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Auteur Fil de discussion: Temmar met en doute la valeur des investissements du groupe Emaar  (Lu 18240 fois)
radar
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« le: 10/12/2007 - 19:03:32 »

Tout en affirmant qu’il restera en Algérie
Temmar met en doute la valeur des investissements du groupe Emaar

lundi 10 decembre 2007 - El Khabar - Par S. Ben Abderrahmane
http://elkhabar.key4net.com/FrEn/lire.php?ida=89369&idc=51

http://www.emaar.com/

En marge du forum national sur la stratégie industrielle, organisé, hier, à l’hôtel Aurassi, le ministre de l’industrie et de la promotion des investissements, M. Abdelhamid Temmar a surpris les journalistes en mettant en doute la valeur réelle des investissements du groupe Emirati EMAAR, estimés à 25 milliards de dollars.

Interrogé sur le groupe Emaar et sur la valeur de ses investissements, le ministre a répondu par une autre question « Qui est-ce qui a compté cet argent ? », faisant allusion à l’inexistence d’une quelconque trace de cette somme sur le terrain.

Il a relancé le débat qui a eu lieu au début de cette semaine, concernant le gel des investissements immobiliers du groupe Emirati en Algérie, suivie d’un ferme démenti du groupe.

Concernant le gel des projets du groupe EMAAR en Algérie, le premier responsable du secteur a indiqué qu’il ne disposé pas d’informations supplémentaires concernant ce sujet. Il a expliqué que le groupe EMAAR a commencé à se préparer pour lancer ses investissements en Algérie. Il n’a, cependant, pas révèle la valeur de ces derniers. Il a simplement indiqué qu’ils sont d’une valeur inférieure à celle rapportée par les médias.
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radar
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« Répondre #1 le: 11/12/2007 - 10:41:43 »

Confusion autour des investissements du groupe émirati Emaar, les lobbys et 30 milliards de dollars
Par : Zahir Benmostefa - LIBERTE - Mardi 11 Décembre 2007
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=87363

Les cinq projets présentés par ce groupe au président de la République lui-même se veulent comme une sorte d’emblème quant à l’ambition des capitaux arabes d’investir dans notre pays.

Ce n’est pas la première fois que des rumeurs circulent, sur le retrait d’investisseurs arabes du marché algérien et plus particulièrement sur celui du groupe émirati Emaar dont l’investissement évalué autour de 30 milliards de dollars est à même de booster le développement économique de l’Algérie.

L’immensité de l’investissement du groupe émirati, qui va réaliser, rappelons-le, cinq “grands projets” d'aménagement d'Alger et de sa banlieue ne semble pas faire l’unanimité, dès lors que la moindre petite réserve, émise par les responsables de ce géant de l’immobilier, sur le déroulement du projet, est singulièrement interprétée comme un formidable coup d’arrêt signant l’acte de décès de la présence proche-orientale en Algérie. Reste donc à savoir qui est derrière l’orchestration récurrente d’une véritable campagne de désinformation qui s’articule manifestement autour de sombres objectifs de mise en échec d’initiatives dont les retombées positives sur notre pays ne sont plus à démontrer. Il est de notoriété que le président Abdelaziz Bouteflika demeure le principal inspirateur, et surtout l’initiateur d’une orientation de l’Algérie vers des grands investisseurs du Golfe qui a, d’ailleurs, largement porté ses fruits grâce à des amitiés solides que le chef de l’État a nouées lors de ses fréquents et longs séjours au pays des émirs pendant ce qui est communément appelé sa traversée du désert. Bien entendu, il serait naïf de réduire l’écho favorable des investisseurs arabes à l’appel de Bouteflika aux seules considérations amicales, car il ne faut pas oublier que les Émiratis restent de redoutables hommes d’affaires capables de faire la part des choses quand il s’agit de l’intérêt des entreprises qu’ils dirigent. Pour rappel, le groupe émirati Emaar est venu investir en Algérie, parce qu’il croit aux opportunités d’investissement dont dispose le marché algérien. En ce sens, outre la crédibilité dont il jouit désormais non seulement auprès des pays du Golfe, le président Bouteflika s’est engagé sur certaines facilitations à accorder aux investisseurs arabes, particulièrement sur le chapitre de la disponibilité du foncier. Il faudra savoir, dans cette veine, que les cinq projets présentés au président algérien Abdelaziz Bouteflika par le patron d'Emaar, Mohammed Ben Ali Al-Abbar, requièrent des assiettes de terrain très importantes au niveau de la capitale Alger.

Une perspective qui n’arrange pas nécessairement les investisseurs d’autres horizons à l’exemple des Occidentaux qui font d’ailleurs du foncier un cheval de bataille dans la négociation de leur présence en Algérie. Et donc il ne sera pas exagéré de dire que le groupe Emaar est en passe d’occuper tout le terrain (sans jeu de mots) dans la capitale, ne laissant pratiquement rien aux autres. Qu’on en juge : le premier projet concerne la restructuration de la gare Agha, au centre d'Alger qui devra accueillir 80 000 voyageurs par jour avec un hôtel, un centre commercial et trois tours de bureaux de 9, 15 et 18 étages. La Baie d'Alger, considérée comme une des plus belles du monde, aura des marinas, des canaux, plus de 4 kilomètres de front de mer, des hôtels luxueux, des bureaux et des appartements de haut standing. Une “cité de la santé” sera érigée. Un hôpital et des centres médicaux y dispenseront des soins de “grande qualité”. Il sera entouré d'un centre de recherches, d'hôtels, d'une station thermale et d'une école de médecine. Une “cité technologique” est prévue dans la nouvelle ville de Sidi-Abdallah, à 25 km au sud-ouest d'Alger, avec un campus universitaire, des milliers d'appartements, des centres commerciaux et un terrain de Golf. Enfin, un complexe touristique baptisé Colonel-Abbès sera construit sur la plage du même nom, à 25 kilomètres à l'ouest d'Alger, près de la ville de Zéralda. Il sera composé de résidences près de la plage, de centres commerciaux et d'un hôtel de 500 chambres. N’est-ce pas qu’il y a ici bel et bien lieu de parler de milliers d’hectares qui vont échapper à certaines convoitises d’ici et d’ailleurs ? D’autant mieux que cette question du foncier aura constitué la trame dans laquelle a été élaborée la rumeur ces derniers jours autour du gel des projets de Emaar. En effet, c’est le suprême prétexte qui a été mis en avant par ceux qui crient à l’échec de l’investissement émirati. Et il n’est pas exclu que ceux qui sont derrière la campagne de désinformation sont ceux-là mêmes qui sont derrière les blocages bureaucratiques liés au foncier dont se plaignent les responsables de Emaar.

