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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 1159885 fois)
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« Répondre #180 le: 11/02/2008 - 11:57:43 »


Poutine : “Nous sommes entrés dans une nouvelle phase de la course aux armements”
Published on février 10, 2008 par Thibaut
Par Shaun Walker à Moscou
The Independent samedi 9 février 2008
http://news.reopen911.info/

Article original: "A new phase in the arms race is unfolding’ says Putin" (EPA)
http://questionscritiques.free.fr/
sélectionné par http://groups.google.be/

Le président russe, Vladimir Poutine, lors de la session du Conseil d'Etat

Vladimir Poutine a utilisé l’un des derniers discours majeurs de sa présidence pour délivrer un message de défi à l’Ouest, accusant celui-ci de lancer une nouvelle course aux armements qui ne laisse à Moscou d’autre choix que de réagir pareillement. Moins d’un mois avant les élections présidentielles, que le successeur qu’il s’est choisi est quasiment certain de remporter, ce discours a ôté tous les doutes qui pouvaient subsister selon lesquels la politique étrangère russe pourrait devenir moins agressive après le retrait de M. Poutine.

"Il est clair qu’une nouvelle course aux armements se déroule dans le monde", a déclaré M. Poutine. Une course que la Russie n’a pas lancée. Et il a fait serment que la Russie répliquerait à ces menaces en développant de nouvelles armes plus modernes qui seraient aussi bonnes voire meilleures que celles possédées par les pays occidentaux. "Nous sommes obligés de réagir … La Russie a eu et aura toujours les réponses à ces défis", a-t-il déclaré.

Ce discours, dans lequel il a aussi condamné l’expansion de Otan, est arrivé alors que les chefs de la défense de cette alliance de 26 nations, de plus en plus inquiets par la Russie qui cherche à en imposer sur le plan militaire, se sont rencontrés à Vilnius, la capitale lithuanienne, et ont vivement conseillé à Moscou de baisser sa rhétorique d’un cran.

Des patrouilles de bombardiers russes sont récemment parties en chasse au-dessus des océans Atlantique, Pacifique et Arctique et se sont approchées des frontières de l’espace aérien de l’Otan. En septembre dernier, deux Tupolev-95 russes se sont écartés de leur plan de patrouille de routine au large des côtes norvégiennes en direction du Sud pour se diriger vers l’Ecosse.

Lors du tout dernier incident, deux bombardiers "Blackjack" à grand rayon d’action ont volé vers le Golfe de Gascogne, au large de la France et de l’Espagne pour tester le lancement de missiles. Les Russes ont aussi indiqué qu’ils veulent rétablir une présence navale dans la Méditerranée, probablement en utilisant des ports syriens. Cette stratégie est destinée à améliorer la visibilité de la puissance militaire de la Russie mais cette rodomontade a alarmé les pays occidentaux et alimenté des discours de nouvelle Guerre Froide.

Hier, M. Poutine est passé à la vitesse supérieure en décrivant la Russie comme la victime de l’agression et de l’expansion occidentale et il a promis une riposte russe. Il a déclaré que les pays occidentaux ont dépensé beaucoup plus que la Russie pour la défense et il a aussi repris un thème qu’il a soulevé à de nombreuses reprises par le passé - celui de l’élargissement de l’Otan vers les frontières russes. "Nous avons retiré nos bases à Cuba et au Vietnam", a-t-il dit. "Et qu’avons-nous obtenu en retour ? De nouvelles bases américaines en Bulgarie et en Roumanie".

Il s’est aussi plaint des projets étasuniens de construire des éléments d’un bouclier antimissile en Pologne et en République Tchèque. "Ils essayent de nous persuader que toutes ces actions ne sont pas dirigées contre la Russie", a-t-il déclaré, "mais ils n’apportent pas de réponses constructives à nos inquiétudes parfaitement fondées".

La Russie avait déjà auparavant menacé de déployer des missiles nucléaires dans son enclave balte de Kaliningrad si les Etats-Unis poursuivaient leurs plans. La dépense militaire annuelle de la Russie a quadruplé depuis que M. Poutine est arrivé au pouvoir et le Kremlin a annoncé un programme de 150 Mds d’€ pour moderniser ses équipements militaires vieillissants.

Des changements inquiétants sur le plan symbolique sont aussi en cours : la Russie a récemment annoncé que de vastes parades sur la Place Rouge seront ravivées cette année, pour la première fois depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, afin de servir de vitrine à la puissance militaire de la nation. M. Poutine a aussi accusé des pays étrangers, sans les citer, d’essayer cyniquement d’accéder de façon déloyale aux ressources naturelles de la Russie. "De nombreux conflits, actes de politique étrangère et démarches diplomatiques sentent le pétrole et le gaz", a-t-il déclaré. "C’est le contexte dans lequel nous comprenons l’intérêt croissant pour la Russie". Il a déclaré que la souveraineté de certains pays avait été complètement détruite sous des slogans de liberté et de démocratie.

Ce discours a été diffusé en direct sur la télévision russe. M. Poutine s’adressait au Conseil d’Etat, un rassemblement influant de l’élite du pays, comprenant Dimitri Medvedev, l’homme quasiment assuré d’être le prochain président de la Russie. Etait aussi présent, le propriétaire du club de football de Chelsea, Roman Abramovitch, l’homme le plus riche de la Russie, en sa qualité de gouverneur de la région russe de Chukotka.

M. Poutine a constamment dépeint les tentatives occidentales d’encourager la démocratie en Russie comme des intentions abominables. Le mois dernier, il a dit aux services de sécurité de se méfier de l’ingérence étrangère dans les élections présidentielles à venir et, au début de la semaine, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe a annoncé qu’elle ne surveillerait pas cette élection à cause de l’attitude non coopérative des officiels russes.

Les remarques belliqueuses d’hier sont arrivées à la fin d’un discours consacré à exposer les accomplissements durant ses huit années au pouvoir et à présenter les plans pour le développement de la Russie jusqu’en 2020. Il a débité à toute vitesse les accomplissements économiques et sociaux des huit dernières années, vantant le fait que les Russes étaient à présent incommensurablement mieux qu’il y a huit ans, et il a exposé une stratégie de développement pour améliorer les revenus, la durée et la qualité de la vie des Russes d’ici à 2020.

Bizarrement, M. Poutine n’a fait aucune référence dans son discours au fait que la présidence allait bientôt changer de mains et il a parlé à plusieurs reprises de ce que "nous" devons faire.

M. Medvedev, qui est pratiquement certain de remporter les élections du 2 mars a demandé à M. Poutine de rester en tant que Premier ministre.


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« Répondre #181 le: 11/02/2008 - 15:14:09 »

Ca sent encore le terrorisme d'états ( OTAN )

Population Algérienne vous êtes avec qui les terroristes et génocidaires d'états ou les "libérateurs égalitaires"

A voir absolument Entretient avec Webster Tarpley=

video  = http://www.youtube.com/watch?v=ls2j3aI_lRw


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Télécoms: des câbles sous-marins au Moyen-Orient sectionnés volontairement ?
par Nicolas Guillaume
Mondialisation.ca, Le 7 fevrier 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8027

Après la coupure de plusieurs câbles, des experts avancent que ces interruptions ne relèvent pas du simple accident mais d'espionnage voire de terrorisme.

La coupure délibérée des liaisons de communications transcontinentales ou l'émergence d'une nouvelle menace mondiale ? La semaine dernière, plusieurs liaisons de télécommunications sous-marines situées dans les profondeurs de la Méditerranée ont été coupées, la série d'incidents a rapidement été attribuée à un navire dont l'ancre aurait sectionné ces mêmes câbles (voir notamment la contribution sur TheInquirer en date du 30 janvier).

Le vendredi 31 janvier, nouvel écho en provenance de la BBC cette fois-ci : un autre câble, reliant l'Europe au Moyen-Orient via l'Egypte a été signalé comme endommagé.

La série noire continue : dimanche 3 février, un câble aurait été coupé cette fois-ci au large du Qatar (Emirats Arabes Unis). La cause officielle de ce nouvel incident n'est pas encore connue . Mais, selon Arabianbusiness.com, le problème serait lié à la puissance du système d'alimentation et non à un navire qui aurait coupé le câble à cause de son ancre (explication souvent avancée dans les autres cas).

Selon un décompte effectué par le portail canadien Canoë en date du 4 février, c'est un total de cinq câbles : un en Malaisie, deux près du port d’Alexandrie en Égypte, un quatrième au large des côtes de Dubaï, et un cinquième au large de l’Iran.

"La troisième est l'action de l'ennemi"

Autant d'évènements dans une période aussi courte qui commencent à éveiller des soupçons : ces pannes ne seraient pas une simple coïncidence, elles serviraient à des actions terroristes. La guerre numérique se déplace-t-elle dans les fonds marins ?

L'un des premiers experts à tirer la sonnette d'alarme est Steve Bellovin, professeur en sciences informatiques à l'université de Columbia, à travers une contribution sur le Nanog, une mailing list du North American Network Operators Group. "Je suis un expert en sécurité, et donc par nature suspecte (...) Le vieil adage vient à l'esprit: la première fois est le fruit du hasard, la seconde est une coïncidence, mais la troisième est l'action de l'ennemi", a déclaré le professeur.

Analyse alarmiste tempérée par d'autres responsables en charge de la gestion de câbles télécoms sous-marins membres de cette lettre de diffusion professionnelle: de telles pannes se produisent assez souvent et ne sont généralement pas remarquées en raison des systèmes de redondance qui permettent aux opérateurs d'acheminer les données via un autre circuit."Si vous connaissez l'industrie des câbles sous-marin, vous savez que plusieurs câbles peuvent être hors service en même temps sans que cela ait un impact", répond Rod Beck de Hibernia Atlantic, un opérateur de câbles sous-marins qui exploite un réseau de télécommunications trans-atlantique.

"Cela arrive fréquemment. Les terroristes recherchent une plus grande visibilité que les actions perturbant des réseaux de câbles sous-marins. Elle ne fait pas partie des actions pouvant être captées par les chaînes de télévision... C'est vraiment difficile d'obtenir les images d'un câble sous-marin coupé", poursuit le représentant d'Hibernia Atlantic.

Espionnage à 20 000 lieux sous les mers ?

Après les attaques terroristes, d'autres envisagent des théories "complotistes". C'est le cas de Jessy Robbins du O'Reilly Radar qui pense que ces coupures résulteraient de la mise sous surveillance de ces liaisons stratégiques.

"L'explication selon laquelle les coupures seraient provoquées par les ancres de navires en mer agitée est en fait une diversion pour couvrir l'installation de systèmes de mise sur écoutes par un sous-marin spécialement équipé à des centaines de kilomètres de là", estime Jessy Robbins.

Ainsi, le sous-marin américain USS Jimmy Carter serait équipé pour ce type de mission spéciale, photo sur FlickR à l'appui... mais qui ne montre rien. Sur Nanog, Rod Beck réfûte ces allégations en qualifiant ce type de propos "d'exagération" de la part des spécialistes en sécurité.

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Après la menace saoudienne, les États-Unis plantent Internet au Moyen-Orient et la Russie répond avec l'armée de l'air
Par Sorcha Faal, le 3 février 2008
http://www.alterinfo.net/Apres-la-menace-saoudienne,-les-etats-Unis-plantent-Internet-au-Moyen-Orient-et-la-Russie-repond-avec-l-armee-de-l-air_a16597.html
Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1067.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Mercredi 06 Février 2008 - Sorcha Faal

​​​​Les rapports circulant au Kremlin aujourd'hui dépeignent le sombre tableau des meneurs de guerre étasuniens devenus désespérés, qui, pendant que leur économie poursuit sa chute libre vers la faillite totale, ont planté l'accès mondial à Internet des centres bancaires du Moyen-Orient, d'Égypte, d'Arabie Saoudite, d'Abou Dhabi, d'Iran, des Républiques Arabes Unies, de Turquie et du Koweït.

​​​​Ces rapports indiquent que les Étasuniens sont devenus furieux la semaine dernière, quand l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole a rejeté [1] leur demande d'augmenter immédiatement de la production pétrolière.

​​​​En outre, la semaine dernière, les Étasuniens ont été rendus furieux par le refus de la Turquie [2] de rompre ses liens avec la Banque Mellat d'Iran, qui permet à ce pays de continuer à accéder aux ressources bancaires mondiales.

​​​​Mais, ces rapports signalent que les plus grandes peurs étasuniennes ont été suscitées la semaine dernière, quand l'Arabie Saoudite leur a conseillé de faire marche arrière quant à leurs menaces contre l'Iran, ou alors d'être confrontés à la séparation du dollar des énormes transactions commerciales mondiales de pétrole saoudien.

​​​​Bien que le Président étasunien soit personnellement allé au royaume saoudien pour presser ses alliés du Moyen-Orient de se mettre d'accord afin d'attaquer l'Iran, à cause de la séparation du dollar de son commerce pétrolier, Bush a été promptement repoussé [3].

​​​​Il doit être noté que les nations qui ont osé découpler leur commerce pétrolier du dollar, l'Iraq, l'Iran, la Russie et le Venezuela, ont fait l'objet d'attaques cinglantes de la part des Étasuniens et de leurs alliés occidentaux. Les Irakiens ont signalé avoir subi les pires pertes, plus d'un million de morts depuis l'invasion étasunienne en 2003.

​​​​Mais, comme ces rapports le signalent, le pire cauchemar des Étasuniens a semblé se réaliser la dernière semaine, quand leurs alliés saoudiens auraient commencé la séparation du dollar de leur commerce pétrolier, avec l'intention de remplacer rapidement cette devise dans le déclin par l'Euro européen.

​​​​Pourtant, les meneurs de guerre étasuniens ont déjà eu des avertissements concernant la crainte grandissante des Saoudiens, de demeurer détenteurs de milliards de dollars en baisse, quand, pour la première fois, l'Arabie saoudite a refusé de réduire ses taux d'intérêt en mode rigide [4] avec la Réserve Fédérale, ce qui a amené l'appréhension d'une débandade [4] de la part des autres nations du Moyen-Orient pour sortir des avoirs adossés au dollar étasunien.

​​​​Dans ces rapports, les analystes militaires russes déclarent que, les États-Unis, devant pareille menace, avec en plus le Roi saoudien se rapprochant de plus en plus du Président Ahmadinejad d'Iran, ont invoqué l'une de leurs fameuses « options nucléaires, » en coupant [5] quatre [6] grands câbles sous-marins reliant les grands centres bancaires du Moyen-Orient à leurs homologues mondiaux en Occident.

​​​​La coupure de ces câbles signifie que les centres bancaires du Moyen-Orient se voient refuser l'accès à la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), basée à Bruxelles. Ce central transporte jusqu'à 12,7 millions de communications par jour, qui contiennent les instructions concernant les nombreux transferts d'argent internationaux entre banques. . . .

​​​​Dans cette affaire de sectionnement des câbles par les États-Unis, Moscou a rapidement réagi contre l'Occident. Le Président russe, Vladimir Poutine, a ordonné aux chasseurs et aux bombardiers de prendre des mesures immédiates pour protéger les câbles sous-marins vitaux de la nation Russe dans les océans Atlantique et Arctique.

​​​​À propos des ressources utilisées par l'armée de l'air de Russie, nous pouvons lire l'article de Reuters intitulé « La Russie envoie des bombardiers et des chasseurs en Atlantique et en Arctique » :

​​​​Le porte-parole des forces aériennes a déclaré, « Les pilotes de l'armée de l'air effectueront, dans les régions qui doivent être surveillées, des exercices d'attaques par bombardement de missiles contre les forces navales d'un ennemi hypothétique, des combat air-air, des ravitaillements et des patrouilles. » Le groupe de bombardement comporte deux bombardiers stratégiques Tupolev Tu-160, baptisée « Blackjack » par l'OTAN, deux bombardiers stratégiques à turbopropulseurs Tu-95 « Bear, » et huit bombardiers Tu-22 « Blinder. » Des chasseurs MiG-31 et Su-27 ont aussi été envoyés sur zone.

​​​​Ce qu'il adviendra de ces événements nous est inconnu. L'une des banques officielles russes, qui a souhaité garder l'anonymat, a précisé que, « Si l'Arabie Saoudite découple effectivement son pétrole du dollar, pour tout un tas de raisons pratiques, les États-Unis cesseront d'être une puissance mondiale. Car leur économie s'effondrera complètement, et le dollar n'a pas de valeur en soi à cause de l'incroyable dette des Étasuniens. Sans pétrole, ils ne sont rien. »

Extraits de quelques articles référencés

​​​​1- VIENNE, 2 février 2008 -- Hier, l'OPEP a gardé inchangé l'approvisionnement pétrolier, à 29,67 millions de barils et a entamé un débat pour savoir si oui ou non la réduction de la production est nécessaire en mars pour défendre les prix contre la baisse de la demande.

​​​​L'OPEP a rejeté la demande de Washington de produire plus de pétrole afin d'abaisser la factures de carburant et soutenir l'économie. . . .

​​​​2- Un diplomate turc a rejeté la demande des États-Unis de passer au crible et suspendre l'activité de la banque iranienne Mellat, basée en Turquie.

​​​​Ce diplomate a déclaré au Daily News : « Ce qui engage la Turquie, ce sont les résolutions de l'ONU, et non pas les décrets présidentiels ou les décisions du Congrès des États-Unis. » . . .

​​​​3- Bush ne parvient pas à convaincre les États Arabes face à l'Iran (La source de cet article est le Council on Foreign Relation)

​​​​Inquiétés par la diminution du pouvoir de l'administration Bush, les régimes arabes sunnites ne se confronteront pas à l'Iran, comme le voudraient les États-Unis, mais semblent se mettre dans les petits papiers de la nation chiite et de son président, Mahmoud Ahmadinejad.

​​​​À propos de sa très vantée visite au Moyen-Orient au début de ce mois-ci, les dirigeants arabes ont comblé de cadeaux et d'éloges le Président Daobeuliou, tout en jaugeant si son administration de canards boiteux était capables de contenir l'Iran. Apparemment, la réponse fut non, car, le Président n'avait pas même quitté la région que déjà les critiques commençaient à pleuvoir sur lui.

​​​​« Dans ses remarques d'affrontement contre l'Iran, il n'offre aucune avantage, aucune incitation, aucun compromis, juste les gros bâton étasuniens, » a écrit Arab News, un journal saoudien qui reflète souvent la position du gouvernement. « Ce n'est pas de la diplomatie en recherche de la paix. C'est de la folie en recherche de guerre. »

​​​​Les retombées de la visite de Bush marquent la fin d'une alliance entre Washington et les régimes arabes sunnites : l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et d'autres États du Golfe Persique, qui ont essayé de contrer l'Iran, un pays non arabe.

​​​​Les États sunnites, qui composent en grande partie le Golfe Persique, continuent à considérer l'Iran chiite comme une menace importante, mais ils préfèrent maintenant la négociation avec Téhéran plutôt que l'affrontement.

​​​​Bush a tenté de convaincre les États arabes, en particulier les Émirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite, d'isoler l'Iran. Mais les Émirats ont d'importants liens économiques et bancaires avec Téhéran. Et au cours des derniers mois, l'Arabie saoudite a pris des mesures importantes pour tendre la main à Ahmadinejad.

​​​​Début décembre, avec l'approbation tacite saoudienne, Ahmadinejad a pris la parole devant le Conseil de Coopération du Golfe Persique, un bloc arabe formé pour résister à l'Iran. Plus tard dans le mois, le Roi saoudien Abdullah a invité le Président iranien à effectuer le pèlerinage annuel à la ville sainte de La Mecque.

​​​​Ahmadinejad est un musulman chiite et un persan, dans une région dominée par les Arabes sunnites. Historiquement, les Arabes ont peur de l'Iran et de son influence politique culturelle. Mais ils jouent la carte de la lutte anti-étasunienne et anti-israélienne pour tenter de transcender les clivages persan-arabe et les tensions chiites-sunnites, qui montent à cause de la guerre en Irak.

​​​​Pour sa part, l'administration Bush est devenue si impopulaire que même ses fervents alliés tentent de se distancer publiquement d'elle. Et cette stratégie semble marcher pour les Saoudiens, à en juger par la réaction dans les médias étasuniens et dans la rue arabe. Les Saoudiens sont aussi couvert les risques, en flirtant à la fois avec les Étasuniens et les Iraniens.

​​​​Le Roi Abdullah a commencé à rompre publiquement avec l'administration Daobeuliou en mars dernier, quand, pour la première fois il a dénoncé la présence militaire Étasunienne en Irak comme une « occupation étrangère illégitime. » Le roi reflétait l'avis de nombreux Arabes, qui reprochent aux États-Unis d'avoir renversé la minorité sunnite de Saddam Hussein du régime en Iraq, pour renforcer l'Iran.

​​​​Les dirigeants arabes reprochent aussi l'échec des pourparlers israélo-palestiniens . . .

​​​​4- Craintes d'effondrement du dollars comme les Saoudiens s'effarouchent

​​​​L'Arabie saoudite a pour la première fois refusé de réduire les taux d'intérêt au rythme de la Réserve Fédérale. Cela indique que le riche royaume pétrolier s'apprête à rompre sa fixation à la devise dollar. Un mouvement qui risque de déclencher une débandade loin du dollar travers le Moyen-Orient. . . .

​​​​-5 Un troisième câbles sous-marins coupé au Moyen Orient

​​​​(CNN) - Un câble sous-marin d'acheminement du trafic Internet a été coupée dans le golfe Persique, isolant l'émirat de Dubaï, ont annoncé des fonctionnaires vendredi, la troisième perte en trois jours d'une ligne transportant le trafic téléphonique et Internet.

​​​​Mercredi, des navires ont été dépêchés pour réparer les deux câbles sous-marins endommagés au large de l'Égypte.

​​​​FLAG Telecom, qui possède l'un des câbles, a déclaré que les réparations devraient être terminées d'ici au 12 février. France Telecom, propriétaire d'une partie d'un autre câble, a dit qu'il était incertain quant au moment des réparations. . . .

​​​​-6 Les navires ne coupent pas les câbles Internet

​​​​Les navires ne sont pas responsables d'avoir endommagé les câbles sous-marins d'Internet en Méditerranée, affirme le gouvernement d'Égypte.

​​​​Deux câbles ont été endommagés en début de semaine, en Mer Méditerranée et au large de Dubaï, perturbant Internet et les services téléphoniques internationaux en Égypte, dans les États Arabes du Golfe et en Asie du Sud.

​​​​Dimanche, un quatrième câble reliant le Qatar aux Émirats arabes unis a été endommagé, engendrant encore plus de perturbations, a déclaré le fournisseur de télécommunications Qtel.

​​​​Le Ministère du Transport égyptien a dit que les images de l'endroit des câbles, enregistrées par les caméras vidéo à terre, ne montraient aucun trafic maritime dans la zone quand les câbles ont été endommagés. . . .

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Les câbles sous-marins ont été tranchés délibérément
http://www.theinquirer.fr/2008/02/19/les_cables_sousmarins_ont_ete_tranches_deliberement.html
Par : Cyril Fussy - mardi 19 février 2008 à 10:23

L’UIT (Union Internationale des Télécommunications) est arrivé à la conclusion que les coupures à répétitions de câbles de télécommunications au Moyen-Orient étaient dues à du sabotage.

Cinq câbles sous-marins ont en tout été coupés, interrompant les liaisons Internet et les services téléphoniques au Moyen-Orient et dans le sud de l’Asie.

Le porte-parole de l’UIT Sami al-Murshed, a déclaré à l’AFP que si l’enquête se poursuivait toujours ils avaient déjà eu des preuves de sabotage.

S’il est possible que le premier câble ait pu être endommagé par une ancre de cargo, les autres câbles étaient trop profonds. Et les chances pour que cinq câbles soient coupés en deux semaines sont infimes.

Sami al-Murshed a déclaré en marge d’une conférence sur le cyber-crime au Qatar que les câbles reposent à une profondeur telle que les cargos ne peuvent atteindre, même avec leur ancre.


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Câbles sous-marin rompus, un sabotage très probable
Rédigée par Bruno Cormier le mercredi 20 février 2008 à 12h27
http://www.pcinpact.com/actu/news/41917-cable-sousmarin-coupes-Internet-sabotage.htm

Les cinq câbles sous-marins rompus, qui ont durablement troublé l'accès Internet de millions de personnes au Moyen-Orient ces dernières semaines, seraient l'oeuvre d'un sabotage, selon l'International Communication Union, une agence des Nations Unies.

Ancre« Nous ne voulons pas nous avancer sur les résultats des enquêtes en cours, mais nous n'excluons pas qu'un acte délibéré de sabotage soit la cause du dommage causé aux câbles sous-marins ces deux dernières semaines » explique le responsable de l'agence appartenant aux Nations Unies à l'AFP, des propos rapportés par le Sydney Morning Erald.

Le Moyen-Orient, et même une partie l'Asie du Sud, ont été durement touché par cette rupture de câbles, à la fois dans les communications Internet et téléphonique. Des ruptures successives qui sont trop rapprochées pour ne pas penser au sabotage délibéré.

La thèse officielle de la rupture du câble sous-marin Falcon, reliant les Émirats Arabes Unis à la République d'Oman, explique que la rupture est due à une ancre de bateau. Cette information officielle n'explique cependant pas les dommages causés aux quatre autres câbles. Certains experts doutent même de cette thèse, sachant que les câbles en question sont situés à une très grande profondeur, dans une zone très peu traversée par les bâtiments marins.

L'affaire est donc loin d'être terminée, il faudra attendre les conclusions officielles de l'enquête pour connaître la suite donnée aux événements.

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Saboteurs may have cut Mideast telecom cables: UN agency    
Feb 18 06:17 PM US/Eastern
http://www.breitbart.com/article.php?id=080218163315.psfe6g65&show_article=1
                     
Damage to several undersea telecom cables that caused outages across the Middle East and Asia could have been an act of sabotage, the International Telecommunication Union said on Monday.

"We do not want to preempt the results of ongoing investigations, but we do not rule out that a deliberate act of sabotage caused the damage to the undersea cables over two weeks ago," the UN agency's head of development, Sami al-Murshed, told AFP.

Five undersea cables were damaged in late January and early February leading to disruption to Internet and telephone services in parts of the Middle East and south Asia.

There has been speculation that the sheer number of cables being cut over such a short period was too much of a coincidence and that sabotage must have been involved.

India's Flag telecom revealed on February 7 that the cut to the Falcon cable between the United Arab Emirates and Oman was caused by a ship's anchor. But mystery shrouds what caused another four reported cuts.

"Some experts doubt the prevailing view that the cables were cut by accident, especially as the cables lie at great depths under the sea and are not passed over by ships," Murshed said on the sidelines of a conference on cyber-crime held in Gulf state of Qatar.

The Falcon cable has since been repaired, along with the Flag Europe Asia (FEA) cable which was damaged off Egypt's Mediterranean coast. The status of the remaining cable is still unclear.

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Sabotage Eyed as Possible Cause of Undersea Cable Cuts
By Thomas Claburn, InformationWeek, Feb. 20 2008, 1600 hrs
http://www.networkcomputing.in/NewsFeb20-08SabotageEyedasPossibleCauseofUnderseaCableCuts.aspx

Officials refuse to rule out sabotage but believe that fishing nets or ship anchors are the likely cause of the damage to the undersea cables.

Sabotage remains a possible explanation for the severing of five undersea telecommunications cables in late January and early February, according to Agence France-Presse.

"We do not want to pre-empt the results of ongoing investigations, but we do not rule out that a deliberate act of sabotage caused the damage to the undersea cables over two weeks ago," Sami al-Murshed, head of the International Telecommunication Union, told an AFP reporter at a cybercrime conference in the Persian Gulf state of Qatar.

From this refusal to disavow, some news outlets cast the story in more definitive terms. "Sea cable snappage was sabotage," the U.K.-based Inquirer declared. "Undersea cables 'cut by saboteurs,' " said U.K.-based vnunet.com.

Stephan Beckert, director of research at Internet bandwidth consultancy TeleGeography Research, thinks such speculation goes too far. "There's this big game of telephone going on between bloggers and reporters," he said. "Anything is possible. But it doesn't do any good to speculate."

On Feb. 7, India's Flag telecom said that the Falcon cable between Oman and the United Arab Emirates was cut by a ship's anchor. Further definitive information about the cable cuts has not been released.

Beckert believes that fishing nets or wayward ship anchors remain the most likely explanations. Sabotage of undersea cables, he said, "is extremely rare. I'm not aware of any [incidents], but that doesn't mean it hasn't happened."

It may be worth noting that the ongoing investigation hasn't ruled out the possibility of malicious mollusks either. Once the investigation is completed, a clearer picture is likely to emerge. Until then, be careful when swimming around shellfish, particularly if there's any undersea cable nearby.

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Télécoms: des câbles sous-marins au Moyen-Orient sectionnés volontairement ?
Published on février 6, 2008 par AtMOH
(source Vunet Nicolas Guillaume 05-02-2008 )
http://www.reopen911.info/News/2008/02/06/telecoms-des-cables-sous-marins-au-moyen-orient-sectionnes-volontairement/

Après la coupure de plusieurs câbles, des experts avancent que ces interruptions ne relèvent pas du simple accident mais d’espionnage voire de terrorisme.
La coupure délibérée des liaisons de communications transcontinentales ou l’émergence d’une nouvelle menace mondiale ? La semaine dernière, plusieurs liaisons de télécommunications sous-marines situées dans les profondeurs de la Méditerranée ont été coupées, la série d’incidents a rapidement été attribuée à un navire dont l’ancre aurait sectionné ces mêmes câbles (voir notamment la contribution sur TheInquirer en date du 30 janvier).

Le vendredi 31 janvier, nouvel écho en provenance de la BBC cette fois-ci : un autre câble, reliant l’Europe au Moyen-Orient via l’Egypte a été signalé comme endommagé.

La série noire continue : dimanche 3 février, un câble aurait été coupé cette fois-ci au large du Qatar (Emirats Arabes Unis). La cause officielle de ce nouvel incident n’est pas encore connue . Mais, selon Arabianbusiness.com, le problème serait lié à la puissance du système d’alimentation et non à un navire qui aurait coupé le câble à cause de son ancre (explication souvent avancée dans les autres cas).

Selon un décompte effectué par le portail canadien Canoë en date du 4 février, c’est un total de cinq câbles : un en Malaisie, deux près du port d’Alexandrie en Égypte, un quatrième au large des côtes de Dubaï, et un cinquième au large de l’Iran.

"La troisième est l’action de l’ennemi"

Autant d’évènements dans une période aussi courte qui commencent à éveiller des soupçons : ces pannes ne seraient pas une simple coïncidence, elles serviraient à des actions terroristes. La guerre numérique se déplace-t-elle dans les fonds marins ?

L’un des premiers experts à tirer la sonnette d’alarme est Steve Bellovin, professeur en sciences informatiques à l’université de Columbia, à travers une contribution sur le Nanog, une mailing list du North American Network Operators Group. "Je suis un expert en sécurité, et donc par nature suspecte (…) Le vieil adage vient à l’esprit: la première fois est le fruit du hasard, la seconde est une coïncidence, mais la troisième est l’action de l’ennemi", a déclaré le professeur.

Analyse alarmiste tempérée par d’autres responsables en charge de la gestion de câbles télécoms sous-marins membres de cette lettre de diffusion professionnelle: de telles pannes se produisent assez souvent et ne sont généralement pas remarquées en raison des systèmes de redondance qui permettent aux opérateurs d’acheminer les données via un autre circuit.

"Si vous connaissez l’industrie des câbles sous-marin, vous savez que plusieurs câbles peuvent être hors service en même temps sans que cela ait un impact", répond Rod Beck de Hibernia Atlantic, un opérateur de câbles sous-marins qui exploite un réseau de télécommunications trans-atlantique.

"Cela arrive fréquemment. Les terroristes recherchent une plus grande visibilité que les actions perturbant des réseaux de câbles sous-marins. Elle ne fait pas partie des actions pouvant être captées par les chaînes de télévision… C’est vraiment difficile d’obtenir les images d’un câble sous-marin coupé", poursuit le représentant d’Hibernia Atlantic.

Espionnage à 20 000 lieux sous les mers ?

Après les attaques terroristes, d’autres envisagent des théories "complotistes". C’est le cas de Jessy Robbins du O’Reilly Radar qui pense que ces coupures résulteraient de la mise sous surveillance de ces liaisons stratégiques.

"L’explication selon laquelle les coupures seraient provoquées par les ancres de navires en mer agitée est en fait une diversion pour couvrir l’installation de systèmes de mise sur écoutes par un sous-marin spécialement équipé à des centaines de kilomètres de là", estime Jessy Robbins.

Ainsi, le sous-marin américain USS Jimmy Carter serait équipé pour ce type de mission spéciale, photo sur FlickR à l’appui... mais qui ne montre rien. Sur Nanog, Rod Beck réfûte ces allégations en qualifiant ce type de propos "d’exagération" de la part des spécialistes en sécurité.

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Unexplainable Cutting Of Internet Cables Points To Sabotage
Steve Watson -  Infowars.net - Wednesday, Feb 6, 2008
http://infowars.net/articles/february2008/060208Cables.htm

Is the undoubtedly deliberate damage to communications throughout the Middle East and Asia a warning, or something even more deadly?

The cutting of multiple undersea cables in several different locations hundreds of miles apart continues to arouse suspicion and stir speculation.

It seems that the activity represents, at the very least, a warning shot across the bows of certain Middle Eastern and Asian nations, and may even signify the imminence of a major geopolitical event.

In the space four days the Middle East and Asia has experienced unprecedented mass Internet outages after no less than four undersea Internet cables were cut without explanation.

Internet blackouts were reported in large tracts of Asia, the Middle East and North Africa after the cable connections were severed. Egypt, Saudi Arabia, Qatar, the United Arab Emirates, Kuwait, Bahrain, Pakistan and India, all experienced severe problems.

Reports in the press in the United Arab Emirates have since claimed that the total number of cables now cut is five.

Some questioned whether Iran has been completely cut off from the net. Although the internet traffic report shows the main routers as off, Iran and surrounding countries have satellite links and access to older power lines they used to use, before optical fibre cables were introduced.

Most large tech firms, particularly in India, that do outsourced programming and data entry for U.S. and European insurance, banking and medical companies have not been seriously disrupted because they have used such alternate connections.

However, undersea cables carry about 95 percent of the world's telephone and Internet traffic, according to the International Cable Protection Committee, an 86-member group that works with fishing, mining and drilling companies to curb damage to submarine cables.

The media and bloggers alike have questioned the plausibility of up to five cables being cut by accident, affecting most of the Middle East in such a short space of time. The cables are laid deep underwater and are extremely durable. The odds of five of these being damaged within 3 days are astronomical.

In December 2006, seven of the eight Internet cables connected to Taiwan were damaged by an earthquake, disrupting Internet communications in much of Asia for weeks. However the five cables in question are hundreds of miles apart and no earthquake activity has been reported in any of the affected areas.

Suspicions were further aroused when United Arab Emirates' second largest telecom company reported that the cables off of Egypt in the Mediterranean, were cut due to ships dragging their anchors, a practice that ships rarely engage in.

The location of the cables are on shown on nautical charts, they are also placed within maritime exclusion zones. Egypt has video cameras that watches the stretch of ocean where the cables are located, and it has since been confirmed by the government there that there were no ships in the area when the cables were cut. So whatever happened occurred entirely beneath the surface of the Mediterranean sea.

Two of the damaged cables, the Flag Europe-Asia cable and Falcon, are owned by Flag Telecom, a subsidiary of Indian conglomerate Reliance ADA Group. Flag Telecom has since stated that it has never had two cables down at the same time in the region.

Flag Telecom's network is also one of the "newest in existence" so it would be unlikely that the cables would break because of wear and tear or age.

The cables are the communication, commerce and technology lifelines for the afore mentioned nations. Government operations, trading and the financial markets are totally dependent upon the internet.

Most notably, Israel and Iraq have been unaffected by the outage, leading some to predict that the mysterious cable sabotage could portend another imperial Neo-Con crusade in the works.

There is a historical precedent for this kind of sabotage, at the beginning of world war two, one of the first British actions against Germany was to cut their under water communications cables.

In the 1960s the US developed submarines for the purpose of tapping into cables and cutting communications. The USS Parch and the USS Halibut were both used to tap communications cables.

Recently, a document entitled Information Operation Roadmap was declassified by the Pentagon due to a Freedom of Information Act request by the National Security Archive at George Washington University.

One portion of the document states:

“Information, always important in warfare, is now critical to military success and will only become more so in the foreseeable future..... Information operations should be centralized under the Office of the Secretary of Defence and made a core military competency."

"Objective: IO [information operations] becomes a core competency. The importance of dominating the information spectrum explains the objective of transforming IO into a core military competency on a par with air, ground, maritime and special operations. The charge to the IO Roadmap oversight panel was to develop as concrete a set of action recommendations as possible to make IO a core competency, which in turn required identifying the essential prerequisites to become a core military competency."

The importance of information warfare is clearly laid out in this document. Brent Jessop, a regular contributor to Infowars has exhaustively documented the phenomenon of “Full Spectrum Information Warfare”

Mark Glenn of the American Free Press explains why the cutting of communications may indeed be a prelude to aggression or a warning:

The countries most affected are all major players in the current goings-on in the Middle East where the US and the Jewish state are up to their eyeballs in skullduggery. The gulf countries were recently visited by George Bush who tried–unsuccessfully–to rally them around support for renewed pressure on a recalcitrant Iran, only to be laughed out of the region. In addition, when asked recently by the US to increase oil output in order to lighten the effects of a downward-spiraling economy, the OPEC nations (some of whom were affected by the cable cut) refused.

The Gulf countries in particular are heavily involved with Iran in banking issues at a time when Israel and America are trying through sanctions and other pressures to isolate and economically strangulate the Islamic republic by preventing other nations from doing business with her. The Gulf countries are getting nervous about a steadily-declining dollar to which their own economies are directly linked and are now openly talking about following other nations that have linked their own currencies to something less troublesome such as the Euro. Pakistan–the only nuclear-armed Muslim country, recently gave a resounding ‘Hell-no’ to the prospect of US troops operating on its soil.

In short, the deliberate cutting of the internet cables can easily be seen as a shot across the bow by the US/Israeli hydra, a form of low-intensity/covert warfare aimed at destabilizing them and making things uncomfortable, as well as reminding them that if they don’t play ball according to the dictates of the New World Order that ‘accidents’ can happen.

Others have also speculated that the actions may be related to Iran opening its oil bourse on the 12th of February. The bourse is considered a direct threat to the continued global dominance of the dollar because it will require that Iranian oil, petrochemicals and gas be traded in non-dollar currencies.

As Online Journal contributorMike Whitney comments:

"If the dollar is de-linked from oil; it will no longer serve as the de facto international currency and the US will be forced to reduce its massive trade deficits, rebuild its manufacturing capacity, and become an export nation again."

