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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 1156329 fois)
kader
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« Répondre #210 le: 31/05/2008 - 17:34:16 »

Khelil votre cher allié, américain, est un criminel de guerre d'après le FBI et les vrais Algériens indépendants et libres ne vous oublieront pas vous et votre descendance.

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Bush, Cheney et Cie accusés de crimes de guerre dans un dossier du FBI

Par Bill Van Auken  - Le 28 mai 2008
WSWS
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9101


La révélation la plus étonnante d’un rapport de 370 pages de l’inspecteur général du département de la Justice américain est que des agents du FBI avaient officiellement ouvert un dossier de « Crimes de guerre », documentant la torture dont ils avaient été témoins à la prison de Guantanamo Bay, avant de recevoir l’ordre de l’administration de cesser d’écrire leurs rapports.

Le World Socialist Web Site, ainsi que des groupes de défense des droits humains et d’autres opposants de la répression et du militarisme américains, ont longtemps insisté que les actes de l’administration Bush (le déclenchement de guerres d’agression, les assassinats, l’enlèvement et la séquestration sans procès de civils et, le plus répugnant de tous, la torture) constituaient des crimes de guerre selon toute interprétation légitime des décrets et traités internationaux de longue date.

De voir cependant cette évaluation confirmée par l’inspecteur général du département de la Justice, le seul responsable majeur n’étant pas directement subordonné à la Maison-Blanche, et par des agents du FBI, une agence qui n’est pas particulièrement reconnue pour être intéressée aux questions de droits démocratiques, est un signe du caractère endémique de ces crimes et de la crise qu’ils ont engendrée au sein du gouvernement des Etats-Unis et de l’élite dirigeante américaine en son ensemble.

Le rapport établit clairement que la torture fut ordonnée et planifiée en détail aux plus hauts niveaux du gouvernement, y compris la Maison-Blanche, le conseil national de sécurité, le Pentagone et le département de la Justice. Les tentatives de faire cesser ces pratiques, sur une base légale ou pragmatique, par des individus à l’intérieur du gouvernement furent systématiquement contrées et les preuves de ces activités criminelles dissimulées.

Il n’y a pas eu de réaction immédiate de la Maison-Blanche face à ces nouvelles révélations. Les réactions d’autres agences directement impliquées dans les crimes commis à Guantanamo ont donné une idée du sentiment général d’impunité dans lequel la torture décrite dans le rapport de l’inspecteur général se poursuit à ce jour.

« Il n’y a rien de nouveau là-dedans », a affirmé le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman. Un porte-parole du département d’Etat à quant à lui décrit les accusations contenues dans le rapport comme étant « assez vagues ».

Assez vagues ? On peut se demander qu’est-ce que ce porte-parole qualifierait d’explicite. Le rapport contient des pages et des pages de témoignages d’agents du FBI sur les pratiques sadiques et répugnantes à Guantanamo.

À un endroit le rapport affirme : « [Un agent du FBI] se rappelait que, à un certain moment durant l’interrogatoire, l’officier militaire “versa de l’eau” dans la gorge d’un détenu qui était assis. Il affirma qu’il pensait que le but de cette pratique était de faire croire au détenu qu’il se noyait, et ainsi le forcer à fournir l’information souhaitée par l’interrogateur. [L’agent] a affirmé que le détenu avait des haut-le-coeur et crachait de l’eau. Il a dit que le détenu semblait incommodé, et il pensait qu’il avait de la difficulté à respirer. »

Et selon une description de l’interrogation de Mohamedou Ould Slahi, un Mauritanien arrêté par son propre gouvernement, remis aux forces américaines et déporté à Guantanamo en 2002 :

« Il fut laissé seul dans une chambre froide connue sous le nom du "congélateur", où des gardes l’empêchaient de dormir en appliquant de la glace ou de l’eau froide sur lui… »

« Il fut privé de sommeil pour une période de 70 jours à l’aide d’interrogatoires prolongés, de lumières stroboscopiques, de musiques menaçantes, de consommation forcée d’eau et d’obligation de demeurer en position debout. »

« Une interrogatrice féminine l’empêcha de mettre des vêtements; »

« Deux interrogatrices féminines lui ont fait des attouchements sexuels et ont fait des commentaires à caractère sexuel sur lui ; »

« Avant et pendant l’incident du bateau, il fut sévèrement battu. »

De plus, écrit le document, il fut « amené à penser qu’il serait exécuté et il s’est uriné dessus » et il s’est fait dire que sa mère et d’autres membres de sa famille seraient détenus et qu’il leur serait fait du mal.

Des centaines d’agents du FBI ont été témoins de torture

Des épisodes similaires ont été décrits, selon le rapport de l’inspecteur général, par littéralement des centaines d’agents du FBI, qui ont vu des interrogateurs de la CIA, de l’armée et de sous-traitants privés réaliser des actes illégaux de torture et d’abus contre des détenus.

De plus, le rapport cite : plusieurs agents du FBI qui ont rapporté des cas de raclées ; 30 agents qui ont rapporté avoir vu des détenus enchaînés dans des positions de stress sur de longues périodes ; 70 agents qui ont rapporté des cas de détenus privés de sommeil ; 29 agents qui avaient de l’information sur l’utilisation de températures extrêmes dans le but de « briser la détermination des détenus de résister à la coopération » ; et 50 agents qui ont rapporté l’utilisation d’un isolement prolongé pour « saper la résistance d’un détenu ».

De plus, quatre agents ont rapporté le cas de deux détenus en Afghanistan battus à mort après avoir été enchaînés debout pour une longue période.

Les histoires de tortures détaillées dans ce rapport ne sont que la pointe de l’iceberg.

Elles n’incluent pas le traitement de Murat Kurnaz, un citoyen turc né en Allemagne, qui fut arrêté pendant un voyage au Pakistan à l’automne 2001 et qui fut remis aux responsables américains pour une récompense de 3000 dollars. Tout d’abord amené à la base américaine à Kandahar en Afghanistan, il fut ensuite transféré à Guantanamo. Même si en 2002, les autorités américaines avaient conclu que Kurnaz n’avait rien à voir avec le terrorisme, il fut emprisonné jusqu’au milieu de 2006 et relâché seulement à cause de la pression du gouvernement allemand.

Empêché d’entrer aux Etats-Unis, il a témoigné par un lien vidéo devant une audience peu nombreuse du comité des Affaires étrangères du Sénat cette semaine.

« Je n’ai rien fait de mal et j’ai été traité comme un monstre », a-t-il dit. Il a dit comment il avait été assujetti à des chocs électriques, suspendu par les poignets pendant des heures et soumis à un « traitement par l’eau », dans lequel sa tête était enfoncée dans un sceau d’eau alors qu’on le frappait à l’abdomen pour le forcer à inhaler le liquide. (Il vaut la peine de mentionner que le rapport de l’Inspecteur général du département de la Justice a affirmé que cette dernière forme de torture ne constitue pas une « simulation de noyade », mais représente « une tentative d’intimider les détenus et d’augmenter leurs sentiments d’impuissance ».

« Je sais que d’autres sont morts de ce genre de traitement, a dit Kurnaz. J’ai souffert de privation de sommeil, du confinement, d’humiliations sexuelles et religieuses. J’ai été battu à de multiples reprises.»

« Il n’y avait pas de lois à Guantanamo, a conclu Kurnaz.  Je ne pensais pas que ça pouvait arriver au 21e siècle… Je n’aurais jamais pu imaginer que cet endroit avait été créé par les Etats-Unis. »

Les détenus de Guantanamo ne représentent qu’un pour cent de ceux détenus dans des camps de détention américains et des prisons secrètes opérées par les militaires et la CIA en Irak, Afghanistan et d’autres points du globe.  Il est estimé que près de 27.000 personnes sont détenues sans accusation, sans parler de procès, plusieurs d’entre eux ayant simplement disparu dans le goulag global de Washington.  Certains sont détenus dans des navires de détention, d’autres dans des donjons secrets opérés conjointement par la CIA et des régimes vers lesquels elle « transfère » les détenus, comme l’Égypte, la Jordanie et le Maroc, où d’autres formes plus cruelles de torture (être enterré vivant, l’électrocution ou la lacération avec un scalpel) sont employées.

Le rapport confirme également que les scènes révoltantes saisies dans les photographies prises à la prison d’Abou Ghraib en Irak et rendues publiques il y a quatre ans montrant des hommes nus cagoulés, soumis à la torture et à l’humiliation sexuelle par des gardes américains, n’étaient pas des aberrations. Les méthodes décrites dans le rapport — la nudité forcée, l’utilisation des chiens d’attaque lors d’interrogatoires, l’enchaînement des détenus dans des positions de « stress », les promenades en laisse — étaient identiques à celles officiellement mises sur le compte de quelques « pommes pourries » à Abou Ghraib.

La torture sadique « orchestrée » à partir de la Maison-Blanche.

L’uniformité des abus dans ces endroits si éloignés l’un de l’autre démontre que ce sadisme psychopathique et criminel infligé à ces détenus par les forces américaines était planifié et orchestré à partir du sommet.

En fait, comme le révélait ABC News le mois dernier, les représentants officiels  du soi-disant comité de principe (le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le secrétaire d'État Colin Powell, le directeur de la CIA George Tenet, le procureur général John Ashcroft et la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice) ont eu des discussions détaillées sur les « techniques renforcées d’interrogatoire » qui, selon ABC, « étaient quasiment chorégraphiées – allant jusqu’à préciser le nombre de fois où les agents de la CIA pouvaient utiliser une tactique particulière. »

Bush a affirmé par la suite sur ABC qu’il « savait que notre équipe sur la sécurité nationale avait des rencontres sur cette question. Et je les ai approuvées ».

Le rapport établit que les représentants du FBI et du département de la justice ont avisé le conseil national sur la sécurité de la Maison-Blanche de leurs préoccupations que les pratiques observées par les agents « minaient sérieusement… l’autorité de la loi » à Guantanamo.

À la fin, cependant, on leur a dit de reculer, et ils se sont soumis, devenant ainsi complices de ces crimes et de leur camouflage.

Les révélations du rapport du FBI n’ont pas suscité de réactions importantes ou de demandes d’agir sur cette question par les démocrates élus au Congrès ou encore par les prétendants à la candidature présidentielle du Parti démocrate, le sénateur Barack Obama et la sénatrice Hillary Clinton, qui n’ont pas fait de la torture une question essentielle de leur campagne.

Le New York Times a publié un éditorial mardi intitulé « Ce que les agents du FBI ont vu » qui détaillait le rapport et déclarait qu’il « montrait ce qui arrive lorsque qu’un président américain, son secrétaire à la Défense, son département de la Justice et d’autres hauts responsables corrompent la loi américaine pour justifier et autoriser l’abus, l’humiliation et la torture de prisonniers ».

Le quotidien concluait son éditorial en écrivant : « Les démocrates doivent faire toute la lumière » sur cette affaire au moyen d’audiences portant sur « l’ampleur du manquement à la loi et aux conventions de Genève par le président Bush ». Cela, écrivait le New York Times, « est l’unique façon d’amener le pays du côté des défenseurs, et non des violateurs, des droits de l’Homme ».

On voit bien là l’impuissance de ce qui fut l’élite du libéralisme américain. L’ampleur de la criminalité de l’administration Bush a été largement mise à nu au cours des dernières années.

La violation délibérée et en bloc des conventions de Genève et des traités contre la torture sont, en vertu du droit international, des crimes de guerre, exactement comme le FBI l’a reconnu. Ce qu’il faut, ce n’est pas une autre audience sans conséquence d’un comité du Congrès, mais plutôt la constitution d’un tribunal pour crimes de guerre. Ceux qui ont commis ces crimes doivent en être reconnus coupables.

Bush, Cheney, Rice, Rumsfeld, Powell, Tenet et Ashcroft doivent subir un procès. Les individus tels que l’ancien conseiller de la Maison-Blanche et procureur général, Alberto Gonzales, le chef du bureau de Cheney, David Addington, et le conseiller au département de Justice, John Yoo (qui ont élaboré les arguments pseudo-légaux pour légitimer la torture), doivent aussi être poursuivis ainsi que les responsables de l’armée et des services d’espionnage qui ont présidé aux pratiques criminelles ayant eu cours à Guantanamo, Abou Ghraib, Bagram et les autres camps et prisons de la CIA et de l’armée.

Les dirigeants du Parti démocrate n’ont ni le désir ni l’intention de lutter pour un tel règlement de comptes. La speaker de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et d’autres dirigeants du parti ont insisté à plusieurs reprises que la destitution du président et du vice-président « n’était pas sur la table ». Ils n’ont aucun intérêt à poursuivre l’administration sur la question de la torture parce qu’ils en sont eux-mêmes les complices. Pelosi et d’autres démocrates en vue au Congrès ont été informés en détail sur les méthodes criminelles utilisées à Guantanamo, ils les ont approuvées et les ont cachées au peuple américain.

A un niveau plus essentiel, les démocrates ont été complices de la politique du militarisme et de l’agression partout dans le monde, politique menée au nom de la soi-disant guerre globale contre le terrorisme et impliquant la pleine utilisation de la force armée pour défendre les intérêts de l’oligarchie qui dirige les Etats-Unis. C’est cette stratégie criminelle (qui est responsable de la mort de plus d’un million d’Irakiens) qui a créé les conditions pour le crime même de la torture.

Néanmoins, l’approfondissement de la crise du capitalisme américain crée les conditions pour de profonds chocs et changements dans les rapports politiques et sociaux qui pourraient bien résulter en la comparution devant un tribunal de Bush, Cheney et compagnie et leur jugement pour crimes de guerre.
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« Répondre #211 le: 04/06/2008 - 12:55:59 »

De pire en pire.

Il ne resterait que 6 jours de réserves de céréales pour toute l'Algérie !


Algériens acheter et stocker maintenant et en urgence la semoule, farine, les légumes secs, l'huile sinon c'est la famine et afin de forcer l'état à faire le nécessaire pour garantir sérieusement la sécurité alimentaire des algériens au lieu de se lancer et gaspiller l'argent du pétrole et gaz dans des projets bidons et la corruption massive intérieure et extérieure.

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Lettre du Comité de sauvegarde de l’Office Algérien Interprofessionnel des Céréales (OAIC)au président de la République

Posté par elmoutarem le 4 juin 2008
http://ffs1963.unblog.fr/2008/06/04/lettre-du-comite-de-sauvegarde-de-loaic-au-president-de-la-republique/

MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Le Comité de sauvegarde de l’OAIC répond au Directeur Général, aux mensonges dictés à la presse, convoquée au siège social de l’Office à Alger le lundi passé pour en faire un scoop publicitaire pour soigner à travers d’articles commandés sa propre image personnelle obscurcie par les scandales et la mauvaise gestion depuis l’année 2000, l’année de tous les malheurs de l’OAIC.

Les journalistes, des quotidiens présents à cette conférence, ont tous relevé un détail de taille :  l’orateur n’a pas voulu avancer le nombre d’années ou de mois de couverture des stocks de sécurité, alors qu’auparavant, il avançait à grande pompe des couvertures de 6 à 9 mois.

En réalité, et après enquête des services de sécurité, les stocks du pays en céréales ne couvraient que quelques petites journées (6 jrs).

Certes l’OAIC s’est mise sur le marché mondial pour opérer aux achats à n’importe quel prix ! En réalité les stocks dans les silos des coopératives sont toujours au même niveau, (quelques jours), mais le Directeur Général confond entre stock réel et stock chez ses fournisseurs d’outre mer, les stocks flottants et les stocks intra-muros ? Pauvre OAIC et pauvre Algérie…d’avoir mis à la hiérarchie de l’Office cette calamité.

Le comble et de lire dans les colonnes des journaux que ce D.G a hérité d’une situation catastrophique de ses prédécesseurs et que l’OAIC était au bord de la faillite et que grâce à son géni de messie que l’Organisme a été protégé et sauvé in extremis du naufrage !

Tu n’as pas honte de dire n’importe quoi ! Vous croyez que les gens sont dupes ? Certes vous aviez pris le décision la plus injuste d’appauvrir les UCA et les CCLS qui font à ce moment la chaîne chez ton financier pour mendier des avances pour les dépenses de fonctionnement et salaires mensuels du personnel, entre temps vous aviez enrichi la trésorerie de votre office en déclarant un bénéfice de 21 Milliard de Da pour l’exercice comptable 2007 par contre vos travailleurs de l’office sont privés des droits élémentaires.

La gestion de vos prédécesseurs n’a jamais été catastrophique comme vous le prédisiez. Elle était transparente, sans scandales, et sans enquêtes de la brigade économique et que l’OAIC n’a jamais fait préalablement des scoops à la une des journaux dans la publication des scandales, de la hogra, du mal et de la terreur devenues coutumière à la l’Office, voilà la différence.

Ce DG a confirmé qu’il n’a plus le mental au beau fixe de par la multiplication des scandales. Il a aveuglement utilisé les moyens de force et d’autoritarisme qu’on croyait révolus depuis l’époque du parti unique : à savoir la mobilisation de responsables et d’agents d’exécution pour ramener au siège de l'office les unités centrales des micros ordinateurs affectés aux cadres de l’inspection à l’effet que des investigations soient opérées pour la détermination des auteurs de la campagne de dénonciation anti-DG lancée à travers les sites Internet et les quotidiens nationaux.

Les cadres de l’inspection classés aux oubliettes n’ont depuis des années reçu aucune visite des responsables de l’Office pour s’enquérir de leur situation professionnelle du fait qu’ils sont sans travail et sans rendement. Cette mesure, décidée consciemment par le premier gestionnaire sauf pour cette occasion d’opération de coup de poing.

La Direction générale est toujours fidèle à ses anciennes pratiques pour la mobilisation obligatoire des travailleurs pour un soutien hypocrite au profit du DG pour plus de survie dans le poste de 1er responsable. Le DAG pilote l’opération pour compte et a chargé quelques valets pour faire la tournée dans les services aux fins de recueillir les signatures des imbéciles comme quoi ce messie de DG est intègre et sans reproche et que tous ce qui a été écrit et dit sur lui ne sont que des menteries et de la spéculation, même la justice Algérie s’est trompée injustement dans son cas ?

Veuillez croire, Monsieur le Président de la République, notre parfaite considération.

Les membres du Comité de sauvegarde.

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Réserves de céréales : cacophonie
20/05/2008 - source : http://www.rcd-algerie.org/index.php?id_rubrique=-5&id_article=917

Début mai : le département économique des services de renseignements en Algérie est en état d’alerte. Il fallait évaluer au plus prés les réserves céréalières du pays. Il ne s’agit surtout pas d’ajouter aux explosions sociales récurrentes des émeutes de la faim.

L’opération a permis de révéler que l’Algérie avait un stock couvrant 15 jours de consommation.

Au même moment, un représentant du ministère de l’agriculture annonçait avec insistance sur les ondes de la radio chaine 3 que le pays disposait d’une réserve de 2 ans.

L’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) déclare, pour sa part, que « les approvisionnements du marché national en blé sont sécurisés » grâce aux stocks qu’il a constitués.
De son coté, l’Organisme algérien de régulation du marché des céréales estime que « l’Algérie détient des stocks qui couvrent les besoins nationaux pour une période de plus de 9 mois.»

Les décalages de ces chiffres révèlent les limites de l’Etat algérien en matière de prévision et de programmation.

La réduction drastique de l’offre sur le marché mondial risque de provoquer des tensions sur le marché intérieur que la maigre production nationale est loin de pouvoir compenser. Le matelas en devises peut toujours faire face à la faim mais la facture sera lourde.

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Sans le pétrol, le pays ne peut assurer sa sécurité alimentaire
La fragilité de l’Algérie mise à nu

Par Faycal Metaoui - El Watan - Edition du 9 juin 2008

Sans les hydrocarbures, l’Algérie figurerait sur la liste des pays les moins avancés (PMA).

Le constat est établi par l’économiste Salah Mouhoubi, lors d’une intervention hier au Cercle national de l’armée de Beni Messous, à Alger, aux quatrièmes journées parlementaires (JEP) sur la défense nationale, organisées depuis samedi par le Conseil de la nation sur le thème « La défense économique ». « La survie du pays et donc la sécurité nationale dépendent étroitement d’une seule ressource épuisable et, de surcroît, soumise aux aléas de la conjoncture internationale », a-t-il estimé.

La pétrolisation excessive de l’économie souligne, selon lui, l’échec de la stratégie qui devait faire sortir l’Algérie de la dépendance des hydrocarbures. La structure actuelle du produit intérieur brut (PIB) est citée comme exemple de l’aggravation de « la vulnérabilité » du pays. « L’agriculture et l’industrie, les secteurs qui créent la richesse, ne représentent que 13% du PIB ! Pire, les secteurs productifs connaissent une régression », a-t-il relevé. L’Algérie n’a pas réussi, d’après lui, à construire une économie puissante et diversifiée pour la libérer progressivement de la dépendance à l’égard des hydrocarbures.

« L’Algérie a accepté la fatalité de devenir un pays rentier, acceptant délibérément de tomber dans le piège de la facilité. En choisissant cette option suicidaire à très long terme, elle n’a pas réussi à réduire ses vulnérabilités », a appuyé Salah Mouhoubi, ancien conseiller à la Banque d’Algérie. Sans les recettes pétrolières, l’Etat, selon lui, ne peut assurer ni son fonctionnement ni les besoins de la société. Cette situation fait que le pays n’est pas à l’abri d’un éventuel choc pétrolier.

« L’Algérie n’a pas atteint l’objectif stratégique de sécurité alimentaire. Sans les hydrocarbures, il lui aurait été quasiment impossible de régler la facture des importations », a-t-il expliqué. Pire : l’Algérie est, d’après l’analyse de l’économiste, dépourvue de politique budgétaire rigoureuse « qui se préoccupe de diversifier les recettes et de rationaliser les dépenses ». Il a cité l’exemple de la hausse de 22% du budget de fonctionnement de l’Etat en 2008. « L’Algérie est dépendante de l’extérieur pour se nourrir, se soigner et faire fonctionner son économie.

Le solde de sa balance commerciale dépend des fluctuations du dollar, monnaie de facturation des hydrocarbures qui représentent 98% de ses revenus en devises », a relevé M. Mouhoubi, soulignant que les importations algériennes se font à 60% en zone euro. « Or, le dollar n’a fait que se déprécier par rapport à l’euro. Il y a une perte réelle pour l’Algérie qui résulte du cours des changes des deux principales devises », a-t-il ajouté. Cette perte n’est toujours pas quantifiée.

Le pays n’a, d’après lui, aucune culture d’exportation, en ce sens que l’Algérie a renoncé à défendre ses parts de marché dans le monde. Proposant une stratégie de développement à moyen terme (jusqu’à 2020), il a estimé possible d’atteindre l’objectif de 25% d’exportations hors hydrocarbures. Il faut, a-t-il suggéré, réduire la facture alimentaire et celle des médicaments.

« Pour des raisons de sécurité nationale, l’industrie du médicament devrait connaître un essor », a-t-il noté. Il est nécessaire, selon lui, d’élaborer une politique d’aménagement du territoire, de lutter contre la désertification et maîtriser le problème de l’eau. Emboîtant le pas à Salah Mouhoubi, qui est également conseiller à la présidence de la République, Djoudi Bouras, économiste, membre du Conseil national économique et social (CNES), a relevé l’archaïsme du système bancaire. « De nombreux retards de mise à niveau sont observés et conduisent à un gaspillage important des ressources, favorisant la circulation informelle, découragent l’investissement tant national qu’étranger et font peser des risques sur la sécurité financière », a-t-il observé.

Selon lui, les profondes réformes, « dont l’urgence n’est plus à signaler », buttent sur une attitude devenue, de report en report des processus, un blocage insupportable avec une rente « qui permet à l’Etat de maintenir en état de fonctionnement des systèmes cliniquement végétatifs ». Intervenant lors du débat, Mériem Belmihoub Zerdani, ancien ministre, a estimé qu’il faut demander des comptes à ceux en charge de la gestion des finances du pays. « En l’absence de démocratie, l’argent sera toujours dépensé par des enfants gâtés », a répondu un conférencier.

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Les experts tirent la sonnette d’alarme à la clôture des journées d’études sur la défense nationale
La hausse des revenus du pétrole a évité à Algérie la révolte de la faim

El Khabar - lundi 09 juin 2008 - Par Kamel Zait/ Traduit par F.L

Les experts qui ont participé aux quatrièmes journées d’études sur la défense nationale ont tiré la sonnette d’alarme, en ce qui concerne la fragilité de la situation économique et la dépendance alimentaire dans laquelle nous nous engouffrons jour après jour, ainsi que l’utilisation croissante de la rente pétrolière.

Ils ont indiqué à la clôture des journées d’études qui ont été organisées sous le titre « la défense économique » que l’augmentation des revenus du pétrole a évité à l’Algérie une révolte de la faim comme l’ont connue récemment plusieurs pays.

L’expert économique Salah Mouhoubi, conseiller à la présidence de la République, a considéré lors de son intervention intitulée « la fragilité de l’Algérie » qu’il est nécessaire de sortir de la dépendance pétrolière. Cela alors que l’expert économique Hamid Aït Amara a évoqué la question de l’agriculture, corrigeant au passage quelques concepts erronés. Il a indiqué qu’il y a un manque de terres agricoles et que l’Algérie a enregistré un déficit en blé qui a atteint 6 millions de tonnes par an. De plus, la facture de blé a atteint, selon lui, environs 5 milliards de dollars en 2007, et la situation va s’aggraver à l’horizon 2015. Aït Amara a appelé à la refondation d’une politique agricole, insistant sur le fait que les Etats de l’alliance atlantique utilisent l’arme alimentaire contre d’autres Etats. Le conférencier a cité, dans ce contexte, 13 pays touchés par cette arme et l’exemple le plus frappant est l’Irak.

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Algérie : plus de 70 % du repas quotidien des Algériens composé de produits importés
Par samia amine le 10/06/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-importations-produits-alimentaires-3814.html

Entre 70 % et 80 % des repas quotidiens des Algériens est composé de produits importés, a indiqué aujourd'hui le président de l'Association nationale des économistes algériens (ANEA), Hacen Bahloul. Ce taux élevé a induit une facture d'importation de 4,8 milliards de dollars en 2007.

Pour faire face, Hacène Bahloul estime que l'Algérie devrait adopter une politique efficace de développement économique notamment dans le domaine agricole pour renforcer sa sécurité alimentaire face à la flambée des prix des produits alimentaires sur le marché mondial. M. Bahloul préconise "l'augmentation de la productivité agricole et la mise en valeur des terres non exploitées à travers la gestion rationnelle des eaux et l'implication du secteur privé pour se mettre à l'abri des crises alimentaires mondiales fréquentes". Il a également mis l'accent sur la nécessité d'investir dans les ressources humaines et la technologie et de réhabiliter l'activité agricole et l'agroalimentaire, secteurs complémentaires.

