nous n’avons plus un sou pour leur constituer un avocat.” Nous leur faisons alors remarquer qu’ils ont droit à des avocats commis d’office. L’étonnement est total, ils nous diront : “Vous vivez en Algérie, non ?” ll n’y a rien qui soit gratuit et puis personne ne nous en a parlé.

D’ailleurs, il n’y a pas de loi concernant l’émigration clandestine, donc nos enfants devraient être libres.” La mère de l’un de ces jeunes nous dira : “Il fallait voir comment ils les ont traités ce jeudi avant qu’ils ne soient emmenés sous mandat de dépôt, ils avaient l’air comme de vulgaires voyous, une sécurité imposante autour d’eux. Les terroristes, capturés étaient mieux traités.” Les témoignages et les cris de colère se font de plus en plus nombreux. “Mon fils vit depuis 25 ans avec moi, son père et ses trois s½urs dans un F1 ! Au chômage, comment voulez-vous qu’il ne tente pas par tous les moyens de sortir d’un pays qui ne lui a pas tendu la main ?” Un autre nous parle de son frère âgé de 37 ans et père de 3 enfants “sans logement adéquat et sans travail, il se retrouve en prison”. Quant au passeur qui reste introuvable après avoir collecté toutes ces sommes, selon les témoignages des familles : “Il est connu de tous, propriétaire d’un hôtel, il vit confortablement, nos enfants n’avaient qu’à aller frapper à sa porte pour “réserver” leur place sur le sardinier. Ce type doit bien se la couler douce de l’autre côté de la mer alors que nos enfants croupissent en prison.”

Jusqu’en fin de matinée de ce dimanche, les familles refusaient de quitter les lieux. D’ailleurs, l’information de la tenue du procès était devenue si confuse que par la suite, nul ne pouvait affirmer avec certitude qu’il n’allait pas avoir lieu ce jour-là. Même certaines sources, que nous avons contactées en fin de matinée, nous ont affirmé que le procès était programmé pour ce 19 novembre. Un policier du tribunal d’Aïn-Turck, s’avança vers la foule pour la disperser en tentant de convaincre : “Je vous le jure il aura lieu demain, certes, il était prévu aujourd’hui, mais le calendrier étant trop chargé, une séance spéciale est prévue pour les 63 jeunes harragas demain, alors partez s’il vous plaît”. Les familles ont préféré rester malgré ces déclarations : “Quitte à y passer la nuit, diront certains, mais ne pas laisser nos enfants seuls.” Finalement, le procès aura lieu aujourd’hui, mais il risque d’être reporté puisque la plupart des accusés n’ont pas d’avocats et leurs parents, mal renseignés, n’ont jusque-là pas usé de la possibilité que des avocats soient commis d’office pour leurs proches.
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« Répondre #12 le: 23/11/2006 - 17:19:25 »

vive boutaflika ???????? ??? >:(voter pour tout les projet de boutef la prochaine fois je ne sais pas comment des fois tout le monde critique les gouverneur algeriens mais au vote c'est touijour 80 Pcent sois les algeriens sont des scysophrene ou des mazo.........affaire a suivre en 2007 pour le enieme refernedum   joya del.............
...
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artane
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« Répondre #13 le: 04/12/2006 - 12:25:37 »

 ???

Stupéfiant,  l'Algerian Connection, à l'image de son aïeul "la French connection" http://fr.wikipedia.org/wiki/French_connection , a employé ou "emploierait" au moins 100 000 personnes "Trafiquants".

Cette "Algerian Connection" est donc digne d'être classée parmis les plus grosses entreprises multinationales avec son organigramme, ces filiales nationales et internationales, ces VRP (Voyageurs Représentants Placiers), ces rapporteurs d'affaire, ces corrupteurs et corrompus nationaux et internationaux.

Mais ce qui m'étonne le plus est cette nauséabonde et hypocrite censure concernant la non publication par ces  soit disant "organismes Internationaux de lutte contre la drogue" d'une étude très détaillée anglo-américaine "confidentielle" à propos de cette "Algerian Connection" décrivant ces vrais organigrammes "décisionnel et opérationnel", ces filiales nationales et internationales, ces VRP (Voyageurs Représentants Placiers), ces rapporteurs d'affaire, ces corrupteurs et corrompus nationaux et internationaux.

