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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 1195131 fois)
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« Répondre #120 le: 17/12/2007 - 10:37:53 »

Sah kader, le future de l'Algérie se présente très mal, entre son pillage actuel et future programmé par ces "clans cancérigènes algériens au pouvoir", avides et maléfiques, (Les barbus sont inclus) il n'y a aucun espoir car l'Algérie est "un malade en phase terminale".

Les étrangers, occidentaux, arabes et asiatiques, ne font qu'aider et assister (complices), ces "clans cancérigènes algériens au pouvoir" avides et maléfiques, au pillage et dépouillage systématiques et scientifiques de l'Algérie et pousser petit à petit sa population dans le sombre abîme de l'auto-génocide Algéro-Algérien.

Voila un document sur cet excrément du diable qui est le pétrole, notre pire malheur car l'auto-génocide Algéro-Algérien sera la conséquence de son déclin (pétrole) en Algérie :

A 100 dollars le baril, on change de civilisation, par Yves Cochet
LE MONDE | 27.11.07
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-982984,0.html
http://www.decroissance.org/?chemin=accueil
http://www.oilcrashmovie.com/film.html
http://video.google.fr/videoplay?docid=-1696633034257118664

A ce prix, le pétrole brut n'est pas cher, de même que le litre de super à 1,50 euro. Le cours du baril sur le marché new-yorkais retrouve aujourd'hui la cote qu'il avait atteinte en 1980, tandis que l'achat d'un litre d'essence nécessite deux fois moins d'heures de smic qu'il y a vingt-sept ans.

Ces niveaux nous paraissent élevés car nous nous sommes habitués à des prix extrêmement bas entretenus par les multinationales du pétrole, puis par l'OPEP. Cette époque est révolue.

Désormais, les prix du pétrole - et ceux de toutes les énergies - seront toujours à la hausse pour trois raisons principales d'origine géologique, économique et géopolitique :

1. - Le maximum mondial de production de liquide hydrocarboné est atteint (pic pétrolier). Depuis le début de l'extraction industrielle du pétrole, la moitié des réserves originelles a été consommée. Le pétrole restant à extraire réclamant beaucoup plus d'investissement pour une qualité moindre, les prix augmenteront tandis que la production diminuera. Nous entrons aujourd'hui dans l'ère de la décroissance géologique de la production mondiale de pétrole ;

2. - La demande est structurellement supérieure à l'offre. Tout le monde veut du pétrole, source d'énergie essentielle au mode de développement industriel. Nous ne pouvons pas vivre sans, nous sommes drogués au pétrole. Cela rendra le choc pétrolier actuel plus durable que les chocs d'origine politique des années 1970 ;

3. - Le pétrole c'est la guerre. Là où il y a du pétrole, une élite dirigeante vit de sa rente - souvent aux dépens de la population - et ces pays sont visés par le comportement prédateur des grands consommateurs comme les Etats-Unis, l'Union européenne et la Chine. La guerre d'Irak est un exemple de cette pétrovoracité industrielle, comme l'a récemment avoué Alan Greenspan.

Les autres raisons sont marginales. Un cyclone tropical dans le golfe du Mexique, une grève au Nigeria, une spéculation sur le marché des matières premières... tout cela arrive parfois et pousse à la hausse. Mais ces épisodes passés, le cours du baril ne redescend pas. Les optimistes ne peuvent pas expliquer pourquoi le baril cotait 20 dollars en 2002 et 100 aujourd'hui.

Le modèle du monde qui habite le cerveau de l'Occidental moyen est que le marché, la technologie et l'inventivité humaine parviendront à résoudre les problèmes qu'affronte l'humanité, notamment la fin des énergies fossiles à bon marché et le changement climatique. Quel aveuglement ! Si nous voulons conserver les valeurs cardinales de notre civilisation que sont la paix, la solidarité et la démocratie, nous n'avons pas d'autre choix que celui de la décroissance rapide de l'empreinte écologique des sociétés industrielles, en particulier la décroissance de notre consommation d'énergies fossiles. Contre l'évidence des limites géophysiques, les rêves des théologiens de la croissance continuent, même après le Grenelle de l'environnement.

Un premier rêve séduit les esprits productivistes : investir plus dans l'exploration permettra de découvrir et d'extraire plus de pétrole. Hélas !, après plus d'un siècle d'exploration géologique, les ressources sont à peu près toutes connues. Depuis plus de quarante ans, le volume des découvertes annuelles diminue. Aucun investissement, aucune technologie ne créera du pétrole qui n'existe pas.

Un second rêve imagine que les progrès technologiques peuvent augmenter le taux de récupération des champs de pétrole (c'est-à-dire le pourcentage des réserves originelles par rapport au volume total en place). Ce taux est aujourd'hui de 35 %, en moyenne. "Un gain de 1 % de taux de récupération équivaut à deux ans et demi de consommation mondiale ! Notre ambition est de le porter en moyenne à 50 %", affirme Andrew Gould, le PDG de Schlumberger. Mais le taux de récupération dépend essentiellement de la géologie du réservoir. Il peut varier de 3 % pour un réservoir compact fracturé à 85 % pour un réservoir poreux et perméable. Aucune technologie ne peut transformer un réservoir compact en un réservoir poreux.

D'autres rêves persistent dans l'imaginaire des croyants en la prodigalité éternelle de la nature : la technologie contribuerait à la croissance des réserves ; elle montrerait que nous avons encore 40 ans de réserves pour le pétrole, 60 ans pour le gaz, et 250 pour le charbon ; elle diminuerait les coûts d'extraction du brut. La réalité est tout autre quand on prend le temps d'examiner longuement les statistiques comme le font les experts de l'ASPO (Association for the Study of Peak Oil). Ce qui compte, en effet, n'est pas le nombre d'années de réserves, mais le moment où l'extraction atteindra un pic, puis déclinera inéluctablement. Pour le pétrole, nous y sommes.

Un dernier rêve s'exprime comme une évidence de bon sens matinée de credo scientiste : la technoscience trouvera des énergies de substitution lorsque la production de pétrole déclinera. Or existe-t-il une énergie aussi concentrée, aussi bon marché, aussi transportable, aussi répandue, aussi facile et universelle d'usage que le pétrole ? Aucune. Les avions ne décollent pas avec de l'uranium ou de l'éolien. Ni avec des agrocarburants (éthanol, diester), dont l'engouement actuel est dû au lobby betteravier et céréalier, au mépris de tout bilan écologique et énergétique.

Le pétrole est un ensemble de molécules merveilleuses qui ont permis la fabrication et la diffusion de milliers d'objets et de services dans notre vie quotidienne (véhicules, aliments, médicaments, plastiques, textiles...) et c'est aussi une matière puante et polluante dont il faut nous sevrer rapidement sous peine de chaos écologique, économique et social.

La seule politique susceptible d'éviter cette catastrophe est celle de la sobriété, c'est-à-dire la décroissance franche et régulière de la consommation de pétrole dans les pays de l'OCDE. Cette politique n'est pas une adaptation légère due à un souci technique passager, c'est un changement de civilisation dû à la fin du monde tel que nous le connaissons.

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Le pic du pétrole mondial a été franchi en 2006
http://www.decroissance.org/?chemin=accueil

C'est la conclusion des chercheurs allemands de l'Energy Watch Group qui vient de publier ce lundi 22 octobre un rapport dans lequel il prévoit une division par deux de la l'extraction mondiale entre 2006 et 2030, de 80 à 40 millions de barils par jour. http://www.energywatchgroup.org/Oil-report

Vous pouvez suivre le déroulement de la crise pétrolière mondiale sur le site d'Emmanuel Broto.
http://www.terredebrut.org/


Les conclusions du « Grenelle de l’environnement » sont non seulement aveugles sur l’ampleur des bouleversements qui s’annoncent mais surtout elles présentent tous les risques d’amplifier la catastrophe en présentant la crise écologique comme une opportunité de relancer la croissance économique.
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« Répondre #121 le: 17/12/2007 - 16:00:21 »

informaticien, les nouveaux pirates et esclavagistes algériens font comme leurs ancetres, les pirates et esclavagistes d'algérie à l'époque coloniale turc (ottoman)

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Algérie : le GSPC aurait tenté d’enlever un Pasteur à Tizi-Ouzou
Par ameziane athali le 17/12/2007 à 18:52
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-gspc-kidnapping-2131.html

Les deux terroristes abattus vendredi soir près de Boghni, au sud de Tizi-Ouzou faisaient partie d’un groupe qui projetterait le kidnapping d’un religieux chrétien dans la région, a appris «toutsurlalgerie.com » auprès de sources sécuritaires.

Un caméscope devant servir vraisemblablement  pour filmer leur victime a été retrouvé à l’intérieur de la voiture abandonnée par les terroristes au après leur accrochage avec les forces de sécurité. La cible des terroristes serait un pasteur d’origine locale dont l’identité n’a pas été dévoilée par nos sources.

C’est la première fois depuis longtemps que la mouvance terroriste projette de s’attaquer aux non musulmans  dans la région puisque depuis l’assassinat des quatre  les pères blancs : Christian Chessel, Jean Chevillard, Alain Dieulangard et Charles Deckers le 27 décembre 1994 à Tizi Ouzou.

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Ils ont recommandé la prudence aux travailleurs de certaines entreprises
L’enlèvement des cadres…nouvelle tactique du GSPC

El Khabar - 17-12-2007  - Par A. Kedadra/ Traduit par F.L
http://elkhabargroupe.com/FrEn/lire.php?ida=90114&idc=51

Des sources sécuritaires ont indiqué que plusieurs entreprises ont été informées d’un nouveau plan, qui pourrait être adopté par le Groupe Salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), ou Al Qaïda du Maghreb islamique, et qui impliquerait l’enlèvement de cadres.

Il a été recommandé aux travailleurs de ces entreprises, selon les mêmes sources, « d’être prudent et d’adopter une conduite spécifique, qui pourrait empêcher les Salafistes d’atteindre leurs objectifs ».

D’après nos sources, les services de sécurité ont reçu récemment des informations, concernant la volonté des « émirs » du GSPC, de « kidnapper un grand nombre de cadres, suite à un accord conclu entre Droudkal et ses conseillers militaires ».

Le GSPC pense que « cette méthode pourrait lui permettre de semer la terreur au sein d’entreprises qu’il considère comme ennemies ».

Les services de sécurité comptent augmenter le niveau de vigilance à travers un plan qu’a esquissé le colonel Ali Tounsi, en début de semaine. Il avait déclaré que les services de sécurité spécialisés dans la lutte antiterroriste dans les villes et les régions urbaines « vont adopter un nouveau plan afin de prévenir d’éventuelles attaques kamikazes ».

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Algérie : les groupes français envoient leurs expatriés en «vacances» (EXCLUSIF)
Par ali idir le 16/12/2007 à 10:21
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-groupes-fran-is-expatries-2108.html

Au moins deux groupes - Suez et Schlumberger- auraient pris la décision de rapatrier leur personnel expatrié, en attendant une meilleure visibilité sur l’évolution de la situation sécuritaire.

Face au retour de la menace terroriste, les entreprises françaises présentes en Algérie cherchent à protéger leurs employés expatriés. Selon des informations recueillies par «toutsurlalgerie.com » auprès d’une source bien informée, une réunion de sécurité regroupant les représentants des principaux groupes français présents en Algérie s’est tenue mercredi 12 décembre à Alger. Un représentant du gouvernement algérien et des experts militaires français et Algériens étaient également présents.

Au menu : les mesures à prendre pour protéger leurs expatriés et surtout répondre aux inquiétudes des familles de ces derniers. Le double attentat suicide du 11 décembre a provoqué un vent de panique parmi les travailleurs expatriés en Algérie, particulièrement ceux des entreprises françaises. «Les écoles pour les étrangers se trouvent presque toutes à Hydra. Beaucoup d’enfants d’expatriés refusent de reprendre les cours », explique une source française. Une fille d’un cadre expatrié du groupe Siemens a été légèrement blessée par des débris lors de l’explosion de Hydra, provoquant une situation de peur parmi les parents des autres élèves étrangers.

Par ailleurs, depuis l’attentat, en septembre dernier, contre un convoi du groupe de travaux publics Razel près de Bouira, les sociétés françaises, malgré les assurances du gouvernement algérien et de l’ambassade de France à Alger, se sentent particulièrement visées en Algérie.

Durant la réunion de mercredi, les entreprises françaises ont décidé mettre en place un plan d’action progressif. Il est destiné à répondre à une éventuelle dégradation de la situation sécuritaire à Alger. Parmi les mesures envisagées : le rapatriement des familles des expatriés, le regroupement des expatriés dans des hôtels jugés sûrs de la capitale…

Elles ont également décidé d’autoriser l’ensemble de leurs rapatriés à partir en congés de fin d’année avant les dates initialement prévues. « Ce n’est pas vraiment un rapatriement. Il s’agit d’une mesure destinée à faire baisser la tension et rassurer les familles des expatriés », souligne notre source. Les expatriés devraient regagner Alger dès le début de l’année 2008.

Mais, selon nos informations, au moins deux groupes - Suez et Schlumberger- auraient pris la décision de rapatrier leur personnel expatrié, en attendant une meilleure visibilité sur l’évolution de la situation sécuritaire. Dimanche matin, les deux groupes n’étaient pas disponibles pour commenter nos informations.

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Suite au double attentat du 11 décembre
Des entreprises françaises rapatrient leurs employés

La Dépêche de Kabylie - Édition du Lundi 17 Decembre 2007 - N° 1687
http://www.depechedekabylie.com/read.php?id=49403&ed=MTY4Nw==

En attendant une stabilité et une évolution de la situation sécuritaire, les entreprises françaises, dont Suez et Schlumberger, installées en Algérie auraient décidé de rapatrier leurs employés. C’est ce qu’a indiqué une source médiatique ajoutant que ces entreprises cherchent à protéger leurs personnels de la menace terroriste.  

A cet effet, une réunion, qui s’est tenue le mercredi 12 du mois en cours et a regroupé les représentants des principaux groupes français présents en Algérie avec un  représentant du gouvernement algérien ainsi que des experts militaires français et algériens, affirme la même source en précisant que les mesures à prendre concernant les employés français en Algérie ont été au menu de la réunion.

A cet effet, un plan d’actions progressif, destiné à répondre à une éventuelle dégradation de la situation sécuritaire à Alger, serait mis en place par les entreprises françaises, précise la source d’information. Le rapatriement des familles des expatriés et le regroupement des expatriés dans certains hôtels jugés sûrs de la capitale, sont également des mesures envisagées par les entreprise françaises.

Par ailleurs, la même source médiatique a souligné que le double attentat du 11 décembre de l’année en cours a semé la panique chez le personnel des entreprises française et les élèves des écoles privées se pratiquement toutes à Hydra.

Malgré les assurances du gouvernement algérien et de l’ambassade de France à Alger, les sociétés françaises se sentent, d’après la même source, particulièrement visées, notamment après  l’attentat du mois de septembre qui a ciblé un convoi du groupe de travaux publics Razel près de Bouira.

Selon la même source, les groupes français ont autorisé l’ensemble de leurs rapatriés à partir en congés de fin d’année avant les dates initialement prévues ceci, est une mesure prise afin de baisser la tension et de rassurer les familles des rapatriés.

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L’enlèvement des cadres figure dans le plan d’Al Qaïda au Maghreb
« Plusieurs institutions seraient une prochaine cible des terroristes »

M. M. - El Watan - 18 décembre 2007
http://www.elwatan.com/spip.php?article83039

Plusieurs institutions figureraient dans la liste des prochaines cibles des groupes terroristes, activant sous la coupe de l’organisation criminelle Al Qaïda au Maghreb.

C’est ce qu’ont indiqué des sources sécuritaires qui ont exhorté, ces derniers jours, les responsables de ces institutions à rester vigilants et à inviter leurs employés à faire de même pour tenter de déjouer les plans des terroristes.

Ces derniers, ajoutent la même source en se référant à des informations recueillies par les agents de la sécurité, « auraient dressé une liste nominative de cadres et de personnalités à kidnapper et à assassiner ».

Ceci, en plus de leurs nouvelles forfaitures, à savoir les attentats kamikazes tels que ceux qui ont été perpétrés contre le Palais du gouvernement (11 avril 2007), le Conseil constitutionnel et le siège du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) (11 décembre dernier).

Les informations dont disposent les services de sécurité évoquent une volonté des émirs de ladite organisation de recourir « à l’enlèvement des cadres en application des décisions qu’auraient prises le sinistre Droukdel et ses conseillers militaires ».

« Le but recherché à travers ces menaces est l’instauration d’un climat de peur au sein de ces institutions », précise la même source. Les éléments de la sécurité (police et gendarmerie), souligne la même source, multiplient leur présence en vue d’assurer la sécurité de tous les citoyens.

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Craintes et incertitudes
Ali Bahmane - El Watan - 18 décembre 2007
http://www.elwatan.com/spip.php?article83029

La peur et l’angoisse s’installent dans le pays avec le retour des tueries de masse qu’aggrave la mise en œuvre de moyens et de méthodes de destruction hautement sophistiqués.

Aucune couche de la population ne se sent aujourd’hui épargnée tant est aveugle le recours aux voitures piégées et aux ceintures de kamikaze.

Les cadres et les intellectuels redoutent, eux, la réapparition des attentats ciblés, conscients de la haine que vouent les terroristes autant à leur savoir qu’à leur fonction.

Le climat pesant d’aujourd’hui rappelle, à bien des égards, celui du début des années 1990.

A ce moment-là, l’AIS et le GIA avaient mis à profit le désarroi de la sphère politique, voire sa démission pour installer leur dispositif de guerre destiné à combattre ceux qui refusaient de basculer dans leur camp.

Ce scénario semble se rééditer aujourd‘hui, le GSPC surfant autant sur les inconséquences et les compromissions du pouvoir en place que sur l’affaiblissement de la Résistance populaire. Les différentes formes de « main tendue » que sont la Rahma, la Concorde civile et la Réconciliation nationale ont fini par casser le forcing des forces de sécurité amorcé au milieu de la décennie écoulée. Celles-ci sont malgré tout arrivées à stopper la déferlante terroriste s’appuyant sur une remarquable implication de la population. Bien que le prix à payer fût lourd, des dizaines de milliers de morts, des disparus par centaines et de profonds traumatismes psychiques, l’Algérie sortit victorieuse. Elle échappa à « l’afghanisation » que voulurent lui faire subir les islamistes armés mais sans se voir débarrassée du terreau de l’intégrisme. Ce fut la grande erreur des dirigeants politiques dès la fin de la décennie écoulée. Ils ouvrirent grande ouverte la porte aux formations islamistes, généralisèrent le pardon aux terroristes et se voilèrent les yeux devant les manifestations outrancières de l’intégrisme au sein de la société. Entre temps, ils cassèrent la Résistance populaire incarnée notamment par l’opposition démocratique, les femmes, les patriotes, la société civile, etc.

Le jeu dangereux des politiciens fit le jeu du GSPC qui, en se mettant aux ordres d’Al Qaïda, opte pour l’extermination de masse. Ce furent les attentats du 11 avril puis ceux du 11 décembre 2007. Le terrorisme frappera encore dans le pays car ses capacités de nuisance restent relativement intactes.

Toute l’inquiétude de la population se résume actuellement à cette question : où et quand ? Une inquiétude que les dirigeants politiques ne semblent pas partager. En ne réagissant pas après les attentats de Hydra et de Ben Aknoun, le chef de l’Etat a accentué le sentiment d’abandon de la population.

Celle-ci ne comprend pas que sa sécurité passe au second plan après celle du « troisième mandat » présidentiel, comme elle ne comprend pas qu’aucune stratégie de riposte n’ait été décidée dès le lendemain des attentats. Une stratégie dont un des volets ne peut qu’être la prise en charge du volet social des Algériens car le terrorisme se nourrit aussi de la détresse des gens.

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GSPC ou Al Qaïda ? Ici ou là-bas ?
Chawki Amari - El Watan - 18 décembre 2007
http://www.elwatan.com/spip.php?article83028

Dans la longue et (pas du tout) passionnante histoire du terrorisme algérien, on aura tout vu. Attaques contre des casernes, massacres méthodiques de populations civiles, assassinats de présidents, égorgements de femmes et d’enfants, attentats sourds, aveugles et muets et même des attentats au chien piégé. Aujourd’hui, perdus devant la diversité et la permanence du terrorisme, qui frappe encore où il veut et de la manière qu’il choisit, les Algériens et Algériennes ne savent plus quoi penser. GSPC ou Al Qaïda ? Si les analystes officiels sont tous d’accord pour mettre le centre décisionnel du terrorisme en dehors de l’Algérie, à Baghdad ou à Kaboul, et même si le GPSC lui-même revendique son arrimage à la multinationale Al Qaïda, la confusion est entretenue puisque les ministres de l’Intérieur, Yazid et Noureddine Zerhouni, refusent encore de parler d’Al Qaïda en préférant parler de GSPC. Ce qui laisse la question du terrorisme, interne et liée à une problématique algérienne, ou externe et en relation avec le 11 septembre et ses dérivés, ouverte. Un terrorisme, qui au lieu de s’en prendre à une ambassade européenne ou américaine, préfère viser la Constitution algérienne âla wezn « la mithaq la doustour » ou comme l’envisage encore le ministre de l’Intérieur, pour contrer le troisième mandat de Bouteflika. Justement, pourquoi le Président refuse-t-il de s’exprimer, de condamner les attentats et d’en parler à ceux qui l’ont élu, alors que même Sarkozy, bombardé juif anti-algérien par son ministre des Moudjahidine, a condamné les attentats ? Mystère. Le patron des services étant à La Mecque, il faut encore revenir à l’étrange Zerhouni, qui par sa bonhomie de père de famille un peu dépassé par la turbulence de ses enfants, a souvent désarçonné son auditoire par ses réponses. Mais le ministre de l’Intérieur est-il informé de ce qui se passe à l’intérieur ?

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« Répondre #122 le: 20/12/2007 - 09:51:36 »

Voila les vrais hypocrites et terroristes adorateurs et fanatiques de l'excrément du diable ( le pétrole )

Pour comprendre voila un dossier sur le scandale des « Pots de vin » de BAE : derrière la corruption, un Watergate international
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-BAE.php3

**LIRE **************

Le prince saoudien Bandar bin Sultan en appelle à l'Opus Dei
http://www.voltairenet.org/article153767.html
Mercredi 19 Décembre 2007

Le plus grand scandale de corruption de l’Histoire, l’affaire Al-Yamamah (« Pots de vin » de BAE), continue de secouer les États anglo-saxons. Le prince saoudien Bandar bin Sultan, fils adoptif des Bush, est accusé d’avoir perçu et redistribué des rétro-commissions considérables sur des ventes d’armes de BAE à l’Arabie saoudite.

De nombreux observateurs estiment que les sommes astronomiques qui ont circulé sous la table servaient au financement des opérations secrètes de la CIA en milieu sunnite, ce qu’il est convenu de désigner par le terme générique d’Al Qaïda.

Pour assurer sa défense, le prince Bandar bin Sultan vient de recruter Louis Freeh. Celui-ci fut directeur du FBI de 1993 à 2001. Il fut impliqué dans plusieurs affaires controversées, telles que l’assaut de la secte des à Waco et l’attentat contre les Tours Khobar en Arabie saoudite. Il est membre surnuméraire de l’Opus Dei ce que certains considèrent comme décisif dans ce dossier.

Opus dei : une secte
http://www.reseauvoltaire.net/rubrique306.html
http://prevensectes.com/opusdei.htm
http://www.voltairenet.org/mot52.html?lang=fr
http://www.amazon.fr/Dans-lenfer-lOpus-V%C3%A9ronique-Duborgel/dp/2226180567

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Un prince saoudien Bandar bin Sultan a reçu "des pots-de-vin de Londres"
07 Juin 2007
http://www.bbc.co.uk/french/news/story/2007/06/070607_saudiukarms.shtml
   
Le prince Bandar bin Sultan a reçu une commission de 79 milliards de dollars

Une enquête de la BBC a révélé l'identité de l'un des principaux bénéficiaires de versements secrets de plusieurs millions de livres sterling effectués par la principale compagnie aéronautique britannique, BAE, dans le cadre du contrat d'armement d'Al Yamamah.

Un ancien ambassadeur d'Arabie saoudite aux Etats-Unis, Bandar bin Sultan, un ami proche du président Bush, a reçu des centaines de millions de livres sterling de BAE, avec l'approbation du ministère britannique de la défense.

En décembre dernier, l'office britannique de lutte contre la fraude (Serious Fraud Office (SFO)) avait abandonné une enquête sur ce contrat d'armement, après avoir reçu un avertissement du gouvernement britannique qui craignait que cette enquête ne porte atteinte à la sécurité nationale.

L'enquête de la BBC révèle que ces énormes sommes ont été virées, depuis la Grande-Bretagne, sur deux comptes de l'ambassade d'Arabie saoudite à Washington - des comptes qui, en réalité, remontent au Prince Bandar, qui était, à l'époque, l'ambassadeur d'Arabie saoudite en poste aux Etats-unis.

Ce responsable saoudien avait été l'architecte du contrat d'armement d'Al Yamamah, d'une valeur de 40 milliards de livres sterling.

Ces versements ont été faits au nom de BAE, le constructeur d'avions, avec l'autorisation du ministère britannique de la défense, et ils avaient été mentionnés dans le contrat d'armement passé entre les Saoudiens et les Britanniques dans des annexes secrètes.

Ces paiements se sont étalés sur une dizaine d'années.

L'office britannique de lutte contre la fraude avait découvert l'existence de ces pots-de-vin mais il tentait toujours de vérifier si les centaines de millions du contribuable saoudien qui ont transité par la Grande-Bretagne avant d'arriver jusqu'au prince étaient illégaux quand son enquête a été interrompue.

http://en.wikipedia.org/wiki/Serious_Fraud_Office_%28UK%29
http://www.sfo.gov.uk/

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Au Soudan, la hotte du Père Noël saoudien
par Uriel Da Costa | mardi, 8 mai 2007
http://www.bakchich.info/article1100.html

Bandar Ben Sultan, prince saoudien de son Etat, cherche à constituer un front sunnite autour du Soudan. Une noble tâche, qui implique d’abreuver en pétrodollars des partis, groupes et associations plus sympathiques les uns que les autres…

Le chef de la sécurité nationale d’Arabie saoudite, le prince Bandar ben Sultan, ancien ambassadeur de la monarchie pétrolière à Washington, vient de se rendre dans la capitale du Soudan. Il y a rencontré son vieil ami le général Mahamat Nouri, le chef de l’UFDD (l’Union des forces pour la démocratie et le développement), la principale organisation tchadienne opposée au président Idriss Déby, ainsi que d’autres chefs de factions armées engagées au Darfour.

« Le prince saoudien cherche à constituer un « front arabe uni », un front sunnite, dans cette partie de l’Afrique », explique un diplomate égyptien en poste à Khartoum. Attendu comme le père Noël, Bandar a livré quelque 80 véhicules tous terrains au chef de l’UFDD et quatre petites valises remplies de billets verts pour un montant estimé à plusieurs millions de dollars.

Effectuées de la main à la main, ces petites transactions entre amis ont été facilitées par la filiale d’une grande banque saoudienne ayant pignon sur rue à Khartoum. Fort de sa longue expérience « diplomatique » à Washington et Wall Street, Bandar est parfaitement rompu aux donations financières les plus élaborées, mettant à contribution les grandes banques islamiques du royaume avec lesquelles il entretient les meilleurs rapports depuis très longtemps et des ONG sous-traitantes qu’il a contribué à mettre sur pied. Et s’est désormais s’est désormais spécialisé dans l’aide « humanitaire islamique », sunnite s’entend… Ainsi les ONG saoudiennes viennent de créer deux importantes filiales à Khartoum. Celles-ci sont officiellement chargées d’ouvrir des écoles coraniques, de construire des mosquées et des dispensaires dans les zones frontalières de l’ouest du Soudan… autant de faux nez d’une assistance militaire aux différentes organisations armées du Darfour.

Tandis que la grande presse internationale et les belles âmes de Saint-Germain-des-Près se focalisent exclusivement sur les aides chinoises aux génocidaires du Darfour, Riyad renoue ainsi avec sa traditionnelle diplomatie religieuse du chéquier et ses coups foireux consistant à soutenir les organisations sunnites des plus modérées aux plus radicales. Mahamat Nouri qui lui aussi fut ambassadeur… du Tchad… à Riyad où il a conservé de solides amitiés, s’efforce de consolider cette alliance saoudienne qui, pense-t-il, lui permettra de tenir la dragée haute aux zaghawas, l’ethnie du président Idriss Déby.

Gorane de Faya Largo, issu des parentèles et des clans tribaux d’Hissène Habré, le chef de l’UFDD espère aussi apurer de vieux comptes avec ses puissants voisins libyens qui, eux-aussi de leur côté, veulent essayer de réunir les factions arabes de la région, la semaine prochaine à Tripoli, afin de contrebalancer cette puissante intervention saoudienne à leurs frontières. En effet, le prince Bandar a, semble-t-il et toujours selon plusieurs sources égyptiennes, distribué d’autres petites mallettes de billets verts aux islamistes du GIC libyen (le Groupe islamique combattant), engagés dans la déstabilisation de la république du colonel Kadhafi. Ambiance…

Parallèlement aux coups foireux de Bandar, Riyad vient d’annoncer très officiellement l’arrestation de 172 jihadistes sur son territoire, grâce à la merveilleuse coopération de l’ensemble de ses services de sécurité. La dictature pétrolière peut, ainsi afficher sa détermination à lutter contre le terrorisme, tout en continuant à actionner sa diplomatie traditionnelle de financement et d’encadrements des extrémistes sunnites… et ce grâce à la bienveillante compréhension d’une bonne partie de l’administration américaine.

À ce double jeu saoudien et à cette schizophrénie américaine, ajoutons l’affairisme Hariro-chiraquien, post-chiraquien et sarkozyste pour que le tableau soit complet, parce qu’ensemble, tout devient vraiment possible.

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Au Liban aussi, Bandar sévit
http://www.bakchich.info/article1100.html

La politique des petites mallettes de Bandar ne se limite pas à l’imbroglio Darfour/Tchad. En effet, le bon prince saoudien vient aussi de sévir au Liban où il vient de mettre sur pied un système d’« aides » aux activistes salafistes qui contrôlent désormais la plupart des camps palestiniens des régions de Tripoli et de Saïda. Les tribulations princières sont confirmées au plus haut niveau des autorités jordaniennes, dans une interview accordée par le prince Hassan, l’oncle du roi Adballah au correspondant de la chaîne de télévision qatariote Al Jazeera.

L’entretien portait sur la stratégie conjointe du vice-président américain Dick Cheney et du prince Bandar d’Arabie travaillant à instrumentaliser les groupes sunnites installés dans les camps palestiniens du Liban, en les incitant à monter des opérations kamikazes contre des dignitaires de la communauté chi’ite du Pays du cèdre. Et le prince Hassan accusait formellement le prince Bandar de financer les extrémistes salafistes et de les encourager à attaquer les cadres et les représentants du Hezbollah. Malheureusement, la cassette de l’interview a été confisquée par la police locale avant que le journaliste ne quitte le territoire jordanien.

Ces informations recoupent celles d’Issam Naam, l’ancien ministre des télécommunications du Liban, qui a publié dans le quotidien arabe Al-Quds al-Arabi, une tribune dans laquelle il fait état de conversations qui se sont déroulées lors de la visite de Nancy Pelosi – la présidente démocrate de la Chambre des représentants américains - au Proche-Orient, confirmant cette stratégie américano-saoudienne de la tension : « On a appris de la délégation américaine que des services de renseignements de Washington avaient commencé à rassembler, armer et entraîner des groupes islamistes extrémistes pour effectuer des attaques contre le Hezbollah, conformément au plan de l’administration Bush consistant à opposer les populations sunnites et chi’ites, dans les régions où elles cohabitent habituellement. Et cela sera organisé en camouflant les vrais commanditaires et exécutants de ces opérations qui pourront être facilement attribuées à Al-Qaïda » (sic).

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L’Opus Dei à la conquête du monde
par Thierry Meyssan - 25 janvier 1995
http://www.voltairenet.org/article6768.html

C’est sous le régime du général Franco, qu’Escriva de Balaguer met en place l’Opus Dei. Le directeur de conscience de Franco entreprend grâce à son organisation de sélectionner et de former les élites de la dictature jusqu’à contrôler l’essentiel du pouvoir.

Installé par la suite à Rome, il s’emploie à étendre son pouvoir en Amérique latine. L’Opus Dei y opère une gigantesque reprise en main des prêtres latino-américains, coupables de partager les analyses marxistes et de s’opposer aux dictatures catholiques.

Officiellement l’Opus Dei n’est qu’une association catholique internationale. Son activité se bornerait au conseil spirituel de ses 79.303 adhérents (soit 1.506 prêtres, 352 séminaristes et 77.445 laïcs). Des membres qu’elle a choisis dans le gotha latino-américain et européen. Parmi eux des patrons de multinationales, des magnats de la presse et de la finance, des chefs d’Etat et de gouvernement. De chacun, elle exige une austère discipline et une complète obéissance. Aussi, bien qu’elle feigne d’ignorer leurs activités politiques "personnelles", elle peut à travers eux imposer ses valeurs aux peuples.

Cette secte, Opus Dei, fut fondée le 2 octobre 1928 par un jeune prêtre espagnol, d’origine modeste, l’abbé Escriva. Il s’agissait pour les adeptes de parvenir à la sainteté en participant à l’instauration d’un régime théocratique dont Escriva était le prophète. La guerre civile leur apparue comme l’occasion inespérée d’établir l’Etat catholique de leurs rêves. L’abbé Escriva devint directeur de conscience du général Franco. Ensemble, ils réhabilitèrent le vieux principe "Cujus regio, ejus religio" (tel gouvernement dans un Etat, telle religion dans cet Etat).

L’Opus Dei entreprit de sélectionner et de former les élites de la dictature jusqu’à contrôler l’essentiel du pouvoir. Ainsi, dans les années soixante-dix, le gouvernement de l’amiral Carero Blanco fut qualifié de "monocolor" : sur dix-neuf ministres, douze étaient opusiens. Bien qu’il n’exerça aucune responsabilité directe dans le régime, le "padre" ne cessa de conseiller le généralissime. C’est lui qui suggéra le rétablissement de la monarchie de droit de divin, dont Franco fut proclamé régent à vie.

L’abbé Escriva envisagea de se faire proclamer régent lorsque surviendrait le décès du Caudillo. C’est pourquoi il se fit anoblir en 1968 sous le titre de Mgr Escriva de Balaguer, marquis de Peralta. Mais ce plan fut modifié puisque l’année suivante Franco désigna le prince Juan Carlos Ier de Bourbon pour lui succéder. Tout compte fait Mgr de Balaguer avait d’autres ambitions. Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, il s’était installé à Rome et s’employait à étendre son pouvoir en Amérique latine. Des oratoires de l’Opus avaient été installés dans les ambassades espagnoles qui facilitèrent ses contacts avec les élites locales. Il prodigua ses conseils spirituels à tous ceux qui ambitionnaient de lutter contre le communisme et d’affermir la foi catholique dans leur pays. Ainsi se précipita-t-il à Santiago du Chili en 1974 pour célébrer une action de grâce avec trois de ses "fils spirituels", le général Pinochet, l’amiral Mérino et le général Leigh.

Monseigneur de Balaguer aurait voulu étendre son "Oeuvre" en Europe mais il en fut partiellement empêché par l’isolement diplomatique de l’Espagne. Ses objectifs étaient de recréer une internationale anticommuniste (comparable à l’alliance Franco-Mussolini-Hitler pendant la guerre civile), de désenclaver l’Espagne franquiste et de favoriser la construction européenne.

En 1957, il fit créer à Madrid, par l’archiduc Otto von Habsburg-Lothringen, le Centre européen de documentation et d’information (CEDI) et, grâce à deux autres de ses "fils spirituels", Alcide de Gasperi et Robert Schuman, il pesa sur la rédaction du traité de Rome portant création de la Communauté européenne. Comme le général Franco, le "padre" décéda en 1975. C’est à tort que l’on a cru que l’Opus Dei disparaîtrait en enfer avec eux. L’essor reprit trois ans plus tard, en 1978. Profitant des intrigues qui paralysaient le Sacré Collège, l’Opus Dei réussit à convaincre les cardinaux d’élire l’un de ses prédicateurs comme pape : l’archevêque de Cracovie, Karol Wojtyla. Dès lors, la secte allait pouvoir détourner à son profit l’appareil diplomatique de l’Etat du Vatican et l’organisation religieuse de l’Eglise catholique.

Jean-Paul II constitua presque exclusivement son cabinet d’opusiens et s’employa à casser toute résistance au sein de l’Eglise. Pour cela il fit isoler - "pour raison de santé" - le supérieur des jésuites, Pedro Aruppe, et nommer un administrateur provisoire de leur ordre en la personne d’un opusien, le père Dezza. Mais il n’osa pas dissoudre la compagnie de Jésus. Il opéra une gigantesque reprise en main des prêtres latino-américains, coupables de partager les analyses marxistes et de s’opposer aux dictatures catholiques.

Deux hommes servirent avec zèle sa politique : Mgr Josef Ratzinger, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, et Mgr Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille. Un centre de surveillance fut installé à Bogota, doté d’un ordinateur de capacité stratégique, dont les terminaux sont installés à la cité du Vatican. On y a fiché toutes les activités politiques des religieux latino-américains. C’est à partir de ces renseignements que furent notamment assassinés par des "escadrons de la mort" le père Ignacio Ellacuria ou Mgr Oscar Romero. Enfin, Jean-Paul II promulgua un nouveau code de droit canon, dont l’artisan principal fut un prélat de l’Opus, Mgr Julian Herranz-Casado, devenu depuis président du Conseil pontifical pour la révision des textes législatifs.

Par ailleurs, il dota l’Oeuvre d’un statut sur mesure, celui de "prélature apostolique". Désormais les membres de l’Opus Dei échappent à l’autorité des évêques sur le territoire desquels ils résident. Ils n’obéissent qu’à leur prélat et celui-ci au pape. Leur organisation est devenue un instrument de contrôle des Eglises locales au service du pouvoir temporel du Vatican. Un destin qui n’est pas sans rappeler celui d’une autre secte qui régna par la terreur religieuse sur l’Espagne du XVIe siècle avant d’imposer son fanatisme dans l’Eglise universelle : l’Inquisition.

Enfin, le pape confia l’administration de la "Congrégation pour la cause des saints" à un opusien, Rafaello Cortesini. Jean-Paul II engagea un procès canonique de l’abbé Escriva de Balaguer et proclama sa béatification le jour de son propre anniversaire, le 17 mai 1992. Cette mascarade souleva de vives polémiques dans l’Eglise romaine. Tous les témoignages opposés à la "cause du saint" furent rejetés sans être entendus, tandis que six mille lettres postulatoires furent jointes au dossier. Elles émanaient notamment de soixante-neuf cardinaux, de deux cent quarante et un archevêques, de neuf cent quatre-vingt-sept évêques et de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement.

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Garde blanche du Vatican
La troublante ascension de l’Opus Dei

par François Normand
http://www.monde-diplomatique.fr/1995/09/NORMAND/1804.html

Si l’intégrisme musulman fait la « une » des journaux, les activités de la droite chrétienne s’effectuent souvent dans l’ombre, comme en témoigne la troublante ascension de l’Opus Dei. Milice religieuse au comportement de secte, héritière d’un anticommunisme militant, puissance à la fois économique et politique, l’Œuvre exerce une influence multiforme sur l’Église, mais aussi sur les pouvoirs temporels, qu’elle cherche à infiltrer. On retrouve ses proches jusque dans le gouvernement de M. Alain Juppé. Mais cette garde blanche du Vatican, très liée au pape Jean Paul II dont elle a permis l’élection, suscite aussi des résistances. Au nom de leur foi, bien des chrétiens rejettent la « dictature spirituelle » de l’Œuvre et craignent que cette « arme du pape » ne soit à double tranchant et ne se retourne un jour contre lui.

Par une politique de nominations épiscopales qui ne tient guère compte des souhaits exprimés par les Eglises locales, Jean Paul II mène son entreprise de restauration, utilisant tous les moyens à sa disposition : doctrinal, disciplinaire et surtout autoritaire, avec l’aide d’un certain nombre de mouvements « musclés » traditionalistes, souvent sectaires et politiquement à droite, tout à sa dévotion.

Ils font partie du « renouveau charismatique » ou ont pour noms : Comunione e Liberazione, organisation italienne née dans les années 70 ; les Focolari, mouvement lancé en 1943 à Trente ; le Néocatéchuménat, fondé à Madrid en 1964 ; les Légionnaires du Christ, groupe ultra-secret constitué au Mexique dans les années 40, et surtout l’Opus Dei (l’« Œuvre de Dieu »). Ce dernier mouvement fut créé en 1928 par le Père Escriva de Balaguer.

L’Opus Dei, qui jouit de l’appui inconditionnel de l’évêque de Rome, s’infiltre dans tous les échelons de la hiérarchie catholique. Est-il l’arme secrète du pape dans la reconquista catholique ou Jean Paul II est-il le prisonnier inconscient de cette « mafia blanche » dans sa propre conquête du pouvoir ?

Le président Jacques Chirac a-t-il nommé des membres de l’Opus Dei au gouvernement de M. Alain Juppé ? La question peut paraître saugrenue, sachant le peu d’attrait du fondateur du RPR pour la « chose cléricale », mais la composition du gouvernement devait satisfaire les nombreuses composantes de la droite française qui avaient soutenu la candidature du maire de Paris, dont le puissant lobby catholique conservateur. Si on a souligné la proportion relativement élevée de femmes dans ce cabinet - douze ministres ou secrétaires d’État sur quarante-deux membres -, on a moins relevé la coloration bien-pensante de ces ministres.

Mme Colette Codaccioni, ministre de la solidarité entre les générations, mère de cinq enfants et ancienne sage-femme, se définit comme « chrétienne et pour l’éducation à la vie » ; Mme Elisabeth Dufourcq, secrétaire d’État à la recherche, est l’auteur d’une thèse sur les congrégations religieuses féminines, dont elle a tiré un livre intitulé Les Aventurières de Dieu ; Mme Anne-Marie Idrac, secrétaire d’État aux transports, est la fille de l’un des pères fondateurs du Mouvement républicain populaire (MRP), parti catholique, et militante elle-même de leur héritier : le Centre des démocrates sociaux (CDS) ; et Mme Françoise de Veyrinas (CDS), secrétaire d’État aux quartiers en difficulté, est issue d’une famille toulousaine catholique militante.

On peut s’interroger sur l’entrée au gouvernement et dans les cabinets de deux personnes « proches » sinon membres de l’Opus Dei : M. Hervé Gaymard, secrétaire d’État aux finances, et son épouse, Mme Clara Lejeune-Gaymard, directeur de cabinet de Mme Colette Codaccioni, fille du professeur Jérôme Lejeune (décédé en 1994), fondateur du mouvement antiavortement Laissez-les vivre, nommé par Jean Paul II au Conseil pontifical pour la famille et membre de l’Opus Dei. Un autre gendre du professeur Lejeune, le philosophe Jean-Marie Meyer, ne cache pas son appartenance à l’Œuvre. Il est également membre du Conseil pontifical de la famille. Selon la revue catholique Golias (1), « la fille et le gendre du professeur Lejeune sont à l’Opus Dei », et l’affirmation est reprise par la revue Maintenant : « Jacques Chirac a placé l’opusien Hervé Gaymard [député de la Savoie] dans son équipe de campagne présidentielle. »

Qu’il soit impossible de vérifier n’est guère surprenant : le mouvement cultive le secret depuis ses origines. Dans les constitutions (secrètes) rédigées en 1950, l’article 191 précise : « Que les membres numéraires et surnuméraires sachent bien qu’ils devront toujours observer un silence prudent quant aux noms des autres associés ; et qu’ils ne devront jamais révéler à quiconque qu’ils appartiennent eux-mêmes à l’Opus Dei. » Lorsque les constitutions furent connues (2), devant les critiques répétées, de nouveaux statuts furent rédigés en 1982 où on peut lire (article 89) : «  [Les fidèles de la Prélature] ne participeront pas collectivement aux manifestations publiques de culte comme les processions, sans pour autant cacher qu’ils appartiennent à la Prélature. »

Prête-noms et sociétés écrans

Malgré cette apparente concession à la transparence, l’Opus continue de pratiquer le secret, d’utiliser prête-noms et sociétés écrans, sous prétexte d’« humilité collective » et d’« efficacité apostolique » ! « Parce qu’il se refuse à toute transparence, l’Opus Dei excite la curiosité et l’hostilité, suscitant même quelquefois des fantasmes de complot (3) ».

Nombreux sont ceux qui sont donnés comme membres ou sympathisants. M. Raymond Barre a témoigné au procès de béatification d’Escriva de Balaguer, attestant les « signes de sainteté » du fondateur de l’Œuvre. Dans l’entourage de M. Philippe de Villiers, on désigne Mme Christine Boutin, secrétaire national du CDS et député des Yvelines, le prince Michel Poniatowski, ancien ministre de l’intérieur, et Mme Françoise Seillier, coordinatrice des très réactionnaires associations familiales européennes. Dans le monde des affaires, on cite les noms de ceux qui ont donné des conférences au Centre Garnelles de l’Opus, à Paris : M. Claude Bébéar, le patron du groupe des assurances AXA, M. Michel Albert, patron des assurances AGF, M. Didier Pineau-Valencienne, PDG du groupe Schneider et M. Louis Schweitzer, patron de Renault. Plusieurs familles royales d’Europe auraient montré de la sympathie pour l’Opus : Otto de Habsbourg en fit la propagande, alors que l’archiduc Lorenz d’Autriche en serait membre. Le roi Juan Carlos de Bourbon fut élevé par des prêtres de l’Œuvre tandis que le secrétaire de sa femme Sofia appartenait au mouvement. Le président du Comité international olympique, M. Juan Antonio Samaranch-Torello, ancien ministre de Franco, en fait également partie.

La discrétion, qui sert d’une part à faire du prosélytisme auprès des jeunes à l’insu de leurs familles (voir « « Ça n’a rien à voir avec Dieu » ») et d’autre part à tisser une toile invisible dans tous les secteurs de la société, s’explique d’abord par le contexte où est né l’Opus Dei, dans l’Espagne franquiste.

Fondée à Madrid en 1928 par un jeune prêtre, Josemaria Escriva de Balaguer, cette « Œuvre de Dieu » ressemble quant à son but - sanctifier le travail de tous les jours - aux mouvements d’Action catholique qui voient le jour en France et en Belgique à la même époque. Née dans les années précédant la guerre civile espagnole, l’Opus Dei reste fortement marquée par ce contexte, ce qui explique son attachement inconditionnel à l’appareil ecclésiastique préconciliaire, sa haine obsessionnelle du communisme et son goût immodéré pour la clandestinité.