En dépit des efforts consentis dans le domaine du développement agricole, la production nationale reste en deçà des besoins, notamment en blé dur et tendre. Avec sa superficie importante qui s'étend sur près de 240 millions d'hectares dont 40 millions hectares de terres arables au nord du Sahara, dont seulement 8 millions hectares sont exploités, l'Algérie recèle des ressources naturelles immenses.

Le soutien public à l'investissement dans le secteur, dans le cadre de la politique agricole, reste faible. Ce soutien ne dépassait pas 3,6 % du PIB en 2006, en témoigne la faible évolution de la superficie arable exploitée (de 7,5 millions à 8 millions hectares), a-t-il ajouté.  

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L'Algérie pétrifiée

LA CHRONIQUE DE FAVILLA - Jeudi 12 juin 2008  - lesechos.fr
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4739645.htm

Voici que les attentats claquent à nouveau dans plusieurs régions d'Algérie. Ils visent principalement les forces répressives, armée et police, et les intérêts étrangers, notamment français. Comme toujours dans l'action terroriste, de nombreuses autres victimes sont frappées par hasard. La peur revient donc dans ce pays que la mer, la lumière, la beauté et les richesses naturelles avaient promis au bonheur.

Une accalmie s'était pourtant installée après que dix ans d'une guerre civile sans nom mais impitoyable avait opposé, d'une part, l'armée aux islamistes et, d'autre part, différents clans militaires entre eux et diverses factions religieuses entre elles. Car tout est toujours plus compliqué qu'on ne le croit dans ce pays secret. L'exemple de l'horrible assassinat des moines de Tibéhirine en 1996 le prouve : douze ans ont passé et personne ne peut dire avec certitude si ces religieux ont été victimes des extrémistes du GIA ou d'une provocation de l'armée souhaitant obtenir un soutien total des services français dans la répression anti-islamiste, ou encore d'un mélange des deux. Une chose est sûre, en revanche, c'est l'extraordinaire immobilisme du régime.

Cela tient peu à son président vieillissant car son poids réel est faible. Il n'est guère plus que le point d'équilibre des divers clans militaires qui se partagent le pouvoir. La véritable cause de l'immobilisme, c'est l'attitude de ces clans dont l'origine est fort ancienne. Elle remonte à la victoire des militaires sur les politiques du FLN, symbolisée par l'éviction de Ben Bella par le colonel Boumediene en 1965. Depuis lors, après une période initiale où l'influence soviétique colora les décisions d'une apparence idéologique, le pouvoir des militaires n'a plus pour seul horizon que l'accaparement des richesses du pays. Cette politique prédatrice se développe par étapes, les chocs pétroliers de 1973 et 1979 constituant des marches vers le haut de la pyramide des immenses profits tirés de la rente pétrolière et gazière. Avec le baril loin au-dessus de 100 dollars, elle est à son apogée.

La chance exceptionnelle offerte par cette rente aurait pu conduire ce pays à une politique d'investissement et à une politique de redistribution de revenus qui aurait assuré croissance économique et équité sociale. L'Algérie avait - et a encore - les moyens de devenir une puissance majeure de la Méditerranée. Mais le pouvoir s'est pétrifié dans ses rentes, laissant son peuple dans la pauvreté et sa jeunesse dans le désespoir, et créant par là même le meilleur terreau pour le fondamentalisme. Lorsque celui-ci est apparu trop menaçant au début des années 1990, l'armée a entrepris une répression d'une violence inouïe qui a réussi à réduire un moment la violence du camp religieux. Mais tant que la question économique et sociale restera bloquée par un pouvoir pétrifié, la violence religieuse, nourrie par la colère sociale resurgira. On le constate, hélas, aujourd'hui.

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Echec et mat
Par Tayeb Belghiche - El Watan - 14 juin 2008

Situation dramatique dans certaines régions de l’ouest du pays. La production céréalière n’a atteint que 4 quintaux à l’hectare, alors qu’en principe, sans la sécheresse, on s’attendait à 12 quintaux. Déjà que ce dernier chiffre est très faible, comparativement à la productivité chez les pays voisins, ce qui illustre l’échec de notre politique agricole, alors que le ministre en charge du secteur, Saïd Barkat, s’est montré optimiste jeudi devant le Conseil de la nation, et cela contre toute attente. C’est la plus faible productivité de tout le bassin méditerranéen, sinon du monde. Au Maroc, par exemple, c’est 22 q/ha pour le blé tendre et 16 q/ha pour le blé dur ; en Tunisie, le rendement moyen est de 50 q/ha, alors qu’il peut atteindre 80, voire 100 q/ha en France. Le satisfecit que s’est attribué M. Barkat n’est guère de mise. Il gère sept fonds de développement de l’agriculture, lesquels ont englouti des sommes faramineuses.

Personne ne lui a demandé des comptes jusqu’à ce jour. On sait une chose. nous continuons à importer notre blé, notre lait, notre beurre et des tas d’autres produits agricoles. La petite Hollande avec ses 41 500 km2 est exportatrice nette de produits agricoles, dont ses célèbres tulipes, et de viande rouge. Au-delà de l’utopique révolution agraire, les dirigeants algériens ont donné la désagréable impression d’empêcher un véritable développement de l’agriculture, et ce, pour assurer notre sécurité alimentaire, un secteur grand pourvoyeur de main-d’œuvre.

La preuve est que l’on a jamais cherché à développer l’agriculture saharienne alors que des expériences américaines faites dans la région d’Adrar ont démontré qu’on pouvait faire deux récoltes par an avec un rendement de 70 quintaux à l’hectare. Sid Ahmed Ghozali, lorsqu’il était chef du gouvernement, s’était engagé à bannir l’importation des céréales. Il n’a pas pu terminer son travail. Nous continuons à faire le bonheur des exportateurs américains, canadiens et français notamment.

Au point que la rumeur s’est mise à dire que c’est une politique délibérée pour permettre à certains pontes du système de se remplir les poches sans se fatiguer. Malheureusement, le peuple algérien va continuer à payer le prix de ce comportement criminel et peut-être même connaître la famine avec la crise alimentaire mondiale qui pointe à l’horizon. Même l’argent du pétrole ne pourra pas nous sauver.
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« Répondre #212 le: 10/06/2008 - 20:35:38 »

Opération Gladio version OTAN-DZ : arrêtez de tuer les Algériens innoncents pour rien et gratuitement pour votre bon plaisir "féodal".

vos écrans de fumée (diversions) se sont déjà dissipés et on sait maintenant qu'il y a de très hauts dirigeants militaires et civiles algériens et occidentaux, sans les nommer (pour l'instant), impliqués dans cette immonde opération de génocide à grande échelle en Algérie en utilisant les armes de la famines et des épidémies divers pour "exterminer" aléatoirement au moins 40% de la population Algérienne d'ici 10 à 15 ans et tout cela avec l'assistance technique et scientifique de cette obscure organisation génocidaire "scientifique" Mouvement pour l'Extinction Volontaire de l'Humanité financée par l'élite dirigeante occidentale eugéniste notoirement connue.

Apparemment, toutes les administrations clés de l'état Algérien incluant la présidence et l'armée ont été informés et formés par des représentants occidentaux du Mouvement pour l'Extinction Volontaire de l'Humanité avec l'assistance d'experts scientiques mercenaires Francais, anglais et américains. Etrangement les italiens, les allemands et les espagnoles sont totalement opposés à cette opération d'extermination scientifique par la famine et les maladies d'une partie aléatoire d'Algériens qui pourrait être déclencher d'ici 2 à 3 mois avec des vagues d'assassinats "naturels" en utilisant l'arme de la famine et du manque de médicaments. Etrangement, l'Algérie vient de commander un nombre important d'incinérateur ? pourquoi cette commande étrange et maintenant et pour quel usage ? Il y a trop de coincidence.


Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, de l'état-major de l'OTAN-DZ, initiateurs, planificateurs et réalisateurs "zélés" et "bêtement disciplinés" de la vaste, préméditée et génocidaire "opération Gladio version Algérienne", arrêtez immédiatement et sans condition de tuer et exterminer (génocide), comme vous le faites déjà en Irak, des Algériens innocents (civiles, bébés, enfants, femmes, hommes, militaires, policiers, etc...) pour simplement assouvir votre avidité immonde et irrationnelle de pétrole et gaz naturel (excrément du diable) en déclin historique, rapide et irrémédiable.

A méditer pour les Algériens "intelligents et anticipateurs"

Opération "Gladio"

Ce dernier est un réseau voyou de renseignement, une structure clandestine de l’OTAN créée après la Seconde Guerre mondiale pour parer à une menace d’invasion soviétique. Ce réseau a mené des attentats à la bombe à travers l’Europe dans les années 60, 70 et 80. Sous direction de la CIA, cette organisation a tenté d’influencer la politique de certains pays, notamment l’Italie, la Grèce et la Turquie. Cette "stratégie de la tension", a débuté avec l’attentat de la place Fontana, à Milan le 12 décembre 1969, qui devait, selon Vincenzo Vinciguerra, un agent du Gladio, pousser l’État italien à déclarer l’état d’urgence. Le massacre de la gare de Bologne, de 1980, est également imputé à Gladio.

En 2000, Vincenzo Vinciguerra résume ainsi cette stratégie :

"Nous devions attaquer le peuple, les civils, les femmes, les enfants, des personnes innocentes, loin du jeu politique. La raison était très simple : forcer le public à se tourner vers l’état pour demander plus de sécurité".


Opération Gladio

Sauvegarder ces videos "importantes" sur vos ordinateurs, car les "criminelles et génocidaires (OTAN-DZ)" tentent de les cacher à l'opinion publique internationale. Utilisez les outils gratuits suivants pour les sauvegarder et les rediffuser, jusqu'à la fin des temps, pour honorer nos innocents "morts" (Algériens) des annèes 80s et 90s et avant  :

http://www.downloadhelper.net/install.php
http://keepvid.com/

Voila ces videos sur l'opération gladio dont les criminelles et génocidaire qui ont exterminés, tant d'Algériens et d'autres (irak), tentent de les cacher à l'opinion publique internationale :

http://www.google.fr/search?hl=fr&tbs=vid%3A1&q=operation+gladio&aq=f&aqi=&aql=&oq=

Faites des copies et diffuser les jusqu'à la fin des temps.


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Ce pion (Abdelkader Belliraj ) n'est qu'une fourmi du sommet de l'iceberg de l'Opération Gladio version OTAN-DZ

L'affaire n'est pas fini ça commence par un pion et les autres (commanditaires et complices) vont suivre un par un.

Actualités : BELLIRAJ, ARRÊTÉ AU MAROC POUR ACTIVITÉS TERRORISTES
Il était un agent des services secrets belges

Le Soir d'Algérie - dimanche 09 mars 2008 - Aziouz Mokhtari
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/03/09/article.php?sid=65474&cid=2

Manifestement, le cas Belliraj est devenu affaire d’Etat. Ou même d’Etats.De notre bureau de Bruxelles,

Les faits : Abdelkader Belliraj est un Belgo-marocain arrêté, il y a une semaine au Maroc, à la suite d’une souricière tendue par le renseignement du pays et d’une intervention musclée et efficace de la police. Les choses se corsent, cependant, depuis que la presse belge a dévoilé que celui que les Marocains viennent de mettre sous les verrous au motif d’appartenance à «réseaux terroristes liés à Al-Qaïda» est, en fait, un informateur émargeant sur le budget de la Sûreté fédérale du royaume de Belgique. Quelques jours après, le choc est encore plus assommant.

Belliraj, révèlent encore des canards du plat pays, est l’auteur de six assassinats en Belgique et qu’il se serait servi de son statut de «mouchard » au profit des Belges pour le mettre au service d’Al-Qaïda.

De Morgen et La libre Belgique, deux quotidiens, l’un néerlandophone et l’autre francophone, apportent même des preuves irréfutables selon lesquelles Belliraj bénéficiait de l’amitié et de la largesse de Ayman Ezzawahiri, numéro deux dans l’organigramme de l’organisation de Ben Laden.

La Sûreté d’Etat belge est tellement bouleversée et déstabilisée qu’elle dépose plainte pour «divulgation d’informations à caractère confidentiel ».

L’itinéraire et les vies multiples de Belliraj ne font, néanmoins, pas perdre le nord au renseignement belge. Ce dernier soupçonne, fortement, les services marocains d’avoir utilisé Belliraj pour d’autres missions. Les «gorges profondes» bruxelloises n’excluent pas que le Maroc ait voulu orienter Belliraj vers l’Algérie et le GSPC.

Cette piste semble d’autant plus sérieuse que ni le «logement» (le suivi 24h sur 24h), ni l’arrestation de Belliraj n’ont été communiqués aux renseignements belges alors que Belliraj est aussi Belge et que les Marocains ne pouvaient ignorer qu’il était un informateur de la Sûreté d’Etat.

Ce qui a mis la puce à l’oreille, déjà largement tendue des Belges, c’est la divulgation par la presse marocaine et par des fuites, sans doute organisées, dans la presse belge, de la qualité d’agent belge de Belliraj.

Comment, s’intriguent les policiers belges, les Marocains auraient-ils su cela en si peu de temps ? D’où la terrifiante interrogation : le renseignement marocain aurait-il retourné Belliraj contre la Sûreté d’Etat et dans cette hypothèse, aurait-il caché à la Belgique que Belliraj avait commis six assassinats sur le territoire du royaume d’Albert II ? Une grave crise entre la Belgique et le Maroc n’est pas du tout à exclure, surtout que là les conditions d’arrestation de Belliraj au Maroc paraissent suspectes et sont plus proches d’une réalisation d’un film que d’une descente de police.

Cette énigmatique affaire n’a pas laissé indifférentes les autres centrales du renseignement. Deux délégations, l’une de la police fédérale américaine (FBI), et l’autre de la CIA sont sur place au Maroc pour essayer de démêler l’écheveau.

Les Américains cherchent à savoir pourquoi, alors que Belliraj émargeait sous le budget de la Sûreté fédérale de Belgique, les Américains n’ont pas été informés de son amitié avec Ayman Ezzawahiri.

Qui a couvert, pendant de si longues années, Belliraj et pourquoi ? Le FBI et la CIA tenteront d’apporter des éléments de réponse à ces deux questions.

Quant au passage, énigmatique, de Belliraj par la branche algérienne du GSPC, nul doute que le renseignement algérien est, déjà, sur l’enquête... Affaire à suivre.

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Exemple de manipulation d'Algérien à l'étranger par la DST Française pour le compte de l'Opération actuelle Gladio version Association OTAN-DZ

Pour rappel la DST Française (Direction de la surveillance du territoire) est un service de renseignements du ministère de l'Intérieur sous les ordres de Michèle Alliot-Marie.

Comment on a fait de moi un “web-soldat” d’Al-Qaeda
Par David Servenay pour Rue89, le 01/05/2008
Pour ecouter les cassettes aller sur
http://rue89.com/2008/05/01/comment-on-a-fait-de-moi-un-web-soldat-dal-qaeda
http://www.reopen911.info/News/2008/05/02/comment-on-a-fait-de-moi-un-web-soldat-dal-qaeda/

Un seul conseil au Algériens méfiez vous

Emprisonné pour terrorisme, Kamel Bouchentouf a adressé à Rue89 une cassette dans laquelle il dit avoir été manipulé par la DST.

C’est une histoire que l’élection de Nicolas Sarkozy a balayé de l’actualité. Depuis un an, Kamel Bouchentouf croupit dans une cellule de la prison de la Santé. Accusé d’avoir préparé des attentats, ce Français d’origine algérienne prétend avoir été manipulé par la Direction de la surveillance du territoire (DST) qui voulait en faire un agent infiltré. Faux, répond la justice antiterroriste, qui le considère comme l’un de ces nouveaux combattants d’Al-Qaeda, rompu aux outils modernes de communication. Dans une cassette enregistrée, il nous a livré sa version des faits. A vous de juger.

Une cassette enregistrée au fond de sa cellule

Kamel Bouchentouf (Paris Match) Elle nous est arrivée par la poste, avec une lettre manuscrite et un article de Paris-Match. Une simple cassette audio marquée "Rue89.com B/DST". En appuyant sur la touche "play", voici ce que dit le début de ce message…

Outre son innocence, qu’il veut défendre publiquement, Kamel Bouchentouf entend aussi dénoncer les conditions dans lesquelles s’exerce aujourd’hui la justice anttterroriste. Notamment dans sa manière de cibler des jeunes musulmans:

Après le 11 septembre, les services s’activent pour infiltrer Al-Qaeda

Sur près de quarante minutes, le prisonnier Bouchentouf, écrou 288 433 à la prison de la Santé, raconte son histoire. Ou plutôt, sa descente dans l’enfer des indics des services de renseignement. Cette histoire commence au lendemain du 11 septembre 2001. Tous les services spéciaux s’activent pour recruter des hommes qui leur permettront d’infiltrer les réseaux du nouvel ennemi public numéro 1: Al-Qaeda, la base.

Kamel Bouchentouf a alors 27 ans, il est chauffeur-livreur. Il est né à Mont Saint-Martin, près de Longwy, dans une famille d’origine kabyle de huit enfants. En 1986, au moment d’entrer en 6e, ses parents l’envoient en Algérie. Il en revient en 1991, très marqué par le climat de violence et de haine qui accompagne la montée en puissance du Front islamique du salut (FIS). Il est doué en informatique. Il fréquente aussi les lieux de culte musulman de Nancy. Bref, il a le profil pour être "tamponné" par la DST via un certain Alex…

En six ans, il aurait rencontré, dit-il, plus de 200 fois son officier traitant, identifié lors de l’enquête comme un agent de la DST basé à Metz. Pour quoi faire? Mystère… Il affirme refuser toute collaboration. Mais alors, pourquoi accepte-il ces rendez-vous? Kamel Bouchentouf avance sa volonté d’arranger une séparation tendue avec sa première femme, qui l’empêche de voir leur fille. Un argument que l’agent Alex aurait abondamment utilisé pour le convaincre de jouer le jeu du contre-espionnage français. Comment? En infiltrant les filières des groupes islamistes qui, à partir de 2003, soutiennent l’effort de guerre de leurs frères irakiens.

Excédé par la pression et les menaces de la DST, il s’enfuit vers l’Angleterre

Pour échapper à la pression de la DST, il prend le chemin de l’Angleterre où les agents de sa Majesté le pistent dans tout ses déplacements. Excédé par ces filatures à répétition, sur un coup de tête, il prend un vol pour Beyrouth où il arrive le jour de l’invasion américaine en Irak, au printemps 2003. Au bout de trois jours, retour en France. Et le jeu continue, avec une pression de plus en plus forte. Comme les objectifs des services français, qui suivent les évolutions géopolitiques de la mouvance islamiste.

    "Ils me demandèrent de retourner en Angleterre pour leur compte, afin de repérer les musulmans originaires de France. Au cours de l’année 2005, la DST me proposa par deux fois de m’envoyer en Irak, puis dans la bande de Gaza. La DST a voulu m’obliger de retrouver au Luxembourg un imam d’origine bosniaque, pour infiltrer leur communauté. J’ai refusé encore cette proposition."

A cause de ses racines kabyles, Alex, renforcé par deux agents venus de Paris -"Hauss et Max"-, lui demande d’aller sur le terrain algérien, à la recherche de contacts avec les militants du GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) qui communiquent via Internet. Ils effectuent alors de multiples allers-et-retours en Algérie. Pour quelle raison? Un point qui demeure flou.

A partir de 2006, le contre-espionnage lui demande de contacter l’AQMI

En 2006, il rencontre sa deuxième épouse. La pression d’Alex et ses amis continue. Cette fois-ci, il s’agit surtout d’établir des contacts, via des forums fréquentés par les islamistes, avec la hiérarchie de l’AQMI, Al-Qaeda au Maghreb islamique. Un travail de longue haleine, où il faut gagner la confiance de ses interlocuteurs pour obtenir les mots de passe permettant d’accéder aux bons forums.

Est-ce pour cette raison que Kamel Bouchentouf va franchir une nouvelle étape dans sa collaboration avec les services? C’est l’argument qu’il avance. Les espions français, eux, ont une autre version de l’histoire. Le 2 mai 2007, quatre jours avant le second tour de l’élection présidentielle, une équipe de la DST et du Raid débarque à six heures du matin dans la cité du Haut-du-Lièvre, un quartier populaire de Nancy, où habite notre homme. Vingt policiers cagoulés et surarmés.

Les agents interpellent Kamel Bouchentouf. Officiellement, il lui est reproché de préparer des attentats sur le sol français, pour le compte de l’AQMI. Dans les jours précédents, il aurait adressé plusieurs messages Internet à ses correspondants, leur proposant de se filmer en train de déposer une bombe dans les rues de Nancy. Histoire de les convaincre de sa capacité à agir, partout sur le sol français. La vidéo est dans son ordinateur, mais elle n’a jamais été diffusée sur le Net. Voici sa version…

Mis en cause par une vidéo de propagande, il dénonce un "piège" de la DST

Pour Kamel Bouchentouf, cette vidéo n’a été qu’un prétexte pour permettre son arrestation. Et ce, en fonction du calendrier électoral: "Si madame Royal était arrivée en tête au premier tour, dit-il, cela permettait aux services secrets d’annoncer dans l’entre-deux-tour l’arrestation sur le sol français d’un membre d’Al-Qaeda Maghreb islamique." Pire: Kamel Bouchentouf a "la conviction" que les "services secrets avaient projeté de [le] faire assassiner". Seule la présence d’un collègue de travail, au moment de son arrestation, aurait empêché ce projet. "Je n’ai pas de preuves, mais j’en suis persuadé."

Dans son appartement, les policiers saisissent tout de même deux bonbonnes pour fer à souder, un extincteur et une boite de cartouches de 22 long rifle. L’arsenal du poseur de bombes, concluent les enquêteurs de… la DST, officiellement chargée de l’enquête. Car dans un premier temps, le juge antiterroriste Philippe Coirre, refuse d’entendre l’hypothèse d’une manipulation des services.

Dernier grief: les conditions de sa garde à vue. Kamel Bouchentouf dit avoir fait l’objet de plusieurs chantages de la part de l’équipe de la DST qui l’interroge. Menaces sur lui et sa femme, également retenue pendant 24 heures. Les policiers lui auraient aussi fait miroiter la possibilité de l’extrader vers des pays amis peu accueillant pour les islamistes:

Une fois en prison, des fuites opportunes alimentent les médias sur le "web-soldat d’Al-Qaeda"

Dans les mois qui suivent son incarcération, plusieurs fuites du dossier d’instruction, dans le Figaro ou Le Parisien alimentent la chronique fait divers. Dans le JT de TF1, début juillet, puis dans Paris-Match qui dépeint le portrait d’un "web-soldat français d’Al Qaeda" ou encore dans le Nouvel Observateur qui scrute les filières djihadistes. S’agissant de TF1 et Paris-Match, les avocats de Bouchentouf (Me Berna, Me Vicq et Me Pasina) ont immédiatement déposé plainte pour "violation du secret de l’instruction" auprès du parquet de Nancy, qui a transmis au parquet de Paris… sans résultat.

Problème: les recherches du magistrat livrent une vérité gênante dans ce dossier, via la puce du téléphone portable du suspect. Le listing téléphonique identifie des dizaines d’appel au poste d’Alex, l’agent de la DST à Metz. Mais là encore, selon Me Frédéric Berna, l’un des avocats de Bouchentouf, le juge refuse d’en tirer les conséquences. Sollicitée, la DST se contente aujourd’hui d’un "pas de commentaires" et renvoie vers le ministère de la Justice. Lors de son dernier passage devant le juge des libertés et de la détention, Kamel Bouchentouf s’est vu notifier une prolongation de quatre mois de sa détention provisoire. Après quarante minutes de ce long monologue, où le prisonnier semble lire un propos en partie rédigé, la cassette s’achève sur ces mots:

    "Cette histoire a brisé ma vie matérielle et sociale. Et puis, qui peut bien me croire? Je ne suis personne… C’est d’ailleurs ce que m’ont dit les policiers pendant ma garde à vue (…) Je ne vois rien d’autre à ajouter. Je vous dit merci, j’espère vous avoir convaincu. Au revoir."
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« Répondre #213 le: 12/06/2008 - 10:26:25 »

j ai travaille dans une societe petroliere a Hassi messaoud de 1963 a 1999
 alors je dirai tout simplement ceci
il ya 20 ans ; aux etrangers qui visaitaient Hassi messaoud et qui voulaient savoir dans combien de temps le gisement de Hassi Messaoud sera epuise on repondait dans 20 ans
alors cessons de speculer et laissons les gens travailler la production de petrole en Algerie n est pas en train de baisser au contraire elle augmente d annee en annee
alors khamsa fi inine el houssad
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« Répondre #214 le: 13/06/2008 - 14:50:05 »

J'AI UNE QUESTION IMPORTANTE A POSER :

L'ALGERIE EST-ELLE CONTROLEE ET DIRIGEE PAR DES SATANISTES (ADORATEURS DE BAPHOMET, SATAN ET DU MAL) PRO-OCCIDENTAUX (USA ET EUROPE) ? LES VRAIS ALGERIENS COMPRENDRONT.

http://www.youtube.com/watch?v=IukCZcO_L3E

http://www.youtube.com/watch?v=TPGEEWqm-dk&feature=related

LES SATANISTES ALGERIENS ET LEURS ALLIES (USA ET EUROPE) NE FONT QUE FAIRE SOUFFRIR SADIQUEMENT ET MALEFIQUEMENT LA POPULATION D'ALGERIE DEPUIS DES DECENNIES.

ALORS IL FAUT DEMASQUER ET EXTERMINER CES SATANISTES.



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« Répondre #215 le: 13/06/2008 - 15:05:23 »

Khelil votre chers alliés et soutiens (aux détriments des Algériens), américains "Bush-Cheney", sont des criminels de guerre d'après le FBI et les vrais Algériens indépendants et libres ne vous oublieront pas vous, votre descendance et associés.

**************

Bush, Cheney et Cie accusés de crimes de guerre dans un dossier du FBI

Par Bill Van Auken  - Le 28 mai 2008
WSWS
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9101


La révélation la plus étonnante d’un rapport de 370 pages de l’inspecteur général du département de la Justice américain est que des agents du FBI avaient officiellement ouvert un dossier de « Crimes de guerre », documentant la torture dont ils avaient été témoins à la prison de Guantanamo Bay, avant de recevoir l’ordre de l’administration de cesser d’écrire leurs rapports.