Je pense que la non publication de cette étude permet à certains de faire pression sur l'Algérie, République "Indépendante, Démocratique et Populaire" et sur certains pays Européens.  ::)

 
Le phénomène a explosé en 10 ans
L’industrie de la drogue a employé 100 000 trafiquants

LIBERTE - Edition N° 4323 du Lundi 04 Décembre 2006
Par : Samia Lokmane
 
Les saisies représentent 15% de l’ensemble. 91% des consommateurs ont goûté à la drogue quand ils avaient entre 12 et 15 ans. Dans une enquête menée dans 36 établissements scolaires à Alger en 2005, 17% des garçons âgés de 15 et 16 avouent être des consommateurs  de cannabis. 2% sont des filles.

Outre qu’elle est cette route du haschich par où passent des convois venant du Maroc, l’Algérie est devenue un marché prospère où les trafiquants font volontiers une halte pour vendre leur marchandise. “Nous sommes passés d’un pays de transit en pays de consommation”, martèle Abdelmalek Sayeh, nouveau directeur général de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie.

Depuis hier, il dirige les travaux d’une conférence internationale de deux jours au Cercle national de l’armée à Béni-Messous sur le rôle de la recherche scientifique dans l’élaboration des politiques de lutte contre le commerce et la consommation des stupéfiants. Des invités de haute facture participent à cette rencontre organisée sous l’égide du ministère de la Justice.

Le Groupe Pompidou du Conseil de l’Europe a délégué certains de ses membres dont son directeur exécutif. Un représentant de l’Observatoire français de lutte contre la drogue compte également parmi les participants.

Du côté national, des officiers des corps de la police, scientifique notamment, de la gendarmerie et de la douane, des praticiens et des éducateurs ont été conviés en vue de s’imprégner des méthodes de prévention et de répression en vogue outre-Méditerranée.

L’ampleur du marché et l’impuissance des autorités à le démanteler appellent à une refonte de la stratégie arrêtée. Sans qu’il soit évalué avec précision, le commerce des stupéfiants est un réel fléau. “Les saisies représentent uniquement 15% de l’ensemble des produits en circulation”, avertit Aïssa Kasmi, directeur de la coopération internationale à l’office.

La première alerte donnée remonte à 1975. La confiscation de 3 tonnes de résine de cannabis a inspiré la première loi de la République algérienne concernant la lutte contre le trafic des stupéfiants. Plusieurs textes, dont les derniers de 2004, 2005 et 2006 confirmant la connexion entre les réseaux de trafiquants, de contrebandiers et de terrorisme comportent des clauses très répressives. Cependant, cet arsenal législatif semble incapable d’intimider les barons.

En dépit de quelques fluctuations, les confiscations demeurent le révélateur par excellence de la prospérité du marché. Environ 80 tonnes de résine de cannabis ont été saisies depuis 15 ans. Le pic avait été atteint en 2004 avec 12,373 tonnes saisies.
Durant le 1er semestre de cette année, une baisse notable est enregistrée. Seulement 2,541 tonnes ont été interceptées. Loin de correspondre à une vigilance plus accrue des services de sécurité, l’augmentation des séquestrations dévoile plutôt une recrudescence du trafic. Certes durant les années de terrorisme, les différents services de sécurité, trop occupés à restaurer la paix civile, ont baissé la garde. De l’avis de M. Salah Abdenouri, directeur d’analyses, de synthèse et d’évaluation à l’office, un tel fléchissement a largement contribué à la consolidation des réseaux. En cela encore, les chiffres sont éloquents.

De 1994 à 2004, environ 100 000 personnes ont été arrêtées et traduites devant les tribunaux pour des affaires de trafic de drogue.

Pour la seule année 2003, 14 032 individus sont tombés entre les mains de la police et de la gendarmerie. Les trafiquants âgés de 25 à 35 ans représentent 43,11% des interpellés. Les consommateurs dans leur grande majorité ont goûté à la drogue à un âge beaucoup plus précoce.

