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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 1195140 fois)
kader
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« Répondre #150 le: 16/01/2008 - 17:17:26 »


Mon oeil

C'est en fait du pure "gladio version Afro-musulmane", voila un des idolatres fanatiques et avides de l'excrément du diable (pétrole) qui déclare unilatéralement la guerre contre des populations naives, miséreuses, déjà spoliés et désarmés des terres qui contiennent le reste de cet excrément du diable (pétrole). Quel courage ! c'est impressionnant ! bravo clac clac clac  sad

Voila une histoire à méditer :

53 avant JC : parti affronter les Parthes, Licinius Crassus fut vaincu à la bataille de Carrhes. Parce qu'il était particulièrement avide, le général parthe Suréna lui fit couler de l'or en fusion dans la bouche en lui disant "Rassasie-toi donc de ce métal dont tu es si avide !". Sa tête fut ensuite envoyée au roi parthe, Orodès II.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Morts_insolites

Bush déclenche une guerre idéologique contre l'Islam
Mercredi 16 Janvier 2008
http://french.irib.ir http://french.irib.ir
http://www.alterinfo.net/Bush-declenche-une-guerre-ideologique-contre-l-Islam_a15804.html

La presse régionale et internationale réagit contre la guerre verbale du président américain, George W. Bush. La presse allemande estime que les récentes déclarations de Bush lors de sa visite aux Emirats arabes unis montrent qu'il tente en vaine de créer une alliance régionale contre la RII, tandis qu'il n'a pas du tout la force de le faire. Le quotidien émiratis Golf News a écrit pour sa part que Bush est en train d'anéantir tous les espoirs qui existent pour calmer les tensions de la région du Moyen-Orient. Le magazine Newsweek cite un expert de sécurité internationale de l'université de Tel-Aviv selon lequel la tournée de Bush dans les pays arabes du golfe Persique ne portera aucun résultat tangible. La chaîne de télévision AlJazeera a rapporté que lors de sa tournée régionale le président américain n'a rien apporté de nouveaux pays arabes. Le quotidien britannique The Independent a cité, pour sa part, un responsable du sultanat d'Oman, gardant l'anonymat qui a déclaré que son pays ne voit aucunement une menace en son voisin iranien, contrairement aux allégations du président des Etats-Unis. Le quotidien saoudien The Gazet a rapporté que les déclarations du président américain lors de sa visite aux Emirats arabes unis montre le fiasco de la diplomatie américaine dans cette période fin de mandat du président Bush. un autre quotidien saoudien Al-Watan a écrit qu'au lieu d'attaquer les gouvernements d'autres pays, le président américain devrait essayer de réviser ses propres politiques et profiter des occasions qui se prêtent toujours pour améliorer sa politique étrangère. En Turquie, le quotidien Star a évoqué la tournée du président des Etats-Unis dans les pays arabes du golfe Persique estimant que Bush ne réussira pas à créer une alliance régionale à l'encontre de la RII. Le quotidien turc a évoqué ensuite la récente visite du président turc Abdullah Gul aux Etats-Unis, lors de laquelle Gul avait vivement critiqué certains responsables de l'administration américaine qui cherchaient à créer des tensions dans les relations de la Turquie avec son voisin iranien. En effet, Abdullah Gul avait rappelé à Washington que les relations entre l'Iran et la Turquie étaient beaucoup plus anciennes et beaucoup plus profondes que les relations entre la Turquie et les Etats-Unis. Au Liban, les milieux politiques et médiatiques ont estimé que la visite régionale du président George W. Bush intensifiera les tensions dans la région. Le quotidien libanais al-Diar a écrit dans son dernier numéro que les récentes prises de positions du président américain perturbera de nouveau le processus des dialogues politiques au Liban pour résoudre la crise présidentielle

Quand la haine parle!

Il fait longtemps que le discours monothématique de George Bush ne fait plus bonne presse dans le bassin du golfe Persique. C'est un président en fin de mandat qui s'est proposé un tour dans les monarchies pétrolières du golfe Persique, suivant, pourquoi pas quelques petites idées qu'il a derrière la tête: baliser à tout prix le terrain au plan, savamment concocté dans les thinks tanks américano-sionistes, de la paix au Moyen-Orient et cimenter un bloc anti-iranien des pays arabes et du sud du littoral du golfe Persique. Le touriste Bush a longuement entretenu "la psychose du péril iranien" pour rafler de juteux contrats avec les royaumes pétroliers de la région. Et à force de répéter ses allégations, il a fini par en croire lui-même mais, ces interlocuteurs loin de là, n'en sont guère dupes et, de surcroît, ne sont nullement acquis à cette rhétorique en unique leitmotiv, qui ne distille que du venin. A Riyad, une étape qui le conduira ensuite au point final de son périple, c'est-à-dire le Caire, George Bush a repris le malheureux scénario monté de toute pièce des vedettes iraniennes et des bâtiments américains. Plein d'imagination, Bush a fait d'une patrouille de routine, d'une mission ordinaire des vedettes iraniennes dans le détroit d'Ormuz toute une affaire, et depuis il en rabat les oreilles des habitants de la région. La marine américaine a diffusé une première vidéo où l'on montrait que les vedettes s'approchaient tout près de ses bâtiments; ces images tirées des fins fonds des archives, voulaient faire croire au public une manœuvre provocatrice. Et lorsque l'Iran a, à son tour, diffusé la vidéo de cet incident, la vidéo authentique, le petit écran a montré une toute autre chose: il s'agissait d'une simple procédure habituelle; d'autant que nombre de commandants des forces américaines ont reconnu qu'ils n'avaient reçu aucun message menaçant et que cela ne pourrait être que l'œuvre d'un plaisantin. Mais ne serait-il pas temps que Bush comprenne enfin que sa politique provoque une haine réelle, et ne traduit que sa déception et son désespoir découlant de ses échecs en série. Le bilan de ce tourisme dans le golfe Persique s'avère déjà bien piteux pour le locataire de la Maison Blanche, rentrant les mains vides derrière son bureau ovale.

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George Bush implore de l'aide au Roi saoudien
Bigness.ru, par Sergei Malini, le 16 janvier 2008
http://www.alterinfo.net/George-Bush-implore-de-l-aide-au-Roi-saoudien_a15843.html
http://english.pravda.ru/world/asia/16-01-2008/103443-bush_saudi-0

​​​​Il se trouve que le pétrole est trop coûteux pour les États-Unis. L'unique superpuissance mondiale doit maintenant demander aux pays pétroliers de faire quelque chose pour arrêter la montée du prix du pétrole (*).

Lors de sa rencontre avec le Roi saoudien à Riyad, le Président Bush a exprimé l'espoir d'un OPEP prenant en considération l'influence négative exercée par le prix élevé du pétrole sur l'économie étasunienne. (NDT : à l'instant, le 17 janvier à 11 heures, la radio annonce la baisse du prix du pétrole.)

​​​​La déclaration de Bush en Arabie Saoudite, l'un des plus influents membres de l'OPEP, signifie que l'économie étasunienne en péril ne sera plus capable d'acheter les volumes actuels de pétrole cher. Le baril d'excellent pétrole est déjà négocié aux environs de 100 dollars.

​​​​Mikhail Zak, porte-parole de Veles Capital Investment Corporation a déclaré à Pravda.ru :

​​​​Les États-Unis sont le plus gros consommateur de pétrole sur le marché mondial. Si cette nation s'imposait des restrictions de consommation pétrolière, cela aurait des conséquences négatives pour les principaux fournisseurs de pétrole.

​​​​Mais, l'économie étasunienne dépend grandement de l'énergie pour le transport. Les technologies largement utilisées aujourd'hui dans l'économie étasunienne sont toutes basées sur le bon vieux pétrole et le gaz.

​​​​Les pays d'exploitation pétrolière peuvent négliger la demande de Bush ou la menace de ce genre de contexte. Les États-Unis n'ont aucune chance de réduire leur consommation pétrolière sans provoquer de graves dommages à leur propre économie. « Toute restrictions de ce genre ferait décliner l'économie des États-Unis, la dernière chose voulue par leur administration à l'heure actuelle. Si l'achat des quantités actuelles de pétrole devenait peu rentable pour eux, ils commenceraient plus tôt à utiliser leurs propres gisements, » a déclaré Mikhaïl Zak.

​​​​La déclaration de Bush à Riyad est plus significatives du point de vue politique. Les Républicains devront bientôt dire adieu à leur règne aux États-Unis. Pratiquement tous les candidats à l'élection présidentielle sont fortement contre la guerre en Irak [NDT : ?]. Cela soulève l'idée d'un prochain président faisant le maximum d'efforts pour retirer ses troupes du pays déchiré par la guerre.

​​​​D'autre part, le théâtre de marionnettes du nouveau régime irakien ne durera pas longtemps sans les soldats étasuniens. L'ambition des sociétés pétrolières étasuniennes, qui importent du pétrole irakien en grandes quantités, peut de même décliner. C'est peu de dire que l'activité des compagnies pétrolières en Irak, établie sur un accord de partage de production, manque de transparence.

​​​​Il se pourrait que les États-Unis souffrent vraiment du manque de pétrole irakien quand ils mettront fin à leur présence militaire dans ce pays. « C'est de la pure politique. Il est évident que les compagnies pétrolières étasuniennes perdront un certain nombre de soutien à l'arrivée au pouvoir des démocrates, » a déclaré Mikhaïl Zak. On doit supposer que le discours de George Bush en Arabie Saoudite démontrait les tentatives désespérées des compagnies pétrolières étasuniennes pour renforcer leur position.

Original anglais : http://english.pravda.ru/world/asia/16-01-2008/103443-bush_saudi-0
Traduit du russe en anglais par Dmitry Sudakov pour Pravda.ru
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

* NDT : Selon le Wall Street Journal du 4 janvier 2008, cité par Mike Whitney dans l'article La bombe à retardement de la déflation, le prix de l'or et du pétrole sont montés quasi parallèlement : « Depuis 2001, le prix de l'or a augmenté de 239%, tandis que le prix du pétrole augmentait de 267%. Ce qui signifie, que si le dollar était resté aussi bon que l'or, nous payerions aujourd'hui le pétrole 30 dollars le baril. »

​​​​Il paraîtrait aussi que le prix du pétrole n'est pas dû à la pénurie mais plutôt à la spéculation des fonds de pension anglo-saxons. Cela voudrait dire que ces fonds de pensions, sans doute actionnaires des compagnies pétrolières, permettent de créer une pénurie artificielle en achetant des grandes quantités de brut, puis en les libérant sur le marché au prix fort ?

​​​​Quoi qu'il en soit, les pays pétroliers peuvent certainement faire baisser le cours du pétrole en augmentant la production au-delà de la demande.

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Bush finit sa tournée avec des espoirs pour... le pétrole
Jeudi 17 Janvier 2008
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4372

George W. Bush a achevé mercredi en Egypte une tournée au Proche et au Moyen-Orient en affirmant sa confiance dans un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens et dans la volonté de changement de la région.

Bush rapportait aux Etats-Unis l'espoir d'une augmentation de la production de pétrole pour soulager une économie américaine menacée de récession. Mais il laissait derrière lui beaucoup de scepticisme, sinon d'hostilité devant ses politiques et celles des Etats-Unis dans la région.

A Charm el-Cheikh en Egypte, dernière étape de son périple de huit jours, Bush s'est dit "optimiste" quant aux chances d'un accord de paix entre Israël et les Palestiniens avant la fin de sa présidence en janvier 2009. C'était la motivation primordiale de son voyage, avec ce qu'il appelle la "menace" iranienne.

Pour ceux qui en doutent, "quand je dis que je vais revenir et rester engagé, c'est sérieux, et quand je dis que nous pouvons parvenir à un accord, c'est sérieux", a-t-il dit au cours d'une apparition devant la presse avec le président égyptien Hosni Moubarak.

Bush a déjà signifié qu'il devrait revenir en mai. Cependant, à l'approche du retour aux Etats-Unis, les soucis causés par l'économie américaine ont rattrapé les grandes préoccupations internationales.

Bush est intervenu mardi auprès du roi Abdallah d'Arabie saoudite pour que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) augmente sa production et contienne le prix du baril qui a récemment battu un record historique à plus de 100 dollars.

Il estime qu'après ces entretiens avec le roi, "il y a un espoir que l'Opep soit encouragée à autoriser une augmentation de la production", a dit sa porte-parole, Dana Perino.

Le ministre saoudien du Pétrole, Ali Al-Nouaïmi, avait cependant décliné tout engagement mardi : son pays augmentera sa production si le marché l'exige et l'Opep, où la voix de Ryad est prédominante, se déterminera en fonction de "toutes les données disponibles" quand elle se réunira le 1er février.

Dans des déclarations à Nicosie mercredi soir, le secrétaire général de l'Opep, Abdallah el-Badri, a semblé lui aussi écarter une augmentation de l'offre. "L'offre est suffisante et l'augmentation de la demande modérée", a-t-il dit devant la Chambre de Commerce et d'Industrie de Nicosie.

"On ne souhaite pas voir des prix élevés ni des prix bas. Nous voulons des prix dictés par les fondamentaux du marché, et j'espère que les fondamentaux prévaudront en fin de compte", a-t-il dit.

"L'Opep continuera de jouer son rôle d'une manière dynamique pour garantir un bon approvisionnement de l'économie mondiale et la stabilité des marchés, pour le bien du monde entier", a-t-il souligné.

Bush semble avoir quitté Ryad sans avoir non plus emporté l'adhésion du grand allié saoudien aux desseins qui l'ont amené : d'une part pousser à un accord de paix israélo-palestinien et rallier les pays arabes à cette entreprise, d'autre part gagner leur soutien à son effort pour isoler l'Iran.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud Al-Fayçal, est apparu réservé. Plus encore peut-être que la montée en puissance iranienne, les Etats du Golfe s'inquiètent d'une nouvelle guerre américaine, après l'Irak. L'Arabie saoudite n'a "rien contre l'Iran", a ainsi dit le le prince Saoud.

Quant au conflit israélo-palestinien, les pays arabes ne peuvent davantage "tendre la main" à Israël qu'ils ne le font déjà, a-t-il déclaré.

La première visite de Bush en Israël et en Cisjordanie en sept ans de présidence et ses paroles peut-être les plus fermes sur la fin de l'occupation israélienne et la création d'un Etat palestinien n'ont pas dissipé les doutes quant à la faculté de résoudre en quelques mois 60 ans de conflit.

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France 24 : les objectifs de G.W. Bush dans sa tournée au Moyen-Orient ont échoué
Jeudi 17 Janvier 2008 - Téhéran.Irna
http://www.alterinfo.net/index.php?action=article&numero=15873

La chaîne d'information française France 24 diffusée en langue anglaise mercredi soir en évoquant la rencontre entre les présidents égyptien et américain, dernière étape de la tournée de G.W. Bush au Moyen-orient a qualifié d'échec cette tournée initiée pour parvenir à deux objectifs principaux.

Le journaliste de cette chaîne a précisé que ces deux objectifs principaux du président américain qui étaient d'isoler l'Iran et d'accélérer le processus de paix, ont échoué.

Il a souligné que le président américain n'a pas pu obliger les pays arabes de la région à s'aligner sur les positions américaines concernant notamment l'Iran.

Le ministre saoudien a rejeté la demande de George W. Bush de "tendre la main" au régime israélien et a également refusé de s'associer aux efforts exclusivement américains visant à isoler l'Iran.

"Je ne sais pas ce que nous pouvons faire de plus vis-à-vis des Israéliens", a affirmé le ministre saoudien des affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal, lors d'une conférence de presse conjointe à Riyad avec son homologue américaine Condoleezza Rice.

Le chef de la diplomatie saoudienne était interrogé sur la réponse qu'apporterait Riyad à la requête du président américain George W. Bush, qui a demandé la semaine dernière aux pays arabes de "tendre la main" à Israël ».

Même fin de non-recevoir concernant Téhéran. "Nous n'avons bien sûr rien contre l'Iran", a souligné le prince Fayçal.

"L'Iran est un pays voisin, un pays important dans la région", a-t-il déclaré en réponse à un journaliste qui lui demandait s'il pensait que l'Iran était une menace, comme l'affirme Washington.
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nazime
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« Répondre #151 le: 16/01/2008 - 20:59:25 »

Messieurs les enquêteurs de l'ONU (M. David Veness, chef du Département de la Sûreté et de la Sécurité (DSS) de l'ONU) concernant l'attentat contre l'ONU à Alger du 11 décembre 2007,

Si vous n'êtes pas les vassaux complices des idolâtres fanatiques et avides de l'excrément du diable (pétrole et Gaz) alors montrez nous que vous êtes honnêtes et indépendants en débusquant et en rendant publique à l'opinion internationale les tenants et aboutissants, les obstructions criminelles diverses (de gouvernements, organisations, personnes physiques et morales, etc..) sur l'attentat du 11 décembre 2007 à Alger qui n'est en réalité qu'une action d'une opération plus vaste du type "Opération Gladio" version "algérienne".

Nous savons qu'il y a de graves obstructions criminelles de la part de certains (occidentaux) gouvernements, organisations, personnes physiques et morales et des idolâtres fanatiques et avides de l'excrément du diable (pétrole et Gaz) "algériens" concernant l'attentat politico-criminel du 11 décembre 2007 à Alger.

Vous connaissez ce qu'est l"Opération Gladio", vous n'êtes pas des "enfants de chœur" et vous savez donc par avance à qui et quoi vous aurez affaire. Alors on vous observe et on analyse. Notre mémoire est infinie, longue et immortelle.

En 2000, Vincenzo Vinciguerra, un des criminels de l'Opération Gladio, résume ainsi la "stratégie criminelle" de l'Opération Gladio :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité". Source http://lenumerozero.lautre.net/spip.php?article1357

Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio : http://www.voltairenet.org/article8387.html


Soyez courageux et ouvrez la satanée "boite de pandore" "Algérienne" pour nous purifier du mal démoniaque qui mène, tambour battant, la pakistanisation et l'irakisation de l'Algérie contre la volonté de sa population prise en otage et asservit violemment et cruellement par ce mal démoniaque.

Honnêtement, la grande majorité de la population algérienne cruellement, sadiquement et violemment asservit, par ce mal démoniaque, n'a plus rien à perdre.


*****************************

Qui est David Veness ? ( chef du Département de la Sûreté et de la Sécurité (DSS) de l'ONU )
http://www.un.org/News/fr-press/docs/2005/SGA903.doc.htm

DAVID VENESS, DU ROYAUME-UNI, EST NOMMÉ SECRÉTAIRE GÉNÉRAL ADJOINT À LA SÛRETÉ ET À LA SÉCURITÉ

Le Secrétaire général a annoncé aujourd’hui la nomination de M. David Veness, du Royaume-Uni, au poste de Secrétaire général adjoint à la sûreté et à la sécurité.  Il était, depuis 1994, Commissaire adjoint chargé des opérations spéciales à la police urbaine à Londres.

Membre de la police britannique depuis 1964, M. Veness a été détective à Londres et dans plusieurs départements de Scotland Yard, notamment à la section antifraude et au groupe des opérations criminelles.  

Spécialisé dans les prises d’otages, il a participé aux négociations, en 1980, lors du siège de l’ambassade d’Iran (Opération Nimrod) et a mené les négociations, en 1984, au Bureau du peuple libyen.  

Entre 1987 et 1990, il a été chargé de la protection royale et diplomatique et a organisé la sécurité de rencontres internationales.  En tant que Commissaire chargé des opérations spéciales, il a supervisé les affaires de protection en matière de terrorisme, de sécurité et de criminalité organisée.

M. Veness a été anobli fin 2004.  Il est également Commandeur de l’Empire britannique et a reçu la médaille de la police de la Reine.  Il est marié et père de trois enfants.

M. Veness prendra ses fonctions le 28 février 2005.

*****************************

http://www.trial-ch.org/fr/trial-watch/recherche/context/70.html

Dernier rapport périodique (Octobre 2007) sur l'Algérie par le Comité des droits de l'homme de l’ONU. Un des experts a clairement défini les disparitions forcées, massacres, attentats et autres violations graves comme étant des « crimes contre l’humanité ».

le documentaire très instructif diffusé sur Canal + et Arte:

“L'école française : Histoire des escadrons de la mort de l'école française de la guerre d'Algérie, en passant par l'Opération Phoenix à l'Opération Condor en Amérique du Sud ou latine des années 1970” :

Pour sauvegarder ces videos sur votre ordinateur utilisez les outils gratuits suivants :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/

Partie 1/2
http://www.dailymotion.com/video/xr2p5_arte-escadrons-de-la-mort-lecole-fr_news
Partie 2/2
http://www.dailymotion.com/video/xr2yo_arte-escadrons-de-la-mort-lecole-fr_news

A lire terrorisme + services secrets = al-qaïda ? http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/terrorisme_index.htm

Videos sur l'Operation Gladio:

VOIR VIDEOS -LANGUES = une partie en français + une autre en anglais - il y a des temoignages d'agents GLADIO français et belges.

http://www.vidilife.com/video-tag_gladio

Timewatch: Operation Gladio 1 - The Ring Masters
http://www.vidilife.com/video_play_886443_Operation_Gladio_1_The_Ring_Masters.htm

Timewatch: Operation Gladio 2 - The Puppeteers
http://www.vidilife.com/video_play_886461_Gladio_2_The_Puppeteers.htm

Timewatch: Operation Gladio 3 - The Foot Soldiers
http://www.vidilife.com/video_play_886483_Gladio_3_The_Foot_Soldiers.htm


Livres :

*Les Armées Secrètes de l'OTAN : Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest (Broché)

*Crimes de guerre à l'Otan (Broché) de Pierre-Henri Bunel (Auteur)

*Les belles aventures de la CIA en France = http://www.bakchich.info/rubrique64.html

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Mémorial des victimes de l'ONU d'Alger du 11 décembre 2007

Algérie : le gouvernement accusé d’avoir ignoré une demande de l'ONU de renforcer la sécurité
Par AFP le 16/01/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-onu-attentats-securite-2379.html

Les autorités algériennes n'avaient pas donné suite à une requête demandant un renforcement de la sécurité autour des représentations des Nations unies dans ce pays, cibles le mois dernier d'attentats meurtriers, a indiqué un responsable de l'ONU, Kemal Dervis.

Le responsable du PNUD (Programme des Nations unies pour le développement) s'exprimait mercredi sur la création d'une commission d'enquête indépendante ordonnée par le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à la suite de ces attentats d'Alger qui ont fait 41 morts, dont 17 agents de l'ONU, le 11 décembre. Il a indiqué que le responsable de la sécurité de l'ONU sur place avait fait une requête officielle aux autorités algériennes pour un renforcement des mesures de sécurité, peu après des attentats suicide dans la capitale algérienne en avril 2007.

"Le responsable de la sécurité de l'ONU a demandé au gouvernement (algérien) des mesures de sécurité particulières, dont des barrages sur les rues (avoisinant les bureaux de l'ONU)", a déclaré M. Dervis. "Le gouvernement n'a pas répondu à cela, c'est un fait établi", a-t-il dit.

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Les déclarations de Zerhouni et le communiqué d’Al Qaïda ont motivé l’enquête de l’Onu
jeudi 17 janvier 2008 - El Khabar - Par H. Yes/ Traduit par F.L
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?ida=93460&idc=107

Une source officielle a indiqué que la représentation permanente de l’Organisation des Nations-unies n’a reçu jusqu’à présent aucune information concernant la commission d’enquête sur les attentats du 11 décembre, initiée par le secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, alors qu’une source, au fait de l’affaire, a expliqué que la décision de Ban Ki-Moon est sans doute motivée par les déclarations de Noureddine Zerhouni, qui avait indiqué que les services de sécurité algériens étaient au courant des attaques avant qu’elles n’aient eu lieu. L’Algérie voit dans l’attitude du responsable onusien un manque de convenance

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Le gouvernement algérien savait pour les attentats Par Hassan Zerrouky
le 14 Décembre, 2007 Hassane Zerrouky
http://www.lematindz.net/news/le-gouvernement-algerien-savait-pour-les-attentats--par-hassan-z.html

Terrorisme. Les services de sécurité étaient informés que le Conseil constitutionnel et d’autres édifices étaient ciblés. Nouvelles menaces d’Al Qaeda.

Yazid Zerhouni, ministre algérien de l’Intérieur, a révélé que les services de sécurité algériens ayant procédé à l’arrestation d’une « grande partie du réseau » terroriste qui avait organisé les attentats du 11 avril ciblant le siège du gouvernement avaient découvert que « le Conseil constitutionnel, comme d’autres édifices publics, faisait partie des objectifs » de la Al Qaeda. « On le savait, c’était un ancien objectif pour ce groupe. » Avant d’ajouter qu’« il n’y a pas eu de défaillance (de l’État). Les résultats au jour le jour des services de sécurité et le démantèlement de plusieurs réseaux prouvent le degré de pénétration et de renseignements (de l’ex-GSPC). D’autre part, aucun dispositif n’est étanche à 100 % ».

Autrement dit, le gouvernement algérien savait qu’après les attentats du 11 avril il existait une menace terroriste potentiellement élevée. Dès lors, se demande-t-on à Alger, pourquoi, suite aux aveux des membres de ce réseau auquel a fait allusion le ministre algérien, le pouvoir politique a-t-il allégé le dispositif sécuritaire au point qu’Alger donnait l’image d’une ville à l’abri des attentats terroristes ? Pointant le doigt sur cette situation, le journal l’Expression assure que « de tels attentats ont pu se produire parce que la prudence s’est relâchée quand il fallait redoubler la vigilance » avant de souligner que « la vigilance citoyenne ne peut suffire car il appartient à l’État de protéger ses nationaux ».

Sans attendre, Al Qaeda au Maghreb islamique a revendiqué mardi dans la soirée le double attentat contre le bâtiment de l’ONU, qualifié de « siège de l’apostasie internationale », et le Conseil constitutionnel. « Nous annonçons à la nation musulmane la bonne nouvelle : le succès de deux opérations martyres perpétrées par deux héros à Alger pour défendre la nation de l’islam et humilier les croisés et leurs agents, les esclaves des États-Unis et les fils de France », affirme son communiqué publié sur un site islamiste.

Indiquant que le kamikaze qui a précipité son véhicule contre le siège de l’ONU s’appelait « cheikh Ibrahim Anbou Othmane » et le second contre le siège du Conseil constitutionnel « Abderahmane Abounasser ». Avant d’ajouter que « cette attaque vient rappeler aux croisés qui occupent nos terres et qui pillent nos richesses la nécessité de bien prêter l’oreille aux exigences et aux discours de notre cheikh et émir Oussama Ben Laden ». Et de prévenir qu’au Maghreb, nombreux ceux sont qui « se bousculent pour les opérations martyres qui continueront jusqu’à la libération de toute la terre d’islam ». Est-ce à dire qu’Al Qaeda annonce de prochaines opérations suicide ? Certainement. Car ce communiqué rappelle celui qui a été publié après les attentats du 11 avril et que les autorités algériennes n’avaient pas pris très au sérieux.

À Alger, d’après de nombreux témoins, l’un des kamikazes, au volant du camion-citerne bourré d’explosifs qui a foncé sur le siège de l’ONU dans le quartier d’Hydra, était âgé d’une quarantaine d’années, le second, au volant du véhicule qui a percuté de plein fouet un bus d’étudiants, était plus jeune. Et si la presse algérienne a fait état de 72 morts, le gouvernement algérien qui a accusé les agences de presse étrangères d’amplifier le bilan, s’en tient toujours au chiffre de 31 victimes. Pourtant, il est admis que des dizaines de personnes ont été déchiquetées par l’explosion du camion-citerne, tandis que d’autres ont tout simplement été pulvérisées par la violence de la déflagration. Et hier matin, les recherches se poursuivaient pour retrouver des corps.

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Alger a demandé à Ban Ki-moon de renoncer à son enquête, l'ONU refuse
le 19 Janvier, 2008 - Avec RFI et correspondant à New York, Philippe Bolopion
http://www.lematindz.net/Accueil/alger-a-demande-a-ban-ki-moon-de-renoncer-a-son-enquete-lonu-ref.html

Les autorités algériennes ont demandé à l'ONU d'abandonner son projet d'enquête à Alger.Vendredi, l’ambassadeur d’Algérie à l’ONU, Mr. Youcef YOUSFI, est allé voir le chef de cabinet de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU. Il lui a demandé de renoncer à la constitution d’une mission d’enquête internationale sur les attentats du 11 décembre à Alger.

« Si cette mission est malgré tout constituée, a-t-il prévenu, l’Algérie ne coopérera pas, les experts internationaux ne seront pas les bienvenus dans le pays ». Autant dire que la commission ne pourra pas faire son travail.

Mais l’ONU maintient sa position.

Ce qui n’était qu’une querelle est alors en train de tourner à la crise diplomatique. L’organisation affirme que le responsable de la sécurité de l’ONU en Algérie avait demandé un renforcement des mesures de protection autour des installations onusiennes. Il n’a pas été entendu et a péri dans l’attentat.

Selon l’ONU, la commission n’est pas là pour faire une enquête de police, mais simplement pour déterminer si toutes les précautions avaient été prises. Elle devra aussi en tirer des conséquences plus générales pour l’ONU, qui est de plus en plus souvent visée par des groupes proches d’al-Qaïda. Pour Ban Ki-moon, la commission doit donc faire son travail. Il en va de la sécurité de tous les personnels des Nations unies, déployés à travers le monde.

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Indemnisation des familles des victimes des attentats du 11 décembre : une vie = un salaire de 16 000 à 40 000 DA
le 24 Janvier, 2008
Source : Jeune indépendant

Le jour où Ban Ki moon organisait à Genève une cérémonie à la mémoire des victimes du 11 décembre, le ministre de la Solidarité nationale, M. Djamel Ould Abbas, réunissait les familles ayant perdu un de leurs proches dans ces attentats pour leur parler d’indemnisation. M. Ould Abbas précise que le travail a été fait par deux notaires, chargés de s’occuper des dossiers des ayants droit dans le cadre de la frédha et qui a débouché sur la réalisation de 34 frédhas. «Avec ce travail, l’opération d’indemnisation s’est faite «en application de la loi et de la chariaâ». Ainsi, les familles victimes auront à choisir entre percevoir un salaire mensuel allant de 16 000 à 40 000 DA, «selon les cas», ou récupérer «le capital décès qui est de 192 millions de centimes», précise-t-il. De plus, M. Ould Abbas a décidé de reloger les familles démunies. «C’est une décision personnelle de reloger les familles surtout les veuves et les orphelins», révèle-t-il en soutenant que son ministère dispose de 1 800 logements répartis sur le territoire national. Il a précisé que les familles sinistrées de Hydra ont été relogées dans la localité d’Aïn Benian en attendant la réfection de leurs logements détruits par l’attentat kamikaze. Pour leur part, les familles présentes à la rencontre se sont montrées disposées à accepter les indemnisations avec l’espoir d’être relogées pour quelques-unes d’entre elles. M. Ould Abbas s’est voulu ainsi rassurant, en promettant de régler cette question au plus vite. A la fin de la rencontre, le ministre a expliqué à la presse que le point relatif au relogement de ces familles est en étude. Dans ce sens, il a soutenu que «des familles des victimes des attentats du 11 décembre nous ont sollicité à travers nombres de wilayas et nous comptons réagir». Interrogé sur les familles qui ont participé à la réunion de Genève à l’invitation de l’ONU, le ministre se dit «désintéressé» par cette annonce. «Qu’elles partent ou qu’elles restent, ce n’est pas ma préoccupation», clame-t-il, en poursuivant que sa mission «s’arrête à prendre en charge les familles victimes du terrorisme et à les indemniser», en précisant que «les familles invitées à Genève sont celles touchées par l’attentat contre la représentation onusienne».

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Algérie : le GSPC compterait 1000 terroristes, selon le cabinet Oxford Analytica
Par rafik tayeb le 17/01/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-gspc-alqaida-terrorisme-2385.html

Quelle coincidence ? Voir Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio : http://www.voltairenet.org/article8387.html  ;)

La branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI, ex-GSPC) compterait actuellement environ 1000 terroristes en activité en Algérie, selon les estimations d’une étude du cabinet de conseil britannique Oxford Analytica, rendue publique mercredi 16 janvier. Avec cette force, AQMI est considérée comme l’organisation terroriste la plus puissante de la région du Maghreb. Le chiffre constitue le double de celui avancé récemment par les services français de contre-espionnage : selon la DGSE, le nombre de terroristes affiliés à l’AQMI serait en effet de 500.

Bien armés, ces militants islamistes - décrits comme le cœur résiduel des groupes salafistes en Algérie- se concentrent, selon le cabinet britannique, dans des zones montagneuses jugées « sûres » car difficiles d’accès pour les forces de sécurité. Selon Oxford Analytica, à l’exception de quelques coups d’éclats menés dans les grandes villes –attentats suicides à Alger et Batna, attaques contre les postes de police à Boumerdès…-, les groupes du GSPC éprouvent de réelles difficultés à se déplacer et à mener des actions au-delà de leurs zones.

« AQIM sait qu'elle ne peut pas affronter directement les forces de sécurité algériennes. Son objectif est de créer un climat d'insécurité dans les villes (…) avec comme objectif de décourager la présence d'étrangers et leurs investissements », notre Oxford Analytica.

Le cabinet estime également que « la série d'attaques suicide à la bombe, qui ont ciblé à Alger et d'autres centres urbains depuis avril 2007, constituent des signaux d’un changement clair dans la tactique et la stratégie des terroristes en Algérie ». Le groupe terroriste a également modifié la nature de ses cibles : la première est l’État algérien et ses institutions et la seconde concerne la présence internationale en Algérie, avec les attentats contre le siège de l’ONU à Alger et des tentatives d’attaques contre des ressortissants étrangers.

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Attentats d'Alger : cérémonie mercredi au siège de l'ONU à Genève
Par AFP le 18/01/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-onu-attentat-2394.html

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon participera à une cérémonie la semaine prochaine au siège européen de l'ONU à Genève en mémoire aux victimes des attentats d'Alger, a annoncé vendredi l'ONU, en pleine polémique avec le gouvernement algérien.

La cérémonie prévue mercredi rendra hommage aux 41 morts du double attentat du 11 décembre 2007 qui a coûté la vie à 18 collaborateurs des Nations unies, a indiqué l'ONU dans un communiqué. M. Ban s'entretiendra à cette occasion avec les familles des collaborateurs décédés, survivants et blessés lors de cet attentat, selon le communiqué.

L'annonce de cette cérémonie survient alors que le ministre de l'Intérieur, Yazid Zerhouni, a dénoncé jeudi la décision de M. Ban de créer une commission d'enquête indépendante sur les attentats. Selon l'ONU, le responsable de la sécurité de l'ONU à Alger avait officiellement demandé aux autorités algériennes, mais sans succès, un renforcement des mesures de sécurité, peu après des attentats suicide commis à Alger en avril 2007.

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Genève : M. Ban Ki-moon organise une cérémonie à la mémoire des victimes de l’attentat (11 décembre 2007) d’Alger.
Le 18 Janvier, 2008 - L.M.
http://www.lematindz.net/news/geneve-m-ban-ki-moon-organise-une-ceremonie-a-la-memoire-des-vic.html

Mémorial des victimes de l'ONU d'Alger du 11 décembre 2007

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, présidera mardi prochain (22 janvier 2008) à Genève une grande cérémonie à la mémoire des victimes de l’attentat d’Alger, à laquelle prendront part des dizaines de représentants de différents pays.

L’évènement sera suivi par tous les médias mondiaux. Genève abritera ce jour là, en effet, deux importants évènements : la Conférence internationale pour le désarmement au cours de M. Ban Ki-moon lancera l’Appel consolidé pour 2008 ; le lancement d’une campagne dans le monde entier pour marquer le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Sans parler de Davos où débute le Forum économique mondial.

Il est attendu que le Secrétaire général de l’ONU donne des précisions au sujet de l’enquête indépendante sur les attentats d’Alger qui fait l’objet d’une grosse polémique avec les dirigeants algériens. Le ministre de l’Intérieur algérien, Yazid Zerhouni, a notamment critiqué l’attitude des responsables de l’ONU qui se comportent, a-t-il dit, comme une "fausse vierge effarouchée", estimant que cette commission n’apportera rien de plus par rapport au travail déjà fait par les autorités algériennes.

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S’agit-il vraiment d’une commission d’enquête de l’ONU sur l’attentat du 11 décembre 2007 ?
Algeria-Watch, 16 janvier 2008
http://www.algeria-watch.org/fr/aw/onu_attentat.htm

L’Organisation des Nations Unies par la voix de son Secrétaire général Ban Ki Moon a annoncé le 14 janvier 2008 vouloir « nommer un groupe indépendant chargé d’établir tous les faits concernant l’attentat d’Alger » du 11 décembre 2007 qui a touché les locaux des Nations Unies provoquant la mort de dix-sept membres de son personnel.

Cette décision fait suite à la remise le 11 janvier par le Secrétaire général adjoint à la sûreté et à la sécurité d’un rapport préliminaire sur les circonstances de l’attaque. La mission de cette commission se réduira-t-elle à l’élaboration d’une stratégie visant à renforcer la sécurité des locaux et du personnel onusiens, comme le laisse entendre la presse algérienne ?

Pour le moment nous ne connaissons ni la composition, ni le mandat de « ce groupe indépendant » mais il faut espérer qu’il sera habilité à mener une enquête sérieuse permettant de déterminer non seulement les défaillances évidentes du système sécuritaire mais aussi les véritables responsabilités dans cet attentat.

Nous saluons cette décision de l’institution onusienne tout en constatant qu’il a fallu que ses membres soient touchés pour qu’elle envisage une telle action. Les sanglants attentats et les crimes de masse des années 90 visant les populations civiles algériennes, bien qu’entourés de zones d’ombre et entachés de suspicion sur les auteurs et commanditaires, n’ont jamais bénéficié d’une telle démarche. Nous rappelons que lors de l’examen en octobre 2007 par le Comité des droits de l’ONU du dernier rapport périodique algérien, l’un des experts a clairement défini les disparitions forcées, massacres, attentats et autres violations graves comme étant des « crimes contre l’humanité ».

La seule initiative qu’a prise le précédent Secrétaire général de l’ONU fut de dépêcher en juillet 1998 une délégation pour une mission d’information. Celle-ci était constituée de personnalités choisies en accord avec les autorités algériennes. Son mandat était très restreint, se limitant à des visites organisées par Alger. Et en conséquence cette visite a abouti à des conclusions qui ne rehaussent guère le crédit de l’Organisation. Faut-il rappeler que le ministre des affaires étrangères algérien de l’époque se félicita des observations de la mission dans les termes suivants : « Le rapport est conforme à ce qui a été conclu entre nous et l’ONU ».

Nous espérons que cette fois-ci l’ONU saura respecter son engagement « d’établir tous les faits concernant l’attentat d’Alger » en toute indépendance quelles que soient les manœuvres du régime algérien. Dès l’annonce, certains officiels ont déclaré que cette décision est « interne » à l’organisation et que « le groupe d’experts indépendants de l’ONU qui doit être constitué ne porte pas atteinte à la crédibilité des enquêtes des services de sécurité »* . Le chef du gouvernement quant à lui exprime déjà sa désapprobation déclarant que cette mesure «ne peut être accueillie favorablement car l'Algérie fait son devoir au sujet de cette question»**. Le Secrétaire général aurait-il pris une telle décision si les conclusions de l’enquête algérienne l’avaient satisfait ?

Nous prenons donc acte de cette décision du Secrétaire général et observerons les efforts déployés par le groupe mandaté. Nous souhaitons que les conclusions soient rendues publiques.

* El Watan, 16 janvier 2008.
** Le Quotidien d'Oran, 16 janvier 2008.

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Alger refuse que l'ONU enquête
19/01/2008
Avec notre correspondant à New York, Philippe Bolopion
http://www.rfi.fr/actufr/articles/097/article_61672.asp

Les autorités algériennes ont opposé une fin de non-recevoir à l'ONU qui entend enquêter sur place après les attentats contre ses bureaux qui ont tué 41 personnes dont 18 employés des Nations unies, le 11 décembre dernier. Une cérémonie prévue le 23 janvier, au bureau européen de l'ONU à Genève, rendra hommage à la mémoire des victimes

Ce qui n’était qu’une querelle est en train de tourner à la crise diplomatique. Vendredi, l’ambassadeur d’Algérie à l’ONU est allé voir le chef de cabinet de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l’ONU. Il lui a demandé de renoncer à la constitution d’une mission d’enquête internationale sur les attentats du 11 décembre à Alger.

« Si cette mission est malgré tout constituée, a-t-il prévenu, l’Algérie ne coopérera pas, les experts internationaux ne seront pas les bienvenus dans le pays ». Autant dire que la commission ne pourra pas faire son travail. Mais l’ONU maintient sa position.

L’organisation affirme que le responsable de la sécurité de l’ONU en Algérie avait demandé un renforcement des mesures de protection autour des installations onusiennes. Il n’a pas été entendu et a péri dans l’attentat.

Selon l’ONU, la commission n’est pas là pour faire une enquête de police, mais simplement pour déterminer si toutes les précautions avaient été prises. Elle devra aussi en tirer des conséquences plus générales pour l’ONU, qui est de plus en plus souvent visée par des groupes proches d’al-Qaïda. Pour Ban Ki-moon, la commission doit donc faire son travail. Il en va de la sécurité de tous les personnels des Nations unies, déployés à travers le monde.

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Algérie: Le Comité des droits de l'homme de l'ONU dénonce les crimes commis en toute impunité
Al Karama for Human Rights, 7 novembre 2007
http://fr.alkarama.org/index.php?option=com_content&task=view&id=195&Itemid=78

Le Comité des droits de l'homme de l'ONU s'est réuni les 23 et 24 octobre 2007 pour examiner le troisième rapport périodique algérien. La délégation algérienne constituée de 14 membres était présidée par Idriss Jazaïri, ancien ambassadeur aux Etats-Unis et actuel représentant permanent de l'Algérie auprès de l'office des Nations unies à Genève. Les observations finales du Comité ont été publiées le 1er novembre 2007.

Al Karama for Human Rights a pris connaissance des préoccupations du Comité des droits de l'homme relatives et se félicite de ses recommandations adressées au gouvernement algérien.

Au centre des débats était placée l'Ordonnance d'application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale et ses dispositions violant les principes du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ratifiés par l'Algérie.

Le Comité constate "avec préoccupation que de nombreuses et graves violations des droits de l'homme auraient été commises notamment par des agents publics, en toute impunité, et continueraient de l'être". Les autorités algériennes qui avaient indiqué que des poursuites pénales étaient engagées contre les responsables de violations de droits de l'homme n'ont cependant pas fourni d'informations au Comité sur la réalité de ces poursuites.

Durant les débats, l'un des experts du Comité, Sir Nigel Rodley, a relevé que des milliers d'enlèvements et de décès ainsi que les massacres ne se font pas par hasard, par accident. Il s'agit là de "crimes contre 'humanité" pour lesquels il est difficile de ne pas imaginer qu'ils soient la conséquence d'une pratique systématique. Cette qualification des violations commises de "crimes contre l'humanité" a provoqué le vif mécontentement du chef de la délégation, Idriss Jazaïri qui a rétorqué que c'était la première fois que ce terme était employé dans ce cadre et que c'était inacceptable. Sir Rodley a néanmoins souligné la pertinence de cette expression.

C'est donc dans un véritable souci de prévenir l'impunité dont jouissent les personnes coupables de graves violations des droits de l'homme que le Comité exprime ses vives préoccupations par rapport à l'article 45 de l'ordonnance. En effet, cet article déclare irrecevable toute plainte à l'encontre de membres des forces de sécurité, toutes composantes confondues, suspectés d'avoir commis des violations des droits de l'homme. Le comité considère que cet article doit être amendé.

Dans le même esprit, le Comité demande que des enquêtes soient menées à propos des massacres, tortures, viols et disparitions et que les responsables de ces violations répondent de leurs actes. Cette obligation d'enquête à propos des massacres "par une instance indépendante en vue d'identifier les coupables et de les traduire en justice" avait déjà été affirmée par le Comité des droits de l'homme en 1998 mais n'avait connue aucune suite de la part des autorités algériennes.

Le Comité recommande aussi l'abrogation de l'article 46 de l'ordonnance qui "porte atteinte à la liberté d'expression ainsi qu'au droit de toute personne d'avoir accès à un recours effectif contre les violations des droits de l'homme, tant au niveau national qu'au niveau international". Effectivement, cet article prévoit une peine d'emprisonnement de 3 à 5 ans et une forte amende pour quiconque qui, par ses déclarations, écrits ou tout autre acte, ternit l'image de l'Algérie, notamment en dénonçant les violations des droits de l'homme qui y sont commises.

Alors que la délégation algérienne souligne que l'état d'urgence ne restreint pas les libertés fondamentales garanties par les législations nationales et les instruments internationaux ratifiés par l'Algérie, le Comité exprime son inquiétude quant à son maintien qui justifie notamment la délégation des fonctions de la police judiciaire aux services secrets, le Département du renseignement et de la sécurité, DRS. Il recommande la levée de l'Etat d'urgence.

Le Comité est particulièrement préoccupé par les informations qu'il a obtenues sur l'existence de centres secrets de détention et demande à l'Etat algérien que tous les lieux de détention soient "mis sous le contrôle de l'administration pénitentiaire civile et du parquet". Aussi recommande-t-il au gouvernement algérien d'instaurer "un registre national des centres de détentions et des personnes détenues", ce qui permettrait aux familles et aux avocats de prendre connaissance du sort du détenu. Il souhaite aussi que ces centres, y compris ceux du DRS soient régulièrement visités par un organisme indépendant national.

Ces centres secrets sont au centre du dispositif qui permet aux agents du DRS de maintenir des suspects en détention arbitraire, de pratiquer la torture et de les faire disparaître. Le Comité s'inquiète des informations sur ces pratiques, notamment de la part du DRS et demande que des enquêtes soient "menées par une autorité indépendante" dès que des allégations de ce type sont formulées, et que "les responsables de tels actes soient poursuivis et sanctionnés de manière conséquente".

Le Comité considère que la durée de garde à vue de 12 jours dans le cadre de la lutte contre le terrorisme est excessive, d'autant plus que le détenu est maintenu en isolement, sans contact ni avec sa famille, ni avec un médecin. De surcroît, la loi algérienne ne prévoit pas le droit au silence ni à l'assistance d'un avocat. De même, la définition des actes terroristes et subversifs permet selon la loi algérienne des interprétations justifiant la répression de l'expression légitime de droits consacrés dans les textes ratifiés par l'Algérie. Le Comité recommande donc que des mesures soient adoptées "pour faire respecter les droits des personnes gardées à vue, ainsi que sur les méthodes de contrôle des conditions de garde à vue".

C'est durant cette période de garde à vue que les détenus sont torturés, notamment aujourd'hui dans les centres du DRS. Le Comité recommande donc que toute allégation de torture fasse l'objet d'une enquête indépendante et que les responsables soient jugés. La législation algérienne qui a prévu une interdiction absolue de la torture devrait selon l'organe onusien intégrer également la prohibition de l'utilisation des aveux obtenus sous la torture comme élément de preuve. Dans son prochain rapport périodique l'Etat algérien est invité à fournir des informations sur "le nombre de plaintes déposées sollicitant un réexamen des peines prononcées suite à un procès non équitable, y compris suite à des confessions obtenues sous la torture".

Face à l'absence d'informations concrètes sur le traitement de la question des disparitions forcées, le Comité souhaite un certain nombre de mesures: Les personnes détenues au secret devraient être présentées à la Justice; pour les personnes décédées, les circonstances de leur disparition, le lieu et la cause de leur décès devraient être établis; leurs corps devraient être restitués aux familles; et finalement, les coupables de ces disparitions devraient être identifiés, poursuivis et sanctionnés. Les indemnisations ne doivent pas être conditionnées par la demande de la famille d'une attestation de disparition et elle doit refléter la gravité de la violation et du préjudice subi.

Le Comité demande à l'Etat algérien de rendre publiques ses Observations finales et de les diffuser largement, dans les plus brefs délais, sur tout le territoire de la République ainsi qu'il s'y est engagé.

Celui-ci est également tenu, dans un délai d'un an, d'informer le Comité sur la suite donnée aux recommandations relatives aux trois dossier suivants: les centres de détention, la question des disparitions forcées et la torture. Quant aux autres recommandations, l'Etat algérien est prié de communiquer les mesures d'application prises, dans le cadre de son prochain rapport périodique qui devra être remis au Comité le 1er novembre 2011.

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Ban Ki Moon à propos des attentats d'Alger : « Le gouvernement algérien est responsable de ce qui est arrivé » (Texte intégral)
le 08 Janvier, 2008

Voir http://www.lematindz.net/news/ban-ki-moon-le-gouvernement-algerien-est-responsable-des-attenta.html

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L'Algérie invitée à mieux assurer la sécurité de l'Onu
16/01/2008 - © Reuters - lepoint.fr
http://www.lepoint.fr/content/monde/article?id=218963

Kemal Dervis, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), a déclaré que l'Onu avait demandé en vain aux autorités algériennes de bloquer la rue où se trouvait son antenne visée le 11 décembre par un attentat qui a fait 41 morts.

L'Onu avait demandé en vain aux autorités algériennes de bloquer la rue où se trouvait son antenne visée le 11 décembre par un attentat qui a fait 41 morts, a déclaré Kemal Dervis, administrateur du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

Dix-sept membres du personnel du Pnud ont trouvé la mort dans le double attentat, revendiqué par Al Qaïda au Maghreb islamique, qui outre l'antenne du Pnud dans le quartier d'Hydra, visait le Conseil constitutionnel algérien.

"Nous savons déjà que le responsable de la sécurité de l'Onu (à Alger) avait demandé au gouvernement des mesures de sécurité particulières, notamment le blocage de la rue, et que le gouvernement n'y a pas répondu", a déclaré Dervis, lors d'une conférence de presse, précisant que la requête avait été présentée après le double attentat qui a fait 30 morts à Alger, en avril.

Cette demande n'a donné lieu à aucune réponse écrite, a-t-il ajouté par la suite, sans toutefois exclure une réponse orale. "Il s'agit d'une question que nous devons vraiment suivre", a souligné le diplomate, ajoutant que les membres du personnel du Pnud avait été invités à travailler de chez eux dans une dizaine de pays depuis l'attentat d'Alger.

Un rapport préliminaire a d'ores et déjà été établi par les Nations unies et Ban Ki-moon, secrétaire général de l'organisation, a décidé de mettre sur pied une commission d'enquête qui a suscité la désapprobation d'Alger.

Selon le Premier ministre, Abdelaziz Bekkhadem, cité mercredi par le quotidien El Moudjahid, l'ambassadeur d'Algérie à l'Onu n'a pas été consulté sur cette initiative et "le point de vue de l'Algérie sur la question n'a pas été pris en considération". Dervis s'est en revanche dit certain du contraire.

Cette initiative "ne peut être accueillie favorablement parce que l'Algérie fait son devoir concernant le sujet en question", affirme Belkhadem, qui qualifie cette enquête de "mesure unilatérale".

Lundi, l'Onu avait annoncé cette mesure en précisant que la commission d'enquête serait composée d'experts internationaux extérieurs à l'Onu qui seraient nommés prochainement. Leur champ d'investigation couvrira tout ce qui touche aux attentats, en collaboration avec les autorités algériennes, avait précisé Michèle Montas, porte-parole du secrétaire général Ban Ki-moon.

Cette dernière a précisé sans plus de détails que Ban avait évoqué le sujet mardi soir à Madrid avec Belkhadem, à l'occasion d'une manifestation culturelle.
 
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Attentats d’Alger: l’ONU a mis en place aujourd’hui l’équipe d’enquêteurs
le 16 Janvier, 2008 - lematindz.net
http://www.lematindz.net/news/attentats-dalger-lonu-a-mis-en-place-aujourdhui-lequipe-denquete.html

Une équipe d’enquêteurs internationaux a été mise en place par l’ONU, mercredi, pour élucider les circonstances dans lesquelles 17 fonctionnaires des Nations Unies ont péri dans les attentats d’Alger le 11 décembre dernier, mentionne BBC Africa.

L’ONU avait décidé la constitution d’une commission d’enquête indépendante des Nations unies sur les attentats du 11 décembre qui avaient endeuillé Alger.

Cette accélération n’était pas prévue. Plus tôt dans la journée, une porte-parole de l’ONU avait laissé entendre que la composition de l’équipe d’enquêteurs de l’ONU ne devrait être connue que la semaine prochaine. «Nous menons des consultations à la fois internes et avec les États Membres sur le travail de cette Équipe indépendante. Nous devrions être en mesure d’annoncer la composition de l’Équipe et son mandat détaillé en début de semaine prochaine », a déclaré Michèle Montas, porte-parole de Ban Ki-moon.

Le premier ministre Abdelaziz Belkhadem a affirmé que l’Algérie s’opposerait à l’enquête de l’ONU.

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Après El-Moudjahid, l’ENTV,l’agence gouvernementale APS et la radio d’Etat annoncent l ’enquête indépendante de l’ONU sur les attentats d’ Alger
le 15 Janvier, 2008
http://www.lematindz.net/news/apres-el-moudjahid-lentvlagence-gouvernementale-aps-et-la-radio-.html

Autre signe que le président Abdelaziz Bouteflika va accueillir le groupe d’enquête indépendant sur les attentats d’ Alger du 11 décembre constituée par l’ONU : l’ENTV, l’agence de presse gouvernementale APS et les quatre radios d’Etat viennent de donner l’information – avec une journée de retard- sur la décision de Ban Ki-moon.

L’initiative venant de structures dirigées par le palais d’El-Mouradia, et venant après que le quotidien gouvernemental eût rapporté l’information ce matin, elle signifie que président Abdelaziz Bouteflika ; Alger va très probablement accepter de « coopérer » avec l’ONU.

L’initiative de Ban Ki-moon apparaît bien comme une aubaine pour le candidat-président Bouteflika qui a tout à gagner d’une enquête de l’ONU : les suspects se trouvent dans le camp de la hiérarchie militaire où certains ne lui veulent pas que du bien. En pleine bataille pour le troisième mandat, ce n’est pas négligeable.

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Le RCD commente la commission d’enquête de l’ONU : « C’est un désaveu »
le 17 Janvier, 2008 - lesoirdalgerie.com
http://www.lematindz.net/news/le-rcd-commente-la-commission-denquete-de-lonu-cest-un-desaveu-.html
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/01/17/article.php?sid=63358&cid=2

Le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) s’est exprimé, hier, sur la commission d’enquête indépendante des attentats du 11 décembre dernier que l’ONU a décidé d’instituer.

Le parti, dans un communiqué rendu public, note qu’«aujourd’hui, le pouvoir algérien fait mine de s’offusquer d’une demande qui exprime la volonté de l’instance internationale de se démarquer de la gestion manœuvrière et opaque du phénomène terroriste ».

Le RCD a voulu pour preuve de cette opacité de gestion du terrorisme l’évacuation du nom d’Al Qaida de la sémantique officielle.

«Pas un dirigeant algérien n’a, à ce jour, osé prononcer le nom d’Al Qaida dans les derniers attentats alors que la nébuleuse intégriste les a tous revendiqués», relève en effet le parti de Saïd Sadi qui souligne, par ailleurs, que «tout un chacun sait que la plupart des auteurs de ces attentats sont des bénéficiaires de la réconciliation de M. Bouteflika».

Revenant sur la venue à Alger du secrétaire général de l’ONU, au lendemain des attentats du 11 décembre 2007, le RCD rappelle que «les médias officiels annonçaient triomphalement que M. Ban Ki-Moon était venu «saluer l’œuvre de réconciliation nationale du président Bouteflika».

Le parti rappelle aussi qu’il avait alors dénoncé «cette grossière manœuvre qui n’hésitait pas à associer le premier responsable de l’ONU dans une démarche suicidaire avec des conséquences sécuritaires désastreuses sur les plans national et régional ».

Le RCD conclut que «impliquer l’ONU dans une politique basée sur les tergiversations et les jeux du sérail algérien était, pour le moins, audacieux et ne pouvait conduire qu’à un désaveu, voire une condamnation.»

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URGENT : l'ONU crée une commission d'enquête indépendante sur les attentats d'Alger
le 14 Janvier, 2008 AFP
http://www.lematindz.net/Accueil/urgent-lonu-cree-une-commission-denquete-independante-sur-les-at.html

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a décidé de créer une commission d'enquête indépendante sur les attentats d'Alger qui ont fait en décembre 17 morts parmi les personnels des Nations unies, a annoncé lundi sa porte-parole, Michèle Montas.

Après avoir reçu de ses services un rapport préliminaire sur ces attaques, Ban Ki-moon a décidé "de nommer une commission indépendante pour établir tous les faits concernant les attaques d'Alger", a précisé la porte-parole. La commission "s'occupera aussi de questions stratégiques" liées à la sécurité à fournir aux employés mobilisés dans des opérations de l'ONU dans le monde, a-t-elle ajouté dans un communiqué.

La commission d'enquête sera composée d'experts internationaux ne travaillant pas pour le système des Nations unies et cherchera une coopération totale des autorités algériennes. Sa composition et sa mission détaillée seront annoncées prochainement, a-t-elle ajouté. Michèle Montas a précisé que le rapport préliminaire reçu par Ban Ki-moon, réalisé par le sous-secrétaire général à la Sécurité, David Veness, ne serait pas rendu public.

Les deux attentats suicide perpétrés le 11 décembre à Alger ont fait 41 morts, dont 17 employés de l'ONU. Revendiqués par la Branche d'Al-Qaïda au Maghreb (BAQMI, ex-GSPC), ils ont visé les sièges du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) à Hydra et celui du Conseil constitutionnel à Ben Aknoun. A Hydra, 145 personnes travaillaient pour l'ONU, dont 115 Algériens et 30 étrangers. Les 17 tués étaient 14 Algériens et 3 étrangers.

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Alger : le Secrétaire général nomme une équipe d'enquête indépendante
14 janvier 2008 - ONU
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=15591&Cr=Secr%C3%A9taire&Cr1=Alger

Le Secrétaire général a décidé de nommer un groupe d'enquête indépendant afin d'établir tous les faits relatifs à l'attaque terroriste qui a coûté la vie à 18 fonctionnaires de l'Organisation à Alger et d'identifier les questions « d'intérêt stratégique » concernant la sécurité des Nations Unies de par le monde.

Cette enquête indépendante approfondira celle menée sur l'attentat du 11 janvier 2008 par le Secrétaire général adjoint à la sécurité, David Veness, qui a remis vendredi un rapport intérimaire au Secrétaire général, Ban Ki-moon.

« La composition de ce groupe indépendant, qui comprendra des experts internationaux extérieurs à l'ONU, ainsi que son mandat, sera annoncée prochainement », a rapporté aujourd'hui la porte-parole du Secrétaire général, Michèle Montas, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

« Le Secrétaire général reconnaît pleinement la réalité de l'environnement dans lequel opère l'ONU de par le monde et la nécessité de travailler activement, avec le soutien des États Membres, à améliorer la sécurité du personnel », précise le message.

En réponse à une question, la porte-parole a indiqué que « autant que l'on sache à présent, il n'y a pas eu d'avertissement à New York concernant l'attentat d'Alger ».

« Les faits ne sont pas encore clairement établis et c'est pourquoi une nouvelle enquête a été commanditée », a précisé la porte-parole. Elle a aussi indiqué que le rapport intérimaire ne serait pas rendu public. Quant au rapport du panel indépendant, il sera rendu public à l'issue de ses travaux.

« Le monde est un endroit dangereux, surtout pour l'ONU. Nous recevons sans cesse des menaces », a fait observer Michèle Montas.

