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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 1160020 fois)
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« Répondre #195 le: 06/04/2008 - 14:43:31 »

J'AI UNE QUESTION IMPORTANTE A POSER :

L'ALGERIE EST-ELLE CONTROLEE ET DIRIGEE PAR DES SATANISTES (ADORATEURS DE BAPHOMET, SATAN ET DU MAL) PRO-OCCIDENTAUX (USA ET EUROPE) ? LES VRAIS ALGERIENS COMPRENDRONT.

http://www.youtube.com/watch?v=IukCZcO_L3E

http://www.youtube.com/watch?v=TPGEEWqm-dk&feature=related

LES SATANISTES ALGERIENS ET LEURS ALLIES (USA ET EUROPE) NE FONT QUE FAIRE SOUFFRIR SADIQUEMENT ET MALEFIQUEMENT LA POPULATION D'ALGERIE DEPUIS DES DECENNIES.

ALORS IL FAUT DEMASQUER ET EXTERMINER CES SATANISTES.



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« Répondre #196 le: 10/04/2008 - 16:19:01 »


Arabie Saoudite, des réserves qui s’effritent
Pétrole | jeudi, 10 avril 2008 | par Eric Laurent
http://www.bakchich.info/article3206.html

Les pétroliers commencent sérieusement à se faire du mauvais sang : malgré l’optimisme de façade des dirigeants saoudiens, ils savent pertinemment que les réserves de pétrole du royaume s’amenuisent comme peau de chagrin.

Le 25 mars dernier, le Wall Street Journal révélait que Total s’était retiré en janvier d’un consortium recherchant des gisements de gaz dans le sud de l’Arabie Saoudite.

Les forages effectués se sont tous révélés négatifs. Pourtant, cette vaste zone désertique et baptisée Rub Al Khali (littéralement « le quartier vide ») a toujours été présentée par les responsables saoudiens comme abritant d’importants gisements de gaz mais également de pétrole. Cet échec est un nouveau signal préoccupant adressé aux compagnies pétrolières occidentales qui peinent à renouveler leurs réserves pétrolières et gazières, mais aussi aux pays consommateurs. En effet, si les Saoudiens détiennent moins de gaz qu’ils l’affirment, ils devront, au cours des prochaines années, consacrer une part croissante de leur production pétrolière à un usage interne pour pallier cette carence, ce qui réduira sensiblement la part vendue sur les marchés mondiaux.

Seule richesse pétrolière saoudienne, les sept gisements géants

À un moment où la demande internationale ne cesse de croître, cette information illustre une nouvelle fois le fossé existant entre les déclarations optimistes des dirigeants saoudiens et la réalité sur le terrain. Sept gisements géants assurent à eux seuls 90 % de la production saoudienne : celui de Ghawar, le plus important jamais découvert sur la planète, s’étend sur 250 kilomètres de long et décline au rythme de 8 % l’an. Il a été découvert en 1948, et, désormais, pour faire jaillir le pétrole et maintenir la pression, il faut injecter 7 millions de barils par jour d’eau de mer. Aucun gisement d’importance n’a été découvert à travers le royaume depuis 1967. Les Saoudiens, qui prétendent détenir 60 % des réserves mondiales, affirment depuis 1986 (année où les pays de l’OPEP ont augmenté fictivement de 65 % le montant de leurs réserves), qu’ils détiennent 260 milliards de barils dans leur sous-sol.

Les compagnies Exxon, Chevron, Texaco et Mobil, qui ont exploité pendant des décennies ces gisements jusqu’à leur nationalisation, sont bien placées pour savoir qu’il s’agit d’un mensonge absolu. Leurs évaluations, restées confidentielles, se montent, elles, à 130/140 milliards de barils. Le seul point sur lequel tout le monde semble s’accorder est le niveau de pétrole déjà consommé : 100 milliards de barils auraient été extraits depuis la découverte des gisements. Si les calculs des pétroliers américains se révèlent exacts, il ne reste plus que 30 à 40 milliards de barils à extraire des sables d’Arabie. Soit… une simple année de consommation mondiale.

Déclin des réserves… déclin du royaume ?

Le pétrole, pour l’Arabie Saoudite, n’est pas seulement une matière première stratégique, il est également le secret d’État le plus jalousement gardé, comme d’ailleurs en Russie. Probablement parce que les responsables du royaume n’ignorent pas que les espoirs du monde reposent sur eux et qu’ils seront incapables d’y répondre.

Malgré l’utilisation de la technologie pétrolière la plus complexe et la plus sophistiquée, la compagnie pétrolière nationale Aramco, confrontée au vieillissement de ses gisements, s’avère impuissante à récupérer davantage de pétrole. Le déclin constaté des réserves saoudiennes semble annoncer celui du royaume et reflète le nouveau visage énergétique de la planète : depuis 1995, le monde a consommé en moyenne de 24 à 30 milliards de barils chaque année, mais n’en a découvert que 9,6 milliards.

Selon une étude réalisée par Wood Mackenzie, l’industrie pétrolière couvre désormais moins de 40 % de ses besoins. Le banquier Mathews Simmons, un des meilleurs spécialistes du monde pétrolier, parle de « tsunami énergétique qui va bientôt submerger l’économie mondiale ». Voilà qui est dit.
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« Répondre #197 le: 19/04/2008 - 11:33:26 »

Michael Klare : la fin du monde tel que nous l’avons connu
Par Michael Klare, Tom Dispatch, 15 avril 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1933

Le pétrole à 110 dollars le baril. L’essence à 3,35 dollars (ou plus) le gallon. Le diesel à 4 dollars le gallon. Les camionneurs indépendants contraints de cesser leur activité. Le fuel domestique atteignant des niveaux de prix exorbitants. Le kérosène tellement cher que trois compagnies aériennes à bas coût ont interrompu leurs vols au cours des dernières semaines. Ce sont là quelques informations récentes sur le front de l’énergie, qui donnent un avant-goût des changements profonds dans la façon dont chacun d’entre nous vivra, aussi bien dans ce pays que partout ailleurs dans le monde. Et cette tendance ne fera, pour autant que quiconque puisse le prédire, que s’accentuer au fur et à mesure que diminuera l’approvisionnement en énergie et que s’intensifiera la lutte mondiale pour sa répartition.

Toutes sortes d’énergies étaient très abondantes jadis, et c’est ce qui a rendu possible l’expansion de l’économie mondiale au cours des six dernières décennies. Cette expansion a au premier chef bénéficié aux États-Unis ainsi qu’au « premier monde » de ses alliés en Europe et dans le Pacifique. Récemment, cependant, quelques pays appartenant à l’ancien « Tiers Monde » - la Chine et l’Inde, en particulier - ont voulu profiter de cette manne énergétique en industrialisant leurs économies et en exportant un large éventail de produits vers les marchés internationaux. Ce qui à son tour a entraîné une augmentation sans précédent de la consommation mondiale d’énergie - en progression de 47% durant ces 20 dernières années, selon le Département de l’Energie américain (DoE).

Une augmentation de cette nature ne serait pas devenue une source d’inquiétude profonde si les pays fournisseurs d’énergie primaire avaient été capables de produire la quantité de carburant nécessaire. Mais loin de là, nous faisons face à une réalité effrayante : nous assistons à un net ralentissement de la croissance de la production mondiale d’énergie au moment même ou la demande augmente de façon abrupte. L’offre ne disparaît pas réellement - bien que cela se produira tôt ou tard - mais elle ne croit pas suffisamment vite pour répondre à la flambée de la demande mondiale.

La combinaison entre l’augmentation de la demande, l’émergence de nouvelles puissances consommatrices d’énergie et la contraction de l’offre énergétique mondiale anéantit le monde d’énergie abondante que nous connaissions et installe à sa place un nouvel ordre mondial que l’on pourrait définir par ce couple : puissances émergentes / planète rétrécie.

Ce nouvel ordre mondial sera caractérisé par une concurrence internationale féroce autour de stocks de pétrole, de gaz naturel, de charbon et d’uranium qui iront diminuant. Il sera également marqué par une redistribution majeure tant des pouvoir que de la richesse entre des nations déficitaires en énergie comme le sont la Chine, le Japon et les États-Unis et celles qui sont excédentaires comme la Russie, l’Arabie saoudite et le Venezuela. Dans ce processus, la vie de chacun d’entre nous sera affectée d’une manière ou d’une autre. Les consommateurs les plus pauvres tout comme ceux de la classe moyenne appartenant aux nations déficitaires en énergies subiront les plus lourdes conséquences. Cela concerne donc la plupart d’entre nous et de nos enfants, au cas où vous ne l’auriez pas encore perçu.

Voici résumées les cinq forces principales agissantes au sein de ce nouvel ordre international qui va redéfinir notre monde :

1. La concurrence intense entre anciens et nouveaux pouvoirs économiques pour les approvisionnements en ressources disponibles d’énergie

Jusqu’à très récemment, les anciennes puissances industrielles d’Europe, d’Asie et d’Amérique du Nord consommaient la part du lion de l’énergie et ne laissaient que des miettes aux pays en développement. A une date aussi récente que l’année 1990, les membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), le club des pays les plus riches, consommaient environ 57% de l’énergie mondiale, l’Union Soviétique et les pays du Pacte de Varsovie 14%, et il ne restait que 29 % pour les pays en développement. Mais cette répartition est en train de changer : En raison de leur forte croissance économique, les pays émergents consomment désormais une plus grande partie des ressource mondiales d’énergie. En 2010, leur part devrait atteindre 40%, et si les tendances actuelles persistent, elle atteindra 47% d’ici à 2030.

La Chine joue un rôle crucial dans cette évolution. A eux seuls, les chinois devraient consommer 17% de l’énergie mondiale d’ici à 2015, et 20% d’ici à 2025 - date à laquelle, si les tendances se poursuivent, ils auront dépassé les États-Unis en tant que leader mondial de la consommation d’énergie. La part de l’Inde, qui en 2004 représentait 3,4% du total mondial, devrait atteindre 4,4% en 2025, et selon les projections, la consommation d’autres nations en voie d’industrialisation rapide comme le Brésil, l’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et la Turquie connaîtra une croissance semblable.

Ces puissances économiques montantes devront rivaliser avec les puissances économiques installées pour accéder aux réserves inexploitées d’énergie exportable restantes - qui dans bien des cas, ont été acquises il y a fort longtemps par les entreprises énergétiques du secteur privé des anciennes puissances comme Exxon Mobil, Chevron, BP, Total, et la Royal Dutch Shell. Face à cette contrainte, les nouveaux concurrents ont développé une stratégie ambitieuse pour soutenir la concurrence avec les « majors » de l’Occident : ils ont créé leurs propres entreprises étatiques et conclu des alliances stratégiques avec les compagnies pétrolières nationales qui contrôlent maintenant les réserves de pétrole et de gaz dans nombre des principaux pays producteurs d’énergie.

La compagnie chinoise Sinopec, par exemple, a noué une alliance stratégique avec l’entreprise saoudienne Aramco, le géant nationalisé qui était autrefois la propriété de Chevron et Exxon Mobil, pour explorer les gisements de gaz naturel en Arabie Saoudite et vendre le brut saoudien en Chine. De la même façon, la China National Petroleum Corporation (CNPC) collaborera avec Gazprom, la compagnie d’état russe qui a le monopole sur le gaz naturel, afin de construire des pipelines et de livrer le gaz russe vers la Chine. Plusieurs de ces entreprises détenues par l’état, y compris la CNPC et la Oil and Natural Gas Corporation Indienne, sont maintenant sur le point de collaborer avec la Petróleos de Venezuela dans le développement des champs pétrolifères de bruts extra-lourds de la ceinture de l’Orénoque, précédemment contrôlée par Chevron. Dans cette nouvelle phase de la concurrence énergétique, les positions dont jouissaient depuis longtemps les majors occidentales ont été érodées par cette vague de nouveaux projets soutenus par les états des pays en développement.

2. L’insuffisance de l’approvisionnement en énergie primaire

La capacité de l’industrie mondiale de l’énergie à satisfaire la demande diminue. Selon toutes les prévisions, l’offre mondiale de pétrole augmentera peut-être durant cinq ans, avant d’atteindre un pic puis de commencer à décliner. Les productions de gaz naturel, de charbon et d’uranium vont probablement continuer à se développer durant une décennie ou deux avant de d’atteindre elles aussi un sommet et d’entamer leur inévitable déclin. Dans l’intervalle la production mondiale de ces ressources se révélera incapable d’atteindre les niveaux élevés de la demande.

Voyons ce qu’il en est pour le pétrole. Le Département Américain de l’Energie affirme que la demande mondiale de pétrole devrait atteindre 117,6 millions de barils par jour en 2030, et sera satisfaite par une offre qui - miracle parmi les miracles - atteindrait exactement 117,7 millions de barils au même moment (y compris les carburants liquides produits à partir de substances comme le gaz naturel et les sables bitumineux du Canada). La plupart des professionnels de l’énergie considèrent cependant cette estimation hautement irréaliste. « Une centaine de millions de barils est maintenant à mes yeux, une vision optimiste », a déclaré de façon significative le PDG de Total, Christophe de Margerie, lors d’une conférence sur le pétrole qui s’est tenue à Londres en octobre 2007. « Ce n’est pas mon avis personnel, c’est le point de vue de l’industrie, ou celui de ceux qui préfèrent s’exprimer clairement, honnêtement, et n’essayent pas seulement d’être complaisants. »

De façon semblable, les auteurs du Rapport sur le Pétrole à Moyen Terme, publié en juillet 2007 par l’Agence Internationale de l’Energie, un organisme affilié à l’OCDE, ont conclu que la production mondiale de pétrole pourrait atteindre 96 millions de barils par jour d’ici 2012, mais n’a que peu de chances d’atteindre un niveau sensiblement supérieur, car l’absence de nouvelles découvertes rend toute croissance future impossible.

Les titres de la presse économique font état d’un maelstrom de tendances conflictuelles : la demande mondiale va continuer de croître à mesure que des centaines de millions de consommateurs chinois et indiens nouvellement enrichis se mettront sur les rangs pour acquérir leur première voiture (certaines sont vendues aussi peu cher que 2500 dollars). Les principaux champs pétroliers géants et déjà anciens, comme Ghawar en Arabie saoudite et Canterell au Mexique, sont déjà sur le déclin ou devraient l’être bientôt, et le taux de nouvelles découvertes de champs pétrolifères chute année après année. Il faut donc s’attendre à ce que la pénurie mondiale d’énergie et les prix élevés soient une source constante de difficultés.

3. Le développement douloureusement lent des énergies alternatives

Pour les décideurs politiques, il est depuis longtemps évident que de nouvelles sources d’énergie sont absolument nécessaires pour compenser la disparition prévue des combustibles existants, ainsi que pour ralentir l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère qui sont responsables du changement climatique. De fait, l’éolien et l’énergie solaire ont atteint un niveau significatif dans certaines régions du monde. D’autres solutions énergétiques innovantes ont déjà été élaborées et même testées dans les laboratoires universitaires et les entreprises. Mais ces solutions, qui ne contribuent aujourd’hui que pour un très faible pourcentage de la production énergétique mondiale, ne connaissent pas un développement assez rapide pour prévenir les multiples catastrophes énergétiques mondiales qui s’annoncent.

Selon le Département de l’Énergie des USA, les énergies renouvelables, notamment l’éolien, l’énergie solaire et l’énergie hydraulique (ainsi que les sources « traditionnelles » comme le bois de chauffage et le fumier), n’ont fourni que 7,4% de la consommation mondiale en 2004 ; la part supplémentaire des biocarburants s’élève à 0,3%. Dans le même temps, les combustibles fossiles - pétrole, charbon et gaz naturel - ont fourni 86% des ressources énergétiques, et enfin le nucléaire y a contribué à hauteur de 6%. Se fondant sur les taux actuels de développement et d’investissement, le DoE a établi une projection peu encourageante : En 2030, les combustibles fossiles continueront de représenter exactement le même pourcentage de l’énergie mondiale qu’en 2004. L’accroissement prévisible de la part des énergies renouvelables et des biocarburants est si réduite - à peine 8,1% - qu’elle en est quasiment dénuée de signification.

En termes de réchauffement de la planète, les répercutions sont tout simplement catastrophiques : la dépendance accrue à l’égard du charbon (en particulier en Chine, en Inde et aux États-Unis) signifie que les émissions mondiales de dioxyde de carbone devraient augmenter de 59% au cours du prochain quart de siècle, passant de 26,9 milliards de tonnes à 42,9 milliards de tonnes. La conclusion est évidente. Si ces chiffres sont atteints, il n’y a aucun espoir d’éviter les pires effets du changement climatique.

Pour ce qui est de l’approvisionnement mondial en énergie, les implications sont presque aussi catastrophiques. Pour parvenir à satisfaire l’envol de la demande énergétique, nous aurions besoin d’un afflux massif de carburants de substitution, ce qui signifierait aussi un investissement massif - de l’ordre de plusieurs milliers de milliards de dollars - pour permettre de faire passer rapidement les nouvelles technologies du stade du laboratoire à celui de la production industrielle sur une grande échelle. Mais aussi déplorable que cela soit, rien de tel n’est prévu. En revanche, les grandes entreprises du secteur de l’énergie (soutenues par le gouvernement américain à coup de somptueuses subventions et d’abattements fiscaux) mobilisent leurs méga-profits nés de la hausse des tarifs de l’énergie dans les projets fort coûteux (et écologiquement contestables) d’extraction du pétrole et du gaz de l’Alaska et de l’Arctique, ou pour effectuer des forages difficiles et coûteux en eaux profondes dans le golfe du Mexique et l’océan Atlantique. Le résultat ? Quelques barils de pétrole et quelques mètres cubes de gaz naturel supplémentaires à des prix exorbitants (accompagnés de dommages écologiques), au moment même où les énergies alternatives non fossiles progressent à une allure déplorable.

4. Le transfert à un rythme soutenu de la puissance et de la richesse des nations déficitaires en énergie en direction des nations excédentaires

Il y a peu de pays - une dizaine, peut-être, au total - disposant d’assez de pétrole, de gaz, de charbon et d’uranium (ou d’un mixte de ceux-ci) pour répondre à leurs propres besoins énergétiques et fournir d’importants excédents pour l’exportation. De toute évidence, ces nations seront en mesure d’obtenir des conditions de plus en plus avantageuses du nombre croissant de celles qui souffrent d’un déficit d’énergie et dépendront d’elles pour cette fourniture vitale. Ces nouvelles règles, essentiellement de nature financière, se traduiront par une augmentation des montagnes de pétrodollars accumulées par les principaux producteurs de pétrole, mais contraindront aussi à des concessions politiques et militaires.

En ce qui concerne le pétrole et le gaz naturel, les nations disposant d’un surplus d’énergie important se comptent sur les deux mains. Dix Etats riches en pétrole possèdent 82,2% des réserves mondiales prouvées. Par ordre d’importance, ce sont : Arabie saoudite, Iran, Irak, Koweït, Emirats Arabes Unis, Venezuela, Russie, Libye, Kazakhstan et Nigéria. La possession de gaz naturel est encore plus concentrée. De façon surprenante, trois pays seulement, c’est à dire la Russie, l’Iran et le Qatar, détiennent 55,8% de l’approvisionnement mondial. Ces nations sont dans la position enviable de bénéficier de l’augmentation spectaculaire des prix mondiaux de l’énergie et d’obtenir de leurs clients potentiels toutes concessions politiques qu’ils jugeront importantes.

Le transfert des richesses à lui seul a déjà atteint un niveau ahurissant. Les pays exportateurs de pétrole ont reçu un total estimé à 970 milliards de dollars en provenance des pays importateurs en 2006, et cette somme, lorsqu’elle sera établie pour 2007, devrait être encore bien plus élevée. Une fraction substantielle de ces dollars, de ces yens et de ces euros ont été placés dans les « fonds souverains » (SWF), ces fonds de placement géants appartenant aux pays pétroliers qui sont utilisés aux fins d’acquérir des investissements rentables de par le monde. Au cours des derniers mois, les fonds souverains du golfe Persique ont tiré profit de la crise financière aux États-Unis pour se rendre acquéreurs d’importantes participations dans les secteurs stratégiques de l’économie américaine. En novembre 2007, par exemple, l’Abu Dhabi Investment Authority (ADIA) a acquis une participation de 7,5 milliards de dollars dans Citigroup, la première banque américaine. En janvier dernier, Citigroup avait cédé une participation encore plus importante, d’une valeur de 12,5 milliards de dollars, à la Kuwait Investment Authority (KIA ) associée à plusieurs autres investisseurs du Moyen-Orient, dont le prince Walid Ben Talal de l’Arabie saoudite. Les responsables de KIA et d’ADIA insistent sur le fait qu’ils n’ont pas l’intention d’utiliser leurs participations dans Citigroup ou les banques et sociétés américaines pour influer sur l’économie des États-Unis ou leur politique étrangère. Mais il est difficile de penser qu’une évolution financière de cette ampleur, qui ne pourra que se renforcer dans les décennies à venir, ne se traduise pas par une certaine forme d’influence politique.

Dans le cas de la Russie, qui a ressuscité des cendres de l’Union soviétique pour redevenir la première superpuissance énergétique, elle dispose déjà de cette capacité. La Russie est aujourd’hui le premier fournisseur mondial de gaz naturel, le deuxième plus grand fournisseur de pétrole et l’un des principaux producteurs de charbon et d’uranium. Alors que de nombreuses entreprises du secteur avaient été brièvement privatisées sous le règne de Boris Eltsine, le président Vladimir Poutine a ramené la plupart d’entre elles sous le contrôle de l’Etat - par des moyens légaux extrêmement discutables dans certains cas. Il a ensuite utilisé la puissance de ces entreprises pour se livrer à des campagnes de corruption ou de contrainte visant les anciennes républiques soviétiques à la périphérie de la Russie, qui dépendent d’elle pour la majeure partie de leurs fournitures de pétrole et de gaz. Les pays de l’Union européenne se sont parfois déclarés consternés par les tactiques de Poutine, mais ils dépendent également de l’approvisionnement en énergie de la Russie, et ont appris à taire leurs critiques pour amadouer la puissance montante russe en Eurasie. On peut considérer que l’exemple de la Russie fournit un modèle de ce nouvel ordre énergétique mondial qui se dessine aujourd’hui.

5. Un risque croissant de conflit

Historiquement, les grands bouleversements de l’équilibre des pouvoir se sont en général accompagnés de violences - et parfois de bouleversements violents prolongés. Soit les états à l’apogée de leur puissance ont lutté pour prévenir la perte de leur statut privilégié, soit leurs challengers ont lutté pour renverser ceux qui se trouvaient au sommet. Cela va-t-il se reproduire aujourd’hui ? Les états affligés d’un déficit énergétique vont-ils lancer des campagnes pour arracher les réserves pétrolières et gazières des états qui contrôlent les surplus ? (La guerre menée en Irak par l’administration Bush, pourrait se définir comme une tentative de ce type). Les états déficitaires en énergie vont-ils tenter d’éliminer des concurrents parmi leurs rivaux atteints du même problème ?

Les coûts élevés et les risques associés à la guerre moderne sont évidents et le sentiment largement répandu est que ces problèmes d’énergie pourraient être mieux résolus par des moyens économiques et non militaires. Néanmoins, les grandes puissances emploient déjà des moyens militaires dans leurs efforts déployés pour prendre l’avantage dans cette lutte mondiale pour l’énergie, et nul ne devrait s’abuser sur cette question. Ces efforts pourraient aisément conduire à une escalade involontaire et au conflit.

L’une des preuves évidentes de l’utilisation des moyens militaires dans cette recherche de l’énergie est fournie par les livraisons d’armes et le soutien militaire que procurent les grands états importateurs d’énergie en direction de leurs principaux fournisseurs. Les États-Unis et la Chine, par exemple, ont accru leurs livraisons d’armes et de matériel aux États producteurs de pétrole en Afrique en Angola, au Nigéria et au Soudan, ainsi que dans le bassin de la mer Caspienne, en Azerbaïdjan, au Kazakhstan et au Kirghizistan. Les États-Unis ont en particulier déployés des efforts pour lutter contre l’insurrection armée dans la région vitale du delta du Niger au Nigéria, la région d’où provient la plus grande partie du pétrole produit dans le pays ; Beijing procède elle aussi à des livraisons d’armes vers le Soudan, où les exploitations pétrolières dirigées par les chinois sont menacées par les insurrections qui ont lieu dans le Sud du pays et au Darfour.

La Russie utilisent également ces livraisons d’armes comme l’un des instruments parmi les moyens qu’elle déploie pour gagner en influence dans les régions majeures de production pétrolière et gazière que sont les bassin de la mer Caspienne et le golfe Persique. Elle tente non pas de se procurer l’énergie pour son propre usage, mais de dominer les flux d’énergie destinés à d’autres. En particulier, Moscou cherche à obtenir pour Gazprom le monopole sur le transport du gaz en provenance d’Asie centrale vers l’Europe grâce à son vaste réseau d’oléoducs. Elle veut également profiter des énormes gisements de gaz de l’Iran, qui renforceraient encore davantage le contrôle qu’elle exerce sur le commerce de gaz naturel.

Le danger, bien sûr, tient au fait que de telles collaborations, qui se multiplient au fil du temps, ne provoquent des courses aux armements régionales, exacerbent les tensions et accroissent le danger d’implication des grandes puissances dans les conflits qui éclatent localement. L’histoire montre de trop nombreux exemples de telles erreurs de calcul aboutissant à des guerres qui échappent à tout contrôle, comme ce fut le cas durant les années précédant la Première Guerre mondiale. De fait, aujourd’hui l’Asie centrale et la Caspienne avec leurs multiples désordres ethniques et les rivalités entre grandes puissances, présentent plus d’une ressemblance avec les Balkans dans les années qui ont précédé 1914.

Tout ceci conduit à tirer une conclusion simple, mais qu’il faut méditer : il s’agit de la fin du monde tel que vous l’avons connu. Dans le nouveau monde ayant l’énergie pour centre de gravité dans lequel nous sommes tous désormais entrés, le prix du pétrole va dominer nos vies et la puissance sera aux mains de ceux qui contrôlent sa distribution au plan mondial.

Dans ce nouvel ordre du monde, l’énergie régira chaque jour nos vies selon de nouveaux modes. Elle déterminera à quel moment et à quelles fins nous utiliserons nos voitures ; à quel niveau, haut ou bas, nous réglerons nos thermostats ; vers quels lieux, quand, et même si nous voyagerons ; les aliments que nous mangerons en dépendrons de plus en plus (étant donné que le prix de la production et de la distribution de nombreuses viandes et des légumes est profondément affecté par le coût du pétrole ou le développement de la culture du maïs pour la production d’éthanol) ; pour certains d’entre nous, cela déterminera où nous vivrons, pour d’autres, le type d’activité que nous entreprendrons ; pour nous tous, quand et dans quelles circonstances nous ferons la guerre ou éviterons les dépendances envers l’étranger qui pourraient nous entraîner vers la guerre.

Une dernière observation : la décision la plus pressante qui attend le prochain président et le Congrès pourrait être : comment faire pour accélérer au mieux la transition des énergies fossiles vers un système basé sur les énergies alternatives respectueuses du climat.