Selon M. Kasmi, 91% ont fumé leur premier joint quand ils avaient entre 12 et 15 ans. 96% ont commencé par s’adonner au tabac. Les moins nantis se rabattent sur des substances bon marché qui font la spécificité des pays du Sud. La colle, les solvants, les carburants, les gaz et les propulseurs des bombes aérosols sont les produits les plus prisés. Les enfants scolarisés ne sont guère prémunis par ce genre de tentations. Soumaya Zeghrouni, médecin à l’hôpital de Tizi Ouzou, a mené en janvier et en février 2005 une enquête sur la consommation des médicaments, de l’alcool et des stupéfiants en milieu scolaire à Alger (auprès de 3 000 sondés de 36 établissements). Cette expertise réalisée en collaboration avec le ministère de l’Éducation et dans le cadre du Mediterranean School Survey Project on Alcohol and Other Drugs (MEDSPAD-Algérie) a abouti à des résultats époustouflants. 17% des garçons (âgés de 15 et 16 ans) et 2% de filles avouent avoir pris du cannabis durant cette année-là.

La prévalence en ce qui concerne l’usage de psychotropes est pratiquement identique (13% et 15%) chez les collégiens des deux sexes. Si les antidépresseurs de toutes sortes sont procurés en pharmacie, le cannabis transite par la frontière ouest.

À ce propos, M. Kasmi révèle que 73,87% des cargaisons sont en situation de transit alors que 26,13% sont injectés dans le marché local. Les ports et les frontières terrestres algériens sont les couloirs de convoyeurs. Les voies maritimes servent à alimenter le marché européen.

De son côté, le tronçon qui s’étale du Sud marocain à la Tunisie en passant par El-Bayadh, Naâma, Ouargla et El-Oued constitue la route de choix pour la Tunisie. N’entendant pas se résigner à la fatalité, les pays européens se serrent les coudes. Le Groupe Pompidou (du nom de l’ancien président français qui en est l’initiateur) est un organisme intergouvernemental fort de 35 États membres. Son directeur exécutif, Christopher Luckett, est intervenu à l’ouverture de la conférence avec le désir de jeter les ponts de la coopération sur la rive sud. Aussi a-t-il préconisé la mise en place d’un réseau d’échanges entre les pays du pourtour méditerranéen.
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artane
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« Répondre #14 le: 11/12/2006 - 10:17:55 »

Encore !  ???

Maintenant, les "forces spéciales américaines" et l'Amérique ont une bonne raison "légitime" pour "investir militairement" le Nord de l'Algérie après s'être bien installées durablement dans le Sud Algérien. Les Algériens pro-américains sont maintenant très très contents  8)

http://www.kbr.com/index.jsp
http://www.halliburton.com/

24 heures après le discours de Bouteflika
Spectaculaire attaque terroriste près de Club des Pins

par Youcef Brahimi - le jeune indépendant - édition 2630 du lundi 11 decembre 2006

Un groupe de plusieurs terroristes a attaqué, hier à 17h30, un bus transportant des employés de la compagnie américaine BRC, près de Club des Pins, tuant une personne de nationalité algérienne et blessant au moins une dizaine d’autres dont la majorité, évacuées vers les hôpitaux les plus proches, sont dans un état critique.

Les terroristes ont d’abord fait sauter un engin explosif afin de provoquer une diversion et bloquer la circulation avant de s’attaquer au bus. Une fois ce dernier immobilisé avec ses passagers, des employés de Brown Root et Condor de différentes nationalités, des terroristes sont descendus d’un véhicule qui venait, selon des témoins oculaires, de la forêt de Bouchaoui.

Selon des sources sécuritaires, les employés sont de nationalités américaine, française, anglaise, libanaise et belge. Les véhicules empruntant le tronçon Club des Pins - Bouchaoui dans les deux sens se sont trouvés pris dans le piège des terroristes qui ont ouvert le feu, principalement sur les passagers du bus de BRC.

Les automobilistes, très nombreux à ce moment de la journée, ont abandonné leurs véhicules pour se réfugier, dans les bas-côtés de la route pour se protéger des tirs nourris des assaillants. Le lieu de l’attentat jouxte la forêt de Bouchaoui.

