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Auteur Fil de discussion: French Moroccan Algerian Connection : Les élus, la mafia et le terrorisme.  (Lu 450403 fois)
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« Répondre #45 le: 10/05/2007 - 12:47:16 »

Trafic de cocaïne : La piste Al -Shaalan
par Laurent Chabrun - L'Express du 26/12/2002
Source  http://www.mafhoum.com/press4/125E17.htm
 
La justice américaine soupçonne ce prince et banquier saoudien d'être un trafiquant lié aux cartels colombiens. Récit d'une étrange affaire qui a mené les enquêteurs tout autour du globe
 
«Nous poursuivrons les trafiquants de drogue quels que soient leur position ou leur statut, et cela dans n'importe quel pays...» Cet avertissement, c'est la Drug Enforcement Administration (DEA), la toute-puissante agence américaine de lutte contre le trafic de drogue, qui l'envoie. Qui vise-t-il? Rien de moins qu'un personnage particulièrement important d'un pays, l'Arabie saoudite, que les Etats-Unis considèrent pourtant comme un allié privilégié.

L'homme que les agents américains mettent en cause s'appelle Nayef bin Sultan bin Fawwaz al-Shaalan. Il est l'époux d'une princesse de sang royal et banquier, installé en Suisse.

C'est lui qui, selon les services américains, aurait importé, en mai 1999, dans un avion protégé par l'immunité diplomatique, 2 tonnes de cocaïne sur le territoire français, un chargement qui devait inonder toute l'Europe.

Une affaire dont L'Express avait fait état et qui, après trois ans d'enquête, révèle désormais ses secrets.

Doris Mangeri est de toute évidence une femme d'affaires. Le site Internet sur lequel elle détaille ses activités d'agent immobilier, dans la région de Miami, en Floride, rappelle qu'elle a noué des contacts à travers le monde entier, en Amérique latine ou au Moyen-Orient. Agée d'une quarantaine d'années, cette élégante blonde, mère de deux enfants, dort, depuis le 17 juillet dernier, derrière les grilles d'une prison de Floride sans qu'il lui soit possible d'en sortir. Même en échange d'une caution. Pour justifier cette détention, la DEA expliquera - par la voix de son agent spécial, Thomas Raffanello - que Doris Mangeri se trouve sous le coup d'un mandat d'arrêt fédéral pour «possession de cocaïne dans l'intention de la distribuer» (conspiracy to possess with intent to distribute cocaine).

Al-Shaalan et Doris Mangeri: telles sont, selon les services américains, les deux têtes d'affiche - têtes pensantes, devrait-on dire - de cet incroyable trafic de cocaïne. Al-Shaalan a résidé à Miami dans les années 1970-1980. Lui et son frère jumeau ont épousé des filles du prince héritier saoudien. De quoi en faire des personnalités saoudiennes de tout premier plan, même s'ils n'appartiennent pas directement à la famille royale.

Al-Shaalan et Doris Mangeri se connaissent depuis les années 1970, époque à laquelle ils ont fréquenté la même université de Floride. C'est cette intimité qui, selon la DEA, leur permettra de monter le réseau d'importation de cocaïne. Doris Mangeri, qui possède également la nationalité colombienne, aurait mis en relation le prince saoudien et le représentant des cartels de la drogue en Colombie. Selon l'acte d'accusation de la justice américaine, Al-Shaalan aurait accepté de transporter 2 tonnes de cocaïne par avion jusqu'à Paris. Une opération juteuse, qui lui aurait rapporté 20 millions de dollars, affirme Jacqueline Arango, le procureur américain chargé de l'affaire.

Pour mettre au point les détails de l'acheminement de la drogue, plusieurs réunions auraient été organisées au domicile d'Al-Shaalan, à Riyad, la capitale saoudienne. L'une d'elles se serait même tenue, en décembre 1998, en plein désert. Et la justice américaine dit en détenir les preuves: des photos, retrouvées au domicile de la belle Doris Mangeri, où elle figure en compagnie du prince saoudien.

Ce n'est pas tout: les autorités américaines, qui ont pisté les deux suspects des mois durant, ont mis la main sur des copies de billets d'avion, des doubles de fiches d'hôtel et des tampons de passeport. Enfin, indice supplémentaire de la possible implication du prince: en septembre 1998, grâce à un ami de Doris Mangeri, un habitant de Miami toujours recherché, Al-Shaalan aurait été présenté, à Marbella, aux dirigeants colombiens du cartel.

Une fois ces préparatifs et autres rendez-vous organisés, les Colombiens ont pu acheminer la marchandise dans un hangar situé quelque part à Caracas (Venezuela), avant de l'expédier vers Riyad puis de la livrer à Paris, le 16 mai 1999. Dissimulée dans des valises, la poudre sera déchargée d'un avion saoudien sur l'aéroport du Bourget, avant d'être enfin transportée jusqu'à un pavillon de la banlieue parisienne, où elle devait être répartie entre les différents acheteurs européens.

Opération Millennium

Si la DEA a pu remonter jusqu'au prince Al-Shaalan, elle le doit essentiellement à quatre témoins - quatre repentis qui se mettent à table - interpellés dans le cadre d'une opération de grande envergure, baptisée «Opération Millennium».

Lancé en 1999, ce coup de filet permettait l'interpellation de 43 personnes - des Colombiens, pour l'essentiel - dont certaines choisirent de négocier avec les autorités en échange d'une réduction de peine, voire de la liberté. Toutes ces informations furent corroborées grâce aux enquêteurs français, notamment ceux de la Brigade des stups. Nous sommes le 6 juin 1999. L'aube ne s'est pas encore levée sur Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) lorsqu'une équipe de la Brigade de répression du banditisme (BRB), qui rôde à la recherche d'une bande d'agresseurs à domicile, reçoit l'appel d'un indic. «Venez vite! Une grosse cargaison de drogue vient d'être livrée dans un pavillon», lance cet informateur. Message reçu.

Les hommes de la BRB et de la Brigade des stups croisent sur place une de leurs vieilles connaissances, Didier Dubreucq, surnommé «les Yeux bleus». Un «beau voyou», dans le jargon policier. Le hasard faisant bien les choses, la perquisition permet de découvrir 90 valises Samsonite contenant, encore, 800 kilos de cocaïne. Une saisie record. Et le nombre de bagages laisse supposer que ce sont en réalité 2 tonnes de poudre blanche qui ont été livrées. Une autre partie de la cargaison a été récupérée à la frontière franco-espagnole, lors d'un contrôle de police. Deux passeurs ont en effet été arrêtés en possession de 300 kilos de cocaïne provenant effectivement du même lot que les 800 kilos retrouvés par la police française.
 
Décidément, ce 6 juin, les enquêteurs font bonne pioche. Outre Dubreucq, ils découvrent dans le pavillon un homme qui dort. C'est le locataire. Il est illico interpellé. Son nom: Gustavo Gonfrier. Né en 1961 à Bogota, cet ingénieur de profession est l'envoyé spécial des importateurs colombiens en Europe. C'est le «chimiste» du groupe.

Le chimiste parle Dans un premier temps, Gonfrier se montre peu bavard, se contentant de négocier une protection pour sa famille restée en Colombie. Puis, au bout de quelques heures, notre homme parle. N'hésitant pas à confier quelques secrets qui vont étonner les enquêteurs, pourtant habitués aux discours des trafiquants en tout genre.

Le «chimiste» leur explique qu'après être arrivé à Barcelone il a été pris en charge, puis conduit à Paris. Là, il devait attendre l'arrivée de la drogue, qui, révèle-t-il, avait été débarquée d'un avion saoudien le 16 mai 1999. «On m'a dit, raconte encore Gonfrier, que le coup était monté par un haut dignitaire saoudien, chargé de s'occuper de mouvements d'argent pour son pays.»

Estomaqués par cette mise en cause, les policiers français remarquent que plusieurs éléments attestent ce passage par l'Arabie saoudite. Ainsi, Gonfrier, réceptionnaire des valises de cocaïne dans le pavillon, avait constaté la disparition d'une partie de leur contenu, comme si quelqu'un avait prélevé sa commission. Afin qu'elles n'apparaissent pas trop légères, le voleur avait astucieusement remplacé les kilos de poudre par des bouteilles d'eau minérale de marque Al-Qassim et des paquets de dattes, des produits provenant d'Arabie saoudite! De quoi accréditer la version donnée par Gustavo Gonfrier. «J'avais gardé les étiquettes des produits substitués à la drogue pour les faxer en Colombie», précise le «chimiste» aux enquêteurs, de plus en plus perplexes. En effet, lorsqu'ils investissent la maison de Noisy-le-Sec, ils n'ont a priori guère de doutes. Selon eux, le suspect n° 1 est bien, alors, Didier Dubreucq. Car, sinon, pourquoi aurait-il passé de son portable des appels téléphoniques en Suisse, le soir de la livraison de la cargaison de drogue au Bourget? Pourquoi encore aurait-il rendu compte, toujours le 16 mai 1999, sur son portable, du bon déroulement des opérations de déchargement à un interlocuteur genevois?
 
Didier Dubreucq a toujours nié avoir passé ces coups de téléphone. Face au juge Alain Cadet, qui instruit cette histoire de trafic au tribunal de Bobigny, il s'est élevé contre ce qu'il considère comme un montage policier. «Une conspiration acharnée... Je n'ai même pas de téléphone portable», clame «les Yeux bleus», détenu depuis près de quatre ans et dont le dossier doit désormais trouver une issue rapide si la France ne veut pas risquer les foudres de la justice européenne, qui veille à toujours condamner les instructions trop longues. En tout cas, pour avoir une réponse à toutes leurs interrogations, les hommes de la Brigade des stupéfiants ont longtemps espéré pouvoir questionner le prince Al-Shaalan. Suivant sa trace avec assiduité, ils ont aussi espéré qu'il séjourne en France. Hélas! cette éventualité semble de plus en plus improbable.

La possible implication saoudienne a d'ailleurs conduit les enquêteurs français à entendre le commandant de bord de l'avion soupçonné d'avoir transporté la drogue, ce fameux 16 mai 1999, jusqu'à l'aéroport du Bourget. Son audition a finalement lieu le 16 novembre 1999, lors d'une escale en France. Entendu par la Brigade des stups, Galifa affirme s'être bien rendu, le 16 mai 1999, à Nice, en provenance de Djedda. Mais, dit-il, c'était pour y déposer diverses personnalités saoudiennes désireuses d'assister au Grand Prix automobile de Monaco.

Les policiers français ont beau utiliser les quatre jours de garde à vue réglementaires pour entendre l'équipage, rien n'y fera. Ils ont beau passer l'avion au peigne fin pour y découvrir d'éventuelles traces de drogue, là encore ils font chou blanc. Et, le 19 novembre, l'appareil pouvait regagner sa base en Arabie saoudite sans que le mystère soit éclairci...

Décidément accrocheurs, les policiers français viennent, pour tenter de boucler leur enquête, d'interpeller, le 14 décembre, l'homme à tout faire d'Al-Shaalan, Mustapha Jaoudi, propriétaire d'une résidence en France, à proximité de la frontière suisse. Placé sous contrôle judiciaire par le juge Alain Cadet, Jaoudi a été mis en examen. Il a reconnu avoir participé au transport des valises de cocaïne tout en jurant ignorer leur contenu.

La filière suisse La volonté affichée par la DEA d'aller jusqu'au bout de cette affaire pourrait conduire l'agence américaine à mener des investigations sur d'autres aspects de l'activité du prince Al-Shaalan.

Ce dernier a en effet fondé, à Genève, une banque qui poursuit ses activités malgré une perquisition lancée par la police helvétique. Placé sous le contrôle de la Commission fédérale des banques (CFB) suisses, cet organisme financier travaille pour une clientèle exclusivement proche-orientale.

Aussi, c'est de Suisse que le prince Al-Shaalan a décidé de riposter. Défendu par des ténors du barreau de Genève, Mes Haissly et Gully-Hart, il jure n'être mêlé en rien à cette histoire. Certes, affirment ses avocats, notre client a bien rencontré, à deux reprises, le trafiquant colombien qui l'accuse aujourd'hui, et cela par l'intermédiaire de Doris Mangeri. Mais, précisent les deux avocats, la rencontre portait sur l'éventuelle installation d'une usine en Arabie saoudite, et le prince n'a pas poursuivi ces discussions, le Colombien ne présentant pas les références souhaitées.

S'ils ne nient pas qu'Al-Shaalan a déjà trempé dans un trafic de stupéfiants, en 1984, les conseils du prince affirment que cette histoire s'est bien terminée, puisqu'il «n'a été interrogé qu'une journée et n'a été astreint qu'au paiement d'une caution». Bref, aucune suite judiciaire n'a eu lieu, «ni pour le prince ni pour personne», martèlent-ils.

Certains avocats vont encore plus loin. Le conseil américain de Doris Mangeri, par exemple, n'hésite pas à mettre en cause la DEA. C'est cette dernière, selon lui, qui aurait monté de toutes pièces cette histoire, grâce aux repentis colombiens liés à des mouvements paramilitaires.

En clair, les services américains, parfaitement informés de la livraison de drogue au Bourget, auraient convaincu les autorités françaises de laisser faire cette «livraison contrôlée». Il s'agissait d'une manipulation à l'objectif transparent: affaiblir l'Arabie saoudite, dont les relations avec les Etats-Unis se sont fortement dégradées. Surtout depuis le 11 septembre 2001 et les attentats organisés par Ben Laden... Une certitude, tout de même: les autorités de Riyad suivent avec intérêt et anxiété le déroulement de cette instruction. Ce n'est pas un hasard si le vice-ministre de l'Intérieur a pris contact avec des représentants de la justice suisse. Ce n'est pas davantage un hasard si une délégation saoudienne a tenté de rencontrer, dans la plus grande discrétion, le juge d'instruction de Bobigny. Une initiative restée sans lendemain.

Les autorités de Riyad ont au moins un motif de consolation: une commission d'enquête, mise sur pied en Arabie saoudite, aurait conclu à l'innocence du prince Al-Shaalan. C'est donc désormais sur le front diplomatique que cette ahurissante affaire va se développer. Et il y a fort à parier que le principal suspect, à l'abri des frontières protectrices de son pays mais sous le coup d'un mandat lancé par la DEA, n'aura pas à s'expliquer devant les autorités américaines ou françaises. Elles se contenteront de ses complices présumés. Une sorte de déni de justice qui ne sera pas une première en matière de trafic international de drogue.

La DEA et ses 4 680 agents

La Drug Enforcement Administration (DEA) est une «agence» américaine spécialisée dans la lutte contre les trafiquants internationaux de drogue. Elle emploie près de 10 000 personnes, dont 4 680 agents actifs. Ces derniers sont présents dans toutes les grandes villes américaines, mais aussi dans des dizaines de capitales étrangères (Paris, Berlin, Londres, etc.), où la DEA collabore avec les autorités locales. Disposant d'un budget de 1 897 millions de dollars, la DEA lance d'importantes enquêtes internationales, en particulier contre les cartels colombiens. Une toute récente opération vient ainsi de conduire à l'arrestation des principaux successeurs du célèbre patron du cartel de Medellin, Pablo Escobar.

Coke en stock

La production colombienne de cocaïne ne cesse de croître. Les cultures de coca, dont la superficie était estimée à 50 000 hectares en 1995, auraient occupé 170 000 hectares en 2001. Cette augmentation est vraisemblablement la conséquence de l'éradication des plantations lancée en Bolivie et au Pérou, où 50 000 hectares seraient néanmoins encore cultivés. La Colombie peut donc «exporter» annuellement de 600 à 700 tonnes de poudre blanche par différentes filières. L'Europe, un marché en pleine expansion, est d'ailleurs particulièrement visée. L'Espagne serait ainsi le principal point de passage des trafiquants, et surtout la Galice, actuellement touchée par une marée noire. Une catastrophe écologique qui risque de compliquer la tâche des passeurs espagnols, qui utilisent des bateaux pour acheminer la drogue.

L'Europe, marché en croissance

La cocaïne est peut-être en passe de devenir une drogue plus usitée en Europe qu'en Amérique du Nord. Le nombre d'usagers dans le monde, estimé à 14 millions, serait en effet en importante diminution outre-Atlantique, où la consommation est désormais en chute libre. Cette perte de «clientèle» pour les cartels colombiens explique, pour l'essentiel, l'intérêt qu'ils portent au marché européen, où le prix de la drogue n'a cessé de baisser. On estime ainsi que 1 gramme de cocaïne est désormais vendu en France 70 euros, soit deux fois moins que dans les années 1990. La consommation de crack, dérivé de la cocaïne, reste pour sa part stable, son utilisation ne touchant qu'une petite partie des toxicomanes.