Le World Socialist Web Site, ainsi que des groupes de défense des droits humains et d’autres opposants de la répression et du militarisme américains, ont longtemps insisté que les actes de l’administration Bush (le déclenchement de guerres d’agression, les assassinats, l’enlèvement et la séquestration sans procès de civils et, le plus répugnant de tous, la torture) constituaient des crimes de guerre selon toute interprétation légitime des décrets et traités internationaux de longue date.

De voir cependant cette évaluation confirmée par l’inspecteur général du département de la Justice, le seul responsable majeur n’étant pas directement subordonné à la Maison-Blanche, et par des agents du FBI, une agence qui n’est pas particulièrement reconnue pour être intéressée aux questions de droits démocratiques, est un signe du caractère endémique de ces crimes et de la crise qu’ils ont engendrée au sein du gouvernement des Etats-Unis et de l’élite dirigeante américaine en son ensemble.

Le rapport établit clairement que la torture fut ordonnée et planifiée en détail aux plus hauts niveaux du gouvernement, y compris la Maison-Blanche, le conseil national de sécurité, le Pentagone et le département de la Justice. Les tentatives de faire cesser ces pratiques, sur une base légale ou pragmatique, par des individus à l’intérieur du gouvernement furent systématiquement contrées et les preuves de ces activités criminelles dissimulées.

Il n’y a pas eu de réaction immédiate de la Maison-Blanche face à ces nouvelles révélations. Les réactions d’autres agences directement impliquées dans les crimes commis à Guantanamo ont donné une idée du sentiment général d’impunité dans lequel la torture décrite dans le rapport de l’inspecteur général se poursuit à ce jour.

« Il n’y a rien de nouveau là-dedans », a affirmé le porte-parole du Pentagone Bryan Whitman. Un porte-parole du département d’Etat à quant à lui décrit les accusations contenues dans le rapport comme étant « assez vagues ».

Assez vagues ? On peut se demander qu’est-ce que ce porte-parole qualifierait d’explicite. Le rapport contient des pages et des pages de témoignages d’agents du FBI sur les pratiques sadiques et répugnantes à Guantanamo.

À un endroit le rapport affirme : « [Un agent du FBI] se rappelait que, à un certain moment durant l’interrogatoire, l’officier militaire “versa de l’eau” dans la gorge d’un détenu qui était assis. Il affirma qu’il pensait que le but de cette pratique était de faire croire au détenu qu’il se noyait, et ainsi le forcer à fournir l’information souhaitée par l’interrogateur. [L’agent] a affirmé que le détenu avait des haut-le-coeur et crachait de l’eau. Il a dit que le détenu semblait incommodé, et il pensait qu’il avait de la difficulté à respirer. »

Et selon une description de l’interrogation de Mohamedou Ould Slahi, un Mauritanien arrêté par son propre gouvernement, remis aux forces américaines et déporté à Guantanamo en 2002 :

« Il fut laissé seul dans une chambre froide connue sous le nom du "congélateur", où des gardes l’empêchaient de dormir en appliquant de la glace ou de l’eau froide sur lui… »

« Il fut privé de sommeil pour une période de 70 jours à l’aide d’interrogatoires prolongés, de lumières stroboscopiques, de musiques menaçantes, de consommation forcée d’eau et d’obligation de demeurer en position debout. »

« Une interrogatrice féminine l’empêcha de mettre des vêtements; »

« Deux interrogatrices féminines lui ont fait des attouchements sexuels et ont fait des commentaires à caractère sexuel sur lui ; »

« Avant et pendant l’incident du bateau, il fut sévèrement battu. »

De plus, écrit le document, il fut « amené à penser qu’il serait exécuté et il s’est uriné dessus » et il s’est fait dire que sa mère et d’autres membres de sa famille seraient détenus et qu’il leur serait fait du mal.

Des centaines d’agents du FBI ont été témoins de torture

Des épisodes similaires ont été décrits, selon le rapport de l’inspecteur général, par littéralement des centaines d’agents du FBI, qui ont vu des interrogateurs de la CIA, de l’armée et de sous-traitants privés réaliser des actes illégaux de torture et d’abus contre des détenus.

De plus, le rapport cite : plusieurs agents du FBI qui ont rapporté des cas de raclées ; 30 agents qui ont rapporté avoir vu des détenus enchaînés dans des positions de stress sur de longues périodes ; 70 agents qui ont rapporté des cas de détenus privés de sommeil ; 29 agents qui avaient de l’information sur l’utilisation de températures extrêmes dans le but de « briser la détermination des détenus de résister à la coopération » ; et 50 agents qui ont rapporté l’utilisation d’un isolement prolongé pour « saper la résistance d’un détenu ».

De plus, quatre agents ont rapporté le cas de deux détenus en Afghanistan battus à mort après avoir été enchaînés debout pour une longue période.

Les histoires de tortures détaillées dans ce rapport ne sont que la pointe de l’iceberg.

Elles n’incluent pas le traitement de Murat Kurnaz, un citoyen turc né en Allemagne, qui fut arrêté pendant un voyage au Pakistan à l’automne 2001 et qui fut remis aux responsables américains pour une récompense de 3000 dollars. Tout d’abord amené à la base américaine à Kandahar en Afghanistan, il fut ensuite transféré à Guantanamo. Même si en 2002, les autorités américaines avaient conclu que Kurnaz n’avait rien à voir avec le terrorisme, il fut emprisonné jusqu’au milieu de 2006 et relâché seulement à cause de la pression du gouvernement allemand.

Empêché d’entrer aux Etats-Unis, il a témoigné par un lien vidéo devant une audience peu nombreuse du comité des Affaires étrangères du Sénat cette semaine.

« Je n’ai rien fait de mal et j’ai été traité comme un monstre », a-t-il dit. Il a dit comment il avait été assujetti à des chocs électriques, suspendu par les poignets pendant des heures et soumis à un « traitement par l’eau », dans lequel sa tête était enfoncée dans un sceau d’eau alors qu’on le frappait à l’abdomen pour le forcer à inhaler le liquide. (Il vaut la peine de mentionner que le rapport de l’Inspecteur général du département de la Justice a affirmé que cette dernière forme de torture ne constitue pas une « simulation de noyade », mais représente « une tentative d’intimider les détenus et d’augmenter leurs sentiments d’impuissance ».

« Je sais que d’autres sont morts de ce genre de traitement, a dit Kurnaz. J’ai souffert de privation de sommeil, du confinement, d’humiliations sexuelles et religieuses. J’ai été battu à de multiples reprises.»

« Il n’y avait pas de lois à Guantanamo, a conclu Kurnaz.  Je ne pensais pas que ça pouvait arriver au 21e siècle… Je n’aurais jamais pu imaginer que cet endroit avait été créé par les Etats-Unis. »

Les détenus de Guantanamo ne représentent qu’un pour cent de ceux détenus dans des camps de détention américains et des prisons secrètes opérées par les militaires et la CIA en Irak, Afghanistan et d’autres points du globe.  Il est estimé que près de 27.000 personnes sont détenues sans accusation, sans parler de procès, plusieurs d’entre eux ayant simplement disparu dans le goulag global de Washington.  Certains sont détenus dans des navires de détention, d’autres dans des donjons secrets opérés conjointement par la CIA et des régimes vers lesquels elle « transfère » les détenus, comme l’Égypte, la Jordanie et le Maroc, où d’autres formes plus cruelles de torture (être enterré vivant, l’électrocution ou la lacération avec un scalpel) sont employées.

Le rapport confirme également que les scènes révoltantes saisies dans les photographies prises à la prison d’Abou Ghraib en Irak et rendues publiques il y a quatre ans montrant des hommes nus cagoulés, soumis à la torture et à l’humiliation sexuelle par des gardes américains, n’étaient pas des aberrations. Les méthodes décrites dans le rapport — la nudité forcée, l’utilisation des chiens d’attaque lors d’interrogatoires, l’enchaînement des détenus dans des positions de « stress », les promenades en laisse — étaient identiques à celles officiellement mises sur le compte de quelques « pommes pourries » à Abou Ghraib.

La torture sadique « orchestrée » à partir de la Maison-Blanche.

L’uniformité des abus dans ces endroits si éloignés l’un de l’autre démontre que ce sadisme psychopathique et criminel infligé à ces détenus par les forces américaines était planifié et orchestré à partir du sommet.

En fait, comme le révélait ABC News le mois dernier, les représentants officiels  du soi-disant comité de principe (le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, le secrétaire d'État Colin Powell, le directeur de la CIA George Tenet, le procureur général John Ashcroft et la conseillère à la sécurité nationale Condoleezza Rice) ont eu des discussions détaillées sur les « techniques renforcées d’interrogatoire » qui, selon ABC, « étaient quasiment chorégraphiées – allant jusqu’à préciser le nombre de fois où les agents de la CIA pouvaient utiliser une tactique particulière. »

Bush a affirmé par la suite sur ABC qu’il « savait que notre équipe sur la sécurité nationale avait des rencontres sur cette question. Et je les ai approuvées ».

Le rapport établit que les représentants du FBI et du département de la justice ont avisé le conseil national sur la sécurité de la Maison-Blanche de leurs préoccupations que les pratiques observées par les agents « minaient sérieusement… l’autorité de la loi » à Guantanamo.

À la fin, cependant, on leur a dit de reculer, et ils se sont soumis, devenant ainsi complices de ces crimes et de leur camouflage.

Les révélations du rapport du FBI n’ont pas suscité de réactions importantes ou de demandes d’agir sur cette question par les démocrates élus au Congrès ou encore par les prétendants à la candidature présidentielle du Parti démocrate, le sénateur Barack Obama et la sénatrice Hillary Clinton, qui n’ont pas fait de la torture une question essentielle de leur campagne.

Le New York Times a publié un éditorial mardi intitulé « Ce que les agents du FBI ont vu » qui détaillait le rapport et déclarait qu’il « montrait ce qui arrive lorsque qu’un président américain, son secrétaire à la Défense, son département de la Justice et d’autres hauts responsables corrompent la loi américaine pour justifier et autoriser l’abus, l’humiliation et la torture de prisonniers ».

Le quotidien concluait son éditorial en écrivant : « Les démocrates doivent faire toute la lumière » sur cette affaire au moyen d’audiences portant sur « l’ampleur du manquement à la loi et aux conventions de Genève par le président Bush ». Cela, écrivait le New York Times, « est l’unique façon d’amener le pays du côté des défenseurs, et non des violateurs, des droits de l’Homme ».

On voit bien là l’impuissance de ce qui fut l’élite du libéralisme américain. L’ampleur de la criminalité de l’administration Bush a été largement mise à nu au cours des dernières années.

La violation délibérée et en bloc des conventions de Genève et des traités contre la torture sont, en vertu du droit international, des crimes de guerre, exactement comme le FBI l’a reconnu. Ce qu’il faut, ce n’est pas une autre audience sans conséquence d’un comité du Congrès, mais plutôt la constitution d’un tribunal pour crimes de guerre. Ceux qui ont commis ces crimes doivent en être reconnus coupables.

Bush, Cheney, Rice, Rumsfeld, Powell, Tenet et Ashcroft doivent subir un procès. Les individus tels que l’ancien conseiller de la Maison-Blanche et procureur général, Alberto Gonzales, le chef du bureau de Cheney, David Addington, et le conseiller au département de Justice, John Yoo (qui ont élaboré les arguments pseudo-légaux pour légitimer la torture), doivent aussi être poursuivis ainsi que les responsables de l’armée et des services d’espionnage qui ont présidé aux pratiques criminelles ayant eu cours à Guantanamo, Abou Ghraib, Bagram et les autres camps et prisons de la CIA et de l’armée.

Les dirigeants du Parti démocrate n’ont ni le désir ni l’intention de lutter pour un tel règlement de comptes. La speaker de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi et d’autres dirigeants du parti ont insisté à plusieurs reprises que la destitution du président et du vice-président « n’était pas sur la table ». Ils n’ont aucun intérêt à poursuivre l’administration sur la question de la torture parce qu’ils en sont eux-mêmes les complices. Pelosi et d’autres démocrates en vue au Congrès ont été informés en détail sur les méthodes criminelles utilisées à Guantanamo, ils les ont approuvées et les ont cachées au peuple américain.

A un niveau plus essentiel, les démocrates ont été complices de la politique du militarisme et de l’agression partout dans le monde, politique menée au nom de la soi-disant guerre globale contre le terrorisme et impliquant la pleine utilisation de la force armée pour défendre les intérêts de l’oligarchie qui dirige les Etats-Unis. C’est cette stratégie criminelle (qui est responsable de la mort de plus d’un million d’Irakiens) qui a créé les conditions pour le crime même de la torture.

Néanmoins, l’approfondissement de la crise du capitalisme américain crée les conditions pour de profonds chocs et changements dans les rapports politiques et sociaux qui pourraient bien résulter en la comparution devant un tribunal de Bush, Cheney et compagnie et leur jugement pour crimes de guerre.
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« Répondre #216 le: 19/06/2008 - 08:57:43 »


Revue statistique de BP sur l’énergie dans le monde
La durée de vie des réserves algériennes de pétrole est de 16,8 ans (SEIZE ANS ET 8 MOIS)

Par :N Ryad - LIBERTE - Edition N° 4797 du Jeudi 19 Juin 2008
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=95888

Les réserves de gaz sont les moins entamées.

Dans sa dernière édition, la revue statistique de BP, une référence dans le monde, indique que la durée des réserves algériennes de pétrole s’est établie à fin 2007 à 16,8 ans (SEIZE ANS ET 8 MOIS) . Elles représentent 1% des réserves mondiales. Il s’agit de réserves prouvées, c’est-à-dire déterminées avec un plus grand degré d’exactitude. La production s’est élevée à 2 millions de barils en 2007. Elle inclut pétrole brut et liquides de gaz naturel (condensat et GPL). Elle représente 2,2% de la production mondiale. La revue de BP note que la production de brut de l’année dernière est en légère diminution par rapport à 2006 (-0,1%).

Les réserves de gaz sont, elles, les moins entamées. Elles s’élèvent à fin 2007 à 4 500 milliards de mètres cubes. Leur durée de vie est de 54,4 ans. Elles représentent 2,5% des réserves mondiales. L’Algérie a produit 83 milliards de mètres cubes de gaz en 2007, contre 94 milliards de mètres cubes de gaz en 2006, soit une baisse de 1,7%. Elle représente 2,8% de la production mondiale. En 2007, le prix moyen du Brent, la variété de mer du Nord (référence pour le pétrole algérien) s’est établi à 72,39 dollars, soit une croissance de 11%. Les prix ont progressé d’un peu plus de 50 dollars à mi-janvier jusqu’à 96 dollars à la fin de l’année. La consommation globale de pétrole a crû de 1,1%, soit 1 million de barils par jour. Légèrement au-dessous de la moyenne décennale.

La consommation a augmenté au Moyen-Orient, l’Amérique du Sud et centrale et en Afrique. Celle de l’Asie-Pacifique a crû de 2,3%. Quant à la production mondiale globale, elle a baissé de 0,2%, soit 120 000 barils/jour, la première chute depuis 2002. La production Opep a chuté de 350 000 barils/jour en 2007 en raison des décisions de baisse du plafond de production en novembre 2006 et février 2007. La consommation mondiale de gaz naturel a crû de 3,1%. La production a également augmenté de 2,4%.
 
L’Algérie table sur le potentiel du champ de Hassi-Messaoud

À noter que ces statistiques ne tiennent pas compte du potentiel minier algérien. Le ministre de l’Énergie, Chakib Khelil, s’appuyant sur les perspectives de découvertes, a avancé le chiffre de 30 ans. En d’autres termes, la durée de vie des réserves de pétrole de l’Algérie est estimée à trois décennies. Il restera toujours du pétrole en Algérie en 2040, a-t-il affirmé. Allusion sans doute au champ de Hassi-Messaoud. “Ce gisement supergéant pourra encore produire 600 000 barils/jour de brut pendant encore 30 à 40 ans, contre 400 000 barils/jour aujourd’hui”, avait souligné en ce sens un haut responsable de Sonatrach.

À l’appui de ses affirmations, le ministre de l’Énergie a argué que le domaine minier national est sous-exploré. Le nombre de puits par 10 000 km2 est dérisoire par rapport à la moyenne internationale. En ce sens, l’effort d’exploration plus intense au cours des dernières années a été sanctionné par un niveau record de découvertes : 20 en 2007. “Les gisements découverts sont de taille moyenne”, a nuancé un responsable de Sonatrach chargé de l’exploration. Même si le potentiel pétrolier algérien est considéré comme important, il convient de ne pas négliger la croissance de la population, les ambitions de croissance économique élevée qui qui vont tirer vers le haut la consommation locale de produits pétroliers et, partant, diminuer la rente.

Le bons sens indique qu’il faut saisir cette opportunité d’une embellie financière exceptionnelle grâce à la flambée des prix du pétrole pour réduire sa dépendance à l’égard des résultats du secteur des hydrocarbures en diversifiant son économie, et en favorisant l’émergence d’une économie de substitution aux hydrocarbures.

Cela ne veut pas dire ne pas maintenir l’effort d’exploration et les investissements dans les travaux délinéation et l’exploration développement à l’international, à même de repousser à plus loin l’extinction des réserves de brut du pays. En ce sens, l’Algérie a déjà décidé de ne pas intensifier la production de pétrole, afin de préserver le plus longtemps possible les accumulations pétrolières au profit des générations futures.

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Sans le pétrol, le pays ne peut assurer sa sécurité alimentaire
La fragilité de l’Algérie mise à nu

Par Faycal Metaoui - El Watan - Edition du 9 juin 2008

Sans les hydrocarbures, l’Algérie figurerait sur la liste des pays les moins avancés (PMA).

Le constat est établi par l’économiste Salah Mouhoubi, lors d’une intervention hier au Cercle national de l’armée de Beni Messous, à Alger, aux quatrièmes journées parlementaires (JEP) sur la défense nationale, organisées depuis samedi par le Conseil de la nation sur le thème « La défense économique ». « La survie du pays et donc la sécurité nationale dépendent étroitement d’une seule ressource épuisable et, de surcroît, soumise aux aléas de la conjoncture internationale », a-t-il estimé.

La pétrolisation excessive de l’économie souligne, selon lui, l’échec de la stratégie qui devait faire sortir l’Algérie de la dépendance des hydrocarbures. La structure actuelle du produit intérieur brut (PIB) est citée comme exemple de l’aggravation de « la vulnérabilité » du pays. « L’agriculture et l’industrie, les secteurs qui créent la richesse, ne représentent que 13% du PIB ! Pire, les secteurs productifs connaissent une régression », a-t-il relevé. L’Algérie n’a pas réussi, d’après lui, à construire une économie puissante et diversifiée pour la libérer progressivement de la dépendance à l’égard des hydrocarbures.

« L’Algérie a accepté la fatalité de devenir un pays rentier, acceptant délibérément de tomber dans le piège de la facilité. En choisissant cette option suicidaire à très long terme, elle n’a pas réussi à réduire ses vulnérabilités », a appuyé Salah Mouhoubi, ancien conseiller à la Banque d’Algérie. Sans les recettes pétrolières, l’Etat, selon lui, ne peut assurer ni son fonctionnement ni les besoins de la société. Cette situation fait que le pays n’est pas à l’abri d’un éventuel choc pétrolier.

« L’Algérie n’a pas atteint l’objectif stratégique de sécurité alimentaire. Sans les hydrocarbures, il lui aurait été quasiment impossible de régler la facture des importations », a-t-il expliqué. Pire : l’Algérie est, d’après l’analyse de l’économiste, dépourvue de politique budgétaire rigoureuse « qui se préoccupe de diversifier les recettes et de rationaliser les dépenses ». Il a cité l’exemple de la hausse de 22% du budget de fonctionnement de l’Etat en 2008. « L’Algérie est dépendante de l’extérieur pour se nourrir, se soigner et faire fonctionner son économie.

Le solde de sa balance commerciale dépend des fluctuations du dollar, monnaie de facturation des hydrocarbures qui représentent 98% de ses revenus en devises », a relevé M. Mouhoubi, soulignant que les importations algériennes se font à 60% en zone euro. « Or, le dollar n’a fait que se déprécier par rapport à l’euro. Il y a une perte réelle pour l’Algérie qui résulte du cours des changes des deux principales devises », a-t-il ajouté. Cette perte n’est toujours pas quantifiée.

Le pays n’a, d’après lui, aucune culture d’exportation, en ce sens que l’Algérie a renoncé à défendre ses parts de marché dans le monde. Proposant une stratégie de développement à moyen terme (jusqu’à 2020), il a estimé possible d’atteindre l’objectif de 25% d’exportations hors hydrocarbures. Il faut, a-t-il suggéré, réduire la facture alimentaire et celle des médicaments.

« Pour des raisons de sécurité nationale, l’industrie du médicament devrait connaître un essor », a-t-il noté. Il est nécessaire, selon lui, d’élaborer une politique d’aménagement du territoire, de lutter contre la désertification et maîtriser le problème de l’eau. Emboîtant le pas à Salah Mouhoubi, qui est également conseiller à la présidence de la République, Djoudi Bouras, économiste, membre du Conseil national économique et social (CNES), a relevé l’archaïsme du système bancaire. « De nombreux retards de mise à niveau sont observés et conduisent à un gaspillage important des ressources, favorisant la circulation informelle, découragent l’investissement tant national qu’étranger et font peser des risques sur la sécurité financière », a-t-il observé.

Selon lui, les profondes réformes, « dont l’urgence n’est plus à signaler », buttent sur une attitude devenue, de report en report des processus, un blocage insupportable avec une rente « qui permet à l’Etat de maintenir en état de fonctionnement des systèmes cliniquement végétatifs ». Intervenant lors du débat, Mériem Belmihoub Zerdani, ancien ministre, a estimé qu’il faut demander des comptes à ceux en charge de la gestion des finances du pays. « En l’absence de démocratie, l’argent sera toujours dépensé par des enfants gâtés », a répondu un conférencier.

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Les experts tirent la sonnette d’alarme à la clôture des journées d’études sur la défense nationale
La hausse des revenus du pétrole a évité à Algérie la révolte de la faim

El Khabar - lundi 09 juin 2008 - Par Kamel Zait/ Traduit par F.L

Les experts qui ont participé aux quatrièmes journées d’études sur la défense nationale ont tiré la sonnette d’alarme, en ce qui concerne la fragilité de la situation économique et la dépendance alimentaire dans laquelle nous nous engouffrons jour après jour, ainsi que l’utilisation croissante de la rente pétrolière.

Ils ont indiqué à la clôture des journées d’études qui ont été organisées sous le titre « la défense économique » que l’augmentation des revenus du pétrole a évité à l’Algérie une révolte de la faim comme l’ont connue récemment plusieurs pays.

L’expert économique Salah Mouhoubi, conseiller à la présidence de la République, a considéré lors de son intervention intitulée « la fragilité de l’Algérie » qu’il est nécessaire de sortir de la dépendance pétrolière. Cela alors que l’expert économique Hamid Aït Amara a évoqué la question de l’agriculture, corrigeant au passage quelques concepts erronés. Il a indiqué qu’il y a un manque de terres agricoles et que l’Algérie a enregistré un déficit en blé qui a atteint 6 millions de tonnes par an. De plus, la facture de blé a atteint, selon lui, environs 5 milliards de dollars en 2007, et la situation va s’aggraver à l’horizon 2015. Aït Amara a appelé à la refondation d’une politique agricole, insistant sur le fait que les Etats de l’alliance atlantique utilisent l’arme alimentaire contre d’autres Etats. Le conférencier a cité, dans ce contexte, 13 pays touchés par cette arme et l’exemple le plus frappant est l’Irak.

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Algérie : plus de 70 % du repas quotidien des Algériens composé de produits importés
Par samia amine le 10/06/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-importations-produits-alimentaires-3814.html

Entre 70 % et 80 % des repas quotidiens des Algériens est composé de produits importés, a indiqué aujourd'hui le président de l'Association nationale des économistes algériens (ANEA), Hacen Bahloul. Ce taux élevé a induit une facture d'importation de 4,8 milliards de dollars en 2007.

Pour faire face, Hacène Bahloul estime que l'Algérie devrait adopter une politique efficace de développement économique notamment dans le domaine agricole pour renforcer sa sécurité alimentaire face à la flambée des prix des produits alimentaires sur le marché mondial. M. Bahloul préconise "l'augmentation de la productivité agricole et la mise en valeur des terres non exploitées à travers la gestion rationnelle des eaux et l'implication du secteur privé pour se mettre à l'abri des crises alimentaires mondiales fréquentes". Il a également mis l'accent sur la nécessité d'investir dans les ressources humaines et la technologie et de réhabiliter l'activité agricole et l'agroalimentaire, secteurs complémentaires.

En dépit des efforts consentis dans le domaine du développement agricole, la production nationale reste en deçà des besoins, notamment en blé dur et tendre. Avec sa superficie importante qui s'étend sur près de 240 millions d'hectares dont 40 millions hectares de terres arables au nord du Sahara, dont seulement 8 millions hectares sont exploités, l'Algérie recèle des ressources naturelles immenses.

Le soutien public à l'investissement dans le secteur, dans le cadre de la politique agricole, reste faible. Ce soutien ne dépassait pas 3,6 % du PIB en 2006, en témoigne la faible évolution de la superficie arable exploitée (de 7,5 millions à 8 millions hectares), a-t-il ajouté.

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L'Algérie pétrifiée

LA CHRONIQUE DE FAVILLA - Jeudi 12 juin 2008  - lesechos.fr
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4739645.htm

Voici que les attentats claquent à nouveau dans plusieurs régions d'Algérie. Ils visent principalement les forces répressives, armée et police, et les intérêts étrangers, notamment français. Comme toujours dans l'action terroriste, de nombreuses autres victimes sont frappées par hasard. La peur revient donc dans ce pays que la mer, la lumière, la beauté et les richesses naturelles avaient promis au bonheur.

Une accalmie s'était pourtant installée après que dix ans d'une guerre civile sans nom mais impitoyable avait opposé, d'une part, l'armée aux islamistes et, d'autre part, différents clans militaires entre eux et diverses factions religieuses entre elles. Car tout est toujours plus compliqué qu'on ne le croit dans ce pays secret. L'exemple de l'horrible assassinat des moines de Tibéhirine en 1996 le prouve : douze ans ont passé et personne ne peut dire avec certitude si ces religieux ont été victimes des extrémistes du GIA ou d'une provocation de l'armée souhaitant obtenir un soutien total des services français dans la répression anti-islamiste, ou encore d'un mélange des deux. Une chose est sûre, en revanche, c'est l'extraordinaire immobilisme du régime.

