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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 1155810 fois)
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« Répondre #165 le: 30/01/2008 - 20:12:42 »


Le principal parti d’opposition japonais remet en cause la version officielle du 11 Septembre 2001 !
Posté par Kyja le 19/1/2008
http://www.reopen911.info/11-septembre/le-principal-parti-d%e2%80%99opposition-japonais-remet-en-cause-la-version-officielle-du-11-septembre-2001/

a voir video Le Député japonais Yukihisa Fujita remet en cause la version officielle du 11/09 = http://video.google.com/videoplay?docid=-6721759613485261549&hl=fr



Le 11 janvier 2008, un député et membre du Parti Démocrate Japonais, Yukihisa Fujita, a fait une déclaration de 30 minutes en séance parlementaire exprimant ses interrogations sur le 11 Septembre 2001 et sur « la guerre contre le terrorisme ». Sa déclaration fut retransmise en direct sur la télévision publique japonaise.

Le Député Yukihisa Fujita a demandé au gouvernement japonais, s’il avait fait sa propre enquête et s’il avait des preuves de la responsabilité d’Al Qaida. Il a ensuite rappelé que plusieurs personnes à travers le monde (en particulier des personnes influentes) remettent en cause la version de l’Administration Bush. Il a ainsi mis en avant les faits principaux démontrant que la version gouvernementale n’est pas crédible en posant des questions sur le Pentagon, l’écroulements des tours, la non interception des avions détournés, le WTC7, le rapport de la commission d’enquête et les délits d’initiés.
Le but de ces questions était de remettre en cause la justification de guerres illégales et de réformes liberticides dans la logique de la « guerre contre le terrorisme », née avec le 11 septembre :

« Ce que je souhaite savoir, c’est si ces attentats ont été ou non commis par Al Qaida ? Jusqu’à présent, tout ce que le gouvernement a dit est que nous croyons en la responsabilité d’Al Qaida car c’est ce que l’Administration Bush nous a dit. Nous n’avons vu aucune preuve réelle de la culpabilité d’Al Qaida. »

N’en est-il pas de même pour la France ? Qu’attendent les journalistes et les hommes politiques français pour se poser des questions sur le 11 septembre 2001 ?

1) Sur le Pentagone :

« Un 757 est un assez gros avion, d’une largeur de 38 mètres. Comme vous le voyez, bien qu’un gros avion ait frappé le Pentagone, il y a seulement un trou trop petit pour cet avion. Sur cette photo nous voyons des pompiers au travail, et aucun dégât qu’un avion aussi gros ait pu provoquer. Regardez la pelouse devant, et remarquez qu’il n’y a aucun débris d’avion. […] "J’ai piloté les deux types d’avions utilisés le 11/9, et je ne peux pas croire qu’il soit possible, pour quelqu’un qui en pilote un pour la première fois, de réussir une telle manœuvre." Aussi, comme vous le savez, ils n’ont pas retrouvés les enregistreurs de vols de la plupart des avions. Il y avait plus de 80 caméras de sécurité au Pentagone, mais ils ont refusé de produire la plupart des séquences vidéos. »

2) La non interception des avions détournés :

« Comme vous le savez, les forces de défense japonaises ont leur QG à Ichigaya. Pouvez-vous imaginer, une heure après qu’un avion ait frappé une ville comme New York, qu’un autre puisse encore frapper le Pentagone ? »

3) Sur le WTC :

« mais ici nous voyons de gros morceaux de matériaux parcourant une grande distance dans l’air. Certains ont été projetés à 150 mètres. Vous pouvez voir des objets voler sur cette image, comme s’il y avait eu une explosion. Voici une photo extraite d’un livre. Elle montre à quelle distance les objets ont été projetés. La troisième photo est celle d’un pompier qui a participé aux secours. Il parle d’une série d’explosions dans l’immeuble, qui ressemblait à une démolition professionnelle. Nous ne pouvons pas passer de vidéos aujourd’hui, j’ai donc traduit ce que dit le pompier. Voici ce qu’il dit : "Ça faisait boom boom boom, comme des bruits d’explosions". Une équipe japonaise constituée par des membres officiels du "fire department and the construction ministry" ont interrogé une survivante japonaise qui a dit que pendant qu’elle s’enfuyait, elle entendit des explosions. Ce témoignage figure dans un rapport rédigé avec l’aide du "fire department and the construction ministry". »

4) Sur le WTC7 :

« Maintenant, j’aimerais vous montrer l’image suivante. Normalement, on dit que tours jumelles (WTC1 et 2) se sont effondrés parce qu’elles ont été frappées par des avions. Cependant, à un bloc des tours jumelles se trouvait la Tour n°7 (WTC7). On peut voir sur la carte suivante qu’elle se trouvait à un paté de maison. Cette tour s’est écroulée 7 heures après l’attaque des tours jumelles. Si je pouvais vous montrer une vidéo, il serait facile de comprendre mais regardez cette photo. C’est un immeuble de 47 étages qui est tombé de cette manière. La tour s’effondre en 5 ou 6 secondes. C’est à peu près la même vitesse à laquelle un objet tombe dans le vide. Rappelez vous qu’elle n’a pas été frappée par un avion. Vous devriez vous demander si une tour pourrait s’écrouler de cette manière à cause d’un incendie de 7 heures. »

5) Sur le rapport de la commission d’enquête :

« Ici, nous avons une copie du Rapport de la Commission du 9/11. C’est un rapport publié par le gouvernement américain en juin 2004, pourtant il ne mentionne pas l’effondrement de la tour dont je viens de vous parler. Elle n’est mentionnée nul part dans ce rapport. Le FEMA a également publié un rapport mais il a également omis de mentionner cette tour (WTC7). Beaucoup de personnes pensent, surtout après avoir pris connaissance de l’histoire de la Tour n°7, que quelque chose est étrange. »

6) Sur les délits d’initiés :

« Nous manquons de temps mais j’aimerais également mentionner les options de vente (vente d’actions suspectes avant le 11 septembre). Juste avant les attaques du 11 septembre, le 6, 7 et 8, il y a eu des placements d’options sur les actions des 2 compagnies aériennes (Americain et United airlines) qui furent détournées par les pirates. Il y eut également des options de vente sur Merril Lynch, l’un des plus grands locataires du World Trade Center. En d’autres termes, quelqu’un savait qu’il fallait faire des paris à la baisse sur ces actions pour faire fortune. Ernst Welteke, chef de la banque centrale allemande à l’époque, l’équivalent du gouverneur de la banque du Japon, a dit qu’il y avait beaucoup de faits qui prouvent que les personnes impliquées dans les attaques profitèrent d’informations confidentielles. Il dit qu’il y a eu beaucoup de négociations suspectes impliquant des sociétés financières avant les attentats. Le chef de la banque centrale allemande voulait que cela se sache. »

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Le premier parti d’opposition japonaise attaque la version officelle du 11-Septembre 2001
par onegus (son site blog)-  mercredi 30 janvier 2008
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34991

Malgré le mutisme obstiné et criminel de l’ensemble des organes de presse et de la quasi-totalité de la communauté journalistique, la remise en question de la version "officielle" des attaques du 11-Septembre 2001 continue de progresser inéluctablement dans les populations occidentales.

La quantité astronomique d’incohérences factuelles et d’impossibilités scientifiques entourant le mythe du complot islamiste entretenu par les autorités américaines apparaît d’emblée à toute personne qui se repenche sur le détail de cet événement historique et hors du commun.

Que ce soit au détour des forums, d’une soirée entre amis ou d’une conversation au restaurant, nous rencontrons aujourd’hui chaque jour plus de gens qui ne croient plus à la théorie d’un complot islamiste ourdi par Oussama Ben Laden et qui n’hésitent plus à le dire sans craindre de se faire traiter de révisionnistes ou de "conspirationistes"...

La raison en est que, malgré le black-out entretenu par des grands médias sous contrôle, le questionnement sur le 11-Septembre 2001 n’a jamais cessé de progresser, principalement grâce aux espaces de diffusion encore libres sur le net.

Ces espaces de libertés ont permis la distribution de travaux de fonds, comme les enquêtes citoyennes effectués par de nombreux documentaristes (9/11 Press for truth, 9/11 Mysteries et la dernière mouture de Loose Change, dite Final Cut), le regroupement systématique de tous les éléments de presse opéré par Paul Thomson avec sa 9/11 Timeline ou, encore, le collectif Patriots Question 911 qui regroupe les personnalités officielles remettant en question la version servie par les autorités américaines des attaques du 11-Septembre 2001...

Les films comme 9/11 Press for Truth ne sont pas d’obscurs travaux de "conspirationnistes" bidouillant sur le net, mais de véritables documentaires au budget souvent conséquent, et dont la seule raison de leur non-diffusion tient à leur objet : un retour en détail sur l’ensemble des événements de cette terrible journée du 11 septembre 2001.

Pourtant, il ne faut pas croire que la situation de ces films soit partout la même dans le monde. Si l’ensemble des réseaux de distribution et de diffusion de masse français les boycotte, il faut savoir que le film 9/11 Mysteries, qui met en lumière l’évidence scientifique de la démolition contrôlée du World Trade Center, a été diffusé à une heure de grande écoute sur la première chaîne nationale autrichienne à l’occasion du sixième anniversaire des attaques, ainsi sur une chaîne nationale japonaise, pays où la remise en question du 11-Septembre vient tout simplement d’atteindre le débat à l’Assemblée nationale...

Le 11 janvier 2008, durant 30 minutes retransmises en direct par la télévision japonaise, le député Yukihisa Fujita, membre du principal parti d’opposition nippon, égraine les questions sans réponse autour du 11-Septembre : au sujet du Pentagone, de l’effondrement des tours, de la non-interception des avions détournés, du WTC7, du rapport de la commission d’enquête et des délits d’initiés...

La scène est surréaliste, un certain "questionneur" en parle ainsi sur le forum de France 5  :

"Imagine t-on en France un parlementaire de l’opposition à l’Assemblée nationale questionner le Premier ministre sur l’appui militaire que la France apporte aux Etats-Unis pour leur guerre en Afghanistan en mettant en cause la version officielle des événements du 11-Sseptembre 2001, images à l’appui montrées à tous les parlementaires ? Evidemment pas. Pourtant l’équivalent de cette chose invraisemblable vient de se produire au Japon."

Voici l’intégralité de l’intervention du député Fujita (sous-titres français) :

La retranscription complète en français est sur le forum du site ReOpen911.info.

A peu près au même moment, à l’autre bout du monde, un chroniqueur de la chaîne MTV Canada passe en revue la dernière mouture du film Loose Change, dite Final Cut, un vrai travail de professionnels du film, cette fois, extrêmement bien documentés et chapeauté par les leaders les plus sérieux du Mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre comme David Ray Griffin.

Dans un montage nerveux autour de larges extraits du film, le chroniqueur pose les questions que tout journaliste qui se respecte devrait se poser à propos du 11-Septembre : la culpabilité de Ben Laden est-elle concrètement prouvée ? Où sont les débris de l’avion supposé s’être écrasé sur le Pentagone ? Qu’est-il arrivé au WTC7 cette troisième tour de 200 mètres qui s’est effondrée, elle aussi, le 11-Septembre 2001 sans avoir été atteinte par aucun avion ? Etc.

Si le sujet reste encore tabou dans certains médias de masse, aux mains de puissances financières dont l’implication directe ou indirecte dans le "coup" du 11-Septembre 2001 apparaît chaque jour plus évidente, le lien entre la crise qui secoue aujourd’hui le système capitaliste globalisé et la révélation progressive de cette abominable manipulation ne fait aucun doute.

L’émergence inéluctable de la vérité au crépuscule d’une administration américaine criminelle et les facteurs de déstabilisation majeurs qu’elle contient contribuent largement à la panique des hautes sphères de la finance où l’on est, généralement, très bien informé... Sept ans après l’effondrement des tours, va-t-on assister en 2008 à l’effondrement du mythe destructeur qu’elles ont servi à fonder ? L’avenir immédiat de l’humanité en dépend certainement pour partie...

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Révélations de Francesco Cossiga dans le "Corriere della Sera". 9/11 un job interne
Le 10 décembre 2007, par dial
http://lenumerozero.lautre.net/spip.php?article1357

Francesco Cossiga confie au plus grand journal italien que les attaques du 11 septembre ont été menées par la CIA et le Mossad et que cette information est largement répandue parmi les agences mondiales de renseignements.

De nouvelles révélations de Francesco Cossiga ont été publié dans le "Corriere della Sera".

En voici une traduction :

"Ben Laden a soit disant confessé être responsable de l’attaque du 11 septembre 2001 sur les tours jumelles de New York, alors que tous les services de renseignements étasuniens et européens savent désormais que cette attaque a été planifiée et exécutée par la CIA et le Mossad avec l’aide du monde sioniste dans le but d’accuser les pays arabes et pour persuader les puissances occidentales d’intervenir en Afghanistan puis en Irak."

Francesco Cossiga affirme également que la vidéo dans laquelle Osama Bin Laden, leader d’Al Qaeda, lance des menaces à l’encontre de l’ex premier ministre Silvio Berlusconi, n’est qu’un montage réalisé dans les studios de Mediaset à Milan et a été transmis au réseau télévisé Al Jazira qui l’a largement diffusé.

Francesco Cossiga ajoute que ce "piège" a été élaboré afin de soulever une vague de solidarité en faveur de Silvio Berlusconi au moment même où ce dernier était mis en cause par des informations concernant les liens entre la RAI et Mediaset.

Qu’est ce que le "Corriere della Sera" ?

Le "Corriere della Sera" (Courrier du Soir) est le plus vieux quotidien italien. Il est publié à Milan et c’est le plus diffusé du pays : 680208 exemplaires en 2007 contre 320583 exemplaires pour "le Monde" en 2007.

Qui est Francesco Cossiga ?

Francesco Cossiga est un homme politique italien. Il a été ministre de l’intérieur de 1976 à 1978, président du conseil de 1979 à 1980, puis président du Sénat de 1983 à 1985 et finalement président de la République de 1985 à 1992.

Au sein de la classe politique italienne, il est respecté et considéré comme un homme politique "honnête" mais il est également craint parce que franc et direct. En effet, il a révélé en 1992 l’existence et sa participation à l’opération "Glavio".

Opération "Gladio"

Ce dernier est un réseau voyou de renseignement, une structure clandestine de l’OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique.

Ce réseau a mené des attentats à la bombe à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80.

Sous direction de la CIA, cette organisation a tenté d’influencer la politique de certains pays, notamment l’Italie, la Grèce et la Turquie.

Cette "stratégie de la tension", a débuté avec l’attentat de la place Fontana, à Milan le 12 décembre 1969, qui devait, selon Vincenzo Vinciguerra, un agent du Gladio, pousser l’État italien à déclarer l’état d’urgence. Le massacre de la gare de Bologne, de 1980, est également imputé à Gladio.

En 2000, Vincenzo Vinciguerra résume ainsi cette stratégie :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité".


"Le capitalisme du désastre" plutôt que la théorie du complot

Ces révélations ne sont pas sans rappeler "Le capitalisme du désastre", théorie développée par Naomi Klein selon laquelle la panacée tactique du capitalisme contemporain consiste à attendre une crise majeure et alors à brader des morceaux de l’État à des acteurs privés pendant que les citoyens sont encore en état de choc, puis rendre rapidement ces réformes permanentes.

Les déclarations de Francesco Cossiga selon lesquelles les attaques du 11 septembre sont un job interne et que cette informations est largement répandue parmi les agences mondiales de renseignements a peu de chance d’être mentionnée dans les médias de masse traditionnels, organes de propagande du capitalisme contemporain. On ne peut pas se contenter de passer sous silence ce témoignage comme celui d’un théoricien cinglé de la conspiration.

Les sources :

*Les révélations de Francesco Cossiga dans le "Corriere della Sera"
http://www.corriere.it/politica/07_novembre_30/osama_berlusconi_cossiga_27f4ccee-9f55-11dc-8807-0003ba99c53b.shtml
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« Répondre #166 le: 30/01/2008 - 22:23:57 »


C'est très très grave, le tarissement du pétrole et du gaz naturel (Pic pétrolier et Pic gazier) rend le "monde occidental à sa tête les USA (OTAN)" complètement fou, génocidaire et hystérique :

Voir l'extrait très instructif de l'interview (en Francais) de Webster G. Tarpley concernant les "Ogives nucléaires U.S. disparues : une trahison au plus haut niveau" auteur de "La Terreur fabriquée, Made in USA" suivante sur :

Pour sauvegarder ces videos sur votre ordinateur utilisez les outils gratuits suivants :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/


http://video.google.fr/videoplay?docid=-6185283961275797800

Article : Ogives nucléaires disparues : une trahison au plus haut niveau

Guerre nucléaire = http://www.mondialisation.ca/index.php?context=newsHighlights&newsId=34

Et dire qu'il y a des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux" complicent dans cette "opération" du criminel de guerre, génocidaire et chef occulte de la société Halliburton activant en Algérie, DICK CHENEY.

Vous comprenez, maintenant, pourquoi les mercenaires sanguinaires (dont  des agents confirmés de la CIA et du MOSSAD) de Halliburton ont envahi et occupé le Sud Algérien avec la complicité des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux" et pourquoi il y a tellement d'attentats visant les Algériens du Nord de l'Algérie, avec la complicité des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux", pour détourner ( diversion ) leur attention de l'invasion, occupation et colonisation "militaire et para-militaire" du Sud Algérien par des mercenaires sanguinaires de DICK CHENEY et son clan de génocidaire. Hitler est un enfant de chœur par rapport à eux.


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Nucléaire algérien : un général, qui était présent clandestinement à Washington le jour des attentats du 11 septembre 2001, prêche à Washington
lundi, 5 novembre 2007 | par Laurent Léger
http://www.bakchich.info/article1895.html

http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2764
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2767


… Suite aux articles récemment parus dans la presse israélienne et américaine sur le nucléaire algérien (cf. l’hebdo de Bakchich n° 53), le général major Mohamed Médiène, dit « Tewfik » s’est rendu en personne à Washington. Au programme : convaincre ses homologues américains que l’Algérie dispose d’une capacité nucléaire pacifique.

Le puissant patron du Département de renseignement et de sécurité (DRS, l’ex-Sécurité militaire) en a profité pour rappeler au Pentagone le rôle que son pays joue dans la lutte anti-terroriste et l’intérêt pour les Etats-Unis de le soutenir afin d’éviter qu’il ne s’effondre. Ce qui aurait des conséquences dramatiques en Méditerranée.

Ce discours aux tonalités apocalyptiques n’a pas totalement convaincu les pontes américains qui ont demandé à pouvoir visiter à l’improviste les sites nucléaires algériens.

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Trois en un
Chawki Amari - 30 janvier 2008 - El Watan
http://www.elwatan.com/spip.php?article85996

D’Alger, Oran ou Annaba, entre deux soirées brochettes, entre un cinéma, concert ou exposition, dans une rencontre littéraire ou simplement autour d’un thé très sucré entre amis, on ne le voit pas et ne l’entend pas. On aperçoit tout juste, dans un coin de journal du lendemain matin, l’information qui fait état de trois terroristes abattus ou de trois militaires tombés dans une embuscade. D’une bombe qui a explosé devant un bâtiment des forces de sécurité ou de la mort d’un émir connu uniquement des spécialistes. A 100 kilomètres d’Alger, c’est la guerre, un combat permanent entre des groupes irréductibles et l’ensemble des forces de sécurité. Pendant qu’à Alger, on assure que la paix est revenue, à Thenia et à Naciria, on tire sur des commissariats. Pendant qu’à El Mouradia, on se vante d’une réussite totale du bilan sécuritaire, les casernes de Baghlia ou Zemmouri sont sur le pied de guerre. Pendant qu’à Oran, on fête les circoncisions et qu’à Aflou, on fête les reconductions, presque quotidiennement, les forces de sécurité abattent des terroristes pendant que ces derniers posent des bombes et attaquent patrouilles, barrages et casernes. Une partition non dite de l’Algérie, avec les grandes villes du Nord, plus ou moins sécurisées, les zones terroristes où il ne fait pas bon se promener en habit de policier ou en minijupe à la tombée de la nuit, et le grand Sud, très sécurisé. Trois pays en un, l’un aux mains de l’Algérie, le second aux mains de la multinationale Qaïda et le troisième aux mains des Américains. Ce n’est pas l’Irak mais vu d’Alger, tout semble très loin, Baghlia, Drâa El Mizan ou Illizi. A partir d’Alger, pour aller à Hassi Messaoud, il faut un laisser-passer. Pour aller à Zemmouri, il faut une voiture blindée. Pour rester à Alger, par contre, il ne faut pas grand-chose. Si, beaucoup d’argent. Et une bonne raison de vivre.

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Ce n’est déjà plus le troisième mandat qu’il nous faut éviter, mais le désastre national !
le 30 Janvier, 2008 - Mohamed Benchicou - Le Matin
http://www.lematindz.net/news/ce-nest-deja-plus-le-troisieme-mandat-quil-nous-faut-eviter-mais.html

J’observe que l’année débute avec le dramatique paradoxe de GI’s entrant en Algérie sur de gros porteurs pendant qu’en sortent des jeunes Algériens sur des embarcadères et je me tourne alors vers mes amis qui s’amusent, une fois de plus, une fois de trop, à se tromper de débat ou, pire, à se tromper d’anxiété. Que leur dire ? Eh bien, pour commencer par le moins grave, que ce spectacle d’une camora en train de se reconduire pour un troisième mandat à la force du déshonneur et du mensonge, que ce spectacle là n’est pas le nôtre. Assez de s’exciter sur les fourberies des uns et sur le silence des autres comme des boolmakers s’exciteraient sur une course de chiens. Ce carrousel des serfs manque de panache et de pedigree. Ce n’est pas la parade de la Cavalerie de Saumur, c’est tout au plus un manège de chevaux de bois où l'on court la bague. Et il manque à nos protagonistes la noblesse du lévrier et cette majesté que Jack London a si souvent décrite chez le chien husky : le caractère farouchement indépendant !

Et puis, quoi de plus normal qu’une coterie décadente qui s’agrippe au trône pour s’épargner le procès sur sa décadence ?

Mais ah, Dieu, si ce n’était que cela, le prix de la méprise ! Car n’est-il pas déjà trop tard pour tout ? Réalisons la situation : ce n’est déjà plus le troisième mandat qu’il nous faut éviter, mais le désastre national ! Ces GI’s installés clandestinement dans notre désert pendant que nos enfants s’expatrient encore plus clandestinement, n’est-ce pas le signe que nous sommes déjà placés devant le funeste choix entre une solution à l’irakienne et une autre à la kényane ? Car il s’est écoulé deux mandats avant celui pour lequel on épilogue, et ils ont abouti à ceci : le laminage de l’Etat ! Inutile de le chercher, l’Etat algérien n’existe plus ! Ou seulement sous cette forme hybride de clans qui s’étripent pour le bout de gras.

Cet Etat là, l’Etat de Bouteflika, est trop faible pour combattre le terrorisme, trop corrompu pour redistribuer équitablement le revenu national et tracer la voie pour la jeunesse. Il ne remplit plus sa fonction de protecteur ni encore moins celle de régulateur. Alors tendons l’oreille à ces bruits de bottes : ce sont les Américains qui viennent mettre de l’ordre chez nous ! Et écoutons cette colère des gens affamés et désespérés : ceux qui n’ont pas pu prendre la mer s’apprêtent à demander des comptes !

A quel prix tout cela ? Et vers où irons-nous ?

Voilà la vraie anxiété que je vois se profiler en 2008. Fatalité ? Sans doute pas. Mais en sortir exige de nous autre chose qu’une algarade autour du troisième mandat qui, lui-même, n’a désormais plus de sens : Bouteflika est-il sûr de gouverner en 2009 un pays encore gouvernable ?

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Ogives nucléaires disparues : une trahison au plus haut niveau

Par Mahdi Darius Nazemroaya - Le 16 novembre 2007 - mondialisation.ca
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7336
Guerre nucléaire = http://www.mondialisation.ca/index.php?context=newsHighlights&newsId=34
Mahdi Darius Nazemroaya est un auteur indépendant basé à Ottawa et spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient. Il est chercheur associé au Centre de recherches sur la mondialisation.

Selon de nombreux rapports, plusieurs bombes nucléaires ont été « perdues » pendant 36 heures après qu’elles aient décollé le 29-30 août 2007 pour un voyage d’un bout à l’autre des États-Unis, de la base militaire de l’US Air Force de Minot dans le Dakota du Nord à la base militaire de l’US Air Force de Barksdale en Louisiane. [1] Selon certaines informations, six ogives nucléaires W80-1 armées sur des missiles de croisière AGM-129, auraient été « perdues. » [2] L’histoire a été signalée pour la première fois par le Military Times, après que des militaires aient laissé filtrer l’histoire.  

Il est également intéressant de noter que le 27 août 2007, soit quelques jours avant l’incident des missiles nucléaires « perdus », trois bombardiers B-52 effectuaient des missions spéciales sous mandat direct du général Moseley, chef d’état-major de l’US Air Force. [3] Il a été rapporté que l’exercice était une mission de collecte d’images et d’informations aériennes. La base de Minot est aussi le siège de la 91ème Space Wings [NDT : une unité de missiles stratégiques], une unité sous le commandement de l’Air Force Space Command [NDT : Force aérienne spatiale des États-Unis, ayant entre autre la responsabilité des missiles intercontinentaux à têtes nucléaires].

Selon les rapports officiels, les pilotes de l’US Air Force ne savaient pas qu’ils transportaient des armes de destruction massive. Une fois rendus en Louisiane, ils ont également laissé les armes nucléaires sans surveillance sur la piste d’atterrissage pendant plusieurs heures. [4]

Le Major Général Richard Y. Newton III, adjoint du chef d’état-major de l’US Air Force pour les Opérations, les Plans et les Besoins, a commenté l’incident en disant qu’il y avait eu une série d’erreurs de procédure « sans précédent », qui a révélé « l’effritement du respect des normes de manipulation des armes. » [5]

Ces déclarations sont trompeuses. Le relâchement de la sécurité ne résultait pas de négligences dans les procédures au sein de l’US Air Force, mais plutôt d’une falsification délibérée de ces procédures.

Quand un soldat, un marine, un aviateur ou un matelot reçoit un fusil et un chargeur, armes de moindre importance par leur dangerosité et leur coût, cette action est soumise au contrôle d’une série de procédures administratives très strictes, elles-mêmes soumises à la chaîne de commandement. Cela fait partie de la série de contrôles et de mesures utilisés par tous les services des forces armées US.

Les militaires qualifiés pour parler de ce sujet peuvent confirmer qu’il existe une procédure rigoureuse relative à la manipulation des armes nucléaires. Lorsqu’il s’agit de manipuler de telles armes, la chaîne de commandement est sévère et pratiquement inflexible : un simple soldat, matelot, aviateur ou marine n’est évidemment pas autorisé à les manipuler. Seuls les militaires spécialisés dans les procédures spécifiques de manutention et de chargement sont autorisés à accéder, manipuler et charger les ogives nucléaires.

Chaque membre du personnel qui déplace ou même qui touche ces armes doit signer un formulaire de suivi et de contrôle qui le rend entièrement responsable de leur mouvement. Les procédures administratives qui régissent ces manipulations existent pour de bonnes raisons. Les officiers qui ordonnent le déplacement des armes nucléaires, notamment les commandants des bases militaires, doivent également remplir les formulaires en question.

Autrement dit, déménager sans autorisation des armes nucléaires serait pratiquement impossible à accomplir à moins que la chaîne de commandement soit contournée, ce qui impliquerait dans ce cas la falsification délibérée des formulaires et des procédures de suivi.

Les bombardiers stratégiques qui transportent des armes nucléaires ne peuvent pas non plus voler chargés avec leurs armes nucléaires sans l’autorisation des hauts responsables militaires et du commandant de la base. Le feu vert des hauts responsables militaires doit être transmis aux militaires qui chargent les armes nucléaires. Sans cette autorisation, aucun vol ne peut avoir lieu.

Dans le cas des missiles nucléaires « perdus », les ordres ont été donnés et l’autorisation de vol a été accordée. Une fois de plus, tout membre compétent et qualifié de l’US Air Force peut certifier que c’est la procédure régulière.

Concernant l’incident des missiles nucléaires « perdus », deux importantes questions exigent des réponses :

1. Qui a donné l’ordre d’armer les ogives thermonucléaires W80-1 sur des missiles de croisière AGM-129 ? A quel niveau de la hiérarchie militaire cette décision a-t-elle été prise ? Quel a été le cheminement de l’ordre dans la chaîne de commandement ?

2. Si ce n’était pas une erreur de procédure, qu’elle était l’objectif militaire ou politique sous-jacent poursuivi par ceux qui ont donné les ordres ?

La perte d’armes nucléaires est impossible

Comme l’a commenté Robert Stormer, ancien capitaine de corvette de l’US Navy : « Les reportages de presse ont initialement présenté l’erreur commise par l’US Air Force de transporter par voie aérienne des armes nucléaires au-dessus des États-Unis en violation des ordres permanents de l’US Air Force et des traités internationaux, mais ils ont complètement omis des questions plus importantes, telles que « comment a-t-on pu égarer six missiles de croisière nucléaires ? » [6]

Robert Stormer soulève aussi un point essentiel qui n’est pas vraiment un secret : « Il existe une procédure de protection très stricte pour toutes ces armes. La manipulation des armes nucléaires est expliquée avec force détails dans les règlements de l’US Air Force, ce qui est tout à l’honneur de ce service. Toute personne qui ordonne le déplacement de ces armes, leur manipulation, qui brise leurs scellés ou les déplace, doit en rendre compte dans le cadre des procédures de suivi. » [7]

Robert Stormer poursuit : « Lorsqu’il s’agit d’armes nucléaires, deux spécialistes des munitions armées sont tenus de travailler en équipe. Toutes les personnes qui travaillent avec des armes nucléaires doivent satisfaire à des normes de sécurité très strictes et faire l’objet de vérifications sur leur loyauté (selon le Programme de fiabilité du personnel concernant les armes nucléaires, directive 5210 42 du ministère de la Défense). Elles travaillent dans des zones restreintes, en vue les unes des autres et sont constamment contrôlées ». [8]

Robert Stormer dénonce cette dissimulation totale du Pentagone en rappelant certains faits logiques et certaines procédures militaires. Premièrement, il dévoile que « toutes les forces de sécurité affectées [à la manipulation et à la protection des armes nucléaires] sont autorisées à utiliser la force létale pour protéger les armes contre toute menace [y compris le vol]. » [9]

Il fait ensuite remarquer que la réalité physique ne peut être ignorée : « Personne ne peut déplacer rapidement un missile de croisière d’une tonne, ou en oublier six d’entre eux, comme le rapportent certains médias, en particulier des missiles de croisière chargés avec des explosifs de haut niveau. »

Il relève plus loin une autre réalité physique et procédurale sur l’assemblage des armes nucléaires :

« Les États-Unis ne transportent pas non plus d’armes nucléaires destinées à être démantelées attachées aux dispositifs de lancement sous les ailes d’un avion de combat. La procédure prévoit de séparer l’ogive du missile, d’enfermer l’ogive dans un caisson et de la transporter par avion cargo militaire vers un dépôt, et non vers une base de bombardiers opérationnels, qui se trouve être justement une zone de transit [NDT : Barksdale] pour les opérations du Moyen-Orient. [10]

Ce dernier point soulève la question de la destination des armes nucléaires. Dans ce contexte, Robert Stormer dresse une liste d’importantes questions pour lesquelles il demande une réponse :

1. Pour quelle raison ces armes nucléaires ont-elles été transportées à Barksdale ?

2. Combien de temps a-t-il fallu avant que l’erreur soit découverte ?

3. Combien de fautes et d’erreurs ont été commises, et combien étaient nécessaires pour que cela se produise ?

4. Combien de protocoles de sécurité ont été négligés, et lesquels ?

5. Combien de procédures de sécurité ont été court-circuitées ou ignorées, et lesquelles ?

6. Combien d’autres manquements aux procédures de commandement et contrôle y a-t-il eu ?

7. Que compte faire le Congrès afin de mieux superviser le commandement et le contrôle nucléaire US ?

8. Comment apprécier cet incident face aux préoccupations sur la fiabilité du contrôle des armes nucléaires et du matériel nucléaire en Russie, au Pakistan et ailleurs ?

9. L’administration Bush a-t-elle des plans pour attaquer l’Iran avec des armes nucléaires, comme certains bulletins d’informations le suggèrent ?

C’est une question de perception qui peut être « claire » ou « obscure » : pourquoi les ogives nucléaires n’ont pas été préalablement retirées des missiles ?

Pour ceux qui ont examiné cette série d’événements « obscurs », il devient « clair » qu’un gouvernement criminel dirige les États-Unis. En aucune façon, six missiles nucléaires n’auraient pu être chargés « par erreur », surtout quand les ogives séparées devaient être chargées sur les missiles par du personnel spécialisé dans ces tâches critiques.

Il a aussi été dit que les équipes militaires des bases aériennes de Minot et de Barksdale ont commis de grosses « erreurs de procédure. » Quelle est la probabilité pour que cela se produise simultanément en deux endroits ?

Il est également intéressant de noter que les rapports originaux provenant de sources militaires affirment que seules cinq des six ogives nucléaires de Minot ont fait l’objet d’un compte-rendu à Barksdale. [11] Les ogives nucléaires sont également conservées dans des aires de stockage spécialisées ou dans des bunkers. De plus, les armes nucléaires ne sont pas démantelées à Barksdale.

Le rôle du Programme de Sûreté des Armes Nucléaires : qu’est-il arrivé à la surveillance électronique ?

Le Programme de Sûreté des Armes Nucléaires est un programme commun aux ministères de la Défense et de l’Énergie. L’Agence de Sécurité Nationale (NSA) est également impliquée, ainsi que d’autres organismes du gouvernement fédéral. Le Programme de Sécurité du Système d’Armes Nucléaires fait partie de ce programme, qui comprend un système de surveillance et de protection de l’arsenal nucléaire des États-Unis.

Les Normes de Sécurité des Armes Nucléaires relèvent du Programme de Sûreté des Armes Nucléaires et sont en place afin d’interdire tout « accès non autorisé aux armes nucléaires ; prévenir leur endommagement ou leur sabotage ; empêcher d’en perdre la garde ; et éviter, le plus possible, la contamination radiologique causée par des actes non autorisés. »

Au-dessous de ces systèmes de protections, il existe aussi un contrôle rigoureux de l’usage du système, qui est lié à la chaîne de commandement militaire et à la Maison Blanche.

« Commandement et Contrôle (C2) » et « contrôle de l’usage »

Le « contrôle de l’usage » est un ensemble de mesures de sécurité destinées à empêcher l’accès non autorisé aux armes nucléaires. Ces mesures comprennent les caractéristiques de conception des armes, les procédures opérationnelles, la sécurité, et les règles de sûreté des systèmes.

Le « Commandement et Contrôle » ou « C2 » implique le Bureau du Président des États-Unis d’Amérique. C2 est une chaîne de commandement liée à la Maison Blanche. Sans elle, les armes nucléaires ne peuvent pas être déployées ou armées comme elles l’ont été à la base militaire de Minot. Ce sont ces deux éléments de contrôle qui instaurent la base de l’autorisation à travers laquelle « le contrôle absolu des armes nucléaires » est maintenu  « à chaque instant. »

En plus des moyens de contrôles mis en place pour assurer la manipulation des armes nucléaires, l’Agence de réduction des risques de défense (Defence Threat Reduction Agency) et ses partenaires inspectent et surveillent manuellement et électroniquement toutes les armes nucléaires US, grâce aux Systèmes d’Information sur l’État des Armes Nucléaires (Nuclear Weapon Status Information Systems).

D’autres questions sans réponses : qu’est-il arrivé au système de suivi informatisé ?

Les systèmes d’information de gestion nucléaire (Nuclear Management Information Systems) sont reliés entre eux et permettent (au ministère de la Défense) de repérer l’emplacement des armes nucléaires et de suivre les composants du « berceau au tombeau » (depuis le moment où elles sont conçues jusqu’au moment où elles sont démantelées). [12]

Le Military Times a aussi fait une omission qui montre bien la fausseté du récit officiel et indique que cet événement n’était pas qu’une erreur : « Le ministère de la Défense utilise un programme informatique de suivi pour surveiller chacune de ses ogives nucléaires » a déclaré Hans Kristensen, directeur du Projet d’Information Nucléaire de la Fédération des scientifiques américains. Chacune des six ogives montées sur le B-52 aurait dû être répertoriée à sa sortie du bunker de stockage et à son convoyage vers le bombardier. [13]

C’est à ce moment que la chaîne de commandement intervient. Si des armes nucléaires d’un stock inventorié sont déplacées vers un lieu autorisé, elles sont répertoriées et suivies à la trace par l’Agence de Réduction des Risques de Défense, ce qui nécessite une autorisation appropriée. Il existe également un système de codes lié à la chaîne de commandement.

Le fait que l’incident semble avoir été connu de l’US Air Force seulement au moment où il a été signalé par le personnel militaire suggère qu’il a été ordonné de déplacer les armes nucléaires, ou que les dispositifs de suivi électronique ont été enlevés ou trafiqués. Ce scénario signifierait que des membres du personnel possédant un savoir-faire dans l’électronique militaire soient impliqués ou que les responsables de la surveillance des armes nucléaires aient détourné leur attention, ou les deux.

Morts mystérieuses à l’US Air Force : maquillage et dissimulation

Plusieurs militaires sont morts dans des circonstances mystérieuses peu de temps avant et après l’incident. Le décès de ces membres de l’US Air Force soulève des interrogations quant à leur implication directe ou indirecte dans cet événement. Il est également nécessaire de préciser qu’il n’existe aucune preuve qui lie ces décès au vol de Minot à Barksdale au mois d’août.

D’après l’organisation Citizens for Legitimate Government (Citoyens pour un gouvernement légitime), qui aurait établi un lien entre l’incident et plusieurs décès de soldats américains, l’US Air Force a tenté d’étouffer l’affaire. Lori Price a également affirmé au nom de Citizens for Legitimate Government qu’ « environ quatorze signatures étaient nécessaires pour monter une arme nucléaire sur un B-52. »

Sur la base de plusieurs sources d’informations, notamment l’US Army, nous présentons ci-dessous une revue détaillée de ces décès mystérieux  et prématurés.

Le caporal Todd Blue a pris un congé de quelques jours après que les armes nucléaires ont été « perdues. » Blue est mort à l’âge de 20 ans, le 10 septembre 2007, à un moment suspect pendant sa permission, alors qu’il rendait visite à sa famille à Wytheville en Virginie. Il était membre des forces de réaction affectées au 5ème Escadron des Forces de Sécurité. Qu’est-ce que cela signifie ?

Le caporal Todd Blue occupait une position clef dans les systèmes de sécurité des armes à Minot. [14] À la base de l’US Air Force de Minot, au 5ème Escadron des Forces de Sécurité auquel il appartenait, il était responsable des qualifications d’entrée exigées pour accéder à la base et pour une section particulière, la section des Systèmes de Sécurité des Armes. Il avait pour responsabilité d’empêcher le déplacement non autorisé de matériel militaire. Cette section est responsable de la sécurité de toutes les ressources prioritaires, c’est-à-dire la sécurité des armes nucléaires. Autrement dit, non seulement le 5ème Escadron des Forces de Sécurité garde l’œil sur ce qui entre et sort de Minot, mais il surveille également les armes nucléaires.

Le capitaine de l’US Air Force John Frueh est un autre militaire qui aurait pu être indirectement liés à la « perte » des armes nucléaires. On a rapporté l’avoir vu la dernière fois avec un GPS, un appareil photo et un caméscope, qu’il transportait dans un sac à dos. La police locale de l’Oregon et le FBI semblent l’avoir recherché pendant des jours. Sa famille a également senti qu’il lui était arrivé quelque chose de grave.

Le 8 septembre 2007, le capitaine Frueh était retrouvé mort dans l’État de Washington, près de sa voiture de location abandonnée, après que la police de Portland a contacté le shérif adjoint du comté de Skamania. [15] Son dernier contact avec sa famille remontait au 30 août 2007. Il arrivait de Floride pour assister à un mariage auquel il ne s’est jamais présenté. D’après le journal The Oregonian « les autorités de Portland n’ont trouvé aucune utilisation de sa carte de crédit ou de sa carte bancaire depuis qu’il [Frueh] a été aperçu pour la dernière fois (...) [et que] le dernier appel passé depuis son téléphone cellulaire a été effectué à 12h28 [le 30 août 2007] à partir du boulevard Mill Plain et de l’autoroute 205 à Vancouver [dans l’État de Washington]. » [16]

Il avait une formation en météorologie et fait des études sur l’atmosphère et le climat. Il a également été indiqué qu’il était officier parachutiste sauveteur de l’US Air Force. [17] Il avait également été retenu comme candidat au grade de major [NDT : commandant], ce qui signifie qu’il a été sélectionné pour la promotion au grade de major de l’US Air Force, mais qu’il n’a pas été officiellement promu.

Le capitaine Frueh appartenait au Commandement des Opérations Spéciales de l’US Air Force (US Air Force Special Operations Command.) Le siège de cet état-major est situé  à Hurlburt Field en Floride et est l’un des neuf grands centres de commandements de l’US Air Force. C’est aussi un composant du Commandement des Opérations Spéciales des États-Unis de l’US Air Force, un commandement unifié installé dans la base aérienne militaire MacDill, également située en Floride. Cet élément fournit les groupes des opérations spéciales déployés à travers le monde entier et les affectations aux commandements régionaux unifiés, tel que le CENTCOM. Sa mission inclut la conduite des opérations spéciales mondiales. Ces opérations - et c’est un détail important - vont de « l’utilisation des armes de précision, telle que les armes nucléaires », à l’infiltration, en passant par l’exfiltration (récupération d’espions, d’agents spéciaux, d’unités, de « dispositifs » en territoire ennemi), ainsi que du réapprovisionnement ou ravitaillement d’éléments opérationnels spéciaux.

L’affaire de la mort du capitaine Frueh est aussi suspecte. L’US Air Force ne laisserait pas la police mener une enquête sur une personne disparue sans avoir procédé à ses propres investigations au préalable. Généralement, avant de remettre un cas individuel à la police, les différents services de l’US Army enquêtent pour retrouver les militaires portés disparus, pour déterminer si ces personnes sont absentes sans permission ou si elles ont déserté.

Un autre météorologiste militaire et sa femme sont morts après le 30 août 2007. Le caporal-chef Clint Huff, qui appartenait au 26ème Escadron Météorologique Opérationnel, et son épouse Linda Huff sont décédés dans un accident de moto le 15 septembre 2007. [18] L’accident s’est produit sur l’autoroute Shreveport-Blanchard, près de la base de l’US Air Force de Barksdale lorsque, selon l’assistant shérif Caddo Parish, une Pontiac Aztec, un véhicule utilitaire de taille moyenne, a fait un virage à gauche au moment même où le couple tentait de passer dans une zone où le dépassement est interdit; et ils se sont percutés. [19]

Le lieutenant Weston Kissel, pilote de bombardier forteresse volante stratosphérique (Stratofortress) B-52H, a également été tué dans un accident de moto au Tennessee. L’accident s’est produit alors qu’il était en congé, moins de deux mois avant le vol du B-52 armé d’engins nucléaires, le 17 juillet 2007. [20] Sa mort est survenue après un autre accident de voiture impliquant un militaire de Minot, le caporal-chef Adam Barrs. [21]

Le caporal-chef Barrs est mort alors qu’il était le passager d’un véhicule conduit par le caporal Stephen Garrett, également de Minot. Garrett appartenait aussi au 5ème Escadron de Maintenance des Aéronefs.

L’accident ayant provoqué sa mort n’aurait pas impliqué d’autre véhicule. D’après le reportage d’Associated Press, « un fonctionnaire de la base [de Minot] a déclaré que Barrs, âgé de 20 ans, était le passager d’un véhicule qui n’avait pas réussi à négocier un virage, avait percuté le remblai, heurté un arbre et pris feu mardi soir [le 3 juillet 2007]. » [22] Barrs a été déclaré mort sur les lieux du sinistre, alors que Garrett était transporté à l’hôpital, sans autre détail de l’US Air Force. Adam Barrs appartenait également au 5ème Escadron de Maintenance des Avions, où il était responsable de l’entretien et de la sécurité des systèmes de communications électroniques et des systèmes de navigation à bord des Stratofortresses B-52H de la base. Le 5ème Escadron de Maintenance des Aéronefs est aussi l’une des unités responsables du chargement et du déchargement des armes sur les Stratofortresses B-52H.

L’argument de la mort de Kissel et celle de Barrs pourrait être rejeté d’emblée car les décès sont survenus avant l’incident. Cependant, Barrs et Kissel auraient pu être d’une manière ou d’une autre liés à la planification de l’opération spéciale, avant l’incident (les opérations spéciales ne sont pas planifiées en quelques jours, elles peuvent prendre des mois, voire plus). Bien entendu, il n’existe aucune preuve et seule une enquête indépendante serait en mesure de déterminer si ces décès sont liés à l’incident.

S’il existait une opération secrète interne court-circuitant la hiérarchie, un petit groupe d’hommes à des postes clés aurait dû être impliqué durant une période de temps avant le vol des 29-30 août 2007. Le caporal-chef Barrs, en raison de son expertise dans les systèmes de communication et de navigation, pourrait potentiellement avoir été impliqué dans les préparatifs qui auraient permis aux armes nucléaires d’échapper au contrôle de la surveillance militaire et d’être prêtes pour le décollage.

Blâmes, remplacements et mutations dans la chaîne de commandement de l’US Air Force

Des officiers supérieurs, dont trois colonels et un lieutenant-colonel, sont parmi les soixante-dix personnes qui auraient fait l’objet de sanctions disciplinaires pour négligence et pour avoir permis à un bombardier Stratofortress B-52H de survoler les États-Unis en transportant six missiles de croisière nucléaires armés, qui n’auraient jamais dû être fixés sous ses ailes. [23]

Selon le Military Times, George W. Bush Jr. aurait été rapidement informé. Il s’agit d’une procédure rigide, qui illustre l’importance des autorisations nécessaires pour manipuler les armes nucléaires. Cela fait partie d’un processus à double sens en ce qui concerne l’autorisation de la Maison Blanche.

Le colonel Bruce Emig, commandant du 5ème Escadron de Munitions et du 5ème Escadron de Bombardement, a été remplacé ainsi que plusieurs autres officiers supérieurs. Cela sous-entend que la chaîne de commandement de l’US Air Force était directement impliquée dans cet événement. Selon des sources militaires américaines, aucun de ces officiers supérieurs n’a été autorisé à prendre la parole ou à faire des déclarations. Ces officiers recevront-ils de grosses primes de départ ? Ont-ils été mutés ?

De manière plus générale, la nature des blâmes visant des officiers supérieurs impliqués n’a pas été entièrement divulguée.

Le « souvenir » de l’incident est en train d’être effacé grâce à la réorganisation des rangs et à une purge dans la base de Minot. La réorganisation de la chaîne de commandement, ainsi que les morts mystérieuses des membres du personnel qui auraient pu être impliqués dans l’incident, soulèvent une vaste série de questions.

Plusieurs problèmes importants concernant les officiers supérieurs de la chaîne de commandement de Minot seront traités dans le présent article. Une fois de plus, les questions les plus importantes concernant les armes nucléaires disparues sont : qui a donné les ordres et le mandat pour l’opération et quels étaient les objectifs tacites du chargement des missiles nucléaires armés ?

Autres décès mystérieux : l’incident des armes nucléaires « disparues » est-il relié aux plans de guerre US dirigés contre l’Iran ?

Un officier de l’US Air Force, Charles D. Riechers, a été retrouvé mort le 14 octobre 2007. [24] Riechers était en retraite de l’armée de l’air et maître navigateur spécialisé dans la guerre électronique. Il était membre du Senior Executive Service de l’US Air Force et il était le principal député secrétaire-assistant de la Force aérienne pour les Acquisitions et la Gestion. Une description de ses fonctions comprend « la fourniture de conseils d’expert et de recommandations pour les politiques d’achat et d’acquisition, ainsi que la formulation, la vérification et l’exécution des plans, des programmes et des politiques relatifs à l’organisation, à la fonction, à l’exploitation et à l’amélioration du système d’acquisition de la Force aérienne. »

Il s’est apparemment suicidé en laissant tourner le moteur de sa voiture à l’intérieur de son garage dans une banlieue en Virginie. Le Washington Post a fait le lien entre la mort de Charles D. Riechers et son implication dans des activités frauduleuses et des détournements de fonds. [25] Le Washington Post a rapporté que l’Air Force avait demandé à une entreprise sous contrat de la Défense, le Commonwealth Research Institute (C.R.I.), de lui donner un travail avec des attributions inconnues pendant qu’il attendait l’habilitation officielle de sa montée en grade au Pentagone. Riechers est cité pour avoir dit : « Je n’ai rien fait pour le C.R.I. » et « je reçois [toujours] un chèque de paye d’eux. » La question, bien sûr, est de savoir si une entreprise sous contrat pouvait s’attendre en retour à des faveurs suite à son affectation au Pentagone en janvier dernier. [26] Une mystérieuse lettre de suicide exprimant la honte a par la suite été signalée ; la lettre serait celle d’un homme qui avait déjà admis sans honte qu’il recevait de l’argent à ne rien faire. C’était connu du Sénat des États-Unis, qui avait approuvé sa promotion.

Dans un article de la Pravda, les analystes du renseignement de Russie affirment que le suicide de Charles D. Riechers était une dissimulation et qu’il avait été assassiné en raison de son implication dans l’affaire controversée du transport aérien d’armes nucléaires sur le continent des États-Unis.

D’après la Pravda, « les analystes du renseignement de Russie rapportent que des « chefs de guerre » des États-Unis ont « suicidé » [sic] l’un des hauts fonctionnaires de l’US Air Force, Charles D. Riechers. Un fossé grandissant se creusait entre les « chefs de guerre » des États-Unis et leurs responsables militaires de haut rang au sujet d’une attaque nucléaire contre l’Iran, et que la situation confinait à la guerre ouverte. » [27]

Selon le reportage de la Pravda, l’incident était lié à une opération de contrebande visant à subtiliser des armes nucléaires à l’US Army, dans le cadre du déclenchement d’une guerre contre l’Iran.

Le Commonwealth Research Institute, organisation à but non-lucratif, est une filiale de Concurrent Technologies, enregistré auprès du fisc comme un organisme de charité exonéré d’impôt, dirigé par Daniel Richard DeVos. DeVos est également associé à John P. Murtha, qui a fait l’objet d’une enquête du FBI pour ses relations avec l’Arabie Saoudite.

Certes, les liens du Commonwealth Research Institute, un organisme à but non-lucratif qui travaille pour le Pentagone, sont discutables et l’organisation pourrait être une couverture pour des opérations internes qui permettent de contourner la hiérarchie militaire. L’affaire semble faire partie d’une opération interne qu’on dissimulerait à la plupart des militaires US, mais dans quel but ?  

Le 7 septembre 2007, soit plus d’un mois avant la mort de Riechers, le général Russell Elliot Dougherty, officier à la retraite, trouvait la mort à son domicile de Falcon Landing, une communauté de militaires retraités située à Potomac Falls, à Arlington en Virginie. [28] Le général Dougherty était jadis l’un des plus hauts responsables de l’arsenal nucléaire de l’US Army, ainsi qu’un ancien commandant du Strategic Air Command (NDT : unité chargée de la sécurité aérienne des USA) et directeur de l’État-Major Interarmées de Planification des Objectifs Stratégiques, chargé – entre autres –d’identifier des cibles nucléaires à travers le monde. À Minot, il y avait à côté de sa nécrologie une note de service sur le suicide détaillant au personnel les signes avant-coureurs des tentatives de suicide. [29]

Au cours de sa carrière militaire dans l’US Air Force, Russell Dougherty était chargé des questions relatives à la Destruction Mutuelle Assurée (MAD en anglais), de l’éventail complet des aspects de la prédominance, de la façon de vaincre l’ennemi et d’éviter la guerre nucléaire, des usages alternatifs de l’armement nucléaire, de la prééminence nucléaire des États-Unis, et de la prise en compte des effets du vent et des conditions météorologiques - imprévisibles par nature - dans l’utilisation des armes nucléaires.

Le fait que les ogives nucléaires aient été installées sur des missiles de croisière pourrait signifier que quelqu’un a voulu dérober les armes en une seule fois ou les utiliser tout de suite.

Avant l’incident des missiles nucléaires perdus, les aviateurs de la base de Minot ont rencontré le Président et le chef d’état-major de l’US Air Force

Plusieurs officiers commandants à Minot ont été récemment nommés, en juin 2007. Cela faisait sans doute partie des procédures habituelles, mais le timing ne doit pas être ignoré pour autant.

Juste avant l’incident, le colonel Robert D. Critchlow a été transféré du Pentagone à Minot, et nommé commandant du 91ème Groupe d’Opérations, une unité de missileer (avions lance-missiles air-air) et de soutien opérationnel de la 91ème Escadre de Bombardement. À Washington, il était impliqué dans la recherche pour le Service de Recherche du Congrès, et fut assigné par la suite à la Riposte Nucléaire et à la Défense de la Nation de l’US Air Force (Air Force Nuclear Response and Homeland Defence).

Le colonel Myron L. Freeman a été transféré du Japon à Minot en juin 2007. Il a été nommé commandant du 91ème Groupe des Forces de Sécurité, chargé d’assurer la sécurité de l’arsenal nucléaire à Minot.

Le colonel Gregory S. Tims a également été nommé commandant adjoint, ou vice-commandant, de la 91ème Escadre de Bombardement en juin 2007. Toutefois, le colonel Tims avait été transféré de Californie à Minot près d’un an auparavant.

L’un des plus anciens sous-officiers, le sergent-chef maître Mark R. Clark, a également été transféré du Nebraska à la base de Minot en juillet 2007.