The real danger is that the oil bourse will accelerate the downward pressure on the dollar that has been facilitated by rampant overspending by the US government and printing of money out of thin air by the Federal Reserve. Furthermore, Saudi Arabia is already dropping hints that if Iran succeeds in getting their oil bourse up and running, they too will start taking Euros for their oil. Without foreign demand for the dollar as an oil exchange currency, the US economy is in real danger of slipping into recession with the dollar take a battering.

Repair ships have now reached at least three of the cables, where full functionality is scheduled to be restored within the week. The owners of the cables have not yet issued any statements as to their findings and have refused to speculate on the cause of the cuts.

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Russia sends bombers, fighters to Atlantic, Arctic
Fri Feb 1, 2008 7:39pm IST
By Guy Faulconbridge
http://in.reuters.com/article/worldNews/idINIndia-31720220080201

MOSCOW (Reuters) - Russia sent fighters and long-range bombers to the Arctic and North Atlantic on Friday to take part in manoeuvres demonstrating revival of some of the military power and reach it lost with the collapse of the Soviet Union.

Vladimir Putin, set to hand the presidency to a chosen successor after an election that will gauge his own popularity, tapped feelings of national humiliation in rebuilding forces left to decay in the 1990s. The navy had lost the global role it had grown to in the 1970s, aircraft and ships lacked fuel.

The air force said more than 40 aircraft would take part in the manoeuvres, which follow similar exercises by warships and bombers last month off the Atlantic coast of France and Spain.

"Air force pilots will carry out practice in the areas involving reconnaissance, missile-bombing attacks on a navy attack force of a hypothetical enemy, air-to-air combat and refuelling and patrolling," an air force spokesman said.

The bomber group included two Tupolev Tu-160 strategic bombers, codenamed "Blackjack" by NATO, two turbo-prop Tu-95 "Bear" strategic bombers, and eight Tu-22 "Blinder" bombers. MiG-31 and Su-27 fighters were also sent to the region.

Putin, who plans to draw on his popularity and retain influence after the election, has renewed long-range bomber missions and approved an upgrade of nuclear forces he said was needed after NATO built up forces close to Russia's borders.

SPECULATION

But some key economic leaders, including Finance Minister Alexei Kudrin, have questioned Russia's assertive foreign policy.

That has sparked speculation that there is a dispute at the top levels of the Kremlin about Russia's sabre rattling as Putin's chosen successor, Dmitry Medvedev, moves towards almost certain electoral victory.

Medvedev, a 42-year-old former lawyer who is board chairman at gas giant Gazprom, has made few references to foreign policy and seems more confident dealing with economics and trade.

Analysts say Medvedev faces a tough challenge to find compromise with hardliners inside the Kremlin who wanted Putin to back a different candidate for the presidency.

Medvedev, a first deputy prime minister, last month called for a revival of the navy to boost international respect for Russia, but he complained that reform of the navy had taken longer than envisaged.

Russian military spending in absolute terms is substantially lower than that of China, Britain or France and less than a tenth of the United States.

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URGENT: LES FOUS DE L'EXCREMENT DU DIABLE (ALIAS PETROLE ET GAZ) PANIQUENT GRAVEMENT. IL SONT VRAIMENT DES IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES DE L'EXCREMENT DU DIABLE DEVENUS FOUS FURIEUX.

C'EST VRAIMENT MESQUIN DE LEUR PART.


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Les pannes Internet au Moyen-Orient suscitent des soupçons géopolitiques

Conséquence de cet acte terroriste =  Marine russe dans l'Atlantique

............................ Cables sous-marins sabotés...........

http://www.leblogfinance.com/2008/02/un-3eme-cble-so.html

SEA-ME-WE 4
http://en.wikipedia.org/wiki/SEA-ME-WE_4_(cable_system)
http://www.seamewe4.com/
http://www.seamewe4.net/

FALCON (cable system) ( http://en.wikipedia.org/wiki/Flag_Telecom )
http://en.wikipedia.org/wiki/FALCON_%28cable_system%29
http://www.flagtelecom.com/index.cfm?page=3991

.............................

Par Paul Joseph Watson, Prison Planet - Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
http://www.alterinfo.net/Les-pannes-Internet-au-Moyen-Orient-suscitent-des-soupcons-geopolitiques_a16465.html?PHPSESSID=d10b1e02c3df13e1969dd9ee0f8fe7dd

Des pannes majeures et sans précédent du réseau Internet à travers le Moyen-Orient et en Asie qui surviennent parce que quatre câbles sous-marins Internet ont été coupés de manière inexpliquée, suscitent des soupçons à l'effet qu'un événement majeur aux proportions géopolitique puisse être sur le point de se produire.

Les pannes du réseau Internet ont des effets sur de vastes étendues de l'Asie, du Moyen-Orient et au nord de l'Afrique, après que quatre connexions de câbles sous-marins aient été endommagées. L'Égypte, l'Arabie Saoudite, le Qatar, les Émirats Arabes Unis, le Koweït, le Bahreïn, le Pakistan et l'Inde, ont tous de graves problèmes.

Selon le site « http://www.internettrafficreport.com  http://www.internettrafficreport.com/asia.htm » l'Iran a été complètement coupé de l'Internet http://www.internettrafficreport.com/history/267.htm , bien que l'on puisse toujours accéder au blog de Mahmoud Ahmadinejad.

Il mérite d'être souligné qu'Israël et l'Irak ne sont pas affectés par la panne.

« Stephan Beckert, analyste à TeleGeography, une entreprise de recherche et de consultation sur des questions relatives au réseau Internet mondial, dit que les câbles endommagés représentent pour l'ensemble la majorité des communications internationales entre l'Europe et le Moyen-Orient, » tel que rapporté par CNN.

Les officiels disent que la cause derrière le sectionnement des câbles demeure inconnue, mais la deuxième plus grande entreprise de télécommunications des Émirats Arabes Unis a déclaré que les câbles ont été coupés parce que des navires laissaient traîner leurs ancres.

S'agit-il d'un [signe] précurseur visant à jeter le voile sur un événement imminent qui doit se dérouler au Moyen-Orient?

« Quelles sont les chances? Qui en profite? Se demande-t-on sur le blog "Crimes and Corruptions". Voyons voir. Le rapprochement iranien: « Ces derniers mois ont apporté de nombreux signes de rapprochement entre l'Iran et l'Egypte. »

« Quelle nation ne souhaite pas un tel rapprochement et qui, à la fois, possède des sous-marins qui peuvent couper les câbles? Pourquoi faire ça? Par vengeance et entre-temps les affaires commerciales sur le net en sont fortement affectées [NDT : transactions boursières et financières incluses]. Ou serait-ce plutôt une mise en scène pour autre chose? Notez que le réseau Internet fonctionne très bien en Israël. »

Sur le site «WhatReallyHappened.com [Nom d'un site Internet qui signifie en français : Que s'est-il réellement produit], Mike Rivero souligne que le mystérieux sabotage du câble pourrait présager une autre croisade impérialiste des néocons.

« Le plus gros problème rencontré par l'administration Bush en Irak était les images en provenance d'Internet qui montraient les horreurs commises sur le peuple iraquien et le dévoilement des mensonges du gouvernement à propos de Saddam, » écrit-il.

« Je suis profondément préoccupé par le fait que le sectionnement des câble sous-marins est destiné à empêcher le monde de voir quelque chose qui est sur le point de se produire, autrement que par la propagande des médias contrôlés par le gouvernement. »

http://en.wikipedia.org/wiki/ALPAL-2_%28cable_system%29
http://www.kidorf.com/DBResult.php?Name=&Landing=Algiers,%20Algeria&Location=NONE&Repeatered=Both&PHPSESSID=b634b82303e2ff316d0bc53c7367f9b9
http://www.kidorf.com/DBResult.php?Name=&Landing=Annaba,%20Algeria&Location=NONE&Repeatered=Both&PHPSESSID=b634b82303e2ff316d0bc53c7367f9b9

Landing Site: Annaba, Algeria
Name   Region   Date   Route Length (km)   Suppliers
MED-LINK    Mediterranean    2005    1300    Alcatel
SEA-ME-WE-4 (Segment 4)    Inter-regional    tbd    0    Alcatel, Fujitsu

Landing Site: Algiers, Algeria
Name   Region   Date   Route Length (km)   Suppliers
Algiers Palma (ALPAL-2)    Caribbean    2002    312    Pirelli, NEC
MED-LINK    Mediterranean    2005    1300    Alcatel
SEA-ME-WE-2 (Segment 5)    Inter-regional    1994    3660    Alcatel Submarcom, AT&T, STC, Simplex[/b]

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Un 3eme câble sous-marin lié à Flag Telecom coupé au Moyen-Orient
http://www.leblogfinance.com/2008/02/un-3eme-cble-so.html

FALCON (cable system) ( http://en.wikipedia.org/wiki/Flag_Telecom )

Loi des séries ? Ou actes intentionnels ? On va finir pas devoir se poser la question.

Alors que le trafic voix et données est très fortement perturbé en Inde, suite à des coupures de câbles d'une importance stratégique, un nouveau câble sous-marin de télécommunication a été endommagé au Moyen-Orient.

Le câble Falcon a été coupé à 56 kilomètres au large de Dubaï, dans les eaux du Golfe, entre Oman et les Emirats arabes unis, a précisé la société propriétaire du câble, Flag Telecom, qui fait partie du groupe indien Reliance Communications.

Selon la société, un navire de réparation doit arriver sur zone dans les prochains jours. La raison de la rupture du câble n'a pas été précisée.

Comble de malchance, signe du destin, voire acte malveillant, Flag Telecom est également propriétaire d'un des deux autres câbles endommagés au large de l'Egypte, mercredi en mer Méditerranée. Pour rappel, FLAG Telecom, basé à Mumbai en Inde possède deux filiales : FLAG et FALCON. FLAG Telecom est une filiale du groupe Reliance Communications, lequel est une filiale de ADAG (Anil Dhirubhai Ambani Group) du milliardaire indien Anil Ambani.

A la suite de ces dégâts, les communications ont été considérablement perturbées en Egypte comme en Inde. Revers de la médaille de la délocalisation en quelque sorte, car l'industrie de la sous-traitance informatique représente pour l'Inde 11 milliards de dollars de chiffre d'affaires annuel et emploie 700.000 personnes.

L'incident a frappé également plusieurs pays arabes du Golfe, notamment les Emirats arabes unis, le Koweït, l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman, ralentissant le débit des flux et perturbant l'accès à Internet proprement dit.

Aux Emirats arabes unis, "Du", un des opérateurs de téléphonie, cité par le quotidien anglophone Khaleej Times, a estimé que le dernier incident en date pourrait ralentir les efforts en cours pour rétablir un service normal. "Du a été informé d'un nouveau dommage sur un câble Falcon. Ce dernier incident a entraîné des complications par rapport aux difficultés existantes", explique la société.

Le principal opérateur de téléphonie émirati, Etisalat, n'a pas été affecté par les dégâts sur les câbles Falcon, n'utilisant pas ce dernier pour écouler son trafic.

Les perturbations sur le réseau internet provoquées par l'endommagement de câbles internet sous-marins pourraient durer encore 10 jours, a annoncé quant à lui le ministère égyptien des Communications et des technologies de l'information.

Un bateau est attendu mardi matin dans la zone où les deux câbles ont été endommagés mercredi, en Méditerranée, pour commencer des réparations. "Le réseau internet fonctionne à 55%", ajoute le communiqué, qui précise que des informaticiens ont été mobilisés en urgence pour trouver des routes contournant les câbles endommagés.

Ces coupures pourraient impacter les entreprises européennes et américaines qui ont délocalisé ou externalisé des parties de leur activités à des prestataires Indiens, Pakistanais et plus généralement au Moyen-Orient.

Source : AFP, Reuters, indeinfos.blogspot.com

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Égypte : Les navires n'ont pas sectionné les câbles Internet
ABC News (Australie), le 4 février 2008
Traduit par Dany Quirion pour Alter Info
http://www.alterinfo.net/egypte-Les-navires-n-ont-pas-sectionne-les-cables-Internet_a16537.html?PHPSESSID=a9eb3ff465f1ab1de3f9ef6a0b83eab2
Source : http://www.abc.net.au/news/stories/2008/02/04/2153455.htm

Les navires ne sont pas responsables des dommages causés aux câbles sous-marins du réseau Internet dans la mer Méditerranéen, selon ce qu'affirme le gouvernement d'Égypte.

Deux câbles ont été endommagés plus tôt cette semaine dans la mer Méditerranée et un autre au large des côtes de Dubaï, provoquant des perturbations à l'Internet et aux services téléphoniques internationaux en Égypte, aux états Arabes du Golfe et en Asie du Sud.

Un quatrième câble reliant le Qatar aux Émirats Arabes Unis a été endommagé ce dimanche, causant encore plus de perturbations, selon ce qu'a déclaré le fournisseur de télécommunications Qtel.

Le ministère des transports d'Égypte a déclaré que des images enregistrées par les caméras vidéo sur le rivage de la localisation des câbles ne montraient aucun trafic maritime dans la zone lorsque les câbles ont été endommagés.

« Le Comité de transport maritime du Ministère a passé en revue les enregistrements vidéos couvrant la période des 12 heures précédentes et des 12 heures subséquentes du moment où les câbles ont été sectionnés et aucun bateau ne naviguait dans la région, » tel que déclaré dans un communiqué.

« Cette zone est également indiquée sur les cartes comme une zone interdite à la navigation et il est donc exclu que les dommages causés aux câbles soient attribuables aux navires. »

De précédents reportages prétendaient que les dommages avaient été causés par des navires qui avaient été détournés de leur itinéraire habituel en raison du mauvais temps.

Un navire est attendu mardi pour débuter les travaux de réparation des deux câbles de la Méditerranée.

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Une « épidémie » de coupures de câbles sous marins affecte Internet au Moyen Orient (VO)
3 février 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648
Infographie Guardian Réseau Internet mondial

Depuis mercredi ce sont quatre câbles , deux au large d’Alexandrie, deux dans le Golfe Persique, qui ont été coupés, sans que l’on connaisse aujourd’hui la cause de ces incidents. Le trafic Internet au Moyen Orient et en Inde a été considérablement affecté.

A submarine cable in the Middle East has been snapped, adding to global net problems caused by breaks in two lines under the Mediterranean on Wednesday. The Falcon cable, owned by a firm which operates another damaged cable, led to a "critical" telecom breakdown, according to one local official.

Wednesday’s incident caused disruption to 70% of the nationwide internet network in Egypt on Wednesday, while India suffered up to 60% disruption.

The first cable - the Fiber-Optic Link Around the Globe (FLAG) - was cut at 0800 on 30 January, the firm said.

A second cable thought to lie alongside it - SEA-ME-WE 4, or the South East Asia-Middle East-West Europe 4 cable - was also split.

FLAG is a 28,000km (17,400 mile) long submarine communications cable that links Australia and Japan with Europe via India and the Middle East.

SEA-ME-WE 4 is a submarine cable linking South East Asia to Europe via the Indian subcontinent and the Middle East.

The two cable cuts meant that the only cable in service connecting Europe to the Middle East via Egypt was the older Sea-M-We 3 system, according to research firm TeleGeography.

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

One cable was damaged near Alexandria, Egypt, and the other in the waters off Marseille, France, telecommunications operators said. The two cables, which are separately managed and operated, were damaged within hours of each other.

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

Nombre de réseaux hors service le 30 - Coupures à 4:30 et 8:00

Arabian Business 03 February 2008

Internet services in Qatar have been seriously disrupted because of damage to an undersea telecoms cable linking the Gulf state to the UAE, the fourth such incident in less than a week.

Qatar Telecom (Qtel) said on Sunday the cable was damaged between the Qatari island of Haloul and the UAE island of Das on Friday.

It is expected to take at least "a few days" to fix, according to one person with knowledge of the situation.

The damage caused major problems for internet users in Qatar over the weekend, but Qtel’s loss of capacity has been kept below 40% thanks to what the telecom said was a large number of alternative routes for transmission. (...)

Etisalat said it had been informed by Flag Telecom, which operates one of the two damaged cables in the Mediterranean Sea, that the problem should be fixed in two weeks, while the operator of the other cable planned to carry out repairs on February 8.

Flag said on Saturday a ship should reach the cable repair ground by February 5.

Trafic Internet : Etat du réseau

(JPG) voir http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1648

Iran is not disconnected

Like most countries in the region, the outages in Iran were very significant, but for the most part they did not exceed 20% of their total number of networks. Now 20% is a significant loss, but in the context of an event where countries lost almost all of their connectivity, such a loss did not place Iran into the top 10 of impacted countries.

Khaleej Times 3 February 2008

Ships did not cause Internet cable damage

Damage to undersea Internet cables in the Mediterranean that hit business across the Middle East and South Asia was not caused by ships, Egypt’s communications ministry said on Sunday, ruling out earlier reports.

The transport ministry added that footage recorded by onshore video cameras of the location of the cables showed no maritime traffic in the area when the cables were damaged.

‘The ministry’s maritime transport committee reviewed footage covering the period of 12 hours before and 12 hours after the cables were cut and no ships sailed the area,’ a statement said.

‘The area is also marked on maps as a no-go zone and it is therefore ruled out that the damage to the cables was caused by ships,’ the statement added.

Two cables were damaged earlier this week in the Mediterranean sea and another off the coast of Dubai, causing widespread disruption to Internet and international telephone services in Egypt, Gulf Arab states and South Asia.

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Middle East Internet Blackouts Spur Geopolitical Suspicions
Bloggers says big event could be right around the corner, Iran completely cut off


Paul Joseph Watson - Prison Planet - Friday, February 1st, 2008
http://www.prisonplanet.com/articles/february2008/020108_internet_blackouts.htm

Unprecedented mass Internet outages throughout the Middle East and Asia after no less than four undersea Internet cables were cut without explanation are spurring suspicions that a major event of geopolitical proportions may be just around the corner.

Internet blackouts are impacting large tracts of Asia, the Middle East and North Africa after four undersea cable connections were severed. Egypt, Saudi Arabia, Qatar, the United Arab Emirates, Kuwait, Bahrain, Pakistan and India, are all experiencing severe problems.

According to http://www.internettrafficreport.com/history/267.htm , Iran has been completely cut off from the Internet, though Mahmoud Ahmadinejad's blog can still be accessed.

Most notably, Israel and Iraq are unaffected by the outage.

"Stephan Beckert, an analyst with TeleGeography, a research company that consults on global Internet issues, said the damaged cables collectively account for the majority of international communications between Europe and the Middle East," reports CNN.

Officials say that the cause behind the severing of the cables remains unknown, but United Arab Emirates' second largest telecom company said the cables were cut due to ships dragging their anchors.

Is this a pre-cursor to throw a veil over an imminent staged event in the Middle East?

"What are the odds? Who benefits? asks the Crimes and Corruptions blog. "Let's see. Iranian rapprochement: "Recent months have brought signs of a growing rapprochement between Iran and Egypt."

"What nation would not like this and has subs which could cut the cables? Why do it? Payback as over the net business is badly damaged. Or is this a setup for more? Note the internet is working just fine in Israel."

Over at WhatReallyHappened.com, Mike Rivero points out that the mysterious cable sabotage could portend another imperial Neo-Con crusade in the works.

"The biggest problem the Bush administration faced during Iraq were images coming over the internet that showed the horrors being visited on the Iraqi people, and exposed the government's lies about Saddam," he writes.

"I am greatly concerned that these undersea cable cuttings are intended to prevent the world from seeing something that is about to happen, other than through the government-controlled propaganda/media."

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Mediterranean Submarine Cable Cut
Rocco Fanucci – Wed, 2008 – 01 – 30 13:02
http://blog.reallyrocketscience.com/node/872

Wow, big fiber cut yesterday, about a year after the one near Taiwan. If you're in the Middle East, you know: Internet service is disrupted in Egypt, the Gulf Region and to India, too:

Egypt's Telecommunications Ministry said a communications cable in the Mediterranean was cut, disrupting 70 percent of the country's Internet network.

The ministry said in a statement it was not known how the cable was cut but that services would probably take several days to return to normal.

India reported serious disruptions to its services and one Indian Internet service provider linked the problem to the Egyptian outage.

Seems the cut was somewhere between Palermo, Sicily, and Alexandria, Egypt. That sounds like the South East Asia-Middle East-West Europe 4 (SEA-ME-WE 4) cable, which has 17 landing points connected:

1. Marseilles, France
2. Annaba, Algeria
3. Bizerte, Tunisia
4. Palermo, Italy
5. Alexandria, Egypt
6. Cairo, Egypt (overland)
7. Suez, Egypt (overland/return to submarine)
8. Jeddah, Saudi Arabia
9. Fujairah, United Arab Emirates
10. Karachi, Pakistan
11. Mumbai, India
12. Colombo, Sri Lanka
13. Chennai, India
14. Cox's Bazar, Bangladesh
15. Satun, Thailand
16. Melaka/Malacca, Malaysia
17. Tuas, Singapore

Our friends at SES NEW SKIES probably had their phones ringing off the hook yesterday. Best remedy for fiber cuts is a satcom backup. That's the "secret sauce" in a well-run network.

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Pentagone : « Nous devons combattre le Net »
Par Brent Jessop
http://www.alterinfo.net/Pentagone-Nous-devons-combattre-le-Net-_a16495.html

Information Operation Roadmap - Partie 3

​​​​Dans son document Information Operations Roadmap [feuille de route des opérations sur l'information], le Pentagone est franc sur le fait qu'Internet, avec son potentiel à la liberté d'expression, s'oppose directement à ses objectifs. Internet doit être traité comme s'il s'agissait d'un « système d'armement » ennemi.

​​​​Le document de 2003 du Pentagone, intitulé Information Operation Roadmap, a été divulgué au public suite à une demande, faite sous la loi de la Liberté de l'Information, aux Archives de la Sécurité Nationale de l'Université George Washington en 2006. L'explication détaillée de l'idée maîtresse de ce document, et l'importance de l'information ou des opérations de guerre de l'information, a été décrite dans le premier article de cette série (1).


Attaque du réseau informatique

​​​​Tiré du document Information Operation Roadmap :

​​​​Dès que les recommandations de ce rapport seront mises en œuvre, elles serviront de point de départ à l'amélioration rapide des capacités d'attaque du réseau informatique. - 7

​​​​L'amélioration des possibilités des opérations militaires sur l'information, incluent : ... Une série d'offensives vigoureuses incluant la gamme complète de moyens électroniques et les attaques contre le réseau informatique... - 7

​​​​Le Pentagone se servira-t-il de ses capacités d'attaque des réseaux informatiques contre Internet ?

Combattre le Net

​​​​Nous devons combattre le Net. Le Ministère de la Défense est en train de construire une force focalisée sur l'information. Les réseaux deviennent de plus en plus le centre de gravité opérationnel et le Ministère doit être prêt à « combattre le Net. » - 6

​​​​La stratégie de « défense en profondeur » du Ministère de la Défense devra fonctionner sur le principe de « combattre le Net » comme s'il s'agissait d'un système d'armement. - 13

​​​​On ne devrait donc pas s'étonner de voir le Pentagone s'attaquer énergiquement aux « autoroutes de l'information » pour tenter d'obtenir la suprématie dans la guerre de l'information. L'implication de Donald Rumsfeld dans le Projet pour un Nouveau Siècle Américain [Project for a New American Century - abréviation anglaise : PNAC] jette davantage de lumière sur le besoin et le désir de contrôler l'information.

Le PNAC souhaite dominer le cyberespace

​​​​Le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC) a été établi en 1997 avec un nombre imposant de membres qui sont devenus plus tard le noyau de l'administration de George W. Bush. Parmi beaucoup d'autres puissants, mais dont les noms sont moins connus, la liste comprend : Jeb Bush, Dick Cheney, I. Lewis Libby, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz. Leur objectif déclaré est d'utiliser une énorme expansion militaire étasunienne dans le plan de « domination mondiale des États-Unis. » En septembre 2000, le PNAC a publié le désormais tristement célèbre document intitulé Reconstruire les Défenses des États-Unis [Rebuilding America's Défenses]. Ce document a un thème très similaire à « Information Operation Roadmap » du Pentagone, qui fut signé par le Ministre de la Défense Donald Rumsfeld.

​​​​Tiré du document Reconstruire les Défenses des États-Unis :

​​​​Il est maintenant communément admis que l'information et les autres nouvelles technologies... créent une dynamique pouvant menacer la capacité des États-Unis à user de leur puissance militaire dominante. - 4

​​​​Le contrôle de l'espace et du cyberespace, tout comme le contrôle de la haute mer, et la protection du commerce international, permettait dans le passé de définir les puissances mondiales, le contrôle des « biens communaux internationaux » sera la clé du pouvoir mondial dans l'avenir. Si les États-Unis sont incapables de protéger leurs intérêts ou ceux de leurs alliés dans l'espace ou dans la sphère de l'information (infosphère) ils auront du mal à exercer le leadership dans la politique mondiale. - 51

​​​​Même s'il faut des dizaines d'années avant que le processus de transformation se déploie, avec le temps, l'art de la guerre dans les airs, sur terre et sur mer, sera très différent de ce qu'il est aujourd'hui, et le « combat » se déroulera probablement dans de nouvelles dimensions : dans l'espace, dans le « cyberespace, » et peut-être dans le monde microbien. - 60

​​​​Pour en savoir plus sur le document Reconstruire les Défenses des Etats-Unis, [Rebuilding America's Defences] lire ici (anglais).

Internet 2

​​​​Dans le document Information Operations Roadmap, la partie des plans relatifs à Internet consiste à assurer « la dégradation subtile du réseau plutôt que son effondrement. » (Page 45) C'est présenté en termes « défensifs, » mais il est probable que ce soit aussi exclusivement défensif que le Ministère de la Défense.

​​​​Que le Pentagone s'inquiète d'Internet n'est pas un mal en soi. C'est après tout le Ministère de la défense, par l'intermédiaire du DARPA, qui nous a donné Internet à l'origine. Parmi de nombreux autres point positifs pour le Pentagone, Internet est utile, non seulement comme outil d'affaires, mais aussi comme excellent moyen de surveillance et de suivi des utilisateurs, pour l'acclimater les gens au monde virtuel, et pour élaborer le profil psychologique de chaque utilisateur. Mais l'un des problèmes avec Internet tel qu'il est conçu actuellement, est son potentiel à la dissémination d'idées et d'informations en désaccord avec les thèmes et les messages du gouvernement étasunien, à ce que l'on appelle communément la liberté d'expression. Bien entendu, puisque le plan consiste à dominer totalement l'infosphère, Internet devrait être adapté ou remplacé par une version améliorée et encore plus sympathique pour le Pentagone.

​​​​Dans un article de Paul Joseph Watson du site Prison Planet.com, l'émergence d'Internet 2 est décrite.

​​​​Le développement d'« Internet 2 » est également conçu pour créer un système de castes en ligne, par lequel les anciens concentrateurs Internet seraient laissés se détériorer et mourir, forçant les gens à utiliser le nouvel Internet, taxable, censuré et réglementé. Si vous tentez de comprendre à quoi ressemblera exactement Internet dans cinq ans, à moins que nous n'y résistions, jetez juste un coup d'œil sur les derniers efforts de la Chine pour éliminer complètement la dissidence et l'anonymat sur le web.

Conclusion

​​​​Dans le prochain article nous examinerons le recours du Pentagone aux opérations psychologiques ou PSYOP et dans le dernier article de cette série nous examinerons si oui ou non il existe des limites à l'usage d'opérations sur l'information contre le publique étasunien ou l'audience étrangère.

​​​​L'auteur Brent Jessop est étudiant en deuxième année de maîtrise en génie biologique à l'université de Guelph en Ontario au Canada.

Original : http://www.knowledgedrivenrevolution.com/Articles/200711/20071119_IOR_3_Fight_Net.htm
Traduit au mieux par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info

Note des traducteurs :

(1) Cet article est le troisième d'une série de cinq. Étant donné les pannes majeures du réseau Internet au Moyen-Orient et les suspicions qui en découlent, nous avons choisi de traduire dans le désordre, ce troisième article spécifique à l'Internet. La traduction des quatre autres articles relatifs au document « Information Operation Roadmap » du Pentagone suivra.

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MERCI A INFORMATICIEN

C'est très très grave, le tarissement du pétrole et du gaz naturel ([url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%
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« Répondre #182 le: 13/02/2008 - 19:39:48 »

Vous voyez maintenant qui sont les vrais terroristes qui font tout ça pour "spolier" les dernières gouttes de pétrole (alias excrément du diable) et les dernières "flatulences" de gaz naturel.

C'est eux, les vrais terroristes, qu'on appelle les IDOLATRES FANATIQUES ET INTEGRISTES DE L'EXCREMENT DU DIABLE (ALIAS PETROLE ET GAZ)  ;)


Le pétrole, « excrément du diable »
Jean-Paul Marthoz Journaliste et essayiste
mardi 22 janvier 2008, 08:46
http://www.lesoir.be/forum/chroniques/enjeux-le-petrole-excrement-2008-01-22-572686.shtml

La semaine dernière, les avions de Nicolas Sarkozy et George Bush se sont amicalement croisés dans le ciel de la péninsule arabique. À quelques heures d’intervalle, les deux chefs d’État ont fait la cour au roi Abdallah et se sont prêtés au cérémonial des échanges amènes et des jeux de sabres dans les fastueux palais de la dynastie saoudienne.

Retour au statu quo ante. En 2002, le régime saoudien avait mauvaise presse à Washington. Accusé d’avoir produit 15 des 19 terroristes du 11 septembre et de propager une version obscurantiste et intolérante de l’islam, le pays avait été inscrit sur les listes noires des néoconservateurs. Certains insinuaient même que le régime saoudien était la deuxième cible de l’invasion de l’Irak.

Après Baghdad, Riyad ? C’était avant. Avant que la descente de l’Irak aux enfers n’entraîne dans les feux de la géhenne les scénarios américains de démocratisation du monde arabo-musulman et ne renforce la puissance de l’Iran dans la région. Avant aussi que la flambée des cours du brut ne place la sécurité d’approvisionnement énergétique au premier rang des réalités diplomatiques.

Tout s’est donc très bien passé en Arabie saoudite. George Bush s’est gardé d’évoquer publiquement l’arrestation du bloggeur dissident Ahmad Fouad al-Farham, dont le sort avait pourtant « préoccupé » le département d’État début janvier. Son grand discours sur la démocratie, prononcé à Abu Dhabi, n’a nommément cité que l’Iran, l’ennemi public numéro un des monarchies sunnites de la région.

Nicolas Sarkozy n’a pas été plus dérangeant. Dans son exposé consacré au dialogue des civilisations, le président français a même osé parler de « l’idéal commun » qui unit la France à l’Arabie saoudite. Et il a ajouté que « sur la condition des femmes, sur la liberté d’expression, l’Arabie saoudite, lentement certes, s’est mise en mouvement ». Trop dit pour être poli, trop peu pour être honnête…

La malédiction du pétrole a donc de nouveau frappé. L’or noir a souvent été un cadeau empoisonné pour les pays producteurs dont l’histoire regorge de coups d’État et de coups tordus. Comme le renversement en 1953 du dirigeant nationaliste iranien Mossadegh à l’instigation des services secrets britanniques et américains. Un coup de force qui déboucha sur la dictature du Chah et, en bout de course, sur la théocratie khomeyniste.

Même sans intervention étrangère, le pétrole englue la plupart des pays producteurs dans le cycle infernal de la corruption, de l’autoritarisme et du mal-développement. Il suffit de consulter les classements mondiaux de la démocratie – le palmarès de la liberté d’expression de Reporters sans frontières ou le beauty contest de Freedom House – pour constater que les pétro-démocraties comme la Norvège sont l’exception. De l’Algérie à l’Iran, l’arbitraire règne.

« Lorsque le prix du pétrole augmente, la démocratie décline », note Larry Diamond dans son dernier livre The Spirit of Democracy. Comme le démontre la Russie de Vladimir Poutine, l’économie des hydrocarbures permet même de faire, dans une large mesure, l’économie de la démocratie. Et elle répand partout la marée noire de la mal-gouvernance. Dans les années 1960, constatant avec amertume la gabegie dans laquelle se complaisait son pays, l’économiste vénézuélien Juan Pablo Perez Alfonso avait même qualifié l’or noir d’« excrément du diable ».

Cette malédiction affecte aussi la politique étrangère des pays importateurs. Les droits de l’Homme, pourtant fièrement présentés comme un élément « essentiel » de leur diplomatie, trébuchent de courbettes en compromissions, au risque de ne plus être qu’un aspect contingent de leur « politique de valeurs ». Et l’avenir ne promet aucune embellie. Si depuis des décennies, la gloutonnerie des pays occidentaux réduisait déjà considérablement leur audace face à leurs fournisseurs, la voracité énergétique des nouvelles puissances émergentes risque de balayer leurs dernières velléités éthiques.

La concurrence très rude que la Chine et l’Inde imposent aux vieilles nations industrialisées sur tous les terrains, et notamment sur celui de l’accès à l’énergie, est un immense défi. Mais elle fournit aussi un alibi aux pays occidentaux et à leurs entreprises. Le refrain est connu : « Si ce n’est pas nous, ce sera la Chine, ou l’Inde, ou la Malaisie. Et ce sera pire ». Et les « réalistes » sortent de leur disque dur l’exemple du Soudan : mises sous pression par des ONG, les entreprises nord-américaines se sont retirées de ce pays placé sur la liste des États-voyous. Pour être immédiatement remplacées par des entreprises chinoises, indiennes ou malaises… Dans cette nouvelle ruée vers l’or noir, les pays occidentaux oublient leur « supplément d’âme ». Leurs compagnies pétrolières se bousculent en Angola, en Guinée équatoriale et dans les satrapies pétrolières et gazières d’Asie centrale.

Lassé du double langage, Michael Hirsh s’énervait dans Newsweek : « Je comprends que ce n’est pas le moment (NDA : en raison de la menace iranienne et du processus de paix israélo-palestinien…) de saper les régimes arabes. Mais si c’est ainsi, pourquoi rédiger un grand discours sur la démocratie quand on sait qu’on ne pourra pas l’honorer ? Il y a un mot pour cela : l’hypocrisie. »

Et si la moralité rimait quand même avec la réalité ? Dans ce grand jeu pétrolier mondial, la timidité de la diplomatie des droits de l’Homme est aussi l’indice de la dépendance économique et géopolitique de ceux qui la pratiquent. En dédaignant les « belles âmes » occidentales, les pétro-dictateurs démontrent tout simplement « qu’ils les tiennent » à la gorge ou au portefeuille. Ils exposent à la fois leur vulnérabilité et leurs ambiguïtés.

Il ne reste donc aux démocraties qu’à changer leur discours pour le mettre humblement au diapason de leurs pratiques. À moins qu’elles ne choisissent de réduire drastiquement leur boulimie énergétique. Pour retrouver leur autonomie. Et leurs principes.

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Les débats d’El Watan
Comment sortir de la dépendance pétrolière ?

Mohammed Hachemaoui - El Watan - 7 février 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=86621

Pourquoi depuis le boom pétrolier de 1973 aucun pays riche en pétrole, de l’Iran au Venezuela en passant par l’Algérie, n’a réussi son développement là où des pays en développement faiblement dotés en ressources naturelles ont enregistré, eux, de meilleures performances économiques ?

L’échec de l’expérience de développement algérien est loin d’être solitaire ; l’Arabie Saoudite a vu s’effondrer son revenu par habitant de 28 600 $ en 1981 à 6800 $ en 2001. Pour certains pays pétroliers, l’échec du développement est nettement plus accusé faisant retomber les revenus réels par habitant sous leurs niveaux d’avant les années 1960, quand il n’a pas précipité la plongée des communautés dans l’abîme sans fond de la guerre civile ! Entre 1970 et 1993, les pays en développement ne disposant pas de pétrole se sont développés quatre fois plus que ceux riches en pétrole. Une étude exhaustive conduite par les chercheurs de l’université de Harvard sur un échantillon de 97 pays en développement a montré que les pays dont le produit national brut dépend pour une large part des revenus d’exportation des ressources naturelles ont eu une croissance économique anormalement faible entre 1971 et 1989 par comparaison avec les pays en développement démunis en ressources naturelles. Les résultats de ces travaux ont été confirmés depuis par les économistes de la Banque mondiale et du FMI. Le constat, fondé sur des études quantitatives robustes, est désormais irréfragable : les Etats qui dépendent financièrement des exportations des hydrocarbures (et autres ressources minières) comptent parmi les pays les plus fragiles économiquement, les plus autoritaires, les plus corrompus et, last but not least, les plus exposés à la violence politique ! La corrélation entre richesses en ressources pétrolières et le développement est négative : plus grande est la dépendance pétrolière, plus important est le mal-développement. Le fossé entre les promesses véhiculées par le pétrole et la réalité vécue du développement est devenu abyssal, atterrant. Il entretient ici comme ailleurs la frustration des masses quand il n’alimente pas la violence politique, voire l’effondrement des Etats et la guerre civile. L’occurrence dans le temps comme dans l’espace de cette corrélation inverse entre abondance en ressources naturelles d’un côté et contre-performances économiques de l’autre est une énigme qui appelle explication : pourquoi le boom pétrolier génère-t-il à terme le mal-développement ? Les spécialistes appellent ce phénomène : la malédiction des ressources naturelles (Natural Resources Curse). Le pétrole serait-il devenu « l’excrément du diable » pour reprendre l’expression frappée de Juan Pablo Alfonzo, le fondateur de l’Opep ? Evacuons tout de go un malentendu trop souvent invoqué : le problème ne réside pas dans la ressource naturelle in se et per se ainsi que le suggère le développement atteint par la Norvège dont le développement humain est le plus élevé du monde, mais dans un développement basé sur le pétrole. Le problème n’est pas inhérent au pétrole en lui-même mais afférent à la dépendance pétrolière. Comment la dépendance aux ressources naturelles génère-t-elle l’échec du développement ? Terry Lynn Karl, professeure de sciences politiques à Stanford, s’est attelée à la résolution de l’énigme dans un ouvrage séminal : The Paradox of Plenty. Suivons son raisonnement. Le boom pétrolier, avec la promesse de l’abondance des revenus qu’il véhicule dans son sillage, suscite les attentes sociales et augmente la tendance des gouvernants à la dépense publique. Les trajectoires des pays de l’Opep se retrouvent uniment sur ce point décisif entre tous : les gouvernements allongent le train des dépenses publiques de manière disproportionnée au boom pétrolier lui-même (par le recours à l’endettement extérieur) et s’adonnent à des projets grandioses. Les exemples ne manquent pas : la « voiture nationale » en Indonésie, le plus grand aéroport en Arabie Saoudite, le fleuve artificiel en Libye, la station touristique dans les montagnes au Venezuela, la grande mosquée d’Alger, etc. L’abondance des revenus pétroliers n’encourage pas seulement la mauvaise allocation des ressources publiques, elle affecte également la qualité de la gestion des finances publiques à travers le relâchement du contrôle fiscal. L’action conjuguée de ces facteurs favorise l’essor de la corruption (la fuite fiscale, la recherche de rentes) et achève de saper la productivité. « Dans un contexte de pression pour dépenser toujours plus, écrit Terry Lynn Karl, de généralisation de la corruption et de pratiques de mauvaise gestion, les périodes de booms pétroliers s’accompagnent d’un relâchement des contrôles sur les dépenses publiques. Puisqu’il n’y a pas de transparence dans la gestion des revenus pétroliers, des budgets parallèles sont créés. » L’Algérie est un cas d’école en la matière... Est-ce un hasard si les Etats pétroliers figurent parmi les pays les plus corrompus du monde ? La volatilité des prix du pétrole affecte les finances gouvernementales. Les gouvernants des Etats rentiers, piégés par la disproportion entre les prévisions budgétaires et les demandes sociales, recourent à l’endettement pour combler les écarts entre les revenus attendus et les revenus effectifs. Ce qui n’est pas fait pour déplaire aux banquiers qui considèrent les hydrocarbures comme une garantie à leurs prêts. L’arrivée massive et soudaine des pétrodollars augmente par ailleurs le taux de change réel de la monnaie du pays rendant non compétitif la plupart des produits d’exportation non pétroliers. La dynamique du secteur pétrolier provoque indirectement le déclin de l’agriculture et de l’industrie qui perdent leur compétitivité et tombent sous la dépendance du pétrole. Ce phénomène est connu sous le nom de la « maladie hollandaise » (Dutch disease), d’où le faible niveau de développement humain atteint par ces Etats. La rente, on le sait, consolide les régimes autoritaires, ici comme ailleurs. Mais il y a pire : des chercheurs ont montré dans une analyse régressive portant sur 98 conflits civils entre 1960 et 1999 – dont celui de l’Algérie – que les pays dépendants des ressources naturelles (pétrolières et minières) présentent désormais un risque de guerre civile de 23% par période de cinq ans contre un risque de 0,5% pour les pays non exportateurs de ces ressources. Tels sont les symptômes subsumés dans la catégorie conceptuelle de la « malédiction des ressources naturelles ». Comment sortir de la dépendance pétrolière ? Pour répondre à cette question, le forum « les Débats d’El Watan » a convié le professeur Giacomo Luciani de la John S. Hopkins University (Bologne). Notre invité de ce mois est le coauteur de deux ouvrages qui ont fait date : The Rentier State et The Arab State. Ses travaux font de lui l’un des meilleurs spécialistes de l’économie politique des Etats pétroliers du Golfe. Giacomo Luciani a enseigné dans plusieurs universités dont l’Institut universitaire européen de Florence et Sciences Po Paris. Il animera une conférence-débat aujourd’hui à l’hôtel Hilton d’Alger de 14h à 17h.

