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Auteur Fil de discussion: ALERTE : DUBAI (Emirats Arabes Unis) AU BORD DU GOUFFRE ECONOMICO-FINANCIER  (Lu 14320 fois)
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« le: 08/03/2009 - 22:18:53 »

Dubaï au bord du gouffre

Article rédigé par Michel Santi le vendredi 6 mars 2009
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=52598

Dubaï paie chèrement les conséquences de la crise mondiale du crédit.

Du reste, les Emirats Arabes Unis sont sur le point de mettre en application un plan destiné à soutenir non seulement les banques locales ayant pratiquement cessé tout prêt mais également des conglomérats détenus par l’Etat de Dubaï.

Les établissements bancaires principaux d’Abu Dhabi ont ainsi bénéficié tout récemment d’injections de liquidités de l’ordre de 4.4 milliards de dollars destinés à amortir une partie de leurs pertes dans un contexte de contagion globale.

En fait, c’est principalement l’émirat d’Abu Dhabi qui dirigera ces mesures d’urgence et de sauvetage destinées aux sept émirats composant les Emirats Arabes Unis qui subissent actuellement un ralentissement économique prononcé.

Abu Dhabi étant la puissance dominante des Emirats Arabes Unis du fait de ses réserves pétrolières massives et de son fonds souverain qui est le plus riche du monde, Dubaï est le deuxième plus important émirat de l’Union grâce à ses infrastructures financières situées au coeur du Golfe Arabo-Persique. Les émirats d’Ajman, d’Umm al Qaywayn, de Ras al Khamah, de Fujayrah et de Sharjah étant de moindre intérêt.

C’est les secteurs financiers mais également commercial, immobilier et touristique qui ont conféré à Dubaï sa notoriété âprement négociée du reste au fil des années avec les autres pays de l’Union - et principalement avec l’émirat dominant Abu Dhabi - puisque la famille régnante Al Maktoum de Dubaï occupe les postes très convoités de Vice-Président de l’Union, de Premier Ministre et de Ministre de la Défense.

La Présidence des Emirats Arabes Unis, elle, est détenue par les Al Nahyan d’Abu Dhabi et ce depuis la création de l’Union en 1971. Cette distribution des rôles et des portefeuilles parmi ces deux familles dominantes a réellement stabilisé cette Union tout en jetant les bases d’une prospérité économique et financière ayant permis à cet Etat de se transformer en pourvoyeur crucial de liquidités à travers ses investissements internationaux.

La crise financière a toutefois bouleversé la donne pré existante car l’équilibre entre Abu Dhabi et Dubaï semble aujourd’hui appartenir au passé: le sauvetage de ses banques démontre certes qu’Abu Dhabi est touchée par la crise mais c’est véritablement Dubaï qui est aujourd’hui sinistrée du fait de son exposition évidente aux marchés internationaux. La crise du crédit mondiale a en effet précipité l’éclatement de l’immense bulle spéculative immobilière de Dubaï célèbre pour ses projets et constructions pharaoniques et parfois grotesques, le manque de transparence - habituel dans cette région du monde - ayant conduit l’agence Standard & Poor’s à abaisser la notation des plus importantes sociétés détenues par l’émirat parmi lesquelles l’opérateur portuaire international "Dubaï Ports World" et " Emaar Properties", promoteur des projets les plus coûteux en ville de Dubaï...D’autres acteurs importants de la vie économique de Dubaï étant sur le point de subir la même humiliation quant à leur rating comme "Dubaï Electricity and Water Authority", " Jebel Ali Free Zone " ou encore " International Financial Center Investments", tout nouveau centre financier créé il y a quatre ans...

L’émirat de Dubaï est certes riche de 90 milliards de dollars d’actifs mais les bilans opaques de ses fleurons laisse planer le doute quant à la capacité de ces entreprises à réaliser ces actifs rapidement afin de couvrir leurs engagements. C’est dans cette conjoncture financière pour le moins délicate que Dubaï s’est enfin résolue à demander assistance au grand concurrent - Abu Dhabi - et ce eu égard aux implications politiques inévitables que seront les effets secondaires des aides consenties par Abu Dhabi!

Les recettes pétrolières ne sont certes plus ce qu’elles étaient au plus haut des prix du Pétrole durant l’été 2008 mais Abu Dhabi, qui a - contrairement à Dubaï - toujours maintenu une stratégie financière très prudente, bénéficie de réserves massives: Son fonds souverain doté de 325 milliards de dollars lui permettrait ainsi de sauver ses propres entreprises en même temps que celles de Dubaï.