Le colonel Roosevelt Allen a également été transféré de Washington à Minot, pour devenir le commandant du 5ème Groupe Médical.

Le colonel Bruce Emig, aujourd’hui ancien commandant de la 5ème Escadre de Bombardement, a également été transféré de la base Ellsworth, dans le Dakota du Sud, à la base de Minot en juin 2007. Le colonel Emig était également commandant de la base de Minot.

La colonel Cynthia M. Lundell, aujourd’hui ancien commandant du 5ème Groupe de Maintenance, l’unité responsable du chargement et du déchargement des armes sur les Stratofortresses B-52H, avait également été récemment transférée d’un poste de l’OTAN en Europe de l’Ouest en juin 2007. Ces nominations étaient-elles temporaires ou étaient-elles liées aux six missiles nucléaires « perdus » ?

Avant l’incident des missiles « perdus », les aviateurs de la base de Minot ont rencontré le Président et le chef d’État-major de l’US Air Force.

Le 15 juin 2007, George W. Bush Jr. a rencontré les officiers supérieurs de la base de l’US Air Force de Minot à la base McConnell de l’US Air Force de Wichita au Kansas, au cours d’une visite aux installations des Systèmes de Défense Intégrés de Boeing. Parmi eux se trouvait le major Daniel Giacomazza du 5ème Escadron du Soutien Opérationnel.

Le sénateur Patrick Roberts du Kansas était également présent. Selon des informations d’Associated Press, « pendant qu’il présidait le Comité sur le renseignement du Sénat de 2002 à 2007, [le sénateur] Roberts faisait obstruction à toute tentative d’enquête, de la manipulation du renseignement dans la course à la guerre en Iraq, aux écoutes électroniques sans mandat du président Bush, en passant par les allégations d’usage de torture par la CIA. » [30] Le même rapport indique également que le président des États-Unis est allé à Wichita pour une collecte de fonds destinée à la campagne du sénateur Roberts, et qu’il s’est arrêté à la nouvelle Maison des Jeunes pour couvrir ses frais de voyage pour Wichita dans l’avion présidentiel, Air Force One.

Des sources militaires ont indiqué qu’une Stratofortress B-52H s’est rendue à Wichita afin que les ingénieurs de Boeing puissent l’examiner afin d’y apporter des modifications destinées à un nouveau programme militaire. [31] Rien n’a été rapporté concernant les rencontres privées entre le président Bush Jr. ou les membres de l’équipe présidentielle, et le personnel de Minot. Cependant, des articles ont été produits sur les rencontres entre les familles des militaires et le président des États-Unis dans son bureau d’Air Force One.

Le général Moseley, chef d’état-major de l’US Air Force, avait déjà visité la base de Minot les 14 et 15 mars 2007, soit peu de temps avant que les militaires de Minot ne se rendent à Wichita. [32] Si une mission secrète était en cours de préparation, ces événements pourraient avoir joué un rôle dans la phase de recrutement pour une importante opération spéciale interne. Après leur recrutement, les militaires de Minot pourraient avoir rencontré symboliquement le général Moseley ou des officiels de la Maison Blanche, pour qu’il soit entendu que la mission était entérinée par les plus hautes instances des États-Unis.

Les ordres devaient provenir du sommet : la trahison du haut commandement
 
Les ordres devaient provenir du sommet.

Cette opération n’aurait pas été possible sans la participation de plusieurs individus en poste dans les échelons les plus élevés de la hiérarchie de l’US Air Force et du Pentagone.

La seule façon de court-circuiter ces chaînes de commandement distinctes est « d’être au-dessus d’elles » (au sommet), et d’avoir la possibilité de superviser directement l’exécution des ordres.

Ces ordres auraient alors été communiqués dans aux niveaux inférieurs de la chaîne de commandement de l’US Air Force, afin de donner l’apparence d’une soi-disant « supervision ». Une autre possibilité serait l’existence d’« une chaîne de commandement alternative », mais cela nécessiterait également quelqu’un dans les échelons supérieurs pour tout organiser et superviser.

Le poste donné à Riechers avait une motivation politique, compte tenu de son expérience dans l’US Air Force. Riechers avait occupé un poste de responsabilité aux activités de soutien opérationnel spécial de l’US Air Force, chose qu’il avait en commun avec Russell Dougherty, l’ancien commandant du Strategic Air Command. Il aurait été l’un des individus les mieux adaptés pour faire des arrangements dans le cas d’une structure de commandement alternative pour une opération secrète nucléaire. En outre, il avait déjà un dossier de corruption pour sa liaison avec le Commonwealth Research Institute. L’éventuelle implication des météorologistes et des opérateurs spéciaux de l’US Air Force soulève de nombreuses questions, comme par exemple quel était exactement l’objectif de la disparition de ces armes nucléaires ? [33]

L’enquête

L’US Air Force a publiquement déclaré avoir fait une « erreur », ce qui est très rare et presque sans précédent pour une organisation militaire qui tente constamment d’assurer le peuple états-unien de sa sécurité.

Toutefois, le fait que soixante-dix membres - ou davantage - du personnel militaire aient été punis pour la « perte » des armes nucléaires ne signifie pas que les officiers supérieurs, responsables d’avoir mené l’opération spéciale, seront identifiés et punis.

Bien au contraire, l’enquête pourrait en fait donner lieu au camouflage de la chaîne de commandement, les militaires de grade inférieur étant accusés et passés en cour martiale dans la perspective ultime de protéger les hauts gradés coupables d’un acte de trahison.

La série de décès mentionnée plus haut peut n’avoir aucun rapport avec le vol du bombardier de Minot à Barksdale, mais les problèmes de commandement, de contrôle et d’autorisation ne peuvent être ignorés. Le peuple états-unien a déjà vécu un cas de trahison qui impliquait les plus hautes instances du gouvernement, et très probablement les bureaux du Président et du Vice-Président.

Une fois de plus, le processus du « C2 » implique le Bureau du Président, le commandant en chef des armées. Il s’agit d’une voie hiérarchique solide, sans laquelle les armes nucléaires n’auraient pu être déployées ou armées comme elles le furent à la base de Minot. C’est cet élément de la chaîne de commandement qui constitue le fondement de l’autorité par laquelle le « contrôle absolu des armes nucléaires » est maintenu « à chaque instant. »

Avec le temps, il est possible que d’autres militaires révèlent des informations supplémentaires.

Toutefois, il s’est produit entre temps un dégraissage du personnel militaire de la base de Minot, qui a commencé à être dispersé et muté dans d’autres endroits.
 
Si en raison de leur loyauté envers leur pays, les États-Unis d’Amérique, ils se présentent et dévoilent ce qui s’est passé, ils devront être salués avec tous les honneurs et par tous. Comme l’a dit George Orwell, « dans une ère de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » Et en vérité, nous vivons bien dans une époque de mensonges.

Le fait que des officiers de l’US Air Force se soient fait connaître et aient rapporté cet incident est contraire aux procédures, aux règlements et aux lois de l’US Army. Cette dernière ne communique jamais aucune information qui risquerait de nuire à sa réputation. Aucune information relative aux armes nucléaires ne peut être dévoilée sans consultation et aval préalables de la Maison Blanche.

Les armes nucléaires ont été armées et déplacées délibérément. Les ordres provenaient obligatoirement des échelons les plus élevés du gouvernement des États-Unis.

À quoi exactement étaient-elles destinées ? Font-elles partie d’un projet de guerre ou de quelque chose d’autre ?

Bush menace l’Iran avec des armes nucléaires

Les événements internationaux et les manœuvres de guerre qui ont eu lieu juste après l’incident des armes nucléaires « perdues » ne font qu’ajouter à la confusion de cette affaire. Ajoutons à cela les menaces continuelles du président d’attaquer l’Iran avec des armes nucléaires et les avertissements répétés du vice-président Cheney sur une soi-disant deuxième attaque terroriste de grande envergure contre les États-Unis, qui serait en préparation avec le soutien de l’Iran.

Aux États-Unis, les exercices militaires Vigilant Shield 2008 (Bouclier Vigilant 2008,  tenus en septembre 2007) et l’exercice de contre-terrorisme TOPOFF, ont envisagé une forme d’attaque terroriste nucléaire sur le sol des États-Unis. Le rôle de la Russie et de la Chine a également été pris en compte. Ce dernier serait « un scénario probable » où, après une attaque états-unienne contre l’Iran, la Russie et la Chine décideraient d’intervenir. [34] Dans les exercices militaires Vigilant Shield 2007, tenus en 2006, la possibilité d’une guerre nucléaire avec les alliés de l’Iran, la Russie et la Chine, avait été envisagée dans le scénario.

Le Kremlin a réagi en organisant ses propres exercices militaires. [35]

Aux déclarations de la Russie avertissant qu’une guerre contre l’Iran parrainée par les États-Unis pourrait aboutir à une escalade vers la Troisième Guerre mondiale, George W. Bush Jr. a répondu par une menace non-voilée de déclencher cette Troisième Guerre mondiale.

Les six têtes nucléaires n’étaient pas destinées à être utilisées contre l’Iran. C’est évident car si elles l’étaient, elles auraient alors été déployées par la voie des procédures habituelles, sans qu’il soit nécessaire de cacher quelque chose. De plus, des armes nucléaires sont déjà prêtes et armées sur le terrain, en Europe et au Moyen-Orient, pour toute mission éventuelle au Moyen-Orient. Cet  incident cachait quelque chose d’autre.

Il est également intéressant de noter que les Israéliens ont lancé une attaque sur une prétendue installation nucléaire syrienne. Tel Aviv et la Maison Blanche affirment que cette installation a été construite avec l’aide de la Corée du Nord. Cet événement a été utilisé, par le biais de déclarations officielles et d’une campagne de la désinformation dans les médias, pour dessiner un axe de prolifération nucléaire Syrie-Iran-Corée du Nord. [36]

En ce qui concerne l’affaire des armes nucléaires « perdues », des météorologistes et du personnel militaire spécialistes de l’espace et des composants de missiles étaient impliqués. L’incident a eu lieu au cours d’une période où les projets de bouclier antimissile US en Europe de l’est et en Asie de l’est, dirigés contre la Russie et la Chine, faisaient monter la tension et les craintes internationales. Le 23 octobre 2007, le président Bush Jr. a déclaré : « La nécessité d’une défense antimissile en Europe est réelle et je crois que c’est urgent. » [37]

La guerre nucléaire, la militarisation de l’espace, et le « bouclier antimissile » sont des processus militaires étroitement liés. Un parfum de primauté nucléaire flotte dans l’air. L’un des objectifs de l’US Army est de se protéger elle-même contre la riposte éventuelle de la Russie, de la Chine ou des deux, qui ferait suite à une frappe préventive américaine. [38] La militarisation de l’espace est aussi profondément liée à ce projet militaire. À l’instar de leurs connaissances avancées sur le projet de bouclier antimissile américain, les Russes et les Chinois ont eu vent de ces ambitions et sont pleinement conscients de ce que les États-Unis ont l’intention de faire.

Article original en anglais, ``Missing Nukes: Treason of the Highest Order``, publié le 29 octobre 2007. Pour lire cet article en anglais, cliquez ici.

Traduction: Dany Quirion et  Pétrus Lombard pour Alter Info.  Révisé par Nicolas Gourio pour Mondialisation.

Notes

[1] Sarah Baxter, US hits panic button as air force ‘loses’ nuclear missiles, The Times (U.K.) du 21 octobre 2007.  

[2] Les « Nuclear Reactions Data Centres » estimaient aussi que le stock de W80-1 comportait au total 1400 ogives en réserve, en plus de 900 ALCM stockés sans leur ogive.

[3] Baxter, Op. cit.  

[4] John Andrew Prime, Barksdale bombers expand B-52 capabilities, The Sheveport Times du 27 août 2007.

[5] Baxter, Op. cit. ; Le major général Newton est aussi chargé de formuler la politique de soutien aérien, spatiale, nucléaire, de contre-prolifération, du territoire national, de la météo et des cyber opérations. En tant qu’homme-clef de l’Air Force, spécialiste des questions nucléaires et de la contre-prolifération, il a été impliqué dans la planification d’une guerre contre l’Iran, dans les préparatifs des attaques israéliennes en Syrie et dans la préparation de la guerre israélienne contre le Liban en 2006.

[6] Robert Stormer, Nuke transportation story has explosive implications, Fort Worth Star-Telegram du 8 octobre 2007.

[7] Ibid. ; Pour aider à assurer une sécurité adéquate à bord des navires, TLAM-N est protégé par un système d’alarme de détection d’intrusion, qui indique les intrusions par un signal visuel et sonore. Ce système se situe dans un poste habité en permanence, capable d’envoyer une équipe de sécurité.

[8] Ibid.

[9] Ibid.

[10] Ibid.

[11] Michael Hoffman, B-52 mistakenly flies with nukes aboard, Military Times du 10 septembre 2007 ; des sources d’Associated Press ont aussi fait le même rapport. Military Times a simplement modifié son article et AP a retire son rapport sur la base d’une erreur factuelle.

[12] Bureau de l’Inspecteur Général, ministère de la Défense US, Year 2000 Status of the Defense Threat Reduction Agency Nuclear Weapon Information Tracking Systems, Rapport N ° 99-235 (19 août 1999).

[13] Michael Hoffman, Commander disciplined for nuclear mistake, Militarty Times du 7 septembre 2007.

[14] Minot Airman dies while on leave, Affaires publiques de la base de l’Air Force de Minot, 12 septembre 2007.

[15] Body of missing Air Force captain found, Associated Press, 10 septembre 2007.

[16] Kimberly Wilson, Portland police seek Air Force weatherman missing on trip, The Oregonian, 5 septembre 2007.

[17] Éléments de l’US Air Force chargés des soins et des traitements médicaux au personnel en théâtre de guerre et des astronautes de retour de l’espace. Ce sont les seuls membres de l’US Army spécialement formés et équipés pour conduire, en première mission, les opérations de récupération du personnel en zones hostiles ou contestées.

[18] Les victimes d’un accident de moto samedi sont identifiées, The Sheveport Times, 16 septembre 2007 ; Notice of Active Duty Death, The Bombardier, 21 septembre 2007, p.1.

[19] John Andrew Prime, Caddo deputies work double fatality accident, The Sheveport Times, 15 septembre 2007.

[20] Minot Airman dies in motorcycle accident, Affaires publiques de la base de l’Air Force de Minot, 17 juillet 2007.

[21] Minot Airman identified, Affaires publiques de la base de l’Air Force de Minot, 5 juillet 2007.

[22] Authorities identify Minot airman killed in crash, Associated Press, 5 juillet 2007.

[23] Sarah Baxter, US hits panic button as air force ‘loses’ nuclear missiles, The Times (U.K.) du 21 octobre 2007.

[24] Air Force official found dead, The Tribune-Democrat, 16 octobre 2007 ; Ginger Thompson et Eric Schmitt, Top Air Force Official Dies in Apparent Suicide, The New York Times, 16 octobre 2007.

[25] Robert O’Harrow Jr., Air Force Arranged No-Work Contract: Experts Question Official’s Deal With Nonprofit, The Washington Post, 1er octobre 2007, p.A01.

[26] Ibid.

[27] Top US Air Force official ‘suicided’ [sic] as Iran war nears, Pravda, 16 octobre 2007.

[28] Yvonne Shinhoster Lamb, Nécrologie : Russell E. Dougherty, The Washington Post, 13 octobre 2007, p.B06.

[29] General Dougherty, former SAC commander, dies, The Bombardier, 21 septembre 2007, p.9.

[30] Deb Reichmann, Bush Raises Money for Kansas Senator, Associated Press, 15 juin 2007.

[31] Warbirds meet commander and chief, Affaires publiques de la base de l’Air Force de Minot, 22 juin 2007.

[32] Le sergent Trevor Tiernan, CSAF visites Minot, Affaires publiques de la base de l’Air Force de Minot, 16 mars 2007.

[33] Infra. N.38.

[34] Mahdi Darius Nazemroaya, Vigilant Shield 2008: Terrorism, Air Defences, and the Domestic Deployment of the US Military, Centre for Research on Globalization (CRG), 6 octobre 2007; Michel Chossoduvsky, Dangerous Crossroads: US Sponsored War Games, Centre for Research on Globalization (CRG), 6 octobre 2007; The March to War: NATO Preparing for War with Serbia? Centre for Research on Globalization (CRG), 19 octobre 2007.

[35] Michel Chossudovsky, New Cold War: Simultaneously, Russia and America Conduct Major War Games, Centre for Research on Globalization, 16 octobre 2007.

[36] Comme preuve, les gouvernements des États-Unis et d’Israël citent l’arrivée d’un navire nord-coréen avec une cargaison prétendument liée au nucléaire, mais un fait suffit pour écarter cette allégation. Le gouvernement US a mis en place un programme international illicite de surveillance des mers et du trafic maritime, l’International Proliferation Initiative (IPI). En vertu de l’IPI, les États-Unis ont illégalement arrêté des navires nord-coréens et les ont inspectés, surtout quand ils étaient soupçonnés de transporter des matériaux suspects. La Corée du Nord n’a pas donné d’autorisation pour l’inspection les navires. Les navires de l’US Navy et de l’OTAN ont virtuellement bouclé le Moyen-Orient au niveau maritime, depuis l’Océan Indien jusqu’à la Mer Rouge et la Mer Méditerranée. Si le navire nord-coréen transportait des matières nucléaires, il n’aurait jamais atteint la Syrie.

[37] Missile shield is ‘urgent’ - Bush, British Broadcasting Corporation (BBC), 23 octobre 2007.

Les États-Unis sont bien en train de mettre en œuvre les recommandations du Project for the New American Century (PNAC) ; « [Les États-Unis doivent] développer et déployer des défenses antimissiles pour défendre leur patrie et leurs alliés, et procurer une base solide à l’avancée de la puissance US dans le monde, » et « contrôler les nouveaux  « droits internationaux » de l’espace et du cyberespace, et ouvrir la voie à la création d’un nouvel organisme militaire, l’US Space Forces, avec la mission de contrôler l’espace. »

Thomas Donnelly et autre, Rebuilding America’s Defenses: Strategy, Forces, and Resources For A New Century (Le projet pour le nouveau siècle états-unien : septembre 2000).

[38] Il convient ici de noter deux choses en ce qui a trait à la physique et à la physique de la magnétosphère. Premièrement les explosions nucléaires dans l’air sont différentes à bien des égards de celles au sol (notamment au niveau de la contamination), mais les conditions météorologiques et la direction du vent sont les principales inconnues, ou variables. Deuxièmement, la loi naturelle fondamentale de l’énergie stipule que l’énergie ne disparaît jamais, elle n’est que changée ou transférée. L’énergie provenant des explosions nucléaires peut être transférée théoriquement dans les champs de radiations magnétiques de la Terre, appelés ceintures de Van Allen, et utilisée pour dynamiser et exciter diverses particules, particules subatomiques et ions. En théorie, ces manipulations pourraient avoir des résultats nuisibles sur une surface étendue, notamment brûler l’électronique et les appareils de communication, et des applications militaires comme perturber les satellites dans l’espace. Si c’était possible, il serait facile de neutraliser les moyens de défense militaire russes, chinois, iraniens ou indiens, ainsi que leurs communications et leurs installations de missiles.

Ces ceintures de radiations se propagent aussi en boucles. Théoriquement, une impulsion énergétique propagée depuis une région des États-Unis pourrait parcourir la moitié de la superficie du globe.

En fait, l’US Army a mené des expériences de manipulation des ceintures de radiations depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le Project Argus de l’US Navy, ayant eu lieu d’août à septembre 1958, en est un exemple. Dans le but de manipuler les ceintures de Van Allen, cinq armes nucléaires ont été utilisées : trois bombes atomiques (armes utilisant la fission nucléaire) ont explosé au-dessus de l’Océan Atlantique et deux bombes à hydrogène ou thermonucléaires (armes utilisant la fusion nucléaire) ont explosé dans l’Océan Pacifique.
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« Répondre #167 le: 31/01/2008 - 15:40:08 »

ET L'ALGERIE avec ces au minimum 200 000 assassinés

http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2764
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2767


La vente des habits de Mitterrand interrompue par des machettes http://www.bakchich.info/article2486.html

Mitterrand : vente aux enchères des souvenirs du génocide rwandais
Paris, espace Tajan, 29 janvier 2008, 14 heures. par Thierry

A voir http://www.genocidemadeinfrance.com/


La vente des effets personnels de Mitterrand enfin complète : on y trouve évidemment des souvenirs du génocide rwandais !

Rwanda : Des notes de la DGSE soulignent les ambiguïtés de l’action de la France de 1993 à 1995  
http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=8362


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Cet après-midi, une vingtaine de militants du collectif « génocide made in France » se sont invités à la vente aux enchères des effets personnels de F. Mitterrand, Espace Tajan, pour y apporter des objets oubliés par les organisateurs de la vente. Comme hier à l’Hôtel Drouot, ils ont dressé un stand sur lequel on pouvait admirer :

- des machettes rwandaises. Avec d’autres armes, elles ont été achetées entre 1992 et 1994 grâce à des prêts garantis par les banques françaises BNP et Crédit Lyonnais, sur ordre de l’Elysée

- des os et des crânes de rwandais victimes du génocide, souvenirs du soutien indéfectible apporté par F. Mitterrand et une partie de ses proches (son fils Jean-Christophe, responsable de la cellule africaine de l’Elysée pendant la préparation du génocide ; son secrétaire à l’Elysée Hubert Védrine, qui décidait avec d’autres de la politique au Rwanda ; son Ministre des Affaires étrangères, Roland Dumas, son médecin personnel, et grand négationniste Bernard Debré, etc.)

Plus de 13 ans après, les complices français du génocide rwandais, qu’ils aient appartenus aux cercles des conseillers de F. Mitterrand, de Jacques Chirac ou d’Edouard Balladur, sont toujours protégés des foudres de la justice. Alors que des plaintes contre des militaires français, pour complicité de génocide, font actuellement l’objet d’une instruction judiciaire, ceux qui leur ont donné les ordres, dans la classe politique française, c’est-à-dire ceux qui ont commis cette « faute politique » dont parle B. Kouchner, ne sont toujours pas inquiétés. Au contraire, ils ont bénéficié d’une sorte d’auto absolution avec la conclusion de la mission d’information de Paul Quilès, en 1998. Il est temps de les juger !

« Quelles que soient les intentions des organisateurs de cette vente, et nous ne doutons pas qu’une partie des fonds récoltés ira soulager les rescapés du génocide des Tutsi, on ne peut que s’indigner de la complaisance dont fait encore l’objet un homme, F. Mitterrand, qui s’est pourtant rendu complice du génocide des Tutsi au Rwanda ! déclare Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France ». La perspective de voir des complices du génocide venir acheter des souvenirs de leur mentor, communiant ensemble dans la même impunité, est une offense à la mémoire du million de victimes exterminées par les alliés de la France. Nous demandons que soient jugés les complices français du génocide, dans l’entourage de F. Mitterrand comme dans celui du premier ministre de l’époque, Edouard Balladur. En droit, le crime de génocide est imprescriptible. »

Contact :
Xavier Renou, porte-parole du collectif « génocide made in France » : 06 64 18 34 21

Plus d’informations et les images sur : www.genocidemadeinfrance.com

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Le traitement du génocide rwandais dans les médias français
Transcription de Marthe-Merci à Ivan
A lire : J.-P. Gouteux, Le Monde, un contre-pouvoir ? Désinformation et manipulation sur le génocide rwandais, L’Esprit Frappeur, 1999.
http://nopasaran.samizdat.net/article.php3?id_article=1019

Le texte qui suit est la transcription d’une intervention de François-Xavier Verschaves lors des Journées d’Etudes Africaines qui se sont tenues sur le campus de l’Université Lumière de Lyon en décembre 2002. Après un bref historique du génocide rwandais, il revient sur le traitement médiatique des évènements. C’est cette partie de son intervention que nous avons choisi de publier.

François-Xavier Verschaves rappelle les connivences entre les patrons de groupes médiatiques et le pouvoir en place. Il relate très directement comment, sans vergogne, les médias les plus « respectables » ont trompé leur audience en contribuant à la construction d’une perception dramatiquement erronée des événements de 1994 au Rwanda.

Le premier problème réside dans l’absence tragique des télévisions, tout du moins durant une première période, conjugué à l’absence d’une partie des correspondants de la presse écrite. Ces derniers étaient en Afrique du Sud pour couvrir l’avènement de Nelson Mandela.

Malgré tout, un certain nombre de journalistes en France et en Belgique ont fait du très bon travail pendant les débuts du génocide : Alain Frilet (Libération), Laurent Bigeard (Nouvel Observateur) et quelques autres... Par ailleurs, l’absence d’intérêt porté au travail de ces derniers montre que la presse écrite jouit d’une importance moindre parmi les médias qui en général ont été d’une indigence absolument incroyable.

Il y a le rôle majeur du Monde, dont on peut dire qu’il a été complice du génocide.

C’est assez extraordinaire cette position du Monde. Elle permet de comprendre pourquoi dans une optique de désinformation il est important de tenir les journaux les plus influents. Et les journaux les plus réputés, sont ceux qui ont probablement les spécialistes d’Afrique les moins libres... Parfois, on le leur impose carrément, cela fait partie des deals que tout patron de presse doit négocier avec le pouvoir.

Le Monde avait un correspondant, Jean Hélène, à Kigali pendant tout le génocide. Celui-ci s’est employé en permanence à brouiller les pistes comme le démontre le petit livre de Jean-Paul Gouteux Le Monde un contre-pouvoir.

Cet ouvrage décrit très précisément tous les articles et tout le traitement par Le Monde de la situation.

Deux exemples... Le 11 mai, plus d’un mois après le début du génocide, Le Monde publie une chronologie du mois précédent, avec un petit encart intitulé Horreur au Rwanda. Il y avait déjà plus de 500 000 morts... Je cite : « L’attentat du 6 avril contre l’avion provoque la riposte de la garde présidentielle, majoritairement composée de hutus qui tue, le 7 à Kigali, 10 casques bleus. Les rebelles du Front Patriotique Rwandais et l’armée, dominée par la majorité hutu, se battent pour le contrôle de la capitale de l’ancienne colonie belge et massacrent des milliers de personnes. » Autrement dit, il y a 2 camps qui font une « petite guerre » où quelques milliers de personnes sont tuées, alors qu’il y a déjà 500 000 morts, et que les auteurs du génocide sont bien connus. Ce sera une constante de toute la presse sous influence de parler en permanence des « deux parties », ce qui participe de la négation du génocide. Donc, il y a ce traitement très particulier et, à la fin du génocide, Jean Hélène sort un grand article qui est intitulé Les armes du génocide. Dans cet article où l’on s’attend à lire les fournitures de machettes pour la population et de mitraillettes pour la garde présidentielle, et bien on ne trouve qu’un seul responsable des massacres : le FPR. C’est à dire l’armée des exilés tutsis. Et, les armes dont il est question sont celles qui viennent d’Ouganda et qui équipent le FPR . Donc, on publie une page entière à la fin du génocide et, les armes dont on parle sont celles de ceux qui ont mis fin au génocide !

Quand vous lisez les mémoires des responsables des services secrets, comme Claude Silberzahn pour la DGSE ou Yves Bonnet pour la DST, ils vous donnent les noms de leurs copains journalistes, ceux avec lesquels ils traitent.

Les services secrets font entre-autres de la désinformation et doivent donc traiter avec quelques amis... Claude Silberzahn, ancien patron de la DGSE, a cité parmi ses principaux amis Jean-Marie Colombani, directeur du Monde et Jacques Isnard, spécialiste des questions de défense, qui d’ailleurs ne cache pas ses très bons liens avec les services de renseignement.

Jean-Paul Gouteux, dont la belle-famille a été massacrée, a publié un livre qui s’appelle : Un génocide secret d’Etat, où il a dit de manière osée que messieurs Colombani et Isnard était « d’honorables correspondants de la DGSE »
... Evidemment, Colombani et Isnard ont intenté un procès en diffamation. Il l’ont perdu en première instance et en appel... Donc, Le Monde, le quotidien français le plus « crédible » est dirigé, animé, rédigé par « d’honorables correspondants de la DGSE »... Alors, ne parlons pas évidemment de la télé de Bouygues où des médias d’Etat, mais simplement de la presse dite « indépendante »... Ceci concerne ce qui s’est passé jusqu’à l’opération Turquoise de l’armée française.

Cette dernière a été le « pompon » absolu... Certains reporters télé qui avaient pu commencer à aller enquêter vers la fin du génocide (en juin) nous ont expliqué que jusqu’à lors, il y avait une sélection des images. C’est à dire qu’ils ramenaient tout un stock d’images du génocide et, on ne sélectionnait dans les chaînes françaises que les 3 ou 4 % qui montraient les malheureux réfugiés hutus en train de fuir l’avancée de la guerre. Tout ce qui avait trait au génocide était gommé. Et, un haut-fonctionnaire du ministère de la Coopération m’a expliqué, parce qu’elles s’était un peu scandalisée de cette affaire, que la réponse officielle était : « il ne faut pas ensanglanter la future tombe de Miterrand »... Donc, on déforme complètement la réalité dans les médias audiovisuels et, à partir de l’opération Turquoise, cela devient extraordinaire.

Les médias se précipitent, on entend plus que ça jour et nuit. Et ce qu’on vous décrit, c’est comment, 2 millions de personnes sont poussés vers l’ex-Zaïre comme une sorte de bouclier humain par ceux qui ont commis le génocide. On nous décrit le drame humain de ces personnes et le fait que 30 ou 40 000 personnes sont mortes du choléra à cause des conditions sanitaires de cette marche forcée. Marche menée par ceux qu’on a appelé les « bergers du génocide » et qui ont déjà encadré cette population pour en amener une partie à tuer et à massacrer. On a parlé que de ça. Ainsi, l’image que les
français se font du génocide est celle de braves soldats français enterrant les cadavres de ce que l’on appelait un « désastre humanitaire extraordinaire ». Tout le reste est passé à la trappe ! Il y a eu à ce moment là une double opération. D’une part ces images massives montrant uniquement une conséquence du génocide. Le million de mort, les plusieurs centaines de milliers de viols, les tortures massives, tout cela, n’est pas évoqué. De plus, à ce moment là, pour court-circuiter les quelques bons reporters qui avaient fait un travail correct, on a envoyé les meilleures plumes des différentes rédactions françaises. Des auteurs qui ne connaissaient rien à la question. Par exemple, on a envoyé Jean d’Ormesson de l’Académie Française. Ce dernier a écrit dans une série de reportages du 19 au 21 juillet (3 mois après le début du génocide) : « Sortez vos mouchoirs, âmes sensibles s’abstenir, le sang va couler à flots sous les coups de mâchettes. Ce sont des massacres grandioses dans des paysages sublimes. » Avec toute cette « poésie », vous ne savez plus très bien ce qui s’est passé. Il serait aisé de citer toute une ribambelle d’exemple de ce type de traitement du génocide par de grandes plumes du journalisme. Parallèlement, des journalistes comme Alain Frilet qui font un travail remarquable sont mis de côté... »

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Yves Bonnet vole au secours du pouvoir algérien
le 07 Janvier, 2008 - B.N.
http://www.lematindz.net/news/yves-bonnet-vole-au-secours-du-pouvoir-algerien.html

Contredisant les analyses de ses collègues français au sujet de l’inquiétante situation sécuritaire en Algérie, l’ancien patron de la DST, direction de la surveillance du territoire. M. Yves Bonnet estime que « le terrorisme d’Al Qaida au Maghreb Islamique n’a aucun avenir », appuyant la thèse des autorités algériennes sur un « essoufflement de l’action terroriste ».

Dans un entretien avec El-Khabar, Yves Bonnet, lié au régime algérien par divers canaux, affirme : « A mon avis les groupes terroristes sont désespérés » et que le recours aux kamikazes « est un signe de faiblesse, en témoigne également l’absence d’une réelle organisation structurée. » Il va plus loin en apportant sa caution à la politique de réconciliation : « Les attaques « kamikazes » ou suicides sont une nouveauté en Algérie, et je me permettrais d’appeler ça « la rançon de la réussite ». Je m’en explique L’Algérie a eu une réaction positive en ce qui concerne l’amnistie des groupes armés, que traduit la politique de « la main tendue ». C’est précisément pour cela que les groupes terroristes ont changé de procédés et ont adopté le style « kamikaze ». J’estime que c’est un terrorisme qui n’a aucun avenir et ne peut pas déstabiliser l’Etat algérien.

Pour lui, le terrorisme a toujours eu pour objectif « de séduire et faire parler de lui. » ajoutant qu’il cherche « à frapper des cibles symboliques et emblématiques, justement pour attirer l’attention. »
Yves Bonnet est rassurant sur l’inefficacité du terrorisme : « Ses auteurs savent pertinemment qu’ils sont incapables de renverser le régime et la République, car cela n’est plus possible. Le but est bel et bien médiatique et soyez sûrs que si ces opérations n’avaient pas été rapportées par les médias les choses auraient été toute autre, car chaque couverture médiatique est considérée comme un encouragement. »

Bref, les arguments maintes fois rabâchées par le pouvoir. Et qui s’essoufflent vite, à leur tour. Ainsi, à la question de savoir comment ce terrorisme inefficace arrive à provoquer l’annulation du rallye Dakar, Bonnet botte en touche (« Voyez vous je n’ai jamais été un grand fan du rallye, car je suis un amoureux du désert (alias le pétrole et ces pétrodollars). J’estime qu’une manifestation de ce genre a de fâcheuses répercussions sur la nature » ) avant de faire diversion ( « j’ai une amie qui passe les 3 quarts de son temps à Alger, elle est archéologue, elle m’a expliqué que le passage innocent du rallye ne peut qu’avoir des répercussions désastreuses sur la nature ») puis d’avouer : « En réalité je n’ai pas suffisamment d’éléments d’informations pour dire si la décision était oui ou non justifiée. Je ne connais pas bien la Mauritanie et je ne suis pas au courant des récents développements sécuritaires. »

Et à la question de savoir comment contrer les attaques kamikazes, il est tout aussi désarmé : « Cela est très difficile. On ne peut pas contrer ces opérations terroristes. Le travail des appareils sécuritaires se base essentiellement sur l’identification des réseaux et des éléments terroristes, en plus de l’infiltration des réseaux et leur démantèlement de l’intérieur. Mais lorsque vous êtes face à un terrorisme qui n’est pas ancré dans la société, vous êtes dos au mur »

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Al Qaida (CIA+OTAN) n’a aucun avenir et ne peut déstabiliser l’Algérie
Lundi 7 janvier 2008.
El Khabar — Entretien réalisé par Kamel Zait / Traduit par B.A
http://actualite.el-annabi.com/article.php3?id_article=6905

« Le terrorisme d’Al Qaida au Maghreb Islamique n’a aucun avenir », affirme l’ancien patron de la DST, direction de la surveillance du territoire. M. Yves Bonnet précise que l’aspect du terrorisme auquel fait face l’Algérie n’est pas nouveau.

Appuyant la thèse des autorités algériennes concernant un essoufflement de l’action terroriste, en témoigne les opérations kamikazes, qui sont plus un signe de faiblesse qu’autre chose.

El Khabar : Quelle lecture faites-vous de l’annulation du rallye Dakar pour des motifs sécuritaires en rapport avec d’éventuelles attaques terroristes en Mauritanie ?

Yves Bonnet : Voyez vous je n’ai jamais été un grand fan du rallye, car je suis un amoureux du désert. J’estime qu’une manifestation de ce genre a de fâcheuses répercussions sur la nature, et même si je ne suis pas un expert dans ce domaine j’ai une amie qui passe les 3 quarts de son temps à Alger, elle est archéologue, elle m’a expliqué que le passage innocent du rallye ne peut qu’avoir des répercussions désastreuses sur la nature, ajouté à cela le budget alloué à cet évènement, qui est colossale. Pour toutes ces raisons je vous dis franchement que j’ai accueillit la nouvelle de l’annulation avec un certain soulagement.

El Khabar : Mais le rallye a été annulé pour des raisons sécuritaires non écologiques. Ceux sont là deux choses différentes ?

Yves Bonnet : Je peux comprendre l’annulation pour des raisons sécuritaires relatives à la sécurité des participants. En réalité je n’ai pas suffisamment d’éléments d’informations pour dire si la décision était oui ou non justifiée. Je ne connais pas bien la Mauritanie et je ne suis pas au courant des récents développements sécuritaires. Cependant les autorités algériennes ont toujours étaient contre le passage du rallye par le désert algérien. Elles ont raison. Cette manifestation a peu d’importance.

El Khabar : Vous avez certainement suivi l’évolution de la situation sécuritaire en Algérie, l’année dernière. Pouvons-nous parler d’un nouveau genre de terrorisme ?

Yves Bonnet : Ce n’est pas un nouveau terrorisme. Je ne considère pas qu’il ne faut pas le craindre plus, pour moi le terrorisme de ce qui est appelé Al Qaida au pays du Maghreb n’est pas différent de celui du Groupe Islamique Armé, GIA, durant les années 90. Je peux même dire que les opérations actuelles sont plus primitives par apport à celle du GIA, car nous sommes aujourd’hui confrontés à des personnes qui mettent en cause leurs vies pour un acte terroriste. Je crois que le terrorisme n’est pas ancré dans la société. Ceux ne sont que des jeunes qui ont été manipulés, et qui acceptent de mettre en cause leurs vies et cela est tragique et catastrophique. Je n’aime pas parler d’un quelconque aspect positif, mais les opérations du GIA ou même de l’AIS, étaient plus élaborées que celles d’Al Qaida au Maghreb Islamique.

El Khabar : Soutenez-vous la thèse des autorités algériennes concernant un essoufflement de l’action terroriste et des attaques kamikazes qui sont un signe de faiblesse plus qu’autre chose ?

Yves Bonnet : Tout à fait. A mon avis les groupes terroristes sont désespérés, et les autorités algériennes ont plus de données. Comme je l’ai déjà dit, avoir recours à ce genres d’attaques suicides est un signe de faiblesse, en témoigne également l’absence d’une réelle organisation structurée.

El Khabar : De quelle manière les autorités sécuritaires algériennes peuvent faire face à ces mêmes attaques et procédés terroristes sur le plan technique ?

Yves Bonnet : Cela est très difficile. On ne peut pas contrer ces opérations terroristes. Le travail des appareils sécuritaires se base essentiellement sur l’identification des réseaux et des éléments terroristes, en plus de l’infiltration des réseaux et leur démantèlement de l’intérieur. Mais lorsque vous êtes face à un terrorisme qui n’est pas ancré dans la société, vous êtes dos au mur, et ne vous restes plus qu’à intensifier la surveillance de manière aléatoire sur tous les plans. Tout est plus difficile lorsqu’il n’y a pas d’organisation structurée, toutefois il y a un petit nombre de personnes qui assurent l’équipement et le matériel. Il faut les traquer et mettre fin à leur activité, chose qui constitue un travail de renseignement plus que toute autre chose.

El Khabar : Que pensez-vous de l’affiliation du GSPC à Al Qaida, devenant sa branche au Maghreb Islamique ? Est-ce un changement de nom anodin ou y- a-t-il d’autres lectures à faire ?

Yves Bonnet : Pour moi ce n’est qu’un changement d’adresse, mais le noyau reste le même. Les terroristes sont les mêmes et n’ont pas changé. Al Qaida n’est qu’une nébuleuse un label, ce n’est pas de nouveaux éléments avec de nouveaux procédés.

El Khabar : Cependant les opérations kamikazes sont un nouveau procédé pour les algériens comparé au style terroriste « classique » des années 90

Yves Bonnet : Il est vrai, les attaques « kamikazes » ou suicides sont une nouveauté en Algérie, et je me permettrais d’appeler ça « la rançon de la réussite ». Je m’en explique. L’Algérie a eu une réaction positive en ce qui concerne l’amnistie des groupes armés, que traduit la politique de « la main tendue ». C’est précisément pour cela que les groupes terroristes ont changé de procédés et ont adopté le style « kamikaze ». J’estime que c’est un terrorisme qui n’a aucun avenir et ne peut pas déstabiliser l’Etat algérien.

El Khabar : Peut-on dire que la BAQMI choisit désormais ses cibles pour des motifs de propagande comme fût le cas pour le Palais du Gouvernement, le 11 Avril, et le Conseil Constitutionnel et le HCR le 11 décembre dernier ?

Yves Bonnet : Le terrorisme a toujours eu pour objectif de séduire et faire parler de lui, il cherche à frapper des cibles symboliques et emblématiques, justement pour attirer l’attention. Ses auteurs savent pertinemment qu’ils sont incapables de renverser le régime et la République, car cela n’est plus possible. Le but est bel et bien médiatique et soyez sûre que si ces opérations n’avaient pas été rapportées par les médias les choses auraient été toute autre, car chaque couverture médiatique est considérée comme un encouragement. En même temps je sais que les journalistes se doivent de couvrir les évènements, il y a la nécessité et le devoir d’informer.

El Khabar : Une coordination sécuritaire, entre l’Algérie et les pays européens du bassin méditerranéen notamment la France, constitue-elle une nécessité pour faire face à la menace terroriste ?

Yves Bonnet : Je crois que l’Algérie et la France ont donné l’exemple en matière de coopération et coordination sécuritaire. Les deux parties doivent tout faire pour que cela continu. C’est une question vitale pour tous, aussi bien pour la France que pour l’Algérie. Il faut se concentrer sur l’échange de renseignements de tout genre sur les réseaux, les membres, le soutien et les moyens dont ils disposent. Il y a toutefois une question importante qui n’est pas abordée qui est le soutien financier dont bénéficient les réseaux terroristes. Des mesures doivent être prises dans ce sens. Il y a des pays qui soutiennent et financent le terrorisme, en particulier ceux du Golf, à l’instar de l’Arabie Saoudite, non pas en tant qu’Etat ou régime mais il y a un soutien en provenance d’Arabie Saoudite. Il faut prendre des mesures pour faire face au terrorisme, les technologies, les équipements et les renseignements doivent être échangés.

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Génocide rwandais : La presse française au ban des accusés
Entretien avec Jean-Paul Gouteux
by Vivien Jaboeuf - August 17, 2005
http://www.dominionpaper.ca/francais/2005/08/17/genocide_r.html

Le rapport de la Commission d'enquête citoyenne sur le rôle de la France durant le génocide rwandais L'horreur qui nous prend au visage est paru en mars dernier. Il dénonce entre autres l'implication française sur le plan médiatique. Jean-Paul Gouteux, spécialiste de la question rwandaise, nous rappelle la tendance néocolonialiste de la presse française en Afrique.

Le Dominion : La plupart des médias français ont décrit dans un premier temps le conflit rwandais de 1994 comme le résultat de l'exacerbation d'un antagonisme culturel et séculaire entre Hutus et Tutsis. D'un point de vue religieux, social, linguistique et historique, peut-on dire que Hutu et Tutsi font parties de deux ethnies distinctes ?

Jean-Paul Gouteux : Hutu et Tutsi sont des catégories sociales, déterminées autrefois par leur activité socioprofessionnelle : élevage pour les Tutsi, agriculture pour les Hutu. Ils parlent la même langue et ont la même culture. Aujourd'hui cette distinction en agriculteurs et éleveurs n'a plus de sens. En revanche la vision racialiste des administrateurs coloniaux allemands, puis belges et surtout de l'Église catholique s'est peu à peu imposée. Ces catégories ont été reprises par les colons belges, racialisées et inscrites sur les cartes d'identités rwandaises. Monseigneur Perraudin, représentant le Vatican au Rwanda, parlait des « races » hutu et tutsi. Il fut l'un des initiateurs d'une « révolution » sur fond ethnique qui à conduit aux premiers massacres de la population civile tutsi au début des années soixante.

Historiquement, les guerres qui ont permis d'agrandir le royaume du Rwanda tout au long des siècles, opposaient l'armée rwandaise, comprenant Tutsi, Hutu et Twa à d'autres armées des différents royaumes de la région. La tradition des conflits entre Hutu et Tutsi, présentée trivialement comme l'explication du génocide, n'existe tout simplement pas, elle n'est qu'un des ingrédients de la propagande servant à attiser ces conflits.

Le soi-disant conflit ethnique fut donc une construction idéologique servant les fins politiques du gouvernement et des extrémistes de l'époque ?

Désigner un bouc émissaire, en l'occurrence la population civile tutsi, est éminemment politique. C'est une vieille recette usée jusqu'à la corde pas les populismes et les fascismes européens. Les deux républiques hutu successives, la première dominée par des Hutu du centre, la seconde par des Hutu du nord, se sont largement servies de cette « arme de manipulation massive ». Avec l'avènement du Hutu Power, mouvement raciste transcendant les partis politiques, cette dérive prit la forme du « nazisme tropical » que l'on connaît et qui a abouti au génocide de la population tutsi en 1994.

La vision racialiste des colonisateurs a fini par être totalement intégrée par les intellectuels rwandais et certainement beaucoup moins par le menu peuple. Si les dirigeants pouvaient organiser périodiquement des séries de pogromes antitutsi en exacerbant la haine ethnique, c'est parce que nombre d'intellectuels hutu l'acceptaient et trouvaient là le moyen d'entretenir leur conviction et leur bonne conscience. Ce sont en effet ces intellectuels qui bénéficiaient de l'exclusion des Tutsi de la compétition pour les postes administratifs. Le jeu est donc complexe entre la manipulation du racisme par le pouvoir - qui permettait d'occulter les problèmes sociaux en désignant un bouc émissaire - et l'acceptation ou la surenchère de ceux qui en tiraient de petits privilèges.

Des victimes rwandaises du génocide ont même saisi la justice française de plainte contre X. Pensez-vous sincèrement que des responsables français, politiques ou militaires, puissent un jour être jugés et que la France fassent des excuses publiques aux victimes du génocide ?

Je suis intimement persuadé que la vérité sur un génocide ne peut être totalement occultée. Le phénomène est trop grave et fait appel à une conscience universelle, celle de l'humanité tout entière. Ceux qui pensent que leurs turpitudes politiques, parce qu'elles se déroulaient dans « le trou noir » de l'Afrique, « au cœur des ténèbres » pour reprendre l'expression de Joseph Conrad, serait à jamais méconnu, se trompent.

Cette plainte de victimes rwandaises est donc d'une importance fondamentale. Nous verrons bien dans la suite qui lui sera donnée où en est l'information et l'état des consciences en France sur ce drame, à la fois des juges et de la population. Mais il y en aura d'autres, comme il y aura d'autres révélations, toujours plus embarrassantes pour l'État français.

Dix ans après le génocide et autant d'années de dénonciation de la part des victimes et des associations militantes, la gravité de la complicité française commence seulement à faire surface. Les médias sont-ils pour beaucoup dans la lenteur de la sensibilisation du public et des politiques ?

Pour ce qui concerne l'Afrique, il y a une tradition journalistique qui est de limiter l'information aux clichés ethniques, sans aucune analyse digne de ce nom et surtout de répercuter la politique africaine de la France sans aucune critique. Les médias français ne s'intéressent jamais aux questions de fond sur l'Afrique. L'image cultivée est celle de l'ethnicité et du tribalisme, c'est-à-dire qu'ils ne parlent que de la forme et des moyens de ces manipulations politiques, jamais des manipulations politiques en elles-mêmes. En France les médias restent obéissants et l'opinion est toujours sous contrôle. Cela peut changer.

Il faut que l'opinion européenne s'émancipe de l'expertise française en ce qui concerne l'Afrique. On peut considérer deux cas de figure : ou l'Europe refuse l'hégémonie des dirigeants français sur la politique africaine et constituera le moteur du changement de l'opinion publique française, ou nos spécialistes, les diplomates et leurs officines, parviennent à la contrôler, ce qui serait un scénario catastrophe que l'Afrique payerait très cher.

En 1994, on était en plein dans ce schéma de désinformation larvée. Il est rétrospectivement accablant, devant l'horreur et la dimension du drame qui s'est déroulé pendant trois mois au Rwanda, de relire la presse française de cette époque. La couverture a été minimaliste. Certes, la responsabilité de la presse a été ainsi engagée. Il y avait au moins deux façons d'empêcher le drame. La première était de révéler l'ampleur du crime dès avril 1994 et ainsi de susciter un mouvement d'opinion pour arrêter l'intolérable. La seconde était de révéler l'implication des autorités françaises, qui auraient alors été obligées de bloquer leurs alliés génocidaires. Ni l'un ni l'autre n'a été fait. La presse et les autres médias français ont été au-dessous de tout, restant fidèles à leurs habitudes sur l'Afrique.

Globalement, l'information sur ce domaine en France reste toujours désertifiée, limitée à la langue de bois des discours officiels que critique, très mal, les incompréhensions de la presse contestataire. « C'est le discours de "la France, meilleure amie de l'Afrique", "plus grande donatrice", "patrie des droits de l'homme", "avocate de l'Afrique", tous ces slogans politico médiatiques que l'on entend si souvent et qui ont encore une étonnante efficacité » comme l'explique François-Xavier Verschave de l'ONG Survie.

Citons un exemple assez récent, un entretien avec le rédacteur en chef de La lettre du Continent paru dans le journal contestataire français Charlie Hebdo du 23 février 2005 et dont le titre résume l'essentiel du message de désinformation : « La France n'a plus les moyens de jouer les bons pères de famille en Afrique ». La Lettre du continent est une publication bien renseignée, trop bien même, de toute évidence très proche des services secrets français et pour cela très prisée dans les milieux de la « Françafrique ».

Il semble aujourd'hui que la situation change lentement, mais sûrement. Ainsi la répression du pouvoir togolais contre la population civile qui s'oppose à son hold-up électoral ne passe plus comme une lettre à la poste. Même RFI ne semble plus totalement contrôlé par le pouvoir chiraquien, l'information est beaucoup plus objective et les journalistes de cette radio ont protesté contre la suppression du site Internet de RFI et des informations qui contrevenaient au soutien que Paris apporte toujours à la dictature togolaise.

Dans votre livre, Le Monde, un contre-pouvoir ?, vous critiquez sévèrement les méthodes de désinformation et de manipulation sur le génocide rwandais, et notamment l'attitude malhonnête des envoyés spéciaux de l'époque. Vous dites entre autres que « Le Monde, en tant qu'instrument docile [de la politique française de collaboration avec le Rwanda] a sa part de responsabilité dans l'incompréhension des Français et leur passivité devant l'horreur qui s'accomplissait ».

Les conclusions provisoires de la Commission d'enquête citoyenne sur les médias et idéologies nuancent leurs accusations. Je cite : « La plupart des envoyés spéciaux ont fait leur travail et rapporté les faits (...), ils n'ont pas déguisé la responsabilité de la France depuis 1990 », puis « Cependant, certains de ces envoyés spéciaux, des éditorialistes et des rédactions parisiennes ont eu tendance à répercuter le discours de diabolisation du FPR (...) ». Souscrivez-vous à cette analyse des faits ?

Pas exactement. D'abord je ne pense pas qu'il y ait une « responsabilité de la France ». Il s'agit de diverses responsabilités de dirigeants français, politiques et militaires, engagés dans une étroite collaboration avec un État pré-génocidaire, puis génocidaire. Parler de « La France » évite simplement d'avoir à les identifier et d'avoir à analyser les responsabilités de chacun. L'utilisation de cette expression globalisante évite l'analyse et révèle clairement les limites de cette commission, ou plutôt l'intention de certains de ses membres, notamment ceux qui ont travaillé sur le dossier médiatique. Mais heureusement les faits sont là, et ce sont eux qui ont eu le dernier mot.

L'occultation médiatique du génocide a été très consensuelle et s'est poursuivit jusqu'en 1998. Elle a été brisée par la série d'articles de Patrick de Saint-Exupéry publiée dans Le Figaro au début de 1998. Ces articles ont libéré la presse et provoqué immédiatement la mise sur pied d'une Mission d'information par le pouvoir français pour étouffer le scandale. Il y a évidemment des nuances sur la responsabilité de la presse. Relever comme je l'ai fait la désinformation dans un journal comme Le Monde n'empêche pas de reconnaître qu'il y a d'excellents journalistes dans ce journal et qu'il s'y écrit de très bons articles.

Pensez-vous également que la désinformation a pour origine une discordance des points de vue entre journalistes et rédactions ou bien qu'il s'agit d'un problème de méconnaissance du contexte historique, social et politique des évènements de l'époque de la part des journalistes ?

Il est clair qu'il existe un journalisme de connivence et une indécente proximité entre hommes politiques et hommes de médias, c'est-à-dire journalistes, rédacteurs en chefs, directeurs et propriétaires. La connivence entre Le Monde et le chef des services français, la DGSE, est même apparue au grand jour de l'aveu même du directeur de la DGSE, Claude Silberzahn. Il écrit que le directeur de ce journal, Jean-Marie Colombani, et son spécialiste militaire, étaient « ses amis » avec qui il « complotait » quelques bons coups médiatiques.

Mais d'autres journalistes évitent de rentrer dans ce jeu, dangereux pour la liberté, avec les officines du pouvoir. Corinne Lesnes par exemple a écrit dans Le Monde, en 1994 de très bons articles, s'engageant dans l'analyse et apportant ainsi des éléments indispensables pour la compréhension de la crise. Disons aussi, et je le tiens d'une amie commune, qu'elle a été censurée par sa rédaction au point d'en pleurer.

Il en est de même pour Agnès Rotivel, journaliste au journal chrétien La Croix. Elle l'explique très bien elle-même : « Le problème s'est posé avec la rédaction lorsque j'ai ramené un papier sur l'Église au Rwanda, (…) La Croix n'a pas été capable d'assumer cela jusqu'au bout. C'était un article qui s'appuyait sur des faits réels [évoquant notamment Monseigneur Perraudin]. (…). J'étais très furieuse. Je lui ai dit [au rédacteur en chef] qu'il fallait faire très attention, que l'on avait affaire à des prêtres et que cela arrangeait tout Le Monde de voir les problèmes à travers l'ethnie. Cela arrangeait le gouvernement français et l'Église. Il ne s'agissait que d'une histoire de Tutsi et de Hutu. (…) Mon texte est passé pendant que j'étais absente. Le responsable du service religieux a censuré mon papier d'environ deux tiers. »

Tous les journalistes n'ont hélas pas eu la même probité.