Michael Klare est l’auteur de Resource Wars et de Blood and Oil. Il est professeur au Hampshire College où il enseigne sur les questions de sécurité mondiale et de la paix. Son dernier ouvrage, Rising Powers, Shrinking Planet : The New Geopolitic of Energy, vient de paraître. Une brève vidéo de Klare débattant des grandes questions qui y sont abordées peut être consultée ici
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« Répondre #198 le: 19/04/2008 - 12:52:27 »

Abdenour Keramane, ex ministre de l’Industrie et des mines
La production du pétrole en Algérie dépasse la capacité de renouvellement des réserves

El Khabar - 19-04-2008 - Par S. Hafid
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?ida=106222&idc=105

M. Abdenour Keramane, Ex Ministre de l’Industrie et des mines, a estimé que le taux de production du pétrole en  Algérie dépasse le taux de renouvellement des réserves.

Dans une étude, intitulée « le pétrole et le développement des pays producteurs », dont El Khabar a eu une copie, M. Keramane a estimé que quelques Etats riches des Etats-Unis d’Amérique à l’instar du Texas et de la Californie considèrent la rente pétrolière comme étant une source de régression.

Idem pour la Grande Bretagne, la Norvège et la Hollande qui sont également considérés comme étant les pays les plus riches et plus développés de l’Union Européenne. Par ailleurs, la question est différente pour les pays en voie de développement, notamment ceux du Moyen Orient, de l’Afrique, de l’Amérique Latine et de l’Asie.

M. Keramane a indiqué que les réserves assurées de l’Algérie en pétrole sont actuellement estimées à 12,3 milliards de barils et à 4 580 milliards de m3 de gaz. Si l’on prend en considération les engagements pris dans le domaine de l’exportation et de la croissance de la consommation locale, qui connaît une augmentation annuelle estimée à 6%, la durée d’exploitation sera estimée à moins de 17ans pour le pétrole et à plus de 25ans pour le gaz naturel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_p%C3%A9trolier
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« Répondre #199 le: 21/04/2008 - 19:41:24 »

Comme tout le monde je vais sur un certains nombre de sites et de forums. Souvent j'y lis des trucs pas favorables du tout à l'Algérie et encore moins aux algériens! J'arrive évidemment à relativiser autant je peux en me disant que le pays est tellement riche et convoité et que l'algérien n'a pas la langue dans sa poche ou plus encore. Mais que je lise tous ces messages obscures, tendancieux, rageux, d'un pessimisme extraordinaire quant à l'avenir immédiat et lointain du pays et de ses populations sur un site comme Algérieinfo, j'en reste vraiment ébahi!
Je suis sur ce forum depuis pas mal de temps et à lire autant de propos catastrophiques j'en perds vraiment mon jargon et du coup je refuse de répondre parce que ce ne sera qu'un discours de sourds et de muets.
Mais alors que le pétrole tarisse dans la décennie prochaine devrions nous pour autant abandonner le pays ou le vendre aux enchères publiques sur le marché international ou que sais je encore
Que l'on vienne avec le discours d'un ancien ministre qui s'est taillé du pays pour des raisons qui lui sont propres (je ne l'acuse de rien et je ne l'innocente de rien) pour lui c'est de bonne guerre et autant pour ses opposants C'est cela la politique de nos jours un coupe gorge en costume cravate! Mais pourquoi n'est il pas resté se défendre ici! Peur pour sa sécurité et celle des siens. Peur d'être jeté en prison par ceux là mêmes qui lui tapaient dans le dos! C'est son problème. et qu'il ne vienne pas maintenant dire aux algériens qu'ils ne chercherait que leurs bien être! Les salons cossus c'était seulement pour lui et les siens pas pour le commun des mortel. Ils n'empêche que l'algérien essaie avec ses moyens réduits de s'en sortir comme tout être normalement constitué
A moins que...je me trompe sur l'intitulé du site et là je le quitterai sans regrets sur le champ; non pas que je sois outrancièrement nationaliste ou que je supporterai un clan du pouvoir sur un autre . Non; mais tant de péssimisme m'outrage personnellement
Je veux bien lire que des politique soient corrompus ; encore une fois c'est dans la nature des choses, que l'on dise que le pays soit mal managé c'est encore dans la nature des choses. Mais que l'on vienne me raconter que l'Algérie État et Nation sont à pendre haut et court et que même les richesse du pays sont à foutre à la première poubelle du coin!!! Là je dis qu'il y a quelque chose , quelque part qui ne tourne pas rond dans ce discours dont le moins que l'on puisse dire est qu'il louche!!!
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« Répondre #200 le: 22/04/2008 - 11:42:51 »

Le mirage "pétrolier" est vraiment persistant et encré comme un cancer et ce mirage va finir par disparaitre d'ici seulement quelques années. avec la disparition du "dieu et maître" pétrole Algérien, alias excrément du diable, ça sera le jour du jugement et l'apocalypse pour les Algériens et la "nation" Algérie et la on verra si l'Algérie a vraiment existé et fonctionné comme un "vrai" état-nation. ;)

Rumeurs et machination
D.Benchenouf -  le Dimanche 20 avril 2008
http://www.tahiabladi.com/index.php/rumeurs-et-machination/#more-541

Tous les quartiers populaires du pays bruissent d’une rumeur qui se propage comme une traînée de poudre, qui enfle et grossit, celle d’une explosion sociale imminente. C’est le sujet de discussion et d’inquiétude de tout le monde. Les uns, jeunes désœuvrés qui se comptent par millions et qui veulent en découdre. Les autres, plus chanceux, parce qu’ils ont un petit boulot, un petit commerce et une vie relativement normale, craignent d’être plongés dans l’incertitude. Mais l’abominable situation que vit la société algérienne ne peut plus durer. Elle est arrivée à un point de rupture. Pour une majorité de la population, la révolte est, de toute façon, le seul exutoire, la seule échappatoire pour ces millions de jeunes qui ne savent plus quoi faire de leur vie, dont on a rogné les ailes et dont la seule et dernière espérance est de quitter leur pays.

Le régime le sait bien, qui a précipité le pays tout entier dans le désastre. Les façades en trompe l’œil d’une oligarchie mafieuse ne font plus illusion. Le roi est nu ! La meute qui dévore la chair vive de la nation, animée par une frénésie boulimique, ne se cache plus pour piller les ressources de la nation. Elle se rue sur la bête, sans plus de retenue, dans une mêlée de chiens, flancs palpitants d’avidité, yeux injectés de sang, gueule baveuse, et longs râles de voracité qui s’exprime. Ils dépècent, étripent et déchirent à pleines dents, se bousculent, se prennent à la gorge, et coulent des regards biaisés pour s’assurer qu’ils ne seront pas dérangés dans leur tragique curée.

La forfaiture et le pillage ne se cachent plus. Ils prospèrent en pleine lumière.

Les récentes affaires Khalifa et BRC, qui ont impliqué les plus hautes personnalités du régime, où il a été question de détournement de milliards de dollars, de haute trahison, et dont les vrais auteurs ont été délibérément, outrancièrement et ouvertement soustraits à la Justice, avec la complicité et la soumission honteuse des magistrats, et qui ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg, sont significatives de la pourriture qui a gangrené tout le système politique algérien, dans toute ses institutions, jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat, surtout aux plus hauts sommets de l’Etat.

Avant la flambée des prix des hydrocarbures, la « rente » était gérée avec une relative parcimonie. Le système de pillage, organisé en cercles concentriques, distribuait les parts en commençant par le noyau, par le centre du pouvoir, par les généraux janvièristes et leurs clientèles. Le plus gros du butin y était capté, puis le reste se diffusait aux cercles suivants, allant en diminuant, en même temps que les cercles s’éloignaient du noyau, en une savante parcellisation des privilèges, un système quasi hydraulique d’arrosage, de la source aux rus.

Avec l’engrangement des montagnes d’argent tombé du ciel depuis que les prix du pétrole ont dépassé de très loin les estimations les plus optimistes, la meute de « jeunes loups » s’est considérablement agrandie. Tous veulent maintenant leur part. Tous hurlent et menacent. Ce formidable trésor les a rendus fous, les barons du régime ne parviennent plus à les endiguer. Les prédateurs des cercles secondaires sont devenus des rivaux. Ils veulent tous leur part de la proie. Tous veulent accéder au premier cercle, tous montrent leurs crocs aux vieux mâles qui avaient réussi jusque là à les tenir en respect. C’est, dès lors, la curée dans toute sa sauvage réalité.

Les cloisonnements entre les différents cercles ont été rompus. Les consensus ont volé en éclats. Des forces ont été bouleversées, voire culbutées, des alliances se défont, d’autres se font jour, des clans se forment au sein des clans, des parties étrangères, qui n’avaient jusque là que peu de consistance dans les équilibres des forces, se sont incrustées au cœur de la décision politique.

Certains observateurs ont cru déceler dans ce charivari l’influence d’un maître du jeu. Le président Bouteflika en l’occurrence, que certains créditaient de l’intention de procéder à une recomposition du champ politique. Cela n’est plus le cas si tant est que Bouteflika a vraiment réussi, à un moment ou à un autre, à maîtriser La partition. Bouteflika, qui avait réussi, mieux et plus que ses prédécesseurs, à fédérer autour de lui des décideurs militaires, des relais de la société civile et une relative adhésion populaire, s’est finalement pris au jeu trouble de la politique politicienne. A force de vouloir maîtriser le jeu de l’adversaire, il a fini par s’y enfermer. Il n’est plus désormais, si tant est qu’il l’a été un jour, un décideur qui compte. Il est coincé dans le système, et il en est devenu un élément. Un élément interchangeable. Lorsqu’il l’a compris, et qu’il a décidé de se passer du diktat de la junte, pour aller chercher par lui-même, une bénédiction populaire pour une « wahda Thalitha », il a été brutalement rappelé à l’ordre et sommé de ne plus faire sa propre campagne. Il s’est incliné.

La récente résurrection à ses côtés de Ahmed Ouyahia, propulsé du jour au lendemain aux premières loges de la représentation de l’Algérie à l’étranger, alors qu’il est censé être un chef de parti comme les autres, montre bien que Bouteflika s’est soumis aux directives de la junte, et que Ouyahia, tombé depuis des mois en disgrâce auprès de ses mentors du DRS, a été réadmis dans l’écurie de ce dernier. Il sera probablement le vice président annoncé. Il y a donc eu un ultime consensus au « sommet ». Bouteflika ne devrait pourtant pas se sentir très rassuré, avec un remplaçant potentiel et au pied levé comme Ouyahia, s’il repart pour le troisième mandat annoncé, ou pour une « troisième mi-temps » de son actuel mandat, qu’on parle de prolonger de deux ans. Mais le fait est que Bouteflika n’a qu’une très mince marge de manœuvre. Mince et aléatoire, parce que rien ne dit que l’explosion populaire imminente, dont tout le monde parle, ne précipite les évènements. Certains « faucons » du régime, ou plutôt certains chapons qui se prennent pour des aigles, distillent dans leur entourage que plutôt d’attendre que la population n’entre dans une violente contestation, qu’ils ne pourraient plus maîtriser, et qui pourrait voir l’émergence de forces sociales capables de la fédérer et de l’organiser, il serait plus opportun qu’ils l’initient eux-mêmes, cette explosion annoncée, qu’ils la canalisent et qu’ils la manipulent. Un autre 05 octobre, mais mieux contrôlé, planifié dans ses moindres effets. Ils sont devenus des spécialistes de la manipulation des masses. Ils ont appris sur le tas. Sur un tas de cadavres.

Quoi de plus opportun, en effet, pour ces maîtres es subversion, que de se servir de l’inéluctable explosion, plutôt que de la subir, d’attiser la rancœur d’une jeunesse désabusée, d’une société désorientée par la misère et l’oppression, pour fomenter des émeutes très violentes, d’en faire des jacqueries, de les canaliser vers la destruction du mobilier urbain, et surtout des biens des particuliers, de les faire dégénérer en actes de sauvagerie, de pillage, de viol et de dévastation, pour agiter l’épouvantail du chaos et de l’incertitude. Un très bon antidote contre le mécontentement, pour les agneaux que nous sommes à leurs yeux, qui craignent pour leurs pitoyables biens, pour leur progéniture, pour leur sécurité. Quoi de mieux pour s’imposer à nous comme des sauveurs, encore une fois, de nous faire regretter amèrement le temps béni de l’ordre établi, encore une fois, de nous obliger à implorer le retour de la « puissance publique, de la supplier de mettre fin à l’horrible incertitude, encore une fois. C’est alors qu’ils joueront sur du velours, en envoyant la troupe, constituée de nos propres enfants, tirer sur les émeutiers, constitués de nos propres enfants. Comme en octobre 88. Comme après l’interruption du processus électoral en 1992 ; Comme durant les années de sang, lorsqu’ils envoyaient leurs barbus égorger les populations suspectées de sympathies islamistes.
Les leurs, leurs rejetons à eux, comme durant la fronde d’octobre 88, iront ou resteront dans leurs résidences dorées de Paris et d’ailleurs. Ils seront le centre d’intérêt de leurs amis de là- bas qui les écouteront raconter comment papa a maté les sauvages.

Dans un tel schéma, Le sort du président Bouteflika sera scellé. La meute décidera de son sort selon que sa présence à la tête de l’Etat, d’un Etat de façade, leur sera plus ou moins, propice. A ce moment, ils auront sous la main celui qui a toujours devancé leurs moindres désirs, leur fils prodige, celui qui avait sorti du chapeau le plus grand parti du pays, celui qui est dévoré par l’ambition de devenir le Chef de l’Etat.

Et dans l’Histoire du beau pays qui s’appelait l’Algérie, on dira d’Ahmed Ouyahia qu’il en a été le dernier Président. Juste après Bouteflika.

OPINION : Le DRS avance sa carte Ouyahia
Saad Lounes -  le 23 Avril, 2008
http://www.lematindz.net/news/1345-opinion-le-drs-avance-sa-carte-ouyahia.html

Il y a des signes qui ne trompent pas. Au déclenchement de la Révolution française de 1789, la reine Marie-Antoinette surprise par l'ampleur de la révolte populaire demanda : «Mais que réclament donc ces gens?» On lui répondit : «Du pain». Elle eut alors cette réplique laissée à la postérité avant de passer à l'échafaud avec le roi Louis XVI : «Et bien qu'ils mangent de la brioche». Toute proportion gardée, on peut dire que la réaction ironique du chef du gouvernement Belkhadem face aux harragas est identique. Il leur promet de l'argent, du travail et des locaux, alors que les jeunes revendiquent espoir, bonheur, liberté, dignité. Tous les dispositifs d'assistanat Ansej, Cnac, Angem, filet social … n'y peuvent plus rien. Les harragas ne crèvent pas de faim. Ils crèvent de mal vie, d'ennui et d'humiliation. Ils enragent de voir l'égoïsme et la boulimie des gens du système trop occupés à dilapider les richesses du pays et à se partager les dividendes dans leurs tours d'ivoire. Ils tentent donc de faire ce que font depuis longtemps les élites qui ne manque de rien matériellement : fuir ce pays maudit. Une des preuves les plus criantes de cet égoïsme des dirigeants algériens est leur silence face à la «tsunami alimentaire» qui frappe les pays voisins, alors que tous les dirigeants occidentaux s'inquiètent et se dépêchent d'envoyer des aides d'urgence. Ils ne voient pas le désarroi des populations frontalières. Le feu couve aux frontières sud où la famine et la rébellion touareg poussent à un exode massif des populations du nord-Mali et du nord-Niger. Même des marocains et tunisiens commencent discrètement et progressivement à s'installer dans un mouvement d'anticipation et de survie. Le pouvoir est resté sourd à l'appel fraternel du Maroc, pays enclavé sans ressources pétrolières dont le seul voisin est … l'Algérie. Il n'a pas non plus entendu l'avertissement du DG du FMI sur les menaces de guerre dans ces pays pauvres et affamés. On ne dira jamais assez que la région du Sahel est une vraie bombe à retardement. Comment le premier responsable du FLN, parti d'essence populaire, ainsi que tout le gouvernement en sont-il arrivés à ne plus rien comprendre aux aspirations de leur peuple et à l'évolution dangereuse de leur environnement. Tout simplement parce que ceux qui sont chargés d'être les yeux et les oreilles de l'Etat, les informateurs, les avertisseurs, les tireurs de sonnettes d'alarme ne travaillent plus ni pour le gouvernement, ni pour la sécurité de leur pays. Ils ont délaissé leur métier et trahi leur serment de fidélité à la patrie. Ils travaillent pour leur propre compte, ils font du business grâce à l'énorme pouvoir que leur a octroyé le décret d'état d'urgence. Tous les postes de responsabilité civile sont doublés par des officiers du DRS. Ils ont ainsi accès à toutes les informations, s'ouvrent toutes les portes et les coffres-forts. Qui dans ces conditions ne peut être tenté de s'enrichir, de pratiquer le délit d'initié et de corruption. Comme ils l'ont fait à l'envie en orchestrant les détournements du groupe Khalifa… sans jamais être inquiétés et en envoyant des lampistes en prison. En imposant une autorité occulte à toutes les institutions, le DRS a concentré entre ses mains toutes les sources de renseignement militaire, policière, judiciaire, économique, diplomatique, médiatique. A tel point qu'il n'existe plus en Algérie que deux sphères de pouvoir : le DRS et la présidence. Le DRS contrôle l'armée, la gendarmerie, la police, l'administration, le secteur économique public et privé, le RDN, le MSP, l'UGTA et une partie du FLN qu'il retournera à son avantage le moment venu. Bouteflika, qui avait «redressé» et asservi le FLN, avait acquis les soutiens diplomatiques du monde arabe et des puissances occidentales qui l'ont conforté in extremis pour son deuxième mandat contre Benflis, candidat d'une partie de l'armée. Mais sa volonté de briguer un troisième mandat s'est heurtée à un refus catégorique de soutien des grandes puissances dont leurs constitutions limitent la présidence à deux mandats. Il craint aussi de subir le même désaveu que le vénézuelien Hugo Chavez, qui a eu l'audace de vouloir réviser sa propre constitution, désavoué par le référendum populaire. Sentant le danger et sa fin imminente, Bouteflika hésite à faire des sorties publiques en Algérie. De report en annulation, le syndrome Boudiaf le hante depuis l'attentat manqué de Batna. Face à la toute puissance du DRS, le clan présidentiel ne peut plus rien. Bouteflika se tient prêt à abandonner ses fonctions en silence, comme l'avait fait Zeroual avant lui. Il prépare déjà sa retraite en allant visiter ses amis du Golfe. A la manière d'un cancer qui gangrène tout le corps, le DRS veut pousser son pouvoir totalitaire à sa phase terminale : placer un de ses agents les plus fidèles à la présidence. Il a commencé en 2005 à activer en sous-main quelques lièvres et tenté de remettre en selle Ali Benflis. Mais ce dernier, entré en hibernation depuis sa défaite d'avril 2004, ne fait plus recette et a du mal à rassembler ses ex-lieutenants et ses troupes qui hésitent à le suivre. Arrivé dans la dernière ligne droite, le DRS prend les devants et abat sa carte Ouyahia en l'imposant à Bouteflika par un «communiqué laconique de la présidence» et une suggestion dans la presse d'une «rencontre de deux heures»… qui n'a jamais eu lieu. C'est le commencement d'un nouveau coup d'Etat. Les tournées d'Ouyahia dans les instances internationales visent à lui donner une stature d'homme d'Etat et à quémander le soutien des grandes puissances et des pays arabes. Le DRS a engagé une nouvelle course contre la montre en éteignant tous les signaux d'alerte pour aveugler les états-majors et leur imposer Ouyahia, l'homme le plus impopulaire du pays. Des leurres et des messages codés sont distillées dans la presse pour tenir les clientèles du système en état d'alerte et les aiguiller vers cette seule direction. L'affolement des marchés financiers et pétroliers attise toutes les convoitises intérieures et extérieures sur les ressources financières et minières du pays dans un monde actuellement bloqué à cause du stand-by américain qui attend l'élection de son nouveau président. L'attentisme est dangereux et le réveil risque d'être douloureux. Les élites, divisées et dispersées, vont-elles laisser les déflagrations sociales éclater dans tous les sens et condamner le pays à entrer dans une ère de glaciation politique et de spoliation des richesses avec Ouyahia ?

Comme tout le monde je vais sur un certains nombre de sites et de forums. Souvent j'y lis des trucs pas favorables du tout à l'Algérie et encore moins aux algériens! J'arrive évidemment à relativiser autant je peux en me disant que le pays est tellement riche et convoité et que l'algérien n'a pas la langue dans sa poche ou plus encore. Mais que je lise tous ces messages obscures, tendancieux, rageux, d'un pessimisme extraordinaire quant à l'avenir immédiat et lointain du pays et de ses populations sur un site comme Algérieinfo, j'en reste vraiment ébahi!

Je suis sur ce forum depuis pas mal de temps et à lire autant de propos catastrophiques j'en perds vraiment mon jargon et du coup je refuse de répondre parce que ce ne sera qu'un discours de sourds et de muets.

Mais alors que le pétrole tarisse dans la décennie prochaine devrions nous pour autant abandonner le pays ou le vendre aux enchères publiques sur le marché international ou que sais je encore
Que l'on vienne avec le discours d'un ancien ministre qui s'est taillé du pays pour des raisons qui lui sont propres (je ne l'acuse de rien et je ne l'innocente de rien) pour lui c'est de bonne guerre et autant pour ses opposants C'est cela la politique de nos jours un coupe gorge en costume cravate! Mais pourquoi n'est il pas resté se défendre ici! Peur pour sa sécurité et celle des siens. Peur d'être jeté en prison par ceux là mêmes qui lui tapaient dans le dos! C'est son problème. et qu'il ne vienne pas maintenant dire aux algériens qu'ils ne chercherait que leurs bien être! Les salons cossus c'était seulement pour lui et les siens pas pour le commun des mortel. Ils n'empêche que l'algérien essaie avec ses moyens réduits de s'en sortir comme tout être normalement constitué

A moins que...je me trompe sur l'intitulé du site et là je le quitterai sans regrets sur le champ; non pas que je sois outrancièrement nationaliste ou que je supporterai un clan du pouvoir sur un autre . Non; mais tant de péssimisme m'outrage personnellement

Je veux bien lire que des politique soient corrompus ; encore une fois c'est dans la nature des choses, que l'on dise que le pays soit mal managé c'est encore dans la nature des choses. Mais que l'on vienne me raconter que l'Algérie État et Nation sont à pendre haut et court et que même les richesse du pays sont à foutre à la première poubelle du coin!!! Là je dis qu'il y a quelque chose , quelque part qui ne tourne pas rond dans ce discours dont le moins que l'on puisse dire est qu'il louche!!!
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« Répondre #201 le: 22/04/2008 - 14:02:32 »

Tchétchénie: le renseignement occidental soutenait les séparatistes (TV)
http://fr.rian.ru/russia/20080422/105603573.html

22/04/2008 13:42 MOSCOU, 22 avril - RIA Novosti. Les services secrets occidentaux ont mis au point dans les années 1990 un plan visant à rendre effective l'indépendance de la Tchétchénie vis-à-vis de la Russie, affirme un documentaire intitulé "Plan Caucase" qui sera diffusé mardi soir sur la chaîne publique russe Pervi Kanal.

Selon un communiqué publié par la chaîne, la France imprimait des passeports d'Itchkérie (le nom donné à la république par les séparatistes), et des armements étaient acheminés vers la république à travers la Géorgie dans le cadre de cette opération.

Le citoyen turc d'origine tchétchène Aboubakar, connu depuis 40 ans sous le pseudonyme de Berkan Iachar, à la suite d'un contrat signé avec la CIA, raconte l'organisation dans les années 1990 d'une plateforme politique visant à obtenir la sécession de la république russe.

Selon lui, ce projet était financé par plusieurs Etats. Les passeports destinés à la République d'Itchkérie étaient imprimés par la France, la monnaie était fondue en Allemagne.

"Dans les années 1990, Aboubakar devient en quelque sorte l'éminence grise à travers laquelle on réalise les transactions financières plus ou moins juteuses destinées aux combattants du Caucase du Nord", affirment les réalisateurs du documentaire.

Selon eux, une des affaires les plus secrètes remonte au temps du leader séparatiste Djokhar Doudaïev dans les années 1990. M. Iachar participe alors à la mise au point d'un plan visant à acheminer illégalement des pierres précieuses à l'aéroport de Grozny.

"Le bénéfice dégagé servait à acheter des armes. Il ne s'agissait pas de sommes très importantes, entre 10 et 20 millions de dollars à chaque convoi", a confié Aboubakar, selon lequel cette filière n'a été découverte que plusieurs années plus tard.

"Ce ne sont que quelques exemples du soutien fourni par les services secrets étrangers à la sécession de la Tchétchénie", affirme le documentaire.

********

Opération Gladio version OTAN-DZ : arrêtez de tuer les Algériens innoncents pour rien et gratuitement pour votre bon plaisir "féodal".

vos écrans de fumée (diversions) se sont déjà dissipés.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, de l'état-major de l'OTAN-DZ, initiateurs, planificateurs et réalisateurs "zélés" et "bêtement disciplinés" de la vaste, préméditée et génocidaire "opération Gladio version Algérienne", arrêtez immédiatement et sans condition de tuer et exterminer (génocide), comme vous le faites déjà en Irak, des Algériens innocents (civiles, bébés, enfants, femmes, hommes, militaires, policiers, etc...) pour simplement assouvir votre avidité immonde et irrationnelle de pétrole et gaz naturel (excrément du diable) en déclin historique, rapide et irrémédiable.

A méditer pour les Algériens "intelligents et anticipateurs"

Opération "Gladio"

Ce dernier est un réseau voyou de renseignement, une structure clandestine de l’OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique. Ce réseau a mené des attentats à la bombe à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Sous direction de la CIA, cette organisation a tenté d’influencer la politique de certains pays, notamment l’Italie, la Grèce et la Turquie. Cette "stratégie de la tension", a débuté avec l’attentat de la place Fontana, à Milan le 12 décembre 1969, qui devait, selon Vincenzo Vinciguerra, un agent du Gladio, pousser l’État italien à déclarer l’état d’urgence. Le massacre de la gare de Bologne, de 1980, est également imputé à Gladio.

En 2000, Vincenzo Vinciguerra résume ainsi cette stratégie :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité".


Opération Gladio

Sauvegarder ces videos "importantes" sur vos ordinateurs, car les "criminelles et génocidaires (OTAN-DZ)" tentent de les cacher à l'opinion publique internationale. Utilisez les outils gratuits suivants pour les sauvegarder et les rediffuser, jusqu'à la fin des temps, pour honorer nos innocents "morts" (Algériens) des annèes 80s et 90s et avant  :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/

Voila ces videos sur l'opération gladio dont les criminelles et génocidaire qui ont exterminés, tant d'Algériens et d'autres (irak), tentent de les cacher à l'opinion publique internationale :

http://www.google.fr/search?hl=fr&tbs=vid%3A1&q=operation+gladio&aq=f&aqi=&aql=&oq=

Faites des copies et diffuser les jusqu'à la fin des temps.