Sur ce point précis, le président de ce groupe émirati, M. Mohammed Ben Ali Al-Abbar a été on ne peut plus clair. Si celui-ci trouve déplorable la lenteur des parties responsables de l’investissement en Algérie, il n’en exprime pas moins la volonté de rester et continuer d’investir, peu importe les difficultés. “Nous n’avons rien à cacher, nos projets sont officiellement annoncés, nous avons obtenu les autorisations pour les réaliser, nous travaillons sérieusement pour atteindre les objectifs que nous avons tracés pour un marché algérien prometteur”, répondra un responsable émirati aux rumeurs. Le ministre algérien de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Abdelhamid Temmar, émettra sur la même longueur d’ondes en affirmant que les projets initiés par Emaar sont en bonne voie et que les relations avec ce groupe sont toujours bonnes. En tout état de cause traduire dans des proportions démesurées, des retards, s’il y a retard bien sûr dans la réalisation des investissements arabes, en gel ou carrément en un retrait, relève manifestement d’une démarche sournoise d’opposition à la concrétisation des promesses de Abdelaziz Bouteflika et dont les auteurs ne sont autres que les responsables des lenteurs bureaucratiques que connaissent les cinq projets d’Emaar sur le terrain.   

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Gel des projets d’Emaar
Les députés d’En Nahda interpellent Temmar

Par : Rubrique Radar - LIBERTE - Mardi 11 Décembre 2007
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=87351

Des députés du groupe parlementaire d’En Nahda ont adressé une lettre à Abdelhamid Temmar pour lui demander des explications sur le gel des projets du constructeur émirati Emaar. “Alors qu’on s’attendait à la mise en œuvre du projet, notre grande surprise a été d’apprendre qu’il est gelé à cause de problèmes bureaucratiques dressés devant l’investissement des pays arabes”, écrivent les députés d’En Nahda qui épinglent aussi les responsables qui pilotent l’investissement dans notre pays. Ces députés s’étonnent qu’on bloque les investissement arabes, “créateurs de richesses”, tout en ouvrant à d’autres la porte du business commercial qui ne profite pas au pays.

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Spéculations et vérités
Par : Djilali Benyoub  - LIBERTE - Mardi 11 Décembre 2007

On aura compris toutefois, comme il a été précisé, qu’il n’est pas dans les prévisions du groupe de se retirer du marché algérien. Mais pour autant, la précision induit une multitude de questions quant à l’origine de ce faux scoop, ses motifs et ses objectifs.

L’expérience de l’investissement des fonds arabes post-11 septembre hors États-Unis semble tourner court, ou du moins pour des raisons indéterminées commence à créer débat et cafouillage. L’exemple du groupe immobilier Emaar en Algérie illustre cette tournure des choses avec la polémique suscitée par l’information sur son éventuel retrait. La nouvelle a ouvert une page de spéculations n’ayant jusque-là donné aucune réponse complète.

Pour certains, il y a erreur sur la marchandise, considérant le groupe de stature inférieure à ses ambitions affichées. On s’attardera sur la mise de 25 milliards de dollars qui n’en serait pas une. Les prétentions seraient en deçà de ce chiffre faramineux. On eut droit à des réponses timides qui ont eu pour effet d’alimenter davantage les supputations et les spéculations qui sont parmi les sports favoris localement.

On aura compris toutefois, comme il a été précisé, qu’il n’est pas dans les prévisions du groupe de se retirer du marché algérien. Mais pour autant, la précision induit une multitude de questions quant à l’origine de ce faux scoop, ses motifs et ses objectifs.

Car sous quel prétexte un groupe reçu à Alger avec les honneurs décide-t-il de retirer ses billes ? Une tracasserie bureaucratique ? Argument faible. Vue sous un autre angle, la question peut se présenter autrement : qui a intérêt à ce que Emaar se retire ? Qui pousserait le groupe vers la porte de sortie ? Lobby anti-Algérie ? Possiblement vrai, y compris localement comme l’ont prouvé des exemples de par le passé où des responsables ont essayé de dissuader des investisseurs de mettre leur argent en Algérie au moment où elle en avait le plus besoin. Comme cela peut être le fait de gros bras étrangers déçus de ne pas voir la manne arabe rapatriée des États-Unis atterrir dans leurs pays.