Jean-Paul gouteux est entomologiste à l'Institut français de Recherche pour le Développement (IRD). Il est l'auteur de trois ouvrages majeurs et de nombreux articles sur le génocide rwandais.

À lire :

Un génocide secret d'État. La France au Rwanda 1990-1997. Editions Sociales, 1998.

Le Monde, un contre-pouvoir ? Désinformation et manipulation sur le génocide rwandais. L'esprit Frappeur, 1999.

Un génocide sans importance. La Françafrique au Rwanda. Editions Tahin-Party, 2001.

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La France au Rwanda, la responsabilité d’un génocide ?
http://www.liberte-cherie.com/a605-La_France_au_Rwanda_la_responsabilite_d_un_genocide_.html


Génocide rwandais: Michèle Alliot-Marie déclassifie 105 notes de la DGSE
http://www.20minutes.fr/article/118357/France-Genocide-rwandais-Michele-Alliot-Marie-declassifie-105-notes-de-la-DGSE.php
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« Répondre #168 le: 02/02/2008 - 16:47:22 »

URGENT :

ILS ONT PERDU LA GRANDE MAJORITE DES RESERVES DE CHANGE ALGERIENNES (110 milliards de dollars américains - pétrodollars) DANS L'ACTUEL KRACH BOURSIER MONDIAL ET ILS VEULENT SPOLIER L'EPARGNE DES PAUVRES ALGERIENS POUR CONTINUER A SPECULER SUR CES MEMES BOURSES MONDIALES EN KRACH (exemple Banqueroute de la Société Générale )

A TOUS LES HUMBLES ALGERIENS D'ALGERIE, IL FAUT RECUPERER IMMEDIATEMENT EN URGENCE EN ESPECES (CASH) VOTRE "ARGENT ET EPARGNE" DE TOUTES LES BANQUES ALGERIENNES ET ETRANGERES EN ALGERIE ET CONVERTIR UNE PARTIE EN Or 24 carats (métal) ou argent-métal (http://www.24hgold.com/francais/cours_or_argent.aspx - http://www.invest.gold.org/sites/fr/ ).

Emigrés Algériens à l'étranger vous êtes aussi concernés alors IL FAUT RECUPERER IMMEDIATEMENT EN URGENCE EN ESPECES (CASH) VOTRE "ARGENT ET EPARGNE" DE TOUTES LES BANQUES A L'ETRANGER ET LE CONVERTIR UNE PARTIE EN Or 24 carats (métal) ou argent-métal CAR IL Y A UN FORT RISQUE QU'UNE PARTIE POURRAIT ETRE "FISCALEMENT SAISIE", A CAUSE DES CONVENTIONS ECONOMICO-FINANCIERES ALGERO-"PAYS ETRANGERS", POUR DEFAUT DE PAIEMENT DE L'ALGERIE PROVOQUE PAR LES IDOLATRES FANATIQUES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ) ET LEURS SUPPORTEURS CRIMINELS ETRANGERS. LE MONDE EST TRES PETIT.

SINON VOUS SEREZ BETEMENT SPOLIER ET PILLER "SCIENTIFIQUEMENT" PAR LES IDOLATRES FANATIQUES ALGERIENS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ) ET LEURS SUPPORTEURS CRIMINELS ETRANGERS.

NE LAISSEZ PLUS VOTRE "ARGENT ET EPARGNE" DANS LES BANQUES ALGERIENNES ET ETRANGERES EN ALGERIE ET A L'ETRANGER.


VOILA LE POURQUOI DE CETTE ALERTE URGENTE :
 
VOILA UN DES PLANS DEMONIAQUES MAJEURES D'UNE OPERATION DE GRAND PILLAGE ET SPOLIATION FRAUDULEUX DES EPARGNES DE TOUS LES HUMBLES ALGERIENS PENDANT LE DECLIN RAPIDE DES RESERVES PROUVEES DE PETROLE ET GAZ NATUREL ALGERIENNES. L'AFFAIRE KHALIFA N'EST RIEN PAR RAPPORT A CETTE OPERATION FRAUDULEUSE DE PILLAGE ET DE SPOLIATION.

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REMAKE version 2008 à 2025 de

* Main basse sur Alger : Enquête sur un pillage (juillet 1830)(Broché)  Pierre Péan (Auteur)

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Financement des projets de Sonatrach : le mauvais choix des banques publiques
Par lounes guemache le 04/02/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/banque--algerie--sonatrach-2542.html

En décidant de participer aux financements des projets pétrochimiques de Sonatrach à hauteur de 12 milliards de dollars, les banques publiques ont-elles pris la bonne décision ? Pour des économistes interrogés par « toutsurlalgerie.com », cette décision des banques, sans doute sur injonction du gouvernement,  non seulement ne respecte pas les règles de prudence mais ne va pas dans le sens d’une modernisation du système bancaire algérien. Pire : elle risque de porter un préjudice à d’autres secteurs de l’économie nationale.

« 12 milliards, c’est une somme très importante pour les banques publiques. En octroyant une telle somme à un seul acteur, même s’il s’agit de Sonatrach, elles ne respectent pas les règles de la Directive de Bâle (lire définition) sur le risque de Crédit », explique un économiste d’une grande banque internationale qui a requis l’anonymat.

Cette décision ne va également pas dans le sens d’une modernisation du secteur bancaire, promise par le gouvernement. « En finançant les projets de Sonatrach, les banques publiques vont rester totalement hermétiques à l’environnement extérieur. Nous avons l’impression d’un retour aux années du socialisme : les banques qui financent les entreprises sur injonction du gouvernement », poursuit cet expert.

Ce choix va également accentuer l’exposition des banques et, à travers elles, tout le pays aux risques liés à une crise pétrolière internationale. Il va également pénaliser des entreprises d’autres secteurs qui ont plus besoin d’argent local pour investir et se développer. Sonatrach est sans doute la seule entreprise publique algérienne capable d’obtenir des financements étrangers à des taux raisonnable. Ce n’est pas le cas des autres groupes dans les télécommunications, l’agroalimentaire, la construction et
les travaux publics…


Algérie : les banques publiques vont financer les projets de Sonatrach pour 12 milliards de dollars -EXCLUSIF
Par ghania amriout le 02/02/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-sonatrach-banques-publiques-financement-projets-2518.html

Les surliquidités sous lesquelles croulent les banques publiques sont en phase de trouver un placement dans un secteur sur, rentable et avec un partenaire de premier choix. En effet, sollicitées par Sonatrach, plusieurs banques publiques ont décidé de mettre la main à la poche pour  financer les 11 projets de pétrochimie que compte réaliser la société nationale des hydrocarbures.

Selon des sources proches de Sonatrach, les montants récoltés auprès des banques devraient atteindre 12 milliards de dollars sur les 20 milliards prévus pour financer la totalité des projets pétrochimiques de la compagnie. Ces projets seront réalisés avec des partenaires étrangers (51% pour Sonatrach et 49% pour les étrangers) qui apporteraient le solde.

Sonatrach a déjà conclu trois accords avec des partenaires étrangers. Le premier porte sur la réalisation d’un complexe de production de méthanol dans la zone industriel d’Arzew près d’Oran avec un consortium de sociétés internationales (Quraîn du Koweît, Lurgi de l’Allemagne, PPSL de la Trinidad, Mitsui du Japon et Sotraco d’algérie)  pour 1 milliard de dollars. Total a raflé le second contrat de 3 milliards de dollars portant sur la réalisation dans la même zone d’un complexe de vapocraquage d’éthane. Le troisième contrat, d’un  montant de 1,46 milliard de dollars, a été conclu avec l’égyptien Orascom. IL concerne la réalisation d’un complexe d’ammoniac à Arzew.

Selon nos sources, la Banque extérieure d’Algérie (BEA) - qui est la banque de Sonatrach- et la Caisse nationale d’épargne et de prévoyance (CNEP) ont déjà finalisé les dossiers de financement d’une part importante des projets de Sonatrach. La Cnep, l’une des banques les plus « riches » du pays, serait sur le point de lui accorder une première tranche de 70 milliards de dinars (700 millions d’euros).

Ce recours aux crédits des banques publiques permet, selon les observateurs, d’éviter à Sonatrach de solliciter des financements extérieurs plus coûteux. Cette méthode est également bénéfique pour les banques algériennes : elle leur permet de fructifier et de mieux placer leur argent.

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Les projets de pétrochimie vont siphonner les liquidités des banques algériennes (Epargnes de tous les Algériens).
24-01-2008 - Par Samir Injar, Alger
http://www.lesafriques.com/actualite/les-projets-de-petrochimie-vont-siphonner-les-liquidites-des-banques-algerie.html?Itemid=89?article=26470

Le ministère des finances algérien avait un gros problème de surliquidités des banques publiques. Il vient de mettre en œuvre, sans publicité, une solution radicale : mobiliser l’épargne de ces banques pour refinancer en dinars le programme pétrochimie de Sonatrach.

La concrétisation prochaine des projets pétrochimiques de Sonatrach, la compagnie pétrolière publique, se fera sans recours aux crédits étrangers.

Sur les 20 milliards de dollars à investir près de 12 milliards seront apportés par les banques publiques algériennes. Le reste viendra de Sonatrach et de ses partenaires étrangers.

Cette décision, attendue depuis l’été 2007, atténue en grande partie la pression sur les comptes des banques publiques lourdement gênés par le faible rendement de leurs dépôts, en forte hausse depuis cinq ans.

Toutes les banques publiques seront mobilisées, y compris celles renvoyées sèchement, au printemps 2006, à « leur métier de base », comme la Badr Bank (Agriculture) et la CNEP (logement). Le non recours à l’endettement extérieur pour le financement des projets du secteur de l’énergie est une des réponses algériennes à l’entassement des avoirs extérieurs, plus de 100 milliards de dollars de réserves de change à fin 2007. [/b]

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CA PUE LA SPOLIATION "SCIENTIFIQUE" DES RESERVES DE CHANGE DE TOUS LES ALGERIENS ET DE L'ALGERIE A L'ETRANGER.[/b]

Je me demande quel est le "bilan", qui serait catastrophique, de la spéculation par des "stupides élites Algériennes et idôlatres fanatiques et avides de l'excrément du diable (pétrole et gaz)" des pétrodollars de tous les Algériens d'Algérie (du nord au sud et de l'est à l'ouest) dans ses places boursières mondiales, c'est tout de même au moins (fin juin 2007) 91 milliards de dollars américains spéculés sur ses places boursières en plein "krach" au lieu de les investir en Algérie et dans les générations futures d'Algériens.

D'après les déclarations du 26/11/2007, le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci :

1- "Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars américains (pétrodollars)."

2- 70% ( 63,7 milliards de dollars américains ou pétrodollars) des réserves de change de l'Algérie sont investis à moyen et long termes sous forme de titres auprès d'autres Etats, essentiellement aux Etats-unis (USA). Ces placements garantissent une plus grande liquidité et de faibles risques sur ces dépôts,

3- 30% ( 27,3 milliards de dollars américains ou pétrodollars) des réserves restantes sont investis en placements bancaires à l'étrange (entre autre chez la BANQUE FRANCAISE Société Générale EN PLEIN KRACH).


Les réserves de change de l’Algérie dépassent 100 milliards
vendredi 25 janvier 2008-Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com - D’après la Dépêche de Kabylie

Les réserves de change de l’Algérie ont connu une forte hausse ces dernières années et ont atteint près de 110 milliards de dollars à fin 2007.

Les réserves de change de l'Algérie progressent. L’Algérie cumule 110 milliards de dollars de réserves de change. Selon l’expert international Han Stimer, de la Banque mondiale que « les taux d’importation de l’Algérie, renforcerait le développement économique mondiale, ce qui permettra aux sociétés américaines d’exportation, de se hisser et de renforcer leurs capacités financières, et par conséquence résorber la crise d’hypothèque que vit les Etats-Unis ». De son côté, le ministre algérien de l’Energie et des mines, et président de l’Organisation mondiale du pétrole (OPEP), M Chakib Khelil, déclare que : « L’Algérie continue de maintenir ses ventes en dollars, considérant que la Banque nationale d’Algérie (BNA), adopte une gestion de qualité des opérations financières du secteur.”

Un rapport émanant de la Banque mondiale sur les prévisions économiques pour l’année 2008, indique que les investissements directs supposés, durant l’année 2008, par l’Iran et l’Algérie, atteindront les 1,1 milliard de dollars, pour chacun. Se référant aux taux d’importation engendré par les besoins de ces pays, pour ces approvisionnements en matériaux nécessaires, afin d’alimenter les énormes projets lancés par ces deux Etats. L’Algérie compte investir 5 à 7 milliards de dollars en matière d’équipement américain, en plus du rachat des actions du Trésor américain qui avoisinent les 43 milliards de dollars à la fin de l’année écoulée.


RAPPELEZ VOUS DE LA DECLARATION, DU 26/11/2007, SUIVANTE " DES STUPIDES ELITES ALGERIENNES ET IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ET AVIDES DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ)

Algérie : pas de conséquences de la crise des subprime sur les réserves de change
Par AFP le 26/11/2007
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-finances-crise-subprimes-reserves-de-change-1795.html

"Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars américains (pétrodollars)."

La crise américaine des crédits hypothécaires à risque (subprime) « n'a pas eu de répercussions négatives sur les placements de la Banque d'Algérie aux Etats-Unis, ni sur les réserves de change », a déclaré lundi à Alger la ministre déléguée à la Réforme financière, Fatiha Mentouri.

La ministre était interrogé lors d'une conférence de presse sur l'effet de cette crise des "subprime" sur les réserves de change de l'Algérie, dont une partie est placée en bons de Trésor américains. "La Banque d'Algérie mène une gestion des réserves de change avec toute la prudence possible, qui lui dicte d'opérer des placements financiers sûrs" à l'étranger en les diversifiant sous forme de titres financiers à long terme et de dépôts, a dit Fatiha Mentouri.

L'essentiel des recettes extérieures de l'Algérie provient du pétrole, dont la monnaie de compte est le dollar, mais la Banque d'Algérie les diversifie aussitôt en les convertissant en diverses autres monnaies dont le yen japonais et la livre sterling.

Selon le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, 70% des réserves de change de l'Algérie sont investis à moyen et long termes sous forme de titres auprès d'autres Etats, essentiellement aux Etats-unis. Ces placements garantissent une plus grande liquidité et de faibles risques sur ces dépôts, selon lui. Trente pour cent (30%) des réserves restantes sont investis en placements bancaires à l'étrange, selon le gouverneur.

Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars américains (pétrodollars).


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République dominicaine = paradis fiscale offshore = zone de spoliation et de détournement (trafic) de fonds publics majeures.

RÉPUBLIQUE DOMINICAINE: plaque tournante du trafic et du blanchiment


Algérie : Sonatrach construira une centrale hybride gaz-solaire en République dominicaine pour 200 millions de dollars
Par sonia lyes le 02/02/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-sonatrach-centrale-hybride-republique-dominicaine-2522.html

La société nationale des hydrocarbures, Sonatrach, poursuit son développement à l’international, avec la conclusion d’un accord portant sur la construction d’une centrale hybride utilisant le soleil et le gaz naturel pour produire 150 mégawatts d'énergie électrique en République dominicaine.

Selon des sources de presse dominicaines qui ont rapporté l’information en citant des responsables locaux, le coût de la centrale s’élève à 200 millions de dollars. La date du début des travaux n’a toutefois pas été précisée.

L'accord, signé le 31 janvier, prévoit également un projet d'un terminal de gaz naturel liquéfié, des unités de liquéfaction et de regazéification et d'autres technologies basées sur le gaz naturel pour l'usage de la future centrale hybride.  

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Voila une histoire concernant ces démoniaques et maléfiques idôlatres fanatiques algeriens de l'excrément du diable (pétrole et gaz) et de leurs supporteurs criminels et génocidaires étrangers.

A lire l'extrait suivant dont l'article est sur   http://www.liberte-economie.com/edit.php?id=72539 : "Le ministre, Chakib Khelil,  a rappelé que lorsqu’il était président du groupe Valhyd, il avait prévu le développement d’In Salah et de Ghadamès appelé Berkine aujourd’hui. Ce plan de valorisation des hydrocarbures concocté à l’époque de Boumediene avait établi des prévisions sur 30 ans de 70 à 2003. Il prévoyait des raffineries (pétrochimie). On disait en ce temps pourquoi prévoir des raffineries (pétrochimie) alors que l’Algérie n’allait plus produire de pétrole. Le président du groupe Valhyd sortait alors cette étude en guise d’argument. En fin de compte, ce plan a été gelé à l’époque de la présidence Chadli Bendjedid.

Chakib Khelil est un homme politique "américano" algérien.

Chakib Khelil est né à Oujda au Maroc le 8 août 1939. En 1968, il obtient son doctorat en ingéniorat pétrolier dans l'université Texas (fief de la famille Bush et leur vassal Cheney).

Après avoir travaillé aux États-Unis, il retourne en Algérie où il travaille pour la Sonatrach.

Entre 1973 et 1976 il dirige le programme Valhyd (ou « valorisation des hydrocarbures »).

En 1980 il a été nommé conseiller pétrolier à la Banque mondiale. À la fin des années 1990, il devient chef de département du secteur énergétique d'Amérique latine. Il quitte la banque mondial en 1999 par retraite anticipé pour devenir conseiller du président Abdelaziz Bouteflika. Le 26 décembre 1999, il est nommé ministre de l'énergie et des mines, poste qu'il occupe toujours aujourd'hui.
"

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Comment Washington a capté le pétrole algérien  
http://www.geopolitique.com/diplomatie/comment-les-etats-unis-ont-aide-leurs-industriels-a-capter-le-petrole-algerien-213-2.html

Téléchargez ICI GRATUITEMENT (fichier zip 5Mb) ces 17 pages de rapports classifiés du département d’Etat consacrés du pétrole algérien. Langue du document : anglais - Identification : cachets du département d'Etat

Le 19.04.07 Les récentes campagnes de lobbying des principaux groupes pétroliers américains présents en Algérie, tel Anadarko, contre les modifications de la loi algérienne sur les hydrocarbures, témoignent d’un revirement dans les relations stratégiques entre Alger et Washington. La mise en œuvre de l’amendement voté au mois d’octobre 2006 garantit en effet à la société nationale Sonatrach un contrôle quasi-total sur tous les nouveaux gisements identifiés et exploités par des partenaires étrangers…

Une évolution qui promet d’âpres négociations entre les deux capitales. Tandis que les Etats-Unis se sont hissés en 2006 à la deuxième place des clients les plus importants pour le secteur des hydrocarbures algériens, et alors que le département américain du Commerce milite en faveur d’une diversification des approvisionnements énergétiques vers l’Afrique (au profit de l’Angola, du Nigeria et de l’Algérie), la Sonatrach cherche donc à conquérir son indépendance à l’égard de ses partenaires historiques de Houston.  

D'aucuns y voient une rupture. Car tout au long des années pro soviétiques du régime algérien, si les militaires au pouvoir partaient se former dans les académies militaires de Moscou, les ingénieurs de la Sonatrach (chargée de gérer les ressources énergétiques du pays depuis 1972) se rendaient eux au Texas pour s'instruire.

Les relations très étroites développées à cette période expliquent à elles seules l’importance des groupes américains Amerada Hess, Anadarko ou Burlington dans l’évolution de l’industrie pétrolière algérienne de ces dernières années.

Or c’est ce partenariat que les nouveaux dispositifs mettent à mal – provisoirement au moins.

Pour mesurer la portée de cet ancrage américain, et évaluer les conséquences politiques des futures positions de la Sonatrach, www.geopolitique.com vous propose de télécharger ci-dessous plusieurs notes confidentielles du département d’Etat. Rédigées quelques années après l’indépendance de l’Algérie, elles décrivent, dans le détail, le jeu de la diplomatie américaine pour permettre aux industriels de Houston de s’installer durablement et massivement dans le pays.

Par ailleurs, les bouleversements actuels auront vraisemblablement des conséquences directes sur les décideurs.

Ainsi, le traditionnel tropisme américain des ministres algériens à l’énergie est de plus en plus en contradiction avec ces velléités d’autonomie. À l’image de l’actuel ministre Chakib Khelil, qui a émigré aux Etats-Unis en 1964 et qui a bénéficié d’une carte de sécurité sociale américaine jusqu’en 1999 - référencée 268-46-xx-xx, d’après les bases de données sociales auxquelles nous avons eu accès. Jusqu’en 2006 au moins, Chakib Khelil a été officiellement domicilié aux Etats-Unis, dans une maison de Potomac, dans le Marlyand, acquise le 3 juin 1981.

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Les puits à sec dans 40 ans ? Incertaines réserves en hydrocarbures (Algérie)
Par : M. Kherdine - LIBERTE Economie -  Edition N° 464 du Mercredi 23 Janvier 2008
http://www.liberte-economie.com/edit.php?id=72539

Pour le ministre de l’Énergie, le potentiel richesses  hydrocarbures reste important. Mais la croissance de la population, la montée des besoins locaux rend impératifs une stratégie de sortie de l’économie  nationale du statut de mono exportateur et le  développement d’alternatives aux énergies fossiles

Le ministre de L’Énergie est revenu plus longuement sur l’état des réserves de brut de l’Algérie ; au cours de la conférence débat organisée par le MDI donné par le premier responsable du secteur sur  les changements structurels dans les marchés pétroliers et gaziers dans le monde et leur impact sur l’Algérie. “Il y aura toujours du pétrole en Algérie lorsque nous décèderons”, a-t-il conclu. Autrement dit, les réserves de brut peuvent durer 30 à 40 ans.

De quoi parle-t-il ? Sa conclusion est tirée du potentiel des réserves possibles et probables et non des réserves prouvées. C’est-à-dire celles déterminées avec une grande certitude. Pour ces dernières, les statistiques de BP, une référence à l’échelle internationale donnent une durée de vie de 18 ans. Il faut tenir compte du rythme de production. BP donne ce chiffre à partir du niveau d’extraction actuel. Or, d’ici à 2050, la population va augmenter, la demande en carburants croître de façon significative. Si une politique de rationalisation de l’énergie n’était pas menée et si on va vers un scénario de croissance haussier, les réserves de pétrole vont être plus rapidement consommées. Il faut rappeler que l’Algérie n’a pas découvert de gisements géants de pétrole depuis plus de dix ans. On enregistre une série de découvertes petites et moyennes. Pour l’instant, les découvertes les plus importantes se situent sur le pourtour de Hassi Messaoud. Les travaux se poursuivent pour déterminer l’étendue des réservoirs de Hassi Dzabat, Hassi Guettar et de Haoudh Berkaoui. Les découvertes d’importance sont plutôt gazières. Elles se concentrent au sud-ouest.

Le ministre table sans doute sur le gisement super géant de Hassi Messaoud. On estime ces réserves à 6 milliards de tonnes. Tour à tour, le ministre de l’Énergie et le P-DG de Sonatrach avaient déclaré que le développement de ce champ pouvait permettre de débiter 600 000 barils/jour pendant 30 à 40 ans, contre 400.000 barils/ jour actuellement.

Dans un scénario de politique intensive de production de pétrole, l’alternative est de découvrir à l’international du pétrole, d’où la présence de Sonatrach principalement en Afrique, au Mali, au Niger, en Mauritanie, en Egypte, en Libye et en Tunisie. L’alternative est également d’acquérir des actifs pétroliers à l’étranger. Cela dépendra du dynamisme de Sonatrach à l’international et de sa capacité à saisir les opportunités qui se présentent à l’échelle internationale.  L’autre solution est d’entamer à un rythme moins rapide les réserves de brut en misant sur le gaz et le GPL comme substituts à l’essence et au gaz oil comme carburants pour véhicules. N’oublions pas que sur ce point de fortes pressions vont s’exercer sur les réserves de gaz, avec les ambitieux programmes d’exportation, de développement de la pétrochimie et de la capacité de production d’électricité. Revenons à l’argumentaire du ministre.

On disait qu’il n’y aura pas de pétrole en Algérie en 2000. Or, les réserves de pétrole à cette échéance étaient équivalentes à celles de 71.  Plus d’1 milliard de tonnes de réserves prouvées récupérables. Une étude de la société SN Repal disait dans les années 60 qu’il n’y aurait plus de pétrole dans les années 70. On prédisait dans les années 70 qu’il n’y aurait plus de pétrole dans quelques années. Le ministre a rappelé que lorsqu’il était président du groupe Valhyd, il avait prévu le développement d’In Salah et de Ghadamès appelé Berkine aujourd’hui. Ce plan de valorisation des hydrocarbures concocté à l’époque de Boumediene avait établi des prévisions sur 30 ans de 70 à 2003. Il prévoyait des raffineries. On disait en ce temps pourquoi prévoir des raffineries alors que l’Algérie n’allait plus produire de pétrole. Le président du groupe Valhyd sortait alors cette étude en guise d’argument. En fin de compte, ce plan a été gelé à l’époque de la présidence Chadli Bendjedid, réactivé dans les années 90 et développé dans les années 2000. Ce qui explique le retard de la pétrochimie et une stagnation des capacités de raffinage.

Ceux qui disaient que l’Algérie n’allait plus avoir de pétrole n’avaient pas prévu en fait le développement de nouvelles technologies permettant de mettre au jour des réserves inaccessibles auparavant. La sismique, recherche en 3 D permet aujourd’hui de mieux voir les réservoirs de pétrole. “On n’avait pas les forages horizontaux qui permettent d’aller vers des zones compactes. Hassi Messaoud sera là lorsque nous décèderons. La technologie apporte des solutions Elle permet le développement de nouvelles réserves” a-t-il argué. Le ministre a cité le cas de la compagnie brésilienne Petrobas qui, grâce à la technologie du forage profond, a découvert de nouvelles réserves dans les eaux territoriales du Brésil, inaccessibles auparavant.
Justement, c’est la technologie qui va permettre de récupérer des quantités de pétrole qui étaient auparavant inaccessibles à Hassi Messaoud et dans d’autres gisements dits anciens.
A l’appui du ministre, le domaine minier national reste sous exploré. L’intensification de l’exploration va-t-elle permettre de confirmer ce potentiel considéré comme important ?
La voie la plus sûre, sans freiner cet effort est de mettre en place une économie de substitution aux hydrocarbures et de développer les énergies renouvelables.

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3 MILLIARDS/AN D’EUROS ENVOYÉS AU PAYS PAR 1,5 MILLION D’ÉMIGRÉS
Une cagnotte très convoitée

31 Janvier 2008 - Abdelkrim AMARNI - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-01-31/49414.html

Comment faire pour compter cette manne?

Les Caisses d’épargne françaises comptent mobiliser l’épargne des émigrés africains.

On estime à 8 milliards d’euros les sommes envoyées chaque année de France vers les pays d’origine des émigrés, situés hors Union européenne. 1,5 million d’Algériens sont inclus au sein des 4 millions d’émigrés africains dont on dénombre 800.000 Marocains et quelque 300 à 500.000 Tunisiens.

Un simple calcul montre que notre communauté serait à l’origine de transferts de fonds équivalant à 3 milliards/an d’euros.

Du nouveau donc pour les épargnants émigrés africains qui veulent investir dans leur pays d’origine. Pas tout à fait nouveau puisqu’il s’agit d’une «relance» d’un projet de «bancarisation» de l’argent des émigrés pour transformer cette épargne en investissement productif dans les pays d’origine.
Cette formule d’investissement et d’épargne «utiles» est proposée par le groupe des Caisses d’épargne françaises.

Les travailleurs africains émigrés autorisés à exercer en France devraient, dès le premier trimestre 2008, bénéficier d’un «compte d’épargne codéveloppement» (CEC) destiné à financer des projets dans leur pays d’origine, a indiqué le président du Directoire français des Caisses d’épargne, Charles Milhaud. Il a précisé que «le futur CEC ouvre droit à une exonération fiscale de 25% des sommes épargnées dans la limite de 20.000 euros».

Cette mesure profitera à toute épargne destinée à «un investissement dans un projet de développement dans le pays d’origine de son titulaire».

Lors d’un séminaire organisé par le ministère français de l’Economie sur les transferts de fonds vers l’Afrique, Milhaud a ajouté que «41% des migrants vivant en France envoient de l’argent dans leur pays d’origine», en soulignant la nécessité de «bancariser» cet argent. Ceci permettrait «de transformer cette épargne en investissements productifs dans les pays d’origine». Selon lui, «75% de ces flux sont consommés localement dans les domaines alimentaire et de la santé, au détriment des financements d’activités génératrices de revenus.» Différentes études estiment que les trois quarts des bénéficiaires de ces transferts utilisent cet argent pour leur consommation (alimentation, santé, éducation, mariages). Sont exclus les investissements immobiliers et productifs qui suivent loin derrière.
Depuis les années 1990, les sociétés de transfert d’argent ont accaparé ce marché juteux, telles que Western Union, Money Gram ou Money Express qui prélèvent des commissions estimées entre 5% et 20%.

L’incitation consiste à octroyer à l’émigré épargnant une prime doublant ou triplant les intérêts cumulés de son épargne. Cela fait une dizaine d’années que les pays développés ont découvert l’importance des transferts des fonds des travailleurs émigrés et ce, vers leur pays d’origine.

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3 milliards d'euros transférés annuellement d'Europe: Bataille autour de l'argent des émigrés algériens
infos article URL: http://www.cadtm.org Source : Le Quotidien d’Oran Mardi 14 Août 2007 Salah C

Une étude intitulée facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP) réalisée par la banque européenne d’investissement révèle que les immigrés originaires des pays de la rive sud de la méditerranée établis en Europe envoient annuellement entre 12,4 et 13,6 milliards d’euros vers leurs pays d’origine.

L’importance de ces transferts est au centre d’un autre rapport commandé par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, rapport qui conclut que des trois pays du Maghreb, l’Algérie vient en pôle position avec 3,15 milliards d’euros, devançant le Maroc et la Tunisie avec respectivement 2,13 et 0,84 milliards d’euros.

Néanmoins, le transfert de la moitié de ces fonds s’effectue par des canaux informels. C’est cette importante manne financière que se disputent plusieurs opérateurs financiers spécialisés dans le transfert d’argent du fait que les profits obtenus sont conséquents. C’est le cas de l’américain Western Union, détenant 17% du marché européen en 2006, qui facture 19 euros pour l’envoi de 150 euros au Maroc, assortis de frais de change. En Algérie Western Union dispose de plus de cent points de contact, notamment au niveau de la poste d’où il est possible de retirer du liquide sans passer par une banque.

Ce créneau porteur a amené d’autres spécialistes du transfert, Ria et Money Gram, à venir revendiquer leur part du marché et ce en instaurant une concurrence farouche notamment en matière des frais d’envoi. C’est le cas de Money Gram qui a baissé le tarif à seulement 12 euros.

Une aubaine pour les professionnels du transferts de fond

Le champ demeure encore ouvert et d’autres acteurs viendront bousculer le monopole US et en France on avance déjà le chiffre de 20 autres spécialistes qui viendront s’impliquer dans ce marché juteux. Néanmoins, certaines banques de l’hexagone qui ont investi en Algérie tentent de se ressaisir en étant plus agressifs en direction de la communauté algérienne établie particulièrement en France. C’est le cas de Société Générale Algérie (SOGA) qui parallèlement à l’ouverture de 17 agences à travers le territoire national, un chiffre appelé à doubler à la fin de l’année en cours, compte ouvrir des antennes dans toutes les agences de la banque mère pour amener les immigrés algériens à effectuer le transfert de leur argent. Cet intérêt survient après le constat établi en 2003 concluant que sur les quelques 2,8 milliards d’euros transférés, seul 1,3 milliard ont transité par le circuit officiel. Par conséquent, l’enjeu est important d’autant que les banquiers de SOGA sont conscients du fait que le cours de la monnaie européenne par rapport au dinar a chuté, notamment depuis l’interdiction d’importation de véhicules de moins de 3 ans, le recours au transfert par les réseaux banquiers est plus alléchant pour peu que les mécanismes soient plus souples.

C’est ce qui vient d’être tenté au Maroc avec la création de Banque Accord, filiale du groupe de distribution Auchan, et la marocaine Attijariwafa Bank. Ce partenariat consiste à lancer des cartes de retrait destinées à faciliter le transfert d’argent. La carte est confiée aux proches résidant dans le pays d’origine et est créditée par le client, en France. L’avantage et la nouveauté de la carte Flouss réside dans le fait qu’il n’est pas nécessaire d’être client de la banque pour l’acquérir. Présentant cette carte, un des responsables de Banque Accord dira : « On a des clients qui ne pouvaient plus supporter de faire la queue dans un bureau de poste » et aujourd’hui avec cette carte c’est plus simple que de confier 200 euros à un copain qui descendait au pays ».

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Karim Djoudi interrogé sur les sujets de l'heure Le ministre des finances en exclusivité au Quotidien d’Oran

par Interview Réalisée Par Ghania Oukazi
Lundi 4 février 2008 - lequotidien-oran.com
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5098456

Timide certes, mais Karim Djoudi connaît bien son domaine, les finances. Dans cet entretien, le ministre explique la réforme bancaire et financière, ses objectifs et ses contraintes. Djoudi voudrait donner à ses réponses un caractère pédagogique. Loin des turbulences politiques.

Le Quotidien d’Oran: Nous entendons beaucoup parler de réforme du système financier et bancaire. L’Algérie en est où ?

Karim Djoudi: La réforme bancaire s’intègre dans un ensemble que nous appelons la réforme financière, c’est-à-dire que nous touchons à la fois à la banque, à l’assurance et au marché financier. A la fin 2004, nous avons produit un programme de réforme financière qui a d’abord fait constat d’une situation, d’un certain nombre de contraintes et a tracé des objectifs soutenus par un certain nombre d’actions à réaliser. Il s’agissait pour nous d’abord de travailler sur la banque publique en terme de gouvernance, de réorganisation de contrôle interne, de spécialisation et aussi en terme de mise en partenariat pour deux banques, le CPA et la BDL, le partenariat étant un moyen de diffuser le plus rapidement de la modernité. Le second volet était de travailler sur le marché du crédit et l’amélioration de la qualité des clients. Il s’agissait essentiellement de redonner de la capacité d’engagement aux banques par la neutralisation des risques, le renforcement des fonds propres et la diminution des taux d’intérêt. Chose qui était faite sur le renforcement des fonds propres parce que c’est cela qui fait la capacité d’engagement des banques. Sur les garanties, il fallait neutraliser les risques avec la création d’une caisse de garantie de crédits d’investissements dotée de 30 milliards de dinars avec une capacité d’engagement de douze fois 30 milliards de dinars, des primes de risque très faibles, des délais de paiement de sinistres correspondant tout à fait à ce que peut attendre une banque dans son activité de crédit aux petites et moyennes entreprises, une action sur le soutien des taux d’intérêt par des bonifications, etc. Pour ce qui est des clients, nous devons nous assurer en premier qu’ils aient des actifs aux valeurs de marché. Il faut savoir que dans notre système, les actifs d’une société sont autoritairement évalués. Nous avons donc installé un dispositif de réévaluation des actifs d’un certain nombre d’entreprises, aux conditions de marché, ce qui rétablit une relation de solvabilité entre elles et la banque. Il y a eu aussi l’instauration d’un capital d’investissement pour lequel des filiales vont être créées au niveau des banques publiques avec des partenaires étrangers et du leasing dans son aspect à la fois légal et fiscal et pour lequel nous créons aussi des filiales. Le troisième volet concerne le système de paiement pour remplacer celui manuel que nous avions et où il n’y avait pas de rapidité d’exécution, pas de traçabilité, ni de sécurité. La télécompensation de paiement de masse est opérationnelle depuis mai 2006. Ce système a traité depuis sa date de démarrage à peu près une dizaine de millions d’opérations. Il tourne bien et traite 85% des transactions. L’essentiel des transactions se fait donc en électronique et quel que soit le point du territoire, il y a une remontée par fichier électronique avec des délais de transaction qui ne dépassent pas les 5 jours. Il y a ainsi une instruction automatique des mouvements.

Le Q.O.: Un délai de 5 jours est une norme universelle ?

K.D.: Ça va jusqu’à 10 jours en France. Nous nous sommes fixé une norme contraignante et le système fonctionne normalement. Nous restons donc sur les 5 jours pour les chèques, trois jours pour les virements... Bien sûr, il fallait pour cela mettre en place une organisation, définir un cadre légal, mettre en place un système de télécommunication performant, organiser les banques en conséquence, former les gens. Ce sont là des éléments structurants de réforme.

Le Q.O.: La réforme a commencé en quelle année ?

K.D.: Nous avons lancé les feuilles de route et les programmes pour la modernisation du système de paiement, en octobre 2004. Ce système englobe les banques de la place, le Trésor, la poste, l’ensemble des lieux où se font les transactions. Bien évidemment, pour faire tout cela, nous avons produit ce que nous appelons des chèques normalisés et sécurisés.
 
Le Q.O.: Mais au plan pratique, le client a des problèmes et l’investisseur aussi qu’il soit national ou étranger.

Arrivez-vous en tant que tutelle à situer ces problèmes ?

K.D.: Il y a une part de vrai et une part qui doit être nuancée dans tout cela. Nous avons un système bancaire à dominante publique. En terme de points de vente, il s’est faiblement développé durant un certain nombre d’années qui fait qu’aujourd’hui vous avez à peu près une agence pour 28 000 habitants, la norme étant à peu près une agence pour 5000 habitants. Ce qui fait que nous avons un nombre de points de vente qui est fortement insuffisant.

Le Q.O.: Mais pourquoi ce n’est pas pris en charge ?

K.D.: Les banques publiques sont en train de développer leurs points de vente et parallèlement elles sont en train de réduire d’autres antérieurs, qui ne sont pas rentables parce qu’ils ont été créés sur décision administrative et ne se situent pas obligatoirement au bon lieu.

Le Q.O.: Le partenariat permet de faire bénéficier les banques publiques d’un savoir-faire, de l’expertise et autres aspects de la modernité. Pourquoi, à ce jour, aucune d’entre elles n’a réussi à le faire ?

K.D.: Nous avons le CPA qui s’est lancé dans le processus d’ouverture du capital mais un certain nombre de conditions a fait que l’opération soit suspendue. Nous avons aussi retenu pour cela la BDL. Comme j’ai eu à le dire plus haut, nous avons un certain nombre d’opérations de partenariat par la création de filiales sur le capital investissement et le leasing. Les banques publiques vont avoir de plus en plus d’activités avec des partenaires stratégiques. Nous avons par ailleurs assuré une connexion entre la banque et l’assurance qui constitue un deuxième volet de la réforme, les assurances étant à l’état relativement embryonnaire avec un taux de pénétration du marché de moins de 1% du PIB.

Le Q.O.: Vous avez donc rajouté une activité à la banque alors qu’elle n’est pas encore arrivée à assumer convenablement ses missions originelles... Le client attend longtemps pour avoir son chéquier et n’a même pas le droit de sortir plus de 5000 DA...

K.D.: Le fait que la compagnie d’assurance travaille avec la banque ne signifie nullement que nous oublions le reste des problèmes. La banque ne va pas faire de l’assurance mais elle va offrir ses guichets pour sa vente. Il faut savoir que pour faire une activité, de crédits, de prêts ou autres, le client voudrait trouver au niveau d’un guichet unique un certain nombre de prestations y compris l’assurance. Pour ce qui est du retrait de liquidités, théoriquement, il n’y a pas d’obligations, il n’y a pas de règles en matière de limitation de retraits, il y a simplement une offre et des conditions de service qui peuvent différer d’une banque à une autre. Théoriquement donc, les banques n’ont pas le droit d’interdire aux clients de retirer plus de x montant.

Le Q.O.: Pourtant, elles le font toutes...

K.D.: Mais théoriquement, elles n’ont pas d’obligations légales pour le faire. Il y a simplement une tarification qui peut être différenciée pour les pousser à utiliser les instruments de paiement. C’est-à-dire qu’on facture un peu plus lorsqu’il s’agit d’un montant cash et un peu moins lorsqu’il s’agit d’une opération supportée par des instruments de paiement, ça répond à une logique bancaire.

Par exemple, 50 000 DA est un niveau minimum pour les transactions par chèque.

Le Q.O.: Mais ces limites de niveau dans les transactions par chèque ne pourraient-elles pousser à laisser l’argent hors des circuits légaux de l’Etat ?

K.D.: Il peut y avoir des raisons pour qu’on garde de l’argent chez soi. L’une peut être une raison d’insuffisance de services et de points de vente, c’est-à-dire qu’on ne trouve pas une agence où on peut déposer son argent et faire des transactions.

Le Q.O.: Il peut y avoir un manque de confiance aussi...

K.D.: Il peut y avoir ça. La deuxième raison peut être purement fiscale quand des agents économiques souhaitent transiger en dehors d’une économie formelle.

Il faut dire aussi que souvent dans une économie, il y a ce qu’on appelle la circulation fiduciaire. Nous avons grossièrement chez nous à peu près 23% de la masse monétaire qui circule en dehors de l’économie...

Le Q.O.: C’est-à-dire un montant de...

K.D.: Ça doit faire à peu près un peu plus de 800 milliards de dinars.

Dans les autres économies, on est à 12 ou 13%.

Le Q.O.: Ce qui pénalise l’économie...

K.D.: Historiquement, le comportement du détenteur du fiduciaire est déterminé par l’effet prix et l’effet social. C’est-à-dire que lorsque vous avez une montée des prix dans une économie ou vous avez un certain nombre d’incertitudes sociales, il y a une détention plus importante du fiduciaire. Nous avons connu dans notre économie ces phases de fortes pressions inflationnistes où les prix sont arrivés à des niveaux au-delà de 30% et d’autres où il y a eu des situations sociales qui ont poussé les gens à détenir des fiduciaires. Mais la circulation fiduciaire est en train de se réduire graduellement.

Le Q.O.: Et le contrôle dans tout ça ?

K.D.: Le contrôle s’opère au niveau des douanes, des produits, au niveau des impôts et il y a ainsi un certain nombre de transactions qui sont plus ou moins en train de rentrer dans l’économie formelle. Mais je ne suis pas sûr que la réponse à l’informel soit dans le contrôle uniquement. Ce dont je suis sûr, c’est qu’au fur et à mesure que nous garantissons une libéralisation des transactions, nous avons une baisse de la pression fiscale et une meilleure couverture des risques est offerte par le marché. Le contrôle joue mais il touchera à la marge les gens qui n’en veulent pas.

Le Q.O.: Je vous donne un exemple concret de l’absence de contrôle de l’économie, vous savez que depuis 1985, l’Algérie n’importe plus d’or mais depuis cette date, le nombre de bijouteries n’a cessé d’augmenter. L’Etat s’interroge-t-il d’où vient cet or ?

K.D.: Il y a un poinçon sur l’or et il est géré par une administration fiscale...

Le Q.O.: On sait aussi que ce poinçon a fait le tour du pays sans qu’il passe par cette administration...

K.D.: Je veux bien croire qu’il y a des choses de ce genre. Mais ceux qui ne se plient pas à la légalité pour des raisons de charges fiscales trop importantes, mais au fur et à mesure que ces pressions baissent, ils vont rentrer dans la norme.

Le Q.O.: Je vous donne un autre exemple M. le Ministre, dans les marchés comme El-Djorf ou El-Hamiz, on sait que l’Etat est pratiquement absent. Ne peut-il pas contrôler ces lieux ?

K.D.: Il est vrai qu’il y a des transactions là-bas qui ne sont pas fiscalisées et sont ouvertes au public, tout le monde les voit. Mais je tiens à dire que le contrôle n’est pas la réponse à tout. Il y a deux choses qui me semblent fondamentales, c’est que le giron formel, ou on l’intègre parce qu’il y a des actions purement économiques qui doivent y être intégrées, ou alors parce qu’il y a des actions de force qui sont engagées comme celles fiscales. Ce que vous devez observer sur nos actions, je ne sais pas si les gens le lisent bien, c’est qu’elles sont des actions de simplification et de réduction de la pression. Nous sommes en train de réduire cette pression et nous avons aujourd’hui un taux de pression fiscale qui est l’un des plus bas du bassin méditerranéen. Et nous simplifions les procédures à chaque fois que c’est possible. Nous voulons offrir par là, des services fiscaux nécessaires auxquels les gens s’adresseront facilement. Ce n’est qu’à partir de ce moment-là que nous pourrons considérer objectivement que l’administration de contrôle et de sanction doit être mise en avant. Ceci étant, il y a des opérations de contrôle et de sanction qui s’opèrent et qui permettent des recouvrements très très forts. Il y a aussi des requêtes qui sont adressées à l’administration, nous avons dû mettre en place une organisation spécifique pour les prendre en charge au niveau national et local. Ce contrôle s’opère et il va s’opérer de plus en plus jusqu’à ce qu’il va y avoir «un effet de ciseau» entre à la fois celui de réduction de la pression fiscale et d’amélioration du comportement de cette administration avec sa montée en cadence.

Le Q.O.: Y a-t-il du nouveau en matière de fiscalité ?

K.D.: Toujours plus de réduction de la pression fiscale de manière à ce que pour les opérateurs nationaux et étrangers, l’impôt ne soit pas une gêne à la profitabilité du projet. Jusqu’à ce que nous aurons atteint un point de pression fiscale qui fasse que tous les projets atteignent rapidement leur rentabilité.

Le Q.O.: Le chef du gouvernement a promis récemment aux investisseurs un allégement des textes de la fiscalité mais le ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement estime que le gouvernement ne peut aller plus loin que ce qu’il a fait à ce jour en la matière. Vous, vous vous situez à quel niveau ?

K.D.: Je suis dans une logique où nous essayons de réduire la pression et d’alléger les procédures. Nous sommes en train de réfléchir en même temps que pour la fiscalité locale, sur l’annulation de certains impôts et la redéfinition du niveau d’intervention d’autres. Je préfère ne pas en parler aujourd’hui. Mais il faut savoir que dans le cadre du soutien à l’investissement, nous donnons en avantages fiscaux près de 50 milliards de dinars.

Le Q.O.: Les investisseurs et les consommateurs estiment que les taux d’intérêt des crédits sont trop élevés.

K.D.: On ne peut pas modifier comme ça un taux d’intérêt. S’il est trop bas, tous les projets présentés seront retenus et comme c’est le marché qui sanctionne un projet, vous allez perdre de l’argent. D’où l’intérêt d’avoir un taux d’intérêt qui soit proche du taux d’inflation.

Le Q.O.: Des producteurs estiment pour leur part que certains produits alimentaires sont lourdement taxés, leur prix de vente sur le marché est forcément élevé...

K.D.: C’est ce qu’on appelle l’impôt sur la dépense, c’est-à-dire la TVA. La réforme l’a fixée à 17% avec un taux réduit de 7%.

C’est une des plus faibles si ce n’est la plus faible TVA de la région et du bassin méditerranéen. Au-delà de la logique de la protection de la production nationale et du renchérissement du prix du produit importé qui sont visés, il faut savoir que la TVA profite à celui qui produit. C’est un impôt neutre dans ce sens que le producteur le paie mais le récupère.

Par contre, il n’est pas neutre pour le consommateur. Il faut aussi souligner que dans nos recettes fiscales non pétrolières, la TVA est presque à 40%, donc c’est un enjeu important dans la fiscalité de l’activité domestique. En plus, nous avons eu plusieurs baisses de TVA sur des produits qui sont passés de 21% à 17% puis à 7% en taux réduit mais lorsque nous avons observé l’évolution des prix sur les produits touchés par cette baisse, il n’y a pas eu significativement de baisse constatée.
 
Le Q.O.: Comment expliquez-vous cela ?

K.D.: Différentes raisons peuvent être invoquées, des évolutions de taux de change, d’autres de coûts d’import des intrants mais dans beaucoup de cas, ce sont les marges des producteurs qui se sont un peu confortées.

Il n’est donc pas évident que la baisse de TVA soit un élément de réduction des prix des produits de première nécessité. D’ailleurs, pour les réduire, aujourd’hui, l’Etat intervient sur fonds publics.

Le Q.O.: Est-ce une bonne chose ?

K.D.: C’est une action d’urgence pour soutenir des prix à l’importation des produits dont les prix ont flambé sur les marchés internationaux. Mais la réponse structurelle est une réponse de production et de régulation, ça va de pair. Cela signifie qu’aujourd’hui celui qui produit n’a pas la certitude d’avoir en face de lui une autorité qui assure une stabilité sur le prix et dans le marché et il n’a pas de visibilité pour faire les investissements nécessaires et s’engager de façon permanente sur cette production.

Le Q.O.: En attendant, cette intervention sur fonds publics ou ces subventions pourraient enrichir les spéculateurs... Achetez-vous votre pain à 7,50 DA ?

K.D.: Il y a le volet purement financier de la chose et il y a le volet organisation et contrôle du marché. Un bon marché concurrentiel, c’est une multitude de producteurs et de vendeurs. Il faut aussi le contrôle, il faut vérifier à tout moment que les gens qui vendent un produit soutenu respectent le cahier des charges sur la base duquel ils vendent ce produit.

Le Q.O.: On parle très souvent de crédits, comment sont-ils octroyés ?

K.D.: C’est une question qu’il faut poser à un banquier.

Le Q.O.: Mais vous en êtes la tutelle, vous présidez l’assemblée générale des banques publiques.

K.D.: L’assemblée générale a pour mission d’approuver les comptes en fin d’exercice...

Le Q.O.: Ils sont bons, ces comptes ?

K.D.: Globalement oui, il y a une nette évolution, une rentabilité des fonds propres sur 2006 qui s’est fortement améliorée. Nous avons une croissance qui a presque doublé. Les banques ont fait de meilleurs résultats et elles ont recouvré un peu plus de crédits.

Le Q.O.: On revient donc aux crédits...

K.D.: Les formes dominantes de la banque, c’est du crédit d’exploitation et du crédit d’investissement. Les banques publiques font très peu de crédits de consommation, un peu de leasing et du crédit hypothécaire. Pour obtenir un crédit, en gros, le client doit prouver l’intérêt de son projet et fournir tous les éléments d’appréciation sur sa rentabilité et sa profitabilité. La banque, elle, doit définir un certain nombre de garanties pour le recouvrer. Elle est soumise à un certain nombre de règles édictées par la Banque d’Algérie, en terme de niveaux d’engagement, de formes de garanties et de classement des créances. Nous avons à peu près des créances ou un encours de crédits des banques d’un peu plus de 2000 milliards de dinars qui sont dans la sphère économique. Grossièrement, c’est réparti 50, 50 entre les crédits d’investissement et les crédits d’exploitation.

Le Q.O.: Et les créances douteuses dans tout ça ?

K.D.: On a des créances douteuses quand un client accuse un retard de différents niveaux dans le paiement. Vous avez un 1er niveau «risqué», un 2e «très risqué» et un 3e «compromis».

Le Q.O.: Il y en a beaucoup du 3e niveau ?

K.D.: Le taux des créances non performantes est de 35%. A côté de ces créances, la banque s’oblige à prendre toutes les garanties.

Le Q.O.: A propos de garanties, si on enclenche le circuit judiciaire, ça peut prendre de longues années, la banque aura de toute façon perdu.

K.D.: Il y a trois garanties essentielles, financière (un dépôt, un bon de caisse, une obligation ou autre), une police d’assurance, une garantie d’Etat pour des projets d’utilité publique. Une autre, celle hypothécaire à hauteur de 50%.
 
Le Q.O.: Est-ce qu’en cas de non remboursement, la banque peut saisir les biens ?

K.D.: Bien sûr !

Le Q.O.: On dit que pour le partenariat, ces créances douteuses pèsent lourdement dans la décision des partenaires étrangers... C’est un peu ce qui se dit sur le CPA contrairement à ce que la tutelle avance.

K.D.: La notion de créances non performantes est universelle. Elles existent dans toutes les banques du monde. Pour le CPA, il y a eu plusieurs phases d’évaluation, une sorte de check-up qui devait être suivi par une data room, par laquelle on examine tout le portefeuille...

Le Q.O.: Les spécialistes de la finance estiment justement que l’opération a pris trop de temps.

K.D.: Par ces démarches, nous avons produit tout le cadre légal nécessaire pour l’opération.

Ce qu’il faut savoir c’est que le CPA n’a pas été touché par la crise des subprimes mais nos partenaires étrangers si, parce qu’ils sont présents sur les marchés mondiaux.

Nous savions du moins que certains d’entre eux allaient être sanctionnés par ces marchés. Et ce n’est que sur 2007 que les pertes vont être constatées et ce n’est que sur le 1er trimestre 2008 qu’il va y avoir transparence des comptes.

Le Q.O.: Tout à fait au début, vous avez parlez de traçabilité, est-ce que l’Algérie a les moyens de suivre celle des capitaux ?

K.D.: La traçabilité dans les opérations de paiement se fait en électronique et assure le lieu, le montant et le bénéficiaire de l’opération.

Mais la traçabilité dont vous parlez c’est le blanchiment d’argent et tout ce qui tourne autour du contrôle financier. Nous avons la CPRF, la cellule du traitement du renseignement financier qui a pour mission de travailler dans ce sens-là sur la base de ce que nous appelons une déclaration de soupçon.

Le Q.O.: Il y a eu beaucoup de déclarations de soupçon ?

K.D.: Il y en a de plus en plus parce que la CPRF n’a commencé à travailler qu’en 2007 seulement.

Le Q.O.: Est-ce que l’Etat prend assez de règles prudentielles pour éviter les scandales financiers ?

K.D.: Nous n’avons rien inventé en la matière, nous nous conformons aux règles universelles qui sont les règles de Bâle I, et nous allons bientôt à Bâle II.

Le Q.O.: Qui peut faire des injonctions à la banque publique ?

K.D.: Personne, même pas la banque centrale. Elle a une obligation de contrôle et de sanction, mais c’est la commission bancaire qu’elle préside qui en est l’autorité.

Le Q.O.: Mais ce sont peut-être les scandales financiers qui sont nombreux, qui effraient aussi les investisseurs étrangers.