Trafiquants décapités

48 exécutions capitales ont été dénombrées en Arabie saoudite depuis le début de l'année. En 2001, 81 peines de mort ont été prononcées dans ce pays où l'on applique la charia, la loi islamique. Celle-ci prévoit la peine de mort pour le meurtre, le viol, mais aussi pour le trafic de drogue. Plus largement, la charia donne la possibilité de répudier ses épouses - quatre au maximum - sans autre forme de procès. Afin d'étendre leur rayonnement spirituel et leur doctrine, le wahhabisme, les dirigeants saoudiens financent de multiples organisations, pour un budget estimé à plusieurs dizaines de millions de dollars. L'attentat du 11 septembre 2001 a d'ailleurs attiré l'attention des services américains sur cette manne, qui a pu profiter à des mouvements fondamentalistes.


Un prince saoudien accusé de trafic de drogue
2006-11-29

Aujourd hui, le tribunal correctionnel de Bobigny (93) doit juger le prince Nayef Bin Fawaz al Chaalan, soupçonné d avoir participé à un trafic de cocaïne provenant de Colombie. Cette affaire date de juin 1999, lorsque la police saisit 800 kg de cocaïne dans un pavillon de Noisy Le sec, en banlieue parisienne (93). Le prince saoudien de 39 ans, représenté par Maître Jacques Vergès, ne sera pas présent à son procès. Neuf autres personnes sont impliquées dans ce trafic.

Le tribunal correctionnel de Bobigny doit juger aujourd'hui, en son absence, un prince saoudien soupçonné d'avoir été mêlé à un trafic de cocaïne entre la Colombie et l'Europe. Neuf autres personnes étaient appelées à comparaître aujourd'hui, aucune ne s'est présentée. Les dix hommes sont jugés pour complicité de « transport », « détention », « importation » et « cession non autorisée de stupéfiants », « association de malfaiteurs » et « contrebande de marchandise prohibée ».

Personnalité influente en Arabie saoudite, le prince Nayef Bin Fawaz al Chaalan, 39 an, est un francophile confirmé membre de la famille royale saoudienne. Son frère a épousé la fille du roi Abdallah et lui-même est marié à la fille du vice-ministre de la Défense saoudien. Pourtant sous le coup d'un mandat d'arrêt international, le prince ne s'est pas présenté aux deux précédentes audiences. Son avocat n'est autre que le très contesté maître Vergès.

Le Prince Saoudien est accusé d'avoir mis à la disposition de narco trafiquants, son avion privé afin de transporter plus de deux tonnes de cocaïne provenant de Colombie vers le marché européen en 1999. En 2002, le prince Nayef Bin Fawaz al Chaalan a été inculpé par la justice américaine pour les mêmes accusations.

Selon Me Vergès, la justice française n'a pas cherché, lors de la phase d'instruction, à convoquer son client pour l'entendre. « On va demander une condamnation contre un homme qu'on n'a jamais ni vu ni entendu, accusé sur la base de déclarations d'hommes que les juges français n'ont ni vus ni entendus non plus », s'est indigné avant l'audience Me Vergès.

Depuis Riyad le prince « réfute en bloc les accusations portées contre lui et dénonce « une machination de la DEA » (Drug Enforcement Administration) », dit il. « Les barons colombiens repentis qui travaillent avec la DEA sont aussi instrumentalisés pour monter des dossiers. Et l'on a monté un dossier contre moi ». Explique le prince appuyant ses accusations sur les raisons politiques qui pourraient pousser la DEA à monter ce dossier.

Juin 1999, Noisy le sec

L'affaire a débuté le 6 juin 1999. Suite à un coup de téléphone «anonyme», le 5 juin 1999, la brigade des stupéfiants réalise une perquisition dans un pavillon de l'allée du Cottage à Noisy-le-Sec, en Seine Saint Denis. Là, elle fera la seconde plus importante saisit de drogue de son histoire : 804 kilos de cocaïne, cachées dans un garage. La drogue a nécessité 86 valises dont la moitié ont été vidée au préalable. Deux personnes sont interpellées sur place : le propriétaire du pavillon et un ressortissant colombien, ingénieur en chimie, Gustavo Guarin Gonfrier. Six Français sont aussi interpellés, plus tard.

Rapidement, la police découvre que les 804 kilos ne sont qu'une partie de 2 tonnes de cocaïne qui ont déjà été écoulées, représentant une valeur marchande de 30 millions de dollars. Cette affaire a rapidement pris une dimension internationale, et sensible sur le plan diplomatique, notamment lorsque l'ingénieur chimiste colombien, Gustavo Guarin Gonfrier, se met à table, donne des noms et notamment celui d'une haute personnalité saoudienne.

Ce chimiste serait arrivé en France le 13 mai 1999, selon ses dires, sur instructions de membres des cartels colombiens pour lesquels il travaille. Il nomme le cartel de Lucas Ramon et celui de Rodrigo Jimenez Montanez. Selon l'ingénieur chimiste, la cocaïne est arrivé en Arabie Saoudite où une «relation» de la famille de Ramon, nommé par l'inculpé comme étant le «numéro deux du gouvernement saoudien», prends en compte la marchandise. Celle-ci est ensuite envoyée en France.

Les policiers ont donc recherché un avion en provenance d'Arabie Saoudite atterrissant dans les petits aéroports de la région parisienne. Ils étudient les téléphones portables des accusés et découvrent que de nombreux appels ont été passés, dans la nuit du 15 au 16 mai 1999, depuis une borne de l'aéroport du Bourget. Cette nuit la, trois avions saoudiens ont atterri, dont un Boeing 727 appartenant à une banque saoudienne et loué par le prince Nayef Bin Fawaz Al Chaalan d'Arabie. Cet avion était en provenance direct de Djeddah et transportait le prince et sa famille.

Un autre élément vient confirmer les soupçons de la justice française contre le prince saoudien. Un banquier suisse est interpellé suite à une accusation de blanchiment d'argent d'une organisation intégrée dans le réseau de trafic colombien. Il est en relation avec un autre homme du nom d'Usuga, qui a rencontré le prince à plusieurs reprises au sujet d un vaste projet industriel. Le juge français Alain Cadet, du tribunal de Bobigny, décide donc de mettre en examen le prince saoudien.

Trois procès distincts vont donc découler de cette affaire. Un aux Etats-Unis et deux en France. En septembre 2003, le premier jugement français a été rendu concernant la réception et le stockage de la drogue. Cinq hommes ont été condamnés par le tribunal de Bobigny à des peines allant jusqu'à huit ans et demi de prison, ainsi qu'à une amende solidaire de 12.360.000 euros.

Cette affaire engendre des problèmes épineux au niveau diplomatique. Nayef Bin Fawaz Al Chaalan est l'un des principaux artisans de la tentative de réconciliation entre le commandant Massoud et Hekmatyar en Afghanistan. C'est aussi un ami personnel du président vénézuélien, Hugo Chávez.

Appel du Roi Abdullah pour renforcer l'unité musulmane
2007-02-22 17:37

Le Serviteur des Deux saintes mosquées, le roi Abdullah Ibn Abdul-Aziz d'Arabie Saoudite a invité les Arabes et les musulmans à renforcer l'unité et les a avertis contre les forces qui essayent de créer la division parmi eux.

"La division n'apportera rien de bon, mais vous savez qu'il y a des forces qui créent la division entre les frères", a souligné le roi en recevant les intellectuels saoudiens et étrangers, les hommes de lettres et les journalistes qui participent au festival national annuel de l'héritage et de la culture (Janadriya), en tant qu'invités de la Garde nationale saoudienne.

"Je vous souhaite plein succès dans votre mission et vos efforts pour le bien-être de l'humanité" a dit le roi.

Le Roi Abdullah a invité les intellectuels aussi bien musulmans que non musulmans à soutenir les valeurs humaines. "Le monde entier recherche la qualité de la compassion ou de la considération pour d'autres," a rapporté l'agence de presse saoudienne. "Quiconque travaille pour sa foi, sa nation et ses valeurs morales ne sera jamais perdant" a ajouté le monarque saoudien.

Arabie saoudite: trois Français tués
2007-02-26 17:39

Lundi, trois Français résidant en Arabie saoudite ont été tués lors d'une attaque près de Madaen Saleh, un lieu historique situé dans le nord-ouest du pays, a-t-on appris de source diplomatique française.

Selon cette source, qui a demandé à ne pas être nommée, l'attaque a également fait deux blessés qui seraient "dans un état grave".

Les victimes faisaient partie d'un groupe de personnes venues de Ryad.

Les assaillants, dont on ignore le nombre, "les ont mitraillés alors qu'ils sortaient (de leur véhicule) pour prendre l'air", a-t-on ajouté de même source.


Arabie Saoudite: huit suspects arrêtés 
2007-04-19 08:00


Mercredi, le ministère saoudien de l'Intérieur a annoncé l'arrestation de huit hommes soupçonnés d'être impliqués dans le meurtre de quatre ressortissants français commis dans le désert en février dernier.

D'après un communiqué, Waleed bin Mutlaq al-Radadi, qui figurait parmi les terroristes les plus recherchés du royaume avant d'être abattu lors d'une fusillade le 6 avril, était le cerveau de l'attaque.

Trois autres hommes, Majid bin Rashid al-Harbi, Abdullah bin Sayer al-Mohammadi et Nasser al-Balawi, sont soupçonnés d'avoir participé avec Waleed bin Mutlaq al-Radadi à l'attaque qui a coûté la vie à trois hommes et un adolescent français sur une route de Médine. Ces trois suspects sont toujours recherchés par la police.

En revanche, huit complices présumés ont été arrêtés à Médine. "Il a été prouvé que les huit suspects avaient des liens directs avec les tueurs et ont coopéré avec eux", affirme le communiqué saoudien sans donner plus de précisions.

Trafic de cocaïne: un "prince" saoudien condamné à 10 ans de prison
Dépêche AFP - 09/05/07
Par Sylvie HUSSON

Le tribunal correctionnel de Bobigny a condamné mercredi le "prince" saoudien Nayef Bin Fawaz al Chaalan, 53 ans, à dix années de prison pour sa participation en 1999 à un vaste trafic de cocaïne dans lequel le prince réfutait toute participation, malgré les accusations de repentis colombiens.

Lié à la dynastie saoudienne par mariage (il est le gendre du vice-ministre de la Défense), il n'est pas en ligne directe pour la succession au trône.

Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, il était absent au délibéré comme au procès mais représenté par le cabinet de Me Jacques Vergès qui avait plaidé sa relaxe le 28 mars.

Selon un représentant de Nayef Bin Fawaz al Chaalan présent au procès, il a l'intention de faire appel de ce jugement qui le bannit par ailleurs du territoire français et le condamne à payer solidairement avec d'autres prévenus (trois également représentés par un avocat) une amende de 80 millions d'euros aux douanes.

Les neuf autres prévenus (deux Français, six Colombiens et un Espagnol), également recherchés, tous absents, ont été condamnés à des peines de 4 à 10 ans de prison. Dix ans de prison avaient été requis contre tous.

Le "prince" était accusé sur la foi de témoignages de repentis colombiens d'avoir importé en France deux tonnes de cocaïne, qui seraient arrivées dans ses bagages "à bord d'un Boeing 727 privé dans la nuit du 15 au 16 mai 1999 à l'aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis)".

Suite sur http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=134.msg1027#msg1027


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« Répondre #46 le: 10/05/2007 - 13:31:01 »

La coke saoudienne - Au coeur d'une affaire d'État de Fabrice Monti

http://www4.fnac.com/shelf/article.aspx?PRID=1509313
http://www.amazon.fr/Coke-saoudienne-Fabrice-Monti/dp/2080686445/ref=sr_1_1/171-9088613-9698666?ie=UTF8&s=books&qid=1178802821&sr=1-1
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/NEUF/product/monti-fabrice/la-coke-saoudienne-au-coeur-d-une-affaire-d-etat,9782080686442.aspx

Après les « liaisons dangereuses » entre les USA, la monarchie saoudienne et la famille Ben Laden, voici les intérêts troubles entre la France et l'Arabie Saoudite autour d'une affaire de drogue.

Publié aux éditions Flammarion en mai 2004, La coke saoudienne se lit comme un roman d'espionnage au coeur d'une affaire d'État. Cette enquête de Fabrice Monti, journaliste d'investigation passé par le service des stupéfiants du ministère français de l'Intérieur, est conduite avec une minutie de détails, comme le ferait un inspecteur du Quai des Orfèvres. Dans un avertissement aux lecteurs, mis en garde contre « le vertige » que susciteraient les conclusions de cette « affaire d'État », l'auteur rappelle que les faits remontant à 1999 n'ont pas encore trouvé leur épilogue judiciaire, en tout cas pas pour les prévenus les plus importants.

Et pour cause, tant de secrets épais n'ont pas été levés ou divulgués, tant d'intérêts économiques et financiers étant en jeu entre le Royaume d'Arabie et la France.

Car tels sont les deux États impliqués dans cet imbroglio stupéfiant où un prince dans l'environnement très proche de la monarchie aurait compromis la signature de juteux contrats de défense par un énorme trafic de drogue. En effet, le 16 mai 1999, un Boeing régulièrement utilisé pour les déplacements officiels de responsables saoudiens, immatriculé aux Bermudes et exploité par la compagnie Skyways International, « elle-même contrôlée par la famille royale saoudienne » précise Monti, atterrit sur l'aéroport du Bourget pour y débarquer deux tonnes de cocaïne pure.

Fabrice Monti annonce d'emblée que cette vaste opération d'écoulement de drogue sur l'Europe a été planifiée et réalisée par le prince Nayef Al-Shaalan, gendre du vice-ministre de la défense du Royaume d'Arabie Saoudite, le prince Abderrahman Ben Abdel Aziz Ibn Saoud.

Telle est l'accusation portée par Fabrice Monti au terme de deux années d'enquêtes, d'interviews et de témoignages recoupant une documentation en provenance des services de renseignements français, américains et suisses.

Le livre raconte l'intrigue où de grands trafiquants appartenant au cartel colombien de Medellin, interceptés et retournés par la police de Floride, auraient donné leurs acolytes de France et le maître d'oeuvre saoudien impliqués. Par-delà les péripéties, le dénouement partiel, l'auteur fixe son intérêt sur le prince saoudien resté jusqu'ici indemne de toute sanction. Deux nations sont en jeu dans la relation d'un échange entre le ministre saoudien de l'Intérieur, le prince Nayef Ibn Abdel Aziz et l'ambassadeur de France à Ryadh, Bernard Poletti. L'auteur cerne l'enjeu, à savoir le projet de contrat de sécurité entre les deux pays, assurant par l'entremise des moyens mis en oeuvre par les grandes sociétés françaises Thalès et Alcatel et le groupe européen EADS (lesquels viennent de remporter de gros marchés en Libye au cours de la visite du président Chirac) la sécurité des frontières, la surveillance et la défense de 5000 kms du périmètre saoudien (SBGDMSA).

Autant le ministre saoudien que l'ambassadeur français considèrent que cette affaire d'un avion soupçonné d'un trafic de drogue est susceptible d'affecter les relations bilatérales.

Le livre s'achève sur quelques interrogations : que pourraient faire les justices françaises, américaines et suisses d'un aussi encombrant prévenu que le prince Nayef Al-Shaalan ? Pourquoi est-il au juste mêlé à un trafic ? Les facilités dont jouit le prince, ses nombreuses « misions » internationales et les protections dont il bénéficie, proportionnelles à son « intense activité délictueuse mise en cause par le parquet de Floride » ne militent-elles pas en faveur d'opérations plus régulières que ponctuelles ? L'affaire finira-t-elle par tomber dans l'oubli et le prince gardé « au frais » en Arabie ne reprendra-t-il pas de prochaines pérégrinations ?

Autant de questions que l'auteur agite pour maintenir l'attention. Mais voici une dernière interrogation : pourquoi ce livre, sans que le Royaume saoudien ni l'État français ne réagissent, et pourquoi maintenant ?

- Fabrice Monti. « La coke saoudienne - Au coeur d'une affaire d'État ». Ed. Flammarion. Paris, mai 2004. 262 pages.


Cent valises de cocaïne et un prince saoudien invisible

http://www.liberation.fr/actualite/societe/195852.FR.php

Mercredi, au tribunal de Bobigny, une affaire où apparaissent le cartel de Medellín et le gendre d'un ministre de Riyad a été à nouveau reportée.

Par Jacqueline COIGNARD
QUOTIDIEN : Vendredi 28 juillet 2006 - 06:00

Un prince saoudien, un avion privé, deux tonnes de cocaïne. C'est le drôle de polar qui s'annonçait, ce mercredi caniculaire, au tribunal correctionnel de Bobigny. Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, le prince Nayef al-Shaalan n'était pas là, mais représenté par son frère jumeau, Saoud, et par Me Jacques Vergès. Las ! pour la deuxième fois en deux mois, l'affaire a été reportée. Hors de la salle d'audience, Jacques Vergès se risque à un rapprochement : «Comme la boulangère d'Outreau, mon client est victime d'un montage judiciaire.» A entendre l'avocat, le prince Nayef al-Shaalan, gendre du vice-ministre de la Défense saoudien, est la cible d'un complot ourdi par les Américains, pour des motifs qui restent peu clairs. Les tonnes de cocaïne, en revanche, ont indiscutablement existé.