Ce qui est sûr, c’est que le groupe prévoit (a prévu, a-t-il été précisé) un investissement relativement inférieur à celui annoncé, mais un retrait total est exclu. Malgré cette assurance, l’image de l’Algérie est écornée – entre autres effets recherchés — visant par là à repousser et éloigner le plus solidaire et téméraire des investisseurs du marché algérien. Emaar n’est qu’un cas, un essai…

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Il y a un climat malsain
08 Décembre 2007
Tarik RAMZI
http://lexpressiondz.com/article/2/2007-12-08/47867.html

S’il se confirme que Emaar s’en va, cela ne manquera pas d’avoir un impact sur les autres projets des investisseurs moyen-orientaux.

Présenté comme l’investisseur du siècle en Algérie, le groupe émirati Emaar pourrait avoir plié bagage sans avertir. La bureaucratie algérienne aura eu raison de lui. Résumons-nous: quels étaient les projets de Emaar en Algérie.

Il y a la nouvelle ville de Sidi Abdellah, la transformation de la baie d’Alger à partir de la gare Agha, la construction d’un ensemble santé (hôpital, école, remise en forme), l’aménagement de la plage du colonel Abbès (près de Zéralda).

Le tout nécessitait un investissement de plus de 20 milliards de dollars. Personne n’avait encore jamais apporté une telle somme dans la cagnotte.

Le groupe avait reçu toutes les garanties de la part des autorités algériennes. Ses responsables furent reçus par le président de la République, à qui des maquettes furent présentées. Tout semblait baigner dans l’huile. Ces projets s’intéressaient au tourisme, à l’immobilier, aux nouvelles technologies de l’information et des communications. C’est le visage d’Alger et de ses environs qui était appelé à être modifié.

Une première sonnette d’alarme fut tirée il y a quelque temps, mais les autorités algériennes étaient intervenues pour dire que tout allait pour le mieux et que les malentendus étaient levés.
D’autres investisseurs émiratis étaient venus en Algérie, porteurs de projets tout aussi ambitieux.
Aujourd’hui, ce que l’on peut dire, au cas où la défection du groupe s’avère vraie, c’est que le climat des affaires est vraiment malsain en Algérie, et cela jette une lumière crue sur le choix de Renault de construire une usine de montage au Maroc plutôt qu’en Algérie.

On ne pourra pas également passer sous silence les déboires de Lacom, boîte de télécoms de la téléphonie fixe formée par un consortium égyptien, pour concurrence déloyale, sans que l’Artp bouge le petit doigt. On peut également citer le cas de Michelin (qui fabrique des pneus industriels) et qui réduit son personnel en Algérie. Le camouflet le plus voyant concerne le désistement des banques espagnole et américaines de la privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA), ce qui a amené au gel de l’opération. On a prétexté la crise des subprimes, mais il est possible que des difficultés liées au climat des affaires en Algérie soit la véritable raison de ce désistement.

Qui a raison, qui a tort?

Dans la genèse de tous ces ratés, il y a deux dossiers à incriminer, et qui sont une spécialité algérienne. Il s’agit du foncier et des banques.

Le foncier d’abord: le gouvernement n’a pas cessé depuis plusieurs années de dire que des zones industrielles sont à la disposition des opérateurs, mais dans la réalité, ces derniers ne savent pas à qui s’adresser pour obtenir une assiette foncière.

Les terrains qui sont cédés à des affairistes véreux sont ensuite revendus à prix d’or, privant les véritables promoteurs et les investisseurs potentiels de pouvoir en bénéficier, au détriment de la croissance et de la création de postes d’emploi dans le pays. Il y a donc, par conséquent, une mafia qui contrôle l’investissement dans ce pays. Et qui tamise tout.

Quant à la réforme bancaire, personne n’arrive à comprendre les raisons de ses reports répétés, alors que dans le monde entier, les banques sont passées à une autre étape, celle du monde virtuel. Chez nous, non seulement le chèque peine à s’imposer, mais en plus, on en est encore à traîner des centaines de milliards dans des sacs poubelle. L’informel a encore de beaux jours devant lui.
A eux deux, le foncier et les banques vont faire capoter la crème des projets et des investissements en Algérie. Dommage! On ne pourra s’en prendre qu’à nous-mêmes.
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kader
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« Répondre #2 le: 14/12/2007 - 14:49:18 »

L'actuelle crise banco-financière mondiale impacte maintenant directement les projets en Algérie car le secteur immobilier est au coeur de cette crise mondiale banco-financière.

Algérie, bienvenue dans la réalité, le pire est à venir car d'autres projets immobiliers "pharaoniques" et "douteux" auraient le même destin que ceux d'EMAAR.

Une crise de confiance sévère et catastrophique s'installe petit à petit en Algérie après les scandales des réserves de change Algériens (91 milliards de Dollars US) investies (détournées) aux USA et en Europe au lieu de l'Algérie et de l'occultation du pic pétrolier Algérien et ces graves conséquences socio-économiques.

LE GROUPE ÉMIRATI EMAAR GÈLE SES PROJETS EN ALGÉRIE
La bureaucratie bloque 25 milliards de dollars
08 Décembre 2007 - Mohamed Bin Ali Al-Abbar
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-12-08/47835.html

Alors que des nababs bétonnent des terres agricoles sans inquiétude, des investisseurs en milliards de dollars quittent le pays pour raison de bureaucratie et de manque d’assiettes foncières.

Défection et déception des entreprises étrangères. Apparemment, il n’est pas aisé d’investir en Algérie. Pressé pourtant de s’installer en Algérie, le groupe émirati de l’immobilier, Emaar, vient de décider le gel de ses principaux projets. Selon le journal one line «Tout sur l’Algérie», sur les cinq projets présentés en juillet dernier au président Bouteflika par le patron d’Emaar, le groupe émirati n’en réalisera qu’un seul.