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Attentat d'Alger : l'ONU attend un rapport d'enquête pour le 11 janvier 2008
7 janvier 2008 – ONU
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=15544&Cr=Alg%E9rie&Cr1=Secr%E9taire

Le Secrétaire général a confirmé aujourd'hui attendre un rapport d'enquête sur les conditions de sécurité au siège des Nations Unies à Alger à la veille de l'attentat qui a coûté la vie à 18 fonctionnaires de l'Organisation.

« J'ai donné instruction au Secrétaire général adjoint pour le département de la sécurité de me remettre son propre rapport sur l'attentat terroriste le 11 janvier », a rappelé le Secrétaire général, lors d'une conférence de presse à New York.

« Sur cette base, nous allons renforcer les mesures de sécurité pour notre personnel et nos locaux, et j'en discuterai avec les États Membres », a indiqué le Secrétaire général.

En réponse à une question d'un journaliste sur des informations qui auraient été relayées à New York, sur le risque posé par Al Qaeda, par Babacar Ndiaye, responsable de la sécurité à Alger et décédé dans l'attentat, le Secrétaire général a indiqué que l'ONU « n'avait pas reçu d'avertissement préalable » et qu'il attendait d'avoir les résultats du rapport de David Veness.

Ban Ki-moon a par ailleurs rappelé que ce sont les États Membres qui sont responsables en premier ressort de la sécurité du personnel des Nations Unies.

L'attentat d'Alger du 11 décembre 2007 a détruit le bâtiment du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et endommagé un bâtiment annexe abritant le personnel du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR).

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DOUBLE ATTENTAT D'ALGER : le fil des événements
le 11 Décembre, 2007

Voir http://www.lematindz.net/Accueil/double-attentat-dalger-le-fil-des-evenements.html

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Zerhouni impute les attentats à El-Qaïda-Maghreb
le 11 Décembre, 2007 Par AFP
http://www.lematindz.net/Accueil/zerhouni-impute-les-attentats-a-el-qaida-maghreb.html

Le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni a imputé les attentats d'Alger de mardi à la Branche armée d'Al-Qaïda au Maghreb (BAQMI, ex-GSPC), lors d'une conférence de presse. «Nous savons, de manière sûre qu'il s'agit du GSPC», a affirmé M. Zerhouni.

«En nous basant sur des informations fournies par des membres du GSPC arrêtés par les services de sécurité, après les attentats du 11 avril, des édifices publics comme les sièges du Conseil constitutionnel et de l'ONU, faisaient partie des cibles de cette organisation», a-t-il expliqué. Les deux attentats n'avaient pas encore été revendiqués mardi en fin de journée.

Le 11 avril, deux attentats-suicides quasi-simultanés à la voiture piégée, revendiqués par la BAQMI avaient frappé le Palais du gouvernement au centre d'Alger et un commissariat de la banlieue est, faisant 30 morts. Le 6 septembre, un attentat-suicide avait visé le cortège du président Abdelaziz Bouteflika à Batna (est): 22 morts et plus de 100 blessés. Un autre attentat-suicide contre une caserne de gardes-côtes à Dellys, a fait le 8 septembre: 32 morts. Ces deux attentats ont été revendiqués par la BAQMI.

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Tension entre Alger et l'ONU après les attentats de décembre
LE MONDE | 18.01.08
NEW YORK (NATIONS UNIES), ALGER CORRESPONDANTS
Philippe Bolopion et Samir Akef
   
Le ton monte entre Alger et l'ONU, qui accuse les autorités algériennes de ne pas avoir protégé ses installations à Alger de manière appropriée. Quarante et une personnes, dont 17 fonctionnaires des Nations unis, ont péri dans les deux attentats-suicides du 11 décembre 2007, contre le Conseil constitutionnel et le siège local de l'ONU à Alger et revendiqués par Al-Qaida au Maghreb. Lundi 14 janvier, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a annoncé la constitution d'une commission d'enquête internationale. Une initiative ressentie par l'Algérie comme une atteinte à sa respectabilité.

Selon Kemal Dervis, responsable du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le chef de la sécurité de l'ONU en Algérie, Babacar Ndiaye, qui a péri dans l'explosion, avait plusieurs fois demandé "des mesures de sécurité particulières", peu après les attentats d'avril 2007, qui avaient fait 30 morts en Algérie. Le Sénégalais réclamait notamment l'installation de plots de béton, qui auraient pu bloquer le véhicule piégé du 11 décembre. "Le gouvernement (algérien) n'a pas répondu, c'est un fait établi", a affirmé, mercredi, M. Dervis.

Jeudi, le ministre de l'intérieur algérien, Yazid Zerhouni, a riposté en accusant les dirigeants de l'ONU de jouer les "vierges effarouchées", alors qu'ils savaient que l'ONU était une cible. "Que va apporter cette commission par rapport au travail des autorités algériennes ?, s'est-il interrogé. A-t-elle une baguette magique qui fera sortir les auteurs de ces attentats du maquis ?", a-t-il demandé. Et de poursuivre : "Pourquoi ceux qui parlent de commission indépendante n'ont-ils pas avancé leur solution magique lorsque l'Algérie combattait seule le terrorisme ?"

Le chef du gouvernement algérien, Abdelaziz Belkhadem, a pour sa part dénoncé une "mesure unilatérale" de l'ONU. Quant aux partis de la coalition gouvernementale, ils dénoncent unanimement l'"ingérence" des Nations unies. La commission indépendante mise en place par l'ONU est inacceptable aux yeux des officiels algériens, car elle constituerait un précédent. Dans les années 1990, au plus fort des affrontements entre le pouvoir et les islamistes, des appels (formulés notamment par Amnesty International) à une enquête internationale indépendante sur les massacres en Algérie avaient été systématiquement rejetés par Alger.

"PAS CONCERNÉS"

Bien que le secrétaire général de l'ONU "ne soit pas content de la réaction des Algériens", selon un diplomate de l'ONU, il s'efforce de s'assurer de leur coopération avec l'enquête. "Nous ne nous sentons pas concernés", a toutefois prévenu l'ambassadeur adjoint de l'Algérie à l'ONU, selon lequel Alger n'avait "pas reçu de demande formelle visant à améliorer les dispositifs de sécurité" de l'ONU avant les attentats.

Selon la veuve de Babacar Ndiaye, le chef de la sécurité de l'ONU avait pourtant informé sa hiérarchie de la menace constituée par Al-Qaida au Maghreb. M. Ndiaye, d'après sa veuve, "pensait que l'ONU ne réagissait pas à ses mises en garde en partie à cause de pressions du gouvernement algérien", lequel aurait voulu "donner l'impression que la menace terroriste était faible et que les mesures requises avaient été prises".

Quoi qu'il en soit, la commission d'enquête internationale, qui sera formée d'une demi-douzaine d'experts, devrait être rapidement constituée. Elle devra réévaluer la sécurité des personnels non seulement à Alger mais à travers le monde. L'ONU est de plus en plus souvent prise pour cible, "parce qu'elle est vulnérable et attire l'attention des médias", estime un responsable des Nations unies. L'année 2007 a été l'une des plus meurtrières pour l'organisation internationale avec 42 de ses membres tués.

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Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio
26 février 1991 - Giulio Andreotti - président du Conseil italien
http://www.voltairenet.org/article8387.html

Les réseaux clandestins au niveau international

Après la Seconde Guerre mondiale, la peur de l’expansionnisme soviétique et l’infériorité des forces de l’OTAN par rapport au Kominform conduisirent les nations d’Europe de l’Ouest à envisager de nouvelles formes de défense non conventionnelles, créant sur leur territoire un réseau occulte de résistance destiné à oeuvrer en cas d’occupation ennemie, à travers le recueil d’informations, le sabotage, la propagande et la guérilla.

Des réseaux de résistance furent organisés par la Grande-Bretagne, en France, en Hollande, en Belgique et vraisemblablement au Danemark et en Norvège. La France s’occupa des territoires allemands et autrichiens soumis à son contrôle et du territoire national jusqu’aux Pyrénées, tandis que la Yougoslavie centra sa préparation militaire essentiellement sur ce type d’opérations spéciales. Quant à notre pays, le Service Information des Forces Armées (SIFAR) étudia depuis 1951 la réalisation d’une organisation " clandestine " de résistance soit pour uniformiser dans un seul cadre opérationnel de défense les structures militaires italiennes avec celles des alliés, soit pour développer de telles initiatives de façon autonome portées en avant par un pays étranger en Italie septentrionale (les services italiens étaient chargés d’accueillir les organisations US homologues qui développeraient dans l’Italie du Nord des groupes clandestins. Notes du général Musco 8.12.51).

Stay-Behind et la participation italienne aux organes collégiaux de coordination du secteur

Alors que la structure italienne avançait dans sa mise en place, un accord fut signé entre les services américains et le SIFAR, relatif à l’organisation et aux activités du " réseau clandestin post-occupation ", accord communément appelé Stay-Behind par lequel furent confirmées toutes les obligations précédemment intervenues entre l’Italie et les USA. Ainsi, les bases furent jetées pour réaliser l’opération indiquée en code sous le nom de " Gladio ". Une fois constitué l’organisme clandestin de résistance, l’Italie fut appelée à participer, à la demande française, aux travaux du CCP (Comité Clandestin de Planification) opérant dans le cadre du SHAPE (Supreme Headquarters Allied Powers Europe). Un tel organe était chargé d’étudier la conduite de l’activité informativo-collective en cas de guerre, avec une référence particulière aux territoires susceptibles d’occupation ennemie. Dans le comité étaient déjà représentés les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et d’autres pays de l’OTAN. En 1964, notre service Informations fut invité à rejoindre le CCA (Comité Clandestin Allié), organisme chargé d’étudier et de résoudre les problèmes de coopération entre les différents pays, pour le fonctionnement des réseaux d’évasion et de fuite. La Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Allemagne de l’Ouest appartenaient déjà à ce comité.

L’opération Gladio

Sur la base des accords signés tour à tour avec les organisations parallèles des autres nations, le SIFAR inaugura l’organisation clandestine à travers la constitution d’une structure :

- Contrôlée par la structure officielle d’information.
- Formée d’agents opérant sur le territoire qui, au vu de l’âge, du sexe et de l’occupation, détenaient de bonnes possibilités d’échapper à d’éventuels déportations et internements.
- De gestion facile, même de la part d’une structure de commandement extérieure au territoire occupé.
- Couverte par un secret maximal et pour cette raison subdivisée dans un ordonnancement cellulaire pour réduire au minimum les dommages de dysfonctionnement.

Le réseau clandestin s’articulait ainsi :

- Service informations.
- Service sabotage.
- Service propagande et résistance générale.
- Service radio-communication.
- Service chiffres.
- Service réception et transfert de personnes.

Les secteurs devaient opérer indépendamment les uns des autres, dont, en théorie, ils devaient ignorer l’existence, raccordés et coordonnés à une base extérieure de repli, individualisée par le SMD en Sardaigne.

Selon le plan de travail fait par le SIFAR, l’organisation de la structure de résistance comportait :

- La formation du personnel directeur à travers un cours d’instruction auprès de la Training Division de l’ " Intelligence Service " britannique.
- Le recrutement des chefs de réseau et des agents, avec le concours du service Informations.
- La planification géographique et opérationnelle des différents services en Italie septentrionale, à raccorder aux bureaux opérations des trois forces armées et au service info USA.
- Le choix du matériel avec l’intelligence US.

Après une longue phase de gestation en 1956, fut constituée dans le cadre du bureau " R " du SIFAR, une section entraînement dénommée SAD (Etudes spéciales et entraînement du personnel), à travers laquelle le SIFAR, pour la première fois dans son histoire, met en oeuvre le commandement des " forces spéciales " et de l’appareil d’organisation didactique et logistique nécessaire à leur fonctionnement.

La section, dont le responsable avait un rôle de coordinateur général de l’opération " Gladio ", s’articulait en quatre groupes : l’un de soutien général, un autre de secrétariat permanent et d’activation des branches opérationnelles, un troisième de transmissions, le dernier de support aérien, logistique et opérationnel. Autre structure à la disposition de la section : le CES (Centre d’Entraînement Sapeurs).

Les lignes directrices qui uniformisent l’activité de la nouvelle section sont :

- La constitution de l’appareil directeur central et la planification générale.
- La constitution et le renforcement de la base d’entraînement, des instructeurs et des équipements didactiques.
- La constitution du centre transmissions (pour les liaisons à grande distance, activité de propagande radio, transmission de brouillage).
- La planification des éléments fondamentaux de l’organisation (sécurité, personnel, entraînement, organisation et documentation).
- La dispense de cours d’entraînement à l’étranger (auprès de l’école du service US).
- Activation des branches opérationnelles (40 noyaux parmi lesquels :) 6 informations 6 propagande 10 sabotage 6 évasion et fuite 12 guérilla 5 unités de guérilla prêtes à l’emploi dans les régions stratégiques appelées : Etoile alpine, Etoile marine, Rhododendron, Azalée et Genêt.
- L’entraînement et la qualification des éléments des noyaux et des unités prêtes à l’emploi.
- La reconnaissance terrestre et aérienne des zones stratégiques.
- Le recueil de la documentation (cartographique, monographique et photographique).
- Les activités expérimentales dans le cadre du CES (aériennes, marines, parachutistes, sous-marines et terrains difficiles).

Les dépôts d’armes

En 1959 l’intelligence US envoya auprès du CES les matériels opératoires destinés à équiper les noyaux et les unités opérationnelles, à dissimuler en temps de paix dans des caches appropriées enterrées dans les différentes zones d’opération.

Les matériels en question furent enveloppés dans des emballages spéciaux afin d’en assurer la parfaite conservation et, à partir de 1963, la pose des containers commença. On comptait dans ce matériel des armes portables, munitions, explosifs, bombes, poignards, couteaux, mortiers de 60 mm et canons de 57 mm, fusils de précision, transmetteurs (émetteurs radio), viseurs et différents accessoires.

A la suite de la découverte fortuite d’un container par des carabiniers aux environs de Aurisina, afin d’obtenir de meilleures conditions de sécurité, on commença à partir de 1972, à récupérer tout le matériel et à le stocker dans des postes de carabiniers proches du lieu où il avait été enfoui. Les explosifs furent concentrés près du CES et du dépôt de munitions de Camponela (Nuoro). L’opération de récupération menée en 1973 permit de récupérer 127 des 139 containers.

Parmi les containers manquants :

- 2 (armes légères) furent emportés par des inconnus, sans doute à l’époque où on les avait enterrés (31.10.64).
- 8 (armes légères, matériels) furent abandonnés sur les lieux mêmes car leur récupération impliquait des démolitions inopportunes.
- 2 (un avec des armes légères, un avec des explosifs) irrécupérables parce que englobés par une extension de superficie d’un cimetière.

Directives sur la guerre non orthodoxe (GNO)

Dès les années 80, la réduction des exigences inhérentes aux précédentes dépositions post-Seconde Guerre mondiale et les modifications radicales survenues au Service d’Information et de Sécurité Italien ont conduit à revoir les modalités de réalisation de la guerre non orthodoxe, fût-ce dans le respect par notre pays des accords internationaux.

Dans un tel contexte, la réduction des directives du SHAPE, en particulier sur la guerre non orthodoxe, de janvier 1969, et les accords conclus au siège du Comité de Coordination Alliée ont entraîné la formation au SISMI de cadres qualifiés et gradés pour instruire du personnel externe, en cas d’invasion, sur des opérations militaires clandestines telles que :

- Informations et propagande.
- Évasion et infiltration.
- Guérilla.
- Sabotage.

Toute la conduite des opérations est confiée à du personnel du SISMI qui active une base nationale déjà prête sur notre territoire. En temps de paix, cette base assume également des fonctions d’entraînement pour la lutte clandestine et les dépôts de matériel sous le nom conventionnel de Centre d’entraînement sapeurs et paras.

Pour les opérations clandestines, il fut prévu au départ l’enrôlement d’un millier (1000) d’éléments environ parmi lesquels une centaine déjà recrutés et entraînés pour les activités d’information, de propagande, d’évasion et d’infiltration. L’entraînement et la participation à des actions de sabotage et de guérilla sont réservés à des membres du service particulièrement sélectionnés. En cas de conflit, on prévoit le recrutement, au sein des cadres du service, d’un nombre indéfini de partisans (soldats).

L’activité principale en temps de paix consiste essentiellement à rechercher et éventuellement à recruter des personnes aptes à assurer des fonctions de commandement et des éléments maîtrisant des notions spéciales.

- L’entraînement du personnel recruté.
- Des exercices en commun avec les services alliés.
- L’acquisition et la conservation à long terme du matériel.
- Le contrôle du personnel déjà recruté à des fins de sécurité.
- L’échange d’expérience avec les services reliés entre eux.

Le recrutement du personnel " civil " en quatre phases : individualisation, sélection, entraînement et contrôle.

La loi 80.177 prévoit :

- L’interdiction de recruter des sujets tels que membres du Parlement, conseillers régionaux, provinciaux ou municipaux, magistrats, ministres du culte ou journalistes.
- La possession de qualités garantissant " une fidélité scrupuleuse aux valeurs de la Constitution républicaine antifasciste ".

Bien sûr pas de charge pénale, ni de politique activiste, ni de participation à des mouvements extrémistes quels qu’ils soient.

Des contrôles réguliers vérifient la permanence des exigences précitées, dont le manquement implique - dans certains cas, cela s’est produit - l’exclusion de l’organisation.

Conclusion

On peut affirmer aujourd’hui que l’opération :

- Est prévue par des directives de l’OTAN et insérée dans la planification.
- Est réalisée et perfectionnée à des fins de sécurité absolue, surtout en ce qui concerne le contrôle sur l’emploi du matériel, dont le personnel ne pourra entrer en possession que sur l’initiative des autorités centrales et par le recours à des modalités particulières qui ne tolèrent aucune initiative autonome au niveau intermédiaire.
- Est destinée à contrarier d’éventuelles occupations étrangères du territoire national susceptibles de mettre en péril les institutions démocratiques ou la libre expression des droits constitutionnels.

A la lumière des événements récents et significatifs qui ont bouleversé l’Europe de l’Est, le gouvernement s’impose de revoir toutes les dispositions en matière de guerre non orthodoxe et de promouvoir toute initiative propre à vérifier, tant sur le plan politique que sur celui de la technique militaire, l’actuelle utilité et la validité des systèmes de protection du territoire national.

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La guerre de 1000 ans
Chawki Amari - El Watan - 20 janvier 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article85126

Coïncidence ? Au moment où l’Etat algérien lance un nouveau recensement de la population, peut-être pour savoir combien sont-ils à être prêts à voter pour un troisième mandat, un cabinet londonien vient d’annoncer qu’il y avait 1000 membres du GSPC en Algérie prêts à tuer le reste.

Ce chiffre rond, sec et presque mystique, qui dément les chiffres du gouvernement, résume en gros la situation : 0,0003% de la population empêche de dormir 34 millions et fait enrager chaque jour les 10 personnes qui décident à Alger de la vie et de la mort des administrés, de l’importation libre des présidents et du placement à terme des ministres. 1000 contre 10, c’est beaucoup mais 1000 contre 34 millions c’est très peu. Au-delà de la nécessité d’un recensement régulier, car il faut bien se compter, savoir combien sont partis, combien sont restés et combien vont mourir cette année, y a-t-il lieu de s’inquiéter de ces 1000 terroristes qui ne pensent qu’à rester 1000 dans le pays en éliminant tous les infidèles qui ne se sont pas ralliés à Al Qaïda ? Sauf que 1000 c’est beaucoup si chacun d’entre eux convainc 10 Algériens de monter au maquis et 1000 c’est aussi très peu s’ils ne restent que 1000 . Sauf que. Le gouvernement ne cesse de le répéter, sans la vigilance des 34 millions de citoyens, on ne peut rien faire contre les bombes que peuvent poser chaque jour les 1000 . Le calcul est théoriquement simple, 34 millions contre 1000 , il suffit que chaque Algérien soit surveillé par 34.000 citoyens et le tour est joué. Sauf qu’il faut aussi surveiller les 34.000 citoyens par le demi-million des membres des forces de sécurité et faire surveiller ces derniers par l’ensemble de la population pour qu’ils jouent sérieusement leur rôle. Le calcul devient alors compliqué. Parce que surtout, il y a au moins 1000 bonnes raisons de détester ce régime qui ne fabrique que du malheur.

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Révélations de Francesco Cossiga dans le "Corriere della Sera". 9/11 un job interne
Le 10 décembre 2007, par dial
Les sources :
*Les révélations de Francesco Cossiga dans le "Corriere della Sera".
http://www.corriere.it/politica/07_novembre_30/osama_berlusconi_cossiga_27f4ccee-9f55-11dc-8807-0003ba99c53b.shtml

Francesco Cossiga confie au plus grand journal italien que les attaques du 11 septembre 2001 ont été menées par la CIA et le Mossad et que cette information est largement répandue parmi les agences mondiales de renseignements.

A lire terrorisme + services secrets = al-qaïda ? http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/terrorisme_index.htm

De nouvelles révélations de Francesco Cossiga ont été publié dans le "Corriere della Sera".

En voici une traduction :

"Ben Laden a soit disant confessé être responsable de l’attaque du 11 septembre 2001 sur les tours jumelles de New York, alors que tous les services de renseignements étasuniens et européens savent désormais que cette attaque a été planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad avec l’aide du monde sioniste dans le but d’accuser les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales d’intervenir en Afghanistan puis en Irak."

Francesco Cossiga affirme également que la vidéo dans laquelle Osama Bin Laden, leader d’Al Qaeda, lance des menaces à l’encontre de l’ex premier ministre Silvio Berlusconi, n’est qu’un montage réalisé dans les studios de Mediaset à Milan et a été transmis au réseau télévisé Al Jazira qui l’a largement diffusé.

Francesco Cossiga ajoute que ce "piège" a été élaboré afin de soulever une vague de solidarité en faveur de Silvio Berlusconi au moment même où ce dernier était mis en cause par des informations concernant les liens entre la RAI et Mediaset.

Qu’est ce que le "Corriere della Sera" ?

Le "Corriere della Sera" (Courrier du Soir) est le plus vieux quotidien italien. Il est publié à Milan et c’est le plus diffusé du pays : 680208 exemplaires en 2007 contre 320583 exemplaires pour "le Monde" en 2007.

Qui est Francesco Cossiga ?

Francesco Cossiga est un homme politique italien. Il a été ministre de l’intérieur de 1976 à 1978, président du conseil de 1979 à 1980, puis président du Sénat de 1983 à 1985 et finalement président de la République de 1985 à 1992.

Au sein de la classe politique italienne, il est respecté et considéré comme un homme politique "honnête" mais il est également craint parce que franc et direct. En effet, il a révélé en 1992 l’existence et sa participation à l’opération Gladio.

"Opération Gladio"

Ce dernier est un réseau voyou de renseignement, une structure clandestine de l’OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique. Ce réseau a mené des attentats à la bombe à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Sous direction de la CIA, cette organisation a tenté d’influencer la politique de certains pays, notamment l’Italie, la Grèce et la Turquie. Cette "stratégie de la tension", a débuté avec l’attentat de la place Fontana, à Milan le 12 décembre 1969, qui devait, selon Vincenzo Vinciguerra, un agent du Gladio, pousser l’État italien à déclarer l’état d’urgence. Le massacre de la gare de Bologne, de 1980, est également imputé à Gladio.

En 2000, Vincenzo Vinciguerra résume ainsi cette stratégie (Gladio):

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité".

"Le capitalisme du désastre" (The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism) plutôt que la théorie du complot

Ces révélations ne sont pas sans rappeler "Le capitalisme du désastre", théorie développée par Naomi Klein selon laquelle la panacée tactique du capitalisme contemporain consiste à attendre une crise majeure et alors à brader des morceaux de l’État à des acteurs privés pendant que les citoyens sont encore en état de choc, puis rendre rapidement ces réformes permanentes.

Les déclarations de Francesco Cossiga selon lesquelles les attaques du 11 septembre 2001 sont un job interne et que cette informations est largement répandue parmi les agences mondiales de renseignements a peu de chance d’être mentionnée dans les médias de masse traditionnels, organes de propagande du capitalisme contemporain. On ne peut pas se contenter de passer sous silence ce témoignage comme celui d’un théoricien cinglé de la conspiration.
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« Répondre #152 le: 19/01/2008 - 10:10:08 »

Les réserves prouvées de pétrole et gaz naturel Algériennes sont le "talon d'Achille" des idolâtres fanatiques intégristes Algériens de l'excrément du diable (pétrole et gaz) et de "certains occidentaux" criminels et génocidaires qui les soutiennent.

La mythomanie et sénilité du AMERICANO-algérien (plus pro Bush/Cheney* que pro Algérie voir Comment Washington a capté le pétrole algérien), me fait vraiment cyniquement rigoler mais, malheureusement, la réalité est toujours la comme le soleil qui brille tous les jours : Il ne reste, au maximun et en déclinant, que seulement 18 ans, de réserves de pétrole prouvées en Algérie .

*Bush/Cheney : chefs démoniaques des idolâtres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole et Gaz naturel)

L'Algérie n'est pas encore sauvée des idolâtres fanatiques de l'excrément du diable (le pétrole et gaz) devenus prestidigitateurs le temps de spolier et piller le dernier morceau "Algérien" de l'excrément du diable (le pétrole) et de sa flatulence (le gaz) avec l'aide de la "mixture à l'Algérienne" des "OPERATION GLADIO", "OPERATION PHOENIX" ET "OPERATION CONDOR".

"Le pétrole est l’excrément du diable ! La formule est de l’un des fondateurs de l’OPEP, Juan Pablo Perez Alfonso. Le vénézuelien, déjà dans les années 70, tirait la sonnette d’alarme sur tous les problèmes qu’apporte le pétrole : misère, corruption et parfois la guerre à ceux qui en ont.

Voila la chronologie de la prestidigitation "AMERICANO-algérienne" sur l'état des réserves de pétrole prouvées Algériennes appartenant à tous les Algériennes de souche (incluants les Touaregs) qui n'ont pas encore de passeport américain, délivré par Bush/Cheney, pour fuir l'Algérie en cas de pépin.

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*Le 12 septembre 2007, M. Christof Rühl un expert de British Petroleum, déclare : "L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025 !"

*Le 15 septembre 2007, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, déclare sur les ondes de la Chaîne III : "Les réserves de pétrole actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production. Elles peuvent donc encore tenir jusqu’en 2080 ". Donc d'après, M. Chakib Khelil, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2080.

*Le jeudi 13 décembre 2007, M. Abdelmadjid Attar, ex-président-directeur-général de Sonatrach, déclare sur le journal El-Khabar : " les réserves pétrolières suffisent à assurer l’exportation et la consommation interne, pour une période de 18 ans ". Donc d'après, M. Abdelmadjid Attar, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2025.

*Le 24 decembre 2007, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, déclare sur lors d’une visite à Skikda : " L’Algérie possède des réserves en pétrole pour les 40 prochaines années ". Donc d'après, M. Chakib Khelil, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2047.

*Le 30 decembre 2007, M. Abdelmadjid Attar, ex-président-directeur-général de Sonatrach, déclare sur toutsurlalgerie.com : " Quant aux chiffres que j'ai avancé, je persiste et je les confirme, sauf qu'il faut préciser que j'ai avancé 18 ans d'exploitation - à partir des réserves prouvées - au cours desquels l'Algérie pourra encore exporter du pétrole liquide - et je suis optimiste-   , étant entendu qu'au delà on pourra encore produire pour les besoins de la consommation intérieure seulement , bien que je ne sois pas sur que cela suffira à couvrir les besoins du pays à partir de cette date....Pour ce qui est du gaz naturel la situation est relativement la même, parce que sur la base des réserves prouvées d'aujourd'hui, de la production actuelle et prévue (exportations et consommation interne), j'ai affirmé qu'à partir de 2030 on ne pourra plus exporter grand-chose, étant entendu qu'on continuera à subvenir à notre consommation nationale uniquement mais la aussi pas pour longtemps,". Donc d'après, M. Abdelmadjid Attar, l'Algérie pompera du pétrole de son sol jusqu'en 2025 et du gaz naturel jusqu'en 2030

*Le 16 janvier 2008, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, possédant un passeport américain, déclare lors d'un conférence-débat organisée par le MDI : " Il y aura toujours du pétrole en Algérie dans 30 (valeur basse) à 40 ans". Donc d'après, M. Chakib Khelil, l'Algérie pompera du pétrole de son sol  au minimim jusqu'en  2037 (valeur basse) et "au maximum jusqu'en 2047".

Il y a un probléme, M. Chakib Khelil, pourquoi n'avez-vous pas attaqué devant la justice internationale la British Petroleum et M. Christof Rühl et devant la "justice Algérienne" M. Abdelmadjid Attar pour allégations mensongéres portant atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l'Algérie ?

Pourquoi n'avez-vous pas demander à la British Petroleum et M. Christof Rühl un démenti officiel pour allégations mensongéres concernant leur déclaration "L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025" ? Avez-vous peur d'eux ou du procès ou êtes vous si hypocrite ou si incompétent ?

Pourquoi avez-vous, d'un coup, amputé l'Algérie de 32 ans de réserves de pétrole entre votre déclaration du 15 septembre 2007 et votre déclaration du 24 decembre 2007 ? tout de même 32 ans de réserves de pétrole disparues du jour au lendemain c'est enorme et ce n'est pas sérieux et c'est très douteux de votre part.

Pourquoi avez-vous, d'un coup, encore amputé l'Algérie de 10 ans de réserves de pétrole entre votre déclaration du 24 decembre 2007 et votre déclaration du 16 janvier 2008 ? tout de même 10 ans de réserves de pétrole disparues du jour au lendemain c'est enorme et ce n'est pas sérieux et c'est très douteux de votre part. Cela fait, le Le 16 janvier 2008,  tout de même 42 ans de réserves de pétrole disparues du jour au lendemain.

M. l'américain Chakib Khelil, Cheney, vous a très mal formé  ;) . D'ici a quelques mois vous allez, statistiquement, amputer l'Algérie à coup de votre supertanker, d'encore 10 ans de réserves de pétrole et la on sera pile autour de 20 ans (moins 2 ans à coup de votre supertanker = 18 ans) de réserves de pétrole. Bravo, l'américain, Chakib Khelil, pour cette "compétente" prestidigitation et spoliation "scientifique". Vous me direz avec arrogance : " et alors, vous ne pourrez strictement rien faire "petit indigène algérien" car j'ai de mon côté l'aide, le support et la protection criminelles de la "mixture à l'Algérienne" des "OPERATION GLADIO", "OPERATION PHOENIX" ET "OPERATION CONDOR".

Pourquoi n'avez-vous pas présenté et publié une contre-étude sérieuse et documentée pour démentir l'étude de la British Petroleum, audités et certifiés par des cabinets internationaux indépendants et respectés mondialement, sur les réserves existantes et exploitables de pétrole puis de gaz Algériens séparément ? Vous avez pourtant des milliards de dollars américains à votre disposition pour financer cette contre-étude.

Et bien, chère Algérie, grangrenée gravement par l'idolâtrie fanatique de l'excrément du diable (le pétrole et Gaz),

c'est normal qu'un des sous-monarques "algériens" de la RADP et idolâtre fanatique de l'excrément du diable (le pétrole) invoque que son dieu, l'excrément du diable, est infini, bienfaiteur, illimité etc... (RADP= République Algérienne Démocratique et Populaire)

Psychologiquement, c'est normal que les idolâtres fanatiques intégristes de l'excrément du diable (le pétrole et gaz) deviennent gravement mythomanes et séniles.

En psychologie, la mythomanie est une tendance au mensonge pouvant aller jusqu'à altérer durablement la vie sociale. Il a été observé que le mythomane ment souvent parce qu'il craint la réaction (de dévalorisation, par exemple) qu'entraînerait l'aveu de la réalité. Cette pathologie entraîne un handicap social important dans les cas où le malade procède à des altérations mineures et crédibles de la réalité. L'aveu étant souvent ou presque toujours accompagné de réactions négatives de l'entourage, la mythomanie tend à s'auto-entretenir.

Il est normal que les idolâtres fanatiques intégristes du dieu "excrément du diable (le pétrole et gaz)" devenus gravement mythomanes et séniles déclarent :

" Les réserves formelles recensées sont aux alentours de 38 milliards de barils, soit le même volume qu’en 1971... Les réserves actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production.",

puis déclarent quelques mois plutard "L’Algérie possède des réserves de pétrole pour les 40 prochaines années",

puis déclarent quelques mois plutard "Il y aura toujours du pétrole en Algérie dans 30 (valeur basse) à 40 ans. 32 ans de pétrole en moins puis 42 (valeur basse) ans de pétrole en moins tout de même c'est énorme et louche.

Le problème est que cette mythomanie maladive décrédibilise et dévalorise gravement, à court, moyen et long terme, l'Algérie et son avenir et l'avenir de ses générations futures surtout à l'étranger, support stratégique pour l'après pétrole, car les "copains americains", leurs alliés britanniques de la société BP, anciennement nommée British Petroleum puis BPAmoco et les investisseurs sérieux et non spoliateurs et non charognards, étrangers et nationaux, eux savent exactement qu'elle est la vérité sur les réserves de pétrole Algériennes.

Le microscopique sous-monarque mythomane et sénile "AMERICANO-algérien", dont toute sa famille est bien installée et en sécurité à l'étranger, de la RADP osera t il défier en face et dans un débat public les affirmations et conclusions de l'équipe d'experts de Christof Ruhl, qui represente tout de même la prestigieuse, influente et puissantes société BP, anciennement nommée British Petroleum puis BPAmoco.

Le temps n'est plus à la mythomanie et sénilité "pétrolière" Algérienne qui rend l'Algérie vraiment ridicule sur toutes les scènes internationale et nationale car même le dernier des illettrés Algériens sait qu'il ne reste pas beaucoup de pétrole et qu'en conséquence l'état va finir par se disloquer dans une violence extrême car son existence est basée uniquement sur les revenues de l'exportation du seul pétrole. Donc pas de pétrole pas d'état.

Il est temps de dire la vérité et d'arrêter cette mythomanie et sénilité maladive et préparer immédiatement le pays pour traverser cette tempête cataclysmique qui risque de nous emporter tous, mêmes les mythomanes et séniles qui non pas de passeports américains ou autres, dans les abîmes. Il ne nous reste pas beaucoup de temps et le compte à rebours est déjà bien enclenché.

L'Algérie ne peut qu'extraire qu'une quantité déclinante de pétrole au maximum pendant deux décennies (entre 17 et 20 années). Ce n'est pas beaucoup et c'est très très grave pour l'Algérie, son existence et pour certains pays d'Afrique du nord.

Cela indique clairement que l'extraction et l'exportation du pétrole Algérien sont entrées dans la phase critique de décroissance et de déclin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier  , http://www.terredebrut.org/ )


MYTHOMANES ET SENILES DE LA RADP, IDOLATRES FANATIQUES DE L'EXCREMENT DU DIABLE (LE PETROLE ET GAZ), VOTRE AVIDITE ET OBSCURANTISME VOUS PERDRONT VOUS ET VOTRE DESCENDANCES.

l'Algérie ne lui reste que seulement 18 années de réserves de pétrole à exporter !

Cette nouvelle fait l'effet de l'explosion d'une bombe nucléaire dans les milieux d'affaires spécialisés (investisseurs, banquiers, financiers, etc) , internationaux et nationaux, dans le peuple Algérien et plus grave dans les milieux militaro-économico-politiques national et international.


Car voila les raisons :

Sachant qu'environ 98% des devises (pétro-devises, devises dues uniquement à l'export du pétrole) entrant en Algérie sont à cause de l'exportation du seul pétrole, la part du gaz est dérisoire,

Sachant qu'un grand pourcentage de ces pétro-devises ( devises due uniquement à l'export du pétrole), je ne compte pas le pourcentage détourner, voler et spolier, servent à maintenir en vie l'existence de l'état et de la nation Algériennes et de ces institutions ( armée, services de sécurité, police, gendarmerie, administrations, syndicats, partis, organisations "populaires", ministère du culte "musulman" et ses satellites, etc..),

Sachant qu'un grand pourcentage de ces pétro-devises, je ne compte pas le pourcentage due au détournements et corruption, servent à importer ( business de l'import-import) de l'étranger au minimum 90% de ce que mangent et boivent, se soignent avec les Algériens et leurs cheptels,

Alors la déduction est simple à faire même pour des arriérés. Il ne nous reste pas beaucoup de temps et le compte à rebours est déjà bien enclenché.

entre 2007 et 2024, il y aura, dans toutes les régions d'Algérie sans exception, des vagues meutrières de famine, d'épidémies et une multitudes d'insurrections et de guerres civilo-militaires Algéro-Algériennes pour s'accaparer et contrôler le peu de nourriture, d'eau et surtout de terres fertiles qui restent en Algérie.

Mais entre temps, il faut prévoir des centaines de milliers de morts Algériens, la désorganisation et la dislocation de l'Algérie en une multitude de régions autonomes, militairement, politiquement et socialement.

Chacune de ces régions seront contraintes, pour survivre, de faire appel à l'aide et à l'assistance (mendier) de parrains "étrangers" pour simplement survivre, se protéger et se nourrir mais avec des conditions humiliantes de types esclavagistes.

Merci à vous les actuels et différents monarques "algériens", autoproclamés en utilisant la violence sadique et des crimes contre l'humanité, de la RADP et idolâtres fanatiques intégristes de l'excrément du diable (le pétrole et Gaz) pour ce future très sordide et inévitable.

Vous êtes maintenant les meilleurs ennemis de l'Algérie et de tous les Algériens passés, présents et futures et de certains pays d'Afrique du Nord. car, en cas de chaos dû au déclin rapide du pétrole et Gaz algériens, des centaines de milliers d'Algériens iront se réfugiés massivement, illégalement et parfois violemment dans certains pays d'Afrique du Nord frontaliers de l'Algérie et cela uniquement pour survivre et éviter la famine du au chaos. Ce scénario fortement plausible est déjà sérieusement pris en compte par divers institutions internationales et régionales
. >:(

RADP= République Algérienne Démocratique et Populaire

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Forte hausse de la valeur des importations algériennes de céréales, laits et médicaments en 2007
Par : EL MOUDJAHID   Le : mercredi 23 janvier 2008
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=08/01/23/9591489

Les importations algériennes de céréales et dérivés, de médicaments et de laits et produits laitiers ont totalisé 4,33 milliards de dollars en 2007 contre 2,94 milliards de dollars en 2006, selon les données du Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) relevant des douanes nationales.

Cette augmentation est due principalement à la hausse des matières premières dans les marchés internationaux et dont les prix de certains produits ont plus que doublé durant l’année 2007, selon des experts.

La facture des céréales, semoules et farines a atteint la valeur de 1,89 milliard de dollars (mds usd) en 2007, contre 1,39 mds usd en 2006, enregistrant  ainsi une hausse de 35,11%.

Les importations de médicaments ont totalisé 1,38 milliard de dollars l’année passée, contre 1,18 milliard de dollars, en hausse de 16,47 % par rapport à 2006, précise le Cnis.
        
Pour les laits et les produits laitiers, la facture s’est élevée à 1,06  mds usd contre 709,13 millions de dollars, soit une hausse de 50 %.

Il est à rappeler, que les importations totales de l’Algérie avaient augmenté de  27,88 % en 2007 passant à 27,43 mds de dollars, contre 21,45 mds de dollars en 2006.  

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Selon un expert de British Petroleum  :
L’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025 !

par Safia Berkouk - le Jeune Indépendant  - 12 septembre 2007

La création d’une OPEP du gaz relève davantage de «la manœuvre politique que d’une démarche à objectifs économiques». D’ailleurs, du point de vue strictement économique, elle n’est pas réalisable, selon l’économiste en chef de British Petroleum (BP) qui l’a soutenu lors d’une rencontre avec la presse hier à Alger.

Christof Ruhl, qui est chargé d’analyser le développement de l’économie mondiale et son impact sur le marché énergétique, a carrément qualifié l’idée d’une OPEP du gaz de «stupide», car elle ne peut être mise en œuvre dans la réalité, même si elle est soutenue par plusieurs pays comme l’Iran, le Venezuela ou encore le Qatar.

Pour étayer ses propos, M. Christof Ruhl a invoqué trois raisons dont la première est l’absence d’un marché gazier intégré avec une fluctuation des prix, la seconde étant l’absence d’un producteur dominant comme dans le cas du pétrole avec l’Arabie saoudite, la dernière est que les prix du gaz sont déjà indexés sur ceux du pétrole.

Il se trouve qu’il existe déjà une organisation, à savoir l’OPEP, qui veille sur les intérêts des pays exportateurs de pétrole. Il n’y a donc pas d’intérêt qu’il y ait une organisation du même type pour le secteur du gaz. L’économiste de BP a toutefois estimé que la création d’organisations régionales reste possible pour des pays qui auraient des convergences sur le plan énergétique.

Il a, dans ce cadre, estimé que les inquiétudes européennes face au rapprochement entre l’Algérie et la Russie au cours des derniers mois pouvaient être justifiées dans la mesure où ce sont «les principaux fournisseurs gaziers du continent.

S’ils s’unissent, ils pourront décider d’augmenter les prix du gaz». C’est une préoccupation qui s’inscrit dans le cadre de la problématique de la sécurité énergétique qui est au cœur du débat du moment et qui divise les pays producteurs et consommateurs d’énergie.

Mais pour M. Christof Ruhl, la question de la dépendance énergétique des pays consommateurs envers les pays exportateurs et vice versa ne doit pas être appréhendée uniquement dans son aspect négatif. Selon lui, la sécurité du marché réside justement dans cette dépendance, puisque celle-ci permet l’émergence d’interactions et de synergies entre les deux parties qui en principe sont difficile à dissoudre.

En tout état de cause, suivant les propos de M. Christof Ruhl, la notion de sécurité énergétique s’apprécie différemment, selon qu’on est un pays producteur ou consommateur. 17 ans de réserves pétrolières et 53 ans de réserves gazières Dans une brève évocation des réserves pétrolières et gazières de l’Algérie, M. Ruehl a indiqué que l’Algérie pourra profiter de son pétrole pendant encore 17 années avec un volume de réserves estimé à 12,5 milliards de barils, alors qu’elle en a encore pour 53 ans en ce qui concerne les réserves gazières.

La production pétrolière algérienne représente 2,2 % de la production mondiale, alors que la consommation, dont la croissance est plus rapide que la production, représente 0,3 % de la consommation mondiale. Quant à la consommation gazière nationale qui représente 0,8 % de la consommation mondiale, elle croît également plus rapidement que la production nationale qui représente 2,9 % de la production mondiale.

L’économiste avait entamé sa conférence par un résumé des tendances énergétiques mondiales au cours des 5 dernières années et leur rapport avec la croissance économique mondiale. Il ressort des statistiques de BP que, durant cette période, les prix de l’énergie ont connu une hausse exceptionnelle, puisque les prix du pétrole ont plus que doublé, ceux du gaz ont augmenté de 75 % et ceux du charbon de 46 %.

La consommation énergétique mondiale a également augmenté puisqu’elle a triplé au cours des cinq dernières années pour tous les types d’énergie et surtout pour le charbon, ce qui a induit une pollution plus importante, puisque les émissions de carbone ont aussi augmenté.

L’expert a noté que ce sont essentiellement les pays émergents et en voie de développement qui ont été à l’origine de cette hausse de la consommation. Il a, par ailleurs, expliqué ces trois tendances par une croissance économique mondiale élevée de 4,5 %, soit son plus haut niveau depuis une cinquantaine d’années, œuvre principalement des pays en développement et des pays de l’ex-URSS.

L’augmentation de la consommation du charbon s’est réalisée au détriment d’autres énergies comme le nucléaire, dont l’utilisation a stagné pour des considérations d’ordre politique, a-t-il expliqué. S. B.

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Sur l'état actuel de nos réserves pétrolières et de notre production  :
Chakib Khellil : nous tiendrons jusqu'en 2080

par Naïma B. - le Jeune Indépendant  - 16 septembre 2007

Invité hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale, M. Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, a évoqué plusieurs sujets d’actualité liés à son secteur, en l’occurrence le litige avec les Espagnols, les réserves pétrolières de l’Algérie ainsi que les recettes des hydrocarbures pour cette année.

Les réserves de l’Algérie en pétrole sont importantes et le territoire algérien, estimé à 1 750 000 km² de surface sédimentaire, n’est pas totalement exploité, a tenu à rassurer M. Chakib Khelil. «Nous avons de bonnes réserves et personnes ne peut dire aujourd’hui combien il reste, car nous n’avons pas encore découvert toutes nos réserves», a-t-il dit en réponse aux récentes prévisions de certains experts estimant que l’Algérie n’aura plus de pétrole à l’horizon 2025.

Les réserves formelles recensées sont aux alentours de 38 milliards de barils, soit le même volume qu’en 1971, selon le ministre qui a précisé qu’à l’époque «on disait que l’Algérie n’en aurait plus que pour 20 ans de production de pétrole».

Les réserves actuelles représentent l’équivalent de 72 ans de production. Elles peuvent donc encore tenir jusqu’en 2080. Le forage se situe en moyenne à 9 puits par 10 000 km² en Algérie, au moment où cela varie entre 50 et 100 puits dans de nombreux pays.

Concernant la production pétrolière, le ministre a déclaré que l’Algérie a obtenu un quota de production de près de 1,45 million de barils par jour de pétrole lors de la dernière réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à Vienne.....bla bla bla


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Les réserves pétrolières en Algérie suffisent pour 18 ans
L’ex-PDG de Sonatrach et ancien ministre, Abdelmadjid Attar, invité de Fatour Essabah

jeudi 13 décembre 2007 - El-Khabar
http://elkhabar.key4net.com/FrEn/lire.php?ida=89718&idc=51

En Algérie, M. Abdelmadjid Attar, ex-président-directeur-général de Sonatrach et ancien ministre des Ressources en eau, a considéré que les instigateurs des politiques économiques sont convaincus que nous continuerons à nous appuyer, encore longtemps, sur les hydrocarbures.

Il a indiqué que les réserves pétrolières suffisent à assurer l’exportation et la consommation interne, pour une période de 18 ans, ce qui l’a amené à évoquer les exportations hors hydrocarbures, qui devraient être modestes, durant de longues années.

Abdelmadjid Attar a considéré qu’il est dans l’intérêt de l’Algérie de maintenir le volume d’exportations en gaz, tel qu’il est, c’est-à-dire 67 milliards de mètres cubes, afin de pouvoir couvrir la demande locale qui connaîtra une forte augmentation, durant les prochaines années. Attar a insisté sur le fait que les Européens tiennent à garantir leur sécurité énergétique.

Il a déclaré que le différend avec l’Espagne au sujet du gaz pourrait se régler à l’amiable, tout en précisant que la Sonatrach avait subi un préjudice, car elle a signé des contrats qui devaient lui permettre de réceptionner le gaz naturel aux environs de 2009, ce qui n’est plus possible, alors que les Espagnols ont acheté des équipements et demandent à présent à être remboursés.

Abdelmadjid Attar s’est dis étonné par « les voix qui se sont élevées, afin de réclamer un troisième mandat, du moment que la Constitution n’empêche pas le président, après révision, de se présenter en 2009 », il a ajouté qu’il avait moins peur d’un troisième mandat que de l’absence de relève à la génération politique actuelle. Concernant ses liens avec le groupe de Ali Benflis, ex-secrétaire général du Front de libération nationale, que Attar a soutenu jusqu’aux élections présidentielles de 2004, l’ex-ministre a déclaré : « nous nous rencontrons encore en tant qu’amis, mais je n’exerce actuellement aucune activité politique, à l’intérieur ou en dehors du FLN ».


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Chakib Khelil de Skikda : L’Algérie possède des réserves de pétrole pour les 40 prochaines années
Par Abbès Flouri/ Traduit par B. A  - lundi 24 decembre 2007 - El Khabar

Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a déclaré que l’Algérie possède des réserves de pétrole pour les 40 années à venir.

Lors d’une visite à Skikda, Chakib Khelil a annoncé une multitude de projets dont la rénovation des raffineries et la hausse de la production au niveau de toutes les unités de Skikda et d’Arzew à travers leur renforcement en moyens techniques ultra développés. Il a également parlé d’un complexe de liquéfaction de gaz d’une capacité de production annuelle de 4.5 milliards de mètre cube.

Lors d’une séance de travail à la base industrielle de Skikda, Khelil a précisé que la production pétrolière de cette année a atteint un million quatre cent mille baril jours. L’objectif est d’atteindre en 2013 une moyenne d’un million neuf cent mille barils jours.

Par ailleurs, le ministre a affirmé qu’un million cinq cent mille kilomètre carré du territoire algérien contiennent des réserves de gaz et de pétrole. « L’Algérie possède des réserves en pétrole pour les 40 prochaines années », souligne t-il, une manière de faire taire les rumeurs croissante sur le niveau peu élevé des réserves de l’Algérie en énergie.

Il a saisit cette opportunité pour annoncer la fin des travaux de réalisation du gazoduc reliant l’Algérie et l’Italie et qui va permettre l’exportation de 8 millions de mètres cube de gaz naturel.

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OPINION. Algérie : préparer l’après-pétrole. Par Abdelmadjid ATTAR, ancien PDG de Sonatrach
le 30/12/2007 à 18:35
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-petrole-opinion-2232.html

Dans une opinion pour «toutsurlalgerie.com», Abdelmadjid ATTAR, ancien PDG de Sonatrach, revient sur la question de l’épuisement annoncé des réserves pétrolières algériennes et évoque la préparation de l’après-pétrole.

Suite à l'article paru le 13 Décembre 2007 dans le quotidien El Khabar (rubrique Foutour Essabah), j'ai répondu à plusieurs questions relatives à des sujets d'actualité dont les réserves pétrolières de l'Algérie. Mes déclarations ont été par la suite reprises par d'autres médias et interprétées de rumeurs, de critiques ou de contradictions vis-à-vis d'autres sources.

Je tiens à rappeler que mon opinion est celle d'un technicien, estimant avoir un peu d'expérience dans ce domaine, particulièrement le potentiel pétrolier de l'Algérie, et cette opinion n'était destinée à contredire personne, et encore moins à induire en erreur ou faire du tord à quiconque. Je n'ai de leçon à donner à personne. L'objectif était plutôt de faire prendre conscience que les ressources pétrolières de l'Algérie ne sont pas éternelles et qu'il fallait en urgence prévoir leur remplacement par de nouvelles ressources financières (emplois et investissements créateurs de richesses durables) et des ressources énergétiques renouvelables.

Quant aux chiffres que j'ai avancé, je persiste et je les confirme, sauf qu'il faut préciser que j'ai avancé 18 ans d'exploitation - à partir des réserves prouvées - au cours desquels l'Algérie pourra encore exporter du pétrole liquide - et je suis optimiste- , étant entendu qu'au delà on pourra encore produire pour les besoins de la consommation intérieure seulement , bien que je ne sois pas sur que cela suffira à couvrir les besoins du pays à partir de cette date, à moins que nous fassions de nouvelles découvertes importantes -je le souhaite-,ou que nous soyons prêts à ce moment là pour produire et maîtriser les énergies renouvelables et le nucléaire. D’où la nécessité d'accroître les efforts en matière de développement des énergies renouvelables, parce que tout simplement : l’essentiel du pétrole a déjà été découvert - aussi bien en Algérie qu'à travers le monde- et plus on découvre, moins on a de chance de découvrir plus tard.

L'essentiel des augmentations de réserves de nos jours un peu partout à travers le monde provient plus des réévaluations des réserves récupérables déjà découvertes grâce aux progrès technologiques de récupération, et très peu des nouvelles découvertes. Pour ce qui est du gaz naturel la situation est relativement la même, parce que sur la base des réserves prouvées d'aujourd'hui, de la production actuelle et prévue (exportations et consommation interne), j'ai affirmé qu'à partir de 2030 on ne pourra plus exporter grand-chose, étant entendu qu'on continuera à subvenir à notre consommation nationale uniquement mais la aussi pas pour longtemps, car la règle est la même que pour le pétrole, d'où ma recommandation, ou si cela est le cas mon adhésion à :

- Une politique de conservation et surtout d'exportation qui tienne compte des intérêts énergétiques futurs du pays.

- Une politique d'encouragement et de développement intensif des énergies renouvelables à l'instar de ce que font tous les autres pays.

- Et bien sur le maintien et l'accroissement des efforts d'exploration, y compris à travers le partenariat avec les Compagnies étrangères sur ce qui reste à découvrir (je l'espère et je le souhaite) et non ce qui existe déjà parce que je considère que chaque mètre cube d'hydrocarbures exporté aujourd'hui sans contrepartie de remplacement par une même capacité de production de richesse ou de ressource énergétique renouvelable est un appauvrissement pour les générations futures.

Ce qui précède est une simple opinion, qui peut s'avérer juste ou fausse, l'avenir nous le dira, mais en attendant, ne vaut il pas mieux en débattre que de croire qu'il n'y a aucun souci à ce sujet, ce que pensent hélas beaucoup de gens du fait que le baril est à 90 dollars, oubliant qu'il s'agit aujourd'hui de l'essentiel de notre "menu quotidien". Qu'il s'agisse de 2020, 2025 ou au plus tard de 2030, c'est demain.

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Polémique sur les réserves : Khelil persiste et signe : “Il y aura toujours du pétrole en Algérie dans 30 (important: valeur basse) à 40 ans”
Par :N Ryad - Edition N° 4667 du Samedi 19 Janvier 2008 - LIBERTE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=89068&titre=%E2%80%9CIl%20y%20aura%20toujours%20du%20p%C3%A9trole%20en%20Alg%C3%A9rie%20dans%2030%20%C3%A0%2040%20ans%E2%80%9D

Pour le ministre de l’Énergie et des Mines, le potentiel richesses hydrocarbures reste important. Mais la croissance de la population et la montée des besoins locaux rendent impérative une stratégie de sortie de l’économie nationale, du statut de mono exportateur et du développement d’alternatives aux énergies fossiles.

Le ministre de l’Énergie est revenu sur l’état des réserves de brut de l’Algérie au cours de la conférence-débat organisée mercredi par le MDI donnée par le premier responsable du secteur sur les changements structurels dans les marchés pétroliers et gaziers dans le monde et leur impact sur l’Algérie. “Il y aura toujours du pétrole en Algérie lorsque nous décéderons”; a-t- il conclu. Autrement dit, les réserves de brut peuvent durer 30 à 40 ans.

On disait qu’il n’y aura pas de pétrole en Algérie en 2000. Or, les réserves de pétrole à cette échéance étaient équivalentes à celles de 71. Plus d’1 milliard de tonnes de réserves prouvées récupérables. Une étude de la société SN Repal disait dans les années 60 qu’il n’y aurait plus de pétrole dans les années 70. On prédisait dans les années 70 qu’il n’y aurait plus de pétrole dans quelques années. Le ministre a rappelé que lorsqu’il était président du groupe Valhyd, il avait prévu le développement d’In Salah, de Ghadamès appelé Berkine aujourd’hui.

Ce plan de valorisation des hydrocarbures concocté à l’époque de Boumediène avait établi des prévisions sur 30 ans de 70 à 2003. Il prévoyait des raffineries. On disait en ce temps pourquoi prévoir des raffineries alors que l’Algérie n’allait plus produire de pétrole. Le président du groupe Valhyd sortait alors cette étude en guise d’argument. En fin de compte, ce plan a été gelé à l’époque de Chadli Bendjedid, réactivé dans les années 90 et développé dans les années 2000. Ce qui explique le retard de la pétrochimie et une capacité de raffinage en stagnation. Ceux qui disaient que l’Algérie n’allait plus avoir de pétrole, n’avaient pas  prévu en fait le développement de nouvelles technologies permettant de mettre au jour des réserves inaccessibles auparavant. La sismique
3 D permet aujourd’hui de mieux voir les réservoirs de pétrole. On n’avait pas les forages horizontaux qui permettent d’aller vers des zones compactes.

Hassi- Messaoud sera là lorsque nous décéderons. La technologie apporte des solutions Elle permet le développement de nouvelles réserves, a-t-il argué. Le ministre a cité le cas de la compagnie brésilienne Petrobas qui grâce à la technologie du forage profond a découvert de nouvelles réserves dans les eaux territoriales du Brésil, inaccessibles auparavant.

Prix du pétrole entre 80 et 90 dollars le premier trimestre 2008

À propos de l’évolution des prix du pétrole, il a indiqué en marge de la conférence qu’elles se situeront entre 80 et 90 dollars le baril d’ici un mois. Autrement dit, la moyenne trimestrielle des prix du baril se situera dans cet intervalle. Les perspectives restent incertaines pour l’année, a-t-il répondu au cours du débat. Plusieurs paramètres penchent pour le maintien de prix élevés tels que les facteurs géopolitiques. D’autres laissent supposer que les prix du pétrole vont baisser. Le ministre de l’Énergie a cité à ce propos la déclaration récente de l’ancien gouverneur de la Federal reserve alan greespan selon laquelle l’économie américaine est proche de la récession. Et si l’économie américaine entre en récession, c’est l’Europe qui sera touchée. La demande de pétrole va baisser et les prix du baril vont chuter.

À une question du président du forum des chefs d’entreprise Reda Hamiani sur le placement des réserves de change suggérant de les placer comme dans les pays du Golfe dans des fonds souverains qui donnent des rendements jusqu’à 12%  Chakib Khelil a répondu que cette option était intéressante tout en affirmant que la Banque d’Algérie gère assez bien le matelas de devises.

Levée de boucliers sur l’accès de Sonatrach au marché européen

Sur l’internationalisation de Sonatrach, le ministre a confié que la prise de participation de Sonatrach dans la compagnie espagnole Cepsa a soulevé une levée de boucliers, en Espagne. Qui a donc fait capoter le projet. L’accès au marché européen reste contraignant pour Sonatrach alors que ces pays se disent libéraux. Pour entrer dans le terminal de regazéification de Montoir en France, Sonatrach a dû faire jouer un levier de négociation une prise de participation de GDF dans Medgaz en contrepartie de l’accès au marché français.

À noter que sa communication portait sur les tendances globales du marché et sur la stratégie nationale adoptée actuellement. Les réserves mondiales de pétrole  de gaz sont suffisantes pour couvrir les besoins mondiaux pendant plusieurs décennies. La stratégie du secteur via Sonatrach est entre autres de diversifier son portefeuille, d’en faire un groupe énergéticien qui s’occupe de dessalement d’eau, d’électricité, d’énergies renouvelables, de valoriser ce portefeuille en aidant le pays à se procurer des ressources supplémentaires hors hydrocarbures à travers notamment le développement du secteur minier.

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Revenus pétroliers / Jusqu’en 2040
55 milliards $ par an

R.N. infosoir.com - 4/2/2008
http://www.infosoir.com/edit.php?id=77002

L’Algérie dispose, jusqu’à 2040, de réserves de pétrole suffisantes pour des revenus de près de 55 milliards de dollars annuellement, assure le ministre de l’Energie et des Mines.

A propos de «l’OPEP du gaz», il veut qu’elle soit une organisation effective, avec l’implication positive de la Russie et du Qatar.

Intervenant sur la Chaîne III, Chakib Khelil a indiqué toutefois que «cela reste tributaire des fluctuations des prix sur les marchés mondiaux».

Répondant à certains experts qui doutent encore des capacités du pays à exploiter son gaz et son pétrole sur le long terme, Chakib Khelil avance : «Pour le gaz nous avons le contrat long terme qui va de 10 à 15 ans que nous avons déjà signé avec nos différents partenaires. Je ne vois pas comment on aurait pu le faire si on n’avait pas les réserves sur place. Pour le pétrole, en revanche, le gisement de Hassi Messaoud va maintenir une cadence de production de 400 000 barils/ jour pour au moins une période d’une trentaine d’années avant de décliner», précise-t-il non sans mettre en relief «la découvertes de 38 gisements entre l’année dernière et cette année et le forage annoncé de plus de 6 000 puits». En d’autres termes, «s’il faut maintenir la cadence de 60 puits par année, il nous faut un siècle pour arriver à 50 puits par 10 000 km2», ajoute le ministre qui, dans ce registre précis, affirme qu’«il y a un travail à faire encore pour savoir ce que nous avons comme réserves dans le sous-sol algérien».