Un chimiste sur place 

Le 6 juin 1999 aux aurores, alertés par le «tuyau» d'un indic, des policiers de la brigade des stups et de la brigade de répression du banditisme investissent une maison de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) où ils pensent tomber sur une cargaison de haschich. En fait, ils découvrent une centaine de valises, pour la plupart vidées de leur contenu. Mais il reste 800 kg de cocaïne et, par déduction, les policiers estiment que la livraison initiale portait sur deux tonnes. Sur place, ils trouvent aussi un chimiste colombien, chargé de conditionner la cocaïne pure. L'homme décide de coopérer et raconte qu'il travaille pour un cartel de Medellín, que la drogue est arrivée dans un aéroport militaire parisien dans les soutes de l'avion d'un prince saoudien, via le Venezuela et l'Arabie Saoudite. L'enquête s'accélère grâce à des informations venues des Etats-Unis. Depuis 1998, la DEA (Drug Enforcement Administration) mène une spectaculaire opération baptisée Millenium pour mettre hors d'état de nuire les principaux barons de la drogue colombiens.

Certains d'entre eux décident de négocier avec le procureur de Floride, pour solder les comptes : en échange d'informations sur leurs trafics, la justice allège considérablement leurs peines.

Or plusieurs de ces repentis confessent la fourniture des deux tonnes de cocaïne qui atterrissent à Noisy-le-Sec : Oscar Campuzano Zapata, Carlos Ramón Zapata et Juan Usuga, l'homme qui déclare avoir mené les négociations avec le prince, pour le compte du cartel. Doris Mangeri Salazar, ex-condisciple de Nayef al-Shaalan à l'université de Miami, aurait joué les intermédiaires entre le prince et les barons de Medellín. Chez elle, les policiers de la DEA découvrent des photos prises à Marbella ou dans le désert saoudien, lors des séances préparatoires à l'opération.

Chiens antidrogue 


Dans un livre publié en 2004 (1), Fabrice Monti, ancien policier des stups reconverti dans le journalisme, a raconté sa version de cette épopée : «Le 16 mai 1999, un Boeing 727 régulièrement utilisé pour les déplacements officieux du gouvernement saoudien [...] s'est posé sur l'aéroport du Bourget pour y décharger deux tonnes de cocaïne pure !» Et de fournir en annexe les cartes de désembarquement du prince et de ses proches, les mémos échangés entre les enquêteurs français et américains... «C'est un scénario à la manière d'Hollywood», rétorque Saoud, le frère jumeau. Dans l'avion de son frère, il n'y avait que 20 valises, toutes reniflées par des chiens antidrogue qui n'ont rien repéré. Et si son frère se retrouve en photo avec des barons de la drogue, comme Juan Usuga, c'est qu'ils étaient en relation d'affaires : les Colombiens s'étaient présentés comme des investisseurs potentiels pour un complexe pétrochimique en Arabie Saoudite. Mais le prince avait coupé court, après avoir pris ses renseignements... qui n'étaient pas bons.

Mauvaise adresse  

Peu avant l'audience, Jacques Vergès avait contesté la validité du mandat d'arrêt émis à l'encontre de son client, en février 2003, et par conséquent celle de toute la procédure. On n'a pas cherché à entendre le prince en le convoquant, aucun procès-verbal de «recherches infructueuses» ne figure au dossier, et le mandat d'arrêt a été envoyé à une mauvaise adresse : la villa d'un des frères du prince à Divonne-les-Bains (Ain). Tout cela viole les droits de la défense, assure Vergès. A la demande du parquet qui estimait avoir besoin d'un peu de temps pour étudier ces arguments, le tribunal a renvoyé l'examen du dossier au 29 novembre, sous les sarcasmes du défenseur du prince. «Si moi j'étais incapable de répondre à un argument de droit, je rendrais ma robe !» a lancé Vergès à la procureure.
(1) La Coke saoudienne, au coeur d'une affaire d'Etat, Flammarion.
http://www.liberation.fr/actualite/societe/195852.FR.php


DISAPPEARING FROM ARUBA AND THE WORLDWIDE CULT OF DEATH
http://www.rumormillnews.com/cgi-bin/archive.cgi?read=72893

Aruba: Carribean Crossroads For Illicit Saudi Trafficking

More than ten days have elapsed since an honor student from Alabama, the American teenager Natalee Holloway, disappeared after leaving a nightclub on the island of Aruba. Having travelled to Aruba with a large group of students, Ms. Holloway was with a group of about twenty other students when she decided, for reasons unknown, to leave. Media sources have repeatedly reported that she accepted a ride with three young men, ostensibly local to Aruba, who told investigators that they took her to the hotel where she was staying. Two security guards who had previously been employed to guard a hotel under renovation have been detained by Aruban authorities under Dutch law. They have been interrogated and can be held for several days, or several months if named as criminal suspects in a kidnapping.

Coincidentally, Natalee Holloway disappeared at the nexus of a Saudi-Venezuela-Miami-Colombia-Geneva-Spain illicit web for trafficking -- one which at least involves illegal drugs and expensive artworks.

COMMENTARY ON TRAFFICKING IN PEOPLE AND THE CULT OF DEATH

One might surmise that trafficking in humans might also be on the inventory lists of those who have used Aruba to thirst for the dark yet lucrative business of purveying to the tastes of the cult of death. Aruba is a much-favored tourist destination and operates under Dutch law.

Aruba is also an international crossroads, one used by and for a global trafficking ring involving at least one Saudi prince and at least one Geneva-based banker. Here are some of the well publicized characters:

* Saudi Prince Nayef Bin Sultan Bin Fawwaz al-Shaalan, former classmate ( University of Miami ) and lover of Doris Mangeri Salazar.


* Former Miami realtor Doris Mangeri Salazar -- while it exists, see her homepage and photo at
http://www.house-hunting.com/dorism/


* Colombian businessman Ivan Lopez Vanegas

* Spanish and Geneva financier, Jose Maria Clemente

On May 3, 2005, Mangeri and Lopez were found guilty of conspiring with Nayef and Colombian drug lords to smuggle more than two tons of cocaine to Europe, using the prince's diplomatic immunity and a private 727. They face ten years to life in prison, and fines up to $4 million. Sentencing is expected on or about July 15.


IS MANGERI COOPERATING ?

On her real estate website, Doris Mangeri makes the following statement ( something of a boast, really ) --  I am fluent in both Spanish and English. I am also actively involved with international listings and I travel frequently to meet with clients which I have obtained throughout Europe, The Middle East and South America.

One can imagine that at about the time that Natalee Holloway disappered, that at least Doris Mangeri, who was long accustomed to living a rather lavish lifestyle in Coral Gables, was actively cooperating with federal investigators, to try give them as much info' on Nayef as possible -- in the hopes of minimizing her sentence.

Prince Nayef is believed to be in Saudi Arabia, where he would be protected by the Royals and the Saudis lack of an extradition treaty with the United States.

Banker Clemente, who offered million dollar pieces of artwork in the deal was indicted, but interestingly, the Spanish government denied a request for his extradition to the U.S.

Various news reports are available: here is an interesting excerpt from:

http://www.sptimes.com/2005/03/19/State/Drug_case_is_a_royal_.shtml :

>>>At an initial meeting at a rented villa in Marbella, Spain, in September 1998, the prince offered to launder drug money through a small Geneva private bank he co-owned with his twin brother, Usuga told the jury.

Mangeri sat in on the meeting and stood to make a commission on the deal, he added. The group flew to Geneva the next day and toured the Kanz Bank, which advertised itself as "the only Islamic private bank in Geneva."

Usuga was impressed. The bank's board of directors included a former general manager of the Swiss central bank.<<<

>>>The group met again in Aruba to cement the deal, prosecutors say. The prince proposed picking up the cocaine in May during an upcoming trip to Venezuela where he had official business, Usuga said.<<<

ARUBA AND THE NETHERLANDS ANTILLES ARE UNDER DUTCH LAW

Aruba is just off the coast from Venezuela, where the cocaine was to be picked up. And the well-connected conspirators met in Aruba to seal the deal, indicating that they had resources and familiarity with Aruba and likely had access to “amenable” Aruban authorities willing to look the other way when “circumstances” so dictated.

Aruba was the central link to Venezuela (and Colombia via Venezuela), to Miami, to Spain, to Geneva, and to Saudi Arabia.

All are accessible and convenient to one with a private 727 jet ( esp. with its extra fuel tanks ), unlimited funding, and unlimited diplomatic immunity.

In these undercurrents we see: continuing DEA efforts in Colombia; overlapping with diplomacy and oil energy business in Venezuela; squeezing the corrupt Saudi royal family;

and the possibility of global enforcement against child slavery trafficking rings and associated political blackmail.

In one actual conspiracy, Aruba was central to many of the above events. As pressure is applied against the shadow webs we have the disappearance of another young, beautiful, child-adult. Perhaps US investigators uncovering dirt on Venezuela ( to pressure the Chavez govt's policies ) stumbled upon a treasure trove of corruption just off-shore Venzuela, criscrossing Aruba and linking high-powered players to long protected corruption.

A body may or may not be found on or near Aruba. Was Natalee abducted and immediately removed from the island on a private craft, leaving behind a long list of possible suspects after a night of carousing to neatly cover the trail?

The strange case of Amy Lynn Bradley suggests that this is so. Amy Bradley was on a vacation cruise with her family. Here is an excerpt from the website which lists the details of her disappearance and her family's efforts to find her or to obtain information about her:

Amy Bradley is an American citizen who 'vanished' while aboard a foreign vessel in international waters. She was leisurely traveling with her mother, father and younger brother aboard the cruise ship Rhapsody of the Seas (a Norwegian flagged ship) which is owned and operated by Royal Caribbean Cruise Lines of Miami, Florida. The cruise ship was near docking procedures into port in the island of Curacao, Netherlands Antilles, in the Caribbean. It is known that Amy left her cabin in the wee hours of the morning of March 24, 1998, with her cigarettes and lighter ... predictably she was not wearing shoes because where she thought she was going, she would not be gone long and would not need her shoes.

Speaking in an interview on MSNBC, prepared as a sidebar to the disappearance of Natalee Holloway, Amy's parents described the basic details of her disappearance ( now seven years ago ), and then divulged that they have had reason to believe Amy was abducted and sold into white slavery for prostitution. At least once, a credible source told the family that Amy had been seen on a beach at or near the coast of Venezuela, but the individual did not know who she was and there were bodyguard-types nearby her.

Both Natalee Holloway and Amy Bradley were full-grown, adults under U.S. law, and both were willowy, attractive young women.

They are not otherwise similar in physical appearance, so the principal linkage possible in these two cases are the facts of their disappearances in the Carribean.

THE WORLDWIDE CULT OF DEATH


Could Natalee be one of the millions of children and young adults who disappear every year and are sold into sexual slavery, or for the purposes of sadistic torture, and the blood thirst for the cult of death?

Have the FBI and DEA looked at traffic leaving the island that morning when Natalee disappeared ? Like the Holloways, the Bradleys have done all that they could possibly do to publicize the mysterious disappearance of their young and beloved daughter.

This time the disappearance is front and center, on the world stage -- possibly to send a message from the cult of death to those working behind the scenes, who seek to vanquish the corrupted. Sources contacted by Rumor Mill News have not been able to identify any specific 'occult' reason for abducting Natalee Holloway on the date in question, but there are many mysteries surrounding this worldwide cult of death, and not all of their favored dates are fully known yet.

Various news reports about Natalee Holloway are available:
http://abcnews.go.com/WNT/Investigation/story?id=633967&page=1
http://www.hindustantimes.com/news/181_1347480,00050001.htm
http://www.upi.com/view.cfm?StoryID=20030107-050315-7839r

Finally, the family and friends of Amy L. Bradley have accumulated a substantial reward for the recovery of this young woman, who has been missing seven years, but whom they believe to be still alive and being held against her will.

The link which follows below connects to the site on Amy Bradley:  http://www.amybradley.net/


* Avocat Jacques Vergès et le frère jumeau de Nayef Bin Fawaz al-Shaalan, Saud al Shaalan - en juillet 2006.jpg (34.93 Ko, 373x475 - vu 6244 fois.)

* Les valises de cocaïne exposées Quai des Orfèvres-Paris.jpg (37.57 Ko, 575x385 - vu 4740 fois.)

* Doris-Mangeri.jpg (6.83 Ko, 150x204 - vu 3845 fois.)

* Nayef bin Sultan bin Fawwaz al-Shaalan.jpg (10.69 Ko, 98x174 - vu 3887 fois.)

* Amy Lynn Bradley.jpg (12.32 Ko, 205x270 - vu 4592 fois.)
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« Répondre #47 le: 12/05/2007 - 10:19:43 »

Salam

J'ai suivi de loin en loin les messages de ces dernières semaines et j'ai été effarée par la somme d'information inséré intelligemment dans chaque texte, les sujets sont variés mais tous ont un point commun, la peur de voir nos sociétés plonger dans l'abîme de la décadence, à mon avis le terrorisme, la drogue,les mercenaires et bien d'autres maux ont pour origine la démission des sociétés concernés, nous ne sentons pas visés par une hégémonie occidentale et Américaine plus particulièrement, déjà la globalisation Américaine dans ses visées d'uniformisation et d'expansionnisme, a soulevé peu de vague dans les sociétés musulmanes, au niveau de leurs élites nous assistons à une sorte de désengagement intellectuel, affronter dans les faits la domination de l'ouest exige un minimum de volonté, et pour faire bouger les choses il me semble qu'il est vraiment nécessaire pour nous de réfléchir aux moyens d'agir concrètement loin de tout immobilisme fataliste.
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« Répondre #48 le: 12/05/2007 - 11:08:45 »

Saha

Effectivement, les faits parlent d'eux mêmes.

L'Algérie est complétement dépasser et submerger par cette globalisation mafieuse "underground" malsaine qui n'a aucune base religieuse ou politique mais qu'une seule et unique motivation et qu'un "dieu" : le gain facile, rapide et sans taxes etc...  Il y a même des Algériens, qu'on appelle des "narco-harkis" (parmis eux des laîques, des intégristes religieux ou politiques, des islamistes, des judéo-chrétiens, des berbères, des arabes, etc), volontairement et consciemment complices de ce "narco-mouvement" .

Soyons honnête avec nous mêmes, aucune idéologie ou religion, ni ses bras armés que sont les forces de sécurité ou l'armée ne pourront stopper ces problèmes aux frontières de l'Algérie.

Comme, je le pense IL FAUDRA COMBATTRE LE FEU PAR LE FEU

On face, on a une armée de narcotrafiquants étrangers, qui nous désignent d'AMALEK avec leurs narco-harkis Algériens et étrangers avidemment commissionnés :

1- pour détruire la société Algérienne de presque 34 millions d'âmes (ou d'Amaleks) dont 50% a moins de 19 ans (17 millions d'âmes (ou d'Amaleks) de moins de 19 ans qui sont en réalité la principale cible de cette armée de narcotrafiquants étrangers ). INFORMATION IMPORTANTE: CE CHIFFRE DE 34 MILLIONS D'ALGERIENS CORRESPOND EN GROS A LA POPULATION DU GRAND TOKYO (JAPON)  :o . Le plus intéressant est que le grand Tokyo au Japon compte donc à lui seul environ 34 millions d'âmes concentrées sur un territoire d'environ 3 % de la surface nationale soit environ 12000 kilomètres carrés soit environ 2834 habitants au km2 et en plus le taux de chomage est faible et ils ne sont pas en guerre civile. Certains Algériens ont enormément à apprendre des gestionnaires du grand Tokyo sans même aller voir les gestionnaires du Japon.

2- et pour nous pomper le "peu" de pétrodollar en notre possession ( 1 Dollar US/ USD ou pétrodollar  =70 dinar Algérien / DZD).

Pourquoi ne pas leur mettre en face, comme légitime défense, moyen de pression et de dissuasion, une armée de narcoproducteurs et narcotrafiquants Algériens avec leurs propres narco-harkis étrangers. BIEN ENTENDU, IL FAUDRA LEGALISER ET REGLEMENTER L'ACTIVITE DE CETTE ARMEE EN ALGERIE  ;)

Pour comprendre la signification du terme lourd de sens AMALEK voir http://www.liveleak.com/view?i=5d1_1177044007 et http://www.revisionisthistory.org/  et  http://www.davidduke.com/ et http://www.libertyforum.org/showflat.php?Cat=&Board=w3t_news_video&Number=295431492&view=collapsed&sb=5&o=21&part=

voir la courbe des taux de change USD/DZD: http://fr.finance.yahoo.com/q/bc?s=USDDZD=X&t=1d

Pour les statistiques sur les agglomérations les plus peuplés dans le monde voir : http://www.citypopulation.de/World.html  et  http://www.infoplease.com/ipa/A0884418.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_m%C3%A9gapoles


Un exemple concret, le Canada applique cette doctrine COMBATTRE LE FEU PAR LE FEU :

Voir :

http://www.droguesnews.com/article-6406677.html


Mardi 17 Avril 2007

Cannabis thérapeutique: le Canada est un dealer gourmand

http://www.cannabizz.com/cannabis/cannabis-therapeutique.php

L'Etat canadien fait du deal. Soit. Mais non content de dealer, il pratique des marges bénéficiaires qui auraient fait rougir de honte Pablo Escobar. De quoi s'agit-il? Depuis 2000, Santé Canada, le ministère canadien de la Santé, est engagé dans un programme de distribution de cannabis thérapeutique à certains malades. Pour ce faire, il a signé avec une société privée, Prairie plant systems, un contrat de 5,75 millions de dolars canadiens pour  lui fournir de l'herbe en quantité pendant cinq ans. Herbe cultivée dans une ancienne mine du Manitoba. Aujourd'hui, 1700 patients sont autorisés à consommer du cannabis thérapeutique au Canada. La majorité autoproduit.