K.D.: Si les investisseurs décrient le système financier et bancaire, je pense plutôt que c’est sur le degré de libéralisation du marché bancaire et la réglementation de change.

S’ils considèrent que la banque publique ne fournit pas le nécessaire en la matière, ils ont les grandes banques internationales qui sont présentes sur le marché national. Il y a aussi 6 banques arabes qui sont en voie d’agrément.

Le Q.O.: On voit qu’à la place Port Saïd d’Alger, on change l’argent au vu et au su du policier qui est en faction. Est-ce légal ?

K.D.: Du point de vue légal, il est permis l’ouverture de bureaux de change. Des bureaux qui sont régis par un texte de la Banque d’Algérie qui situe le niveau de rémunération de l’argent. La réalité du marché, c’est que vous avez des bureaux de change uniquement dans les hôtels.

Les opérations de change à Port Saïd sont illégales. Mais le taux de change à ce niveau est alimenté par des opérations fortement réduites. Il était alimenté surtout par les importations de véhicules d’occasion. C’est donc une portion très limitée des transactions qui se fait sur ce marché. Une portion qui doit évidemment rentrer dans la sphère légale.

Le Q.O.: Etes-vous sûr que c’est une portion très limitée alors que tout passe par Port Saïd ?

K.D.: Calculée par rapport aux importations, nous avons eu pour l’année 2007, 27 milliards de dollars d’importations dans le cadre légal. Non, je n’en ai pas une idée précise...

Le Q.O.: Ce qui se passe à Port Saïd échappe alors à l’Etat ?

K.D.: C’est sûr que ça échappe à l’Etat, ce sont des transactions informelles.

Le Q.O.: Qu’est-ce qui empêche l’Etat de laisser ouvrir des bureaux de change puisque la réglementation le permet ?

K.D.: C’est le marché qui ne se constitue pas en bureau de change, ce n’est pas l’Etat. Il pourrait se substituer à ces gens-là et faire lui-même des bureaux de change, mais je ne pense pas que ce soit un métier de l’Etat. Je pense qu’on doit travailler pour que les bureaux de change autoritairement s’installent, ils ont la possibilité de le faire légalement.

Le Q.O.: Le prix du pétrole a baissé et l’Algérie a placé la moitié de ses réserves aux Etats-Unis et en Angleterre. Aura-t-elle des répercussions négatives sur ses gains ?

K.D.: A chaque fois que le pétrole baisse, en terme fiscal, nous perdons à peu près 40 milliards de dinars par an. Cette baisse a un double effet, la baisse de nos recettes, celle des ressources de Sonatrach et de ses dépôts auprès de la BEA. Elle baisse bien sûr les liquidités du marché bancaire algérien. C’est très important d’avoir ça en tête.

Le Q.O.: Mais on a aussi en tête que la loi de finances est basée sur un baril à 19 dollars seulement.

K.D.: Ce qu’il y a entre les 19 et les 100 dollars, retombe dans le fonds de régulation qui est un fonds d’épargne pour le paiement de la dette et le financement du déficit du Trésor. Ce fonds est aussi un élément régulateur de l’inflation.

Nous avons terminé l’année 2007 avec dedans 3216 milliards DA. Nous avons réduit simultanément la dette publique intérieure entre juin et décembre 2007 de 41%. Elle était de 1780 milliards DA, elle est passée à 1050 milliards DA. L’objectif est d’arriver à 500 milliards DA en décembre 2008. La dette publique externe, elle, est un peu moins de 900 millions de dollars.

Ce sont essentiellement quelques dettes multilatérales, avec la Banque mondiale et d’autres organismes internationaux, avec de très fortes concessionalités, c’est-à-dire que avec un taux d’intérêt très très bas.

Quant à la dette privée externe, elle est à moins de 4 milliards de dollars. Elle ne concerne que les agents économiques qui activent sur les marchés internationaux

Le Q.O.: Et les répercussions de la chute du dollar sur l’économie nationale ?

K.D.: Il faut savoir que les placements faits par l’Algérie à l’étranger sont faits en valeurs d’Etat et non en valeurs privées, c’est-à-dire auprès du Trésor américain ou autre de la même monnaie. Le risque est donc nul parce que ce ne sont pas des risques de marché. Le désavantage, c’est que la rémunération est une rémunération faible parce que la différence entre un risque nul et un autre faible se traduit, dans ce cas, dans la prime de risque. En économie, l’actif est accompagné d’un couple rendement-risque. Plus le risque est fort, plus le rendement est fort. Et inversement. Mais bien que le taux de rendement des bons du Trésor américain ait encore baissé, ces placements assurent à l’Algérie des liquidités qu’elle peut placer ailleurs à tout moment. Elle en a d’ailleurs d’autres en euro, en yen et en livre sterling.

Le Q.O.: On dit que par ces placements l’Algérie finance le déficit américain.

K.D.: C’est le système bancaire de Bretton Woods qui veut ça.

Le Q.O.: N’y a-t-il pas un autre moyen pour fructifier son argent, l’injecter en investissement dans l’économie par exemple ?

K.D.: L’Algérie ne peut pas l’injecter en entier dans son économie, sinon elle va alimenter l’inflation.

Le Q.O.: Elle est où la Bourse d’Alger ?

K.D: Vous voulez l’adresse ? Rires.

Le Q.O.: Non... Pourquoi n’existe-t-elle plus ?

K.D.: Le marché financier a trois volets, celui des obligations, celui des actions et celui des valeurs du Trésor. Vous avez un certain nombre d’émetteurs qui ont levé des emprunts sur le marché des obligations et vous avez deux titres qui sont inscrits à la Bourse, au marché des actions. Il s’agit de Saïdal et de l’Aurassi, Eriad a été retiré de la cote.

Le marché obligataire est jugé par les experts comme l’un des plus prometteurs des pays émergents. Le marché des actions, est celui dont vous parlez, est bien organisé, d’un point de vue technique, ça marche bien et les gens ont été bien formés pour le faire fonctionner. Il y a cependant un problème, c’est que pour un marché, il faut des clients, des entreprises qui ouvrent leur capital pour l’alimenter. Et là, il y a deux contraintes, c’est que nous avons plus de 80% de sociétés à responsabilité limitée (SARL). La deuxième est que quand vous ouvrez votre capital en Bourse, vous avez une obligation d’avoir des résultats positifs et celle de transmettre régulièrement au marché, exercice par exercice, l’information comptable et financière. La réalité est qu’il n’y a pas beaucoup d’entreprises qui ont souhaité ouvrir leur capital ou l’augmenter sur le marché des actions. Le ministre de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement peut, lui, dans le cadre du processus de privatisation, demander autoritairement à des entreprises d’ouvrir leur capital à x%. Je pense qu’il est en train de réfléchir à ça.

Le Q.O.: En fait, le marché financier algérien existe-t-il vraiment ?

K.D.: Le marché des obligations est un bon marché, avec un encours de près de 160 milliards DA, avec dans peu de temps l’introduction à la cote de trois titres d’Etat, trois obligations assimilables du Trésor que nous allons mettre à la cotation, c’est-à-dire que les ménages pourraient les acheter. Le marché des actions fonctionne même si c’est avec une faible capitalisation, inférieure à 1% du PIB. Tandis que le marché des valeurs du Trésor est un excellent marché avec un montant d’encours de près de 800 milliards DA organisé autour d’un marché primaire et secondaire et dont les titres qui sont des valeurs d’Etat, sont inscrits auprès du dépositaire central qui est la Banque d’Algérie et Algérie clearing.

Le Q.O.: Dans le reste du monde, quand les Bourses baissent, les économies sont bouleversées, qu’en est-il pour l’économie algérienne qui n’a pas de Bourse ?

K.D.: Comme le financement de l’économie nationale par la Bourse est limité, tout mouvement opéré sur la Bourse n’a que peu d’impact sur l’économie réelle, c’est-à-dire sur les activités de production de biens et de services des entreprises. Ailleurs, c’est différent. Le financement des économies par la Bourse est dominant. L’intérêt de la Bourse dans ce cas, c’est qu’elle permet d’assurer des mouvements de capitaux et de la transparence. Il faut aussi savoir que ces économies fonctionnent dans un contexte de liberté de mouvements des capitaux avec une convertibilité totale qui favorise une propagation transfrontalière des risques

Le Q.O.: Qu’en est-il alors de la convertibilité du dinar ?

K.D.: Nous sommes en régime de convertibilité courante de notre monnaie, ce qui signifie que toutes les transactions de biens et de services sont libres. Pour que cette convertibilité soit totale, il y a à mon sens trois conditions fondamentales: il faut de bons indicateurs macroéconomiques, nous les avons mais il faut qu’ils soient confirmés sur une période beaucoup plus longue, sur plusieurs années; il faut une plus grande diversification de nos revenus internes et externes et enfin une plus grande confiance dans la monnaie nationale.
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« Répondre #169 le: 02/02/2008 - 18:05:40 »

LES CENTRES D’INTERET DES AMERICAINS EN ALGERIE ( Tamanrasset )
Sources :
http://www.algeria-watch.org/fr/article/mil/sale_guerre/competence_drs.htm

La "compétence" du DRS !

Djamaledine Benchenouf, 1 octobre 2006

En plus des « créneaux attractifs» dans lequel notre pays sera, de toute façon, le dindon de la farce, l’intérêt que semble exercer, depuis quelque temps, l’Algérie sur les USA et dont la presse algérienne fait l’essentiel de son information, comme si la cagnotte amassée à la faveur de l’augmentation des hydrocarbures était vraiment d’un si grand intérêt pour le monde entier, et comme si nous pouvions représenter un enjeu économique stratégique d’importance pour cette immense puissance qu’est l’Amérique, a une toute autre explication. Ce coup de foudre de l’Empire pour notre petit pays pourrait se révéler autrement plus "prometteur" qu'on ne croit.

Le « centre d’intérêt» en Algérie, pour l’administration Bush, c’est celui du sécuritaire et de l’exceptionnelle « compétence » des services de sécurité algériens dans la lutte contre le « terrorisme». Les Américains ont d'ailleurs ouvertement, publiquement et officiellement exprimé leur grande admiration pour les services de sécurité algériens, sachant plus que quiconque le véritable rôle que ceux ci ont joué dans la tragédie algérienne. Un rôle d’une redoutable efficacité dans la manipulation de l’évènement.

Echaudés par les révélations sur les enlèvements d’islamistes et de supposés terroristes dans le monde entier, sur les centres de torture clandestins en Europe et ailleurs et d’une manière générale sur la gestion catastrophique du phénomène du terrorisme, qui se répercute violemment sur leur réputation, la « Démocratie Américaine », avec des majuscules s’il vous plait, a découvert la panacée pour palier à ces petits embêtements: Faire exécuter une partie du sale boulot par les experts du DRS. Peut être les meilleurs au monde dans leur spécialité. D’autant que ce dernier et les autres services qui lui sont affiliés, sont passés maîtres dans l’infiltration et la manipulation des groupes islamistes. Personne, même le Mossad, n'a fait mieux.

L’alliance récente et à grand bruit, entre la Quaeda et le GSPC algérien, dont tous les initiés de la crise algérienne savent qu’il est infesté de taupes du DRS, jusqu'aux niveaux de commandement, n’augure rien de bon en la matière, et pourrait être le signe annonciateur d’opérations sanglantes et spectaculaires en Europe et particulièrement en France où les services secrets algériens sont pratiquement chez eux.
Le détournement de l'Airbus d'Air France en 1994 et les attentas du metro parisien en 1995, par le GIA, dont des officiers de l'Armée algérienne, aujourd'hui dans l'opposition, affirment qu'il est la création du DRS laissent ouvertes toutes les hypothèses. L’assassinat des moines de Tibhirine, l’enlèvement des époux Thévenot et d’Alain Fressier ainsi que de nombreux autres assassinats d’étrangers en Algérie, imputés aux « terroristes islamistes » portent, pour la plupart d’entre eux du moins, et selon les témoignages d’officiers de l’Armée algérienne, la signature des services spéciaux algériens, certains avec la collaboration, délibérée ou non, d’agents français. D’autant qu'à l'époque, une partie de la classe politique et de l'opinion française était contre l'interruption du processus politique qui avait donné la victoire au FIS.

Rien n’interdit aujourd'hui et avec du recul, à ceux qui connaissent un tant soit peu la nature de la tragédie algérienne et des méthodes américaines, de penser que les Américains pourraient être tentés d’utiliser la monstrueuse expérience du DRS pour retourner à leur profit une opinion occidentale, y compris britannique, qui leur reste hostile, surtout depuis la "libération de l’Irak" et malgré le battage des grands groupes de presse européens, la télévision notamment, pour redorer leur blason.
La leçon du 11 septembre n’a pas été oubliée. Loin s’en faut ! Les Américains ont bien compris ce que cet attentat, non encore élucidé, leur a permis d’engranger de sympathie et de leur ouvrir de possibilités d’actions. En toute bonne logique machiavélique et bien américaine, ils seraient comblés si des fous de Dieu pouvaient avoir la bonne idée de commettre un carnage aussi choquant. En Europe surtout, et en France de préférence, ou l’opposition à leurs monstrueuses entreprises est la plus farouche et la plus déterminée. Il est facile d’imaginer tout le bénéfice qu’en tireraient Messieurs Bush, Blair et tous les néos-cons qui les parrainent. Certaines actions par trop délicates et compromettantes pourraient ainsi être suggérées, pour ne pas dire déléguées, au DRS. Celui-ci comme chacun le sait ne s’embarrasse pas de « vains » scrupules et rappelle souvent, par l’entremise de ses nervis, qu’ »on ne fait pas de guerre avec des gants blancs ».

L’alliance du GSPC avec la Quaeda, annoncée avant terme par une certaine presse algérienne est cousue de fil blanc. C’est certainement un coup tordu. Une « menace » qui vient à point nommé. L’intrusion des services américains en Algérie comme dans toute l’Afrique où de nouvelles structures sont en train de se mettre discrètement en place, dans le cadre bien commode des échanges économiques et du fumeux projet du Grand Moyen Orient, dont m^me les Américains savent que c'est un flop annoncé, préfigure d’une stratégie qui s'installe. De la même manière que s’installent des bases américaines hyper plombées et dont, hormis le DRS, personne ne connaît grand-chose. Une opération d’envergure de conditionnement des opinions qui pourrait se solder par des attentats de grande ampleur est susceptible d’y être préparée. Les auteurs sont déjà tout désignés. Les « terroristes islamistes », bien sûr. Ces fanatiques qui ont fait à l’Islam et aux musulmans plus de mal qu’aucun autre ennemi dans l’Histoire, des abrutis illuminés, hypnotisés par des prêcheurs incultes qui leur promettent un paradis où coulent l’Hydromel et où les femmes sont d’éternelles vierges, la belle jambe, ne savent pas qu’en se faisant sauter au milieu de civils innocents, comme ils l’ont fait en Algérie, en Irak et ailleurs, ils ne font qu’être les outils dociles de milieux qui les manipulent à leur convenance.
Le DRS algérien est passé maître dans ce jeu macabre. Pour retourner l’opinion nationale et internationale contre les Islamistes et créer une situation qui lui permettrait de prendre la totalité du Pouvoir, surtout entre 1993 et 1996, il a fait massacrer des dizaines de milliers de civils algériens par des islamistes qui étaient convaincus qu’ils menaient le Djihad contre des mécréants. Les Fatwas qui étaient lancées contre la population étaient élaborées dans les officines spécialisées du DRS, tout comme les positions de la presse, l'engagement des « intellectuels », des « opposants » et jusqu’à la prise de position ou de décision de politiciens occidentaux, français notamment. Il faut se rappeler l'affaire des expulsés de Folembray, la relation très étroite de Jean Charles Marchiani avec le DRS, la coopération d'agents algériens avec la DST, sur le territoire français même, les rétro commissions en argent liquide à des personnalités politiques pour qu'elles mettent un bémol à leur indignation, et autres relations intimes.

La recomposition récente du champ politique en Algérie, le renforcement tout relatif du clan présidentiel, la mise à l’écart, chèrement monnayée, de certains décideurs militaires et le congédiement de la taupe patentée et néanmoins façade honorable du DRS qu’était le chef du Gouvernement, Ahmed Ouyahia, ne change rien à la capacité de nuisance de cette armée secrète, parfaitement structurée, utilisant les services d'universitaires de haut vol, de spécialistes étrangers, d'échanges de bons procédés avec des services divers, dont le Mossad, commandée par des généraux discrets et sans scrupules, immensément riches et déterminés à garder les leviers de commande. A n'importe quel prix. Les Américains le savent bien. Après une période d'observation, durant laquelle le clan présidentiel a tenté de désintégrer cette machine ou du moins d'en prendre le contrôle, les Américains ont estimé que le DRS restait intact et ils se sont alors permis d’engager des contacts directs avec ses chefs et certains autres décideurs de l’Armée algérienne, sans passer par le chef de l’Etat Algérien. Ce qui explique en partie le revirement de celui ci contre les USA, lors du dernier sommet des non alignés à Cuba par ses déclarations acerbes contre le projet du Nouveau Moyen Orient, sa violente critique de la responsabilité américaine dans l’agression israélienne du Liban et par un discours général qui semblait avertir les américains qu’ils n’auraient pas les mains aussi libres qu’ils le croyaient. Ce qui explique aussi certaines fuites organisées sur certaines affaires compromettantes concernant des parents et clientèles de certains généraux.

Un chassé croisé de hauts responsables Algériens et Américains dans leurs pays respectifs et en Europe, sous le prétexte de missions officielles, de visites privées ou de soins, laisse deviner d’intenses préparatifs. Une lutte des clans fait rage pour se concilier la sympathie des Américains. Ceux ci, pour des raisons relatives à la santé du chef de l’Etat algérien dont ils ont certainement une idée précise, ou de son opposition à ce qui se prépare et qui n'est conforme ni à ses visées ni à sa morale, il faut le reconnaître, ont décidé de se passer totalement de lui et de se ménager des partenaires qu’ils estiment les plus compétents en la matière. Celle du complot permanent, de la manipulation et du crime de masse. Au nom de la Liberté et contre l’axe du mal. Avec l'aide de Dieu et du DRS.

Djamaledine BENCHENOUF
http://esperal2003.blogspot.com/

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Niger La rébellion touarègue menace d'attaquer les mines d'uranium
par L'un De Nos Correspondants A Paris: S. Raouf
Lundi 4 février 2008
lequotidien-oran.com
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5098447

La rébellion touarègue au Niger menace de mener une «guerre» contre les mines d'uranium, des gisements aux potentialités insoupçonnables qui ont érigé le pays au rang des premiers producteurs mondiaux. La mise en garde a été émise par Rhissa Ag. Boula, le leader historique de la lutte armée touarègue contre le pouvoir de Niamey. «On ne peut pas exploiter l'uranium sans nous», a-t-il averti dans un entretien avec «Le Nouvel observateur».

Publiés entre un dossier sur le scandale de la Société générale et la veille du «super Tuesday» électoral US, les propos du chef rebelle nigérien surprennent par leur ton. C'est la première fois, en effet, que l'opposition armée au Niger cible, sans détour, les mines d'uranium.

«Nous allons attaquer les mines d'uranium, dont celle d'Areva (groupe français), arrêter le fonctionnement des usines, l'exploitation des nouvelles carrières et nous occuper des cargaisons qui prennent la route pour aller jusqu'à la mer».

Fondateur du Front de libération de l'Aïr et de l'Assouagh (FLAA), Rhissa Ag. Boula est considéré comme le chef de file historique de l'opposition armée touarègue à Niamey. Au terme d'un accord conclu en 1995, il avait déposé les armes et rejoint le gouvernement comme ministre du Tourisme et de l'artisanat (1997-2004).

Faute de consensus sur la décentralisation et la répartition du pouvoir, le processus de paix a volé en éclats. Rhissa Ag. Boula est reparti en guerre contre le pouvoir central sous une nouvelle bannière, le «Mouvement des Nigériens pour la Justice» (MNJ). Depuis, les affrontements entre rebelles et forces gouvernementales continuent dans le Nord du pays.

La tendance des réserves pétrolières gabonaises étant à l'épuisement, le Niger s'impose comme un pays à fort potentiel de ressources. «Déjà» cinquième producteur d'uranium, le pays est sur le point de parvenir au deuxième rang mondial, selon le MNJ. S'y ajoutent les potentialités pétrolières comme en témoigne l'ouverture de trois zones de recherches à des sociétés française, américaine et chinoise.

Cette contrée est «devenue un enjeu mondial», constate Rhissa Ag. Boula. Parlant de «gros intérêts économiques et géostratégiques en jeu», le MNJ promet de ne pas rester de marbre face à un tel état de fait. «Nous pensons que maintenant ça suffit. Il faut briser le consensus du silence sur ce conflit».

Rhissa Ag. Boula épingle tous les pays à l'œuvre dans le Niger utile. Il charge la France, la Chine et les Etats-Unis. Il accuse les Américains de se livrer, en dehors de son rôle commercial, à un soutien au pouvoir sous forme de renseignements sur les activités de la rébellion. Selon lui, les Américains «ont une base d'écoute téléphonique à Tamanrasset, une grosse base au Maroc, un centre léger à Arlit au Niger et un autre en Mauritanie. Sans compter les observations satellitaires».
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« Répondre #170 le: 02/02/2008 - 18:59:03 »

TOUAREGS ALGERIENS, LA GUERRE DE L'URANIUM A COMMENCE ET LA GRANDE MAJORITE DES ALGERIENS OPPRIMES DU NORD DE L'ALGERIE SONT AVEC VOUS. VIVE LES TOURAREGS LIBRES ET EN BONNES SANTES.

http://fr.wikipedia.org/wiki/MNJ

http://www.agadez-niger.com/

http://www.afrique-express.com/archive/OUEST/niger/pol/289affairerhissa.htm

Vidéo Ghissa ag Boula au Trocadéro (paris france http://www.dailymotion.com/video/x3s8mk_ghissa-ag-boula-au-trocadero_events


Rappelez-vous de 1945 à l'arrivée de l'armée Russe à Berlin : Adolf Hitler (nazisme) se marie avec Eva Braun puis ils se suicident ( 30 avril 1945 ) ensemble quelques jours plutard, cet événement (suicide) met fin aux actes maléfiques des nazis génocidaires Allemands.

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«La guerre de l'uranium a commencé»

Niger : alors que la guérilla s'intensifie au nord...


Chef historique de la rébellion touareg au Niger, Rhissa Ag Boula annonce le lancement d'une offensive contre les mines, les usines et les convois d'uranium. «Nous n'avons pas le choix, dit-il, car le régime de Niamey ne respecte pas les accords de paix de 1995 et se livre à une terrible répression contre les civils»

Le Nouvel Observateur. - Quelle est aujourd'hui la situation militaire ?

Rhissa Ag Boula. - Dans le nord, elle est très grave pour l'armée nationale nigérienne, incapable d'affronter dans ses bases les combattants du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ). Militairement, l'armée nationale connaît une véritable déroute. D'où son retournement contre les populations civiles, qui doivent quitter leurs oasis pour aller se réfugier le plus loin possible du champ de bataille. Comme toujours, le régime justifie le conflit en parlant de «bandits armés et de trafiquants qui perturbent l'ordre public»... Ce n'est que simple rhétorique, un slogan pour masquer la réalité. Moi, je ne connais pas de «bandits armés» qui attaquent avec succès des bases militaires entières ! Le plus grave est qu'il n'y a aucun signe d'ouverture et de dialogue du gouvernement. Alors la situation pourrit de jour en jour, et le pays est menacé dans son intégrité, dans son unité nationale. Les combats se sont déplacés de la zone nord à 1 000 kilomètres vers le sud, où des attentats touchent les grandes villes et la capitale, Niamey.

N. O. - Quand vous parlez de «combats», concrètement, qu'est-ce que cela veut dire ?

R. Ag Boula. - Les affrontements se font avec des armes sophistiquées, mitrailleuses lourdes, lance-roquettes RPG7, orgues de Staline et canons de 23 mm. Les routes sont minées : mines russes pour la guérilla, mines chinoises en plastique, antichars et antipersonnel pour l'armée nigérienne. Nous attaquons les centres urbains, les axes routiers et les casernes de l'armée nigérienne, condamnée à se tenir sur la défensive. Hier soir, le MNJ a investi pendant cinq heures la ville de Tânout, vers la frontière sud du pays, à 350 kilomètres d'Agadez, à 150 kilomètres au nord de Zinder. Tânout est le chef-lieu d'une région de 100 000 habitants, avec une base militaire. Bilan de l'opération : 17 morts, 11 prisonniers, dont le préfet et le commandant de la caserne. Début décembre, l'opération d'Iferouâne pour empêcher le ravitaillement de la base militaire nous a permis de faire 5 prisonniers. En novembre, nous avons attaqué l'axe Arlit-Agadez. Là aussi, plusieurs victimes, des blessés et des prisonniers militaires. Une des plus grosses opérations a frappé en juin dernier la caserne de Tezirzeb, au nord d'Iferouâne : 15 morts, 40 blessés, 72 prisonniers.

N. O. - Et l'armée ne réagit pas ?

R. Ag Boula. - Elle n'en a pas les moyens. Alors elle réprime les populations touareg, qu'elle considère comme complices de la rébellion. Toutes les oasis dans l'Air autour d'Iferouâne, Timia, Tinteloust se vident de leur population. Le tourisme n'existe plus. Au moins 3 000 personnes sont déjà arrivées à Agadez et Arlit et certaines vont jusqu'à se réfugier dans la capitale et au sud du pays. L'armée refuse d'affronter le MNJ, mais elle tue les civils. Le 9 décembre dernier, 7 commerçants qui revenaient de Libye ont été abattus à quelques kilomètres d'Agadez. Et après l'explosion d'une mine sur l'axe Agadez-Arlit, 4 nomades ont été tues dans leur campement. Nous avons une liste nominative des victimes et des documents photographiques sur cinq fosses communes, avec 33 morts au total. L'armée massacre aussi le bétail dans les pâturages, comme ce troupeau de vingt chameaux abattu à la mitrailleuse lourde, calibre 12,7. Voilà ce que veut cacher le régime nigérien en interdisant la région à la presse.

N. O. - La guérilla a-t-elle des connexions avec les islamistes armés du GSPC, affiliés à Al-Qaida ?

R. Ag Boula. - Absolument pas ! La guérilla est composée des anciens combattants formés lors de la résistance des années 1990, des hommes entraînés en Libye dans les années 1980 et des jeunes qui intègrent le mouvement aujourd'hui. Récemment, une centaine de militaires nigériens d'autres ethnies Djermas, Haoussas,Toubous - se sont ralliés au MNJ. Parmi eux, il y a un ancien commandant militaire d'Agadez. Aucune connexion avec un groupe étranger ! Les islamistes armés du GSPC occupent plutôt l'Ouest algérien. Ils opèrent sur les frontières mauritanienne et malienne. Le GSPC se méfie de nous : nous ne sommes pas «totalement musulmans», ni de grands pratiquants, et surtout pas des intégristes ! Il ne peut pas y avoir de contacts entre nous.

Nous, les Touaregs, sommes une frontière naturelle contre l'intégrisme. Nous avons d'ailleurs eu des affrontements avec les islamistes en 2006, et l'un des chefs du GSPC a été tué par nos frères touaregs du Nord-Mali. Du Nord-Niger au Nord-Mali, c'est le même peuple, libre, la même civilisation. Le GSPC essaie de lever des taxes sur les trafiquants de drogue qui passent du cannabis à partir du Maroc vers l'Algérie, l'Egypte, et traversent la Méditerranée vers l'Europe. Nous n'avons pas de contacts avec eux. Les Américains, les Algériens, les Français... tout le monde sait cela.

N. O. - Pourquoi avez-vous déclenché une véritable offensive contre le pouvoir nigérien ?

R. Ag Boula. - Parce que le régime ne tient pas ses promesses ! En 1995, j'ai signé des accords de paix qui prévoyaient une décentralisation à la française - communale, départementale, régionale. Douze ans après, seule la communalisation a été mise en place et les préfets, nommés par décret, font tout pour geler leur fonctionnement. Cinquante ans après l'indépendance du Niger, les Touaregs n'acceptent plus que d'autres gèrent leurs affaires à leur place. Nous en avons assez d'être dominés ! Les Touaregs vivent sur les deux tiers du pays, avec une zone de 90 000 kilomètres carrés riche en uranium et en pétrole. A partir de 2006, le gouvernement a distribué des concessions d'uranium comme des petits pains ! Canadiens, Australiens, Chinois, Indiens, Sud-Africains et Français, tout le monde a été servi. A eux seuls, les Chinois ont obtenu 40% des nouvelles concessions et ils construisent des cités minières, amenant avec eux leurs propres ouvriers. Au total, 120 permis d'exploitation ont été délivrés en un an, sans consulter la population et sans parler des conséquences sur l'environnement.
Aujourd'hui, les prix de l'uranium montent, la nouvelle énergie est surtout nucléaire, et chacun veut avoir une centrale nucléaire civile. Le Niger, déjà cinquième producteur d'uranium, est sur le point de parvenir au deuxième rang mondial. Trois nouvelles zones de recherches pétrolières ont été ouvertes à des sociétés chinoises, américaines et françaises (Total). La Chine vend ses armes - mines, véhicules, chars - au gouvernement, et c'est une société d'Etat chinoise qui distribue toutes les commissions à une mafia pilotée par le fils du président nigérien. Sans compter les droits d'exploitation des mines payés au ministère des Mines.

N. O. - Quel est le rôle des Américains ?

R. Ag Boula. - En dehors du rôle commercial, ils écoutent, observent et renseignent le pouvoir. Ils ont une base d'écoutes téléphoniques à Tamanrasset, en Algérie, une grosse base au Maroc, un centre léger à Arlit, au Niger, et un autre en Mauritanie. Sans compter les observations satellites. C'est sans doute grâce à ces renseignements que le gouvernement a pu arrêter les deux journalistes français qui revenaient d'un reportage en pays touareg. Pour les empêcher de témoigner de la réalité.

N. O. - Quelle est la position d'Areva au Niger ?

R. Ag Boula. - Areva contrôle l'uranium. Le plus grand gisement, à Imouraren, donne déjà 3 000 tonnes de minerai par an et va être agrandi pour produire 5 000 tonnes de plus, soit 8 000 tonnes au total. Les Chinois, eux, contrôlent l'essentiel du pétrole et ils vont s'entendre avec les Américains pour profiter du pipeline qui passe au Nigeria. La France, c'est d'abord Areva. Et elle participe au silence général pour ne pas gêner la production d'uranium.
Aujourd'hui, les gisements du Gabon sont épuisés. L'uranium nigérien participe pour 40% à la production d'électricité d'EDF Avec les nouveaux permis d'exploitation signés la semaine dernière, on atteindra les 70%. Et quand le gouvernement français vend des centrales dans le monde, il faut bien qu'il prévoie la façon de les alimenter. Et pas avec de la farine ! Le prix de l'uranium brut, l'uranate, est passé en août dernier de 23 000 CFA à 40 000 CFA le kilo (1). L'année prochaine, il devrait atteindre 60 000 CFA... en sachant qu'Areva le revend 1 30 000 CFA sur le marché international. Il y a de gros intérêts économiques et géostratégiques en jeu. Cette partie du Sahara est devenue un enjeu mondial.

N. O. - L'uranium, c'est la richesse du régime, mais aussi son ventre mou. Et c'est là que vous intervenez...

R. Ag Boula. - Nous pensons que maintenant ça suffit ! Il faut briser le consensus du silence sur ce conflit. Il faut composer avec les Touaregs, créer les conditions d'un dialogue, et nous sommes décidés à nous faire entendre de la France et de l'Union européenne qui participe à 60% au budget national nigérien.

N. O. - Vous entrez vraiment en guerre ?

R. Ag Boula. - Nous pouvons mobiliser un millier de combattants touaregs derrière Aghali Alambo, qui est le chef militaire et la direction politique clandestine. On ne peut pas exploiter l'uranium sans nous. Et l'hiver ne fait que commencer ! Nous allons attaquer les mines d'uranium, dont celles d'Areva, arrêter le fonctionnement des usines, l'exploitation des nouvelles carrières et nous occuper des cargaisons qui prennent la route pour aller jusqu'à la mer...

N. O. - Etes-vous en train d'annoncer que vous lancez la «bataille de l'uranium» ?

R. Ag Boula. - Exactement. Nous sommes là, et on ne pourra pas faire comme si nous n'existions pas. Nous passerons ensuite à la troisième étape, en occupant des centres urbains en pays touareg de façon permanente : Agadez, Arlit, Iferouâne, In Gall..., en tout une dizaine de villes.

N. O. - A ce rythme, la prochaine étape sera la proclamation d'un «gouvernement provisoire national touareg», non ?

R. Ag Boula. - Pas exactement... Parlons plutôt d'une déclaration du «gouvernement provisoire de la lutte du peuple touareg». Oui, si l'on continue de nous ignorer, si l'on nous y force, nous irons jusque-là.

N. O. - Quel est votre calendrier ?

R. Ag Boula. - Il y aura des élections législatives et présidentielle en 2009. Tout doit se jouer avant.

N. O. - Il reste un an à peine.

R. Ag Boula. - L'année 2008 sera donc déterminante.

(1) 65 000 CFA = 100 euros.

Rhissa Ag Boula

Fondateur du Front de Libération de l'Air et de l'Azaouagh (FLAA), Rhissa Ag Boula, 51 ans, qui fut ministre du Tourisme et de l'Artisanat de 1997 à 2004, est le chef historique de la résistance armée touareg du Niger, repartie au combat sous le nom du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) après l'échec du processus de paix.
 
L'insoluble question touareg...

3 août 1960. Proclamation de l'indépendance du Niger.

1984. Une grave famine touche le nord du pays. De nombreux Touaregs nigériens se réfugient en Algérie et en Libye.

Mai 1990. Des affrontements entre des réfugiés touaregs rapatriés de Libye et l'armée éclatent. La répression fait de nombreux morts (massacre de Tchin-Tabaraden).

Décembre 1992. Adoption par référendum d'une nouvelle Constitution.

24 avril 1995. Signature d'un accord de paix entre les mouvements rebelles touaregs et le président Mahamane Ousmane.

27 janvier 1996. Coup d'Etat militaire : le colonel Ibrahim Baré Maïnassara prend le pouvoir.

9 avril 1999. Nouveau coup d'Etat : Ibrahim Baré Maïnassara est assassiné.

Novembre 1999. Un ancien militaire, Mamadou Tandja, leader de l'ex-parti unique, est élu à la tête du pays.

Décembre 2004. Tandja est réélu avec 65,5% des voix.

Eté 2005. La crise politique semble close mais le pays, exsangue, traverse une grave crise alimentaire.

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Le MNJ déclare la guerre de l'uranium
Par Ivan PORSPODER - Jeudi 31 Janvier 2008 - leJDD.fr

La situation se tend dans le nord du Niger.

Tandis que les combats s'intensifient entre l'armée nigérienne et les rebelles touaregs et que le nombre de victimes se multiplie dans l'indifférence générale, un chef de la rébellion annonce dans Le Nouvel Observateur une nouvelle phase du conflit. Rhissa Ag Boula désigne ainsi Areva comme une cible privilégiée.

Les rebelles touaregs reprochent à Areva la pollution du sous-sol nigérien. (DR)Les rebelles touaregs reprochent à Areva la pollution du sous-sol nigérien. (DR)

Toujours officiellement considérés par le pouvoir du Niger comme des "bandits armés", les rebelles touaregs n'ont pas renoncé à se faire entendre. Alors que le conflit déborde de plus en plus régulièrement de la zone nord du pays, déclarée zone interdite, pour se répandre dans le sud et jusqu'à Niamey, la capitale où l'explosion d'une mine a tué un journaliste début janvier, au point que les ONG présentes sur place ont instauré un couvre-feu pour leurs membres, le Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ) ne relâche pas la pression.

Encore moins depuis que Mamadou Tandja, le président nigérien, a signé un accord avec Anne Lauvergeon, la patronne d'Areva, le 14 janvier dernier, portant sur la reconduction de l'exploitation de deux mines d'uranium et l'autorisation d'en ouvrir une troisième faisant ainsi potentiellement du Niger le deuxième producteur d'uranium au monde. Cet accord, accompagné d'une hausse substantielle du prix d'achat du précieux minerai consenti par Areva, le MNJ l'avait fermement dénoncé: "La signature d'un tel accord ne fait que contribuer à faire durer le conflit car c'est une façon d'apporter une contribution à l'effort de guerre du régime en place au Niger ; régime qui de toutes les façons ne fera que détourner toutes les recettes vers la militarisation du Nord au détriment du développement du Niger", expliquait un communiqué.

Un discours que reprend aujourd'hui dans Le Nouvel Observateur de façon encore plus radicale Rhissa Ag Boula, ancien ministre du Tourisme de 1997 à 2004 et chef historique de la rébellion. Interrogé sur l'ampleur du conflit, il dénonce ainsi la répression du pouvoir à l'égard des civils alors que, si les deux journalistes français Pierre Creisson et Thomas Dandois ont été libérés, leurs confrères nigériens Moussa Kaka, correspondant de RFI et Ibrahim Manzo Diallo, rédacteur en chef d'Aïr Infos sont toujours emprisonnés pour avoir osé s'intéresser à la rébellion et été en contact avec leurs représentants.

Menaces contre les intérêts français

Pour Ag Boula, qui dément toute collusion entre le MNJ et les islamistes du GSPC et qui prétend pouvoir mobiliser un millier de combattants, le meilleur moyen pour toucher le gouvernement nigérien consiste désormais à cibler les mines d'uranium et donc Areva qui les exploite. "Nous allons attaquer les mines d'uranium, dont celles d'Areva, arrêter le fonctionnement des usines, l'exploitation des nouvelles carrières et nous occuper des cargaisons qui prennent la route pour aller jusqu'à la mer", explique-t-il froidement.

Les activités d'Areva se situent en effet au coeur du conflit. En juillet 2007, Dominique Pin, directeur général de la filiale Niger d'Areva avait été expulsé du pays. Les autorités lui reprochaient de soutenir financièrement les rebelles. Un différend qui s'est visiblement aplani comme l'expliquait Anne Lauvergeon après avoir signé l'accord du 14 janvier: "Areva dément tout soutien au MNJ dont nous avons été les premières victimes lors de l'attaque du site d'Imouraren en avril", avait-elle alors déclaré. De fait, pour Rhissa Ag Boula, Areva, pour préserver ses intérêts, est clairement complice du pouvoir. "La France c'est d'abord Areva. Et elle participe au silence général pour ne pas gêner la production d'uranium", s'insurge-t-il. "Il faut briser le consensus du silence sur ce conflit. Il faut composer avec les Touaregs, créer les conditions d'un dialogue, et nous sommes décidés à nous faire entendre de la France et de l'Union européenne qui participe à 60% au budget national nigérien", poursuit-il. C'est donc par des attaques contre les intérêts d'Areva qu'il compte y parvenir.

Le Quai d'Orsay, invité à réagir, s'en est tenu pour le moment à une déclaration extrêmement diplomatique: "Le Niger est pour nous un pays partenaire avec lequel nous entretenons des relations étroites. Dans le domaine économique, nos relations se caractérisent notamment par la présence d'Areva qui contribue de façon significative au développement de ce pays et dont nous souhaitons que les activités se poursuivent dans l'intérêt de tous les Nigériens."

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Niger: un chef touareg annonce le lancement de la "bataille de l'uranium"
(©AFP / 30 janvier 2008 19h54)
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PARIS - Les rebelles touareg du Niger en lutte contre le gouvernement de Niamey vont lancer une "bataille de l'uranium" en attaquant les mines, notamment celles du groupe français Areva et les convois de minerai, a affirmé le chef historique de la rébellion, Rhissa Ag Boula.

Rhissa Ag Boula, qui coordonne les mouvements touareg, indique dans un entretien à paraître jeudi dans l'hebdomadaire français le Nouvel Observateur que la rébellion n'a pas d'autre choix pour se "faire entendre" de la France et de l'Union européenne (UE).

Un groupe rebelle, le Mouvement des nigériens pour la Justice (MNJ), mène des attaques contre l'armée depuis février 2007 dans le nord du pays, dont le sous-sol est riche en uranium.

"Nous pouvons mobiliser un millier de combattants touareg derrière Aghali Alambo, qui est le chef militaire et la direction politique clandestine", déclare Rhissa Ag Boula, figure historique du mouvement touareg. "On ne peut pas exploiter l'uranium sans nous".

"Nous allons attaquer les mines d'uranium, dont celles d'Areva, arrêter le fonctionnement des usines, l'exploitation des nouvelles carrières et nous occuper des cargaisons qui prennent la route pour aller jusqu'à la mer", menace le responsable touareg.

Numéro un mondial du nucléaire civil, le groupe français Areva est le premier employeur privé du Niger, un des pays les plus pauvres du monde.

A la question "êtes-vous en train d'annoncer que vous lancez la bataille de l'uranium?", Rhissa Ag Boula répond: "Exactement".

Il affirme que les rebelles passeront ensuite à une nouvelle "étape", "en occupant des centres urbains en pays touareg de façon permanente: Agadez, Arlit, Iférouane, In Gall, en tout une dizaine de villes".

"Il y aura des élections législatives et présidentielles en 2009. Tout doit se jouer avant", explique Rhissa Ag Boula.

Les rebelles soutiennent que les revenus tirés de la vente de l'uranium n'ont jamais profité aux Touareg.

Il y a plusieurs mois, le MNJ avait attaqué le site d'Imouraren, pour lequel Areva vient d'obtenir une autorisation d'exploitation. Il a plusieurs fois menacé de s'attaquer aux intérêts du groupe français.

Areva, un moment accusé par le gouvernement nigérien de soutenir la rébellion et qui a perdu le monopole de l'exploitation de l'uranium dans ce pays, a signé au début de l'année un partenariat sur l'exploitation et l'achat de l'uranium avec Niamey dénoncé par la rébellion.

Areva va notamment investir un milliard d'euros dans l'exploitation de la mine d'Imouraren, qui placera le Niger au deuxième rang mondial, avec une production attendue de près de 5.000 tonnes par an.

"La France c'est d'abord Areva. Et elle participe au silence général pour ne pas gêner la production d'uranium", accuse Rhissa Ag Boula, qui affirme que l'uranium nigérien va bientôt participer à hauteur de 70% à la production d'énergie électrique de la France.

"Il faut briser le consensus du silence sur ce conflit. Il faut composer avec les Touareg, créer les conditions d'un dialogue, et nous sommes décidés à nous faire entendre de la France et de l'Union européenne qui participe à 60% au budget national nigérien".

Niamey qui a renforcé depuis août les pouvoirs de l'armée dans la zone de conflit, refuse toute négociation avec le MNJ et impute l'insécurité au Nord, à de simples "bandits armés".

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Niger La rébellion touarègue menace d'attaquer les mines d'uranium
par L'un De Nos Correspondants A Paris: S. Raouf
Lundi 4 février 2008
lequotidien-oran.com
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5098447

La rébellion touarègue au Niger menace de mener une «guerre» contre les mines d'uranium, des gisements aux potentialités insoupçonnables qui ont érigé le pays au rang des premiers producteurs mondiaux. La mise en garde a été émise par Rhissa Ag. Boula, le leader historique de la lutte armée touarègue contre le pouvoir de Niamey. «On ne peut pas exploiter l'uranium sans nous», a-t-il averti dans un entretien avec «Le Nouvel observateur».

Publiés entre un dossier sur le scandale de la Société générale et la veille du «super Tuesday» électoral US, les propos du chef rebelle nigérien surprennent par leur ton. C'est la première fois, en effet, que l'opposition armée au Niger cible, sans détour, les mines d'uranium.

«Nous allons attaquer les mines d'uranium, dont celle d'Areva (groupe français), arrêter le fonctionnement des usines, l'exploitation des nouvelles carrières et nous occuper des cargaisons qui prennent la route pour aller jusqu'à la mer».

Fondateur du Front de libération de l'Aïr et de l'Assouagh (FLAA), Rhissa Ag. Boula est considéré comme le chef de file historique de l'opposition armée touarègue à Niamey. Au terme d'un accord conclu en 1995, il avait déposé les armes et rejoint le gouvernement comme ministre du Tourisme et de l'artisanat (1997-2004).

Faute de consensus sur la décentralisation et la répartition du pouvoir, le processus de paix a volé en éclats. Rhissa Ag. Boula est reparti en guerre contre le pouvoir central sous une nouvelle bannière, le «Mouvement des Nigériens pour la Justice» (MNJ). Depuis, les affrontements entre rebelles et forces gouvernementales continuent dans le Nord du pays.

La tendance des réserves pétrolières gabonaises étant à l'épuisement, le Niger s'impose comme un pays à fort potentiel de ressources. «Déjà» cinquième producteur d'uranium, le pays est sur le point de parvenir au deuxième rang mondial, selon le MNJ. S'y ajoutent les potentialités pétrolières comme en témoigne l'ouverture de trois zones de recherches à des sociétés française, américaine et chinoise.

Cette contrée est «devenue un enjeu mondial», constate Rhissa Ag. Boula. Parlant de «gros intérêts économiques et géostratégiques en jeu», le MNJ promet de ne pas rester de marbre face à un tel état de fait. «Nous pensons que maintenant ça suffit. Il faut briser le consensus du silence sur ce conflit».

Rhissa Ag. Boula épingle tous les pays à l'œuvre dans le Niger utile. Il charge la France, la Chine et les Etats-Unis. Il accuse les Américains de se livrer, en dehors de son rôle commercial, à un soutien au pouvoir sous forme de renseignements sur les activités de la rébellion. Selon lui, les Américains «ont une base d'écoute téléphonique à Tamanrasset, une grosse base au Maroc, un centre léger à Arlit au Niger et un autre en Mauritanie. Sans compter les observations satellitaires».
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« Répondre #171 le: 03/02/2008 - 14:40:35 »

USA : Comment le pétrole a fait éclater la bulle
Par Michael Klare, Tom Dispatch, 31 janvier 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1643

Une crise peut en cacher une autre. Parmi les causes qui ont conduit au désastre des subprimes, Michael Klare rappelle le rôle crucial tenu par le coût de l’énergie. Dans une société où les McMansion, l’urbanisme extensif et ses longs trajets en 4x4 gagnés par l’obèsité sont consubstantiels au rêve américain, le passage de la facture pétrolière de 45 milliards en 1998 à 400 milliards aujourd’hui a contribué a fragiliser des ménages lourdement endettés.

La bulle économique qui a propulsé le cours de la bourse vers des hauteurs vertigineuses a été alimentée tout autant par un pétrole bon marché que par des emprunts à bon compte (et souvent frauduleux). De la même façon, l’éclatement de cette bulle a été causé autant par la cherté du pétrole que par le niveau record des défaillances des emprunteurs imprévoyants. De fait, le pétrole a joué un rôle critique, bien que peu souligné, dans l’affaiblissement que subit l’économie américaine, et il continuera à peser sur sa prospérité et sa vigueur dans les années à venir.

Cette méga-bulle économique est née dans les années 1990 lorsque le pétrole était bon marché et que des milliers de familles des classes moyennes aspiraient à réaliser le « rêve américain » en achetant une maison de trois ou quatre chambres, bâtie sur un terrain convenable, située dans une banlieue coquette et sûre, pourvue de bonnes écoles et d’autres avantages.

Problème. Bien peu de maisons de ce type étaient disponibles à la vente pour un prix abordable à distance raisonnable des grandes villes ou à proximité des transports en commun. Dans la région de Los Angeles, par exemple, le prix de vente médian du bâti est passé de 290 000 dollars en 2002 à 446 000 dollars en 2004. Des hausses semblables ont été observées dans d’autres grandes villes et dans les banlieues traditionnelles, les plus recherchées.

Cette situation ne laissait aux acheteurs que deux possibilités aussi peu attrayantes l’une que l’autre. S’endetter au-delà de leur capacité, en empruntant auprès de prêteurs peu scrupuleux, acceptant d ignorer leurs situation financière tendue (c’est-à-dire leur évaluation subprime), ou acheter des maisons moins onéreuses situées loin de leur lieu de travail, entraînant de longs déplacements, tout en espérant que le prix du pétrole resterait relativement faible. De nombreux primo-acheteurs ont du subir les deux inconvénients : ils ont souscrit des emprunts très lourds pour des maisons éloignées de leur lieu de travail.

Cela a eu pour résultat de provoquer l’urbanisation des grandes banlieues, le long des autoroutes qui ceignent les grandes villes américaines et au bord des routes secondaires nouvellement tracées dans les campagnes éloignées. Dans certains cas ces nouveaux propriétaires se sont retrouvés à 20, 30 voire 40 kilomètres ou plus des centres villes, là où existent leurs seules chances de trouver un emploi. Les données publiées par l’US Census Bureau en 2004 montrent que pratiquement toutes les zones ayant connu la croissance la plus rapide - 10% ou plus - étaient située dans les grandes banlieues comme le comté de Loudoun, en Virgine, à 20 km de Washington D.C. ou le comté Henry en Georgie, à 20 km d’Atlanta.

Dans le même temps, le pétrole bon marché et l’évolution du goût des consommateurs, aidé en cela par d’incessantes campagnes publicitaires, a conduit de nombreux américains à échanger leurs petits véhicules légers pour de gros 4x4 ou des pickups, avec évidemment pour résultat une augmentation significative de leur consommation de carburant. Selon le Département de l’Energie, la consommation de pétrole est passée d’une moyenne de 17 millions de barils par jours en 1990, à 21 millions en 2004, soit une augmentation de 24%, dont la majeure partie a été brûlée lors de déplacements sur les routes américaines.

Les jours heureux des grandes banlieues

En 1998, lorsque la bulle est apparue, le baril de pétrole brut coûtait près de 11 dollars et les USA produisaient la moitié de leur consommation. Ce fut la dernière année où les fondamentaux ont été aussi favorables. La dépendance de l’Amérique aux importations a dépassé la barrière des 50% cette même année et continue à s’élever depuis lors, tandis que le prix des barils importés a atteint un record historique de 100 dollars le 2 janvier.

C’est lorsque cette hausse soutenue des prix, combinée à une dépendance accrue aux importations de pétrole, s’est fait ressentir dans le nouveau paysage urbain des grandes banlieues, que la bulle a commencé à vaciller. Pour commencer, cela a eu pour effet d’augmenter la facture en dollars requise pour régler ces barils de brut, avec pour conséquence l’aggravation du déficit du commerce extérieur.

Observons ceci : en 1998, les USA dépensaient approximativement 45 milliards de dollars pour leurs importations de pétrole. En 2007, cette facture atteint vraisemblablement 400 milliards ou plus. C’est le plus grand poste de dépense contribuant au déficit de la balance commerciale, et cela représente un transfert de richesse substantiel en direction des pays producteurs de pétrole. Ce qui a eu pour effet d’affaiblir le cours du dollar par rapport aux autres devises, particulièrement l’euro et le yen, amplifiant le coût des importations et alimentant l’inflation aux USA.

Dans le même temps, deux développements cruciaux ont contribué à la montée des cours : une augmentation considérable de la demande, conséquence de l’émergence de la Chine et de l’Inde comme nations consommatrices majeures, et un ralentissement marqué dans l’expansion de l’offre mondiale, principalement due à l’absence de nouvelles découvertes et à l’instabilité chronique des zones clés de productions. Cela a eu pour résultat de mettre en concurrence avec la nouvelle classe moyenne chinoise et indienne les consommateurs américains, y compris ces banlieusards effectuant de longs trajets quotidiens dans leurs 4x4 si gourmands pour rejoindre leurs maisons aux emprunts si coûteux. Dès lors, dans ce système, quelque chose allait céder.

Face à la facture du pétrole importé continuant à grimper, au cours du dollar à la baisse, et aux pressions inflationnistes persistantes, les banquiers centraux américains ont répondu de manière classique en relevant les taux d’intérêts. Ce qui a évidemment entraîné un renchérissement des mensualités des propriétaires remboursant un emprunt à taux variable. Pour de nombreuses familles déjà dans une situation tendue à l’extrême, ce fut le coup de grâce. Acculés à la faillite, ils ont déclenché la crise des subprimes, et crevé la bulle.

L’économie aurait peut-être pu s’en sortir si cette crise n’avait été accompagnée par un baril à 100 dollars. En décembre dernier, les consommateurs ont réduit leurs dépenses non essentielles. La période d’achat précédant les fêtes de fin d’année a été la plus décevante depuis pour le commerce de détail depuis 2001. Lorsqu’on leur a posé la question, ils ont été nombreux à répondre que le prix élevé du carburant et du fioul domestique les avait contraint à économiser sur les cadeaux de Noël, les vacances d’hiver, et leurs petits caprices. « Si le prix de l’essence monte cela signifie qu’il y a moins d’argent à dépenser pour tout le reste, » constate David Greenlaw, analyste chez Morgan Stanley.

Le prix élevé de l’essence était également porteur de mauvaises nouvelles pour un autre pilier de l’économie américaine : l’industrie automobile. Alors que les constructeurs japonais s’affairaient à produire des véhicules hybrides et de petites automobiles économes en carburant, Détroit [1] s’entêtait dans son modèle devenu obsolète de production de gros 4x4 et de pickups, qui étaient sa principale source de profits dans les années récentes. Lorsque le prix du pétrole a atteint des sommets, les américains, comme on pouvait le prévoir, se sont détournés des véhicules gros consommateurs, signant ainsi l’arrêt de mort immédiat d’une industrie imprévoyante. En 1999, Ford a vendu plus de 428 000 exemplaires de son 4x4 milieu de gamme Explorer. Pour les 11 premiers mois de 2007, ce nombre n’est que 126 930, et novembre a été l’un des pires mois pour les constructeurs. Bien évidemment, une industrie automobile sur le déclin entraînera à sa suite une réduction d’activité, si ce n’est un désastre, chez ses sous-traitants.

Crever la bulle

Vint ensuite ce 2 janvier. Bien que les cours du brut soient rapidement redescendus en dessous de 100 dollars sur le NYMEX, le mal était fait. Le cours des actions à la bourse de New York a plongé, subissant les plus fortes pertes depuis 1983. Dans le même temps, l’or a atteint son plus haut, traduisant à coup sûr l’anxiété éprouvée dans le monde en ce qui concerne la vigueur de l’économie US.