Il s’agit, selon la même source, du complexe touristique Colonel Abbès à Zéralda, comprenant des résidences de vacances, un hôtel de 500 chambres, un golf ainsi que des centres commerciaux. Cette défection est en partie liée aux difficultés rencontrées par ce groupe émirati en Egypte où le géant de l’immobilier a réalisé des investissements coûteux et perdu beaucoup d’argent ces derniers mois.
Mais il ne faut pas s’étonner que l’autre raison de ce «renoncement» vienne, encore une fois, des Algériens eux-mêmes. En effet, elle serait liée aux difficultés rencontrées par Emaar dans l’obtention de terrains pour ses investissements estimés à près de 25 milliards de dollars. C’est le plus gros investisseur que l’Algérie a eu. Ainsi, un seul projet sur cinq sera réalisé, à en croire «Tout sur l’Algérie».

Aussi, les quatre autres projets concernent des secteurs stratégiques diversifiés. Ils sont destinés à transformer la ville d’Alger et ses environs, la restructuration et la modernisation de la gare ferroviaire Agha, la transformation de la baie d’Alger, un nouveau campus universitaire et l’implantation d’un campus technologique à Sidi Abdellah.

Or, ils ont été gelés il y a quelques jours. Aucune date n’a été fixée pour la reprise des projets.
Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M.Abdelhamid Temmar, avait pourtant assuré, lors de ses différentes rencontres avec les représentants du groupe, que les obstacles soulevés par Emaar ont été levés.

En Algérie, faut-il le dire, la question du foncier constitue une véritable préoccupation pour les investisseurs étrangers qui désirent s’implanter dans notre pays. C’est à ce propos, justement, que le président du conseil d’administration du groupe Emaar, M.Mohamed Bin Ali Al-Abbar, a été reçu, en juillet 2007, par le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem. Prenant acte des contraintes du terrain, le groupe souhaitait de la part du gouvernement algérien la facilitation des voies sur le terrain et son implication directe sur cet aspect plus particulièrement.

En outre, et selon le site «Tout sur l’Algérie», le gouvernement algérien aurait émis des réserves sur les capacités du groupe émirati à réaliser les projets présentés. Le groupe aurait rencontré des difficultés à lever les fonds nécessaires pour le développement de ses projets et l’Etat algérien n’a pas souhaité les financer. Ce n’est pas le première fois qu’on assiste à de pareilles situations. Il y a quelques jours, nous rapportions dans ces mêmes colonnes comment des Algériens torpillaient les projets potentiellement réalisables dans leur pays, en citant l’exemple de Renault. Le fabricant français a choisi de s’ installer au Maroc au lieu de l’Algérie par manque d’assiette foncière. Une entrave à la limite ridicule quand on sait que des nababs ne trouvent aucune difficulté à bétonner sans vergogne des terre agricoles.

La décision inattendue de Emaar portera un coup dur à l’économie algérienne qui pourrait se traduire par des pertes de points de croissance dès l’année prochaine. D’autant plus que les projets du géant Emaar sont estimés à pas moins de 25 milliards de dollars, soit 80% des investissements arabes en Algérie.

Le gouvernement tablait sur le groupe pour booster ces investissements et les développer davantage. Ces derniers ont atteint 35 milliards de dollars. Il faut rappeler que Emaar a obtenu, au début de l’année 2007, le feu vert pour investir en Algérie. Ses projets s’inscrivaient dans le cadre d’un vaste programme lancé par le président Abdelaziz Bouteflika pour réaménager, selon des normes internationales, les quartiers de l’est d’Alger. Le groupe avait même présenté les maquettes de ses cinq projets au président de la République.

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EXCLUSIF : le groupe EMAAR gèle ses projets en Algérie
Par samir allam le 07/12/2007
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-emaar-gel-1951.html

C’est un coup dur pour l’économie algérienne. Selon nos informations, le géant émirati de l’immobilier Emaar vient de décider le gel de ses principaux projets en Algérie. Sur les cinq projets présentés en juillet dernier au président Bouteflika par le président d’Emaar, le groupe émirati ne réalisera qu’un seul : il concerne le complexe immobilier et touristique du Colonel Abbès dans la banlieue ouest d’Alger. Les quatre autres projets destinés à transformer la ville d’Alger et ses environs – la restructuration et la modernisation de la gare ferroviaire Agha, la transformation de la baie d’Alger, un nouveau campus universitaire et l'implantation d'un campus technologique à Sidi Abdellah - ont été gelés il y a quelques jours. Selon une source proche du groupe Emaar interrogée par «toutsurlalgerie.com», aucune date n’a été fixée pour la reprise des projets.

La décision d’Emaar est notamment liée aux difficultés rencontrées par le groupe émirati en Egypte.

Dans ce pays, le géant de l’immobilier a réalisé en effet des investissements coûteux et perdu beaucoup d’argent ces deniers mois. L’autre raison qui a provoqué ce gel serait liée aux difficultés rencontrées par Emaar pour obtenir des terrains en Algérie.

En réalité, le gouvernement algérien aurait émis des réserves sur les capacités du groupe émirati à réaliser les projets présentés, estimés à plus de 20 milliards de dollars. Le groupe aurait rencontré des difficultés à lever les fonds nécessaires pour le développement de ses projets et l’Etat algérien n’a pas souhaité les financer.

La décision du groupe Emaar constitue un coup dur pour l’économie algérienne qui pourrait se traduire par des pertes de points de croissance dès l’année prochaine. Hormis les hydrocarbures, le gouvernement tablait, en effet, sur les investissements des géants immobiliers du Golfe pour booster la croissance et renforcer l’emploi. 