Bien qu’Escriva de Balaguer ait prétendu avoir « découvert » le principe de la sanctification de la vie quotidienne, l’idée est aussi vieille que l’Évangile. Beaucoup de saints l’ont enseigné, comme la carmélite Thérèse de Lisieux. Très vite, l’inspiration première de l’Opus a été pervertie par la personnalité de son fondateur : petit-bourgeois, ambitieux, coléreux et vaniteux (4). Le secret de son succès ? Une fougue et un charisme personnel qui subjuguaient ses proches.

La première perversion fut la « cléricalisation » de l’Œuvre. Elle se prétend toujours « laïque » mais ce sont les prêtres qui détiennent le vrai pouvoir et occupent tous les postes de commandement. Et les non-clercs, qui représentent 98 % des membres, sont présentés comme « des gens ordinaires, qui vivent dans le monde » mais ressemblent plus à des religieux, par leurs « vœux » (rebaptisés « liens contractuels ») de pauvreté, chasteté et obéissance, qu’à des laïcs (5). Beaucoup plus préoccupés de droit canon que de théologie, Escriva et ses disciples ont constamment manœuvré pour faire reconnaître à l’Opus le statut juridique qui lui convient le mieux.

D’abord défini comme « pieuse union » réunissant des laïcs, l’Opus Dei est devenu, en 1947, le premier « institut séculier » de l’Eglise (6), avant d’arracher à Jean Paul II - bien plus favorable à l’Œuvre que ses prédécesseurs Jean XXIII et Paul VI - le titre convoité de « prélature personnelle (7) ».

Ce statut enviable, taillé sur mesure pour l’Opus, lui accorde les attributs d’un véritable diocèse sans la limitation territoriale. L’actuel prélat de l’Opus, Mgr Javier Echevarria Rodriguez, évêque titulaire de Cilibia, relève directement du pape, soustrait à l’autorité des évêques diocésains, malgré la fiction qui veut que les membres laïcs de l’Opus dépendent toujours juridiquement de leur évêque.

La deuxième perversion fut politique. Le jeune Escriva de Balaguer vécut la guerre civile en Espagne comme une lutte entre catholiques et communistes, en qui il voyait l’incarnation du mal. Sa vision du monde en fut déformée et, tout comme Pie XII, il minimisa l’horreur du nazisme, et même la gravité de l’holocauste, y voyant un rempart « providentiel » contre le communisme. Vladimir Felzmann, ancien membre de l’Opus, rapporte une conversation avec Escriva qui en dit long. Après avoir maintenu que le christianisme avait été sauvé du communisme par la prise de pouvoir du général Franco avec l’appui du chancelier Hitler, il ajouta : « Hitler contre les juifs, Hitler contre les slaves, c’était Hitler contre le communisme. »

Cette indulgence pour le fascisme mène à l’engagement de l’Opus dans le franquisme. En fait, les sentiments de Franco envers Escriva, qu’il avait connu jeune curé, étaient ambigus. Dans sa biographie romancée de Franco (8), Manuel Vasquez Montalban fait dire au Caudillo : « Ayant fréquenté pendant près de vingt ans des membres de cette institution, j’ai pu constater la diversité de leurs choix concrets ; mais, à l’évidence, ils étaient tous marqués du sceau d’une secte élue pour sauver le monde depuis le haut de l’échelle. »

Pour sortir de la crise économique apparue en 1956, Franco s’entoure progressivement de ministres appartenant à l’Opus. Lorsqu’il songe à rétablir la monarchie, en la personne de Don Juan de Bourbon, pour lui succéder, l’Opus Dei mise sur son fils, Juan Carlos, qui est entre les mains d’un précepteur de l’Œuvre, Anael Lopez Amo. En 1969, Franco proclame Juan Carlos héritier de la Couronne. Quelques mois plus tard, le triomphe de l’Opus est complet : sur 19 ministres du neuvième gouvernement du général Franco, 12 sont membres de l’Opus Dei. Le tournant politique de l’Œuvre est engagé.

La troisième perversion fut théologique. D’abord, l’accent exclusif mis sur « la sanctification par le travail (9) » favorise le culte de la réussite matérielle et le règne du capitalisme libéral. Ensuite, l’Opus est tombé dans le piège de l’intégrisme. Le théologien Urs von Balthasar (un des maîtres à penser de Jean Paul II qui ne saurait être soupçonné de progressisme) a décrit l’Opus Dei comme « la plus forte concentration intégriste dans l’Église (10) ». « L’intégrisme, écrit-il, s’efforce pour commencer d’assurer le pouvoir politique et social de l’Église, en recourant à tous les moyens visibles et cachés, publics et secrets. »

Outre un manque de transparence, l’intégrisme se caractérise par la prétention de détenir la vérité. Or l’Opus est décrit dans la revue interne du mouvement, Cronica, comme « le reste saint, immaculé, de la véritable Eglise », fondé pour « sauver l’Eglise et la papauté ». Quatre ans après la fin du Concile, le Père Escriva déplorait un temps d’erreur dans l’Église : « Le mal vient du dedans et d’en haut. Il y a une réelle pourriture, et actuellement il semble que le Corps mystique du Christ soit un cadavre en décomposition, qui pue. »

Mgr Escriva de Balaguer aurait sans doute mieux fait de s’occuper de ses brebis galeuses. Une série de scandales financiers (11) touchant des membres de l’Opus a révélé au grand public les activités de « la sainte mafia » ou « la franc-maçonnerie blanche », comme l’appelleraient désormais ses détracteurs. Car derrière la fiction d’une association purement spirituelle, « famille pauvre, riche seulement de ses enfants », gravite une nébuleuse de sociétés, de banques et de fondations, dirigées anonymement par des membres de l’Opus.

Dans les années 70, alors qu’Escriva vitupérait l’Église en décomposition, ses amis mettaient en place le réseau financier qui allait permettre à l’Œuvre de jongler avec des millions de dollars. La plus importante de ces institutions est la fondation Limmat, créée à Zurich en 1972, liée à des banques ou fondations en Espagne (la Fundacion General Mediterranea), en Allemagne (la Fondation Rhin-Danube ou encore l’Institut Lidenthal) et en Amérique latine (la Fundacion General Latinoamericana au Venezuela).

Aujourd’hui, l’Opus est tout-puissant à Rome. Son ascension a été couronnée par la béatification de Mgr Escriva de Balaguer par Jean Paul II - un ami de longue date de l’Œuvre - en 1992, dix-sept ans seulement après sa mort, à l’issue d’un procès expéditif, où seuls les témoignages positifs ont été retenus. Déjà évêque de Cracovie, Mgr Karol Wojtyla venait à Rome à l’invitation de l’Opus, qui l’hébergeait au 73, viale Bruno-Bozzi, dans une belle résidence de la banlieue cossue de Rome. L’Opus a continué à se montrer généreux envers le pape polonais, par exemple en participant au financement de Solidarnosc.

Le cardinal Wojtyla était le candidat de l’Opus à la papauté. C’est le cardinal König, archevêque de Vienne et proche de l’Œuvre, qui a joué un rôle déterminant dans son élection. Outre le changement de statut et la béatification d’Escriva - deux décisions qui ont soulevé une vague de critiques à travers le monde -, le pape s’est entouré de membres de l’Opus. Parmi ses proches collaborateurs, on peut citer ses quatre chapelains, Joachim Pacheco, Klaus Becker, Fernando Ocariz et Felipe Rodriguez, son porte-parole laïque, numéraire de l’Opus, M. Joaquin Navarro Valls, et le cardinal Martinez Somalo, ancien substitut proche de l’Opus. M. Alberto Michelini, député national de l’ex-Démocratie chrétienne et membre de l’Opus, est conseiller du Vatican pour les questions de télévision et M. Gianmario Rovero, lui aussi membre, est conseiller financier.

Les congrégations romaines ont également de nombreux membres « opusiens », et celle chargée de la cause des saints, qui a statué sur la béatification d’Escriva, en a trois, dont Rafaello Cortesini, chef de bureau. Le cardinal Palazzini, ami de l’Œuvre, en était le préfet lorsque la cause d’Escriva fut introduite en 1981, et Mgr Javier Echevarria Rodriguez, l’actuel prélat de l’Opus et successeur d’Escriva, était consultant !

Mieux, le pape a nommé de nombreux membres de l’Opus évêques en Amérique latine (sept au Pérou, quatre au Chili, deux en Equateur, un en Colombie, un au Venezuela, un en Argentine et un au Brésil). Le Pérou a été choisi comme tête de pont de l’offensive de l’Opus en Amérique latine à cause du rayonnement du théologien péruvien Gustavo Guttierez, « père » de la théologie de la libération, honnie par Escriva et ses disciples. Le président Alberto Fujimori, proche de l’Opus, est un ami de Mgr Luis Cipriani, archevêque d’Ayacucho, qui dirige l’Opus au Pérou.

En Europe, le cas le plus contesté fut l’imposition de l’opusien Klaus Küng à Feldkirch, en Autriche. Mais la récente nomination de Mgr Fernando Saenz Lacalle comme archevêque de San Salvador a choqué encore davantage, puisque c’est l’ancien siège du martyr Mgr Oscar Romero, assassiné par l’extrême droite, alors que le nouvel évêque - un Espagnol de surcroît ! - appartient non seulement à l’Opus, mais était l’évêque des armées...

A part l’Italie, l’Espagne et l’Amérique latine (y compris le Mexique) sont les régions où l’Opus Dei rencontre le plus grand succès. En Espagne, si l’Œuvre a dû rester dans l’ombre sur le plan politique depuis l’arrivée au pouvoir des socialistes, elle attend son heure. Avec le retour prochain plus que probable de la droite du Parti popular de José Maria Aznar, un ami de l’Opus, celui-ci aura quatre ou cinq ministres, dont les députés Juan Trillo, Loyola de Palacio et Isabel Tocino. En outre, l’armée est commandée par plusieurs numéraires.

Bien que l’Opus ait trouvé plus de résistance dans les pays non latins, surtout anglo-saxons, il s’implante progressivement aux États-Unis où l’on compte plus de 3 000 membres répartis dans soixante-quatre centres, la plupart situés près des campus universitaires. Plusieurs aumôniers universitaires se sont plaints des « méthodes clandestines » utilisées par le mouvement, ainsi que de son « comportement sectaire » (12).

En Grande-Bretagne, l’Opus maintient un profil bas depuis les révélations, en 1981, de M. John Roche, ancien directeur du mouvement, aujourd’hui professeur à Oxford qui publia dans The Times un sévère réquisitoire contre l’Opus, documents secrets à l’appui. Qualifiant l’Œuvre d’« Église dans l’Église », et de « psychologiquement dangereuse pour ses propres membres », il cite des articles de Cronica proclamant que « l’Église catholique s’est écartée de son chemin originel, et que le devoir de l’Opus Dei est de s’étendre dans le monde par tous les moyens. Il n’existe pas d’autre voie de salut ».

En France, le succès de l’Opus est plus mitigé. Malgré les sympathies de plusieurs hommes politiques, l’Œuvre n’a jamais réussi à trouver un parti à sa dévotion, même s’il existe de nombreux centres et associations qui lui sont liés (13).

Mais la nouvelle stratégie de l’Œuvre est d’infiltrer les organisations internationales, comme les Nations unies, l’Unesco ou l’OCDE. Le Parlement européen à Strasbourg et la Commission à Bruxelles sont ses lieux de prédilection, et le nouveau président de la Commission, M. Jacques Santer, un ami. Des parlementaires européens, comme M. Ignacio Salafranca du Parti populaire espagnol, sont membres de l’Opus, tout comme le Portugais Fernando Perreau de Pininck, membre du cabinet du très libéral Britannique Leon Brittan. A Bruxelles, l’Opus agit clandestinement, comme à son habitude. Exemple : le bulletin hebdomadaire Europe Today, en espagnol, français et anglais, envoyé depuis Bruxelles dans le tiers-monde, et notamment en Amérique latine, où il est distribué gratuitement. Se présentant comme « une agence de presse internationale, spécialisée dans la santé, les problèmes de société et l’éducation », il défend les positions les plus réactionnaires de la droite catholique. Le numéro 124, du 2 août 1994, par exemple, titre à la une : « Les méthodes naturelles du contrôle des naissances sont efficaces à 99 % » tandis que les méthodes « artificielles » ne sont sûres qu’à 50 %. Le label Opus Dei n’apparaît nulle part sur cette publication, qui reçoit une subvention de la Commission de Bruxelles. Or le rédacteur en chef appartient à l’Opus tout comme d’autres journalistes accrédités à la Commission.

Autres points stratégiques en Belgique que l’Opus a tenté d’investir : l’Institut Robert-Schuman et l’Université catholique de Louvain. Le premier est une école de journalisme fondée par l’homme d’affaires néerlandais Piet Derksen, proche de l’extrême droite catholique, pour fournir des « journalistes catholiques sûrs » à l’Europe de l’Est et au tiers-monde. Parmi les professeurs on retrouve l’opusien Andres Garrigo, directeur de Europe Today...

A Louvain, en revanche, la bataille menée par l’Opus fut perdue grâce à la ténacité du vice-recteur, le Père Gabriel Ringlet. Il a refusé de renouveler le bail de deux résidences pour étudiants ouvertes sur le campus par l’Opus, en interdisant à celui-ci de distribuer sa littérature aux étudiants aussi longtemps qu’il triche sur son identité. Cette décision a été prise à l’unanimité par le conseil d’administration de l’université. « L’Opus ne vise que l’élite de la société, explique le Père Ringlet, ce qui est inacceptable pour notre université. Je ne peux pas voir ma foi là-dedans. La quête de la perfection a quelque chose de très orgueilleux et de malsain. Je ne peux accepter une religion qui lave plus blanc que blanc... la couleur des sépulcres ! Car, au bout du chemin, on trouve toujours l’exclusion, le racisme. En ces temps de montée de l’extrême droite, on ne se prémunit peut-être pas assez contre les dictatures spirituelles. »

C’est bien d’une dictature qu’il s’agit, qui risque de prendre la papauté en otage. Cette « arme du Pape » est à double tranchant et pourrait se retourner contre lui.

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Augusto Pinochet a reçu deux millions de dollars de BAE Systems
16 septembre 2005
http://www.voltairenet.org/article128090.html

Le principal industriel d’armement britannique, BAE Systems, a versé en secret plus de deux millions de dollars de commissions pour ses ventes d’armes au Chili et pour le développement de son projet de missiles Rayo.

Selon le quotidien londonien The Guardian, les versements ont commencé en 1997. Les flux monétaires ont transité par divers paradis fiscaux et par la filiale de Miami de la banque anglaise Coutts, laquelle gère par ailleurs les avoirs de la reine Elizabeth II. Ces versements auraient continué au moins jusqu’en 2004.
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« Répondre #123 le: 24/12/2007 - 14:46:58 »

Ah quelle hypocrisie ou incompétence ou les deux  ???

l'Algérie n'est pas encore sauvée des idôlatres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole) devenus prestidigitateurs le temps de spolier et piller le dernier morceau de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz) ::)


"Le pétrole est l’excrément du diable ! La formule est de l’un des fondateurs de l’OPEP, Juan Pablo Perez Alfonso. Le vénézuelien, déjà dans les années 70, tirait la sonnette d’alarme sur tous les problèmes qu’apporte le pétrole : misère, corruption et parfois la guerre à ceux qui en ont.

**********

Le 12 septembre 2007, M. Christof Rühl un expert de British Petroleum, déclare : "L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025 !"

Le 15 septembre 2007, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, déclare sur les ondes de la Chaîne III : "Les réserves de pétrole actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production. Elles peuvent donc encore tenir jusqu’en 2080 ". Donc d'aprés, M. Chakib Khelil, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2080.

Le jeudi 13 décembre 2007, M. Abdelmadjid Attar, ex-président-directeur-général de Sonatrach, déclare sur le journal El-Khabar : " les réserves pétrolières suffisent à assurer l’exportation et la consommation interne, pour une période de 18 ans ". Donc d'aprés, M. Abdelmadjid Attar, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2025.

Le 24 decembre 2007, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, déclare sur lors d’une visite à Skikda : " L’Algérie possède des réserves en pétrole pour les 40 prochaines années ". Donc d'aprés, M. Chakib Khelil, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2047.

Il y a un probléme, M. Chakib Khelil, pourquoi n'avez-vous pas attaqué devant la justice internationale la British Petroleum et M.  Christof Rühl pour allégations mensongéres portant atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Algérie ?

Pourquoi n'avez-vous pas demander à la British Petroleum et M. Christof Rühl un démenti officiel pour allégations mensongéres concernant leur déclaration "L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025" ? Avez-vous peur d'eux ou du procès ou êtes vous si hypocrite ou si incompétent ?

Pourquoi avez-vous, d'un coup, amputé l'Algérie de 32 ans de réserves de pétrole entre votre déclaration du 15 septembre 2007 et votre déclaration du 24 decembre 2007 ? tout de même 32 ans de réserves de pétrole disparues du jour au lendemain c'est enorme et ce n'est pas sérieux et c'est très douteux de votre part.

Pourquoi n'avez-vous pas présenté et publié une contre-étude sérieuse et documenté pour démentir l'étude de la British Petroleum, audités et certifiés par des cabinets internationaux indépendants et respectés mondialement, sur les réserves existantes et exploitables de pétrole puis de gaz Algériens séparément ? Vous avez pourtant des milliards de dollars américains à votre disposition pour financer cette contre-étude.

Et bien, chére Algérie, grangrenée par l'idolatrie fanatique de l'éxcrément du diable (le pétrole),

c'est normal qu'un des sous-monarques "algériens" de la RADP et idôlatres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole) invoque que son dieu, l'excrément du diable, est infini, bienfaiteur, illimité etc... (RADP= République Algérienne Démocratique et Populaire)  ;)

Psychologiquement, c'est normal que les fanatiques intégristes de l'excrément du diable (le pétrole) deviennent gravement mythomanes.

En psychologie, la mythomanie est une tendance au mensonge pouvant aller jusqu'à altérer durablement la vie sociale. Il a été observé que le mythomane ment souvent parce qu'il craint la réaction (de dévalorisation, par exemple) qu'entraînerait l'aveu de la réalité. Cette pathologie entraîne un handicap social important dans les cas où le malade procède à des altérations mineures et crédibles de la réalité. L'aveu étant souvent ou presque toujours accompagné de réactions négatives de l'entourage, la mythomanie tend à s'auto-entretenir.

Il est normal que les fanatiques intégristes du dieu "excrément du diable (le pétrole)" devenus gravement mythomanes déclarent " Les réserves formelles recensées sont aux alentours de 38 milliards de barils, soit le même volume qu’en 1971... Les réserves actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production." puis déclarent quelques mois plutard "L’Algérie possède des réserves de pétrole pour les 40 prochaines années" 32 ans de pétrole en moins tout de même c'est énorme !

Le problème est que cette mythomanie maladive décrédibilise et dévalorise gravement l'Algérie surtout à l'étranger car les "copains americains", leurs alliés britanniques de la société BP, anciennement nommée British Petroleum puis BPAmoco et les investisseurs sérieux et non spoliateurs étrangers et nationaux, eux savent exactement qu'elle est la vérité sur les réserves de pétrole Algériennes. Le microscopique sous-monarque mythomane "moitié-algérien" de la RADP osera t il defier en face et dans un débat public les affirmations et conclusions de l'équipe d'experts de Christof Ruhl, qui represente tout de même la prestigieuse, influente et puissantes société BP, anciennement nommée British Petroleum puis BPAmoco.

Le temps n'est plus à la mythomanie "pétrolière" Algérienne qui rend l'Algérie vraiment ridicule sur les scènes internationale et nationale car même le dernier des illettrés Algériens sait qu'il ne reste pas beaucoup de pétrole et qu'en conséquence l'état va finir par se disloquer dans une violence extrême car son existence est basée uniquement sur les revenues de l'exportation du seul pétrole. Donc pas de pétrole pas d'état.

Il est temps de dire la vérité et d'arrêter cette mythomanie maladive et préparer immédiatement le pays pour traverser cette tempête cataclysmique qui risque de nous emporter tous, mêmes les mythomanes, dans les abîmes. Il ne nous reste pas beaucoup de temps et le compte à rebours est déjà bien enclenché.

L'Algérie ne peut qu'extraire qu'une quantité déclinante de pétrole au maximum pendant deux décennies (entre 17 et 20 années). Ce n'est pas beaucoup et c'est très grave pour l'Algérie et son existence. Cela indique clairement que l'extraction et l'exportation du pétrole Algérien sont entrées dans la phase critique de décroissance et de déclin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier  , http://www.terredebrut.org/ )

MYTHOMANES DE LA RADP, IDOLATRES FANATIQUES DE L'EXCREMENT DU DIABLE (LE PETROLE), VOTRE AVIDITE ET OBSCURANTISME VOUS PERDRONT VOUS ET VOTRE DESCENDANCES.

l'Algérie ne lui reste que seulement 18 années de réserves de pétrole à exporter !

Cette nouvelle fait l'effet de l'explosion d'une bombe nucléaire dans les milieux d'affaires spécialisés (investisseurs, banquiers, financiers, etc) , internationaux et nationaux, dans les milieux politiques et dans le peuple Algériens.
:-\

Sachant qu'environ 98% des devises (pétro-devises, devises dues uniquement à l'export du pétrole) entrant en Algérie sont à cause de l'exportation du seul pétrole, la part du gaz est dérisoire,

Sachant qu'un grand pourcentage de ces pétro-devises ( devises due uniquement à l'export du pétrole), je ne compte pas le pourcentage détourner, voler et spolier, servent à maintenir en vie l'existence de l'état et de la nation Algériennes et de ces institutions ( armée, services de sécurité, administrations, syndicats, partis, organisations "populaires", etc..),

Sachant qu'un grand pourcentage de ces pétro-devises, je ne compte pas le pourcentage due au détournements et corruption, servent à importer ( business de l'import-import) de l'étranger au minimum 90% de ce que mangent et boivent, se soignent avec les Algériens et leurs cheptels,

Alors la déduction est simple à faire même pour des arriérés. Il ne nous reste pas beaucoup de temps et le compte à rebours est déjà bien enclenché.

entre 2007 et 2024, il y aura, dans toutes les régions d'Algérie sans exception, des vagues meutrières de famine, d'épidémies et une multitudes d'insurrections et de guerres civilo-militaires Algéro-Algériennes pour s'accaparer et contrôler le peu de nourriture, d'eau et surtout de terres fertiles qui restent en Algérie. Mais entre temps, il faut prévoir des centaines de milliers de morts Algériens, la désorganisation et la dislocation de l'Algérie en une multitude de régions autonomes, militairement, politiquement et socialement. chacune de ces régions seront obligées, pour survivre, de faire appel à l'aide et à l'assistance de parrains "étrangers" pour simplement survivre, se protéger et se nourrir.

Merci à vous les actuels et différents monarques "algériens" de la RADP et idôlatres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole) pour ce future sordide
  >:(

RADP= République Algérienne Démocratique et Populaire


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Chakib Khelil de Skikda
L’Algérie possède des réserves de pétrole pour les 40 prochaines années

Par Abbès Flouri/ Traduit par B. A  - lundi 24 decembre 2007 - El Khabar

Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a déclaré que l’Algérie possède des réserves de pétrole pour les 40 années à venir.

Lors d’une visite à Skikda, Chakib Khelil a annoncé une multitude de projets dont la rénovation des raffineries et la hausse de la production au niveau de toutes les unités de Skikda et d’Arzew à travers leur renforcement en moyens techniques ultra développés. Il a également parlé d’un complexe de liquéfaction de gaz d’une capacité de production annuelle de 4.5 milliards de mètre cube.

Lors d’une séance de travail à la base industrielle de Skikda, Khelil a précisé que la production pétrolière de cette année a atteint un million quatre cent mille baril jours. L’objectif est d’atteindre en 2013 une moyenne d’un million neuf cent mille barils jours.

Par ailleurs, le ministre a affirmé qu’un million cinq cent mille kilomètre carré du territoire algérien contiennent des réserves de gaz et de pétrole. « L’Algérie possède des réserves en pétrole pour les 40 prochaines années », souligne t-il, une manière de faire taire les rumeurs croissante sur le niveau peu élevé des réserves de l’Algérie en énergie.

Il a saisit cette opportunité pour annoncer la fin des travaux de réalisation du gazoduc reliant l’Algérie et l’Italie et qui va permettre l’exportation de 8 millions de mètres cube de gaz naturel.

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Les réserves pétrolières en Algérie suffisent pour 18 ans
L’ex-PDG de Sonatrach et ancien ministre, Abdelmadjid Attar, invité de Fatour Essabah

jeudi 13 décembre 2007 - El-Khabar
http://elkhabar.key4net.com/FrEn/lire.php?ida=89718&idc=51

En Algérie, M. Abdelmadjid Attar, ex-président-directeur-général de Sonatrach et ancien ministre des Ressources en eau, a considéré que les instigateurs des politiques économiques sont convaincus que nous continuerons à nous appuyer, encore longtemps, sur les hydrocarbures.

Il a indiqué que les réserves pétrolières suffisent à assurer l’exportation et la consommation interne, pour une période de 18 ans, ce qui l’a amené à évoquer les exportations hors hydrocarbures, qui devraient être modestes, durant de longues années.

Abdelmadjid Attar a considéré qu’il est dans l’intérêt de l’Algérie de maintenir le volume d’exportations en gaz, tel qu’il est, c’est-à-dire 67 milliards de mètres cubes, afin de pouvoir couvrir la demande locale qui connaîtra une forte augmentation, durant les prochaines années. Attar a insisté sur le fait que les Européens tiennent à garantir leur sécurité énergétique.

Il a déclaré que le différend avec l’Espagne au sujet du gaz pourrait se régler à l’amiable, tout en précisant que la Sonatrach avait subi un préjudice, car elle a signé des contrats qui devaient lui permettre de réceptionner le gaz naturel aux environs de 2009, ce qui n’est plus possible, alors que les Espagnols ont acheté des équipements et demandent à présent à être remboursés.

Abdelmadjid Attar s’est dis étonné par « les voix qui se sont élevées, afin de réclamer un troisième mandat, du moment que la Constitution n’empêche pas le président, après révision, de se présenter en 2009 », il a ajouté qu’il avait moins peur d’un troisième mandat que de l’absence de relève à la génération politique actuelle. Concernant ses liens avec le groupe de Ali Benflis, ex-secrétaire général du Front de libération nationale, que Attar a soutenu jusqu’aux élections présidentielles de 2004, l’ex-ministre a déclaré : « nous nous rencontrons encore en tant qu’amis, mais je n’exerce actuellement aucune activité politique, à l’intérieur ou en dehors du FLN ».


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Algérie : l’ancien PDG de Sonatrach contredit Khelil sur les réserves pétrolières algériennes
Par ali idir - le 29/12/2007
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-petrole-reserves-khelil-2219.html

Pour combien d’années l’Algérie dispose t-elle encore de réserves pétrolières ?  Selon les estimations de l'ancien PDG de la compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach, Abdelmajid Attar, rapportées, vendredi 28 décembre par le journal « Les Afriques », les réserves algériennes d'or noir « suffisent seulement pour 18 ans ». En clair, l'Algérie n'aura plus de pétrole à exporter ou à exploiter localement à partir de 2025. D'ici là, les réserves pétrolières s'épuiseront jusqu'au dernier puit.

L'ancien patron de la compagnie nationale des hydrocarbures contredit ainsi le ministre de l'énergie et des mines, Chakib Khelil. Ce dernier prévoit l'épuisement de nos réserves en or noir vers 2050. La différence entre les deux estimations est de 25 ans, ce qui reflète la difficulté d'évaluer avec exactitude les stocks algériens en or noir.

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Sur l'état actuel de nos réserves pétrolières et de notre production  :
Chakib Khellil : nous tiendrons jusqu'en 2080

par Naïma B. - le Jeune Indépendant  - 16 septembre 2007

Invité hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, a évoqué plusieurs sujets d’actualité liés à son secteur, en l’occurrence le litige avec les Espagnols, les réserves pétrolières de l’Algérie ainsi que les recettes des hydrocarbures pour cette année.

Les réserves de l’Algérie en pétrole sont importantes et le territoire algérien, estimé à 1 750 000 km² de surface sédimentaire, n’est pas totalement exploité, a tenu à rassurer M. Chakib Khelil. «Nous avons de bonnes réserves et personnes ne peut dire aujourd’hui combien il reste, car nous n’avons pas encore découvert toutes nos réserves», a-t-il dit en réponse aux récentes prévisions de certains experts estimant que l’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025.

Les réserves formelles recensées sont aux alentours de 38 milliards de barils, soit le même volume qu’en 1971, selon le ministre qui a précisé qu’à l’époque «on disait que l’Algérie n’en aurait plus que pour 20 ans de production de pétrole».

Les réserves actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production. Elles peuvent donc encore tenir jusqu’en 2080. Le forage se situe en moyenne à 9 puits par 10 000 km² en Algérie, au moment où cela varie entre 50 et 100 puits dans de nombreux pays.

Concernant la production pétrolière, le ministre a déclaré que l’Algérie a obtenu un quota de production de près de 1,45 million de barils par jour de pétrole lors de la dernière réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Vienne.....bla bla bla


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Selon un expert de British Petroleum  :
L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025 !

par Safia Berkouk - le Jeune Indépendant  - 12 septembre 2007

La création d’une OPEP du gaz relève davantage de «la manœuvre politique que d’une démarche à objectifs économiques». D’ailleurs, du point de vue strictement économique, elle n’est pas réalisable, selon l’économiste en chef de British Petroleum (BP) qui l’a soutenu lors d’une rencontre avec la presse hier à Alger.

Christof Ruhl, qui est chargé d’analyser le développement de l’économie mondiale et son impact sur le marché énergétique, a carrément qualifié l’idée d’une OPEP du gaz de «stupide», car elle ne peut être mise en œuvre dans la réalité, même si elle est soutenue par plusieurs pays comme l’Iran, le Venezuela ou encore le Qatar.

Pour étayer ses propos, M. Christof Ruhl a invoqué trois raisons dont la première est l’absence d’un marché gazier intégré avec une fluctuation des prix, la seconde étant l’absence d’un producteur dominant comme dans le cas du pétrole avec l’Arabie saoudite, la dernière est que les prix du gaz sont déjà indexés sur ceux du pétrole.

Il se trouve qu’il existe déjà une organisation, à savoir l’OPEP, qui veille sur les intérêts des pays exportateurs de pétrole. Il n’y a donc pas d’intérêt qu’il y ait une organisation du même type pour le secteur du gaz. L’économiste de BP a toutefois estimé que la création d’organisations régionales reste possible pour des pays qui auraient des convergences sur le plan énergétique.

Il a, dans ce cadre, estimé que les inquiétudes européennes face au rapprochement entre l’Algérie et la Russie au cours des derniers mois pouvaient être justifiées dans la mesure où ce sont «les principaux fournisseurs gaziers du continent.

S’ils s’unissent, ils pourront décider d’augmenter les prix du gaz». C’est une préoccupation qui s’inscrit dans le cadre de la problématique de la sécurité énergétique qui est au cœur du débat du moment et qui divise les pays producteurs et consommateurs d’énergie.

Mais pour M. Christof Ruhl, la question de la dépendance énergétique des pays consommateurs envers les pays exportateurs et vice versa ne doit pas être appréhendée uniquement dans son aspect négatif. Selon lui, la sécurité du marché réside justement dans cette dépendance, puisque celle-ci permet l’émergence d’interactions et de synergies entre les deux parties qui en principe sont difficile à dissoudre.

En tout état de cause, suivant les propos de M. Christof Ruhl, la notion de sécurité énergétique s’apprécie différemment, selon qu’on est un pays producteur ou consommateur. 17 ans de réserves pétrolières et 53 ans de réserves gazières Dans une brève évocation des réserves pétrolières et gazières de l’Algérie, M. Ruehl a indiqué que l’Algérie pourra profiter de son pétrole pendant encore 17 années avec un volume de réserves estimé à 12,5 milliards de barils, alors qu’elle en a encore pour 53 ans en ce qui concerne les réserves gazières.

La production pétrolière algérienne représente 2,2 % de la production mondiale, alors que la consommation, dont la croissance est plus rapide que la production, représente 0,3 % de la consommation mondiale. Quant à la consommation gazière nationale qui représente 0,8 % de la consommation mondiale, elle croît également plus rapidement que la production nationale qui représente 2,9 % de la production mondiale.

L’économiste avait entamé sa conférence par un résumé des tendances énergétiques mondiales au cours des 5 dernières années et leur rapport avec la croissance économique mondiale. Il ressort des statistiques de BP que, durant cette période, les prix de l’énergie ont connu une hausse exceptionnelle, puisque les prix du pétrole ont plus que doublé, ceux du gaz ont augmenté de 75 % et ceux du charbon de 46 %.

La consommation énergétique mondiale a également augmenté puisqu’elle a triplé au cours des cinq dernières années pour tous les types d’énergie et surtout pour le charbon, ce qui a induit une pollution plus importante, puisque les émissions de carbone ont aussi augmenté.

L’expert a noté que ce sont essentiellement les pays émergents et en voie de développement qui ont été à l’origine de cette hausse de la consommation. Il a, par ailleurs, expliqué ces trois tendances par une croissance économique mondiale élevée de 4,5 %, soit son plus haut niveau depuis une cinquantaine d’années, œuvre principalement des pays en développement et des pays de l’ex-URSS.

L’augmentation de la consommation du charbon s’est réalisée au détriment d’autres énergies comme le nucléaire, dont l’utilisation a stagné pour des considérations d’ordre politique, a-t-il expliqué. S. B.

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voir également Eric Laurent - La face cachee du Petrole [vidéo]

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Voila les analyses des "copains americains" de Chakib Khellil :  :(

Source :
The Energy Information Administration (EIA)
Statistical agency of the U.S. Department of Energy
http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Algeria/Oil.html

The Energy Information Administration (EIA) est le centre d'information énergétique des Etats-Unis d'Amérique qui propose des statistiques très détaillées sur la production et la consommation d'énergie principalement aux Etats-Unis mais également dans le monde.


Overview

According to Oil and Gas Journal (OGJ), Algeria contained an estimated 12.3 billion barrels of proven oil reserves as of January 2007, the third largest in Africa (behind Libya and Nigeria). Algeria’s proven reserves are primarily located in the eastern half of the country. The Hassi Messaoud basin contains 70 percent of the country’s total proven reserves, while additional reserves are located in Berkine basin. Although Algeria has produced oil since 1956, industry analysts consider the country under explored, with potential for future hydrocarbon discoveries.

Production

Algeria produced an average of 1.37 million barrels per day (bbl/d) of crude oil in 2006. Together with 445,000 bbl/d of lease condensate and 310,000 bbl/d of natural gas liquids, Algeria averaged 2.13 million bbl/d of total oil production during 2006, up slightly from 2.09 million bbl/d in 2005 and 1.93 million bbl/d in 2004. On 1 November 2006 (OPEC Doha Agreement) and 1 February 2007 (OPEC Abuja Agreement), Algeria agreed to cut crude production by 59,000 bbl/d and 25,000 bbl/d, respectively. Algeria’s Saharan Blend oil, 45° API and 0.1 percent sulfur content, is among the highest quality in the world. European countries rely on Algerian oil to help meet increasingly stringent EU regulations on sulfur content of gasoline and diesel fuel.

Exports

With domestic oil consumption of 283,000 bbl/d in 2006, Algeria had estimated net oil exports (including all liquids) of 1.84 million bbl/d. EIA estimates that the United States imported 650,000 bbl/d or 35 percent of Algerian oil exports during 2006. According to the International Energy Agency (IEA), during the first 11 months of 2006, approximately 37 percent of Algerian oil exports went to European countries within the Organization for Economic Co-operation and Development (OECD). France imported the majority of oil (8 percent), while Italy (7 percent) Spain (6 percent) and Germany among others, also imported Algerian oil.

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Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1254
http://en.wikipedia.org/wiki/Peak_oil
Réserves pétrolières mondiales en 2005 par pays
Régions pétrolières en Afrique
http://www.worldoil.com/INFOCENTER/STATISTICS_DETAIL.asp?Statfile=_worldoilproduction
Dépendance au pétrole
BP Statistical Review of World Energy 2007
http://www.oilandgasinternational.com/
http://www.terredebrut.org/
http://www.decroissance.org/?chemin=accueil
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« Répondre #124 le: 26/12/2007 - 15:34:05 »

 ;)
Voila la rémunération en devises des idôlatres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole)

Affaire Mécili: vingt ans après, la fin de l'impunité?
Par José Garçon (Journaliste)    18H00    25/12/2007
http://www.rue89.com/2007/12/25/affaire-mecili-vingt-ans-apres-la-fin-de-limpunite

Selon les informations de Rue89, deux mandats d'arrêt ont été émis en France contre les tueurs de l'opposant algérien.

Vingt ans. Il aura fallu vingt ans pour que l’affaire Mécili -du nom d’un opposant algérien assassiné à Paris sur ordre des services secrets algériens- sorte du trou noir dans lequel Paris et Alger la maintiennent en dépit de l’activité inlassable d'Antoine Comte, l’avocat d'Annie Mécili, sa veuve, pour remettre en cause l’impunité des tueurs.

Ce rebondissement d’une affaire étouffée par deux raisons d’Etat est d’autant plus spectaculaire qu’il a lieu contre l’avis du parquet. Ainsi, et selon nos informations, le juge français Baudoin Thouvenot a lancé le 7 décembre un double mandat d’arrêt contre deux responsables directs de l’assassinat de Ali Mécili, cet avocat français, porte-parole de l’opposition algérienne abattu à l’âge de 47 ans dans le hall de son immeuble parisien du boulevard Saint Michel, le 7 avril 1987.

Le proxénète et le consul

Le premier mandat concerne le tueur lui même, Abdelmalek Amellou. Ce petit proxénète qui coule des jours heureux en Algérie avait été arrêté à Paris deux mois après son forfait et expédié à Alger par les autorités françaises de l’époque en procédure d’"urgence absolue", dès la fin de sa garde à vue. Pourtant, les faits retenus contre lui sont accablants. Selon le juge Thouvenot:

    "L’enquête a montré qu’il était en relation avec des membres de la sécurité militaire ou des officiers de l’armée algérienne et qu’il possédait un ordre de mission du capitaine Hassani."

Le magistrat remarque également que "la concubine d'Amellou avait confié à sa soeur que c’était 'eux qui avaient fait ça'", tandis que le frère du même Amellou était, selon l’une de ses ex-compagnes, "persuadé de la culpabilité de ce dernier dans l’assassinat de Ali Mécili".

Le second mandat d’arrêt vise Mohamed Ziane Hassani -qui se fait aussi appeler Rachid Hassani-, un capitaine de la Sécurité militaire algérienne (devenue entre temps le DRS: Département du renseignement et de la sécurité), dont la dernière fonction connue était consul d’Algérie à Bonn. Le rôle de Hassani, qui fut l’agent traitant du tueur dans la préparation du meurtre, était très vite apparu aux enquêteurs français. Mais en 2003, un témoignage édifiant permettait d’établir que cet agent consulaire diplomatique en Allemagne avait aussi assuré le suivi de l’exécution d'Ali Mécili...

Le témoignage d'un ancien colonel des services algériens

Le 2 juillet 2003 en effet, le juge Thouvenot entendait en qualité de témoin, et sur la demande expresse de Me Antoine Comte, un officier dissident algérien réfugié en Allemagne, Mohammed Samraoui -sur lequel l’Etat algérien rêve d’ailleurs de remettre la main- et qui était, à l’époque des faits, responsable d’une "section de prévention économique de l’armée pour la région Est".

    "Mohammed Samraoui, note le juge Thouvenot dans son mandat d’arrêt, nous a déclaré avoir assisté à une réunion fin juin-début juillet 1987, au cours de laquelle Amellou a reçu des mains de Hassani une forte somme d’argent en liquide, qui n’était visiblement qu’une partie de ce qu’il devait recevoir [800000 francs]."

Auditionné par le juge français, Hicham Aboud, un autre ex-officier de la Sécurité militaire, fera également état de cette information.

Pourtant décisifs, ces éléments nouveaux concernant Hassani n’ont pas suffit à convaincre le parquet de la nécessité d’émettre des mandats d’arrêt contre l’agent consulaire algérien. Pas plus d’ailleurs que contre Amellou. "La délivrance d’un mandat d’arrêt ne s’impose pas", indiquait en effet, et sans plus de commentaires, le parquet le 13 novembre 2007... La chape de plomb qui assure l’impunité à l’auteur et à l’un des commanditaires de l’assassinat d’un avocat français sur le sol français semblait ainsi devoir définitivement retomber sur cette affaire.

Comme si le message adressé par Charles Pasqua, le ministre de l’Intérieur de l’époque, aux autorités algériennes dans les heures suivant le crime était toujours d’actualité: "Je tenais à vous assurer que l’Algérie n’a rien à voir dans cette affaire", avait affirmé par téléphone Charles Pasqua à l’ambassadeur de ce pays en France, lui signifiant clairement qu’Alger pouvait, en la matière, compter sur la couverture sans faille de Paris. Une assurance qui a notamment permis aux autorités algériennes de faire la sourde oreille à la commission rogatoire internationale qui leur a été adressée le 4 septembre 1998.

La fin de l'omerta entre Paris et Alger?

Deux décennies après qu’un obscur sous-traitant de la police politique algérienne a abattu à bout portant un responsable de l’opposition démocratique algérienne en plein Paris, le mandat d’arrêt du 7 décembre vient pourtant d’ouvrir une brèche dans l’omerta qui régit les relations entre la France et l’Algérie. Il demande notamment aux policiers algériens de le "notifier à Amellou à son dernier domicile connu", Hassani devant quant à lui être localisé.

La suite donnée à ce double mandat d’arrêt dira jusqu’où le Parquet peut bloquer une enquête, au moment même où Nicolas Sarkozy clame haut et fort sa volonté de fonder les rapports franco-algériens sur une base nouvelle.

*************

7 avril 1987, assassinat de Maître Ali Mecili
19 février 2006 - Par Nacer Boudjou
http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=274

« Ali Mecili est-il assassiné sur ordre de la présidence de la République  ? »

Les assassinats politiques s’alignent tellement, en longs convois humanitaires au secours des sinistrés de par le monde, qu’on finit par les oublier. En plus, ils soufflent vite, tels des ouragans, à peine captés, ainsi que les magouilles politiques qui se paradent. Ce qui fait, on oublie nos moments de douleur et par-là, on a oublié aussi la liquidation des pionniers du processus démocratique et de la liberté de la presse. J’entends par-là l’élimination le 7 avril 1987 de l’avocat Ali Mecili, à Paris dans le hall de son immeuble du boulevard Saint-Michel.

Il y a 18 ans à Paris, il y a eu mort d’homme à l’entrée d’un appartement en plein boulevard Saint-Michel. Un homme qui n’est pas des moindres. Deux mois plus tard, après son élimination physique, ce militant des droits de l’homme, en l’occurrence Maître Ali Mecili, la police judiciaire a arrêté un suspect Abdel Malek Amellou, un proxénète parisien d’origine algérienne, qui avait en sa possession un ordre de mission qui porte la griffe du capitaine Hassani, identifié officier de la Sécurité militaire algérienne (Police politique, ancêtre de la DRS). Déféré devant la justice, le tueur fut expulsé en procédure d’urgence vers l’Algérie, sur ordre de M. Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur de l’époque.

« A l’époque j’étais chargé du dossier du Moyen-Orient au cabinet du général Lakhal Ayat, le directeur central de la Sécurité militaire (la DCSM). Je sais que les ordres sont venus de la présidence de la République. Le général Ayat a eu une réunion à la présidence avec Larbi Belkheir, qui était à l’époque directeur de cabinet du président Chadli et qui est aujourd’hui directeur de cabinet du président Bouteflika. Des instructions lui ont alors été données pour monter une opération contre Mecili. » a-t-il déclaré Hichem Aboud, ancien officier des services secrets algériens dans une interview qu’il a accordé au ‘’Le Nouvel Observateur’’ le 14 juin 2001.

Assassinat crapuleux

Les commanditaires de ce crime ont blâmé Ali Mecili le fait d’avoir en 1985 rapproché Aït Ahmed et Ben Bella, deux figures de la révolution algérienne. Le chef historique Hocine Aït Ahmed venait de reprendre le Front des Forces socialistes, le FFS, et Ben Bella, ex président de la République algérienne avait organisé le MDA, devenu un mouvement d’opposition. Par leur alliance tactique, ces deux leaders constituaient une menace aux yeux de l’oligarchie militaire. Il fallait les paralyser, en étouffant leur projet politique dans l’œuf. Toucher à l’un d’eux, c’est s’attaquer à leur légitimité historique et faire déchaîner les médias et l’opinion internationale. L’astuce pour les intimider était de s’en prendre à l’artisan de leur union.

Ce faisant, puisque aucun officier n’avait accepté cette mission, le capitaine Rachid Hassani doublé de zèle, appartenant à la gendarmerie, avait pris en main l’affaire. On pourrait en savoir plus dans les ouvrages écrits par Hocine Aït Ahmed ‘’L’affaire Mecili’’, et M. Naudy, dans ‘’Un crime d’États’’. Depuis, l’affaire de l’assassinat s’est tassée et n’a jamais été classée. « En 1992, nous avons frôlé le non-lieu, et je me suis battue pour que le dossier ne soit pas fermé... C’est à la justice de décider. Je ne me vois pas porter plainte, je suis quand même prudente, et cela me semble difficile de partir à l’assaut, comme ça... » a-t-elle dit Mme Anne Mecili, l’épouse du défunt, dans une interview accordée à Algéria Interface le 6 juillet 2001.

Ali Mecili servait le FLN à l’époque du gouvernement provisoire, le GPRA, puis il a dû quitter Alger pour Tunis. On croit savoir qu’il y a reçu son affectation au MALG (Ministère algérien des liaisons générales, l’ancêtre des services secrets algériens). Cette expérience au sein du Malg lui a permis d’assister en fait à la dérive d’un service de renseignement. Quand les services du Malg sont revenus en Algérie, après l’indépendance, il a fini par les quitter. Puis, par le hasard des circonstances de la vie, il est retourné au sein des « services », mais pour servir cette fois son idéal et le mouvement d’opposition mis en place par Aït Ahmed. A ce moment, il emprunte le sentier du combat pour la justice, la démocratie et les droits de l’homme. Avec Aït Ahmed une dynamique démocratique est inaugurée. « C’était un duo qui fonctionnait de façon très efficace, donc dangereuse pour le pouvoir. » Ali Mecili écrivait dans le journal du FFS, Libre Algérie, que la ‘’sécurité militaire’’ était devenue un « État dans l’État. » Il a pressenti la dérive de ces ‘’escadrons de la mort’’. De surcroît, il avait une connaissance approfondie du système et des hommes.