---------------------------

Ce pion (Abdelkader Belliraj ) n'est qu'une fourmi du sommet de l'iceberg de l'Opération Gladio version OTAN-DZ

L'affaire n'est pas fini ça commence par un pion et les autres (commanditaires et complices) vont suivre un par un.

Actualités : BELLIRAJ, ARRÊTÉ AU MAROC POUR ACTIVITÉS TERRORISTES
Il était un agent des services secrets belges

Le Soir d'Algérie - dimanche 09 mars 2008 - Aziouz Mokhtari
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/09/article.php?sid=65474&cid=2

Manifestement, le cas Belliraj est devenu affaire d’Etat. Ou même d’Etats.De notre bureau de Bruxelles,

Les faits : Abdelkader Belliraj est un Belgo-marocain arrêté, il y a une semaine au Maroc, à la suite d’une souricière tendue par le renseignement du pays et d’une intervention musclée et efficace de la police. Les choses se corsent, cependant, depuis que la presse belge a dévoilé que celui que les Marocains viennent de mettre sous les verrous au motif d’appartenance à «réseaux terroristes liés à Al-Qaïda» est, en fait, un informateur émargeant sur le budget de la Sûreté fédérale du royaume de Belgique. Quelques jours après, le choc est encore plus assommant.

Belliraj, révèlent encore des canards du plat pays, est l’auteur de six assassinats en Belgique et qu’il se serait servi de son statut de «mouchard » au profit des Belges pour le mettre au service d’Al-Qaïda.

De Morgen et La libre Belgique, deux quotidiens, l’un néerlandophone et l’autre francophone, apportent même des preuves irréfutables selon lesquelles Belliraj bénéficiait de l’amitié et de la largesse de Ayman Ezzawahiri, numéro deux dans l’organigramme de l’organisation de Ben Laden.

La Sûreté d’Etat belge est tellement bouleversée et déstabilisée qu’elle dépose plainte pour «divulgation d’informations à caractère confidentiel ».

L’itinéraire et les vies multiples de Belliraj ne font, néanmoins, pas perdre le nord au renseignement belge. Ce dernier soupçonne, fortement, les services marocains d’avoir utilisé Belliraj pour d’autres missions. Les «gorges profondes» bruxelloises n’excluent pas que le Maroc ait voulu orienter Belliraj vers l’Algérie et le GSPC.

Cette piste semble d’autant plus sérieuse que ni le «logement» (le suivi 24h sur 24h), ni l’arrestation de Belliraj n’ont été communiqués aux renseignements belges alors que Belliraj est aussi Belge et que les Marocains ne pouvaient ignorer qu’il était un informateur de la Sûreté d’Etat.

Ce qui a mis la puce à l’oreille, déjà largement tendue des Belges, c’est la divulgation par la presse marocaine et par des fuites, sans doute organisées, dans la presse belge, de la qualité d’agent belge de Belliraj.

Comment, s’intriguent les policiers belges, les Marocains auraient-ils su cela en si peu de temps ? D’où la terrifiante interrogation : le renseignement marocain aurait-il retourné Belliraj contre la Sûreté d’Etat et dans cette hypothèse, aurait-il caché à la Belgique que Belliraj avait commis six assassinats sur le territoire du royaume d’Albert II ? Une grave crise entre la Belgique et le Maroc n’est pas du tout à exclure, surtout que là les conditions d’arrestation de Belliraj au Maroc paraissent suspectes et sont plus proches d’une réalisation d’un film que d’une descente de police.

Cette énigmatique affaire n’a pas laissé indifférentes les autres centrales du renseignement. Deux délégations, l’une de la police fédérale américaine (FBI), et l’autre de la CIA sont sur place au Maroc pour essayer de démêler l’écheveau.

Les Américains cherchent à savoir pourquoi, alors que Belliraj émargeait sous le budget de la Sûreté fédérale de Belgique, les Américains n’ont pas été informés de son amitié avec Ayman Ezzawahiri.

Qui a couvert, pendant de si longues années, Belliraj et pourquoi ? Le FBI et la CIA tenteront d’apporter des éléments de réponse à ces deux questions.

Quant au passage, énigmatique, de Belliraj par la branche algérienne du GSPC, nul doute que le renseignement algérien est, déjà, sur l’enquête... Affaire à suivre.
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« Répondre #202 le: 10/05/2008 - 17:30:21 »


Les idôlatres fanatiques et intégristes de l'excrément du diable Algérien, alias pétrole, mènent directement et sadiquement l'Algérie et sa population vers les abimes infernales de la famines, de la misère noire et des guerres civiles "féodales" interminables et tout cela pour simplement satisfaire leur avidité irrationnelle et maléfique en "devises" qui ne vaudront bientôt plus rien car leurs pouvoirs maléfiques et sadiques, ils le puisent uniquement de l'excrément du diable Algérien et des "devises" qu'il ramène et ils n'auront plus de pouvoir d'ici 17 ans car il n'y aura plus d'excrément du diable Algérien.

Lire attentivement les articles ci-dessous qui prouvent l'existence d'une espèce rare mais en voie de disparition d'Algériens qui se préoccupent encore de l'avenir proche de leur enfants à l'inverse des idôlatres fanatiques et intégrites de l'excrément du diable Algérien qui préparent volontairement et sadiquement l'enfer à ces mêmes enfants d'ici 17 ans.


Aujourd’hui, les réserves totales prouvées sont estimées à 12,3 milliards de barils pour le pétrole et à 4 580 milliards de m3 pour le gaz (2).  Dans les conditions d’exploitation actuelles et en tenant compte des seuls engagements déjà souscrits en matière d’exportations et de l’évolution de la consommation domestique (une croissance annuelle de l’ordre de 6%), cela représente une durée de vie inférieure respectivement à 17 ans pour le pétrole et un peu plus de 25 ans pour le gaz naturel, c'est-à-dire à peine l’espace d’une génération .

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Les hydrocarbures, source de richesse et de développement ?
La question de la longévité des ressources pétrolières reste posée (1re partie)


Par : Abdenour KERAMANE (*) - Samedi 10 Mai 2008 - LIBERTE
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=94208

Le dossier pétrolier demeure d’une extrême importance en Algérie. De l’utilisation de l’argent des hydrocarbures jusqu’à l’effort de développement qu’implique la rente pétrolière, Abdenour Keramane explique les enjeux ainsi  que les défis qui attendent le pays. Nous reproduisons ici la première partie de sa réflexion intitulée : “Pétrole et développement des pays producteurs”, parue dans le n°26 de la revue Medenergie, de ce mois de mai.

On a souvent entendu des dirigeants politiques, des intellectuels, des économistes, des journalistes, ou de simples citoyens, s’interroger sur cette fabuleuse richesse naturelle que sont les hydrocarbures et sur son rôle dans le développement des pays producteurs en la considérant, selon les circonstances et le point de vue de chacun, de chance ou de malédiction pour le pays qui la détient. Dans certains pays, on est même allé jusqu’à imputer à “la manne pétrolière” (ou, comme l’appellent souvent les économistes, “la rente pétrolière” avec une intonation plutôt péjorative), la source d’une certaine paresse, d’une aversion pour l’effort, voire d’une incapacité structurelle et culturelle à atteindre un niveau de développement acceptable et légitimement justifié par la détention de cette richesse naturelle.

Pourtant, ce sont deux États pétroliers, le Texas et la Californie, qui sont les plus riches des cinquante-et-un États qui composent les États-Unis d’Amérique, eux-mêmes le pays le plus riche et le plus puissant du monde. De même qu’en Europe, des pays pétroliers et gaziers comme les Pays-Bas, la Grande-Bretagne ou la Norvège, figurent parmi les plus riches et les plus développés au sein de l’Union européenne.  Ce n’est, malheureusement, pas le cas des producteurs d’hydrocarbures dans les pays en développement, qu’il s’agisse du Moyen-Orient, de l’Afrique, de l’Amérique latine ou de l’Asie, à l’exception de la Malaisie qui semble être sur le bon chemin pour devenir une puissance émergente. Certes, il ne faut pas sous-estimer les progrès accomplis par certains pays parmi les gros producteurs. Ainsi, le Royaume d’Arabie Saoudite, naguère en grande partie désertique, s’est doté au cours des trente dernières années d’une infrastructure civile, industrielle, agricole et même d’une industrie pétrochimique de tout premier ordre. Dans les Émirats du Golfe, on est  frappé par la transformation des principales villes, comme Dubai, Abou Dhabi ou Qatar, qui n’étaient naguère que de grandes bourgades rurales au milieu du désert. Cependant, malgré quelques avancées notables, le développement dans ces derniers pays continue à dépendre exclusivement des recettes pétrolières et de l’évolution du prix du baril de pétrole. La part des recettes pétrolières reste prépondérante dans le PIB des pays producteurs et, pour certains, elle n’a pas évolué depuis trente ans ! Il faut donc se rendre à l’évidence et reconnaître que la quasi-totalité des pays producteurs en développement n’a pas réussi son challenge : passer du statut d’économie rentière au rang d’une puissance industrielle disposant de la capacité à assurer un développement immédiat satisfaisant, juste et diversifié, tout en préservant l’avenir des générations futures. C’est malheureusement le cas de l’Algérie qui dispose de ressources moyennes mais relativement suffisantes en hydrocarbures, en gaz naturel plus particulièrement. Dès les premières années qui ont suivi son indépendance, le pays a pu, dans un élan collectif et consensuel, définir et mettre en œuvre une stratégie cohérente et volontariste de récupération et de valorisation de ses ressources naturelles, à l’effet d’en faire l’élément moteur et l’instrument privilégié pour son développement économique et social. Néanmoins, si les moyens financiers procurés par les hydrocarbures ont permis des réalisations importantes dans les infrastructures, dans le domaine économique, social, culturel, de la formation et de l’éducation, la dépendance par rapport à cette ressource s’est progressivement accentuée et le niveau de développement reste limité au regard des potentialités naturelles et des ressources humaines abondantes et de qualité. C’est ainsi que sur les dix dernières années, entre 1998 et 2007, le PIB a connu une croissance moyenne modeste de 4,1%, inférieure à la moyenne de l’Afrique (aujourd’hui estimée à 5%), alors que, sur la même période, le prix du pétrole a été multiplié par 5,5 (passant de 12,3 à 69 $/baril), tout comme les recettes provenant de l’exportation des hydrocarbures qui ont augmenté de 10 à 59 milliards de US$.
 
Un pays aux  ressources gazières importantes

La vocation pétrolière de l’Algérie est née vers la fin des années 1950, avec les importantes découvertes effectuées dans le Sahara algérien par les compagnies françaises : le gisement de pétrole de Hassi-Messaoud et celui de gaz naturel de Hassi R’mel, à un moment où le peuple algérien était résolument engagé dans la lutte de libération nationale.

Depuis les premières découvertes, de gros efforts de recherche, d’exploration et de développement ont été entrepris sous des régimes divers : l’Algérie reste un pays pétrolier et surtout gazier, d’importance moyenne dont les ressources n’ont rien de comparable avec les pays du Golfe, ni même avec la Libye ou le Nigeria, pour rester dans le Continent africain.

Pourtant, les Autorités algériennes ont pratiqué très tôt une politique vigoureuse de préservation des ressources fossiles et de l’environnement en luttant implacablement contre les tendances “au gaz torché”  pratiquées auparavant par les compagnies pétrolières internationales. En effet, la figure ci-dessous montre, à l’évidence, que le brûlage de gaz à la torche en Algérie a connu un recul constant, en particulier durant la décennie 1973-1983 et depuis 1995. Alors que les volumes de gaz associés produits ont pratiquement triplé ces 30 dernières années pour atteindre 35 milliards de m3, le ratio gaz associé brûlé sur gaz produit est passé de 80% en 1970 à 13% en 2002 et à 7% en 2005. Le brûlage des gaz non associés au brut (gaz naturel), représente à peine un peu plus de 1% des 160 milliards m3/an produits. Si on raisonne en termes de production globale de gaz associé et gaz naturel, le taux de brûlage (C'est-à-dire le rapport de la quantité de gaz brûlée par la quantité produite), avoisine les 3% (1). L’élimination complète du brûlage est prévue pour 2010, selon Sonatrach, qui a initié, en association avec BP et Statoil, un grand projet de réinjection de CO2 dans le gisement gazier d’In Salah.

Aujourd’hui, les réserves totales prouvées sont estimées à 12,3 milliards de barils pour le pétrole et à 4 580 milliards de m3 pour le gaz (2).  Dans les conditions d’exploitation actuelles et en tenant compte des seuls engagements déjà souscrits en matière d’exportations et de l’évolution de la consommation domestique (une croissance annuelle de l’ordre de 6%), cela représente une durée de vie inférieure respectivement à 17 ans pour le pétrole et un peu plus de 25 ans pour le gaz naturel, c'est-à-dire à peine l’espace d’une génération .

Il est vrai que le pays n’est exploré, pour l’instant, que pour les 50% de sa superficie et que des indices favorables permettent de penser qu’il recèle encore des potentialités. Effectivement, l’intense activité d’exploration entrepris par la compagnie nationale Sonatrach, seule ou en partenariat, a donné lieu à un nombre important de découvertes : 8 découvertes en 2005 pour 58,47 Mtep, 20 en 2006 pour des réserves estimées à 117,53 Mtep, et 20 découvertes enregistrées en 2007. Néanmoins, le nombre important des découvertes annoncées ces dernières années n’a pas encore donné lieu à réévaluation importante des réserves prouvées. Aussi, en toute rigueur et par prudence, toute prévision de développement ou d’exportation doit se baser sur les réserves affichées et officiellement reconnues, rappelées ci-dessus, c'est-à-dire l’espace d’une génération, ce qui n’empêche pas de rester attentifs et raisonnablement optimistes pour les perspectives futures.

Dans les faits, les deux gisements historiques continuent à contribuer pour une part prépondérante de la production algérienne : Hassi-Messaoud à 60% pour le pétrole et Hassi R’mel à 66%  pour le gaz naturel, même si les noms de gisements nouveaux : comme Tin-Fouyé-Tabankort, Berkine, Haoud Berkaoui et Stah pour le pétrole, Rhourde Nouss, Alrar et Hamra pour le gaz, sont venus s’ajouter aux deux premiers plus prestigieux.
 
Valorisation des hydrocarbures et développement

Le premier ajustement significatif du prix du pétrole, intervenu après la guerre israélo-arabe d’octobre 1973 dans le cadre d’une action politique d’envergure, a constitué pour bon nombre de pays producteurs de pétrole, en particulier les pays arabes du Golfe, le point de départ d’une ère de prospérité et de développement relatif qui se poursuit. En ce qui concerne l’Algérie, la situation est différente : l’augmentation du prix du pétrole décidée par l’OPEP en 1973 a certainement contribué à booster le programme de développement national mais celui-ci avait été déjà engagé par l’adoption et la mise en œuvre des deux premiers plans (triennal 1967 - 1969 et quadriennal 1970 - 1973).
En effet, dès les premières années qui ont suivi son indépendance, l’Algérie s’est dotée d’une compagnie nationale, Sonatrach (créée le 31 décembre 1963) qui devait être l’instrument privilégié pour la mise en œuvre de sa stratégie pétrolière, laquelle a été bâtie sur des principes fondamentaux qui n’ont jamais varié : récupération des ressources naturelles par la nationalisation partielle ou totale selon le cas et le moment, valorisation maximale des hydrocarbures, non seulement par l’élargissement des capacités d’accumulation financière mais également par l’ensemble des actes d’investissement permettant la création d’une industrie pétrolière intégrée. La première annonce de la politique algérienne en matière d’hydrocarbures – dans laquelle on retrouve les principes et les lignes directrices del’action future – a été faite par le premier Président algérien : Ahmed Ben Bella en juin 1964, moins de deux ans après l’indépendance, à l’occasion du lancement des travaux de la première réalisation algérienne en matière d’hydrocarbures : il s’agit du premier pipeline algérien Haoud El Hamra-Arzew, réalisé par la compagnie anglaise John Brown Contractors, avec un financement koweïtien.

Dans un premier stade, la Sonatrach qui s’appelait, à l’origine, Société de transport et de commercialisation des hydrocarbures, devait transporter et commercialiser le pétrole acheté auprès des compagnies étrangères productrices, plus précisément SN Repal et Total. Ses statuts et ses activités ont été étendus à l’exploration et à la production, après la nationalisation.

A. K.

Notes
(1) Allouani, R.N. et Haddadji R. “La réduction des volumes de gaz brûlés : l’action de Sonatrach” in Medenergie n°10 – janvier 2004
(2) Source : BP Statistical Review of  World Energy,  juin 2007

(*)Ingénieur diplômé de l’École nationale des ponts et chaussées (Paris, 1962), Abdenour Keramane a contribué à la création de la Sonelgaz (Société algérienne de l’électricité et du gaz) qu’il a dirigée jusqu’en août 1981. À ce titre, il a été membre fondateur et président du Comité algérien de la World Energy Conférence , vice-président de l’Union algérienne du gaz et président du Comelec. Commissaire à la recherche scientifique et technique auprès du Premier ministre en 1984 puis président du conseil d’administration du Fonds de participation Biens d’équipement, il entre au Gouvernement en janvier 1989, en qualité de ministre délégué à la Formation professionnelle, puis de ministre de l’Industrie et des Mines. En 1993, il est affecté à Milan comme managing director de la TMPC, société mixte algéro-italienne ayant en charge le gazoduc sous-marin Transmed. Actuellement, il active en qualité de consultant associé au sein du cabinet-conseil indépendant Khan Consultants, et dirige la revue Medenergie, dont il est le fondateur. Professeur associé à l’École nationale polytechnique d’Alger jusqu’en 1992, Abdenour Keramane est l’auteur de nombreuses publications.

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Des nationalisations à l’ouverture aux investisseurs privés et étrangers
La question de la longévité des ressources pétrolières reste posée (2e partie)

Par : Abdenour KERAMANE (*) -  Edition du Dimanche 11 Mai 2008 - LIBERTE
http://www.liberte-algerie.com/imp.php?id=94252&titre=Des%20nationalisations%20%C3%A0%20l%E2%80%99ouverture%20aux%20investisseurs%20priv%C3%A9s%20et%20%C3%A9trangers

La nationalisation des hydrocarbures s’est déroulée en deux phases : le 24 février 1971, avec la prise de contrôle majoritaire (51%) dans toutes les sociétés de production et la nationalisation complète de toutes les réserves de gaz naturel et du transport des hydrocarbures par canalisations ; ensuite, le 12 avril 1971, avec l’abolition du régime des concessions et l’instauration du régime d’association contrôlée à 51% par Sonatrach pour toute compagnie désirant exercer des activités de recherche-exploration et/ou de production des hydrocarbures en Algérie.

Deux autres principes devaient guider l’action du nouveau pays pétrolier, membre de l’Opep : l’adoption de l’énergie comme élément moteur du développement économique et de la promotion sociale par la généralisation de l’accès à l’énergie domestique à bas prix ; la formation et l’appropriation de la technologie comme élément de base pour la maîtrise réelle d’un secteur réputé à haute technologie. C’est ainsi que des milliers de cadres et techniciens, d’experts dans tous les domaines de l’énergie ont été formés, que des dizaines d’écoles et d’instituts de formation ont été créés et ouverts notamment dans des pays en développement. La prise de conscience précoce de l’importance de la formation et la mise en œuvre d’actions multiformes (l’Institut national des hydrocarbures, par exemple, a été créé à peine une année après l’Indépendance) ont constitué incontestablement une grande réussite : aujourd’hui, l’Algérie dispose d’une quantité impressionnante de cadres qualifiés et d’experts de qualité qui évoluent tant dans le pays qu’à l’étranger, au sein de la communauté énergétique internationale où ils ont une autorité reconnue.

Se basant sur le concept de l’industrialisation à partir de la valorisation des ressources naturelles, en vogue à l’époque dans les milieux économiques et tiers-mondistes particulièrement, le pays s’est engagé dans un combat acharné pour le développement tous azimuts, avec plus ou moins de succès, dans un cadre rigoureusement planifié. Il a alors connu une croissance annuelle moyenne soutenue de 7% pendant une longue période, d’une quinzaine d’années, avec la création moyenne de 200 000 emplois/an, fondamentale dans un pays où la majorité de la population est constituée de jeunes de moins de 35 ans (75%).

Dans les faits, le pays s’est transformé en un immense chantier et des investissements colossaux (40% du PIB, au prix d’un endettement très fort) ont été consentis pour mettre en valeur, développer les ressources énergétiques et réaliser les infrastructures nécessaires dans tous les domaines : implantation d’une base industrielle dans tous les secteurs, installations destinées à l’exploitation, la transformation et/ou l’exportation de produits énergétiques, édification de raffineries et d’usines de liquéfaction de gaz naturel, d’usines pétrochimiques, réalisation de réseaux de distribution pour les produits pétroliers et généralisation de l’utilisation du gaz naturel, combustible propre et noble, dans la production électrique et dans tous les secteurs de l’industrie et de l’artisanat, construction de deux grands gazoducs à travers le Maghreb et la Méditerranée destinés à l’exportation vers l’Europe du gaz naturel algérien : le Transmed (Enrico Mattei) depuis octobre 1983, vers l’Italie, la Tunisie et la Slovénie ; le gazoduc Maghreb-Europe (GME ou Pedro Duran Farell) qui livre du gaz depuis novembre 1996 au Maroc, à l’Espagne et au Portugal. Ces gazoducs constituent, incontestablement, une belle œuvre  de coopération commune entre l’Algérie, le Maghreb et l’Europe.

Sur un plan régional, le Transmed a certainement contribué au développement économique de la Tunisie au cours des dernières décennies. La Tunisie est devenue un consommateur important de gaz naturel (plus de 3 milliards de mètres cubes par an), avec des effets positifs sur l’économie et l’environnement. Malheureusement, cette expérience n’a pas encore pu être étendue au Maroc à partir du GME, en raison du climat de méfiance entretenu entre deux grands pays voisins qu’unissent tant de liens historiques et dont les économies sont absolument complémentaires. Pourtant, le choix d’un tracé du gazoduc pour alimenter l’Espagne, privilégiant le passage par le Maroc et la traversée du détroit de Gibraltar à la liaison directe Algérie-Espagne à travers la Méditerranée, avait été effectué au début de la décennie 1990 pour des raisons politiques et pour renforcer la coopération maghrébine dans le cadre de l’Union du Maghreb arabe (UMA). En effet, l’énergie pourrait et devrait jouer un rôle moteur dans la coopération maghrébine dans la mesure où l’industrie du gaz contribue à la croissance de la valeur ajoutée dans les pays de transit, en même temps qu’elle produit un effet d’entraînement sur l’économie dans son ensemble.
 
Au titre du développement durable

Il faut également signaler que bien avant le Sommet de Johannesburg, tenu en septembre 2002, qui a consacré l’énergie comme besoin essentiel pour tout être humain au même titre que la santé, l’eau, et qui a appelé à la lutte contre la pauvreté énergétique, l’Algérie avait officialisé dans la Charte nationale, document institutionnel adopté dès 1976, une politique audacieuse de généralisation de l’accès à l’énergie pour l’électricité et la distribution du gaz naturel, à laquelle s’est ajoutée une politique de bas prix qui était, sans aucun doute, opportune pour les petits consommateurs.
Par contre, la généralisation de la politique de bas prix généralisée aux produits énergétiques n’a pas favorisé un choix judicieux des investissements dans le secteur de l’industrie, ni une utilisation rationnelle de l’énergie dans les unités industrielles notamment, encore moins la promotion des énergies renouvelables.

Elle a même constitué une source de gaspillage  contre laquelle il a fallu réagir par l’augmentation drastique des prix, imposée depuis le début de la décennie 1990, et par une législation nouvelle plus incitative vers la rationalisation de l’utilisation de l’énergie.

Toutefois, il semble que la culture de l’économie d’énergie et de l’efficacité énergétique reste à promouvoir dans un pays où l’intensité énergétique est l’une des plus fortes du bassin méditerranéen et où la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique est quasiment nulle, malgré les potentialités considérables, notamment en matière d’énergie solaire.

En dépit des erreurs et des insuffisances, les moyens financiers procurés par les hydrocarbures ont permis des réalisations importantes dans tous les domaines et il est incontestable que de tels résultats n’auraient jamais été obtenus sans la nationalisation des hydrocarbures ! Au demeurant, la nationalisation est intervenue à un moment opportun et dans un contexte politique et économique international propice : l’équilibre mondial était favorable aux pays du tiers-monde qui possédaient la plus grande part des matières premières disponibles dans le monde. Au sein de l’Opep, l’Algérie a certainement joué un rôle disproportionné par rapport à l’importance de ses ressources dans les années 1970 en raison de ses idées novatrices sur le développement et de son rayonnement international à l’époque. Il suffit de rappeler, à cet égard, la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies sur “Le pétrole, les matières premières et le développement” tenue le 10 avril 1974, à l’initiative de l’Algérie, ou bien la Conférence des souverains et chefs d’État des pays membres de l’Opep, tenue à Alger du 4 au 6 mars 1975. Il faut rappeler également qu’en sa qualité d’initiateur de ces rencontres historiques, l’Algérie avait proposé, pour alléger la facture énergétique des pays du tiers-monde, l’idée d’un véritable plan Marshall mondial en faveur du développement et suggéré notamment la création d’un fonds d’aide au développement (de 20 milliards de dollars), cofinancé à parts égales par les pays exportateurs de pétrole et les pays industrialisés. L’offre étant restée sans réponse, c’est finalement l’Opep qui s’est résolu à créer toute seule ce fonds d’aide, qui continue à fonctionner aujourd’hui.

Le temps des réformes : l’ouverture aux investissements privés  et étrangers

Le revers de la médaille de cette politique, fondée sur une valorisation intensive des hydrocarbures, est la forte dépendance du pays par rapport aux hydrocarbures et, par voie de conséquence, sa vulnérabilité qui s’est manifestée de manière brutale au moment de la chute des prix du pétrole en 1986, avec des conséquences politiques, économiques et sociales dramatiques. Pour faire face aux besoins financiers nécessaires à la poursuite du développement, la législation dans le secteur des hydrocarbures a été modifiée par la loi du 19 août 1986 et, plus profondément encore, par les amendements de la loi du 4 décembre 1991 lesquels introduisent, pour la première fois dans les pays producteurs et, en particulier dans les pays arabes, l’ouverture de l’amont pétrolier aux investissements privés et étrangers.

Ces réformes, réalisées délibérément et sans aucune contrainte, bien avant l’ajustement structurel et le rééchelonnement de la dette intervenus en 1994, visaient plus particulièrement à inciter les compagnies pétrolières étrangères à investir dans la recherche et l’exploration, avec pour effets attendus l’accroissement des réserves et l’augmentation de la production dans le cadre d’un partage de production (51% pour la compagnie nationale Sonatrach).

Effectivement, il est incontestable que ces réformes ont eu un effet positif, rapide et retentissant : extension du domaine exploré, nouvelles découvertes pétrolières et gazières, augmentation de la production et des exportations. Dès le milieu des années 1990, l’Algérie avait pratiquement reconstitué les réserves de l’année 1971 et des dizaines de compagnies de toutes nationalités opéraient dans le sud algérien (les années 1996, 1997 et 1998 ont été particulièrement prolifiques !). Dans la première moitié de la décennie 1990, trente ans après sa création, Sonatrach est devenue la 11e compagnie pétrolière au niveau mondial.

