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Auteur Fil de discussion: L'ARNAQUE SIONISTE MADOFF DE 50 MILLIARDS DE DOLLARDS TOUCHE DE GRANDES BANQUES  (Lu 21514 fois)
radar
Jr. Member
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Messages: 88



« le: 15/12/2008 - 14:44:34 »

Un très grand nombre de banques nationales et internationales réputées AAA++....., des particuliers, des familles et des grandes et petites entreprises nationales et internationales se sont fait arnaqués et "scientifiquement" spoliés par un certain ancien PDG "sioniste" de la Bourse américaine Nasdaq et avec la complicité de la SEC (autorité américaine de contrôle des marchés financiers), Bernard Madoff ayant la double nationalité (passeport) Américaine et ISRAELIENNE (SIONISTE). On se demande combien de dizaines de milliards de dollars américains "scientifiquement" spolié dans cette affaire ont été "scientifiquement" détourner et transférer vers des Banques sionistes Israeliennes en Israel.

Bernard Madoff, l'arnaqueur "sioniste" (AAAA++++...), il faut immédiatement demander l'asile en Algérie car vous y serait dans le paradis des arnaqueurs et reçu comme un chef d'état et un prince "de l'arnaque" comme ça vous pourrait par votre présence et votre aura nous faire un "transfert de compétence" afin de "rembourser"

(ou encore mieux spolier plus scientifiquement, un sac noir de 150 milliards de dollars)  ;)

l'Algérie quelques centaines de millions de dollars américains perdus, par l'intermédiaire des quelques "pauvres naïves" grandes banques internationales occidentales, à cause de votre arnaque magistrale de 50 milliards de dollars américains.

Maintenant, vous méritez d'office une de ces médailles que des Algériens se redistribuent entre eux pour haut fait d'escroquerie et haut fait d'arnaque.


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Affaire Madoff : quand l’arbre cache la forêt
15 décembre 2008 - 17:54
http://www.solidariteetprogres.org/article4931.html

15 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) — L’on vient de révéler au monde une nouvelle arnaque financière, organisée par une figure considérée jusque là comme « hautement respectable » au sein de Wall Street. Il s’agit de la fraude du Bernard Madoff Investment Securities (BMIS), fondé et dirigé par Bernard L. Madoff, ex-président du Nasdaq.

Voilà qui arrive à point nommé pour redonner confiance aux investisseurs de Wall Street…

Dénoncé au FBI et à la SEC (plus connue sous le nom de « gendarme des marchés financiers américains ») par ses enfants, auxquels il avait avoué le pot-aux-roses, la fraude de Madoff aurait coûté près de 50 milliards de dollars à ses clients. La moitié des investisseurs étaient des hedge funds, le reste de la clientèle étant constitué de banques et de fortunes privées qui parfois s’arrachaient le privilège de se faire escroquer par BMIS.

Tout reposait en réalité sur une pyramide financière digne de la mafia albanaise ou colombienne, également connue sous le nom de « schéma de Ponzi ».

Immigré italien, Charles Ponzi arrive en 1920 aux Etats-Unis et y monte une société qui exploite une aberration commerciale entre l’Italie et les Etats-Unis sur les coupons-réponses internationaux.

Ponzi achète ces vignettes en Italie, les échange contre des timbres américains dont la valeur est plus élevée, et les revend contre du cash.

Capital de base en poche, il propose alors à ses proches d’en profiter à leur tour et leur assure un rendement de 50% sous quarante-cinq jours. Impensable ? Tant que les nouveaux investisseurs attirés par de tels gains accourent, la combine marche, surtout parce que l’attrait du gain les fait marcher…

Pour Madoff, des soupçons subsistaient. En 2001, un article de la revue financière américaine Barron’s s’était étonné du « manque de volatilité » de ses résultats. Cinq mois de rendements négatifs sur 156 mois d’activité, c’était peut-être trop beau pour être vrai.

Cependant, le plus frappant dans cette affaire est la manière dont elle est présentée. Les divers commentateurs laissent entendre qu’il s’agit là d’un cas tout à fait exceptionnel.

Bien au contraire ! Comme le faisait remarquer Jacques Cheminade, président de Solidarité Progrès, ce matin, « c’est l’ensemble du système financier international qui fonctionne de cette manière ! »

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La banque Suisse UBS confronté à un risque de réputation dans le scandale Madoff
Par Virginie Deneuville    le 07/01/2009
http://www.agefi.fr/articles/article.aspx?id=1058551

Alors que les enquêtes se poursuivent, la grogne s’intensifie envers la banque suisse UBS, dépositaire de fonds promoteurs de Madoff

UBS se retrouve en première ligne des revendications lancées dans le cadre de l’affaire Madoff. Dépositaire de plusieurs fonds promoteurs de Madoff, parmi lesquels Luxalpha,  UBS a transféré la gestion de ce véhicule à Access International peu de temps avant que le scandale n’éclate. «Les investisseurs ont acheté un pur produit  UBS, qui a joué à la fois les rôles de promoteur, gestionnaire, dépositaire et agent administratif. Il n’y a aucune disposition qui prévoit qu’ UBS pouvait sous-traiter la conservation et la détention des actifs. Or, les investisseurs viennent d’être informés que les actifs se trouvaient en réalité au sein de la société Madoff», explique Jean-Pierre Martel, fondateur du bureau d’avocats  Orrick Rambaud Martel, représentant des porteurs détenant plus de 15% des parts de Luxalpha.

Dans un communiqué en date du 2 janvier, la Commission de surveillance du secteur financier luxembourgeois soulignait que «lorsque des actifs d’un fonds sont déposés par la banque dépositaire auprès d’un tiers, ces dépôts se font sous la responsabilité de suivi et de supervision de la banque dépositaire, ce qui implique que le dépositaire doit savoir à tout moment de quelle façon les actifs du fonds d’investissement sont investis et où et comment ces actifs sont disponibles». Aux yeux de Jean-Pierre Martel, « UBS doit faire face à ses responsabilités. Cette affaire met en jeu la réputation de la banque suisse, qui se présente comme numéro un mondial de la gestion de fortune, de même que celle du Luxembourg, qui veut être la première place de la gestion d’actifs en Europe».

Pour un avocat ayant souhaité conservé l’anonymat, c’est précisément sur ce risque réputationnel d’ UBS que jouent les investisseurs: «Deux solutions s’offrent à UBS, soit payer les investisseurs floués et sauver sa réputation, soit démontrer que ses missions en termes de contrôle et en qualité de société de gestion ont été correctement remplies». Pour ce professionnel, «la vraie question est de savoir si la société a fait preuve de négligence en investissant ou en conservant ses investissements. Alors que les enquêtes sont en cours, le plus simple pour les investisseurs est d’attaquer là où il y a de l’argent». «Il existe une tentative de pression sur UBS, qui est le leader de la gestion de fortune», indique un autre avocat.

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Affaire Madoff : Deminor France veut porter plainte contre banque suisse UBS]UBS et HSBC
le 09/01/2009
http://www.agefi.fr/articles/Affaire-Madoff-Deminor-France-veut-porter-plainte-contre-UBS-et-HSBC-1058756.html

UBS va faire l'objet d'une plainte au Luxembourg de la part du cabinet de conseil aux actionnaires  Deminor France, qui lui reproche de ne pas avoir rempli son devoir de vérification et de contrôle en tant que dépositaire du fonds LuxAlpha. Une plainte similaire sera déposée en Irlande contre  HSBC, dépositaire du fonds Thema Fund International, a confirmé à Reuters Fabrice Rémon, directeur des activités françaises de  Deminor. «C'était à  UBS Luxembourg de vérifier, quand il recevait des relevés Madoff, qu'il y avait bien les titres adéquats dans ce portefeuille», a notamment souligné Fabrice Rémon, qui veut déposer ses plaintes avant la fin du mois.

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Madoff était couvert par l’autorité des marchés américaine
24 décembre 2008 - 13:50
http://www.solidariteetprogres.org/article4963.html

24 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Un ancien employé de l’autorité américaine de contrôle des marchés financiers (SEC – Securities and Exchange Commission) a déclaré au site http://www.truthout.org/ que la SEC était pleinement complice de l’escroquerie montée par Bernard Madoff, un « schéma de Ponzi » de 50 milliards de dollars . Gary Maguire, qui a été licencié en 2005 après avoir voulu mener une enquête pour fraude contre Morgan Stanley et un de ses hedge funds, a expliqué que cette politique de laisser-faire de la SEC était motivé par l’ambition de ses responsables d’être embauchés dans les cabinets privés de Wall Street.

« Nous savons que durant ces neuf dernières années, de nombreuses plaintes avaient été déposées à la SEC contre Madoff. Il a été dit à la SEC que Madoff avait monté un schéma de Ponzi ; il est donc étonnant que la SEC ait faillit à vérifier ces accusations et à révéler cette fraude », a expliqué Gary Maguire.

