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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 1054811 fois)
Dey
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« Répondre #225 le: 08/07/2008 - 16:04:21 »

VIVEMENT UN COUP D'ETAT, SANGLANT OU DE VELOURS COMME VOUS VOULEZ, POUR LA LIBERATION DE L'ALGERIE DU NEO-COLONIALISME ET DES NOUVEAUX HARKIS PRO NEO-COLONIALISTES.

VIVE L'ALGERIE LIBRE ET INDEPENDANTE.


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Graves révélations d’un ancien conseiller de Boumediene

Posté par elmoutarem le 11 juillet 2008
http://ffs1963.unblog.fr/2008/07/11/graves-revelations-dun-ancien-conseiller-de-boumediene/#comments

Vous pouvez lire l'intégralité de l’interview dans El Khabar El Ousouai

Le docteur Abdelhafid Lahouel, ancien conseiller du président Houari Boumediene, a dénoncé dans un long entretien à l’hebdomadaire «El Khabar El Ousouai» la trahison et la complaisance avec l’étranger de nombreux dirigeants de l’Etat algérien. «Après l’indépendance nationale, les traîtres qu’a « injecté » la France dans notre pays, ont planifié la déstabilisation du pays. Ils sont même à l’origine du terrorisme en Algérie…Je dirai que ces traîtres, concentrés dans les centres décisionnels de l’Etat, n’accepteront jamais la présence de patriotes dans les rouages de l'Etat…”, a affirmé M. Lahouel.

Au sujet du rôle joué par ces auxiliaires, M. Lahouel a expliqué qu’ils aidé, entre autre, les entreprises françaises en faillite à bénéficier de nombreux marchés en Algérie. “Durant les années 80, il y avait le projet de construction d'un million de logements. Les auxiliaires ont ramené des entreprises françaises (L’avenir, Donateur, SOS…) pour réaliser le projet, alors que ces entreprises étaient en liquidation. Elles se sont constituées en bloc, entre 1984 et 1986, pour bénéficier de projets de construction de logements…et cela au détriment des entreprises algériennes”. 

L'ancien conseiller de Boumediene a souligné que l’entourage du président Chadli Bendjedid était complice dans ce plan infernal. “La France a ses informateurs à tous les niveaux: banques, administration…Il y avait même des directeurs centraux au niveau du ministère de l’Energie et des Mines qui travaillaient pour la France.»

M. Lahouel a souligné que l’octroi de marchés aux entreprises françaises visait la fermeture des entreprises algériennes en activité dans le domaine du BTHP. Il a rappelé que les entreprises françaises n’ont réalisé que quelques milliers de logements.

Par ailleurs, le docteur Lahouel a affirmé qu’entre 1962 et 1967, la totalité des secrétaires généraux des communes étaient «des enfants de la SAS ( Section Administrative Spécialisée )». « Je défie  quiconque pouvant prouver le contraire. Plus tard, la majorité d’entre eux sont promus aux postes de chefs de daïra et de maires. 80 % promus aux postes de Wali, députés…Ces secrétaires généraux auxiliaires étaient derrière les actes de torture que les Algériens ont subi durant la guerre de libération. La France les a désignés comme des tuteurs sur ses intérêts en Algérie…»

Pour anecdote, déclare M. Lahouel, en 1974, durant le règne de Pompidou, l’Algérie avait pris l’initiative de construire «l’Afrique vierge» en mobilisant les soldats de l’ANP. Ces derniers ont réalisé plusieurs projets au Mali où ils ont construit plus de 14 mosquées…Les services de renseignements français ont vite réagi. Le président Pompidou avait convoqué le président malien pour lui demander de se rendre à Paris. Avant d’effectuer son voyage, le président malien a rencontré Boumediene à l’aéroport d’Alger…A son retour, il a fait un compte-rendu à Boumediene: «Le président français m’a interrogé sur ma relation avec le communiste de l’Afrique du Nord. C’est quoi toutes ces mosquées que vous construisez ? Tu as oublié que c’est la France qui t’a installé à la présidence ? » Il a par ailleurs accusé la France d’être derrière l’assassinat du président Mohamed Boudiaf. El Mouhtarem

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Sommet de Paris : Bouteflika complètement marginalisé, Moubarak co-président
L.M. - le 12 Juillet, 2008
http://www.lematindz.net/news/1728-sommet-de-paris-bouteflika-completement-marginalise-moubarak-co-president.html

L’Algérie et son président seront complètement marginalisés au sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM) qui se tient à Paris dimanche 13 juillet.

Seront présents 43 chefs d'Etat et de gouvernement des vingt-sept pays de l'Union européenne (UE) et des pays du pourtour de la Méditerranée ; la Libye est le seul riverain de Méditerranée à ne pas être représenté.

Primo : le sommet sera coprésidé par les présidents français Nicolas Sarkozy, initiateur de ce projet, et égyptien Hosni Moubarak. Nicolas Sarkozy et Hosni Moubarak ouvriront la séance plénière par deux discours publics.

Deuxio : samedi, il sera précédé d'une réunion de travail entre le chef de l'Etat français, les présidents libanais Michel Sleimane et syrien Bachar al-Assad, ainsi que l'émir du Qatar, cheikh Hamad Bin Khalifa Al Thani.

Tertio : la veille, déjeuner du président Nicolas Sarkozy avec le président Hosni Moubarak, dans un grand hôtel parisien proche de l'Elysée.

Quatro : Bouteflika n’est pas prévu dans les entretiens à l'Elysée de Nicolas Sarkozy. Ces derniers se feront avec son homologue libanais Michel Sleimane, syrien Bachar al-Assad (Elysée) , l'émir du Qatar, président en exercice du Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe (Elysée),le Premier ministre turc Recip Tayyip Erdogan (Elysée), Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, et Ehud Olmert, Premier ministre israélien (Elysée).
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« Répondre #226 le: 12/07/2008 - 14:28:17 »

Dans le cadre de l'Union Pour la Méditerranée, Est-il vrai que le talmud est constitué des versets suivants :

Doctrine Du Talmud: Les non-juifs ne sont pas humains

Le Talmud définit spécifiquement tous ceux qui ne sont pas des juifs sont des animaux ou des non-humains, et déshumanise spécifiquement les gentils n'étant pas des descendants d'Adam. Nous énumérerons maintenant certains des passages du Talmud qui associent à ce sujet:

" les juifs s'appellent les êtres humains, mais les non-juifs ne sont pas des humains. Ils sont des bêtes."
Talmud: Mezia de baba, 114b

" l'Akum (non-juif) est comme un chien. Oui, le scrïpture enseigne à honorer le le chien davantage que le non-juif."
Ereget Raschi Erod. 22 30

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" quoique Dieu a créé le non-juif ils sont des animaux immobiles à forme humaine. Il ne convient pas qu'un juif soit servi par un animal. Plutôt, il sera servi par des animaux à forme humaine."
Midrasch Talpioth, p. 255, Varsovie 1855

" Une non-juive enceinte n'est pas mieux qu'un animal enceinte."
Hamischpat 405 de Coschen

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" les âmes des non-juifs viennent des esprits impurs et s'appellent les porcs."
Gadol 12b de Jalkut Rubeni

" bien que le non-juif a la même structure de corps que le juif, il ressemble au juif comme le singe à un humain."
Haberith de luchoth de Schene, p. 250 b

" si vous mangez avec un Gentil, c'est pareil que manger avec un chien."
Tosapoth, Jebamoth 94b

" si un juif a un domestique ou une bonne non-juive qui meurent, on ne devrait pas exprimer la sympathie au juif que vous devriez plutôt dire au juif: " Dieu substituera ' vos pertes, juste comme si un de ses boeufs ou ânes était mort "."
Dea 377, 1 de Jore

" les rapports sexuels avec les Gentils sont comme des rapports entre les animaux."
Talmud Sanhedrin 74b

" il est autorisé pour prendre le corps et la vie d'un Gentil."
Ikkarim III C 25 de Sepher

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" c'est la loi pour détruire n'importe qui renie le Torah. Les chrétiens appartiennent à ceux reniant du Torah."
Hamischpat 425 Hagah 425 de Coschen. 5

" un Gentil hérétique que vous pouvez détruire tout à fait avec vos propres mains."
Talmud, Abodah Zara, 4b

" chaque juif, qui renverse le sang de l'athée (non-juifs), est comme s'il faisait un sacrifice à Dieu."
Talmud: Raba c 21 et Jalkut 772 de Bammidber

-

Comment un juif se prépare pour son crime?

Moed Kattan 17a. Si un juif est tenté pour faire le mal il devrait aller à une ville où il n'est pas connu et faire le mal là.

Frapper un juif est identique frappant Dieu

Sanhedrin 58b. Si un païen (gentil) frappe un juif, le gentil doit être détruit.

Il est correct de tricher avec les non-juifs

Sanhedrin 57a. Un juif n'a pas besoin de payer à un gentil ("Cuthean ") les salaires du pour le travail.

Les Juifs Ont Le Statut Juridique Supérieur

Baba Kamma 37b. " si le boeuf d'un Israelite donne un coup de corne à un Cananén il n'y a aucune responsabilité; mais si un boeuf d'un Cananén donne un coup de corne à un Israelite... le paiement doit être intégral."

Les juifs peuvent voler des non-juifs

Baba Mezia 2â. Si un juif trouve un objet perdu par un gentil ("païen ") il ne doit pas être retourné. (affirmé également en baba Kamma 113b). Sanhedrin 7ã. Dieu n'épargnera pas un juif que " marie sa fille à un vieil homme ou prend une épouse pour son fils infantile ou renvoie un objet trouvé à un Cuthean... "

Les juifs peuvent voler et détruire les non-juifs

Sanhedrin 57a. Quand un juif assassine un gentil ("Cuthean "), il n'y aura aucune pénalité de la mort. Ce que le juif vole d'un gentil il peut le conserver.

Baba Kamma 37b. Les gentils sont en dehors de la protection de la loi et Dieu a " a exposé leur argent en Israel."

Les juifs peuvent mentir aux non-juifs

Baba Kamma 11á. Les juifs peuvent employer des mensonges ("subterfuges ") pour éviter un Gentil.

Les enfants des Non-Juifs sont moins qu' humains

Yebamoth 9å. Tous les enfants gentils sont des animaux.

Les filles d'Abodah Zarah 36b. Les gentil sont dans un état de niddah (ordures) dès la naissance.

Abodah Zarah 2à-22b. Les gentils préfèrent le sexe avec des vaches.

Insultes Contre Marie Bénie

Sanhedrin 10ã. Dit que Marie était une whore: " elle qui était le descendant des princes et des gouverneurs a joué le harlot avec des charpentiers." En outre dans le renvoi de bas de page #2 à Shabbath 104b de l'édition de Soncino, on affirme que dans le texte " non censuré " du Talmud on lui écrit que la mère de Jésus, " Miriam " a eu le sexe avec beaucoup d'hommes.

Blasphème Horrible Contre Jésus Christ

Gittin 57a. Dit que Jésus est bouilli dans " l'excrément chaud."

Sanhedrin 4á. Exécution méritée par Jésus: " la veille du Passover, Yeshu (Jésus) a été arrêté... vous supposent qu'il avait un ans pour qui une défense pourrait être faite? Était il pas un Mesith (l'enticer)?"

Talmud attaque non la croyance de juifs

Rosh Hashanah 17a. Les chrétiens (minnim) et d'autres qui rejettent le Talmud iront à l'enfer et seront punis là pour toutes les générations.

Shabbath 11ã. Les juifs doivent détruire les livres des chrétiens, c.-à-d. le nouveau testament.

Enseignements en difficulté et aliénés du Talmud

Yebamoth 6á. Déclarer qu'Adam a eu des rapports sexuels avec tous les animaux dans le jardin d'Eden.

Yebamoth 6á. Déclare que l'agriculture est la plus basse des métiers.

Sanhedrin 55b. Un juif peut épouser une fille âgée de trois ans (spécifiquement, trois ans " et un jour " vieux).

Sanhedrin 54b. Un juif peut avoir le sexe avec un enfant aussi long que l'enfant à moins de neuf ans.

Kethuboth 11b. " quand un homme adulte a des rapports avec une petite fille ils ne sont rien."

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Yebamoth 59b. Une femme qui a eu des rapports avec une bête est éligible pour épouser un prêtre juif. Une femme qui a le sexe avec un démon est également éligible pour épouser un prêtre juif.

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Abodah Zarah 17a. Déclarer qu'il n'y a pas un whore dans le monde que le Talmudic Rabbi sage Eleazar n'a pas eu le sexe avec.

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Hagigah 27a. Déclarer qu'aucun rabbi ne peut jamais aller à l'enfer.

Baba Mezia 59b. Un rabbi discute avec Dieu et le défait et Dieu admet que le rabbi a gagné la discussion.

Pesahim 111a. On l'interdit pour que des chiens, des femmes ou des arbres de paume passent entre deux hommes, ni peuvent d'autres marcher entre les chiens, les femmes ou les arbres de paume. Les dangers spéciaux sont impliqués si les femmes sont menstruating ou se reposantes à un carrefour.
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« Répondre #227 le: 16/07/2008 - 19:57:14 »

vidéo à voir http://www.dailymotion.com/video/x45c76_entretien-avec-thierry-meyssan_politics

Cet article a été publié récemment en Russie et a beaucoup intéressé le Kremlin. Il en ira sûrement de même en Algérie et au Maghreb...

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VERSION sur le site du Réseau Voltaire

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française  

Samedi 19 Juillet 2008 - par Thierry Meyssan*
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9631
http://www.alterinfo.net/Operation-Sarkozy-comment-la-CIA-a-place-un-de-ses-agents-a-la-presidence-de-la-Republique-francaise_a21962.html?PHPSESSID=8cc9c01d373826c1a43f7213c87de4c4
http://www.voltairenet.org/article157210.html
http://libertesinternets.wordpress.com/

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste

Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une juriste juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana (CANNABIS) marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier (Jean-Claude Méry). Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.

Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.

Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Peccatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA ). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.

L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].

Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.

[8] Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] L’honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d’initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.

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VERSION circulant sur les sites d’extrème droite comme TOUT SAUF SARKOZY, VOX NR ou sur les sites d’extrème gauche comme INDYMEDIA, etc...

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
Mercredi 16 Juillet 2008
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkEyuyEFVFKPHOQVao.shtml
http://www.alterinfo.net/Operation-Sarkozy-comment-la-CIA-a-place-un-de-ses-agents-a-la-presidence-de-la-Republique-francaise_a21848.html?PHPSESSID=5db47fd7900b8d8a338d4696c354e35b

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d'après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu'à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s'interroger sur les alliances qui l'ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d'écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l'exception de deux imputations, signalées par l'auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d'immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper président », se saisissant chaque jour d'un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu'à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l'ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d'autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu'ils auraient dû s'en rendre compte depuis longtemps.

C'est que l'homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu'à leur faire oublier son parcours politique.

Que l'on comprenne bien le sens de cet article : il ne s'agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d'avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s'accordent aujourd'hui à voir l'agent des États-Unis et d'Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd'hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s'appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le “parrain ” est libéré et s'exile en Italie, par son “ambassadeur” corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d'une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l'Afrique du Nord à l'influence soviétique, décident de susciter un coup d'État militaire en France. L'opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA -théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.- et par l'OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c'est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force.

Or, Charles De Gaulle n'est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d'outre-mer au sein d'une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l'Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l'évidence. Faisant preuve d'une rare sagesse politique, il décide d'accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l'ont porté au pouvoir. La CIA et l'OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l'éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d'assassinat. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d'un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l'absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l'anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n'est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l'ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l'ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti -un Corse lui aussi-.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d'indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s'oppose à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l'ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s'affranchir de l'impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l'OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l'Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viet-Nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l'expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l'indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc…

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d'un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd'hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l'homme de confiance des chefs d'États d'Afrique francophone.

Conscient qu'il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s'allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L'audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d'être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n'admettent pas son leadership et s'inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l'Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d'un noble hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l'Armée rouge, et d'Andrée Mallah, une juive originaire de Thesallonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une organisation criminelle secrète “l'Union corse ” qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French connexion » qu'Hollywood devait porter à l'écran. S'appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d'alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l'Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l'Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarközy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l'administration centrale du département d'État des États-Unis. Elle l'épouse et s'installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c'est bien connu, son mari n'est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu'il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d'État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d'autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n'est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant inscrit au barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L'année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu'il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main sur la majiruana (CANNABIS) marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d'honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l'unissent au porte-parole du gouvernement français.

C'est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l'on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c'est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l'élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d'adhésion à l'Union européenne et à l'OTAN des États d'Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviètique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont près de s'entretuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L'homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d'abord l'élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l'élimination du principal rival de droite et l'investiture du parti gaulliste à l'élection présidentielle, enfin l'élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d'emporter l'élection présidentielle.

Pendant des années, les média sont tenus en haleine par les révélations posthumes d'un promoteur immobilier. Avant de décéder d'une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d'un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l'Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu'il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s'occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu'il n'ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d'un député socialiste.

Faisant fi de la présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d'être l'assassin. C'est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l'Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l'île. Quoi qu'il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n'a été trouvée contre lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu'il sait.

Nous révélons ici que le préfet Érignac n'a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l'Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d'Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c'est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l'élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Foundation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c'est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur. Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d'extrême gauche s'est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l'équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n'est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d'éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu'il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal. L'opération est possible parce que Strauss-Kahn, d'origine juive marocaine, est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université, Condoleezza Rice. Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l'Élysée

Le soir du second tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet's. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l'Union corse » est aujourd'hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d'invités s'y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu'il signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l'ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur quatre hommes : Claude Guéant, secrétaire général du palais de l'Élysée. C'est l'ancien bras droit de Charles Pasqua. François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un associé-gérant de la Banque Rothschild. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l'ancien directeur de l'Agence juive. Ambassadeur de France à l'ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Petit-fils du Grand rabbin de Lyon, ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l'indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner, un juif d'origine balte, a débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d'Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l'ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d'Haçim Thaçi qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA. Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobying pour le compte de Lockheed Martin contre les l'avionneur français Dassault.

Nouvelle escapade durant l'été. Nicolas, Cécilia, leur maitresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d'affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s'exprime dans Commentary, la revue de l'American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d'un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Devenu le 5e noueur de deals dans le monde, il gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale.

Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l'artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques.

Quelques semaines encore et c'est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l'épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les François auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkEypuypppsvALprIF.shtml

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CIA et Opération Sarkozy : quelques commentaires et autres précisions...
http://www.alterinfo.net/CIA-et-Operation-Sarkozy-quelques-commentaires-et-autres-precisions-_a21890.html?PHPSESSID=7a30ecd6d91d6d3475f66c0713a2742e

Le présent article n'est compréhensible qu'après lecture de celui-ci :
Operation-Sarkozy-comment-la-CIA-a-place-un-de-ses-agents (www.toutsaufsarkozy.com) nous ayant habitué à des méthodes passablement litigieuses... l'auteur de ces lignes peut en témoigner : un de ses articles, initialement publié il y a quelques mois sur alterinfo, intitulé “le songe d'Attali : un gouvernement mondial” s'étant retrouvé sur ledit site transformé en “le songe d'Attali (le juif Süss de Sarkozy): un gouvernement mondial”; ce qui ne correspondait, en l'occurrence, ni à l'intention du propos, ni à la mentalité du personnage, infiniment plus sinueuse dans ses velléités d'influence que le sieur Joseph Süss Oppenheimer.

Mais son origine douteuse n'implique pas pour autant l'inexactitude de son contenu. “Greg”, nous oriente dans son avertissement sur la piste d'Emmanuel Ratier, en raison de l'insistance judéophobique du texte et d'une certaine particularité typographique propre à l'éditeur de “Faits & Documents”. Et que cette conjecture soit vraisemblable ou non (aux dernières nouvelles, elle semble ne pas l'être), elle ne discrédite en rien la thèse proposée. La réduire à une bonne petite lecture conspirationniste, comme si le complexe réseau mis en place par nos termites mondialistes se résumait à un aimable divertissement de librairie, relève d'une argumentation passible d'une invitation chez Guillaume Durand ou d'une place d'éditorialiste à Charlie-Hebdo. Nous ne voyons pas non plus en quoi l'extrême-droitisme de Ratier devrait inciter à la “méfiance”. S'il n'avait pas été, voici plus d'une vingtaine d'années, en tant que continuateur d'Henry Coston, l'éditeur des ouvrages du journaliste (un des tout derniers, en France, digne de cette appellation)Yann Moncomble, nombre d'entre ceux qui prétendent à s'aventurer dans ce pénombral labyrinthe n'en aurait pas même aperçu l'entrée. Si Ratier est l'auteur de ce texte, on se fout pas mal de savoir s'il porte des caleçons à fleurs ou s'il préfère les strings léopard, la question est de savoir si ses informations sont crédibles et si sa petite théorie tient la route. Essayons donc d'en examiner la substance d'un peu plus plus près...

Passons rapidement sur la courte introduction historique... qui nous parait seulement discutable quant à la supposée inquiétude des Américains devant l'éventuel avènement d'une indépendance algérienne qui les aurait poussés à jouer la carte “de Gaulle”. Pierre de Villemarest, qui ne nous a pas habitués à raconter n'importe quoi, rappelle, tout au contraire, dans le tome II de ses “Faits et chroniques interdits au public” qu'au sein du C.F.R (Council on Foreign Relation, seul “véritable” gouvernement des États-Unis), l'obsession était de rogner les ailes françaises en Afrique du Nord, et que ce fut par l'entremise d'un des leurs, Irving Brown, que dès 1952 le biberon à dollar veilla à la croissance du nationalisme anti-français en Algérie. Et Villemarest d'ajouter : “De Gaulle se chargera de les rogner en 1962. Il en avait averti Jean Monnet dès 1959 au cours d'un entretien en tête à tête : il prendrait son temps, mais il larguerait l'Algérie... Monnet en ferait sûrement part à ses amis qui, du coup, s'opposeraient moins à son retour au pouvoir, après les journées de mai 1958. De fait, quelques heures après cette entrevue, George Ball (CFR), intime de Monnet, alors penché à Bruxelles sur les Affaires européennes, fut au courant des intentions de Charles De Gaulle, et en informa à son tour les éditorialistes du "club", Richard Sulzberger et Walter Lippman qui sautaient littéralement de joie dans les locaux du New York Times. Ils se gardèrent évidemment de divulguer la confidence faite à Monnet, mais ils cessèrent du coup leurs campagnes anti-gaullistes. L'erreur de De Gaulle fut de croire qu'en échange de sa "décolonisation", Washington lui laisserait les mains libres en Europe.”
Le personnage crucial, dans cette mise en perspective historique, demeurant bien entendu Frank Wisner Sr., le père de notre actuel “junior”, lui-même devenu par ricochet beau papa du petit Nicolas. Ce Frank Wisner Sr. s'illustra entre autres, dans l'immédiate après-guerre, en tant que directeur du bureau de coordination politique des opérations spéciales de la CIA (OPC ), notamment dans son travail de liaison avec Colin Gubbins, du MI6,lorsque celui-ci oeuvrait à la création du “Bilderberg” avec son ami Joseph Retinger. À noter que Wisner devait son ascension dans ces sphères hautement confidentielles à Dean Acheson, incontournable hiérarque du C.F.R de l'époque. Enfin, sa biographie “officielle” nous apprend qu'Edgard Hoover voulut sa peau en le faisant soupçonner par la commission McCarthy d'être un agent communiste, qu'il sombra dans une dépression chronique à partir des événements de Budapest en ‘56 et finit par se suicider en ‘65.

Car c'est précisément dans cette unique révélation d'un lien familial aussi “sensible” que réside tout l'intérêt de cet article !... Pour le reste, chaque pédigrée des “méchants”, comme les appelle Greg, qui y sont présentés répond à une réalité factuelle difficilement contestable... et seul le Secrétaire d'État aux affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, aurait sans doute quelques motifs valables de protester de son absence dans cette galerie édifiante. Quant à la théorie du complot “wisnerien”, elle ne parait pas tellement farfelue du tout ; à cette réserve peut-être que la nécessité d'éliminer de la course présidentielle un Fabius, qui se serait très bien chargé de s'éliminer tout seul, ne paraissait pas d'une pertinence stratégique démoniaque... qui plus est en réussissant à mobiliser dix mille lambertistes ...! Que les mouvements trotskistes de par le monde aient constitué de tout temps des troupes supplétives pour l'oncle Sam, la chose ne fait aucun doute... mais nous ne sachions pas pour autant qu'on soit parvenu à élevé en batterie de tels spécimens, eussent-ils quelques prédispositions à se reproduire dans l'obscurité.

La seule question en effet qui se devait de démanger un spéléologue consciencieux des égouts du mondialisme, c'est d'où pouvait bien sortir ce politicard microscopique à consonance magyare, dont le bon goût et l'élégance naturelle semblaient l'avoir exclu très logiquement des couveuses habituelles où se fabriquent nos élites téléguidées. Excepté son statut de caniche de la haute finance, ses fils de marionnette ne le reliaient en apparence à aucun manipulateur d'envergure, et son accession relativement fulgurante au titre d'administrateur de succursale avait de quoi laisser perplexe. Pompidou sortait des cuisines de la maison Rothschild, Giscard était un bilderberger de haut vol, Mitterrand un paon excellemment apprivoisé, et Chirac un parfait imbécile auquel on avait tout de même trouvé plus prudent d'adjoindre comme cornac un grouillot subalterne de la Trilatérale : le malencontreux Raffarin. Mais Sarkozy, rien... le Rémi d'Hector Malot. Jusqu'à l'apparition de ce Franck Wisner Jr., dont la trajectoire a de quoi exalter le plus blasé des chasseurs de cancrelat.

Qu'on en juge : ex-ambassadeur en Inde, Égypte, Zambie et Philippines ; ex-membre du bureau directeur d'Enron ; permanent de la si philanthropique Rockefeller Brothers Fund (au milieu d'aimables petits amis de la “Carnégie”) et de la Rand Corporation ; soutien alternatif des Clinton, de Bush, de Gore et Kerry (autant jouer tous les chevaux de la course) ; et surtout... appétissante cerise sur un gâteau déjà copieux, et qui fera saliver tous les vrais amateurs de superconspiration : membre du C.F.R !!!
Si avec ça, l'auteur de l'article en question, quelle que soit son identité, n'a pas levé un lièvre d'importance... alors, mieux vaut ranger nos fusils et nous abonner à vie à Paris-Match !

À la parution de ce brûlot controversé sur le site d'alterinfo, un lecteur jubilait en disant que si seulement 10 % de ce qu'il contenait était vrai tout devenait plus “clair”. Nous lui rétorquons que les 10 % en constituent plutôt la marge d'erreur... et que dans les cavités abyssales où s'écrit réellement le scénario de notre triste comédie humaine, aucune clarté n'est à ce jour jamais parvenue...!

Marc Olmix
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« Répondre #228 le: 18/07/2008 - 16:05:36 »

La confiance règne entre l'Allemagne et l'Algérie
 
Insolite: Merkel prend Air Algérie pour rentrer chez elle
vendredi, 18 juillet 2008
http://reflexionsetautresidees.blogs.courrierinternational.com/archive/2008/07/18/insolite-merkel-prend-air-algerie-pour-rentrer-chez-elle.html

C'est un site officiel allemand qui a rapporté que l'airbus A310 de la République Fédérale Allemande, qui amenait à Alger la chancelière Angela Merkel a été victime d'un incident au sol , l'appareil ayant été heurté par une jetée, créant un trou de 30 cm dans le fuselage.

Le Président algérien a proposé à Mme Merkel de disposer de son A340 flambant neuf pour rentrer en Allemagne fêter, justement, son anniversaire. La chancelière a semble-t-il préféré rentrer avec un avion spécial affrété auprès d'Air Algérie.
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« Répondre #229 le: 19/07/2008 - 18:13:55 »

DANS LES PROFONDEURS LIBÉRALES DE LA CRISE PETROLIERE
Tribune publiée dans Marianne 2 le 15 juillet 2008.
Par Aurélien Bernier, Secrétaire national du M'PEP
Vendredi 18 Juillet 2008
stefsuralter@free.fr
http://www.alterinfo.net/DANS-LES-PROFONDEURS-LIBeRALES-DE-LA-CRISE-PETROLIERE_a21917.html

Alors que l'augmentation du prix du pétrole occupe la une des médias depuis plusieurs semaines, le traitement par la grande presse de cette crise profonde reste encore une fois d'une pauvreté incroyable. Pourtant, à l'image de la crise alimentaire, le sujet permet de tirer bien des fils et met en cause les fondements mêmes du système économique international.

Comment donc expliquer l'envolée actuelle du prix du baril et des tarifs à la pompe ? D'après les spécialistes de l'Institut français du pétrole (IFP), la raison principale est l'augmentation de la demande, en grande partie due au fait que la Chine et l'Inde n'en finissent plus d'émerger, ainsi qu'au comportement des pays producteurs qui se régalent d'un prix élevé. Or, si ces deux paramètres entrent bien en ligne de compte, ils sont loin de pouvoir tout justifier. En fait, le marché du pétrole présente différentes caractéristiques qui en font un formidable terrain de jeux pour les spéculateurs.

Le pétrole est la première valeur commercialisée sur la planète, avec près de 87 millions de barils (13,8 milliards de litres) par jour. La croissance économique mondiale dépassant les 5%, la demande augmente effectivement, même si l'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit un rééquilibrage par rapport à l'offre dans les touts prochains mois. S'agissant d'une énergie fossile, les réserves ne sont pas extensibles, et les craintes d'une pénurie à un horizon relativement proche sont connues. Mais les statistiques en la matière sont particulièrement imprécises. Les Etats membres de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) publient leurs chiffres sur la production réelle avec un important décalage dans le temps. Une grande imprécision couvre également les capacités de production et les réserves prouvées de pétrole, qui ne sont vérifiées par aucun organisme indépendant. Bien-sûr, l'OPEP a tout intérêt à entretenir ce flou, qui leur permet de conserver un marché tendu et de bénéficier de prix élevés.

De leur côté, les compagnies pétrolières ont créé un entonnoir en limitant le développement des capacités de raffinage. Ainsi, aux Etats-Unis, aucune nouvelle raffinerie n'a été construite depuis 1976, alors que la consommation mondiale ne cesse d'augmenter. Curieux statu-quo pour des néolibéraux qui ne jurent que par la « loi » de l'offre et de la demande ! Mais ce faisant, les firmes comme Exxon Mobil, Shell, British Petroleum ou Total contrôlent un goulet d'étranglement par lequel le pétrole brut doit inévitablement passer et peuvent limiter d'autant les ambitions de l'OPEP. Actuellement, les capacités de raffinages permettent tout juste de répondre à la demande mondiale.

A ces problèmes posés par la production et la transformation, il faut ajouter bien-sûr les questions du transport et du stockage, qui font de la géopolitique du pétrole un puzzle extrêmement complexe. Les nombreux événements qui peuvent survenir tout au long de la chaîne jouent inévitablement sur le marché. Une guerre dans un pays producteur, un ouragan comme Katrina qui met hors service des raffineries aux Etats-Unis sont autant de phénomènes qui impactent directement le prix du baril de brut.

Le marché du pétrole, lui, ressemble comme deux gouttes d'eau aux marchés financiers. Il comprend des opération « physiques » à livraison immédiate ou différée, et des opérations « papier » qui permettent d'échanger des intentions d'achat ou de vente. Or, le marché « physique » ne représente au mieux que 10% des transactions. Le reste porte sur des mouvements fictifs, pour lesquels les contrats peuvent aller jusqu'à quinze ans. Dans cette ambiance hautement spéculative, de nouveaux intervenants sont apparus récemment : les fonds d'investissement. Ces derniers pesaient 13 % des transactions en 2004, contre 6 % seulement trois ans plus tôt. Le Sénat américain vient de s'emparer du rapport écrit par un financier indépendant, M. Michael Masters, constatant que ces institutions financières ont acheté un total de 848 millions de barils sur les cinq dernières années au travers d'indices boursiers de matières premières. Soit presque autant que l'accroissement des besoins de la Chine qui, sur la même période, s'élevait à 920 millions. Preuve que les pays émergents ont le dos large... Le dernier épisode en date est la reprise le 23 juin par le Wall Street Journal des résultats d'une enquête menée par le Congrès, qui chiffre le niveau de spéculation sur l'un des pétroles pris comme référence commerciale, le WTI (West Texas Intermediate). Les investissements des traders atteindraient maintenant 70% du marché.