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L'EMAAR présente cinq grands projets pour Alger
Par Lyes Aflou, correspondant de Magharebia à Alger – 30/07/06
http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2006/07/30/feature-01

Le groupe immobilier émirien EMAAR a présenté le 15 juillet au Président Abdelaziz Bouteflika cinq grands projets devant radicalement changer la face d'Alger.

Mohamed Ben Ali El Abbar, président du Conseil d'administration du groupe émirien EMAAR, a présenté cinq megaprojets au Président algérien Abdelaziz Bouteflika, lors d'une cérémonie qui s'est déruolée samedi (15 juillet) au Palais du Peuple d'Alger.

Les projets transformeront la ville d'Alger et ses environs, pour les doter d'un "ensemble unique d'installations commerciales, de restauration et de loisirs," a expliqué le Président.

Le premier projet se concentrera sur la restructuration et le développement des infrastructures de la gare ferroviaire "Agha ", située au centre-ville. Ultra-moderne, la gare, destinée à accueillir plus de 80.000 passagers par jour, deviendra un pôle de circulation au coeur du réseau de transports, entouré de bureaux et de locaux commerciaux ainsi que d'hôtels destinés aux voyageurs en transit. Un centre commercial, ainsi que de trois tours de bureaux s'élevant au dessus de la zone commerciale accompagneront le projet.

Le deuxième projet, quant à lui, concernera la baie d'Alger et a pour objectif de revitaliser le front de mer. Le développement des 4,4 km de front de mer comprendra des marinas, des canaux, des hôtels de luxe, des bureaux, des appartements de grand standing , des magasins de luxe et des zones de loisirs.

Une péninsule en forme de croissant de lune sera érigée en pleine mer. Le projet de la baie d'Alger comportera également six îlots, dont quatre de forme arrondie, reliés entre eux par des ponts et des marinas et comprendront des complexes touristiques et résidentiels. Le troisième projet portera sur la construction d'un complexe de remise en forme pour la ville d'Alger, déjà qualifié par les concepteurs du projet de "cité du bien-être".

El Abbar a indiqué aux journalistes que le complexe serait "agréable pour tous ceux qui voudront allier tourisme et soins ou tourisme et détente". Le complexe comprendra une université, un centre de recherches et un centre médical. Il devrait également comprendre un centre hospitalier, un centre de soins, une zone hôtelière, un centre urbain et une station thermale avec ses villas et ses appartements.

L'université comprendra une école de médecine et une école de soins infirmiers qui pourront accueillir 500 étudiants. Le campus universitaire aura la possibilité de voir ériger de larges gammes de bâtiments de laboratoires de recherches et de logements.

Un autre projet concerne l'implantation d'un campus technologique à Sidi Abdellah, à 25 km au sud-est d'Alger. Le site, d'une superficie de 90 hectares, comprendra des centres commerciaux, des zones résidentielles aux appartements de grand standing et un parcours de golf le long duquel seront contruits des villas et des hôtels.

Deux autres zones résidentielles, comprenant 1.800 appartements et 40 villas de grand standing, seront construites sur les collines environnantes.

Le cinquième projet est celui du complexe touristique Colonel Abbès, qui sera situé à 25 km à l'ouest d'Alger. Ce complexe comprendra plusieurs zones commerciales, lieux de rencontres et zones résidentielles se composant d'appartements et de villas avec vue sur la mer.

Aucune information n'est disponible quant à la date d'achèvement des projets.
Ce contenu a été réalisé sous requête de Magharebia.com.

.......................
    
EMAAR maintient ses projets en Algérie
dimanche 18 mars 2007.
http://www.algerie-dz.com/article8776.html

Les projets du groupe immobilier Emaar en Algérie sont maintenus selon Hammoud Benhamdine qui dément ainsi les rumeurs font état du désistement du groupe émirati.

"Ce groupe n’a pas renoncé à ses projets en Algérie qui, du reste, sont extrêmement importants et se chiffrent à plusieurs milliards de dollars US. Ils s’établissent au contraire et créent leurs sociétés. Pour faire avancer ces projets en synergie, il est nécessaire de prendre en charge certains aspects liés à la localisation qui nécessite un assainissement du terrain", rétorquera M. Benhamdine.

La tutelle travaille, selon le DG, pour la préparation de ce qui est indispensable pour ce groupe en Algérie, notamment les assiettes de terrain, et les sites sont déjà identifiés. Ils demandent des surfaces conséquentes car leurs projets sont importants. “Officiellement, nous n’avons enregistré aucun retrait de la part du groupe”, a-t-il souligné.

Le groupe Emaar a obtenu, rappelle-t-on, l’autorisation des responsables algériens pour des investissements évalués à 28 milliards de dollars en Algérie sur plusieurs années. Le président d’Emaar, Mohammed Ben Ali Al-Abbar, avait présenté, en juillet 2006, au président Abdelaziz Bouteflika les maquettes de projets de restructuration urbaine d’Alger.

Il est prévu ainsi le réaménagement et l’agrandissement de la gare centrale pour accueillir 80 000 voyageurs par jour, la construction d’un hôtel, d’un centre commercial et de trois tours de bureaux. Un second projet porte sur la construction de marinas, d’hôtels de luxe, de bureaux et d’appartements de haut standing et d’une “cité de la santé”, sur le front de mer, face à la baie d’Alger.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com D’après Liberté

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Les Français se positionnent sur des investissements rentiers
Samedi 8 Décembre 2007 - Nassima B.  - LeMaghrebdz.com
http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=7265

Dans un rapport mis en ligne par le réseau Anima (Plateforme internationale travaillant sur le
développement économique des pays méditerranéens), on affirme que "les grandes entreprises françaises se positionnent sur des investissement de rente en Algérie", bien évidemment ce rapport a été élaboré suite à la visite qu'a effectuée le Président français en Algérie et qui a pris fin mercredi dernier. Ledit communiqué a pour objectif d'apporter un éclairage sur les investissements étrangers, et en particulier français en Algérie.