L’agence française AFP a, quant à elle, évoqué un attentat ayant ciblé deux bus transportant des employés de la firme américaine BRC (Brown Root et Condor  http://www.kbr.com/index.jsp , http://www.halliburton.com/ ), spécialisée dans la construction, qui se dirigeaient vers l’hôtel Sheraton, leur lieu de résidence.

A l’heure où nous mettons sous presse, aucune source officielle n’a donné d’information sur cet attentat qui n’a pas été revendiqué. A l’arrivée des renforts, gendarmes et militaires, les terroristes s’étaient volatilisés à la faveur de la nuit et de l’indescriptible pagaille qui a suivi l’attaque.

Très prudentes, les forces de sécurité ont pu déjouer les pièges laissés par les terroristes, en désamorçant deux autres engins explosifs. Il est à signaler que ce tronçon est très surveillé grâce à des barrages fixes et des patrouilles de la Gendarmerie nationale.

Il est emprunté quotidiennement par les ministres et les hauts cadres qui résident à Club des Pins. L’attaque a été perpétrée le lendemain de la rencontre gouvernement - walis qu’a présidée le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika.


Attentat à Bouchaoui (Alger)
Un bus mitraillé, un mort et neuf blessés

Salima Tlemçani - El Watan - Edition du 11 décembre 2006

Une grande panique s’est emparée, hier en fin de journée, des automobilistes qui traversaient la bretelle de Bouchaoui menant au Club des pins, une des zones les plus sécurisées du pays, située à l’ouest de la capitale.

Des passagers d’un véhicule stationné sur le pont, en sens inverse, ont tiré une rafale d’armes automatiques, à 17h15, sur un bus transportant des employés de la société américaine BRC (Brown Root & Condor), spécialisée dans la construction, à l’hôtel Sheraton, lieu de leur résidence. Le chauffeur, un Algérien, a été tué, alors que neuf passagers, dont 2 Libanais quatre Anglais, un Canadien, un Américain et un Algérien ont été blessés.

Les assaillants, au nombre de deux selon certains témoignages et de quatre selon d’autres, ont pris la fuite à bord de leur véhicule, dès l’immobilisation du bus, vers une destination inconnue. Quelques minutes plus tard, tout le quartier a été totalement quadrillé par les services de sécurité, qui ont fermé les accès aux automobilistes, créant un embouteillage indescriptible. Des files de véhicules avançant pare-chocs contre pare-chocs se sont formées sur plusieurs kilomètres tout le long de l’autoroute Ouest, jusqu’à une heure tardive. Un renfort impressionnant de gendarmes, militaires et policiers a été dépêché sur les lieux.

L’attentat intervient au moment où un nouveau dispositif de sécurité a été mis en place afin de mieux sécuriser les lieux dits sensibles de la capitale, en réponse au double attentat aux camions piégés à Réghaïa et Dergana, le 29 octobre dernier, faisant trois morts et 24 blessés. Il intervient, faut-il le préciser également, moins de vingt-quatre heures seulement après le discours du président de la République, dans lequel il a dénoncé la corruption devant un parterre de walis et de hauts responsables de l’Etat, réunis au Palais des nations au.. Club des pins. S’adressant aux responsables de la sécurité, le Président est allé loin dans son discours en disant : « On n’est pas sortis du terrorisme pour tomber entre les mains des criminels et des bandes organisées qui trafiquent dans la drogue, les armes et le marché noir. A ceux-là, une guerre sans merci doit être déclarée. » Des propos lourds de sens. En tout état de cause, cet attentat a suscité de nombreuses interrogations sur les circonstances troublantes dans lesquelles il a eu lieu.

L’objectif recherché à travers cette attaque est visiblement l’impact médiatique qu’elle engendrera, notamment sur le plan international. La société BRC, faut-il le rappeler, fut, cet été, au centre d’un grand scandale ayant alimenté la presse nationale. Une action en justice a été engagée, sur instruction de la présidence, au parquet de Bir Mourad Raïs.

La décision a été prise après les conclusions de deux missions de contrôle, l’une de l’inspection des finances et l’autre de la cour des comptes. L’instruction judiciaire sur cette affaire se poursuit toujours, mais rien n’a filtré officiellement. Autant de raisons qui font craindre que l’attentat puisse porter l’empreinte de la mafia politico-financière.