« Je pense qu’il y a d’autres Madoff par ici. Je ne pense pas que les banques aient fini de s’effondrer et d’imploser, et je pense que nous allons voir de nouveaux cas d’abus et de délits d’initiés (…) Lorsque les marchés se sont retournés en 1929, la Commission bancaire du Sénat a examiné les décombres et a découvert toutes sortes de fraudes commises par l’élite de Wall Street (…) Dans la mesure où l’on injecte des milliers de milliards dans les marchés de capitaux, on diffère ou empêche la magnitude de la fraude de remonter à la surface. Mais je ne pense pas que le cycle baissier soit encore fini. Tant qu’il continue, nous allons en découvrir plus », a-t-il ajouté.

Un ancien inspecteur financier du Sénat et de l’ONU a exprimé à l’Executive Intelligence Review (EIR) la nécessité d’une enquête du Congrès sur la corruption de Wall Street et des paradis fiscaux. Il a aussi rappelé qu’en 1933, la Commission Pecora au Sénat avait braqué les projecteurs sur les magouilleurs de Wall Street, à commencer par Jack Morgan et les cadres de Goldman Sachs, ce qui avait apporté une légitimité supplémentaire à Roosevelt pour mener ses réformes.

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Affaire Madoff : pour l'argent envolé, voyez chez Clearstream

Par Jean de Maillard
Créé 12/18/2008 - 17:26
http://eco.rue89.com/plume-balance/2008/12/18/affaire-madoff-pour-largent-envole-voyez-chez-clearstream

Où est passé l’argent de l’affaire Madoff ? Il faudrait, pour le savoir, se donner les moyens de percer les secrets bancaires. Un indice pour les enquêteurs: Madoff avait un compte chez Clearstream, dont le numéro est déjà entre les mains des policiers et des juges français… Mais prendront-ils le risque d’aller chercher de ce côté?

La finance mondiale est une chose à la fois très complexe et très simple. A partir des années 80, les banquiers, en veine de profits sans risques, ont inventé toutes sortes de martingales juteuses pour faire de l’or avec du plomb. Les subprimes [1] ont été l’une de leurs trouvailles collectives les plus géniales et les plus profitables.

Faisant mentir l’adage qu’on ne prête qu’aux riches, les banques américaines ont compris que, pour s’enrichir, on peut aussi piocher dans la bourse des pauvres. Elles ont commencé par prêter de l’argent à des gens sans le sou, n’hésitant pas à tripatouiller les dossiers de prêt quand il fallait leur donner une apparence de solvabilité.

Elles ont continué en fabriquant les produits financiers les plus sophistiqués à partir de ces créances bidonnées, dont elles ont inondé le système bancaire et financier mondial. On se battait pour les acheter et profiter du mirifique jackpot. Jusqu’à ce qu’éclate la bulle immobilière qu’avait gonflée l’invraisemblable mic-mac. On connaît la suite.

Indifférence -ou complicité- générale

Bernard Madoff, l’homme aux 50 milliards de dollars évaporés dans les nuées de la finance mondiale, vient ajouter une touche supplémentaire à la gigantesque cavalerie qu’est devenu le système financier global. Avec la question la plus chère du monde: où est passé l’argent?

C’est là qu’il faut revenir aux fondamentaux de la finance globale, qui sont aussi simples en théorie qu’ils peuvent devenir compliqués en pratique.

1. Dans le système financier actuel, l’argent et les titres financiers (actions, obligations, bons d’Etat, produits financiers de toutes sortes) ne s’échangent plus physiquement.

Seuls circulent les « bits » informatiques qui envoient d’un ordinateur à un autre les ordres de transfert, et font passer l’argent ou le titre d’un compte virtuel sur un autre qui ne l’est pas moins. Les valeurs financières, de nos jours, ne sont plus qu’un code chiffré sur une ligne de crédit inscrite dans un fichier électronique.

2. La traçabilité de ces flux, tant qu’ils ne quittent pas le circuit des banques et des établissements financiers, est matériellement un jeu d’enfant, puisque les valeurs et les transactions qui les concernent sont toutes enregistrées quelque part. Si on veut les retrouver, il suffit donc de chercher par où ces valeurs sont passées.

Et pourtant, cette quête est aussi hasardeuse qu’essayer de trouver une aiguille dans une meule de foin. Non pour des raisons matérielles, mais parce que les Etats du monde entier se sont tous entendus pour laisser prospérer des places financières, les fameux paradis bancaires, judiciaires et fiscaux, qui sont les boîtes noires de la globalisation.

L’argent en quête de discrétion s’y engouffre par tombereaux entiers, au vu et au su de tous mais dans l’indifférence –ou la complicité– générale. Rien de tel pour monter ses magouilles et, dans le laxisme général érigé en mode de gouvernance mondiale, pour échapper durant de nombreuses années à toute investigation.

Plus grosse est la fraude, mieux elle se dissimule dans le fatras soigneusement organisé de la finance globale puisqu’elle profite à ce moment là de toute la sollicitude des gouvernements.

Détours par des paradis bancaires et fiscaux

Dans l’affaire Madoff, il y a deux hypothèses sur ce qu’est devenu l’argent envolé. Il est clair d’abord que, comme dans toute cavalerie, l’argent des uns servait à payer les autres. Par conséquent, toutes ces transactions ont laissé des multitudes de traces qu’il sera facile, si on le veut vraiment, de retrouver. La manière de les chercher dépendra de celle dont opérait l’escroc.

Le plus simple aurait été pour lui de se contenter d’encaisser sur un compte bancaire les dépôts de ses clients et de simuler des versements d’intérêts qu’il se contentait de prélever dans ledit compte en banque.

Si le mécanisme était aussi élémentaire, les simples relevés de compte permettront alors de le démonter. Le hic dans ce cas sera le suivant: pourquoi les banques, qui voyaient passer des sommes faramineuses sans justification économique ni financière, n’en ont-elles rien dit?

Mais il est probable que Madoff ait pimenté un peu le jeu de piste en passant par un ou plusieurs paradis bancaires et fiscaux, là où l’on ne pose jamais de question.

Il sera intéressant dans ce cas de voir si la détermination des autorités américaines sera suffisante pour aller y percer le fameux secret bancaire qui a fait la réputation sulfureuse des places offshore, car source de tant de voluptés financières. Il est vrai qu’en l’espèce, la qualité des victimes pourrait rendre soudain très curieuse, bien plus qu’à l’accoutumée, la justice des Etats-Unis.

Mais M. Madoff, qui n’était pas le dernier des imbéciles semble-t-il, a pu opérer de façon plus subtile. Il se peut en effet qu’il ait cherché à donner à ses grenouillages une apparence de réalité financière, en achetant vraiment des titres financiers. Et dans ce cas, les enquêteurs, s’ils en ont le cœur, devront affronter d’autres bastilles au moins aussi opaques que les paradis bancaires et fiscaux: les chambres de compensation.

Un compte ouvert le 2 novembre 1999

On peut, à cet effet, leur donner une indication qui leur ferait gagner du temps. M. Madoff avait un compte, en son nom propre semble-t-il, dans la société Clearstream, qu’il a ouvert le 2 novembre 1999 à New York et dont le numéro se trouve dans le vrai listing que détenait Denis Robert, qui est entre les mains des juges et de la police. Tout comme les banques qu’il a plantées, qui sont toutes répertoriées dans les livres de Clearstream.

Cela ne met pas en cause la responsabilité de cette chambre de compensation. En tant que teneur de marché, il n’était pas anormal que Madoff ait eu un compte chez elle, sous cette seule réserve: le compte était-il vraiment au nom de Madoff lui-même –ce qui serait assez étrange et mériterait au moins une bonne explication– ou de l’une de ses sociétés, et dans ce cas de laquelle? S’il s’agissait de celle qui avait pignon sur rue, pas de problème. Si c’était l’autre, celle qui se cachait, dit-on, au 17e étage de ses bureaux…

Mais parviendra-ton jamais jusque là? That is the question! Car la société Clearstream a son siège au Luxembourg, forteresse bien gardée des plus grands secrets bancaires, dont Clearstream constitue en quelque sorte l’imprenable donjon.

Prendra-t-on alors le risque d’entamer la muraille de silence derrière laquelle se protège depuis si longtemps la grande finance mondiale? Ou préférera-t-on sacrifier les belles fortunes piégées, ironie de l’histoire, par leur propre cupidité? Un beau dilemme en perspective…

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La liste des victimes de l'affaire Madoff

16.01.2009 | 07:19
http://www.challenges.fr/actualites/finance_et_marches/20081215.CHA9317/la_liste_desvictimes_delaffaire_madoff.html

Voici les estimations des pertes des banques liées à la fraude conduite par le gérant de fonds new-yorkais Bernard Madoff.