En 1986, il était le premier à dénoncer la torture, les violations des droits de l’homme en Algérie. Il a été le premier à briser le tabou, à lever le voile sur la question. On connaît la suite de l’escalade de la violence, de la répression engendrée par les pouvoirs des bidasses. Il a lancé un cri entendu « d’un bout à l’autre du pays. Comme si l’onde de choc, provoquée par les tentatives de déstabilisation, de décomposition et la répression en Kabylie, avait aujourd’hui de profonds échos dans les villes et les villages de tout notre pays. La révolte d’un pays tout entier face à un régime qui ne sait répondre que par la terreur et la manipulation, à une revendication simple mais fondamentale : vivre dans la dignité. » souligna-t-il Aït Ahmed au 15ème anniversaire de l’assassinat de Ali Mecili, son compagnon de combat. Commission Droit Pénal, (commissions rogatoires-fonctionnement-Affaire Mecili) de l’ Assemblée Nationale Française.

Noël Mamère s’insurge

Le 12 juin 2000, Noël Mamère, Député de Gironde du parti des Verts, appelle l’attention de Mme le Garde des sceaux, ministre de la justice, sur à propos de l’affaire Ali Mecili : Des présomptions nombreuses ont mis en lumière la responsabilité de la sécurité militaire algérienne (SMA) dans l’assassinat de Maître Ali Mecili. Malgré les demandes répétées des avocats de la famille d’Ali Mecili, la commission rogatoire internationale pour interroger ce suspect délivrée seulement en mars 1988, n’a pas été exécutée. Plusieurs années d’instruction judiciaire n’ont pas permis de répondre à toutes les interrogations de la partie civile sur cet assassinat, sur les responsabilités des services algériens et français concernés. Or le dossier n’est pas juridiquement clos et l’instruction est bloquée par l’absence de réponse des autorités algériennes. Il lui demande ce qu’elle compte faire pour que les autorités françaises relancent la commission rogatoire internationale et invitent les autorités algériennes à y répondre conformément aux règles de l’entraide répressive internationale et aux conventions franco-algériennes en vigueur.

A la suite de la demande par Noël Mamère de l’établissement de la vérité sur l’assassinat de Ali Mecili, il s’avère que la demande d’entraide adressée en 1988 aux autorités algériennes est demeurée sans réponse mais également que l’instruction de ce dossier se poursuit. Le 4 septembre 1998, le juge d’instruction en charge de cette affaire a dressé une nouvelle commission rogatoire internationale aux autorités judiciaires algériennes. Cependant, à ce jour, aucune pièce d’exécution de cette demande d’entraide n’est parvenue aux autorités françaises. C’est la raison pour laquelle, les 29 octobre 1999 et 23 mai 2000, le ministre de la justice français a demandé aux autorités algériennes de lui faire connaître la nature des obstacles qui s’opposeraient à l’exécution de cette commission rogatoire. En substance, des demandes d’éclaircissement demeurent tel le silence des cimetières. Cela nous pousse à dire aux décideurs qu’il faut réviser leurs cours de Droit International. Et que leur collaboration avec leurs partenaires mondiaux avec le respect des accords internationaux de coopération judiciaire qui se doit n’est pas du pipeau !

Aït Ahmed plus que jamais décidé à lever le secret sur cet assassinat Aït Ahmed n’est pas resté de glace devant ce crime crapuleux, il a saisi toutes les instances internationales. Depuis, il y a eu divorce avec Ben Bella et le MDA (et le comble cet ex président déchu a soutenu le candidat Bouteflika aux présidentielles 2004). Une répression violente s’abat sur tous ceux qui veulent vivre dignement. Cet ordre fasciste et obscurantiste révèle au grand jour son vrai visage, il a transformé notre pays en propriété privée, faisant main basse sur ses richesses tant naturelles, énergétique et qu’humaines.

« Ton exécution, comme celle de Abbane Ramdane, Khider, Krim Belkacem , Mohamed Boudiaf, M’barek Mahiou, Lounès Matoub, pour ne citer qu’eux, a été le révélateur de la nature et des pratiques d’un régime qui tue quand il a peur. D’un régime qui a privé le peuple algérien de son droit à l’autodétermination en éradiquant ses libertés d’expression, d’organisation et de participation. Ton assassinat a été prémonitoire de cet octobre 1988 qui généra tant d’espoir mais qui fut aussi un octobre noir, comme l’anniversaire du Printemps 1980 fut un printemps noir. » a-t-il énoncé Aït Ahmed. Et à nous d’ajouter, sa mort a été annonciatrice de ce que notre pays connaît aujourd’hui sans devoir jamais sortir de cet engrenage tragique : le génocide de la Kabylie en gommant de la vie des 123 martyrs de ‘’Tafsut Imazighen’’ du printemps noir 2001, de blessés, d’exilés, de suicidés et de familles vivant dans un deuil continuel.

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Et revoilà l’affaire Mécili !
le 25 Décembre, 2007
http://www.lematindz.net/news/599.html

Selon l'hebdomadaire satirique "Le canard enchaîné" à paraître mercredi et le journal en ligne Rue89, deux mandats d'arrêt ont été émis en France le 7 décembre dernier par le juge français Baudoin Thouvenot contre les tueurs de l'opposant algérien Ali Mécili assassiné dans le hall de son immeuble parisien du boulevard Saint Michel, le 7 avril 1987.

Le premier mandat, selon l’auteur de l’article José Garçon, concerne le tueur lui même, Abdelmalek Amellou qui vit en Algérie. Arrêté à Paris deux mois après son forfait, il fut expédié à Alger par les autorités françaises de l’époque en procédure d’"urgence absolue", dès la fin de sa garde à vue. Pourtant, les faits retenus contre lui sont accablants. Selon le juge Thouvenot: "L’enquête a montré qu’il était en relation avec des membres de la sécurité militaire ou des officiers de l’armée algérienne et qu’il possédait un ordre de mission du capitaine Hassani."

Le second mandat d’arrêt, poursuit la journaliste, vise Mohamed Ziane Hassani -qui se fait aussi appeler Rachid Hassani-, un capitaine de la Sécurité militaire algérienne (devenue entre temps le DRS: Département du renseignement et de la sécurité), dont la dernière fonction connue était consul d’Algérie à Bonn. « Le rôle de Hassani, qui fut l’agent traitant du tueur dans la préparation du meurtre, était très vite apparu aux enquêteurs français. Mais en 2003, un témoignage édifiant permettait d’établir que cet agent consulaire diplomatique en Allemagne avait aussi assuré le suivi de l’exécution d'Ali Mécili... » écrit José Garçon.

Pour Rue 89 « Ce rebondissement d’une affaire étouffée par deux raisons d’Etat est d’autant plus spectaculaire qu’il a lieu contre l’avis du parquet. »

« Est-ce la fin de l'omerta entre Paris et Alger? » se demande José Garçon. « Deux décennies après qu’un obscur sous-traitant de la police politique algérienne a abattu à bout portant un responsable de l’opposition démocratique algérienne en plein Paris, le mandat d’arrêt du 7 décembre vient pourtant d’ouvrir une brèche dans l’omerta qui régit les relations entre la France et l’Algérie. Il demande notamment aux policiers algériens de le "notifier à Amellou à son dernier domicile connu", Hassani devant quant à lui être localisé. »

« La suite donnée à ce double mandat d’arrêt dira jusqu’où le Parquet peut bloquer une enquête, au moment même où Nicolas Sarkozy clame haut et fort sa volonté de fonder les rapports franco-algériens sur une base nouvelle. » conclut le journal.

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      Posté par farouk bouguendoura, 26 Décembre, 2007 15:36:57
      c'était le temps des fleurs , on ignorait la peur , y avait des français otages au liban , le 1° ministre français de l'époque voulait absolument les liberer , on sollicite bledna (bons rapports avec l'OLP qui a de bons rapports avec la résistance libanaise et en avant qui a de bons rapports avec les preneurs d'otages) et patati et patata et bledna avait un probleme je crois avec un certain belloucif alors on sollicite fafa et patati et patata .... mais tout cela est vieux allah yarham

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      Posté par farouk bouguendoura, 26 Décembre, 2007 10:24:28
      y a eu prescription il me semble non ? alors pourquoi ce remue ménage ? ou alors a t on demandé à Sarkosy lors de sa visite à Alger de réactiver cette affaire ? si oui , qui ? pourquoi ?

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      Posté par younes bouchagroune, 26 Décembre, 2007 10:24:28
      Pour être consul de la Couscoussière, il faut passer par ça !!! Par quoi faut-il passer pour être ambassadeur, ministre ... ?!!!

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      Posté par Dahmane LAHWAHI, 26 Décembre, 2007 10:24:28
      La France est elle complice de ces assasinats? Y at'il des similitudes avec l'assassinat du fils a Ferhat MHENNI?


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      Posté par Hugo Chavez, 26 Décembre, 2007 10:21:23
      Il y a deux clans qui se font la guerre en algérie: la france et les USA. en tous les cas il fait que justice soit rendue à la famille Mécili.

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      Posté par Larbi Chelabi, 26 Décembre, 2007 10:20:00
      Ne mélangez pas tout. Cette affaire date de 86. À l'époque c'est Chadli qui officiait en tant que président de la république et la sécurité militaire était dirigée par le général Betchine. Le clan Oujda était alors mis en quarantaine. Bouteflika était même recherché par la justice algérienne qui lui reprochait un détournement des caisses noires des ambassades
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      Posté par Mourad Sahli, 25 Décembre, 2007 21:39:51
      Rien d’étonnant, quand on sait que le clan d’Oujda a construit son hégémonie sur la rapine, l’injustice, les crimes d’états,… Un tueur à gage du DRS devenu consul à Bonn pour service rendu à la république bananière nommée Algérie. Qui dit mieux ?

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Affaire Mecili : quand un officier des services algériens se confiait aux Français
le 26 Décembre, 2007
http://www.lematindz.net/news/603.html

Propos recueillis par Farid Aïchoune et Jean-Baptiste Naudet

Cet article paru dans le Nouvel Observateur numéro 1910 daté 14 juin 2001.

L’affaire Mecili rebondit donc en décembre 2007. Mais les juges français avaient déjà accumulé les « aveux » d’anciens officiers des services algériens à propos de ce sombre épisode. Nous reproduisons les aveux de l’un d’eux : ancien chef de cabinet du patron de la toute-puissante Sécurité militaire algérienne, le capitaine Hichem Aboud fut l’un des premiers qui, pour reprendre Algeria Watch,  ont dévoilé quelques-uns des secrets les mieux gardés de leur pays.

1. Ali Mecili assassiné sur ordre de la présidence de la République

Le 7 avril 1987, l'avocat Ali Mecili, proche de l'opposant Aït Ahmed, est assassiné à Paris dans le hall de son immeuble du boulevard Saint-Michel. Deux mois plus tard, la police judiciaire arrête Abdelmalek Amellou, un proxénète parisien d'origine algérienne, qui détient un ordre de mission qui porte la signature du "capitaine Hassani". Ce nom est celui d'un officier de la Sécurité militaire algérienne. Déféré devant la justice, Amellou est expulsé en procédure d'urgence vers l'Algérie, sur ordre du ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua.

Le Nouvel Observateur. - Que savez-vous de l'affaire Ali Mecili?
Hichem Aboud. - A l'époque j'étais chargé du dossier du Moyen-Orient au cabinet du général Lakhal Ayat, le directeur central de la Sécurité militaire (la DCSM). Je sais que les ordres sont venus de la présidence de la République. Le général Ayat a eu une réunion à la présidence avec Larbi Belkheir, qui était à l'époque directeur de cabinet du président Chadli [et qui est aujourd'hui directeur de cabinet du président Bouteflika, NDLR]. Des instructions lui ont alors été données pour monter une opération contre Mecili.

N. O. - Pourquoi Mecili, qui était un avocat inconnu de la majorité de la population et même de la classe politique algérienne?
H. Aboud. - A l'époque, il avait rapproché Aït Ahmed et Ben Bella, deux figures de la révolution algérienne. Aït Ahmed venait de reprendre le Front des Forces socialistes, le FFS, et Ben Bella avait monté le MDA qui était devenu le mouvement d'opposition numéro un. Ces deux hommes gênaient, il fallait les neutraliser. Mais si l'on avait touché à l'un d'eux, le scandale aurait été immense. Donc ils s'en sont pris à celui qui les avait rapprochés. C'était un avertissement pour les deux: "Comme on a pu tuer Mecili, vous aussi - vous n'êtes pas loin - on peut vous atteindre." C'est le capitaine Rachid Hassani qui a pris en charge cette mission. Il venait d'arriver de la gendarmerie.

N. O. - Comment l'avez-vous appris ?
H. Aboud. - C'est le capitaine Hassani qui m'en a parlé. C'était mon ami. Il est de mon patelin, pratiquement de la même tribu que moi, dans les Aurès. Hassani a pris en main l'affaire Mecili parce qu'aucun officier ne l'avait acceptée.

N. O. - C'est ce qu'il vous a dit ?
H. Aboud. - Oui. Ceux qui devaient traiter l'affaire, ceux qui avaient le dossier de l'opposition et ceux qui étaient dans l'opérationnel avaient refusé.

N. O. - Pourquoi ?
H. Aboud. - Parce que les gens refusent de faire des sales coups. N'oubliez pas que dans l'armée algérienne - même si on bloque ces gens, si on ne les laisse pas apparaître - il y a une élite universitaire recrutée dans les années 70 pour apporter du sang neuf. Ces officiers ont des convictions, des scrupules. La culture qu'on nous a donnée, c'est le patriotisme. Nous sommes là pour servir le pays, pas pour commettre des assassinats ou servir des hommes et des clans. On n'entre pas à la Sécurité militaire, dans la police ou dans la gendarmerie pour commettre des assassinats. Et là, c'était clair, il s'agissait de commettre un assassinat.

N. O. - C'est pour cette raison qu'on a fait appel à un proxénète ?
H. Aboud. - Oui, ils ne trouvent personne d'autre. Dans les services, il y a des tireurs d'élite, des professionnels. Personne ne s'est aventuré à prendre cette affaire. Hassani, qui a piloté l'opération, arrivait de la gendarmerie. Il n'avait suivi aucune formation d'officier de renseignement. En prenant le dossier, il avait ses raisons. D'après ce qu'il m'a raconté, Mecili, à l'époque où il était l'un des hauts responsables de la Sécurité militaire, avait fait du mal à sa famille, en particulier à son oncle, Moussa Hassani, un ancien ministre des PTT du temps de Ben Bella. A Paris, Hassani a embauché Abdelmalek Amellou, le proxénète qui a assassiné Mecili. Celui-ci a obtenu un appartement à Alger et une prime de 800 000 francs. Quand Amellou a été arrêté après l'assassinat, le gouvernement français [Jacques Chirac était alors Premier ministre et Charles Pasqua ministre de l'Intérieur, NDLR] a donné un sacré coup de main aux Algériens en l'aidant à fuir la justice française…

N. O. - Pourquoi avoir provoqué ces émeutes d’octobre 88 ?
H. Aboud - Le but de la manipulation était de provoquer une révolte, des remous, pour amener le président à prendre des décisions et à changer de cap en matière économique. Pas pour des raisons idéologiques - le libéralisme n'appartient pas à la culture de ces clans -, mais pour préserver les fortunes qu'ils s'étaient constituées durant ces années de socialisme. Depuis un certain temps, il était devenu difficile pour eux d'étaler cette richesse. En organisant ce changement de cap, ils voulaient - et ils ont pu - légaliser ces fortunes mal acquises.

N. O. - Vous avez accusé le général Betchine d'avoir, à l'époque, supervisé les séances de torture des manifestants arrêtés…
H. Aboud. - C'est lui qui dirigeait les séances de torture. Le général Nezzar lui-même reconnaît que la torture était pratiquée dans la caserne Sidi Fredj qui était sous le commandement de Betchine (1). Il a reconnu, aussi, que le beau-fils de Chadli, Kaddour Lahouel qui était wali [préfet] de Tipaza, y avait assisté. Aujourd'hui personne ne veut évoquer ce douloureux épisode. Car ils seront nombreux à devoir répondre de la mort de 500 jeunes manifestants. Et notamment le général Khaled Nezzar, qui sur la place du 1er-Mai ordonnait aux soldats de ne pas hésiter à tirer au canon…

N. O. - Comment, en tant qu'officier, avez-vous vécu ces événements ?
H. Aboud. - Chargé du Moyen-Orient, je n'étais pas en prise directe avec ce dossier. Dans la soirée du 5 octobre je m'étais rendu à Tunis où je devais rencontrer Abou Iyad, à l'époque numéro deux de l'OLP (2). Je suis revenu à Alger trois jours plus tard. J'avais remarqué que la DGPS (nom officiel de la Sécurité militaire de septembre 1987 à octobre 1988) était coupée de la présidence. Mais le général Ayat, en tant que patron des services, se devait de suivre les événements. Il avait mis en place une cellule d'analyse que j'ai intégrée le 9 octobre. On travaillait sur la base des informations qui nous parvenaient des bureaux de sécurité des grandes villes. En analysant ces informations nous avions conclu que les pénuries étaient organisées et que la manifestation qui devait se dérouler de manière pacifique avait tourné à l'émeute. D'où intervention de l'armée et le bain de sang. C'était dans les plans des conspirateurs. Au peuple qui criait famine, on a donné le multipartisme et une démocratie de façade à défaut de pain, de logements et de travail. Et on l'a entraîné dans le bourbier islamiste et dans une guerre qui dure depuis dix ans.

N. O. - Le FIS a remporté les élections municipales de juin 1990 ?
H. Aboud. - Lors de cette consultation, j'étais chargé de centraliser les informations pour la Sécurité militaire. Des rapports étaient envoyés toutes les heures aux décideurs (président de la République, chef du gouvernement, etc.) Il était fait état de nombreuses irrégularités. Les élections auraient dû être annulées dans à peu près 60% des bureaux de vote. Le soir, lors de la proclamation des résultats, Mohamed Betchine, qui était à l'époque patron des services, s'attendait à ce que le ministre de l'Intérieur Mohamed Mohamedi prononce l'annulation du scrutin. En fait il s'est contenté de proclamer les résultats. Ils ont été à deux doigts d'en venir aux mains. Betchine ne comprenait pas le jeu des clans, parce que, jusque-là, il n'était qu'un pion. C'est ainsi que le FIS a gagné, pris les mairies. Et qu'il n'y a pas eu de réaction de l'armée, ni de l'état-major, ni de qui que ce soit.

N. O. - Pourquoi le président Boudiaf a-t-il été assassiné ?
H. Aboud. - Parce qu'il échappait au contrôle de ceux qui l'avaient installé au pouvoir, parce qu'il devenait ingérable. Boudiaf avait fait arrêter, sans se poser de questions, Hadj Bettou, le gros bonnet du trabendo (contrebande) dans le sud du pays. Il ne connaissait évidemment pas les relations de Hadj Bettou et les prolongements de cette affaire. Au cours de l'enquête, la gendarmerie avait découvert dans des entrepôts 1,75 milliard de francs en armes et marchandises de contrebande. Cette découverte faisait peser sur Boudiaf un danger mortel : il avait touché, sans le savoir, à un homme du système, à l'un de ceux qui l'avaient ramené au pouvoir. Qu'arrive-t-il, d'ailleurs, à Hadj Bettou après son arrestation ? Ce n'est pas à la justice civile, comme on pourrait le penser, qu'est remis ce gros bonnet de la contrebande, mais à la justice militaire. Ce qui veut tout dire. D'ailleurs où est-il actuellement, ce Hadj Bettou ? Je peux vous dire qu'il est libre depuis longtemps et qu'il vit tranquillement en Algérie où il poursuit ses " activités ".

N. O. - Lorsque le président Boudiaf a été assassiné vous aviez quitté les services et l'armée. Comment pouvez-vous affirmer ce que vous dites ?
H. Aboud. - J'ai toujours été informé - c'est encore le cas aujourd'hui - de ce qui se passe dans les hautes sphères du pouvoir par de nombreux cadres de l'Etat et de l'armée qui me font confiance.

N. O. - Le président Boudiaf a été assassiné lors d'une réunion publique à Annaba par un homme qui a jeté deux grenades avant d'ouvrir le feu. Pourquoi, selon vous, les commanditaires de son assassinat ont-ils choisi une telle méthode ?
H. Aboud. - Pour faire passer leur message. C'était un coup psychologique. Un coup mafieux, qui signifiait " avis au suivant ". Aujourd'hui, tous les présidents ont peur.

N. O. - Comment peut-on être sûr qu'il y a eu complot ?
H. Aboud. - Quand le chef de l'Etat se déplace dans le pays, il est toujours accompagné par le ministre de l'Intérieur. Surtout lorsqu'il doit rencontrer dix-huit walis, ce qui était le cas de Boudiaf lors de ce voyage. L'absence du ministre de l'Intérieur, Larbi Belkheir, est donc un premier point troublant. Deuxième point troublant : lorsque le chef de l'Etat se déplace à l'intérieur du pays, le patron des services de sécurité est lui aussi du voyage pour superviser la protection, le dispositif de sécurité. Or ce jour-là, ni Tewfik, ni son adjoint Smaïn ne se sont déplacés. L'essentiel est là. Ni le ministre de l'Intérieur, ni le patron de la Sécurité, ni l'adjoint de ce dernier n'étaient à Annaba. C'était la première fois que cela arrivait. Ensuite, il y a le dispositif de sécurité. Quand le chef de l'Etat est sur le terrain, tous les bâtiments voisins sont investis par le GIS, le Groupe d'Intervention spécialisée. La mission du GIS s'arrête là : encercler le périmètre où va se rendre le président. Ensuite, la Sécurité militaire contrôle le bâtiment dans lequel il doit entrer. Lors de l'assassinat de Boudiaf, ni les "hommes-matelas" qui, au moindre mouvement, doivent plonger sur le président, ni les tireurs d'élite de la protection n'étaient en place. Et alors que le GIS n'a jamais fait partie de la protection rapprochée du président, on a fait en sorte, pour la première fois, qu'il y participe. Ce qui a permis à l'assassin, Boumaarafi, sous-lieutenant au sein de cette unité, d'être dans la salle. Boumaarafi sera d'ailleurs arrêté par la police mais vite récupéré par l'armée. Il a été jugé et condamné à mort. Mais à l'heure actuelle, il est toujours en vie, en prison.

N. O. - Selon vous, qui dirige réellement l'Algérie ?
H. Aboud. - Pour avoir connu certains hommes de ce pouvoir et d'autres qui leur sont proches, je peux dire que ce pouvoir est composé de onze généraux majors. Certains sont en activité, d'autres officiellement à la retraite. Neuf d'entre eux étaient des sous-officiers ou officiers de l'armée française durant la guerre d'Algérie qui ont rejoint les rangs de l'Armée de Libération entre 1958 et 1961. Seuls les généraux Smaïn et Tewfik - les actuels patrons des " services " - n'ont pas servi sous le drapeau français. Deux seulement ont fait des études universitaires : les généraux Mohamed Touati, président du conseil de sécurité nationale à la présidence, et Aït Abdessalem, directeur des fabrications militaires. Ce sont les " têtes pensantes ", les éminences grises de la mafia. Les connaisseurs du système politique algérien les qualifient de " conseillers diaboliques de l'ombre ". Les autres membres du " club des onze " sont :
- Khaled Nezzar, officiellement à la retraite, mais qui vient en France avec un passeport diplomatique et un ordre de mission. Il est, aujourd'hui, le porte-parole du " club ". C'est le grand parrain.
- Larbi Belkheir, directeur de cabinet du président Bouteflika dont il est le sponsor. Il était le directeur de cabinet du président Chadli.
- Abbas Gh'ziel, officiellement à la retraite mais qui est conseiller militaire de Bouteflika.
- Abdelmalek Guenaïzia, officiellement à la retraite. Il vient de rentrer d'un séjour de sept ans en Suisse où il était ambassadeur. C'est le " chef comptable " des comptes helvétiques.
- Le général Mohamed Lamari, chef d'état-major.
- Fodil Chérif, chef de la 1re région militaire.
- Sahab Abdelmadjid, chef de la 4e région militaire. C'est lui qui surveille le " tuyau ", comme disent les Algériens. C'est-à-dire le pétrole.
- Le général Mohamed Mediene dit Tewfik, chef de la Direction du Renseignement et de la Sécurité, la DRS, [ex-Sécurité militaire, la police politique du régime].
- Le général Smaïn Lamari, directeur du contre-espionnage, numéro deux de la DRS.

N. O. - Mais qui est le général Aït Abdessalem, qui n'apparaît nulle part ?
H. Aboud. - A cause de son passé dans l'armée française lors de la guerre de libération, il s'est toujours fait discret. Il est le seul à avoir été réellement officier avant de rejoindre l'ALN, à quelques mois du cessez-le-feu du 19 mars 1962. Il a toujours été dans l'ombre du général Khaled Nezzar. C'est à ses côtés qu'il a fait la campagne d'Egypte lors de la guerre du Kippour en 1973. Il était son conseiller opérationnel à la fin des années 80 au commandement des forces terrestres.

N. O. - A eux seuls, ces onze généraux contrôlent l'Algérie ?
H. Aboud. - Autour de ces onze décideurs il y a le groupe des sous-traitants : les autres chefs des régions militaires et une pléthore de généraux à la tête des directions sensibles de l'armée. Il ne faut pas oublier non plus Tounsi Ali, le patron de la police. Le général Betchine " joue en solo " car il n'a pas su dépasser le stade de la guerre des clans et s'imprégner de la nouvelle donne, à savoir adopter une politique consensuelle entre les clans.

N. O. - Quel est, dans ces conditions, le rôle du président Bouteflika ?
H. Aboud. - Savez-vous dans quelles conditions Bouteflika a été choisi ? Quelques mois avant l'élection, il y a eu une réunion au domicile du général Larbi Belkheir, entre Bouteflika et les " décideurs ", avec à leur tête les généraux Khaled Nezzar, Tewfik et Mohammed Lamari. Ils lui ont tracé une ligne rouge dont Bouteflika parle souvent dans ses discours. En substance, ils lui ont dit de ne pas toucher à l'armée et de déléguer ses pouvoirs de chef suprême des forces armées et de ministre de la Défense au chef d'état-major de l'armée. Ils ont justifié cela par le fait que le pays est en état de guerre.

N. O. - Les généraux étaient tous d'accord sur le choix de Bouteflika ?
H. Aboud. - Non, des divergences sérieuses sont même apparues. Certains voulaient avoir un homme aussi manipulable que les précédents, facile à dominer. D'autres voulaient quelqu'un de plus crédible, quitte à ce qu'il soit moins manipulable, mais en verrouillant autour de lui. C'est d'ailleurs le scénario qui a été retenu. Et en deux ans, le président Bouteflika, qui a des capacités extraordinaires, n'a rien pu faire. Il est phagocyté.

N. O. - A l'époque du président Chadli les militaires semblaient divisés en différents clans. Est-ce toujours le cas ?
H. Aboud. - Aujourd'hui, ces clans ont évolué et constituent une véritable mafia. Il y a un consensus entre eux, ils ne se font plus la guerre. Ces hommes sont à des postes-clés, on ne peut plus les déloger. Ils choisissent les ministres, les walis, les directeurs des entreprises publiques les plus importantes. En somme, tous les postes sensibles sont entre les mains d'hommes qui leur doivent obéissance.

N. O - Mais d'autres généraux sont parfois inquiétés, notamment pour des affaires de corruption…
H. Aboud. - Tous ceux qui ne font pas partie du " club des onze " peuvent être sacrifiés. Par exemple, le général Ghenim, qui était secrétaire général du ministère de la Défense, a été radié il y a quelques mois mais il se retrouve aujourd'hui chez lui et il va s'occuper de ses affaires. C'était le " général du médicament ". Il les importait et les vendait principalement aux hôpitaux militaires. Il y a eu un scandale autour de ses semi-remorques qui venaient de Tunisie et il a été prié de se retirer. Il y a le général de la bière et du vin, celui des armes, celui du sucre, celui du foncier, celui du rond à béton… Des trafiquants, il y en a partout. Des sergents, des adjudants, des gendarmes, mais aussi des civils. Le " trabendo " est devenu l'activité numéro un en Algérie.

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Il y a cinquante ans, Abane Ramdane…Et tout s'écroula !
le 27 Décembre, 2007
http://www.lematindz.net/news/607.html

Le 27 décembre 1957 dans une ferme proche de la ville marocaine de Tétouan, était assassiné Abane Ramdane, le chef idéologique et politique de la résistance algérienne, l’architecte du Congrès de la Soummam et de la Révolution.

Ses assassins ? Les 3 B : « Ben Tobbal, Belkacem et Boussouf », ses « frères d’armes ». La cause ? Abane Ramdane était un obstacle au pouvoir militaire, un adversaire de la confiscation du pouvoir par l’état-major.

Il a réussi à faire admettre la devise « primauté du politique sur le militaire ».

Il fallait donc l’exécuter. Cinquante ans après le régime algérien ne veut toujours pas reconnaître ce crime politique.

Son corps, disparu, a bien été symboliquement rapatrié en Algérie, en 1984, pour être « inhumé » au carré des martyrs du cimetière d’El Alia, à Alger. Mais sa mort demeure un tabou solidement entretenu.
Un secret qui ne résiste pas au temps…

Avec l’histoire de l’assassinat de Abane Ramdane se déroule, en même temps, l’histoire de la confiscation de l’indépendance…L’histoire d’un peuple spolié de sa victoire et qui, un demi-siècle après, attend toujours qu’on la lui rende.

Il pensait là où les autres ne pensaient pas
le 27 Décembre, 2007
http://www.lematindz.net/news/610.html

Mohand Tahar MOHAMMEDI : Big bang politique du régime algérien Un début dira t-on et bien oui, je pense que le régime algérien s'est fait rattraper par la justice dans l’affaire ALI MECELLI et il le sera un jour pour celle de ABANE RAMDANE voila bien qui augure d’une trés bonne nouvelle pour le peuple algérien il y'aura certainement des dénonciations au plus haut rang du régime car dans ces affaires il y'aura des dessous certains, qui va démontrer comment le régime traite ces opposant dignes et ceux qui ont payé de leur vie pour que le peuple algérien soit libre et on va voir aussi comment l’état régime qui protège et qui télécommande ces voyous pour tuer sans état d’âme des brillants intellectuelles et démocrates à leur seul objectif la pérennité de leur pouvoir au détriment du choix de la volonté du peuple. Car ABANE, MECILLI, MAHIOU et beaucoup d’autres d’ailleurs ont juste pensé différemment de ceux qui ne pense qu’à spolier le pouvoir et les richesses de la population. Et bien le peuple algérien aura certainement une autre affaire celle d’un grand homme qui est ABANE car il à pensé politiquement là ou tous le monde ne pensait même pas qui est la primauté du politique sur le militaire car il avait du RESPECT ET LA CONFIANCE A SON PEUPLE. Reposez en paix ALI MECELLI et ABANE RAMADANE, MAHIOU et à tous ceux qui sont victime de ces mercenaires, un jour le peuple algérien vous rendra les hommages DIGNES que VOUS MERITEZ. Et longue vie à tous nos valeureux homme politique AIT AHMED en particulier et ainsi qu’à d’autre militant politique qui ne cesse de continuer le combat pour que le peuple algérien reprendra son destin. Tout compte fait le message est passé et on a bien compris la leçon.

L'Affaire Abane Ramdane http://www.algeria-watch.org/farticle/abaneramdane2.htm

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De Abane Ramdane aux kamikazes...
le 28 Décembre, 2007
A. Brahami
http://www.lematindz.net/news/615.html

En 1949, une crise éclate au sein du PPA. Cette crise a été nommée « crise berbériste ».

En fait c’était un courant de pensée, né par opposition à l’arabisme que prônaient, à l’époque, Messali et consort. Les arabes venaient de subir une défaite, à plate couture, devant la petite armée israélienne fraîchement constituée.

Dans son livre « les origines du 1er novembre », Benkhedda explique que les « berbéristes » ont fustigé cette humiliante défaite en disant qu’ils n’étaient pas des arabes et qu’ils ne se sentaient nullement concernés. Donc à l’époque déjà, il y avait une « scission » qui ne disait pas son nom. Il y avait ceux qui prônaient l’arabisme et ceux qui voulaient s’en prémunir, c’est-à-dire les « berbéristes ».

Surviennent l’éclatement de l’O.S. et la dispersion des cadres du P.P.A. Aït Ahmed, que Ben Khedda accuse d’être du clan (berbériste), pour ne pas dire le cerveau, est envoyé (plutôt éloigné) au Caire, soit disant pour ne pas se faire arrêter.

Avec le recul, on peut se demander s’il ne s’agissait pas d’un scénario pour que le courant de pensée berbériste n’ait aucun lendemain. C’est ainsi que la « scission » qui couvait avait été étouffée De mon point de vue, l’arabisme venait de prendre le dessus. Enfin bref.

Plus loin, Ben Khedda raconte dans son livre qu’Aït Ahmed, accusé de trahison, l’avait sollicité pour témoigner en sa faveur devant la cour de sûreté de l’Etat. Ben Khedda, dit être parti volontiers apporter son témoignage qu’Aït Ahmed n’était pas un traître. Mais Ben Khedda n’a pas pu taire ses motivations profondes quant à ce témoignage. Ecoutons ce qu’il dit (à quelque chose près) dans le même livre : « « Si j’ai témoigné pour Aït Ahmed, c’est uniquement pour éviter qu’il devienne un martyr berbère » ». Sans commentaire.

En 1958, Abane a été assassiné. La dépêche de Kabylie, au début de sa création, a bien voulu lui consacrer une grande partie. D’après des témoignes des personnes encore en vie (à l’époque du moins), l’Egypte et l’Arabie Séoudite étaient complices de son assassinat. C’était de bonne guerre.

Il fallait éliminer tous ceux qui pouvaient remettre en cause l’arabité de l’Algérie. Ayant lu ses écrits après le Congrès de la Soummam, je suis arrivé à la conclusion que l’Algérie a cessé de produire des êtres de son genre. Abane représentait donc une grande menace pour « l’arabisme » qui est, en fait, toute une philosophie. En le tuant, le cours de l’histoire a été modifié. En le tuant, ils n’ont pas tué une personne mais ils ont tué la modernité, ils ont tué la démocratie, bref, ils ont tué toute une « philosophie » de la vie.

Passons sur les circonstances troublantes de la mort d’Amirouche qui, selon un ancien de l’A.L.N. aurait pu être secouru.

Pendant que les têtes pensantes se faisaient éliminer et pendant que d’autres réfléchissaient aux moyens d’abréger les souffrances du peuple, certains se préparaient déjà à prendre le pouvoir. Nous sommes seulement en 1958 ! Ben Bella, qui n’a jamais rien fait ni rien dit de bon, a fustigé à partir de sa cellule, le congrès de la Soummam. Bien plus tard, il n’a pas hésité à tenter d’assassiner une deuxième fois Abane (car la 1ère fois il était en prison). Un autre personnage qu’il n’est pas utile de nommer, a toute honte bue, ses toutes dernières années, fait de même. Ce dernier est issu de la tribu des Kutama, responsable de la venue en Berbérie des fatimides et par extension de l’invasion des banou Hilal (voir l’histoire des Berbères d’Ibn Khaldoun). Soit dit en passant.

Nous constatons que, Abane, bien que mort, est un homme à abattre.

Poursuivons :

En 1962, l’indépendance venue, nous savons qui a pris le pouvoir. Des gens qui n’ont pas su ce qu’est la révolution. Toute l’élite révolutionnaire a été éliminée. L’arabisme, devenu l’arabo-islamique, accommodé à la sauce socialiste, voire communiste, s’est mis sur le trône. Les vrais héros (ou ce qu’il en reste): Ferhat Abbès, Boudiaf, Khider, Aït Ahmed, Krim, étaient soit éliminés, soit assignés à
résidence, soit exilés.

Il va sans dire que pour rester sur le trône, il faut instrumentaliser la religion. Il faut décrier l’occident, il faut utiliser à fond l’affaire palestinienne, il faut exhiber sans cesse le spectre du colonialisme et de l’impérialisme. Il faut instaurer une pensée unique et éliminer tous les opposants. Il faut bourrer les crânes en les amenant à croire que le changement est impossible ! Il faut arabiser l’administration, l’école, les esprits, pour créer un décalage entre les anciens et les nouveaux (ce qui est chose faite). Il faut supprimer le week-end universel. Et puis, il faut dire que l’arabisation ne veut pas dire « enseigner l’arabe comme langue de communication ».

L’arabisation, c’est toute une civilisation.

Mais pour être viable, la « superstructure » a besoin de richesses !
.

La distribution de la rente (surtout pétrolière et gazière) étant une condition « sine qua non » de sa viabilité.

Enfin, c’est dans ces conditions que le mouvement des illuminés (arabo-islamistes) a fait son apparition.

En arrêtant là, je ne pense pas vous voir laissés sur votre faim, car les résultats sont là. Nous les vivons tous les jours. Nous les subissons et nous continuerons de les subir tant que nous n’aurons pas pris conscience que l’avenir de nos petits enfants en dépend.
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« Répondre #125 le: 28/12/2007 - 12:20:09 »

Christine Lagarde : "Souriez ! La crise s'aggrave" et le flouze en devises et Or de l'Algérie et de tous les Algériens sauf les "nouveaux pirates et esclavagistes d'Algérie (les vassaux)" ?

Christine Lagarde est une juriste qui ne dispose d’aucun diplôme en économie (à l’exception d’un diplôme de Sciences Po qui comporte un peu d’économie).

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Lagarde : "Souriez ! La crise s'aggrave"

vendredi 28 décembre 2007 par Eric Laffitte
http://www.bakchich.info/article2222.html

La pétulante Christine Lagarde, ministre de l’Economie, se veut rassurante sur la crise financière venue des Etats-Unis. Mais les banques françaises ont pris des grosses claques et certains experts parlent de récession.

Tandis que Jacques Attali annonce une récession, n’hésitant pas évoquer le spectre du crise économique d’une ampleur comparable à celle de 1929, la ministre de l’Économie, Christine Lagarde, s’est pour sa part efforcée de rassurer l’opinion la semaine dernière. Lundi 17 décembre lors d’une interview sur I-Télé, elle a ainsi réagi au propos d’ Attali : « Dire que nous sommes à la veille d’une grande crise économique, ca me paraît excessif ». Et d’ajouter que, selon elle, la crise du crédit qui s’est ouverte cet été aux Etats-Unis devrait avoir chez nous des « effets mesurés ». « Nous aurons des effets mesurés de la crise de l’été. L’Europe est moins affectée » a t-elle assuré.

L’occasion d’apprécier le changement de ton en quelques mois de notre ministre. Alors qu’éclate la crise cet été aux États Unis, le 24 Aout lors d’une conférence de presse de « rentrée » à Bercy, Mme Lagarde qualifie alors la situation dans le secteur bancaire ( français ) de « tout à fait saine » en affirmant que "les grandes banques françaises sont peu exposées au risque subprime".

Un optimisme pourtant déjà démenti à l’époque, en coulisse par nombres d’ acteurs du marché du crédit. Dès août un responsable de l’ADIL (Agences Départementales pour l’Information sur le Logement), un organisme sous la tutelle du ministère de l’Économie), évoquant une réunion à Bercy sur le sujet, tirait une conclusion inverse ; « la crise ne fait que commencer, les problèmes sont devant nous. » confiait-il à Bakchich. Le petit monde de la banque bruisse, lui, de rumeurs sur un nettoyage en douce des comptes de plusieurs grandes banques françaises. « C’est au printemps qu’on va découvrir l’ampleur réelle des dégâts » assure un banquier, en citant 3 grandes banques françaises particulièrement exposées selon lui. Des concurrents bien entendu …

Toujours est t-il que la crise du crédit s’est effectivement muée en crise financière. La confiance a disparu, chacun suspectant l’autre de maquiller ses comptes et de receler des monceaux de cadavres dans ses placards. Comme l’annonce « le Monde » après la publication des – inquiétants – résultats du Crédit Agricole, la Commission bancaire, l’autorité de tutelle des banques françaises, exige subitement des banques françaises qu’elles passent leurs comptes « à la paille de fer ». Selon une source proche de la Banque de France citée par le quotidien, cette initiative serait motivée par « des niveaux d’exposition qui n’étaient pas considérés comme susceptibles de poser problème au 3e trimestre, le sont désormais, en raison des incertitudes sur l’ampleur et la durée de la crise ». En résumé, cela tourne au vinaigre. Dans une interview accordée aux Echos (19 décembre 2007) Daniel Bouton, patron de la Société Générale et président de la fédération bancaire française, évalue entre 150 et 250 milliards de $ le coût de la crise « proprement dite » des subprimes. « Pour le moment, assure Daniel Bouton le risque de contagion au reste de l’économie est limitée » . Trois jours plus tôt, Jacques Attali avait lui chiffré pour le JDD, l’addition « à 10 % du PIB mondial, soit 4.000 milliards de dollars, c’est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l’explosion de la bulle internet. Cette crise n’est pas cantonnée au secteur du logement, car elle révèle que les banques ont reprêté leurs prêts à n’importe qui, pour les racheter ensuite beaucoup plus cher. C’était à la mode » ( ..)

C’est dire si les estimations de nos « experts » varient : de 150 à 250 milliards pour l’un à 4000 milliards de dollars, il y a comme qui dirait une marge assez inquiétante sur la transparence du système bancaire. Le 22 octobre dernier, s’exprimant lors d’un point presse à New York (en anglais), Christine Lagarde expliquait de son côté que la crise du subprime « sera compensée par les mesures sur les heures supplémentaires » et « les autres mesures engagées par le gouvernement ».

En un moins d’un trimestre l’analyse de la situation par notre ministre de l’ économie et des finances a fait un joli bout de chemin. Nous sommes donc passé d’une situation « totalement saine » au sentiment que l’apocalypse économique prophétisé par Jacques Attali : « nous sommes en 1928 ! » est un tantinet « excessif ».

Dans ce contexte, Fillon déclarant l’État « en faillite » apparaît comme un joyeux boute-en train.

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L’inévitable atterrissage en force de l’économie mondiale
par Nouriel Roubini - 25 decembre 2007
http://www.project-syndicate.org/commentary/roubini3/French
http://www.rgemonitor.com/blog/roubini/234115

( Nouriel Roubini est président de RGE Monitor (http://www.rgemonitor.com/), un service d’informations économiques en ligne et professeur d’économie à la Stern School of Business de l’université de New York.)

La crise mondiale des crédits et des liquidités, débutée en août dernier, s’est aggravée durant ces dernières semaines. Cela se démontre aisément : aux États-Unis, dans la zone euro et au Royaume-Uni, les écarts entre les taux d’intérêts Libor (auxquels les banques se prêtent entre elles) et ceux des banques centrales – et des obligations d’État – sont extrêmement élevés et ont augmenté depuis le début de la crise. Cela indique une aversion pour le risque et une méfiance entre les différents protagonistes.

Certes, les grandes banques centrales ont injecté des dizaines de milliards de dollars de liquidités dans le secteur des banques commerciales, et la Réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre et celle du Canada ont baissé leurs taux d’intérêts. Mais la dégradation des conditions financières prouve que cette politique a échoué.

Il n’est donc pas étonnant que les banques centrales soient de plus en plus désespérées face à la pire crise financière qu’elles aient connue depuis l’avènement de la mondialisation financière. Au risque de paraître brusque, l’annonce récente d’injections coordonnées de liquidités de la part de la Fed et de quatre autres grandes banques centrales arrive un peu tard.

Ces mesures ne pourront réduire de manière significative les écarts interbancaires, car les politiques monétaires ne peuvent résoudre les vrais problèmes sous-jacents à la crise. Le problème n’est pas uniquement le manque de liquidités – des institutions financières avec des dettes à court terme et des actifs non liquides à terme plus long. Nombre d’autres agents économiques font face à de graves problèmes de crédit et de solvabilité, notamment les millions de ménages américains et européens qui ont contracté des emprunts hypothécaires excessifs, les centaines de prêteurs de subprimes en faillite, le nombre croissant de promoteurs en difficulté, les nombreuses institutions financières fortement endettées et, de plus en plus, le secteur des entreprises.

Par ailleurs, les injections monétaires ne peuvent résoudre l’incertitude généralisée d’un système financier dans lequel la mondialisation et la sécurisation ont entraîné un manque de transparence qui a fortement nuit à la confiance. Lorsque l’on ne fait pas confiance à ses interlocuteurs financiers, on ne leur prête pas, quel que soit l’argent dont on dispose.

Quoi que fasse la Fed, les États-Unis sont en route vers la récession. L’addition des problèmes concrets et financiers – la plus grosse récession immobilière qu’aient jamais connue les États-Unis, le pétrole à 90 $ ou plus le baril, une grave crise des crédits, la chute des investissements des entreprises et la faible épargne de consommateurs surendettés ayant subi plusieurs chocs négatifs – fait que la récession est inévitable. D’autres économies seront sans doute entraînées dans cette chute au fur et à mesure que la contagion américaine se propagera.

Pour atténuer les effets d’une récession américaine et d’une dépression économique mondiale, la Fed et d’autres banques centrales devraient réduire leurs taux de manière beaucoup plus agressive, plutôt que de compter sur des petites injections de liquidités vouées à l’échec. La baisse de 25 points de base des taux directeurs de la Fed en décembre était bien faible par rapport à ce qu’il aurait été nécessaire de faire ; des réductions similaires réalisées par la Banque d’Angleterre et la Banque du Canada ne commencent même pas à compenser l’augmentation des taux nominaux et des taux d’emprunt réels provoqués par la forte hausse des taux du Libor. Les banques centrales auraient dû annoncer une réduction coordonnée de 50 points de base pour montrer leur volonté d’éviter un atterrissage en catastrophe de l’économie mondiale.

De même, la BCE a tort de refuser de réduire ses taux – elle imagine à tort qu’elle pourra les remonter une fois que la crise soit disant “temporaire” des crédits sera passée. Compte tenu du dégonflement des bulles immobilières, de la hausse des prix du pétrole et de la force de l’euro, qui gêne déjà la croissance, la BCE est quasiment en train d’assurer à la zone euro un ralentissement brutal.

Dans tous les cas, les mesures récemment annoncées par la Fed et d’autres banques centrales ne vont pas dans le bon sens. Les marchés financiers d’aujourd’hui sont dominés par des institutions non bancaires – banques d’investissement, fonds de placements sur les marchés monétaires, fonds spéculatifs, prêteurs hypothécaires n’acceptant pas les dépôts, “structured investment vehicles” (SIV), voire fonds d’investissement nationaux ou locaux – qui n’ont aucun accès direct ou indirect aux liquidités fournies par les banques centrales. Toutes ces institutions non bancaires présentent aujourd’hui des risques de voir une pénurie de liquidités.