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« Répondre #183 le: 13/02/2008 - 20:11:07 »


La ligue arabe ou la ligue des "peureux lèche-bottes" qui ne sont capable que de spolier et massacrer des innocents et leurs populations désarmés.

La fragile hégémonie du dollar : La bourse du pétrole de l’Iran pourrait renverser le dollar
par Mike Whitney - Mondialisation.ca, Le 13 fevrier 2008
Traduction Mireille Delamarre pour Planète non violence (www.planetenonviolence.org) .
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8026

Il y a deux semaines, Georges Bush a été envoyé en mission au Moyen Orient pour y apporter une « tête de cheval ». Nous nous souvenons tous de la scène troublante dans le film « The Godfather » (Le Parrain) de Francis Ford Coppola où l'on voit Lucca Brassi aller à Hollywood pour convaincre un producteur de film récalcitrant d'engager dans son prochain film le neveu de Don Corleone. Le producteur « Poids Lourd » est finalement persuadé d'embaucher le jeune acteur après qu'il se soit réveillé avec dans son lit la tête coupée de son cheval pur sang. Je pense que Bush a fait une offre similaire, « une offre qu'ils ne pouvaient pas refuser », aux différents dirigeants des états du Golfe, quand il les a rencontré au début du mois dernier.

Les médias ont essayé de définir le voyage de Georges Bush au Moyen Orient comme une « mission de paix » mais cela n'est qu'un écran de fumée. En fait, 3 jours après que Bush ait quitté Jérusalem, Israël a amplifié ses opérations militaires dans les territoires occupés et repris le blocage sans pitié de nourriture, de médicaments d'eau et d'énergie aux 1,5 millions de personnes vivant à Gaza. Clairement, si Bush n'avait pas donné son feu vert aux opérations d'agression d'Israël, celles-ci auraient été perçues comme un camouflet au président des Etats-Unis.

Donc, quel était le vrai but du voyage de Bush ? Après tout il n'a aucun intérêt pour la paix, ou d'honorer ses engagements à résoudre la crise israélo palestinienne. Donc, pourquoi choisirait –il de faire une visite au Moyen Orient alors que son second mandat est juste entrain de s'achever et qu'il n'y a aucune chance de succès ?

Quelquefois des visites personnelles sont importantes; spécialement quand la nature de l'information est si sensible que le message doit être transmis en face à face. Dans ce cas, Bush a pris la peine de parcourir la moitie de la planète pour dire aux Saoudiens et à leurs amis dans le Golfe Persique qu'ils devaient continuer à lier leur pétrole au dollar où ils allaient « dormir avec les poissons ». Depuis ces deux derniers mois, différents Scheiks et ministres des finance se sont plaints de la chute du dollar – menaçant de rompre avec ce que l'on appelle l' »index dollar » et avoir recours à un panier de monnaies. Le voyage de Bush semble avoir réactivé l'esprit de coopération fraternel. Le marmonnement a cessé et chacun est de retour « à bord ». Les dirigeants régionaux semblent maintenant beaucoup moins ennuyés par le fait que l'inflation engloutit leurs économies et fait exploser le prix de la main d'œuvre, de la nourriture, de l'énergie et du logement. Reuters a résumé la situation comme suit :

« Apres une vague de mécontentements publics concernant la réforme monétaire de l'année dernière, les dirigeants des banques centrales du Golfe essaient de se serrer les coudes, considérant les index comme des sources de stabilité et minimisant la faiblesse du dollar comme un phénomène temporaire. »

Il semble que Bush ait aplani les difficultés.

Ces deux dernières semaines, les dirigeants du Golfe ont observé avec nervosité tandis que la Réserve Fédérale baissait monstrueusement les taux d'intérêt de 125 points de base. Les baisses érodent constamment le capital de 3 trillions de $ que les Scheiks ont investi dans les bons du trésor et les titres US.

« L'inflation est à son plus haut depuis 16 ans en Arabie Saoudite et Oman, aux Emirats Arabes Unis elle a atteint son pic de 19 ans. Les dirigeants politiques du Golfe interviennent directement sur les prêts, les marchés immobiliers et de biens de consommation pour compenser les baisses du taux d'intérêt. « (Reuters)

La valeur des biens immobiliers a atteint des sommets. La valeur des biens commerciaux a doublé dans les EAU depuis le début 2007. La bombe inflationniste a obligé d'autres états du Golfe à fournir des subsides alimentaires à leur peuple et une « augmentation de 70% pour certains des employés du gouvernement fédéral des Emirats. »

Des travailleurs migrants mécontents ont manifesté à Dubaï récemment, demandant d'être équitablement compensé pour l'augmentation sévère des prix. Le riyal saoudien a atteint son pic depuis 21 ans.

Les agents de change s'attendent à une nouvelle augmentation de 8% du dirham et du riyal avant avril, et ils prédisent des taux d'intérêts qui obligeront les dirigeants des banques centrales dans les pays du Golfe à passer soit à l'euro soit à un panier de monnaies régionales. Jusqu'à présent néanmoins, les princes saoudiens loyaux ont continué à maintenir leur soutien au dollar.

Défendre l'Hégémonie du Dollar

Donc à quel point est-ce important que le pétrole continue d'être évalué en dollar ? Est-ce que les US lanceraient une guerre pour défendre le statut du dollar comme étalon monétaire mondial ?

La réponse à cette question pourrait être donnée aussi rapidement que cette semaine, car la Bourse iranienne attendue depuis longtemps doit s'ouvrir entre le 1er et le 11 février. Selon le ministre des finances iranien Davoud Danesh –Jafari, « toutes les préparations ont été faites pour lancer la Bourse ; elle ouvrira pendant les 10 jours du Dawn (cérémonies marquant la victoire de la Révolution Islamique de 1978 en Iran). » La Bourse est considérée comme une menace directe pour la domination mondiale continuelle du dollar car elle exigera que les opérations d'achat vente du « pétrole iranien, des produits pétrochimiques et du gaz » se fassent en « monnaies hors dollar » (Press TV Iran)

Le système du pétro dollar n'est pas différent du système étalon or. Actuellement la monnaie dépend essentiellement d'une source vitale d'énergie dont dépend chaque société industrialisée – le pétrole. Si le dollar est détaché du pétrole, il ne servira plus comme une de facto monnaie d'échange internationale et les US seront obligés de réduire leurs énormes déficits commerciaux, reconstruire leurs capacités de productions industrielles, et devenir de nouveau une nation exportatrice. La seule alternative, c'est de créer un réseau de régimes clients qui répriment les aspirations collectives de leurs peuples de façon à ce qu'ils puissent fidèlement suivre les directives de Washington.

Quant à la question de savoir su l'administration Bush commencerait une guerre pour défendre l'hégémonie du dollar ; c'est une question qu'il faut poser à Saddam Hussein. L'Irak a été envahie six mois après que Saddam soit passé à l'euro. Le message est clair; l'Empire défend sa monnaie.

De même, l'Iran a abandonné en 2007 le dollar et a insisté pour que le Japon paie ses énormes factures en yen. La « conversion » a rendu l'administration Bush furieuse, et depuis, fait de l'Iran la cible de la bellicosité des US. En fait, alors même que 16 agences de renseignements US ont publié un rapport (NIE) disant que l'Iran ne développait pas de programme d'armement nucléaire, et alors même que le chien de garde du nucléaire de l'Onu, l'AIEA, a trouvé que l'Iran respectait ses obligations selon le TNP (Traité de Non Prolifération), une attaque préventive menée par les US contre l'Iran semble possible.

Et, bien que les médias occidentaux minimisent les perspectives d'une autre guerre dans la région, Israël prend des précautions suggérant par là que l'idée n'est pas si absurde. « Israël appelle à ce que des abris soient aménagés afin de préparer le public pour une nouvelle guerre, cette fois, une ou pleuvront des missiles » (Press TV Iran).

« La prochaine guerre verra une utilisation massive d'armes balistiques contre tout le territoire israélien » a affirmé un général de réserve Udi Shani (Global Research http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7982 )

La Russie constate aussi une probabilité croissante d'hostilités surgissant dans le Golfe et a répondu en envoyant une force navale de guerre en mer Méditerranée et dans l'Atlantique Nord.

Selon un article publié sur le site de Global Research/Mondialisation :

« Sous pavillon de la flotte russe de la Mer Noire, le navire de croisière Moskva équipé de missiles guidés, a rejoint les navires de guerre croisant en Méditerranée le 18 janvier pour participer à des manœuvres actuelles… Cette opération est le premier exercice de grande ampleur de la Marine Russe dans l'Atlantique en 15 ans. Tous les navires de combat et les avions de combat impliqués étaient équipés de leur charge d'armement de combat. » (http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7983 )

La France planifie aussi des manoeuvres militaires dans le Détroit d'Hormuz. L'Opération «Protection du Golfe 01 » aura lieu au large de la côte de l'Iran et utilisera des milliers de personnel dans le cadre d'opérations armées conjointes qui comprendront des simulacres d'attaque contre des plateformes pétrolières ».

Les exercices sont prévus pour entre le 23 février et le 5 mars, et impliqueront 1500 soldats français, 2500 des Emirats et 1300 du Qatar, opérant par terre mer et air, selon le ministère : « environ une demi-douzaine de navires de guerre, 40 avions et des douzaines de véhicules blindés participeront aux jeux de guerre » a dit Fusalba.

http://www.defensenews.com/story.php?F=3346953&C=mideast  

En plus, la semaine dernière, 3 (2 dans le Golfe Persique et 2 dans les eaux égyptiennes : rectificatif de la traductrice) principaux câbles sous marin qui transporte le trafic internet ont été coupés dans le Golfe Persique et ¾ des communications internationales entre l'Europe et le Moyen Orient ont été perdues. De grandes parties du Moyen Orient ont été plongées dans le noir.

Est-ce pure coïncidence ou quelque chose d'autre qui se passe sous la surface ?

Ian Brockwell de l'American Chronicle a dit :

« En supposant que les câbles coupés n'étaient pas un accident, nous devons nous demander qui ferait une telle chose et pourquoi. L'Iran, le plus touché, n'a vraiment aucun intérêt à un tel acte et est peut être la cible de ceux qui en sont responsables ?... Peut être est ce le prélude à une attaque, ou peut être un test pour une future attaque » ?

Les communications ont toujours été un facteur essentiel de l'action militaire, et couper ces câbles pourrait affecter les capacités de l'Iran à se défendre » (American Chronicle, http://www.americanchronicle.com/articles/51085)

Malgré le manque de couverture médiatique, les tensions montent dans le Golfe, et la probabilité d'une attaque menée par les US contre l'Iran est toujours élevée. Bush est convaincu que s'il ne se confronte pas à l'Iran, alors personne ne le fera. Il croit aussi que s'il ne défend pas militairement le dollar, alors les jours de l'Amérique comme « la seule superpuissance mondiale » sont comptés. Donc, la réelle question c'est : est ce que Bush réalisera que l'Amérique est déjà irrémédiablement embourbée dans deux conflits qui « ne peuvent être gagnés » où est ce qu'il agira à nouveau selon « ses tripes » et nous conduira à une conflagration de dimension régionale ruineuse ?
Article original en anglais, publié le 4 février 2008: http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7998
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« Répondre #184 le: 13/02/2008 - 21:01:37 »

Monsanto à Babylone
L’agriculture millénaire irakienne détruite par les transnationales agro-alimentaires étatsuniennes

par Joëlle Pénochet
Mondialisation.ca, Le 13 fevrier 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8062
Une version abrégée de ce texte a été publié sur le site Votre santé:
http://www.votre-sante.com/

“Contrôlez le pétrole, et vous contrôler des nations entières ; contrôlez le système alimentaire, et vous contrôlez les populations. » Henry Kissinger

C’est au cœur de la Mésopotamie qu’a été inventée l’agriculture - avec un système d’irrigation sophistiqué -, voici plus de dix mille ans. La plaine alluviale exceptionnellement fertile située entre le Tigre et l’Euphrate offre des conditions idéales pour la culture des céréales. C’est là qu’est apparu le blé sauvage dans l’Antiquité. On y faisait pousser presque toutes les variétés connues aujourd’hui dans le monde (plus de 200 000). Les palmiers dattiers, qui fournissaient l’autre ressource vitale du pays, abritaient des plantes potagères très variées.
 
Les « semences de la démocratie » *

Depuis son invasion en 2003, l’Iraq n’a pas été seulement spoliée par ses agresseurs de sa souveraineté politique, de son patrimoine archéologique, de ses ressources pétrolières, mais aussi de sa souveraineté alimentaire.

En violation de la Constitution irakienne, et des conventions de la Haye et de Genève qui stipulent que l’occupant doit respecter la juridiction du pays occupé, l’administrateur provisoire Paul Bremer (un ancien collaborateur de Kissinger) a édicté, avant l’installation d’un gouvernement fantoche par Washington, cent ordonnances scélérates qui ont force de loi et qui ne peuvent être abolies ni modifiées par aucun gouvernement irakien (article 26 de la nouvelle constitution). Le pays tombait ainsi sous le joug économique total de l’Occupant, qui avait décidé de réformer drastiquement son économie sur le modèle économique néo-libéral américain.

L’ordonnance 81 du 26 avril 2004 a livré le pays en pâture aux nécro-entreprises géantes qui contrôlent le commerce mondial des graines, comme Monsanto (le fabriquant de l’agent Orange), Syngenta et Dow Chemicals. Elle conduit à la destruction irréversible de l’agriculture Iraqienne. L’Afghanistan avait subi le même sort en 2002.

Biopiratage dans le jardin d’Eden

Cette ordonnance, rédigée de façon très perverse, a institué de fait une obligation pour les fermiers irakiens d’acheter chaque année une licence et des semences transgéniques aux multinationales américaines - alors que la juridiction irakienne interdisait toute privatisation des ressources biologiques.

La règle de« Protection des variétés des plantes » (PVP), au centre de cette loi, ne traite pas de conservation de la biodiversité, mais de la protection des intérêts des transnationales semencières américaines (qui, en vertu des ordonnances Bremer, sont exonérées d’impôts, ne sont pas obligées de réinvestir dans le pays et possèdent le droit de rapatrier tous leurs profits). Pour être qualifiées, les plantes doivent être « nouvelles, distinctes, uniformes et stables »,  des critères que les plantes traditionnelles ne peuvent pas remplir.

Ces sociétés étrangères détiennent un droit de propriété intellectuelle (semblable à ceux que Washington a introduit dans les règles de l’OMC- dont l’Iraq ne fait pas partie) qui leur concède pendant vingt ans le monopole sur la production, la reproduction, la vente, l’exportation, l’importation et le stockage de toutes les semences génétiquement modifiées et les variétés de plantes «similaires».

Monsanto a fait un hold-up sur les semences millénaires de l’Iraq pour les modifier génétiquement et les breveter. Et les agriculteurs sont maintenant contraints de payer pour pouvoir les cultiver (1).

Dans un premier temps, pour faciliter l’introduction de l’agriculture transgénique, le « ministère » irakien de l'Agriculture, à la façon d’un dealer de drogue dure, a distribuées quasi gratuitement les « nouvelles semences » aux fermiers irakiens. Sans leur dire qu’ils entraient ainsi dans un système infernal dont ils ne pourraient plus sortir.

Les fermiers iraqiens rançonnés par les géants semenciers

L’ordonnance 81 a rendu illégales les traditions antiques de sélection des meilleures semences par les agriculteurs pour les réutiliser d’une année sur l’autre, et les échanges entre voisins. (Selon la FAO, 97% des fermiers irakiens réutilisaient encore leurs graines, ou les achetaient sur le marché local en 2002). Par croisements, au fil des générations, ils avaient créé des variétés hybrides adaptées au dur climat de la région.

Les agriculteurs « coupables » d’avoir semé des graines non achetées, ou dont le champ aurait été contaminé accidentellement, encourent de fortes amendes, voire des peines d’emprisonnement, la destruction de leurs récoltes, de leurs outils et de leurs installations!

Le terrorisme alimentaire pratiqué par les multinationales comme Monsanto dans les pays qu’elles colonisent a conduit au suicide de dizaines de milliers paysans du Tiers Monde - ruinés par l’achat annuel de semences transgéniques et des pesticides, herbicides et fongicides très toxiques qui leur sont nécessairement associés. Ainsi, pour la seule année 2003, 17 000 agriculteurs indiens auxquels les banques ne voulaient plus prêter d’argent pour acheter les semences de Monsanto se sont suicidés.

Vers le contrôle total de la chaîne alimentaire par les transnationales américaines

Les bombardements incessants depuis 1991 avec des armes à l’uranium appauvri - qui ont transformé le pays en une vaste déchetterie radioactive - et l’embargo de treize ans, avaient déjà commencé de détruire l’agriculture irakienne - anéantissement du système d’irrigation, du matériel agricole et des palmiers dattiers (2). De 1990 (date de l’instauration des sanctions) à 2003, le volume de la production de céréales avait diminué de moitié. Les troupeaux d’animaux d’élevage ont été décimés.

En plus de subir les exactions quotidiennes des occupants, les fermiers iraqiens, devenus des serfs, sont désormais condamnés à produire des plantes artificielles, destinées pour moitié à l’exportation mondiale (ou aux troupes d’occupation, comme les variétés de blé réservées à la fabrication de pâtes, étrangères au régime alimentaire irakien), au seul bénéfice de Monsanto et consorts. Ceci alors même que la population irakienne meurt de faim (3). C’est pourquoi, à l'instar de leurs homologues afghans, de plus en plus de fermiers désespérés abandonnent la culture des céréales pour celle de l’opium.

Les chimères issues des nécro-technologies représentent un très grave danger sur les plans environnemental, sanitaire, économique et éthique. Elles entraînent une pollution environnementale aussi irréversible que celle qui est provoquée par l’uranium appauvri. Par ailleurs, elles peuvent être utilisées dans le cadre de guerres biologiques ou bactériologiques silencieuses (3).

Les OGM constituent l’une des principales armes des instigateurs du Nouvel Ordre Mondial pour asservir l’une après l’autre les populations du monde entier. L’Iraq est devenue le nouveau laboratoire en grandeur réelle de cet instrument de domination diabolique, et les Irakiens les cobayes.

* Allusion à la phrase de Bush peu après l’invasion : « Nous sommes en Irak pour y répandre les semences de la démocratie de façon à ce qu'elles y prospèrent et se propagent dans toute la région où règne l'autoritarisme." (George Bush). Notes

(1) Des échantillons de chacune de leurs variétés avaient été conservés dans la Banque nationale de semences… d’Abu Ghraib, qui a été détruite par l’Occupant.

(2) Cf. http://www.planetenonviolence.org/
Non-violence-ecologie-Une-catastrophe-ecologique-passee-sous-silence-la-destruction-des-palmeraies-en-Iraq_a225.html .
(3) En 2004, la police militaire américaine a fermé le journal al Hawza, qui avait publié un article affirmant que Bremer "menait une politique visant à affamer le peuple irakien afin, qu'entièrement occupé à se procurer son pain quotidien, il n'ait aucune chance de réclamer des libertés politiques et individuelles."

(4) Cf. les articles de Mae Wang Ho et Joe Cumming, de l’Institute of Science in Society (ISIS).
Sources

Articles de F.W. Engdahl, Stephan Lendman, Jeffrey Smith, Jeremy Smith, Michel Chossudovsky et Ghali Hassan sur Globalresearch.ca ; articles de Susan Georges, Vandana Shiva, Jacques Testard, Arno Apotecker et Agnés Sinaï dans le Monde Diplomatique.

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La firme Monsanto responsable de crimes contre l'humanité

VOIR OGM: quand Monsanto sème la terreur http://www.rue89.com/2008/02/16/ogm-quand-monsanto-seme-la-terreur

VOIR http://www.stop-monsanto.qsdf.org/

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Comment Monsanto vend les OGM

voir http://www.monde-diplomatique.fr/2001/07/SINAI/15435

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Liste des produits Monsanto
http://www.monde-solidaire.org/


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L'« arche de Noé végétale » en Arctique
Par ​​​​F. William Engdahl - Le 15 fevrier 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8091

Dans un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard, (près de l’Océan Arctique), Bill Gates investit des millions dans une chambre forte pour rassembler toutes les semences du monde. Ses partenaires sont : la Fondation Rockefeller, Monsanto, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège. Que cache ce projet d’Arche de Noé végétale ?

La paresse est une chose dont ne peut être accusé le fondateur de Microsoft, Bill Gates. Programmant déjà à 14 ans, il fondait Microsoft à 20 ans alors qu'il étudiait encore à Harvard. En 1995, Forbes l'enregistrait comme l'homme le plus riche du monde, le plus gros actionnaire de Microsoft, sa société qui a établi avec acharnement un monopole de fait dans les systèmes informatiques pour ordinateurs personnels.

​​​​En 2006, alors que la plupart des gens en pareille situation penseraient se retirer sur une île calme du Pacifique, Bill Gates décidait de consacrer son énergie à la Bill et Melinda Gates Fondation, la plus grande fondation privée « transparente, » comme il dit, avec une énorme dotation de 34,6 milliards de dollars et l'obligation légale de dépenser 1,5 milliards de dollars par an pour des projets humanitaires dans le monde afin de maintenir son statut d'organisation caritative exemptée d'impôt. En 2006, le cadeau d'environ 30 milliards de dollars en actions de Berkshire Hathaway d'un ami et associé en affaires, le super-investisseur Warren Buffett, plaçait la fondation de Gates dans une catégorie qui dépense presque la somme totale du budget annuel de l'Organisation Mondiale de la Santé des Nations Unies (OMS).

​​​​Alors, quand Bill Gates décide d'investir quelques 30 millions de dollars de son argent durement gagné dans un projet par l'intermédiaire de la Fondation Gates, ça vaut la peine de jeter un coup d'œil.

​​​​Nul projet n'est pour le moment plus intéressant que cette curieuse entreprise dans l'un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard. Bill Gates investit des millions dans une chambre forte pour semences sur la Mer de Barents, près de l'Océan Arctique, à quelque 1.100 kilomètres du Pôle Nord. Le Svalbard est un bout de roche stérile revendiqué par la Norvège et cédé en 1925 par un traité international (voir la carte).

Sur cette île perdue, Bill Gates investit des dizaines de millions avec la Fondation Rockefeller, Monsanto Corporation, la Fondation Syngenta et le gouvernement de Norvège, entre autres, dans ce qui est appelé doomsday seed bank [arche de Noé végétale traduit au mieux cette expression qui combine chambre forte, semences et fin des temps ou apocalypse, NDT]. Officiellement, le projet est appelé chambre forte à semences mondiales de Svalbard, sur l'île norvégienne de Spitsbergen, qui fait partie de l'archipel de Svalbard.
​​​​
La chambre forte pour semences est en cours de construction à l'intérieur d'une montagne sur l'île de Spitsbergen, près du petit village de Longyearbyen. Selon leur communiqué de presse, c'est presque prêt pour le « business. » La chambre forte aura des portes doubles à l'épreuve des explosions, avec des détecteurs de mouvement, deux sas, et des murs en béton armé d'un mètre d'épaisseur. Elle contiendra jusqu'à trois millions de variétés différentes de semences du monde entier, « de sorte que la diversité végétale puisse être préservée pour l'avenir, » selon le gouvernement norvégien. Les semences seront spécialement enveloppées pour empêcher l'humidité. Il n'y aura pas de personnel à temps plein, mais l'inaccessibilité relative de la chambre forte facilitera la surveillance de toute activité humaine éventuelle.

​​​​Doomsday Sees Vault

Avons-nous raté quelque chose ? Leur communiqué de presse déclarait, « de sorte que la diversité des plantes puisse être préservée pour l'avenir. » Quel avenir, prévu par les sponsors de l'arche de Noé végétale, menacerait la disponibilité actuelle des semences, leur quasi totalité étant déjà bien à l'abri dans des chambres fortes aux quatre coins du monde ?

​​​​Chaque fois que Bill Gates, la Fondation Rockefeller, Monsanto et Syngenta se rencontrent sur un projet commun, il vaut la peine de creuser un peu plus profondément sous les roches de Spitsbergen. Quand nous le faisons, nous trouvons des choses fascinantes.

​​​​Le premier point remarquable est qui parraine l'arche de Noé végétale. Ceux qui s'unissent aux Norvégiens sont, comme noté, la Fondation Bill & Melinda Gates ; le géant étasunien de l'agro-alimentaire DuPont/Pioneer Hi-Bred, l'un des plus grands propriétaires de brevets d'organismes génétiquement modifiés (OGM), de semences de plantes et de produits apparentés de l'agrochimie ; Syngenta, à travers sa fondation, la principale compagnie suisse de semences OGM et de produits de l'agrochimie ; la Fondation Rockefeller, le groupe privé qui a créé la révolution génétique, avec plus de 100 millions de dollars de semences depuis les années 70 ; le CGIAR, le réseau mondial créé par le Fondation Rockefeller pour promouvoir son idéal de pureté génétique à travers la conversion de l'agriculture.

LE CGIAR ET « LE PROJET »

​​​​Comme je l'ai exposé en détail dans le livre Seeds of Destruction (1), en 1960 la Fondation Rockefeller, le Conseil sur le Développement de l'Agriculture de John D. Rockefeller III et la Fondation Ford, ont uni leurs forces pour créer l'Institut International de Recherche sur le Riz (IRRI) à Los Baños, aux Philippines. En 1971, l'IRRI de la Fondation Rockefeller, avec leur Centre International d'Amélioration du Maïs et du Blé au Mexique et deux autres centres de recherche internationaux créés par les fondations Rockefeller et Ford, l'IITA pour l'agriculture tropicale, au Nigeria, et l'IRRI pour le riz, aux Philippines, se sont combinés pour former le Groupe Consultatif International sur la Recherche Agricole (CGIAR).

​​​​Le CGIAR a été formé lors d'une série de conférences privées organisées au centre de congrès de la Fondation Rockefeller, à Bellagio en Italie. Les principaux participants à Bellagio étaient George Harrar de la Fondation Rockefeller, Forrest Hill de la Fondation Ford, Robert McNamara de la Banque Mondiale, et Maurice Strong, l'organisateur environnemental international de la famille Rockefeller, qui, en tant que mandataire de la Fondation Rockefeller, avait organisé le Sommet de la Terre de l'ONU à Stockholm en 1972. Cela faisait partie des longues décennies de mise au point de la fondation pour détourner la science au service de l'eugénisme, une hideuse version de la pureté raciale, qui était appelée Le Projet.

​​​​Pour garantir un impact maximum, le CGIAR a impliqué l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO), le Programme des Nations Unies pour le Développement et la Banque Mondiale. Ainsi, à travers l'influence soigneusement planifiée de ses ressources initiales, au début des années 70 la Fondation Rockefeller était à même de façonner la politique agricole mondiale. Et elle ne s'en est pas privé.

​​​​Financé par de généreuses bourses d'étude des fondations Ford et Rockefeller, le CGIAR a veillé à ce que les principaux scientifiques de l'agriculture et les agronomes du Tiers Monde soient amenés aux USA pour « maîtriser » les concepts de production de l'agro-alimentaire modernes, afin qu'ils les ramènent dans leur patrie. Dans l'opération, ils ont créé un réseau d'influence extrêmement utile à la promotion de l'agro-alimentaire étasunien dans ces pays, et plus particulièrement à la promotion de la « Révolution Génétique » des OGM dans les pays en développement. Et tout cela au nom de la science et de la rentabilité du marché agricole libre.

UNE RACE SUPÉRIEURE GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉE ?

​​​​La chambre forte à semences de Svalbard commence à présent à devenir intéressante. Mais ça devient encore mieux. « Le Projet » que j'ai évoqué est, depuis les années 20, le projet de la Fondation Rockefeller et de puissants intérêts financiers d'utiliser l'eugénisme, rebaptisé aujourd'hui génétique, pour justifier la création d'une Race Supérieure génétiquement modifiée. Hitler et les Nazis l'appelaient la Race Supérieure Arienne.

​​​​L'eugénisme d'Hitler a été financé dans une large mesure par cette même Fondation Rockefeller, qui est aujourd'hui en train de construire une arche de Noé végétale pour préserver des échantillons de toutes les graines de notre planète. Maintenant, ça devient vraiment intrigant. Cette même Fondation Rockefeller a créé la discipline pseudo-scientifique de la biologie moléculaire dans sa poursuite acharnée à réduire la vie humaine à une « séquence génique définie » qui, elle l'espérait, pourrait être ensuite modifiée dans le but de changer à volonté les caractéristiques humaines. Les eugénistes d'Hitler, dont beaucoup ont été tranquillement ramenés aux États-Unis après la guerre pour y poursuivre leurs recherches biologiques sur l'eugénisme, qui ont jeté de nombreuses bases du génie génétique des diverses formes de vie, ont été ouvertement soutenus jusque dans le Troisième Reich par les généreuses subventions de la Fondation Rockefeller. (2)

​​​​Cette même Fondation Rockefeller a créé la fameuse Révolution Verte lors d'un voyage au Mexique en 1946 de Nelson Rockefeller et d'Henry Wallace, ancien secrétaire de l'agriculture de New Deal et fondateur de la compagnie Pioneer Hi-Bred Seed.

​​​​La Révolution Verte visait à résoudre à grande échelle le problème de la faim dans le monde, au Mexique, en Inde et dans d'autres pays choisis où travaillait Rockefeller. Norman Borlaug, l'agronome de la Fondation Rockefeller, a gagné le Prix Nobel de la Paix pour son travail, un truc à ne sûrement pas se vanter avec des gens comme Henry Kissinger qui se partagent le même.

​​​​En réalité, comme il est apparu des années plus tard, la Révolution Verte était une brillante manigance de la famille Rockefeller pour développer un agro-alimentaire mondialisé qu'elle pourrait ensuite monopoliser, tout comme elle l'avait fait dans le monde de l'industrie pétrolière en commençant un demi-siècle auparavant. Comme Henry Kissinger l'avait déclaré dans les années 70 : « Si vous contrôlez le pétrole vous contrôlez le pays ; si vous contrôlez l'alimentation, vous contrôlez la population. »

​​​​L'agro-alimentaire et la Révolution Verte de Rockefeller allaient de pair. Ça faisait partie d'une grande stratégie qui incluait le financement de la recherche par la Fondation Rockefeller pour développer quelques années plus tard le génie génétique des plantes et des animaux.

​​​​John H. Davis fut adjoint du ministre de l'Agriculture sous la présidence de Dwight Eisenhower au début des années 1950. Il quitta Washington en 1955 et se rendit à Harvard Graduate School of Business, un lieu inhabituel à cette époque pour un expert en agriculture. Il avait une stratégie claire. En 1956, Davis a écrit un article dans le Harvard Business Review, où il déclarait que « la seule façon de résoudre une fois pour toutes le fameux problème agricole en évitant la lourdeur des programmes gouvernementaux, est de faire progresser l'agriculture pour l'agro-alimentaire. » Il savait précisément ce qu'il avait en tête, même si peu de gens avaient d'indice à l'époque : une véritable révolution dans la production agricole qui concentrerait le contrôle de la chaîne alimentaire entre les mains des multinationales, loin de la traditionnelle famille d'agriculteurs. (3)

​​​​Un aspect crucial de la conduite des intérêts de la Fondation Rockefeller et des sociétés agro-alimentaires étasuniennes, était le fait que la Révolution Verte se basait sur la prolifération de nouvelles semences hybrides pour le développement des marchés. L'aspect essentiel des semences hybrides est leur manque d'aptitude reproductrice. Les hybrides avaient été élaborés par protectionnisme contre la prolifération. Contrairement à la pollinisation libre des espèces naturelles, dont la semence donne un rendement semblable à celui de ses parents, le rendement de la semence portée par une plante hybride est sensiblement inférieur à celui de la première génération.

​​​​Cette baisse de rendement propre aux hybrides impliquait que les agriculteurs devaient normalement acheter des semences chaque année pour obtenir un rendement élevé. En outre, le rendement plus bas de la deuxième génération éliminait le commerce de semences que font souvent les producteurs sans l'autorisation du semencier. Ça empêchait la redistribution des semences de cultures commerciales par des intermédiaires. Si les grands semenciers multinationaux étaient capables de contrôler en amont la semence des lignées parentales, aucun concurrent ou agriculteur ne serait en mesure de produire d'hybride. La concentration mondiale des brevets de semences hybrides dans une poignée de gigantesques semenciers, dirigés par Pioneer Hi-Bred de DuPont et Dekalb de Monsanto, préparait le terrain à la révolution des semences OGM ultérieure. (4)

​​​​En réalité, l'introduction des techniques agricoles modernes étasuniennes, les engrais chimiques et les semences hybrides commerciales, ont rendu tous les agriculteurs locaux des pays en développement, en particulier les plus grands et les plus solides, dépendants de l'étranger, surtout des produits de base de l'agro-alimentaire et de la pétrochimie étasuniennes. C'était la première étape de ce qui devait être un processus soigneusement planifié sur plusieurs décennies.

​​​​Grâce à la Révolution Verte, l'agro-alimentaire a fait de grandes percées dans des marchés dont l'accès étaient auparavant limité aux exportateurs étasuniens. La tendance a par la suite été baptisée « Agriculture orientée vers le marché. » C'était en réalité le contrôle de l'agriculture par l'agro-alimentaire.

​​​​À travers la Révolution Verte, la Fondation Rockefeller et plus tard la Fondation Ford ont travaillé main dans la main, façonnant et soutenant les objectifs de la politique étrangère de l'Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et de la CIA.

​​​​L'un des principaux effets de la Révolution Verte fut de dépeupler les campagnes, de forcer les paysans à fuir vers les bidonvilles des bas quartiers autour des villes, en recherche désespérée d'un travail. Ce n'était pas le hasard, ça faisait partie du plan visant à créer des bassins de main-d'œuvre bon marché pour les prochaines industries multinationales étasuniennes, la « mondialisation » de ces dernières années.

​​​​Quand l'auto-promotion autour de la Révolution Verte s'est calmée, les résultats étaient assez différents de ce qui avait été promis. Des problèmes ont surgi de l'usage sans discernement des nouveaux pesticides chimiques, avec souvent de graves conséquences pour la santé. Avec le temps, la monoculture de nouvelles variétés de semences hybrides a réduit la fertilité du sol et le rendement. Les premiers résultats étaient impressionnants : rendement doublé, voire triplé, de certaines cultures comme le blé et plus tard le maïs au Mexique. Des rendements qui ont rapidement fondu.

​​​​La Révolution Verte était généralement accompagnée de grands projets d'irrigation, avec souvent des prêts de la Banque Mondiale pour la construction de nouveaux énormes barrages et, dans le processus, l'inondation de régions auparavant habitées et fertiles. Ainsi, le rendement plus grand du super blé était produit en saturant le sol avec d'énormes quantités d'engrais, fait de nitrates et de pétrole, des matières premières que contrôlaient les sept grandes compagnies pétrolières sœurs dominées par les Rockefeller.

​​​​D'énormes quantités d'herbicides et de pesticides étaient aussi utilisées, créant de nouveaux marchés pour les géants de l'industrie pétrolière et chimique. Comme l'a dit un analyste, la Révolution Verte n'a été en réalité qu'une révolution chimique. À aucun moment les pays en développement ne pourraient payer les énormes quantités d'engrais et de pesticides chimiques. Ils obtiendraient des crédits gracieux de la Banque Mondiale et des prêts spéciaux de la Chase Bank et d'autres grandes banques de New York, soutenus par des garanties du gouvernement étasunien.

​​​​Mis en application dans un grand nombre de pays en développement, ces prêts ont été accordés à la plupart des grands propriétaires terriens. Pour les petits paysans la situation se présentait différemment. Les petits paysans ne pouvaient pas payer les produits chimiques et les autres besoins modernes. Ils ont dû emprunter de l'argent.