Cela tient peu à son président vieillissant car son poids réel est faible. Il n'est guère plus que le point d'équilibre des divers clans militaires qui se partagent le pouvoir. La véritable cause de l'immobilisme, c'est l'attitude de ces clans dont l'origine est fort ancienne. Elle remonte à la victoire des militaires sur les politiques du FLN, symbolisée par l'éviction de Ben Bella par le colonel Boumediene en 1965. Depuis lors, après une période initiale où l'influence soviétique colora les décisions d'une apparence idéologique, le pouvoir des militaires n'a plus pour seul horizon que l'accaparement des richesses du pays. Cette politique prédatrice se développe par étapes, les chocs pétroliers de 1973 et 1979 constituant des marches vers le haut de la pyramide des immenses profits tirés de la rente pétrolière et gazière. Avec le baril loin au-dessus de 100 dollars, elle est à son apogée.

La chance exceptionnelle offerte par cette rente aurait pu conduire ce pays à une politique d'investissement et à une politique de redistribution de revenus qui aurait assuré croissance économique et équité sociale. L'Algérie avait - et a encore - les moyens de devenir une puissance majeure de la Méditerranée. Mais le pouvoir s'est pétrifié dans ses rentes, laissant son peuple dans la pauvreté et sa jeunesse dans le désespoir, et créant par là même le meilleur terreau pour le fondamentalisme. Lorsque celui-ci est apparu trop menaçant au début des années 1990, l'armée a entrepris une répression d'une violence inouïe qui a réussi à réduire un moment la violence du camp religieux. Mais tant que la question économique et sociale restera bloquée par un pouvoir pétrifié, la violence religieuse, nourrie par la colère sociale resurgira. On le constate, hélas, aujourd'hui.

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Echec et mat
Par Tayeb Belghiche - El Watan - 14 juin 2008

Situation dramatique dans certaines régions de l’ouest du pays. La production céréalière n’a atteint que 4 quintaux à l’hectare, alors qu’en principe, sans la sécheresse, on s’attendait à 12 quintaux. Déjà que ce dernier chiffre est très faible, comparativement à la productivité chez les pays voisins, ce qui illustre l’échec de notre politique agricole, alors que le ministre en charge du secteur, Saïd Barkat, s’est montré optimiste jeudi devant le Conseil de la nation, et cela contre toute attente. C’est la plus faible productivité de tout le bassin méditerranéen, sinon du monde. Au Maroc, par exemple, c’est 22 q/ha pour le blé tendre et 16 q/ha pour le blé dur ; en Tunisie, le rendement moyen est de 50 q/ha, alors qu’il peut atteindre 80, voire 100 q/ha en France. Le satisfecit que s’est attribué M. Barkat n’est guère de mise. Il gère sept fonds de développement de l’agriculture, lesquels ont englouti des sommes faramineuses.

Personne ne lui a demandé des comptes jusqu’à ce jour. On sait une chose. nous continuons à importer notre blé, notre lait, notre beurre et des tas d’autres produits agricoles. La petite Hollande avec ses 41 500 km2 est exportatrice nette de produits agricoles, dont ses célèbres tulipes, et de viande rouge. Au-delà de l’utopique révolution agraire, les dirigeants algériens ont donné la désagréable impression d’empêcher un véritable développement de l’agriculture, et ce, pour assurer notre sécurité alimentaire, un secteur grand pourvoyeur de main-d’œuvre.

La preuve est que l’on a jamais cherché à développer l’agriculture saharienne alors que des expériences américaines faites dans la région d’Adrar ont démontré qu’on pouvait faire deux récoltes par an avec un rendement de 70 quintaux à l’hectare. Sid Ahmed Ghozali, lorsqu’il était chef du gouvernement, s’était engagé à bannir l’importation des céréales. Il n’a pas pu terminer son travail. Nous continuons à faire le bonheur des exportateurs américains, canadiens et français notamment.

Au point que la rumeur s’est mise à dire que c’est une politique délibérée pour permettre à certains pontes du système de se remplir les poches sans se fatiguer. Malheureusement, le peuple algérien va continuer à payer le prix de ce comportement criminel et peut-être même connaître la famine avec la crise alimentaire mondiale qui pointe à l’horizon. Même l’argent du pétrole ne pourra pas nous sauver.

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Périscoop : BAZOOKA
L’ANNONCE EUROPÉENNE DU PILLAGE NÉO-COLONIAL

PAR MOHAMED BOUHAMIDI  mbouhamidi2001@yahoo.fr - Le Soir d'Algérie - mercredi 18 juin 2008
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/06/18/article.php?sid=69727&cid=3

Madame Ferrero Waldner s’est exprimée directement après le communiqué de presse annonçant l’accord de principe d’une coopération intensifiée avec Israël. Elle confirme le démarrage du processus de négociation, c'est-à-dire le passage aux détails dont elle ne veut pas parler. «Nous sommes au début du processus, il est trop tôt pour parler de détails», ajoute-t-elle.

Nous n’avons pas besoin de détails, pourrions-nous répondre, il nous suffit de savoir, une fois de plus, que l’Union européenne parle d’une marchandise, l’Union pour la Méditerranée, en nous refilant une autre, tout à fait différente.

Au plan de la composante politique et au plan des objectifs réels. Nous apprenons maintenant que les 27 seront en réalité 28 avec Israël qui aura retenu avec les commissaires les questions et les termes du débat qu’il fera mine de discuter en tant que pays du Sud. Comment discuter sincèrement avec des pays qui auront ensemble fixé des objectifs et qui se présentent séparément autour de la table ? Démarche dolosive qui annule en droit la transaction mais qui peut parler de droit dans les relations internationales.

Madame Ferrero Waldner est cette dame qui est venue en Algérie, au nom de l’Union européenne, pour nous dire, sans sourciller, que nous devrions nous concentrer sur la sécurité énergétique et la fourniture du gaz à l’Europe. Devant d’éminents membres du gouvernement algérien tous fiers d’être hissés au statut important de gardiens des intérêts de l’Europe. Toute autre ambition que celle de supplétifs serait démesurée pour nos pauvres petites têtes. Tout le reste est à l’avenant. Chaque fois qu’un ministre européen met les pieds sur notre sol, il vient signer un accord de coopération sécuritaire.

Cela veut tout dire sur leur seule préoccupation. La fierté de nos ministres à se croire élevés à la dignité d’égaux des Européens devrait sérieusement nous alarmer. Comment fermer les yeux devant des objectifs aussi clairement annoncés que notre Etat ne peut prétendre qu’au rôle de garde-frontière et de fournisseur d’énergie.

La vérité est que l’Union européenne est forte de la profonde influence qu’elle a exercée sur les orientations économiques du gouvernement algérien : rejet de l’idée d’une stratégie nationale industrielle avant d’y revenir d’une façon biaisée et toujours sans concertation sérieuse avec les acteurs sociaux et économiques du pays, Direction de l’agriculture vers des productions spéculatives avec l’abandon des cultures stratégiques et de nos savoir-faire dans la reproduction de semences, etc., importation de convictions économiques quasi religieuses sur le secteur public et sur la privatisation… L’Union européenne pense qu’elle peut maintenant réaliser les gains de ses «investissements» politiques et idéologiques dans notre pays et faire passer notre Etat à un statut «d’Etat vassal, d’Etat aux ordres et faire main basse sur notre pétrole, notre gaz, ou du moins sur leurs revenus.

Personne ne pourra dire qu’il ne savait pas, personne ne pourra dire que l’Union européenne a caché réellement son jeu et personne ne pourra dire que le vrai but de cette union est de garantir la domination du Nord sur le Sud et de remplacer le pillage colonial par le pillage néocolonial. Personne ne pourra dire, non plus, qu’il ne savait pas que des forces politiques et des groupes sociaux en Algérie ont tout intérêt à nous mettre sous la coupe d’une Union européenne ultralibérale parce qu’ils gagnent. Au détriment du pays et de larges fractions du peuple. Non, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

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Je conseille vivement de prendre comme hypothèse l'an 2025 (soit dans 17 ans) et non 2050 mais bravo au Quotidien d’Oran pour ce scénario d'anticipation et il ne faut pas croire que les occidentaux vont respecter la pseudo "élite" ou "diaspora" Algérienne même bi-nationale de l'étranger au contraire. les occidentaux vont déléguer, comme d'habitude, la gestion du "cas Algérie et de sa pseudo élite ou diaspora" à la France et cette gestion va couter chère financièrement alors qui va payer la facture d'après vous et surtout les français (par vengeance historique et jalousie) préparent déjà leurs propres scénarios de "spoliation financière et fiscale" de cette même pseudo "élite" ou "diaspora" car il n'y aura d'abri ou d'ami pour personne de cette pseudo "élite" ou "diaspora"  en ces temps de crise économique mondiale. N'oublions pas que cette pseudo "élite" ou "diaspora" n'a sont "statut et protection" que par rapport au pétrole et gaz exploiter par l'Algérie alors plus de pétrole et gaz plus de respect ou statut ou de protection. méfiance donc car il y aura potentiellement un retour vers les "pratiques" d'avant et après 1830.

Pensez-vous vraiment que les occidentaux et la France vont laisser "vivre" et "faire" la pseudo "élite" ou "diaspora" Algérienne même bi-nationale de l'étranger. regardez l'histoire de l'Algérie après 1830 et le tragique destin réservé à l'élite intellectuelle, culturelle, économique et politique Algérienne de l'époque par les occidentaux à leur tête les Français. Alors méfiance.


L’après-pétrole, science-fiction  
mercredi 30 avril 2008, par Mohamed Houat - Le Quotidien d’Oran

La Chine est devenue la première puissance économique et militaire du monde, détrônant depuis quelques années déjà les Etats-Unis d’Amérique. Cependant, les relations internationales sont toujours caractérisées par la volonté des grands pays de dominer la terre et de s’accaparer de ses richesses, notamment l’or noir devenu de plus en plus rare. Des régions entières du globe subissent des famines endémiques sous l’oeil indifférent des pays nantis. La terre ne suffit plus à nourrir tous ses habitants. Les télévisions ne diffusent plus les images, désormais banales, des milliers de loques humaines décharnées, agonisant au milieu de cadavres puants que personne ne prend la peine d’enterrer.

L’Algérie ne produit plus une goutte de pétrole ni de gaz. Au contraire, elle doit en importer pour couvrir ses besoins, auprès des pays du Moyen-Orient dont les réserves considérables ne sont pas encore épuisées. Malheureusement, il n’y a plus un sous dans la Banque d’Algérie. Personne ne peut expliquer comment les immenses réserves de change du pays se sont évaporées au fil du temps, en dépit des investissements énormes consentis par l’Etat algérien et qui n’ont pas eu d’effets palpables à long terme sur l’économie du pays.

Malgré les louanges quotidiennes adressées aux princes du Golfe, et les courbettes obséquieuses à l’égard du Serviteur des Lieux Saints, nos frères arabes restent insensibles aux supplications du gouvernement algérien, exigeant d’être payés rubis sur l’ongle. L’Algérie est en panne généralisée. Aucune usine ne fonctionne. Aucune voiture ne circule. Les aéroports sont fermés, faute de kérosène. Les avions de la compagnie Air Algérie, alignés sur le tarmac de l’aéroport Houari Boumediène, immobilisés depuis des années, sont attaqués par la rouille, et ont été méthodiquement désossés. La seule activité qui fait encore rentrer des devises reste l’exportation de la ferraille. Le gouvernement a spécialement créé à cet effet, un ministère appelé le ministère de la Valorisation des Déchets ferreux. Sa tâche est immense, et constitue un défi difficile à relever.

Il s’agit, ni plus ni moins, de démanteler tous les complexes industriels du pays devenus obsolètes, à l’arrêt faute d’énergie et de pièces détachées, en vue de vendre ces millions de tonnes de ferraille pour glaner quelques devises susceptibles de payer l’importation de denrées alimentaires vitales pour nourrir la population affamée. L’exode rural a vidé la campagne de ses habitants, et personne ne cultive les terres arables livrées à la prédation des promoteurs immobiliers. Tout doit être importé, alors que les caisses de l’Etat sont désespérément vides. L’Algérie vit une des heures les plus dramatiques de son histoire.

Des émeutes ont éclaté un peu partout sur l’immense contrée du pays, réclamant du pain devenu introuvable, toutes les boulangeries ayant fermé faute de farine et d’électricité pour faire marcher les fours. Les services de sécurité sont débordés, face aux scènes de pillage et de brigandage devenues banales dans toutes les bourgades du pays. Les policiers, n’ayant pas reçu leur solde depuis des mois, ne manifestent d’ailleurs aucun excès de zèle pour réprimer les manifestants de carburant.

Les Djebels sont infestés de terroristes qui contrôlent une grande partie du pays, soumettant les citoyens à la charia islamique. les navires de guerre chinois, américains et européens patrouillent dans les eaux territoriales algériennes pour traquer El Qaida, sans même demander l’autorisation du gouvernement algérien, ni l’aval de l’ONU. Ils tirent sans sommation sur les milliers de harraga qui tentent de fuir chaque jour le pays à destination de l’Eldorado européen.

Le Maroc et la Tunisie, qui n’ont pas été piégés par la malédiction de l’or noir, sont parvenus graduellement, à force de travail, à tirer profit de leur propres spécificités pour développer leurs pays et les soustraire au sous-développement. Leur niveau de vie n’est pas loin de celui de l’Occident. Les Algériens qui essayent de franchir les frontières de ces pays frères sont impitoyablement abattus. Gagnés par le découragement, rongés par la famine, ils se sont tournés vers leurs frères du maquis qui leur fournissent de quoi se nourrir. La fibre nationaliste, à fleur de peau qui faisait jadis vibrer les Algériens, s’est éteinte depuis longtemps. Le passé glorieux des ancêtres qui avaient chassé le colonialisme n’est qu’une lointaine réminiscence.

L’élite politique et intellectuelle nationale, réfugiée en France, manifeste à tout bout de champ pour réclamer davantage de liberté et de démocratie pour l’Algérie, pendant que soixante millions d’Algériens meurent de faim. Des fils et des petits-fils d’anciens apparatchiks, confortablement installés à l’étranger, figurent parmi ceux qui militent, dans les salons parisiens, pour le redressement du pays.

L’anarchie généralisée qui règne en Algérie a attiré les convoitises des pays voisins qui veulent s’accaparer une portion de son territoire. Le Maroc, en souvenir d’une vieille revendication longtemps mise en sourdine, a fait une incursion profonde en territoire algérien, jusqu’à la wilaya de Tlemcen, arguant de droits historiques qu’il prétendait détenir sur ces régions. La Tunisie n’hésite par à réclamer toute une partie de l’Est algérien pour des motifs similaires. Même le Mali avance des arguments invraisemblables et fallacieux pour réclamer une partie du Sahara. L’Algérie, enfant malade de l’Afrique du Nord, qui, au temps de sa gloire, inspirait crainte et respect, est devenue la proie de petits prédateurs prêts à tout pour se partager son territoire. Certains analystes lui prédisent le sort funeste de l’ancien Irak démembré, ayant donné naissance en 2020 à trois Etats indépendants : le Kurdistan, la République Chiite de l’Irak et l’Etat Islamique du Rafidein, d’obédience sunnite.

Les observateurs qui suivent depuis longtemps la scène politique et économique de l’Algérie n’arrivent toujours pas à comprendre comment ce pays prometteur aux richesses matérielles et humaines illimitées, qui a arraché son indépendance au prix d’une révolution mémorable, et malgré l’intelligence et la conscience politique de son élite et de ses dirigeants, en soit arrivé à un tel état de délabrement, en l’an 2050.

NB :

2050, c’est demain. Et demain se prépare aujourd’hui. Ce scénario apocalyptique, volontairement pessimiste, a pour but de rappeler l’extrême fragilité de notre économie, entièrement dépendante du pétrole. On doit être capable d’exporter autres choses que la ferraille ou des figues de Barbarie.
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« Répondre #217 le: 19/06/2008 - 15:11:47 »

La pseudo organisation Al-CIA (alias Al-Qaida) n'est qu'une création des terroristes d'état Otaniens. Ces terroristes d'état Otaniens (OTAN) incluant des algériens et des français ne font que copier (Copycat) bête-ment les "techniques" et "tactiques" terroristes passées de leurs anciens "collègues" officiellement à la retraite mais officieusement toujours en activité en tant que "con du sultan" (consultant en terrorisme) en Algérie et ailleurs dans le monde (Irak, Afghanistan, Liban, Iran, etc...).

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre"

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L'Europe après la Seconde Guerre mondiale: Démocraties libres ou satellites des USA?
«Les armées secrètes de l'OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest»


par Henriette Hanke Güttinger - Jeudi 19 Juin 2008
http://www.alterinfo.net/L-Europe-apres-la-Seconde-Guerre-mondiale-Democraties-libres-ou-satellites-des-USA-Les-armees-secretes-de-l-OTAN-Reseaux_a20944.html

Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,pp. 300/01.

L'étude scientifique de l'historien Daniele Ganser intitulée «Les armées secrètes de l'OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et terrorisme en Europe de l'Ouest» est parue en 2007 en français1. Dans cet ouvrage brillamment rédigé, Ganser présente les faits de manière nuancée et aisément compréhensible pour le profane. Ce qu'il nous apprend va changer fondamentalement l'historiographie de l'époque de la guerre froide. Ce livre se lit comme un roman.

Ganser montre que de la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1990 existaient dans les pays membres de l'OTAN, à côté des troupes ordinaires de l'Alliance, des armées secrètes de l'OTAN (nommées aussi Stay-Behind ou Gladio) qui avaient été mises en place par la CIA et le MI6 britannique.2 Ces armées secrètes de l'OTAN étaient commandées et coordonnées par un bureau de la sécurité secret au sein du quartier général de l'OTAN à Bruxelles. Selon l'ex-président américain Richard Nixon, L'OTAN elle-même était soumise au Pentagone.3
Les représentants des armées secrètes se réunissaient chaque année dans l'une des capitales européennes. «Des représentants de la CIA étaient toujours présents aux réunions des armées stay-behind» se souvient le général Gerardo Serravalle qui avait commandé le Gladio en Italie entre 1971 et 1974.4
Le but de ces armées secrètes était de créer des structures clandestines pour armer l'Europe de l'Ouest contre une invasion soviétique et pour empêcher la prise de pouvoir des communistes dans les pays européens.5 La CIA et le MI6 financèrent la constitution et le fonctionnement de ces troupes de guérilla clandestines, ils les entraînèrent et aménagèrent des caches secrètes remplies d'armes et d'explosifs.
Ganser décrit les activités6 des armées secrètes de l'OTAN en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Italie, en France, en Espagne, au Portugal, en Belgique, aux Pays Bas, au Luxembourg, au Danemark, en Norvège, en Allemagne, en Grèce7 et en Turquie. Dans ces pays, il n'y avait que quelques représentants politiques bien choisis qui étaient informés de l'existence de ces armées secrètes. De manière générale, les parlementaires élus par le peuple ne se doutaient de rien. Ainsi ces armées de l'OTAN opéraient en dehors de tout contrôle démocratique.

Field Manual 30-31B

Selon un document de l'état-major américain (Field Manuel 30-31B)8 les armées secrètes de l'OTAN avaient entre autres aussi la mission d'empêcher ou d'éliminer des gouvernements qui ne convenaient pas aux Etats-Unis. En 1961, elles planifièrent, mais sans succès, un putsch contre le gouvernement de Gaulle. En 1967, elles renversèrent en Grèce le gouvernement Papandréou et y installèrent une junte militaire des plus brutales. En Turquie, elles participèrent aux putschs militaires de 1960, de 1971 et à celui du général Evren de 1980.

Opérations sous fausse bannière

Dans le Field Manual 30-31B sont décrites des «opérations sous fausse bannière»9. Il s'agit d'attentats terroristes initiés ou perpétrés par des services secrets ou les armées clandestines de l'OTAN et qui ont ensuite été imputés aux communistes ou aux socialistes. Dans certains pays membre de l'OTAN, on a, selon Ganser, eu recours à ce concept secret: «Cette lutte contre l'ennemi intérieur faisait partie du concept dans certains pays. Elle faisait partie de la «stratégie de la tension» et reposait sur le terrorisme. C'est sans doute en Italie et en Turquie10 que cette stratégie quasi diabolique fut appliquée avec le plus de succès, à l'aide d'attentats à la bombe et de massacres contre la population que l'on attribua ensuite à l'adversaire politique, c'est-à-dire à la gauche.»11

La guerre secrète en Italie

Ganser décrit minutieusement comment les USA ont massivement influencé la politique en Italie entre 1945 et 1993. La CIA, les services de renseignements italiens, l'armée secrète italienne de l'OTAN (Gladio) ainsi que des terroristes d'extrême droite ont mené une guerre secrète contre les communistes italiens (PCI) et les socialistes (PSI). D'une part, les campagnes électorales des démocrates chrétiens (DCI) contre la gauche italienne ont été soutenues par les USA à coups de millions de dollars. D'autre part, ces organismes ont perpétré des attentats terroristes sanglants. Juste avant Noël 1969, quatre bombes éclatèrent sur des places très animées à Rome et Milan où 16 personnes trouvèrent la mort. On attribua ce crime aux communistes. En 1972, une voiture piégée explosa près du village italien de Peteano et tua trois carabinieri. Deux jours plus tard, la police reçut un renseignement anonyme selon lequel les Brigades rouges étaient les auteurs de ce crime. En 1974, une bombe explosa au milieu d'une manifestation antifasciste: elle fit 8 morts et 102 blessés.
En août 1974, une autre bombe explosa dans l'Italicus Express qui faisait le trajet Rome-Munich. Il y eut 12 morts et 48 blessés. Le 2 août 1980, un attentat à la bombe tua 85 personnes et en blessa 200 à la gare de Bologne. Les médias et les autorités politiques déclarèrent que les auteurs étaient les Brigades Rouges.

Aldo Moro, une victime du Gladio?

Le 16 mars 1978, Aldo Moro fut capturé sur le trajet entre sa maison et le Parlement et retenu en otage dans le centre de Rome pendant 55 jours. Puis on découvrit son corps criblé de balles dans le coffre d'une voiture abandonnée dans le centre de Rome. L'Italie était sous le choc. Les services secrets militaires et le Premier ministre d'alors, Giulio Andreotti, accusèrent l'organisation terroriste d'extrême gauche des Brigades Rouges et prirent des mesures énergiques contre la gauche. Celle-ci perdit par la suite beaucoup de sympathies dans le monde occidental.
Ganser a récolté un grand nombre d'indices concernant l'affaire Aldo Moro qui indiquent que ce fut une «opération sous fausse bannière» exécutée par Gladio. Suite à ses très bons résultats aux élections, Aldo Moro tenta, dès 1972, d'associer la gauche italienne au gouvernement. En 1974, Moro, ministre des Affaires étrangères, et le Premier ministre Giovanni Leone se rendirent à Washington pour discuter avec les Américains de leur projet d'associer le PCI et le PSI au gouvernement.
A son retour en Italie, Moro fut malade plusieurs jours et envisagea de se retirer complètement de la vie politique. «C'est l'une des rares fois où mon mari me fit part de ce qu'on lui avait dit, sans toutefois me dire de qui cela provenait», témoigna plus tard sa femme Eleonora Moro.12
Lors des élections législatives de juin 1976, le PCI réalisa le meilleur score de son histoire, 34,4%, infligeant une cinglante défaite à la DCI. Aldo Moro, président par intérim de la DCI, se décida à passer outre à l'interdiction formulée par les Américains. Le 16 mars 1978, emportant dans son attaché-case les documents à son projet d'associer les communistes au gouvernement, il ordonna à son chauffeur de le conduire, en compagnie de ses gardes du corps, au Parlement où il était résolu à présenter son programme intégrant les communistes à l'exécutif. C'est pendant ce trajet que sa voiture fut arrêtée et qu'il fut capturé.

Et John F. Kennedy?

Dans l'ouvrage de Ganser se trouvent aussi quelques développements intéressants sur la politique de John F. Kennedy face à l'Italie. Contrairement à ses prédécesseurs Truman et Eisenhower, Kennedy toléra la participation des socialistes italiens (PSI) au gouvernement conformément à leurs succès électoraux. En juillet 1963, il se rendit à Rome et invita à cette occasion Pietro Nenni, le chef des socialistes italiens, à lui rendre visite aux Etats-Unis. En novembre 1963, le président Kennedy fut assassiné à Dallas, au Texas, dans des circonstances troubles. Cinq mois plus tard, la CIA, l'armée secrète Gladio et les carabiniers déclenchèrent un coup d'Etat qui força les socialistes à renoncer à leurs ministères.

Les raisons de ce terrorisme

En 1984, l'homme de droite Vinciguerra, qui avait exécuté l'attentat de Peteano, révéla devant la justice l'existence de Gladio, l'armée secrète italienne de l'OTAN. Il déclara que Gladio avait participé à des attentats qui avaient ensuite été attribués aux Brigades Rouges. Gladio avait été chargée par les Etats-Unis d'empêcher que la gauche n'accède au pouvoir en Italie. Cette organisation était soutenue par les services secrets officiels ainsi que par les forces politiques et militaires.
En 2000, la commission du Parlement italien chargée d'enquêter sur Gladio et sur les attentats perpétrés dans le pays conclut: «Ces tueries, ces bombes, ces opérations militaires ont été organisées, encouragées ou soutenues par des personnes travaillant pour les institutions italiennes et, comme cela a été découvert plus récemment, par des individus liés aux structures du renseignement américain».13

La guerre secrète en Turquie

La Turquie avait et a toujours une importance particulière pour les intérêts géopolitiques des USA.14 Pendant la guerre froide, elle avait des frontières communes avec les pays du Pacte de Varsovie, notamment avec la Russie. L'OTAN installa donc du matériel de pointe dans le pays qui servit dès lors aux USA de poste d'écoute. Mais la Turquie servit aussi de base arrière pour les opérations menées par les USA et l'OTAN dans les pays pétroliers du Moyen-Orient et dans les républiques du Caucase, notamment lors de la guerre du Golfe de 1991.15
Pour constituer en Turquie une armée stay-behind anticommuniste, communément appelée contre-guérilla, les USA16 utilisèrent la mouvance dominante, mais violente du panturquisme17, où le colonel Alparsan Türks, officier proche de l'extrême droite et admirateur de Hitler, joua un rôle central.18 La contre-guérilla fut responsable de trois coups d'Etat sanglants contre des gouvernements trucs légitimement élus ainsi que du massacre de Kizildere (1972), du terrible massacre d'Istanbul (1er mai 1977), du massacre de Bahcelivler (1978). L'attentat contre le pape Jean Paul II est également à mettre sur le compte de la contre-guérilla. Les escadrons de la mort de cette armée secrète turque de l'OTAN jouèrent aussi un rôle sinistre lors de la répression sanglante des Kurdes turcs.