«Ceux qui disent que c’est terminé, ne savent pas que ces réserves s’étendent sur une superficie de
plus de 1, 5 million de km2 et que notre sous-sol est encore non exploré», prévient M. Khelil, louant, du coup, le mérite «des études fiables faites par des experts nationaux et internationaux». Revenant sur l’idée d’une OPEP du gaz, le ministre de l’Energie dira surtout que l’Algérie est en faveur de la création d’une Opep du gaz qui «sera une organisation effective qui peut jouer le même rôle que celui joué par l’OPEP du pétrole actuellement».

En d’autres termes «une OPEP qui n’aura pas seulement à dépenser de l’argent sans faire grand-chose sur le marché international». L’implication dans ce sens de la Russie et du Qatar, comme acteurs principaux est «vivement souhaité». Au sujet des cours du brut, Chakib khelil met en garde contre les répercussions de la crise des subprimes et des ramifications à travers les systèmes bancaires internationaux et dira que «du fait de la récession économique aux Etats-Unis, la demande additionnelle du pétrole de cette année sera un peu plus faible» mais rassure toutefois qu’une baisse de la demande «sera compensée par une augmentation du prix du baril du fait de la dévaluation du dollar».

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Les puits à sec dans 40 ans ? Incertaines réserves en hydrocarbures
Par : M. Kherdine - LIBERTE Economie - Mercredi 23 Janvier 2008
http://www.liberte-economie.com/edit.php?id=72539

Pour le ministre de l’Énergie, le potentiel richesses  hydrocarbures reste important. Mais la croissance de la population, la montée des besoins locaux rend impératifs une stratégie de sortie de l’économie  nationale du statut de mono exportateur et le  développement d’alternatives aux énergies fossiles

Le ministre de L’Énergie est revenu plus longuement sur l’état des réserves de brut de l’Algérie ; au cours de la conférence débat organisée par le MDI donné par le premier responsable du secteur sur  les changements structurels dans les marchés pétroliers et gaziers dans le monde et leur impact sur l’Algérie. “Il y aura toujours du pétrole en Algérie lorsque nous décèderons”, a-t-il conclu. Autrement dit, les réserves de brut peuvent durer 30 à 40 ans.

De quoi parle-t-il ? Sa conclusion est tirée du potentiel des réserves possibles et probables et non des réserves prouvées. C’est-à-dire celles déterminées avec une grande certitude. Pour ces dernières, les statistiques de BP, une référence à l’échelle internationale donnent une durée de vie de 18 ans. Il faut tenir compte du rythme de production. BP donne ce chiffre à partir du niveau d’extraction actuel. Or, d’ici à 2050, la population va augmenter, la demande en carburants croître de façon significative. Si une politique de rationalisation de l’énergie n’était pas menée et si on va vers un scénario de croissance haussier, les réserves de pétrole vont être plus rapidement consommées. Il faut rappeler que l’Algérie n’a pas découvert de gisements géants de pétrole depuis plus de dix ans. On enregistre une série de découvertes petites et moyennes. Pour l’instant, les découvertes les plus importantes se situent sur le pourtour de Hassi Messaoud. Les travaux se poursuivent pour déterminer l’étendue des réservoirs de Hassi Dzabat, Hassi Guettar et de Haoudh Berkaoui. Les découvertes d’importance sont plutôt gazières. Elles se concentrent au sud-ouest.

Le ministre table sans doute sur le gisement super géant de Hassi Messaoud. On estime ces réserves à 6 milliards de tonnes. Tour à tour, le ministre de l’Énergie et le P-DG de Sonatrach avaient déclaré que le développement de ce champ pouvait permettre de débiter 600 000 barils/jour pendant 30 à 40 ans, contre 400.000 barils/ jour actuellement.

Dans un scénario de politique intensive de production de pétrole, l’alternative est de découvrir à l’international du pétrole, d’où la présence de Sonatrach principalement en Afrique, au Mali, au Niger, en Mauritanie, en Egypte, en Libye et en Tunisie. L’alternative est également d’acquérir des actifs pétroliers à l’étranger. Cela dépendra du dynamisme de Sonatrach à l’international et de sa capacité à saisir les opportunités qui se présentent à l’échelle internationale.  L’autre solution est d’entamer à un rythme moins rapide les réserves de brut en misant sur le gaz et le GPL comme substituts à l’essence et au gaz oil comme carburants pour véhicules. N’oublions pas que sur ce point de fortes pressions vont s’exercer sur les réserves de gaz, avec les ambitieux programmes d’exportation, de développement de la pétrochimie et de la capacité de production d’électricité. Revenons à l’argumentaire du ministre.

On disait qu’il n’y aura pas de pétrole en Algérie en 2000. Or, les réserves de pétrole à cette échéance étaient équivalentes à celles de 71.  Plus d’1 milliard de tonnes de réserves prouvées récupérables. Une étude de la société SN Repal disait dans les années 60 qu’il n’y aurait plus de pétrole dans les années 70. On prédisait dans les années 70 qu’il n’y aurait plus de pétrole dans quelques années. Le ministre a rappelé que lorsqu’il était président du groupe Valhyd, il avait prévu le développement d’In Salah et de Ghadamès appelé Berkine aujourd’hui. Ce plan de valorisation des hydrocarbures concocté à l’époque de Boumediene avait établi des prévisions sur 30 ans de 70 à 2003. Il prévoyait des raffineries. On disait en ce temps pourquoi prévoir des raffineries alors que l’Algérie n’allait plus produire de pétrole. Le président du groupe Valhyd sortait alors cette étude en guise d’argument. En fin de compte, ce plan a été gelé à l’époque de la présidence Chadli Bendjedid, réactivé dans les années 90 et développé dans les années 2000. Ce qui explique le retard de la pétrochimie et une stagnation des capacités de raffinage.

Ceux qui disaient que l’Algérie n’allait plus avoir de pétrole n’avaient pas prévu en fait le développement de nouvelles technologies permettant de mettre au jour des réserves inaccessibles auparavant. La sismique, recherche en 3 D permet aujourd’hui de mieux voir les réservoirs de pétrole. “On n’avait pas les forages horizontaux qui permettent d’aller vers des zones compactes. Hassi Messaoud sera là lorsque nous décèderons. La technologie apporte des solutions Elle permet le développement de nouvelles réserves” a-t-il argué. Le ministre a cité le cas de la compagnie brésilienne Petrobas qui, grâce à la technologie du forage profond, a découvert de nouvelles réserves dans les eaux territoriales du Brésil, inaccessibles auparavant.

Justement, c’est la technologie qui va permettre de récupérer des quantités de pétrole qui étaient auparavant inaccessibles à Hassi Messaoud et dans d’autres gisements dits anciens.
A l’appui du ministre, le domaine minier national reste sous exploré. L’intensification de l’exploration va-t-elle permettre de confirmer ce potentiel considéré comme important ?
La voie la plus sûre, sans freiner cet effort est de mettre en place une économie de substitution aux hydrocarbures et de développer les énergies renouvelables.

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L’état des réserves pétrolières de l’Algérie : Polémique Attar-Khelil
Par :N Ryad - Edition N° 4654 du Jeudi 03 Janvier 2008 - LIBERTE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=88265&titre=Pol%C3%A9mique%20Attar-Khelil

Pour l’ancien responsable de Sonatrach, les réserves pétrolières risquent de s’épuiser plus tôt que prévu, en tout cas bien avant l’échéance avancée par le ministre de l’Énergie.

L’ex-P-DG de Sonatrach, Abdelmadjid Attar, vient de contredire le ministre de l’Énergie sur l’état actuel des réserves pétrolières de l’Algérie. Chakib Khelil dans une récente déclaration a avancé que les réserves pétrolières de l’Algérie ont une durée de vie de 50 ans. L’ancien responsable de la compagnie pétrolière nationale affirme, lui, sur le quotidien en ligne Tout-sur l’Algérie qu’elles ne sont que de 18 ans et que l’Algérie va plus tôt que prévu consacrer sa production de brut à couvrir principalement la demande locale, qui va aller crescendo d’ici à 2020, en raison de deux facteurs, nous semble-t-il, la croissance économique et la croissance de la population. S’y ajoute la montée de la demande émanant des transports : accroissement du nombre de véhicules et diésélisation prononcée du parc automobiles. Qui a tort ? Qui a raison ?

Les deux intervenants sont des experts avisés. Le premier a été longtemps directeur de l’exploration à Sonatrach, le second était ingénieur réservoir à Sonatrach à la fin des années 60, avant d’exercer dans les années 70 en tant que responsable d’une société mixte algéro-américaine spécialisée dans le pétrole. Avant d’être nommé ministre de l’Énergie, il était consultant et responsable à la Banque mondiale.

Si l’on tient compte des statistiques du géant britannique BP, une référence dans le secteur pétrolier, la durée de vie des réserves algériennes est, comme l’a avancé Attar, de 18 ans. Mais il faut savoir de quoi on parle. Les deux sources parlent de réserves prouvées récupérables. Et ne tiennent pas compte ni du potentiel pétrolier ni des découvertes récentes.

En clair, ces réserves sont déterminées avec une grande certitude.

Le ministre de l’Énergie part du postulat que le domaine minier national est sous-exploré. On est très loin de la moyenne mondiale, 100 puits par 10 000 kilomètres carrés. Il y a donc du pétrole à découvrir. On avait prédit dans les années 80 qu’en 2000, l’Algérie aura épuisé l’essentiel de ses réserves et commencé à importer du brut. Or, à cette échéance, les réserves algériennes de brut étaient au même niveau qu’en 1971. C’est comme si l’on n’avait produit aucune goutte depuis. C’est le fruit de gros investissements engagés dans les années 90 dans l’exploration, en partenariat avec des compagnies internationales.

Un potentiel de 28 milliards de barils

Depuis 2000, résultat de l’effort de Sonatrach et de ses partenaires, l’Algérie enregistre des records en termes de découvertes : 18 en 2006, 20 en 2007. Ce qui fait dire que le désert algérien n’a pas livré tous ses secrets. L’association des géologues américaine avait conclu que les réserves algériennes pourraient atteindre 28 milliards de barils. Ce qui donne une durée de vie au rythme actuel d’extraction de 40 ans. Khelil n’est pas loin de ce chiffre.

Si l’on tient compte du champ de Hassi-Messaoud, on peut en tirer encore au rythme de 30 millions de tonnes par an pendant 40 ans. N’oublions pas que d’ici 2020-2030, les technologies de récupération du pétrole permettront d’atteindre des taux plus élevés que ceux d’aujourd’hui, une moyenne de 30%. Khelil parle de réserves possibles et probables, en un mot pouvant être mises au jour avec une moindre certitude. La technologie aura avancé. L’effort intensif d’exploration au cours des prochaines années va porter ses fruits.

En tout état de cause, ces affirmations contradictoires posent un problème de fond. Elles invitent à un débat d’experts. La richesse relative de l’Algérie en pétrole constitue en partie une malédiction. En ce sens, elle n’incite pas à développer rapidement une économie de substitution, à développer en urgence les énergies alternatives aux ressources fossiles. Mais le vrai débat aujourd’hui est celui de préparer dès aujourd’hui l’après-pétrole, de diversifier les exportations au profit des générations futures. L’ancien responsable de Sonatrach n’a pas tort en disant qu’on découvre de moins en moins de pétrole dans le monde. C’est cette incertitude dans la confirmation de ce potentiel, bien qu’elle ne dispense pas de poursuivre cet effort intensif d’exploration pour maintenir le rythme d’extraction actuel le plus longtemps possible, qui contraint à développer rapidement les exportations hors hydrocarbures et les capacités industrielles locales susceptibles de faire face à la concurrence. C’est là où se joue l’avenir de l’Algérie.

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voir également Eric Laurent - La face cachee du Petrole [vidéo]

La face cachée du pétrole (Poche)
http://www.amazon.fr/face-cach%C3%A9e-du-p%C3%A9trole/dp/2266169092/ref=sr_1_2?ie=UTF8&s=books&qid=1200747935&sr=1-2
Auteur : Eric Laurent http://www.eric-laurent.com/
Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

Le pétrole reste encore entouré de nombreux mystères. Pour la première fois, ce livre révèle ce qui a été soigneusement dissimulé aux opinions publiques. Pourquoi le choc pétrolier de 1973 n'était qu'une manipulation. Pourquoi les chiffres des réserves mondiales de pétrole sont faux, volontairement grossis par les pays producteurs. Comment Washington a utilisé le pétrole saoudien pour provoquer l'effondrement de l'Union soviétique. Pourquoi, six mois avant le 11 septembre, des cartes de l'Irak indiquant les futures explorations pétrolières servaient de documents de travail à un groupe surnommé "la société secrète". Le résultat d'une longue enquête autour du principal enjeu planétaire plus que jamais au cœur de l'actualité.

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ET VOILA UN DES PLANS DEMONIAQUES MAJEURES DU GRAND PILLAGE DES EPARGNES DE TOUS LES HUMBLES ALGERIENS PENDANT LE DECLIN RAPIDE DES RESERVES D'HYDROCARBURES ALGERIENNES. PAR RAPPORT DE CA, L'AFFAIRE KHALIFA  N'EST RIEN.

Les projets de pétrochimie vont siphonner les liquidités des banques algériennes (Epargnes de tous les Algériens).
24-01-2008 - Par Samir Injar, Alger
http://www.lesafriques.com/actualite/les-projets-de-petrochimie-vont-siphonner-les-liquidites-des-banques-algerie.html?Itemid=89?article=26470

Le ministère des finances algérien avait un gros problème de surliquidités des banques publiques. Il vient de mettre en œuvre, sans publicité, une solution radicale : mobiliser l’épargne de ces banques pour refinancer en dinars le programme pétrochimie de Sonatrach.

La concrétisation prochaine des projets pétrochimiques de Sonatrach, la compagnie pétrolière publique, se fera sans recours aux crédits étrangers.

Sur les 20 milliards de dollars à investir près de 12 milliards seront apportés par les banques publiques algériennes. Le reste viendra de Sonatrach et de ses partenaires étrangers.

Cette décision, attendue depuis l’été 2007, atténue en grande partie la pression sur les comptes des banques publiques lourdement gênés par le faible rendement de leurs dépôts, en forte hausse depuis cinq ans.

Toutes les banques publiques seront mobilisées, y compris celles renvoyées sèchement, au printemps 2006, à « leur métier de base », comme la Badr Bank (Agriculture) et la CNEP (logement). Le non recours à l’endettement extérieur pour le financement des projets du secteur de l’énergie est une des réponses algériennes à l’entassement des avoirs extérieurs, plus de 100 milliards de dollars de réserves de change à fin 2007.


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Voila les analyses des "copains americains" de Chakib Khellil :  :(

Source :
The Energy Information Administration (EIA)
Statistical agency of the U.S. Department of Energy
http://www.eia.doe.gov/emeu/cabs/Algeria/Oil.html

The Energy Information Administration (EIA) est le centre d'information énergétique des Etats-Unis d'Amérique qui propose des statistiques très détaillées sur la production et la consommation d'énergie principalement aux Etats-Unis mais également dans le monde.


Overview

According to Oil and Gas Journal (OGJ), Algeria contained an estimated 12.3 billion barrels of proven oil reserves as of January 2007, the third largest in Africa (behind Libya and Nigeria). Algeria’s proven reserves are primarily located in the eastern half of the country. The Hassi Messaoud basin contains 70 percent of the country’s total proven reserves, while additional reserves are located in Berkine basin. Although Algeria has produced oil since 1956, industry analysts consider the country under explored, with potential for future hydrocarbon discoveries.

Production

Algeria produced an average of 1.37 million barrels per day (bbl/d) of crude oil in 2006. Together with 445,000 bbl/d of lease condensate and 310,000 bbl/d of natural gas liquids, Algeria averaged 2.13 million bbl/d of total oil production during 2006, up slightly from 2.09 million bbl/d in 2005 and 1.93 million bbl/d in 2004. On 1 November 2006 (OPEC Doha Agreement) and 1 February 2007 (OPEC Abuja Agreement), Algeria agreed to cut crude production by 59,000 bbl/d and 25,000 bbl/d, respectively. Algeria’s Saharan Blend oil, 45° API and 0.1 percent sulfur content, is among the highest quality in the world. European countries rely on Algerian oil to help meet increasingly stringent EU regulations on sulfur content of gasoline and diesel fuel.

Exports

With domestic oil consumption of 283,000 bbl/d in 2006, Algeria had estimated net oil exports (including all liquids) of 1.84 million bbl/d. EIA estimates that the United States imported 650,000 bbl/d or 35 percent of Algerian oil exports during 2006. According to the International Energy Agency (IEA), during the first 11 months of 2006, approximately 37 percent of Algerian oil exports went to European countries within the Organization for Economic Co-operation and Development (OECD). France imported the majority of oil (8 percent), while Italy (7 percent) Spain (6 percent) and Germany among others, also imported Algerian oil.

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Source :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1254
http://en.wikipedia.org/wiki/Peak_oil
Réserves pétrolières mondiales en 2005 par pays
Régions pétrolières en Afrique
http://www.worldoil.com/INFOCENTER/STATISTICS_DETAIL.asp?Statfile=_worldoilproduction
Dépendance au pétrole
BP Statistical Review of World Energy 2007
http://www.oilandgasinternational.com/
http://www.terredebrut.org/
http://www.decroissance.org/?chemin=accueil

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Comment Washington a capté le pétrole algérien
Source : http://www.geopolitique.com/diplomatie/comment-les-etats-unis-ont-aide-leurs-industriels-a-capter-le-petrole-algerien-213.html

Le 19.04.07 Les récentes campagnes de lobbying des principaux groupes pétroliers américains présents en Algérie, tel Anadarko, contre les modifications de la loi algérienne sur les hydrocarbures, témoignent d’un revirement dans les relations stratégiques entre Alger et Washington. La mise en œuvre de l’amendement voté au mois d’octobre 2006 garantit en effet à la société nationale Sonatrach un contrôle quasi-total sur tous les nouveaux gisements identifiés et exploités par des partenaires étrangers…

Une évolution qui promet d’âpres négociations entre les deux capitales. Tandis que les Etats-Unis se sont hissés en 2006 à la deuxième place des clients les plus importants pour le secteur des hydrocarbures algériens, et alors que le département américain du Commerce milite en faveur d’une diversification des approvisionnements énergétiques vers l’Afrique (au profit de l’Angola, du Nigeria et de l’Algérie), la Sonatrach cherche donc à conquérir son indépendance à l’égard de ses partenaires historiques de Houston.  

D'aucuns y voient une rupture. Car tout au long des années pro soviétiques du régime algérien, si les militaires au pouvoir partaient se former dans les académies militaires de Moscou, les ingénieurs de la Sonatrach (chargée de gérer les ressources énergétiques du pays depuis 1972) se rendaient eux au Texas pour s'instruire.

Les relations très étroites développées à cette période expliquent à elles seules l’importance des groupes américains Amerada Hess, Anadarko ou Burlington dans l’évolution de l’industrie pétrolière algérienne de ces dernières années.

Or c’est ce partenariat que les nouveaux dispositifs mettent à mal – provisoirement au moins.

Pour mesurer la portée de cet ancrage américain, et évaluer les conséquences politiques des futures positions de la Sonatrach, www.geopolitique.com vous propose de télécharger ci-dessous plusieurs notes confidentielles du département d’Etat. Rédigées quelques années après l’indépendance de l’Algérie, elles décrivent, dans le détail, le jeu de la diplomatie américaine pour permettre aux industriels de Houston de s’installer durablement et massivement dans le pays.

Par ailleurs, les bouleversements actuels auront vraisemblablement des conséquences directes sur les décideurs.

Ainsi, le traditionnel tropisme américain des ministres algériens à l’énergie est de plus en plus en contradiction avec ces velléités d’autonomie. À l’image de l’actuel ministre Chakib Khelil, qui a émigré aux Etats-Unis en 1964 et qui a bénéficié d’une carte de sécurité sociale américaine jusqu’en 1999 - référencée 268-46-xx-xx, d’après les bases de données sociales auxquelles nous avons eu accès. Jusqu’en 2006 au moins, Chakib Khelil a été officiellement domicilié aux Etats-Unis, dans une maison de Potomac, dans le Marlyand, acquise le 3 juin 1981.


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Chakib Khelil selon Google
Enregistré dans : Algérie aujourd'hui — benchicou
2 septembre, 2007
http://benchicou.unblog.fr/2007/09/02/chakib-khelil-selon-google/

Sur Google écrivez “Chakib Khelil est américain” , vous trouverez ceci :

”Un américain dans le gouvernement algérien pour gérer le pétrole algérien

Son nom est : Chakib Khelil

La mafia l’a décidé ainsi. Le pétrole principale richesse du pays est géré par Chakib Khelil nommé ministre de l’énergie et des mines depuis 1999 sur recommandation américaine. L’on se souvient qu’à la fin des années quatre-vingt, l’Algérie saignée à blanc par le cabinet noir était fortement endettée.

Elle était soumise aux exigences du Fond Monétaire International et de la Banque Mondiale.

Deux institutions financières internationales qui lui dictaient jusqu’à la nomination de ses ministres de l’économie et de l’énergie.

De son côté, la Mafia prenait en otage le directeur de SONATRACH et celui de la Banque Extérieure d’Algérie en les installant dans une résidence sécuritaire au camp militaire de Sidi Fredj alors que les autres cadres étaient logés dans la résidence du Club des pins.

C’était une manière de contrôler les revenus pétroliers du pays. D’ailleurs, l’un des ministres des finances qui se sont succédé au gouvernement l’avait bel et bien déclaré un jour dans la presse algérienne « nous ne maîtrisons pas la gestion des revenus pétroliers ». Une déclaration qui ne suscita pas le moindre commentaire de presse ou d’un parti de l’opposition.

A ce jour Chakib Khelil qui est de nationalité américaine gère le pétrole algérien. Qui est-il ce super ministre à qui est confiée la principale richesse de l’Algérie ?

Né à Oujda (Maroc) le 8 août 1939. La guerre de libération (1954-1962) il ne l’a connue qu’à travers les articles de presse et les rares documentaires qu’il s’était donné la peine de voir à la télévision. L’appel du 19 mai 1956 lancé aux étudiants pour rejoindre la révolution Chakib Khelil ne l’a pas entendu. Il était occupé par ses études. Des études qu’il va poursuivre aux USA où il s’installa en 1964.

En 1968 il obtint le diplôme de docteur ingénieur à l’université de Texas (etat du clan Bush/Cheney) A M en ingéniorat Pétrolier .

Loin de lui l’idée de rentrer en Algérie, pays pétrolier, qui souffrait du manque de cadres dans le domaine des hydrocarbures, Chakib Khelil met ses connaissances au profit de Shell et Philips Petroleum dans l’Etat d’Oklahoma. Il travaille ensuite comme ingénieur au Bureau d’Études Mc Cord à Dallas – Texas (etat du clan Bush/Cheney).

En 1971, il tente une courte expérience avec Sonatrach en qualité de Chef de département gisements à la Sonatrach. Il prendra par la suite la présidence de la société Alcore - Joint Venture entre la Sonatrach et Coreb, une société américaine.

Deux ans plus tard, soit en 1973 il est Président du « Groupe Valhyd » (valorisation hydrocarbures), planifié développement et financement des ressources hydrocarbures en Algérie. Une mission qu’il exercera jusqu’à 1976 avant de quitter le pays et se mettre au service de la Banque Mondiale (Banque mondiale 1818 H Street, NW, Washington, DC 20433 USA à partir du Maryland ( Washington - District de Columbia).

Dans cette institution il aura à diriger des Projets pétroliers en Afrique, Amérique Latine et Asie – Il sera ensuite Chef Unité énergie Amérique Latine, jusqu’à 1999 date de sa nomination dans les hautes sphères du pouvoir algérien.

A partir de 1999 il est conseiller du président Bouteflika avant de prendre en charge le ministère de l’énergie à ce jour. Il dirigera ce ministère tout en étant considéré comme résident officiellement aux USA comme le rapporte le site internet geopolitique.com. Chakib Khelil « a bénéficié d’une carte de sécurité sociale américaine jusqu’en 1999 - référencée 268-46-xx-xx, d’après les bases de données sociales auxquelles nous avons eu accès. Jusqu’en 2006 au moins, Chakib Khelil a été officiellement domicilié aux Etats-Unis, dans une maison de Potomac, dans le Marlyand, acquise le 3 juin 1981. »lit-on .

Le général Mohamed Mediène, aussi appelé « Toufik », ses acolytes et leurs sbires qui passent pour des chantres du nationalisme n’hésitent pas à accuser de traîtres ceux qui dénoncent leurs pratiques et le bradage du pays et de ses richesses aux puissances étrangères en contrepartie de leur silence sur les violations des droits de l’Homme. Qui est le traître celui qui livre les richesses du pays aux Américains ou celui qui les dénonce ? ”

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Chakib Khelil a assisté hier à son (supertanker) départ d'Arzew vers les États-Unis (USA).
Le supertanker de Sonatrach affrété par Statoil

La Tribune - 10 Janvier 2008 - Samir Ould Ali

Juste après l'inauguration de son premier chargement hier au port d'Arzew par Chakib Khelil, ministre de l'Energie et des Mines, le superpétrolier Mesdar a pris le large en direction des Etats-Unis, affrété par l'entreprise Statoil pour le transport d'un chargement de pétrole brut.

Ce supertanker, d'une capacité totale de 350 000 tonnes mais qui peut charger d'une traite deux millions de barils, vient renforcer la flotte de Sonatrach Petroleum Corporation, qui possède déjà six navires de transport de GPL. «Ce navire renforcera la flotte de transport d'hydrocarbures mais pourra également être affrété par les sociétés qui le désirent», a indiqué le ministre de l'Energie en marge de la cérémonie d'inauguration. Ce premier pétrolier de type VLCC (Very Large Crude Carrier), propriété de NOSVL -issu d'une joint-venture entre le groupe Sonatrach, par le truchement de sa filiale londonienne SPC, et le japonais Kawasaki- pourra être affrété pour la somme de 140 000 dollars par jour. La réception de Mesdar entre dans le cadre des objectifs que Sonatrach s'est fixés en termes d'autonomie dans le transport de ses exportations en hydrocarbures : 35% en 2010 et 50% à l'horizon 2015. Abordant la question de la flambée des prix du pétrole, le ministre de l'Energie et des Mines a rejeté toute responsabilité des pays membres de l'OPEP, simples producteurs de pétrole : «C'est le marché qui détermine les prix. Si le baril a atteint les 100 dollars, ce n'est pas l'OPEP qui l'a décidé mais la loi de l'offre et de la demande.»

Comme, rappellera-t-il encore, lorsqu'il y a quelques années, le prix du baril ne dépassait pas la dizaine de dollars et que les pays consommateurs l'expliquaient par «la loi du marché». Pour Chakib Khelil, qui avait auparavant estimé qu'un baril à 100 dollars n'est pas très élevé, la hausse des prix trouve son origine dans la situation géopolitique explosive mais aussi dans la crise financière aiguë, générée par le «subprime» (crédit hypothécaire), qui secoue durement les Etats-Unis depuis plusieurs mois, et qui a poussé, selon le ministre, les fonds d'investissements à se ruer vers le pétrole pour investir sur le «baril-papier».

La surprenante croissance mondiale (dont celle de la Chine et de l'Inde) est aussi l'un des facteurs de la hausse des prix du pétrole. Pour le ministre de l'Energie et des Mines, les cours devraient garder le même niveau jusqu'au deuxième trimestre de l'année en cours, principalement à cause de l'hiver qui, traditionnellement, favorise la demande en énergie. Il reste que Chakib Khelil n'a pas caché sa crainte de voir la crise financière américaine se répandre dans le monde et générer, en même temps, «stagnation et inflation» ; ce qui aurait des conséquences désastreuses sur l'économie mondiale.


L'Algérie réceptionne son premier supertanker chinois
le 20/10/2007 par AFP
http://www.aujourdhuilachine.com/informations-chine-l-algerie-receptionne-son-premier-supertanker-chinois-4643.asp?1=1

La société publique algérienne d'hydrocarbures Sonatrach a réceptionné en Chine vendredi son premier navire supertanker destiné au transport de pétrole brut.

La réception de ce supertanker, de type Very Large Crude Carrier (VLCC) baptisé Mesdar, a eu lieu au chantier naval sino-japonais Nacks à Nantong, a précisé le groupe pétrolier algérien dans un communiqué.

La construction de ce navire de gros tonnage, d'une capacité de 2 millions de barils et d'une longueur de 333 mètres, avait été décidée en février 2006 dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie japonaise Kawasaki Ship Building et Sonatrach Petroleum Corporation BVI, filiale à 100% de Sonatrach.

La livraison effective de ce supertanker est prévue pour le 2 novembre  2007, date à laquelle le navire entamera son voyage vers l'Algérie qu'il rejoindra à la mi-décembre 2007, selon la même source.

La construction du navire avait été confiée au chantier naval Nacks (joint-venture entre China Ocean Shipping Compagny/COSCO) et Kawasaki Heavy  Industries Ltd) en juin 2006.

Cette nouvelle acquisition s'inscrit dans le cadre du développement de la flotte brutier/condensatier de Sonatrach dont l'objectif est d'assurer le transport de 30% de ses exportations par ses moyens propres et en partenariat à l'horizon 2010, et de 50% à l'horizon 2015, a précisé la société algérienne.

L'Algérie a exporté pour 54 milliards de dollars d'hydrocarbures en 2006.

La production de l'Algérie en hydrocarbures a atteint 1,4 million de barils par jour (mb/j) en 2006 et 18 gisements pétroliers et gaziers ont été découverts, selon le ministre algérien de l'Energie Chaki Khelil.
    
L’Algérie acquiert un supertanker pour Sonatrach
samedi 12 janvier 2008.

L’Algérie a fait l’acquisition d’un supertanker de type VLCC au profit de la branche transport de pétrole de la société Sonatrach.

Un supertanker VLCC pour Sonatrach en Algérie. Le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a présidé mercredi au nouveau port d’Arzew dans l’ouest de l’Algérie, le premier chargement du supertanker "Mesdar" de transport de pétrole brut de type "VLCC" (Very Large Crude Carrier), acquis au profit de Sonatrach. La cérémonie de chargement de ce navire, acquis dans le cadre d’un partenariat entre la compagnie japonaise "Kawasaki Shipbuilding" et la "Petroleum Corporation BVI", filiale à 100 % de Sonatrach, a été marquée par la présence du PDG du groupe Sonatrach, Mohamed Meziane, qui a rappelé l’ambition de Sonatrach de renforcer ses capacités de transport de pétrole, qui avec le gaz, représentent les principales exportations de l’Algérie.

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La face cachée du monde occidental : Secrets et liaisons dangereuses (Broché)
http://www.amazon.fr/face-cach%C3%A9e-monde-occidental-dangereuses/dp/2915036632

Descriptions du produit

Présentation de l'éditeur

Après la seconde guerre mondiale et l'horreur d'Hiroshima et de Nagasaki, les Américains se penchèrent pour la première fois sérieusement sur le devenir de la planète. Dès le début des années 50, les études économiques et démographiques mondiales mirent en évidence que l'ensemble des réserves des matières premières planétaires suffisait seulement au développement des pays industriels et que, sans intervention, l'humanité risquait bien de ne pas dépasser le 21e siècle. Afin d'y faire face, l'Occident sous l'égide du président Eisenhower, élabora en grand secret, la plus machiavélique politique hégémonique qui soit, dans l'intérêt de la survie de l'espèce humaine et de la sauvegarde de notre civilisation. L'auteur lève le voile sur ce plan top-secret. Il démontre les responsabilités de chacun depuis la décolonisation jusqu'à la mondialisation, en passant par la diffusion du SIDA, les guerres et autres actions plus ou moins glorieuses. Tous les acteurs sont en jeu, CIA en tête, et s'imbriquent entre eux dans un puzzle infernal qui, décrypté, montre la face cachée du monde occidental. Nous vivons aujourd'hui une phase cruciale de cette politique, et les 20 prochaines années vont être décisives. Allons-nous y parvenir ?

Biographie de l'auteur

Thierry P. Millemann est né, en France, en 1953. Docteur ès Sciences Economiques il crée aux Etats-Unis, dès 1981, des structures de conseil en implantation et développement pour les industriels français puis de conseil en relations internationales. Ses activités professionnelles l'ont conduit à connaître le monde dans son évolution, et ses relations, tant civiles que militaires, lui ont permis d'obtenir l'information nécessaire à son analyse. Devant la stupéfaction internationale des événements du 11 septembre, il décide de dévoiler la réalité de la politique hégémonique occidentale, à peine évoquée jusqu'ici et pour cause.
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nazime
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« Répondre #153 le: 21/01/2008 - 13:02:00 »

A TOUS LES ALGERIENNES ET ALGERIENS A L'ETRANGER ( SURTOUT EN OCCIDENT, FRANCE, ALLEMAGNE, USA, ANGLETERRE, BRUXELLES: capitale de l'Europe, ESPAGNE, ITALIE, SUISSE, BELGIQUE, MONACO, ETC. ),

NOS ENFANTS PURES ET BIENFAISANTS (LYCEENS, ETUDIANTS, ETC...), LES GENERATIONS FUTURES DE L'ALGERIE DE VOTRE TERRE ANCESTRALE , SONT MAINTENANT DIRECTEMENT MENACES DE MORT PAR LES IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ). CES DERNIERS PREPARENT ACTIVEMENT PLUSIEURS MASSACRES DU TYPE "5 OCTOBRE 1988".

C'EST MAINTENANT URGENT ET L'HEURE DE SORTIR POUR HARCELER PAR DES MANIFESTATIONS PACIFIQUES MAIS BRUYANTES LES AMBASSADES, CONSULATS, ECOLES, LYCEES ET INSTITUTS DE L'ALGERIE EN OCCIDENTS ET LES GOUVERNEMENTS OCCIDENTAUX CHEZ EUX DANS LEURS PROPRES RUES ET DEVANT LEURS POPULATIONS ET ENFANTS. VOUS AVEZ LE DROIT DE MANIFESTER ET D'EXPRIMER LIBREMENT VOS OPINIONS (LIBERTE D'EXPRESSION ET DE MANIFESTATION) DANS CES PAYS OCCIDENTAUX ALORS FAITES LE EN URGENCE ET FAITES BEAUCOUP DE BRUIT MAIS PACIFIQUEMENT.

FAITES PACIFIQUEMENT DU BRUIT DEVANT LES MINISTERES DES AFFAIRES ETRANGERES, LES PRESIDENCES, LES ASSEMBLEES NATIONALES, LES SIEGES DE GOUVERNEMENTS, LES REPRESENTATIONS POLITIQUE LOCALES DES DEPUTES ET SENATEURS, LES CHAINES DE TELEVISION NATIONALES DES OCCIDENTAUX. FILMEZ ET PHOTOGRAPHIEZ VOS ACTIONS ET DIFFUSEZ LES MASSIVEMENT ET LARGEMENT SUR INTERNET, SUR DES BLOGS DANS LA RUE ETC...  CHAQUE INITIATIVE MEME PERSONNELLE OU INDIVIDUELLE EST IMPORTANTE ET PEUT FAIRE LA DIFFERENCE. VOUS AVEZ LE DROIT DE MANIFESTER ET D'EXPRIMER LIBREMENT VOS OPINIONS (LIBERTE D'EXPRESSION ET DE MANIFESTATION) DANS CES PAYS OCCIDENTAUX ALORS FAITES LE EN URGENCE ET FAITES BEAUCOUP DE BRUIT MAIS PACIFIQUEMENT.

FAITES LE MAINTENANT SANS ATTENDRE, CAR NOS ENFANTS PURES ET BIENFAISANTS (LYCEENS, ETUDIANTS, ETC...), LES GENERATIONS FUTURES DE L'ALGERIE DE VOTRE TERRE ANCESTRALE , SONT MAINTENANT DIRECTEMENT MENACES DE MORT PAR LES IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ). CES DERNIERS PREPARENT ACTIVEMENT PLUSIEURS MASSACRES DU TYPE "5 OCTOBRE 1988".

NOS ENFANTS, PURES ET BIENFAISANTS, MENACES DE MASSACRES ET DE MORTS BRUTALES, DANS LEURS "JEUNESSES", SONT NES APRES LE 5 OCTOBRE 1988 ET NE SAVENT PAS CE QUI LES ATTEND DE LA PART DE CES IMMONDES ET MALFAISANTS IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ).

ALORS, A TOUS LES ALGERIENNES ET ALGERIENS A L'ETRANGER, ( SURTOUT EN OCCIDENT, FRANCE, ALLEMAGNE, USA, ANGLETERRE, BRUXELLES: capitale de l'Europe, ESPAGNE, ITALIE, SUISSE, BELGIQUE, MONACO, ETC... ), DU PLUS PAUVRE AU PLUS RICHE, DU CLANDESTIN AU LEGAL, VOUS DEVEZ EN URGENCE HARCELER MAINTENANT LES "DIEUX-MAITRES ET SUPPORTEURS" OCCIDENTAUX DE CES CRIMINELS SENILES D'IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ). VOUS AVEZ LE DROIT DE MANIFESTER ET D'EXPRIMER LIBREMENT VOS OPINIONS (LIBERTE D'EXPRESSION ET DE MANIFESTATION) DANS CES PAYS OCCIDENTAUX ALORS FAITES LE EN URGENCE ET FAITES BEAUCOUP DE BRUIT MAIS PACIFIQUEMENT.

NOS ENFANTS, PURES ET BIENFAISANTS, VONT ETRE MASSACRER ET MOURIR POUR SEULEMENT SATISFAIRE L'IMMONDE AVIDITE MALADIVE ET IRRATIONNELLE EN EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ) DES MALFAISANTS IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ) ET DE CERTAINS DE LEURS MALFAISANTS SUPPORTEURS CRIMINELS OCCIDENTAUX PAS TOUS.

SVP AIDEZ NOUS POUR SAUVEZ LES GENERATIONS FUTURES D'ALGERIENNES ET D'ALGERIENS DE LA SAUVAGERIE MEURTRIERE ET CRIMINELLE DES IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ) ET DE LEURS SUPPORTEURS CRIMINELS OCCIDENTAUX
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"La Révolution Blanche en Algérie
Posté le 21.01.2008 par Amine Benrabah
http://cestleclandoujdaquimatuer.centerblog.net/

Les Ambassades et Compagnies étrangères en Algérie se bunkerisent non pas parce qu'elles craingnent un regain quelconque d'attentats terroristes contre lesquels, celles qui n'ont pas quitté l'Algérie se sont bien préparées depuis 1990 mais parce que les Diplomates en poste à Alger sont, de plus en plus, convaincus que le pouvoir algérien, en pleine crise paranoïaque, à l'image de son Président, n'hésitera pas de réprimer férocement, comme il l'a fait depuis 1962, ce qui est aujourd'hui communément appelé, dans les milieux diplomatiques algérois, "la Révolution Blanche" et dont les signes avant-coureurs se manifestent fortement, à travers tout le pays.

En voici les principaux ingrédients :

1° Face à l'immobilisme, à la stérilité et au manque d'imagination dramatique du Gouvernement, castré par le Président Bouteflika, la société algérienne, dans toute sa diversité, est en ébulition : les grèves, largement suivies, se multiplient dans tous les secteurs et donnent lieu à des manifestations pacifiques, souvent violemment réprimées.

2° Malgré les déclarations farfelues de Temmar, Djoudi, Bendjaber et d'autres "experts" de pacotille et, à l'exception des secteurs des hydrocarbures, des mines et des télécommunications, où les investissements sont hautement rentables immédiatement, les investissements directs étrangers ( les fameux IDE ) restent encore faibles, dans tous les secteurs et les promesses démagogiques d'investissements faramineux émanant des "frères" arabes et de quelques partenaires d'Extrême Orient et d'Occident, ne sont pour le moment que des intentions répétées, à maintes reprises.

3° Les tares et lacunes suivantes :

- Corruption généralisée,
- Injustice sociale,
- Impunité des "intouchables" du régime, confirmée lors du "procés" Khalifa,
- Népotisme et régionalisme exacerbés,
- Indigence culturelle, industrielle et technologique du pays et le chômage endémique, qui en découle.
Tandis que nos voisins, de l'Est et de l'Ouest notamment, renforcent leur tissu industriel productif et créent des emplois par centaines de milliers, Temmar ( encore lui ) est réduit, je le cite, à "lancer une réflexion pour la définition d'un avant-projet de stratégie industrielle", pour développer une industrie, qui a été démantelée en catimini, par une privatisation sauvage des Entreprises Publiques Economiques.

4° Précarité médicale et sociale de la majorité de la population algérienne, en dépit de l'aisance financière que l'Etat enregistre actuellement, en raison de concessions massives et avantageuses octroyées aux compagnies étrangères et l'exploitation intensive des ressources minérales, non renouvelables, du pays.

5° Ecole sinistrée, qui produit des chômeurs par dizaines de milliers et enregistre l'un des taux de déperdition les plus élevés au monde : sur 100 élèves inscrits en première année élémentaire ( 6ième ), seuls 4 arrivent à la Terminale et parmi ces 4, un seul aura son bac et pourra aller à l'Université, non moins sinistrée.

6° Analphabétisme de près de la moitié de la population algérienne,

Ces tares et lacunes et d'autres fléaux sociaux, aussi graves, ( drogue, prostitution, émigration clandestine, fausse monnaie, pillage du patrimoine et déstruction des sites historiques etc...), qui minent sérieusement la société algérienne aujourd'hui et ne militent aucunement en faveur d'un troisième mandat, bien au contraire, sont quotidiennement subis et dénoncés par le peuple algérien révolté par l'indifférence et le train de vie insultant de la nomenklatura.

Messieurs du pouvoir ! "la Révolution Blanche", qui s'annonce est fonciérement pacifique, constructive et salutaire pour le pays ruiné par la cupidité et l'incompétence de la majorité de vos collègues.
N'essayez pas de la contrarier ni de la récupérer, ce sera peine perdue.

En comprenant plutôt la nécessité impérieuse du changement, maintenant, vous pourrez faire éviter à la nation algérienne une épreuve sanglante supplémentaire.

"La Révolution Blanche", Cette expression est empruntée à un Diplomate américain en poste à Alger.

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L'odieuse trouvaille du régime: Des voyous pour casser du Lycéen
lundi 21 janvier 2008 - D.Benchenouf Publié par TAHIA BLADI
http://esperal2003.blogspot.com/

C'en est trop pour le régime! Après une grève retentissante et éminemment responsable des enseignants, dirigée par leurs syndicats libres, voilà que les lycéens se mettent de la partie. Nos enfants ont mis leurs pas dans ceux de leurs dignes maîtres pour dire basta au bricolage et à la médiocrité.

Ils ont investi la rue, comme de grands bonshommes qu'ils sont, pour crier à la face du régime, que du plus grand au plus petit, les Algériens sont exaspérés par l'incompétence et l'improvisation qui distinguent le ministère de l'éducation nationale. Ils ont marché dans les villes, de façon paisible et responsable.


Ils n'ont ni cassé, ni dévasté les lieux publics.

Mais le régime est aux abois. Après les abstentions massives aux élections et après la grève libre des syndicats libres, cette protesta de nos adolescents peut avoir sur les aînés une valeur d'exemple qui pourrait déclencher le soulèvement de tout le peuple algérien. C'est l'alerte générale chez les oppresseurs qui nous gouvernent.

"Il faut que cela cesse" ont-ils fait savoir à leurs porte-matraques. Aussi ont-ils lâché contre nos enfants et nos petits frères, leurs soudards et leurs brutes casquées.

Mais cela n'a pas suffi. Alors, dans leur infinie lâcheté, ont-ils trouvé la parade qui leur ressemble et qui est à la hauteur de leur vilenie: Désormais, et depuis hier, ils envoient de jeunes délinquants qu'ils ratissent aux quatre coins des ghettos, de pauvres épaves pétés aux psychotropes, au diluant et au mauvais alcool , contre les lycéens.

Ces jeunes "paumés" attaquent les lycéens à coups de pierre, de pétards, les raquettent, les menacent de leurs couteaux, sous le regard impassible des policiers. On ne sait pas encore comment ils ont réussi à monter ces jeunes voyous contre nos jeunes citoyens. Les ont-ils payés? Les ont-ils menacés? Nous finirons par le savoir, mais nous savons déjà qu'ils sont capables de tout! Qu'ils sachent à leur tour qu'ils seront comptables de la sécurité de nos enfants. Comme ils le sont du sang de nos compatriotes qu'ils ont versé en abondance. Ils rendront compte!

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Pause-Café A l'algérienne
lundi 21 janvier 2008 - farahmaamar@yahoo.fr
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/01/21/article.php?sid=63514&cid=2

C’est un lycéen annabi «dégoûté» qui m’écrit en me priant de publier son message. Avec d’autres camarades, il décide d’observer un sit-in au niveau de la Direction de l’éducation pour dénoncer la surcharge des programmes.

Il précise qu’au lieu de les recevoir pour amorcer un dialogue, on a lâché sur eux des bandes de jeunes délinquants «carburant au crack» et armés de gourdins, de bombes lacrymogènes, de bombes paralysantes, de crans d'arrêt et d'armes blanches diverses !

Venus manifester pacifiquement, nos jeunes lycéens ont été tabassés par des dizaines de voyous qui les ont poursuivis même aux portes de leurs lycées !

Et notre jeune de conclure : «Bien efficace comme méthode pour régler les problèmes à «l'algérienne !»
Cela ne vous rappelle rien ? Si, si, un 14 juin à Alger…

«Le feu s'alimente par le bois qu'on y met, l'amour par les actes qu'on fait.»

La tentation du pire ?
PAR MOHAMED BOUHAMIDI -  mardi 22 janvier 2008 - Le Soir d'Algérie-mbouhamidi2001@yahoo.fr
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/01/22/article.php?sid=63518&cid=3

Maâmar Farah a répercuté l’information envoyée par un lycéen de Annaba : une bande de voyous dopés à la drogue a agressé les grévistes des lycées à coups de matraque et de couteau et les ont poursuivis jusqu’aux portes de leurs lycées. Le correspondant d’ El Watan rapporte qu’à Oran deux incidents ont émaillé la marche des lycéens : une bande de voyous a attaqué les lycéens au gourdin.
On ne peut que rester perplexe devant de telles agressions impunies alors qu’un quadrillage impressionnant maille nos villes pour les protéger des menaces terroristes. Pire, la présence policière renforcée autour des cortèges et des lycées rend légitime la question de savoir si ces voyous n’ont pas été «lâchés» sur les protestataires ou si la police n’a pas fait preuve de laxisme. Je n’ose pas imaginer que des secteurs du pouvoir ou que des responsables locaux encouragent ou couvrent de tels agissements. La tentation de faire appel au lumpen pour casser la mobilisation est un acte de «guerre sociale» avec toutes les conséquences possibles d’une guerre tout court. C’est une vieille ficelle de la guerre sociale abondamment utilisée aux Etats-Unis, le long de la première moitié du 20e siècle, pour casser grèves et syndicats et dont vous pouvez trouver un admirable écho esthétique dans le film Sur les quais d’Elia Kazan et dans lequel Marlon Brando atteint un sommet dans son art. Dans notre propre pays, des cercles du pouvoir ont utilisé, en 1967, un groupe de dockers pour casser le syndicat étudiant lors d’une fameuse grève. Notez qu’il s’agissait de dockers, des hommes socialement insérés, vivant les problèmes de leurs enfants ou de leurs fratries et que les étudiants ont convaincu en quelques minutes de la justesse de leurs revendications. Mais que pouvez-vous discuter avec des voyous complètement désocialisés ? Utiliser ces méthodes de la terreur ne suffira pas à ériger les barrières protectrices autour des décisions du pouvoir et elles peuvent déboucher sur le pire. Il faut espérer que ces deux «incidents» ne se reproduisent pas et surtout qu’au plus haut niveau du pouvoir, des gens réellement responsables et conscients des conséquences catastrophiques, donnent les instructions les plus fermes pour dissuader d’éventuels apprentis sorciers et de les prévenir. Il est temps que le ministre annonce les mesures d’urgence les plus faciles à prendre comme la révision à la baisse des coefficients de certaines matières, la suppression d’autres non nécessaires à la carrière scientifique de nos potaches et à prendre l’engagement d’un vrai débat sur les autres mesures qui demandent un examen plus approfondi. Sur le fond, le ministère a reconnu le succès de la grève, et retarder les solutions ne sert plus personne. Sauf à vouloir «pourrir» la grève et l’entraîner dans une impasse, dans une «guerre» menée aux espérances de nos enfants. Le choix du pire a souvent fasciné nos dirigeants.

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NE LEVEZ PAS LA MAIN SUR NOS ENFANTS !
Le 21 Janvier, 2008 - Hakim Laâlam - Le Soir d'Algérie
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/01/21/hakim.php
 
Le titre de cette chronique n’est pas de moi. Il m’a été inspiré par une déclaration de la fédération des parents d’élèves : «Ne levez pas la main sur nos enfants !» C’est tout simplement humain. Une maman et un papa ne sauraient souffrir l’idée que leur enfant soit frappé, bastonné ou même bousculé. Qui oserait d’ailleurs s’en prendre à des enfants lycéens ? Le régime. Le pouvoir. Le gouvernement. Et celui qui donne ses ordres au gouvernement. En gros, des gens dont les enfants ne risquent pas grand-chose en cas de charge policière contre une école. Pour une raison toute simple : leurs enfants ne sont pas là. Pour la plupart, ils étudient ailleurs.

Dans d’autres pays. Et dès les cycles secondaires, s’il vous plaît. On comprend mieux dès lors que l’ordre donné à la troupe de briser toute manifestation lycéenne puisse être lancé avec autant de facilité et sans l’ombre d’un remords. Creusant encore un peu plus le fossé, la faille tellurique immense entre deux peuples étrangers l’un à l’autre, mais cohabitant encore sur la même portion de terre. D’un côté, le petit peuple des résidences surveillées, du littoral privatisé, des parcours sécurisés et balisés. De l’autre, le grand, l’immense reste du peuple. Le petit peuple fait sonner la charge contre les enfants du grand peuple.

Sans émotion. Juste par fax, par téléphone ou par injonction aboyée aux oreilles dociles des exécutants : «Chargeeeeeeeeeeeeeeez !» Pourquoi s’émouvraient- ils ? Leurs enfants vont boire un Perrier and the Rocks à la sortie du bahut tout en commentant le dernier concert de Tokyo auquel ils ont assisté au Zénith. Au même moment, en Algérie, les enfants du grand peuple brandissent des banderoles sur lesquelles des mains ont peint maladroitement : «Arrêtez de nous assassiner lentement !»

Et les parents des enfants du grand peuple se tiennent le ventre, ont peur et vous crient à la face : «Attention ! Ne vous avisez surtout pas de lever la main sur nos enfants.» Souvent, dans ce pays, les drames les plus terribles, les tragédies au long cours ont éclaté le jour où des adultes ont porté la main sur des enfants. Compulsez vos archives, messieurs du petit peuple ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

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Le mouvement des lycéens se durcit, la répression policière se met en place
le 21 Janvier, 2008 - T. H.  - LE MATIN
http://www.lematindz.net/news/lycees-le-mouvement-de-protestation-se-durcit.html

A son sixième jour, le mouvement de protestation dans les lycées prend une ampleur insoupçonnée en Algérie. Il s’est étendu à toutes les wilayas de l’est à l’ouest. Partout, à Alger, Oran, Tizi-Ouzou, Béjaïa, Guelma, Ain-Temouchent, les lycéens ont marché en criant leur ras-le-bol sur la surcharge des programmes et refusant de jouer aux cobayes dans le nouveau système éducatif. A Alger,  la situation semble incontrôlable. «  Le ministère se doit de satisfaire nos revendications, car nous sommes prêts à toute éventualité. Même à aller vers l’année blanche. Mais les académies d’Alger tentent de casser notre mouvement en privilégiant le dialogue avec des délégués au détriment d’autres. C’est un jeu très dangereux qui n’aboutira à rien», précisait hier un des représentants du lycée Bouatoura.   Les pouvoirs publics n’ont qu’un seul objectif : éviter que les lycéens ne sortent dans les rues. « Et pour ça, ils sont prêts à nous promettre monts et merveilles.» Et la reprise des cours ? «Il n’y aura pas de reprise des cours sans une satisfaction de notre plateforme de revendications», dira-t-il. Une grève générale est prévue samedi prochain. Selon le délégué du lycée Bouatoura « il suffit de voir la réaction des élèves dans les autres villes du pays pour comprendre qu’il sera impossible de casser notre mouvement. A moins de satisfaire nos revendications.»

Mais la répression est à la hauteur de la protestation.Hier, à Constantine, dès 7h du matin, les forces de l’ordre et les brigades antiémeutes étaient déployées en force dans tous les quartiers de la capitale de l’Est. Des camions de police étaient visibles devant tous les lycées de la ville. Par ailleurs, tous les chemins menant à la Direction de l’éducation de la wilaya de Constantine ont été interdits aux élèves  par un imposant cordon des services de sécurité.

Il était 8h30, une masse d’élèves de terminale, venant de plusieurs lycées, à savoir Ibn-Thaïmia, Ibn-Badis, Nouia-Fatima, Tarek-Ibn-Ziad pour ne citer que ceux-là, convergea vers la station de bus Ben Abdelmalek afin d’organiser, depuis, une marche jusqu'à la Direction de l’éducation. Ils seront brutalement stoppés par la présence policière à proximité du lieu de rendez-vous.  Les lycéens contourneront le dispositif en empruntant un raccourci vers le quartier Belle-Vue depuis lequel ils rejoindront, difficilement, leurs camarades au centre-ville avant de disparaître à l’issue d’une véritable chasse aux porteurs de cartable lancée par les policiers en renfort.  Selon Liberté, pas moins de 3 élèves ont été interpellés par les forces de l’ordre, alors que la veille, 8 autres ont été entendus durant 6 heures avant d’être relâchés.
  
À Bordj Bou-Arréridj, les élèves du lycée 1008, de Ras El-Oued, 30 km du chef-lieu de la wilaya, et ceuxde Mansourah et d’El-M’hir, ont  commencé, hier, à bouder  leurs cours. Ce sont les premiers mouvements dans la wilaya de Bordj  Bou-Arréridj.

À Guelma, les élèves des 6 lycées de la wilaya de Guelma ont organisé, hier, une marche depuis leur établissement jusqu'à la Direction de  l’éducation. Les contestataires ont remis une lettre au directeur de l’éducation de la wilaya où ils revendiquent l’allégement du nouveau programme et l’adaptation des sujets d’examen avec les cours effectivement dispensés.

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Algérie: Renault et BP rapatrient les familles de leurs expatriés
Par ali idir le 21/01/2008 - EXCLUSIF - toutsurlalgerie.com
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=2407

Les groupes étrangers présents en Algérie continuent d'évacuer les familles de leurs expatriés. Après Michelin et Vinci fin 2007, c'est au tour de Renault et de BP de procéder au rapatriement en Europe des familles de leurs cadres expatriés, a appris toutsurlalgerie.com auprès de sources patronales. Le constructeur automobile français et le groupe pétrolier britannique ont pris cette mesure  il y a quelques jours. La décision de Renault intervient après une année 2007 particulièrement bénéfique pour la marque au losange, arrivée première au classement général des constructeurs en matière de vente de voitures neuves.  

Les attentats suicides qui ont secoué la capitale le 11 décembre dernier auraient pesé dans la décision de Renault et BP. La recrudescence des attaques terroristes à travers le pays et le retour des attentats kamikazes dans la capitale inquiètent les patrons étrangers et les chancelleries occidentales.

Les ambassades de Grande-Bretagne et des Etats-Unis déconseillent à leurs ressortissants de se rendre en Algérie, sauf cas d'extrême urgence. Les deux  représentations ont évoqué des menaces terroristes sérieuses pour justifier ces consignes de sécurité. « Les patrons étrangers hésitent  à venir  en Algérie. Ils ont peur des attentats. Nos assurances et nos recommandations ne suffisent plus pour les faire venir », regrette un chef d'entreprise.

En 2007, quatre attentats à la voiture piégée ont eu lieu dans la capitale : les deux premiers se sont produits le 11 mars et les seconds le 11 décembre. Ces deux derniers ont ciblé et détruit une partie du Conseil constitutionnel à Ben Aknoun et des bâtiments de l'ONU à Hydra.

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SIT-IN, MARCHES ET INTERPELLATIONS À TRAVERS LE PAYS
Les lycéens ne décolèrent pas

Hakim KATEB - 21 Janvier 2008 - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-01-21/49107.html

Les déclarations du ministre de tutelle n’ont été, selon toute vraisemblance, qu’un coup d’épée dans l’eau.

Les lycéens ne comptent, visiblement, pas lâcher prise avant que leurs revendications ne soient satisfaites. Hier encore, ils étaient nombreux à observer un sit-in devant l’annexe du ministère de l’Education nationale, sise au Ruisseau, à Alger. Le même mot d’ordre a été observé dans la majorité des lycées du territoire national. Pourtant, le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, a promis, avant-hier, aux lycéens de se pencher sur leurs revendications. Il a, par là même, tenté de convaincre les lycéens des classes de terminale «de ne pas se décourager». Mais les déclarations du ministre de tutelle, selon toute vraisemblance, n’ont été qu’un coup d’épée dans l’eau.
«Ce sont toujours les mêmes promesses qui reviennent de la bouche du ministre. Nous avons entendu les mêmes propos de nos proviseurs jusqu’au jour où ils nous ont avoué qu’ils ne peuvent rien et que la solution à notre problème ne relève pas de leur ressort. C’est pour cela que nous avons décidé de prendre notre destin en main», estiment les lycéens que nous avons rencontrés, hier, devant l’annexe du ministère de l’Education, à Alger.

«Allégez les programmes»

Ils étaient, en effet, plus d’une centaine à observer un sit-in devant cette institution, en signe de refus et de dénonciation des nouveaux programmes des classes de terminale proposés par la tutelle. Il est sans doute utile de rappeler que les lycéens réclament l’allégement des programmes, qu’ils estiment trop chargés. Aussi ont-ils demandé que les cours du troisième trimestre soient annulés. A Tizi Ouzou, les lycéens ont repris normalement les cours hier. Dans les lycées de l’intérieur de la wilaya, comme ceux de Draâ El Mizan, Boghni, les Ouadhias, Draâ Ben Khedda, Azazga et ailleurs, les lycéens sont en pleine veillée d’armes. Un des coordinateurs de ce mouvement a expliqué: «Si d’ici à dimanche, les pouvoirs publics ne répondent pas à nos doléances, alors on avisera et j’ai bien peur que le mouvement ne durcisse ses positions.» Les parents d’élèves candidats au baccalauréat, se «tiennent le ventre». A Bouira, les lycéens sont revenus à la charge. Des centaines se sont rassemblées, dans la matinée d’hier, devant le siège de l’Académie, où un sit-in a été observé. Ils ont tous tenu, à travers ce mouvement, à exprimer, encore une fois, leurs préoccupations et leurs craintes.
A la deuxième journée de protestation, la colère de ces lycéens ne semble pas s’estomper. Les mêmes slogans et revendications ont été scandés. «Allégement du programme»; «Une prise en charge rapide des doléances», ont-ils exigé.

«Au secours!»