EN FRANCE

- Natixis pourrait perdre jusqu'à 450 millions d'euros.
- BNP Paribas évalue ses pertes à 350 millions d'euros.
- L'assureur Axa indique avoir une exposition nette bien inférieure à 100 millions d'euros aux activités de Bernard Madoff, mais ne précise pas quel pourrait être l'impact de cette exposition sur son résultat.
- Crédit Mutuel-CIC pourrait perdre jusqu'à 90 millions d'euros.
- La banque franco-belge Dexia pourrait perdre 85 millions d'euros et ses clients fortunés 78 millions.
- Le fonds Elite de Rotschild est exposé à hauteur de 9,4 millions d'euros.
- Le fonds AGF Tresodyn serait affecté à hauteur de 35 millions d'euros.
- Société Générale parle de moins de 10 millions d'euros de pertes.
- La Caisse d'Epargne est exposée indirectement à hauteur de 8 millions d'euros.
- Crédit Agricole évalue à moins de 10 millions d'euros ses pertes liées à l'escroquerie.
- L'assureur mutualiste Groupama a une exposition nette de moins de 10 millions d'euros.
- CNP Assurances assure d'une exposition indirecte d'environ 3 millions d'euros (après impôts), via un fonds de fonds.
- La Caisse des dépôts (CDC) a indiqué ne pas avoir d'exposition directe et courir un "risque maximal de l'ordre d'un million d'euros" lié à des fonds de fonds, soit des fonds dont les actifs sont constitués d'investissements dans d'autres fonds afin de mieux répartir les risques.
- Des épargnants français seraient exposés à hauteur de quelque 500 millions d'euros.

EN EUROPE

En Espagne:

- Santander a annoncé que les clients de son fonds spéculatif Optimal étaient exposés à hauteur de 2,33 milliards d'euros.
- BBVA annonce qu'elle pourrait perdre jusqu'à 300 millions d'euros.
- Les fonds d'investissement publics sont exposés à hauteur de 38 millions.
- La femme d'affaires Alicia Koplowitz, une des plus grandes fortunes d'Espagne, risque de perdre 10 millions d'euros.

En Autriche:

- La banque privée autrichienne Medici est impliquée à hauteur de 2,1 milliards de dollars.

Au Royaume-Uni:

- HSBC a une exposition d'environ 1 milliard de dollars.
- Royal Bank of Scotland estime ses pertes à 400 millions de livres (environ 460 millions d'euros).
- Le fonds d'investissement Man Group pourrait perdre 360 millions de dollars
- La banque Lloyds TSB et l'assureur Royal & Sun Alliance ont déclaré ne pas être exposés à l'affaire Madoff.

Aux Pays-Bas:

- Fortis pourrait perdre jusqu'à 1 milliard de dollars.

En Suisse:

- L'Union bancaire privée (UBP), grande institution genevoise, reconnaît une exposition de plus de 1 milliard de francs suisses (645 millions d'euros) à la fraude.
- Swiss Life annonce avoir une exposition indirecte de 90 millions de francs suisses (57,2 millions d'euros).
- UBS dit n'avoir qu'une exposition "limitée" et "insignifiante" à la fraude.
- Credit Suisse a également indiqué ne pas avoir d'exposition "matérielle" dans cette affaire.
- La banque Union Bancaire Privée pourrait perdre 1,08 milliard de dollars.
- La banque privée Reichmuth & Cie pourrait perdre 333 millions de dollars.
- La banque genevoise Benedict Hentsch pourrait perdre 48,45 millions de dollars.
- La société EIM Group pourrait perdre 230 millions de dollars.

Au Luxembourg:

- Le fonds Luxalpha, dont le dépositaire est UBS, aurait investi 1,4 milliard de dollars chez Bernard Madoff.
Au total, les fonds d'investissement luxembourgeois pourraient être impliqués à hauteur de 5 à 7 milliards d'euros.

En Italie:

- La première banque italienne, UniCredit, a indiqué être exposée directement à hauteur d'environ 75 millions d'euros". Ses clients sont en revanche exposés, via le fonds Pioneer Investments, à hauteur de 804 millions d'euros environ.
- Banco Popolare indique qu'elle pourrait perdre un montant maximum de 68 millions d'euros.

Dans les pays nordiques:

- Nordea révèle qu'il est exposé à hauteur de 48 millions d'euros.

Au Portugal:

- BES, deuxième banque du secteur privé au Portugal, a reconnu une exposition indirecte de 15 millions d'euros aux fonds de Bernard Madoff.

En Belgique:

- Le bancassureur KBC assure n'avoir "pas d'exposition significative" et ne redouter "aucune incidence matérielle, même indirecte".

AUX ETATS-UNIS

- Le gestionnaire d'actifs Fairfield Greenwich Group a reconnu risquer des pertes allant jusqu'à 7,5 milliards de dollars
- Le fonds spéculatif américain Tremont Group Holdings aurait investi 3,3 milliards de dollars dans des fonds de Bernard Madoff.
- Le fonds Ascot Partners pourrait subir une perte de 1,8 milliard de dollars.
- Plusieurs importantes fondations vont subir des pertes. Ainsi, la fondation JEHT, créée par Jeanne et Kenneth Levy-Church, devrait mettre la clé sous la porte, tout comme la Chais Family Foundation, dirigée par Avraham Infeld. La fondation Steven Spielberg a aussi perdu des plumes ainsi que la fondation Elie Wiesel. Carl et Ruth Shapiro, généreux donateurs du Museum of Fine arts de Boston, ont perdu 40% de leur fortune. La fondation du promoteur immobilier Mortimer Zuckermann a elle perdu 30 millions de dollars.

DANS LE RESTE DU MONDE

- Les institutions sud-coréennes sont exposées à hauteur de 95 millions de dollars.
- La société financière japonaise Nomura Holdings annonce qu'elle pourrait subir une perte de quelque 27,5 milliards de yens (302 millions de dollars ou 225 millions d'euros).
- La banque japonaise Aozora Bank a fait état d'une possible perte de 12,4 milliards de yens (101 millions d'euros).

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Madoff : les Européens touchés

JDF HEBDO | 20.12.2008 | Mise à jour : 20H12
http://www.jdf.com/tendance-valeurs/2008/12/20/04010-20081220ARTHBD00081-madoff-les-europeens-touches.php

Au fil de la semaine, les victimes de Bernard Madoff se sont révélées. Parmi les catégories de clients les plus touchées, des investisseurs particuliers, des établissements financiers spécialisés dans la gestion de fortune et des fonds spéculatifs (hedge funds) des deux côtés de l'Atlantique.

En Europe, de nombreux assureurs et banques ont, directement ou indirectement, fait des affaires avec le courtier américain inculpé la semaine dernière pour avoir mené l'une des plus grosses escroqueries de l'histoire, dont la perte est estimée à 37 milliards d'euros.

Pour le moment, l'Espagne est le pays le plus touché, avec des pertes potentielles de 2,6 milliards d'euros, dont 2,3 milliards pour Santander seul. Certains particuliers espagnols, clients de la banque, sont également concernés, à hauteur de 320 millions d'euros. Un revers pour le groupe qui avait jusqu'à présent bien résisté à la crise.

Deuxième pays le plus touché, l'Italie, où quatre sociétés ont jusqu'alors révélé des expositions qui totalisent près de 2 milliards d'euros.

Au Royaume-Uni, HSBC est affectée et pourrait enregistrer près de 700 millions d'euros de pertes, tandis que Royal Bank of Scotland a admis une exposition d'environ 420 millions d'euros.

En France, la liste des victimes est relativement longue, comptant aujourd'hui 8 établissements, mais les pertes potentielles ne sont pas pour la plupart de nature à obérer significativement les résultats.
Deux banques sont particulièrement exposées. BNP Paribas a annoncé des pertes potentielles de 350 millions d'euros et Natixis pourrait voir disparaître jusqu'à 450 millions d'euros.

Ces montants pourraient amener ces deux banques, par ailleurs fortement affectés par la perturbation des marchés financiers, à publier des pertes trimestrielles.

Les pertes du Crédit Mutuel, Dexia, de la Société Générale et du Crédit Agricole ne devraient pas dépasser pour chacune les 100 millions d'euros.

Pour ce qui est des assureurs français, Axa est le plus exposé, bien plus que CNP Assurances.

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L'affaire Madoff coûtera 500 millions aux OPCVM français

Par Alexandre Garabedian le 19/12/2008
http://www.agefi.fr/articles/L-affaire-Madoff-coutera-500-millions-aux-OPCVM-fran-ais-1057942.html

L'AMF a précisé que 8% seulement de ce risque touche le grand public. Toutes les sociétés concernées devront communiquer

Calmer le jeu. L’Autorité des marchés financiers s’est efforcée hier d’éteindre l’incendie qu’elle a elle-même contribué à allumer, en apportant des précisions bienvenues sur les conséquences, pour les petits épargnants français, de l’affaire Madoff.

Elle a aussi mis en ligne une liste de questions/réponses destinées à rassurer le grand public. Tous comptes faits, l’ AMF estime à 500 millions d’euros l’exposition des OPCVM de droits français à la gigantesque fraude du financier américain.

Il ne s’agit pas d’un risque direct, mais d’une exposition à travers des fonds de droits luxembourgeois et irlandais que l’Autorité ne cite pas.

Il s’agit en l’occurrence des fonds Luxalpha, géré par UBS, et Thema Fund International, de droit irlandais.

Sur ces 500 millions, 40 millions d’euros investis par des particuliers «lambda» sont en risque, ce qui relativise l’impact de l’affaire pour la veuve de Carpentras.

Le gros des OPCVM exposés, 92% en montant, a été commercialisé soit auprès d’une clientèle privée fortunée (66%) soit auprès d’investisseurs institutionnels (26%).