​​​​Initialement divers programmes gouvernementaux ont tenté de fournir des prêts aux agriculteurs afin qu'ils puissent acheter des semences et des engrais. Les agriculteurs n'ayant pu participer à ce genre de programme ont dû emprunter dans le secteur privé. À cause du taux d'intérêt exorbitant des prêts, de nombreux petits paysans n'ont même pas tiré bénéfice des premiers rendements plus élevés. Après la récolte, ils ont dû vendre la majorité sinon la totalité de leur production pour rembourser les prêts et les intérêts. Devenant dépendants de prêteurs à gages et de négociants, ils ont souvent perdu leurs terres. Même avec des prêts à taux préférentiel auprès d'organismes publics, de plus en plus de cultures vivrières ont cédé la place à la production de cultures de rente. (5)

​Depuis des décennies les mêmes intérêts, notamment ceux de la Fondation Rockefeller qui a soutenu la Révolution Verte initiale, travaillent à promouvoir la nouvelle « Révolution Génétique, » comme l'a appelée il y a quelques années Gordon Conway, le président de la Fondation Rockefeller, c'est-à-dire la dissémination de produits de l'agriculture industrielle et commerciale, notamment de semences OGM brevetées.

GATES, ROCKEFELLER ET LA RÉVOLUTION VERTE EN AFRIQUE

​​​​Avec clairement en mémoire l'expérience avérée de la Révolution Verte de la Fondation Rockefeller dans les années 50, il devient particulièrement curieux que cette même Fondation Rockefeller avec la Fondation Gates, qui investissent à présent des millions de dollars dans la préservation de toutes les semences contre un scénario « apocalyptique » éventuel, investissent aussi des millions dans un projet nommé Alliance pour la Révolution Verte en Afrique (AGRA).

​​​​L'AGRA, comme elle s'est elle-même appelée, est une alliance avec cette même Fondation Rockefeller qui a créé la « Révolution Génétique. » Un coup d'œil sur le conseil d'administration de l'AGRA le confirme.

​​​​Comme président, elle n'a personne d'autre que Kofi Annan, l'ancien Secrétaire Général des Nations unies. Dans son discours d'admission lors d'une réunion du Forum Économique Mondial au Cap, en Afrique du Sud, en juin 2007, Kofi Annan a déclaré : « J'accepte ce challenge avec gratitude pour la Fondation Rockefeller, pour la Fondation Bill & Melinda Gates, et pour tous ceux qui soutiennent notre campagne africaine. »

​​​​Le conseil de l'AGRA comporte par ailleurs un Sud-Africain, Strive Masiyiwa, qui est mandataire de la Fondation Rockefeller ; Sylvia M. Mathews de la Fondation Bill & Melinda Gates ; Mamphela Ramphele, ancien directeur général de la Banque Mondiale (2000-2006) ; Rajiv J. Shah de la Fondation Gates ; Nadya K. Shmavonian de la Fondation Rockefeller ; Roy Steiner de la Fondation Gates. En plus, une Alliance pour l'AGRA comporte Gary Toenniessen, le directeur général de la Fondation Rockefeller, et Akinwumi Adesina, le directeur associé de la Fondation Rockefeller.

​​​​Pour remplir la queue, les Programmes pour l'AGRA comprennent Peter Matlon, directeur général de la Fondation Rockefeller ; Joseph De Vries, directeur du Programme pour les Systèmes Semenciers de l'Afrique et directeur associé de la Fondation Rockefeller ; Akinwumi Adesina, directeur associé de la Fondation Rockefeller. Comme l'ancienne Révolution Verte ratée en Inde et au Mexique, la nouvelle Révolution Verte en Afrique est manifestement une priorité de la Fondation Rockefeller.

​​​​Bien qu'à ce jour ils gardent profil bas, Monsanto et les principaux géants de l'agro-alimentaire OGM sont soupçonnés d'être au cœur du problème en se servant de Kofi Annan de l'AGRA pour disséminer leurs semences OGM brevetées dans toute l'Afrique sous l'étiquette trompeuse de « biotechnologie, » le nouvel euphémisme pour semences génétiquement modifiées brevetées. À ce jour, l'Afrique du Sud est le seul pays africain qui autorise légalement la plantation de cultures OGM. En 2003 le Burkina Faso a autorisé des essais d'OGM. En 2005, le Ghana de Kofi Annan a rédigé des lois sur la sécurité biologique et les principaux responsables ont exprimé leur intention de poursuivre la recherche sur les cultures OGM.

​​​​L'Afrique est la prochaine cible de la campagne de dissémination mondiale des OGM du gouvernement étasunien. Ses sols riches en font un candidat idéal. Évidemment, de nombreux gouvernements africains soupçonnent le pire de la part des sponsors des OGM, car une multitude de projets de génie génétique et de bio-sécurité ont été entamés en Afrique, dans le but d'introduire des OGM dans ses systèmes agricoles. Il s'agit notamment de parrainages offerts par le gouvernement étasunien pour former aux États-Unis les scientifiques en génie génétique africains, de projets de bio-sécurité financés par l'USAID et par la Banque Mondiale ; la recherche sur les OGM impliquant les cultures vivrières indigènes africaines.

​​​​La Fondation Rockefeller a travaillé pendant des années, en grande partie sans succès, à promouvoir des projets pour introduire des OGM dans les champs d'Afrique. Elle a financé la recherche qui soutient l'applicabilité du coton OGM dans le Makhathini Flats, en Afrique du Sud.

​​​​Monsanto, qui a une solide tête de pont dans l'industrie des semences OGM et des hybrides en Afrique du Sud, a conçu un ingénieux programme pour petits exploitants, connu sous le nom de Campagne « Semences et Espoir, » qui introduit un package de révolution verte à petite échelle chez les agriculteurs pauvres, suivi, bien entendu, par les semences OGM brevetées de Monsanto. (6)

​​​​Syngenta AG de Suisse, l'un des « Quatre Cavaliers de l'Apocalypse OGM, » verse des millions de dollars dans un nouvel aménagement de serres à Nairobi, pour développer du maïs OGM résistant aux insectes. Syngenta fait également partie de CGIAR. (7)

CONTINUER À SVALBARD

​​​​Alors, est-ce tout simplement de la sentimentalité philosophique excessive ? Qu'est-ce qui conduit les fondations Gates et Rockefeller à financer en même temps la prolifération de semences, bientôt Terminator, brevetées à travers toute l'Afrique, un processus qui, comme il l'a fait dans chaque autre lieu de la Terre où la monoculture agro-alimentaire industrialisée a été introduite, a détruit la diversité des semences végétales ? Dans le même temps, ils investissent des dizaines de millions de dollars pour préserver toutes les variétés de semences connues dans une chambre forte à l'épreuve de l'apocalypse à proximité du lointain Cercle Arctique, « afin que la diversité végétale puisse être préservée pour l'avenir, » pour reprendre leur communiqué de presse officiel ?  

​​​​Il n'est pas fortuit que les fondations Rockefeller et Gates s'associent pour préconiser une Révolution OGM de style Révolution Verte en Afrique, tout en finançant tranquillement l'« arche de Noé végétale » à Svalbard. Les géants de l'agro-alimentaire OGM sont jusqu'aux oreilles dans le projet de Svalbard.

​​​​À vrai dire, l'entreprise de Svalbard entière et les gens impliqués évoquent des images de catastrophe pires que celles du best-seller de Michael Crichton, La variété Andromède, un thriller de science-fiction dans lequel une maladie mortelle d'origine extraterrestre provoque la coagulation rapide et fatale du sang, menaçant l'espèce humaine toute entière. À Svalbard, le futur entrepôt à semences le plus sûr du monde sera gardé par les policiers de la Révolution Verte OGM, par les fondations Rockefeller et Gates, Syngenta, DuPont et CGIAR.

​​​​Le projet du Svalbard sera géré par un organisme appelé Trust Mondial pour la Diversité Végétale (GCDT). Qui sont-ils pour détenir une responsabilité aussi considérable sur la diversité des semences de la planète entière ? Le GCDT a été fondé par la FAO et par Bioversity International (anciennement International Plant Genetic Research Institute), une ramification du CGIAR.

​​​​Le GCDT est basé à Rome. Son Conseil est présidé par Margaret Catley-Carlson, une canadienne qui est également au comité consultatif du Groupe Suez Lyonnaise des Eaux, l'une des plus grandes sociétés privées de l'eau. Catley-Carlson a aussi été présidente jusqu'en 1998 du Comité sur la Population établi à New York, l'organisation de réduction des populations de John D. Rockefeller, créée en 1952 pour accélérer le programme d'eugénisme de la famille Rockefeller sous couvert de promouvoir le « planning familial, » le système de contrôle des naissances, la stérilisation et le « contrôle de la population » des pays en développement.

​​​​Les autres membres du conseil de GCDT comptent l'ancien cadre de Bank of America, actuellement chef de Hollywood DreamWorks Animation, Lewis Coleman. Coleman est aussi administrateur de Northrup Grumman Corporation, l'un des plus grands entrepreneurs de l'industrie militaire du Pentagone.

​​​​Jorio Dauster (du Brésil) est aussi président du conseil d'administration de Brasil Ecodiesel. C'est un ancien ambassadeur du Brésil auprès de l'Union Européenne, et le négociateur en chef de la dette extérieure du Brésil pour le ministère des Finances. Dauster a aussi rempli les fonctions de président de l'Institut du Café Brésilien et de coordonnateur du Projet de Modernisation du Système des Brevets du Brésil, qui consiste à légaliser les brevets sur les semences génétiquement modifiées, une chose jusque-là interdite par les lois du Brésil.

​​​​Cary Fowler est directeur exécutif de GCDT. Il a été professeur et directeur de recherche au Département pour l'Environnement International et pour les Études de Développement de l'Université des Sciences de la vie de Norvège. Fowler a aussi été principal conseiller du directeur général de Bioversity International. Il y représentait les Centres des Moissons du Futur du CGIAR, dans les négociations pour le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques. Dans les années 90, il dirigeait le Programme International sur les Ressources Phytogénétiques de la FAO. Il a ébauché et supervisé les négociations du Plan d'Action Mondial pour les Ressources Phytogénétiques de la FAO adopté par 150 pays en 1996. Il est ancien membre du Comité National sur les Ressources Génétiques des Plantes des États-Unis et du conseil d'administration du Centre International d'Amélioration du Maïs et du Blé (CIMMYT) du Mexique, un autre projet de la Fondation Rockefeller et du CGIAR.

​​​​Le Dr Mangala Rai de l'Inde, membre du conseil d'administration du GCDT, est Secrétaire du Département de la Recherche Agricole et de l'Éducation (DARE) de l'Inde, et directeur général du Conseil Indien pour la Recherche Agricole (ICAR). Il est aussi membre du conseil d'administration de l'IRRI de la Fondation Rockefeller, qui a favorisé la première expérience majeure sur les OGM avec beaucoup de battage médiatique et qui s'est avérée être un fiasco, le « Golden Rice » (riz doré). Rai a siégé comme membre du conseil d'administration du CIMMYT, et comme membre du conseil exécutif du CGIAR.

​​​​Le Trust des Donateurs pour la Diversité des Semences Mondiales ou les bailleurs financiers comportent aussi « tous les suspects habituels, » comme le dit Humphrey Bogart dans Casablanca, le classique du cinéma. En plus des fondations Rockefeller et Gates, les donateurs comptent les géants des OGM, DuPont-Pioneer Hi-Bred, Syngenta de Bâle en Suisse, CGIAR et l'énergique promotrice des OGM, l'USAID. Il semble effectivement que nous ayons les renards des OGM et de la réduction des populations qui gardent le poulailler de l'humanité, la diversité des semences mondiales dans le magasin de Svalbard. 8

POURQUOI SVALBARD MAINTENANT ?

​​​​On peut légitimement se demander pourquoi Bill Gates, la Fondation Rockefeller les principaux géants du génie génétique agro-alimentaire comme DuPont et Syngenta avec le CGIAR, construisent une arche de Noé végétale en Arctique.

​​​​Tout d'abord, qui utilise ce genre de chambre forte à semences ? Les sélectionneurs et les chercheurs sont les principaux utilisateurs des gènes des chambres fortes. Aujourd'hui, les plus importants reproducteurs sont Monsanto, DuPont, Syngenta et Dow Chemical, les géants mondiaux des plantes OGM brevetées. Depuis début 2007, Monsanto détient avec le gouvernement des États-Unis les droits mondiaux des brevets pour les plantes dites « Terminator » ou Technologie de Restriction d'Utilisation des OGM. Terminator est une technologie de mauvaise augure, faisant qu'une semence commerciale brevetée se « suicide » après récolte. Le contrôle des semenciers privés est total. Un pareil contrôle et cette mainmise sur la chaîne alimentaire n'ont jamais existé auparavant dans l'histoire de l'humanité.

​​​​Cette ingénieuse caractéristique terminator du génie génétique force les agriculteurs à retourner chaque année chez Monsanto ou d'autres semenciers OGM pour obtenir de nouvelles semences de riz, de soja, de maïs, de blé, de toutes les principales cultures dont ils ont besoin pour nourrir la population. Si c'était largement adopté dans le monde, on pourrait peut-être en une dizaine d'années faire de la majorité des producteurs de nourriture du monde de nouveaux serfs féodaux, asservis à trois ou quatre géants semenciers comme Monsanto, DuPont ou Dow Chemical.

​​​​Bien entendu, ça pourrait aussi permettre à ceux qui possèdent ces sociétés privées, peut-être sous les ordres de leur gouvernement, de Washington, de refuser les semences à l'un ou l'autre des pays en développement dont il arrive que sa politique aille à l'encontre de Washington. Ceux qui disent « Ça ne pourrait pas arriver dans ce cas » devraient s'intéresser de plus près aux événements mondiaux actuels. La simple existence de cette concentration de pouvoir chez trois ou quatre géants privés de l'agro-alimentaire étasunien est une raison d'interdiction juridique de toute culture OGM, même si le gain de moisson était réel, ce qui n'est manifestement pas le cas.

​​​​Ces compagnies privées, Monsanto, DuPont, Dow Chemical, n'ont guère d'antécédent sans taches en termes de gestion de la vie humaine. Elles ont développé et multiplié des innovations du style dioxine, PCB, Agent Orange. Elles cachent depuis des décennies les preuves manifestes du danger de cancer et d'autres graves conséquences pour la santé humaine de l'usage des produits chimiques toxiques. Elles ont enterré des rapports scientifiques sérieux sur le plus répandu des herbicides dans le monde, le glyphosate, l'ingrédient de base de l'herbicide Roundup de Monsanto, qui est lié à l'achat de la plupart des semences génétiquement modifiées de Monsanto, et est toxique quand il s'infiltre dans l'eau potable. (9) Le Danemark a interdit le glyphosate en 2003, quand il fut confirmé qu'il contaminait les nappes phréatiques du pays. (10)

​​​​La diversité des semences stockées dans les chambres fortes à gènes est la matière première pour la reproduction des plantes et pour de nombreuses recherches biologiques fondamentales. Plusieurs centaines de milliers d'échantillons sont distribués chaque année à de telles fins. La FAO répertorie quelque 1.400 chambres fortes à semences dans le monde, les plus importantes étant gardées par le gouvernement des États-Unis. D'autres grandes chambres fortes sont détenues par la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, la Corée du Sud, l'Allemagne et le Canada, par ordre de taille décroissante. Par ailleurs, le CGIAR exploite une chaîne de chambres fortes pour semences dans des centres choisis aux quatre coins du monde.

​Le CGIAR, créé en 1972 par les fondations Rockefeller et Ford pour propager leur modèle de Révolution Verte agro-alimentaire, contrôle la plupart des chambres fortes à semences privées, depuis les Philippines à la Syrie en passant par le Kenya. Toutes ces chambres fortes à semences actuelles contiennent plus de six millions et demi de variétés de semences, près de deux millions d'entre elles sont « distinctes. » L'arche de Noé de Svalbard aura la capacité d'abriter quatre millions et demi de graines différentes.

LES OGM COMME ARME DE GUERRE BIOLOGIQUE ?

​​​​Maintenant, nous arrivons au cœur de la dangerosité et du potentiel d'usage abusif inhérents au projet de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller à Svalbard. Le développement de semences brevetées, pour la plupart des grandes cultures vivrières, comme le riz, le maïs, le blé, et pour les céréales fourragères comme le soja, peut-il en fin de compte être utilisé dans une horrible forme de guerre biologique ?

​​​​Le but explicite du lobby des eugénistes, financé depuis les années 20 par de riches familles élitistes, comme Rockefeller, Carnegie, Harriman et autres, incorporait ce qu'ils appelaient l'« eugénisme négatif, » l'extermination systématique des lignées indésirables. Margaret Sanger, une eugéniste alerte, fondatrice de Planification Internationale de la Maternité et intime de la famille Rockefeller, a fait à Harlem en 1939 un truc appelé The Negro Project, qui, comme elle le confiait dans une lettre adressée à un ami, concernait le fait que, « nous voulons exterminer les populations noires, » tel qu'elle l'a exprimé. (11)

​​​​En 2001, Epicyte, une petite entreprise de biotechnologie de Californie, a annoncé la mise au point de maïs génétiquement modifiés contenant un spermicide rendant les hommes qui le mangeait stérile. Epicyte avait à cette époque un accord de coentreprise pour diffuser sa technologie avec DuPont et Syngenta, deux des sponsors de l'arche de Noé végétale à Svalbard. Epicyte a depuis été achetée par une société de biotechnologie de Caroline du Nord. Il était étonnant d'apprendre qu'Epicyte avait développé son maïs OGM spermicide avec des fonds de recherche du ministère de l'Agriculture étasunien, ce même ministère qui, en dépit de l'opposition du monde entier, a continué à financer le développement de la technologie Terminator, actuellement détenue par Monsanto.

​​​​Dans les années 90, l'OMS a lancé pour des millions de femmes entre 15 et 45 ans du Nicaragua, du Mexique et des Philippines, une campagne de vaccination soi-disant contre le tétanos, une maladie survenant de choses comme marcher sur un clou rouillé. Les hommes et les garçons n'étaient pas vaccinés, en dépit du fait qu'ils sont vraisemblablement tout aussi susceptibles que les femmes de marcher sur des clous rouillés.

​​​​À cause de cette curieuse anomalie, le Comité Pro Vida de México, une organisation laïque catholique romaine, est devenu méfiant et a fait tester un échantillon du vaccin. Les tests ont révélé que le vaccin antitétanique en train d'être colporté par l'OMS uniquement pour les femmes en âge de porter des enfants, contenait de la Gonadotrophine Chorionique ou hCG, une hormone naturelle qui, combinée à une anatoxine tétanique, activait des anticorps rendant la femme incapable de maintenir sa grossesse. Il a été dit qu'aucune femme n'a été vaccinée.

​​​​Il est apparu plus tard que la Fondation Rockefeller avec le Comité sur la Population de Rockefeller, la Banque Mondiale (qui abrite le CGIAR), et l'Institut National de la Santé des États-Unis, ont été impliqués dans un projet long de 20 ans, commencé en 1972, afin de mettre au point pour l'OMS un agent abortif dissimulé dans un vaccin contre le tétanos. Par ailleurs, le gouvernement de Norvège, l'hôte de l'arche de Noé végétale de Svalbard, a fait un don de 41 millions de dollars pour développer un vaccin antitétanique spécial, ayant la capacité de provoquer l'avortement. (12)

​​​​Est-ce une coïncidence que ces mêmes organisations, depuis la Norvège jusqu'à la Fondation Rockefeller, en passant par la Banque Mondiale, soient également engagées dans le projet de chambre forte pour semences à Svalbard ? Selon le professeur Francis Boyle, qui a rédigé la Loi sur l'anti-terrorisme et les armes biologiques, promulguée par le Congrès étasunien en 1989, le Pentagone est « désormais préparé à disputer et à gagner la guerre biologique » dans le cadre de deux directives de stratégie nationale de Bush adoptées, remarque-t-il, « sans que le public le sache, et révisées » en 2002. Boyle ajoute que, de 2001 à 2004, le gouvernement fédéral étasunien a dépensé 14,5 milliards de dollars pour uniquement des travaux liés au bio-terrorisme civil, une somme faramineuse.

​​​​Richard Ebright, biologiste à l'Université Rutgers, estime que plus de 300 institutions scientifiques et quelques 12.000 personnes aux États-Unis ont aujourd'hui accès à des agents pathogènes convenant à la guerre biologique. L'Institut National de la Santé du gouvernement étasunien est doté de 497 subventions uniquement pour la recherche sur les maladies infectieuses à potentiel de guerre biologique. Bien entendu, c'est en train d'être justifié dans la rubrique de défense contre une éventuelle attaque terroriste, comme tant de chose le sont aujourd'hui.

​​​​Beaucoup de dollars du gouvernement étasunien sont dépensés dans la recherche de guerre biologique impliquant le génie génétique. Jonathan King, professeur en biologie au MIT, dit que « les programmes de bio-terrorisme en pleine expansion représentent la naissance d'un important danger pour notre propre population. » King ajoute, « bien que ce genre de programmes soit toujours appelé défensif, avec les armes biologiques les programmes défensifs et offensifs se recouvrent presque complètement. » (13)

​​​​L'avenir nous dira, à Dieu ne plaise, si l'arche de Noé végétale du Svalbard de Bill Gates et de la Fondation Rockefeller fait partie d'une autre Solution Finale, celle entraînant l'extinction Définitive, de la Grande Planète Terre.

NOTES

​​​​1 F. William Engdahl, Seeds of Destruction, Montreal, (Global Research, 2007).

​​​​2 Ibid, pp.72-90.

​​​​3 John H. Davis, Harvard Business Review, 1956, cité par Geoffrey Lawrence dans Agribusiness, Capitalism and the Countryside, Pluto Press, Sydney, 1987. Voir aussi Harvard Business School, The Evolution of an Industry and a Seminar: Agribusiness Seminar,

www.exed.hbs.edu/programs/agb/seminar.html  

​​​​4 Engdahl, op cit., p. 130.

​​​​5 Ibid. P. 123-30.

​​​​6 Myriam Mayet, The New Green Revolution in Africa: Trojan Horse for GMOs ?, mai 2007, African Centre for Biosafety,

www.biosafetyafrica.net .

​​​​7 ETC Group, Green Revolution 2.0 for Africa?, Communique Issue #94, mars/avril 2007.

​​​​8 Site Internet Global Crop Diversity Trust :

www.croptrust.org/main/donors.php .

​​​​9 Engdahl, op. cit., pp.227-236.

​​​​10 Anders Legarth Smith, Denmark Bans Glyphosates, the Active Ingredient in Roundup, Politiken, 15 septembre 2003 :

www.organic.com.au/news/2003.09.15  

​​​​11 Tanya L. Green, The Negro Project: Margaret Sanger's Genocide Project for Black American's :

www.blackgenocide.org/negro.html .

​​​​12 Engdahl, op. cit., pp. 273-275; J.A. Miller, Are New Vaccines Laced With Birth-Control Drugs ? HLI Reports, Human Life International, Gaithersburg, Maryland; juin/juillet 1995, Volume 13, Number 8.

​​​​13 Sherwood Ross, Bush Developing Illegal Bioterror Weapons for Offensive Use, 20 décembre 2006 :

www.truthout.org .

Article original en anglais, publié le 15 décembre 2008 : http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7529

Traduit par Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info.
​​​​F. William Engdahl est auteur Seeds of Destruction, the Hidden Agenda of Genetic Manipulation de Seeds of Destruction, the Hidden Agenda of Genetic Manipulation (graines de destruction, les projets secrets du génie génétique) qui vient d'être publié par Global Research. Il est également auteur de Pétrole, une guerre d'un siècle : L'ordre mondial anglo-américain (en français). Pour le contacter par courrier électronique :

info@engdahl.oilgeopolitics.net  
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« Répondre #185 le: 15/02/2008 - 20:18:23 »

Le Pic pétrolier ou Peak Oil a été atteint... et ça commence à se savoir
par Nos Rédacteurs Agora
Vendredi 15 Février 2008
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20080215-649.html

** "Selon moi, il y a de plus en plus de chances que le pic de production pétrolière mondiale ait été atteint en mai 2005 avec 74 252 000 barils par jour", affirme Matt Simmons, fondateur et président de la plus grande banque d'affaires dédiée aux produits pétroliers, Simmons & Co International.

- "Pour le premier trimestre 2007", continue Simmons, "nous étions à presque un million de barils par jour en moins, et nous chutons vite. Si ce rythme continue pendant encore un an, je parie à dix contre un que nous pourrons fixer la date du Peak Oil à mai 2005 -- date qui fait aujourd'hui partie du passé".

- Toujours prêts à parier, Bud Conrad, économiste en chef chez Casey Energy Speculators, et son ami passionné par le Peak Oil, ont préparé un graphique montrant où nous en sommes aujourd'hui.

- Ce graphique montre que la production mondiale est en plateau depuis ces dernières années. Une partie de cette stagnation est une conséquence directe de "points d'étranglements", lorsque la production toussote et crachote, et dont nous entendons régulièrement parler dans les journaux.

- Le week-end dernier, par exemple, nous avons vu le brut monter en flèche de quatre dollars suite aux menaces lancées par le boss du Venezuela, Hugo Chavez, qui affirme vouloir mettre un terme aux exports vers les Etats-Unis. Puis il y a eu la chute de la production au Nigeria... les problèmes en Mer du Nord... les problèmes qui continuent en Iran... le "problème avec Poutine"... et la liste est encore longue.

** Bref, l'étau se resserre pour les importateurs de pétrole. Le conducteur de 4x4 américain a la démarche triste. Une fois encore, on a vidé son portefeuille. La longue route qu'il doit parcourir entre sa maison de banlieue et son travail, le chauffage de sa maison de campagne dans le Connecticut... tout ça lui coûte de plus en plus cher.

- Mais les problèmes qu'affrontent en ce moment les nations importatrices de pétrole du monde entier devraient bientôt toucher les nations exportatrices. Le pétrole, en tant que matière limitée, va un jour disparaître. Le besoin de se diversifier, pour les nations en grande partie dépendantes du pétrole, devient vraiment très sérieux.

- Réfléchissez sur le fait qu'Abu Dhabi, capitale des Emirats Arabes Unis, et l'un des plus grands exportateurs de brut du Moyen-Orient, vient tout juste d'injecter 15 milliards de dollars dans son projet Masdar Ville Verte, et vous commencerez à comprendre à quel point les nations riches en brut prennent le problème d'épuisement au sérieux.
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« Répondre #186 le: 16/02/2008 - 21:24:45 »

Voila des exemples de terrorisme d'etats en Algérie et en Afrique du Nord du uniquement au tarissement de l'excrément du diable (alias pétrole et gaz naturel) :

voir http://www.liveleak.com/browse?q=algeria&sb=Search+All

Vous ne pourrez jamais renouveler les réserves géologiques de pétrole et de gaz naturel et par conséquence "votre pouvoir maléfique et sanguinaire" en exterminant votre population, c'est SIMPLEMENT GEOLOGIQUEMENT IMPOSSIBLE, votre "pouvoir maléfique et sanguinaire basé uniquement sur l'excrément du diable (alias pétrole et gaz naturel)" est maintenant arrivé à son déclin rapide et extinction totale et son condition.


............................

Algérie : des réserves gazières pour 50 ans ?
Par ali idir le 16/02/2008 à 20:20 - toutsurlalgerie.com
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-reserves-hydrocarbures-2662.html

Les réserves de pétrole et gaz sont estimées respectivement à l'équivalent de 16 et 50 ans d'exploitation au rythme actuel, selon les dernieres indications fournies par  l'Opep. Ces prévisions ne tiennent pas compte des réserves contenues dans le sous-sol non encore explorée. Seuls les gisements importants sont recensés et pris en compte, précise toutefois la mission économique de l'ambassade de France à Alger.

Le ministre de l'énergie et des mines Chakib Khelil prédit l'épuisement des gisements d'hydrocarbures algériens dans les 40 prochaines années. L'ancien PDG de Sonatrach Abdelmajid Attar est moins optimiste en estimant ces réserves à l'équivalent de 18 ans d'exploitation au rythme actuel. L'OPEP met la barre en dessus de Attar et Khelil en ce qui concerne les réserves pétrolières et gazières de l'Algérie.

Les exportations (pétrole uniquement) d'hydrocarbures qui constituent 98% des recettes en devises du pays sont passées de 18.7 milliards de dollars en 2002 à 59 milliards de dollars en 2007. L'Algérie ambitionne d'exporter 2 millions de barils par jour et 85 milliards de m3 de gaz en 2010.
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« Répondre #187 le: 20/02/2008 - 16:07:24 »

Ca sent encore le terrorisme d'états ( OTAN )

Population Algérienne vous êtes avec qui les terroristes et génocidaires d'états ou les "libérateurs égalitaires"

A voir absolument Entretient avec Webster Tarpley=

video  = http://www.youtube.com/watch?v=nBYmsGKUqc8

**************

sabotage de 8 câbles internet au Proche-Orient
le jeudi 7 février 2008 à 20h23
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=94878

la décision de l'Iran d'ouvrir une place boursière permettant d'échanger le pétrole contre d'autres monnaies que le dollar semble être à l'origine de ce sabotage massif.

En faisant le tour des news depuis le début 2008 on observe qu'au moins 8 câbles de fibres optiques ont été coupés volontairement en Méditerranée et dans le golfe persique , l'éventualité d'une coïncidence paraissant irréaliste. Les connections de l'Égypte on été réduites de 70% et celle des Émirats Arabes Unis et de l'Inde connaissent également de graves coupures, toutes la région de la Méditerranée jusqu'à l'Inde voit ses connections bancaires, téléphoniques, aériennes perturbées par cet évident sabotage. La panne Internet organisée semble destinée à isoler l'Iran et concerne des dizaines de millions de personne.

L'explication la plus plausible est un acte de sabotage des États-Unis visant à empêcher l'Iran d'ouvrir une place de transactions pétrolières, prévue pour février 2008, nouvelle place boursière où les échanges se feront en euros ou dans une monnaie du golfe et mettant le dollar encore plus en difficulté qu'il ne l'est déjà, mettant à court terme l'économie étasunienne en grand danger à un moment où elle décline déjà, la fin de la suprématie du dollar dans les échanges internationaux sonnera le glas de l'hégémonie économique américaine et marquera la défaite définitive des ambitions de Washington de régir le monde.

Le voyage en Arabie Saoudite de Bush se serait moins bien passé qu'il n'a été annoncé, la demande d'augmentation de la production de brut et de soutien à une attaque contre l'Iran auraient été refusés poliment et l'Arabie Saoudite fait vibrer au dessus de la tête des USA cette menace extraordinaire d'effectuer ses transactions en euros qui plongerait l'économie US dans une crise sans précédent.

Ce sabotage préfigure peut-être aussi la préparation d'une attaque contre l'Iran en mettant en place des systèmes d'écoutes des communications iraniennes pour instaurer un blackout des connections de la région, il serait plus facile dans un cadre de rupture des communications de faire croire à une fausse attaque de l'Iran qui déclencherait les rétorsions américaines et israéliennes.

Nous assistons plus vraisemblablement aux derniers soubresauts violents d'un monstre autoritaire voyant sa toute-puissance fondre au soleil du golfe persique, l'éventualité du paiement des factures pétrolière en euros est un coup de grâce qui mettra un terme aux dérives paranoïaques et dévastatrices de l'administration bushienne. Il en coûte 4 cents pour imprimer un dollar qui va servir à acheter du pétrole quasiment gratuitement tant que les transactions s'effectueront dans cette monnaie ce qui a causé une boulimie de l'économie Nord-américaine dopée par sa consommation irrationnelle. Les pays producteurs de pétrole n'ont aucun intérêt à regarder le dollar baisser et leurs revenus diminuer pour faire plaisir aux amis d'Israël.

La Russie, pour prévenir ce genre d'agressions désespérées sur son réseau a envoyé son aviation surveiller ses câbles dans des exercices de routine.

Que l'euro soit, au final, le poignard qui mettra fin aux exactions mondiales de l'administration Bush est pour le moins un paradoxe du capitalisme et la preuve de son caractère autodestructeur, après que les bourses ont prouvé l'ineptie de la non-intervention des États dans l'économie et les dangers des libres marchés.

Vous trouverez les confirmations de ce véritable acte de guerre et des infos plus détaillées dans google et sur de nombreux sites arabes ou anglophones, je souhaitais juste par ce résumé des infos en circulation mettre ces faits à disposition et en discussion, le sujet me paraissant peu ou pas évoqué en France.

***********

Câbles sous-marin rompus, un sabotage très probable
Rédigée par Bruno Cormier le mercredi 20 février 2008 à 12h27
http://www.pcinpact.com/actu/news/41917-cable-sousmarin-coupes-Internet-sabotage.htm

Les cinq câbles sous-marins rompus, qui ont durablement troublé l'accès Internet de millions de personnes au Moyen-Orient ces dernières semaines, seraient l'oeuvre d'un sabotage, selon l'International Communication Union, une agence des Nations Unies.

Ancre« Nous ne voulons pas nous avancer sur les résultats des enquêtes en cours, mais nous n'excluons pas qu'un acte délibéré de sabotage soit la cause du dommage causé aux câbles sous-marins ces deux dernières semaines » explique le responsable de l'agence appartenant aux Nations Unies à l'AFP, des propos rapportés par le Sydney Morning Erald.

Le Moyen-Orient, et même une partie l'Asie du Sud, ont été durement touché par cette rupture de câbles, à la fois dans les communications Internet et téléphonique. Des ruptures successives qui sont trop rapprochées pour ne pas penser au sabotage délibéré.

La thèse officielle de la rupture du câble sous-marin Falcon, reliant les Émirats Arabes Unis à la République d'Oman, explique que la rupture est due à une ancre de bateau. Cette information officielle n'explique cependant pas les dommages causés aux quatre autres câbles. Certains experts doutent même de cette thèse, sachant que les câbles en question sont situés à une très grande profondeur, dans une zone très peu traversée par les bâtiments marins.

L'affaire est donc loin d'être terminée, il faudra attendre les conclusions officielles de l'enquête pour connaître la suite donnée aux événements.

***********

Après la menace saoudienne, les États-Unis plantent Internet au Moyen-Orient et la Russie répond avec l'armée de l'air
Par Sorcha Faal, le 3 février 2008
http://www.alterinfo.net/Apres-la-menace-saoudienne,-les-etats-Unis-plantent-Internet-au-Moyen-Orient-et-la-Russie-repond-avec-l-armee-de-l-air_a16597.html
Original : http://www.whatdoesitmean.com/index1067.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
Mercredi 06 Février 2008 - Sorcha Faal

​​​​Les rapports circulant au Kremlin aujourd'hui dépeignent le sombre tableau des meneurs de guerre étasuniens devenus désespérés, qui, pendant que leur économie poursuit sa chute libre vers la faillite totale, ont planté l'accès mondial à Internet des centres bancaires du Moyen-Orient, d'Égypte, d'Arabie Saoudite, d'Abou Dhabi, d'Iran, des Républiques Arabes Unies, de Turquie et du Koweït.

​​​​Ces rapports indiquent que les Étasuniens sont devenus furieux la semaine dernière, quand l'Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole a rejeté [1] leur demande d'augmenter immédiatement de la production pétrolière.

​​​​En outre, la semaine dernière, les Étasuniens ont été rendus furieux par le refus de la Turquie [2] de rompre ses liens avec la Banque Mellat d'Iran, qui permet à ce pays de continuer à accéder aux ressources bancaires mondiales.

​​​​Mais, ces rapports signalent que les plus grandes peurs étasuniennes ont été suscitées la semaine dernière, quand l'Arabie Saoudite leur a conseillé de faire marche arrière quant à leurs menaces contre l'Iran, ou alors d'être confrontés à la séparation du dollar des énormes transactions commerciales mondiales de pétrole saoudien.

​​​​Bien que le Président étasunien soit personnellement allé au royaume saoudien pour presser ses alliés du Moyen-Orient de se mettre d'accord afin d'attaquer l'Iran, à cause de la séparation du dollar de son commerce pétrolier, Bush a été promptement repoussé [3].

​​​​Il doit être noté que les nations qui ont osé découpler leur commerce pétrolier du dollar, l'Iraq, l'Iran, la Russie et le Venezuela, ont fait l'objet d'attaques cinglantes de la part des Étasuniens et de leurs alliés occidentaux. Les Irakiens ont signalé avoir subi les pires pertes, plus d'un million de morts depuis l'invasion étasunienne en 2003.

​​​​Mais, comme ces rapports le signalent, le pire cauchemar des Étasuniens a semblé se réaliser la dernière semaine, quand leurs alliés saoudiens auraient commencé la séparation du dollar de leur commerce pétrolier, avec l'intention de remplacer rapidement cette devise dans le déclin par l'Euro européen.

​​​​Pourtant, les meneurs de guerre étasuniens ont déjà eu des avertissements concernant la crainte grandissante des Saoudiens, de demeurer détenteurs de milliards de dollars en baisse, quand, pour la première fois, l'Arabie saoudite a refusé de réduire ses taux d'intérêt en mode rigide [4] avec la Réserve Fédérale, ce qui a amené l'appréhension d'une débandade [4] de la part des autres nations du Moyen-Orient pour sortir des avoirs adossés au dollar étasunien.

​​​​Dans ces rapports, les analystes militaires russes déclarent que, les États-Unis, devant pareille menace, avec en plus le Roi saoudien se rapprochant de plus en plus du Président Ahmadinejad d'Iran, ont invoqué l'une de leurs fameuses « options nucléaires, » en coupant [5] quatre [6] grands câbles sous-marins reliant les grands centres bancaires du Moyen-Orient à leurs homologues mondiaux en Occident.

​​​​La coupure de ces câbles signifie que les centres bancaires du Moyen-Orient se voient refuser l'accès à la Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication (SWIFT), basée à Bruxelles. Ce central transporte jusqu'à 12,7 millions de communications par jour, qui contiennent les instructions concernant les nombreux transferts d'argent internationaux entre banques. . . .

​​​​Dans cette affaire de sectionnement des câbles par les États-Unis, Moscou a rapidement réagi contre l'Occident. Le Président russe, Vladimir Poutine, a ordonné aux chasseurs et aux bombardiers de prendre des mesures immédiates pour protéger les câbles sous-marins vitaux de la nation Russe dans les océans Atlantique et Arctique.

​​​​À propos des ressources utilisées par l'armée de l'air de Russie, nous pouvons lire l'article de Reuters intitulé « La Russie envoie des bombardiers et des chasseurs en Atlantique et en Arctique » :

​​​​Le porte-parole des forces aériennes a déclaré, « Les pilotes de l'armée de l'air effectueront, dans les régions qui doivent être surveillées, des exercices d'attaques par bombardement de missiles contre les forces navales d'un ennemi hypothétique, des combat air-air, des ravitaillements et des patrouilles. » Le groupe de bombardement comporte deux bombardiers stratégiques Tupolev Tu-160, baptisée « Blackjack » par l'OTAN, deux bombardiers stratégiques à turbopropulseurs Tu-95 « Bear, » et huit bombardiers Tu-22 « Blinder. » Des chasseurs MiG-31 et Su-27 ont aussi été envoyés sur zone.