Dubaï est parfaitement consciente aujourd’hui de sa dépendance vis-à-vis des liquidités d’Abu Dhabi, tout comme elle l’est du reste des arrières pensées politiques que les dirigeants de cet Etat ne manqueront pas de monnayer. C’est ainsi que, dans l’objectif de noyer cette aide dans le contexte plus général de l’Union, Dubaï plaide pour un stimulus économique sur le plan national qui lui permettrait d’éviter le face à face fatidique avec Abu Dhabi. L’autre atout de ce plan national étant l’influence considérable de l’émirat de Dubaï sur le Gouvernement des Emirats Arabes Unis. Dubaï a néanmoins peu de chances de parvenir à ses fins car elle est le seul émirat de l’Union à être dans le besoin, Abu Dhabi étant par ailleurs le seul à disposer des ressources suffisantes pour financer ce plan.

Les prétentions de Dubaï étant très vraisemblablement condamnées à être fortement revues à la baisse du fait de ces besoins immédiats en liquidités, les relations bilatérales mais également l’ensemble des relations des émirats de l’Union pencheront désormais en faveur d’une domination disproportionnée d’Abu Dhabi au sein des Emirats Arabes Unis. En fait, Abu Dhabi pourrait même prendre des participations majoritaires parmi les entreprises fleurons de Dubaï si les besoins de cette dernière sont aussi urgents et leur danger de défaut aussi imminent que le laissent pressentir les rumeurs. L’équilibre des forces semble donc rompu au sein des Emirats Arabes Unis, une friction entre Dubaï et Abu Dhabi et leurs familles régnantes respectives étant inévitable à l’avenir, avec toutes les implications géopolitiques et économiques que l’on imagine.

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Les investissements dans l'immobilier d'entreprise ont chuté de 61 % en 2008

LE MONDE - Isabelle Rey-Lefebvre - Article paru dans l'édition du 12.03.09
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/03/11/les-investissements-dans-l-immobilier-d-entreprise-ont-chute-de-61-en-2008_1166451_1101386.html

Ce qui fait le caractère inédit de la crise actuelle est qu'elle touche toutes les régions du monde de façon quasi-simultanée. L'immobilier ne fait pas exception. Selon le cabinet de conseil Cushman & Wakefield, les capitaux investis dans l'immobilier d'entreprises, bureaux et commerces, ont globalement chuté dans le monde de 61 % par rapport à 2007. Les volumes d'investissement sont ainsi passés de 746,8 milliards d'euros à 287,6 milliards.

L'Amérique du Nord a été le premier marché affecté, et de la façon la plus dure, avec un écroulement de 73 % des investissements, soit plus que 82,7 milliards d'euros, en 2008. En Europe, la baisse atteint 55 %, le Royaume-Uni étant le plus touché. La crise entraîne une redistribution des cartes : la Chine devient l'une des zones les plus attractives de capitaux, après les Etats-Unis mais devant la Grande-Bretagne et le Japon. Les loyers des bureaux de Tokyo et Hongkong sont désormais plus chers que ceux de Londres.

Des pays qui se croyaient à l'abri de la tourmente immobilière, comme la Russie, le Brésil ou les Emirats, sont désormais touchés. "Les investisseurs transfrontaliers sont très en retrait", confie Olivier Girard, directeur de Cushman & Wakefield France.

De grands projets sont arrêtés, parfois en plein chantier, comme la spectaculaire tour résidentielle Chicago Spire, de l'architecte Santiago Calatrava, stoppée net à l'étape des fondations et laissant un trou béant. La Russian Tower, de Norman Foster, à Moscow City, nouveau quartier d'affaires de la capitale russe, est abandonnée. A Varsovie, l'architecte irakienne Zaha Hadid ne construira pas sa Lilian Tower, en forme de lys, faute de débouché commercial.

AMBITIONS REVUES À LA BAISSE

A la Défense, la tour Signal, conçue par Jean Nouvel, qui devait être financée par une filiale de la foncière espagnole Metrovacesa, ne verra sans doute jamais le jour. Foncière des régions a dû revoir à la baisse son projet sur l'ancienne tour Axa, rebaptisée CB 21, qui sera rénovée sans l'agrandissement initialement prévu. D'où une dépréciation de valeur de 128 millions d'euros qui a contribué aux pertes de cette foncière en 2008. La tour Shard of Glass, dans la City de Londres, a, elle, été sauvée in extremis de l'abandon par le fonds souverain Qatari Diar, et son chantier devrait bientôt débuter.

"Nous comptions sur les capitaux du Moyen-Orient pour prendre la place des fonds de pension, d'investissement ou opportunistes qui avaient animé le marché jusqu'ici, mais eux aussi sont handicapés par la crise et doivent faire preuve de prudence", explique Philippe Leigniel, président du bureau de conseil DTZ.