De 2003 à 2007, Anima a recensé un total de 379 projets d'investissements directs étrangers en Algérie, représentant un montant total de 22 milliards d'euros. La part des IDE européens est de 152 projets recensés représentant 10,6 milliards d'euros soit 111 projets pour la France pour un total de 1,75 milliard d'euros dont 1,150 milliard en 2007.

Ce même rapport note que les PME françaises étaient déjà très actives en Algérie, avec 29 projets d'investissements en 2006, et la tendance s'accélère puisqu'au premier semestre 2007, Anima avait déjà recensé 28 projets d'IDE en Algérie en provenance de sociétés françaises. Les banques françaises renforcent, selon le communiqué du réseau Anima, en particulier leur présence. Ces investissements français restaient modestes jusqu'en 2006 estime le rapport, et ce, en comparaison des investissements de plusieurs centaines de millions d'euros que connaît le pays en provenance de l'Egypte ou des pays du Golfe.

En revanche, ce même rapport considère que les importants projets français annoncés dans la presse à l'occasion de la visite du Président Sarkozy marquent un fait nouveau, à savoir le positionnement des grandes entreprises françaises sur des secteurs rentiers.

Cela dit, Anima se félicite que ces annonces s'accompagnent de la mise en place d'un programme de compagnonnage pour aider les PME françaises à s'implanter en Algérie. Les investissements de PME sont en effet généralement à plus forte valeur ajoutée pour le pays : transfert de savoir-faire, emplois locaux, intégration au tissu économique, développement d'outils industriels.

Il est clair que toute cette série de projets qui intéressent les investisseurs français semble être une aubaine pour notre pays mais dans le cas ou cet engagement se concrétise réellement sur le terrain, puisqu'en dépit des montants exorbitants communiqués en terme des investissement français, le constat est tout autre sur le terrain, et l'engagement des investisseurs étrangers reste insuffisant.
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radar
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« Répondre #3 le: 18/01/2008 - 10:34:55 »

Algérie : Bouteflika irrité par le montage financier des projets d’Emaar
EXCLUSIF toutsurlalgerie.com
Par ali idir le 18/01/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-emaar-bouteflika-irrite-par-montage-financier-2389.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelaziz_Bouteflika

Comme nous l’avions révélé le 7 décembre dernier, les investissements du groupe émirati Emaar en Algérie sont compromis. La cause ? L’absence d’une décision du gouvernement algérien concernant  l'attribution définitive de terrains dans Alger et ses environs.

Selon nos informations, le dossier est directement géré au niveau de la présidence de la République. Mais, fin novembre 2007, le président Bouteflika a émis un premier avis défavorable sur les projets d'Emaar. Pire : selon nos sources, le montage financier présenté par 'Emaar a même irrité le Chef de l'État. « Le Président n'a pas apprécié la méthode de travail du groupe Emaar. Il a émis un avis négatif », raconte une source proche du ministère de l'habitat, également impliqué dans les négociations avec le groupe émirati.

En Algérie, Emaar a mis en place un montage financier dont il l’habitude : il annonce des investissements colossaux – près de 25 milliards de dollars-, tente d’obtenir les terrains nécessaires pour construire les futurs résidences avant aller ensuite lever les fonds nécessaires auprès des investisseurs –via des emprunts obligataire- ou des banques du Golfe.

Mais, en Algérie le président Bouteflika pensait que les Émiratis, qui lui avaient présenté le projet en juillet dernier, allaient garantir directement le financement. « Pour le Président, les promoteurs émiratis s'intéressent uniquement aux terrains de la capitale. Ils les considèrent comme de simples spéculateurs fonciers », ajoute notre source.

Mais les Émiratis ne comptent pas baisser les bras. Ils misent sur une intervention politique de la part de leurs dirigeants qui ont de bonnes relations avec le président Bouteflika.

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Abdelaziz Bouteflika
http://fr.wikipedia.org/wiki/Abdelaziz_Bouteflika

Abdelaziz Bouteflika, né le 2 mars 1937 à Oujda au Maroc , est un homme d’État algérien qui exerce les fonctions de président de la république d’Algérie depuis le 15 avril 1999. Il est depuis février 2005 président d'honneur du parti FLN (Front de libération nationale).

Le père de Abdelaziz Bouteflika, Ahmed, est né à Tlemcen[1]. Il quitte l'Algérie suite à la répression coloniale, et trouve refuge au Maroc. Ahmed Bouteflika était marié à deux femmes : Belkaïd Rabia et Ghezlaoui Mansouriah, gérante d’un hammam, qui est la mère d’Abdelaziz. Ahmed Bouteflika est mort en 1958.