La législation américaine interdit formellement à la Fed de prêter à des institutions non bancaires – hormis en cas d’urgence, mais cela implique un processus d’approbation long et complexe, ainsi que l’apport de garanties élevées. Jamais dans l’histoire, la Fed n’a prêté à une institution non bancaire.

Le risque augmente donc de voir une sorte de “course aux guichets” (“bank run”) toucher les institutions financières non bancaires, en raison de leurs dettes à court terme et de leurs actifs non liquides à plus long terme – c’est du moins ce que laissent penser les problèmes récents de certaines banques (Northern Rock), de certains fonds de placements sur les marchés monétaires, de certains fonds d’investissements nationaux et de certains fonds spéculatifs. Il y a peu de chances que les banques re-prêtent à ces institutions non bancaires les fonds qu’elles ont empruntés aux banques centrales, compte tenu de leurs propres problèmes de liquidités et du peu de confiance qu’elles accordent aux agents non bancaires.

Des réformes majeures de politique, de régulation et de surveillance vont être nécessaires pour nettoyer le désordre actuel et assainir le système financier mondial. Les politiques monétaires ne peuvent à elles seules résoudre les conséquences de l’inaction des régulateurs et des superviseurs face aux excès de crédits de ces dernières années. Un atterrissage en catastrophe de l’économie américaine est donc aussi inévitable qu’un ralentissement de l’économie mondiale. Une baisse plus importante et plus rapide des taux d’intérêts officiels pourra, au mieux, influencer la durée de la crise à venir.

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Opinion : Les dangers d’une économie mondiale à somme nulle
Par Martin Wolf, Financial Times, 23 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1538

Le monde dans lequel nous vivons, basé sur la croissance, va-t-il pour la pour première fois depuis la révolution industrielle buter sur les contraintes physiques finies du réchauffement climatique et du pétrole ? Quelles en seraient les conséquences sociales et internationales ? Martin Wolf, éditorialiste au Financial Times, nous propose de réfléchir aux interactions entre modèle de développement et géopolitique. C’est la croissance économique, nous dit-il, qui rend objectivement inutiles les guerres. Si ce processus est arrété, une ère de conflits s’en suivra inévitablement. Son argumentaire, non exempt de simplifications, a pourtant le mérite de poser une question cruciale. Nous sommes à un tournant, et courons le risque de connaître des « jours sombres, » faute d’investir dans « l’ingéniosité humaine. »

Nous vivons dans une économie mondiale à somme positive, et ce depuis deux siècles. C’est à mon avis la raison qui explique que la démocratie soit devenue la norme politique, que les empires aient en général disparu, tout comme l’esclavage légal et la servitude, et que la mesure du bien-être se soit élevée presque partout. Ce que j’entends par une économie à somme non nulle, positive, c’est celle ou chacun peut améliorer sa situation. C’est celle ou les revenus réels par tête peuvent croître indéfiniment.

Combien de temps un tel monde peut-il durer, et que pourrait-il se passer s’il venait à disparaître ? Le débat sur les problèmes connexes du réchauffement climatique et de la sécurité énergétique soulève ces questions absolument centrales. Comme je l’ai défendu dans un article précédent ( Bienvenue dans un monde de demande énergétique incontrôlable) , ce sont les rayons solaires sous forme fossile et les idées qui ont été les deux facteurs déterminants du développement économique mondial. Ce qui est en jeu, ce n’est rien moins que le monde dans lequel nous vivons, c’est-à-dire ses dimensions politiques et économiques tout autant que physiques, naturelles.

Selon Angus Maddison, l’historien de l’économie, le revenu réel moyen de l’humanité a été multiplié par 10 depuis 1820. Cette augmentation a eu lieu pratiquement partout, quoiqu’à des niveaux extrêmement divers. Les revenus par tête aux USA ont été multipliés par 23, mais seulement par 4 en Afrique. De plus, des améliorations énormes ont vu le jour, et ceci bien que la population mondiale ait été multipliée par 6.

C’est une histoire stupéfiante, qui a eu des conséquences hautement souhaitables. Une utilisation plus judicieuse de l’énergie industrieuse humaine a immensément accru la quantité de biens et de services disponibles. Elle a également réduit de façon substantielle nos tâches ingrates et notre dépendance à celles effectuées par autrui. Il n’y a plus désormais de serfs et d’esclaves au service des besoins d’une petite élite. Les femmes ne sont plus contraintes de consacrer leur vie aux tâches domestiques. L’élévation constante des revenus réels par tête a transformé nos vies et notre relation à l’économie.

Ce qui est moins communément compris, c’est que cette évolution a également transformé le politique. Une économie à somme nulle conduit inévitablement à une pression sociale à l’intérieur des nations, et au pillage à l’extérieur. Dans les sociétés agraires traditionnelles, les surplus prélevés sur une vaste majorité de paysans finançaient le style de vie relativement luxueux des élites de la noblesse, de l’administration et de l’armée. La seule façon d’accroître la richesse d’un peuple en son entier était alors d’en piller un autre. Certains peuples ont bâti leur prospérité sur ce modèle. La république romaine en est un exemple, les nomades des steppes eurasiennes, qui ont connu leur apogée sous Gengis Khan, en sont un autre. Les conquérants européens du 16ème au 18ème siécles en relèvent également. Dans un monde où les niveaux de vie sont stagnants, les gains pour un groupe ne peuvent provenir que de pertes égales, sinon plus élevées, pour un autre groupe. Ce monde était marqué par une violente pression sociale et une prédation brutale.

Le passage à une économie à somme positive a transformé tous ces déterminants, quoique bien plus lentement que cela aurait pu être possible. Cela a pris du temps pour que les hommes réalisent à quel point le monde avait changé. La démocratie a pu fonctionner de mieux en mieux car il devenait possible pour tout le monde d’améliorer sa situation. Les gens se sont battus plus férocement pour conserver ce qu’ils avaient plutôt que pour obtenir ce qui leur manquait. C’est là le résultat de l’appropriation [1]. Ainsi, dans ce nouveau monde à somme non nulle, les élites ont accepté, toléré, l’émancipation des masses. Le fait que les dominants ne dépendent plus du travail forcé a facilité cette transformation. La politique consensuelle, ainsi que la démocratie, sont devenues la norme.

De la même façon, une économie globale à somme non nulle tend à mettre un terme à l’état de guerre permanent qui caractérisait le monde pré-moderne. Dans une telle économie, le développement intérieur et le commerce extérieur constituent, virtuellement pour tous, de meilleures perspectives que le conflit international. Bien que le commerce ait toujours permis des échanges à somme non nulle, comme le dit Adam Smith, les gains étaient alors limités comparativement à ce qu’ils sont aujourd’hui par la combinaison du développement pacifique des nations et d’un commerce accru. Malheureusement, après la révolution industrielle, presque deux siècles ont été nécessaires pour que les états s’aperçoivent que ni la guerre ni la recherche d’un empire n’étaient des jeux qui en valaient la peine.

Les armes nucléaires et le développement intérieur des états ont rendu la guerre obsolète pour les grandes puissances. Cela ne relève pas du hasard si la plupart des conflits sur la planète ont pris la forme de guerres civiles dans des pays pauvres qui avaient échoué à bâtir chez eux les fondations d’une économie à somme non nulle. La Chine et l’Inde y sont maintenant parvenues. Le fait que les dirigeants de ces deux pays aient basé leur légitimité politique sur le développement économique intérieur et le commerce international pacifique représente sans doute l’élément le plus significatif du nouveau monde dans lequel nous vivons.

L’âge du pillage appartient au passé. Ou peut-être pas. L’aspect le plus important des débats sur le changement climatique et l’approvisionnement en énergie, c’est qu’ils réintroduisent la notion de limite. Si par exemple la planète dans son entier déversait du CO2 dans l’atmosphère au rythme où le font les USA aujourd’hui, les émissions seraient cinq fois supérieures. La même chose est vraie, approximativement, pour ce qui concerne la consommation énergétique par habitant. C’est la raison pour laquelle le changement climatique et la sécurité énergétique ont une telle importance géostratégique. Car s’il existe des limites aux émissions de gaz à effets de serre, il existe aussi des limites à la croissance. Mais s’il existe des limites à la croissance, les soubassements politiques de notre monde s’effondrent. Des conflits intenses pour la redistribution des richesses vont surgir entre les nations et à l’intérieur de celles-ci. De fait, ils sont déjà en train de réémerger.

De nombreuses personnes, particulièrement chez les écologistes et ceux qui s’inspirent du socialisme, ont une vision positive de tels conflits. Ce sont, pensent-ils, les douleurs de l’accouchement d’une société globale plus juste. Je suis profondément en désaccord avec ces vues. Il est beaucoup plus vraisemblable qu’ils nous rapprochent d’un monde caractérisé par des guerres catastrophiques et des répressions brutales. Et c’est pourquoi ma sympathie va aux idées des libéraux classiques et des libertariens qui sont hostiles à cette notion de limite, qu’ils perçoivent comme l’acte de décès condamnant tout espoir de liberté au plan intérieur et de relations internationales pacifiques.

Les optimistes pensent que la croissance économique peut, et va continuer. Les pessimistes pensent soit qu’elle ne le fera pas, soit qu’elle ne le doit pas, si nous devons éviter la destruction de notre environnement. Pour ma part, je crois que nous devons essayer de concilier ce qui fait sens dans ces conceptions opposées. Il est vital pour l’espoir de paix et de liberté que nous conservions une économie à somme non nulle. Mais il est également vital de répondre aux défis de l’environnement et des ressources que l’économie nous pose. Il s’agira d’une tâche difficile. La condition du succès réside dans l’investissement dans l’ingéniosité humaine. Sans elle, des jours sombres nous attendent. Et cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui.

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Christine Lagarde
La plus américaine des Françaises

Par Gaël Tchakaloff - Le nouvel Economiste - n°1230 - Du 3 au 9 octobre 2003
http://www.nouveleconomiste.fr/Portraits/1230-Lagarde.html

Présidente du premier cabinet d’affaires américain, Baker & McKenzie, l’avocate normande revendique la parité. Minutieusement organisée, scrupuleusement loyale, la professionnelle vit au métronome de sa firme. Entre Paris et Chicago, elle recherche l’équilibre dans le yoga et la défense de l’environnement. Apparence lisse, âme riche… Une femme peut en cacher une autre.

Chaque semaine, Le nouvel Economiste révèle un tempérament à «L’Hôtel», rue des Beaux-Arts. Paris VIe.Rencontre avec une « executive woman » qui a épousé sa firme.

Elle aurait voulu être Abraham Lincoln. Elle recherche la paix et l’égalité. Respect, tolérance, diversité, démocratie… Ses valeurs sont celles de sa firme, Baker & McKenzie, premier cabinet américain de lawyers et deuxième mondial : 4 400 avocats, 620 associés, 36 pays. Parmi ses clients emblématiques, Levi’s, LVMH, Abbott, Suez, HP Compaq, Dell…

Femme des années 80

« Mon histoire personnelle explique mon parcours professionnel »… Aînée d’une famille de garçons, son père disparaît lorsqu’elle a 17 ans. A la maison, sa mère assume alors le rôle de l’absent. Christine se tourne vers la compétition de natation et intègre l’équipe de France. Elle découvre le sens de l’effort, la détermination et le cosmopolitisme. Obtenant une bourse après son bac, elle part pour les Etats-Unis, travaille comme assistante parlementaire d’un député républicain, William Cohen, en première ligne sur l’affaire du Watergate. Heureux hasard, ce dernier deviendra le secrétaire de la Défense de Bill Clinton. De retour en France, elle enchaîne une maîtrise d’anglais, Sciences-Po, une maîtrise en droit et un DEA de droit social. Séduite par Catherine Tasca, qu’elle rencontre lors d’un dîner chez ses parents, elle tente sans succès d’intégrer l’ENA. Ce sera son seul échec avoué. Jean Veil, avocat d’affaires et fils de Simone, voit en elle une parfaite avocate internationale. Elle suivra ses conseils.

« Une volière internationale »… Voici ce que ressent Christine Lagarde lors de son entretien d’embauche chez Baker & McKenzie, en 1980. L’équipe gazouille dans toutes les langues. Reçue par une associée qui parle tendrement à son petit enfant au téléphone, elle comprend que ce cabinet donne une chance aux femmes… Arrivée au bon moment, elle crée et développe un département de droit social au bureau de Paris. En effet, depuis les ordonnances Auroux de 1981, le droit social constitue un élément essentiel dans la prise de décision des investisseurs pour s’implanter en France. Elle devient associée en 1987, associée gérante en 1991 et membre du comité de direction en 1995. Un parcours évolutif, sans brutalité : « Ma carrière s’est faite à mon insu ».

La firme

Lorsqu’elle affirme une totale « loyauté à la firme », souligne sa « dimension familiale », ses « valeurs », évoque avec envie la réunion des associés, une fois par an… le film de Sydney Pollack n’est pas loin. La
vie de Christine Lagarde est abusivement axée autour de la société qu’elle préside. Organisée « comme un gendarme », elle définit son planning à échéance de six mois, partage son temps entre ses deux assistantes, à Chicago et à Paris. Sa garde rapprochée ? Son comité exécutif, avec lequel elle travaille en symbiose sur les objectifs et la méthode : un Chinois, un Singapourien, un Brésilien, un Australien, un Allemand, un Anglais, deux Américains… Diversité oblige. De son métier d’avocat, elle a gardé le sens de l’équipe et du client. Préférant fédérer que régner, elle affirme : « Je ne cherche pas à tout diriger ni à tout contrôler. Je délègue énormément. Je ne suis qu’un relais ». Légitimiste et non pas loyaliste, elle émet des réserves sur l’utilité du pouvoir institutionnel : « Pour moi, il est beaucoup plus important d’être crédible, soutenue et acceptée par 620 associés. Ma légitimité repose sur mes différentes élections ».

« Client first », le client d’abord, est devenu la marque de fabrique de Baker & McKenzie. Christine Lagarde a constitué une équipe spéciale pour travailler uniquement sur la question des grands comptes, un serveur Internet et des journées particulières leurs sont dédiés. « La firme offre une prestation absolue à ses clients. » Résultat : 971 millions d’euros d’honoraires perçus en 2002. Intarissable sur les mérites de son cabinet, Christine Lagarde suscite successivement l’admiration et le doute : « La firme » impose-t-elle ce rapport des salariés à l’entreprise ou sa présidente dépasse-t-elle, par tempérament, un engagement strictement professionnel ?

American Beauty

« Parfois, j’ai envie de poser mon baluchon pour regarder pousser mes roses, en Normandie. » Christine Lagarde ne profite pas beaucoup de sa maison, dans laquelle elle se repose en faisant la cuisine. Elle regrette de ne pas être disponible pour ses amis : « Je suis une itinérante mondiale, sans domicile fixe ». Le temps lui manque, ne serait-ce que pour elle-même. Ses deux fils le disent : « Elle ne pense pas assez à elle ». Respectant jusqu’à l’extrême la culture professionnelle américaine, elle n’évoque à aucun moment de notre entretien sa vie maritale… Aurait-elle transposé son schéma maternel en assumant conjointement les rôles masculin et féminin ?

Elle reconnaît avoir un rythme éreintant, mais développe la théorie des équilibres : l’équilibre entre le corps et l’esprit, l’équilibre entre la rentabilité professionnelle et le souci de créer un environnement de travail favorable à l’épanouissement, l’équilibre entre les impulsions des clients et la déontologie… Pour respecter ces équilibres, « l’executive woman » est devenue une adepte du yoga : « J’y puise une certaine force, la connaissance de mes ressources et de mes limites ». La défense de l’environnement – « Nous sommes les emprunteurs d’un monde que l’on nous a provisoirement cédé » – et son refus de la violence, en font une hippie nouvelle génération, active et touchante. Elle rattache le début de sa conscience politique au jour de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy : « La violence est entrée dans ma vie. L’incarnation de la jeunesse et d’un monde qui se refaisait a été fauchée par la bêtise et la mort »… Derrière la dirigeante maîtrisée se cacherait-il une femme accessible, à l’écoute des autres, généreuse ?

Atypique par tempérament et par genre – « Je me sens différente des autres chairmen. Les hommes ont plus souvent tendance à se prendre au sérieux » –, elle se prononce en faveur de la parité. À ce sujet, elle compare la France aux Etats-Unis : « Aujourd’hui, les Américains remettent en cause des mesures spécifiques protégeant les minorités parce qu’elles sont discriminatoires. Peu importe, elles ont eu un effet bénéfique pendant une certaine période. Il est toujours temps de revenir à un principe d’égalité quand on a suffisamment avancé ». Américanisée dans ses valeurs et son style de management, Christine Lagarde constate néanmoins les écarts entre ses collaborateurs, des deux côtés de l’Atlantique : « Le sens du client, le goût de l’équipe et la rigueur professionnelle propres aux Américains, la créativité et la liberté de conception propres aux Français ». L’ambition de cette femme serait d’ailleurs de servir le dialogue franco-américain afin de rendre « à ces pays ce qu’ils [lui] ont respectivement donné ». Le mandat de Christine Lagarde s’achève en octobre 2004…

Signes
   
• Ses maîtres :
Golda Meir, Simone Veil, Marie-France Garraud, Françoise Giroud.

• Ses passions :
la natation (elle ne descend que dans des hôtels avec piscine) ; la lecture (une forme d’oubli) ; les autres ; la mer.

• Ses dates :
- 1963, assassinat de JFK.
- 1972, disparition de son père.
- 1973, premier contact avec les Etats-Unis.

• Son signe zodiacal :
capricorne, 1er janvier 1956.

*******

Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français

22 juin 2005
http://www.voltairenet.org/article17340.html

Inconnue des Français, l’avocate Christine Lagarde a été nommée ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Il y a quelques jours encore, elle défendait les intérêts des multinationales états-uniennes contre ceux des entreprises françaises et européennes. Ses positions politiques s’accordent parfaitement avec son engagement militant au sein du CSIS, le think-tank du lobby pétrolier aux États-Unis.

La composition du nouveau gouvernement français, annoncée le 2 juin 2005, étonne par son incohérence. Le Premier ministre, Dominique de Villepin, un gaulliste qui a acquis une stature internationale de premier plan avec son célèbre discours contre la guerre d’Irak devant le Conseil de sécurité, est flanqué d’un ministre d’État, Nicolas Sarkozy, soutien inconditionnel des États-Unis et d’Israël.

Le ministère des Finances, lieu stratégique de la pénétration US, devient un bastion atlantiste. Le ministre de l’Économie, Thierry Breton, est membre d’un puissant think tank libéral, l’Institut Aspen [1], et administrateur de sa branche française. M. Breton s’est adjoint trois ministres délégués. Pour des raisons d’équilibre interne de la majorité présidentielle, François Loos est en charge de l’Industrie. Jean-François Copé est chargé du Budget et de la Réforme de l’État. C’est un « jeune leader » formé aux méthodes américaines de communication au sein de la Fondation franco-américaine par John Negroponte [2], actuel patron de l’ensemble des agences de renseignement US. Enfin, Christine Lagarde se voit confier le Commerce extérieur.

Madame Lagarde est inconnue en politique. Brillante avocate, spécialisée en droit social, elle a rejoint, en 1981, le cabinet Baker & McKenzie à Chicago et a poursuivi toute sa carrière aux États-Unis. Tout en menant sa vie de femme, soulignent ses attachés de presse, elle a monté tous les échelons du premier cabinet mondial de droit des affaires (4 400 collaborateurs dans 35 pays) jusqu’à devenir membre de son Comité exécutif, puis à l’automne 2004 présidente de son Comité stratégique. En outre, en avril 2005, elle entrait au Conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Groep, une des principales sociétés financières au monde.

Christine Lagarde figure en 5e position du classement des femmes d’affaires européennes établit par le Wall Street Journal et en 76e position du classement des femmes les plus puissantes du monde établit par Forbes.

Éblouie par ce parcours exceptionnel, la presse française s’est abstenue de toute enquête sur la nouvelle ministre.

Bien que cela ne figure pas sur sa biographie officielle, Madame Lagarde militait aux États-Unis au Center for Strategic & International Studies (CSIS) [3]. Au sein de ce think tank, elle co-présidait avec Zbigniew Brzezinski [4] la commission Action USA/UE/Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Or, dans ces instances, elle représentait les intérêts états-uniens contre ceux du Commerce extérieur français dont elle est aujourd’hui la ministre [5]. En sa qualité d’avocate du cabinet Baker & McKenzie, elle poussait plus particulièrement les intérêts de Boeing et Lockheed-Martin contre ceux d’Airbus et de Dassault.

En 2003, Christine Lagarde est également devenue membre, toujours au sein du CSIS, de la Commission pour l’élargissement de la communauté euro-atlantique aux côtés de son ami Brzezinki et de diverses personnalités dont l’ancien directeur de l’OMC Reanto Ruggiero et l’ancien ambassadeur spécial pour la restitution des biens religieux en Europe centrale, Stuart Eizenstat. Cette commission s’est occupée des investissements possibles en Pologne, Slovaquie, Lettonie, Roumanie, République tchèque et Hongrie.

Au sein de chacune de ces diverses commission, un homme jouait un rôle central : Bruce P. Jackson, fondateur du Comité états-unien pour l’expansion de l’OTAN (US Committee for Expand NATO). Il représentait les intérêts de l’avionneur Lockheed Martin, dont il avait été vice-président. C’est au travers des relations nouées dans les commissions présidées par Christine Lagarde que M. Jackson monta le contrat du siècle : la vente, en avril 2003, de 48 chasseurs F-16 Lockheed-Martin à la Pologne pour 3,5 milliards de dollars. Cette transaction provoqua la consternation en Europe dans la mesure où le gouvernement polonais payait cette commande avec les fonds de l’Union européenne destinés à préserver son secteur agricole.

Ce contrat était disproportionné par rapport aux besoins réels de la Pologne. En outre, la logique eut voulu que Varsovie s’équipe de Mirage 2000-5 MK2 Dassault ou de Jas-39 Saab en entrant dans l’Union.

Cependant, ce contrat était indissociable de l’engagement de la Pologne dans la colonisation de l’Irak aux cotés des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie. M. Jackson était d’ailleurs le principal bailleur de fonds du Comité pour la libération de l’Irak (Committee for the Liberation of Iraq) [6].

Dans la continuité de ce marché, la Commission euro-atlantique de Madame Lagarde se donna comme mission « d’assister les entreprises polonaises pour améliorer leur capacité à devenir sous-traitants d’entreprises (notamment états-uniennes) qui ont remporté des marchés en Irak et en Afghanistan, et aussi pour la modernisation du système de défense polonais » [7].

En supposant que Christine Lagarde ait abandonné ses fonctions précédentes sans l’intention d’y retourner, on pourrait admettre qu’elle ne se place pas dans un conflit d’intérêts. Cependant, au vu des positions politiques défendues par les groupes de travail qu’elle a présidé, on ne peut que constater qu’elle est en totale opposition avec la position française défendue par Dominique de Villepin à l’ONU.

Enfin, les déclaration de la ministre, deux jours après sa nomination, ont choqué les syndicats français. Christine Lagarde s’est engagée à réformer le droit du travail qui, selon elle, « constitue souvent un frein à l’embauche et à un certain nombre de décisions d’entreprendre ». Toutefois, pour bien comprendre son point de vue, il importe de ne pas interpréter ses déclarations en les assimilants au discours du MEDEF, mais au regard des positions qu’elle a développées jusqu’ici. Elle fut en effet très active pour imposer le modèle anglo-saxon de droit social en Europe centrale et orientale. Son but était de promouvoir les intérêts des firmes états-uniennes, pas ceux du grand patronat de la vieille Europe.
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« Répondre #126 le: 29/12/2007 - 11:28:52 »

 ???
Apparemment, les idôlatres fanatiques (Algériens) de l'excrément du diable (le pétrole), avec l'assistance de leurs maudits alliées étrangers (occidentaux et arabes du Golfe incluant l'egypte) sont activement entrain de " pakistaniser " l'Algérie afin de l' " irakiser ".

Les indices de se crime prémédité (pakistanisation puis irakisation) contre l'Algérie et sa population sont de plus en plus nombreux.

La raison : simplement pour effacer les traces postcoloniales de leurs pillages et spoliations de l'Algérie et de sa population.

Pour comprendre le terme pakistanisation, il faut méditer l'histoire passée et présente du Pakistan, il y a une étrange ressemblance avec l'Algérie, à vous de voir  :-\

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/Pakistan-/Histoire-du-Pakistan/1658434.html

Le grand jeu de l'Inter-Services Intelligence, le service de renseignements pakistanais :
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0074-PakistanGrandJeuISI.html
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0076-PakistanGrandJeuISI.html
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0082-PakistanGrandJeuISI.html

http://www.rue89.com/2007/10/04/pakistan-les-dessous-de-lassaut-de-la-mosquee-rouge

http://www.arte.tv/fr/1654846.html

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Actuel/IndexActuel.html

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« Répondre #127 le: 29/12/2007 - 13:31:39 »

C'est la meilleure, Abdelhamid Temmar, proche de Bouteflika, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, a affirmé , le mercredi 26 décembre 2007, lors de sa réunion avec les investisseurs et les universitaires de Constantine :« L’Etat  (Algérien) n’a plus d’argent ! »

«Tout ce qui a été gagné de la flambée des prix du brut est engagé en termes de dépenses publiques destinées à la construction des infrastructures du pays, soit 80 milliards USD sur les 140 prévus pour le programme de soutien à la croissance économique prôné par le président de la République. L’Etat n’a plus d’argent. Et si le prix du baril baisse à moins de 60 dollars, nous n’arriverons pas à financer le reste de ce programme».

Toutes les « réserves » se sont donc évaporées et il ne faut donc plus compter sur l’Etat !


Merci pour vos demi-aveux qui sont très simplistes, limite "débiles"

Donc l'état Algérien est en banqueroute ! y a t il une relation avec la crise banco-financière mondiale actuelle ?

Soyez encore plus "honnête" et dites que les milliards de dollars américains Algériens, issus de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens, investi et spéculé dans les "casinos occidentaux et arabes" de la finance mondiale sont partis en fumés ou volé scientifiquement ?

Maintenant, il faut savoir qui sont les responsables de cette banqueroute et qui on a profité. Les Algériens, qui ne sont pas des débiles, savent exactement qui ils sont et qui sont leurs descendances mais certains investisseurs étrangers ne savent pas
  ;)

*************************

Gag ou affirmation sérieuse ? Pour Temmar « l’Etat n’a plus d’argent »
L.K. -  le 29 Décembre, 2007
http://www.lematindz.net/news/619.html

M. Abdelhamid Temmar, peut se targuer d’avoir dérouté tout le monde lors de sa réunion avec les investisseurs et les universitaires de Constantine mercredi dernier. « L’Etat n’a plus d’argent ! » a affirmé le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, proche de Bouteflika. Et d’expliquer : «Tout ce qui a été gagné de la flambée des prix du brut est engagé en termes de dépenses publiques destinées à la construction des infrastructures du pays, soit 80 milliards USD sur les 140 prévus pour le programme de soutien à la croissance économique prôné par le président de la République. L’Etat n’a plus d’argent. Et si le prix du baril baisse à moins de 60 dollars, nous n’arriverons pas à financer le reste de ce programme».
Toutes les « réserves » se sont donc évaporées et il ne faut donc plus compter sur l’Etat !

Pire : à tout moment, on risque de sombrer dans la disette !

Se peut-il que des dizaines de milliards USD se soient volatilisées en « investissements » que personne n’a réellement vus ? Volées, dilapidées, dissimulées ?

Abdelhamid Temmar prend soin de ne pas parler de trois choses capitales : la mauvaise gestion des deniers publics, l’opacité qui entoure les comptes publics dans un contexte de grande corruption et, d’autre part, le remboursement anticipé de la dette extérieure, décision critiquée par tous les grands économistes. Pourquoi avoir remboursé la dette par anticipation pour ensuite déclarer faillite ?

Il faut, selon lui, rendre compétitives les entreprises algériennes et booster la croissance de l’économie nationale, régulée jusqu’ici par les dépenses de l’Etat.

Une affirmation qui va faire couler beaucoup d’encre…

**************

Temmar : « l’Etat n’a plus d’argent » : Qu’avez-vous fait des recettes pétrolières, M. Bouteflika ?
le 29 Décembre, 2007
Lahouari K.
http://www.lematindz.net/Chroniques/623.html

Les caisses sont donc vides ! Un des rares trophées de l’ère Bouteflika vient de s’avérer factice : les énormes réserves de change ne sont qu’illusions. Et c’est un proche du président, Abdelhamid Temmar, qui l’annonce ! «Tout ce qui a été gagné de la flambée des prix du brut est engagé dans la construction des infrastructures du pays, soit 80 milliards USD sur les 140 prévus pour le programme de soutien à la croissance économique prôné par le président de la République. L’Etat n’a plus d’argent. Et si le prix du baril baisse à moins de 60 dollars, nous n’arriverons pas à financer le reste de ce programme».

Faut-il croire que les immenses « réserves » se sont évanouies dans la nature ?

Ou bien faut-il se résigner, comme le fait remarquer un lecteur, que le régime Bouteflika aura son scandale comme Chadli avait « son » scandale des 26 milliards ?

Qu’avez-vous fait des recettes pétrolières, M. Bouteflika ? Qui va croire aux sornettes de M. Temmar dans un pays où tout est décidé dans l’obscurité ?

Car enfin, si les comptes étaient si aléatoires, pourquoi avoir engagé ces dépenses de prestige, comme le fait remarquer Ali Rachedi ? Pourquoi consacrer près de 4 milliards de dollars pour la mosquée d’Alger ? Pourquoi avoir remboursé par anticipation la dette extérieure pour se retrouver ensuite en faillite ?
Qu’avez-vous fait des recettes pétrolières, M. Bouteflika ? Qu’est-ce donc ces « construction des infrastructures du pays » qui ont coûté 80 milliards USD ? Où est donc ce fameux « programme de soutien à la croissance économique prôné par le président de la République ? » De la poudre aux yeux qui a servi à « passer » l’argent dans des comptes occultes !

« L’Etat n’a plus d’argent. » Voilà une façon de préparer l’opinion au pire : les deniers de l’Etat ont été « sucés » autant par la corruption des contrebandiers que par la mauvaise gestion du pouvoir.

Le régime ne peut pas s’en tirer comme ça ! Il lui faut s’expliquer. Il lui faut répondre à cette question :

Qu’avez-vous fait des recettes pétrolières, M. Bouteflika ?

************

ÉTONNANTE «SORTIE» DE TEMMAR "L'Etat n'a plus d'argent !"

Lyas Hallas - Le Soir d'Algérie - samedi 29 décembre 2007
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2007/12/29/article.php?sid=62628&cid=2

«Tout ce qui a été gagné de la flambée des prix du brut est engagé en termes de dépenses publiques destinées à la construction des infrastructures du pays, soit 80 milliards USD sur les 140 prévus pour le programme de soutien à la croissance économique prôné par le président de la République. L’Etat n’a plus d’argent. Et si le prix du baril baisse à moins de 60 dollars, nous n’arriverons pas à financer le reste de ce programme».

Voici le constat de la situation économique de l’Algérie, fait par le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M. Abdelhamid Temmar, lors de sa réunion avec les investisseurs et les universitaires de Constantine en marge de sa visite de travail effectuée mercredi dernier. M.Temmar, qui a fait dans la pédagogie pour expliquer à ces derniers la nouvelle stratégie industrielle adoptée par le gouvernement, a, par ailleurs, énuméré un nombre d’actions à entreprendre, lesquelles sont capitales à ses yeux pour rendre compétitives les entreprises algériennes et booster la croissance de l’économie nationale, régulée jusqu’ici par les dépenses de l’Etat. En quelques mots, cette nouvelle politique industrielle vise un redéploiement dans le secteur qui consiste en la création de réseaux de connexion interindustrielle. «Cela exige le développement des relations interindustrielles dans notre pays, notamment les relations entre les opérateurs privés. Des relations qui demeurent extrêmement faibles, ce qui constitue un problème redoutable pour l’économie nationale» a déploré le ministre. Il soulignera l’obligation d’aller vers la spécialisation de l’économie nationale en développant certaines filières industrielles. C’est-à-dire, créer des pôles économiques autour d’entreprises susceptibles, de par leurs qualités, de supporter la concurrence et de s’imposer sur le marché mondial. Sauf que l’Etat doit impérativement, insiste-t-il, rester, dans le cadre de ce redéploiement, dans la rente concernant les branches industrielles stratégiques (la pétrochimie et la production du ciment et de l’acier). Cependant, les entreprises publiques et privées, qui sont appelées à se fédérer pour la création dudit nouveau tissu industriel, doivent se mettre à niveau.

Ainsi, 3 000 entreprises privées, précise M.Temmar, qui n’ont pas les moyens de s’opposer à la concurrence, bénéficieront d’un programme de mise à niveau s’étalant sur les 5 ans à venir, inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie industrielle. Pour les entreprises publiques, la politique de Temmar prévoit la modernisation des outils de production et de gestion, uniquement des entités économiques encore vivantes et ce, dans le cadre du partenariat. «Les contrats de partenariat seront négociés en fonction des besoins technologiques de chaque entreprise. Si la cession de 10 % des actions est suffisante pour la mise à niveau d’une entreprise, nous ne cèderons pas plus, mais si c’est 100 % nous n’hésiterons pas à le faire. Néanmoins, nous choisissons parmi les opérateurs qui partagent la technologie avec nous car, notre but est bel et bien d’apprendre la technologie» a avancé le ministre. Il s’est permis une digression pour positiver le bilan de l’opération de privatisation tout en s’en prenant, nommément faut-il le signaler, à la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Mme Louisa Hanoune : «Mme Louisa estime que nous avons bradé le gros des entreprises constituant le tissu industriel national et livré des milliers de travailleurs au chômage. Je vous assure que nous avons gagné 15 000 nouveaux postes d’emploi par la privatisation de 450 entités économiques de 2005 à ce jour» estime M. Temmar. Ce processus de redéploiement industriel est décrété, indique le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, en prévision du démantèlement du système tarifaire actuel, dont les tarifs douaniers enregistreront une baisse de l’ordre de 80 % en 2012 en application de l’accord d’association avec l’Union européenne. «Nous avons déjà diminué nos tarifs douaniers en septembre 2007 à hauteur de 40 %» précise-t-il avant de justifier cette mesure : «Notre système tarifaire actuel protège mal notre économie. C’est, seulement, à raison de 9 %, ce qui est très peu» considère-t-il.

************

Hamid Temmar depuis Constantine  : L’Etat ne soutiendra pas la production nationale

par Adel L. - le Jeune Indépendant - samedi 29 decembre 2007
http://www.jeune-independant.com/article.php?articleId=35637

Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, M. Hamid Temmar, a levé en partie le voile sur la nouvelle stratégie nationale ayant trait à la privatisation des entités publiques en marge de sa visite d’inspection et de travail à Constantine.

Tout en établissant une parfaite équivalence entre le concept de privatisation et celui du partenariat, le représentant du gouvernement a laissé entendre que toutes les entreprises économiques – ou presque – sont «privatisables» y compris celles implantées au niveau de la capitale de l’Est.

Selon lui, le nouveau mode de privatisation se fera suivant des objectifs, à savoir la mise à niveau des entreprises tant sur le plan de la technologie que sur celui des ressources humaines, «et peu importe la modalité qui reste négociable, une privatisation à 100 % ou un partenariat à raison de 1 %, l’essentiel est d’aboutir aux objectifs définis préalablement qui sont la qualification des entreprises nationales et de leurs personnels».

Dans la foulée, le ministre n’a pas omis de préciser que l’Etat n’envisage un partenariat qu’à partir d’offres diverses pour choisir la plus valable et la plus sérieuse afin de moderniser les entreprises candidates à la privatisation et de les outiller sur le plan technologique.

En évoquant un autre volet relatif à la nouvelle vision de l’Etat, M. Temmar a beaucoup insisté sur le projet lié à la création d’un centre technique d’appui à l’industrie mécanique, «très salué par le gouvernement, a-t-il dit, dans la mesure où il permettra d’associer les compétences à travers leur capital expérience et les universitaires, via les recherches, pour développer tout le secteur de l’industrie et, partant, pour consolider les potentialités des sociétés économiques».

D’ailleurs, le ministre a organisé à cet effet une rencontre avec bon nombre d’universitaires et d’hommes d’affaires locaux au niveau du siège de la wilaya pour étudier la faisabilité et la mise en forme de ce projet [centre technique, NDLR].

Par ailleurs, et depuis le siège de l’ENMTP à Aïn Smara, M. Temmar a exprimé clairement le «niet» de son département et du gouvernement quant à la proposition de certains responsables du secteur de la mécanique sollicitant l’aide de l’Etat pour faire face à la concurrence rude des produits d’occasion et autres du géant asiatique, la Chine en l’occurrence.

A cette sollicitation, il rétorqua : «L’Etat ne soutiendra pas la production nationale ; même aux Etats Unis, il n’existe pas de soutien de l’Etat à la production nationale». Une façon d’exhorter et d’encourager les professionnels du secteur de l’industrie à aller directement vers le partenariat et vers la privatisation.

Pour étayer son propos, le ministre a pris l’exemple de l’ENMTP qui, selon lui, se porte bien sur le plan financier, mais qui a besoin cependant de plus de technologie pour se moderniser et améliorer davantage la qualité du produit national.

Il est à noter que M. Temmar a visité hier presque toutes les entreprises constantinoises spécialisées dans l’industrie mécanique dans le but d’avoir une idée sur leurs potentiels et atouts qui pourraient les placer dans une position confortable en cas de privatisation et/ou de partenariat.
 

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« Répondre #128 le: 30/12/2007 - 19:38:03 »

 ::)
voir mon post http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=44.msg1311#msg1311

OPINION. Algérie : préparer l’après-pétrole
Par Abdelmadjid ATTAR, ancien PDG de Sonatrach

le 30/12/2007 à 18:35
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-petrole-opinion-2232.html

Dans une opinion pour «toutsurlalgerie.com», Abdelmadjid ATTAR, ancien PDG de Sonatrach, revient sur la question de l’épuisement annoncé des réserves pétrolières algériennes et évoque la préparation de l’après-pétrole.

Suite à l'article paru le 13 Décembre 2007 dans le quotidien El Khabar (rubrique Foutour Essabah), j'ai répondu à plusieurs questions relatives à des sujets d'actualité dont les réserves pétrolières de l'Algérie. Mes déclarations ont été par la suite reprises par d'autres médias et interprétées de rumeurs, de critiques ou de contradictions vis-à-vis d'autres sources.

Je tiens à rappeler que mon opinion est celle d'un technicien, estimant avoir un peu d'expérience dans ce domaine, particulièrement le potentiel pétrolier de l'Algérie, et cette opinion n'était destinée à contredire personne, et encore moins à induire en erreur ou faire du tord à quiconque. Je n'ai de leçon à donner à personne. L'objectif était plutôt de faire prendre conscience que les ressources pétrolières de l'Algérie ne sont pas éternelles et qu'il fallait en urgence prévoir leur remplacement par de nouvelles ressources financières (emplois et investissements créateurs de richesses durables) et des ressources énergétiques renouvelables.

Quant aux chiffres que j'ai avancé, je persiste et je les confirme, sauf qu'il faut préciser que j'ai avancé 18 ans d'exploitation - à partir des réserves prouvées - au cours desquels l'Algérie pourra encore exporter du pétrole liquide - et je suis optimiste- , étant entendu qu'au delà on pourra encore produire pour les besoins de la consommation intérieure seulement , bien que je ne sois pas sur que cela suffira à couvrir les besoins du pays à partir de cette date, à moins que nous fassions de nouvelles découvertes importantes -je le souhaite-,ou que nous soyons prêts à ce moment là pour produire et maîtriser les énergies renouvelables et le nucléaire. D’où la nécessité d'accroître les efforts en matière de développement des énergies renouvelables, parce que tout simplement : l’essentiel du pétrole a déjà été découvert - aussi bien en Algérie qu'à travers le monde- et plus on découvre, moins on a de chance de découvrir plus tard.

L'essentiel des augmentations de réserves de nos jours un peu partout à travers le monde provient plus des réévaluations des réserves récupérables déjà découvertes grâce aux progrès technologiques de récupération, et très peu des nouvelles découvertes. Pour ce qui est du gaz naturel la situation est relativement la même, parce que sur la base des réserves prouvées d'aujourd'hui, de la production actuelle et prévue (exportations et consommation interne), j'ai affirmé qu'à partir de 2030 on ne pourra plus exporter grand-chose, étant entendu qu'on continuera à subvenir à notre consommation nationale uniquement mais la aussi pas pour longtemps, car la règle est la même que pour le pétrole, d'où ma recommandation, ou si cela est le cas mon adhésion à :

- Une politique de conservation et surtout d'exportation qui tienne compte des intérêts énergétiques futurs du pays.

- Une politique d'encouragement et de développement intensif des énergies renouvelables à l'instar de ce que font tous les autres pays.

- Et bien sur le maintien et l'accroissement des efforts d'exploration, y compris à travers le partenariat avec les Compagnies étrangères sur ce qui reste à découvrir (je l'espère et je le souhaite) et non ce qui existe déjà parce que je considère que chaque mètre cube d'hydrocarbures exporté aujourd'hui sans contrepartie de remplacement par une même capacité de production de richesse ou de ressource énergétique renouvelable est un appauvrissement pour les générations futures.

Ce qui précède est une simple opinion, qui peut s'avérer juste ou fausse, l'avenir nous le dira, mais en attendant, ne vaut il pas mieux en débattre que de croire qu'il n'y a aucun souci à ce sujet, ce que pensent hélas beaucoup de gens du fait que le baril est à 90 dollars, oubliant qu'il s'agit aujourd'hui de l'essentiel de notre "menu quotidien". Qu'il s'agisse de 2020, 2025 ou au plus tard de 2030, c'est demain.

***********

l'Algérie n'est pas encore sauvée des idôlatres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole) devenus prestidigitateurs le temps de spolier et piller le dernier morceau de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz) ::)

"Le pétrole est l’excrément du diable ! La formule est de l’un des fondateurs de l’OPEP, Juan Pablo Perez Alfonso. Le vénézuelien, déjà dans les années 70, tirait la sonnette d’alarme sur tous les problèmes qu’apporte le pétrole : misère, corruption et parfois la guerre à ceux qui en ont.

**********

Le 12 septembre 2007, M. Christof Rühl un expert de British Petroleum, déclare : "L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025 !"

Le 15 septembre 2007, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, déclare sur les ondes de la Chaîne III : "Les réserves de pétrole actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production. Elles peuvent donc encore tenir jusqu’en 2080 ". Donc d'aprés, M. Chakib Khelil, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2080.

Le jeudi 13 décembre 2007, M. Abdelmadjid Attar, ex-président-directeur-général de Sonatrach, déclare sur le journal El-Khabar : " les réserves pétrolières suffisent à assurer l’exportation et la consommation interne, pour une période de 18 ans ". Donc d'aprés, M. Abdelmadjid Attar, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2025.

Le 24 decembre 2007, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, déclare sur lors d’une visite à Skikda : " L’Algérie possède des réserves en pétrole pour les 40 prochaines années ". Donc d'aprés, M. Chakib Khelil, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2047.

Le 30 decembre 2007, M. Abdelmadjid Attar, ex-président-directeur-général de Sonatrach, déclare sur toutsurlalgerie.com : " Quant aux chiffres que j'ai avancé, je persiste et je les confirme, sauf qu'il faut préciser que j'ai avancé 18 ans d'exploitation - à partir des réserves prouvées - au cours desquels l'Algérie pourra encore exporter du pétrole liquide - et je suis optimiste-   , étant entendu qu'au delà on pourra encore produire pour les besoins de la consommation intérieure seulement , bien que je ne sois pas sur que cela suffira à couvrir les besoins du pays à partir de cette date....Pour ce qui est du gaz naturel la situation est relativement la même, parce que sur la base des réserves prouvées d'aujourd'hui, de la production actuelle et prévue (exportations et consommation interne), j'ai affirmé qu'à partir de 2030 on ne pourra plus exporter grand-chose, étant entendu qu'on continuera à subvenir à notre consommation nationale uniquement mais la aussi pas pour longtemps,". Donc d'aprés, M. Abdelmadjid Attar, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2025 et du gaz naturel jusqu'en 2030

Il y a un probléme, M. Chakib Khelil, pourquoi n'avez-vous pas attaqué devant la justice internationale la British Petroleum et M.  Christof Rühl et devant la "justice Algérienne" M. Abdelmadjid Attar  ;)pour allégations mensongéres portant atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Algérie ?

Pourquoi n'avez-vous pas demander à la British Petroleum et M. Christof Rühl un démenti officiel pour allégations mensongéres concernant leur déclaration "L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025" ? Avez-vous peur d'eux ou du procès ou êtes vous si hypocrite ou si incompétent ?

Pourquoi avez-vous, d'un coup, amputé l'Algérie de 32 ans de réserves de pétrole entre votre déclaration du 15 septembre 2007 et votre déclaration du 24 decembre 2007 ? tout de même 32 ans de réserves de pétrole disparues du jour au lendemain c'est enorme et ce n'est pas sérieux et c'est très douteux de votre part.

Pourquoi n'avez-vous pas présenté et publié une contre-étude sérieuse et documenté pour démentir l'étude de la British Petroleum, audités et certifiés par des cabinets internationaux indépendants et respectés mondialement, sur les réserves existantes et exploitables de pétrole puis de gaz Algériens séparément ? Vous avez pourtant des milliards de dollars américains à votre disposition pour financer cette contre-étude.

Et bien, chére Algérie, grangrenée par l'idolatrie fanatique de l'éxcrément du diable (le pétrole),

c'est normal qu'un des sous-monarques "algériens" de la RADP et idôlatres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole) invoque que son dieu, l'excrément du diable, est infini, bienfaiteur, illimité etc... (RADP= République Algérienne Démocratique et Populaire)  ;)

Psychologiquement, c'est normal que les fanatiques intégristes de l'excrément du diable (le pétrole) deviennent gravement mythomanes.

En psychologie, la mythomanie est une tendance au mensonge pouvant aller jusqu'à altérer durablement la vie sociale. Il a été observé que le mythomane ment souvent parce qu'il craint la réaction (de dévalorisation, par exemple) qu'entraînerait l'aveu de la réalité. Cette pathologie entraîne un handicap social important dans les cas où le malade procède à des altérations mineures et crédibles de la réalité. L'aveu étant souvent ou presque toujours accompagné de réactions négatives de l'entourage, la mythomanie tend à s'auto-entretenir.