Les délégués des lycéens ont été reçus par le directeur de l’éducation au niveau de la wilaya de Bouira, mais ils ont l’intention de faire durer ce mouvement jusqu’à ce qu’une décision officielle, émanant de la tutelle de l’éducation, soit dictée pour satisfaire pleinement leurs doléances: «Nous allons poursuivre nos revendications», nous a dit un jeune lycéen, en classe terminale, sciences naturelles. A Constantine, la grève, conduite par les élèves de terminale auxquels se sont joints ceux de première et deuxième années, a pris une autre tournure. Plus de dix lycéens ont été interpellés par les forces de l’ordre, présentes en force. Malgré le dispositif mis en place par les autorités, la manifestation a eu lieu, sans pour autant que les forces antiémeutes, dépêchées, ne parviennent à dissuader les lycéens.

Bien au contraire, ils étaient, hier, beaucoup plus nombreux, se regroupant au centre-ville durant toute la matinée. Ils revendiquaient, entre autres, un enseignement de qualité et réclamaient l’intervention du chef de l’Etat. «Bouteflika tal alina, Benbouzid khlaha alina» (Bouteflika vient à notre secours, Benbouzid nous a ruinés), scandaient encore les lycéens.

Le mouvement a touché tous les lycées de la wilaya de Constantine. Les policiers ont encore usé de leurs matraques pour tenter de disperser les manifestants, décidés à aller jusqu’au bout. «Notre avenir est en jeu. On refuse d’être des jouets entre les mains de Benbouzid», a déclaré un lycéen de terminale.

A Oran, la situation a failli dégénérer, hier, lorsque les policiers ont arrêté Ilyès, un élève du lycée Lotfi. Ce dernier a été emmené au commissariat de police de la 8e Sûreté urbaine.

Sitôt interpellé, les camarades du lycéen ont, sur-le-champ, réagi en observant un sit-in devant le siège de la Sûreté, demandant la libération d’Ilyès.

Ce dernier a été relâché par la suite. Les lycéens des classes de terminale d’Oran sont plus que déterminés à poursuivre leur mouvement de protestation qui marque son troisième jour.

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Actualités : Lycée : la grève prend de l'ampleur
T. H. - Le Soir d'Algérie - Tarek Hafid Alger - lundi 21 janvier 2008
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/01/21/article.php?sid=63469&cid=2

Le mouvement de protestation dans les lycées en est à son sixième jour. A Alger, les élèves de terminale tentent d’organiser la protesta afin de faire face au ministère de l’Education. Ils attendent toujours une réaction officielle de Boubeker Benbouzid.

Tous les établissements de la capitale ont désigné leurs délégués. Ce sont eux qui sont chargés de rencontrer les responsables du département de l‘Education nationale. Mais la situation semble incontrôlable, tant pour les lycéens que pour l’administration, puisque ces pourparlers sont menés en rangs dispersés.

«Aujourd’hui, ce mouvement de protestation est une réalité. Le ministère se doit de satisfaire nos revendications, car nous sommes prêts à toute éventualité. Même à aller vers l’année blanche. Mais les académies d’Alger tentent de casser notre mouvement en privilégiant le dialogue avec des délégués au détriment d’autres.

C’est un jeu très dangereux qui n’aboutira à rien», précisait hier un des représentants du lycée Bouatoura. Selon lui, les engagements pris par les directeurs d’académie s’opposent à ceux des responsables du ministère. «Mis à part la lettre du ministère de jeudi dernier, il n’y a eu aucune réaction officielle. Depuis, des responsables ont promis à certains délégués que les sujets du bac qui seront élaborés ne porteront que sur les cours réalisés, d’autres encore ont assuré que les sciences islamiques seront retirées du baccalauréat.

Les pouvoirs publics n’ont qu’un seul objectif : éviter que les lycéens ne sortent dans les rues. Et pour ça, ils sont prêts à nous promettre monts et merveilles.» Et la reprise des cours ? «Il n’y aura pas de reprise des cours sans une satisfaction de notre plateforme de revendications», dira-t-il. Ce n’est pourtant pas l’avis d’un délégué du lycée Amara-Rachid. «Les cours reprendront lundi (aujourd’hui). Nous avons rencontré le directeur de l’académie de Chéraga qui nous a garanti que le programme de terminale sera allégé. Il nous a également déclaré que les sciences islamiques pourraient être supprimées du baccalauréat », assure cet autre représentant. D’après lui, ces propositions seront étudiées par l’ensemble des délégués des lycées de la capitale à l’occasion d’une rencontre qui se déroulera jeudi prochain. «D’ici là, nous devons mettre un terme à notre mouvement. Il ne doit surtout pas y avoir de récupération», ajoute-t-il. Quant à la grève générale prévue samedi prochain, notre interlocuteur précise qu’il n’est pas certain qu’elle ait lieu. Cependant, le délégué du lycée Bouatoura soutient le contraire : «Si, elle aura lieu. Il suffit de voir la réaction des élèves dans les autres villes du pays pour comprendre qu’il sera impossible de casser notre mouvement. A moins de satisfaire nos revendications.»

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DE L’ABSTENTION À LA CONTESTATION LYCÉENNE
S’agit-il d’un éveil citoyen?

21 Janvier 2008 - Farouk DJOUADI
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-01-21/49087.html

La protestation pacifique est un acte civilisé

Voir des lycéens tenir des sit-in ou défiler dans la rue, sans verser dans le vandalisme, est, chez nous, un fait nouveau.

Les syndicats autonomes ont mobilisé plus de 80% des employés de la Fonction publique lors de leur dernier débrayage. Ils ont sonné le glas de la Centrale syndicale. Le vent de contestation qui a gagné les étudiants de Béjaia et de Tizi Ouzou souffle maintenant sur les lycées. Des milliers de potaches réclament l’allégement des programmes. Ils jugent les choix de leur ministère peu judicieux et menacent de bloquer les études.

S’il faut reconnaître que le recours aux grèves n’est pas nouveau dans la vie des Algériens, l’abstention électorale est tout à fait récente. Les législatives de mai 2007 ont été marquées du sceau de l’abstention qui n’a pas non plus épargné les locales du mois de novembre suivant.

L’indifférence affichée par les Algériens, lors de ces deux scrutins, a fait office de message politique clair. Lequel message, peut-on comprendre, veut dire: «Je ne suis pas concerné et/ou intéressé par ce que vous faites.»

Le recours à la grève, l’abstention, en passant par la contestation, laissent entrevoir un certain éveil citoyen. Mais il faut dire aussi que la succession des mouvements de contestation traduit la non-prise en charge des problèmes des citoyens. Le ras-le bol des Algériens est si évident qu’il ne servirait absolument à rien de faire semblant de ne rien entendre.

Une attitude chère à nos responsables qui règlent les problèmes en misant sur l’essoufflement des protestataires. Les exemples ne manquent pas. Décembre dernier, les cheminots, en débrayage, paralysent le transport ferroviaire pendant 11 jours.

Les grévistes ont mis dans le même sac et l’employeur, la Sntf, et leur syndicat affilié à l’Ugta. 11 jours d’arrêt de travail avec des milliards de pertes parce que les responsables concernés n’ont pas pris la peine d’écouter les travailleurs. C’est justement là le noeud gordien de ce dysfonctionnement de la gouvernance, aujourd’hui patent. Sinon comment expliquer l’entêtement du gouvernement à considérer l’Ugta comme seul interlocuteur social? Une attitude qui devient insoutenable au fur et à mesure que la représentativité du syndicat officiel rétrécit comme une peau de chagrin.

La situation actuelle du pays démontre que les préoccupations urgentes des Algériens ne semblent pas constituer des priorités. La gestion de l’érosion du pouvoir d’achat a été «traitée» par des mesures d’«apaisement», prises à l’orée d’une rentrée sociale qui s’annonçait chaude. Les problèmes renvoyés hier, reviennent aujourd’hui et on ne peut pas, indéfiniment, ajourner leur traitement.

Les citoyens se montrent de plus en plus conscients. Voir des lycéens tenir des sit-in ou défiler dans la rue, sans verser dans le vandalisme, est, chez nous, un fait à la limite du nouveau. Un exercice de la citoyenneté et une manière civique de faire valoir leurs revendications.

Il reste aux pouvoirs publics de se mettre à niveau en modernisant leurs outils d’écoute et de communication.

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Les lycéens d’Algérie manifestent contre des programmes surchargés et des effectifs pédagogiques allégés
le 20 Janvier, 2008 - lematindz.net
http://www.lematindz.net/news/les-lyceens-dalgerie-manifestent-contre-des-programmes-surcharge.html

La colère des lycéens d’Algérie est en train de s’amplifier et de se durcir. Hier, des centaines d’élèves venus d’une dizaine de lycées d’Alger, ont répondu à l’appel de la coordination des lycées de la capitale et organisé une marche vers le ministère de l’Education nationale, encadrée par un important dispositif des forces anti-émeute qui n’a pas hésité à molester les manifestants. Les assurances, la veille, du ministre de l’Education nationale, M. Benbouzid, n’ont pas convaincus les élèves qui ne décolèrent pas face à la surcharge des programmes dont ils réclament un allégement. L’appel lancé par le ministre de l’Education nationale invitant les lycéens au calme et promettant que «les sujets d’examen du baccalauréat seront non seulement conformes aux nouveaux programmes, mais également au contenu effectivement dispensé au niveau national» n’a trouvé aucun écho auprès des lycéens qui n’accordent aucun crédit à la parole de leur tutelle. Les lycéens de Constantine, de Bejaia, de Tizi-ouzou , Bouira, Ain Temouchent,Oran, de Annaba ont revendiqué dans la rue, outre la réduction des programmes, le renforcement de l’encadrement pédagogique dans certaines matières.

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Manipulation, dites-vous ?
Par Chafaa Bouaïche -  La Tribune - Lundi 21 Janvier 2008
http://www.latribune-online.com/2101/editorial.htm

L’année 2008 commence mal pour l’Algérie. Dans son rapport annuel, la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme (CNCPPDH) a évoqué la situation du front social, qu’elle a qualifiée d’«alarmante». Le président de la commission, Farouk Ksentini, a indiqué qu’une tension importante est perçue en ce qui concerne les droits sociaux, avant d’ajouter que les responsables «sont conscients de la gravité de la situation». En effet, la paralysie du secteur de la fonction publique, suite à l’appel à la grève générale lancé par les syndicats autonomes, ne fait que conforter M. Ksentini dans ses propos. Ce dernier a, par ailleurs, prévenu contre une explosion sociale.
Le front social est en ébullition. Les fonctionnaires sont mécontents de l’aggravation de leurs conditions de vie. Au lieu de convier les syndicalistes à un dialogue, le gouvernement cherche plutôt à savoir qui se «cache» derrière le mouvement. En d’autres termes, il veut connaître qui manipule les fonctionnaires. Cette manière de procéder contribue à jeter le doute sur les initiateurs du «mouvement» et leurs intentions.

En psychologie, la manipulation signifie obtenir de quelqu’un qu’il fasse quelque chose qu’il ne veut pas faire, sans qu’il s’aperçoive qu’on la lui fait faire. Les fonctionnaires ont-ils été obligés d’observer la grève ? Les syndicats ont-ils empêché les fonctionnaires de rejoindre leur poste de travail ? Il faut reconnaître que seule l’aspiration à «une vie meilleure» a «obligé» les fonctionnaires à suivre l’appel des syndicats. Affirmer que les fonctionnaires font l’objet d’une quelconque manipulation, c’est mépriser leur intelligence et piétiner leur conscience. Les enseignants ne sont pas des marionnettes ! Ils sont chargés d’éduquer les enfants. Ils décident de leur avenir.

Ces derniers jours, la grogne a gagné les lycéens. Ils emboîtent le pas aux adultes. Si ces derniers réclament l’augmentation de leur salaire, les lycéens, quant à eux, réclament l’allégement des programmes scolaires. Déterminés à faire entendre leur voix, les lycées sont allés jusqu’à braver l’interdiction des manifestations publiques, décrétée par le ministre de l’Intérieur au lendemain de la marche du 14 juin 2001.

Dans le cadre du dialogue, le secrétaire général du ministère de l’Education, M. Khaldi, a pris l’initiative de recevoir une délégation lycéenne. La poursuite du mouvement de protestation après cette rencontre révèle l’échec des «négociations». «Il faut faire attention à la manipulation à des fins politiques des doléances des élèves», aurait déclaré M. Khaldi à l’adresse de la délégation. A court d’arguments, le responsable de l’éducation a préféré mettre en garde les lycéens contre la manipulation politique de leurs doléances. Mais comment ose-t-on parler de manipulation politique à des adolescents dans un pays où même les adultes ne connaissent pas le sens de la politique ? Le mouvement des lycéens est-il spontané ? Il n’y a aucun doute. La manipulation, par contre, risque d’intervenir au cours des manifestations.

Après l’assassinat de Guermah Massinissa en avril 2001 par un gendarme à Beni Douala, les lycéens avaient organisé des marches pacifiques pour exprimer leur colère. Ce n’est que plus tard que des apprentis sorciers se sont greffés au mouvement pour le dévier de sa trajectoire. La suite, tout le monde la connaît. Aujourd’hui, le même scénario risque-t-il de se reproduire ? Alléger un programme scolaire pour éviter des dérapages, ce n’est pas la mer à boire.

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Et moi qui croyais que tout allait bien ! Par Hakim Laâlam
le 16 Janvier, 2008
http://www.lematindz.net/Chroniques/et-moi-qui-croyais-que-tout-allait-bien-par-hakim-laalam.html

M’enfin ! D’où c’est qu’ils viennent tous ces grévistes ? D’où c’est qu’ils sortent ces grognards ? A quel moment ont-ils été lâchés dans les rues ? Comment en sommes-nous arrivés là ? En quelques jours à peine ? A Tamanrasset et à In Salah, la télévision publique, forcément objective puisqu’elle est publique comme son nom l’indique, nous avait montré une Algérie, belle, fière et surtout pas rebelle. Les tam-tam chauffaient à tout bout de rue. Les mains enduites de henné portaient haut le portrait du raïs. Des gorges profondes fusaient des youyous aussi stridents qu’hystériques. Malgré le problème de l’eau non encore réglé dans ces régions (comme dans d’autres, d’ailleurs), il était aisé de s’adonner aux joies des bains de foule. Toutes et tous étaient sortis fêter par avance le rab, la rallonge présidentielle. Les micros tendus ne recueillaient que témoignages de bien-être, de bonheur et de fierté d’être aussi bien gouvernés. De 7 à 77 ans, l’euphorie envahissait les ksour et les oasis, se répandant dans les nouvelles cités-dortoirs, symboles des efforts de l’Etat à transformer le désert en bidonville du nord. Nous en étions donc là, à cette sérénade digne du générique de la série La petite maison dans la prairie lorsque les gueux sont apparus ! Ya sahbi ! Des hordes belliqueuses, jusque-là tapies dans les bas-fonds du complot ourdi. Fonctionnaires, travailleurs de la santé, lycéens, étudiants, chômeurs, tous ont baissé rideau, paralysant le pays. 85% de taux de suivi, ici. 95%, là. 100% ailleurs. Bonté divine ! Mais qui a dérobé le bonheur filmé en Eastmancolor à Tam ? Qui a fait disparaître mes beaux hommes bleus souriant de toutes leurs belles dents ? Qui a remisé au placard mes gentils notables liseurs de motions de soutien pour un 3e mandat ? Qui m’a volé le pays tranquille, joyeux et fidèlement rangé en rangs d’oignons derrière le frère timonier pour le remplacer sournoisement par un brasier rougeoyant, un bûcher dont les flammes rageuses lèchent déjà la muraille du palais ? Qui a volontairement et pernicieusement interverti les films dans les boîtes, juste avant la projection ? Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

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Je me vois avancer…(PAR MOHAMED BOUHAMIDI)

mbouhamidi2001@yahoo.fr
http://eldzayer.unblog.fr/

«Je me vois avancer dans une impasse et rien ne pointe à l’horizon. » Le correspondant d’ El Watan à Relizane a recueilli cette déclaration d’une lycéenne et il serait malvenu de relever que, justement, dans une impasse on ne peut voir l’horizon. Belle erreur de cette lycéenne qui résume toute la situation du pays et vous vous posiez la question sur les motivations de la harga vous l’avez dans cette formule- choc : «Je me vois avancer dans une impasse.»

Cri du cœur ? Cri de la vie révoltée par le manque d’espace et de perspective ? Cri d’une jeune fille (qui peut, tout à fait, être le cri d’un jeune homme) qui refuse de céder à l’abattement ? Jugez-en par vous-mêmes. Cette phrase m’a remué et m’a entraîné dans le souvenir d’un texte d’Aragon expliquant, à propos de Rimbaud, comment une erreur peut construire toute la beauté d’un poème. Et vous pouvez recopier cette phrase, l’encadrer et la suspendre dans un coin de la maison en écho lointain et inattendu à tous ces cris de nos jeunes de Kabylie qui clamaient : «Ils ne peuvent nous tuer, nous sommes déjà morts» ; en écho si proche à la devise des harragas : «Plutôt finir dans le ventre des poissons» ; en écho réaliste à ce film dont le titre seul aurait dû éveiller quelque conscience chez les autorités : «Roma wala entoumma». Car, comment comprendre qu’à cet âge où on se voit déjà médecin, ingénieur, pilote, romancier ou poète, agronome ou psychologue ; cet âge où le bac apparaît comme le sésame vers l’âge adulte et le droit, enfin, de choisir son avenir, ses amis, son emploi du temps, les jeunes en arrivent à se sentir «avancer dans une impasse». Plus que tout autre développement, ces cris de jeunes — puis leur passage à l’acte dans la fuite par la harga, par le terrorisme, par la drogue — signalent le travail souterrain de graves problèmes de société, l’échec d’une transition — économique, sociale, culturelle, psychologique — en douceur et concertée avec les hommes de chair et de sang de ce pays disparus du paysage mental de nos gouvernants obsédés par leur nouvelle religion du néo-libéralisme pour laquelle la casse sociale et humaine est le prix à payer au dieu dollar et à la théorie d’une économie de marché débridée. Il y a loin en apparence entre la grève des lycéens et ce dogmatisme du pouvoir : tant que des hommes, surtout des jeunes, se lèvent pour dire qu’ils existent réellement et ne sont pas de simples chiffres dans le calcul des bénéfices. En même temps, la grève et les marches des lycéens marquent le passage lent et difficile d’un pays qui subissait à un pays qui se défend. Ce n’est pas rien et si les harragas abandonnent le pays au pouvoir, les lycéens sont en train de le lui disputer. Quel immense progrès dans la conscience et dans la volonté de vivre. Ici !

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La protesta gagne du terrain à l’Est
El Watan, 20 janvier 2008 - Hamid Bellagha-M. Boumelih-Karim Dadci

Le mouvement de protestation des lycéens des classes de terminale, entamé un peu partout à travers quelques villes, a vite fait tache d’huile à Constantine, puisque ce qui n’était « qu’un chahut de jeunes qui ne tenaient pas à avoir cours », dixit un cadre de l’éducation, jeudi dernier, s’est transformé hier en une immense protesta, ayant touché l’écrasante majorité des lycées de la wilaya.

En effet, dès 8h, des centaines de lycéens ont investi les rues de la ville, scandant des slogans hostiles au ministre de l’Education. Et tel un torrent, la foule des adolescents a grossi et, est devenue, au fur et à mesure, de plus en plus compacte, pour se diriger vers le siège de la direction de l’éducation sis au Coudiat, d’où elle sera chassée une première fois par le personnel, qui l’a aspergée d’eau, puis une seconde fois, vers midi, par des agents de l’ordre. Cette grève, que d’aucuns qualifieront de « spontanée », alors que d’autres pensent qu’elle est instrumentalisée, sera bien « décortiquée » par un communiqué des élèves du lycée El Houria, qui feront preuve de maturité en dénonçant, dans la foulée, aussi bien les programmes surchargés que ceux qui veulent détourner cette protestation à leur profit. Finalement, A. Guellil, directeur de l’éducation, dira : « Une délégation, composée d’élèves des classes de terminale, a été entendue. Nous leur avons expliqué que leurs revendications ont été prises en charge. Seulement, je tiens à rappeler que des éléments perturbateurs sont derrière ce mouvement qui a dégénéré à plusieurs reprises. Je dénoncerai en temps opportun ceux qui tirent les ficelles et exploitent l’innocence de nos enfants. » Pour rappel, la protesta, qui a commencé à Alger, a fait sortir Benbouzid de son mutisme, qui déclare, en substance, que les examens du bac seront limités au programme qui aura été dispensé. A Mila, les lycéens de la commune de Chelghoum Laïd, du moins ceux des lycées Mohamed Khemisti et Abdelmadjid Hirèche, ont organisé, dans la matinée d’hier, des mouvements de protestation pacifique, a-t-on appris de sources concordantes. A en croire des échos, qui nous sont parvenus de la ville de Ferdjioua, les lycéens de cette localité ont tenté de déclencher une manifestation qui sera, toutefois, dispersée après l’intervention des forces de l’ordre. A Mila, les lycéens ont improvisé une marche en ville entre les lycées Abdelhafid Boussouf et Didouche Mourad. A Guelma, c’est au niveau du parvis du lycée Mahmoud Benmahmoud que l’ensemble des lycéens de terminale de la ville de Guelma se sont réunis, hier après-midi, pour protester contre le volume des cours qui leur sont dispensés à ce jour. Nous les avons rencontrés, et ils avancent ceci : « Nous, lycéens des établissements Challal, Mahmoud Benmahmoud, Abdelhak Benhamouda et du 1er Novembre de la ville de Guelma, dénonçons, à travers notre mouvement de protestation, un programme qui, à ce jour, n’a été réalisé qu’à un tiers dans toutes les matières, et cela compromet fortement la préparation du baccalauréat. » Et d’ajouter : « Nous sommes insatisfaits du contenu de la lettre du ministère de l’Education nationale, qui nous a été lue ce matin, tant dans la forme que dans le fond. » Au moment où nous mettons sous presse, les lycéens étaient toujours rassemblés sur le parvis du lycée Mahmoud Benmahmoud.

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A lire terrorisme + services secrets = al-qaïda ? http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/terrorisme_index.htm

Algérie zone à risque : Après Paris, Londres déconseille à ses ressortissants de se rendre à Alger
le 16 Janvier, 2008
http://www.lematindz.net/news/algerie-zone-a-risque-apres-paris-londres-deconseille-a-ses-ress.html

Le Royaume-Uni a déconseillé mercredi à ses ressortissants de se rendre à Alger, sauf en cas d'absolue nécessité, du fait des menaces d'attentats, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères dans un communiqué.

"A cause de la menace croissante d'attentats, nous déconseillons désormais tous les voyages, sauf ceux qui sont essentiels, à Alger, en plus des quartiers est et sud-ouest de la ville" qui étaient déjà à éviter, a souligné le Foreign Office, suggérant de se déplacer par avion à l'intérieur du territoire algérien quand c'est possible.

La veille, c'était Paris qui exprimait ses craintes face aux menaces proférées par l’organisation centrale d’Al Qaïda et sa branche en Afrique du Nord contre la France et qui recommandait à ses ressortissants "d’agir avec vigilance, en réduisant les déplacements à l’intérieur du pays et en s’en tenant strictement aux instructions sécuritaires ». le Quai d'Orsay. conseille à ses ressortissants de ne pas se déplacer par voie terrestre à l’intérieur de l’Algérie, et si le voyage est indispensable, il est recommandé d’emprunter les voies aériennes. Selon le communiqué, les wilayas les plus sûres se situent dans le Sahara, et précisément Tamanrasset, Djanet, Timimoune, Béchar et Ghardaïa.

Le communiqué souligne que « le Groupe Salafiste pour la prédication et le combat est devenu plus actif depuis 2005 » et rappelle les menaces lancées par l'organisation terroriste contre la France.

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A lire terrorisme + services secrets = al-qaïda ? http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/terrorisme_index.htm

Les ambassades occidentales se bunkérisent
El Watan, 20 janvier 2008 - Salima Tlemçani

Après les Britanniques, c’est au tour des Américains de déconseiller la destination Algérie à leurs ressortissants en invoquant des menaces « sérieuses » d’attentats terroristes.

Dans un communiqué diffusé vendredi soir, l’ambassade US à Alger a demandé à tous ses employés de restreindre leurs mouvements en Algérie, et à l’ensemble des ressortissants américains de ne pas s’y rendre. Dans le communiqué de l’ambassade des USA à Alger, il est indiqué qu’« en réponse aux signes persistants de possibles attentats à Alger, l’ambassade demande à ses employés d’éviter tout déplacement inutile autour de la ville jusqu’à nouvel ordre, n’excluant pas, par la suite, d’ordonner une restriction totale des mouvements et d’éviter les restaurants, les boîtes de nuit, les écoles et les églises connues pour être fréquentés par des étrangers ». Pour le responsable de la communication de la représentation diplomatique, ce communiqué n’est en fait qu’un « rappel » des consignes déjà rendues publiques, vers la fin du mois de décembre dernier. « Nous avons profité de l’annonce du changement des numéros de téléphone de l’ambassade pour rappeler à nos employés et à nos ressortissants qu’ils doivent rester vigilants parce que les menaces contre les étrangers restent toujours pesantes... », a déclaré le responsable. C’est en fait, le 23 décembre dernier que le département d’Etat a alerté ses citoyens des risques d’attentats en Algérie. « Le département d’Etat exhorte les ressortissants américains qui voyagent en Algérie d’évaluer attentivement les risques posés à leur sécurité personnelle (...). Des attentats à la bombe, des faux barrages, des enlèvements, des embuscades et des assassinats se produisent régulièrement, en particulier dans le nord de l’Algérie », lit-on dans le message du département d’Etat qui prévient que « le groupe qui a revendiqué le double attentat du 11 décembre a promis de nouvelles attaques contre des cibles étrangères, et plus précisément des cibles américaines ». Le gouvernement américain a estimé que « la menace potentielle » sur le personnel affecté à sa représentation diplomatique à Alger est « suffisamment grave pour exiger d’eux de vivre et de travailler dans d’importantes restrictions de sécurité ». Ces pratiques limitent le mouvement des fonctionnaires de l’ambassade des Etats-Unis dans certaines régions. Le gouvernement américain exige de l’ensemble du personnel de l’ambassade voyageant en dehors de la province d’Alger ou à La Casbah d’Alger d’obtenir la permission et d’avoir une escorte de sécurité. Le « Daily mouvements » du personnel de l’ambassade à Alger est limité, prudent et les pratiques en matière de sécurité sont obligatoires en tout temps. Les déplacements du personnel en dehors du centre-ville nécessitent une coordination préalable avec l’ambassade. De ce fait, le département d’Etat a recommandé à ses citoyens d’éviter de voyager dans les zones montagneuses du nord du pays, et particulièrement dans la zone qui s’étend de l’est d’Alger à la frontière tunisienne. Il leur a conseillé de prendre des mesures de sécurité « prudentes » pour s’assurer de toutes les notifications et de la coordination avec la police algérienne et les responsables de la sécurité pendant leur séjour. De même qu’il leur a demandé d’éviter les lieux fréquentés par les Occidentaux comme les bars, les restaurants, les lieux de culte ou les écoles et de maintenir « un profil bas ». Usant du même ton, le Foreing Office britannique a attendu trois semaines plus tard pour diffuser (le 16 janvier dernier), sur son site internet, un genre de « warning travel » à destination des Britanniques désireux de se rendre en Algérie. « La menace terroriste reste élevée en Algérie. En 2007, il y avait un certain nombre d’attentats à la bombe en Algérie. Il y avait deux explosions à Alger-centre, le 11 décembre 2007, causant plus de 30 morts. Les étrangers ont été visés par des terroristes. Vous devriez faire preuve d’une prudence extrême à tout moment, car des attaques terroristes pourraient être aveugles, y compris dans les endroits fréquentés par des expatriés et des voyageurs étrangers comme les restaurants, les hôtels et les centres commerciaux », précise le communiqué, qui déconseille vivement aux sujets de Sa Majesté de se déplacer vers l’Algérie. Pour ceux qui viennent en Algérie pour des raisons « essentielles », le Foreing Office a recommandé d’éviter six wilayas qualifiées de « sensibles », à savoir Béjaïa, Tizi Ouzou, Boumerdès, Blida, Médéa et Aïn Defla et de privilégier l’avion comme moyen de transport pour leurs voyages à l’intérieur du pays. Si les deux communiqués (américain et britannique) ont pour point commun le choix de la période de leur diffusion, ils comportent néanmoins des précisions assez troublantes relatives aux régions qui pourraient être la cible d’attentats terroristes. Mieux, les deux « warning travel » ont même cité les noms des quartiers à éviter, ce qui laisse supposer que les rédacteurs de ces documents officiels détiennent des informations précises sur les activités terroristes dans les régions citées. Il est vrai, et tout le monde le sait, que le GSPC a promis d’autres attentats kamikazes ciblant les bâtiments officiels et les étrangers, ce qui représente une menace sérieuse qui impose des mesures à la hauteur du risque, que ce soit par les ambassades ou par les services de sécurité. Mais, il est important que cette menace ne soit pas utilisée pour pousser à la panique et à la psychose, principal objectif recherché par les groupes terroristes à travers les attentats suicide.

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BRAS DE FER AVEC LE MINISTÈRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE
Les lycéens font la leçon

Le Soir d'Algérie, 20 janvier 2008

Colères lycéennes. Plusieurs villes du pays en ont abrité hier. Le mot d’ordre de grève a fait tache d’huile. Partout, des potaches, armés de colères légitimes, ont séché les cours pour investir les rues. Ils refusent de servir de cobayes. Ils dénoncent, au-delà, une réforme qui hypothèque leurs chances de réussite au baccalauréat. Ils ne demandent pas la lune.

Ils revendiquent tout juste que soient allégés les programmes des classes de terminale, dont ils éprouvent réellement la surcharge. Le ministère de tutelle manque d’être franchement à l’écoute. Plutôt qu’un dialogue ouvert et serein, le département de Benbouzid a préféré le froid communiqué de presse. C’était jeudi. La réponse ministérielle, servie ainsi par voie de presse, a raté de rassurer. Les lycéens ont maintenu leur grève. Ils l’ont superbement réussie. La mobilisation a été semblablement forte dans la capitale, à Constantine, à Tizi-Ouzou, à Bouira, à Blida et ailleurs. Belle leçon de détermination. Lucidité exemplaire également. Le département de Benbouzid devra méditer sérieusement cette mobilisation. D’autant qu’elle se propose durable. Les lycéens projettent de reproduire la démonstration de force samedi prochain, soit le 26 janvier. Si bien sûr, leur doléance ne trouve pas satisfaction d’ici là. Les délégués des lycéens grévistes, reçus hier au niveau de certaines académies, notamment à Alger, se sont vu promettre la reconduction de la formule de choix de sujets durant les épreuves du baccalauréat. Peu suffisant, ont estimé les représentants des lycéens. Aussi se déclarent-ils toujours mobilisés. La balle est dans le camp de Benbouzid. Saura-t-il réintroduire la sérénité dans les lycées ? Il lui faudra plus que de rassurer à travers un communiqué. Mais surtout il lui faudra éviter de diaboliser ce mouvement lycéen de protestation. Il s’est, au demeurant, vainement essayé à un tel exercice jeudi. «Le ministère de l’Education nationale invite les élèves, les parents d’élèves et l’ensemble de la communauté éducative à déjouer toute tentative destinée à porter atteinte à la valeur et à la crédibilité de l’examen du baccalauréat et à son exploitation à des fins politiques », notait en effet le communiqué du ministère de l’Education nationale. Vieille rengaine qui consiste à jeter le discrédit sur tout ce qui est discordant. Coup loupé. Les lycéens ont bel et bien débrayé samedi. Il fallait autre chose que de la provocation pour espérer les voir desserrer les rangs et rentrer en classes. Cette autre chose n’est rien que la prise en charge effective de leurs revendications. Quitte pour cela à revoir des chapitres entiers de la réforme de l’éducation. Car une réforme qui fait déserter les lycéens de leurs salles de cours n’est pas nécessairement la meilleure.
S. A. I.

ALGER
La démonstration de force


Des milliers de lycéens ont manifesté, hier, dans différents points de la capitale pour dénoncer la surcharge du nouveau programme des classes de terminale. Le mouvement de protestation pourrait prendre une envergure nationale, une grève générale étant prévue à partir du 27 janvier dans tous les établissements du pays.

Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Le ministère de l’Education nationale a eu droit, hier, à une véritable démonstration de force de la part des lycéens de troisième année secondaire. Ils sont de nouveau passés à l’action après le «test» de mercredi dernier. A Ben Aknoun, les élèves de plusieurs établissements de d’Alger-Ouest (académie de Chéraga) ont tenté de marcher vers le siège du ministère de l’Education. Il a fallu l’intervention des forces anti-émeute pour les en dissuader. Plusieurs centaines de lycéens ont été regroupés dans le parking de la cité universitaire Taleb- Abderrahmane de Ben Aknoun. Ils ont passé une bonne partie de la matinée sous garde policière. «Ils ne doivent surtout pas croire que leurs policiers nous impressionnent. Nous sommes fermement décidés à obtenir gain de cause. S’ils veulent que nous retournions en classe, Benbouzid n’a qu’à accepter notre plate-forme de revendications», affirme une élève d’El Mokrani. Leurs revendications, les terminales les résument ainsi : allègement du programme, suppressions de certaines matières jugées «inutiles» pour les filières scientifiques (sciences islamiques, histoire-géographie, arabe) et choix des sujets au baccalauréat. Ils dénoncent également le manque de préparation des enseignants. «Le ministre de l’Education n’est pas conscient de la situation. Sa réforme est une catastrophe, il doit comprendre une bonne fois pour toutes que nous ne sommes pas des machines», précise un autre élève. Selon lui, le dernier communiqué du ministère, daté de jeudi dernier, démontre à lui seul le manque de considération des pouvoirs publics. «Ils n’ont rien compris. C’est notre avenir qui est en jeu et eux ne trouvent rien de mieux à faire que de parler d’exploitation de notre mouvement à des fins politiques. Faudrait qu’ils sortent un peu de leurs bureaux, ces gars-là». Les lycéens campent sur leurs positions. Ils acceptent toutefois de rencontrer le responsable de l’académie d’Alger- Ouest. Un groupe de 5 délégués est constitué. Il aura à représenter la quinzaine d’établissements qui ont pris part à l’action de protestation de Ben Aknoun. Mais les élèves des hauteurs d’Alger ne sont pas les seuls à crier leur colère. Les lycéens de Kouba, Bachdjerrah, Hussein-Dey, Aïn-Naâdja et El Harrach sont, eux aussi, passés à l’action en manifestant sous les fenêtres de l’annexe du ministère de l’Education, sise au Ruisseau. Une situation qui a nécessité l’intervention de la police pour maintenir la fluidité de la circulation automobile. Les représentants des établissements ont été reçus par un responsable du département de Benbouzid. Une rencontre qui n’a abouti à rien de concret. De son côté, la délégation des lycées de Chéraga-Ouest a pu obtenir un petite avancée : le rétablissement du choix des sujets au bac. «On espère que c’est un début. Mais ce n’est pas assez, les responsables du secteur de l’Education doivent faire plus d’efforts», expliquera un des délégués. Les élèves reprendront les cours dès aujourd’hui. Mais ils ont accordé un ultimatum d’une semaine au ministère. «Si nous n’obtenons rien d’ici-là, la grève sera nationale et illimitée à partir du samedi 27 janvier».
T. H.

TIZI-OUZOU
Une marche contre l'échec du programme


Les éclaircissements et les assurances rendus publics par le département de Boubekeur Benbouzid à propos des sujets des examens du baccalauréat semblent avoir produit l’effet inverse.
Environ 3 000 lycéens, selon les services de sécurité, sont descendus dans la rue au chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou pour exprimer, après un mouvement de grève à caractère national, leurs préoccupations au sujet du programme qui, selon eux, hypothèque dangereusement les résultats du baccalauréat. «On a un problème avec ce programme que nous n’arriverons jamais à terminer. Nous sommes pratiquement à la fin du 2e trimestre et on n’est qu’à la moitié du premier manuel scolaire alors qu’on a normalement deux pour chaque matière. Les promesses de Benbouzid de nous donner des sujets en fonction de ce qu’on aura étudié ne correspondent pas à nos demandes. On veut du concret et surtout savoir où on va», nous déclare une lycéenne membre du comité d’organisation, mettant en doute les capacités de l’administration de gérer l’évolution du programme actuel au niveau des 48 wilayas. Les potaches se sont donné rendez-vous devant le stade du 1er-Novembre, un lieu situé au cœur de la ville, et dans une marche bruyante et quelque peu agitée sont allés rejoindre la direction de l’éducation pour formuler de vive voix leurs revendications au directeur de l’éducation, représentant local de la tutelle. Une délégation représentant tous les établissements présents à la marche, constituée non sans difficulté, a été filtrée par les organisateurs et les services de sécurité laissant, apparemment, sur le carreau quelques prétendants à l’audience. Le centre-ville de Tizi-Ouzou a été secoué tôt le matin par le bruit des protestataires venant de tous les établissements de la ville et des localités environnantes et convergeant vers le lieu de rassemblement, et de ce dernier vers la direction de l’éducation où les participants à la marche ont tenu un sit-in pendant que leurs camarades étaient reçus à la direction de l’éducation. Sur quelques banderoles brandies par les marcheurs, on pouvait lire les slogans suivants : «Où va l’école algérienne ?» ; «Pour un véritable enseignement général» ; «Programme 2008 aucune réussite» ; «Pour une véritable réforme» ; «On est pas des cobayes». Rappelons que le mouvement des lycéens a débuté jeudi dernier lorsque les initiateurs ont fait le tour des établissements du chef-lieu, appelant à une marche de protestation ce samedi 19 janvier qui, au vu du nombre de participants, est couronnée de succès. Quant à la manipulation politicienne soupçonnée par la tutelle dans le but de faire diversion aux véritables préoccupations des candidats au baccalauréat, les lycéens répondent à l’unanimité par l’absence de toute organisation politique ou autre dans leurs rangs.
B. T.

BOUIRA
Les élèves exigent du concret


Emboîtant le pas à leurs camarades des autres wilayas, les élèves des classes de terminale de plusieurs lycées de la wilaya de Bouira, notamment ceux du chef-lieu et des daïras de Lakhdaria et de Aïn Bessem, ont organisé hier des marches pour demander «une décision officielle pour l’allégement des programmes». En effet, dès la matinée, le mouvement de protestation s’est ébranlé vers le chef-lieu de la wilaya, depuis le lycée Krim Belkacem pour se propager au fil des heures vers les autres lycées, six au total, et se transformer en une marche à travers les principales artères de la ville. Ainsi, au fil des heures, le nombre de marcheurs bien encadrés par les services de sécurité, augmentait puisqu’au niveau de chaque lycée, des dizaines d’élèves de terminale se joignaient aux protestataires qui étaient à la fin plus d’un millier, à scander «pour une décision officielle d’allègement des programmes » et «nous ne sommes pas des rats de laboratoire», etc. Arrivée vers 11 heures devant le siège du cabinet du wali, une délégation d’élèves a remis au wali une requête signée au nom de tous les élèves de terminale de la wilaya de Bouira et dans laquelle il est demandé principalement, la décision officielle d’allégement des programmes des classes de terminale. Pendant ce temps, à l’extérieur, beaucoup d’élèves nous ont assailli par leurs préoccupations. Des préoccupations allant de la surcharge des programmes à leur inadaptation en nous citant des exemples qui laissent pantois les plus avisés. En effet, Sofiane, élève de terminale dans la filière lettres et langues étrangères, nous parle des programmes d’histoire dispensés dans lesquels nous dira-t-il, il n’est fait référence que de concorde civile et des citations de Bouteflika ; ensuite en géographie où l’on retrouve également les «grandes réalisations» de Bouteflika. Une autre élève évoque le problème de l’éducation islamique où la plupart des exposés renvoient l’élève à s’inspirer du Coran dans plusieurs questions sans aucune référence.
Y. Y.

BOUMERDÈS
Une grande détermination


Programmes surchargés, grand retard dans les cours, décalages entre les méthodes pédagogiques, enseignement non conforme à la nouvelle méthode, manque de moyens pédagogiques, manuels scolaires en mauvais état, établissements dans une situation de délabrement avancé sont pour les lycéens et lycéennes des motifs de protestation.
Les trois établissements de la ville de Boudouaou, filles et garçons, sont entrés en grève illimitée depuis jeudi dernier, et ce pour dénoncer les insuffisances et exiger l’allégement des programmes. Ils font montre de détermination «Nous ne rejoindrons pas nos classes jusqu’à ce que nos problèmes soient résolus» affirment-ils unanimement. Ils rejettent, en outre, les explications du ministre de l’Education nationale. Hier, ils ont effectué une marche d’une dizaine de kilomètres pour aller au chef-lieu de la wilaya où ils ont été rejoints par les élèves du lycée Laïd El Khalifa. En cours de route, les services de sécurité qui se sont déployés en nombre important, notamment des policiers anti-émeute, ne les ont pas dissuadés d’arriver à la cité administrative où les casques bleus cernaient l’entrée principale et le siège de la direction de l’Education. Une délégation a été désignée et est allée porter leurs revendications auprès de la Direction de l’éducation. Quelques journalistes qui voulaient être présents à cette réunion en qualité d’observateurs ont été empêchés. A travers leurs propos, les lycéens ont démontré leur maturité. «Dites à monsieur Benbouzid que nous ne sommes pas des robots mais des êtres humains» nous lance une manifestante. Ses camarades approuvent bruyamment. Narimène revient à la charge «nous sommes ici pour réclamer nos droits. Nous ne voulons pas être les sacrifiés d’une réforme vouée à l’échec» et elle argumente : «Certaines filières ne sont qu’à environ 20% de leur programme alors qu’une instruction a été donnée pour terminer les programmes le 30 mai.» D’autres parlent des difficultés pour suivre les cours parce que, selon eux, les professeurs ne maîtrisent pas, soit les sujets ou la méthode pédagogique. «Dans certains livres, nous avons relevé des erreurs graves» ajoute Omar. Certains protestataires vont jusqu’à demander la suppression de quelques matières pour alléger le programme. «Nous n’avons pas de base pour comprendre tous les programmes» récapitule Omar qui résume toute la détresse de l’école algérienne.
Abachi L.

SKIKDA
Mouvement de contestation


Les classes d’examen du bac de quatre établissements scolaires de la commune de Skikda se sont distinguées, dans la matinée d’hier, par un mouvement de contestation qui s’est traduit par la désertion des cours et un sit-in au niveau du siège de la Direction de l’éducation. Une longue marche dans les différentes artères de la ville a été également effectuée, ponctuée par des slogans rejetant la réforme, «Lil Islah Rafidoune» (nous refusons la réforme). Quadrillés par un service d’ordre impressionnant, les élèves des lycées Seddik-Ben- Yahia, Nahda, Larbi-Tébessi et Abdeslam-Boudebza dénoncent, à l’instar des lycées d’autres wilayas, la surcharge des programmes et l’augmentation des épreuves. Dans la ligne de mire aussi, les enseignants. «Ils sont indifférents à nos problèmes d’assimilation. Outre cela, ils s’absentent régulièrement et veulent compenser cela par une rapidité d’exécution des programmes scolaires», nous diront les élèves. Une délégation des représentants des élèves a été reçue au bureau du secrétaire général de la Direction de l’éducation en présence du directeur et des responsables des services compétents.
Zaïd Zoheïr

CONSTANTINE
Les lycéens investissent la rue


Constantine a vécu toute la journée d’hier au rythme des manifestations de lycéens. Un mouvement spontané, enclenché par plusieurs milliers d’élèves de la classe terminale qui ont investi les principales artères de la ville dès la première heure de vacation, et ce pour exprimer leur rejet du nouveau programme d’enseignement et également de l’évolution des cours qu’ils jugent chaotique.
La manifestation de ces lycéens a commencé devant le siège de la direction de l’éducation où les élèves des lycées Jugurtha et El Houria se sont rassemblés pour faire entendre leur voix aux responsables de l’éducation. L’effet boule de neige ne tardera pas à se faire sentir puisque repoussés au-delà du plateau du Koudiat où siège la majorité des administrations de souveraineté dont la direction de l’éducation et la sûreté de wilaya, les manifestants ont été rejoints par les élèves des lycées Ibn- Badis, Ibn Taymia et Malek Haddad qui ont mené une marche depuis la cité Boudjnana en passant par Nehhas Nabil pour arriver à la place de la pyramide au centre-ville. La foule des lycéens qui se sont regroupés dans un sit-in devant le siège du groupement de la Gendarmerie nationale, a repris, par la suite, le chemin de l’académie avant d’être empêchée d’évoluer par les forces de l’ordre qui ont bloqué tous les accès menant à El Koudiat. Si les filles du lycée El Houria ont été quadrillées par la police et empêchées de rejoindre leurs collègues, la colère des autres lycéens n’a pas été maîtrisée aussitôt puisqu’ils ne se sont pas dispersés cette fois-ci mais se sont retrouvés au boulevard Belouizdad (ex- Saint Jean) puis sur la route menant vers Nehhas Nabil. Cependant, les agents de l’ordre qui opéraient discrètement, faut-il le signaler, ont commencé les arrestations. Des policiers en civil ont infiltré la foule en marche et conduit plusieurs lycéens au commissariat notamment parmi ceux de l’avant-garde, sans pour autant pouvoir dissuader leurs collègues qui ont continué la manifestation jusqu’au siège de la station régionale de la télévision nationale, sis à Nehhas Nabil en face du lycée Ibn Badis. Les élèves, qui agitaient leurs tabliers blancs en marchant, avaient répété sans cesse des slogans qui exprimaient leur colère par rapport à l’évolution des cours et aussi aux programmes qu’ils jugent trop chargés. «Nous pataugeons encore dans le premier quart du programme alors qu’il nous reste près de 3 mois d’étude. Comment peut-on répondre aux questions de l’examen du bac ? Les programmes sont trop chargés et même les enseignants n’ont pas pu les suivre convenablement» s’est indignée une lycéenne. «Nous ne sommes pas des cobayes !». Voici, entre autres, ce que répétaient ces élèves qui réclamaient auprès des responsables de l’éducation de se pencher sur cette situation pour trouver une issue à ce qu’ils qualifient de non-droit. Un autre élève a décrié, par ailleurs, les déclarations faites par le ministre de l’Education jeudi dernier qui a avancé que les questions du bac seront élaborées en fonction du taux d’avancement des cours, c’est-à-dire choisies sur les leçons étudiées. «D’abord, l’évolution des cours varie d’un lycée à un autre et d’une wilaya à une autre. D’ailleurs, comment peut-on continuer notre cursus sans être imprégnés de toutes les notions du programme ? Nous revendiquons une formation correcte et c’est notre droit le plus absolu» répliqua de lycéen. En tout état de cause, les manifestants se sont regroupés pendant plus d’une demi-heure devant le siège de l’ENTV. Si aucune caméra de la chaîne publique n’a filmé ce rassemblement, les policiers ont procédé à l’arrestation de plus d’une dizaine de lycéens. Ils se sont dispersés vers les 11h 00 mais de petits groupes de lycéens continuaient de manifester tout au long de la journée à travers la ville des ponts. Ils jurent de ne plus rejoindre les bancs de classe jusqu’à l’obtention d’une réponse positive de la part de la tutelle. Il convient de noter que certains parents d’élèves avaient également participé à cette manifestation aux côtés de leurs enfants.
Lyas Hallas

BLIDA
L'inquiétude


Ils étaient plusieurs centaines d’élèves venus du lycée Omar Ibn Khattab à Blida, à se bousculer, hier à 11 heures, au seuil de la porte de notre bureau régional pour dénoncer la charge du programme réservé aux classes de terminale. Leur appréhension est ne pas pouvoir terminer à temps le programme et faire chou blanc à l’examen du bac. Pour prendre note de leurs préoccupations, il nous a fallu beaucoup de patience surtout qu’ils parlaient tous en même temps. A travers ce brouhaha, on a pu comprendre que ce sont les matheux et les scientifiques qui étaient les plus lésés par le programme en vigueur. Les littéraires ne sont pas en reste et déplorent le manque de cohérence entre les textes de littérature et ceux qui ont un lien avec la continuité de cette même matière. «Le ministre de l’Education doit éliminer du bac la matière des sciences islamiques car nous arrivons à peine à suivre les autres matières essentielles », nous dira, excédé, un élève. Il poursuivra que ceux qui ont élaboré ce programme n’ont pas tenu compte du facteur temps, lequel joue en défaveur des élèves qui doivent encore étudier chez eux mais comme ils quittent parfois le lycée à 20 heures, cela devient quasiment impossible.
M. B.

ORAN
La manifestation réprimée


Comme prévu depuis jeudi dernier, les lycéens d’Oran sont à nouveau sortis dans la rue hier matin pour manifester et revendiquer un allégement du programme de 3e année secondaire.
Cette fois-ci, les lycéens sont partis de plusieurs établissements implantés dans différents quartiers de la ville, Medioni, Les Amandiers, L’USTO, Maraval, banderoles à la main, slogans contre le ministre Benbouzid. Leur mot d’ordre était de se retrouver devant le siège de l’académie d’Oran pour y faire part de leurs revendications. Mais les forces de police étaient positionnées aux abords des établissements et des principaux carrefours et avec célérité, elles ont forcé les manifestants à rebrousser chemin en les poursuivant. Ainsi et durant presque toute la matinée, il s’en est suivi une sorte de courses-poursuites entre lycéens et policiers. Refusant de retourner dans leurs établissements, de très nombreux élèves ont subi de la part des forces de police des coups de pieds, des matraques et des insultes qui se sont abattus sur eux comme nous avons pu le constater. Une lycéenne avait le visage marqué par un coup de matraque sur la tempe, alors que d’autres étaient touchés légèrement aux jambes. Certains lycéens ont été interpellés mais aussitôt relâchés. Une attitude des forces de police qui a provoqué la colère et l’incompréhension des lycéens : «Ils n’ont pas le droit de nous frapper, c’est notre droit de manifester pacifiquement…! » disaient-ils à l’adresse des journalistes pris à témoins. Finalement, les manifestants arriveront à se regrouper devant le siège de l’académie où une délégation rencontrera le responsable. Celui-ci leur assurera que les épreuves du baccalauréat ne porteront que sur le programme qui a pu être étudié tout en reconnaissant qu’ils avaient raison et que leurs revendications étaient légitimes. Les lycéens, dans l’attente d’un engagement ferme du ministre, ont décidé par la suite de se disperser sans heurts.
Fayçal M.
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« Répondre #154 le: 22/01/2008 - 13:40:30 »

"Ne pas connaître l'Histoire, c'est se condamner à la revivre"

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Operation Gladio (OTAN) :

En 2000, Vincenzo Vinciguerra, un des criminels de l'Opération Gladio (OTAN), résume ainsi la "stratégie criminelle" de l'Opération Gladio (OTAN) :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité". Source http://lenumerozero.lautre.net/spip.php?article1357

Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio : http://www.voltairenet.org/article8387.html


VOIR VIDEOS -LANGUES = une partie en français + une autre en anglais - il y a des temoignages d'agents GLADIO français et belges.


http://www.google.fr/search?hl=fr&tbs=vid%3A1&q=op%C3%A9ration+gladio&aq=f&aqi=&aql=&oq=


Livres :

*Les belles aventures de la CIA en France

*Les Armées Secrètes de l'OTAN : Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest (Broché)

*Crimes de guerre à l'Otan (Broché) de Pierre-Henri Bunel (Auteur)

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Cette information est un secret de polichinelle: "Des forces spéciales de l’OTAN opèrent en Algérie : les révélations qui font mal". voir http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-forces-speciales-de-l-otan-terrorisme-etats-unis-2409.html

MAIS IL FAUT DIRE TOUTE LA VERITE QUI EST : "Des forces spéciales de l’OTAN opèrent en Algérie avec la complicite volontaire et sadique des idolâtres fanatiques intégristes Algériens de l'excrément du diable (pétrole et gaz) et de "certains occidentaux" criminels et génocidaires qui les soutiennent : les révélations qui font mal"

En 2000, Vincenzo Vinciguerra, un des criminels de l'Opération Gladio (OTAN), résume ainsi la "stratégie criminelle" de l'Opération Gladio (OTAN) :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité". Source http://lenumerozero.lautre.net/spip.php?article1357

Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio : http://www.voltairenet.org/article8387.html


D'après vous qui a organisé (et participé avec énormément de sang d'innocents dans les mains) l'OPERATION GLADIO, l'OPERATION CONDOR ainsi que l'OPERATION PHOENIX

D'après vous qui a organisé (et participé avec énormément de sang d'innocents dans les mains) les versions "ALGERIENNES" de l'OPERATION GLADIO, de l'OPERATION CONDOR ainsi que l'OPERATION PHOENIX AVEC LA COMPLICITE ACTIVE, VOLONTAIRE ET SADIQUE DE BEAUCOUP "D'ALGERIENS AU POUVOIR".


VOIR ICI L’OTAN : du (opération) Gladio aux vols secrets de la CIA = http://www.voltairenet.org/article147368.html

A lire terrorisme + services secrets = al-qaïda ? http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/terrorisme_index.htm

Voila des documentaires "enquêtes" sur les scandales des pratiques "de crimes contre l'humanité" des forces speciales de l'OTAN, très instructifs  et diffusés sur diverses chaines publiques occidentales :

“L'école française : Histoire des escadrons de la mort de l'école française de la guerre d'Algérie, en passant par l'Opération Phoenix à l'Opération Condor en Amérique du Sud ou latine des années 1970” :

Pour sauvegarder ces videos sur votre ordinateur utilisez les outils gratuits suivants :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/


http://www.google.fr/search?hl=fr&tbs=vid%3A1&q=op%C3%A9ration+gladio&aq=f&aqi=&aql=&oq=

Forces spécial US/OTAN en Algérie (GLADIO+CONDOR+PHOENIX version ALGERIENNE):

http://www.youtube.com/watch?v=4LhS98q49T8&feature=related


A lire terrorisme + services secrets = al-qaïda ? http://questionscritiques.free.fr/terrorisme/terrorisme_index.htm

Videos sur l'Operation Gladio:

Operation Gladio :

http://www.google.fr/search?hl=fr&tbs=vid%3A1&q=op%C3%A9ration+gladio&aq=f&aqi=&aql=&oq=


LA POPULATION ALGERIENNE A MAINTENANT LES ELEMENTS POUR ATTAQUER DEVANT LA JUSTICE INTERNATIONALLE ET LA JUSTICE EUROPEENNE LES ORGANISATIONS CRIMINELLES GOUVERNEMENTALES ET LES INDIVIDUS QUI ONT PARTICIPE SADIQUEMENT A SON LENT GENOCIDE.

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Des forces spéciales de l’OTAN opèrent en Algérie : les révélations qui font mal - EXCLUSIF
Par hayet zitouni ET samir allam le 22/01/2008 - toutsurlalgerie.com
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-forces-speciales-de-l-otan-terrorisme-etats-unis-2409.html

La rumeur est récurrente depuis 2003 : l’Algérie accueillerait sur son sol des forces spéciales américaines chargées de traquer les terroristes islamistes dans le sud du pays. Mais, à chaque fois, elle est démentie par le gouvernement et par l’ambassade des États-Unis à Alger. Officiellement, l’Algérie mène seule le combat contre le terrorisme. Et pourtant : Alger s’appuie bien sur les forces spéciales de l’Otan pour traquer les terroristes du GSPC, devenu Al-Qaïda pour le Maghreb islamique (AQMI). Le scénario ressemble à la situation en Afghanistan, avec la traque d’Oussama Ben Laden.

C’est un livre sorti aux États-Unis, fin 2007, qui raconte cette coopération dans le détail. Le célèbre journaliste américain Robert Kaplan, spécialiste des conflits, relate dans son livre "Hog Pilots, Blue Water Grunts" comment il a été, à l’été 2005, le témoin direct de l’envoi par le ministère de la Défense américain des premières forces spéciales en Algérie. «toutsurlalgerie.com» mettra les bonnes feuilles traduites en français en exclusivité à la disposition de ses abonnés dès cet après-midi.

Le 1er bataillon de la 10ème armée a décollé d’Allemagne pour atterrir à Alger. Après une soirée passée à l’ambassade américaine à Alger, les 11 bérets verts ont ensuite gagné Tamanrasset accueillis sur le tarmac de l’aéroport par des colonels et des militaires algériens.

C’était là le début de l’opération «fusil à silex» menée conjointement avec des forces spéciales allemandes et roumaines. L’Allemagne et la Roumanie sont en effet membres de l’Otan. Les militaires américains ont rejoint la 41ème compagnie des forces spéciales algériennes dirigée par le capitaine Brahim G. de Souk Ahras pour cinq semaines d’entraînement commun.

«C’était la première fois depuis 1942, écrit Robert Kaplan, que le drapeau américain se plantait dans les sables du Sahara», et avec l’arrivée d’un avion militaire C17 à Tamanrasset, les premiers véhicules blindés.

Élogieux à l’égard des Algériens, l’auteur raconte avoir été impressionné par l’endurance et la motivation des forces algériennes. Il explique également avoir été frappé par le relatif sous-équipement dont font preuve les Algériens qui ne sont munis que de fusils AK 47 et de pistolet Makarov.  Il note l’indéniable supériorité des Algériens capables de tenir en plein soleil avec un peu d’eau et quelques dattes.

Durant ces cinq semaines, Kaplan raconte comment les Américains ont fait évoluer les techniques d’assaut algériennes. En retour, il rapporte tout l’intérêt de  l’enseignement dispensé par les Algériens dans la guerre contre le terrorisme. Les Américains auront même eu droit à la projection du film «La bataille d’Alger», expliquant que les problématiques face au terrorisme islamique sont restés les mêmes que celle de la guerre d’indépendance.

A la fin de cette opération «fusil à silex», Kaplan rapporte qu’un général algérien a proposé des opérations algéro-américaines contre les salafistes dans le désert. Il note également la volonté de Washington d’avoir une base dans la région. Si l’Algérie a finalement renoncé nul doute que d’autres forces spéciales ont depuis rejoint la région…

Interrogée par «toutsulalgerie.com», l’ambassade des États-Unis à Alger n’a pas souhaité faire de commentaires sur le contenu du livre. «Nous n’avons pas une présence permanente en Algérie. Nous travaillons avec les Algériens dans le cadre de programmes de coopération», s’est contenté d’indiquer un porte-parole de l’ambassade américaine.

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Algérie : le désert, un «open space» pour l’Otan ?
Par said kaced le 22/01/2008 à 10:07
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-otan-forces-speciales-2411.html

Une escouade des forces spéciales américaines s’est entraînée durant cinq semaines du côté de Tamanrasset à l’été 2005. Les 11 boys ont fait connaissance avec les rigueurs du désert et, plus important, planté la bannière étoilée, pour la première fois, en territoire algérien. Sans le livre du journaliste Robert Kaplan, nous n’aurions rien su de ce «fait de guerre» tant nos gouvernants ont perdu, depuis des lustres, l’habitude de nous informer sur tout ce qui touche à notre destin commun.

Soyons francs, mis à part quelques «enragés» de la dune au clair de lune on n’a jamais été sensibles aux mystères du Sahara. On n’en a jamais même compris la langue ou les codes pour tout dire. Mais, cela autorise-t-il nos «décideurs» de faire du Grand sud un « open space » à l’usage de l’Otan, et des USA en premier lieu, sans même en référer à la représentation nationale pour rendre public une manœuvre militaire de cette importance ?

L’alibi de la lutte antiterroriste peut-il ouvrir la voie à tous les excès même si, reconnaissons-le, ces exercices communs profitent bien à nos forces de sécurité ? Après cette date, l’armée américaine et ses alliés européens ont-ils poursuivi leurs opérations dans notre désert ? Pourrions-nous prendre connaissance, un jour, de l’étendue et de l’envergure de cette coopération militaire engagée en catimini ? Jusqu’à preuve du contraire, l’Algérie n’est pas membre de l’organisation atlantiste, alors…

En attendant d’avoir d’hypothétiques réponses à de vraies questions, on a tiré un motif de fierté du reportage de notre confrère américain : il s’est dit impressionné par l’endurance et la motivation des forces spéciales algériennes qui, en surmontant la faiblesse de leurs moyens matériels, résistent sous le soleil de plomb avec peu d’eau et quelques dattes ! C’est qu’il faut être enfant de l’erg, élevé au lait de chamelle, les doigts de pied rongés par la rocaille, la peau tannée par les haleurs pour entendre ce qu’un soldat sous-équipé peut bien vouloir dire quand il s’apprête à traquer un ennemi fantôme dans ces grandes désolations désertiques.