«L’ AMF a demandé à toutes les sociétés de gestion dont les fonds sont concernés de prévenir sans délai leurs clients de façon individuelle et de diffuser également l’information sur leur site internet», précise l’autorité.

Certaines n’ont pas attendu, comme Fortis IM, ou encore Neuflize OBC, dont le fonds Optirisk n’est pourtant exposé qu’à hauteur de 200.000 euros à Luxaplha.

Rothschild & Cie Gestion a aussi averti ses clients, et pour cause: l’un de ses FCP, Elite, compte 22,8% de son actif investi dans Luxalpha, soit 10 millions d’euros environ, et la société a décidé le 16 décembre de geler le rachat des parts. D’autres sociétés s’apprêtaient hier soir à sortir du bois. VP Finance, par exemple, dont le fonds VP Alternatif était exposé fin novembre à hauteur de 9,8% de son actif net à Luxalpha – soit à peine plus d’un million d’euros. Une simple recherche sur Internet suffit d’ailleurs à mesurer le degré de diffusion de ce fonds luxembourgeois, souvent pour des montants très modestes. On le retrouve dans des fonds de fonds commercialisés, par exemple, par Meeschaert ou Marignan, selon les derniers rapports mensuels de gestion publiés par ces sociétés. Thema Fund, lui, semble avoir été moins diffusé dans des fonds de fonds français.

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Madoff : la liste des fonds luxembourgeois touchés par la fraude

[ 22/01/09  - 18H16  ] MATHIEU ROSEMAIN lesechos.fr
http://www.lesechos.fr/patrimoine/sicav/300324427-madoff---la-liste-des-fonds-luxembourgeois-touches-par-la-fraude.htm

Le Luxembourg a dévoilé hier l'identité de ses fonds touchés par la fraude de Bernard Madoff. 17 organismes de placements collectifs (OPC) luxembourgeois sont concernés.  

Le Luxembourg a dévoilé hier l'identité de ses fonds touchés par la fraude de Bernard Madoff.

Dans un courrier électronique adressée à l'Association luxembourgeoise des fonds d'investissement (Alfi), la Commission de surveillance du secteur financier (CSSF) a fait la liste de quelque 17 organismes de placements collectifs (OPC) luxembourgeois " impactés par la situation liée à l'entité Bernard L. Madoff Investment Securities (BMIS) ", la société d'investissement de l'ex-président du Nasdaq, aujourd'hui accusé d'une escroquerie proche des 50 milliards de dollars. Figurent en tête les compartiments américains des fonds Herald, Luxinvest et Luxalpha.

Les fonds luxembourgeois affectés

- Herald US Absolute Return Fund.
- Luxinvest US Equity Plus.
- Luxalpha American Selection.
- Norvest Arbitrage.
- Global Fund Selection Balanced sub-fund.
- Global Fund Selection Growth sub-fund.
- Global Fund Selection Xtra Alternative.
- Carat Global One.
- LRI Invest Alpha Stable.
- BG Global Classic.
- BG Global Dynamic.
- BG Global Challenge.
- BG Global Balance.
- BG Global Discovery.
- BG Stable Value.
- M.A.R.S. One.
- Pareturn Best Selection.

Ces noms, obscurs pour le grand public, sonnent familièrement aux oreilles des victimes européennes de Bernard Madoff.

A commencer par les investisseurs français, qui ont acheté des parts de Luxalpha. Ce dernier affichait une valeur nette d'environ 1,4 milliard de dollars (1,08 milliard d'euros) au mois de novembre 2008. Son dépositaire, la banque suisse UBS, fait aujourd'hui face aux demandes récurrentes de restitution des avoirs investis. A la même date, le compartiment de Luxinvest cité par la CSSF valait quant à lui environ 419 millions de dollars (323,5 millions de d'euros). Son gestionnaire n'était autre qu'UBS. Intégralement investis dans BMIS, ces deux compartiments pèsent particulièrement lourd dans la liste diffusée par la CSSF. A eux deux, ils représentent plus de la moitié de l'exposition totale des OPC évoquée par l'autorité luxembourgeoise. Dans un communiqué daté du 22 décembre, celle-ci indiquait que les OPC luxembourgeois étaient " exposés, directement ou indirectement, à l'affaire Madoff à hauteur de 1,9 milliard d'euros. " Cette somme reflétait 0,15 % des avoirs nets globaux des OPC au 30 novembre 2008.

Démentir les soupçons

Cible de nombreuses critiques depuis le début de la crise, le Luxembourg défend avec force sa place financière.

Les autorités et organisations professionnelles se sont mises au diapason pour démentir les soupçons de laxisme ou de complaisance financière, notamment en matière de responsabilité du dépositaire dans la gestion d'actifs.

En publiant la liste des fonds luxembourgeois, la CSSF va même plus loin que son homologue française, l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Quelques jours avant Noël, le gendarme de la Bourse (AMF) avait indiqué qu'il n'était pas en son pouvoir de publier la liste de tous les instruments de gestion collective français concernés par l'affaire.

L'association SOS petits porteurs avait alors demandé au régulateur de divulguer l'identité de la centaine de fonds de placement collectif (OPCVM) touchés par l'escroquerie. L'AMF leur avait répondu que c'était aux sociétés de gestion elles-mêmes d'informer leurs souscripteurs. En France, l'ampleur des pertes potentielles liées à l'affaire Madoff avoisineraient les 500 millions d'euros, d'après la dernière estimation de l'AMF.

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Madoff et son escroquerie ne sont guère différents de la Fed et sa baisse de taux...

par Bill Bonner , cofondateur de La Chronique Agora, à Londres
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20081219-1447.html

* La presse... les investisseurs... les législateurs... tous hurlent à la mort contre Bernie Madoff. Bien entendu, nous ne serions pas opposés à ce qu'ils le lynchent. Mais tout de même, c'est un héros à nos yeux. Il a montré comment le système fonctionne réellement. Il a ouvert une fenêtre sur le monde financier... nous donnant à tous une leçon claire et remarquable... sur l'investissement... sur les arnaques en pyramide... sur les marchés... et sur le secteur de la finance. Résultat d'une éducation aussi éclairante : Bernie Madoff aidera les investisseurs à économiser plus d'argent que la SEC l'aura jamais fait.

* Ils y réfléchissent à deux fois avant de donner de l'argent à leurs amis pour qu'ils l'investissent à leur place... Ils haussent les sourcils et se montrent dubitatifs lorsque quelqu'un leur promet des rendements en hausse constante.

* Les autorités accusent Madoff d'avoir monté une arnaque de Ponzi de 50 milliards de dollars. Charles Ponzi prenait l'argent des investisseurs, et le reversait ensuite à ceux entrés avant eux. Tant que du nouvel argent continuait d'affluer dans le système, tout marchait comme sur des roulettes. Quelle est donc la différence entre l'arnaque en pyramide de Madoff et l'arnaque de Wall Street... dans laquelle toutes les maisons de courtage, les agences de notation, les sociétés de prêt hypothécaire, Fannie Mae, Freddie Mac et les législateurs eux-mêmes étaient complices ? Tant que du nouvel argent continuait d'affluer dans le système, qui s'en plaignait ?

* Regardons un peu ce qui se passe dans le monde de la finance. Cette semaine, les marchés ont eu la possibilité de relier les points... de réfléchir à ce que trame Ben Bernanke... et ce que cela signifiera.

* Souvenez-vous : la Fed a mis ses taux à zéro -- gâchant toutes ses munitions monétaires en une seule salve. A présent, les institutions financières privilégiées -- c'est-à-dire les banques membres du système de la Réserve fédérale -- peuvent emprunter sans payer d'intérêts.

* Voilà qui devrait faire bouger les choses, pas vrai ? Eh bien, pas nécessairement. Le crédit est gelé, non parce qu'il est trop cher... mais simplement parce que les prêteurs ont peur de ne pas récupérer leur argent. Les prix des actifs chutent. La valeur du nantissement contre lequel les banques prêtaient est en train de baisser. Des prêts solides il y a six mois semblent dangereux aujourd'hui. Il paraît plus raisonnable de simplement s'en tenir aux liquidités... au moins, elles ne se mettront pas en faillite et n'essaieront pas de frauder.

* Et pensez aux gens escroqués par Bernie Madoff. Combien valent leurs prêts ? Il y a de petits et de grands noms sur la liste -- dont la Nomura Bank japonaise et BNP Paribas. Les grandes banques seront peut-être en mesure de rembourser leurs dettes -- mais qu'en est-il de M. Tout-le-Monde... ceux qui ont mis tout leur patrimoine... peut-être quelques millions... entre les mains de Madoff, pour obtenir les rendements qu'il promettait ?

* Voilà le problème avec l'effet de levier. Il marche dans un sens comme dans l'autre. Lorsqu'une économie se développe, il agit comme du gaz chaud. Même une petite quantité s'étend rapidement. En revanche, lorsqu'une bulle a une fuite, le gaz disparaît. La perte d'un homme affecte les bilans des entreprises et des banquiers de toute la ville. Le système tout entier se contracte. Et en un rien de temps, tout ça s'effondre comme le Hindenburg.

