Algerieinfo.com Forum
29/01/2020 - 15:20:37 *
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Nouvelles: Bienvenue sur le forum d'Algerieinfo.com qui respecte la liberté d'opinion et d'expression pour discuter librement, civilement, intelligemment et cordialement et merci d'avance de respecter le règlement du forum : respect des convenances, pas d'insultes, pas de dénigrement, pas de propos racistes, xénophobes ou calomnieux. Tous les messages postés sur ce forum expriment la vue et opinion de leurs auteurs respectifs, et non pas des administrateurs, ou modérateurs, ou webmasters (excepté les messages postés par eux-même) et par conséquent ne peuvent pas être tenus pour responsables. Les administrateurs et modérateurs de ce forum s'efforceront de supprimer ou éditer tous les messages à caractère répréhensibles aussi rapidement que possible. Toutefois, il leur est impossible de passer en revue tous les messages. Les opinions exprimées dans le forum sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.
 
   Accueil   Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous  
Pages: 1 ... 3 4 5 [6] 7 8 9 ... 19 |   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 1186008 fois)
Narjassa
Jr. Member
**
Hors ligne

Messages: 51


« Répondre #75 le: 09/06/2007 - 10:29:44 »

سلام عليكم

أظن ان هذا النص سيكون مفيد لنا فيما يخص دارفور و قضايا أخري

Le Darfour et ses faux amis
Bruno Guigue    

C’est une règle d’or du système médiatique : plus la dénonciation de l’indifférence se fait entendre, plus elle contribue à ruiner son propre objet. Indifférente au drame du Darfour, l’opinion mondiale ? En partie peut-être, car ce drame humanitaire n’est hélas pas le seul sur la planète. Mais peut-on en dire autant de la « communauté internationale » ? Hormis le Liban, peu de pays ont récemment bénéficié d’une telle activité onusienne. En trois ans, le conseil de sécurité de l’ONU a adopté onze résolutions sur un conflit qui aurait fait 200 000 victimes depuis le printemps 2003. La dernière en date est la résolution 1706, du 31 août 2006, qui prévoit de transférer à l’Organisation des Nations unies la mission de paix confiée en 2004 à l’Union africaine.
 
lundi 26 mars 2007
http://www.oumma.com/spip.php?page=imprimer&id_article=2391


Depuis l’adoption de ce texte, un véritable bras de fer oppose le gouvernement de Khartoum à l’ONU qui veut lui imposer l’envoi de plusieurs milliers de « casques bleus ». Défenseur sourcilleux de la souveraineté nationale soudanaise, le président Omar el-Béchir a néanmoins consenti, du bout des lèvres, à la formation d’une force hybride ONU-UA. En attendant, il fait traîner en longueur les négociations, ce qui suscite l’impatience américaine. La secrétaire d’Etat, Condy Rice, a ainsi annoncé que « de nouvelles options étaient à l’étude ». Animant une conférence conjointe avec son homologue israélienne, elle a déclaré que « le Soudan doit comprendre que la communauté internationale ne peut pas rester inactive alors que les gens souffrent ». (AFP, 15 mars 2007)

Si seulement ce message avait une portée universelle, et concernait aussi les Palestiniens sous occupation militaire depuis quarante ans, nul doute qu’il emporterait une large adhésion. Malheureusement, il n’en est rien. La présence de la ministre israélienne des affaires étrangères à cette conférence de presse, au demeurant, délivre un message limpide : la sollicitude américaine pour le Darfour n’a d’égale que sa complaisance pour Israël. Avec la même ardeur, Washington dénonce les atrocités commises par les sbires de Khartoum et fournit à Tel-Aviv les armes lui permettant de terroriser la population palestinienne. Volontairement schizophrène, l’hyperpuissance immunise Israël contre la machine onusienne tout en voulant la déchaîner contre le Soudan.

Le paradoxe est d’autant plus flagrant que la crise du Darfour, en droit international, est une affaire intérieure soudanaise. En Palestine, frappée d’impuissance par le veto américain, la communauté internationale laisse impunie une violation flagrante de la légalité internationale. Au Soudan, elle a pris soin d’étayer la légitimité de son intervention, tandis qu’en Palestine elle s’interdit même d’y songer. L’ingérence internationale dans les affaires intérieures d’un Etat, en effet, tire sa légitimité du soupçon de crimes contre l’humanité. D’où l’importance cruciale, pour l’issue de la procédure, de la qualification des crimes commis. Mais encore faut-il que les instances internationales aient été saisies.

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a été officiellement saisi, à juste titre, de la situation qui prévaut au Darfour. A peine créée, cette nouvelle institution internationale a trouvé dans le drame soudanais un champ d’action privilégié. C’est le rapport de la mission d’évaluation du CDH, remis le 12 mars 2007, qui a provoqué le récent durcissement de la politique américaine. Dénonçant à nouveau « des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité » au Darfour, le rapport est particulièrement accablant pour Khartoum.

La résolution de l’assemblée générale du 15 mars 2006, qui a créé le Conseil des droits de l’homme, affirmait « qu’il importe d’assurer l’universalité, l’objectivité et la non-sélectivité de l’examen des questions relatives aux droits de l’homme, et de mettre fin à la pratique des deux poids deux mesures et à toute politisation. » Un vœu pieux, assurément, car il y a peu de chance de voir la politique israélienne dans les territoires palestiniens soumise à une enquête similaire du Conseil des droits de l’homme.

Souvent stigmatisée pour sa prétendue pusillanimité à l’égard du Soudan, l’ONU y déploie, au contraire, une activité d’autant plus fébrile qu’elle veut exorciser son impuissance passée face au génocide rwandais. Usant tour à tour de la menace et de la persuasion, cette action diplomatique s’accompagne, de surcroît, d’une véritable action judiciaire. Le 15 mars 2005, le conseil de sécurité de l’ONU a déféré la situation au Darfour au procureur de la Cour pénale internationale. Une liste de 51 chefs d’accusation pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité fut livrée en pâture à l’opinion publique, exerçant une pression considérable sur les autorités soudanaises et leurs alliés locaux. Car même si les noms des présumés coupables n’ont pas été divulgués, nul n’ignore que de hauts dignitaires soudanais figurent sur cette véritable liste noire.

Aide humanitaire massive, avalanche de résolutions, saisine de la CPI : cette débauche de moyens s’est avérée jusqu’ici d’une efficacité douteuse. Elle eût été impensable, en tout cas, sans le puissant aiguillon de la politique américaine. Le Darfour cumule trois avantages, il est vrai, de nature à susciter un réflexe compassionnel outre-Atlantique : il est géographiquement éloigné (exotisme propice à l’épanchement), son malheur est étranger à toute influence américaine (bonne conscience garantie), il est victime de la cruauté supposée du monde arabo-musulman (confort idéologique assuré). Du coup, il n’est pas étonnant que 50 000 personnes aient défilé à Washington en avril 2006 contre le « génocide » du Darfour, soit autant que lors du dernier défilé contre la guerre en Irak.

Don Cheadle, George Clooney, Angelina Jolie, le Congress Black Caucus, le musée de l’Holocauste, les associations juives, les milieux chrétiens évangélistes : la vaste coalition « pour sauver le Darfour » affirme représenter 130 millions de personnes à travers 178 associations. Les plus dynamiques sont incontestablement les associations juives. Mais les institutions mémorielles sont aussi de la partie. Ainsi « l’Initiative de prévention du génocide du musée de l’Holocauste », à Washington, qui s’est fixé pour mission d’ « honorer la mémoire de l’Holocauste en agissant contre les génocides contemporains ». Elle a décrété une « urgence spéciale » pour le Darfour en 2004, après avoir conclu que « les victimes étaient ciblées en raison de leur origine ». L’administration Bush lui a aussitôt emboîté le pas en qualifiant la guerre civile au Darfour de « génocide », alors que l’ONU et les Européens parlent de « crimes contre l’humanité ». (Libération, 20 mars 2007)

En France aussi, un mouvement d’opinion médiatiquement orchestré se dessine en faveur du Darfour. Julien Clerc prête sa voix à un message vidéo au profit de l’appel lancé par Bernard Kouchner dans Le Pèlerin pour l’ouverture de « couloirs humanitaires ». Artistes et intellectuels se rassemblent autour du collectif « Urgence Darfour » qui, précise Libération, « compte des francs-maçons, des chrétiens, des associations juives, noires (le CRAN), mais quasiment pas d’Arabes ou de musulmans ». Le Nouvel Observateur s’associe avec enthousiasme à l’appel lancé par « Urgence Darfour » au Parlement européen en faveur de l’envoi d’une « force de protection internationale ».

Bernard-Henry Lévy, lui, publie cinq pages touffues dans Le Monde après avoir erré une semaine en 4/4 climatisé à la frontière tchado-soudanaise. Participant à la soirée organisée par le collectif « Urgence Darfour » le 21 mars, Ségolène Royal et François Bayrou ont signé un « engagement en huit points pour sauver le Darfour ». Les autres candidats à l’élection présidentielle s’empressent d’en faire autant. Pour finir, un message du président de la République lu par BHL a menacé le Soudan de « sanctions » si les « exactions » se poursuivent. C’est « le réveil des consciences », résume Libération.

Si cette mobilisation avait pour effet d’améliorer le sort des habitants du Darfour, qui refuserait sincèrement de s’en réjouir ? Mais c’est peu probable. D’abord parce que ces initiatives médiatiques reposent souvent sur une analyse erronée de la situation. Ensuite, parce que cette partialité dans l’analyse produit précisément l’inverse de ce quelle prétendait obtenir. En proférant des généralisations abusives, on fournit à Khartoum le prétexte idéal pour justifier son immobilisme. C’est le cas, par exemple, lorsqu’on ressasse le réquisitoire simpliste contre « les milices arabes issues des tribus nomades qui massacrent les populations du Darfour au seul motif qu’elles sont négro-africaines ».

A entendre d’authentiques spécialistes de la région, ce genre d’assertion mérite d’être sérieusement nuancé. Certes, un certain « racisme » à l’égard des populations périphériques est le fait d’une partie des élites soudanaises d’origine arabe vivant dans la vallée du Nil. Détentrices du pouvoir à Khartoum, elles sont les véritables commanditaires des exactions commises par les miliciens « janjawids », ces « cavaliers diaboliques » qui font régner la terreur dans les zones rebelles. Mais les « janjawids », eux, sont aussi noirs que leurs victimes, explique Marc Lavergne, directeur de recherche au CNRS et spécialiste du Soudan : « pour moi, tout le monde est noir dans cette histoire. La notion de racisme n’a pas sa place. Les milices tribales janjawids sont des mercenaires qui ne se revendiquent pas du tout arabes. Ils ne sont pas le vrai problème. En exagérant, on pourrait dire que ce sont des pauvres qui se battent contre des pauvres. » (Afrik.com, 16 juillet 2004)

Rien n’est plus pernicieux, par conséquent, qu’une racialisation intempestive de la grille de lecture appliquée au conflit. Elle occulte le fait que toutes les ethnies vivant au Darfour, en réalité, ont été arabisées et islamisées au cours d’un long processus historique. Les tribus nomades du nord-Darfour, les Bagaras, l’ont été avant les autres, mais toutes utilisent l’arabe, même si elles continuent de pratiquer les parlers africains. Au surplus, le brassage multiséculaire des populations interdit de faire des distinctions « raciales » que les mariages interethniques ont rendu imperceptibles. « Tout autant victimes de la discrimination sociorégionale que leurs concitoyens noirs, les Bagaras ne se trouvent du côté des élites tueuses de Khartoum que par le jeu de la fausse conscience d’une arabité plus fantasmée que réelle », explique Gérard Prunier, chercheur au CNRS. (Le Monde diplomatique, mars 2007)

Ces milices manipulées par le gouvernement soudanais, du coup, sont loin d’être l’expression armée des « pasteurs nomades arabes ». Repris de justice libérés contre la promesse d’un engagement milicien, ex-déserteurs de l’armée gouvernementale dans le sud, membres des tribus chamelières victimes de la sécheresse, ressortissants de certaines ethnies négro-africaines qui attendent une rétribution pour leur ralliement : la composition des milices « janjawids » est extrêmement variée. Marc Lavergne y voit même un « lumpenprolétariat » (« prolétariat en haillons », selon la célèbre formule de Karl Marx), cyniquement utilisé par Khartoum pour « chasser les habitants du Darfour et installer à leur place de grandes fermes mécanisées confiées à des entreprises agricoles ou à de grandes familles ». Inversement, on oublie souvent de le mentionner, la principale ethnie arabe du Darfour (les Bagaras Rezeigats) a créé son propre mouvement de guérilla antigouvernementale pour protester contre la misère des populations et l’incurie de Khartoum.

Cet entrelacs de faits qui paraissent contredire les idées reçues devrait donc inciter à la prudence dans l’analyse. Les mêmes précautions méthodologiques, en outre, devraient être employées lorsqu’on aborde la dimension religieuse. Au Darfour tout le monde est musulman, et le conflit n’a aucune connotation religieuse. C’est l’une des différences majeures avec la sanglante guerre civile qui opposa Khartoum et la rébellion sudiste entre 1983 et 2005. Mais cette évidence ne gêne nullement BHL.

De passage au Darfour, le philosophe itinérant a eu une révélation : « J’ai vu, en fin de compte, peu de mosquées dans ce Darfour dévasté. Je songe que je n’ai pas croisé de femmes voilées. Je repense à l’école bombardée de Deissa, où l’on m’a montré les classes de filles à côté des classes de garçons. Et l’idée me vient que c’est peut-être là, après tout, un autre trait de cette guerre -et une autre raison, surtout, de se mobiliser : islam radical contre islam modéré ; le régime qui, à la fin des années 90, donnait asile à Ben Laden contre des populations musulmanes rebelles à l’islamisme ; au cœur de l’Afrique, dans les ténèbres de ce qui peut devenir, si nous ne faisons rien, le premier génocide du XXIème siècle, un autre théâtre pour le seul choc des civilisations qui tienne et qui est celui, nous le savons, des deux islams. » (Le Monde, 12 mars 2007)

Décidément, on ne voit que ce qu’on a envie de voir. Mais plus grave encore, on procède à la reconstruction imaginaire d’une réalité qui est toute différente. Le conflit du Darfour a éclaté en février 2003 avec la rébellion de deux groupes armés, le Mouvement pour la Libération du Soudan (MLS), puis le Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE). Doté d’une réelle influence politique, ce dernier est d’obédience islamiste, et même suspecté d’être proche d’Hassan-al-Tourabi, chef de file des Frères musulmans et ex-éminence grise du régime issu du coup d’Etat militaire de 1989. A l’inverse, le pouvoir soudanais a clairement pris ses distances avec l’islamisme radical au lendemain des attentats du 11 septembre. Le président Omar-el-Béchir a évincé le courant « tourabiste », et Khartoum a fini par accéder au rang de partenaire des Etats-Unis dans la lutte contre Al-Qaida.

Le Soudan expiait de la sorte ses compromissions passées avec Ben Laden, et présentait une apparence respectable dans la perspective d’un accord de paix dans le sud. En tout cas, s’il y a des « islamistes » au Darfour, ils sont manifestement dans les deux camps. Une situation complexe qu’a récemment résumée Rony Brauman : « il ne s’agit pas d’un conflit entre islamistes extrémistes et musulmans modérés. Le front de résistance, à peu près uni jusqu’en 2006, s’est fragmenté en une douzaine de groupes qui se combattent entre eux tout en continuant à lutter contre les forces gouvernementales et les milices. Parmi les plus acharnés, parce qu’ils estiment que le Darfour ne leur a pas fait la place qu’il convenait, il y a les islamistes radicaux. » (Le Nouvel Observateur, 15 mars 2007)

Pourquoi, dans l’axiologie du conflit, privilégier de manière systématique la grille de lecture ethnique et religieuse ? Et ne pas se résoudre à considérer le conflit du Darfour, d’abord, comme un conflit politique ? « Les mouvements de libération, expliquait Marc Lavergne en 2004, ne revendiquent ni l’indépendance ni l’autonomie, mais un meilleur partage du pouvoir et des ressources. Ils considèrent que leur région est défavorisée par rapport à d’autres, en particulier celles du centre. La rébellion a éclaté, entre autres raisons, parce qu’un accord était sur le point d’être conclu entre Khartoum et la rébellion sudiste. Les gens du Darfour ont peut-être été tentés d’imposer, comme les gens du sud, un partage du pouvoir et des richesses. La répression a été disproportionnée. L’armée est intervenue avec des bombardements massifs, et le pouvoir a fait appel à des milices tribales, les janjawids. » (Le Nouvel Observateur, 5 août 2004)

Conflit politique entre un pouvoir accapareur et une région déshéritée, entre un centre hégémonique et une périphérie livrée à elle-même, la guerre du Darfour est une véritable tragédie. Le gouvernement de Khartoum, à l’évidence, porte une lourde responsabilité dans ce désastre, auquel les populations civiles paient un lourd tribut. Sur le sombre bilan de cette guerre, les estimations divergent, mais le chiffre de 200 000 victimes est retenu par l’ONU. Selon Rony Brauman, « on peut estimer que durant la période la plus violente, du printemps 2003 à l’été 2004, entre 30 000 et 70 000 personnes ont été tuées. Auxquelles il faut ajouter, comme dans tous les conflits, les victimes de la surmortalité provoquée par la malnutrition, soit 200 000 personnes environ. » (Le Nouvel Observateur, 15 mars 2007)

C’est une guerre civile terriblement meurtrière pour une région qui compte environ 7 millions d’habitants. Mais peut-on parler pour autant de génocide ? Pour l’ancien président de MSF, « ce n’était pas l’enjeu de cette guerre. A aucun moment, les dirigeants soudanais n’ont tenu des propos évoquant l’idée de détruire un groupe donné. Ils veulent marginaliser ce peuple et le garder sous la botte, c’est indiscutable. Mais pas l’exterminer. » 30 000 à 70 000 victimes directes des tueries commanditées par Khartoum, c’est un chiffre terrifiant et révoltant. Mais guère plus que les 30 000 morts provoquées par l’invasion israélienne du Liban, en 1982, dans un pays qui comptait à peine 3 millions d’habitants. Et aucun Conseil des droits de l’homme, ni aucune Cour pénale internationale n’a cru bon d’en blâmer les dirigeants israéliens.

Orchestrée par les médias américains, l’accusation de « génocide » permet de stigmatiser un régime arabe ayant longtemps flirté avec l’islamisme. Elle vise aussi à accréditer l’idée d’une intervention musclée des pays occidentaux. Mais hormis « l’hybridation » entre forces de l’ONU et forces de l’UA, dont Khartoum a accepté le principe, cette solution militaire a-t-elle un sens ? Comment une intervention étrangère, dans une région grande comme la France, aurait-elle la moindre chance de succès ? Le réflexe compassionnel occidental débouchant sur l’envoi d’un corps expéditionnaire : gardons-nous, ici comme ailleurs, de ce couple infernal.

Les partisans enthousiastes de la « solution militaire », outre qu’ils comptent sur les autres pour se faire trouer la peau, sont pour le Darfour de véritables faux amis. Non contents de réduire à sa dimension ethno-religieuse la perception du conflit, ils s’inscrivent dans un courant dominant dont la lutte contre « l’islamo-fascisme » constitue l’article de foi. Apologistes du bombardement humanitaire en Irak et supporters délirants de la « démocratie israélienne », ce sont eux qui fournissent à la politique néo-impériale de l’administration Bush ses cohortes d’idiots utiles.

Cumulant les infortunes, la population du Darfour voit ainsi s’ajouter à ses misères l’encombrant soutien de ceux qui applaudirent aux massacres israéliens en Palestine et au Liban, s’extasièrent sur les prouesses des B 52 en Irak, et considèrent toujours Abou Ghraib et Guantanamo comme de simples commissariats de police. Coincée entre les associations juives américaines et les intellectuels organiques hexagonaux, la cause du Darfour aura du mal à se faire entendre en dehors de la sphère d’influence des médias occidentaux. Il est infiniment regrettable que ses défenseurs les plus sincères ne l’aient pas compris, comme est particulièrement scandaleux le silence complaisant du monde arabe à l’égard des responsabilités de Khartoum dans la tragédie du Darfour.