Enfin, dans le prolongement des réformes libérales accélérées dans le pays depuis le début de la présente décennie, l’Algérie s’est dotée d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures, le 19 juillet 2005, qui  introduit une libéralisation plus profonde dans l’organisation et le fonctionnement de l’ensemble du secteur. Les principaux objectifs affichés sont : séparer le rôle de l’État en tant que propriétaire du domaine minier (mission confiée à une nouvelle entité publique Alnaft) de celui de l’opérateur historique Sonatrach, transformé en société par actions soumise aux règles de la commercialité au même titre que les autres compagnies, assouplir les obstacles inhérents à l’application de la loi de 1991, rendre plus attractif le régime des investissements pour attirer les compagnies étrangères.

La mise en œuvre de la loi de 1986 et surtout celle de 1991 appelait certainement des mesures d’amélioration et d’assouplissement dans le fonctionnement et dans les relations entre l’État et les compagnies pétrolières internationales. Une adaptation éventuelle de ces lois aurait dû s’appuyer sur un diagnostic approfondi, objectif et transparent au terme d’une décennie d’application. Fallait-il aller jusqu’à la remise en cause des bases de ces lois, comme le principe du partage de production, alors qu’elles avaient donné des résultats positifs ? Dans un article publié par la revue Liaison Énergie Francophonie n°70 – 1er trimestre 2006 (4), nous écrivions : “L’avenir dira si la loi de 2005, communément appelée loi de dénationalisation parce qu’elle réintroduit le régime des concessions en vigueur avant la nationalisation de 1971, apporte les réponses appropriées pour faire du secteur des hydrocarbures l’élément moteur du développement national, économique et social de l’Algérie”. En réalité, la loi du 28 avril 2005 n’a jamais été mise en application.

Elle a été modifiée et complétée un peu plus d’un an après — sans explication ni débat, en dehors de l’adoption formelle au Parlement. Un nouveau texte à caractère législatif, plus précisément une ordonnance, entérinée par l’Assemblée populaire nationale (APN) en octobre 2006, revient au principe de la participation de Sonatrach à hauteur de 51%, instauré par la loi de 1991 et redevenu en vigueur aujourd’hui.

Quels sont les motifs de ce revirement inattendu ? Est-ce le retour au patriotisme économique ? Ou bien l’effet de l’augmentation des prix du pétrole, pourtant engagée dès 2004 et en rythme accéléré fin 2004 - début 2005, comme le montre la figure 2 ?

Notes
(3) Sonatrach : rapport annuel 2006
(4) Keramane A. “Pétrole et développement des pays producteurs,  le cas de l’Algérie” in LEF n° 70 - 1er trimestre 2006

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Les devises qui partent en fumée
Ali Bahmane - El Watan - Edition du 7 mai 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article93647

Régulièrement, des experts et des managers tirent la sonnette d’alarme sur les dégâts que subit l’économie nationale. La toute récente préoccupation, exprimée par l’économiste Abdelhak Lamiri, a trait au déséquilibre entre le volume des capitaux exportés par les entreprises étrangères et les richesses qu’elles génèrent dans le pays : sept milliards de dollars sont partis à l’étranger en 2007 et davantage cette année, une somme qui peut atteindre les 50 milliards dans les 10 à 15 années à venir. En d’autres termes, les fameux IDE (investissements directs étrangers) ne font qu’appauvrir l’Algérie au lieu de générer de la croissance et de l’emploi. Les seules sociétés associées à Sonatrach ont transféré entre 2005 et 2006 plus de 10 milliards de dollars. L’Algérie est devenue un exportateur net de richesses et un spécialiste avait évalué que lorsque le reste du monde place dans le pays 6 dollars US, il en reçoit 100. L’Algérie est également un exportateur net de capital humain. Les 40 milliards de dollars placés en bons de trésor américains ne ramènent en intérêts annuellement que 2 milliards de dollars. Un terrible manque à gagner pour l’économie algérienne, mais un ballon d’oxygène pour les finances US. Voilà de quoi faire réfléchir les décideurs qui ont fait des IDE un choix stratégique, lorgnant ces derniers temps les monarchies pétrolières. Mais ce qui inquiète outre mesure ces économistes et managers, c’est que le choix politique des IDE — prédateurs — s’est accompagné d’un dramatique désintérêt pour la production nationale, pourtant reconnue ailleurs comme la voie royale pour la sortie de crise. Le modèle sud-coréen s’est bâti autour d’un noyau d’entreprises boostées par l’Etat jusqu’à ce qu’elles deviennent des leaders mondiaux (Samsung , LG, Hyundai). Il ne se crée en Algérie qu’une centaine d’entreprises par 100 000 habitants alors que la norme des pays développés est de 3000 à 4000. Celles qui arrivent malgré tout à voir le jour peinent à percer tant elles souffrent de la bureaucratie, du fisc, du marché noir et de la contrefaçon. Les grandes entreprises publiques, celles qui ont fait la fierté de l’Algérie à économie planifiée, pataugent dans leurs éternels et insurmontables problèmes de gestion. Les sociétés privées, du fait de leur petitesse, sont écartées des grands projets d’infrastructures lancés par l’Etat. Les entreprises étrangères imposent leur propre main-d’œuvre qualifiée et même leurs ouvriers. Tout cela est le résultat d’un désastre en matière de gouvernance générale. L’économie nationale est devenue un radeau ivre, sans capitaine, sans équipage et sans cap. Les outils fondamentaux de l’économie de marché (en éternelle transition) ne sont pas encore installés (le foncier, l’immobilier, les valeurs, les changes...). Des nations qui ont démarré en même temps que l’Algérie, fin des années 80, telle la Russie, ont achevé leur transition et commencent à assurer leur décollage. Les citoyens qui souffrent en premier sont bien évidemment les ménages algériens qui voient leur niveau de vie baisser d’année en année. Leur part de consommation est passée de 43,8% en 2002 à 31,6% en 2006. Les Algériens qui payent de leur vie sont les jeunes, poussés au désespoir, à l’émigration clandestine ou au terrorisme. L’aisance financière qui fait pousser beaucoup de cocoricos au niveau de la sphère officielle a un caractère factice. L’enrichissement de l’Etat n’a aucun sens s’il n’y a pas d’aisance financière des entreprises et des citoyens. La Norvège l’a compris.

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L’enquête va toucher l’équipage de l’avion d’Air Algérie
100000 euros découverts sous un siège d’avion


Par Samer Riad/ Traduit par B. A - 08-05-2008- El Khabar
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?ida=108901&idc=121

Les services des Douanes de l’aéroport international Houari Boumediene ont saisi avant-hier près de 100000 euro cachés sous un siège quelques minutes avant l’embarquement des passagés.

L’enquête va toucher plusieurs employés dont l’équipage de l’avion d’Air Algérie qui était en partance vers Dubaï aux Emirats Arabe Unis, à 15h. La somme retrouvée était répartie sur trois enveloppes dissimulées sous un siège, les éléments des Douanes ont réussi à mettre la main dessus lors d’un contrôle de routine avant le départ de l’avion.
Des sources responsables au niveau des Douanes ont indiqué que le Procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête après cette découverte. L’équipage du vol en question devrait être touché apprend-on de parties en relation avec l’affaire.

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Les factures étaient domiciliées à Khalifa Bank
Importation de matériels défectueux d’Asie et d’Europe afin de détourner des millions de dollars

Par Samer Riad/ Traduit par B. A - 08-05-2008- El Khabar
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/lire.php?idc=121&ida=108898

Les premières enquêtes sur l’affaire des 900 conteneurs laissés à l’abandon au port d’Alger et au port sec, ont révélé que des centaines d’opérateurs détournaient des millions de dollars sous le couvert d’opérations d’importation dont les factures étaient domiciliées à la Khalifa Bank.

Les sources d’El Khabar ont précisé que l’abandon de ces containeurs par leurs propriétaires représente pour eux la meilleure solution, car en cas de saisie, ils évitent de payer des taxes douanières ou l’impôt résultant de l’importation d’équipements non utilisables.

Le phénomène du trafic de devise sous le couvert de l’importation « formelle » a connu son apogée lorsque Khalifa Bank domiciliait sans hésitation les factures d’importation.

Par ailleurs, les mêmes sources ont indiqué que les services des douanes ont entamé des enquêtes afin de déterminer l’identité de ces opérateurs et entamer la poursuite judiciaire contre les personnes dont l’implication directe ou indirecte a été avérée.

En attendant d’ouvrir tous les conteneurs et de recenser les importations saisies, les premières indications assurent que 50 % de l’ensemble des 900 conteneurs renferment des machines et des équipements défectueux qu’on ne peut vendre aux enchères publiques qu’en tant que déchets ferreux et non ferreux.

Par ailleurs, les premiers résultats de l’opération de recensement ont montré que certains se sont spécialisés dans le trafic de voitures de luxe volées en Europe par le biais de conteneurs, avec des déclarations falsifiées. Ils avaient coutume d’abandonner ces véhicules au port lorsqu’ils sentaient s’approcher les services de sécurité.

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Hamid Aït Amara. Enseignant d’économie agricole à l’université d’Alger
« Nous avons un avenir alimentaire des plus sombres »

El Watan - Mahmoud Mamart - Edition du 10 mai 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article93761

Enseignant d’économie agricole à l’université d’Alger, Hamid Aït Amara dissèque dans cet entretien les raisons ayant généré la crise des prix des produits alimentaires dans le monde. Pour lui, les raisons structurelles de la crise actuelle sont à chercher dans l’échec des politiques agricoles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), non sans plaider pour un retour aux politiques nationales, loin de toute injonction extérieure.

Quelles sont, selon vous, les causes de la flambée des prix des produits alimentaires sur les cours mondiaux ?

Il faut aller aux racines de la crise. On peut dire que la population mondiale augmente, que la demande augmente et bien d’autres raisons invoquées ici et là, mais les racines de la crise alimentaire, qui va d’ailleurs s’approfondir, viennent des politiques initiées par l’OMC. Et en quoi consistent ces politiques ? Il faut découpler les aides agricoles des prix ; aligner les prix intérieurs sur les prix extérieurs ; ouvrir les marchés. Il faut déprotéger les agriculteurs de manière à créer une anarchie globalisée de façon à ce que les plus compétitifs produisent à des coûts plus bas et nourrir la planète. Cela voudrait dire que ceux dont les productivités sont les plus faibles doivent se retirer du marché. Cette politique de l’OMC a produit des effets, d’abord sur les pays excédentaires, comme la Communauté économique européenne qui n’est pas d’accord fondamentalement avec ce que préconise l’OMC. Mais néanmoins, ces pays ont baissé les prix intérieurs, découplé l’aide de la production, installé des quotas de production, comme pour le lait par exemple. Quand le lait a augmenté, il manquait 500 000 vaches en France, et ce, à cause des quotas laitiers. Ils ont mis en place tout un système, comme les mises en jachère. On vous paie et vous ne cultivez pas ! Ce qui représente 3 millions d’hectares et c’est loin d’être négligeable. Sachant que le rendement à l’hectare est de 100 quintaux, cela fait des quantités importantes de céréales qui sont retirées du marché. Cette politique de l’OMC, mise en place depuis 1995, a progressivement désorganisé, « dérégulé » et déstructuré les politiques nationales, et représente la cause fondamentale de la crise actuelle. Certes, il y a d’autres paramètres qui interviennent. On sait comme je vous l’ai déjà dit plus haut que la population mondiale augmente, que la demande augmente, qu’il y a de plus en plus de personnes qui mangent plus de viande et qu’une partie des céréales sert à produire cette viande, mais l’essentiel, ce sont les causes structurelles et non conjoncturelles, à savoir l’échec agricole de l’OMC.

Est-ce que le recours aux biocarburants a fait flamber les prix des céréales ?

Non. Certes, il y a une partie des céréales comme le maïs qui est utilisée pour le bioéthanol, ce qui fait augmenter les prix du maïs. Mais, ce ne sont pas les biocarburants et les agrocarburants qui sont les causes fondamentales. Ceux qui avancent ces explications veulent cacher l’échec des politiques de l’OMC. Ils veulent dissimuler la théorie du libre-échange et néolibérale pour que rien ne change.

Mais cette hausse des prix a coïncidé avec la hausse des prix du baril du pétrole…

Il y a des causes structurelles pour la hausse des prix du pétrole. D’abord, il y a l’épuisement prévisible et progressif des ressources. L’Algérie, à titre d’exemple, produit moins de pétrole depuis deux ans. Le pic mondial en matière de production de pétrole est prévu pour 2010, voire 2008. Donc, il y a épuisement des ressources d’hydrocarbures et de ce fait, on a structurellement une montée des prix. Tout le monde sait qu’on va arriver à un prix de pétrole à 350 dollars. C’est la même chose pour la montée des produits alimentaires, elle est due aux politiques restrictives de l’OMC. Les causes conjoncturelles, comme la spéculation, sont négligeables

Quelles sont les retombées pour l’Algérie et que préconisez-vous comme remède ?

L’Algérie a suivi la politique de l’OMC depuis 1995, en gelant d’abord les prix des céréales. Depuis cette année, les prix des blés dur et tendre et de l’orge achetés aux producteurs n’ont pas bougé. Une petite augmentation de 5% en 2006 et une autre de 2,5% en 2007. Le prix réel est en déflation et une baisse du pouvoir d’achat de céréales de plus de 60% et dans le même temps, on a augmenté le prix des tracteurs, de l’outillage agricole, les prix des engrais. Ce qui fait que la marge brute, c’est-à-dire la valeur du produit diminué des inputs qui ont servi à produire, a fondu. Et la rentabilité de la céréaliculture a été divisée par deux. Voilà la politique algérienne que personne ne souligne. Mais le ministre de l’Agriculture nous dit que malgré tout ça, il y a une augmentation de la production. En tous les cas, les importations prouvent le contraire. Elles ne font qu’augmenter. Aujourd’hui, si on prend en compte les statistiques du ministère de l’Agriculture, on ne produit que 30%, soit 70% sont des importations.

Mais que préconisez-vous concrètement pour la relance du secteur agricole algérien ?

Les causes de l’échec sont le suivi servile des politiques édictées par le FMI, la Banque mondiale et l’OMC. Mais sachez que le potentiel agricole de l’Algérie est très faible. Il y a peu de terres, à peu près 8 millions d’hectares pour reprendre les chiffres officiels pour 34 millions d’habitants, soit 0,24 hectare par habitant. Il en faut 0,60 au minimum pour pouvoir nourrir la population. Donc, on n’a pas assez de terres. Deuxièmement, on est dans une zone semi-aride, il n’y a pas assez d’eau. Troisièmement, nous sommes dans une dynamique d’érosion terrible. La capacité de production des terres se dégrade. Donc, l’Algérie n’est pas un pays agricole. Elle n’a pas les ressources pour nourrir sa population. On le sait depuis 1930. Lorsque les Français ont découvert les capacités agricoles du pays et la croissance démographique qui arrivait, ils étaient effrayés. En 1943 et 1944 durant la Guerre, l’approvisionnement de l’Algérie était interrompu et on avait rationné le pain à 150 grammes par jour et par homme. Déjà, il n’y avait pas assez pour les 8 millions d’habitants. Nous n’avons pas les capacités pour produire et nous n’avons pas fait la révolution agricole du 20e siècle. On cultive encore comme cultivaient à l’époque les Romains, c’est-à-dire dans le système blé-jachère. Une année je sème, une année je laisse la terre au repos. Il y a 3 millions d’hectares non cultivés sur les 8 millions et sur le reste, on a 10 quintaux à l’hectare. Ce sont les rendements les plus bas. Donc, nous n’avons jamais pris la mesure de la faiblesse du potentiel agricole naturel du pays. Cela dit, il faut revenir à une politique nationale de développement agricole et produire ce qu’on peut produire. Une politique agricole qu’il faut construire avec des paysans en les motivant à la sécurité alimentaire du pays et en leur donnant les moyens.

Selon votre analyse, l’Algérie est donc condamnée à importer ses produits alimentaires ?

Le problème de l’importation, c’est la dépendance alimentaire. Les pays excédentaires ont accepté de fournir le marché mondial à des prix inférieurs de 30% aux coûts de production, et ils ont payé de leur poche. Chaque jour, ce sont des centaines de milliards d’euros qui sont dépensés pour alimenter le marché mondial à des coûts très bas. A un moment donné, ils ont décidé de vendre au prix de revient à la production. C’est tout à fait légitime. Ces pays ont donc besoin de l’OMC pour dire aux pays ayant de faibles productivités d’arrêter de produire. Et ils ont trouvé des relais dans des pays comme le nôtre pour nous dire qu’il faut adhérer à l’OMC. Et tout ce discours creux, néolibéral, a détruit tout le système productif algérien et nous a rendus dépendants à 100% des hydrocarbures. Maintenant, est-ce que nous aurons toujours de l’argent pour acheter ? Je dis non. Notre pétrole et notre gaz ont une fin. On sait que dans 30 ou 40 ans on aura épuisé nos réserves. Et d’ici là, il y aura d’autres phénomènes extrêmement importants qui viendront perturber le marché, le changement climatique en particulier. L’Algérie va prendre 4 degrés de chaleur en plus et va carrément tourner vers la zone aride. Et on va cultiver quoi ? Donc, nous avons un futur alimentaire des plus sombres. Il ne s’agit pas de dramatiser, mais logiquement, tous les paramètres développés plus haut font que nous allons tout droit vers la catastrophe.

Vous préconisez le retour à des politiques nationales. Que faut-il pour développer le secteur agricole algérien, et quelle évaluation faites-vous du PNDRA ?

Les premiers qui sont retournés à des politiques nationales sont les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, qui fournit des viandes bon marché, le Brésil, qui a d’immenses territoires à cultiver, l’Argentine et l’Australie. Ce sont eux les premiers mécontents qui ont fait l’OMC agricole. Tout le monde revient au protectionnisme. L’Algérie doit cesser de se faire dicter sa politique de l’extérieur. Les Tunisiens viennent d’augmenter leurs prix des céréales d’un coup à 450 dollars la tonne pour le blé dur et 400 dollars pour le blé tendre. Et nous, on attend la récolte. Pourquoi attendre la récolte pour annoncer l’augmentation des prix. Quand on augmente les prix aux producteurs, on les encourage à produire davantage. Si on baisse les prix comme on l’a fait, de 1995 à 2007 où les agriculteurs avaient perdu 70% de leur pouvoir d’achat, ils ne sont pas incités à produire les céréales. On nous dit que l’Etat a beaucoup investi ces dernières années dans l’agriculture. Le PNDRA représente 3% du PIB agricole (PIBA). Pour la Tunisie et le Maroc, c’est 6%. Donc, on est loin d’avoir fait un effort exceptionnel en matière d’investissement dans le secteur. Au lieu de perdre notre argent, comme on vient de perdre 30% suite à la dévaluation du dollar, mettons-le un peu plus dans l’agriculture. Motivons les paysans, développons les techniques agricoles, encadrons l’agriculture, faisons de la recherche. Certes, nous n’aurons pas l’autosuffisance alimentaire, mais nous ne serions pas dans une dépendance aussi grave, aussi mortelle que celle d’aujourd’hui. L’Algérie a la chance de ne rien exporter pour le moment, pourquoi alors avoir besoin de l’OMC, qui est un instrument de domination des plus forts pour soumettre les économies des plus faibles. Les forces néolibérales chez nous essaient de nous faire entrer dans un système pour valider la politique intérieure de privatisation, d’appel au capital étranger au moment où nos caisses regorgent de capitaux.

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L’incroyable main-mise des américains sur notre pays : Arfaa rassek ya bba !
D.Benchenouf -  Lundi 28 avril 2008 - Tahiabladi.com
http://www.tahiabladi.com/index.php/657/lincroyable-main-mise-americaine-sur-lalgerie/

Chakib Khellil, le ministre algérien de l’énergie, a la nationalité américaine.

Très curieusement, il est aussi président de l’OPEP. Autant dire, pour les deux fonctions qu’il exerce, que c’est la métaphore du loup dans la bergerie qui vient à l’esprit.

Cet homme, né au Maroc, a très peu connu son pays d’origine et a fait ses études aux USA. Il y a exercé en qualité d’ingénieur et de manager dans des sociétés comme Shell, Philips Petroleum et notamment avec le Bureau d’Études Mc Cord à Dallas.

Il a atterri à Sonatrach en 1971 où il est nommé Chef de département gisements à la Sonatrach, et président de la société Alcore - Joint Venture entre la Sonatrach et Coreb, une société américaine. Deux ans plus tard, il est bombardé Conseiller technique auprès de la Présidence de la République. Il exercera, par la suite, et jusqu’en 1999, diverses fonctions de conseiller avant d’être mis à la retraite anticipée. Il n’y restera pas longtemps en inactivité, puisqu’il sera appelé par le Président Bouteflika au poste de Conseiller à la présidence. Avant d’être propulsé au poste le plus stratégique et le plus vital du pays. Celui de ministre de l’énergie et des mines.

De nombreuses personnalités ont affirmé, de façon catégorique, que cette nomination a été “souhaitée” par les Américains.

On le comprend d’autant plus, lorsqu’on connaît la pratique des assassins financiers telle que décrite par John Perkins, que Chakib Khellil a abandonné une carrière très prometteuse aux USA, pour venir travailler à Sonatrach, dans un poste où il ne s’éternisera pas. Son parcours fulgurant laisse penser, en effet, qu’il a bénéficié de l’appui déterminant de ses compatriotes américains.

Ses efforts, remarqués, pour faire passer une loi sur les hydrocarbures, qui n’était rien d’autre qu’un vaste plan de bradage de nos ressources à des compagnies pétrolières, laisse deviner ce qu’est la mission de cet assassin financier.

La création de BRC en 1994, au moment où les carnages des populations civiles faisaient rage, une période propice pour toutes les grosses opérations de pillage perpétrées par les généraux janvieristes, est un argument frappant sur le véritable rôle que cet homme joue dans le régime.

BRC, un joint venture entre Sonatrach et Halliburton, une des sociétés du très neocon Dick Cheney, a bénéficié de 43 marchés de gré à gré, en violation flagrante avec le code des marchés publics.

Une inspection de l’IGF, dilligentée par Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l’époque, qui est pourtant une créature du DRS, allait révéler un scandale sans précédent dans l’histoire du pays.

La valeur de ces marchés de gré à gré a été surestimée, jusqu’à 700% pour certains, comme les hôpitaux militaires de Constantine et d’Oran. Cette incroyable prédation s’élève à plusieurs milliards de dollars.

Mais le plus choquant est que la BRC, supposée être spécialisée dans les travaux pétroliers, a fourgué à l’Algérie des mallettes de transmission et d’écoute militaire qui avaient été “bricolées” par la CIA pour espionner l’armée algérienne. Un lampiste tout désigné, le PDG de BRC fut jeté en prison, et la BRC dissoute sur ordre du président. Une dissolution en catastrophe, pour empêcher la vérité d’éclater en plein jour.

Mais ce n’est pas tout. Il s’est avéré, plus tard, malgré le black out qui pèse sur tout ce qui concerne la BRC, que celle-ci a fait réaliser, en sous traitance, par une société canadienne qui n’avait rien à voir avec le génie civil, une base américaine dans le sud algérien.

A l’insu du peuple algérien, et contre la volonté de certains décideurs militaires algériens.

C’est probablement à la suite du mécontentement de nombreux officiers de l’armée algérienne, que la construction de cette base américaine, qui avait déjà accueilli des marines américains, sera interrompue.

Ce cas de haute trahison sera étouffé. On croit savoir que le général de Corps d’armée Mohamed Lamari aurait été prié de partir à cause de cette scabreuse affaire. Le fait que Ahmed Ouyahia, le chef du gouvernement de l’époque ait demandé une enquête de l’IGF montre bien qu’un clan du DRS était contre les agissements de BRC et de l’installation d’une base américaine dans le Sahara algérien.

Le fait que le Président Bouteflika ait dissous cette société dans la précipitation, sans véritable audit, et que l’IGF ait été empêchée, malgré ses attributions et son ordre de mission, de pousser ses investigations jusqu’à un certain niveau, sont significatifs d’une volonté d’empêcher les algériens d’accéder à une terrible vérité. Celle de pratiques criminelles sur le trésor algérien et de haute trahison contre la sûreté de la nation, dont Chakib Khallil est l’un des suppôts.

L’information que ses fils, Jean Kriss et Paul Ahmed, dont l’un a été employé par la Sonatrach avant d’être engagé par la société Poten, spécialisée dans la commercialisation du GPL, domiciliée à la 3eme Avenue à New York, et dont certaines sources disent qu’elle appartient, en partie, à des personnalités du régime algérien, nous renseigne un peu plus sur le personnage.

Il semble donc, qu’en plus d’être américain, ce qui aurait dû être totalement rédhibitoire pour occuper le portefeuille de ministre de l’énergie, qu’en plus d’avoir cherché à privatiser, par des moyens scélérats, la principale ressource du peuple algérien, au profit de ses compatriotes américains, qu’en plus d’avoir placé ses enfants au cœur du business américain, qu’en plus d’avoir mouillé dans une sombre histoire de haute trahison, et d’avoir fait jouer la pression américaine pour étouffer le plus grand scandale qu’ait connu le pays, Monsieur Chakib Khellil continue de vaquer à ses affaires et à celle de sa chère Amérique sans être inquiété le moins du monde.

Voilà où en est réduite l’Algérie. Voilà ce que sont nos dirigeants. Admirez avec quelle cynisme ils nous dépouillent et rient de nous !

Pendant que les enfants de l’Algérie meurent noyés parce qu’ils ont voulu quitter leur malheureux pays, pour aller se réfugier en Europe, leurs enfants à eux, Américains, Français, Britanniques et autres font leurs études dans les écoles les plus prestigieuses d’Europe et d’Amérique et sont introduits dans les milieux les plus huppés du Business.

Le tout avec l’argent du peuple algérien et sur son dos !

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La corruption, doucement, doucement…

D.Benchenouf -   Samedi 10 mai 2008 - Tahiabladi.com
http://www.tahiabladi.com/index.php/783/la-corruption-doucement-doucement%e2%80%a6/

De nombreux observateurs ont soutenu, et persévèrent dans leur version que les évènements d’octobre 88 ont été une révolte populaire spontanée.

Ces émeutes violentes de la jeunesse algérienne, dans presque toutes les régions du pays ont pourtant été délibérément provoquées par des clans du régime pour contraindre le président Chadli Bendjedid à renoncer aux réformes politiques qu’il avait décidé d’entreprendre.

Chadli Bendjedid avait compris que le système politique hérité de Boumediene était devenu totalement inopérant.

Mais s’il avait réussi à remiser tous les aménagements « socialistes » du précédent régime, il lui restait à imposer aux puissants apparatchiks du Parti unique et des organisations de masse, une refonte du système politique et à amorcer une perspective de multipartisme. La nomenklatura ne l’entendit pas de cette oreille et manifesta des signes de farouche opposition. Ces apparatchiks, qui s’étaient prélassés, pendant 35 années, à l’ombre d’un socialisme à deux vitesses et qui savaient qu’ils ne seraient plus rien si une véritable démocratie s’installait dans le pays, allaient perpétrer froidement un complot dont ils évaluèrent mal les retombées, et qui se retournera contre eux. Ils s’attelèrent à provoquer des pénuries de biens de consommation courante, à fomenter des grèves sauvages, à distiller des rumeurs de coup d’état imminent.