Depuis lors, la panique a touché les principales places financières mondiales. Il a fallu une décision de la Fed d’abaisser son taux directeur de 0,75%, prise en urgence avant l’ouverture des marchés, pour prévenir un dérapage catastrophique des cours. De nombreux analystes pensent désormais qu’une récession est inévitable, peut-être longue et douloureuse. Quelques uns parlent même de « dépression. »

Quoi qu’il en soit, l’économie américaine sortira de cette crise significativement affaiblie, largement à cause de sa dépendance inévitable aux importations pétrolières. Durant la dernière décennie, ce pays a gaspillé approximativement 1 500 milliards de dollars en importation de pétrole, dont la majeure partie a été déversée dans les réservoirs de véhicules au rendement énergétique absurdement inefficace, qui transportaient leurs passagers sur les longs trajets quotidiens les menant de leurs lointaines banlieues à leur travail aux centres des villes.

Aujourd’hui, une bonne part de cet argent se retrouve dans les fonds souverains d’investissement. Les américains devraient s’habituer à cette appellation. Elle désigne les agences gouvernementales, comme la Kowait Investment Authority et la Abu Dhabi Investment Authority, qui contrôlent ces monceaux de richesse. Ces fonds détiennent des actifs pour un montant de 3 000 milliards, et avec le flot des pétro-dollars qui continue de se déverser chaque jour dans les états producteurs, on s’attend à ce qu’ils gèrent 12 000 milliards en 2015.

Que font ces fonds souverains de cette masse d’argent ? D’abord, ils achètent les meilleurs actifs américains à des prix défiant toute concurrence. Durant ces derniers mois, les fonds souverains du Golfe Persique ont pris des participations importantes dans nombre de grandes firmes américaines, leur donnant un droit de regard sur la gestion future de ces entreprises. La Kowait Investment Authority a récemment acquis une participation dans la Citigroup pour 12 milliards et une autre de 6,5 milliards dans Merrill Lynch. Le fonds d’Abu Dhabi a investi 7,5 milliards dans Citigroup et la société Mudabala Development a acquis une participation de 1,5 milliards dans le groupe Carlyle.

Ces acquisitions ne sont qu’une petite partie d’un transfert massif et irréversible de richesse, à partir des Etats-Unis en direction des états pétroliers du Moyen Orient et de la Russie, elle aussi richement dotée en pétrole. Ces pays, note le FMI, ont reçu 750 milliards en 2007, et ce montant devrait encore croître durant les années à venir. Ce que cela signifie, c’est non seulement la poursuite de l’affaiblissement de l’économie américaine, mais un déclin parallèle de son poids politique sur la scène mondiale.

Rien n’illustre mieux la nature de la dépendance américaine au pétrole importé que l’humiliante prestation du Président Bush à Riyad. Il y a littéralement imploré le Roi Abdallah d’augmenter sa production de pétrole brut, afin que le prix baisse. « Mon message à Sa Majesté, c’est que lorsque les consommateurs ont moins de pouvoir d’achat à cause du prix du pétrole, en d’autres termes, lorsque cela affecte leurs familles, cela peut causer un ralentissement de l’économie, » a-t-il alors déclaré en réponse à une question posée avant son audience avec le roi. « Si l’économie se ralentit, il y aura moins de barils de pétrole [saoudiens] achetés. »

Nul besoin de dire que le dirigeant saoudien a ignoré cette menace implicite, où le pathétique le disputait au ridicule. Les saoudiens, a précisé le ministre du pétrole Ali Al Naimi, n’augmenteront leur production que si « le marché le justifie. » Disant cela, les saoudiens ont exprimé clairement ce que le monde entier sait désormais. Que ceux qui souffrent « d’addiction pétrolière, » selon le mot du président Bush, sont désormais contraints de faire des courbettes devant la petite minorité capable de fournir la dose requise.

Michael Klare est l’auteur de Resource Wars et de Blood and Oil. Il est professeur au Hampshire College où il enseigne sur les questions de sécurité mondiale et de la paix. Son dernier ouvrage Rising Powers, Shrinking Planet : The New Geopolitic of Energy, paraîtra en avril prochain.

Contre Info - Commentaire

Les soubresauts que traversent l’économie américaine ne sauraient nous laisser indifférents compte-tenu du poids de celle-ci dans l’économie-monde.

Mais cette société est aussi le miroir grossissant où se décèlent les tendances lourdes qui travaillent le monde développé. L’urbanisme français n’est certes pas comparable à celui de la Californie, pourtant on retrouve dans la région parisienne des situations très semblables à celles décrites par Klare.

Une étude de la Direction Régionale de l’Equipement d’Ile de France montre qu’ici aussi, les ménages au revenu modestes et les jeunes couples sont contraints à un arbitrage souvent défavorable entre le coût du bâti et le transport :

Au cours de la dernière décennie, les ménages en Ile-de-France, poussés par les contraintes budgétaires et l’espoir d’améliorer leur cadre de vie, ont déplacé leur demande en accession à la propriété de la zone centrale vers la zone périphérique.

Ce comportement est bien traduit par l’observation des caractéristiques socio-économiques des ménages accédants qui se modifient à mesure que l’on s’éloigne de la zone centrale. La taille du ménage, la surface du logement augmentent, tandis que le revenu diminue.

[Si] la part des revenus consacrés au logement (le taux d’effort) reste sensiblement identique d’une zone à l’autre, en revanche...la part du budget consacré au transport, passe de 7% à Paris, à près de 30% dans les zones résidentielles les moins chères.

Les tableaux qui suivent datent de 1998. Mais il est évidemment fort peu probable que la situation se soit améliorée depuis.

voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1643

Source : Direction Régionale de l’Equipement Ile de France

Le poids sociologique de ces régions d’habitat dispersé, à l’écart des services publics et des infrastructures de transport, et qui subissent de ce fait une ponction considérable dans leurs revenus, ne saurait être sous estimé.

En mai dernier, le géographe Christophe Guilluy déclarait :

Les zones périurbaines pèsent démographiquement plus que la ville centre alors que les discours abordent peu leurs problèmes.

Les salariés du privé à petits revenus sont surreprésentés dans ces zones alors que les cadres et les salariés du public y sont plus rares.

Y vivent donc des gens au salaire bloqué, recevant de plein fouet la dégradation des conditions de travail, la hausse de l’essence - la voiture y est le principal moyen de transport - et sont davantage susceptibles de connaître le chômage et la précarité.

La nécessaire réorientation de nos économies vers des énergies non polluantes se doit de prendre en compte cette réalité. Les projets de taxe carbone auraient pour effet de fragiliser encore plus ces ménages aux revenus modestes, et ne peuvent en aucun cas constituer une solution acceptable en l’état.

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Les « subprimes » pour les nuls
L’économie expliquée à Barbara | dimanche, 3 février 2008 | par Bertrand Rothé
http://www.bakchich.info/article2534.html

La crise des « subprimes » a provoqué la débandade financière et bancaire actuelle. Pour ceux qui n’auraient pas vraiment suivi depuis le début, voilà quelques explications simples sur leur origine : le rêve américain de la propriété pour tous qui vire au cauchemar. Et des voraces qui en profitent.

Tout a commencé par l’effondrement de la bulle Internet. L’économie avait besoin d’un autre relais de croissance. Alan Greenspan, le patron de la Réserve Fédérale américaine (la Fed), a baissé les taux d’intérêt et la machine est repartie. Cette fois ci sur l’immobilier. Dès que l’affaire a commencé à tourner, il a fallu la nourrir. Les classes moyennes ont été rapidement logées, il fallait trouver d’autres clients. Il ne restait plus que les pauvres. Alors les voraces y sont allés avec leurs techniques marketing pour alimenter la demande. Les pauvres sont nombreux aux Etats Unis, le gateau était appétissant.

Voilà le rêve des économistes réalisé. Une fin de l’histoire, ou plutôt une histoire sans fin. Un système qui s’auto entretient. Les théoriciens ont construit leurs discours. Le système permettait de dépasser les antagonismes. Moralement et politiquement, le système avait trouvé son aboutissement. Tout le monde pouvait participer à la fête, accéder à la propriété, même les plus pauvres. Le rêve américain se réalisait.. A l’époque où la valeur d’un individu se mesure à son patrimoine, tout le monde pouvait avoir de la valeur.

A partir de maintenant, même les pauvres ont le droit d’accéder à la propriété.

Jusqu’ici, seuls les riches pouvaient posséder. Les très riches possédaient un château et un compte en actions. Les riches possédaient un appartement et une voiture. Les pas très riches une voiture seulement. Et puis les autres étaient exclus de la société de l’avoir. C’était comme ça. Les pauvres pouvaient consommer, mais pas posséder. C’était inadmissible. Il fallait aussi trouver un moyen pour que les pauvres puissent acheter un bien, un appartement, une maison.

Pour acquérir, les plus pauvres devaient s’endetter, évidemment en respectant les sacro-saintes règles du marché. Ici, pas de garanties collectives, pas d’aides de l’Etat. Non, à gros risque, gros intérêt. L’intérêt permettant de rémunérer le risque. Et pour réduire encore le danger, il suffisait de généraliser les taux variables. Si les taux d’intérêt de la Fed augmentaient, la charge de la dette suivait. Tout ça, évidemment, écrit, comme il se doit, en petits caractères en bas de page.

Et puis on a crée une "novlang" comme chez Orwell. On s’est mis à parler du droit à la propriété. La force des mots prenaient ici tout son sens. On pouvait exiger d’être propriétaire. Comme si ce droit n’avait aucune contrepartie.

Pour conclure les voraces ont un argument choc : « Comment ça, vous êtes contre la participation des pauvres au festin ? ». Que répondre ?

Le système fonctionne quelques années

La croissance de la demande entraîne une hausse des prix. Par un simple effet boulle de neige, le système s’est emballé. Sous l’effet de la demande croissante et de la difficulté de réaliser des projets immobiliers rapidement, les prix ont flambé. Les premiers souscripteurs ont alors fait fortune. Les banques ont trouvé leurs portes parole, leurs héros : des pauvres qui possédaient une maison. Le message était clair : plus vous achèterez vite, plus vite vous serez propriétaire, et les premiers seront les mieux servis.

Les banques ne se méfient pas. Dans la concurrence effrénée à la rentabilité, elles cherchent continuellement des produits à forte rentabilité. Avec leur taux d’intérêt élevé, les subprimes sont très rentables, et accessoirement très risquées. Pour les rendre présentables, les spécialistes des produits financiers les ont saucissonnés. Ils les ont noyés parmi d’autres titres moins risqués. Le tour était joué, les banquiers achetaient des avoirs très rentables et sans risques.

Puis, tout s’est effondré

L’augmentation des taux a amorcé la crise. Pour lutter contre l’inflation, la Réserve Fédérale a remonté ses taux. Une fois, deux fois… quinze fois, et les plus vulnérables des souscripteurs ont de plus en plus de mal à payer les intérêts de leurs dettes. Certains veulent sortir de cet enfer. Ils sont peu nombreux au départ. Les premiers profitent de la hausse de l’immobilier et des derniers entrants sur le marché.

Puis l’offre dépasse la demande, et le système s’emballe.

Aujourd’hui la déflation la nourrit. Cela n’a pas été la panique tout de suite. Non. Pas tout de suite. Même les pauvres sont attachés à leur patrimoine, si pauvres soient-ils. Mais la pression des fins de mois est la plus forte. Il faut se résigner à vendre. Il n’y a plus d’acheteurs. Dommage.

Dans quelques mois, les pauvres resteront endettés, bien peu seront encore propriétaires. Les voraces préparent leur prochain coup.

Il fallait trois ingrédients pour permettre au système de fonctionner quelques années. Un rêve : le droit à la propriété pour tous, le rêve américain. Des voraces qui n’hésitent pas à abuser des plus faibles, et des économistes qui, comme toutes les décennies, nous annoncent la fin de l’histoire.

Aujourd’hui on nous vente les bienfaits d’une « crise salutaire ». Mais n’est ce pas les mêmes qui hier nous annonçaient la propriété pour tous qui nous proposent maintenant du sang et des larmes ?

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Les pannes Internet au Moyen-Orient suscitent des soupçons géopolitiques
Par Paul Joseph Watson, Prison Planet
Dimanche 03 Février 2008 - danyquirion@videotron.ca

Des pannes majeures et sans précédent du réseau Internet à travers le Moyen-Orient et en Asie qui surviennent parce que quatre câbles sous-marins Internet ont été coupés de manière inexpliquée, suscitent des soupçons à l'effet qu'un événement majeur aux proportions géopolitique puisse être sur le point de se produire.

Les pannes du réseau Internet ont des effets sur de vastes étendues de l'Asie, du Moyen-Orient et au nord de l'Afrique, après que quatre connexions de câbles sous-marins aient été endommagées. L'Égypte, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, le Koweït, le Bahreïn, le Pakistan et l'Inde, ont tous de graves problèmes.

Selon le site « InternetTraffic.com, » l'Iran a été complètement coupé de l'Internet, bien que l'on puisse toujours accéder au blog de Mahmoud Ahmadinejad.

Il mérite d'être souligné qu'Israël et l'Irak ne sont pas affectés par la panne.

« Stephan Beckert, analyste à TeleGeography, une entreprise de recherche et de consultation sur des questions relatives au réseau Internet mondial, dit que les câbles endommagés représentent pour l'ensemble la majorité des communications internationales entre l'Europe et le Moyen-Orient, » tel que rapporté par CNN.

Les officiels disent que la cause derrière le sectionnement des câbles demeure inconnue, mais la deuxième plus grande entreprise de télécommunications des Émirats Arabes Unis a déclaré que les câbles ont été coupés parce que des navires laissaient traîner leurs ancres.

S'agit-il d'un [signe] précurseur visant à jeter le voile sur un événement imminent qui doit se dérouler au Moyen-Orient?

« Quelles sont les chances? Qui en profite? Se demande-t-on sur le blog "Crimes and Corruptions." Voyons voir. Le rapprochement iranien: « Ces derniers mois ont apporté de nombreux signes de rapprochement entre l'Iran et l'Egypte. »

« Quelle nation ne souhaite pas un tel rapprochement et qui, à la fois, possède des sous-marins qui peuvent couper les câbles? Pourquoi faire ça? Par vengeance et entre-temps les affaires commerciales sur le net en sont fortement affectées [NDT : transactions boursières et financières incluses]. Ou serait-ce plutôt une mise en scène pour autre chose? Notez que le réseau Internet fonctionne très bien en Israël. »

Sur le site «WhatReallyHappened.com [Nom d'un site Internet qui signifie en français : Que s'est-il réellement produit], Mike Rivero souligne que le mystérieux sabotage du câble pourrait présager une autre croisade impérialiste des néocons.

« Le plus gros problème rencontré par l'administration Bush en Irak était les images en provenance d'Internet qui montraient les horreurs commises sur le peuple iraquien et le dévoilement des mensonges du gouvernement à propos de Saddam, » écrit-il.

« Je suis profondément préoccupé par le fait que le sectionnement des câble sous-marins est destiné à empêcher le monde de voir quelque chose qui est sur le point de se produire, autrement que par la propagande des médias contrôlés par le gouvernement. »

Traduit par Dany Quirion pour Alter Info

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US Crashes Internet In Middle East After Saudi Threat, Russia Responds With Air Forces
February 3, 2008 - By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers
http://www.whatdoesitmean.com/index1067.htm

Reports circulating in the Kremlin today are painting a grim picture of just how desperate US War Leaders have become as their economy continues its freefall towards total bankruptcy by their crashing of Global Internet access for the Middle East’s banking centers in Egypt, Saudi Arabia, Abu Dhabi, Iran, UAR, Turkey and Kuwait.

These reports state that the Americans became ‘enraged’ this past week when the Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) rejected US demands for an immediate increase in oil production.

Further angering the Americans this past week was Turkey’s rejection of US demands for them to sever banking ties with Iran's Bank Mellat, and which allows Iranian continued access to Global banking resources.

But, these reports state, the greatest fears of the United States were raised this past week when Saudi Arabia ‘warned’ the United States to ‘back off’ of its threats against Iran or face the Saudi’s decoupling the US Dollar from its enormous World oil trade transactions.

Though the American President [pictured top left with Saudi King] personally went to the Saudi Kingdom to lobby the US’s Middle East allies in agreeing for attacks against Iran for the Iranians decoupling of the US Dollar from its oil trade, Bush was quickly rebuffed.

It should be noted that those Nations who have dared to decoupled the US Dollar from their oil trade, Iraq, Iran, Russia and Venezuela, have come under withering attacks from the Americans, and their Western Allies; none worse than the Iraqis who are reported to have suffered over 1 million deaths since being invaded by the US in 2003.

But, as these reports state, the ‘worst nightmare’ of the Americans appeared to be coming true this past week when their Saudi Arabian allies were reported to have begun the decoupling of the US Dollar from their oil trade with the intention of  replacing the rapidly declining American currency with the European Euro.

American War Leaders, though, have had previous warnings of the Saudis growing fears of being the holders of trillions of declining US Dollars with Saudi Arabia, for the first time, refusing to drop their interest rates in ‘lock-step’ with the US Federal Reserve, and leading to fears of a ‘stampede’ by other Middle Eastern Nations out of US Dollar backed assets.   

Under such a threat, and with the Saudi King growing closer to Iran’s President Ahmadinejad [both pictured top left 2nd photo], Russian Military Analysts state in these reports that the United States invoked one of their so called ‘nuclear options’ by severing the three major undersea cables connecting the Middle East’s major banking centers to their Western, and Global, counterparts.

The significance to the severing of these cables is the Middle East Banking Centers being denied access to the Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), based in Brussels and which carries up to 12.7 million messages a day containing instructions on many of the International transfers of money between banks, lies in Saudi Arabia, or any other Middle East Nation, being unable to change their previously, before loss of communication, encoded currency instructions from being changed.

Moscow’s actions against the West, in the severing by the United States of these cables, was swift as President Putin ordered Russian Air Force Fighters and Bombers to take immediate action to protect the Russian Nations vital undersea cables in the Arctic and Atlantic Oceans.

To some of the Russian Air Force assets used we can read as reported by the Reuters News Service article titled "Russia sends bombers, fighters to Atlantic, Arctic", and which says:

"Air force pilots will carry out practice in the areas involving reconnaissance, missile-bombing attacks on a navy attack force of a hypothetical enemy, air-to-air combat and refuelling and patrolling," an air force spokesman said. The bomber group included two Tupolev Tu-160 strategic bombers, codenamed "Blackjack" by NATO, two turbo-prop Tu-95 "Bear" strategic bombers, and eight Tu-22 "Blinder" bombers. MiG-31 and Su-27 fighters were also sent to the region."

To the final outcome of these events it is not in our knowing, other than one Russian Banking Official, wishing to remain anonymous, stating that, “Should the Saudi’s effectively decouple their oil from the US Dollar, the United States, for all practical purposes will cease to be a World power as it economy will collapse completely as the US Dollar has no value in and of itself due to the staggering debt of the Americans. Without oil they are nothing.]
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« Répondre #172 le: 04/02/2008 - 09:59:05 »

URGENT: LES FOUS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (ALIAS PETROLE ET GAZ) PANIQUENT GRAVEMENT. IL SONT VRAMENT DES IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES DE L'EXCREMENT DU DIABLE DEVENUS FOUS FURIEUX.

C'EST VRAIMENT MESQUIN DE LEUR PART.


***********

Les pannes Internet au Moyen-Orient suscitent des soupçons géopolitiques

Conséquence de cet acte terroriste =  Marine russe dans l'Atlantique

............................ Cables sous-marins sabotés...........

http://www.leblogfinance.com/2008/02/un-3eme-cble-so.html

SEA-ME-WE 4
http://en.wikipedia.org/wiki/SEA-ME-WE_4_(cable_system)
http://www.seamewe4.com/
http://www.seamewe4.net/

FALCON (cable system) ( http://en.wikipedia.org/wiki/Flag_Telecom )
http://en.wikipedia.org/wiki/FALCON_%28cable_system%29
http://www.flagtelecom.com/index.cfm?page=3991

.............................

Par Paul Joseph Watson, Prison Planet - Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
http://www.alterinfo.net/Les-pannes-Internet-au-Moyen-Orient-suscitent-des-soupcons-geopolitiques_a16465.html?PHPSESSID=d10b1e02c3df13e1969dd9ee0f8fe7dd

Des pannes majeures et sans précédent du réseau Internet à travers le Moyen-Orient et en Asie qui surviennent parce que quatre câbles sous-marins Internet ont été coupés de manière inexpliquée, suscitent des soupçons à l'effet qu'un événement majeur aux proportions géopolitique puisse être sur le point de se produire.

Les pannes du réseau Internet ont des effets sur de vastes étendues de l'Asie, du Moyen-Orient et au nord de l'Afrique, après que quatre connexions de câbles sous-marins aient été endommagées. L'Égypte, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, le Koweït, le Bahreïn, le Pakistan et l'Inde, ont tous de graves problèmes.

Selon le site « http://www.internettrafficreport.com  http://www.internettrafficreport.com/asia.htm » l'Iran a été complètement coupé de l'Internet http://www.internettrafficreport.com/history/267.htm , bien que l'on puisse toujours accéder au blog de Mahmoud Ahmadinejad.

Il mérite d'être souligné qu'Israël et l'Irak ne sont pas affectés par la panne.

« Stephan Beckert, analyste à TeleGeography, une entreprise de recherche et de consultation sur des questions relatives au réseau Internet mondial, dit que les câbles endommagés représentent pour l'ensemble la majorité des communications internationales entre l'Europe et le Moyen-Orient, » tel que rapporté par CNN.

Les officiels disent que la cause derrière le sectionnement des câbles demeure inconnue, mais la deuxième plus grande entreprise de télécommunications des Émirats Arabes Unis a déclaré que les câbles ont été coupés parce que des navires laissaient traîner leurs ancres.

S'agit-il d'un [signe] précurseur visant à jeter le voile sur un événement imminent qui doit se dérouler au Moyen-Orient?

« Quelles sont les chances? Qui en profite? Se demande-t-on sur le blog "Crimes and Corruptions". Voyons voir. Le rapprochement iranien: « Ces derniers mois ont apporté de nombreux signes de rapprochement entre l'Iran et l'Egypte. »

« Quelle nation ne souhaite pas un tel rapprochement et qui, à la fois, possède des sous-marins qui peuvent couper les câbles? Pourquoi faire ça? Par vengeance et entre-temps les affaires commerciales sur le net en sont fortement affectées [NDT : transactions boursières et financières incluses]. Ou serait-ce plutôt une mise en scène pour autre chose? Notez que le réseau Internet fonctionne très bien en Israël. »

Sur le site «WhatReallyHappened.com [Nom d'un site Internet qui signifie en français : Que s'est-il réellement produit], Mike Rivero souligne que le mystérieux sabotage du câble pourrait présager une autre croisade impérialiste des néocons.

« Le plus gros problème rencontré par l'administration Bush en Irak était les images en provenance d'Internet qui montraient les horreurs commises sur le peuple iraquien et le dévoilement des mensonges du gouvernement à propos de Saddam, » écrit-il.

« Je suis profondément préoccupé par le fait que le sectionnement des câble sous-marins est destiné à empêcher le monde de voir quelque chose qui est sur le point de se produire, autrement que par la propagande des médias contrôlés par le gouvernement. »

http://en.wikipedia.org/wiki/ALPAL-2_%28cable_system%29
http://www.kidorf.com/DBResult.php?Name=&Landing=Algiers,%20Algeria&Location=NONE&Repeatered=Both&PHPSESSID=b634b82303e2ff316d0bc53c7367f9b9
http://www.kidorf.com/DBResult.php?Name=&Landing=Annaba,%20Algeria&Location=NONE&Repeatered=Both&PHPSESSID=b634b82303e2ff316d0bc53c7367f9b9

Landing Site: Annaba, Algeria
Name   Region   Date   Route Length (km)   Suppliers
MED-LINK    Mediterranean    2005    1300    Alcatel
SEA-ME-WE-4 (Segment 4)    Inter-regional    tbd    0    Alcatel, Fujitsu

Landing Site: Algiers, Algeria
Name   Region   Date   Route Length (km)   Suppliers
Algiers Palma (ALPAL-2)    Caribbean    2002    312    Pirelli, NEC
MED-LINK    Mediterranean    2005    1300    Alcatel
SEA-ME-WE-2 (Segment 5)    Inter-regional    1994    3660    Alcatel Submarcom, AT&T, STC, Simplex[/b]

**************

Un 3eme câble sous-marin lié à Flag Telecom coupé au Moyen-Orient
http://www.leblogfinance.com/2008/02/un-3eme-cble-so.html

FALCON (cable system) ( http://en.wikipedia.org/wiki/Flag_Telecom )

Loi des séries ? Ou actes intentionnels ? On va finir pas devoir se poser la question.

Alors que le trafic voix et données est très fortement perturbé en Inde, suite à des coupures de câbles d'une importance stratégique, un nouveau câble sous-marin de télécommunication a été endommagé au Moyen-Orient.

Le câble Falcon a été coupé à 56 kilomètres au large de Dubaï, dans les eaux du Golfe, entre Oman et les Emirats arabes unis, a précisé la société propriétaire du câble, Flag Telecom, qui fait partie du groupe indien Reliance Communications.

Selon la société, un navire de réparation doit arriver sur zone dans les prochains jours. La raison de la rupture du câble n'a pas été précisée.

Comble de malchance, signe du destin, voire acte malveillant, Flag Telecom est également propriétaire d'un des deux autres câbles endommagés au large de l'Egypte, mercredi en mer Méditerranée. Pour rappel, FLAG Telecom, basé à Mumbai en Inde possède deux filiales : FLAG et FALCON. FLAG Telecom est une filiale du groupe Reliance Communications, lequel est une filiale de ADAG (Anil Dhirubhai Ambani Group) du milliardaire indien Anil Ambani.

A la suite de ces dégâts, les communications ont été considérablement perturbées en Egypte comme en Inde. Revers de la médaille de la délocalisation en quelque sorte, car l'industrie de la sous-traitance informatique représente pour l'Inde 11 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel et emploie 700.000 personnes.

L'incident a frappé également plusieurs pays arabes du Golfe, notamment les Emirats arabes unis, le Koweït, l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman, ralentissant le débit des flux et perturbant l'accès à Internet proprement dit.

Aux Emirats arabes unis, "Du", un des opérateurs de téléphonie, cité par le quotidien anglophone Khaleej Times, a estimé que le dernier incident en date pourrait ralentir les efforts en cours pour rétablir un service normal. "Du a été informé d'un nouveau dommage sur un câble Falcon. Ce dernier incident a entraîné des complications par rapport aux difficultés existantes", explique la société.

Le principal opérateur de téléphonie émirati, Etisalat, n'a pas été affecté par les dégâts sur les câbles Falcon, n'utilisant pas ce dernier pour écouler son trafic.

Les perturbations sur le réseau internet provoquées par l'endommagement de câbles internet sous-marins pourraient durer encore 10 jours, a annoncé quant à lui le ministère égyptien des Communications et des technologies de l'information.

Un bateau est attendu mardi matin dans la zone où les deux câbles ont été endommagés mercredi, en Méditerranée, pour commencer des réparations. "Le réseau internet fonctionne à 55%", ajoute le communiqué, qui précise que des informaticiens ont été mobilisés en urgence pour trouver des routes contournant les câbles endommagés.

Ces coupures pourraient impacter les entreprises européennes et américaines qui ont délocalisé ou externalisé des parties de leur activités à des prestataires Indiens, Pakistanais et plus généralement au Moyen-Orient.

Source : AFP, Reuters, indeinfos.blogspot.com

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Égypte : Les navires n'ont pas sectionné les câbles Internet
ABC News (Australie), le 4 février 2008
Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
http://www.alterinfo.net/egypte-Les-navires-n-ont-pas-sectionne-les-cables-Internet_a16537.html?PHPSESSID=a9eb3ff465f1ab1de3f9ef6a0b83eab2
Source : http://www.abc.net.au/news/stories/2008/02/04/2153455.htm

Les navires ne sont pas responsables des dommages causés aux câbles sous-marins du réseau Internet dans la mer Méditerranéen, selon ce qu'affirme le gouvernement d'Égypte.

Deux câbles ont été endommagés plus tôt cette semaine dans la mer Méditerranée et un autre au large des côtes de Dubaï, provoquant des perturbations à l'Internet et aux services téléphoniques internationaux en Égypte, aux états Arabes du Golfe et en Asie du Sud.

Un quatrième câble reliant le Qatar aux Émirats Arabes Unis a été endommagé ce dimanche, causant encore plus de perturbations, selon ce qu'a déclaré le fournisseur de télécommunications Qtel.

Le ministère des transports d'Égypte a déclaré que des images enregistrées par les caméras vidéo sur le rivage de la localisation des câbles ne montraient aucun trafic maritime dans la zone lorsque les câbles ont été endommagés.

« Le Comité de transport maritime du Ministère a passé en revue les enregistrements vidéos couvrant la période des 12 heures précédentes et des 12 heures subséquentes du moment où les câbles ont été sectionnés et aucun bateau ne naviguait dans la région, » tel que déclaré dans un communiqué.

« Cette zone est également indiquée sur les cartes comme une zone interdite à la navigation et il est donc exclu que les dommages causés aux câbles soient attribuables aux navires. »

De précédents reportages prétendaient que les dommages avaient été causés par des navires qui avaient été détournés de leur itinéraire habituel en raison du mauvais temps.

Un navire est attendu mardi pour débuter les travaux de réparation des deux câbles de la Méditerranée.

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Une « épidémie » de coupures de câbles sous marins affecte Internet au Moyen Orient (VO)
3 février 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648
Infographie Guardian Réseau Internet mondial

Depuis mercredi ce sont quatre câbles , deux au large d’Alexandrie, deux dans le Golfe Persique, qui ont été coupés, sans que l’on connaisse aujourd’hui la cause de ces incidents. Le trafic Internet au Moyen Orient et en Inde a été considérablement affecté.

A submarine cable in the Middle East has been snapped, adding to global net problems caused by breaks in two lines under the Mediterranean on Wednesday. The Falcon cable, owned by a firm which operates another damaged cable, led to a "critical" telecom breakdown, according to one local official.

Wednesday’s incident caused disruption to 70% of the nationwide internet network in Egypt on Wednesday, while India suffered up to 60% disruption.

The first cable - the Fiber-Optic Link Around the Globe (FLAG) - was cut at 0800 on 30 January, the firm said.

A second cable thought to lie alongside it - SEA-ME-WE 4, or the South East Asia-Middle East-West Europe 4 cable - was also split.

FLAG is a 28,000km (17,400 mile) long submarine communications cable that links Australia and Japan with Europe via India and the Middle East.

SEA-ME-WE 4 is a submarine cable linking South East Asia to Europe via the Indian subcontinent and the Middle East.

The two cable cuts meant that the only cable in service connecting Europe to the Middle East via Egypt was the older Sea-M-We 3 system, according to research firm TeleGeography.

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

One cable was damaged near Alexandria, Egypt, and the other in the waters off Marseille, France, telecommunications operators said. The two cables, which are separately managed and operated, were damaged within hours of each other.

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

Nombre de réseaux hors service le 30 - Coupures à 4:30 et 8:00

Arabian Business 03 February 2008

Internet services in Qatar have been seriously disrupted because of damage to an undersea telecoms cable linking the Gulf state to the UAE, the fourth such incident in less than a week.

Qatar Telecom (Qtel) said on Sunday the cable was damaged between the Qatari island of Haloul and the UAE island of Das on Friday.

It is expected to take at least "a few days" to fix, according to one person with knowledge of the situation.

The damage caused major problems for internet users in Qatar over the weekend, but Qtel’s loss of capacity has been kept below 40% thanks to what the telecom said was a large number of alternative routes for transmission. (...)

Etisalat said it had been informed by Flag Telecom, which operates one of the two damaged cables in the Mediterranean Sea, that the problem should be fixed in two weeks, while the operator of the other cable planned to carry out repairs on February 8.

Flag said on Saturday a ship should reach the cable repair ground by February 5.

Trafic Internet : Etat du réseau

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

Iran is not disconnected

Like most countries in the region, the outages in Iran were very significant, but for the most part they did not exceed 20% of their total number of networks. Now 20% is a significant loss, but in the context of an event where countries lost almost all of their connectivity, such a loss did not place Iran into the top 10 of impacted countries.

Khaleej Times 3 February 2008

Ships did not cause Internet cable damage

Damage to undersea Internet cables in the Mediterranean that hit business across the Middle East and South Asia was not caused by ships, Egypt’s communications ministry said on Sunday, ruling out earlier reports.

The transport ministry added that footage recorded by onshore video cameras of the location of the cables showed no maritime traffic in the area when the cables were damaged.

‘The ministry’s maritime transport committee reviewed footage covering the period of 12 hours before and 12 hours after the cables were cut and no ships sailed the area,’ a statement said.

‘The area is also marked on maps as a no-go zone and it is therefore ruled out that the damage to the cables was caused by ships,’ the statement added.

Two cables were damaged earlier this week in the Mediterranean sea and another off the coast of Dubai, causing widespread disruption to Internet and international telephone services in Egypt, Gulf Arab states and South Asia.

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US Crashes Internet In Middle East After Saudi Threat, Russia Responds With Air Forces
February 3, 2008 - By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers
http://www.whatdoesitmean.com/index1067.htm

Reports circulating in the Kremlin today are painting a grim picture of just how desperate US War Leaders have become as their economy continues its freefall towards total bankruptcy by their crashing of Global Internet access for the Middle East’s banking centers in Egypt, Saudi Arabia, Abu Dhabi, Iran, UAR, Turkey and Kuwait.

These reports state that the Americans became ‘enraged’ this past week when the Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) rejected US demands for an immediate increase in oil production.

Further angering the Americans this past week was Turkey’s rejection of US demands for them to sever banking ties with Iran's Bank Mellat, and which allows Iranian continued access to Global banking resources.

But, these reports state, the greatest fears of the United States were raised this past week when Saudi Arabia ‘warned’ the United States to ‘back off’ of its threats against Iran or face the Saudi’s decoupling the US Dollar from its enormous World oil trade transactions.

Though the American President [pictured top left with Saudi King] personally went to the Saudi Kingdom to lobby the US’s Middle East allies in agreeing for attacks against Iran for the Iranians decoupling of the US Dollar from its oil trade, Bush was quickly rebuffed.

It should be noted that those Nations who have dared to decoupled the US Dollar from their oil trade, Iraq, Iran, Russia and Venezuela, have come under withering attacks from the Americans, and their Western Allies; none worse than the Iraqis who are reported to have suffered over 1 million deaths since being invaded by the US in 2003.

But, as these reports state, the ‘worst nightmare’ of the Americans appeared to be coming true this past week when their Saudi Arabian allies were reported to have begun the decoupling of the US Dollar from their oil trade with the intention of  replacing the rapidly declining American currency with the European Euro.

American War Leaders, though, have had previous warnings of the Saudis growing fears of being the holders of trillions of declining US Dollars with Saudi Arabia, for the first time, refusing to drop their interest rates in ‘lock-step’ with the US Federal Reserve, and leading to fears of a ‘stampede’ by other Middle Eastern Nations out of US Dollar backed assets.  

Under such a threat, and with the Saudi King growing closer to Iran’s President Ahmadinejad [both pictured top left 2nd photo], Russian Military Analysts state in these reports that the United States invoked one of their so called ‘nuclear options’ by severing the three major undersea cables connecting the Middle East’s major banking centers to their Western, and Global, counterparts.

The significance to the severing of these cables is the Middle East Banking Centers being denied access to the Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), based in Brussels and which carries up to 12.7 million messages a day containing instructions on many of the International transfers of money between banks, lies in Saudi Arabia, or any other Middle East Nation, being unable to change their previously, before loss of communication, encoded currency instructions from being changed.

Moscow’s actions against the West, in the severing by the United States of these cables, was swift as President Putin ordered Russian Air Force Fighters and Bombers to take immediate action to protect the Russian Nations vital undersea cables in the Arctic and Atlantic Oceans.

To some of the Russian Air Force assets used we can read as reported by the Reuters News Service article titled "Russia sends bombers, fighters to Atlantic, Arctic", and which says:

"Air force pilots will carry out practice in the areas involving reconnaissance, missile-bombing attacks on a navy attack force of a hypothetical enemy, air-to-air combat and refuelling and patrolling," an air force spokesman said. The bomber group included two Tupolev Tu-160 strategic bombers, codenamed "Blackjack" by NATO, two turbo-prop Tu-95 "Bear" strategic bombers, and eight Tu-22 "Blinder" bombers. MiG-31 and Su-27 fighters were also sent to the region."

To the final outcome of these events it is not in our knowing, other than one Russian Banking Official, wishing to remain anonymous, stating that, “Should the Saudi’s effectively decouple their oil from the US Dollar, the United States, for all practical purposes will cease to be a World power as it economy will collapse completely as the US Dollar has no value in and of itself due to the staggering debt of the Americans. Without oil they are nothing.]

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Middle East Internet Blackouts Spur Geopolitical Suspicions
Bloggers says big event could be right around the corner, Iran completely cut off


Paul Joseph Watson - Prison Planet - Friday, February 1st, 2008
http://www.prisonplanet.com/articles/february2008/020108_internet_blackouts.htm

Unprecedented mass Internet outages throughout the Middle East and Asia after no less than four undersea Internet cables were cut without explanation are spurring suspicions that a major event of geopolitical proportions may be just around the corner.

Internet blackouts are impacting large tracts of Asia, the Middle East and North Africa after four undersea cable connections were severed. Egypt, Saudi Arabia, Qatar, the United Arab Emirates, Kuwait, Bahrain, Pakistan and India, are all experiencing severe problems.

According to http://www.internettrafficreport.com/history/267.htm , Iran has been completely cut off from the Internet, though Mahmoud Ahmadinejad's blog can still be accessed.

Most notably, Israel and Iraq are unaffected by the outage.

"Stephan Beckert, an analyst with TeleGeography, a research company that consults on global Internet issues, said the damaged cables collectively account for the majority of international communications between Europe and the Middle East," reports CNN.

Officials say that the cause behind the severing of the cables remains unknown, but United Arab Emirates' second largest telecom company said the cables were cut due to ships dragging their anchors.

Is this a pre-cursor to throw a veil over an imminent staged event in the Middle East?

"What are the odds? Who benefits? asks the Crimes and Corruptions blog. "Let's see. Iranian rapprochement: "Recent months have brought signs of a growing rapprochement between Iran and Egypt."

"What nation would not like this and has subs which could cut the cables? Why do it? Payback as over the net business is badly damaged. Or is this a setup for more? Note the internet is working just fine in Israel."

Over at WhatReallyHappened.com, Mike Rivero points out that the mysterious cable sabotage could portend another imperial Neo-Con crusade in the works.

"The biggest problem the Bush administration faced during Iraq were images coming over the internet that showed the horrors being visited on the Iraqi people, and exposed the government's lies about Saddam," he writes.

"I am greatly concerned that these undersea cable cuttings are intended to prevent the world from seeing something that is about to happen, other than through the government-controlled propaganda/media."

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Mediterranean Submarine Cable Cut
Rocco Fanucci – Wed, 2008 – 01 – 30 13:02
http://blog.reallyrocketscience.com/node/872

Wow, big fiber cut yesterday, about a year after the one near Taiwan. If you're in the Middle East, you know: Internet service is disrupted in Egypt, the Gulf Region and to India, too:

Egypt's Telecommunications Ministry said a communications cable in the Mediterranean was cut, disrupting 70 percent of the country's Internet network.

The ministry said in a statement it was not known how the cable was cut but that services would probably take several days to return to normal.

India reported serious disruptions to its services and one Indian Internet service provider linked the problem to the Egyptian outage.

Seems the cut was somewhere between Palermo, Sicily, and Alexandria, Egypt. That sounds like the South East Asia-Middle East-West Europe 4 (SEA-ME-WE 4) cable, which has 17 landing points connected:

1. Marseilles, France
2. Annaba, Algeria
3. Bizerte, Tunisia
4. Palermo, Italy
5. Alexandria, Egypt
6. Cairo, Egypt (overland)
7. Suez, Egypt (overland/return to submarine)
8. Jeddah, Saudi Arabia
9. Fujairah, United Arab Emirates
10. Karachi, Pakistan
11. Mumbai, India
12. Colombo, Sri Lanka
13. Chennai, India
14. Cox's Bazar, Bangladesh
15. Satun, Thailand
16. Melaka/Malacca, Malaysia
17. Tuas, Singapore

Our friends at SES NEW SKIES probably had their phones ringing off the hook yesterday. Best remedy for fiber cuts is a satcom backup. That's the "secret sauce" in a well-run network.

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Pentagone : « Nous devons combattre le Net »
Par Brent Jessop
http://www.alterinfo.net/Pentagone-Nous-devons-combattre-le-Net-_a16495.html

Information Operation Roadmap - Partie 3

​​​​Dans son document Information Operations Roadmap [feuille de route des opérations sur l'information], le Pentagone est franc sur le fait qu'Internet, avec son potentiel à la liberté d'expression, s'oppose directement à ses objectifs. Internet doit être traité comme s'il s'agissait d'un « système d'armement » ennemi.

​​​​Le document de 2003 du Pentagone, intitulé Information Operation Roadmap, a été divulgué au public suite à une demande, faite sous la loi de la Liberté de l'Information, aux Archives de la Sécurité Nationale de l'Université George Washington en 2006. L'explication détaillée de l'idée maîtresse de ce document, et l'importance de l'information ou des opérations de guerre de l'information, a été décrite dans le premier article de cette série (1).


Attaque du réseau informatique

​​​​Tiré du document Information Operation Roadmap :

​​​​Dès que les recommandations de ce rapport seront mises en œuvre, elles serviront de point de départ à l'amélioration rapide des capacités d'attaque du réseau informatique. - 7

​​​​L'amélioration des possibilités des opérations militaires sur l'information, incluent : ... Une série d'offensives vigoureuses incluant la gamme complète de moyens électroniques et les attaques contre le réseau informatique... - 7

​​​​Le Pentagone se servira-t-il de ses capacités d'attaque des réseaux informatiques contre Internet ?

Combattre le Net

​​​​Nous devons combattre le Net. Le Ministère de la Défense est en train de construire une force focalisée sur l'information. Les réseaux deviennent de plus en plus le centre de gravité opérationnel et le Ministère doit être prêt à « combattre le Net. » - 6

​​​​La stratégie de « défense en profondeur » du Ministère de la Défense devra fonctionner sur le principe de « combattre le Net » comme s'il s'agissait d'un système d'armement. - 13

​​​​On ne devrait donc pas s'étonner de voir le Pentagone s'attaquer énergiquement aux « autoroutes de l'information » pour tenter d'obtenir la suprématie dans la guerre de l'information. L'implication de Donald Rumsfeld dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain [Project for a New American Century - abréviation anglaise : PNAC] jette davantage de lumière sur le besoin et le désir de contrôler l'information.

Le PNAC souhaite dominer le cyberespace

​​​​Le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC) a été établi en 1997 avec un nombre imposant de membres qui sont devenus plus tard le noyau de l'administration de George W. Bush. Parmi beaucoup d'autres puissants, mais dont les noms sont moins connus, la liste comprend : Jeb Bush, Dick Cheney, I. Lewis Libby, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz. Leur objectif déclaré est d'utiliser une énorme expansion militaire étasunienne dans le plan de « domination mondiale des États-Unis. » En septembre 2000, le PNAC a publié le désormais tristement célèbre document intitulé Reconstruire les Défenses des États-Unis [Rebuilding America's Défenses]. Ce document a un thème très similaire à « Information Operation Roadmap » du Pentagone, qui fut signé par le Ministre de la Défense Donald Rumsfeld.

​​​​Tiré du document Reconstruire les Défenses des États-Unis :

​​​​Il est maintenant communément admis que l'information et les autres nouvelles technologies... créent une dynamique pouvant menacer la capacité des États-Unis à user de leur puissance militaire dominante. - 4

​​​​Le contrôle de l'espace et du cyberespace, tout comme le contrôle de la haute mer, et la protection du commerce international, permettait dans le passé de définir les puissances mondiales, le contrôle des « biens communaux internationaux » sera la clé du pouvoir mondial dans l'avenir. Si les États-Unis sont incapables de protéger leurs intérêts ou ceux de leurs alliés dans l'espace ou dans la sphère de l'information (infosphère) ils auront du mal à exercer le leadership dans la politique mondiale. - 51

​​​​Même s'il faut des dizaines d'années avant que le processus de transformation se déploie, avec le temps, l'art de la guerre dans les airs, sur terre et sur mer, sera très différent de ce qu'il est aujourd'hui, et le « combat » se déroulera probablement dans de nouvelles dimensions : dans l'espace, dans le « cyberespace, » et peut-être dans le monde microbien. - 60

​​​​Pour en savoir plus sur le document Reconstruire les Défenses des Etats-Unis, [Rebuilding America's Defences] lire ici (anglais).

Internet 2

​​​​Dans le document Information Operations Roadmap, la partie des plans relatifs à Internet consiste à assurer « la dégradation subtile du réseau plutôt que son effondrement. » (Page 45) C'est présenté en termes « défensifs, » mais il est probable que ce soit aussi exclusivement défensif que le Ministère de la Défense.

​​​​Que le Pentagone s'inquiète d'Internet n'est pas un mal en soi. C'est après tout le Ministère de la défense, par l'intermédiaire du DARPA, qui nous a donné Internet à l'origine. Parmi de nombreux autres point positifs pour le Pentagone, Internet est utile, non seulement comme outil d'affaires, mais aussi comme excellent moyen de surveillance et de suivi des utilisateurs, pour l'acclimater les gens au monde virtuel, et pour élaborer le profil psychologique de chaque utilisateur. Mais l'un des problèmes avec Internet tel qu'il est conçu actuellement, est son potentiel à la dissémination d'idées et d'informations en désaccord avec les thèmes et les messages du gouvernement étasunien, à ce que l'on appelle communément la liberté d'expression. Bien entendu, puisque le plan consiste à dominer totalement l'infosphère, Internet devrait être adapté ou remplacé par une version améliorée et encore plus sympathique pour le Pentagone.

​​​​Dans un article de Paul Joseph Watson du site Prison Planet.com, l'émergence d'Internet 2 est décrite.

​​​​Le développement d'« Internet 2 » est également conçu pour créer un système de castes en ligne, par lequel les anciens concentrateurs Internet seraient laissés se détériorer et mourir, forçant les gens à utiliser le nouvel Internet, taxable, censuré et réglementé. Si vous tentez de comprendre à quoi ressemblera exactement Internet dans cinq ans, à moins que nous n'y résistions, jetez juste un coup d'œil sur les derniers efforts de la Chine pour éliminer complètement la dissidence et l'anonymat sur le web.

Conclusion

​​​​Dans le prochain article nous examinerons le recours du Pentagone aux opérations psychologiques ou PSYOP et dans le dernier article de cette série nous examinerons si oui ou non il existe des limites à l'usage d'opérations sur l'information contre le publique étasunien ou l'audience étrangère.

​​​​L'auteur Brent Jessop est étudiant en deuxième année de maîtrise en génie biologique à l'université de Guelph en Ontario au Canada.

Original : http://www.knowledgedrivenrevolution.com/Articles/200711/20071119_IOR_3_Fight_Net.htm
Traduit au mieux par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info

Note des traducteurs :

(1) Cet article est le troisième d'une série de cinq. Étant donné les pannes majeures du réseau Internet au Moyen-Orient et les suspicions qui en découlent, nous avons choisi de traduire dans le désordre, ce troisième article spécifique à l'Internet. La traduction des quatre autres articles relatifs au document « Information Operation Roadmap » du Pentagone suivra.

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MERCI A INFORMATICIEN

C'est très très grave, le tarissement du pétrole et du gaz naturel (Pic pétrolier et Pic gazier) rend le "monde occidental à sa tête les USA (OTAN)" complètement fou, génocidaire et hystérique :

Voir l'extrait très instructif de l'interview (en Francais) de Webster G. Tarpley concernant les "Ogives nucléaires U.S. disparues : une trahison au plus haut niveau" auteur de "La Terreur fabriquée, Made in USA" suivante sur :

Pour sauvegarder la video sur votre ordinateur utilisez les outils gratuits suivants :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/


http://video.google.fr/videoplay?docid=-6185283961275797800

Article : Ogives nucléaires disparues : une trahison au plus haut niveau

Guerre nucléaire = http://www.mondialisation.ca/index.php?context=newsHighlights&newsId=34

Et dire qu'il y a des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux" complicent dans cette "opération" du criminel de guerre, génocidaire et chef occulte de la société Halliburton activant en Algérie, DICK CHENEY.

Vous comprenez, maintenant, pourquoi les mercenaires sanguinaires (dont  des agents confirmés de la CIA et du MOSSAD) de Halliburton ont envahi et occupé le Sud Algérien avec la complicité des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux" et pourquoi il y a tellement d'attentats visant les Algériens du Nord de l'Algérie, avec la complicité des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux", pour détourner ( diversion ) leur attention de l'invasion, occupation et colonisation "militaire et para-militaire" du Sud Algérien par des mercenaires sanguinaires de DICK CHENEY et son clan de génocidaire. Hitler est un enfant de chœur par rapport à eux.


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Nucléaire algérien : un général, qui était présent clandestinement à Washington le jour des attentats du 11 septembre 2001, prêche à Washington
lundi, 5 novembre 2007 | par Laurent Léger
http://www.bakchich.info/article1895.html

http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2764
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2767


… Suite aux articles récemment parus dans la presse israélienne et américaine sur le nucléaire algérien (cf. l’hebdo de Bakchich n° 53), le général major Mohamed Médiène, dit « Tewfik » s’est rendu en personne à Washington. Au programme : convaincre ses homologues américains que l’Algérie dispose d’une capacité nucléaire pacifique.

Le puissant patron du Département de renseignement et de sécurité (DRS, l’ex-Sécurité militaire) en a profité pour rappeler au Pentagone le rôle que son pays joue dans la lutte anti-terroriste et l’intérêt pour les Etats-Unis de le soutenir afin d’éviter qu’il ne s’effondre. Ce qui aurait des conséquences dramatiques en Méditerranée.

Ce discours aux tonalités apocalyptiques n’a pas totalement convaincu les pontes américains qui ont demandé à pouvoir visiter à l’improviste les sites nucléaires algériens.

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Trois en un
Chawki Amari - 30 janvier 2008 - El Watan
http://www.elwatan.com/spip.php?article85996

D’Alger, Oran ou Annaba, entre deux soirées brochettes, entre un cinéma, concert ou exposition, dans une rencontre littéraire ou simplement autour d’un thé très sucré entre amis, on ne le voit pas et ne l’entend pas. On aperçoit tout juste, dans un coin de journal du lendemain matin, l’information qui fait état de trois terroristes abattus ou de trois militaires tombés dans une embuscade. D’une bombe qui a explosé devant un bâtiment des forces de sécurité ou de la mort d’un émir connu uniquement des spécialistes. A 100 kilomètres d’Alger, c’est la guerre, un combat permanent entre des groupes irréductibles et l’ensemble des forces de sécurité. Pendant qu’à Alger, on assure que la paix est revenue, à Thenia et à Naciria, on tire sur des commissariats. Pendant qu’à El Mouradia, on se vante d’une réussite totale du bilan sécuritaire, les casernes de Baghlia ou Zemmouri sont sur le pied de guerre. Pendant qu’à Oran, on fête les circoncisions et qu’à Aflou, on fête les reconductions, presque quotidiennement, les forces de sécurité abattent des terroristes pendant que ces derniers posent des bombes et attaquent patrouilles, barrages et casernes. Une partition non dite de l’Algérie, avec les grandes villes du Nord, plus ou moins sécurisées, les zones terroristes où il ne fait pas bon se promener en habit de policier ou en minijupe à la tombée de la nuit, et le grand Sud, très sécurisé. Trois pays en un, l’un aux mains de l’Algérie, le second aux mains de la multinationale Qaïda et le troisième aux mains des Américains. Ce n’est pas l’Irak mais vu d’Alger, tout semble très loin, Baghlia, Drâa El Mizan ou Illizi. A partir d’Alger, pour aller à Hassi Messaoud, il faut un laisser-passer. Pour aller à Zemmouri, il faut une voiture blindée. Pour rester à Alger, par contre, il ne faut pas grand-chose. Si, beaucoup d’argent. Et une bonne raison de vivre.

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Ce n’est déjà plus le troisième mandat qu’il nous faut éviter, mais le désastre national !
le 30 Janvier, 2008 - Mohamed Benchicou - Le Matin
http://www.lematindz.net/news/ce-nest-deja-plus-le-troisieme-mandat-quil-nous-faut-eviter-mais.html

J’observe que l’année débute avec le dramatique paradoxe de GI’s entrant en Algérie sur de gros porteurs pendant qu’en sortent des jeunes Algériens sur des embarcadères et je me tourne alors vers mes amis qui s’amusent, une fois de plus, une fois de trop, à se tromper de débat ou, pire, à se tromper d’anxiété. Que leur dire ? Eh bien, pour commencer par le moins grave, que ce spectacle d’une camora en train de se reconduire pour un troisième mandat à la force du déshonneur et du mensonge, que ce spectacle là n’est pas le nôtre. Assez de s’exciter sur les fourberies des uns et sur le silence des autres comme des boolmakers s’exciteraient sur une course de chiens. Ce carrousel des serfs manque de panache et de pedigree. Ce n’est pas la parade de la Cavalerie de Saumur, c’est tout au plus un manège de chevaux de bois où l'on court la bague. Et il manque à nos protagonistes la noblesse du lévrier et cette majesté que Jack London a si souvent décrite chez le chien husky : le caractère farouchement indépendant !

Et puis, quoi de plus normal qu’une coterie décadente qui s’agrippe au trône pour s’épargner le procès sur sa décadence ?