En fait, le schéma est tout à fait prévisible. Dans leur recherche effrénée de rendement financier, les fonds boursicotent sur le pétrole de la même manière que sur les produits alimentaires, les crédits immobiliers, ou, depuis peu, les droits à polluer. Et plus les prix sont élevés, plus ces investisseurs sont attirés par le marché. Le plus étonnant est que certains spécialistes, comme les économistes de l'IFP, parviennent encore à le nier.

De la même manière, il devient difficile de contester l'augmentation des profits sur le raffinage et la distribution des produits pétroliers. Début juin, l'UFC-Que Choisir révélait que la marge de raffinage sur le gas-oil vendu en France a été multipliée par 2,4 en quatre mois et par plus de 6 en dix ans, pour approcher les 16 centimes par litre au mois de mai dernier. A elle seule, elle explique environ la moitié de l'envolée du prix à la pompe sur les six derniers mois. Rappelons qu'une firme comme Total dégage de tels profits qu'elle a pu augmenter de 64 % le versement des dividendes à ses actionnaires entre 2000 et 2004, et qu'elle dépense des sommes colossales pour racheter ses propres actions dans le but de faire grimper artificiellement son cours en Bourse.

Voici des paramètres qui mériteraient d'être mieux connus. Un marché hautement spéculatif... Des multinationales qui jouent de l'effet d'aubaine pour soutirer encore quelques profits supplémentaires... Et en bout de chaîne ? Des manifestations de pêcheurs et de transporteurs étranglés, des citoyens pris au piège d'une mondialisation destructrice, la crise pétrolière n'étant que l'un de ses derniers avatars.

En bons écologistes, nous pourrions nous réjouir de l'envolée du prix du baril, qui devrait théoriquement inciter aux économies. Mais ce serait oublier deux choses. D'une part, la consommation des ménages, qui est liée au chauffage et au transport, réagit très faiblement à la hausse du prix de l'énergie. Une augmentation de 10 % des tarifs génère une baisse de la consommation d'au maximum 1,5%. D'autre part, le drame de la situation pour les catégories les plus touchées tient au fait qu'elle combine et additionne plusieurs conséquences terribles des politiques néolibérales menées tambour battant depuis le début des années quatre-vingts.

Ainsi, le secteur de la pêche est l'exemple type d'un marché mondialisé pour le plus grand bénéfice des puissances financières. Durant la seule année 1992, les cours mondiaux du poisson ont chuté d'environ 20%, sous la pression des importations à faible prix en provenance des pays en développement. Mis en concurrence avec des ouvriers exploités pour un salaire de misère, les pêcheurs français sont devenus une proie facile pour la grande distribution. Alors qu'ils vendent actuellement à perte, le rapport entre le prix qui leur est payé et le prix de vente dans les grandes surfaces est de un à dix !

Le transport routier français, quant à lui, ne représente plus que 24% du transport international réalisé entre la France et l'étranger. Il en pesait 52 % en 1992. Là encore, la concurrence, au sein même de l'Union européenne, a été meurtrière. Et les dernières règles qui protégeaient encore les entreprises d'Europe de l'Ouest vont bientôt voler en éclats. L'Union a en effet décidé début juin d'autoriser le cabotage, qui consiste à transporter des marchandises entre deux villes d'un pays étranger. Sous couvert d'optimisation des consommations de carburant, la concurrence sera encore accrue, ce qui bénéficiera in fine aux Etats à faibles niveaux de salaire.

Pour ces deux secteurs, l'augmentation du prix du pétrole est donc dramatique, car elle vient s'ajouter à la montée d'une concurrence toujours plus acharnée, produite par des politiques maladivement libre-échangistes qui ne profitent qu'aux pouvoirs financiers. Mais le constat pour le salarié lambda va exactement dans le même sens. Entre 1983 et 2006, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé en France de 9,3 %. Ce qui signifie bien-sûr que la part du capital dans le PIB a augmenté d'autant. Nous assistons en fait à un transfert continu des richesses vers les propriétaires des grands moyens de production, qui ne cesse de creuser l'écart entre ceux qui vivent de leur travail et ceux qui vivent de leurs investissements. Si cette réalité était rappelée par les médias, nul doute que le débat sur le pouvoir d'achat prendrait de la hauteur et de la consistance.

L'augmentation du prix du pétrole est donc l'arbre qui cache la forêt d'un partage profondément inéquitable des richesses. Il n'est pas grave en soi que les tarifs des énergies fossiles augmentent. Il faudra même s'y habituer, puisque les réserves ne sont pas inépuisables, que la demande ne cesse de croître, et que leur utilisation pose de sérieux problèmes environnementaux. Mais la gravité tient au fait qu'il est de plus en plus difficile de vivre correctement de son travail, que l'on soit pêcheur, transporteur, ou salarié dans bien d'autres domaines d'activité.

Alors que le gouvernement ne propose que des mesurettes constituées pour l'essentiel d'exonérations fiscales, il faut au contraire frapper fort, en distinguant les mesures d'urgence des mesures visant à changer la structure de l'ordre économique.

Une taxe immédiate sur les profits des pétroliers doit être prélevée et utilisée pour aider les professions les plus touchées. Les sur-profits de Total réalisés en France, à savoir les profits qui vont au delà d'une rentabilité de référence de 15 %, ont atteint 1,2 milliard d'euros en 2005 et près de 4 milliards sur la période 2003-2006. Appliquons-leur une taxe de 100% et n'en parlons plus !

Dans le même temps, il faut absolument instaurer un tarif régulé des énergies, qui permette de contrôler les marges des transformateurs et des distributeurs, afin d'éviter l'effet d'aubaine observé actuellement.

Mais pour agir en profondeur, c'est encore une fois la fermeture de la Bourse et l'arrêt du libre-échange qu'il faut très sérieusement envisager.

Le moyen le plus sûr de casser la spéculation est d'exclure du marché les investisseurs privés qui ne recherchent que la rentabilité financière. C'est pourquoi les transactions sur le pétrole doivent être réservées aux seuls Etats, selon des principes définis dans une nouvelle charte internationale de l'énergie qui serait refondée sur des bases de coopération.

En matière de commerce extérieur, une taxe doit intervenir pour réintroduire le coût social et environnemental dans le prix des importations. Si la possibilité d'utiliser des droits de douane n'avait pas été systématiquement éliminée, au nom de la lutte contre le protectionnisme, par l'Organisation mondial du commerce, le Fonds monétaire international ou l'Union européenne, la concurrence entre pêcheurs français et pêcheurs chinois, entre chauffeurs français et chauffeurs roumains, ne serait pas à ce point faussée et destructrice.

Ces mesures apparaissent maintenant comme un point de passage obligé pour re-discipliner l'économie. Car avant de pouvoir engager de véritables politiques alternatives, dans le domaine de l'énergie comme ailleurs, il faut faire sauter ces verrous que les libéraux se sont appliqués à poser pendant près de trente ans.
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« Répondre #230 le: 06/08/2008 - 18:20:15 »

Les Rwandais sont beaucoup plus courageux et "moudjahidines" que les "castrats" Algériens. Ils ont le courage de dénoncer la participation majeure et active de certains "génocidaires" français dans "l'extermination programmée du peuple Rwandais" ( Génocide au Rwanda ). Bravo et respect à vous les Rwandais car vous n'êtes pas des castrats et vous êtes des vrais humains. par contre, certains "algeriens enchantés d'être des castrats à la solde des français et par les français" sont toujours heureux d'être les "amis castrés" de ces "genocidaires castrateurs" français et leurs vendent servilement par morceaux l'Algérie et les Algériens non encore castrés. Allez comprendre ! leurs slogan "CASTRATS ALGERIENS PAR ET POUR LES FRANCAIS NEO-COLONIALISTES". http://www.genocidemadeinfrance.com/

//////////////////////////

RWANDA - La France directement mise en cause dans le génocide
Gérald Papy - La Libre Belgique - Courrier international - 6 août 2008
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=88305#

Les conclusions de la commission d'enquête rwandaise sur le rôle supposé de la France dans le génocide de 1994 ont été divulguées le 5 août. Kigali accuse Paris d'avoir activement "participé" à l'exécution de ce génocide et menace de lancer des poursuites judiciaires contre d'anciens dirigeants politiques et responsables militaires français.

Kigali tire ses enseignements du travail d'une commission d'enquête sur le rôle de la France. Elle est accusée d'avoir participé à la "mise en exécution" du génocide. Elle aurait préparé, entraîné et armé les tueurs. Le gouvernement rwandais a rendu public, le 5 août, les principaux enseignements qu'il tire du rapport que lui a remis le 16 novembre 2007 la Commission "indépendante" mise en place pour " faire la lumière sur le rôle de la France dans le génocide des Tutsis de 1994 ", qui fit un million de morts parmi la minorité tutsie et l'opposition hutue entre avril et juillet.

La France de François Mitterrand, d'Edouard Balladur, son premier ministre, ou d'Alain Juppé, son ministre des Affaires étrangères, est, comme attendu, vilipendée et mise en accusation. Les principales préventions qui ressortent du communiqué du gouvernement de Kigali (un document de 12 pages, alors que le rapport en fait 500), touchent à la participation de la France " aux principales initiatives de préparation du génocide " et " à la mise en exécution du génocide ". Or, les faits qui fondent les accusations figurant dans le document diffusé hier sont, pour la plupart, soit déjà connus, soit insuffisamment étayés. Seule la lecture du rapport complet permettrait de se forger un jugement sur le travail de cette commission dont la mission était, à l'origine, pour le moins orientée [son intitulé exacte était 'Commission nationale indépendante chargée de rassembler les preuves montrant l'implication de l'Etat français dans le génocide perpétré au Rwanda en 1994'].

Ces réserves émises, les charges contre la France sont lourdes. La plus forte et la plus neuve constate que "des militaires français ont commis eux-mêmes directement des assassinats de Tutsis et de Hutus accusés de cacher des Tutsis ; (ils) ont commis de nombreux viols, forcé des relations sexuelles spécifiquement avec des rescapées tutsies" du génocide. Ces abus sexuels étaient, souligne le résumé du rapport qui ne relate pas de cas précis, "fréquents, tolérés et générés par les normes et pratiques de l'institution, à laquelle appartenaient les hommes qui les commettaient".

Opération Turquoise

C'est le rôle de la France lors de l'"Opération Turquoise", mission dite humanitaire menée du 21 juin au 22 août avec l'aval des Nations unies dans l'ouest du Rwanda, qui est au centre des critiques des autorités rwandaises. Pendant cette période, la France continue à fournir des armes aux troupes régulières rwandaises qui ont amplement participé au génocide et qui sont en débandade sur la route du Congo-Kinshasa voisin. Ces approvisionnements s'effectuent via l'aéroport de Goma et sous couverture de l'opération humanitaire. Les sociétés françaises Sofremas et Luchaire sont citées.

Les militaires français auraient, de surcroît, "pratiqué la politique de la terre brûlée", accuse le communiqué du gouvernement rwandais, en incitant la population hutue à fuir massivement vers le Congo. L'exemple d'une réunion publique, dirigée par le colonel français Patrice Sastre, le 13 juillet 1994 à Rubengera, est donné.

L'examen du rôle de Paris s'attarde aussi sur la période qui a précédé le génocide. "La France était au courant des préparatifs du génocide", accuse Kigali. Une évidence puisque les Nations unies, la Belgique et d'autres avaient été alertés, notamment par l'"informateur Jean-Pierre". "La France a participé aux principales initiatives de préparation du génocide", poursuit le gouvernement rwandais. Ce qui était un fort soupçon est, là, conforté par différents indices : la participation de militaires français à la tenue de barrières, censées filtrer l'ennemi tutsi au régime, dans différentes régions du pays; leur contribution à l'organisation du programme d'"autodéfense civile", en fait l'armement et l'entraînement des miliciens qui prendront une part très active au génocide.

La France a formé et contribué à former "militairement les Interahamwe entre le début de l'année 1992 jusqu'au départ de l'opération Noroît en décembre 1993 (...) dans cinq grands camps militaires où étaient établis les militaires français ", précise le communiqué du gouvernement. En conclusion de ce réquisitoire, le ministre rwandais de la Justice, Tharcisse Karugarama, a appelé "les instances habilitées à entreprendre les actions requises afin d'amener les responsables politiques et militaires français incriminés à répondre de leurs actes devant la justice". Treize dirigeants politiques et neuf responsables militaires sont cités parmi les personnalités "les plus impliquées dans le génocide".

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RWANDA : Le gouvernement accuse la France de soutien au génocide des Tutsis
par La Rédaction du DL | le 06/08/08 à 08h05
http://ledauphine.com/index.jspz?article=43578

Un rapport accusateur commandé par le gouvernement rwandais a relancé, hier, la polémique sur les responsabilités éventuelles de la France dans le massacre des Tutsis par les Hutus, en 1994. Ce carnage avait fait plus de 800 000 morts, selon les chiffres de l'Onu.

Lors d'une conférence de presse, Tharcisse Karugarama, le ministre rwandais de la Justice, a dévoilé les conclusions de ce document de 500 pages écrit en français. Elles sont accablantes pour Paris. Selon ce rapport, la France "était au courant des préparatifs du génocide, a participé aux principales initiatives de sa mise en place et à sa mise en exécution". "Des militaires français ont commis eux-mêmes directement des assassinats de Tutsis et de Hutus accusés de cacher des Tutsis [...] Et ils ont commis de nombreux viols sur des rescapées tutsies", a accusé le ministère.
Treize dirigeants français dans le viseur

"Vu la gravité des faits allégués, le gouvernement rwandais a enjoint les instances habilitées à entreprendre les actions requises afin d'amener les responsables politiques et militaires français incriminés à répondre de leurs actes devant la justice", a poursuivi Tharcisse Karugarama. Concrètement, le Rwanda demande que vingt militaires et treize hommes politiques français de l'époque soient poursuivis en justice, dont François Mitterrand (décédé en 1996), l'ex-Premier ministre Édouard Balladur, l'ancien ministre des Affaires étrangères Alain Juppé et son directeur de cabinet d'alors Dominique de Villepin ainsi que l'ex-secrétaire général de l'Élysée Hubert Védrine.
Le Rwanda reproche aussi à la France d'avoir "laissé en place les infrastructures du génocide, à savoir les barrières tenues par les Interahamwe (extrémistes hutus)". Ces barrières avaient été installées pendant l'opération militaro-humanitaire "Turquoise", entre la fin juin et la fin août 1994. Toujours selon le rapport, les Français "ont demandé de façon expresse que les Interahamwe continuent à contrôler ces barrières et à tuer les Tutsis qui tenteraient de circuler".
Pas de réaction française pour le moment

Hier, le ministère des Affaires étrangères a refusé de commenter ces accusations. "Nous n'avons pas encore pris connaissance de ce rapport qui ne nous a pas été communiqué par le gouvernement rwandais, et nous ne sommes donc pas en mesure d'y réagir", a déclaré un porte-parole du Quai d'Orsay.

Ce rapport a été établi par une commission spéciale composée d'historiens et de juristes rwandais qui ont commencé leurs travaux en octobre 2006. Or, la France n'a officiellement plus de relations diplomatiques avec Kigali depuis la fin du mois de novembre 2006, date à laquelle le juge Jean-Louis Bruguière a réclamé des poursuites contre Paul Kagame et huit de ses proches. Le magistrat soupçonnait l'actuel chef d'État rwandais d'avoir participé à l'attentat contre l'avion de l'ex-président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Cette attaque avait été perçue comme étant l'élément déclencheur du génocide.
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« Répondre #231 le: 08/08/2008 - 10:57:29 »

AFRICOM, les mains de Bush sur le pétrole
Le Coup d’État en Afrique

Foreign Policy in Focus Il manifesto du 07 août 2008
(Traduzione di Silvana Pedrini - Trad Française : Le Quotidien d’Algérie)
http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/2549/africom-les-mains-de-bush-sur-le-petrole/

La jeune démocratie mauritanienne présentée comme un modèle de transition pacifique dans le continent il y a tout juste une année, a été interrompue hier, après la persistance d’un conflit au sommet qui durait depuis quelques mois.

Le chef d’Etat major de l’armée s’est emparé du pouvoir et a mis aux arrêts le président de la République. Du Congo à la Mauritanie, les USA augmentent leur présence militaire en Afrique et «conseillent» les gouvernements.

A confirmation de «l’importance de l’urgence stratégique en Afrique», en février 2007 le président Bush a décidé de créer l’Africom, l’organisation qui contrôle les forces militaires US en Afrique. Africom à l’instar de Centcom (contrôle militaire Central) et Eucom( Contrôle militaire Européen), concentre l’ensemble du commandement des forces militaires qui opèrent sur le territoire africain sous une unique structure. Africom confie plusieurs actions de nature non militaire - comme la construction d’écoles et le creusement de puits - qui étaient du ressort des ONG américaines, à la juridiction du Département d’État à la Défense. La création de l’Africom est justifiée par la lutte au terrorisme, bien que le pétrole semble en être la cible principale : «Une mission clé confiée aux forces militaires US en Afrique qui vise à garantir que les zones pétrolifères du Nigéria, qui dans le futur pourraient constituer 25 pour cent de l’ensemble du volume de pétrole importé par les USA soient sous son contrôle», explique le général Charles Wadd, commandant des forces militaires américaines en Europe dans une interview relâchée au journaliste Greg Jaffe du Wall Street Journal.

Afin de sécuriser et contrôler les voies d’accès au pétrole - non seulement pour la nation, mais aussi pour les compagnies pétrolifères - l’administration Bush s’est entièrement reposée sur les forces militaires. L’écrivain Kevin Phillips a forgé un nouveau mot «l’impérialisme pétrolifère» afin de décrire les politiques de l’administration Bush dans ce domaine, et «l’aspect déterminant et la transformation de la force militaire US vers une réalité qui vise a exercer une forme de protectionnisme sur l’économie mondiale du pétrole». En labellisant ces opérations sous l’étiquette ‘de la guerre au terrorisme’, Bush a réalisé le plus grand renforcement des forces militaires qui n’ai jamais existé depuis la fin de la guerre froide. Si l’on se référè la carte des opérations des Big oil outre atlantique en relation aux réserves pétrolifères restantes dans le monde et des routes de transport du pétrole, on peut se faire une idée de ce renforcement et prévoir le futur déploiement de forces militaires américaines. L’Afrique, qui possède environ 10 pour cent des réserves de pétrole est désormais une zone où ce renforcement des Big oil et des forces militaires américaines s’accroît le plus. D’après le Département d’État de l’énergie des Etats-unis, entre l’année 2000 et l’année 2007 les importations US de pétrole en provenance d’Afrique ont augmenté de 65%, de 1.6 à 2.7 millions de barils par jour. Ces importations ont mis en exergue la progression en pourcentage de l’ensemble du volume de pétrole importé par les USA : un accroissement qui progresse de 14.5 pour cent en 2000, à 20 pour cent en 2007. Il est à prévoir une ultérieure augmentation à l’avenir. Une progression couplée : Plus les USA importent du pétrole africain, plus leurs compagnies augmentent leurs réserves africaines et plus ils renforcent leur présence dans ce continent. D’après les données 2008 du Sec, Chevron, ConocoPhillips et Marathon, entre autres compagnies américaines, renforcent leur présence par opérations à trois ou à quatre dans les pays suivants : Algérie, Angola, Cameroun, Tchad, République du Congo, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon, Lybie, Nigeria. Le secrétaire du Département d’État de l’énergie des Etats-unis, Samuel Bodman, a récemment déclaré que les compagnies pétrolifère américaines espèrent ultérieurement élargir leurs opérations en incluant Madagascar, le Bénin, Sao Tomé-et-principe et et la Guinée Bissau

Il est à noter que la Shell et la BP, toutes deux importantes sociétés affiliées actives dans les campagnes politiques américaines et dans les manœuvres des lobbies nationaux, sont en train d’étendre leurs opérations - par ailleurs déjà importantes - en Afrique.

L’administration Bush a de plus en plus impliqué le Département de la Défense afin de rendre plus stables les gouvernements africains qui soutiennent son administration et les compagnies pétrolifères (américaines ou affiliées) en leur garantissant la ‘docilité’ de leurs peuples (que l’on pourrait définir soumis au dictât). Elle a aussi a augmenté les fournitures d’armes et les entraînements militaires à destination du continent africain : Les destinataires directs actuels sont les pays suivants :
Angola, Algérie, Botswana, Tchad, Côte d’ivoire, République du Congo, Guinée Equatoriale, Erythrée, Ethiope, Gabon, Kenya, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Soudan et Ouganda.

Le Général James Jones, commandant de l’Eucom, a annoncé que les bâtiments de guerre de la Marine américaine pourraient diminuer leurs visites en méditerranée et «passer plus de temps à silloner les côtes occidentales de l’Afrique». Dans la base de la légion étrangère française du Camp Lemonier, à Djibouti, les militaires américains, qui se sont unis à la Task force de la corne d’Afrique, se ’sentent comme chez eux’.

Le commandement d’Africom possède actuellement son quartier général en Allemagne, mais prévoit de «stabiliser sa présence» dans le continent africain. Il existe plusieurs options pour l’installation de bases militaires américaines, dont une qui consisterait à installer une base navale et un port dans la petite île de Sao Tomé sur la côte du Gabon en afrique occidentale. Le Pentagone envisage la possibilité d’installer de nouvelles bases au Sénégal, Ghana et au Mali.

Les compagnies pétrolifères américaines ont utilisé l’apport des forces militaires et de sécurité africaines afin de sauvegarder leurs intérêts. Il serait plus honnête de leur part que la supervision de telles opérations soit plus transparente. Dans le long terme, cette prise de risques dépasse les bénéfices. Les USA sont engagés dans une guerre pour le pétrole en Irak et leurs forces armées en sont conscientes. John Abizaid, général à la retraite du Commandement central et des opérations militaires en Irak, a déclaré que le but de la guerre «est sans l’ombre d’un doute le contrôle pétrole [ gisements d’hydrocarbures]». Le problème qui se profile, à l’instar du cas Irakien, dérive de la présence militaire massive américaine qui contribuera à aggraver une situation dramatique existante et qui provoquera une hostilité interne, une instabilité nationale et une colère envers les États-Unis.
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« Répondre #232 le: 10/08/2008 - 15:02:58 »

IL EST PLUS EN PLUS CONFIRME, DE SOURCE OFFICIEUSE, QUE LA FRANCE NEO-COLONIALISTE INONDE L'ALGERIE  ET LA JEUNESSE ALGERIENNE ET SON FUTURE, GARCONS ET FILLES POUR LES DETRUIRE PHYSIQUEMENT ET MORALEMENT, DE DIVERS DROGUES DURES PRODUITES AU MAROC AVEC L'ASSISTANCE DES NARCOTRAFIQUANTS DE LA FRANCE NEO-COLONIALE ET ISSUES DES RESEAUX, PLANTATIONS MAROCAINES DE CANNABIS ET LABORATOIRES FRANCO-MAROCAINS DE PRODUCTION DE COCAINES ET DIVERS DROGUES DURES ( CANNABIS, KIF, etc) DE NARCOTRAFICS CONTROLES DIRECTEMENT PAR LE CLAN DE NARCOTRAFIQUANTS FRANCAIS "PASQUA". Photographies Maroc: Rif (Culture "PASQUA" du cannabis, ou kif, etc)

SERVICES DE SECURITE ET ARMEE ALGERIENNES, ON SAIT EXACTEMENT "AVEC DES PREUVES" SE QUI SE PASSE DANS LE NARCOTRAFIC EN ALGERIE. PARMI VOS MEMBRES DU "HAUT COMMANDEMENT", IL Y A UNE MINORITE, MONDIALEMENT CONNUE, DE COMPLICES DU CLAN DE NARCOTRAFICANTS NEO-COLONIALISTES "PASQUA" MAIS ON SAIT QUE VOTRE MAJORITE EST AU COURANT ET SONT MOLLEMENT CONTRE CETTE DESTRUCTION PROGRAMMEE DE LA JEUNESSE ALGERIENNE ( EN FAITE DE VOS GARCONS ET VOS FILLES) ET DE L'ALGERIE. ALORS, QUE FAITES VOUS MAINTENANT ? VOUS ALLEZ ETRE LES TEMOINS PASSIFS ET INDIRECTEMENT COMPLICES DE LA DESTRUCTION DE VOS GARCONS ET FILLES ET DE LA FUTURE ALGERIE PAR LES NARCOTRAFIQUANTS NEO-COLONIALISTES DU CLAN FRANCAIS "PASQUA" DONT CERTAINS ALGERIENS DE VOS MEMBRES SONT COMPLICES DIRECTEMENT ET VOLONTAIREMENT.

LIRE EXTRAIT DU DOCUMENT SUIVANT :

Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana (CANNABIS) marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement


vidéo à voir http://www.dailymotion.com/video/x45c76_entretien-avec-thierry-meyssan_politics

Cet article a été publié récemment en Russie et a beaucoup intéressé le Kremlin. Il en ira sûrement de même en Algérie et au Maghreb...

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VERSION sur le site du Réseau Voltaire

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française  

Samedi 19 Juillet 2008 - par Thierry Meyssan*
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9631
http://www.alterinfo.net/Operation-Sarkozy-comment-la-CIA-a-place-un-de-ses-agents-a-la-presidence-de-la-Republique-francaise_a21962.html?PHPSESSID=8cc9c01d373826c1a43f7213c87de4c4
http://www.voltairenet.org/article157210.html
http://libertesinternets.wordpress.com/

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano (officiellement ancien agent secret et un délateur (une balance) de l'Office of Strategic Services (OSS), l'ancêtre de la CIA durant la Seconde Guerre mondiale) pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste

Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une juriste juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana (CANNABIS) marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier (Jean-Claude Méry). Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.

Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.

Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Peccatte, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA ). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.

L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].

Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?

[1] Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation , par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme, par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999.

[8] Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] Alain Bauer, de la SAIC au GOdF, Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] Le gouvernement kosovar et le crime organisé, par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français, Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] L’honorable Frank Carlucci, par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden et Le Carlyle Group, une affaire d’initiés, Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.

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Affaire du chef de la gendarmerie d’Oujda: La drogue introduite en Algérie par hélicoptère
22.09.2008 Par Naila B./Traduction : Narimane Af.
http://www.echoroukonline.com/fra/actualite/2150.html

Le commandant de la gendarmerie royale d’Oujda a été mis sous mandat de dépôt avant-hier au siège du commandement général de la gendarmerie à Rabat jusqu’à la fin des interrogatoires. Dans cette affaire de trafic de drogue, 24 gendarmes au total ont été arrêtés, dont un était en possession d’un montant de trois milliards de dirhams provenant du trafic transfrontalier de stupéfiants vers l’Algérie.

Des sources médiatiques marocaines ont rapporté que le souverain Mohammed VI a lui-même chapeauté la large campagne de changements au commandement général de la gendarmerie royale. Cette campagne est intervenue, selon la presse, suite à la colère du roi suscité par la découverte de l’implication d’un colonel et de ses suppléants dans des opérations de contrebande aux frontières algéro-marocaines.

Des investigations approfondies ont cours sur les dossiers de contrebande sur ordre du souverain marocain qui aurait constaté le relâchement sécuritaire sur la frontière avec l’Algérie suite à sa visite à Oujda, quelques semaines après l’inspection effectuée par le général-major Ahmed Boustila, commandant de la gendarmerie nationale algérienne dans la ville frontalière de Maghnia, où il a procédé à l’inauguration de postes de contrôles ultrasophistiqués.

* Les changements ont été opérés surtout dans la région Est du Maroc, avec notamment la nomination du colonel Benachir qui était à Sakia, commandant régional de la gendarmerie dans la région frontalière avec l’Algérie. Le colonel Akaaboune a été relevé de ses fonctions en raison de ses liens avec des contrebandiers au niveau de la frontière.

Certains journaux ont révélé qu’avec le renforcement du contrôle des autorités algériennes sur leurs frontières, les réseaux de contrebande ont transformé certains sites sur ces frontières en aérodromes clandestins d’où décollent des petits hélicoptères appartenant aux barons de la contrebande qui introduisent la drogue et autres produits prohibés en territoire algérien. Ces barons seraient bien infiltrés dans le milieu de la gendarmerie royale.

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Devedjian sur la sellette    
Les rivaux du patron du 92 attendent leur tour

www.directmatinplus.net -  Sophie Landrin - Jeudi 28 août 2008 - N°304

Sur son blog, Patrick Devedjian raconte aux internautes ses vacances en famille, «déliscieuses et reposantes», dans sa propriété du Gers. «Elles permettent de prendre du recul, de séloigner de mille difficultés qui finissent par envahir lesprit», écrit-il dans un post daté du 25 août.

Après le bonheur dans le pré, le patron de l'UMP et des Hauts-de-Seine se dit prêt pour de «nouvelles aventures». La rentrée risque d'être pleine daventures pour cet avocat. Menacé dans ses fonctions de secrétaire général de l'UMP (lire lencadré), Patrick Devedjian sait qu il n aura pas la vie plus facile dans son département, l'ancien fief de Nicolas Sarkozy, qu il préside depuis le 1 juin 2007.

Le chef de l Etat ne cesse, en privé, de critiquer sa gestion politique du département le plus riche de France. Il lui reproche d avoir exclu Charles Pasqua et les Balkany, au lieu de rassembler la famille, entravé l arrivée de Jean Sarkozy, le fils cadet du Président, et mal géré le feuilleton des
élections municipales de Neuilly.

Bref, d avoir gâché les deux cadeaux quil avait reçus des mains du président de la République pour le dédommager du ministère de la Justice dont il rêvait depuis toujours, mais qui fut attribué à Rachida Dati.

Surtout, le chef de l Etat na pas digéré ses propos rapportés dans Le Monde, le 16 juillet, mettant en cause la gestion passée du département. «Je dérange, avait déclaré le patron du 92, parce que j entends nettoyer les écuries d Augias. Toutes les attaques dont je suis l objet résultent de ma lutte contre la corruption.» Patrick Devedjian se félicitait d avoir coupé les vivres de la Sem Coopération, une société déconomie mixte créée par Charles Pasqua, du temps où il présidait le département,
soupçonnée d alimenter les réseaux africains de l ancien ministre de l Intérieur. Nicolas Sarkozy sétait senti lui-même visé.


La crise provoquée par ces attaques ne lui a pas coûté son fauteuil. Patrick Devedjian s est employé à envoyer des messages d apaisement en direction de l Elysée. Mais il se trouve désormais
placé sous très haute surveillance. Aidé par le couple Balkany, Isabelle et Patrick ennemis de longue date de Patrick Devedjian, mais intimes du chef de l Etat , Jean Sarkozy, fraîchement élu
conseiller général du canton Neuilly-Sud, a réussi à simposer, en juin, à la tête du groupe UMP. Le président du conseil général qui pensait installer son propre candidat, le centriste Jacques
Marseille, a assisté impuissant à ce coup déclat. Ambitieux, Jean Sarkozy, a décidé de sinscrire dans les pas de son père.

A 21 ans, le jeune homme qui poursuit ses études de droit pour devenir avocat, se cache à peine de lorgner l ancien fauteuil paternel. Son alliée, Isabelle Balkany, vice-présidente (UMP) en charge des affaires scolaires, continue quant à elle à sinterroger sur le fonctionnement trop «autocratique» et «personnel»de Patrick Devedjian, en particulier sur sa politique du logement. «Tout est brouillon, c est du coup par coup, alors que nous avons besoin dune politique claire, qui respecte les engagements passés», peste-t-elle.

Autre souci:

la direction de l UMP Patrick Devedjian na pas que des soucis comme président du conseil général des Hauts-de-Seine. Il court le risque den avoir aussi comme secrétaire général de l UMP.D aucuns laissent entendre qu il est assis sur un siège éjectable.Un conseiller du parti majoritaire assure quil «na pas réussi à booster le mouvement».

Secrétaire général depuis septembre 2007,il n a pas obtenu les résultats que l Elysée attendait de lui.Conséquence,le chef de l Etat pourrait procéder,après le renouvellement sénatorial du 21septembre,à un remaniement de la direction de l UMP.Question: Patrick Devedjian obtiendrait-il, dans cette hypothèse,une compensation à son limogeage?