Se pencher sur la solitude de ces combattants de l’extrême et s’intéresser à leur caractère trempé, est une motivation sans égale pour tout bon reporter. L’opération, si rare, s’est déroulée en Algérie et elle a été couverte par un journaliste américain. Nos gouvernants montrent, une fois de plus, qu’ils adorent l’exercice : provoquer, déstabiliser, ridiculiser les métiers de l’information. Les journalistes du cru, ils les mènent en bateau et en troupeau…

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Et oui Saïd (l'heureux) avait cette lumineuse intelligence pour finir par comprendre la réalité mais les idolâtres fanatiques intégristes Algériens de l'excrément du diable (pétrole et gaz) et de "certains occidentaux" criminels et génocidaires qui les soutiennent ont décidé de jouer avec sa vie à la "Gladio version algérienne". Mais heureusement leur minable "Gladio version algérienne" commence petit à petit et perfidement à se retourner contre eux et leurs descendances.

"Saïd Mekbel, une mort à la lettre", de Monika Borgmann : Les bouleversantes confessions d’un chroniqueur de génie .
le 23 Janvier, 2008 - lematindz.net
http://www.lematindz.net/news/said-mekbel-une-mort-a-la-lettre-de-monika-borgmann-les-boulever.html

C’est un livre qui donne la chair de poule que viennent de publier, à Paris, les éditions Téraèdre. Ce sont des entretiens donnés en décembre 1993 par Saïd Mekbel à Monika Borgmann. Une année après, le 3 décembre 1994, l’enfant de Bgayet (Béjaia), dans la basse Kabylie, était assassiné à Alger. Saïd Mekbel était à ce moment là directeur du quotidien Le Matin. Celui qui écrivait le fameux billet, Mesmar Djeha, savait qu’il allait mourir. Et pourtant il n’avait pas voulu quitter l’Algérie. Il voulait résister dignement, jusqu’au bout. Il voulait aussi écrire un roman qui ne passerait pas inaperçu ; c’était son plus grand rêve. "Je crois qu’on veut réellement sacrifier pour sacrifier une partie de la population. Mais je suis troublé maintenant. Je suis troublé parce qu’au début, je me disais que c’étaient les intégristes qui tuaient. C’était facile. C’était confortable, c’était peut-être pas loin de la vérité. Mais plus on avance sur les assassinats, plus on réfléchit, plus on se dit que ce ne sont sûrement pas que les intégristes. C’est sûrement une mafia, comme la mafia italienne, américaine ou japonaise. Donc, il y a les intégristes et puis il y a aussi la mafia. Ils tuent soit pour établir un nouveau régime, soit pour protéger leur régime", dit Saïd Mekbel à Monika Borgman, le 4 décembre 1993. Pourtant, à cette période-là, le quotidien Le Matin soutient ouvertement les militaires algériens. Dans ce livre d’entretiens impressionnants et vrais, Saïd Mekbel va au fond du mal algérien et cite des noms de responsables (dont certains sont toujours au pouvoir) et les accuse de crimes. Saïd Mekbel revient également, dans ce livre, sur son parcours d’ingénieur et de physicien, sur son passage au quotidien Alger-Républicain (publication où Albert Camus a fait ses débuts dans le journalisme) avant que ce journal ne disparaisse à la suite du coup d’état du colonel Houari Boumediene en 1965. Saïd Mekbel avait été arrêté par la sécurité militaire en 1967 et n’avait pas échappé à la torture. "C’était un combat, ils te torturaient un peu, parce que c’était leur métier et ils attendaient que tu résistes. C’était un match. C’était une compétition pour eux. Une fois, un de mes tortionnaires m’a dit, deux jours après m’avoir torturé : "ah, c’est bien, tu as résisté, c’est bien, je te félicite". Il te torture et après il te félicite. C’est toujours un rapport de force. Il ne faut jamais perdre sa supériorité sur l’autre. Et la seule arme qu’on possède, c’est la réflexion. Il faut sentir l’autre, appréhender comment lui te perçoit. Certains de mes rapports avec mes tortionnaires se sont transformés. Vers la fin, l’un d’eux m’a demandé si je pouvais lui faire une lettre pour son supérieur afin que l’on revoie sa situation. Voilà des tortionnaires qui viennent te voir pour que je leur écrive une lettre, c’est quand même terrible", avoue Saïd Mekbel, l’auteur de cet inoubliable billet, le dernier qu’il avait écrit, intitulé "Ce voleur qui...".

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L’OTAN : du Gladio aux vols secrets de la CIA
par Ossama Lotfy - 24 avril 2007 - Paris (France)
http://www.voltairenet.org/article147368.html

Commettre des attentats contre des civils de manière à créer un climat de peur, puis les imputer à ses adversaires politiques pour les discréditer est une vieille recette des services secrets anglo-saxons. Ce procédé de déstabilisation, adapté à la globalisation, est toujours d’actualité. À l’initiative du Réseau Voltaire, cinquante experts issus d’une douzaine de pays se sont réunis à Paris pour étudier les similitudes entre la « stratégie de la tension », initiée durant la Guerre froide, et la « guerre contre le terrorisme », déclenchée dans la foulée des attentats du 11 septembre.
   
Du Gladio aux vols secrets de la CIA. De la « stratégie de la tension » à la « guerre contre le terrorisme ». Un simple survol historique suffit à se convaincre de la continuité, sinon de la correspondance de ces deux opérations, ne serait-ce qu’au regard de ses commanditaires et de sa zone d’application. Et à poser la question de la « réactivation » du réseau stay-behind en Europe occidentale.

Créé après la Seconde Guerre mondiale, le stay-behind (littéralement : les hommes laissés sur le terrain derrière la ligne de front) devait constituer à l’avance un réseau de résistance en cas d’invasion soviétique en Europe occidentale. Indirectement issu des accords de Yalta et de Postdam, ce réseau était dirigé par la CIA états-unienne et le MI6 britannique pour être installé dans toute l’Europe occidentale (c’est-à-dire dans la zone d’influence anglo-saxonne). Il fut bientôt incorporé dans l’OTAN [1].
Cependant, il ne tarda pas à dépasser sa mission originelle pour prévenir toute influence communiste dans les démocraties occidentales. Il se spécialisa alors dans le trucage des élections, l’assassinat politique et les attentats [2]. Cela s’est notamment produit en Italie, où deux de ces exactions ont particulièrement marqué les esprits : l’assassinat du Premier ministre Aldo Moro en mai 1978, ainsi que l’attentat de la gare de Bologne en mai 1980 [3], dans les deux cas, attribués aux Brigades rouges. Loin de s’arrêter aux frontières italiennes, l’action du stay-behind s’est étendue à tous les États membres de l’OTAN, y compris la France (à l’exception bien sûr des États-Unis, du Canada, et du Royaume-Uni) [4]. Bien souvent, dans l’ignorance des gouvernements des États où il opérait.

Officiellement dissous depuis l’effondrement de l’Union soviétique, le réseau stay behind, dont l’existence n’a été révélée sous le nom de « Gladio » qu’en 1990 par le Premier ministre italien Giulio Andreotti [5], continue aujourd’hui son activité et l’étend à de nouveaux États au fur et à mesure de l’extension de l’OTAN.

Si certains pays, tels que l’Italie et la Belgique, ont mené des enquêtes, voire pour ce dernier, exigé un contrôle parlementaire pour éviter que ce genre de situations ne vienne à se reproduire, la plupart des États européens ont passé cette révélation sous silence [6]. Sans prendre de mesures significatives à l’encontre de cette organisation criminelle. Ils sont restés dans le même état de torpeur lors de l’annonce de la découverte des prisons secrètes de la CIA fin 2005.

La « stratégie de la tension » se serait-elle mutée en « guerre contre le terrorisme » ? C’est en tout cas le point de vue que défend l’historien suisse Daniele Ganser, auteur de Les armées secrètes de l’OTAN et qui a enquêté à travers l’Europe entière pour remonter les filières du Gladio et constituer cet ouvrage unique sur le sujet [7]. Un spécialiste pour qui, la « guerre contre le terrorisme » est aujourd’hui un moyen similaire de manipulation des populations occidentales, en ce sens qu’elle désigne de nouveaux faux responsables d’actes terroristes —les musulmans—, non plus pour contrer la « menace soviétique », mais pour justifier les guerres de ressources des États-Unis.

Ce point de vue, l’ancien colonel de l’armée de terre des États-Unis Oswald LeWinter, qui fut pendant plus d’une décennie le n°2 de la CIA en Europe et le co-président du Comité clandestin de l’OTAN, est venu l’accréditer [8]. Il a confirmé que son service avait infiltré des groupes d’extrême-gauche européens tels que les Brigades rouges en Italie ou Action directe en France ; qu’il avait simultanément recruté des mercenaires anti-communistes à l’extrême droite ; et enfin, qu’il avait organisé divers attentats en les faisant exécuter par l’extrême droite, mais attribuer à l’extrême gauche, voire revendiquer par elle. Il a ainsi déclaré que l’OTAN avait donné l’ordre d’assassiner le général français René Audran, directeur des Affaires internationales du ministère de la Défense (c’est-à-dire chargé des exportations d’armement), après qu’il eut été découvert qu’il était la source des informations divulguées quelques années plus tôt par le journaliste italien Mino Pecorelli [9]. L’assassinat avait été attribué à Action directe, dont cinq de ses membres ont été condamnés à la prison à perpétuité [10].
Continuant sa démonstration, le colonel LeWinter a affirmé avoir participé, au sein de la CIA et aux côtés du MI6, à la création d’Al Qaïda sur le modèle du Gladio. Des groupes islamiques auraient été infiltrés ; des mercenaires auraient été recrutés dans d’autres milieux musulmans ; et des opérations commanditées par les services secrets anglo-saxons seraient attribués aux premiers alors qu’ils seraient exécutés par les seconds. Cependant, à la différence des groupes européens des années 70 et 80, tous les groupes de façade islamiques auraient été regroupés sous un label unique, Al Qaïda.
Le colonel LeWinter a affirmé avoir eu un dernier contact avec Oussama Ben Laden, en 2003 ; un épisode dont la presse portugaise s’était fait l’écho à l’époque.

L’historien états-unien Webster G. Tarpley, qui participait en duplex depuis Washington à cette réunion, est revenu en détail sur l’assassinat du Premier ministre italien Aldo Moro. Un meurtre réalisé par les Brigades rouges, mais commandité à leur insu par l’OTAN, sous l’autorité directe d’Henry Kissinger. M. Tarpley, qui vivait à l’époque à Rome, avait été le premier à révéler les détails du complot atlantique, visant à empêcher la création d’un gouvernement d’union nationale incluant les communistes. Il a observé que les enquêtes ultérieures ont confirmé ses travaux, exceptés quant à la localisation d’une société secrète qu’il avait par erreur liée à l’Ordre de Malte alors qu’elle se trouvait au Grand Orient d’Italie (la fameuse loge Propaganda Due dite « P2 », découverte depuis) [11].

Roumiana Ougartchinska a rendu compte de l’enquête qu’elle poursuit depuis plus de dix ans sur la tentative d’assassinat de Jean-Paul II. La confrontation des éléments disponibles permet d’invalider définitivement la célèbre « piste bulgare », théorie selon laquelle l’attentat aurait été commanditée par l’URSS et exécuté par un turc travaillant pour les services bulgares [12]. Il reste qu’il a été établi qu’Ali Agça était le n°3 du stay-behind en Turquie et qu’il a bénéficié de nombreuses complicités en Europe occidentale. Un intense conflit opposait les États-Unis au Saint-Siège, préoccupé d’éviter que l’Europe centrale ne se transforme en champ de bataille entre les deux grandes puissances, à propos de l’Ostpolitik du cardinal Agostino Casaroli.

Pour l’Italien Giullieto Chiesa, parlementaire européen, philosophe et journaliste, la situation est aujourd’hui beaucoup plus grave qu’elle ne pouvait l’être durant la Guerre froide. En effet, si, dans le contexte de l’affrontement idéologique entre les Anglo-Saxons et l’URSS, les hommes du stay-behind pouvaient croire violer les règles démocratiques pour protéger les démocraties, ils ne peuvent aujourd’hui que servir les intérêts des Anglo-Saxons au détriment de leurs alliés.
Le 5 octobre 2001, soit moins d’un mois après les attentats de New York et Washington, les États-Unis et le Royaume-Uni ont informé le Conseil atlantique de la réactivation du stay-behind contre « l’ennemi terroriste ». Ils ont exigé la collaboration des États membres en vertu de l’assistance mutuelle prévue par l’article 5 de la Charte de l’OTAN en cas d’attaque d’un allié. Par la suite, ils ont négocié avec l’Union européenne les facilités d’action dont ils avaient besoin [13]. Enfin, ils ont négocié bilatéralement des réformes législatives permettant aux agents de la CIA et du MI6 d’agir clandestinement dans chaque État membre [14]. Or, l’OTAN n’est plus une alliance militaire entre égaux, mais uniquement un lieu d’exécution des décisions de Washington. Ainsi, récemment, les États-Unis ont-ils pu négocier avec la Pologne et la République tchèque l’installation de leur nouveau système de missiles sans même en informer le Conseil atlantique, qui n’en a débattu qu’après coup.
La Commission d’enquête du Parlement européen, à laquelle Giulietto Chiesa participait activement, a confirmé le rapport de Dick Marty [15] au Conseil de l’Europe [16]. Elle a montré que la CIA a enlevé, séquestré et torturé des musulmans en Europe au cours des cinq dernières années.

Le député polonais Mateusz Piskorski a souligné, quant à lui, que les enquêtes diligentées dans son pays n’ont pas permis d’en savoir plus à propos des prisons secrètes de la CIA sur le territoire national. Au demeurant, si celles-ci ont existé, elle ne l’ont été que sous la présidence d’Aleksander Kwaśniewski et ont certainement disparues avec le président Lech Kaczynski, quelque soit son tropisme pro-états-unien.

Pour conclure, Thierry Meyssan, le président du Réseau Voltaire qui animait cette séance de travail, a souligné que les agissements des services secrets de l’OTAN bafouaient les principes de la souveraineté nationale. Il a une nouvelle fois mis en garde contre l’évolution impériale des États-Unis et a affirmé que leur ingérence était le premier défi auxquels devaient faire face aujourd’hui les démocraties occidentales. D’autant que le choix délibéré des victimes —toutes musulmanes— visait à implanter en Europe le « clash des civilisations ». Enfin, en cette veille d’élection présidentielle française, il a rappelé que les accords transatlantiques autorisant l’usage des aéroports nationaux par les avions-prisons de la CIA avaient été secrètement négociés par Nicolas Sarkozy et que celui-ci ne s’en était jamais expliqué. Mais il s’est félicité que la CIA ait hésité à en faire usage de crainte de sabotage de leurs opérations par des officiers républicains des services français.

[1] « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[2] Le "Field Manual 30-31" de l’armée états-unienne, ainsi que ses appendices FM 30-31 A et FM 30-31B, où l’on trouve les explications sur les opérations "false flag" : "Il peut y avoir des moments où les gouvernements hôtes montrent de la passivité ou de l’indécision en face de subversion communiste et, selon l’interprétation des services secrets américains, ne réagissent pas avec suffisamment d’efficacité (...) Les services secrets de l’armée US doivent avoir les moyens de lancer des opérations spéciales qui convaincront les gouvernements hôtes et l’opinion publique de la réalité du danger insurrectionnel. Afin d’atteindre cet objectif, les services américains doivent chercher à infiltrer les insurgés par le biais d’agents en mission spéciale, qui doivent former des groupes d’action spéciale parmi les éléments les plus radicalisés des insurgés (...) Au cas où il n’a pas été possible d’infiltrer avec succès de tels agents dans le commandement des rebelles, il peut être utile d’instrumentaliser des organisations d’extrême-gauche à ses propres fins afin d’atteindre les buts décrits ci-dessus. (...) Ces opérations spéciales doivent rester strictement secrètes. Seuls les personnes qui agissent contre l’insurrection révolutionnaire sauront l’implication de l’armée américaine dans les affaires intérieures d’un pays allié."

[3] « 1980 : carnage à Bologne, 85 morts », Réseau Voltaire, 12 mars 2004.

[4] Nato’s Secret Armies : Operation Gladio and Terrorism in Western Europe, par Daniele Ganser, Frank Cass Publishers, 2004. Édition française à paraître fin 2007 aux éditions Demi-Lune.

[5] « Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio », 26 février 1991.

[6] Voir le documentaire Timewatch : Operation Gladio - Behind False Flag Terrorism, par Alan Francovich, BBC (1992). Disponible en trois parties sur Google Video.

[7] Voir aussi, « Le Terrorisme non-revendiqué de l’OTAN », interview de Daniele Ganser par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 29 décembre 2006.

[8] Desmantelar a America et Democracia e Secretismo par Oswald LeWinter, Publicaçoes Europa-Amarica (Lisbonne), 2001 et 2002.

[9] Mino Pecorelli a révélé en 1978 le fonctionnement de la loge P2. Il a été assassiné en 1979. A son domicile ont été découverts de très nombreux documents sur les sociétés secrètes liées à l’OTAN et au Saint-Siège dont on ignore la provenance. Le général Audran a été asssassiné en 1985. Action directe a été démantelé en 1987.

[10] Les imputations du colonel Oswald LeWinter contredisent à la fois les déclarations des membres d’Action directe et les travaux de la journaliste franco-israélienne Dominique Lorentz, attribuant la manipulation d’Action directe à l’Iran.

[11] Chi ha ucciso Aldo Moro ?, par Webster Tarpley, POE, 1978.

[12] La Vérité sur l’attentat contre Jean-Paul II, par Roumiana Ougartchinska, à paraître aux Presse de la Renaissance.

[13] « L’Euro Patriot Act », « L’Union européenne a autorisé par écrit les prisons secrètes de la CIA dès janvier 2003 », Réseau Voltaire, 17 novembre 2003 et 13 décembre 2005.

[14] « La loi Ashcroft-Perben II », Réseau Voltaire, 18 février 2004.

[15] « Faut-il combattre la tyrannie avec les instruments des tyrans ? », par Dick Marty, Réseau Voltaire, 22 mars 2007.

[16] Le carceri segrete della CIA in Europa, par Giulietto Chiesa, Edizioni Piemme, 2007.

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La stratégie de la tension : Le terrorisme non revendiqué de l’OTAN
par Silvia Cattori* - 29 décembre 2006 - Zurich (Suisse)
http://www.voltairenet.org/article144415.html

Daniele Ganser, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Bâle et président de l’ASPO-Suisse, a publié un livre de référence sur « Les Armées secrètes de l’OTAN ». Selon lui, les États-Unis ont organisé en Europe de l’Ouest pendant 50 ans des attentats qu’ils ont faussement attribué à la gauche et à l’extrême gauche pour les discréditer aux yeux des électeurs. Cette stratégie perdure aujourd’hui pour susciter la peur de l’islam et justifier des guerres pour le pétrole.

Silvia Cattori : Votre ouvrage consacré aux armées secrètes de l’Otan [1], s’attache à expliquer ce que la stratégie de la tension [2] et les False flag terrorism [3] comportent de grands dangers. Il nous enseigne comment l’Otan, durant la Guerre froide -en coordination avec les services de renseignement des pays ouest-européens et le Pentagone- s’est servi d’armées secrètes, a recruté des espions dans les milieux d’extrême droite, et a organisé des actes terroristes que l’on attribuait à l’extrême gauche. En apprenant cela, on peut s’interroger sur ce qui peut se passer aujourd’hui à notre insu.

Daniele Ganser : C’est très important de comprendre ce que la stratégie de la tension représente réellement et comment elle a fonctionné durant cette période. Cela peut nous aider à éclairer le présent et à mieux voir dans quelle mesure elle est toujours en action. Peu de gens savent ce que cette expression stratégie de la tension veut dire. C’est très important d’en parler, de l’expliquer. C’est une tactique qui consiste à commettre soi-même des attentats criminels et à les attribuer à quelqu’un d’autre. Par le terme tension on se réfère à la tension émotionnelle, à ce qui crée un sentiment de peur. Par le terme stratégie, on se réfère à ce qui alimente la peur des gens vis-à-vis d’un groupe déterminé. Ces structures secrètes de l’Otan avaient été équipées, financées et entraînées par la CIA, en coordination avec le MI6 (les services secrets britanniques), pour combattre les forces armées de l’Union Soviétique en cas de guerre, mais aussi, selon les informations dont nous disposons aujourd’hui, pour commettre des attentats terroristes dans divers pays [4]. C’est ainsi que, dès les années 70, les services secrets italiens ont utilisé ces armées secrètes pour fomenter des attentats terroristes dans le but de provoquer la peur au sein de la population et, ensuite, d’accuser les communistes d’en être les auteurs. C’était la période où le Parti communiste avait un pouvoir législatif important au Parlement. La stratégie de la tension devait servir à le discréditer, l’affaiblir, pour l’empêcher d’accéder à l’exécutif.

Silvia Cattori : Apprendre ce que cela veut dire est une chose. Mais il reste difficile de croire que nos gouvernements aient pu ainsi laisser l’Otan, les services de renseignement ouest-européens et la CIA agir de façon à menacer la sécurité de leurs propres citoyens !

Daniele Ganser : L’Otan était au cœur de ce réseau clandestin lié à la terreur ; le Clandestine Planning Committee (CPC) et l’Allied Clandestine Committee (ACC) étaient des substructures clandestines de l’Alliance atlantique, qui sont clairement identifiées aujourd’hui. Mais, maintenant que cela est établi, il est toujours difficile de savoir qui faisait quoi. Il n’y a pas de documents pour prouver qui commandait, qui organisait la stratégie de la tension, comment l’Otan, les services de renseignement ouest-européens, la CIA, le MI6, et les terroristes recrutés dans les milieux d’extrême droite, se distribuaient les rôles. La seule certitude que nous avons est qu’il y avait, à l’intérieur de ces structures clandestines, des éléments qui ont utilisé la stratégie de la tension. Les terroristes d’extrême droite ont expliqué dans leurs dépositions que c’était les services secrets et l’Otan qui les avaient soutenus dans cette guerre clandestine. Mais quand on demande des explications à des membres de la CIA ou de l’Otan -ce que j’ai fait pendant plusieurs années- ils se limitent à dire qu’il a peut-être pu y avoir quelques éléments criminels qui ont échappé à leur contrôle.

Silvia Cattori : Ces armées secrètes étaient-elles actives dans tous les pays ouest-européens ?

Daniel Ganser : Par mes recherches, j’ai apporté la preuve que ces armées secrètes existaient, non seulement en Italie, mais dans toute l’Europe de l’Ouest : en France, en Belgique, en Hollande, en Norvège, au Danemark, en Suède, en Finlande, en Turquie, en Espagne, au Portugal, en Autriche, en Suisse, en Grèce, au Luxembourg, en Allemagne. On avait d’abord pensé qu’il y avait une structure de guérilla unique et que, par conséquent, ces armées secrètes avaient toutes participé à la stratégie de la tension, donc à des attentats terroristes. Or, il est important de savoir que ces armées secrètes n’ont pas toutes participé à des attentats. Et de comprendre ce qui les différenciait car elles avaient deux activités distinctes. Ce qui apparaît clairement aujourd’hui est que ces structures clandestines de l’Otan, communément appelées Stay behind [5], étaient conçues, au départ, pour agir comme une guérilla en cas d’occupation de l’Europe de l’Ouest par l’Union soviétique. Les États-Unis disaient que ces réseaux de guérilla étaient nécessaires pour surmonter l’impréparation dans laquelle les pays envahis par l’Allemagne s’étaient alors trouvés.

Nombre de pays qui ont connu l’occupation allemande, comme la Norvège, voulaient tirer les leçons de leur incapacité à résister à l’occupant et se sont dit, qu’en cas de nouvelle occupation, ils devaient être mieux préparés, disposer d’une autre option et pouvoir compter sur une armée secrète dans le cas où l’armée classique serait défaite. Il y avait, à l’intérieur de ces armées secrètes, d’honnêtes gens, des patriotes sincères, qui voulaient uniquement défendre leur pays en cas d’occupation.

Silvia Cattori : Si je comprends bien, ces Stay behind dont l’objectif initial était de se préparer pour le cas d’une invasion soviétique, ont été détournées de ce but pour combattre la gauche. Dès lors, on peine à comprendre pourquoi les partis de gauche n’ont pas enquêté, dénoncé ces dérives plus tôt ?

Daniele Ganser : Si on prend le cas de l’Italie, il apparaît que, chaque fois que le Parti communiste a interpellé le gouvernement pour obtenir des explications sur l’armée secrète qui opérait dans ce pays sous le nom de code Gladio [6], il n’y a jamais eu de réponse sous prétexte de secret d’Etat. Ce n’est qu’en 1990 que Giulio Andreotti [7] a reconnu l’existence de Gladio et ses liens directs avec l’Otan, la CIA et le MI6 [8]. C’est à cette époque aussi que le juge Felice Casson a pu prouver que le véritable auteur de l’attentat de Peteano en 1972, qui avait secoué alors l’Italie, et qui avait été attribué jusque là à des militants d’extrême gauche, était Vincenzo Vinciguerra, apparenté lui à Ordine Nuovo, un groupe d’extrême droite. Vinciguerra a avoué avoir commis l’attentat de Peteano avec l’aide des services secrets italiens. Vinciguerra a également parlé de l’existence de cette armée secrète Gladio. Et il a expliqué que, pendant la Guerre froide, ces attentats clandestins avaient causé la mort de femmes et d’enfants [9]. Il a également affirmé que cette armée secrète contrôlée par l’Otan, avait des ramifications partout en Europe. Quand cette information est sortie, il y a eu une crise politique en Italie, Et c’est grâce aux investigations du juge Felice Casson qu’on a eu connaissance des armées secrètes de l’Otan.

En l’Allemagne, quand les socialistes du SPD ont appris, en 1990, qu’il existait dans leur pays -comme dans tous les autres pays européens- une armée secrète, et que cette structure était liée aux services secrets allemands, ils ont crié au scandale et accusé le parti démocrate-chrétien (CDU). Ce parti a réagi en disant : si vous nous accusez, nous allons dire au public que, vous aussi, avec Willy Brandt, aviez trempé dans cette conspiration. Cela coïncidait avec les premières élections de l’Allemagne réunifiée, que le SPD espérait gagner. Les dirigeants du SPD ont compris que ce n’était pas un bon sujet électoral ; finalement ils ont laissé entendre que ces armées secrètes étaient justifiées.

Au Parlement européen, en novembre 1990, des voix se sont élevées pour dire que l’on ne pouvait pas tolérer l’existence d’armées clandestines, ni laisser sans explication des actes de terreur dont l’origine réelle n’était pas élucidée, qu’il fallait enquêter. Le Parlement européen a donc protesté par écrit auprès de l’Otan et du président George Bush senior. Mais rien n’a été fait.

Ce n’est qu’en Italie, en Suisse et en Belgique, que des enquêtes publiques ont été engagées. Ce sont du reste les trois seuls pays qui ont fait un peu d’ordre dans cette affaire et qui ont publié un rapport sur leurs armées secrètes.

Silvia Cattori : Qu’en est-il aujourd’hui ? Ces armées clandestines seraient-elles toujours actives ? Y aurait-il des structures nationales secrètes qui échappent au contrôle des États ?

Daniele Ganser : Pour un historien, il est difficile de répondre à cette question. On ne dispose pas d’un rapport officiel pays par pays. Dans mes ouvrages, j’analyse des faits que je peux prouver.

En ce qui concerne l’Italie, il y a un rapport qui dit que l’armée secrète Gladio a été supprimée. Sur l’existence de l’armée secrète P 26 en Suisse, il y a également eu un rapport du Parlement, en novembre 1990. Donc, ces armées clandestines, qui avaient stocké des explosifs dans des caches un partout à travers la Suisse, ont été dissoutes.

Mais, dans les autres pays, on n’a rien fait. En France, alors que le président François Mitterrand avait affirmé que tout cela appartenait au passé, on a appris par la suite que ces structures secrètes étaient toujours en place quand Giulio Andreotti a laissé entendre que le président français mentait : « Vous dites que les armées secrètes n’existent plus ; or, lors de la réunion secrète de l’automne 1990, vous aussi les Français étiez présents ; ne dites pas que cela n’existe plus ». Mitterrand fut assez fâché avec Andreotti car, après cette révélation, il dut rectifier sa déclaration. Plus tard l’ancien chef des services secrets français, l’amiral Pierre Lacoste, a confirmé que ces armées secrètes existaient aussi en France, et que la France avait eu elle aussi des implications dans des attentats terroristes [10].

Il est donc difficile de dire si tout cela est révolu. Et, même si les structures Gladio ont été dissoutes, on peut très bien en avoir créé de nouvelles tout en continuant de se servir de cette technique de la stratégie de la tension et des False flag.

Silvia Cattori : Peut-on penser que, après l’effondrement de l’URSS, les États-Unis et l’Otan ont continué de développer la stratégie de la tensio et les False flag sur d’autres fronts ?

Daniele Ganser : Mes recherches se sont concentrées sur la période de la Guerre froide en Europe. Mais l’on sait qu’il y a eu ailleurs des False flag où la responsabilité des États a été prouvée. Exemple : les attentats, en 1953, en Iran, d’abord attribués à des communistes iraniens. Or, il s’est avéré que la CIA et le MI6 s’étaient servis d’agents provocateurs pour orchestrer le renversement du gouvernement Mohammed Mossadegh, ceci dans le cadre de la guerre pour le contrôle du pétrole. Autre exemple : les attentats, en 1954, en Égypte, que l’on avait d’abord attribués aux musulmans. Il a été prouvé par la suite que, dans ce que l’on a appelé l’affaire Lavon [11], ce sont les agents du Mossad qui en étaient les auteurs. Ici, il s’agissait pour Israël d’obtenir que les troupes britanniques ne quittent pas l’Égypte mais y demeurent, aussi pour assurer la protection d’Israël. Ainsi, nous avons des exemples historiques montrant que la stratégie de la tension et les false flag ont été utilisés par les USA, la Grande Bretagne et Israël. Il nous faut encore poursuivre les recherches dans ces domaines, car, dans leur histoire, d’autres pays ont également utilisé la même stratégie.

Silvia Cattori : Ces structures clandestines de l’Otan, créées après la Seconde Guerre mondiale, sous l’impulsion des États-Unis, pour doter les pays européens d’une guérilla capable de résister à une invasion soviétique, n’ont finalement servi qu’à mener des opérations criminelles contre des citoyens européens ? Tout porte à penser que les États-Unis visaient eux tout autre chose !

Daniele Ganser : Vous avez raison de soulever cette question. Les États-Unis étaient intéressés par le contrôle politique. Ce contrôle politique est un élément essentiel de la stratégie de Washington et de Londres. Le général Geraldo Serravalle, chef du Gladio, le réseau italien Stay-behind, en donne un exemple dans son livre. Il raconte qu’il a compris que les États-Unis n’étaient pas intéressés par la préparation de cette guérilla en cas d’invasion soviétique, quand il a vu que, ce qui intéressait les agents de la CIA, qui assistaient aux exercices d’entraînement de l’armée secrète qu’il dirigeait, était de s’assurer que cette armée fonctionne de façon à contrôler les actions des militants communistes. Leur crainte était l’arrivée des communistes au pouvoir dans des pays comme la Grèce, l’Italie, la France. C’est donc à cela que devait servir la stratégie de la tension : à orienter et à influencer la politique de certains pays de l’Europe de l’Ouest.

Silvia Cattori : Vous avez parlé de l’élément émotionnel comme facteur important dans la stratégie de la tension. Donc, la terreur, dont l’origine reste floue, incertaine, la peur qu’elle provoque, sert à manipuler l’opinion. N’assiste-t-on pas aujourd’hui aux mêmes procédés ? Hier, on attisait la peur du communisme, aujourd’hui n’attise-t-on pas la peur de l’islam ?

Daniele Ganser : Oui, il y a un parallèle très net. Lors des préparatifs de guerre contre l’Irak, on a dit que Saddam Hussein possédait des armes biologiques, qu’il y avait un lien entre l’Irak et les attentats du 11 septembre, ou qu’il y avait un lien entre l’Irak et les terroristes d’Al Qaida. Mais tout cela n’était pas vrai. Par ces mensonges, on voulait faire croire au monde que les musulmans voulaient répandre le terrorisme partout, que cette guerre était nécessaire pour combattre la terreur. Or, la vraie raison de la guerre est le contrôle des ressources énergétiques. Du fait de la géologie, les richesses en gaz et en pétrole se concentrent dans les pays musulmans. Celui qui veut se les accaparer, doit se masquer derrière ce genre de manipulations.

On ne peut pas dire qu’il n’y a plus beaucoup de pétrole car le maximum de la production globale – le « peak oil » [12] – va survenir probablement avant 2020 et qu’il faut donc aller prendre le pétrole en Irak, parce que les gens diraient qu’il ne faut pas tuer des enfants pour le pétrole. Et ils ont raison. On ne peut pas leur dire non plus que, dans la Mer Caspienne, il y a des réserves énormes et qu’on veut créer un pipeline vers l’Océan indien mais que, comme on ne peut pas passer par l’Iran au sud, ni passer par la Russie au nord, il faut passer par l’est, le Turkménistan et l’Afghanistan, et donc, il faut contrôler ce pays. C’est pourquoi on qualifie les musulmans de « terroristes ». Ce sont de gros mensonges, mais si l’on répète mille fois que les musulmans sont des « terroristes », les gens finiront par le croire et par se dire que ces guerres antimusulmanes sont utiles ; et par oublier qu’il y a beaucoup de formes de terrorisme, que la violence n’est pas forcement une spécialité musulmane.

Silvia Cattori : En somme, ces structures clandestines ont pu être dissoutes, mais la stratégie de la tension a pu continuer ?

Daniele Ganser : C’est exact. On peut avoir dissout les structures, et en avoir formé de nouvelles. Il est important d’expliquer comment, dans la stratégie de la tension, la tactique et la manipulation fonctionnent. Tout cela n’est pas légal. Mais, pour les États, c’est plus facile de manipuler des gens que de leur dire que l’on cherche à mettre la main sur le pétrole d’autrui. Toutefois, tous les attentats ne découlent pas de la stratégie de la tension. Mais il est difficile de savoir quels sont les attentats manipulés. Même ceux qui savent que nombre d’attentats sont manipulés par des Etats pour discréditer un ennemi politique, peuvent se heurter à un obstacle psychologique. Après chaque attentat, les gens ont peur, sont confus. Il est très difficile de se faire à l’idée que la stratégie de la tension, la stratégie du False flag, est une réalité. Il est plus simple d’accepter la manipulation et de se dire : « Depuis trente ans je me tiens informé et je n’ai jamais entendu parler de ces armées criminelles. Les musulmans nous attaquent, c’est pour cela qu’on les combat ».

Silvia Cattori : Dès 2001, l’Union européenne a instauré des mesures anti-terroristes. Il est apparu ensuite que ces mesures ont permis à la CIA de kidnapper des gens, de les transporter dans des lieux secrets pour les torturer. Les États européens ne sont-ils pas devenus un peu otages de leur soumission aux États-Unis ?

Daniele Ganser : Les États européens ont eu une attitude assez faible à l’égard des États-Unis après les attentats du 11 septembre 2001. Après avoir affirmé que les prisons secrètes étaient illégales, ils ont laissé faire. Même chose avec les prisonniers de Guantanamo. Des voix se sont élevées en Europe pour dire : « On ne peut pas priver les prisonniers de la défense d’un avocat ». Quand Madame Angela Merkel a évoqué cette question, les États-Unis ont clairement laissé entendre que l’Allemagne était un peu impliquée en Irak, que ses services secrets avaient contribué à préparer cette guerre, donc qu’ils devaient se taire.

Silvia Cattori : Dans ce contexte, où il y a encore beaucoup de zones d’ombre, quelle sécurité peut apporter l’Otan aux peuples qu’elle est censée protéger si elle permet à des services secrets de manipuler ?

Daniele Ganser : En ce qui concerne les attentats terroristes manipulés par les armées secrètes du réseau Gladio durant la Guerre froide, il est important de pouvoir déterminer avec clarté quelle est l’implication réelle de l’Otan là-dedans, de savoir ce qui s’est réellement passé. S’agissait-il d’actes isolés ou d’actes organisés secrètement par l’Otan ? Jusqu’à ce jour, l’Otan a refusé de parler de la stratégie de la tension et du terrorisme durant la Guerre froide, l’Otan refuse toute question concernant Gladio.

Aujourd’hui, on se sert de l’Otan comme d’une armée offensive, alors que cette organisation n’a pas été créée pour jouer ce rôle. On l’a activée dans ce sens, le 12 septembre 2001, immédiatement après les attentats de New York. Les dirigeants de l’Otan affirment que la raison de leur participation à la guerre contre les Afghans est de combattre le terrorisme. Or, l’Otan risque de perdre cette guerre. Il y aura, alors, une grande crise, des débats. Ce qui permettra alors de savoir si l’Otan mène, comme elle l’affirme, une guerre contre le terrorisme, ou si on se trouve dans une situation analogue à celle que l’on a connue durant la Guerre froide, avec l’armée secrète Gladio, où il y avait un lien avec la terreur. Les années à venir diront si l’Otan a agi en dehors de la mission pour laquelle elle a été fondée : défendre les pays européens et les États-Unis en cas d’invasion soviétique, évènement qui ne s’est jamais produit. L’Otan n’a pas été fondée pour s’emparer du pétrole ou du gaz des pays musulmans.

Silvia Cattori : On pourrait encore comprendre qu’Israël, qui a des intérêts à élargir les conflits dans les pays arabes et musulmans, encourage les États-Unis dans ce sens. Mais on ne voit pas quel peut être l’intérêt des États européens à engager des troupes dans des guerres décidées par le Pentagone, comme en Afghanistan ?

Daniele Ganser : Je pense que l’Europe est confuse. Les États-Unis sont dans une position de force, et les Européens ont tendance à penser que la meilleure chose est de collaborer avec le plus fort. Mais il faudrait réfléchir un peu plus. Les parlementaires européens cèdent facilement à la pression des États-Unis qui réclament toujours davantage de troupes sur tel ou tel front. Plus les pays européens cèdent, plus ils se soumettent, et plus ils vont se trouver confrontés à des problèmes toujours plus grands. En Afghanistan, les Allemands et les Britanniques sont sous le commandement de l’armée américaine. Stratégiquement, ce n’est pas une position intéressante pour ces pays. Maintenant, les États-Unis ont demandé aux Allemands d’engager leurs soldats également au sud de l’Afghanistan, dans les zones où la bataille est la plus rude. Si les Allemands acceptent, ils risquent de se faire massacrer par ces forces afghanes qui refusent la présence de tout occupant. L’Allemagne devrait sérieusement se demander si elle ne devrait pas retirer ses 3000 soldats d’Afghanistan. Mais, pour les Allemands, désobéir aux ordres des États-Unis, dont ils sont un peu les vassaux, c’est un pas difficile à faire.

Silvia Cattori :Que savent les autorités qui nous gouvernent aujourd’hui de la stratégie de la tension  ? Peuvent-elles continuer comme cela à laisser des fauteurs de guerres fomenter des coups d’État, kidnapper et torturer des gens sans réagir ? Ont-elles encore les moyens d’empêcher ces activités criminelles ?

Daniele Ganser : Je ne sais pas. Comme historien, j’observe, je prends note. Comme conseiller politique, je dis toujours qu’il ne faut pas céder aux manipulations qui visent à susciter la peur et à faire croire que les « terroristes » sont toujours les musulmans ; je dis qu’il s’agit d’une lutte pour le contrôle des ressources énergétiques ; qu’il faut trouver des moyens pour survivre à la pénurie énergétique sans aller dans le sens de la militarisation. On ne peut pas résoudre les problèmes de cette façon ; on les aggrave.

Silvia Cattori : Quand on observe la diabolisation des Arabes et des musulmans à partir du conflit israélo-palestinien, on se dit que cela n’a rien à voir avec le pétrole.

Daniele Ganser : Oui, dans ce cas oui. Mais, dans la perspective des États-Unis, il s’agit bien d’une lutte pour prendre le contrôle des réserves énergétiques de ce bloc eurasiatique qui se situe dans cette « ellipse stratégique » qui va de l’Azerbaïdjan en passant par le Turkménistan et le Kazakhstan, jusqu’à l’Arabie Saoudite, l’Irak, le Koweït et le Golfe persique. C’est précisément là, dans cette région où se déroule cette prétendue guerre « contre le terrorisme », que se concentrent les plus importantes réserves en pétrole et en gaz. À mon avis, il ne s’agit pas d’autre chose que d’un enjeu géostratégique à l’intérieur duquel l’Union européenne ne peut qu’être perdante. Car, si les États-Unis prennent le contrôle de ces ressources, et que la crise énergétique s’aggrave, ils leur diront : « Vous voulez du gaz, vous voulez du pétrole, très bien, en échange nous on veut ceci et cela ». Les États-Unis ne vont pas donner gratuitement le pétrole et le gaz aux pays européens. Peu de gens savent que le « peak oil », le maximum de la production, a déjà été atteint dans la Mer du Nord et que, par conséquent, la production du pétrole en Europe - la production de la Norvège et de la Grande Bretagne - est en déclin.

Le jour où les gens réaliseront que ces guerres « contre le terrorisme » sont manipulées, et que ces accusations contre les musulmans sont, en partie, de la propagande, ils vont être surpris. Les États européens doivent se réveiller et comprendre enfin comment la stratégie de la tension fonctionne. Et ils doivent aussi apprendre à dire non aux États-Unis. En plus, aux États-Unis aussi, il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas de cette militarisation des relations internationales.

Silvia Cattori : Vous avez aussi fait des recherches sur les attentats du 11 septembre 2001 et vous avez cosigné un livre [13] avec d’autres intellectuels qui se préoccupent des incohérences et des contradictions dans la version officielle de ces évènements ainsi que dans les conclusions de la commission d’enquête mandatée par Monsieur Bush ? Ne craignez-vous pas d’être accusé de « théorie conspirationniste » ?

Daniele Ganser : Mes étudiants et d’autres gens m’ont toujours demandé : si cette « guerre contre le terrorisme » concerne vraiment le pétrole et le gaz, les attentats du 11 septembre n’ont-ils pas aussi été manipulés ? Ou est-ce une coïncidence, que les musulmans d‘Oussama ben Laden aient frappé exactement au moment où les pays occidentaux commençaient à comprendre qu’une crise du pétrole s’annonçait ? J’ai donc commencé à m’intéresser à ce qui avait été écrit sur le 11 septembre et à étudier également le rapport officiel qui a été présenté en juin 2004. Quand on se plonge dans ce sujet, on s’aperçoit d’emblée qu’il y a un grand débat planétaire autour de ce qui s’est réellement passé le 11 septembre 2001. L’information que nous avons n’est pas très précise. Ce qui pose question dans ce rapport de 600 pages est que la troisième tour qui s’est effondrée ce jour là, n’est même pas mentionnée. La commission ne parle que de l’effondrement de deux tours, les « Twin Towers ». Alors qu’il y a une troisième tour, haute de 170 mètres, qui s’est effondrée ; la tour appelée WTC 7. On parle d’un petit incendie dans son cas. J’ai parlé avec des professeurs qui connaissent bien la structure des bâtiments ; ils disent qu’un petit incendie ne peut pas détruire une structure d’une pareille dimension. L’histoire officielle sur le 11 septembre, les conclusions de la commission, ne sont pas crédibles. Cette absence de clarté met les chercheurs dans une situation très difficile. La confusion règne également sur ce qui s’est réellement passé au Pentagone. Sur les photos que nous avons c’est difficile de voir un avion. On ne voit pas comment un avion serait tombé là-dessus.

Silvia Cattori : Le Parlement du Venezuela a demandé aux Etats-Unis d’apporter davantage d’explications pour éclaircir l’origine de ces attentats. Cela ne devrait-il pas être l’exemple à suivre ?

Daniele Ganser : Il y a beaucoup d’incertitudes sur le 11 septembre. Les parlementaires, les universitaires, les citoyens peuvent demander des comptes sur ce qui s’est réellement passé. Je pense qu’il est important de continuer à s’interroger. C’est un évènement que personne ne peut oublier ; chacun se rappelle où il se trouvait à ce moment précis. C’est incroyable que, cinq années plus tard, on ne soit toujours pas arrivé à y voir clair.

Silvia Cattori : On dirait que tout se passe comme si tous les corps constitués ne veulent pas remettre en question la version officielle. Se seraient-ils laissé manipuler par la désinformation organisée par des stratèges de la tension et des False flag ?

Daniele Ganser : On est manipulable si on a peur ; peur de perdre son travail, peur de perdre le respect des gens que l’on aime. On ne peut pas sortir de cette spirale de violence et de terreur si on se laisse gagner par la peur. C’est normal d’avoir peur, mais il faut parler ouvertement de cette peur et des manipulations qui la génèrent. Nul ne peut échapper à leurs conséquences. Cela est d’autant plus grave que les responsables politiques agissent souvent sous l’effet de cette peur. Il faut trouver la force de dire : « Oui j’ai peur de savoir que ces mensonges font souffrir des gens ; oui j’ai peur de penser qu’il n’y a plus beaucoup de pétrole ; oui j’ai peur de penser que ce terrorisme dont on parle est la conséquence de manipulations, mais je ne vais pas me laisser intimider ».

Silvia Cattori : Jusqu’à quel point des pays comme la Suisse participent-ils, en ce moment, de cette stratégie de la tension  ?

Daniele Ganser : Je pense qu’il n’y a pas de stratégie de la tension en Suisse. Ce pays ne connait pas d’attentats terroristes. Mais, ce qui est vrai, en Suisse comme ailleurs, est que les politiques qui craignent les États-Unis, leur position de force, ont tendance à se dire : ce sont de bons amis, nous n’avons pas intérêt à nous battre avec eux.

Silvia Cattori : Cette manière de penser et de couvrir les mensonges qui découlent de la stratégie de la tension, ne rend-elle pas tout un chacun complice des crimes qu’elle entraîne ? À commencer par les journalistes et les partis politiques ?

Daniele Ganser : Je pense, personnellement, que tout le monde - journalistes, universitaires, politiciens - doit réfléchir sur les implications de la stratégie de la tension et des False flag. Nous sommes là, il est vrai, en présence de phénomènes qui échappent à tout entendement. C’est pourquoi, chaque fois qu’il y a des attentats terroristes, il faut s’interroger et chercher à comprendre ce que cela recouvre. Ce n’est que le jour où l’on admettra officiellement que les False flag sont une réalité, que l’on pourra établir une liste des False flag qui ont eu lieu dans l’histoire et se mettre d’accord sur ce qu’il faudrait faire.

La recherche de la paix est le thème qui m’intéresse. Il est important d’ouvrir le débat sur la stratégie de la tension et de prendre acte qu’il s’agit d’un phénomène bien réel. Car, aussi longtemps que l’on n’a pas accepté de reconnaître son existence, on ne peut pas agir. C’est pour cela qu’il est important d’expliquer ce que la stratégie de la tension signifie réellement. Et, une fois que l’on a compris, de ne pas se laisser gagner par la peur et la haine contre un groupe. Il faut se dire que ce n’est pas uniquement un pays qui est impliqué là-dedans ; que ce ne sont pas seulement les États-Unis, l’Italie, Israël ou les Iraniens, mais que cela se produit partout, même si certains pays y participent de manière plus intense que d’autres. Il faut comprendre, sans accuser tel pays ou telle personne. La peur et la haine n’aident pas à avancer mais paralysent le débat. Je vois beaucoup d’accusations contre les États-Unis, contre Israël, contre la Grande Bretagne, ou alternativement, contre l’Iran, la Syrie. Mais la recherche sur la paix nous enseigne qu’il ne faut pas se livrer à des accusations basées sur le nationalisme, et qu’il ne faut ni haine ni peur ; que le plus important est d’expliquer. Et cette compréhension sera bénéfique pour nous tous.

Silvia Cattori : Pourquoi votre livre consacré aux armées secrètes de l’Otan, publié en anglais, traduit en italien, en turc, en slovène et bientôt en grec n’est-il pas publié en français ?

Daniele Ganser : Je n’ai pas encore trouvé d’éditeur en France. Si un éditeur est intéressé à publier mon livre c’est bien volontiers que je le verrais traduit en français.

[1] Nato’s secret Armies : Terrorism in Western Europe par Daniele Gabnser, préface de John Prados. Frank Cass éd., 2005. ISBN 07146850032005

[2] C’est après l’attentat de Piazza Fontana à Milan en 1969 que l’expression stratégie de la tension a été entendue pour la première fois.

[3] False flag operations (opérations faux drapeaux) est l’expression utilisée pour désigner des actions terroristes, menées secrètement par des gouvernements ou des organisations, et que l’on fait apparaître comme ayant été menées par d’autres.

[4] « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains » par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[5] Stay behind (qui veut dire : rester derrière en cas d’invasion soviétique) est le nom donné aux structures clandestines entraînées pour mener une guerre de partisans.

[6] Gladio désigne l’ensemble des armées secrètes européennes qui étaient sous la direction de la CIA.

[7] Président du Conseil des ministres, membre de la démocratie chrétienne.

[8] « Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio » document du 26 février 1991, Bibliothèque du Réseau Voltaire.

[9] « 1980 : carnage à Bologne, 85 morts », Réseau Voltaire, 12 mars 2004.

[10] « La France autorise l’action des services US sur son territoire » par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2004.

[11] Affaire Lavon, du nom du ministre de la Défense israélien qui a dû démissionner quand le Mossad a été démasqué comme ayant trempé dans ces actes criminels

[12] Voir : « Odeurs de pétrole à la Maison-Blanche », Réseau Voltaire, 14 décembre 2001. « Les ombres du rapport Cheney » par Arthur Lepic, 30 mars 2004. « Le déplacement du pouvoir pétrolier » par Arthur Lepic, 10 mai 2004. « Dick Cheney, le pic pétrolier et le compte à rebours final » par Kjell Aleklett, 9 mars 2005.« L’adaptation économique à la raréfaction du pétrole » par Thierry Meyssan, 9 juin 2005.

[13] 9/11 American Empire : Intellectual speaks out, sous la direction de David Ray Griffin, Olive Branch Press, 2006
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« Répondre #155 le: 23/01/2008 - 14:38:40 »


Kosovo : un général russe n’exclut pas la guerre nucléaire préventive
21 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/article.php3?id_article=3731&recalcul=oui

Le 20 janvier 2008 (LPAC) - A la veille des élections en Serbie, le général Youri Balouïevski a mis en garde les gouvernements occidentaux en disant que la Russie se gardait le droit de mener une guerre préventive, y compris nucléaire, si la souveraineté de la Russie ou de ses alliés était mise en danger immédiat.

Parlant devant des militaires, le chef de l’état-major russe a déclaré : « Nous n’avons pas la moindre intention d’attaquer quiconque, mais nous pensons qu’il est fondamental pour tous nos partenaires dans le monde de bien comprendre que, pour la défense de notre souveraineté et l’intégrité territoriale de la Russie et de ses alliés, la force militaire sera employée, y compris à titre préventif et y compris en employant l’arme atomique. »

Ces dures paroles ont été prononcées par le général à la veille des élections présidentielles de Serbie, où une déclaration unilatérale de l’indépendance du Kosovo risque effectivement de poser une menace immédiate aux relations entre la Russie, les Etats-Unis et l’Union européenne. La présidentielle serbe se polarise actuellement entre le Président sortant, le réformateur pro-européen Boris Tadic et le candidat nationaliste Tomislav Nikolic, ce dernier représentant la ligne dure de Moscou opposé à toute velléité d’indépendance.

Lyndon LaRouche a sommé l’administration américaine d’ordonner à Richard Holbrooke de se taire, vu son rôle provocateur. Holbrooke, envoyé spécial dans la région de la secrétaire d’Etat Madeleine Albright pendant la guerre des Balkans, continue à vouloir rallier le soutien européen et américain pour une déclaration d’indépendance unilatérale du Kosovo.

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L’OTAN reçoit un « manifeste pour une frappe nucléaire préemptive » (VO)
23 janvier 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1608

Cinq haut-gradés européens, dont l’amiral Lanxade ancien Chef d’Etat-Major des Armées, publient un manifeste adressé à l’OTAN dans lequel ils se déclarent en faveur de l’emploi pré-emptif de l’arme nucléaire afin de prévenir une menace « imminente » de prolifération.

Pre-emptive nuclear strike a key option, Nato told
Par Ian Traynor, The Guardian, 22 janvier 2008


The west must be ready to resort to a pre-emptive nuclear attack to try to halt the "imminent" spread of nuclear and other weapons of mass destruction, according to a radical manifesto for a new Nato by five of the west’s most senior military officers and strategists. Calling for root-and-branch reform of Nato and a new pact drawing the US, Nato and the European Union together in a "grand strategy" to tackle the challenges of an increasingly brutal world, the former armed forces chiefs from the US, Britain, Germany, France and the Netherlands insist that a "first strike" nuclear option remains an "indispensable instrument" since there is "simply no realistic prospect of a nuclear-free world".

The manifesto has been written following discussions with active commanders and policymakers, many of whom are unable or unwilling to publicly air their views. It has been presented to the Pentagon in Washington and to Nato’s secretary general, Jaap de Hoop Scheffer, over the past 10 days. The proposals are likely to be discussed at a Nato summit in Bucharest in April. "The risk of further [nuclear] proliferation is imminent and, with it, the danger that nuclear war fighting, albeit limited in scope, might become possible," the authors argued in the 150-page blueprint for urgent reform of western military strategy and structures. "The first use of nuclear weapons must remain in the quiver of escalation as the ultimate instrument to prevent the use of weapons of mass destruction."

The authors - General John Shalikashvili, the former chairman of the US joint chiefs of staff and Nato’s ex-supreme commander in Europe, General Klaus Naumann, Germany’s former top soldier and ex-chairman of Nato’s military committee, General Henk van den Breemen, a former Dutch chief of staff, Admiral Jacques Lanxade, a former French chief of staff, and Lord Inge, field marshal and ex-chief of the general staff and the defence staff in the UK - paint an alarming picture of the threats and challenges confronting the west in the post-9/11 world and deliver a withering verdict on the ability to cope.

The five commanders argue that the west’s values and way of life are under threat, but the west is struggling to summon the will to defend them. The key threats are :

· Political fanaticism and religious fundamentalism.

· The "dark side" of globalisation, meaning international terrorism, organised crime and the spread of weapons of mass destruction.

· Climate change and energy security, entailing a contest for resources and potential "environmental" migration on a mass scale.

· The weakening of the nation state as well as of organisations such as the UN, Nato and the EU.

To prevail, the generals call for an overhaul of Nato decision-taking methods, a new "directorate" of US, European and Nato leaders to respond rapidly to crises, and an end to EU "obstruction" of and rivalry with Nato. Among the most radical changes demanded are :

· A shift from consensus decision-taking in Nato bodies to majority voting, meaning faster action through an end to national vetoes.

· The abolition of national caveats in Nato operations of the kind that plague the Afghan campaign.

· No role in decision-taking on Nato operations for alliance members who are not taking part in the operations.

· The use of force without UN security council authorisation when "immediate action is needed to protect large numbers of human beings".

In the wake of the latest row over military performance in Afghanistan, touched off when the US defence secretary, Robert Gates, said some allies could not conduct counter-insurgency, the five senior figures at the heart of the western military establishment also declare that Nato’s future is on the line in Helmand province.

"Nato’s credibility is at stake in Afghanistan," said Van den Breemen.

"Nato is at a juncture and runs the risk of failure," according to the blueprint.

Naumann delivered a blistering attack on his own country’s performance in Afghanistan. "The time has come for Germany to decide if it wants to be a reliable partner." By insisting on "special rules" for its forces in Afghanistan, the Merkel government in Berlin was contributing to "the dissolution of Nato".

Ron Asmus, head of the German Marshall Fund thinktank in Brussels and a former senior US state department official, described the manifesto as "a wake-up call". "This report means that the core of the Nato establishment is saying we’re in trouble, that the west is adrift and not facing up to the challenges."

Naumann conceded that the plan’s retention of the nuclear first strike option was "controversial" even among the five authors. Inge argued that "to tie our hands on first use or no first use removes a huge plank of deterrence".

Reserving the right to initiate nuclear attack was a central element of the west’s cold war strategy in defeating the Soviet Union. Critics argue that what was a productive instrument to face down a nuclear superpower is no longer appropriate.

Robert Cooper, an influential shaper of European foreign and security policy in Brussels, said he was "puzzled".

"Maybe we are going to use nuclear weapons before anyone else, but I’d be wary of saying it out loud."

Another senior EU official said Nato needed to "rethink its nuclear posture because the nuclear non-proliferation regime is under enormous pressure".

Naumann suggested the threat of nuclear attack was a counsel of desperation. "Proliferation is spreading and we have not too many options to stop it. We don’t know how to deal with this."

Nato needed to show "there is a big stick that we might have to use if there is no other option", he said.
The Authors :

John Shalikashvili

The US’s top soldier under Bill Clinton and former Nato commander in Europe, Shalikashvili was born in Warsaw of Georgian parents and emigrated to the US at the height of Stalinism in 1952. He became the first immigrant to the US to rise to become a four-star general. He commanded Operation Provide Comfort in northern Iraq at the end of the first Gulf war, then became Saceur, Nato’s supreme allied commander in Europe, before Clinton appointed him chairman of the joint chiefs in 1993, a position he held until his retirement in 1997.

Klaus Naumann

Viewed as one of Germany’s and Nato’s top military strategists in the 90s, Naumann served as his country’s armed forces commander from 1991 to 1996 when he became chairman of Nato’s military committee. On his watch, Germany overcame its post-WWII taboo about combat operations, with the Luftwaffe taking to the skies for the first time since 1945 in the Nato air campaign against Serbia.

Lord Inge

Field Marshal Peter Inge is one of Britain’s top officers, serving as chief of the general staff in 1992-94, then chief of the defence staff in 1994-97. He also served on the Butler inquiry into Saddam Hussein’s weapons of mass destruction and British intelligence.

Henk van den Breemen

An accomplished organist who has played at Westminster Abbey, Van den Breemen is the former Dutch chief of staff.

Jacques Lanxade

A French admiral and former navy chief who was also chief of the French defence staff.

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Tenons Albright et Holbrooke à distance du Kosovo
22 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3738

Lors de sa conférence internet du 17 janvier, un ancien responsable serbe a demandé à Lyndon LaRouche comment écarter le danger grandissant d’une nouvelle guerre dans les Balkans. LaRouche lui répondit : « Rappelez-vous l’empire des Habsbourg et l’héritage qui fut légué à l’Angleterre, ainsi que l’histoire de tout ce processus [dans les Balkans], qui est devenu un foyer de conflit. Replacez ensuite cela dans la réalité d’aujourd’hui, ce qui implique un changement d’angle d’approche. (...) Les Anglais combattent rarement dans leurs propres guerres, ils s’arrangent plutôt pour monter les puissances les unes contre les autres. (...) Aujourd’hui, puisqu’ils veulent la guerre avec la Russie, ils retournent à l’héritage de 1912 et cherchent une fois de plus une nouvelle guerre des Balkans. »

« Pour résoudre cette crise, gardons-nous de faire appel à l’ancienne secrétaire d’Etat américaine Madame Albright et à son envoyé spécial Richard Holbrooke. Il faut les tenir à distance de cette région. Albright est une adepte de la H.G. Wells Society et Holbrooke fut « une figure clef dans la chienlit répandue dans les Balkans dans une phase antérieure de la guerre. »

C’est en orchestrant des confits qu’on gère les empires, poursuivit LaRouche. Il faut donc combattre cette politique impériale de façon à éviter ces conflits, faciles à déclencher mais si difficiles à faire cesser.