Le président Bendjedid multipliait les déclarations et les appels du pied à une population dont les aspirations à une vie meilleure s’étaient calcifiées sous les effets mortifères du monologue et des pratiques d’un régime qui avait tout sclérosé. Dans chacun de ses discours avant octobre 88, le président Bendjedid appelait la société à se prendre en main, à s’organiser et à refuser la fatalité. Le discours dit du « boucher » en fut le plus explicite. Il y désignait, dans des allusions à peines voilées, le parti unique comme le principal obstacle à une refonte politique. Mais le président Bendjedid agissait dans une totale improvisation, sans tenir compte de la complexité de la situation, péchant par un excès d’assurance, par une méconnaissance inouïe du propre sérail où il trônait.

S’il faut lui reconnaître le mérite d’avoir été le seul président algérien à avoir compati aux souffrances de la population, d’avoir maté les officiers supérieurs de l’armée, d’avoir envoyé d’autorité les plus remuants d’entre eux à la retraite, d’avoir mis un frein à leurs excès, d’avoir totalement réorganisé la redoutable sécurité militaire et de l’avoir neutralisée, il faut lui imputer néanmoins le tort d’avoir impulsé un libéralisme de bazar, d’avoir mis en place un système de rente organisé en territoires de chasse et en monopoles, au profit d’une nouvelle caste de profiteurs et d’opportunistes, issue en partie de sa propre famille et de sa propre clientèle.

Les ouvertures économiques, et même celles qui ont consisté à mettre fin aux privations honteuses dont souffrait la société d’en bas, n’ont rencontré aucune résistance auprès des apparatchiks du FLN, parce qu’ils furent parmi ceux qui en profitèrent à outrance. Ils voulaient bien d’une libéralisation de l’économie, puisqu’elle leur profitait directement et substantiellement, mais ne voulaient pas de l’instauration d’une véritable démocratie, parce que celle-ci aurait signé la fin de leur main mise sur le pays. Ils voulaient le beurre et l’argent du beurre.

La nouvelle ère de consommation débridée inaugurée par Chadli Bendjedid, après plus de trente ans de privations des biens de consommation parmi les plus élémentaires, allait devenir une source d’enrichissement intarissable pour tous ces barons du régime. C’est à ce moment là que les fameux monopoles se mirent en place. Ceux de « Monsieur Blé », de « Monsieur médicament », de « Monsieur Bierre » etc..

Les Algériens sont passés d’une période de quasi disette, où ils rêvaient d’une bouteille de Coca ou d’un Jean, à celle d’un marché qui regorgeait de tout, mais qui était sous la coupe d’une bourgeoisie sortie toute casquée des basques du régime, avec l’argent des banques publiques. Un marché et une organisation faits sur mesure pour enrichir des arrivistes sans scrupules et qui raclaient tout ce qu’ils trouvaient dans les stocks déclassés d’Europe et d’Asie, y compris des produits avariés, pour s’enrichir sur le dos de la « populace ».

En l’espace de trois années, et à l’ombre de délits d’initiés, de lois taillées sur mesure et de magouilles en tout genre, comme l’affaire de la dette russe, des fortunes colossales se construisirent. Chadli Bendjedid, tout à son enthousiasme de refaire l’Algérie, ne s’était pas rendu compte qu’il était devenu l’instrument docile de prétendus conseillers et amis qui allaient le mener à sa perte, et l’Algérie avec lui.

Parmi cet aréopage de « brillants conseillers », Larbi Belkheir, dit le Cardinal, fut le plus retors, et le plus nuisible. Jouissant de la confiance aveugle du Président, ce général, qui était devenu l’homme le plus puissant du pays, et qui cachait sa véritable nature derrière des manifestations de soumission et de servilité au président, à sa famille et même à sa belle famille, avait trouvé une méthode, déjà éprouvée, d’arriver à ses fins. Il suggérait des décisions d’une extrême gravité au président, en lui faisait croire que c’étaient les siennes. Il faisait même mine de s’émerveiller devant tant de perspicacité. Des témoins qui ont assisté à des discussions entre les deux hommes ont rapporté que Larbi Belkheir était passé maître dans l’art de dissimuler l’ascendant qu’il avait pris sur le président en le persuadant qu’il était son sujet et son admirateur. Il fut, de l’avis de tous ceux qui fréquentaient le cercle présidentiel, le mauvais génie de Chadli Bendjedid. Il fut le principal artisan du consensus sur le partage de la rente entre les principaux barons du régime et s’arrogea lui-même un droit de cuissage sur des opérations d’importation de grande envergure. Ses relations avec des services étrangers et les facilitations qu’ils lui ont accordées, ainsi qu’aux membres de son clan, pour l’exfiltration et le blanchiment des fortunes qu’il avait placées en Europe, rendent encore plus haïssable cet homme que l’Histoire retiendra comme l’un des fossoyeurs de l’esprit de novembre.

Les émeutes d’octobre 88 dépassèrent de très loin le cadre qui leur avait été imparti par les comploteurs. Partout, et spontanément, les sièges du parti FLN furent attaqués et dévastés en premier. Plusieurs résidences de ces privilégiés furent saccagées. Au bout de quelques jours de colère sans frein d’une jeunesse qui disait par la dévastation toute sa haine du régime, le pays en était arrivé à une situation d’insurrection généralisée. Mais, en l’absence de leaders charismatiques, cette révolte, qui aurait pu devenir une révolution sociale et politique, dégénéra en jacqueries. L’aéroport d’Alger, et presque toute la flottille d’Air Algérie, avaient été littéralement réquisitionnés par le régime. Des milliers de familles de responsables politiques et militaires étaient évacuées, dans la précipitation, vers leurs résidences de Paris et d’ailleurs, dans une ambiance qui n’était pas sans rappeler le départ des pieds noirs en 1962. Jamais, depuis l’indépendance du pays, ces satrapes qui avaient confisqué la volonté populaire à leur seul profit, qui avaient usé et abusé de privilèges exorbitants, n’avaient été si près de la porte de sortie.

La seule force qui fut capable de fédérer et de récupérer la colère de la jeunesse, quatre jours après le début de la révolte, de la canaliser vers une attitude plus politique et moins anarchique, fut celle des islamistes. Les mosquées étaient devenues des QG de l’insurrection. Des leaders sortis de nulle part s’imposèrent aux émeutiers. Un discours d’une haute teneur politique prenait le pas sur les vociférations et la dévastation.. Les pillages et les saccages commencèrent à s’estomper, pour laisser la place à une implication réellement citoyenne de la jeunesse. Des marches très bien encadrées, avec des mots d’ordre, des banderoles, s’ébranlèrent à Alger, à Oran et à Sidi Bel Abbès. Les émeutiers s’étaient mus en manifestants qui savaient ce qu’ils voulaient. Ils exigeaient l’instauration d’un régime démocratique, d’une liberté de la presse, d’élections transparentes et pluralistes. Le complot qui visait l’instauration d’un climat social anarchique pour faire reculer le président Chadli tournait à la catastrophe pour ses initiateurs. La réaction ne se fit pas attendre. C’est à ce moment précis, parce que le mouvement de colère se politisait et qu’après la flambée de colère, des revendications hautement politiques se faisaient jour, que la sécurité militaire reprit du poil de la bête. C’est à ce moment que les méthodes de subversion et de manipulation se frayèrent un passage et se ménagèrent le rôle qu’ils continuent de jouer jusqu’à aujourd’hui. Larbi Belkheir, Khaled Nezzar et d’autres généraux persuadèrent Chadli Bendjedid de donner la troupe, pour éviter, lui affirmaient-ils, au pays de sombrer dans l’anarchie. Au moment où les manifestations politiques avaient pris le pas sur les jacqueries. Des agents provocateurs qui avaient infiltré la foule poussèrent des jeunes à tuer des policiers. Des bandes, dirigées de main de maître par des agents de la SM s’attaquaient aux magasins des sociétés nationales. Des hommes cagoulés, à bord de voitures banalisées, qui n’ont jamais été identifiés, tirèrent simultanément sur la foule et sur les soldats qui se trouvaient en face, à Bab El Oued, lors de la grande marche organisée par le FIS naissant. Ce fut le carnage.
La troupe avait reçu l’ordre de tirer sur les manifestants. Elle le fit à la mitrailleuse lourde. 5OO jeunes furent tués. Plus de deux mille furent estropiés.

La révolte fut matée. Le président Chadli Bendjedid, lança un appel à la population, avec des sanglots dans la voix, et des larmes au bord des yeux. Ses conseillers lui avaient fait franchir le Rubicon. Dans le discours pathétique qu’il faisait à la nation, il promettait une démocratisation du système. Deux jours plus tard, le FLN organisa des marches « spontanées » de soutien au président. Manière de se remettre en selle. Le demi millier de jeunes qui furent assassinés par le régime a été passé en perte et profits. Ceux qui avaient tramé le complot retournèrent à leurs magouilles, comme si rien ne s’était passé. Pour eux, ce ne fut qu’un épisode sans réelle importance et les morts n’étaient que des voyous. Pour le peuple, ces jeunes devinrent « chouhadas Bab El Oued ». Dès lors, plus rien ne serait comme avant. Mais la mort qui s’était abattue sur les enfants du peuple allait prendre ses quartiers dans le pays. Les « Chouhadas » d’octobre 88, dont le nombre avait semblé effarant pour les algériens, n’étaient que l’annonce relativement minime de l’effroyable carnage et de la folie meurtrière qui allaient endeuiller le pays tout entier.

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Rumeurs et machination
D.Benchenouf - Dimanche 20 avril 2008 - Tahiabladi.com
http://www.tahiabladi.com/index.php/541/rumeurs-et-machination/

Tous les quartiers populaires du pays bruissent d’une rumeur qui se propage comme une traînée de poudre, qui enfle et grossit, celle d’une explosion sociale imminente. C’est le sujet de discussion et d’inquiétude de tout le monde. Les uns, jeunes désœuvrés qui se comptent par millions et qui veulent en découdre. Les autres, plus chanceux, parce qu’ils ont un petit boulot, un petit commerce et une vie relativement normale, craignent d’être plongés dans l’incertitude. Mais l’abominable situation que vit la société algérienne ne peut plus durer. Elle est arrivée à un point de rupture. Pour une majorité de la population, la révolte est, de toute façon, le seul exutoire, la seule échappatoire pour ces millions de jeunes qui ne savent plus quoi faire de leur vie, dont on a rogné les ailes et dont la seule et dernière espérance est de quitter leur pays.

Le régime le sait bien, qui a précipité le pays tout entier dans le désastre. Les façades en trompe l’œil d’une oligarchie mafieuse ne font plus illusion. Le roi est nu ! La meute qui dévore la chair vive de la nation, animée par une frénésie boulimique, ne se cache plus pour piller les ressources de la nation. Elle se rue sur la bête, sans plus de retenue, dans une mêlée de chiens, flancs palpitants d’avidité, yeux injectés de sang, gueule baveuse, et longs râles de voracité qui s’exprime. Ils dépècent, étripent et déchirent à pleines dents, se bousculent, se prennent à la gorge, et coulent des regards biaisés pour s’assurer qu’ils ne seront pas dérangés dans leur tragique curée.

La forfaiture et le pillage ne se cachent plus. Ils prospèrent en pleine lumière.

Les récentes affaires Khalifa et BRC, qui ont impliqué les plus hautes personnalités du régime, où il a été question de détournement de milliards de dollars, de haute trahison, et dont les vrais auteurs ont été délibérément, outrancièrement et ouvertement soustraits à la Justice, avec la complicité et la soumission honteuse des magistrats, et qui ne sont pourtant que la partie émergée de l’iceberg, sont significatives de la pourriture qui a gangrené tout le système politique algérien, dans toute ses institutions, jusqu’aux plus hauts sommets de l’Etat, surtout aux plus hauts sommets de l’Etat.

Avant la flambée des prix des hydrocarbures, la « rente » était gérée avec une relative parcimonie. Le système de pillage, organisé en cercles concentriques, distribuait les parts en commençant par le noyau, par le centre du pouvoir, par les généraux janvièristes et leurs clientèles. Le plus gros du butin y était capté, puis le reste se diffusait aux cercles suivants, allant en diminuant, en même temps que les cercles s’éloignaient du noyau, en une savante parcellisation des privilèges, un système quasi hydraulique d’arrosage, de la source aux rus.

Avec l’engrangement des montagnes d’argent tombé du ciel depuis que les prix du pétrole ont dépassé de très loin les estimations les plus optimistes, la meute de « jeunes loups » s’est considérablement agrandie. Tous veulent maintenant leur part. Tous hurlent et menacent. Ce formidable trésor les a rendus fous, les barons du régime ne parviennent plus à les endiguer. Les prédateurs des cercles secondaires sont devenus des rivaux. Ils veulent tous leur part de la proie. Tous veulent accéder au premier cercle, tous montrent leurs crocs aux vieux mâles qui avaient réussi jusque là à les tenir en respect. C’est, dès lors, la curée dans toute sa sauvage réalité.

Les cloisonnements entre les différents cercles ont été rompus. Les consensus ont volé en éclats. Des forces ont été bouleversées, voire culbutées, des alliances se défont, d’autres se font jour, des clans se forment au sein des clans, des parties étrangères, qui n’avaient jusque là que peu de consistance dans les équilibres des forces, se sont incrustées au cœur de la décision politique.
Certains observateurs ont cru déceler dans ce charivari l’influence d’un maître du jeu. Le président Bouteflika en l’occurrence, que certains créditaient de l’intention de procéder à une recomposition du champ politique. Cela n’est plus le cas si tant est que Bouteflika a vraiment réussi, à un moment ou à un autre, à maîtriser La partition. Bouteflika, qui avait réussi, mieux et plus que ses prédécesseurs, à fédérer autour de lui des décideurs militaires, des relais de la société civile et une relative adhésion populaire, s’est finalement pris au jeu trouble de la politique politicienne. A force de vouloir maîtriser le jeu de l’adversaire, il a fini par s’y enfermer. Il n’est plus désormais, si tant est qu’il l’a été un jour, un décideur qui compte. Il est coincé dans le système, et il en est devenu un élément. Un élément interchangeable. Lorsqu’il l’a compris, et qu’il a décidé de se passer du diktat de la junte, pour aller chercher par lui-même, une bénédiction populaire pour une « wahda Thalitha », il a été brutalement rappelé à l’ordre et sommé de ne plus faire sa propre campagne. Il s’est incliné.

La récente résurrection à ses côtés de Ahmed Ouyahia, propulsé du jour au lendemain aux premières loges de la représentation de l’Algérie à l’étranger, alors qu’il est censé être un chef de parti comme les autres, montre bien que Bouteflika s’est soumis aux directives de la junte, et que Ouyahia, tombé depuis des mois en disgrâce auprès de ses mentors du DRS, a été réadmis dans l’écurie de ce dernier.

Il sera probablement le vice président annoncé. Il y a donc eu un ultime consensus au « sommet ». Bouteflika ne devrait pourtant pas se sentir très rassuré, avec un remplaçant potentiel et au pied levé comme Ouyahia, s’il repart pour le troisième mandat annoncé, ou pour une « troisième mi-temps » de son actuel mandat, qu’on parle de prolonger de deux ans. Mais le fait est que Bouteflika n’a qu’une très mince marge de manœuvre. Mince et aléatoire, parce que rien ne dit que l’explosion populaire imminente, dont tout le monde parle, ne précipite les évènements. Certains « faucons » du régime, ou plutôt certains chapons qui se prennent pour des aigles, distillent dans leur entourage que plutôt d’attendre que la population n’entre dans une violente contestation, qu’ils ne pourraient plus maîtriser, et qui pourrait voir l’émergence de forces sociales capables de la fédérer et de l’organiser, il serait plus opportun qu’ils l’initient eux-mêmes, cette explosion annoncée, qu’ils la canalisent et qu’ils la manipulent. Un autre 05 octobre, mais mieux contrôlé, planifié dans ses moindres effets. Ils sont devenus des spécialistes de la manipulation des masses. Ils ont appris sur le tas. Sur un tas de cadavres.

Quoi de plus opportun, en effet, pour ces maîtres es subversion, que de se servir de l’inéluctable explosion, plutôt que de la subir, d’attiser la rancœur d’une jeunesse désabusée, d’une société désorientée par la misère et l’oppression, pour fomenter des émeutes très violentes, d’en faire des jacqueries, de les canaliser vers la destruction du mobilier urbain, et surtout des biens des particuliers, de les faire dégénérer en actes de sauvagerie, de pillage, de viol et de dévastation, pour agiter l’épouvantail du chaos et de l’incertitude. Un très bon antidote contre le mécontentement, pour les agneaux que nous sommes à leurs yeux, qui craignent pour leurs pitoyables biens, pour leur progéniture, pour leur sécurité. Quoi de mieux pour s’imposer à nous comme des sauveurs, encore une fois, de nous faire regretter amèrement le temps béni de l’ordre établi, encore une fois, de nous obliger à implorer le retour de la « puissance publique, de la supplier de mettre fin à l’horrible incertitude, encore une fois. C’est alors qu’ils joueront sur du velours, en envoyant la troupe, constituée de nos propres enfants, tirer sur les émeutiers, constitués de nos propres enfants. Comme en octobre 88. Comme après l’interruption du processus électoral en 1992 ; Comme durant les années de sang, lorsqu’ils envoyaient leurs barbus égorger les populations suspectées de sympathies islamistes.

Les leurs, leurs rejetons à eux, comme durant la fronde d’octobre 88, iront ou resteront dans leurs résidences dorées de Paris et d’ailleurs. Ils seront le centre d’intérêt de leurs amis de là- bas qui les écouteront raconter comment papa a maté les sauvages.

Dans un tel schéma, Le sort du président Bouteflika sera scellé. La meute décidera de son sort selon que sa présence à la tête de l’Etat, d’un Etat de façade, leur sera plus ou moins, propice. A ce moment, ils auront sous la main celui qui a toujours devancé leurs moindres désirs, leur fils prodige, celui qui avait sorti du chapeau le plus grand parti du pays, celui qui est dévoré par l’ambition de devenir le Chef de l’Etat.

Et dans l’Histoire du beau pays qui s’appelait l’Algérie, on dira d’Ahmed Ouyahia qu’il en a été le dernier Président. Juste après Bouteflika.
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kader
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« Répondre #203 le: 12/05/2008 - 11:04:22 »

Les éleveurs abattent leurs brebis à cause de la sécheresse et de la cherté des aliments
Péril sur le cheptel ovin et sur plus de 12 millions d’Algériens


Par Abdelhalim Mouhou - Lundi 12/05/2008 - Jeune Independant
http://www.jeune-independant.net/pages/Actualite2.htm

La sécheresse qui sévit dans les Hauts Plateaux notamment et la flambée des prix des aliments de bétail ont poussé les éleveurs de ces régions à brader jusqu’à leurs brebis et agnelles reproductrices pour l’abattage. Cette situation menace de famine les 12 millions d’Algériens, ceux qui vivent directement ou indirectement de cette filière.

Vous l’avez certainement remarqué, les prix de la viande ovine ont substantiellement baissé ces derniers jours. Sur les étals des marchés d’Alger, les prix ont en l’espace de quelques jours enregistré une baisse allant jusqu’à 100 DA. Le kilogramme de «ghenmi» se vend entre 500 et 530 DA, alors qu’il affichait 600 DA et plus une dizaine de jours auparavant. Cette tendance à la baisse est plus prononcée dans les régions steppiques et les villes des Hauts Plateaux. A Bordj Bou Arréridj et dans la région des Bibans, les rapports de l’APS font état d’une baisse des prix de ce produit atteignant parfois 50 %. Si le prix de l’agneau engraissé, affiché voici une semaine à 650 DA le kg, n’a pas connu de «baisse sensible» (soit à peine 10 %), s’écoulant actuellement entre 500 et 550 DA le kg, celui de la viande d’agnelle, d’antenaise et de brebis reproductrice a chuté brutalement de 500 DA/kg à 250. La wilaya de Djelfa, «la bourse nationale de la filière ovine», vit la même situation, selon notre confrère Djilali Harfouche, spécialiste en agriculture. Joint au téléphone, il a indiqué que la viande ovine qui se vendait en temps normal à 500 DA/kg a depuis deux mois dégringolé à 380 DA/kg pour atteindre aujourd’hui 300 DA/kg. «Elle est moins chère que la viande congelée, cédée à 400 DA», relève M. Harfouche.

Détrompez-vous, cela n’augure rien de bon pour le pays, même si cela profite, temporairement, aux consommateurs et encore plus aux bouchers. Les raisons de cette baisse brutale ne sont pas dues à un quelconque développement «magique» de la filière ovine mais, au contraire, à une crise sans précédent de celle-ci. La sécheresse combinée à la flambée des prix des aliments de bétail, que ce soit à l’échelle nationale ou mondiale, ont en effet poussé les petits et moyens éleveurs à brader leur cheptel à des prix dérisoires, faisant ainsi la joie des maquignons et bouchers des grandes villes. Les parcours de pâturages se font maigres et quelquefois inexistants en raison de la sécheresse, «jamais connue de pareille, de mémoire», selon M. Harfouche, ayant sévi ces deux derniers mois sur l’ensemble des territoires des Hauts Plateaux.

En outre, l’aliment du cheptel ovin n’a jamais atteint des proportions aussi alarmantes en matière de prix. Le quintal de son a en effet dépassé, au «marché parallèle», 2 500 et même 3 000 DA dans certaines régions. Le coût de l’orge avoisine quant à lui 3 500 DA le quintal, celui du foin 400 DA la botte et la paille est à 250 DA la botte. Ainsi, «l’antenaise suitée (brebis pleine et allaitant un ou deux petits), qui se vendait à une moyenne de 25 000 DA il y a une année, ne trouve pas preneur, aujourd’hui, à 5 000 DA», constate encore Djilali Harfouche qui réside à Djelfa, wilaya qui englobe les trois principaux marchés d’ovins du pays (Djelfa, Hassi Bahbah et El-Birine).
Y’ aura-t-il assez de moutons pour le prochain Aïd ?

Le plus dramatique est que ces éleveurs, acculés, liquident jusqu’à leurs agnelles, leurs brebis reproductrices et même leurs antenaises (brebis pleines). Or, la liquidation de la brebis reproductrice «va se répercuter négativement sur le renouvellement du cheptel dans deux ou trois ans», assure, à l’APS, Ahmed Abdelkamel Khelifi, directeur de la ferme étatique Yahia-Benaichouche de Bordj Bou Arréridj. Djilali Harfouche pour sa part va plus loin. Pour lui, «il n’y aura pas assez de moutons à sacrifier lors de l’Aïd prochain», car, a-t-il expliqué, «les éleveurs de Djelfa et de ses environs sont en train de tout égorger, y compris les agnelets juste après leur naissance», la demande des institutions étatiques sur la viande rouge étant forte. Le nombre d’éleveurs exerçant dans les Hauts Plateaux est d’environs 800 000.

Cette filière nourrit directement ou indirectement quelque 12 millions d’Algériens, selon notre interlocuteur. Ils risquent aujourd’hui la famine. «Dans le passé, et notamment du temps de feu Boumediene, il y avait des lois qui interdisaient l’abattage des brebis reproductrices et des agnelles alors que des peines de prison sont carrément prévues pour ceux qui abattent des antenaises», rappelle-t-il encore. En fin connaisseur de cette filière, notre interlocuteur énumère tous «les manquements de l’Etat» que la sécheresse n’a fait que dévoiler. D’abord, le Haut- Commissariat au développement de la steppe (HCDS) qui a accompli un extraordinaire travail depuis son installation en 1995, a été «mis au pas et ne fait plus rien depuis janvier 2007», selon M. Harfouche. Pour remédier à cette grave situation, le gouvernement a pris, avant-hier, plusieurs mesures dont la plus importante est le gel total de l’importation de la viande ovine jusqu’au mois d’août prochain.

Non seulement cette décision est tardive, mais elle aurait dû concerner toutes les viandes rouges, y compris celles congelées, car la décision du gouvernement risque de profiter aux importateurs et aux spéculateurs plus qu’aux éleveurs. Le communiqué du gouvernement indiquait aussi que celui-ci a décidé «d’augmenter les quantités d’orge et de les mettre sur le marché pour rendre cet aliment du bétail accessible aux éleveurs le plus rapidement possible», indiquant que «près de 450 000 quintaux d’orge ont été distribués aux éleveurs depuis janvier 2008 au prix de 1 550 DA le quintal, alors que l’OAIC l’achète à près de 4 000 DA le quintal».

Mais ce que le gouvernement semble vouloir occulter, les quantités d’orge importées par le passé (il y a 3 ans) sont de l’ordre de 360 000 quintaux par mois alors qu’elles ne sont actuellement que de 180 000 quintaux. «Si l’on considère le nombre de têtes d’ovins dans le pays qui est officiellement de 20 millions de têtes (il serait le double selon d’autres sources), les 450 000 quintaux distribués par le gouvernement en trois mois représentent une ration moyenne quotidienne de 13 grammes d’orge par tête», relève encore M. Harfouche qui précise que cette «moyenne varie entre 1 kilo pour un mouton et 2,5 kg pour une brebis suitée». Ce qui est sûr, c’est qu’on devrait bien nous occuper de nos moutons si l’on veut éviter une véritable catastrophe nationale. A. M.

**********

AUCUNE PROJECTION DANS LA GESTION DES AFFAIRES DU PAYS
Le gouvernement navigue à vue

Hakim KATEB - 12 Mai 2008 - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-05-12/52500.html

Rien de concret ne ressort des concertations

De crise en crise, l’Exécutif se contente de subir les faits au lieu d’anticiper les événements.

La pomme de terre avariée d’abord, ensuite la crise du lait et la flambée des prix des matériaux de construction et maintenant on arrive à la suspension de l’importation de viandes ovines. Cette décision a été prise, samedi dernier, par le gouvernement, à l’issue d’un Conseil interministériel. La cause invoquée est relative à «la situation difficile que traverse le secteur de l’élevage ovin, risquant de mettre en danger ce patrimoine national qui doit être impérativement préservé». Le gouvernement annonce que la suspension totale de l’importation de la viande ovine s’étendra jusqu’au mois d’août 2008.