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Afghanistan : comment les britanniques et Cheney protègent l’opium Afghan

27 août 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article4490.html

27 août 2008 (Nouvelle Solidarité) — Un article publié par Le Figaro du 23 août fait le bilan de l’échec du gouvernement Karzaï dans la lutte antidrogue, en s’appuyant sur les déclarations de Thomas Schweich, ancien coordinateur de la lutte antinarcotique pour les autorités américaines (secrétaire adjoint du Bureau of International Narcotics and Law Enforcement Affairs).

Joint par Le Figaro, Schweich a confirmé ses propos au vitriol publiés le mois dernier dans le New York Times Magazine « Is Afghanistan a Narco-State ». Pour lui, la lutte anti-drogue est « un échec complet jusqu’ici » dont les talibans tirent le plus grand bénéfice.

Si en 2006, les autorités afghanes annonçaient une production d’opium en baisse, Schweich n’était pas dupe et anticipait que la production allait exploser. En effet, en 2007, l’Afghanistan s’est hissé au chiffre record de 93% de la production mondiale d’héroïne.

Dès 2006, Schweich s’est entretenu avec le vice-président américain Dick Cheney, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et Donald Rumsfeld, le secrétaire d’Etat à la Défense de l’époque, pour les avertir de cette réalité et ses conséquences militaires.

Le premier responsable désigné par Schweich : « le président afghan Karzaï lui-même » est entièrement corrompu et soucieux de garder des bonnes relations avec ses pairs pachtouns du Helmand au sud du pays, dont il compte obtenir le soutien lors des présidentielles de 2009.

Mais selon le responsable, ce « narco-état » afghan, « se repaît de la pusillanimité du Pentagone » écrit Le Figaro. Si le quotidien français adopte un ton diplomatique, l’article du responsable américain n’y va pas de main morte quand il affirme que le « Pentagone était hostileà la mission antidrogue ».

Schweich rapporte que le Lieutenant Général Karl Eikenberry, en charge des opérations de l’armée américaine en Afghanistan, a affirmé à Anne Patterson, du Bureau of International Narcotics (BIN) que certes, la drogue était une chose mauvaise, mais que d’après les ordres reçus, la drogue n’était pas la priorité de l’armée US en Afghanistan.

Patterson, ex-ambassadrice américaine en Colombie, lui a rappelé alors que les FARC Colombiens finançaient leur guérilla avec l’argent de la cocaïne. Eikenberry a répondu que le Pentagone avait une stratégie « séquentielle » : « battre les talibans, et laisser quelqu’un d’autre régler la question de la drogue », alors même que l’argent de la drogue finance directement les talibans.

Cependant, raconte Schweich, « les militaires anglais étaient encore plus hostiles que les militaires américains à la mission antidrogue. Les forces britanniques – basées au Helmand – ont même parachuté des tracts et ont acheté des annonces à la radio pour faire savoir aux criminels locaux que le déploiement de l’armée anglaise ne faisait pas parti de l’opération anti-drogue. J’ai dû prendre un vol pour Bruxelles afin de montrer un de ces tracts au Commandement des forces de l’OTAN pour mettre fin à cette campagne d’information contreproductive… »

Schweich a dénoncé le fait que les Britanniques ont fait pression sur les autorités américaines afin qu’elles ne s’avancent pas dans un combat efficace. Le Major Général Britannique Peter Gilchrist, ancien commandant adjoint des forces alliées en Afghanistan et actuellement stationné à Washington, lui a signifié que son plan « n’était pas acceptable » pour l’Angleterre.

« L’Angleterre, écrit Schweich, apparemment rejointe par la Suède (qui déploie moins de 500 hommes dans des régions où il n’y a aucune culture de pavot), a envoyé des lettres à Karzaï pour lui sommer de rejeter des éléments fondamentaux du plan américain ».

Thomas Schweich dit pourtant avoir essayé de convaincre ses interlocuteurs afghans de soutenir une campagne d’éradication aérienne du pavot, seule à même, selon lui, si elle est combinée avec des mesures d’aide aux cultures vivrières, de produire des résultats. Karzaï s’y serait opposé avec la dernière énergie.

Schweich fait aussi voler en pièces le mythe qui dit que le pavot constitue la seule ressource traditionnelle des « pauvres paysans afghans ». Il indique notamment que 80% des terres utilisées pour la culture du pavot dans le sud, sont des cultures nouvelles. Depuis deux ans, c’est l’opium qui est venu y remplacer les cultures traditionnelles de légumes, du coton et du blé. En dépit des prix record des céréales, les grands producteurs d’opium ont surtout profité de la complaisance politique et de l’absence de toute opposition pour démarrer des productions à grande échelle.

Cette analyse a été confirmée début 2008 par un rapport de l’ONU qui démontre que la culture du pavot décroît dans les régions pauvres tandis qu’elle s’accroît dans les régions riches !

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États-Unis : 24 000 espions connus
Mise à jour le jeudi 14 août 2008
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2008/08/14/006-OSS-Archives.shtml

Les agents de l'OSS ne sont pas que des héros de romans d'aventure. Les Archives nationales des États-Unis ont rendu publics, jeudi, les noms de ces milliers d'espions qui formaient l'Office of Strategic Services (OSS), l'ancêtre de la CIA durant la Seconde Guerre mondiale.

On apprend notamment que Arthur Schlesinger, historien et assistant du président John F. Kennedy, et John Hemingway, le fils du romancier Ernest Hemingway, en ont fait partie.

La déclassification de 35 000 dossiers individuels, dont ceux de 24 000 agents, permet aussi de constater que les agents secrets de l'époque provenaient de toutes les couches de la société. On y trouve des journalistes, des acteurs, des joueurs de baseball, des historiens, ou encore des juristes.

L'acteur Sterling Hayden, le juge de la Cour suprême Arthur Goldberg, Julia Child, Kermit Roosevelt, fils du président Theodore Roosevelt, Miles Copeland, père de Stewart Copeland, batteur du groupe Police, ou encore le gangster Lucky Luciano, en faisaient partie.

C'est l'ancien directeur de la CIA, William Casey, qui a commencé à faire transférer aux Archives nationales, en 1981, les documents de ce premier réseau d'espionnage, conçu particulièrement pour le renseignement militaire.

Office of Strategic Services (OSS)

L'OSS a été créé par le président Franklin D. Roosevelt lorsque les Américains sont entrés en guerre en 1942. À son apogée, à la fin de 1944, l'agence employait 13 000 espions et personnes. Son existence aura été de courte durée, car elle a été démantelée par le président Harry Truman en 1945. Elle a été remplacée par la CIA en 1947. (Source: Associated Press)

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Lucky Luciano, empereur du crime
Irina de Chikoff - ²13/08/2008
http://www.lefigaro.fr/international/2008/08/13/01003-20080813ARTFIG00024-lucky-luciano-empereur-du-crime-.php

ENNEMIS PUBLICS (14/18) - Fils d'immigrés siciliens, le parrain du syndicat du crime va, dans les années 1930, organiser celui-ci comme une entreprise et le porter au sommet de sa puissance.

» VIDÉO INA - Le retour de Lucky Luciano

» VIDÉO INA - Ses funérailles à New York

À la fin de sa vie, Lucky Luciano était devenu bavard. Il ne détestait pas raconter ses innombrables aventures du temps de la prohibition, quand l'argent coulait à flots et qu'il sortait tous les soirs avec une nouvelle conquête à son bras. Il aimait en particulier s'attarder sur son rôle pendant la Seconde Guerre mondiale. De sa prison où il purgeait une peine «inique», il avait collaboré avec les services secrets de la marine américaine.

Ébaubis, visiteurs et journalistes en redemandaient. Un réalisateur, Barnett Glassman, voulait même tourner un film sur l'existence de l'ancien capo di tutti i capi. Lucky n'était pas contre. À condition qu'on lui soumette le scénario. Il y allait de sa réputation, de son prestige, de son honneur même ! Lucky en était jaloux.

Sa vocation lui fut révélée très jeune. Il n'avait que 9 ans, lorsque ses parents, Antonio et Rosalie Lucania, fuyant la misère en Sicile, décidèrent d'émigrer aux États-Unis. Des milliers de compatriotes avaient déjà traversé l'Atlantique. En 1907, la famille s'installa à New York dans un logement de fortune du Lower East Side, un quartier d'immigrants.

Lucky, qui ne s'appelait pas encore le «Chanceux» mais Salvatore, s'est vite adapté à la rue. À 11 ans, il fut arrêté pour vol à l'étalage. Quatre mois de maison de correction ne changèrent rien à ses dispositions. À peine libéré et malgré les roustes de son père, il traîne de nouveau dans la «Petite Italie».

À 14 ans, il se met à racketter des gosses. Contre quelques cents, il leur offre sa protection. En cas de refus, il les bastonne. Un jour, Salvatore tombe sur un gringalet qui ne se laisse pas faire. Meyer Lansky, originaire de Pologne, sait se battre. Ensemble, ils grimperont tous les échelons du crime. Lucky en tête, Meyer à ses côtés. Avec d'autres délinquants, Benny Siegel, Frank Costello, Joe Adonis, ils forment une véritable bande. «Nous étions les meilleurs», aimait à se souvenir Lucky Luciano. Ils suivront des chemins divers pour finir par se rejoindre et prendre la direction du syndicat du crime qu'ils organiseront après la guerre des Castellammarese. Elle oppose entre 1930 et 1931 deux parrains de la mafia, Joe Masseria, une brute, et Salvatore Maranzano, qui a fait des études dans sa jeunesse pour devenir prêtre.

À cette époque, Salvatore Lucania a déjà conquis son surnom de Lucky Luciano. Après avoir été porte-flingue de la bande des Five Pointers, il s'est hissé à la tête du gang. Il a su aussi tirer profit de la prohibition en se lançant dans le trafic d'alcool. Il vit dans une suite fastueuse du Waldorf Astoria. On le voit dans les clubs et tous les restaurants à la mode.

La guerre des Castellammarese, du nom d'un village en Italie d'où sont originaires la plupart des protagonistes, va lui offrir l'occasion de prendre le pouvoir. La vieille mafia est à son goût trop chauvine, pas assez structurée. Il songe à la moderniser, la débarrasser de son provincialisme, de ses préjugés, notamment contre les truands juifs, dont Lucky apprécie l'efficacité et le pragmatisme.

Lieutenant de Joe Masseria, Lucky est décidé à le trahir. En échange, il demande à Salvatore Maranzano la place de numéro 2 dans l'empire du crime. L'affaire est conclue. Joe sera assassiné dans son restaurant favori par les amis de Lucky. Peu après, ce dernier fait disparaître aussi Salvatore, qui se méfiait de lui.

À 46 ans, Lucky Luciano règne sur le milieu. Il réunit une conférence du crime à Chicago dont Al Capone sera l'hôte, une autre à New York dans un hôtel de Park Avenue pour annoncer les grandes lignes de son projet de syndicat du crime. Reprenant les idées qu'il a glanées auprès d'un boss, Arnold Rothstein, dit «le Banquier», il entend que les activités illicites se donnent les mêmes structures que les secteurs économiques et industriels américains. Il généralise également le système mafieux des «familles» à l'échelon national. Chaque clan doit exercer une autorité absolue dans sa ville ou sur son territoire. Un conseil syndical sera chargé des contentieux et des assassinats. Pas d'initiative personnelle. Pas de crime gratuit. Une force de frappe commune : la Murder Incorporate, société anonyme pour les meurtres.

Lucky définit encore une autre loi : On se tue entre nous. Les autres, flics, magistrats ou politiciens, on les corrompt. Car Lucky est convaincu que tous les hommes sont achetables. Il suffit d'y mettre le prix.

C'était compter sans Thomas Dewey, jeune avocat ambitieux qui est nommé procureur spécial de New York. Sa mission est de libérer la ville de l'emprise des truands. Il va bientôt s'attaquer à leur capo. Mais Lucky Luciano se croit invincible. Il vit comme un prince. Il festoie. Des acteurs, des chanteurs, des politiciens sont ses convives, ses amis. Il porte des chemises en soie, des costumes taillés sur mesure et des manteaux en cachemire. Au Waldorf Astoria, son appartement a été décoré par un designer de renom.

Thomas Dewey n'est pas impressionné par le faste, la puissance du «roi du crime». Il monte un dossier et, en 1936, Lucky Luciano est arrêté, jugé et condamné à trente ans de détention pour proxénétisme. Incarcéré à Sing Sing, Lucky fut rapidement transféré dans un centre pénitentiaire moins rigoureux où il devint bibliothécaire, tandis que le syndicat du crime est dirigé en son nom par un triumvirat de fidèles : Frank Costello, Meyer Lansky et Joe Adonis. Un seul homme aurait pu l'inquiéter : Vito Genovese, qu'il n'a jamais aimé mais qu'il a toujours utilisé. Mais Vito a pris le large, car il a compris qu'il allait devenir la prochaine cible de Thomas Dewey. Ce dernier ne va relâcher sa lutte contre la mafia que lorsque les États-Unis vont entrer en guerre. Devenu gouverneur de l'État de New York, c'est lui qui, le 3 janvier 1946, annoncera que Lucky Luciano doit être libéré à la condition qu'il quitte aussitôt l'Amérique et passe le reste de ses jours en Sicile. La mesure de clémence est intervenue en raison des services rendus par le capo di tutti i capi à la marine nationale. Dès le début de la Seconde Guerre mondiale, les agents spéciaux qui traquent les auteurs de multiples sabotages dans le port de New York découvrent que les docks sont contrôlés par la pègre. Luciano sera sollicité par l'entremise de son avocat et acceptera de collaborer. En échange d'une libération anticipée.

Le 8 février 1946, Lucky, qui a passé la fin de la guerre dans une «maison de repos» du système pénitentiaire new-yorkais à Great Meadow, s'embarque à bord du Laura Keene. Avant que le navire n'appareille, ses amis organisent une fête gigantesque. Toute la pègre y assiste. De nombreuses personnalités également. Un an plus tard, les uns et les autres se rendront à La Havane, où Lucky Luciano, rompant avec l'accord tacite de rester en Sicile, s'est installé. Il y convoque tous les capi de la mafia pour une conférence nationale comme il les affectionne. Il y sera question de toutes les activités du milieu mais surtout des nouvelles routes de la drogue depuis l'Asie Mineure vers les États-Unis via l'Europe.

La présence du capo di tutti i capi à Cuba ne peut être ignorée par la brigade fédérale des stupéfiants. Son chef, Harry Anslinger, n'aura de cesse que Luciano soit de nouveau «déporté» vers l'Italie. Il ne pourra plus jamais quitter Naples, où il obtient de vivre. Sur un grand pied. Car la mafia continuera à l'approvisionner en fonds. Régulièrement. Sans jamais faillir. Même lorsqu'il aura «officiellement» perdu son titre de roi du crime.

Dans sa résidence napolitaine, Lucky ne ressemble plus guère au truand qu'il fut. Il dit en riant qu'il a l'air d'un «dentiste à la retraite». Ses cheveux sont poivre et sel. Il porte des lunettes. Il s'amuse avec son chien. Il est surtout tombé amoureux, pour la première fois de sa vie, d'une Milanaise qui n'a rien de commun avec la pègre. Pour elle, il s'est même mis à lire. Mais Igea Lissoni est morte en 1958. Un cancer l'a emportée. Lucky ne s'en est jamais consolé même s'il vit désormais avec une jeunesse. Depuis quelques années, son cœur lui donne du souci. Craint-il la mort, lui qui ne sait pas combien d'hommes il a tués ?

Le 26 janvier 1962, Lucky a mis une chemise de soie, un costume prince-de-galles et jeté un manteau de cachemire sur ses épaules pour se rendre à l'aéroport de Naples. Il doit y accueillir l'assistant de Barnett Glassman qui lui apporte le scénario du film sur sa vie. Dans le hall de Capodichini, le Chanceux vacille. S'effondre. On se précipite. Mais le capo est mort. Trois jours plus tard, une messe de requiem sera dite en l'église de la Sainte-Trinité de Naples. L'inhumation aura lieu au mois de février dans le caveau familial dont Luciano avait fait l'acquisition en 1935 au St. John's Cemetery de Middle Village, à New York.

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Des enfants de 10 ans parmi les consommateurs : saisie de 15,5 tonnes de cannabis durant le premier semestre 2008
Par ali idir le 13/08/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-drogue-saisies-4501.html

Plus de 15,5 tonnes de cannabis ont été saisies par les services de sécurité durant le premier semestre 2008, selon le directeur général de l'Office nationale de lutte contre la drogue et la toxicomanie Abdelmalek Sayeh. La quantité de cannabis saisie par la douane et les services de sécurité (gendarmerie et gardes frontières) durant le premier semestre 2008 s'approche de celle saisie durant toute l'année 2007 qui était de 16,5 tonnes.

Plus de la moitie de cette quantité (8 tonnes) a été saisie à Bechar, selon les chiffres officiels. La ville de Bechar est située près de la frontière marocaine d'où provient la drogue commercialisée en Algérie. «Durant les six premiers mois de l'année en cours, 15,5 tonnes de cannabis ont été saisies», a déclaré M. Sayeh à la radio nationale.

L'augmentation des saisies est le fruit du durcissement par les services de sécurité et la douane de la lutte contre le trafic de drogue. Elle signifie aussi que la demande de la drogue sur le marché national est en augmentation permanente. M. Sayeh a révélé que la consommation de la drogue en Algérie touche même des jeunes de 10 à 12 ans.

Jusque là pays de transit de la drogue en provenance du Maroc vers l'Europe, l'Algérie est en train de changer de statut en devenant progressivement un pays consommateur et producteur de cannabis. Des milliers de plants de pavot avaient été découverts et détruits par les gendarmes entre 2007 et 2008 dans la région d'Adrar.

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Une augmentation de 13% par rapport à la même période de l’année dernière
7 quintaux de drogues marocaines entrés en Algérie

14-08-2008  El Khabar
Par A. Ben Chadli/ Rubrique Traduction
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?ida=119389&idc=121

Le Commandant du groupement de la Gendarmerie de Tlemcen a révélé, dans une conférence de presse, que le trafic de drogue du Maroc vers l’Algérie a augmenté de 13%, au premier semestre de cette année, par rapport à la même période de l’année dernière, atteignant 7 quintaux de cannabis.

Le même responsable a indiqué que le taux de trafic des marchandises algériennes a baissé suite à la forte présence des éléments de la Gendarmerie dans les lieux suspects, et après avoir resserré l’étau sur ces trafiquants dans les endroits où le trafic des autres produits a été enregistré. Cela a poussé les trafiquants à changer de créneau et se diriger vers le trafic de mazout. Le commandant du groupement de la Gendarmerie a également expliqué la baisse du phénomène du trafic par la baisse du taux de chômage dans la wilaya de Tlemcen.

Pour ce qui est du taux d’immigration clandestine, le même responsable a indiqué qu’il a augmenté par rapport à l’année dernière. Il a expliqué que 379 personnes de 14 nationalités Africaines, Asiatique, Américaine et Européenne ont été arrêtées, dont 12 Nigériens, 105 Marocains, 63 Maliens, 17 Ivoiriens, 6 Français et un Américain.

Par ailleurs, une seule affaire de Harraga a été traitée, concernant un groupe composé de 5 personnes originaires de la ville d’Ain El Benian à Alger. Ces dernières ont tenté d’immigrer clandestinement en Espagne depuis la plage de Bider à Marsa Ben Mhidi.

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Afghanistan : La CIA trafique, les soldats trinquent

par Jean-Marc Desanti

Mondialisation.ca, Le 21 septembre 2008

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=10290

Après le 11 septembre 2001, Chirac et Jospin jugèrent qu’il était nécessaire d’intervenir aux cotés des USA en Afghanistan. Cette décision fut prise sous le coup de l’émotion provoquée par les attentats de New York et Washington. Une entrée en conflit peut se concevoir. Un transfert de troupes très loin du territoire national peut s’envisager mais il faut, non seulement, dans un état démocratique, avoir établi publiquement « les raisons » qui déterminent ces actions, mais aussi les rendre toujours plus transparentes pour les soumettre à la critique publique et garantir le droit d’investigation de chaque citoyen. Or, aujourd’hui en France, si un quidam quelconque s’inquiète de la cohérence ou de l’incohérence du déroulement des événements du 11/9, il devient immédiatement suspect de révisionnisme ou pire de négationnisme…

Il s’agit pourtant de la vie et de la mort de nos soldats mais aussi de la légalité d’un acte peu banal aux conséquences tragiques pour « les indigènes » : une guerre.

Concernant le 11/9 les grands esprits médiatiques de notre temps de BHL à PPDA en passant par Arditi ont établi une vérité religieuse, un dogme, un tabou : on ne cherche pas, on ne discute pas, on ne s’interroge pas sur « la vérité » assénée par l’État américain.

Les mêmes inconditionnels de l’État US s’étaient transformés en procureurs affirmant, durant la campagne d’attentats en Russie de 2003-2004 menée par les séparatistes tchétchènes, que c’étaient évidemment, sans contestation possible des agents du FSB qui en étaient les auteurs …Dans ce bas monde où l’enfer de Dante règne il ne faut s’étonner de rien mais leurs arguments étaient, pour le moins, péremptoires. Simplement, il s’agissait de la Russie et nous le savons, les russes sont des barbares. Pas l’État américain.

Racisme, superbe idiotie, haine maladive de l’éternelle Russie Orthodoxe.

Et pourtant ce sont ces mêmes russes qui les premiers ont mené une longue guerre qui a, plus sûrement, provoqué la fin de l’URSS que la chute du mur de Berlin.Mais qui donc s’opposait aux russes en soutenant « les chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot, avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes transiter par ses frontières sous la direction d’un certain Ben Laden ? L’État américain et leur si douce CIA.

Du passé croit-on ? Non.

Aujourd’hui, les USA et leur agence de « renseignement » sont toujours alliés aux « chefs de guerre » et leurs esclaves paysans cultivant le pavot avec la bienveillance du Pakistan laissant des convois d’armes et des produits chimiques «  made in Pakistan » (pour transformer la jolie fleur en cocaïne) transiter par ses frontières sous la direction d’un certain …Michel Chossudovsky, professeur en économie politique à l'université d'Ottawa note : « L’héroïne est un commerce de plusieurs milliards de dollars supporté par des intérêts puissants, qui requiert un flux régulier et sécuritaire de la marchandise. Un des objectifs « cachés » de la guerre est justement de restaurer le trafic de la drogue, parrainé par la CIA, à ses niveaux historiques et d’exercer un contrôle direct sur les routes de la drogue.

En 2001, sous les Talibans, la production d’opiacés s’élevait à 185 tonnes, pour ensuite grimper à 3400 tonnes en 2002 sous le régime du président Hamid Karzai, marionnette des États-Unis.

Tout en soulignant la lutte patriotique de Karzai contre les Talibans, les médias omettent de mentionner qu’il a déjà collaboré avec ces derniers. Il a aussi déjà été à l’emploi d’une pétrolière des États-Unis, UNOCAL. En fait, depuis le milieu des années 1990, Hamid Karzai agissait comme consultant et lobbyiste pour UNOCAL dans ses négociations avec les Talibans.

Selon le journal saoudien Al-Watan, « Karzai était un agent en sous-main de la Central Intelligence Agency à partir des années 1980. Il collaborait avec la CIA en acheminant de l’aide américaine aux Talibans à partir de 1994, quand les Américains, secrètement et à travers les Pakistanais, supportaient les visées de pouvoir des Talibans. »

Il est pertinent de rappeler l’histoire du trafic de drogue dans le Croissant d’or, qui est intimement lié aux opérations clandestines de la CIA dans la région.

Avant la guerre soviético-afghane (1979-1989), la production d’opium en Afghanistan et au Pakistan était pratiquement inexistante. Selon Alfred McCoy, il n’y avait aucune production locale d’héroïne.

L’économie afghane de la drogue fut un projet minutieusement conçu par la CIA, avec l’assistance de la politique étrangère américaine.

Comme il a été révélé par les scandales Iran Contras et de la Banque de Commerce et de Crédit international (BCCI), les opérations clandestines de la CIA en support aux moudjahiddines avaient été financées à travers le blanchiment de l’argent de la drogue.

L’hebdomadaire Time révélait en 1991 que « parce que les États-Unis voulaient fournir aux rebelles moudjahiddines en Afghanistan des missiles Stinger et d’autres équipements militaires, ils avaient besoin de l’entière coopération du Pakistan. » À partir du milieu des années 1980, la présence de la CIA à Islamabad était une des plus importantes dans le monde. Un officier du renseignement américain avait confié au Time que les États-Unis fermaient alors volontairement les yeux sur le trafic de l’héroïne en Afghanistan.

L’étude d’Alfred McCoy confirme qu’en l’espace de deux ans après le déclenchement des opérations clandestines de la CIA en Afghanistan, en 1979, « les régions frontalières entre le Pakistan et l’Afghanistan devinrent la première source mondiale d’héroïne, fournissant 60 % de la demande américaine. »

Selon McCoy, ce trafic de drogue était contrôlé en sous-main par la CIA. Au fur et à mesure que les moudjahiddines gagnaient du terrain en Afghanistan, ils ordonnaient aux paysans de planter de l’opium comme une taxe révolutionnaire. À cette époque, les autorités américaines refusèrent d’enquêter sur plusieurs cas de trafic de drogue par leurs alliés afghans. En 1995, l’ancien directeur des opérations de la CIA en Afghanistan, Charles Cogan, a admis que la CIA avait en effet sacrifié la guerre contre la drogue à la Guerre froide.

Le recyclage de l’argent de la drogue par la CIA était utilisé pour financer les insurrections post-Guerre froide en Asie centrale et dans les Balkans, y compris Al Quaeda.Les revenus générés par le trafic de la drogue afghane commandité par la CIA sont considérables. Le commerce afghan des opiacés constitue une grande part des revenus annuels à l’échelle mondiale des narcotiques, estimés par les Nations unies à un montant de l’ordre de 400 ou 500 milliards. Au moment où ces chiffres de l’ONU furent rendus publics (1994), le commerce mondial estimé de la drogue était dans le même ordre de grosseur que celui du pétrole.

Selon des chiffres de 2003 publiés par The Independent, le trafic de la drogue constitue le troisième commerce le plus important en argent après le pétrole et la vente d’armes.

Il existe de puissants intérêts commerciaux et financiers derrière la drogue. De ce point de vue, le contrôle géopolitique et militaire des routes de la drogue est aussi stratégique que celui du pétrole et des oléoducs.

Cependant, ce qui distingue la drogue des commerces légaux est que les narcotiques constituent une source majeure de richesses non seulement pour le crime organisé, mais aussi pour l’appareil de renseignement américain, qui constitue de plus en plus un acteur puissant dans les sphères bancaires et de la finance.

En d’autres mots, les agences de renseignements et de puissants groupes d’affaires alliés au crime organisé se livrent une concurrence pour le contrôle stratégique des routes de l’héroïne. Les revenus de plusieurs dizaines de milliards de dollars provenant du commerce de la drogue sont déposés dans le système bancaire occidental.

Ce commerce peut seulement prospérer si les principaux acteurs impliqués dans la drogue ont des « amis politiques aux plus hauts niveaux ». Les entreprises légales et illégales sont de plus en plus imbriquées, la ligne de démarcation entre « gens d’affaires » et criminels est de plus en plus floue. En retour, les relations entre les criminels, les politiciens et des acteurs du milieu du renseignement ont teinté les structures de l’État et le rôle de ses institutions.

L’économie de la drogue en Afghanistan est « protégée ». Le commerce de l’héroïne faisait partie des plans de guerre. Ce que cette guerre aura accompli, c’est le rétablissement d’un narco-régime dirigé par un gouvernement fantoche soutenu par des États-Unis. ».

Les quelques courageux musulmans de la brigade des stupéfiants de Kaboul, Kandahar ou Jalalabad se font assassinés un à un et la drogue inonde la Russie et l’Occident via Islamabad.

Tout va bien, les trafiquants trafiquent et réinvestissent déjà l’argent sale dans des centres commerciaux mirifiques du nouveau Kaboul, des innocents hommes, femmes et enfants meurent, de jeunes soldats idéalistes bernés, américains ou européens reviennent dans des sacs poubelle…Ben Laden ? Il s’est rasé la barbe, porte une boucle d’oreille et vend des hamburgers sur les plages californiennes.

Il a pu sauter en parachute de l’avion qui ne s’est jamais écrasé sur le Pentagone.

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« Répondre #233 le: 21/08/2008 - 10:53:08 »

l’Algérie : ces attentats qui cachent la guerre des matières premières
5 décembre 2007
par Eduardo Garcia
http://www.solidariteetprogres.org/article3573.html?var_recherche=alg%E9rie

Dans le cadre de la visite d’état de Nicolas Sarkozy en Algérie nous avons décidé de reprendre ici cet article publié dans Nouvelle Solidarité N° 17, XIIIième annéé, du 28 septembre 2007.

Une série d’attentats de plus en plus rapprochés a ensanglanté l’Algérie ces derniers mois, révélant un réveil virulent de la guerre des clans au pouvoir au fur et à mesure que la prochaine élection présidentielle approche, sur fond de lutte entre grandes puissances pour le contrôle des matières premières algériennes, notamment gaz et pétrole. C’est la seule hypothèse possible pour expliquer l’activisme de l’Organisation d’Al-Qaida au Maghreb, née de la fusion, annoncée le 11 septembre 2006, entre l’ancien GSPC (Groupe salafiste de prédication et du combat) et Al-Qaida, revendication reçue avec le plus grand scepticisme par la plupart des experts et politiciens, vu le contexte dans lequel ces attentats sont intervenus.

Le 11 avril 2007, deux attentats suicides avaient visé le Palais du gouvernement à Alger et le Quartier général oriental de la Police à Bab Ezzouar, faisant 30 morts et plus de 200 blessés. Le 6 septembre dernier, c’est le président Bouteflika qui a échappé de peu à un attentat suicide alors qu’il se rendait en visite à Batna, dans l’est de l’Algérie, attentat qui a fait 22 morts et 107 blessés. Un nouvel attentat suicide a été commis le samedi 8 septembre à Dellys, faisant 30 morts et 47 blessés. Plus récemment, le jeudi 19 septembre, dans une vidéo de 80 minutes, le numéro deux d’Al-Qaida, Ayman al Zaouahri, a invité les musulmans à « nettoyer » le Maghreb des Français et des Espagnols, afin d’y rétablir le règne de l’islam. Dès le lendemain, ces menaces étaient mises à exécution : une bombe à faible puissance explosait devant une voiture transportant deux Français et un Italien entre Alger et le barrage de Koudiat Acerdoune, au sud-est de la capitale, pendant que deux employés d’Aéroports de Paris travaillant à Alger ont dû être évacués après avoir reçu des menaces.

Mais les autorités algériennes ainsi que la plupart des experts mettent en doute la véritable identité d’Al-Qaida au Maghreb et dénoncent plutôt des puissances étrangères comme étant à l’origine de ces attentats. Suite à l’attentat qui l’a visé, le président Bouteflika a dénoncé « des capitales étrangères et des dirigeants étrangers », pendant que son ministre de l’Intérieur, Noureddine Yazid Zerhouni, précisait que c’est « le retour de l’Algérie sur la scène internationale qui, visiblement, gêne certains intérêts étrangers ».

Le retour de l’Algérie sur la scène internationale

Une analyse de ce que M. Zerhouni appelle le retour de l’Algérie sur la scène internationale révèle en effet un revirement quasi total d’alliances de l’Algérie sur le plan international. Si l’on avait pu parler d’une véritable « lune de miel » entre l’Algérie et les Etats Unis, entre 2003 et 2006, avec les visites de Donald Rumsfeld en février 2006 et de Dick Cheney en avril de la même année, dont l’un des principaux centres d’intérêt avait été la collaboration dans la « Global war on terror », cette alliance privilégiée a été clairement remise en cause par la faction au pouvoir autour du président Bouteflika.

Divers facteurs seraient à l’origine de ce changement. D’abord, l’augmentation considérable de la manne pétrolière, suite à la hausse des prix, qui donne des ailes aux ambitions des uns et des autres. Surtout, on parle de l’affaiblissement relatif des Etats-Unis à cause de ses difficultés en Irak, et a contrario, du renforcement d’autres puissances, notamment la Russie, la Chine, mais aussi le Venezuela ou l’Iran. Et comme pour le Niger, qui a récemment remis en cause le monopole de la France dans l’exploitation de l’uranium sur son territoire, la concurrence entre ces puissances a permis aux factions algériennes de s’affranchir de la toute puissante tutelle américaine.