A l’évidence, la seule solution au conflit est de nature politique. Le Darfour n’est pas un Etat indépendant, mais une région du Soudan. Toute démarche reposant sur le déni de la souveraineté nationale soudanaise conduira à une impasse. Catastrophique, la situation humanitaire au Darfour justifie une intervention massive de l’ONU pour nourrir et protéger les populations. Mais cette intervention doit surtout obtenir des parties en présence un accord politique permettant de mettre fin aux combats.

Simultanément, seule une pression de la communauté internationale peut infléchir Khartoum, mais à condition qu’elle n’apparaisse pas comme discriminatoire à l’égard d’un Etat arabe. Les imprécations anti-soudanaises des lobbies pro-israéliens relèvent d’une indignation sélective qui fait la différence entre « bonnes victimes » au Darfour et « mauvaises victimes » en Palestine. Mais surtout, et c’est plus grave encore, elles desservent la cause du Darfour sur la scène internationale, où Khartoum a beau jeu d’invoquer la solidarité arabe contre l’ingérence occidentale et la politique des « deux poids, deux mesures ».

A l’issue de son équipée dans les pick-up du Mouvement de libération du Soudan, BHL a proposé dans les colonnes du quotidien Le Monde de livrer des armes à cette fraction irrédentiste de la guérilla. Rejetant les accords de paix signés à Abuja sous la houlette de l’ONU en mai 2006, le MLS poursuit le combat au côté des « islamistes » du Mouvement pour la Justice et l’Egalité. Peu importe que le Conseil des droits de l’homme de l’ONU ait accusé la guérilla, elle aussi, de crimes contre l’humanité, ni que le retour à la table des négociations soit l’unique issue à la guerre civile. Indécrottables, les muscadins fortunés de la philosophie et les chantres hypocrites de l’humanitaire appellent leurs protégés à se battre jusqu’au bout, et pour les convaincre, ils leur promettent monts et merveilles. Véritables héros par procuration, ils sont prêts à se faire tuer jusqu’au dernier Darfouri.

Bruno Guigue


Diplômé de l’ENS et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Oumma.com
 
 Pris du website www.michelcollon.info
Signaler au modérateur   Journalisée
anzar
Newbie
*
Hors ligne

Messages: 13


« Répondre #76 le: 10/06/2007 - 17:06:06 »

bonjour
c'est bien de parler des probleme et du conflits du mondes et essayer de porté sa contribution sans exageration mais mon soucis principal c'est l'algerie et c'est pour ca que je crois il faut balleyer devant nos porte avant de voir celle de son voisin je vous signale il y tj des gens qui sont tue en algerie a cause d'un conflit cree il Y 19 ans
pour narjessa le president qui a sauve l'algerie du chao c'est M Zeroual et celui qui a n'a pas volu de la braise brulante c'est notre presidant que j'adore comme un fou et c'est domage que vous consacre pas d'aussi lang article pour votre pays  a su i v r e
Signaler au modérateur   Journalisée
Narjassa
Jr. Member
**
Hors ligne

Messages: 51


« Répondre #77 le: 10/06/2007 - 18:38:54 »

سلام عليكم


هذا ما كنت أقوله في آخر تدخلي، يجب أن نهتم ببلدنا أولا، فنحن معنيين به اكثر من أي بلد آخر.

شكرا علي تسميتك للرئيس، في الحقيقة لم أفكر في الرئيس زروال الذي حاز علي إحترامي الشديد لأنه يتميز بخصلة لا أجدها في الآخرين و هي قدرة الحسم فهو كرجل عسكري يعلم جيدا أن ما يصلح بشعبه هو العزم و الحسم.

أما الرئيس بوتفليقة فقد تميز بشىء و هو أنه يسمي الأشياء بمسمياتها بعيدا عن اي نوع من النفاق و الرياء.

طبعا أنا معك سيد أنزار يجب أن نولي الأهمية المطلقة للجزائر في تدخلاتنا.
Signaler au modérateur   Journalisée
informaticien
Full Member
***
Hors ligne

Sexe: Homme
Messages: 118


« Répondre #78 le: 11/06/2007 - 13:34:33 »

Des informations primordiales ( voir ci-dessous) pour ma chère Algérie qui est maintenant une des cibles Africaines prioritaires, dans la perspective du pic pétrolier, des USA et de l'OTAN; par l'intermédiaire de l'AFRICOM qui aura à non pas douté des moyens militaires équivalents ou plus importants que CENTCOM.

LA RECOLONISATION DU MOYEN-ORIENT.(incluant l'Algérie )
http://www.alterinfo.net/-LA-RECOLONISATION-DU-MOYEN-ORIENT-_a9157.html

Nous [CAPJPO-EuroPalestine] reproduisons un article qui nous est adressé par Julien Lacassagne, qui analyse dans sa globalité la "monstrueuse offensive contre l'ensemble des peuples du Moyen-Orient". Il nous rappelle, à juste titre la cynique déclaration de Donald Rumsfeld en 2003, quelques heures après le début de l'agression contre l'Irak, notant qu'elle s'applique désormais à toute la région : "Ce qui va suivre ne ressemble à aucun conflit. Ce sera le recours à la force d'une ampleur et d'une échelle au-delà de tout ce que l'on a vu dans le passé".


La guerre menée par les impérialismes contre les peuples du Moyen-Orient ne souffre pas de trêve, depuis plusieurs semaines, une série d'offensives accablent à nouveau la région et ce, de manière quasiment simultanée. Ainsi, le 20 mai, l'armée libanaise engageait le combat contre le groupe Fatah al-Islam, basé dans le camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared, au Nord de Tripoli. Cet épisode n'était que le prélude au siège et au pilonnage de Nahr al-Bared. L'envoyé spécial du Figaro écrivait dans son article daté du 23 mai 2007 : "Dans cette ville surpeuplée, les obus de 105 mm tirés un peu au hasard depuis dimanche (20 mai) par l'armée libanaise ont eu des effets dévastateurs". Exposée au pilonnage des habitations, des infrastructures, des citernes d'eau, privée d'électricité, la population du camp a commencé à le déserter, notamment pour se rendre vers celui de Baddaoui.

Ces nouvelles violences à l'encontre de populations civiles palestiniennes permettent au nouveau ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Sarkozy, Bernard Kouchner, en "visite de solidarité" avec le gouvernement Siniora le 24 mai dernier, d'exposer son grand cœur de "french doctor" mondain, partisan de l'intervention contre l'Irak, en saluant la détermination de l'armée libanaise ! Il s'agit bien de cette même armée libanaise qui organise la terreur contre les réfugiés palestiniens considérés par le gouvernement Siniora, mais aussi par une partie de l'opposition comme le général Aoun, comme autant d'éléments de "destabilisation" du Liban.

Ces évènements fournissent l'opportune occasion d'accentuer une fois de plus la pression sur la Syrie, accusée d'armer les "djihadistes" palestiniens. Damas se trouve également ciblé par la constitution d'un "tribunal international" chargé du dossier de l'assassinat du très affairiste premier ministre Rafiq Hariri, mais aussi par la présence de la force d'occupation de la FINUL, à laquelle participent des troupes françaises affublées de casques bleus.

Car il y a désormais une coïncidence d'intérêts entre la France, les Etats-Unis et Israël au sujet de la Syrie. En effet, si Chirac et l'Etat français avaient noué des relations privilégiées avec la Syrie d'Hafez-el-Assad, il n'en est pas de même avec celle de son fils Bachar. La France s'est ainsi trouvée à l'initiative de la résolution 1559 exigeant le retrait des troupes syriennes du Liban, mais aussi de la résolution 1701 autorisant le redéploiement de la FINUL. Un article publié sur le site de la CAPJPO le 19 mars 2007, "Le visage méconnu de Chirac pousse-au-crime et va t-en guerre", mentionne que la radio de l'armée israélienne a annoncé que, dans la foulée de la guerre contre le Liban, Jacques Chirac avait encouragé Israël à attaquer la Syrie afin de renverser Bachar el-Assad, comme il avait donné son soutien à l'attaque contre le Liban dès le début de l'été 2006, ce que confirmait une interview de Nissim Zvili, ancien ambassadeur d'Israël en France.

Les premières initiatives du gouvernement Sarkozy au Moyen-Orient se situent dans l'exacte continuité de cette politique, comme l'a montré la visite de Bernard Kouchner au Liban, sa première "sortie" en tant que ministre des Affaires Etrangères.

En effet, Kouchner n'a cessé de le dire lors de son entretien avec Fouad Siniora : "La politique française est inchangée" (Le Monde, 26 mai 2004). Or, qu'est-ce donc que cette politique française inchangée ? : c'est celle de la résolution 1559 de l'ONU, proposée en 2004 sur initiative franco-américaine et qui consiste à restaurer une partie de la tutelle coloniale française sur le Liban ; c'est aussi celle des engagements pris en janvier dernier à la conférence dite "Paris 3" qui accentuent l'emprise des grands groupes français sur le Liban ; c'est enfin celle du soutien à la création d'un tribunal international dit "Hariri", instrument permettant d'intervenir directement dans les affaires intérieures libanaises et visant explicitement la Syrie.

Au moment même où se déroulait les premiers affrontements au Nord-Liban, Israël procédait à de nouvelles attaques aux missiles contre la bande de Gaza. Le 21 mai, l'armée israélienne multipliait les raids aériens, qui n'ont d'ailleurs jamais cessé. Les chiffres sont significatifs : Ces raids aériens ont fait plusieurs dizaines de morts, notamment des civils (32 morts entre le 16 et 21 mai), tandis que l'on comptait une victime à Sderot, suite aux tirs de roquettes Qassam. En outre, des blindés israéliens sont à nouveau entrés dans la bande de Gaza.

Un article précédent, "Quelque chose de pourri au royaume de David", indiquait qu'il était trop tôt pour conclure à une démission prochaine du gouvernement Olmert suite à l'affaire du rapport Winograd, en même temps, il envisageait comme probable la préparation d'une prochaine offensive de la part de l'Etat d'Israël, faisant suite à celles du printemps et de l'été 2006. Ainsi le chroniqueur militaire du journal Haaretz, Ze'ev Schiff, déclarait à propos du gouvernement Olmert : "Un tel gouvernement ne peut conduire le pays pour la prochaine guerre et la gagner" (rapporté dans Le Monde du 3 mai 2007). Or il apparaît désormais que le gouvernement Olmert prend de fait l'initiative de ces opérations contre Gaza et, finalement, le rapport Winograd, qui accablait Olmert, a en réalité agi comme un aiguillon incitant celui-ci à s'engager dans de nouveaux assauts.

Le 24 mai, Israël poursuivait ses attaques en raflant plus d'une trentaine de responsables politiques palestiniens, dont le ministre de l'Education, Nasreddine al-Chaër, des députés et plusieurs maires (dont celui de Naplouse). Troisième acte de la triste pièce qui se joue au Moyen Orient : l'impérialisme français s'associait à l'impérialisme américain le 24 mai pour exercer de nouvelles pressions contre l'Iran. Après la déclaration de George W. Bush en faveur d'un renforcement des sanctions contre l'Iran, c'était au tour du ministère des Affaires Etrangères français d'évoquer de "nouvelles sanctions" contre Téhéran.

Last but not least, les Etats-Unis ont annoncé leur volonté de rester durablement positionnés en Irak, Républicains et Démocrates confondus, ces derniers ayant voté le budget militaire sur l'Irak au Congrès.

C'est donc bien dans sa globalité qu'il faut observer la situation au Moyen-Orient, et ce qui est visible, c'est d'abord une monstrueuse offensive contre l'ensemble des peuples du Moyen-Orient. La cynique déclaration de Donald Rumsfeld en 2003, quelques heures après le début de l'agression contre l'Irak, peut hélas s'appliquer désormais à toute la région : "Ce qui va suivre ne ressemble à aucun conflit. Ce sera le recours à la force d'une ampleur et d'une échelle au-delà de tout ce que l'on a vu dans le passé".

Au début de l'année 2004, l'administration Bush avait annoncé sa volonté de mener à bien son projet dit "Great Middle East" qui engage tout un espace, ignorant d'ailleurs la nomenclature géographique puisqu'il va de la Mauritanie à l'Afghanistan, dans un processus de "démocratisation" et de prospérité, ce qui devait passer par une lutte contre l'islamisme et le "terrorisme". En réalité l'expression de "Grand Moyen-Orient", comme le montre tous les derniers développements que nous avons évoqués, signifie avant tout faire tourner la roue de l'histoire à l'envers et engager un processus de recolonisation du Moyen-Orient.

Ce plan ne s'applique pas sans heurts ni complications, mais aujourd'hui les principales puissances coopèrent activement pour tirer leurs épingles de ce jeu : les Etats-Unis et la Grande-Bretagne en Irak, la France au Liban, dont elle est l'ancienne puissance mandataire et bien entendu l'Etat colonial d'Israël, point d'ancrage de l'impérialisme dans la région depuis sa création.

Il s'agit enfin désormais, pour ces puissances, de liquider les conséquences des mouvements révolutionnaires qui avaient mené le combat pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes au Moyen-Orient, et qui avaient même abouti à des indépendances pleines et entières : c'est ainsi que sont directement visés les Palestiniens de Palestine ou réfugiés au Liban, l'Irak, la Syrie, et l'Iran qui avait brisé à l'issue de la révolution de 1979 le régime du Shah Mohammad Reza Pahlavi, alias le "gendarme du Golfe", un des piliers de l'influence impérialiste dans la région.

La chasse aux peuples du Moyen-Orient est bien ouverte, et les chasseurs sont en armes. L'objectif visé est de reprendre pieds dans la région en réalisant sa recolonisation, et pour cela, de réduire au néant et à l'oubli l'héritage du combat mené par les peuples de Moyen-Orient pour le droit des peuples à disposer d'eux mêmes. Chaque jour, les puissances impérialistes et l'Etat d'Israël enfoncent toute la région dans la barbarie et un militarisme exacerbé. Pour autant, aussi tragique soit-elle, la période actuelle n'est pas une ère, l'histoire est longue et les perspectives de combat restent ouvertes. S'engager dans ce combat implique aujourd'hui de prendre clairement position :

- Pour le retrait des troupes d'occupation d'Irak, d'Afghanistan et du Liban, à commencer par les troupes française.

- contre les résolutions de l'ONU qui légitiment l'occupation et l'oppression coloniales.

- Pour un soutien sans faille à la résistance des peuples du Moyen-Orient, et en particulier à la résistance palestinienne.

Julien LACASSAGNE

CAPJPO-EuroPalestine

Lundi 11 Juin 2007

La guerre psychologique de l'AFRICOM des USA et de l'OTAN, par l'intermediaire d'une de leurs immondes marionnettes qu'est israel, est maintenant déclarée contre l'Algérie :  ???

L'AFRICOM, pour donner un exemple au reste des pays africains, voudrait bien accrocher un gros "gibier" sur leur tableau de chasse Africain. J'espére que l'Algérie n'est pas dans leur collimateur.

Il a accusé l’Algérie de tenter de se doter de l’arme nucléaire
Israël désavoué par Washington
M. Abi - Le Jour d'Algérie - 11/06/07


L’accord signé entre l’Algérie et les USA dans le domaine du nucléaire n’a pas laissé indifférente la chaîne de télévision satellitaire qatarie Al Jazeera qui, dans la soirée d’avant-hier, a fait appel à un responsable américain auquel certaines questions ont été posées.

Des interrogations exprimées par cette chaîne de télévision dans un but, peut-être, de tenter de faire croire que la coopération algéro-américaine dans ce domaine serait beaucoup plus décidée par les Etats-Unis pour contrecarrer une proposition faite dans ce domaine par l’Iran à l’Algérie, que par une confiance accordée par l’opinion internationale à ce pays. «L’Algérie a ouvert toutes ses portes devant les structures chargées du contrôle de la nature civile et pacifique de l’activité nucléaire», a répondu ce responsable. Cela ne semble pas avoir convaincu l’animatrice de cette chaîne de télévision satellitaire qui revient à la charge avec une autre question pour savoir si l’accord de coopération conclu entre l’Algérie et les USA n’a pas été décidé par les Etats-Unis pour «court-circuiter» la proposition iranienne faite à l’Algérie de l’aider dans le domaine nucléaire. Chose démentie par ce responsable qui a rappelé que «l’Algérie, comme d’autres pays, dont l’Egypte, ambitionne de maîtriser la technologie nucléaire exclusivement pacifique». Ce responsable américain a, d’autre part, révélé que sur la base d’informations fournies par Israël selon lesquelles l’Algérie se préparerait à se doter de l’arme nucléaire, une inspection a été effectuée dans ce pays, et il a été vérifié que ces informations sont fausses et que l’Algérie n’a jamais cherché à maîtriser la technologie nucléaire dans un but autre que celui civil et pacifique. Ces accusations rappellent celles faites par l’Angleterre à la veille des législatives de 1991 contre l’Algérie, accusée par ce pays, de chercher à se doter de l’arme nucléaire. L’Angleterre avait cité les centrales nucléaires de Draria et de Aïn Oussera. Des accusations infondées, démenties par une inspection effectuée sur place. Ce qui prouve que l’Algérie n’a jamais tenté de tromper l’opinion publique internationale et que ces accusations infondées sont basées beaucoup plus sur des calculs politiciens ou autres que sur des informations fondées.
Signaler au modérateur   Journalisée
Narjassa
Jr. Member
**
Hors ligne

Messages: 51


« Répondre #79 le: 11/06/2007 - 17:49:03 »

سلام عليكم


نحن معنيين  بالجزائر و أما أمريكا ووجهها المخفي، فلم يبقي لها شىء مخفي، إنكشفت منذ زمن طويل و طويل جدا أي منذ خروجها من العزلة في عهد الرئيس ولسون، لنعود الي الجزائر ما يثير الإنتباه هو أننا نعيش و كأن الجزائر غير مستهدفة من أعداء خاريجيين و داخليين، علي مدي عقد من الإقتتال و الجزائرين المنشغلين بالتقاتل و بحماية أنفسهم من هوس القتل تناسوا تماما أن الجزائر مستهدفة ككل دول العالم العربي الإسلامي.

لنتذكر تصريح الرئيس بوش بعد إجتماع مجلس الأمن القومي الأمريكي في اوت 06 بعد وقف العلميات القتالية في لبنان أي توقف العدوان الصهيوني علي لبنان، صرح الرئيس الأمريكي بما يلي:" سنأخذ إجراءات إنتقامية من الدول التي دعمت حزب الله في أعتداءه علي إسرائيل"

الجزائر لأذكركم دعمت حق المقاومة اللبنانية في رد العدوان الإسرائيلي علي لبنان، معني ذلك أن الجزائر هي في مرمي الإدارة الأمريكية من خلال حليفتها الملعونة إسرائيل، ألم تنتبهوا لطريقة تعامل السفارة الأمريكية مع تفجيرات 11 أبريل في الجزائر العاصمة؟

يوم السبت الموالي للأربعاء تخرج علينا السفارة الأمريكية ببيان تحذر فيه رعاياها من التواجد في شارع الشهداء و البريد المركزي اللذين هما مستهدفين بتفجيرات إرهابية!!!! هل يعقل هذا و هل المواطنين الأمريكيين تعج بهم شوارعنا لينشر مثل هذا التحذير في موقع السفارة الأمريكية في الجزائر؟

و للحديث بقية
Signaler au modérateur   Journalisée
anzar
Newbie
*
Hors ligne

Messages: 13


« Répondre #80 le: 12/06/2007 - 00:27:42 »

BONSOIR
puisque vous evoquer toujours les conflits  regionaux dans le monde je veux ausssi m'exprimé sur sujet mais l'algerie reste toujour mon premier soussie
le monde est miné de conflit territoriaux actuellement et depuis l'homme existe sur cette planette avant le neolitique c'est ete les territoire de chasse et l'eau en neolitique c'est les territoire agricole et eau et l'homme moderne c'est  ajouté les richesse sous terrainnes
au moyen orient israel ilban syrie egypte jourdanie c'est un probleme d'eau qui depute en 1922 en passant par plusieurs guerre et que se complique lorsque israel s'est accapare le goulan a la guerre de six jour un plateau extremement stratigique sur tout les plan
 la position algerien envers ce conflit n'a jamais changer qui est aquise exclusivement pour la cause des pays arabe des fois plus que les pays arabe de la regions et aujourd'hui l'algerie est parmis les pays qui reconnaissent pas l'existance de l'etat 'israelite
l avenement du probleme enrgitque dans les annees 70 a vue des point chaud dans le monde et au moyen orient c'ete la lutte de deux bloque ben laden finnance par la cia fait la guerre au russe en afganistan guerre de l'iran/urss et l'iraq/usa le ché fait sa revolution contre les pion des usa des dectature de l'amerique latine " bolivie" asie centrale  avoir des amis riche ca peu servir urss pour se devloppe plus que l'usa  L l'algerie ete dans les non aliniere heuresement!n'a p subit se conflit est ouest en joueant sur  les deux franc mais un peu plus a l'est a l'epoque de boumedien apres la chute d l' urss la geopolitique du monde va etre boulvrsé et un guerre de repression economique par l'"ouest va cree plusieur forme de conflit surtout ethnique et les arabe vont se  reffonrce ideologquemnt et cree des group pour defandre les interet de leur pays vondu a  l'ouest...a suivre
Signaler au modérateur   Journalisée
kader
Full Member
***
Hors ligne

Sexe: Homme
Messages: 216



« Répondre #81 le: 12/06/2007 - 07:23:15 »

Voila l'histoire des grand-pères et pères de ces nouveaux pétroterroristes commanditaires de ces nouvelles guerres "coloniales" (Algérie, Afghanistan, Irak, Iran etc...) pour la spoliation des hydrocarbures des pays "musulmans"  .