Même Dubaï revoit à la baisse ses ambitions : 582 milliards de dollars de projets ont été gelés. Le promoteur Emaar a affiché une perte au quatrième trimestre 2008, et son concurrent Nakeehl, qui envisageait une tour d'un kilomètre de haut, a déclaré forfait. "Le marché est attaqué par le haut et par le bas : non seulement il n'y a plus de financement pour des projets dépassant 50 millions d'euros, mais la progression du chômage ralentit aussi la demande de locaux à louer et fait baisser les loyers", analyse Philippe Semidei, de King Sturge, cabinet de conseil immobilier.

Courant 2008, les loyers ont, par exemple, baissé de 17 % dans le West End londonien, de 11 % à la City, et de 17,6 % à Moscou. "Beaucoup d'investisseurs cherchent à vendre des immeubles, mais les acheteurs sont très agressifs et réclament d'importantes remises", observe Olivier Girard. L'espagnol Metrovacesa, par exemple, a encore fait une bien mauvaise affaire en achetant, au printemps 2007, pour 1,09 milliard de livres, le siège londonien de la banque HSBC et vient de le lui revendre pour 840 millions de livres, soit une perte de 250 millions en dix-huit mois.

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Mirage dans le désert
12/03/2009 - Pierre-Olivier Rouaud - L'Usine Nouvelle
http://www.usinenouvelle.com/article/mirage-dans-le-desert.160453

A l'aube des années 2000, les Al Maktoummisent tout sur l'immobilier et le tourisme de luxe. Avec une idée : créer la Suisse du monde arabe. Un rêve menacé.

Mirage dans le désert On a tout dit, ou presque, sur l'exubérance de Dubai, devenu en quelques années une sorte de SimCity grandeur nature avec ses gratte-ciel surgis du désert, ses « îles palmiers » artificielles, sa piste de ski. Sans compter, le seul hôtel 7 étoiles de la planète et Burj Dubai, la tour la plus haute du monde avec ses 818 mètres.

On n'a sans doute pas fini de gloser sur l'atterrissage sans douceur de l'Emirat. Le prix de l'immobilier y connaît une chute spectaculaire. Asséchés par la crise financière, des mégaprojets sont revus à la baisse ou gelés, comme F1-X, un centre de loisirs sur la formule 1 ou Worlds of Discover, un parc aquatique.

Emaar, l'un des principaux développeurs de Dubai (avec le groupe public Nakheel) vient, lui, de révéler la « suspension » de 24 milliards de dollars d'investissement.

La famille régnante Al Maktoum, qui a la haute main sur l'économie, veut afficher sa sérénité. Mais si elle fait tout pour rivaliser avec ses voisins depuis 1971 (date de la création des Emirats arabes unis), comme un mirage, son rêve s'évanouit.

Petit flash-back. Jusqu'aux années 1950, Dubai n'est qu'un port à boutres de la Côte des pirates, un comptoir pour commerçants iraniens ou indiens échangeant de l'or ou des perles. Un de ces lieux écrasé par le soleil où l'on s'attend à croiser Henry de Monfreid ou Lawrence d'Arabie.

La découverte du pétrole dans les années 1960 déclenche un premier boom. Bien moins dotée que sa rivale Abu Dhabi, Dubai se sait fragile. Le contre-choc pétrolier, l'épuisement de ses réserves, la première guerre du Golfe la replongent dans la torpeur. Puis vient la démesure.

Les Al Maktoum misent tout sur l'immobilier et le tourisme de luxe. Avec une idée: créer la Suisse du monde arabe (ce que fut le Liban). Ça marche, le crédit est facile, les pétrodollars affluent. En 2002, la décision d'autoriser la propriété foncière aux étrangers attire les Russes enrichis, les Arabes prospères ou les gros commerçants iraniens. Grisé, l'Emirat voit plus loin. Dubai Port plante ses drapeaux dans le monde et rachète même la très britannique P&O, l'aéroport bat ses records, la compagnie Emirates, dont Dubai est le premier actionnaire, s'envole.

Aujourd'hui, le retour sur terre est rude.

Pour les groupes de BTP coréens, égyptiens ou chinois et les fournisseurs d'infrastructures (Alstom construit le métro) qui ont fait leurs choux gras sur l'Emirat, le temps de la « cash machine » est fini.

Tout comme pour les milliers d'immigrés qui oeuvrent sur les chantiers ou dans les services.

En Inde ou au Pakistan, des villages entiers s'angoissent désormais de voir revenir ces expatriés qui font vivre les familles.

Ce sont aussi les finances publiques qui sont à sec avec une dette souveraine qui porte le même niveau de risque que l'Islande.