Rappelons que les enjeux dans ce domaine sont considérables et concernent, au delà de l’Algérie, toute l’Afrique du nord et le Sahel. Selon l’expert pétrolier algérien Hocine Malti, les réserves avérées de pétrole de ces pays sont conséquentes : 39 milliards de barils pour la Libye, 31,5 milliards pour le Nigeria, 11,8 milliards pour l’Algérie, 1 milliard pour le Tchad, 700 millions pour le Sénégal, 563 millions pour le Soudan, 308 millions pour la Tunisie, 300 millions pour le Niger, 200 millions pour la Mauritanie, tandis que le Sahara Occidental aurait un sous-sol très prometteur.

C’est au niveau de la politique énergétique qu’on voit le plus clairement le changement en cours. En mai 2006, l’Algérie décidait brutalement d’abandonner la loi de privatisation des hydrocarbures qu’elle venait d’adopter un mois plus tôt. C’est vrai qu’entre-temps, M. Bouteflika avait reçu la visite d’Etat du président Hugo Chavez, du Venezuela, qui l’en avait dissuadé ! En effet cette loi préconisait le retour à l’ancien système de concession, qui aurait permis aux compagnies pétrolières internationales de disposer presque totalement du sous-sol Algérien.

Mais c’est le réchauffement considérable des relations avec la Russie depuis janvier 2007 qui confirme cette tendance. Avec un contrat d’achat d’armes d’un montant de 15 milliards de dollars signé à cette date, l’Algérie est, en effet, le premier partenaire de la Russie dans le domaine de l’armement, devançant même la Chine. Si ce contrat ne provoque pas d’inquiétude chez les principales puissances, ce n’est pas le cas pour ce qui est de l’idée de la création d’une OPEP du gaz autour d’une alliance algéro-russo-iranienne.

Cette démarche inquiète les Européens, en particulier, qui dépendent de la Russie pour 23 % de leur consommation de gaz, et de l’Algérie pour 13 %. Dans une conférence de presse donnée à Alger le 11 septembre, Christof Ruehl, l’économiste en chef de British Petroleum, déclarait que « la création d’une OPEP du gaz relève davantage de la manœuvre politique que d’une démarche à objectifs économiques », avant de la qualifier de « stupide ». La visite à Alger du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, au cours de laquelle des accords bilatéraux ont été signés notamment dans le domaine énergétique, est venue confirmer que cette option est bel et bien sur la table. La question d’une coopération dans le domaine du nucléaire civil a aussi été soulevée.

A l’arrivée de plus en plus encombrante des sociétés pétrolières et gazières russes (Gazprom, Lukoil, Rosneft, Stroytransgaz...), il faut ajouter celle, plus discrète, des chinoises et indiennes, en revanche très présentes dans les autres pays du Sahel.

Comme au Soudan ou au Niger, la Chine, n’en déplaise à la France qui se voit contrainte d’améliorer les conditions commerciales qu’elle propose à ses anciennes colonies, est de plus en plus présente en Algérie, où elle vient de rafler quelques contrats majeurs pour la construction d’autoroutes et d’un million de logements. Autre enjeu principal où la France avance elle aussi sa propre candidature, la volonté algérienne de faire de l’année 2008 l’année de l’investissement dans le nucléaire civil, un choix appuyé par un important contrat de coopération, signé juin dernier avec les Etats-Unis. L’Algérie possède déjà deux réacteurs nucléaires et la France devra, si elle veut être compétitive, proposer mieux que les Chinois et les Russes, principaux partenaires de l’Algérie dans ce domaine.

Le prétexte pour le déploiement de l’AFRICOM

Dans le domaine sécuritaire et militaire, le renversement des alliances de l’Algérie est là aussi frappant, car de principal allié des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme dans la région (notamment après la prise d’otages de touristes européens par le GSPC, en janvier 2003), elle serait aujourd’hui la cible d’un terrorisme déployé par l’administration Bush/Cheney et ses contrôleurs en Angleterre. Les questions fusent à nouveau sur la véritable identité du GPSC/Al-Qaida, car l’augmentation des attentats depuis fin 2006 coïncide étrangement avec cette réorientation de la politique étrangère algérienne, et des médias tels qu’Al Watan ou les auteurs d’Algerie Watch n’hésitent pas à établir un lien entre ces actes de « terrorisme » et les pressions faites par l’administration Bush/Cheney pour obliger les pays du Maghreb à s’aligner et à accueillir des bases militaires américaines.

Pour bon nombre de spécialistes du terrorisme algérien, le GSPC a toujours représenté la faction « dure » du pouvoir - la Direction des renseignements militaires - qui est un relais en Algérie des politiques des Anglo-Américains. Lors de la prise d’otages de 2003, par exemple, le GSPC était dirigé par Abderrezak El Para, un ancien des forces spéciales algériennes et garde de corps du général Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense et membre du Haut Comité d’Etat.

De plus, l’action du GSPC/Al-Qaida à travers tout le Sahel bénéficie d’une aide importante du prince Bandar, ex-ambassadeur d’Arabie saoudite aux Etats-Unis et actuel patron de la sécurité dans son pays, dont le Sahel serait la chasse gardée. Le prince Bandar a récemment été attrapé la main dans le sac à financer des groupes rebelles au Darfour et au Tchad. Actuellement, des actions en justice au Royaume Uni et aux Etats-Unis mettent en cause son rôle dans un méga contrat d’armes et de pétrole, conclu entre la monarchie britannique et le régime saoudien à l’époque de Thatcher, impliquant la compagnie anglaise d’aéronautique BAE, contrat qui permet de générer des fonds abondants pour le financement d’attentats et autres sales coups.

L’activisme du GSPC/Al-Qaida à travers tout le Maghreb joue un rôle très utile pour les Américains, leur servant de prétexte pour tenter d’imposer le déploiement de bases militaires américaines à travers toute la région dans le contexte de leur nouveau commandement africain, l’Africom. C’est dans cette visée que les Américains ont conçu leur initiative « Pan-Sahel », devenue début 2005 « Initiative transsaharienne de lutte contre le terrorisme (TSCTI) », destinée à inclure dans une stratégie militaire américaine des pays comme l’Algérie, le Tchad, le Mali, la Mauritanie, le Maroc, le Niger, le Sénégal, le Nigeria et la Tunisie. Très important pour comprendre la nouvelle série d’attentats qui frappe l’Algérie, ce pays a refusé, tout comme la Libye et le Maroc, d’accueillir sur son sol des bases américaines sous couvert de lutte contre le terrorisme et de participer au projet américain de réorganisation du grand Moyen-Orient.

L’Algérie s’attaque directement à Dick Cheney

Notons que dans la même période, Bouteflika a lancé également une attaque frontale contre Dick Cheney, en démantelant Brown, Root and Condor (BRC), une joint venture créée en 1994 par la Sonatrach (Société nationale des hydrocarbures) (41 %), le CRND (Centre de recherche nucléaire de Draria) (10 %) et KBR (Kellogg Brown & Root) (49 %), filiale d’Halliburton dont le vice-président américain est toujours actionnaire.

C’est en octobre 2006 que le gouvernement algérien a lancé une enquête pour corruption à l’encontre de cette société, gérant des contrats pétroliers et d’armement. Riche en rebondissements, l’enquête a révélé, entre autres, que BRC avait sous-traité un contrat sur le gisement de Rhourde-Nouss à une société israélienne, Bateman Litwin, propriété du milliardaire israélien Benny Steinmetz, proche de la droite israélienne. Révélatrice aussi de la guerre d’influence que se livrent différentes puissances en Algérie, ce sont les services russes qui ont révélé au gouvernement algérien que des équipements de communication sophistiqués, commandés par BRC aux Etats-Unis pour le compte de l’Etat-major général algérien, étaient connectés en permanence aux systèmes d’intelligence électronique américains et israéliens ! En septembre dernier, KBR a été contraint de céder à la Sonatrach ses parts dans BRC.

Nous avons essayé, en rassemblant tous les éléments ci-dessus, de dépeindre l’environnement international complexe dans lequel est intervenue la récente vague d’attentats en Algérie. Que certaines factions au pouvoir en Algérie soient sorties des griffes de l’administration Bush/Cheney est une bonne chose.

Cependant, le tout n’est pas de jouer les uns contre les autres, mais de rétablir une politique orientée vers le bien commun, où les ressources seront développées pour le plus grand bien de l’Algérie et de ses générations futures. Avec ses quelque 100 milliards d’euros de réserves et en travaillant de concert avec la Russie, la Chine, l’Inde et les grands pays d’Amérique du Sud pour refonder l’actuel système économique et monétaire international, l’Algérie aura une chance de sortir de la crise dans laquelle elle est plongée depuis de trop longues années.

Bibliographie :

    * Al-Qaida au Maghreb et les attentats du 11 avril 2007 à Alger, par François Gèze et Salima Mellah, dans Algeria Watch (21 avril 2007).
    * Madjid Laribi, « Brown & Root Condor : une holding “militaro-énergétique”« , Le Maghrébin, 13 novembre 2006.
    * « Le P-DG de BRC sous mandat de dépôt », Le Jour d’Algérie, 1er avril 2007.
    * Madjid Laribi, « Que cache le dossier Brown Root & Condor », Le Maghrébin, 9 octobre 2006.
    * « L’un des kamikazes était un compagnon d’El Para », Le Jour d’Algérie, 14 avril 2007.
    * Hocine Malti, « De la stratégie pétrolière américaine et de la loi algérienne sur les hydrocarbures », Le Quotidien d’Oran , 9-10-11 juillet 2005.

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El Pais : les attentats en Algérie et le "désordre mondial"
Le 29 Aout, 2008
http://www.lematindz.net/news/1909-el-pais-les-attentats-en-algerie-et-le-desordre-mondial.html

Le quotidien espagnol El Pais estime que les derniers attentats en Algérie s'inscrivent dans "une stratégie mondiale de la terreur". "Une école de gendarmerie en Algérie, les services d'urgence d'un
hôpital au Pakistan, un contrôle routier en Turquie, une base américaine en Afghanistan et, dans le même pays, une patrouille française : pour El País, cette concentration d'attentats dans la seule journée du 19 août n'est pas forcément "le fruit d'un sinistre hasard".

"On peut aussi y voir le résultat d'un sentiment qui se renforce depuis le 8 août : l'intervention russe en Géorgie a mis en évidence les difficultés qu'ont les grands acteurs internationaux, et en particulier les Etats-Unis, l'Union européenne et l'OTAN, à élaborer une réponse face à Moscou et à assurer un ordre mondial de plus en plus mal en point. Pour les stratèges de la terreur, l'insolence de la Russie, d'une part, et l'impuissance de leurs adversaires, d'autre part, dessinent une conjoncture parfaite pour leurs intérêts et ils ne semblent pas disposés à la laisser passer", estime le quotidien dans son éditorial.

"La journée sanglante du 19 août est un argument de plus pour que la communauté internationale, Russie comprise, repense ses stratégies et se fixe comme objectif primordial de faire disparaître les foyers de tension apparus depuis l'invasion insensée de l'Irak. En se réjouissant des victoires qu'elle obtient en Géorgie, la Russie risque de se transformer en apprenti sorcier. Ceux qui se renforcent aujourd'hui du fait de la situation de faiblesse dans laquelle la Russie a mis ses adversaires finiront tôt ou tard par se retourner contre elle."

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Algérie : l’Etat reprend le contrôle de l’économie, les idées de LaRouche trouvent un écho
18 août 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article4440.html

18 août 2008 (Nouvelle Solidarité) — Après plus d’une décennie de soumission aux politiques destructrices du FMI, sous lesquelles l’état algérien a complètement perdu le contrôle de son économie, ce dernier vient d’opérer un changement stratégique dans la conduite des affaires du pays en optant pour une politique « protectionniste ».

Le président de la république Abdelaziz Bouteflika avait vivement critiqué l’attitude des investisseurs étrangers qui ont pu s’enrichir au détriment du pays grâce à de larges facilitations permettant de sortir d’énormes capitaux résultant de l’exemption des taxes et d’une fiscalité avantageuse.

En effet, la dernière note de conjoncture de la Banque d’Algérie datée de juillet indique que les banques étrangères en Algérie ont enregistré en 2007 un taux de rentabilité exceptionnellement élevé de 28,01%. Ce taux est en forte hausse par rapport à 2006 où il n’était que de 23,40%. Le document affirme également que les sociétés étrangères établies en Algérie ont transféré, durant la période allant de 2005 à 2007, 15,7 milliards de dollars, qui, ajoutés aux 6,5 milliards de dollars de 2001 et 2004, font un total de 22,2 milliards de dollars de 2001 à 2007.

Dans le même temps, l’Algérie a reçu des « intentions d’investissements » (des promesses) directs étrangers atteignant seulement 13,53 milliards de dollars de 2001 à 2007, dont 60% émanaient d’investisseurs arabes. Ce niveau est donc bien en deçà des gains transférés à l’étranger !

Mais c’est peut-être la cession des cimenteries de Mascara et de M’sila, dans une opération purement financière, au géant français Lafarge, puis l’annonce de la vente de la société de télecom Djezzy à France Télécom, qui ont provoqué la prise de conscience de l’état algérien qui a décidé le rachat des actifs de Djezzy. Car dans les deux cas, c’est le consortium égyptien Orascom qui s’est enrichi en vendant ses deux filiales sans aucun bénéfice pour la nation algérienne.

« La cession de ces cimenteries par le groupe égyptien à une autre entreprise étrangère a suscité le mécontentement des pouvoirs publics, qui ont décidé de mettre de l’ordre dans le domaine et de revoir la stratégie de privatisation et de partenariat », a lâché le porte-parole du gouvernement Abderrachid Boukerzaza au sortir du Conseil de gouvernement.

En réponse, le Premier ministre récemment nommé, Ahmed Ouyahia, a décidé début août un changement de cap. D’abord, il compte bloquer la vente de Djezzy à France Télecom, et il fait tout pour éviter d’autres « épisodes Lafarge et Djezzy ».

L’Etat algérien exige un droit de regard destiné à empêcher les ventes de filiales de groupes étrangers sans l’aval du gouvernement. Quant à la seconde mesure lourde, stratégique celle-là, elle consiste à tourner définitivement la page des privatisations sauvages par

   1. L’arrêt définitif des privatisations des banques et des compagnies d’assurances.
   2. L’Algérie entend à l’avenir détenir la majorité du capital dans les structures chargées de réaliser les projets, et cela « en concordance avec ses moyens et ses intérêts nationaux et en conformité avec les usages internationaux qui ne prohibent pas un tel choix ».

C’est donc dans le contexte d’une bataille plus vaste pour la survie des états-nations qu’il est intéressant de constater que la presse algérienne donne un écho aux écrits, tant sur le plan stratégique que sur le plan de l’analyse économique et financière, à l’économiste américain Lyndon H. LaRouche, Jr.

Le 14 août, le quotidien financier Le Maghreb, le quotidien de l’économie a repris des longs passages du commentaire de LaRouche sur le déni de réalité qui frappe nos élites. Le même jour, le professeur Chems Eddine Chitour de l’Ecole Polytechnique d’Algers, dans un article conséquent dans le quotidien algérien l’Expression, sous le titre « La troisième guerre mondiale a commencé » reprend les dénonciations particulièrement pointues de LaRouche sur le rôle des britanniques dans le conflit russo-géorgien : « Ce n’est pas juste une provocation pour tirer les moustaches des Russes ou les conduire dans un piège, c’est une tentative de démembrement de la Russie. En réalité, c’est une troisième guerre mondiale qui démarre. C’est la même chose que l’attaque sur l’Iran ! Exactement la même opération. Londres attise une troisième guerre mondiale, dénonçons-le ! »
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« Répondre #234 le: 24/08/2008 - 21:42:19 »

Algériennes et Algériens,

Nous vivons des heures très graves pour nous et nos enfants et nous sommes maintenant les témoins historiques directs du déclenchement et des événements cataclysmiques, officieusement pour le moment, de la plus génocidaire et dévastatrice des guerres mondiales (3éme) que les humains non jamais connus dans leur histoire et dont les objectifs principaux sont le contrôle total et direct (du type esclavagiste) des dernières réserves de Pétrole et Gaz naturel dans le monde, dont L'ALGERIE possède, par malheur, pour seulement 16 années maximum de réserve de pétrole et 25 ans de Gaz, 

avec la complicité volontaire, active et haineuse de "certains HARKIS modernes ALGERIENS (pour la partie Algérie) (très très bien infiltrés et camouflés en Algérie sous la forme de démocrates ou d'islamistes ou de berbéristes ou de panarabistes ou de rien du tout sauf sous la forme moderne de fielleux et de venimeux harkis moderne corrompus pure et dure jusqu'à la dernière cellule de leur corps malfaisant et maléfique) et de leurs complices occidentaux et arabes malfaisants et maléfiques",

Cette 3ème guerre mondiale officieuse "spéciale spoliation paramilitaire et militaire des dernières réserves de Pétrole et de Gaz naturel dans le monde incluant l'Algérie" infiniment plus vicieuse, dévastatrice et génocidaire que la 1ère ou la 2ème guerre mondiale coûtera la vie d'un nombre faramineux d'Algériens et Algériennes innocents (hommes, femmes, jeunes, vieux et enfants) (pour la partie Algérie) et encore pire pour la population mondiale.

Algériennes et Algériens, préparez-vous à l'enfer sur terre provoqué par ces monstres vicieux avides de pétroles et gaz avec la complicité de leurs serviles harkis modernes algériens locaux car nous ne pourrons pas échapper de leur avide et cupide volonté maléfique et vicieuse de terroriser et exterminer toutes les populations indigènes (Algériennes pour la partie Algérie) afin de les spolier de leurs terres ancestrales et qui (populations indigènes) pourraient bloquer leurs projet de contrôler totalement et directement des dernières réserves de pétrole et le gaz de leurs terres ancestrales ainsi que de leurs droits a "vivre dans la dignité d'un simple humain libre et non d'un esclave physique ou moral" au service de ces monstres vicieux avides de pétroles et gaz avec la complicité de leurs serviles harkis modernes algériens locaux.

Algériennes et Algériens, bon courage car L'ALGERIE EST AU PLEIN MILIEU DU CHAMP DE BATAILLE DE CETTE 3EME GUERRE MONDIALE POUR LE CONTROLE TOTAL ET DIRECT DES DERNIERES RESERVES DE PETROLE ET GAZ NATUREL DU MONDE INCLUANT CELLES DE L'ALGERIE.

Les protagonistes de cette 3ème guerre mondiales sont :

D'un côté de la barricade de cette 3ème guerre mondiales, officieuse pour l'instant, les membres de l'OCS

et

de l'autre côté de la barricade les membres, biens connus des Algériens (1830-1962), néocolonialistes, esclavagistes et génocidaires de l'OTAN, incluant la France et des pays arabes (Egypte, Pays du Golfe, Maroc, Tunisie, etc), hypocritement, traitreusement et diaboliquement avides de pétrole et gaz.

L'ALGERIE DOIT MAINTENANT CHOISIR SON COTE DANS CETTE BARRICADE. IL NE PEUT Y AVOIR DE PAYS PETROLIER ET/OU GAZIER AVEC DE L'URANIUM (Tamanrasset) NEUTRE DANS CETTE 3 EME GUERRE MONDIALE.

L'ALGERIE DOIT MAINTENANT ET COURAGEUSEMENT CHOISIR SON DESTIN (CAMP) ET SURTOUT CELUI DE CES ADOLESCENTS, ENFANTS, JEUNES HOMMES, HOMMES, ADOLESCENTES, JEUNES FEMMES ET FEMMES CAR CETTE GUERRE SERA TRES LONGUE, TRES DOULOUREUSE ET HORRIBLE ET DEVASTATRICE ET CETTE HISTOIRE DE "GUERRE CONTRE LE TERRORISME ET "AL-QAIDA (Alias AL-CIA + AL-MOSSAD)"

N'EST Q'UN VASTE ECRAN DE FUMEE (Fumigène) POUR BROUILLER LES ESPRITS, LES VRAIES RAISONS, LES VRAIES MOTIVATIONS, LES VRAIES COMMANDITAIRES ET LES VRAIES CARTES DU JEUX ET SURTOUT CET ECRAN DE FUME EST UNE ARME REDOUTABLE DE DESTRUCTION MASSIVE POUR TERRORISER TOUS LES ETATS ET LEURS POPULATIONS QUI NE VEULENT PAS SE PROSTERNER DEVANT EUX ET ETRE DANS LEUR CAMP, celui des membres, biens connus des Algériens (1830-1962), néocolonialistes, esclavagistes et génocidaires de l'OTAN, incluant la France et des pays arabes (Egypte, Pays du Golfe, Maroc, Tunisie), traitreusement et diaboliquement avides de pétrole et gaz Algériens,

Actuellement, ces derniers pays "amis" participent et mènent, volontairement et activement par haine sur ordre et avec l'assistance paramilitaire de l'OTAN, une stratégie de la tension contre et en Algérie (opération GLADIO à la sauce sanguinaire d'Algériens et d'Algériennes),

avec la complicité volontaire, active et haineuse de "certains HARKIS modernes ALGERIENS (pour la partie Algérie) (très très bien infiltrés et camouflés en Algérie sous la forme de démocrates ou d'islamistes ou de berbéristes ou de panarabistes ou de rien du tout sauf sous la forme moderne de fielleux et de venimeux harkis moderne corrompus pure et dure jusqu'à la dernière cellule de leur corps malfaisant et maléfique).

Pour information, leur prochaine cible, stratégie de la tension, sera la LIBYE. Bon courage amis Libyens.


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L'Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) soutien la Russie

par Danielle Bleitrach Mondialisation.ca, Le 29 aout 2008
Le blogue de Danielle Bleitrach
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9989

Aujourd’hui, le jeudi 28 août 2008, l’Organisation de coopération de Shanghai s’est réunie à Douchambé, la capitale du Tadjikistan. Vu le contexte international, (pas seulement en Caucasie) le résultat de cette réunion est attendu avec intérêt. La première nouvelle qui nous parvient du Figaro en ligne (http://www.lefigaro.fr/ )est effectivement importante : «La Chine et les autres alliés asiatiques de Moscou au sein de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) ont adopté “une position unie” sur les actions de la Russie en Géorgie, s’est félicité aujourd’hui à Douchanbe le président russe Dmitri Medvedev.» 

«Je suis sûr que la position unie des États membres de l’OCS aura un retentissement international et j’espère qu’elle servira de message fort à ceux qui essayent de transformer le noir en blanc et de justifier cette agression», a-t-il déclaré en référence à l’attaque par les forces géorgiennes de la région séparatiste de l’Ossétie du Sud dans la nuit du 7 au 8 août.

L’Organisation de coopération de Shanghai réunit la Chine, la Russie et quatre des cinq ex-républiques soviétiques d’Asie centrale (Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan). C’est la plus importante organisation régionale du monde. Mais sa taille, le poids de sa population, ses intérêts économiques et stratégiques, tout cela peut-il contrebalancer l’alliance atlantique  et son caractère agressif ?

L’Organisation de Coopération de Shanghai peut-elle devenir une réponse à l’OTAN ?

Dans un récent article (15/09/2007) deux chercheurs(1) posaient la question des développements de l’organisation de Coopération de Shanghai (OCS) après les manœuvres conjointes du 8 au 17 août 2007, un exercice antiterroriste “Mission de Paix-2007″ qui avait mobilisé quelques 6.500 hommes et 90 appareils issus pour la première fois de tous les pays membres, assistons-nous à la naissance d’une OTAN eurasiatique ?

A l’époque ils répondaient que malgré les grandes manœuvres, l’OCS était très éloignée d’un tel objectif, il s’agissait pour les pays regroupés au sein de cette organisation de se surveiller mutuellement autant que de constituer une union défensive face aux menées nord-américaines. Pourtant, et l’actualité nous y invite, partout sur la planète, les menées étasuniennes, la manière dont les États-Unis et leurs alliés européens tentent de dynamiter les nations, la constitution de blocs régionaux pourrait bien accélérer les intégrations militaires. C’est vrai pour l’OCS, mais on voit en Amérique latine se profiler également une unité militaire défensive. Cinq faits peuvent  jouer un rôle d’accélération dans la constitution des unités militaires:

1-Le Kosovo, l’autoproclamation de cet État mafieux, soutenu par les États-Unis a réussi à inquiéter un peu plus les Russes déjà prévenus par l’installation en Europe d’un projet de bouclier anti-missiles étasunien. L’Europe apparait de plus en plus vassalisée et rangée derrière  l’OTAN. Ce qu’a confirmé le sommet de Bucarest. Le ralliement du président français au leadership étasunien a également bouleversé la donne. Nous sommes devant une situation paradoxale qui fragilise de fait l’OTAN. Nous avons une Europe toujours plus alignée sur les États-Unis en parole, et dont le système de défense est totalement intégré aux dits États-Unis. Ceux qui imaginaient une Europe contrepoids à l’impérialisme des États-Unis doivent déchanter, et pour une part l’attitude de résistance des Russes s’explique par le constat qu’il n’y a rien à attendre d’une telle Europe.  Mais cette Europe vassalisée est également impuissante, divisée devant les conséquences de la vassalisation, en particulier peu encline à faire les frais de la politique US qui porterait volontiers le fer et le feu en Eurasie en transformant l’Europe en zone non seulement de conflit mais de conflit nucléaire. L’enjeu est tel et les périls sont si considérables que nous sommes devant un nouvel équilibre de la terreur. L’installation des missiles en Pologne ne peut que renforcer le statu quo abominable. Les Européens poussent des cris d’orfraies mais demeurent paralysés devant les risques.

2- Un autre élément à prendre en compte à propos de l’OTAN est le caractère quasiment mafieux du complexe militaro-industriel qui se trouve derrière cette organisation. L’Europe est non seulement prise dans un pacte militaire dont elle risque d’être la victime mais également dans un système d’alliance avec de véritables gangsters très dangereux.  ” Il semble bien que la corruption de l’OTAN ait atteint aujourd’hui, dans sa partie “armements”, “lobbies”, pays de l’Est et connexion avec les USA, un degré tel qu’on peut parler d’une sorte de mafia érigée en organisation de sécurité transatlantique.”(2) La réunion de Bucarest, a illustré ce caractère sans lequel on ne comprend pas des cas comme la présidence actuelle de la Géorgie. A-t-on assez vu le symbole d’un président complètement irresponsable et aventurier qui désormais parle avec en fond le drapeau européen comme pour entraîner l’Union européenne dans ses folies guerrières ?   

On ne comprend pas plus le rôle de Sarkozy réintégrant cette organisation si on abstrait ce retour des intérêts du complexe militaro-industriel français qui a contribué à son élection autant que probablement les États-Unis qui lui ont fourni également le ministre le plus atlantiste en la personne de Kouchner lié à Soros, les liens politico-financiers de ses amis avec de véritables mafias ayant souvent la double nationalité qui sont installées dans les pays qui servent de détonateurs aux crises internationales. Notons que cette imbrication entre complexe militaro-industriels, mafias installées au pouvoir, mélangeant allégrement trafic de drogue, d’arme et liens étroits avec l’alliance atlantique ne se voit pas que dans le Caucase, en Amérique latine le cas d’Uribe et de la Colombie montre qu’il s’agit bien d’un modèle.

Résultat l’OTAN est décrébilisée et ce sont tous les alliés potentiels des États-Unis dans le Caucase comme en Asie centrale qui ont été pétrifiés par le refus des Russes de céder s’efface face au chantage des Nord-Américains et des Européens. Pendant un temps, la Russie avait  négocié le statu quo en particulier avec l’intégration de l’Ukraine et de la Géorgie, seulement “suspendue”, elle poursuivait la politique du “gel” de la mosaïque laissée en place par l’effondrement de l’Union Soviétique. Toute la politique de la Russie consistait à expliquer qu’il n’y aura pas de solution en Europe sans l’accord de la Russie. La provocation géorgienne a complètement changé la donne.

3- L’Iran, la demande de ce pays d’être admis comme membre de l’OCS a-t-elle des chances d’aboutir ? Il y a des rapprochements : par exemple le Tadjikistan, qui appartient à l’OCS et qui est de civilisation persophone, s’est beaucoup rapproché de l’Iran. Mais il est surtout probable que la négociation du statu quo avec l’Ukraine et la Géorgie avait comme  contrepartie l’existence du statu quo avec les mêmes espérances du côté de l’Iran. Ce qui se passe en Irak et la manière dont sont attisées les guerres civiles en vue d’une attaque contre l’Iran joue également un rôle (comme celui de l’échec prévisible de l’Otan en Afghanistan et la crise du Pakistan). Là encore la Russie voulait accroître son rôle en devenant un médiateur incontournable, est-ce la donne est bouleversée? . Il est peu probable que nous assistions à des évolutions rapides mais les liens se resserrent entre pays menacés.

4- Les récents événements en Amérique latine face auxquelles apparaissent des mouvements vers une défense militaire commune, une sorte d’OTAN d’Amérique latine. Chavez a clairement apporté son soutien à la Russie dans l’affaire de l’attaque de l’Ossétie du Sud et il a invité pour une réunion “d’amitié et de travail” la flotte russe dans les eaux des Caraïbes. Les Russes ont également renoué des relations amicales avec les Cubains. Quant aux relations de l’Amérique latine, elles sont au beau fixe avec la Chine dont la puissance économique et financière confère de la réalité à la politique d’établissement de relations «Sud-Sud».

5-Mais le grand événement est incontestablement la manière dont des troubles, des émeutes ont été fomentées au Tibet avec pour objectif immédiat la perturbation des jeux olympiques, le refus de considérer la Chine comme une nation comme les autres et l’aide évidente au mouvement séparatiste du Dalaï lama. De surcroit des troubles ont également été fomentés à la frontière de la Khirghizie (un des pays d’Asie centrale membre de l’OCS) et de la Chine. Sur le modèle des révolutions de couleur (fomentées, selon des sources,  par les ONG de Soros), la Kirghizie a connu «la révolution des tulipes», l’Ouzbékistan et le Tadjikistan ont subi des assauts déstabilisateurs semblables.(3)

Voici plusieurs années que les développements de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS) appellent l’attention des observateurs occidentaux. Conduit du 8 au 17 août 2007, l’exercice antiterroriste «Mission de Paix-2007» a mobilisé quelque 6.500 hommes et 90 appareils issus pour la première fois de tous les pays membres.

D’aucuns analysent le renforcement de l’OCS, à travers manœuvres et exercices, comme l’institutionnalisation d’une «coalition anti-hégémonique» sino-russe, vouée à se muer en une alliance militaire, alter ego eurasiatique de l’Otan, qui contrebalancerait la poussée des États-Unis et de l’Organisation atlantique dans le bassin de la Caspienne et en Asie centrale.

L’organisation de Coopération de Shanghai autour d’une alliance sino-soviétique

La fondation de l’Organisation de Coopération de Shanghai et son apparente montée en puissance ont pour toile de fond le renforcement des relations entre la Russie postsoviétique et la Chine populaire, engagée par Deng Xiaoping dans une forme de «communisme de marché». Au lendemain d’un sommet du G7 organisé à Moscou, Boris Eltsine se rend en Chine, du 24 au 26 avril 1996, pour y lancer un «partenariat stratégique» entre les deux pays. De nombreux accords sont alors signés, concernant la mise en place d’un «téléphone rouge», des transferts de technologie nucléaire, l’exploitation des ressources énergétiques, la coopération militaro-industrielle et les échanges commerciaux. La recherche de synergies en Asie centrale se traduit par la signature à Shanghai, le 26 avril 1996, d’un traité de sécurité régionale liant aussi le Kazakhstan, le Tadjikistan et le Kirghizstan; les cinq formant ainsi le «Groupe de Shanghai» de 1996 à 2000. Ce traité concerne les frontières communes aux cinq pays signataires (quelque 8.000 kms) et constitue le socle de l’Organisation de coopération de Shanghai, fondée le 26 avril 2001, avec pour mission la lutte contre le terrorisme et le séparatisme. En sus des pays précédemment mentionnés, l’OCS accueille l’Ouzbékistan le jour même de sa constitution. En juillet 2005, l’Inde, le Pakistan et l’Iran ont obtenu un statut d’observateurs, à l’instar de la Mongolie l’année précédente, pays très important mais qui refuse de rentrer dans l’OCS.

