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Auteur Fil de discussion: Algérie: de l'esclavagisme au terrorisme, histoires passées et présentes  (Lu 365761 fois)
kader
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« Répondre #30 le: 16/04/2007 - 12:28:14 »

Narjassa,

Le plus étonnant est que tous les hauts "dignitaires musulmans"  du pouvoir d'Algérie et du Maroc de l'époque participé, protégé et encouragé ces actes abjects.

En est bien d'accord que la religion d'état de l'époque (entre les années 1501 et 1830 ) était bien l'Islam,

comment ça ce fait que les pouvoirs et les autorités musulmanes de l'époque et pendant 329 ans  ont , et en toute connaissance, participé, protégé et encouragé ces actes abjects.

Comment ça ce fait que les marchés aux esclaves été à côté des mosquées et des madrassats (écoles coraniques) ?

Les tribus "musulmanes" et "musulmans" de l'époque, sortant de leurs prières, n'ont ils pas vu ces innoncents (femmes, enfants et hommes) escalaves vendu et traité comme du bétails ou même participé à ces transactions commerçiales abjectes.

Il y a eu tout de même au moins 1,3 million d’esclaves (hommes, femmes, enfants) enlevés d’Europe ,sans compter l'Afrique, par les "musulmans" ou autres ESCLAVAGISTES d'Etat Algériens, Marocains, Tunisiens et Libyens, ce n'est pas rien.

Il y a eu donc au moins 1,3 million de drames pendant au moins 329 ans

Qui sont ces tribus  "musulmanes" ou autres et "musulmans" ou autres qui ont participé, protégé et encouragé ces actes abjects en Algérie.

Qui sont ces dignitaires "musulmans" d'Algérie qui ont participé, protégé et encouragé ces actes abjects car apparemment ils étaient majoritaires pour maintenir ce "commerce" pendant au moins 329 ans  (entre les années 1501 et 1830 ).

Qui sont les descendants actuels de ces tribus ESCLAVAGISTES  et de ces dignitaires "musulmans" ESCLAVAGISTES d'Algérie ?

Il y a quelque chose de nauséabond dans notre histoire d'Algériens et d'Africains du Nord qui persiste  jusqu'à nos jours.

Ces actes abjects ressemblent étrangement à certains actes abjects de notre époque (Terrorisme, Banditisme, Esclavagisme moderne) !

Y a t il eu  héritage ? est quel héritage ?

« Esclave à Alger »
Récit de captivité de Joao Mascarenhas, 1621-1626
http://www.bibliomonde.com/pages/fiche-livre.php3?id_ouvrage=846

Esclaves chrétiens, maîtres musulmans. L'esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)
http://assr.revues.org/document3905.html

vol 65 : L'esclavage en Méditerranée à l'époque moderne
Les esclaves et leurs rançons chez les Barbaresques (fin XVIIIe - début XIXe siècle)
http://cdlm.revues.org/document47.html

Esclavage dans le monde arabo-musulman
http://fr.wikipedia.org/wiki/Esclavage_dans_le_monde_arabo-musulman

Traite musulmane
http://fr.wikipedia.org/wiki/Traite_arabe

Traite des Blanches
http://fr.wikipedia.org/wiki/Traite_des_blanches

Esclavage au Moyen Âge
http://fr.wikipedia.org/wiki/Esclavage_au_Moyen_%C3%82ge

Portail des esclaves et de l'esclavage
http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Esclavage


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kader
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« Répondre #31 le: 28/05/2007 - 11:30:05 »

 :(
L'état des lieux de l'Algérie de 2007 est déplorable et inquiétant et vous, vous vous chamaillez comme des gamins immatures .

- entre 3 380 000 et 6 760 000 Algériens vivraient dans près de 550 000 bidonvilles,

- entre 5 746 000 et 7 605 000 Algériens pauvres survivraient avec moins de 146 dinars Algériens ou 2 dollars us par jour,

- un taux de chomage entre 12,3% et 24% de la population active qui est estimée à près de 10,1 millions de personnes en octobre 2006 sur les 33 800 000 habitants Algériens au 1 er janvier 2007,

- 69,46 % d'abstentionnistes Algériens (incluant les bulletins nuls) qui ont exprimés pacifiquement et sans bellicisme leurs défiance, écoeurement et ressentiment, soit 13 031 449 sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour voter aux élections législatives Algériennes du 17 mai 2007.

DONC UN TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE D'ENVIRON 16,95%
( 5 727 827 électeurs x 100 / 33 800 000 d'habitants Algériens)

ET UN TAUX DE NON REPRESENTATIVITE POPULAIRE DE 83,05% QUI SIGNIFIERAIT
QU'ENVIRON 8 ALGERIENS SUR 10 NE CAUTIONNERAIENT PLUS CE "SYSTEME ALGERIEN D'APARTHEID ALGERO-ALGERIEN" INJUSTE, BELLIQUEUX ET FOURBE
.

Voir les résultats détaillées sur ( document lisible avec Foxit Reader - Lecteur de fichier PDF léger et gratuit à télécharger ici ) :
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?action=dlattach;topic=70.0;attach=206

(Source http://www.conseil-constitutionnel.dz/legis2007-fr.htm
http://www.conseil-constitutionnel.dz/ )


L'Algérie apparaît de plus en plus comme un bateau ivre (dû à une ingestion massive d'hydrocarbure), réservoir de carburant et coffre-fort pleins, se dirigeant dangereusement à vitesse lente, sur une mer très froide, vers des récifs de haute mer (hors de vue de terre) et dont "les différents équipages belliqueux et fourbes", conscients du danger imminent, ont bloqué simultanément par fourberie la barre et le safran pour maintenir ce cap infernal et ont volontairement et violemment détruit les moyens de sauvetage individuel et collectif et les systèmes pour envoyer des signaux de détresse pour qu'ils ne soient plus utilisable par les "passagers ou otages" contraint de rester dans la sombre cale.

Il y a de temps en temps des remorqueurs de haute mer qui, inquiets par cette manoeuvre et du brouhaha radio, viennent voir se qui se passent et essayent d'aider et d'avertir avec persistance du danger imminent les "differents équipages belliqueux et fourbes", " qui tiennent tous et en même temps la barre à roue ou gouvernail et se regardent en chiens de faïence .

Mais ces remorqueurs sont repoussés à l'unisson par ces "differents équipages belliqueux et fourbes" toute en gardant ce cap infernal et ces remorqueurs repartent en pensant que la situation est sous contrôle et qu'il n' y pas de risque de naufrage imminent.

Il y a de temps en temps des "faux" remorqueurs de haute mer qui accostent le bateau "Algérie" pour transborder du "ravitaillement" et surtout récupérer, pour les abriter ailleurs sur d'autres bateaux, les "butins" des "différents équipages belliqueux et fourbes" resultant des siphonnages effrénés du réservoir de carburant et des divers effractions du coffre-fort à bord du bateau ivre "Algérie".

Ces "faux" remorqueurs de haute mer profitent de l'occasion pour dissuader les vrais remorqueurs de haute mer et de sauvetage de s'approcher du bateau Algérie.

Mais, Il y a en permanence pas très loin du bateau Algérie différents "faux remorqueurs" de haute mer et de sauvetage préparer à récupérer séparément et discrètement certains membres des "différents équipages belliqueux et fourbes" du bateau Algérie juste avant que ce dernier ne touche les récifs puis ne sombre avec les passagers "otages" de la cale et les autres membres belliqueux et fourbes des différents équipages.

Les pauvres passagers "otages" de la sombre cale et les autres membres belliqueux, fourbes et "cocufié" des différents équipages, considéré comme des témoins gênants à faire disparaitre, ne pourront même pas lancer des signaux de détresse ou utiliser les moyens de sauvetage individuel et collectif car ils ont été totalement détruit. L'hypothermie puis la mort les attendent dans cette mer très froid. 


Un assassinat de masse est en marche



Malek Serraï dévoile :
« Des lobbies au sein du pouvoir détournent des projets arabes de l’Algérie vers d’autres pays »
El Khabar - 22/05/2007


L’expert économique et président du bureau algérien des consultations internationales,  Malek Serrai, a accusé des lobbies dans les arcanes du pouvoir et de l’administration de détourner des projets proposés à l’Algérie par des investisseurs arabes, vers d’autres pays, assurant par ailleurs que 560 000 dossiers sont toujours bloqués dans les banques, malgré l’obtention de tous les agréments.

Selon M. Serraï, un opérateur du Golf a présenté à l’Algérie un dossier d’investissement avant d’être surpris, à l’hôtel, par un appel téléphonique de Paris, afin qu’il transfère cet investissement vers la France, au lieu de le réaliser en Algérie. 

Lors de la conférence qu’il a organisée le quotidien El Moudjahid hier sur l’investissement national, Serraï a accusé des lobbies français et américains à l’intérieur de l’administration chargée de l’investissement, d’être derrière ces opérations qui visent à ébranler l’économie et freiner l’investissement en Algérie. 

De son côte, M. Bensassi, président du conseil consultatif des petites et moyennes entreprises, a considéré que le problème de l’investissement en Algérie est le refus du changement par certains acteurs économiques, notamment les banques qui refusent d’octroyer des crédits.

Cependant, M. Abdelmadjid Baghdadli, directeur général de l’agence nationale de la promotion de l’investissement, a tenté de défendre ce qu’a entrepris le gouvernement afin d’augmenter la valeur des investissements, et il est prévu de lancer 16 grands projets en 2007 qui sont en cours d’études, avec une valeur de 12 milliards de dollars.

Des experts l'ont révélé hier  :
Des lobbys proaméricains et profrançais bloquent l'investissement en Algérie
par Safia Berkouk - le Jeune Indépendant - Édition du mardi 22 mai 2007


Ce chiffre livré hier par le consultant Malek Sarraï, à l’occasion d’une conférence débat sur le thème de l’investissement, explique l’abstention lors des récentes élections législatives, a-t-il indiqué, lors de cette rencontre organisée par le quotidien El Moudjahid.

Cette situation est, notamment, due au fait que «des agréments pour des projets d’investissements sont délivrés aux jeunes par l’ANDI, l’ANSEJ ou la CNAC sans que ces organismes sachent le devenir de ces autorisations», a expliqué le conférencier.

Selon cet expert, les entraves qui bloquent l’investissement en Algérie vont bien au-delà des problèmes classiques qui sont déjà connus et exposés à chaque débat sur l’investissement, comme la bureaucratie, la corruption, le foncier ou encore l’accès au financement bancaire.

M. Serraï est allé jusqu’à parler de véritables «lobbys proaméricain et profrançais» qui bloquent les projets d’investissements en Algérie. Il a cité, dans ce cadre, le cas d’un investisseur arabe qui a présenté un dossier d’investissement au niveau de l’administration concernée en Algérie, à savoir l’ANDI, avant d’être contacté, à sa grande surprise, par des intermédiaires en France qui ont eu accès à son dossier et tenté de le convaincre d’investir son argent ailleurs, par exemple en France.

Des affirmations qui sont venues balayer d’un revers de main l’état des lieux flamboyant dressé par le directeur général de l’ANDI et qui a tenté, chiffres à l’appui, de démontrer que le climat de l’investissement en Algérie s’est nettement amélioré à la faveur d’un nouveau code de l’investissement.

Ainsi, selon lui, à la fin de l’année dernière, 7 500 projets d’investissements étaient en cours de réalisation, représentant un montant de 132 milliards de dinars et générant 213 000 emplois. M. Baghdadli a aussi soutenu qu’en 2006, les investissements déclarés au niveau de l’ANDI étaient de 6 975 projets, d’un montant de 708 milliards de dinars et devant générer 124 000 emplois.

Ce responsable a toutefois éludé la question de savoir quel est le taux des projets qui sont véritablement concrétisés et combien d’entre eux ne voient jamais le jour. Pour l’année 2007, le représentant de l’agence s’est montré très optimiste, en affirmant que 16 grands projets ont été identifiés, représentant des intentions d’investissement de l’ordre de 12 milliards de dollars dans les secteurs de l’immobilier, du tourisme, du dessalement et de la pétrochimie notamment.

Toutefois, ces chiffres ne reflètent en rien la réalité vécue par les investisseurs nationaux sur le terrain, a rétorqué le président de la CIPA (Confédération des industriels et des producteurs algériens), M. M’henni, qui a crié haut et fort que «les entreprises algériennes sont en train de mourir», appelant à l’intervention du président de la République, auprès duquel il a sollicité une audience.

Le chef de cette organisation patronale a soutenu qu’entre le programme du président de la République et son exécution, il n’y pas de «relais» et c’est ce qui porte préjudice aux entreprises et à l’investissement. Encore une fois, ce sont les banques publiques qui ont été accusées de tous les maux, principalement en raison de leurs règles prudentielles qui freinent l’accès aux crédits d’investissement.

Cependant, certains participants ont affirmé que les banques algériennes qui existent sur la place sont exclusivement commerciales et n’ont pas vocation à financer des investissements. C’est notamment le cas du président du Forum des chefs d’entreprise, M. Réda Hamiani, qui a appelé à la mise en place d’une banque spécialisée pour le financement des PME et des micro-entreprises, comme cela se fait ailleurs dans le monde.

Certes, l’environnement des investissements s’est relativement amélioré en Algérie, mais de l’avis de tous, beaucoup reste encore à faire et les dispositifs d’aide mis en place dans ce domaine sont indéniablement à parfaire. Une réflexion a déjà été engagée puisque le DG de l’ANDI a parlé d’une cartographie de toutes les procédures d’investissement qui sera réalisée d’ici le troisième trimestre 2007 en coopération avec la SFI.

Cette cartographie devrait aboutir, a-t-il dit, à la mise en place d’un énième dispositif de facilitation de l’investissement. Car s’il existe 320 000 PME en Algérie, on estime qu’au vu du potentiel de l’économie algérienne, il devrait y avoir au moins 800 000 à 1 million de PME actuellement.


Résultats officiels des élections législatives
Communiqué du Conseil constitutionnel 
Par : EL MOUDJAHID   Le : mardi 22 mai 2007


Le Conseil constitutionnel a proclamé, dans un communiqué  publié lundi dernier, les résultats officiels des élections législatives du 17 mai 2007.

Voici  la traduction du texte intégral du communiqué : 
       
"Le Conseil constitutionnel,         

- Conformément à la Constitution,         

- En vertu de l’ordonnance portant loi organique relative au régime électoral modifiée et complétée,         

- Après avoir pris connaissance, examiné en profondeur et vérifié les  résultats assignés dans les procès verbaux des Commission électorales des wilayas  et de la Commission électorale chargée de superviser le vote des citoyens algériens  établis à l’étranger, ainsi que les documents joints à ces résultats,           

- Après rectification des erreurs matérielles et introduction des modifications  nécessaires, établi les résultats du scrutin comme suit :         

annonce :         

Premièrement : les résultats de l’élection des membres de l’Assemblée populaire nationale (APN) qui s’est déroulée le 17 mai 2007 sont établis comme  suit : 

Voir les résultats détaillées sur :
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?action=dlattach;topic=183.0;attach=205

- Nombre d’électeurs inscrits :  18 761 084 
- Nombre de votants : 6 692 891
- Taux de participation : 35,67 % 
- Suffrages exprimés :  5 727 827
- Nombre de bulletins nuls : 965 064
     

Nombre des voix et sièges obtenus par les listes :   
 
1. Front de libération nationale (FLN) 
- nombre de sièges obtenus :  136   

2. Rassemblement national démocratique (RND) 
- nombre de sièges obtenus : 62 

3. Mouvement pour la société de la paix (MSP)
- nombre de sièges obtenus :  51 

4. Indépendants                                   
- nombre de sièges obtenus : 33 

5. Parti des Travailleurs (PT)     
- nombre de sièges obtenus : 26 

6. Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) 
- nombre de sièges obtenus :  19   

7. Front national algérien (FNA) 
- nombre de sièges obtenus :  15 

8. Mouvement national pour la nature et le développement (MNND) 
- nombre de sièges obtenus : 7 

9. Mouvement pour la jeunesse et la démocratie (MJD) 
- nombre de sièges obtenus : 5 

10. Mouvement En-Nahda   
- nombre de sièges obtenus : 5 

11. Parti du renouveau algérien
- nombre de sièges obtenus : 4   

12. Mouvement de l’entente nationale (MEN) 
- nombre de sièges obtenus :  4   

13. Alliance nationale républicaine (ANR)           
- nombre de sièges obtenus:  4 

14. Mouvement El Infitah (MEI)
- nombre de sièges obtenus:    3 

15. Mouvement El-Islah                                     
- nombre de sièges obtenu s:  3 

16. Front national des indépendants pour la concorde (FNIC)             
- nombre de sièges obtenus : 3 

17. Mouvement national d’espérance (MNE)     
- nombre de sièges obtenus :   2 

18. AHD 54                                 
 - nombre de sièges obtenus : 2 

19. Rassemblement patriotique républicain (RPR)  - nombre de sièges obtenus :  2   

20. Rassemblement algérien  (RA)   
- nombre de sièges obtenus: 01

21. Mouvement démocratique et social (MDS) 
- nombre de sièges obtenus: 1 

22. Front national démocratique (FND) 
- nombre de sièges obtenus :  1         

Deuxièmement:         

Ce sont là les résultats des délibérations du Conseil constitutionnel  lors de ses sessions tenues les 19, 20 et 21 mai 2007".

Le nombre de voix obtenues par les listes au niveau national et à l’étranger

Le Conseil constitutionnel a proclamé, lundi soir,  les résultats officiels des élections législatives du 17 mai 2007, dont voici le nombre de voix obtenues par les listes au niveau national et à l’étranger. 

Le taux de représentation au sein de l’APN

Les résultats officiels des élections législatives  du 17 mai proclamés, lundi, par le Conseil constitutionnel ont donné lieu aux  taux de représentation au sein de l’Assemblée populaire nationale (APN)
suivants:   

1. Front de libération nationale (FLN) 
Taux de représentation au sein de l’APN : 34,96 % 
Nombre de sièges obtenus : 136
Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau national : 21,77% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 1 246 989 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 3,69% (1 246 989 x 100/ 33 800 000)


2. Rassemblement national démocratique (RND)
Taux de représentation au sein de l’APN : 15,94% 
Nombre de sièges obtenus : 62
Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau
national : 9,03% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 517 098  électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 1,53% (517 098 x 100/ 33 800 000)
 

3. Mouvement pour la société de la paix (MSP) 
Taux de représentation au sein de l’APN: 13,11% 
Nombre de sièges obtenus :   51
Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau national:   7,83% 
Nombre de voix adopté dans la distribution   des sièges : 448 306 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 1,33% (448 306 x 100/ 33 800 000)


4. Indépendants                                   
Taux de représentation au sein de l’APN : 8,48% 
Nombre de sièges obtenus : 33   
Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau
national :      5,00% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 286 291 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,85% (286 291 x 100/ 33 800 000)


5. Parti des Travailleurs (PT)     
Taux de représentation au sein de l’APN : 6,68 % 
Nombre de sièges obtenus :  26   
Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau
national :      3,07% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 175 706 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,52% (175 706 x 100/ 33 800 000)


6. Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) 
Taux de représentation au sein de l’APN : 4,88% 
Nombre de sièges obtenus :  19   
Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau
national :      1,53% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 87 810  électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,26% (87 810 x 100/ 33 800 000)
 

7. Front national algérien (FNA) 
Taux de représentation au sein de l’APN : 3,86% 
Nombre de sièges obtenus : 15   
Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau
national :      2,03% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 116 022 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,34% (116 022 x 100/ 33 800 000)
 

8. Mouvement national pour la nature et le développement (MNND)  
Taux de représentation au sein de l’APN: 1,80% 
Nombre de sièges obtenus :   7   
Le taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau
national :      0,93% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 53 207  électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,16% (53 207 x 100/ 33 800 000)
 

9. Mouvement pour la jeunesse et de la démocratie (MJD)
Taux de représentation au sein de l’APN: 1,29% 
Nombre de sièges obtenus : 5   Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau national :      0,73% 
Nombre de voix adopté dans la distribution   des sièges : 41 650  électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,13% (41 650 x 100/ 33 800 000)
   

10. Mouvement Nahda   
Taux de représentation au sein de l’APN: 1,29% 
Nombre de sièges obtenus : 5 
Le taux des voix exprimées et obtenues par  rapport aux voix exprimées au niveau
national :   0,75% 
Nombre de voix adopté dans la distribution   des sièges : 43 177 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,13% (43 177 x 100/ 33 800 000)


11. Alliance nationale républicaine (ANR)
Taux de représentation au sein de l’APN: 1,03%.
Nombre de sièges obtenus:  04
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national: 0,42% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 24 281  électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,07% (24 281 x 100/ 33 800 000)


12. Parti du renouveau algérien (PRA)
Taux de représentation au sein de l’APN: 1,03%.
Nombre de sièges obtenus :  04. 
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,50%.
Nombre de voix adopté selon la distribution des sièges : 28 666   électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,08% (28 666 x 100/ 33 800 000)


13. Mouvement de l’entente nationale (MEN)  
Taux de représentation au sein de l’APN : 1,03%. 
Nombre de sièges obtenus :  4 
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,56% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 32 110  électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,09% (32 110 x 100/ 33 800 000)


14. Front national des indépendants pour la concorde (FNIC)        
Taux de représentation au sein de l’APN : 0,77%. 
Nombre de sièges obtenus :  3 
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,35% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 19 846 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,06% (19 846 x 100/ 33 800 000)


15. Mouvement El-Islah                                    
Taux de représentation au sein de l’APN : 0,77%. 
Nombre de sièges obtenus :  3 
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,48%
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 27 463   électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,08% (27 463 x 100/ 33 800 000)


16. Mouvement El-Infitah 
Taux de représentation au sein de l’APN: 0,77%.  Nombre de sièges obtenus : 3  Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,48% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 27 639   électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,08% (27 639 x 100/ 33 800 000)


17. AHD 54
Taux de représentation au sein de l’APN : 0,51%. 
Nombre de sièges obtenus :  2  Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,27% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 15 227 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,05% (15 227 x 100/ 33 800 000)
 

18.  Mouvement national d’espérance (MNE)
Taux de représentation au sein de l’APN : 0,51%.
Nombre de sièges obtenus :  2
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,31% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges :17 856  électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,05% (17 856 x 100/ 33 800 000)


19. Rassemblement patriotique républicain (RPR)  
Taux de représentation au sein de l’APN : 0,51%. 
Nombre de sièges obtenus : 2 
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national: 0,21% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 11 977 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,04% (11 977 x 100/ 33 800 000)


20. Front national républicain (FNA)  
Taux de représentation au sein de l’APN : 0,26%. 
Nombre de sièges obtenus :  1 
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national: 0,14% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 8 234 électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,02% (8 234 x 100/ 33 800 000)
   

21. Rassemblement algérien  (RA)   
Taux de représentation au sein de l’APN : 0,26%. 
Nombre de sièges obtenus:  1 
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,15% 
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 8 483   électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,02% (8 483 x 100/ 33 800 000)
 

22.  Mouvement démocratique et social (MDS)  
Taux de représentation au sein de l’APN : 0,26%. 
Nombre de sièges obtenus :  1 
Taux des voix exprimées et obtenues par rapport aux voix exprimées au niveau  national : 0,18%
Nombre de voix adopté dans la distribution des sièges : 10 264   électeurs sur 18 761 084 électeurs Algériens inscrits pour représenter les 33 800 000 habitants Algériens.
TAUX DE REPRESENTATIVITE POPULAIRE : 0,03% (10 264 x 100/ 33 800 000)



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« Répondre #32 le: 28/05/2007 - 12:52:22 »

Les enfants des décharges
Lyès Menacer - El Watan - 28 mai 2007

Ils sont une trentaine et ils sont âgés entre 6 et 17 ans. La plupart sont des écoliers, habitant à Boukhalfa, à Draâ Ben Khedda et dans les quartiers-bidonvilles du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou.

Depuis leur tendre enfance, ils triment dans une décharge sauvage pour survivre et nourrir leurs familles. Nacim, l’un d’eux, s’apprête à passer son baccalauréat lettres en juin prochain. Le visage déguenillé, les mains nues et les vêtements noircis par la fumée, il affirme travailler dans la récupération du plastique et des déchets ferreux depuis au moins six ans. « Mon père est alité et il n’y a que moi pour prendre en charge ma famille », déclare-t-il en toussant à cause de la fumée qui se dégage du milieu des ordures brûlées. Sofiane est le plus ancien et il n’a que 16 ans. Il a commencé à fréquenter cette décharge à l’âge de cinq ans et a quitté l’école à la 4e année primaire. Ses parents n’avaient pas suffisamment de moyens pour lui permettre de continuer ses études, dit-il. « Je me réveille à 5h et je travaille souvent jusqu’au coucher du soleil. Je récupère les bouteilles, les caisses et les chaussures en plastique pour m’acheter des cigarettes, quelques vêtements et siroter un café dignement. Je ne veux pas aller en ville, voler les gens dans la rue pour survivre », lance-t-il, avant de rejoindre ses amis qui ont escaladé une colline d’ordures à la recherche de choses à vendre au récupérateur du coin, installé à l’entrée de la décharge depuis près de vingt ans. Derrière cette colline de déchets, un groupe d’enfants fouille dans des sachets noirs les restes de nourriture pour manger.

« Ils viennent tous les jours pour consommer du fromage périmé, du pain moisi et les restes de viandes que les restaurateurs jettent ici », ajoute Sofiane, atterré par le sort réservé à ces gamins, en âge de jouer et de faire des études. « Je trafiquerai un certificat de scolarité de niveau de 9e AF pour pouvoir suivre une formation de pâtissier », ajoute Djamel, âgé de 14 ans seulement.