1/8 - L'histoire secrète du pétrole - Le temps des grands rapaces
http://video.google.fr/videoplay?docid=-3626609864920521297&q=L%27histoire+secr%C3%A8te+du+p%C3%A9trole

2/8 - L'histoire secrète du pétrole - Le temps des complots
http://video.google.fr/videoplay?docid=-3649288173407629025&q=L%27histoire+secr%C3%A8te+du+p%C3%A9trole

3/8 - L'histoire secrète du pétrole - Le temps des batailles pour l'or noir
http://video.google.fr/videoplay?docid=-3214916356618888657&q=L%27histoire+secr%C3%A8te+du+p%C3%A9trole

4/8 - L'histoire secrète du pétrole - Le temps des premiers craquements
http://video.google.fr/videoplay?docid=1922748009661857239&q=L%27histoire+secr%C3%A8te+du+p%C3%A9trole

5/8 - L'histoire secrète du pétrole - Le règne despotique des 7 soeurs
http://video.google.fr/videoplay?docid=-4223712291754889396&q=L%27histoire+secr%C3%A8te+du+p%C3%A9trole

6/8 - L'histoire secrète du pétrole - Le temps des magouilles
http://video.google.fr/videoplay?docid=300163955057959602&q=L%27histoire+secr%C3%A8te+du+p%C3%A9trole

7/8 - L'histoire secrète du pétrole - Le temps des règlements de compte
http://video.google.fr/videoplay?docid=-8157924255436204952&q=L%27histoire+secr%C3%A8te+du+p%C3%A9trole

8/8 - L'histoire secrète du pétrole - Le temps des scandales et du repli
http://video.google.fr/videoplay?docid=-6590822255904006639&q=L%27histoire+secr%C3%A8te+du+p%C3%A9trole

FINANCE DES GUERRES PASSEES ET FUTURES version long
http://www.dailymotion.com/video/xryjf_le-jeu-de-largent-archives-oubliees

Lien entre les attaques du 11 septembre 2001, le pic pétrolier et le totalitarisme des USA
http://reopen911.online.fr/forums/viewtopic.php?id=3678&action=new

http://www.illuminati-news.com/
http://www.conspiracyarchive.com/Commentary/Illuminati_Eyes_Wide_Shut.htm
http://www.conspiracyarchive.com/
http://www.redicecreations.com/


Le pétrole de l’Irak : volé ou bradé

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=5867
par Fadhil Al Badrani - Bagdad.

Officiellement les réservesde pétrole irakien se montent à environ 115 milliards de barils, mais de nouvelles estimations sur ces réserves les évaluent à 210 milliards de barils. L’Irak est donc aux tous premiers rangs des puissances pétrolières mondiales, et ses réserves de gaz naturel sont considérables aussi : plus de 9 milliards de mètres cubes.

En réalité cependant, l’Irak sous occupation a plutôt le primat mondial de la corruption,  liée au secteur pétrolier : chaque mois, des centaines de milliers de barils manquent au bilan comptable, par un concours de facteurs divers. Corruption, contrebande, comptabilité inefficiente.  Abdelluahed Al Giassany, expert irakien en pétrole, a estimé que chaque mois au moins 500 mille barils de pétrole brut sont soustraits aux caisses publiques. Même l’administration étasunienne  a finalement admis qu’il y avait un problème, et elle l’estime à  100-300 mille barils de pétrole « disparu »  chaque mois. Dans les circuits de l’exportation illégale, entrepreneurs et  commerçants traitent avec les chefs des partis et courants politiques. Les milices utilisent les copieux revenus clandestins pour s’armer, s’étendre et poursuivre les massacres. Selon certains témoignages, à Bassora, les milices offrent du pétrole volé (souvent du marché intérieur, où il coûte moins cher, contribuant ainsi à créer la pénurie d’essence et des autres combustibles dans un pays qui est assis sur le pétrole) à 10-12 dollars le baril. Les  intermédiaires doivent organiser le transport  en bateau à Dubaï, où le brut  est vendu au port à environ  30 dollars le baril, continuant ensuite son chemin dans les marchés internationaux, en général avec de faux certificats d’origine, ou « lavé » avec du pétrole d’une autre provenance. La corruption ministérielle est fondamentale dans ce processus : ce sont de plus en plus souvent des fonctionnaires du ministère du pétrole qui fournissent les documets nécessaires. Peut-être que dans un ou deux ans, dit le gouvernement, le système de mesure de ce qui est pompé fonctionnera, mais jusque là on ne saura pas combien de pétrole a été subtilisé et grâce à quelles connivences.
  
Al Giassany cite un rapport  interne du ministère du pétrole irakien de 2006, dont il résulte que les pertes de l’Irak dans le secteur  pétrolier, depuis le début de l’occupation jusqu’à la moitié de l’an dernier (2006), atteignent environ 24 milliards de dollars. Ceci entre dans le cadre d’une gigantesque dilapidation des ressources publiques : 80 milliards de dollars peut-être sont partis en fumée pendant ces quatre années à cause de la corruption administrative dans les différents secteurs. Personne ne la combat sérieusement. Le gouvernement semble même faciliter  le prélèvement illégal : dans la zone de Bassora on a carrément construit des  conduites secondaires qui permettent de dévier le brut. Impossible qu’on ne le sache pas dans les hautes sphères. Les présumés responsables ont été bloqués et arrêtés, mais cela est arrivé… au début de l’occupation.
  
L’actuel gouvernement Maliki  affirme avoir besoin  de 200 milliards de dollars pour la reconstruction  du pays, et que pour arriver à ce chiffre il faudrait 20 années d’exportations pétrolières, alors qu’il suffira de neuf années si entrait en fonction la nouvelle loi sur le pétrole et le gaz qui ouvre le secteur à des investissements directs de compagnies pétrolières étrangères. Selon l’expert Al Giassanny, ceci est un alibi : l’Irak n’est plus aujourd’hui un pays sous embargo et les ressources pourraient être trouvées – par exemple en arrêtant le sac du pétrole- sans une loi dévastant à la fois l’unité nationale et la propriété nationale des richesses.
 
Du reste, le désordre est déjà grand. Le gouvernement, par l’intermédiaire du conseiller ministériel du pétrole Assim Jihad, nie l’existence d’intérêts  d’entreprises étasuniennes sur le pétrole du pays, en soutenant qu’actuellement le pétrole exporté part en grande partie sur le marché asiatique. Mais un syndicaliste du pétrole, nous a indiqué, sous couvert de l’anonymat, que d’énormes quantités partent sur le marché étasunien avec des prix qui ne dépassent pas  les deux dollars au baril. Et les kurdes, au nord du pays, sont en train d’établir des accords avec une compagnie norvégienne. Il n’existe pas encore d’accord légal pour le faire, mais la gestion de la ressource est  déjà privée, ethnique même.

En attendant, la question des contrats pétroliers signés avec des entreprises chinoises et russes en 1997 n’est pas résolue. Des entreprises chinoises devaient développer, sur la base d’un contrat d’association, le champ Al Ahdeb, pour une production d’environ 90 mille barils journaliers,  avec un investissement équivalent à 1,25 milliard de dollars pour 26 ans. Avec les russes, c’est le champ de Gurna Ouest à Bassora qui devait être exploité : découvert en 1971, il est en mesure de produire 600 mille barils par jour, pour un coût d’investissement de 4 milliards de dollars en 22 ans. Des contrats qui n’ont pas été réalisés à cause de l’embargo et de l’invasion étasunienne  qui a mis le pays et son pétrole dans d’autres mains.

Edition de jeudi 31 mai 2007 de il manifesto.

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio.
 
Fadhil Al Badrani est journaliste irakien ; il travaille entre Bagdad et Fallujah. Il a été correspondant pour Al Jazzera à Fallujah pendant le siège de novembre 2004.


* Hydrocarbures-d-Irak.jpg (156.86 Ko, 1238x1114 - vu 1120 fois.)
Signaler au modérateur   Journalisée

Narjassa
Jr. Member
**
Hors ligne

Messages: 51


« Répondre #82 le: 12/06/2007 - 11:45:40 »

 سلام عليكم

أرجو ان لا نقع في فخ الإعتراف بما يسمي دولة إسرائيل، فالأفضل أن نستعمل عوض إسرائيل الإسم الحقيقي للأرض و هو فلسطين المحتلة.

ثم إن حصر كل اطماع أمريكا و الغرب في النفط هذا تحليل غير واقعي، فإيجاد و بالقوة كيان يهودي صهيوني في قلب العالم العربي الإسلامي له دلالته العميقة و هو عدم السماح لدول المنطقة من الإنبعاث الحضاري و تحكيم نظام الشورى بعيدا عن الرأسمالية التي تحبس الأموال في أيدي أقلية و عن الإشتراكية النظام الذي يلغي الطبقات و يحاول فرض نظام مساواة مصطنع.

ثم إن العولمة الأمريكية بدأ يتصدي لها جمهور كبير و من مختلف الشرائح، لا أدري إن كنتم علي علم بموقف الكنائس في أروبا الشرقية و التي هي مناهضة لإعلان ميثاق الأمم المتحدة و المشاريع التي تطبخ في كواليس هذه المنظمة المشبوهة و التي تعادي الأسرة و قيم العفة و معارضة ظاهرة الشواذ جنسيا و ما الي ذلك، فالحرب المعلنة علي دول العالم الإسلامي لم تعد مقصورة عليه فحتي الدول المحافظة مثل روسيا مستهدفة من نظام عالمي عدواني و مهيمن.
Signaler au modérateur   Journalisée
Humungus
Newbie
*
Hors ligne

Sexe: Homme
Messages: 1



« Répondre #83 le: 14/06/2007 - 11:27:12 »

LE JOUR OÙ LE MONDE SE RETROUVERA À COURT D'ÉNERGIE

Il y a douze mois environ, l'événement financier le plus dévastateur des 150 dernières années s'est produit. On n'a entendu aucune sonnette d'alarme. Pourquoi  ???

On n'en a pas parlé au journal de 20 heures... et on n'en parlera pas avant qu'il ne soit trop tard !

On commencera par montrer du doigt les politiciens qui ont ignoré cette terrible menace parce qu'ils savaient qu'elle ferait dérailler les élections.

Ensuite, on accusera les médias, qui ont laissé de côté des preuves effarantes, disponibles depuis des années -- simplement parce que ce n'était pas assez "sexy" pour figurer en première page.
 
Puis on accusera l'OPEP, qui a délibérément dissimulé la vérité sur cette crise pendant plus d'une décennie... simplement pour pouvoir jouer sur les quotas d'exportation et engranger plus de pétrodollars.

Et on accusera les "grandes pétrolières" qui ont non seulement enterré ces preuves dans les années 50 -- mais ont même utilisé d'autres fausses données pour faire grimper le cours de leurs actions.

Mais montrer tout le monde du doigt ne changera rien au séisme énergétique dont je voudrais vous parler.

Un séisme, quel séisme ?

Entre 3 et 4 euros pour un litre de carburant... d'énormes files dans les stations-service... des émeutes autour d'un jerrycan d'essence...

Des aéroports vides parce qu'il revient trop cher de faire voler les avions... des supermarchés vides parce que le transport des marchandises est trop coûteux !

Vous pensez que c'est impossible ? Détrompez-vous !

L'Occident -- et le reste du monde -- est en train de voir ses réserves de pétrole bon marché s'épuiser. Et lorsqu'on aura dépassé le point de non-retour, votre patrimoine... votre santé... et tout votre mode de vie seront mis en danger.

En fait, ça a déjà commencé. Selon certains experts, le point de rupture a eu lieu en juin 2006 dernier.
Malgré les apparences, nous sommes désormais dans ce qui pourrait devenir l'époque financière la plus cruelle et la plus imprévisible des 150 dernières années de l'histoire mondiale !

Une nouvelle Guerre froide sur les rives de la Mer Caspienne... un renouveau du terrorisme et des massacres en Afrique, dans le Golfe Persique... des conflits militaires concernant le pétrole onshore et offshore en Afrique, dans le Golfe Persique et dans la Mer de Chine du Sud...

Nous SAVIONS tous que cette crise approchait, mais nous ne l'attendions pas si tôt !

Ne nous voilons pas la face. Tout le monde savait que la "Panne Sèche" arriverait un jour. On ne peut pas consommer une ressource qui ne se renouvelle pas... sans envisager qu'on finira, un jour, par se retrouver à court.

Ce que des centaines de milliers de gens -- et peut-être même des millions de gens -- n'ont jamais réalisé, c'est que cela se produirait aussi tôt !

Même les soi-disant "experts" pensaient que nous nous trouverions un jour confrontés à une crise de ce genre... mais d'après eux, nous n'étions pas censés nous trouver à court d'énergie avant 25-30 ans ! Malheureusement, les choses ne se déroulent pas tout à fait comme prévu...

La course folle a déjà commencé. Les rumeurs circulent. L'équilibre mondial est en train de basculer. Et les optimistes avec leurs lunettes roses doivent s'attendre au choc de leur vie.

Cet événement dévastateur... que personne n'attendait avant des dizaines d'années... est en fait déjà arrivé.

Selon moi, ses effets se feront sentir avant la fin de la décennie... mais vous n'avez pas autant de temps pour vous y préparer : la panique commencera bien avant... lorsque la foule et les marchés se rendront compte des changements historiques qui nous attendent.

Il ne s'agit pas d'un événement mineur !

Nous voyons déjà les symptômes d'un effondrement. Je sais ce que vous allez me dire : le cours du pétrole a rejoint la barre des 77 $ ( voir http://inflation.free.fr/graph_oil.php et http://www.wtrg.com/prices.htm ) , et se traîne à des planchers qu'on n'avait plus vus depuis 2005/2006.

Comment un choc pétrolier pourrait-il être possible ?

Croyez-moi, ce répit est bien plus lié à la conjoncture qu'à de véritables raisons fondamentales -- et il sera de très courte durée. Après tout, à quoi est due la baisse que nous observons actuellement ? "Un hiver clément", selon les experts. "Un changement d'humeur des spéculateurs et des investisseurs institutionnels", selon d'autres. "L'OPEP manipule les cours", disent encore certaines théories.

Ce que je vois surtout c'est que fondamentalement, l'offre de pétrole n'a pas été miraculeusement augmentée ces dernières semaines. L'or noir reste aussi précieux, indispensable et difficile à obtenir que l'année dernière.

Ce que je vois aussi, c'est que depuis le début des années 2000, le pétrole s'envole... et que ce n'est pas près de s'arrêter.

Réfléchissez-y : la situation au Moyen-Orient est -- c'est un euphémisme -- explosive. La Russie commence elle aussi à faire jouer l'argument énergétique dans ses relations internationales. Les tensions autour du pétrole et du gaz se multiplient, entre des pays de plus en plus assoiffés d'énergie. A cela vient s'ajouter le fait que le Venezuela, le Nigeria, l'Arabie Saoudite... bref, les principaux producteurs pétroliers de la planète... sont plutôt hostiles aux pays occidentaux.

Et si l'on regarde les choses plus en profondeur, on voit bien vite que l'envolée du pétrole n'est pas seulement liée à l'idéologie... mais aussi et surtout à la géologie. En sous-sol, la source mondiale de pétrole bon marché est sur le point de s'épuiser.

La guerre civile en Irak. Un nouveau conflit énergétique en Iran. La croissance de la Chine et de l'Inde. L'augmentation de la demande mondiale... Tout cela ne restera pas sans conséquences ; la question est de savoir lesquelles.

La réponse tient en une phrase : une augmentation radicale du prix des ressources naturelles Mondiales.

Selon les investisseurs avertis, ce n'est là que le début d'une tendance haussière qui pourrait durer des années.

Et rien de ce vous faites pour accroître ou protéger votre capital ne sera plus jamais pareil.

la plupart des investisseurs perdent des fortunes et bon nombre de marchés mondiaux sombrent dans le chaos... .
 
Vous découvrirez pourquoi cette crise, loin d'être le scénario du prochain film-catastrophe hollywoodien, est bel et bien réelle. Je vous donnerai des preuves irréfutables. Et -- plus important encore -- je vous montrerai comment les dégâts physiques et financiers qui nous attendent pourraient littéralement réduire à néant un siècle et demi de prospérité occidentale.

Au commencement était la petra oleum...

Il y a un millénaire, le pétrole était utilisé comme laxatif.

Puis, en 480 avant J.C., les Perses utilisèrent le pétrole pour y tremper leurs pointes de flèches, qu'ils enflammaient avant de les décocher au-dessus des murs ennemis. A l'époque -- difficile à croire... -- le pétrole n'avait pas beaucoup d'importance !

Le monde a vécu la Renaissance, les Lumières, la Révolution française... Et tout ça sans les avantages du pétrole. Puis quelque chose changea. Quelque chose que les gens ne pensaient pas voir prendre une telle importance au cours du temps.

Les villes s'agrandirent. Et les grandes villes ont besoin de meilleures lampes. Hop, le kérosène fit son apparition. En 1861, Nikolaus Otto inventa le premier moteur à gaz -- et voilà pour le gaz !

Puis Ford démontra qu'il était possible de produire des voitures en masse. On construisit les usines qui vont avec. Grâce au pétrole, on put produire à grande échelle : des voitures, bien sûr... mais aussi de la nourriture, des vêtements, des appareils ménagers... et les consommateurs qui vont avec.

Durant tout le 20ème siècle, nous avons consommé du pétrole bon marché pour faire rouler nos voitures, chauffer nos maisons, allumer nos lampes... et alimenter nos tracteurs. Le pétrole nous a donné le plastique. Et la pétrochimie.

Le pétrole a formé l'Occident. Il nous a changés.

Les mutations qu'il a engendrées ont eu plus d'effet qu'internet...  que la bulle boursière des années 90... ou que le boom immobilier des années 80. Et c'est bien ce qui nous rend si vulnérables au choc qu'entraînera cette "méga-panne sèche planétaire"...

Accros au pétrole !

Sans pétrole, la France tombe en panne.

Les fermes sont paralysées. Les hôpitaux n'ouvrent pas. Les lampadaires ne s'allument pas. Les trains et les camions ne circulent pas. Les avions ne volent pas. Ce ne sont pas là des divagations apocalyptiques. Ce sont de simples faits.

A l'échelle planétaire, nous brûlons près de 88 millions de barils par jour. En une seule journée, l'humanité brûle une quantité d'énergie fossile équivalente à celle que Mère Nature a mis... 100 000 ans à fabriquer.

Certaines personnes parcourent une centaine de kilomètres tous les jours rien que pour aller travailler. Six milliards d'êtres humains. Conduisant 700 millions de voitures. Chaque jour, chaque voiture utilise quatre fois plus d'énergie en carburant que les gens en ont besoin en nourriture.