Attentat contre un bus à Bouchaoui
Un mort, un blessé

M. Abi - Le Jour d'Algérie - 11/12/06

Un terroriste se trouvant à l’intérieur d’un bus de transport privé de voyageurs a tiré, hier, à bout portant, sur les passagers. L’attentat a eu lieu sur le tronçon routier reliant Chéraga à Bouchaoui, jouxtant une bretelle menant à la résidence d’Etat du Sahel à Alger. Le terroriste s’est enfui après avoir commis ce lâche forfait. Deux parmi les passagers de ce bus ont été blessés. L’un de ces deux blessés a, malheureusement, rendu l’âme peu de temps après cet attentat. Une opération de ratissage a été déclenchée juste après cet attentat terroriste et s’étalera à la forêt de Bouchaoui.

Ce terroriste pourrait faire partie des poseurs de bombes qui ont sévi, il y a quelques mois, à El Harrach, déposant un engin artisanal en face d’une caserne et à quelques mètres d’une cité militaire.

Six militaires avaient été blessés dans cet attentat terroriste.

Ces attentats ont été signés par le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) de par le procédé utilisé. Cette organisation terroriste qui tente de faire parler d’elle, notamment après son allégeance à El-Qaïda d’Oussama Ben Laden avait, auparavant, perpétré d’autres attentats à la bombe à Benzerga, quartier natal de Hassan Hattab. Les éléments du GSPC réussissent à s’infiltrer à Alger venant des maquis de Boumerdès, en passant par Rouiba et Bordj El Kiffan. Ils réussissent également à transporter des matières explosives à partir de ces maquis. Des sources sécuritaires n’écartent pas l’hypothèse que le GSPC se sert d’«artificiers» et de matières explosives du GIA qui ne compterait plus, grâce aux coups qui lui ont été portés par l’ANP et les services de sécurité, qu’une quarantaine d’éléments à travers le territoire national. Cependant, l’attentat terroriste perpétré à

El Harrach, il y a quelques mois, renseigne, de par la faiblesse de la déflagration, sur le manque de moyens dont dispose l’organisation terroriste de Mossàab Abdelouadoud, «émir» national du GSPC.

L’attentat d’hier, perpétré contre les passagers d’un bus de transport privé de voyageurs rappelle celui exécuté, il y a quelques années, par une autre organisation terroriste, en l’occurrence «djamàa el hourra» contre les passagers d’un bus de transport privé de voyageurs, tuant près d’une dizaine de personnes. Organisations terroristes différentes, même logique de meurtre et même but, celui de faire le maximum de victimes.

Des étrangers cibles d’un attentat près de Club-des-Pins
Saïda Azzouz - Le Soir d'Algérie -  Lundi 11 Décembre 2006

L’attentat perpétré hier en fin de journée contre un bus à la sortie de l’autoroute ouest, au niveau de la bretelle qui mène vers Club-des- Pins à Alger a fait un mort et plusieurs blessés. Les informations recueillies hier sur place, quelques minutes après l’attentat dont a été la cible un bus transportant des travailleurs d’une compagnie étrangère, donnaient pour décédé le chauffeur de l’autocar du transport du personnel, un Algérien mort sur le coup, alors que l’on disait grièvement blessées plusieurs autres personnes.

Des ressortissants étrangers dont un Libanais dans un état très critique. Le communiqué officiel du ministère de l’Intérieur, tombé en début de soirée, confirme la mort du chauffeur algérien, annonce qu’un autre Algérien a été atteint et précise la nationalité des blessés. Il s’agit d’un Américain, de quatre Anglais, deux Libanais et d’un Canadien. Des informations que se sont gardé de communiquer les forces de sécurité qui ont vite fait de boucler le périmètre. Bien que très peu de choses nous ont été dites par les quelques personnes présentes sur place pour mener les investigations, il nous a été dès le départ précisé que le véhicule ciblé était celui de BRC (Brown Root and Condor), une filiale de Sonatrach et de Halliburton l'américaine. D’aucuns, se basant sur le mode opératoire des terroristes, ont évoqué l’attaque contre un autre bus, cible celui-là d’une fusillade qui aura duré quelques secondes après que des hommes en civil armé de «klachs» ont fait irruption d’un sous-bois pour tirer à vue sur le bus et ses passagers.