A quelques mètres, un SDF ne dépassant pas la trentaine, crie de joie après avoir trouvé six boîtes de yaourt et des bouts de pain roulés dans un sachet. « J’ai de quoi calmer mon estomac aujourd’hui », dit-il à l’adresse de son voisin, un retraité de 57 ans. Cet homme, vit dans une chambre et une cuisine avec sa femme et ses huit enfants depuis plus de 30 ans. Tourneur, fraiseur et peintre à la fois, il affirme avoir frappé vainement à toutes les portes pour trouver un emploi. « Pour travailler chez l’Etat, il faut avoir des appuis dans l’administration tandis que chez les entreprises privées, rares sont celles qui vous payent votre dû », déclare ce père de famille, entre deux bouffées de cigarettes. Au milieu de ce décor dominé par l’odeur nauséabonde des ordures et l’air asphyxiant de la fumée, l’arrivée d’un camion ou d’un tracteur, chargés d’ordures, provoque un climat d’euphorie chez ces bambins. En faisant ce métier qu’ils n’ont pas choisi, ils ne gagnent pas plus de 200 DA par jour, lorsqu’ils sont correctement payés par le récupérateur du coin qu’ils qualifient d’escroc. « Même en le surveillant, il triche dans la pesée et refuse parfois de nous payer le jour même sous prétexte qu’il n’a pas d’argent sur lui », dénonce Salim âgé de 9 ans. Appelé à la rescousse par Ameziane qui s’apprête dans quelques jours à passer son examen de BEM, Salim a failli se blesser au pied par une barre de fer se trouvant sur son chemin. « On se blesse souvent ici par les débris de verre, des barres de fer rouillées et des morceaux de bois que l’on ne voit pas lorsqu’on trie les ordures », dira Sofiane, réparant ses claquettes avec des fils électriques. Saïd venait juste d’arriver. Il ramasse des pièces, de vieux vêtements et autres ustensiles pour les vendre dans le jardin public du centre-ville de Tizi Ouzou. « J’ai trois petits enfants qui m’attendent à la maison », lance-t-il, le regard chargé de colère. A l’entrée du site, des éboueurs de la commune de Tizi Ouzou déchargent aussi leur butin. Eux aussi s’adonnent à cette activité pour boucler des fins de mois trop difficiles. Pendant ce temps, Nacim, Sofiane et les autres enfants de la décharge se voient dans la peau des futurs harraga s’ils arrivent évidemment à survivre à cette fumée qui les consume de l’intérieur. « Ce pays ne nous a rien offert, et nous n’avons rien à lui donner en retour », conclut Lakhdar.
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« Répondre #33 le: 28/05/2007 - 13:37:12 »

Esmahli kader mais je reprends une partie de tes phrases  ;)

Parmi les preuves et les faits de ces crimes imprescriptibles par leur nature, c’est-à-dire qu'ils peuvent être jugés sans aucun délai dans le temps, non dissimulables éternellement, par aucun humain ou aucun dieu ou aucune divinité et qui sont la éternellement pour accuser et condamner sans appel ces doctrines belliqueuses, fourbes, perfides et génocidaires, avec leurs prêtres, imams et exécutants zélés, que sont le Baathisme, le Nassérisme, l'Islamisme et encore beaucoup d'autres, inculquer à nos enfants avant et après notre indépendance en 1962 et qui sont directement responsable de la mort violente (assassinat) de plusieurs centaines de milliers d'Algériens (hommes, femmes et enfants) et du délabrement morale, social, politique et économique de l'Algérie contemporaine,

et cette pièce à conviction parmi des centaines de milliers qui décrit une partie de la chair et de la psyché meurtri de la population Algérienne et qui est la pour accuser et condamner sans appel ces doctrines belliqueuses, fourbes, perfides et génocidaires, avec leurs prêtres, imams et exécutants zélés, que sont le Baathisme, le Nassérisme, l'Islamisme et encore beaucoup d'autres.

Convention sur l'imprescriptibilité des crimes de guerre
et des crimes contre l'humanité
http://www.unhchr.ch/french/html/menu3/b/p_limit_fr.htm

Révélations d’un ancien détenu d’opinion : Lambèse : l’Acaltraz médiéval
source http://www.kabyles.com/article.php3?id_article=3025

Ce document, qui a valu au journaliste Arezki Aït-Larbi un mandat d’arrêt et une condamnation par défaut à six mois de prison ferme en 1997, a été publié dans l’hebdomadaire l’Evénement (N° 162 - Semaine du 2 au 8 avril 1994).

Le 5 juillet 1985, l’Algérie fêtait le 23e anniversaire de son indépendance. Des enfants de chouhada qui s’étaient constitués en associations non légalisées, car indépendantes des appareils du pouvoir et du parti unique, décident de célébrer cette journée en déposant des gerbes de fleurs sur les carrés des Martyrs, en marge des festivités officielles. Le pouvoir intervient et décide de mettre un terme à cette nouvelle forme de « subversion » : plusieurs enfants de chouhada sont arrêtés à Tizi-Ouzou, Alger, Chlef et Ténès. Présentés au parquet de la Cour de sûreté de l’Etat de Médéa, ils seront écroués à la prison de Berroughia.

Pour avoir pris leur défense et dénoncé le scandale, des membres fondateurs de la première Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme, créée quelques jours auparavant, et des militants du Mouvement culturel berbère seront arrêtés et présentés devant la même juridiction d’exception.

Après un procès mémorable qui a duré du 15 au 19 décembre 85 devant la Cour de sûreté de l’Etat, le verdict tombe : des peines allant de 6 mois à 3 années de prison ferme sont prononcées. Les condamnés, au nombre de 22, sont alors éparpillés sur plusieurs établissements pénitentiaires. Six d’entre eux, condamnés à 3 années de prison, seront transférés au sinistre pénitencier de Tazoult-Lambèse pour y subir un « programme spécial de rééducation ».
J’étais parmi ces six condamnés qui découvriront cet Alcatraz sous développé. J’ai passé 11 mois (du 02 janvier 1986 au 02 décembre 1986) dans ce monde hors du temps et de l’espace.

Le document qui va suivre est une lettre que j’avais adressée, le 07 mars 1987, après mon transfert à la prison de Constantine, à M. Mohamed Chérif Kherroubi qui venait de succéder à M. Boualem Baki à la tête du ministère de la Justice.
Malgré l’insistance de plusieurs amis, j’ai hésité à publier cette lettre ou à livrer un quelconque témoignage sur une « expérience » traumatisante. Sans doute, par souci de ne pas cultiver un quelconque syndrome de « nouveau Moudjahid ».
Cependant, après la « spectaculaire » évasion de 900 détenus le mois dernier, j’ai acquis la conviction qu’il fallait témoigner et établir une relation entre les moyens mis en œuvre pour tenter de briser les militants de la démocratie et des droits de l’Homme, et les complicités qui ont permis à des terroristes de prendre la clé des champs, à partir d’un pénitencier réputé imperméable. Autrement dit, les méthodes médiévales et les hommes de main utilisés pour « rééduquer » les démocrates ne constituaient-ils pas déjà les prémices de sympathies intégristes qui allaient se révéler, quelques années plus tard, comme de redoutables complicités ?
C’est pour cela que j’ai décidé aujourd’hui de témoigner en publiant cette lettre dans son intégralité.
Des faits y sont rapportés. Certains de ces faits sont aujourd’hui encore vérifiables. Des noms sont également cités. Si la publication de cette lettre devait susciter des mises au point ou des démentis, que leurs auteurs éventuels sachent que leurs réactions sont les bienvenues.

Arezki Aït-Larbi pour Kabyles.net

Monsieur le ministre,
Avec un optimisme excessif ou peut-être une bonne dose de naïveté, j’avoue avoir interprété votre arrivée au département de la Justice comme un signe de la volonté de mettre un terme ou, tout au moins, d’accorder quelque attention à des pratiques qui risquaient d’engager lourdement la grandeur d’un pays et la crédibilité de ses institutions. Il me paraît inutile de vous rappeler les motivations de notre condamnation, ni celles qui avaient dicté mon transfert - avec cinq de mes camarades [1]- sur Lambèse pour nous y faire « rééduquer ». Tout observateur un tant soi peu objectif n’aura pas manqué de mesurer les conséquences que peuvent engendrer les instincts à fleur de peau quand ils tiennent lieu de démarche politique. S’affirmer berbérophones et démocrates, voila une « hérésie » qui nous désigne tout naturellement comme abcès de fixation de l’intolérance et de l’ostracisme ambiants. Votre prédécesseur [2] a dramatiquement illustré cet esprit qui a abouti, d’abord et avant tout, au discrédit d’une institution dont la mission théorique est le respect du droit.
Cependant, si vos différentes déclarations, largement rapportées par la presse nationale, se voulaient annonciatrices de réformes nécessaires à la dramatique situation de la condition pénitentiaire dont avez hérité, force est de constater, une année après votre prise de fonctions, que Lambèse vit dans la continuité de « dépassements » qui défient quotidiennement les valeurs les plus élémentaires de toute société régie par le droit.

Monsieur le ministre,
Justifiée ou arbitraire, une peine d’emprisonnement est supposée être une privation de liberté physique, soumise au contrôle de la loi. Si des dépassements inhérents au maintien d’une nécessaire discipline à l’intérieur des prisons peuvent, à la limite, être considérés comme inévitables, il faut convenir que, lorsque des pratiques contraires au droit et à la morale la plus élémentaire sont érigées en « programme de rééducation », cela relève d’une pathologie que tout patriote ne manquera pas de dénoncer, avant que l’ensemble du corps social ne soit rongé par la gangrène.

Dire que Lambèse est un camp de concentration médiéval ne procède malheureusement pas d’un glissement de langage, ni du délire de quelque « élément marginal en mal de Goulag ». Notre séjour parmi les relégués a eu cependant le mérite de révéler l’ampleur des dégâts que peuvent engendrer la haine et une mentalité sclérosée dont le respect du droit et de la morale est loin de constituer la principale vertu. « Le délit politique n’ayant pas de place en Algérie [3] » , ce n’est pas un hasard si, par le biais d’un raisonnement bien singulier, nous étions devenus des « spéciaux [4] » que l’on traitera de la même manière que les pires criminels de droit commun. Ce n’est pas un hasard non plus si les piliers de ce sinistre mouroir récitent avec fierté la liste de tous les prisonniers politiques qu’ils ont eu à persécuter. Certains de ces ex prisonniers politiques, dont l’engagement pour l’indépendance du pays n’est plus à démontrer, occupent aujourd’hui une place incontestable dans l’histoire du mouvement national. Ce n’est pas un hasard enfin si la triste « carrière » de ces « rééducateurs » a commencé au service de l’administration pénitentiaire coloniale, avant leur reconversion, aujourd’hui, en militants zélés du FLN, dont la « compétence » et « l’engagement » destructeurs méritent d’être cités en exemple.
Les faits étant têtus, les discours ne peuvent occulter indéfiniment la triste réalité d’un « établissement » voué à la destruction physique et morale de tous ceux qui refusent d’abdiquer leur citoyenneté.

Monsieur le ministre,
1- Que diriez-vous des centaines de détenus qui avaient passé l’hiver 85/86 avec 3 couvertures pour toute literie, sans paillasse ni chauffage ? « Nous n’avons pas les moyens ! » dira la direction de Lambèse. Ceci ne l’empêchera pas de procéder à la distribution de couvertures neuves à tous les détenus, la veille de votre visite (reportée semble-t-il). Pour les décors de la mise en scène télévisée sans doute.

2- Que diriez-vous d’un parloir où les détenus s’entassent à plusieurs dizaines, séparés de leur famille par deux grillages, entre lesquels circulent des gardiens qui ne se gênent pas pour s’immiscer, de façon grossière, dans des tentatives de discussions strictement familiales ? J’ai vu les enfants du chanteur Ferhat M’henni, dont l’aîné n’a pas encore 14 ans, essayer vainement d’entendre quelque parole rassurante de leur père, ou de l’apercevoir. Est-ce là la meilleure image à donner de leur pays à ces enfants dont le seul « crime » a été d’avoir un père qui a décidé d’assumer pleinement sa citoyenneté ? Même ce « spectacle » n’a pas réussi à faire vibrer le moindre remords dans la conscience des geôliers qui se retrancheront derrière les « directives de Monsieur Sallat [5] » . Quant à ce dernier, il dégagera sa responsabilité en invoquant « les services de sécurité qui ont conçu les plans du parloir ».

3- Que diriez-vous de ces « gestionnaires » habitués à faire leur marché hebdomadaire dans les paniers ramenés par les familles des détenus ? Au mépris de toute réglementation, certaines denrées sont « saisies » en fonction des pénuries sur le marché. Exemple significatif : deux semaines avant le Ramadan 86, une note émanant du chef de détention invitait les prisonniers à faire venir, (exceptionnellement pour cette période), du café et du poivre noir particulièrement rares à l’époque. Plusieurs quintaux de café et des dizaines de kilos de poivre, ramenés par les familles devaient être « saisis » et prendre une destination « inconnue ». De l’avis même de certains gardiens, honnêtes ou sans doute frustrés de n’avoir pas eu leur par du butin, le scénario procède d’une tradition annuelle depuis bien longtemps déjà.
A mes protestations devant cet abus de pouvoir doublé d’un détournement caractérisé, le surveillant chef répondra : « vous me demandez de respecter la loi, alors que le sommet de la hiérarchie donne l’exemple de sa violation. Ici, à Lambèse, une seule loi est valable : la mienne ! » Je dois reconnaître, à sa décharge, que le cynisme de son raisonnement n’est pas dénué d’une certaine logique.

4- Que diriez-vous de la main-d’œuvre pénitentiaire utilisée dans des intérêts privés ? De somptueuses villas ont été construites par la sueur des prisonniers, sans aucune contrepartie. D’autres prisonniers sont employés comme domestiques dans les foyers de certains responsables.

5- Que pensez-vous de l’interdiction de la langue berbère au parloir ? Pour avoir refusé de nous soumettre à cette nouvelle manifestation de haine et d’ostracisme, nos familles avaient été refoulées à deux reprises, en janvier 1986, sans nous avoir vus. Le juge d’application des peines et le procureur général de Batna devaient se relayer pour donner un caractère juridique à cette forfaiture, en soutenant que les seules langues admises - par qui ?- sont l’arabe et le français ! Le berbère ne peut être perçu que comme une excroissance contre-nature, car « c’est une création du colonialisme ! ». Le colonialisme ayant décidément bon dos, même à posteriori chacun essaie de se rattraper comme il le peut.

Si l’administration avait fini par céder devant notre détermination, je viens d’apprendre que notre camarade Abboute Arezki, pour lequel l’enfer de Lambèse n’est pas terminé, a eu droit à 3 jours de cachot dernièrement, pour avoir communiqué avec son épouse dans sa langue maternelle.

6- Que diriez-vous de ce médecin de la prison (le Dr Lounès), qui ne se présentait qu’une fois par semaine pour « examiner » plus de 150 malades en moins de 2 heures ? Et des médicaments périmés depuis longtemps, qu’on n’hésite pas à administrer aux malades quand ils ont la chance d’accéder aux soins ?
A la vue des traces encore visibles sur mon dos des sévices auxquels j’avais été soumis dès mon arrivée, le Dr Lounès me conseillera d’obéir à mes gardiens, pour éviter à l’avenir pareille mésaventure, et refusera de me délivrer le certificat que je sollicitai. Pour avoir protesté contre ces pratiques contraires à la déontologie et à l’éthique médicales, on me prescrivit 5 jours de cachot de condamné à mort, tout nu, en janvier 1986, avec un morceau de pain rassis et un demi litre d’eau par 24 heures, pour tout repas. Et je devais m’estimer heureux car, je ne sais par quel miracle, on m’avait épargné la douche glacée biquotidienne et le matraquage matinal qui font partie du programme « normal » des punitions. Je devais comprendre plus tard la gravité de mon « crime » : le Dr Lounès est le gendre d’un personnage influent du parquet de Batna. Ce qui lui suffit largement en matière de compétence professionnelle et de garantie morale.

7- Que diriez-vous de ces détenus qui avaient été mis aux fers, sans nourriture ni eau durant plusieurs jours, pour avoir été surpris, pendant le Ramadan 86, en train de fumer discrètement dans leur cellule individuelle ? Ce qui, en d’autres pays et sous d’autres cieux s’appelait « inquisition », est devenu dans notre pays, par le biais d’un euphémisme mystificateur, « rééducation religieuse ».

8-Que diriez-vous de ces jeunes manifestants de Constantine, arrêtés en novembre dernier, condamnés dans des conditions plus que discutables et qui devaient subir les sévices et les humiliations les plus dégradants dès leur arrivée à Lambèse ?
Pour des « repris de justice [6] », nous avons vu un grand nombre de lycéens dont l’âge ne dépassait pas les 16 ans ! Convaincus d’être encore dans un commissariat, dont la plupart portaient encore les traces de leur passage, l’un d’entre eux demandera, entre deux sanglots : « quand allez-vous enfin nous emmener en prison ? » croyant sans doute y voir la fin de son cauchemar.
Devant mes protestations, le chef de détention invoquera le zèle de ses subordonnés, avant de promettre que cela ne se reproduirait plus. Effectivement, le deuxième convoi, arrivé quelques jours plus tard, se fera massacrer à huis clos !

9- Que diriez-vous du détenu Haroun Mohamed (condamné à perpétuité par la Cour de sûreté de l’Etat en 1976), qui avait eu à subir toutes sortes d’humiliations et de traitements inhumains pour avoir, semble-t-il, fait parvenir une lettre à la presse internationale dans laquelle il aurait relaté ses conditions de détention ? Son dernier cauchemar a été un isolement total dans un cachot, durant 15 mois. Il en sortira malade mental en septembre 1986.
Devant mes protestations pour une nécessaire prise en charge médicale et psychiatrique, on me répondra dans un grognement : « c’est ce qui arrive aux fortes têtes qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Avis aux amateurs ! Car, à Lambèse, ceux qui refusent de plier, on les brise. ».

10- Que diriez-vous de ces malades qu’on laisse mourir la nuit, dans leur cellule faute de soins ? C’est tout naturellement qu’un sergent, attiré par les cris d’un agonisant, lui conseillera « de ne pas oublier la Chahada, pour mourir musulman ! » Le lendemain, il était « musulman ». C’est-à-dire mort.
Devant mes protestations, on me répondra cyniquement que « c’est là le seul moyen de distinguer un vrai malade d’un simulateur ! » Un autre « simulateur », BOUDELLAL Bouziane, diabétique pourtant connu, devait succomber dans l’indifférence générale, à la suite d’un coma hypoglycémique, sans avoir reçu le moindre soin.

11- Que diriez-vous d’une infirmerie réservée aux « délits économiques [7] » et autres prisonniers non malades mais « ayant les moyens », alors que ceux qui souffrent n’y sont admis qu’exceptionnellement ?
Devant mes protestations, on m’y proposera une chambre confortable ! Le problème ne se posant pas pour moi en termes d’hôtellerie, je devais décliner l’offre et rester dans ma cellule glaciale, parmi les relégués.

12- Que diriez-vous de ces détenus qui ont dû succomber à des sévices ? Combien de véritables assassinats ont été déguisés en « mort naturelle » ou en « suicide » ? Il ne s’agit là que d’une rumeur insistante colportée par les prisonniers et confirmée par certains gardiens. Je n’ai malheureusement aucune preuve pour m’avancer là dessus avec certitude.

13- Que diriez-vous du détenu AÏSSAOUI Brahim amputé des deux pieds à la suite d’une gangrène consécutive à un long séjour dans un cachot humide, tout nu, en février 1986 ?
Devant mon indignation, l’administration finira par admettre que « si le cachot existe, il faut bien qu’il serve à quelque chose ! » Et d’ajouter : « vous êtes ici pour une noble cause ( !), pourquoi défendez-vous des criminels ? » Ayant été le témoin oculaire de l’évolution clinique de cette gangrène qui devait aboutir à la mutilation, on m’avait épargné la thèse du « détenu qui s’est blessé les deux pieds ( !) en essayant de se couper les ongles avec un morceau de métal ! », explication qui avait été avancée par ailleurs.

14- Que diriez-vous d’un autre jeune détenu - BOUDINE Ahmed - démuni d’une partie de la boite crânienne, le cuir chevelu reposant directement sur les méninges, à la suite d’un coup de barre asséné par un gardien du sinistre « comité d’accueil » ? Comme son nom ne l’indique pas, le « Comité d’accueil » est le groupe de gardiens chargés de recevoir les prisonniers à leur arrivée, à coup de barres de fer et de tuyaux pour leur donner un avant-goût de ce que sera leur détention. Nous avons dû en faire la connaissance le jour de notre transfert à Lambèse, le 02 janvier 1986, et le chanteur Ferhat M’HENNI en gardera les séquelles pour le restant de ses jours, son nez ayant été brisé.

Monsieur le ministre,
Croyant qu’il s’agissait là de pratiques intolérables, relevant de la perversion de subalternes assurés jusque-là de l’impunité, plutôt que d’un système élaboré, codifié et cautionné à un niveau supérieur, nous avions porté certains de ces méfaits à la connaissance de l’ancien directeur général de l’Application des peines SALLAT, par le biais de nos familles, et de son adjoint venu à Lambèse, en mars 1986, pour s’assurer que notre « rééducation » était en bonne voie.
Ajoutant la mauvaise foi à la forfaiture, le premier se contentera d’un de ces démentis dont il a le secret, voyant dans notre démarche « le résultat du délire d’éléments marginaux en mal de Goulag ! » Il se vantera, en privé, d’être le héros national qui allait briser « ces berbéristes, fossoyeurs de l’unité nationale ! » Fantasme, maintenant bien connu, de tous les retardataires d’une guerre qui ont trouvé dans notre affaire l’aubaine d’une nouvelle croisade, qui leur permettrait de se refaire une virginité patriotique, et occulter ainsi la tare d’un passé qui se trouve loin d’être particulièrement glorieux. Quant à son adjoint, il répondra froidement à l’un d’entre nous : « nous sommes en Algérie et pas en Amérique. Et puis ce ne sont que des détenus !! » Comme si l’Algérie était frappée d’une malédiction qui justifierait la violation des valeurs qui constituent le fondement de toute société civilisée. Comme si le respect d’u minimum de légalité était une perversion « impérialiste » contre laquelle il faudrait nous prémunir. Comme si, enfin, l’horreur d’un crime puni pouvait justifier celle d’un autre qui ne risque pas de l’être, parce que drapé du manteau de la « justice ».
Ecoeuré par tant de cruautés qui avaient eu pour théâtre, je vous le rappelle, l’Algérie des années 80, révolté par la démission et l’anesthésie des consciences à un niveau aussi élevé de la hiérarchie, je décidai, en octobre 1986, de saisir par lettre les responsables locaux de Lambèse (le directeur et le chef de détention), en insistant notamment sur :
- La gravité des faits (détournements, corruption, tortures et mutilation de prisonniers ...) qui engageaient leur responsabilité pénale.
- Se retrancher derrière « le faible niveau des gardiens » et « les directives de Monsieur SALLAT » n’était pas un argument juridiquement valable, même s’il avait contribué à leur donner bonne conscience à peu de frais.
- « La loi était au dessus de tous », du moins officiellement.
- « L’esprit de famille qui avait prévalu et les mesures draconiennes prises pour garantir le huis clos de telles horreurs risquaient, à l’avenir, de pas être « efficaces ».
- Enfin, la nécessité d’un fonctionnement plus moral de l’établissement qui ne relevait nullement de considérations matérielles ou « d’insuffisance de budget ».

Devant les preuves accablantes dont j’avais fait état (faits précis, noms des victimes etc. ...), le directeur de Lambèse devait me recevoir durant deux heures environ, « à titre amical » ! Après avoir confirmé les méfaits exposés, il me fera part de son impuissance, malgré sa volonté de changement, face à des habitudes trop bien ancrées. Il devait me conseiller une fois de plus de « ne pas mêler de ce qui ne me regardait pas », avant de s’engager à effectuer toutes les démarches nécessaires pour permettre mon transfert sur Alger, et à améliorer les conditions de mes camarades, « maintenant que SALLAT est parti ».

Au cours de l’audience, ma cellule avait été minutieusement fouillée, à mon insu. Croyant mettre la main sur les preuves éventuelles de sa compromission, ainsi que les noms de mes informateurs aussi bien parmi les détenus que les gardiens, le chef de détention [8] ordonna la saisie de tous mes manuscrits : notes de lecture, courrier pourtant visé par la censure, projet d’une lettre destinée à votre ministère etc..... Même mes cours de médecine n’avaient pas été épargnés par cette mise à sac ; je ne les reverrais jamais.
Le lendemain, le même chef de détention devait me convoquer pour une mise en garde sans équivoque : « j’ai eu affaire à plus fort que vous et j’ai toujours fini par leur casser les reins. Mon erreur a été de vous éparpiller parmi les relégués, ce qui a facilité votre enquête. J’espère que vous avez fini par comprendre que j’ai les moyens de briser les fortes têtes, et j’ai le feu vert, surtout en ce qui vous concerne, toi et te camarades. Regardez HAROUN Mohamed ; son état devrait vous donner à réfléchir ! Sachez que JE PEUX VOUS FAIRE DISPARAITRE à n’importe quel moment, et personne ne pourra témoigner pour vous, comme vous essayez de le faire pour les autres. LES ACCIDENTS ET LES SUICIDES, ça arrive dans toutes les prisons du monde ! »...
Informé des moyens diaboliques par lesquels il avait brisé d’autres empêcheurs de torturer en rond, avec la bénédiction de ses supérieurs, informé des conséquences que pourraient engendrer les réflexes d’un criminel démasqué, conscient du danger réel qui nous guettaient mes camarades et moi, j’avisai discrètement ma famille venue me rendre visite quelques jours plus tard. Dès le lendemain, mon frère tirera la sonnette d’alarme en adressant un télégramme urgent au directeur général d’Application des peines, au wali et au procureur général de Batna, pour attirer leur attention sur les menaces dont nous avions été l’objet. Inutile de vous rappeler que cela n’a pas donné lieu à la moindre réaction, les différentes autorités ayant conclu sans doute à l’expression d’un banal complexe de persécution, ou de quelque syndrome du reclus.
Le 02 décembre 1986, je devais être transféré à la prison de Constantine, où je me trouve actuellement.

Monsieur le ministre,
Au risque de décevoir les promoteurs du « programme spécial de rééducation » qui avait été élaboré à notre intention, je peux vous assurer que notre « séjour » à Lambèse, au milieu des relégués, n’a fait que renforcer notre conviction quant à la nécessité du prix à consentir pour le respect de la dignité de l’Homme dans notre pays. Durant cette période, nous avons pu mesurer toute l’ampleur des dégâts que peuvent engendrer l’intolérance, la haine et l’esprit vindicatif quand ils se veulent démarche politique, et la profondeur de l’abîme à partir duquel il faudra repartir pour aboutir au minimum acceptable en matière de traitement des prisonniers dans notre pays.
Lorsque l’arbitraire est érigé en règle, lorsque le respect d’un droit est perçu comme une faveur ou la juste récompense de la soumission, lorsque le réflexe tient lieu de réflexion, il faut convenir que cela procède d’une dépravation qui rappelle une triste époque que nous croyions à jamais révolue.
J’ai tenu à vous écrire pour attirer votre attention sur des « dépassements » dont nous avions été, mes camarades et moi, les spectateurs impuissants, quand nous ne les avions pas subis dans notre chair et parfois notre dignité, en m’efforçant d’y voir le résultat de votre ignorance des réalités du terrain, plutôt que la volonté d’occulter par le discours ce qui ne peut être moralisé dans les faits. Mais, j’ai tenu surtout à vous écrire parce que le triste bilan de la gestion schizophrénique de votre prédécesseur, et son excitation particulière dans notre affaire constituent, à mon sens, l’exemple à ne pas suivre en matière de détournement de l’autorité que confère une fonction officielle pour assouvir des instincts pervers.

La dilution des responsabilités dans la clandestinité ayant été le meilleur garant de la forfaiture qui a permis l’expression de ce machiavélisme sous développé dans ses manifestations les plus abjectes, il appartient désormais à tout un chacun d’assumer les conséquences de ses actes, à défaut de les moraliser. Je vous rappelle que vous êtes maintenant ministre de la Justice, et qu’à ce titre, il est un minimum de normes juridiques que vous êtes censé connaître, et donc tenu de faire respecter, même si les prérogatives légales d’une fonction ne recouvrent pas toujours les attributions réelles de celui qui la détient.

Les discours lénifiants ne suffisent plus pour occulter le drame d’une situation, qui interpelle chaque jour la conscience de tout patriote qui croit en une Algérie digne du sacrifice de ses martyrs et des aspirations étouffées de son peuple. Le respect de la dignité de l’Homme et de ses droits imprescriptibles ne saurait se réduire aux techniques habituellement mises en œuvre pour en camoufler les violations quotidiennes.
Votre prédécesseur y a perdu son âme.
Il est encore temps de sauver la vôtre.