​​​​Ce qu'il adviendra de ces événements nous est inconnu. L'une des banques officielles russes, qui a souhaité garder l'anonymat, a précisé que, « Si l'Arabie Saoudite découple effectivement son pétrole du dollar, pour tout un tas de raisons pratiques, les États-Unis cesseront d'être une puissance mondiale. Car leur économie s'effondrera complètement, et le dollar n'a pas de valeur en soi à cause de l'incroyable dette des Étasuniens. Sans pétrole, ils ne sont rien. »

Extraits de quelques articles référencés

​​​​1- VIENNE, 2 février 2008 -- Hier, l'OPEP a gardé inchangé l'approvisionnement pétrolier, à 29,67 millions de barils et a entamé un débat pour savoir si oui ou non la réduction de la production est nécessaire en mars pour défendre les prix contre la baisse de la demande.

​​​​L'OPEP a rejeté la demande de Washington de produire plus de pétrole afin d'abaisser la factures de carburant et soutenir l'économie. . . .

​​​​2- Un diplomate turc a rejeté la demande des États-Unis de passer au crible et suspendre l'activité de la banque iranienne Mellat, basée en Turquie.

​​​​Ce diplomate a déclaré au Daily News : « Ce qui engage la Turquie, ce sont les résolutions de l'ONU, et non pas les décrets présidentiels ou les décisions du Congrès des États-Unis. » . . .

​​​​3- Bush ne parvient pas à convaincre les États Arabes face à l'Iran (La source de cet article est le Council on Foreign Relation)

​​​​Inquiétés par la diminution du pouvoir de l'administration Bush, les régimes arabes sunnites ne se confronteront pas à l'Iran, comme le voudraient les États-Unis, mais semblent se mettre dans les petits papiers de la nation chiite et de son président, Mahmoud Ahmadinejad.

​​​​À propos de sa très vantée visite au Moyen-Orient au début de ce mois-ci, les dirigeants arabes ont comblé de cadeaux et d'éloges le Président Daobeuliou, tout en jaugeant si son administration de canards boiteux était capables de contenir l'Iran. Apparemment, la réponse fut non, car, le Président n'avait pas même quitté la région que déjà les critiques commençaient à pleuvoir sur lui.

​​​​« Dans ses remarques d'affrontement contre l'Iran, il n'offre aucune avantage, aucune incitation, aucun compromis, juste les gros bâton étasuniens, » a écrit Arab News, un journal saoudien qui reflète souvent la position du gouvernement. « Ce n'est pas de la diplomatie en recherche de la paix. C'est de la folie en recherche de guerre. »

​​​​Les retombées de la visite de Bush marquent la fin d'une alliance entre Washington et les régimes arabes sunnites : l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et d'autres États du Golfe Persique, qui ont essayé de contrer l'Iran, un pays non arabe.

​​​​Les États sunnites, qui composent en grande partie le Golfe Persique, continuent à considérer l'Iran chiite comme une menace importante, mais ils préfèrent maintenant la négociation avec Téhéran plutôt que l'affrontement.

​​​​Bush a tenté de convaincre les États arabes, en particulier les Émirats Arabes Unis et l'Arabie Saoudite, d'isoler l'Iran. Mais les Émirats ont d'importants liens économiques et bancaires avec Téhéran. Et au cours des derniers mois, l'Arabie saoudite a pris des mesures importantes pour tendre la main à Ahmadinejad.

​​​​Début décembre, avec l'approbation tacite saoudienne, Ahmadinejad a pris la parole devant le Conseil de Coopération du Golfe Persique, un bloc arabe formé pour résister à l'Iran. Plus tard dans le mois, le Roi saoudien Abdullah a invité le Président iranien à effectuer le pèlerinage annuel à la ville sainte de La Mecque.

​​​​Ahmadinejad est un musulman chiite et un persan, dans une région dominée par les Arabes sunnites. Historiquement, les Arabes ont peur de l'Iran et de son influence politique culturelle. Mais ils jouent la carte de la lutte anti-étasunienne et anti-israélienne pour tenter de transcender les clivages persan-arabe et les tensions chiites-sunnites, qui montent à cause de la guerre en Irak.

​​​​Pour sa part, l'administration Bush est devenue si impopulaire que même ses fervents alliés tentent de se distancer publiquement d'elle. Et cette stratégie semble marcher pour les Saoudiens, à en juger par la réaction dans les médias étasuniens et dans la rue arabe. Les Saoudiens sont aussi couvert les risques, en flirtant à la fois avec les Étasuniens et les Iraniens.

​​​​Le Roi Abdullah a commencé à rompre publiquement avec l'administration Daobeuliou en mars dernier, quand, pour la première fois il a dénoncé la présence militaire Étasunienne en Irak comme une « occupation étrangère illégitime. » Le roi reflétait l'avis de nombreux Arabes, qui reprochent aux États-Unis d'avoir renversé la minorité sunnite de Saddam Hussein du régime en Iraq, pour renforcer l'Iran.

​​​​Les dirigeants arabes reprochent aussi l'échec des pourparlers israélo-palestiniens . . .

​​​​4- Craintes d'effondrement du dollars comme les Saoudiens s'effarouchent

​​​​L'Arabie saoudite a pour la première fois refusé de réduire les taux d'intérêt au rythme de la Réserve Fédérale. Cela indique que le riche royaume pétrolier s'apprête à rompre sa fixation à la devise dollar. Un mouvement qui risque de déclencher une débandade loin du dollar travers le Moyen-Orient. . . .

​​​​-5 Un troisième câbles sous-marins coupé au Moyen Orient

​​​​(CNN) - Un câble sous-marin d'acheminement du trafic Internet a été coupée dans le golfe Persique, isolant l'émirat de Dubaï, ont annoncé des fonctionnaires vendredi, la troisième perte en trois jours d'une ligne transportant le trafic téléphonique et Internet.

​​​​Mercredi, des navires ont été dépêchés pour réparer les deux câbles sous-marins endommagés au large de l'Égypte.

​​​​FLAG Telecom, qui possède l'un des câbles, a déclaré que les réparations devraient être terminées d'ici au 12 février. France Telecom, propriétaire d'une partie d'un autre câble, a dit qu'il était incertain quant au moment des réparations. . . .

​​​​-6 Les navires ne coupent pas les câbles Internet

​​​​Les navires ne sont pas responsables d'avoir endommagé les câbles sous-marins d'Internet en Méditerranée, affirme le gouvernement d'Égypte.

​​​​Deux câbles ont été endommagés en début de semaine, en Mer Méditerranée et au large de Dubaï, perturbant Internet et les services téléphoniques internationaux en Égypte, dans les États Arabes du Golfe et en Asie du Sud.

​​​​Dimanche, un quatrième câble reliant le Qatar aux Émirats arabes unis a été endommagé, engendrant encore plus de perturbations, a déclaré le fournisseur de télécommunications Qtel.

​​​​Le Ministère du Transport égyptien a dit que les images de l'endroit des câbles, enregistrées par les caméras vidéo à terre, ne montraient aucun trafic maritime dans la zone quand les câbles ont été endommagés. . . .

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Les câbles sous-marins ont été tranchés délibérément
http://www.theinquirer.fr/2008/02/19/les_cables_sousmarins_ont_ete_tranches_deliberement.html
Par : Cyril Fussy - mardi 19 février 2008 à 10:23

L’UIT (Union Internationale des Télécommunications) est arrivé à la conclusion que les coupures à répétitions de câbles de télécommunications au Moyen-Orient étaient dues à du sabotage.

Cinq câbles sous-marins ont en tout été coupés, interrompant les liaisons Internet et les services téléphoniques au Moyen-Orient et dans le sud de l’Asie.

Le porte-parole de l’UIT Sami al-Murshed, a déclaré à l’AFP que si l’enquête se poursuivait toujours ils avaient déjà eu des preuves de sabotage.

S’il est possible que le premier câble ait pu être endommagé par une ancre de cargo, les autres câbles étaient trop profonds. Et les chances pour que cinq câbles soient coupés en deux semaines sont infimes.

Sami al-Murshed a déclaré en marge d’une conférence sur le cyber-crime au Qatar que les câbles reposent à une profondeur telle que les cargos ne peuvent atteindre, même avec leur ancre.

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La fragile hégémonie du dollar : La bourse du pétrole de l’Iran pourrait renverser le dollar
par Mike Whitney - Mondialisation.ca, Le 13 fevrier 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8026

Il y a deux semaines, George Bush était envoyé en mission au Moyen-Orient pour remettre une « tête de cheval ». Nous avons tous en mémoire la scène troublante du film « Le Parrain » de Francis Ford Coppola, où Brassi Lucca va à Hollywood pour convaincre un producteur de film récalcitrant de prendre son neveu Don Corleone dans son prochain film. Le gros producteur est finalement persuadé d’embaucher le jeune acteur lorsqu’il se réveille dans son lit à côté de la tête coupée de son pur-sang tant estimé. Je pense que Bush a fait une « offre que l’on ne peut refuser » du même genre aux dirigeants des pays du Golfe lorsqu’il s’est entretenu avec eux au début du mois.

Les médias ont tenté de décrire le voyage de Bush au Moyen-Orient comme une « mission de paix, » mais il ne s’agissait que d’un écran de fumée. En fait, trois jours après que Bush a quitté Jérusalem, Israël intensifiait ses opérations militaires dans les territoires occupés et reprenait son impitoyable blocus de la nourriture, de l’eau, des médicaments et de l’énergie, contre les 1,5 millions d’habitants de Gaza. En termes clairs, soit Bush a donné le feu vert aux opérations, soit les agressions israéliennes sont un camouflet au Président des États-Unis.

Alors quel était le but réel du voyage de Bush ? Après tout, il n’a aucun intérêt dans la paix ou dans le respect de son engagement à résoudre la crise israélo-palestinienne. Pourquoi aurait-il choisi de visiter le Moyen-Orient alors que son second mandat présidentiel touche à sa fin et qu’il n’a aucune chance de réussir ?

Parfois, les visites personnelles sont importantes, tout particulièrement quand la nature de l’information est si sensible que le message doit être transmis face à face. Dans ce cas-ci, Bush s’est donné la peine de traverser la moitié du monde, pour dire aux Saoudiens et à leurs amis des états du Golfe qu’ils devaient continuer à lier leur pétrole au dollar, sinon ils iraient « dormir avec les poissons. » Ces deux derniers mois, plusieurs cheikhs et ministres des finances se sont lamentés sur la chute du dollar et ont menacé de rompre avec la fameuse « indexation au dollar » et d’opter pour un panier de devises. Le voyage de Bush semble avoir ravivé l’esprit de coopération fraternelle. La grogne a cessé et tout le monde est remonté « à bord. » Les dirigeants régionaux semblent aujourd’hui beaucoup moins gênés par le fait que l’inflation gruge leurs économies et ne cesse d’accroître les coûts de la main-d’œuvre, de la nourriture, de l’énergie et de l’immobilier. L’agence de presse Reuters a résumé ça ainsi :

Après une rafale de désaccords publics sur la réforme monétaire l’an dernier, les banques centrales du Golfe tentent de faire front commun en vantant l’indexation comme une source de stabilité et en minimisant la faiblesse du dollar comme un phénomène passager.

On dirait que Bush a adouci les choses.

Ces deux dernières semaines, les dirigeants du Golfe ont observé avec nervosité la Réserve Fédérale baisser monstrueusement les taux d'intérêt de 125 points de base. Les baisses érodent constamment le capital de 1 trillion de $ (mille milliards) que les cheiks ont investi dans les bons du trésor et les titres US.

« L’inflation en Arabie Saoudite et dans le Sultanat d’Oman est à son niveau le plus élevé depuis 16 ans.  L’inflation a grimpé à un sommet atteint il y a 19 ans dans les Émirats Arabes Unis. Les décideurs politiques du Golfe sont prêts à intervenir directement dans le marché des prêts, des biens immobiliers et des produits pour compenser la réduction des taux. » (Reuters)

La valeur des biens immobiliers est montée en flèche. Dans les Émirats Arabes Unis, la valeur des propriétés commerciales a doublé depuis début 2007. La bombe inflationniste a contraint d’autres pays du Golfe à verser des aides alimentaires à leur population et une « hausse de 70% des salaires pour certains employés du gouvernement fédéral des Émirats Arabes Unis. »

Les travailleurs émigrés mécontents ont violemment manifesté récemment à Dubaï, exigeant d’être indemnisés équitablement pour la forte augmentation des prix. La valeur du riyal, la monnaie de l’Arabie Saoudite, a atteint son niveau le plus haut depuis 21 ans.

Les cambistes s’attendent à une autre hausse de 8% du dirham et du riyal d’ici avril prochain, et ils prédisent que les taux d’intérêt vont obliger les banques centrales des états du Golfe à se convertir soit à l’euro, soit à un panier de devises régionales. Toutefois, jusqu’à présent, les fidèles princes saoudiens n’ont pas cessé de soutenir le dollar.

Défendre l’hégémonie du dollar

Quelle importance y a-t-il donc à continuer d’indexer le pétrole au dollar ? Les États-Unis feraient-ils la guerre pour défendre le statut de « monnaie de réserve » mondiale du dollar ?

La réponse à cette question pourrait venir dès cette semaine, puisque la tant attendue Bourse du Pétrole iranienne doit ouvrir entre le 1er et le 11 février. Selon Davoud Danesh-Jafari, le ministre des Finances iranien, « tous les préparatifs ont été faits pour démarrer la bourse ; elle ouvrira au cours des 10 jours de la fête de l’Aube (les cérémonies qui marquent la victoire de la Révolution islamique de 1979 en Iran.) Cette bourse est considérée comme une menace directe à la domination mondiale du dollar, car elle exigera que le « pétrole, les produits pétrochimiques et le gaz iranien » soient échangés contre des monnaies autres que le dollar US. (Press TV, Iran)

Le système du pétrodollar n’est pas différent du système de l’étalon-or. Aujourd’hui, cette devise est tout simplement garantie par une source d’énergie vitale dont dépend chaque société industrialisée : le pétrole. Si le dollar n’était plus l’unique monnaie utilisée dans la vente de pétrole, il ne serait plus de facto la monnaie de réserve mondiale et les États-Unis seraient contraints de réduire massivement leurs déficits commerciaux, de reconstruire leurs capacités industrielles et de redevenir un pays exportateur. La seule alternative est de créer un réseau de régimes clients, qui répriment les aspirations collectives de leur peuple afin de pouvoir suivre scrupuleusement les directives de Washington.

Quant à savoir si l’administration Bush entamerait une guerre pour défendre l’hégémonie du dollar, c’est une question qui devrait être posée à Saddam Hussein. L’Irak fut envahi tout juste six mois après la conversion de Saddam à l’euro. Le message est clair, l’Empire défendra sa monnaie.

De même, l’Iran a remplacé le dollar en 2007 et a exigé que le Japon paie ses énormes factures d’énergie en yens. La « conversion » a irrité l’administration Bush et depuis lors, l’Iran est la cible de l’agressivité des États-Unis. En fait, même si 16 agences de renseignement des États-Unis ont publié un rapport (NIE) disant que l’Iran ne développe pas d’armes nucléaires, et même si l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique constate que l’Iran respecte ses obligations envers le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), une attaque préventive des États-Unis contre l’Iran paraît toujours probable.

Et même si les médias occidentaux minimisent désormais les perspectives d’une nouvelle guerre dans la région, Israël est en train de prendre des précautions qui suggèrent que l’idée n’est pas tirée par les cheveux. « Israël demande que des abris antibombes soient installés dans le but de préparer le public à une autre guerre qui, cette fois, verra pleuvoir des missiles. » (Press TV, Iran)

« La prochaine guerre connaîtra un recours massif aux armes balistiques contre l’ensemble du territoire israélien » a affirmé Udi Shani, un général à la retraite.  (http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7982)

La Russie, qui pense que les chances d’un conflit dans le Golfe vont croissant, a répondu par l’envoi d’une force navale en Méditerranée et dans l’Atlantique Nord.

Selon un article paru en anglais sur le site Global Research/Mondialisation :

« Le navire-amiral de la flotte de Mer Noire de la Russie, le croiseur lance-missiles Moskva, a rejoint la marine de guerre russe en Méditerranée le 18 janvier pour participer aux manœuvres en cours… L’opération actuelle est la première opération à grande échelle de la Marine russe dans l’Atlantique depuis 15 ans. Tous les navires et les avions de combat transportent des munitions de combat.

( http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7983)

La France planifie aussi des manœuvres militaires dans le détroit d’Ormuz. L’opération « Bouclier du Golfe 01 » aura lieu au large des côtes de l’Iran et engagera des milliers de soldats dans des combats interarmes qui simuleront – entre autres – des attaques de plates-formes pétrolières.»

Selon le ministre de la Défense français, « les exercices qui se dérouleront du 23 février au 5 mars verront la participation de 1 500 soldats français, 2 500 émiratis, et 1 300 qataris. Ces manœuvres auront lieu sur terre, sur mer et dans les airs. » D’après le lieutenant-colonel Fusalba, « environ une demi-douzaine de navires de guerre, 40 avions et des dizaines de véhicules blindés prendront part aux exercices militaires. »

http://www.defensenews.com/story.php?F=3346953&C=mideast

De plus, dans la dernière semaine, trois des principaux câbles sous-marins qui assurent le trafic Internet ont été coupés dans le Golfe Persique, et les trois quarts des communications internationales entre l’Europe et le Moyen-Orient ont été interrompues. Une grande partie du Moyen-Orient a été plongée dans l’ignorance.

Alors n’est-ce qu’une coïncidence ou y a-t-il quelque chose d’autre sous la surface ?

Ian Brockwell, de « American Chronicle » a dit :

« Dans l’hypothèse où le sectionnement des câbles ne serait pas le fruit du hasard, nous devons nous demander qui ferait une chose pareille et pourquoi. Évidemment, l’Iran, qui a été le plus touché, n’aurait rien à tirer de ce genre d’action et est peut-être la cible des responsables. S’agit-il du prélude à une attaque ou d’un test pour une attaque future ?

Les communications ont toujours été un facteur important de l’action militaire et le sectionnement de ces câbles pourrait affecter la capacité de l’Iran à se défendre. »
http://www.americanchronicle.com/articles/51085)
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Malgré l’absence de couverture médiatique, les tensions montent dans le Golfe et la probabilité d’une attaque étasunienne contre l’Iran reste très élevée. Bush est convaincu du fait que s’il n’affronte pas l’Iran, alors personne ne le fera. Il croit aussi que s’il ne défend pas militairement le dollar, l’unique superpuissance mondiale que sont les États-Unis appartiendra bientôt au passé. Maintenant, le vrai problème est de savoir si Bush va se rendre compte que les États-Unis sont déjà irrémédiablement embourbés dans deux conflits « ingagnables » ou s’il va encore une fois « écouter ses tripes » et nous entraîner dans un nouveau conflit ruineux dans la région.

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Pepe Escobar : la naissance du Petroeurostan ? (VO)
20 février 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1720

« La bourse du pétrole iranienne est un symbole fort. Elle indique que l’abandon du Dollar comme monnaie de réserve est irréversible, comme le sera tôt ou tard la capacité de Washington d’utiliser l’arme du crédit. Mais, dans cette première phase de la partie d’échecs qui s’engage, une seule chose est certaine : l’empire contre-attaquera. » Pepe Escobar analyse les implications de l’ouverture par l’Iran d’un marché des produits pétroliers, que Téhéran espère voir concurrencer à terme Londres et New York.

Par Pepe Escobar, Asia Times, 20 février 2008

It was a discreet, almost hush-hush affair, but after almost three years of stalling and endless delays it finally happened. Now more than ever, it may also signal a geoeconomic earthquake, a potentially shattering blow to US dollar hegemony.

The Iranian oil bourse - the first oil, gas and petrochemical exchange in the Islamic Republic, and the first within the Organization of Petroleum Exporting Countries (OPEC) - was launched on Sunday by Iran’s Oil Minister Gholam-Hossein Nozari, flanked by Minister of Economy and Financial Affairs Davoud Danesh Ja’fari, the man who will head the exchange.

Officially called the Iranian International Petroleum Exchange (IIPE), it is widely known in Iran and the Persian Gulf as the Kish bourse, named after Kish island, a free zone (declared by the shah) in an ideal laissez faire setting : lots of condos and duty-free malls, no Khomeini mega-portraits and hordes of young honeymooners shopping for made-in-Europe home appliances.

Transactions at this early stage will be in Iran’s currency, the rial, according to Nozari, ending worldwide speculation that the bourse would start trading in euros. The Iranian ambassador to Russia, Gholam-Reza Ansari, has said that "in the future, we’ll be able to use the ruble, Russia’s national currency, in our operations". He added that "Russia and Iran, two major producers of the world’s energy, should encourage oil and gas transactions in various non-dollar currencies, releasing the world from being a slave of the dollar."

Russia’s First Deputy Prime Minister Dmitry Medvedev said last week that "the ruble will de facto become one of the regional reserve currencies".

(JPG) The opening of the exchange is just what the Iranians are calling the first phase. Ultimately, it is intended that it will compete directly against London’s International Petroleum Exchange (IPE) and the New York Mercantile Exchange (NYMEX), both owned by US corporations (since 2001, NYMEX has been owned by a consortium that includes BP, Goldman Sachs and Morgan Stanley). What Iran plans to do in the long run is quite daring : to confront head-on Anglo-American energy/corporate banking domination of the international oil trade.

A lot is already required to assure the success of the bourse in this first phase. Other OPEC members, and especially Iran’s neighbors, the Persian Gulf petro-monarchies, must be supportive, or at least "catch the drift".

It makes sense for OPEC members to support an alternative to both NYMEX and the IPE, which exercise a de facto monopoly of the oil and gas market. Their interests do not always align with those of producer countries. Numerous contracts related to Iranian or Saudi oil, for instance, are still indexed to the price of the UK’s North Sea Brent oil, the production of which is in terminal declining.

The proposed direction of the bourse was indicated by Mohammad Javed Asemipour, then the executive in charge of establishing the Kish bourse, in 2005. The outline that Asemipour stressed remains unchanged : the exchange would start dealing with petrochemical products, and then with what everybody really craves - light-sulfur Caspian Sea crude. This was not going to be an Iranian-style exchange, but "an international exchange, fully integrated in the world economy". The ultimate goal was very ambitious : the creation of a Persian Gulf benchmark oil price.

Today, Minister Nozari concedes that Iran’s share of the global oil trade is still very low. Enter the bourse, which is the solution to eliminate the middlemen. Everyone in the oil business knows that high oil prices are not really due to OPEC - which supplies 40% of the world’s crude - or "al-Qaeda threats". The main profiteers are middlemen - "traders" to put it nicely, "speculators" to put it bluntly.

The Petroleum Ministry’s immediate priorities are to attract much-needed foreign investment to Iran’s energy sector and to expand its address book of oil buyers. Iran - like so many developing countries - does not want to depend on Western oil trading firms such as Philip Brothers (owned by Citicorp), Cargill or Taurus. Enron - until its debacle - used to be one of the most profitable. Some oil companies - such as Total and Exxon - trade under their own names.

The empire will strike back

The opening of the Iran oil bourse comes at a time when the future of the US dollar as the world’s dominant currency is in doubt as seldom before.

At the World Economic Forum in Davos last month, mega-speculator George Soros stressed that the world was at the end of the dollar era and a "systemic failure" may be upon us. On February 8 in Dubai, OPEC Secretary-General Abdullah al-Badri told the London-based Middle East Economic Digest that OPEC may switch to the euro within a decade. Iran and Venezuela - supported by Ecuador - are campaigning inside OPEC for oil to be priced at least in a basket of currencies and according to OPEC’s current president, Chakib Khelil, the organization’s finance ministers will soon meet to discuss the possibility in depth. A committee will "submit to OPEC its recommendation on a basket of currencies that OPEC members will deal with", according to Iraqi Oil Minister Hussein al-Shahristani.

To be sure, there’s no evidence yet that ultra-cautious US ally Saudi Arabia would incur Washington’s wrath by supporting such a move. But as for Iran, OPEC’s second-largest exporter, it no longer trades a single barrel of oil in dollars. That is no small amount of non-dollars. The country’s oil revenue will reach US$63 billion by the end of the current Iranian year on March 20, according to Nozari.

Iran converted all its oil export payments to other currencies in December 2007. It now sells oil to Japan in yen - the Far East country, the world’s second biggest economy, is the top importer of Iranian oil and Iran is Japan’s third-largest supplier. Worryingly for the dollar, other oil producers are preparing to follow Iran’s lead. Qatari Prime Minister Sheikh Hamad bin Jassim al-Thani has already announced that the tiny oil-rich emirate would abandon the dollar for the Qatari riyal before summer. There’s a strong possibility the United Arab Emirates may also switch to its own currency.

As the Kish bourse picks up momentum, increasing amounts of oil and gas trading will happen in a basket of currencies - and increasingly the US dollar will lose its paramount status. Some Middle East analysts expect the Persian Gulf petro-monarchies to end their dollar currency peg sooner rather than later - some say as early as next summer, as their black gold will increasingly not be traded in dollars. Iranian economist Hamid Varzi stresses that the "psychological effect" of Iran’s move away from the US dollar is "encouraging others to follow suit".

Iranian officials have always maintained that Washington has threatened to disrupt the country’s oil exchange - via an online virus, attempted regime change or even through a unilateral pre-emptive nuclear strike. Certainly some analysts argue that the strength of the US dollar, like the strength of the British pound before that, is a reflection of, and is maintained by, those countries’ military strength (see Why Iran’s oil bourse can’t break the buck, Asia Times Online, March 10, 2006).

On the other hand, the possible success of the exchange may be crucial to signal the US’s waning power in a world evolving towards multipolarity. The Saudis and the Persian Gulf petro-monarchies have already decided to reduce their US dollar holdings. Washington, sooner or later, may have to pay for its oil and gas imports in euros.

No wonder Venezuelan President Hugo Chavez is so demonized by Washington as he repeats that the empire of the dollar is falling. Saudi Foreign Minister Prince Saud al-Faisal conceded during the latest OPEC summit in Riyadh that the dollar would collapse if OPEC decided to switch to euros or a basket of currencies. During a closed meeting - with the microphones on, by mistake - Prince Saud said : "My feeling is that the mere mention that OPEC countries are studying the issue of the dollar is itself going to have an impact that endangers the interests of the countries. There will be journalists who will seize on this point and we don’t want the dollar to collapse instead of doing something good for OPEC."

The trillion-dollar question is if, and when, most European and Asian oil importers may stampede towards the Iranian oil bourse. OPEC members as well as oil producers from the Caspian may be inevitably seduced by the advantages of selling at Kish - with no dreaded middlemen. Europeans, Chinese and Japanese will also see benefits if they can buy oil with euros, yen or even yuan - they won’t need US dollars - and the same applies to their central banks.

It would take only a few major oil exporters to switch from the dollar to the euro - or the yen - to fatally bomb the petrodollar mothership. Venezuela, Norway and Russia are all ready to say goodbye to the petrodollar. France officially supports a stronger role for the euro in international oil trade.

It may be a long way away, but ultimately the emergence of a new oil marker in euros in Kish will lead the way to the petroeuro global oil trade. The European Union imports much more oil from OPEC than the US, and 45% of Middle East imports also come from the EU.

The symbolism of the Iranian oil bourse is stark ; it shows that the flight from the US dollar is irreversible - and so, sooner rather than later, is diminution of Washington’s capacity to launch wars on credit. But at this early stage in the game, only one thing is certain : the empire will strike back.



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« Répondre #188 le: 02/03/2008 - 22:12:18 »

L’Art moderne de la CIA pour combattre le communisme
1er mars 2008
Par Karel Vereycken
http://www.solidariteetprogres.org/article3888.html

Article initialement publié dans Nouvelle Solidarité du 8 août 2003 lors de la parution du livre Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle (Titre original : Who Paid the Piper), by Frances Stonor Saunders, (506 pages, Editions Denoël, Paris, 2003, 24,50 euros).

Ce livre, qui fait grand bruit en Allemagne, en Angleterre et dans le monde hispanique, est littéralement effroyable. Par ce qu’il révèle, d’une part, mais surtout par les non-dits qu’il laisse transparaître. Après des années de recherche minutieuse, d’interviews et de travail d’archive, la jeune écrivain Frances Stonor Saunders, productrice de documentaires historiques pour la BBC, nous livre sans concession sa vaste enquête sur le bras de fer culturel auquel se livrèrent dès 1947 les Etats-Unis et l’Union soviétique.

Au coeur de ce « Kulturkampf » secret, véritable guerre froide culturelle, se trouve le « Congress of Cultural Freedom » (CCF, Congrès pour la liberté de la culture), basé à Paris et dirigé de 1950 à 1967 par l’agent de la CIA Michael Josselson. Ce dernier, qui parlait quatre langues, avait appartenu, avec le compositeur de musique Nicholas Nabokov, à la division de guerre psychologique de l’Office for Strategic Services (OSS), que Truman remplaça par la CIA en 1945.

La première chose qui frappe le lecteur, ce sont les analogies entre le langage de la guerre froide et les diatribes des faucons actuels, servant à justifier une nouvelle croisade contre le terrorisme. A l’époque, sous couvert d’une lutte sans merci contre les horreurs du stalinisme, la faction impériale anglo-américaine déploya des pans entiers de la CIA pour tenter d’imposer l’utopie d’un gouvernement mondial, prôné par Bertrand Russell. La CIA se décrivait elle-même comme un « ordre de Templiers » chargé de « sauver la liberté occidentale des ténèbres communistes ». Son principal théoricien était George Kennan, directeur du Policy Planning Staff au Département d’Etat. A l’instar des « nobles mensonges » employés aujourd’hui par les faucons, adeptes de Léo Strauss, Kennan affirmait en 1947 que les communistes avaient acquis une position d’envergure en Europe « grâce à l’utilisation habile et sans vergogne de mensonges. Ils nous ont combattus avec l’arme de l’irréalité et de l’irrationalisme. Pouvons-nous triompher de cette irréalité par le rationalisme, la vérité, une assistance économique honnête et bien intentionnée ? » Evidemment non ! Et l’arme la plus redoutable pour dominer le monde sera, comme toujours, la culture. En effet « on ne peut pas être une grande puissance si l’on n’a pas l’art qui va avec, c’est comme Venise sans le Tintoret ou Florence sans Giotto ». Alors, ironiquement, tandis que l’opinion publique américaine est prise en otage par la psychose maccarthyste, pour qui « tout art moderne est communisant », au point de soupçonner certains tableaux abstraits d’indiquer l’emplacement exact des bases militaires américaines (sic), les oligarques voient dans l’expressionnisme abstrait les vertus d’une idéologie spécifiquement anticommuniste. Par une simple logique d’inversion, tout ce que nazis et staliniens considèrent comme un « art dégénéré » devient automatiquement emblématique des valeurs de liberté et de libre entreprise, et donc massivement financé… dans le plus grand secret.

Avec une foultitude de détails, l’auteur documente sur quelque cinq cents pages le maillage de cette opération. Il est bien sûr impossible de résumer ici les descriptions de la vie de dizaines d’hommes, femmes, musiciens, auteurs, magazines, réseaux et fondations, dont chaque page nous livre quelques perles. Certains détails croustillants jettent un éclairage particulier nous permettant de mieux comprendre l’histoire française contemporaine.

La CIA à Paris

A Paris, c’est Irving Brown (1911-1989), représentant du puissant syndicat AFL-CIO (bénéficiant d’un libre accès aux fonds secrets du plan Marshall), qui offre au CCF une suite à l’hôtel Baltimore, avenue Kléber, pour y établir son QG provisoire, avant de lui payer le loyer d’un local permanent boulevard Haussmann. Pour le compte de son patron à la CIA, Jay Lovestone (1897-1990), ennemi juré de Lyndon LaRouche, Irving Brown finance tout ce qui peut affaiblir la résistance de la France à l’utopie d’un gouvernement mondial, c’est-à-dire tout ce qui peut nuire au gaullisme et, dans une certaine mesure, au communisme.

Josselson et sa femme le rencontrent assez souvent dans un bar homosexuel, « l’Indifférent ». Un soir, ils le trouvent en train de remettre une forte somme d’argent à un « gangster de Marseille ». Amateur de gros bras, Brown s’était beaucoup investi dans tout ce qui pouvait réduire l’influence des communistes. Il aide des anciens de Vichy, mais aussi des trotskistes. Il contrôle les ports français, casse des grèves, finance le nouveau syndicat Force Ouvrière, tout en promouvant l’art moderne !*

Dans le comité de direction du CCF figurent, aux côtés d’Irving Brown, Michael Josselson, Lawrence de Neufville (son recruteur à la CIA, nommé plus tard à Radio Free Europe), Arthur Koestler, Melvin Lasky, l’ancien trotskiste James Burnham ainsi que Carlo Schmid, du SPD allemand, Haakon Lie, chef des travaillistes norvégiens, et David Rousset, du PS français.

Dans son livre Les Machiavéliens, Burnham utilise Machiavel pour « contester la théorie politique égalitaire et montrer la persistance et le caractère incontournable de l’élite, même en un âge d’égalité ». En 1953, Burnham joua un rôle crucial dans l’opération AJAX de la CIA, qui renversa le Dr Mossadegh à Téhéran pour le remplacer par le Shah.

Plus tard, des sources de financement « plus présentables » qu’Irving Brown entrent en jeu : des organisations écrans de la CIA, comme la Fondation Farfield, dirigée par Julius Fleischman, ou la Fondation Hoblitzelle, mais aussi des classiques comme les fondations Ford, Carnegie ou celle des frères Rockefeller. Grâce à ces généreux donateurs, le CCF va mettre des millions de dollars à la disposition de magazines littéraires comme Encounter, dirigé par l’ancien trotskiste Irving Kristol (le père de l’actuel néo-conservateur William Kristol), à Londres, Preuves, dirigé à Paris par François Bondy, de l’Union européenne des fédéralistes, Der Monat, dirigé par Melvin Lasky à Berlin, Tempo Presente, dirigé par Ignazio Silone à Rome, ou encore Soviet Survey, édité en Israël par l’historien Walter Laqueur.

Après les marques de sympathie (réciproques) de l’OSS pour Hemingway ou Antoine de Saint- Exupéry, ces revues ouvrent leurs colonnes à des auteurs comme Jorge-Louis Borges, Raymond Aron, Arnold Toynbee, Bertrand Russell, Arthur Schlesinger Jr., Herbert Read ou Hugh Trevor- Roper, ou contribuent à la publication de leurs écrits. Par ailleurs, dès 1950, la CIA fait produire un dessin animé inspiré de « La Ferme des Animaux », de Georges Orwell (Eric Blair, de son vrai nom). Toujours à Paris, Peter Matthiessen, de la CIA, participe à la fondation de la Paris Review de John Train, un milliardaire new-yorkais libéral d’extrême droite que l’on retrouve dans les années 80 finançant une cellule spéciale de journalistes chargée de mener une campagne de calomnies contre LaRouche.

La culture de la CIA

Le CCF finance également des événements musicaux de premier plan destinés à promouvoir la musique moderne dodécaphonique, comme le festival d’avril 1952, organisé par Nabokov à Paris. Celui-ci pense que « le dodécaphonisme abolit les hiérarchies naturelles » et permet de s’affranchir de la logique interne de la musique. Le festival s’ouvre donc avec « Le Sacre du Printemps » d’Igor Stravinsky, nouvellement converti à la musique dodécaphonique. Venus des Etats-Unis, Leontyne Price, Aaron Copland, Samuel Barber, le New York City Ballet (la troupe de Balanchine), l’Orchestre Symphonique de Boston, le Musée d’Art moderne de New York, James T. Farrell, W.H. Auden, Gertrude Stein, s’associent à ce festival.

D’Europe participent notamment Jean Cocteau, William Walton, Laurence Olivier, Benjamin Britten, l’Opéra de Vienne, l’Opéra de Covent Garden, Czeslaw Milosz, Denis de Rougemont et Guido Piovene, pour n’en citer que quelques-uns.

Nommé conseiller spécial d’Eisenhower pour la stratégie de guerre froide, Nelson Rockefeller jouera un rôle fondamental dans la promotion de la peinture moderne. Soutenir des artistes de gauche pratiquant l’expressionnisme abstrait était chose fréquente pour les Rockefeller.

La mère de Nelson, Abby Aldrich Rockefeller, avait fondé le Musée d’art moderne – le MoMA - affirmant que les rouges cesseraient d’être rouges « si nous leur offrons une reconnaissance artistique ». Plusieurs administrateurs du MoMA sont en même temps administrateurs de la Fondation Farfield, paravent de la CIA. Comme le disait Donald Jameson, de la CIA : « Nous avons compris que c’était le type d’art qui n’a rien à voir avec le réalisme social et le rend encore plus stylisé, plus rigide et plus confiné qu’il ne l’était. » Le MoMA achète des oeuvres de Diego Riviera, Jackson Pollock, Arshile Gorky, Alexander Calder, Robert Motherwell, Stuart Davis, Edward Hopper, etc.

En attribuant ce « succès » d’un nombre impressionnant d’acteurs culturels contemporains à la volonté d’une élite impériale, motivée par un aveuglement idéologique plus que suspect et dotée, de surcroît, de moyens financiers et de stratégies de communication hors pair, le livre de Stonor Saunders jette d’emblée un profond discrédit sur toute la création artistique d’après-guerre. La plupart de ces « artistes » furent choisis parce qu’ils véhiculaient une idéologie jugée compatible avec le dessein totalitaire des grands prêtres de l’ordre mondial.

Il n’y a guère que le très réactionnaire Peregrine Worsthorne pour titrer sa critique du livre : « How Western Culture was saved by the CIA » (Comment la culture occidentale fut sauvée par la CIA), où il regrette avec nostalgie le génie machiavélique de l’élite anglo-américaine des grands jours. Bien sûr, certains artistes n’étaient pas forcément au courant de l’origine des fonds, mais tous s’attendaient à les voir couler à flots... D’ailleurs, et c’est peut-être le plus choquant, la CIA prenait l’art plus au sérieux que beaucoup de citoyens ou de critiques de l’époque.

Ainsi, cette enquête rend peut-être une justice posthume à tous les talents sacrifiés sur l’autel d’un pouvoir illusoire. Pensez à toutes ces espérances broyées, aux carrières sabotées et aux germes de génie étouffés. Car dans ce tournoi délirant de la guerre froide, les grands seigneurs ne mettent en selle que des chevaliers disposés à fléchir le genou, tandis que d’un revers de la main, ils renvoient les autres au silence mortel des oubliettes.