Seulement voilà, en refaisant leurs petits calculs (et en faisant déclassifier des documents), certains administrés ont réalisé ce week-end que l'Etat paie le kilo d'herbe très exactement 328,75 $ et le revend... 5000$. Soit une marge de 1500%. Même si, comme l'a rappelé un porte-parole du ministère, Santé Canada a des faux frais liés à ce programme, il y a encore de quoi faire rêver tous les petits dealers de Vancouver. Lesquels revendent tout de même l'herbe deux fois plus cher que le gouvernement: environ 10$ le gramme, contre 150$ le sachet de 30 g pour Ottawa.

Et l'avenir s'annonce radieux: le contrat de Prairie plant systems a été renouvelé fin 2006, alors que le marché connaissait une croissance de 80% par an. Et les autorisations d'autoproduction pourraient être retirées, plaçant de facto Prairie Plant Systems en situation de monopole.

Le Canada aurait-il trouvé là un moyen révolutionnaire de combler le trou de la Sécu?



Si l'Algérie ne réagit pas maintenant alors ca sera la victoire de cette narco-armée étrangère et l'Algérie risque de tomber dans le scenario Mexicain de narco-guerre civile suivant ( à méditer et à analyser ) :

Mexique : la traque des barons de la drogue s'amplifie
A Mexico, FRÉDÉRIC FAUX. Publié le 27 janvier 2007
Source:
http://www.lefigaro.fr/international/20070127.FIG000000849_mexique_la_traque_des_barons_de_la_drogue_s_amplifie.html

Déploiement militaire, extraditions vers les États-Unis... Le président Felipe Calderon emploie les grands moyens pour gagner sa guerre contre le crime organisé.
 
LE VISAGE fermé, entouré par des policiers masqués et armés comme s'ils affrontaient le diable en personne, Osiel Cardenas monte dans l'avion qui l'emmènera loin du Mexique où il était incarcéré depuis mai 2004. Le chef du Cartel du golfe, l'une des plus puissantes mafias de la drogue, a été extradé la semaine dernière avec quatorze autres barons de la cocaïne et de la marijuana vers Houston, États-Unis. Ce geste des autorités mexicaines, dont les images les plus spectaculaires ont été diffusées en boucle par les télévisions locales, est sans précédent. Mercredi, le président américain, George Bush, a d'ailleurs téléphoné à son homologue, Felipe Calderon, pour l'encourager à poursuivre sa « croisade » contre le crime organisé.
 
Un vocabulaire guerrier qui illustre bien la nouvelle détermination du gouvernement mexicain. Depuis le début de son mandat, le 1er décembre, Felipe Calderon a déployé 27 000 militaires afin de démanteler les cartels mexicains, par lesquels transite entre 70 % et 90 % de la cocaïne achetée aux États-Unis. Dans le nord du pays, où se déroule l'opération la plus massive, ce sont 40 avions et 20 hélicoptères qui ratissent le fameux « triangle doré », zone de non-droit située aux confins des États de Chihuahua, Durango et Sinaloa, où l'on compte plus de 50 assassinats depuis le 1er janvier. À l'échelle de tout le pays, 2 000 victimes des cartels ont été recensées pour la seule année 2006.
 
Pour l'analyste Jorge Chabat, cette hécatombe justifie amplement la réaction musclée de Felipe Calderon : « Les limites du tolérable ont été franchies, constate-t-il. Non seulement le nombre des victimes a augmenté, mais les assassinats sont de plus en plus barbares, avec des décapitations, des têtes lancées en pleine ville. Le crime organisé agit dans notre pays comme si l'État n'existait pas ! » Contesté par la gauche, qui l'accuse d'avoir été élu grâce à une fraude électorale, le président du Mexique profite également de sa position de chef des armées pour se forger une nouvelle légitimité. Les images martiales qui le montrent au côté de ses troupes, embarquant sur un navire de guerre ou sautant d'un hélicoptère, ont apparemment su convaincre les Mexicains : selon un sondage publié lundi, ils sont trois sur quatre à approuver sa politique de fermeté.
 
Mais celle-ci est-elle réellement efficace ? Alors que les autorités se sont félicitées d'avoir fait subir aux cartels des pertes financières supérieures à 2,5 milliards d'euros, d'autres voix s'élèvent pour souligner que ces opérations militaires n'ont entraîné aucune arrestation importante. La Jornada, quotidien d'opposition, rappelle par ailleurs que ces coups de menton de la présidence ressemblent fort à ceux de Vicente Fox, en 2001, ou d'Ernesto Zedillo, en 1998, qui avaient également lancé leurs guerres et autres croisades contre le crime. « Ces gesticulations ne servent qu'à plaire aux États-Unis et à légitimer des gouvernements affaiblis », soutient René Jiménez Ornelas, coordinateur de l'Unité d'analyse sur la violence sociale de l'Université autonome de Mexico. « On ne viendra à bout du narcotrafic qu'en traquant la corruption au plus haut niveau, poursuit-il. Pas seulement chez les policiers, mais aussi parmi les chefs d'entreprise et au sein du pouvoir politique. »
 
Peur des représailles
 
L'extradition vers les États-Unis d'Osiel Cardenas et de ses pairs, déjà emprisonnés depuis de longs mois au Mexique, confirme la préférence des autorités mexicaines pour des méthodes beaucoup plus expéditives, et médiatiques. Pour le procureur général du Mexique, Eduardo Medina Mora, cette mesure vise avant tout à « rompre les contacts physiques et géographiques que ces personnes pourraient avoir avec leurs organisations criminelles », les mafieux emprisonnés au Mexique étant souvent soupçonnés de diriger leurs troupes depuis leur cellule, avec la complicité des gardiens.
 
Cette décision place cependant les autorités mexicaines devant un autre risque : celui des représailles. En Colombie, dans les années 1990, Pablo Escobar et d'autres « narcos » menacés d'extradition avaient déclenché une véritable guerre contre l'État, assassinant 550 policiers, 40 juges, et un ministre.
 
Se voulant rassurant, Eduardo Medina Mora a déclaré mardi qu'il était prêt à affronter tous « types de réaction », ces extraditions pouvant avoir « des conséquences à l'intérieur des cartels ». En visite en Colombie jeudi et vendredi, le procureur a d'ailleurs pris une première mesure préventive en accordant aux juges antidrogue une protection discrète, mais renforcée.


La crise de crédibilité de la politique antidrogue
voir http://laniel.free.fr/INDEXES/PapersIndex/MEXICO2000/MEXICO2000WEB.htm

Mafias et organisations criminelles : Le cas du Mexique
http://www.bancpublic.be/PAGES/148Mexique.html


Dépénalisation : le Mexique revient par la fenêtre
http://www.droguesnews.com/article-5702954.html

Deux grammes de cannabis, 40 milligrammes de methamphétamine ou de cocaïne... Ce sont les quantités avec lesquelles les Mexicains pourraient désormais se faire arrêter sans passer par la case tribunal. En échange, ils devraient se soumettre à une injonction thérapeutique. Attention toutefois, une seconde arrestation ouvrirait la voie à un procès puis, éventuellement, à la prison. Sauf à ce que le consommateur ne prouve qu’il est accro et suivi comme tel. Les indiens, de leur côté, seraient autorisés à utiliser des drogues traditionnelles dans un cadre religieux.

Le plus intéressant dans ce projet de loi présenté par des membres du PAN (Parti d’action nationale du président Calderon) et qui doit passer mercredi en comité du Sénat, c’est que ses promoteurs semblent se donner toutes les peines du monde à expliquer pourquoi il est, contre toute évidence, extrêmement répressif. Ainsi, la semaine dernière dans le Houston Chronicle, Mario Moronatti, conseiller technique auprès de la commission santé du Sénat, soulignait qu’il était clair que le gouvernement n’encourage pas la consommation de drogue «et ne légalise pas sa consommation». Quant au procureur général Eduardo Medina-Mora, qui soutient également le projet, il insiste sur le fait que cette nouvelle loi est indispensable pour lutter efficacement contre les cartels. Preuve s’il en fallait, cette timide dépénalisation partielle de la consommation est assortie d’une augmentation des peines pour les trafiquants. Sur un autre front, le ministre de l’Intérieur, Francisco Ramirez, annonçait hier soir que les opérations antidrogues avaient été étendues à deux nouveaux Etats du Nord: Nuevo Leon et Tamaulipas.

Pourquoi toutes ces précautions ? Parce qu’en mai 2006, le président Fox avait dû mettre in extremis son veto à un projet beaucoup plus libéral (lire dans Stop the Drug War ou sur le site du Cato Institute) pourtant préparé par ses services, et ce suite aux pressions exercées par Washington, qui craignait que ne se développe un «tourisme de la drogue» à la Hollandaise.

Difficile en effet, lorsque l’on partage une frontière avec les Etats-Unis, de réformer sa politique des drogues sans demander l’avis de son puissant voisin.

LES USA ET LES PAYS DE L'OTAN SONT HYPOCRITES, EGOISTES, AVARES ET CUPIDES, VOIR LES FAITS SUIVANTS

L'héroïne : Les forces d’occupation, OTAN, appuient le trafic de stupéfiants afghans
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=134.msg1018#msg1018

Un énorme champ de cannabis Afghans et l'armée US
http://www.liveleak.com/view?i=5db_1179037389
http://www.liveleak.com/view?i=6c4_1176720508

Could the CIA be behind the Afghan Opium Trade
http://judicial-inc.biz/prof,CIA_heroin.htm

Voir la video : cia et drogue ( www.Piankhy.com )
http://www.dailymotion.com/video/x4x45_cia-et-drogue-wwwpiankhycom

French Moroccan Algerian Connection : Les élus, la mafia et le terrorisme.
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=134.msg861#msg861


Un état de fait bien connu des Canadiens, régulièrement menacés de mesures de rétorsion commerciales lorsqu’ils tentaient de dépénaliser l’usage de cannabis. Le projet a été enterré depuis et le Tzar Walters a même été invité par ses collègues canadiens, issus du nouveau gouvernement conservateur, à prodiguer ses conseils en la matière.

Autant dire que si les promoteurs de la nouvelle loi veulent convaincre le président Calderon ne pas s’y opposer, ils ont intérêt à lui démontrer, et à travers lui aux Etats-Unis, qu’il ne s’agit pas de mollir face à la drogue mais de lutter autrement. Et plus efficacement. Car depuis son entrée en fonction le 1er décembre, le nouveau président s’est surtout fait remarquer à Washington pour sa politique agressive envers les trafiquants (lire le discours de Karen Tandy, de la DEA, le 22 janvier et l'interview de Laurent Laniel sur Drogues News). Une confiance qu’il n’est certainement pas prêt à perdre pour éviter à quelques fumeurs de pétard de se retrouver en prison. La stratégie de la main de velours dans un gant de fer semble toutefois porter ses fruits, puisque l’ambassade des Etats-Unis à Mexico n’a pas encore poussé ses cris d’orfraie habituels. Patience


Voir http://stopthedrugwar.org/

Culture - Développement durable
Cannabis Sativa, ange ou démon ?
http://www.temoignages.re/article.php3?id_article=22049


Publié dans l'édition du jeudi 10 mai 2007 (page 10)

Selon 3 hypothèses de calcul, le chiffre d’affaires annuel du cannabis en France s’évaluait entre 0,6 et 2,1 milliards d’euros. L’hypothèse moyenne veut qu’il soit d’environ 1,4 milliard d’euros, pour 1,2 millions de consommateurs réguliers. Les jeunes constituent le public de plus en plus ciblé. En France, l’usage du cannabis est interdit.

AUTREFOIS cultivé pour ses fibres, destinées à la confection de cordages, de papiers et de tissus, le cannabis ou chanvre indien, était aussi utilisé pour ses vertus médicinales, pour soulager les spasmes, les troubles du sommeil et la douleur. L’Extrême-Orient et le Moyen-Orient l’utilisaient depuis des millénaires. Originaire de l’Himalaya, il sera introduit en Europe, au 19ème siècle, par des soldats de Bonaparte mais aussi des médecins anglais, de retour des Indes, et utilisé en médecine pour traiter les migraines, l’asthme et l’épilepsie. Aujourd’hui encore, ses propriétés sont exploitées par des scientifiques. Les vertus thérapeutiques du D 9-THC (Tétrahydrocannabinol) s’avèrent reconnues contre la douleur et les vomissements. L’usage médical du cannabis est autorisé dans quelques États américains et en Grande-Bretagne. Sa prescription va pour les traitements chimiothérapiques anticancéreux et pour certaines affections du SIDA. En France, le cannabis, ou zamal à La Réunion, est un stupéfiant, et donc interdit. La loi du 31 décembre 1970 criminalise l’usage simple de drogues, cannabis compris. La production, la détention, la vente et l’usage de stupéfiant exposent à des sanctions prévues par la loi. « Les condamnations sont exclues des lois d’amnistie et sont inscrites au moins 40 ans sur le casier judiciaire », informe un internaute. Produire, détenir, vendre, utiliser du cannabis constitue une infraction passible de 1 an d’emprisonnement et d’une amende de 3.750 euros. Depuis 1999, la loi prévoit que les forces de l’ordre recherchent si un conducteur impliqué dans un accident mortel a fait l’usage de stupéfiant.

Des dangers réels

Si ses vertus médicinales ne sont plus un secret, il ne fait pas de doute que le cannabis a aussi ses méfaits, même si les scientifiques sont assez partagés sur son réel niveau de risque par rapport à d’autres substances. Mais le corps médical s’entend sur les principaux effets physiques et psychiques. Le cannabis peut ainsi provoquer, selon la personne, la quantité consommée et la composition du produit : une augmentation du rythme du pouls (palpitations), une diminution de la salivation (bouche sèche), un gonflement des vaisseaux sanguins (yeux rouges) et parfois une sensation de nausée. Sur le comportement, la consommation de cannabis entraîne, suivant aussi la dose consommée et la constitution de l’individu : une légère euphorie, accompagnée d’un sentiment d’apaisement, d’une envie spontanée de rire, ou une légère somnolence. Le cannabis est une drogue du plaisir, de la détente. A dose élevée, certains consommateurs voient apparaître des troubles du langage et de la coordination motrice, tandis que le temps de réaction est augmenté. Important, nous précisent des spécialistes, ces effets peuvent être dangereux si l’on conduit une voiture ou si l’on utilise certaines machines par exemple. Pris avec du tabac, la consommation du “joint” peut induire l’apparition de cancer précoce du poumon, risque amplifié par certaines techniques d’inhalation (pipes à eau, ou douilles). Certains troubles mentaux, souvent difficilement perçus par la population et les consommateurs, peuvent être révélés ou aggravés par la consommation de cannabis, à savoir les troubles de l’humeur, l’anxiété et la schizophrénie.

Le débat de la dépénalisation

Psychologues, sociologues, psychiatres et psychanalystes appellent à une dépénalisation partielle de l’usage des drogues. François-Xavier Colle, psychologue, Anne Coppel, sociologue, et Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste, adressaient, en même temps que leur vœu pour le troisième millénaire, un message bien troublant dans le magazine “Libération”. Citant en exemple la Belgique qui venait de dépénaliser l’usage du cannabis, ces spécialistes proposaient de distinguer les divers stupéfiants selon leur réelle nuisance. Et ces derniers de fustiger la loi du 31 décembre 1970, notant que la criminalisation de l’usage de drogues, et notamment du cannabis, « est contre productive dans le domaine de l’éducation, du soin et de l’apprentissage de la citoyenneté ». Et de poser la question : « Comment gagner la confiance des usagers et transmettre un interdit fondé sur une loi d’exception ? ». Le cannabis est interdit parce qu’il est néfaste. « Le tabac l’est tout aussi », lancent les consommateurs, « pourtant, on ne l’interdit pas ». 27 mars 2003, lors d’un discours intitulé “Le droit, la force et la justice”, Dominique de Villepin, alors Ministre des Affaires étrangères, déclare : « Le monde contemporain est complexe. Il ne se laisse plus réduire à un jeu d’alliances, comme cela pouvait être le cas au 19ème siècle ou durant la Guerre froide. La réalité du monde, c’est la conjonction de menaces nouvelles : terrorisme, prolifération des armes de destruction massive. C’est le caractère éminemment volatil des crises régionales. C’est l’importance des idéologies extrémistes et du fondamentalisme, qui relaient leur message d’un bout à l’autre de la planète. C’est enfin le risque que la criminalité organisée ne devienne un instrument supplémentaire du financement et de la réalisation de ces menaces », et d’ajouter : « Dépénaliser le cannabis en France reviendrait à supprimer une partie des revenus de la criminalité organisée et donc à affaiblir le financement et la réalisation des "menaces nouvelles" ». Eloquent ! Parce que cela prouve que l’Etat français s’est longtemps concentré sur les usagers, au détriment d’une lutte exemplaire contre les trafiquants eux-mêmes. Si, comme le prétendent les spécialistes, le chiffre d’affaires annuel du cannabis en France s’évalue entre 0,6 et 2,1 milliards d’euros, il faut en effet s’en inquiéter, mais afin de savoir à qui profite le trafic ? L’hypothèse moyenne veut qu’il soit d’environ 1,04 milliard d’euros pour 1,2 millions de consommateurs réguliers. Alors que des scientifiques recherchent la meilleure voie pour mener la lutte contre l’accoutumance au cannabis, celui qui allait devenir Premier ministre en mai 2005 mettait à sa façon un peu de sel au débat. Depuis, silence radio. On cible pourtant la jeunesse, mise en danger par la consommation du cannabis. On communique par campagne médiatique sur les dangers des stupéfiants. Problème : ça continue de tourner, dans des villas grand standing ou l’escalier des cités.