Prison de Constantine, le 07 mars 1987

AÏT-LARBI Arezki
Numéro d’écrou : 9620

[1] Arezki Abbout, Saïd Doumane, Ferhat M’henni, Ali-Fewzi Rebaïne et Saïd Sadi.

[2] M. Boualem Baki.

[3] Parlant de cette affaire devant un parterre de magistrats, en septembre 1985, M. Boualem Baki déclare : « le délit politique n’a pas de place dans notre pays. Ces gens sont des criminels de droits commun ».

[4] « Spéciaux » : terme utilisé dans les documents officiels de l’administration pénitentiaire pour désigner les prisonniers d’opinion.

[5] M. Sallat : Directeur de l’application des peines au ministère de la Justice.

[6] Lors des événements de Constantine de l’automne 1986, des centaines de jeunes lycéens condamnés « en flagrant délit » étaient présentés par les autorités et la presse nationale comme des « délinquants, repris de justice ».

[7] Cadres d’entreprises publiques condamnés pour détournement de fonds

[8] Il s’agit de M. Mohamed Latrèche, dit « Hama », qui sera promu directeur de Lambèse en 1989.
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« Répondre #34 le: 28/05/2007 - 16:20:44 »

C'est vrai, la faillite morale est à l'origine de tous nos maux mais le début du déclin avéré et à moyen terme (jusqu'à 7 ans) des hydrocarbures Algériens provoquera pire que ça.

je me permet d'intervenir dans ce débat fort intéressant pour attirer votre attention sur un fait important et vital, le pilier qui maintient plus ou moins la société Algérienne "hypocritement" solidaire n'est pas vraiment le Baathisme, le Nassérisme ou l'Islamisme mais les "hydrocarbures".

Les pays civilisés du monde entier commencent à s'inquiéter très sérieusement des conséquences catastrophiques sur leurs stabilités sociales, économiques et politiques du début du déclin avéré et à moyen terme (jusqu'à 7 ans) des "hydrocabures" dans le monde entier.

Socialement, économiquement et politiquement parlant, l'Algérie sans hydrocarbures n'est pas l'Algérie.

C'est bien de rechercher et juger les responsables du chaos Algérien actuel mais il serait, également, mieux d'analyser maintenant avant qu'il ne soit trop tard les impacts catastrophiques du début du déclin avéré et à moyen terme (jusqu'à 7 ans) des "hydrocabures" en Algérie et sur son indépendance et sa "pseudo" cohésion et solidarité.

Les impacts sociaux, économiques et politiques, du début du déclin avéré et à moyen terme (jusqu'à 7 ans) des "hydrocabures" en Algérie, provoqueront une séries de cataclysmes les plus incroyables que l'Algérie n'aura jamais à faire face.

Les différents équipages "antagonistes" qui gouvernent en même temps l'Algérie auront à faire face à moyen terme (jusqu'à 7 ans) à ces séries de cataclysmes. Ont-ils au moins conscience du danger ou la compétence et le courage d'y faire face sans paniquer en faisant exterminer une grande partie de la population Algérienne par peur panique de sa vengeance aveugle ?

Les différents équipages " antagonistes" qui gouvernent en même temps l'Algérie ne devront pas faire confiance à la religion ou aux "religieux" car ils ne pourront rien faire pour arrêter cette vengeance aveugle et le chaos au contraire ces "religieux" auront tendance à ce protéger par instinct de survie en vous incriminant vous "les différents équipages" car un peuple opprimé depuis des décennies et qui a faim n'aura aucune compassion "religieuse" pour les membres et la descendance de ces différents équipages "antagonistes" .

Voila des informations importantes à analyser car à ce rythme le future de l'Algérie sera pire :

Oil, smoke & mirrors (Du pétrole et des écrans de fumées)
voir la vidéo http://video.google.fr/videoplay?docid=-6305684796532777868&q=Oil%2C+smoke+%26+mirrors+%28Du+p%C3%A9trole+et+des+%C3%A9crans+de+fum%C3%A9es%29

Oil, smoke & mirrors (Du pétrole et des écrans de fumées) donne une sérieuse analyse de la perception de notre monde présent et à venir, ... Tout » à la lumière des évènements imminents, non signalés et volontairement oubliés, des contraintes énergétiques mondiales.

Au travers d’une série d’interviews extraordinairement informées et éloquentes, ce film montre que les évènements du 11 septembre et les poursuites de la soi-disant "guerre au terrorisme", peuvent être mieux compris dans le contexte plus large de l’imminence d’une crise pétrolière.

"Oil smoke & mirrors" dépeint la culture de notre politique mondiale qui tragiquement, et pour quelque raison que ce soit, se dissocie complètement de ses valeurs fondatrices. Si les opinions présentées dans ce film peuvent d’emblée paraître peu rassurantes, il est une certitude que les défis évoqués ne peuvent être relevés et surpassés, seulement, et seulement si nous trouvons le courage de leur faire face. »

Les intervenants :

Richard Heinberg : Auteur de "The Oil Depletion Protocol"
Julian Darley : Fondateur de l’institut "Post Carbon"
Michael Meacher : Parlementaire, et ancien ministre britannique de l’environnement
Colin Campbel : Géologue et membre de l’Association for the Study of Peak Oil and Gas
Chris Sanders : Economiste politique, membre de Sanders Research Associates
Paul Roberts : Journaliste, Auteur de "The End of Oil"
Nafeez Mossaddeq Ahmed : Analyste politique, auteur de "La guerre contre la vérité"
Andreas Von Bülow : Ancien ministre allemand des sciences et technologies
Philip J. Berg : Procureur, membre des Scholars for 9/11 Truth
Christopher Bollyn : Journaliste de chez American Free Press
David Shayler : Ancien membre du MI5, Officier du contre terrorisme
Webster Tarpley : Historien, auteur de "La terreur fabriquée, Made in USA"
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« Répondre #35 le: 30/05/2007 - 11:19:06 »

Voila des vidéos fait par des soldats privés "mercenaires" en opérations des sociétés militaires privées, ils ont le morale ces soldats privèes  ???


Quelques videos parlantes :


Entrainement brutal au tire automatique d'un soldat privée salarié d'une société militaire privée en Irak http://www.liveleak.com/view?i=259_1177495433

http://www.youtube.com/watch?v=hOuLLnqlaO0&mode=related&search=

http://www.militaryvideos.net/

http://www.youtube.com/watch?v=1DItNiAo9Uc&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=FnQlHeCVAss&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=LgVcDnPtM9o&mode=related&search=

Shadow Company - The Mercenary Business
http://www.youtube.com/watch?v=VUCitwKlmDo&mode=related&search=

Vidéo d'un soldat privé tirant sans sommation sur des automobilistes irakiens désarmés

http://www.youtube.com/watch?v=lNr8eTRyEf4&mode=related&search=
http://www.liveleak.com/view?i=140cb7d2b8
http://www.youtube.com/watch?v=5z0NMKcVHHM&mode=related&search=


Inside Iraq's Kill Zone - Security Contractors 1 of 5
http://www.youtube.com/watch?v=76xMqv29PNA&mode=related&search=

Inside Iraq's Kill Zone - Security Contractors 2 of 5
http://www.youtube.com/watch?v=Jqf5u-L0y0I&mode=related&search=

Inside Iraq's Kill Zone - Security Contractors 3 of 5
http://www.youtube.com/watch?v=zJ82xv2AJ0Q&mode=related&search=

Inside Iraq's Kill Zone - Security Contractors 4 of 5
http://www.youtube.com/watch?v=qNX0PRRzNow&mode=related&search=

Inside Iraq's Kill Zone - Security Contractors 5 of 5
http://www.youtube.com/watch?v=hk55N140FNc&mode=related&search=


société militaire privée Blackwater :

http://www.youtube.com/watch?v=1Y9DeuAnTF0&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=SEvAa_-4lF8&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=ZqgPE4CaMI8&mode=related&search=

http://www.liveleak.com/browse?tag=blackwater

http://www.youtube.com/watch?v=RXgcQNsUKO0

http://www.youtube.com/watch?v=qMURFknyHaI

http://www.youtube.com/watch?v=yJUEULWEP9c&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=s6dyQtq1heI&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=WsGPZMIiMEI&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=1P8bQxfNRFY&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=nD43AkBV_EE&mode=related&search=

http://www.youtube.com/watch?v=0QOSP8_362c&mode=related&search=


société militaire privée DynCorp :

http://www.youtube.com/watch?v=XJUnGP2DYwQ

http://www.youtube.com/watch?v=fKomBdn479Y


société militaire privée Armor Group : ( PRESENTE EN ALGERIE )

http://www.youtube.com/watch?v=Zxcdhbn4uKo


Ronin Concepts, une agence militaire privée, entraîne des soldats pour combattre en Afghanistan et en Irak :

Video : Prague, capitale des "soldats privés"
http://www.france24.com/france24Public/fr/archives/nouvelles/europe/20070528-soldats-prives-prague-ronin

Infos :

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/f/cons/lectures/La%20guerre%20en%20priv%C3%A9.htm

Voir les sites internet de ces sociétés militaire privée

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Soci%C3%A9t%C3%A9_militaire_priv%C3%A9e

http://www.erinysinternational.com/

http://www.dyn-intl.com/

Control Risk Group (CRG) ( PRESENTE EN ALGERIE )

http://www.armorgroup.com/ ( PRESENTE EN ALGERIE )

http://www.roninconcepts.co.uk/

http://www.kroll.com/

http://www.pmcs-monitor.com/

http://www.spyworld-actu.com/

http://www.fsa.ulaval.ca/personnel/vernag/eh/f/cons/mercenaires.htm

L'emploi de mercenaires et la privatisation des activités militaires
La guerre en privé
LE MONDE  04 avril 2007 Yves Eudes


République tchèque, novembre 2006. Le club de tir de la petite ville de Jelen, construit dans une forêt à une heure de Prague, est fermé au public pour quelques jours. Il a été loué par la société britannique Ronin Concepts, spécialisée dans la formation d'agents de sécurité armés et de "PSD" (personal security detail, gardes du corps), opérant en zone de conflit. Dans une clairière entourée de hauts talus, quinze hommes âgés de 25 à 50 ans s'entraînent au maniement d'armes et à la conduite automobile en situation extrême, c'est-à-dire sous le feu ennemi. Les exercices se font à balles réelles.

 
La formation, qui coûte 3 700 livres (5 500 euros) et dure quatre semaines, est assurée par John Geddes, patron de Ronin Concept et ancien officier des SAS, les commandos d'élite de l'armée britannique. M. Geddes, 52 ans, a quitté l'armée après vingt-trois années mouvementées, et s'est aussitôt reconverti dans le secteur en pleine expansion des sociétés militaires privées. Avant de devenir formateur, il a fait plusieurs séjours en Irak en tant que garde armé, pour protéger des équipes de télévision et des hommes d'affaires.

Les cours théoriques ont lieu en Grande-Bretagne, mais la loi britannique interdit aux civils de manier des armes automatiques. Pour la dernière partie du stage, M. Geddes doit donc transporter ses élèves en République tchèque, où les règles en la matière sont beaucoup plus souples. Aujourd'hui, ils apprennent à repousser l'attaque d'un convoi banalisé transportant un VIP : un scénario inspiré de la guerre d'Irak, mais qu'on retrouve, avec des variantes, dans différents pays du monde. Dès que l'assaut fictif se déclenche, les stagiaires contre-attaquent méthodiquement : les tireurs sautent des voitures et abattent les silhouettes en contreplaqué autour de la clairière, les chauffeurs manoeuvrent en position défensive, les gardes du corps extraient leur client du véhicule touché et le transfèrent dans un autre.

S'il ne reste qu'une voiture en état de marche, les gardes du corps s'en emparent pour mettre le client à l'abri en abandonnant les tireurs, qui devront rejoindre la base par leurs propres moyens : "C'est pour ça que ce boulot est bien payé", explique M. Geddes en riant. Les stagiaires apprennent vite, car presque tous sont d'anciens militaires ou policiers, aguerris et disciplinés. S'ils obtiennent le diplôme délivré par Ronin Concept, ils enverront leurs CV aux centaines de sociétés de sécurité présentes sur Internet. Les quadragénaires rêvent d'un contrat un peu risqué, mais pas trop : protéger des puits de pétrole au Nigeria ou une mine en Amérique latine. Leur salaire s'ajoutera à leur retraite.

En revanche, les plus jeunes veulent aller en Irak ou en Afghanistan. C'est là-bas qu'ils seront les mieux payés : de 250 à 600 dollars par jour, selon le type de travail et le niveau de risque. Garreth Miller, 30 ans, a toutes les chances de décrocher un bon contrat : ex-soldat de l'armée britannique, il a fait deux séjours en Irak, puis une mission en Afghanistan comme éclaireur détaché auprès de l'US Army. Il vient de quitter l'armée, après seulement cinq ans : "Les officiers ont tout fait pour me convaincre de rempiler, mais les sociétés privées proposent beaucoup plus d'argent, une vie plus confortable, et plus de liberté." Garreth pourra choisir le pays où il ira travailler, et s'il veut arrêter avant la fin de son contrat, il lui suffit de donner deux semaines de préavis.

Cette migration vers le secteur privé est une tendance de fond : "Lors de mon dernier séjour en Irak, nous étions quarante nouvelles recrues dans notre unité. Depuis, tous ont quitté l'armée, et 35 travaillent aujourd'hui pour des sociétés militaires. En plus, c'est l'Etat qui paie ma formation ici, au titre de la réinsertion professionnelle." Garreth se dit prêt à repartir du jour au lendemain : "Ma fiancée aurait préféré que je reste un peu avec elle, mais si je veux fonder une famille et acheter une maison, quelques années dans le privé suffiront."

Il travaillerait volontiers pour une société américaine, où les salaires sont les plus élevés.

Son coéquipier Paul Palmer, 25 ans, grand, fort et tatoué, a passé cinq ans dans la police militaire britannique. Il n'est pas allé en Irak, mais il en a très envie : "J'ai quitté l'armée et je me suis installé à Cardiff, chez ma fiancée. Mais un beau matin, elle m'a quitté. Je ne savais plus quoi faire : retourner vivre chez ma mère à Londres ? La honte. En fait, je m'aperçois que j'ai besoin de mener une vie excitante, j'aime trop l'action." Dès la fin de son stage, Paul Palmer a été embauché par la société Control Risk Group (CRG). Aujourd'hui, il travaille à Bagdad, dans une équipe composée d'Anglais, d'Australiens et de Néo-Zélandais chargée de la protection d'un diplomate britannique, et gagne 7 000 dollars (5 300 euros net) par mois. Il correspond avec le monde extérieur par Internet : "J'habite dans la "zone verte", censée être l'endroit le plus sûr de Bagdad, mais en fait, il y a des kidnappings à l'intérieur, et un soldat américain a été abattu ici il y a deux jours. (...) Je vis dans un camp réservé au personnel de notre société, dans une chambre à deux lits, avec des sanitaires communs. Ce serait horrible pour un civil ordinaire, mais en tant qu'ancien soldat, j'y suis habitué. (...) L'entrée du camp est gardée par des Irakiens, mais on nous a dit de ne jamais leur faire confiance, et même de les surveiller. Nous sommes armés en permanence, même la nuit nous dormons avec nos fusils chargés."

L'employeur de Paul Palmer, CRG, est la plus grande société de sécurité britannique. Fondée il y a trente ans par trois anciens SAS pour aider les compagnies d'assurances à gérer les affaires de kidnapping, elle propose aujourd'hui aux entreprises et aux gouvernements du monde entier une gamme complète de services, allant de la protection rapprochée à la sécurité informatique. Elle a plus de 700 employés permanents, dont 300 dans ses locaux londoniens, et 18 bureaux répartis sur tous les continents. Depuis 2003, CRG fournit aussi des PSD armés.

Richard Fenning, directeur général, se souvient de la folle période des débuts de la guerre en Irak : "Juste après l'invasion, des milliers d'étrangers sont arrivés pour participer à la reconstruction. Mais l'insurrection a très vite pris de l'ampleur, ils ont compris qu'ils avaient besoin de protection, et se sont tournés vers les armées de la coalition. Or, les officiers ont refusé de leur fournir des gardes du corps : ils n'avaient pas assez d'effectifs et savaient qu'ils ne recevraient pas de renforts. En réalité, les soldats étaient occupés à mener une guerre qui n'était pas censée exister. Alors, les entreprises ont décidé de s'occuper elles-mêmes de leur sûreté. Un énorme marché s'est créé du jour au lendemain."

Puis les gouvernements de la coalition se sont aperçus qu'ils n'avaient même pas assez de soldats pour assurer la sécurité de leurs propres diplomates : "Ils ont dû lancer discrètement des appels d'offres auprès du secteur privé, raconte M. Fenning. C'est comme ça que nous avons obtenu le contrat de protection des membres du Foreign Office en Irak et à Kaboul. C'est une vraie révolution dans les moeurs de l'administration, qui aura des conséquences durables sur la conduite des guerres à venir."

A lui seul, le département d'Etat américain a dégagé un budget de 1 milliard de dollars sur cinq ans pour la protection de son personnel et de certains dignitaires étrangers. Cette demande inédite a aussitôt suscité des vocations. D'anciens militaires et des aventuriers ont monté des petites sociétés dans l'improvisation et embauché des agents à la va-vite. Pour réduire les coûts de main-d'oeuvre, certains sont allés chercher des soldats à la retraite en Amérique latine et en Asie du Sud-Est. Quelques entrepreneurs ont fait fortune à toute vitesse : à elle seule, la société américaine Blackwater a touché du gouvernement fédéral plus de 570 millions de dollars en cinq ans. Sa concurrente Triple Canopy, créée en 2003 par trois personnes, figurait trois ans plus tard sur la liste des 100 plus grosses entreprises de la région de Washington. Pour un client individuel - homme d'affaires ou journaliste -, une équipe de protection rapprochée peut coûter jusqu'à 6 500 dollars par jour.

Désormais, les Etats-Unis comptent sur les sociétés privées pour sécuriser les aéroports, les infrastructures, la "zone verte" de Bagdad, et même certaines bases militaires qui manquent de sentinelles. La frontière entre les missions défensives des agents privés et les opérations de combat des soldats s'estompe, car, face aux insurgés, les deux groupes s'entraident parfois. Blackwater, qui compte à elle seule près d'un millier d'employés en Irak, a déployé des véhicules blindés, des avions et des hélicoptères.

En fait, ces sociétés accomplissent en sous-traitance un ensemble de missions essentielles au fonctionnement de l'armée, allant des télécoms aux interrogatoires de prisonniers. Le Pentagone s'est déjà adapté en inventant le concept de "force totale", qui inclut les soldats d'active, les réservistes, les fonctionnaires civils de défense et enfin les privés, dont le rôle devrait encore s'accroître à l'avenir. Fin 2006, on comptait en Irak plus de 180 sociétés de sécurité employant environ 48 000 personnes, dont la majorité accomplissaient des missions paramilitaires. Les Britanniques sont plusieurs milliers - presque aussi nombreux que les soldats de l'armée régulière de Sa Majesté.

Autre avantage des privés : tout le monde semble indifférent à leur sort. John Geddes, qui, entre deux séances d'entraînement, réfléchit au devenir de sa profession, est sans illusions sur l'attitude des gouvernements à son égard : "Ils savent exactement ce que nous faisons mais, si un jour une de nos opérations tourne mal, ils pourront dire qu'ils n'étaient pas au courant. Quand des soldats se font tuer, les médias en parlent, l'opinion s'émeut. Mais quand ce sont des agents privés qui meurent au combat, ça passe plus facilement inaperçu. Et si les gens en entendent parler, ils se disent qu'ils l'ont bien cherché, qu'ils se battaient uniquement pour de l'argent." Selon les statistiques publiées par le ministère du travail à Washington, au moins 770 agents de sécurité étrangers ont été tués en Irak entre 2003 et 2006, et près de 7 800 ont été blessés.

Cela dit, l'Irak est une opportunité commerciale qui ne durera pas éternellement. Paradoxalement, l'aggravation extrême de la violence dans le pays a fait chuter la demande pour certaines missions comme les escortes armées : la reconstruction est abandonnée, les officiels étrangers réduisent leurs déplacements au strict nécessaire. La contraction de ce segment du marché a des conséquences sociales inattendues : lors du renouvellement d'un de ses contrats, CRG a dû baisser ses tarifs, et a décidé de répercuter ce manque à gagner sur les salaires de ses employés. Ces derniers ont protesté et ont lancé une série d'actions revendicatives, menaçant de faire grève en plein Bagdad, avant d'obtenir un compromis.

Pour assurer leur avenir, les sociétés militaires tentent déjà de diversifier leur clientèle et leurs services en adoptant le business model des sociétés de sécurité classiques. Elles prospectent toutes les régions à risque, surtout en Afrique et en Amérique latine - le créneau le plus lucratif étant le conseil auprès de gouvernements alliés des Etats-Unis. Pour beaucoup, la période héroïque s'achève : par le jeu des fusions et prises de participation, elles ont été englobées dans des groupes industriels qui vendent des armes, des équipements et des services à l'armée américaine depuis des décennies. D'autres sont passées sous le contrôle d'investisseurs financiers.

Certaines opèrent à présent sur le territoire américain. En septembre 2005, après le passage de l'ouragan Katrina, Blackwater a décidé, sans consulter personne, de remplacer la police locale défaillante en envoyant des commandos armés pour chasser les pillards des rues de La Nouvelle-Orléans. Cette initiative lui permit par la suite de décrocher une cascade de contrats publics et privés. Blackwater possède par ailleurs aux Etats-Unis deux camps d'entraînement qui accueillent des unités de l'armée régulière.

Pour l'avenir, John Geddes estime que le prochain grand marché sera le maintien de la paix sous l'égide des Nations unies : "Les sociétés militaires privées vont remplacer les casques bleus, c'est inévitable, car le système actuel ne fonctionne pas. D'une part, les contingents envoyés par les pays démocratiques sont englués dans des considérations politiques et éthiques qui paralysent leur action. Et d'autre part, quand on demande aux pays sous-développés de fournir des contingents, ils n'envoient pas leurs meilleures troupes, loin de là." Il a souvent côtoyé les casques bleus au cours de sa longue carrière, et affirme que, partout, leur comportement est déplorable : "Nous serons moins chers et plus efficaces. Je suis sûr qu'une petite armée privée bien équipée pourrait stopper rapidement les massacres au Darfour." Sur le plan éthique, les privés ne sont pas des anges, mais ils ne sont pas pires que les soldats de nombreux pays : "On virera les mauvais, on gardera les bons, ce qu'une armée ne peut pas faire." Et, tant que les salaires resteront élevés, il n'y aura pas de pénurie de main-d'oeuvre.
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Narjassa
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« Répondre #36 le: 31/05/2007 - 18:34:19 »

سلام عليكم

في نهاية هذا الشهر برأت المحكمة في جمهورية أوسيتيا ثلاثة أفراد من الشرطة الأوسيتية من تهمة التقصير و المخاطرة بحياة الأطفال المحتجزين في مدرسة بيسلان.

أريد عبر هذا النص أن أوضح أمرا مهما جدا، ما وقع لأطفال بيسلان لا يصدقه عقل لفظاعته لكننا لا يجب أن ننسي أن المقاتلين الشيشان الذين هم مسؤولين عن هذه المجزرة يحتجون بأن أطفال الشيشان يتعرضون الي مجازر علي أيدي القوات الروسية في صمت مطبق.

أولا هذه الحجة و إن كانت مبنية علي حقائق دامغة تعرفها منظمات حقوق الإنسان داخل و خارج روسيا فهذا ليس مبرر يسمح للمقاتلين الشيشان أن يفعلوا ما فعلوه بأطفال بيسلان، هناك من يشككوا في هوية المجرمين المختطفين في مدرسة بيسلان أي كانت طبيعة هذه الشكوك فما جري في بيسلان وما جري و يجري في الشيشان و العراق و فلسطين و جزيرة منداناو في الفلبين لا يجب أن يتحول الدفاع عن قضية شريفة الي تقتيل أعمي و إنتقام وحشي من الأبرياء، ماذا قال لوك بيسون من سنوات في حساء ثقافة: " أي قضية ثمنها أبرياء هي قضية غير عادلة"

Luc Besson a dit dans Bouillon de culture depuis quelques années que toute causes dont le prix est des vies humaines innocentes n'est pas une cause juste"

 لا نستطيع أن نعذر الشرفاء أن يتخذوا نفس الوسائل القذرة لأولئك الوحوش  من المرتزقة و جيوش الحلفاء من أمريكا الى الدانمارك للإنتصار لقضاياهم،  لا يجب أن يجني الشرفاء علي الأبرياء لهذا لم أعد أنظر الي المقاومة العراقية بعين الرضي و الدعم، فمن بين هؤلاء المقاومين من تهجموا علي أبرياء في الشوارع و الأسواق و في كل مكان، أؤمن بأن أي قضية عادلة مصيرها الإنتصار لكن لن تنتصر بأساليب مكيفال بل علي طريقة صلاح الدين الأيوبي.
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« Répondre #37 le: 04/06/2007 - 09:52:36 »

Ya si Narjassa,

Tu est vraiment psychologiquement "spécial".  :(

Pourquoi tu pleurniches mielleusement comme une fillette sur le sort des enfants morts de Beslan (Russie). Ces enfants de Beslan sont déjà  morts et enterrés mais les enfants Algériens sont des morts vivants enterré vivant dans la misére et l'hypocrisie Algériennes.

Déjà, est-tu vraiment Algérien car les vrais Algériens s'occupent en priorité du sort de leurs enfants "morts vivants", neltha be woualadi khir me woualad loukhrine.

Alors arrêt de dire n'importe quoi.

Voila la réalité des enfants morts vivants Algériens :


Ils vivent à longueur d’année à l’intérieur de la décharge
Oued-Smar ( Alger ), 600 enfants en danger

Par : Ali Farès - LIBERTE - Lundi 04 Juin 2007

Ce chiffre, première estimation d’un phénomène inquiétant, est tiré d’une enquête de la cellule chargée de la protection de l’environnement au sein de la Gendarmerie nationale.

C’est un constat désolant que vient de dresser la gendarmerie au bout d’une année d’enquête à travers 18 points noirs du territoire national. Une sonnette d’alarme qui en dit long sur la situation de l’environnement souvent occultée ou du moins mal prise en charge.

La cellule d’Alger, chargée de la protection de l’environnement dépendant du département au niveau du commandement national de la gendarmerie, a effectué deux enquêtes traitant de cas graves d’atteinte à l’environnement où la vie des citoyens est menacée.

À Oued-Smar, et plus exactement au sein de la décharge, c'est une autre réalité, un autre monde où la misère impose sa loi et toutes les conséquences qui en découleraient.

600 enfants dont la majorité est comprise entre 10 et 18 ans vivent, mangent et dorment parmi les tonnes de détritus. Leur nourriture, ils la cherchent dans le milieu qu’ils ne quittent que rarement.

Dans les ordures ménagères, les restes d’aliments ayant échappé au premier tri des SDF et des animaux errants sans oublier que les effets de bennes-tasseuses. Ces enfants, qui habitent les lieux à longueur d’année, sont pour la plupart originaires de la wilaya de Médéa. D’autres sont venus des quartiers environnants de Gué-de-Constantine où existent une kyrielle de bidonvilles.

Leur nombre augmente en été comme l’explique le commandant Abdelhamid Kerroud de la cellule communication.