Des liens avec les pays neutres

Lors de ses recherches, Ganser a constaté qu'il existait dans quatre pays neutres (Finlande, Autriche, Suède, Suisse) des armées secrètes ayant des liens indirects avec l'OTAN. L'auteur a également écrit sur ce sujet.19

L'Europe, colonie américaine

Lorsqu'on apprit, après 1990, que des armées secrètes étaient à l'œuvre dans tous les pays européens, le scandale fut grand. Bien que dans tous les parlements des voix demandaient que l'on fasse la lumière sur ce sombre chapitre, seules la Belgique, l'Italie et la Suisse mirent sur pied des commissions d'enquête dont les résultats furent rendus publics. Tous les autres pays, et également l'UE, pratiquèrent le mensonge et la dissimulation. Ils ne reconnurent que ce qui pouvait être prouvé. Ganser se heurta à un même mur du silence lors de son enquête sur les armées secrètes de l'OTAN en Europe. On ne mit à sa disposition que les documents officiels. L'OTAN et le MI6 lui refusèrent l'accès à leurs archives. Il s'agit là d'un fait choquant. Des opérations des services secrets (meurtres, massacres, coups d'Etat et attentats terroristes) menées dans des démocraties européennes ne peuvent pas être élucidées parce que l'OTAN et le MI6 refusent d'ouvrir leurs archives, si bien que Ganser ne put enquêter que sur la partie visible de l'iceberg. Ce qu'il a révélé est sinistre et pose la question de savoir dans quelle mesure les Etats européens sont souverains.20 Les démocraties sont des farces et les représentants du peuple des marionnettes qui ignorent tout des opérations secrètes menées dans leurs pays depuis 1945.

Politique de souveraineté limitée

Les recherches concernant les armées secrètes de l'OTAN21 partent de l'idée que les services secrets des pays membres de l'OTAN ont dû, lors de leur adhésion, s'engager à empêcher que les communistes prennent le pouvoir dans leurs pays. Cela représente une immixtion dans les affaires intérieures de ces pays. En 1966, quand de Gaulle décida de se retirer du commandement conjoint de l'OTAN, il dénonça ce procédé comme une atteinte à la souveraineté nationale.22
En 1967, des journalistes norvégiens publièrent un document interne ultrasecret et non-daté de l'OTAN qui était signé par le général américain J. P. McConnel, vice-commandant des forces américaines en Europe. Ce document prouvait que les Etats-Unis étaient prêts à intervenir en Europe occidentale si leurs intérêts dans la région étaient mis en cause: «En cas de troubles intérieurs susceptibles d'entraver la mission des troupes américaines, tels qu'une insurrection militaire ou un vaste soulèvement populaire contre le gouvernement du pays hôte, [l'armée américaine] doit tout mettre en œuvre pour enrayer ces troubles en utilisant ses propres ressources.»23

Conséquences pour la recherche historique

Vu les crimes que la recherche sur les armées secrètes de l'OTAN a déjà pu prouver jusqu'à présent, les hommes politiques et les historiens devraient exiger de leurs parlements que les archives secrètes des pays membres de l'OTAN soient mises à la disposition de la recherche historique dès maintenant. L'histoire de la guerre froide va devoir être réécrite. Alors qu'à la suite de 1989, l'ouverture des archives a mis au jour l'histoire de la politique extérieure et intérieure de l'Union soviétique24, une grande partie des populations de l'Occident s'imagine toujours que les Etats-Unis ont restauré la liberté en Europe en 1945. Les historiens devront montrer que ce n'est malheureusement pas le cas.    •

1     Les recherches de Ganser ont été publiées en anglais en 2005 (NATO's Secret Armies –Operation Gladio and Terrorism in Western Europe) et en allemand en 2008 (Nato Geheimarmeen in Europa – Inszenierter Terror und verdeckte Kriegsführung).
2     Dans beaucoup de ces pays, les Américains recrutèrent des partisans de l'extrême droite pour former les réseaux Stay-Behind de l'OTAN. C'est ainsi que l'officier SS et responsable de la Gestapo Klaus Barbie, le «Boucher de Lyon», avait été recruté en 1947 par le CIC (Counter Intelligence Corps) américain qui l'avait ensuite aidé à échapper aux poursuites pour crimes de guerre (Procès de Nuremberg) avant d'organiser sa fuite d'Europe vers l'Argentine en 1951. De même Reinhard Gehlen, un des généraux de Hitler et d'autres nazis ont été recrutés pour Gladio par les Américains. Cf. «La guerre secrète en Allemagne» in: Ganser, OTAN, p. 261-290.
3    «Le seul organisme international qui ait jamais fonctionné, c'est l'OTAN, tout simplement parce qu'il s'agit d'une alliance militaire et que nous étions aux commandes». Citation du Président Nixon dans: Ganser, OTAN, p. 56.
4    Citation de Serravalle in: Ganser, OTAN, p. 59.
5     Le National Security Council (NSC) adopta en 1947 sa directive 4-A qui ordonnait à la CIA d'entreprendre une large série d'actions clandestines destinées à écarter le risque d'une victoire des communistes lors des élections italiennes imminentes.
La directive NSC 10/2 de 1948 autorisa la CIA à effectuer des missions clandestines dans tous les pays du monde et la mise en place d'armées anticommunistes secrètes du réseau Gladio en Europe de l'Ouest. Cf. Ganser, OTAN, p. 89-91.
6     Ganser les qualifie de guerres secrètes.
7     La Grèce était une base importante pour les USA. Le quartier général de la CIA d'Athènes devint, selon Ganser, «la base arrière des activités de la CIA dans la péninsule balkanique et au Moyen-Orient, jusqu'en Iran.» cf. Ganser, OTAN, p. 298.
8    Document de l'état-major américain de 1970 (signé par Westmoreland): «Ce Field Manual 30-31B est un document explosif découvert en Italie. Il concerne non seulement les armées secrètes mais fondamentalement la collaboration des services secrets américains avec ceux des autres pays et les opérations anticommunistes secrètes. On y trouve décrites les «false flag operations», fausses attaques terroristes destinées à persuader la population du danger communiste. (Ganser, Basler Zeitung du 16/12/2004)
9    en anglais: «false flag operation»
10    cf. Ganser, OTAN, p. 310
11    Ganser in: Basler Zeitung du 16/12/04
12    Eleonora Moro. In: Ganser, OTAN, p. 121
13    Ganser, OTAN, p. 39/40
14     Zbigniew Brzezinski considérait la Turquie comme l'un des cinq «pivots géopolitiques cruciaux» sur la nouvelle carte politique de l'Eurasie. Cf. Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier – L'Amérique et le reste du monde, Paris, 1997, p. 69.
15     Ganser, OTAN, p. 308.
16     Pour illustrer l'influence des Etats-Unis en Turquie, Ganser cite le directeur adjoint des Services secrets turcs (MIT) Sabahattin Savasman: «Il existe au sein de la CIA un groupe d'une vingtaine d'agents au moins qui collaborent avec le MIT et agissent dans les plus hautes instances du service. Ils contrôlent le partage des informations aussi bien que la coopération lors des opérations conjointes menées en Turquie et à l'étranger. Notre service collabore avec la CIA depuis les années 1950 […] tous les équipements technologiques que nous utilisons nous ont été fournis par la CIA. Bon nombre de nos employés ont été formés à l'étranger par la CIA. Le quartier général du MIT a été construit par la CIA.» «Tout l'équipement destiné aux interrogatoires [= instruments de torture], des appareils les plus simples aux plus sophistiqués, provient de la CIA. Je le sais pour l'avoir moi-même utilisé. Le coût des opérations en Turquie et à l'étranger était couvert par le budget de la CIA».
A titre d'exemple d'opération commune du MIT et de la CIA, Savasman mentionne aussi l'agent du MIT Hiram Abas. «Abas avait pris part à des opérations menées conjointement avec la CIA au Liban, opérations dont il avait tiré des revenus
considérables et qui consistaient à prendre pour cible des jeunes gauchistes dans les camps de réfugiés palestiniens. Il recevait en outre des primes pour ses bons résultats sur le terrain». Savasman cité dans: Ganser, OTAN, p. 316.
17    Les représentants du panturquisme croient à la supériorité de la race et de la nation turques. Ils aspirent à l'unification des peuples turcs, de la Chine occidentale à l'Espagne. Cf. Ganser, OTAN, p. 312.
18    Ganser, OTAN, p. 309.
19    Daniele Ganser, The British Secret Service in
Neutral Switzerland: An Unfinished Debate on Nato's Cold War Stay Behind Armies, in: Intelligence and National Security, décembre 2005,
volume 20, numéro 4, pp. 553–580.
20    En mars 2001, le général Giandelio Maletti, ancien patron du contre-espionnage italien, exprima rétrospectivement des regrets: «L'Italie a été traitée comme une sorte de protectorat. J'ai honte à l'idée que nous soyons toujours soumis à un contrôle
spécial.» Maletti cité dans: Ganser, OTAN, p. 29.
21    Ganser, OTAN, pp. 55–58.
22    Ganser, OTAN, p. 58.
23    Supplement No 3 to the documents of the Civil
Affairs Oplan No 100-1. Cité dans Ganser, OTAN, p. 254.
24    Cf. Stéphane Courtois et al., Le livre noir du communisme – crimes, terreur, répression. Paris 1997. Wladimir Bukovski, Abrechnung mit Moskau – Das sowjetische Unrechtsregime und die Schuld des Westens, Bergisch Gladbach 1996. Christopher Andrew, Wassili Mitrochin, Das Schwarzbuch des KGB – Moskaus Kampf gegen den Westen, Berlin 1999.
25    Armée secrète de l'OTAN financée par la CIA.
26    Dénomination turque de l'armée secrète de l'OTAN en Turquie.
27    Cf. Peter Ziegler, Zeiten Menschen Kulturen,
Zurich, 1985, p. 63
28    Supplement No 3 to the documents of the Civil
Affairs Oplan No 100-1. Cité dans Ganser, OTAN, p. 254.

Chronologie (de 1940 à 2001)
D. Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
pp. 339–343.
Bibliographie sélective
D. Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
pp. 389–390.

La guerre secrète en Turquie: Le coup d'Etat militaire de 1980

Le général Evren tint son engagement. Il s'empara du pouvoir lors du coup d'Etat du 12 septembre 1980 pendant que la Force mobile de l'OTAN effectuait un exercice Anviel Express. Au cours de son procès, un activiste d'extrême droite prétendit plus tard que les massacres et les attentats perpétrés dans les années 1970 avaient fait partie d'une stratégie visant à permettre l'accession au pouvoir d'Evren et de la droite militaire: «Les massacres étaient une provocation du MIT, qui avec celle de la CIA ont préparé le terrain pour le coup du 12 septembre.» On découvrit par la suite qu'au moment du putsch, le général Evren avait dirigé le Département des opérations spéciales et commandait à présent l'armée secrète contre-guérilla. Quand celui-ci troqua sa tenue de camouflage contre un costume cravate et se proclama Président de la République, tous les attentats terroristes cessèrent soudainement.
Le président américain Jimmy Carter était à l'opéra lorsque survint le coup d'Etat en Turquie. Dès qu'il apprit la nouvelle, il appela Paul Henze, l'ancien chef de station qui avait quitté Ankara juste avant le putsch pour devenir conseiller à la sécurité auprès du Président à Washington, au département Turquie de la CIA. Au téléphone, Carter lui annonça ce qu'il savait déjà: «Vos gars viennent de réaliser un coup d'Etat!» Carter avait vu juste. Le lendemain du putsch, Henze déclara triomphalement à ses collègues de la CIA: «Nos gars l'ont fait!»

Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
pp. 325/26.

Le «Boucher de Lyon», un protégé des USA

Erhard Dabringhaus, qui collabora avec le CIC américain en Allemagne en 1948 et 1949, a déclaré dans un documentaire consacré à Gladio avoir lui-même participé au recrutement d'anciens nazis, quoiqu'il désapprouvât fortement cette pratique. «En 1948, j'étais un agent spécial du CIC, notre service de contre-espionnage dans l'Allemagne occupée. J'étais stationné à Augsburg et étant donné que je parlais couramment la langue, on m'a confié la direction d'un réseau d'informateurs allemands dont faisait partie Klaus Barbie et Klaus Barbie était, euh … j'ai découvert plus tard qu'il était recherché pour meurtre par les Français et j'en ai fait part à mes supérieurs qui m'ont répondu de ne pas faire de vagues: «Il nous est toujours utile pour l'instant. Dès qu'on n'aura plus rien à en tirer, on le livrera aux Français.» Je pensais que je mériterais une promotion pour leur avoir parlé de Barbie et ils m'ont simplement dit de la boucler!»

Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
pp. 264/65.

La guerre froide en Europe
La doctrine de Brejnev pour les Etats du Pacte de Varsovie

«Nous ne pouvons pas admettre que des forces étrangères détournent leur pays de la voie du socialisme et menacent de détacher la Tchécoslovaquie de la communauté socialiste.»27 En intervenant dans les affaires intérieures des pays socialistes, les Soviétiques ont limité leur souveraineté.
La doctrine de Brejnev de Washington pour l'Europe occidentale

Concernant les pays membres de l'OTAN, les Etats-Unis ont déclaré ce qui suit:
«En cas de troubles intérieurs susceptibles d'entraver la mission des troupes américaines, tels qu'une insurrection militaire ou un vaste soulèvement populaire contre le gouvernement du pays hôte, [l'armée américaine] doit tout mettre en œuvre pour enrayer ces troubles en utilisant ses propres res­sources.»28

Créer un climat de tension

Exemple type d'une opération visant à créer un climat de tension: le 6 septembre 1955, des agents du réseau stay-behind turc25 lancèrent une bombe dans une maison de Thessalonique qui abritait un musée consacré à Mustafa Kemal et revêtait à ce titre une importance particulière aux yeux des Turcs. Les agents ne laissèrent quasiment aucun indice et accusèrent la police grecque d'avoir commis l'attentat. Cette opération de terrorisme sous fausse bannière fonctionna parfaitement et le gouvernement et la presse turque attribuèrent aux Grecs la responsabilité de l'attentat. Rapidement, les 6 et 7 septembre 1955, des mouvements fanatiques turcs galvanisés par la contre-guérilla26 détruisirent des centaines de maisons et de locaux d'entreprises grecques à Istanbul et Izmir, tuant 126 ressortissants Grecs, en blessant 32 et violant au passage environ 200 femmes grecques.

Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
p. 310.

Souveraineté limitée pour la Grèce

A l'été 1964, le Président Johnson convoqua l'ambassadeur de Grèce Alexandre Matsas à la Maison Blanche et lui dit que les problèmes de Chypre devaient être résolus par la partition de l'île en deux zones, l'une grecque, l'autre turque. Matsas refusa, provoquant la fureur de Johnson: «Ecoutez-moi bien, M. l'Ambassadeur. Je me fous de votre Parlement et de votre Constitution. L'Amérique est un éléphant. Chypre est une puce. La Grèce est une puce. Si ces deux puces continuent de chatouiller l'éléphant, il pourrait bien les écraser d'un coup de trompe, et pour de bon!» Comme le soulignait Johnson, le gouvernement grec devait se conformer aux ordres de la Maison Blanche. «Les Grecs profitent largement des dollars américains, M. l'Ambassadeur. Si votre Premier ministre continue à me parler de Démocratie, de Parlement et de Constitution, il se pourrait bien que lui, son Parlement et sa Constitution n'en aient plus pour très longtemps.»
Quand Matsas, outré, tenta de protester: «Je ne peux tolérer de telles manières», Johnson continua: «N'oubliez pas de répéter à votre vieux Papa-je-ne-sais-plus-quoi ce que je viens de vous dire. N'oubliez pas de lui dire, vous m'entendez?», sur quoi Matsas câbla la conversation au Premier ministre George Papandréou. Quand la NSA intercepta le message, le téléphone de Matsas sonna. C'était le Président John­son: «Vous cherchez les ennuis, M. l'Ambassadeur? Vous voulez vraiment que je me mette en rogne? Il s'agissait d'une conversation privée. Vous n'étiez pas censé répéter les termes que j'ai employés devant vous. Faites attention.» Clic. Fin de la communication.

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WEBSTER TARPLEY AU COURRIER D’ALGÉRIE :
«ROBERT GATE EST LE FONDATEUR D’EL QAÏDA»

Propos recueillis par Meriem Abdou - lecourrier-dalgerie.com - 22 juin 2008
http://www.lecourrier-dalgerie.com/papiers/la24.html#6

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats- Unis ont lancé leur guerre contre le terrorisme. L’objectif étant de démanteler Al Qaïda et d’arrêter son leader Oussama Ben Laden. Cette guerre n’a, à ce jour, pas encore obtenu les résultats annoncés au départ. Ben Laden court toujours et Al Qaïda sévit sans discontinuer. Webster Tarpley, historien, journaliste d’investigation sur les réseaux terroristes, a eu à mener par le passé l’enquête sur l’assassinat d’Aldo Moro, à la demande de parlementaires italiens. L’auteur écrit dans son livre « La terreur fabriquée made in USA » qu’Al Qaïda est un outil de déstabilisation.

Le Courrier d Algérie : Vous dites qu’El Qaïda et son chef Ben Laden n’auraient pas existé si les Etats-Unis ne les avaient pas créés pour les utiliser contre la Russie en Afghanistan et continuent de les soutenir à ce jour ?

Webster Tarpley : Oui, c’est cela. Al Qaïda a été créée pendant la guerre d’Afghanistan pour monter une guerre armée contre les Soviétiques. Le fondateur d’Al Qaïda n’est autre que ce «petit bonhomme» qui est aujourd’hui ministre de la Défense, Robert Gate. Il était, à cette époque, le numéro deux ou trois de la CIA, il a écrit dans ses mémoires que je cite dans mon livre : «Nous avons pensé à créer une légion arabe contre les Soviétiques.» Si on suit l’histoire d’Al Qaïda, on trouve que cette organisation attaque toujours par principe les ennemis des Etats-Unis. Si une nation est visée par Washington, elle va aussi subir les attaques d’El Qaïda. Par exemple : aujourd’hui, les Etats-Unis sont en train de déstabiliser le Pakistan. Dick Cheney s’est rendu à Islamabad et a demandé à Musharaf de s’associer à la nouvelle guerre que les Etats-Unis planifient contre l’Iran. Musharaf a dit non. Actuellement, la déstabilisation est en plein processus ; le relais est pris par Ben Laden qui déclare la guerre au Pakistan. Les Etats-Unis veulent à tout prix déclencher une guerre contre l’Iran ; Musharaf a eu le mérite de dire non à Cheney !! Après cela, le New York Times a commencé à publier tout de suite après les noms des généraux parmi lesquels il serait susceptible de choisir un nouveau président pour le Pakistan.

Dans votre livre «La terreur fabriquée made in USA», vous citez un ancien officier du MI5 ? Vous dites que Sheller a déclaré à des journalistes que les services secrets britanniques avaient financé la tentative d’assassinat contre El Kadhafi ?

David Sheller qui était un officier du contre -espionnage britannique du MI5 a observé que les services secrets britanniques étaient en train de donner 100 000 livres sterling à Al Qaïda pour assassiner le président Al Kadhafi, et offrir ainsi le prétexte à l’invasion anglo-américaine de ce pays afin de s’emparer de son pétrole. C’est toujours la même chose qui se passe, le même scénario. Si vous trouvez maintenant en Algérie Al Qaïda, cela indique une volonté de déstabilisation contre votre pays. Il y a aussi le fait qu’au moment où un chef de gouvernement dit : «Je veux me libérer de l’hégémonie du dollar, je ne veux pas de dollars, je veux me faire payer en euro, en yen etc.. Il va être défini comme terroriste, cela s’est déjà passé : vous avez l’exemple de Poutine qui était le pôle de résistance contre les Etats-Unis. Poutine voulait vendre son blé et son pétrole en rouble, résultat : il a été l’objet d’une violente campagne de propagande, même chose avec le président Chavez au Venezuela, ce dernier a cherché à remplacer le dollar dans son pays et à avoir des accords avec Cuba. Il a été catalogué comme terroriste. Il est même défini, lui le catholique de l’Amérique du Sud, comme étant un suppôt d’Al Qaïda.

Vous dites également que Ben Laden n’aurait pas survécu bien longtemps sans ses protecteurs et un vaste réseau de soutien. Qui sont ses protecteurs ?

L’avocat légal de Ben Laden c’était Madeleine Allbright, qui était alors la secrétaire d’Etat US. Les Soudanais voulaient, à cette époque, livrer Ben Laden à l’Administration américaine directement, et madame Albright a refusé cette opération, disant que c’était impossible, car il n’y a pas d’accusation contre lui. De plus, le président de l’association des amis de Ben Laden, c’est Michael Shayer de la CIA et le valet personnel de Ben Laden, c’est le sergent Ali Mohamed qui était dans l’armée égyptienne, devenu ensuite membre des forces spéciales des Etats-Unis en Caroline du Nord. En tout cas, pour moi Al Qaïda est une véritable machination destinée à déstabiliser les régimes récalcitrants. Vous trouverez des détails appuyés de noms et de lieux dans mon livre «La terreur fabriquée made in USA».
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« Répondre #218 le: 22/06/2008 - 14:23:30 »

Petit rappel,

le machin, l'UPM (Union Pour la Méditerranée), n'est qu'une opération très sophistiquée de déstabilisation nationale et régionale Israélo-américain, parmi d'autres, dont sarko est le mercenaire en chef.

Voyant maintenant la réaction du "pouvoir algérien a sa tête boutef".

Je crains la naissance sous nos yeux d'une nouvelle génération de harkis algériens, en 2008, beaucoup plus dangereuse que la génération des harkis algériens des années 50 et 60.


A LIRE L'ARTICLE SUIVANT--------------

NICKY AU PAYS D'ARNOLD: LA FRANCE SOUS LE JOUG DE L'EMPIRE ISRAELO-AMERICAIN
Dimanche 22 Juin 2008
Source: http://www.alterinfo.net/NICKY-AU-PAYS-D-ARNOLD-LA-FRANCE-SOUS-LE-JOUG-DE-L-EMPIRE-ISRAELO-AMERICAIN_a21005.html

Avant de laisser Nicolas Sarkozy s'emparer de l'Elysée, mes compatriotes auraient dû s'interroger sur ses alliances politiques internationales. Le clown de Neuilly se drape dans un manteau gaulliste, mais c'est un mercenaire de l'empire israélo-américain. En deux mots, il est notre Tony Blair, un homme dangereux qui menace sérieusement l'indépendance de la France et de l'Europe. Faudra-t-il le bouter hors du pays ?

En août 2004, un hebdomadaire juif américain publiait un étonnant article sur l'influence croissante du lobby JAZ (Jewish-American-Zionist) sur le territoire français. Parmi les noms de personnalités soutenues par ce lobby ou par ses partenaires dans l'Hexagone figuraient ceux de Nicolas Sarkozy et de Patrick Gaubert (LICRA). L'American Jewish Congress aurait ainsi passé un accord avec l'Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France (UPJF), - dont Nicole Guedj fut l'un des fondateurs -, et son président, Hervé Giaoui. Il fournissait alors à l'UPJF non seulement conseils et formations, mais aussi un soutien financier. De son côté, l'American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) aurait également développé des "relations avec des groupes juifs en France et ailleurs en Europe afin d'encourager un lobbying de style américain". (3/01)

En avril 2004, Nicolas Sarkozy s'était rendu à Washington à un déjeuner donné en son honneur par l'American Jewish Committee (AJC). Devant les invités de cette organisation sioniste connue pour ses campagnes anti-françaises, notre ministre de l'Intérieur se flattait de son nouveau surnom, "Sarkozy l'Américain". (3/02) Il déclarait aussi "partager beaucoup de valeurs américaines" et se comparait à Arnold Schwarzenegger, le gouverneur pro-israélien de l'Etat de Californie.

Les premiers contacts officiels entre Sarkozy et l'AJC remonteraient à octobre 2003. Or, l'AJC est un "lobby qui n'est ni juif, ni américain, en ce qu'il ne sert ni les intérêts des Juifs en général, ni ceux des Américains, ni ceux des Américains juifs, mais uniquement la politique de l'axe gouvernemental américano-israélien (...) dont le peuple palestinien est la principale victime". (3/03) En février 2004, afin de mieux influencer les autorités européennes, l'AJC s'implantait à Bruxelles (Belgique) en créant le Transatlantic Institute dirigé par Emanuele Ottolenghi. Le 14 avril 2005, le directeur exécutif de l'AJC, David Harris, avait accès à la commission des affaires étrangères de l'Assemblée Nationale, un évènement extraordinaire, car les interventions de citoyens américains devant cette instance sont rarissimes. L'AJC a également ses entrées à Sciences Po et s'invite depuis plus de sept ans aux fameux dîners du CRIF, auxquels se presse notre cabinet ministériel pour s'y faire insulter. (3/04)

En octobre 2004, Nicolas Sarkozy, cette fois-ci ministre des Finances, entreprenait un second voyage aux Etats-Unis. Il y confortait ses alliances en rencontrant le président de la Federal Reserve, Alan Greenspan. Et surtout, il déjeunait au Hudson Institute, où s'activent de redoutables néoconservateurs américains comme Robert Kagan, Elliott Abrams, Bill Kristol ou Richard Perle, le "Prince des ténèbres", qui fut avec Paul Wolfowitz et Douglas Feith l'un des principaux responsables de la guerre contre l'Irak déclenchée en mars 2003.