90% des produits chimiques utilisés pour l'agriculture, les médicaments et le plastique proviennent du pétrole.

Dans les aéroports, des milliers d'avions décollent et atterrissent chaque jour, consommant en moyenne 91 028 litres de carburant. Le tout récent Airbus A380 -- qui est le troisième plus gros appareil de l'histoire de l'aviation -- consomme à lui seul 1 800 litres de kérosène toutes les 7 minutes !

Les téléphones, internet, les télévisions, les machines à laver, les sèche-linge, les réfrigérateurs et les chaînes hi-fi dans nos foyers... les camions, les trains, les avions et les navires fournissant de la nourriture dans nos supermarchés... nos usines, nos tracteurs, nos turbines et nos compresseurs...

Rien de tout cela n'existerait, ou ne serait possible, sans le pétrole.

Comment pensez-vous que l'on puisse trouver des fraises au mois de décembre... des ananas en Alsace... ou des litchis dans le Pas-de-Calais ?

Tant que le pétrole continue de couler, il n'y a pas de problème. La vie continue. Mais si nos sources d'or noir bon marché disparaissent... la catastrophe ne fait aucun doute.
 
Et pourtant, avant la fin de la décennie, nous pourrions assister exactement à ce genre de désastre cataclysmique. C'est presque garanti -- parce que comme je vous le disais, la page a été tournée il y a six mois de ça.


Le Nouveau Pétrole -- "Bon marché" à 100 $ le baril ?!

Tout a commencé dans les années 30, dans un bureau de l'Université de Columbia...

A cette époque, un professeur de géophysique de l'Université de Columbia a fait une découverte qui valait des milliards de dollars pour les investisseurs et les entreprises dans le secteur du pétrole.

Il a découvert qu'un liquide sous pression -- comme le pétrole -- peut se retrouver piégé sous des roches. Il a découvert comment l'extraire. Et à ce jour, les compagnies pétrolières utilisent encore cette découverte pour trouver et récupérer des millions de litres de pétrole. Du pétrole qu'on aurait, sans cela, complètement manqué.

Puis le Dr. Marion King Hubbert a fait une autre découverte.

En 1956, Hubbert a découvert que les champs subissent un changement radical lorsqu'on en extrait le pétrole.

Au début, le brut jaillit littéralement du forage. Là, tout va bien. Mais après des années de pompage, la pression disparaît. Tout à coup, le reste du pétrole devient plus difficile -- et plus cher -- à extraire.

Lorsque votre entreprise tout entière dépend de la quantité de pétrole que vous avez en réserve, c'est un petit détail extrêmement important. Lorsqu'on arrive au point de rupture -- aussi appelé le "pic" -- le coût nécessaire pour extraire le reste du pétrole grimpe en flèche. L'offre entre dans une spirale baissière permanente. Et vous devez rapidement chercher ailleurs si vous ne voulez pas vous retrouver à court de pétrole.

En 1956, Hubbert travaillait pour Shell Oil.

Ses supérieurs l'ont supplié de ne pas publier le résultat de ses recherches sur le phénomène qu'on connaît aujourd'hui sous le nom de Peak Oil. Mais durant un discours, il dressa néanmoins un tableau à donner des frissons... devant une salle remplie de dirigeants et d'ingénieurs pétroliers.

Il leur annonça que les Etats-Unis -- qui étaient alors la première puissance pétrolière de la planète -- atteindraient leur propre "pic" de production en 1970.

Il faut vous mettre à leur place.

A l'époque, les Etats-Unis pouvaient extraire plus de pétrole que n'importe quel pays au monde. Personne ne crut Hubbert. En fait, on le tourna en ridicule. Et la controverse qui s'ensuivit faillit ruiner sa carrière. Shell alla jusqu'à engager d'autres géologues acceptant de reporter la date du pic en 1990, voire en 2010... et Hubbert fut écarté par toutes les grandes pointures de l'industrie du pétrole.

Et devinez ce qui arriva ? C'était réglé comme du papier à musique...

Les Etats-Unis atteignirent leur pic de production en 1971 ! Puits après puits, le Texas et la Louisiane commencèrent à s'assécher. La production pétrolière américaine s'orienta à la baisse et ne se remit jamais.

En trois ans, les prix du gaz et du pétrole grimpèrent en flèche... et les importations pétrolières américaines triplèrent.

Tout à coup, l'OPEP avait un avantage sur les USA qu'elle n'avait jamais eu auparavant. Et le paysage politico-économique pétrolier changea du tout au tout.

Hubbert avait raison. De nombreuses personnes ont été financièrement ruinées durant la crise qui s'est ensuivie. Mais il s'avère que ce n'était qu'un début !

Sur les 5 dernières années, le monde a consommé plus de 81 millions de barils de pétrole par jour. Mais l'industrie pétrolière n'a découvert que 3 milliards de nouveaux barils par an ! Pendant combien de temps encore pourrons-nous brûler plus de pétrole qu'on en trouve en remplacement ?

Pas longtemps !

Il n'y a pas de solution politique. Pas de quotas à doubler ou de contrats à signer. La "Panne Sèche" -- le jour où le pétrole bon marché disparaîtra éternellement -- est bel est bien en train d'arriver. Et c'est valable pour la planète entière.


Un réveil difficile :
la crise énergétique globale de 2007

Voyez-vous, les données qu'Hubbert avait découvertes pas moins de 14 ans avant le pic du pétrole aux Etats-Unis ne se limitaient pas aux Etats-Unis, justement...

Ces mêmes données prédisaient aussi des pics similaires pour le reste des pays pétroliers de la planète... jusqu'à ce que la production pétrolière de la planète entière entame une glissade permanente à la baisse !

Et aujourd'hui... il suffit de regarder ce qui est en train de se passer. L'un après l'autre, les pays producteurs de pétrole commencent à s'incliner.

La Libye a atteint son pic en 1970. L'Iran en 1974. La Roumanie -- qu'on appelait autrefois "la plus belle conquête pétrolière d'Hitler" -- a atteint son sommet en 1976. Le Brunei en 1979. Le Pérou en 1982. Le Cameroun en 1985. L'Indonésie en 1997. Idem pour Trinidad.

Jusqu'à présent, 51 pays producteurs au total ont déjà heurté de plein fouet le mur du pic pétrolier. C'est dramatique. En moyenne, pour la région européenne dans son ensemble, le zénith pétrolier a été atteint en 2000 ! Pour toute la région Asie-Pacifique, il est arrivé en 2002 ! Pour l'ancienne Union Soviétique, le pic pétrolier est survenu en 1987 !

Et là, permettez-moi de souligner un point essentiel : ce qui est vrai pour le pétrole l'est pour les autres matières premières -- gaz, cuivre, zinc, nickel et tous les autres. L'Occident dépend tout autant de ces ressources indispensables... elles sont consommées avec autant de frénésie... et, à nouveau comme l'or noir, elles ne sont pas renouvelables.

Inutile de vous dire ce que cela signifie.

La réduction de l'offre signifie toujours une hausse en flèche des prix, même lorsque l'effondrement de l'offre est temporaire. Qu'est-ce cela signifiera lorsque cet effondrement deviendra permanent ? Quel effet cela aura-t-il sur les marchés... les petites entreprises en développement... le marché de l'emploi... et le prix de vos achats quotidiens ?

Dans le cas du pétrole, 16 grands pays producteurs n'ont pas encore atteint leur sommet... mais les dates sont elles aussi très très proches.

Absolument. Depuis le début, certains mentent quant à la quantité de pétrole disponible. Je veux parler notamment de la famille royale d'Arabie Saoudite...
 

Le petit secret des princes saoudiens :
des champs de pétrole à l'agonie...
et des réserves en baisse !

Vous avez vu ce qui s'est passé en 2004 lorsque Shell Oil a choqué le monde des investisseurs en admettant avoir surestimé ses réserves pétrolières de 4,5 milliards de barils. Pensez-y. Parce que c'était une révélation bouleversante...

Lorsque Long Term Capital Management s'est effondré, la société a perdu 1 600 milliards de dollars. Lorsqu'Enron a lâché prise, pas moins de 60 milliards de dollars de capitaux d'investissement ont disparu.

Cependant, lorsque que Shell a admis un manque de réserves de 4,5 milliards de barils... si l'on se fie aux tarifs pétroliers de l'époque... cela représentait en fait une erreur de 189 milliards de dollars !

Pas étonnant que les actions Shell se soient effondrées de 9% en une journée...

Mais croyez-moi, comparé à ce que font les princes d'Arabie Saoudite, les déboires de Shell semblent dérisoires.

En ce qui concerne les réserves pétrolières restantes, voici le véritable scandale : l'Arabie Saoudite affirme qu'elle n'atteindra pas son pic pétrolier en 2011, et qu'il lui reste largement assez de pétrole. Selon ce que déclarait le ministre saoudien du pétrole, Ali Naimi, "les réserves pétrolières de l'Arabie Saoudite sont réelles... Il n'y aura pas de pénurie de pétrole dans les 50 années à venir".

MENSONGES !

Ont-ils autant de pétrole qu'ils l'affirment ? Absolument PAS. Ce que Naimi ne vous dit pas -- pas plus que ses collègues -- c'est la vérité sur Ghawar.

Le champ de Ghawar était la plus grande découverte pétrolière d'Arabie Saoudite. En 1948, il renfermait la quantité vertigineuse de 87 milliards de barils de pétrole. C'est incroyable.

Au début des années 70, les quatre plus grandes entreprises pétrolières de la planète -- Exxon, Chevron, Texaco et Mobil -- estimaient qu'il restait 60 milliards de barils de pétrole à Ghawar. C'est toujours incroyable.

Depuis, cependant, le Ghawar a produit 55 milliards de barils de brut. A vous de faire le calcul : 60 milliards moins 55 milliards... ça ne fait plus que 5 milliards de barils de pétrole restants ! Ca ne fait jamais 50 années de pétrole. C'est tout juste assez pour soutenir la demande mondiale pendant encore... trois semaines !

Les Saoudiens le savent parfaitement. Tous les jours, ils injectent en toute discrétion des millions de litres d'eau de mer sous le réservoir pétrolier de Ghawar afin de soutenir la pression de pompage.

Bien entendu, l'Arabie Saoudite a encore 300 autres réservoirs pétroliers où pomper. Mais ils obtiennent 90% du pétrole qu'ils vendent d'une petite poignée de ces réservoirs. Le reste a déjà commencé à s'assécher.

Et cela ne devrait pas vous surprendre, parce que 5 des champs de pétroles d'Arabie Saoudite sont si vieux qu'ils ont été découverts entre 1940 et 1965 ! Si les Saoudiens mentent sur leurs réserves rien que pour stimuler leur part de marché, peut-être que vous vous posez la question suivante...
 

Y'a-t-il d'AUTRES mensonges
sur les réserves pétrolières ?

Qu'en est-il des autres membres de l'OPEP ? Nous mentent-ils aussi sur le total des réserves ? Oui, absolument.

En 1986, l'OPEP a décrété une nouvelle règle pour ses membres : on ne pouvait pas exporter plus de pétrole qu'il n'y en avait dans les réserves. Quelques semaines à peine après cette règle de quotas, quasiment tous les pays de l'OPEP avaient "étendu" leurs réserves pour pouvoir accumuler plus de revenus pétroliers dans leurs coffres. voir figure 2 ci-dessous

Voilà le problème : ces pays avaient gonflé leurs réserves du jour au lendemain... sans qu'une seule découverte pétrolière ait été faite... et sans qu'on ait construit un seul nouveau puit ! C'est un scandale qui a déjà coûté des centaines de milliards de dollars sur le marché de l'énergie.

Bien entendu, on ne peut pas consommer de "pétrole fantôme". On ne peut pas non plus le cacher éternellement. Inutile de voir le monde se retrouver à court de pétrole pour que le désastre se produise. Et plus tôt on découvrira la vérité sur le "pétrole fantôme"... plus les véritables réserves de pétroles s'épuiseront rapidement... et plus la Panne Sèche arrivera vite !


Rappelez-vous -- c'est le point de rupture qui compte

Au cours de toute l'histoire de l'Age du Pétrole... qui a commencé en 1859... le monde a brûlé approximativement 950 milliards de barils de pétrole. Certains des géologues les plus respectés de la planète estiment que les réserves restantes se montent à 1 000 milliards de barils.

Cela peut sembler faire beaucoup de pétrole... sauf qu'il y a des chances pour que ces 1 000 milliards de barils représentent à peu près tout l'or noir qui nous reste -- jusqu'à la fin des temps. Vous vous rappelez de l'événement dévastateur dont je vous parlais au début de ce message ? Eh bien, nous y voilà.

Accrochez-vous, parce que ce n'est pas agréable à entendre :

Lorsqu'on fait la moyenne des dates de pic de production pour tous les grands pays producteurs de pétrole... y compris l'Arabie Saoudite et le reste de l'OPEP n'ayant pas encore atteint leur sommet... on obtient une estimation de sommet de production arrivée à la mi-2006 !!

Autrement dit, il se pourrait que le point de rupture soit dépassé !

Voilà pourquoi je pense que nous verrons des changements radicaux dans le domaine de l'énergie et des matières premières d'ici avant la fin de la décennie

Et voilà pourquoi j'espère que vous n'attendrez pas pour agir -- parce qu'avec une telle estimation, vous devez vous préparer maintenant pour ce qui nous attend... tant qu'il en est encore temps !

Prenez par exemple le Dr. Kenneth Deffeyes, géophysicien et professeur à Princeton, qui travaillait avec Hubbert dans les années 50. Selon lui, le pic pétrolier mondial a été atteint il y a déjà quelques années.

A-t-il raison ? C'est possible. La courbe d'Hubbert prévoyait quelques années de production pétrolière stagnante, au plus haut du pic. Et depuis quelques années, selon le Professeur Deffeys, c'est bien ce qu'on constate.

Si le pic s'est déjà produit, la baisse des cours du pétrole que nous voyons actuellement n'est que temporaire. Et les investisseurs risquent de tout perdre... à moins d'être bien informés ;

Dès le moment où ces nouvelles données atteindront les médias... ce sera comme si une  bombe avait explosé sur les marchés. Dans la crise qui nous attend, les entreprises seront confrontées à des choix importants. Des milliers d'investisseurs perdront des milliards de dollars.

D'accord, me direz-vous... mais jusqu'où la situation pourrait-elle aller ?

"150 $ le baril", selon deux sénateurs français

Une offre en déclin rapide et une demande grimpant en flèche... c'est la loi économique sous sa forme la plus pure.

Pierre Laffitte et Claude Saunier sont sénateurs ; ils sont également les auteurs d'un rapport présenté en juin 2006 à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), sur le thème "Changement climatique et transition énergétique : dépasser la crise". Voilà ce qu'on pouvait y lire :

"... Le déséquilibre qui s'est amorcé en 2001 [...] est trop fort pour que l'on n'aboutisse pas, dans un futur plus proche qu'on ne l'imagine, à un choc pétrolier de grande ampleur.

"Il est difficile de conjecturer sur le déroulement de ce choc : accroissement progressif, montée par à-coups plus violents, ou hausse très brutale. Mais on peut raisonnablement penser qu'il portera le baril de pétrole rapidement à 100 $, puis à un niveau proche ou supérieur à 150 $ le baril"...

La crise géologique ne sera pas la seule pression s'exerçant sur le prix du pétrole et les matières premières...

Regardez la Chine, par exemple...

La Chine ne comptait que 700 000 voitures en 1993. Elle en a désormais 7 millions. Il n'y avait également que 15 millions de motos, à l'époque. A présent, il y en a plus de 100 millions !
La consommation énergétique de la Chine a déjà doublé ces 20 dernières années. Imaginez que la Chine commence à brûler du pétrole au même rythme que le Mexique ?
Pour l'instant, la Chine n'utilise que 1,7 barils de pétrole par habitant. Le Mexique en utilise 7. Si la Chine en arrivait au même rythme, la demande quotidienne totale de la Chine grimperait à 24 millions de barils par jour. C'est plus qu'aux Etats-Unis... et cela représenterait près de 30% de la demande de pétrole mondiale !
Au cours des 15 prochaines années, la Chine a l'intention d'importer le DOUBLE de la quantité de pétrole importée par les Etats-Unis. Le taux de croissance de la demande pétrolière chinoise représente déjà le double de celle du reste du monde.
Selon l'Agence Internationale de l'Energie, ces dernières années, la demande a augmenté à son rythme le plus rapide depuis 1980. En moyenne elle est de 88,1 millions de barils par jour dans le monde. Là-dessus, environ 20 millions de barils de demande proviennent des Etats-Unis. C'est un chiffre difficile à envisager.

Imaginez une piscine olympique. Videz-la. Remplissez-la de pétrole brut. A présent, refaites cette opération 9 727 fois. Tous les jours de l'année. Ca fait beaucoup de pétrole ! Et rappelez-vous qu'une fois consommé, il a disparu pour de bon...

D'accord... mais une énorme découverte ne pourrait-elle
pas se produire, et changer la donne ?


Absolument pas !

Quelles sont les chances de trouver un autre champ de pétrole de 90 milliards de barils ? Ou deux champs de 45 milliards de barils ? Proches de zéro. On pourrait se ruiner à en chercher -- en fait, ça a déjà été le cas de nombreuses compagnies pétrolières !

(Dans les années 50, par exemple, George W. Bush Senior a gagné des millions grâce à ses activités pétrolières au Texas. Au début des années 80, George Junior a dû quitter ses propres activités... après que chaque forage lancé se soit révélé désespérément sec !)

La dynamique a complètement changé. Pourquoi ?

Parce qu'il n'y a eu aucune découverte pétrolière majeure depuis plus de 20 ans !

Dans le monde entier, les découvertes pétrolières nettes ont plongé tous les 5 ans depuis 1980.
Certains des champs les plus grands ont désormais entre 30 et 100 ans... et ils commencent aussi à s'assécher !

Il y a eu 16 grandes découvertes pétrolières en 2000, huit en 2001, trois en 2002, AUCUNE en 2003 -- et à part une découverte apparemment "prometteuse" en 2006, les chiffres restent décevants ces dernières années. Dans le monde entier, le sommet des découvertes a été atteint dans les années 50. Dans les années 90, la moyenne était d'un sixième du total de l'époque... soit neuf milliards de barils par an !  voir figure 3 ci-dessous

Ce n'est presque rien, comparé à la demande mondiale de pétrole. Et même si l'on trouvait un autre Ghawar... cela ne ferait que retarder l'impact de moins de 24 mois.

Il faut se poser la question... S'il y a encore de l'énergie bon marché à découvrir, où est-elle ? La plupart des énergies alternatives (éolienne, hydrogène, solaire, hydraulique, etc.) présentent un potentiel parfois explosif -- et qui pourrait d'ailleurs vous rapporter des gains eux aussi substantiels, au passage -- mais elles sont trop longues à développer pour éviter totalement le choc pétrolier.


Une pénurie mondiale de 50% de l'offre énergétique : après la panne sèche, le fossé entre la demande d'énergie et l'effondrement de l'offre ne fera que s'approfondir. Au rythme actuel, il devrait se creuser de 5% par an au moins. Cela signifie que dans une décennie, nous pourrions nous trouver confrontés à une pénurie d'énergie se montant jusqu'à 50% ! Les conséquences de tout cela seront graves.

Une nouvelle guerre froide est possible entre les Etats-Unis et la Russie : dans le cadre de leur Guerre contre la terreur, les Américains ont implanté pas moins de 19 bases dans les régions riches en pétrole entourant la Mer Caspienne, au nord de l'Afghanistan. Ces bases sont permanentes, elles ne bougeront pas... or la Russie veut elle aussi un accès libre à ces réserves. Il y a de l'électricité dans l'air !

On ne peut exclure une guerre ouverte avec la Chine : même avec une hausse des prix du pétrole, nous aurons toujours besoin de nos voitures, nos réfrigérateurs et nos ordinateurs. Mais il en ira de même pour les pays en voie de développement... qui sont prêts à se battre pour ce droit. Le Japon et la Chine commencent déjà se chamailler pour les droits pétroliers en Mer de Chine. Taiwan, l'Indonésie et d'autres suivront. Les pays développés ne pourront pas se contenter d'assister au spectacle. Que se passera-t-il si nous nous retrouvons en plein conflit ? Une guerre signifie une pression accrue sur le pétrole et d'autres ressources !