* C'est exactement ce qui est en train de se produire. Bloomberg rapporte qu'il n'y a aucun signe d'assouplissement du crédit -- en dépit des efforts de la Fed pour distribuer de l'argent. Au lieu de cela, tout ralentit... diminue... se dégonfle :

* Les gens n'achètent pas de nouvelles voitures. Chrysler déclare que ses usines seront fermées durant un mois. Les prix de l'immobilier sont passés à la moulinette à Détroit. Les fournisseurs du secteur automobile souffrent. Dans le Michigan, le chômage grimpe à des niveaux dignes d'une dépression. Les gens ne peuvent même plus se permettre d'acheter la presse. Le journal de Détroit déclare qu'il ne publiera plus que trois fois par semaine. Très rares sont les entreprises ou les ménages dans la région de Détroit qui n'ont pas été abîmés par la calamité.

* Pendant ce temps, la Californie a annoncé qu'elle mettait en attente 3,8 milliards de dollars de projets. Goldman Sachs rapporte que ses primes, cette année, seront 80% moins élevées que l'an dernier. Bristol Myers annonce devoir licencier 10% de sa main-d'oeuvre, et le Mexicain Cemex -- l'un des plus grands fournisseurs de produits du ciment au monde -- déclare que les ventes, ce trimestre, sont en baisse de 23%.

* Et ça continue... jour après jour. On diminue... on réduit... on allège...

** Maintenant que Bernanke est à court d'armes conventionnelles, les investisseurs commencent à deviner ce qui va se passer ensuite. En bref : il va en lâcher une grosse. Il va passer au nucléaire. Il ne va pas s'en tenir à Keynes et Friedman, en d'autres termes ; il va passer à Gono.

* Oui, la Fed déclare qu'elle utilisera désormais des moyens "alternatifs" d'injecter du jus dans l'économie. Elle achètera elle-même la dette du Trésor des Etats-Unis. C'est ce qu'on appelle "monétiser la dette", ou transformer une augmentation de la dette américaine en une augmentation de la quantité de devise en circulation. C'est un tour assez malin. Si ça marche, Bernanke pourra conserver le taux d'inflation des prix à la consommation au-dessus du zéro. Il essaiera probablement de la faire grimper bien au-delà du zéro -- de manière à encourager les gens à dépenser leur argent maintenant, plutôt que d'attendre des prix plus bas. Les dépenses sont censées être la magie permettant de faire redémarrer l'économie de consommation.

* Et qui sait ? Nos chers lecteurs savent bien qu'il y a plus de merveilles sur notre globe sublunaire que n'en contient notre philosophie. Nous admettons nos erreurs ; nous soulignons que même si nous avons prédit les grandes lignes de la crise avec une relative exactitude, nous n'avons pas anticipé ses conséquences sur le Japon et les actions de marchés émergents. Nous aurions plus d'argent si nous l'avions fait.

* Nous pouvons nous projeter dans l'avenir et voir que la politique de la Fed consistant à imiter Gono -- c'est-à-dire, dans les faits, à imprimer de l'argent -- sera désastreuse. Nous pouvons également deviner que l'or sera probablement le principal -- voire le seul -- bénéficiaire. Il est dans le vert pour l'année 2008. Et il pourrait facilement dépasser les 2 000 $ avant que cette crise ne se termine.

* Mais nous ne savons pas exactement comment... ou quand... ça se produira. En ce moment, jour après jour, on expose le linge sale de la Bulle Epoque -- et on ne sait jamais quelles horribles surprises seront révélées. A suivre...

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Ce que l'affaire Madoff va coûter aux banques

Par LEXPRESS.fr, publié le 15/12/2008 11:20 - mis à jour le 15/12/2008 14:32
http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=726406

La liste des banques touchées par la gigantesque fraude Madoff  ( Bernard L. Madoff Investment Securities LLC -BMIS ), portant sur quelques 50 milliards de dollars, s'allonge d'heure en heure, et s'étend à travers la planète. HSBC serait exposée à environ 1 milliard de dollars. Panorama d'un désastre financier...

Jeudi dernier, le FBI arrête le célèbre financier Bernard Madoff, conseiller en investissement à Wall Street et ancien PDG de la Bourse Nasdaq. Il est accusé d'avoir monté une gigantesque fraude portant sur quelques 50 milliards de dollars. Ce lundi, les banques du monde entier réalisent l'ampleur des conséquences de cette fraude. Tour d'horizon...

FRANCE:

- BNP-Paribas estime à 350 millions d'euros ses pertes liées à cette fraude.

- Natixis, filiale de la Caisse d'Epargne et de la Banque Populaire, a avancé une perte potentielle pouvant aller jusqu'à 450 millions d'euros.

- La Société Générale, qui avait perdu 5 milliards d'euros dans l'affaire Jérôme Kerviel, est moins touchée, avec une "exposition négligeable, inférieure à 10 millions d'euros".

- L'assureur Axa évoque une perte nette "bien inférieure" à 100 millions d'euros.

- Le Crédit Agricole a évalué lundi à moins de 10 millions d'euros ses pertes liées à l'escroquerie du gérant de fonds américain Bernard Madoff.

ESPAGNE:

Les banques espagnoles seraient exposées à des pertes beaucoup plus élevées.

- La Banque Santander, deuxième banque européenne de par sa capitalisation, a annoncé dimanche soir que les clients de son fonds spéculatif Optimal, pouvaient perdre jusqu'à 2,3 milliards d'euros

- BBVA, deuxième banque espagnole, pourrait perdre jusqu'à 300 millions d'euros, selon un communiqué publié lundi.

SUISSE:

Selon le journal Le Temps, les pertes pour la place financière suisse pourraient s'élever à 5 milliards de francs suisses (3,2 milliards d'euros).

- La banque Union Bancaire Privée, qui investit dans les hedge funds (fonds spéculatifs, ndlr), aurait perdu 1 milliard de francs suisses (650 M d'euros)

- La banque genevoise Benedict Hentsch a annoncé une perte de 56 millions de francs suisses, soit 5% de ses actifs sous gestion.

- La société EIM Group, contrôlée par le milliardaire Arpad Busson, et spécialisée dans les hedge funds, est affectée à hauteur de 230 millions de dollars, selon la presse.

- La banque privée Reichmuth & Cie, établie à Lucerne, a indiqué avoir perdu 385 millions de francs suisses

- UBS et Credit Suisse ne seraient pas touchées.

ITALIE:

- Le géant bancaire UniCredit a indiqué lundi avoir perdu environ 75 millions d'euros dans cette fraude.

GRANDE-BRETAGNE:

- La banque britannique HSBC, numéro trois mondiale par la capitalisation, a indiqué avoir une exposition aux fonds de Bernard Madoff d'environ un milliard de dollars.

- le fonds d'investissement britannique Man Group a annoncé lundi avoir investi 360 millions de dollars dans deux fonds gérés par Madoff.

Cette somme pourrait être complètement perdue, selon Man Group.

- HSBC, numéro 3 bancaire mondial par sa capitalisation, pourrait avoir une exposition d'un milliard de dollars.

- RBS (Royal Bank of Scotland) a indiqué pour sa part lundi matin qu'elle pourrait perdre jusqu'à 450 millions d'euros dans cette affaire.

JAPON et COREE DU SUD:

- Au Japon, la banque Nomura a annoncé une perte potentielle pouvant aller jusqu'à 303 millions de dollars.

- En Corée du Sud, des sociétés financières et des compagnies d'assurance pourraient perdre 95 millions de dollars, dont 50 millions investis par une seule compagnie, dont le nom n'a pas été révélé.

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La crise financière a mis au jour l’escroquerie de Bernard Madoff

Aude CARASCO
article publié le 15-12-2008 sur le site www.la-croix.com
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2359373&rubId=4079#

La fraude « pyramidale » imaginée par ce courtier touche les grandes banques mondiales et ruine de riches particuliers américains

Le château de cartes s’est écroulé. À l’ouverture des grandes places boursières lundi 15 décembre, des banques du monde entier, dont les françaises BNP et Natixis, ont dévoilé des pertes de plusieurs centaines de millions de dollars.

Toutes avaient prêté de l’argent à des fonds spéculatifs, institutions charitables voire de riches personnalités, lesquels l’avaient investi dans le fonds new-yorkais Bernard Madoff. Ce « self made man » inspirait confiance. Suffisamment pour que ses milliers de clients ne lui demandent pas d’explication sur ses capacités, même en période de crise, à pouvoir garantir des retours sur investissement, de l’ordre de 1 % par mois, soit 12 % par an.

En quoi constituait l’escroquerie ?

Les clients du fonds spéculatif de Bernard Madoff pensaient investir. En réalité, leur argent servait juste à rembourser les clients qui réclamaient leur mise. Aucune équation mathématique, aucune technique financière sophistiquée ne sous-tendait les faramineuses garanties de retours sur investissement annoncées.

Elles n’étaient que pures promesses. Cette technique, dite de la « pyramide de Ponzi », doit son nom à Charles Ponzi. En 1920, cet immigré italien aux États-Unis était devenu millionnaire en six mois, en promettant aux épargnants des intérêts de l’ordre de 40 % grâce à l’achat et à la revente de coupons postaux internationaux.