Il est normal que les fanatiques intégristes du dieu "excrément du diable (le pétrole)" devenus gravement mythomanes déclarent " Les réserves formelles recensées sont aux alentours de 38 milliards de barils, soit le même volume qu’en 1971... Les réserves actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production." puis déclarent quelques mois plutard "L’Algérie possède des réserves de pétrole pour les 40 prochaines années" 32 ans de pétrole en moins tout de même c'est énorme !

Le problème est que cette mythomanie maladive décrédibilise et dévalorise gravement l'Algérie surtout à l'étranger car les "copains americains", leurs alliés britanniques de la société BP, anciennement nommée British Petroleum puis BPAmoco et les investisseurs sérieux et non spoliateurs étrangers et nationaux, eux savent exactement qu'elle est la vérité sur les réserves de pétrole Algériennes. Le microscopique sous-monarque mythomane "moitié-algérien" de la RADP osera t il defier en face et dans un débat public les affirmations et conclusions de l'équipe d'experts de Christof Ruhl, qui represente tout de même la prestigieuse, influente et puissantes société BP, anciennement nommée British Petroleum puis BPAmoco.

Le temps n'est plus à la mythomanie "pétrolière" Algérienne qui rend l'Algérie vraiment ridicule sur les scènes internationale et nationale car même le dernier des illettrés Algériens sait qu'il ne reste pas beaucoup de pétrole et qu'en conséquence l'état va finir par se disloquer dans une violence extrême car son existence est basée uniquement sur les revenues de l'exportation du seul pétrole. Donc pas de pétrole pas d'état.

Il est temps de dire la vérité et d'arrêter cette mythomanie maladive et préparer immédiatement le pays pour traverser cette tempête cataclysmique qui risque de nous emporter tous, mêmes les mythomanes, dans les abîmes. Il ne nous reste pas beaucoup de temps et le compte à rebours est déjà bien enclenché.

L'Algérie ne peut qu'extraire qu'une quantité déclinante de pétrole au maximum pendant deux décennies (entre 17 et 20 années). Ce n'est pas beaucoup et c'est très grave pour l'Algérie et son existence. Cela indique clairement que l'extraction et l'exportation du pétrole Algérien sont entrées dans la phase critique de décroissance et de déclin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier  , http://www.terredebrut.org/ )

MYTHOMANES DE LA RADP, IDOLATRES FANATIQUES DE L'EXCREMENT DU DIABLE (LE PETROLE), VOTRE AVIDITE ET OBSCURANTISME VOUS PERDRONT VOUS ET VOTRE DESCENDANCES.

l'Algérie ne lui reste que seulement 18 années de réserves de pétrole à exporter !

Cette nouvelle fait l'effet de l'explosion d'une bombe nucléaire dans les milieux d'affaires spécialisés (investisseurs, banquiers, financiers, etc) , internationaux et nationaux, dans les milieux politiques et dans le peuple Algériens.
:-\

Sachant qu'environ 98% des devises (pétro-devises, devises dues uniquement à l'export du pétrole) entrant en Algérie sont à cause de l'exportation du seul pétrole, la part du gaz est dérisoire,

Sachant qu'un grand pourcentage de ces pétro-devises ( devises due uniquement à l'export du pétrole), je ne compte pas le pourcentage détourner, voler et spolier, servent à maintenir en vie l'existence de l'état et de la nation Algériennes et de ces institutions ( armée, services de sécurité, administrations, syndicats, partis, organisations "populaires", etc..),

Sachant qu'un grand pourcentage de ces pétro-devises, je ne compte pas le pourcentage due au détournements et corruption, servent à importer ( business de l'import-import) de l'étranger au minimum 90% de ce que mangent et boivent, se soignent avec les Algériens et leurs cheptels,

Alors la déduction est simple à faire même pour des arriérés. Il ne nous reste pas beaucoup de temps et le compte à rebours est déjà bien enclenché.

entre 2007 et 2024, il y aura, dans toutes les régions d'Algérie sans exception, des vagues meutrières de famine, d'épidémies et une multitudes d'insurrections et de guerres civilo-militaires Algéro-Algériennes pour s'accaparer et contrôler le peu de nourriture, d'eau et surtout de terres fertiles qui restent en Algérie. Mais entre temps, il faut prévoir des centaines de milliers de morts Algériens, la désorganisation et la dislocation de l'Algérie en une multitude de régions autonomes, militairement, politiquement et socialement. chacune de ces régions seront obligées, pour survivre, de faire appel à l'aide et à l'assistance (mendier) de parrains "étrangers" pour simplement survivre, se protéger et se nourrir mais avec des conditions humiliantes de types esclavagistes.

Merci à vous les actuels et différents monarques "algériens" de la RADP et idôlatres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole) pour ce future sordide, vous êtes maintenant les meilleurs ennemis de l'Algérie et de tous les Algériens passés, présents et futures
  >:(

RADP= République Algérienne Démocratique et Populaire

****************

L’état des réserves pétrolières de l’Algérie : Polémique Attar-Khelil
Par :N Ryad - Edition N° 4654 du Jeudi 03 Janvier 2008 - LIBERTE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=88265&titre=Pol%C3%A9mique%20Attar-Khelil

Pour l’ancien responsable de Sonatrach, les réserves pétrolières risquent de s’épuiser plus tôt que prévu, en tout cas bien avant l’échéance avancée par le ministre de l’Énergie.

L’ex-P-DG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, vient de contredire le ministre de l’Énergie sur l’état actuel des réserves pétrolières de l’Algérie. Chakib Khelil dans une récente déclaration a avancé que les réserves pétrolières de l’Algérie ont une durée de vie de 50 ans. L’ancien responsable de la compagnie pétrolière nationale affirme, lui, sur le quotidien en ligne Tout-sur l’Algérie qu’elles ne sont que de 18 ans et que l’Algérie va plus tôt que prévu consacrer sa production de brut à couvrir principalement la demande locale, qui va aller crescendo d’ici à 2020, en raison de deux facteurs, nous semble-t-il, la croissance économique et la croissance de la population. S’y ajoute la montée de la demande émanant des transports : accroissement du nombre de véhicules et diésélisation prononcée du parc automobiles. Qui a tort ? Qui a raison ?

Les deux intervenants sont des experts avisés. Le premier a été longtemps directeur de l’exploration à Sonatrach, le second était ingénieur réservoir à Sonatrach à la fin des années 60, avant d’exercer dans les années 70 en tant que responsable d’une société mixte algéro-américaine spécialisée dans le pétrole. Avant d’être nommé ministre de l’Énergie, il était consultant et responsable à la Banque mondiale.

Si l’on tient compte des statistiques du géant britannique BP, une référence dans le secteur pétrolier, la durée de vie des réserves algériennes est, comme l’a avancé Attar, de 18 ans. Mais il faut savoir de quoi on parle. Les deux sources parlent de réserves prouvées récupérables. Et ne tiennent pas compte ni du potentiel pétrolier ni des découvertes récentes.

En clair, ces réserves sont déterminées avec une grande certitude.

Le ministre de l’Énergie part du postulat que le domaine minier national est sous-exploré. On est très loin de la moyenne mondiale, 100 puits par 10 000 kilomètres carrés. Il y a donc du pétrole à découvrir. On avait prédit dans les années 80 qu’en 2000, l’Algérie aura épuisé l’essentiel de ses réserves et commencé à importer du brut. Or, à cette échéance, les réserves algériennes de brut étaient au même niveau qu’en 1971. C’est comme si l’on n’avait produit aucune goutte depuis. C’est le fruit de gros investissements engagés dans les années 90 dans l’exploration, en partenariat avec des compagnies internationales.

Un potentiel de 28 milliards de barils

Depuis 2000, résultat de l’effort de Sonatrach et de ses partenaires, l’Algérie enregistre des records en termes de découvertes : 18 en 2006, 20 en 2007. Ce qui fait dire que le désert algérien n’a pas livré tous ses secrets. L’association des géologues américaine avait conclu que les réserves algériennes pourraient atteindre 28 milliards de barils. Ce qui donne une durée de vie au rythme actuel d’extraction de 40 ans. Khelil n’est pas loin de ce chiffre.

Si l’on tient compte du champ de Hassi-Messaoud, on peut en tirer encore au rythme de 30 millions de tonnes par an pendant 40 ans. N’oublions pas que d’ici 2020-2030, les technologies de récupération du pétrole permettront d’atteindre des taux plus élevés que ceux d’aujourd’hui, une moyenne de 30%. Khelil parle de réserves possibles et probables, en un mot pouvant être mises au jour avec une moindre certitude. La technologie aura avancé. L’effort intensif d’exploration au cours des prochaines années va porter ses fruits.

En tout état de cause, ces affirmations contradictoires posent un problème de fond. Elles invitent à un débat d’experts. La richesse relative de l’Algérie en pétrole constitue en partie une malédiction. En ce sens, elle n’incite pas à développer rapidement une économie de substitution, à développer en urgence les énergies alternatives aux ressources fossiles. Mais le vrai débat aujourd’hui est celui de préparer dès aujourd’hui l’après-pétrole, de diversifier les exportations au profit des générations futures. L’ancien responsable de Sonatrach n’a pas tort en disant qu’on découvre de moins en moins de pétrole dans le monde. C’est cette incertitude dans la confirmation de ce potentiel, bien qu’elle ne dispense pas de poursuivre cet effort intensif d’exploration pour maintenir le rythme d’extraction actuel le plus longtemps possible, qui contraint à développer rapidement les exportations hors hydrocarbures et les capacités industrielles locales susceptibles de faire face à la concurrence. C’est là où se joue l’avenir de l’Algérie.
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« Répondre #129 le: 31/12/2007 - 14:13:47 »

kader t'as raison,

l'Algérie n'a aucune chance d'éviter le chaos sanglant qui ne sera provoqué et organisé que par ces idôlatres fanatiques (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz).

"Le pétrole est l’excrément du diable ! La formule est de l’un des fondateurs de l’OPEP, Juan Pablo Perez Alfonso. Le vénézuelien, déjà dans les années 70, tirait la sonnette d’alarme sur tous les problèmes qu’apporte le pétrole : misère, corruption et parfois la guerre à ceux qui en ont.

Les naifs seront toujours les dindons de la farce. Voila un exemple de la mentalité fourbe et destructrice de ces idôlatres fanatiques (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz). Pour eux le "butin Algérie" n'existe que pour assouvir leurs avidités irrationnelles et destructrices en "devises étrangers" issues uniquement de l'exportation de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz) pas plus. Cela s'appelle "le néocolonialisme".

Et malheur aux naifs qui veulent "investir" en-dehors de leurs organisations néocolonialistes de spoliation et de pillage du "butin Algérie" de son excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz). cela seront dépouillés "scientifiquement" ou "sauvagement" jusqu'au dernier centime par ces idôlatres fanatiques (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz).

Historiquement, il n'y a pas si longtemps, l'Algérie été un repaire, toléré, pour des pirates et des esclavagistes sanginaires et apparemment, elle est maintenant redevenue un repaire, toléré, pour de nouveaux types de pirates et d'esclavagistes sanginaires, criminels, racistes et génocidaires, idôlatres fanatiques (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz).

---------------VOILA UN EXEMPLE DE NAIF DINDON DE LA FARCE --------

plus de 40 millions de dinars réduits en poussière
Un investisseur émigré en appelle à Bouteflika

M. A. O. - 31 décembre 2007 - El Watan
http://www.elwatan.com/spip.php?article83729

Il vient investir dans son pays. Il finit par perdre plus de 40 millions de dinars et beaucoup d’énergie. Arab Mokhbi, un Algérien vivant depuis 40 ans en France, ne savait certainement pas que son projet aurait une fin désastreuse.

Sinon, il ne serait pas venu. Répondant aux appels incessants des dirigeants algériens, le président Bouteflika en tête, aux émigrés et aux étrangers pour venir investir en Algérie en leur faisant miroiter une palette d’avantages, M. Mokhbi a créé une entreprise de droit algérien spécialisée dans la fabrication du matériel de sécurité électronique et de contrôle d’accès, dénommée Afritel. Une première dans cette Algérie en panne d’économie productive. « Nous avons même déposé deux brevets d’invention dans le secteur des technologies de contrôle », précise-t-il, en insistant sur le sérieux et l’importance du projet qui visait aussi le marché maghrébin et africain. « Nous avons entre autres, prévu de fabriquer des câbles connectiques et cabling system, mais aussi de faire dans la formation, la recherche et le développement technologique », indique-t-il encore. Mais ce qui devait être un projet prometteur a vite tourné au cauchemar.

L’usine Afritel, implantée dans la zone industrielle d’El Harrach, a été réduite en poussière. Elle a été rasée, effacée de la carte d’Alger suite à une décision émanant de l’APC d’El Harrach en mai 2007, et qui portait sur la démolition immédiate de toutes les constructions illicites se trouvant sur la rue Benyoucef Khettab. « Après avoir réglé les derniers détails pour lancer nos activités, à ma grande stupéfaction, le 18 mai 2007, à 8h , des engins arrivent et la police assiège les lieux. Le wali délégué et le commissaire de la daïra d’El Harrach sont sur place. Des voix nos crient “sortez, on va démolir. N’essayez surtout pas de résister" », raconte M. Mokhbi, qui se rappelle bien de « ce tsunami qui s’est abattu sur Afritel, détruisant tout ce qui se trouvait sur son passage. Des équipements d’une valeur de 40 millions de dinars qui se trouvaient à l’intérieur ont été également détruits ». La raison ? La bâtisse faisant office de siège de l’entreprise a été construite illégalement. « J’ai établi un contrat de location en bonne et due forme. Je ne savais pas qu’il y avait un litige entre le propriétaire ou celui censé être le propriétaire au moment de la conclusion du contrat et les autorités locales. Je ne savais pas non plus, qu’il s’agissait d’une construction illicite en voie de démolition », souligne M. Mokhbi avant d’ajouter : « Certes, une imprudence a été commise à la signature du bail. Mais il me semble que ce n’est pas une raison pour démolir toute une structure économique et sociale d’une entreprise, à l’aube où l’Algérie est un énorme chantier. » Il estime aussi que la décision des autorités locales « manque cruellement d’objectivité et de justice » et elle est, à ses yeux, « incompréhensible et injustifiée ». Cela, dans le sens où aucune chance de recours ne lui a été accordée. M. Mokhbi a essayé de faire valoir ses droits et a réclamé auprès de la wilaya d’Alger. En vain. Ses requêtes sont restées lettre morte. Ne trouvant plus bon entendeur, il adresse une lettre ouverte au président de la République où il le sollicite pour intervenir et sauver au moins le projet. Mais il n’obtiendra aucune réponse. Aujourd’hui, c’est tout un projet pouvant créer une centaine d’emplois permanents, qui risque de partir en fumée. Et dire que l’Algérie a besoin des investissements étrangers !

----------------

 ::)
ALGERIENS ET ETRANGERS BIENVENUS DANS "L'ARMAGEDDON" ALGERIEN ALIMENTES PAR DES CLANS CRIMINELS, RACISTES ET GENOCIDAIRES ALGERIENS AVEC LEURS SOUTIENS ETRANGERS

L'Algérie n'est toujours pas à l'abri d'un génocide Algéro-Algérien dont le simple but de "qui profitera au maximum de la manne pétrolière jusqu'a la dernière goutte d'hydrocarbures "

Actuellement, les clans, criminels, racistes et génocidaires, au pouvoir en Algérie, aveuglés par leurs avidités irrationnelles et destructrices , sont dans une logique de génocide. (Les barbus sont inclus)

Les grands chantiers et leurs lots de commissions occultes (Corruption) faramineuses et indécentes, que ce partages ces clans, criminels, racistes et génocidaires, au pouvoir en Algérie, ne sont qu'une manifestation de cette avidité exagérée, irrationnelle et destructrice. (Les barbus sont inclus)

Le monde occidental, par l'intermédiaire de leurs banques, sera tenu pour responsable du future génocide Algéro-Algérien car il est au centre, informé et complice des opérations de blanchiment de ces commissions occultes (Corruption) faramineuses et indécentes.

Les entreprises étrangères activant en Algérie seront également tenu pour responsable du future génocide Algéro-Algérien car ils sont au centre et complice des opérations de blanchiment de ces commissions occultes (Corruption) faramineuses et indécentes.

Les exemples de génocide passés et actuels pour controler, partager et profiter avidement des hydrocarbures sont légions.

Historiquement, il n'y a pas si longtemps, l'Algérie été un repaire, toléré, pour des pirates et des esclavagistes sanginaires et apparemment, elle est maintenant redevenue un repaire, toléré, pour de nouveaux types de pirates et d'esclavagistes sanginaires, criminels, racistes et génocidaires, idôlatres fanatiques (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz).
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« Répondre #130 le: 01/01/2008 - 14:54:09 »

Kader, concernant ton post Christine Lagarde : "Souriez ! La crise s'aggrave" et le flouze de l'Algérie ?, et ton post http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=71.msg1185#msg1185

Voila la réponse de Christine Lagarde, "copine de business" des "Algériens" : "Immigration économique en France : exclusion des Algériens et Tunisiens"

Voila la Circulaire http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?action=dlattach;topic=71.0;attach=543

Voila la liste des métiers ouverts à l'immigration
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?action=dlattach;topic=71.0;attach=544

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Elle occupe la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers
L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats Unis

Par Sofiane Bouayad/ Traduit par B. A - El Khabar - mercredi 22 aout 2007

Les investissements algériens aux Etats-Unis ont atteint 43 milliards de dollars, l’Algérie occupe ainsi la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers.

Selon un rapport de l’institut Paterson de l’économie internationale aux Etats-Unis, l’Algérie occupe la 9ème place en terme d’investissements étrangers, surtout en ce qui concerne les investissements de titres du Trésor qu’elle possède à travers une Caisse d’investissement créée par le Gouvernement algérien en 2000.

Les investissements algériens, selon le site « tout sur l’Algérie » aux Etats-Unis, viennent après ceux des Emirats Arabe Unis qui vont de 500 à 875 milliards de dollars, Singapour entre 300 et 430 milliards de dollars, la Norvège avec 380 milliards de dollars, le Koweït 174 milliards, la Russie 122 milliards…etc, ces pays, tout comme l’Algérie, se basent sur les hydrocarbures.

Le cabinet d’avocat Baker et Mckenzie, géré par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, sera le conseiller du gouvernement algérien en ce qui concerne ses investissements aux Etats-Unis. (au moins 43 milliards de pétrodollars)

Algérie-France : Quand Christine Lagarde conseillait l’Etat algérien (exclusif)
Par hayet zitouni le 01/07/2007 à 07:05
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=273

Christine Lagarde, le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l'économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.

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Les visas «Compétences et talents» entrent en vigueur
Avec notre correspondant à Alger - 02/01/2008
http://www.rfi.fr/actufr/articles/097/article_60974.asp

Les nouvelles règles de l’immigration économique vers la France se mettent en place. La priorité est donnée aux ressortissants des pays de l’Europe de l’Est.

La liste des métiers ouverts à l'immigration extra-européenne est très restrictive, et exclut de fait les Algériens. Alors que les officiels n'ont pas réagi, l'opinion publique s'interroge, et s'inquiète sur les conséquences possibles du nouveau texte sur les émigrés algériens déjà en France.


« C’est une bonne nouvelle, un frein à la fuite des cerveaux », estime-t-on dans quelques milieux intellectuels et politiques. Pour certains, cela va quelque peu freiner la fuite des élites et de la main d’œuvre qualifiée.

On constate en même temps que le nouveau dispositif français d’immigration s’ouvre à l’Est et se ferme au Sud, y compris pour les métiers sans qualification. Certains y voient une discrimination, tout en reconnaissant qu’au fond, cela relève de la souveraineté du pays d’accueil.

Toutefois, une inquiétude est perceptible chez les Algériens qui ont des parents ou des proches établis en France, salariés ou demandeurs d’emplois et dont les cartes de séjour expirent bientôt. Quel sera leur sort ? Leurs titres de séjour seront-ils renouvelés ? Pour toutes ces personnes, le nouveau dispositif d’immigration très sélectif est un mauvais cadeau de fin d’année.

En fait, on a bien compris ici que Paris a opté pour un système de quota. Mais alors, peut-on se demander, que devient l’accord franco-algérien de 1968 et actualisé en 2001, relatif à la circulation, l’emploi et le séjour en France des Algériens et de leurs familles ? Pour l’instant, l’on semble attendre que ce nouveau dispositif français d’immigration soit explicité au grand public.

directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères : http://www.directivedelahonte.org/

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Immigration économique : exclusion des Algériens et Tunisiens
Challenges.fr | 28.12.2007
http://www.challenges.fr/actualites/business/20071228.CHA5366/des_metiers_souvrent_a_limmigration.html

Les préfectures peuvent désormais délivrer des autorisations de travail aux étrangers, pour certains métiers.

Les Echos écrivent vendredi 28 décembre que toutes les préfectures peuvent désormais délivrer des autorisations de travail aux étrangers, sauf pour les Algériens et Tunisiens, pour certains emplois.

Le quotidien s'appuie sur une circulaire de 33 pages adressée le 20 décembre aux préfets et paraphée par le ministère de l'Immigration (Brice Hortefeux), et celui de l'Economie et de l'Emploi (Christine Lagarde).

Le ministère de l'Immigration n'a pas confirmé l'information.

Liste plus restreinte pour les personnes non ressortissantes de l'UE

Les emplois concernés sont ceux faisant partie des secteurs rencontrant des difficultés de recrutement.

La liste de ces emplois a été élaborée en concertation notamment avec les organisations patronales, et avait été rendue publique début novembre.

Elle concerne 150 métiers pour les Européens de l'Est, le plus souvent peu qualifiés.

En revanche, elle est plus restreinte pour les personnes non ressortissantes de l'Union européenne, "en application du principe de préférence communautaire“.

Six métiers qualifiés sont concernés pour l'ensemble de la France, et 24 autres postes peuvent être ouverts, tout dépend de la région.

Regroupement familial

Le journal explique que les Algériens et les Tunisiens n'ont droit à aucune de ces dispositions en raison des dérogations prévues au titre du regroupement familial. Ils représentent pourtant près de 30% des entrées permanentes en France.

La situation pourrait toutefois évoluer, lors d'une éventuelle renégociation des accords franco-algérien de 1968 et franco-tunisien de 1988.

En ce qui concerne l'Afrique noire, des listes "plus larges" de métiers ouvrant droit à un titre de travail peuvent être conclues avec des pays ayant signé des accords bilatéraux avec la France.

La liste des métiers n'est pas détaillée dans le journal, qui cite comme pays, trois Etats francophones, Sénégal, Gabon et Congo.

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Immigration économique : le dispositif des « métiers en tension » est entré en vigueur
Les echos - 28/12/2007
http://www.lesechos.fr/info/france/4666132.htm

Alors qu'ils représentent près de 30 % des entrées permanentes en France, les Algériens et les Tunisiens sont exclus des mesures facilitant l'accès des étrangers à des métiers rencontrant des difficultés de recrutement, selon la circulaire que « Les Echos » se sont procurée.

Les étrangers issus de pays n'appartenant pas à l'Union européenne n'ont accès qu'à 30 métiers très qualifiés.

La circulaire sonnant le top départ de l'immigration économique vient d'être envoyée (le 20 décembre) : les préfectures sont désormais autorisées à délivrer des autorisations de travail aux étrangers exerçant des métiers rencontrant des difficultés de recrutement. Et cela, sans que l'employeur ait à justifier l'absence de candidature sur place. Mais il existe plusieurs conditions, différentes selon l'origine géographique du travailleur étranger : les emplois « ouverts » sont précisés sur deux listes distinctes, publiées en annexe après avoir été dévoilées cet automne (« Les Echos » du 30 octobre et du 9 novembre).

Les ressortissants des pays de l'Union européenne soumis à des dispositions transitoires (Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Hongrie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie et Slovénie) sont les plus avantagés : ils ont accès à une liste de 150 métiers, pour beaucoup peu qualifiés (cuisinier, serveur, ouvrier du béton, « agent d'entretien », etc.), qui représente, selon le document ministériel, « 40 % du total des offres d'emploi enregistrées par l'ANPE en 2006 », soit près de 1,4 million de postes, et couvre « la presque totalité des domaines professionnels », soit 17 sur 22.
Dispositif labyrinthique

Pour les étrangers issus de pays tiers, c'est-à-dire hors Union européenne, la situation est sensiblement moins favorable. « En application du principe de préférence communautaire, la liste [qui leur est] ouverte est plus restreinte », peut-on lire dans la circulaire. Ils n'ont accès qu'à 30 métiers très qualifiés. Et encore, seuls 6 valent pour l'ensemble des régions de France métropolitaine (cadre de l'audit et du contrôle comptable, informaticien d'étude, informaticien expert, chargé d'études techniques du bâtiment, chef de chantier du BTP et conducteur de travaux du BTP), les autres variant en fonction des besoins des bassins d'emploi. Au total, cela correspond à environ 152.000 offres enregistrées à l'ANPE en 2006, soit une part de 4 % du marché du travail.

Les plus défavorisés en la matière sont, de loin, les Algériens et les Tunisiens, qui n'ont droit à aucune de ces dispositions. Alors qu'ils représentent près de 30 % des entrées permanentes en France, Paris semble vouloir compenser les dérogations dont ils bénéficient en matière de regroupement familial. Cela pourrait être mis dans la balance au moment d'une éventuelle renégociation des accords franco-algérien (27 décembre 1968) et franco-tunisien (17 mars 1988).

Enfin, le gouvernement réserve un sort particulier aux ressortissants de pays ayant signé des accords bilatéraux avec la France, comme c'est le cas du Sénégal, du Gabon et du Congo. Pour eux, des listes spécifiques « plus larges » peuvent être conclues. Ce dispositif labyrinthique vise à relancer l'immigration économique, dont Nicolas Sarkozy souhaite qu'elle représente 50 % des entrées (contre 7 % aujourd'hui). Reste à savoir combien de temps vont mettre les principaux intéressés - les étrangers et les employeurs - pour se l'approprier (la circulaire comporte pas moins de 33 pages).

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Métiers ouverts à l’immigration en France : Les algériens et les tunisiens exclus
sam, 29/12/2007 — mohand
http://www.kabyle.com/m%C3%A9tiers-ouverts-%C3%A0-l%E2%80%99immigration-en-france-les-alg%C3%A9riens-et-les-tunisiens-exclus-579-291207

Toutes les préfectures peuvent désormais délivrer des autorisations de travail aux étrangers pour une liste restreinte d’emplois à l’exception des Algériens et des Tunisiens «qui n’ont droit à aucune de ces dispositions», a rapporté hier le quotidien français les Echos.

Le journal cite une circulaire de 33 pages adressée le 20 décembre aux préfets et paraphée par le ministre de l’Immigration, M. Brice Hortefeux, et celle de l’Economie et de l’Emploi, Mme Christine Lagarde. Interrogé par l’AFP, le ministère de l’Immigration n’avait pas encore confirmé ou infirmé cette information hier en fin de matinée.

Cette circulaire autorise les préfets à délivrer des autorisations de travail aux étrangers occupant des emplois dans des secteurs rencontrant des difficultés de recrutement. La liste de ces emplois a été élaborée en concertation, notamment, avec les organisations patronales et avait été rendue publique au début de novembre.

Elle s’étend à 150 métiers pour les Européens de l’Est, le plus souvent peu qualifiés. Selon les Echos, les Algériens et les Tunisiens n’ont droit à aucune de ces dispositions, alors qu’ils représentent près de 30 % des entrées permanentes en France, en raison des dérogations prévues au titre du regroupement familial.

D’après le journal économique, le gouvernement se réserve la possibilité de mettre cela dans la balance lors d’une éventuelle renégociation des accords franco-algérien de 1968 et franco-tunisien de 1988.

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Des emplois ouverts aux immigrés, sauf aux Algériens et Tunisiens
Rémi Yacine - 31 décembre 2007 - El Watan
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=83704

Le concept de l’immigration choisie commence à prendre corps. Les préfectures peuvent désormais délivrer des autorisations de travail aux étrangers pour une liste très restreinte de 6 à 30 emplois pour les ressortissants non européens, et de 150 pour les Européens de l’Est. Les Algériens et les Tunisiens en sont exclus.

C’est le quotidien économique Les Echos qui a rendu publique la circulaire du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale et celui de l’Economie. Selon le journal, les Algériens et les Tunisiens n’ont droit à aucune de ces dispositions alors qu’ils représentent près de 30% des entrées permanentes en France, en raison des dérogations prévues au titre du regroupement familial. Le gouvernement français se réserve la possibilité de mettre cela dans la balance lors d’une éventuelle renégociation des accords franco-algérien de 1968 et franco-tunisien de 1988.Cette circulaire de 33 pages stipule l’inapplicabilité de cette liste aux Algériens et aux Tunisiens car les accords franco-algérien et franco-tunisien n’en prévoient pas la possibilité. Pour les Tunisiens, « des négociations sont prévues dans les prochaines semaines en vue de la signature d’un accord de gestion concertée des flux migratoires et de co-développement » et « de nouvelles instructions seront données », précise la circulaire. Pour les autres, les mesures sont applicables « dès maintenant », qu’il s’agisse de demandes d’introduction de main-d’œuvre déposées dans les directions départementales du travail ou de demandes de changement de statut déposées en préfecture, y compris celles en cours d’examen, selon la circulaire envoyée le 20 décembre des deux ministères, Immigration et Emploi. Le changement de statut concerne par exemple un étudiant étranger ayant trouvé un emploi, mais pas la régularisation de sans-papiers. Pour les Européens de l’Est, la liste des métiers ouverts passe de 61 à 150, dont certains peu qualifiés comme employé de ménage ou serveur. « 40% des offres d’emploi de l’ANPE », et « presque la totalité des domaines professionnels » leur sont accessibles, précise la circulaire. Seuls six métiers qualifiés sont accessibles dans toute la France : cadre de l’audit, informaticien d’étude, informaticien expert, chargé d’études techniques du BTP, chef de chantier du BTP, conducteur de travaux du BTP. Une autorisation provisoire de travail reste nécessaire, et il ne faut pas quitter son travail pour un autre métier hors de liste, sous peine de ne pas voir renouveler son titre au bout de l’année écoulée. Dans sa circulaire, le gouvernement précise que des listes élargies de métiers entreront en vigueur pour les ressortissants d’Etats ayant conclu un accord de gestion concertée des flux migratoires. Des accords bilatéraux ont déjà été signés avec le Sénégal, le Gabon, le Congo, et le seront prochainement avec le Bénin et les Philippines. Des postes d’ingénieur ou de cadre technico-commercial seront ainsi accessibles aux Congolais. La liste de ces emplois a été élaborée en concertation notamment avec les organisations patronales, et avait été rendue publique début novembre.

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LA FRANCE OUVRE 30 MÉTIERS POUR LES IMMIGRÉS
Les Algériens exclus

Fatiha AMALOU - 30 Décembre 2007 - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2007-12-30/48416.html

L’accord franco-algérien de 1968 n’en prévoit pas la possibilité, selon le gouvernement français.

En France, le passage aux quotas d’immigration se précise. Les préfectures françaises ont été instruites de délivrer des autorisations de travail aux étrangers. La liste est très restreinte. Près de 30 emplois sont proposés aux ressortissants non européens rencontrant des difficultés de recrutement selon une circulaire gouvernementale rendue publique vendredi. Les Algériens et les Tunisiens sont exclus de cette liste. La liste de ces emplois a été élaborée, selon la presse française, en concertation avec les organisations patronales, et avait été rendue publique début novembre. Elle s’étend à 150 métiers pour les Européens de l’Est, le plus souvent peu qualifiés. Pourquoi les Algériens n’ont donc droit à aucune de ces dispositions alors qu’ils représentent près de 30% des entrées permanentes en France? Certains analystes argumentent cette décision en raison des dérogations prévues au titre du regroupement familial. D’après la presse française, le gouvernement se réserve la possibilité de mettre cela dans la balance lors d’une éventuelle renégociation des accords franco-algériens de 1968 et franco-tunisiens de 1988. Cette décision inquiète néanmoins les immigrés algériens en France surtout après les précisions du gouvernement français. En fait, ce dernier remet en cause l’accord franco-algérien de 1968, actualisé en 2001, relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles. Selon le gouvernement français, cet accord ne prévoit pas la possibilité de l’applicabilité de cette liste aux Algériens. Ce qui accentue la crainte des immigrés algériens qui se sentent de plus en plus menacés par la nouvelle loi sur l’immigration. Surtout, lorsque la circulaire du ministère annonce que pour les Tunisiens, des négociations sont prévues dans les prochaines semaines et de nouvelles instructions seront données. Pourtant, dès l’adoption de la nouvelle loi orientée vers l’immigration sélective, juristes et avocats ont affirmé que celle-ci ne s’applique pas aux Algériens en vertu des accords liant les deux pays. Les Algériens commencent même à douter de la concrétisation des engagements des autorités françaises envers leur pays. A plusieurs reprises, nos ministres ont parlé de l’importance de veiller à ce que la circulation des personnes se fasse dans de meilleures conditions. Au niveau français, on a entendu beaucoup de discours très encourageants, dans ce sens. Il serait difficile de connaître les raisons profondes qui incitent encore une fois les autorités françaises à durcir, sans commune mesure, la loi relative à l’immigration. Toutefois, il y a lieu de retenir d’une part, que la révolte des banlieues de novembre 2005 a fait apparaître de manière flagrante la misère sociale et a fait désigner l’immigration clandestine comme étant responsable des maux de la société et serait, aux yeux des hommes politiques, à l’origine des événements qui ont secoué la France. La circulaire met donc en application le concept d’´´immigration choisie´´, développé par le président français Nicolas Sarkozy. Au moment de l’élaboration des listes de métiers, en novembre, des syndicats avaient dénoncé la logique gouvernementale. Ils avaient jugé choquant de choisir ou de rejeter les travailleurs migrants en fonction de leur utilité économique et que l’on restreigne parallèlement la possibilité pour ces mêmes travailleurs de vivre en famille.

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Immigration économique en France
Les Algériens exclus

A. Salama - 29 Décembre, 2007 -Le Midi Libre

A la lecture de la liste des pays, l’on est étonné de constater que les Algériens n’y figurent pas et sont donc exclus de ce dispositif, au même titre d’ailleurs que les Tunisiens.

Le gouvernement français vient de lever le voile sur sa nouvelle politique relative à l’accès des étrangers au marché de l’emploi dans l’Hexagone, communément appelée «l’immigration économique» ou «l’immigration choisie» selon certains.

Ainsi, les préfets ont été destinataires, le 20 décembre, d’une circulaire paraphée par Brice Hortefeux et Christine Lagarde respectivement ministre de l’Immigration émanant du ministère de l’Immigration et de de l’Economie et de l’Emploi leur permettant de délivrer des autorisations de travail aux étrangers et ce, pour une liste restreinte d’emplois.

A la lecture de la liste des pays dont les ressortissants pourraient bénéficier de ces nouvelles mesures, l’on est étonné de constater que les Algériens n’y figurent pas et sont donc exclus de ce dispositif, au même titre d’ailleurs que les Tunisiens.

Pourtant, comme indiqué par le journal économique français les Echos, qui a rapporté dans son édition d’hier la teneur de cette circulaire de 33 pages, les Algériens et les Tunisiens représentent, à eux seuls, 30% des entrées permanentes en France.

Selon donc cette circulaire, les  emplois «ouverts» sont publiés sur deux listes distinctes et concernent deux catégories de groupes de pays dont les ressortissants sont concernés par ce nouveau dispositif.

Les plus favorisés par les autorités françaises sont, en toute logique, les demandeurs d’emploi des pays de l’Union européenne, à l’image des Bulgares, des Polonais, des Tchèques et des Hongrois...

Ces derniers ont ainsi accès à pas moins de 150 métiers qui ne nécessitent pas, loin s’en faut, de grandes qualifications. Représentant 40% du total des offres d’emploi enregistrées par l’ANPE l’année passée , soit près de 1,4 million de postes, il s’agit en gros des cuisiniers, de serveur, d’ouvriers du béton et d’agents d’entretien.

Concernant les ressortissants des pays hors union européenne ils sont moins avantagés puisqu’ils ne peuvent accéder qu’à 30 métiers, très qualifiés du reste (informaticien d’étude, informaticien expert, chargé d’études technique du bâtiment etc.) et ce, selon la circulaire, «en application du principe de préférence communautaire».

En tout, cela représente 152.000 offres d’emploi enregistrées à l’ANPE en 2006, soit une part de 4% du marché du travail.

Il est évident que cette «discrimination», dont les Algériens payent les frais, n’est pas faite pour participer à l’installation d’un climat de confiance dans les relations, déjà par trop difficiles, entre les deux pays.

Mieux encore, elle s’inscrit nettement en porte à faux avec le discours officiel du gouvernement français qui s’articule sur le principe de développement «d’un partenariat privilégié» avec l’Algérie.

Lors de sa visite en Algérie du 3 au 5 décembre derniers, le président français, Nicolas Sarkozy, a, en effet, mis l’accent dans ses déclarations sur la promotion d’une nouvelle page dans le développement des relations bilatérales basée sur «l’entente».

Force est de dire qu’une telle circulaire ne s’inscrit nullement dans ce registre et est en mesure, au contraire, de jeter un énième froid dans les relations entre les deux capitales.

A moins que la France ne se rattrape de façon singulière lors de la renégociation des accords franco-algériens de 1968, comme indiqué par le journal les Echos.

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« Répondre #131 le: 02/01/2008 - 12:50:22 »

 ::)
Apparemment, les idôlatres fanatiques (Algériens) de l'excrément du diable (le pétrole), avec l'assistance de leurs maudits alliées étrangers (occidentaux et arabes du Golfe incluant l'egypte) sont activement entrain de " pakistaniser " l'Algérie afin de l' " irakiser ".

Les indices de se crime prémédité (pakistanisation puis irakisation) contre l'Algérie et sa population sont de plus en plus nombreux.

La raison : simplement pour effacer les traces postcoloniales de leurs pillages et spoliations de l'Algérie et de sa population.

Pour comprendre le terme pakistanisation, il faut méditer l'histoire passée et présente du Pakistan, il y a une étrange ressemblance avec l'Algérie, à vous de voir  :-\

http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/Pakistan-/Histoire-du-Pakistan/1658434.html

Le grand jeu de l'Inter-Services Intelligence, le service de renseignements pakistanais :
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0074-PakistanGrandJeuISI.html
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0076-PakistanGrandJeuISI.html
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0082-PakistanGrandJeuISI.html

http://www.rue89.com/2007/10/04/pakistan-les-dessous-de-lassaut-de-la-mosquee-rouge

http://www.arte.tv/fr/1654846.html

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Actuel/IndexActuel.html

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Déclaration stupéfiante de Benazir Bhutto au sujet de la mort d’Oussama Ben Laden
http://www.reopen911.info/11-septembre/declaration-de-benazir-bhutto-au-sujet-de-la-mort-d%e2%80%99oussama-ben-laden/

Dans une interview du 2 novembre 2007 à David Frost, journaliste vedette à Al-Jazira, Benazir Bhutto affirme - en passant - qu’Oussama Ben Laden a été assassiné par Omar Sheikh, un agent de l’ISI pakistanaise qui joua un rôle-clé dans les attentats du 11-Septembre 2001. Cette déclaration stupéfiante, à prendre avec beaucoup de précaution, soulève de très nombreuses questions, qui risquent bien de ne jamais être résolues.

Le 27 décembre 2007, l’ex-Premier ministre du Pakistan Benazir Bhutto trouvait la mort dans un attentat-suicide, dont les commanditaires n’ont pas pu être encore clairement identifiés. Le 18 octobre dernier, jour de son retour au Pakistan après huit années d’exil, elle était déjà la cible d’un attentat-suicide dont elle sortait miraculeusement indemne. Entre ces deux attaques, le 2 novembre, elle avait accordé une interview à David Frost sur Al-Jazira, où elle avait désigné les possibles responsables de l’attentat du 18 octobre ; selon elle, ils pouvaient provenir d’un "gang du seigneur de guerre afghan Baitullah Mehsud, ou d’Hamza Ben Laden, le fils d’Oussama Ben Laden, ou des taliban pakistanais à Islamabad, ou d’un groupe à Karachi."

Elle poursuivait : "J’ai renvoyé une lettre [au président Pervez Musharraf] disant que tant que ces groupes pourraient être utilisés, je pensais qu’il était plus important de rechercher les gens qui les soutiennent, qui les organisent, qui peuvent être les financiers, ou les organisateurs du financement de ces groupes, et j’ai nommé trois individus dont je pensais qu’ils pouvaient être leurs sympathisants." David Frost demande alors des précisions sur ces trois individus ; il veut savoir s’ils peuvent avoir partie liée avec le gouvernement pakistanais. C’est là que Benazir Bhutto lance : "Oui, l’un d’eux est un personnage très important [a very key figure] dans la sécurité. Il est un ancien officier militaire. C’est quelqu’un qui a été impliqué avec le Jaish-e-Mohammed, l’un des groupes de Maulana Azhar, qui était dans une prison indienne pour avoir décapité trois touristes britanniques et trois touristes américains, et il a aussi été impliqué avec Omar Sheikh, l’homme qui a assassiné Oussama Ben Laden".

La déclaration sensationnelle est la dernière : Ben Laden serait mort, et son meurtrier serait Omar Sheikh. Une déclaration qui ne doit pourtant pas en cacher une autre : cette allusion à cet "ancien officier militaire" impliqué avec le Jaish-e-Mohammed et Omar Sheikh, et que Benazir Bhutto soupçonnait de vouloir l’assassiner.

Oussama, es-tu là ?

La première déclaration - commençons évidemment par elle - est sidérante. D’abord, Ben Laden serait mort. Cette mort a déjà été annoncée, et démentie, quantité de fois. La dernière, c’était le 23 septembre 2006 ; le quotidien L’Est républicain publiait alors ce qui était présenté comme une information des services de sécurité saoudiens, transmise à la Direction générale des services extérieurs (DGSE), selon laquelle Ben Laden avait contracté "une très forte crise de typhoïde" alors qu’il se trouvait au Pakistan, et y aurait succombé le 23 août 2006.

Mais Benazir Bhutto précise cette fois-ci que Ben Laden aurait été tué par Omar Sheikh. Or, cet individu, que d’aucuns présentent comme le "fils préféré" de Ben Laden - et qui est connu pour son rôle dans le financement du 11-Septembre (il transféra 100 000 dollars à Mohammed Atta, le leader des kamikazes, sur les ordres du chef de l’ISI Mahmoud Ahmad) et aussi dans l’enlèvement et le meurtre du journaliste Daniel Pearl - est incarcéré au Pakistan depuis février 2002. Ce qui signifierait qu’il aurait tué Ben Laden avant cette date, et que ce dernier serait donc mort depuis près de six ans !

De nombreuses sources avaient, il est vrai, annoncé à cette époque la possible ou probable mort d’Oussama Ben Laden : le président américain George W. Bush lui-même, selon le Telegraph du 27 décembre 2001, le président pakistanais Pervez Musharraf sur CNN, le 18 janvier 2002 (qui évoquait sa maladie des reins), le New York Times du 11 juillet 2002 (qui précisait que la mort remontait à décembre 2001 et que le chef d’Al-Qaïda était enterré dans les montagnes du sud-est de l’Afghanistan), le FBI, selon BBC News du 18 juillet 2002, ou encore le président afghan Hamid Karzaï sur CNN, le 7 octobre 2002. Le Pakistan Observer (cité par Fox News) et le quotidien égyptien Al-Wafd, avaient même rapporté, le 26 décembre 2001, ses funérailles ; un important officiel taliban y affirmait que le Saoudien était mort, naturellement et calmement, dix jours auparavant, des suites de graves problèmes pulmonaires.

Une mort probable... à un témoignage près

Les problèmes de santé, notamment rénaux, d’Oussama Ben Laden sont connus depuis longtemps ; un membre de l’administration Bush, réagissant aux propos de Musharraf de janvier 2002, confia ainsi que le chef d’Al-Qaïda avait besoin d’une dialyse des reins tous les trois jours (même si d’autres officiels américains ne voyaient dans ces problèmes rénaux qu’une "rumeur récurrente"). Le 28 janvier 2002, CBS avait rapporté que, le 10 septembre 2001, Ben Laden se faisait soigner dans un hôpital militaire à Rawalpindi pour une dialyse des reins, escorté par l’armée pakistanaise. Le 2 juillet 2001, un quotidien indien affirmait que "Ben Laden, qui souffre de déficience rénale, a régulièrement été placé sous dialyse dans un hôpital militaire de Peshawar alors que l’Inter-Services-Intelligence (ISI) en avait connaissance et l’approuvait, voire avec l’accord [du président pakistanais] Musharraf lui-même". La lettre d’information Jane’s Intelligence Digest du 20 septembre 2001 allait dans le même sens : "Les autorités pakistanaises ont apporté des soins médicaux au souffrant Ben Laden, notamment des dialyses rénales, dans un hôpital militaire de Peshawar." Et l’on se souvient du fameux séjour de Ben Laden à l’hôpital américain de Dubaï, du 4 au 14 juillet 2001, dans le département d’urologie du Dr Terry Callaway, spécialiste des calculs rénaux, où il avait reçu la visite, le 12 juillet, du chef d’antenne locale de la CIA, Larry Mitchell (Le Figaro et RFI, 31 octobre 2001).

Que conclure de tout cela ? Que Ben Laden est mort assassiné ? Ou alors des suites de sa maladie ? Ou encore (coup de théâtre !), qu’il n’est pas mort du tout, mais bien vivant ? Car une information vient contredire tous les indices de sa disparition en décembre 2001. Il s’agit du témoignage des soldats français du COS (Commandement des opérations spéciales) en Afghanistan, que nous rapportent les grands reporters Eric de Lavarène et Emmanuel Razavi dans leur documentaire Ben Laden, les ratés d’une traque (20 minutes). A six mois d’intervalle, ils auraient, en effet, eu Ben Laden à portée de tir, sans recevoir le feu vert des Américains pour agir. Un soldat français déclare : "Je peux en attester : en 2003 et en 2004, nous avions Ben Laden dans la lunette." Les soldats français ont-ils pu se méprendre sur la personne ? Ou leur témoignage est-il décisif ? Selon Infosoir du 22 décembre 2006, les deux journalistes ont interrogé quatre soldats français des forces spéciales qui ont tous donné la même version des faits.