Et ce n'est pas tout, bien entendu :

Le développement de la Chine et de l'Inde -- mais aussi la bulle immobilière qui affecte l'ensemble de la planète -- provoque une ruée sur les matériaux de construction.

L'or a vu son cours doubler en trois ans. Faiblesse du dollar, augmentation de la demande de bijoux de la part des classes moyennes des pays en voie de développement, épuisement des réserves naturelles : plusieurs facteurs militent en faveur du métal jaune, qui est un excellent moyen de protéger votre patrimoine lorsque les choses tournent mal sur les marchés. Et quelque chose me dit qu'on en aura bien besoin dans les mois qui viennent.  Evolution du cours de l'once d'or ( 31,103 grammes) depuis 1 an en temps réel et depuis 1792 !. voir également http://www.kitco.com/

Tous les prix grimpent en flèche. L'économie européenne stagne. Le dollar est mis à mal. Le seul moyen de protéger votre richesse et votre avenir financier est d'investir dans les véritables ressources, qui deviendront de plus en plus rares à mesure que la crise s'approfondit.

Vous vous rappelez des années 70 ? Personne ne s'attendait au choc pétrolier.

La situation est similaire aujourd'hui -- en plus grave, parce que les raisons ne sont plus seulement conjoncturelles, mais bel et bien géologiques. On ne peut rien faire contre les lois de la nature... mais je ne veux pas que vous soyez pris au dépourvu.


La politique d'expansion monétaire qui ne peut qu'entraîner la dépréciation du dollar et des actifs financiers et monétaires à terme.

Quand les investisseurs comprendront enfin que leurs avoirs sont libellés en monnaie de singe, ils se rueront sur les actifs tangibles. Eux ne se déprécient pas, ne craignent pas l'inflation. Ils ont une utilité réelle. Et contrairement aux billets de banque qu'on peut "produire" à l'infini, personne, pas même la Fed, ne pourra créer ainsi du cuivre, du nickel, du blé ou de l'or.

L'implosion du dollar rimera avec l'explosion des matières premières.

Signaler au modérateur   Journalisée
kader
Full Member
***
Hors ligne

Sexe: Homme
Messages: 216



« Répondre #84 le: 17/06/2007 - 13:06:45 »


Ca commence à sentir mauvais pour l'Algérie :

La propagande anti-Algérie des USA du type anti-afghanistan à l'époque des talibans commence :

Al-Qaida's New African Alliance Eyed

Sunday June 10, 2007 5:46 AM
By KATHERINE SHRADER
Associated Press Writer


http://article.wn.com/view/2007/06/10/AlQaidas_New_African_Alliance_Eyed_2/

WASHINGTON (AP) - U.S. counterterrorism officials are paying renewed attention to an increasingly dangerous incubator for extremism: a swath of northern and sub-Saharan West Africa, from the Atlantic coast of Morocco and Mauritania to the harsh deserts of Chad.

The centerpiece of terrorism problems in the region is Algeria's Salafist Group for Preaching and Combat, better known by its French initials GSPC. Late last year, it joined forces with Osama bin Laden and renamed itself al-Qaida in the Islamic Maghreb, an Arabic term used to refer to North Africa.

``The threat from al-Qaida's presence in the region is significant, very dangerous and potentially growing in a couple of cases,'' Assistant Secretary of State David Welch told the House Foreign Affairs Committee on Wednesday.

In interviews, senior government officials go even further as they talk about recent developments in the impoverished region of North Africa, the Sahara, and the grasslands to the south known as the Sahel. The vast area has the potential to become more volatile, said three senior officials, who spoke on condition of anonymity because of the sensitivity of their positions.

One senior U.S. intelligence official said the new al-Qaida-focused GSPC is more dangerous than its predecessor because its links to bin Laden boosted morale and its new focus on government buildings and suicide attacks is a shift in targeting.

``We should be worried about it. It hasn't really blossomed yet,'' the official said.

While the group probably could not attack the U.S. homeland yet, the official said, it could attack U.S. targets in North Africa such as embassies, tourists and people on business.

The U.S. focus on the group comes as the Bush administration finalizes plans to create a new military command in Africa, called AFRICOM. The continent now falls under the direction of three different military commands.

Officials from the Defense and State departments toured six Africa countries in April, trying to ease concerns about feared increases in U.S. troops and resources. Pentagon officials say the new command does not mean a dramatic boost in either.

A recent Congressional Research Service report found that the command raises questions for Congress, including how to ensure that military activities do not overshadow U.S. diplomatic efforts.

The report said the State Department and the U.S. Agency for International Development worry the Pentagon may overstep its mandate, as well as overestimate its capabilities and its diplomatic role.

The State Department has for some time taken the lead in northwestern Africa. In June 2005, largely out of concern about the GSPC, it began a program to build cooperation with countries in the region. ``The Sahara is very much a no-man's-land where they can hang out and procure weapons and training,'' one official said.

U.S. officials say GPSC support cells have been dismantled in Spain, Italy, Morocco, and Mali, and the group maintains training camps across the Sahel grasslands.

After linking up with al-Qaida, the group carried out a suicide bombing in Algiers last month targeting a high-profile Government Palace and a police station. Thirty-three people died in the first suicide attacks in Algeria in a decade. The group has promised to target non-Muslim foreigners who it deems to have exploited Muslim lands - specifically diplomats, business people and tourists in North Africa.

Like al-Qaida, the group produces videos, a digital magazine and books, according to IntelCenter, the U.S. government contractor that monitors the material. Just this past week it distributed a new video showing its members and operations.

U.S. government officials note the Algerian government was successful at containing Islamic insurgents during the 1990s. But tens of thousands died in the violence.

Analysts do not yet consider North and Western Africa a safe haven for terrorists in the way Afghanistan was under Taliban rule.

In a recent examination of current and future safe havens, not discussed publicly before, counterterrorism officials concluded that al-Qaida's main organization does not have many options outside of the Afghan-Pakistani border region. It is unlikely to lose that base soon, the senior U.S. intelligence official said.

But the official said authorities have looked at the pros and cons of different areas of the world as terrorist havens, including the ungoverned areas of the Sahel.

While the region lacks population, accessibility and hospitable living conditions, officials said the area still makes sense as an al-Qaida location in the Islamic Maghreb because of its porous borders, lax government oversight, poverty and political unrest.

Officials say such concerns are complicated by other factors, including:

-Money from Persian Gulf and Middle East. U.S. officials say private Saudi donors have funneled money to Sunni Muslim schools and mosques in the region. But one intelligence official noted much of the money is intended to counter the influence of Iran, which also funds Shiite interests in the region.

-A sizable population of potentially impressionable young people. West Africa is roughly half Muslim, with higher concentrations in the Sahel. With its extensive links to the Middle East, the region is fertile ground for radical ideas.

-Areas of instability. Morocco and Algerian-backed Polisario Front rebels have disputed desert lands of the largely Muslim Western Sahara for decades, forcing 100,000 people into refugee camps in Algeria. In Nigeria, which has a large Muslim population in the north, elections last month have been largely discredited. The issue has been overlooked greatly, even though the country is Africa's largest oil producer and is on the brink of becoming a failed state, especially in its southern Delta region, the official added.

This official noted that the terrorism problem shows up differently in North and Western Africa in comparison with other parts of the world.

In the Sahel, for instance, extremists are not always the poorest of the poor, but rather - as is the case in northern Nigeria - educated young people, the official said.

Rep. Jane Harman, who as a member of the House Homeland Security Committee has traveled often to Africa, said she once thought North Africa was a fragile place from which extremists could threaten Europe. Harman, D-Calif., said she now thinks it could be a staging ground for attacks worldwide.

For years, she said, Africa got too little attention. ``I think we have underestimated the capabilities of al-Qaida to get a beachhead there,'' Harman said.

^---

On the Net:

David Welch's testimony to the House Foreign Affairs Committee: http://tinyurl.com/3572dk

State Department's country reports on terrorism: http://tinyurl.com/38xs29

State Department background on Middle East and North Africa: http://usinfo.state.gov/mena/

State Department background on Africa: http://usinfo.state.gov/af/

CIA World Factbook: http://tinyurl.com/2b2kg9
Background on Salafist Group for Preaching and Combat: http://tinyurl.com/2rg9gc

+++++++++++++++++++++++

AFRICOM Eyes the Islamic Maghreb

Kurt Nimmo
Monday June 11, 2007
http://infowars.net/articles/june2007/110607AFRICOM.htm


It should now be considered standard operating procedure—in order for the Pentagon to set-up shop in far-flung nations, a threat from “al-Qaeda” must be present .

Thus we learn “U.S. counterterrorism officials are paying renewed attention to an increasingly dangerous incubator for extremism: a swath of northern and sub-Saharan West Africa, from the Atlantic coast of Morocco and Mauritania to the harsh deserts of Chad,” according to USA Today. “The centerpiece of terrorism problems in the region is Algeria’s Salafist Group for Preaching and Combat, better known by its French initials GSPC. Late last year, it joined forces with Osama bin Laden and renamed itself al-Qaeda in the Islamic Maghreb, an Arabic term used to refer to North Africa.”

And why exactly is the Pentagon warning us about “al-Qaeda” terrorists that “probably could not attack the U.S. homeland”?

As usual, the answer is simple and predictable enough. “The U.S. focus on the group comes as the Bush administration finalizes plans to create a new military command in Africa, called AFRICOM,” part and parcel of the neocon vision of Pax Americana.

According to the “experts,” GSPC is led by Mokhtar Belmokhtar, “a former [Algerian] soldier who followed the familiar route for radical young Muslims and went to fight in Afghanistan,” the BBC reported in 2003.


In other words, Mokhtar Belmokhtar was recruited by the CIA. “Between 1982 and 1992, some 35,000 Muslim radicals from 43 Islamic countries in the Middle East, North and East Africa, Central Asia and the Far East would pass their baptism under fire with the Afghan mujahideen,” writes Pakistani journalist Ahmed Rashid. “Tens of thousands more foreign Muslim radicals came to study in the hundreds of new madrassas [religious schools] that Zia’s military government began to fund in Pakistan and along the Afghan border. Eventually more than 100,000 Muslim radicals were to have direct contact with Pakistan and Afghanistan and be influenced by the jihad [against the USSR],” a pet project of Zbigniew Brzezinski and later CIA director William Casey.

James Ingalls summarizes:

The CIA assembled a terror network that remains a cause of misery worldwide. CIA Director William Casey called it “the kind of thing we should be doing.” According to standard sources, aid to extremist groups in Afghanistan was a response to the Soviet invasion. The truth is that President Carter gave the green light for covert support to the Mujaheddin six months before the December 1979 invasion. In the words of then National Security Advisor Zbigniew Brzezinski, a major architect of Carter’s policy, they were “drawing the Russians into the Afghan trap.” The US supported seven fundamentalist extremist groups throughout the 1980s and into the early 90s with cash, sophisticated weapons, and training to the tune of $5 billion–according to official figures. The secret Black Budget of the CIA reportedly quadrupled to $36 billion per year when Reagan became president in 1980, and some of this money went to support secret operations in Afghanistan. Some of the earliest training exercises took place inside the US, including rifle shooting at the High Rock gun club in Naugtuck, Connecticut. More technical training took place at the CIA’s Camp Peary, nicknamed “The Farm,” northeast of Williamsburg, Virginia. Among the topics covered by training sessions were surveillance and countersurveillance, counter-terrorism, counter-narcotics and paramilitary operations.

“Motivated by nationalism and religious fervor, the Islamic warriors were unaware that they were fighting the Soviet Army on behalf of Uncle Sam,” explains Michel Chossudovsky. “While there were contacts at the upper levels of the intelligence hierarchy, Islamic rebel leaders in theatre had no contacts with Washington or the CIA.”

And no doubt, as well, Mokhtar Belmokhtar, described by locals in Algeria “as a kind of modern day Robin Hood,” a former officer in the Algerian army and veteran of the CIA-ISI war in Afghanistan, does not realize he is working for the CIA and the Pentagon, providing a pretext for the establishment of AFRICOM. “The goal is to prevent another Afghanistan,” Lieutenant Commander Joe Carpenter, a Pentagon spokesman, told the Boston Globe last December.

On the other hand, the idea may be to create another Afghanistan, an incubator for engineered terrorism, this time in the Islamic Maghreb.

For an unknown number of impoverished African villagers, death by way of AC-130H Spectre gunship is now a certainty.
Signaler au modérateur   Journalisée

simou23
Newbie
*
Hors ligne

Messages: 2


« Répondre #85 le: 20/06/2007 - 21:18:56 »

je trouve ces messages aussi politique que les discourts des partis et gouvernements, alors tout cela n'importe rien de nouveau , et l'avenir nul ne peut le préciser, c'est ce que je peux en être sure, alors pas la peine de donner des chiffres ni des statistiques fondées sur les bases que celles qui ont été communiqué au gens depuis la deuxieme guére , cela n'est qu'une guére d'argent et d'argent et d'argent


----------------------------
http://elmahad.free.fr
Signaler au modérateur   Journalisée
informaticien
Full Member
***
Hors ligne

Sexe: Homme
Messages: 118


« Répondre #86 le: 23/06/2007 - 14:04:17 »

Dans l'histoire de l'Afrique du Nord, Il y avait déjà des armées privées de mercenaires numides et amazighs qui combattaient pour et avec les carthaginois!

Le terme mercenaire décrit, à l'origine, toutes personnes offrant un service à la journée contre un paiement. Ainsi, des ouvriers ou des paysans payés à la journée sur des chantiers ou des fermes étaient appelés des mercenaires. Il vient du latin mercenarius, lui-même dérivé du mot merces (salaire en latin).

Les sociétés militaires privées ne sont et n'été pas une création des occidentaux et ils existaient bien avant eux et surtout en Afrique du Nord chez les numides et les amazighs.

Par exemple, il y eu des armées privées de mercenaires numides et amazighs qui combattaient pour et avec les carthaginois puis pour et avec les Romains etc...

La grande Carthage mis Rome en échec durant plusieurs décennies et montra à la face du monde sa puissance commerciale et militaire et cela grace entre autre à Hamilcar, Hannibal et Hasdrubal qui ont été entouré de plusieurs généraux numides et amazighs chacuns avec leurs propres armées privées de mercenaires numides ou amazighs.

Voir le superbe livre écrit par un ancien ministre tunisien qui nous conte l'histoire d'Hannibal, et seulement sous l'aspect militaire et également voir la trilogie sur Hamilcar le père d'Hannibal, Hannibal lui-même et enfin sur Hasdrubal qui conduira la dernière bataille de Carthage!

La tradition des armées privées de mercenaires numides et amazighs a toujours existé jusqu'a l'invasion coloniale de 1830 qui a tout fait, avec l'aide active de certains traîtres perfides locaux, pour effacer des esprits cette glorieuse histoire et tradition.

Il serait temps au numides et amazighs de revenir à cette ancienne tradition. Les numides et amazighs n'ont pas  à avoir honte de ces ancêtres car leurs esprits est toujours avec eux en Afrique du Nord et ils les ont déjà guidé et les guident et les guideront encore dans le bon et droit chemin. Alors numides et amazighs faites honneur à ces esprits dans l'HONNEUR, LA TRADITION ET LE COURAGE;

Descendants des numides et amazighs vous avez toujours en vous ces gènes ancestrales de guerriers alors soyez fier de les avoir et fier de vos glorieux et courageux ancêtres.


http://zoom13.club.fr/carthaginois.htm

http://zoom13.club.fr/carthagenumides.htm


Les occidentaux ont leurs sociétés militaires privées comme :

http://www.privateforces.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Blackwater_USA

http://fr.wikipedia.org/wiki/DynCorp

http://www.erinysinternational.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Groupe_EHC

http://fr.wikipedia.org/wiki/Erinys

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sandline_International

http://fr.wikipedia.org/wiki/Science_Applications_International_Corporation

http://fr.wikipedia.org/wiki/California_Analysis_Center%2C_Incorporated

http://www.dyn-intl.com/

http://www.roninconcepts.co.uk/

http://www.armorgroup.com/

http://www.kroll.com/

http://www.aegisworld.com/

http://www.pmcs-monitor.com/

Et pourquoi pas vous numides et amazighs qui ont déjà les gènes et la protections des esprits des ancêtres.


Hannibal (Broché)
de Boulares Habib (Auteur)

http://www.amazon.fr/Hannibal-Boulares-Habib/dp/2262017123/ref=sr_1_1/403-7831235-3891662?ie=UTF8&s=books&qid=1182605763&sr=1-1

Hamilcar, le lion des sables (Broché)
de Patrick Girard (Auteur)

http://www.amazon.fr/Hamilcar-lion-sables-Patrick-Girard/dp/2863919261

Hannibal, sous les remparts de Rome (Broché)
de Patrick Girard (Auteur)

http://www.amazon.fr/Hannibal-sous-remparts-Patrick-Girard/dp/286391958X/ref=pd_bowtega_1/403-7831235-3891662?ie=UTF8&s=books&qid=1182605549&sr=1-1

Le Roman de Carthage, tome 3 : Hasdrubal, les bûchers de Megara (Poche)
de Patrick Girard (Auteur)

http://www.amazon.fr/Roman-Carthage-Hasdrubal-b%C3%BBchers-Megara/dp/2253152404/ref=pd_bxgy_b_img_b/403-7831235-3891662



Cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857 en Kabylie
Les premières années de la colonisation et de la résistance kabyle

La Tribune -  Dimanche 24  juin 2007
http://www.latribune-online.com/2406/reportage.htm

Des conférences et des sorties d'animation culturelle sont prévues dans le programme du comité d'organisation qui s'étale sur plusieurs jours. Sur le thème de «1857 : la Kabylie à l'épreuve de la guerre d'occupation», Younes Adli, écrivain, animateur d'émissions de radio et chercheur dans le domaine amazigh, a donné la première conférence du jour pour plonger les personnes présentes dans l'ambiance de l'époque de la colonisation française

Dimanche 24 juin 2007

De notre bureau à Tizi Ouzou Lakhdar Siad

Le cent cinquantenaire de la résistance populaire de 1857 en Kabylie fait l'objet d'un programme de commémoration à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou depuis jeudi dernier sous «le haut patronage du président de la République» en présence des autorités locales et des personnalités scientifiques, littéraires et politiques de la région. Des conférences et des sorties d'animation culturelle sont prévues dans le programme du comité d'organisation qui s'étale sur plusieurs jours. Sur le thème de «1857 : la Kabylie à l'épreuve de la guerre d'occupation», Younes Adli, écrivain, animateur d'émissions de radio et chercheur dans le domaine amazigh, a donné la première conférence du jour pour plonger les personnes présentes dans l'ambiance de l'époque de la colonisation française. A ce sujet, il affirmera que, dès l'année 1830, la Kabylie était considérée comme différente des autres régions du pays pour au moins trois raisons : la première est d'ordre historique et a dû être prise en compte bien avant le débarquement. Elle situe la Kabylie, par son massif qui s'étend de Dellys à Collo, comme étant une région insoumise à tous les conquérants qui ont précédé les Français. La seconde, dans l'histoire immédiate du débarquement français, met en avant le rôle prépondérant que la Kabylie a joué en faisant fonctionner son système de guerre basé sur la mobilisation des confédérations de tribus. La troisième nous indique que c'est cette région de Kabylie qui a donné ses prolongements politico-militaires à la bataille de Staouéli du mois de juin 1830. Il citera Mohamed n'Zaamoum qui mènera une guerre, offensive au départ et défensive par la suite, de 1830 à 1844 pour conforter cette troisième et dernière raison.