Notes :

*Dans son livre Les Trotskistes (Fayard, 2002), Christophe Nick affirme à propos du syndicat étudiant non-communiste, l’UNEF, qu’à une époque, « Grâce aux bons offices d’Irwing Brown, l’ambassade des Etats-Unis boucle les budgets de fin de mois du syndicat étudiant ». Dans Secrets de famille (Fayard, Paris 2001), Serge Raffy révèle que « Lionel Jospin, alors premier secrétaire du Parti socialiste, rencontre à Washington le 14 avril 1982 les responsables du syndicat américain AFL-CIO afin de les rassurer sur la présence de ministres communistes dans le gouvernement Mauroy. Celui qui a organisé la réunion est un agent de la CIA, Irving Brown, celui qui a fait fonder et financer le syndicat français Force Ouvrière pour lutter contre la CGT communiste financée par la Russie soviétique. Le sieur Irving Brown serait également celui qui aurait constamment entretenu des liens entre les trotskistes, et notamment l’OCI, et FO. » Confirmant toute la complexité du personnage, le réseau Voltaire, pour sa part, croit savoir qu’Irving Brown co-finança la création du FN avec Jacques Foccart.

******************

Une conseillère de Cheney pousse Sarkozy dans la guerre d’Afghanistan
28 février 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article3885.html

Le 28 février 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le 25 février, l’ambassadrice américaine à l’OTAN, Victoria Nuland, a écrit un article pour le quotidien économique Les Echos ayant comme titre « L’impératif afghan ».

Rappelant les déclarations de Nicolas Sarkozy devant le Congrès américain le 7 novembre dernier, elle estime la déclaration à Vilnius du ministre de la défense français Hervé Morin, évoquant alors le fait que la France « a plusieurs options à l’étude », comme « encourageante ».

Elle pense, évidemment, que « La mission en Afghanistan est un investissement pour notre sécurité collective ; c’est aussi un catalyseur de la transformation de notre alliance démocratique pour le XXIe siècle ».

« L’idéalisme » affiché de Mme Nuland ne devait pas nous faire oublier qu’elle fut entre juillet 2003 et mai 2005 la conseillère principale du vice-président américain Dick Cheney, en charge de promouvoir la démocratie et la sécurité en Irak, en Afghanistan et au Proche orient avec les résultats qu’on connaît.

Ce qui pourrait faire également réfléchir Paris, c’est qu’après les attentats du 11 septembre 2001, c’est elle, en tant que représentante permanente à l’Otan, qui a invoqué l’article 5 de la charte de l’Alliance atlantique, stipulant qu’une « attaque sur un seul allié est une attaque sur tous », argument employé pour forcer les membres de l’Otan à s’engager dans des déploiements « hors zone » dans le cadre de la fameuse « guerre contre le terrorisme ».

Si chacun a droit à une vie privée, notons quand même que son époux n’est autre que Robert Kagan, le fondateur du Project for a New American Century (PNAC) et ancien auteur des discours de George Schultz. Le couple vit à l’ombre du siège de l’OTAN en Belgique. Comme quoi le monde est petit.
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« Répondre #189 le: 08/03/2008 - 21:35:11 »

Cet événement est bizarre et très très grave

US Prepares For ‘Doomsday’ Rule As British Forces Arrive In America
March 8, 2008 - http://www.whatdoesitmean.com/index1076.htm
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers (Traducción del Spainish Abajo)

Russian Military Analysts are reporting in the Kremlin today that China’s President Hu has refused the United States request for over $2 Trillion in emergency assistance to bolster the collapsing American Dollar, and asked for in a personal meeting with the former US President Bush, the father of the current President Bush.

Of the worst fears of the American Bush-Clinton Monarchy, which has ruled the US these past 20 years, these reports state, is the collapse of their privately owned hedge fund called the Carlyle Capital Fund and which is owned by their secretive war profiteering International behemoth Carlyle Group led by the Bush Family, Former British Prime Ministers, and others of the West’s ruling elite, and as we can read as reported by Britain’s Independent News Service:

"A fund managed by the US private equity giant Carlyle Group has become the latest to be hit by demands from lending banks making calls on loans secured on mortgage bonds.

Carlyle Capital Corp, a publicly traded fund that holds $21.7bn (£10.8bn) of securities, said it had received a default notice from one of its lending banks and expected at least one more after it failed to meet demands for extra security from jittery counterparties.

The Guernsey-based fund has struggled to meet more than $60m of margin calls and demands for extra collateral since the start of the month. It met the calls until Wednesday, when it was landed with more than $37m of demands and missed four out of seven calls."

To the greatest concerns, however, of Russian Military Commanders are the reports of President Bush’s younger brother Neil’s ‘sudden’ visit to the South American Nation of Paraguay as a guest of the secretive South Korean backer of the Bush-Clinton Monarchy, and self-proclaimed "messiah" Reverend Sun Myung Moon, and as we can read as reported by the Associated Press News Service:

"Neil Bush, younger brother of U.S. President George W. Bush, called on Paraguay's president as the guest of a business federation founded by the Rev. Sun Myung Moon.

A presidential press office source, who spoke on condition of not being named, confirmed the younger Bush met President Nicanor Duarte on Thursday along with a delegation from the Universal Peace Federation, a group associated with Moon."

[It is important to note that the Bush Family has reportedly already made plans to relocate from the United States to Paraguay, and as we had reported on in our October 15, 2006 report titled "US President Bush Makes Massive Land Purchase In Paraguay Ahead Of Expected War Crimes Charges", but denied by the US State Department, as that South American Nation has long been a refuge for Nazi War Criminals and their Western backers, of which the Bush Family were one of.]

The timing of this Bush Family-Moon visit to Paraguay during that Nation’s horrific outbreak of yellow fever, and which has caused its President to declare a ‘State of Emergency’, meant, these reports say, that ‘normal’ abilities of [deleted] to track the whereabouts of these subjects was severely hampered due to the many restrictions placed upon the free movement of people within the country.

This has led Russian Commanders to believe that the Bush-Clinton Monarchy may be preparing for what the Americans themselves have titled a ‘Doomsday’ scenario under new laws passed in the US in 2005 and which has been described as:

"No longer do Capitol Hill legislators need a quorum to do the people’s business. Now under a piece of hotly contested legislation passed without media attention on Jan. 5,[2005] only a few members of Congress are needed to do official business in the event of a catastrophe instead of the usual 218. Critics claim H. Res. 5 paves the way for tyranny, allowing “only a few to decide for so many.”

As we had previously reported on in our February 24, 2008 report titled "Canadian Troops To Patrol US Cities As Food Riots Feared", and where Russian Military Analysts had voiced their fears of the agreement signed by the Americans and Canada to allow their troops on each others soil, these new reports detail an even darker picture that details that British, and not American, Officers are currently being trained to ‘control’ US citizens, and as we can read as reported by the LJWorld News Service in their report titled "Brits overrun town for training exercise", and which says:

"Thursday may have seemed like any other day for most in Leavenworth, but for about 180 British officers, an enemy was on the loose threatening civilians. Tactical forces were moved in, and soldiers took their positions outside schools and churches preparing to isolate the terrorist activity. While it may have been a fictional enemy in theory, for visiting officers with the United Kingdom’s Intermediate Command and Staff Course who were roaming the streets of Leavenworth, the tactical solutions they used to end the threats were real."

In previous reports we had detailed how the US Military had begun asking their soldiers if they would fire on American citizens and which has led to their War Leaders request to have Canadian and British Military Forces take command in putting down the expected rebellions in the United States as they are more likely to have no problems killing those not of their own nationality.

Facing the American people now is the very real coming destruction of their Nation, and which their leaders have planned both for the success, and failure of, no matter the cost in human lives.

But, in viewing from outside this destruction of the United States, it remains unsettling how few of these people realize the great danger they are in. It is as if they believe that by their not knowing the truth of the monsters who are leading them they themselves will somehow be protected.

And, as their once World-valued currency plummets into worthlessness, as tens of thousands of them begin to lose their jobs, as the price they pay for fuel and food continues skyrocketing, as they continue to be forced out of their homes by the millions, as many millions more of them have watched the value of their homes crumble into dust, virtually none of them are preparing for the catastrophes to come.

One cannot help but believe that these peoples are all insane.   
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Dey
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« Répondre #190 le: 09/03/2008 - 12:56:57 »

Opération Gladio version OTAN-DZ : arrêtez de tuer les Algériens innoncents pour rien et gratuitement pour votre bon plaisir "féodal".

vos écrans de fumée (diversions) se sont déjà dissipés.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, de l'état-major de l'OTAN-DZ, initiateurs, planificateurs et réalisateurs "zélés" et "bêtement disciplinés" de la vaste, préméditée et génocidaire "opération Gladio version Algérienne", arrêtez immédiatement et sans condition de tuer et exterminer (génocide), comme vous le faites déjà en Irak, des Algériens innocents (civiles, bébés, enfants, femmes, hommes, militaires, policiers, etc...) pour simplement assouvir votre avidité immonde et irrationnelle de pétrole et gaz naturel (excrément du diable) en déclin historique, rapide et irrémédiable.

A méditer pour les Algériens "intelligents et anticipateurs"

Opération "Gladio"

Ce dernier est un réseau voyou de renseignement, une structure clandestine de l’OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique. Ce réseau a mené des attentats à la bombe à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Sous direction de la CIA, cette organisation a tenté d’influencer la politique de certains pays, notamment l’Italie, la Grèce et la Turquie. Cette "stratégie de la tension", a débuté avec l’attentat de la place Fontana, à Milan le 12 décembre 1969, qui devait, selon Vincenzo Vinciguerra, un agent du Gladio, pousser l’État italien à déclarer l’état d’urgence. Le massacre de la gare de Bologne, de 1980, est également imputé à Gladio.

En 2000, Vincenzo Vinciguerra résume ainsi cette stratégie :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité".


Opération Gladio

Sauvegarder ces videos "importantes" sur vos ordinateurs, car les "criminelles et génocidaires (OTANT-DZ)" tentent de les cacher à l'opinion publique internationale. Utilisez les outils gratuits suivants pour les sauvegarder et les rediffuser, jusqu'à la fin des temps, pour honorer nos innocents "morts" (Algériens) des annèes 80s et 90s et avant  :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/

Voila ces videos sur l'opération gladio dont les criminelles et génocidaire qui ont exterminés, tant d'Algériens et d'autres (irak), tentent de les cacher à l'opinion publique internationale :

http://www.google.fr/search?hl=fr&tbs=vid%3A1&q=operation+gladio&aq=f&aqi=&aql=&oq=

Faites des copies et diffuser les jusqu'à la fin des temps.


---------------------------

Ce pion (Abdelkader Belliraj ) n'est qu'une fourmi du sommet de l'iceberg de l'Opération Gladio version OTAN-DZ

L'affaire n'est pas fini ça commence par un pion et les autres (commanditaires et complices) vont suivre un par un.

Actualités : BELLIRAJ, ARRÊTÉ AU MAROC POUR ACTIVITÉS TERRORISTES
Il était un agent des services secrets belges

Le Soir d'Algérie - dimanche 09 mars 2008 - Aziouz Mokhtari
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/09/article.php?sid=65474&cid=2

Manifestement, le cas Belliraj est devenu affaire d’Etat. Ou même d’Etats.De notre bureau de Bruxelles,

Les faits : Abdelkader Belliraj est un Belgo-marocain arrêté, il y a une semaine au Maroc, à la suite d’une souricière tendue par le renseignement du pays et d’une intervention musclée et efficace de la police. Les choses se corsent, cependant, depuis que la presse belge a dévoilé que celui que les Marocains viennent de mettre sous les verrous au motif d’appartenance à «réseaux terroristes liés à Al-Qaïda» est, en fait, un informateur émargeant sur le budget de la Sûreté fédérale du royaume de Belgique. Quelques jours après, le choc est encore plus assommant.

Belliraj, révèlent encore des canards du plat pays, est l’auteur de six assassinats en Belgique et qu’il se serait servi de son statut de «mouchard » au profit des Belges pour le mettre au service d’Al-Qaïda.

De Morgen et La libre Belgique, deux quotidiens, l’un néerlandophone et l’autre francophone, apportent même des preuves irréfutables selon lesquelles Belliraj bénéficiait de l’amitié et de la largesse de Ayman Ezzawahiri, numéro deux dans l’organigramme de l’organisation de Ben Laden.

La Sûreté d’Etat belge est tellement bouleversée et déstabilisée qu’elle dépose plainte pour «divulgation d’informations à caractère confidentiel ».

L’itinéraire et les vies multiples de Belliraj ne font, néanmoins, pas perdre le nord au renseignement belge. Ce dernier soupçonne, fortement, les services marocains d’avoir utilisé Belliraj pour d’autres missions. Les «gorges profondes» bruxelloises n’excluent pas que le Maroc ait voulu orienter Belliraj vers l’Algérie et le GSPC.

Cette piste semble d’autant plus sérieuse que ni le «logement» (le suivi 24h sur 24h), ni l’arrestation de Belliraj n’ont été communiqués aux renseignements belges alors que Belliraj est aussi Belge et que les Marocains ne pouvaient ignorer qu’il était un informateur de la Sûreté d’Etat.

Ce qui a mis la puce à l’oreille, déjà largement tendue des Belges, c’est la divulgation par la presse marocaine et par des fuites, sans doute organisées, dans la presse belge, de la qualité d’agent belge de Belliraj.

Comment, s’intriguent les policiers belges, les Marocains auraient-ils su cela en si peu de temps ? D’où la terrifiante interrogation : le renseignement marocain aurait-il retourné Belliraj contre la Sûreté d’Etat et dans cette hypothèse, aurait-il caché à la Belgique que Belliraj avait commis six assassinats sur le territoire du royaume d’Albert II ? Une grave crise entre la Belgique et le Maroc n’est pas du tout à exclure, surtout que là les conditions d’arrestation de Belliraj au Maroc paraissent suspectes et sont plus proches d’une réalisation d’un film que d’une descente de police.

Cette énigmatique affaire n’a pas laissé indifférentes les autres centrales du renseignement. Deux délégations, l’une de la police fédérale américaine (FBI), et l’autre de la CIA sont sur place au Maroc pour essayer de démêler l’écheveau.

Les Américains cherchent à savoir pourquoi, alors que Belliraj émargeait sous le budget de la Sûreté fédérale de Belgique, les Américains n’ont pas été informés de son amitié avec Ayman Ezzawahiri.

Qui a couvert, pendant de si longues années, Belliraj et pourquoi ? Le FBI et la CIA tenteront d’apporter des éléments de réponse à ces deux questions.

Quant au passage, énigmatique, de Belliraj par la branche algérienne du GSPC, nul doute que le renseignement algérien est, déjà, sur l’enquête... Affaire à suivre.
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« Répondre #191 le: 09/03/2008 - 19:52:49 »

Vous voyez maintenant qui sont les vrais terroristes qui font tout ça pour "spolier" les dernières gouttes de pétrole (alias excrément du diable) et les dernières "flatulences" de gaz naturel.

C'est eux, les vrais terroristes, qu'on appelle les IDOLATRES FANATIQUES ET INTEGRISTES DE L'EXCREMENT DU DIABLE (ALIAS PETROLE ET GAZ)


****ALERTE "FALSE FLAG"****

Comment la DGSE a déjoué une nouvelle vague d’attentats d’Al-CIA (Alias Al-Qaida) en Europe
par Thierry Meyssan - 7 février 2008
http://www.voltairenet.org/article155002.html

Une vaste campagne d’attentats islamistes aurait dû terroriser l’Europe entre le 20 et le 28 janvier. Elle a été déjouée in extremis par la DGSE française et son homologue espagnole, le CNI, sous la supervision de José Luis Rodríguez Zapatero. Mais ces attentats étaient attendus par l’OTAN pour pouvoir intervenir militairement au Pakistan. Thierry Meyssan révèle les dessous de cette machination avortée.

Menaces sur l’Europe

La presse européenne a largement rendu compte du démantèlement d’un réseau terroriste islamiste, le 18 janvier 2008. Sur les instructions de l’émir pakistanais Baitullah Mehsud, six kamikazes et cinq complices s’apprêtaient à commettre trois attentats en 48 h à Barcelone, dans deux wagons de la ligne 3 du métro, dans un centre commercial non-identifié et à la mosquée de Ciutat Vella. Cette opération aurait marqué le début d’une nouvelle vague d’attentats au Portugal, en France, en Allemagne et au Royaume-Uni. La nouvelle a été annoncée par le ministre de l’Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba, qui a placé toutes les forces de sécurité de son pays en état d’alerte [1]. L’Espagne a déjà été marquée, le 11 mars 2004, par une série d’attentats dans des trains de banlieue à Madrid, faisant 191 morts et plus de 1 800 blessés.

Le coup de filet [2] a été rendu possible grâce aux informations données par un jeune homme, destiné à se sacrifier au cours d’un attentat, qui a échappé à ses camarades et s’est spontanément présenté à la police. Trois complices se sont enfuis vers la France où ils sont activement recherchés [3]. Des moyens exceptionnels ont été déployés pour trouver une seconde équipe, qui aurait été chargée de fabriquer les explosifs [4].

Le chef de la cellule catalane, Maroof Ahmed Mirza, avait été formé durant quatre années dans une madrasa (école coranique) extrémiste au Pakistan. Il était suivi par plusieurs services de renseignement occidentaux. Les « services » français avaient observé son arrivée sur leur territoire et prévenu leurs homologues espagnols du Centro Nacional de Inteligencia (CNI) de son installation en Catalogne. Ceux-ci avaient retrouvé sa trace dans une banlieue déshéritée, Raval, où il était devenu imam de la mosquée de la rue de l’hôpital. Pour donner le change, il évoluait avec ses hommes au sein d’une petite communauté musulmane non-violente à Barcelone [5]. Ils se réclamaient du Jamaat Al-Tabligh Wal-Dawa (Congrégation pour la propagation et la prédication), une organisation apparue en 1927, en Inde britannique, rattachée au courant théologique deobandi.

Selon le témoignage du jeune repenti (désigné dans les procés-verbaux d’enquête sous le pseudonyme de « F-1 »), il aurait été choisi pour mourir avec deux autres compagnons dans un attentat à Francfort, mais au dernier moment, les plans auraient été modifiés. Il aurait dû participer à l’opération de Barcelone et aurait été remplacé à Francfort par un certain Akeel Abassi. Le juge Ismael Moreno, chargé de l’affaire, a également entendu les autres interpellés. Au total, il s’agit de neuf Pakistanais et d’un Indien (ou peut être huit Pakistanais, un Bengali et un Indien [6]), présentant des profils similaires à ceux des jeunes gens accusés d’être responsables des attentats de Londres, qui firent 52 morts, le 7 juillet 2005 [7].

La presse a abondamment reproduit l’extrait suivant des procès-verbaux.

— Un des jihadistes s’adressant à F-1 : « Pourquoi n’as tu pas achevé ta formation au Pakistan ? »
— F-1 (témoin protégé) : « Parce que j’étais malade et j’ai du revenir ».
— Le jihadiste : « Tu plais beaucoup à l’émir Baitullah Mehsud. Tu lui plais tant que si tu avais terminé ta préparation, il aurait fait de toi un expert en explosifs plutôt qu’un kamikaze ».
— F-1 : « Quelle différence y a-t-il entre un kamikaze et un expert en explosifs ? »
— Le jihadiste : « Il y a trois groupes différents : les planificateurs, ceux qui fabriquent les bombes et les kamikazes » [8].

En réalité, F-1 serait un agent des services de renseignement extérieur français (DGSE), infiltré dans les réseaux jihadistes. Les militaires français auraient tenu une réunion d’urgence avec leurs homologues espagnols, à Noël à Madrid. Le président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, aurait été personnellement informé du danger, mais l’Élysée n’aurait été tenu au courant qu’en termes vagues pour éviter les interférences [9]. Le coup de filet aurait été décidé au vu de la prière collective des membres du commando et de leur purification rituelle, indicateurs d’un passage à l’acte imminent [10].

Six autres individus, pistés par le Centro Nacional de Coordinación Antiterrorista espagnol, ont été arrêtés le 24 janvier à l’aéroport britannique de Gatwick, tandis que le Centre for the Protection of National Infrastructure du service de contre-espionnage (MI5) lançait un avis d’alerte : cette équipe de planificateurs devait déclencher une autre cellule kamikaze qui aurait commis un attentat dans le tunnel sous la Manche [11].

Tous les services de renseignement européens ont été placés en état d’alerte, d’autant que ces événements coïncidaient avec le périple européen du président pakistanais, Pervez Musharraf (Bruxelles, Paris, Londres, Davos) [12]. Un voyage à hauts risques au cours duquel l’ancien chef d’état-major, entouré d’une nuée de spin doctors états-uniens, devait se construire une image de leader polissé et fréquentable. Malheureusement ses réflexes autoritaires ressurgissaient chaque fois qu’on l’interrogeait sur l’indépendance des juges de son pays ou la possible implication de son parti politique —la PML-Q— dans l’assassinat de Benazir Bhutto.

En outre, les événements de Barcelone prenaient place dans un contexte de nombreuses menaces :
- Le 3 janvier, un certain Murabit Muwaded (c’est-à-dire « le combattant pour l’unité ») a posté en arabe sur le forum du site islamiste al-ekhlaas.net un message promettant de « mettre un terme à la poursuite des ambitions du président Sarkozy dans les pays du Maghreb » et de provoquer « un effondrement de l’économie française au niveau international ».

- Le 5 janvier, un centre états-unien chargé de surveiller les communications du réseau d’Oussama Ben Laden a repéré sur Internet des menaces « contre Paris et contre son maire Bertrand Delanoë » afin d’entraîner « la chute de Nicolas Sarkozy ».

- Le 10 janvier des contrôleurs aériens portugais ont intercepté un message sur les ondes courtes faisant état de menaces terroristes sur Paris [13].

- Le 21 janvier, Le Parisien a oublié en « une » un entretien avec « la veuve noire », une ancienne dirigeante d’Al Qaïda, annonçant que La France serait punie pour son allégeance à l’Amérique [14].

- Le 24 janvier, un message posté sur le forum du site internet al-ekhlaas.net, cette fois signé « Al Qaïda en Grande-Bretagne », exigeait un retrait des troupes britanniques d’Afghanistan et d’Irak, ainsi que la libération des « musulmans captifs » de la prison de haute sécurité de Belmarsh. Il désignait Gordon Brown et Tony Blair comme cibles.

Baitullah Mehsud

Le 5 février, Nigel Inkster, l’ancien directeur adjoint des services secrets extérieurs britanniques (MI6) présentait à Londres le très attendu rapport annuel de l’International Institute for Strategic Studies (IISS). À cette occasion, il a « confirmé » que Baitullah Meshud avait organisé l’assassinat de l’ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto, en décembre 2007. M. Inskter a désigné le chef néo-taliban comme le nouvel ennemi public n°1 de l’Occident en remplacement d’Oussama Ben Laden et d’Abou Moussab Al-Zarkaoui [15].

Retenez bien ce nom : Baitullah Mehsud. Il animera vos cauchemars médiatiques durant les prochaines années.

Baitullah Mehsud est connu de longue date comme un chef de guerre pashtoun opérant au Waziristan (zone tribale pakistanaise, frontalière de l’Afghanistan). Il y a deux ans, il avait négocié le cessez-le-feu local et était alors présenté par ses amis états-uniens comme un « artisan de paix » [16]. Changeant d’image, il a fait irruption sur la scène mondiale, le 28 décembre 2007, lorsque le porte-parole du ministre de l’Intérieur pakistanais a déclaré : « Nous avons des rapports de renseignement indiquant que le leader d’Al Qaïda, Baitullah Meshud, est derrière l’assassinat [de Benazir Bhutto]. Nous venons juste de recevoir une interception de renseignement qui a été enregistrée ce matin et dans laquelle Baitullah Meshud félicite ses gens pour avoir réaliser cet acte lâche » [17]. Consécration suprême, le général Michael V. Hayden, directeur de la CIA, déclarait à son tour : « [l’assassinat de Mme Bhutto] a été perpétré par un réseau autour de Baitullah Meshud. Nous n’avons aucune raison d’en douter » [18].

On ne sait pas grand chose de Meshud, sauf la brève biographie que la lui a consacrée le mois dernier la Jamestown Foundation [19]. Si sa période pro-US y est passée sous silence, on y apprend qu’il aurait juré allégeance au mollah Omar, chef historique des talibans, et qu’il serait à la tête d’une armée de 20 000 hommes, pour la plupart issus de son clan, dont on n’avait jusque là jamais soupçonné l’ampleur. Il prohiberait les images, ce qui expliquerait que l’on ne dispose d’aucune photographie de lui. Il a cependant eu la bonne idée d’accorder en janvier une interview à Shahid Nadeem d’Al-Jazeera. D’où l’on sait qu’il aurait commencé ses classes dans l’armée soviétique avant de se rallier aux talibans [20].

L’agence texane Statfor a établi quant à elle un lien entre la secte des suspects de Barcelone et de précédentes affaires de terrorisme [21]. La Jamaat Al-Tabligh Wal-Dawa compterait aujourd’hui 70 à 80 millions de membres ce qui en ferait la plus importante confrérie musulmane dans le monde. Deux dizaines de ses membres seraient impliqués dans les attentats de Londres de juillet 2005 [22], les projets d’attentats à l’explosif liquide d’août 2006 [23], et dans les attentats manqués de Glasgow de juillet 2007.

L’envers du décor

L’affaire de Barcelone est exceptionnelle et l’on imagine que les gouvernements espagnol et britannique ont chaleureusement remercié la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) française —et particulièrement leur audacieux agent F-1— pour avoir déjoué ces complots et sauvé tant de vies innocentes.

Il n’en est rien. Car il y avait un deuxième niveau de manipulation.

Le lecteur attentif est peut-être déjà devenu soupçonneux devant la campagne médiatique alarmiste qui précédait ces projets d’attentat. Il aura remarqué la confusion entre courant wahhabite et déobandi. Il aura peut-être souri devant les menaces de « la veuve noire », prétendûment ancienne dirigeante d’Al-Qaïda, alors que cette mouvance —affirment les mêmes médias— refuse tout rôle politique aux femmes. Il se sera interrogé sur ce Mashud qui passe du jour au lendemain de statut d’« artisan de paix » à celui d’« ennemi public n°1 ». Et s’il a vu son interview sur Al-Jazeera, il se souviendra de ces commentaires du journaliste : « C’est un homme très simple. Il a une garde lourdement armée, mais il ne se comporte pas comme un chef inaccessible. Dans son village, il est chez lui. Contrairement à certains combattants étrangers d’Al-Qaida, il ne se cache pas ». Bref, il semble ignorer son nouveau rôle de méchant planétaire et ne craint pas de faire l’objet d’une attaque des forces spéciales états-uniennes.

Vient le moment où le masque tombe.

Les six terroristes de la cellule de planification arrêtés par Scotland Yard à l’aéroport de Gatwick, le 24 janvier, ont été longuement interrogés par le contre-espionnage britannique (MI5) au centre de haute sécurité de Paddington Green. Surprise : l’un était le frère cadet, trois autres les neveux, et les deux derniers des collaborateurs directs de Chaudhry Shujaat Hussain, président de la Pakistan Muslim League Quaid-i-Azam (PML-Q), le parti politique du président Pervez Musharraf. Tout ce petit monde rejoignait la suite de Pervez Musharraf, attendu à Londres. Ils n’avaient aucun éclaircissement à apporter sur leur passage à Barcelone. Après les vérifications d’usage, la raison d’État a prévalu. Ils ont été discrétement expulsés vers Islamabad (Pakistan) par le premier vol disponible tandis que Scotland Yard évoquait une méprise (mais alors, pourquoi les expulser ?) [24].

S’il n’avait pas été déjoué le 19 janvier, le scénario de la terreur aurait été le suivant : les deux premiers jours du voyage de Pervez Musharraf en Europe (les 20-21 janvier à Bruxelles et Paris), la première cellule faisait 48 heures de carnage à Barcelone. Le 22 janvier, le président pakistanais étant toujous à Paris, une seconde cellule y opérait. Entre le 23 et le 25, alors que M. Musharraf pérorait au Forum économique de Davos, des bombes explosaient à Francfort. Et lors de son séjour à Londres (du 26 au 28), un attentat dévastait le tunnel sous la Manche.

Du Pakistan, Baitullah Mehsud revendiquait cette campagne de terreur. Accordant des interviews à la presse européenne, Pervez Musharraf dénonçait le tueur de Benazir Bhutto et appelait les forces armées US à l’aide. Déjà secrètement rendu sur place, l’amiral Mike McConell, directeur général du renseignement US, et le général Michael Heyden, directeur de la CIA, dirigeaient une opération contre Meshud. Malheureusement, ils le manquaient de peu, mais tuaient son adjoint, le Libyen Abu Laith al-Libi, le 31 janvier (ce dernier point a été quand même mené à bien à la date prévue, question de rentabiliser le déplacement). Le même jour, George W. Bush battait le tambour en prononçant un discours à Las Vegas sur la guerre globale au terrorisme. Le 1er février, à Paris, Nicolas Sarkozy appelait à un sursaut de l’Occident en recevant le secrétaire général de l’OTAN. Le lendemain à Londres, Gordon Brown et Dick Cheney répondaient à cet appel depuis la résidence des Chequers.

Le 5 février l’International Institute for Strategic Studies publiait un rapport qui venait à point pour évaluer l’ampleur de la menace Meshud. Les ministres de l’OTAN, réunis les 7 et 8 février à Vilnius (Lituanie), décidaient d’étendre les opérations de l’Alliance de l’Afghanistan au Pakistan.

Politique fiction ? Non. Outre que l’agenda des personnalités ci-dessus est exact, souvenez-vous comment, en 1978, le conseiller national de sécurité des États-Unis, Zbignew Brzezinski [25] vint enrôler à Beyrouth un jeune golden boy, Oussama Ben Laden, pour en faire le chef de l’insurrection anti-communiste en Afghanistan [26] ; comment ce dernier recruta des mercenaires dans les milieux sunnites extrémistes pour mener la guerre contre les Soviètiques ; comment il constitua une véritable mouvance autour de lui avec l’aide conjointe des États-uniens, des Britanniques, des Saoudiens, puis des Pakistanais. Souvenez-vous aussi du rôle des services secrets pakistanais (ISI) dans la formation des moujahiddines, puis des talibans, et du personnel d’Al Qaïda [27]. Souvenez-vous du rôle du général Mahmoud Ahmad (directeur de l’ISI) dans l’organisation des attentats du 11 septembre 2001, alors même qu’il était présent à Washington ce jour-là [28].

Notez que l’International Institute for Strategic Studies de Londres avait été le seul organisme non-gouvernemental à rédiger un rapport accréditant la fable des armes de destruction massive en Irak et qu’il est passé maître dans l’art de l’intoxication [29].
Notez que la Fondation Jamestown qui diffuse l’essentiel des informations sur Baitullah Mehsud est dirigée par l’inoxidable Zbignew Brzezinski, par ailleurs conseiller spécial de Barack Obama, le seul candidat à la présidence des États-Unis qui appelle à une intervention militaire au Pakistan.

Ainsi, les services secrets militaires français et espagnols, et José Luis Rodríguez Zapatero, n’ont pas seulement empêché des attentats en Europe, ils ont empêché (ou au moins différé) une opération militaire de l’OTAN au Pakistan à laquelle ils sont viscéralement opposés.

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Les «attentats terroristes» sont-ils des opérations des services secrets?... dans un autre Stalingrad!
L’Allemagne et l’histoire de Fritz le terroriste

Le 7 mars 2008
Internationaler Hintergrundinformationsdienst für Politik
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=8268

Aujourd’hui, les dessous intéressants du «plus grand attentat terroriste d’Allemagne» avorté sont connus. Une fois de plus, les médias et les autorités s’étaient hâtés d’annoncer qu’on venait d’empêcher «à la dernière minute» plusieurs attentats à la bombe. Selon eux, des islamistes voulaient, pour l’anniversaire du 11-Septembre, commettre «un attentat épouvantable» faisant une «énorme quantité de morts» (Spiegel Online), qui aurait inauguré en Allemagne «une dimension inconnue de l’horreur» (Frankfurter Allgemeine). En réalité, une enquête approfondie a révélé des contradictions évidentes et des contrevérités.

Il y a tout d’abord le comportement si excentrique des trois prétendus terroristes qu’on peut penser qu’ils ont tout fait pour être arrêtés. Fritz G., le chef présumé du trio, avait été arrêté en 2005 déjà et incarcéré quelque temps. On lui avait reproché d’avoir créé une association criminelle. Il savait donc que les autorités l’avaient enregistré. Pourtant les trois «superterroristes» laissaient à travers l’Allemagne des traces aussi visibles que celles d’un troupeau d’éléphants. De plus, on prétend que des centaines d’agents les avaient observés pendant six mois. Le jour de la Saint-Sylvestre 2006, Fritz G. était passé avec des amis plusieurs fois «en attirant l’attention» (Spiegel) devant la caserne américaine de Hanau, si bien qu’un commando de l’Office fédéral de la surveillance du territoire faisait arrêter la voiture et relevait l’identité des occupants. En avril 2007 au plus tard, Fritz G. aurait dû se rendre compte qu’on le surveillait quand son appartement et celui de son ami Ayhan T. à Brême fut perquisitionné. Selon la Frankfurter Allgemeine, «le fait que Fritz G. et ses complices présumés n’aient pas été effrayés par la perquisition et qu’ils n’aient commencé qu’après à se procurer plusieurs bidons de matières explosives et des détonateurs militaires, à louer des maisons et des garages et à se moquer des enquêteurs dans leurs courriels (interceptés), soulève de sérieuses questions.» La Bild-Zeitung elle-même s’étonne: «Fritz G., Adern Y., ­Daniel S. et leurs acolytes devaient savoir depuis des mois qu’ils étaient observés. […] Pourquoi ont-ils continué malgré tout?»

En mai 2007, les suspects pouvaient apprendre en lisant Focus que les autorités allemandes et la CIA étaient déjà à leurs trousses. De plus, l’article de Focus n’a pas conduit à une intervention immédiate des autorités allemandes bien qu’on puisse normalement s’attendre à la fuite immédiate des suspects. Enfin, le trio a choisi justement le petit village idyllique d’Oberschledorn dans le Sauerland pour construire ses bombes. Selon la Frank­furter Allgemeine, «dans ce village de 900 habitants, on se connaît et on connaît les vacanciers». Les inconnus auraient donc dû se faire remarquer.

Effectivement, dans les jours précédant l’arrestation, la population avait aperçu des véhicules civils manifestement utilisés par la police pour la surveillance. Cela n’avait certainement pas échappé aux «terroristes». On peut donc se demander pourquoi ils n’avaient pas loué, comme naguère la Fraction Armée rouge, un appartement dans une tour anonyme avec garage souterrain.

Lors de l’achat de produits chimiques également, les constructeurs de bombes se sont comportés de manière ostensiblement suspecte. Le 2 septembre, ils roulaient pleins phares de jour et ils ont été contrôlés par la police. L’un des policiers a dit à haute voix à son collègue que les occupants de la voiture figuraient «sur une liste de l’Office fédéral de la police criminelle». Ils ont pourtant pu continuer leur route.

L’exemple le plus évident de la relation entre les prétendus chasseurs et les prétendues proies a été fourni par Spiegel Online: Un jour, nos trois hommes se sont fâchés contre un des agents de l’Office fédéral de la surveillance du territoire qui les surveillaient. «L’un des islamistes (…) est descendu à un feu rouge et a éventré les pneus d’une voiture de leurs poursuivants».

A vrai dire, les plus grands doutes sont nés quand on a examiné de plus près la construction des «bombes». Le mélange chimique qui aurait dû être produit est un explosif tellement instable qu’il suffit d’une légère secousse pour provoquer l’explosion. La production et le stockage sont dans ce cas extrêmement dangereux. Ce n’est pas un hasard si cet explosif n’est pas utilisé par l’industrie et par les forces armées et qu’il n’a jamais été utilisé dans un attentat. Si le trio avait réussi contre toute logique à produire l’explosif (le TATP est hautement explosif et a la grande sensibilité au choc d’un explosif d’amorçage), il est probable qu’au plus tard le chargement sur un véhicule ou le transport vers le lieu des attentats prévus aurait provoqué une explosion ou attiré l’attention des autorités, car le trajet aurait été effectué au pas.

Une indication du Spiegel est intéressante: Fritz G. «est apparu il y a quelques années dans l’entourage de Yehia Yousif à Neu-Ulm. Un certain temps, Yousif fut un indicateur de l’Office fédéral de la défense du territoire. Sous son influence, Neu-Ulm est devenu un pôle d’attraction pour les islamistes.» Le fait que le terrorisme soit organisé par des agents secrets ne serait pas un phénomène nouveau en Allemagne. Des spécialistes supposent une fois de plus que «l’attentat terroriste» en question a été mis en scène pour avoir des arguments en faveur de l’instauration de mesures de surveillance accrues.     

Source: Inter Info, Internationaler Hintergrundinformationsdienst für Politik, Wirtschaft und Wehrwesen. No 350, février 2008.
Editeur responsable: Ernst Steinwender,
A-4614 Marchtrenk, Linzer Strasse 110.

(Traduction Horizons et débats: http://www.horizons-et-debats.ch/)

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Bush demande instamment de l'aide à la France
Par Paul Craig Roberts, le 11 février 2008
http://www.counterpunch.org/roberts02122008.html
http://www.alterinfo.net/Bush-demande-instamment-de-l-aide-a-la-France_a16804.html?PHPSESSID=a7d4ec24accfc29b8c7e652cbfe2d019

​​​​« Nous soutenons les troupes ! » C'est l'excuse donnée par les Démocrates pour la poursuite du financement de l'agression de Bush en Iraq et en Afghanistan. Mais, bien entendu, le financement de la guerre ne soutient pas les troupes. Le financement de la guerre soutient une machine malfaisante qui mâche et recrache la vie et le bien-être des soldats, ainsi que celle de centaines de milliers d'irakiens et d'afghans, hommes, femmes et enfants. Le financement de la guerre soutient l'agression de Bush en Irak et en Afghanistan et les efforts qu'il continue à déployer pour s'emparer de ces deux pays afin de les transformer en États fantoches.

​​​​Les sondages montrent que la majorité des militaires et leurs familles ne soutiennent pas l'agression de Bush. Le fait que la campagne à l'investiture présidentielle républicaine de Ron Paul ait reçu la part du lion des contributions provenant des familles de militaires, souligne aussi le grand fossé entre les troupes et ceux qui voudraient les « soutenir » en les maintenant en Irak et en Afghanistan. Ce que signifient vraiment tous ces autocollants à l'arrière des quatre-quatre, qui proclament « soutenir les troupes, » est le soutien aux guerres d'agression de Bush contre les Musulmans.