Durant les vacances scolaires, beaucoup d’autres enfants viennent grossir les rangs de ces SDF d’un autre genre. Trouvant un petit boulot dans la récupération d’objets divers, ils finissent par abandonner leurs études. Une aubaine pour ceux qui sont issus des familles défavorisées. L’autre face cachée de ce peuple de la décharge, c’est la criminalité sous toutes ses formes.

Drogue, débauche, agressions et violences sont conjuguées au quotidien. Tard dans la nuit, les indus occupants se réfugient chacun dans son coin de fortune fait de cartons et de plastique. Le comble dans cet endroit où les épidémies guettent à chaque instant les proies potentielles est la présence durant la journée de marchands de casse-croûte installés sous leur parasol et proposant dans cet environnement malsain des sandwichs et boissons à la qualité très douteuse. Quant à la population vivant proche de cette décharge, les ophtalmologues, dermatologues et allergologues sont mieux placés pour tirer de leur côté l’alarme.

Pollution chimique  et biologique à Hammamet

Dans la commune de Hammamet, un autre cas de pollution grave mérite d’être ciblé et dont est, selon l’enquête menée par la gendarmerie, responsable l’hôpital de Baïnem. Qu’on en juge, une conduite des eaux usées contenant des déchets chimiques et biologiques déverse carrément dans la plage Lafayette. Le rapport mentionne que l’établissement hospitalier en question ne dispose ni d’un incinérateur ni même d’une station d’épuration d’eaux usées.

La conduite mise en cause traverse plusieurs quartiers avant d’aller se jeter dans la mer où des amateurs continuent à pratiquer leur occupation favorite qu’est la pêche. Dans un bilan consolidé des quatre cellules de protection de l’environnement (Alger, Oran, Annaba et Ouargla) concernant que pour les cinq premiers mois de l’année en cours, 47 opérations ont été effectuées à travers le territoire national, suivies de 79 campagnes de sensibilisation. Il a été enregistré 700 atteintes à l’environnement. De même que sur 117 établissements et structures classés sites industriels, 22 ont été mis en demeure dont deux ont fait l’objet de fermeture.


Les enfants des décharges
Lyès Menacer - El Watan - 28 mai 2007

Ils sont une trentaine et ils sont âgés entre 6 et 17 ans. La plupart sont des écoliers, habitant à Boukhalfa, à Draâ Ben Khedda et dans les quartiers-bidonvilles du chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou.

Depuis leur tendre enfance, ils triment dans une décharge sauvage pour survivre et nourrir leurs familles. Nacim, l’un d’eux, s’apprête à passer son baccalauréat lettres en juin prochain. Le visage déguenillé, les mains nues et les vêtements noircis par la fumée, il affirme travailler dans la récupération du plastique et des déchets ferreux depuis au moins six ans. « Mon père est alité et il n’y a que moi pour prendre en charge ma famille », déclare-t-il en toussant à cause de la fumée qui se dégage du milieu des ordures brûlées. Sofiane est le plus ancien et il n’a que 16 ans. Il a commencé à fréquenter cette décharge à l’âge de cinq ans et a quitté l’école à la 4e année primaire. Ses parents n’avaient pas suffisamment de moyens pour lui permettre de continuer ses études, dit-il. « Je me réveille à 5h et je travaille souvent jusqu’au coucher du soleil. Je récupère les bouteilles, les caisses et les chaussures en plastique pour m’acheter des cigarettes, quelques vêtements et siroter un café dignement. Je ne veux pas aller en ville, voler les gens dans la rue pour survivre », lance-t-il, avant de rejoindre ses amis qui ont escaladé une colline d’ordures à la recherche de choses à vendre au récupérateur du coin, installé à l’entrée de la décharge depuis près de vingt ans. Derrière cette colline de déchets, un groupe d’enfants fouille dans des sachets noirs les restes de nourriture pour manger.

« Ils viennent tous les jours pour consommer du fromage périmé, du pain moisi et les restes de viandes que les restaurateurs jettent ici », ajoute Sofiane, atterré par le sort réservé à ces gamins, en âge de jouer et de faire des études. « Je trafiquerai un certificat de scolarité de niveau de 9e AF pour pouvoir suivre une formation de pâtissier », ajoute Djamel, âgé de 14 ans seulement.

A quelques mètres, un SDF ne dépassant pas la trentaine, crie de joie après avoir trouvé six boîtes de yaourt et des bouts de pain roulés dans un sachet. « J’ai de quoi calmer mon estomac aujourd’hui », dit-il à l’adresse de son voisin, un retraité de 57 ans. Cet homme, vit dans une chambre et une cuisine avec sa femme et ses huit enfants depuis plus de 30 ans. Tourneur, fraiseur et peintre à la fois, il affirme avoir frappé vainement à toutes les portes pour trouver un emploi. « Pour travailler chez l’Etat, il faut avoir des appuis dans l’administration tandis que chez les entreprises privées, rares sont celles qui vous payent votre dû », déclare ce père de famille, entre deux bouffées de cigarettes. Au milieu de ce décor dominé par l’odeur nauséabonde des ordures et l’air asphyxiant de la fumée, l’arrivée d’un camion ou d’un tracteur, chargés d’ordures, provoque un climat d’euphorie chez ces bambins. En faisant ce métier qu’ils n’ont pas choisi, ils ne gagnent pas plus de 200 DA par jour, lorsqu’ils sont correctement payés par le récupérateur du coin qu’ils qualifient d’escroc. « Même en le surveillant, il triche dans la pesée et refuse parfois de nous payer le jour même sous prétexte qu’il n’a pas d’argent sur lui », dénonce Salim âgé de 9 ans. Appelé à la rescousse par Ameziane qui s’apprête dans quelques jours à passer son examen de BEM, Salim a failli se blesser au pied par une barre de fer se trouvant sur son chemin. « On se blesse souvent ici par les débris de verre, des barres de fer rouillées et des morceaux de bois que l’on ne voit pas lorsqu’on trie les ordures », dira Sofiane, réparant ses claquettes avec des fils électriques. Saïd venait juste d’arriver. Il ramasse des pièces, de vieux vêtements et autres ustensiles pour les vendre dans le jardin public du centre-ville de Tizi Ouzou. « J’ai trois petits enfants qui m’attendent à la maison », lance-t-il, le regard chargé de colère. A l’entrée du site, des éboueurs de la commune de Tizi Ouzou déchargent aussi leur butin. Eux aussi s’adonnent à cette activité pour boucler des fins de mois trop difficiles. Pendant ce temps, Nacim, Sofiane et les autres enfants de la décharge se voient dans la peau des futurs harraga s’ils arrivent évidemment à survivre à cette fumée qui les consume de l’intérieur. « Ce pays ne nous a rien offert, et nous n’avons rien à lui donner en retour », conclut Lakhdar
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« Répondre #38 le: 13/06/2007 - 08:37:44 »

 ???
L'Algérie est présente dans la liste noire des pays qui pratiquent encore l'esclavagisme et plus particulièrement l'esclavagisme moderne.  voir Rapport 2007 du département d'État sur la traite des personnes dans le monde ICI >> http://www.state.gov/documents/organization/82902.pdf (PDF: 21 MB)

Portail des esclaves et de l'esclavage: http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Esclavage

Le rôle des juifs dans la révolution bolchevique et les débuts du régime soviétique (voir les résultats de leurs ideologie en Algérie) http://library.flawlesslogic.com/1tsar_fr.htm

Victims of Trafficking and Violence Protection Act of 2000: Trafficking in Persons Report 2007
Site : http://www.state.gov/g/tip/rls/tiprpt/2007/

Section concernant l'Algérie : http://www.state.gov/g/tip/rls/tiprpt/2007/82805.htm


On savait qu'avant 1830, l'Algérie a été un état esclavagiste mais delà à avoir, en 2007, une renaissance de ce même type d'état esclavagiste (avant 1830) avec une mise à jour plus contemporaine, ça commence à bien faire.  C'est pas possible, certains Algériens dans l'état ou ailleurs font tout pour faire attaquer et envahir l'Algérie ou quoi, on se croirait revenu avant 1830. Qui sont vraiment nos ennemis dans cette histoire ?   >:( . Qui sont ces "Algériens" qui vont ouvrir, à nos ennemis, les portes de la forteresse Algérie et vont nous vendre encore comme esclaves comme certains ancêtres "Algériens" l'ont déjà fait en 1830  >:(

Voir http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=167.msg971#msg971  pour l'histoire de l'état Algérien esclavagiste d'avant 1830.
  et http://library.flawlesslogic.com/french.htm

L'esclavage moderne, incluant la traite des personnes, fait référence aux pratiques suivantes :

- le proxénétisme dont le tourisme sexuel
- le travail clandestin
- certaines conditions de travail comme le travail des enfants par exemple

Victims of Trafficking and Violence Protection Act of 2000: Trafficking in Persons Report 2007
Site : http://www.state.gov/g/tip/rls/tiprpt/2007/

Introduction du Rapport de 2007 sur la traite des personnes dans le monde
http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2007&m=June&x=20070612132828eaifas0.1350519



Rapport 2007 du département d'État sur la traite des personnes dans le monde
12 juin 2007
http://usinfo.state.gov/xarchives/display.html?p=washfile-french&y=2007&m=June&x=20070612164643mlenuhret0.6815302

La secrétaire d'État, Mme Condoleezza Rice, présente, le 12 juin, le rapport 2007 du département d'État sur la traite des personnes dans le monde. Ce rapport qui couvre 164 pays vise à sensibiliser le public, à mettre en relief les meilleures pratiques et à inspirer les États à prendre des mesures contre ce fléau, affirme-t-elle, qualifiant la traite des personnes de « forme moderne de l'esclavage »

La lutte contre la traite des personnes repose sur le partenariat

Elle implique la prise de mesures vigoureuses par chaque pays et la sensibilisation du public.
Par Lea Terhune
Rédactrice de l'USINFO


Washington - Lorsque les États-Unis demandent à d'autres pays de coopérer en vue de mieux faire respecter les lois en vigueur contre la traite des personnes, d'aider ses victimes et de sensibiliser le public, « ces pays doivent comprendre que le gouvernement des États-Unis travaille lui aussi à résoudre ce genre de problèmes et que les recommandations qu'il fait sont empreintes d'un esprit de partenariat », a expliqué M. Mark Lagon, qui a récemment assumé la direction du bureau du département d'État chargé de surveiller et de combattre la traite des personnes.

« Notre pays mène un effort vigoureux qui cible les victimes afin de venir en aide à ceux que la traite des personnes a piégés », a-t-il dit à l'USINFO le 5 juin.

M. Lagon est bien versé dans la question des droits de l'homme et lorsque le Congrès l'a confirmé dans ses nouvelles fonctions, il avait déjà des priorités en tête.

« Il nous faut vérifier que les produits que les Américains apprécient ne soient pas en fait le fruit du travail d'esclaves. Le travail forcé est une question grave, qu'il s'agisse du travail des enfants, du travail non rémunéré (pour rembourser un créancier) ou du travail justifié par l'appartenance à une caste », a-t-il souligné.

« La démocratisation ne consistant pas uniquement en l'émancipation des femmes dans le monde, il nous faut affronter la question de la traite des personnes, qui est peut-être la pire forme de dépréciation des femmes », a-t-il dit, ajoutant : « Partout où la traite des personnes est un problème et où des fonctionnaires complices soutiennent l'avilissement des gens par leur corruption, il faut renforcer la règle du droit. »

La première chose à faire, a-t-il souligné, est de voir les personnes ayant fait l'objet d'un trafic d'êtres humains pour ce qu'elles sont vraiment : des victimes. En vertu de la loi, celles-ci ont des droits aux États-Unis. « On ne va pas les traiter comme des criminels, ou des immigrants en situation illégale. Ces personnes recevront un visa et auront accès à des services sociaux », a-t-il précisé.

Plusieurs organes du gouvernement des États-Unis coordonnent les efforts visant la lutte contre la traite des personnes et ils y consacrent beaucoup de temps et d'importantes ressources.

Chaque année, le département d'État publie un rapport sur la situation dans le monde en matière de traite des personnes. Ce rapport est, de l'avis de M. Lagon, l'un des meilleurs outils dont dispose le gouvernement des États-Unis, car il permet de faire le point de la situation dans les divers pays aux plans de la protection des victimes, de la prévention du trafic des êtres humains et de la poursuite en justice de ceux qui s'en rendent coupables.

En adoptant en 2000 la Loi sur la protection des victimes de la traite des personnes, le Congrès a obligé la création, au sein du département d'État, d'un bureau chargé de surveiller et de combattre la traite des personnes ainsi que la rédaction d'un rapport annuel en la matière. Cette loi donne davantage de moyens aux organes ministériels pour protéger les victimes de la traite des personnes, poursuivre ses coupables en justice et la prévenir. En vertu de plusieurs prorogations, la dernière datant de 2005, des ressources supplémentaires ont été allouées aux services policiers et aux projets d'aide aux victimes.

Pour M. Lagon, il est primordial de partager les informations entre les divers pays et de former des partenariats pour lutter contre la traite des personnes. Il voudrait également que le secteur privé prenne part à ce combat. « L'industrie du tourisme, par exemple, et les compagnies aériennes sont très utiles lorsqu'elles font des annonces publiques pour sensibiliser les gens à propos de la pire forme de violence qu'est le tourisme sexuel impliquant des enfants », a-t-il fait observer.

Les entreprises ont un rôle à jouer

La loi de 2005 qui proroge la Loi sur la protection des victimes de la traite des personnes exige du ministère américain du travail qu'il rédige un rapport annuel examinant la nature et la fréquence du travail des enfants dans le monde et qu'il publie une liste des marchandises associées au travail forcé.

Il appartient aussi aux entreprises de jouer un rôle pour combattre la traite des personnes, a fait valoir M. Lagon, et le gouvernement des États-Unis apportera son aide aux sociétés qui travailleront avec leurs homologues pour adopter les normes les plus strictes en ce qui concerne le rejet du travail des enfants.

La société Microsoft, un géant de l'informatique, par exemple, a des centres d'informations technologiques en Inde, pays où la traite des personnes est un sérieux problème. La société, a expliqué M. Lagon, s'efforce de mettre à jour les situations de maltraitance dont font l'objet les victimes de la traite des personnes, notamment des enfants qui prennent part au démontage des vieux ordinateurs. « L'Inde est une priorité, ne serait-ce que du fait de l'importance de sa population et de l'ampleur du trafic des êtres humains », a-t-il souligné.

« Il nous faut collaborer à tous les plans, tant multilatéral que bilatéral », a-t-il déclaré. Cela signifie qu'il faut œuvrer pour changer les institutions qui, sans le savoir, soutiennent la traite des personnes. Se souvenant de l'affaire des Casques bleus de l'ONU qui s'étaient rendus coupables de sévices sexuels en République démocratique du Congo, il a fait remarquer : « Le devoir des Casques bleus est d'atténuer les souffrances des gens et non pas d'y contribuer. »

Les États-Unis tiennent sincèrement à promouvoir la dignité des hommes, d'aider concrètement ces personnes que d'autres ont avilies, a-t-il dit, et ils sont disposés à former des partenariats avec les organisations non gouvernementales, les gouvernements d'autres pays et les organisations internationales « pour mettre fin à ce qui est, en fait, un esclavage des temps modernes ».

L'esclavage fait aussi partie de l'histoire des États-Unis, pays qui a connu une terrible discrimination et où sont encore présents les vestiges de la ségrégation, a rappelé M. Lagon.

« Nous devrions être en mesure de parler en toute franchise avec les autres démocraties sur les mesures qu'il nous faut prendre pour améliorer la situation. Si les gens sont traités comme des sous-hommes du fait de leur appartenance ethnique ou de leur statut social, où qu'ils soient, ceux qui en sont coupables ont violé des valeurs fondamentales, et par ceci, je ne veux pas dire des valeurs américaines, mais des valeurs universelles. »

M. Lagon travaille de longue date aux questions ayant trait aux droits de l'homme. En sa qualité de sous-secrétaire adjoint chargé des questions liées aux organisations internationales, il était responsable des questions internationales liées aux droits de l'homme et des questions humanitaires. Il avait été auparavant conseiller du secrétaire d'État pour les questions relatives aux organisations internationales, à la démocratie et aux droits de l'homme.


Section concernant l'Algérie : http://www.state.gov/g/tip/rls/tiprpt/2007/82805.htm

ALGERIA (Tier 3)

Algeria is a transit country for men and women trafficked from sub-Saharan Africa en route to Europe for the purposes of commercial sexual exploitation and involuntary servitude. These men and women often enter Algeria voluntarily, but illegally, with the assistance of smugglers. Once in Algeria, however, some women are coerced into commercial sexual exploitation to pay off smuggling debts, while some men may be forced into involuntary servitude in construction and other low-skilled work. According to one NGO, an estimated 15,000 illegal sub-Saharan African migrants currently reside in Algeria, of which approximately 9,000 are victims of trafficking. In addition, one NGO maintains that children are trafficked from Niger and Mali. Some Algerian children reportedly are trafficked within the country for domestic servitude.

The Government of Algeria does not fully comply with the minimum standards for the elimination of trafficking and is not making significant efforts to do so. The government does not prohibit and punish all crimes of trafficking in persons. It does not draw a distinction between trafficking in persons and illegal immigration and, as such, has not developed policies and programs to address the specific needs of trafficking victims. Algeria does not adequately identify trafficking victims among illegal immigrants. The government did not take serious law enforcement actions to punish traffickers who force women into commercial sexual exploitation or men into involuntary servitude in other sectors. Moreover, the government reported no investigations of trafficking of children for domestic servitude or improvements in protection services available to victims of trafficking.

Prosecution
During the reporting period, Algeria did not report discernible progress in prosecuting trafficking offenses and punishing offenders. Algeria does not prohibit all forms of trafficking in persons, but prohibits the trafficking of minors for commercial sexual exploitation through Article 342 and most forms of sex trafficking of adults through its prohibition on pimping in Article 343 of its penal code. The government did not report any confirmed trafficking investigations, arrests, prosecutions, or convictions this year. The government should criminalize all forms of trafficking, consistent with the 2000 U.N. TIP Protocol, which Algeria ratified in 2003, and significantly increase law enforcement efforts against traffickers, including those who traffic migrants and force children into domestic servitude.

Protection
Algeria did not improve its efforts to protect victims of trafficking during the reporting period. The government does not systematically attempt to identify trafficking victims among vulnerable people, such as foreign women arrested for prostitution or illegal migrants. As a result, trafficking victims reportedly are deported or otherwise punished for unlawful acts committed as a direct result of being trafficked. Because victims are not identified as such, the government neither encourages them to assist in investigations against their traffickers, nor provides them with shelter, medical or psychological services, or alternatives to removal to countries where they would face hardship or retribution. Algeria should institute a formal mechanism to identify victims of trafficking, refrain from punishing them, and provide them with comprehensive victim protection assistance.

Prevention
Algeria's efforts to prevent trafficking did not improve significantly over the reporting period. The government continues to show a firm commitment to fighting illegal immigration, and works closely with the European governments of Portugal, Spain, France, Italy, and Malta to prevent the illegal migration and smuggling of people to Europe. Although the Algerian government did not report specific actions taken to prevent trafficking in persons within or through its territory, according to press reports, at least one person was arrested and one trafficking network dismantled during the year. Border officials are not trained in identifying possible trafficking victims, and the government did not pursue public awareness campaigns on trafficking in persons.



تقرير كتابة الدولة الأمريكية أدرج لأول مرة خمس دول عرب

الجزائر في القائمة السوداء للمتاجرة بالبشر

El Khabar - mercredi     13    juin     2007

صنف التقرير السنوي لكتابة الدولة الأمريكية، الصادر أمس، على موقعها الإلكتروني، الجزائر من ضمن الدول التي لم تتخذ إجراءات ردعية ضد الاستغلال والمتاجرة بالبشر، وهي المرة الأولى التي تدخل فيها الجزائر ضمن هذه القائمة السوداء إلى جانب كل من غينيا الاستوائية وماليزيا·
التقرير الذي اعتادت كتابة الدولة الأمريكية نشره كل سنة، يخص المتاجرة بالبشر باختلاف أنواعها، بين أفريل 2006 ومارس 2007، وضم التقرير عددا من الدول الجديدة من ضمنها حلفاء تقليديون للولايات المتحدة كالبحرين، الكويت، عمان وقطر، بالإضافة إلى كل من غينيا الاستوائية، ماليزيا والجزائر، وتعتبر الولايات المتحدة أن هذه الدول لم تتخذ الإجراءات الضرورية لمواجهة المتاجرة بالبشر والاستغلال باختلاف أشكاله، وبالمقابل تم سحب كل من زيمبابوي، اللاووس وبليز·
وحسب الأرقام المقدمة من قبل السلطات الأمريكية، فإن هناك 800 ألف شخص يتعرضون سنويا للمتاجرة الدولية، 80 بالمائة منهم نساء و50 بالمائة من الأحداث، حيث أن أغلب ضحايا المتاجرة الدولية هم نساء وفتيات يقعن ضحايا للاستغلال الجنسي·
وأشار تقرير الخارجية الأمريكية بخصوص الحالة الجزائرية إلى أن الجزائر بلد عبور لنساء ورجال من دول إفريقيا جنوب الصحراء يقعون في أيدي شبكات الرق والتجارة بالبشر، وهم غالبا ما تكون وجهتهم أوروبا· ويواجه هؤلاء استغلالا جنسيا وتجاريا بعد أن يدخلون بطريقة غير شرعية للجزائر وإن كان دخولهم إراديا·
بالمقابل لاحظ التقرير وجود حالات نساء يخضعون قصرا للاستغلال الجنسي التجاري لقاء تسديد الديون، فيما يستغل الرجال في مجالات البناء· وقدّر عدد الأفارقة الذين يتواجدون في الجزائر بصورة غير شرعية بـ15 ألفا منهم حوالي 9000 يعانون من هذه الظواهر·
وأوضح التقرير أن الحكومة الجزائرية لم تستوف كافة المعايير الرامية للقضاء على مثل هذه الظواهر، ولم تبذل جهودا معتبرة، كما أنها لم تسلط عقوبات أو تمنع مثل هذه الممارسات· كما أنها لم تطور سياسة خاصة باتجاه الاتجار بالبشر· واقتصر المنع على جوانب، منها منع أي اتجار بالأطفال القصر للاستغلال الجنسي وأشكال الاستغلال الجنسي الأخرى، فضلا عن معاقبة حالات الرق وإجبار الأطفال على العمل المنزلي بالإكراه·
وأشار التقرير إلى أن الجزائر لم تبذل جهودا كبيرة لحماية الضحايا خلال مرحلة صياغة التقرير كما لم تعمد إلى تحديد الضحايا ولم تشجع هؤلاء لا سيما النساء في الكشف عن الشبكات التي تقوم بمثل هذه الأفعال أو تقديم مساعدات لهم في مجال الدعم النفسي والصحي، كما ظلت آليات الوقاية المعتمدة جد محدودة وتقتصر على العمل على توثيق التعاون مع الدول الأوروبية للوقاية من الهجرة غير الشرعية دون اعتماد حملات أو متابعات ضد الفاعلين·
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« Répondre #39 le: 13/06/2007 - 13:32:44 »

Salam  :(

L’innocence maculée
Ali Benyahia - El Watan - du 13 juin 2007


Le travail des enfants est-il aussi insignifiant en Algérie que veulent bien le dire les chiffres officiels du ministère du Travail ? Une enquête de l’inspection générale du travail en 2006 fait part d’un taux de 0,54% d’enfants travailleurs. Pourtant, une autre étude de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) conclut à des résultats sans doute plus dramatiques. Cette dernière, en effet, aboutit à une estimation six fois supérieure à celle avancée par l’inspection du travail. Qui dit mieux ? C’est dire ainsi, peut-être, toute la difficulté de mesurer ce fléau qui tisse sa toile d’autant plus dangereusement qu’il échapperait à l’observation des pouvoirs publics qui le dédramatisent par les chiffres, mais, surtout, qu’il serait incontrôlable parce que ce phénomène est consubstantiel à d’autres facteurs complexes qui l’expliquent. Le travail des enfants, qui existe bel et bien en Algérie, est devenu de plus en plus apparent à certains endroits de la capitale même. Les raisons économiques ne manqueront certainement pas à son explication. Tout le monde peut relever que le passage douloureux – et non réussi – à l’économie de marché a charrié, à ses débuts surtout, une multitude d’inégalités économiques et sociales après avoir fragilisé, d’abord, presque tous les ressorts de la solidarité sociale. Il va sans dire que l’exploitation des enfants se nourrit de la pauvreté, mais pas seulement, car, ce faisant, c’est aussi l’innocence qui est maculée par l’incurie des dirigeants. Le travail des enfants n’est-il pas en effet le témoignage d’un cri de détresse devant l’impuissance de Etats à les protéger de façon à les soustraire à toute volonté de corruption ? Dont le premier acte reste la corruption de leur idéal même, leur rêve d’enfant avec tout ce que cela implique comme imaginaire ludique. Viennent, ensuite, les déperditions scolaires de ces nombreux enfants qui, faute de programme ou de bonne politique de formation et d’absence de structures d’accueil, se retrouvent dans la rue. Combien sont-ils à avoir échappé aux mailles du commerce informel ?

Exploitation des enfants
300 000 enfants travaillent en Algérie
M. A. O. - El Watan - du 13 juin 2007


Les pires formes du travail n’existent pas en Algérie. L’affirmation vient du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, à l’occasion de la commémoration, hier, de la Journée mondiale contre le travail des enfants qui coïncide avec le 12 juin de chaque année.