Résistante et indépendante

De ce fait, la Kabylie deviendra la partie la plus ciblée d'Algérie dans les plans militaires de la France. Et dans la pratique, déclarera M. Adli, «en 1842, le gouverneur général Bugeaud soutiendra l'impossibilité pour le colonisateur de continuer à laisser la Kabylie comme une enclave indépendante à quelques lieues d'Alger, à plus forte raison lorsqu'elle se transforme en refuge à tous les fauteurs d'insurrections». «Bugeaud venait de reconnaître officiellement que la Kabylie demeurait aussi résistante qu'indépendante et qu'elle se présentait comme une base arrière permanente et sûre pour toutes les insurrections», commentera-t-il. Il ajoutera que Bugeaud venait, par conséquent, de s'assigner la mission de mettre fin à l'indépendance de la Kabylie et de l'attaquer immédiatement pour l'affaiblir dans son rôle premier consistant en la résistance à l'occupant français. C'est à cette période que Bugeaud appliquera, sans retenue, sa «politique de la terre brûlée» qui touchera la Kabylie aussi bien dans sa partie occidentale qu'orientale. Il viendra ainsi à bout de la guerre de quatorze ans des Zaamoum, en 1844, des résistances organisées par Belkacem Oukaci et Si El Djoudi et obtiendra enfin la soumission des Aït Abbes en 1847. «Les critiques sévères de la presse, qui s'indignait de ses méthodes barbares d'occupation, importaient peu pour Bugeaud, bien qu'il vînt d'être forcé à quitter l'Algérie. Seul comptait le but qu'il s'était tracé dès 1840 et qu'il venait d'atteindre. En cette année 1847, en effet, il venait de séparer en deux parties le massif kabyle qui s'étend de Dellys à Collo. Il venait de diviser la Kabylie en deux parties qu'il affubla des qualificatifs de grande et petite Kabylie», notera-t-il, enchaînant sur le successeur de Bugeaud, le gouverneur général de l'Algérie, Randon, dès 1851. Randon prit immédiatement la décision de «reprendre le travail de Bugeaud et de continuer à envelopper et surveiller le Djurdjura», selon l'orateur qui dira qu'en cette année, l'insoumission de la majorité des tribus kabyles devenait inquiétante […]. Se posait alors la question de savoir comment aborder la conquête de cet immense pâté montagneux devant lequel avaient échoué Romains, Vandales, Byzantins, Arabes et Turcs.

Face à l'occupation, une stratégie

Pour seule réponse, continue-t-il, il fallait une expédition colossale. Seulement, l'état de trouble où se trouvait la France va conduire Randon à continuer le travail de Bugeaud. Pour cela, le nouveau gouverneur général, Randon, va opter pour deux actions : continuer de briser la chaîne des confédérations de tribus kabyles et parfaire sa préparation de la guerre de montagne. Pour réussir, il choisira d'agir dans la Kabylie orientale. Et c'est ainsi que, dès le 8 mai 1851, il confiera au général Saint-Arnaud la mission de soumettre cette partie de la Kabylie qui s'étire par son massif de Béjaïa à Collo en passant par Jijel et Mila. Vers le 15 juillet, après avoir livré vingt-six combats, le général atteint la destination qu'il s'était fixée, c'est-à-dire Collo. «Au cours de ces combats, le général Saint-Arnaud s'est déclaré satisfait de la préparation de la guerre de montagne. Dans ce type de guerre où l'action individuelle joue un rôle prépondérant, les zouaves furent mis en avant, aux côtés des tirailleurs indigènes qui sont d'excellents soldats pour la guerre de détail. Il en a résulté que c'était surtout grâce aux zouaves et aux tirailleurs que le général avait pu avancer et engranger des victoires, pendant que les compagnies d'infanterie d'élite étaient chargées de maintenir l'ennemi à distance», mentionne M. Adli qui passera dans la partie suivante de son exposé aux «actions non armées» de la France tels les «bureaux arabes» et l'utilisation de la religion. «Les bureaux arabes, créés sur l'initiative de Bugeaud, étaient considérés comme le plus puissant instrument de la prise de possession définitive qui suivit la conquête, notamment de 1845 à 1865.» «C'est sous l'influence de ces bureaux que de nombreux chefs indigènes ont été créés et que des tribus entières ont été soumises. Et, d'ailleurs, leur travail de confection d'archives historiques a été d'un apport considérable pour la colonisation», précisera-t-il, et de retenir qu'à côté des nominations de chefs «indigènes» influents depuis l'avancée dans les plaines, le temps était venu d'étendre ces nominations vers les montagnes. «Cest ainsi qu'après la nomination de Belkacem Oukaci comme bachagha du Sebaou en 1847, on nomme Si El Djoudi bachagha du Djurdjura en 1853.» «Cette stratégie, à n'en pas douter, participe d'un plan de récupération de la décision politique en Kabylie. Elle montrera plus tard ses limites, précisément au moment où l'on tentera, dans une seconde étape, le rapprochement du vrai centre de décision traditionnel», explique-t-il.

La zaouïa pour influence

Et c'est également à travers les bureaux arabes que la politique impériale rechercha puis utilisa l'influence de certaines zaouïas, tout en se gardant d'attenter à leurs croyances. «La récupération des zaouïas conciliantes [Ben Ali Cherif dès 1847] avait pour but de perpétrer le message de mission civilisatrice de la France et de neutraliser les combattants potentiels», assurera le conférencier. Il passera ensuite au point de la stratégie kabyle face à la guerre d'occupation pour rappeler que depuis, 1830, à son retour des combats dans la Mitidja et du congrès de Tamentefoust qu'il venait de diriger, Mohamed n'Zamoum mit en place un plan de résistance qui consistait à contrôler les voies menant de la Mitidja vers l'intérieur du pays. Sa stratégie consistait à empêcher la progression du corps expéditionnaire français vers la Kabylie. «Depuis la défaite de Mohamed n'Zaamoum, c'est-à-dire de 1844, et ce jusqu'en 1850, les Kabyles alternèrent guerre offensive et guerre défensive face à un ennemi qui avait pour objectif premier l'assaut puis la maîtrise de leurs massifs. Le réflexe de guerre partagé était de défendre cet arrière-pays où étaient implantées les redoutables confédérations de tribus qui avaient défié de leur temps la puissance de Rome et étaient demeurées réfractaires à la civilisation romaine. Territorialement, ce contrefort partait de Dellys jusqu'à Collo, en passant par Djidjel et Mila. Il avait pour centre névralgique le Djurdjura, autour duquel vont se nouer les enjeux», indique-t-il non sans rappeler qu'à partir de l'année 1853, au moment du départ de l'armée d'Afrique pour la guerre d'Orient, les Kabyles vont porter beaucoup plus la guerre dans les plaines [1854 : Azazga, Boubehir…] «Cela dénote que le renseignement et la circulation de l'information n'étaient pas négligés. Le traitement rapide de certaines données, suivi d'une prise de décision prompte et adéquate, ramène à l'existence d'un centre de décision adapté au temps de guerre. C'est le système de confédération de tribus -Taqbilt- qui s'active face à la menace étrangère.» «Nous rencontrons cependant un autre phénomène, c'est celui de la conjugaison des forces du pouvoir traditionnel et du pouvoir cultuel. Et c'est sur cette combinaison que se construiront la puissance et l'étendue de la confrérie rahmaniya qui deviendra un véritable ordre national». De 1854 à 1856, le binôme, pouvoir traditionnel-pouvoir cultuel, va introduire l'élément féminin dans le commandement. A cette période, Si El Hadj Amar, le cheikh de la tariqa, avait des relations suivies avec ses moqadem. Il réunira Si Seddik Ouarab, installé à Tacherahit, Mohamed ou Ferhat des Ath Irathen, Si Mohamed Ben Abderrahmane des Ath Mansour ainsi que Fadhma n'Soumer et son frère Si Tahar. «La Rahmaniya préparait un soulèvement général qui devait avoir lieu dans les cercles de Tizi Ouzou, Draa El Mizan et Ath Mansour. Fadhma n'Soumer s'est vue confier, avec son frère Si Tahar, l'organisation du massif du Djurdjura» relève M. Adli. Dans la conclusion de cette dernière partie de sa conférence, il traitera des limites de cette stratégie en étayant ses affirmations qu'à travers ces deux périodes, 1830 à 1844 puis 1845 à 1850, nous comprenons que ces réactions mettent en avant une coordination limitée d'abord aux capacités de guerre, ensuite aux intérêts immédiats de leur organisateur. Ce qui, à l'évidence, a gêné les mécanismes de préparation d'une insurrection généralisée. A partir de 1853, par contre, le système traditionnel de guerre de la région va connaître des formes plus élargies. Mais le repli invariable des combattants vers les contreforts ne permettait pas d'installer une véritable guerre de reconquête des plaines. De ce fait, la menace persistait constamment au niveau des pâtés de montagnes. «Les confédérations de tribus et la confrérie rahmaniya se sont fait surprendre par l'inégalité des moyens militaires français de retour de la guerre d'Orient.» Ceux-ci ont acculé les combattants kabyles dans le massif du Djurdjura qui n'ont eu ni les capacités ni le temps nécessaire de repousser l'ennemi. Randon, dans cette quinzième expédition qui s'étala du 17 mai au 12 juillet 1857, mobilisa les corps permanents de l'armée d'Afrique qui totalisèrent pas moins de trente-cinq mille hommes. Il fut entouré d'une douzaine de généraux et d'une quarantaine de bataillons «ainsi fut battue temporairement la Kabylie», conclut-il.

L. S.
Signaler au modérateur   Journalisée
kader
Full Member
***
Hors ligne

Sexe: Homme
Messages: 216



« Répondre #87 le: 25/06/2007 - 09:11:13 »

L'état Algérien se sert pour l'instant de la rente pétrolière pour acheter le silence de la société Algériennes. Je parle bien de la rente pétrolière seulement car les réserves pétrolières du Sud Algérien commenceraient effectivement à  se tarir et la dans quelques années ( il resterait moins de 7 ou 10 ans de réserves pétrolières (majorité de la rente pétrolière) ), cette carte ne sera plus valable et la société Algérienne va sombrer comme d'habitude dans le chaos qui cette fois ci sera pire que le chaos des années 90 et garantie qu'aucun Algérien ou binational ou étranger n'en sortira totalement indemne.

Je ne suis pas pessimiste mais réaliste.

un homme averti en vaut deux.

La rente gazière ne représente pratiquement rien par rapport à la rente pétrolière.

Oil Peak ou pic pétrolier : la production saoudienne "et la rente pétrolière" sur le déclin qu'en est t -il donc de l'Algérie ?
Lire http://contreinfo.info/article.php3?id_article=720

Un extrait :"L’analyse de l’évolution de la production pétrolière de l’Arabie Saoudite suggère fortement que depuis la fin 2004 celle-ci est entrée dans une phase de déclin marqué de ses capacités de production."


Et l'Algérie donc

Benbitour a dressé hier un constat amer de la situation du pays : « Nous sommes dans une impasse »
Nadjia Bouaricha - El Watan - 25 juin 2007

Gouvernance et démocratie, un bel assortiment de mots qui a fait, hier, l’objet d’un débat au Centre international de presse (CIP), proposé par la Confédération des cadres de la finance et la comptabilité.

Economistes, juristes, syndicalistes et journalistes ont pris part à l’exercice de conjuguer gouvernance et vie citoyenne accomplie. En sa qualité d’ancien chef du gouvernement et d’économiste émérite, Ahmed Benbitour dresse un constat sans appel sur la situation qui prévaut en Algérie. Une situation qu’il a qualifiée « d’impasse ». L’ex-chef de l’Exécutif estime que toutes les conditions prouvent que les autorités du pays ne sont pas favorables au changement. D’abord sur le plan interne, souligne M. Benbitour, le matelas financier important dont jouit le pays sert à acheter le silence, à l’heure où la classe politique a prouvé son incapacité à rallier la base populaire. Le docteur en économie considère qu’il est temps de sortir « de la trappe des transitions permanentes » en passant par « un processus de libéralisation politique ». « Les autorités ont les moyens matériels de le faire mais encore faut-il le vouloir », assène le conférencier en affirmant qu’il n’existe pas en l’état actuel des choses des institutions capables de mener vers le changement ou le progrès. L’ex-chef du gouvernement propose que le changement soit l’œuvre d’une libéralisation politique négociée entre les forces de la société civile pour arriver à une réelle démocratie « celle où le pouvoir représente tous les citoyens et non une partie, et celle qui n’est pas réduite à un cycle d’organisation d’élections », dira-t-il. Evoquant le projet de révision de la Constitution, l’invité du CCFC affirme que toute révision réussie doit passer par une négociation préalable et non pas imposée. Continuant sur sa lancée, M. Benbitour considère que sur le plan politique il y a une hésitation à aller vers de réelles réformes. « Cette situation est comme faire un pas en avant et deux en arrière. On n’arrive pas à aller vers la croissance nécessaire pour le bon agencement des réformes politiques et économiques », soutient l’enfant de Metlili. Ce dernier indique que si hésitations il y a à réformer le politique, il est conseillé de commencer par une réforme économique en prenant exemple sur des régimes autoritaires qui ont su booster leur croissance économique. Plaçant le thème de « gouvernance et démocratie » dans un contexte plus général, l’invité du CCFC voile à peine la relation de son propos avec le cas Algérie. Il dira que l’accès à la rente pétrolière peut servir à freiner les libertés. « L’Etat utilise la rente pour alléger la pression sociale et transforme les institutions en canaux à des finalités distributives au lieu d’instaurer la démocratie », note-t-il en affirmant qu’un tel système est peu enclin à aller vers des réformes économiques judicieuses sauf en cas de crise.

Le conférencier ira même plus loin en soutenant qu’en Algérie, « le système a acquis l’art de se maquiller en démocratie de façade » et de joindre un appel à méditer sur les 65% que représente la majorité silencieuse et à œuvrer pour que les individus et les groupes se libèrent financièrement du pouvoir. Interrogé sur le projet de révision de la loi électorale, l’ex-chef du gouvernement se dit « contre un scrutin à la proportionnelle et pour une uninominale à deux tours ». Ce type de scrutin « permet l’émergence de compétences et tranche avec les listes préétablies dont les vainqueurs sont connus d’avance », note-t-il. Abondant dans cette même dissection du cas Algérie, Yahia Zoubir, professeur à l’université Euromed à Marseille, considère que l’échec de la période de 1989 a été causé par l’absence de pacte négocié entre les différentes forces sociales. « Il faut absolument instaurer un débat franc, et c’est aux citoyens de s’organiser. La dernière abstention a été un bel exemple d’une révolution pacifique. » Pour le docteur Zoubir, l’existence d’une société civile est obligatoire pour une bonne gouvernance, qui doit aussi se baser sur la transparence, la liberté de la presse, l’indépendance de la justice et une police incorruptible. « Parmi les retombées du 11 septembre, le soutien des grandes puissances aux régimes autoritaires à façade démocratique, là où l’on confond sécurité de l’Etat avec sécurité du régime », note le conférencier. Une idée qui sera développée par le président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme, Ali Yahia Abdennour, en soutenant que « le pouvoir en Algérie se prend, s’exerce et se maintient par les armes ou par les urnes ».


chercheurs et hommes politiques dénoncent   :

L’Etat se sert de la rente pétrolière pour acheter le silence de la société

par Safia Berkouk - le Jeune Indépendant - Édition du lundi 25 juin 2007

Corruption, gaspillage des ressources naturelles et humaines, faiblesse chronique de la planification et de la gestion sont autant d’éléments qui caractérisent le système algérien incarné par le pouvoir en place. Un système rentier qui use de la rente pétrolière pour museler la société civile.

Cette analyse a été faite hier par les participants à la rencontre organisée par la Confédération des cadres des finances et de la comptabilité dans le cadre de son université d’été. La conférence de deux jours qui se tient au Centre de presse international est consacrée au thème de la gouvernance dans sa relation avec la démocratie, les droits de l’homme, la presse ou encore la société civile.

Premier à ouvrir le bal sur la question de la gouvernance en rapport avec la démocratie et le développement, M. Ahmed Benbitour l’ancien chef de gouvernement, a laissé entendre qu’il s’agit de trois concepts indissociables en précisant que «la croissance économique est nécessaire à tout développement» et que la démocratie «ne peut se limiter à l’organisation régulière d’élections».

Les deux sont étroitement liés à la gouvernance qui a été définie comme étant «le processus de prise de décision et celui à travers lequel les décisions sont exécutées». Pour expliquer le lien entre tous ces aspects, M. Benbitour a insisté sur la nécessité de trouver la séquentialité entre réforme politique et réforme économique et, selon lui, les expériences de par le monde ont démontré que la première est un prérequis à la seconde.

Il a également été prouvé que les pays qui ont amélioré leur croissance économique sont des pays non démocratiques car «les régimes autoritaires sont mieux équipés pour imposer des réformes dures à leur population quand il le faut alors que les gouvernements démocrates restent otages des élections», a déclaré M. Benbitour.

Et l’Algérie dans tout cela ? Pour l’ancien chef de gouvernement, l’Algérie est comme tous les pays rentiers. Or cette rente «assure à l’Etat son interventionnisme, freine les libertés et sert de moyen pour atténuer la pression sociale en achetant la société civile».

Il a noté, dans ce cadre, que le budget de l’Etat est basé sur un baril de pétrole à 19 dollars, alors que la grande partie de la fiscalité pétrolière est injectée dans un fonds spécial et échappe, donc, au contrôle, au moment où elle devrait servir à «baisser la pression sur le citoyen».

La rente favorise le maintien d’un régime autoritaire et, là encore, l’expérience internationale a prouvé que «les régimes autoritaires sont plus lents à opérer des réformes, alors que les gouvernements démocrates ont réussi des réformes globales», a-t-il expliqué.

Pour le conférencier les mises en scène électorales ne trompent personne même si «le système a acquis l’art d’organiser des élections pluralistes en maintenant la même majorité avec un parlement qui a pour fonction le maquillage d’une démocratie de façade».

Pour M. Benbitour, il y a nécessité d’opérer «une libéralisation politique négociée pour réfléchir à la confection d’une feuille de route claire et explicite» en vue d’instaurer une vraie démocratie. Transparence, justice et participation, clés de la bonne gouvernance Pour sa part, M. Yahia Zoubir, professeur à l’université Euromed de Marseille, a affirmé que le gouvernement n’est qu’un «acteur dans la gouvernance car il y a beaucoup d’autres acteurs formels et informels qui sont impliqués directement ou indirectement dans la prise ou l’exécution d’une décision.

Ils peuvent être des ONG, des associations, des institutions financières ou de recherche, des médias…». Pour lui, une bonne gouvernance a besoin de «transparence dans la prise de décision, de justice et d’inclusion de toutes les couches et de tous les acteurs de la société et de consensus entre les différents intérêts» sans oublier la notion d’imputabilité ou le devoir de rendre des comptes à la société.

L’instauration d’une bonne gouvernance doit permettre, selon le conférencier, de «minimiser le phénomène de la corruption et de prendre en compte les minorités et les démunis». M. Zoubir s’est joint à l’analyse de M. Benbitour selon laquelle dans les pays du sud de la Méditerranée, comme l’Algérie, «la société civile est domestiquée et la rente sert à acheter son silence pour qu’il n’y ait pas de résistance».

D’un autre côté, «si l’Etat ne garantit pas un minimum de liberté, de sécurité et de protection sociale à ses citoyens, il ne faut pas qu’il s’attende à ce que ces derniers le soutiennent», a-t-il estimé. Le chercheur a souligné, à ce propos, la tendance dans les pays occidentaux, depuis les événements du 11 septembre, à «accepter et à soutenir des régimes autoritaires en place pour peu que ces derniers soient à même d’assurer leur sécurité».

Abordant, pour sa part, la question de la gouvernance et des droits de l’homme, Me Ali Yahia Abdennour a tenu à défendre la cause des harkis qui ont été liquidés par les moudjahidine durant la guerre de libération. Tout en soulignant que la torture n’a pas seulement été pratiquée par les colons, le président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme a affirmé qu’il «ne fallait pas sacrifier tout le monde car certains harkis ne faisaient qu’appliquer les ordres et que pour d’autres être harki était un moyen de gagner sa vie».


Il resterait moins de 7 ou 10 ans de réserves pétrolières en Algérie.  à l'horizon 2030, l'Algérie sera plongé dans le chaos si on fait rien maintenant

http://www.oleocene.org/

L’énergie en Algérie :

Quelle stratégie à l’horizon 2030 ?

par Mourad Abed - le Jeune Indépendant  - Édition du lundi 25 juin 2007

La 11e journée de l’énergie, organisée dernièrement par l’Ecole nationale polytechnique, a posé la problématique de la stratégie algérienne de l’énergie à l’horizon 2030. Cette question cruciale, en raison de la perspective de pénurie des hydrocarbures (pick oil) , a été abordée à la lumière du potentiel énergétique actuel, de la prévision de consommation, de l’impact sur l’environnement, notamment le réchauffement climatique, et de l’impératif de développement de sources d’énergie alternatives.