Willy Técher


Les activités des réseaux terroristes en Europe financés par le trafic de drogues

Londres - Les activités des réseaux terroristes sont financés essentiellement par le trafic de drogues, notamment de cannabis en provenance du Maroc, a révélé dimanche le journal britannique The Observer, citant les conclusions d'une enquête franco-espagnole. Selon le journal, les Renseignements Généraux (RG) français et le Centro National de Iteligencia espagnol ont découvert, lors de l'enquête sur les attentats de mars 2004 à Madrid, que les kamikazes avaient obtenu des explosifs contre d'importantes quantités de Haschisch.


Cannabis cash 'funds Islamist terrorism'
http://observer.guardian.co.uk/world/story/0,,2078419,00.html#article_continue

Alex Duval Smith in Paris
Sunday May 13, 2007
The Observer

Cannabis smokers are unwittingly funding Islamist extremists linked to terror attacks in Spain, Morocco and Algeria, according to a joint investigation by the Spanish and French secret services. The finding will be seized on both by campaigners for a harsher clampdown on cannabis and by those who argue that legalisation is the only way to end a petty dealing trend that is dragging growing numbers of teenagers into crime.

The investigation by the Centro Nacional de Inteligencia and the Renseignements Generaux was launched after Spanish police found that the Islamists behind the March 2004 bombings in Madrid bought their explosives from former miners in return for blocks of hashish. The bombings claimed 191 lives.

Spain's role as a transit point for drugs was highlighted last week when Madrid hosted the US Drug Enforcement Agency's annual conference. Experts heard not only that North African hashish was funding terrorism in Europe, but also that West Africa had become a new hub for South American cocaine shipments bound for Europe.

Morocco is the world's leading cannabis exporter, with an annual crop estimated to be worth at least £2bn. Last month, the Moroccan navy seized three tonnes of Europe-bound hashish off the Mediterranean port of Nador. The same week, Spanish coastguards seized 4.3 tonnes of Moroccan resin off Ibiza.

The joint secret service investigation finds that hashish is part of a 'complex financing network' serving the Algeria-based Salafist Group for Preaching and Combat, affiliated since last year to al-Qaeda. The group claimed responsibility for two bombings in Algiers on 11 April that killed 30 people and left 200 injured.

French terrorism expert Dominique Thomas said the link between drug dealing and Islamic terrorism was not new: 'The issue stands at the core of divisions within al-Qaeda between those who believe that the end justifies the means and others who argue that drugs are incompatible with Islam.'

European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction (EMCDDA) http://www.emcdda.europa.eu/

http://www.guardian.co.uk/drugs/0,,178206,00.html

http://www.guardian.co.uk/netnotes/article/0,,379678,00.html

http://www.tdpf.org.uk/

http://www.talktofrank.com/home_html.aspx

http://www.drugscope.org.uk/

http://www.drugs.gov.uk/

http://www.release.org.uk/
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« Répondre #49 le: 15/05/2007 - 16:58:39 »

La culture du Pavot et du cannabis prend de l’ampleur
L’opium, ce nouveau danger

par Rabah Beldjenna - ELwatan - 14 mai 2007

Adrar /Talmine. Ce bourg de la région des Zenata (tribu berbère de l’Ouest), situé à près de 240 km au nord-ouest d’Adrar, aurait pu rester dans l’anonymat n’était la récente saisie... d’opium.

Située dans le fin fond de l’erg occidental, cette localité, parsemée de paisibles oasis, a été rendue célèbre grâce à la découverte du plus gros lot de plantations de cet opiacé par les services de sécurité. Pas moins de 66 000 plants d’opium et 540 autres de cannabis, cultivés dans trois champs de 7 ha à ksar Bahmou, ont été saisis le 27 avril dernier dans cette région. Les propriétaires de cette parcelle qui ont incinéré 10 autres hectares de plants de même nature sont toujours en fuite. Le mois d’avril a été marqué par la découverte de plants de même nature dans d’autres localités de la wilaya d’Adrar. Le 24 avril, c’est un imam qui a été arrêté à Ksar Lichta. Il a été découvert dans le petit jardin de cet enseignant du Coran, qui a été déféré devant la justice puis relâché, deux plants d’opium. La veille, le 23 du même mois, 8317 plants d’opium, 6274 pieds de cannabis et 180 kg d’opium en graines ont été découverts à Ksar Yahia Oudris. « Une dizaine de personnes a été arrêtée dans le cadre de cette affaire », révèle le chef de brigade de la Gendarmerie nationale de Cherouine, localité distante de près de 150 km au nord-ouest d’Adrar. La première découverte de plants de pavot remonte au 7 avril 2007. Agissant sur renseignements selon lesquels « la région est connue pour sa culture d’opium », les éléments de la brigade de Cherouine ont découvert, lors de leur première opération à Aougrout, 2060 plants de cannabis, cultivés par un vieux de 72 ans dans son champ de 5 ha. Les plants de cette drogue étaient camouflés par des épis de blé. Le propriétaire de cette parcelle dans le domicile duquel il a été retrouvé également 110 autres plants de même nature, déclarera aux gendarmes qu’il l’utilise à des fins personnelles. « Hadi wa ya rebi (cette quantité me suffit à peine) », dira-t-il lors de l’enquête judiciaire. Il a été mis sous mandat de dépôt. « Ce cultivateur a bénéficié de 180 millions de centimes dans le cadre du Fonds national de développement rural agricole (FNDRA). Il risque une condamnation à perpétuité », soutient le chef de la compagnie de Timimoun. La plus grosse affaire dans laquelle a été arrêté un grand nombre de personnes pour leur implication dans la culture de cannabis et de l’opium a eu lieu à Tinerkouk : 20 personnes de Ksar Fatis ont été déférées devant la justice et une seule a été maintenue sous mandat de dépôt. Lors de cette affaire, 4086 plants d’opium, cultivés sur une superficie de 2 ha, ont été découverts dans le jardin d’un homme âgé de 65 ans. Au total, une quarantaine de personnes ont été déférées devant la justice et une dizaine placée sous mandat de dépôt. L’enquête suit toujours son cours à l’effet de traquer d’autres narcotrafiquants. C’est dire que l’opium et le cannabis ne transitent pas uniquement par les frontières ouest du pays mais sont cultivés sur le sol algérien même. Des champs à perte de vue, comme ceux de Talmine, Aougrout ou Tinerkouk, ont vu le jour. « Les narcotrafiquants profitent de l’éloignement de certaines oasis par rapport aux services de sécurité pour s’adonner à la culture de cet opiacé », affirmera le chef de la brigade de gendarmerie de Cherouine. Celui-ci nous invite à l’accompagner à bord de son véhicule de service pour aller visiter un des lieux où ont été découverts les plants de cette drogue.

Zones inaccessibles par engins

Ksar Yahia Oudris. Samedi, 15 h passées. Après avoir parcouru une centaine de kilomètres le long d’une route très dégradée, dont une dizaine de kilomètres vient d’être ouverte, les 4x4 de la Gendarmerie nationale de Cherouine s’arrêteront devant une bâtisse qui fait office d’école. La poursuite de notre chemin à bord de ces véhicules semble impossible. « La zone où a été découverte la drogue qui se trouve à l’intérieur de l’erg occidental est inaccessible avec nos engins roulants », nous expliquera le chef de la brigade de Cherouine qui nous fait signe de le suivre à pied. Il nous semblait errer avec lui sous un soleil de plomb sur près de 3 km. Rien n’apparaît à vue d’œil que d’immenses dunes. On est pris par des débuts de vertige alors qu’aucun repère n’est possible. Les dunes nous empêchent de voir loin. C’est le néant. Nous marquons une halte. Notre guide, le chef de brigade de Cherouine, semble lui-même avoir perdu ses repères. Plus aucun indice ne semble l’aider à reconnaître le lieu où il a découvert avec ses éléments la culture de l’opium et du cannabis. Il escalade une dune avec peine. C’est alors qu’il redécouvre le « pot aux roses ». De belles oasis apparaissent. C’est dans ces jardins de légumes entourés par des palmiers et de roseaux qu’ont été plantés l’opium et le cannabis. Tout y est cultivé à l’intérieur : piment, tomate, haricot vert, concombre... mais aussi la drogue. « Les fellahs cultivent des plants d’opium car cet opiacé aime beaucoup l’eau qui se trouve à la surface dans ces oasis », selon le chef de la compagnie de Timimoun. Et puis, pour écarter toute ombre de doute, les cultivateurs font travailler des femmes… et même leurs enfants. Ce faisant, les quantités saisies – plus de 100 000 plants d’opium au total – démontrent que l’Algérie, du moins dans sa partie sud-ouest, tend à devenir une plaque tournante de culture, de commercialisation et de consommation de drogue douce. Etant déjà un pays de transit, puis consommateur, l’Algérie devient désormais un pays producteur. Vue cette situation, la main des réseaux marocains n’est pas étrangère. Cela, d’autant plus que les plants sont faciles à acquérir dans le marché marocain et d’où peut-être sont originaires ceux utilisés dans les terres du Sud algérien. « Le granulat vient du Maroc », confirme le chef de sûreté de wilaya d’Adrar. Car, historiquement, l’Algérie n’est pas connue comme étant un pays producteur, mais plutôt consommateur. Les rares cultures sont pour la consommation personnelle. On savait que la culture de l’opium et du cannabis dans la région d’Adrar faisait partie des traditions de la région avant que ce phénomène ne prenne de l’ampleur avec sa culture à grande échelle. « La culture et la consommation de cette drogue sont dans les us des gens du Sud », reconnaît-on à Adrar. Même les religieux de la région en consomment. Le recours à l’échelle productive de l’opium et du cannabis ne remonte pas donc à une période lointaine. Même si l’enquête est toujours en cours, les services de sécurité de la wilaya d’Adrar n’hésitent pas à lier cette situation à la pression exercée par leurs corps aux frontières qui ont resserré l’étau sur les réseaux de trafic et d’acheminement de la drogue vers l’Algérie. Pour ne pas dépendre de la production marocaine, ces réseaux se sont rabattus sur la production locale. Cela d’autant plus que les paysans sont une proie facile lorsqu’ils sont incités par les trafiquants de drogue à coups de profits importants, à changer de vocation agricole.

L’argent du FNDRA détourné vers la culture de drogue

Pour cette entreprise, tous les coups sont permis, au point même de sacrifier l’argent de l’Etat. La preuve : le propriétaire des champs d’Aougrout, un vieux de 72 ans, a bénéficié de 180 millions de centimes dans le cadre du Fonds national du développement rural et agricole (FNDRA) ; celui de Talmine, de 42 millions de centimes. Il est vrai que le marché de la drogue rapporte gros. Un kilogramme d’opium coûterait jusqu’à 30 millions de centimes, selon des estimations. Ce pavot est commercialisé sous forme de boules. On dit aussi qu’ Adrar a créé des passerelles avec d’autres formes de trafics. Avec la Mauritanie (100 km de frontière), il s’agit de la contrebande de cigarette et avec le Mali (environ 1000 km de frontière), particulièrement le trafic d’armes. Le chef de sûreté de wilaya d’Adrar n’écarte pas d’ailleurs que l’argent de cette drogue est destiné directement au financement du terrorisme. Car la frontière entre le nord du Mali et Adrar est un passage obligé, sinon le seul, des armes qui alimentent les maquis terroristes du pays. « Mokhtar Belmokhtar, est le ravitailleurs n°1 des terroristes algériens », selon le chef du groupement régional de la Gendarmerie nationale d’Adrar. Ce dernier reconnaît la difficulté de mettre fin à l’entrée des armes en raison de l’étendue de la région. La superficie de la wilaya d’Adrar fait 20% du territoire national et les 4/5e de la France. Certains reliefs de la région sont d’accès impossible. C’est pourquoi la lutte contre la culture de drogue douce est devenue une priorité des services de sécurité d’Adrar en raison de son interconnexion avec le terrorisme, le blanchiment d’argent et le trafic de stupéfiants. « 2007, la lutte contre le trafic de drogue est mon cheval de bataille, car la région est la plaque tournante de ce trafic », confiera le chef de sûreté de wilaya. Ce dernier n’écarte pas l’existence de laboratoires de traitement de l’opium et de cannabis dans d’autres wilayas du pays. Des instruments traditionnels du traitement du cannabis ont été trouvés dans la région. En attendant, les services de sécurité de la région poursuivent leur lutte sans merci pour traquer les narcotrafiquants. Des patrouilles pédestres circulent quotidiennement spécialement pour d’éventuelles découvertes de la drogue. Près de 200 gendarmes ont participé aux récentes opérations. « Si on ne commence pas à traquer ces cultivateurs, on deviendra la Colombie », reconnaît un cadre de Timimoun. Pour l’anecdote, les trafiquants de la région disaient, selon ce cadre, « si l’Etat ferme ses yeux, nous parviendrons au bout de cinq ans à régler la dette algérienne ». Mais les pouvoirs publics semblent décidés à en découdre avec ce phénomène, d’où la création prochaine d’une brigade spéciale de lutte contre la culture et le trafic de drogue.


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* champ2.jpg (81.92 Ko, 792x659 - vu 4363 fois.)
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« Répondre #50 le: 11/06/2007 - 16:15:00 »

 :o

Il faut vraiment voir ces vidéos c'est incroyable mais vrai   ???   ::)

conspiration cannabis
http://www.youtube.com/watch?v=kz17Tf3O9uI

Cannabis thérapeutique: le Canada est un dealer gourmand
voir http://www.droguesnews.com/article-6406677.html et
http://www.prairieplant.com/medicinal-marijuana.htm

http://www.chanvre-info.ch/info/fr/sommaire.html

La face caché de l'Amérique - Partie 1sur 5
http://www.youtube.com/watch?v=V0uyGdlUDdw

La face cache de l'amérique partie 2 sur 5
http://www.youtube.com/watch?v=RXdAslHB72s&mode=related&search=

face cache de l'Amerique Partie 3 sur 5
http://www.youtube.com/watch?v=IkDshMrvhSM&mode=related&search=

Voir la video : cia et drogue ( www.Piankhy.com )
http://www.dailymotion.com/video/x4x45_cia-et-drogue-wwwpiankhycom

L'héroïne : Les forces d’occupation, OTAN, appuient le trafic de stupéfiants afghans
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=134.msg1018#msg1018

http://www.monde-magouilles.com/

vidéo de fabrication de la cocaine en colombie
http://www.vidivodo.com/video.php?myvideo_id=2357

FINANCE DES GUERRES PASSEES ET FUTURES version long
http://www.dailymotion.com/video/xryjf_le-jeu-de-largent-archives-oubliees

http://www.geopolitique.com/



***************

Trafic de drogue à L’ouest du pays
Révélations sur le cartel d’Oran

Salima Tlemçani
El watan du 18 octobre 2006

Considéré comme étant le plus grand baron de la drogue de l’Oranie, Ahmed Zendjabil, surnommé Echelfaoui, en référence à son lieu de naissance (Chlef), est devenu une énigme pour l’opinion publique.

Les informations qu’il détient vont provoquer un véritable séisme dans le milieu de la pègre à Oran, mais aussi au sein des plus hautes sphères dirigeantes de la région. Au moment où le terrorisme battait son plein dans la capitale de l’Ouest, durant les années 1990, un véritable cartel de la drogue, avec ses hommes armés et ses protecteurs officiels, s’est constitué et brassait des milliards de dinars en prenant en charge tous les réseaux de convoyage de la résine de cannabis, du Maroc, pays producteur, vers l’Europe, le Moyen-Orient et bien sûr laissant au passage des quantités de plus en plus importantes dans le marché algérien.