« Une enquête, menée par l’inspection du travail en 2006, a indiqué que sur 3853 organismes employeurs occupant un effectif de 28 840 travailleurs salariés, il a été enregistré l’emploi de 498 enfants de moins de 18 ans dont 156 enfants n’ont pas atteint l’âge légal de 16 ans, soit un pourcentage de l’ordre de 0,54%, contre 0,56% en 2002 », fait remarquer Mohamed Khiat, secrétaire général par intérim au ministère du Travail. D’après lui, ces données confirment que « la situation en Algérie n’est nullement inquiétante en la matière et que notre pays n’est pas du tout concerné par les cas des pires formes de travail des enfants ». Le ministère se réjouit de ce taux presque « insignifiant ». Mais, de l’autre côté, une autre étude menée la même année (2006) par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) aboutit à un taux six fois plus élevé. Cette enquête, réalisée sur un échantillon de 3000 personnes âgées de moins de 18 ans, révèle que 2,89% d’entre eux travaillent. Ainsi, sur les 10 millions d’enfants que compte l’Algérie, entre 250 000 et 300 000 travaillent. Ces derniers, payés au rabais, sont dans la majorité des cas exploités dans les secteurs du bâtiment et de l’agriculture. Cela sans compter les milliers d’enfants qui font dans le commerce informel : vendeurs de cigarettes, vendeurs à la sauvette... qu’on aperçoit quotidiennement dans la rue. L’étude de la Forem, qui a concerné huit wilayas, souligne, par exemple, qu’à Tiaret on a recensé 250 entreprises employant des enfants. Les données sont éloquentes. Hocine Tali, sous-directeur de l’emploi agricole au ministère de l’Agriculture, a tenté, lors de son intervention à la journée commémorative organisée à Alger par le ministère du Travail, d’expliquer l’emploi des enfants dans le secteur par la nature familiale des exploitations agricoles. D’après lui, 60% du million d’exploitations agricoles ne dépassent pas les cinq hectares. Celles-ci sont des exploitations familiales. « L’enfant aide effectivement ses parents dans leur travail. Mais on ne peut pas imaginer qu’un père pourrait exploiter son enfant », soutient-il. Pour lui, l’exploitation des enfants, si elle existe dans le secteur agricole, reste minime. Il affirme, par ailleurs, que le ministère prépare un projet d’enquête qui sera lancé en 2008, sur la main-d’œuvre dans les exploitations agricoles à partir d’un échantillon couvrant toutes les catégories sociales à l’échelle nationale, y compris les femmes et les enfants, en vue d’identifier cette main-d’œuvre. Il explique la nécessité d’une telle enquête dans le secteur par le fait que 70% des enfants travailleurs dans le monde se trouvent dans le secteur de l’agriculture. Ce qui représente environ 150 millions d’enfants. Mais aussi, ajoute-t-il, parce que l’agriculture figure parmi les secteurs les plus exposés aux maladies et aux dangers professionnels. Selon certaines études, la pauvreté est l’une des principales causes amenant les enfants à travailler. Mais cela n’est pas tout. L’échec scolaire et l’économie informelle qui gangrène le pays y sont pour beaucoup. Cela pousse Raymond Janssens, représentant de l’Unicef à Alger, à plaider hier pour une scolarisation à 100%. L’école, selon lui, garantit la protection de l’enfant. L’Algérie, faut-il le rappeler, a ratifié la Convention internationale sur les droits des enfants, le 19 décembre 1992, avec réserves. La législation algérienne du travail est aussi claire là-dessus : dans son article 15, l’âge minimum requis pour un recrutement ne peut en aucun cas être inférieur à 16 ans, sauf dans le cadre de contrats d’apprentissage établis conformément à la législation. Il y a eu même l’installation d’une commission intersectorielle de lutte contre le travail des enfants. Mais face au manque de moyens de contrôle des employeurs, la réalité est bien là, frappante.

300 000 mineurs travailleurs en Algérie
par Hamza Benhalima - LeMaghrebdz.com - Mercredi 13 Juin 2007

     
Une enquête réalisée par l’inspection du travail a révélé que 300 000 enfants travaillent en Algérie, pour la plupart dans des petits boulots informels, tels que revendeur de pain ou de cigarettes.
Ces résultats ont été dévoilés lors d'un séminaire sur l'élimination du travail des enfants dans l'agriculture organisé, hier, au siège du ministère du Travail. L'enquête indique également que sur 3 853 organismes employeurs, occupant un affectif de 28 840 travailleurs salariés, il a été enregistré l'emploi de 498 enfants de moins de 18 ans, dont 156 enfants n'ont pas atteint l'âge légal de 16 ans, soit un pourcentage de 0,56 de l'ensemble de la main-d'œuvre employée. Elle annonce une baisse par rapport à une précédente enquête, réalisée par les services de l'inspection du travail en 2002 et qui a relevé que sur 5 847 entreprises contrôlées occupant un affectif de 16 895 travailleurs, il avait été constaté que 95 jeunes travailleurs n'atteignent pas l'âge légal, soit un pourcentage de 0,56 du total des travailleurs. Cette rencontre, organisée à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le travail des enfants a réuni des experts nationaux et internationaux de plusieurs départements ministériels ainsi que des représentants des scouts musulmans et des associations de jeunes. Elle était marquée par l'intervention d'enfants qui ont pris la parole pour dénoncer le travail des mineurs dans le monde. Le directeur de la section algérienne de l'Unicef, M. Yacene, a annoncé que "le nombre d'enfants qui travaillent dans le monde a atteint 218 millions d'enfants, parmi eux,  132 millions dont l'âge varie entre 5 et 14 ans, exercent différentes activités dans les champs et dans les plantations, la récolte et l'élevage dans des conditions d'hygiène et de sécurité  lamentables". Le directeur de la section algérienne de l'Unicef estime que "l'Algérie a combattu le travail des enfants au lendemain de son indépendance, en appliquant le principe de l'enseignement obligatoire à l'ensemble des enfants dont l'âge varie entre 6 et 16 ans, néanmoins la déperdition scolaire qui atteint 1 million de jeunes par an, favorise la propagation de ce fléaux". Par ailleurs, le directeur du bureau régional de l'OIT, (Organisation internationale du travail), M. Belhoucine Hadj Sadouk, a annoncé que l'objectif du Bureau international du travail (BIT) pour cette année est d'éliminer le travail des enfants dans l'agriculture, ce secteur qui emploie 70% des enfants qui travaillent dans le monde, constitue l'une des formes d'activité les plus dangereuses pour les enfants comme pour les adultes. Les enfants qui travaillent dans le secteur de l'agriculture sont souvent exposés à un large éventail de danger. Entre autre, la préparation, manipulation et l'application de pesticides toxiques, l'utilisation d'outils dangereux et tranchants, le travail dans des températures extrêmes, la conduite de véhicules agricoles puissants et de lourdes machines. Les représentants des ministères ainsi que les différents acteurs de la société civile, étaient d'accord pour pratiquer une politique de "tolérance zéro", envers toute forme d'exploitation des mineurs. Ils ont également appelé à ce que la commission intersectorielle de prévention et de lutte contre le travail des enfants, créée en 2003, joue pleinement son rôle de prévention et de protection de l'enfance.
Hamza Benhalima


Travail des enfants Le satisfecit du département de Louh
par S. E. K. - lequotidien-oran.com - Mercredi 13 juin 2007


Les pouvoirs publics ne semblent pas inquiets en ce qui concerne le travail des enfants de moins de 16 ans. Les données confirment que la situation «n'est nullement inquiétante en la matière et que notre pays n'est pas du tout concerné par les cas de pires formes de maltraitance des enfants», selon un exposé présenté hier et faisant état du bilan du ministère du Travail et de la Sécurité sociale sur la situation du travail des enfants en Algérie.

L'intervenant du Bureau international du travail, le Tunisien Hadj Sadok, le représentant de l'Unicef, le Belge Raymond Janssen, le représentant du ministère de l'Agriculture Hocine Tali, le président de la Commission intersectorielle de prévention et de lutte contre le travail des enfants au ministère du Travail, Mohamed Khiati, et le représentant des Scouts musulmans algériens, M. Benbraham, sont unanimes à considérer que le travail des enfants dans notre pays ne représente qu'un infime pourcentage. Les enquêtes des services de l'inspection du travail donnent un pourcentage de 0,56% de jeunes n'atteignant pas l'âge légal de travail sur un total de 16.895 travailleurs (enquête 2002). Une autre enquête de 2006 donne un taux de 0,54%.

Il est affirmé que le travail des enfants se manifeste particulièrement dans les milieux ruraux et dans l'agriculture. Leur nombre serait, selon les statistiques du BIT, de 150 millions d'enfants, soit 70% de l'ensemble des enfants qui travaillent, selon le dernier rapport du BIT. Le représentant du ministère de l'Agriculture soutiendra, pour sa part, que dans notre pays le travail des enfants dans l'agriculture est conjoncturel et répond le plus souvent à la solidarité entre membres de la même famille et où les enfants sont appelés à apporter leurs aides aux parents. Le représentant de l'Unicef indiquera lors de son intervention que la lutte contre le travail des enfants demeure l'école, car «la place de l'enfant est à l'école».

L'Algérie a ratifié les principales conventions internationales interdisant les pires formes de travail des enfants ainsi que les conventions relatives à l'âge minimum au travail et l'on s'attend, par ailleurs, à des textes plus intransigeants dans le nouveau code du travail pour lutter contre le travail des enfants, a déclaré le représentant de Tayeb Louh.
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« Répondre #40 le: 16/11/2007 - 17:45:26 »

Je viens de découvrir un document numérique sur l'esclavage en Algérie Date d'édition : 1846 ( Provenance : Bibliothèque nationale de France )

Titre : Pétition aux Chambres. Esclavage en Algérie (année 1846 )
voila le site http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1044431.r=alg%C3%A9rie.langFR

voir également les documents numériques sur l'Algérie en 1830  ;)
http://gallica2.bnf.fr/Search?q=alg%C3%A9rie+1830&n=10&p=1&lang=fr

J'ai également découvert une perle concernant l'invasion d'Alger en 1830 apparement c'était en réalité et vulgairement qu'une histoire d'argent ( commission (bakchiche) du Dey D'Alger de 700 000 francs de l'époque )  entre deux négociants juifs algériens en import - export de blé , Jacob Bacri et Busnach (Boujenah), et le Dey d'Alger de l'époque , Hussein Ibn-Al Hussein (1765-1838) ,

( et bien la mafia du business du blé est partout  ;)  " L'histoire n'est qu'un éternel recommencement " )

" De simples créances privées devenaient affaire d'État". Gabriel Esquer, La prise d'Alger, 1830, Paris.
voir

La prise d'Alger / racontée par un algérien [Hadji Ahmed Efendi] ; texte turc et trad. par M. Ottocar de Schlechta, Hadji-Ahmed-Efendi, 1863
http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k106281k.r=alg%C3%A9rie+1830.f3.langFR

Mémoires d'un officier d'État-major : expédition d'Afrique / par le Bon Barchou de Penhoën,..., Barchou de Penhoën, Auguste Théodore Hilaire (1801-1855), ( année 1835 )
http://gallica2.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k104247x.r=alg%C3%A9rie+1830.langFR.f8.pagination

Chabat Noir d’Alger / 28 juin 1805
http://www.hebraica.org/histoire.php?id=2596#2596


******************
L'Algérie a été perdu pour 700 000 Francs de l'époque et a cause de la corruption du Dey d'Alger par des Juifs négociants en Blé

Voir L'histoire du Franc
http://franc.francais.free.fr/modules.php?name=franc&page=histoire

1 Franc CHARLES X
Graveur : Auguste François Michaut
Frappée entre 1825 et 1830
23 mm - 5 g - Argent
Tranche en creux DOMINE SALVUM FAC REGEM
5 277 137 exemplaires.

40 Francs CHARLES X 2e Type
Graveur : Auguste François Michaut
Frappée entre 1827 et 1830
26 mm - 12 g - Or
Tranche en creux DOMINE SALVUM FAC REGEM
454 566 exemplaires.



* Franc CHARLES X-1.gif (14.4 Ko, 244x122 - vu 1667 fois.)

* Francs CHARLES X 2e Type.gif (10.69 Ko, 244x122 - vu 1707 fois.)
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« Répondre #41 le: 21/11/2007 - 14:21:38 »

Le Comité Juif Américain [AJC] honore le président Sarközy du Prix de la Lumière Parmi les Nations
Par AJC http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7313
Le 12 novembre 2007
http://www.ajc.org

http://en.wikipedia.org/wiki/American_Jewish_Committee

[Oubliez sa rencontre avec Bush… : au cours de ses vingt-six heures passées aux Etats-Unis, le principal événement, pour Sarkö, fut, à n’en pas douter, sa rencontre avec le « ministère des affaires étrangères » du lobby sioniste, l’American Jewish Committee. Mais il semble quasi impossible que Sarkö ait pu déjà réussir à accumuler suffisamment de zèle pro-israélien en si peu de temps (malgré tout, cela ne fait, en effet, que six mois qu’il s’est emparé des mannettes) pour mériter une distinction aussi « prestigieuse » ! Sans doute est-il en train de se faire le défenseur-cacatoès du couplet sioniste sur le bombardement de l’Iran. Ou bien alors, il a peut-être pu racheter ses points de retraite au titre de ses années de service en tant qu’agent du Mossad – service qui, à en croire la feuille de chou française de droite Le Figaro, remonterait au moins jusqu’en 1983… Jeffrey Blankfort.]

« Avant tout, nous honorons la conviction, la conscience et le courage du président Sarközy – autant de qualités qui font cruellement défaut dans un monde désespérément en manque de ces trois vertus », a déclaré [sans rire] le directeur général de l’AJC, David A. Harris.

La médaille de l’AJC récompense exclusivement des chefs d’Etat exceptionnels.

« Le président Sarközy est un homme passionné », a poursuivi Harris. « C’est sa passion, combinée à sa conviction, à sa conscience et à son courage, qui l’a promptement élevé jusqu’à un poste d’une éminence exceptionnelle, et qui lui doit le respect sur la scène mondiale. »

Richard J. Sideman, président de l’AJC pour les Etats-Unis, ouvrant la réunion et la cérémonie de remise de cette distinction, a salué « la vigueur sans équivalent et le sens des principes hors du commun » du président Sarkö, évoquant les défis et les dangers communs auxquelles sont confrontées ces « démocraties sœurs [siamoises] » que sont les Etats-Unis, la France et Israël.

Remerciant l’AJC, le président Sarkö s’est élevé véhémentement contre l’antisémitisme et il a apporté son soutien indéfectible à la quête de paix et de sécurité d’Israël.

« L’antisémitisme doit être combattu tête baissée », a déclaré le président Sarkö. « Dès l’instant où vous essayez d’expliquer l’antisémitisme, vous êtes en train de le justifier… »

Il a précisé que l’antisémitisme est une réalité qui doit être reconnue pour telle, et non pas déniée. « Nous ne saurions combattre efficacement quelque chose que nous dénierions », a-t-il dit, ajoutant : « Tant qu’il n’y a pas d’accord sur le diagnostic, impossible de trouver le remède ! »

Le président Sarkö s’est présenté en ami inconditionnel d’Israël, qui considère la création même de ce pays comme un des « miracles » [sic] du vingtième siècle [de l’ère chrétienne, n’exagérons rien ! ndt].

Le président français a fait part de son optimisme quant à l’avancée à pas de géant des négociations israélo-palestiniennes. Les Israéliens et les Palestiniens ayant « le dos au mur » [relevons l’élégance de cette délicate allusion… ndt], la seule chose qu’ils puissent faire, c’est fuir en avant !», a-t-il dit.

S’engageant sur l’engagement de son gouvernement à aider des négociations en vue d’une solution viable à deux Etats [sic], le président Sarkö a fait observer que « la question de la sécurité n’est pas négociable » en ce qui concerne Israël, ajoutant qu’ « Israël est dos à la mer, avec très peu d’espace pour manœuvrer » [peut-être Israël pourrait-il se retourner sur sa plage, afin de bronzer de l’autre côté ? ndt].

Le président Sarkö a également abordé le Liban et l’Iran dans ses commentaires : « Le Liban est un symbole de diversité dans une partie du monde qui a besoin d’apprendre que la pureté inhérente au fondamentalisme représente un risque », a ainsi déclaré le président français.

Faisant allusion aux efforts de la France pour assimiler avec succès sa propre population musulmane, le président Sarkö a dit : « Quand même, les pays musulmans ne peuvent pas dire qu’il faut de la diversité, en France, mais pas de l’autre côté de la Méditerranée ! » Une telle diversité, au Liban, en particulier, explique en partie pourquoi « la France est engagée, au Liban », a-t-il dit.

Il a réitéré l’opposition déterminée de la France à la mise au point d’armes nucléaires par l’Iran, tout en exprimant son soutien aux pays qui cherchent à développer l’énergie nucléaire à des fins exclusivement pacifiques. « L’Iran a droit à l’énergie nucléaire civile », a dit le président Sarkö, qui a appelé à ce que les politiques étrangère et économique de la France soient harmonisées afin d’envoyer un message fort à l’Iran, selon lequel la France s’opposera à tout programme d’armes nucléaires dans ce pays.

L’AJC et la France connaissent des relations très étroites et fructueuses depuis plus de cinquante ans. Les liens avec le président Sarkö se sont considérablement renforcés depuis son passage place Beauvau, et son discours prononcé devant les instances de l’AJC, à Washington, voici, de cela, trois ans.

« Il est catégorique dans son opposition à l’antisémitisme », a dit Harris, rappelant les propos tenus par le futur président Sarkö lors du mâchon de l’AJC de 2004, au cours duquel il avait déclaré : « Je considère que toute insulte contre des juifs est une insulte contre la France ! »

La médaille de la Lumière Parmi les Nations a été décernée au président Sarkö, indique l’inscription qui y figure, « en admiration pour votre promotion infatigable des valeurs démocratiques, des droits de l’Homme et de la paix, et en appréciation pour votre amitié dévouée pour les Etats-Unis, pour Israël et pour le peuple juif. »

La médaille a la forme d’une flamme, symbolisant la lumière inextinguible de la liberté. Parmi les précédents récipiendaires de cette distinction, nous relèverons les noms du président américain Bill Clinton et du président chilien Ricardo Lagos.

Plus de cent invités ont assisté au déjeuner privé organisé par l’AJC en l’honneur du président Sarkö, dont plusieurs anciens dirigeants de l’AJC, des représentants d’autres organisations juives américaines, des membres du Congrès des Etats-Unis, d’éminents dirigeants de la société civile et de hauts responsables de l’exécutif français.

Plusieurs membres du cabinet du Premier ministre [oups : du président !] Sarkö accompagnaient le président, dont le sinistre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui avait pris la parole lors d’un dîner de l’AJC à New York en octobre ; la ministre relâchée de justesse Rachida Dati ; la ministre de l’Economie Christine Lagaffe [dite La Grande Courge -  Cricri les Perlouses, pour les intimes]; Rama Yade, secrétaire d’Etat pour les Affaires étrangères et les Droits de l’Homme et Bernard Accoyer, président de l’Assemblée UMP [oups : nationale !]. Richard Prasquier, président du Crif, qui chapote les organisations juives françaises, figurait au nombre des invités.

Article original en anglais, AJC, 7 novembre 2007.
Traduit de l’anglais par Marcel Charbonnier.
 
Valerie Hoffenberg, directrice de l’AJC à Paris, qui a contribué au bon déroulement du raout, fait partie des membres de la délégation présidentielle française en visite à Washington, District of Columbia, cette semaine.

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Nicolas Sarkozy aurait dénoncé le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe »
Par Jean Quatremer, 14 novembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1437

Selon le correspondant à Bruxelles de Libération, le président de la République se serait lancé dans une diatribe stigmatisant les musulmans sur fond de « choc de civilisations, » devant des interlocuteurs « choqués » par la dureté de son langage.

L’histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. Selon mes sources, le chef de l’Etat s’est lancé dans une diatribe confuse d’une vingtaine de minutes, « dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire », contre le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe » et leurs difficultés d’intégration.

Il a aussi décrit de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l’occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Mais ses interlocuteurs, qui n’en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l’avoir bien compris, tant le discours était décousu et surtout hors de propos avec l’objet de ces rencontres, la préparation du Sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre.

Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs.

Cette idée du "choc des civilisations" a déjà été développée, de façon plus policée, par le chef de l’Etat, dans une indifférence assez étonnante, le 27 août dernier, dans son discours aux ambassadeurs.

Il avait alors expliqué que le "premier défi, sans doute l’un des plus importants" auquel doit faire face la France est : "comment prévenir une confrontation entre l’Islam et l’Occident ? Ce n’est pas la peine d’employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu’Al Qaeda qui rêvent d’instaurer, de l’Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité.

Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies".

Pour Sarkozy, "nous aurions tort de sous estimer la possibilité" "d’une confrontation, entre l’Islam et l’Occident" : "l’affaire des caricatures en a été un signe avant-coureur". Dès lors, la surprise de Bertie Ahern et de Fredrik Reinfeldt s’explique : ils n’avaient sans doute pas lu ces quelques lignes.

Mise à jour - 21/11/07

Depuis la publication de ce billet, Jean Quatremer a précisé dans Libération et sur son blog les circonstances dans lesquelles ces déclarations ont été recueillies auprès de deux sources différentes qu’il qualifie de « dignes de foi. » Il a par ailleurs accordé un entretien à l’Express, où il confirme à nouveau la nature de ces propos et s’étonne des attaques dont il a été l’objet.
Publication originale Blog de Jean Quatremer

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Sarkozy et les musulmans
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2007/11/sarkozy-et-les-.html
Coulisses de Bruxelles, UE - 14 novembre 2007

L’histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités.

Selon mes sources, le chef de l’Etat s’est lancé dans un monologue confus d’une vingtaine de minutes, « dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire », contre le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe » et leurs difficultés d’intégration.

Il a aussi décrit de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l’occident.

Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. Mais ses interlocuteurs, qui n’en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l’avoir bien compris, tant le discours était décousu et surtout hors de propos avec l'objet de ces rencontres, la préparation du Sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre.

Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs.

Cette idée du "choc des civilisations" a déjà été développée, de façon plus policée, par le chef de l'Etat, dans une indifférence assez étonnante, le 27 août dernier, dans son discours aux ambassadeurs. Il avait alors expliqué que le "premier défi, sans doute l'un des plus importants" auquel doit faire face la France est : "comment prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident? Ce n'est pas la peine d'employer la langue de bois : cette confrontation est voulue par les groupes extrémistes tels qu'Al Qaeda qui rêvent d'instaurer, de l'Indonésie au Nigéria, un khalifat rejetant toute ouverture, toute modernité, toute idée même de diversité. Si ces forces devaient atteindre leur sinistre objectif, nul doute que le XXIe siècle serait pire encore que le précédent, pourtant marqué par un affrontement sans merci entre les idéologies". Pour Sarkozy, "nous aurions tort de sous estimer la possibilité" "d'une confrontation, entre l'Islam et l'Occident":  "l'affaire des caricatures en a été un signe avant-coureur". Dès lors, la surprise de Bertie Ahern et de Fredrik Reinfeldt s'explique: ils n'avaient sans doute pas lu ces quelques lignes.

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Sarkozy a-t-il tenu des propos anti-musulmans ?
le 20 Novembre, 2007
http://www.toutsurlalgerie.com/
http://www.lematindz.net/news/360.html

A deux semaines du voyage de Sarkozy à Alger, une étrange histoire se raconte dans les chancelleries européennes. Nicolas Sarkozy, recevant le Premier ministre irlandais, Bertie Ahern, le 21 septembre, puis suédois, Fredrik Reinfeldt, le 3 octobre, se serait livré à une véritable diatribe anti-musulmane devant ses invités. La scène est rapportée par un journaliste de Libération, Jean Quatremer, qui la traite d’abord dans son blog Coulisses de Bruxelles... puis dans Libération du 19 novembre 2007. Selon les sources de Jean Quatremer, le chef de l’Etat français s’est lancé dans un monologue confus d’une vingtaine de minutes, « dans un langage très dur, très familier, choquant pour tout dire», contre le « trop grand nombre de musulmans présents en Europe » et leurs difficultés d’intégration. Il a aussi décrit de façon apocalyptique le « choc de civilisation » qui oppose les musulmans à l’occident. Le tout, manifestement, pour justifier son opposition à l’adhésion de la Turquie à l’Union. « Mais, écrit Quatremer, ses interlocuteurs, qui n’en sont toujours pas revenus, ne sont même pas sûrs de l’avoir bien compris, tant le discours était décousu et surtout hors de propos avec l'objet de ces rencontres, la préparation du Sommet de Lisbonne des 18 et 19 octobre. Ils en ont, en tout cas, retiré la désagréable sensation que Sarkozy, non seulement avait un sérieux problème avec les musulmans, mais avait du mal à maîtriser ses nerfs. »

La publication de cette information dans le blog Coulisses de Bruxelles... soulève un tollé général. Quatremer reçoit 370 commentaires, « dont une bonne proportion d’insultes, voire de menaces », explique-t-il dans Libération du 19 novembre. « On me reproche de mentir, de m’appuyer sur des sources anonymes… Je précise bien qu’il s’agit là du point de vue des deux délégations. » Le journaliste est un peu destabilisé : « L’émotion suscitée par ce billet me surprend », avoue-t-il. Mais il persiste : « Sarkozy, qui a un langage en privé mais aussi en public souvent brutal, s’est déjà illustré en parlant de «l’homme africain» qui refuserait l’idée de progrès, ou encore en reprenant à son compte la thèse du choc des civilisations entre l’islam et l’Occident. »
Pour l’heure, à deux semaines du voyage de Sarkozy à Alger, l’affaire est étouffée.

Lahouari K.

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Voir Re : Les sacrifices rituels d'humains des élites occidentales
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Nicolas Sarkozy, prochain 'caniche de Bush'? (RBC Daily)
Mercredi 14 Novembre 2007
http://www.alterinfo.net/Nicolas-Sarkozy,-prochain-caniche-de-Bush-RBC-Daily-_a13515.html

Les dernières déclarations du président français Nicolas Sarkozy démontrent que Washington s'est trouvé un nouvel allié en Europe, note mercredi le quotidien RBC Daily.

La politique extérieure française a effectué un virage à 180 degrés. Si l'administration Chirac condamnait l'opération en Irak et avait son propre avis sur tous les problèmes clés, l'équipe de Sarkozy, quant à elle, évite soigneusement d'être en contradiction avec la Maison Blanche.

Les critiques sur la politique américaine ne se font plus entendre à Paris. La France préconise désormais la reconnaissance de l'indépendance du Kosovo et un durcissement des mesures à l'égard de l'Iran, mais envoie également de nouveaux soldats et du matériel en Afghanistan.

La France a une particularité: lorsqu'un des leaders mondiaux renforce ses positions, Paris lui cherche tout de suite un contrepoids. Dans les années 1960, ce sont les Etats-Unis qui s'étaient renforcés, c'est pourquoi la France s'était liée d'amitié avec la Chine et l'URSS. A présent que les Etats-Unis s'affaiblissent, s'étant embourbés au Proche-Orient et ayant été confrontés à des problèmes financiers, la France commence à les aider, estime Anatoli Outkine, directeur du Centre d'études internationales de l'Institut des Etats-Unis et du Canada de l'Académie des sciences de Russie.

Selon lui, l'actuelle alliance entre Paris et Washington reflète l'aspiration du monde occidental à s'unir face à la menace de l'expansion des "nouveaux leaders" (Chine, Brésil et Inde), mais si les Etats-Unis se renforcent à nouveau, il est probable que les relations franco-américaines se refroidiront par la suite. Cependant, il n'est pas garanti que ce soit Sarkozy qui s'en occupera: à en juger par son intervention au Congrès américain, son amour des Etats-Unis est tout à fait sincère.

En outre, le président français a déclaré que son pays souhaitait retrouver son influence dans le commandement militaire de l'OTAN, ce qui signifiera le retour de fait de son armée au sein de l'Alliance, d'où elle avait été retirée par le général de Gaulle il y a plus de 40 ans. Si l'on prend en compte que ce sont les Etats-Unis qui jouent le premier rôle au sein de l'OTAN, la conclusion s'impose: Sarkozy veut tout simplement que Washington puisse disposer de plus de personnel et de matériel.

Il est évident qu'après le départ de Tony Blair du poste de premier ministre britannique, les Etats-Unis avaient besoin d'un nouvel allié européen. Nicolas Sarkozy a été un candidat idéal. Ce n'est pas un pays tapageur comme la Pologne ou l'une des "hypodémocraties" baltes qui s'est retrouvé sous le contrôle de Washington, mais une des grandes puissances de l'Ancien monde, disposant d'une puissante économie, d'un potentiel nucléaire et du droit de veto au Conseil de sécurité de l'ONU.