Le professeur Chems Eddine Chitour a relevé la nécessité et l’urgence d’une stratégie d’avenir pour l’énergie en Algérie, en s’appuyant sur les données de l’état du monde en 2030. La perspective d’épuisement des réserves d’hydrocarbures va rendre inexorable l’augmentation des prix, car l’offre ne répondra pas à la demande.

Il y aura par ailleurs, selon lui, une tension sur l’eau, alors que la population du continent africain aura presque doublé. Il a estimé en conséquence, qu’à cette date, le pétrole ne sera plus un structurant de l’économie et que l’on assistera au développement des énergies renouvelables EnR (non carbonées) dont le prix de revient deviendra assez compétitif en raison aussi des impératifs de l’environnement.

L’énergie, l’eau et l’environnement sont étroitement liés. On distingue 5 sources d’énergie renouvelable  La biomasse : constituée par le potentiel de la forêt, c’est l’énergie des pauvres avec un milliard d’utilisateurs. Le vent : des éoliennes alimentent des pompes à eau sur les Hauts Plateaux.

Le soleil : le potentiel solaire est de 1 540 kWh/an. Des centaines de foyers sont alimentés en énergie solaire dans les régions isolées du Sud. La terre : il y a un potentiel en géothermie comme à Relizane. L’eau : hydroélectricité.

A titre indicatif, la puissance installée de Sonelgaz en 2006 en électricité est de 6 700 MW alors que la puissance du grand barrage hydroélectrique des Trois-Gorges en Chine est de 18 000 MW. Aujourd’hui, la question est de savoir si l’on peut produire assez d’énergie en Algérie et consommer moins, car il faut assurer l’équilibre entre les besoins et les réserves qui sont limitées.

Par ailleurs, les intervenants ont appelé à la préservation d’une partie de nos réserves en hydrocarbure pour les générations futures, malgré la contrainte de la forte dépendance du pays par rapport aux recettes d’exportation de cette matière première.

Dans le monde, le charbon, dont les réserves sont encore importantes, sera incontournable à l’avenir, mais il s’agira de produire propre, tenant compte des obligations de limitation des émissions de gaz carbonique (CO2). Le charbon rejette plus de CO2 que le gaz ou le pétrole.

Il s’agit de savoir comment piéger le CO2 qui contribue au réchauffement climatique, alors que le parc automobile va augmenter de 800 millions à près de 1,1 milliard d’unités en 2030. A cette date, les Etats-Unis importeront 75 % de l’énergie consommée, et les besoins seront aussi importants pour des puissances asiatiques telles que la Chine, l’Inde le Japon ou la Corée …, ce qui accroîtra encore plus les coûts.

Les déterminants de la demande globale en énergie sont constitués par la démographie, la croissance économique et les prix (inexorable augmentation des prix du pétrole). De ce fait, les disparités entre pays riches et pauvres vont s’accentuer.

L’énergie non carbonée est l’énergie du futur L’utilisation des énergies renouvelables, comme l’hydrogène, les biocarburants, le solaire thermique et photovoltaïque, les piles à combustible, est liée à leur prix. Les Etats adoptent des mesures de soutien afin d’encourager leur développement.

C’est ainsi que le gouvernement américain a décidé qu’en 2030, 25 % de l’énergie consommée par les voitures proviendront de l’éthanol, un biocarburant. 15 % de l’énergie proviendront du nucléaire en 2030, alors que sa part est de 2 % actuellement.

En France, l’énergie nucléaire représente 16 % de l’énergie consommée. Il ne faut pas confondre la part de l’électricité, qui est de 75 %, et celle de l’énergie, qui n’est pas si importante, malgré 58 réacteurs nucléaires. Que doit faire l’Algérie ? Quel pourrait être son projet structurant ? De nombreux intervenants au séminaire, constitués en majorité d’élèves ingénieurs et doctorants, penchent pour un bouquet énergétique, alliant l’exploitation de plusieurs sources d’énergie (solaire, éolienne, pile à combustible, nucléaire).

Dès 1985, il a été créé par décret présidentiel l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’énergie (APRUE), sous tutelle du Ministère de l’Energie et des Mines. L’agence a pour objectif la conservation de l’énergie et la réduction de l’impact du système énergétique sur l’environnement.

La communication d’un cadre de cet établissement a porté sur «Le développement du marché de l’utilisation de l’énergie solaire pour le chauffage de l’eau sanitaire en Algérie». Un prototype de chauffe-eau solaire a été réalisé et un logiciel a été créé par l’Ecole nationale polytechnique en rapport avec son utilisation.

Une autre communication a porté sur le bilan carbone, une technique pour mesurer la consommation d’énergie. A travers une famille algérienne disposant d’une voiture, du chauffage et de l’électricité, l’orateur a exposé une méthode pour quantifier le rejet de CO2 par rapport à sa consommation d’énergie.

  Le réchauffement climatique en Algérie provoquera entre autres un stress hydrique qui aura des conséquences sur l’agriculture, des déplacements de population et une urbanisation accélérée avec un taux de 75 % de la population vivant en milieu urbain.

Cette urbanisation induit une plus forte consommation d’énergie. Au chapitre de l’énergie de l’après - pétrole, une communication a porté sur l’intérêt que présente le développement de la production des piles à combustible à hydrogène.

L’Algérie peut produire de l’hydrogène à partir du gaz ou du solaire, reste le fait que le coût de cette technique est pour l’instant onéreux. Enfin, la dernière intervention a porté sur les tendances futures des réacteurs nucléaires.

Dans le cadre du Forum international génération IV, des études sont menées sur le développement de nouvelles filières de réacteurs nucléaires à fission (atomes de deterium). Le planning de ce programme international prévoit la mise en service industriel de ces réacteurs à l’horizon 2030-2040.

Par ailleurs, des pays se sont réunis autour du projet ITER, programme d’étude à long terme de la fusion nucléaire contrôlée. C’est un projet de recherche qui a pour objectif la construction et l’exploitation expérimentale d’un tokamak de grandes dimensions.

Le réacteur sera construit à Cadarache en France. Alors que l’Union européenne a décidé que, dans vingt ans, la part de l’énergie renouvelable dans la consommation totale sera de 20 %, «l’Algérie n’a pas encore arrêté une démarche», ont déploré les intervenants lors du débat de clôture de cette 11e journée de l’énergie qui s’est tenue au mois de mars à l’hôtel Le mas des planteurs.


VOIR L'ARTICLE SCANDALEUX ET CYNIQUE CI-DESSOUS

QUE DES MENSONGES FOURBES ET MANIPULATEURS, N'OUBLIONS JAMAIS LES MENSONGES SCANDALEUX ET CYNIQUES DE CES MAUDITS PERSONNAGES CAR IL FAUDRA LES JUGES PUBLIQUEMENT UN PAR UN ET LES LAISSER A LA VINDICTE POPULAIRE POUR TOUS CES MENSONGES EHONTES, IMPUDENTS ET CYNIQUES:


Une étude est menée pour déterminer les réserves en hydrocarbures

L'Algérie dispose de 40 milliards de barils

Abdelghani M. - LeMaghrebdz.com - Lundi 25 Juin 2007.

Les performances de Sonatrach sont exceptionnelles. Pour le premier semestre de cette année, la compagnie nationale a enregistré 12 nouvelles découvertes  en hydrocarbures dont 4 ont été réalisées la semaine écoulée.

5 découvertes ont été effectuées en effort propre de la Sonatrach et les 7 autres en partenariat.  Invité de la radio Chaîne III, le PDG de Sonatrach, M. Mohamed Meziane, a qualifié ces nouvelles découvertes "d'importantes", car elles permettent de sécuriser et d'augmenter la production. Toutefois, il faut  du temps pour "évaluer la consistance des gisements". La société nationale des hydrocarbures a établi un programme de forages dans plusieurs régions du pays. Il s'agit, selon Mohamed Meziane, des régions  de Berkine, d'Illizi, de Hassi Messaoud et de Gourara. Quant au travail d'exploration, il a concerné, depuis le début de l'année, 33 forages et vers la fin de l'année, la Sonatrach espère atteindre 60 forages. Ce qui a fait dire au PDG de Sonatrach que cette performance est la meilleure de tous les temps. A propos des réserves dont dispose actuellement l'Algérie, le premier responsable de Sonatrach a souligné  qu'une "étude est menée justement pour déterminer les réserves de notre pays en hydrocarbures". Mais selon l'invité de la radio, les estimations dans ce domaine font état de l'existence de "40 milliards de barils qui peuvent évoluer". L'Algérie a-t-il dit, a de grandes potentialités qui intéressent davantage les entreprises pour venir explorer. Ce qui est  probable également, c'est que notre pays a devant lui deux à trois décennies de production de gaz et de pétrole. La Sonatrach, ajoute son PDG, entend maintenir sa capacité de production qui est "actuellement de 1 million 450 mille barils /jour en plus de l'exportation de 60 milliards M3 de gaz". Une telle capacité, place l'Algérie à la "10e place mondiale", a affirmé Mohamed Meziane. Ce dernier a, par ailleurs, évoqué les relations de l'Algérie avec ses partenaires étrangers notamment avec l'Espagne. Le point le plus important, reste sans conteste, le Medgaz et l'avenir de ce projet que la partie espagnole bloque toujours. "Nous avons introduit un recours contre la commission nationale espagnole", a déclaré le PDG de Sonatrach. Ce recours a trait essentiellement au passage de 26% à 36% des parts de Sonatrach dans le projet Medgaz et du droit de vote que l'Espagne freine à cause des conditions jugées par Mohamed Meziane de "discriminatoires". Face à cette situation, la Sonatrach, a introduit un recours au ministère de l'Industrie espagnol. En tout cas, l'Algérie a obtenu le soutien de ses partenaires, il y a deux jours de cela, après la réunion qui a regroupé les responsables des compagnies partenaires de Sonatrach. Mais avec l'Espagne, il y a également un autre litige, celui relatif à la commercialisation du gaz algérien en  Espagne. Encore une fois l'Espagne a imposé des "conditions discriminatoires", selon Mohamed Meziane,  qui a précisé que l'Algérie ne commercialise aujourd'hui que 1 milliard de M3 alors qu'il est de son droit d'aller jusqu'à 3 milliards de M3.  Pourtant le projet Medgaz est conçu pour sécuriser le marché espagnol en livrant 8 milliards de M3 de gaz. L'attitude des Espagnols reste incompréhensible. La solution sera peut-être trouvée à "un autre stade", a souligné le PDG de Sonatrach qui promet de faire l'effort pour "avoir les autorisations". En tout cas, le risque plane toujours sur le projet Medgaz qui pourrait ne pas être "économiquement rentable" pour la Sonatrach si tous ces blocages persistent.


***********************

Oil Peak ou Pic pétrolier : la production saoudienne sur le déclin

Source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=720

21 mars 2007

L’analyse de l’évolution de la production pétrolière de l’Arabie Saoudite suggère fortement que depuis la fin 2004 celle-ci est entrée dans une phase de déclin marqué de ses capacités de production.
 
Selon Stuart Saniford, les courbes de production récentes du royaume peuvent être découpées en deux périodes qui relèvent des deux logiques et de deux contraintes opposées : celles de la demande et celle de l’offre.

Stuart Staniford est titulaire d’un PhD en Physique, et travaille désormais comme chercheur et consultant dans le domaine du Peak oil. Site internet : http://invictaconsult.com/


L’analyse que propose Saniford considère que l’Arabie Saoudite est sortie de la phase qu’il nomme « Swing producer », période de production « élastique », dont les variations correspondaient à des décisions prises par le Royaume en réaction aux tendances ou aux évènements survenant sur le marché pétrolier.

La deuxième phase, qu’il nomme « Supply constrained », indiquerait que les variations de production sont désormais contingentées par les limites des réserves disponibles.

Pourquoi le déclin de la production pétrolière de l’Arabie Saoudite n’est pas volontaire
Par Stuart Staniford, le 8 mars 2007 - (extrait)

Production pétrolière 2002 - 2007


Voir Figure 1 ci-dessous

Production pétrolière de l’Arabie Saoudite, Jan 2002-Jan 2007, moyenne de quatre sources differentes. Sources : US EIA International Petroleum Monthly Table 1.1, IEA Oil Market Report Table 3, Joint Oil Data Initiative, OPEC Monthly Oil Market Report, Table 17 (or similar) on OPEC Supply.

Introduction

L’analyse de l’évolution de la production Saoudienne suggère fortement que depuis la fin 2004 l’Arabie Saoudite (AS) est entrée dans une phase de déclin rapide.

Le graphe Figure 1 ci-dessous résume mes conclusions qui sont :

La production Saoudienne peut être divisée en deux époques. Dans la première, précédent le troisième trimestre 2004, AS avait une réserve de capacité de production et agissait comme un producteur "élastique" à même de procéder à d’importantes variations dans son niveau de production afin de stabiliser le marché. Durant cette période, la plupart des évènements marquants de ce graphe peuvent être compris à partir des fluctuations de la demande.

Depuis la fin de 2004 AS est entré dans une nouvelle ère, ou elle ne peut plus augmenter ses niveaux de productions en réponse aux besoins de la demande, et au contraire, les figures marquantes de la courbe correspondent à des évènements ayant lieu du coté de la production.

Analyse du graphique

En 2002 AS augmentait sa production pour répondre à l’accroissement de la demande au moment ou le monde sortait de la phase de recession de 2001.

En 2003 il y eut un pic majeur de production qui a précédé l’invasion américaine de l’Irak et s’est prolongé durant celle-ci. Il s’agissait d’un mouvement volontaire destiné à stabiliser le prix du pétrole qui allait subir le contrecoup la chute de production en Irak. Après la fin des combats et la reprise de la production, la production Saoudienne diminua pour retrouver un niveau légèrement supérieur à celui de l’avant guerre.

Durant la période en 2003-2004, on a assisté à une augmentation du prix du pétrole due à l’accroissement de la demande de la Chine et des USA qui étaient dans une phase de croissance forte. Une fois qu’il est devenu clair que le prix du pétrole allait sortir de la tranche des 22-28$ que l’OPEP s’était fixée pour objectif, AS a décidé une importante augmentation de sa production au printemps 2004, dans le but de ramener les prix dans la tranche fixée. Elle n’a pas été capable d’augmenter sa production de plus de 1 million de baril/jour, et ce fut insuffisant pour stabiliser les prix, qui ne sont jamais redescendus à leur niveau de départ. Cet objectif de prix a été abandonné un an plus tard.

Après avoir continué a accroitre la production très légérement pendant plusieurs mois, la production Saoudienne a commencé à décroitre à la fin 2004. Cette tendance n’a été interrompue que par l’arrivée du premier mégaprojet de l’AS, avec ses 800 mille barils/jour (KBJ) du champ de Quatif et de Safah. L’apport de ces champs a interrompu la chute en 2005, mais n’a jamais été suffisant pour amener la production au dessus du pic atteint en 2004. il n’y a pas eu d’augmentation de la production en réponse à l’augmentation de prix enregistrée en 2005, pas plus que pour compenser les pertes dues à la baisse de production provoqué par les ouragans qui ont frappé les installations du Golfe du Mexique en 2005.

La production a commencé à décliner à nouveau en 2005 et plus rapidement en 2006. Cela n’a été interrompu que très brièvement par l’arrivée des 300 KBJ du nouveau champ de Haradh III à la fin du printemps 2006.

Conclusion

Si ces tendances devaient se prolonger, la production Saoudienne diminuerait de moitié en cinq ans. Plus vraisemblablement, de nouveaux champs de moindre importance seront mis en exploitation pour limiter le déclin.

Origine des données.

La compagnie Aramco n’a jamais publié de donnée historiques de production. Les données sont donc inférées à partir de tierces parties. J’ai pris en compte quatre séries de données publiées par différentes institution.

L’Agence US d’Information sur l’Energie
l’OCDE (EIA)
JODI
l’OPEP

Les quatres estimations de production sont reproduites sur la Figure 2 ci-dessous, ainsi que leur moyenne.

Source : US EIA International Petroleum Monthly Table 1.1, IEA Oil Market Report Table 3, Joint Oil Data Initiative, OPEC Monthly Oil Market Report, Table 17 (or similar) on OPEC Supply.

Nous n’avons reproduit ici que la première partie de l’analyse de Stuart Staniford qui se poursuit en détaillant les différents aspects de la production Saoudienne en regard de la croissance mondiale et des objectifs de prix que l’OPEP s’était fixé.

Les lecteurs désireux d’approfondir le sujet se reporteront à son article sur Oil Drum. publication originale : Oil Drum : A Nosedive Toward the Desert http://www.theoildrum.com/node/2331
Signaler au modérateur   Journalisée

kader
Full Member
***
Hors ligne

Sexe: Homme
Messages: 216



« Répondre #88 le: 27/06/2007 - 16:35:28 »

Article très intéressant

BAE : le scandale qui fera chuter la City et la Couronne britannique
18 juin 2007 Par Jeffrey Steinberg
Source
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3002


Autres articles très intéressant sur http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-BAE.php3


Le 6 juin, la British Broadcasting Corporation (BBC) a révélé au grand public une énorme affaire de corruption et de financement occulte : le producteur d’armes britannique, BAE Systems (British Aerospace Electronic Systems) a versé plus de 2 milliards de dollars de pots de vin au responsable de la sécurité nationale saoudienne, le prince Bandar bin-Sultan (http://www.saudiembassy.net/Country/Government/BandarBio.asp ou http://www.whitehouse.org/ask/bandar.asp ), l’ambassadeur saoudien à Washington pendant 22 ans. Ces accusations furent élargies le 11 juin au cours d’un documentaire de Panarama TV sous le titre « Des Princes, des avions et des dessous de table » , qui développait en détail les résultats d’une enquête longue d’une décennie menée par Le Guardian, la BBC et l’agence gouvernementale anglaise British Serious Fraud Office (SFO) dans les contrats de ventes d’armes Al-Yamamah (en arabe : la colombe), des accords vieux de 22 ans entre BAE Systems et le royaume saoudien, pour la livraison d’avions de chasse britanniques et de leur maintenance, signés en 1985.

Depuis, chaque gouvernement anglais, allant de Margaret Thatcher à Tony Blair en passant par John Major, est mouillé dans le scandale. Pire encore, en décembre 2006, le ministre de la justice britannique Lord Goldsmith étouffe l’enquête du SFO et déclare que toute investigation supplémentaire portera sérieusement « atteinte à la sécurité nationale britannique ». Blair donne son appui total à son ministre et tente de finaliser en dernière minute le quatrième volet des contrats d’armes Al-Yamamah avant sa retraite le mois prochain.

Le tollé provoqué par l’annonce de Lord Goldsmith a déclenché une floraison d’enquêtes, y compris de la part du gouvernement suisse et de l’OCDE basée à Paris.

Plus récemment, le Département de la Justice étasunien a ouvert une enquête sur le blanchiment d’argent et la violation possible par les britanniques et les saoudiens de lois sur les pratiques de corruption (Foreign Corrupt Practices Act). Les 2 milliards de dollars, somme cumulée des pots de vins dont a bénéficié le Prince Bandar comme négociateur principal des contrats, transitaient par les comptes du gouvernement saoudien à la Riggs Bank de Washington D.C., rendant ainsi compétente la juridiction américaine.

Si dans cette affaire les enquêtes anglaises ont mis en lumière un vaste réseau de sociétés écran, de planques off-shore et de politiciens véreux qui profitaient des largesses de ces contrats, notre enquête préliminaire fait émerger des enjeux plus fondamentaux qui déferleront aussi bien contre les cercles financiers de la City de Londres que contre des dignitaires de la monarchie anglaise, tous engagés dans un dessein qui est au cœur même du système financier anglo-hollandais actuellement en manque de souffle.

Al-Yamamah

En 1985, la guerre entre l’Iran et l’Irak entre dans sa phase la plus destructrice, celle de « la guerre des cités ». Effrayé, le pays voisin, qui est le Royaume d’Arabie Saoudite, envisage de se procurer un nombre conséquent d’avions de chasse modernes pour équiper sa propre Royal Air Force.