En parallèle, il a été décidé d’augmenter «les quantités d’orge et de les mettre sur le marché pour rendre cet aliment du bétail accessible aux éleveurs le plus rapidement possible». Selon les observateurs, cette décision reflète parfaitement la gestion du gouvernement qui ne répond à aucune règle économique. Ainsi, la suspension de l’importation des viandes ovines n’intervient pas parce que le pays manque de moyens financiers, mais pour redonner un souffle au secteur de l’élevage ovin. Une mesure que d’aucuns qualifient de paradoxale. D’autant plus qu’elle s’étendra sur une durée de trois mois. Ce qui laisse s’interroger sur le sérieux d’une décision pareille. Cette mesure prendra fin, vous l’auriez deviné, à quelques jours seulement du mois sacré de Ramadhan, qui interviendra au début du mois de septembre prochain. Et avec la démission collective annoncée par le Syndicat national des vétérinaires fonctionnaires de l’administration publique (Snvfp), les ministères concernés (l’Agriculture et le Commerce), et les Algériens avec, ne sauront pas où donner de la tête. D’ailleurs la grève que ce syndicat avait entamée la semaine dernière, a causé le gel, au niveau des différents ports du pays, de pas moins de 350 conteneurs de divers produits alimentaires. Compte tenu de cette panoplie d’entraves, il est à se demander comment procédera le gouvernement pour alimenter le marché local? Quel sera le procédé à suivre à même d’éviter que le marché ne tombe entre les mains des spéculateurs? C’est là un grand point d’interrogation qui ne cesse de tarauder les esprits.

Au-delà de ce casse-tête chinois, il y a lieu de se demander si, réellement, l’Algérie est capable, en l’espace de quatre-vingt dix jours, de relancer un secteur d’une pareille importance? Voici, telles que transmises par le Conseil interministériel, les solutions préconisées: «Il s’agit d’organiser les coopératives d’éleveurs pour leur permettre de prendre en charge leurs problèmes et les associer à toutes les décisions concernant le secteur.» Le communiqué souligne également que «des directives seront données, en conséquence, aux collectivités locales et que le gouvernement dégagera les moyens financiers nécessaires pour faire face aux mesures urgentes et préventives». Près de 450.000 quintaux d’orge ont été distribués aux éleveurs depuis janvier 2008 au prix de 1550 DA le quintal alors que l’Oaic (l’Office algérien interprofessionnel des céréales) l’achète à environ 4000DA le quintal, précise le communiqué.

Cet écart entre les prix d’achat et de vente «indique l’ampleur de l’effort qui est consenti par le gouvernement en direction du secteur de l’élevage ovin», est-il souligné encore. Mais qu’en est-il de tout cela sur le terrain? Le quintal de son a, en effet, dépassé les 3000DA, l’orge avoisine les 3400DA le quintal, celui du foin 400DA la botte de 15kg et la paille 250DA la botte. Dans certaines wilayas, à l’instar de Bordj Bou Arréridj, cette situation a pesé très lourdement sur les éleveurs qui ont été contraints de liquider leurs cheptels, notamment les brebis reproductrices. Cela a entraîné une chute substantielle des prix de la viande ovine, atteignant parfois 50% de baisse dans la majorité des boucheries de cette wilaya. Les détaillants expliquent cette brutale baisse des prix par le «manque de pâturages en raison de la faible pluviométrie constatée ces deux derniers mois sur l’ensemble du territoire des Biban et dans les wilayas limitrophes de M’sila, Bouira et Sétif». A suivre ces données, répercutées hier par l’APS, on se demande si la solution à ce problème réside en la suspension de l’importation des viandes ovines. Est-ce là, en outre, des décisions à mettre en application, voire à réaliser, en l’espace de trois mois? Si cela atteste d’une chose, c’est bien de la mauvaise gestion, tous azimuts, qui risque de plonger le pays dans une crise alimentaire des plus extravagantes de son histoire.

Au demeurant, ce n’est pas de simples mesures prises dans un Conseil interministériel qui puissent donner un coup de pouce à un secteur des plus vitaux, comme celui de l’agriculture. C’est de projections à long terme qu’il faut parler. Il est vrai maintenant que plusieurs plans visant, entre autres, à mettre sur rail la filière ovine, ont été mis en place, néanmoins aucun résultat n’a été perçu.
On citera, en ce sens, les programmes du Haut Commissariat pour le développement de la steppe (Hcds). Quand cessera-t-on de prendre des mesures à l’aveuglette? Une autre question qui n’aura certainement pas de réponse, du moins pas de sitôt.
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Dey
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« Répondre #204 le: 13/05/2008 - 15:26:51 »

Opération Gladio version OTAN-DZ : arrêtez de tuer les Algériens innoncents pour rien et gratuitement pour votre bon plaisir "féodal".

vos écrans de fumée (diversions) se sont déjà dissipés et on sait maintenant qu'il y a de très hauts dirigeants militaires et civiles algériens et occidentaux, sans les nommer (pour l'instant), impliqués dans cette immonde opération de génocide à grande échelle en Algérie en utilisant les armes de la famines et des épidémies divers pour "exterminer" aléatoirement au moins 40% de la population Algérienne d'ici 10 à 15 ans et tout cela avec l'assistance technique et scientifique de cette obscure organisation génocidaire "scientifique" Mouvement pour l'Extinction Volontaire de l'Humanité financée par l'élite dirigeante occidentale eugéniste notoirement connue.

Apparemment, toutes des administrations clés de l'état Algérien incluant la présidence et l'armée ont été informés et formés par des représentants occidentaux du Mouvement pour l'Extinction Volontaire de l'Humanité avec l'assistance d'experts scientiques mercenaires Francais, anglais et américains. Etrangement les italiens, les allemands et les espagnoles sont totalement opposés à cette opération d'extermination scientifique par la famine et les maladies d'une partie aléatoire d'Algériens qui pourrait être déclencher d'ici 2 à 3 mois avec des vagues d'assassinats "naturels" en utilisant l'arme de la famine et du manque de médicaments. Etrangement, l'Algérie vient de commander un nombre important d'incinérateur ? pourquoi cette commande étrange et maintenant et pour quel usage ? Il y a trop de coincidence.


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, de l'état-major de l'OTAN-DZ, initiateurs, planificateurs et réalisateurs "zélés" et "bêtement disciplinés" de la vaste, préméditée et génocidaire "opération Gladio version Algérienne", arrêtez immédiatement et sans condition de tuer et exterminer (génocide), comme vous le faites déjà en Irak, des Algériens innocents (civiles, bébés, enfants, femmes, hommes, militaires, policiers, etc...) pour simplement assouvir votre avidité immonde et irrationnelle de pétrole et gaz naturel (excrément du diable) en déclin historique, rapide et irrémédiable.

A méditer pour les Algériens "intelligents et anticipateurs"

Opération "Gladio"

Ce dernier est un réseau voyou de renseignement, une structure clandestine de l’OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique. Ce réseau a mené des attentats à la bombe à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Sous direction de la CIA, cette organisation a tenté d’influencer la politique de certains pays, notamment l’Italie, la Grèce et la Turquie. Cette "stratégie de la tension", a débuté avec l’attentat de la place Fontana, à Milan le 12 décembre 1969, qui devait, selon Vincenzo Vinciguerra, un agent du Gladio, pousser l’État italien à déclarer l’état d’urgence. Le massacre de la gare de Bologne, de 1980, est également imputé à Gladio.

En 2000, Vincenzo Vinciguerra résume ainsi cette stratégie :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité".


Opération Gladio

Sauvegarder ces videos "importantes" sur vos ordinateurs, car les "criminelles et génocidaires (OTAN-DZ)" tentent de les cacher à l'opinion publique internationale. Utilisez les outils gratuits suivants pour les sauvegarder et les rediffuser, jusqu'à la fin des temps, pour honorer nos innocents "morts" (Algériens) des annèes 80s et 90s et avant  :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/

Voila ces videos sur l'opération gladio dont les criminelles et génocidaire qui ont exterminés, tant d'Algériens et d'autres (irak), tentent de les cacher à l'opinion publique internationale :

http://www.google.fr/search?hl=fr&tbs=vid%3A1&q=operation+gladio&aq=f&aqi=&aql=&oq=

Faites des copies et diffuser les jusqu'à la fin des temps.


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Ce pion (Abdelkader Belliraj ) n'est qu'une fourmi du sommet de l'iceberg de l'Opération Gladio version OTAN-DZ

L'affaire n'est pas fini ça commence par un pion et les autres (commanditaires et complices) vont suivre un par un.

Actualités : BELLIRAJ, ARRÊTÉ AU MAROC POUR ACTIVITÉS TERRORISTES
Il était un agent des services secrets belges

Le Soir d'Algérie - dimanche 09 mars 2008 - Aziouz Mokhtari
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/09/article.php?sid=65474&cid=2

Manifestement, le cas Belliraj est devenu affaire d’Etat. Ou même d’Etats.De notre bureau de Bruxelles,

Les faits : Abdelkader Belliraj est un Belgo-marocain arrêté, il y a une semaine au Maroc, à la suite d’une souricière tendue par le renseignement du pays et d’une intervention musclée et efficace de la police. Les choses se corsent, cependant, depuis que la presse belge a dévoilé que celui que les Marocains viennent de mettre sous les verrous au motif d’appartenance à «réseaux terroristes liés à Al-Qaïda» est, en fait, un informateur émargeant sur le budget de la Sûreté fédérale du royaume de Belgique. Quelques jours après, le choc est encore plus assommant.

Belliraj, révèlent encore des canards du plat pays, est l’auteur de six assassinats en Belgique et qu’il se serait servi de son statut de «mouchard » au profit des Belges pour le mettre au service d’Al-Qaïda.

De Morgen et La libre Belgique, deux quotidiens, l’un néerlandophone et l’autre francophone, apportent même des preuves irréfutables selon lesquelles Belliraj bénéficiait de l’amitié et de la largesse de Ayman Ezzawahiri, numéro deux dans l’organigramme de l’organisation de Ben Laden.

La Sûreté d’Etat belge est tellement bouleversée et déstabilisée qu’elle dépose plainte pour «divulgation d’informations à caractère confidentiel ».

L’itinéraire et les vies multiples de Belliraj ne font, néanmoins, pas perdre le nord au renseignement belge. Ce dernier soupçonne, fortement, les services marocains d’avoir utilisé Belliraj pour d’autres missions. Les «gorges profondes» bruxelloises n’excluent pas que le Maroc ait voulu orienter Belliraj vers l’Algérie et le GSPC.

Cette piste semble d’autant plus sérieuse que ni le «logement» (le suivi 24h sur 24h), ni l’arrestation de Belliraj n’ont été communiqués aux renseignements belges alors que Belliraj est aussi Belge et que les Marocains ne pouvaient ignorer qu’il était un informateur de la Sûreté d’Etat.

Ce qui a mis la puce à l’oreille, déjà largement tendue des Belges, c’est la divulgation par la presse marocaine et par des fuites, sans doute organisées, dans la presse belge, de la qualité d’agent belge de Belliraj.

Comment, s’intriguent les policiers belges, les Marocains auraient-ils su cela en si peu de temps ? D’où la terrifiante interrogation : le renseignement marocain aurait-il retourné Belliraj contre la Sûreté d’Etat et dans cette hypothèse, aurait-il caché à la Belgique que Belliraj avait commis six assassinats sur le territoire du royaume d’Albert II ? Une grave crise entre la Belgique et le Maroc n’est pas du tout à exclure, surtout que là les conditions d’arrestation de Belliraj au Maroc paraissent suspectes et sont plus proches d’une réalisation d’un film que d’une descente de police.

Cette énigmatique affaire n’a pas laissé indifférentes les autres centrales du renseignement. Deux délégations, l’une de la police fédérale américaine (FBI), et l’autre de la CIA sont sur place au Maroc pour essayer de démêler l’écheveau.

Les Américains cherchent à savoir pourquoi, alors que Belliraj émargeait sous le budget de la Sûreté fédérale de Belgique, les Américains n’ont pas été informés de son amitié avec Ayman Ezzawahiri.

Qui a couvert, pendant de si longues années, Belliraj et pourquoi ? Le FBI et la CIA tenteront d’apporter des éléments de réponse à ces deux questions.

Quant au passage, énigmatique, de Belliraj par la branche algérienne du GSPC, nul doute que le renseignement algérien est, déjà, sur l’enquête... Affaire à suivre.

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Exemple de manipulation d'Algérien à l'étranger par la DST Française pour le compte de l'Opération actuelle Gladio version Association OTAN-DZ

Pour rappel la DST Française (Direction de la surveillance du territoire) est un service de renseignements du ministère de l'Intérieur sous les ordres de Michèle Alliot-Marie.

Comment on a fait de moi un “web-soldat” d’Al-Qaeda
Par David Servenay pour Rue89, le 01/05/2008
Pour ecouter les cassettes aller sur
http://rue89.com/2008/05/01/comment-on-a-fait-de-moi-un-web-soldat-dal-qaeda
http://www.reopen911.info/News/2008/05/02/comment-on-a-fait-de-moi-un-web-soldat-dal-qaeda/

Un seul conseil au Algériens méfiez vous

Emprisonné pour terrorisme, Kamel Bouchentouf a adressé à Rue89 une cassette dans laquelle il dit avoir été manipulé par la DST.

C’est une histoire que l’élection de Nicolas Sarkozy a balayé de l’actualité. Depuis un an, Kamel Bouchentouf croupit dans une cellule de la prison de la Santé. Accusé d’avoir préparé des attentats, ce Français d’origine algérienne prétend avoir été manipulé par la Direction de la surveillance du territoire (DST) qui voulait en faire un agent infiltré. Faux, répond la justice antiterroriste, qui le considère comme l’un de ces nouveaux combattants d’Al-Qaeda, rompu aux outils modernes de communication. Dans une cassette enregistrée, il nous a livré sa version des faits. A vous de juger.

Une cassette enregistrée au fond de sa cellule

Kamel Bouchentouf (Paris Match) Elle nous est arrivée par la poste, avec une lettre manuscrite et un article de Paris-Match. Une simple cassette audio marquée "Rue89.com B/DST". En appuyant sur la touche "play", voici ce que dit le début de ce message…

Outre son innocence, qu’il veut défendre publiquement, Kamel Bouchentouf entend aussi dénoncer les conditions dans lesquelles s’exerce aujourd’hui la justice anttterroriste. Notamment dans sa manière de cibler des jeunes musulmans:

Après le 11 septembre, les services s’activent pour infiltrer Al-Qaeda

Sur près de quarante minutes, le prisonnier Bouchentouf, écrou 288 433 à la prison de la Santé, raconte son histoire. Ou plutôt, sa descente dans l’enfer des indics des services de renseignement. Cette histoire commence au lendemain du 11 septembre 2001. Tous les services spéciaux s’activent pour recruter des hommes qui leur permettront d’infiltrer les réseaux du nouvel ennemi public numéro 1: Al-Qaeda, la base.

Kamel Bouchentouf a alors 27 ans, il est chauffeur-livreur. Il est né à Mont Saint-Martin, près de Longwy, dans une famille d’origine kabyle de huit enfants. En 1986, au moment d’entrer en 6e, ses parents l’envoient en Algérie. Il en revient en 1991, très marqué par le climat de violence et de haine qui accompagne la montée en puissance du Front islamique du salut (FIS). Il est doué en informatique. Il fréquente aussi les lieux de culte musulman de Nancy. Bref, il a le profil pour être "tamponné" par la DST via un certain Alex…

En six ans, il aurait rencontré, dit-il, plus de 200 fois son officier traitant, identifié lors de l’enquête comme un agent de la DST basé à Metz. Pour quoi faire? Mystère… Il affirme refuser toute collaboration. Mais alors, pourquoi accepte-il ces rendez-vous? Kamel Bouchentouf avance sa volonté d’arranger une séparation tendue avec sa première femme, qui l’empêche de voir leur fille. Un argument que l’agent Alex aurait abondamment utilisé pour le convaincre de jouer le jeu du contre-espionnage français. Comment? En infiltrant les filières des groupes islamistes qui, à partir de 2003, soutiennent l’effort de guerre de leurs frères irakiens.

Excédé par la pression et les menaces de la DST, il s’enfuit vers l’Angleterre

Pour échapper à la pression de la DST, il prend le chemin de l’Angleterre où les agents de sa Majesté le pistent dans tout ses déplacements. Excédé par ces filatures à répétition, sur un coup de tête, il prend un vol pour Beyrouth où il arrive le jour de l’invasion américaine en Irak, au printemps 2003. Au bout de trois jours, retour en France. Et le jeu continue, avec une pression de plus en plus forte. Comme les objectifs des services français, qui suivent les évolutions géopolitiques de la mouvance islamiste.

    "Ils me demandèrent de retourner en Angleterre pour leur compte, afin de repérer les musulmans originaires de France. Au cours de l’année 2005, la DST me proposa par deux fois de m’envoyer en Irak, puis dans la bande de Gaza. La DST a voulu m’obliger de retrouver au Luxembourg un imam d’origine bosniaque, pour infiltrer leur communauté. J’ai refusé encore cette proposition."

A cause de ses racines kabyles, Alex, renforcé par deux agents venus de Paris -"Hauss et Max"-, lui demande d’aller sur le terrain algérien, à la recherche de contacts avec les militants du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) qui communiquent via Internet. Ils effectuent alors de multiples allers-et-retours en Algérie. Pour quelle raison? Un point qui demeure flou.

A partir de 2006, le contre-espionnage lui demande de contacter l’AQMI

En 2006, il rencontre sa deuxième épouse. La pression d’Alex et ses amis continue. Cette fois-ci, il s’agit surtout d’établir des contacts, via des forums fréquentés par les islamistes, avec la hiérarchie de l’AQMI, Al-Qaeda au Maghreb islamique. Un travail de longue haleine, où il faut gagner la confiance de ses interlocuteurs pour obtenir les mots de passe permettant d’accéder aux bons forums.

Est-ce pour cette raison que Kamel Bouchentouf va franchir une nouvelle étape dans sa collaboration avec les services? C’est l’argument qu’il avance. Les espions français, eux, ont une autre version de l’histoire. Le 2 mai 2007, quatre jours avant le second tour de l’élection présidentielle, une équipe de la DST et du Raid débarque à six heures du matin dans la cité du Haut-du-Lièvre, un quartier populaire de Nancy, où habite notre homme. Vingt policiers cagoulés et surarmés.

Les agents interpellent Kamel Bouchentouf. Officiellement, il lui est reproché de préparer des attentats sur le sol français, pour le compte de l’AQMI. Dans les jours précédents, il aurait adressé plusieurs messages Internet à ses correspondants, leur proposant de se filmer en train de déposer une bombe dans les rues de Nancy. Histoire de les convaincre de sa capacité à agir, partout sur le sol français. La vidéo est dans son ordinateur, mais elle n’a jamais été diffusée sur le Net. Voici sa version…

Mis en cause par une vidéo de propagande, il dénonce un "piège" de la DST

Pour Kamel Bouchentouf, cette vidéo n’a été qu’un prétexte pour permettre son arrestation. Et ce, en fonction du calendrier électoral: "Si madame Royal était arrivée en tête au premier tour, dit-il, cela permettait aux services secrets d’annoncer dans l’entre-deux-tour l’arrestation sur le sol français d’un membre d’Al-Qaeda Maghreb islamique." Pire: Kamel Bouchentouf a "la conviction" que les "services secrets avaient projeté de [le] faire assassiner". Seule la présence d’un collègue de travail, au moment de son arrestation, aurait empêché ce projet. "Je n’ai pas de preuves, mais j’en suis persuadé."

Dans son appartement, les policiers saisissent tout de même deux bonbonnes pour fer à souder, un extincteur et une boite de cartouches de 22 long rifle. L’arsenal du poseur de bombes, concluent les enquêteurs de… la DST, officiellement chargée de l’enquête. Car dans un premier temps, le juge antiterroriste Philippe Coirre, refuse d’entendre l’hypothèse d’une manipulation des services.

Dernier grief: les conditions de sa garde à vue. Kamel Bouchentouf dit avoir fait l’objet de plusieurs chantages de la part de l’équipe de la DST qui l’interroge. Menaces sur lui et sa femme, également retenue pendant 24 heures. Les policiers lui auraient aussi fait miroiter la possibilité de l’extrader vers des pays amis peu accueillant pour les islamistes:

Une fois en prison, des fuites opportunes alimentent les médias sur le "web-soldat d’Al-Qaeda"

Dans les mois qui suivent son incarcération, plusieurs fuites du dossier d’instruction, dans le Figaro ou Le Parisien alimentent la chronique fait divers. Dans le JT de TF1, début juillet, puis dans Paris-Match qui dépeint le portrait d’un "web-soldat français d’Al Qaeda" ou encore dans le Nouvel Observateur qui scrute les filières djihadistes. S’agissant de TF1 et Paris-Match, les avocats de Bouchentouf (Me Berna, Me Vicq et Me Pasina) ont immédiatement déposé plainte pour "violation du secret de l’instruction" auprès du parquet de Nancy, qui a transmis au parquet de Paris… sans résultat.

Problème: les recherches du magistrat livrent une vérité gênante dans ce dossier, via la puce du téléphone portable du suspect. Le listing téléphonique identifie des dizaines d’appel au poste d’Alex, l’agent de la DST à Metz. Mais là encore, selon Me Frédéric Berna, l’un des avocats de Bouchentouf, le juge refuse d’en tirer les conséquences. Sollicitée, la DST se contente aujourd’hui d’un "pas de commentaires" et renvoie vers le ministère de la Justice. Lors de son dernier passage devant le juge des libertés et de la détention, Kamel Bouchentouf s’est vu notifier une prolongation de quatre mois de sa détention provisoire. Après quarante minutes de ce long monologue, où le prisonnier semble lire un propos en partie rédigé, la cassette s’achève sur ces mots:

    "Cette histoire a brisé ma vie matérielle et sociale. Et puis, qui peut bien me croire? Je ne suis personne… C’est d’ailleurs ce que m’ont dit les policiers pendant ma garde à vue (…) Je ne vois rien d’autre à ajouter. Je vous dit merci, j’espère vous avoir convaincu. Au revoir."
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« Répondre #205 le: 17/05/2008 - 20:20:12 »

Je conseille vivement de prendre comme hypothèse l'an 2025 (soit dans 17 ans) et non 2050 mais bravo au Quotidien d’Oran pour ce scénario d'anticipation et il ne faut pas croire que les occidentaux vont respecter la pseudo "élite" ou "diaspora" Algérienne même bi-nationale de l'étranger au contraire. les occidentaux vont déléguer, comme d'habitude, la gestion du "cas Algérie et de sa pseudo élite ou diaspora" à la France et cette gestion va couter chère financièrement alors qui va payer la facture d'après vous et surtout les français (par vengeance historique et jalousie) préparent déjà leurs propres scénarios de "spoliation financière et fiscale" de cette même pseudo "élite" ou "diaspora" car il n'y aura d'abri ou d'ami pour personne de cette pseudo "élite" ou "diaspora"  en ces temps de crise économique mondiale. N'oublions pas que cette pseudo "élite" ou "diaspora" n'a sont "statut et protection" que par rapport au pétrole et gaz exploiter par l'Algérie alors plus de pétrole et gaz plus de respect ou statut ou de protection. méfiance donc car il y aura potentiellement un retour vers les "pratiques" d'avant et après 1830.

Pensez-vous vraiment que les occidentaux et la France vont laisser "vivre" et "faire" la pseudo "élite" ou "diaspora" Algérienne même bi-nationale de l'étranger. regardez l'histoire de l'Algérie après 1830 et le tragique destin réservé à l'élite intellectuelle, culturelle, économique et politique Algérienne de l'époque par les occidentaux à leur tête les Français. Alors méfiance.


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L’après-pétrole, science-fiction   
mercredi 30 avril 2008, par Mohamed Houat - Le Quotidien d’Oran

La Chine est devenue la première puissance économique et militaire du monde, détrônant depuis quelques années déjà les Etats-Unis d’Amérique. Cependant, les relations internationales sont toujours caractérisées par la volonté des grands pays de dominer la terre et de s’accaparer de ses richesses, notamment l’or noir devenu de plus en plus rare. Des régions entières du globe subissent des famines endémiques sous l’oeil indifférent des pays nantis. La terre ne suffit plus à nourrir tous ses habitants. Les télévisions ne diffusent plus les images, désormais banales, des milliers de loques humaines décharnées, agonisant au milieu de cadavres puants que personne ne prend la peine d’enterrer.

L’Algérie ne produit plus une goutte de pétrole ni de gaz. Au contraire, elle doit en importer pour couvrir ses besoins, auprès des pays du Moyen-Orient dont les réserves considérables ne sont pas encore épuisées. Malheureusement, il n’y a plus un sous dans la Banque d’Algérie. Personne ne peut expliquer comment les immenses réserves de change du pays se sont évaporées au fil du temps, en dépit des investissements énormes consentis par l’Etat algérien et qui n’ont pas eu d’effets palpables à long terme sur l’économie du pays.

Malgré les louanges quotidiennes adressées aux princes du Golfe, et les courbettes obséquieuses à l’égard du Serviteur des Lieux Saints, nos frères arabes restent insensibles aux supplications du gouvernement algérien, exigeant d’être payés rubis sur l’ongle. L’Algérie est en panne généralisée. Aucune usine ne fonctionne. Aucune voiture ne circule. Les aéroports sont fermés, faute de kérosène. Les avions de la compagnie Air Algérie, alignés sur le tarmac de l’aéroport Houari Boumediène, immobilisés depuis des années, sont attaqués par la rouille, et ont été méthodiquement désossés. La seule activité qui fait encore rentrer des devises reste l’exportation de la ferraille. Le gouvernement a spécialement créé à cet effet, un ministère appelé le ministère de la Valorisation des Déchets ferreux. Sa tâche est immense, et constitue un défi difficile à relever.

Il s’agit, ni plus ni moins, de démanteler tous les complexes industriels du pays devenus obsolètes, à l’arrêt faute d’énergie et de pièces détachées, en vue de vendre ces millions de tonnes de ferraille pour glaner quelques devises susceptibles de payer l’importation de denrées alimentaires vitales pour nourrir la population affamée. L’exode rural a vidé la campagne de ses habitants, et personne ne cultive les terres arables livrées à la prédation des promoteurs immobiliers. Tout doit être importé, alors que les caisses de l’Etat sont désespérément vides. L’Algérie vit une des heures les plus dramatiques de son histoire.

Des émeutes ont éclaté un peu partout sur l’immense contrée du pays, réclamant du pain devenu introuvable, toutes les boulangeries ayant fermé faute de farine et d’électricité pour faire marcher les fours. Les services de sécurité sont débordés, face aux scènes de pillage et de brigandage devenues banales dans toutes les bourgades du pays. Les policiers, n’ayant pas reçu leur solde depuis des mois, ne manifestent d’ailleurs aucun excès de zèle pour réprimer les manifestants de carburant.

Les Djebels sont infestés de terroristes qui contrôlent une grande partie du pays, soumettant les citoyens à la charia islamique. les navires de guerre chinois, américains et européens patrouillent dans les eaux territoriales algériennes pour traquer El Qaida, sans même demander l’autorisation du gouvernement algérien, ni l’aval de l’ONU. Ils tirent sans sommation sur les milliers de harraga qui tentent de fuir chaque jour le pays à destination de l’Eldorado européen.

Le Maroc et la Tunisie, qui n’ont pas été piégés par la malédiction de l’or noir, sont parvenus graduellement, à force de travail, à tirer profit de leur propres spécificités pour développer leurs pays et les soustraire au sous-développement. Leur niveau de vie n’est pas loin de celui de l’Occident. Les Algériens qui essayent de franchir les frontières de ces pays frères sont impitoyablement abattus. Gagnés par le découragement, rongés par la famine, ils se sont tournés vers leurs frères du maquis qui leur fournissent de quoi se nourrir. La fibre nationaliste, à fleur de peau qui faisait jadis vibrer les Algériens, s’est éteinte depuis longtemps. Le passé glorieux des ancêtres qui avaient chassé le colonialisme n’est qu’une lointaine réminiscence.