Pourtant, selon l'analyste politique Dimitri Evstafiev, le rapprochement avec Washington a été contraint pour Paris. Le potentiel du gaullisme en tant que pensée s'étant épuisé, le pays a besoin d'une nouvelle idéologie et d'après Sarkozy, ce sont l'atlantisme et le rapprochement avec les Etats-Unis qui doivent la représenter. Il est difficile de dire quel effet aura tout cela sur la France. Tout dépend de la limite que Sarkozy est prêt à franchir en soutenant les actions des Américains. Il ne faut toutefois pas oublier le sort de son prédécesseur au poste de "principal allié des Etats-Unis en Europe" Tony Blair, surnommé "le caniche de Bush" du fait de son soutien consécutif à la Maison-Blanche, a souligné M. Evstafiev.

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Algérie : l’attentat contre un avion à Djanet attribué à un «Mouvement pour l'autonomie du Sahara»
Par AFP le 21/11/2007 à 11:01
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-attentat-djanet-terrorisme-1744.html

Un « Mouvement pour l'autonomie du Sahara », inconnu jusqu'à présent, est à l'origine de l'attentat de Djanet le 10 novembre contre un avion stationné à l'aéroport, affirme aujourd'hui le quotidien El Watan.

L'attentat avait visé un avion de transport militaire et non un avion civil de la compagnie Air Algérie. L'attentat, qui n'a pas fait de victimes, n'a pas été revendiqué et n'a jamais été confirmé de sources officielles. «De nombreux indices permettent de pencher vers la thèse d'un pseudo-Mouvement pour l'autonomie du Sahara, un mouvement d'obédience politique avec des ramifications extraterritoriales, financé notamment par la France et la Libye, les deux pays qui se disputent le contrôle des Touareg du Sahel" comme auteur de l'attentat, affirme l'envoyée spéciale d'El Watan à  Djanet.

"Des phalanges (de ce mouvement) ont été alimentées en armes, ont bénéficié de logistique et ont été entraînées au Niger et au Mali pour mener une guerre fratricide au nom d'une lutte d'intérêt d'Etats étrangers", affirme le quotidien. El Watan indique que depuis cet attentat, deux barrages fixes de la gendarmerie ont été placés à l'entrée et à la sortie de Djanet, alors que l'aéroport "donne l'impression d'être en état de siège". "Les treillis verts (de l'armée) sont visibles partout, y compris sur la piste, éclairée aux trois quarts par une lumière ne laissant que quelques zones d'ombre".


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« Répondre #42 le: 25/11/2007 - 16:47:30 »


bienvenue aux occidentaux en algerie
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« Répondre #43 le: 28/11/2007 - 13:53:00 »

ha ha ha  ;) quelles hypocrisie, fourberie et traitrise

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Le Figaro relève des « insinuations antisémites contre Sarkozy »
le 28 Novembre 2007
http://www.lematindz.net/news/417.html

Le quotidien français rappelle qu’un responsable algérien a accusé le président français d’être le relais du «lobby juif». « Dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, le ministre des Anciens Combattants algériens, Mohammed Cherif Abbés, accuse à mots à peine couverts le président français d’être un agent à la solde d’Israël. » écrit le journal Le Figaro retranscrit les propos du ministre : «Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l’ont amené au pouvoir» , avance-t-il. Avant de s’interroger : «Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale ?» Il ajoute : «Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant au gouvernement) ? Cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. C’était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France.»

Le journal constate que «  le dérapage de Mohamed Cherif Abbès, ministre des Moudjahidines n’a guère ému les milieux politiques algériens ».

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Algérie : insinuations antisémites contre Sarkozy
Thierry Oberlé 27/11/2007
http://www.lefigaro.fr/international/2007/11/28/01003-20071128ARTFIG00034-algerie-insinuationsantisemites-contre-sarkozy.php

Le dérapage de Mohamed Cherif Abbès, ministre des Moudjahidines (Anciens combattants), n’a guère ému les milieux politiques algériens.

Un responsable algérien accuse le président français d’être le relais du «lobby juif». Le chanteur Enrico Macias renonce à participer au déplacement du chef de l’État prévu la semaine prochaine.

Le ton monte à Alger à quelques jours de la visite d’État de Nicolas Sarkozy, prévue du 3 au 5 décembre. Dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, le ministre des Anciens Combattants algériens, Mohammed Cherif Abbés, accuse à mots à peine couverts le président français d’être un agent à la solde d’Israël.

«Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l’ont amené au pouvoir» , avance-t-il. Avant de s’interroger : «Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale ?» Il ajoute : «Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant au gouvernement) ? Cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. C’était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France.»

Le dérapage contrôlé de ce membre du gouvernement n’a guère ému les milieux politiques algériens. Du moins dans des déclarations publiques. Seul le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), un petit parti d’opposition, s’indigne. «Ces propos inamicaux n’ont pas été suivis d’un rappel à l’ordre alors que la visite du président est souhaitée par les autorités», s’étonne le député Rafic Hassani, qui déplore la «déliquescence des institutions algériennes». Le thème du «noyautage du lobby juif» est pourtant récurrent. L’an dernier, lors d’une visite à Alger un responsable socialiste français avait eu droit en privé à des remarques sur la «présence des juifs» dans les instances dirigeantes de son mouvement.

«Une provocation»

Issu des rangs du Rassemblement national des démocrates (RND), un parti de l’alliance soutenant Abdelaziz Bouteflika, Cherif Abbès considère dans le même entretien que «la venue d’Enrico Macias est une provocation». La diatribe fait écho aux déclarations du premier ministre, Abdelaziz Belkhadem, lui aussi hostile à la présence parmi les invités d’honneur de la délégation française du chanteur pied-noir. La rumeur de la venue du musicien qui puise son inspiration dans le répertoire arabo-andalou a provoqué un violent tir de barrage dans les milieux islamo-conservateurs qui l’accusent d’être un agent sioniste. L’offensive a été couronnée de succès. Dépité, Enrico Macias a révélé avant-hier qu’il ne se «rendrait pas dans un pays» où il «ne serait le bienvenu». Le président Sarkozy «m’a conseillé de patienter», a-t-il précisé en réaffirmant qu’il «se rendrait un jour en Algérie quel qu’en soit le prix».

Chef du gouvernement et patron du Front de libération nationale (FLN), Abdelaziz Belkhadem a toujours affiché son hostilité au chanteur, dont il avait déjà combattu le projet de visite en 2000 au début du règne du président Bouteflika. Arrivé au pouvoir avec l’idée de réconcilier l’Algérie avec son passé, le président algérien n’est jamais parvenu à permettre au fils du cheikh Raymond, le chantre du malouf, de venir en pèlerinage à Constantine, la ville de son enfance.

Très écouté par les «taxieurs», les chauffeurs de taxi souvent d’origine kabyle, Enrico Macias demeure une icône à Alger. «Il reste l’un des chanteurs “étrangers” qui ont le plus le succès dans la vente d’albums», constate le quotidien Liberté. «Ces admirateurs sont essentiellement les jeunes de la génération des années 1980. Ces textes servent à mieux comprendre les événements d’après-guerre», commente le journal.

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Sarkozy et les juifs : le ministre algérien ne dément pas
Mercredi 28 novembre 2007
http://villepin.over-blog.com/
http://villepin.over-blog.com/article-14184118.html
 
Mohamed Cherif Abbés, ministre des Anciens combattants, a affirmé lundi que les juifs étaient les "architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir". Il se dit aujourd'hui "étonné" et "mécontent" de ses propos rapportés dans la presse, sans démentir.

Mohamed Cherif Abbés, le ministre algérien des Moudjahidine, affirme mercredi 28 novembre "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués par le quotidien El Khabar, dans lequel il évoque le soutien du "lobby juif" au président français Nicolas Sarkozy et ses "origines".

Alors que Nicolas Sarkozy effectue une visite d'Etat du 3 au 5 décembre à Alger, le ministre algérien des Anciens Combattants accuse à mots couverts le président français de devoir son élection au "lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France", selon des déclarations rapportées par Le Figaro mercredi.

Selon Le Figaro, Mohamed Cherif Abbés a tenu ses propos dans un entretien accordé lundi à El Khabar, le principal quotidien du pays, sans que cela ne déclenche de réaction dans les milieux politiques algériens.

Les origines du président

Mohamed Cherif Abbés affirme au quotidien algérien : "Vous connaissez les origines du président français et ceux qui l'ont amené au pouvoir". "Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l'effigie de Sarkozy, en pleine campagne électorale?" [Ndlr : la vérité sur l'histoire du vrai-faux timbre] interroge ce ministre issu du Rassemblement national des démocrates (RND), un parti de l'alliance soutenant le président Abdelaziz Bouteflika.

"Pourquoi Bernard Kouchner, une personnalité de gauche, a décidé de sauter le pas (en entrant dans le gouvernement)? Cela ne s'est pas fait pour des croyances personnelles. C'était le résultat d'un mouvement qui reflète l'avis des véritables architectes de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l'industrie en France".

"Obligation de réserve"

Mercredi, dans une déclaration à l'agence de presse algérienne APS, Mohamed Cherif Abbés affirme "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués, sans démentir formellement les déclarations publiées par El Khabar.

Il ajoute qu'il "ne peut assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie".

"Dans cet entretien il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger", a souligné le ministre des Moudjahidine (anciens combattants), lui même vétéran de la guerre d'indépendance algérienne (1954-62).

Enrico Macias renonce

Dans le même entretien à El Khabar, Mohamed Cherif Abbés estime que "la venue d'Enrico Macias est une provocation". Le premier ministre, Abdelaziz Belkhadem, a lui aussi tenu des propos hostiles à la venue du chanteur pied-noir. Le chanteur originaire de Constantine devait faire partie de la délégation française mais a finalement renoncé à la demande de Nicolas Sarkozy, précise Le Figaro.
Enrico Macias a ainsi déclaré qu'il ne se "rendra pas dans un pays" où il "ne serait le bienvenu", ajoutant cependant qu’il était prêt à patienter et qu'il "se rendrait un jour en Algérie quel qu’en soit le prix". (avec AP)

Sources Nouvel Observateur

Les propos de Mohamed Cherif Abbés sur Sarkozy et le "lobby juif"

Voici l'interview parue lundi 26 novembre dans le quotidien algérien El Khabar, dans laquelle le ministre algérien des Anciens combattants, Mohamed Cherif Abbés, déclare que Nicolas Sarkozy doit son élection au "lobby juif".

http://www.voltairenet.org/article153306.html

El Khabar : Dans quel contexte placez-vous la visite de Nicolas Sarkozy, le mois prochain ?
Mohamed Cherif Abbés : C’est une visite de courtoisie, sans plus, qui vise à garder les relations bilatérales actuelles en attendant de voir ce que nous réserve l’avenir.

El Khabar : Cela signifie-t-il que des relations de parité entre Alger et Paris ne sont pas envisageables ?
Mohamed Cherif Abbés : Au jour d’aujourd’hui cela n’est pas envisageable, les français ne son pas prêts et en particulier durant le mandat de M. Sarkozy. Vous connaissez les origines du président français et les parties qui l’ont amené au pouvoir. Saviez-vous que les autorités israéliennes avaient mis en circulation un timbre à l’effigie de Nicolas Sarkozy, en pleine campagne électorale ? Le gouvernement d’ouverture que dirige M. Sarkozy, qui a vu plusieurs personnalités de gauche rejoindre un gouvernement de droite soulève plusieurs interrogations comme pourquoi Bernard Kouchner a décidé de sauter le pas, cela ne s’est pas fait pour des croyances personnelles. Ceci était le résultat d’un mouvement qui reflète l’avis des véritables architectes de l’arrivée de Sarkozy au pouvoir, le lobby juif qui a le monopole de l’industrie en France.

El Khabar : Certains estiment que la remise des plans des mines de l’ère coloniale est un geste qui reflète les bonnes intentions de la France, alors que d’autres voient que cela ne vise qu’à racheter des erreurs. Etes-vous d’accord ?

Mohamed Cherif Abbés : Je crois que la remise des plans des mines n’est rien d’autre qu’un coup de pub et je ne vois en aucun cas de bonnes intentions en cela. Cependant cela peut être perçu comme un aveu de la France, elle reconnaît ainsi que la guerre menée en Algérie n’a rien d’honorable, car elle a utilisé des procédés barbares comme les mines.

El Khabar : Sarkozy a appelé les pays du bassin méditerranéen, anciennes colonies de son pays, à tourner la page et à se concentrer sur le projet de l’union méditerranéenne qu’il considère comme l’avenir de la région. N’est ce pas une approche pragmatique qui sert l’Algérie dans un monde d’intérêts ?

Mohamed Cherif Abbés : Il cherche une politique qu’il peut "sarkoziser" et je crois qu’il s’est un peu précipité. En tout cas il a le droit de lancer tout les projets qu’il veut, mais ce qui nous importe c’est sa politique vis-à-vis de l’Algérie. A mon avis, si la France ne reconnaît pas les crimes qu’elle a commis en Algérie, une normalisation ou une réconciliation n’est pas envisageable. Les relations ne dépasseront pas le cadre des échanges commerciaux. Parler d’un traité d’amitié ou de réconciliation sans excuses ?...impossible.

El Khabar : Que pensez-vous de la position algérienne concernant ce projet ?

Mohamed Cherif Abbés : Certains responsables se sont précipités en approuvant ce projet. La position de l’Etat n’a pas changée, il ne reconnaît pas ces projets car il ne connaît pas leur contenus. Pour faire court nous n’approuvons pas et nous ne refusons pas…telle est la position officielle.

El Khabar : L’arrivée d’Enrico Macias en Algérie a déclenché une polémique, que pensez-vous de cette visite ?

Mohamed Cherif Abbés : l’arrivée de Hamlaoui Mekracha, ex ministre des anciens combattants avec Jaques Chirac était une provocation. La venue d’Enrico Macis est une provocation mais à un degré moindre car il n’est pas d’origine algérienne, contrairement au premier qui a été considéré comme un traitre. Je crois qu'Enrico Macias ne fera pas partie de la délégation qui va accompagner M. Sarkozy.

El Khabar : Que diriez-vous à Nicolas Sarkozy, si vous venez à parler de l’histoire commune et des relations entre les deux pays ?

Mohamed Cherif Abbés : Je ne lui dirai que "faute avouée est à moitié pardonnée".

Sources Nouvel Observateur
Posté par Adriana Evangeliz

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Propos de Mohamed-Cherif Abbas sur Sarkozy : le Quai d’Orsay réagit, Mohamed-Cherif Abbas se dégonfle
le 28 Novembre, 2007
http://www.lematindz.net/news/420.html

La France a vertement réagi  mercredi  aux propos du ministre des Moudjahidine Mohamed-Cherif Abbas publiés par le journal El Khabar évoquant le soutien du « lobby juif » au président Sarkozy et ses origines. Une heure plus tard, ce dernier se rétractait dans un communiqué transmis à l’APS.
Cela a commencé par une sèche déclaration du Quai d’Orsay : "Nous nous étonnons de ces propos, parus dans la presse, qui ne correspondent pas au climat de confiance et de coopération dans lequel nous préparons la visite d'Etat du Président de la république" à Alger, a déclaré à la presse la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Pascal Andréani.

Emboîtant le pas, un député français Axel Poniatowski (UMP), président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale, s’indigne des propos du ministre des Moudjahidine qu’il qualifie de « grotesque, inutilement blessant, totalement déplacé et extrêmement grossier » et exige  «  des éclaircissements sur ces propos qui sont purement inqualifiables"  dans l’immédiat.  "D'ici la visite de M. Sarkozy en Algérie, il nous faut des explications », a-t-il martelé.

Ces explications sont venues quelques minutes plus tard de la bouche du…. ministre algérien des Moudjahidine Mohamed-Cherif Abbas lui-même ! Le ministre se désavoue tout simplement !

Dans une déclaration à l'agence de presse algérienne APS, M. Abbas affirme mercredi "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été attribués.

Il ajoute qu'il "ne peut assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie".

"Dans cet entretien il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger", a souligné le ministre des Moudjahidine (anciens combattants), lui-même vétéran de la guerre d'indépendance algérienne (1954-62).

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Le ministre des Moudjahidine: "Il n'a jamais été dans mon intention de porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat" Mohamed-Cherif Abbas

[Aps 28/11/07]  ALGER - Le ministre des Moudjahidine, Mohamed-Cherif Abbas, a affirmé mercredi, dans une déclaration à l'APS, qu'il n'a jamais été dans son "intention (...) de porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger". M. Abbas déclare "avoir appris avec beaucoup d'étonnement et de mécontentement certains propos" qui lui ont été prêtés par "certains journaux à la suite de l'entretien qu'il a accordé au quotidien "El-Khabar" le 26 novembre dernier.

"Dans cet entretien il n'a jamais été dans mon intention d'enfreindre le principe que respectent tous les responsables algériens et que m'impose mon obligation de réserve, celui de ne jamais porter atteinte à l'image d'un chef d'Etat étranger" a notamment précisé le ministre des moudjahidine.

"En conséquence, je ne peux assumer les spéculations irresponsables d'un quelconque journal sur un chef d'Etat ami, plus spécialement à la veille de sa visite en Algérie", a-t-il-conclu.

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La vérité sur l'histoire du vrai-faux timbre à l'effigie de Nicolas Sarkozy
NOUVELOBS.COM | 28.11.2007 |
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20071128.OBS7258/la_verite_sur_lhistoire_du_vraifaux_timbre_a_leffigie_d.html

Le dit timbre était une commande d'admirateurs auprès du service commercial de la Poste israélienne.

Plusieurs médias ont relayé il y a quelques mois une information selon laquelle les autorités israéliennes auraient émis un timbre à l'effigie de Nicolas Sarkozy. Or il n'en est rien.

Si un timbre consacré au (alors futur) président de la République française a effectivement bien été imprimé, il s'agissait d'une initiative privée de soutiens UMP de Nicolas Sarkozy en Israël.

La Poste israélienne (rashout hadoar), comme d'ailleurs la Poste française, possède en effet un service commercial qui permet à tout un chacun de faire éditer un timbre personnalisé. On peut d'ailleurs lire sur le timbre en question le nom de ce service, "Haboul Sheli", ce qui signifie "mon timbre".

Selon l'association La Paix maintenant, les militants UMP auraient fait éditer un millier de ces timbres.

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Sarkozy quatrième homme du Mossad ?

http://www.alterinfo.net/index.php?action=article&id_article=751736
IRIB - Jeudi 18 Octobre 2007

A en croire un courielle anonyme publié sur le site du quotidien français, le Figaro, la Pj enquête sur un courriel durant la présidentielle à cent hauts responsables de la police. Il affirmait que Sarkozy, comme Balkany, Lellouche, Devedjian, et Aeschlimann, étaient liés au Mossad. Une officine, a-t-elle, voulu déstabiliser Nicolas Sarkozy durant la camapagne présidentielle ? Une enquête confiée à la Direction centrale de la police judiciaire doit l'établir. Fin mars 2007, dans la dernière droite de l'élection, tous les directeurs départementaux de la sécurité publique, soit une centaine de hauts fonctionnaires, ont été destinataires d'un échange courriel. Le futur Président y était taxé, ni plus ni moins, d'avoir été recruté dans les années 1980, par le Mossad, le service secret israélien. Le texte envoyé se présente sous la forme d'une " note de synthèse" de deux pages. Son titre : " l'infiltration du Mossad israélien dans l'UMP. Nicolas Sarkozy : " Le quatrième homme." Au-dessus, un pseudo-logo de la " DGSE". " Tout cela respire la manip à plein nez, avec des relents d'extrême droit" prévient un cadre dirigeant au Ministère de l'Intérieur. Selon l'auteur du message, en 1978, le gouvernement de Menahem Begin aurait commandité l'infiltration du parti gaulliste pour en faire une sorte de partenaire d'Israël. L'opération aurait été montée par Rafael Eytan, maître-espion israélien. " Trois citoyens français prédisposés à collaborer" auraient, donc, été ciblés : Patrick Balkay, Patrick Devejian, et Pierre Lellouche. Balkany est présenté comme le chef du prometteur Sarkozy et le quatrième homme du Mossad.

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Les 'sanayim', ces agents du Mossad opérant dans les pays occidentaux

[…] A cette conférence d'Alan en a fait suite une autre, portant sur la coopération technique entre officines, au cours de laquelle nous avons appris que, de tous les services secrets, c'est le Mossad qui dispose des meilleures techniques pour faire sauter les verrous.
Par Victor Ostrovsky
sources :
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7294
http://www.alterinfo.net/Les-sanayim-,-ces-agents-du-Mossad-operant-dans-les-pays-occidentaux_a13230.html

Victor Ostrovsky a grandi en Israël, bien que né au Canada. A 18 ans, il est devenu le plus jeune officier de l'armée israélienne, puis il fut promu au grade de lieutenant en charge des tests d'armes pour la marine. Il a été officier du Mossad de 1984 à 1986.

Différents fabricants de serrures, en Grande-Bretagne, par exemple, envoient leurs nouveaux mécanismes aux services de sécurité britanniques afin qu’ils en testent la sécurité. Et que font les services britanniques ? Ils refilent les prototypes de serrures au Mossad, aux fins d’analyse.

Cette procédure consiste, en ce qui concerne nos agents [du Mossad, ndt], à analyser la serrure, à imaginer les moyens de la fracturer, et puis à la renvoyer, le cas échéant, avec un rapport comme quoi elle est "inviolable".

Après le déjeuner, ce jour-là, Dov L. emmena sa classe pour une sortie, direction : un parking, où étaient stationnées huit voitures de type Ford Escort. En Israël, la plupart des véhicules du Mossad, du Shabak et de la police sont blancs, même si le chef du Mossad, à l’époque, conduisait une Lincoln Town lie-de-vin.

L’idée, c’était d’apprendre à détecter si vous étiez suivi par une voiture, ou non. C’est quelque chose que vous pratiquez, toujours et encore : il n’y a que la pratique… Ce n’est pas le genre de choses que vous voyez dans les films ou que vous lisez dans les polars, à propos de petits poils, dans votre cou, qui se redressent et vous disent que vous avez quelqu’un qui vous file au train… Non : c’est quelque chose que vous apprenez par la pratique – une pratique incessante, de tous les instants…

Chaque soir, quand nous rentrions chez nous, et chaque matin, quand nous partions pour l’école, il relevait toujours de notre propre responsabilité de nous assurer que nous n’étions pas filés.

Le lendemain, Ran S. fit une conf’ sur les "sanayim", composante unique et importante du mode opératoire du Mossad. Les "sanayim" [assistants, en hébreu] doivent être juifs pur sucre, à 100 %. Ils vivent à l’étranger et, bien qu’ils ne soient pas citoyens israéliens, la plupart d’entre eux ont été contactés à travers leur parenté en Israël. Un Israélien ayant un parent en Angleterre, par exemple, peut se voir requérir de lui écrire une lettre expliquant que la personne porteuse du pli représente une organisation dont le principal objectif est de sauver des juifs dans la diaspora : le parent british pourrait-il aider, d’une manière ou d’une autre ?

Il y a des milliers de "sanayim", répartis dans le monde entier. Uniquement à Londres, il y en a près de deux mille dans l’active, et 5 000 en réserve. Ils jouent des rôles nombreux et variés.

Un sayan "automobile", par exemple, dirigeant une compagnie de location de voitures, pourra aider le Mossad à louer un véhicule sans avoir à remplir les documents d’usage.
Un sayan "appart’" trouvera un logement sans soulever de soupçons, un "sayan" banquier pourra vous procurer de l’argent, si vous en avez besoin, même au beau milieu de la nuit, un sayan médecin pourra soigner une blessure par balle sans en référer à la police, etc.

L’idée, c’est de disposer d’un pool de personnes disponibles lorsque vous avez besoin de gens capable de fournir certains services, mais qui observera la discrétion la plus extrême au sujet desdits services, en raison de leur loyauté à la cause. Ils ne sont pas rémunérés, mais seulement indemnisés.

Souvent la loyauté des sanayim fait l’objet d’abus de la part des ‘katsas’, qui profitent de leurs prestations à des fins personnelles. Le sayan n’a aucun moyen qui lui permette d’en avoir le cœur net.

Une chose qui est absolument certaine, c’est que même au cas où un juif sait que le service que vous lui demandez est commandité par le Mossad, il peut ne pas être d’accord pour travailler avec vous, lais il ne vous mouchardera jamais.

Et c’est ainsi que vous avez, à votre disposition, un système de recrutement totalement exempt de risques qui, de fait, met à votre disposition un pool de millions de juifs dans lequel vous pouvez puiser, à l’extérieur de vos propres frontières ! Il est bien plus facile d’opérer avec des gens déjà disponibles dans la place, et les sanayim apportent des services incroyables, absolument partout dans le monde. De plus, ils ne sont jamais mis en danger, ni mis dans le secret des dieux…

Imaginons que, durant une opération, vous êtes un katsa et que vous ayez soudain besoin d’un magasin d’électronique en guise de couverture. Hop ! Un simple coup de fil à un sayan travaillant dans cette branche du commerce vous permet de rassembler 50 téléviseurs, 200 magnétoscopes… absolument tout ce que vous voulez… à partir de son stock : il vous les amène à l’immeuble que vous lui désignez et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, vous avez votre magasin d’électronique, avec même de 3 à 4 millions de dollars de stock, dans l’arrière-boutique !

Le plus gros de l’activité du Mossad s’effectuant en Europe, il est préférable d’avoir une adresse professionnelle en Amérique du Nord. Ainsi, il y a des adresses sanayim, et des numéros de téléphone sanayim. Si un katsa doit donner une adresse ou un numéro de téléphone, il peut utiliser ceux d’un sayan. Et si le sayan reçoit une lettre, ou un appel téléphonique, il saura immédiatement que faire.
Certains sanayim hommes d’affaires ont un pool de vingt opérateurs à leur disposition, qui répondent au téléphone, tapent des courriers, faxent des messages, et tout ça n’est qu’une façade pour le Mossad ! Le clou de cette histoire, c’est que 60 % du chiffre d’affaires des compagnies de plateformes téléphoniques, en Europe, sont dus au Mossad : sans lui, il y a longtemps que ces boîtes auraient mis la clé sous le paillasson !

Le seul problème, avec ce système, c’est le fait que le Mossad n’a apparemment aucun état d’âme en ce qui concerne l’effet dévastateur qu’aurait la révélation de ces manigances pour le statut des juifs vivant dans la diaspora. La réponse que vous obtenez, si vous soulevez cette question, est la suivante : "Et puis après ? Qu’est-ce qu’il pourrait leur arriver, au pire, aux juifs ? Ils viendraient tous en Israël, non ? C’est ça, qui serait génial !"

Les gens pensent erronément que le Mossad est désavantagé par le fait qu’il ne dispose pas de pied-à-terre dans les pays assurément cibles. Les Etats-Unis, par exemple, ont une plateforme à Moscou, et les Russes en ont, à Washington et à New York. Mais Israël n’a pas d’observatoire à Damas. Ce que les gens n’arrivent pas à comprendre, c’est le fait que le Mossad considère que l’ensemble du monde, en-dehors d’Israël, est une cible – y compris l’Europe, et les Etats-Unis !

La plupart des pays arabes ne produisent pas leur propre armement. La plupart d’entre eux n’ont pas de grandes écoles militaires, par exemple.

Si vous voulez recruter un diplomate syrien, vous n’avez pas à aller à Damas pour ce faire. Vous pouvez le faire… à Paris ! Si vous voulez des infos sur un missile arabe, vous l’obtiendrez à Paris, ou à Londres, capitales des pays où ce missile est fabriqué. Vous obtiendrez moins d’infos sur l’Arabie Saoudite de la part des Saoudiens eux-mêmes que vous n’en recueillerez auprès des Américains.