A l’origine, l’Arabie Saoudite cherche l’appui de l’Administration Reagan pour l’achat de F-15 américains. Cet achat nécessite l’autorisation explicite du Congrès américain. Pour torpiller le contrat, le lobby pro Israël AIPAC (American Israel Public Affairs Committee) se mobilise. Selon des sources bien renseignées localisées à Washington, un certain Howard Teicher, à l’époque haut responsable du Conseil Nationale de Sécurité (NSC), joue un rôle néfaste, de pair avec l’AIPAC, pour saboter l’accord. Teicher, selon les sources, fait de la rétention d’information, ce qui conduit le président américain à remettre le moment du vote à une date ultérieure, permettant ainsi à l’AIPAC de faire monter la pression sur les membres du Congrès. Devant la réticence d’élus intimidés, il devient facile pour Teicher de convaincre le président de retirer sa demande plutôt que d’affronter le Congrès.

D’autres sources racontent une version légèrement différente des causes de l’échec de la vente des F-15, prétendant que les services de renseignement prévoyaient une instabilité croissante dans le golfe persique à partir du milieu des années 1970, et que la révolution de Khomeiny en Iran les conduisait à fortement déconseiller toute vente de haute technologie américaine à l’Arabie Saoudite.

Peu importe les raisons, la vente des F-15 fut annulée. Le lendemain du jour où l’Administration Reagan avait enterré le dossier, le prince Bandar, de fait le diplomate le plus haut placé du Royaume Saoudien en charge des relations avec l’Angleterre, l’Union Soviétique, la Chine ainsi que les Etats-Unis, se rendait à Londres pour une rencontre avec le premier ministre Margaret Thatcher. En Angleterre, les ventes d’armes sont exemptes d’autorisation parlementaire, et depuis 1966 l’Angleterre a créé la Defence Export Services Organization (DESO) pour colporter ses armes au quatre coins du globe. BAE Systems a été créé en 1981, quand Thatcher a re-privatisé l’industrie de l’armement en Angleterre, après sa nationalisation quatre ans auparavant par les travaillistes. BAE Systems est de loin le plus grand groupe d’armement dans le secteur de la défense britannique.

Le voyage de Bandar à Londres pour s’entretenir avec Thatcher était préparé depuis des mois. Un document-briefing du Ministère de la Défense, préparé pour la rencontre, disait que « depuis le début de 1984, des efforts intenses ont été déployés pour vendre des Tornados et des Hawks aux saoudiens. Quand, dans l’automne de 1984, les derniers commençaient à porter leur choix vers des mirages français, M Heseltime s’est rendu en grande hâte en Arabie Saoudite avec une lettre du premier ministre adressée au roi Fahd. En décembre 1984, le premier ministre ouvrait une série de négociations importantes en rencontrant le prince Bandar, fils du prince Sultan... Le premier ministre a rencontré le roi à Riyâd en avril de cette année, et en août le roi lui faisait part par écrit de sa décision d’acquérir 48 avions Tornado IDS et 30 avions Hawk. » Thatcher avait toutes les raisons du monde de penser que Bandar était l’interlocuteur idéal pour le contrat du siècle. A l’âge de 16 ans, plusieurs années après que son père fut nommé ministre de la défense du royaume, le prince fut envoyé en Angleterre pour étudier au Royal Air Force College de Cranwell, l’école d’élite pour la formation des pilotes de la RAF. Un responsable du renseignement rapportait la rumeur que Bandar fut recruté au MI-6, le service de renseignement de l’armée, bien avant la fin de sa formation. D’autres sources, au cœur de l’affaire BAE Systems, rapportent que le géant « privé » de l’aérospatial britannique dispose d’une force de vente quasiment exclusivement composée de personnes ayant été recrutées par le MI-6.

Que ces rapports soient fiables ou non, il est incontestable que Bandar est très anglophile. Le meilleur récit à ce jour de ses aventures en Angleterre apparaît dans le livre de William Simpson « Le Prince -L’histoire secrète du membre royal le plus intriguant du monde » (HarperCollins, New York, 2006).

Simpson, un copain de classe de Bandar et toujours en excellents termes avec lui, a écrit cet essai biographique avec la bienveillante coopération de Bandar, et documente ses relations très proches avec chaque locataire du 10, Downing Street.

« A Londres », rapporte Simpson, « Bandar pouvait se présenter avec un panache sans pareil au 10, Downing Street. De Margaret Thatcher à John Major ou Tony Blair, l’accès de Bandar était extraordinaire. » Selon les dires de Bandar lui-même relatifs aux contrats Al-Yamamah « Quand nous avons conclu l’accord pour la première fois, nous n’avions aucun contrat. C’était une poignée de mains entre moi et madame Thatcher au 10, Downing Street. » C’était des mois avant que les détails exacts des contrats Al-Yamamah furent finalisés et signés. Avant même que l’encre eut séché, l’Angleterre fournit la première livraison des avions de chasse Tornado -provenant des réserves de la RAF.

Au moment où un protocole d’accord est signé entre les ministres de la défense saoudien et anglais, le 25 septembre 1985, la commande initiale est agrandie à 72 avions Tornado et 30 Hawk, ainsi qu’à l’assistance et la maintenance appropriées. Il y a eu deux volets de ventes supplémentaires : Al-Yamamah II et III et Al-Yamamah IV, une vente estimée à environ 40 milliards de dollars de fournitures supplémentaires qui entre aujourd’hui dans sa phase finale.

Pétrole contre avions

L’accord Al-Yamamah fonctionne comme un accord de troc. D’une part, les saoudiens acceptent de payer en liquide certains services ainsi que la construction d’infrastructures par des sous-contrats séparés. Ainsi, toute une série de paiements vont à des honoraires « de conseil » ou à des commissions occultes, dont les deux milliards de dollars virés sur les comptes du Prince Bandar à la Riggs Bank, ou les dessous de table dont ont profité le dictateur chilien Augusto Pinochet, ou encore le prince consort des Pays-Bas, le Prince Bernhard. Mais d’autre part, l’échange implique d’énormes livraisons de pétrole à l’Angleterre, en échange des avions de chasse.

Et c’est la où l’histoire devient vraiment intéressante.

L’Arabie Saoudite envoie chaque jour un tanker pétrolier en Angleterre, aussi longtemps que dure le contrat Al-Yamamah. Un pétrolier contient approximativement 600.000 barils de pétrole. Officiellement, les livraisons d’avions de BAE Systems à l’Arabie Saoudite commencent en 1989 et BAE Systems emploie actuellement environ 5.000 personnes en Arabie Saoudite pour l’exécution du contrat.

Est-il possible de gager une valeur en cash pour BAE Systems sur les fournitures pétrolières ? Selon des sources proches du dossier, beaucoup du pétrole saoudien fut vendu sur le marché international spot, à la valeur du marché mondial, par l’intermédiaire de British Petroleum et Royal Dutch Shell.

L’économiste d’EIR, John Hoefle, en croisant les statistiques et les prix officiels de BP, chiffre le montant de la valeur totale de ces transactions à 125 milliards de dollars de l’époque, ou l’équivalent de 160 milliards de dollars d’aujourd’hui.

Par ailleurs, il est a remarquer que selon toutes les données dans le domaine public, le montant de l’équipement et des services fournis par BAE Systems à l’Arabie Saoudite, sur une période de 22 ans, se situe aux environs de 80 milliards de dollars. Et ce chiffre est gonflé à cause de quelques milliards de « largesses » diverses. En effet, en novembre 2006, un mini scandale a éclaté autour de la firme quand un document du ministère de la défense a laissé filtrer le prix réel des avions. Ce chiffre confirme la suspicion entretenue depuis longtemps que le prix des avions est surfacturé d’au moins quarante pourcents.

Ainsi, BAE Systems, une perle sur la couronne du système financier de la City de Londres, s’est attribué un pactole d’environ 80 milliards de dollars de profit net -avec la complicité de la BP et de Royal Dutch Shell !

Où est allé tout cet argent, et dans quelle type d’activités ? La réponse à ces questions, soulignent nos sources, circonscrit la clef même du pouvoir de la finance anglo-hollandaise dans le monde aujourd’hui.

L’ami et biographe du prince Bandar, William Simpson, nous livre une piste intéressante sur le fonctionnement interne du projet Al-Yamamah : « Bien que les contrats Al-Yamamah constituent une façon extrêmement non-conventionnelle de conduire les affaires, ses retombées lucratives sont le produit annexe d’un objectif politique : un objectif politique saoudien et un objectif politique britannique. Al-Yamamah est surtout, et avant tout, un contrat politique. Négocié quand la guerre froide battait son plein, sa structure unique a permis aux saoudiens d’acquérir des armes dans le monde entier pour financer la lutte contre le communisme. L’argent d’Al-Yamamah se retrouve dans l’achat clandestin de pièces d’artillerie russes employées pour chasser les troupes de Kadhafi du Tchad. On en retrouve également la trace lors des achats d’armes en Egypte pour finir en Afghanistan entre les mains des moudjahiddines luttant contre l’occupation soviétique. » Ainsi, le biographe du prince Bandar confirme que le système Al-Yamamah est le plus grand fonds secret de l’histoire -protégé par les lois du secret de sa majesté la Reine d’Angleterre et celles, encore moins transparentes, des financiers de la City de Londres ainsi que de l’empire dérégulé des paradis fiscaux qui peuplent les possessions et dépendances de l’empire.

Le monde vu du coté des saoudiens

Pour sa part, il est clair que la famille royale saoudienne n’a pas fait une mauvaise affaire avec Al-Yamamah. Quand le contrat fut signé en 1985, selon des insiders, l’Arabie Saoudite bénéficia d’une dérogation de l’OPEP, car l’accord de troc avec BAE Systems s’opère en dehors des quotas de production. En d’autres termes, pour effectuer les achats d’armes, l’Arabie Saoudite a obtenu le feu vert de l’OPEP pour produire 600.000 barils par jour, au-dessus du chiffre plafond.

Selon l’Agence d’information de l’énergie, qui dépend du Ministère de l’Energie américain, pendant toute la durée du programme Al-Yamamah, le coût moyen d’un baril de brut saoudien se chiffre en dessous des 5 dollars. A ce prix, le coût annuel pour les saoudiens pour les 600.000 barils par jour est de 1,1 milliards de dollars, c’est-à-dire 24,6 milliards de dollars du début jusqu’à maintenant. La valeur commerciale, comme nous l’avons déjà indiqué, totalise 160 milliards de dollars.

Les saoudiens forgent un partenariat crucial avec l’oligarchie financière anglo-hollandaise domiciliée à la City de Londres sous la protection de la couronne. Ils font naître, de mèche avec BAE Systems, Royal Dutch Shell, British Petroleum et autres grandes sociétés transnationales, une concentration dissimulée de pouvoir financier off-shore qui ferait baver d’admiration les gérants de la Compagnie des Indes Orientales des temps glorieux de l’empire britannique d’antan, quand l’Union Jack dominait les océans du globe.

A l’heure actuelle, il n’est pas possible de calculer la part exacte des fonds occultes dépensés dans les guerres secrètes et autres coups tordus anglo-américains des dernières décades. Il n’est pas possible non plus d’évaluer avec précision l’effet multiplicateur de portions de ces fonds occultes à l’oeuvre à travers les Hedge Funds des Îles Caïman, l’Isle de Man, Gibraltar, le Panama et la Suisse.

Ce qui est clair néanmoins, c’est que le scandale de BAE Systems dépasse de loin les 2 milliards de dollars d’argent de poche du prince Bandar et touche le cœur même de la puissance financière anglo-hollandaise.

Il y a encore énormément de choses à découvrir ; mais rien que cette porte légèrement entrouverte nous montre déjà fort bien ce qui entrera dans l’histoire comme la plus grande escroquerie du siècle.

La suite du scandale sur http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-BAE.php3

voir également les vidéos très intéressantes suivantes :

FINANCE DES GUERRES PASSEES ET FUTURES version courte
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=2019054727
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoID=2018793674

Le Groupe de Bilderberg
http://www.syti.net/Organisations/Illuminati.html
http://www.syti.net/Organisations.html
Signaler au modérateur   Journalisée

kader
Full Member
***
Hors ligne

Sexe: Homme
Messages: 216



« Répondre #89 le: 30/06/2007 - 13:28:05 »

C'est bon ça, à lire absolument :

J'espère que ces plouks ne vont pas provoquer, encore et comme d'habitude, des attentats meurtriers pour détourner l'attention. Apparemment, le 11 septembre 2001 est une de leurs nombreuses opérations de diversion.

Qui sont maintenant les vrais terroristes et leurs vrais commanditaires d'après vous


Affaire BAE : l’establishment britannique s’agite, le temps de lourder Cheney est venu
29 juin 2007 - 11:56


Source http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3042

Voir aussi :  « Pots de vin » de BAE : derrière la corruption, un Watergate international
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-BAE.php3


28 juin 2007 (LPAC) - Une bataille de faction autour du scandale BAE a éclaté au grand jour à Londres le 28 juin. Le Financial Times de Londres attaque ouvertement le vice président Cheney dans un éditorial intitulé « Grande-Bretagne honteuse : le département américain de la justice a raison d’enquêter sur BAE Systems ». De son côté, le London Times, journal porte drapeau de l’empire médiatique de Rupert Murdoch, explique que « des sources à Washington indiquent que la Maison Blanche n’a aucun pouvoir d’arrêter les enquêtes du département américain de la justice ». Rappelons que cette enquête porte sur les pots de vin que BAE a versé au Prince saoudien Bandar, l’ancien ambassadeur à Washington et le va-tout des opérations secrètes de Cheney. Lyndon LaRouche, qui a été le premier à révélé l’ampleur internationale et politique du scandale BAE, a précisé que l’essentiel à comprendre ici, c’est que ces attaques ouvertes pour défendre les enquêtes sur BAE « font partie d’une division dans les rangs britanniques. Cette fracture est entre ceux qui pensent qu’il ne vaut mieux pas embêter Sa Majesté et ceux qui disent que ces pratiques sont mauvaises. Et la cible de ces querelles dans les rangs britanniques est Cheney.

« Ces messages avertissent les Etats-Unis, que le temps de lourder Cheney est venu. Et il n’y a que ceux qui haïssent les Etats-Unis qui défendent Cheney. » LaRouche explique qu’en l’absence d’une couverture sérieuse de l’affaire et de son ampleur par la presse américaine, « nous (le LPAC) rendons service aux lecteurs américains en leur rapportant ce que dit le Financial Times, que « le département américain de la justice a raison d’enquêter sur BAE Systems ».

Le London Times dit que « l’enquête de Washington laisse les officiels britanniques dans l’obscurité », que le gouvernement britannique « s’agite pour estimer la gandeur et la profondeur » de l’enquête du Département de la Justice. Un diplomate britannique confie « nous essayons d’estimer s’ils peuvent infliger des dégâts sérieux au gouvernement et à BAE ».

Du côté américain, le London Times dit que le président Bush « n’a aucun désir d’embarrasser M. Blair ou le prince Bandar, qui est un ami de la famille ». Il note que la Maison Blanche est déjà sous pression pour avoir commandité le limogeage de plusieurs procureurs et que toute nouvelle interférence de leur part dans le processus judiciaire rendrait sa position explosive.

Avec la pression venant maintenant du Sénat avec l’initiative de John Kerry pour forcer l’enquête de la Justice américaine sur les opérations malpropres commises à l’intérieur des Etats-Unis dans l’affaire BAE, le système Cheney-Bandar-Blair-Bush est sur l’échafaud. Gordon Brown n’a plus qu’à coopérer avec les enquêteurs s’il veut obtenir la rédemption.


>>>>>>>>>>>>>

le scandale BAE et les forces derrière le 11 septembre
27 juin 2007 - 14:36
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3039

23 juin 2007 (LPAC) - En parlant du super scandale autour de l’entreprise d’armement BAE Systems lors de son discours Internet de Washington, l’économiste et homme d’état Lyndon LaRouche en est arrive aux liens avec les attentats terroristes du 11 septembre 2001.

Alors qu’il évoquait la guerre en cours et la crise économique actuelle, Lyndon LaRouche a expliqué que BAE « n’est pas la cause du problème, mais seulement le symptôme d’un système. Ce qui se passe c’est que depuis l’élection d’un homme transparent au poste de président, George Bush, sous contrôle d’un vice-président gardien de zoo, le monde s’est retrouvé de plus en plus gouverné par ce qui est derrière BAE. En fait BAE est plus connu sous le nom d’Empire Britannique.

« Cependant, tous les britanniques n’en sont pas responsables. Beaucoup d’entre eux, qui portant croient dans le système impérial, l’empire britannique ou quoi que ce soit d’autre, pensent que ce qui est fait par la BAE est malsain. Ils considèrent aussi d’autres choses comme malsaines. Ils savent que l’idée d’un réchauffement climatique est un canular. Ils le savent. Ils savent que c’est absolument anti-scientifique et que ça ne pourrait se vendre dans une société où les gens ont une véritable formation scientifique. Dés lors, ils considèrent le système, qui est contrôlé par le gouvernement Blair et ses associés (incluant Cheney), comme cliniquement malsain ; non pas qu’ils soient anti-britanniques, mais parce qu’ils savent qui le contrôle. Donc ils s’y opposent. Et ils font paraître leurs objections dans le Guardian de Londres, la BBC anglaise, ou en d’autres endroits.

« Il y avait un silence total aux Etats-Unis là-dessus, en tout cas sur le fond de cette affaire. C’est seulement dans les trois derniers jours qu’il est apparu quoi que ce soit donnant au moins une bribe sur la réalité de l’administration Bush avant même que le président soit investit en 2001. Le monde a vécu sous un système, c’est le système du 11 septembre, qui comme j’avais prévenu début 2001 existait déjà avant que George Bush soit investi pour la première fois en Janvier 2001. J’avait dit que « le système mondial est arrivé à un point tel, qu’il est en cours d’effondrement. Nous ne pouvons déterminer avec certitude quand ou comment cela va arriver, mais nous savons deux choses :

« Premièrement, nous savons que ce président et cette présidence ne peuvent pas régler cette crise. Dés lors, nous devons nous attendre à ce que le monde entier soit soumis au type d’évènements que nous avions vécu en février 1933, lorsque Hermann Goering, l’homme derrière le trône, le Dick Cheney de l’administration Hitler, orchestra l’incendie du Reichstag comme un attentat terroriste. Et cet attentat terroriste fut utilisé cette nuit là, ou le jour d’après, pour conférer à Hitler les pleins pouvoirs qu’il ne perdit qu’à sa mort. » Ensuite j’ai dit que le danger était qu’un évènement de ce genre se produise dans les conditions actuelles des Etats-Unis, et c’est arrivé : on l’a nommé 11 septembre.

« Sans aller dans les détails de ce que nous savons ou que nous ne savons pas sur l’orchestration du 11 septembre, nous savons que le seul moyen par lequel ce genre de chose est mis en place se trouve en un seul endroit : un complexe financier centré sur l’identité de BAE. Voilà le mystère du 11 septembre. Ses mécaniques internes n’ont pas d’importance. On les déterminera plus tard. Toutes les personnes dans le gouvernement et autour, qui comprennent ces choses le savent ! Et c’est là que l’affaire est brûlante. »


La suite du scandale sur http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-BAE.php3

voir également les vidéos très intéressantes suivantes :

FINANCE DES GUERRES PASSEES ET FUTURES version long
http://www.dailymotion.com/video/xryjf_le-jeu-de-largent-archives-oubliees

FINANCE DES GUERRES PASSEES ET FUTURES version courte
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoid=2019054727
http://vids.myspace.com/index.cfm?fuseaction=vids.individual&videoID=2018793674

Le Groupe de Bilderberg
http://www.syti.net/Organisations/Illuminati.html
http://www.syti.net/Organisations.html
Signaler au modérateur   Journalisée

Pages: 1 ... 3 4 5 [6] 7 8 9 ... 19 |   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à:  

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.21 | SMF © 2006-2011, Simple Machines
SMFAds for Free Forums
XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !
Page générée en 0.136 secondes avec 21 requêtes.