« Tout d’abord, il faut écarter de la scène des gens comme Holbrooke, souligna LaRouche, parce qu’ils veulent déclencher la guerre ! Pas la mener, mais la déclencher ! Et vu ce qui c’est passé récemment dans la région, une nouvelle guerre serait infernale. On doit donc l’empêcher à tout prix et proposer des solutions. Ce ne sera pas facile. (...) Il s’agit de réunir des forces politiques pour qu’elles trouvent un accord et de convaincre les gens de se comporter humainement entre eux. »

LaRouche en revint alors aux Britanniques qui cherchent le conflit avec la Russie, surtout s’il est mené par les Etats-Unis. « Qui a intérêt à cette guerre ? Certainement pas les peuples de la région ! Il nous faut un accord régional, une sorte de traité de Westphalie, soutenu par les grandes puissances. »

« J’aimerais que la Russie y joue un rôle important, vu sa responsabilité historique. Car pour l’instant, l’Europe occidentale ne fonctionne pas vraiment. J’espère également que les Etats-Unis, malgré la nullité de notre Président, jouent aussi un rôle positif. Il reste malgré tout des patriotes américains qui sont conscients de leur responsabilité pour l’avenir du monde. Il existe des décideurs influents dans les allées du pouvoir, ou en dehors, capables de comprendre ce qui doit être fait, et ils le feront si on leur en donne l’occasion. Ce sont eux qui ont fait obstacle, jusqu’à présent, à ce pauvre fou de Président qui voulait une guerre avec l’Iran. »

Ensuite se pose la question de la reconstruction. « Regardez ces belles rivières, ces belles montagnes. Il y a là un potentiel fantastique pour l’agriculture et bien d’autres projets industriels. Pourquoi le développement de cette région ne servirait-il pas d’élément fédérateur autour d’une coopération mutuelle ? Une reconstruction pacifique mise en oeuvre sur plusieurs générations permettrait ainsi d’effacer peu à peu les horreurs du passé. »
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kader
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« Répondre #156 le: 24/01/2008 - 12:18:31 »


URGENT :

A TOUS LES HUMBLES ALGERIENS D'ALGERIE, IL FAUT RECUPERER IMMEDIATEMENT EN URGENCE EN ESPECES (CASH) VOTRE "ARGENT ET EPARGNE" DE TOUTES LES BANQUES ALGERIENNES ET ETRANGERES EN ALGERIE ET CONVERTIR UNE PARTIE EN Or 24 carats (métal) ou argent-métal (http://www.24hgold.com/francais/cours_or_argent.aspx - http://www.invest.gold.org/sites/fr/ ).

Emigrés Algériens à l'étranger vous êtes aussi concernés alors IL FAUT RECUPERER IMMEDIATEMENT EN URGENCE EN ESPECES (CASH) VOTRE "ARGENT ET EPARGNE" DE TOUTES LES BANQUES A L'ETRANGER ET LE CONVERTIR UNE PARTIE EN Or 24 carats (métal) ou argent-métal CAR IL Y A UN FORT RISQUE QU'UNE PARTIE POURRAIT ETRE "FISCALEMENT SAISIE", A CAUSE DES CONVENTIONS ECONOMICO-FINANCIERES ALGERO-"PAYS ETRANGERS", POUR DEFAUT DE PAIEMENT DE L'ALGERIE PROVOQUE PAR LES IDOLATRES FANATIQUES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ) ET LEURS SUPPORTEURS CRIMINELS ETRANGERS. LE MONDE EST TRES PETIT.

SINON VOUS SEREZ BETEMENT SPOLIER ET PILLER "SCIENTIFIQUEMENT" PAR LES IDOLATRES FANATIQUES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ) ET LEURS SUPPORTEURS CRIMINELS ETRANGERS.

NE LAISSEZ PLUS VOTRE "ARGENT ET EPARGNE" DANS LES BANQUES ALGERIENNES ET ETRANGERES EN ALGERIE ET A L'ETRANGER.


VOILA LE POURQUOI DE CETTE ALERTE URGENTE :
 
VOILA UN DES PLANS DEMONIAQUES MAJEURES D'UNE OPERATION DE GRAND PILLAGE ET SPOLIATION FRAUDULEUX DES EPARGNES DE TOUS LES HUMBLES ALGERIENS PENDANT LE DECLIN RAPIDE DES RESERVES PROUVEES DE PETROLE ET GAZ NATUREL ALGERIENNES. L'AFFAIRE KHALIFA N'EST RIEN PAR RAPPORT A CETTE OPERATION FRAUDULEUSE DE PILLAGE ET DE SPOLIATION.

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Les projets de pétrochimie vont siphonner les liquidités des banques algériennes (Epargnes de tous les Algériens).
24-01-2008 - Par Samir Injar, Alger
http://www.lesafriques.com/actualite/les-projets-de-petrochimie-vont-siphonner-les-liquidites-des-banques-algerie.html?Itemid=89?article=26470

Le ministère des finances algérien avait un gros problème de surliquidités des banques publiques. Il vient de mettre en œuvre, sans publicité, une solution radicale : mobiliser l’épargne de ces banques pour refinancer en dinars le programme pétrochimie de Sonatrach.

La concrétisation prochaine des projets pétrochimiques de Sonatrach, la compagnie pétrolière publique, se fera sans recours aux crédits étrangers.

Sur les 20 milliards de dollars à investir près de 12 milliards seront apportés par les banques publiques algériennes. Le reste viendra de Sonatrach et de ses partenaires étrangers.

Cette décision, attendue depuis l’été 2007, atténue en grande partie la pression sur les comptes des banques publiques lourdement gênés par le faible rendement de leurs dépôts, en forte hausse depuis cinq ans.

Toutes les banques publiques seront mobilisées, y compris celles renvoyées sèchement, au printemps 2006, à « leur métier de base », comme la Badr Bank (Agriculture) et la CNEP (logement). Le non recours à l’endettement extérieur pour le financement des projets du secteur de l’énergie est une des réponses algériennes à l’entassement des avoirs extérieurs, plus de 100 milliards de dollars de réserves de change à fin 2007. [/b]

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Voila une histoire concernant ces démoniaques et maléfiques idôlatres fanatiques algeriens de l'excrément du diable (pétrole et gaz) et de leurs supporteurs criminels et génocidaires étrangers.

A lire l'extrait suivant dont l'article est sur   http://www.liberte-economie.com/edit.php?id=72539 : "Le ministre, Chakib Khelil,  a rappelé que lorsqu’il était président du groupe Valhyd, il avait prévu le développement d’In Salah et de Ghadamès appelé Berkine aujourd’hui. Ce plan de valorisation des hydrocarbures concocté à l’époque de Boumediene avait établi des prévisions sur 30 ans de 70 à 2003. Il prévoyait des raffineries (pétrochimie). On disait en ce temps pourquoi prévoir des raffineries (pétrochimie) alors que l’Algérie n’allait plus produire de pétrole. Le président du groupe Valhyd sortait alors cette étude en guise d’argument. En fin de compte, ce plan a été gelé à l’époque de la présidence Chadli Bendjedid.

Chakib Khelil est un homme politique "américano" algérien.

Chakib Khelil est né à Oujda au Maroc le 8 août 1939. En 1968, il obtient son doctorat en ingéniorat pétrolier dans l'université Texas (fief de la famille Bush et leur vassal Cheney).

Après avoir travaillé aux États-Unis, il retourne en Algérie où il travaille pour la Sonatrach.

Entre 1973 et 1976 il dirige le programme Valhyd (ou « valorisation des hydrocarbures »).

En 1980 il a été nommé conseiller pétrolier à la Banque mondiale. À la fin des années 1990, il devient chef de département du secteur énergétique d'Amérique latine. Il quitte la banque mondial en 1999 par retraite anticipé pour devenir conseiller du président Abdelaziz Bouteflika. Le 26 décembre 1999, il est nommé ministre de l'énergie et des mines, poste qu'il occupe toujours aujourd'hui.
"

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Les puits à sec dans 40 ans ? Incertaines réserves en hydrocarbures (Algérie)
Par : M. Kherdine - LIBERTE Economie -  Edition N° 464 du Mercredi 23 Janvier 2008
http://www.liberte-economie.com/edit.php?id=72539

Pour le ministre de l’Énergie, le potentiel richesses  hydrocarbures reste important. Mais la croissance de la population, la montée des besoins locaux rend impératifs une stratégie de sortie de l’économie  nationale du statut de mono exportateur et le  développement d’alternatives aux énergies fossiles

Le ministre de L’Énergie est revenu plus longuement sur l’état des réserves de brut de l’Algérie ; au cours de la conférence débat organisée par le MDI donné par le premier responsable du secteur sur  les changements structurels dans les marchés pétroliers et gaziers dans le monde et leur impact sur l’Algérie. “Il y aura toujours du pétrole en Algérie lorsque nous décèderons”, a-t-il conclu. Autrement dit, les réserves de brut peuvent durer 30 à 40 ans.

De quoi parle-t-il ? Sa conclusion est tirée du potentiel des réserves possibles et probables et non des réserves prouvées. C’est-à-dire celles déterminées avec une grande certitude. Pour ces dernières, les statistiques de BP, une référence à l’échelle internationale donnent une durée de vie de 18 ans. Il faut tenir compte du rythme de production. BP donne ce chiffre à partir du niveau d’extraction actuel. Or, d’ici à 2050, la population va augmenter, la demande en carburants croître de façon significative. Si une politique de rationalisation de l’énergie n’était pas menée et si on va vers un scénario de croissance haussier, les réserves de pétrole vont être plus rapidement consommées. Il faut rappeler que l’Algérie n’a pas découvert de gisements géants de pétrole depuis plus de dix ans. On enregistre une série de découvertes petites et moyennes. Pour l’instant, les découvertes les plus importantes se situent sur le pourtour de Hassi Messaoud. Les travaux se poursuivent pour déterminer l’étendue des réservoirs de Hassi Dzabat, Hassi Guettar et de Haoudh Berkaoui. Les découvertes d’importance sont plutôt gazières. Elles se concentrent au sud-ouest.

Le ministre table sans doute sur le gisement super géant de Hassi Messaoud. On estime ces réserves à 6 milliards de tonnes. Tour à tour, le ministre de l’Énergie et le P-DG de Sonatrach avaient déclaré que le développement de ce champ pouvait permettre de débiter 600 000 barils/jour pendant 30 à 40 ans, contre 400.000 barils/ jour actuellement.

Dans un scénario de politique intensive de production de pétrole, l’alternative est de découvrir à l’international du pétrole, d’où la présence de Sonatrach principalement en Afrique, au Mali, au Niger, en Mauritanie, en Egypte, en Libye et en Tunisie. L’alternative est également d’acquérir des actifs pétroliers à l’étranger. Cela dépendra du dynamisme de Sonatrach à l’international et de sa capacité à saisir les opportunités qui se présentent à l’échelle internationale.  L’autre solution est d’entamer à un rythme moins rapide les réserves de brut en misant sur le gaz et le GPL comme substituts à l’essence et au gaz oil comme carburants pour véhicules. N’oublions pas que sur ce point de fortes pressions vont s’exercer sur les réserves de gaz, avec les ambitieux programmes d’exportation, de développement de la pétrochimie et de la capacité de production d’électricité. Revenons à l’argumentaire du ministre.

On disait qu’il n’y aura pas de pétrole en Algérie en 2000. Or, les réserves de pétrole à cette échéance étaient équivalentes à celles de 71.  Plus d’1 milliard de tonnes de réserves prouvées récupérables. Une étude de la société SN Repal disait dans les années 60 qu’il n’y aurait plus de pétrole dans les années 70. On prédisait dans les années 70 qu’il n’y aurait plus de pétrole dans quelques années. Le ministre a rappelé que lorsqu’il était président du groupe Valhyd, il avait prévu le développement d’In Salah et de Ghadamès appelé Berkine aujourd’hui. Ce plan de valorisation des hydrocarbures concocté à l’époque de Boumediene avait établi des prévisions sur 30 ans de 70 à 2003. Il prévoyait des raffineries. On disait en ce temps pourquoi prévoir des raffineries alors que l’Algérie n’allait plus produire de pétrole. Le président du groupe Valhyd sortait alors cette étude en guise d’argument. En fin de compte, ce plan a été gelé à l’époque de la présidence Chadli Bendjedid, réactivé dans les années 90 et développé dans les années 2000. Ce qui explique le retard de la pétrochimie et une stagnation des capacités de raffinage.

Ceux qui disaient que l’Algérie n’allait plus avoir de pétrole n’avaient pas prévu en fait le développement de nouvelles technologies permettant de mettre au jour des réserves inaccessibles auparavant. La sismique, recherche en 3 D permet aujourd’hui de mieux voir les réservoirs de pétrole. “On n’avait pas les forages horizontaux qui permettent d’aller vers des zones compactes. Hassi Messaoud sera là lorsque nous décèderons. La technologie apporte des solutions Elle permet le développement de nouvelles réserves” a-t-il argué. Le ministre a cité le cas de la compagnie brésilienne Petrobas qui, grâce à la technologie du forage profond, a découvert de nouvelles réserves dans les eaux territoriales du Brésil, inaccessibles auparavant.
Justement, c’est la technologie qui va permettre de récupérer des quantités de pétrole qui étaient auparavant inaccessibles à Hassi Messaoud et dans d’autres gisements dits anciens.
A l’appui du ministre, le domaine minier national reste sous exploré. L’intensification de l’exploration va-t-elle permettre de confirmer ce potentiel considéré comme important ?
La voie la plus sûre, sans freiner cet effort est de mettre en place une économie de substitution aux hydrocarbures et de développer les énergies renouvelables.

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3 MILLIARDS/AN D’EUROS ENVOYÉS AU PAYS PAR 1,5 MILLION D’ÉMIGRÉS
Une cagnotte très convoitée

31 Janvier 2008 - Abdelkrim AMARNI - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-01-31/49414.html

Comment faire pour compter cette manne?

Les Caisses d’épargne françaises comptent mobiliser l’épargne des émigrés africains.

On estime à 8 milliards d’euros les sommes envoyées chaque année de France vers les pays d’origine des émigrés, situés hors Union européenne. 1,5 million d’Algériens sont inclus au sein des 4 millions d’émigrés africains dont on dénombre 800.000 Marocains et quelque 300 à 500.000 Tunisiens.

Un simple calcul montre que notre communauté serait à l’origine de transferts de fonds équivalant à 3 milliards/an d’euros.

Du nouveau donc pour les épargnants émigrés africains qui veulent investir dans leur pays d’origine. Pas tout à fait nouveau puisqu’il s’agit d’une «relance» d’un projet de «bancarisation» de l’argent des émigrés pour transformer cette épargne en investissement productif dans les pays d’origine.
Cette formule d’investissement et d’épargne «utiles» est proposée par le groupe des Caisses d’épargne françaises.

Les travailleurs africains émigrés autorisés à exercer en France devraient, dès le premier trimestre 2008, bénéficier d’un «compte d’épargne codéveloppement» (CEC) destiné à financer des projets dans leur pays d’origine, a indiqué le président du Directoire français des Caisses d’épargne, Charles Milhaud. Il a précisé que «le futur CEC ouvre droit à une exonération fiscale de 25% des sommes épargnées dans la limite de 20.000 euros».

Cette mesure profitera à toute épargne destinée à «un investissement dans un projet de développement dans le pays d’origine de son titulaire».

Lors d’un séminaire organisé par le ministère français de l’Economie sur les transferts de fonds vers l’Afrique, Milhaud a ajouté que «41% des migrants vivant en France envoient de l’argent dans leur pays d’origine», en soulignant la nécessité de «bancariser» cet argent. Ceci permettrait «de transformer cette épargne en investissements productifs dans les pays d’origine». Selon lui, «75% de ces flux sont consommés localement dans les domaines alimentaire et de la santé, au détriment des financements d’activités génératrices de revenus.» Différentes études estiment que les trois quarts des bénéficiaires de ces transferts utilisent cet argent pour leur consommation (alimentation, santé, éducation, mariages). Sont exclus les investissements immobiliers et productifs qui suivent loin derrière.
Depuis les années 1990, les sociétés de transfert d’argent ont accaparé ce marché juteux, telles que Western Union, Money Gram ou Money Express qui prélèvent des commissions estimées entre 5% et 20%.

L’incitation consiste à octroyer à l’émigré épargnant une prime doublant ou triplant les intérêts cumulés de son épargne. Cela fait une dizaine d’années que les pays développés ont découvert l’importance des transferts des fonds des travailleurs émigrés et ce, vers leur pays d’origine.

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3 milliards d'euros transférés annuellement d'Europe: Bataille autour de l'argent des émigrés algériens
infos article URL: http://www.cadtm.org Source : Le Quotidien d’Oran Mardi 14 Août 2007 Salah C

Une étude intitulée facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) réalisée par la banque européenne d’investissement révèle que les immigrés originaires des pays de la rive sud de la méditerranée établis en Europe envoient annuellement entre 12,4 et 13,6 milliards d’euros vers leurs pays d’origine.

L’importance de ces transferts est au centre d’un autre rapport commandé par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, rapport qui conclut que des trois pays du Maghreb, l’Algérie vient en pôle position avec 3,15 milliards d’euros, devançant le Maroc et la Tunisie avec respectivement 2,13 et 0,84 milliards d’euros.

Néanmoins, le transfert de la moitié de ces fonds s’effectue par des canaux informels. C’est cette importante manne financière que se disputent plusieurs opérateurs financiers spécialisés dans le transfert d’argent du fait que les profits obtenus sont conséquents. C’est le cas de l’américain Western Union, détenant 17% du marché européen en 2006, qui facture 19 euros pour l’envoi de 150 euros au Maroc, assortis de frais de change. En Algérie Western Union dispose de plus de cent points de contact, notamment au niveau de la poste d’où il est possible de retirer du liquide sans passer par une banque.

Ce créneau porteur a amené d’autres spécialistes du transfert, Ria et Money Gram, à venir revendiquer leur part du marché et ce en instaurant une concurrence farouche notamment en matière des frais d’envoi. C’est le cas de Money Gram qui a baissé le tarif à seulement 12 euros.

Une aubaine pour les professionnels du transferts de fond

Le champ demeure encore ouvert et d’autres acteurs viendront bousculer le monopole US et en France on avance déjà le chiffre de 20 autres spécialistes qui viendront s’impliquer dans ce marché juteux. Néanmoins, certaines banques de l’hexagone qui ont investi en Algérie tentent de se ressaisir en étant plus agressifs en direction de la communauté algérienne établie particulièrement en France. C’est le cas de Société Générale Algérie (SOGA) qui parallèlement à l’ouverture de 17 agences à travers le territoire national, un chiffre appelé à doubler à la fin de l’année en cours, compte ouvrir des antennes dans toutes les agences de la banque mère pour amener les immigrés algériens à effectuer le transfert de leur argent. Cet intérêt survient après le constat établi en 2003 concluant que sur les quelques 2,8 milliards d’euros transférés, seul 1,3 milliard ont transité par le circuit officiel. Par conséquent, l’enjeu est important d’autant que les banquiers de SOGA sont conscients du fait que le cours de la monnaie européenne par rapport au dinar a chuté, notamment depuis l’interdiction d’importation de véhicules de moins de 3 ans, le recours au transfert par les réseaux banquiers est plus alléchant pour peu que les mécanismes soient plus souples.

C’est ce qui vient d’être tenté au Maroc avec la création de Banque Accord, filiale du groupe de distribution Auchan, et la marocaine Attijariwafa Bank. Ce partenariat consiste à lancer des cartes de retrait destinées à faciliter le transfert d’argent. La carte est confiée aux proches résidant dans le pays d’origine et est créditée par le client, en France. L’avantage et la nouveauté de la carte Flouss réside dans le fait qu’il n’est pas nécessaire d’être client de la banque pour l’acquérir. Présentant cette carte, un des responsables de Banque Accord dira : « On a des clients qui ne pouvaient plus supporter de faire la queue dans un bureau de poste » et aujourd’hui avec cette carte c’est plus simple que de confier 200 euros à un copain qui descendait au pays ».

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Dey
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« Répondre #157 le: 24/01/2008 - 23:28:44 »

Mise à jour de mon message du 06 Juin 2007 à 11:56:26 sur http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=44.msg1097#msg1097
Sujet : QUI A CE POUVOIR DE FINANCER LES GUERRES DU PRESENTS ET DU FUTURES


Voila une très grave nouvelle pour la stabilité, la "souveraineté" et "l'independance" à court, moyen et long terme du Sahel africain, de tous les pays d'Afrique du Nord  et de tous les pays d'Afrique de l’Ouest.

Cela ressemble à une opération de déstabilisation puis de guerre du même type que la "Guerre d'Afghanistan (1979)" dont les acteurs étaient:

CIA(USA)-ARABIE SAOUDITE-ISI(PAKISTAN)-AFGHANISTAN (1979)-Ex-URSS

Cette fois les "guerres" seront pour le controle total, unilatéral et égoiste (à l'irakienne) des ressources energetiques (pétrole+gaz+uranium) de ces régions et les acteurs seraient:

CIA(USA)-ARABIE SAOUDITE-DGST(MAROC)-ALGERIE+Sahel africain-(Chine+Russie+une partie de la Europe) - GUERRES POUR CONTROLER TOTALEMENT, UNILATERALEMENT ET  EGOISTEMENT (A L'IRAKIENNE) LES RESSOURCES ENERGETIQUES (PETROLE+GAZ+URANIUM)


IL Y A TROP DE COINCIDENCES ET JE ME POSE CETTE QUESTION LEGITIME ET GRAVE :

L'ETAT-MAJOR DE L'ARMEE, LE "POUVOIR" ET LES DIVERSES CLASSES POLITICO-ECONOMIQUES VIEILLISSANTS ET SENILES DE L'ALGERIE, GANGRENES PAR LA CORRUPTION, L'AVIDITE, LA TRAITRISE ET LES INTRIGUES (principalement, de qui va "dérober" le maximum de devises de la rente déclinante de l'exportation du pétrole et gaz Algériens avant leurs fin d'ici 16 à 18 ans), SONT-ILS COMPETENTS ET PREPARER MORALEMENT ET PHYSIQUEMENT POUR SES GRANDS AFFRONTEMENTS ET CHOCS ?.

ETAT-MAJOR DE L'ARMEE, LE "POUVOIR" ET LES DIVERSES CLASSES POLITICO-ECONOMIQUES VIEILLISSANTS ET SENILES DE L'ALGERIE, PENSEZ-VOUS VRAIMENT POUVOIR CONTINUER LONGTEMPS, VOUS, VOS ENFANTS ET PETITS-ENFANTS, A MANIPULER, MOBILISER ET MOTIVER OU FORCER LA POPULATION ALGERIENNE POUR DEFENDRE VOS PRIVILEGES MAL ACQUIS ET DECADENCES SANGUINAIRES ET MALEFIQUES.

RAPPELEZ-VOUS DU DESTIN FUNESTE DU REGIME SANGUINAIRE du BAAS ET DE SES "ELITES MALEFIQUES" D'IRAK.

LA POPULATION IRAKIENNE LES A-T-ELLE SOUTENU OU MOBILISER POUR LES DEFENDRE EUX LEURS ENFANTS ET PETITS-ENFANTS ?

RAPPELEZ-VOUS DES DESERTIONS MASSIVES VERS LES FRONTIERES IRAKIENNES DE CONSCRITS, DE SOLDATS, DE SOUS-OFFICIERS, D'OFFICIERS, DE POLICIERS, DE GENDARMES, DE MILICIENS IRAKIENS ET DE MERCENAIRES "MUSULMANS" ET "NON-MUSULMANS".

A CE JOUR, JE VOUS DEMANDE PUBLIQUEMENT, HUMBLEMENT ET SERIEUSEMENT QU'ELLE EST LE "NOMBRE CROISSANT ET INQUIETANT"  D'ALGERIENS ET D'ALGERIENNES, DE CONSCRITS, DE SOLDATS, DE SOUS-OFFICIERS, D'OFFICIERS, DE POLICIERS, DE GENDARMES, DE MILICIENS, QUI "DESERTENT" ET "VENDENT (Business)" A L'ETRANGER, AU PRIX FORT ET EN DEVISES, LEURS SERVICES ET COMPETENCES A DES SOCIETES MILITAIRES PRIVEES INTERNATIONALES, RAVIES DE LES AVOIR DANS LEURS RANGS ET QUI ONT DEJA INSTALLE DES BUREAUX DE RECRUTEMENT CLANDESTINS DANS TOUS LES PAYS FRONTALIERS DE L'ALGERIE.

LA SITUATION EST TROP GRAVE POUR OCCULTER CETTE CATASTROPHE ET CELA EST DUE UNIQUEMENT A VOTRE INCOMPETENCE, AVIDITE, ARROGANCE ET MALTRAITANCE ENVERS EUX ET VOS REPRESSIONS ET MENACES NE FONT QU'AGGRAVER DEJA UNE SITUATION TROP GRAVE, SENSIBLE ET VOLATILE.

ALORS, J'ESPERE QUE VOUS COMPRENEZ, MAINTENANT, LES CONSEQUENCES ET RISQUES DE VOS ACTES MALEFIQUES ET SANGUINAIRES.

IL N'YA PAS PLUS FRAGILE QUE L'ETRE HUMAIN.

RAPPELEZ-VOUS, LE "POUVOIR" ET L'ARMEE D'AFGHANISTAN AVANT 1979 SE CROYAIENT INVINCIBLES, IMMORTELS ET INDESTRUCTIBLES MAIS ILS ONT ETE MIS EN PIECE EN SEULEMENT QUELQUES MOIS ET LEURS PAYS (AFGHANISTAN) EST TOUJOURS RAVAGE PAR DES GUERRES INTERMINABLES.

A NOS VOISINS MAROCAINS, RAPPELEZ-VOUS ET MEDITEZ L'HISTOIRE DU PAKISTAN LE JOUR OU LA CIA Y A IMPLANTE PHYSIQUEMENT ET MASSIVEMENT (comme des "herbes folles") CES TROUPES, AGENTS DOUBLES ET MERCENAIRES.


Voir
Le grand jeu de l'Inter-Services Intelligence, le service de renseignements pakistanais (1)
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0074-PakistanGrandJeuISI.html

Le grand jeu de l'Inter-Services Intelligence, le service de renseignements pakistanais (2)
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0076-PakistanGrandJeuISI.html

Le grand jeu de l'Inter-Services Intelligence, le service de renseignements pakistanais (3)
http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Monde/Mon0082-PakistanGrandJeuISI.html


Maroc Les Frontières Incertaines

http://www.checkpoint-online.ch/CheckPoint/Actuel/IndexActuel.html

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Le Maroc aurait accordé un site à une base militaire américaine (AFRICOM)
Dakar - 24/01/2008
http://www.afriquenligne.fr/actualites/securite-%11-conflit/le-maroc-aurait-accorde-un-site-a-une-base-militaire-americaine-2008012415629/

L'économiste français, Michel Rogalski, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) a révélé ce jeudi à Dakar, à l'occasion d'un colloque international sur les relations entre l'Europe et l'Afrique, qu'un accord serait intervenu tout récemment entre les Etats-Unis et le Maroc pour l'installation du 6ème commandement régional militaire américain (AFRICOM) dans le sud du royaume chérifien.

"Après avoir longtemps cherché un pays d'accueil pour son siège et essuyé plusieurs refus dont ceux de l'Algérie, du Nigeria et de l'Afrique du Sud, il semble qu'un accord a été trouvé avec le Maroc qui accorderait à l'AFRICOM une base dans le sud du pays", a déclaré M. Rogalski, précisant que l'information datait déjà "de quelques jours".

M. Rogalski donnait une communication sur le thème "Afrique/Etats- Unis : une relation singulière", dans le cadre d'un colloque international organisé par la Fondation Gabriel Péri, présidée par le sénateur français, Robert Hue, et le Parti pour l'indépendance et le travail (PIT) du Sénégal, et dont le thème principal est "l'Afrique et l'Europe dans la nouvelle géopolitique mondiale".

Selon le chercheur de l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) du CNRS, de grosses interrogations entourent les effectifs de l'AFRICOM et ses missions, mais dit-il cependant, "il est présenté comme une innovation institutionnelle civilo-militaire, car il sera co-géré avec des civils du département d'Etat américain et des agences d'aide économique".

Le 6ème commandement régional militaire américain (AFRICOM) qui est actuellement basé à Stuttgart en Allemagne et qui sera transféré donc dans le sud du Maroc, à en croire M. Rogalski, disposerait d'un "budget de 50 milliards de dollars et deviendra le point de passage obligé de la relation entre l'Afrique et les Etats-Unis avec une compétence extra-militaire affirmée".

L'installation de l'AFRICOM au Maroc ne serait pas un fait nouveau, car le royaume alaouite avait déjà autorisé en 1983 les Etats-Unis à édifier une base aérienne à Ben Jarir (environ 60 km de Marrakech), selon Rogalski.

Pour l'économiste français, l'Afrique représente pour Washington un intérêt non négligeable.

"Dans dix ans, 25% du pétrole importé par les Etats-Unis viendra d'Afrique, contre 18% actuellement, dépassant déjà les quantités de pétrole importées du Moyen-Orient estimées à 17%", a-t-il affirmé.

..........................

Les syndicats des pilotes préparent une Assemblée Générale
Départ des pilotes algériens vers les compagnies étrangères

30-01-2008 - Par C. Mohammed/ Rubrique Traduction - El Khabar

Une alliance a été établie entre le syndicat des pilotes, appartenant à l’Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), et le syndicat autonome des pilotes d’Air Algérie (SAP). L’ensemble des employés de ce secteur seront présents à l’Assemblée Générale, qui se tiendra, le mois de Février prochain. L’objectif de cette réunion sera d’étudier la « situation confuse au sein de cette compagnie », et préparer une grève.

Le président du syndicat des pilotes de l’UGTA, M. Bekhari, ainsi que le président du SAP, ont expliqué, hier, à El Khabar que les deux formations syndicales se préparent à tenir une Assemblée Générale, au début du mois de février prochain. Le but de cette AG est de protester contre l’administration, après que les responsables n’aient pas respecté les engagements, qu’ils ont pris lors d’une réunion avec les syndicalistes de ces deux formations, en novembre dernier.

Lors de cette réunion, les deux syndicats ont présenté leurs revendications au Directeur Général par intérim, M. Hadj Rabia. L’administration a promis alors de répondre à ces revendications en moins de 15 jours, cependant le dossier est resté sans suite.

M. Bokhari a révélé que l’administration d’Air Algérie est responsable du « départ de ses pilotes vers l’étranger », et que cette compagnie souffre « d’une hémorragie qui est entrain de la détruire ». Il a expliqué que plus de 40 pilotes vont vers des compagnies étrangères, qui leurs offrent des avantages, tels que des salaires motivants et des logements.

Pour sa part, le représentant du Syndicat Autonome des Pilotes, M. Abdelkrim Sekouane, a affirmé  que les choses se sont compliquées et que la confiance est perdue, notamment suite au retard enregistré dans l’installation d’un nouveau président directeur général à la place de feu Benouis .  

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Le Maroc prêt à accueillir l’AFRICOM : L’armée US débarque en Afrique
le 24 Janvier, 2008 00:31:00 | 994 lecture(s) | v Réactions v
http://www.lematindz.net/Accueil/le-maroc-pret-a-accueillir-lafricom-larmee-us-debarque-en-afriqu.html

Le Maroc est sur le point de conclure un accord avec les États-Unis sur l’installation à Tan-Tan d’une base du commandement militaire en Afrique (Africom).

L’information a été révélée par Mary Carlin Yates, lors d’une visioconférence avec les journalistes marocains à Rabat.

La numéro deux de l’Africom a indiqué que des membres du Congrès américain ont mis les dernières retouches à un accord avec les autorités marocaines, au cours d’un récent séjour au Maroc, afin que la base devant abriter le commandement militaire US pour l’Afrique soit installée à proximité de Tan Tan dans le sud, dans la bourgade de Ras Dari, à la limite des frontières du Sahara Occidental.

Des négociations entre le renseignement américain (CIA) et les services secrets marocains (DGST) ont préparé le terrain à cet accord conclu par les congressmen US, lesquels auraient visité d’autres pays africains, alliés de Washington, qui étaient sur les rangs pour accueillir le siège de l’Africom.

Des experts américains ont réalisé une étude topographique du terrain, qui se prête à un tel projet en raison de la proximité des côtes atlantiques marocaines, d’où la facilité pour l’US Navy de s’en approcher. Transmise au Pentagone, la proposition a été entérinée par le département de Robert Gates, qui entamera prochainement la livraison des équipements nécessaires à la construction de la base.

En échange de ces facilités, les États-Unis ont proposé au Maroc une contrepartie financière, sous forme d’aide très séduisante, indiquent les mêmes sources. La présence militaire américaine au Maroc date de 1983. il existe de nombreuses installations militaires US au Maroc dont le plus remarquable est la base aérienne de Ben Jarir, à une soixantaine de kilomètres de Marrakech.
Rappelons qu’avant l’accord avec le Maroc, les Etats-Unis se sont fait claquer la porte au nez sur tout le continent.

Formellement opposée au projet de création d'un centre de commandement militaire américain sur le continent, l'Afrique du Sud avait même menacé de représailles tout pays africain qui accepterait d'accueillir cette structure.

Il y quelques jours, le 16 janvier dernier, Mme Mary Carlin Yates, adjointe au commandant chargée des activités civiles et militaires (DCMA) au commandement des Etats-Unis en Afrique (Africom), avait affirmé, lors d’une visioconférence organisée entre les ambassades US à Alger et Paris. : « Nous ne voulons pas de bases militaires en Algérie ni dans d’autres pays africains ».

Synthèse Le Matin ( d’après liberté, Afrik.com )

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La présence américaine en Afrique n’est pas motivée par la stratégie militaire
Le pétrole et les intérêts américains derrière la création de l’Africom

Par :Abdelkamel K. - Dimanche 27 Janvier 2008 - LIBERTE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=89515&titre=Le%20p%C3%A9trole%20et%20les%20int%C3%A9r%C3%AAts%20am%C3%A9ricains%20derri%C3%A8re%20la%20cr%C3%A9ation%20de%20l%E2%80%99Africom

La création du commandement militaire américain pour l’Afrique est loin d’obéir à des objectifs militaires, mais fait partie de la concurrence que livreront les États-Unis aux autres puissances, notamment la Chine, dans la bataille pour le contrôle des richesses du continent, plus particulièrement le pétrole.

En gestation depuis le passage de Bill Clinton à la Maison-Blanche, l’Africom n’est pas, en fin de compte, un moyen destiné à faire la guerre, bien que la présence d’Al-Qaïda au Sahel le laisse penser, mais plutôt un outil pour la défense des intérêts américains dans le continent.

Devant la cécité géostratégique des dirigeants africains, les stratèges américains ont mis au point cet organisme pour être présents en force dans cette partie du monde, qui représentera pour Washington un important fournisseur de pétrole dans les années à venir.

C’est ce qu’a affirmé récemment l’économiste français, Michel Rogalski, chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) à Dakar, à l’occasion d’un colloque international sur les relations entre l’Europe et l’Afrique.

Confirmant au passage l’imminence de l’accord entre les États-Unis et le Maroc, quant à l’installation de la base devant abriter le siège de l’Africom à Tan Tan, l’expert français dira : “Après avoir longtemps cherché un pays d’accueil pour son siège et essuyé plusieurs refus, dont ceux de l’Algérie, du Nigeria et de l’Afrique du Sud, il semble qu’un accord a été trouvé avec le Maroc qui accorderait à l’Africom une base dans le sud du pays.”

Quant à l’aspect économique, il affirmera : “Dans dix ans, 25% du pétrole importé par les États-Unis viendra d’Afrique, contre 18% actuellement, dépassant déjà les quantités de pétrole importées du Moyen-Orient estimées à 17%.”

L’Africom est avant tout un instrument de géopolitique pour contrôler le golfe de Guinée et ses richesses pétrolières, et aussi un moyen de compétition économique pour faire face à la Chine, l’Inde et l’Union européenne sur les marchés d’Afrique, ajoute cet économiste. L’importance du budget alloué par l’Administration Bush à l’Africom, et qui s’élève à pas moins de cinquante milliards de dollars, donne une idée sur la portée de sa mission, qui ne peut se résumer à une simple présence militaire sur le continent. Selon le conférencier, ce commandement “deviendra le point de passage obligé de la relation entre l’Afrique et les États-Unis avec une compétence extra-militaire affirmée”. Ceci est confirmé par le porte-parole du commandement militaire américain, Eric S. Elliott, qui reconnaît, dans un entretien accordé à Afrik.com, que “l’Afrique est devenue un continent stratégique, c’est le deuxième le plus peuplé de la planète.

C’est un continent qui échange de plus en plus avec les États-Unis, notamment ses ressources naturelles, et nous souhaitons lui apporter notre aide face aux problèmes de développement qui sont les siens”.

Il admettra également qu’“en matière de lutte contre le terrorisme, nous avons déjà le camp Lemonier (Djibouti) dont vous parliez tantôt. Africom devrait plutôt avoir des missions qui contribueraient à aider les pays africains à lutter contre le terrorisme. Quant au pétrole, il s’agit surtout d’en garantir et de protéger le libre accès dans le monde entier, et plus particulièrement en Afrique. Africom souhaite aider les pays africains à défendre leurs intérêts, celui d’exporter notamment leur pétrole". Voilà en réalité, ce qui fait courir les Américains, qui mettent en avant cette histoire de lutte contre le terrorisme pour détourner l’attention.

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Les Etats-Unis déniaisés au Pakistan
Al Qaida | samedi, 26 janvier 2008 | par Eric Laurent
http://www.bakchich.info/article2441.html

En six ans, les Etats-Unis ont versé 10 milliards de dollars au Pakistan pour l’aider à lutter contre le terrorisme et Al Qaida. Un bien mauvais calcul…

A la suite des attentats du 11 septembre 2001, Georges W. Bush déclarait d’un ton catégorique : « Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous. » Il aurait mieux fait de dire : « ceux qui sont avec nous sont contre nous. » Dans sa « guerre contre le terrorisme », l’administration américaine s’appuyait en effet sur deux faux alliés : l’Arabie Saoudite, qui n’a jamais cessé de financer les extrémistes islamistes, et le Pakistan. Le président Musharaff, aujourd’hui au pied du mur, pratique depuis 2001 un double jeu retors.

Erreurs grossières de la part de Washington

Officiellement allié des Etats-Unis, le régime pakistanais a continué de soutenir en sous-main les talibans et de favoriser la sanctuarisation des dirigeants d’Al Qaida dans les zones tribales qui, théoriquement, échappent à son contrôle. Dans ce contexte, Washington a commis deux erreurs majeures, aux conséquences énormes : 1) Se détourner du dossier afghan, après le renversement du régime taliban, pour préparer l’intervention militaire contre l’Irak. La traque des dirigeants d’Al Qaida, leur neutralisation ainsi que celle des unités talibanes auraient certainement permis de réduire le niveau de la menace terroriste. 2) Cette erreur d’évaluation s’est doublée d’une confiance aveugle en la capacité affichée de Musharaff d’endiguer la menace islamiste. Entre 2001 et 2007, les Etats-Unis ont versé, dans le cadre de la lutte contre la terreur, plus de 10 milliards de dollars au Pakistan. Une large partie a été détournée par les militaires. Un expert militaire américain, récemment en tournée d’inspection dans ces zones tribales, a constaté, indigné, que les soldats pakistanais chargés de surveiller cette zone accidentée et enneigée, étaient équipés d’armes usagées et portaient aux pieds de pauvres sandales d’été.

Le Pakistan, base arrière d’Al Qaida

Musharaff est un illusionniste. Avec Georges W. Bush et les autres dirigeants américains, il invoque Abraham Lincoln. Mais, en réalité, il a laissé croître et proliférer les mouvements taliban et les réseaux d’Al Qaida, persuadé ainsi qu’il achèterait leur neutralité. En 2006, il a signé un cessez le feu qui autorisait les responsables terroristes et leurs militants à se regrouper dans ces zones tribales renforçant ainsi leur sanctuarisation. Une situation potentiellement explosive. En juillet 2007, un rapport du National Intelligence Estimate, opérant la synthèse des informations recueillies par les 16 agences de renseignement américaines, évoquait le retour en force alarmant d’Al Qaida au Pakistan. L’organisation avait installé des camps d’entraînement sur le territoire pakistanais et préparait de nombreuses attaques terroristes. Celles-ci ont été déclenchées en 2007 quand Musharaff a mis fin au cessez-le-feu. Désormais, le Pakistan n’est plus un allié des Etats-Unis mais la plus importante base arrière d’Al Qaida.

Bientôt l’envoi de commandos de la CIA ?

Après l’assassinat de Benazir Bhutto, le 27 décembre 2007, une réunion de crise s’est tenue à la Maison-Blanche et a réuni le vice-président Dick Cheney, Condoleeza Rice, les chefs du renseignement ainsi que Stephen Hadley, le responsable du Conseil national de sécurité. Au menu : l’aggravation de la menace terroriste au Pakistan et les risques de déstabilisation du pays. Au cours de cette rencontre plusieurs responsables ont insisté sur la nécessité de s’impliquer davantage militairement pour contrer les Talibans et Al Qaida. L’un d’eux a confié : « pendant des années nous nous sommes focalisés sur l’Afghanistan alors que les extrémistes, eux, prenaient pour cible prioritaire le Pakistan. » Lors de deux autres rencontres au cours des jours suivants, en présence cette fois de Georges W. Bush, l’envoi de forces spéciales, notamment de la CIA, dans les zones tribales pour contrebalancer l’inertie de l’armée pakistanaise et traquer les dirigeants d’Al Quaeda a été évoqué. Une solution écartée en raison du refus d’Islamabad.

Double jeu pakistanais

A l’heure actuelle les Etats-Unis n’ont que cinquante soldats stationnés sur le sol pakistanais et assistent impuissant à la dégradation de la situation. L’ISI, le puissant service secret militaire a perdu tout contrôle sur des réseaux entiers de militants islamistes radicaux, proches des talibans ou d’Al Qaida. Un officier de l’ISI responsable de l’un de ces réseaux a confié « nous les avons endoctriné en leur disant qu’ils iraient au Paradis en cas d’attentat. Ils nous ont cru mais désormais, c’est contre nous qu’ils agissent. » Pire, de nombreux cadres de l’ISI sont soupçonnés d’être passés dans le camp des islamistes et de continuer à les protéger et à les renseigner. Pour un responsable du renseignement américain, cette dérive est le résultat du « double jeu » pratiqué par Musharaff et l’ISI. « Ils prétendaient coopérer avec nous pour traquer les membres d’Al Qaida et les talibans, alors qu’en réalité ils les ménageaient et les gardaient en réserve. »

Attentats en série

Un autre fait alarme désormais la communauté du renseignement américain : plusieurs attentats soigneusement ciblés ont récemment visé l’ISI et l’armement nucléaire pakistanais. Par exemple, un bus dépourvu de toute immatriculation, assurant le transport d’employés travaillant au quartier général de l’ISI, a été frappé par la bombe d’un kamikaze. Bilan : 25 morts. Quelques semaines plus tard, un autre bus a explosé alors qu’il allait pénétrer au siège de l’ISI, pourtant soigneusement gardé. Six membres d’un réseau d’Al Qaida, tous pakistanais, ont été arrêtés récemment alors qu’ils préparaient des attentats contre des cibles militaires. Leur chef était un ancien major de l’armée qui avait organisé, le 1er novembre 2007, une attaque suicide contre un bus militaire, dans la ville de Sarghoda où sont stockées les armes nucléaires pakistanaises.

La stratégie de Ben Laden

La stratégie d’Oussama Ben Laden s’articule depuis toujours autour de deux cibles : la péninsule arabique et notamment sa bête noire, l’Arabie Saoudite, dont les réserves en pétrole pourraient devenir demain une arme imparable envers l’occident ; et le Pakistan où l’ISI l’a toujours soutenu. Un pays précieux à ses yeux, puisqu’il demeure la seule puissance nucléaire du monde musulman, et qu’il s’emploie désormais à déstabiliser, mettant à profit l’aveuglement persistant des Etats-Unis et le fascinant état de déni dans lequel Musharaff et ses proches paraissent plongés face à cette montée de l’extrémisme.

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Commentaire :

L'Algérie serait en train d'être manipuler par les " puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)"  pour la pousser à la faute. L'Algérie serait en train de jouer avec le feu ( par incompétence et omission).

C'est bizarre que l'Algérie soit entrainer dans cette arène et qu'elle accepte inconsciemment, volontairement ou involontairement de jouer le rôle d'un "gladiateur Africain" parmis d'autres dans cette même arène et dont les supporteurs sont ces " puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)".

Qu'elle est donc la finalité de la présence du gladiateur Africain "Algérie" dans cette arène. Le Sahara Occidental pourrait bien être cette arène dont l'Algérie n'est qu'un "gladiateur Africain" manipulé parmi plein d'autres et on connaît d'avance le sort réservé aux gladiateurs Africains "manipulés".

C'est  vrai,  le Sahara Occidental, avec ses réservoirs d'hydrocarbures", représente un foyer majeur de tension qui pourrait être équivalent à celui de Darfour. L'Algérie va t elle tomber dans ce traquenard mortel tendu par ces " puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)" ?

Comment l'Algérie c'est elle fait entrainer vers ce traquenard mortel ? Qui sont ces Algériens qui poussent notre Algérie vers ce traquenard mortel organisé par les " puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)". Ces Algériens ne sont ils pas des traîtres car ils aident les " puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)" à faire tomber l'Algérie dans leur traquenard.

L'objectif, des "puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)", est-il vraiment et seulement les réservoirs d'hydrocarbures du Sahara Occidental ou d'autres plus importants, plus stratégiques et qui ne sont pas très loin des frontières du Sahara Occidental ?

Le Pic pétrolier est-il à l'origine de cette agressivité et bellicisme des "puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)" envers tous les pays africains possédant le moindre réservoir d'hydrocarbure (incluant l'Algérie) ?

Pourquoi ces "puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)" seraient en train d'investir dans une "grosse" raffinerie de pétrole et de gaz naturel (hydrocarbure) en plein désert du Sahara Occidental et dans des Oléoduc et Gazoduc qui s'arrêteraient, pour certains, comme par hasard pas très loin de la frontière entre le Sahara occidental et l'Algérie (dangereusement trop proche de la Wilaya Algérienne de Tindouf, zone très riche en eaux souterraines ( eaux souterraines (Albien) du sud du pays Algérie estimées à 40000 milliards de mètre cube). Cette Eaux (Albien) de Tindouf serait indispensable dans le processus d'extraction des hydrocarbures et SURTOUT TRES PROCHE DE CERTAINS RESERVOIRS D'HYDROCARBURES ET GISEMENTS D'URANIUM ET D'OR ALGERIENS )

Pourquoi, ces "puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)", a travers leur immonde et hypocrite marionnette qu'est l'ARABIE SAOUDITE, sont en train d'armer le Maroc, de le convaincre à recevoir les bases américaines de l'Africom ainsi que "l'aider financièrement" à sous-traiter une partie de la sécurité des réservoirs d'hydrocarbures, stations de pompage, Gazoducs, Oléoducs et raffinerie de pétrole et gaz du Sahara Occidental à des sociétés militaires privées internationales

(source :
L'Arabie Saoudite offre de l'argent au Maroc. Ryad aide Rabat à s'armer
par Rabah Yanis - lequotidien-oran.com - Mardi 29 mai 2007
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=49968&archive_date=2007-05-29


COMMANDEMENT US EN AFRIQUE ( Africom ): Washington se noie dans les sables du désert
Ali TITOUCHE - lexpressiondz.com - 06 juin 2007
http://www.lexpressiondz.com/T20070606/ZA4-5.htm

Video - Guerre des sables Algéro-Marocaine de 1963 (Wilaya Algérienne de Tindouf)

http://www.dailymotion.com/relevance/search/La%2BGuerre%2Bdes%2BSables/video/xnz6y_1963-la-guerre-des-sables

Colloque International sur les Ressources en Eau Souterraines dans le Sahara (CIRESS)
Ouargla - 12 et 13 décembre 2005
http://www.abhs.dz/new_site/files/resume_com_ciress.pdf
)


Ayant analysé les vraies motivations cachées de ces "puissances politico-militaro-financieres occidentales clés (USA, Europe, OTAN)" et de leurs nouveaux bras armés qui sont les sociétés militaires privées internationales, la présence massive de ces sociétés militaires privées internationales ( ressemblance étrange à une Tête de pont ) juste à côté de la Wilaya de Tindouf n'est pas de bon augure pour l'Algérie, pour les réservoirs d'eaux souterraines de la Wilaya de Tindouf et de réservoirs d'hydrocarbures à proximité de la Wilaya de Tindouf.

On peut vraiment dire que :

le Sahara occidental ? C'est une affaire de pétrole idiot...

Pour les sceptiques ou les ignorants des enjeux réel concernant le Sahara Occidental voir les documents suivants :

LE MAROC INVESTIT DANS L'EXPLOITATION DES RICHESSES DU SAHARA OCCIDENTAL
http://www.sahara-occidental.com/pages/informer/ressources/page8.htm

LES RESSOURCES NATURELLES DU SAHARA OCCIDENTAL
http://www.sahara-occidental.com/pages/informer/ressources/som.htm


Attribution de permis pétroliers et gaziers au Sahara occidental
http://www.arso.org/sadroilandgas170306.htm
http://www.arso.org/fugro04.htm
http://www.sadroilandgas.com/licensinground.htm
http://www.sadroilandgas.com/geosum.htm


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28.05.03 - Pétrole du Sahara Occidental

Lors de la première Conférence internationale sur le gaz et le pétrole, qui s’est tenue à Marrakech, les autorités marocaines ont annoncé qu’après plus de trois ans de travaux de reconnaissance, deux grandes firmes internationales pétrolières vont pousser leurs recherches plus loin sur les zones off-shore, en entamant des forages d’ici fin 2003. Il s’agit probablement de la française Total et de l’américaine Kerr-McGee avec lesquelles le Maroc a signé des contrats concernant aussi le Sahara Occidental.

La compagnie anglaise Premier Oil a signé un accord commercial avec l’anglo-australien Fusion Oil & Gas pour participer à l’exploration future des gisements pétroliers off-shore en Mauritanie et au Sahara Occidental. Moyennant une participation financière conséquente, Fusion Oil cède à son partenaire 35% dans toute licence d’exploration signée avec la RASD. Fusion Oil détient déjà un accord d’exploration avec la RASD, signé en 2002.

Le Comité norvégien de solidarité avec le Sahara Occidental a envoyé une lettre à 51 entreprises spécialisées dans les recherches sismiques en mer, préliminaires à des explorations pétrolières, pour les avertir des risques liés à un engagement dans les fonds marins au large du territoire occupé par le Maroc. Ces compagnies devraient s’attendre à un préjudice moral, des défections d’actionnaires et de possibles procès ( "should prepare for massive negative PR, shareholder sell-outs, and possible law-suits,"). Cet avertissement fait suite à une campagne que le Comité norvégien a mené avec succès et qui a abouti à l’abandon, par la Compagnie norvégienne TGS-NOPEC, de tout nouveau contrat dans ce secteur.

New oil company enters occupied Western Sahara

afrol News, 14 December - The Dublin-based company Island Oil & Gas plc on Tuesday announced an onshore oil exploration deal in occupied Western Sahara that it had signed with the Moroccan occupying power. Protests against the "illegal deal" already are formulated, and the Irish company now risks being targeted by a divestment campaign that earlier has succeeded in making all foreign oil companies withdraw from Moroccan-controlled Western Sahara.

Island Oil on Tuesday announced its freshly signed exclusive reconnaissance contract for the onshore "Zag Basin" in northern Western Sahara, including a fringe of southernmost Morocco, granted by Morocco's Oil and Mines Ministry (ONHYM). The licence, which is valid for a period of 12 months until December 2007, covers an area of 21,807 square kilometres, including the outskirts of the Sahrawi town S'mara.

"The work programme that has been committed to comprise geological field studies; a geochemical study; the processing and interpretation of gravity and magnetic data; and the interpretation of satellite data," according to the Irish oil company's statement. The joint venture partners in the licence are Morocco's San Leon (50%), the designated operator; GB Oil and Gas Ventures (30%); and Island Oil & Gas (20%).

The "Zag Basin" - which the company placed "in Morocco" - is said to be an under-explored Palaeozoic North African sedimentary basin within which no seismic data have been acquired to date. Wells drilled by the Spanish colonial power in the 1960's however encountered gas shows in the basin's sandstones, with surface oil shows also observed. "An active petroleum system is believed to be present in this basin based on the early drilling history," Island Oil says.

This is also the belief of the exiled government of the Sahrawi Arab Democratic Republic (SADR) - which is recognised as an independent state by the majority of Africa's nations. Also the SADR has its licensing agency, which defines "the Zag Basin" as part of its Bir Lahlou and S'mara onshore blocks, has formally announced "the commencement of an onshore licensing initiative to enable international oil and gas companies to participate in the exploration of its onshore sovereign territory."

For some of its offshore blocks, the Sahrawi agency has already recruited foreign companies like Premier Oil and Comet Oil. These companies agree to wait until the SADR government has recovered control of its territory before exploring and exploiting the presumably immense oil resources off the Sahrawi coast.

Other companies did not want to wait until the political deadlock on Western Sahara's future is resolved, and several jumped into questionable deals with the occupying power to explore the promising Sahrawi waters. During the last five years, TGS-Nopec, Fugro NV, Thor Offshore, Total, Kerr-McGee, Wessex Exploration and Pioneer Natural Resources have mapped in particular the offshore Aaiun Basin in cooperation with Moroccan authorities.

A UN legal opinion issued by Hans Corell in January 2002 however found that exploration operations in an occupied territory were legally questionable - probably even contrary to international law - is the territory's indigenous population did not agree with them of profit from them. Exploitation of possible oil resources would clearly be illegal, the UN opinion said. Following SADR protests, the UN also held that such operations would jeopardise its efforts to seek lasting peace between Morocco and the SADR.

Pro-Sahrawi campaigner since then have assisted the SADR in making the case known and urged investors to avoid companies that "illegally" explore or exploit natural resources. A large divestment campaign brought many of the companies on their financial knees, especially as the campaigners achieved blacklisting them on ethical grounds. Major funds - such as the Norwegian Pension Fund, the world's largest - divested out of ethical reasons.

The latest company to withdraw from the area was Kerr-McGee, in April this year, after it had lost shareholders for a total of US$ 80 million. Kerr-McGee operated what the Moroccan government calls the "Boujdour Block" in the offshore Aaiun Basin, and its withdrawal made minor partner Pioneer Natural Resources give up on the block. Now, only the minor Dallas-based Kosmos Energy remains on the "Boujdour Block". The company was given a widened licence by Moroccan authorities, but is considered too small and cash-strapped to be able to actively operate the offshore block, where works now are close to paralysed.

Island Oil is the first foreign company to enter onshore oil exploration in occupied Western Sahara in cooperation with Moroccan authorities and companies. The move provoked - but mostly surprised - activists and SADR officials, as the area Island is to explore is both heavily militarised and the company has its key investments in countries that are strongly attached to the Sahrawi cause.

"We note ... that your company ... pursues opportunities in third countries, such as Libya, the Netherlands and East Timor, all of them strongly in favour of self-determination for the Sahrawi people," Carlos Wilson of Western Sahara Resource Watch says in a letter to Island Oil. East Timor "was itself under foreign occupation for 24 years, and has extensive diplomatic relations with the SADR. We also know that you have several licences offshore Ireland, a country that has consistently pronounced itself in favour of the Sahrawi people's legitimate claim to self-determination," the open letter goes on.

The organisation - which stood behind the divestment campaigns against the other companies operating in occupied Western Sahara - questions whether the Irish oil company has properly understood its new engagement. "The zone in which your company has selected to carry out your operations is ... located just adjacent to the wall that the Moroccan forces constructed during the 1980s. The area is believed to have one of the world's highest densities of landmines, and tens of thousands of Moroccan soldiers patrol the area. The licence also seems to cover areas in the vicinity of S'mara, a town that has seen repeated clashes between Moroccan police and civilian Sahrawis."

While not threatening to launch a divestment campaign as yet, Mr Wilson urges company representatives to meet with activists for "an open and frank dialogue". But at the same time, he demands "a public statement before the end of the year" announcing Island Oil's withdrawal from the deal. The campaigners have the best contacts among the Irish, Dutch and Timorese governments, so a divestment campaign could have quick and striking successes, insiders told afrol News.

By staff writers

Communiqué de Presse
Western Sahara (POLISARIO) Office
for UK & Ireland
 


Sollicitée par la 'Coalition Internationale pour la Protection des Ressources Naturelles du Sahara occidental', une importante réunion a eu lieu la semaine dernière, le 30 Juillet, au siège de la compagnie pétrolière néerlandaise Fugro N.V, en présence de son président et directeur exécutif Mr Kramer accompagné par le directeur de son département de finance Mr Jonkman, et de la 'Fondation Néerlandaise pour l'autodétermination du Sahara occidental', le 'Comité Norvégien de Soutien au Sahara occidental' ainsi que 'UK Western Sahara Campaign'. Les membres du mouvement de solidarité avec le peuple sahraoui ont exprimé au patron de Fugro leur préoccupation profonde pour le contrat scellé au printemps 2004 entre son entité et l'entreprise américaine Kerr-McGee afin d'achever la deuxième phase des prospections sismiques dans la zone de Boujdour au territoire non autonome du Sahara occidental. En lui expliquant les contradictions flagrantes avec le droit international que suppose un tel contrat, les membres de la CIPRENSO se sont montrés déterminés à mener jusqu'au bout leur combat afin de faire prévaloir les droits légitimes du peuple sahraoui sur ses ressources naturelles.

Le Front Polisario, tout en faisant référence aux lettres envoyées par Mr. Mohamed Salem Ould Salek, Ministre des Affaires Etrangères de la RASD, le 8 juin 2004, aux deux compagnies, Wessex Exploration et Fugro N.V, saisit cette occasion pour souligner les faits suivants :

En plus de la nature contradictoire des contrats avec le droit international, avec l'article 73 de la charte de l'ONU et, notamment avec l'avis du Secrétaire Adjoint chargé pour les affaires légales Mr. Hans Correll (S/2002/161), ces contrats signés avec le Maroc, pays occupant par la force du Sahara occidental depuis 1975, ont un impact politique néfaste sur le processus de paix et décolonisation du territoire sous l'égide de l'ONU. En effet, le Maroc responsable de l'impasse actuelle dans laquelle se trouve l'application du 'Plan de Paix pour l'Autodétermination du Peuple du Sahara occidental' validé unanimement par le Conseil de Sécurité à deux reprises (1495/07/003, 1541/04/2004), se trouve désormais encouragé par de tels actes. Ces contrats illégaux constituent une véritable caution pour le Maroc dans sa politique constante visant à éterniser son occupation du Sahara occidental, diversifier le pillage systématique de ses richesses et maintenir le refus arrogant de toute consultation démocratique des habitants autochtones sur leur destin à travers un référendum d'autodétermination.