Des milliers de clients affluèrent. L’argent des nouveaux servait à rembourser les autres. Mais la presse révéla que Charles Ponzi n’investissait pas dans sa propre société et qu’il faudrait six fois plus de coupons en circulation pour couvrir la totalité des investissements. Les épargnants retirèrent alors massivement leur argent. Et tout s’effondra.

Un tel système fonctionne tant que les investisseurs n’ont pas besoin de retirer leur argent au même moment. Or, la crise financière a obligé les nombreux « hedge funds » (fonds spéculatifs), qui avaient investi dans celui de Bernard Madoff, à réclamer d’urgence leurs mises.

Les banques, auxquelles ces fonds avaient emprunté de l’argent, sont donc les victimes par ricochet de la faillite de ces institutions, peu régulées et peu transparentes. Par ailleurs, de riches Américains se sont déclarés ruinés.

« Ce qui est surprenant est que les montants aient été aussi élevés et que le système ait duré si longtemps, observe Philippe Weatcher, économiste chez Natixis Asset management. La promesse d’une rémunération stable et élevée a eu un rôle d’anesthésiant par rapport à tous les indicateurs qu’il faut évaluer quand on investit. »

Le Wall Street Journal a notamment expliqué comment ce gérant attirait ses victimes « avec une attitude de mystère et un sentiment que vous étiez exclusif ». N’était-il pas odieux de demander des comptes, alors que vous faisiez parti du petit club de privilégiés dont Madoff acceptait de gérer l’argent ?

Le contrôle a-t-il fait défaut ?

À Londres, Nicola Horlick, patronne d’une société d’investissements britannique cliente de Bernard Madoff, a dénoncé hier la « défaillance systémique » des autorités de régulation américaines. La Securities and Exchange Commission (SEC), l’autorité boursière, a enquêté plusieurs fois sur Bernard Madoff en 1992, 2005 et 2007 à la suite d’interrogations sur les rendements étonnement élevés de son fonds. Mais l’affaire était restée sans suite.

Par ailleurs, le contrôle s’avérait d’autant plus difficile que le fonds de Bernard Madoff était lui-même un « hedge fund ». « Ces fonds ont une réglementation plus légère car ils ne reçoivent pas de dépôts de clients », explique Nicolas Bouzou, directeur du cabinet Asterés. De surcroît, ils sont souvent hébergés dans des paradis fiscaux, par définition peu transparents. Les « hedge funds » sont relativement peu présents en Europe, mis à part au Royaume-Uni ou en Suisse. Une telle escroquerie est-elle pour autant inimaginable en Europe ? Nicolas Bouzou ne le parierait pas. « Il y a bien eu, en France, le scandale Kerviel, qui s’est passé dans un environnement pourtant régulé », souligne-t-il.

D’autres fraudes vont-elles apparaître ?

Le mois dernier, le système dit des « pyramides » a déjà ruiné de nombreux Colombiens, qui avaient confié leur argent à des pseudo-banques promettant des intérêts mirobolants. « La crise est un révélateur pour ce type de fraudes, assure Nicolas Bouzou. C’est le moment propice pour les déceler. Lorsque la vague se retirera, on verra ce qu’il y a sur le sable. On risque de le constater dans les semaines à venir. » Les crises doivent servir, selon lui, à faire apparaître les défiances et à rectifier le système. Plus que les sommes abyssales que ces escroqueries font perdre aux établissements, le vrai problème, selon Philippe Waetcher, est celui de la confiance vis-à-vis des institutions et le sentiment qu’elles donnent d’avoir été aveuglées par le rendement. « C’est un facteur qui ne va pas inciter les investisseurs particuliers à revenir de sitôt. »

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Le scandale rebondit à Paris

Armelle Le Goff Créé le 19.12.08 | Mis à jour le 19.12.08 à 06h58
http://www.20minutes.fr/article/283232/Economie-Le-scandale-rebondit-a-Paris.php

L'affaire Madoff, du nom de ce banquier new-yorkais à l'origine d'une fraude record de 50 milliards de dollars, concernerait aussi certains organismes de placement collectif de valeurs mobilières (OPCVM) français, pour un montant de 50 millions d'euros. Une somme plus ou moins équivalente au montant des pertes reconnues la semaine dernière par les établissements bancaires hexagonaux. Sauf que cette fois, ces pertes pourraient, par le biais des OPCVM, toucher le grand public. Explications.

Les OPCVM sont des produits d'épargne gérés par une société de gestion, banques ou compagnies d'assurance. En France, il en existe deux types : les Sicav et les Fonds commun de placement (FCP).

Selon l'AMF, aucun fonds français n'aurait confié ses actifs à Madoff. Le problème, pour Serge Maître, de l'Association française des usagers de banque (Afub), c'est qu'« on peut avoir des Sicav et FCP qui a priori ne sont pas exposés mais sous couvert de limiter les risques, on passe par des « fonds de fonds ». Les OPCVM exposés le seraient, pour l'essentiel, via ces « fonds de fonds ». Soit, selon l'AMF, quelque 500 millions d'euros.

« A ma connaissance, les OPCVM qui seraient touchés sont des OPCVM spécialisés et pas du tout des OPCVM grand public [...] », a déclaré hier Christine Lagarde. Sollicité pour des précisions sur les OPCVM concernés, une centaine selon l'AMF, Bercy n'était pas en mesure de répondre à nos questions hier.

En revanche, l'AMF corroborait les informations de la ministre de l'Economie estimant que seule 8 % des pertes, soit environ 40 millions d'euros, seraient susceptibles d'impacter le grand public.

« Le reste concerne soit des fonds distribués à une clientèle fortunée, soit des fonds distribués à des institutionnels ou à un nombre limité de particuliers ».

L'AMF a affirmé avoir demandé à toutes les sociétés concernées de « prévenir sans délai leurs clients ». De son côté, Serge Maître conseille aux épargnants de consulter l'évolution des performances de leurs OPCVM. En cas d'effondrement, il préconise d'adresser sans délai une lettre recommandée avec accusée de réception à la direction de sa banque ou société de gestion.

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Ponzi, le pionnier des escrocs financiers

Julien Beauvieux - lundi 15 décembre 2008 | Publié 15:08 | Actualisé 18:12
http://www.e24.fr/finance/article32792.ece

Chaque discipline a ses pionniers, ses inventeurs. Dans le cas des escroqueries financières, le système mis en place depuis plus de quarante ans par Bernard Madoff, qui a éclaté jeudi 11 décembre dernier, s'inspire du dispositif pyramidal autrefois utilisé par Charles Ponzi.

Arrivé au début du siècle aux Etats-Unis, cet immigrant italien sans le sous a une idée au début de l'année 1920. Il crée une société de collecte de fonds proposant aux déposants un retour sur investissement de 40% sous 90 jours, provenant de l'arbitrage sur le prix des coupons de réponse internationaux postaux.

Mis en place en 1907, ces timbres universels permettaient d'affranchir une lettre depuis n'importe lequel des Etats-membres de l'Union Postale Universelle.

Ponzi expliqua à ses clients que la différence entre le prix d'achat d'un coupon, par exemple un centime en France, et le prix de revente à l'US Postal leur permettrait un gain conséquent et rapide, fondé sur la dévaluation des monnaies européennes après la première guerre mondiale. Un argument commercial qui, complété par le bouche-à-oreille entretenu par les nombreux clients satisfaits, permit à l'escroc de collecter plusieurs millions de dollars.

Déshabiller Pierre pour habiller Paul

Mais derrière cette façade, la réalité était tout autre. Les clients ne savaient pas que l'argent qu'ils recevaient provenait en réalité de nouveaux souscripteurs, et non des profits générés par l'activité de Ponzi. En d'autres termes, les nouveaux souscripteurs payaient les anciens et ainsi de suite.

Ponzi fut finalement perdu par son succès et le caractère artificiel de son activité. Devenu multimillionnaire, il attira les soupçons et une enquête révéla que l'ensemble des coupons de réponse internationaux en circulation dans le monde n'aurait pas permis à couvrir les remboursements de ses clients. Misant sur le fait qu'il réussirait à collecter plus d'argent qu'il ne devait en rembourser, il n'aurait en réalité acheté que pour 30 dollars de coupons…

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Les plus grandes banques du monde exposées à la fraude de Bernard Madoff

Associated Press le 15/12/2008 18h45
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=6191394

Une bonne partie de la finance internationale était tombée dans les filets de Bernard Madoff. Plusieurs des plus grandes banques du monde ont admis lundi avoir confié plus ou moins indirectement des sommes souvent colossales au courtier new-yorkais, aujourd'hui accusé d'une des plus grandes fraudes de l'histoire de Wall Street.

Arrêté jeudi par le FBI, Bernard Madoff, 70 ans, ancien patron du Nasdaq et figure réputée de la finance new-yorkaise, a avoué avoir monté une gigantesque escroquerie pyramidale estimée à 50 milliards de dollars.

Dans la liste des victimes présumées, des banques renommées du monde entier côtoient des hedge funds, des fonds de pension, des particuliers mais aussi de grandes fortunes comme le magnat de l'immobilier Mortimer Zuckerman, et des institutions. D'après le "Wall Street Journal", la fondation caritative du réalisateur Steven Spielberg, la Fondation Wunderkinder, semble avoir investi dans le passé une part significative de ses avoirs chez Madoff. Toujours selon le journal, qui cite deux personnes informées des investissements de l'organisation, la Fondation Elie Wiesel pour l'humanité, fondée par l'écrivain rescapé de l'Holocauste, a été durement touchée.