​​​​Selon le Washington Post (9 février 2008), les 3,1 billions de dollars (un billion correspond à 1 million de millions ou mille milliards. 3,1 billions de dollars = 3100 milliards de dollars ) du budget fédéral de Bush ne financent pas sa proposition, faite lors de son discours sur l'État de l'Union, d'autoriser les militaires à virer leurs allocations d'études inutilisées aux membres de leur famille. Bush a reçu des applaudissements pour son speech télédiffusé dans tout le pays, mais son budget ne prévoit pas d'argent pour les militaires et leurs familles.

Bush hilare lors du discours sur l'État de l'Union

​ ​​​Les analystes du gouvernement calculent que le coût des prestations d'éducation serait de l'ordre de un à deux milliards de dollars par an, le coût du financement de deux jours de guerre.

​​​​Le seul argent que Bush et le Congrès veulent donner aux troupes est le nécessaire à leur maintien en état de guerre. Tout le monde a lu les histoires d'horreur du manque de soin aux soldats revenus d'Iraq blessés physiquement et sur le plan émotionnel.

​​​​En revanche, pour financer sa guerre, Bush et le Congrès ont déjà dépensé en frais et coûts futurs au moins 1.000 milliards de dollars. Tout Étasunien peut dresser une liste d'usages préférables pour cette immense fortune, qui fait sauter l'infrastructure d'un pays et tue ses citoyens par centaines de milliers.

​​​​Rien de bon n'a été accompli dans les invasions de Bush en Irak et en l'Afghanistan. En 2002, six mois avant l'invasion de l'Irak le 18 mars 2003, il était évident pour tous ceux qui ont un brin de raison, que ce serait une grossière bévue stratégique. William S. Lind, moi-même et d'autres, avons fait cette prévision en octobre 2002. Trois ans plus tard, le lieutenant général William Odom, ancien directeur de l'Agence Nationale de Sécurité, nous donnait raison, déclarant que l'invasion de Bush en Irak est « le plus grand désastre stratégique de l'histoire étasunienne. » Si le patron de la NSA ne sait pas reconnaître un « désastre stratégique » quand il en voit un, qui en est capable ?

Le général William E. Odom

​​​​L'estimation du général Odom est certes correcte. Bush, Cheney, les Néo-conservateurs, et les médias, furent des flagorneurs totalement abusifs. Regardez la situation aujourd'hui. Incapable de vaincre l'insurrection sunnite, la « superpuissance » étasunienne a dû se résoudre à payer des millions de dollars à la sédition, pour soudoyer ses meneurs afin qu'ils n'attaquent pas les troupes étasuniennes. Par ailleurs, Bush fournit des armes aux insurgés « pour combattre Al-Qaïda. » Les meneurs sunnites acceptent volontiers de l'argent et des armes, mais combien de temps peuvent-ils survivre en collaborant avec l'ennemi étasunien, qui a détruit leur pays et la place au Soleil ?

​​​​C'était évident pour tout le monde, mais Bush et les Néo-conservateurs, qui ont renversé Saddam Hussein au nom de la démocratie, veulent mettre en place la majorité chiite, alliée de l'Iran, à la nouvelle direction de l'Iraq. Jusqu'à présent, les Chiites irakiens qui attendaient le bon moment, n'ont pas réellement rejoint l'insurrection contre l'occupant étasunien. À la place, ils ont, comme les Sunnites, consacré leur plus grand zèle au nettoyage mutuel des quartiers. La raisons de la baisse de la violence, bien que toujours trop élevée pour que les Étasuniens puissent vivre avec, est que la plupart des quartiers sont désormais séparés, Al Sadr a ordonné à sa milice de se retirer, et les Sunnites insurgés sont payés pour ne pas attaquer les troupes étasuniennes.

​​​​Bush a entamé une guerre, et maintenant, pour éviter de la perdre, il paie les Irakiens pour qu'ils n'attaquent pas les troupes étasuniennes !

​​​​Les Sunnites et les Chiites sont plus fortes que jamais, alors que les troupes étasuniennes sont usées et démoralisé par de multiples affectations au combat de longue durée, qui violent la politique militaire étasunienne traditionnelle.

​​​​Il était aussi évident que les invasions de Bush déstabiliseraient le Pakistan, un pays doté d'armes nucléaires. Le 8 février dernier, Warren Strobel, un correspondant étranger endurci, rapportait au journal McClatchy que, « Le Pakistan est devenu le front central de la guerre à la terreur étasunienne. » Le 9 février, le Washington Post signalait, dans l'article Les militants pakistanais s'associent, disent les fonctionnaires, qu'« Un haut fonctionnaire du renseignement étasunien, a déclaré hier que le Pakistan est confronté à la menace grandissante d'une nouvelle génération de radicalisés, des militants aguerris qui se rallient au djihad et qui sont devenus alliés des terroristes locaux et internationaux, résolus à renverser le gouvernement pro-occidental [euphémisme pour fantoche payé par les États-Unis]. »

​​​​Des responsables étasuniens ont fait pression sur le Pakistan, sans effet, pour permettre aux troupes étasuniennes de se joindre à la lutte de l'armée du pays contre les tribus autochtones alliées aux Talibans. Des responsables étasuniens, « parlant sous condition d'anonymat, » tentent de rassembler de l'aide pour élargir le rôle militaire des États-Unis au Pakistan, en prétendant qu'Oussama Ben Laden et le Mollah Mohammad Omar, le meneur Taliban, sont au Pakistan avec leurs plus hauts commandants. Bush veut bombarder le Pakistan pour gagner la guerre en Afghanistan.

​​​​Avec toutes leurs troupes immobilisées en Irak, les États-Unis utilisent les soldats de l'OTAN en mercenaires, pour tenter de contrer la renaissance talibane. Les Européens sont las de leur rôle de légion mandatée par les États-Unis, et le commandant de l'OTAN parle de sa défaite en Afghanistan.

​​​​L'OTAN est une alliance créée pour résister à l'invasion soviétique de l'Europe. Pendant 18 ans les États-Unis ont gardé en vie un OTAN inutile, comme un filon de troupes pour leurs aventures à l'étranger. Les Européens n'apprécient pas être les mercenaires de l'Empire Étasunien, surtout ceux qui massacrent les civils.

​​​​Désespéré pour ses troupes, Robert Gates, le Ministre de la Défense étasunienne, essaye d'effrayer les Européens avec la menace du « terrorisme international. » Mais les Européens savent que le meilleur moyen d'installer le terrorisme en Europe est d'envoyer des troupes combattre les Musulmans pour les Étasuniens. Gates obtiendra les soldats allemands et français dont il a désespérément besoin si les États-Unis peuvent donner aux dirigeants français et allemand, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, assez milliards de dollars à partager entre leurs partis, pour les enhardir à passer outre à l'opinion publique, et envoyer leurs soldats mourir pour l'hégémonie étasunienne et israélienne au Moyen-Orient.

​​​​Gates a déclaré à l'Europe que la survie de l'OTAN est en jeu : « Nous ne devons pas, nous ne pouvons pas, devenir une alliance à deux niveaux, les uns prêts à se battre et pas les autres. » Avec un rare brin d'honnêteté pour un fonctionnaire du gouvernement étasunien, Gates a admis, lors de la conférence de l'OTAN à Munich la semaine dernière, que la colère des Européens contre les États-Unis à propos de l'Irak est la raison pour laquelle l'Europe ne pourra pas envoyer assez de troupes pour lutter contre les Talibans en Afghanistan, présentant donc ce qu'il avait peu franchement déclaré, au risque de l'échec de « la mission internationale en Afghanistan. ».

​​​​La « mission » en Afghanistan, comme la « mission » en Irak, sont des objectifs pour l'hégémonie des États-Unis et d'Israël. La raison officielle de l'invasion de l'Afghanistan était le 9-11 et le prétendu refus des Talibans de livrer Oussama Ben Laden. Ça n'a absolument rien à voir avec l'Europe, l'OTAN, ou une quelconque « mission internationale. » La raison officielle de l'invasion de l'Irak était les prétendues, mais inexistantes, armes de destruction massive, qui menaçaient prétendument les Etats-Unis d'un autre 9-11 plus meurtrier, en cours d'élaboration, selon le régime Bush.

​​​​Si les États-Unis ont à présent besoin de troupes étrangères pour sauver leur peau dans ces deux guerres perdues, ils doivent les demander à Israël. Israël est la raison pour laquelle les États-Unis sont en guerre au Moyen-Orient. Laissez Israël fournir les troupes. Les néo-conservateurs qui ont dominé le régime Bush et ont piégé les États-Unis dans des guerres illégales sont des alliés de l'extrême droite d'Israël. Le but du néo-conservatisme est de supprimer tous les obstacles à l'expansion territoriale israélienne. L'objectif sioniste est de s'emparer de la totalité de la Cisjordanie et du Sud Liban, et d'autres régions à suivre plus tard.

​​​​Vous souvenez-vous du « mission accomplie » ? Vous rappelez-vous de tous ces Néo-conservateurs se pavanant avec leur promesse de « guerre facile » ? Revoyez-vous tous ces ignorants se vantant d'avoir « vaincu les Talibans » ? Tous ces mensonges étaient conçus pour assujettir les Étasuniens au service d'Israël dans les interminables guerres du Moyen-Orient. Les invasions de Bush n'ont pas d'autre motif. Nous savons avec certitude que Bush et toute son administration ont menti comme des arracheurs de dents au sujet des Talibans et des armes de destruction massive en Iraq.

​​​​Quelle somme de connerie, d'ignorance et de tromperie représente le régime Bush. Bush, vaincu en Irak, défait en Afghanistan, avec le Pakistan s'écroulant devant ses yeux, en est maintenant réduit à supplier les Français, qui furent l'objet d'un excellent sport de dénigrement de la part de ses fonctionnaires néo-conservateurs, d'envoyer des soldats pour sauver son cul en Afghanistan.

​​​​Quel objet de dérision Bush a fait des États-Unis. Quelle ruine cet idiot absolu et ses supporters ont amené aux États-Unis. Quels traîtres absolus sont les Néo-conservateurs. Chacun, jusqu'au dernier d'entre eux, doit être immédiatement arrêté pour haute trahison. Les Néo-conservateurs sont les plus grands ennemis des États-Unis, et ils contrôlent notre gouvernement ! Pour les Étasuniens, tout ce qu'il résulte des six ans de la « guerre au terrorisme » de Bush, c'est un État policier naissant.

​​​​À présent, en coulisses, le dingue John « cent ans de guerre » McCain assure la relève. L'électorat étasunien liquidera-t-il le Parti Républicain avant que ce mouvement d'aliénés n'anéantisse l'Amérique ?

​​​​Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington, Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy, et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l'entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d'inconduite des procureurs.

Original : http://www.vdare.com/roberts/080211_bush.htm
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

* Rappel : Un billion vaut 1 million de millions ou mille milliards = 1 000 000 000 000 .

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Robert Gates assure que des attentats dévasteront l’Europe si celle-ci ne soutient pas l’OTAN
11 février 2008 - Munich (Allemagne)
http://www.voltairenet.org/article155151.html

Invité de la 44e conférence sur la sécurité, à Munich ce week-end, le secrétaire à la Défense des États-Unis, Robert Gates, a tenté de persuader ses auditeurs européens qu’un échec de l’OTAN en Afghanistan (et de facto au Pakistan) ouvrirait les portes de l’Europe aux terroristes d’Al Qaida.

Voici un extrait de son intervention :

« Le danger posé par l’extrémisme islamique est réel - et il ne va pas disparaître. Vous connaissez tous les attentats de Madrid et de Londres. Mais il y a eu aussi de nombreux attentats plus petits à Istanbul, Amsterdam, Paris et Glasgow, entre autres. De nombreuses cellules et complots ont été démantelés au cours des dernières années - la plupart d’entre eux visait à étendre la mort et la destruction à une large échelle (…) Il y a juste quelques semaines, les autorités espagnoles ont arrêté 14 islamistes extrémistes à Barcelone, suspectés de planifier des attentats suicides contre des transports publics en Espagne, Portugal, France, Allemagne et Grande-Bretagne.

Imaginez un moment ce qui se serait passé si quelques une des ces attaques avaient eu lieu. Imaginez si les terroristes islamiques avaient frappé vos capitales à la même échelle qu’ils le firent à New York. Imaginez s’ils avaient en main des matériels et des armes capables de plus grande destruction encore - des armes de la sorte sont trop facilement accessibles dans le monde aujourd’hui. Nous oublions à notre risque et péril que l’ambition des extrémistes islamiques n’est limitée que par les occasions qui s’offrent à eux.

Vous devez aussi vous rappeler que les cellules terroristes en Europe ne sont pas un pur produit local, déconnectées d’évènements lointains, ni une simple question d’ordre intérieur. Certaines sont financées de l’étranger. Certaines haïssent toutes les démocraties occidentales, pas uniquement les États-Unis. Certains de ceux qui ont été arrêtés avaient des liens directs avec Al-Qaeda. Certains sont liés à Al Qaeda en Irak. Dans le cas le plus récent, la cellule de Barcelone avait des liens avec un réseau de formation terroriste dirigé par Baitullah Meshud, un commandant extrémiste basé au Pakistan, affilié aux Talibans et à Al Qaeda qui, croyons-nous est responsable de l’assassinat de Benazir Bhutto », etc., etc.

Le scénario de politique-fiction de M. Gates ne surprendra pas nos lecteurs : il confirme, dans la forme et dans le fond, ce qu’écrivait Thierry Meyssan la semaine dernière dans nos colonnes, mais avec de toutes autres conclusions.

Lire : « Comment la DGSE a déjoué une nouvelle vague d’attentats d’Al-CIA en Europe », Réseau Voltaire, 7 février 2008.

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L’engagement de l’Europe en Afghanistan
par Marcus Pistor - 8 février 2008 - Depuis Ottawa (Canada)
Expert à la Division des affaires politiques et sociales du Service d’information et de recherche parlementaires du Parlement du Canada
http://www.voltairenet.org/article155074.html

Alors que les États-Unis et le Royaume-Uni —qui ont envahit l’Afghanistan en 2001 au prétexte fallacieux des attentats du 11 septembre— font pression sur leurs alliés pour qu’ils prennent leur part de cette entreprise, le Parlement canadien a dressé un état de l’engagement des Européens dans ce pays. Nous reproduisons ce document qui rend compte avec précision des différentes approches et des niveaux d’engagement.

L’UE, contrairement à ses États membres, n’a pas actuellement le mandat ni la capacité de contribuer aux opérations militaires en Afghanistan. Elle a établi des liens étroits avec l’OTAN dans le but d’éviter un dédoublement des efforts et toute concurrence entre l’Alliance et la toujours changeante Politique européenne de sécurité et de défense (PESD). Ainsi, dans les endroits où l’OTAN n’a pas ou n’a plus d’effectifs militaires, l’UE se charge d’assurer la conduite des opérations en étroite coordination et collaboration avec elle. S’appuyant sur les ressources et les plans de l’OTAN, l’UE a succédé notamment à cette dernière en 2004 à la tête de l’opération militaire internationale en Bosnie-Herzégovine.

La contribution militaire des États membres de l’UE en Afghanistan est loin d’être négligeable : 25 des 27 pays de l’UE sont au nombre des 39 nations participant à la mission de la Force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS) commandée par l’OTAN, et 21 682 (52 p. 100) des 41 741 soldats déployés en décembre 2007 viennent de ces pays. L’UE et ses membres font aussi des efforts considérables sur d’autres plans. On leur doit en effet 30 p. 100 des 12,5 milliards de dollars que la communauté internationale a promis d’investir dans la reconstruction de l’Afghanistan au cours des conférences internationales de Tokyo, en 2002, et de Berlin, en 2004. Lors de la Conférence de Londres, au printemps 2006, l’UE et ses pays membres se sont engagés à investir une somme supplémentaire de 2,4 milliards de dollars US pour aider à la reconstruction de l’Afghanistan au cours des prochaines années [2]. La Commission européenne (CE) a elle-même dépensé à cette fin près de 290 millions de dollars canadiens par an entre 2002 et 2006. En 2004-2005, elle a été le deuxième fournisseur en importance d’aide publique au développement (APD) à l’Afghanistan, qui devenait ainsi le quatrième bénéficiaire d’aide de la CE, après la Turquie, la Serbie-Monténégro et le Maroc.

En 2007, la CE a adopté un nouveau document de stratégie d’aide au pays pour 2007-2013, où l’on privilégie le recours aux structures gouvernementales pour mettre en œuvre des programmes d’aide et garantir un appui soutenu aux programmes nationaux existants. L’aide de la CE sera ainsi concentrée dans les domaines dans lesquels la CE a acquis un certain savoir-faire et une certaine expérience ou dans lesquels elle constitue le donateur exclusif. On parle ici, au premier chef, d’aménagement rural, de gouvernance et de santé et, au second chef, de protection sociale, de déminage et de coopération régionale. La CE s’occupera aussi de questions de portée plus générale, telles que les droits de la personne et la société civile (notamment la place des femmes et des médias) et les préoccupations relatives à l’environnement [3]. En juin 2007, l’UE a organisé une nouvelle mission policière en Afghanistan (EUPOL) s’inspirant des programmes de formation policière en Allemagne. Le Canada a accepté de participer à cette mission en juin 2007.

Royaume-Uni [4]

Le gouvernement britannique est résolument en faveur de la mission de la FIAS et d’une action plus ferme pour stabiliser la situation en Afghanistan. Passant de la parole aux actes, il a déployé de nombreux effectifs et fourni une aide financière appréciable au développement. Sous bien des rapports, la position adoptée par le gouvernement britannique ressemble à celle de son homologue canadien : les deux croient que démocratisation, saine gouvernance et développement sont impensables en l’absence de sécurité et que pour établir un bon climat de sécurité, il faut pouvoir compter sur de solides capacités militaires et de combat. Ils ont donc engagé beaucoup de ressources tous les deux tant sur le plan militaire que dans les domaines du développement, de la gouvernance et de la diplomatie. Comme le Canada, le Royaume-Uni (R.-U.) n’est pas tenu par sa Constitution ou une loi quelconque de solliciter un mandat du Parlement pour envoyer des troupes à l’étranger.

Le contingent britannique est le deuxième en nombre, après celui des États-Unis, au sein de la FIAS. Les effectifs de la FIAS déployés en Afghanistan comptent actuellement 7 700 Britanniques, comparativement à 4 600 en mai 2006. Selon un reportage diffusé par la BBC en octobre 2007, le gouvernement britannique envisagerait l’envoi de renforts en Afghanistan. La majorité des troupes britanniques faisant partie de la FIAS sont des unités de combat à pied d’œuvre dans la province méridionale d’Helmand, la principale zone de culture du pavot en Afghanistan. Le R.‑U. mène la lutte antidrogue et l’équipe provinciale de reconstruction (EPR) d’Helmand depuis mai 2006. Il a déjà été à la tête des EPR de Mazar-e-Charif (de 2002 à 2006) et de Meymana (de 2002 à 2005), deux villes du nord du pays. Le R.‑U. a aussi du personnel qui travaille au quartier général de la FIAS et à celui de l’OEF, les deux situés à Kaboul. Quatre-vingt-six soldats et fonctionnaires britanniques sont morts en service en Afghanistan depuis octobre 2001.

Le R.-U. a joué un rôle de premier plan dans les efforts internationaux de stabilisation et de reconstruction de l’Afghanistan. Selon le Foreign and Commonwealth Office, il aurait consacré plus de 2,2 milliards de dollars canadiens à l’Afghanistan depuis 2001. Une somme totale de 1,03 milliard de dollars canadiens a été engagée au titre de l’aide au développement entre 2002 et 2007 et le R.-U. s’est révélé le plus important contributeur bilatéral au Fonds d’affectation spéciale pour la reconstruction de l’Afghanistan. Le R.-U. a aussi dépensé au-delà de 695 millions de dollars canadiens en soutien militaire à l’Afghanistan, plus de 138 millions de dollars pour la réforme du secteur de la sécurité et plus de 41 millions de dollars pour garantir la bonne marche des élections [5]. Il est, après les États-Unis, le deuxième fournisseur en importance d’aide bilatérale. En 2004-2005, l’Afghanistan a reçu 2,3 p. 100 de toute l’APD prodiguée par le R.-U., ce qui le plaçait au sixième rang des bénéficiaires d’aide bilatérale de ce pays [6].

Pays-Bas [7]

En optant pour une approche intégrée à l’égard de l’Afghanistan, le gouvernement néerlandais a aussi adopté des politiques semblables sous bien des rapports à celles adoptées par le gouvernement canadien. Les Pays-Bas sont d’avis que la sécurité et la stabilité sont des conditions essentielles au développement et que, dans les régions sujettes à des conflits, les programmes de développement ne suffisent pas. Ceux-ci doivent s’accompagner de mesures fermes sur les plans politique, militaire et économique. Cette approche intégrée (défense, développement et diplomatie) est indispensable à l’accomplissement d’une paix, d’une sécurité et d’un développement durables [8]. Démontrant son inclination en faveur d’un engagement plus ferme, le gouvernement néerlandais a décidé, au début de 2006, d’envoyer 1 700 soldats dans la province méridionale d’Ourouzgan, pour faire partie de la FIAS, pour une période initiale de deux ans. Il n’a pas besoin d’un mandat officiel du Parlement pour déployer des forces armées à l’étranger, mais il doit l’en informer.

Lorsque le gouvernement a envisagé le déploiement d’unités de combat, au sein de la FIAS, dans le sud de l’Afghanistan en 2005-2006, de nombreux politiciens ont dit craindre sérieusement que la participation à des opérations de combat diminue les chances des forces néerlandaises de s’assurer l’appui de la population afghane dans ses efforts de reconstruction. On s’inquiétait aussi du traitement des prisonniers faits par les membres de l’Opération Enduring Freedom (OEF) et ceux de la FIAS, le gouvernement néerlandais étant l’un des alliés européens ayant critiqué le plus ouvertement la façon dont les prisonniers capturés en Afghanistan étaient traités par les forces états-uniennes. Avant l’envoi de troupes en 2006, les ministres de la Défense néerlandais et afghan ont établi un protocole d’entente à ce sujet, qu’ils ont signé à la fin de 2005.

À la fin de novembre 2007, malgré une vive opposition publique, le gouvernement a décidé de prolonger d’environ deux ans la mission néerlandaise en Afghanistan. Avant d’annoncer cette décision, prise après que plusieurs pays européens membres de l’OTAN eurent offert leur assistance, le ministre néerlandais de la Défense a indiqué que les 1 500 soldats néerlandais déjà sur place resteraient en Afghanistan jusqu’à ce que ce pays puisse constituer ses propres forces pour assurer lui-même sa défense [9].

En date du 5 décembre 2007, les Pays-Bas comptaient 1 512 soldats en Afghanistan, la plupart réunis au sein de l’EPR de la FIAS en Ourouzgan, passée sous la responsabilité des Pays-Bas en août 2006. Le Canada, le Royaume-Uni et les Pays-Bas assurent à tour de rôle la direction du Commandement régional Sud de la FIAS à Kandahar, dont ils fournissent le commandant et le gros du personnel. Le contingent militaire néerlandais comprend, outre une force terrestre, un détachement d’hélicoptères Apache et un détachement d’appareils Chinook et F-16 dans le sud de l’Afghanistan. Basé à Kandahar, ce détachement offre un soutien tant aux éléments de la FIAS qu’à ceux de l’OEF. Il y a aussi 250 militaires néerlandais qui servent à Kaboul et dans le nord de l’Afghanistan. Selon les médias, 12 soldats néerlandais auraient trouvé la mort en Afghanistan depuis octobre 2001.

Sur le plan diplomatique, le gouvernement néerlandais a privilégié une approche stratégique régionale préconisant l’ouverture, par l’Alliance, d’un dialogue avec les principaux pays de la région, à savoir le Pakistan, l’Inde et l’Iran. Les Pays-Bas ont consacré beaucoup de ressources à la reconstruction et au développement en Afghanistan. L’aide au développement fournie à l’Afghanistan a atteint 74 millions de dollars canadiens en 2005 et 107 millions de dollars canadiens en 2006, et des dépenses de l’ordre de 113 millions de dollars canadiens sont prévues à ce chapitre en 2007. L’Afghanistan a reçu 1,7 p. 100 de toute l’ADP fournie par les Pays-Bas en 2004-2005, ce qui a fait de lui le septième bénéficiaire en importance de l’aide bilatérale néerlandaise. Depuis 2001, les Pays-Bas offrent leur appui et une aide d’urgence au gouvernement afghan en participant au Fonds d’affectation spéciale pour la reconstruction de l’Afghanistan. Ils ont aussi aidé à l’organisation des élections parlementaires et présidentielles et contribué à la lutte contre la production et le trafic d’opium, ainsi qu’au travail de déminage accompli par les organismes d’aide.

Allemagne [10]

En plus de jouer un rôle important sur le plan diplomatique, l’Allemagne a été un des principaux fournisseurs de personnel militaire et d’aide au développement en Afghanistan. Dans la mesure où le gouvernement allemand a lui aussi adopté une approche civilo-militaire globale, en soutenant que l’intervention de ces deux éléments complémentaires est nécessaire à la reconstruction et au développement de l’Afghanistan, on peut dire que la position de l’Allemagne concernant la nature des mesures que doit prendre la communauté internationale pour garantir la sécurité, la saine gouvernance et le développement s’apparente à celle de ses principaux alliés. Cependant, beaucoup ont reproché à l’Allemagne sa réticence à participer aux missions de combat de la FIAS, notamment dans l’est et le sud de l’Afghanistan, les piètres capacités de ses forces au sein de la FIAS et les réserves nationales parmi les plus restrictives de toutes celles imposées par des pays membres de la FIAS.

Contrairement au Canada, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, l’Allemagne doit obtenir un mandat explicite de la Chambre basse de son Parlement, le Bundestag, avant d’envoyer des troupes participer à des missions militaires à l’étranger, si bien que la contribution de l’Allemagne à la FIAS et à l’OEF est généralement vue comme étant particulièrement sensible aux pressions politiques exercées au pays. Les politiciens et le public allemands s’inquiètent évidemment de l’incidence des opérations de combat sur les efforts de stabilisation et de reconstruction, ainsi que des risques importants que courent les soldats allemands, mais ils ont aussi bien du mal à accepter que les opérations de combat menées par la FIAS et l’OEF fassent des victimes au sein de la population civile. En octobre 2007, après un long débat public, le mandat des troupes allemandes au sein de la FIAS, dont celui des six aéronefs de reconnaissance et du personnel de soutien au sol, a été prolongé d’un an. Toutefois, le gouvernement a décliné les demandes de l’OTAN, qui voulait que l’Allemagne envoie des troupes participer à des missions de combat dans le sud. La participation de l’Allemagne à l’OEF, prolongée en novembre 2007, se résume au déploiement de 1 400 militaires, dont 100 membres des Forces spéciales et 1 000 marines. Quelque 300 marines sont déployés actuellement en Méditerranée et à la Corne de l’Afrique. Les Forces spéciales allemandes ont déjà participé à des combats au cours de l’OEF en Afghanistan.

Avec ses 3 140 soldats en poste en Afghanistan, l’Allemagne était, le 1er novembre 2007, le troisième principal fournisseur de personnel militaire de la FIAS. Ses troupes, équipées et formées pour des opérations de stabilisation, et non pour des missions de combat, sont déployées dans le nord de l’Afghanistan, où elles dirigent deux EPR, celles de Kunduz (depuis octobre 2003) et de Feyazad (depuis septembre 2004). L’Allemagne a aussi été à la tête du Commandement régional Nord de la FIAS, qui regroupe cinq EPR. Elle dispose de six appareils de reconnaissance Tornado basés à Mazar-e-Charif et a prêté au Canada 20 chars Leopard 2A6M. Vingt-deux Allemands ont trouvé la mort en Afghanistan jusqu’à présent.

En s’engageant à investir 1,3 milliard de dollars canadiens d’ici 2010 dans la reconstruction et le développement et en renonçant au remboursement d’une dette de 107 millions de dollars canadiens, l’Allemagne s’est classée quatrième sur la liste des fournisseurs d’aide bilatérale à l’Afghanistan. Avec une part de 0,8 p. 100, l’Afghanistan était, en 2004-2005, au 14e rang des bénéficiaires de toute l’ADP fournie par l’Allemagne dans le monde. Au chapitre du développement, l’Allemagne s’est surtout employée à établir et à renforcer les structures de gouvernance et les capacités de dotation en ressources humaines de l’Afghanistan dans quatre secteurs en particulier : l’énergie (principalement l’énergie renouvelable), l’eau potable, le développement économique durable et l’enseignement au niveau primaire. Elle a aussi contribué aux efforts de développement dans les domaines suivants : la primauté du droit, le respect des droits de la personne, l’amélioration de la condition des femmes et des jeunes filles et les mécanismes de règlement des conflits. L’Allemagne a été un partenaire clé de l’Afghanistan en matière de formation et de développement de ressources policières, mais on a trouvé que ses efforts s’étaient avérés inefficaces. Au milieu de 2007, l’UE a pris les choses en main dans ce domaine et c’est la Mission policière de l’UE en Afghanistan qui a hérité du projet allemand.

France [11]

Contrairement au Canada, aux Pays-Bas et aux autres intervenants qui préconisent des stratégies pluridimensionnelles axées à la fois sur la sécurité, la saine gouvernance, la reconstruction et le développement, les Français sont moins enclins à intégrer tous ces éléments dans leur politique concernant l’Afghanistan. Ils préfèrent se concentrer sur la sécurité. La France a adopté une attitude ferme à l’égard de la FIAS et de l’OEF, soutenant que les deux sont étroitement liées et que l’Alliance devrait consacrer toutes ses énergies à stabiliser le pays et à combattre le terrorisme et le trafic de stupéfiants. Si elle soutient les efforts de la communauté internationale dans les domaines de la reconstruction, de la gouvernance et du développement, et si elle est elle-même active dans ces domaines, elle ne pense pas que l’OTAN doive ou puisse être efficace sur tous ces plans. La France n’a pas d’EPR et ne croit pas que ces équipes jouent un rôle important en Afghanistan [12].

Pour envoyer des troupes à l’étranger, le gouvernement français n’a pas besoin de débattre de la question au Parlement ni d’obtenir un mandat de ce dernier. L’Assemblée nationale exerce tout de même une certaine influence, puisque c’est elle qui contrôle les dépenses budgétaires.

La France compte environ 1 300 soldats au sein de la FIAS, y compris quelque 280 militaires chargés d’entraîner membres des Forces armées et des contingents spéciaux de l’Afghanistan (une priorité pour la France) et 540 militaires déployés au sein du Commandement régional de la capitale de la FIAS à Kaboul. En 2007, la France a transféré à Kandahar quatre chasseurs-bombardiers Mirage basés jusque-là au Tadjikistan. Ces appareils sont affectés à des missions de renseignement et de soutien aérien rapproché [13], y compris l’appui aux forces terrestres canadiennes. Environ 400 militaires français sont déployés dans le cadre de l’OEF en Afghanistan et dans la région. Le nombre de militaires français tués en Afghanistan s’élève à 12.

La mission en Afghanistan a largement contribué à la redéfinition de la politique française à l’égard de l’OTAN. Depuis 2001, le changement d’orientation de l’Alliance, en faveur des responsabilités hors zone, gagne en popularité en France [14]. En septembre 2007, le président Sarkozy a même annoncé que son pays était prêt à réintégrer la structure de commandement militaire de l’OTAN, dont il s’était retiré en 1966 [15], et préconisé l’adoption par l’UE d’une politique de sécurité et de défense plus ferme. La France demeure fermement résolue à appuyer les efforts de la FIAS et de l’OEF en Afghanistan. Au cours de sa visite à Washington, en novembre 2007, le président Sarkozy a déclaré que « la France restera engagée en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra, car ce qui est en cause dans ce pays, c’est l’avenir de nos valeurs et celui de l’Alliance Atlantique ».

La quantité d’ADP fournie par la France rend bien compte de l’accent mis par cette dernière sur la sécurité en Afghanistan. Treizième principal fournisseur d’aide bilatérale à l’Afghanistan, la France se classe dernière à ce chapitre parmi tous les pays dont il est question dans le présent document, auxquels s’ajoutent les États-Unis et le Canada. En 2004-2005, l’Afghanistan ne figurait même pas parmi les 15 premiers bénéficiaires de l’ADP fournie par la France [16]. Celle-ci préfère accorder ce genre d’aide à l’Afrique, où se trouvent 12 de ses 15 premiers bénéficiaires. N’empêche qu’elle a fait des contributions appréciables à la reconstruction et au développement dans divers secteurs, dont l’assistance humanitaire, la lutte antidrogue, la formation de juges et la création du Parlement afghan, ainsi que la santé et l’agriculture.

Italie [17]

Si on fait abstraction du nombre très important de soldats italiens qui sont venus grossir les rangs de la FIAS, la participation de l’Italie aux efforts internationaux en Afghanistan est plus limitée et plus modérée que celle du Canada et du Royaume-Uni. Le gouvernement italien reconnaît la nécessité de redoubler d’efforts dans tous les secteurs, qu’il s’agisse de la sécurité, de la gouvernance, du développement socioéconomique, de la coopération régionale, de la protection des droits de la personne ou de la lutte antidrogue [18], mais il ne semble pas avoir adopté une approche intégrée ou pangouvernementale pour son intervention en Afghanistan, se concentrant plutôt sur sa mission militaire dans l’ouest du pays et sur sa participation à la refonte et au renforcement du système judiciaire.

De 2001 à 2006, la contribution financière de l’Italie au développement en Afghanistan s’est établie à près de 420 millions de dollars canadiens. Une somme supplémentaire de 225 millions de dollars canadiens est prévue pour 2007 à 2009. Avec une part de 0,8 p. 100, l’Afghanistan était, en 2004-2005, au huitième rang des bénéficiaires de l’ADP de l’Italie. Celle-ci a concentré ses efforts de reconstruction et de développement sur la gouvernance, principalement le système judiciaire, et les projets d’infrastructure. L’Italie est le pays donateur qui a donné le ton aux efforts de refonte et de renforcement du système judiciaire en Afghanistan. En juillet 2007, elle a tenu une Conférence sur la primauté du droit en Afghanistan, au cours de laquelle des donneurs internationaux ont annoncé des contributions de 360 millions de dollars US.

On dénombre environ 2 358 soldats italiens en Afghanistan, dont des membres de l’Armée de terre, de l’Armée de l’air et des Forces spéciales. L’Italie est la nation-pilote du Commandement régional Ouest et c’est d’elle que relève l’EPR de la province d’Hérat. Dix soldats italiens ont été tués jusqu’à présent en Afghanistan.

Depuis les élections d’avril 2006 qui ont porté au pouvoir la coalition de centre-gauche du premier ministre Romano Prodi, la politique italienne à l’égard de l’Afghanistan a beaucoup souffert de l’instabilité politique en Italie. En février 2007, M. Prodi a remis sa démission après avoir perdu un vote au Sénat sur la politique étrangère de l’Italie et le rôle de celle-ci au sein de l’OTAN, y compris sur sa mission militaire en Afghanistan. Ayant conservé ses fonctions de premier ministre, il a remporté par la suite un vote de confiance et un nouveau vote sur la mission en Afghanistan, sans cependant faire taire, au sein même de la coalition qu’il dirige, les adversaires d’une intervention militaire de l’Italie en Afghanistan, ni mettre un terme aux pressions en faveur d’un retrait complet des forces italiennes dans ce pays.

M. Prodi a renouvelé la promesse de l’Italie de rester en Afghanistan, en réclamant cependant l’adoption d’une nouvelle stratégie à long terme pour la mission internationale. Son ministre des Affaires étrangères a aussi demandé qu’on mette fin à la mission séparée de l’OEF en Afghanistan, faisant ainsi écho aux préoccupations exprimées par certains alliés européens à propos de la coordination des actions de la FIAS et de l’OEF. Le gouvernement italien a aussi continué de résister aux pressions de certains alliés de l’OTAN qui voulaient que l’Italie renonce à limiter ses forces aux tâches qu’elles effectuent actuellement et les autorise à participer aux opérations de combat de la FIAS dans le sud du pays. Enfin, l’Italie s’est attiré les foudres de ses principaux alliés de l’OTAN pour avoir accepté, en mars 2007, de libérer cinq militants talibans en retour d’un journaliste italien.
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kader
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« Répondre #192 le: 12/03/2008 - 19:50:42 »

L'opération de prestidigitation Algérienne concernant la durée de vie (exploitation /pompage / exportation /devises) des réserves prouvées de pétrole d'Algérie est de plus en plus lamentable et prouve bien que la médiocrité et l'incompétence a contaminé une large partie des "élites (khouroutou)" Algériennes .

Les Algériens qui ne sont pas des "khouroutou" savent très bien calculer :

Alors d'après l'Agence Internationale de l’Énergie, l’Algérie a vu ses réserves prouvées de pétrole passer de 9 milliards de barils en 2003 à 12 milliards de barils de pétrole en 2008.

En moyen, l'Algérie pompe, de ses réserves prouvées de pétrole évalué à 12 milliards de barils, 1,4 million de barils par jour (H24)

Disant qu'a partir de mars 2008 on a :

1- Réserves prouvées de pétrole Algériennes = 12 000 millions de barils de pétrole

2-Production (pompage) journalière (H24) moyenne du pétrole des "Réserves prouvées de pétrole Algériennes" = 1,4 million de barils par jour

3-Le nombre de jours de production (pompage H24-7jours/7) du pétrole des "Réserves prouvées de pétrole Algériennes" = 12 000 / 1,4 = 8571,43 jours de pompage/d'exportation et d'entrée des devises  (dollars US, Euros, etc...) servant à faire vivre à 98% l'état Algérien et l'Algérie (population).

4-On prend, par défaut, une année commune de 365 jours, alors il nous reste combien d'année de pompage (H24-7jours/7) et d'exportation de pétrole ainsi que d'entrée des devises  (dollars US, Euros, etc...) servant à faire vivre à 98% l'état Algérien et l'Algérie (population) ? voila le résultat dans le cas idéal de non déclin géologique et technique rapide des réserves prouvées de pétrole Algérien (cas très rare)   ;) :

8571,43 jours / 365 jours = 23 ans de pompage et exportation au rythme de 1,4 million de barils de pétrole par jour DONC DANS CE CAS PAS DE PETROLE EN 2031 pour l'Algérie.

et surprise pour un rythme de 1,8 million de barils de pétrole par jour le résultat est :

12000/1,8= 6666 jours de pompage/exportation

6666jours/365jours = 18 ans de pompage et exportation au rythme de 1,8 million de barils de pétrole par jour DONC DANS CE CAS PAS DE PETROLE EN 2026 pour l'Algérie.

Plus le rythme journalier de pompage du pétrole Algérien augmente plus la durée de vie et d'exploitation des réserves prouvées de pétrole Algériennes diminue.

Les "khouroutou" s'acharnent à cacher ses deux chiffres clés, réserves prouvées en barils de pétrole et rythme de pompage journalier en barils de pétrole de l'Algérie, car ils représentent à eux deux le sombre future de l'Algérie.