Abdelaziz Bouteflika naît le 2 mars 1937 à Oujda au nord-ouest du Maroc. Il est le premier enfant de sa mère et le deuxième de son père, Fatima étant sa sœur aînée. Il a quatre frères (Abdelghani, Mustapha, Abderahim et Saïd), une sœur (Latifa) et trois demi-sœurs (Fatima, Yamina et Aïcha). Abdelaziz Bouteflika vécut et étudia à Oujda, puis quitta l’école en 1950 pour rejoindre l’école Hassania de Scout, avant de devenir moniteur. Il se marie en août 1990 avec Amal Triki, fille d’un ancien diplomate, Yahia Triki. Le couple n’a pas d’enfant.[réf. nécessaire]

Engagement militaire

Durant la guerre d'Algérie, en 1956, l’Armée de libération nationale (ALN), branche militaire du parti indépendantiste Front de libération nationale (FLN), ordonne à tous les étudiants algériens de rejoindre ses rangs. Abdelaziz Bouteflika rejoint l’Armée des frontières au Maroc à l’âge de 19 ans. Abdelaziz Bouteflika n’a alors jamais porté d’arme. Il fit son instruction militaire à l’École des cadres de l’ALN de Dar El Kebdani (Maroc, Ville de Nador), puis il devint « contrôleur » pour la direction de la Wilaya V (au Maroc), sa tâche consistait « à plaider la cause de l’ALN » auprès des populations rurales algériennes pour en obtenir le ralliement. Il se consacrera à cette fonction de contrôleur durant dix mois, entre 1957 et 1958.

En 1958, il fut promu par Houari Boumédiène et devint secrétaire administratif au sein du poste de commandement de la Wilaya V (au Maroc) puis secrétaire particulier de Boumédiène au PC de la Wilaya V, mais aussi au PC de l’état-major Ouest et au PC de l’état-major général (1960).

En 2002 et 2005, l’homme politique français Pierre Messmer, ancien ministre des armées de Charles de Gaulle, l’accuse d’avoir planifié en 1962 le massacre des Harkis[2]. Massacre qui au demeurant selon l'historien Pierre Vidal-Naquet s'inscrivait dans une logique de vendetta et ne fut jamais planifié mais simplement le résultat de la vindicte populaire et de l'abandon criminel des harkis par la France dans lequel Pierre Messmer a une très lourde responsabilitCarrière politique

À l'indépendance de l'Algérie, en septembre 1962, il devient, à 25 ans, ministre de la jeunesse et du tourisme dans le gouvernement du président Ahmed Ben Bella. Membre de la première Assemblée constitutionnelle, il est élu député de Tlemcen aux première et deuxième Assemblées législatives. Après le congrès du FLN d’avril, il est nommé membre du Comité central et du bureau politique du FLN.

À partir de l’année 1963, il est appelé à effectuer de nombreuses missions à l’étranger comme ministre des Affaires étrangères par intérim. En juin 1963, il est confirmé dans ses fonctions. Dès lors il s’en suit une période durant laquelle le jeune ministre des Affaires étrangères (à l’époque plus jeune ministre de ce département au monde) dirigera la diplomatie algérienne, une diplomatie qui faisait de l’Algérie un pays porte-parole du tiers monde et l’interlocuteur privilégié dans les rapports entre le Nord et le Sud, au cours de la même période il obtiendra sa plus grande consécration en présidant la 23e session de l’Assemblée générale de l’ONU. Il conclura à ce titre avec la France, au nom de la République algérienne, l’accord du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles, pierre angulaire de la politique de grande émigration algérienne. Il gardera son poste jusqu’à la mort du président Houari Boumédiène.

Le président Chadli Bendjedid le nomme ministre d’État en 1979. Bouteflika est néanmoins peu à peu écarté de la scène politique qu’il quitte en 1981. Il est traduit devant le conseil de discipline du FLN. Il choisit de s’exiler pendant 6 ans dans un contexte politique hostile et d’incrimination par la Cour des comptes de sa gestion du ministère des Affaires étrangères (voir plus bas pour tous les détails de cette affaire). Il est de retour en Algérie en janvier 1987 et prend part au congrès du FLN de 1989 qui l’élit membre du Comité central. Pressenti pour occuper des fonctions de ministre, il décline ces propositions, comme il ne donne pas suite, en 1994, aux sollicitations dont il est l’objet en vue de son accession aux fonctions de président.

Présidence de la République

En décembre 1998, il fait part de sa décision de se présenter, en qualité de candidat indépendant à l’élection présidentielle anticipée. Bouteflika est élu président, et succède à Liamine Zéroual, le 15 avril 1999 à l'issu d’un scrutin au cours duquel ses adversaires se retirent, dénonçant les conditions d’organisation du vote. Il est réélu président en 2004 au 1er tour de l’élection. En 2005, Bouteflika est nommé président d'honneur du FLN par le huitième congrès du parti.

Politique intérieure

Les deux mandats du président Bouteflika sont marqués par une ferme volonté de civiliser le régime. La professionnalisation de l’armée, la mise à la retraite de hauts gradés et la promotion d’hommes neufs, proches du chef de l’État, vont dans ce sens. Mais la répression des émeutes de Kabylie (Printemps noir) entre avril 2001 et 2002 discrédite l’image de l’État. En août 2005, la nomination au poste d’ambassadeur à Rabat du général Larbi Belkheir, ex-directeur de cabinet de Bouteflika, traduit également une reprise en main de l’armée par le pouvoir civil.

La presse écrite se trouve fragilisée avec l’arrestation de journalistes en 2004 : parmi eux Mohamed Benchicou, directeur du quotidien Le Matin, condamné en juin 2004 à une peine de prison. Quelques mois auparavant, ce dernier publie un livre dans lequel il dresse un portrait critique du président: « Bouteflika, une imposture algérienne Politique économique

L’Algérie profite depuis 1999 d’une conjoncture économique très favorable due à la hausse du prix du pétrole, l’État en profite pour mener une politique de grands travaux : réalisation de grands chantiers, construction de grandes infrastructures publiques. Peuvent être cités la construction d’un nouvel aéroport à Alger, les projets urbains de circulation dans les métropoles, l’autoroute est-ouest, ainsi que le parc mobilier qui a donné un boom sans précédent.