Il est peu dire que ces derniers mois, les États-Unis ont multiplié dans toute la zone les facteurs de déséquilibre, non seulement en Asie centrale, en Chine, mais également en Iran et au Pakistan. Mais l’alliance fondamentale est celle de la Russie et de la Chine, leur sens est de se protéger contre l’agressivité des États-Unis.

L’hostilité russe et chinoise à l’encontre des États-Unis lors de la crise irakienne a été l’occasion de renforcer les liens entre les deux puissances. Le 3 décembre 2002 a été  signée une déclaration conjointe qui s’ouvre sur un appel au respect d’un «monde multipolaire7].Sur le plan militaire la plupart des pays d’Asie centrale ont joué l’équilibre entre les propositions nord-américaines et celle des Russes, voire de la Chine qui elle-même fidèle à sa stratégie avance plus facilement sur le plan économique que politique et encore moins militaire. Cependant l’attitude des États-Unis non seulement tentant de gâcher les jeux olympiques (par ONG et Français interposés), mais surtout armant l’Inde et déstabilisant le Pakistan et provoquant les événements du Tibet, l’obligent à considérer que les États-Unis ne veulent en aucun cas la paix.

L’échec de plus en plus prévisible de l’OTAN en Afghanistan, le risque de voir désormais s’embraser le Pakistan, autant que toutes les politiques aventureuses de déstabilisation menées par les États-Unis et leurs alliés européens vont peut-être faire basculer l’Asie et la Russie entière dans une union politico-militaire que personne ne voulait à l’origine. Personne peut-être sauf la Russie qui a agi depuis le début pour renforcer sa position en Eurasie quand elle a compris que les États-Unis et l’Europe menaient contre elle une véritable guerre froide, l’entourant de marchés hostiles et désormais nucléaires.
 
Notes

(1 )Par Michel GUENEC* et Jean-Sylvestre MONGRENIER** Le 15/09/2007.

(2) Mis en ligne le 2 avril 2008 par www.dedefensa.org   .  - La marche vers l’Est : une stratégie néo-cons-McCain (+ Lockheed Martin) pour former une Mafia nommée OTAN.

(3) L’Ouzbékistan a réagi avec brutalité aux déstabilisations de ce type.  Suite à la condamnation par les États-Unis du massacre d’Andijan (vallée de la Ferghana) le 13 mai 2005, le président ouzbek, Islam Karimov, a mis fin à la présence militaire américaine dans son pays (base de Karshi-Khanabad).la Chine et la Russie n’ont pas encore obtenu la fermeture de la base aérienne de Manas au Kirghizstan (où sont stationnés 1.200 militaires américains depuis 2001).

[4] Signée à Moscou le 1er juillet 2005, la «Déclaration conjointe sur l’ordre international au XXIe siècle» rappelle la volonté des deux puissances de promouvoir un «ordre mondial juste et rationnel, reposant sur les principes et normes universellement reconnus du droit international», ainsi que la primauté de l’ONU.

(5) Depuis le début des années 1990, l’industrie russe fournit 85% des importations chinoises d’armement. Les contrats chinois représentent de 40 à 50% des exportations russes d’armement.

(6) Soulignons à ce propos le refus de la Chine de jumeler les structures de l’OSC et celles de l’OTSC (Organisation du Traité de Sécurité Collective), autrement plus substantielle sur le plan militaire ; rappelons aussi que Pékin avait également refusé que les manœuvres militaires soient placées sous le double patronage de l’OCS et de l’OTSC.

[7] Cyrille Gloaguen, «L’Organisation de Coopération de Shanghai», France-Alliance Atlantique, Printemps 2006. Docteur en sciences politiques, Chercheure à l’Institut Français de Géopolitique (Paris VIII) et Chercheur associé à l’Institut Thomas More.

Danielle Bleitrach est sociologue et auteure d'une quinzaine d'ouvrages.

Danielle Bleitrach est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Danielle Bleitrach publiés par Mondialisation.ca

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La Coopération de Shanghai (OCS) soutient le « rôle actif » de la Russie dans le Caucase
29 août 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article4495.html

28 août 2008 (LPAC) – Les présidents des six pays membres de l’Organisation de la coopération de Shanghai (OCS) ont signé ce 28 août la déclaration de Douchanbé (Tadjikistan), qui soutient le « rôle actif » de la Russie dans la crise actuelle du Caucase. La déclaration reconnaît la profondeur de la crise. Elle déclare que les « Etats membres de l’OCS sont profondément inquiets des tensions autour de la question de l’Ossétie du sud, et appellent toutes les parties concernées à résoudre pacifiquement les problèmes existants, par le dialogue ». L’OCS regroupe la Russie, la Chine, et quatre anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale : le Tadjikistan, l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Kirghizstan. Quatre pays sont observateurs : l’Inde, la Mongolie, l’Iran et le Pakistan. La déclaration ne reconnaît cependant ni l’indépendance de l’Ossétie du sud ni de l’Abkhazie, comme on pouvait s’y attendre.

Néanmoins, par la suite, le président russe Dimitri Medvedev expliqua que, durant la rencontre, les présidents étaient « d’accord que des événements tels » que l’agression géorgienne, ne participaient pas à « renforcer la sécurité mondiale », et que « toute nation qui lance une agression devrait être tenue pour responsable » des conséquences. Medvedev, dans ses déclarations présentées sur Russia Today TV, précise qu’il a pu expliquer en profondeur l’agression géorgienne et la réaction russe à ses collègues de l’OCS, qui l’en remercièrent. Selon RIA Novosti, Medvedev appela les dirigeants de l’OCS à soutenir la Russie, à « envoyer un signal sérieux à ceux qui tentent de justifier l’agression commise ». « Qui est de connivence avec les autorités géorgiennes et qui les a même cooptées, à des fins personnelles et égoïstes, est quelque chose de bien connu. Dans ces circonstances extrêmes, nous sommes restés calmes et avons poursuivi une ligne politique responsable et prévisible, » dit Medvedev.

Dans la déclaration conjointe de l’OCS, il est dit : « Les dirigeants des Etats membres de l’OCS accueillent positivement la signature à Moscou des six principes de régulation du conflit en Ossétie du sud, et soutiennent le rôle actif de la Russie en aidant à la paix et à la coopération dans cette région. » (…) « Les pays membres de l’OCS déclarent leur adhésion à la diplomatie préventive, en tant que moyen significatif pour résoudre les problèmes de sécurité et de développement, ainsi que pour renforcer le rôle clé de l’ONU dans la sphère de la prévention de crise. »

Medvedev remercia la compréhension des dirigeants de l’OCS vis-à-vis de la position de la Russie : « Nous sommes sûrs que la position des membres de l’OCS trouvera une réponse internationale à la hauteur. J’espère que cela servira de signal sérieux à ceux qui essayent de justifier l’aventure sanglante du gouvernement géorgien. » Il remarqua que lui-même, tout comme le président Bush, avait été informé de l’attaque géorgienne en plein Jeux olympiques à Pékin, par le Premier ministre Vladimir Poutine. « Personne n’a besoin de guerre, » répondit George Bush.

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LaRouche à Poutine : la provocation de la Géorgie était dirigée par les Britanniques, par le biais de Cheney
29 août 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article4493.html

28 Août 2008 (LPAC) – Lyndon LaRouche a aujourd’hui répondu au Premier ministre russe Vladimir Poutine, suite à une interview de ce dernier sur CNN. Poutine y accuse les Etats-Unis d’être derrière l’attaque géorgienne en Ossétie du sud au début du mois d’août, contre les troupes russes ayant pour mission de maintenir la paix dans la région et contre la population. Il déclare également avoir des preuves que des conseillers militaires américains étaient engagés aux côtés des unités des Forces spéciales géorgiennes, lors des combats contre les troupes russes de maintien de la paix, et que de telles actions sont nécessairement le fruit d’ordres venant d’échelons supérieurs.

Tout en étant d’accord avec les faits présentés par Poutine, LaRouche proposa une clarification cruciale : « Considérer cela comme une opération américaine serait une erreur, » expliqua-t-il. « Cela vient des Britanniques, qui agirent principalement par le biais de leurs agents privilégiés au sein de la Maison blanche de Bush, comme le vice-président Dick Cheney. Cheney est un agent certifié de la faction en Grande Bretagne qui se mobilise pour provoquer une troisième Guerre mondiale entre la Russie et les Etats-Unis. »

LaRouche continua : « Cheney est un polichinelle britannique, et cela doit être clair dans la tête du Premier ministre Poutine et d’autres, comme le général Ivachov, pour évaluer correctement le contexte stratégique de ces provocations. Cheney est un polichinelle britannique, et cette provocation géorgienne est une opération britannique stratégique, utilisant des éléments américains de haut niveau. Le Premier ministre Poutine est correct sur les faits, mais son analyse ne l’est pas, faute de prendre en compte le rôle crucial des Britanniques. »

LaRouche avertit également que les deux candidats présumés aux élections présidentielles américaines, les sénateurs John McCain et Barack Obama, s’aligneront vraisemblablement avec cette provocation de troisième Guerre mondiale dirigée par les Britanniques. Dans le cas d’Obama, il est implicitement un agent britannique, de par ses liens étroits et son allégeance à George Soros, un agent connu du British Foreign Office. Dans le cas de John McCain, il est idéologiquement en phase avec précisément ce genre de provocation orchestrée par les Britanniques.

LaRouche conclut : « L’intention britannique est de mener le monde au bord d’une nouvelle confrontation similaire à la crise des missiles de Cuba ; et ils dirigent cette politique au travers d’opérations américaines qu’ils contrôlent, notamment par le pivot que représente le vice-président Dick Cheney. »

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La Russie évoque les « canons d’août » tout en montrant sa bonne volonté
28 août 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article4491.html

28 août 2008 (LPAC) – L’ambassadeur russe auprès de l’OTAN, Dmitri Rogozine, a employé le terme de « canons d’août » (une référence au début de la Grande guerre de 1914), pour parler des dangers résultant des provocations actuelles à son encontre.

Rogozine a comparé le président géorgien Mikhaïl Saakashvili à Gavrilo Princip, l’agent provocateur « serbe » qui assassina l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche à Sarajevo le 28 juin 1914.

Rappelons que le cadre de cette guerre, la « logique des alliances », fut fixé d’avance par le roi d’Angleterre Edouard VII et les services secrets de l’Empire britannique, et que ce fut leur jouet, Gavrilo Princip, qui actionna l’arme mortelle.

Rogozine affirma que « quand une personne prend le rôle d’un provocateur ou décide d’entrer dans l’histoire de la façon choisie par M. Saakashvili, il peut amener des systèmes globaux à s’affronter ; ainsi, à Sarajevo, Gavrilo Princip a amené les grandes puissances à s’affronter dans la Première Guerre mondiale et Saakashvili a cherché sa couronne de lauriers en essayant d’en faire autant.. Espérons que cela n’arrivera pas. »

Après sa rencontre avec le président russe Medvedev à Sotchi, Rogozine a déclaré que la Russie gelait sa coopération avec l’OTAN sur le maintien de la paix pendant six mois, sans pour autant suspendre sa participation au Conseil de partenariat euro-atlantique. Par contre, la Russie cessera sa participation au Partenariat pour la Paix (PPP), autre cadre de travail de l’OTAN.

Montrant sa bonne volonté en voulant maintenir une perspective de dialogue, la Russie continuera à aider l’OTAN en Afghanistan. « Sans notre aide, cette mission de l’OTAN serait un échec complet, un fiasco. Ce serait de la folie si l’OTAN continuait à miner ses relations avec la Russie », conclut Rogozine en précisant que certains aspects de la lutte contre le terrorisme seraient maintenus.

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« Nous sommes plus proches d’une 3e Guerre mondiale que des élections de novembre »
23 août 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article4476.html

23 août 2008 (Nouvelle Solidarité) – Ce jeudi 21 août, Lyndon LaRouche a mis en garde que le monde est franchement plus proche d’une 3e Guerre mondiale que des élections présidentielles américaines de Novembre. « Novembre, c’est loin », a-t-il dit.

« La situation mondiale et les derniers événements montrent que nous sommes au point de rupture du système, et que la menace d’une Guerre mondiale thermonucléaire est immédiate. Les provocations contre la Russie, via le gouvernement Saakashvili créé par George Soros et les services de renseignement britanniques, ne sont qu’un flanc d’attaque parmi d’autres. Malgré l’attention portée sur le Caucase la semaine passée, la question iranienne est plus que jamais d’actualité. N’excluez pas la possibilité que le vice-président Cheney et ses contrôleurs britanniques orchestrent une provocation majeure, pendant que les démocrates seront réunis à Denver la semaine prochaine. C’est le genre de situation où tout peut arriver. »

« C’est l’Empire britannique contre les Etats-Unis, et l’une des composantes les plus dangereuses dans cette crise sont les Etats-Unis eux-mêmes, avec une administration Bush qui se comporte comme une satanée idiote. »

LaRouche a ensuite réitéré ses mises en garde sur la situation hors de contrôle au Pakistan et en Afghanistan. « Je tiens le président Bush et la Maison Blanche pour responsables de ce foutoire. Ils auraient dû et auraient pu intervenir pour maintenir Musharraf au pouvoir. Au lieu de ça, ils se sont laissés prendre dans le sale jeu des Saoudiens et des Britanniques. Désormais, seulement quelques jours après le départ de Musharraf, le gouvernement pakistanais se délite et tout va pour le pire. Je dis à George Bush : ‘Tu es un bon à rien. En presque huit ans de mandat, tu n’as pas fait une chose de bonne. Es-tu la réincarnation de la chèvre apprivoisée
  • ?’ »

Notes:

  • The Pet Goat en anglais, est le livre pour enfant que George Bush était en train de lire dans une école de Floride le 11 septembre 2001, lorsqu’il fut informé des attaques sur le World Trade Center de New York.

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Les confidences du Canard sur l’implication U.S. en Géorgie
par Bruno Adrie Mondialisation.ca, Le 25 aout 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9934

L’édition du mercredi 20 août 2008 du Canard Enchaîné (en page 3), a confirmé la participation d’officiers  américains au côté des Géorgiens lors de l’offensive du 7 août dirigée contre Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud. L’article débute par cette phrase :  « Le 7 août, avant même de lancer son offensive en Ossétie du Sud, le président Saakachvili savait qu’il allait disposer d’une aide américaine sur le terrain. » D’après le Canard, les analystes de la Direction du renseignement militaire français sont formels : non seulement des officiers américains ont participé directement aux opérations du 7 août, mais ils ont en plus suggéré aux Géorgiens de lancer « des centaines de missiles sol-sol sur la capitale ossète. »

Ces informations émanent d’une source qu’on peut sans crainte qualifier de sûre. Au sommet de Bucarest de début avril, la France et l’Allemagne se sont montrées hostiles à la candidature de la Géorgie pour devenir membre de l’OTAN. Pour justifier leurs réticences, ces deux pays ont invoqué le problème des séparatismes ossète et abkhaze. Ce qui doit gêner, en outre, l’Allemagne et la France, même si elles n’en ont rien dit, c’est qu’elles savent bien que l’OTAN est le portier en uniforme de l’Union Européenne (1), ce « nain politique » qui est né de la nécessité étasunienne de conserver une tête de pont en Eurasie (2), et que l’admission de la Géorgie dans l’Alliance serait annonciatrice d’une admission dans l’Union. Après le sommet de Bucarest, les alliés se sont quittés en se promettant de se revoir en décembre 2008, afin d’examiner les évolutions qui se seraient produites durant le laps de temps en Géorgie et d’évoquer à nouveau son adhésion. Les Américains ont-ils cherché à précipiter les événements afin de ne pas retarder l’agenda de l’OTAN ? Ont-ils, dans ce but, donné la consigne d’invasion de l’Ossétie ? Ceci semble probable aujourd’hui. Leurs manœuvres conjointes de cet été qui avaient sans doute comme objectif d’intimider la Russie n’ont pas eu l’effet escompté. Car au lieu d’émettre des condamnations de principe, Moscou a réagi militairement, comme on sait, conduisant à l’échec de l’offensive américano-géorgienne.

Habitués à jouer leur rôle de chiens de luxe qui donnent la patte pour qu’on remplisse leur gamelle cinq étoiles, les media occidentaux se sont alors mobilisés afin de faire oublier les origines de cette guerre. Ils ont montré du doigt – d’un doigt passé maître dans l’art d’accuser les autres devant les caméras - cette barbarie russe qui écrase tout sur son passage et méprise la liberté des peuples : ça marche toujours (3). Les télévisions ont filmé des civils géorgiens, des petites gens qui souffraient pour de bon et souffrent encore à l’heure qu’il est. Mais comme toujours, les média ne garderont que les pleurs et le sang. La souffrance ne se filme pas et ceux qui souffrent s’oublient vite. On objectera que des avions cargos militaires et les navires de guerre ont fait depuis quelques jours le plein de palettes humanitaires et qu’ils sont venus les distribuer aux sinistrés. Mais où sont les avions civils ? Et où sont les navires civils ? Perdus dans le Triangle des Bermudes sans doute. Les palettes humanitaires, c’est pour les armées. Les armées d’aujourd’hui, elles avancent couvertes de palettes humanitaires, comme ces généraux d’opérette qu’on voit croulant sous des placards de médailles qui brillent.

Mais revenons à la souffrance, restée là-bas, chez les Géorgiens qu’on a filmés et chez les Ossètes invisibles. Trop épaisse, trop charnelle, trop chargée de l’odeur des corps pour remonter dans le câble qui ne boit que du sang abstrait, du sang politique, du sang à messages que sirotent chaque soir des téléspectateurs qui croient tout savoir mais qui ne savent rien, couchés sous les rafales d’une propagande, pardon, d’un marketing, qui leur décoiffe la comprenette, inlassablement. Georges Bernanos a révélé, il y a longtemps, la substance de notre monde, dans cette formule que j’emprunte à ses Ecrits de Combats : « Etre informé de tout et condamné à ne rien comprendre, tel est le sort des imbéciles. »

Que vont donc faire George W. Bush et son équipe néoconservatrice, ces hommes et ces femmes qui décrètent, sans nous avoir consulté à ce sujet,  que « la domination américaine est bonne pour l’Amérique et bonne pour le Monde. » (4) Vont –ils manquer leur rendez-vous ? Vont-ils le reporter ? Vont-ils agir en sous-main, convaincus qu’ils sont d’être les soldats de Dieu au service de la seule superpuissance capable de faire descendre le Paradis sur Terre depuis la chute du mur de Berlin ?

Pour Julianne Smith, la directrice du programme européen au Centre des études stratégiques internationales à Washington citée par l’édition du Figaro, du 13 août dernier :

« La crise n'a fait qu'enhardir deux camps bien distincts à l'intérieur de l'Alliance. D'un côté, pour l'Allemagne, la France et d'autres pays qui s'opposent à ces candidatures en arguant que la Géorgie et l'Ukraine ne sont pas encore prêtes, les événements qui viennent de se passer sont la preuve que les défis internes et autres conflits frontaliers rendent ces pays bien trop instables pour être admis rapidement. D'un autre côté, vous avez des pays, principalement emmenés par les États-Unis, qui ont maintenant des sentiments partagés. Eux aussi reconnaissent que l'on est confronté à une situation très instable et que si l'Otan avait pris des engagements en vertu de l'article 5 (qui stipule qu'une attaque contre l'un de ses membres est considérée comme une attaque contre tous, NDLR), il aurait été pratiquement impossible de déployer des troupes dans la région. » (Le Figaro)

Un article du 15 août 2008, intitulé « Jeu d’échec géopolitique : coulisses d’une mini guerre dans le Caucase » ("Geopolitical Chess: Background to a Mini-war in the Caucasus"), écrit par le sociologue américain Immanuel Wallerstein va encore plus loin. Pour Immanuel Wallerstein, les États-Unis « ne sont plus une superpuissance » et « les Américains n’ont pas compris les nouvelles règles du jeu ». Ils les découvrent pourtant. Ils n’ont répondu à la présence militaire russe en Géorgie que par « de la rhétorique ». Ils sont dans l’incapacité d’agir militairement car la guerre coûte cher et leurs troupes sont déjà mobilisées en Afghanistan et en Irak. L’ironie du sort que souligne le sociologue de Yale, est que le président Saakachvili a dû ordonner le rapatriement d’Irak des deux mille hommes que la Géorgie avait envoyés pour prêter main forte à la coalition. La Géorgie ne sauvera pas l’Amérique, car l’Amérique ne peut sauver la Géorgie.

La Pravda peut donc caracoler en publiant le 24 août un article intitulé « La Russie qui était à genoux se relève » (Russia stands up from its knees). Nous dirigeons-nous vers un rééquilibrage entre les deux puissances ? Il est encore trop tôt pour l’affirmer et nous laisserons les spécialistes trancher le moment venu.

Car l’Histoire nous a appris à nous méfier. Les grandes puissances ont toujours une main qui traîne dans la boîte de Pandore des prétextes de guerre, ce coffre pour jouets fabriqués dans les coulisses des chancelleries et les arrières cours des boutiques bancaires. Les États-Unis, même s’ils ne sont pas les seuls à le faire, n’ont jamais été les derniers à piocher dans cette boîte pleine de farces et attrapes dont on tire des hochets et des kaléidoscopes qui hypnotisent les nations pour mieux les convaincre de s’adonner à l’étripement généralisé. Une discipline qui manque encore aux Jeux Olympiques et où l’important est de participer et, si possible, d’y rester afin que d’autres en recueillent les bénéfices après vous avoir bâti un mausolée.
 
Ceux d’en bas devraient faire l’effort de comprendre les intérêts de ceux d’en haut.

Notes

(1) Je renvoie le lecteur au site Acrimed qui a relevé le premier la présence étrange du drapeau de l’Union Européenne derrière le président Saakachvili lors de ses interventions télévisées.

(2) Ce que les plan Fouchet ont cherché à remettre en question en proposant un conception européenne et eurasienne de l’Europe et non une Europe forgée par le banquiers et « patriote américain » Robert Schuman.

(3) L’Occident a l’habitude de se pardonner ses propres fautes. En condamnant l’invasion de la Géorgie par les forces russes, la diplomatie américaine avait préalablement effacé de sa mémoire l’invasion de l’Irak.

(4) Expression extraite de la « Declaration of Principles » du think tank néoconservateur Project For a New American Century dont le nom a été directement emprunté à la formule « American Century » forgée par Henry Luce avant la seconde guerre mondiale pour proclamer le rôle de bon samaritain pour ne pas dire d’empire que devraient jouer les Etats-Unis dans la seconde moitié du XXème siècle.

Bruno Adrie est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Bruno Adrie publiés par Mondialisation.ca

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Poutine sur CNN : Les États-Unis ont incité la Géorgie à la guerre pour que la Russie apparaisse en ennemi
Pravda, 29 août 2008
Original : english.pravda.ru/.../106241-Poutine_CNN-0
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info
http://www.alterinfo.net/Poutine-sur-CNN-Les-etats-Unis-ont-incite-la-Georgie-a-la-guerre-pour-que-la-Russie-apparaisse-en-ennemi_a23343.html?PHPSESSID=11f0cc06478e96dd919c74d328b777a6

​​​Certaines forces aux États-Unis auraient pu initier le conflit en Géorgie afin d'avantager l'un des candidats à la présidence des États-Unis. Cette opinion a été exprimée par Vladimir Poutinee lors de son dernier entretien avec CNN.

​​​Ce point de vue est apparu en Russie peu après l'agression géorgienne en Ossétie du Sud. D'éminents politiciens russes pensent que le conflit a été orchestré par les États-Unis, car le minuscule État de Géorgie n'aurait jamais envahi l'Ossétie du Sud sans leur aval. Cette version dit aussi que la guerre en Ossétie du Sud a été manigancée par le Vice-Président Dick Cheney pour ne pas laisser Barack Obama prendre la Maison Blanche suite aux élections en novembre.

​​​Poutine a déclaré au journaliste de CNN : « Ils avaient besoin d'une petite victoire militaire. Si ça ne marchait pas comme prévu, alors ils pouvaient rejeter la faute sur nous, pour nous faire considérer en ennemi et unir les pays à nouveau autour de certaines forces politiques. Pourquoi cette hypothèse vous semblerait-elle surprenante ? Je suis surpris que vous soyez étonné par ce que je dis. C'est totalement recevable au premier abord. »

​​​Le vice président du parlement Russe, Vladimir Zhirinovsky, a aussi accepté cette version. Il a déclaré :

​​​Tout cela a été fait pour que leur préféré, John McCain, gagne les élections du 5 novembre. Le complexe de la défense des États-Unis a besoin de son propre type à la Maison Blanche : John McCain.

​​​Dick Cheney est aujourd'hui le principal ennemi de l'humanité. Bush est une marionnette, tout comme Saakashvili.

​​​Poutine a dit dans son interview avec CNN : « Des citoyens étasuniens étaient impliqués dans le conflit. Ils ont agi ainsi parce qu'ils ont reçu l'ordre d'intervenir de celle manière, et la seule personne qui puisse donner ce genre d'ordre est leur chef. »

​​​Dans le texte en russe de son interview avec CNN, Poutine a formulé cette idée ainsi :

​​​Nous avons de sérieuses raisons de penser que des citoyens étasuniens étaient dans les secteurs de combat. Si c'est vrai, si le fait était confirmé, ce serait très grave. C'est très dangereux et cette politique est incorrecte.

​​​Son entretien exhaustif avec CNN se trouve en langue russe sur le site officiel du gouvernement russe.

​​​« Même au cours de la guerre froide, dans l'opposition acharnée entre l'Union Soviétique et les États-Unis, nous avons toujours évité l'affrontement direct entre nos ressortissants, sans parler des militaires, » a souligné le Premier Ministre.

​​​Vladimir Poutine a exprimé son regret du fait que les États-Unis n'ont pas interféré dans le conflit entre la Géorgie et l'Ossétie du Sud pour empêcher l'administration géorgienne de l'aggraver.

​​​L'agence de presse Interfax a cité Poutine : « J'étais déçu parce que l'administration étasunienne n'a rien fait pour arrêter la Géorgie dans la phase initiale du conflit. »

​​​Le Premier Ministre russe a rappelé qu'il avait parlé au Président étasunien George W. Bush le 8 août à Beijing, lors de l'ouverture des Jeux Olympiques. Le Président étasunien a dit n'aimerait pas qu'une guerre se produise quelque part [1].

​​​« À minuit, les troupes géorgiennes se sont emparées d'un quartier du maintien de la paix au sud de Tskhinvali. Ce n'est pas à nous de nous porter garant du fait que nous n'avons attaqué personne. Nous n'avons attaqué personne. Nous demandons des garanties des autres afin que personne ne puisse jamais nous attaquer et tuer nos citoyens, » a déclaré Vladimir Poutine.

​​​Poutine a dit que Washington, non seulement n'a tenu aucun compte de l'agression de la Géorgie contre l'Ossétie du Sud, mais a armé en plus les militaires géorgiens.

​​​« Pourquoi personne ne conduit de négociations de longue date pour rechercher les compromis délicats dans les conflits ethniques ? Il est beaucoup plus facile d'armer l'une des parties en conflit et de la pousser à tuer les gens de l'autre bord. Il semble que ce soit une décision facile à prendre. Bien que ça se termine en réalité, ça ne se passe pas toujours ainsi, » a souligné Poutine.

​​​Poutine a dit que c'est le Président Dmitri Medvedev qui a ordonné aux troupes russes d'entrer en Géorgie.

​​​« Medvedev connaissait mon avis sur la question. Mais c'était uniquement le Président de la Fédération Russe, le commandant en chef suprême, M. Medvedev, qui pouvait prendre pareille décision, » a déclaré Poutine.

​​​Poutine a aussi dit que la Russie ne va pas fermer les yeux sur le meurtre de ses citoyens dans l'intérêt de son adhésion aux organisations internationales.

​​​« Sommes-nous censés nous laisser tuer afin de pouvoir rester, disons, dans le Groupe des Huit ? » a-t-il déclaré.

​​​Le Premier Ministre russe a fait remarquer qu'il pouvait entendre les médias et les hommes politiques occidentaux jacasser à tire-larigot à propos d'une menace venant de Russie.

​​​« Vous et moi sommes assis-là et parlons dans la ville de Sotchi. Venant de plusieurs centaines de kilomètres d'ici, sont arrivés en mer Noire des navires de guerre étasuniens avec des missiles à bord,. La portée de leurs missiles est précisément de plusieurs centaines de kilomètres. Ce ne sont pas nos navires de guerre s'approchant de nos côtes. Ce sont vos navires de guerre qui s'avancent vers nos rivages, » a déclaré Poutine au journaliste de CNN.

​​​« Nous ne voulons pas de complication, nous ne voulons nous quereller ou nous confronter avec personne. Nous voulons coopérer normalement et percevoir une attitude respectueuse envers nous et en ce qui nous concerne, » a déclaré Poutine.

​​​Dans son entrevue exhaustive, Poutine a exprimé le fait que le Groupe des Huit est de second ordre sans la Chine et l'Inde.

​​​« Dans son état actuel, le Groupe des Huit est un organisme de second ordre. Il est invraisemblable d'imaginer un développement normal de l'économie mondiale sans inviter la République Populaire de Chine et l'Inde, » a dit le Premier Ministre russe.

​​​Répondant à une question sur l'éventuelle exclusion de la Russie du club du G8, Poutine a mis en doute l'efficacité des activités du G8 sans la Russie dans des domaines comme la lutte contre le terrorisme [2], la drogue, les maladies infectieuses et la prévention de la prolifération des armes de destruction massive.

​​​« Je pense qu'il ne faut pas y penser et qu'on ne devrait effrayer personne avec ça. Ce n'est pas du tout effrayant. On doit seulement essayer d'analyser la situation correctement, regarder vers l'avenir et établir des relations normales en traitant les intérêts de chacun avec égards, » a déclaré Poutine.

​​​Poutine a ajouté que la Russie espère toujours coopérer étroitement avec les autres pays, même si la coopération doit être équitable.

​​​« Nous voulons vivre dans la paix et la concorde. Nous voulons travailler normalement dans toutes les directions : sur la sécurité internationale, le désarmement, la lutte contre le terrorisme et la lutte contre la drogue, sur la question nucléaire en Iran et en Corée du Nord, nous y sommes entièrement préparés, » a déclaré Poutine.

​​​« Mais nous voulons que ce travail soit honnête, ouvert, fondé sur le partenariat, et non l'égoïsme, » a dit le Premier Ministre russe.

​​​Poutine estime que, dans certaines circonstances, la Russie pourrait cesser de coopérer avec l'Occident sur le programme nucléaire iranien.

​​​« Si personne ne veut nous parler de ces questions et si la coopération avec la Russie n'est pas nécessaire à ce sujet, eh bien, pour l'amour de Dieu, ils peuvent y travailler seuls, » a-t-il dit.

​​​Poutine a été particulièrement énergique dans l'expression de ses sentiments à propos des médias occidentaux, contrôlés par les États, qui fournissaient des informations fausses sur le conflit en Ossétie du Sud.

​​​« En ce qui concerne la perception des événements en Ossétie du Sud par le grand public, cela dépend en grande partie de la façon dont les médias sont manipulés par les politiciens et de la manière dont ils influencent l'opinion publique dans le monde. Nos collègues étasuniens sont décidément bien meilleurs que nous, » a ironisé Poutine à CNN.

​​​Pour illustrer son point de vue, Poutine s'est servi de l'interview de l'étasunienne d'origine Ossétienne, Amanda Kokoyeva, et de sa tante sur Fox News :

​​​Il (l'animateur) l'interrompait constamment. Dès qu'il n'appréciait pas ce qu'elle disait, il entreprenait de l'interrompre, se mettant à tousser et à croasser. Il semblait prêt à chier dans son froc [3] avec des mimiques si expressives qu'il la faisait taire. C'est ça de l'information honnête et objective ? C'est ce qu'ils appellent de l'information ? Non, ce n'en est pas. C'est de la désinformation.

Notes de traduction

[1] Sûrement que c'était avant que Daobeuliah ne finisse sa caisse de bière.

[2] C'est ça qui fait douter de l'honnêteté de Poutine. De quel terrorisme parle-t-il ? Le seul terrorisme international est une tromperie fomentée par les services secrets anglo-saxons et la mouche du coche israélienne.