Quelles armes ont les Saoudiens ? Je vais vous le dire : des avions AWACs. Les AWACs sont fabriqués par Boeing. Dites-moi, depuis quand Being est une entreprise saoudienne ? Ah-ah-ah ! Non, bien sûr : c’est une boîte américaine, à 100 % !!

Alors, pourquoi vous casser le tronc à voir des Saoudiens ? Au total, l’unique recrutement en Arabie Saoudite, durant toute ma période à l’Institut, c’était un attaché à l’ambassade saoudienne au Japon ! Point barre !

Et si vous voulez accéder au niveau des officiers supérieurs, sachez qu’ils font leurs études en Angleterre, ou aux Etats-Unis. Leurs pilotes sont formés en Angleterre, en France et aux Etats-Unis. Leurs commandos s’entraînent en Italie, et en France. Vous pouvez les recruter dans ces pays : c’est bien plus facile, et bien moins dangereux !

Ran S. a également parlé à ses étudiants des "agents blancs", des individus recrutés, soit par des moyens occultes, soit par des moyens directs, qui peuvent savoir qu’ils travaillent pour Israël, comme ils peuvent ne pas le savoir. Ce sont dans tous les cas des non-arabes, et ils sont en général plus sophistiqués sur le plan scientifique. Le préjugé prévalant en Israël, c’est que les Arabes ne comprennent rien aux questions techniques.

Cela apparaît dans les blagues, comme celle-ci, au sujet de ce type, qui vend des cerveaux arabes à 150 dollars la livre, et des cerveaux juifs à 2 dollars la livre, seulement. A la question d’un client qui lui a demandé pourquoi les cerveaux arabes sont tellement cher, le vendeur répond : "Parce qu’ils n’ont pratiquement jamais servi !" Telle est la perception, largement répandue, qu’ont des Arabes les Israéliens.

Le travail avec des agents blancs est généralement moins risqué que le recours à des agents "noirs", c’est-à-dire Arabes. Ne serait-ce que parce que les Arabes travaillant à l’étranger ont toutes les malchances d’être surveillés par les services secrets arabes, et si ces services vous surprennent en train de travailler avec un ressortissant arabe que vous utilisez comme "agent noir", ils risquent d’avoir envie de vous éliminer.

Le pire qui puisse arriver à un katsa du Mossad pincé en train de travailler avec un agent blanc en France, c’est d’être expulsé vers Israël. L’agent blanc en cause risque d’être éventuellement accusé de haute trahison. En revanche, si vous travaillez avec un Arabe, vous vous mettez autant en danger que lui.

Tandis que se poursuivait notre formation à l’Académie [militaire], nos exercices, à l’extérieur, avec des voitures, continuaient sans discontinuer. Nous avons appris une technique, appelée ‘maulter’, l’utilisation improvisée d’une voiture afin de détecter, ou d’improviser une filature.

Si vous devez conduire dans une région que vous ne connaissez pas, et que vous n’avez aucun itinéraire préparé à l’avance, il y a une série de procédures – tourner à gauche, puis à droite, avancer, s’arrêter, etc – à suivre, essentiellement afin d’éliminer tout repérage et de vous assurer que vous n’êtes pas suivi. On nous rappelait aussi très fréquemment que nous n’étions pas "rivés" à nos bagnoles.

En cas de doute, si nous soupçonnions que nous étions filés, mais que nous n’étions pas en mesure de le vérifier de manière sure, il était plus prudent de nous garer, de nous éloigner de notre voiture en marchant calmement, et de nous barrer.

Une autre conf’, faite par un katsa nommé Rabitz, nous a expliqué le fonctionnement de l’"Israel Station", ou station locale, qui supervise Chypre, l’Egypte, la Grèce et la Turquie.
Ses katsas sont appelés "hoppers", ou "jumpers" ["sauterelles", "sauteurs", ndt], parce qu’ils travaillent à partir des bureaux centraux, à Tel Aviv. Ils recrutent en faisant la navette dans ces pays, et retour, pour quelques jours seulement à chaque fois, afin de driver les agents et les sanayim. Le travail est dangereux, dans tous ces pays, car leurs gouvernements ont tendance à être pro-palestiniens.

Aussi une affectation en Israël est loin d’être le rêve, pour les katsas. Durant sa conférence sur ce sujet, Ran S. a pas mal déblatéré là-dessus… Manque de bol : il n’a pas tardé à en être nommé chef !

[Extrait de "By Way of Deception: The Making and Unmaking of a Mossad Officer" (Par la tromperie : construction et démolition d'un officier du Mossad), par Victor Ostrovsky et Claire Hoy, St Martin’s Press (éditeur), 1990].

Lire la première partie de l'article publiée par Alterinfo le 25 mars 2005.

Traduction : Marcel Charbonnier

source: http://www.ism-suisse.org

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Sarkozy was ex-Mossad secret agent
Teheran Times – November 24, 2007
http://www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?ID=7586

A report reveals that French President Nicolas Sarkozy worked for Israeli intelligence for a long time before he was elected president.

French daily Le Figaro has revealed the French leader once worked for the Zionist regime as a sayan, Hebrew for 'collaborator'.

Ex-Mossad agent Victor Ostrovsky says sayans, who perform many roles, are Jewish citizens of other nationalities assisting Mossad.

Le Figaro claimed that French police officials managed to keep secret a letter, which exposed Sarkozy's past participation in espionage activities for Mossad.

The letter fixed Sarkozy's alleged spying activities as far back as 1983.

In the immediate aftermath of Le Figaro's exposé, the Zionist regime's Prime Minister Ehud Olmert was on a state visit to France to discuss Iran's nuclear program, which raised more questions about the report.

Analysts believe since Sarkozy took office in May, he has taken every opportunity to pledge his allegiance to the United States and the Zionist regime.

"Sarko the Sayan" has also followed in the footsteps of the White House by choosing a hostile approach toward Iran and its peaceful nuclear activities.

Source Press TV
www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=157661

Also see:
Sarkozy an Ex-Mossad Agent?
www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?id=7375


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Sarkozy serait-il un agent du Mossad ?
http://villepin.over-blog.com/article-4269171-6.html
http://www.reopen911.info/
http://jforjustice.co.uk/77/
http://www.911blogger.com/node/12664


Titre relayé en français d'après une transcription d'un site américain

par Tom Flocco

LOS ANGELES—le 19 October 2006—TomFlocco.com— Des agents fédéraux et internationaux, actifs et retraités, regroupés dans un réseau mondial de renseignement rapportent que Curt Weldon, membre républicain du Congrès US (Pennsylvanie), a effectué cinq voyages à Paris au cours de ces dernières années. Pendant ce temps, des agents d’observation des services de renseignement français ont filmé et enregistré les activités de Weldon à son hôtel et ses rencontres avec l’agent double Israélo-Iranien Manucher Ghorbanifar.

« Weldon utilisait Ghorbanifar comme intermédiaire pour contacter le politicien Nicolas Sarkozy, le néo-conservateur français et agent du Mossad israélien, dans le but de compromettre les services de renseignement français qui ont intercepté un message en juillet 2001 indiquant que le complot du 11 septembre était opérationnel sur le sol états-unien », a dit l’autorité en matière de sécurité nationale Thomas Heneghan.

« Ce sont les mêmes interceptions avertissant qu’une attaque sur les Etats-Unis était imminente que les français ont envoyées à la Maison Blanche en juillet avant les attaques, mais la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et le Président Bush ont ignoré l’assistance des services de renseignement français—coûtant 3000 vies le 11 septembre », dit-il.

« Malheureusement, Mr Weldon est tombé dans un piège des services de renseignement français » dit Heneghan. « Il y a des photos et des enregistrements électroniques des activités du membre du Congrès à Paris et le gouvernement français a ouvert une enquête sur Sarkozy tout en coopérant avec le FBI et le Département de Justice sur l’enquête clandestine concernant Weldon lancée depuis mai dernier. »

Alors que les médias nationaux rapportent que les raids ont été conduits dans le but de rechercher des preuves dans une enquête du FBI et du Département de Justice sur le trafic d’influence dans des contrats russes et serbes bénéficiant à la fille de Weldon et son partenaire d’affaires Charles P. Sexton, Heneghan dit que le gouvernement cherchait aussi des preuves d’espionnage pour confirmer des informations déjà acquises.

L’expert des renseignements américains a raconté à TomFlocco.com la nuit dernière que le gouvernement français considérait d’accuser Sarkozy d’espionnage contre la France au profit de la Fédération de Russie et Israël tout en révélant également que « Sarkozy est un espion russe en sommeil et Curt Weldon est sa liaison avec les Etats-Unis—ceci est opérationnel depuis des années. »

Les sources du réseau de renseignement de Heneghan révèlent qu’une commission d’enquête US est en cours d’investigation sur Weldon et le républicain Peter Hoekstra (Michigan) pour espionnage contre les Etats-Unis et l’Otan au profit d’Israël et de la Fédération de Russie. Hoekstra a accompagné Weldon lors d’au moins un de ses voyages à Paris.

On nous a parlé d’un dîner spécifique à Paris où le membre du Congrès Weldon a rencontré Ghorbanifar et un autre israélien au Café Métro sur le Rive Gauche, où tous les trois conversaient clairement autour d’un pot de fleur piégé placé au milieu de la table.

Le président français Jacques Chirac a ordonné une investigation massive de Sarkozy et une source française dit que les 25 propriétés de Sarkozy faisaient l’objet d’une descente au cours de la nuit par les autorités françaises alors que cette histoire allait sous presse pour jeudi matin. La source dit à Heneghan : « Vous êtes en train de créer l’hiver nucléaire du renseignement. »

« Sarkozy est celui qui a récemment organisé la fuite du document “Oussama Ben Laden est mort“ qui était destiné à miner le vrai rapport des services de renseignement français indiquant que Ben Laden est mort depuis décembre 2001—et non pas août 2006 », dit Heneghan.

Le contact privilégié de Weldon en France était Manucher Ghorbanifar, un expatrié iranien marchand d’armes et ancien intermédiaire dans l’affaire Iran-Contra sous Reagan qui, à ce qu’on dit, est réapparu avant l’invasion de l’Irak en 2003 comme source de renseignement des néo-conservateurs, en relation avec le Pentagone de Bush 43 [43ème président US], pour ceux qui cherchent un changement de régime en Iran.

« Les marchands d’armes Ghorbanifar et Khashoggi étaient tous deux impliqués avec les Bush et les Clinton dans un trafic illégal d’armes à l’échelle planétaire pour le compte du syndicat des narcotiques. » dit le dénonciateur fédéral Stewart Webb (StewWebb.com), qui ajouta « En 1992, les poursuites civiles contre Charles Keating, Silverado Savings and Loan et le Saudi-European Investment Group, incluant John Connolly, l’ancien gouverneur du Texas, étaient toutes reliées à la fois aux marchands d’armes dont les opérations ont évolué vers ce qui est décrit aujourd’hui par l’administration Bush comme étant ‘al Qaeda‘, et les cellules terroristes qui vont avec.

« Weldon voulait rencontrer Ghorbanifar et Sarkozy à Vienne, mais il a été exigé que les rencontres soient tenues à Paris » dit Heneghan hier soir.

« Les américains ne comprennent pas encore la signification des raids contre Weldon. Le FBI cherche des preuves d’espionnage en plus du trafic d’influence et de la corruption d’un membre du Congrès US, et nous comprenons qu’un nombre substantiel de documents et des ordinateurs ont été saisis. » dit-il.

D’autres informations émanant de Washington DC ont confirmé qu’il y a quelques 4 mois de conversations téléphoniques enregistrées électroniquement pour étayer les preuves collectées également par les français au cours des voyages de Weldon à Paris.

« La raison pour laquelle le FBI n’a pas fait de descente chez Weldon ou à ses bureaux au Congrès en plus des descentes effectuées aux endroits en rapport avec sa fille, son partenaire d’affaires, leur avocat et le siège d’une société russe et une villa cossue en Floride appartenant à cette société est que l’immunité en tant que membre du Congrès résultant d’une séparation des statuts des pouvoirs aurait probablement annulé la séquestration de toute preuve pertinente confisquée lors des raids opérés hier » dit Heneghan.

Tout ceci alors que des panneaux de protestation affichant “Combattant indépendant pour UrSs » étaient visibles à sa dernière conférence de presse—un jeu de mots avec les panneaux de campagne électorale de Weldon qui affichent « Combattant indépendant pour US. »

L’enquête est à ce qu’on dit supervisée par la Public Integrity Section du Département de Justice avec le concours des bureaux du FBI de Philadelphie et de Washington.

Tout en révélant que Weldon a effectué 33 voyages en Russie au cours de sa carrière au Congrès, les sources de Heneghan ont affirmé que la descente dans les bureaux de la société russe Itera Energy Corporation a révélé des comptes pétroliers secrets reliés à un serbe nommé Bogoljub Karic qui a une relation directe avec Gary Best, le American Turkish Council et d’autres comptes pétroliers reliés au syndicat criminel des Bush-Clinton.

Weldon a essayé en vain de négocier l’entrée aux Etats-Unis de Karic et de son frère, alors que le Département d’Etat avait refusé d’émettre leur visa en raison de leurs liens avec le meurtrier Slobodan Milosovic.

L’ex-membre du Congrès William McCullum (Floride) et Vaughan Forest, un protagoniste dans l’affaire Iran-Contra, sont reliés aux comptes secrets qui ont été confisqués lors de la descente dans les locaux d’Itera à Jacksonville, là aussi selon les sources des services de renseignement.

Forest est relié à la société Bio-Solutions connectée aux activités de renseignement de Gary Best en Serbie et en Bosnie pendant l’administration Clinton, et Bio-Solutions travaille sur des vaccins destinés à protéger les Américains contre les attaques biologiques terroristes tout en reliant Best et Forest l’un à l’autre via Ralph Read, Tom DeLay et le Alexander Strategy Group.

Le mardi 16 octobre, Keith Olbermann sur MSNBC questionnait pourquoi Weldon avait effectué autant de voyages en Russie. Mais TomFlocco.com a de manière répétée envoyé des emails, appelé les bureaux de Weldon à Washington et Upper Darby, envoyé une lettre ouverte à Weldon publiée dans les News of Delaware County, et nous lui avons même directement parlé à son premier débat des notes ultra-secrètes (mais désormais publiques) de Cambone-Rumsfeld et leurs références quant à une attaque de l’Irak, prises le 11 septembre 2001 alors que l’Amérique elle-même était attaquée.

Les observations écrites de Cambone fournissent une preuve sibylline qu’un plan d’attaque de l’Irak était avant tout dans les esprits des officiels de l’administration Bush presque au même moment où les soi-disant « pirates de l’air » ont attaqué l’Amérique.

Les notes révèlent également l’obsession totale de Rumsfeld à trouver une justification quelle qu’elle soit établissant une relation entre l’Irak et le 11 septembre mais aussi, dans le déroulement des attaques, une indication ou une référence à Oussama ben Laden et à Udday Hussein, le fils de Saddam, qui avait écrit au président russe Vladimir Poutine qu’il avait une connaissance préalable des attaques du 11 septembre.

Etant donné les raids [du FBI] liés à Weldon et les rapports des services de renseignement confortant les commissions d’enquêtes des deux côtés de l’Atlantique, il devient clair pourquoi Mr Weldon a refusé de publier les notes actuelles sur le 11 septembre ou d’utiliser la puissance de son House Armed Services Committee pour faire comparaître en tant que témoins le Secrétaire d’Etat à la Défense Donald Rumsfeld et le Sous-Secrétaire de la Défense chargé du Renseignement, le Dr Stephen Cambone afin qu’ils s’expliquent en public sur les notes au contenu explosif et sur leur relation avec la guerre des Etats-Unis contre l’Irak.

Sources : LVO

Posté par Adriana Evangelizt

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By Way of Deception
http://www.alterinfo.net/By-Way-of-Deception_a128.html
http://www.amazon.com/Way-Deception-Making-Unmaking-Officer/dp/0971759502

Victor Ostrovsky a grandi en Israël, bien que né au Canada. A 18 ans, il est devenu le plus jeune officier de l'armée israélienne, puis il fut promu au grade de lieutenant en charge des tests d'armes pour la marine. Il a été officier du Mossad de 1984 à 1986. Le livre (en anglais) de Victor Ostrovsky peut être commandé sur http://www.librad.com : By Way of Deception: The Making and Unmaking of a Mossad Officer (Par la tromperie : construction et démolition d'un officier du Mossad) par Victor Ostrovsky et Claire Hoy - 371 est paru en octobre 1990 aux éditions St Martin's Press - 371 pages - ASIN : 0312056133.

Est-il besoin de le mentionner, le lobby israélien a exigé (et obtenu, dans une large mesure) une mise à l'index de cet ouvrage, tandis que des experts pro-israéliens s'ingéniaient à tenter de le descendre en flammes à chaque fois que l'opportunité leur en était offerte.

Révéler les faits dont j'ai été amené à connaître en ayant eu le privilège insigne de passer quatre années de ma vie au Mossad ne fut pas pour moi chose aisée.

Venant d'un milieu ardemment sioniste, on m'avait inculqué que l'État d'Israël était absolument incapable de toute mauvaise action. Que nous étions David, dans une lutte éternelle contre un Goliath monstrueux et d'année en année plus puissant. Que personne ne nous protégerait si nous venions à être menacés, et que nous ne devions compter que sur nous-mêmes. Ce sentiment était, de plus, corroboré par les survivants de l'Holocauste, qui vivaient parmi nous.

Nous, la nouvelle génération d'Israélites – la nation ressuscitée sur sa propre terre, après plus de deux millénaires d'exil – étions dépositaires du sort d'une nation entière.

On appelait les commandants de nos armées " î" et non pas " généraux ". Nos dirigeants étaient des sortes de grands timoniers tenant bon la barre d'un navire géant. En apprenant que j'avais été sélectionné pour le Mossad, j'étais sur un petit nuage : c'était pour moi un immense honneur, un privilège insigne, d'entrer dans ce corps d'élite.

Mais ce que j'allais y découvrir, c'est la perversion des idéaux et un pragmatisme autiste, couplé à la rapacité, à la dépravation et à l'absence totale de respect pour la vie humaine, de cette soi-disant " équipe ". C'est ce qui m'a poussé à écrire ce livre, afin de témoigner sur ce que j'ai vu.

C'est par amour pour Israël, mon pays – un pays libre et juste – que je mets ici ma propre vie en jeu, en osant défier ceux qui se sont arrogé le droit de faire du rêve sioniste le cauchemar éveillé qu'il est devenu aujourd'hui.`

Le Mossad, en tant que service de renseignements investi de la responsabilité d'écrire le scénario que devront suivre les dirigeants présidant aux destinées du pays, a trahi la confiance placée en lui. Complotant pour son propre compte, au service d'objectifs à courte vue et égoïstes, il a placé la nation sur la trajectoire de la guerre totale.

L'un des principaux thèmes de cet ouvrage est mon intime conviction que le Mossad a échappé à tout contrôle et que même le Premier ministre, en apparence (mais en apparence, seulement), aux manettes, n'a pas d'autorité réelle sur les décisions qu'il est censé prendre.

Victor Ostrovsky, ancien agent du Mossad, a consacré deux ouvrages au terrorisme d'État israélien prenant pour cible les ennemis d'Israël, afin de les “neutraliser”. Dans l'un de ces deux ouvrages, il expose le sort de Palestiniens qui avaient pénétré clandestinement en territoire israélien, à la recherche d'un emploi en Israël.

Plusieurs milliers de ces jeunes hommes ont tout simplement disparu ; personne n'a plus jamais eu aucune nouvelle à leur sujet, après qu'ils eurent été capturés par l'armée israélienne. Certains d'entre eux ont été emmenés au centre de recherches ultra-secret ABC, où ils subissent les horreurs indescriptibles d'expérimentations d'armes chimiques, biologiques et nucléaires, pour lesquelles on leur fait jouer le rôle de cobayes.

Le Mossad – je sais, cela paraît incroyable – n'a que 30 ou 35 officiers spécialisés, les “katsas”, en opération en même temps à travers le monde entier. L'explication principale de cet effectif extraordinairement est qu'à la différence des autres pays, Israël peut mettre à contribution tout un réseau loyal et très développé, dans le monde entier, au sein de la communauté juive de la diaspora. Cela est réalisé au moyen d'un système unique en son genre, celui des “sanayim”, qui sont des supplétifs volontaires juifs (diasporiques) (du Mossad).

Durant mes six premières semaines au Mossad, il ne se passa pas grand-chose. Je travaillais dans un bureau en centre-ville ; mon travail était essentiellement celui de n'importe quel employé de bureau. Mais, par une journée glaciale de février 1984, j'embarquai dans un minibus, en compagnie de quatorze autres agents… C'était l'effectif d'une promotion de “cadets” du Mossad, qui portait le nom de Cadet 16. En effet, c'était la seizième de la série.

Le formateur entra en trombe dans la pièce et alla s'asseoir au bureau, tandis qu'avec les autres, nous nous assîmes au fond de la salle. " Je m'appelle Aharon Sherf ", dit-il. " Je suis le directeur de l'Académie. Bienvenue au Mossad ! Le nom complet du service est : Ha-Mossad Lé-Modi'in ou-lé Tafkidim Méyuh'adim (Mossad, Institut du Renseignement & des Opérations Spéciales). Notre leitmotiv est le suivant : " Par la ruse, la guerre tu feras ".

" C'est le vieux truc du Trojan ". Il alluma un clope.

" Qu'est-ce que c'est, le “truc du Trojan ?” " Je ne pouvais m'empêcher de sourire bêtement : je n'avais jamais entendu parler de cette opération en ces termes.

" Je savais que cela allait vous intriguer ", reprit-il, avec un sourire entendu. " Shimon a lancé l'Opération Trojan, en février de cette année ".

J'acquiesçai. J'étais déjà au Mossad quand cet ordre avait été donné et, en raison de ma formation navale et de ma familiarité avec la plupart des commandants dans la marine israélienne, j'avais participé à la préparation de l'opération, en tant qu'agent de liaison avec la marine.

Un Trojan, c'est un appareil de communications très particulier, qui peut être implanté profondément en territoire ennemi par des commandos. Cet appareil, une fois placé en un lieu idoine, pourra servir de station-relais permettant de diffuser des informations volontairement trompeuses, produites par l'unité de la désinformation du Mossad, appelée LAP, et conçues pour être captées par les stations d'écoute américaines et britanniques. Provenant d'un bâtiment de l'armée israélienne croisant au large, les émissions digitales préenregistrées seront alors rediffusées sur une autre fréquence – une fréquence utilisée pour des communications officielles dans le pays ennemi – ce après quoi elles finiront par être interceptées par les “grandes oreilles” américaines, en Grande Bretagne.

Les auditeurs intercepteurs ne douteront pas un instant avoir intercepté une communication authentique, et c'est de là que découle le nom de Trojan, qui évoque le mythique cheval de Troie. Ensuite, le contenu des messages, une fois déchiffré, confirmera des informations provenant d'autres sources du renseignement. En l'occurrence : du Mossad… Le seul problème était que le Trojan lui-même devrait être déposé aussi près que possible de la source normale de ce genre de transmissions, en raison des méthodes très sophistiquées de trigonométrie (triangulation) que les Américains, et les autres services de renseignements, ne manqueraient pas d'utiliser afin de s'assurer de “leur” source.

Dans l'opération particulière à laquelle Ephraïm faisait allusion, deux unités d'élite de l'armée s'étaient vu confier la responsabilité d'aller implanter l'appareil Trojan dans l'emplacement le plus approprié. Une de ces unités était l'unité de reconnaissance Mat'Kal(1). L'autre était la Flottille 13 : elle est composée de commandos marins. Les commandos furent chargés de “planter” l'émetteur Trojan en un endroit précis de la capitale libyenne, Tripoli.

Dans la nuit du 17 au 18 février, deux vedettes lance-missiles israéliennes - le SAAR Moledet de 4ème classe, armé de missiles surface-surface Harpoon et Gabriel (entre autres munitions) et le Geula, un navire lance-missile de classe Hohit, avec piste de décollage pour hélico et l'armement habituel d'un SAAR 4 – effectuaient ce qui ressemblait à une patrouille de routine en Méditerranée, et faisaient route vers le détroit de Sicile, en passant juste au ras des eaux territoriales libyennes. Juste au nord de Tripoli, les deux bâtiments de guerre, qui apparaissaient tous deux sur les écrans radars tant à Tripoli que dans l'île italienne de Lampedusa, ralentirent l'allure, descendant jusqu'à quatre nœuds – vitesse permettant sans problème la mise à l'eau d'une équipe de douze commandos marins, à bord de quatre sous-marins “humides” [c'est-à-dire, sans habitacle étanche : ce sont des engins comme en utilisent parfois les amateurs de plongée sous-marine, mais militaires et armés, Ndt], que les militaires surnomment “cochons”(2) ainsi que deux hors bords ultra rapides et extra plats, que les militaires surnomment “oiseaux”. Les “cochons” pouvaient tracter deux commandos chacun, avec tout leur équipement de combat.

Les “oiseaux”, équipés chacun d'une mitrailleuse MG de 7,62 mm de calibre, montée sur la proue et d'un stock de missiles antitanks portables (sur l'épaule, comme les bazookas), pouvaient emmener chacun six commandos, tout en remorquant les “cochons” inutilisés. Les “oiseaux” amenèrent leurs “cochons” aussi près que possible de la rive, réduisant d'autant, ce faisant, la distance que les “cochons” auraient eu à couvrir s'ils eussent été utilisés depuis les deux vedettes lance-missiles. (Ces “cochons” sont submersibles silencieux, mais relativement lents).

Arrivés à deux miles marins au large de la côte libyenne, les lumières de Tripoli étaient visibles : elles scintillaient, plus au sud-ouest. Huit commandos se glissèrent doucement à l'eau, s'arrimèrent à leurs “cochons” et ils se dirigèrent vers la côte. Les “oiseaux”‚ restèrent en arrière, face au point de rendez-vous, prêts à parer à toute éventualité. Une fois sur la plage, les commandos abandonnèrent leurs engins en forme de cigare, au fond d'une eau peu profonde, et ils se dirigèrent à l'intérieur des terres, portant un cylindre vert foncé, de six pieds de long et sept pouces de diamètre : le Trojan ! Un homme seul ne pouvait le porter : ils étaient deux à le faire.

Une camionnette grise était arrêtée, à environ cent pieds du bord de la mer, sur le bas-côté de l'autoroute reliant Subratah à Tripoli, et qui se poursuit ensuite jusqu'à Benghazi. A cette heure avancée de la nuit, le trafic était pour ainsi dire nul. Le conducteur de la camionnette grise semblait en train de réparer un pneu crevé. Il s'arrêta d'y travailler lorsqu'il vit le commando approcher, et ouvrit les portières arrières. C'était, lui aussi, un combattant du Mossad. Sans un mot, quatre des hommes montèrent dans la camionnette, et ils démarrèrent : direction : Tripoli. Les quatre autres retournèrent à la mer, où ils prirent des positions défensives, près des “cochons” immergés. Leur fonction consistait à maintenir cette position, afin d'assurer une voie de repli pour l'équipe qui fonçait vers la capitale.