Zendjabil agissait en maître, du fait de la protection dont il bénéficiait de la part de certains hauts responsables avec lesquels il partageait le fruit de son activité criminelle. « Ahmed ne partira pas seul en prison » , a déclaré son frère, dit Kojac, à un de ses proches. Pour l’opinion publique oranaise, Zendjabil n’était qu’une marionnette entre les mains de certains hauts responsables. Pour la petite histoire, en 1999 et alors qu’il était activement recherché, Zendjabil a introduit une demande de visa auprès du consulat d’Espagne accompagnée d’une recommandation écrite du chef de sûreté de wilaya de l’époque. Il a réussi à quitter le pays sans aucun problème pour se réfugier quelque temps en Espagne avant de retourner au pays. Les témoignages de certains de ses proches, ceux qui l’ont connu ou travaillé pour lui sur place à Oran, ont permis de mettre la lumière sur ce qui n’était que la face apparente de l’iceberg.

A signaler, néanmoins, que de nombreuses personnes avec lesquelles nous nous sommes entretenues ont exigé que leurs noms ne soient pas divulgués par peur des représailles. « La ville d’Oran est toujours sous l’emprise de la peur des années du terrorisme, ce grand parapluie sous lequel tout peut être dissimulé » , nous dit-on à chaque fois. Pour Mohamed, la cinquantaine, ayant connu Zendjabil lorsqu’il s’adonnait au trafic de véhicules et de papiers à Chlef, durant les années 1980, ce dernier est venu à Oran entre 1986 et 1987. « Je me rappelle très bien lorsqu’il s’est enfuit de Chlef, où il a été condamné par défaut à une lourde peine pour trafic de véhicules et de papiers. Il est venu à bord d’une 204 blanche, avec un certain Selham de Gdyel, expulsé de France pour trafic de drogue. Ce dernier l’a introduit à Arzew et lui a permis de louer un F4 où il recevait à l’époque Pascal, de son vrai nom Arabat Ziane Abdelkader, un grand baron de la drogue actuellement en fuite…. ».

ANOMALIE AU PARQUET DE CHLEF

Mohamed est formel au sujet de la condamnation de Zendjabil, dont le dossier aurait bizarrement disparu du parquet de Chlef. Selon lui, Zendjabil a connu Selham dans la villa de l’ex wali d’Oran, Mustapha Kouadri, lorsque celui-ci était en poste à Laghouat. « Kouadri, Pascal et Zendjabil résidaient tous les trois à Chlef. Ils se connaissaient très bien et se voyaient régulièrement. Zendjabil ramenait des véhicules volés de France et les dédouanait à Laghouat. Cela a duré des années.

L’arrivée de Kouadri à Oran, vers la fin des années 1990, a été une aubaine pour Zendjabil. Ce dernier s’est vu affecter un domaine de 9000 m2, à Ben Okba, utilisé pour le conditionnement de la drogue. Ce domaine a été par la suite vendu à Pascal, lequel avait une société de transport de voyageurs lui servant de couverture ». Les relations de Zendjabil avec certain magistrat du parquet d’Oran étaient de notoriété. Par exemple, en 1996, un magistrat a vendu son appartement et celui de son épouse à des trafiquants de drogue, dont un a été condamné en France. Ce même magistrat a acheté sa sonptueuse villa à Bouis-ville, auprès de Zendjabil.

Des révélations confirmées par un autre proche de Zendjabil que nous appellerons Ali pour des raisons de sécurité. Rencontré à plus d’une centaine de kilomètres d’Oran, dans un endroit isolé, Ali, accompagné de deux gardes armés, nous semble un peu inquiet.

Une organisation basée sur trois réseaux

Il nous explique comment Zendjabil a construit son organisation, basée sur trois réseaux, constitués surtout de gens originaires de Chlef et recrutés notamment parmi les membres de celle de Pascal, devenu vers le début des années 2000, son concurrent sur le terrain. Pascal utilise un certain Abdelkader, dit Largo, de Sidi Al Bachir, pour les transactions avec les fournisseurs de cannabis à Ketama , au Maroc. « Lorsque la marchandise arrive du Maroc, Selham se charge du réseau qui fait passer la drogue de Sebdou, Mechria, Naama, Adrar, jusqu’en Libye.

Un certain Abdennour est quant à lui chargé du réseau de l’Algérois. Il a pour mission de faire sortir la marchandise à partir du port d’Alger, avec la complicités de douaniers. Enfin Arab Salah, Ghorfati, puis Salah Kopa qui se sont succédé à la tête du réseau de l’Est assurent l’acheminement de la drogue vers la Tunisie en passant par Sidi Bel Abbes, Mascara, Tiaret, Setif et Tebessa.

Pascal est très lié à Abdennour. D’ailleurs il lui a donné une villa située au quartier Oasis de Kouba. Il a également vendu une autre villa à Hydra, à Ghorfati Fethi, où il s’est réfugié après sa fuite spectaculaire du tribunal d’Essenia en 2002. Pascal s’occupe également du réseau Europe, notamment la France, la Belgique et l’Espagne, avec le concours de Lâarbi Larbi, Houari Larbi. Pour transporter la drogue d’Oran à Alger, Zendjabil utilise un jeune surnommé Kamel, marié à une policière… » . En fait, l’évasion de Ghorfati au moment de sa présentation au parquet d’Essenia a été d’une organisation telle que tout le monde a compris qu’il faisait partie d’un gang international aux ramifications internes.

Le 22 septembre 2002, au moment où Ghorfati Fethi entamait sa descente du camion cellulaire, il donne un coup à un gendarme, enfourche une moto de grosse cylindrée qui l’attendait à côté et prend la fuite escorté par deux véhicules, vers une destination inconnue. Il sera arrêté à Alger en août 2003. Ghorfati, tout comme Zendjabil était bien introduit dans les cercles les plus restreints du système. A son mariage avec la fille d’un officier du DRS à la retraite, à Constantine, en février 2002, les invités étaient des grosses pointures. Des ministres et de hauts cadres de l’Etat. Ali raconte deux détails surprenants sur Zendjabil.

En 1996, il aurait été arrêté au Maroc, sur la base d’un mandat d’arrêt lancé contre lui par Interpol. « Il a simulé un malaise pour être transféré dans un hôpital d’où il a réussi à prendre la fuite, avec la complicité du prince Rachid. En mai 1997, il se serait présenté à la cour d’Oran à la suite d’une condamnation par défaut. En 24 heures celle ci a disparu comme par enchantement », a révélé Ali. Lors de notre entretien, ce dernier a beaucoup insisté sur notre identité et procédé à plusieurs reprises à la vérification de notre carte professionnelle. « Vous savez, personne n’est à l’abri. Malgré le fait qu’il était recherché au niveau national et international, Zendjabil a poursuivi le plus normalement ses activités, en utilisant plusieurs identités.

Grâce à ses complices, il a fait disparaître son dossier et ses photos des services des passeports de la wilaya d’Oran. Son adjoint Ghorfati a réussi à se faire délivrer un passeport, une carte d’identité nationale et un permis de conduire par le biais de Pascal, alors qu’il était en prison. Celui-ci connaissait très bien l’ex-wali d’Oran et l’ancien chef de la sûreté de wilaya. Lorsque l’affaire a éclaté au grand jour, c’est un jeune policier du fichier qui a payé à la place de ses responsables.

Zendjabil avait l’administration dans sa poche. Ses activités ont connu une hausse considérable entre 1999 et 2003, période où il était recherché par toutes les polices du monde... », a-t-il déclaré. Pour étayer ses propos, il a noté que durant le premier trimestre 2002, Zendjabil a réalisé 41 opérations d’exportation de drogue des ports d’Oran et d’Alger, vers Alicante (en Espagne) et Marseille (France), soit une quantité de 358 quintaux, répartis comme suit : Oran-Alicante 14 voyages avec 119 quintaux, Oran-Marseille, 10 voyages avec 85 quintaux, Alger-Marseille, 17 voyages avec154 quintaux. « La quantité annuelle exportée de l’Algérie vers l’Europe et le Moyen-Orient avoisine les 900 tonnes, ce qui représente un chiffre d’affaires de presque un milliard de dollars… » , a souligné notre interlocuteur. Il a précisé que Zendjabil bénéficiait de facilités déconcertantes au niveau du port d’Oran.

« D’ailleurs celui-ci se distinguait des autres enceintes portuaires notamment celle d’Alger, du fait de la facilité avec laquelle la drogue était mise à quai puis exportée sans le moindre problème. Zendjabil bénéficiait de la protection des deux divisionnaires qui se sont succédé à la tête de la sûreté de wilaya d’Oran de 1993 à 2004, mais également de celle que lui accordaient certains responsables des services des douanes… ».

DES RELATIONS DANS TOUS LES ROUAGES DE L’ÉTAT

Un des anciens chauffeurs de Zendjabil, a confirmé les propos de Ali, en donnant des détails surprenants sur les nombreuses opérations d’exportation de la drogue du port d’Oran vers Alicante, à bord du navire grec « Le Poséidon » . « Les transferts ont eu lieu les 5, 18 et 25 mars 2002, puis le 8 avril 2002, les 1er et 23 mai 2002, et le 26 juin de la même année. Pour chaque voyage, la quantité exportée était la même : 8,65 quintaux. Ces opérations ont été quelque peu perturbées à la suite de la saisie par les douanes françaises à Perpignan, lesquelles ( douanes) ont intercepté, le 19 juin 2002, des fourgons frigorifiques. Dans les roues de ces derniers étaient dissimulés les 8,65 quintaux de drogue.

Le 26 juin de la même année, les douaniers algériens ont intercepté la même quantité au port d’Oran… ». En outre, et selon plusieurs témoignages de membres du milieu, le port d’Oran servait également à l’importation de cocaïne d’Europe, confirmée d’ailleurs en 2001, à la suite de la découverte par les services des douanes, de traces de cette drogue, dans un camion frigorifique transportant 15 tonnes de beurre, importées et bloquées durant 5 mois par les services vétérinaires. Le scanner effectué le 9 septembre 2001 par un divisionnaire, nouvellement installé à la tête des Douanes, a révélé l’existence de traces de cocaïne dans une cache aménagée de 3 mètres de long et de 35 centimètres de large.

Des rapports ont été transmis à la direction générale des douanes, mais deux mois plus tard, le divisionnaire a été mis en prison. Un complot a été monté de toute pièce contre lui, alors que l’importateur n’a pas été inquiété. Sur ce chapitre il est interressant de signaler que l’ex-wali d’Oran a effecté 8 exploitations agricoles communes d’une superficie de 78 ha situées aux Andalouses, à un émigré résidant à Londres, et dont le nom aurait été longtemps mêlé au réseau de trafic de cocaïne.

Ce bénéficiaire hors- pair, n’avait même pas d’adresse en Algérie lorsqu’il avait bénéficié de ces domaines. Il louait un appartement à l’année au complexe des Andalouses. Pour revenir au divisionnaire des services des douanes d’Oran, il est important de relever qu’il n’était pas la seule victime des barons de la drogue, puisque d’autres responsables ou agents intègres ayant tenté de faire éclater la vérité au grand jour ont été sévèrement sanctionnés avant et après lui.

Parmi ces derniers, un colonel du DRS, qui a pris sur lui de mener une enquête sur le trafic de drogue à Oran. Il s’est vu quelque temps plus tard subir les foudres de sa hiérarchie locale. Il a été carrément mis aux arrêts sur ordre de l’ancien chef de la 2ème région militaire de l’époque. C’est pour dire que les réseaux de trafic de drogue avaient leurs relais dans tous les rouages de l’Etat et à très haut niveau.

Zendjabil, ainsi que ses adjoints, Pascal et Ghorfati, n’étaient donc que des instruments entre leurs mains. Ils ont bien su tirer profit de leurs parrains en érigeant un véritable empire financier, blanchis dans le domaine de l’immobilier et du foncier. Leurs biens dans l’Oranie et à Alger ne se comptent plus. Peut-on espérer, un jour, que la justice algérienne prenne en charge ce gros dossier et donner un coup de pied dans la fourmilière, d’autant que la connexion entre cette mafia de la drogue et les groupes terroristes est maintenant solidement avérée.

******

Un colonel du DRS emprisonné et radié de l'armée pour avoir dévoilé l'implication du général Kamel Abderrahmane et d'autres officiers de l'armée dans un vaste trafic de drogue.
http://www.racinesdoutremed.com/drogue2.htm

Ce qui se passe en Algérie relève tout simplement de la fiction. Le colonel Kada Hezil, officier du département de Renseignements et de Sécurité, est de ceux qui ont le courage d’accomplir la véritable mission pour laquelle il s’est engagée dans les rangs de ces services qui a pour vocation de dénoncer tout ce qui nuit à la sécurité du pays. A commencer par la dénonciations des activités illégales et déshonorantes  des généraux qui n’ont que trop souillé l’honneur de l’institution militaire.

En mars 2001, il envoie au président de la république un volumineux dossier accompagné d’une lettre dénonçant un grand trafic de drogue dans l’ouest du pays. Dans ce trafic dirigé par un célèbre baron de la drogue, Ahmed Zendjabil, est impliqué le chef de la 2ème région militaire qui n’était autre que le général major Kamel Abderrahmane.

Alors qu’il était attendu du magistrat suprême du pays que soit ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, au nom du peuple algérien victime du fléau mortel de la drogue, en laisse en liberté le général trafiquant et on condamne l’officier qui l’a dénoncé à deux ans de prison ferme. Cette condamnation est, évidemment, accompagnée d’une radiation des effectifs de l’armée de l’officier d’honneur. Pourtant le dossier présenté par le colonel Kada Hezil est le fruit d’investigations sérieuses menées par un corps qui dispose de tous les moyens pour être pris au sérieux. Malheureusement, en Algérie on continue de couvrir les indélicats et punir les hommes honnêtes qui servent loyalement leur pays.

Kada Hezil, un officier
qui fait honneur
à l'armée algérienne

En 2006, Kada Hezil, toujours aussi courageux et nullement intimidé par cette condamnation, il alerte la presse nationale. Salima Tlemçani, la courageuse journaliste d’El Watan s’empare de l’affaire. Contrairement à beaucoup de ses confrères qui mettent sous le coude ce genre de dossiers jusqu’à l’oublier, elle met en avant à travers une enquête menée à Oran l’implication de hautes personnalités, notamment militaires, en poste à Oran dans le réseau de trafic de drogue. Le fruit de son enquête est publié le 18 octobre 2006 dans les colonnes du quotidien El Watan que dirige Omar Belhouchet, un habitué des tribunaux pour délits de presse.

Là encore, la justice algérienne au lieu d’enquêter sur cette grave affaire, elle inverse les rôles. Le délinquant  devient accusateur et poursuit ses dénonciateurs pour diffamation malgré la consistance du dossier. Et voici le général Kamel Abderrahmane au tribunal de Sidi M’hammed, le dimanche 13 avril 2008, pour une confrontation avec Kada Hezil.

Il s’est présenté devant le tribunal dans ses petits souliers. L’image du général arrogant et hautain a laissé place à celle d’un pauvre citoyen lambda venu se défendre contre ses accusateurs. Il ne réclame rien moins que le dinar symbolique parce qu’il « estime avoir été diffamé ». Il se montre gentil avec la presse, se dit navré de poursuivre un journal devant la justice. Le verdict, selon le quotidien El Watan est attendu pour le 27du mois en cours.

Salima Tlemçani, journaliste courage

En évoquant cette affaire, je saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage à la journaliste Salima Tlemçani, de son vrai nom, Zineb Oubouchou, pour son honnêteté intellectuelle et son courage d’aborder les sujets les plus brûlants. Un courage que refusent de reconnaître certains pseudo opposants, installés à l’étranger et évoluant sous l’aile protectrice de cercles qui se disent influents. Incapables de réaliser le dixième de ce qu’elle fait avec courage, ces poltrons usent de la lâcheté de l’anonymat pour l’accuser de rouler pour les services de sécurité. Si les écrits de Salima Tlemçani pouvaient être cautionnés par ces services de sécurité on pourrait dire sans hésitation que les services algériens sont les meilleurs au monde et sont plus honorables que ces pseudo opposants qui entretiennent le mythe de services secrets omniprésents pour faire avorter toute velléité d’organisation ou d’opposition réelle.

Evidemment, un journaliste qui se place au-dessus des clans et refuse le parrainage des cercles occultes est mal vu par ceux qui veulent imposer leur tutelle sur toute voix contestataire. Salima Tlemçani, hormis un prix décroché  en 2004, n’a jamais bénéficié des faveurs de ceux qui désignent les lauréats aux grands prix de la presse. Pour ces gens, ils ont leur lauréate qui  n’écrit jamais rien mais qui rafle tous les titres. Salima Tlemçani pour sa part, elle ne rafledes prix de pacotille, mais elle rafle mieux : les coeurs de ses lecteurs. Des lecteurs issus du petit peuple dont elle est issue et auquel demeure attachée cette fille du quartier populaire, Bab-El-Oued.
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« Répondre #51 le: 27/09/2007 - 15:25:55 »

Je suis un des nombreux portes-parole des narcomoudjahidines Algériens parmis un très grand nombre et nous sommes fier et orgueilleux de notre djihad pour produire et innonder l'occident alliès de nos spoliateurs "algériens" et étrangers de nos drogues "made in Algeria" comme font depuis des dizaines d'annèes notre voisin le maroc et d'autres pays africains et asiatiques et redistribuer les revenues  de notre commerce de survie et d'autodefence aux Algériens miséreux, défavorisés et volés par l'état algériens et leurs complices étrangers.