[3] Poutine pensait seulement ça. En réalité, il a dit « faire caca dans son pantalon. »

Dimanche 31 Août 2008

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Une délégation américaine "du plus haut niveau" rencontrera Kadhafi et Bouteflika (EXCLUSIF)
le 29 Aout, 2008
Lahouari Kebli – Le Matin
http://www.lematindz.net/news/1906-une-delegation-americaine-de-haut-niveau-rencontrera-kadhafi-et-bouteflika-.html

Une délégation du « plus haut niveau » du Département d'Etat américain va briser un tabou vieux de 50 ans et rencontrera cette semaine, et pour la première fois, le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et enchaînera le même jour avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika,a appris Le Matin de source diplomatique.

Ce voyage historique à Tripoli, repoussé à plusieurs reprises, vise à parachever la normalisation des relations entre les Etats-Unis et la Libye.

Cette délégation de « très haut niveau » du Département d'Etat américain sera la première équipe de la diplomatie américaine à se rendre à Tripoli depuis plus de 50 ans, lorsque le secrétaire d'Etat John Dulles avait rencontré l'ancien roi Mohammed Idriss en 1953.

Elle rencontrera le dririgeant libyen Mouammar Kadhafi, dont Washington veut faire un exemple auprès de l'Iran et de la Corée du Nord car il a renoncé aux armes de destruction massive au profit de la réconciliation avec l'Occident.

Mais Washington n'oublie pas qu'Alger a servi de médiateur entre la Lybie et les Etats Unis afin de rouvrir l'ambassade Américaine à Tripoli.

Par geste de reconnaissance pour la médiation algérienne entre Washington et Tripoli, la délégation fera une visite de quatre heures à Alger pour y rencontrer Bouteflika. Ce sera une opportunité de parler du dossier de l'heure : comment aider l'Algérie dans sa lutte contre le terrorisme. Elle pourrait être accompagnée du général William Ward de l’armée américaine, commandant du Commandement américain pour l’Afrique (AFRICOM).

L'Algérie a donné son accord pour l'ouverture d'un bureau du FBI à Alger mais s'oppose à l’installation du siège de l’Africom sur le continent africain.

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LA SECRÉTAIRE D’ÉTAT AMÉRICAINE AU MAGHREB
Ce qui fait courir Condoleezza Rice

31 Août 2008 - Tahar FATTANI
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-08-31/55795.html

Une tournée d’adieu ou vient-elle tâter le pouls d’Alger?

La secrétaire d’Etat américaine conduira une délégation qui fera escale, samedi prochain, respectivement à Tripoli et Alger.

La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice effectuera, la semaine prochaine, une visite de quelques heures en Algérie. C’est ce qu’a confié hier, une source diplomatique à L’Expression. Cette source précise que la chef de la diplomatie américaine sera à la tête d’une délégation du département d’Etat.

Lors de cette courte visite, Condoleezza Rice rencontrera des responsables de la diplomatie algérienne de même que le président de la République, Abdelaziz Bouteflika.

Cette visite intervient au moment où les pays du Maghreb traversent une conjoncture particulière. Mme Rice arrive en Algérie quelques jours après la recrudescence des attentats terroristes contre les civils.

Washington, qui a maintes fois condamné le terrorisme, n’a pas manqué par ailleurs de soutenir Alger dans sa lutte contre les groupes terroristes. «Les Etats-Unis sont déterminés à soutenir le peuple algérien dans la construction de sa nouvelle nation», a souligné récemment la secrétaire d’Etat américaine, dans une lettre adressée à l’ambassade des USA à Alger.

Dans le même message, lu en mai dernier par l’ancien ambassadeur Robert S. Ford, Mme Rice a affirmé que «en 2008, l’Algérie est un leader reconnu en Afrique du Nord et au-delà (...). L’Algérie est championne de la sécurité régionale et internationale (...)», indique-t-elle encore et d’ajouter: «Aujourd’hui, nous pouvons apprécier le chemin parcouru par l’Algérie depuis qu’elle a émergé en tant que nation indépendante.»

L’on suppute dans les milieux diplomatiques, que Mme Rice saisira sa présence à Alger pour évoquer avec la partie algérienne le volet sécuritaire, Washington envisageant, indique-t-on, de renforcer la coopération avec Alger dans ce domaine.

Par ailleurs, cette visite intervient, note-t-on, à quelques mois de l’élection présidentielle américaine. Une élection qui apparaît d’ores et déjà très serrée entre le jeune candidat démocrate, et le vieux vétéran républicain. Bien évidemment, Alger est très intéressée et suit de près les joutes d’une présidentielle américaine qui se tient dans une conjoncture internationale très particulière marquée, notamment, par le conflit entre la Géorgie et la Russie et le retour de l’ex-puissance soviétique au premier plan.

Par ailleurs, on indique de même source, que Mme Rice sera accompagnée dans son voyage à Alger par un haut gradé du Commandement américain pour l’Afrique (Africom). Ce qui laisse entendre que la chef de la diplomatie américaine évoquera avec les responsables algériens ce thème qui a fait couler beaucoup d’encre ces derniers mois.

D’autant plus que l’ensemble des Etats du Sahel, y compris l’Algérie, ont réservé une fin de non-recevoir à la demande qui leur a été faite par les Etats-Unis d’héberger le siège de ce commandement militaire américain pour l’Afrique. Washington avait, à l’époque, démenti une telle demande, même si les Etats-Unis ont exprimé leur désir de voir un contingent américain s’installer en Afrique.

Le Sahel reste, toutefois, l’un des enjeux des stratèges du Pentagone. Mme Rice marquera également une halte en Libye où elle rencontrera le Guide libyen Maâmar El Gueddafi. Après une rupture de près de 30 années, les Etats-Unis et la Libye renouent ainsi des relations officielles.

Le contentieux, qui a opposé ces dernières années Américains et Libyens, a trouvé ces dernières semaines des solutions agréées par les deux parties, notamment par un «partage» des indemnités, la Libye indemnisant les ayant droits du crash de l’avion transportant des voyageurs américains au-dessus de Lokerbie, alors que les Etats-Unis indemniseront de leur côté les victimes du bombardement de Tripoli en avril 1986 par l’aviation américaine. La visite de Condoleezza Rice scellera les retrouvailles entre Libyens et Américains.
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« Répondre #235 le: 10/09/2008 - 17:37:47 »

Résister au mensonge par Thierry Meyssan*

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. http://www.voltairenet.org/fr
Mercredi 10 Septembre 2008

Source :
http://www.alterinfo.net/Resister-au-mensonge-par-Thierry-Meyssan*_a23694.html

A l'occasion du 7eme anniversaire des attentats aux Etats-Unis, nous publions en français un texte de Thierry Meyssan, déjà édité en italien et en russe dans le volume collectif Zéro, pourquoi la version officielle du 11-Septembre est un mensonge. Il y relate comment il écrivit L'Effroyable imposture et ce qui s'en suivit. Bien sûr, ce texte, écrit il y a plus d'un an, doit être mis à jour : désormais les médias russes se sont emparés du sujet. Il est clair que la censure dans les médias occidentaux (qui discréditent et réduisent au silence tous les dissidents, comme on l'a vu ces jours-ci avec l'humoriste Jean-Marie Bigard) ne pourra plus se poursuivre longtemps.

En ouvrant la polémique sur les attentats du 11 septembre, je n'avais pas conscience de me projeter dans ce que l'on allait bientôt appeler « une guerre globale sans fin ». Je pensais juste faire mon travail de journaliste en relevant les incohérences de la version gouvernementale. Dans les jours qui suivirent, je publiais une série d'articles sur Internet reconstituant la chronologie des faits, minute par minute et pointant le rôle invraisemblable du NORAD (commandement de la protection militaire aérienne). Je notais immédiatement que les auteurs des attentats disposaient de complices à la Maison-Blanche et à l'état-major interarmes ; que les individus accusés d'avoir piraté les avions ne figuraient pas sur les listes d'embarquement ; que l'accumulation d'indices laissés derrière eux n'était pas crédible ; que des explosifs avaient été placés dans les tours jumelles ; qu'Oussama Ben Laden fournissait un alibi commode pour justifier une attaque de l'Afghanistan décidée à l'avance ; et, bien sûr, que tout cela servirait à alimenter le projet de « clash des civilisations » et à justifier des guerres en chaîne.

Comme beaucoup d'autres, j'avais compris que ce jour-là, le monde avait changé. Pourtant, je continuais à agir et à écrire comme par le passé. Ce n'est que plus tard, en affrontant les difficultés qui allaient surgir, que j'ai trouvé de nouveaux moyens pour défendre notre liberté.

Je m'aventurais à identifier les groupes capables de monter une telle opération. Ayant étudié les réseaux stay-behind de l'OTAN (communémement appelés Gladio), je fus frappé par un certain nombre de similitudes dans le modus operandi. Je retrouvais dans mes archives la copie d'un bulletin interne de commandos basés à Fort Bragg, connus sous le nom de Forces spéciales clandestines (Special Forces Underground). On y annonçait, huit mois à l'avance l'attentat contre le Pentagone. Sous la présidence de Bill Clinton, ce groupe -composé de soldats d'élite impliqués dans les principales actions secrètes US à l'étranger- avait été accusé de participer à une conspiration. Dans le contexte, je ne pouvais malheureusement pousser l'investigation beaucoup plus loin.

Je m'attelais donc à reconstituer en détail les différents attentats pour en mieux comprendre le mécanisme. Cherchant à établir le timing exact de l'attentat du Pentagone, je relisais avec perplexité quelques dépêches de l'Agence France Presse :

AFP | 11 septembre 2001 | 13h46 GMT |
URGENT Le Pentagone évacué après la catastrophe du World Trade Center
WASHINGTON - Le Pentagone a été évacué mardi près de Washington après qu'une attaque terroriste eut visé les tours du World Trade Center à New York, ont indiqué des responsables américains.
jm/vm/glr

AFP | 11 septembre 2001 | 13h54 GMT |
URGENT Deux explosions au Pentagone (témoin)
WASHINGTON - Deux explosions ont secoué le Pentagone mardi matin et de la fumée sort d'un mur du bâtiment, a-t-on appris auprès d'un témoin, Lisa Burgess, journaliste du Stars and Stripes.
jm/gcv/vmt

AFP | 11 septembre 2001 | 14h51 GMT |
URGENT Un avion se dirige vers le Pentagone
WASHINGTON - Un avion se dirigeait mardi matin vers le Pentagone près de Washington, a indiqué un responsable du FBI à l'AFP.
smb/cw/vmt

AFP | 11 septembre 2001 | 16h07 GMT |
Un avion s'écrase sur le Pentagone (témoin)
WASHINGTON - Un avion de ligne s'est écrasé mardi sur le Pentagone, frappant violemment le bâtiment situé près de Washington au niveau du premier étage, a rapporté un témoin, le capitaine Lincoln Liebner.
« J'ai vu ce gros avion d'American Airlines arriver rapidement et à basse altitude », a déclaré ce témoin.
« Ma première idée est que je n'en avais jamais vu si bas », a-t-il ajouté. « J'ai réalisé ce qui se passait juste avant qu'il ne percute » le bâtiment, a noté le capitaine en précisant qu'il avait entendu des gens crier sur le lieu du drame.
Le Pentagone se trouve en Virginie, à environ un kilomètre du deuxième aéroport de Washington, Reagan National Airport.
jm/gcv/vmt

Selon la version gouvernementale, un avion de ligne s'est écrasé sur le Pentagone à 9h38 (13h38 GMT), mais selon les dépêches AFP, il y a eu des explosions dans le bâtiment avant le crash de l'avion. Il y aurait donc eu non pas un, mais plusieurs attentats au Pentagone.

Je me mis donc à collationner toutes les photos disponibles de la scène du crime pour voir s'il y avait ou non des traces d'explosions distinctes. _ Toutefois une autre question me taraudait l'esprit : comment le rédacteur de l'AFP pouvait-il avoir intitulé l'une de ses dépêches « Un avion se dirige vers le Pentagone » ? En effet, on peut observer qu'un avion se dirige vers Washington, mais comment savoir si, une fois arrivé, il ciblera le Pentagone plutôt que le Capitole ou la Maison-Blanche ? Décidément, cette histoire n'était pas claire.

Je présentais les photos que j'avais réunies à quelques amis compétents : un ex-pilote de chasse, un pompier, un artificier. Le pilote ne comprenait pas pourquoi les terroristes s'étaient lancés dans une manœuvre compliquée pour crasher leur avion sur la façade au lieu de piquer simplement sur le toit. Le pompier et l'artificier s'étonnèrent de l'incendie qui ne rappelait en rien ceux que causent des crashs d'avion. J'observais alors ce que tout le monde aurait dû noter dès le premier instant : il n'y avait aucun orifice dans la façade par lequel un avion aurait pu pénétrer dans le bâtiment, ni aucune épave d'avion à l'extérieur. Parce que tout simplement, il n'y avait pas eu d'avion.
Je venais de trouver « l'œuf de Christophe Colomb » et l'Amérique ne m'en serait pas reconnaissante.

Reprenant à son tour les photos, mon fils ainé, Raphaël, a mis en évidence l'impossibilité de la version gouvernementale sous la forme d'un jeu des sept erreurs qui a fait le tour du web mondial en quelques heures. Alors que mes articles n'étaient disponibles qu'en français, les légendes de ces photos furent rapidement traduites dans les principales langues tandis que le caractère ludique de leur présentation assura leur popularité. La gigantesque machine de propagande mise en marche par l'Alliance atlantique pour imposer la version gouvernementale avait éveillé l'intérêt du public pour tout ce qui touchait aux attentats. Porté par cette vague, le « jeu des sept erreurs » attira une dizaine de millions d'internautes en deux semaines. Pour la première fois, une opération d'intoxication planétaire était dévoilée aux yeux de tous en temps réel. C'est ce que les communicants du Pentagone, dépassés par ce revirement, ont appelé « la rumeur »

En résumant mon enquête par quelques photos et en interpellant les internautes pour qu'ils jugent par eux-mêmes, Raphaël réussissait à capter l'attention du public comme il avait déjà su le faire en d'autres occasions avec le même succès. Mais -contrepartie de cette simplification-, il réduisait la question à une simple affaire de communication gouvernementale mensongère en la privant de sa dimension politique. Dans cette période, je reçus le soutien massif de mes confrères. Des débats s'engagèrent sur les forums professionnels comparant l'attentat du Pentagone au charnier de Timisoara (en 1989, la presse s'était fait grugée par les opposants à Caucescu qui présentèrent des corps autopsiés comme s'il s'agissait de cadavres de suppliciés).

Je poursuivais mon enquête. J'explorais aussi bien les secrets de la nouvelle politique énergétique de Dick Cheney conduisant inévitablement les troupes de l'empire à faire main basse sur les réserves d'hydrocarbures du « Grand Moyen-Orient », que l'étrange parcours d'Oussama Ben Laden de la Ligue anti-communiste mondiale à l'émirat des talibans.

En Amérique du Nord, le principal hedomadaire hispanique d'information générale, Proceso, repris intégralement en octobre un long dossier que j'avais consacré aux liens financiers unissant les familles Bush et Ben Laden. Il apparaissait soudain que les deux hommes incarnant « le monde libre » et « le terrorisme » n'étaient pas des inconnus l'un pour l'autre et partagaient des intérêts communs alors même que de mystérieux initiés avaient réalisés de fabuleux profits en spéculant à l'avance sur les attentats. Ce sont ces informations qui achevèrent de convaincre des leaders états-uniens que les comploteurs n'étaient pas dans une grotte afghane, mais à la Maison-Blanche. La représentante de Georgie, Cynthia McKinney, interpella l'administration Bush au Congrès. Sa voix fut recouverte par les vociférations patriotiques, mais le doute venait de faire son entrée au Capitole.

En définitive, je réunissais mes différents articles et les publiais sous forme de livre en mars 2002. Cette nouvelle présentation, sous une forme synthétique et cohérente, de données que j'avais distillé durant six mois transforma brutalement la nature du débat. Nous quittions les discussions sur le détail des faits pour embrasser à nouveau leur signification politique. Nous passions de la remise en cause de la communication gouvernementale à la désignation des criminels. D'autant que l'essentiel du livre était une analyse de la transformation à venir des États-Unis en un État militaro-policier et une description de leur nouvelle tendance expansionniste. Perplexes, mes confrères français se faisaient silencieux, tandis que la presse internationale, de Népszabadság en Hongrie à Tercera au Chili, chroniquait L'Effroyable imposture. Malgré l'absence de toute publicité, l'ouvrage, imprimé à 10 000 exemplaires, était épuisé en cinq jours. Intrigué, un animateur de télévision atypique, Thierry Ardisson, m'invitait dans son show. Le livre était alors réimprimé en catastrophe et rapidement vendu à 180 000 exemplaires en France.

Pour l'Alliance atlantique, je devenais l'homme à discréditer d'urgence. Pour mes confrères, qui m'avaient encouragé jusque là, je passais soudain du statut de sympathique Tintin reporter à celui de dangereux concurrent et d'abominable blasphémateur. Ce fut alors un déluge d'imprécations. À quelques exceptions près, tous les médias respectables me lynchérent en chœur, le plus archarné étant le quotidien de gauche Libération qui me stigmatisa dans vingt-cinq articles successifs. Dans un éditorial sans honte, Le Monde déplora mon indépendance d'esprit affranchie des contraintes économiques de la profession. Dominique Baudis, le président du Conseil supérieur de l'audiovisuel, mis en cause dans mon livre pour son rôle au sein du Carlyle Group, fit téléphoner par ses collaborateurs aux grands médias audiovisuels pour m'interdire d'antenne.

La polémique prenait un tour d'autant plus surréaliste que la France était en campagne électorale présidentielle. Le clivage entre atlantistes et souverainistes traversait tous les partis. Chaque candidat évitait donc soigneusement de parler du 11 septembre pour ne pas provoquer de dissension dans son propre camp. Les citoyens, frustrés de ne pas voir leurs leaders se prononcer et convaincus que les médias n'admettraient jamais de reconnaître s'être faits bernés par les porte-parole de l'administration Bush, se tournaient spontanément vers mes analyses.

C'est alors que le Centre Zayed, le puissant institut d'études politiques offert par les Émirats arabes unis à la Ligue arabe, m'invita à m'exprimer à Abu Dhabi. Les diplomates s'y pressèrent si nombreux que la plupart ne purent entrer dans la salle et assistèrent à la conférence depuis les jardins aménagés. Elle fut suivie d'une interview d'une heure par l'un des plus célèbres journalistes arabes, Faiçal Al-Kassim, pour Al-Jazeera. Au cours de ces interventions, je présentais de nouveaux éléments et apportais la preuve que l'attentat contre le Pentagone avait été perpétré par un missile des forces armées des États-Unis. Surtout, j'appelais les États membres de la Ligue arabe à demander la constitution d'une commission d'enquête internationale par l'Assemblée générale de l'ONU. La polémique politique franchissait un pas de plus et s'installait désormais dans les relations internationales.

Le département d'État, qui avait pourtant dépéché une délégation de sept diplomates pour m'écouter, fut un peu long à réagir. Le Centre Zayed publia une version arabe de L'Effroyable imposture, dont 5 000 exemplaires furent offerts par le souverain aux principales personnalités politiques et intellectuelles du monde arabe. Les États arabes refusaient d'endosser la responsabilité collective des attentats. La Ligue arabe et le Conseil de coopération du Golfe étaient en ébullition. Il devenait urgent pour Washington de discréditer le Centre Zayed. Une campagne de diffamation fut lancée pour couper ce prestigieux institut de tout contact étranger. En définitive, les Émirats arabes unis décidèrent de le fermer quitte à créer une nouvelle structure plutôt que de s'épuiser dans une vaine polémique.

L'Effroyable imposture était traduite en vingt-six langues et propulsée numéro 1 des ventes dans tous les pays du bassin méditerrannéen, sauf Israël. Comme j'utilisais les premiers bénéfices perçus à financer les activités éditoriales du Réseau Voltaire dans le tiers-monde, les atlantistes se mobilisérent pour organiser la faillite de mon éditeur de sorte que je n'ai jamais touché des droits d'auteur qui s'annonçaient considérables.

Washington exerçait toutes sortes de pressions sur la France pour qu'on me fasse taire. Une organisation sioniste appela au boycott du Festival de Cannes par Hollywood que Woody Allen parvint à désarmorcer. Le département de la Défense menaça les médias qui persisteraient à rendre compte de ce débat de leur supprimer toute accréditation. La chasse aux soricières se généralisait.

Simultanément, des voix libres se faisaient entendre en Europe. Notamment, celle de l'ancien ministre allemand Andreas von Bülow et celle de l'ancien chef d'état-major russe, le général Leonid Ivashov. L'opinion publique mondiale et les chancelleries étaient partagées. Après vérifications, les principaux services de renseignement militaires étaient convaincus de la supercherie de l'administration Bush. De sorte que l'on peut dire qu'en moins d'un an, la plus gigantesque opération de propagande de l'Histoire avait échoué.

C'est avec un net retard sur le reste du monde que le mouvement pour la vérité s'est développé aux États-Unis. Une longue période de deuil était nécessaire aux États-Uniens avant de retrouver leur esprit critique.

Pendant ces cinq années qui se sont écoulées depuis le 11 septembre 2001, j'ai reçu plusieurs milliers de menaces de mort par courrier postal et par e-mail et j'ai dû affronter de grands dangers. Dans tous mes déplacements, des États et parfois des particuliers ont mis à ma disposition des escortes armées et des voitures blindées, sans que j'en fasse la demande. J'ai appris que l'on pouvait voyager sous de fausses identités et passer les douanes sans contrôle. Je n'ai jamais su précisément qui me protégeait ainsi.

J'ai eu l'occasion de rencontrer de nombreux chefs d'état-major, des chefs de gouvernement et des chefs d'État pour leur présenter mon enquête sur le 11-Septembre et pour leur communiquer des informations non publiables. Leurs portes se sont ouvertes devant moi avec une étrange facilité.

De ce que j'ai compris, j'ai gardé le sentiment d'une dette personnelle vis-à-vis de Jacques Chirac que je n'ai jamais rencontré mais dont la haute figure était toujours évoquée par ceux qui me reçevaient et par ceux qui assuraient ma sécurité.

Au cours de ces rencontres à haut niveau, j'ai observé l'évolution des relations internationales.

Le 11-Septembre peut être analysé comme un crime de masse ou comme une opération militaire, mais il restera dans l'Histoire comme une mise en scène qui a précipité le monde dans des représentations et un discours irrationnels. Les hommes qui l'ont commandité ont voulu faire basculer idéologiquement les États-Unis et ils y sont parvenus. Ce pays est passé d'une conception messianique de son rôle dans le monde à un millénarisme. Il se pensait jusqu'alors comme un modèle de vertu et d'efficacité. Il espérait régénérer la vieille Europe et vaincre le communisme athée. Voilà qu'il s'affirme comme un État au dessus des autres ayant, seul, vocation à administrer le monde.

Si les symboles de la puissance financière et militaire états-unienne, le Centre mondial du commerce et le département de la Défense, sont crucifiés, c'est pour mieux transfigurer la bannière étoilée. À partir de ce moment, les États-Unis n'ont plus ni adversaires, ni partenaires, ni alliés. Ils n'ont que des ennemis ou des sujets. La rhétorique officielle s'enfonce dans le manichéisme : « Qui n'est pas avec nous est contre nous ». Le monde devient un champ de bataille eschatologique dans lequel les États-Unis et Israël incarnent le Bien, tandis que le monde musulman incarne l'Axe du Mal.

Ce basculement idéologique consacre le triomphe de la doctrine Wolfowitz sur la doctrine Brzezinski.

A la fin des années 70, Carter et Brzezinski avaient pris la décision de vaincre le Pacte de Varsovie sans confrontation militaire directe, mais en dressant le monde musulman contre lui (d'abord en Afghanistan, puis en Yougoslavie et en Asie centrale) et de réserver les capacités militaires US pour sécuriser les approvisionnements en hydrocarbures (création du Central Command).
Mais, dans la foulée de « Tempête du désert », Paul Wolfowitz avait préconisé de profiter de l'effondrement de l'URSS pour abandonner le système de sécurité collective onusien et affirmer la suprématie sans partage des États-Unis et d'Israël. Il convenait alors d'accroître au maximum l'asymétrie des capacités militaires en développant l'arsenal états-uno-israélien et en dissuadant toute autre puissance de se poser en rivale. Ceci impliquait notamment de priver l'Union européenne de toute vélléité politique en la noyant dans un élargissement forcé et indéfini.


Ces deux doctrines stratégiques ont été soutenues par des groupes d'influence économique distincts. Ceux qui rêvent de croissance continue et d'ouverture des marchés comptent sur la stratégie de Brzezinski pour garantir un recul des régimes socialistes et un approvisionnement permanent en énergie aussi bien pour eux que pour leur clients. Au contraire, ceux qui rêvent de maximiser les ventes d'armes et les profits spéculatifs comptent sur la stratégie de Wolfowitz pour créer des disparités et des tensions, sans crainte des inégalités, des crises et des guerres qui sont autant d'occasions de faire du business.

Or, le spectre du pic pétrolier -c'est-à-dire le commencement de la raréfaction du pétrole exploitable- a convaincu une société malthusienne que la paix était impossible à moyen terme et que l'avenir appartiendrait aux prédateurs.

Le monde actuel doit faire face à deux États expansionnistes, les États-Unis et Israël. Tous deux sont emportés par une logique qui les dévore de l'intérieur : ils concentrent toutes leurs capacités sur l'accroissement de leur puissance militaire au détriment de leur développement intérieur. Ils ont consacré presque toute leur activité à l'économie de guerre, de sorte que pour eux, c'est la paix qui serait funeste. Ils sont contraints à la fuite en avant ou à la faillite. Cependant, leur appétit ne menace pas tout le monde de la même manière et pas en même temps.

Les Européens se sont comportés comme des autruches. Ils ont refusé la vérité sur le 11-Septembre parce qu'ils croyaient pouvoir rester des alliés des États-Unis alors qu'ils n'étaient plus que des proies. Ils ont admis sans broncher l'attaque de l'Afghanistan par les Anglo-Saxons, le dégagement d'un long corridor leur permettant à terme de drainer les hydrocarbures de la Caspienne, et la plantation de vastes champs de pavot pour s'emparer des marchés européens de l'opium et de l'héroïne. Certains Européens, conduits par la France, ont cru pouvoir s'opposer à l'invasion de l'Irak. Mais ils n'ont pu que dire le droit et ont été punis de leur audace en étant contraints de payer cette guerre, par l'entremise de la dollarisation forcée des réserves monétaires de la Banque centrale européenne. Reculant un peu plus, les mêmes Européens tentent aujourd'hui de jouer les médiateurs avec l'Iran comme si leurs efforts diplomatiques pouvaient infléchir la volonté de l'Empire.

Loin de ces atermoiements pitoyables, le monde musulman et les États latino-américains ont fait preuve de lucidité. Ils ont vite compris qu'après avoir été considérés comme des variables d'ajustement durant la Guerre froide, puis comme des pions sur le « grand échiquier » de Zbignew Brzezinski, ils étaient promis à l'extermination. Ils avaient le tort d'habiter au mauvais endroit. Les premiers gênaient l'exploitation des hydrocarbures ; les seconds utilisaient leurs terres pour se nourrir au lieu de cultiver les biocarburants indispensables aux 4x4 des yankees. Ce n'est donc pas un hasard si cheik Zayed aux Émirats, puis Saddam Hussein en Irak et Bachar el-Assad en Syrie furent les premiers chefs d'État à briser explicitement le mensonge. Et, dans la même logique, ce sont aujourd'hui les deux principaux leaders des non-alignés, le Vénézuélien Hugo Chavez et l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad qui sont les plus diserts sur le sujet.

Les dirigeants russes, quant à eux, se sont divisés selon un clivage préexistant. Ceux qui étaient proccupés d'enrichissement rapide ne voulaient pas compromettre leur business international en s'aliénant les États-Unis. À l'inverse, ceux qui rêvaient de retrouver le statut de superpuissance préconisaient d'affaiblir Washington en révélant ses mensonges.
Pragmatique, Vladimir Poutine n'a pas tranché, mais a agi de manière à ce que la Russie tire le plus grand profit de la situation. Il s'est moyennement indigné de la guerre en Afghanistan, tant il s'amusait de voir les États-Uniens détruire eux-mêmes l'émirat des talibans qu'ils avaient constitué principalement pour servir de base arrière à la déstabilisation de la Tchétchènie. Il s'est opposé à l'invasion de l'Irak, mais plutôt que d'affronter aux États-Unis, il a choisi de les embourber sur place en soutenant en sous-main la Résistance. Il a pris la même attitude à propos du Liban et a été surpris -comme tout le monde d'ailleurs-de la victoire du Hezbollah sur le régime sioniste. Il souffle aujourd'hui le chaud et le froid sur l'Iran.
Progressivement, il place son pays non en rival des États-Unis, mais en protecteur des faibles et en arbitre. De ce fait, il s'abstient de toute déclaration sur le 11-Septembre et laisse abondamment s'exprimer à sa place les vétérans du KGB.

Après avoir plus ou moins longtemps cru à un cauchemar qui s'évanouirait au réveil, les gouvernements du monde entier ont pris la mesure du problème posé par le 11-Septembre et la transformation des États-Unis. Il appartient à chacun de protéger son pays ce qui n'interdit pas de mener des actions collectives pour paralyser le fauve. Les forces armées US et Tsahal sont en effet très dépendants de leur ex-alliés. Ainsi, le refus turc de laisser l'US Air Force utiliser son espace aérien pour bombarder l'Irak a contraint le Pentagone a déplacer son dispositif et à retarder son attaque. Si d'autres États s'étaient ainsi opposés passivement à cette guerre, elle n'aurait pas pu avoir lieu.

Toutefois, le passage à l'action collective suppose une meilleure connaissance du mode de fonctionnement de l'impérialisme et de l'impact que pourraient avoir des mesures nationales coordonnées. C'est à cela que les militants pour la vérité sur le 11-Septembre doivent maintenant se consacrer. Les victimes centre-américaines des escadrons de la mort de John Negroponte doivent échanger avec ses victimes irakiennes. Les Indiens du Guatemala qui ont été parqués dans des réserves par les conseillers israéliens de la junte doivent rencontrer les Palestiniens enfermés dans la bande de Gaza. Les personnes enlevées et torturées en Amérique latine lors de l'Opération Condor doivent débattre avec celles qui viennent d'être enlevées en Europe et torturées par la CIA. Etc. C'est ce que nous avons commencé à faire avec la conférence Axis for Peace.

Le mensonge du 11-Septembre a fournit la base de la rhétorique de l'administration Bush. Le moment est venu d'admettre que l'on ne peut combattre la politique de cette administration sans dénoncer ce mensonge.
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« Répondre #236 le: 11/09/2008 - 10:51:04 »

Après les 16 ans de réserves restantes prouvées de pétrole Algériennes, Les réserves de gaz algérien pourrait s’épuiser en moins d’une génération

Donc en Septembre 2008, on pourrait affirmer que l'Algérie lui reste :

1- au maximum 16 ans de réserves prouvées de pétrole

2- moins d'une génération de réserves prouvées de gaz naturel.

Puis pendant et après l'épuisement de ces réserves (pétrole et gaz), on verra (notre génération) la fin lente et sanglante de l'Algérie qui a voué toute son existence au culte maléfique et démoniaque des "dieux" pétrole et gaz naturel Algériens.


*********************

Les réserves de gaz risquent de s’épuiser plus rapidement
En raison de programmes d’exportation ambitieux et la croissance des besoins du marché intérieur

Edition du Jeudi 11 Septembre 2008 - Par :Khaled R.

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=99504&titre=Les%20r%C3%A9serves%20de%20gaz%20risquent%20de%20s%E2%80%99%C3%A9puiser%20plus%20rapidement
Par :Khaled R.

La capacité d’exportation atteindra environ 100 milliards de mètres cubes par an à l’horizon 2012 si les projets Medgaz, Galsi et les trains géants de GNL de Skikda et d’Arzew seront opérationnels à cette échéance !

Mustapha Mekidèche, vice-président du Cnes et expert pétrolier, a souligné, dans une communication intitulée “le secteur des hydrocarbures en Algérie (1958-2008) problématique, enjeux et stratégies”, présentée lors d’une rencontre organisée dimanche dernier par la Fondation Friederich-Ebert, la nécessité de définir un consensus national sur le profil national des hydrocarbures, à moyen terme, notamment pour le gaz naturel.