L’intervention de Benazir Bhutto, on le voit, soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Certains ont suggéré - ce qui résoudrait en effet le problème - que la langue de l’ancienne Premier ministre a fourché ; au lieu de dire "Omar Sheikh, l’homme qui a assassiné Oussama Ben Laden", elle aurait voulu dire : "Omar Sheikh, l’homme qui a assassiné Daniel Pearl". Cette hypothèse a sa pertinence, d’autant qu’un mois avant cet entretien, le 2 octobre 2007, Benazir Bhutto avait émis le souhait de partir à la recherche de Ben Laden, seule ou avec l’aide de l’armée américaine. Si seulement David Frost avait bondi, comme aujourd’hui beaucoup d’internautes, à l’écoute de cette déclaration tonitruante, pour demander une mise au point, nous ne serions pas dans ce flou. Nous ne saurons jamais ce que Bhutto a voulu dire. Il paraît cependant peu probable qu’elle ait voulu lancer un tel scoop, l’air de rien, en passant, avec une telle nonchalance ; le lapsus semble, à première vue, l’hypothèse la plus crédible. Ce qui ne nous renseigne en rien sur l’état actuel de Ben Laden... soit dit en passant.

Portrait-robot de l’assassin

Mais revenons à l’autre information d’importance que contient l’intervention de Benazir Bhutto. Celle qui décrit, sans le nommer, le possible commanditaire de l’attentat du 18 octobre et, peut-être aussi, de son futur assassinat : "un personnage très important dans la sécurité", "un ancien officier militaire", "quelqu’un qui a été impliqué avec le Jaish-e-Mohammed, l’un des groupes de Maulana Azhar", et qui a aussi été impliqué "avec Omar Sheikh".

Pour tenter de déchiffrer ces quelques lignes, lisons-les à la lumière d’un article fondamental que Paul Thompson, l’auteur de la base documentaire Complete 9/11 Timeline, a consacré à Omar Sheikh (et à l’ISI). En voici un premier passage : "Au début de l’année 2000, Saïd [Omar Saeed Sheikh] et l’ISI ont aidé Azhar à former un groupe terroriste, le Jaish-e-Mohammed, et Azhar se retrouva rapidement derrière des actes terroristes, essentiellement au Cachemire. Lors de ses nombreuses attaques, le Jaish-e-Mohammed a travaillé avec l’ISI, Saïd et Azhar. Par exemple, peu après l’attentat à la bombe d’octobre 2001 au Cachemire, les services de renseignements indiens ont soutenu que le président pakistanais Musharraf avait reçu un enregistrement d’un appel téléphonique entre le chef du Jaish-e-Mohammed, Maulana Massoud Azhar et le Directeur Mahmoud [Mahmoud Ahmad], dans lequel Azhar rapportait que l’attaque à la bombe avait été un "succès"." A en croire Thompson, qui se base uniquement sur des articles de presse, le Jaish-e-Mohammed marchait donc main dans la main avec l’ISI. Quant à Omar Sheikh, il coopérait avec l’un et l’autre (comme d’ailleurs avec Al-Qaïda).

Voici un deuxième passage de l’article de Thompson : "[Omar Sheikh] travaillait pour Ijaz Shah, un ancien fonctionnaire de l’ISI qui s’occupait de deux groupes terroristes, pour le général de corps d’armée Mohammed Aziz Khan, lui aussi un ancien chef-adjoint de l’ISI en charge des relations avec le Jaish-e-Mohammed, et pour le général de Brigade Abdulhah, un ancien officier de l’ISI." S’il est difficile d’identifier clairement la personne à laquelle pensait Benazir Bhutto, il ne fait pas grand doute qu’il s’agissait d’un membre de l’ISI. Ils sont quelques-uns à répondre aux critères énoncés par l’ex-Premier ministre : Mahmoud Ahmad (évoqué dans le premier passage) est un ancien officier militaire (général de corps d’armée et chef de l’ISI), dont on dit qu’il a été lié avec Maulana Azhar dans une opération terroriste au Cachemire, et qui est aussi très largement soupçonné d’avoir financé les pirates du 11-Septembre, par l’entremise justement d’Omar Sheikh. Mais il n’est plus aujourd’hui un personnage-clé dans la sécurité ; depuis le 30 avril 2003, il est le PDG de la Fauji Fertilizer Company. Ijaz Shah semble mieux correspondre au portrait-robot dressé par Benazir Bhutto : ancien général de brigade et membre de l’ISI, connu pour ses liens avec les terroristes, c’est à lui que s’était secrètement rendu Omar Sheikh le 5 février 2002, lorsque son rôle dans l’enlèvement de Daniel Pearl avait été découvert. Shah l’avait alors retenu et briefé durant toute une semaine, avant de le remettre à la police pakistanaise. Mohammed Aziz Khan, remarquons-le, aurait aussi le bon profil, fortement lié à la fois à Omar Sheikh et au Jaish-e-Mohammed...

Le lourd bilan de l’ISI

Si l’ISI était impliquée dans l’assassinat de Benazir Bhutto, l’addition commencerait à être sévèrement corsée pour l’agence gouvernementale pakistanaise... dont l’implication a déjà été évoquée dans l’assassinat du commandant Massoud le 9 septembre 2001 (par l’Alliance du Nord : "Ahmed Shah Massoud a été la cible d’une tentative d’assassinat organisée par l’ISI pakistanaise et Oussama Ben Laden") ; puis, dans le financement du 11-Septembre, via son directeur Mahmoud Ahmad, voire dans l’organisation même des attentats, via un ancien chef de l’ISI, Hamid Gul (selon le Washington Times du 23 juillet 2004, qui relayait un document émanant d’une source haut placée au Pakistan : "L’ISI était pleinement impliquée dans la conception et le soutien de toute l’affaire [...]. J’ai des raisons de penser qu’Hamid Gul était le cerveau d’Oussama Ben Laden") ; et encore, dans l’attentat-suicide raté de Richard Reid (selon Roland Jacquard et Atmane Tazaghart dans Le Figaro du 20 juillet 2007 : "Ce membre de l’ISI [Khalid Khawaja] est celui qui servait d’instructeur pour les explosifs dans les camps d’al-Qaida, notamment à Shakar Dara. C’est lui qui avait manipulé Richard Reid, cet Anglais qui avait essayé de faire exploser l’avion du vol Paris-Miami le 22 décembre 2001 à l’aide d’explosifs cachés dans ses chaussures") ; enfin, dans l’enlèvement, le 23 janvier 2002, et la décapitation de Daniel Pearl, qui, précisément, enquêtait sur les liens entre Richard Reid et Al-Qaïda, et "sur ceux qui avaient commandité l’attentat" de Reid (c’est-à-dire l’ISI, selon Le Figaro...). Sans parler de l’inquiétante menace lancée, le 22 juillet 1999, à l’endroit des Twin Towers par l’agent de l’ISI Rajaa Gulum Abbas ("Ces tours-là vont s’écrouler"), et qu’avait rapportée l’agent secret Randy Glass à plusieurs officiels américains bien avant le 11-Septembre...

Benazir Bhutto n’a peut-être fait qu’un maladroit lapsus au sujet de la mort d’Oussama Ben Laden. Mais ce lapsus était probablement plus révélateur qu’il n’y paraissait au premier abord, car en tissant un lien, même inconsciemment, entre ses agresseurs (et futurs assassins) et les commanditaires du 11-Septembre, elle visait sans doute juste. Où que l’on regarde dans ces histoires, tout converge toujours vers l’ISI. L’étau se resserre. Une question, lourde et insistante, demeure en suspens : pourquoi les Etats-Unis n’ont-ils, à ce jour, jamais pris la moindre sanction vis-à-vis du Pakistan et des agents de l’ISI manifestement impliqués dans tous ces crimes ? Pourquoi le silence gêné de Condoleezza Rice, celui de Thomas Kean (Loose Change Final Cut, 15e minute) et de Lee Hamilton, président et vice-président de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre, lorsqu’on leur demande de réagir à la visite officielle de Mahmoud Ahmad à Washington dans la semaine des attentats, et sur le transfert de 100 000 dollars en direction de Mohammed Atta qui lui est attribué par différents journaux de renom, dont le Wall Street Journal ? A quoi joue l’administration Bush depuis le 11-Septembre, et peut-être même avant ? La question mérite enfin d’être posée. Avec insistance.

Pour plus d’information sur Omar Saeed Sheikh et l’ISI, lire l’article de Paul Thompson Les nombreux visages de Saïd Cheikh : il vous plonge réellement dans des abîmes de perplexité...

A voir Les nombreux visages de Saïd Cheikh http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/Ahmed_Omar_Said_Cheikh/Paul_Thompson.htm

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Le pouvoir algérien au rapport
Algérie | mercredi, 2 janvier 2008 | par La princesse enchantée
http://www.bakchich.info/article2214.html

Bakchich publie des extraits de l’étude sur le pouvoir algérien réalisée en 1995 par la journaliste Nicole Chevillard. A l’époque, le document avait séduit la DST.

En 1995, la journaliste Nicole Chevillard rédige une étude sur les dessous du pouvoir algérien. Bien renseigné, ce document, que Bakchich s’est procuré, a tapé dans l’œil de la DST française qui convoque la journaliste. Comme elle le raconte au site Rue.89, l’objet de cette rencontre qui a lieu peu après les attentats à Paris était de lui proposer de rédiger une étude pour « faire pression sur les généraux algériens pour qu’ils acceptent une solution politique pour que la paix revienne en Algérie ». N. Chevillard souligne aussi qu’elle avait compris que les Français soupçonnaient les services algériens d’être liés aux attentats.

C’est ce que la journaliste dira en octobre 2007 au procès de Rachid Ramda, le financier du groupe accusé d’avoir posé les bombes. Elle avait rencontré à l’époque le préfet Rémy Pautrat, ancien patron de la DST, qui lui aurait confié que les chefs des services algériens se seraient vantés « d’avoir retourné Djamel Zitouni », l’émir des GIA au moment des attentats.


Bakchich avait alors questionné le préfet Pautrat. En fait, il n’avait pas reccueilli les confidences des Algériens en personne mais plutôt celles de l’un des principaux patrons de la DST, Raymond Nart. Ce dernier lui avait raconté que son homologue algérien, Smaïn Lamari, lui avait expliqué que, lors d’une embuscade, ses forces spéciales avaient arrêté un groupe du GIA. Tous ont été tués, « à l’exception de Djamel Zitouni, le futur Émir du GIA. Celui-là, pendant une quinzaine d’années, on l’avait bien en main ».

Extraits de l’étude « Algérie : l’après-guerre civile » (Nicole Chevillard)

Commandos de la mort « il a beaucoup été question de ces voitures banalisées remplies de tueurs anonymes qui n’hésitaient pas à tirer, soit sur la foule, soit sur les forces de l’ordre. (…) Depuis le début de 1992 (…) ce phénomène n’a pas cessé de prendre de l’ampleur, intervenant d’ailleurs de façon quasi rituelle à chaque fois qu’une solution politique de sortie de crise semblait se dessiner. (…) Que des "commandos de la mort" existent en Algérie est un fait avéré. Il est simplement difficile de cerner avec précision les liens qu’ils entretiennent avec les services officiels ou certains hauts responsables de l’armée algérienne.

A deux doigts d’un accord avec le FIS A la fin octobre 1994, l’Algérie est passée très près d’un accord au sommet entre le FIS et la présidence (…) Selon des sources militaires, les émissaires de Liamine Zéroual (…) en étaient à discuter, point par point, sur une liste de quelque 2 000 noms, les postes qui pourraient être attribués à des représentants du parti dissous (…) Ces différentes tractations auraient dû aboutir (…) avant le 1er novembre 1994, à une déclaration d’Abassi Madani appelant les groupes armés à une trêve de six mois. Lui-même et Ali Benhadj auraient été libérés à l’occasion de la fête nationale. (…) C’est à Paris, où il s’était rendu à plusieurs reprises au cours des mois précédents, que Mohamed Lamari a, semble-t-il, trouvé les appuis politiques et les moyens (en termes militaires) de suspendre ce calendrier qui n’avait jamais reçu sa totale approbation.

L’armée déprimée Les tractations entre Zéroual et Lamari ont surtout révélé la précarité d’un pouvoir qui n’en était même plus à s’accorder trois années à lui-même, comme c’était le cas à l’issue de la conférence nationale de janvier 1994, mais guère plus d’une simple année… (…) Les sous-officiers qui sont en majorité issus du peuple, et donc perméables à tous les courants qui le traversent, ne sont plus acquis au régime. Ce sont eux qui sont le plus souvent cités, avec les simples soldats, dans les cas de complicité avec des actions terroristes.

Guerre des clans Il était ainsi possible, au printemps 1995, de dessiner trois grands centres de pouvoir :
- l’état-major de l’ANP, avec Mohamed Lamari (…) ;
- la présidence, soit le duo Zéroual-Betchine, allié au nouveau patron de la Sûreté Nationale, Ali Tounsi (…) ;
- entre les deux, le chef des services, Mohamed Médiène (…). Mais le rapport de force actuel s’établit clairement en faveur du général de corps d’armée Lamari.

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Le témoin-clé du 11 septembre 2001 : Les nombreux visages de Saïd Cheikh
http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/Ahmed_Omar_Said_Cheikh/Paul_Thompson.htm

Par Paul Thompson
le 4 septembre 2002, mis à jour le 25 février 2003 ;
Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Jean-François Goulon
http://www.cooperativeresearch.org/project.jsp?project=911_project

Nous vous recommandons vivement la lecture de cet essai. Ne vous préoccupez pas de sa longueur ou de sa complexité. L'histoire de Saïd Cheikh est autre chose que moyennement intéressante. En comprenant l'histoire de ce jeune homme, non seulement peut-on expliquer de nombreux mystères qui entourent le 11/9, y compris une preuve solide de l'implication de gouvernements étrangers dans les attaques, mais peut aussi révéler si une guerre nucléaire est probable dans un futur proche. C'est très sérieux! Lisez cet essai SVP! Veuillez noter que cet essai fut écrit pour la première fois en septembre 2002 mais qu'il a été minutieusement remanié à la suite de preuves additionnelles.

Note du traducteur : cet essai renvoie à plus d'une centaine d'articles de la presse internationale. Les plus pertinents seront traduits progressivement. Sur la page d'accueil, en dessous du dossier principal, "Les nombreux visages de Saïd Cheikh", les nouveaux articles traduits y seront affichés pendant une semaine.

Bonne lecture…
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ISI: "Le Gouvernement Invisible"

Ainsi que le London Times l'a décrit, Saïd Cheikh "n'est pas un terroriste ordinaire, mais un homme qui a des connexions qui remontent très haut au sein de l'élite militaire et des renseignements du Pakistan, ainsi que dans les cercles les plus intimes d'Oussama ben Laden et d'al-Qaïda". Afin de saisir pourquoi Saïd est si important pour comprendre le 11/9, il est nécessaire de connaître d'abord l'agence de renseignements pakistanaise, l'ISI (Inter-Services Intelligence). L'ISI joue un rôle bien plus significatif dans le gouvernement pakistanais que ses équivalents dans les autres pays. Time Magazine a fait remarquer : "Même selon les standards flous des agences d'espionnage, l'ISI est peu recommandable. Ce service est communément désigné comme étant 'un état dans l'état' ou le 'gouvernement invisible' du Pakistan". L'ISI a évolué jusqu'à sa forme actuelle durant la guerre entre l'Union Soviétique et les guérillas moudjahidin en Afghanistan, dans les années 80. La CIA pensait que la guerre afghane pourrait être une "guerre du Vietnam" coûteuse pour la Russie, et ils ont débloqué des milliards de dollars pour la résistance moudjahidin afin qu'elle demeure une épine dans le flanc de la Russie. Cette stratégie a marché : les soldats soviétiques se sont retirés d'Afghanistan en 1989, et l'Union Soviétique s'est effondrée deux ans plus tard, en partie à cause des coûts de la guerre.

Mais les coûts pour maintenir les Moudjahidin au combat étaient étourdissants et l'on estime qu'ils se situaient dans une fourchette allant de 6 à 40 Mds de dollars. Alors qu'une partie substantielle de ces sommes provenait de la CIA et du gouvernement saoudien, qui faisait passer l'argent par l'ISI, la plus grande partie des coûts fut reportée sur le commerce de l'opium afghan. Le Sydney Morning Herald a fait remarquer : "La culture de l'opium et la production d'héroïne dans la ceinture tribale du nord du Pakistan et de la partie adjacente de l'Afghanistan constituaient une ramification vitale de la coopération entre la CIA et l'ISI. Elle a réussi à plonger quelques soldats soviétiques dans l'addiction. Les ventes d'héroïne en Europe et aux Etats-Unis, effectuées au travers d'un réseau frauduleux élaboré de transport, de passeurs et de commissions, a compensé le coût d'une guerre qui a duré dix années en Afghanistan". La production d'opium afghan a gonflé de 250 tonnes en 1982, au début de la guerre, à 2.000 tonnes en 1991, juste après la fin de la guerre. Le Minneapolis Star Tribune a fait observer, "Si leurs alliés locaux étaient impliqués dans le trafic de drogue" — l'ISI et leurs alliés en Afghanistan — "cela n'a pas dérangé la CIA".

Bien que la guerre afghane fut terminée, l'ISI continua de faire du profit avec l'opium. En 1999, le Programme des Nations-Unies de la Surveillance de la Drogue a estimé que l'ISI se faisait environ 2 milliards de dollars par an avec la vente de drogues illicites. Le commerce de la drogue a contribué à lier l'ISI à Oussama ben Laden, dont on dit qu'il prenait 15% de commission en échange de la protection des passeurs et du blanchiment de leurs profits.

A partir de 1994, les Taliban, un groupe de Musulmans radicaux qui étudiaient au Pakistan, commencèrent à conquérir l'Afghanistan. Les Taliban avaient été recrutés par l'ISI et s'étaient façonnés en une force fanatique qui conquit la capitale afghane dès 1996. CNN a rapporté : "Les Taliban sont très largement accusés d'être la création des services de renseignements militaires du Pakistan [l'ISI]. Les experts disent que cela explique les succès militaires rapides des Talibans". Ce soutien s'est poursuivi. Par exemple, au début de 2001, un des plus grands experts américains sur l'Asie du Sud a soutenu que les Taliban étaient toujours "payés par l'ISI". L'ISI n'a pas seulement créé les Talibans pour des raisons stratégiques ; ils partageaient la vision radicale extrêmiste des Taliban. Ainsi que le Wall Street Journal le faisait remarquer en novembre 2001, "Malgré leurs mentons rasés et leurs uniformes repassés, les hommes de l'ISI sont aussi fondamentalistes que tous les barbus fanatiques ; l'ISI a créé les Taliban pour qu'ils soient leur instrument et il les soutient toujours".

Le parcours de Saïd

Saïd Cheikh finira par être profondément impliqué dans le monde de l'ISI, ainsi que dans celui d'al-Qaïda. Mais au départ, il semblait être un candidat improbable pour faire une carrière dans l'espionnage et le terrorisme. Il est né en Grande-Bretagne sous le nom de Ahmed Omar Saïd Cheikh, fils d'un riche fabriquant de vêtements pakistanais. Il grandit à Londres et fréquenta les meilleures écoles privées où il fut un brillant étudiant. Il étudia les mathématiques et les statistiques à l'école des Sciences Economiques de Londres. Alors qu'il était encore étudiant, il démarra avec succès une affaire de placements financiers et était aussi champion d'échec, champion de bras de fer de classe internationale et expert en arts martiaux — une combinaison rare de prouesses physiques et mentales.

Sa vie a pris un tournant lorsqu'il s'est porté volontaire pour un travail de charité en Bosnie à la fin de 1992. La guerre bosniaque faisait rage et il fut témoin des atrocités commises par les Serbes et les Musulmans bosniaques. Il retourna en Grande-Bretagne comme Musulman radical engagé. Grâce à ses capacités impressionnantes en économie et en mathématiques, à son aisance en anglais et à sa parfaite compréhension de la société occidentale, il constituait un agent de grande valeur pour n'importe quel groupe terroriste.

En 1993, il apparut au Pakistan en tant que membre d'un groupe militant combattant pour libérer le Cachemire des mains de l'Inde. Le Pakistan combattait l'Inde depuis des années pour le contrôle du Cachemire et il semble que Saïd, à cette époque, était rémunéré par l'ISI pour aider la cause pakistanaise au Cachemire. En 1994, Saïd commença son entraînement dans un camp en Afghanistan. Très vite, c'est lui qui enseigna aux autres. Tandis qu'il s'entraînait là-bas, il développa des liens étroits avec al-Qaïda. A la fin de l'année il était connu pour être le "fils préféré" d'Oussama ben Laden ou "mon fils spécial".

La prison et la fuite

Saïd dans un hôpital indien, peu de temps après avoir été arrêté en 1994. Il fut blessé par balle lors de sa capture [Indian Express]

Saïd Cheikh fut arrêté en Inde en 1994 alors qu'il était en mission d'enlèvement dans le but d'échanger des touristes occidentaux contre des séparatistes cachemiris. L'ISI paya ses frais de justice, mais il fut quand même condamné à servir une longue peine dans une prison indienne. Alors qu'il était en prison, ses capacités naturelles lui permirent de devenir le leader de la vaste population musulmane qui y était enfermée. Selon ses propres termes, il "y vécut pratiquement comme un parrain de la Mafia". Il a été affirmé qu'en 1999 les services de renseignements britanniques ont offert en secret l'amnistie à Saïd et la possibilité de "vivre à Londres en homme libre" s'il acceptait de révéler ses liens avec al-Qaïda. Apparemment, il a refusé. Encore plus curieux, la Pittsburgh Tribune-Review a suggéré en mars 2002 qu'il "y en a beaucoup dans le gouvernement Musharraf à penser que le pouvoir de Saïd Cheikh ne provient pas de l'ISI, mais de ses connections avec la CIA. La théorie est que … Saïd Cheikh a été acheté et qu'il l'a payé".

En décembre 1999, des terroristes ont détourné un avion commercial indien sur Kandahar, en Afghanistan. Après une impasse qui dura huit jours, les 155 otages furent relâchés en échange de Saïd et de trois autres terroristes pakistanais détenus par l'Inde. Il devait déjà être d'une grande valeur pour al-Qaïda, parce que le détournement apparaît avoir été largement financé et mené par eux. Saïd est resté plusieurs jours dans une pension de famille de Kandahar, s'entretenant avec le dirigeant Taliban, le Mollah Muhammad Omar, et Oussama ben Laden. Ensuite, un colonel de l'ISI l'a escorté jusqu'à une résidence sûre au Pakistan.

Saïd trouve de quoi s'occuper

Les pirates de l’air quittent l’avion d’Indian Airlines sous la supervision des Taliban. On leur a donné 8 heures pour quitter le pays. [BBC]

Pendant environ deux années de liberté avant le 11 septembre, Saïd était un terroriste très occupé. Selon Newsweek, Saïd, une fois au Pakistan, "vécut au grand jour — et dans l'opulence — dans un quartier riche de Lahore. Des sources américaines disent qu'il n'a pas fait grand chose pour cacher ses liens avec les organisations terroristes et qu'il a même participé à des réceptions luxueuses en compagnie d'officiels du gouvernement pakistanais". Le gouvernement des Etats-Unis en a déduit qu'il était un "agent protégé" de l'ISI. En fait, sa maison lui avait été donnée par l'ISI. Encore plus étonnant, les médias ont rapporté que Saïd pouvait retourner librement en Grande-Bretagne, exactement comme s'il avait accepté l'offre secrète d'amnistie des britanniques. Il rendit visite à ses parents en Grande-Bretagne en 2000 et une autre fois au début de 2001. Les citoyens britanniques, kidnappés par Saïd en 1994, ont déclaré que la décision du gouvernement de ne pas le traduire en justice était une "honte" et un "scandale".

Il a été rapporté que Saïd a aidé à entraîner les pirates de l'air. C'est sans doute en Afghanistan qu'il a entraîné les autres, puisqu'il s'y rendait régulièrement. Il a aussi été rapporté qu'il a aidé à concevoir pour al-Qaïda un système de communications sécurisées, basées sur un réseau Internet crypté. "Son avenir dans le réseau semblait sans limite ; il y a même eu des pourparlers pour qu'il succède un jour à ben Laden".

Mais en même temps, il passait une grande partie de son temps à travailler pour l'ISI. Il travaillait pour Ijaz Shah, un ancien fonctionnaire de l'ISI qui s'occupait de deux groupes terroristes, pour le général de corps d'armée Mohammed Aziz Khan, lui aussi un ancien chef-adjoint de l'ISI en charge des relations avec le Jaish-e-Mohammed, et pour le général de Brigade Abdulhah, un ancien officier de l'ISI. Les autres officiers supérieurs de l'ISI le connaissaient bien. On ne sait pas quelle quantité de travail pour al-Qaïda a été exécuté sur les ordres de l'ISI.

Le rôle de Saïd dans les attaques du 11/9 est révélé pour la première fois

À partir de là, le complot du 11/9 d'al-Qaïda s'est mis en marche. Quelqu'un, dans les Emirats Arabes Unis, utilisant un faux nom, a transféré périodiquement des sommes d'argent, entre juin 2000 et la veille du 11/9, aux pirates de l'air Mohammed Atta et Marwan Alshehhi. L'identité de cette personne a été un sujet hautement controversé. Le 23 septembre 2001, il fut rapporté pour la première fois que les autorités recherchaient (finalement) Saïd Cheikh, sans autre explication. Le lendemain, il fut rapporté que le "commanditaire" avait été retrouvé et qu'il utilisait l'alias de "Mustapha Ahmed". Le 1er octobre 2001, le Guardian rapportait : "On pense que l'homme situé au centre du réseau financier est Cheikh Saïd, connu aussi sous le nom de Mustapha Mohammed Ahmed", mais on n'était pas sûr à ce moment-là de qui il s'agissait vraiment. Le 6 octobre, CNN révéla que "les enquêteurs américains pensent à présent que Cheikh Saïd, utilisant l'alias de Mustapha Mohammed Ahmed, a envoyé plus de 100.000 dollars à Mohammed Atta à partir du Pakistan". Encore plus important : CNN a confirmé qu'il s'agissait du même Saïd Cheikh qui avait été libéré d'une prison indienne en 1999.

le Général Mahmoud et l'ISI entrent dans la danse

Le 7 octobre 2001, le Président pakistanais Musharraf licencia le chef de l'ISI — le Général de Corps d'Armée Mahmoud Ahmed. Le lendemain, des quotidiens, surtout en Inde mais aussi au Pakistan, ont dit qu'il avait été licencié pour son rôle dans les attaques du 11/9, ce qui a créé un véritable scandale. Par exemple, un quotidien pakistanais a déclaré : "Le Général de Corps d'Armée, Mahmoud Ahmed, a été remplacé après que les enquêteurs du FBI ont montré qu'il avait des liens crédibles entre lui et Omar Sheikh, l'un des trois militants libérés en échange des passagers de l'avion d'Indian Airlines qui avait été détourné en 1999… Des sources bien informées ont déclaré qu'il y avait suffisamment d'indices récoltés par les agences de renseignements américaines selon lesquelles c'était le Général Mahmoud qui avait donné l'instruction à Cheikh de transférer 100.000 dollars vers le compte de Mohammed Atta…" Des journaux indiens ont soutenu que les services secrets indiens avaient contribué à établir le lien. Pourtant, cette histoire explosive n'a pratiquement pas été mentionnée en Occident. Aux Etats-Unis, aussi surprenant que cela paraisse, la seule mention se trouvait dans une brève du Wall Street Journal, "Les autorités américaines … confirment (ont confirmé) que 100.000 dollars ont été transférés au pirate de l'air du WTC, Mohammed Atta, à partir du Pakistan par Ahmed Omar Cheikh sur l'instruction du Général Mahmoud". La plupart des autres comptes-rendus occidentaux expliquaient simplement que Mahmoud avait été licencié parce qu'il était trop proche des Taliban.

Si elle est véridique, cette histoire suggérerait fortement que l'ISI a joué un très grand rôle dans les attaques du 11/9. Pourquoi un tel silence sur une histoire de cette importance ? On pourrait mettre sur le compte du scepticisme le fait que cette histoire était simplement de la propagande indienne. Mais une description plus large, détaillée ci-dessous, suggère qu'il y a quelque chose de plus dans l'attitude des médias : une forte réticence à imprimer toute preuve suggérant que le Pakistan se trouvait derrière les attaques du 11/9.

La disparition soudaine et complète de Mahmoud semble aussi étrange. Il est rapporté qu'il vit "virtuellement en résidence surveillée" , et qu'il a refusé de parler aux journalistes depuis son licenciement. D'autres anciens directeurs de l'ISI qui vivent au Pakistan et qui semblent soutenir encore plus les Taliban continuent de se faire entendre très fort (comme le Général de Corps d'Armée, Hamid Gul ), et de nombreux autres officiers de l'ISI ont soutenu les Taliban d'une façon qui ressemble à une défiance des souhaits de Musharraf et ils ne sont pas menacés de résidence surveillée.

Suite sur http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/Ahmed_Omar_Said_Cheikh/Paul_Thompson.htm
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« Répondre #132 le: 03/01/2008 - 12:59:36 »

Encore des preuves du crime de pakistanisation puis d'irakisation de l'Algérie

Tribune libre : La terrible leçon mauritanienne
Par Mohamed Benchicou, journaliste et écrivain algérien, auteur des Geôles d’Alger, directeur du quotidien le Matin, suspendu.
Article paru le 2 janvier 2008 - humanité.fr
http://www.humanite.fr/2008-01-02_Tribune-libre_La-terrible-lecon-mauritanienne

Il nous faut décidément encore compter sur la mort pour réaliser à quels drames peut conduire la frivolité des vivants. L’assassinat des quatre touristes français en Mauritanie par des terroristes entraînés en Algérie réveille la question qui fâche : au prix de combien de vies encore l’Élysée va-t-il soutenir le régime d’Alger et l’aider à se reconduire par un troisième mandat pour Abdelaziz Bouteflika ? Dans une récente contribution au journal le Monde, l’écrivain algérien Boualem Sansal apostrophait « nos amis français » en ces termes : « Quand M. Sarkozy vous ramènera le point de croissance supplémentaire promis durant la campagne présidentielle, j’espère que vous vous rappellerez d’où il vient, ce point, et quel prix il nous coûte » (1). Sansal parlait de la dîme en vie humaines et en humiliations que paye, chaque jour que Dieu fait, la société algérienne à la gloire d’un régime corrompu et usé. J’ai bien peur, hélas ! qu’avec l’assassinat des quatre touristes en Mauritanie nous n’en soyons plus là et que la contrepartie au maintien du régime algérien ne se mesure plus seulement en deuils algériens mais aussi en larmes françaises.

Le quadruple meurtre d’Aleg indique bien qu’al Qaeda au Maghreb s’est suffisamment structuré pour pouvoir honorer les menaces d’un de ses chefs, Ayman Al Zawahiri : s’en prendre aux Français au Maghreb. « Depuis hier, ce sont tous les Français résidant ou voyageant dans la région qui peuvent se sentir visés », réalisait le Figaro, au lendemain de l’attentat.

Nous aimerions tant le démentir. Mais le sordide constat est là : l’organisation terroriste est solidement installée à une heure de Paris, peut-être même à Paris, comme le laisse supposer le récent coup de filet de la DST.

Quel lien avec le régime algérien, dira-t-on ? Un élémentaire lien de cause à effet. Al Qaeda ne se serait jamais implantée au Maghreb s’il n’y avait à la tête du principal pays de la région ce pouvoir corrompu, usé, vieilli, coupé de la société, obsédé par sa seule survie, incapable de faire face non seulement aux défis de l’époque - les Algériens en payent le prix en décadences continues, en suicides et en harragas - mais aussi aux périls du moment, à leur tête, le terrorisme.

En choisissant de s’installer en Algérie, al Qaeda a choisi l’État le plus faible. Il faut croire, pour une fois, les dirigeants algériens quand ils avouent leur impuissance, de la bouche du ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, ou du chef de la police, Ali Tounsi : le régime grabataire algérien est incapable de contenir le terrorisme d’al Qaeda. Coupé de sa société, il ne bénéficie plus de l’apport de la population dans la traque des terroristes, comme c’était le cas dans les années quatre-vingt-dix. Corrompu, livré à des mafias de toutes sortes, il a laissé se développer des réseaux parallèles par lesquels transitent les arsenaux terroristes qui peuvent à loisir faire entrer des hommes, des armes ou même des camions bourrés d’explosifs. Traversé par des courants mafieux qui ne songent qu’a s’éterniser autour de la rente, il n’est obsédé que par sa survie, et prêt à toutes les capitulations pour se maintenir à la tête du pays. Et c’est ce qu’il fait : en dépit de son impuissance et pour rester au pouvoir, il ne cesse de tendre la main à la seule force qui le menace, les groupes armés islamistes, affichant une vulnérabilité et une aptitude constante à l’abdication dont se nourrit al Qaeda.

C’est le pouvoir qui redonne, régulièrement, son second souffle au terrorisme. Cette fragilité dramatique d’un État voisin n’a, du reste, pas échappé aux responsables de la sécurité française. Le directeur général de la police nationale française, Frédéric Péchenard, se préoccupait déjà en septembre dernier de la « fragilité algérienne » dans un entretien au Journal du dimanche.

Il faut croire que les dirigeants politiques français ne partagent pas le diagnostic de leurs policiers. Ou, plutôt le partagent-ils mais pour, croyaient-ils, en tirer profit en monnayant leur soutien à un régime usé. Le quadruple meurtre de Mauritanie vient nous rappeler l’impensable dommage qu’il y a à troquer la France des Lumières et des droits de l’homme pour 10 milliards d’euros de contrats : on ressuscite le Moyen Âge chez soi.

On ne peut à la fois se prémunir du terrorisme et aider les régimes archaïques qui lui servent de gisements nourriciers : telle est la leçon algérienne qui nous vient de Mauritanie.

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"J'aimerais dire ceci à nos amis français…." par Boualem Sansal
le 03 Janvier, 2008
Article paru dans Le Monde du 22.12.07 - Boualem Sansal est écrivain
http://www.lematindz.net/Chroniques/jaimerais-dire-ceci-a-nos-amis-francais-par-boualem-sansal.html
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-992366,0.html

"Il se dit ici que M. Sarkozy serait partant pour soutenir M. Bouteflika dans sa démarche de violation de la Constitution. Est-ce possible ? Vend-on la France des Lumières et des droits de l'homme pour seulement 10 milliards d'euros de contrats ? … J'aimerais dire ceci à nos amis français : quand M. Sarkozy vous ramènera le point de croissance supplémentaire promis durant la campagne présidentielle, j'espère que vous vous rappellerez d'où il vient, ce point, et quel prix il nous coûte."

C'est triste à dire mais, quand Alger compte ses morts, victimes des opérations hollywoodiennes d'Al-Qaida au Maghreb, on en oublie, pour un moment, ceux qui ici et là, au quotidien, dans l'Algérie profonde, martyre de toujours, tombent dans l'anonymat et le silence, abattus au coup par coup, en passant par des terroristes de série B, accrochés mordicus à de vieux scénarios écrits aux temps archaïques des GIA et des généraux massacreurs.

Nos morts du 11 décembre, dont sept étrangers venus travailler pour nous dans le cadre de l'ONU, sont tombés à Alger, la capitale, en des quartiers chics hautement sécurisés car tout proches du palais. L'événement est colossal, fascinant comme un tremblement de terre de magnitude 9.

Et comme pour le 11 septembre 2001 à New York, le 11 mars 2004 à Madrid, le 11 avril et le 11 juillet 2006 à Karachi et à Bombay, le 11 mai et le 11 juillet 2007 en Algérie, la poussière n'était pas retombée, ce mardi 11 décembre 2007 à Alger, que le drame était sur les écrans consternés du monde entier. Dans les cas d'urgence, la compassion des hommes va à la vitesse de la lumière. Le 11 de chaque mois sera peut-être, pour longtemps hélas, le temps de l'urgence.

Depuis, Alger est dans tous les coeurs, les nôtres bien sûr, qui n'en peuvent plus, et ceux de Paris, Washington, Berlin, Londres, Rabat, Rome, Moscou, Madrid, et celui d'Israël avec lequel l'Algérie n'a pas de relations diplomatiques mais des liens séculaires par le truchement des juifs d'Algérie installés là-bas. Tous ont dit leur chagrin et leur solidarité. Et Ban Ki-moon, arrivé aussi vite qu'il a pu pour exprimer sur place sa sympathie et celle de l'ONU, dont il est secrétaire général.

L'Assemblée nationale française, comme un seul homme, s'est levée et a observé une minute de silence. Comme nous l'avons entendu, ce silence, mesdames et messieurs les députés ! Elle a pu mettre de côté l'indignation noire qu'avaient provoqué en son sein les propos indigents d'un de nos ministres. Comme quoi, la grandeur est toujours supérieure à la petitesse.

Oui, toutes les voix ont parlé pour nous dire : "Nous sommes à vos côtés", ça fait chaud au coeur. Oui, toutes les voix, sauf une, celle du président de tous les Algériens, Abdelaziz Bouteflika. Sans doute ne sait-il pas que, cette fois, nous sommes venus mourir dans son pré carré, sous sa fenêtre. Qu'importe, une voix manquante dans la grande et réconfortante clameur du monde, ça ne compte pas. "Un coeur n'est juste que s'il bat au rythme des autres coeurs", disait Eluard.

Les attentats qui rythment nos jours avec la régularité du métronome ont encore ceci de douloureux qu'ils nous remettent brutalement le nez sur une vérité cruelle que nous avons tendance à occulter : nous sommes quelque part complices, malgré nous, de ceux qui ont fait de notre pays une arène de mort. Tels les gladiateurs de la Rome antique qui se battaient le poitrail en criant à l'adresse du dictateur : Ave Caesar, morituri te salutant, chaque jour que l'imperium nous donne à vivre, nous entrons dans son arène, avec le sentiment que nos vies lui appartiennent et que, par le simple mouvement de son pouce, il peut les arrêter ou leur accorder un sursis.

Depuis l'indépendance, voilà quarante-cinq longues années, nos vies que nous croyions avoir libérées de vieux jougs sont tombées entre les mains d'hommes indignes à tout point de vue. Nous savions leur arrogance, leur mépris, leur brutalité, leur avidité, leur effroyable et dangereuse incompétence, et pourtant, toujours, comme l'esclave pour son maître, nous leur trouvions les qualités dont ils manquaient le plus. L'époque était ainsi, il était plus intelligent d'immoler un bouc émissaire étranger que de chasser les loups de nos rues.

Mais voilà que s'annonce le réveil. La première phase est commencée, déjà les Algériens ont massivement tourné le dos à l'islamisme et à tout ce qui représente le système. Les prêches des uns et les mascarades électorales de l'autre ne font plus recette. Parce que le réveil est souvent difficile, ils sont bougons, irritables. Grèves, émeutes, revendications à la chaîne, incivisme, désobéissance civile, émigration clandestine sont des signes qui ne trompent pas : le peuple est en marche vers son destin.

Et ce mouvement que nous observons au jour le jour nous donne autant d'espoirs que de craintes. Qui veut d'un peuple libre ? C'est le cauchemar des islamistes, la hantise du système, l'horreur absolue pour les dictatures soeurs du monde arabo-musulman. Ils feront tout pour nous remettre à genoux, front contre terre.

Les attentats seront plus nombreux et le pouvoir, qui a plus d'un tour dans son sac et plus de 100 milliards de dollars dans sa cagnotte, traquera chacun de nous jusque dans sa tombe. Nos islamistes en appelleront aux kamikazes d'Iran, d'Arabie, d'Afghanistan, d'Irak. Saïd Saadi, chef du Rassemblement pour la culture et la démocratie, pense qu'Al-Qaida oeuvre à faire de l'Algérie un deuxième Irak. Il parle d'"irakisation", le mot est effroyable.

Le pouvoir en appellera aux frères de la Ligue arabe, tous experts ès dictatures, et à l'Occident, converti à la realpolitik par la menace islamiste et les soucis d'argent, qui, du coup, ne voit plus dans nos revendications démocratiques que soubresauts de possédés. Nous serons plus seuls que jamais.

Mais voilà, la liberté a son prix et il faut le payer, et la démocratie a le sien et, de même, il faut s'en acquitter. Ah, comme nous aimerions voir la solidarité que le monde nous a manifestée dans la peine nous accompagner également sur le chemin du rétablissement et de la liberté ! Nous aimerions, par exemple, les entendre suggérer, par la voie diplomatique s'il n'est pas possible d'être plus clair, à M. Bouteflika de respecter notre Constitution et de nous rendre le tablier à la fin de son mandat, en avril 2009.

Est-ce trop demander à des pays qui ont fait du respect du droit un art de vivre et qui prétendent l'enseigner au monde ? Il se dit ici que M. Sarkozy serait partant pour soutenir M. Bouteflika dans sa démarche de violation de la Constitution. Est-ce possible ? Vend-on la France des Lumières et des droits de l'homme pour seulement 10 milliards d'euros de contrats, au demeurant susceptibles d'être dénoncés en cours de route, en tout cas grevés avant mise en route de 20 % à 30 % de commission ? Qu'a-t-il offert au terroriste Kadhafi, à part des armes et du nucléaire, en plus de la permission de venir dresser sa tente à Paris quand ça lui chante ? Et à cette vieille Chine repue qui toise le monde, les yeux mi-clos ?

M. Sarkozy ne le sait-il pas, l'a-t-il oublié comme M. Bouteflika : les peuples, comme les éléphants, n'oublient jamais ceux qui leur ont fait du mal. Gordon Brown, premier ministre de la perfide Albion, a montré plus de cohérence : il a refusé de se rendre à Lisbonne de peur d'avoir à se salir la main au contact du sanguinaire Mugabe.

J'aimerais dire ceci à nos amis français : quand M. Sarkozy vous ramènera le point de croissance supplémentaire promis durant la campagne présidentielle, j'espère que vous vous rappellerez d'où il vient, ce point, et quel prix il nous coûte.
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« Répondre #133 le: 03/01/2008 - 13:27:37 »


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Le "terrorisme" en Kabylie et dans certaine regions d'Algérie a t il une relation avec les découvertes récentes de plusieurs gisements d'Or, d'Argent et d'Uranium dans ces régions ? L'avidité de certains "Algériens" est maléfique mais leurs actes malfaisants facilement prévisibles.

Après avoir spolier et piller "scientifiquement", avec l'aide de mains étrangères, les gisements de pétrole, de gaz naturel et d'Uranium des Terre ancestrale des Touaregs "Algériens", les idôlatres fanatiques "Algériens" (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz) sont entrain de "préparer le terrain avec l'arme du terrorisme" pour spolier et piller "scientifiquement", avec l'aide de mains étrangères, les gisements d'Or, d'Argent et d'autres matières premières  incluant l'uranium, devenues "métaux précieux" grâce à la pénurie et la forte demande du marche mondiale, des terres ancestrales des Kabyles de la Kabylie.

L'âge du règne des idôlatres fanatiques "Algériens" (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz naturel) est vraiment très sombre, maléfique, sanguinaire et cruel.

Investisseurs étrangers bienvenue en Algérie dans l'âge diabolique de l'idôlatrie fanatique Algérienne de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz naturel) et bientôt dans un nouvel âge diabolique de l'idôlatrie fanatique Algérienne des matières premières devenues "métaux précieux" grâce à la pénurie et la forte demande du marche mondiale.

Beaucoup de sacrifices humains ont été et sont volontairement et sadiquement offert à l'idôlatrie fanatique Algérienne de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz naturel) et maintenant la nouvelle idôlatrie fanatique Algérienne des matières premières demande beaucoup de sadiques sacrifices humains
.

Alerte Rouge - Alerte Rouge - Alerte Rouge

Algériens, Il est temps de vous débarrasser d'une grande partie de vos devises et dinars Algériens en faveur de l'Or physique car économiquement vous seraient potentiellement protéger des futures dévaluations majeures et brutales du dinar Algérien, du dollars américains ainsi que de l'Euro.

Si vous voulez vous faire respecter dans le future proche, l'Or physique sera votre "arme stratégique" pour vous faire ouvrir toutes les portes ("économiques, financières, politiques et émigration) du monde entier sans aucune exception.  l'Or physique est et sera la "devise" mondiale de référence acceptée par tous les pays quelque soit leurs monnaies locales destinées à l'instabilité et à la dévaluation.


********* LIRE*****
http://www.edito-matieres-premieres.fr/0103/metaux-precieux/or/or-continuera-de-s-enflammer.html
http://www.publications-agora.fr/pack/investisseur-or-matieres.php/MAT/


Au cours des deux prochaines années, vous assisterez à la plus grande hausse du cours de l'or de toute l'histoire des marchés. Une envolée qui a toutes les chances d'emmener le métal jaune jusqu'à 2 000 dollars américains par 1 Once d'Or physique 24 Carats, actuellement, un (1) Once d'Or 24 Carats vaut 864,11 dollars américains,

Définition du Carat : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carat

1 Once d'Or physique de 24 Carats = 31 grammes d'Or physique 24 Carats = 864,11 dollars américains = 585,56 euros =  57 690,00 Dinars algériens donc 1 gramme d'Or physique 24 Carats = 27,73 dollars américains = 18,78 euros =  1 849,28 Dinars algériens

voir ici les taux de change de 1 Once Or vers dollars américains, euros et Dinars algériens http://www.oanda.com/converter/classic?lang=fr

statistiques voir http://www.oanda.com/convert/fxhistory :

Le 01 janvier 2003, 1 Once d'Or physique 24 carats valait 348,30 dollars américains
Après 5 ans, le 04 janvier 2008,  le Once d'Or physique 24 carats vaut 865,690 dollars américains
Soit environ 40% d'augmentation de la valeur de l'once d'Or par rapport au dollar américain sur 5 ans, 8% par an.

Le 01 janvier 2003, 1 Once d'Or physique 24 carats valait 331,7770 euros
Après 5 ans, le 04 janvier 2008,  le Once d'Or physique 24 carats vaut 587,9050 euros
Soit environ 56% d'augmentation de la valeur de l'once d'Or par rapport a l'euro sur 5 ans, 11,2% par an.

Le 01 janvier 2003, 1 Once d'Or physique 24 carats valait 28 611,10 Dinars algériens
Après 5 ans, le 04 janvier 2008,  le Once d'Or physique 24 carats vaut 57 994,70 Dinars algériens
Soit environ 50% d'augmentation de la valeur de l'once d'Or rapport au dinar algérien sur 5 ans, 10% par an


Voir :
http://www.publications-agora.fr/
http://www.edito-matieres-premieres.fr/index.html
http://www.24hgold.com/francais/cours_or_argent.aspx
http://www.invest.gold.org/sites/fr/
http://lebloggold.blogspot.com/2007_09_01_archive.html



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LA BIJOUTERIE EN ALGÉRIE: UNE TERRE BRÛLÉE
L’informel occupe 80% du marché de l’or

Lynda BEDAR  - Samedi 05 Janvier 2008 - L'Expression
http://lexpressiondz.com/article/2/2008-01-05/48575.html

VOICI LES CAPACITES D'EXTRACTION DE MINERAUX (MATIERES PREMIERES) ALGERIENS http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?action=dlattach;topic=44.0;attach=476
http://minerals.usgs.gov/minerals/pubs/country/2002/agmyb02.xls
http://www.mem-algeria.org/mining/index.htm


L’once d’or a atteint, mercredi, 860,10 dollars, pulvérisant ainsi son record historique (850 dollars) datant de janvier 1980.