Et par conséquent, le Front Polisario tient à appeler les gouvernements de l'Europe et de l'Amérique du Nord à assumer pleinement leur responsabilité conformément à la Charte de Droits et Devoirs Economiques des Etats, adoptée par l'Assemblé Générale de l'ONU en 1974, et en particulier, son article 16.2 qui stipule que 'l'Etat n'a pas le droit de promouvoir ou d'encourager les investissements qui pourraient constituer un obstacle devant la libération d'un territoire occupé par la force'. Ces gouvernements sont appelés aussi à entreprendre rigoureusement les démarches judiciaires nécessaires contre toute société ayant une activité économique au Sahara occidental relevant d'un contrat avec les autorités d'occupation. Une telle démarche est bel et bien conforme au statut du territoire et exigée par plusieurs résolutions de l'ONU notamment celle de l'Assemblée Générale 2621 XXV du 12/10/1970 affirmant que 'l'état est obligé de sanctionner les citoyens et les personnes légales, porteurs de sa nationalité qui sont impliqués dans un acte contraire aux intérêts des peuples non autonomes'. S'agissant du respect de la légalité internationale, le Front Polisario salue, une fois de plus, la position indubitable et claire exprimée récemment par le Représentant du Commerce des Etats-Unis, affirmant que l'accord de libre échange conclu avec le Maroc 'ne concerne que le commerce et l'investissement dans le territoire du Maroc tel qu'il est reconnu internationalement, et n'inclue pas le Sahara occidental'.

Finalement, et tout en agissant comme étant le représentant légitime du peuple sahraoui (AG de l'ONU&endash; 35/19 du 11/11/1980), et à l'instar des contrats signés avec Fusion Oil & Gas le 27 Mai 2002 et Premier Oil Mai 2003, le Front Polisario tient à exprimer son ouverture et sa disposition pour coopérer avec des nouveaux partenaires, à condition que cela se fasse dans le respect du droit international et du droit inaliénable du peuple sahraoui sur ses ressources économiques et à l'autodétermination.
Londres, le 05 Aout 2004

L'Arabie Saoudite offre de l'argent au Maroc Ryad aide Rabat à s'armer
par Rabah Yanis - lequotidien-oran.com - Mardi 29 mai 2007
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=49968&archive_date=2007-05-29

L'Arabie Saoudite va aider le Maroc à renforcer ses capacités militaires.


Selon «La Lettre de l'Expansion» - une publication confidentielle basée à Paris et réputée bien informée sur les questions économiques et géostratégiques-, le roi Abdallah d'Arabie Saoudite a, lors de sa visite effectuée à Rabat le 17 mai dernier, promis une aide de plusieurs centaines de millions de dollars au Maroc.

 But: permettre au royaume chérifien d'acquérir des armes de dernière génération pour renforcer ses capacités de défense. Lors de cette même visite, la première dans un pays arabe depuis son intronisation en 2005, Abdallah avait également apporté son soutien au Maroc dans le dossier du Sahara Occidental, provoquant le mécontentement d'Alger.

En échange de ce soutien saoudien, Rabat entend utiliser ses « excellentes relations » avec l'Europe pour aider Ryad à améliorer son image auprès des Occidentaux. Depuis quelques années, l'Arabie Saoudite tente en effet de redresser son image, ternie par les attentats antiaméricains du 11 septembre et les accusations récurrentes de soutien aux mouvements islamistes à travers le monde. Ryad, via des campagnes de communication et de lobbying, a déjà dépensé plusieurs centaines de millions de dollars sans obtenir les résultats souhaités. En Europe, le Maroc dispose de puissants relais notamment en France qui pourraient s'avérer utiles pour soutenir la stratégie d'image du royaume wahhabite.

L'annonce de l'aide financière saoudienne aux Marocains constitue une mauvaise nouvelle pour la stabilité de la région du Maghreb. En effet, même si on ignore le montant du programme d'achat d'armes marocains, son objectif semble évident : se renforcer face à l'Algérie. En 2006, Alger avait conclu des accords avec Moscou pour l'achat de matériel militaire de dernière génération : avions de combat de type Mig-29, chasseurs ultra-modernes Soukhoï-30 capables d'atteindre rapidement plusieurs villes européennes, avions d'entraînement, chars de batailles T-90, systèmes de missiles sol-air, sous-marins conventionnels, frégates, navires de guerres, hélicoptères de combat...Un porte-hélicoptères, qui sera la pièce maîtresse de la marine algérienne dans les prochaines années, serait également en construction dans les chantiers navals chinois. Il sera livré dans les prochains mois. Au total, selon des sources de presse, ces contrats d'achats d'armes pourraient dépasser le montant record de 15 milliards de dollars, faisant de l'Algérie la première puissance militaire de la région. Selon les médias spécialisés, l'armée algérienne serait désormais l'une des plus modernes de la zone Afrique-Moyen-Orient, presque au même niveau que celle de l'Egypte. En face, malgré un soutien appuyé de la France, le Maroc, dont les ressources financières sont moins importantes que celles de l'Algérie, n'a effectué que des programmes d'achats d'armes de tailles modestes ces dernières années. Mais l'intervention saoudienne pourrait changer radicalement la donne, en permettant à Rabat de financer de nouveaux programmes plus ambitieux. Surtout que, contrairement à l'Algérie obligée de se tourner vers les Russes et les Chinois pour acquérir certains types d'armes que les Européens et les Américains refuseraient de lui vendre, le Maroc n'est soumis à aucune restriction de la part des Occidentaux.

COMMANDEMENT US EN AFRIQUE Africom
Washington se noie dans les sables du désert
Ali TITOUCHE - lexpressiondz.com - 06 juin 2007
http://www.lexpressiondz.com/T20070606/ZA4-5.htm


Une étude du Congrès US qualifie le Maroc de pays «le plus crédible pour abriter» l’Africom sur son territoire.

Washington provoque les pays du Maghreb et risque de les entraîner dans une tornade d’insécurité incontrôlable. «Le Maroc est le pays le plus crédible pour abriter» l’Africom sur son territoire. Cette affirmation émane du Congrès US, rapportée dans un rapport publié et remis aux membres du Parlement. C’est une étude faite par le service de recherche relevant du Congrès américain (CRS). Pour le moment, le rapport prend l’allure d’une manoeuvre destinée à l’exercice d’un forcing sur les pays de la région. Car aucun pays maghrébin ne s’est engagé -jusqu’ici- dans un tel jeu de haute voltige. Le Pentagone a entrepris de négocier avec plusieurs pays africains aux fins de déplacer le commandement militaire qui se trouve en Allemagne vers un pays africain. En tout cas, l’Algérie a repoussé, avec la dernière énergie, l’idée d’installer des bases militaires américaines sur son territoire. La même position a été exprimée par la Libye.
Le secrétaire du Comité populaire libyen, Abdessalam Triki, avait affirmé que «Tripoli et Alger sont d’accord pour opposer un refus total à Washington d’établir un commandement militaire pour l’Afrique». Mieux encore, se référant à une récente publication d’un journal émirati, les deux pays considèrent que l’implantation des bases militaires US dans le coeur du continent «ne sera bénéfique ni pour l’Afrique, ni pour Washington, et encore moins pour la lutte contre le terrorisme». Du côté ouest du Maghreb, certains journaux du Royaume alaouite ont écrit que le Maroc aurait fait la proposition d’accueillir le commandement américain sur son territoire. Le journal Assabah (le Matin) est allé jusqu’à écrire que l’offre marocaine est «officielle», mais avec, toujours, des références US. Vrai ou faux? En tout état de cause, rien du côté officiel marocain ne vient confirmer une telle donne.

En tout cas, ce sera là un haut risque pour la stabilité de la région, livrée déjà à des troubles d’ordre sécuritaire. Djibouti est le premier pays africain à avoir affiché son engagement à abriter le régiment US. Ça ne concorde pas nécessairement avec les intérêts américains qui se concentrent sur la région du Maghreb. Pourquoi? Cette question semble importante. Il paraît, néanmoins, évident, qu’après la controverse née de la volonté américaine d’établir une base militaire américaine en Algérie, que le Pentagone recourt à d’autres pays africains.

Il s’agit de rapprocher le commandement militaire pour l’Afrique, dont le siège se trouve en Allemagne, vers un pays africain aux fins d’être au coeur de l’action dans la guerre que les Etats-Unis mènent aux groupes terroristes. Cela représente, par ailleurs, une ingérence dans les affaires internes des Etats. La même politique US en Orient a conduit à un revers cinglant. Le même scénario est à craindre si les Etats-Unis d’Amérique réussissent de négocier un «bon» positionnement en Afrique.

Hier, certains titres de la presse marocaine donnaient l’aval du Maroc au projet américain comme «presque» acquis. Toutefois, il convient d’être prudent et d’attendre pour voir. Certes, du point de vue américain, il aurait été préférable pour ses objectifs de voir les pays maghrébins unifiés autour d’une question aussi sensible que celle dite de «lutte contre le terrorisme». Selon la presse marocaine, le Pentagone va statuer, en octobre, sur le choix du pays abritant le commandement US. Le journal Assabah est allé jusqu’à rapporter les révélations des responsables américains selon lesquelles «le Maroc a ouvert ses territoires aux USA pour des raisons militaires».

Le même journal a précisé que c’est la première fois que des responsables américains font de telles révélations. Et, c’est l’une des raisons sur lesquelles se serait appuyé le Congrès américain pour qualifier le Maroc «de pays le plus crédible pour abriter l’Africom». A quoi joue Washington? Le président américain, George W.Bush, avait annoncé, le 7 février dernier, que l’Africom devra être fonctionnel à compter de septembre 2007.

Quant au début de ses opérations, George W.Bush avait retenu la date de septembre 2008, soit une année après l’installation du commandement. Ce projet US risque, surtout, de provoquer des tensions qui s’ajouteraient à l’instabilité qui prévaut dans la région maghrébine et subsaharienne. Coutumiers de ce genre de manoeuvres, les Etats-Unis donnent en fait l’impression de se noyer dans les sables du désert.
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« Répondre #158 le: 25/01/2008 - 14:26:34 »

Voir également mon post 11 DEC: le Secrétaire général de l'ONU nomme une équipe d'enquête indépendante http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=44.msg1362#msg1362

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Voila la video de la cérémonie commémorative, du 23 janvier 2008, à Genève, en présence du Secrétaire général de l'ONU, pour rendre hommage aux victimes de l'attentat d'Alger.

vidéos archives et cérémonie =
http://www.dailymotion.com/relevance/search/ONU+attentat+alger/video/x3rg0d_attentat-dalger-les-blesses-de-lonu_news
http://www.dailymotion.com/relevance/search/onu+attentat+alger/video/x447wx_alger-refuse-une-enquete-onusienne_news

cérémonie (webcast)
http://www.un.org/events/memorial/11december/webcast.shtml

Mémorial des victimes du 11 décembre 2007 à Alger = http://www.un.org/french/events/memorial/11december/index.shtml

Communiqués de l'ONU concernant l'attentat du 11 décembre 2007 à Alger :

A Genève, l'ONU rend honneur aux victimes de l'attentat d'Alger
23 janvier 2008 - Genève - ONU
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=15653&Cr=Alger&Cr1=Secr%E9taire#

Quarante jours après l'attentat du 11 décembre 2007, dans lequel 17 fonctionnaires de l'ONU ont été tués, le Secrétaire général présidait aujourd'hui à Genève une cérémonie en leur honneur.

« C'est en toute humilité que je me tiens devant vous aujourd'hui pour rendre hommage à nos collègues disparus. Humilité que m'inspirent leur courage, leur dévouement et le sacrifice qu'ils ont fait », a déclaré aujourd'hui le Secrétaire général lors d'une cérémonie en mémoire des victimes de l'attentat d'Alger du 11 décembre dernier.

Ban Ki-moon a pris la parole lors d'une cérémonie qui s'est tenue à Genève au Palais des Nations (webcast). Une procession dans le Hall de l'Assemblée a été suivie d'une minute de silence pour les « camarades tombés » lors de cet attentat. Une procession dans le Hall de l'Assemblée a été suivie d'une minute de silence pour les « camarades tombés » lors de cet attentat.

« Humilité face à leurs proches, pour qui la perte est immense et qui ont pourtant eu le courage de faire un long voyage afin de se joindre à nous. Humilité devant la difficulté de rendre à ces amis irremplaçables les honneurs qu'ils méritent », a dit Ban Ki-moon, en français.

Cette journée marquait 40 jours de deuil pour les familles des victimes et pour les Nations Unies, a-t-il rappelé.

Le Secrétaire général a insisté sur la nécessité de renforcer la sécurité du personnel des Nations Unies dans le monde et s'est engagé à travailler avec les États Membres à cette fin.

Le Secrétaire général a décidé mi-janvier de nommer un groupe d'enquête indépendant afin d'établir tous les faits relatifs à l'attaque terroriste et d'identifier les questions « d'intérêt stratégique » concernant la sécurité des Nations Unies de par le monde

Ban Ki-moon a levé le drapeau qui flottait le jour de l'attentat à Alger, et dont il ne reste que des lambeaux.
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« Répondre #159 le: 27/01/2008 - 09:50:26 »


LA CIA  (Agence Centrale de Renseignement des USA) CONNUE MONDIALEMENT ET PUBLIQUEMENT POUR SON IMPLICATION DIRECTE DANS LES OPERATIONS CRIMINELLES ET CLANDESTINES GLADIO, PHOENIX, CONDOR ET "11 SEPTEMBRE 2001" SERAIT ENTRAIN DE RECRUTER A TRAVERS UNE DES CES FILIALES CLANDESTINES A ARZEW (ORAN) ZONE STRATEGIQUE DE L'EXPORTATION DU PETROLE ET GAZ ALGERIENS A L'ETRANGER. CA COMMENCE VRAIMENT A PUER ET A QUOI JOUE L'UGTA ET SON PARRAIN L'ETAT ALGERIEN.

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Formation syndicale. Des experts américains à Arzew
El Watan (Oran Info) -S. B. - Edition du 27 janvier 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article85623

Un séminaire de formation syndicale de deux jours est organisé au niveau du camp 5, à Aïn El Bia, par la coordination syndicale Aval.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de la coopération avec le syndicat national américain des travailleurs de la métallurgie (United Steelworkers), le centre américain de la solidarité (AFL-CIO) et la FNTPGC, par le biais de la centrale syndicale UGTA.

En effet, un accord avait été conclu pour la réalisation d’un programme de formation des cadres syndicaux de la plateforme pétrochimique d’Arzew, dont les thèmes sont en relation avec le Health Safety Environnement (HSE), animé par deux experts américains, en l’occurrence Kim Nibarger et Durondo Pope, ainsi que par un expert tunisien, Bouslah Khiereddine.

La formation organisée en ateliers tourne autour de deux thèmes centraux, notamment le rôle du syndicat dans la réalisation et l’investigation des accidents et l’alliance avec des communautés touchées par des accidents. Les participants établissent une cartographie du corps humain dans l’objectif d’identifier les risques professionnels auxquels ils ont été exposés et qui sera ensuite replacée dans une cartographie de leur lieu de travail. L’expérience professionnelle cumulée des participants est de 425 ans, elle se distingue par de nombreuses pathologies très fréquentes, particulièrement le stress et la fatigue chez la quasi-totalité des participants, les blessures et les fractures diverses, les douleurs lombaires et les éruptions cutanées.

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Ingérence syndicale : AFL-CIO ou AFL-CIA ?
par Paul Labarique - 2 juin 2004 - Paris (France)
http://www.voltairenet.org/article14074.html

Dès le début de la Guerre froide, les États-Unis se sont appliqués à neutraliser l’influence soviétique dans le mouvement syndical européen. S’appuyant sur l’AFL-CIO, une organisation qui tient plus de la corporation de branche que du syndicat de classe, la CIA a fait exploser la CGT française et a financé la dissidence de Force ouvrière. Puis, l’Agence a regroupé les centrales atlantistes européennes au sein d’une Confédération des syndicats libres. Le système a été ultérieurement étendu à l’Afrique et à l’Asie. L’opération a été dirigée par Irving Brown, responsable du réseau stay-behind (OPERATION GLADIO) en Europe.

Après s’être alliés pour lutter contre les forces de l’Axe au cours de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis et l’URSS entrent, dès 1945, dans une lutte d’influence mondiale qualifiée, à partir de 1948, de « Guerre froide ». Les deux superpuissances évitent soigneusement l’affrontement militaire direct, mais développent un combat idéologique dans leurs zones d’influence et des guerres périphériques.

Depuis l’effondrement de l’URSS, les réseaux pro-soviétiques appartiennent à l’Histoire. Ils sont de mieux en mieux connus, notamment grâce à l’ouverture des archives. Au contraire, les réseaux atlantistes n’ont pas disparu avec la fin de la Guerre froide. Ils ont été mis en sommeil par l’administration Bush père, puis réactivés par l’administration Bush fils. Nous avons entrepris de les décrire dans ces colonnes, non comme des souvenirs d’un passé révolu, mais comme des éléments explicatifs de la crise politique mondiale actuelle. Nous avons ainsi relaté la mise en place de réseaux d’ingérence, les stay-behind [1] et celle du soft-power de la Fondation nationale pour la démocratie (NED/CIA) [2]. Nous avons analysé de grandes opérations sectorielles comme le financement des intellectuels européens par la CIA [3]. Nous en venons aujourd’hui à la manipulation des syndicats.

Convaincu que les démocraties occidentales sont menacées par le « péril communiste », dont l’un des relais serait naturellement le syndicalisme, les États-Unis mettent en place, dans le cadre du plan Marshall, un réseau de confédérations syndicales internationales, chargées de contrer l’influence communiste dans le monde du travail. En février 1945 se tient à Londres une conférence mondiale visant à réaliser l’unification du syndicalisme international, à l’initiative du Trades Union Congress (TUC) britannique. 53 organisations y sont présentes. L’American Federation of Labor (AFL), premier syndicat états-unien, boycotte la réunion pour protester contre la présence de représentants soviétiques. Le Congress of Industrial Organizations (CIO), son grand rival sur la scène syndicale états-unienne, tente de son côté de jouer un rôle de médiateur entre les membres de l’Internationale syndicale rouge (ISR), proche de Moscou, et la Fédération syndicale internationale (FSI), créée à Amsterdam en 1919 et qui refuse les syndicalistes soviétiques. Les deux courants devaient être rassemblés au sein d’une Fédération syndicale mondiale (FSM), qui naît effectivement à Paris en 1945. Mais le rapprochement échoue. La Confédération internationale des syndicats chrétiens (CISR) refuse de rejoindre la nouvelle structure, tout comme l’AFL, qui décide en octobre 1946 de rassembler tous les syndicats "libres" et installe à Bruxelles un bureau de correspondance avec à sa tête Irving Brown.

Le plan Marshall achève de diviser la FSM naissante : le Secrétariat de la Fédération dénonce un plan « qui porte atteinte à l’indépendance des États européens », tandis que les syndicats britanniques organisent une conférence rassemblant des partisans du projet. Rapidement, la FSM se retrouve donc largement dominée par les centrales syndicales des pays socialistes : la CGT française et la CGIL italienne seront les deux seules organisations occidentales à y adhérer.

Les efforts de Washington pour diviser les syndicats communistes et aider ceux qui refusent l’anticapitalisme et la domination de Moscou se font alors plus pressants. Trois hommes vont superviser le dispositif. Le premier est Jay Lovestone, alors directeur de la section internationale de l’American Federation of Labor. Ancien dirigeant du Parti communiste états-unien avant la Seconde Guerre mondiale, Lovestone a rompu avec l’URSS en 1929, après une rencontre avec Staline. Il lui avait en effet suggéré que les États-Unis offraient une configuration politique et sociale particulière, nécessitant une stratégie communiste adaptée. Se sentant menacé, il quitte Moscou en toute hâte et, de retour à New York, devient un anticommuniste militant. Il s’allie alors avec l’International Ladies Garment Workers Union, un important syndicat monté par des immigrés juifs et italiens qui tente également de limiter l’influence de ses militants communistes. Ceux-ci sont finalement écartés grâce aux efforts des « modérés » emmenés par David Dubinsky. À la même époque, Jay Lovestone noue une relation d’amitié avec le dirigeant de l’AFL, George Meany, également anticommuniste patenté. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Lovestone travaille en collaboration étroite avec le Bureau des travailleurs de l’Office of Strategic Services (OSS, ancêtre de la CIA), dirigé par Arthur Goldberg, futur secrétaire au Travail de Kennedy et membre de la Cour Suprême. Il est notamment chargé d’organiser la résistance des ouvriers à l’Allemagne nazie en Europe et en Afrique du Nord. Au sortir de la guerre, il poursuit ses activités sur le terrain européen.

Il est secondé en cela par Irving Brown, membre de l’AFL et adjoint pour l’Europe de Lovestone à partir de 1944. Né en 1911, Irving Brown devient un membre important de l’AFL dans les années 1930. Sa femme est alors la secrétaire de Jay Lovestone [4]. Son premier fait d’armes concerne la France. Allié stratégique de Washington du fait de sa puissance économique et démographique, mais aussi de sa situation géographique (sa frontière avec l’Allemagne, dont une moitié du pays est occupée par les troupes soviétiques, en font un partenaire privilégié en cas d’offensive de l’URSS), le pays connaît d’importantes turbulences sociales une fois l’état de grâce de la Libération disparu. Les grèves de Renault d’avril-mai 1947 font éclater l’accord de gouvernement entre le Parti communiste français, la SFIO et le MRP. Paul Ramadier révoque les ministres communistes, et plonge la vie politique dans une instabilité menaçante. D’autant que les difficultés économiques s’accumulent : pénurie de charbon et de denrées alimentaires, hausse des prix, provoquent des mouvements sociaux importants dans tout le pays. La CGT, premier syndicat du pays, est secouée par des dissensions internes entre ceux qui acceptent « le rôle dirigeant du PCF dans le mouvement ouvrier et ceux qui s’y opposent » [5]. Washington profite de l’occasion : la CIA aborde le secrétaire général de la CGT, Léon Jouhaux, à l’occasion de son voyage à l’ONU. Jouhaux accepte de provoquer la scission qui donnera naissance à Force ouvrière, en 1948, et affaiblira durablement le syndicalisme français. Une fois l’opération terminée, George Meany déclare au Press Club de Washington : « Je suis fier de vous dire, parce que nous pouvons nous permettre de le révéler maintenant, que c’est avec l’argent des ouvriers de Detroit et d’ailleurs qu’il nous a été possible d’opérer la scission très importante pour nous dans la CGT, en créant le syndicat ami Force ouvrière » [6]. Mais, en 1967, Thomas W. Braden, ancien directeur de la division internationale de la CIA, révèle sans ambages [7] qu’en réalité les fonds furent initialement fournis par l’International Ladies Garnment Union de David Dubinsky puis « quand ils manquèrent d’argent, il s’adressèrent à la CIA. Ainsi commencèrent les versements de fonds secrets aux syndicats libres qui, bientôt, s’étendirent à l’Italie. Sans ces versements, l’histoire de l’après-guerre aurait été différente » [8].

Un groupe de militants anti-soviétiques joue un rôle central dans la scission : il s’agit de trotskistes récupérés par le stay-behind. Pendant la Seconde Guerre mondiale, après la rupture du Pacte germano-soviétique, ils avaient fait le choix, autour d’Henri Molinier, de lutte contre Staline en adhérant à l’ultra-collaborationniste Mouvement social révolutionnaire (MASR) d’Eugène Deloncle et Eugène Schueller [9]. Sous l’impulsion d’Irwing Brown, ils constituent en 1953 un nouveau parti, le MPPT, autour de Pierre Boussel-Lambert. Ces militants obtiennent bientôt des emplois dans des Caisses d’assurance-maladie et se consacrent à l’encadrement de FO.

À la même époque, « la SFIO marseillaise a elle aussi profité des dollars de la CIA qui, par exemple, renflouent le journal Le Populaire, le quotidien socialiste à l’échelle nationale » [10]. Les activités d’Irving Brown sont en effet particulièrement visibles dans la région marseillaise, alors au c ?ur de la French connection qui gère à l’époque l’essentiel du trafic mondial d’héroïne. Ses financements viennent en général directement de la CIA, soit via l’attaché de l’ambassade états-unienne à Paris pour les questions syndicales, John Phillipsborn, soit via un compte en banque basé à Zürich au nom du président du Comité méditerranéen, Pierre Ferri-Pisani [11].

Parallèlement à ces opérations ponctuelles, Irving Brown lance fin 1949 la Confédération internationale des syndicats libres (CISL / FTUC), qui refuse tout contact avec la Fédération syndicale mondiale, considérée comme trop proche de Moscou. La CISL regroupe une soixantaine de centrales, venues de 53 pays et représentant près de 50 millions de travailleurs. Par ailleurs se constitue une structure au sein de l’AFL, la Confédération des syndicats libres, financée à hauteur de 35 000 dollars par la maison-mère. Le président de cette organisation est Matthew Woll, David Dubinsky sert de trésorier et George Meany, secrétaire-trésorier de l’AFL, se charge de la coordination entre la jeune structure et la maison-mère [12]. L’initiative en direction des syndicats européens non-communistes va faire prendre une nouvelle ampleur à l’organisation. Et de nouveaux soutiens : à partir de 1950, la CIA finance la CISL à hauteur de 170 000 dollars par an. Avec un tel budget, la centrale syndicale peut financer largement le Centre international des syndicalistes libres en exil (CISLE / ICFTUE), qui tient son premier Congrès à Paris en octobre 1948 dans les locaux de Force Ouvrière, à peine remis de sa scission avec la CGT. L’organisation, présidée par F. Bialas et A. Skorodzki, est officiellement chargée d’accueillir des travailleurs immigrés et des organisations socialistes d’Europe de l’Est. Dans les faits, elle permet surtout de soutenir les groupes dissidents établis de l’autre côté du rideau de fer. Certains d’entre eux, non allemands, avaient rejoint les rangs des forces armées allemandes, voire de la Waffen SS, au cours de la Seconde guerre mondiale et ne pouvaient retourner dans leur pays d’origine une fois le conflit terminé. Ils constituent donc de solides appuis anti-communistes dans les pays où ils se trouvent réfugiés. Qu’ils aient réussi ou non à franchir à temps le rideau de fer, ils sont de toute façon accueillis à bras ouverts au sein du Centre international des syndicalistes libres en exil [13]. L’organisation édite une revue, Le Syndicaliste Exilé [14] et a accès aux ondes de Radio Free Europe et Radio Liberty, toutes deux financées ouvertement par la CIA. À la même époque, la CISL aide à l’organisation et au financement de la réunion fondatrice du Congrès pour la liberté de la culture à Berlin en 1950.

La CIA finit tout de même par trouver les activités de Lovestone et Brown trop coûteuses. De 1950 à 1955, elle réduit donc ses financements et presse les deux hommes de réorganiser leurs activités d’une manière plus efficace. Ce sera fait en 1955 lorsque les deux principaux syndicats états-uniens actifs en Europe, l’AFL (représenté par Irving Brown) et le CIO (représenté par Victor Reuther) fusionnent pour donner naissance à l’AFL-CIO, avec la bénédiction d’Averell Harriman, nouvel administrateur du plan Marshall, et de son émissaire en Europe, Milton Katz. George Meany en prend la présidence. Les activités de la Confédération des syndicats libres cessent donc, pour être remplacées par des opérations de plus grande ampleur de la part de la nouvelle centrale syndicale unifiée. Celle-ci en profite pour décupler ses efforts d’« ingérence syndicale » à l’échelle de la planète. Irving Brown s’implique dans l’Afrique post-coloniale, tandis que d’autres militants tels que Richard Deverall et Harry Goldberg font de l’Asie leur terrain de prédilection. Serafino Romualdi, un socialiste d’origine italienne, agit pour sa part en Amérique latine [15].

Les activités d’ingérence en Europe connaissent alors un coup d’arrêt dans le domaine syndical. Tout le département est réorganisé sous 1962, au moment où le président Kennedy crée l’US Agency for International Development (USAID), qui finance quasi-exclusivement cette branche d’activité de l’AFL-CIO. Une stratégie défendue devant le président Kennedy par Cord Myer, Arthur Goldberg, George Meany, Jay Lovestone, entre autres. La centrale syndicale états-unienne crée alors trois sous-structures semi-indépendantes. La principale est l’American Institute for Free Labor Development [16], qui vise à reprendre le contrôle des mouvements syndicaux en Amérique latine. Une initiative lancée dès la fin des années 1950 par Cord Meyer, et qui assura la formation de plus de 200 000 syndicalistes venus d’Amérique Latine au centre de Front Royal, en Virginie [17]. Les deux autres organismes sont l’African Labor College, dirigé par Irving Brown, et l’Asian-American-Free Labor Institute, qui voit le jour en 1968, au moment de la guerre du Vietnam. Le remaniement écarte donc l’Europe du champ d’action de l’AFL-CIO. Il permet en revanche l’émergence d’un nouvel outil d’ingérence dans les pays du Tiers monde, que l’on verra rapidement à l’ ?uvre lors du renversement de Sukarno en Indonésie, de Joao Goulart au Brésil, et de Salvador Allende au Chili.
Paul Labarique
Les articles de cet auteur

[1] Voir la série d’enquêtes sur le stay-behind du 20 août, 27 août et 10 septembre 2001.

[2] Voir « La nébuleuse de l’ingérence démocratique », Voltaire, 22 janvier 2004.

[3] Voir « Quand la CIA finançait les intellectuels européens », par Denis Boneau, Voltaire, 27 novembre 2003.

[4] D’après The Point Man : Irving Brown and the deadly post-1945 struggle for Europe and Africa, par Ben Rathbun, Minerva Press, 1996.

[5] « CGT-FO, le grand schisme », par René Mouriaux, Le Monde, 13 avril 1998.

[6] Cité dans E ? comme espionnage par Nicolas Fournier et Edmond Legrand, Éditions Alain Moreau, 1978

[7] « I’am Glad the CIA is Immoral » par Thomas W. Braden, Saturday Evening Post, 20 mai 1967

[8] Cité dans D ? comme Drogue, par Alain Jaubert, Éditions Alain Moreau, 1973.

[9] Le MSR est alors un parti au sein du RNP de Marcel Déat avec lequel il vient de fusionner. Voir « L’histoire secrète de L’Oréal » par Thierry Meyssan, Voltaire, 3 mars 2004.

[10] Ibid.

[11] Le Comité méditerranéen est l’organisme au sein duquel Irving Brown mène ses activités autour de la région marseillaise. Il finance par exemple des briseurs de grève lors de la grève des dockers de Marseille, qui cherchaient à empêcher le débarquement de matériel militaire destiné aux troupes états-uniennes stationnées en France.

[12] « The Origins of CIA Financing of AFL Programs », par Anthony Carew, CovertAction Quaterly, été 1999.

[13] « The International Centre of Free Trade Unionists in Exile », par Peter E. Newell, Lobster, juin 1996.

[14] En janvier 1964, Roger Louet, président de Force ouvrière, accepte la direction du journal. « The International Centre of Free Trade Unionists in Exile », op.cit.

[15] « Plumbers and Presidents : Labor Sources for Diplomatic Historians », par Edmund F. Wehre, University of Maryland at College Park.

[16] L’ American Institute for Free Labor Development était financé par un large panel comprenant les entreprises états-uniennes les plus importantes telles que Rockefeller, ITT, Kennecott, Coca Cola, IBM, Pfizer International, Standard Oil, Shell Petroleum, Pan American World Airways. Toutes persuadées, selon le président de l’AIFLD, George Meany, qu’il était « dans l’intérêt des États-Unis d’aider au développement de syndicats libres en Amérique Latine ». Le président du Conseil d’administration n’est autre que J. Peter Grace, également président de la W.R. Grace Corporation.

[17] The Rise and Decline of the CIA, par John Ranelagh, Simon & Schuster, 1987.

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American Institute for Free Labor Development
From SourceWatch
http://www.sourcewatch.org/index.php?title=American_Institute_for_Free_Labor_Development

The American Institute for Free Labor Development (AIFLD) was an AFL-CIO organization whose purpose was to undermine foreign unions. It received funding from the US government, mostly through USAID, and starting in the 1980s it began receiving funds from the National Endowment for Democracy. The AIFLD also had close ties to the Central Intelligence Agency.

The AIFLD most often concentrated on union officials in foreign unions, both paying them off as well as "training" them.

The AIFLD was created in 1962. A US Comptroller General's report says "In May 1961 the AFL-CIO approached private foundations, business men, and government agencies to seek financing for the planned Institute". One of the foundations it applied to was the Michigan Fund, identified by Congressional sources as a conduit for CIA money. AIFLD found welcome open pockets in the business group. George Meany, President of the AFL-CIO and also of AIFLD, boasted support from the "largest corporations in the United States . . . Rockefeller, ITT, Kennecott, Standard Oil, Shell Petroleum . . . Anaconda, even Readers Digest. . . and although some of these companies have no connection whatsoever to US trade unions, they are all agreed that it was really in the US interest to help develop free trade unions in Latin America, and that's why they contributed so much money".

J. Peter Grace, Chairman of the Board of AIFLD and also Chairman of the Board of the W.R. Grace Corporation, one of the ninety five transnational companies that back the Institute, applies the doctrine in tactical terms. Grace says AIFLD urges "cooperation between labor and management and an end to class struggle" and "teaches workers to increase their company's business". He says the goal of AIFLD is to "prevent communist infiltration, and where it exists . . . get rid of it".

In October of 1995, John Sweeney replaced Lane Kirkland as head of the AFL-CIO. A few months later, the AFL-CIO asked the AIFLD executive director, William C. Doherty, Jr., to resign, and he did so. In 1997, the AIFLD was reorganized into the American Center for International Labor Solidarity.

"AIFLD is dedicated to "strengthening the democratic labor sector in terms of ... technical assistance and social projects ... primarily in the areas of education and training, manpower studies, cooperatives and housing." William Doherty is less equivocal when he points out that AIFLD is an example of the desirability of cooperation between employers and workers. He thus emphasizes AIFLD's main goal: to dispel the hostility of Latin American workers toward U.S. corporations.57

"A less optimistic but more realistic appraisal of AIFLD's role is given by Philip Agee in his book, Inside the Company. Speaking of its creation in 1962, he states that AIFLD is "Washington's answer to the limitations of current labor programs undertaken through AID as well as through ORIT and CIA stations." The problem, says Agee, was "how to accelerate expansion of labor organizing activities in Latin America in order to deny workers to labor unions dominated by the extreme left and to reverse communist and Castroite penetration."

""AID programs," says Agee, "are limited because of their direct dependence on the U.S. government.... ORIT programs are limited because its affiliates are weak or non-existent in some countries.... The CIA station programs are limited by personnel problems, but more so by the limits on the amount of money that can be channeled covertly through the stations and through international organizations like ORIT and ICFTU."59

"Under the official cover of "adult education," AIFLD sets up social projects such as workers' housing, credit unions and cooperatives. AIFLD's major task, however, is similar to ORIT's in that it seeks to organize anti-communist labor unions in Latin America. To this end, AIFLD set up training institutes which would carry on the teaching of courses presently being given by AIFLD members. And although administrate control of the training institutes in Washington would be by AIFLD, it was hoped that the institutes themselves would be headed by salaried CIA agents under operational control of the local CIA station.60

"A logical outcome of AIFLD's obsession with anti-communism was the direct participation of its trainees in the overthrow of Joao Goulart. Even before Goulart came to power, AFL-CIO leaders were critical of growing communist strength in both the labor movement and in Juscelino Kubitschek's government. In 1956, Romualdi, along with labor attaché Irving Salert and U.S. ambassador James C. Dunn, arranged to have Brazilian labor leaders visit the U.S. AIFLD's goal was the "development of a core of labor leaders who, by commanding the enthusiastic support of the rank and file, could turn back Communist attempts to capture the Brazilian labor movement."" [1]

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Hydrocarbures. 66 millions de tonnes exportées
El Watan (Oran Info) -T. K.- Edition du 27 janvier 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article85621

Plus de 66 millions de tonnes d’hydrocarbures ont été exportées durant l’année 2007 à partir des deux ports (pétrolier et méthanier)d’Arzew, a-t-on annoncé samedi à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale des Douanes.

Selon les responsables de l’inspection des services des douanes de ces deux ouvrages portuaires, il a été exporté à partir de ce pôle pétrochimique un volume de 33,9 millions de tonnes de pétrole brut et 15 autres de GNL à bord de 2 115 navires. Un montant de 34,4 milliards de dollars a été réalisé. Placée cette année sous le thème de la lutte contre la drogue et les psychotropes, la célébration de la Journée Mondiale des Douanes a eu pour cadre l’école supérieure de formation des douanes, à Oran. Plusieurs manifestations, notamment des portes ouvertes sur les activités des différentes inspections relevant de la direction régionale, ont été organisées dans ce cadre. L’on saura par les chiffres présentés qu’au niveau de l’aéroport d’Oran, par exemple, plus de 500 000 passagers ont été contrôlés par les éléments de l’inspection exerçant dans cette infrastructure. Lors de ces opérations de contrôles, l’on a relevé plus de 260 infractions au code des douanes en vigueur, pour un montant de 770 millions de dinars. Sur ce nombre, 165 affaires ont été présentées devant la justice. Pour ce qui est de la drogue, les éléments de l’inspection du port d’Oran ont, dans leurs activités de ce mois de janvier, procédé à la saisie de plus de 730 kilogrammes de kif traités, une quantité estimée record par rapport aux autres années. Pour la seule année 2006, il a été procédé, à l’échelle nationale, à la saisie de 2 340 kilogrammes de kif et de 27 800 comprimés psychotropes. Les manifestations à Oran ont donné lieu à la remise de grades à des éléments de la direction régionale, promus à des postes supérieurs. La direction régionale d’Oran compte actuellement 1 457 douaniers, tous grades confondus.

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Brazil and CIA
by Peter Gribbin - CounterSpy, April - May 1979, pp. 4-23.

voir http://www.namebase.org/brazil.html
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« Répondre #160 le: 27/01/2008 - 11:57:53 »

Merci nazime pour cet éclairage. Les khawanas (traitres et collabos) sont partout et heureusement pas nombreux et facilement identifiable car ils se font, eux-mêmes bêtement, débusquer un par un et tout cela pour une poignée de dollars américains et autres devises étrangeres qui vaudront bientot plus rien du tout. La bêtise, stupidité et l'avidité de certains "algériens" sont d'une abyssale petitesse et vulgarité.

Pour la majorité des autres algériens opprimés qui veulent méditer et anticiper sur le future de l'Algérie voila de bons ouvrages :

* La face cachée du monde occidental : Secrets et liaisons dangereuses de Thierry-P Millemann (Auteur)

*La stratégie du choc : La montée d'un capitalisme du désastre de Naomi Klein (Auteur)

* The Shock Doctrine: The Rise of Disaster Capitalism by Naomi Klein (Editor)

* Pétrole apocalypse de Yves Cochet (Auteur)

* La face cachée du pétrole de Eric Laurent (Auteur)

* La CIA en France : 60 ans d'ingérence dans les affaires françaises

* Les Armées Secrètes de l'OTAN : Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest

* Gladio, NATO’s Dagger at the Heart of Europe – The Pentagon-Nazi-Mafia Terror Axis

* NATO's Secret Armies: Operation GLADIO and Terrorism in Western Europe (Contemporary Security Studies)

* Crimes de guerre à l'Otan

* Main basse sur Alger : Enquête sur un pillage (juillet 1830) Pierre Péan (Auteur)

* Les confessions d'un assassin financier - Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis [Broché]

* Les 100 plus grandes batailles de l'Histoire : De l'Antiquité à nos jours (Relié)

* The Anatomy of Russian Capitalism by Stanislav Menshikov Translated by Rachel B. Douglas
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« Répondre #161 le: 27/01/2008 - 16:42:15 »

Grattez le vernis pour voir

Il y a un côté vraiment obscur et maléfique concernant la future grande mosquée d'Alger et certains gouvernements Allemands ( Bundesamt für Verfassungsschutz (BfV) ) et Européens sont traîtreusement, perfidement, activement et volontairement complices et passibles, à partir d'aujourd'hui, de poursuites judiciaires devant la Cour Pénale Internationale (CPI), le Tribunal Pénal International (TPI), la Cour de Justice des Communautés Européennes, la Cour Européenne des Droits de l'Homme et le Comité Permanent Belge pour le contrôle des services secrets (créé après la découverte de l'Opération Gladio) - Belgique QG de l'OTAN .

Voila la petite histoire incroyable mais fortement probable et à vous de gratter le vernis et vérifier :

D'après certaines fuites, une partie du montant en devises de ce "chantier pharaonique", transitant par l'Allemagne (QG d'une partie de l'OTAN), servirait à financer clandestinement l'achat d'armement et de technologie "militaire" et "para-militaire" au profit d'un certain nombre de regions algériennes, leurs donnants un avantage "militaire" et "tactique" régional au détriment d'autres régions et qui se préparent clandestinement et activement à faire la "guerre" contre d'autres regions algériennes pendant le déclin rapide du pétrole et gaz algériens et cela pour s'accaparer par la force et les massacres les terres les plus fertiles, les gisements de matières premières et les "ressources humaines" nécessaires pour les exploiter à très bas coût. Cette "opération" est une copie conforme version "algérienne régionale" du Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio

Apparemment, il est temps de collecter, amasser et préparer les "pièces à charge" et lancer les offensives et harcèlement judiciaires dès maintenant contre certains gouvernements Allemands et Européens activement, volontairement et en connaissance de cause complices de :

1- cette " Opération: Grande Mosquée " impliquant et conduisant à des "crimes contre l'humanité" et génocides en Algérie.
et
2- " l'Opération Gladio version algérienne des années 90s et 2000 "

comme dit informaticien

" Le déclin rapide de l'excrément du diable, dit pétrole et Gaz, transforme le monde entier en un fauve idiot, mortellement enragé et paniqué.

De plus en plus cauchemardesque et cela en plein déclin rapide des hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) Algériens (il reste seulement 18 ans de réserves prouvées d'hydrocarbures).  Le scenario catastrophe se confirme  jour après jour, au fur et à mesure du rapprochement de l'échéance fatale (fin des réserves prouvées d'hydrocarbures Algériennes : estimée à 18 ans et par conséquence la fin de l'état et de la nation Algériennes et le début du règne de la sauvagerie "entretenue" "Algérienne" la plus abjecte et la plus immonde). "


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Visée par Al-Qaida (alias CIA et OTAN), Alger craint une autre "décennie de sang"
Florence Beaugé Alger envoyée spéciale- LE MONDE | 30.01.08
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2008/01/30/visee-par-al-qaida-alger-craint-une-autre-decennie-de-sang_1005236_3212.html?xtor=RSS-3210

Les Algérois ont accueilli avec un mélange d'effroi et de résignation l'annonce du nouvel attentat-suicide, commis mardi 29 janvier à l'aube aux portes de la capitale. Un kamikaze au volant d'une camionnette piégée s'est fait exploser devant un commissariat de police de Thenia, à une quarantaine de kilomètres à l'est d'Alger. Bilan provisoire : quatre morts (dont trois policiers) et 43 blessés (une dizaine dans un état grave).

Cet attentat n'a pas été revendiqué mais il porte la marque d'Al-Qaida au Maghreb (ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat, GSPC). Accablés par un sentiment d'impuissance, les Algériens se demandent s'ils ne vont pas basculer dans une nouvelle "décennie de sang", comparable aux années 1990. "A quand la prochaine attaque au cœur d'Alger ?", s'interrogent-ils avec anxiété, ne doutant pas que si les terroristes s'en sont pris à Thenia, c'est faute d'avoir pu, cette fois, agir dans la capitale.

Depuis le double attentat-suicide qui a frappé, le 11décembre 2007, deux agences de l'ONU ainsi que le Conseil constitutionnel dans le quartier résidentiel d'Hydra, faisant 41 morts et des ravages considérables, Alger s'est transformée en place forte, quadrillée jour et nuit par les forces de sécurité. Le dispositif provoque de gigantesques embouteillages, ce qui ajoute à la nervosité ambiante sans réussir à vraiment rassurer.

Barrages en série, herses, blocs de ciment, périmètres interdits, contrôles et fouilles de chaque camion et fourgonnette… Tout est mis en œuvre, de façon ostensible, pour décourager ou débusquer les kamikazes en puissance. Certains secteurs de la capitale ont pris des allures de camp retranché, notamment la présidence de la République, le palais du gouvernement (durement frappé en avril 2007), les ministères, les entreprises de presse, les hôtels internationaux… Voilà maintenant neuf mois que les attentats-suicides se succèdent à Alger comme autant de défis lancés au pouvoir.

LE MAXIMUM DE RETENTISSEMENT

"Le but est de gagner le terrain médiatique, à défaut du terrain militaire. Ils ont réussi à transposer leur guerre des maquis à la capitale et choisissent des cibles symboliques – Alger en est la plus illustre –, sachant que chaque coup porté fragilise le pouvoir", souligne H'Mida Layachi, spécialiste des mouvements islamistes armés. Le danger est d'autant plus grand, selon cet expert, qu'Alger est prise en tenaille entre deux régions à haute concentration terroriste – la Kabylie, à l'est, et la Mitidja, à l'ouest – et que les forces de sécurité sont souvent fatiguées et démoralisées.

Le profil des terroristes, lui, déconcerte les enquêteurs. Dimanche, une cellule a été démantelée alors qu'elle préparait un attentat-suicide à Alger. "Les personnes interpellées étaient insoupçonnables. Parmi elles, figuraient deux architectes qui n'avaient jamais été impliqués dans des activités terroristes", indique Salima Tlemçani, journaliste chargée des questions de sécurité au quotidien El Watan.

Outre les symboles de l'Etat algérien, les étrangers sont des cibles potentielles majeures d'Al-Qaida au Maghreb, la nébuleuse terroriste cherchant le maximum de retentissement sur la scène internationale. Les ambassades des Etats-Unis et de Grande-Bretagne ont lancé des mises en garde à leurs ressortissants, il y a huit jours, leur demandant d'éviter de fréquenter les lieux publics dans la capitale et de prendre le maximum de précautions lors de leurs déplacements à l'intérieur du pays.

Les quartiers chics d'Alger, réputés jusque-là les plus sûrs, sont désormais suspects. Plusieurs sociétés étrangères ont déménagé leur siège d'El-Biar ou Hydra pour des endroits moins susceptibles d'attirer l'attention. Des cadres expatriés, travaillant pour des sociétés européennes ou américaines, ont abandonné leurs villas ou appartements pour des hôtels sécurisés. Au sein de la communauté française, une cinquantaine d'enfants ont quitté Alger pour regagner la France, depuis septembre 2007.

Cette dégradation de la situation sécuritaire intervient alors que l'Algérie donne, plus que jamais, l'impression de tourner en roue libre. Vie politique atone. Opposition absente. Institutions paralysées. Climat social exécrable… Dans ce contexte, l'hypothèse d'un troisième mandat d'Abdelaziz Bouteflika en 2009, présenté par les partisans du chef de l'Etat comme l'urgence du moment, paraît quelque peu incongrue.

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L’aveu d’un haut responsable : « Le terrorisme repart, les choses vont mal… »
le 14 Janvier, 2008 - Le matin
http://www.lematindz.net/news/laveu-dun-haut-responsable-le-terrorisme-repart-les-choses-vont-.html

Un haut responsable à la présidence de la République, membre de la délégation qui a accompagné Bouteflika à Tamanrasset, s’est confié à la journaliste du Quotidien d’Oran Ghania Oukazi pour avouer que « les choses vont mal… » et prédire « un retour du terrorisme des années 90 .»

Cette personnalité qui a gardé l’anonymat mais que la journaliste définit comme « un des locataires des premières loges de commandement » admet que la situation se dirige vers le pire : « le terrorisme a repris et dans deux ans, ça pourrait reprendre comme avant ».

A la question de savoir si les derniers attentats n’ont pas pour but de pousser le président à la porte de sortie, le haut responsable répond : «Possible. On ne sait pas... les choses vont mal...»
La journaliste annonce alors, avant tout le monde, que la visite du chef de l'Etat à Constantine « pourrait être reportée en raison d'un manque de visibilité dans la situation sécuritaire dans la région. »
Curieusement, ce constat alarmiste est utilisé pour plaider en faveur d’un troisième mandat. « On ne voit personne surtout que le terrorisme a repris et dans deux ans, ça pourrait reprendre comme avant», estime le haut responsable.

Conclusion de la journaliste : « Incapables de rendre compte sur ce qu'a enregistré comme résultats la mise en oeuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, ces mêmes courtisans continuent à dire qu'il n'y a que «Bouteflika qui soit capable de ramener la paix pour le pays».

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Les citoyens de Tlemcen : « Nous avons des hommes du pouvoir… mais pas le pouvoir »
Chahredine Berriah - Tlemcen. De notre bureau - El Watan - Edition du 30 janvier 2008

Neuf ministres de la République sont issus de la wilaya de Tlemcen, dont trois de la même tribu de M’sirda, près de Maghnia. Tlemcen et Nedroma se partagent le reste…

Il serait très injuste de considérer Tlemcen comme wilaya privilégiée, en se basant sur l’origine des ministres de cette région frontalière qui composent le gouvernement actuel. « C’est un raisonnement simpliste dont ont été victimes nos concitoyens de l’est du pays quand, par le passé, les rênes du pouvoir étaient entre les mains des gens de cette partie de l’Algérie.

Nous aussi, nous tombions dans ce piège et nous le regrettons aujourd’hui. La vérité est que si des hommes qui forment le pouvoir, aujourd’hui, sont issus de notre région, il faut savoir que nous ne sommes pas le pouvoir », affirme d’emblée, quasiment en colère, un sociologue de la région frontalière.

« La seule reconnaissance qu’on pourrait avoir pour "ces fils du bled", c’est la construction des tribunaux et des projets de prisons dans notre région, comme s’ils veulent tous nous juger et nous incarcérer », disent amèrement les autochtones.

« UNE RÉFÉRENCE QUI NE NOUS REND PAS SERVICE »

Une « reconnaissance » dite sur un ton de dérision. « Savez-vous qu’une circulaire ministérielle, datée de 2005, a érigé une sorte de nouvelles frontières à 35 km de Maghnia (carrefour entre la bande frontalière, Tlemcen et Oran) et assujettissant tous les commerçants à déclarer leurs marchandises locales ou importées aux postes de la Douane et de la Gendarmerie nationale implantés définitivement sur les lieux, alors que la véritable frontière avec le Maroc est devenue une passoire ? Voyez-vous la récompense de nos ministres ? Avoir de la région le président de la République, des ministres et toute une panoplie de conseillers de la haute sphère ne nous sert nullement. Nous n’en tirons aucun profit ni mérite. Le plus malheureux, c’est cette référence de citoyens privilégiés dont on nous affuble et qui, en vérité, ne nous rend pas service », déclare un citoyen qui parle de malédiction. Cependant, si les citoyens de cette région ouest rejettent « tout honneur acquis grâce à cette référence », des hommes de Nedroma, de Tlemcen et de Maghnia sans statut, se morfondant dans leur anonymat depuis des lustres, se sont retrouvés projetés au-devant de la scène, depuis l’intronisation du président Bouteflika. Des hommes inconnus se sont redécouverts des liens de parenté avec tel ou tel ministre ou carrément avec le chef de l’Etat et sont devenus la qibla des promotions, le sésame aux énigmes les plus insolubles. Qui ne connaît pas ce maçon, par exemple qui, se rappelant qu’il était cousin du président, s’est rapidement transformé en personnalité locale accompagnant le wali dans toutes ses sorties officielles ? Pour les mémoires courtes, à l’époque où Ahmed Ben Bella était en prison, il n’était pas conseillé de se déclarer Maghnaoui. Et tout slogan ou témoignage au bénéfice du premier président de la République était passible de représailles. « A l’époque, se rappelle un enseignant, lorsque on gribouillait sur les murs le nom de Ben Bella, le lendemain, tous les jeunes du quartier étaient embarqués et torturés. Enfin, toute la ville était bannie par le pouvoir. Aujourd’hui, Ben Bella est réhabilité, mais pas la population. » Pire, une « secte » est née avec cette réhabilitation et bénéficie de sa part de privilèges. « Ce qui nous torture, aujourd’hui, ce sont ces walis qui, oubliant qu’ils sont des commis de l’Etat et au service du peuple, se sont entourés de gens, mis sur le compte de nos ministres et du président de la République, pour se refaire une virginité et se garantir une pérennité dans la région. Dans notre wilaya, ceux qui en profitent sont les proches des hommes du pouvoir et ceux qui s’en considèrent ainsi. »

HOSTILITÉ DE CERTAINS MINISTRES

C’est connu : dans cette région, l’administration est réputée pour sa rigidité. Pour obtenir une simple carte grise, il faut attendre plus d’une année. Pour avoir une autorisation de creusage de puits, il faut avoir les coudées franches. Et pour « gagner » une audience avec le chef de l’exécutif, il faut passer par les sbires des gens du pouvoir local, élevés à ce statut depuis 1999. Depuis cette date, des personnes se sont subitement enrichies grâce à des projets octroyés dans tous les cadres (investissements suspects, PNDRA, FNDRA…) au même moment où le reste des Algériens s’est davantage appauvri. « Pour certains, c’est facile de construire des bâtisses à proximité des ruines de Mansourah, en dépit de l’interdiction de la loi. Pour la majorité, il est impossible de demander un simple droit se résumant à l’obtention d’une régularisation ou un livret foncier. Ce qui est permis pour les uns est interdit pour les autres. » Tlemcen pâtit trop de ses fils au pouvoir au point où un jour, le wali, n’étant pas en odeur de sainteté avec un représentant du gouvernement, ne s’était pas gêné devant des élus de l’APW et des journalistes pour dénoncer un fait curieux. « J’ai longtemps bataillé pour ramener un hôpital spécialisé à Tlemcen, un de vos ministres (de la wilaya de Tlemcen) s’y était fermement opposé et l’a délocalisé dans une autre wilaya. » Un aveu qui confirme l’indifférence, presque l’hostilité de certains de ces ministres à leur région. Une attitude assimilée à une sorte de dédouanement de ces ministres qui veulent être des ministres de la République et pas d’une contrée, comme s’est proposé de nous l’expliquer, sans en être prié, le proche d’un ministre. « Nous ne leur demandons rien, justement, sauf se comporter comme des ministres de la République parce que nous ne voulons pas être plus que des Algériens, comme tous les autres », rétorquent de humbles citoyens à cette justification sentant la provocation. Ah, si tous les platanes de Tlemcen se mettaient à parler…

Commentaire de D.Benchenouf : Les gens de Tlemcen ont tout à fait raison. Ils ont neuf ministres et un chef d'état issus de leur région, mais tout ce qu'ils y gagnent, c'est la vindicte des autres régions de l'Algérie qui les accusent d'avoir fait main basse sur le pouvoir. C'est tout ce qu'ils y gagnent, car ces ministres, qui s'étaient détachés depuis longtemps déjà de leur région, qui n'y vivent plus, qui n'y viennent plus qu'en déplacement officiel, qui n'y investissent pas, qui ne rendent même plus service à leur région natale parce que leur surnombre au gouvernement les crédite d'emblée de régionalisme, et le moindre des investissements qu'ils décident est examiné à la loupe par tous les maquignons de la politique des autres régions du pays, qui n'ont que le mot régionalisme à la bouche, parce qu'ils en sont eux même imprégnés jusqu'à la moelle. Ce fut le cas durant les années BTS pendant lesquelles le pouvoir était majoritairement entre les mains de responsables issus de l'Est. A la différence de ceux de la région de Tlemcen, ceux de l'Est étaient majoritairement incompétents, et certains savaient à peine lire et écrire. Et c'est un homme de l'Est qui le dit! C'est à cette époque là, celle du faux socialisme et du vrai pillage, que ces satrapes voraces ont mis en place un vaste réseau de captation des richesses. Il prônaient le régionalisme et le clanisme en seule valeur. Ils firent tant et si bien qu'ils en exaspérèrent toutes les autres régions de l'Algérie contre les populations de la région Est. Pourtant celle-ci n'avait bénéficié en rien des pillages de ses fils supposés. Bien au contraire., puisque le chômage endémique et la misère y étaient encore plus accrus qu'ailleurs. Les "ouled lebled de la houkouma" n'y venaient que pour se faire réelire ou pour assister à des cérémonies et à des commémorations, surtout celles de chouhadas, pour en tirer les dividendes. Curieusement, la plupart de ces "houkoumas" de l'Est étaient mariés, souvent en secondes noces, à des filles de Tlemcen et de l'Ouest. A commencer par leur chefs Boumediène et Bendjedid. Et curieusement, ils étaient tous parents par alliance, les uns des autres.

Les apparatchiks, les barons, les généraux et les technocrates algériens, qui prônent eux même le régionalisme en étendard de ralliement, n'agissent que dans l'intérêt de leur clan. Ils n'ont cure des pauvres malheureux qui peuplent leur région d'origine. Il n'y aurait aucun mal à servir sa région natale, à la défendre, parce qu'on en connaît le fond et la réalité, sans que cela ne se fasse au détriment d'autres régions, . Mais encore faudrait-il avoir une haute conscience pour cela. Ceux qui sont au gouvernement, ne se regroupent en région et en douar que par un irrésistible instinct grégaire, un besoin primaire de se mettre ensemble pour se défendre contre les autres fauves, pour pouvoir chasser en meute, et défendre son territoire de chasse. Voilà pourquoi ils pratiquent le régionalisme. Leurs relais et leurs parents du cru utilisent leur parenté et leur compagnognage pour faire au niveau local ce que leurs mentors d'Alger font au niveau national.

Pour ce qui nous concerne, gens de l'Est, de l'Ouest, du Centre, de Kabylie, des Aurès ou du Sud, nous sommes les plus à blamer. Parce que pendant qu'ils nous saignent et qu'ils nous tuent, eux qui ne sont plus ni de l'Est ni de l'Ouest, ni même de l'Algérie d'ailleurs, nous, gens du peuple, nous continuons à les comptabiliser pour ou contre nous même, à nous haïr les uns et les autres et à macérer dans notre chauvinisme crétin.


Par Ahmed Bensalah :

Quelques statistiques pour illustrer la politique de ségrégation régionale du Clan d'Oujda
Posté le 10.01.2008 par contreleclandoujda

1° Plus de 90% du personnel ( toutes catégories confondues ) de la Présidence de la République est issu de 3 ou 4 wilayas de l'Ouest du pays. Ceux, appartenant aux 44 autres wilayas, trouvés par Bouteflika à son arrivée au palais d'El Mouradia, ont été majoritairement virés à la tlemcenienne, c'est à dire "révoqués à leur demande".

2° Plus de 80% que les Ambassadeurs, Consuls Généraux et Consuls que Bouteflika a nommés depuis 1999, sur proposition de Belkhadem notamment, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

3° Plus de 80% des walis et Chefs de Daïra que Bouteflika a nommés depuis 1999, sur proposition de Zerhouni et de Ould Kablia, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

4° Plus de 80% des magistrats nommés par Bouteflika depuis 1999, sur proposition de Belaïz notamment, sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

5° La majorité des cadres, cadres moyens et même agents d'exécution nommés par Bouteflika ou désignés par "ses" ministres et hauts fonctionnaires, dans les principales institutions nationales, du Ministère de la Défense Nationale, où Senhadji et les Zerhouni font la loi, au Secrétariat Général du Gouvernement, en pasant par le Ministère de la Formation et l'Enseignement Professionels, où le jeune frère de Bouteflika fait la pluie et le beau temps et les autres ministères ou organismes publics, connus pour être des fiefs du Clan d'Oujda : Intérieur et collectivités locales, Justice, Affaires Etrangères, Finances, Energie et Mines, Industrie et Promotion des investissements, Affaires Religieuses et wakfs, Travaux Publics, Travail, Emploi et Sécurité Sociale, Solidarité Nationale, Pêche et Ressources Halieutiques, les différents Ministères Délégués, le Conseil Constitutionnel, la DGSN, la DG de la Sonatrach, la DG des Douanes, la DG d'Air Algérie, la DG de l'ANDI etc..., sont issus de 4 ou 5 wilayas de l'Ouest du pays.