En effet, l’Algérie dispose de 2,5% des réserves mondiales de gaz, soit 4 500 milliards de mètres cubes, soit une durée de vie de 54,4 ans. Ces chiffres publiés par BP, une référence mondiale, sont établis sur la base de la production de gaz naturel de 2007, compatible avec des exportations de l’ordre de 60 milliards de mètres cubes par an. Or Sonatrach vise à exporter 85 milliards de mètres cubes par an à l’horizon 2012 (cf déclarations du ministre de l’Énergie et du P-DG de Sonatrach).
Ce qui implique une production de gaz beaucoup plus importante. Si on tient compte des projets Medgaz et Galsi et la réalisation des trains géants de Skikda et d’Arzew, la capacité d’exportation de gaz atteindra, si tout se passe bien 100 milliards de mètres cubes par an en 2012 !

Il ne faut pas oublier également que les besoins du marché intérieur en gaz vont aller crescendo. Une étude de l’Aprue citée par l’expert prévoit une explosion de la demande à l’horizon 2020. Selon le document de l’agence, “le volume de la consommation a doublé entre 1980 et et 1992 avec un taux de croissance annuel moyen de près de 6%. Entre 1992 et 1997, la croissance de la consommation se stabilise avec de nouveau, un taux de croissance moyen de 6% entre 1997 et 2003…

Une simulation par produits énergétiques met en évidence la très forte croissance passée des consommations d’électricité qui pourrait amener à une multiplication proche de quatre de sa consommation sur les 20 prochaines années. Or l'électricité est principalement produite à partir du gaz naturel”.

Ajouter les quantités supplémentaires de gaz requises pour le programme de pétrochimie (quantités estimées à 10 milliards de mètres cubes par an) et celui du dessalement.

Tout cela suggère que les réserves de gaz vont s’épuiser en moins d’une génération. Cette conclusion fait abstraction des volumes de gaz qui seront découverts d’ici 2020.
Des données de Sonatrach font état d’un potentiel gazier de 100 TCF à confirmer, soit plus de 2 000 milliards de mètres cubes de nouvelles réserves de gaz, concentrées dans les bassins de Berkine,
d’Illizi et ceux du Sud-Ouest (Bassins de Béchar, de Timimoun, de l’Ahmet et de Gourara). Ce qui explique l’optimisme du ministre de l’Énergie.

En tout état de cause, le rythme de consommation sera bien supérieur au rythme de découvertes, exerçant ainsi des pressions sur les accumulations de gaz. Ne perdons pas de vue que le gaz est une ressource fossile épuisable. Tout cela renvoie à la nécessité de mettre en œuvre un modèle de consommation moins énergivore et une politique beaucoup plus volontariste en matière de rationalisation de l’utilisation de l’énergie.

Ces questions devraient être discutées en fait par le Haut-Conseil de l’énergie avant la définition d’une politique d’affectation des réserves compatible avec la croissance de la demande du marché national.

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Des dizaines de milliards de dinars y sont détournés : L’agriculture au creux des scandales financiers

Par Salima Tlemçani - 30 septembre 2008 - El Watan
http://www.elwatan.com/Des-dizaines-de-milliards-de

Triste sort que celui réservé en une semaine à deux établissements censés accompagner les agriculteurs dans leurs efforts de développement du secteur dans le cadre du Plan national de développement de l’agriculture (PNDA). Ainsi, après la mise sous administration des activités de la banque de la Cnma, pour des raisons que l’opinion ignore toujours, c’est au tour de la Société algérienne de leasing mobilier (Salem), un établissement qui finance l’acquisition des équipements (agricoles), de se voir retirer son agrément par le Conseil de la monnaie et du crédit et d’être mise en liquidation, par la commission bancaire.

Créée en juin 1997, cette société par actions (SPA), détenue par Cnma, Badr, Cpa et Cnep, avait pour activité le financement sous forme de leasing de matériel agricole produit en Algérie. Etant donné le bilan catastrophique arrêté par les gestionnaires, au 31 décembre 2007, et le refus de ses actionnaires de le recapitaliser, la décision de mettre fin à ses activités a été prise par le chef du gouvernement. La demande de restitution de l’agrément introduite le 16 septembre 2008 par les actionnaires auprès du Conseil de la monnaie et du crédit a été acceptée et le 25 de ce mois, la commission bancaire a désigné un liquidateur pour gérer les opérations de mise en liquidation. Pour M. Benarbia, directeur général de cet établissement financier, il ne s’agit pas de « sanction mais de mesure inévitable vu son bilan très délicat ». Il a indiqué que les actionnaires ont refusé de le recapitaliser et « la suite était inévitable ».

Pour ce qui est du bilan négatif de Salem, M. Benarbia le justifie par l’environnement dans lequel évolue l’établissement. « L’agriculture est un secteur sensible. La réussite des opérations de financement du matériel agricole dépend des conditions climatiques et la Salem, contrairement à l’Ansej, qui bénéficie d’un fonds de garantie, ne dispose pas de mécanismes qui la protègent de ces risques. C’est le cas d’ailleurs de tous les instruments de financement du secteur agricole. Par exemple, lorsque dans le cadre du programme du PNDA nous finançons une moissonneuse-batteuse. Au bout de trois ou quatre ans et quand les conditions météo ne sont pas favorables, il y a baisse de production. De ce fait, l’agriculteur aura des difficultés à honorer ses créances. Si nous lui appliquons la règle de la saisie du matériel pour non-respect des échéances, le matériel ne nous rapportera même pas un dixième de sa valeur. La Salem est victime de ces aléas climatiques, contre lesquels elle n’est pas assurée », a déclaré M. Benarbia.

Selon lui, l’établissement a financé 3500 projets, et « un millier a connu un échec. Ses activités seront reprises par la Badr et une partie de son personnel redéployé ». Pourtant, certains cadres de l’établissement contestent le nombre des projets n’ayant pas abouti. Ils affirment que « la faillite de l’établissement est due essentiellement à une mauvaise gestion des opérations de financement des projets, dont 3000 ont connu un échec total ». Nos interlocuteurs précisent que les activités de la Salem « auraient pu connaître une totale réussite, si les dossiers et surtout le choix des bénéficiaires avaient été bien étudiés. Des sommes colossales ont été dépensées dans des projets qui n’ont jamais vu le jour. La situation était telle qu’elle a fini par mener droit vers la liquidation, laissant à l’Etat une lourde ardoise ».

De son côté, le syndicat de l’établissement, représenté par sa secrétaire générale, Mme Boukort, semble dans l’expectative. « Nous voulons que les 82 salariés de la Salem soient juste redéployés pour éviter leur mise au chômage. Ces salariés n’ont pas à assumer les erreurs de gestion des responsables », note Mme Boukort. En fait, précisent nos sources, cette situation rappelle étrangement celle qu’a connue la Générale des concessions agricole (GCA), à travers ces enveloppes importantes distribuées pour financer des projets fictifs ou n’ayant jamais été réalisés, dans le cadre... du développement agricole. De nombreuses personnalités du système ont été mises en examen dans le cadre de cette affaire, mais à ce jour l’opinion publique ne sait toujours pas comment les deniers du contribuable ont enrichi les plus riches. Si le scandale de la GCA attend toujours son épilogue au niveau de la justice, celui de la Salem et de CNMA-banque n’ont pas encore livré leurs secrets. Ainsi, l’on comprend aisément pourquoi le secteur de l’agriculture n’arrive toujours pas à se redresser. Tout simplement parce qu’une grande partie des fonds qui lui sont destinés sont détournés de leur vocation.

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Scandales dans l'agriculture algérienne
[ 01/10/08  ] - lesechos.fr
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4779067-scandales-dans-l-agriculture-algerienne.htm

Rien ne va plus dans l'agriculture en Algérie. Le quotidien « El Watan » (la patrie) dénonce une série de scandales financiers qui touchent l'ensemble de ce secteur. Après la décision prise à la mi-septembre par le gouvernement algérien d'arrêter les activités bancaires de la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA-Banque), c'est au tour de la Société Algérienne de Leasing Mobilier (Salem) d'être mise en liquidation. « Triste sort que celui réservé à ces deux établissements censés accompagner les agriculteurs dans leurs efforts de développement du secteur dans le cadre du Plan national de développement de l'agriculture (PNDA) », commente amèrement le quotidien. La Salem, une société par actions créée en 1997, avait pour vocation de financer le leasing de matériel agricole fabriqué en Algérie.

Après le refus de ses actionnaires (CNMA, Banque de l'Agriculture et du Développement Rural, Crédit Populaire d'Algérie et Caisse Nationale d'Epargne et de Prévoyance) de recapitaliser cette institution, le chef du gouvernement algérien a décidé de mettre fin à ses activités. Pour son directeur général, Mohamed Benarbia, son institution qui ne bénéficie d'aucun fonds de garantie, a été victime des difficultés de l'agriculture. « La réussite des opérations de financement du matériel agricole dépend des conditions climatiques », qui pèsent sur les rendements, a-t-il dit. Mais, d'après une enquête du quotidien menée auprès d'autres responsables de la Salem, la faillite est due essentiellement à une mauvaise gestion des opérations de financement. En fait, d'après eux, « des sommes colossales ont été dépensées dans des projets qui n'ont jamais vu le jour ». Le quotidien reste néanmoins prudent sur les détails de ces « scandales » en affirmant que ni la Salem ni la CNMA-banque « n'ont encore livré leurs secrets ». Mais il conclut que ces deux faillites expliquent pourquoi l'agriculture algérienne n'arrive pas à se redresser. « Tout simplement parce qu'une grande partie des fonds qui lui sont destinés sont détournés de leur vocation. »

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Revue statistique de BP sur l’énergie dans le monde de juin 2008
La durée de vie des réserves algériennes de pétrole est de 16,8 ans (SEIZE ANS ET 8 MOIS)

Par :N Ryad - LIBERTE - Edition N° 4797 du Jeudi 19 Juin 2008
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=95888

Les réserves de gaz sont les moins entamées.

Dans sa dernière édition, la revue statistique de BP, une référence dans le monde, indique que la durée des réserves algériennes de pétrole s’est établie à fin 2007 à 16,8 ans (SEIZE ANS ET 8 MOIS) . Elles représentent 1% des réserves mondiales. Il s’agit de réserves prouvées, c’est-à-dire déterminées avec un plus grand degré d’exactitude. La production s’est élevée à 2 millions de barils en 2007. Elle inclut pétrole brut et liquides de gaz naturel (condensat et GPL). Elle représente 2,2% de la production mondiale. La revue de BP note que la production de brut de l’année dernière est en légère diminution par rapport à 2006 (-0,1%).

Les réserves de gaz sont, elles, les moins entamées. Elles s’élèvent à fin 2007 à 4 500 milliards de mètres cubes. Leur durée de vie est de 54,4 ans. Elles représentent 2,5% des réserves mondiales. L’Algérie a produit 83 milliards de mètres cubes de gaz en 2007, contre 94 milliards de mètres cubes de gaz en 2006, soit une baisse de 1,7%. Elle représente 2,8% de la production mondiale. En 2007, le prix moyen du Brent, la variété de mer du Nord (référence pour le pétrole algérien) s’est établi à 72,39 dollars, soit une croissance de 11%. Les prix ont progressé d’un peu plus de 50 dollars à mi-janvier jusqu’à 96 dollars à la fin de l’année. La consommation globale de pétrole a crû de 1,1%, soit 1 million de barils par jour. Légèrement au-dessous de la moyenne décennale.

La consommation a augmenté au Moyen-Orient, l’Amérique du Sud et centrale et en Afrique. Celle de l’Asie-Pacifique a crû de 2,3%. Quant à la production mondiale globale, elle a baissé de 0,2%, soit 120 000 barils/jour, la première chute depuis 2002. La production Opep a chuté de 350 000 barils/jour en 2007 en raison des décisions de baisse du plafond de production en novembre 2006 et février 2007. La consommation mondiale de gaz naturel a crû de 3,1%. La production a également augmenté de 2,4%.
 
L’Algérie table sur le potentiel du champ de Hassi-Messaoud

À noter que ces statistiques ne tiennent pas compte du potentiel minier algérien. Le ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, s’appuyant sur les perspectives de découvertes, a avancé le chiffre de 30 ans. En d’autres termes, la durée de vie des réserves de pétrole de l’Algérie est estimée à trois décennies. Il restera toujours du pétrole en Algérie en 2040, a-t-il affirmé. Allusion sans doute au champ de Hassi-Messaoud. “Ce gisement supergéant pourra encore produire 600 000 barils/jour de brut pendant encore 30 à 40 ans, contre 400 000 barils/jour aujourd’hui”, avait souligné en ce sens un haut responsable de Sonatrach.

À l’appui de ses affirmations, le ministre de l’Énergie a argué que le domaine minier national est sous-exploré. Le nombre de puits par 10 000 km2 est dérisoire par rapport à la moyenne internationale. En ce sens, l’effort d’exploration plus intense au cours des dernières années a été sanctionné par un niveau record de découvertes : 20 en 2007. “Les gisements découverts sont de taille moyenne”, a nuancé un responsable de Sonatrach chargé de l’exploration. Même si le potentiel pétrolier algérien est considéré comme important, il convient de ne pas négliger la croissance de la population, les ambitions de croissance économique élevée qui qui vont tirer vers le haut la consommation locale de produits pétroliers et, partant, diminuer la rente.

Le bons sens indique qu’il faut saisir cette opportunité d’une embellie financière exceptionnelle grâce à la flambée des prix du pétrole pour réduire sa dépendance à l’égard des résultats du secteur des hydrocarbures en diversifiant son économie, et en favorisant l’émergence d’une économie de substitution aux hydrocarbures.

Cela ne veut pas dire ne pas maintenir l’effort d’exploration et les investissements dans les travaux délinéation et l’exploration développement à l’international, à même de repousser à plus loin l’extinction des réserves de brut du pays. En ce sens, l’Algérie a déjà décidé de ne pas intensifier la production de pétrole, afin de préserver le plus longtemps possible les accumulations pétrolières au profit des générations futures.

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Sans le pétrol, le pays ne peut assurer sa sécurité alimentaire
La fragilité de l’Algérie mise à nu

Par Faycal Metaoui - El Watan - Edition du 9 juin 2008

Sans les hydrocarbures, l’Algérie figurerait sur la liste des pays les moins avancés (PMA).

Le constat est établi par l’économiste Salah Mouhoubi, lors d’une intervention hier au Cercle national de l’armée de Beni Messous, à Alger, aux quatrièmes journées parlementaires (JEP) sur la défense nationale, organisées depuis samedi par le Conseil de la nation sur le thème « La défense économique ». « La survie du pays et donc la sécurité nationale dépendent étroitement d’une seule ressource épuisable et, de surcroît, soumise aux aléas de la conjoncture internationale », a-t-il estimé.

La pétrolisation excessive de l’économie souligne, selon lui, l’échec de la stratégie qui devait faire sortir l’Algérie de la dépendance des hydrocarbures. La structure actuelle du produit intérieur brut (PIB) est citée comme exemple de l’aggravation de « la vulnérabilité » du pays. « L’agriculture et l’industrie, les secteurs qui créent la richesse, ne représentent que 13% du PIB ! Pire, les secteurs productifs connaissent une régression », a-t-il relevé. L’Algérie n’a pas réussi, d’après lui, à construire une économie puissante et diversifiée pour la libérer progressivement de la dépendance à l’égard des hydrocarbures.

« L’Algérie a accepté la fatalité de devenir un pays rentier, acceptant délibérément de tomber dans le piège de la facilité. En choisissant cette option suicidaire à très long terme, elle n’a pas réussi à réduire ses vulnérabilités », a appuyé Salah Mouhoubi, ancien conseiller à la Banque d’Algérie. Sans les recettes pétrolières, l’Etat, selon lui, ne peut assurer ni son fonctionnement ni les besoins de la société. Cette situation fait que le pays n’est pas à l’abri d’un éventuel choc pétrolier.

« L’Algérie n’a pas atteint l’objectif stratégique de sécurité alimentaire. Sans les hydrocarbures, il lui aurait été quasiment impossible de régler la facture des importations », a-t-il expliqué. Pire : l’Algérie est, d’après l’analyse de l’économiste, dépourvue de politique budgétaire rigoureuse « qui se préoccupe de diversifier les recettes et de rationaliser les dépenses ». Il a cité l’exemple de la hausse de 22% du budget de fonctionnement de l’Etat en 2008. « L’Algérie est dépendante de l’extérieur pour se nourrir, se soigner et faire fonctionner son économie.

Le solde de sa balance commerciale dépend des fluctuations du dollar, monnaie de facturation des hydrocarbures qui représentent 98% de ses revenus en devises », a relevé M. Mouhoubi, soulignant que les importations algériennes se font à 60% en zone euro. « Or, le dollar n’a fait que se déprécier par rapport à l’euro. Il y a une perte réelle pour l’Algérie qui résulte du cours des changes des deux principales devises », a-t-il ajouté. Cette perte n’est toujours pas quantifiée.

Le pays n’a, d’après lui, aucune culture d’exportation, en ce sens que l’Algérie a renoncé à défendre ses parts de marché dans le monde. Proposant une stratégie de développement à moyen terme (jusqu’à 2020), il a estimé possible d’atteindre l’objectif de 25% d’exportations hors hydrocarbures. Il faut, a-t-il suggéré, réduire la facture alimentaire et celle des médicaments.

« Pour des raisons de sécurité nationale, l’industrie du médicament devrait connaître un essor », a-t-il noté. Il est nécessaire, selon lui, d’élaborer une politique d’aménagement du territoire, de lutter contre la désertification et maîtriser le problème de l’eau. Emboîtant le pas à Salah Mouhoubi, qui est également conseiller à la présidence de la République, Djoudi Bouras, économiste, membre du Conseil national économique et social (CNES), a relevé l’archaïsme du système bancaire. « De nombreux retards de mise à niveau sont observés et conduisent à un gaspillage important des ressources, favorisant la circulation informelle, découragent l’investissement tant national qu’étranger et font peser des risques sur la sécurité financière », a-t-il observé.

Selon lui, les profondes réformes, « dont l’urgence n’est plus à signaler », buttent sur une attitude devenue, de report en report des processus, un blocage insupportable avec une rente « qui permet à l’Etat de maintenir en état de fonctionnement des systèmes cliniquement végétatifs ». Intervenant lors du débat, Mériem Belmihoub Zerdani, ancien ministre, a estimé qu’il faut demander des comptes à ceux en charge de la gestion des finances du pays. « En l’absence de démocratie, l’argent sera toujours dépensé par des enfants gâtés », a répondu un conférencier.

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Les experts tirent la sonnette d’alarme à la clôture des journées d’études sur la défense nationale
La hausse des revenus du pétrole a évité à Algérie la révolte de la faim

El Khabar - lundi 09 juin 2008 - Par Kamel Zait/ Traduit par F.L

Les experts qui ont participé aux quatrièmes journées d’études sur la défense nationale ont tiré la sonnette d’alarme, en ce qui concerne la fragilité de la situation économique et la dépendance alimentaire dans laquelle nous nous engouffrons jour après jour, ainsi que l’utilisation croissante de la rente pétrolière.

Ils ont indiqué à la clôture des journées d’études qui ont été organisées sous le titre « la défense économique » que l’augmentation des revenus du pétrole a évité à l’Algérie une révolte de la faim comme l’ont connue récemment plusieurs pays.

L’expert économique Salah Mouhoubi, conseiller à la présidence de la République, a considéré lors de son intervention intitulée « la fragilité de l’Algérie » qu’il est nécessaire de sortir de la dépendance pétrolière. Cela alors que l’expert économique Hamid Aït Amara a évoqué la question de l’agriculture, corrigeant au passage quelques concepts erronés. Il a indiqué qu’il y a un manque de terres agricoles et que l’Algérie a enregistré un déficit en blé qui a atteint 6 millions de tonnes par an. De plus, la facture de blé a atteint, selon lui, environs 5 milliards de dollars en 2007, et la situation va s’aggraver à l’horizon 2015. Aït Amara a appelé à la refondation d’une politique agricole, insistant sur le fait que les Etats de l’alliance atlantique utilisent l’arme alimentaire contre d’autres Etats. Le conférencier a cité, dans ce contexte, 13 pays touchés par cette arme et l’exemple le plus frappant est l’Irak.

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Algérie : plus de 70 % du repas quotidien des Algériens composé de produits importés
Par samia amine le 10/06/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-importations-produits-alimentaires-3814.html

Entre 70 % et 80 % des repas quotidiens des Algériens est composé de produits importés, a indiqué aujourd'hui le président de l'Association nationale des économistes algériens (ANEA), Hacen Bahloul. Ce taux élevé a induit une facture d'importation de 4,8 milliards de dollars en 2007.

Pour faire face, Hacène Bahloul estime que l'Algérie devrait adopter une politique efficace de développement économique notamment dans le domaine agricole pour renforcer sa sécurité alimentaire face à la flambée des prix des produits alimentaires sur le marché mondial. M. Bahloul préconise "l'augmentation de la productivité agricole et la mise en valeur des terres non exploitées à travers la gestion rationnelle des eaux et l'implication du secteur privé pour se mettre à l'abri des crises alimentaires mondiales fréquentes". Il a également mis l'accent sur la nécessité d'investir dans les ressources humaines et la technologie et de réhabiliter l'activité agricole et l'agroalimentaire, secteurs complémentaires.

En dépit des efforts consentis dans le domaine du développement agricole, la production nationale reste en deçà des besoins, notamment en blé dur et tendre. Avec sa superficie importante qui s'étend sur près de 240 millions d'hectares dont 40 millions hectares de terres arables au nord du Sahara, dont seulement 8 millions hectares sont exploités, l'Algérie recèle des ressources naturelles immenses.

Le soutien public à l'investissement dans le secteur, dans le cadre de la politique agricole, reste faible. Ce soutien ne dépassait pas 3,6 % du PIB en 2006, en témoigne la faible évolution de la superficie arable exploitée (de 7,5 millions à 8 millions hectares), a-t-il ajouté.

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L'Algérie pétrifiée

LA CHRONIQUE DE FAVILLA - Jeudi 12 juin 2008  - lesechos.fr
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4739645.htm

Voici que les attentats claquent à nouveau dans plusieurs régions d'Algérie. Ils visent principalement les forces répressives, armée et police, et les intérêts étrangers, notamment français. Comme toujours dans l'action terroriste, de nombreuses autres victimes sont frappées par hasard. La peur revient donc dans ce pays que la mer, la lumière, la beauté et les richesses naturelles avaient promis au bonheur.

Une accalmie s'était pourtant installée après que dix ans d'une guerre civile sans nom mais impitoyable avait opposé, d'une part, l'armée aux islamistes et, d'autre part, différents clans militaires entre eux et diverses factions religieuses entre elles. Car tout est toujours plus compliqué qu'on ne le croit dans ce pays secret. L'exemple de l'horrible assassinat des moines de Tibéhirine en 1996 le prouve : douze ans ont passé et personne ne peut dire avec certitude si ces religieux ont été victimes des extrémistes du GIA ou d'une provocation de l'armée souhaitant obtenir un soutien total des services français dans la répression anti-islamiste, ou encore d'un mélange des deux. Une chose est sûre, en revanche, c'est l'extraordinaire immobilisme du régime.

Cela tient peu à son président vieillissant car son poids réel est faible. Il n'est guère plus que le point d'équilibre des divers clans militaires qui se partagent le pouvoir. La véritable cause de l'immobilisme, c'est l'attitude de ces clans dont l'origine est fort ancienne. Elle remonte à la victoire des militaires sur les politiques du FLN, symbolisée par l'éviction de Ben Bella par le colonel Boumediene en 1965. Depuis lors, après une période initiale où l'influence soviétique colora les décisions d'une apparence idéologique, le pouvoir des militaires n'a plus pour seul horizon que l'accaparement des richesses du pays. Cette politique prédatrice se développe par étapes, les chocs pétroliers de 1973 et 1979 constituant des marches vers le haut de la pyramide des immenses profits tirés de la rente pétrolière et gazière. Avec le baril loin au-dessus de 100 dollars, elle est à son apogée.

La chance exceptionnelle offerte par cette rente aurait pu conduire ce pays à une politique d'investissement et à une politique de redistribution de revenus qui aurait assuré croissance économique et équité sociale. L'Algérie avait - et a encore - les moyens de devenir une puissance majeure de la Méditerranée. Mais le pouvoir s'est pétrifié dans ses rentes, laissant son peuple dans la pauvreté et sa jeunesse dans le désespoir, et créant par là même le meilleur terreau pour le fondamentalisme. Lorsque celui-ci est apparu trop menaçant au début des années 1990, l'armée a entrepris une répression d'une violence inouïe qui a réussi à réduire un moment la violence du camp religieux. Mais tant que la question économique et sociale restera bloquée par un pouvoir pétrifié, la violence religieuse, nourrie par la colère sociale resurgira. On le constate, hélas, aujourd'hui.

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Echec et mat
Par Tayeb Belghiche - El Watan - 14 juin 2008

Situation dramatique dans certaines régions de l’ouest du pays. La production céréalière n’a atteint que 4 quintaux à l’hectare, alors qu’en principe, sans la sécheresse, on s’attendait à 12 quintaux. Déjà que ce dernier chiffre est très faible, comparativement à la productivité chez les pays voisins, ce qui illustre l’échec de notre politique agricole, alors que le ministre en charge du secteur, Saïd Barkat, s’est montré optimiste jeudi devant le Conseil de la nation, et cela contre toute attente. C’est la plus faible productivité de tout le bassin méditerranéen, sinon du monde. Au Maroc, par exemple, c’est 22 q/ha pour le blé tendre et 16 q/ha pour le blé dur ; en Tunisie, le rendement moyen est de 50 q/ha, alors qu’il peut atteindre 80, voire 100 q/ha en France. Le satisfecit que s’est attribué M. Barkat n’est guère de mise. Il gère sept fonds de développement de l’agriculture, lesquels ont englouti des sommes faramineuses.

Personne ne lui a demandé des comptes jusqu’à ce jour. On sait une chose. nous continuons à importer notre blé, notre lait, notre beurre et des tas d’autres produits agricoles. La petite Hollande avec ses 41 500 km2 est exportatrice nette de produits agricoles, dont ses célèbres tulipes, et de viande rouge. Au-delà de l’utopique révolution agraire, les dirigeants algériens ont donné la désagréable impression d’empêcher un véritable développement de l’agriculture, et ce, pour assurer notre sécurité alimentaire, un secteur grand pourvoyeur de main-d’œuvre.

La preuve est que l’on a jamais cherché à développer l’agriculture saharienne alors que des expériences américaines faites dans la région d’Adrar ont démontré qu’on pouvait faire deux récoltes par an avec un rendement de 70 quintaux à l’hectare. Sid Ahmed Ghozali, lorsqu’il était chef du gouvernement, s’était engagé à bannir l’importation des céréales. Il n’a pas pu terminer son travail. Nous continuons à faire le bonheur des exportateurs américains, canadiens et français notamment.

Au point que la rumeur s’est mise à dire que c’est une politique délibérée pour permettre à certains pontes du système de se remplir les poches sans se fatiguer. Malheureusement, le peuple algérien va continuer à payer le prix de ce comportement criminel et peut-être même connaître la famine avec la crise alimentaire mondiale qui pointe à l’horizon. Même l’argent du pétrole ne pourra pas nous sauver.

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Périscoop : BAZOOKA
L’ANNONCE EUROPÉENNE DU PILLAGE NÉO-COLONIAL

PAR MOHAMED BOUHAMIDI  mbouhamidi2001@yahoo.fr - Le Soir d'Algérie - mercredi 18 juin 2008
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/18/article.php?sid=69727&cid=3

Madame Ferrero Waldner s’est exprimée directement après le communiqué de presse annonçant l’accord de principe d’une coopération intensifiée avec Israël. Elle confirme le démarrage du processus de négociation, c'est-à-dire le passage aux détails dont elle ne veut pas parler. «Nous sommes au début du processus, il est trop tôt pour parler de détails», ajoute-t-elle.

Nous n’avons pas besoin de détails, pourrions-nous répondre, il nous suffit de savoir, une fois de plus, que l’Union européenne parle d’une marchandise, l’Union pour la Méditerranée, en nous refilant une autre, tout à fait différente.

Au plan de la composante politique et au plan des objectifs réels. Nous apprenons maintenant que les 27 seront en réalité 28 avec Israël qui aura retenu avec les commissaires les questions et les termes du débat qu’il fera mine de discuter en tant que pays du Sud. Comment discuter sincèrement avec des pays qui auront ensemble fixé des objectifs et qui se présentent séparément autour de la table ? Démarche dolosive qui annule en droit la transaction mais qui peut parler de droit dans les relations internationales.

Madame Ferrero Waldner est cette dame qui est venue en Algérie, au nom de l’Union européenne, pour nous dire, sans sourciller, que nous devrions nous concentrer sur la sécurité énergétique et la fourniture du gaz à l’Europe. Devant d’éminents membres du gouvernement algérien tous fiers d’être hissés au statut important de gardiens des intérêts de l’Europe. Toute autre ambition que celle de supplétifs serait démesurée pour nos pauvres petites têtes. Tout le reste est à l’avenant. Chaque fois qu’un ministre européen met les pieds sur notre sol, il vient signer un accord de coopération sécuritaire.

Cela veut tout dire sur leur seule préoccupation. La fierté de nos ministres à se croire élevés à la dignité d’égaux des Européens devrait sérieusement nous alarmer. Comment fermer les yeux devant des objectifs aussi clairement annoncés que notre Etat ne peut prétendre qu’au rôle de garde-frontière et de fournisseur d’énergie.

La vérité est que l’Union européenne est forte de la profonde influence qu’elle a exercée sur les orientations économiques du gouvernement algérien : rejet de l’idée d’une stratégie nationale industrielle avant d’y revenir d’une façon biaisée et toujours sans concertation sérieuse avec les acteurs sociaux et économiques du pays, Direction de l’agriculture vers des productions spéculatives avec l’abandon des cultures stratégiques et de nos savoir-faire dans la reproduction de semences, etc., importation de convictions économiques quasi religieuses sur le secteur public et sur la privatisation… L’Union européenne pense qu’elle peut maintenant réaliser les gains de ses «investissements» politiques et idéologiques dans notre pays et faire passer notre Etat à un statut «d’Etat vassal, d’Etat aux ordres et faire main basse sur notre pétrole, notre gaz, ou du moins sur leurs revenus.

Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas, personne ne pourra dire que l’Union européenne a caché réellement son jeu et personne ne pourra dire que le vrai but de cette union est de garantir la domination du Nord sur le Sud et de remplacer le pillage colonial par le pillage néocolonial. Personne ne pourra dire, non plus, qu’il ne savait pas que des forces politiques et des groupes sociaux en Algérie ont tout intérêt à nous mettre sous la coupe d’une Union européenne ultralibérale parce qu’ils gagnent. Au détriment du pays et de larges fractions du peuple. Non, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

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Je conseille vivement de prendre comme hypothèse l'an 2025 (soit dans 17 ans) et non 2050 mais bravo au Quotidien d’Oran pour ce scénario d'anticipation et il ne faut pas croire que les occidentaux vont respecter la pseudo "élite" ou "diaspora" Algérienne même bi-nationale de l'étranger au contraire. les occidentaux vont déléguer, comme d'habitude, la gestion du "cas Algérie et de sa pseudo élite ou diaspora" à la France et cette gestion va couter chère financièrement alors qui va payer la facture d'après vous et surtout les français (par vengeance historique et jalousie) préparent déjà leurs propres scénarios de "spoliation financière et fiscale" de cette même pseudo "élite" ou "diaspora" car il n'y aura d'abri ou d'ami pour personne de cette pseudo "élite" ou "diaspora"  en ces temps de crise économique mondiale. N'oublions pas que cette pseudo "élite" ou "diaspora" n'a sont "statut et protection" que par rapport au pétrole et gaz exploiter par l'Algérie alors plus de pétrole et gaz plus de respect ou statut ou de protection. méfiance donc car il y aura potentiellement un retour vers les "pratiques" d'avant et après 1830.

Pensez-vous vraiment que les occidentaux et la France vont laisser "vivre" et "faire" la pseudo "élite" ou "diaspora" Algérienne même bi-nationale de l'étranger. regardez l'histoire de l'Algérie après 1830 et le tragique destin réservé à l'élite intellectuelle, culturelle, économique et politique Algérienne de l'époque par les occidentaux à leur tête les Français. Alors méfiance.