Lors du même séjour, Sarkozy dînait chez le banquier "démocrate" Félix Rohatyn en compagnie du "républicain" Michael Bloomberg, le maire de New York, un financier qui dépense des dizaines de millions de dollars pour ses campagnes municipales et dont les tendances dictatoriales sont dénoncées aussi bien par les manifestants défilant contre la guerre en Irak que par les cyclistes du mouvement Critical Mass. Plus tard, devant les étudiants de l'université de Columbia, un bastion sioniste de Manhattan, Sarkozy se décrivait, correctement sans doute, comme "étranger dans son propre pays". (3/05)

En septembre 2006, Nicolas Sarkozy, de nouveau ministre de l'Intérieur, retournait au pays d'Arnold. Accompagné de Pierre Lellouche, il renouait à New York avec Michael Bloomberg. Il rencontrait aussi, dans les salles de notre consulat et à huis clos, les représentants des puissantes organisations juives pro-israéliennes avec lesquels, bien que sans mission officielle du gouvernement français, il discutait très librement de politique étrangère. Le caractère secret de cette rencontre a été confirmé par le plus grand journal sioniste des Etats-Unis, le New York Times : "Lors d'une réunion privée avec plus d'une douzaine de dirigeants juifs qui s'est tenue ce lundi, [Sarkozy] a affirmé que la France n'aurait pas dû attendre si longtemps avant d'engager des troupes au Liban et s'est démarqué de M. Chirac en critiquant le Hezbollah qu'il a qualifié d'organisation 'terroriste', ce qu'a révélé un des participants de manière anonyme car il lui est interdit de dévoiler ce qui s'est passé pendant la rencontre." (3/06) Etaient présents à cette réunion au consulat français Harold Tanner, président de la Conference of Presidents of Major American Jewish Organizations, Israel Singer du World Jewish Congress, Jack Rosen, président de l'American Jewish Congress, ainsi que des officiels de l'American Jewish Committee, de l'UJA et de l'Anti-Defamation League. Grâce aux indiscrétions d'un autre quotidien newyorkais (3/07), le New York Sun, on sait que Sarkozy leur a déclaré : "Je suis l'ami de l'Amérique, je suis l'ami d'Israël". A propos de l'Iran, il a affirmé à son auditoire restreint et en se référant à de prétendues "autorités françaises" que ce pays posséderait des armes nucléaires dans les deux à trois ans et, selon lui, "la seule réponse possible, c'est la fermeté. Nous devons envisager toutes les options possibles et ne pas nous lier les mains en nous limitant à une seule stratégie. Il faut nous abstenir de prévenir l'Iran des éventuelles actions du monde occidental". Sarkozy promettait alors à ses interlocuteurs que le dossier iranien serait sa "première priorité" s'il était élu président. "Je ne peux accepter un chef d'Etat qui dit vouloir rayer Israël de la carte", aurait-il ajouté. Pour lui, Israël devrait être "plus proactif", car "quand on est petit, il faut être rapide". Pour David Twersky, c'est "la première fois qu'un des principaux candidats à l'Elysée entretient publiquement de telles relations avec la communauté juive américaine".

Au cours du même voyage et toujours officiellement en visite privée, Sarkozy faisait à Washington un discours attaquant la politique étrangère de Jacques Chirac et s'affirmait, encore une fois, proche d'Israël. Il déjeunait ensuite avec Michael Chertoff, avant d'aller, en compagnie de Cécilia Sarkozy et du député UMP Pierre Lellouche, serrer la main du président George Bush, - "un évènement exceptionnel pour un simple ministre" précisait le New York Times : "Selon l'entourage du ministre français, le président Bush avait pris connaissance du discours prononcé, le matin, par M. Sarkozy devant la French American Foundation. Une intervention aimable pour les Etats-Unis, mais moins pour le Quai d'Orsay, qui a paru visé. Après avoir rappelé le contentieux transatlantique de 2003 sur l'Irak, M. Sarkozy a plaidé pour 'l'efficacité de la modestie' face à une 'France arrogante'. (...) Sur l'Iran, le ministre de l'intérieur a été très ferme. A un moment où même Washington ne met plus en avant d'autre option que des sanctions graduelles, M. Sarkozy a insisté sur le fait que 'toutes les options sont ouvertes'. (...) Sur Israël, il a tenu le langage que tout présidentiable américain pourrait adopter. 'Je veux dire combien je me sens proche d'Israël, a dit M. Sarkozy. Israël est la victime. Il doit tout faire pour éviter de passer pour l'agresseur'". (3/08)

Ce dernier voyage aux Etats-Unis a provoqué la colère de Jacques Chirac : "Le chef de l'Etat, qui s'envole en fin de matinée pour l'assemblée générale de l'ONU à New York, y a vu la confirmation de ce qu'il redoutait : s'il était amené à lui succéder, le président de l'UMP mettrait un terme à la spécificité française à l'égard des Etats-Unis, au profit d'une vision atlantiste. 'Irresponsable', a lancé Chirac mardi à l'un de ses plus anciens collaborateurs, en lui expliquant le 'danger pour la France' de la relation transatlantique que Sarkozy a affirmé à Washington vouloir 'rebâtir'. Le Président et le ministre de l'Intérieur avaient pourtant eu un tête-à-tête dans la semaine précédant le départ de Sarkozy. Mais ce dernier s'était bien gardé de transmettre à l'Elysée le discours qu'il devait prononcer devant la Fondation franco-américaine, dans lequel il a dénoncé 'l'arrogance française' et fait la leçon au duo Chirac-Villepin. (...) Des propos que Chirac a qualifié mardi en privé de 'lamentables' et de 'faute'. (...) C'est bien deux visions, deux doctrines, qui opposent l'Elysée et Sarkozy sur cette question sensible. 'Sans prononcer le mot de rupture, pour ne vexer personne, c'est une musique totalement différente que Nicolas Sarkozy a fait entendre aux Américains. Inutile d'agresser Jacques Chirac. Mais, si on gagne la présidentielle le 6 mai, il sera temps de changer de politique étrangère le 7', assure le député Pierre Lellouche. (...) 'Sarko l'Américain, on l'assume... et puis merde !' tranche Pierre Lellouche." (3/09)

Plusieurs observateurs ou politiciens ont compris tôt la vraie nature du nouvel occupant de l'Elysée. Pour le journaliste américain Wayne Madsen, Nicolas Sarkozy serait le "premier néoconservateur de France" (3/10), ce que confirmait le socialiste Luc Besson qui, dans un rapport, se demandait si la France était "prête à voter en 2007 pour un néoconservateur américain à passeport français." (3/11) Quant à José Bové, il jugeait Sarkozy "un homme dangereux pour notre pays. (...) C'est l'homme de la dissolution de l'Etat social et de sa transformation en Etat policier et carcéral. Cet ami de Blair et de Bush nous prépare une République communautariste et atlantiste" (3/12), un avis que partageait Laurent Fabius qui traitait Sarkozy de "'réactionnaire" et d''homme dangereux", d'autant plus nuisible qu'il dispose "de moyens financiers et médiatiques considérables", et qui estimait qu'il fallait tout faire pour bloquer la route de l'Elysée à "quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis'." (3/13) Henri Emmanuelli a pour sa part "fustigé 'Sarkozy couché comme un chiot devant son maître' [George] Bush" (3/09), une image que renforçaient les jugements d'un Dominique Strauss-Kahn : "'Sarkozy est un caméléon', 'un thatchérien, un berlusconien, un bushiste qui aime à s'habiller de l'uniforme atlantiste'" (3/14), d'un René Naba : "Que l'on ne s'y trompe pas : l'homme que l'UMP s'est choisi comme candidat présidentiel pour les élections de 2007 n'est toutefois pas l'héritier du gaullisme, mais le chef de file du courant atlantiste, un des points d'articulation de l'axe israélo-américain dans la sphère euro-méditerranéenne" (3/15) ou encore d'un Jean Bricmont : "Les néo-conservateurs et leurs alliés ont perdu le soutien de l’électorat aux États-Unis, en Italie, en Espagne et en Angleterre - il ne leur reste qu’un seul espoir important : la France, avec l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. (...) Pour eux, c’est l’espoir d’en finir une fois pour toutes avec l’hydre à deux têtes constituée par ce qui reste de modèle social français et de la politique indépendante de la France. (...) Sa victoire représenterait une inféodation de la France à l’étranger comme il n’y en a jamais eu dans le passé, sauf suite à des défaites militaires." (3/16)

En mai 2007, l'élection de Sarkozy à la présidence de la République française était immédiatement suivie d'une purge des services du renseignement : "Dans les jours qui ont suivi l'élection du néoconservateur Nicolas Sarkozy, ses partisans ont commencé, comme on le craignait, à purger les services de la surveillance et de la sécurité nationales. (...) Ces services vont connaître des dégraissages comparables à ceux observés aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, au Danemark et en Italie sous la houlette de régimes néoconservateurs. Nos sources françaises au sein des milieux du renseignement nous indiquent que la DST et la DGSE s'attendent à des purges de type stalinien par les partisans de Sarkozy. Les agents ciblés seraient ceux proches du Parti socialiste ou considérés comme trop pro-arabes. Ces partisans comptent aussi s'attaquer aux agents ayant découvert les filières du financement de la campagne électorale de Sarkozy ainsi que ses engagements confidentiels dans le domaine de la politique étrangère grâce à la surveillance des télécommunications entre le prétendant à l'Elysée, son entourage et les responsables d'importantes organisations néoconservatrices américaines comme l'American Enterprise Institute ou l'American Jewish Committee. Certains de ces engagements sont en conflit avec les positions défendues par le président Jacques Chirac et par le premier ministre Dominique de Villepin." (3/17)

En juin 2007, le gouverneur Schwarzenegger était à Paris. Arnold était bien sûr reçu à l'Elysée, où il déclarait à la presse qu'il "admirait énormément" Nicolas Sarkozy et que ce dernier "apportait un sang neuf dans l'arène politique internationale". (3/18)

La visite d'Arnold était suivie par celle de Condoleezza Rice, la secrétaire d'Etat américaine : "L'initiative de Nicolas Sarkozy et du ministre français des affaires étrangères, Bernard Kouchner, de convoquer, lundi 25 juin à Paris, une réunion internationale sur le Darfour (ouest du Soudan), est accueillie favorablement à Washington. L'administration Bush a décidé de s'emparer de cette occasion pour afficher un regain de coopération avec la France sur un terrain nouveau : après le Liban, le nucléaire iranien et la lutte antiterroriste, il est désormais question d'unir les efforts pour mettre fin à un drame que les Etats-Unis ont qualifié de 'génocide', et la France de 'catastrophe humanitaire'. (...) Le Soudan a décliné l'invitation et l'Union africaine (UA) sera absente. (...) Cette présence de Mme Rice pendant les cinq heures de discussions vise à souligner les bonnes dispositions américaines à l'égard de M. Sarkozy. (...) L'implication de la France sur le Darfour est jugée utile à Washington, car Paris dispose de leviers dans la région (Tchad, Centrafrique) et de contacts que l'administration américaine n'a pas (Erythrée)." (3/19)

En juillet 2007, c'était au tour de l'American Jewish Committee de débarquer dans la capitale française. Cette venue confirmait la prise en mains de notre pays par l'empire israélo-américain : "Au cours d'une visite de trois jours à Paris, une délégation de dirigeants de l'AJC incluant David Harris (Executive Director), Larry Shelley (membre du National Board of Governors) et Jason Isaacson (Director of government and international affairs) a rencontré plusieurs officiels de haut rang du gouvernement français : Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, Jean-David Levitte, premier conseiller diplomatique du président Sarkozy, Catherine Albanel, ministre de la Culture et de la communication, et Boris Boillon, conseiller diplomatique du président pour le Moyen-Orient. Ils ont discuté du programme nucléaire iranien, de la présence du Hezbollah au Liban et du dossier israélo-palestinien. Le groupe a aussi rencontré Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères qui se trouvait à Paris pour discuter avec des officiels français, ainsi que les ambassadeurs israélien et américain, des dirigeants juifs français comme Richard Prasquier, le nouveau président du CRIF, et André Glucksmann et Pascal Bruckner, deux intellectuels connus du pays." (3/20)

Au début du mois d'août 2007, le Boston Globe, qui appartient au même groupe de presse que le New York Times et l'International Herald Tribune, annonçait en exclusivité l'arrivée du président Nicolas Sarkozy pour un séjour de deux semaines dans le New Hampshire. (3/21) Pour pouvoir informer leurs lecteurs, les journaux français devaient se contenter de puiser dans le Globe, car ni l'Elysée ni le consulat de France de Boston ni l'ambassade de France de Washington ne voulaient confirmer la nouvelle. (3/22) (3/23)

Dans un premier temps, Sarkozy déclarait n'être venu aux Etats-Unis que pour y passer des vacances et réaliser ainsi un rêve de jeunesse en découvrant enfin cette "Amérique populaire" qu'il aimait tant. En réalité, il y était "invité par des amis" et séjournait dans une villa luxueuse louée 30.000 dollars par semaine en bordure du lac de Wolfeboro, une petite communauté huppée de la Nouvelle-Angleterre ; Le Figaro précisait que "certains habitués se demandent si ce n'est pas Frédéric Otto, un autre résident français de la ville, membre du conseil d'administration de la banque privée Edmond de Rothschild Europe, qui aurait donné l'idée au président français de choisir ce lieu de villégiature". (3/24) Quelques jours plus tard, un communiqué de la Maison Blanche révélait le réel motif du séjour de Sarkozy : "Le Président et Madame Bush ont invité le président français, Nicolas Sarkozy, et son épouse à un déjeuner privé, qui aura lieu le 11 août 2007 à Kennebunkport (Maine) dans la résidence de l'ancien président George H. W. Bush." (3/25) Cécilia Sarkozy n'ira finalement pas à cette rencontre au sommet que les médias s'évertueront d'abord à présenter comme une simple manifestation de la vieille amitié transatlantique en soulignant la modestie du repas partagé par le président français et la famille Bush au grand complet.

Mais la portée politique de cette rencontre était trop évidente pour être complètement ignorée : "Le style de la rencontre, chaleureuse et simple, entre le président Bush et son homologue Nicolas Sarkozy marque une 'nouvelle ère' dans les relations entre les deux pays, relevait dimanche la presse américaine (...). M. Sarkozy (...) a reçu un accueil chaleureux habituellement réservé aux Britanniques', poursuit le journal de la capitale. 'Le président Bush, connu dans le passé pour la froideur manifestée à l'égard des Français, était pour ainsi dire rayonnant quand il a accueilli M. Sarkozy dans la maison familiale de ses parents'." (3/26)

Il s'agissait bien d'une réunion de deux chefs d'Etat au cours de laquelle ont été discutés "certains sujets internationaux", car "le président français, même s'il ne s'agissait pas d'un sommet, avait l'intention d'aborder les principaux sujets de l'actualité internationale - Irak, Iran, Liban, Afghanistan et Darfour." (3/27) (3/28) "On aurait pu s'émerveiller devant le privilège : Nicolas Sarkozy est, en sept ans de présidence de George W. Bush, seulement le deuxième chef d'Etat à être invité à Kennebunkport, la propriété des parents du président américain. Au lieu de quoi, chaque partie semble s'être forcée à minimiser l'importance du déjeuner prévu ce samedi. D'abord, Nicolas Sarkozy qui soulignait la semaine dernière que sa visite à George W. Bush n'était pas la raison de ses vacances dans le New Hampshire. Ensuite, le porte-parole de la Maison-Blanche Tony Snow qui a répété à deux reprises qu'il s'agissait d'une invitation 'de Mme Bush à Mme Sarkozy', alors que le président français était 'dans les environs'. 'Il a certainement choisi un bon pays pour ses vacances, non ?', a plaisanté le porte-parole auprès de la presse américaine. 'La Maison Blanche est certainement euphorique', fait valoir Phil Gordon, analyste des relations américano-européennes à la Brookings Institution. 'Vous vous rendez compte ? A un moment où ils ont l'impression que plus personne ne les aime, le président d'un pays réputé anti-américain vient ostensiblement passer ses vacances aux Etats-Unis'. (...) Sarkozy a d'abord la qualité de ne pas être Jacques Chirac. Entre l'ancien président français et George Bush, le courant n'est jamais passé. (...) Avant même ses vacances en Nouvelle-Angleterre, Sarkozy avait une réputation américanophile. "Un Américain à Paris", titrait l'éditorial du New York Sun après sa victoire. (...) Aux Etats-Unis, même des personnalités de gauche ont apprécié les choix de Bernard Kouchner et de Dominique Strauss Kahn. (...) Autre source de confiance a priori en l'équipe Sarkozy, le rôle de conseiller diplomatique accordé à Jean-David Levitte, l'ancien ambassadeur français, coqueluche des cercles politiques américains. Washington préfère de loin un binôme Sarkozy-Levitte à un duo Chirac-Villepin." (3/29)

Durant son séjour, Sarkozy était encensé par Rudoph Giuliani, un farouche sioniste proche des milieux néoconservateurs américains : "Le président français (...) est ravi de ses vacances américaines. 'C'était fantastique', dit-il en interrompant son jogging. 'La France est de retour. Il n'y a plus de problème', ajoute-t-il à propos de la relation franco-américaine. (...) Du côté républicain au moins, il s'est gagné des amis. Rudolph Giuliani, l'ancien maire de New York candidat à l'élection présidentielle a un nouveau livre de chevet, Témoignage de Nicolas Sarkozy, 'un des meilleurs livres que j'ai lus cet été'." (3/30) "'Le lendemain du jour où il a été élu, un grand quotidien a titré 'le Rudy français', je peux vous dire que j'ai apprécié', raconte 'Rudy' Giuliani au Figaro. Dans un débat entre républicains, l'ancien maire de New York avait même brandi cette page du New York Post comme le signe d'une victoire à venir." (3/31) Ce fervent admirateur de Sarkozy est opposé à la création d'un Etat palestinien. En tant que maire de Big Apple, il avait, lors de la célébration du 50ème anniversaire des Nations-Unies, interdit à Yasser Arafat toute participation aux événements municipaux. Il prêche aujourd'hui en faveur d'une intégration d'Israël au sein de l'OTAN. Pour sa campagne présidentielle, Giuliani s'est entouré de membres de l'American Enterprise Institute (AEI), de la Hoover Institution et l'Heritage Foundation. Il a notamment enrôlé le néoconservateur juif Norman Podhoretz, l'un des principaux collaborateurs à la revue Commentary, qui cherche à tout prix à provoquer une guerre contre l'Iran... (3/32) (3/33) (3/34) Or, "sur le dossier iranien, M. Giuliani se montre plus directement menaçant que le président Bush. 'Les théocrates qui dirigent l'Iran doivent comprendre que nous pouvons manier la carotte aussi bien que le bâton, en minant le soutien populaire à leur régime, en nuisant à l'économie iranienne, en affaiblissant l'armée iranienne et, si tout le reste échouait, en détruisant son infrastructure nucléaire', dit-il." (3/35)

Deux jours après le retour de Sarkozy à Paris, son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, effectuait une visite surprise en Irak, la première du genre depuis l'invasion américaine du printemps 2003. (3/36) On se souvient que, cette année-là, le même Kouchner s'était prononcé en faveur d'une intervention militaire en Irak et qu'il avait ainsi rejoint le camp des autres juifs sionistes français que sont Pierre Lellouche, Alain Finkielkraut, André Glucksmann ou Shmuel Trigano. (3/37) (3/38) Sa visite en Mésopotamie, confinée à la seule Zone Verte de Bagdad, lui permettra cette fois-ci de plaider pour une "solution irakienne". Selon lui, la communauté internationale devrait "soutenir la préservation de la souveraineté, de l'intégrité et de la démocratie en Irak". Et d'affirmer : "C'est un problème irakien et il doit être réglé par les Irakiens." (3/39) La visite de Kouchner en Irak n'a certes pas plu à tout le monde. Pour Jean-Pierre Chevènement, qui semble s'inquiéter à juste titre de la nouvelle politique étrangère de l'Elysée, "la France gaspille le bénéfice de son non-alignement. (...) Si Nicolas Sarkozy pensait vraiment, comme il l'a dit en janvier 2007, que l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis était une erreur, pourquoi la couvre-t-il aujourd'hui ?" (3/40) Réaction négative également du côté de Dominique de Villepin : "A propos de l'Irak, celui qui fut aussi ministre des affaires étrangères et ardent défenseur du refus de la guerre, a appelé à avancer 'les yeux ouverts' et à 'être lucides'. 'Donner une caution aujourd'hui à l'administration Bush sur l'Irak et sur beaucoup d'autres sujets, ce serait une erreur monumentale', a-t-il averti." (3/41) Peu après son passage à Bagdad, Kouchner provoquait un sérieux incident diplomatique : "[Le premier ministre] Nouri al-Maliki a dénoncé avec virulence des propos attribués à Bernard Kouchner appelant à son départ du gouvernement, exigeant même des excuses de la France, quelques jours après la visite inédite du ministre français des Affaires étrangères à Bagdad. (...) Nouri al-Maliki réagissait apparemment à une interview du ministre français publiée par l'hebdomadaire américain Newsweek du 24 août dans laquelle le 'French doctor' est cité comme favorable à un changement à la tête du gouvernement irakien (...) : "Oui. Je viens d'avoir [la secrétaire d'Etat] Condoleezza Rice au téléphone il y a dix ou quinze minutes et je lui ai dit : 'Ecoutez, il doit être remplacé.'" (3/42)

Le 27 août 2007, Nicolas Sarkozy prononçait son premier discours de politique étrangère devant la Conférence des ambassadeurs. Il s'adressait directement aux ministres, aux diplomates et aux parlementaires français. (3/43) Dans ses commentaires, le quotidien Le Monde, qui semble être tombé depuis plusieurs années sous la coupe de l'internationale sioniste, qualifiait ce discours de "prudent". De fait, les propos de Sarkozy étaient ceux d'un fidèle vassal de l'empire israélo-américain. Il évoquait par exemple une "confrontation entre l'Islam et l'Occident" en répétant l'expression pas moins de six fois et en s'affirmant ainsi la principale voix de l'idéologie néoconservatrice dans notre pays. Il se disait "l'ami d'Israël" et condamnait le Hamas. Il qualifiait Tony Blair de "personnalité de premier plan" et de "parrain de la paix". Il mentait encore en se défendant de tout alignement sur Washington : "Je suis de ceux qui pensent que l'amitié entre les Etats-Unis et la France est aussi importante aujourd'hui qu'elle l'a été au cours des deux siècles passés. Alliés ne veut pas dire alignés et je me sens parfaitement libre d'exprimer nos accords comme nos désaccords, sans complaisance ni tabou" ; il ajoutait plus loin qu'il n'y avait "pas de compétition, mais bien complémentarité, entre l'OTAN et l'Union [européenne]." La Russie, par contre, se voyait reprocher sa "brutalité", la Chine se prenait une volée de critiques et Téhéran était menacé de sanctions, voire de bombardements, car Sarkozy estime "qu'un Iran doté de l'arme nucléaire est pour moi inacceptable". Et, à propos de son ministre des Affaires étrangères, qu'il tient pour "une personnalité remarquable" et dont le nom sera cité cinq fois dans ce discours, il aura le culot de dire : "Je suis enfin de ceux qui pensent que la France demeure porteuse d'un message et de valeurs qui résonnent à travers le monde, ceux (...) de l'humanitaire et du devoir de protéger incarnés par des hommes tels que Bernard Kouchner"...


Durant sa campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait laissé entendre qu'il désengagerait nos forces des zones de conflit internationales : "Dans un entretien que le président de l'UMP a accordé à la Revue des auditeurs de l'Institut des hautes études de défense nationale (Ihedn), (...) il souligne que l'armée française "n'est pas un corps expéditionnaire destiné à jouer les pompiers ou les gendarmes aux quatre coins du monde." (3/44) Pourtant, fin août 2007, Le Figaro annonçait le déploiement de nos avions de combat dans le Sud afghan : "Si la mission ne change pas, l'arrivée des chasseurs français (...) n'en reste pas moins forte symboliquement. (...) Demain, ils seront intégrés au coeur même du dispositif américain et allié. L'annonce récente de Nicolas Sarkozy de l'envoi de 150 instructeurs français supplémentaires au sein d'unités afghanes opérationnelles (OMLT) avait déjà été vue comme un signe de bonne volonté vis-à-vis de Washington." (3/45) Au printemps 2008, les médias français évoquaient une escalade de l'engagement militaire de la France : "Paris réfléchit au déploiement de centaines de soldats supplémentaires hors de Kaboul, où est actuellement concentré le contingent français. Leur destination serait des zones de combat potentiellement intense, de préférence la région est de l'Afghanistan, face aux régions tribales pakistanaises. (...) L'Elysée semble déterminé à renvoyer en Afghanistan des commandos des forces spéciales françaises. Celles-ci avaient été partiellement retirées en janvier 2007 par Jacques Chirac (sur 200 hommes, seuls 50 étaient restés pour former les forces spéciales afghanes). (...) L'approche du chef de l'Etat tient à la conviction que l'action des Occidentaux en Afghanistan relève de la défense des valeurs des démocraties face au terrorisme djihadiste. Il entend manifester une forte solidarité avec les Etats-Unis, qui ont demandé aux alliés d'accroître leurs contributions en troupes." (3/46) "Si l'on compte les pilotes de Rafale, de Mirage, d'hélicos, etc., les techniciens et les soldats déjà présents sur place, Sarko aura envoyé au combat 3000 hommes. (...) Un autre fleuron de l'industrie française, le valeureux 'Charles-de-Gaulle', retournera lui aussi faire la guerre aux talibans. (...) [Début 2009,] avec ses 2000 marins et pilotes de chasseurs-bombardiers Rafale et Super-Etendard, le corps expéditionnaire français atteindra alors les 5000 hommes." (3/47) Les généraux français sont pourtant opposés à un tel renforcement de nos forces en Afghanistan : "La semaine dernière, devant son cabinet, le général Jean-Louis Georgelin, chef d'état-major des armées, ne s'est pas renié. 'Comme je le répète depuis un moment, a-t-il lancé devant ses collègues étoilés, l'Afghanistan devient un merdier ingérable. Et nous n'avons aucun intérêt à nous y impliquer davantage'. (...) Mais rien de tout cela ne peut arrêter Sarkozy sur le sentier de la guerre auprès de l'ami américain. Aussi a-t-il décidé de créer une petite base militaire à Abou Dhabi, à 200 km des côtes iraniennes." (3/48) Aux ressources militaires s'ajoute une aide financière en forte augmentation : "Nicolas Sarkozy a annoncé le doublement de l'aide française, soit un engagement de 107 millions d'euros sur la période 2008-2010. (...) Le chef de l'Etat a par ailleurs assuré que Paris (...) maintiendrait son engagement en Afghanistan 'aussi longtemps que ce sera nécessaire pour gagner, parce qu'on ne cède pas devant les terroristes'." (3/49) Loin de rapatrier l'ensemble de nos forces militaires stationnées à l'étranger, Sarkozy semble plutôt vouloir les redistribuer en fonction des priorités coloniales de l'empire israélo-américain. Il va ainsi probablement les retirer bientôt de Côte d'Ivoire, le premier producteur mondial de cacao. Mais ce sera pour mieux les redéployer dans de dangereuses zones de combat, que ce soit, comme aujourd'hui, en Afghanistan, au Tchad et en Somalie, et même peut-être, dans un avenir proche, au Soudan, en Irak ou en Iran, sans oublier le Liban toujours sous la menace d'interventions "occidentales".