Nous somme en train de faire le nécessaire pour innonder l'europe et le monde  de notre production de cannabis , d'héroîne et de cocaine Algériennes  et toutes les mafias européennes et du monde entiers sont les biens venue pour acheter à des prix très concurrentiels  nos productions en fortes croissances et négocier avec nous leurs approvisionnement.

conspiration cannabis  http://www.youtube.com/watch?v=kz17Tf3O9uI

Acheteurs ou investisseurs potentiels ne craignez rien l'Algérie est un des pays les plus corrompus au monde donc le business sera très florissant pour vous.

Ce n'est pas ces entités malsaines qui vont nous apprendre leurs bonnes maniérés et les bonnes moeurs obscures et sournoises  voir http://www.monde-magouilles.com/

Les Etats-Unis désarmés face à l'opium afghan
Par Arnaud Aubron (Rue89)    16H04    12/08/2007
http://www.rue89.com/2007/08/12/les-etats-unis-desarmes-face-a-lopium-afghan

La nouvelle stratégie annoncée jeudi n'a que peu de chances d'enrayer la hausse constante de la production depuis 2001.

Dans un champ de pavots du Ningarhar, le 9 avril (Ahmad Masood/Reuters)

"C’est un cercle vicieux. La priorité est aujourd’hui la stabilité… Or notre simple présence et le fait de combattre le trafic de drogues nourrissent l’instabilité que nous sommes censés combattre." C'est ainsi que le directeur de la CIA, le général Michael Hayden, résumait, en novembre devant le Congrès, l'équation de l'opium afghan.

C'est cette équation aux multiples inconnues que la nouvelle stratégie américaine pour l'Afghanistan révélée jeudi entend résoudre. Il faut dire qu'avec une augmentation de la production de plus de 3000% depuis la chute des Talibans en 2001, il était plus que temps de révoir la copie. D'autant que la récolte 2007 est d'ores et déjà annoncée en augmentation de 15%...

Production afghane d'opium selon les Nations unies (UNODC)

L'essentiel de ce plan en cinq points (information des Afghans sur les conséquences de l'économie de l'opium, développement de ressources alternatives, éradication, lutte contre le trafic et réforme de la justice) consiste à augmenter les aides distribuées aux autorités locales qui seront jugées efficaces dans leur lutte contre les trafiquants.

"Nous voulons être sûrs qu'il y aura des récompenses plus importantes en cas de succès et des conséquences plus graves en cas d'échec, a résumé jeudi Tom Scweich, responsable de la lutte antidrogues au Département d'Etat. Une province dont la production d'opium a baissé verra dès l'années suivante le montant des aides s'accroitre pour construire des routes, des écoles..."(voir la vidéo, en anglais).

"En décidant directement quel gouverneur doit ou non être aidé financièrement, les Etats-Unis poursuivent leur politique de la carotte et du bâton et se substituent au gouvernement central afghan", regrette le géographe Pierre-Arnaud Chouvy, chercheur au CNRS et animateur du site Geopium. Car si les talibans sont officiellement désignés comme les seuls responsables du trafic -"La culture du pavot a très fortement augmenté (...). C'est le programme de développement économique des terroristes et des criminels", a ainsi déclaré jeudi le responsable de la lutte antidrogues à la Maison blanche (voir la vidéo ci-dessus)-, en coulisses les Américains accusent Kaboul de ne pas faire tout son possible pour lutter contre le narcotrafic. Le propre frère du Président Karzaï est ainsi accusé d'être l'un des principaux organisateurs du trafic.

Depuis des mois, Washington tente d'imposer un programme de fumigation aérienne des cultures de pavot, que Kaboul refuse obstinément par peur de voir les paysans mécontents grossir les rangs des Talibans. De ce point de vue, le plan révélé jeudi marque un nouvel échec des faucons américans: "Malgré la hausse annoncée de la production d'opium, Washington n'a toujours pas réussi à imposer à Kaboul la fumigation des champs de pavots. Peut-être parce que la menace talibane semble s'être stablisée et que les alliés des Américains sont eux aussi opposés à cette option", analyse Pierre-Arnaud Chouvy.

Signe de ces tensions au sein de la coalition, avec les Canadiens et les Britanniques en particulier, la publication de la nouvelle stratégie a déjà été reportée deux fois. A en croire le Herald Tribune, un officier supérieur britannique serait ainsi allé cette semaine jusqu'à demander aux Américains de retirer leurs forces spéciales du Helmand (de loin la principale région productrice d'opium), en raison du nombre trop élevé de pertes civiles qu'entraînent leurs interventions, alliénant le soutien des populations locales. Un porte-parole de l'armée américaine a démenti.

Mais les critiques viennent également de l'intérieur du gouvernement américain et sont de moins en moins voilées. Dans un rapport sur les stratégies antidrogues en Afghanistan paru la semaine dernière, l'inspecteur général du Département d'Etat qualifie les objectifs américains en matière d'éradication "d'irréalistes".

"En 2006, les Etats-Unis ont dépensé 420 millions de dollars dans divers programmes antidrogues en Afghanistan. Une goutte d'eau comparée aux 38 milliards de dollars que pourrait rapporter, au prix de revente dans la rue, le pavot afghan s'il était entièrement transformé en héroïne. Il n'est donc pas réaliste de penser que ces incitations économiques puissent prendre le relais de l'économie de la drogue."

"Ce nouveau plan va probablement très mal se passer, tout simplement parce que l'Afghanistan est trop instable, trop pauvre et ses responsables sont trop corrompus", résume Anthony Cordesman du groupe de réflexion américain CSIS. Opinion partagée par Bill Piper, de la Drug policy alliance, le lobby antiprohibitionniste financé par George Soros:

"Les Etats-Unis sont sur le point de transformer l'Afghanistan en un nouvel Irak. L'éradication du pavot par la force conduit les pauvres paysans afghans dans les bras de nos ennemis, renforçant les Talibans et nourrissant la rébellion. La guerre à la drogue mine la guerre à la terreur et pousse l'Afghanistan au bord de la guerre civile."

Au moins un point positif du délicat dossier afghan, qui aura réussi l'exploit de réconclier antiprohibitionnistes et directeur de la CIA.


Cannabis thérapeutique: le Canada est un dealer gourmand
Mardi 17 Avril 2007
http://www.droguesnews.com/article-6406677.html

L'Etat canadien fait du deal. Soit. Mais non content de dealer, il pratique des marges bénéficiaires qui auraient fait rougir de honte Pablo Escobar. De quoi s'agit-il? Depuis 2000, Santé Canada, le ministère canadien de la Santé, est engagé dans un programme de distribution de cannabis thérapeutique à certains malades. Pour ce faire, il a signé avec une société privée, Prairie plant systems, un contrat de 5,75 millions de dolars canadiens pour  lui fournir de l'herbe en quantité pendant cinq ans. Herbe cultivée dans une ancienne mine du Manitoba. Aujourd'hui, 1700 patients sont autorisés à consommer du cannabis thérapeutique au Canada. La majorité autoproduit.

Seulement voilà, en refaisant leurs petits calculs (et en faisant déclassifier des documents), certains administrés ont réalisé ce week-end que l'Etat paie le kilo d'herbe très exactement 328,75 $ et le revend... 5000$. Soit une marge de 1500%. Même si, comme l'a rappelé un porte-parole du ministère, Santé Canada a des faux frais liés à ce programme, il y a encore de quoi faire rêver tous les petits dealers de Vancouver. Lesquels revendent tout de même l'herbe deux fois plus cher que le gouvernement: environ 10$ le gramme, contre 150$ le sachet de 30 g pour Ottawa.

Et l'avenir s'annonce radieux: le contrat de Prairie plant systems a été renouvelé fin 2006, alors que le marché connaissait une croissance de 80% par an. Et les autorisations d'autoproduction pourraient être retirées, plaçant de facto Prairie Plant Systems en situation de monopole.
Le Canada aurait-il trouvé là un moyen révolutionnaire de combler le trou de la Sécu?


La Guinée-Bissau est-elle en train de devenir un narco-Etat?
Par Arnaud Aubron (Rue89)    11H34    24/07/2007
http://www.rue89.com/2007/07/24/la-guinee-bissau-est-elle-en-train-de-devenir-un-narco-etat

Au ministère de la justice, à Bissau (Colleen Taugher)

Où sont passés les 674 kilos de cocaïne saisis le 24 septembre 2006 en Guinée-Bissau? C'est ce qu'a essayé de savoir le mois dernier la commission interministérielle chargée de tirer au clair une affaire qui relance la polémique sur ce petit pays de la côte ouest africaine, accusé d'être devenu le premier narco-Etat du continent.

Il faut dire qu'ici, la contrebande est une véritable tradition. Depuis des années, la rébellion casamançaise, majoritairement diola, comme nombre de dirigeants bissau-guinéens, écoule librement son herbe via ce pays et s'y procure des armes en échange. Mais depuis la fin des années 90, comme dans d'autres pays d'Afrique de l'Ouest, la cocaïne sud-américaine en transit vers l'Europe a remplacé le "yamba".

Tradition de contrebande, côte découpée offrant de nombreux abris, Etat central impuissant depuis la fin de la guerre civile en 1999, fonctionnaires pas payés, corruption... des conditions idéales pour les trafiquants latino-américains, qui paradent désormais au volant de grosses voitures à Bissau. Où les forces de l'ordre n'ont que rarement de l'essence pour les poursuivre. Au total, selon l'ONU, pas moins de 50 saisies de cocaïne auraient tout de même eu lieu depuis deux ans. A en croire des sources occidentales citées par le Sunday Telegraph, la valeur de la cocaïne qui transiterait chaque année par le pays pourrait être égale à son PNB: près de 200 millions d'euros.

C'est dans ce contexte qu'est intervenue, en septembre dernier, la saisie record de 674 kilos de cocaïne à Bissau. Deux ressortissants vénézuéliens sont arrêtés et la poudre transférée au Trésor public. Avant d'être réquisitionnée par des militaires... à des fins de recomptage. Puis plus rien. Evaporée. Le ministère de la Justice a bien prétendu avoir procédé à l'incinération, mais cette version n'a convaincu personne, pas même l'ONU, qui s'inquiète que cette drogue ne se soit retrouvée directement sur le marché noir.

La presse internationale s'étant emparée de l'affaire, une commission interministérielle a fini par être mise en place en juin. Et deux hauts responsables de la police par être limogés. Les deux Vénézuéliens, eux, ont été libérés depuis longtemps. Au printemps dernier, 635 kilos de cocaïne ont à nouveau été saisis dans une voiture. A bord, deux Latino-Américains et quatre militaires locaux. Mais l’armée, elle, continue à démentir toute implication dans le trafic: "L’armée bissau-guinéenne, en tant qu’institution, n’est mêlée ni de près ni de loin dans le trafic de drogue noté ces derniers temps en Guinée-Bissau", a déclaré ce mois-ci son porte-parole, suite aux accusations publiques d'un militant des droits de l'Homme qui se dit aujourd'hui menacé de mort.

Et il n'est pas le seul. La situation est devenue telle que, pour traiter ces différentes affaires, les juges ont exigé du Premier ministre "des garanties de sécurité, d'abord pour les tribunaux, mais aussi la sécurité personnelle des magistrats durant et après les procès". En avril, l'ONU accusait en effet "certains membres du gouvernement et des forces armées d'être impliqués dans le trafic".

Il y a quinze jours, l'ambassadrice des Etats-Unis exhortait les autorités à "redoubler d’efforts dans la lutte contre la corruption et le narcotrafic". Un discours prononcé à l'occasion de la réouverture de l'ambassade américaine, fermée depuis la tentative de coup d'Etat militaire de 1998. A l'origine du coup, le limogeage du chef d'état-major de l'armée, accusé de trafic d'armes. Et de drogue.

Indice de perception de la corruption de transparency international
L’Algérie parmi les pays les plus corrompus au monde

Metaoui Fayçal 27 septembre 2007 - El Watan

L’Algérie régresse à grands pas. L’indice de perception de la corruption (IPC) 2007 rendu public hier, à Berlin et à Londres par Transparency International (TI), démontre que l’Algérie a perdu 15 places par rapport à l’année écoulée.

Elle est à la 99e place sur 179 pays classés (l’IPC comprenait 163 pays en 2006). Sa note est médiocre : 3 sur 10. Selon l’IPC, plus la note est basse, plus la corruption est étendue. Avoir une note de 10 signifie que le pays est transparent et ne connaît pas de corruption. Les auteurs de l’IPC considèrent qu’une note inférieure à 3 signifie l’existence d’un « haut niveau de corruption au sein des institutions de l’Etat ». En 2006, l’Algérie a été classée à la 84e place mondiale avec une note de 3,1 sur 10. En Afrique, l’Algérie est classée à la 16e place, la Tunisie à la 7e place (61e au niveau mondial), le Maroc à la 10e et l’Egypte à la 17e. L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), que préside Djillali Hadjadj et qui représente Transparency International à Alger, n’est pas surprise par le mauvais score enregistré par l’Algérie. « La situation sociopolitique et économique catastrophique qui prévaut en Algérie, depuis plusieurs années déjà, n’a cessé de favoriser les conditions de l’explosion de la corruption – petite et grande – à tous les niveaux, et tout est fait par le pouvoir en place pour que la généralisation de ce fléau se poursuive à grande échelle. Le retour en force d’un Etat policier, autoritaire, répressif et liberticide, est un des principaux indicateurs de ce maintien de l’Algérie parmi les pays cancres de la corruption au sein de la communauté internationale », estime l’AACC, dans un communiqué rendu public hier.

« Naîveté politique »

« Ceux qui croyaient que derrière les discours officiels et autres déclarations où le chef de l’Exécutif et son ministre de la Justice évoquaient leur intention de lutter contre la corruption se cachait une réelle volonté politique, en ont eu pour leur "naïveté" politique : tout cela était de la poudre aux yeux destinée aux partenaires internationaux et qui a surtout servi au plan interne à régler des comptes pour des luttes de pouvoir », ajoute l’AACC. L’association relève que l’Algérie « combat avec acharnement » la mise en place de mécanismes internationaux de surveillance de l’application de la Convention des Nations unies contre la corruption. Convention pourtant ratifiée par Alger autant que celle de l’Union africaine. « Non seulement l’arsenal législatif et réglementaire issu de ces Conventions est très indigent et très incomplet, mais il n’est même pas appliqué », relève l’AACC. Elle cite l’exemple de l’agence gouvernementale contre la corruption qui n’est toujours pas mise en place en dépit de la promulgation d’un décret portant sa création. « Second exemple, le processus de déclaration de patrimoine est éclaté et dispersé, sans mécanisme de suivi et de contrôle, et surtout non effectif, le chef du gouvernement ne se donnant même pas la peine de rendre publique sa propre déclaration de patrimoine », note l’AACC. Selon elle, les 200 milliards de dollars débloqués pour le plan de consolidation de la relance économique sont la proie de prédateurs et de « charognards maffieux ». Elle évoque le recours systématique aux marchés de gré à gré, devenu une règle « dans nombre de ministères et au niveau des exécutifs de wilaya ». « Tout récemment encore, le ministre des Affaires religieuses annonçait, suite à l’ouverture des plis pour les études de la grande mosquée d’Alger, que ce sera au président de la République de choisir "l’heureux élu" parmi les 5 bureaux d’études retenus lors de la première sélection ! En vertu de quelle loi et de quelle réglementation sur les marchés publics, ce ministre annonce-t-il pareille décision ? », se demande l’AACC. Elle s’interroge sur l’opportunité de consacrer 3 milliards de dollars pour la construction d’une mosquée alors que la grande pauvreté se développe dans le pays et que le président de la République préconise la rigueur dans les dépenses publiques. Ravagés par la violence, la Somalie et l’Irak figurent parmi les pays les plus corrompus au monde. Au Moyen-Orient, Israël arrive en tête des pays les moins touchés par la corruption (30e au rang mondial), suivi par le Qatar, les Emirats arabes unis, le Bahreïn, Oman et la Jordanie. La Syrie, l’Iran, le Yémen et le Liban sont mal classés. Le Liban occupe la même place que l’Algérie, l’Arménie, le Belize, la Mongolie et la République Dominicaine.