Cette politique de grands travaux semble relancer l’économie, mais certains observateurs restent méfiants par rapport à cette politique qui n’encourage pas l’entrepreneuriat privé. Le pays est devenu un immense chantier de construction, ainsi plusieurs entreprises étrangères s'installent en Algérie pour prendre leur part du gâteau d'un programme économique ambitieux qui s'élève à 150 milliards de dollars, ainsi 1 million de logements sont programmés pour la période de 2004 à 2009, le chantier de l'autoroute Est-Ouest qualifié de chantier du siècle est projeté à être finalisé pour fin 2008, pour un investissement de 16 milliards de dollars.

Politique extérieure

Étant lui-même diplomate de carrière, il se donne la gageure de réhabiliter l’image de l’Algérie dans le concert des nations. Ayant acquis l’intime conviction que l’Algérie constitue l’un des quatre points cardinaux de l’Afrique, il s’intéresse beaucoup aux problèmes de ce continent, et initie à cet effet l’idée du NEPAD, qui est adoptée et suivie par la majorité de ses pairs africains. Il procède aussi à une médiation entre l’Érythrée et l’Éthiopie (en guerre depuis 1997) qui est couronnée par la signature de l’accord de paix d’Alger en 2000.

Le problème du Sahara occidental lui fait du surplace, le Maroc et l’Algérie se cramponnant chacun sur leurs positions respectives. Si l’Afrique du Sud a reconnu la RASD, Madagascar, le Tchad la Serbie-et-Monténégro, le Kenya et le Costa Rica ont retiré ou gelé la leur, et ce conflit ne semble pas sur le point d’être résolu à court ou moyen terme, obérant par là même la construction d’un ensemble économique cohérent au Maghreb. Les relations avec le voisin Marocain restent très tendues.

Il se préoccupe aussi des relations de son pays avec les États-Unis, avec lesquels il entend coopérer dans tous les domaines. Après les attentats du 11 septembre 2001, Bouteflika propose au terme d’une entrevue avec le président George W. Bush, la coopération de son pays dans le domaine de la lutte antiterroriste, domaine de coopération qui s’avère fructueux eu égard à l’expérience acquise par l’Algérie dans ce domaine (cf. Guerre civile algérienne).

Avec la France, le président Bouteflika cherche à établir une politique d’apaisement, l’entrevue qu’il a avec le président français Jacques Chirac en 2003 à Alger, débouche sur une entente pour la signature d’un traité d’amitié entre les deux pays, mais le vote de la loi du 23 février 2005 par le parlement français (reconnaissant en particulier le rôle positif de la colonisation), constitue une pierre d’achoppement pour la signature de ce traité, Bouteflika dénoncera de son côté cette loi qu’il qualifie de cécité mentale, confinant au négationnisme et au révisionnisme.

Les « affaires »

La cours des comptes

Le 22 décembre 1981, Bouteflika est poursuivi pour « gestion occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères» (entre 1965 et 1978) par la Cour des comptes. Dans son arrêt définitif du 8 août 1983, la Cour des comptes donnait son verdict : « M. Abdelaziz Bouteflika a pratiqué à des fins frauduleuses une opération non conforme aux dispositions légales et réglementaires, commettant de ce fait des infractions prévues et punies par l’ordonnance n° 66-10 du 21 juin 1966 et les articles 424 et 425 du Code pénal.Kabylie

Dès sa première élection, les deux partis politiques majoritaires en Kabylie (le FFS et Le RCD) boycottent les élections, le taux d’abstention atteignant 95 % dans cette région de l'Algérie. Dans un de ses discours en Kabylie il dit : « De loin, je vous voyais très grands, mais... Vous n’êtes que des nainsHospitalisations

Hospitalisé au Val-de-Grâce le 26 novembre 2005, il est, d’après le bulletin de santé officiel, opéré d’un ulcère de l’estomac. Durant cette période, les informations sont très rares et l’état du président fait l’objet de spéculations dans l’opinion et la presse de son pays. La sortie du président Bouteflika a lieu le 17 décembre. Un document télévisuel vise alors à rassurer l’opinion, bien qu’il doit suivre une convalescence d’une durée indéterminée. Il montre le président fatigué en compagnie de son médecin traitant Messaoud Zitouni qui donne des informations sur la nature de la maladie et des soins qui lui ont été prodigués. Il vise par ailleurs à contredire et mettre un terme aux spéculations et rumeurs ayant circulé à ce sujet. Il rentre en Algérie le 31 décembre 2005.

Il est de nouveau hospitalisé au Val-de-Grâce le 20 avril 2006 pour une « visite de suivi médicale » selon le ministère des Affaires étrangères. Depuis le président Algérien a repris ces fonctions, et a effectué plusieurs visites à l'extérieur comme à l'intérieur du pays. Il a également précisé qu'il avait payé lui même son hospitalisation dont il n'a jamais été question que la France assume le coût.
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tujaar
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Messages: 1


« Répondre #4 le: 18/04/2008 - 13:41:44 »

Les intention d'EMMAR était claire  de le départ , ainsi de source sur d autre groupe comme TAMMER veulent faire la même chose , ..je considère ça comme une arnaque , et ces méthodes son digne des bande de las vegas des années 30 , faute d avoir des incorruptibles dans les parages , je coi que de tel marche il faut que leur chiffres soit publier  , car ce  est ni boutaflika ni tamar  on outre qui doivent disposer des bien des algériens qui son assez mature pour voire ou sont leur intérêt, j' approuve totalement la décision du chef de le etat M. A bouteflika  car ces groupes ne  veinent pas pour les beaux yeux de l algérien mais pour leur propre intérêt et pire c est au détriments de tout autre intérêt .

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