En dehors des Etats-Unis, plusieurs grandes banques ont dû reconnaître des pertes potentielles, souvent par le biais d'une chaîne d'investisseurs qui finissait dans le fonds d'investissements de Madoff. L'Espagnole Banco Santander, plus grande banque de la zone euro en capitalisation boursière, a fait savoir que ses clients avaient été exposés à hauteur de 2,33 milliards d'euros à l'escroquerie de Madoff, principalement via un fonds appelé Optimal Strategic US Equity.

La plus grande banque de Grande-Bretagne, HSBC, a reconnu qu'un "petit nombre" de ses clients institutionnels avaient été exposé pour un total s'élevant à un milliard. La deuxième banque du pays, Royal Bank of Scotland, qui est détenue à 58% par le gouvernement britannique, a évoqué des pertes potentielles indirectes avoisinant les 400 millions de livres sterling (447 millions d'euros).

Man Group, l'un des plus grands gestionnaires d'actifs du monde, a signalé une exposition avoisinant les 360 millions de dollars (263,6 millions d'euros).

En France, Natixis évaluait lundi sa perte potentielle à 450 millions d'euros. Le groupe bancaire expliquait avoir investi dans le cadre d'opérations pour compte de sa clientèle dans plusieurs "fonds de réputation internationale", dont les titres ont été confiés à "des dépositaires de premier plan", qui ont eux-mêmes délégué la conservation de ces titres chez Bernard Madoff Investment Securities LLC, le fonds d'investissements du courtier.

La veille, la BNP Paribas avait admis être exposée à "un risque" indirect, évaluant sa perte potentielle à 350 millions d'euros. La Société Générale et le Crédit agricole ont reconnu une exposition "négligeable".

En Suisse, la banque genevoise Union bancaire privée (UBP) a aussi reconnu une exposition indirecte, tandis qu'en Italie, Unicredit, la plus grande banque italienne, annonçait une perte d'environ 75 millions d'euros, investis directement.

Au Japon, la Nomura Holdings a annoncé une exposition de l'ordre de 27,5 milliards de yens (environ 224 millions d'euros) mais ajouté que les pertes seraient vraisemblablement limitées par rapport à son capital.

Vendredi, juste après l'arrestation de Bernard Madoff, les représentants des grandes banques américaines Bank of America, Citigroup, PNC Financial Services et Merrill Lynch & Co. avaient refusé de dire si ces établissements avaient été exposés.

Face à l'étendue des dommages potentiels, certains commencent à montrer du doigt la Securities and Exchange Commission, le gendarme de Wall Street, chargé de surveiller les fonds d'investissements comme celui de Madoff.

"Je crois maintenant qu'il est difficile pour les gens d'investir dans des choses qui sont censées être régulées en Amérique, parce qu'ils n'ont pas fait leur boulot", expliquait sur la BBC Nicola Horlick, directeur de Bramdean Alternatives, qui avait investi 9% de ses fonds dans la pyramide de Madoff. "Cela a été manifeste tout au long de la crise du crédit", a-t-il ajouté. "C'est le plus grand scandale financier, probablement de toute l'histoire des marchés".

Parmi les investisseurs lésés aux Etats-Unis, la Fondation Robert I. Lappin à Boston, qui finançait des voyages en Israël pour la jeunesse juive, a limogé son personnel après avoir révélé que l'argent récolté pour ses opérations avaient été investi chez Madoff.

Le scandale touche même des membres du Congrès. Le sénateur du New Jersey Frank Lautenberg, l'un des plus riches parlementaires du Sénat, avait confié la fondation caritative de sa famille au septuagénaire new-yorkais.

Et, de la Floride au Minnesota, fleurissaient les récits d'investisseurs ordinaires ayant confié leurs économies à Bernard Madoff. Certains le connaissaient depuis des décennies, d'autres étaient recommandés par un ami. Beaucoup ont tout perdu, des sommes allant de 40.000 dollars à plus d'un million de dollars. AP
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« Répondre #1 le: 11/12/2010 - 12:26:41 »

Affaire Madoff: les banques dans l'oeil du cyclone

11/12/2010

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/12/11/04015-20101211ARTFIG00465-affaire-madoff-les-banques-dans-l-oeil-du-cyclone.php

UBS, JP Morgan, Natixis, Fortis, Citigroup ou encore Merrill Lynch sont toutes concernées par les plaintes du liquidateur américain chargé par la justice américaine de récupérer l'argent des victimes de Bernard Madoff.

Deux ans après le début de l'affaire Bernard Madoff, le liquidateur du fonds de l'escroc américain, Irving Picard, multiplie les poursuites pour récupérer 50 milliards de dollars perdus par les investisseurs au cours de la plus grosse fraude boursière de l'histoire. Les banques impliquées sont particulièrement visées:

HSBC

Neuf milliards de dollars. C'est le plus gros montant réclamé par Irving Picard à une société dans l'affaire Madoff. Et cette entreprise, c'est HSBC qui, selon le liquidateur, a «créé, fait la promotion et soutenu un réseau international d'une douzaine de fonds nourriciers domiciliés en Europe, aux Caraïbes et en Amérique centrale». La banque britannique nie tout en bloc. «HSBC se défend vigoureusement contre les poursuites portant sur l'affaire Madoff qui la visent dans diverses juridictions à travers le monde, y compris des poursuites en nom collectif aux Etats-Unis», a fait valoir la banque dans un communiqué.

JP Morgan

Principale banque du fonds de Bernard Madoff, Bernard L. Madoff Investment Securities, JP Morgan est également accusée de complicité par le liquidateur. Le liquidateur réclame 6,4 milliards de dollars. Selon lui, l'établissement financier américain aurait encouragé et aidé la fraude mise en place par Madoff. «JP Morgan a volontairement fermé les yeux devant cette fraude, même après avoir été au courant des nombreux avertissements à l'encontre de Madoff», écrit l'un des conseils d'Irving Picard dans un communiqué. JP Morgan a affirmé que cette accusation était «irresponsable et exagérée».

UBS

Irving Picard réclame 555 millions de dollars supplémentaires à la banque suisse. Ce qui porte le montant total demandé à 2,5 milliards de dollars.UBS est accusée de complicité dans l'escroquerie. Concrètement, il reproche à UBS d'avoir récupéré les sommes volées par Madoff aux investisseurs dans ses deux fonds, Luxalpha SICAV et Groupement Financier Limited. UBS qui dénonce des accusations «fausses», dit n'être pas «responsable envers ces investisseurs des conséquences malheureuses du scandale Madoff».

Natixis/Citigroup

Et la liste s'allonge. L'administrateur chargé de la liquidation de la société du financier américain Bernard Madoff a déposé un nouveau recours contre sept banques, dont Natixis et Citigroup a qui Irving Picard réclame respectivement 400 millions de dollars et 425 millions. Les cinq autres sont la Belge Fortis (groupe BNP Paribas), la Néerlandaise ABN Amro, l'Espagnole Banco Bilbao Vzcaya Argentaria, la Japonaise Nomura et l'Améri aine Merrill Lynch, détenue par Bank of America. Une accusation que Natixis conteste, affirmant «avoir toujours agi de bonne foi et n'a ni bénéficié, ni participé, ni eu connaissance de la fraude commise par Bernard Madoff».

BNP Paribas

Le liquidateur a également porté plainte contre BNP Paribas et Legacy Capital qu'il accuse d'avoir profité de l'escroquerie. D'après Irving Picard, Legacy Capital a reçu au moins 255,8 millions de dollars (191,3 millions d'euros) de Bernard L. Madoff Investment Securities (BLMIS) entre 2000 et le 11 décembre 2008, date à laquelle la fraude a été révélée. Sur ce total, quelque 89,3 millions représentaient des paiements frauduleux. Or, toujours selon l'administrateur judiciaire, BNP Paribas a repris le contrôle des comptes de Legacy Capital en 2004 tout en étant au courant des soupçons de fraude pesant déjà à l'époque sur Bernard Madoff.

UBP

Par ailleurs, une bonne nouvelle est arrivée aux oreilles des victimes : mardi, la banque genevoise, UBP a remboursé en liquide près d'un demi milliard de dollars au «Trustee», autorité américaine administrant la faillite des fonds autrefois contrôlés par Bernard Madoff. Un accord entre la banque et le liquidateur que le Tribunal des faillites de Manhattant doit valider. Il s'agit du premier accord international d'une telle dimension. Les victimes croiseront les doigts pour que ce ne soit pas le seul.

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Madoff : 20 milliards réclamés à une banque autrichienne


11/12/2010

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/12/09/04015-20101209ARTFIG00654-affaire-madoff-la-traque-aux-complices-touche-a-sa-fin.php

La plainte, déposée par le liquidateur américain Irving Picard, vise la banquière autrichienne Sonja Kohn, qualifiée d'«âme soeur criminelle» de Bernard Madoff.