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Algérie : Les réserves pétrolières algériennes sont de 12 milliards de barils
Par hayet zitouni le 13/03/2008 à 15:34
http://www.toutsurlalgerie.com/petrole--reserves-2924.html

Les ressources avérées de pétrole ont continué d’augmenter dans la zone Maghreb-Moyen Orient (MENA) ces cinq dernières années, passant de 729 milliards de barils en 2003 à 811 milliards de  barils en 2008 selon l’Agence Internationale de l’Énergie.

Plusieurs États ont vu leur ressources augmenter de façon conséquentes, à l'image de l’Arabie Saoudite, le Koweit, la Libye et l’Iran. De son côté l’Algérie a vu ses réserves passer de 9 milliards de barils en 2003 à 12 milliards cette année. Ces nouvelles indications confirment les estimations avancées récemment par le ministre de l'énergie Chakib Khelil. Ce dernier prévoit en effet l'épuisement de nos réserves en or noir (pétrole) vers 2050. (grosse faute de calcul due uniquement à la médiocrité et l'incompétence des "khouroutou").

L’Agence Internationale de l’Énergie avance que les réserves totales de pétrole étaient de 1,21 trilliions en 2003 et ont grimpé jusqu’à 1,33 trilliions en 2008.

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L’Algérie limite sa production pétrolière et augmente ses capacités d’exportation de gaz
Alors que le « Sahara Blend » connaît une hausse notable

lundi 23 juillet 2007.

L’Algérie a décidé de limiter son seuil de production pétrolière, estimé à environ 1.4 millions de barils jour, en plus d’adopter un programme pour la hausse des capacités d’exportations du gaz naturel, sous toutes ses formes, contre le maintien des réserves pétrolières.

La publication spécialisée « Middle East Economic Survey » a révélé, se basant sur une déclaration du Président Directeur Général de Sonatrach, Mohamed Meziane, que cette dernière se concentre actuellement sur le maintien des capacités existantes et des réserves disponibles, surtout après l’adoption des amendements de la loi sur les hydrocarbures et les taxes sur les bénéfices exceptionnels.

Cette décision intervient au moment où la production pétrolière algérienne a atteint ses plus hauts niveaux depuis deux années, elle a été estimé à plus de 1.42 millions de baril jour. La moyenne du prix du pétrole algérien a dépassé durant le premier semestre de 2007 le seuil de 64 dollars le baril.

Par ailleurs, la série de découvertes entre 2005 et 2007 a soutenu les réserves de pétrole algérien qui a dépassé le niveau atteint lors de la période de la nationalisation, il est actuellement de 12 milliards de baril.

Sachant que les réserves de gaz sont de 4000 milliards de mètres cube, il est attendu que la capacité de production atteigne très vite les 85 milliards de mètres cube puis les 100 milliards.

El-Khabar

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SONATRACH: FAUTE FATALE
24/03/2008
http://www.rcd-algerie.org/index.php?id_rubrique=-5&id_article=835

Ce n'est ni en 2030 ni en 2040 que l'Algérie devra revoir à la baisse ses exportations en hydrocarbures mais bien en 2012. Vous avez bien lu 2012!!

Le gisement de Hassi R'mel est sérieusement hypothéqué par des décisions aussi graves qu'incompréhénsibles. Tous les professionnels procèdent à des injections régulières de gaz dans le site en exploitation pour assurer une pression suffisante à une production stable et conséquente.
Pour des raisons que personne ne s'explique encore, ces injections ont été 4 à 5 fois inférieures aux normes requises à HASSI R'MEL, créant des conditions favorables à des appels massifs d'eau qui piègent des poches considérables de gaz devenues inexploitables!

Si les quantités ainsi perdues par le pays ne sont pas encore connues avec précision; les organismes chargés d'évaluer les prospectives énergétiques sont unanimes pour dire que ces quantités sont, de toutes façons, considérables.

Interrogé par un journaliste spécialisé à Londres en février sur le récent affaissement du potentiel énergétique de notre pays et son incapacité désormais avérée à honorer ses engagements en matière de livraison, M. Chakib KHELLIL, un instant perturbé, s'en tirera en disant que "l'Algérie a signé des contrats importants". Ce qui fera dire à un journaliste hollandais que cette réponse est digne du chauffeur de taxi qui casse sa voiture et qui veut rassurer son client en lui disant qu'il a son permis de conduire.

Sur le volet pétrolier les choses ne sont pas meilleures et les réductions de nos exportations seront aussi diminuées dans un horizon de 4 à 5 ans !

On devine les conséquences économiques et financières d'une telle situation pour une nation qui
dépend toujours à 98% de ses recettes des hydrocarbures.

Plusieurs questions agitent les centres d'études spécialisés dans le domaine.

Pourquoi les responsables algériens, après avoir provoqué un tel séisme - il n'y a pas d'autre mot- continuent-ils de maintenir un rythme d'exploitation effréné alors que tout le monde sait que les énergies faucilles resteront dominantes dans la mesure où les estimations les plus optimistes prédisent, sur le court et moyen terme, des parts de marché ne dépassant pas les 10% pour les énergies renouvelables?

Les promesses faites pour des livraisons durables de 100 milliards de mètres cubes de gaz sont une chimère et la production actuelle de pétrole qui approche 1,5 million de barils/jour (au lieu des 8 à 900 000 produits normalement) est une irresponsabilité stratégique.

Faut-il rappeler que la Norvège, par exemple, a adopté une démarche inverse de celle de l'Algérie ?
C'est sur fond de cet effroyable gâchis, pour l'instant camouflé, que le PDG de SONATRACH a failli être démis par le ministre de l'énergie. Pour l'instant M. MEZIANE a sauvé sa tête. Le même PDG et son collègue de SONELGAZ susssurent de leur côté que leur ministre de tutelle a exigé d'eux qu'ils provoquent la chute de l'actuel directeur général de l'Observatoire méditerranéen de l'énergie, qui n'est autre qu'un ancien Vice- président de SONATRACH, pour ...avoir licencié une secrétaire protégée par M. KHELLI! Scandalisés par de telles pratiques les membres du conseil d'administration du dit observatoire (italien, français, tunisien...) refusent les manoeuvres du ministre algérien et renouvellent leur confiance à leur collègue.

Et nous qui croyions, dans ces colonnes, avoir découvert le pire à SONATRACH avec les affaires TASSILI AIRLINES, la supercherie de l'unité de déssalement du HAMMA ou la généreuse offre du marché de l'engrais azoté faite aux Koweitiens et à ORASCOM.

Tout se passe comme si on nous avait mis ces "mini" scandales sous le nez pour ne pas voir l'horreur économique de HASSI R'MEL et l'assèchement de nos réserves pétrolières.
A notre connaissance aucune initiative n'a été prise pour situer les responsabilités sur le plus grand désastre économique connu depuis l'indépendance.

Une question orale s'impose à l'Assemblée. Encore faudrait-il que le ministère de tutelle daigne se présenter devant les parlementaires.

******************

L’Algérie produit 1,3 million de barils/jour de pétrole
L’Algérie produit "à pleine capacité", a affirmé M. Khelil


L’Algérie produit 1,3 million de barils/jour de pétrole, dépassant largement son quota officiel de 800.000 b/j fixé par l’OPEP, a indiqué samedi le ministre algérien de l’Energie et des Mines Chakib Khelil.
samedi 16 avril 2005.

à la radio publique, précisant que le quota de l’OPEP n’avait plus cours en raison "de la forte demande mondiale" poussant les pays producteurs à extraire du brut "au maximum de leur capacité". M. Khelil a estimé que l’OPEP devrait augmenter sa production de 500.000 barils par jour, au troisième trimestre 2005, pour "faciliter la reconstitution des stocks" et "réduire les risques un nouvel emballement des prix au 4ème trimestre lorsque la demande amorcera sa hausse saisonnière".

Il a également indiqué que les recettes pétrolières de l’Algérie avaient atteint, au 1er trimestre 2005, près de dix milliards de dollars, en hausse de 37,5% par rapport à la même période de l’année précédente. En 2004, ces recettes étaient de 32,5 milliards de dollars et devraient dépasser ce montant en 2005, si les prix du brut se maintenaient sur toute l’année au dessus de 50 dollars le baril, a estimé M. Khelil.

L’Algérie tire plus de 96% de ses recettes en devises de ses exportations d’hydrocarbures. La production de pétrole brut a été de 59,3 millions de tonnes en 2004, en hausse de 14 % par rapport à 2003 (54,9 millions de tonnes), celle du gaz naturel de 144,3 milliards de m3 contre 137,6 milliards de m3 en 2003 (soit une hausse de 5%), selon la société publique d’hydrocarbures Sonatrach.

La production d’hydrocarbures de l’Algérie a atteint en 2004, tous produits confondus, 222,5 millions de tonnes équivalent pétrole (tep), selon la même source.

Source : AFP
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« Répondre #193 le: 24/03/2008 - 14:25:19 »

Biocarburants : "Il n'y aura plus rien à manger"
lundi 24 mars 2008 - LEXPRESS.fr
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=468729

Si on multiplie la production de biocarburants, l'approvisionnement alimentaire de la population mondiale sera en danger: c'est la prophétie choc du patron de Nestlé, Peter Brabeck. Il prend la parole alors que l'image des carburants verts est de plus en plus controversée.

Le recours accru aux matières premières alimentaires pour la production de biocarburants met en péril l'approvisionnement alimentaire de la population mondiale. C'est en tous cas ce que pense  le patron de Nestlé, Peter Brabeck, qui a assuré dimanche: "Si l'on veut couvrir 20% du besoin croissant en produits pétroliers avec des biocarburants, comme cela est prévu, il n'y aura plus rien à manger".

"Il n'y aura plus rien à manger"

Et de poursuivre, dans une interview à l'hebdomadaire suisse NZZ am Sonntag: "Accorder d'énormes subventions pour les produire est inacceptable moralement et irresponsable".

Peter Braback estime que les millions de tonnes de maïs consacrées aux biocarburants sont autant en moins pour le secteur alimentaire.

Alors que ce phénomène tire vers le haut les prix du maïs, du soja et du blé, les terres cultivables deviennent rares et l'eau est elle aussi menacée, a déclaré Peter Brabeck, estimant que pour produire un litre de bioéthanol il faut 4000 litres d'eau.

Composante importante de l'arsenal prévu par l'UE pour lutter contre le réchauffement climatique, les carburants "verts" ne bénéficient plus d'une image si positive.

Soupçons sur les biocarburants

Après une rafale d'études scientifiques dubitatives, le recours aux céréales pour produire des carburants est soupçonné pêle-mêle de contribuer à la hausse des prix alimentaires mondiaux, à une déforestation aggravant la pollution, à un bouleversement des écosystèmes, voire au déplacement de populations dans les pays pauvres.

La directrice du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, a ainsi appelérécemment les eurodéputés à la vigilance, à propos des terres "détournées de la chaîne alimentaire" et pénalisant les plus démunis.

Pourtant, selon leurs partisans, les carburants d'origine végétale (biodiesel et éthanol) constituent une alternative pour réduire les émissions polluantes et la dépendance des Européens vis-à-vis du pétrole. "Nous devons diversifier nos sources de carburants", car "les pénuries restent un danger réel", a rappelé rrécemment Mariann Fischer Boel, la commissaire européenne à l'agriculture. "N'utilisons pas les biocarburants comme des boucs émissaires expliquant les mouvements de prix des denrées alimentaires", avait-elle également prévenu, en mettant en avant la forte demande de consommation alimentaire des pays émergents comme la Chine et les mauvaises récoltes liées à la météo en Europe et en Australie.

Un plan de l'Union européenne

Les pays de l'UE avaient décidé, voici un an, d'obliger les Européens à utiliser 10% de biocarburants dans leur consommation totale de carburants d'ici 2020. Dans son projet, qui doit être avalisé d'ici fin 2008, Bruxelles stipule que les biocarburants ne devront pas être fabriqués avec des matières premières émanant de forêts vierges ou de zones naturelles protégées. Les biocarburants trop polluants devront être écartés.

Un groupe de travail européen planche sur ces "critères durables" de la Commission, jugés insuffisants par les ONG, et doit remettre sa copie début avril.
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« Répondre #194 le: 30/03/2008 - 19:21:13 »

LES USA et le SAHARA : LE ROLE DE L'ARAMCO (USA) (qui regroupé la Standard Oil et la Texas Company) DANS LA GUERRE D'ALGERIE 1954 AFIN DE CONTROLER DIRECTEMENT L'EXPLOITATION DU PETROLE ET GAZ DE LA FUTURE ALGERIE INDEPENDANTE. CETTE HISTOIRE SE DEROULE TOUJOURS SOUS NOS YEUX.

C'est une histoire sans fin jusqu'à l'épuisement des réserves de pétrole d'ici 18 ans ! le pétrole est vraiment l'excrément du diable. D'UN COLONIALISME HIDEUX A UN AUTRE PLUS HIDEUX !!! .

Les Américains et le Sahara
http://conspiration.ca/conspir/nouvelle_course_petrole.html

La France pourra-t-elle exploiter le pétrole algéro-saharien comme elle l'entend ?

Ému par des articles et des discours qui ne plaidaient pas en faveur de l'amitié américaine, l'ex-ambassadeur des États-Unis à Paris, M. Dillon, publia un communiqué, le 29 décembre 1956, déclarant que les sociétés américaines ne soutenaient pas les rebelles algériens et que le gouvernement français lui en avait donné par écrit la confirmation.

Malheureusement pour la crédibilité publique de cette affirmation, M. Guy Mollet, président du Conseil, avait déclaré huit jours auparavant en pleine assemblée nationale que le chantage au pétrole existait... et, ni lui, ni le ministre des Affaires Étrangères, ne retirèrent leurs précédentes allusions directes aux ingérences américaines en Afrique du Nord. Pas plus que l'ambassadeur ne s'inscrivit en faux contre la note du Foreign Office, du 5 octobre 1955, accusant les Américains de l'Aramco d'armer des tribus arabiennes pour les lancer contre l'oasis de Buraïmi périmètre pétrolifère anglo-français dans le sud-est de la péninsule arabique. Puis, pourquoi nier que le gouvernement français possède des preuves d'interventions américaines (et soviétiques) dans les troubles nord-africains ?

Une dizaine d'organes français publièrent sous une forme particulière à chacun cette information que nous extrayons de Dimanche-Matin (de Paris, car il y en a un autre à Alger) : « ... La compagnie américaine Aramco a versé un demi-milliard de francs aux fellagha en échange certifié du monopole des pétroles en Algérie et au Sahara. Dans les papiers des chefs rebelles arrêtés, on n'a pas seulement découvert les contrats de l'Aramco — véritable pacte d'assassinat — on a découvert aussi l'activité officielle du Département d'Etat qui envisage une république algérienne anti-française... »

Aucun de la dizaine de journaux français qui publièrent cette information ne furent poursuivis, ni même démentis par les autorités françaises. Pour la bonne raison que c'était le secret de polichinelle. L'hebdomadaire Carrefour et quelques rares autres ajoutèrent que des personnalités américaines étaient intervenues auprès de M. Vincent Auriol, ancien président de la République, afin qu'il agisse pour empêcher la publication de ces documents. Une fois de plus, pas une des personnalités mises en cause n'infirmèrent l'information.

Après M. Fouques-Duparc, maire d'Oran, qui tint une conférence en Algérie en relatant les faits ci-dessus, M. Raymond Dronne, député de la Sarthe, écrivit (1er janvier 1957) :

« ...Pour les pétroliers qui ne sont pas seulement influents auprès des roitelets arabes, Nasser est une véritable providence et l'aventure de Suez une affaire lucrative.

Les pétroliers américains n'intriguent pas seulement dans le Moyen-Orient, ils intriguent partout où la terre laisse échapper une odeur de pétrole.

Ils ont poussé à l'éviction la France du Fezzan parce que les prospections géologiques ont décelé dans des territoires désertiques d'immenses possibilités.

Ils intriguent contre la France en Afrique du Nord parce que le Sahara renferme, lui aussi, du pétrole. Ils étaient entrés en contact avec Ben Bella, chef de la rébellion algérienne, qui avait à l'avance partagée l'Algérie entre six concessions américaines. Une compagnie au moins, avait poussé la confiance en l'avenir jusqu'à avancer des sommes importantes à Ben Bella... » (1)

Telle est la réponse publique d'un parlementaire français au démenti de l'ambassadeur Dillon. Et tout le monde s'est tu.

Regrettons seulement que M. Dronne n'ait pas tenu le même langage en séance publique à l'Assemblée Nationale...

Mais nous avons encore mieux. Il s'agit d'un document américain, une dépêche United Press, de Washington, en date du 5 février 1957 :

« "Entendu par les commissions sénatoriales des affaires étrangères et des forces armées au sujet de la « doctrine Eisenhower »", M. Hamilton Fish, ancien député républicain à la Chambre des Représentants, a recommandé l'ouverture d'une enquête sur l'activité de l'Aramco (American-Arabian Oil C°) dans le Moyen-Orient et les autres pays arabes.

Il semble malheureusement, a déclaré M. Hamilton Fish, que cette compagnie « mine le prestige des États-Unis et détériore les relations avec les nations amies au mépris des lois « existantes. »

L'ancien député américain a notamment fait allusion à la découverte par les autorités françaises, lors de l'arrestation de Ben Bella et de quatre autres leaders du F.L.N., de documents prouvant que l'Aramco (qui regroupe la Standard Oil et la Texas Company), a lourdement contribué à l'exacerbation du soulèvement arabe en Algérie.

La déclaration de M. Hamilton Fish a été on ne peut plus énergique:

On sait maintenant que les Français ont découvert un vaste gisement de pétrole à 650 km. au sud d'Alger, dans le désert du Sahara. Il semble que l'Aramco ait cru qu'elle traiterait plus avantageusement avec les Arabes qu'avec la France...

Imaginez l'indignation, la colère et l'amertume des autorités françaises lorsqu'elles découvrirent la preuve que l'argent de la Standard Oil servait à animer la guerre civile et la révolte contre la France au prix du massacre de civils français et de membres de ses forces armées.

Ces documents ont été montrés à l'ambassadeur Dillon, à Paris, qui, naturellement (2) fut stupéfait et muet de surprise; « on ajoute qu'il s'envola immédiatement à Washington pour y faire un rapport.

« Je vous soumets cette information de bonne foi en comprenant que vous avez le pouvoir de citer des témoins et de collecter tous les faits concernant cette stupéfiante, dangereuse et extraordinaire diplomatie du pétrole et du dollar (3).

« JE SUIS CERTAIN QU'AUCUN INDIVIDU NE POURRA BRISER LE RIDEAU DE FER DÉ SECRET DU DÉPARTEMENT D'ÉTAT, PAS PLUS QUE LA CONSPIRATION DU SILENCE DÉS COMPAGNIES PÉTROLIÈRES, MAIS VOS COMMISSIONS SÉNATORIALES ONT LE POUVOIR DE LE FAIRE. »

Le peuple américain a aussi le droit de connaître les faits et d'être protégé contre l'envoi de ses fils dans le Moyen-Orient pour livrer les combats de la Standard Oil et des « grandes compagnies pétrolières américaines. Je ne sacrifierais pas la vie d'un seul soldat américain pour tout de pétrole d'Arabie. Je travaille moi-même dans le pétrole et crois que « c'est un métier honnête, mais je ne voudrais pas que mon fils ou d'autres enfants américains soient envoyés combattre et mourir pour l'Aramco ou tout autre monopole pétrolier.

Voilà un Américain avec lequel nous sommes prêts à nous entendre ! Encore qu'il ait attendu bien tard pour s'émouvoir (4).

M. Hamilton Fish ne se fait pas trop d'illusions sur « la commission d'enquête » qu'il réclame. Toutes les démocraties se ressemblent lorsqu'il s'agit d'atteindre les complicités parlementaires. Nous ne croyons donc pas que l'intervention de M. Fish aboutisse à des conclusions officielles dans un pays à « impératif » pétrolier certain. Tout au plus, dans la crainte d'un scandale international, le Département d'Etat consentit-il à un revirement de sa politique à l'O.N.U. pendant la discussion de la question algérienne et à accepter la visite du président du conseil français à Washington. C'est déjà un résultat. A chacun son tour de s'essayer dans les exercices de chant. C'est la loi de la jungle... et le triomphe de l'immoralité mondiale base de l'instabilité de la paix.

Maintenant nous savons pour quelles raisons exactes nous nous battîmes en Tunisie et au Maroc et pour quelles autres raisons une simple révolte de quelques centaines d'hommes à la Toussaint 1954 devint une véritable guerre en Algérie (5).

Nous sommes désolés de dire que nous ne donnons pas encore les pétroliers américains perdants... M. Hamilton Fish évoqua « le rideau de fer secret » de Washington. Si ce n'est l'Aramco ou la Standard Oil ce sera leur sœur. Que peut-on espérer contre une seule de ces sociétés à bilan extraordinaire, puisque pour 1956, le chiffre d'affaires de la Standard Oil of New Jersey est de 7.281.883.000 dollars, soit au cours du dollar (450 à New York en avril 1957) : 3.276 milliards 840 millions de francs en chiffres ronds. Le bénéfice net (et officiel) s'élève à 808535.000 dollars, soit : 363 milliards 840 millions de fr. (Ce chiffre d'affaires est le deuxième des États-Unis, le premier étant celui de la Gerberai Motors et la Standard Oil of New Jersey n'est qu'une des cinquante principales sociétés pétrolières américaines.)

A partir d'une certaine hauteur des Himalaya de dollars, on peut se permettre toutes les affirmations, y compris celle que a la guerre du pétrole est un mythe » (sic) que le « Plan Eisenhower » ne vise qu'à la protection des bananes et des oranges du Moyen-Orient et que le déplacement de la 6e escadre n'avait qu'un but touristique pour les troupes américaines.

(1) L'Africain (1er janvier 1957).

(2) Nous ne sommes pas certains que l'ambassadeur ait été « stupéfait »; depuis 1951, nous n'avons cessé de dénoncer publiquement le fait.

(3) Ces qualificatifs indiquent que le public américain est, comme le public français, tenu dans l'ignorance des dessous politiques et diplomatiques du pétrole.

(4) Pendant la discussion au Sénat américain de la doctrine Eisenhower pour le Moyen-Orient :

« Il faut noter, parmi les celtiques les plus vigoureuses de l'opposition, l'intervention du sénateur démocrate Neely, de la Virginie-Occidentale. Déposant devant la commission judiciaire du Sénat, il accusa M. Coleman, président de la commission d'urgence du pétrole (M.E.E.C.), d'être à la fois un représentant du gouvernement et celui des grandes compagnies pétrolières, d'abord comme un des directeurs de l'Aramco, aujourd'hui comme vice-président de la Standard Oil of New Jersey. Il accusa aussi le secrétaire du Trésor, M. Humphrey, d'avoir gardé les actions qu'il possède dans la Standard Oil. En fait, les liens entre le « big business » et la direction des affaires publiques ont toujours été parfaitement admis ici, et la protestation de M. Neely fera long feu.

« Le journaliste Drew Pearson en profite pour rappeler que le cabinet d'avocat de M. Foster Dulles (tout comme celui de M. Dean Acheson) représente les intérêts de la Standard Oil of New Jersey ; que M. Hertel, sous-secrétaire d'Etat, est lié à la Standard par sa femme ; que son prédécesseur, M. Herbert Hoover Jr, était directeur de l'Union Oil, liée à la Gulf Oil. M. Pearson souligne encore que les Rockefeller, qui contribuèrent pour plus de 160.000 dollars à la propagande républicaine, sont les principaux actionnaires de la Standard Oil ; que les Mellon, également généreux pour le parti républicain, possèdent la Gulf Oil ; bref, que la plupart des « pétroliers » ont soutenu la campagne du président Eisenhower. Le journaliste dit encore qu'au dîner officiel donné par M. Eisenhower au roi Séoud furent invités tous les grands patrons de l'Aramco, de la Texaco, de la Standard, de la Socony Vacuum... » — (Le Monde, 7 mars 1957).

(5) cf. Dossier secret de l'Afrique du Nord (chapitre : complots en France).

Information du 17 février 1957, d'Alger : Maître Boumendjel fait l'objet d'une mesure d'internement, il était un des responsables de l'organisation des rebelles algériens. « Me Boumendjel, naguère avocat et occupant depuis un certain temps un poste important dans une compagnie pétrolière, filiale algérienne d'une compagnie étrangère, est l'objet d'une mesure administrative d'internement....

Quand M. Boumendjel se suicida étant prisonnier, cette mort provoqua beaucoup de bruit. Tout le monde passa sous silence que I'avocat en disponibilité régulière, important chef du réseau régional du F.L.N. algérien, appartenait à l'administration de la Shell d'Alger.

**************

L’ALGÉRIE SOUS CONTRÔLE AMERICAIN : UNE BASE AMÉRICAINE DANS LE DÉSERT ALGÉRIEN
Septembre 2003
http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Documentsterrorisme/base-usa.html

La base existe déjà. Elle est située à côté de l’oasis d’Ihérir, à 110 km nord-ouest de Djanet, et à 220 km de la frontière libyenne dans le Tassili des Adjer. A 120 km au nord, se trouve la bourgade d’Illizi, l’endroit où les touristes, pour la plupart allemands, ont été enlevés au début de l’année et rendus pour les derniers le 18 août (1).

D’après des témoins, des bulldozers ont été aperçus déplacés sur des camions dans la région d’Illizi. D’autres personnes affirment avoir vu passer des porte-chars chargés de grosses boules brillantes et de paraboles de radars. Elles parlent d’un grand nombre de véhicules et d’hélicoptères survolant le convoi. Sur le passage de ce dernier, la population des agglomérations traversées étaient consignée dans les maisons et tous les commerces fermés.

Deux généraux algériens jouent un rôle essentiel dans l’installation de la base américaine d’Iherir.

Le général Kamel Abderrahmane, ancien colonel à la DRS (2) du CPMI (3). Il dirige aujourd’hui la deuxième région militaire, celle d’Oranie. Il a été chargé de la couverture médiatique de l’affaire des otages et de celle de l’installation de la base américaine. Il aurait acheté le "Quotidien d’Oran" en se servant d’un prête-nom. Ceci expliquerait les "révélations" faites par ce journal sur le prétendu plan anterroriste américain.

Le général Abdelmajid Saheb dirige depuis 1999 la 4ème région militaire, comprenant Ouargla et Djanet. Il a reçu pour mission d’assurer la coordination du transport des engins et équipements nécessaires à l’installation de la base. Chef de la région depuis quatre ans, il la connaît bien pour avoir été l’adjoint du commandant précédent. Il a en outre effectué plusieurs déplacements aux Etats-Unis pour recevoir des instructions.

Il y a plus surprenant. L’armée américaine ne peut suffire à la tâche, assignée par le commandement, de quadrillage de la planète. Ceci explique le recours à une entreprise, fournissant des mercenaires, pour assurer la sécurité de la base.

Il s’agit "d’Executive Outcomes," ou du moins de ses héritiers. Cette société jouit d’une unité de travail à la caserne algéroise de Ben Aknoun, là où se tient la DRS (2). Elle dispose aussi d’un bureau de liaison à Ouargla, siège de la 4ème région militaire dirigée par le général Abdelmajid Saheb.

Nous avons obtenu quelques noms des cadres oeuvrant en Algérie dans le cadre de cette opération (4).

Le commandant Emanuel Damink. Ancien des renseignements sud-africains sous le régime de l’apartheid, il a la charge du recrutement et de la collecte des renseignements sur les réseaux islamistes dans le monde. Entre autres missions, il a lui-même assuré l’évacuation vers les États-Unis de pièces d’équipements nucléaires entreposées par l’Irak sur le sol algérien. Ce transfert était une condition impérative au maintien des bonnes relations entre Alger et Washington.

Le capitaine Stefan Desmond. Ancien officier du contre-espionnage sud-africain. Expert en armes chimiques et en explosifs, il aurait supervisé le largage de gaz de combat sur des maquis islamistes en Algérie.

Chargé de la sécurité intérieure d’Executive Outcomes, on le présente aussi comme un spécialiste de la torture dite "scientifique."

Les Français ont quelques raisons de lui en vouloir car il a monté des mises en scène macabres de prétendus charniers de l’armée française. Les squelettes, supposés remonter à l’époque coloniale, avaient les mains attachées dans le dos par du fil de fer. Étrangement, et en dépit des années, aucune piqûre de rouille ne marquait le métal.

Desmond est très proche du colonel Othman Tartag, dit Bachir, le chef du CPMI (3) et successeur à ce poste du général Kamel Abderrahamane (voir plus haut). Très brun et les cheveux frisés, Desmond se fait passer pour un Égyptien quand il doit se fondre dans l’environnement.

Enfin, le troisième des noms dont nous disposons.

Le commandant Uri Barsony. Il met en valeur une autre facette de la politique algérienne: les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des hommes d’Executive Outcomes et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra.

Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie.

Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. Il s’est rendu à de nombreuses reprises, afin d’y enquêter, sur l’île de Jerba (Tunisie), après l’attentat commis contre la synagogue (avril 2001, 21 morts).

En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une "Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël," installée à Alger.

Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad (5). Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers de la DRS (2) au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.

On mesure l’importance prise par les mercenaires sud-africains en Algérie. On se demande cependant la raison de leur présence autour d’une base perdue dans le désert.

Uri Barsony donne, à qui veut l’entendre, trois raisons:* La lutte contre l’islamisme,* la protection des champs de pétrole,* et celle des gisements d’uranium.

Manque de chance. Jusqu’à l’affaire d’otages, croyons-nous, montée par les services algériens dans la région de la base d’Ihérir, on ne parlait pas de maquis islamistes dans le Sahara. Quant aux champs de pétrole, ils sont à plus de 300 km et les mines d’uranium sont dans un autre pays, le Niger, à 700 km.

Trois autres options sont plus crédibles.

*D’une part, l’importance des travaux engagés, la description de plusieurs radars et la position élevée du site, dans le Tassili des Adjer, nous fait à penser à une base d’écoute pour espionner la Libye voisine.

*-D’autre part, on sait des opposants libyens entraînés à la guérilla par les hommes de Barsony à proximité de la base. Lui-même ne fait pas secret de son opinion. "Il faut, clame-t-il, éliminer Kadhafi (le chef de l’État libyen) pour que le terrorisme islamiste n’ait plus d’appui dans la région..."

*-Enfin, chassé d’Afrique du Sud, Executive Outcomes a besoin d’une base sûre et discrète. Pourquoi pas dans le Sahara algérien et sous protection américaine?
L’importance du rôle des mercenaires dans le dispositif stratégique américain devrait susciter une réflexion des Français.

Pourtant, le 3 avril dernier, notre ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, présentait un projet de loi pour interdire à notre pays le recours aux mercenaires.

"La France, dit-elle, se devait de réagir... le mercenariat est en effet un phénomène dangereux. Il pérennise des situations de crise dans les États les plus fragiles... La France a donc le devoir de combattre le mercenariat..."
Les Américains n’ont pas ces scrupules!

***************

Algérie:
Une base américaine à l'insu du peuple algérien!


mardi 25 mars 2008 - http://esperal2003.blogspot.com/

Cela fait des mois que nous tentons d'attirer l'attention de l'opinion publique sur l'action insidieuse et subversive des néo cons américains dans notre pays, dans le Maghreb, le Sahel et l'Afrique "utile". D'autres voix, celles d'intellectuels probes et de militants alter mondialistes s'expriment inlassablement sur le même sujet dans des sites libres comme Algéria Watch, le réseau Voltaire et bien d'autres qui ont fait de la vérité et de la liberté d'informer leur credo et leur raison d'être.

Pourtant, et alors que le régime algérien a déclaré officiellement, par l'entremise de son chef du gouvernement, de ministres et d'autres hauts fonctionnaires "autorisés", qu'il était hors de question de permettre aux américains d'installer une quelconque base dans le pays, nous découvrons qu'ils nous mentaient, au moment même où ils nous faisaient ces déclarations, et qu'une base militaire américaine a été construite par BRC, de sulfureuse réputation.

La BRC, selon Monsieur Hocine Malti, "a sous traité la partie BTP à la société canadienne RSW – SCATT". Selon la même source, Le mur d'enceinte de cette base est d'une dizaine de kilomètres et dispose d'une piste d'atterrissage de 4000m. Ce qui permet à de gros porteurs de l'armée américaine de se poser. Cette base qui dispose de nombreuses infrastructures, dont une piscine olympique, a une capacité d'accueil de 2000 personnes. C'est dire que ce n'est pas un petit cantonnement de fortune, destiné à accueillir une unité de l'armée algérienne.

Monsieur Hocine Malti nous apprend avec une foule de détails que non seulement cette base existe bel et bien, mais aussi qu'elle a été opérationnelle et qu'elle a accueilli 400 hommes en provenance d'Allemagne, très probablement d'une autre base militaire américaine. Ces effectifs ont, par la suite, été acheminés vers le nord du Mali.

Cette base ne serait plus opérationnelle. Officiellement, elle n'existe pas et n'a jamais existé.
Nous pouvons aisément imaginer, qu'après l'alerte que les journalistes et militants libres ont déclenché sur ces tractations secrètes pour une installation en douce des américains dans notre pays, les "décideurs" ont décidé de geler cette opération. D'autant que des fuites d'informations sur le sujet, organisées par un clan pour déstabiliser un autre, avaient refroidi les ardeurs des pro américains.
La question qui se pose aujourd'hui est celle-ci: Pourquoi ce cas de haute trahison a-t-il été étouffé?
Car il s'agit bien, en l'occurrence, de haute trahison. Des officiers supérieurs de l'armée ont conclu avec une puissance étrangère un contrat secret pour lui permettre de s'installer sur le territoire national, pour lui permettre de faire atterrir ses gros porteurs et d'y faire transiter des troupes qui ont envahi un pays voisin depuis le nôtre. Et cela à l'insu du peuple algérien. Très probablement même à l'insu du chef de l'état lui même. Ce qui explique la dissolution précipitée de BRC par ce dernier. Non pas pour sévir, mais pour étouffer l'affaire et éviter que le peuple algérien ne le découvre sous son véritable jour: Celui d'un président marginalisé, dont la junte au pouvoir ne tient aucun compte. Une clique de généraux et d'affairistes qui s'enrichissent en milliards de dollars sur la conjoncture, et qui offrent le pays, portes béantes, à une puissance militaire qui, au même moment, a fait main basse sur l'Irak qu'elle a précipité dans le chaos.

Lorsque je dis que cette haute trahison a été perpétrée à l'insu du chef de l'Etat, je ne dis pas qu'il n'était pas au courant, mais qu'il n'a pas été jugé utile de lui demander son avis.

Il ne peut pas ne pas avoir été informé du moindre détail. C'est une trop grosse opération pour passer inaperçue. Chakib Khellil, qui joue prudemment sur tous les tableaux, dispose dans le sahara, d'un réseau d'informateurs très bien rôdé. Dans la mesure où il n'était pas lui même fortement impliqué, et, encore plus, arrosé!

Bouteflika savait, mais il ne pouvait rien faire. Nous avions évoqué, dans cet espace même et à plusieurs reprises, des contacts "secrets" entre des Américains et des responsables du DRS, à l'étranger et au Sahara.

Certaines rumeurs prétendent même que la brusque disgrâce de Larbi Belkheir serait liée à cette affaire de BRC et à d'autres encore, peut être plus graves. Si tant est qu'il puisse exister un crime plus grave que de vendre son pays aux américains.

L'autre question que nous pourrions nous poser est de savoir ce que tout ce beau monde compte faire avec cette affaire. Ces messieurs vont-ils, le plus naturellement du monde, continuer à considérer que le peuple algérien n'est même pas là, que ce sont leurs affaires, qu'ils vont les régler entre eux, comme si de rien n'était. Cela voudrait dire que nous entrons là dans la phase découverte du régime. Une junte qui a le pouvoir total, qui ne s'embarrasse plus de faux semblants, qui use de la force brute et de sa totale main mise sur la pays pour le vendre au plus offrant. Après en avoir massacré des dizaines de milliers de ses habitants et mis au pas toute sa "société civile".

D'une certaine manière, cela aurait le mérite de clarifier la situation. La balle serait dans le camp du peuple, si l'on peut dire. Il lui reviendrait, par conséquent, de prendre son destin en main et de se dresser contre ceux qui, de façon aussi directe, violent les fondements même des lois qu'ils ont eux mêmes instaurées.

Ou bien alors, ces messieurs vont-ils nous tricoter un autre de ces rideaux dont ils ont le secret? Allons nous apprendre, comme le suggère Monsieur Malti, que cette base, aujourd'hui désaffectée, appartient à l'armée algérienne, que ce sont les "ennemis extérieurs et intérieurs" de l'Algérie qui créent ces rumeurs pour semer la confusion entre une armée qui a sauvé la république et son peuple? Ils sont capables de faire face, avec un aplomb inimaginable, à n'importe quelle situation. Ils ont acquis la science d'altérer n'importe quelle évidence et la faire passer pour le contraire de ce qu'elle est!
Allons nous assister au déchaînement d'une campagne de discours et de presse contre ces "ennemis de la nation", pour détourner l'attention et faire passer cette autre affaire à la trappe? Cette hypothèse est dans leurs cordes. Rappelez vous l'affaire Khalifa, entre autres nombreux voleurs qui ont été escamotés, quand l'un des leurs a reconnu, à la barre, qu'il avait falsifié le Procès verbal du Conseil d'administration pour placer frauduleusement plusieurs centaines de millions de dollars dans la banque Khalifa. Il avait même dit qu'il en assumait l'"entière"responsabilité. Pourtant, il ne fut ni inculpé, ni encore moins condamné, alors que le directeur général qui avait exécuté ses ordres croupit en prison. On nous expliqua ce curieux "dysfonctionnement" par une argutie judiciaire: Il se trouvait que ce monsieur, en l'occurrence le secrétaire général de leur UGTA, n'avait pas été mentionné sur l'appel de renvoi. Oui, c'est grossier, oui c'est incroyable, oui c'est injuste! Mais c'est comme çà! C'est eux qui font ce qu'ils veulent. Et les journalistes qui pourraient faire éclater ces scandales, les expliquer à l'opinion, en démonter les mécanismes odieux, ces journalistes là ne peuvent pas ou ne veulent pas.
Et c'est ainsi qu'avec la multiplication des scandales et leur aggravation, il s'est opéré une sorte de banalisation dans l'esprit des gens. Rien ne les étonne ni ne les choque plus.

Cette affaire de haute trahison aurait eu des conséquences et des répercussions incalculables dans n'importe quel état moyennement respectable. Chez nous les consciences se sont assoupies. Nos élites ne rêvent plus que de se convertir en importateurs, nos démocrates appellent au retour d'EradicatorII, et nos islamistes repentis font des oraisons funèbres à Hadj Smail.
D.Benchenouf
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