« institutions publiques compromises »

Le Bostawana est le pays le plus « propre » d’Afrique. Il est talonné de près par l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, Maurice, la Namibie et les Seychelles. Les pays nordiques, principalement la Finlande, le Danemark et la Suède, gardent leur place de leaders mondiaux en matière d’absence de corruption. La Nouvelle-Zélande, le Singapour, l’Islande et les Pays-Bas sont également bien placés. La Grande-Bretagne arrive à la 12e place, l’Allemagne à la 16e, le Japon à 17e, la France à la 19e, les Etats-Unis à la 20e, l’Espagne à la 25e, l’Italie à la 41e, la Turquie à la 64e et la Russie à la 143e. Le Brésil et la Chine sont classés à la 72e place. « Les résultats de l’IPC 2007 montrent que la grande corruption dans les transactions commerciales internationales prend des proportions de plus en plus inquiétantes. L’Algérie est devenue un "acteur" important de ce type de corruption, et ce n’est pas un hasard si 4 principaux fournisseurs de l’Algérie – l’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Japon – n’ont toujours pas ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption », observe l’AACC, notant que l’énorme manne pétrolière entre les mains du pouvoir contribue à entretenir la corruption. Transparency International relève que ce sont les pays les plus pauvres qui souffrent le plus sous le joug de la corruption. « Il est de leur responsabilité de s’attaquer au problème. Les notes faibles de l’IPC indiquent que les institutions publiques sont fortement compromises. La priorité est d’améliorer la transparence dans la gestion financière, de la collecte des impôts aux dépenses publiques, de renforcer les procédures de contrôle et de mettre fin à l’impunité dont bénéficient les responsables corrompus », préconise l’ONG. Huguette Labelle, présidente de Transparency International, estime que les pays dont les notes sont les plus basses en matière de corruption doivent prendre ces résultats avec le plus grand sérieux et agir dès maintenant pour renforcer la responsabilité des institutions publiques. « Mais les pays les mieux notés doivent également agir, en particulier pour sévir contre les activités de corruption dans le secteur privé », ajoute-t-elle. L’Indice de perceptions de la corruption de TI classe les pays en fonction du degré de corruption perçu dans les administrations publiques et la classe politique. Son élaboration fait appel à des sondages d’experts réalisés par des organismes indépendants crédibles. Johann Graf Lambsdorff, professeur d’université à Passau en Allemagne, est chargée d’établir l’IPC pour Transparency International. L’IPC définit la corruption comme l’abus d’une charge publique à des fins d’enrichissement personnel (les pots-de-vin dans le cadre de marchés publics, le détournement des fonds publics, etc).
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dzmehdi
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« Répondre #52 le: 10/12/2007 - 07:23:24 »

"Je suis un des nombreux portes-parole des narcomoudjahidines Algériens "

Bref la rhétorique habituelle des gens bien connus qui se cachent derrière leurs origines marocaine. Donc sans intérets. Pure propagande et intox.
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artane
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« Répondre #53 le: 06/07/2008 - 15:15:54 »

Voila un bon et courageux article sur les narcotrafiquants algériens  8)

Les barons de la drogue bloquent l’ouverture de la frontière avec le Maroc
Posté par elmoutarem le 6 juillet 2008
http://ffs1963.unblog.fr/2008/07/06/les-barons-de-la-drogue-bloquent-louverture-de-la-frontiere-avec-le-maroc/

Le récent accord algéro-marocain sur le transit et l'échange d'électricité vient d'apporter deux réponses à la question de la fermeture des frontières terrestres.

La première est que le gouvernement algérien est favorable à la coopération et l'entraide économique avec le Maroc. La deuxième réponse est que l'électricité comme le gaz sont les seuls produits que les réseaux de contrebande ne peuvent s'accaparer. Ils sont donc autorisés à traverser légalement la frontière. Tout le reste des produits qui traversent illégalement la frontière (drogues, carburant, produits alimentaires, médicaments, …) sont gérés par des circuits de contrebande tombés au fil du temps sous le contrôle direct des généraux du système makhzénien du DRS. Le monopole de la contrebande leur rapporte des gains de plus d'un milliard de dollars par an uniquement pour le hachich. Ils ne veulent donc pas partager cette source de gain facile avec des réseaux concurrents que l'ouverture des frontières va faciliter.

C'est donc bien le monopole des véritables barons algériens du trafic de drogue qui bloque la décision d'ouverture malgré l'appel fraternel pressant et répété du gouvernement marocain.

On savait tous que la contrebande frontalière était couverte par les corps constitués qui fermaient les yeux en échange de commissions plus ou moins grosses selon les grades. Mais depuis la reddition en juillet 2006 du «baron» Ahmed Zendjabil, surnommé le «Pablo Escobar» algérien, on a apprit avec stupeur que ce n'était qu'un homme de paille. Alors que la frontière a été fermée en août 94 sur décision du DRS, Zendjabil a été remis en selle en 1997 pour organiser les réseaux de clientèle en Europe avant ceux du transit algérien. C'est l'ex-Chef de sûreté d'Oran qui a affirmé «avoir délivré un passeport à Zendjabil en 1997 sur ordre du DRS dont il était un indicateur» (El Watan du 23-10-2006).

Auparavant, Zendjabil était connu de la police comme un acteur du fameux réseau Taïwan des véhicules volés en Europe et recyclés en Algérie avec de vraies-fausses cartes grises. Ce trafic de voitures Taïwan était en fait une idée diabolique du DRS pour compromettre les membres des corps constitués, des magistrats, des fonctionnaires… C'est une méthode connue des services secrets de salir le casier judiciaire pour décrédibiliser par anticipation des éléments jugés peu fiables selon les normes maffieuses du pouvoir. Habib Souaïdia, l'officier auteur du livre La Sale Guerre, a été, comme certains de ses collègues du bataillon des forces spéciales de Lakhdaria, une des victimes de ce coup monté.

Ahmed Zendjabil a causé un séisme à l'échelle des autorités algéro-marocaines en se rendant à la police de
Blida et en demandant à bénéficier de l'amnistie prévue par la Charte de réconciliation nationale. Il a surtout déjoué le scénario de son élimination avec de grosses manchettes à la une des journaux.

Aussitôt son arrestation rendue publique, la presse a vite pris la mesure de l'ampleur du scandale en croyant découvrir une nouvelle affaire Khalifa qui fera vendre les journaux. Elle a vite été rappelée à l'ordre pour oublier le nom de Zendjabil et tout ce qu'il représente.

«Les officiers de police qui avaient déclenché des enquêtes sur la base de ses aveux ont été sommés de cesser toute investigation…. Un colonel du DRS, qui enquêtait sur le trafic de drogue à Oran avait été mis aux arrêts par le chef de la 2ème région militaire» (El Watan du 23-10-2006).

Le général Kamel Abderrahmane, ex-directeur central de la sécurité de l'armée (DCSA) et commandant de la 2ème région, a été publiquement mis en cause par l'ex-wali d'Oran Bachir Frik au cours de l'audience de son procès qui l'a condamné à 8 ans de prison.

Aujourd'hui, Zendjabil croupit dans l'isolement d'une prison secrète du DRS. Au même titre que Hassen Hatab ou Abderrezk El para, il détient des secrets sur l'implication directe du DRS comme commanditaire du terrorisme qui a ensanglanté le pays. Zendjabil a avoué que sur ordre de ses officiers traitants, il servait d'agent de liaison avec des groupes terroristes pour les financer et leur livrer armes et munitions transitant par le Maroc. Il leur dictait aussi des cibles à abattre ou à terroriser. 

Les relations de Zendjabil avec l'establishment marocain ne pouvaient qu'être couverte par la hiérarchie militaire algérienne du renseignement puisqu'elles remontaient jusqu'au général Hamidou Lâanigri, ex-DGSN marocain tombé en disgrâce depuis. L'arrestation de Zendjabil a aussitôt fait tomber le réseau de ses fournisseurs marocains. Notamment Cherif Benlouidene, alias Kharaz, qui connaissait tous les secrets de son client et ami. Sa chute a entraîné celles de ses complices hauts gradés dans la gendarmerie royale, la police et la douane. Le roi du Maroc ne transige pas avec ce genre d'organisation maffieuse qui peut se développer en contre-pouvoir puissant dans le style colombien.

En Algérie, seuls quelques lampistes ont été arrêtés alors qu'ils avaient reçu des ordres et des commissions pour laisser Zendjabil utiliser à sa guise le port d'Oran sans que ses véhicules bourrés de drogue ne soient fouillés.

Deux ans après l'arrestation de Zendjabi, on ne sait pas qui l'a remplacé pour servir de faire-valoir, mais on sait que le trafic de drogue n'a pas cessé et que le monopole a été renforcé par le durcissement des contraintes imposées aux petits concurrents. Des hauts gradés continuent de contrôler le trafic de drogue et laissent leurs subordonnés racketter les petits «hallabs» qui utilisent des mulets pour transporter toutes sortes de marchandises. Comme l'axe Oujda-Maghnia est plus encombré et surveillé, les contrebandiers descendent jusqu'à l'axe Figuig-Bechar.

Pour satisfaire leur appât du gain facile, certains généraux n'ont aucun scrupule à sacrifier les populations frontalières. On ne sait pas ce que ça coûte du côté algérien. Personne ne s'est jamais intéressé à mesurer les conséquences de la fermeture des frontières. Mais la région est du Maroc, surnommée l'Oriental, souffre du mur algérien.

A Oujda, le Chambre du Commerce a fait une étude sur l'apport du secteur informel de la contrebande hors trafic de drogue. Le chiffre d'affaires annuel a été estimé en 2004 à 6 milliard de dirhams (environ 500 millions $). Le nombre de personnes employées était de 6000, essentiellement des jeunes. Le «blocage» de 2 à 3 millions de touristes algériens enlève au Maroc un apport de 2 à 3 milliards de dollars par an. Ce blocage empêche aussi la création de plus de 1000 PME/PMI devant générer plus de 30.000 emplois uniquement dans la région d'Oujda. Alors qu'ils s'implantent partout au Maroc, les investisseurs étrangers, surtout français, évitent l'Oriental à cause de sa proximité avec l'Algérie assimilée à un horrible épouvantail.

Depuis sa création en 994, Oujda la «cité martyre», comme la nomment les historiens, était le point de passage obligé des caravaniers. Les sultans de Fès et Tlemcen se la disputèrent. Elle symbolise aujourd'hui le martyre de la désunion des peuples du grand Maghreb.

Oujda est condamnée à vivre avec les algériens. Elle a enfanté Bouteflika qui l'a oubliée et ne songe qu'à mourir au pouvoir à Alger, alors qu'il n'a jamais pensé à revenir dans sa ville natale avec l'habit et les honneurs de président.

Oujda a aussi enfanté le clan d'Oujda qui a renversé le GPRA de Ferhat Abbas et Benyoucef Benkhedda pour prendre le pouvoir en 1962. C'est aussi à Oujda qu'a été formée la première promotion Larbi Ben M'Hidi des «marocains du MALG» qui ont structuré les services secrets algériens qui se sont transformés en Makhzen autour du DRS.

En soutenant la nomination par le président Chadli de Mohamed Mediene, dit Toufik, à la tête du DRS en 1990, le général Larbi Belkheir a en fait placé un virus mortel dans le cerveau de l'ANP. Comme sous l'emprise d'un sida ou d'un cancer, l'ANP, est devenue comme l'Algérie, un grand corps malade incapable de se débarrasser de ses membres corrompus qui souillent son honneur, salissent ses nobles missions et la discréditent aux yeux de la population.

Le Makhzen du DRS ne s'est pas contenté de nommer les présidents, les ministres, les ambassadeurs et les attachés militaires. Il a aussi placé des officiers du DRS à la tête des régions militaires. Cette totale anomalie organisationnelle a donné au DRS les pleins pouvoirs et soumis tous les autres officiers de l'ANP sous son autorité.

Cette grave décadence du pouvoir totalitaire du DRS a engendré la démobilisation politique, la désobéissance civile, la désintégration sociale, la fuite des cerveaux, le phénomène des harragas, la faillite du secteur et du service public, la destruction du tissu économique frontalier, la spoliation de nos richesses, etc …

La décadence du pouvoir algérien a considérablement affaibli l'Algérie et met dans la gêne ses voisins du Maghreb et du Sahel. Il devient de plus en plus urgent d'isoler le virus et de l'éradiquer.

Par Saâd Lounès

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Un général trafiquant de drogue
http://www.racinesdoutremed.com/drogue2.htm

Un colonel du DRS emprisonné et radié de l'armée pour avoir dévoilé l'implication du général Kamel Abderrahmane et d'autres officiers de l'armée dans un vaste trafic de drogue.

Ce qui se passe en Algérie relève tout simplement de la fiction. Le colonel Kada Hezil, officier du département de Renseignements et de Sécurité, est de ceux qui ont le courage d’accomplir la véritable mission pour laquelle il s’est engagée dans les rangs de ces services qui a pour vocation de dénoncer tout ce qui nuit à la sécurité du pays. A commencer par la dénonciations des activités illégales et déshonorantes  des généraux qui n’ont que trop souillé l’honneur de l’institution militaire.

En mars 2001, il envoie au président de la république un volumineux dossier accompagné d’une lettre dénonçant un grand trafic de drogue dans l’ouest du pays. Dans ce trafic dirigé par un célèbre baron de la drogue, Ahmed Zendjabil, est impliqué le chef de la 2ème région militaire qui n’était autre que le général major Kamel Abderrahmane.

Alors qu’il était attendu du magistrat suprême du pays que soit ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire, au nom du peuple algérien victime du fléau mortel de la drogue, en laisse en liberté le général trafiquant et on condamne l’officier qui l’a dénoncé à deux ans de prison ferme. Cette condamnation est, évidemment, accompagnée d’une radiation des effectifs de l’armée de l’officier d’honneur. Pourtant le dossier présenté par le colonel Kada Hezil est le fruit d’investigations sérieuses menées par un corps qui dispose de tous les moyens pour être pris au sérieux. Malheureusement, en Algérie on continue de couvrir les indélicats et punir les hommes honnêtes qui servent loyalement leur pays.
 
Kada Hezil, un officier qui fait honneur à l'armée algérienne

En 2006, Kada Hezil, toujours aussi courageux et nullement intimidé par cette condamnation, il alerte la presse nationale. Salima Tlemçani, la courageuse journaliste d’El Watan s’empare de l’affaire. Contrairement à beaucoup de ses confrères qui mettent sous le coude ce genre de dossiers jusqu’à l’oublier, elle met en avant à travers une enquête menée à Oran l’implication de hautes personnalités, notamment militaires, en poste à Oran dans le réseau de trafic de drogue. Le fruit de son enquête est publié le 18 octobre 2006 dans les colonnes du quotidien El Watan que dirige Omar Belhouchet, un habitué des tribunaux pour délits de presse.

Là encore, la justice algérienne au lieu d’enquêter sur cette grave affaire, elle inverse les rôles. Le délinquant  devient accusateur et poursuit ses dénonciateurs pour diffamation malgré la consistance du dossier. Et voici le général Kamel Abderrahmane au tribunal de Sidi M’hammed, le dimanche 13 avril 2008, pour une confrontation avec Kada Hezil.

Il s’est présenté devant le tribunal dans ses petits souliers. L’image du général arrogant et hautain a laissé place à celle d’un pauvre citoyen lambda venu se défendre contre ses accusateurs. Il ne réclame rien moins que le dinar symbolique parce qu’il « estime avoir été diffamé ». Il se montre gentil avec la presse, se dit navré de poursuivre un journal devant la justice. Le verdict, selon le quotidien El Watan est attendu pour le 27du mois en cours.
 
Salima Tlemçani, journaliste courage

En évoquant cette affaire, je saisi l’occasion pour rendre un vibrant hommage à la journaliste Salima Tlemçani, de son vrai nom, Zineb Oubouchou, pour son honnêteté intellectuelle et son courage d’aborder les sujets les plus brûlants. Un courage que refusent de reconnaître certains pseudo opposants, installés à l’étranger et évoluant sous l’aile protectrice de cercles qui se disent influents. Incapables de réaliser le dixième de ce qu’elle fait avec courage, ces poltrons usent de la lâcheté de l’anonymat pour l’accuser de rouler pour les services de sécurité. Si les écrits de Salima Tlemçani pouvaient être cautionnés par ces services de sécurité on pourrait dire sans hésitation que les services algériens sont les meilleurs au monde et sont plus honorables que ces pseudo opposants qui entretiennent le mythe de services secrets omniprésents pour faire avorter toute velléité d’organisation ou d’opposition réelle.

Evidemment, un journaliste qui se place au-dessus des clans et refuse le parrainage des cercles occultes est mal vu par ceux qui veulent imposer leur tutelle sur toute voix contestataire. Salima Tlemçani, hormis un prix décroché  en 2004, n’a jamais bénéficié des faveurs de ceux qui désignent les lauréats aux grands prix de la presse. Pour ces gens, ils ont leur lauréate qui  n’écrit jamais rien mais qui rafle tous les titres. Salima Tlemçani pour sa part, elle ne rafledes prix de pacotille, mais elle rafle mieux : les coeurs de ses lecteurs. Des lecteurs issus du petit peuple dont elle est issue et auquel demeure attachée cette fille du quartier populaire, Bab-El-Oued.
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