Cette hypothèse qui fait état de deux bus est tirée du fait qu’il y a eu une déflagration et une fusillade dans un intervalle de temps très réduit. Il semblerait selon une source rencontrée sur les lieux qu’il s’agisse d’une seule et même opération ciblant le bus qui raccompagnait les travailleurs de BRC vers le Sheraton, lieu de leur résidence. La déflagration, dont on ignore s’il s’agit de celle d’une grenade ou d’une bombe, a au lieu vers 17 heures 30, à peine le bus a franchi la bretelle qui mène vers le Club-des-Pins, une zone des plus sécurisées d’Alger. Bretelle qui est restée hier longtemps bloquée et interdite d’accès à tout véhicule y compris ceux des officiels qui rentraient chez eux. Les éléments de la police scientifique procédaient à des prélèvements sur le lieu de la déflagration pendant que des gendarmes accompagnés de chiens passaient les alentours au peigne fin.

Une opération qui, nous diton, est motivée par la crainte de voir enfuis d’autres engins explosifs, d’autant que des sources diverses parlent de deux autres déflagrations entendues après la fusillade du bus. Il ne restait de la présence de ce dernier que les traces de pneus hier vers 20 heures quand les gendarmes, qui quadrillaient les lieux sous le regard de militaires, de policiers en civil et de journalistes, ont levé le dispositif pour permettre aux usagers d’emprunter cette voie qui donne, entre autres, sur le site de Club-des-Pins. C’est vers cette forêt que se serait replié le groupe armé une fois son forfait accompli. Une opération de ratissage a été déclenchée, nous a indiqué une source sécuritaire qui souligne le caractère inquiétant de cet attentat qui, selon notre source, a été minutieusement préparé. Une préparation qui, selon elle, a suscité quelques semaines de guet, compte tenu du dispositif sécuritaire censé protéger cette région.


Un mort et neuf blessés dans un attentat à bouchaoui
Le GSPC cible des employés américains de BRC

Par : Y. S./Nissa. Hammadi - LIBERTE - Lundi 11 Décembre 200

Deux bus transportant des employés de la société américaine BRC (Brown Root and Condor) ont été la cible d’un attentat terroriste perpétré très probablement par le GSPC. Cet attentat a eu lieu aux environs de 18h, à Bouchaoui, près du Club-des-Pins. Bilan provisoire : 1 mort et plusieurs blessés. Selon des sources dignes de foi, les terroristes ont tiré sur un bus de ressortissants étrangers qui étaient escortés par la gendarmerie. Selon les mêmes sources, le groupe armé aurait minutieusement préparé cet attentat depuis longtemps. En effet, un mouvement suspect de personnes étrangères à la région a été remarqué, ces derniers temps, par les usagers de la route menant vers le Club-des-Pins et, notamment, les habitants de cette résidence d’État. Mais, ils les ont pris pour des voleurs.

Selon une version des faits, les terroristes ont pris pour cible les employés de la compagnie américaine, spécialisée dans la construction, au moment où ils quittaient le nouveau siège de la société BRC se trouvant à l’intérieur de Bouchaoui, pour les conduire vers l'hôtel Sheraton, leur lieu de résidence. C’est ainsi que le groupe armé, dont le nombre d’éléments n’a pu être identifié, a posé une ou plusieurs bombes sur le passage des autocars. Après l’explosion qui a sérieusement touché le premier bus, les terroristes se sont mis à mitrailler dans la direction du deuxième bus. L’intervention des éléments de la gendarmerie a permis de réduire l’ampleur des dégâts.