L’élite politique et intellectuelle nationale, réfugiée en France, manifeste à tout bout de champ pour réclamer davantage de liberté et de démocratie pour l’Algérie, pendant que soixante millions d’Algériens meurent de faim. Des fils et des petits-fils d’anciens apparatchiks, confortablement installés à l’étranger, figurent parmi ceux qui militent, dans les salons parisiens, pour le redressement du pays.

L’anarchie généralisée qui règne en Algérie a attiré les convoitises des pays voisins qui veulent s’accaparer une portion de son territoire. Le Maroc, en souvenir d’une vieille revendication longtemps mise en sourdine, a fait une incursion profonde en territoire algérien, jusqu’à la wilaya de Tlemcen, arguant de droits historiques qu’il prétendait détenir sur ces régions. La Tunisie n’hésite par à réclamer toute une partie de l’Est algérien pour des motifs similaires. Même le Mali avance des arguments invraisemblables et fallacieux pour réclamer une partie du Sahara. L’Algérie, enfant malade de l’Afrique du Nord, qui, au temps de sa gloire, inspirait crainte et respect, est devenue la proie de petits prédateurs prêts à tout pour se partager son territoire. Certains analystes lui prédisent le sort funeste de l’ancien Irak démembré, ayant donné naissance en 2020 à trois Etats indépendants : le Kurdistan, la République Chiite de l’Irak et l’Etat Islamique du Rafidein, d’obédience sunnite.

Les observateurs qui suivent depuis longtemps la scène politique et économique de l’Algérie n’arrivent toujours pas à comprendre comment ce pays prometteur aux richesses matérielles et humaines illimitées, qui a arraché son indépendance au prix d’une révolution mémorable, et malgré l’intelligence et la conscience politique de son élite et de ses dirigeants, en soit arrivé à un tel état de délabrement, en l’an 2050.

NB :

2050, c’est demain. Et demain se prépare aujourd’hui. Ce scénario apocalyptique, volontairement pessimiste, a pour but de rappeler l’extrême fragilité de notre économie, entièrement dépendante du pétrole. On doit être capable d’exporter autres choses que la ferraille ou des figues de Barbarie.

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Sans le pétrol, le pays ne peut assurer sa sécurité alimentaire
La fragilité de l’Algérie mise à nu


Par Faycal Metaoui -  El Watan - Edition du 9 juin 2008

Sans les hydrocarbures, l’Algérie figurerait sur la liste des pays les moins avancés (PMA).

Le constat est établi par l’économiste Salah Mouhoubi, lors d’une intervention hier au Cercle national de l’armée de Beni Messous, à Alger, aux quatrièmes journées parlementaires (JEP) sur la défense nationale, organisées depuis samedi par le Conseil de la nation sur le thème « La défense économique ». « La survie du pays et donc la sécurité nationale dépendent étroitement d’une seule ressource épuisable et, de surcroît, soumise aux aléas de la conjoncture internationale », a-t-il estimé.

La pétrolisation excessive de l’économie souligne, selon lui, l’échec de la stratégie qui devait faire sortir l’Algérie de la dépendance des hydrocarbures. La structure actuelle du produit intérieur brut (PIB) est citée comme exemple de l’aggravation de « la vulnérabilité » du pays. « L’agriculture et l’industrie, les secteurs qui créent la richesse, ne représentent que 13% du PIB ! Pire, les secteurs productifs connaissent une régression », a-t-il relevé. L’Algérie n’a pas réussi, d’après lui, à construire une économie puissante et diversifiée pour la libérer progressivement de la dépendance à l’égard des hydrocarbures.

« L’Algérie a accepté la fatalité de devenir un pays rentier, acceptant délibérément de tomber dans le piège de la facilité. En choisissant cette option suicidaire à très long terme, elle n’a pas réussi à réduire ses vulnérabilités », a appuyé Salah Mouhoubi, ancien conseiller à la Banque d’Algérie. Sans les recettes pétrolières, l’Etat, selon lui, ne peut assurer ni son fonctionnement ni les besoins de la société. Cette situation fait que le pays n’est pas à l’abri d’un éventuel choc pétrolier.

« L’Algérie n’a pas atteint l’objectif stratégique de sécurité alimentaire. Sans les hydrocarbures, il lui aurait été quasiment impossible de régler la facture des importations », a-t-il expliqué. Pire : l’Algérie est, d’après l’analyse de l’économiste, dépourvue de politique budgétaire rigoureuse « qui se préoccupe de diversifier les recettes et de rationaliser les dépenses ». Il a cité l’exemple de la hausse de 22% du budget de fonctionnement de l’Etat en 2008. « L’Algérie est dépendante de l’extérieur pour se nourrir, se soigner et faire fonctionner son économie.

Le solde de sa balance commerciale dépend des fluctuations du dollar, monnaie de facturation des hydrocarbures qui représentent 98% de ses revenus en devises », a relevé M. Mouhoubi, soulignant que les importations algériennes se font à 60% en zone euro. « Or, le dollar n’a fait que se déprécier par rapport à l’euro. Il y a une perte réelle pour l’Algérie qui résulte du cours des changes des deux principales devises », a-t-il ajouté. Cette perte n’est toujours pas quantifiée.

Le pays n’a, d’après lui, aucune culture d’exportation, en ce sens que l’Algérie a renoncé à défendre ses parts de marché dans le monde. Proposant une stratégie de développement à moyen terme (jusqu’à 2020), il a estimé possible d’atteindre l’objectif de 25% d’exportations hors hydrocarbures. Il faut, a-t-il suggéré, réduire la facture alimentaire et celle des médicaments.

« Pour des raisons de sécurité nationale, l’industrie du médicament devrait connaître un essor », a-t-il noté. Il est nécessaire, selon lui, d’élaborer une politique d’aménagement du territoire, de lutter contre la désertification et maîtriser le problème de l’eau. Emboîtant le pas à Salah Mouhoubi, qui est également conseiller à la présidence de la République, Djoudi Bouras, économiste, membre du Conseil national économique et social (CNES), a relevé l’archaïsme du système bancaire. « De nombreux retards de mise à niveau sont observés et conduisent à un gaspillage important des ressources, favorisant la circulation informelle, découragent l’investissement tant national qu’étranger et font peser des risques sur la sécurité financière », a-t-il observé.

Selon lui, les profondes réformes, « dont l’urgence n’est plus à signaler », buttent sur une attitude devenue, de report en report des processus, un blocage insupportable avec une rente « qui permet à l’Etat de maintenir en état de fonctionnement des systèmes cliniquement végétatifs ». Intervenant lors du débat, Mériem Belmihoub Zerdani, ancien ministre, a estimé qu’il faut demander des comptes à ceux en charge de la gestion des finances du pays. « En l’absence de démocratie, l’argent sera toujours dépensé par des enfants gâtés », a répondu un conférencier.

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Le conseil de la nation ouvre le débat sur la défense économique
Comment vivre après le pétrole ?

Par Faycal Metaoui - El Watan - Edition du 8 juin 2008

Selon Nicolas Sarkis, « les pays pétroliers ont atteint les capacités maximales de leur production. Le choc est à venir ». Pour lui, ces pays devraient développer les énergies renouvelables. L’Algérie n’a pas encore de plan national sur les énergies nouvelles.

L’économie algérienne est-elle bien défendue ? Le Conseil de la nation, qui a proposé le débat en son siège et puis au cercle national de l’armée (CNA) de Beni Messous à la faveur des quatrièmes journées parlementaires (JEP) sur la défense nationale, n’a pas répondu à la question.

La défense économique est qualifiée de thème sensible par le général à la retraite Mustapha Chelloufi, président de la commission défense du Conseil de la nation. Selon lui, la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et l’intelligence économique sont liées à ce concept. Concept encore ignoré par la Constitution algérienne. Abdelkader Bensalah, président du Conseil de la nation, a estimé que la défense économique exige aujourd’hui des projections d’avenir pour mieux la consolider.

La protection de l’économie, comme exigence de sécurité nationale, est, d’après lui, indispensable pour garantir la stabilité des pays. Le président de la chambre haute du Parlement a dit s’exprimer en son nom personnel. Mahmoud Khedri, ministre des Relations avec le Parlement, qui a tenté de trouver une définition au concept de défense économique sans y parvenir, s’est attaqué au système de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui supprime les barrières commerciales.

L’Algérie, qui n’a pas encore accédé à l’OMC, sera, selon lui, amenée à ouvrir son marché. « Nous l’avons fait après la signature de l’accord d’association avec l’Union européenne. Et nous le ferons avec l’OMC. Si on ne le fait pas, on sera réduits à commercer avec nous-mêmes », a dit le ministre, négligeant l’importance des négociations en pareilles situations. Il n’a rien dit sur ce que fera l’Algérie pour protéger sa production nationale à l’avenir.

Il a parlé de « normes » et de « taxes ». Il a plaidé pour le renforcement des « capacités d’anticipation » de l’Etat sans expliquer comment cela se fera. Surtout que des institutions importantes d’analyse, comme le Commissariat général de planification et de prévision (CGPP) et l’Institut national d’études stratégiques globales (INESG), cités par le ministre, sont marginalisées depuis des années. Interrogé en coulisse sur cette mise à l’écart, un cadre de cet institut a eu cette curieuse réponse : « Nous sommes peu apparents parce que nous faisons dans le global » ! Le directeur du Centre arabe des études pétrolières, Nicolas Sarkis, n’a, lui, pas fait dans le « global », mais dans le « réel ».

Il a expliqué « les menaces » qui pèsent sur les pays pétroliers et gaziers. Comme celles liées aux pressions – toujours renouvelées – des Etats occidentaux pour que les pays pétroliers augmentent leurs productions aux fins d’atténuer la surchauffe sur le marché. « Les pays de l’OPEP sont soumis à un véritable terrorisme intellectuel », a-t-il expliqué. Les grandes puissances ont, selon lui, engagé une course pour contrôler les sources d’énergie fossile. « Il y a une lutte pour partager les zones d’influence », a-t-il appuyé. « La Chine prépare la guerre. Elle a déjà mis en place un système militaire pour sécuriser ses approvisionnements à partir du Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

La consommation mondiale est toujours croissante. Elle a atteint, selon lui, les 87 millions de barils/jour. Situation liée, entre autres, à l’émergence de « nouveaux acteurs » comme la Russie, l’Inde et la Chine. Cela dit, l’économie d’énergie paraît vitale. « On gaspille trop de pétrole et de gaz. Aujourd’hui, le monde brûle l’équivalent de trois fois les réserves pétrolières de l’Algérie par an », a-t-il relevé. Il a estimé que les pays producteurs de pétrole et de gaz devraient réfléchir à trouver un équilibre entre la nécessité d’exporter pour assurer des rentrées en devises et sauvegarder les gisements. « Il faut penser aux générations futures », a-t-il conseillé. Selon lui, une nouvelle guerre des prix, comme celle qui a fait chuter le prix du baril à 9 dollars en 1986, n’est plus possible.

« La raison en simple : les pays pétroliers ont atteint les capacités maximales de leur production. Seule l’Arabie Saoudite a encore des potentialités. Il y a une pénurie physique du pétrole. Le choc est à venir », a-t-il précisé, confirmant ainsi la thèse des experts sur « le pic pétrolier » et sur le déclin progressif des gisements d’hydrocarbures à travers le monde (processus commencé en 2006, selon des études). En Algérie, il n’existe toujours pas de données précises et consensuelles sur les réserves pétrolières et sur leur durabilité. « En Suisse, il y a ‘‘Silence, banque”. Dans certains pays, il y a “Silence, pétrole” », a dit l’expert libanais.

Nicolas Sarkis a cité « le cas douloureux » de l’Indonésie, obligée de se retirer de l’OPEP pour cause de rupture définitive de production. Il a également évoqué l’exemple de l’Iran et du Mexique. Il craint une libanisation de l’Irak. « Il y a une telle animosité entre kurdes et Arabes que la gestion future du pétrole va opposer les Irakiens entre eux », a-t-il prévenu.

Nicolas Sarkis est hostile au recours aux biocarburants comme alternative à l’énergie fossile. « Cette solution est à l’origine de la détérioration du système agricole mondial. On reparle déjà de famine », a-t-il noté. Le nucléaire n’est, à ses yeux, pas une solution non plus. « Trop de risques en sont liés : prolifération, accidents et séisme. Le nucléaire est une énergie durable, ses risques le sont aussi », a expliqué Nicolas Sarkis à la presse, en marge des travaux des JEP.

Un baril de pétrole ne peut plus, selon lui, être vendu moins cher que la quantité équivalente d’eau minérale. Les cours mondiaux resteront élevés, d’après ses prévisions. Les prix pourraient dépasser les 150 dollars avant la fin 2008. Les pays producteurs de pétrole ont, selon lui, cette chance de pouvoir profiter de cette aisance financière pour développer les énergies renouvelables, réputées coûteuses.

Mais, comme l’a souligné un intervenant, les pays pétroliers dépendent grandement de la technologie des pays du Nord pour développer les nouvelles énergies. Un casse-tête ! Reste qu’en Algérie, il n’y pas encore un plan national clair et précis sur les énergies nouvelles. Comme il n’existe aucune vision sur la manière de prolonger la vie des gisements pétroliers et gaziers...
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« Répondre #206 le: 18/05/2008 - 12:33:34 »

D'après les statistiques publiés par " The United States Energy Information Administration (EIA)" administration d'état des USA dépendant du département de l’énergie des Etats-Unis (United States Department of Energy, DOE), L'ALGERIE N'AURAIT QUE POUR  SEULEMENT 17  à 18 ANS  DE RESERVES DE PETROLE DONC PLUS DE PETROLE EN 2025 - 2026.

VOIR :

http://www.eia.gov/countries/country-energy-data.cfm?fips=AG

http://www.eia.doe.gov/cfapps/ipdbproject/IEDIndex3.cfm?tid=5&pid=57&aid=6

Region / Country/Region /

Africa / ALGERIA

Réserves prouvées de pétrole

BP Statistical Review of World Energy 2007 : 12,3 milliards de barils de pétrole ( douze milliards de barils de pétrole + trois cent millions de barils de pétrole )

Oil &  Gas Journal : 12,270 milliards de barils de pétrole ( douze milliards de barils de pétrole )

World Oil : 11,350 milliards de barils de pétrole ( onze milliards de barils de pétrole )

Il y a certains vieux "parasites et pique-assiettes bardés de diplômes et néocolonialistes fanatiques" qui acceptent encore de venir se pavaner en Algérie aux frais de la "vache Algérie" et qui persistent a nous ridiculiser avec les armes du mensonge et de la falsification sur la scène internationale en nous faisant plaisir avec des discours purement néocolonialiste du type "tout va bien madame la marquise". Alors qui sont les monstres immondes et hideux dans cette histoire ?.

Ou est la falsification donc ?

Ces vieux pique-assiettes bardés de diplômes parlent de 1200 milliards de barils de pétrole en réserves en Algérie, vous lisez bien 1200 milliards de barils de pétrole ( mille deux cent milliards de barils de pétrole ) qui permet à l'Algérie de tenir jusqu'en 2050 ( 42 ans) .

L'Algérie officielle financière et économique a déclaré après audit de grands cabinets d'audits internationaux, 12 milliards de barils de pétrole ( douze milliards ) de réserves prouvées en 2007.

En mai 2008, ces 12 milliards de barils de pétrole se sont transformés comme par enchantement avec la bénédiction de vieux pique-assiettes bardés de diplômes en 1200 milliards de barils de pétrole !

Mes amis, il y a eu donc un événement surnaturel majeur en Algérie qui a permis la multiplication en quelques jours par 100 des réserves prouvées en pétrole de l'Algérie.

Soyons sérieux, je suis optimiste en parlant qu'il ne reste que 17 ans de réserves prouvées en Algérie, évalués officiellement à 12 milliards de barils de pétrole en Algérie et non pas 1200 milliards, certains parlent de beaucoup beaucoup moins.

Au lieu de préparer sérieusement la population, certains Algériens ramènent de vieux pique-assiettes bardés de diplômes de France pour dire que "tout va bien madame la marquise" le temps de tout piller comme au bon vieux temps de la piraterie et de l'esclavagisme.


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L'opération de prestidigitation Algérienne concernant la durée de vie (exploitation /pompage / exportation /devises) des réserves prouvées de pétrole d'Algérie est de plus en plus lamentable et prouve bien que la médiocrité et l'incompétence a contaminé une large partie des "élites (khouroutou)" Algériennes .

Les Algériens qui ne sont pas des "khouroutou" savent très bien calculer :

Alors d'après l'Agence Internationale de l’Énergie, l’Algérie a vu ses réserves prouvées de pétrole passer de 9 milliards de barils en 2003 à 12 milliards de barils de pétrole en 2008.

En moyen, l'Algérie pompe, de ses réserves prouvées de pétrole évalué à 12 milliards de barils, 1,4 million de barils par jour (H24)

Disant qu'a partir de mars 2008 on a :

1- Réserves prouvées de pétrole Algériennes = 12 000 millions de barils de pétrole

2-Production (pompage) journalière (H24) moyenne du pétrole des "Réserves prouvées de pétrole Algériennes" = 1,4 million de barils par jour

3-Le nombre de jours de production (pompage H24-7jours/7) du pétrole des "Réserves prouvées de pétrole Algériennes" = 12 000 / 1,4 = 8571,43 jours de pompage/d'exportation et d'entrée des devises  (dollars US, Euros, etc...) servant à faire vivre à 98% l'état Algérien et l'Algérie (population).

4-On prend, par défaut, une année commune de 365 jours, alors il nous reste combien d'année de pompage (H24-7jours/7) et d'exportation de pétrole ainsi que d'entrée des devises  (dollars US, Euros, etc...) servant à faire vivre à 98% l'état Algérien et l'Algérie (population) ? voila le résultat dans le cas idéal de non déclin géologique et technique rapide des réserves prouvées de pétrole Algérien (cas très rare)   Wink :

8571,43 jours / 365 jours = 23 ans de pompage et exportation au rythme de 1,4 million de barils de pétrole par jour DONC DANS CE CAS PAS DE PETROLE EN 2031 pour l'Algérie.

et surprise pour un rythme de 1,8 million de barils de pétrole par jour le résultat est :

12000/1,8= 6666 jours de pompage/exportation

6666jours/365jours = 18 ans de pompage et exportation au rythme de 1,8 million de barils de pétrole par jour DONC DANS CE CAS PAS DE PETROLE EN 2026 pour l'Algérie.

Plus le rythme journalier de pompage du pétrole Algérien augmente plus la durée de vie et d'exploitation des réserves prouvées de pétrole Algériennes diminue.

Les "khouroutou" s'acharnent à cacher ses deux chiffres clés, réserves prouvées en barils de pétrole et rythme de pompage journalier en barils de pétrole de l'Algérie, car ils représentent à eux deux le sombre future de l'Algérie.


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Algérie : Les réserves pétrolières algériennes sont de 12 milliards de barils
Par hayet zitouni le 13/03/2008 à 15:34
http://www.toutsurlalgerie.com/petrole--reserves-2924.html

Les ressources avérées de pétrole ont continué d’augmenter dans la zone Maghreb-Moyen Orient (MENA) ces cinq dernières années, passant de 729 milliards de barils en 2003 à 811 milliards de  barils en 2008 selon l’Agence Internationale de l’Énergie.

Plusieurs États ont vu leur ressources augmenter de façon conséquentes, à l'image de l’Arabie Saoudite, le Koweit, la Libye et l’Iran. De son côté l’Algérie a vu ses réserves passer de 9 milliards de barils en 2003 à 12 milliards cette année. Ces nouvelles indications confirment les estimations avancées récemment par le ministre de l'énergie Chakib Khelil. Ce dernier prévoit en effet l'épuisement de nos réserves en or noir (pétrole) vers 2050. (grosse faute de calcul due uniquement à la médiocrité et l'incompétence des "khouroutou").

L’Agence Internationale de l’Énergie avance que les réserves totales de pétrole étaient de 1,21 trilliions en 2003 et ont grimpé jusqu’à 1,33 trilliions en 2008.

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Réserves de pétrole: L'Algérie à l'abri pendant encore 42 ans
par Z. Mehdaoui - Dimanche 18 mai 2008- le Quotidien d'Oran

Les réserves de l'Algérie en matière de pétrole seraient de 164 milliards de tonnes équivalent pétrole, soit un peu plus de 1.200 milliards de barils de pétrole, a indiqué hier Jean Pierre Favennec, analyste et professeur à l'Institut français du pétrole (IFP France). M. Favennec qui présentait une communication sur «les perspectives de raffinage dans le monde» à l'occasion de la 1re conférence internationale sur le raffinage du pétrole, organisée à l'hôtel Hilton d'Alger, a déclaré que notre pays disposerait ainsi de 42 ans de réserve.

Toutefois, ce professeur qui a formé nombre d'ingénieurs algériens exerçant actuellement à Sonatrach, a tenu à rappeler que le produit deviendra de moins en moins disponible à cause de l'émergence de plusieurs pays en voie de développement, notamment la Chine qui, pour les besoins de son économie, est devenue l'un des plus grands consommateurs d'énergies dans le monde. Ainsi, à l'horizon 2025 la consommation mondiale va tout simplement doubler, passant de 13 milliards de tonnes équivalent pétrole par an aujourd'hui, à 20 milliards de tonnes, prévoit cet analyste qui souligne clairement «qu'on ne voit pas d'ici 40 ou 50 années à venir une substitution aux énergies fossiles». Selon lui, même l'énergie nucléaire dont l'utilisation à travers le monde ne dépasse pas les 6%, ne pourra pas constituer une «substitution» au pétrole et aux énergies fossiles à cause de sa complexité et que dans ce cas il faudrait, précise le professeur, se doter de «centrales nucléaires de 4ème génération», ce qui reviendrait extrêmement cher. «Les réserves de l'Algérie sont tout à fait raisonnables», a-t-il encore ajouté en avertissant cependant que lorsqu'on découvre aujourd'hui un baril de pétrole, il reste un tiers en réserve alors que dans les années 1970 lorsqu'on découvrait un baril, il fallait s'attendre à la découverte de trois autres barils de pétrole.

M. Jean Pierre Favennec n'arrive pas toutefois à expliquer la flambée des prix du pétrole. «L'OPEP est mieux disciplinée avec la venue d'Hugo Chavez, le président vénézuélien», lâche-t-il en rappelant, par ailleurs, la déclaration somme toute logique sur le sujet du président en exercice de l'OPEP Chakib Khelil qui a souligné pour sa part, à plusieurs reprises, que cette flambée est due à de la «spéculation sur le marché». Le spécialiste français nous a déclaré, hier, en marge des travaux de la «conférence internationale sur le raffinage du pétrole» organisée par Naftec, que le baril de pétrole ne pourra plus baisser en dessous de la barre des 60-80 dollars. «L'accroissement de la demande sur le pétrole est énorme», a-t-il conclu.

Par ailleurs, le secrétaire général du ministère de l'Energie et des Mines qui parlait au nom du ministre, a indiqué que l'objectif de l'Algérie est d'atteindre en 2014, 50 millions de tonnes de produits raffinés par an. Il soulignera à cet effet que des investissements colossaux sont consentis par Sonatrach dans la modernisation et l'expansion des raffineries déjà existantes ainsi que la construction d'autres pour augmenter la production.

Selon M. Feghouli, représentant le PDG de Sonatrach qui n'a pas pu assister à la rencontre, quelque 9 milliards de dollars seront investis entre 2008 et 2012 pour moderniser et augmenter les capacités de raffinage de l'Algérie. Il soulignera aussi que notre pays sera doté à cette date de pas moins de 7 raffineries de plus et ainsi satisfaire la demande nationale de pétrole et de condensat. «Les autorités encouragent l'investissement privé et étranger dans le raffinage», a-t-il indiqué en soulignant que l'objectif reste de décrocher une place privilégiée sur le marché international et du coup élargir ses parts de marchés. De son côtés, le PDG de Naftec, M. Akli Remini, a affirmé que des investissements massifs sont consentis dans l'industrie du raffinage à travers un vaste programme d'adaptation aux normes européennes et cela dans le but, a-t-il déclaré, d'atteindre 27 millions de tonnes de produits raffinés par an, alors qu'aujourd'hui la production de Naftec est située autour de 20 millions. Enfin, il faut savoir que cette première «conférence internationale sur le raffinage du pétrole» dont les travaux s'étaleront sur deux journées a vu la participation d'experts nationaux et étrangers notamment américains, italiens, français, anglais et marocains. Pas moins de 27 thèmes sont inscrits au débat lors de cette rencontre placée sous le haut patronage du ministre de l'Energie Chakib Khelil.

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Encore 42 ans de pétrole, la belle affaire
par Kharroubi Habib - Lundi 19 mai 2008 - lequotidien-oran.com

Il y a quelques années, Bouteflika annonçait péremptoire à Hassi Messaoud que l'Algérie ne disposait encore que de dix ou quinze ans de réserves en matière de pétrole.

Avant-hier, l'analyste et professeur à l'Institut français du pétrole (IFP) Jean-Pierre Farennec a déclaré lui que notre pays disposerait encore de quarante-deux années de réserves. La controverse sur le niveau des réserves en pétrole de l'Algérie n'est pas nouvelle. Depuis des décades, elle oppose les optimistes, qui envisagent encore un long avenir pétrolier pour le pays, et ceux pessimistes qui voient la fin d'un tel statut à brève échéance.

S'il est évident qu'il faut espérer que l'Algérie continue à disposer de réserves de pétrole le plus longtemps possible, là n'est pas l'important de la préoccupation nationale. La question qui se pose dans les deux perspectives, c'est celle de savoir si l'on se préparer pour l'après-pétrole. Quand Bouteflika avertissait le peuple que l'Algérie n'avait qu'une quinzaine d'années à vivre sur ses rentrées pétrolières, il lui avait signifié l'urgence de se mettre au travail, avec pour objectif de mettre à l'abri le pays des contrecoups de la fin de la rente pétrolière.

Force est de constater que rien de véritablement rassurant n'a été accompli pour nous sortir de la dépendance à l'égard de nos ressources pétrolières. Le pays n'a même pas atteint ce minimum dérisoire de deux milliards de dollars d'exportations hors hydrocarbures que nos dirigeants successifs se sont engagés à atteindre. Il continue toujours à financer son fonctionnement et ses approvisionnements par les seules rentrées financières de son or noir. Alors, qu'il nous reste dix ou quarante ans de pétrole ne change rien à la problématique nationale, si le pays doit rester tributaire de ses seules exportations pétrolières. Hors hydrocarbures, l'économie nationale est en panne. Des milliards de dollars sont injectés pour soi-disant en enclencher et soutenir la relance. S'il est vrai que de grandes réalisations d'infrastructures sont en train de voir le jour, le secteur productif et créateur de richesses de cette économie est lui toujours absolument anémique, en attente d'une stratégie globale qui le boosterait. Jamais comme depuis quelques années, l'Algérie n'a disposé d'autant de ressources et d'atouts pour s'engager dans la voie d'un développement durable.