Sur ces entrefaites, une escadrille d'avions de combat israéliens se ravitaillaient, au sud de la Crête, prêts à apporter assistance. Ils étaient capables de maintenir à bonne distance des commandos toute force terrestre (libyenne), en leur assurant ainsi une voie de repli, bien qu'imparfaitement sure. A ce moment-là de l'action, la petite unité de commandos se divisa en trois sous-groupes – elle se retrouvait ainsi dans la phase la plus délicate de toute l'opération. Eût l'un quelconque des détails fini aux mains des forces ennemies, ils avaient l'ordre d'observer la plus extrême prudence, à moins que l'ennemi n'engage les hostilités.

La camionnette alla se garer derrière un immeuble situé sur la Rue Jumhuriyyah, à Tripoli (Rue de la République), à moins de trois blocs d'immeubles de la caserne de Bab al-Aziziyyah, connue pour abriter le quartier général et la résidence privée de Kadhafi. A ce moment-là, les hommes de la camionnette s'étaient changés : ils s'étaient déguisés en civils. Deux d'entre eux restèrent dans la camionnette, pour faire le guet, et les deux autres aidèrent les combattants du Mossad à monter le précieux cylindre (le Trojan) sur la terrasse de l'immeuble, qui comportait cinq étages. Le Trojan avait été roulé dans un tapis !

Dans l'appartement, une des extrémités du cylindre fut ouverte, un petite antenne parabolique en fut extraite, puis placée devant une fenêtre orientée au nord. L'unité émettrice fut activée : le cheval de Troie était dans la place!

L'agent du Mossad avait loué l'appartement pour une durée de six mois, et il avait payé la location cash et d'avance. Personne ne pouvait donc avoir le moindre soupçon en voyant l'agent secret déguisé en locataire y pénétrer. Inversement, personne d'autre n'avait rien à faire dans cet appartement. Toutefois, dût un intrus avoir le malheur de pénétrer dans cet appartement, le Trojan se serait autodétruit, emportant dans sa formidable déflagration l'ensemble de la partie supérieure de l'immeuble. Les trois hommes retournèrent à la camionnette, puis ils roulèrent vers leur rendez-vous avec leurs amis, “à la plage”.

Après avoir déposé les commandos sur la plage, le combattant retourna à vive allure à Tripoli, où il avait pour mission de surveiller le travail de transmissions et de désinformation du Trojan durant les semaines à venir. Les commandos, une fois sur la plage, ne traînèrent pas eux non plus, et ils prirent le large, grâce à leurs “cochons” et leurs Œoiseaux‚. Ils n'avaient pas du tout envie de se faire pincer dans les eaux libyennes à la levée du jour. Ils se dirigèrent donc, en poussant à plein régime leurs cochons trop poussifs à leur goût, vers un point de rassemblement convenu à l'avance, où ils retrouvèrent les deux vedettes lance-missiles, qui les hissèrent à bord.

Vers la fin du mois de mars, les Américains commençaient déjà à intercepter des messages diffusés par le Trojan, qui était activé seulement durant les heures de pointe de transmission de télécommunications. Grâce au Trojan, le Mossad s'efforçait de donner à penser qu'une longue série d'instructions en vue d'attentats terroristes était en train d'être transmise aux différentes ambassades libyennes à travers le monde entier (ou, plus exactement, pour reprendre la terminologie des Libyens eux-mêmes, les différents Bureaux Populaires…) Conformément aux attentes du Mossad, les messages transmis (par le Trojan) furent déchiffrés par les Américains, qui les présentèrent comme la preuve irréfutable que les Libyens soutenaient activement le terrorisme. Pour enfoncer le clou, des rapports du Mossad venaient systématiquement confirmer les accusations comminatoires américaines ! ! !

Toutefois, ni les Espagnols ni les Français n'étaient dupes. Ils ne gobaient pas ce flot subit d'informations. Il leur semblait extrêmement suspect que soudain, de but en blanc, les Libyens, qui avaient fait montre d'une prudence de Sioux, jusqu'alors, se mettent du jour au lendemain à faire de la publicité pour leurs supposés actes terroristes futurs. Ils trouvaient suspect, aussi, qu'à plusieurs reprises les rapports du Mossad aient été rédigés en des termes très proches des messages codés libyens. Ils avançaient – plus important – l'argument que s'il y avait eu, effectivement, des messages codés libyens rendant compte d'attentats avérés, l'attentat contre la discothèque La Belle, à Berlin Ouest, commis le 5 avril, aurait pu être évité, car il y aurait sûrement eu des messages concernant cette attaque avant qu'elle ne soit perpétrée, ce qui aurait permis aux services d'écoute de la prévenir. Etant donné que cet attentat n'avait pas pu être évité, ils pensaient que ce n'était pas les Libyens qui en étaient à l'origine, et que les " nouvelles communications " soi-disant libyennes étaient un leurre. Les Français et les Espagnols voyaient juste. L'information était bidon, et le Mossad ne disposait pas du moindre indice sur qui avait bien pu déposer la bombe qui tua un soldat américain et en blessa plusieurs autres, dans cette discothèque berlinoise. Mais le Mossad était lié à la plupart des organisations terroristes européennes, et il était convaincu que, dans l'atmosphère trouble qui s'était emparée de l'Europe à cette époque-là, un attentat causant une victime américaine était dans l'ordre des choses : ce n'était qu'une question de temps. Les dirigeants du Mossad comptaient sur la promesse que les Américains leur avait faite (qu'en cas d'attentat contre eux), ils se vengeraient au centuple sur tout pays dont il aurait pu être prouvé qu'il soutenait le terrorisme. Le Trojan fournit aux Américains la “preuve” dont ils avaient besoin. Le Mossad se chargea d'introduire dans l'équation l'image de lunatique dont était affublé Kadhafi, ce qui n'était pas difficile en raison de ses multiples déclarations tonitruantes, qui n'étaient destinées, en réalité, qu'au seul usage interne…

Il faut se rappeler qu'à l'époque, Kadhafi avait en quelque sorte tracé une ligne passant au large, fermant le Golfe de Sidra qu'elle transformait de facto en eaux territoriales libyennes, et qu'il qualifiait la nouvelle frontière passant au milieu de la mer de " ligne de la mort " (ces agissements n'avaient pas peu contribué à endommager son image de dirigeant modéré). Finalement, les Américains tombèrent tête baissée dans le piège tendu par le Mossad, entraînant les Anglais et les Allemands derrière eux, bien que ces derniers traînassent quelque peu les pieds. L'opération Trojan fut l'un des plus grands succès remportés par le Mossad. Elle entraîna le bombardement aérien de Tripoli, promis par le président américain Reagan – et ce bombardement eut trois conséquences extrêmement importantes. Tout d'abord, il fit tourner court un compromis qui aurait permis de libérer les otages américains au Liban, chose qui permettait de conserver au Hezbollah (Parti de Dieu) son statut - très précieux pour Israël - d'ennemi numéro Un aux yeux de l'Occident. Ensuite, le bombardement américain sur Tripoli envoya un message à l'ensemble du monde arabe, lui signifiant très précisément où les États-Unis en étaient, quant au conflit arabo-israélien. Enfin, il redorait l'image du Mossad, puisque c'était lui qui, par un habile tour de prestidigitation, avait incité les États-Unis à faire ce qui convenait! Seuls les Français ne mordirent pas à l'hameçon du Mossad, et ils restèrent déterminés à ne pas prêter une quelconque assistance à l'agression américaine. Les Français refusèrent le survol de leur territoire aux bombardiers américains, en vol pour leur sinistre besogne en Libye.

Le 14 avril 1986, cent soixante bombardiers américains lâchèrent soixante tonnes de bombes sur la Libye. Les attaquants bombardèrent l'aéroport international de Tripoli, les casernes de Bab Al-Aziziyyah, la base navale de Sidi Bilal, la ville de Benghazi et le terrain d'aviation de Benine, dans la banlieue de cette dernière grande ville. L'escadrille de bombardiers consistait en deux ensembles principaux, l'un venait d'Angleterre et l'autre avait décollé de porte-avions voguant en Méditerranée. D'Angleterre vinrent vingt-quatre F-111, depuis la base de Lakenheath, cinq EF-111 d'Upper Heyford et vingt-huit tankers de ravitaillement qui avaient décollé de Mildenhall et de Fairford. Durant l'attaque, les F-111 et les EF-111 de la Royal Airforce furent rejoints par dix huit avions d'attaque et de soutien A-6 et A-7, six avions de combat F/A-18, quatorze avions de brouillage électronique EA-6B, ainsi que d'autres avions de soutien logistique. Les avions de la US Navy furent catapultés par les porte-avions Coral Sea et America. Du côté libyen, on enregistra environ quarante morts. Tous, des civils, dont la fille adoptive de Kadhafi. Du côté américain, un pilote ainsi que son officier servant furent tués dans l'explosion de leur F-111…

Immédiatement après les bombardements américano-anglo-allemands en Libye, le Hezbollah mit fin aux négociations autour des otages qu'il retenait au Liban, et il en exécuta trois, dont Peter Kilburn, un Américain. Quant aux Français, ils furent remerciés de leur attitude de non-participation dans l'attaque anti-libyenne par la libération, à la fin juin, de deux journalistes français retenus en otages à Beyrouth. (Comme de juste, une bombe “perdue” avait endommagé l'ambassade de France lors du bombardement de Tripoli…)

Ephraïm venait donc de tout raconter, confirmant ce que je savais déjà. Puis il poursuivit. " Après le bombardement en Libye, notre ami Kadhafi va certainement être en dehors de la photo pour encore quelque temps. L'Irak et Saddam Hussein sont la prochaine cible. Nous commençons dès maintenant à en faire le grand méchant loup. Cela prendra un peu de temps, mais à la fin, une chose est sûr : ça marchera ! "

" Mais Saddam n'est-il pas considéré comme plutôt modéré à notre égard, puisqu'il est allié à la Jordanie et qu'il est l'ennemi juré de l'Iran et de la Syrie ? ", objectai-je.

" Ouaip… C'est bien pour ça que personnellement, je suis contre cette mission. Mais ce sont les ordres, et je dois les suivre. Heureusement, vous et moi, nous aurons terminé nos petites manigances avant que quoi que ce soit de géant n'arrive. Après tout, nous avons déjà détruit les installations nucléaires de Saddam, et nous sommes en train de nous faire des couilles en or en lui vendant de la haute technologie et des équipements, par l'intermédiaire de l'Afrique du Sud… "

Au cours des semaines suivantes, on eut droit à un flot croissant de révélations toutes plus alarmantes les unes que les autres au sujet des éléments de la machine de guerre de Saddam, dont le fameux “canon géant” ! Le Mossad a fait tout ce qu'il a pu, jusqu'à la quasi-saturation du monde parallèle de l'espionnage, afin de diffuser des informations sur les intentions malveillantes de Saddam la Menace, en misant sur le fait que celui-ci aurait à sa disposition une longueur de corde suffisante pour se pendre, avant longtemps. Le but global du Mossad était extrêmement clair. Il voulait que l'Ouest mène sa guerre à sa place, comme les Américains l'avaient fait en Libye, en bombardant Kadhafi. Après tout, Israël ne possédait pas d'avions gros porteurs ni d'une énorme puissance aérienne, et bien qu'il eût démontré sa capacité à bombarder un camp de réfugiés (palestiniens), à Tunis, ce n'était pas la même chose. Les dirigeants du Mossad savaient que s'ils pouvaient faire apparaître Saddam comme quelqu'un de suffisamment mauvais, représentant une menace pour les approvisionnements pétroliers en provenance du Golfe, dont il avait été jusqu'alors le protecteur, dans une certaine mesure, alors les États-Unis et leurs alliés ne le laisseraient pas obtenir quoi que ce soit, mais prendraient des mesures qui ne pourraient qu'entraîner la destruction totale de son armée et de son potentiel en armement, tout particulièrement si l'on parvenait à leur faire croire qu'il s'agissait là de leur dernière opportunité, avant que Saddam ne devienne “nucléaire”…

Notes

(1) Plus précisément le Sayeret Mat'Kal, qui dépend du Ra'Mat'Kal (chef d'état-major israélien), actuellement, le rav alouf (lieutenant-général) Moshé “Bougui” Yaalon. Le poste a été occupé par l'ancien Premier ministre israélien, le major-général (CR) Ehud Barak, qui fut également patron du Sayeret Mat'Kal.
(2) Vient de l'italien, “maiale”, une invention de la Decima Mas (10ème Flotille) italienne du prince Borghese, lors de la 2ème Guerre Mondiale.

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier.

source: http://www.geostrategie.com


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« Répondre #44 le: 29/11/2007 - 19:41:52 »

 ::)

'Pour 91 pour cent des Européens l'image de la France s'est dégradée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy à la tête du pays' (Extrait du GlobalEuromètre Octobre 2007)
Source http://www.leap2020.eu/-Pour-91-pour-cent-des-Europeens-l-image-de-la-France-s-est-degradee-depuis-l-election-de-Nicolas-Sarkozy-a-la-tete-du_a328.html?PHPSESSID=7c589be9b12e6b3419c14070b5120b71

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Nicolas Sarkozy divorce une deuxième fois
vendredi 30 novembre 2007
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32417

Une journée sans Sarkozy ? Non. Mais une journée avec moins de Sarkozy, certainement.

S’il se présentait aujourd’hui, Nicolas Sarkozy ne serait pas élu. Avec une cote de popularité sous les 50 %, Nicolas Sarkozy tombe de haut. Même Le Figaro le souligne - et c’est tout dire - « cette fois, l’état de grâce a bel et bien pris fin ».

Un véritable divorce donc. Après Cécilia, c’est de la France que Nicolas Sarkozy se sépare. Les conséquences en sont plus graves.

Elu avec 53 % des voix en juin - un plébiscite -, il atteint aujourd’hui les 49 % dans le sondage mensuel Sofres/Le Figaro. Ce dernier écrit qu’« autant de Fançais lui font "confiance pour résoudre les problèmes qui se posent en France" que l’inverse. Seuls 2 % ne se prononcent pas ».

Plus grave, 76 % des Français estime que les conflits sociaux vont se multiplier et que, pour 51 % des sondés, ils vont se résoudre par la violence. C’est-à-dire, n’ayons pas peur des mots, que les Français commencent a intégrer l’idée qu’il pourrait y avoir une guerre civile en France.

Ces chiffres sont clairement l’illustration qu’à vouloir monter les Français les uns contre les autres, à vouloir les paupériser et les fliquer davantage tout en faisant des cadeaux coûteux aux plus riches et en s’augmentant de manière éhontée, Nicolas Sarkozy ne fait que récolter les fruits de sa politique erratique.

Nicolas Sarkozy avait promis aux Français de gagner plus s’ils travaillaient plus et ce n’est pas une promesse à tenir à la légère aux Français qui sur ce plan ont la mémoire longue. « Les Français s’impatientent et veulent des mesures pour la consommation. La lutte contre la hausse des prix est en effet leur première préoccupation (33 %), devant le chômage (25 %) et le maintien du pouvoir d’achat (21 %, un bond de 5 points en un mois). C’est d’ailleurs la première fois depuis 1981 que l’inflation se classe en tête des préoccupations des Français », souligne encore Le Figaro.

Dans ce classement certaines personnalités politiques, comme Ségolène Royal, remontent dans le cœur des Français. L’ancienne candidate à la présidence de la république « retrouve une 7e place au classement des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles "jouent un rôle important" à l’avenir ».

Un désir d’avenir sur le retour, mais mieux vaut tard que jamais...

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Relations France-Algérie : l’analyse de Thierry Oberlé
 
30/11/2007
http://www.lefigaro.fr/debats/2007/12/01/01005-20071201ARTFIG00141-relations-france-algerie-lanalyse-de-thierry-oberle.php

Pour Thierry Oberlé, grand reporter au service étranger du «Figaro», «les dérapages antisémites de l’Algérie visent à entretenir le ressentiment contre la France ».

Mohammed Cherif Ab­bés, le ministre algérien des An­ciens Combattants, était jusqu’à présent surtout connu de ses amis de la «famille révolutionnaire», les gar­­diens des dogmes nationalistes hérités de la guerre d’indépendance. Son filon idéologique forme, avec la rente pé­trolière, la bouée de sauvetage d’un système politique algérien usé jusqu’à la corde. Les initiés se souvenaient de lui en lecteur d’un discours retentissant d’Ab­delaziz Bouteflika.

Le texte dressait un parallèle entre les camps d’exterminations nazies et les fours de boulangers dans lesquels furent brûlés les corps de victimes al­gériennes de la répression par les troupes coloniales des émeutes de Sétif en mai 1945. Il fut prononcé le 6 mai 2005, peu de temps après l’hommage inédit rendu aux morts de Sétif par l’ambassadeur de France Hu­bert Colin de Verdière.

«Nous ne sommes pas responsables des fautes de nos pères»

La charge du porte-voix présidentiel était assortie d’une de­mande de repentance en bonne et due forme. Elle répondait, expliquait-on à Alger, à la loi française du 23 février 2005 sur le caractère positif de la colonisation. Les polémiques qui suivirent firent capoter le projet de traité d’amitié entre la Franceet l’Algérie, que Jacques Chirac et Abdelaziz Bouteflika avaient tenté jusque-là de mettre sur pied. L’initiative a depuis été mise entre parenthèses.

«Nous ne sommes pas responsables des fautes de nos pères», avança le nouveau chef de l’État français Nicolas Sar­kozy, sans attendre son élection en mai. Convaincu qu’il ne parviendra pas à le faire changer de cap, le camp de Mohammed Cherif Abbés a riposté en s’engageant sur un terrain glissant. Les propos ministériels aux relents antisémites visaient à conforter les présumés fantasmes de l’opinion publique arabe.

Pour les jeunes Algériens, le Juif est, depuis le début du dé­part de la communauté israélite du Maghreb voici une cinquantaine d’années, un «être imaginaire», selon l’expression de l’historien Benjamin Stora.

Il est défini par les images des chaînes arabes d’informations continues. C’est l’Israélien qui tire sur des enfants palestiniens de Gaza, colonise les territoires occupés et bombarde les quartiers chiites de Beyrouth.

Âgé de 71 ans, Cherif Abbés pourrait avoir l’excuse de l’ignorance s’il n’appartenait pas à cette génération qui a vécu l’époque où Juifs et Arabes vivaient ensemble dans le même pays. Il sait que cette partie de la Méditerranée fut pendant des siècles une terre d’échange où coexistaient des peuples différents.

Dans son communiqué rendu public avant-hier, le président algérien a minimisé la portée des déclarations de son ministre mais il ne les a pas condamnées explicitement. Cette ambiguïté, qui pourrait passer pour de la complicité, est au mieux un aveu d’impuissance. Huit ans après son arrivée au pouvoir, Abdelaziz Bouteflika n’est pas parvenu à réconcilier l’Algérie avec elle-même.

Une population avant tout préoccupée par les difficultés du quotidien

Dans un discours prononcé le 6 juillet 1999 à Constantine au lendemain de son investiture, il avait rappelé avec force le caractère à la fois arabe, musulman et berbère de la nation algérienne. Le président algérien avait alors réhabilité des figures jetées aux oubliettes par les historiens officiels du régime et reconnu le rôle qu’avait joué le judaïsme dans le développement culturel du pays.

Élevé au rang de symbole par Nicolas Sarkozy, le chanteur Enrico Macias devait être la passerelle entre deux mondes. Il a en fait servi de défouloir à l’antisémitisme rampant des milieux islamo-conservateurs. L’affaire serait presque anecdotique si le principal pourfendeur du chanteur n’était autre que le premier ministre et chef de file du Front de libération nationale (FLN) Abdelaziz Belkhadem. Au printemps dernier, Belkhadem, qui est un successeur possible du président sortant, semblait favorable à un pacte de non-agression avec Nicolas Sarkozy.

Les sorties de Belkhadem sur la repentance suivies des dérapages contrôlés de son ministre des Anciens Combattants sur le «lobby juif» français viennent rappeler que les milieux traditionnellement hostiles à la France ont toujours le vent en poupe dans le sérail. Les saillies sont censées entretenir le ressentiment contre l’ancienne puissance coloniale parmi une population avant tout préoccupée par les difficultés du quotidien.

Très relatives, elles n’empêchent par leurs auteurs d’en­voyer leurs enfants suivre des études dans les meilleures universités d’«outre-mer», de les voir faire carrière en France plutôt que dans la mère patrie et de s’offrir en toute discrétion des appartements dans les beaux quartiers parisiens ou sur la Côte d’Azur…


Toutes vos réactions
 
1/12/2007 13:22
Le pacificiste : A coté de la plaque
Ce que je voudrais dire est que Mr. Thierry Oberlé use la technique de dilution qui consiste à dévier le sujet et le re-orienter. Son article reflète l'état d'esprit de la classe politique françaire, en particulier la gauche. Pour résumer la situation, il faut dire que la conduite de la France envers l'algérie a été de tout temps inacceptable, d'une arrogance intolérable. Posons-nous les questions suivantes: qui apporte un soutient inconditionnel à la junte militaire qui gère l'algérie? Qui est derrière la DRS? C'est la France Monsieur Oberlé.

Mr. Cherif Abbas fait partie du système maintenu par la France et ses propos entrent dans le cadre de luttes entre groupes d'intérêts qui s'accaparent la manne petrolière/gazière algérienne, laissant le peuple algérien s'appauvrir jusqu'au denuement total, ce que le simple citoyen Français ignore. L'algérien n'a rien contre le juif et encore plus l'islam que les médias occidentaux essayent de diaboliser. Le problème est autre; en fait la plus grosse injustice de l'histoire a été commise en Palestine où l'occident a chassé un peuple en l'occurence les palestiniens, pour les remplacer par un autre pour une soit disante prophétie biblique difficilement explicable. Revenant à la fameuse "nous ne sommes pas responsables des fautes de nos pères", moi j'y vois un deux-poids-deux-mesures énorme. Ce qui est applicable aux turcs ne l'est pas pour les Français. Comme si le sang des millions d'algériens morts lors de la période coloniale ne vaut rien devant le sang arménien. Pour comprendre un peu mieux la situation je vous invite à lire les différents mémoirs publiés des généraux français racontant le massacre des millions d'algériens.

Pour conclure, il est tout à fait clair que ce qui interesse Sarko est l'argent du pétrole et du gaz. Le peuple algérien n'est pas son problème, ce qui est dans un certain sens vrai. La situation est beaucoup plus complexe que la présentation faite par M. Oberlé et dans la misère algérienne la france joue un role prépondérant.
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1/12/2007 12:57
careem : Algerie France pas d'amis mais bisness it's bisness
ben c'est clair pourquoi Sarko ira quand même en Algerie alors qu'il ya de l'hostilité Contrats milliards et OUI sarko n'y va pas seul dans sa delegation y aura pas Enrico, mais des hommes d'affaires

Oui l'Argent n'a pas d'odeur



israel a même vendu des armes à l'Iran

et oui c'est bête mais l'Argent c'est elle le centre de tout



De plus comme l'a bien dit Mike

La france a beaucoup perdu avec l'Afrique en général et avec l'Algerie en particulier, Oui on se contente de vendre un Tvg au maroc ( financé par des aides UE) et aussi quelques armes à la Lybie
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1/12/2007 11:03
salim : la rente et les visa pour eux ,La misére et le baton pour nous
bonjour,je suis scandalisé par les declarations raciste du ministre algeriens,mais je suis autant scandalisé par le soutien politique,financier et militaire de la france enver ce meme FLN qui qui a déclarer la guerre a son propre peuple de 1990 juqu'au jour d'aujourd'hui, et tous cela couvert sous le seaux d'une pseudo- guerre anti-islamisme,terorisme, que ce meme gouvernement a alimenteé,propulsé et instrumentalisé. Resultat des courses plus de 300000morts d'innoncents algeriens avec la complicité des gouvernements français de gauche ,comme de droite
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1/12/2007 10:25
MIKE : plus de liens possible
La France va perdre l 'ensemble des pays du Magrheb en raison du lachage des liens historiques qu'elle avait, La France a reussi a installer une haine anti francais par ses propres agissements dans tout le Magrheb.

Les Espagols facilitent la circulation des personnes latinos-americains

Les Allemands ont acculli tous les Slaves de l'europe

Le Canada recrute tous les francisants Magrebins et Africains.

La grece fait main basse sur la population des Balkans

La Russie integre toute la communaute du caucase avec son energie et sa jeunesse.

Les Americains autorisent la presence massive des mexicains et j 'en passe.

Malheusement La France qui dispose D' une rive Mediterrannee avec plus de 100 millions habitants jeunes, francises,cultives, ont des liens tres forts avec la france car ils partagent la meme culture et l'envie de reussir ensemble.

Mais au lieu de cela les francais nous refusent , nous humilient avec les visas , titres de sejour trafics de tout genre et aucun encouragement a avoir des relations saines et cordiales , il y a trop de prejuges ai lieu d 'une entente fraternelle.

aA titre d 'exemples il ya beaucoup de mariages mixtes(francaises francais -magrhebins ) que de mariages franco allemands ou europe de l'est.

Nous aimons la Ffrance qui nous deteste c est une verite.
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1/12/2007 02:43
omar : quand l'inculte répond à l'idiot
pourquoi nous entrainer dans cette dynamique de la haine et de l'insulte.Vous ne pensez pas que le meilleur de tous c'est celui qui cherche la paix et tourne le dos à la bêtise?Laissez nous vivre en paix,idiots des 2 rives.
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1/12/2007 02:39
Eclaireur : Les provocations calculées !
Selon certaines sources bien informées ces provocations de certains responsables Algériens seraient payées et téléguidées par de puissants intérets économiques occidentaux voir US qui veulent suplanter la France en Algérie où le pétrole et le gaz coulent a flot et l'habillage islamique et patriotique ne serait qu'un camouflage pour gogos Mais nos liens avec le peuple Algérien qui a d'autres soucis qui connait tres bien l'etat de sa classe politique et militaire

dejouerons ses sombres maneuvres N'oublions pas que l'Algérie est le pays berbéro arabo musulman où le "virus" démocratique que nous y avons laissé

malgré nos fautes est le plus implanté !
.
1/12/2007 01:40
k-mal : Bonsoir
Comme dans l'accoutumé, certains nostalgique de l'algérie francaise veulent voire notre cher pays à leur pieds, j'en doute, ils savent bien qu'on est pas des marocains.

Les propos du ministre des moudjahidines ne sont qu'une partie de la réalité que ces dires rejoignent ceux de miliers d'algeriens...une réalité que seule les pauvres francais ignorent.

En tant que fils d'un révolutionnaire, je n'ai rien d'un antisémite ou d'un raciste ou autre, j'aime les francais comme toute personne étrangere, je dirais simplement n'essayer surtout pas de me marcher sur les pieds.

A bon entendeur.
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1/12/2007 00:16
youyou : relations algero-françaises
Je trouve cet article plein d'hypocrisie. Thierry oberlé me fait penser aux dirigeants socialistes qui se sont exprimés sur cet affaire.
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30/11/2007 23:02
patviro1 : les travaux d hercule0..... pour le president sarkosy
on n en sortira jamais.....

pour une fois qu on a un President de la Republique qui fait ce qU IL DIT......

que ca soit en france ou a l etranger ca en derange beaucoup...qui eux ne font rien...... mais parlent..... pour ne rien dire....(segolene....hollande....le facteur....etcetcetc
.
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