Selon les mêmes sources, le chauffeur, Algérien, du premier bus a été mortellement touché. Par ailleurs, des informations faisaient état, hier, en fin de soirée, d’un Américain, d’un Canadien, de plusieurs Britanniques et d’un Ivoirien qui ont été blessés. Une autre version des faits indique, cependant, que le bilan aurait pu être plus lourd si le premier bus était plein. En effet, comme mesure de sécurité, les Américains ont adopté une stratégie qui consiste à ce que le transport se fasse à l’aide de deux bus,  le premier servant “d’éclaireur”. Et c’est dans le second bus que les employés sont transportés. Ainsi, selon d’autres informations, 9 employés de BRC, étaient dans le second bus au moment de l’attentat. Et comme les terroristes se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas atteint leur objectif, puisque le premier bus était vide, ils se sont mis alors à tirer sur le second véhicule dans le but évident de faire des victimes. Outre la victime de nationalité algérienne, l'attentat a fait au moins quatre blessés, un Algérien, un Américain, un Canadien et un Libanais. Ils se seraient blessés en tentant d'échapper d'un des bus. L'un d'eux se serait violemment heurté à un arbre en se jetant par la fenêtre du véhicule, selon des  sources concordantes. Le bus a fait demi-tour et les gendarmes ont commencé à riposter en tirant dans la direction du groupe terroriste. Un échange de tirs s’en est suivi et l’arrivée rapide des renforts des services de sécurité a permis de lancer une importante opération de ratissage dans la forêt de Bouchaoui. Des véhicules de la Protection civile et des ambulances faisaient le va-et-vient. En tout cas, l’information faisant état de cet attentat terroriste, le premier du genre dans cette localité de la capitale, s’est répandue telle une traînée de poudre. La circulation était quasiment bloquée sur toutes les routes menant vers Bouchaoui ou le Club-des-Pins jusqu’à une heure tardive de la nuit. Les éléments de la gendarmerie ont bouclé la région. Même les habitants de la cité Bouchaoui ont eu d’énormes difficultés à rentrer chez eux. “Nous avons entendu plusieurs déflagrations, probablement des grenades”, nous a déclaré un habitant de la cité Bouchaoui, joint par téléphone. L’opération de ratissage s’est poursuivie tard dans la nuit où un important dispositif de sécurité a été immédiatement mis en place.

Si c’est le premier attentat depuis l'explosion du 29 octobre de deux voitures piégées devant les deux commissariats de police de Dergana et de Réghaïa, l’opération terroriste d’hier, qui n’a pas encore été revendiquée, porte la signature du GSPC qui, depuis son allégeance à Al-Qaïda de Ben Laden, multiplie les actions spectaculaires pour faire croire encore à l’importance de ses capacités de nuisance qu’il a pourtant perdues.

 
Un Algérien tué et un autre blessé dans l’attaque de 2 bus à Bouchaoui
Attentat terroriste contre des Américains à Alger

Auteur: Y. El-Atrach - La Voix de l'Oranie - 11/12/2006

Al Qaïda, à travers le GSPC, semble mettre ses menaces à exécution à savoir attaquer les cibles occidentales, particulièrement américaines, partout dans le monde.

En effet, hier, aux environs de 19 heures, un groupe terroriste a attaqué deux bus transportant des Américains qui sortaient à peine du siège de leur entreprise Brown Root and Condor, société à capitaux mixtes détenus par la Sonatrach et le géant américain Halliburton, située à Bouchaoui, une quinzaine de kilomètres à l’Ouest d’Alger.

Les travailleurs américains se rendaient, selon nos sources, au Sheraton Hotel d’Alger où ils logent. Le groupe armé aurait lancé, selon les premiers échos parvenus tardivement à notre rédaction, une bombe sur le premier bus afin de l’immobiliser, faisant ainsi un mort, le chauffeur, et causant des blessures à un accompagnateur, tous deux de nationalité algérienne. Les assaillants auraient également tiré des rafales sur le deuxième bus qui est parvenu, néanmoins, toujours selon nos sources, à faire demi-tour, de façon spectaculaire, et échapper ainsi à cet acte lâche que les instigateurs voulaient certainement pour faire parler d’eux. Même si aucune indication précise n’est, au moment où nous mettions sous presse, disponible sur le groupe ayant commis l’attentat, il est néanmoins difficile d’exclure l’hypothèse de l’implication du GSPC qui a prêté allégeance à Al Qaïda et dont les éléments, les plus radicaux, refusent toujours l’offre de paix du pouvoir à travers la charte de la réconciliation nationale. Nous y reviendrons...


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