Il lui manque précisément une vision d'ensemble que les exécutifs dirigeants n'arrivent pas à concevoir, bloqués qu'ils sont sur des préférences de choix économiques contradictoires. Situation qui est à l'origine du «surplace» auquel est condamnée la sphère économique, et du fait que le pays s'enfonce dans le marasme à ce niveau et celui du social, alors qu'il bénéficie d'une richesse financière sans précédent.

L'après-pétrole, tout le monde en parle effectivement et le redoute alors qu'il a déjà commencé, comme le montre l'effervescence sociale avec les explosions d'émeutes citoyennes qui se produisent avec récurrence à travers le pays. Que serait-ce alors quand la rente pétrolière sera vraiment tarie ?

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Quelle heure est-il en 2050 ?
Chawki Amari - Edition du 19 mai 2008 - El Watan

Le dernier chiffre futuriste vient de tomber sur les téléscripteurs : le pétrole algérien, qualité Sahara blend, très prisé dans les milieux des drogués à l’énergie, en a encore pour 42 ans. Selon ces estimations, 1200 milliards de barils de pétrole restent à pomper avant l’épuisement des ressources et le retour de l’Algérie à un stade normal, c’est-à-dire un pays qui doit se mettre au travail en retroussant les manches qu’elle a sous-traitées aux Chinois. Donc si l’Algérie n’envahit pas le Tchad ou la Mauritanie, ne fore pas en mer ou dans la tête de ses citoyens, en 2050 il n’y aura plus rien. Plus de chèques ouverts pour les apparatchiks, plus de crédits non remboursables pour les généraux, plus de commissions généreuses pour des marchés spécieux, plus de subventions pour les fidèles, plus de bourses à l’étranger pour les enfants de ministres, de largesses pour les clientèles politiques et de primes de rendement pour les cercles d’applaudisseurs. A quoi correspondent 42 ans finalement ? 42 ans équivalent à près de 9 mandats présidentiels. Donc, « ouhda tassiâa ? » 42 ans, c’est l’âge d’un homme mur, qui a eu le temps de faire des enfants, de les voir un peu grandir et d’avoir imaginé leur destin. 42 ans, c’est 4 décennies noires, rouges ou bleues, veuillez choisir la couleur de votre appartement. 42 ans, ce n’est même pas 10 plans de relance économique, c’est moins qu’un demi-siècle, c’est un peu plus que la moitié de l’âge d’un dirigeant algérien et 7 fois l’âge d’aller à l’école. 42 ans, c’est demain. Si on réfléchit maintenant, on monte une commission dans 1 an. Le temps d’en coopter les membres, deux ans sont passés. Puis il faudra voter un budget, un an de plus. Construire un siège pour que les spin doctors se sentent à l’aise, une trémie pour qu’ils s’y rendent, puis une étude globale, deux ans. Quelle heure est-il ? Quoi ? Déjà 2050 ?

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Sonatrach sur la liste noire des compagnies pétrolières
19-05-2008 -  Par A. Kedadra/ Traduit par F.L -  El Khabar

L’organisation Transparency International a classé la compagnie Sonatrach dans une position reculée, en mesurant le degré de transparence sur ses revenus.

L’organisation a indiqué dans un premier rapport du genre, sur l’activité des compagnies pétrolières dans le monde, et dont El Khabar a obtenu une copie, que la Sonatrach fait partie des 30 compagnies qui ont « refusé de vérifier leurs résultats ». Transparency a préféré cette fois ne pas recourir à la classification numérique, mais elle a opté pour trois niveaux, du point de vue de la transparence selon qu’elle soit bonne, moyenne ou faible.

D’après les indicateurs fixés par l’organisation pour l’élaboration de son rapport en 2008, la Sonatrach a été classée dans le niveau moyen, aux côtés de la compagnie russe Gazprom, la Compagnie nationale iranienne du pétrole et la Malaisienne Petronas.

Transparency International a classé les compagnies travaillant en Algérie comme suit : d’abord les compagnies qui ont réalisé de très grands résultats dans le domaine de la lutte contre la corruption. L’organisation a révélé que seules deux compagnies ont atteint cet indice, il s’agit de la norvégienne StatoilHydro et de Talisman Energy du Canada.

Dans la catégorie des compagnies qui ont réalisé des résultats au dessus de la moyenne, on retrouve l’australienne B.H.B Billiton, Conoco-Phillips des Etats-Unis, et l’italienne ENI.

Enfin la liste comprend des compagnies qui ont atteint un niveau qualifié d’ « inférieur à la moyenne de prestation dans le pays », il s’agit de British Petroleum de Grande-Bretagne, l’espagnole Repsol et l’australienne Woodside Petroleum.

Concernant les points obtenus par rapport à l’indicateur des compagnies les plus transparentes, Sonatrach a obtenu une place très reculée selon le rapport, vu qu’elle a eu 10 point sur un total de 58.

Selon Transparency International, cela est dû au refus de l’Algérie d’adhérer aux initiatives internationales pour la transparence dans les industries d’extraction.

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L’Association algérienne de lutte contre la corruption revient à la charge
«Le gouvernement et Sonatrach refusent la transparence»

Abed Tilioua - 19/05/2008 - La Voix de l'Oranie

Selon AACC, le gouvernement et Sonatrach refusent de s’engager dans les initiatives internationales pour la transparence dans les industries extractives, conformément à «Publiez ce que vous payez», initiée en juin 2002 et appuyée par 300 ONG.

L’Association algérienne de lutte contre la corruption (AACC), section de Transparency international, a rendu public hier son rapport sur la transparence dans les revenus du pétrole, particulièrement de Sonatrach et des compagnies pétrolières internationales installées en Algérie, pour les versements effectués aux gouvernements pour les droits d’extraction des ressources.

 Ce rapport fait suite à la sortie du rapport 2008 de Transparency international sur les performances des compagnies pétrolières et gazières. Selon le rapport, la compagnie algérienne Sonatrach obtient de très mauvaises performances au vu de l’opacité qui caractérise la gestion de ce groupe et les scandales de corruption qui y ont éclaté (affaire BRC, octroi de marchés publics, achat et construction des tours d’Hydra à Alger, actuel siège du ministère de l’Energie et des Mines). Sonatrach obtient la très mauvaise note de 10 sur 58 points maximum par rapport à l’ensemble des indicateurs propres aux compagnies pétrolières nationales (CPN). Ainsi Sonatrach, souligne l’étude, a beaucoup de chemin à faire pour se hisser à la hauteur des compagnies les plus transparentes. Selon le rapport, plus de 30 entreprises, dont Sonatrach, ont choisi de ne pas procéder à la vérification de leurs résultats. Selon AACC, le gouvernement et Sonatrach refusent de s’engager dans les initiatives internationales pour la transparence dans les industries extractives conformément à «Publiez ce que vous payez», initiée en juin 2002 et appuyée par 300 ONG.

Dans le résultat global des entreprises, Sonatrach fait partie des compagnies pétrolières nationales qui réalisent une performance moyenne, c’est-à-dire qui divulguent peu d’informations relatives aux paiements et aux programmes de lutte contre la corruption et pour qui de nouveaux progrès supposent de publier plus d’informations sur les politiques et les systèmes de gestion. Les autres CPN à performance moyenne sont notamment Gazprom, KazMunaiGaz (KMG), National Iranian Oil Company, Nigerian National Petroleum Company (NNPC), Petronas, Qatar Petroleum et Rosneft. Des compagnies pétrolières internationales (CPI) sont aussi classées «performance moyenne» parce qu’elles divulguent des informations sur les paiements agrégées principalement par grandes zones géographiques, pour un nombre limité de pays.

Ces CPI de classe «moyenne», dont la plupart sont installées en Algérie, sont entre autres: BP, Chevron, Conoco-Phillips, Eni, Hess, Marathon Oil, Repsol YPF, Total et Woodside. En matière de transparence des paiements, des programmes de lutte contre la corruption par groupe, des réglementations et des politiques d’achats, le rapport note que Sonatrach dégringole dans la catégorie CPN à performance faible. Dans les catégories des entreprises «très supérieures à la performance moyenne» dans le pays, le rapport cite StatoilHydro (Norvège) et Talisman Energy (Canada). Dans la catégorie «supérieure à la performance moyenne dans le pays», il y a BHP Billiton (Australie), ConocoPhillips (USA) et Eni (Italie). Dans la catégorie «inférieure à la performance moyenne dans le pays», l’étude cite BP (Royaume-Uni), Hess (USA), Repsol YPF (Espagne), Woodside (Australie) et Total (France). Et enfin dans la catégorie «très inférieure à la performance moyenne dans le pays», on retrouve China National Petroleum Corporation (CNPC Chine).

Le rapport 2008 de Transparency International sur la transparence des recettes des compagnies pétrolières et du gaz fait quatre recommandations dans ce sens: les compagnies devraient rendre compte des paiements qu’elles versent aux gouvernements; les gouvernements, bourses et autorités de régulation devraient au plus vite considérer la déclaration obligatoire des compagnies opérant dans leur pays ou à l’étranger. Il s’agit également pour les gouvernements des pays producteurs de pétrole et de gaz d’introduire une législation obligeant les CPI installées dans leur pays de déclarer leurs paiements. Et, enfin, les organismes de régulation et les compagnies devraient se mettre d’accord pour publier des informations dans un format uniforme et accessible qui facilite à la fois la compréhension et la comparabilité.

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Algérie : le manque de transparence de Sonatrach pointé du doigt par l'ONG Transparency international
Par samia amine le 18/05/2008 - toutsurlalgerie.com
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-transparency-international-sonatrach-3524.html

Le rapport 2008 sur les performances des compagnies pétrolières et gazières, publié, dimanche 18 mai, par l'ONG Transparency international évalue 42 des principales compagnies internationales et nationales, dont Sonatrach, en matière de transparence, de versements effectués aux gouvernements pour les droits d'extraction de ressources.

Ce rapport classe Sonatrach parmi les compagnies pétrolières nationales, qui réalisent une performance moyenne, «c'est-à-dire qui divulguent peu d'informations relatives aux paiements et aux programmes de lutte contre la corruption». En matière de transparence des paiements, de programmes de lutte contre la corruption par groupe, et des réglementations et politiques d'achat, Sonatrach «dégringole dans la catégorie des compagnies à performance faible».

La Sonatrach a obtenu la très mauvaise note de 10 sur 58 ! «Sonatrach a encore beaucoup de chemin à faire pour se hisser à la hauteur des Compagnies les plus transparentes », expliquent les rédacteurs du rapport. Ce résultat n'est pas une surprise, au vu de l'opacité qui caractérise la gestion de cette entreprise et des  scandales de corruption qui y ont éclaté (affaire BRC, octroi de marchés publics, achat et constructions des tours d'Hydra, actuel siège du ministère de l'énergie et des mines, etc.), et surtout du fait du haut niveau de corruption qui prévaut au sein des Institutions de l'Etat algérien, précisent les auteurs du rapport. «Les entreprises les plus performantes démontrent que la transparence des paiements est possible dans l'industrie pétrolière et gazière», écrivent-ils.

La transparence des paiements effectuée par l'industrie pétrolière et gazière peut dissiper l'opacité entretenue autour des richesses générées par l'exploitation des ressources naturelles, lit-on dans ce rapport. Si de nombreuses grandes entreprises semblent aujourd'hui peu enclines à divulguer ces informations capitales, quelques tendances positives émergent de l'étude : un nombre limité mais toutefois significatif d'entreprises publie aujourd'hui une masse considérable d'informations. Les entreprises les plus performantes, parmi lesquelles certaines des premières entreprises mondiales, peuvent constituer un modèle pour l'ensemble du secteur. Le degré élevé de transparence auquel parviennent ces entreprises montre que le secret est moralement et commercialement indéfendable.

Transparency International estime qu'«avec les prix du pétrole battant tous les records et au regard des prévisions pour les pays de l'OPEP, selon lesquelles les recettes de l'industrie pétrolière seront de presque 1 trillion de dollars en 2008, la question de la transparence n'a jamais été aussi cruciale ». «La richesse en gaz et pétrole, si elle était correctement gérée, participerait à de meilleurs services publics et infrastructures. Elle devrait conduire à une meilleure qualité de vie pour tous les citoyens. C'est le devoir de la société civile de travailler avec les compagnies et les gouvernements pour libérer ce potentiel» a affirmé Huguette Labelle, présidente de Transparency International.

Les prochains rapports de Transparency International s'intéresseront aux rôles des gouvernements des pays riches en ressources ainsi qu'à ceux des pays d'origine des compagnies extractives les plus importantes.

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CHAKIB KHELIL LANCE UNE ALERTE SUR LA SÉCURITÉ ALIMENTAIRE
«Il ne restera que le travail de la terre...»

Abbas AÏT HAMLAT  - Mardi 20 Mai 2008 - L'Expression
   
La nature a gratifié l’Algérie de pétrole, de gaz mais ce sont des énergies tarissables.

L’heure est grave et la sécurité alimentaire est réellement menacée. La dévaluation du dollar et la flambée du prix du baril de pétrole montrent leurs effets. «Le prix des produits agroalimentaires vont augmenter dans quelques semaines», a affirmé Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, hier au forum d’El Moudjahid.

C’est avec cet «avertissement» que le ministre de l’Energie et des Mines a invité les investisseurs d’aller vers l’agriculture. Pour ce faire, ce ne sont pas les moyens et la terre qui manquent dans notre pays.

Le ministre a déclaré que «l’Algérie possède des terres, de l’énergie, de l’eau et des engrais». C’est l’une des rares fois où le ministre de l’Energie s’immisce ainsi dans les affaires agricoles. C’est dire à quel point la sécurité alimentaire est menacée comme partout dans le monde et que la mamelle du pétrole ne peut plus assurer l’avenir des futures générations.

Sur le volet des exportations d’hydrocarbures algériennes, elles se sont chiffrées à 27,2 milliards de dollars de janvier à fin avril 2008, a annoncé M.Khelil. La valeur de ces exportations a augmenté de 56% par rapport à la même période de l’année dernière, a-t-il précisé. Ainsi, le volume global des exportations des hydrocarbures a atteint sur la même période 48 millions de tonnes équivalent pétrole (TEP) contre 47,2 millions de TEP, soit une hausse de 2%. Si l’exportation ne perdra pas d’élan, les revenus pétroliers de l’Algérie pourraient atteindre les 80 milliards de dollars à la fin 2008. Concernant la fiscalité pétrolière versée au Trésor entre janvier et avril 2008, elle a atteint un montant de 1258 milliards de DA contre 837 milliards de dinars durant la même période l’année passée. Le montant de la fiscalité pétrolière versée entre janvier et avril a atteint un excédent de près de 300 milliards de DA. Cela par rapport au montant annuel de recettes prévu dans la loi de finances 2008, qui a tablé sur une fiscalité pétrolière de 970,2 milliards de dinars sur toute l’année 2008. L’Opep augmentera-t-elle le volume de production? «Il n’y aura pas de changement dans la production de l’Opep, avant la réunion de septembre», a-t-il répondu. M.Khelil, l’actuel président de l’Opep, a assuré que «toute décision relative au maintien ou à la hausse du plafond actuel de production sera prise au cours de cette réunion». M.Khelil a tout de même affiché sa satisfaction de garder le même volume d’exportation puisque «les prix du brut ne sont plus liés à la loi de l’offre et la demande», a-t-il déclaré. Selon lui, la psychologie du marché s’étend sur l’effet du futur. Sans les crises qui alimentent la scène internationale et les tentions géopolitiques, selon la déclaration du ministre, le pétrole aurait été vendu à moins de 30% de son coût actuel.

S’exprimant sur l’énergie électrique, le ministre de l’Energie et des Mines a affirmé que «Sonelgaz doit pouvoir assurer seule le financement de ses projets, d’où la nécessité d’obliger légalement le citoyen à payer plus cher ses consommations énergétiques». Il a fait savoir que l’Algérien est le moins payant en matière de consommation d’électricité. Chakib Khelil a affirmé, par ailleurs, que les parlementaires ont refusé l’augmentation du prix du gasoil. Le ministre a affirmé que son département va demander des instructions afin de décourager l’importation des véhicules diesel, du moins au niveau des administrations.

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Conséquence de l’annulation du contrat Gassi Touil : l’Algérie classée pays à risque par l’agence Standard & Poor’s
Par hayet zitouni le 20/05/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-petrole-etude-standard---Poor-s-3544.html

Les risques politiques augmentent pour les compagnies pétrolières dans le monde et sont réels dans de nombreux pays parmi lesquels figure l’Algérie, selon une étude de l’agence de notation internationale Standard & Poor’s datée du 15 mai et dont toutsurlalgerie.com s’est procuré une copie (disponible sur demande pour nos abonnés à contact@toutsurlalgerie.com). Avec Moody's et Fitch, Standard & Poor's est l’une des agences de notation les plus influentes au monde. Ses recommandations sont en effet regardées de très près par les investisseurs.

Si les questions politiques ont toujours été une préoccupation majeure pour les compagnies énergétiques en dehors de la zone des pays de l’OCDE, l’Algérie est notée comme pays à risque notamment après le conflit entre Gas Natural, Repsol et Sonatrach sur le dossier Gassi Touil, cité par les analystes de Standard & Poor’s. « L’expropriation ou l’annulation de contrat sans compensation » est un risque encouru par les opérateurs en Algérie, écrivent les rapporteurs suite à cette affaire. Ils sanctionnent de ce fait l’Algérie d’une mauvaise note. Il y a un « risque d’intervention directe du gouvernement très élevé » qui classe l’Algérie aux côtés de l’Iran et du Yémen en termes de risques liés à l’intervention des gouvernement dans la gestion des contrats pétroliers.

Il y a également un risque «signifiant » de corruption, ainsi qu’un risque « très élevé » pour les rédacteurs du rapport « lié aux incertitudes politiques, juridiques et fiscales », qui classe l’Algérie dans la même catégorie que l’Irak et le Vénézuela. Ce dernier élément de notation est à rapprocher de la décision gouvernementale de taxer plus fortement les bénéfices des sociétés énergétiques étrangères. Il est également à rapprocher du dernier rapport de l’ONG Transparency International qui classe la société nationale des hydrocarbures Sonatrach parmi les entreprises pétrolières les moins de transparentes.

Selon Standard & Poor’s, trois compagnies pétrolières sont particulièrement exposées en Algérie : la française Total, la britannique BP et la norvégienne StatoilHydro. Les deux premières affichent un « risque modéré » alors que pour la troisième le risque est significatif, selon l’agence. En dépit d’une forte présence dans le pétrole, les compagnies américaines ne semblent pas concernées par ces risques. Bénéficient t-elles d’une protection particulière ? Standard & Poor’s ne donne aucune indication…
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« Répondre #207 le: 20/05/2008 - 18:04:27 »

De pire en pire.

Il ne resterait que 15 jours de réserves de céréales pour toute l'Algérie !
:o

Algériens acheter et stocker maintenant et en urgence la semoule, farine, les légumes secs, l'huile sinon c'est la famine et afin de forcer l'état à faire le nécessaire pour garantir sérieusement la sécurité alimentaire des algériens au lieu de se lancer et gaspiller l'argent du pétrole et gaz dans des projets bidons et la corruption.

Réserves de céréales : cacophonie
20/05/2008 - source : http://www.rcd-algerie.org/index.php?id_rubrique=-5&id_article=917

Début mai : le département économique des services de renseignements en Algérie est en état d’alerte. Il fallait évaluer au plus prés les réserves céréalières du pays. Il ne s’agit surtout pas d’ajouter aux explosions sociales récurrentes des émeutes de la faim.

L’opération a permis de révéler que l’Algérie avait un stock couvrant 15 jours de consommation.

Au même moment, un représentant du ministère de l’agriculture annonçait avec insistance sur les ondes de la radio chaine 3 que le pays disposait d’une réserve de 2 ans.

L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) déclare, pour sa part, que « les approvisionnements du marché national en blé sont sécurisés » grâce aux stocks qu’il a constitués.
De son coté, l’Organisme algérien de régulation du marché des céréales estime que « l’Algérie détient des stocks qui couvrent les besoins nationaux pour une période de plus de 9 mois.»

Les décalages de ces chiffres révèlent les limites de l’Etat algérien en matière de prévision et de programmation.

La réduction drastique de l’offre sur le marché mondial risque de provoquer des tensions sur le marché intérieur que la maigre production nationale est loin de pouvoir compenser. Le matelas en devises peut toujours faire face à la faim mais la facture sera lourde.
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« Répondre #208 le: 23/05/2008 - 17:11:00 »

Et nous et nous

Les Emirats se convertissent au charbon
Steel Guru, 21 mai 2008 - Publication originale Steel Guru, traduction Contre Info
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1998

La hausse du pétrole et du gaz entraîne pour les Emirats du Golfe une conséquence inattendue : la multiplication des projets de centrales électriques à charbon, combustible moins coûteux. L’hypothèse d’une diminution des émissions de CO2 due à la cherté du pétrole ne tient pas. La place prise par le charbon dans le mix énergétique va aller croissante, avant même que les technologies propres soient disponibles.

Bien que les Emirats soient riches en pétrole et vendent ce combustible au monde entier, ils ont toutefois besoin d’autres sources d’énergie. Aujourd’hui, les Etats pétroliers du Golfe envisagent d’importer du charbon. Une grave pénurie de gaz naturel contraint les Emirats Arabes Unis à rechercher des carburants de substitution pour fournir l’électricité nécessaire à l’éclairage, à la climatisation et aux réseaux d’eau.

Si Abou Dhabi travaille avec Suez sur un projet d’énergie nucléaire le charbon apparaît toutefois comme la meilleure solution rapide pour éviter des pannes d’électricité au moment où les principaux exportateurs d’hydrocarbures au monde luttent pour faire face aux prix élevés du pétrole et du gaz naturel, dans une situation caractérisée par la faiblesse des infrastructures et le boom du développement. Certains des plus grands exportateurs de pétrole pourraient bientôt se trouver eux-mêmes tributaires des importations des grands pays producteurs de charbon tels l’Afrique du Sud.

A Abou Dhabi la société nationale de l’énergie Taqa envisage de prendre une participation de 50% dans un projet de centrale électrique à charbon d’un montant de 500 millions d’euros, tandis que la Dubaï Electricity & Water Authority espère commencer à travailler sur un projet de combustion propre du charbon cette année.

La Oman Power and Water Procurement Company a annoncé en Décembre 2007, qu’un projet de centrale électrique de 700 MW et une usine de dessalement d’eau pourraient être alimentées au charbon au lieu du gaz naturel.

Ces décisions spectaculaires interviennent car pour la première fois, les États du Golfe commencent à ressentir eux aussi le poids des coûts des combustibles fossiles qui ont grimpé en flèche. En Mars 2008 Dubaï a introduit un système de tarification de l’électricité qui en augmente le prix pour les gros utilisateurs. Ces nouveaux tarifs s’appliquent uniquement aux entreprises étrangères, et aux expatriés. Les ressortissants des Emirats en sont exemptés.

Une soudaine pénurie de gaz a pris les États du Golfe par surprise au moment où la demande d’électricité et de dessalement de l’eau connaît un taux de croissance annuel à deux chiffres. Les investissements dans les infrastructures ont pris du retard sur la croissance démographique et le boom de la construction de la région. Les anecdotes abondent sur les immeubles d’appartement restant vides faute de capacités suffisantes dans le réseau de distribution d’électricité.

L’été dernier, la production pétrolière d’ Abou Dhabi a diminué de 600 000 barils par jour, car le gaz naturel à été détourné de son utilisation habituelle en injection dans les puits de pétrole, afin d’alimenter les centrales électriques. L’émirat dispose de réserves de gaz, mais une grande partie de celles-ci sont destinées à l’injection dans les puits pour maintenir la pression et améliorer la production pétrolière. Avec le prix du pétrole brut atteignant 125 dollars le baril, cet réallocation du gaz pour les centrales électriques représente un coût énorme pour le pays.

Dans le même temps, le prix du gaz naturel dans le golfe a monté en flèche à cause de la pénurie et de l’augmentation de la demande mondiale. Les ressources en gaz dans les Emirats ont diminué, et Abou Dhabi et Dubaï importent désormais du gaz en provenance du Qatar par pipeline.

L’Iran, qui détient quelques-uns des plus grandes réserves de gaz, pourrait offrir une autre solution, mais les relations entre les Emirats pro occidentaux et l’Iran sont difficiles. Un projet dirigé par Dana Gas, une entreprise privée basée au Moyen-Orient, destiné à acheminer le gaz iranien à travers le golfe en direction de Chardjah a été bloqué par des différends au sujet de la tarification.

Pour éviter l’apparition de pénuries d’électricité et d’eau en été, Dubaï a conclu un contrat de 15 ans avec Royal Dutch Shell le mois dernier pour la livraison de gaz naturel liquéfié durant la période estivale à partir de 2010. Toutefois, il s’agit d’un carburant cher et les Emirats ont construit leurs économies avec pour hypothèse un gaz disponible à un coût presque nul.
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Dey
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« Répondre #209 le: 25/05/2008 - 15:20:25 »

???
Il est de plus en plus signalé, d'urgence, que certain construisent ou transforment des villages et villes en forteresses, médiévales, en préparation de l'après-pétrole en algérie !

pourquoi cette panique et peur ?

Qu'elles sont les raisons de la fortification physique panique de ces villages et villes algériennes ?

sommes-nous avant 1830 en 2008 ?

"Maitres actuels" Algériens, il faut négocier pour la paix et la vie des Algériens entre vous et ne pas refaire les erreurs de "l'Empire ottoman" qui a réduit, avant vous, en esclavage et au servage la population algérienne et puis livré cette même population, bras enchainés, au colonialisme hideux et immonde Français (représentant les occidentaux ) qui a duré et dure encore ( servage et esclavagisme modernes indirectes ).

Aux noms de nos morts avant et après 1830, laissez nous vivre en toute indépendance et arrêtez de nous harceler physiquement et moralement et de nous prendre pour des esclaves et serfs "bougnoules" comme vous dites vous et vos amis les occidentaux.

LA POPULATION D'ALGERIE N'EST PAS UNE POPULATION D'ESCLAVES OU DE SERFS ET NE LE SERA, GENETIQUEMENT ET MORALEMENT, JAMAIS SUR CETTE TERRE CAR ON A TROP SOUFFERT ET ON A TROP VUE ASSASSINE NOS ENFANTS, PETITS ENFANTS, ASCENDANTS ET ANCETRES, PAR VOUS ET VOS "ALLIES" ET COMPLICES OCCIDENTAUX (FRANCE ET OCCIDENTAUX - USA), ET ON MERITE, MAINTENANT, NOTRE LIBERTE TOTALE ET SANS CHANTAGES OU MENACES DES "HARKIS" ACTUELS.

ALORS VOUS ALLEZ FAIRE QUOI ? RECOMMENCER 100 FOIS ENCORE A L'ECHELLE NATIONAL LES MASSACRES DE SETIF ET GUELMA DU 8 MAI 1945 POUR SATISFAIRE ENCORE VOS IDOLES LES OCCIDENTAUX ET LEUR REPRESENTANT LA FRANCE.

VIVE NOTRE CHERE POPULATION D'ALGERIE.
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