Mais ah, Dieu, si ce n’était que cela, le prix de la méprise ! Car n’est-il pas déjà trop tard pour tout ? Réalisons la situation : ce n’est déjà plus le troisième mandat qu’il nous faut éviter, mais le désastre national ! Ces GI’s installés clandestinement dans notre désert pendant que nos enfants s’expatrient encore plus clandestinement, n’est-ce pas le signe que nous sommes déjà placés devant le funeste choix entre une solution à l’irakienne et une autre à la kényane ? Car il s’est écoulé deux mandats avant celui pour lequel on épilogue, et ils ont abouti à ceci : le laminage de l’Etat ! Inutile de le chercher, l’Etat algérien n’existe plus ! Ou seulement sous cette forme hybride de clans qui s’étripent pour le bout de gras.

Cet Etat là, l’Etat de Bouteflika, est trop faible pour combattre le terrorisme, trop corrompu pour redistribuer équitablement le revenu national et tracer la voie pour la jeunesse. Il ne remplit plus sa fonction de protecteur ni encore moins celle de régulateur. Alors tendons l’oreille à ces bruits de bottes : ce sont les Américains qui viennent mettre de l’ordre chez nous ! Et écoutons cette colère des gens affamés et désespérés : ceux qui n’ont pas pu prendre la mer s’apprêtent à demander des comptes !

A quel prix tout cela ? Et vers où irons-nous ?

Voilà la vraie anxiété que je vois se profiler en 2008. Fatalité ? Sans doute pas. Mais en sortir exige de nous autre chose qu’une algarade autour du troisième mandat qui, lui-même, n’a désormais plus de sens : Bouteflika est-il sûr de gouverner en 2009 un pays encore gouvernable ?

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Ogives nucléaires disparues : une trahison au plus haut niveau

Par Mahdi Darius Nazemroaya - Le 16 novembre 2007 - mondialisation.ca
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7336
Guerre nucléaire = http://www.mondialisation.ca/index.php?context=newsHighlights&newsId=34
Mahdi Darius Nazemroaya est un auteur indépendant basé à Ottawa et spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient. Il est chercheur associé au Centre de recherches sur la mondialisation.

Selon de nombreux rapports, plusieurs bombes nucléaires ont été « perdues » pendant 36 heures après qu’elles aient décollé le 29-30 août 2007 pour un voyage d’un bout à l’autre des États-Unis, de la base militaire de l’US Air Force de Minot dans le Dakota du Nord à la base militaire de l’US Air Force de Barksdale en Louisiane. [1] Selon certaines informations, six ogives nucléaires W80-1 armées sur des missiles de croisière AGM-129, auraient été « perdues. » [2] L’histoire a été signalée pour la première fois par le Military Times, après que des militaires aient laissé filtrer l’histoire.  

Il est également intéressant de noter que le 27 août 2007, soit quelques jours avant l’incident des missiles nucléaires « perdus », trois bombardiers B-52 effectuaient des missions spéciales sous mandat direct du général Moseley, chef d’état-major de l’US Air Force. [3] Il a été rapporté que l’exercice était une mission de collecte d’images et d’informations aériennes. La base de Minot est aussi le siège de la 91ème Space Wings [NDT : une unité de missiles stratégiques], une unité sous le commandement de l’Air Force Space Command [NDT : Force aérienne spatiale des États-Unis, ayant entre autre la responsabilité des missiles intercontinentaux à têtes nucléaires].

Selon les rapports officiels, les pilotes de l’US Air Force ne savaient pas qu’ils transportaient des armes de destruction massive. Une fois rendus en Louisiane, ils ont également laissé les armes nucléaires sans surveillance sur la piste d’atterrissage pendant plusieurs heures. [4]

Le Major Général Richard Y. Newton III, adjoint du chef d’état-major de l’US Air Force pour les Opérations, les Plans et les Besoins, a commenté l’incident en disant qu’il y avait eu une série d’erreurs de procédure « sans précédent », qui a révélé « l’effritement du respect des normes de manipulation des armes. » [5]

Ces déclarations sont trompeuses. Le relâchement de la sécurité ne résultait pas de négligences dans les procédures au sein de l’US Air Force, mais plutôt d’une falsification délibérée de ces procédures.

SUITE SUR http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7336
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« Répondre #173 le: 05/02/2008 - 12:56:53 »

C'EST LE GRAND JEU LES CAMARADES

La Russie répond aux provocations occidentales
4 février 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3787

Le 4 février 2008 (Nouvelle Solidarité) - La Russie se réserve le droit de lancer une guerre préventive, y compris au moyen d’armes nucléaires, si sa souveraineté ou celle de ses alliés devait être directement menacée. Voilà l’essentiel des déclarations faites par le général Iouri Balouïevsky, chef d’état-major des Forces armées russes, lors d’une conférence de l’Académie militaire à Moscou, le 19 janvier. « Nous ne comptons attaquer personne, mais nous souhaitons que nos partenaires se tiennent pour dit qu’afin de défendre notre souveraineté et l’intégrité territoriale de la Russie et de ses alliés, nous utiliserons les forces armées, éventuellement de manière préventive. Ceci comprend l’usage de l’arme nucléaire, dans les cas prévus par la doctrine militaire russe. »

Ses remarques ont été motivées par différentes provocations occidentales - surtout britanniques - notamment la menace que représentent l’indépendance du Kosovo, l’expansion de l’OTAN vers l’Est, le déploiement de systèmes de défense balistique en Europe de l’Est et l’ingérence occidentale constante dans les affaires intérieures de la Russie. Par ailleurs, deux think-tanks, l’un anglais, l’autre américain, viennent de publier des rapports particulièrement hostiles à l’égard de Moscou.

Le premier, Russia & the West : a Reassessment (Shrivenham Paper #6 of the Defence Academy of the U.K.), paru début 2008, a été rédigé par James Sherr, analyste militaire et russologue actif depuis la fin de la période soviétique. Si le document est effectivement précédé d’une mention indiquant que son contenu « ne reflète pas forcément les opinions du ministère de la Défense ni du gouvernement de Sa Majesté », l’auteur n’en plaide pas moins pour une intervention occidentale en vue d’endiguer une Russie qu’il décrit comme renaissante et puissante.

Sherr reproche aux gouvernements occidentaux d’avoir « sous-estimé » la prétention des dirigeants russes, qui voudraient que leur pays pèse aussi lourd que les autres en matière de sécurité européenne. Puis il énumère les points faibles du système russe, que l’Occident pourrait exploiter pour remettre Moscou à sa place.

Le second, publié le 10 janvier sous l’égide du Center for Strategic and International Studies (CSIS) Europe et International Security Programs, en partenariat avec la Fondation Noaber, a pour titre Une grande stratégie dans un monde incertain - renouvellement du partenariat transatlantique.

Signé par des militaires respectés, tant américains qu’européens, ce rapport a été, en réalité, rédigé par deux jeunes Dr Folamour, Douglas Murray, un anglais, et Benjamin Bilski, des Pays-Bas. Selon ces deux néo-conservateurs toqués, l’OTAN devrait se préparer à lancer des attaques nucléaires « préventives » afin d’empêcher ses ennemis de recourir aux armes de destruction massive.

Une telle utilisation de l’arme nucléaire serait, disent-ils, un « instrument indispensable (...) L’escalade nucléaire est la mesure finale d’une réponse asymétrique, et aussi la meilleure façon d’introduire le doute dans l’esprit de l’adversaire. » Puis, dans un langage qui rappelle la « théorie du plus fou » de Richard Nixon, ils affirment que « l’imprévisibilité est un facteur stratégique décisif ». L’ennemi ne doit jamais pouvoir exclure que son adversaire ait recours à toutes les armes de son arsenal.

Le 23 janvier dernier, le quotidien russe Izvestia rapportait les commentaires du général Leonid Ivashov, ancien chef du département international du ministère russe de la Défense, sur le rapport du CSIS. Le militaire, dont les analyses reflètent souvent la pensée plus vaste des forces armées russes, dénonce une tentative de réintroduire la menace de première frappe nucléaire contre les Etats récalcitrants.

Il ne s’est pas non plus laissé tromper par les noms de militaires respectés, présentés comme ayant parrainé le document. « Je connais personnellement tous les signataires de ce rapport et je suis certain que l’initiative, de même que le contenu et la décision de le rendre public, ne leur appartiennent pas. Ils relèvent de la faction des faucons de l’administration étasunienne. Il est probable qu’il s’agit ici d’exploiter l’autorité de ces officiers dans le but de préparer un précédent pour le recours par les Etats-Unis à une première frappe nucléaire contre les pays qui refusent de se soumettre à leur hégémonie, l’Iran d’abord et en priorité. Puisqu’il ne sera pas possible de maintenir ces nations dans un statut d’obéissance et de soumission par des moyens ordinaires, la question est à nouveau soulevée de les soumettre par l’utilisation d’armes nucléaires tactiques. »

Vladimir Poutine, son ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov et les autorités russes dans leur ensemble ont travaillé d’arrache-pied pour déjouer cette stratégie de l’affrontement voulue par certains cercles britanniques et reprise par le vice-président américain Dick Cheney.

Car si les gens naïfs pensent que le problème vient des Etats-Unis, ils se trompent. Les cercles dirigeants russes ont clairement exprimé leur méfiance face aux initiatives venant de Londres. Le 24 juillet 2007, le président Poutine avait décrit la politique de Londres comme « un vestige évident de la pensée coloniale ».

******************

Krach : le général russe Leonid Ivashov ouvre un dialogue avec LaRouche
4 février 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3791

Dans un article intitulé « Hourra pour la crise globale », le général russe Leonid Ivashov, président de l’Académie des problèmes géopolitiques, aborde la crise qui frappe l’économie américaine et mondiale. Publié le 26 janvier sur le site de la Fondation de la culture stratégique (fondsk.ru), l’article a été repris sur le site MiK. Dans les deux versions, Ivashov cite l’avertissement de Lyndon LaRouche à propos de l’hyperinflation et son appel à mettre le système financier en redressement judiciaire. Sur MiK, le général, dont les analyses retiennent toujours l’attention de la communauté militaire russe et sont suivies attentivement par les stratèges étrangers, qualifie LaRouche d’« Américain remarquable », précisant qu’en mai dernier, l’économiste l’avait personnellement prévenu de l’explosion financière globale imminente.

Il est vrai que les analyses de Lyndon LaRouche, traduits en russe, sont largement diffusés et répercutés dans toute la Fédération. C’est le cas de ses propos sur le danger d’hyperinflation, tenus le 22 janvier, aussitôt après la décision de la Fed de baisser ses taux directeurs, qui ont été repris, entre autres, sur Anti-glob.ru, le site de la résistance russe à la mondialisation, et sur Strateger.net, un site ukrainien. L’analyse de LaRouche apporte un contrepoids à l’opinion répandue en Russie, où trop de responsables ont l’illusion que leur pays pourrait, d’une manière ou d’une autre, échapper à la débâcle si le dollar chutait et toute l’économie américaine avec lui.

Ce n’est pas le cas du général Ivashov. Ancien directeur du département international du ministère russe de la Défense, il compte parmi les plus perspicaces et les plus sérieux des analystes russes. Dans son article de fin janvier, après avoir évoqué la crise financière et économique, mais aussi éminemment culturelle à laquelle le monde fait face, il écrit : « Lyndon LaRouche, qui n’a cessé de mettre en garde contre l’effondrement imminent, a lancé cet appel : ‘Au lieu de perpétuer les absurdes tentatives de stimuler un cadavre, le gouvernement des Etats-Unis doit utiliser ses pouvoirs souverains pour mettre son propre système financier en redressement judiciaire, créant ainsi un précédent et fournissant le contexte dans lequel d’autres nations pourront agir.’ »

Le général Ivashov se montre cependant assez pessimiste quant à la perspective que les Etats-Unis suivent effectivement les conseils de LaRouche, qui incarne de toute évidence l’Amérique qu’il aimerait voir émerger. Il envisage deux scénarios, l’un qu’il appelle négatif (le chaos global) et l’autre positif, en cas d’effondrement du dollar. Le positif inclut la remise à l’honneur du rôle de l’Etat, le déclin de la civilisation occidentale (« euro-américaine ») et l’émergence d’un nouveau pôle de pouvoir, basé sur l’Organisation de coopération de Shanghai.

Réagissant à l’article du général Ivashov, mais visant un public international beaucoup plus large, Lyndon LaRouche revient sur l’importance - et aussi les moyens - d’éviter une telle catastrophe. Premièrement, il note que l’erreur de jugement la plus courante aujourd’hui parmi les institutions dirigeantes consiste à analyser les événements du point de vue mécaniste et statistique d’un monde cartésien, alors qu’il faut les situer dans un processus dynamique de type « riemannien », de manière à voir comment effectuer le changement voulu. Il explique, à nouveau, le rôle unique de la civilisation européenne dans l’histoire, notamment celui de la science, malgré toutes ses perversions, ainsi que l’importance des Etats-Unis en tant que première République, même si sa véritable tradition a été si souvent trahie.

A la vision pessimiste du général Ivashov, LaRouche contrepose des mesures concrètes qui permettraient d’éviter ce scénario du pire que de nombreux Russes et Européens considèrent comme inévitable. Il faut instaurer un système global de coopération entre Etats-nations souverains, qui devrait être initié par quatre grandes puissances, les Etats-Unis, la Russie, la Chine et l’Inde, pour déboucher sur un accord monétaire. En outre, il faut établir un nouveau système international à taux de change fixes et générer une masse de crédit public, sur 25 ou 50 ans, destiné à de grands projets de développement bien définis, à la fois nationaux et internationaux. Il propose de nommer ces accords « les objectifs communs de l’humanité ». « Seule une alliance de ce type, écrit LaRouche, reposant sur des objectifs économiques communs de progrès et de sécurité, nous permettrait de réorganiser de manière ordonnée le système monétaro-financier actuel. Cette approche de la sécurité internationale est la seule viable. »

Repenser le sens de la vie

Le général Ivashov situe le débat sur la crise financière à un niveau philosophique et spirituel fort peu habituel dans le monde militaire et stratégique. Il semble refléter à sa manière les idées développées par Lyndon LaRouche sur l’homme et l’univers, qui s’appuient à leur tour sur la distinction entre biosphère et noosphère établie par le scientifique russe Vernadski. La nature de la crise est telle que les gens cherchent des réponses de fond. C’est pourquoi il nous semble utile de citer ces propos du général Ivashov.

« La survie même de la civilisation moderne devient le problème numéro un pour l’humanité. Economistes, écologistes, démographes, physiciens, professionnels de la santé et anti-mondialistes tirent la sonnette d’alarme.

« Nous devons donc comprendre l’essence de l’ordre mondial actuel. Nous devons repenser au sens de la vie, à la place de la civilisation terrestre dans l’univers et à notre relation à Dieu. Nous devons nous rappeler la conclusion de Platon, selon laquelle la civilisation de l’Atlantide périt précisément parce qu’elle avait cessé de communiquer avec le ciel et sombra dans une vie de luxure et de plaisir.

« Les académiciens russes GI Chipov et Aye Akimov ont établi scientifiquement, non seulement l’existence d’un vide physique et de champs de torsion, mais aussi la manière dont des phénomènes naturels et cosmiques (y compris les phénomènes catastrophiques) dépendent des réflexions et des principes de l’humanité, et de l’état de conscience des populations. Albert Einstein se tourna également vers une compréhension de la manière dont l’état des affaires sur la planète dépend de la conscience humaine. (...)

« Aujourd’hui, ce ne sont pas les philosophes, poètes, musiciens ou explorateurs de mondes lointains qui donnent le ton à la vie des gens, mais plutôt les financiers et les hommes d’affaires. Le gain matériel, l’argent, le luxe et le pouvoir sont devenus les codes fondamentaux de la majorité des gens.

« Le dualisme physique-spirituel de l’être humain se réduit, de plus en plus, à sa seule composante "corps". Un tel être humain, cependant, n’est ni utile à la nature, ni acceptable pour Dieu. Par conséquent, il est condamné à disparaître. Car l’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, alors que son existence physique est assurée par ses liens avec le monde végétal et animal et avec la nature inorganique.

« Le modèle d’être contemporain, basé sur l’idéologie du monétarisme, doit être remplacé par un être spirituel cognitif. Ceci ne peut être fait qu’en passant par le fourneau d’une crise du système financier et économique mondial, dans laquelle la crise elle-même sert à priver l’oligarchie mondiale de son pouvoir. »

Le général Ivashov enchaîne alors avec son commentaire sur Lyndon LaRouche.

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Ca c'est les dnoubs. Faites gaffe à vos "p'tites oreilles" votre fin sanglante est très très proche  :(

Algérie : Moscou adopte des représailles dans le dossier des ventes d’armes -EXCLUSIF
Par ali idir le 05/02/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-russie-bouteflika-poutine-ventes-d-armes-2551.html

L'Algérie se fâche avec la Russie. Les relations entre les deux pays sont au point mort depuis la décision de l'Algérie de suspendre le contrat de fourniture d'une trentaine d'avions militaires de type Mig29 de nouvelle génération, conclu en 2006 dans le cadre d'un contrat militaire global algéro-russe de plusieurs milliards de dollars. Cette suspension a été décidée par les Algériens suite à la réception des 14 premiers Mig 29. Ces derniers ont été livrés modernisés et dotés de la technologie de ravitaillement en l'air, mais ils avaient déjà servis. Or, le contrat d'achat de Mig29 porte sur des avions neufs. Résultat : la commission technique du ministère de la défense nationale refuse de valider le contrat qui se retrouve du coup suspendu.

En fait, les Russes ont livré des Mig29 avec quelques kilomètres au compteur, faute d'en fabriquer de nouveaux à cause des difficultés financières du constructeur de Mig. La plupart des chaînes de montage de l'avionneur militaire russe sont en effet à l'arrêt, faute de moyens financiers. Le contrat de vente de Mig29 à l'Algérie devait d'ailleurs relancer le célèbre avion de combat russe.

Vexés par l'attitude algérienne, les Russes décident de riposter en gelant quasiment la coopération militaire avec l'Algérie. Moscou a en effet suspendu la fourniture des pièces de rechange et la livraison d'avions de type Sukhoï SU30, ultramodernes et classés comme avions de suprématie aérienne.

La crise militaire entre Alger et Moscou prend alors des proportions inquiétantes. Le programme de renouvellement de la flotte militaire aérienne se retrouve bloqué et l'Algérie songe à remplacer les Mig par des Sukoï. Mais ces avions sont plus chers (40 millions de dollars l'unité) que les Mig. Et leur acquisition pose des problèmes politiques dans la mesure où ces avions ultramodernes sont capables d'atteindre des cibles lointaines ce qui dérange les voisins de l'Algérie comme le Maroc, voire des pays européens comme la France et l’Espagne.

Cette affaire risque également d'avoir des répercussions sur la position de la Russie comme principal fournisseur de l'Algérie en équipements militaires. L'Algérie envisage en effet de diversifier ses partenaires militaires pour ne plus dépendre de la Russie comme  fournisseur exclusif.

Mais cette diversification déjà en vigueur dans d'autres secteurs comme les hydrocarbures n'est pas facile à réaliser dans le secteur de la défense. La raison ? En dehors de la Russie, peu de pays sont disposés à vendre des armes sophistiqués à l'armée algérienne. Pour des raisons historiques, la France refuse de vendre des armes sensibles à son ancienne colonie. « La France ne vendra jamais d’avions Rafales ou du matériel ultramodernes à l'Algérie », affirme un spécialiste des questions militaires.

Les Etats-Unis sont plus exigeants que la Russie en matière de conclusion de contrats d'armements. Les Américains exigent souvent des contreparties politiques en échange de ses armes et l'Algérie n'est pas le meilleur allié des Etats-Unis dans le monde arabe. Les Algériens refusent l'installation d'une base militaire US dans le sud du pays et repoussent les propositions américaines de prendre part directement aux opérations anti terroristes dans le Grand sud. L'Algérie ne reconnaît pas Israël et s'est opposée à la guerre en Irak. Pis, Alger fréquente des régimes honnis par les Américains à l'image de l'Iran du président Ahmadinedjad ou du Vénézuela de Chavez.

Selon des sources russes, le président Bouteflika devrait se rendre prochainement à Moscou pour tenter de dénouer la crise.  
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« Répondre #174 le: 06/02/2008 - 18:04:01 »

A voir absolument Entretient avec Webster Tarpley=

video 1 = http://video.google.fr/videoplay?docid=-6185283961275797800



Après la menace saoudienne, les États-Unis plantent Internet au Moyen-Orient et la Russie répond avec l'armée de l'air
Par Sorcha Faal, le 3 février 2008
http://www.alterinfo.net/Apres-la-menace-saoudienne,-les-etats-Unis-plantent-Internet-au-Moyen-Orient-et-la-Russie-repond-avec-l-armee-de-l-air_a16597.html
Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1067.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Mercredi 06 Février 2008 - Sorcha Faal

​​​​Les rapports circulant au Kremlin aujourd'hui dépeignent le sombre tableau des meneurs de guerre étasuniens devenus désespérés, qui, pendant que leur économie poursuit sa chute libre vers la faillite totale, ont planté l'accès mondial à Internet des centres bancaires du Moyen-Orient, d'Égypte, d'Arabie Saoudite, d'Abou Dhabi, d'Iran, des Républiques Arabes Unies, de Turquie et du Koweït.

​​​​Ces rapports indiquent que les Étasuniens sont devenus furieux la semaine dernière, quand l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole a rejeté [1] leur demande d'augmenter immédiatement de la production pétrolière.

​​​​En outre, la semaine dernière, les Étasuniens ont été rendus furieux par le refus de la Turquie [2] de rompre ses liens avec la Banque Mellat d'Iran, qui permet à ce pays de continuer à accéder aux ressources bancaires mondiales.

​​​​Mais, ces rapports signalent que les plus grandes peurs étasuniennes ont été suscitées la semaine dernière, quand l'Arabie Saoudite leur a conseillé de faire marche arrière quant à leurs menaces contre l'Iran, ou alors d'être confrontés à la séparation du dollar des énormes transactions commerciales mondiales de pétrole saoudien.

​​​​Bien que le Président étasunien soit personnellement allé au royaume saoudien pour presser ses alliés du Moyen-Orient de se mettre d'accord afin d'attaquer l'Iran, à cause de la séparation du dollar de son commerce pétrolier, Bush a été promptement repoussé [3].

​​​​Il doit être noté que les nations qui ont osé découpler leur commerce pétrolier du dollar, l'Iraq, l'Iran, la Russie et le Venezuela, ont fait l'objet d'attaques cinglantes de la part des Étasuniens et de leurs alliés occidentaux. Les Irakiens ont signalé avoir subi les pires pertes, plus d'un million de morts depuis l'invasion étasunienne en 2003.

​​​​Mais, comme ces rapports le signalent, le pire cauchemar des Étasuniens a semblé se réaliser la dernière semaine, quand leurs alliés saoudiens auraient commencé la séparation du dollar de leur commerce pétrolier, avec l'intention de remplacer rapidement cette devise dans le déclin par l'Euro européen.

​​​​Pourtant, les meneurs de guerre étasuniens ont déjà eu des avertissements concernant la crainte grandissante des Saoudiens, de demeurer détenteurs de milliards de dollars en baisse, quand, pour la première fois, l'Arabie saoudite a refusé de réduire ses taux d'intérêt en mode rigide [4] avec la Réserve Fédérale, ce qui a amené l'appréhension d'une débandade [4] de la part des autres nations du Moyen-Orient pour sortir des avoirs adossés au dollar étasunien.

​​​​Dans ces rapports, les analystes militaires russes déclarent que, les États-Unis, devant pareille menace, avec en plus le Roi saoudien se rapprochant de plus en plus du Président Ahmadinejad d'Iran, ont invoqué l'une de leurs fameuses « options nucléaires, » en coupant [5] quatre [6] grands câbles sous-marins reliant les grands centres bancaires du Moyen-Orient à leurs homologues mondiaux en Occident.

​​​​La coupure de ces câbles signifie que les centres bancaires du Moyen-Orient se voient refuser l'accès à la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), basée à Bruxelles. Ce central transporte jusqu'à 12,7 millions de communications par jour, qui contiennent les instructions concernant les nombreux transferts d'argent internationaux entre banques. . . .

​​​​Dans cette affaire de sectionnement des câbles par les États-Unis, Moscou a rapidement réagi contre l'Occident. Le Président russe, Vladimir Poutine, a ordonné aux chasseurs et aux bombardiers de prendre des mesures immédiates pour protéger les câbles sous-marins vitaux de la nation Russe dans les océans Atlantique et Arctique.

​​​​À propos des ressources utilisées par l'armée de l'air de Russie, nous pouvons lire l'article de Reuters intitulé « La Russie envoie des bombardiers et des chasseurs en Atlantique et en Arctique » :

​​​​Le porte-parole des forces aériennes a déclaré, « Les pilotes de l'armée de l'air effectueront, dans les régions qui doivent être surveillées, des exercices d'attaques par bombardement de missiles contre les forces navales d'un ennemi hypothétique, des combat air-air, des ravitaillements et des patrouilles. » Le groupe de bombardement comporte deux bombardiers stratégiques Tupolev Tu-160, baptisée « Blackjack » par l'OTAN, deux bombardiers stratégiques à turbopropulseurs Tu-95 « Bear, » et huit bombardiers Tu-22 « Blinder. » Des chasseurs MiG-31 et Su-27 ont aussi été envoyés sur zone.

​​​​Ce qu'il adviendra de ces événements nous est inconnu. L'une des banques officielles russes, qui a souhaité garder l'anonymat, a précisé que, « Si l'Arabie Saoudite découple effectivement son pétrole du dollar, pour tout un tas de raisons pratiques, les États-Unis cesseront d'être une puissance mondiale. Car leur économie s'effondrera complètement, et le dollar n'a pas de valeur en soi à cause de l'incroyable dette des Étasuniens. Sans pétrole, ils ne sont rien. »

Extraits de quelques articles référencés

​​​​1- VIENNE, 2 février 2008 -- Hier, l'OPEP a gardé inchangé l'approvisionnement pétrolier, à 29,67 millions de barils et a entamé un débat pour savoir si oui ou non la réduction de la production est nécessaire en mars pour défendre les prix contre la baisse de la demande.

​​​​L'OPEP a rejeté la demande de Washington de produire plus de pétrole afin d'abaisser la factures de carburant et soutenir l'économie. . . .

​​​​2- Un diplomate turc a rejeté la demande des États-Unis de passer au crible et suspendre l'activité de la banque iranienne Mellat, basée en Turquie.

​​​​Ce diplomate a déclaré au Daily News : « Ce qui engage la Turquie, ce sont les résolutions de l'ONU, et non pas les décrets présidentiels ou les décisions du Congrès des États-Unis. » . . .

​​​​3- Bush ne parvient pas à convaincre les États Arabes face à l'Iran (La source de cet article est le Council on Foreign Relation)

​​​​Inquiétés par la diminution du pouvoir de l'administration Bush, les régimes arabes sunnites ne se confronteront pas à l'Iran, comme le voudraient les États-Unis, mais semblent se mettre dans les petits papiers de la nation chiite et de son président, Mahmoud Ahmadinejad.

​​​​À propos de sa très vantée visite au Moyen-Orient au début de ce mois-ci, les dirigeants arabes ont comblé de cadeaux et d'éloges le Président Daobeuliou, tout en jaugeant si son administration de canards boiteux était capables de contenir l'Iran. Apparemment, la réponse fut non, car, le Président n'avait pas même quitté la région que déjà les critiques commençaient à pleuvoir sur lui.

​​​​« Dans ses remarques d'affrontement contre l'Iran, il n'offre aucune avantage, aucune incitation, aucun compromis, juste les gros bâton étasuniens, » a écrit Arab News, un journal saoudien qui reflète souvent la position du gouvernement. « Ce n'est pas de la diplomatie en recherche de la paix. C'est de la folie en recherche de guerre. »

​​​​Les retombées de la visite de Bush marquent la fin d'une alliance entre Washington et les régimes arabes sunnites : l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et d'autres États du Golfe Persique, qui ont essayé de contrer l'Iran, un pays non arabe.

​​​​Les États sunnites, qui composent en grande partie le Golfe Persique, continuent à considérer l'Iran chiite comme une menace importante, mais ils préfèrent maintenant la négociation avec Téhéran plutôt que l'affrontement.

​​​​Bush a tenté de convaincre les États arabes, en particulier les Émirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite, d'isoler l'Iran. Mais les Émirats ont d'importants liens économiques et bancaires avec Téhéran. Et au cours des derniers mois, l'Arabie saoudite a pris des mesures importantes pour tendre la main à Ahmadinejad.

​​​​Début décembre, avec l'approbation tacite saoudienne, Ahmadinejad a pris la parole devant le Conseil de Coopération du Golfe Persique, un bloc arabe formé pour résister à l'Iran. Plus tard dans le mois, le Roi saoudien Abdullah a invité le Président iranien à effectuer le pèlerinage annuel à la ville sainte de La Mecque.

​​​​Ahmadinejad est un musulman chiite et un persan, dans une région dominée par les Arabes sunnites. Historiquement, les Arabes ont peur de l'Iran et de son influence politique culturelle. Mais ils jouent la carte de la lutte anti-étasunienne et anti-israélienne pour tenter de transcender les clivages persan-arabe et les tensions chiites-sunnites, qui montent à cause de la guerre en Irak.

​​​​Pour sa part, l'administration Bush est devenue si impopulaire que même ses fervents alliés tentent de se distancer publiquement d'elle. Et cette stratégie semble marcher pour les Saoudiens, à en juger par la réaction dans les médias étasuniens et dans la rue arabe. Les Saoudiens sont aussi couvert les risques, en flirtant à la fois avec les Étasuniens et les Iraniens.

​​​​Le Roi Abdullah a commencé à rompre publiquement avec l'administration Daobeuliou en mars dernier, quand, pour la première fois il a dénoncé la présence militaire Étasunienne en Irak comme une « occupation étrangère illégitime. » Le roi reflétait l'avis de nombreux Arabes, qui reprochent aux États-Unis d'avoir renversé la minorité sunnite de Saddam Hussein du régime en Iraq, pour renforcer l'Iran.

​​​​Les dirigeants arabes reprochent aussi l'échec des pourparlers israélo-palestiniens . . .

​​​​4- Craintes d'effondrement du dollars comme les Saoudiens s'effarouchent

​​​​L'Arabie saoudite a pour la première fois refusé de réduire les taux d'intérêt au rythme de la Réserve Fédérale. Cela indique que le riche royaume pétrolier s'apprête à rompre sa fixation à la devise dollar. Un mouvement qui risque de déclencher une débandade loin du dollar travers le Moyen-Orient. . . .

​​​​-5 Un troisième câbles sous-marins coupé au Moyen Orient

​​​​(CNN) - Un câble sous-marin d'acheminement du trafic Internet a été coupée dans le golfe Persique, isolant l'émirat de Dubaï, ont annoncé des fonctionnaires vendredi, la troisième perte en trois jours d'une ligne transportant le trafic téléphonique et Internet.

​​​​Mercredi, des navires ont été dépêchés pour réparer les deux câbles sous-marins endommagés au large de l'Égypte.

​​​​FLAG Telecom, qui possède l'un des câbles, a déclaré que les réparations devraient être terminées d'ici au 12 février. France Telecom, propriétaire d'une partie d'un autre câble, a dit qu'il était incertain quant au moment des réparations. . . .

​​​​-6 Les navires ne coupent pas les câbles Internet

​​​​Les navires ne sont pas responsables d'avoir endommagé les câbles sous-marins d'Internet en Méditerranée, affirme le gouvernement d'Égypte.

​​​​Deux câbles ont été endommagés en début de semaine, en Mer Méditerranée et au large de Dubaï, perturbant Internet et les services téléphoniques internationaux en Égypte, dans les États Arabes du Golfe et en Asie du Sud.

​​​​Dimanche, un quatrième câble reliant le Qatar aux Émirats arabes unis a été endommagé, engendrant encore plus de perturbations, a déclaré le fournisseur de télécommunications Qtel.

​​​​Le Ministère du Transport égyptien a dit que les images de l'endroit des câbles, enregistrées par les caméras vidéo à terre, ne montraient aucun trafic maritime dans la zone quand les câbles ont été endommagés. . . .

*************

Télécoms: des câbles sous-marins au Moyen-Orient sectionnés volontairement ?
Published on février 6, 2008 par AtMOH
(source Vunet Nicolas Guillaume 05-02-2008 )
http://www.reopen911.info/News/2008/02/06/telecoms-des-cables-sous-marins-au-moyen-orient-sectionnes-volontairement/

Après la coupure de plusieurs câbles, des experts avancent que ces interruptions ne relèvent pas du simple accident mais d’espionnage voire de terrorisme.
La coupure délibérée des liaisons de communications transcontinentales ou l’émergence d’une nouvelle menace mondiale ? La semaine dernière, plusieurs liaisons de télécommunications sous-marines situées dans les profondeurs de la Méditerranée ont été coupées, la série d’incidents a rapidement été attribuée à un navire dont l’ancre aurait sectionné ces mêmes câbles (voir notamment la contribution sur TheInquirer en date du 30 janvier).

Le vendredi 31 janvier, nouvel écho en provenance de la BBC cette fois-ci : un autre câble, reliant l’Europe au Moyen-Orient via l’Egypte a été signalé comme endommagé.

La série noire continue : dimanche 3 février, un câble aurait été coupé cette fois-ci au large du Qatar (Emirats Arabes Unis). La cause officielle de ce nouvel incident n’est pas encore connue . Mais, selon Arabianbusiness.com, le problème serait lié à la puissance du système d’alimentation et non à un navire qui aurait coupé le câble à cause de son ancre (explication souvent avancée dans les autres cas).

Selon un décompte effectué par le portail canadien Canoë en date du 4 février, c’est un total de cinq câbles : un en Malaisie, deux près du port d’Alexandrie en Égypte, un quatrième au large des côtes de Dubaï, et un cinquième au large de l’Iran.

"La troisième est l’action de l’ennemi"

Autant d’évènements dans une période aussi courte qui commencent à éveiller des soupçons : ces pannes ne seraient pas une simple coïncidence, elles serviraient à des actions terroristes. La guerre numérique se déplace-t-elle dans les fonds marins ?

L’un des premiers experts à tirer la sonnette d’alarme est Steve Bellovin, professeur en sciences informatiques à l’université de Columbia, à travers une contribution sur le Nanog, une mailing list du North American Network Operators Group. "Je suis un expert en sécurité, et donc par nature suspecte (…) Le vieil adage vient à l’esprit: la première fois est le fruit du hasard, la seconde est une coïncidence, mais la troisième est l’action de l’ennemi", a déclaré le professeur.

Analyse alarmiste tempérée par d’autres responsables en charge de la gestion de câbles télécoms sous-marins membres de cette lettre de diffusion professionnelle: de telles pannes se produisent assez souvent et ne sont généralement pas remarquées en raison des systèmes de redondance qui permettent aux opérateurs d’acheminer les données via un autre circuit.

"Si vous connaissez l’industrie des câbles sous-marin, vous savez que plusieurs câbles peuvent être hors service en même temps sans que cela ait un impact", répond Rod Beck de Hibernia Atlantic, un opérateur de câbles sous-marins qui exploite un réseau de télécommunications trans-atlantique.

"Cela arrive fréquemment. Les terroristes recherchent une plus grande visibilité que les actions perturbant des réseaux de câbles sous-marins. Elle ne fait pas partie des actions pouvant être captées par les chaînes de télévision… C’est vraiment difficile d’obtenir les images d’un câble sous-marin coupé", poursuit le représentant d’Hibernia Atlantic.

Espionnage à 20 000 lieux sous les mers ?

Après les attaques terroristes, d’autres envisagent des théories "complotistes". C’est le cas de Jessy Robbins du O’Reilly Radar qui pense que ces coupures résulteraient de la mise sous surveillance de ces liaisons stratégiques.

"L’explication selon laquelle les coupures seraient provoquées par les ancres de navires en mer agitée est en fait une diversion pour couvrir l’installation de systèmes de mise sur écoutes par un sous-marin spécialement équipé à des centaines de kilomètres de là", estime Jessy Robbins.

Ainsi, le sous-marin américain USS Jimmy Carter serait équipé pour ce type de mission spéciale, photo sur FlickR à l’appui... mais qui ne montre rien. Sur Nanog, Rod Beck réfûte ces allégations en qualifiant ce type de propos "d’exagération" de la part des spécialistes en sécurité.

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Unexplainable Cutting Of Internet Cables Points To Sabotage
Steve Watson -  Infowars.net - Wednesday, Feb 6, 2008
http://infowars.net/articles/february2008/060208Cables.htm

Is the undoubtedly deliberate damage to communications throughout the Middle East and Asia a warning, or something even more deadly?

The cutting of multiple undersea cables in several different locations hundreds of miles apart continues to arouse suspicion and stir speculation.

It seems that the activity represents, at the very least, a warning shot across the bows of certain Middle Eastern and Asian nations, and may even signify the imminence of a major geopolitical event.

In the space four days the Middle East and Asia has experienced unprecedented mass Internet outages after no less than four undersea Internet cables were cut without explanation.

Internet blackouts were reported in large tracts of Asia, the Middle East and North Africa after the cable connections were severed. Egypt, Saudi Arabia, Qatar, the United Arab Emirates, Kuwait, Bahrain, Pakistan and India, all experienced severe problems.

Reports in the press in the United Arab Emirates have since claimed that the total number of cables now cut is five.

Some questioned whether Iran has been completely cut off from the net. Although the internet traffic report shows the main routers as off, Iran and surrounding countries have satellite links and access to older power lines they used to use, before optical fibre cables were introduced.

Most large tech firms, particularly in India, that do outsourced programming and data entry for U.S. and European insurance, banking and medical companies have not been seriously disrupted because they have used such alternate connections.

However, undersea cables carry about 95 percent of the world's telephone and Internet traffic, according to the International Cable Protection Committee, an 86-member group that works with fishing, mining and drilling companies to curb damage to submarine cables.

The media and bloggers alike have questioned the plausibility of up to five cables being cut by accident, affecting most of the Middle East in such a short space of time. The cables are laid deep underwater and are extremely durable. The odds of five of these being damaged within 3 days are astronomical.

In December 2006, seven of the eight Internet cables connected to Taiwan were damaged by an earthquake, disrupting Internet communications in much of Asia for weeks. However the five cables in question are hundreds of miles apart and no earthquake activity has been reported in any of the affected areas.

Suspicions were further aroused when United Arab Emirates' second largest telecom company reported that the cables off of Egypt in the Mediterranean, were cut due to ships dragging their anchors, a practice that ships rarely engage in.

The location of the cables are on shown on nautical charts, they are also placed within maritime exclusion zones. Egypt has video cameras that watches the stretch of ocean where the cables are located, and it has since been confirmed by the government there that there were no ships in the area when the cables were cut. So whatever happened occurred entirely beneath the surface of the Mediterranean sea.

Two of the damaged cables, the Flag Europe-Asia cable and Falcon, are owned by Flag Telecom, a subsidiary of Indian conglomerate Reliance ADA Group. Flag Telecom has since stated that it has never had two cables down at the same time in the region.

Flag Telecom's network is also one of the "newest in existence" so it would be unlikely that the cables would break because of wear and tear or age.

The cables are the communication, commerce and technology lifelines for the afore mentioned nations. Government operations, trading and the financial markets are totally dependent upon the internet.

Most notably, Israel and Iraq have been unaffected by the outage, leading some to predict that the mysterious cable sabotage could portend another imperial Neo-Con crusade in the works.

There is a historical precedent for this kind of sabotage, at the beginning of world war two, one of the first British actions against Germany was to cut their under water communications cables.

In the 1960s the US developed submarines for the purpose of tapping into cables and cutting communications. The USS Parch and the USS Halibut were both used to tap communications cables.

Recently, a document entitled Information Operation Roadmap was declassified by the Pentagon due to a Freedom of Information Act request by the National Security Archive at George Washington University.

One portion of the document states:

“Information, always important in warfare, is now critical to military success and will only become more so in the foreseeable future..... Information operations should be centralized under the Office of the Secretary of Defence and made a core military competency."

"Objective: IO [information operations] becomes a core competency. The importance of dominating the information spectrum explains the objective of transforming IO into a core military competency on a par with air, ground, maritime and special operations. The charge to the IO Roadmap oversight panel was to develop as concrete a set of action recommendations as possible to make IO a core competency, which in turn required identifying the essential prerequisites to become a core military competency."

The importance of information warfare is clearly laid out in this document. Brent Jessop, a regular contributor to Infowars has exhaustively documented the phenomenon of “Full Spectrum Information Warfare”

Mark Glenn of the American Free Press explains why the cutting of communications may indeed be a prelude to aggression or a warning:

The countries most affected are all major players in the current goings-on in the Middle East where the US and the Jewish state are up to their eyeballs in skullduggery. The gulf countries were recently visited by George Bush who tried–unsuccessfully–to rally them around support for renewed pressure on a recalcitrant Iran, only to be laughed out of the region. In addition, when asked recently by the US to increase oil output in order to lighten the effects of a downward-spiraling economy, the OPEC nations (some of whom were affected by the cable cut) refused.

The Gulf countries in particular are heavily involved with Iran in banking issues at a time when Israel and America are trying through sanctions and other pressures to isolate and economically strangulate the Islamic republic by preventing other nations from doing business with her. The Gulf countries are getting nervous about a steadily-declining dollar to which their own economies are directly linked and are now openly talking about following other nations that have linked their own currencies to something less troublesome such as the Euro. Pakistan–the only nuclear-armed Muslim country, recently gave a resounding ‘Hell-no’ to the prospect of US troops operating on its soil.

In short, the deliberate cutting of the internet cables can easily be seen as a shot across the bow by the US/Israeli hydra, a form of low-intensity/covert warfare aimed at destabilizing them and making things uncomfortable, as well as reminding them that if they don’t play ball according to the dictates of the New World Order that ‘accidents’ can happen.

Others have also speculated that the actions may be related to Iran opening its oil bourse on the 12th of February. The bourse is considered a direct threat to the continued global dominance of the dollar because it will require that Iranian oil, petrochemicals and gas be traded in non-dollar currencies.

As Online Journal contributorMike Whitney comments:

"If the dollar is de-linked from oil; it will no longer serve as the de facto international currency and the US will be forced to reduce its massive trade deficits, rebuild its manufacturing capacity, and become an export nation again."

The real danger is that the oil bourse will accelerate the downward pressure on the dollar that has been facilitated by rampant overspending by the US government and printing of money out of thin air by the Federal Reserve. Furthermore, Saudi Arabia is already dropping hints that if Iran succeeds in getting their oil bourse up and running, they too will start taking Euros for their oil. Without foreign demand for the dollar as an oil exchange currency, the US economy is in real danger of slipping into recession with the dollar take a battering.

Repair ships have now reached at least three of the cables, where full functionality is scheduled to be restored within the week. The owners of the cables have not yet issued any statements as to their findings and have refused to speculate on the cause of the cuts.

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Russia sends bombers, fighters to Atlantic, Arctic
Fri Feb 1, 2008 7:39pm IST
By Guy Faulconbridge
http://in.reuters.com/article/worldNews/idINIndia-31720220080201

MOSCOW (Reuters) - Russia sent fighters and long-range bombers to the Arctic and North Atlantic on Friday to take part in manoeuvres demonstrating revival of some of the military power and reach it lost with the collapse of the Soviet Union.

Vladimir Putin, set to hand the presidency to a chosen successor after an election that will gauge his own popularity, tapped feelings of national humiliation in rebuilding forces left to decay in the 1990s. The navy had lost the global role it had grown to in the 1970s, aircraft and ships lacked fuel.

The air force said more than 40 aircraft would take part in the manoeuvres, which follow similar exercises by warships and bombers last month off the Atlantic coast of France and Spain.

"Air force pilots will carry out practice in the areas involving reconnaissance, missile-bombing attacks on a navy attack force of a hypothetical enemy, air-to-air combat and refuelling and patrolling," an air force spokesman said.

The bomber group included two Tupolev Tu-160 strategic bombers, codenamed "Blackjack" by NATO, two turbo-prop Tu-95 "Bear" strategic bombers, and eight Tu-22 "Blinder" bombers. MiG-31 and Su-27 fighters were also sent to the region.

Putin, who plans to draw on his popularity and retain influence after the election, has renewed long-range bomber missions and approved an upgrade of nuclear forces he said was needed after NATO built up forces close to Russia's borders.

SPECULATION

But some key economic leaders, including Finance Minister Alexei Kudrin, have questioned Russia's assertive foreign policy.

That has sparked speculation that there is a dispute at the top levels of the Kremlin about Russia's sabre rattling as Putin's chosen successor, Dmitry Medvedev, moves towards almost certain electoral victory.

Medvedev, a 42-year-old former lawyer who is board chairman at gas giant Gazprom, has made few references to foreign policy and seems more confident dealing with economics and trade.

Analysts say Medvedev faces a tough challenge to find compromise with hardliners inside the Kremlin who wanted Putin to back a different candidate for the presidency.

Medvedev, a first deputy prime minister, last month called for a revival of the navy to boost international respect for Russia, but he complained that reform of the navy had taken longer than envisaged.

Russian military spending in absolute terms is substantially lower than that of China, Britain or France and less than a tenth of the United States.

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:(
URGENT: LES FOUS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (ALIAS PETROLE ET GAZ) PANIQUENT GRAVEMENT. IL SONT VRAIMENT DES IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES DE L'EXCREMENT DU DIABLE DEVENUS FOUS FURIEUX.

C'EST VRAIMENT MESQUIN DE LEUR PART.


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Les pannes Internet au Moyen-Orient suscitent des soupçons géopolitiques

Conséquence de cet acte terroriste =  Marine russe dans l'Atlantique

............................ Cables sous-marins sabotés...........

http://www.leblogfinance.com/2008/02/un-3eme-cble-so.html

SEA-ME-WE 4
http://en.wikipedia.org/wiki/SEA-ME-WE_4_(cable_system)
http://www.seamewe4.com/
http://www.seamewe4.net/

FALCON (cable system) ( http://en.wikipedia.org/wiki/Flag_Telecom )
http://en.wikipedia.org/wiki/FALCON_%28cable_system%29
http://www.flagtelecom.com/index.cfm?page=3991

.............................

Par Paul Joseph Watson, Prison Planet - Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
http://www.alterinfo.net/Les-pannes-Internet-au-Moyen-Orient-suscitent-des-soupcons-geopolitiques_a16465.html?PHPSESSID=d10b1e02c3df13e1969dd9ee0f8fe7dd

Des pannes majeures et sans précédent du réseau Internet à travers le Moyen-Orient et en Asie qui surviennent parce que quatre câbles sous-marins Internet ont été coupés de manière inexpliquée, suscitent des soupçons à l'effet qu'un événement majeur aux proportions géopolitique puisse être sur le point de se produire.

Les pannes du réseau Internet ont des effets sur de vastes étendues de l'Asie, du Moyen-Orient et au nord de l'Afrique, après que quatre connexions de câbles sous-marins aient été endommagées. L'Égypte, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, le Koweït, le Bahreïn, le Pakistan et l'Inde, ont tous de graves problèmes.

Selon le site « http://www.internettrafficreport.com  http://www.internettrafficreport.com/asia.htm » l'Iran a été complètement coupé de l'Internet http://www.internettrafficreport.com/history/267.htm , bien que l'on puisse toujours accéder au blog de Mahmoud Ahmadinejad.

Il mérite d'être souligné qu'Israël et l'Irak ne sont pas affectés par la panne.

« Stephan Beckert, analyste à TeleGeography, une entreprise de recherche et de consultation sur des questions relatives au réseau Internet mondial, dit que les câbles endommagés représentent pour l'ensemble la majorité des communications internationales entre l'Europe et le Moyen-Orient, » tel que rapporté par CNN.

Les officiels disent que la cause derrière le sectionnement des câbles demeure inconnue, mais la deuxième plus grande entreprise de télécommunications des Émirats Arabes Unis a déclaré que les câbles ont été coupés parce que des navires laissaient traîner leurs ancres.

S'agit-il d'un [signe] précurseur visant à jeter le voile sur un événement imminent qui doit se dérouler au Moyen-Orient?

« Quelles sont les chances? Qui en profite? Se demande-t-on sur le blog "Crimes and Corruptions". Voyons voir. Le rapprochement iranien: « Ces derniers mois ont apporté de nombreux signes de rapprochement entre l'Iran et l'Egypte. »

« Quelle nation ne souhaite pas un tel rapprochement et qui, à la fois, possède des sous-marins qui peuvent couper les câbles? Pourquoi faire ça? Par vengeance et entre-temps les affaires commerciales sur le net en sont fortement affectées [NDT : transactions boursières et financières incluses]. Ou serait-ce plutôt une mise en scène pour autre chose? Notez que le réseau Internet fonctionne très bien en Israël. »

Sur le site «WhatReallyHappened.com [Nom d'un site Internet qui signifie en français : Que s'est-il réellement produit], Mike Rivero souligne que le mystérieux sabotage du câble pourrait présager une autre croisade impérialiste des néocons.

« Le plus gros problème rencontré par l'administration Bush en Irak était les images en provenance d'Internet qui montraient les horreurs commises sur le peuple iraquien et le dévoilement des mensonges du gouvernement à propos de Saddam, » écrit-il.

« Je suis profondément préoccupé par le fait que le sectionnement des câble sous-marins est destiné à empêcher le monde de voir quelque chose qui est sur le point de se produire, autrement que par la propagande des médias contrôlés par le gouvernement. »

http://en.wikipedia.org/wiki/ALPAL-2_%28cable_system%29
http://www.kidorf.com/DBResult.php?Name=&Landing=Algiers,%20Algeria&Location=NONE&Repeatered=Both&PHPSESSID=b634b82303e2ff316d0bc53c7367f9b9
http://www.kidorf.com/DBResult.php?Name=&Landing=Annaba,%20Algeria&Location=NONE&Repeatered=Both&PHPSESSID=b634b82303e2ff316d0bc53c7367f9b9

Landing Site: Annaba, Algeria
Name   Region   Date   Route Length (km)   Suppliers
MED-LINK    Mediterranean    2005    1300    Alcatel
SEA-ME-WE-4 (Segment 4)    Inter-regional    tbd    0    Alcatel, Fujitsu

Landing Site: Algiers, Algeria
Name   Region   Date   Route Length (km)   Suppliers
Algiers Palma (ALPAL-2)    Caribbean    2002    312    Pirelli, NEC
MED-LINK    Mediterranean    2005    1300    Alcatel
SEA-ME-WE-2 (Segment 5)    Inter-regional    1994    3660    Alcatel Submarcom, AT&T, STC, Simplex[/b]

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Un 3eme câble sous-marin lié à Flag Telecom coupé au Moyen-Orient
http://www.leblogfinance.com/2008/02/un-3eme-cble-so.html

FALCON (cable system) ( http://en.wikipedia.org/wiki/Flag_Telecom )

Loi des séries ? Ou actes intentionnels ? On va finir pas devoir se poser la question.

Alors que le trafic voix et données est très fortement perturbé en Inde, suite à des coupures de câbles d'une importance stratégique, un nouveau câble sous-marin de télécommunication a été endommagé au Moyen-Orient.

Le câble Falcon a été coupé à 56 kilomètres au large de Dubaï, dans les eaux du Golfe, entre Oman et les Emirats arabes unis, a précisé la société propriétaire du câble, Flag Telecom, qui fait partie du groupe indien Reliance Communications.

Selon la société, un navire de réparation doit arriver sur zone dans les prochains jours. La raison de la rupture du câble n'a pas été précisée.

Comble de malchance, signe du destin, voire acte malveillant, Flag Telecom est également propriétaire d'un des deux autres câbles endommagés au large de l'Egypte, mercredi en mer Méditerranée. Pour rappel, FLAG Telecom, basé à Mumbai en Inde possède deux filiales : FLAG et FALCON. FLAG Telecom est une filiale du groupe Reliance Communications, lequel est une filiale de ADAG (Anil Dhirubhai Ambani Group) du milliardaire indien Anil Ambani.

A la suite de ces dégâts, les communications ont été considérablement perturbées en Egypte comme en Inde. Revers de la médaille de la délocalisation en quelque sorte, car l'industrie de la sous-traitance informatique représente pour l'Inde 11 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel et emploie 700.000 personnes.

L'incident a frappé également plusieurs pays arabes du Golfe, notamment les Emirats arabes unis, le Koweït, l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman, ralentissant le débit des flux et perturbant l'accès à Internet proprement dit.

Aux Emirats arabes unis, "Du", un des opérateurs de téléphonie, cité par le quotidien anglophone Khaleej Times, a estimé que le dernier incident en date pourrait ralentir les efforts en cours pour rétablir un service normal. "Du a été informé d'un nouveau dommage sur un câble Falcon. Ce dernier incident a entraîné des complications par rapport aux difficultés existantes", explique la société.

Le principal opérateur de téléphonie émirati, Etisalat, n'a pas été affecté par les dégâts sur les câbles Falcon, n'utilisant pas ce dernier pour écouler son trafic.

Les perturbations sur le réseau internet provoquées par l'endommagement de câbles internet sous-marins pourraient durer encore 10 jours, a annoncé quant à lui le ministère égyptien des Communications et des technologies de l'information.

Un bateau est attendu mardi matin dans la zone où les deux câbles ont été endommagés mercredi, en Méditerranée, pour commencer des réparations. "Le réseau internet fonctionne à 55%", ajoute le communiqué, qui précise que des informaticiens ont été mobilisés en urgence pour trouver des routes contournant les câbles endommagés.

Ces coupures pourraient impacter les entreprises européennes et américaines qui ont délocalisé ou externalisé des parties de leur activités à des prestataires Indiens, Pakistanais et plus généralement au Moyen-Orient.