Le 12 septembre 2007, Le Monde publiait un article intitulé "La France envisage un retour complet dans l'OTAN". Il y a "tant à l'Elysée, qu'au ministère de la défense et au Quai d'Orsay", une "volonté du nouveau gouvernement de se rapprocher des Etats-Unis et, comme l'a souligné M. Sarkozy, celle de la France de prendre 'toute sa place' au sein de l'Alliance atlantique'." (3/50) La veille, notre ministre de la Défense, Hervé Morin, avait annoncé un "changement de comportement politique de la France au sein de l'OTAN. (...) 'Nous sommes trop souvent ceux qui chipotent et qui barguignent, comme si nous voulions donner le sentiment de vouloir empêcher l'OTAN de se transformer', a martelé le ministre de la Défense." Il reconnaissait cependant qu'une plus grande intégration dans l'OTAN présentait certains risques comme ceux d'une "perte de souveraineté" et d'un "affaiblissement de la position internationale" de notre pays. (3/51) Dans un rapport récemment remis à Sarkozy, Hubert Védrine, qui fut ministre des Affaires étrangères, estimait que "la France ne gagnerait rien à rejoindre la structure militaire intégrée" de l'OTAN. (3/50) Et Jean-Pierre Chevènement a clairement dénoncé cette autre dérive atlantiste du cabinet Sarkozy : "Il est dérisoire de prétendre, comme vient de le faire M. Morin, ministre de la défense, que la France gagnerait en influence en revenant dans la structure militaire intégrée de l'Alliance. Elle y serait conduite, au contraire, à suivre des décisions prises par Washington. Nos armées, sous commandement du Supreme Allied Commander in Europe, nommé par le Président des Etats-Unis, seraient impliquées dans des opérations décidées par d'autres. Non seulement la défense de la France ne reposerait plus sur ses propres forces, mais nous nous trouverions impliqués dans des conflits dont d'autres décideraient à notre place. Nous serions contraints d'endosser des stratégies d'affrontement avec la Russie, l'Asie et le monde arabe, en complète contradiction avec les intérêts de la France et de l'Europe. Ce serait un retour de quarante années en arrière que signifierait la réintégration complète de la France dans l'O.T.A.N. L'indépendance de la diplomatie et de la défense de notre pays repose en effet depuis 1966, sur cette décision capitale du général de Gaulle. Une telle réintégration serait une faute contre la liberté de la France et contre l'indépendance." (3/52)

Le 16 septembre 2007, le ministre français des Affaires étrangères forgeait l'opinion publique européenne à l'idée d'une nouvelle guerre au Moyen-Orient : "'Il faut se préparer au pire', a déclaré Bernard Kouchner au sujet de l'Iran. Interrogé au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI pour savoir ce que cela signifiait, le chef de la diplomatie a répondu : 'C'est la guerre'." (3/53) Nicolas Sarkozy tenait ainsi la promesse qu'il avait faite aux officiels des principales organisations juives américaines un an auparavant dans les locaux de notre consulat de New York. En s'alignant une fois de plus sur Washington et sur Tel-Aviv, il cherchait aussi à forcer l'Europe à imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran en court-circuitant les Nations-Unies : "Sur le dossier nucléaire iranien, sans le dire publiquement, la diplomatie française se positionne en pointe pour tenter de mettre en place un mécanisme de sanctions accrues contre Téhéran au niveau européen. La démarche se situe délibérément en dehors du cadre du Conseil de sécurité de l'ONU, ce qui constitue un tournant, impulsé depuis l'été par Nicolas Sarkozy, qui s'est entretenu le 11 août avec George Bush à Kennebunkport. Il s'agit de la mise en place d'une politique plus proche de celle des Etats-Unis, qui depuis des années prennent des mesures coercitives financières contre l'Iran à titre unilatéral et ont cherché dans le passé à entraîner les Européens sur cette voie. (...) Si un consensus s'avérait impossible à dégager entre les Vingt-Sept, Paris chercherait aux côtés des Britanniques à constituer un groupe de "pays volontaires" en Europe pour accroître la pression sur le régime iranien". (3/54)

Face aux provocations du tandem Kouchner-Sarkozy, la réaction iranienne a été ferme et immédiate : "Le gouvernement de Téhéran a condamné lundi les propos 'provocants' de Bernard Kouchner, contraires selon lui à 'la tradition historique et culturelle de la France et de sa civilisation'. Le ministre français des Affaires étrangères s'écarte en outre de la politique de l'Union Européenne, a estimé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères." (3/55) "L'agence [de presse] officielle, l'IRNA, a dénoncé l'extrémisme des dirigeants français (...) et accuse Nicolas Sarkozy et son chef de la diplomatie d'être des 'traducteurs de la volonté de la Maison Blanche, qui adoptent un ton encore plus dur, plus enflammé et plus illogique que celui des Etats-Unis'. Un durcissement des positions françaises que l'IRNA impute à la personnalité du président français. 'Le nouveau locataire de l'Elysée veut aujourd'hui copier la Maison Blanche', écrit l'agence en ajoutant que 'cet Européen s'est mis dans la peau des Américains et imite leurs hurlements'." (3/56)

Ces provocations ont eu un effet instantané sur le cours du pétrole. (3/57) Elles menacent aussi directement les intérêts de nos entreprises dans la région persique : "Selon le Financial Times, le ministre iranien du pétrole, Gholam Hossein Nozari, aurait indiqué que le projet liant Total et l'Iran et portant sur une usine de liquéfaction de gaz à South Pars d'une valeur de plusieurs milliards de dollars devait 'être 'reconsidéré'. Cette déclaration intervient à un moment pour le moins tendu des relations entre l'Iran et la France. Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué hier que la crise du nucléaire iranien imposait de 'se préparer au pire' qui était 'la guerre'. Le ministre français a demandé à de grandes entreprises françaises de ne pas investir en Iran, citant en particulier Total et Gaz de France." (3/58)

Ailleurs dans le monde, d'autres voix se sont élevées pour mettre en garde contre les provocations de l'Elysée et du Quai d'Orsay : "Le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Mohamed ElBaradei, a indirectement appelé les responsables français au calme. 'Nous avons affaire à un dossier très lié à la paix, à la sécurité et à la stabilité régionale au Proche-Orient et c'est pourquoi je demanderai à tout le monde de ne pas se laisser emporter' (...). Il a ajouté que l'évocation d'une guerre en Iran 'relève beaucoup d'une hype politico-médiatique'. Et de rappeler les éventuelles conséquences d'un tel battage : 'J'aurais espéré que tout le monde aurait retenu les leçons de l'Irak, où 700.000 civils innocents ont perdu la vie sur la simple suspicion qu'un pays avait des armes nucléaires'. La ministre autrichienne des Affaires étrangères Ursula Plassnik a elle sévèrement tancé le chef de la diplomatie française en marge du Congrès de l'AIEA qui se tient à Vienne. 'Le collègue Kouchner est le seul à pouvoir expliquer ce qu'il a voulu dire. Il m'est incompréhensible qu'il ait eu recours à une rhétorique martiale en ce moment', a-t-elle déclaré. Téhéran, qui avait déjà vertement répondu à Paris, a déclaré, par la voix du porte-parole de la diplomatie Mohammad Ali Hosseini, que 'les déclarations des responsables français concordent avec la position de la puissance dominante' et 'portent atteinte à la crédibilité de la France devant les opinions publiques mondiales'." (3/59) "L'Allemagne a voulu dédramatiser la situation. 'Il serait complètement faux de parler de menaces de guerre', a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Berlin. (...) "La déclaration du locataire du Quai d'Orsay 'témoigne d'une désinvolture dangereuse', s'est indigné Jean-Pierre Chevènement. Le Parti communiste [français], quant à lui, a condamné 'une confirmation dangereuse de la politique atlantiste de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner'." (3/60) Et "François Hollande a jugé 'inquiétantes' les déclarations de Bernard Kouchner et demandé à Nicolas Sarkozy de fournir des précisions aux Français sur la situation en Iran." (3/55) Jean-Marie le Pen s'en est pris récemment à Nicolas Sarkozy en le traitant fort justement de "sioniste" et d'"atlantiste" ; "il a répété son opposition à une guerre contre l'Iran. 'Je ne vois pas pourquoi on veut interdire à l'Iran de détenir une technologie à usage, les Iraniens le crient haut et fort, strictement civil', a-t-il affirmé dans un entretien [à] La Gazette du Maroc. Pour lui, "l'absurde c'est que ceux qui interdisent à l'Iran de développer cette énergie nucléaire possèdent eux-mêmes cette bombe atomique. C'est incroyable. Cette attitude de mépris et de domination des peuples est inadmissible". (3/61)

Le 25 septembre 2007, Sarkozy participait à l'assemblée générale des Nations-Unies. Dans la tribune, il était entouré de Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, Jean-David Levitte, conseiller diplomatique du président, Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, et Catherine Albanel, ministre de la Culture et de la communication. Si les chefs d'Etat du monde entier s'étaient réunis à New York pour parler officiellement du réchauffement climatique, Sarkozy exploitera cette visite pour défendre les intérêts de l'empire israélo-américain : "Nicolas Sarkozy a beau s'efforcer de rester dans la tonalité écologique, l'ombre inquiétante de l'Iran vient vite bousculer l'ordre du jour de cette assemblée générale de l'ONU. Dans les couloirs, les journalistes américains pressent le président français sur ce sujet, devenu brûlant ces derniers temps avec une escalade verbale entre les deux pays, des rumeurs de frappes imminentes et, surtout, les propos de Bernard Kouchner sur la 'guerre', interprétés à Washington comme un appui implicite de la France à une solution militaire au problème iranien." (3/62) Comme toujours, Paris Match rapportera l'évènement sur un ton plaisant pour Washington tout en diabolisant le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad. L'hebdomadaire publiera une magnifique photo du clown de Neuilly serrant, une fois encore, la main de Michael Bloomberg. Il consacrera aussi une page entière à une interview du diplomate Richard Holbrooke qui, en 1977, donnait l'absolution au dictateur Suharto lors des terribles massacres commis au Timor-Oriental par les troupes indonésiennes et qui fut, tout récemment, avec Madeleine Albright et Sandy Berger, tous juifs et tous sionistes, un des trois principaux conseillers d'Hillary Clinton lors de sa tentative de conquête de la Maison Blanche. Grâce à cet entretien à Paris Match, Hoolbrooke pouvait relayer la propagande de l'empire au public français : "De mémoire, c'est le premier gouvernement français à ne pas être viscéralement antiaméricain. (...) Grâce au gouvernement Sarkozy et à son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, la France s'est engagée profondément, et positivement, au Darfour, au Liban, et peut-être même en Irak, sans pour autant réduire sa marge de manoeuvre, ni sacrifier son indépendance. On parle même d'un retour de la France au sein de l'OTAN. En poursuivant sur cette voie, la France va accroître son rôle dans le monde en améliorant ses relations avec les Etats-Unis. Que l'on soit pour ou contre George Bush, on ne peut que se réjouir de ces changements. Car ils ont été réalisés grâce à Nicolas Sarkozy, et non pas grâce à George Bush. (...) Le 28 septembre, je deviendrai 'officier de la Légion d'honneur'. Je suis très flatté. (...) Recevoir cette médaille de la part de quelqu'un que je considère comme un de mes plus proches amis, est doublement réjouissant. Bernard Kouchner est un homme de principes, un authentique antitotalitaire."

En novembre 2007, Sarkozy arrivait à Washington pour un séjour officiel de deux jours : "Lors d'une visite au président Bush qui inclura un dîner officiel demain à la Maison Blanche, suivi d'un déjeuner avec le président (...) et d'un discours mercredi devant les deux chambres du Congrès, M. [Nicolas] Sarkozy devrait faire rapidement oublier les cinq décennies d'hostilité anti-américaine de son parti gaulliste. (...) [Il] rencontrera le maire de la capitale et les représentants des principales organisations juives américaines. Quand M. Bush accueillera à Washington celui que les Français surnomment 'Sarkozy l'Américain', leur premier président pro-USA depuis 40 ans, l'accueil somptueux réservé à M. Sarkozy devrait refléter un changement radical des liens transatlantiques. Les deux présidents entendent consolider l'amitié scellée cet été lorsque le nouvel occupant de l'Elysée, alors en vacances au New Hampshire, avait été pêcher avec M. Bush dans le Maine. C'est un front uni que les deux hommes devraient afficher face aux pays que la France reconnaît maintenant comme des ennemis communs. Le directeur du German Marshall Fund's Transatlantic Center de Bruxelles, Ronald D. Asmus, écrivait la semaine dernière dans le Washington Post que M. Sarkozy 'est le premier président français depuis des décennies qui aime l'Amérique et qui ne cherche pas à diaboliser pour des motifs politiques le système capitaliste des Etats-Unis ou notre politique étrangère'. A l'occasion de son discours devant le Congrès, on attend de M. Sarkozy un clair rejet de l'hostilité anti-américaine qui avait marqué le régime du général de Gaulle et de ses successeurs. Lors d'une conférence soigneusement programmée la semaine dernière à l'Université américaine de Paris, le sous-secrétaire d'Etat Nicholas Burns a déclaré que 'l'amitié et l'alliance franco-américaines sont de nouveau sûres, solides et vitales. Nous sommes certainement entrés dans une phase nouvelle et dynamique des relations entre nos deux pays.' M. Sarkozy souhaite redonner à la France sa place de premier plan dans les affaires de l'OTAN et revenir sur le retrait partiel de la structure de commande militaire de l'Alliance qu'avait décidé le général de Gaulle en 1966. M. Bush ne pourra qu'applaudir à cette évolution. Le président américain se réjouira également des efforts déployés par la France pour combattre les talibans et Al Qaeda en Afghanistan (...). Mais le président Bush devrait aussi demander à M. Sarkozy de prouver ses bonnes intentions vis-à-vis de l'OTAN en envoyant des troupes se battre en Afghanistan. Actuellement, ce sont surtout des soldats américains, britanniques, canadiens et néerlandais qui sont sur le terrain (...). Comme la Russie et de la Chine pourraient bloquer de nouvelles sanctions de l'ONU contre l'Iran en appliquant leur droit de veto au Conseil de sécurité, M. Bush devrait inciter M. Sarkozy à rejoindre ses partenaires européens qui veulent, sous l'initiative de la Grande-Bretagne, imposer des restrictions économiques plus sévères au régime des mullahs dans le but de stopper son programme de développement d'armes nucléaires et son aide aux organisations terroristes comme le Hezbollah, le Hamas, le Jihad islamiste ou les talibans. (... ) L'importante délégation accompagnant M. Sarkozy à Washington est un signe certain de la détermination du président français à faire oublier des décennies d'opposition à l'Amérique." (3/63)

Au dîner officiel servi à la Maison Blanche, Nicolas Sarkozy était entouré des invités suivants : Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale), Sheldon Adelson (Las Vegas Sands Hotel) et son épouse Miriam, Judith Ansley (National Security Council) et son époux Stephen, Bruce Benson (Benson Mineral Group) et son épouse Marcy, Tom Bernstein (Chelsea Piers Management), James Billington (bibliothèque du Congrès) et son épouse Marjorie, Roy Blunt (député républicain du Missouri) et son épouse Abigail Perlman Blunt, Samuel Bodman (secrétaire d'Etat à l'Energie) et son épouse Diane, Joshua Bolten (Maison Blanche), John Breaux (ancien sénateur démocrate de Louisiane) et son épouse Lois, Stephen Breyer (juge de la Cour suprême) et son épouse Joanna, Nancy Brinker (responsable du protocole au secrétariat d'Etat aux affaires étrangères) et son fils Eric Brinker, Aaron Broussard (Jefferson Parish, Louisiane) et son épouse Karen, Kenneth Chenault (American Express) et son épouse Kathryn, Richard Cheney (vice-président des Etats-Unis) et son épouse Lynne, Harlan Crow (Crow Holdings) et son épouse Kathy, Rachida Dati (ministre de la Justice), Robert Day (Trust Company of the West) et son épouse Kelly, Bernard Kouchner (ministre des Affaires étrangères), Jon Kyl (sénateur républicain de l'Arizona) et son épouse Caryll, Christine Lagarde (ministre de l'Economie et des Finances), Mary Landrieu (sénateur démocrate de Louisiane) et son époux Frank Snellings, Edward Lazear (Council of Economic Advisors) et son épouse Vicky, Howard Leach (Leach Capital Corp.) et son épouse Gretchen, Serge Lemoine (musée d'Orsay), Stuart Levey (sous-secrétaire d'Etat au Trésor) et son épouse Annette, Jean-David Levitte (premier conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy), Maurice Levy (French-American Business Council et Groupe Publicis), Henri Loyrette (musée du Louvre), Kevin Martin (Federal Communications Commission), Catherine Martin (Maison Blanche), Nadine Morano (parlementaire), Samuel Palmisano (IBM) et son épouse Missy, Laurence Parisot (MEDEF), Henry Paulson (secrétaire d'Etat au Trésor) et son épouse Wendy, Robert Pence (Pence Friedel Developers) et son épouse Suzy, Ross Perot (Perot Systems Corp.) et son épouse Sarah, Mary Peters (secrétaire d'Etat aux Transports) et son invité Travis Matheson, William Plante (correspondant de CBS à la Maison Blanche) et son épouse Robin Smith, James Rees (Historic Mount Vernon) et son invitée Susan Magill, Condoleezza Rice (secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères), Arthur Rothkopf (U.S. Chamber of Commerce) et son épouse Barbara, Leonard Sands (Alchemy Worldwide) et son épouse Corrine, Thomas Saunders (Ivor & Co.) et son épouse Jordan, Guy Savoy (chef de cuisine), Dick Scarlett (United Ban Corp. of Wyoming) et son épouse Maggie, Dwight Schar (NVR Inc.) et son épouse Martha, Harold Simmons (Valhi Inc.) et son épouse Annette, Alan Simpson (ancien sénateur républicain du Wyoming) et son épouse Ann, Ike Skelton (député démocrate du Missouri) et son invitée Martha Child, Frederick Smith (FedEx) et son épouse Diane, Dick Spangler (National Gypsum Co.) et son épouse Meredith, Craig Stapleton (ambassadeur des USA à Paris) et son épouse Debbie, Beatrice Stern (antiquaire), Virginia Stuller (2007 Marquis de Lafayette Commemoration Committee) et son invitée Sharon Burdick, Billy Tauzin (Pharmaceutical Research and Manufacturers of America) et son épouse Cecile, Pierre Vimont (ambassadeur de France à Washington), Jeanne Warner (épouse de John Warner, sénateur républicain de Virginie), Kenneth Weinstein (Hudson Institute) et son épouse Amy Kaufmann, Guy Wildenstein, Rama Yade (secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme), Raul Yanes (Maison Blanche) et son épouse Sara, et Amy S. Zantzinger (Maison Blanche). (3/64)

Même s'il parle mal l'anglais, au point de devoir recourir aux services d'un interprète pour son discours devant le Congrès, Sarkozy était reçu comme une star d'Hollywood par les parlementaires de Washington : "Durant ses six premiers mois à l'Elysée, M. Sarkozy a rapidement transformé la dynamique des relations franco-américaines. Ses paroles et son attitude différaient nettement du style de son prédécesseur, Jacques Chirac, qui s'était heurté publiquement au président Bush à propos de l'Irak. Le sentiment était ici mutuel. Lorsqu'il a pénétré dans l'imposante chambre des représentants avec toute la pompe déployée pour une telle visite, ce sont des parlementaires debout qui ont accueilli M. Sarkozy par une ovation. En se dirigeant vers le podium, il s'est arrêté plusieurs fois au milieu des applaudissements et des hourras pour serrer brièvement une main, pour donner une accolade ou même pour autographer un livre tendu par un sénateur ou un député. (...) Le discours de M. Sarkozy a été plusieurs fois interrompu par les applaudissements. Cette ambiance reflétait l'amélioration des relations entre les deux pays. En 1996, de nombreux parlementaires américains avaient boycotté le discours de Chirac pour protester contre les essais nucléaires français dans le Pacifique Sud. Agé de 52 ans, M. Sarkozy est un conservateur énergique qui n'a pas perdu son temps pour lancer la modernisation de la France, en partie en tentant d'injecter une éthique du travail à l'américaine." A la fin de son discours, Sarkozy quittait le Congrès sous un tonnerre d'applaudissements et d'acclamations. (3/65)

Selon l'European Jewish Press (EJP), - une antenne médiatique née à Bruxelles (Belgique) en août 2005, soit un an après la fondation dans la même ville du Transatlantic Institute par l'American Jewish Committee (AJC) -, cette visite officielle de Sarkozy en Amérique a été un autre grand succès pour l'internationale sioniste : "La semaine dernière, pour la première fois, le président du CRIF, qui représente diverses organisations juives, a accompagné un président français lors d'une visite officielle de 36 heures aux Etats-Unis. Richard Prasquier, qui dirige le CRIF, avait été invité par le président français, Nicolas Sarkozy, à se joindre à la délégation. Cette courte visite des 6 et 7 novembre a marqué une nouvelle ère d'amitié entre les USA et la France après des années de brouille liée au conflit en Irak. (...) Durant son séjour à Washington, Sarkozy a rencontré les dirigeants des principales organisations juives américaines. Au cours d'un petit déjeuner privé qui rassemblait plus d'une centaines d'invités, dont des membres du Congrès, divers officiels et des membres du gouvernement français, l'American Jewish Committee (AJC) lui a remis le prestigieux prix Light unto the Nations." (3/66) Sarkozy a promis à l'assistance que "la France garantirait l'existence d'Israël qu'il considère comme 'un miracle'. 'Voyez l'histoire mondiale', a-t-il dit. 'Il a fallu des millénaires pour que naisse l'Etat d'Israël.' 'Ce n'est pas parce que je suis juif', a-t-il affirmé. 'En défendant les juifs, vous défendez toutes les minorités.'" (3/67)


Dans les premiers jours de janvier 2008, l'Elysée annonçait la création d'un Conseil de défense et de sécurité nationale, "préparée par Jean-David Levitte, conseiller diplomatique et sherpa du président, [qui] s'apparente au Conseil national pour la sécurité (NSC) américain. Cette instance, qui sera flanquée d'un 'Conseil consultatif' dont les membres seront choisis par le chef de l'Etat, va de facto accroître la présidentialisation du régime français en concentrant à l'Elysée le pouvoir de décision en matière de défense, de sécurité et de politique étrangère (...) au détriment du gouvernement et du Parlement." (3/68)

En mai 2008, c'était notre Premier ministre qui se laissait inviter pour un dîner à Washington par l'American Jewish Committee (AJC) : "Le Premier ministre François Fillon, au premier jour de sa visite à Washington, a prôné jeudi soir une 'alliance solide' entre les Etats-Unis et la France pour 'faire face aux désordres du monde' notamment dans le contexte actuel de ralentissement économique. Le chef du gouvernement français s'est exprimé à l'occasion du dîner de gala annuel de l' American Jewish Committee (AJC), l'une des principales organisations de défense de la communauté juive américaine, dont il est l'invité d'honneur. (...) M. Fillon a couplé cette intervention devant l'AJC avec une 'visite de travail' qui le conduira à rencontrer vendredi le patron de la Banque centrale américain (Fed), Ben Shalom Bernanke, et le secrétaire au Trésor, Henry Paulson. Il s'entretiendra également avec le patron français du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn." (3/69)

Le 13 juin 2008, Nicolas Sarkozy recevait officiellement George W. Bush à Paris. Quelques jours plus tôt, l'occupant de la Maison Blanche était pourtant, dans l'enceinte même du Congrès américain, accusé de 35 crimes par le parlementaire Dennis Kucinich. Lors d'une lecture détaillée qui dura presque cinq heures et qui visait à destituer Bush, Kucinich lui reprochait notamment d'avoir : lancé une secrète campagne de propagande pour justifier, sous de faux prétextes, une guerre contre l'Irak ; trompé les parlementaires et le peuple américains en leur faisant croire que ce pays représentait une menace imminente pour les Etats-Unis ; envahi une nation souveraine sans déclaration de guerre ; lancé cette invasion pour s'emparer des ressources naturelles irakiennes ; sous-estimé, à des fins politiques, le nombre officiel de soldats américains morts ou blessés dans ce conflit ; établi des bases militaires permanentes en Irak ; emprisonné de manière illégale, sans chef d'accusation et pour une durée illimitée, des citoyens américains ou étrangers ; approuvé et encouragé secrétement le recours à la torture contre des prisonniers dans divers pays du monde ; kidnappé des personnes pour les livrer à divers pays connus pour pratiquer la torture ; créé des lois secrètes ; et espionné les citoyens américains en enfreignant la loi. (3/70)

Malgré ces lourdes accusations, Sarkozy accueillait Bush avec le sourire pour célébrer leur amitié mutuelle et la "réconciliation entre Paris et Washington" : "George Bush a pour sa part réaffirmé que la France était 'le tout premier ami de l'Amérique' et déclaré avoir 'conforté une amitié personnelle' avec 'Nicolas'. 'C'est un homme intéressant, il a beaucoup d'énergie, il est très sage', a déclaré le président américain, qui a notamment remercié la France d'avoir accueilli cette semaine à Paris la conférence sur l'aide à la reconstruction de l'Afghanistan. Nicolas Sarkozy avait invité vendredi soir George et Laura Bush à dîner au Palais de l'Elysée. Ce qui a fourni l'occasion au président américain de faire un éloge vibrant de la troisième épouse du chef de l'Etat français, la chanteuse et ancienne mannequin d'origine italienne Carla Bruni. 'Nous avons pris beaucoup de plaisir à rencontrer votre épouse, une femme intelligente, très compétente et je comprends pourquoi vous l'avez épousée, et je comprends également pourquoi elle vous a épousé' (...). Sur le fond, les deux chefs d'Etat ont consacré une grande partie de leur entretien à la situation au Proche-Orient et à l'Iran, à une semaine d'une visite de Nicolas Sarkozy en Israël et dans les territoires palestiniens. L'un et l'autre ont rappelé leur détermination à s'opposer aux projets prêtés aux dirigeants iraniens actuels de se doter de l'arme nucléaire. (...) A l'issue de la conférence de presse, Nicolas Sarkozy a raccompagné à pied George Bush à l'ambassade des Etats-Unis, à quelques centaines de mètres de l'Elysée et dont la façade arborait samedi un gigantesque drapeau français." (3/71) "Sur les activités nucléaires de l'Iran, Paris et Washington restent très en phase, avec une même analyse du danger que représenterait l'acquisition par ce pays d'une capacité nucléaire militaire. M. Bush voit dans le président français un chef de file de l'effort à mener, au niveau européen, pour que des sanctions financières accrues soient imposées à la République islamique. Paris s'y emploiera dès le premier conseil européen de la présidence française de l'Union européenne, indiquent des diplomates. Les responsables français ont beaucoup oeuvré en coulisses ces derniers mois pour que l'impression, à leurs yeux désastreuse, dégagée par le rapport des agences américaines de renseignement de novembre 2007, selon lequel l'Iran avait marqué en 2003 un 'arrêt' dans ses études sur la fabrication d'une ogive nucléaire, soit effacée et que la mobilisation internationale ne faiblisse pas sur ce dossier."(3/72) "Au-delà de cette concorde retrouvée avec Paris, le président américain a estimé vendredi que se profilait désormais une 'nouvelle ère transatlantique' portée par des dirigeants comme Silvio Berlusconi, Gordon Brown, Angela Merkel et son hôte français." (3/73)