Depuis un an, le liquidateur américain, Irving Picard, traque tous les complices supposés de l'arnaque montée parBernard Madoff. Et de toutes les plaintes déposées, celle dont il espère récupérer la plus grosse somme est une action menée contre la présidente fondatrice et principale actionnaire de la banque autrichienne Medici, Sonja Kohn. Le liquidateur lui réclame 19,6 milliards de dollars (14,8 milliards d'euros) de dommages et intérêts.

Décrite comme «l'âme soeur criminelle» de Bernard Madoff depuis 1985, Irving Picard l'accuse d'avoir «orchestré une vaste combine illégale» pour alimenter l'escroquerie de Madoff, en lui apportant des clients. Madoff, en retour, la rémunérait secrètement à hauteur de dizaines de millions de dollars. «Madoff a trouvé en Sonja Kohn une âme soeur criminelle, dont l'avidité et l'inventivité malhonnête égalaient la sienne», écrit Irving Picard.

Bank Austria réplique

Six membres de la famille de Sonja Kohn sont également visés. Avec eux, Bank Austria, qui détient 25% des parts de Medici, et la banque italienne Unicredit, maison-mère de Bank Austria.

A Vienne, un porte-parole de la Bank Austria, Martin Halama, a vigoureusement réagi ce samedi en affirmant que cette institution allait s'«opposer avec véhémence à cette plainte. Cette dernière ne nous a pas encore été communiquée et donc nous ne pouvons pas la commenter en détail», a-t-il déclaré à l'agence de presse autrichienne APA, tout en rappelant que la Bank Austria se considère dans cette affaire «comme une victime et non un complice» de Bernard Madoff.

Le liquidateur a jusqu'à ce samedi pour porter plainte contre des complices présumés et réclamer des fonds au bénéfice des victimes. Selon la loi américaine, les plaignants ont deux ans pour engager des actions judiciaires à partir du jour où ils ont découvert la fraude. Les poursuites visent à récupérer 50 milliards de dollars perdus par les investisseurs au cours de la plus grosse fraude boursière de l'histoire.

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L'affaire Madoff rattrape UBS aux États-Unis

24/11/2010

http://www.lefigaro.fr/societes/2010/11/24/04015-20101124ARTFIG00677-l-affaire-madoff-rattrape-ubs-aux-etats-unis.php

Le liquidateur américain, qui défend les intérêts des victimes de Madoff, demande à la banque suisse et à d'autres sociétés financières au moins 2 milliards de dollars.

Le liquidateur américain de l'affaire Madoff réclame au moins deux milliards de dollars à l'UBS et d'autres parties, qu'il accuse de complicité dans l'escroquerie du siècle. Irving Picard est chargé de retrouver les actifs qui pourraient rester des vingt années de fraude de Bernard Madoff en vue de le redistribuer à ses victimes. Il attaque la banque suisse et sa filiale luxembourgeoise devant le tribunal des faillites de New York.

Selon lui, l'UBS a fait semblant de ne pas voir les indices inquiétants de fraude qui caractérisaient les investissements et la gestion d'actifs soi-disant pratiquée par Bernard Madoff. Il reproche à l'UBS d'avoir apporté de la crédibilité aux fonds «rabatteurs» qui recrutaient des investisseurs en leur promettant de placer leurs liquidités dans les produits conçus et gérés dans la plus grande opacité par Madoff.

Nombreuses procédures en Europe

Les fonds Luxalpha Sicav et Groupement Financier Ltd, dont l'UBS était le dépositaire, sont cités dans la plainte déposée par Irving Picard. Ce dernier affirme que ces deux fonds ont procédé à des retraits de 796 millions de dollars au cours des trois mois qui ont précédé la faillite de la maison Madoff. Au cours des six années précédentes, ils auraient retiré 1,12 milliard de dollars. Or comme Madoff faisait semblant d'investir pour le compte de ses clients, les sommes qu'il restituait aux fonds rabatteurs provenaient directement des liquidités volées aux autres investisseurs, conformément au schéma classique des fraudes pyramidales.

La veuve du Français Thierry de La Villehuchet et plusieurs associés du financier dans le fonds rabatteur Access International Advisors sont également poursuivis par Irving Picard. Il les accuse d'avoir profité et facilité la fraude de Bernard Madoff. Thierry de La Villehuchet s'est donné la mort dans son bureau de New York quelques jours après que Madoff se fut livré à la justice.

Au total, le liquidateur américain a déjà engagé une vingtaine de procédures en vue de récupérer plus de 17 milliards de dollars auprès des fonds rabatteurs, d'associés, de parents et d'amis de Bernard Madoff. Ayant plaidé coupable, ce dernier a échappé au procès. Il n'a rien révélé des complicités dont il aurait bénéficié et purge une peine de 150 ans de prison. Deux de ses anciennes employées, Joann Crupi et Annette Bongiorno, ont par ailleurs été arrêtées la semaine dernière par le FBI. Le liquidateur aimerait mettre la main sur leurs actifs, notamment immobiliers.

En Europe, le scandale Madoff a également donné lieu à de multiples procédures depuis un an. Les avocats des victimes de la fraude se sont très tôt retournés contre la grande banque UBS, dépositaire du fonds Luxalpha. Le parquet luxembourgeois a ouvert l'été dernier une enquête pour faux et usage de faux contre UBS Luxembourg. En France, la banque a affronté une avalanche de plaintes au pénal au début de l'année. Elle a été en parallèle assignée devant le tribunal de commerce de Paris par deux groupes d'investisseurs différents.

UBS «ne doit pas supporter de responsabilité à l'égard de ces détenteurs de parts du fait des résultats regrettables liés au scandale Madoff», réplique la banque, qui rappelle que Luxalpha «avait été créé à la demande explicite de clients fortunés», «représentés par des institutions financières sophistiquées» et qui demandaient un fonds taillé sur mesure qui leur permette de continuer à investir leurs avoirs chez Madoff.

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Pour le renseignement italien, les emprunts toxiques « menacent la sécurité nationale »

30 décembre 2010 - 18:10

http://www.solidariteetprogres.org/article7289.html

30 décembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – A l’heure où de nombreux départements et municipalités français affrontent le péril des emprunts toxiques qui leur ont été fourgués par les grandes banques européennes, les services de renseignement intérieur italiens (AISI) ont qualifié ces produits dérivés de menace à la sécurité nationale. Dans sa publication trimestrielle Gnosis , l’agence italienne a publié un dossier choc intitulé « Sécurité nationale et soutien aux collectivités locales : Renseignement économico-financier contre le ’virus’ des dérivés ».

Dès l’introduction, les agents de l’AISI écrivent : « Nous sommes dans une situation de grande vulnérabilité : un défaut soudain des collectivités locales (provoqué par des insolvabilités ou des retards de paiement) pourrait créer des effets négatifs (en termes des problèmes de liquidités et de crédit) et un comportement de panique en chaîne qui pourrait gravement mettre en cause la stabilité des finances publiques, non seulement locales, mais également nationales. Le problème lié aux dérivés n’est pas seulement financier, mais aussi politique, à cause de l’existence de coûts cachés qui accroissent la pression déjà forte sur la soutenabilité de la dette nationale. »

Les auteurs estiment que les contrats dérivés contractés par les collectivités locales italiennes ainsi que les ménages et les entreprises équivalent à 60 milliards d’euros. C’est dès 1995, expliquent-ils, que les banquiers d’affaires ont convaincu les nombreuses communes, départements et régions criblées de dettes, de souscrire des contrats dérivés leur permettant de toucher immédiatement du cash mais liés à un pari sur des Credit default swaps (CDS – assurances hyper-spéculatives sur le risque de crédits). Selon certains observateurs, 80% de ces paris/contrats seraient perdants.

D’ores et déjà, 22 banquiers sont sous le coup d’une enquête à Florence, dans le cadre de ventes frauduleuses de contrats dérivés à la municipalité. A Rome, la région poursuit 11 banques pour la même raison, et exige 83 millions d’euros de réparation. L’an dernier à Milan, quatre banques étrangères ont été jugées pour tromperie sur des dérivés vendus à la municipalité lombarde. L’AISI cite ensuite le magistrat Alfredo Robledo (qui instruisit le médiatique procès milanais) : « le problème des dérivés en Italie est bien plus vaste que le problème grec. »

Dans leur conclusion, les auteurs écrivent : « L’enchevêtrement économico-financier généré par la masse de contrats dérivés existante est susceptible de créer un risque systémique pour la sécurité économico-financière de l’Etat. Les perspectives d’évolution de la conjoncture économique à moyen et long termes, allant vers une hausse progressive des taux d’intérêt de référence suivant un cours cyclique, conjuguée à la durée moyenne très longue des contrats swap, fait émerger en réalité une situation d’instabilité financière future dans laquelle de nombreuses collectivités locales pourraient être prises. Ces collectivités se verront sévèrement pénalisées par une hausse des taux engendrant des coûts majeurs de par les clauses stipulées dans les contrats swap. » L’AISI appelle à « des mesures fortes dans l’intelligence économique et financière, afin de protéger la sécurité nationale ».

Politiquement, la seule défense possible, c’est l’attaque : l’heure est venue de liquider l’ensemble des actifs toxiques du système.


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