Source : AFP, Reuters, indeinfos.blogspot.com

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Égypte : Les navires n'ont pas sectionné les câbles Internet
ABC News (Australie), le 4 février 2008
Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
http://www.alterinfo.net/egypte-Les-navires-n-ont-pas-sectionne-les-cables-Internet_a16537.html?PHPSESSID=a9eb3ff465f1ab1de3f9ef6a0b83eab2
Source : http://www.abc.net.au/news/stories/2008/02/04/2153455.htm

Les navires ne sont pas responsables des dommages causés aux câbles sous-marins du réseau Internet dans la mer Méditerranéen, selon ce qu'affirme le gouvernement d'Égypte.

Deux câbles ont été endommagés plus tôt cette semaine dans la mer Méditerranée et un autre au large des côtes de Dubaï, provoquant des perturbations à l'Internet et aux services téléphoniques internationaux en Égypte, aux états Arabes du Golfe et en Asie du Sud.

Un quatrième câble reliant le Qatar aux Émirats Arabes Unis a été endommagé ce dimanche, causant encore plus de perturbations, selon ce qu'a déclaré le fournisseur de télécommunications Qtel.

Le ministère des transports d'Égypte a déclaré que des images enregistrées par les caméras vidéo sur le rivage de la localisation des câbles ne montraient aucun trafic maritime dans la zone lorsque les câbles ont été endommagés.

« Le Comité de transport maritime du Ministère a passé en revue les enregistrements vidéos couvrant la période des 12 heures précédentes et des 12 heures subséquentes du moment où les câbles ont été sectionnés et aucun bateau ne naviguait dans la région, » tel que déclaré dans un communiqué.

« Cette zone est également indiquée sur les cartes comme une zone interdite à la navigation et il est donc exclu que les dommages causés aux câbles soient attribuables aux navires. »

De précédents reportages prétendaient que les dommages avaient été causés par des navires qui avaient été détournés de leur itinéraire habituel en raison du mauvais temps.

Un navire est attendu mardi pour débuter les travaux de réparation des deux câbles de la Méditerranée.

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Une « épidémie » de coupures de câbles sous marins affecte Internet au Moyen Orient (VO)
3 février 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648
Infographie Guardian Réseau Internet mondial

Depuis mercredi ce sont quatre câbles , deux au large d’Alexandrie, deux dans le Golfe Persique, qui ont été coupés, sans que l’on connaisse aujourd’hui la cause de ces incidents. Le trafic Internet au Moyen Orient et en Inde a été considérablement affecté.

A submarine cable in the Middle East has been snapped, adding to global net problems caused by breaks in two lines under the Mediterranean on Wednesday. The Falcon cable, owned by a firm which operates another damaged cable, led to a "critical" telecom breakdown, according to one local official.

Wednesday’s incident caused disruption to 70% of the nationwide internet network in Egypt on Wednesday, while India suffered up to 60% disruption.

The first cable - the Fiber-Optic Link Around the Globe (FLAG) - was cut at 0800 on 30 January, the firm said.

A second cable thought to lie alongside it - SEA-ME-WE 4, or the South East Asia-Middle East-West Europe 4 cable - was also split.

FLAG is a 28,000km (17,400 mile) long submarine communications cable that links Australia and Japan with Europe via India and the Middle East.

SEA-ME-WE 4 is a submarine cable linking South East Asia to Europe via the Indian subcontinent and the Middle East.

The two cable cuts meant that the only cable in service connecting Europe to the Middle East via Egypt was the older Sea-M-We 3 system, according to research firm TeleGeography.

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

One cable was damaged near Alexandria, Egypt, and the other in the waters off Marseille, France, telecommunications operators said. The two cables, which are separately managed and operated, were damaged within hours of each other.

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

Nombre de réseaux hors service le 30 - Coupures à 4:30 et 8:00

Arabian Business 03 February 2008

Internet services in Qatar have been seriously disrupted because of damage to an undersea telecoms cable linking the Gulf state to the UAE, the fourth such incident in less than a week.

Qatar Telecom (Qtel) said on Sunday the cable was damaged between the Qatari island of Haloul and the UAE island of Das on Friday.

It is expected to take at least "a few days" to fix, according to one person with knowledge of the situation.

The damage caused major problems for internet users in Qatar over the weekend, but Qtel’s loss of capacity has been kept below 40% thanks to what the telecom said was a large number of alternative routes for transmission. (...)

Etisalat said it had been informed by Flag Telecom, which operates one of the two damaged cables in the Mediterranean Sea, that the problem should be fixed in two weeks, while the operator of the other cable planned to carry out repairs on February 8.

Flag said on Saturday a ship should reach the cable repair ground by February 5.

Trafic Internet : Etat du réseau

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

Iran is not disconnected

Like most countries in the region, the outages in Iran were very significant, but for the most part they did not exceed 20% of their total number of networks. Now 20% is a significant loss, but in the context of an event where countries lost almost all of their connectivity, such a loss did not place Iran into the top 10 of impacted countries.

Khaleej Times 3 February 2008

Ships did not cause Internet cable damage

Damage to undersea Internet cables in the Mediterranean that hit business across the Middle East and South Asia was not caused by ships, Egypt’s communications ministry said on Sunday, ruling out earlier reports.

The transport ministry added that footage recorded by onshore video cameras of the location of the cables showed no maritime traffic in the area when the cables were damaged.

‘The ministry’s maritime transport committee reviewed footage covering the period of 12 hours before and 12 hours after the cables were cut and no ships sailed the area,’ a statement said.

‘The area is also marked on maps as a no-go zone and it is therefore ruled out that the damage to the cables was caused by ships,’ the statement added.

Two cables were damaged earlier this week in the Mediterranean sea and another off the coast of Dubai, causing widespread disruption to Internet and international telephone services in Egypt, Gulf Arab states and South Asia.

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US Crashes Internet In Middle East After Saudi Threat, Russia Responds With Air Forces
February 3, 2008 - By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers
http://www.whatdoesitmean.com/index1067.htm

Reports circulating in the Kremlin today are painting a grim picture of just how desperate US War Leaders have become as their economy continues its freefall towards total bankruptcy by their crashing of Global Internet access for the Middle East’s banking centers in Egypt, Saudi Arabia, Abu Dhabi, Iran, UAR, Turkey and Kuwait.

These reports state that the Americans became ‘enraged’ this past week when the Organization of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) rejected US demands for an immediate increase in oil production.

Further angering the Americans this past week was Turkey’s rejection of US demands for them to sever banking ties with Iran's Bank Mellat, and which allows Iranian continued access to Global banking resources.

But, these reports state, the greatest fears of the United States were raised this past week when Saudi Arabia ‘warned’ the United States to ‘back off’ of its threats against Iran or face the Saudi’s decoupling the US Dollar from its enormous World oil trade transactions.

Though the American President [pictured top left with Saudi King] personally went to the Saudi Kingdom to lobby the US’s Middle East allies in agreeing for attacks against Iran for the Iranians decoupling of the US Dollar from its oil trade, Bush was quickly rebuffed.

It should be noted that those Nations who have dared to decoupled the US Dollar from their oil trade, Iraq, Iran, Russia and Venezuela, have come under withering attacks from the Americans, and their Western Allies; none worse than the Iraqis who are reported to have suffered over 1 million deaths since being invaded by the US in 2003.

But, as these reports state, the ‘worst nightmare’ of the Americans appeared to be coming true this past week when their Saudi Arabian allies were reported to have begun the decoupling of the US Dollar from their oil trade with the intention of  replacing the rapidly declining American currency with the European Euro.

American War Leaders, though, have had previous warnings of the Saudis growing fears of being the holders of trillions of declining US Dollars with Saudi Arabia, for the first time, refusing to drop their interest rates in ‘lock-step’ with the US Federal Reserve, and leading to fears of a ‘stampede’ by other Middle Eastern Nations out of US Dollar backed assets.  

Under such a threat, and with the Saudi King growing closer to Iran’s President Ahmadinejad [both pictured top left 2nd photo], Russian Military Analysts state in these reports that the United States invoked one of their so called ‘nuclear options’ by severing the three major undersea cables connecting the Middle East’s major banking centers to their Western, and Global, counterparts.

The significance to the severing of these cables is the Middle East Banking Centers being denied access to the Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), based in Brussels and which carries up to 12.7 million messages a day containing instructions on many of the International transfers of money between banks, lies in Saudi Arabia, or any other Middle East Nation, being unable to change their previously, before loss of communication, encoded currency instructions from being changed.

Moscow’s actions against the West, in the severing by the United States of these cables, was swift as President Putin ordered Russian Air Force Fighters and Bombers to take immediate action to protect the Russian Nations vital undersea cables in the Arctic and Atlantic Oceans.

To some of the Russian Air Force assets used we can read as reported by the Reuters News Service article titled "Russia sends bombers, fighters to Atlantic, Arctic", and which says:

"Air force pilots will carry out practice in the areas involving reconnaissance, missile-bombing attacks on a navy attack force of a hypothetical enemy, air-to-air combat and refuelling and patrolling," an air force spokesman said. The bomber group included two Tupolev Tu-160 strategic bombers, codenamed "Blackjack" by NATO, two turbo-prop Tu-95 "Bear" strategic bombers, and eight Tu-22 "Blinder" bombers. MiG-31 and Su-27 fighters were also sent to the region."

To the final outcome of these events it is not in our knowing, other than one Russian Banking Official, wishing to remain anonymous, stating that, “Should the Saudi’s effectively decouple their oil from the US Dollar, the United States, for all practical purposes will cease to be a World power as it economy will collapse completely as the US Dollar has no value in and of itself due to the staggering debt of the Americans. Without oil they are nothing.]

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Middle East Internet Blackouts Spur Geopolitical Suspicions
Bloggers says big event could be right around the corner, Iran completely cut off


Paul Joseph Watson - Prison Planet - Friday, February 1st, 2008
http://www.prisonplanet.com/articles/february2008/020108_internet_blackouts.htm

Unprecedented mass Internet outages throughout the Middle East and Asia after no less than four undersea Internet cables were cut without explanation are spurring suspicions that a major event of geopolitical proportions may be just around the corner.

Internet blackouts are impacting large tracts of Asia, the Middle East and North Africa after four undersea cable connections were severed. Egypt, Saudi Arabia, Qatar, the United Arab Emirates, Kuwait, Bahrain, Pakistan and India, are all experiencing severe problems.

According to http://www.internettrafficreport.com/history/267.htm , Iran has been completely cut off from the Internet, though Mahmoud Ahmadinejad's blog can still be accessed.

Most notably, Israel and Iraq are unaffected by the outage.

"Stephan Beckert, an analyst with TeleGeography, a research company that consults on global Internet issues, said the damaged cables collectively account for the majority of international communications between Europe and the Middle East," reports CNN.

Officials say that the cause behind the severing of the cables remains unknown, but United Arab Emirates' second largest telecom company said the cables were cut due to ships dragging their anchors.

Is this a pre-cursor to throw a veil over an imminent staged event in the Middle East?

"What are the odds? Who benefits? asks the Crimes and Corruptions blog. "Let's see. Iranian rapprochement: "Recent months have brought signs of a growing rapprochement between Iran and Egypt."

"What nation would not like this and has subs which could cut the cables? Why do it? Payback as over the net business is badly damaged. Or is this a setup for more? Note the internet is working just fine in Israel."

Over at WhatReallyHappened.com, Mike Rivero points out that the mysterious cable sabotage could portend another imperial Neo-Con crusade in the works.

"The biggest problem the Bush administration faced during Iraq were images coming over the internet that showed the horrors being visited on the Iraqi people, and exposed the government's lies about Saddam," he writes.

"I am greatly concerned that these undersea cable cuttings are intended to prevent the world from seeing something that is about to happen, other than through the government-controlled propaganda/media."

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Mediterranean Submarine Cable Cut
Rocco Fanucci – Wed, 2008 – 01 – 30 13:02
http://blog.reallyrocketscience.com/node/872

Wow, big fiber cut yesterday, about a year after the one near Taiwan. If you're in the Middle East, you know: Internet service is disrupted in Egypt, the Gulf Region and to India, too:

Egypt's Telecommunications Ministry said a communications cable in the Mediterranean was cut, disrupting 70 percent of the country's Internet network.

The ministry said in a statement it was not known how the cable was cut but that services would probably take several days to return to normal.

India reported serious disruptions to its services and one Indian Internet service provider linked the problem to the Egyptian outage.

Seems the cut was somewhere between Palermo, Sicily, and Alexandria, Egypt. That sounds like the South East Asia-Middle East-West Europe 4 (SEA-ME-WE 4) cable, which has 17 landing points connected:

1. Marseilles, France
2. Annaba, Algeria
3. Bizerte, Tunisia
4. Palermo, Italy
5. Alexandria, Egypt
6. Cairo, Egypt (overland)
7. Suez, Egypt (overland/return to submarine)
8. Jeddah, Saudi Arabia
9. Fujairah, United Arab Emirates
10. Karachi, Pakistan
11. Mumbai, India
12. Colombo, Sri Lanka
13. Chennai, India
14. Cox's Bazar, Bangladesh
15. Satun, Thailand
16. Melaka/Malacca, Malaysia
17. Tuas, Singapore

Our friends at SES NEW SKIES probably had their phones ringing off the hook yesterday. Best remedy for fiber cuts is a satcom backup. That's the "secret sauce" in a well-run network.

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Pentagone : « Nous devons combattre le Net »
Par Brent Jessop
http://www.alterinfo.net/Pentagone-Nous-devons-combattre-le-Net-_a16495.html

Information Operation Roadmap - Partie 3

​​​​Dans son document Information Operations Roadmap [feuille de route des opérations sur l'information], le Pentagone est franc sur le fait qu'Internet, avec son potentiel à la liberté d'expression, s'oppose directement à ses objectifs. Internet doit être traité comme s'il s'agissait d'un « système d'armement » ennemi.

​​​​Le document de 2003 du Pentagone, intitulé Information Operation Roadmap, a été divulgué au public suite à une demande, faite sous la loi de la Liberté de l'Information, aux Archives de la Sécurité Nationale de l'Université George Washington en 2006. L'explication détaillée de l'idée maîtresse de ce document, et l'importance de l'information ou des opérations de guerre de l'information, a été décrite dans le premier article de cette série (1).


Attaque du réseau informatique

​​​​Tiré du document Information Operation Roadmap :

​​​​Dès que les recommandations de ce rapport seront mises en œuvre, elles serviront de point de départ à l'amélioration rapide des capacités d'attaque du réseau informatique. - 7

​​​​L'amélioration des possibilités des opérations militaires sur l'information, incluent : ... Une série d'offensives vigoureuses incluant la gamme complète de moyens électroniques et les attaques contre le réseau informatique... - 7

​​​​Le Pentagone se servira-t-il de ses capacités d'attaque des réseaux informatiques contre Internet ?

Combattre le Net

​​​​Nous devons combattre le Net. Le Ministère de la Défense est en train de construire une force focalisée sur l'information. Les réseaux deviennent de plus en plus le centre de gravité opérationnel et le Ministère doit être prêt à « combattre le Net. » - 6

​​​​La stratégie de « défense en profondeur » du Ministère de la Défense devra fonctionner sur le principe de « combattre le Net » comme s'il s'agissait d'un système d'armement. - 13

​​​​On ne devrait donc pas s'étonner de voir le Pentagone s'attaquer énergiquement aux « autoroutes de l'information » pour tenter d'obtenir la suprématie dans la guerre de l'information. L'implication de Donald Rumsfeld dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain [Project for a New American Century - abréviation anglaise : PNAC] jette davantage de lumière sur le besoin et le désir de contrôler l'information.

Le PNAC souhaite dominer le cyberespace

​​​​Le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC) a été établi en 1997 avec un nombre imposant de membres qui sont devenus plus tard le noyau de l'administration de George W. Bush. Parmi beaucoup d'autres puissants, mais dont les noms sont moins connus, la liste comprend : Jeb Bush, Dick Cheney, I. Lewis Libby, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz. Leur objectif déclaré est d'utiliser une énorme expansion militaire étasunienne dans le plan de « domination mondiale des États-Unis. » En septembre 2000, le PNAC a publié le désormais tristement célèbre document intitulé Reconstruire les Défenses des États-Unis [Rebuilding America's Défenses]. Ce document a un thème très similaire à « Information Operation Roadmap » du Pentagone, qui fut signé par le Ministre de la Défense Donald Rumsfeld.

​​​​Tiré du document Reconstruire les Défenses des États-Unis :

​​​​Il est maintenant communément admis que l'information et les autres nouvelles technologies... créent une dynamique pouvant menacer la capacité des États-Unis à user de leur puissance militaire dominante. - 4

​​​​Le contrôle de l'espace et du cyberespace, tout comme le contrôle de la haute mer, et la protection du commerce international, permettait dans le passé de définir les puissances mondiales, le contrôle des « biens communaux internationaux » sera la clé du pouvoir mondial dans l'avenir. Si les États-Unis sont incapables de protéger leurs intérêts ou ceux de leurs alliés dans l'espace ou dans la sphère de l'information (infosphère) ils auront du mal à exercer le leadership dans la politique mondiale. - 51

​​​​Même s'il faut des dizaines d'années avant que le processus de transformation se déploie, avec le temps, l'art de la guerre dans les airs, sur terre et sur mer, sera très différent de ce qu'il est aujourd'hui, et le « combat » se déroulera probablement dans de nouvelles dimensions : dans l'espace, dans le « cyberespace, » et peut-être dans le monde microbien. - 60

​​​​Pour en savoir plus sur le document Reconstruire les Défenses des Etats-Unis, [Rebuilding America's Defences] lire ici (anglais).

Internet 2

​​​​Dans le document Information Operations Roadmap, la partie des plans relatifs à Internet consiste à assurer « la dégradation subtile du réseau plutôt que son effondrement. » (Page 45) C'est présenté en termes « défensifs, » mais il est probable que ce soit aussi exclusivement défensif que le Ministère de la Défense.

​​​​Que le Pentagone s'inquiète d'Internet n'est pas un mal en soi. C'est après tout le Ministère de la défense, par l'intermédiaire du DARPA, qui nous a donné Internet à l'origine. Parmi de nombreux autres point positifs pour le Pentagone, Internet est utile, non seulement comme outil d'affaires, mais aussi comme excellent moyen de surveillance et de suivi des utilisateurs, pour l'acclimater les gens au monde virtuel, et pour élaborer le profil psychologique de chaque utilisateur. Mais l'un des problèmes avec Internet tel qu'il est conçu actuellement, est son potentiel à la dissémination d'idées et d'informations en désaccord avec les thèmes et les messages du gouvernement étasunien, à ce que l'on appelle communément la liberté d'expression. Bien entendu, puisque le plan consiste à dominer totalement l'infosphère, Internet devrait être adapté ou remplacé par une version améliorée et encore plus sympathique pour le Pentagone.

​​​​Dans un article de Paul Joseph Watson du site Prison Planet.com, l'émergence d'Internet 2 est décrite.

​​​​Le développement d'« Internet 2 » est également conçu pour créer un système de castes en ligne, par lequel les anciens concentrateurs Internet seraient laissés se détériorer et mourir, forçant les gens à utiliser le nouvel Internet, taxable, censuré et réglementé. Si vous tentez de comprendre à quoi ressemblera exactement Internet dans cinq ans, à moins que nous n'y résistions, jetez juste un coup d'œil sur les derniers efforts de la Chine pour éliminer complètement la dissidence et l'anonymat sur le web.

Conclusion

​​​​Dans le prochain article nous examinerons le recours du Pentagone aux opérations psychologiques ou PSYOP et dans le dernier article de cette série nous examinerons si oui ou non il existe des limites à l'usage d'opérations sur l'information contre le publique étasunien ou l'audience étrangère.

​​​​L'auteur Brent Jessop est étudiant en deuxième année de maîtrise en génie biologique à l'université de Guelph en Ontario au Canada.

Original : http://www.knowledgedrivenrevolution.com/Articles/200711/20071119_IOR_3_Fight_Net.htm
Traduit au mieux par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info

Note des traducteurs :

(1) Cet article est le troisième d'une série de cinq. Étant donné les pannes majeures du réseau Internet au Moyen-Orient et les suspicions qui en découlent, nous avons choisi de traduire dans le désordre, ce troisième article spécifique à l'Internet. La traduction des quatre autres articles relatifs au document « Information Operation Roadmap » du Pentagone suivra.

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MERCI A INFORMATICIEN

C'est très très grave, le tarissement du pétrole et du gaz naturel (Pic pétrolier et Pic gazier) rend le "monde occidental à sa tête les USA (OTAN)" complètement fou, génocidaire et hystérique :

Voir l'extrait très instructif de l'interview (en Francais) de Webster G. Tarpley concernant les "Ogives nucléaires U.S. disparues : une trahison au plus haut niveau" auteur de "La Terreur fabriquée, Made in USA" suivante sur :

Pour sauvegarder ces videos sur votre ordinateur utilisez les outils gratuits suivants :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/


http://video.google.fr/videoplay?docid=-6185283961275797800

Article : Ogives nucléaires disparues : une trahison au plus haut niveau

Guerre nucléaire = http://www.mondialisation.ca/index.php?context=newsHighlights&newsId=34

Et dire qu'il y a des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux" complicent dans cette "opération" du criminel de guerre, génocidaire et chef occulte de la société Halliburton activant en Algérie, DICK CHENEY.

Vous comprenez, maintenant, pourquoi les mercenaires sanguinaires (dont  des agents confirmés de la CIA et du MOSSAD) de Halliburton ont envahi et occupé le Sud Algérien avec la complicité des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux" et pourquoi il y a tellement d'attentats visant les Algériens du Nord de l'Algérie, avec la complicité des "Algériens (militaires et civiles) pas nombreux", pour détourner ( diversion ) leur attention de l'invasion, occupation et colonisation "militaire et para-militaire" du Sud Algérien par des mercenaires sanguinaires de DICK CHENEY et son clan de génocidaire. Hitler est un enfant de chœur par rapport à eux.


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Nucléaire algérien : un général, qui était présent clandestinement à Washington le jour des attentats du 11 septembre 2001, prêche à Washington
lundi, 5 novembre 2007 | par Laurent Léger
http://www.bakchich.info/article1895.html

http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2764
http://forum.reopen911.info/viewtopic.php?id=2767


… Suite aux articles récemment parus dans la presse israélienne et américaine sur le nucléaire algérien (cf. l’hebdo de Bakchich n° 53), le général major Mohamed Médiène, dit « Tewfik » s’est rendu en personne à Washington. Au programme : convaincre ses homologues américains que l’Algérie dispose d’une capacité nucléaire pacifique.

Le puissant patron du Département de renseignement et de sécurité (DRS, l’ex-Sécurité militaire) en a profité pour rappeler au Pentagone le rôle que son pays joue dans la lutte anti-terroriste et l’intérêt pour les Etats-Unis de le soutenir afin d’éviter qu’il ne s’effondre. Ce qui aurait des conséquences dramatiques en Méditerranée.

Ce discours aux tonalités apocalyptiques n’a pas totalement convaincu les pontes américains qui ont demandé à pouvoir visiter à l’improviste les sites nucléaires algériens.

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Trois en un
Chawki Amari - 30 janvier 2008 - El Watan
http://www.elwatan.com/spip.php?article85996

D’Alger, Oran ou Annaba, entre deux soirées brochettes, entre un cinéma, concert ou exposition, dans une rencontre littéraire ou simplement autour d’un thé très sucré entre amis, on ne le voit pas et ne l’entend pas. On aperçoit tout juste, dans un coin de journal du lendemain matin, l’information qui fait état de trois terroristes abattus ou de trois militaires tombés dans une embuscade. D’une bombe qui a explosé devant un bâtiment des forces de sécurité ou de la mort d’un émir connu uniquement des spécialistes. A 100 kilomètres d’Alger, c’est la guerre, un combat permanent entre des groupes irréductibles et l’ensemble des forces de sécurité. Pendant qu’à Alger, on assure que la paix est revenue, à Thenia et à Naciria, on tire sur des commissariats. Pendant qu’à El Mouradia, on se vante d’une réussite totale du bilan sécuritaire, les casernes de Baghlia ou Zemmouri sont sur le pied de guerre. Pendant qu’à Oran, on fête les circoncisions et qu’à Aflou, on fête les reconductions, presque quotidiennement, les forces de sécurité abattent des terroristes pendant que ces derniers posent des bombes et attaquent patrouilles, barrages et casernes. Une partition non dite de l’Algérie, avec les grandes villes du Nord, plus ou moins sécurisées, les zones terroristes où il ne fait pas bon se promener en habit de policier ou en minijupe à la tombée de la nuit, et le grand Sud, très sécurisé. Trois pays en un, l’un aux mains de l’Algérie, le second aux mains de la multinationale Qaïda et le troisième aux mains des Américains. Ce n’est pas l’Irak mais vu d’Alger, tout semble très loin, Baghlia, Drâa El Mizan ou Illizi. A partir d’Alger, pour aller à Hassi Messaoud, il faut un laisser-passer. Pour aller à Zemmouri, il faut une voiture blindée. Pour rester à Alger, par contre, il ne faut pas grand-chose. Si, beaucoup d’argent. Et une bonne raison de vivre.

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Ce n’est déjà plus le troisième mandat qu’il nous faut éviter, mais le désastre national !
le 30 Janvier, 2008 - Mohamed Benchicou - Le Matin
http://www.lematindz.net/news/ce-nest-deja-plus-le-troisieme-mandat-quil-nous-faut-eviter-mais.html

J’observe que l’année débute avec le dramatique paradoxe de GI’s entrant en Algérie sur de gros porteurs pendant qu’en sortent des jeunes Algériens sur des embarcadères et je me tourne alors vers mes amis qui s’amusent, une fois de plus, une fois de trop, à se tromper de débat ou, pire, à se tromper d’anxiété. Que leur dire ? Eh bien, pour commencer par le moins grave, que ce spectacle d’une camora en train de se reconduire pour un troisième mandat à la force du déshonneur et du mensonge, que ce spectacle là n’est pas le nôtre. Assez de s’exciter sur les fourberies des uns et sur le silence des autres comme des boolmakers s’exciteraient sur une course de chiens. Ce carrousel des serfs manque de panache et de pedigree. Ce n’est pas la parade de la Cavalerie de Saumur, c’est tout au plus un manège de chevaux de bois où l'on court la bague. Et il manque à nos protagonistes la noblesse du lévrier et cette majesté que Jack London a si souvent décrite chez le chien husky : le caractère farouchement indépendant !

Et puis, quoi de plus normal qu’une coterie décadente qui s’agrippe au trône pour s’épargner le procès sur sa décadence ?

Mais ah, Dieu, si ce n’était que cela, le prix de la méprise ! Car n’est-il pas déjà trop tard pour tout ? Réalisons la situation : ce n’est déjà plus le troisième mandat qu’il nous faut éviter, mais le désastre national ! Ces GI’s installés clandestinement dans notre désert pendant que nos enfants s’expatrient encore plus clandestinement, n’est-ce pas le signe que nous sommes déjà placés devant le funeste choix entre une solution à l’irakienne et une autre à la kényane ? Car il s’est écoulé deux mandats avant celui pour lequel on épilogue, et ils ont abouti à ceci : le laminage de l’Etat ! Inutile de le chercher, l’Etat algérien n’existe plus ! Ou seulement sous cette forme hybride de clans qui s’étripent pour le bout de gras.

Cet Etat là, l’Etat de Bouteflika, est trop faible pour combattre le terrorisme, trop corrompu pour redistribuer équitablement le revenu national et tracer la voie pour la jeunesse. Il ne remplit plus sa fonction de protecteur ni encore moins celle de régulateur. Alors tendons l’oreille à ces bruits de bottes : ce sont les Américains qui viennent mettre de l’ordre chez nous ! Et écoutons cette colère des gens affamés et désespérés : ceux qui n’ont pas pu prendre la mer s’apprêtent à demander des comptes !

A quel prix tout cela ? Et vers où irons-nous ?

Voilà la vraie anxiété que je vois se profiler en 2008. Fatalité ? Sans doute pas. Mais en sortir exige de nous autre chose qu’une algarade autour du troisième mandat qui, lui-même, n’a désormais plus de sens : Bouteflika est-il sûr de gouverner en 2009 un pays encore gouvernable ?

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Ogives nucléaires disparues : une trahison au plus haut niveau

Par Mahdi Darius Nazemroaya - Le 16 novembre 2007 - mondialisation.ca
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7336
Guerre nucléaire = http://www.mondialisation.ca/index.php?context=newsHighlights&newsId=34
Mahdi Darius Nazemroaya est un auteur indépendant basé à Ottawa et spécialisé dans les affaires du Moyen-Orient. Il est chercheur associé au Centre de recherches sur la mondialisation.

Selon de nombreux rapports, plusieurs bombes nucléaires ont été « perdues » pendant 36 heures après qu’elles aient décollé le 29-30 août 2007 pour un voyage d’un bout à l’autre des États-Unis, de la base militaire de l’US Air Force de Minot dans le Dakota du Nord à la base militaire de l’US Air Force de Barksdale en Louisiane. [1] Selon certaines informations, six ogives nucléaires W80-1 armées sur des missiles de croisière AGM-129, auraient été « perdues. » [2] L’histoire a été signalée pour la première fois par le Military Times, après que des militaires aient laissé filtrer l’histoire.  

Il est également intéressant de noter que le 27 août 2007, soit quelques jours avant l’incident des missiles nucléaires « perdus », trois bombardiers B-52 effectuaient des missions spéciales sous mandat direct du général Moseley, chef d’état-major de l’US Air Force. [3] Il a été rapporté que l’exercice était une mission de collecte d’images et d’informations aériennes. La base de Minot est aussi le siège de la 91ème Space Wings [NDT : une unité de missiles stratégiques], une unité sous le commandement de l’Air Force Space Command [NDT : Force aérienne spatiale des États-Unis, ayant entre autre la responsabilité des missiles intercontinentaux à têtes nucléaires].

Selon les rapports officiels, les pilotes de l’US Air Force ne savaient pas qu’ils transportaient des armes de destruction massive. Une fois rendus en Louisiane, ils ont également laissé les armes nucléaires sans surveillance sur la piste d’atterrissage pendant plusieurs heures. [4]

Le Major Général Richard Y. Newton III, adjoint du chef d’état-major de l’US Air Force pour les Opérations, les Plans et les Besoins, a commenté l’incident en disant qu’il y avait eu une série d’erreurs de procédure « sans précédent », qui a révélé « l’effritement du respect des normes de manipulation des armes. » [5]

Ces déclarations sont trompeuses. Le relâchement de la sécurité ne résultait pas de négligences dans les procédures au sein de l’US Air Force, mais plutôt d’une falsification délibérée de ces procédures.

SUITE SUR http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7336
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« Répondre #175 le: 07/02/2008 - 15:14:45 »

La guerre du Pakistan devra attendre
Comment la DGSE a déjoué une nouvelle vague d’attentats d’Al-CIA en Europe

par Thierry Meyssan - 7 février 2008
http://www.voltairenet.org/article155002.html

Une vaste campagne d’attentats islamistes aurait dû terroriser l’Europe entre le 20 et le 28 janvier. Elle a été déjouée in extremis par la DGSE française et son homologue espagnole, le CNI, sous la supervision de José Luis Rodríguez Zapatero. Mais ces attentats étaient attendus par l’OTAN pour pouvoir intervenir militairement au Pakistan. Thierry Meyssan révèle les dessous de cette machination avortée.

Menaces sur l’Europe

La presse européenne a largement rendu compte du démantèlement d’un réseau terroriste islamiste, le 18 janvier 2008. Sur les instructions de l’émir pakistanais Baitullah Mehsud, six kamikazes et cinq complices s’apprêtaient à commettre trois attentats en 48 h à Barcelone, dans deux wagons de la ligne 3 du métro, dans un centre commercial non-identifié et à la mosquée de Ciutat Vella. Cette opération aurait marqué le début d’une nouvelle vague d’attentats au Portugal, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. La nouvelle a été annoncée par le ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, qui a placé toutes les forces de sécurité de son pays en état d’alerte [1]. L’Espagne a déjà été marquée, le 11 mars 2004, par une série d’attentats dans des trains de banlieue à Madrid, faisant 191 morts et plus de 1 800 blessés.

Le coup de filet [2] a été rendu possible grâce aux informations données par un jeune homme, destiné à se sacrifier au cours d’un attentat, qui a échappé à ses camarades et s’est spontanément présenté à la police. Trois complices se sont enfuis vers la France où ils sont activement recherchés [3]. Des moyens exceptionnels ont été déployés pour trouver une seconde équipe, qui aurait été chargée de fabriquer les explosifs [4].

Le chef de la cellule catalane, Maroof Ahmed Mirza, avait été formé durant quatre années dans une madrasa (école coranique) extrémiste au Pakistan. Il était suivi par plusieurs services de renseignement occidentaux. Les « services » français avaient observé son arrivée sur leur territoire et prévenu leurs homologues espagnols du Centro Nacional de Inteligencia (CNI) de son installation en Catalogne. Ceux-ci avaient retrouvé sa trace dans une banlieue déshéritée, Raval, où il était devenu imam de la mosquée de la rue de l’hôpital. Pour donner le change, il évoluait avec ses hommes au sein d’une petite communauté musulmane non-violente à Barcelone [5]. Ils se réclamaient du Jamaat Al-Tabligh Wal-Dawa (Congrégation pour la propagation et la prédication), une organisation apparue en 1927, en Inde britannique, rattachée au courant théologique deobandi.

Selon le témoignage du jeune repenti (désigné dans les procés-verbaux d’enquête sous le pseudonyme de « F-1 »), il aurait été choisi pour mourir avec deux autres compagnons dans un attentat à Francfort, mais au dernier moment, les plans auraient été modifiés. Il aurait dû participer à l’opération de Barcelone et aurait été remplacé à Francfort par un certain Akeel Abassi. Le juge Ismael Moreno, chargé de l’affaire, a également entendu les autres interpellés. Au total, il s’agit de neuf Pakistanais et d’un Indien (ou peut être huit Pakistanais, un Bengali et un Indien [6]), présentant des profils similaires à ceux des jeunes gens accusés d’être responsables des attentats de Londres, qui firent 52 morts, le 7 juillet 2005 [7].

La presse a abondamment reproduit l’extrait suivant des procès-verbaux.
— Un des jihadistes s’adressant à F-1 : « Pourquoi n’as tu pas achevé ta formation au Pakistan ? »
— F-1 (témoin protégé) : « Parce que j’étais malade et j’ai du revenir ».
— Le jihadiste : « Tu plais beaucoup à l’émir Baitullah Mehsud. Tu lui plais tant que si tu avais terminé ta préparation, il aurait fait de toi un expert en explosifs plutôt qu’un kamikaze ».
— F-1 : « Quelle différence y a-t-il entre un kamikaze et un expert en explosifs ? »
— Le jihadiste : « Il y a trois groupes différents : les planificateurs, ceux qui fabriquent les bombes et les kamikazes » [8].

En réalité, F-1 serait un agent des services de renseignement extérieur français (DGSE), infiltré dans les réseaux jihadistes. Les militaires français auraient tenu une réunion d’urgence avec leurs homologues espagnols, à Noël à Madrid. Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, aurait été personnellement informé du danger, mais l’Élysée n’aurait été tenu au courant qu’en termes vagues pour éviter les interférences [9]. Le coup de filet aurait été décidé au vu de la prière collective des membres du commando et de leur purification rituelle, indicateurs d’un passage à l’acte imminent [10].

Six autres individus, pistés par le Centro Nacional de Coordinación Antiterrorista espagnol, ont été arrêtés le 24 janvier à l’aéroport britannique de Gatwick, tandis que le Centre for the Protection of National Infrastructure du service de contre-espionnage (MI5) lançait un avis d’alerte : cette équipe de planificateurs devait déclencher une autre cellule kamikaze qui aurait commis un attentat dans le tunnel sous la Manche [11].

Tous les services de renseignement européens ont été placés en état d’alerte, d’autant que ces événements coïncidaient avec le périple européen du président pakistanais, Pervez Musharraf (Bruxelles, Paris, Londres, Davos) [12]. Un voyage à hauts risques au cours duquel l’ancien chef d’état-major, entouré d’une nuée de spin doctors états-uniens, devait se construire une image de leader polissé et fréquentable. Malheureusement ses réflexes autoritaires ressurgissaient chaque fois qu’on l’interrogeait sur l’indépendance des juges de son pays ou la possible implication de son parti politique —la PML-Q— dans l’assassinat de Benazir Bhutto.

En outre, les événements de Barcelone prenaient place dans un contexte de nombreuses menaces :
- Le 3 janvier, un certain Murabit Muwaded (c’est-à-dire « le combattant pour l’unité ») a posté en arabe sur le forum du site islamiste al-ekhlaas.net un message promettant de « mettre un terme à la poursuite des ambitions du président Sarkozy dans les pays du Maghreb » et de provoquer « un effondrement de l’économie française au niveau international ».
- Le 5 janvier, un centre états-unien chargé de surveiller les communications du réseau d’Oussama Ben Laden a repéré sur Internet des menaces « contre Paris et contre son maire Bertrand Delanoë » afin d’entraîner « la chute de Nicolas Sarkozy ».
- Le 10 janvier des contrôleurs aériens portugais ont intercepté un message sur les ondes courtes faisant état de menaces terroristes sur Paris [13].
- Le 21 janvier, Le Parisien a oublié en « une » un entretien avec « la veuve noire », une ancienne dirigeante d’Al Qaïda, annonçant que La France serait punie pour son allégeance à l’Amérique [14].
- Le 24 janvier, un message posté sur le forum du site internet al-ekhlaas.net, cette fois signé « Al Qaïda en Grande-Bretagne », exigeait un retrait des troupes britanniques d’Afghanistan et d’Irak, ainsi que la libération des « musulmans captifs » de la prison de haute sécurité de Belmarsh. Il désignait Gordon Brown et Tony Blair comme cibles.

Baitullah Mehsud

Le 5 février, Nigel Inkster, l’ancien directeur adjoint des services secrets extérieurs britanniques (MI6) présentait à Londres le très attendu rapport annuel de l’International Institute for Strategic Studies (IISS). À cette occasion, il a « confirmé » que Baitullah Meshud avait organisé l’assassinat de l’ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, en décembre 2007. M. Inskter a désigné le chef néo-taliban comme le nouvel ennemi public n°1 de l’Occident en remplacement d’Oussama Ben Laden et d’Abou Moussab Al-Zarkaoui [15].

Retenez bien ce nom : Baitullah Mehsud. Il animera vos cauchemars médiatiques durant les prochaines années.

Baitullah Mehsud est connu de longue date comme un chef de guerre pashtoun opérant au Waziristan (zone tribale pakistanaise, frontalière de l’Afghanistan). Il y a deux ans, il avait négocié le cessez-le-feu local et était alors présenté par ses amis états-uniens comme un « artisan de paix » [16]. Changeant d’image, il a fait irruption sur la scène mondiale, le 28 décembre 2007, lorsque le porte-parole du ministre de l’Intérieur pakistanais a déclaré : « Nous avons des rapports de renseignement indiquant que le leader d’Al Qaïda, Baitullah Meshud, est derrière l’assassinat [de Benazir Bhutto]. Nous venons juste de recevoir une interception de renseignement qui a été enregistrée ce matin et dans laquelle Baitullah Meshud félicite ses gens pour avoir réaliser cet acte lâche » [17]. Consécration suprême, le général Michael V. Hayden, directeur de la CIA, déclarait à son tour : « [l’assassinat de Mme Bhutto] a été perpétré par un réseau autour de Baitullah Meshud. Nous n’avons aucune raison d’en douter » [18].

On ne sait pas grand chose de Meshud, sauf la brève biographie que la lui a consacrée le mois dernier la Jamestown Foundation [19]. Si sa période pro-US y est passée sous silence, on y apprend qu’il aurait juré allégeance au mollah Omar, chef historique des talibans, et qu’il serait à la tête d’une armée de 20 000 hommes, pour la plupart issus de son clan, dont on n’avait jusque là jamais soupçonné l’ampleur. Il prohiberait les images, ce qui expliquerait que l’on ne dispose d’aucune photographie de lui. Il a cependant eu la bonne idée d’accorder en janvier une interview à Shahid Nadeem d’Al-Jazeera. D’où l’on sait qu’il aurait commencé ses classes dans l’armée soviétique avant de se rallier aux talibans [20].

L’agence texane Statfor a établi quant à elle un lien entre la secte des suspects de Barcelone et de précédentes affaires de terrorisme [21]. La Jamaat Al-Tabligh Wal-Dawa compterait aujourd’hui 70 à 80 millions de membres ce qui en ferait la plus importante confrérie musulmane dans le monde. Deux dizaines de ses membres seraient impliqués dans les attentats de Londres de juillet 2005 [22], les projets d’attentats à l’explosif liquide d’août 2006 [23], et dans les attentats manqués de Glasgow de juillet 2007.

L’envers du décor

L’affaire de Barcelone est exceptionnelle et l’on imagine que les gouvernements espagnol et britannique ont chaleureusement remercié la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française —et particulièrement leur audacieux agent F-1— pour avoir déjoué ces complots et sauvé tant de vies innocentes.

Il n’en est rien. Car il y avait un deuxième niveau de manipulation.

Le lecteur attentif est peut-être déjà devenu soupçonneux devant la campagne médiatique alarmiste qui précédait ces projets d’attentat. Il aura remarqué la confusion entre courant wahhabite et déobandi. Il aura peut-être souri devant les menaces de « la veuve noire », prétendûment ancienne dirigeante d’Al-Qaïda, alors que cette mouvance —affirment les mêmes médias— refuse tout rôle politique aux femmes. Il se sera interrogé sur ce Mashud qui passe du jour au lendemain de statut d’« artisan de paix » à celui d’« ennemi public n°1 ». Et s’il a vu son interview sur Al-Jazeera, il se souviendra de ces commentaires du journaliste : « C’est un homme très simple. Il a une garde lourdement armée, mais il ne se comporte pas comme un chef inaccessible. Dans son village, il est chez lui. Contrairement à certains combattants étrangers d’Al-Qaida, il ne se cache pas ». Bref, il semble ignorer son nouveau rôle de méchant planétaire et ne craint pas de faire l’objet d’une attaque des forces spéciales états-uniennes.

Vient le moment où le masque tombe.

Les six terroristes de la cellule de planification arrêtés par Scotland Yard à l’aéroport de Gatwick, le 24 janvier, ont été longuement interrogés par le contre-espionnage britannique (MI5) au centre de haute sécurité de Paddington Green. Surprise : l’un était le frère cadet, trois autres les neveux, et les deux derniers des collaborateurs directs de Chaudhry Shujaat Hussain, président de la Pakistan Muslim League Quaid-i-Azam (PML-Q), le parti politique du président Pervez Musharraf. Tout ce petit monde rejoignait la suite de Pervez Musharraf, attendu à Londres. Ils n’avaient aucun éclaircissement à apporter sur leur passage à Barcelone. Après les vérifications d’usage, la raison d’État a prévalu. Ils ont été discrétement expulsés vers Islamabad (Pakistan) par le premier vol disponible tandis que Scotland Yard évoquait une méprise (mais alors, pourquoi les expulser ?) [24].

S’il n’avait pas été déjoué le 19 janvier, le scénario de la terreur aurait été le suivant : les deux premiers jours du voyage de Pervez Musharraf en Europe (les 20-21 janvier à Bruxelles et Paris), la première cellule faisait 48 heures de carnage à Barcelone. Le 22 janvier, le président pakistanais étant toujous à Paris, une seconde cellule y opérait. Entre le 23 et le 25, alors que M. Musharraf pérorait au Forum économique de Davos, des bombes explosaient à Francfort. Et lors de son séjour à Londres (du 26 au 28), un attentat dévastait le tunnel sous la Manche.

Du Pakistan, Baitullah Mehsud revendiquait cette campagne de terreur. Accordant des interviews à la presse européenne, Pervez Musharraf dénonçait le tueur de Benazir Bhutto et appelait les forces armées US à l’aide. Déjà secrètement rendu sur place, l’amiral Mike McConell, directeur général du renseignement US, et le général Michael Heyden, directeur de la CIA, dirigeaient une opération contre Meshud. Malheureusement, ils le manquaient de peu, mais tuaient son adjoint, le Libyen Abu Laith al-Libi, le 31 janvier (ce dernier point a été quand même mené à bien à la date prévue, question de rentabiliser le déplacement). Le même jour, George W. Bush battait le tambour en prononçant un discours à Las Vegas sur la guerre globale au terrorisme. Le 1er février, à Paris, Nicolas Sarkozy appelait à un sursaut de l’Occident en recevant le secrétaire général de l’OTAN. Le lendemain à Londres, Gordon Brown et Dick Cheney répondaient à cet appel depuis la résidence des Chequers.

Le 5 février l’International Institute for Strategic Studies publiait un rapport qui venait à point pour évaluer l’ampleur de la menace Meshud. Les ministres de l’OTAN, réunis les 7 et 8 février à Vilnius (Lituanie), décidaient d’étendre les opérations de l’Alliance de l’Afghanistan au Pakistan.

Politique fiction ? Non. Outre que l’agenda des personnalités ci-dessus est exact, souvenez-vous comment, en 1978, le conseiller national de sécurité des États-Unis, Zbignew Brzezinski [25] vint enrôler à Beyrouth un jeune golden boy, Oussama Ben Laden, pour en faire le chef de l’insurrection anti-communiste en Afghanistan [26] ; comment ce dernier recruta des mercenaires dans les milieux sunnites extrémistes pour mener la guerre contre les Soviètiques ; comment il constitua une véritable mouvance autour de lui avec l’aide conjointe des États-uniens, des Britanniques, des Saoudiens, puis des Pakistanais. Souvenez-vous aussi du rôle des services secrets pakistanais (ISI) dans la formation des moujahiddines, puis des talibans, et du personnel d’Al Qaïda [27]. Souvenez-vous du rôle du général Mahmoud Ahmad (directeur de l’ISI) dans l’organisation des attentats du 11 septembre 2001, alors même qu’il était présent à Washington ce jour-là [28].

Notez que l’International Institute for Strategic Studies de Londres avait été le seul organisme non-gouvernemental à rédiger un rapport accréditant la fable des armes de destruction massive en Irak et qu’il est passé maître dans l’art de l’intoxication [29].

Notez que la Fondation Jamestown qui diffuse l’essentiel des informations sur Baitullah Mehsud est dirigée par l’inoxidable Zbignew Brzezinski, par ailleurs conseiller spécial de Barack Obama, le seul candidat à la présidence des États-Unis qui appelle à une intervention militaire au Pakistan.

Ainsi, les services secrets militaires français et espagnols, et José Luis Rodríguez Zapatero, n’ont pas seulement empêché des attentats en Europe, ils ont empêché (ou au moins différé) une opération militaire de l’OTAN au Pakistan à laquelle ils sont viscéralement opposés.

Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.

[1] « L’Espagne en état d’alerte après un coup de filet antiterroriste », par Harold Hecke, Associated Press, 19 janvier 2008.

[2] Les dix personnes interpellées sont : Hafeez Ahmed, Maroof Ahmed Mirza , Mohammad Ayud Elahi Bibi, Imran Cheema, Shaib Iqbal, Mehmooh Khalib , Roshan Jamal Khan, Qadeer Malik, Mohammed Shoaib et Mohamed Tarik.

[3] Tres de los islamistas dispuestos a atentar en Barcelona han huído y su objetivo no era España, ABC, 25 janvier 2008.

[4] « Sospecha de la presencia en España de un comando proveedor », par Enrique Figuerdo et Eduardo Martin de Pozuello, La Vanguardia, 29 janvier 2008.

[5] « El jefe del grupo se formó cuatro años en una ’madrasa’ paquistaní », El Pais, 3 février 2007.

[6] « Spain terror plot : MEA in dark over arrest of Indians », Times of India, 26 janvier 2008.

[7] « Los detenidos tienen idéntico perfil que los autores del 7-J », El Pais, 27 janvier 2008.

[8] "¿Por qué vamos a atacar en el metro de Barcelona y no en otro lado ?", preguntó..., El Pais, 26 janvier 2008.

[9] « Islamistas.- El servicio secreto francés convocó de urgencia al CNI en Navidad para informarle del plan terrorista », Europa Press, 2 février 2008.

[10] « Terrorisme : le kamikaze infiltré changera d’identité en France », par Joana Viusà, L’Indépendant de Perpignan, 1er février 2008.

[11] « Suicide bomb suspects held at Gatwick after tip-off », par David Leppard, The Sunday Times, 3 février 2007.

[12] « Les services européens redoutent des attentats », par Arnaud De La Grange, Le Figaro, 21 janvier 2008.

[13] « Un appel terroriste visant la tour Eiffel a été intercepté au Portugal », par Yves Bordenave, Le Monde, 12 janvier 2008.

[14] « La « veuve noire » d’Al-Qaïda : « La France sera bientôt punie », propos recueillis par Jean-Marc Ducos, Le Parisien, 21 janvier 2008.

[15] « Abou Moussab al-Zarkaoui, super-héros du Mal », par Vladimir Alexe, Réseau Voltaire, 19 juillet 2005.

[16] « Le chef taliban Mehsud, principal ennemi d’Islamabad », par Nadia Blétry et Pir Zubair Shah, Le Temps, 7 février 2008.

[17] Déclaration en ourdou de Javed Iqbal Cheema sur PTV News, le 28 décembre 2007.

[18] « CIA Places Blame for Bhutto Assassination ; Hayden Cites Al-Qaeda, Pakistani Fighters », par Joby Warrick, The Washington Post, 18 janvier 2008.

[19] « Baitullah Mehsud – The Taliban’s New Leader in Pakistan », par Imtiaz Ali, Terrorism Focus, Volume 5, Issue 1 (January 8, 2008), Jamestown Foundation éd.

[20] « Baitullah Mehsud, nouveau chef taliban, défie l’armée pakistanaise », par Françoise Chipaux, Le Monde du 1er février 2008.

[21] « Tablighi Jamaat : An Indirect Line to Terrorism », Statfor, 23 février 2008.

[22] « Londres renoue avec la stratégie de la tension », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 juillet 2005.

[23] « Complot terroriste au Royaume-Uni : que se passe-t-il vraiment ? », par Craig Murray ; « Londres : terrorisme fictif, guerre réelle », par Jürgen Elsässer ; « Fabriquez vous-mêmes votre bombe au TATP », par Thomas C. Greene ; « L’alerte terroriste inquiète les Britanniques, sauf Tony Blair » ; « Les certitudes de Nicolas Sarkozy : “Un faisceau d’éléments permet de penser que la nébuleuse Al Qaïda n’est pas très éloignée de ce qui aurait pu se passer” » ; « Le mensonge des attentats à l’explosif liquide », par James Petras, Réseau Voltaire, 29 août 2006.

[24] « España tomó por terroristas a cargos del partido de Musharraf », El Pais, « El CNI confundió a familiares de un colaborador de Musharraf con islamistas », par Nando Garcia, El Mundo, 6 février 2008.

[25] « La stratégie anti-russe de Zbigniew Brzezinski », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 22 octobre 2004.

[26] « La Ligue anti-communiste mondiale, une internationale du crime », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 12 mai 2004.

[27] On trouvera un exposé détaillé de cette affaire dans l’ouvrage que lui a consacré le sous-directeur du renseignement indien qui fut chargé, pendant des années, de l’observer : Fulcrum of Evil : ISI-CIA-Al Qaeda Nexus par Maloy Krihna Dhar, Manas Publication, Delhi, 2006

[28] Lire L’Effroyable imposture 1, par Thierry Meyssan, mars 2002, réédition Demi-lune 2007.

[29] « Les experts qui ont donné raison à la CIA », Réseau Voltaire, 4 février 2004.
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« Répondre #176 le: 08/02/2008 - 08:50:02 »

Voila un très bon documentaire à voir absolument dans cette période critique d'affrontements mondiales (3ème guerre mondiale) pour le controle totale des "produits" énergétiques (pétrole, gaz, uranium, charbon, etc...) et sur l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_coop%C3%A9ration_de_Shanghai

Sujet vidéo Gazprom ou la bombe G : les hydrocarbures russes sont son arme principale dans sa reconquête d'une puissance mondiale perdue depuis la chute de l'URSS. D'une enquête inédite sur le géant gazier au dépeçage de la compagnie pétrolière Yukos. les rouages de la stratégie poutinienne et sur l'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS).

Algériens c'est à méditer

Pour sauvegarder cette video sur votre ordinateur utilisez les outils gratuits suivants :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/

La vidéo :

Partie 1 : Gazprom ou la bombe G. Le monde selon Gazprom

http://video.google.ca/videoplay?docid=3721522446539810435&hl=en-CA

Partie 2 : Gazprom - Dépeçage de la compagnie pétrolière Russe Yukos

http://video.google.ca/videoplay?docid=3207420256630084517&hl=en-CA


* organisation de cooperation de shangai.jpg (26.05 Ko, 300x300 - vu 812 fois.)

* organisation de cooperation de shangai 1.gif (16.67 Ko, 400x244 - vu 876 fois.)

* organisation de cooperation de shangai2.jpg (183.62 Ko, 950x664 - vu 1038 fois.)
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« Répondre #177 le: 08/02/2008 - 10:52:00 »

Vols de secrets nucléaires: le London Times confirme les affirmations de Sibel Edmonds
par Gregoire Seither Mondialisation.ca, Le 22 janvier 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7866

Incroyable video à voir sur ce scandale  :

Video de présentation
http://www.youtube.com/watch?v=10Jn4vTGb_8&eurl=http://www.justacitizen.com/KillTheMessenger.html

http://www.justacitizen.com/


La bombe médiatique publiée par Sibel Edmonds dans le Sunday Times d’il y a 15 jours a été soigneusement ignorée par la presse occidentale et surtout U.S. Cette auto-censure de la presse semble lentement s’effriter. Plusieurs stations de radio aux Etats-unis ont repris les informations données par Mme Edmonds et l’ont interviewée par téléphone. En Grande-Bretagne, c’est le très sérieux London Times, dans son édition du jour qui titre sur “Le vol des secrets nucléaires”

Et dans la foulée, il nous révèle une information nouvelle (voir en fin d’article) :

“Le FBI a été accusé d’avoir étouffé un dossier clé apportant des preuves détaillées d’un cas de corruption à un très haut niveau du gouvernement des Etats-unis en relation avec un réseau d’espionage de secrets nucléaires à destination du Pakistan et de l’Iran.