Voilà quelques semaines, pour rassurer les investisseurs, la Banque centrale des Emirats arabes unis, a dû acheter pour 10 milliards de dollars de bons du trésor dubaiotes. En clair, Abu Dhabi, c'est-à-dire la richissime famille régnante Al Nayhan, a joué les assureurs-crédits. Celle-ci aimerait, dit-on, s'emparer de quelques perles de Dubai, où de vastes restructurations se profilent, à commencer par Emirates. Morale de l'histoire? Même s'il est redescendu de ses sommets, le pétrole reste plus solide que la pierre.

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Oublions l'inflation car c'est la déflation qui guette

La Tribune.fr - 11/03/2009
Par Hans-Werner Sinn, qui enseigne l'économie et la finance à l'université de Munich, et préside l'institut IFO.
http://www.latribune.fr/opinions/20090311trib000353683/oublions-linflation-car-cest-la-deflation-qui-guette.html

Comme le disait Winston Churchill, autant de gouvernements et de banques centrales ne devraient jamais débloquer autant de milliards de dollars. Le gouvernement américain injecte 789 milliards de dollars dans son économie, l'Europe 255 et la Chine 587. En 2008, la Réserve fédérale américaine (Fed) a élargi sa base monétaire de 97% et la Banque centrale européenne (BCE) de 37%. Le taux du fonds fédéral frôle le zéro et la baisse du taux de refinancement de la BCE, déjà à 2%, devrait se poursuivre.

La crainte est que ces injections massives créent de l'inflation. Pourtant, ces craintes sont infondées. La réserve de liquidité augmente rapidement parce que le secteur privé amasse l'argent au lieu de le dépenser. En apportant ces liquidités, les banques centrales ne font que réduire le montant retiré par les dépenses consacrées aux biens et services — ce qui modère mais n'inverse pas le brusque recul de la demande qui ébranle l'économie mondiale.

Rappelons un point banal mais important de la théorie de l'offre et de la demande. Par exemple, il est impossible de déduire d'après une augmentation du volume des transactions comment évoluera le cours du pétrole. Il baissera si cette augmentation est due à une croissance de l'offre, et augmentera si elle est due à la croissance de la demande. C'est la même chose avec l'accroissement de la masse monétaire. Si l'offre augmente, la valeur monétaire diminuera, et conduira à l'inflation. Mais si la demande augmente, il entraînera la déflation.

Ce dernier risque est le plus aigu aujourd'hui. Ajoutons à cela la tendance sous-jacente des prix et on comprend la baisse généralisée des taux d'inflation. Aux Etats-Unis, il est passé de 5,6% en juillet 2008 à 0,1% en décembre 2008 et, en Europe, de 4,4% en juillet 2008 à 2,2% en janvier 2009.

Pour l'heure, aucun pays ne pâtit de la déflation, mais cela pourrait changer avec l'aggravation de la crise. L'Allemagne, réputée pour ses faibles taux d'inflation, affichait en janvier un indice des prix en hausse que de 0,9% sur un an.

Cette tendance risque de créer de graves problèmes, notamment à cause de la résistance naturelle à la déflation. Selon les pays, certains prix sont rigides parce que les vendeurs rechignent à vendre moins cher, que la productivité augmente faiblement et que la défense syndicale des salaires laisse peu de marge de manœuvre. Aussi la pression déflationniste entraînera certains ajustements à la baisse de la quantité, qui aggraveront la crise.

Par ailleurs, même dans le cas d'une certaine souplesse des prix, la déflation accroît nécessairement le taux d'intérêt réel, puisque les taux nominaux ne peuvent descendre sous zéro. Résultat : le coût du capital renchérit pour les sociétés, réduisant l'investissement et exacerbant la crise. Les États-Unis seront particulièrement concernés par ce problème.

Le seul scénario inflationniste plausible présuppose que, en cas de reprise, les banques centrales ne relèvent pas trop rapidement leurs taux, pour laisser une part importante de la liquidité sur le marché. Les Italiens ont suivi une telle politique durant des décennies.

Pour la BCE, dont la mission est de maintenir la stabilité des prix, cette politique ne peut être adoptée sans changement législatif.

Pour comprendre les véritables risques, le cas du Japon qui souffre de déflation depuis quatorze ans offre quelques leçons. Depuis sa crise bancaire en 1990, le Japon est tombé dans une trappe à liquidité, avec des taux d'intérêt qui avoisinent zéro et une baisse des prix de plus de 4% entre 1998 et 2005. Les différents gouvernements japonais ont tenté de juguler la récession en adoptant des programmes keynésiens de déficit budgétaire et en poussant le ratio dette/PIB de 64% en 1991 à 171% en 2008. Mais cela a en partie échoué. L'économie nippone est toujours en stagnation.

Au final, le véritable risque que devra affronter à l'avenir le monde n'est pas l'inflation mais une déflation à la japonaise, avec une dette publique en constante augmentation.
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