Les ministres et hauts fonctionnaires originaires des 44 autres wilayas du pays se plaignent régulièrement des pressions qu'ils subissent de la part des membres du Clan d'Oujda afin de nommer leurs sbires dans les institutions qu'ils dirigent, théoriquement.
Quant certains d'entre eux avaient osé résister, ils avaient subi les foudres de Bouteflika ou de son frère Saïd.

Par ailleurs, la majorité des cadres originaires des 44 autres wilayas du pays, qui ont été proposés à des fonctions supérieures, sont encore intérimaires car Fakhamatouhou n'est pas encore prêt à signer leurs décrets, contrairement, à ceux de leurs collègues des 3 ou 4 wilayas "bénies".

Où vont nous mener cette grave dérive régionaliste et la fuite en avant suicidaire de Bouteflika, de plus en plus paranoïaque ?

Vive l'Algérie !

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Ce n’est déjà plus le troisième mandat qu’il nous faut éviter, mais le désastre national !
le 30 Janvier, 2008 - Mohamed Benchicou - Le Matin
http://www.lematindz.net/news/ce-nest-deja-plus-le-troisieme-mandat-quil-nous-faut-eviter-mais.html

J’observe que l’année débute avec le dramatique paradoxe de GI’s entrant en Algérie sur de gros porteurs pendant qu’en sortent des jeunes Algériens sur des embarcadères et je me tourne alors vers mes amis qui s’amusent, une fois de plus, une fois de trop, à se tromper de débat ou, pire, à se tromper d’anxiété. Que leur dire ? Eh bien, pour commencer par le moins grave, que ce spectacle d’une camora en train de se reconduire pour un troisième mandat à la force du déshonneur et du mensonge, que ce spectacle là n’est pas le nôtre. Assez de s’exciter sur les fourberies des uns et sur le silence des autres comme des boolmakers s’exciteraient sur une course de chiens. Ce carrousel des serfs manque de panache et de pedigree. Ce n’est pas la parade de la Cavalerie de Saumur, c’est tout au plus un manège de chevaux de bois où l'on court la bague. Et il manque à nos protagonistes la noblesse du lévrier et cette majesté que Jack London a si souvent décrite chez le chien husky : le caractère farouchement indépendant   !

Et puis, quoi de plus normal qu’une coterie décadente qui s’agrippe  au trône pour s’épargner le procès sur sa décadence ?

Mais ah, Dieu, si ce n’était que cela, le prix de la méprise ! Car n’est-il pas déjà trop tard pour tout ? Réalisons la situation : ce n’est déjà plus le troisième mandat qu’il nous faut éviter, mais le désastre national ! Ces GI’s installés clandestinement dans notre désert pendant que nos enfants s’expatrient encore plus clandestinement, n’est-ce pas le signe que nous sommes déjà placés devant le funeste choix entre  une solution à l’irakienne et une autre à la kényane ? Car il s’est écoulé deux  mandats avant celui pour lequel on épilogue, et ils ont abouti à ceci : le laminage  de l’Etat ! Inutile de le chercher, l’Etat algérien n’existe plus ! Ou seulement sous cette forme hybride de clans qui s’étripent pour le bout de gras.

Cet Etat là, l’Etat de Bouteflika, est trop faible pour combattre le terrorisme, trop corrompu pour redistribuer équitablement le revenu national et tracer la voie pour la jeunesse. Il ne remplit plus sa fonction de protecteur ni encore moins celle de régulateur. Alors tendons l’oreille à ces bruits de bottes : ce sont les Américains qui viennent mettre de l’ordre chez nous ! Et écoutons cette colère des gens affamés et désespérés : ceux qui n’ont pas pu prendre la mer s’apprêtent à demander des comptes !

A quel prix tout cela ? Et vers où irons-nous ?

Voilà la vraie anxiété que je vois se profiler en 2008. Fatalité ? Sans doute pas. Mais en sortir exige de nous autre chose qu’une algarade autour du troisième mandat qui, lui-même, n’a désormais plus de sens : Bouteflika est-il sûr de gouverner en 2009 un pays encore gouvernable ? 

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Pourquoi les étrangers vont-ils quitter le pays ? Que cache-t-on aux Algériens ?
le 24 Janvier, 2008 - L.M. - le matin
http://www.lematindz.net/news/pourquoi-les-etrangers-vont-ils-quitter-le-pays-que-cache-t-on-a.html

L’ambassade américaine qui parle de « proches attentats » ; les investisseurs étrangers qui se retirent ; les entreprises américaines, britanniques et françaises qui vont rapatrier les familles de leurs employés ; le président Bouteflika qui annule ses déplacements pour raison sécuritaire : la situation est-elle aussi grave que cela ? Que se passe-t-il exactement ? Que cache-t-on aux Algériens ?
Aucun responsable ne daigne répondre à la question.

Pourtant les entreprises britanniques, françaises et américaines ont bien reçu ces derniers jours, l’ordre de leurs gouvernements de rapatrier l’ensemble des familles de leurs employés « dans les meilleurs délais. » Pourquoi « dans les meilleurs délais » ? Que savent les chancelleries étrangères que nous ignorons ? Pourquoi le groupe Renault a-t-il rapatrié les familles des employés ? Fait nouveau : ces départs ne seront pas remplacés.

Une importante réunion regroupant les représentants des principaux groupes étrangers présents en Algérie devait se tenir, jeudi soir, à l’hôtel Sofitel pour mettre en œuvre les nouvelles consignes sécuritaires, selon le site « toutsurlalgerie ». Que redoutent les étrangers ? Selon une source cité par le site, les ambassades américaine et britannique en Algérie redoutent notamment l’apparition de kamikazes en motos qui prendraient pour cible les ressortissants étrangers à Alger et dans les grandes villes.

Par ailleurs, on apprend que des milliers d’investisseurs, 4000 selon l’Expression, renoncent à venir en Algérie, pour des raisons strictement sécuritaires.

La situation semble à ce point risquée que le président Bouteflika a reporté ses visites à l’intérieur du pays. Il devait se rendre le 22 février à Constantine et quelques jours après à l’ouest du pays. Ce programme a été chamboulé. On parle même de report de la rencontre du FLN sensée discuter des présidentielles.

Une chose est sûre : quelque chose se trame et on cache la vérité aux Algériens.

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Algérie : près d’un milliard d’euros pour l’étude du projet de la grande Mosquée d’Alger
Par ali idir le 27/01/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-grande-mosquee-montant-contrat-2458.html

C’est officiel : le montant du contrat attribué jeudi 17 janvier à un groupement allemand pour l’étude et le suivi du projet de la grande Mosquée d’Alger s’élève à 920 millions d’euros, a appris « toutsurlalgerie.com » auprès de sources proches du dossier. Sur cette somme, 620 millions d’euros iront à l’étude et 300 millions concernent la mission de maîtrise d’œuvre.

Le groupement allemand qui a été retenu est constitué de trois bureaux d'études : KSP-Engel Zimmermann GmBH, Krebs & Kiefer international GmBH & co et Krebs und Kiefer & Partners international Sarl. Le lauréat allemand d'un concours d'architecture a surclassé notamment le groupe français Architecture-Studio et le groupe franco-britannique ATPS/Atkins (franco-britannique). 17 bureaux d'études avaient soumissionné pour ce projet. L'ouverture des plis financiers avait eu lieu fin octobre.

La grande mosquée d'Alger est prévue pour être la troisième plus grande mosquée du monde après celles des lieux saints de l'islam, la Mecque et Médine. Selon des estimations d’experts interrogés par « toutsurlalgerie.com », sur la base du prix de l’étude et de la maîtrise d’œuvre, le coût total du projet devrait se situer entre 3 et 4 milliards d’euros.

Le complexe religieux disposera notamment d'une salle de conférences, d'un musée d'art et d'histoire islamiques, d'un centre de recherches sur l'histoire de l'Algérie, de locaux commerciaux, d'un restaurant et d'une maison du Coran d'une capacité d'accueil de 300 étudiants du niveau supérieur.

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Bouteflika choisit un groupe allemand pour construire la grande mosquée d'Alger
AFP - le 17 Janvier, 2008
http://www.lematindz.net/news/bouteflika-choisit-un-groupe-allemand-pour-construire-la-grande-.html
   
L'Algérie a choisi un groupe allemand por construire la grande mosquée d'Alger, prévue pour être la troisième plus grande mosquée du monde après celles des lieux saints de l'islam, la Mecque et Médine, a annoncé jeudi l'Agence nationale chargée de sa réalisation.

Ce méga-projet, dont le coût total pourrait avoisiner 3 milliards de dollars selon des experts, a été confié à un groupe allemand constitué de "KSP-Engel und Zimmermann GmBH", "Krebs und Kiefer international GmBH & Co" et "Krebs und Kiefer & Partners International SARL", selon un communiqué de l'Agence.

Le lauréat allemand d'un concours d'architecture organisé par l'Agence a surclassé notamment le groupe français Architecture-Studio et le groupe franco-britannique ATPS/Atkins (franco-britannique). 17 bureaux d'études avaient soumissionné pour ce projet. L'ouverture des plis financiers avait eu lieu fin octobre.

Selon ce projet, qui fait partie des projets présidentiels, la grande mosquée d'Alger aura le minaret le plus haut du monde, culminant à 300 mètres.

Selon le cahier des charges, elle sera édifiée sur une assiette foncière de 20 hectares, dans l'axe de la baie d'Alger, et disposera d'une salle de prière de 40.000 places et d'une esplanade pouvant accueillir jusqu'à 80.000 fidèles.

Le complexe religieux disposera par ailleurs d'une salle de conférences, d'un musée d'art et d'histoire islamiques, d'un centre de recherches sur l'histoire de l'Algérie, de locaux commerciaux, d'un restaurant et d'une maison du Coran d'une capacité d'accueil de 300 étudiants du niveau supérieur.

Alger compte trois grandes mosquées "historiques": Djamâa el-Djedid, construite en 1660, Djamâa el-Kébir, construite au XIe siècle, et la Ketchaoua, en bas de la Casbah, construite en 1794 sous les Turcs, convertie en cathédrale pendant la présence française (1830-1962) et consacrée à nouveau en lieu de culte musulman après l'indépendance.

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La « mosquée Bouteflika » coûtera 3 milliards de dollars
le 07 Octobre, 2007
http://www.lematindz.net/news/la-mosquee-bouteflika-coutera-3-milliards-de-dollars.html
 
Elle aura le plus haut minaret du monde (300 mètres) ; elle pourra accueillir 120.000 fidèles ; elle sera la 3e plus grande du monde après celles des lieux saints de l'islam, la Mecque et Médine et elle coûtera autour de 3 milliards de dollars : c’est la future Grande mosquée d’Alger, déjà surnommée « mosquée de Bouteflika ». C’est le président en effet qui veut construire, face à la baie d'Alger, cet imposant et onéreux monument, qui exigera 7 ans de travaux, plus pour se faire plaisir que pour plaire à Dieu.

Le président a découvert, hier, en miniature, à quoi ressemblera « son » édifice en visitant, au palais du Peuple, l'exposition des maquettes de chacun des dix-sept bureaux d'études de 11 nationalités ayant soumissionné au projet. Parmi eux, le chef de l’état devra lui-même choisir, parmi cinq finalistes, l’heureux lauréat.

Selon le cahier des charges, la nouvelle mosquée sera édifiée sur une assiette de 20 hectares, dans l'axe de la baie d'Alger. Elle disposera d'une salle de prière de 40.000 places et d'une esplanade pouvant accueillir jusqu'à 80.000 fidèles et sera le troisième plus vaste lieu de culte musulman au monde, après les mosquées de la Mecque et de Médine (Arabie saoudite).

Son minaret sera plus haut d'une centaine de mètres que celui de la mosquée Hassan II de Casablanca (Maroc). Il abritera sur 15 niveaux une bibliothèque, un institut supérieur d'études islamiques, un musée d'art et d'histoire, une plate-forme d'observation de la baie...

La mosquée le noyau d'un complexe cultuel comprenant une maison du Coran, un centre culturel, un centre multiservices, un centre sanitaire, un hôtel, des restaurants, un parking, un immeuble d'habitation, un autre pour l'administration et des espaces verts.

L’Algérie a-t-elle besoin d’une si somptueuse et onéreuse réalisation ?

"Oui, répond le ministre des Affaires religieuses Bouabdallah Ghlamallah en présentant le projet à la presse. L’Algérie manquait d'une grande mosquée emblématique de la période d'après l'indépendance. Cette réalisation sera à la hauteur des ambitions du peuple algérien. Son emplacement est symbolique. Alger et sa baie ont été les témoins de la résistance à travers les siècles du peuple algérien".

Alger compte pourtant trois grandes mosquées "historiques": Djamâa el-Djedid, construite en 1660, Djamâa el-Kébir, construite au XIe siècle, et la Ketchaoua, en bas de la Casbah, construite en 1794 sous les Turcs, convertie en cathédrale pendant la présence française (1830-1962), et consacrée à nouveau en lieu de culte musulman après l'indépendance.

Depuis 1962, l'Algérie a mis en chantier une mosquée par jour. Elle en compte actuellement 15.000 en activité et 3.400 en construction, selon les chiffres officiels.

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Les plans de la « mosquée Bouteflika » coûteront 54 milliards de dinars à l’Algérie
le 13 Janvier, 2008
http://www.lematindz.net/Accueil/les-plans-de-la-mosquee-bouteflika-couteront-54-milliards-de-din.html

Pendant que les enseignants battent le pavé pour obtenir des salaires décents, Bouteflika, se décidant à choisir le bureau d’études chargé de dessiner les plans de « sa » future mosquée, opte pour le plus cher des projets présentés par les cinq agences présélectionnées.

Le président, connu pour sa prodigalité avec l’argent public, n’aime décidemment pas compter. Ainsi rien que les plans du pharaonique édifice coûteront à l’Algérie la bagatelle de 54 milliards de dinars hors taxe ! L’heureux lauréat qui vient d’emporté cette mise colossale est un bureau d’études germano-tunisien, Kreber-Kiefef.

Le moins onéreux des projets, évalué à moins de la moitié (28 milliards de dinars en TTC), n’a pas eu l’heur de plaire à l’organisme en charge de l’ouvrage. Ce coût abusif du projet Kreber-Kiefef n’a pas dissuadé le maître de l’ouvrage. C’est dit-on, Le ministère des Affaires religieuses qui aurait mis en avant le projet dispendieux des germano-tunisiens.

La gabegie à laquelle se livre le pouvoir ne semble pas connaître de limites. Et ce n’est pas fini : en raison de l’importance de l’enveloppe financière destinée aux travaux, le choix de l’entreprise de réalisation sera l’occasion d’une lutte sans merci entre les soumissionnaires.

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L'Algérie ne peut qu'extraire qu'une quantité déclinante de pétrole au maximum pendant deux décennies (entre 17 et 20 années). Ce n'est pas beaucoup et c'est très très grave pour l'Algérie, son existence et pour certains pays d'Afrique du nord.

Cela indique clairement que l'extraction et l'exportation du pétrole Algérien sont entrées dans la phase critique de décroissance et de déclin (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier  , http://www.terredebrut.org/ )


l'Algérie ne lui reste que seulement 18 années de réserves de pétrole à exporter !

Cette nouvelle fait l'effet de l'explosion d'une bombe nucléaire dans les milieux d'affaires spécialisés (investisseurs, banquiers, financiers, etc) , internationaux et nationaux, dans le peuple Algérien et plus grave dans les milieux militaro-économico-politiques national et international.
:-\

Car voila les raisons :

Sachant qu'environ 98% des devises (pétro-devises, devises dues uniquement à l'export du pétrole) entrant en Algérie sont à cause de l'exportation du seul pétrole, la part du gaz est dérisoire,

Sachant qu'un grand pourcentage de ces pétro-devises ( devises due uniquement à l'export du pétrole), je ne compte pas le pourcentage détourner, voler et spolier, servent à maintenir en vie l'existence de l'état et de la nation Algériennes et de ces institutions ( armée, services de sécurité, police, gendarmerie, administrations, syndicats, partis, organisations "populaires", ministère du culte "musulman" et ses satellites, etc..),

Sachant qu'un grand pourcentage de ces pétro-devises, je ne compte pas le pourcentage due au détournements et corruption, servent à importer ( business de l'import-import) de l'étranger au minimum 90% de ce que mangent et boivent, se soignent avec les Algériens et leurs cheptels,

Alors la déduction est simple à faire même pour des arriérés. Il ne nous reste pas beaucoup de temps et le compte à rebours est déjà bien enclenché.

entre 2007 et 2024, il y aura, dans toutes les régions d'Algérie sans exception, des vagues meutrières de famine, d'épidémies et une multitudes d'insurrections et de guerres civilo-militaires Algéro-Algériennes pour s'accaparer et contrôler le peu de nourriture, d'eau et surtout de terres fertiles qui restent en Algérie.

Mais entre temps, il faut prévoir des centaines de milliers de morts Algériens, la désorganisation et la dislocation de l'Algérie en une multitude de régions autonomes, militairement, politiquement et socialement.

Chacune de ces régions seront contraintes, pour survivre, de faire appel à l'aide et à l'assistance (mendier) de parrains "étrangers" pour simplement survivre, se protéger et se nourrir mais avec des conditions humiliantes de types esclavagistes.

Merci à vous les actuels et différents monarques "algériens", autoproclamés en utilisant la violence sadique et des crimes contre l'humanité, de la RADP et idolâtres fanatiques intégristes de l'excrément du diable (le pétrole et Gaz) pour ce future très sordide et inévitable.

Vous êtes maintenant les meilleurs ennemis de l'Algérie et de tous les Algériens passés, présents et futures et de certains pays d'Afrique du Nord. car, en cas de chaos dû au déclin rapide du pétrole et Gaz algériens, des centaines de milliers d'Algériens iront se réfugiés massivement, illégalement et parfois violemment dans certains pays d'Afrique du Nord frontaliers de l'Algérie et cela uniquement pour survivre et éviter la famine du au chaos. Ce scénario fortement plausible est déjà sérieusement pris en compte par divers institutions internationales et régionales
. >:(

RADP= République Algérienne Démocratique et Populaire

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Algérie : Les expatriés plient bagages
Lundi 28 janvier 2008 - Ali Idir - letelegramme.com
http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/monde/algerie-les-expatries-plient-bagages-20080128-2414610_1199547.php

Devant la recrudescence de la violence en Algérie, de nombreuses firmes occidentales décident de rapatrier leurs cadres jusqu’alors installés de l’autre côté de la Méditerranée.

De notre correspondant en Algérie. L’information émane de sources diplomatiques désirant conserver l’anonymat. « Les groupes américains, britanniques et français ont décidé de ne pas renouveler les contrats d’expatriés arrivés à terme et de les remplacer par des cadres locaux », explique l’une d’entre elles. D’ores et déjà, plusieurs sociétés occidentales, comme Renault, BP, Michelin, Schlumberger, Vinci ou Suez, ont entamé l’évacuation des familles de leurs cadres installés en Algérie. Ces mesures sont motivées par la recrudescence des attentats terroristes dans le pays et le risque de nouvelles attaques dans la capitale. « Des informations circulent dans les milieux diplomatiques occidentaux sur la présence à Alger de kamikazes à bord de scooters avec des ceintures d’explosifs », confie la même source.

Quatre attaques terroristes en 2007

L’an dernier, quatre actions ont eu lieu à Alger. Les deux premières ont ciblé, le 11 mars, le Palais du gouvernement et un hôtel de police dans la banlieue est d’Alger. Les deux autres ont détruit, le 11 décembre, le Conseil constitutionnel à Ben Aknoun et des bâtiments de l’Onu à Hydra, un quartier hautement sécurisé. D’autres attentats sanglants ont été perpétrés dans plusieurs villes du pays. Ainsi, en septembre, une attaque suicide a visé le président Bouteflika en visite à Batna, dans l’est algérien. Dans des communiqués officiels diffusés courant janvier, les ambassades de Grande-Bretagne et des États-Unis à Alger ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre en Algérie, sauf cas d’extrême urgence.

Pas de consigne de l’ambassade de france

L’Ambassade de France à Alger observe le silence sur le sujet et n’a pas donné de consignes de sécurité officielles à ses ressortissants. Mais les expatriés français s’inquiètent et multiplient les réunions de consultation et les mesures de sécurité pour se protéger d’éventuelles attaques terroristes. A maintes reprises, la Branche al-Qaida au Maghreb islamique (Baqmi) a menacé de frapper les intérêts occidentaux dans le pays. En septembre dernier, un convoi transportant des cadres du groupe français Razel a été attaqué dans la région de Lakhdaria, à 70 kilomètres à l’est d’Alger. Selon nos sources, des expatriés américains et britanniques ont même reçu des instructions de la part de leurs ambassades pour rester et travailler à domicile, en attendant l’amélioration de la sécurité à Alger. Le départ massif des expatriés va compliquer la tâche des groupes français en Algérie, déjà confrontés à une forte concurrence asiatique et arabe.

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L’enlèvement des cadres figure dans le plan d’Al Qaïda au Maghreb
« Plusieurs institutions seraient une prochaine cible des terroristes »

M. M. - El Watan - 18 décembre 2007
http://www.elwatan.com/spip.php?article83039

Plusieurs institutions figureraient dans la liste des prochaines cibles des groupes terroristes, activant sous la coupe de l’organisation criminelle Al Qaïda au Maghreb.

C’est ce qu’ont indiqué des sources sécuritaires qui ont exhorté, ces derniers jours, les responsables de ces institutions à rester vigilants et à inviter leurs employés à faire de même pour tenter de déjouer les plans des terroristes.

Ces derniers, ajoutent la même source en se référant à des informations recueillies par les agents de la sécurité, « auraient dressé une liste nominative de cadres et de personnalités à kidnapper et à assassiner ».

Ceci, en plus de leurs nouvelles forfaitures, à savoir les attentats kamikazes tels que ceux qui ont été perpétrés contre le Palais du gouvernement (11 avril 2007), le Conseil constitutionnel et le siège du Haut commissariat aux réfugiés (HCR) (11 décembre dernier).

Les informations dont disposent les services de sécurité évoquent une volonté des émirs de ladite organisation de recourir « à l’enlèvement des cadres en application des décisions qu’auraient prises le sinistre Droukdel et ses conseillers militaires ».

« Le but recherché à travers ces menaces est l’instauration d’un climat de peur au sein de ces institutions », précise la même source. Les éléments de la sécurité (police et gendarmerie), souligne la même source, multiplient leur présence en vue d’assurer la sécurité de tous les citoyens.
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kader
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« Répondre #162 le: 29/01/2008 - 09:28:56 »

Pour les initiés et amateurs, ne craignez rien les "ignorants" et "obscurantistes" paniquent et sont complètement dépassés. Un signe de la fin de leur petit monde obscurantiste :  ;)

Liberté d'expression = http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9_d'expression

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DST cherche bavards désespérément
Liberté d'expression | jeudi, 24 janvier 2008 | par Laurent Léger
http://www.bakchich.info/article2425.html

Les soi-disant limiers du contre-espionnage qui ont placé 40 heures le journaliste Guillaume Dasquié en garde-à-vue ne savent toujours pas qui, à la DGSE, a fait fuiter des notes « confidentiel défense » sur le terrorisme. Normal : ces documents avaient été distribués en 31 exemplaires…

Dans un long article, Bakchich avait qualifié en décembre dernier « d’indigne » la garde-à-vue de notre ami Guillaume Dasquié. Souvenez-vous, ses quarante heures de rétention dans les locaux de la DST en décembre dernier trouvaient leur origine dans un article paru dans Le Monde le 17 avril 2007 où, documents à l’appui, Dasquié narrait comment les services français - la DGSE - avaient fort bien travaillé dans la période qui avait précédé le 11 Septembre 2001. Les James Bond français avaient cette année là transmis leurs informations sur d’éventuels détournements d’avions sur le territoire américain à leurs collègues de la CIA. On avait vu le résultat à New York.

Après la sortie du Monde, Michèle Alliot-Marie (MAM) avait déposé plainte pour « compromission du secret de la défense nationale », relayée trois mois après par Hervé Morin, le ministre suivant, agacé par le site de Guillaume, Géopolitique.com, qui diffuse des documents bruts de décoffrage, notamment sur le terrorisme. Au vu du contenu de l’enquête préliminaire menée par la DST, dont les feuillets se baladent entre le palais de justice de Paris et la Chancellerie en passant par l’Intérieur, et que Bakchich a pu consulter, on se dit quand même que quelque chose ne tourne pas rond chez nos officiers de renseignement. Sous la houlette d’un procureur dévoué à l’exécutif, des contre-espions (de la DST) ont cuisiné sur procès-verbal une poignée d’espions (la DGSE). Objectif, tenter de savoir qui au sein des Services avait bien pu faire fuiter les documents classifiés « confidentiel défense » avant qu’ils se retrouvent dans Le Monde. Des notes qui, faut-il le rappeler, datent de plus de 6 ans et concernent principalement des figures talibans ou d’Al-Qaida qui, depuis, ont rejoint le paradis des terroristes.
Des notes qui « méritent toujours une classification »

Beaucoup de bruit pour rien. Messieurs les espions et contre-espions ont fait chou blanc. A lire les procès verbaux, on croirait presque que la publication des documents dans Le Monde a permis de révéler au tout-venant les méthodes secrètes de la DGSE. Le chef de la sécurité de la Piscine, Jean-Marie Tarrey, explique avec force moulinets le 23 mai 2007 que « nos moyens, nos connaissances dans ce domaine et nos implantations dans le monde » ont été dévoilés. A propos d’une cartographie de la mouvance terroriste intitulée, le 11 juillet 2001, « Afghanistan : le comité exécutif d’Al-Qaida », il suggère qu’elle « mérite toujours une classification » et qu’elle « montre nos moyens pour intégrer le cœur des mouvements terroristes ». Pourtant, du comité exécutif d’Al Qaida il ne reste plus grand monde en vie en 2007…

Le plus beau reste à venir. La même huile de la DGSE, réentendue le 15 juin 2007, se voit obligée de reconnaître que la fameuse compilation de notes (incluant les docs publiés dans Le Monde) a été, entre septembre et octobre 2001, diffusée à 31 exemplaires. Oui : 31 exemplaires, dont l’un a même été remis au général Rondot, connu pour laisser traîner partout ses documents secrets… Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. « Notre enquête interne n’a pas permis d’établir quelles personnes ont récupéré ces productions », ajoute monsieur l’espion, sans doute à contre coeur. Aucun bordereau d’envoi, pas de numéro d’enregistrement des notes : « La distribution de cette compilation n’a pas suivi le circuit normal et habituel des notes confidentielles régulièrement distribuées à l’extérieur ». N’en jetez plus. Après le 11 Septembre 2001, c’est la panique à la DGSE, même ses synthèses se baladent sans contrôle. Alors six années plus tard…

Pendant ces mois d’enquête, les appels entrants et sortants du téléphone de Guillaume Dasquié sont passés au crible. On y trouve de tout, bien entendu. La nounou, le tonton, les confrères et, bien sûr, quelques hommes du renseignement. Et alors ? Quelques anciens de la boutique – comme les James Bond surnomment parfois leur auguste maison – répondent parfois à Guillaume ; ils sont même nommés dans l’article du Monde. L’un d’entre eux, Philippe Hayez, ancien directeur adjoint du renseignement, qui a depuis rejoint la Cour des Comptes, a eu le malheur d’introduire Guillaume au chef de cabinet du patron de la Piscine. Est-ce cela qui lui vaut la garde-à-vue dans les locaux de la DST, lui qui ne connaissait pas Dasquié un mois avant la publication de l’enquête incriminée ? La plupart des cadres qui ont le malheur d’avoir été contactés par le journaliste ont reçu la visite domiciliaire de quelques agents de la DST. En vain. Mais il n’y a pas de meilleur moyen pour clouer le bec à d’éventuels bavards…
Les chéquiers du journaliste passés au crible

Les vaillants flics de la DST ont vérifié que Guillaume Dasquié n’avait pas versé d’argent à ces barbouzes. Résultat zéro, bien évidemment. Mais ils ont pu constater que Guillaume payait 110 euros sa séance de kiné. Autre officier de la DGSE à avoir été entendu, le chef de cabinet du directeur, Emmanuel Renoult, à qui Dasquié rend visite à son bureau avec sa liasse de documents 15 jours avant la sortie de l’article du Monde. « N’étant pas juriste, je ne pensais pas avoir l’autorité nécessaire pour lui reprendre le dossier de force », soupire-t-il devant les flics, en assurant qu’il a prévenu le journaliste des risques encourus si les documents étaient publiés. Ce que Dasquié conteste.

Entre son 4ème et son 5ème interrogatoire, Dasquié se voit menacé par le substitut du procureur Alexandre Plantevin d’un séjour derrière les barreaux s’il ne valide pas le nom d’une source éventuelle – ce que conteste le parquet de Paris. Lors de son interrogatoire devant le juge Coirre, après sa longue garde-à-vue dans les locaux flambant neuf de la DST à Levallois, le journaliste a insisté pour faire une déclaration liminaire : « Je dois préciser que lors de ma garde-à-vue j’ai reçu plusieurs interventions consistant à me demander de ne pas me prévaloir des dispositions qui me permettent de protéger mes sources. Mes interlocuteurs m’ont indiqué que si je ne me prévalais pas de façon trop ferme de l’article 109 du code de procédure pénale [qui protège le secret des sources des journalistes] je serai placé en détention provisoire ».

Mardi 22 janvier, une requête en annulation de la procédure a été déposée devant la chambre de l’instruction par sa défense. « Force est de constater que les motifs invoqués pour restreindre la liberté d’expression de M. Dasquié, et plus généralement porter atteinte à la liberté du plus grand quotidien français, ne sont pas suffisants, ni proportionnés au but légitime d’information du public poursuivi. (…) Que la Défense ne peut toutefois que s’étonner qu’il faille encore protéger, de manière impérieuse, des informations « stratégiques » anciennes, pour la plupart, de plus de sept années ! Que le danger imminent qu’elles visent à prévenir semble en effet pour le moins dépassé »… Etc.

Outre « l’intérêt légitime à recevoir ces informations » et « la violation du secret des sources », qu’il faut arrêter de piétiner, l’avocat de Guillaume Dasquié, Jean-Marc Fédida, note que « seules des luttes intestines de pouvoirs au sein des institutions et services de l’Etat, à défaut de les justifier, permettent d’expliquer les poursuites diligentées ».

Tout est dit.

////////////////

Révélations de Francesco Cossiga dans le "Corriere della Sera".
9/11 un job interne

Le 10 décembre 2007, par dial

Francesco Cossiga confie au plus grand journal italien que les attaques du 11 septembre ont été menées par la CIA et le Mossad et que cette information est largement répandue parmi les agences mondiales de renseignements.

De nouvelles révélations de Francesco Cossiga ont été publié dans le "Corriere della Sera".

En voici une traduction :

"Ben Laden a soit disant confessé être responsable de l’attaque du 11 septembre 2001 sur les tours jumelles de New York, alors que tous les services de renseignements étasuniens et européens savent désormais que cette attaque a été planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad avec l’aide du monde sioniste dans le but d’accuser les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales d’intervenir en Afghanistan puis en Irak."

Francesco Cossiga affirme également que la vidéo dans laquelle Osama Bin Laden, leader d’Al Qaeda, lance des menaces à l’encontre de l’ex premier ministre Silvio Berlusconi, n’est qu’un montage réalisé dans les studios de Mediaset à Milan et a été transmis au réseau télévisé Al Jazira qui l’a largement diffusé.

Francesco Cossiga ajoute que ce "piège" a été élaboré afin de soulever une vague de solidarité en faveur de Silvio Berlusconi au moment même où ce dernier était mis en cause par des informations concernant les liens entre la RAI et Mediaset.

Qu’est ce que le "Corriere della Sera" ?

Le "Corriere della Sera" (Courrier du Soir) est le plus vieux quotidien italien. Il est publié à Milan et c’est le plus diffusé du pays : 680208 exemplaires en 2007 contre 320583 exemplaires pour "le Monde" en 2007.

Qui est Francesco Cossiga ?

Francesco Cossiga est un homme politique italien. Il a été ministre de l’intérieur de 1976 à 1978, président du conseil de 1979 à 1980, puis président du Sénat de 1983 à 1985 et finalement président de la République de 1985 à 1992.

Au sein de la classe politique italienne, il est respecté et considéré comme un homme politique "honnête" mais il est également craint parce que franc et direct. En effet, il a révélé en 1992 l’existence et sa participation à l’opération "Glavio".

Opération "Gladio"

Ce dernier est un réseau voyou de renseignement, une structure clandestine de l’OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique.

Ce réseau a mené des attentats à la bombe à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80.

Sous direction de la CIA, cette organisation a tenté d’influencer la politique de certains pays, notamment l’Italie, la Grèce et la Turquie.

Cette "stratégie de la tension", a débuté avec l’attentat de la place Fontana, à Milan le 12 décembre 1969, qui devait, selon Vincenzo Vinciguerra, un agent du Gladio, pousser l’État italien à déclarer l’état d’urgence. Le massacre de la gare de Bologne, de 1980, est également imputé à Gladio.

En 2000, Vincenzo Vinciguerra résume ainsi cette stratégie :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité".


"Le capitalisme du désastre" plutôt que la théorie du complot

Ces révélations ne sont pas sans rappeler "Le capitalisme du désastre", théorie développée par Naomi Klein selon laquelle la panacée tactique du capitalisme contemporain consiste à attendre une crise majeure et alors à brader des morceaux de l’État à des acteurs privés pendant que les citoyens sont encore en état de choc, puis rendre rapidement ces réformes permanentes.

Les déclarations de Francesco Cossiga selon lesquelles les attaques du 11 septembre sont un job interne et que cette informations est largement répandue parmi les agences mondiales de renseignements a peu de chance d’être mentionnée dans les médias de masse traditionnels, organes de propagande du capitalisme contemporain. On ne peut pas se contenter de passer sous silence ce témoignage comme celui d’un théoricien cinglé de la conspiration.

Les sources :

*Les révélations de Francesco Cossiga dans le "Corriere della Sera"
http://www.corriere.it/politica/07_novembre_30/osama_berlusconi_cossiga_27f4ccee-9f55-11dc-8807-0003ba99c53b.shtml

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Secondo il presidente emerito della Repubblica Francesco Cossiga
Osama-Berlusconi? «Trappola giornalistica»

30 novembre 2007
http://www.corriere.it/politica/07_novembre_30/osama_berlusconi_cossiga_27f4ccee-9f55-11dc-8807-0003ba99c53b.shtml

«È un videomontaggio di Mediaset e fatto giungere ad Al Jazira per rilanciare il Cavaliere in difficoltà»

ROMA - «A quanto mi è stato detto domani o dopo domani la più potente catena quotidiani-periodici del nostro Paese dovrebbe dare le prove, con uno scoop eccezionale, che il video (in realtà un audio, ndr) nel quale riappare Osama Bin Laden, leader del 'Grande e potente movimento di Rinvicita Islamica Al Qaeda', che Allah lo benedica!, nel quale sono formulate minacce anche all'ex premier Silvio Berlusconi, sarebbe nient'altro che un videomontaggio realizzato negli studi di Mediaset a Milano e fatto giungere alla rete televisiva islamista Al Jazira che lo ha ampiamente diffuso». Lo afferma il presidente emerito della Repubblica Francesco Cossiga in un comunicato.

«TRAPPOLA» - «La 'trappola' sarebbe stata montata, secondo la sopra citata catena di stampa, per sollevare una ondata di solidarietà verso Berlusconi, nel momento nel quale si trova in difficoltà anche a causa di un altro scoop della stessa catena giornalistica sugli intrecci tra la Rai e Mediaset», continua il senatore a vita. «Da ambienti vicini a Palazzo Chigi, centro nevralgico di direzione dell'intelligence italiana, si fa notare che la non autenticità del video è testimoniata dal fatto che Osama Bin Laden in esso 'confessa' che Al Qaeda sarebbe stato l'autore dell'attentato dell'11 settembre alle due torri in New York, mentre tutti gli ambienti democratici d'America e d'Europa, con in prima linea quelli del centrosinistra italiano, sanno ormai bene che il disastroso attentato è stato pianificato e realizzato dalla Cia americana e dal Mossad con l'aiuto del mondo sionista per mettere sotto accusa i Paesi arabi e per indurre le potenze occidentali ad intervenire sia in Iraq sia in Afghanistan. Per questo - conclude Cossiga - nessuna parola di solidarietà è giunta a Silvio Berlusconi, che sarebbe l'ideatore della geniale falsificazione, né dal Quirinale, né da Palazzo Chigi né da esponenti del centrosinistra!».

SOLIDARIETÀ
- In realtà è giunta a Berlusconi la solidarietà per il governo di Vannino Chiti, ministro per i Rapporti con il Parlamento: «Esprimo la mia solidarietà a Silvio Berlusconi chiamato in causa, assieme ad altri leader europei, dal terrorista Osama Bin Laden nel suo messaggio di propaganda. Contro il terrorismo e contro queste farneticazioni deve essere forte l'unità delle forze politiche in Italia e l'impegno comune e la solidarietà dei popoli europei».

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Liberté d'expression = http://fr.wikipedia.org/wiki/Libert%C3%A9_d'expression

La liberté d'opinion et d'expression est généralement considérée comme une liberté fondamentale à l'homme.

Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme suit:

    « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

De même, dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (article 11) :

    « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »

Pour l'Europe (Convention européenne des droits de l’Homme, Conseil de l’Europe de 1980 (article 10) :

    « 1 Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations. »

    « 2 L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire. »

Jurisprudence (Cour Européenne des Droits de l’Homme, 21 janvier 1999, n°29183/95, Fressoz et Roire c. France) :

    « La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique ». »

Si la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ne spécifie pas davantage de conditions particulières ni restrictions à cette liberté d'expression, cependant, un certain nombre de juridictions, sous l'égide des Nations unies et des pays y adhérant, - ce qui est le cas de la législation française -, restreignent toutefois cette liberté en interdisant les propos incitant à la haine raciale, nationale ou religieuse et relevant de l'appel au meurtre qui sont des délits interdits par la loi.

Elle va de pair avec la liberté d'information et plus spécifiquement la liberté de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de journal de dire ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous réserve d'en répondre devant les tribunaux en cas de diffamation ou calomnie. La calomnie et la diffamation étant là aussi, les restrictions imposées à la notion de liberté d'expression pour toute parole publique, comme pour l'incitation à la haine et au meurtre.

Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l'Assemblée générale des Nations unies précise que la liberté d'expression comprend «la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce sans considération de frontière» (article 4.).
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« Répondre #163 le: 29/01/2008 - 17:16:04 »

Main basse sur le pétrole irakien
27 janvier 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1623

Plus de quatre ans après l’invasion de ce pays par les troupes américaines, les États-Unis peinent à imposer une nouvelle loi pétrolière qui ferait la part belle à leurs majors. Abdel Amir Al-Anbari, grand spécialiste des questions pétrolières internationales et ancien ambassadeur irakien, explique pourquoi cette loi suscite tant de réserves.

En mars 2007, le gouvernement irakien adoptait à l’unanimité le projet d’une nouvelle législation pétrolière. À l’époque, les autorités pensaient que le Parlement, le Conseil des représentants,pourrait approuver la loi avant le 31 mai. Nous sommes à la mi-octobre et cette approbation n’est toujours pas intervenue. Quelle est votre analyse sur les problèmes auxquels se heurte le gouvernement dans ce domaine ?

L’élément fondamental est que l’Irak est un pays occupé depuis 2003. Outre les questions de sécurité, cela suscite des doutes importants sur la légitimité des autorités à engager, dans le long terme, le pays sur un sujet aussi crucial pour l’Irak que la nouvelle législation pétrolière.

Projet de loi contesté

Il est naturel que de nombreux Irakiens se posent beaucoup de questions sur un texte aussi capital. De plus, ce qui me frappe, c’est que les dispositions de la future loi sur les contrats de partage de production sont très éloignées des normes contractuelles qui prévalent aujourd’hui dans la région du Golfe. Un autre problème fondamental porte sur les relations entre l’État central, les provinces et les compagnies pétrolières, même s’il est dit que les accords pétroliers conclus entre une province et une compagnie ou un consortium seront soumis à une validation de la part des autorités centrales. En Irak comme ailleurs, les grandes décisions en matière d’exploration, de production, de fixation des prix ou d’exportation doivent être prises par le gouvernement central et non par les provinces et par les compagnies privées. Les ressources pétrolières doivent être gérées de façon optimale, ce qui suppose évidemment qu’il y ait une seule politique pétrolière nationale, et non plusieurs. Ajoutons que ce problème ne découle pas seulement du projet de loi mais de la Constitution actuelle de l’Irak.

De nombreuses personnes, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Irak, ont envoyé des lettres et des pétitions au Parlement pour lui demander d’amender significativement le projet de loi soumis par le gouvernement. Parmi elles, on trouve des intellectuels, des économistes, des responsables politiques ou d’anciens responsables. Cette forte opposition est la raison pour laquelle la loi n’a pas encore été adoptée, malgré les pressions des États- Unis en ce sens.

Distribution inégale

Cette situation a une conséquence importante : même si la loi pétrolière était adoptée en l’état, sa durée de vie effective ne serait pas très longue. Il est probable qu’un nouveau régime l’amenderait, voire l’annulerait entièrement. Quand on voit d’ailleurs les différends entre le ministère irakien du Pétrole et le gouvernement régional du Kurdistan, on se rend compte que l’architecture actuelle est très fragile.

Le projet de loi prévoit un partage des revenus pétroliers entre les principales communautés du pays. Les partisans de ce texte pourraient vous répondre que peu importe que le pétrole soit produit au nord, au sud ou au centre de l’Irak, puisque les recettes qui découleront de cette exploitation profiteront à l’ensemble de la population...

En théorie, c’est juste. Mais nous devons regarder les réalités. Le projet de loi prévoit que les provinces géreront elles-mêmes les nouvelles découvertes.

Intérêt national

Il est clair que, pour elles, il sera très tentant de considérer ce pétrole comme le leur et de vouloir conserver une plus grande partie, voire la totalité, des revenus liés à ces nouvelles exploitations pour satisfaire leurs besoins propres. La seule solution réaliste et juste est le contrôle des revenus par le gouvernement central, afin que ces revenus soient gérés dans l’intérêt de toute la population irakienne sans considération religieuse ou communautaire. Mais, là encore, le problème fondamental vient de la Constitution. Le projet de loi met en effet en oeuvre certaines de ses dispositions.

Vous soulignez que, derrière ce projet de loi, il y a la Constitution. Certes, beaucoup d’Irakiens la critiquent, mais nombreux sont ceux qui la soutiennent et ne sont pas prêts à accepter sa révision.

Quelles sont les possibilités de changement ?

Des partis, des groupes et des personnalités très influents demandent que la Constitution soit amendée. Je pense que certains arrangements seront trouvés mais sans doute pas dans le court terme. Il s’agit d’une question de moyen ou de long terme.

Le débat fait rage autour de la notion de fédéralisme avec les conséquences qui en découlent, notamment sur le plan pétrolier. Mais, après le régime de Saddam Hussein, n’est-il pas évident que les Kurdes et les chiites se prononcent fermement en faveur d’un État fédéral plutôt que pour un régime centralisé ?

Le concept de système fédéral peut avoir des significations très différentes pour diverses personnes. Mais il faut insister sur un point clé : en Irak, les sunnites ne sont pas différents des chiites.

Combines américaines

Les Irakiens, dans leur écrasante majorité, se définissent d’abord comme arabes et considèrent que le fait d’être sunnite ou chiite est une question privée. Nous constituons un pays arabe et unifié qui est l’un des membres fondateurs de la Ligue des États arabes et qui, comme le soulignait le grand historien britannique Arnold Toynbee, est l’un des berceaux de la civilisation mondiale.

Depuis 2003, certains analystes et intellectuels estiment que l’un des objectifs des États-Unis en Irak est le contrôle des réserves pétrolières colossales de ce pays. Mythe ou réalité ?

Réalité, sans aucun doute. Mais il faut bien comprendre que l’objectif n’est pas le contrôle physique en soi du pétrole. Pour les autorités américaines, ce qui est important, c’est aussi et surtout de contrôler la commercialisation du pétrole et de pouvoir, à travers l’Irak, influencer les politiques de l’Opep, ainsi que celles d’autres pays considérés comme présentant des risques pour la puissance et les intérêts américains.

Pouvez-vous préciser ?

Une capacité d’influence sur la fixation des prix du pétrole peut par exemple permettre de peser sur la situation économique d’États tels que la Chine et l’Inde, qui importent la plus grande partie de leurs approvisionnements pétroliers.

Mais les États-Unis sont le premier importateur mondial de pétrole, loin devant la Chine. Une hausse des prix du pétrole ou une tension sur les approvisionnements aurait sur eux-mêmes un impact négatif.

Oui, mais du fait de leur influence politique et économique et de leurs compagnies pétrolières, l’accès des États-Unis au pétrole est sans égal, que ce soit dans la région du Golfe ou en Amérique latine, en Afrique du Nord ou en Europe.

Plusieurs compagnies pétrolières ont signé des contrats avec le gouvernement régional du Kurdistan, d’autres sont sur le point de le faire et les majors regardent de très près les gisements géants du sud de l’Irak. Auriez-vous des conseils à donner aux compagnies qui éprouvent un grand intérêt pour ce pays et qui, sous certaines conditions de sécurité, pourraient envisager d’y investir dans les mois ou les années qui viennent ?

Pour moi, le point le plus important est la question des termes des accords pétroliers que des sociétés étrangères pourraient signer en Irak. Du fait de son potentiel considérable, ce pays présente un risque d’exploration très faible et les coûts de découverte et de production sont très bas. Si une compagnie conclut un contrat qui lui assure un taux de rentabilité de l’ordre de 15 % sur son investissement, cela me semble raisonnable.

Négocier serré

Si cette même compagnie obtenait un taux de profit de 20 %, 25 % ou 30 %, ce serait le signe qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Or, ce qui est actuellement envisagé pour les futurs contrats de partage de production pourrait déboucher sur un taux de rentabilité de 20 % ou plus. Je pense que, pour l’Irak, ce serait trop élevé, pour les raisons que je viens de rappeler.

Vous disiez que, même si le projet de loi présenté par le gouvernement était adopté par le Parlement, la loi qui en résulterait serait susceptible d’être significativement modifiée du fait des critiques et oppositions suscitées par certaines dispositions clés. Ce point de vue ne vous conduit-il pas à conseiller à des firmes étrangères d’attendre une clarification ultérieure de la situation ?

Si la loi était adoptée, je pourrais dire aux compagnies : OK, allez de l’avant mais soyez attentives aux conditions contractuelles. Si vous obtenez aujourd’hui des conditions qui sont très avantageuses pour vous, vous prenez le risque de subir des pressions très fortes plus tard pour que le contrat soit amendé, comme nous avons pu le voir dans plusieurs pays producteurs dans la période récente. Savoir être raisonnable constitue la meilleure garantie de la durabilité d’un accord pétrolier.

////////////////

Le retour de Dick Cheney
par Philip Giraldi, Huffington Post, 21 janvier 2008.
Philip Giraldi est un ancien agent de la CIA, spécialiste des questions de sécurité et de contre-terrorisme.Publication originale Huffington Post, traduction Dominique Larchey-Wendling pour Contre Info.

« D’après des sources au sein de services de renseignement à Washington, le Vice Président a recommencé à exhorter Bush à agir contre l’Iran avant la fin de sa présidence. » Philip Giraldi.

Après la publication du rapport NIE 2007 des services de renseignements américains sur l’Iran qui affirme que Téhéran a arrêté son programme nucléaire depuis 2003, contredisant toutes les affirmations de plus en plus alarmistes de l’administration Bush, le monde entier a poussé un soupir de soulagement. L’Amérique ne se lancerait finalement pas dans une troisième guerre au Moyen Orient, avec tous les risques d’extension incontrôlable pouvant déboucher sur un embrasement généralisé.

Curieusement, ce n’est semble-t-il pas l’affirmation de l’arrêt du programme nucléaire militaire iranien qui a soulagé les chancelleries.

Philip Giraldi, un ancien agent de la CIA, qui s’est déjà distingué en 2005 pour avoir révélé les plans de Cheney de préparation d’une attaque nucléaire contre l’Iran, analyse l’évolution récente des discours et de Bush et dépeint une situation bien plus inquiétante.

Loin de l’avoir dissuadé d’attaquer l’Iran, le rapport NIE 2007 a surtout vexé Bush et l’a conforté dans ses certitudes guerrières. A en lire cet extrait d’un article du Monde, les va-t-guerre américains ont malheureusement aussi leurs relais en France : « La diplomatie piétine aussi parce que, ces dernières semaines, l’administration Bush, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, se sont consacrés à réparer les dégâts causés par le rapport des agences de renseignement américaines, publié le 3 décembre 2007. »
Dominique Larchey-Wendling

Il y a là une forme d’ironie toute particulière : les rencontres qui sont ostensiblement dédiées à la cause de la paix sont fréquemment utilisées pour préparer la guerre. La visite que le président George W. Bush vient de terminer au Moyen Orient en est un exemple précis. L’objectif affiché de pousser les Palestiniens et les Israéliens à faire la paix a rapidement été dilué dans un agenda plus vaste de confrontation avec l’Iran devenant le point d’orgue des rencontres avec les amis Arabes de l’Amérique lors des étapes en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes qui ont suivit les trois jours passés en Israël. L’agenda de Bush visait les alliés présumés de l’Iran dans la région, tout particulièrement la Syrie, le Hezbollah et le Hamas ; ils ont tous été critiqués pendant et après cette tournée.

Depuis son retour à Washington, les attaques verbales contre l’Iran et la dénonciation de ses prétendues "ingérences" dans le golfe Persique ont continué de plus belle. La révélation de nombreux aspects de "l’incident du détroit d’Ormuz" du 6 janvier qui montrent qu’il s’agissait d’une histoire largement fabriquée par le Pentagone n’a pas diminué la fureur contre Téhéran de l’administration et des candidats à la présidence du parti républicain, l’un d’entre eux ayant même suggéré que si les iraniens s’étaient approché un peu plus des navires US, il les aurait envoyé directement au paradis comme martyrs afin qu’ils puissent essayer les vierges qui leur ont été promises.

Certaines de mes sources à Washington pensent que lorsqu’il était en Israël, Bush a donné son feu vert au premier ministre Ehud Olmert et à l’autorité Palestinienne pour attaquer et détruire le Hamas dans la bande de Gaza, en utilisant tous les moyens nécessaires. Israël n’avait guère besoin d’encouragement et a seulement été restreinte dans son action parce qu’il craignait qu’un nombre important de victimes civiles ne vienne ternir son image publique. En outre, Mahmoud Abbas, le président de l’autorité Palestinienne, était lui aussi heureux de pouvoir se débarrasser du Hamas, d’autant plus qu’il était parfaitement conscient d’être dans l’incapacité de résoudre ce problème avec ses propres moyens. Il en résulte une série de frappes aériennes israéliennes majeures sur Gaza qui ont tué vingt sept palestiniens dans les dix derniers jours ; bon nombre d’entre eux étaient des civils. En novembre, après la conférence de paix d’Annapolis, il y eut également une escalade similaire pendant laquelle trente deux palestiniens ont été tués par les israéliens. Aucun signe ne montre que l’accumulation des cadavres n’ait affaibli le Hamas d’une quelconque manière.

On aurait pu penser qu’à la fois Israël et les Etats-Unis, sans même parler de Mahmoud Abbas, auraient finalement compris qu’il n’existe pas de solution militaire au problème que pose le Hamas à Gaza, mais cette nouvelle attitude, plus ferme, est le produit de la résurgence du vice président Dick Cheney et des faucons néoconservateurs qui l’entourent.

Cheney et ses amis sont à nouveau en train de planifier une attaque contre l’Iran préalable à la fin du mandat de Bush. La capacité du vice président à dicter la politique étrangère de la Maison Blanche s’était érodée l’année dernière lorsqu’une série d’articles est parue dans le Washington Post, détaillant comment il avait la main haute sur de nombreux choix politiques de l’administration, au détriment du président.

Il a été rapporté que le président Bush fut choqué par la suggestion qu’il était un poids plume politique par rapport à son adjoint et il a alors choisi de placer sa confiance dans les politiques plus modérées promues par la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et ministre de la défense Robert Gates.

Le succès de Cheney pour reprendre le contrôle du processus de décision en politique étrangère est venu de l’exploitation du manque de confiance du président Bush dans la communauté du renseignement qu’il considère depuis longtemps comme hostile à sa politique interventionniste. La communauté du renseignement travaille pourtant pour le président et est constituée de si nombreux contre-pouvoirs qu’elle est incapable de jouer un tel rôle. Cet argument est hors sujet depuis longtemps dans la mesure où l’administration et ses soutiens ont trouvé en elle un bouc émissaire bien utile à leurs échecs désastreux en politique étrangère.

La publication du rapport "National Intelligence Estimate" (NIE) sur l’Iran début décembre a apporté l’élément clef qui a permit à Cheney de remettre le président sur une voie plus belliqueuse. Dans la mesure où le NIE a défendu la thèse que l’Iran a abandonné son programme d’armes nucléaires, il a largement été perçu comme contradictoire avec la politique de l’administration qui cherchait à diaboliser l’Iran et provoquer un changement de régime. Bush, qui est un homme immodérément têtu même dans les meilleures circonstances, n’était certainement pas prêt à laisser les faits changer sa manière de penser.

C’est pendant le voyage du président Bush au Moyen Orient qui vient juste de se terminer que ce processus de distanciation avec les agences de renseignements a culminé lorsque le président a déclaré au premier ministre Ehoud Olmert et aux Saoudiens que le rapport NIE n’avait pas d’influence sur son point de vue sur l’Iran. A un moment, il a dit : "j’ai défendu nos services de renseignement, mais j’ai été clair sur le fait qu’ils sont une agence indépendante ; qu’ils aboutissent à des conclusions qui ne sont pas déterminées par ce que je voudrais ou ne voudrais pas."

Bush a aussi dit à Olmert qu’un rapport des services de renseignements israéliens qui détaille la menace que pose l’Iran et affirme que les programmes d’armement sont de nouveau en place et fonctionnent correspond mieux à sa propre estimation. L’affirmation de Bush comme quoi la communauté du renseignement serait indépendante du gouvernement dont elle serait une branche séparée est bien-sûr complètement absurde mais symptomatique du mode de pensée de Cheney et de ses soutiens.

Bush et Cheney sont à nouveau sur la voie d’un programme visant à renforcer la rôle de la démocratie américaine au Moyen Orient, par la force des armes si cela est nécessaire. Lorsque le directeur des services de renseignements Mike McConnell et des analystes de haut rang de la CIA ont briefé le vice président Cheney à propos de potentiels retours de bâtons suite à une confrontation militaire avec l’Iran début janvier, Cheney fût méprisant, répondant que les Etats-Unis pouvaient faire face à n’importe quelles conséquences.

Le vice président qui, selon des témoignages, a régulièrement dénigré les rapports des services de renseignements US aux réunions du Conseil National de Sécurité, défend le point du vue que la communauté du renseignement se venge pour avoir été blâmé de la piètre qualité des informations qui ont contribué à l’invasion de l’Irak et sape délibérément la politique américaine vis-à-vis de l’Iran.

McConnell, et le général Micheal Hayden de la CIA se sont senti frustrés de l’hostilité en provenance de la Maison Blanche. A contre-coeur, ils en sont arrivés à la conclusion que Cheney dénigre intentionnellement et délibérément les agences de renseignement US par le biais de ses alliés au sein des "think tanks" de Washington d’obédience néoconservatrice. Il a également personnellement soutenu la campagne médiatique contre le rapport NIE, qui s’est concentrée sur les relais médiatiques usuels des néoconservateurs, le Wall Street Journal, le Weekly Standard, la National Review et Fox News.

D’après des sources au sein de services de renseignement à Washington, le vice président a recommencé à exhorter Bush à agir contre l’Iran avant la fin de sa présidence. Cheney a suggéré que si Israël agit contre l’Iran, les Etats-Unis seront entrainés dansl’attaque et n’auront d’autre choix que de rejoindre Tel Aviv dans l’action militaire.

Le retour de Cheney et l’instabilité qui fait suite aux tentatives de Bush de revigorer la coalition arabe anti-iranienne chancelante a alarmé plusieurs membres de haut rang de la communauté du renseignement américaine, qui font maintenant marche arrière quand à leur affirmation optimiste que le NIE sur l’Iran empêcherait une attaque US de l’Iran.

Beaucoup pensent maintenant que Bush est d’accord avec Cheney sur le principe qu’un conflit militaire avec l’Iran doive être déclenché avant que le nouveau président ne prenne ses fonctions.
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« Répondre #164 le: 29/01/2008 - 17:31:00 »

Comment Washington a capté le pétrole algérien 
http://www.geopolitique.com/diplomatie/comment-les-etats-unis-ont-aide-leurs-industriels-a-capter-le-petrole-algerien-213-2.html

Téléchargez ICI GRATUITEMENT (fichier zip 5Mb) ces 17 pages de rapports classifiés du département d’Etat consacrés du pétrole algérien. Langue du document : anglais - Identification : cachets du département d'Etat

Le 19.04.07 Les récentes campagnes de lobbying des principaux groupes pétroliers américains présents en Algérie, tel Anadarko, contre les modifications de la loi algérienne sur les hydrocarbures, témoignent d’un revirement dans les relations stratégiques entre Alger et Washington. La mise en œuvre de l’amendement voté au mois d’octobre 2006 garantit en effet à la société nationale Sonatrach un contrôle quasi-total sur tous les nouveaux gisements identifiés et exploités par des partenaires étrangers…

Une évolution qui promet d’âpres négociations entre les deux capitales. Tandis que les Etats-Unis se sont hissés en 2006 à la deuxième place des clients les plus importants pour le secteur des hydrocarbures algériens, et alors que le département américain du Commerce milite en faveur d’une diversification des approvisionnements énergétiques vers l’Afrique (au profit de l’Angola, du Nigeria et de l’Algérie), la Sonatrach cherche donc à conquérir son indépendance à l’égard de ses partenaires historiques de Houston. 

D'aucuns y voient une rupture. Car tout au long des années pro soviétiques du régime algérien, si les militaires au pouvoir partaient se former dans les académies militaires de Moscou, les ingénieurs de la Sonatrach (chargée de gérer les ressources énergétiques du pays depuis 1972) se rendaient eux au Texas pour s'instruire.

Les relations très étroites développées à cette période expliquent à elles seules l’importance des groupes américains Amerada Hess, Anadarko ou Burlington dans l’évolution de l’industrie pétrolière algérienne de ces dernières années.

Or c’est ce partenariat que les nouveaux dispositifs mettent à mal – provisoirement au moins.

Pour mesurer la portée de cet ancrage américain, et évaluer les conséquences politiques des futures positions de la Sonatrach, www.geopolitique.com vous propose de télécharger ci-dessous plusieurs notes confidentielles du département d’Etat. Rédigées quelques années après l’indépendance de l’Algérie, elles décrivent, dans le détail, le jeu de la diplomatie américaine pour permettre aux industriels de Houston de s’installer durablement et massivement dans le pays.

Par ailleurs, les bouleversements actuels auront vraisemblablement des conséquences directes sur les décideurs.

Ainsi, le traditionnel tropisme américain des ministres algériens à l’énergie est de plus en plus en contradiction avec ces velléités d’autonomie. À l’image de l’actuel ministre Chakib Khelil, qui a émigré aux Etats-Unis en 1964 et qui a bénéficié d’une carte de sécurité sociale américaine jusqu’en 1999 - référencée 268-46-xx-xx, d’après les bases de données sociales auxquelles nous avons eu accès. Jusqu’en 2006 au moins, Chakib Khelil a été officiellement domicilié aux Etats-Unis, dans une maison de Potomac, dans le Marlyand, acquise le 3 juin 1981.
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