Ces accusations ont été faites à la suite de la publication, le 6 janvier dernier, dans le journal “The Sunday Times” d’un article sur Sibel Edmonds, une dénonciatrice du FBI qui a travaillé pour l’agence lors de l’enquête sur ce réseau.

Edmonds, qui a aujourd’hui 37 ans, est une ancienne traductrice de Turc qui a écouté et traduit des centaines de conversations sensibles interceptées par le services secrets U.S., lors de son travail au centre d’enquêtes du FBI, à Washington. (…)

L’un des documents cités par Mme Edmonds, porte la côte 203A-WF-210023. Mais la semaine dernière, dans une réponse à une demande de communication de ce document au titre du “Freedom of information act”, le FBI a répondu qu’il n’existait aucun document portant cette côte. Cette affirmation s’est avérée fausse quand la rédaction du “Sunday Times” a pu obtenir un document signé d’un directeur du FBI et qui confirme l’existence de ce document. (…)

La demande de communication de ce document, dans le cadre de la loi sur l’accès des citoyens aux documents administratifs (FOIA) n’a pas été déposée par Mme Edmonds mais par un groupe étatsunien de défense des droits de l’homme, la “Liberty Coalition”, sur la base d’une information reçue d’un correspondant anonyme.

La lettre du FBI donne un certain nombre d’indications sur le contenu de ce dossier, indications qui confirment les révélations faites par Mme Edmonds. Selon elle des membres de la communauté diplomate turque aux Etats-unis ont mis en place un réseau de collecte d’informations sensibles sur l’industrie nucléaire. L’implication de la Turquie n’était d’ailleurs qu’un paravent, les vrais commanditaires étaient les militaires pakistanais et les services secrets de ce pays, l’ISI, Inter-Services Intelligence. Mme Edmonds affirme que des haut fonctionnaires corrompus ont apporté leur assistance au résau, utilisant des organisations culturelles et économiques, comme le American-Turkish Council (ATC) comme points de relais.” (…)

Parmi les accusations proférées par Mme Edmonds, il y a notamment le fait qu’un haut fonctionnaire de la Maison Blanche aurait fourni au réseau d’espionnage des informations sur l’enquête de la CIA, l’avisant de ne pas approcher la société Brewster Jennings étant donné que celle-ci était une société écran pour la CIA dans son enquête sur le trafic de matières nucléaires.

Cette trahison de la part du haut fonctionnaire en question est survenue deux ans avant que la société Brewster Jennings soit révélée au grand jour, quand, suite à une fuite orchestrée, l’une de ses employés, Valerie Plame, fut “grillée” par la presse comme étant une agente de la CIA.

Mme Plame est l’épouse d’un diplomate, Joseph Wilson qui avait mis dans l’embarras l’Administration Bush lors de la préparation de l’invasion de l’Irak en démontrant que certains éléments présentés par la Maison Blanche pour prouver que Saddam Hussein cherchait à se doter de l’arme nucléaire étaient faux et avaient été fabriqués par les conseillers du Président Bush. Il fut donc soupçonné qu’elle avait été grillée par vengeance contre son mari. L’affaire devint une cause célèbre aux U.S. avant d’aboutir à la condamnation, en 2007, de Lewis Libby, “spin doctor” et proche conseiller du Président Bush.”

Tout come le “Sunday Times”, le “London Times” ne nomme pas le haut fonctionnaire, alors que de très nombreux analystes de l’affaire ont présenté des preuves, depuis 2004, qu’il s’agit en fait de Marc Grossman.

Si les affirmations de Sibel Edmonds sont vraies, alors non seulement la couverture de Mme Wilson a été “grillée” par l’Administration Bush mais , deux ans auparavant, l’intégralité de l’opération d’infiltration du marché noir nucléaire par la CIA a été “grillée” par un haut fonctionnaire de l’Administration U.S.

Il n’est pas anodin de mentionner que Marc Grossman, travaillant pour l’Administration Clinton, savait pertinement que les informations qu’il vendait aux Turcs étaient en fait destinés au Docteur Folamour pakistanais, le Professeur A.Q. Khan, qui a exporté la technologie nucléaire militaire vers l’Iran et la Corée du Nord.

Mais, à l’époque, à la Maison Blanche des Clinton, on était très ami avec le Pakistan… il n’est donc pas impossible qu’il y ait eu des consignes de tout faire pour empécher la CIA d’aller mettre son nez dans les petits traffics du Docteur Khan et de son parrain politique, le Général Pervez Musharraf.

A noter également que, en 2005, l’ancien conseiller pour la sécurité nationale du Président Bill Clinton, a été condamné pour avoir fait disparaître un certain nombre de documents classifiés des Archives Nationales, afin de les soustraire à la commission d’enquête sur le 11 septembre. Parmi les documents “emportés par mégarde”, il y aurait notamment un dossier (jamais retrouvé) sur les amitiés particulières des Clinton au Pakistan…

L’affaire Sibel-Edmonds est loin d’avoir encore révélé tous ses secrets.

*************

L’affaire Sibel Edmonds

Posté par AtMOH le 8/10/2007
http://www.reopen911.info/11-septembre/l%e2%80%99affaire-sibel-edmonds/

L’affaire Sibel Edmonds… Qui s’en soucie de ce côté de l’Atlantique? Et pourtant…  (un article de Marcel Dehaeseleer)

Préalable

Connaissez-vous Sibel Edmonds ? Cette femme courageuse, véritable héroïne nationale aux Etats-Unis, s’oppose seule à l’administration Bush. Son combat a fait l’objet d’un documentaire intitulé Kill The Messenger - Une femme à abattre diffusé sur Canal+ France et BeTV (C+ belge). Vu l’audience "confidentielle" des médias (cryptés) précités il y a fort à parier que seuls les affranchis - des dysfonctionnements des enquêtes relatives au 9/11 - connaissent Sibel Edmonds. Une partie du quartier général du FBI a été à plusieurs reprises accusée d’avoir fait obstruction à certaines enquêtes, et ce, tant avant qu’après les attentats du 11 septembre 2001. Le cas qui nous intéresse concerne un événement post 11 septembre 2001, il s’agit de l’affaire Sibel Edmonds

Récemment j’ai été contacté par un membre du personnel de l’OTAN à Bruxelles, celui-ci m’a remis des documents officiels attestant que le couple Dickerson, impliqué dans l’affaire Edmonds, a échappé aux enquêtes du FBI grâce à la complicité des plus hautes instances officielles. Les Dickerson n’ont pas été inquiétés par la justice de leur pays, ils ont durant plus ou moins trois ans étés hébergés en Belgique, à Bruxelles, dans le cadre d’une mission à l’OTAN.La fuite orchestrée des Dickerson constitue une indication supplémentaire de la volonté délibérée de dissimulation de preuves de la part d’une des officiels en charge de faire toute la clarté sur les sinistres attentats du 11 septembre 2001.

L’affaire Sibel Edmonds dans les grandes lignes

Une partie du quartier général du FBI a été à plusieurs reprises accusée d’avoir fait obstruction à certaines enquêtes, et ce, tant avant qu’après les attentats du 11 septembre 2001. Le cas qui nous intéresse concerne un événement post 11 septembre 2001, il s’agit de l’affaire Sibel Edmonds une jeune femme américaine d’origine turque.

Sibel Edmonds a été engagée par le FBI en tant que traductrice. Suite aux attentats du 11 septembre, il y avait un arriéré colossal de documents en langue arabe en souffrance de traduction. Sibel Edmonds, et d’autres, furent dès lors engagés pour cette tâche. Sibel avait comme collègue directe une certaine Melek Can Dickerson, engagée à la même période qu’elle.

Sibel ne tarda pas à constater que Melek Can Dickerson avait tendance à systématiquement traduire de manière incorrecte et/ou incomplète des documents relatifs à un organisme étranger pour lequel elle avait travaillé par le passé (American Turkish Council). Melek Can Dickerson avait également l’habitude d’estampiller frauduleusement comme "non relevant" (non pertinent) certains autres documents. Selon Sibel, Melek était encore contractuelle pour cet organisme et officiait donc au sein du FBI en tant qu’espionne pour l’organisation en question. Melek, avec l’aide de son mari, le major Douglas D. Dickerson, tentèrent d’ailleurs de "retourner" (recruter - en termes d’espionnage) Sibel Edmonds afin qu’elle aussi participe à ce travail de destruction/détournement de preuves. En d’autres termes, d’enrôler Sibel Edmonds au sein de l’ATC, la corrompre pour éventuellement faire du contre-espionnage !

Sibel Edmonds a aussitôt fait part à sa hiérarchie des agissements suspects du couple Dickerson. Contre toute attente sa hiérarchie fera la sourde oreille. Sibel n’en démord pas et fait part de ces faits au Département de la Justice, initiative suite à laquelle elle sera licenciée sur-le-champ !

Sibel Edmonds entame un combat pour faire entendre sa voix et faire valoir ses droits. L’Attorney general John Ashcroft demandera à la Cour de rejeter la plainte d’Edmonds pour raison de "sécurité nationale" et invoquera la protection de "Secrets d’Etat" pour que soit imposée à Sibel une "ordonnance de bâillon juridique". Cette mesure rarissime empêche Sibel de s’exprimer sur la période durant laquelle elle a travaillé comme linguiste pour le FBI.

Melek Can Dickerson, quant à elle, continua son travail de "nettoyage", et ce, avec l’aide de son superviseur Mike Feghali. À eux deux, ils détourneront des centaines de documents estampillés top-secret. Tous ces faits sont confirmés et ont été portés à la connaissance du FBI, Melek Can Dickerson gardera cependant son accréditation top-secret ("Habilitation à la Sécurité" - terme employé pour un/une linguiste) et continuera sa sombre besogne de destruction de preuves.

 Sibel Edmonds a été entendue à huis clos durant trois heures et demie par la Commission sur le 9/11. Le compte-rendu de la Commission ne fera mention d’aucune déclaration de Sibel Edmonds.

Quatre ans après les révélations de Sibel Edmonds sur Melek Can Dickerson, celles-ci sont enfin confirmées par le Congrès des Etats-Unis et en partie relayées par la presse. Sibel, quant à elle, est aujourd’hui encore sous le coup de "l’ordonnance de bâillon juridique". En 2002 le couple Dickerson, faisant l’objet d’enquêtes de la part du FBI, a précipitamment quitté les Etats-Unis. Aucunes suites/poursuites judiciaires ou recherches soutenues à leur encontre ne semblent se profiler à l’horizon. Le "cas" Sibel Edmonds a fait l’objet d’un documentaire diffusé sur Canal + et BeTV, ce documentaire est le fruit du travail de deux journalistes d’investigation français, Mathieu Verboud et Jean-Pierre Viallet. Vous trouverez un lien vers le synopsis de ce documentaire (format Adobe® pdf) ci-après :
 
- EXCLUSIF : 11 septembre 2007 -

Pour les rares personnes qui ont suivi la tournure des événements, le couple Dickerson semblait avoir pris la poudre d’escampette, tapis dans un endroit loin de toute agitation médiatique, profitant d’une retraite paisible bien méritée? Bien au contraire ! Un membre du Personnel de l’OTAN à Bruxelles, suite au visionnage du fameux documentaire, s’est manifesté pour clarifier la situation des Dickerson, pas encore retraités comme le veut la croyance populaire ! Soucieux de garder l’anonymat pour des raisons évidentes, il vous relate, ci-dessous, les faits précis qui se sont déroulés dans cette période cruciale d’avril à septembre 2002. Ces faits ne sont pas le fruit d’élucubrations fantaisistes, mais sont basés sur des documents officiels émis par le Gouvernement des Etats-Unis !

Déclarations exclusives d’un Membre du Personnel de l’OTAN

Pour celles et ceux qui ont eu l’occasion de visionner le documentaire français "Une Femme à Abattre", l’Affaire Sibel Edmonds est devenue une Affaire d’Etat, le grain de sable venu s’immiscer dans les rouages bien rodés de l’Administration Bush! Les révélations de Mme Edmonds quant aux activités d’espionnage, de contre-espionnage, au sein même du FBI, la protection d’agents étrangers, les affinités troublantes avec certaines organisations américano-turques (ATC, ATAA), le bâillon imposé par le Procureur Général Ashcroft, le laxisme du FBI, et affirmer que les événements du 11 septembre est une affaire résolument classée relève d’une ineptie totale.

Pour simple preuve, le Rapport de la Commission d’Enquête pour élucider les manquements, déterminer les responsabilités des uns et des autres, fustiger des coupables pour la bonne cause, est une atteinte à l’intelligence du peuple américain (Sibel Edmonds.) Dans le sujet qui nous intéresse, un chapitre nécessite certaines clarifications par rapport au documentaire, le cas du Major Dickerson, et de son épouse Melek Can. Le 08 mai 2002, Sibel Edmonds, par voie juridique, avertit le Procureur Général Ashcroft, et le Directeur du FBI, Richard S Mueller III, que suite aux manquements de l’enquête du FBI quant aux allégations à l’encontre des Dickerson, sa famille se trouve en danger, et fait état de l’arrestation arbitraire de sa sœur en Turquie.

A la même date, un mail est envoyé par l’Ambassade US à l’OTAN pour signaler l’arrivée du Major Dickerson à Bruxelles, pour une mission de 3 ans, et ce pour le mois de septembre 2002. Son affectation à la US Mission est confirmée par mail le 31 mai par le responsable du Bureau du Personnel Militaire. Quant au Major, il prit lui-même les premiers contacts avec les Services de l’OTAN fin avril, en vue de préparer son prochain séjour en Belgique, et plus précisément à Sterrebeek. Les autorisations nécessaires, en l’occurrence des Ordres Militaires (AF FORM 899) émis par l’Etat Major de l’Air Force, sont signées le 03 juillet 2002. Le Major arrive officiellement à Bruxelles le 14 septembre 2002, bientôt rejoint par sa famille. Il occupera une fonction majeure à la US Mission, au sein du service ODA (Official Development Assistance), bureau a vocation multiple dans le domaine de la Défense et de l’Armement. Dickerson quitte Bruxelles le 24 septembre 2005, pour la base japonaise aérienne de Yokota. Il sera promu au grade de Lieutenant Colonel, et devient Directeur des Opérations du 374th Logistics Readiness Squadron. Il est déployé en Irak en septembre 2006 pour des opérations du maintien de la Paix. Voilà pour les faits! Plusieurs anomalies, disfonctionnements, sont à relever dans cette courte période d’avril à septembre 2002.  

1. Lorsque Dickerson prend les premiers contacts informels avec l’OTAN, son épouse et lui-même font soi-disant l’objet d’une enquête menée par trois services différents: l’Inspection Générale, le Département de la Défense (Joseph Schmitz) et le Comité du Sénat (Sénateurs Leahy et Grassley).

Quand les actes et les dates prennent toute leur importance:

• 03 juillet 2002, l’Etat Major signe les documents pour l’affectation de Dickerson à Bruxelles, en autorisant son épouse à voyager avec lui (AF FORM 899). • Fin septembre 2002, le Département de la Défense, par l’intermédiaire de Joseph Schmitz, clos le dossier sans aucun motif de poursuite à l’encontre des Dickerson. • 18 octobre 2002, le Procureur Général Ashcroft impose le "Bâillon juridique" à l’encontre de Sibel Edmonds, définitivement réduite au silence le plus strict dans ce dossier!

Le Major Dickerson est affecté à l’OTAN avec l’aval de son Etat Major, bien que son épouse et lui fassent l’objet de plusieurs suspicions: activités d’espionnage et de contre-espionnage, rétention d’informations hautement sensibles pour la Sécurité Nationale, tentative de corruption d’Agents Gouvernementaux, et collaboration avec des Sociétés servant des intérêts étrangers (ATC). Le Département de la Défense innocente les Dickerson uniquement sur base de rapports, et le Procureur Général parachève la supercherie en réduisant au silence le plus total Sibel Edmonds, en utilisant le "State Secret Privilege", ultime moyen juridique aux Etats-Unis! Du travail d’orfèvre!

2. Avant d’être affecté à Bruxelles, Dickerson occupait un poste important au Pentagone, au sein du Service SAF/IA (Secretary of the Air Force/International Affairs), dont les fonctions principales sont l’organisation, l’échange et le commerce d’Armements Militaires Internationaux. Il occupera une fonction similaire à Bruxelles (ODA). De tels postes requièrent une Habilitation de Sécurité (Security Clearance). Les différentes étapes de cette procédure sont la demande d’habilitation par le chef du service employeur et l’instruction du dossier d’habilitation par le ministère de l’Intérieur ou de la Défense. Le retrait de l’habilitation se fait quand l’intéressé cesse de remplir les conditions nécessaires à sa délivrance, ou lorsque des éléments de vulnérabilité apparaissent. Sur le document (AF FORM 899) délivré par l’Etat Major, la date mentionnée pour l’octroi de son Habilitation (DCID 6/4 SSBI) est le 26 septembre 2000, en vue de sa mission au Pentagone! Malgré tous les éléments de vulnérabilité dans le dossier Dickerson et des allégations de Sibel Edmonds, pourquoi dès lors a-t-il pu jouir de ses privilèges grâce à son habilitation lorsqu’il fut muté à Bruxelles? Selon les Règlements Internes, et pour la Sécurité nationale, ne devait-il pas faire l’objet d’une révision de dossier en vue de l’octroi d’une nouvelle Habilitation? La question est posée! 3. Une organisation internationale comme l’OTAN, avec son siège à Bruxelles, a fourni le gîte et le couvert à la famille Dickerson, malgré toutes les implications relatives aux événements du 11 septembre 2001! A ce jour, l’Affaire Edmonds-Dickerson n’a jamais bénéficié de couverture médiatique (pas une seule ligne, pas un seul reportage) dans notre beau Royaume, toutes presses confondues, POURQUOI?

Un groupuscule de Républicains néo conservateurs fait régner l’Omerta sur les événements du 09/11, Sibel Edmonds en est une victime non consentante, qui essaye de faire la lumière sur une Affaire d’Etat, à ses risques et périls, dans un combat inégal, tronqué par les abus de pouvoir d’une Administration! Les faits de corruption concernent tous les niveaux, du FBI au Département d’Etat, au Département de la Défense, et au Ministère de la Justice! Une pétition circule pour soutenir la requête introduite par Sibel Edmonds http://letsibeledmondsspeak.blogspot.com/ afin d’obtenir des Auditions Publiques devant le Congrès des Etats-Unis.
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« Répondre #178 le: 09/02/2008 - 10:37:30 »


Ca c'est une conséquence du déclin du pétrole et gaz (pic pétrolier et pic gazier)

Le FBI est soupçonné de préparer les entreprises privées à la loi martiale
Michael Roston, The Raw Story, le 8 février 2008
http://www.alterinfo.net/Le-FBI-est-soupconne-de-preparer-les-entreprises-privees-a-la-loi-martiale_a16725.html?PHPSESSID=4a6e6811a15a1e0f508679eec9cc4d1f

​​​​Selon un reportage exclusif, publié par le magazine The Progressive, les membres corporatifs, d'un programme de préparation et de protection des infrastructures, en partenariat entre public et privé et géré par le FBI, auraient été informés d'une possibilité de loi martiale et d'accusation de recours à la force meurtrière,

​​​​« Un propriétaire d'entreprise des États-Unis m'a dit que les membres d'InfraGard sont en train d'être conseillés sur la façon de se préparer à une situation de loi martiale, et sur ce que pourrait être leur rôle dans cette affaire, » écrit Matthew Rothschild en citant un dénonciateur anonyme du programme, dans un reportage du 7 février 2008. « Puis ils ont dit que quand - et non si - la loi martiale sera promulguée, [notre explication sera qu'] il était de notre responsabilité de protéger notre portion d'infrastructure, et si nous avons eu recours à la force meurtrière pour la protéger, nous ne pourrons pas faire l'objet de poursuites, » a-t-il dit.

​​​​Le reportage de Rothschild explique qu'InfraGard est un programme mis en place par le FBI et quelques entreprises engagées dans l'entretien des éléments « vitaux de l'infrastructure nationale, » tels que l'agriculture, les banques et la finance, l'industrie chimique, la défense, l'énergie, l'alimentation, l'information et les télécommunications, le maintien de l'ordre, la santé publique et les transports. Le programme compte plus de 23 000 membres qui fournissent des informations au FBI et reçoivent en retour des informations privilégiées de ce dernier sur des menaces dirigées contre les infrastructures.

​​​​Dans un cas, a expliqué Rothschild, les membres de l'InfraGard semblent avoir obtenu des détails sur une menace contre des ponts de Californie avant Gray Davis, gouverneur à l'époque. Le gouverneur de Californie a été informé par son frère Barry, un banquier, du danger potentiel faisant face aux habitants de l'État.

​​​​Selon Rothschild, Steve Maviglo, l'ancien secrétaire de presse du gouverneur Davis, a cité son patron disant : « J'étais au téléphone avec mon frère, qui est banquier d'affaires. Et s'il le sait, pourquoi le public ne devrait-il pas le savoir ? »

​​​​Le FBI a traité de « ridicules » ces accusations d'entreprises remédiant aux situations d'urgence en « tirant pour tuer. »

​​​​« Si vous voulez citer un homme d'affaires racontant ça, vous vous détruirez vous-même. Si c'est ce que vous souhaitez imprimer, d'accord, » a déclaré un porte-parole du FBI à Rothschild.

​​​​L'article complet, publié dans la revue The Progressive, peut être lu ici (anglais) : http://www.progressive.org/mag_rothschild0308

Source : http://rawstory.com/news/2008/FBI_program_alleged_to_prepare_businesses_0208.html
Traduit au mieux par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info

**********

FBI program alleged to prepare businesses for martial law
Michael Roston - Friday February 8, 2008
http://www.prisonplanet.com/articles/february2008/080208_b_FBI.htm

A public-private partnership program on infrastructure preparedness and protection run by the Federal Bureau of Investigation allegedly has briefed its corporate members on the possibility of martial law and the use of lethal force, according to an exclusive report in the magazine The Progressive.

"One business owner in the United States tells me that InfraGard members are being advised on how to prepare for a martial law situation—and what their role might be," writes Matthew Rothschild in the Feb. 7 report, quoting an anonymous whistleblower on the program. "'Then they said when—not if—martial law is declared, it was our responsibility to protect our portion of the infrastructure, and if we had to use deadly force to protect it, we couldn’t be prosecuted,' he says."

Rothschild's report details InfraGard, a program set up between the FBI and a number of businesses engaged in maintaining elements of "critical national infrastructure," such as agriculture, banking and finance, the chemical industry, defense, energy, food, information and telecommunications, law enforcement, public health, and transportation. The program's 23,000-plus members provide information to the FBI and in turn receive privileged information from the FBI on threats to infrastructure.

In one case, Rothschild expalined, InfraGard members appeared to get details on a threat to California's bridges prior to then-Gov. Gray Davis. The California governor was informed by his brother Barry, a banker, of the danger potentially faced by the state's residents.

"I was on the phone with my brother, who is an investment banker. And if he knows, why shouldn’t the public know?" Davis' former press secretary Steve Maviglio quotes the governor as saying, according to Rothschild.

The FBI called accusations of deputizing businesses to shoot-to-kill in emergency situations "ridiculous."

“If you want to quote a businessperson saying that, knock yourself out. If that’s what you want to print, fine," a spokeswoman for the bureau told Rothschild.

The full article can be read at the Progressive's website.

*************

Exclusive! The FBI Deputizes Business
By Matthew Rothschild, February 7, 2008
http://www.progressive.org/mag_rothschild0308

Today, more than 23,000 representatives of private industry are working quietly with the FBI and the Department of Homeland Security. The members of this rapidly growing group, called InfraGard, receive secret warnings of terrorist threats before the public does—and, at least on one occasion, before elected officials. In return, they provide information to the government, which alarms the ACLU (American Civil Liberties Union) http://www.aclu.org. But there may be more to it than that. One business executive, who showed me his InfraGard card, told me they have permission to “shoot to kill” in the event of martial law.

InfraGard is “a child of the FBI,” says Michael Hershman, the chairman of the advisory board of the InfraGard National Members Alliance and CEO of the Fairfax Group, an international consulting firm.

InfraGard started in Cleveland back in 1996, when the private sector there cooperated with the FBI to investigate cyber threats.

“Then the FBI cloned it,” says Phyllis Schneck, chairman of the board of directors of the InfraGard National Members Alliance, and the prime mover behind the growth of InfraGard over the last several years.

InfraGard itself is still an FBI operation, with FBI agents in each state overseeing the local InfraGard chapters. (There are now eighty-six of them.) The alliance is a nonprofit organization of private sector InfraGard members.

“We are the owners, operators, and experts of our critical infrastructure, from the CEO of a large company in agriculture or high finance to the guy who turns the valve at the water utility,” says Schneck, who by day is the vice president of research integration at Secure Computing.

“At its most basic level, InfraGard is a partnership between the Federal Bureau of Investigation and the private sector,” the InfraGard website states. “InfraGard chapters are geographically linked with FBI Field Office territories.”

In November 2001, InfraGard had around 1,700 members. As of late January, InfraGard had 23,682 members, according to its website, www.infragard.net, which adds that “350 of our nation’s Fortune 500 have a representative in InfraGard.”

To join, each person must be sponsored by “an existing InfraGard member, chapter, or partner organization.” The FBI then vets the applicant. On the application form, prospective members are asked which aspect of the critical infrastructure their organization deals with. These include: agriculture, banking and finance, the chemical industry, defense, energy, food, information and telecommunications, law enforcement, public health, and transportation.

FBI Director Robert Mueller addressed an InfraGard convention on August 9, 2005. At that time, the group had less than half as many members as it does today. “To date, there are more than 11,000 members of InfraGard,” he said. “From our perspective that amounts to 11,000 contacts . . . and 11,000 partners in our mission to protect America.” He added a little later, “Those of you in the private sector are the first line of defense.”

He urged InfraGard members to contact the FBI if they “note suspicious activity or an unusual event.” And he said they could sic the FBI on “disgruntled employees who will use knowledge gained on the job against their employers.”

In an interview with InfraGard after the conference, which is featured prominently on the InfraGard members’ website, Mueller says: “It’s a great program.”

The ACLU is not so sanguine.

“There is evidence that InfraGard may be closer to a corporate TIPS program, turning private-sector corporations—some of which may be in a position to observe the activities of millions of individual customers—into surrogate eyes and ears for the FBI,” the ACLU warned in its August 2004 report The Surveillance-Industrial Complex: How the American Government Is Conscripting Businesses and Individuals in the Construction of a Surveillance Society.

InfraGard is not readily accessible to the general public. Its communications with the FBI and Homeland Security are beyond the reach of the Freedom of Information Act under the “trade secrets” exemption, its website says. And any conversation with the public or the media is supposed to be carefully rehearsed.

“The interests of InfraGard must be protected whenever presented to non-InfraGard members,” the website states. “During interviews with members of the press, controlling the image of InfraGard being presented can be difficult. Proper preparation for the interview will minimize the risk of embarrassment. . . . The InfraGard leadership and the local FBI representative should review the submitted questions, agree on the predilection of the answers, and identify the appropriate interviewee. . . . Tailor answers to the expected audience. . . . Questions concerning sensitive information should be avoided.”

One of the advantages of InfraGard, according to its leading members, is that the FBI gives them a heads-up on a secure portal about any threatening information related to infrastructure disruption or terrorism.

The InfraGard website advertises this. In its list of benefits of joining InfraGard, it states: “Gain access to an FBI secure communication network complete with VPN encrypted website, webmail, listservs, message boards, and much more.”

InfraGard members receive “almost daily updates” on threats “emanating from both domestic sources and overseas,” Hershman says.

“We get very easy access to secure information that only goes to InfraGard members,” Schneck says. “People are happy to be in the know.”

On November 1, 2001, the FBI had information about a potential threat to the bridges of California. The alert went out to the InfraGard membership. Enron was notified, and so, too, was Barry Davis, who worked for Morgan Stanley. He notified his brother Gray, the governor of California.

“He said his brother talked to him before the FBI,” recalls Steve Maviglio, who was Davis’s press secretary at the time. “And the governor got a lot of grief for releasing the information. In his defense, he said, ‘I was on the phone with my brother, who is an investment banker. And if he knows, why shouldn’t the public know?’ ”

Maviglio still sounds perturbed about this: “You’d think an elected official would be the first to know, not the last.”

In return for being in the know, InfraGard members cooperate with the FBI and Homeland Security. “InfraGard members have contributed to about 100 FBI cases,” Schneck says. “What InfraGard brings you is reach into the regional and local communities. We are a 22,000-member vetted body of subject-matter experts that reaches across seventeen matrixes. All the different stovepipes can connect with InfraGard.”

Schneck is proud of the relationships the InfraGard Members Alliance has built with the FBI. “If you had to call 1-800-FBI, you probably wouldn’t bother,” she says. “But if you knew Joe from a local meeting you had with him over a donut, you might call them. Either to give or to get. We want everyone to have a little black book.”

This black book may come in handy in times of an emergency. “On the back of each membership card,” Schneck says, “we have all the numbers you’d need: for Homeland Security, for the FBI, for the cyber center. And by calling up as an InfraGard member, you will be listened to.” She also says that members would have an easier time obtaining a “special telecommunications card that will enable your call to go through when others will not.”

This special status concerns the ACLU.

“The FBI should not be creating a privileged class of Americans who get special treatment,” says Jay Stanley, public education director of the ACLU’s technology and liberty program. “There’s no ‘business class’ in law enforcement. If there’s information the FBI can share with 22,000 corporate bigwigs, why don’t they just share it with the public? That’s who their real ‘special relationship’ is supposed to be with. Secrecy is not a party favor to be given out to friends. . . . This bears a disturbing resemblance to the FBI’s handing out ‘goodies’ to corporations in return for folding them into its domestic surveillance machinery.”

When the government raises its alert levels, InfraGard is in the loop. For instance, in a press release on February 7, 2003, the Secretary of Homeland Security and the Attorney General announced that the national alert level was being raised from yellow to orange. They then listed “additional steps” that agencies were taking to “increase their protective measures.” One of those steps was to “provide alert information to InfraGard program.”

“They’re very much looped into our readiness capability,” says Amy Kudwa, spokeswoman for the Department of Homeland Security. “We provide speakers, as well as do joint presentations [with the FBI]. We also train alongside them, and they have participated in readiness exercises.”

On May 9, 2007, George Bush issued National Security Presidential Directive 51 entitled “National Continuity Policy.” In it, he instructed the Secretary of Homeland Security to coordinate with “private sector owners and operators of critical infrastructure, as appropriate, in order to provide for the delivery of essential services during an emergency.”

Asked if the InfraGard National Members Alliance was involved with these plans, Schneck said it was “not directly participating at this point.” Hershman, chairman of the group’s advisory board, however, said that it was.

InfraGard members, sometimes hundreds at a time, have been used in “national emergency preparation drills,” Schneck acknowledges.

“In case something happens, everybody is ready,” says Norm Arendt, the head of the Madison, Wisconsin, chapter of InfraGard, and the safety director for the consulting firm Short Elliott Hendrickson, Inc. “There’s been lots of discussions about what happens under an emergency.”

One business owner in the United States tells me that InfraGard members are being advised on how to prepare for a martial law situation—and what their role might be. He showed me his InfraGard card, with his name and e-mail address on the front, along with the InfraGard logo and its slogan, “Partnership for Protection.” On the back of the card were the emergency numbers that Schneck mentioned.

This business owner says he attended a small InfraGard meeting where agents of the FBI and Homeland Security discussed in astonishing detail what InfraGard members may be called upon to do.

“The meeting started off innocuously enough, with the speakers talking about corporate espionage,” he says. “From there, it just progressed. All of a sudden we were knee deep in what was expected of us when martial law is declared. We were expected to share all our resources, but in return we’d be given specific benefits.” These included, he says, the ability to travel in restricted areas and to get people out.

But that’s not all.

“Then they said when—not if—martial law is declared, it was our responsibility to protect our portion of the infrastructure, and if we had to use deadly force to protect it, we couldn’t be prosecuted,” he says.

I was able to confirm that the meeting took place where he said it had, and that the FBI and Homeland Security did make presentations there. One InfraGard member who attended that meeting denies that the subject of lethal force came up. But the whistleblower is 100 percent certain of it. “I have nothing to gain by telling you this, and everything to lose,” he adds. “I’m so nervous about this, and I’m not someone who gets nervous.”

Though Schneck says that FBI and Homeland Security agents do make presentations to InfraGard, she denies that InfraGard members would have any civil patrol or law enforcement functions. “I have never heard of InfraGard members being told to use lethal force anywhere,” Schneck says.

The FBI adamantly denies it, also. “That’s ridiculous,” says Catherine Milhoan, an FBI spokesperson. “If you want to quote a businessperson saying that, knock yourself out. If that’s what you want to print, fine.”

But one other InfraGard member corroborated the whistleblower’s account, and another would not deny it.

Christine Moerke is a business continuity consultant for Alliant Energy in Madison, Wisconsin. She says she’s an InfraGard member, and she confirms that she has attended InfraGard meetings that went into the details about what kind of civil patrol function—including engaging in lethal force—that InfraGard members may be called upon to perform.

“There have been discussions like that, that I’ve heard of and participated in,” she says.

Curt Haugen is CEO of S’Curo Group, a company that does “strategic planning, business continuity planning and disaster recovery, physical and IT security, policy development, internal control, personnel selection, and travel safety,” according to its website. Haugen tells me he is a former FBI agent and that he has been an InfraGard member for many years. He is a huge booster. “It’s the only true organization where there is the public-private partnership,” he says. “It’s all who knows who. You know a face, you trust a face. That’s what makes it work.”

He says InfraGard “absolutely” does emergency preparedness exercises. When I ask about discussions the FBI and Homeland Security have had with InfraGard members about their use of lethal force, he says: “That much I cannot comment on. But as a private citizen, you have the right to use force if you feel threatened.”

“We were assured that if we were forced to kill someone to protect our infrastructure, there would be no repercussions,” the whistleblower says. “It gave me goose bumps. It chilled me to the bone.”

Matthew Rothschild is the editor of The Progressive magazine and the author of "You Have No Rights: Stories of America in an Age of Repression." This article, "The FBI Deputizes Business," is the cover story of the March issue of The Progressive.
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« Répondre #179 le: 09/02/2008 - 14:42:48 »


Opération « Boucherie dans le Désert » (par Felicity Arbuthnot)
Vendredi 08 Février 2008 Felicity Arbuthnot
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Marcel Charbonnier
http://www.alterinfo.net/Operation-Boucherie-dans-le-Desert-par-Felicity-Arbuthnot-_a16659.html
http://internationalnews.over-blog.com/article-16089650.html

Voilà dix-sept ans, aujourd'hui, que l'Amérique et la Grande-Bretagne se sont embringuées dans leur « Solution Finale » de la population irakienne.

Les quarante-deux journées de bombardements en tapis, réjouissance à laquelle s'étaient joints trente-deux autres pays, contre un pays comptant tout juste vingt-cinq millions d'âmes, doté d'une armée de jeunes conscrits, une moitié de la population, en gros, âgée de moins de seize ans, et pas d'aviation, n'étaient que le début d'un siège total, sous l'égide de l'Onu, d'une férocité toute médiévale. Ayant réduit, comme James Baker s'étaient vanté qu'il le ferait, réduit l'Irak à l'« ère préindustrielle », ce pays se vit dénier toute normalité : ni commerce, ni aides, ni télécommunications, ni énergie, ni traitement des eaux usées, ni réparations de canalisations d'eau potable, ni semences, ni nourriture, ni médicaments, ni équipement médical…

Dix-sept ans avant la date où j'écris ceci, l'Irak entrait dans la deuxième semaine de bombardements en tapis barbares, quasiment vingt-quatre heures sur vingt-quatre, qui, à l'époque, comme c'est toujours le cas aujourd'hui (je le rappelle, de crainte que nous ne l'oublions, à nouveau), violaient le protocole additionnel numéro 1 à la Convention de Genève de 1977, dont voici le texte :

« Il est interdit d'attaquer, de détruire, d'enlever ou de mettre hors d'usage des objets indispensables à la survie de la population civile, tels les aliments, les récoltes, le bétail, les installations de traitement de l'eau potable ou d'irrigation, afin d'en priver la population civile ou la Partie adverse au conflit… ce, quelque soit le motif. »
 

La blitzkrieg contre l'Irak visait délibérément tout ce qui était « indispensable à la survie ».


En l'espace de vingt-quatre heures, la plus grande partie avait été détruite. L'électricité fut coupée au bout de deux heures de bombardement, entraînant la mort des patients branchés à des machines de respiration assistée et tous les équipements vitaux, les bébés en couveuse, ou les personnes nécessitant une assistance respiratoire sous oxygène. Les réfrigérateurs se mirent à dégeler, tous les médicaments nécessitant d'être réfrigérés, ainsi que les poches de transfusion sanguine ou de solutions salines destinées aux blessés furent détruits. La nourriture commença à pourrir, et, entre bombardements et fermetures des banques (un peu plus tard, par crainte des pillages et mises à sac), les pièces de rechange se raréfièrent, jusqu'à devenir tout-à-fait introuvables.
 
A Najaf, soixante-dix patients sous dyalise, « des amis de longue date », déclara l'infirmière responsable de ce service, moururent en raison de la coupure du courant électrique. Le réseau d'adduction d'eau potable fut délibérément détruit, les pièces de rechange étant, par la suite, refusées par le lamentable comité des sanctions dominé par les Anglo-Américains – un comité dans lequel aucun des responsables n'avait de colonne vertébrale – et l'eau du robinet est encore mortelle, à ce jour.

C'était là le plan du commandement central US, semble-t-il, depuis le début. La destruction du réseau d'eau potable de l'Irak a été décrite par le professeur Nagy et Stéphanei Miller comme suit : « un Holocauste au ralenti ». Rares sont les témoins qui auraient pu mieux caractériser la situation.

(voir : Comment les Etats-Unis ont délibérément détruit le réseau d'adduction d'eau de l'Irak [How the US deliberately destroyed Iraq's water], par Thomas J. Nagy :
http://www.globalresearch.ca/articles/NAG108A.html)

La tour des télécommunications de Bagdad fut, elle aussi, une des toutes premières victimes. C'était une structure élégante, élancée, en bordure du quartier Mansûr. Elle gît, brisée et tordue, comme gisèrent les corps de ceux qui y travaillaient. L'Irak fut ainsi coupé du monde, l'étendue et les atrocités des bombardements restant ainsi très largement ignorées, durant un temps considérable. Les Irakiens vivant dans le monde entier n'avaient plus aucun moyen qui leur permît de savoir si leurs familles, leurs amis, leurs êtres chers, leurs fiancés et fiancées, leurs conjoints, étaient toujours vivants, ou déjà morts. Les stations de radio et de télévision, dans tout l'Irak, avaient été bombardés afin que nul avertissement ne puisse être donné aux civils (les journalistes, eux aussi, sont normalement couverts par des mesures spécifiques de protection, mais les décideurs, apparemment, non seulement sont des illettrés, mais ils ignorent les lois.)

Les hôpitaux, les dispensaires, les écoles et les jardins d'enfants furent bombardés, l'éducation fut éradiquée si totalement que les stocks de matériel éducatif, se trouvant dans des immeubles séparés des écoles (habituellement dans un point central de distribution, à quelques kilomètres des villes) furent, eux aussi, bombardés. L'agriculture, sous toutes ses formes, fut délibérément prise pour cible. Les élevages de poulets furent bombardés, les troupeaux de moutons et de chèvres furent mitraillés, environ la moitié de tous les buffles furent tués, et les produits de la ferme disparurent de la circulation. Les silos, les hangars agricoles, les usines agro-alimentaires furent réduits en ruines. Un crime guerre d'une immensité stupéfiante, pour lequel nul décideur, ni nul pilote assassin, génocidaire et infanticide n'a jamais été traîné devant un quelconque tribunal…

Les usines pharmaceutiques y passèrent, les usines produisant des seringues furent laminées. Et, du fait une politique particulièrement psychotique, les pays qui étaient les partenaires commerciaux de l'Iark, et qui avaient construit des usines et des infrastructures dans ce pays, bombardèrent, chacun, essentiellement celles qu'ils avaient eux-mêmes construites ! Les de l'Amérique se mirent en piqué, pour bombarder les usines Pepsi et Coca-Cola. La « bravoure » militaire n'avait jamais atteint, jusqu'ici, un tel point de déviance, de débilité et d'arriération mentale.

Le napalm et les défoliants ayant été utilisés abondamment, la moitié des arbres de l'Irak, y compris les immenses palmiers ancestraux, moururent. Les palmiers survivant ne portèrent aucun de leurs fruits succulents durant près de cinq ans. Dans les fermes paisibles, familiales, au milieu des palmiers, les femmes et les bestiaux avortaient et, souvent, mouraient en couches. Les survivants décrivent tous une « vapeur », sortant des avions, puis les conséquences – horribles – affectant les gens vivant à l'ombre des palmeraies ou des bosquets, où des estivants s'installaient afin de goûter la fraîcheur toute relative, mais appréciable durant l'enfer des étés irakiens. Et, bien entendu, cette décimation venue d'en-haut, plus de bombes ayant été lancées, quotidiennement, que celles qui furent lâchées durant une journée moyenne de la Seconde guerre mondiale, c'est, au total, une puissance explosive cinq fois supérieure à celle d'Hiroshima qui dévasta l'Irak.

Les armes utilisées comportaient de l'uranium appauvri, qui continue à irradier l'Irak et, au-delà de l'Irak, la région, les gens, la faune et la flore – et continuera à le faire durant quatre milliards d'annés et demi ! … « la protection de l'environnement naturel contre des dommages étendus, prolongés et sévères » est une autre stipulation absolue de la Convention de Genève. Elle proscrit absolument … « tout dommage à l'environnement naturel, au préjudice de la santé de la population et de sa survie. »

Les contraventions ne peuvent pas être pires que le fait de condamner d'inestimables générations encore à naître à la mort et à la difformité. Les principes de Nuremberg sont dépassée, par la manière dont sont traités tant les civils que les soldats : « … assassinat ou mauvais traitements… de prisonniers de guerre… de plus, l'extermination… et autres agissements inhumains à l'encontre de toute population civile. »

Les ‘agissements inhumains' commis contre le peuple irakien en 1991 sont constitutifs de crimes de guerre dont ont ne peut qu'espérer, du fait que personne n'a été traîné en justice, qu'ils hanteront leurs perpétrateurs jusqu'à leur mort.

Le massacre de l'autoroute de Basrah, perpétré après le cessez-le-feu, contre des civils en fuite et des troupes en déroute et se retirant, découpés en morceaux ou incinérés par le « tir au pigeons » du Général Schwarkopf. Mais toute la guerre, bien entendu, ne fut nullement différente. Saddam Husseïn avait proposé, et même, de fait, avait commencé de se retirer du Koweït avant que le carnage ne commence, maiss, comme tuojours, pour les Etats-Unis, il était « trop tard » pour une conciliation. Les autobus, les camions, les voitures particulières furent eux aussi pris pour cibles durant la totalité des quarante-deux jours de massacre non-stop. Des camions transportant des médicaments, de la viande, des produits de première nécessité, furent brûlés, avec leur conducteur. Des soldats occidentaux prirent leurs « photos de tableaux de chasse », horribles, avec les restes pitoyables des victimes calcinées et démembrées.

Quand l'Observer (un journal britannique) imprima, portons ça à son crédit, la photo qui devint le symbole des atrocités de l'an de disgrâce 1991 – ce soldat irakien, avec son visage comme fondu sur le pare-brise de son véhicule, il y eu un cri d'horreur. La sensibilité des lecteurs ne pouvait être confrontée à de telles atrocités. Maggie O'Krane, dans un article du Guardian Weekly (16 décembre 1995), décrit la réalité. Insupportable. Des parents, suppliant, espoir pour espoir, que ceux qu'ils avaient aimés avaient pu, on ne sait pas trop comment, survivre à l'enfer, à l'Hadès, que fut le massacre de l'autoroute de Bassorah. « Le jour où la guerre prit fin, à une station d'autobus, au Sud de Bagdad, la nuit tombait, et la route était pleine de femmes éplorées.

Les survivants irakiens du « tir au pigeons » sur l'Autoroute de Bassorah se traînaient, rentrant chez eux, avec des plaies ouvertes et purulantes. Leurs épouses se jetaient littéralement sur les minibus et les camions cabossés, tirant des manches, suppliant, implorant : « Où est-il ? L'avez-vous vu ? Il n'est pas avec vous ? » Certaines d'entre elles tombaient, à genoux, sur l'asphalte de la chaussée, en entendant l'insupportable nouvelle.

D'autres ne cessaient de courir, d'un bus à un camion, d'un camion à un bus, d'un bus à une voiture, dans l'espoir d'entrevoir leurs fils ou leurs compagnons – les 37 000 soldats irakiens qui n'allaient jamais rentrer chez eux. Cela continua, toute la nuit, et ce fut la scène la plus désespérante et la plus navrante à laquelle je n'eusse jusqu'alors encore jamais assisté. » Il y eut pire. Pensez à ces excès d'horreur dont les médias occidentaux avaient littéralement bassiné leurs lecteurs, depuis des années, ces horreurs perpétrées par des gens d'autres cultures, présentant d'autres traits : Staline, Pol Pot, et bien sûr Saddam Husseïn, et prenez connaissance de ce passage, dans l'article de Maggie O'Kane :

Retournant chez lui, dans sa ville natale de Bryson, en Caroline du Nord, après la guerre du Golfe, la première chose que vit le sergent Joe Queen, ce fut un grand calicot, devant le restaurant Hardees Burger, où l'on pouvait lire : « Bienvenue à la maison, Joe Queen ! » Joe Queen, qui avait reçu une étoile de bronze, voulait décompresser, après la guerre, mais la ville de Bryson ne l'entendait pas ainsi. Joe, dix-neuf ans, avait été, immédiatement après Tempête dans le Désert, le premier fantassin américain à franchir la frontière saoudienne à bord d'un bulldozer blindé. Son boulot consistait à enterrer vivants des Irakiens dans leurs tranchées, puis à bien combler lesdites tranchées, afin que le reste de la Grosse Rouge (the Big Red One), comme est surnommée la Première Brigade Blindée Mécanisée, puisse suivre, gentiment et aisément, derrière lui. Joe Queen ne sait pas combien de soldats irakiens il a ainsi enterrés vivants, sur le front.

Mais, cinq ans après, dans sa base militaire, en Géorgie, il se souvient très bien de la façon dont cela fonctionnait :

« Le sable était si fin qu'une fois entamé par la lame du bull, il s'écartait immédiatement sur les côtés, si bien que nous n'avions jamais à faire des va-et-vient. Alors comme ça ; t'avances, à vingt-cinq, trente, trente-cinq kilomètres à l'heure, juste en longeant la tranchée… Tu les vois pas. T'as du sable jusqu'au-dessus des yeux, mais tu sais ç'que t'as à faire. Tu l'as fait tellement souvent qu'tu pourrais l'faire les yeux fermés… J'pense pas qu'y z'aient eu la moindre idée d'ç'qui leur arrivait, pacequ'la tronche qu'y faisaient quand on passait au-dessus d'la banquette d'la tranchée était rien qu'un air stupéfait. Tandis que je me retirais, j'ai vu certains des troufions qu'essayaient de se rendre, mais y z'y sont passés aussi : ils s'sont fait enterrer ! Y avait deux sortes de bull, des vrais, des classiques, quoi, et pis y'avait aussi des tanks, et y foutaient un truc dans l'genre lamed'bull devant. Y'avait des mecs qui marchaient à la rencontre des nôtres en tenant leurs armes en l'air, pour se rendre ; et les tanks les renversaient comm'des quilles pour les bousiller… Y z'ont creusé un gros trou dans l'sabl' ; y z'y ont foutu les bougnoules, et y z'ont aplani… » Un combattant irakien survivant a décrit la façon dont ses camarades ont été ainsi enterrés vivants, ses amis, qui avaient mangé avec lui, qui avaient plaisanté avec lui… « Je suis incapable de décrire ça. Nous étions amis. J'avais partagé des repas avec certains d'entre eux. Je parlais avec certains d'entre eux. Je ne puis dire ce que je ressens, en ce moment… J'ai vu un gars, il avait été coupé en deux par un bulldozer. Une moitié de son corps était d'un côté, et l'autre, de l'autre, à plusieurs mètres. »

J'espère que vos cauchemars et que ceux de vos collègues hanteront à jamais Joe Queen. Puisse le spectre de ceux que vous avez ensevelis vivants, vous et vos collègues, vous suivent partout où vous irez, pour les siècles des siècles. Amen !

Les fosses communes portent d'ailleurs les noms des commandants qui ont ordonné la décimation de l'Irak en 1991, avec leurs commandants et leurs soldats – chacune d'entre elles est identifiée ainsi. Ironie de l'Histoire, les « fosses communes » de Saddam Hussein semblent, jusqu'ici, du bidon. On n'a trouvé seulement des cimetières militaires, et les tombes des insurgés encouragés par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, à la fin de la décimation des Irakiens, en 1991. La guerre, bien entendu, ne s'est jamais terminée. Les treize années d'embargo qui suivirent ont vraisemblablement causé la mort d'un million deux-cent-cinquante mille personnes.

De plus, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne bombardèrent l'Irak (illégalement) jusqu'à l'invasion (illégale) de 2003. En 2002, ils mirent en œuvre leur destruction de toute vie, de tout être et de quartiers d'habitations entiers, avec les familles à l'intérieur, les enfants en train de jouer, les enfants en train de faire leurs devoirs, les troupeaux de moutons et de chèvres, avec leurs pâtres, bien souvent, là encore, des enfants. Cela, un an, environ, avant que les Etats-Unis n'entament leur opération Southern Focus, histoire de changer de sa stratégie de représailles, en augmentant le nombre global des missions et en sélectionnant des objectifs dans l'ensemble des zones interdites de survol aérien, afin de casser la structure du commandement militaire irakien. Le poids des bombes lancées augmenta, passant de zéro, en mars 2002 et 0,3 en avril 2002 jusqu'à entre 8 et 14 tonnes par mois, en mai-août, et atteignant un pic de 54,6 tonnes, préparatoire à la guerre de l'année suivante, en septembre 2002 (source : Wikipedia) »

Une étude récente du Center for Public Integrity a, lui aussi, découvert des bobards de l'administration Bush, d'une stature telle qu'ils auraient dû provoquer la mise sur la touche de George Deubeuliou (impeachment), conduisant à l'invasion.

Cette étude a recensé 935 fausses déclarations, sur deux années. Elle avait trouvé ces déclarations fallacieuses dans des discours, dans des briefings, des interviews et autres circonstances. Bush et les responsables de son administration ont ainsi affirmé, de manière non équivoque, à au moins 532 reprises, que l'Irak possédait des armes de destruction massive, ou qu'il essayait d'en construire ou de s'en procurer, ou encore qu'il était lié à Al-Qa'ida, ou les deux. « Bush arrive en tête, avec 259 mensonges, dont 231 sur les armes de destruction massive en Irak, et 28 au sujet des liens prétendument entretenus par l'Irak avec Al-Qa'ida, a constaté l'étude. Il n'était coiffé au poteau que par le seul Powell, avec ses 244 assertions fallacieuses quant aux armes de destruction massive irakiennes, et ses 10 au sujet des liens fantasmatiques entre l'Irak et Al-Qa'ida.

L'excès des enfants en bas âge (moins de cinq ans) morts en Irak, dans la période consécutive à l'invasion (2003-2007) dépasse le million. En Afghanistan, après l'invasion, à un million neuf cents milles (2001-2007).

Mentionnons une autre abomination de notre époque : le siège, par Israël, de la bande de Gaza (depuis juin 2007, toujours en cours) ; les chiffres totaux des morts sont peu clairs. Les chiffres de la CIA en matière de mortalité infantile, toutefois, sont effrayants : en 2004, le taux des enfants morts en bas âge s'établit à 23,54 pour mille. En Suède (en 2007), c'est tout juste 2,76 pour mille. Etant donné la suppression des fournitures d'électricité et de la quasi-totalité de tous les produits de première nécessité depuis juin 2007, des données statistiques sérieuses font cruellement défaut – et des exigences incessantes et absolues que soient respectés les droits humains de nos voisins en mondialisation à Gaza, en Irak et en Afghanistan, ainsi que les oubliés de la décimation de l'opération « Pluie brûlante » au Liban. Respectés par ‘nous, le peuple', ‘we the people'… Commem les agissements génocidaires de Joe Queen, les atrocités perpétrées dans ces pays sont commises en notre nom. « Se taire, c'est être complice »


(Pour plus d'information sur une complicité encore bien plus honteuse – depuis 1950 – voir « Body Count », du Dr Gideon Polya ; une étude académique, cruciale, indipensable, à l'URL ci-après :

http://www.globalbodycount.blogspot.com)

« Il n'y avait plus personne à tuer », déclara le Général Norman Schwartzkopf après le bain de sang de l'autoroute Koweït-Bassorah, où même les blessés agitant des drapeaux blancs et les médecins qui les accompagnaient furent liquidés.

« Moralement, nous avons vaincu », m'a dit un médecin irakien, peu après. « Nous sommes les nouveaux juifs », est un propos que l'on entend souvent tenir par des Arabes, désormais.

Au moment où j'écris ceci, en une Journée de commémoration de l'Holocauste, il est impossible de se dire qu'il n'est nul besoin de camps de travaux forcés, ni de déportations, ni de Zyklon B, pour faire un holocauste. Quand le chiffre des morts, en Irak, en Afghanistan et à Gaza atteindra les six millions, tandis que le monde reste sur la touche, à regarder, auront-ils aussi leur propre Journée du Mémorial de l'Holocauste ?

Allons nous, nous tous, quelle que soient la couleur de notre peau ou notre religion, jamais retenir une quelconque leçon, avant qu'il ne soit trop tard ?
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