Défaillance. A l’instar des autres marchés en Algérie, celui de l’or devient incontrôlable. Et pour cause, sur une demande annuelle d’environ 15 tonnes de cette matière précieuse, l’Entreprise nationale d’exploitation des mines d’or (Enor) n’a vendu que 200kg durant l’année 2007. La réponse semble être claire: la majorité des 30.000 bijoutiers et autres utilisateurs répartis à travers le territoire national s’approvisionnent auprès de l’informel, selon des sources concordantes. Un tel commerce continue de s’accroître en moyens matériels et humains. Ainsi, les vendeuses ambulantes appelées communément les «delalate» viennent d’être renforcées par l’apport d’hommes qui se sont mis aussi au commerce ambulant de l’or. Ceux-ci étaient chargés, auparavant, d’assurer leur sécurité. L’on apprend aussi que durant l’année 2007, plus de 2000 ateliers de fabrication de bijoux ont mis la clé sous le paillasson. Sachant que dans les années précédentes, ils étaient au nombre d’environ 100.000 à travers les quatre coins du pays, il ne reste à présent, malheureusement, que 20.000 ateliers. Corollaire immédiat: 250.000 emplois ont été supprimés. Que vous soyez à la rue de la Lyre, à l’intersection de la rue Larbi Ben M’hidi et de la rue Lumumba, à Oued Kniss ou à Bachdjarrah, vous ne pouvez leur échapper, si ce n’est qu’à regarder leurs articles afin de vous persuader d’en acheter.

Au fait, ce sont des groupes de femmes et d’hommes, jeunes et moins jeunes. Tous les jours que Dieu fait, ces groupes viennent en essaim vendre leur marchandise. Impossible de passer son chemin sans être abordé par ces marchands ambulants. Les femmes sont assises en groupes à même le trottoir. Dans leur sac à main, une mini-bijouterie qu’elles exhibent à la vue d’un éventuel client. Une gamme variée de bijoux dont chaque article coûte dix fois moins cher qu’en vitrine.

Des jeunes veillent sur elles. Ils sont spécialisés en rachat de bijoux en or cassé «1000DA pour 1g d’or», clament-ils. Cette activité se passe sous le regard indifférent des policiers en faction. L’indifférence des forces de sécurité n’est plus à démontrer dans ces lieux. L’endroit préféré de ces marchands au noir a lieu le plus souvent devant les banques.

L’objectif est d’attirer facilement les clients. Ainsi, elles vous montrent différents articles: bagues, boucles, chaînes, bracelets...qu’elles vous proposent à des prix défiant toute concurrence. Difficile de résister devant de telles aubaines.

Leurs clients sont souvent des gens à revenu moyen quand il n’est pas dérisoire, affaiblis en outre par la cherté de la vie. Ils cèdent facilement à leurs offres. A ce sujet, une source proche du ministère des Finances, a précisé que la prolifération du marché de l’informel de l’or est due à des raisons économiques. Quant au marché national de ce métal précieux, il est bien encadré par les pouvoirs publics, selon cette source. En plus des Douanes et de la Gendarmerie nationale, 38 autres services d’enquête et contrôle sont répartis sur le territoire national. Tous effectuent le contrôle du marché de ce produit de luxe. S’agissant du marché informel, notre source souligne qu’il faut acheter chez les propriétaires de vitrines. «Quant à la voie publique, elle ne nous appartient pas. Notre mission consiste seulement au contrôle des vitrines», affirme notre source. Et d’ajouter: «Jusqu’à septembre 2007, l’on a enregistré 1321 infractions. On a saisi plus de 287kg d’or et plus de 280kg d’ouvrages non poinçonnés.» S’agissant des faux poinçons, poursuit la même source, «une quantité dépassant les 10kg a été saisie, alors que 112 PV ont été rédigés pour faux poinçons». Par ailleurs, notre source a révélé que la quantité d’or poinçonnée par le service de la garantie durant l’année 2006 est de l’ordre d’une tonne et 107kg.

En outre, elle a indiqué que le consommateur a le droit d’ester en justice le bijoutier quand il s’avère que le bijou est faux, car le client est protégé par la loi. Cela, bien sûr, lorsqu’il achète en vitrine. Mais lorsque l’achat se fait dans l’informel, il n’est pas protégé car l’acquisition n’est pas facturée, conclut la même source.

En quête d’un partenariat, voire d’une bijouterie industrielle afin de donner plus de valeur ajoutée pour réaliser un produit de qualité, M.Cherifi Madjid, directeur général à l’Agence nationale pour la transformation de l’or et des autres métaux précieux (Agenor), a indiqué que l’objectif de son entreprise est de donner un label Agenor pour distinguer son produit. Cela est la stratégie de cette entreprise qui vise à attirer le client vers le marché formel. Et d’ajouter «comme on n’ affine pas l’or, notre objectif est d’affiner l’or de l’Enor».

Rush sur le marché informel

Pour sa part, une source proche de l’Agenor nous a précisé que c’est la non-réglementation du marché national de l’or qui a permis au marché informel de s’installer et de bien se structurer. Plus explicite, elle dira: «Avant septembre 2001, l’once d’or coûtait 260 dollars et l’once d’argent 4,5 dollars. Aujourd’hui, l’once d’or avoisine les 700 dollars et l’once d’argent les 14 dollars, ce qui fait que le pouvoir d’achat du citoyen a diminué. On ne peut plus faire des achats importants. Quant à la loi de finances 2005, elle permet aux opérateurs activant dans les métaux précieux, après agrément, d’importer ou d’exporter tout produit or et argent. Il se trouve que cette loi exige une caution de garantie à déposer au niveau des services des Douanes d’une valeur de 40% du montant, caution fixée à 40% de la valeur de la marchandise importée.» Et de renchérir: «Les droits de douane et ceux de la garantie varient de 15% à 16%, alors que dans les autres pays, ils tournent autour de 5%. Ce qui a laissé la brèche ouverte à l’activité informelle. Pour cela, il faut supprimer les entraves bureaucratiques pour mettre fin au marché informel. Tant qu’il y aura des taxes élevées, le marché informel existera et prendra de l’ampleur».

Selon la commission nationale des bijoutiers, l’or que fournit l’Enor ne représente que 10% de la demande alors que 80% des ateliers de transformation de l’or ont fermé en raison de la hausse des impôts. Et pour cause. Plusieurs ateliers clandestins activant illégalement dans la transformation et la vente de l’or avec des faux poinçons ont pris le relais et poussent comme des champignons.

M.Mustapha Benzerga, directeur général de l’Entreprise nationale d’exploitation des mines d’or (Enor) renvoie la balle aux bijoutiers eux-mêmes. A ses yeux, «ces derniers souhaitent acquérir l’or par une procédure autre que l’adjudication afin de garder une certaine discrétion par rapport à la concurrence. Ils veulent également que l’Enor mette sur le marché des lingots d’or d’un poids unitaire inférieur à 1kg parce qu’il coûte environ 1,8 million de DA. Il y a aussi les petits artisans qui veulent acheter des lingots de 200, 250 et 500gr.» Au sujet de la fabrication de l’or, il dira: «Nous sommes disposés à satisfaire la demande. Nous avons toujours des invendus. L’or pur est raffiné en Suisse. Impossible de fabriquer les bijoux avec de l’or pur parce qu’il est cassant.

Tout le monde sait que l’or pur est à 24 carats. Donc, il faut le mélanger avec d’autres métaux comme le zinc, le cuivre, le platine, l’argent...pour lui donner une couleur définie et une certaine résistance. Ce qui explique les différentes couleurs qu’il a». S’agissant du prix, il indique: «Il y a des normes. Chaque pays a une réglementation qui définit le poids maximum de métaux qu’on peut ajouter à l’or.

En Algérie comme en France et en Suisse, l’or vendu légalement par les bijoutiers doit titrer 18 carats.

Donc, il doit y avoir 18 parties d’or et 6 parties d’un autre métal, au total, 24 carats. Mais comme les Algériens achètent des bijoux à l’étranger, notamment au Maroc et en Italie, le titre légal dans ces pays-là est différent. Il peut descendre jusqu’à 9 carats. En d’autres termes, dans un bijou il y a 9 parties d’or et 15 parties d’un autre élément. Pour cela, les gens disent que l’or acheté au Maroc par exemple est moins cher qu’en Algérie. Mais sans se rendre compte que la quantité d’or contenu est faible même s’ il est poinçonné dans ces pays-là.» A propos de la production de l’or, il enchaîne: «Jusqu’à présent, on produit entre 400 et 600kg d’or par an. Quant à la valeur de l’or importé, elle est de l’ordre de 75.000 dollars en 2004, 73.000 dollars en 2005, et 213.000 dollars en 2006. Depuis 2001, l’Enor a vendu 2,8 tonnes d’or en Algérie. Une année plus tard, nos ventes avoisinent les 200kg d’or. Il reste 25kg en stock.» «A partir de 2008, on espère produire graduellement 3 tonnes d’or par an», poursuit notre interlocuteur. Motif? «Cela est dû à la mise en exploitation de la mine d’Amessmessa au sud du Hoggar.» Quant à la solution envisagée pour lutter contre l’informel, l’intervenant suggère qu’«il faut inonder le marché, en mettant à la disposition des bijoutiers de grandes quantités d’or. Ensuite, étudier le statut de l’artisan pour lui permettre de bénéficier de prêts bancaires à court terme afin d’acquérir l’or. En d’autres termes, il faut aider les banques à financer l’acquisition de l’or par les artisans. Ce sont là les procédures qu’il faut mettre en oeuvre afin de réglementer ce marché et encourager les petits artisans et lutter ainsi contre l’informel».

33 kg saisis en 2006

Profitant de l’anarchie du marché de l’or qui sévit depuis des années, les ateliers clandestins se sont multipliés, drainant des quantités d’or (vrai ou faux), que les autorités concernées n’arrivent pas à juguler. Mais, pour le marché parallèle et ses acteurs, l’important est d’empocher le gros lot. Contactés, les services des Douanes font état de plus de 23kg d’or saisis en 2006. Alors que la Gendarmerie nationale avance le chiffre de plus de 33kg d’or saisis durant la même année.

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Même le précieux métal n’échappe pas à la logique de hausse
Le gramme d’or passe à 2.300 DA

S. Bekkadar/B.M - 06/01/2008 - La Voix de l'Oranie
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=30846

Le marché de l’or à Oran a connu, ces derniers jours, une flambée inédite des prix. En effet, le prix d’un gramme non façonné a atteint les 1.500 DA et celui du façonné les 2.300 DA, et ce, selon le carat et les subtilités d’orfèvrerie.

Ce bond exponentiel est vivement dénoncé par les bijoutiers de toute la wilaya d’Oran selon qui, «depuis la flambée des prix, les clients se font très rares». «Le marché est en pleine récession», déplorent-ils. Cette instabilité des prix est inhérente à la rareté de cette matière précieuse sur le marché, préciseront certains commerçants. Par contre, les responsables de l’AGENOR ont déclaré que «l’or est disponible de façon régulière et suffisante sur le marché local». «Il est vrai, la disponibilité de cette matière précieuse a connu quelques perturbations durant les trois dernières années. Toutefois, le marché est actuellement comblé», y soutient-on. On apprendra également, que le prix du lingot d’un kilogramme est estimé à hauteur de 179 millions de centimes.

Il faut savoir aussi, que l’or connaît des fluctuations durant ces dernières années.Depuis la fin d’année 2007, la tendance est à la hausse, d’où l’augmentation des prix chez-nous. L’augmentation des impositions relatives à l’or de 17%, comme il est arrêté dans la loi de finances 2008, a fait accroître les prix. Sur un autre registre, nos interlocuteurs de l’AGENOR ont déclaré que quatre privés seulement, sont agréés pour l’importation de l’or depuis l’Italie. Les importations ont connu un net recul. Par exemple, durant l’année 1992, le montant des importations a atteint les 129 milliards de centimes, alors que depuis quelques années, le montant ne dépassait guère les deux milliards. Le nombre des artisans et commerçants bijoutiers a diminué de façon importante; des 115 000 exerçant dans le domaine aurifère, il ne reste que 16.000 au niveau du territoire national. Le marché affichait également une demande régulière de 60.000 kilogrammes. Les deux dernières années, la demande est estimée par l’AGENOR à hauteur de 18.000 seulement.

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Vous le savez, les marchés actions dégringolent... la bulle du crédit fait souffler un vent de panique sur les places mondiales... et la crise de l'immobilier menace de mettre à mal l'économie de la planète.

Ce que vous ne savez peut-être pas, c'est que tous ces facteurs sont en fait bénéfiques à certaines ressources naturelles -- et parmi elles, l'or se trouve aux premières loges.

Dans quelques lignes, je vous montrerai pourquoi l'or doit absolument faire partie de vos investissements... comment faire pour profiter au maximum de sa hausse... quel autre métal précieux sur le point de grimper pourrait vous rapporter des plus-values spectaculaires... et pourquoi tous ces gains sont beaucoup plus simples que vous le pensez.

Pourquoi l'or -- et pourquoi maintenant ?

Vous vous rappelez la dernière fois où l'or a dépassé les 2 000 $ l'once ?

Jamais l'or n'est passé au-dessus des 2 000 $ l'once, vous dites-vous peut-être. Eh bien si !  

Revenons en 1971. L'or se vend 35 $ l'once. Mais Nixon brise les liens du métal jaune avec le dollar américain, et le cours commence à grimper. En 1975, il en est à 196 $ l'once. En 1980, on frôle les 850 $ l'once.

Seulement voilà : à l'époque, on pouvait également gagner l'équivalent de 27 000 $ par an... et vivre comme quelqu'un gagnant 100 000 $ aujourd'hui. On pouvait acheter 50 000 $ une maison qui en vaut 250 000 $ aujourd'hui. Avec 270 000 $ sur votre compte-épargne, vous pouviez prendre votre retraite avec l'équivalent d'un million de dollars actuels.

Comparer les prix de l'or autrefois à ceux d'aujourd'hui, c'est comme comparer des pommes et des pintades.  

Si l'on calcule le cours en dollars actuels, l'or qui était à 196 $ l'once en 1975 passe à 750 $ l'once. Quant au cours de l'or en 1980 -- lorsque le métal jaune a atteint son sommet à 850 $ l'once -- il est à 2 176 $ l'once. Et ça, c'est juste ce qu'on obtient en utilisant les chiffres conservateurs de la Fed.

Maintenant, essayez un peu ce calcul...

L'or à 38 349 $ l'once !


Les Etats-Unis ont 8 180 tonnes d'or -- soit près de 261,7 millions d'onces -- dans leurs réserves.

Combien de dollars peut-on acheter avec autant d'or ?

Eh bien, en 1980, pour chaque once d'or aux Etats-Unis, le système financier faisait circuler 6 966 $. Cela fait un total de 1 800 milliards de dollars. A la fin 2005, le total réel de la masse monétaire américaine a dépassé les 10 000 milliards de dollars.

Cela fait 38 349 $ en circulation pour chaque once d'or en réserve !

Bien entendu, on ne verra jamais l'or atteindre un tel prix.

Tout comme vous n'entendrez plus jamais -- depuis le 23 mars 2006 -- la Réserve fédérale américaine révéler la taille réelle de la masse monétaire américaine. Les chiffres sont si embarrassants que la Fed a annoncé qu'elle les "retirait" des futures déclarations !

Heureusement, vous n'avez pas besoin de l'aide de politiciens pour avoir une véritable idée de ce qui est en train de se produire.

On pourrait utiliser des centaines de chiffres différents pour démontrer le pétrin dans lequel se trouvent les Etats-Unis. La hausse vertigineuse des dettes gouvernementales et personnelles. Le taux d'épargne en chute libre. Les prêts immobiliers représentant une part record du PIB. Les rendements plongeant à pic pour les bons du Trésor US. Les dettes gouvernementales "officieuses", en hausse constante, et qui pourraient atteindre jusqu'à 53 000 milliards de dollars.

Mais j'ai plutôt choisi ces deux graphiques très simples : la masse monétaire qui s'envole... et le pouvoir d'achat du dollar, qui chute comme une pierre depuis des décennies.  
voir les deux graphiques sur http://www.publications-agora.fr/pack/investisseur-or-matieres.php/MAT/

Pourquoi ces deux courbes sont-elles si importantes ? Parce que les Etats-Unis sont au cœur d'un phénomène potentiellement dévastateur pour l'économie planétaire... mais qui provoquera également l'envolée des cours de l'or.

Voyez-vous, les autorités américaines mènent une "guerre secrète" depuis 20 et quelques années.

Quelle guerre ? Pas l'Irak, ni le Kosovo ou l'Afghanistan.

Je vous parle là d'une autre sorte de guerre. Contre les ravages d'une économie morte et stagnante. La Fed, depuis toutes ces années, lutte désespérément contre la déflation -- une situation où rien ne bouge et personne n'achète quoi que ce soit.

L'arme de choix, dans cette guerre continue et secrète, c'est d'inonder le marché de liquidités et de crédit facile. Voilà pourquoi, depuis 1950, la somme totale de dollars en circulation a grimpé de plus de 3 000% !

C'est très simple : des injections régulières de liquide et de crédit donnent à tout le monde l'impression d'être riche. Selon une certaine théorie économique, lorsqu'on a du liquide et du crédit à taux bas, les entreprises empruntent et se développent. Les consommateurs empruntent et dépensent. Les ménages empruntent et achètent des maisons.

Et tout ça, c'est très bien... jusqu'à ce que tout tourne mal.

Voyez-vous, le problème, c'est que même la monnaie ne peut pas échapper aux lois naturelles de l'offre et de la demande. Lorsqu'il y a trop d'argent en circulation, chaque centime vaut moins par rapport à la masse générale. C'est l'inflation des prix. Et tout à coup, chaque centime que vous avez dans votre compte en banque voit sa valeur diminuer.

Actuellement, ce phénomène a entraîné une chute de pas moins de 96% du pouvoir d'achat du dollar ! En d'autres termes, le dollar ne vaut plus que quelques centimes par rapport à ce qu'il valait il y a un siècle de ça. Ou même par rapport à ce qu'il valait la dernière fois que l'or a connu un boom, dans les années 70.

C'est tout ce qui reste de marge de manoeuvre avant que la planète n'assiste à la destruction complète du dollar -- ce qui entraînerait l'implosion du système monétaire mondial, dont le dollar est le pivot.

Est-ce que cela pourrait se produire ? Oui. Voyez ce qu'en pensait Ben Bernanke, président de la Fed, dans un discours au National Economists Club, à Washington, en novembre 2002...

"Comme l'or, les dollars n'ont de valeur que dans la mesure où leur offre est strictement limitée. Mais le gouvernement américain possède une technologie, appelée planche à billets (ou son équivalent électronique aujourd'hui) qui lui permet de produire autant de dollars qu'il le souhaite quasiment sans frais... Nous concluons que, sous un système de monnaie fiduciaire, un gouvernement déterminé peut toujours générer une hausse des dépenses -- et donc une inflation positive".

En d'autres termes, si vous voulez lubrifier une économie... faites marcher la planche à billets et rendez l'emprunt aussi facile que possible, à des taux d'intérêt très très bas. Selon Ben Bernanke, la Fed ne perdra pas le contrôle avant que les taux courts ne passent à zéro -- et encore.

Eh bien, je ne suis pas d'accord. Inonder le marché d'argent facile, c'est un peu comme brûler vos meubles pour vous tenir chaud au beau milieu d'une tempête de neige ! Je préfère croire qu'un économiste plus intelligent encore, Ludwig von Mises, a vu juste...

"Il n'y a aucun moyen d'éviter l'effondrement final d'un boom provoqué par l'expansion de crédit. La seule alternative, c'est de voir la crise arriver tôt, suite à l'abandon volontaire de l'expansion de crédit, plutôt que tard, sous la forme d'une catastrophe finale et totale pour le système monétaire concerné".

Grâce au crédit facile, la dette de consommation a augmenté aux Etats-Unis. Elle atteignait environ 10 000 milliards de dollars lorsque Greenspan a pris les rênes de la Fed en 1987. A présent, elle se monte à 37 300 milliards de dollars -- soit près de 350% du PIB américain.

Pendant ce temps, le gouvernement dépense et s'endette encore plus rapidement. L'administration US actuelle a déjà dépensé plus d'argent depuis 2000 que tous les gouvernements passés à la Maison-Blanche depuis George Washington. D'ici 2017 -- selon la Heritage Foundation -- les déficits fédéraux devraient grimper d'au moins 1 000 milliards de dollars par an. Après ça, ils passeront à 2 000 milliards de dollars.

S'il y a un carrefour sur la route vers la catastrophe...
nous venons de le franchir !

Voici le troisième graphique que je vous avais promis.  voir les graphiques sur http://www.publications-agora.fr/pack/investisseur-or-matieres.php/MAT/

On ne s'en rend peut-être pas compte au premier coup d'oeil, mais il s'agit là de la goutte d'eau qui fait déborder le vase...

C'est ce qu'on appelle une "inversion de la courbe des rendements".

Celle qui nous intéresse s'est produite le 28 décembre 2005.

Qu'est-ce que cela signifie ? Eh bien... c'est un peu comme si on secouait une caisse de nitroglycérine.

Voyez-vous, une inversion de la courbe des rendements est un événement peu courant. Très concrètement, ce phénomène signale que l'inflation menace... ou que les marchés anticipent une récession.

Cela ne s'est produit que six fois depuis 1970. Et cinq fois sur six, une récession majeure a suivi dans l'année. Cet indicateur ne s'est trompé qu'une seule fois sur les 40 dernières années.

Le jour où l'inversion ci-dessus s'est produite -- pratiquement au moment où les lignes se sont croisées -- le Dow a plongé de 105 points. Que se passera-t-il la prochaine fois, lorsque la courbe s'inversera non plus seulement pour un après-midi, mais durant une semaine... ou plus ?

Plus le déséquilibre de la courbe des rendements se prolonge, plus le désastre qui s'ensuit est grave.

Il n'y a qu'un seul moyen de mettre fin à une inversion de la courbe des rendements : la Fed doit baisser les taux d'intérêt à court terme. Cela semble bien être à l'ordre du jour -- surtout vu les conditions actuelles... Mais une baisse des taux entraînera un effondrement encore plus grave du dollar. Une dette de crédit plus élevée encore. Et encore moins de confiance en l'économie US à l'étranger. Lorsque tous les détenteurs d'obligations de la planète verront les Etats-Unis désintégrer leur base économique, le doute n'est pas permis : ils se débarrasseront du dollar à pleines brassées.

Tous les ingrédients seront alors réunis pour propulser l'or à 2 000 $.

Et quand cela se produira, le métal jaune ne sera pas le seul bénéficiaire...

Encore mieux que l'or... L'ARGENT !


Je parle là des immenses profits que vous pourriez engranger lorsque l'argent-métal s'envolera dans les mois qui viennent. Voyez-vous, l'or se vendait autrefois environ 30 fois le prix de l'argent. En 1991, il vous fallait 98 onces d'argent pour acheter une once d'or.

Mais depuis quatre ans, les choses changent : la tendance du ratio or/argent s'inverse. Alors que nous sommes partis de 80... nous sommes actuellement à 50 -- et je suis convaincue que le ratio va continuer à baisser en faveur de l’argent.

40... 30… 20... jusqu’où peut aller son potentiel de rattrapage ? Eh bien... que pensez-vous du chiffre 16 ?

En 1980, lorsque l’or atteignait son plus haut niveau autour de 850 $ l’once, le ratio n’était que de 16. L’or n’était que 16 fois plus cher que l’argent.

Même chose à la fin des années soixante. Le ratio était de 16. C'est tout à fait logique, si on y réfléchit un peu : du strict point de vue fondamental, il y a 16 fois plus d’argent que d’or dans notre bonne vieille écorce terrestre. C'est aussi simple que ça...

Et devinez combien vaudrait l’argent aujourd’hui si on lui appliquait ce ratio ?
Une once d'argent coûterait alors 40 $. Sachant qu'elle en vaut moins de 12 $ actuellement... cela représenterait un gain de plus de 230 % -- trois fois le capital de départ !

Et vous pourriez gagner encore plus.

Il suffit de regarder certains fondamentaux...

La dynamique offre/demande de l'argent semble encore meilleure maintenant que pour tout autre métal -- or et platine compris.

Mais attendez... la popularité croissante de la photographie numérique ne signe-t-elle pas l'arrêt de mort de la demande d'argent ? Pas du tout -- 8% de seulement de la demande mondiale d'argent-métal provenait du marché de la photographie.

Bon nombre d'investisseurs amateurs ne réalisent pas que l'argent est l'un des meilleurs conducteurs électriques au monde. Il ne se corrode pas comme d'autres métaux. Quasiment tous les interrupteurs électriques modernes, des batteries aux circuits informatiques, utilisent des soudures à base d'argent.

Cela signifie qu'il faut de l'argent métal pour fabriquer des appareils numériques. Des iPods. Et des ordinateurs portables. Sans parler des lave-vaisselle, des micro-ondes, des télévisions, des machines à laver, des réfrigérateurs, et ainsi de suite.

A lui seul, le secteur de l'électronique utilise 44% de tout l'argent produit chaque année.

Il faut de l'argent pour souder la plupart des tuyaux métalliques, parce qu'il résiste également aux températures élevées. Et il est lisse. Ce qui a également contribué à la hausse de la demande d'argent, parce que c'est un excellent lubrifiant pour les moteurs d'avions.

L'argent a aussi des propriétés anti-bactériennes. L'eau que vous buvez a été filtrée par de l'argent. Il sert au processus de traitement des plats préparés.

Le secteur des plastiques, lui aussi, ne pourrait exister sans l'argent-métal. Il représente le catalyseur chimique parfait. On l'utilise pour fabriquer des adhésifs et des surfaces résistantes à la chaleur, en passant par des jouets, des pièces automobiles et bien d'autres choses encore.

Et je ne parle même pas de la demande en joaillerie, qui absorbe pas moins de 30% de la production annuelle d'argent.

Je pense que de beaux profits sont à venir, à mesure que l'argent suivra l'or à la hausse.

Warren Buffett, George Soros et Bill Gates se sont tous positionnés sur l'argent. Que savent-ils que les autres investisseurs ignorent?

Il n'y a que 22 mines d'argent pur dans le monde. Depuis 15 ans, elles ne parviennent pas à répondre à la demande totale d'argent. Ces deux dernières années, le déficit se montait à près de 76 millions d'onces.

Pourquoi les prix de l'argent-métal sont-ils restés si bas, dans ce cas ?

Aujourd'hui, vous payez votre argent-métal 66% plus cher qu'en 1999. Mais l'argent, comme l'or, est un métal que les gouvernements possèdent dans leurs réserves. Et ces dernières années, ils se sont débarrassés de millions d'onces d'argent pour obtenir des liquidités.

Mais désormais, une bonne partie des réserves s'est évaporée.

En plus, contrairement à l'or, lorsque l'argent passe dans le circuit industriel, il est consommé. Le monde avait autrefois 2,2 milliards d'onces d'argent. Aujourd'hui, il ne reste plus que 300 millions d'onces.

L'or n'est que cinq fois plus rare que l'argent. Que se passerait-il si les ratios de prix or et argent s'équilibraient eux aussi ? Le prix de l'argent-métal grimperait en flèche, de plus de 1 124% !

Lorsque le ratio or/argent se rééquilibrera, ce sera le moment d'encaisser vos gains !

Tout ce que vous avez à faire, c'est de trouver le moyen d'investir dans le boom de l'argent avant que les prix ne s'envolent.  

 
Méga-tendance des métaux précieux :Le jeu secret de la Chine

Fan Gang, directeur de l'Institut national de recherches économiques de la Chine, se tenait devant une pièce pleine à craquer au Forum mondial de l'économie à Davos, en Suisse.

Et ses déclarations étaient très claires...

"Le dollar US n'est plus, selon nous, une devise stable. Il se dévalue sans arrêt, et sans arrêt cela cause des problèmes. La véritable question est donc de savoir comment changer de régime pour passer d'un lien avec le dollar à une référence plus facilement gérable, comme l'euro, le yen... ce genre de systèmes plus diversifiés..."

Et la Chine n'est pas la seule à se détourner du billet vert. La Malaisie abandonne elle aussi le dollar. Ainsi que l'Indonésie. Et la Thaïlande. Voire le Japon. Mais qui pourrait les en blâmer ?

A eux seuls, la Chine et le Japon possèdent environ 906 milliards sur les 1 100 milliards de dollars de bons du Trésor US détenus à l'étranger.

Mais un dollar faible, c'est un actif qui disparaît. Pour les Chinois, cela commence à ressembler à une gigantesque montagne de risque. Yu Yongding, qui siège au Comité de politique monétaire de la Banque centrale chinoise, a déclaré au China Securities Journal qu'il s'inquiétait de la possibilité de voir les Etats-Unis baisser leurs taux, ce qui mettrait sous pression le dollar et le yuan.

"Plus grave", a-t-il déclaré, "l'économie chinoise serait heurtée de plein fouet si le dollar US s'affaiblissait soudain à cause de facteurs comme l'effondrement de la bulle immobilière américaine. La perte causée aux réserves de change chinoises serait extrêmement sérieuse".

Ils n'auront pas à attendre bien longtemps -- regardez ce qui est en train de se passer en ce moment même sur les marchés immobiliers US... dans le secteur du crédit... et ce que cela entraîne sur les places boursières.

Publiquement, la Chine parle de convertir une partie de ses réserves de change, du dollar vers l'euro. Et cela pourrait arriver. Mais l'euro n'est que du papier, lui aussi... et a ses propres problèmes de dette à régler.

La véritable histoire, c'est que la Chine transforme discrètement ces dollars... vous l'aurez deviné... en OR.

La Chine a récemment liquidé environ 2,4% de ses réserves de dollars pour acheter de l'or. Ce dernier s'est toujours mieux comporté que le dollar. En fait, depuis des siècles, l'or se comporte mieux que n'importe quelle devise fiduciaire.

Le 28 décembre 2005 -- le même jour que l'inversion de la courbe des rendements dont je vous parlais plus haut -- un économiste de la plus grande société de courtage chinoise, China Galaxy Securities, a discrètement laissé entendre que la Banque centrale chinoise projetait de quadrupler ses réserves d'or dans un futur proche.

La Banque du Japon a également parlé d'augmenter ses réserves d'or. Idem pour les banques centrales d'Afrique du Sud, d'Argentine et de Russie. En fait, la Russie a déclaré qu'elle ferait passer la part de l'or dans ses réserves financières totales de 5% à 10%.

C'est le double de ce qu'elle détient actuellement.

Pour y parvenir, la Russie devrait absorber sa propre production aurifère tout entière sur les trois prochaines années. Cela fait une très longue période durant laquelle le monde devrait se passer de la production aurifère russe...

De nouvelles rumeurs sur l'or russe ou ou sur les réserves de la Chine pourraient faire grimper le cours de l'or du jour au lendemain. Soyez prêt à en profiter dès que possible...

Et avant que vous ne le fassiez, voici une autre méga-tendance qui a de beaux jours devant elle...

Méga-tendance des métaux précieux : Comment le monde arabe dépense ses richesses pétrolières

Pensez-y. Depuis le temps que le baril de pétrole tourne autour de ses sommets, à 70 $... les cheikhs de l'OPEP et autres nababs du pétrole n'ont fait que s'enrichir. Vous êtes vous déjà demandé ce qu'ils FONT de toute cette nouvelle richesse pétrolière ?

Durant la crise énergétique des années 70, ils ont brûlé leurs pétrodollars en collectionnant des Rolls-Royce, des appartements à Londres et des bijoux de plusieurs millions d'euros chez Tiffany's.

Pas cette fois.

Aujourd'hui, fini les folies immobilières au Royaume-Uni. Les cheikhs se tiennent également loin des actions américaines. En fait, ils ont même laissé tomber certaines de leurs positions en bons du Trésor US.

Au lieu de cela, l'argent a coulé dans le marché boursier saoudien, qui a été multiplié par huit ces cinq dernières années... dans le marché de Dubaï, qui a grimpé de 166%... et dans la Bourse d'Abu Dhabi, où les cours ont grimpé de 80%.

Mais à présent, la donne a changé pour les marchés boursiers. Vers quoi se tourner ? Les Arabes ont commencé à accumuler de l'or.

Voyez-vous, au Moyen-Orient, le pétrole est la devise officieuse. Et en termes de pétrole, l'or est LE SEUL investissement encore très bon marché.

En ce moment, il faut un peu plus de huit barils de pétrole pour acheter une once d'or. Historiquement, l'or était en moyenne équivalent à 15 barils de pétrole. Selon ces termes, les cheikhs considèrent que l'or se vend environ la moitié de ce qu'il devrait être.

Que se passerait-il si le ratio or/pétrole s'inversait ?

Pour qu'il revienne à son niveau moyen historique, soit les prix du pétrole devraient plonger à 44 $ le baril... soit le prix de l'or devrait passer à 1 065 $ l'once. Et le pétrole n'est pas près de baisser. En fait, selon Goldman Sachs, il se pourrait que le pétrole arrive jusqu'à 105 $ le baril.

On parle là d'une once d'or atteignant entre 1 575 et 2 250 $ !

Mais le métal jaune pourrait grimper encore plus haut.

En 1988, le ratio or/pétrole a atteint 33. Avec un baril à 105 $, vous imaginez ce que ça donnerait ?

Je ne veux même pas faire le calcul -- on s'approche d'une once d'or à 4 000 $.

Même moi, je ne pense pas qu'il grimpera à ce point dans un proche futur. Mais je peux vous dire cela : selon le Conseil de défense des ressources naturelles, les Etats-Unis consomment déjà 200 000 $ par minute en pétrole étranger. Ajoutez à cela les bruits de bottes qu'on entend en Iran, Chavez au Venezuela et la demande de pétrole chinoise qui augmente sept fois plus vite que la demande américaine... et vous vous rendrez compte qu'il n'y a aucun moyen de voir les prix du pétrole rester sous la barre des 100 $ bien longtemps.


Méga-tendance des métaux précieux :Préparez-vous au "PEAK GOLD" !

Vous avez entendu parler du Peak Oil -- le pic de la production pétrolière, et l'inévitable déclin qui s'ensuit.

Eh bien, préparez-vous au Peak Gold -- le pic de l'or.

Je vous parle là du moment où on atteint le sommet de la quantité d'une ressource naturelle que la Terre peut fournir. Avec le pétrole, ce seuil a déjà été dépassé aux Etats-Unis. A l'échelle planétaire, nous devrions dépasser le sommet de l'offre mondiale de pétrole durant cette décennie. Les prix de l'énergie ont déjà grimpé en conséquence.

Eh bien, le Peak Gold, c'est à peu près la même chose. Il ne s'agit plus de politique, ni même de devises... mais simplement de la quantité d'or non traitée, ou encore sous terre. L'or était déjà rare, mais il le devient de plus en plus. Et plus nous en extrayons, plus il se fait rare.

Il devient déjà beaucoup plus difficile d'obtenir un or de bonne qualité, alors qu'il était beaucoup plus facile à trouver jadis. Par exemple, les mineurs trouvaient autrefois de l'or dans les rivières. Aujourd'hui, si l'on veut trouver assez d'or pour un simple anneau de mariage, il faut écraser jusqu'à 20 tonnes de rochers !

Et rappelez-vous que l'or ne sert pas uniquement aux bijoux, aux pièces ou aux lingots.

L'or passe dans les ordinateurs, les téléphones cellulaires et les satellites. On l'utilise pour les lasers médicaux, les lasers industriels et les vaisseaux spatiaux. Il joue un rôle majeur dans la recherche médicale. On l'utilise même pour traiter certaines maladies.

Que se passe-t-il lorsque la demande augmente mais que l'offre chute à pic ?

Les prix grimpent !

Aujourd'hui, la production aurifère est en baisse dans 11 des 20 principaux pays producteurs d'or... y compris en Afrique du Sud, aux Etats-Unis et en Australie, les trois plus grands producteurs d'or au monde. Cela suffit à enlever 36% de l'or nouvellement extrait de l'offre mondiale.

En plus, huit des 15 plus grandes sociétés de mines aurifères ont également vu de grosses chutes de production. Six de ces entreprises font partie des dix plus grands producteurs d'or au monde.

Les nouvelles lois environnementales et 20 années de sous-investissements n'aident pas vraiment. Mais c'est surtout la géologie qui conspire contre les mineurs. Personne ne peut plus trouver de grands gisements aurifères -- on dirait qu'ils ont tous été épuisés.

Pourtant, avec la récente hausse des cours, on cherche et on s'active. De nouveaux forages apparaissent. De nouvelles tonnes de pierres sont passées à la moulinette. Mais jusqu'à présent, la qualité moyenne de l'or trouvé a baissé.

Les endroits les plus simples de l'univers aurifère -- les gisements faciles à atteindre et les mines les plus riches -- ont commencé à disparaître. L'or est déjà rare -- mais il se fait de plus en plus rare de jour en jour.
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« Répondre #134 le: 05/01/2008 - 10:33:26 »

informaticien

Cela coule de source, qu'à la veille de l'épuisement des gisements d'hydrocarbures algériens, que les idôlatres fanatiques (descendances incluses) algeriens de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz naturel) avec l'assistance de leurs maudits alliées étrangers (occidentaux et arabes du Golfe incluant l'egypte) poussent vers la pakistanisation puis l'irakisation de l'Algérie. Comme de vulgaires criminelles ou gangsters, Ils sont obsédés par le fait d'effacer en urgence, par le feu et le sang, les témoins et toutes les traces de leurs crimes.

A partir de maintenant, aucun algérien, surtout les témoins, n'est à l'abri en Algérie et à l'étranger, vous comprendrez bien que les maudits alliées étrangers qui ont participé à ces crimes veulent également les faire "disparaitre" comme de vulgaires "tangos". C'est une "purge" naturel.

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RÉSERVES PÉTROLIÈRES ALGÉRIENNES : La «mamelle» tarira dans 18 ans
Hakim KATEB - 05 Janvier 2008 - L'Expression

http://lexpressiondz.com/article/2/2008-01-05/48569.html

Il est temps de développer les énergies renouvelables

Certains géologues estiment qu’il est de l’intérêt de l’Algérie de maintenir le niveau des exportations de gaz naturel.

Les prix du baril de pétrole ont atteint les 100 dollars. L’or noir est chauffé à blanc. On puise de plus en plus pour satisfaire la demande mondiale qui va crescendo, notamment avec l’entrée fracassante, ces dernières années, des futures puissances économiques mondiales: la Chine et l’Inde.

Avec cette donne économique, l’Algérie, à l’instar des autres pays producteurs de pétrole, sera appelée à accroître davantage sa production. Or, les experts économiques et scientifiques ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur l’amenuisement progressif des réserves algériennes de pétrole. Ainsi, selon le géologue et non moins ancien patron de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, ces réserves ne suffisent que pour 18 ans! M.Attar persiste et signe que ses confirmations reposent sur des données scientifiques bien précises, et non sur des spéculations. Pis encore, se basant sur les réserves pétrolières dont dispose l’Algérie, Abdelmadjid Attar estime qu’à partir de 2030, l’Algérie ne pourra plus exporter des quantités aussi importantes d’or noir, comme elle le fait actuellement.

Et pour cause: les réserves algériennes en la matière, ne pourront répondre qu’à la seule demande locale qui, elle, va crescendo. Il estime qu’il est de l’intérêt de l’Algérie de maintenir le niveau actuel du volume des exportations de gaz naturel, qui représente 67 milliards m3 par an, vers l’Europe pour couvrir la demande locale qui connaîtra une «forte augmentation». Les prévisions, on ne peut plus inquiétantes de Abdelmadjid Attar, viennent comme pour confirmer et, pour ainsi dire, appuyer celles faites, à chaque occasion, par le président de la République. Ce dernier estime que les réserves algériennes de pétrole suffisent pour 25 ans. Pourtant, d’autres experts internationaux écartent du revers de la main ces hypothèses qui, selon eux, ne sont que de la pure affabulation.

Ces derniers se basent en effet sur le fait que l’exploration pétrolière en Algérie n’a pas encore atteint son point optimal. Le pays est même loin de la norme mondiale d’exploration des zones pétrolières. En effet, l’Algérie explore une moyenne de 8 puits sur 10.000km², alors que la norme internationale est de 100 puits/10.000km². A se fier donc à ces données, on déduit que l’Algérie a, jusqu’à présent, sous-exploité ses capacités de production. Cette vision est partagée, en Algérie, par le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, et du président-directeur général de Sonatrach, Mohamed Meziane. Ce «biumvirat» défend bec et ongles cette thèse. Elle est même considérée comme la source d’où il tire son optimisme, voire sa politique défendue au sein de l’Opep, notamment en ce qui concerne l’augmentation de la production de pétrole pour répondre à la demande du marché mondial. Par ailleurs, quelles que soient les analyses, et la qualité des pronostics et estimations qui en ressortent, l’Algérie devra, vaille que vaille, s’orienter vers les énergies renouvelables. Elle doit même investir davantage dans l’énergie nucléaire, et solaire. Car il faut se détromper: les réserves pétrolières de l’Algérie ne dureront pas une éternité.

L’urgence est de penser aux générations futures, celles de l’après-pétrole. Il est important de rappeler, en ce sens, qu’en 2006, le gouvernement algérien avait annoncé le lancement d’un programme de 9,6 millions d’euros pour la promotion d’énergies renouvelables au profit des populations du Grand Sud algérien. Notons que ce programme fait suite à celui de l’électrification des zones sahariennes, et qui a coûté la bagatelle de 10,7 millions d’euros.

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18 ans après tout
Chawki Amari - 6 janvier 2008 - El Watan
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=84094

D’après les Anciens, l’argent est le nerf de la guerre. Mais d’après un ministre algérien, il n’y a plus d’argent et l’Etat est aujourd’hui très pauvre.

D’après la plupart des observateurs pourtant, il y a la guerre, en Kabylie, à Boumerdès, à Alger où des bombes sont régulièrement désamorcées, et un peu partout sur un territoire pacifié uniquement sur papier.

On peut dire d’après tout ça que si l’argent est le nerf de la guerre, il n’y pas d’argent, mais il y a la guerre. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas d’argent ? D’après un expert international repris par les journaux, non. Parce qu’il y a de l’argent ? Ce qui est sûr, c’est que d’après un spécialiste des fonds, le pétrole national n’a que 18 ans à vivre, même si d’après le ministre spécialisé dans l’énergie, il en a encore pour 50 ans.

Qui a raison ? D’après le chef du gouvernement, tout le monde, tous les ministres, puisqu’ils sont ministres. Mais d’après la raison, personne, et cette succession de phrases de dirigeants qui s’amusent à brouiller les pistes n’est faite que pour ne pas inventer de nouvelles routes. Il faut donc imaginer quelqu’un ou quelqu’une, né ou née en 2008 et qui aura 18 ans dans 18 ans, c’est-à-dire dans moins de 4 mandats présidentiels.

Il ou elle aura 18 ans dans un pays très pauvre parce que nous ne savons rien faire sans pétrole.

D’après un ministre qui a tenu à garder l’anonymat, il restera le gaz, ce qui contribuera à acheter de la paix par unités prépayées. Oui, sauf que d’après Farouk Ksentini, chef de service des droits de l’homme, il faut craindre des émeutes sociales pour cette année. D’après un mathématicien, s’il y a émeutes aujourd’hui avec un baril à 100 dollars, que se passera-t-il dans 18 ans, avec pas de pétrole du tout ?

D’après un ami, la question ne se pose pas puisque personne au gouvernement n’a de vision pour demain. D’après moi, c’est vrai.

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Algérie : y’a-t-il une vie après le pétrole ?
Par said kaced -le 05/01/2008 - toutsurlalgerie.com
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-petrole--epuisement-des-ressources-2274.html

Alors que le baril de pétrole dépasse la barre mythique des 100 dollars, le tarissement annoncé de l’énergie fossile la plus consommée dans le monde peut-elle amorcer une prise de conscience salutaire autour de notre devenir commun ? Notre pays peut-il profiter de cette manne miraculeuse pour accélérer son essor économique avant que ses ressources en hydrocarbures ne soient totalement asséchées ?

Selon les experts, dans une vingtaine d’années, la frénésie de consommation pétrolière installerait la planète dans le chaos si d’ici là d’autres sources d’énergie ne sont pas développées en conséquence. Que font nos gouvernants pour nous prémunir contre cette grande menace ? Quels efforts sont produits et quels moyens sont consacrés à la recherche de nouvelles énergies ? A l’instar des pays du Sud, l’Algérie peut-elle profiter des «bienfaits» du nucléaire civil tel que l’Occident le fait miroiter à présent ? Pourrions-nous seulement, en moins d’un quart de siècle, trouver l’énergie miracle qui se substituerait avec bonheur à l’or noir ?

Longtemps, nous avions entretenu avec les réserves de notre sous-sol – supposées «inépuisables» à l’époque de la fièvre révolutionnaire – un rapport trouble, schizophrène même, entre la folle ferveur de la «bénédiction» et le malaise abyssal de la «malédiction». Serions-nous capables, dès à présent, de penser une Algérie sans pétrole et de sortir des cartons poussiéreux tous ces projets qui nous fourniraient les carburants de demain ? Ou bien attendrions-nous «sagement» que le ciel nous tombe sur la tête ? Sommes-nous sûrs que les revenus impressionnants des hydrocarbures sont utilisés à bon escient par nos «décideurs» afin que l’Algérie ne rejoigne pas le camp des perdants de l’après pétrole ?