L’après-pétrole, science-fiction   
mercredi 30 avril 2008, par Mohamed Houat - Le Quotidien d’Oran

La Chine est devenue la première puissance économique et militaire du monde, détrônant depuis quelques années déjà les Etats-Unis d’Amérique. Cependant, les relations internationales sont toujours caractérisées par la volonté des grands pays de dominer la terre et de s’accaparer de ses richesses, notamment l’or noir devenu de plus en plus rare. Des régions entières du globe subissent des famines endémiques sous l’oeil indifférent des pays nantis. La terre ne suffit plus à nourrir tous ses habitants. Les télévisions ne diffusent plus les images, désormais banales, des milliers de loques humaines décharnées, agonisant au milieu de cadavres puants que personne ne prend la peine d’enterrer.

L’Algérie ne produit plus une goutte de pétrole ni de gaz. Au contraire, elle doit en importer pour couvrir ses besoins, auprès des pays du Moyen-Orient dont les réserves considérables ne sont pas encore épuisées. Malheureusement, il n’y a plus un sous dans la Banque d’Algérie. Personne ne peut expliquer comment les immenses réserves de change du pays se sont évaporées au fil du temps, en dépit des investissements énormes consentis par l’Etat algérien et qui n’ont pas eu d’effets palpables à long terme sur l’économie du pays.

Malgré les louanges quotidiennes adressées aux princes du Golfe, et les courbettes obséquieuses à l’égard du Serviteur des Lieux Saints, nos frères arabes restent insensibles aux supplications du gouvernement algérien, exigeant d’être payés rubis sur l’ongle. L’Algérie est en panne généralisée. Aucune usine ne fonctionne. Aucune voiture ne circule. Les aéroports sont fermés, faute de kérosène. Les avions de la compagnie Air Algérie, alignés sur le tarmac de l’aéroport Houari Boumediène, immobilisés depuis des années, sont attaqués par la rouille, et ont été méthodiquement désossés. La seule activité qui fait encore rentrer des devises reste l’exportation de la ferraille. Le gouvernement a spécialement créé à cet effet, un ministère appelé le ministère de la Valorisation des Déchets ferreux. Sa tâche est immense, et constitue un défi difficile à relever.

Il s’agit, ni plus ni moins, de démanteler tous les complexes industriels du pays devenus obsolètes, à l’arrêt faute d’énergie et de pièces détachées, en vue de vendre ces millions de tonnes de ferraille pour glaner quelques devises susceptibles de payer l’importation de denrées alimentaires vitales pour nourrir la population affamée. L’exode rural a vidé la campagne de ses habitants, et personne ne cultive les terres arables livrées à la prédation des promoteurs immobiliers. Tout doit être importé, alors que les caisses de l’Etat sont désespérément vides. L’Algérie vit une des heures les plus dramatiques de son histoire.

Des émeutes ont éclaté un peu partout sur l’immense contrée du pays, réclamant du pain devenu introuvable, toutes les boulangeries ayant fermé faute de farine et d’électricité pour faire marcher les fours. Les services de sécurité sont débordés, face aux scènes de pillage et de brigandage devenues banales dans toutes les bourgades du pays. Les policiers, n’ayant pas reçu leur solde depuis des mois, ne manifestent d’ailleurs aucun excès de zèle pour réprimer les manifestants de carburant.

Les Djebels sont infestés de terroristes qui contrôlent une grande partie du pays, soumettant les citoyens à la charia islamique. les navires de guerre chinois, américains et européens patrouillent dans les eaux territoriales algériennes pour traquer El Qaida, sans même demander l’autorisation du gouvernement algérien, ni l’aval de l’ONU. Ils tirent sans sommation sur les milliers de harraga qui tentent de fuir chaque jour le pays à destination de l’Eldorado européen.

Le Maroc et la Tunisie, qui n’ont pas été piégés par la malédiction de l’or noir, sont parvenus graduellement, à force de travail, à tirer profit de leur propres spécificités pour développer leurs pays et les soustraire au sous-développement. Leur niveau de vie n’est pas loin de celui de l’Occident. Les Algériens qui essayent de franchir les frontières de ces pays frères sont impitoyablement abattus. Gagnés par le découragement, rongés par la famine, ils se sont tournés vers leurs frères du maquis qui leur fournissent de quoi se nourrir. La fibre nationaliste, à fleur de peau qui faisait jadis vibrer les Algériens, s’est éteinte depuis longtemps. Le passé glorieux des ancêtres qui avaient chassé le colonialisme n’est qu’une lointaine réminiscence.

L’élite politique et intellectuelle nationale, réfugiée en France, manifeste à tout bout de champ pour réclamer davantage de liberté et de démocratie pour l’Algérie, pendant que soixante millions d’Algériens meurent de faim. Des fils et des petits-fils d’anciens apparatchiks, confortablement installés à l’étranger, figurent parmi ceux qui militent, dans les salons parisiens, pour le redressement du pays.

L’anarchie généralisée qui règne en Algérie a attiré les convoitises des pays voisins qui veulent s’accaparer une portion de son territoire. Le Maroc, en souvenir d’une vieille revendication longtemps mise en sourdine, a fait une incursion profonde en territoire algérien, jusqu’à la wilaya de Tlemcen, arguant de droits historiques qu’il prétendait détenir sur ces régions. La Tunisie n’hésite par à réclamer toute une partie de l’Est algérien pour des motifs similaires. Même le Mali avance des arguments invraisemblables et fallacieux pour réclamer une partie du Sahara. L’Algérie, enfant malade de l’Afrique du Nord, qui, au temps de sa gloire, inspirait crainte et respect, est devenue la proie de petits prédateurs prêts à tout pour se partager son territoire. Certains analystes lui prédisent le sort funeste de l’ancien Irak démembré, ayant donné naissance en 2020 à trois Etats indépendants : le Kurdistan, la République Chiite de l’Irak et l’Etat Islamique du Rafidein, d’obédience sunnite.

Les observateurs qui suivent depuis longtemps la scène politique et économique de l’Algérie n’arrivent toujours pas à comprendre comment ce pays prometteur aux richesses matérielles et humaines illimitées, qui a arraché son indépendance au prix d’une révolution mémorable, et malgré l’intelligence et la conscience politique de son élite et de ses dirigeants, en soit arrivé à un tel état de délabrement, en l’an 2050.

NB :

2050, c’est demain. Et demain se prépare aujourd’hui. Ce scénario apocalyptique, volontairement pessimiste, a pour but de rappeler l’extrême fragilité de notre économie, entièrement dépendante du pétrole. On doit être capable d’exporter autres choses que la ferraille ou des figues de Barbarie.
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« Répondre #237 le: 08/11/2008 - 10:12:34 »

D'après si kader, il resterait en Algérie 16 ans de réserves Algériennes prouvées de pétrole et en plus les réserves Algériennes prouvées de gaz naturel pourraient s’épuiser en moins d’une génération. Les seules deux ressources naturelles (pétrole et gaz) qui font vivre (le trafic de l'import-import), à presque 100%, l'Algérie (état, administration, armée, clans ou tribus, population, etc...).

J'ajouterais, en plus de ces deux indicateurs déjà catastrophiques pour l'Algérie, aussi l'actuelle crise mondiale "financière, économique et géopolitique" systémique et incontrôlable et qui dure et va durer longtemps (des années d'après certains experts internationaux) et les prix du pétrole et gaz qui restent et resteraient sur une "chute libre". Alors, je pense que le pire "cauchemar" et le pire "enfer" se seraient déjà "élus à vie" en Algérie.


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Algérie : l’économie en danger grave...!

Écrit par l'expression - 08-11-2008 - TunisieAffaire.com
http://www.tunisieaffaire.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4085&Itemid=157

Vue la crise "financière et économique" mondiale systémique et incontrôlable et les prix du brut qui restent sur une chute libre L’ordonnance de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) de diminuer l’offre de 1.5 million de barils par jour, n’a pas encore eu l’effet désiré.

Le 19 septembre Ahmed Ouyahia, chef du gouvernement mais s’exprimant en tant que secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), prévenait: «A 70 dollars (le prix du baril de brut), nous serions en danger, à 60 ça irait mal, à 50 ça irait très mal.»

Aujourd’hui, il y a péril en la demeure. Ça va mal. Le prix du baril de pétrole continue sa dégringolade. Il s’est enfoncé, hier, sous la barre des 60 dollars, touchant les 58,38 dollars, au plus bas depuis février 2007. L’alerte est donnée. Les revenus pétroliers risquent de fondre à grande vitesse. En effet, une chute continue des prix du baril de pétrole mettrait en péril le financement de plusieurs projets d’infrastructures, d’une part, et remettrait en cause la politique de subvention des prix des produits de première nécessité, d’autre part. En effet, selon les analystes, l’Algérie ne peut se permettre des prix de pétrole à moins de 70 dollars. La politique budgétaire nationale risque d’en prendre un sacré coup.

«L’Algérie fonctionne à un baril de 67 dollars», affirmait Ahmed Ouyahia. Certes, le Fonds de régulation des recettes, estimé actuellement 4500 milliards de dinars, permet au gouvernement, sur le moyen terme, de faire face à la dépréciation des prix du baril de pétrole. Néanmoins, une dégringolade continue des prix du baril de pétrole ne ferait que compliquer la donne d’autant que la décision prise à Vienne, le 24 octobre dernier, par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole de réduire sa production de 1,5 million de barils par jour, n’a pas freiné l’hémorragie. En effet, malgré le rebondissement hier après-midi des prix du pétrole à 65,90 dollars, «les prix restent sur une pente descendante», soutiennent les analystes.

Devant cet écroulement des prix du baril, l’Algérie a annoncé hier la réduction de sa production pétrolière de 71.000 barils par jour. Le ministre algérien de l’Energie et des Mines a sollicité la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, pour qu’elle mette en application la mesure prise par l’Opep.

Cette opération aurait dû contribuer à freiner la dégringolade des prix de l’or noir.

L’hémorragie est loin d’être maîtrisée. Elle n’arrange guère les affaires des pays membres de l’Opep. La décision prise, le 24 octobre, de réduire leur production de 1,5 million de barils par jour n’a pas été efficace.

Elle remet sur le tapis l’éventualité d’une autre baisse avant la prochaine réunion du cartel, programmée le 17 décembre à Oran, en Algérie. «Une autre réunion serait possible avant celle prévue le 17 décembre», avait déclaré le président en exercice de l’Opep, M.Chakib Khelil.

Le moment semble propice. La saignée que connaissent les cours de l’or noir n’est pas près d’être stoppée. «Il n’y a rien à faire pour stopper les prix à la hausse, il n’y a rien qui puisse les stopper à la baisse. Il est donc tout à fait possible que les prix continuent à reculer», a précisé, au lendemain du 24 octobre, l’analyste indépendante, Cornelia Meyer.

Les faucons de l’Opep ont déjà réagi. Hugo Chavez, le président vénézuélien, propose, d’ores et déjà, une nouvelle baisse de l’ordre de «1 million de barils par jour». «Si les prix continuent à baisser, nous serions d’accord pour de nouvelles diminutions», a déclaré, hier, le chef de l’Etat du Venezuela, Hugo Chavez.

L’Iran, qui doit réduire sa production de 199.000 barils par jour, a annoncé, par la voix de son ministre du Pétrole, Gholem Hossein Nozari, que Téhéran allait diminuer ses ventes de pétrole de 70.000 barils par jour au géant français Total. Toutes ces mesures ne sont d’aucun secours pour enrayer la chute des prix de l’or noir. Et l’on est loin de l’estimation du Premier ministre qatari: «Le niveau du prix qui nous semble juste est de 70 à 90 dollars», avait-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse à l’issue de la tournée au début de ce mois du Premier ministre britannique. Une fourchette de prix qui semble de plus en plus s’éloigner.

Le marché pétrolier est malmené par une crise financière mondiale sans précédent et une récession de l’économie mondiale qui ne lui fera aucun cadeau.

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L'Algérie futur Etat maléfique ?

le 27 Novembre, 2008 - Par Hassan Moali
http://www.lematindz.net/news/2216-lalgerie-futur-etat-malefique-.html

Le fait de ne pas savoir où mettre les 140 milliards de dollars de réserves témoigne d’une panne d’imagination, d'après Luis Martinez – un Algérien d’origine – directeur de recherche à sciences po à Paris. « Il n’y a pas de stratégie de gestion de la rente en Algérie ! On réfléchit… et on n’a pas encore décidé », soutient le directeur de recherche à sciences po. Et de prévenir : « C’est politiquement dangereux… ça pourrait servir des idéologies radicales ! » Pourquoi les détenteurs du pouvoir en Algérie tâtonnent dans la gestion de l’argent du pétrole ? Réponse de l’expert : « Le système politique algérien n’est pas préparé à gérer cette richesse, ce tsunami financier, et la démocratie est mise à mal. » Pour M. Martinez, la question, pour l’Algérie et pour tous les pays rentiers, se pose ainsi : « Comment sortir de l’usage toxique de la rente, la désidéologiser pour en faire un moteur économique ? » Et dans la bouche de l’expert, « l’usage toxique » signifie l’instrumentalisation de l’argent du pétrole à des fins de puissance politique et de domination des sociétés. Mais jusqu’à quand ? « Un système rentier prend le risque d’être empoisonné… Ce sont des systèmes maléfiques », met-il en garde. Ne pas faire profiter leurs sociétés de la rente expose fatalement les régimes des pays concernés au risque de désintégration et des mouvements autonomistes, notamment des populations où sont implantés les champs pétrolifères.

Ceci est un avertissement que lance le politologue, qui évoque des exemples aussi variés que ceux de la Tchétchénie, du nord du Nigeria, des Chiapas au Mexique et même de l’Ecosse à l’égard de la couronne britannique. « C’est presque naturel que les populations locales, à force d’êtres marginalisées dans la gestion et la distribution de la rente, revendiquent un jour leur souveraineté sur la richesse de leur sous-sol dont elles ne profitent pas », avertit M. Martinez. Et de préciser que les compagnies pétrolières qui opèrent dans ces régions pourraient mettre leur grain de sel pour mieux tirer profit de ces richesses. Quid de l’Algérie ? « Je ne souhaite pas que cela arrive en Algérie, mais il faut prendre garde », répond l’auteur du livre La Guerre civile en Algérie 1990-1998. « La loi sur la réconciliation nationale a peut-être réduit l’insécurité, mais a-t-elle pour autant réconcilié les Algériens avec leurs gouvernants ? Quand on voit le taux de participation aux dernières élections (35%), il est permis de se poser des questions », précise M. Martinez. Il est convaincu que l’exemple de la gestion « démocratique » de la rente par un pays comme la Norvège est « incopiable ». L’Algérie devrait d’abord, selon lui, tenter de se rapprocher des standards du Venezuela et du Mexique « qui ne sont pas des modèles de démocratie » mais tout de même en avance sur l’Algérie.

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Analyse : Le bal des corbeaux

Le Temps - Genève,Switzerland - Jean-Claude Péclet - Lundi 10 novembre 2008
http://www.letemps.ch/template/finance.asp?page=23&article=243692

Parmi les oiseaux de mauvais augure planant sur les ruines fumantes de la finance, le Fonds monétaire international croasse plus fort que les autres. «Les pays développés vivront en 2009 leur première récession depuis 1945 - crôa! crôa!»

Le pessimisme historique du FMI n'est pas innocent: il vise à donner un deuxième souffle à l'institution, créée en 1944 pour appliquer l'ordre monétaire et économique décidé à Bretton Woods. Depuis, le FMI s'est déconsidéré par des politiques contre-productives, n'a rien vu venir de la crise actuelle (comme les autres instances de régulation publiques) et a perdu sa représentativité pour prétendre jouer le même rôle aujourd'hui.

Un autre corbeau agité est Nicolas Sarkozy, dont les plans pour un «nouveau Bretton Woods» incluent la question des bonus bancaires - qui est d'abord l'affaire des actionnaires propriétaires - et celle des «paradis fiscaux», dont le rapport avec la crise n'est pas évident, c'est le moins qu'on puisse dire.

Les propositions sarkoziennes témoignent du désir de lynchage qui prévaut actuellement face à la finance, joint à une panique boursière surmédiatisée. «La débâcle a été provoquée par des banquiers cupides qui laisseront la facture au contribuable»: tel est le verdict du café du Commerce, que fréquentent de nombreux politiciens. Avec un diagnostic aussi faux que celui-ci, la réunion du G20 le week-end prochain à Washington ne part pas sur de bonnes bases.

Si bien des banquiers se sont comportés comme des imbéciles et certains comme des criminels, il n'en reste pas moins que le crédit apparemment sans limites et sans risques dont ils croyaient disposer découle d'abord de décisions politiques:

1. Le laxisme monétaire d'Alan Greenspan et son indifférence face à la constitution de bulles.

2. La constitution de gigantesques et perverses réserves par les pays asiatiques. Elles finançaient le gouffre sans fond du déficit américain dans un nouvel «équilibre de la terreur».

3. Last but not least, la montagne de capitaux accumulés pour nos retraites, à la recherche de rendements que leur masse même rend de plus en plus difficile à atteindre. Paradoxalement, c'est notre obsession de sécurité qui rend le monde plus instable!

Le développement de l'Etat social est peut-être l'événement majeur depuis la signature des accords de Bretton Woods en 1944. Mieux analyser et maîtriser l'impact de ce que l'économiste Paul Dembinski appelle les «silos d'épargne» compte davantage pour le nouvel ordre financier que les remèdes bureaucratiques de l'Union européenne.

Ceux-ci partent de l'hypothèse - unanime en ces temps de nationalisations et sauvetages bancaires - que «le marché a failli». Sans doute a-t-il gravement dysfonctionné. Ses acteurs nous doivent plus de transparence sur les risques et les effets de levier, mieux se préparer aux situations extrêmes. Mais voyez les bouleversements du paysage bancaire en quelques semaines, l'assainissement des fonds spéculatifs. Le marché n'est pas mort, il s'adapte dans les larmes et la douleur.

Quant à la facture finale, il est trop tôt pour la répartir. Les gros perdants du jour sont les banquiers eux-mêmes, ce qui est juste, leurs clients fortunés et les actionnaires, ce qui n'est pas scandaleux, nos retraites et les entreprises à la recherche de prêts, ce qui l'est plus. Le contribuable paiera aussi, mais pas les montants estomaquants aujourd'hui avancés pour débloquer la tuyauterie financière.

Compte tenu de ce qui précède, il est douteux que le G20 accouche dans les cent jours d'un nouveau système réglant le système financier mondial, encore moins d'un «nouveau Bretton Woods».

Les accords de 1944 sacraient aussi la domination géopolitique des Etats-Unis. Bretton Woods 2, commencé en 1971 avec l'abandon de l'étalon-or par Nixon, vit les Etats-Unis passer progressivement du rôle de premier créancier mondial à celui de premier débiteur, sans lâcher l'hégémonie du dollar. Cette transition tire à sa fin, sans que l'on sache quand celle-ci se produira, et surtout si elle sera progressive ou brutale.

Bretton Woods 3 - si ce nouvel ordre mondial se réalise - ne se fera pas sans les pays qui détiennent aujourd'hui les plus grosses réserves monétaires et le plus gros potentiel mondial, Chine en tête. La difficulté ici est que les Chinois ont une tout autre façon que les Américains d'exercer leur hégémonie. L'Europe et sa Banque centrale lourde, privée d'un pendant efficace en matière de politique économique et fiscale, risquent bien d'être les spectateurs du processus, n'en déplaise à Nicolas Sarkozy.
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« Répondre #238 le: 28/11/2008 - 20:59:20 »

Ces crimes, attentats et complots soit-disant "terroristes ou assassinats soit disant islamistes" de Bombay, capitale commerciale de l'Inde, ont déjà été testé et expérimenté par un clan maintenant devenu de plus en plus minoritaire en Algérie et surtout dans les pays arabes, après l'élection officielle du clan présidentiel du président démocrate des USA Barack Obama.

Un des derniers fanatiques des clans d'AL-CIA activant au ORDRES, surtout pécuniairement, volontairement, fanatiquement et para-militairement d'un des multiples et perfides clans maléfiques et "grand ami" de Cheney et Arabie saouditeBush[/url] et de certains nobles princes Saoudiens et certains mercenaires algériens, comme l'habitude historique, en Algérie du d.r.s, fanatiques des dieux PETRODOLLARS (PETROLE ET GAZ NATUREL) en relation directe et permanente avec leurs soit disant statut de "HADJ DU PETRODOLLARS" D'ARABIE SAOUDITE ET UN DES SERFS CERTIFIES DES PRINCES ET NOBLES WAHHABITES ET DE LEURS SOUS-SECTES ET SOUS-CLANS MALEFIQUES ET DIABOLIQUES  ET SANGUINAIRE en relation directe et volontaire des clans ET tribus Pakistanaises de la machine sanguinaire controler par des clans maléfique de la CIA avant leurs purgent par Obama et Biden .

ISI, Inter-Services_Intelligence Pakistanais en relation directe et SURTOUT pécuniaire (corruption) avec la nouvelle future proche guerre mondiale pour le controle totale, unilaterale et néo-coloniale avec la complicité active et volontaire des nouveaux "harkis" du pétrole  (à leur tête ) controlant "La Mecque" et "Médine" ) et Gaz naturel et l'installation des futures pipelines de pétrole et gaz entre les pays de l'OTAN, bras armé de l'occident, surtout USA, Europe et de leur  mercenaire officiel Israel (Mossad) impliqués directement dans les attentats du 11 septembre 2001 de NewYork, de Madrid, de Londres etc...futures: Paris, France,etc...)

et

Un peuple, parce qu'il est simplement MUSULMAN, vraiment innocent, servilement et pauvre parce que spolié et volé systématiquement, d'Afghanistan, d'Irak, d'ALGERIE, du Pakistan déjà terriblement serviles par la force armée et opprimés (par la corruption de certains hauts et moyens officiers supérieurs des forces de sécurités et de l'armée) des clans maléfiques de Dick Cheney et Bush, complices, etc...(avec comme complices des algeriens biens connus dont le noms de codes est Al-Qaida ( englobant les mercenaires AIS - GIA - GSPC-ALQaida maghreb) dans le laboratoire sanguinaire "Algérie" des occidentaux (CIA, ETC...(algériens) versions Clans Dick Cheney et Bush) dans les années 1970's, 1980's, 1990's et 2000's.

message pour Dick Cheney le maléfique et complices (algeriens) diaboliques en Algérie, les simples, maigres et gros cobayes Algériens ne veulent plus jamais maintenant de leur statut unilatéral et mondial de cobayes dans la création, le complot, l'expérimentation d'actes terroristes et la lutte terroriste contre eux mêmes et leurs enfants. En Algérien, on dit maintenant "Fakou ya woulad lahram et khawana".


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Kissinger-Obama Team Targeted In Horrific India Terror Attack

November 27, 2008By: Sorcha Faal,
http://www.whatdoesitmean.com/index1171.htm

As the battles between Indian Commandos and terrorists continue to rage in India’s financial capital of Mumbai, Russian Military Intelligence Officials are reporting in the Kremlin today that these ‘horrific’ attacks were targeted against the former US Secretary of State Henry Kissinger and elite members of President-Elect Barack Obama’s [pictured 2nd left with India Prime Minister Singh] Global economic team in India attending the “American Foreign Policy After Elections” conference organized by the Confederation of Indian Industry (CII) and Aspen Institute India in Mumbai.

The members of Obama’s elite economic team attending this conference with Kissinger, these reports say, were Indian-Americans Sonal Shah, Google.org’s head of Global development efforts, Aneesh Chopra, Virginia State’s secretary of technology, Vivek Kundra, chief technology officer for Washington, DC and Kartik Raghavan, a director at Microsoft.

These reports also note that Obama’s pick to be the next US Secretary of Treasury, Timothy Geithner, was absent from these meetings despite his longstanding ties to India where he was raised, but who was represented by as yet ‘unknown’ aides from the US Federal Reserve Bank.

The purpose of this conference was to advocate for the planned Iran-Pakistan-India gas pipeline project which though strongly opposed by the Bush Administration and Pakistan’s ISI Intelligence Service, Obama has planned on being a ‘centerpiece’ towards his goal of achieving peace in Southeast Asia, and to which Kissinger has stated:

“The pipeline will be a natural thing to do and I expect the new administration [to be headed by Obama] to begin discussions with Iran.”

It is important to note that distinguished India author and researcher Maloy Krishna has previously detailed in his book “Fulcrum of Evil ISI - CIA - Al Qaeda Nexus” the nefarious workings of Pakistan’s feared ISI Intelligence service as they continue their efforts with the CIA and their combined ‘terrorist groups’ Al Qaeda and Taliban towards plunging our World into Total War.

Reports from India are, indeed, reporting that their Naval Forces have intercepted one of the Pakistani merchant ships stated in these reports to have brought the terrorists behind these attacks to India, and which Russian Intelligence sources are confirming was jointly owned and operated by the ISI and CIA.

Equally interesting to note in the timing of these attacks against India was US Secretary of State Condoleezza Rice’s ‘ruling out’ American Diplomats going to Iran immediately prior their occurring yesterday, and to which as we stated in our October 27th report, “Obama-Ahmadinejad Meet Spurs Attacks On Syria, CIA” was a critical component for peace to be achieved between the United States and Iran advocated by America’s Top Generals in seeking to stop their CIA forces from starting World War III.

These reports further state that a great amount of ambiguity currently surrounds the Obama Forces backed by Americas Top Generals as they have been made to accept the continued overseeing of the Pentagon by Bush Loyalist and former CIA Director Robert Gates as US Defense Secretary, and who this past week put forth his ‘master plan’ to totally eliminate Americas longstanding tradition of the ‘citizen solider’ into what he terms an “Integrated Total Force”, and as we can read as reported by the US Air Force Times News Service:

“Defense Secretary Robert M. Gates took a giant step Monday toward more tightly blending the active-duty military and reserve components into an “integrated total force,” calling for wide-ranging personnel policy changes, codifying the reserves’ homeland defense role and adequately funding oft-overlooked reserve equipment requirements.

In a Monday memo sent to every senior uniformed and civilian Pentagon leader and copied to three other cabinet secretaries, Gates directed the development of a new Total Force Integration Policy that recognizes the “cultural divide that exists” between the active and reserve components. “All vestiges of the cultural prejudice” that remain in law “should be removed” by Congress, he wrote.

Gates also called upon Congress to “mandate that the National Guard and Reserves have the lead role in and form the backbone of DoD operations in the homeland.”

To the likelihood of the American people accepting their National Guard and Reserve Forces being turned into the Pentagons permanently stationed Military Policing Forces in their towns and cities it is not to our knowing, other than to note (and no big surprise here) that the Pentagon is now reporting that their recruitment levels are rising for the first time in 5 years as their Nation continues its economic collapse and their young citizens can no longer find work.

And to this American economy leaving no choice for their children other than brutal Military Service, and with their current wars costs now exceeding those they spent on World War II, added to the American people themselves owing the staggering amount of $14 Trillion on their credit cards alone, and all combined to their Federal Reserve putting upon them another $800 billion in debt this past week, it can be stated with authority that the fodder for the United States vast military killing machine will continue for a long time to come.

Today the Nation of India is mourning its dead and is in a state of turmoil due to these attacks, the American people would be wise to notice these things as what they are viewing from afar right now they will soon, and much sooner than they think, be viewing in their Nation.

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Putin Urges Calm As India Readies Nuclear Forces

November 27, 2008 - By: Sorcha Faal
http://www.whatdoesitmean.com/index1172.htm

Russian Foreign Ministry sources are reporting that Prime Minister Putin has telephoned India’s Prime Minister Manmohan Singh urging him to react to the attacks upon his Mumbai with ‘calm’ after being informed by Singh that he has invoked India’s National Security Act which puts their Nuclear Forces on ‘full alert’.

India’s NDTV News Service is further reporting that their elite Marine Commando Forces (MCF) are continuing their battles against the terrorist forces holding an estimated 150 hostages and that the death toll is over 200 dead with nearly 1,000 wounded.

Indian Military Intelligence sources are also reporting to the FSB that the initial ‘confessions’ of those terrorists apprehended show that they are from Pakistan and had entered into Mumbai with what is being termed a ‘strategic attack plan’ giving full details of the attack including the security plans and procedures of all hotels targeted in these attacks.

As we had previously reported on in our previous report, “Kissinger-Obama Team Targeted In Horrific India Terror Attack”, Pakistan’s Directorate of Inter-Services Intelligence [ISI] and US CIA forces are believed to be the ‘masterminds’ behind these attacks in order to derail President-Elect Obama’s attempts to bring a permanent peace to the Southeast Asia in his hopes of averting Total Global War.

This latest attack against India, these reports continue, appear to have permanently destroyed Obama’s hopes for achieving this peace as the tensions between the nuclear armed Nations of India and Pakistan which were already near the breaking point over Pakistan’s ISI intelligence services bombing of the Indian Embassy in Afghanistan in July and which killed over 40 people.

Newly elected Pakistan Prime Minister Asif Ali Zardari, who ascended to power after the ISI’s assassination of Benazir Bhutto, has sought to reign in the power of the rogue agency but only with limited success, and as we can read as reported by the Los Angles Times News Service:

“Pakistan's powerful spy agency, the Directorate of Inter-Services Intelligence, has quietly shut down a unit that for decades spied on domestic politicians and exerted shadowy influence in affairs of state.

Analysts described the decision to deactivate the ISI's "political wing" as the latest in a series of steps meant to separate the army and the security apparatus from domestic politics -- and also to rehabilitate the spy agency's battered public image.

The ISI, which nurtured the Taliban movement in the 1990s, has been dogged by allegations that elements within the agency are acting in concert with Islamic militant groups. Those tensions came to a head earlier this year when U.S. intelligence officials confronted Pakistan's new civilian government with evidence of ISI complicity in militant activities, including the July bombing of the Indian Embassy in Afghanistan, and demanded agency reforms.

At the height of its powers, the ISI's secretive political wing rigged national elections and arrested and intimidated domestic opponents, according to public accounts provided by some retired ISI officials.”

Not being understood by the American people about the attacks upon India is their Bush Administrations long push to have the Indian government and military factions join with them in their attempt to enjoin our World in Total War, and which up until today India has strongly resisted and which after today their own peoples may not allow them to do.

If the worst is to be expected, than our World will see a rapid escalation of hostilities between India and Pakistan leading to nuclear strikes which will destroy the already bankrupt Nation of Pakistan and lead to the ‘last buffer’ between the West and its goal of South and Central Asia hegemony over the last remaining proven oil and gas riches on Earth to be removed.

However, Russia, Iran and China have vowed that should the West attempt this move against them they will respond, and which as of this moment the Western Powers appear ready to accept, no matter how many hundreds of millions of our human race will be killed.

To those remaining skeptical over the United States and its Western Allies intentions to engulf the entire World in flames in order to insure their extravagant lifestyles while over half of our human race is starving to death, this attack on India should dispel any of their remaining illusions.   
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« Répondre #239 le: 11/12/2008 - 16:39:56 »

VIDEO A VOIR ABSOLUMENT RESUMANT UNE DES NOMBREUSES FACES CACHEES DE LA GUERRE MONDIALE OFFICIEUSE POUR LE CONTROLE NEOCOLONIAL ET TOTALITARISTE DU RESTE DE PETROLE ET GAZ DANS LE MONDE AVEC LE FINANCEMENT DES PSEUDO "TERRORISTES MERCENAIRES" (AL-CIA alias AL-QAIDA incluant les nouveaux harkis soit disant "musulmans) AVEC DE L'ARGENT VENANT DU TRAFIC DE L'OPIUM (HEROINE) AFGHAN ET MAROCAIN (+ COCAINE ET CANNABIS).

L'OTAN, L'ONU, LE PAKISTAN ET LE MAROC (FRANCE) CONNAISSENT APPAREMMENT LE CHIFFRE D'AFFAIRE DU TRAFIC (PRODUCTION, TRANSFORMATION PUIS COMMERCIALISATION) DE CES STUPEFIANTS.

ALGERIE FAIT ATTENTION A TOI TU EST DEJA DANS LES COLLIMATEURS DE PLUSIEURS A CAUSE DE TON RESTE D'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ NATUREL).

http://www.alterinfo.net/La-face-cachee-de-la-guerre-contre-les-Talibans_a26961.html?PHPSESSID=76a33b46561a210243e0932290d50331
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