Parce que c’est une ressource épuisable, le pétrole se vend très cher, mais les pays producteurs, dont l’Algérie, ne doivent pas se gargariser de ces rentrées financières prodigieuses. Celles-ci portent en elles les germes de la déstructuration économique prochaine si une bonne partie de l’argent n’est pas consacrée à la promotion des énergies renouvelables. Il ne reste pas beaucoup de temps avant l’épuisement final des réserves pétrolières, mais nous pourrions rattraper le retard accumulé dans la recherche des énergies de demain si la question est déclarée «grande cause nationale» immédiatement. A condition que cela soit une préoccupation en haut lieu…

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La réalité des réserves en Algérie et le non-événement du baril à 100$
Pr Chems Eddine CHITOUR - 07 Janvier 2008 - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/8/2008-01-07/48649.html

Le moment est plus que venu de faire un break et de savoir où l’on va

«La flambée des matières premières ne doit donc pas être interprétée comme le symptôme bénin d’une forte conjoncture mondiale, mais devrait être un signal d’alerte. Le monde des matières premières est versatile, peu transparent, dangereux même, et cela devrait nous inciter à nous affranchir, au plus vite, d’une trop forte dépendance de la principale d’entre elles, le pétrole.»
Pierre Veya (Le Temps, 3 janvier 2008)

Le 2 janvier 2008, les médias occidentaux affolaient -à tort- le monde en annonçant le franchissement «mythique», pour eux, de la barre des 100 dollars le baril. Ils se gardent naturellement bien d’expliquer comment on en est arrivé là. Pourtant, «les fondamentaux ne justifient pas des prix du pétrole élevés. L’approvisionnement mondial est suffisant», avait indiqué le 28 novembre le ministre saoudien du Pétrole Ali Al-Naimi, lors d’un forum sur l’énergie à Singapour. «Il n’y a pas de relation entre les fondamentaux actuels et les prix du pétrole, il y a un décalage».

Par ailleurs, un débat a eu lieu ces temps derniers entre deux pétroliers avertis, ayant chacun sa vision du patrimoine énergétique de l’Algérie. Nous allons contribuer en versant à ce débat quelques données objectives qui permettront, je l’espère, de clarifier la réalité des réserves et les enjeux qu’elle doit sous-tendre.

S’agissant du non-événement constitué par le baril à 100 dollars, regardons ce que nous pouvons faire avec 159 litres de pétrole. Dans mes enseignements, je demande à mes élèves-ingénieurs de comparer les possibilités extraordinaires du baril par exemple en termes de production d’essence, kérosène, gasoil, soit l’équivalent en produits raffinés de 250 dollars pour un baril qui, jusqu’à présent, était payé en monnaie de singe. De plus, est-ce trop cher payé 100 dollars c’est-à-dire en fait 66 euros le baril, moins que 50 millilitres de parfum «L’air du Temps» ou encore «Chanel n°5». Imaginons une voiture qui consomme 8 litres d’essence aux 100km. Pour 1 litre, la voiture parcourt 12km. Pour pouvoir la tirer sur 12km, il faut au moins le travail de quatre à cinq chevaux. C’est dire si le pétrole et ses dérivés sont très mal évalués en termes de coût. Dès 1974, le regretté président Houari Boumediène avait attiré l’attention dans un célèbre discours à la tribune des Nations unies sur la détérioration des termes de l’échange. Les pays du Sud vendent leurs matières premières aux prix fixés par les pays développés....chez eux!! (Bourses de Londres, New York, Rotterdam).

De record en record

Après un précédent record datant du 21 novembre 2007 (99,29 dollars), le baril de brut (Light sweet crude, 159 litres, livraison février), a finalement réussi à atteindre le 2 janvier la barre symbolique des 100 dollars. Les observateurs s’attendent à ce que ce prix élevé se maintienne au moins pour 2008...Le niveau atteint est celui de 1980. Ce prix n’a pas d’incidence majeure sur les économies européennes du fait de la chute continue du dollar. En 2006, selon les statistiques américaines, les Etats-Unis restaient les premiers consommateurs de pétrole avec plus de 20 millions de barils exploités par jour! La Chine était en deuxième position avec plus de 7 millions de barils consommés par jour.

Il ne faut pas croire ou laisser croire, comme le fait la presse occidentale, qu’il n’y a que les potentats arabes à s’enrichir. Il est vrai que les fonds des Etats pétroliers du Moyen-Orient évalués à 4000 milliards de dollars sont placés dans des niches sûres: l’immobilier, et la prise de participation dans des multinationales. Les Multinationales ont aussi profité: Exxon a gagné, en 2006, 37 milliards de dollars. Une fois par an, Total communique sa «sensibilité» aux variations du baril. Pour 2007, l’estimation de la compagnie française prévoit que lorsque le baril de brent gagne un dollar, son résultat opérationnel net s’apprécie de 150 millions d’euros. En 2007, elle a gagné plus d’un milliard de dollars par mois, soit 1,2 million de dollar à l’heure ou encore 20.000 dollars à la minute contre 60.000 dollars pour Exxon pour 120.000 salariés dont des centres de recherche de plusieurs milliers de chercheurs. L’Algérie a engrangé 80 000 dollars /minute dus à sa manne divine pétrolière. Les Etats s’enrichissent aussi à travers les taxes. A titre d’exemple, l’Etat français avec 17,5 milliards attendus cette année; les revenus tirés du pétrole par la France constituent le quatrième poste de recettes fiscales, soit 7,5% de son budget global. À cette somme s’ajoutent les quelque 5 milliards supplémentaires perçus directement par les régions.

Le franchissement de ce «seuil» relève donc avant tout d’une tendance lourde qui trouve son origine dans de multiples facteurs: le pétrole, qui est une ressource non renouvelable. Claudia Kemfert, experte de l’institut de conjoncture allemand DIW, interrogée par le Berliner Zeitung, juge que le prix du baril pourrait doubler dans dix ans car «les réserves de pétrole s’amenuisent de plus en plus, et cela va faire monter les prix». Les investissements pour extraire le pétrole requièrent de plus en plus de technicité et sont de plus en plus coûteux, car les ressources restantes sont plus difficiles d’accès. Le monde est en proie à de nombreuses instabilités géopolitiques notamment dans les grandes régions productrices de pétrole comme le Moyen-Orient et l’Afrique Accroissement de la demande issue de marchés à très forte croissance comme la Chine (la consommation de pétrole y a doublé en dix ans) ou l’Inde qui se traduit notamment par une augmentation inquiétante du nombre de véhicules. Ainsi, on estime qu’il existe aujourd’hui près d’un milliard de véhicules dans le monde. Or, de 1955 à 2005, l’augmentation de leur nombre a été environ trois fois plus rapide que la croissance de la population!
Une autre raison majeure concerne la détérioration lente et inexorable du dollar face à l’euro. De plus, ce sont toutes les matières premières qui subissent cette envolée de plus de 50% depuis quelques mois. Les records atteints par les cours des matières premières sont d’abord dus à la demande des pays émergents, la Chine en tête. L’once de métal jaune a atteint, jeudi 3 janvier, sur le marché londonien, 863,11 dollars, le cours le plus élevé de son histoire. Son précédent record (850 dollars) remontait au 21 janvier 1980, et à 33 dollars en 1971, époque à laquelle le président Nixon décide de «faire flotter le dollar». Nous le voyons aussi avec les produits agricoles où, curieusement, aucune publicité n’est faite. Attirés par l’appât du gain, fonds de pension et hedge funds contribuent à l’accélération des prix. Les spéculateurs contribuent à accélérer la hausse. Que ce soit pour les métaux, l’énergie ou les denrées agricoles, la spéculation financière n’est certainement pas étrangère à la violence des chocs, considère Alexandre Mirlicourtois. Les spéculateurs, hedge funds et fonds de pension en tête, sont présents sur tous les marchés, actions, de change ou de la dette. Ils sont d’autant plus présents sur le pétrole ou le blé aujourd’hui que les places boursières et les marchés du crédit sont perturbés par la crise du subprime.(1)

Selon Manfred Kriener, ce ne sont pas les spéculations sur le marché de l’énergie ou les «distorsions géopolitiques» qui auraient fait exploser le cours du pétrole. «Les fournisseurs ont du mal à satisfaire la hausse de la demande. La production est proche de son point culminant, le tristement célèbre pic pétrolier, et commencera à fléchir après 2010. Le monde n’est pas préparé à un tel événement. Le cours du pétrole pourrait atteindre 200 dollars, une somme qui semble aujourd’hui inimaginable. Il y a un an, on pensait la même chose lorsqu’on évoquait un cours à 100 dollars.»(2).

Le deuxième sujet qui intéresse directement les Algériens concerne l’état des réserves des hydrocarbures. Il est admis que les réserves déclarées par les Etats et même par certaines compagnies sont surévaluées. Discrètement admise depuis toujours par les connaisseurs du monde pétrolier, la falsification des données officielles sur les réserves de pétrole encore disponibles est générale et systématique, dénonce l’Aspo. L’Aspo met le monde en garde: le peak oil entraînera un choc pétrolier permanent aux conséquences vertigineuses.

«Aujourd’hui, je crois que le peak oil ne pourra être correctement prédit qu’une fois qu’il aura déjà eu lieu. Ce qui est certain, c’est qu’il va arriver». Le géologue Laherrère précise: «Aujourd’hui, il est impossible pour un pétro-géologue de parler ouvertement du peak oil s’il n’est pas à la retraite. 46% des réserves du Moyen-Orient seraient "douteuses" D’après les données de référence reprises par le groupe anglais BP dans son rapport 2003 sur l’énergie mondiale, l’Arabie Saoudite est passée, entre 1985 et 1990, de 169 milliards de barils de réserves "prouvées" de pétrole conventionnel à...258 milliards, soit 50% de plus! Tous les principaux pays producteurs de l’Opep sont dans la même situation: Abu Dhabi (30 milliards de barils déclarés en 1985 contre 92 milliards en 1988), Iran (48 milliards en 1985, 92 milliards en 1988), Irak (44 milliards en 1985, 100 milliards en 1988), etc. Le tout sans qu’aucune découverte significative de nouveaux champs pétrolifères n’ait eu lieu dans ces pays au cours de la période...Au total, selon Colin Campbell, de l’Aspo, 46% des ressources actuelles déclarées par les principaux pays de l’Opep sont "douteuses, sinon fausses"».

Des réserves «prouvées» bien subjectives.

Les chiffres officiels sur les réserves «restant à découvrir» sont exprimés à travers trois valeurs différentes, appelées F95, F50 et F5. La première indique la quantité de pétrole disponible avec une probabilité de 95%, la seconde avec une probabilité de 50%, la troisième avec 5%. Pour l’Algérie, les données de référence publiées par l’organisme officiel américain USGS (United States Geological Survey) indiquent que ce pays a: 95% de chances de découvrir encore 1,7 milliard de barils de pétrole conventionnel; 50% de chances de découvrir 6,9 milliards de barils; 5% de chances d’en découvrir 16,3 milliards. Or, dans les rapports sur lesquels s’appuient les gouvernements, les banques ou les actionnaires, on ne retient en général qu’une valeur médiane, appelée «Mean», entre les trois niveaux de probabilité. Pour l’Algérie, cela donne 7,7 milliards de barils. Peu importe qu’un rapport de presque 1 à 10 sépare F95 et F5.(3). Selon le rapport récent de la «Colorado School of Mines» intitulé «The World`s Giant Oilfields», «les 120 champs pétrolifères les plus importants produisent près de 33 millions de barils par jour, soit presque 50% de l’offre brute mondiale. Plus de 20% de la production proviennent des quatorze premiers champs. L’âge moyen de ces quatorze premiers champs est de 43,5 ans». «La plupart des champs géants ont été découverts il y a plusieurs décennies déjà.» Bien que les principales compagnies pétrolières aient investi des centaines de milliards de dollars ces 20 dernières années, les résultats ont déçu de manière alarmante. Les principales compagnies pétrolières mondiales? ExxonMobil, Shell, Chevron-Texaco, BP, ElfTotal et d’autres ont investi des centaines de milliards de dollars afin de trouver assez de pétrole pour remplacer les puits existants. De 1996 à 1999, 145 compagnies ont dépensé 410 milliards de dollars pour que leurs découvertes de champs pétrolifères leur permettent de maintenir leur production journalière à 30 millions de barils par jour. De 1999 à 2002, les cinq premières compagnies ont dépensé 150 milliards de dollars et leur production n’est passée que de 16 millions à 16,6 millions de barils par jour, augmentation dérisoire.(4)

Il est vrai, comme le pense monsieur Abdelmadjid Attar, ancien P-DG de Sonatrach, ancien ministre, qu’à ce rythme d’exploitation nous en aurons que pour 18 ans. Si on ne fait rien, nous pourrons aller vers un point de non-retour et peut-être que le peak oil est derrière nous. Il est vrai aussi, comme le dit le ministre de l’Energie et des Mines, président en exercice de l’Opep, le Sahara peut receler des surprises. Ce qui est pratiquement sûr est que l’on ne découvrira pas un second Hassi Messaoud ou un second Hass R’mel. Notre densité de forages est faible «on est très loin de la moyenne mondiale, 100 puits par 10.000 kilomètres carrés.» Il y a donc du pétrole à découvrir. Un potentiel de 28 milliards de baril. Rien n’est moins certain qu’un potentiel. De plus, l’Algérie de 2030 c’est 50 millions d’habitants au minimum et au «fil de l’eau» c’est 50 millions de t.e.p. D’où allons-nous les chercher? Une étude de l’AIE de novembre 2006, ne parle plus de l’Opep comme pays exportateur après 2030, la production plafonnerait à 0,7 million de barils/jour, insuffisants pour subvenir à nos besoins.(5)

La situation du gaz, en l’absence de découvertes majeures, sera aussi préoccupante dans 25 ans à ce rythme d’exploitation qui atteindra les 100 milliards de volume d’exportation, sans compter les 20 milliards de m3 de demande intérieure à cet horizon. En 2030, il faudrait produire 60 tWh. Les centrales fonctionneront-elles au gaz naturel à l’uranium ou seront-elles des centrales électro-solaires? Autant d’interrogations actuellement sans réponse.

Le moment est plus que venu de faire un break et de savoir où l’on va. Il nous faut prendre des décisions courageuses qui ne compromettent pas l’avenir des prochaines générations. Notre meilleure banque, c’est encore notre sous-sol et, contrairement aux 120 milliards de dollars qui se déprécient journellement, le pétrole et le gaz dans le sous-sol sont comme l’or, leur prix n’ira qu’en augmentant. Nous devons, par simple bon sens, freiner ce pompage. J’en appelle à des «Etats généraux» pour un cap énergétique de l’Algérie. Nous n’en sommes pas aux polémiques. Nous devons penser aux générations futures. Elles sont partie prenante et devraient d’une façon ou une autre donner leur avis. Tous les départements ministériels à des degrés divers devraient participer, notamment le ministère de l’Environnement et celui de l’Energie et des Mines: les chevilles ouvrières de la nouvelle vision à imprimer en vue d’arriver véritablement à une stratégie constamment adaptable à la conjoncture et aux convulsions du monde.

* Ecole nationale polytechnique
* Ecole d´ingénieurs de Toulouse

1.L’Expansion 13/09/2007, Les spéculateurs font-ils flamber le blé et le pétrole?
2.Manfred Kriener, Die tageszeitung dans Courrier International du 3 janvier 2008.
3.Matthieu Auzanneau, Les réserves de pétrole sont dangereusement surévaluées, dénonce un groupe d’experts http://www.dossiersdunet.com/spip.php?article129 9 avril 2004,
4.Pétrole bon marché, déjà le début de la fin http://forum.hardware.fr/hfr/Discussions/Sciences/petrole-marche-debut-sujet_25899_1.htm
5.World Energy Outlook Novembre 2006

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L’Algérie et la manne pétrolière « 100 dans nos yeux ! »
par M. Saâdoune - vendredi 4 janvier 2008 - le Quotidien d’Oran
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5096762

Le pétrole flambe, les caisses sont pleines, pourquoi changer ? L’Algérie ne serait-elle tentée de se réformer qu’en période de rareté de ressources financières ?

100 dollars le baril ? Cela fait des mois que le cours du pétrole taquine ce chiffre sur le marché mondial pour que cela ne soit pas un gros événement. C’est pourtant le cas : le chiffre est pris comme un symbole de la fin définitive du pétrole pas cher. Sur les cinq prochaines années au moins, à moins d’un accident économique lourd, les prix pourraient encore monter. Quel est le symbole pour l’Algérie ? Qu’en 2008, nous bouclons la 20e année des événements d’octobre 88, annoncés quelques années plus tôt par une chute drastique des cours mondiaux du prix de l’or noir. Entre 1985 et 1986, le prix a chuté de plus de 40%, les recettes sont passées de 47 milliards de dollars à 21 milliards de dollars. L’économie du pays était nue, sans le cache-sexe habituel du cours du pétrole. Et pourtant, à l’époque, le discours du pouvoir était simple : nous avons anticipé... La suite est connue, des tentatives de réformes qui font face à une fantastique résistance du système rentier et qui se terminent en queue de poisson.

20 ans plus tard, le prix du pétrole est au zénith, mais le ronron est le même. Au plan de la politique économique, le seul enseignement qui a été tiré a consisté à payer la dette extérieure. Celle-ci a fortement baissé, s’établissant en juin 2007 à 4,7 milliards de dollars, soit moins de 5% des réserves de change qui, fin décembre, ont dépassé les 100 milliards de dollars. Un autre « 100 » qui aurait pu être aussi un symbole même s’il faut le relativiser par la dépréciation du dollar qui en 2007 a perdu près de 50% face à l’euro par rapport à 2002 où la devise américaine valait 0,95 euro. Mais le paiement de la dette, y compris par anticipation, ne fait pas une politique économique. Aujourd’hui 20 ans après, l’Algérie, assise sur ses dollars, a des similitudes frappantes avec la période qui a précédé octobre 1988 : déprime sociale, hausse des prix, insatisfaction des cadres qui font dans la harga organisée quand les jeunes la font dans des embarcations de fortune.

LE PARADIS DES IMPORTATEURS

L’économie aujourd’hui, en dépit de l’émergence du secteur privé, c’est toujours et encore Sonatrach. Elle a beaucoup exporté en 2007, près de 60 milliards de dollars de recettes, et a beaucoup investi, plus de 11 milliards de dollars. Rendons grâce à cette conjoncture pétrolière durable qui a mis en évidence le peu de pertinence d’une loi sur les hydrocarbures favorisant le retour au régime des concessions et a donc justifié son enterrement définitif. Après tout, cette loi défunte était tendue sur une logique d’exploitation intensive des ressources énergétiques afin de lever les moyens financiers pour le développement.

La hausse des prix du pétrole, sans avoir à recourir à cette loi, met le pays dans une aisance financière sans précédent, sans pour autant que l’économie sorte de sa logique rentière. Les dépenses publiques sont très importantes et leur impact non mesuré - certains relevant même des tendances inquiétantes au gaspillage - créant un rush des entreprises étrangères vers l’acquisition de contrats. Le Fonds monétaire international a même mis en garde contre « l’expansionnisme budgétaire ». Pourtant, malgré un baril à 100 dollars, le budget continue de s’élaborer officiellement sur la base d’un cours, totalement dépassé, de 19 dollars, les excédents allant vers le Fonds de régulation des recettes qui se situent actuellement à plus de 3 000 milliards de dinars mais dont la gestion échappe au débat public ou parlementaire.

Le baril à 100 dollars, cela signifie quoi en définitive ? La permanence de l’emprise des importations (et donc des importateurs) et, au vu des chiffres, elles ne font qu’augmenter. Ainsi, sur les dix premiers mois de 2007, les importations ont atteint 22,312 milliards de dollars, soit plus de 26,04% par rapport à 2006 (17,7 milliards de dollars). A l’opposé, la production industrielle du secteur public a baissé de 0,9%. L’Algérie est bien le paradis des importateurs et elle est, au vu de l’étonnante persistance du problème du foncier industriel, très réfractaire à l’investissement productif. 100 dollars le baril en 2008, cela signifie peut-être, en définitive, pour le pouvoir, la fin du sentiment d’urgence, voire de besoin de réformes. Il n’est pas inutile de se souvenir que la grande tentative réformatrice de la fin des années 80 est intervenue dans un contexte de baisse drastique des recettes pétrolières. Quand on sait que l’Algérie est classée en matière de développement humain à la 104ème place sur 177, certains seraient tentés de croire que le seul message du système en place à une société très sensible au fait que les caisses de l’Etat sont pleines, consiste à dire : « 100 dans vos yeux ! Il faut que rien ne change ! ».

*******debut citation informaticien*********


Alerte Rouge - Alerte Rouge - Alerte Rouge

Le "terrorisme" en Kabylie et dans certaine regions d'Algérie a t il une relation avec les découvertes récentes de plusieurs gisements d'Or, d'Argent et d'Uranium dans ces régions ? L'avidité de certains "Algériens" est maléfique mais leurs actes malfaisants facilement prévisibles.

Après avoir spolier et piller "scientifiquement", avec l'aide de mains étrangères, les gisements de pétrole, de gaz naturel et d'Uranium des Terre ancestrale des Touaregs "Algériens", les idôlatres fanatiques "Algériens" (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz) sont entrain de "préparer le terrain avec l'arme du terrorisme" pour spolier et piller "scientifiquement", avec l'aide de mains étrangères, les gisements d'Or, d'Argent et d'autres matières premières  incluant l'uranium, devenues "métaux précieux" grâce à la pénurie et la forte demande du marche mondiale, des terres ancestrales des Kabyles de la Kabylie.

L'âge du règne des idôlatres fanatiques "Algériens" (descendances incluses) de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz naturel) est vraiment très sombre, maléfique, sanguinaire et cruel.

Investisseurs étrangers bienvenue en Algérie dans l'âge diabolique de l'idôlatrie fanatique Algérienne de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz naturel) et bientôt dans un nouvel âge diabolique de l'idôlatrie fanatique Algérienne des matières premières devenues "métaux précieux" grâce à la pénurie et la forte demande du marche mondiale.

Beaucoup de sacrifices humains ont été et sont volontairement et sadiquement offert à l'idôlatrie fanatique Algérienne de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz naturel) et maintenant la nouvelle idôlatrie fanatique Algérienne des matières premières demande beaucoup de sadiques sacrifices humains
.

Alerte Rouge - Alerte Rouge - Alerte Rouge

Algériens, Il est temps de vous débarrasser d'une grande partie de vos devises et dinars Algériens en faveur de l'Or physique car économiquement vous seraient potentiellement protéger des futures dévaluations majeures et brutales du dinar Algérien, du dollars américains ainsi que de l'Euro.

Si vous voulez vous faire respecter dans le future proche, l'Or physique sera votre "arme stratégique" pour vous faire ouvrir toutes les portes ("économiques, financières, politiques et émigration) du monde entier sans aucune exception.  l'Or physique est et sera la "devise" mondiale de référence acceptée par tous les pays quelque soit leurs monnaies locales destinées à l'instabilité et à la dévaluation.


********* LIRE*****
http://www.edito-matieres-premieres.fr/0103/metaux-precieux/or/or-continuera-de-s-enflammer.html
http://www.publications-agora.fr/pack/investisseur-or-matieres.php/MAT/


Au cours des deux prochaines années, vous assisterez à la plus grande hausse du cours de l'or de toute l'histoire des marchés. Une envolée qui a toutes les chances d'emmener le métal jaune jusqu'à 2 000 dollars américains par 1 Once d'Or physique 24 Carats, actuellement, un (1) Once d'Or 24 Carats vaut 864,11 dollars américains,

Définition du Carat : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carat

1 Once d'Or physique de 24 Carats = 31 grammes d'Or physique 24 Carats = 864,11 dollars américains = 585,56 euros =  57 690,00 Dinars algériens donc 1 gramme d'Or physique 24 Carats = 27,73 dollars américains = 18,78 euros =  1 849,28 Dinars algériens

voir ici les taux de change de 1 Once Or vers dollars américains, euros et Dinars algériens http://www.oanda.com/converter/classic?lang=fr

statistiques voir http://www.oanda.com/convert/fxhistory :

Le 01 janvier 2003, 1 Once d'Or physique 24 carats valait 348,30 dollars américains
Après 5 ans, le 04 janvier 2008,  le Once d'Or physique 24 carats vaut 865,690 dollars américains
Soit environ 40% d'augmentation de la valeur de l'once d'Or par rapport au dollar américain sur 5 ans, 8% par an.

Le 01 janvier 2003, 1 Once d'Or physique 24 carats valait 331,7770 euros
Après 5 ans, le 04 janvier 2008,  le Once d'Or physique 24 carats vaut 587,9050 euros
Soit environ 56% d'augmentation de la valeur de l'once d'Or par rapport a l'euro sur 5 ans, 11,2% par an.

Le 01 janvier 2003, 1 Once d'Or physique 24 carats valait 28 611,10 Dinars algériens
Après 5 ans, le 04 janvier 2008,  le Once d'Or physique 24 carats vaut 57 994,70 Dinars algériens
Soit environ 50% d'augmentation de la valeur de l'once d'Or rapport au dinar algérien sur 5 ans, 10% par an


Voir :
http://www.publications-agora.fr/
http://www.edito-matieres-premieres.fr/index.html
http://www.24hgold.com/francais/cours_or_argent.aspx
http://www.invest.gold.org/sites/fr/
http://lebloggold.blogspot.com/2007_09_01_archive.html


*******fin citation informaticien*********
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=71.msg1326#msg1326


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LA BIJOUTERIE EN ALGÉRIE: UNE TERRE BRÛLÉE
L’informel occupe 80% du marché de l’or

Lynda BEDAR  - Samedi 05 Janvier 2008 - L'Expression
http://lexpressiondz.com/article/2/2008-01-05/48575.html

VOICI LES CAPACITES D'EXTRACTION DE MINERAUX (MATIERES PREMIERES) ALGERIENS http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?action=dlattach;topic=44.0;attach=476
http://minerals.usgs.gov/minerals/pubs/country/2002/agmyb02.xls
http://www.mem-algeria.org/mining/index.htm
http://minerals.usgs.gov/minerals/pubs/country/africa.html


L’once d’or a atteint, mercredi, 860,10 dollars, pulvérisant ainsi son record historique (850 dollars) datant de janvier 1980.

Défaillance. A l’instar des autres marchés en Algérie, celui de l’or devient incontrôlable. Et pour cause, sur une demande annuelle d’environ 15 tonnes de cette matière précieuse, l’Entreprise nationale d’exploitation des mines d’or (Enor) n’a vendu que 200kg durant l’année 2007. La réponse semble être claire: la majorité des 30.000 bijoutiers et autres utilisateurs répartis à travers le territoire national s’approvisionnent auprès de l’informel, selon des sources concordantes. Un tel commerce continue de s’accroître en moyens matériels et humains. Ainsi, les vendeuses ambulantes appelées communément les «delalate» viennent d’être renforcées par l’apport d’hommes qui se sont mis aussi au commerce ambulant de l’or. Ceux-ci étaient chargés, auparavant, d’assurer leur sécurité. L’on apprend aussi que durant l’année 2007, plus de 2000 ateliers de fabrication de bijoux ont mis la clé sous le paillasson. Sachant que dans les années précédentes, ils étaient au nombre d’environ 100.000 à travers les quatre coins du pays, il ne reste à présent, malheureusement, que 20.000 ateliers. Corollaire immédiat: 250.000 emplois ont été supprimés. Que vous soyez à la rue de la Lyre, à l’intersection de la rue Larbi Ben M’hidi et de la rue Lumumba, à Oued Kniss ou à Bachdjarrah, vous ne pouvez leur échapper, si ce n’est qu’à regarder leurs articles afin de vous persuader d’en acheter.

Au fait, ce sont des groupes de femmes et d’hommes, jeunes et moins jeunes. Tous les jours que Dieu fait, ces groupes viennent en essaim vendre leur marchandise. Impossible de passer son chemin sans être abordé par ces marchands ambulants. Les femmes sont assises en groupes à même le trottoir. Dans leur sac à main, une mini-bijouterie qu’elles exhibent à la vue d’un éventuel client. Une gamme variée de bijoux dont chaque article coûte dix fois moins cher qu’en vitrine.

Des jeunes veillent sur elles. Ils sont spécialisés en rachat de bijoux en or cassé «1000DA pour 1g d’or», clament-ils. Cette activité se passe sous le regard indifférent des policiers en faction. L’indifférence des forces de sécurité n’est plus à démontrer dans ces lieux. L’endroit préféré de ces marchands au noir a lieu le plus souvent devant les banques.

L’objectif est d’attirer facilement les clients. Ainsi, elles vous montrent différents articles: bagues, boucles, chaînes, bracelets...qu’elles vous proposent à des prix défiant toute concurrence. Difficile de résister devant de telles aubaines.

Leurs clients sont souvent des gens à revenu moyen quand il n’est pas dérisoire, affaiblis en outre par la cherté de la vie. Ils cèdent facilement à leurs offres. A ce sujet, une source proche du ministère des Finances, a précisé que la prolifération du marché de l’informel de l’or est due à des raisons économiques. Quant au marché national de ce métal précieux, il est bien encadré par les pouvoirs publics, selon cette source. En plus des Douanes et de la Gendarmerie nationale, 38 autres services d’enquête et contrôle sont répartis sur le territoire national. Tous effectuent le contrôle du marché de ce produit de luxe. S’agissant du marché informel, notre source souligne qu’il faut acheter chez les propriétaires de vitrines. «Quant à la voie publique, elle ne nous appartient pas. Notre mission consiste seulement au contrôle des vitrines», affirme notre source. Et d’ajouter: «Jusqu’à septembre 2007, l’on a enregistré 1321 infractions. On a saisi plus de 287kg d’or et plus de 280kg d’ouvrages non poinçonnés.» S’agissant des faux poinçons, poursuit la même source, «une quantité dépassant les 10kg a été saisie, alors que 112 PV ont été rédigés pour faux poinçons». Par ailleurs, notre source a révélé que la quantité d’or poinçonnée par le service de la garantie durant l’année 2006 est de l’ordre d’une tonne et 107kg.

En outre, elle a indiqué que le consommateur a le droit d’ester en justice le bijoutier quand il s’avère que le bijou est faux, car le client est protégé par la loi. Cela, bien sûr, lorsqu’il achète en vitrine. Mais lorsque l’achat se fait dans l’informel, il n’est pas protégé car l’acquisition n’est pas facturée, conclut la même source.

En quête d’un partenariat, voire d’une bijouterie industrielle afin de donner plus de valeur ajoutée pour réaliser un produit de qualité, M.Cherifi Madjid, directeur général à l’Agence nationale pour la transformation de l’or et des autres métaux précieux (Agenor), a indiqué que l’objectif de son entreprise est de donner un label Agenor pour distinguer son produit. Cela est la stratégie de cette entreprise qui vise à attirer le client vers le marché formel. Et d’ajouter «comme on n’ affine pas l’or, notre objectif est d’affiner l’or de l’Enor».

Rush sur le marché informel

Pour sa part, une source proche de l’Agenor nous a précisé que c’est la non-réglementation du marché national de l’or qui a permis au marché informel de s’installer et de bien se structurer. Plus explicite, elle dira: «Avant septembre 2001, l’once d’or coûtait 260 dollars et l’once d’argent 4,5 dollars. Aujourd’hui, l’once d’or avoisine les 700 dollars et l’once d’argent les 14 dollars, ce qui fait que le pouvoir d’achat du citoyen a diminué. On ne peut plus faire des achats importants. Quant à la loi de finances 2005, elle permet aux opérateurs activant dans les métaux précieux, après agrément, d’importer ou d’exporter tout produit or et argent. Il se trouve que cette loi exige une caution de garantie à déposer au niveau des services des Douanes d’une valeur de 40% du montant, caution fixée à 40% de la valeur de la marchandise importée.» Et de renchérir: «Les droits de douane et ceux de la garantie varient de 15% à 16%, alors que dans les autres pays, ils tournent autour de 5%. Ce qui a laissé la brèche ouverte à l’activité informelle. Pour cela, il faut supprimer les entraves bureaucratiques pour mettre fin au marché informel. Tant qu’il y aura des taxes élevées, le marché informel existera et prendra de l’ampleur».

Selon la commission nationale des bijoutiers, l’or que fournit l’Enor ne représente que 10% de la demande alors que 80% des ateliers de transformation de l’or ont fermé en raison de la hausse des impôts. Et pour cause. Plusieurs ateliers clandestins activant illégalement dans la transformation et la vente de l’or avec des faux poinçons ont pris le relais et poussent comme des champignons.

M.Mustapha Benzerga, directeur général de l’Entreprise nationale d’exploitation des mines d’or (Enor) renvoie la balle aux bijoutiers eux-mêmes. A ses yeux, «ces derniers souhaitent acquérir l’or par une procédure autre que l’adjudication afin de garder une certaine discrétion par rapport à la concurrence. Ils veulent également que l’Enor mette sur le marché des lingots d’or d’un poids unitaire inférieur à 1kg parce qu’il coûte environ 1,8 million de DA. Il y a aussi les petits artisans qui veulent acheter des lingots de 200, 250 et 500gr.» Au sujet de la fabrication de l’or, il dira: «Nous sommes disposés à satisfaire la demande. Nous avons toujours des invendus. L’or pur est raffiné en Suisse. Impossible de fabriquer les bijoux avec de l’or pur parce qu’il est cassant.

Tout le monde sait que l’or pur est à 24 carats. Donc, il faut le mélanger avec d’autres métaux comme le zinc, le cuivre, le platine, l’argent...pour lui donner une couleur définie et une certaine résistance. Ce qui explique les différentes couleurs qu’il a». S’agissant du prix, il indique: «Il y a des normes. Chaque pays a une réglementation qui définit le poids maximum de métaux qu’on peut ajouter à l’or.

En Algérie comme en France et en Suisse, l’or vendu légalement par les bijoutiers doit titrer 18 carats.

Donc, il doit y avoir 18 parties d’or et 6 parties d’un autre métal, au total, 24 carats. Mais comme les Algériens achètent des bijoux à l’étranger, notamment au Maroc et en Italie, le titre légal dans ces pays-là est différent. Il peut descendre jusqu’à 9 carats. En d’autres termes, dans un bijou il y a 9 parties d’or et 15 parties d’un autre élément. Pour cela, les gens disent que l’or acheté au Maroc par exemple est moins cher qu’en Algérie. Mais sans se rendre compte que la quantité d’or contenu est faible même s’ il est poinçonné dans ces pays-là.» A propos de la production de l’or, il enchaîne: «Jusqu’à présent, on produit entre 400 et 600kg d’or par an. Quant à la valeur de l’or importé, elle est de l’ordre de 75.000 dollars en 2004, 73.000 dollars en 2005, et 213.000 dollars en 2006. Depuis 2001, l’Enor a vendu 2,8 tonnes d’or en Algérie. Une année plus tard, nos ventes avoisinent les 200kg d’or. Il reste 25kg en stock.» «A partir de 2008, on espère produire graduellement 3 tonnes d’or par an», poursuit notre interlocuteur. Motif? «Cela est dû à la mise en exploitation de la mine d’Amessmessa au sud du Hoggar.» Quant à la solution envisagée pour lutter contre l’informel, l’intervenant suggère qu’«il faut inonder le marché, en mettant à la disposition des bijoutiers de grandes quantités d’or. Ensuite, étudier le statut de l’artisan pour lui permettre de bénéficier de prêts bancaires à court terme afin d’acquérir l’or. En d’autres termes, il faut aider les banques à financer l’acquisition de l’or par les artisans. Ce sont là les procédures qu’il faut mettre en oeuvre afin de réglementer ce marché et encourager les petits artisans et lutter ainsi contre l’informel».

33 kg saisis en 2006

Profitant de l’anarchie du marché de l’or qui sévit depuis des années, les ateliers clandestins se sont multipliés, drainant des quantités d’or (vrai ou faux), que les autorités concernées n’arrivent pas à juguler. Mais, pour le marché parallèle et ses acteurs, l’important est d’empocher le gros lot. Contactés, les services des Douanes font état de plus de 23kg d’or saisis en 2006. Alors que la Gendarmerie nationale avance le chiffre de plus de 33kg d’or saisis durant la même année.

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Elle extraira 30 millions de tonnes par an de ce minerai
L’Algérie parmi les premiers producteurs de phosphate dans le monde

Par :Meziane Rabhi - Edition N° 4655 du Samedi 05 Janvier 2008 - LIBERTE

VOICI LES CAPACITES D'EXTRACTION DE MINERAUX (MATIERES PREMIERES) ALGERIENS http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?action=dlattach;topic=44.0;attach=476
http://minerals.usgs.gov/minerals/pubs/country/2002/agmyb02.xls
http://www.mem-algeria.org/mining/index.htm


“Selon les estimations officielles, à partir de 2020, l’Algérie passera à un niveau de production avoisinant les 30 millions de tonnes de phosphate par an, et engrangera des recettes en devises situées entre sept à huit milliards de dollars par an.” C’est ce qui relève le Cabinet d’intelligence économique londonien, Oxford Business Group, dans sa dernière lettre publiée le deux janvier dernier, consacrée à la production du phosphate en Algérie. Oxford Business Group souligne que l’Algérie vient de lancer un projet de grande envergure visant à faire du pays un des principaux producteurs de phosphate au monde. À terme, le projet permettra la création de 50 000 postes et rapportera des milliards de dollars en termes d’exportation. Le cabinet d’intelligence économique londonien souligne que le ministre de l’Énergie et des Mines, Chakib Khelil, s’est félicité du niveau de production réalisé l’année dernière, à hauteur de 1,5 million de tonnes, soit plus du double en l’espace de six années. L’envolée du prix des minerais pousse l’Algérie à optimiser ses richesses naturelles.

Dans le cadre du projet, Ferphos, principale société de minerais de fer et de phosphate, verra ses capacités de production et de transformation augmenter sensiblement. Le projet, soutenu par le ministère de l’Énergie et des Mines ainsi que le ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement, entend hisser l’Algérie au troisième rang mondial des producteurs de phosphate à l’horizon 2020, derrière les États-Unis et la Chine. Oxford Business Group rappelle les propos de Lakhdar Mebarki, P-DG du groupe Ferphos, estimant que que les premiers indicateurs étaient positifs. “Le volume des exportations jusque-là réalisées nous a confirmé qu’il y a une bonne place pour le phosphate algérien sur le marché international”, a-t-il dit. Néanmoins, Mebarki a fait état des difficultés rencontrées par Ferphos dans le cadre de son expansion internationale, étant donné la concurrence de plus en plus rude. Oxford Business Group indique que Ferphos a répondu favorablement à l’appel lancé par Chakib Khelil pour optimiser la production de phosphate. La société semble être en mesure d’atteindre son objectif pour 2007 fixés à 2 millions de tonnes quand on sait que fin octobre, 1,85 million de tonnes ont pu être produites. La société a déclaré qu’elle projetait d’augmenter sa production à hauteur de 4 millions de tonnes d’ici fin 2010.

En vue de doubler sa capacité de production à l’horizon 2010, la société a fait part de son intention de construire une nouvelle unité de transformation à Bouchegouf, à 450 km à l’est d’Alger, qui sera dotée d’une capacité de transformation de 2 à 3 millions tonnes de phosphate par an.

De surcroît, deux autres complexes sont également prévus dans les environs de Mdarouche et de Jijel. Cette dernière, située à quelque 350 km à l’est de la capitale, sera dotée d’une capacité de transformation de 12 à 14 millions de tonnes.

Les installations seront toutes situées dans les environs du complexe minier de Djebel Onk, dans la wilaya e de Tébessa. Ces complexes industriels seront alimentés en puisant dans les réserves de phosphate du pays, qui sont estimées à hauteur de 2 milliards de tonnes, ce qui est suffisant pour alimenter l’industrie à son niveau actuel de production pendant une période de 65 ans. L’unité de Bouchegouf permettra non seulement l’extraction du phosphate brut, mais aura aussi la capacité de transformer le minerai en engrais, créant ainsi de la valeur ajoutée aux exportations.

Ferphos, qui a déjà reçu l’accord initial du Conseil des participations de l’Etat (CPE), est dans l’attente du feu vert final pour pouvoir créer une société mixte en partenariat avec une société étrangère, a déclaré Mebarki. Le principal défi que devra relever Ferphos réside dans les défaillances du système de transports. Le réseau ferroviaire desservant les régions de prédilection de Ferphos ne parvient pas à couvrir les besoins de Ferphos. Selon la presse locale, Ferphos ne réussit à transporter que 1,2 million de tonnes de phosphate par an par voie ferrée, et a par conséquent dû créer sa propre société de transport ferroviaire pour acheminer les 800 000 tonnes restantes.

Le port d’Annaba, à partir duquel Ferphos réalise la majeure partie de ses exportations, a aussi besoin d’être modernisé. S’il lui est difficile de gérer les 2 millions de tonnes présentement exportées, les 4 millions de tonnes prévues dans à peine deux ans, le seront encore moins. “Néanmoins, le 15 décembre dernier, le gouvernement s’est engagé à consacrer une enveloppe de 18 milliards de dollars pour moderniser le réseau ferroviaire du pays, y compris l’ouverture d’une nouvelle ligne à Tébessa, ce qui devrait faciliter la tâche à Ferphos”,  souligne Oxford Business Group.

Histoire :

Raison sociale :  FERPHOS group, spa

Objet social : Gestion de portefeuilles des participations et de contrôle stratégique des Sociétés de Phosphates, de Minerais de Fer, de Pouzzolane, de Fonte,  de l’Immobilier et des Transports Routiers de minerais.

Forme juridique : Société par actions.

Date de création : issue de la SONAREM (Société Nationale de Recherches et d’Exploitation Minières) le 16 juillet 1983 (Décret n° 83-441 du 16 juillet 1983) Transformée en société par actions le 22 mai 1990.

FERPHOS group, est héritière de toutes les activités minières relatives au minerai de fer et phosphates  connues en Algérie depuis plus d’un siècle.

 
Capital social : 4.000.000.000,00 DA (détenu à 100% par la société de Gestion des Participations, SGP SOMINES) (capital public).

Siège social : 8, rue Souahi Madani, 23000 Annaba, Algérie.

Forme d’organisation : Société à Conseil d’Administration et Assemblée Générale d’Actionnaires.

Tel:       + 213(0)  38 846 360
Fax:      +  213(0) 38 846 508
E-mail:     ferphosgroup@ferphos.com
  
Filiales :

SOMIPHOS, spa:  Société des Mines de Phosphates,
Consistance :Complexe du Djebel-Onk : Mines et Usine de traitement de phosphates

Installations Portuaires de Annaba, IPA : Centre logistique pour l’exportation des phosphates, services maritimes et portuaires

Centre d’Études et des Recherches Appliquées au Développement, CERAD :
Centre d’Études et de Recherches Appliquées au Développement

Siège social :   Zhun II, 12000 Tébessa, Algérie.
Tel:                 + 213(0)  37 492 282- 37 493 197
Fax:             +  213(0) 37 494 350- 37 491 050
E-mail:            DG@somiphos.ferphos.com
   
SOMIFER, spa:  Société des Mines de Fer d'Algérie

Consistance:  
Mine de Anini
Mine de Rouina
Mine de Chaâbat El Ballout
Mine de Sidi Maârouf
Mine de Khanguet
Mine de Tissemeran

Siège social :      Zhun II, 12000 Tébessa, Algérie.
Tel:                     + 213(0)  37 491 011 - 37 492 403
Fax:                +  213(0) 37 493 344 - 37 492 613

SPMC, spa: Société de Pouzzolane et des Matériaux de Construction,

Consistance :    
Mine de Béni-Saf

Siège social:      Rue Kadri Kaddour, Beni-saf, W. Ain-Temouchent, Algérie

Tel: + 213(0)  43 645 132 - 43 645 108
Fax: +  213(0) 43 645 997

SFO, spa:              Société de Fonderie de Ouenza,

Consistance :
Fonderie de Ouenza

Siège social:      Cité Ben-Badis, 12354 Ouenza, W. Tébessa, Algérie
Tel:+ 213(0)  37 468 505
Fax:+  213(0) 37 465 594

FERBAT, spa:       Société de Réalisation Immobilière,

Consistance :    
Biens Fonciers et immobiliers
Projets de réalisation

Siège social:     8, rue Souahi Madani, 23000 Annaba, Algérie.
Tel: + 213(0)  38 881 958 - 38 884 057
Fax:+  213(0) 38 881 958

SOTRAMINE, spa: Société des Transports Routiers de Minerais,
Consistance :    
Parc de Camions à Benne
              
Siège social:      8, rue Souahi Madani, 23000 Annaba, Algérie.
Tel: + 213(0)  38 516 985
Fax: +  213(0) 38 518 618

Participation

Mittal Steel Tébessa, spa (Mines de Ouenza et Boukhadra) (depuis le 18 octobre 2001) (30% FERPHOS, 70% LNM Holding N.V)
Société des Mines de Fer de Mifergui-Nimba, Guinée (6,44 % FERPHOS group, 93,56 % investisseurs internationaux)

============

Dans l’Antiquité, les Romains, pour leur besoin en armement, exploitaient le Cuivre que recèle ce qui a été connu par la suite par Djebel Ouenza.

1863 installation des premiers européens à la recherche du minerai de fer à Ouenza

1870 Exploitation du minerai de fer à Beni-Saf par la Société Mokta-El-Haddid.

1878 Obtention du premier permis de recherche dans les périmètres de Ouenza et Boukhadra.

1878 L’ingénieur français Tissot découvre le gisement de minerai de fer de Anini.

1894 Début de l’exploitation du gisement de phosphate du Kouif, Tébessa, par la Compagnie des Phosphates de Constantine.

1901 Concession pour la recherche et l’exploitation du minerai de fer Ouenza accordée au  géologue français Pascal.

1913 Création de la Société de Ouenza.

1914 Interruption de l’activité pour cause de guerre.

1921 Reprise de l’activité et mise en service du raccordement du chemin (ligne électrifiée) de fer Ouenza – Oued-Keberit.

1930 Mise en service du raccordement du chemin de fer (Ligne électrifiée) de Boukhadra (Mine de Boukhadra).

1935 Réalisation du raccordement de chemin de fer (Ligne électrifiée) de Annaba  –Oued-Keberit.

1940 Début de l’exploitation des raccordements par les Chemins de fer.

1952 Electrification des installations des mines de Ouenza et Boukhadra (semi-mécanisation de l’exploitation)

1955 Début de la réalisation du raccordement de chemin de fer de Tébessa – Djebel-Onk.

1966 Nationalisation des mines d’Algérie.

1967 Création de la Société Nationale de la Recherche et de la Géologie Minières, SONAREM.

1979 Création de la Fonderie de Ouenza, Tébessa.

1983 Restructuration de la SONAREM.

1983 Création de l’Entreprise Nationale du fer et du phosphate, FERPHOS.

1985 Fermeture de la Mine de fer de Beni-Saf (épuisement des réserves) et début de l’exploitation de la pouzzolane sur la même concession.

1990 FERPHOS société par actions régis par le droit commun.

1991 Création du Centre d’Etudes et de Recherches Appliquées au Développement, CERAD.

2001 Signature des accords de partenariat avec le groupe international LNM, et création de la Société ISPAT Tébessa pour l’exploitation des mines de Ouenza et Boukhadra.

2003 Création de FERBAT, spa filiale de promotion immobilière.

2005 Création de FERPHOS group, spa. Répondant aux exigences de son développement, en  adoptant une stratégie de croissance soutenue et afin de mieux servir ses clients, une restructuration des activités par filiales a été mise en place.

2005 Création de SOTRAMINE, spa filiale des Transports Routiers de Minerais.
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