Sous la présidence de Nicolas Sarkozy, notre pays est ainsi vite devenu un satellite de Washington : "Les temps changent et la France cesse d’être une puissance au profil propre, abandonne sa voie gaullienne et se soumet aux Etats-Unis. (...) Nous assistons à un changement de fond de la politique étrangère française, mais ce changement était prévisible, vu les positions du nouvel occupant de l’Elysée, qui sont clairement néo-libérales et philo-atlantistes. De très nombreuses années sont passées depuis cette journée du 7 mars 1966, quand le Général Charles De Gaulle avait annoncé la sortie de son pays hors de la structure de commandement militaire de l’OTAN au président américain de l’époque, Lyndon B. Johnson, tout en maintenant sa présence au sein des structures civiles de l’Alliance Atlantique. (...) De Gaulle avait voulu de détacher de l’emprise américaine et avait manifesté l’intention de forger un 'axe carolingien' avec l’Allemagne de Konrad Adenauer, axe qui aurait dû, à terme, s’élargir à Moscou et favoriser de facto un 'Axe Paris-Berlin-Moscou', ce dont Washington ne voulait à aucun prix. A ce projet, envisagé sur le très long terme, la politique gaullienne entendait ajouter la création d’une structure militaire européenne indépendante, réelle alternative à l’OTAN. Cependant, ce qui effrayait davantage Washington, était un troisième volet dans les projets gaulliens : détacher la France du coût fixe que constituaient les pétro-dollars, sur lesquels Washington jouait pour juguler les crises inflationnistes, modus operandi qui mettait en danger les réserves d’or de Paris. De Gaulle décida donc de restituer les dollars aux Etats-Unis, ce qui lui avait permis de conserver intactes ses réserves d’or. Avec leurs pétro-dollars, les Etats-Unis avaient envisagé d’imposer une stratégie globale d’asservissement à leurs intérêts : De Gaulle l’avait refusée, en sachant que Paris allait être satellisé, réduit à un instrument de la politique américaine du dollar. En annonçant le retour de la France dans le bercail atlantiste, Sarkozy a trahi cette politique gaullienne indépendantiste, amorcé un changement calamiteux, où son pays retourne servilement sous la dépendance de Washington, perdant en même temps, et d’un seul coup, toutes les cartes qui lui garantissaient son autonomie politique." (3/74)

En février 2008, en des termes mesurés, Dominique de Villepin critiquait publiquement les initiatives diplomatiques de Nicolas Sarkozy : "Deux principes structurent la politique étrangère de la France. Le premier, celui de l'indépendance nationale. C'est un principe fondamental, cardinal, qui a structuré toute notre politique étrangère à partir du général de Gaulle. Le deuxième principe, non écrit, de notre diplomatie, est un principe d'équilibre entre l'est et l'ouest, entre le nord et le sud, d'équilibre à travers la défense d'autres principes, comme celui de la diversité culturelle, qui est essentiel au rayonnement de la France. Aujourd'hui, il y a des risques sur ces deux principes." (3/75) Le gaulliste Jean-Paul Bled écrivait lui-même quelques mois plus tôt : "Nicolas Sarkozy est en train de jeter aux orties la politique d’indépendance qui, fût-ce avec des nuances, fut menée par les divers présidents de la Ve République dans le sillage de Charles de Gaulle. Ce revirement frise l’irresponsabilité." (3/76)

[à suivre]
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« Répondre #219 le: 24/06/2008 - 17:29:47 »

URGENT

AUJOURD'HUI, 24 JUIN 2008, UNE TENTATIVE D'ASSASSINAT SUR LA PERSONNE DE SARKOZY PENDANT LA CEREMONIE DE DEPART A L'AEROPORT DE BEN-GOURION (à Tel Aviv) EN ISRAEL A LAISSE 2 MORTS ( UN GARDE DU CORPS FRANCAIS ET UN POLICIER ISRAELIEN) SUR LE TARMAC DE L'AEROPORT DE BEN-GOURION A TEL-AVIV EN ISRAEL.

CE QUI EST IMPORTANT DANS CETTE HISTOIRE EST LA SYNCHRONISATION DE CETTE TENTATIVE D'ASSASSINAT SUR SARKOZY AU MEME MOMENT Q'UNE TENTATIVE D'ATTAQUE CLANDESTINE SUR L'IRAN PAR L'AVIATION US ET ISRAELIENNE QUI A PROVOQUE LE DECLENCHEMENT DE L'ETAT D'ALERTE NUCLEAIRE EN RUSSIE ET CHINE. CE 24 JUIN 2008 SERA MEMORABLE. TOUS A VOS BUNKERS ANTI-ATOMIQUES


Videos

http://www.youtube.com/watch?v=ODi2KNuh1Fo&eurl=http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20080624.OBS9911/un_tir_a_laeroport_de_telaviv_au_d

http://www.liveleak.com/view?i=91c_1214323823

http://www.liveleak.com/view?i=213_1214321122

http://www.dailymotion.com/video/x5wcdk_incidents-a-laeroport-de-telaviv_news

Voir les images après l'article ci-dessous

VOIE LES ARTICLES SOURCES CI-DESSOUS :


Le président français Sarkozy visé par des assassins en Israël : deux morts
par Sorcha Faal - on Whatdoesitmean.com, 24 juin 2008
http://www.whatdoesitmean.com/index1111.htm
traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier
http://www.alterinfo.net/Le-president-francais-Sarkozy-vise-par-des-assassins-en-Israel-deux-morts_a21169.html?PHPSESSID=b0f87f7117dceb459ab7f95858cbb2c4

Le Service de la Sécurité Fédérale ( FSB ex KGB) de la Fédération de Russie fait savoir ce jour au Premier ministre Poutine et au Président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy a « échappé de justesse » à une tentative d'assassinat, lors de son départ de l'aéroport israélien Ben Gourion (à Tel Aviv) (voir photo), au cours d'une attaque qui s'est soldée par la mort d'un officier de sécurité français [c'est moi qui souligne, ndt] et d'un policier israélien.

Quant au récit « aseptisé » que la propagande occidentale fournit à ses peuples, au sujet de cette tentative d'assassinat de Sarkozy, nous pouvons le lire sur le site israélien [du quotidien Yediot Ahronot] Ynet News Service :

« L'incident a causé une grande frayeur durant la cérémonie (d'adieu), amenant des gardes du corps à éloigner précipitamment des lieux de hautes personnalités. Les voitures blindées du Président (israélien) Shimon Peres et du Premier ministre Ehud Olmert ont été très rapidement dépêchées sur le site de la cérémonie, et ces deux personnalités ont été éloignées de l'endroit.

En même temps, le Président français était promptement emmené à l'intérieur de son avion (privé), qui attendait sur la piste, par ses propres gardes du corps. Les circonstances de l'incident ayant été élucidées, les gardes du corps ont autorisé Peres et Olmert à monter à bord de l'avion (présidentiel français), où ils ont salué et souhaité un bon voyage à Sarkozy. »

Les analystes de la Sécurité russe affirment, par ailleurs, que cette « première version » des reportages médiatiques de la propagande occidentale, à savoir qu'un Policier des Frontières israélien se serait « suicidé » durant la cérémonie d'adieu à l'issue de la visite du Président Sarkozy est « rocambolesque », et qu'elle ne parvient pas à démentir cette tentative d'assassinat, étant donné que seuls, les policiers les plus formés et ayant le plus de « bouteille » sont autorisés à approcher des chefs d'Etat étrangers par l'Institut Israélien du Renseignement et des Opérations Spéciales, plus connu sous son acronyme hébreu de Mossad.

Ces rapports d'analyse des services russes insistent sur le fait que le Premier ministre israélien Olmert venait tout juste (la semaine passée) de prolonger le mandat du directeur du Mossad, Meir Dogan, pour deux années supplémentaires, en raison de la colère « extrême » de Dagan à l'encontre du dirigeant français, motivée par le fait que celui-ci a rétabli les relations entre son pays et le Liban et la Syrie, deux anciens protectorats coloniaux français.

La « colère » de cet extrémiste de droite israélien contre le président Sarkozy s'est transformée en « haine », poursuivent ces rapports, après le discours de Sarkozy devant la Knesset, au cours duquel il a affirmé que Jérusalem doit être partagée, et, comme nous pouvons le lire dans la dépêche du Washington Post News Service :

« Le Président français Nicolas Sarkozy a dit, devant le Parlement israélien, lundi, qu'il ne saurait y avoir de paix au Moyen-Orient tant qu'Israël ne serait pas revenu sur son refus de céder sa souveraineté sur certaines parties de Jérusalem revendiquées par les Palestiniens, défiant ainsi une des positions israéliennes les plus intangibles émotionnellement. »

A encore alimenter la colère d'Israël contre le Président Sarkozy fut la demande que celui-ci a adressée aux Israéliens de mettre immédiatement un terme à leur construction de colonies sur le territoire palestinien, ainsi que la précipitation dont la France fait montre, depuis récemment, à fournir des centrales nucléaires à ses alliés arabes (dont, notamment les Emirats Arabes Unis, la Jordanie et le Maroc).

Les analystes stratégistes russes indiquent que les factions de droite du gouvernement israélien sont susceptibles de se sentir « entièrement fondés » à assassiner le Président Sarkozy, étant donné qu'il est lui-même d'origine juive (et qu'il a perdu cinquante-sept membres de sa famille lors du génocide nazi), et qu'en vertu de la législation israélienne, il est un citoyen d'Israël et que, donc, en raison de ses négociations avec des ennemis d'Israël au sein du monde arabe, il est, toujours sous l'empire de cette législation, un traître.

Il convient de rappeler que les forces fanatiques de l'extrême droite israélienne ont souvent recouru aux assassinats par le passé, avec notamment, en 1995, l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin par le juif orthodoxe Yigal Amir, « motivé » par le fait que Rabin avait négocié les accords d'Oslo avec les Palestiniens.

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Sarkozy, bien la cible du soldat israélien (services secrets russes)

Dimanche 29 Juin 2008
http://fr.rian.ru
http://www.alterinfo.net/Sarkozy,-bien-la-cible-du-soldat-israelien-services-secrets-russes-_a21231.html?PHPSESSID=6a39fd54fb0e75476346d3a3b7079fcb

Press TV, citant le quotidien tunisien "al-Sharq", a annoncé que les services secrets russes auraient révélé, dans un rapport classé "top secret", que le Président français, Nicolas Sarkozy, étaient bien la cible du tir qui a semé la panique, mardi dernier (24 juin 2008), à l'aéroport de Tel-Aviv, et qu'il avait, effectivement, échappé à un attentat le visant. Ce rapport secret va à l'encontre de la version officielle des responsables israéliens qui avaient avancé la thèse du suicide du soldat qui a tiré.

Le rapport indique, par ailleurs, que les extrémistes juifs avaient l'intention d'assassiner le Chef de l'Etat français pour ses déclarations à la Knesset où il avait prôné le partage d'al-Qods entre Israël et la Palestine.

Les sources bien informées, en Palestine occupée, estiment, elles aussi, que le soldat en question avait été "suicidé" avec une autre arme.

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French Leader Sarkozy Targeted By Assassins In Israel, 2 Dead
June 24, 2008 - 17H30
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers (Traducción al Español abajo)
http://www.whatdoesitmean.com/index1111.htm

The Federal Security Service of the Russian Federation (FSB) is reporting to Prime Minister Putin and President Medvedev today that France’s President Nicolas Sarkozy ‘narrowly escaped’ an assassination attempt during his departure from Israel's Ben-Gurion airport [top photo left] in an attack which left one French Security Officer and one Israeli policeman dead.

To the ‘sanitized’ Western propaganda reports being given to their peoples on this attempt against the French President’s life we can read as reported by Israel’s Ynet News Service:

“The incident caused a scare during the ceremony, prompting body guards to rush VIPs away from the area. The armored cars of President Shimon Peres and Prime Minister Ehud Olmert were rushed to the ceremony site, and the two were taken away from the area.

Meanwhile, the French president was taken into his airplane, which was waiting on the runway, by his own bodyguards. After the circumstances of the incident became clear, the bodyguards allowed Peres and Olmert to board the plane and bid Sarkozy farewell.”

Russian Security Analysts are also stating that this ‘first version’ of the Western propaganda media reports, that an Israeli Border Policeman ‘committed suicide’ during President Sarkozy’s farewell ceremony, is ‘ludicrous’ to explain away this assassination attempt as only the most vetted Israeli policeman are allowed near foreign heads of state by Israel’s Institute for Intelligence and Special Operations (Mossad).

These reports further point out that Israel’s Prime Minister Olmert had just this past week extended the term of Mossad director Meir Dagan’s for another year due to Dagan’s ‘extreme’ anger towards the French Leader for his Nations mending relations with both Lebanon and Syria, both of which were former protectorates of Colonial France.

Israeli right wing extremist ‘anger’ against President Sarkozy turned to ‘hatred’, these reports continue, after Sarkozy’s earlier address to Israel’s Knesset stating that Jerusalem must be divided, and as we can read as reported by the Washington Post News Service:

“French President Nicolas Sarkozy told the Israeli parliament Monday that there could be no Middle East peace unless Israel drops its refusal to cede sovereignty over parts of Jerusalem claimed by the Palestinians, challenging one of Israel's most emotionally held positions.”

Further fueling Israel’s anger against President Sarkozy was his demand for the Israelis to immediately halt their building of settlements on Palestinian land and France’s latest rush to provide its Arab Allies with nuclear power, including United Arab Emirates, Jordan and Morocco.

Russian Military Analysts point out that the right wing factions of the Israeli government would feel ‘fully justified’ in the killing of President Sarkozy as he is himself of Jewish background (and had lost 57 family members to the German Nazis) and under Israel’s laws is a citizen of Israel, and by his negotiation with Israel’s enemies in the Arab World also under these laws, is a traitor.

It should be further noted that Israel’s fanatic right wing forces have used assassinations in the past to protect their homeland, including the 1995 killing of Israel’s Prime Minister Yitzhak Rabin by the orthodox Jew Yigal Amir for Rabin having negotiated the Oslo Accords with the Palestinians.


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Russia Orders ‘Nuclear Strike’ On US-Israeli Attempt To Bomb Iran
June 24, 2008
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers (Traducción al Español abajo)
http://www.whatdoesitmean.com/index1112.htm

Russian Military Analysts are reporting today the President Putin ordered an ‘immediate’ retaliatory nuclear strike against the United States after American and Israeli warplanes neared the Iranian border to attack Iran’s Russian built Bushehr nuclear plant.

These reports state that the failed assassination of France’s President Sarkozy (and which we had previously reported on in our report titled “French Leader Sarkozy Targeted By Assassins In Israel, 2 Dead”) was intended to be blamed on radical elements of Iranian supported Lebanonese Hezbollah thus justifying the attack.

As American and Israeli war commanders are scheduled to meet this week, Western and Iranian propaganda media sources are denying this attack, and as we can read as reported by the Jerusalem Post News Service:

"Oil rose for a third straight session on Tuesday to more than $138 a barrel, following rumors of an attack on Iran's nuclear facilities, which was later denied, Reuters reported. "This is just a rumor. No attack against Iran's nuclear facilities has taken place," a senior Iranian nuclear official said.

Israeli and American military spokesmen also denied the rumors, according to Bloomberg."

These reports, however, state that Iranian air defenses were quick to engage a flight of US armed surveillance drones ahead of the main American-Israeli strike force, but after President Putin’s warning was issued were ordered to ‘cease their attack runs’.

Iran’s Supreme Leader Ayatollah Seyed Ali Khamenei, though not mentioning this latest escalation in tensions, was quick to issue a warning to the American’s, and as we can read as reported by the Islamic Republic News Agency:

“Supreme Leader of Islamic Revolution Ayatollah Seyed Ali Khamenei said here Tuesday that the White House rulers are now the most hated rulers and policy makers on earth.

"The world domineering powers' rulers, i.e. the White House officials, have now turned into the most resented rulers and policy makers worldwide and the `death to the USA' slogan, which was once coined and chanted by the Iranian nation, has now spread to other nations too," said the Supreme Leader.”

The United Nations Nuclear Chief ElBaradei had previously warned the Western powers that he would ‘resign’ his post upon their attacking the Iranian Nation as, in his words; such an attack would turn the entire Middle East into a ‘fireball’.

It is not known for how long, or even if, President Putin’s threat to the Western powers would hold at abeyance another Global War from being started by the West, but what is known is that with the greater parts of their crop lands either submerged in waters or devastated by drought, and with catastrophic fuel prices decimating their already doomed economies, these once great powers might not have any further options left to maintain their rule over the World.

To the ability of Russia and China to thwart the goals of the West their only remains the possibility of Total Global Nuclear War of the likes not seen since our most ancient past.

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US, Israel, Iran all flatly deny attack rumor
Jun. 24, 2008 - JPost.com Staff , THE JERUSALEM POST
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1214132674065&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

Oil rose for a third straight session on Tuesday to more than $138 a barrel, following rumors of an attack on Iran's nuclear facilities, which was later denied, Reuters reported.

"This is just a rumor. No attack against Iran's nuclear facilities has taken place," a senior Iranian nuclear official said.

Israeli and American military spokesmen also denied the rumors, according to Bloomberg.

US crude for August delivery was up a $1.33 at $138.07 a barrel, after settling up $1.38 on Monday. It hit a record high of $139.89 on June 16.

London Brent crude was up $1.31 at $137.22 a barrel.

Tension over Iran's nuclear program has played a big part in oil's rise to record levels near $140 a barrel.

The European Union this week imposed new sanctions on Iran, including as asset freeze on Bank Melli, Iran state-controlled and biggest bank.

On Friday, The New York Times quoted unnamed US officials as saying Israel had carried out a wide scale military exercise, apparently as a rehearsal for a potential bombing of Iran's nuclear facilities.

Analysts are worried heightened tensions between Iran and the West could threaten the Straits of Hormuz, a narrow waterway separating Iran from the Arabian Peninsula through which roughly 40 percent of the world's traded oil flows.

))))))))))))))))))))))))))))))

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

le jeudi 10 juillet 2008 à 14h48
http://operationsarkozy.canalblog.com/
http://www.alterinfo.net/Operation-Sarkozy-comment-la-CIA-a-place-un-de-ses-agents-a-la-presidence-de-la-Republique-francaise_a21848.html?PHPSESSID=5db47fd7900b8d8a338d4696c354e35b

ATTENTION : LA PATERNITÉ DE CET ARTICLE N'EST PAS AVÉRÉE. Publié sur le site du Réseau Voltaire, repris par Bellaciao, l'article a promptement été retiré de la circulation (Bellaciao allant même jusqu'à éffacer tous les commentaires et liens croisés ayant trait à cet article). Pour l'heure le site du Réseau Voltaire est dans les choux, on vérifiera quand il sera revenu en-ligne.

Une copie de cet article qui ne manque pas d'intérêt (si ce qu'il affirme est avéré) est également disponible ici : http://operationsarkozy.canalblog.com/

Note de Greg : Le style de ce papier, les fautes, les petites erreur de style… tout cela ne ressemble pas vraiment à du Thierry Meyssan qui relit 15 fois ses papiers. On dirait plutot une intox. Méfiance donc..

En plein milieu de cet article, on retrouve soudain la graphie (Sarközy) utilisée par Emmanuel Ratier. Cela éveille encore plus mes soupçons. Sans parler des références appuyées et lourdes sur la “judéité” des protagonistes, un classique des obsessions de l'extrème droite.

Mais à part ça, c'est de la bonne lecture conspirationiste - on y retrouve tous les méchants habituels  :-)

[Tout sauf Sarkozy - Auteur à vérifier - 14/07/2008]

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d'après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu'à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s'interroger sur les alliances qui l'ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d'écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l'exception de deux imputations, signalées par l'auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d'immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper président », se saisissant chaque jour d'un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu'à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l'ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d'autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu'ils auraient dû s'en rendre compte depuis longtemps.

C'est que l'homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu'à leur faire oublier son parcours politique.

Que l'on comprenne bien le sens de cet article : il ne s'agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d'avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s'accordent aujourd'hui à voir l'agent des États-Unis et d'Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd'hui leur revanche.

Secrets de famille
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s'appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le “parrain ” est libéré et s'exile en Italie, par son “ambassadeur” corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d'une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l'Afrique du Nord à l'influence soviétique, décident de susciter un coup d'État militaire en France. L'opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA -théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.- et par l'OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c'est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force.

Or, Charles De Gaulle n'est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d'outre-mer au sein d'une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l'Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l'évidence. Faisant preuve d'une rare sagesse politique, il décide d'accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l'ont porté au pouvoir. La CIA et l'OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l'éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d'assassinat. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d'un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l'absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l'anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n'est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l'ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l'ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti -un Corse lui aussi-.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d'indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s'oppose à l'entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l'ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s'affranchir de l'impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l'OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l'Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viet-Nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l'expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l'indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc…

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d'un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd'hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l'homme de confiance des chefs d'États d'Afrique francophone.

Conscient qu'il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s'allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L'audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d'être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n'admettent pas son leadership et s'inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l'Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d'un noble hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l'Armée rouge, et d'Andrée Mallah, une juive originaire de Thesallonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une organisation criminelle secrète “l'Union corse ” qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French connexion » qu'Hollywwod devait porter à l'écran. S'appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d'alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l'Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l'Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarközy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l'administration centrale du département d'État des États-Unis. Elle l'épouse et s'installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c'est bien connu, son mari n'est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu'il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d'État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d'autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n'est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant inscrit au barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L'année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu'il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main sur la majiruana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d'honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l'unissent au porte-parole du gouvernement français.

C'est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l'on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c'est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l'élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d'adhésion à l'Union européenne et à l'OTAN des États d'Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviètique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont près de s'entretuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L'homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d'abord l'élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l'élimination du principal rival de droite et l'investiture du parti gaulliste à l'élection présidentielle, enfin l'élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d'emporter l'élection présidentielle.

Pendant des années, les média sont tenus en haleine par les révélations posthumes d'un promoteur immobilier. Avant de décéder d'une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d'un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l'Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et de le renseignement intérieur qu'il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s'occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu'il n'ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d'un député socialiste.

Faisant fi de la présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d'être l'assassin. C'est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l'Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l'île. Quoi qu'il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n'a été trouvée contre lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu'il sait.

Nous révélons ici que le préfet Érignac n'a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l'Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d'Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c'est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l'élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Foundation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c'est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur. Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d'extrême gauche s'est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l'équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n'est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d'éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu'il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal. L'opération est possible parce que Strauss-Kahn, d'origine juive marocaine, est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université, Condoleezza Rice. Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l'Élysée

Le soir du second tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet's. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l'Union corse » est aujourd'hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d'invités s'y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu'il signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l'ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur quatre hommes : Claude Guéant, secrétaire général du palais de l'Élysée. C'est l'ancien bras droit de Charles Pasqua. François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un associé-gérant de la Banque Rothschild. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l'ancien directeur de l'Agence juive. Ambassadeur de France à l'ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Petit-fils du Grand rabbin de Lyon, ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l'indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner, un juif d'origine balte, a débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d'Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l'ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d'Haçim Thaçi qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA. Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobying pour le compte de Lockheed Martin contre les l'avionneur français Dassault.

Nouvelle escapade durant l'été. Nicolas, Cécilia, leur maitresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d'affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s'exprime dans Commentary, la revue de l'American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d'un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Devenu le 5e noueur de deals dans le monde, il gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale.

Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l'artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques.

Quelques semaines encore et c'est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l'épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les François auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont à faire ?
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkEypuypppsvALprIF.shtml
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« Répondre #220 le: 25/06/2008 - 10:36:25 »

Saha informaticien pour ces informations,

Le plus bizarre dans cette histoire du 24 juin 2008 est le brutal remaniement gouvernemental en Algérie à la veille (23 juin 2008) de ces très graves événements (synchronisation de la tentative d'assassinat de sarkozy avec la tentative d'attaquer clandestinement l'Iran par les usa et israél provoquant le déclenchement de l'alerte nucléaire en Russie et Chine ainsi, par conséquence, de la 3ème guerre mondiale pour la spoliation et le contrôle total et direct de l'excrément du diable alias pétrole de tous les pays musulmans incluant l'Algérie).

"certain algériens" ont-ils été mis au courant de cette grave "opération d'envergure" par leurs "amis" américains et ont-ils profité de cette occasion, en croyant qu'elle réussirait, pour imposer précipitamment et brutalement, par un coup d'état de velours, le "remaniement du gouvernement" et la "nomination d'Ouyahia". (Coups d’État de velours )

Les français ont-ils été informé de cette opération par leurs "amis" américains et israéliens ou ont-il été les "dindons de la farce" ?  ;)

Les "commanditaires amis de la France" de la tentative d'assassinat sur sarkozy ont-ils voulu provoquer un événement du type assassinat de " François-Ferdinand d'Autriche " qui a été l'élément déclencheur de la Première Guerre mondiale ?

Pour le moment, la Russie et la Chine ainsi que les gardes du corps de sarkozy ont réussi, temporairement, à bloquer cette opération d'envergure dont l'objectif principal est de déclencher la guerre contre l'Iran, le moyen-orient et tous les musulmans pour les spolier des dernières réserves d'excrément du diable alias pétrole dans le monde.

Le plus grave pour l'Algérie est que "certain algériens" ont déjà choisi leur camp (américain et OTAN),  sans consultation, dans cette future guerre mondiale et sont maintenant officieusement les ennemis militaires déclarés de l'OCS (Russie et Chine). MAINTENANT, L'ALGERIE (SURTOUT HASSI MESSAOUD, ARZEW- ORAN, ALGER, BOUFARIK-BLIDA, BEJAIA ET SKIKDA) SONT DANS LES COORDONNEES DE TIR DES MISSILES NUCLAIRES DE L'OCS (Russie et Chine). MERCI A VOUS OFFICIERS SUPERIEURS DE L'ANP (Armée nationale populaire).

La population Algérienne et militaires Algériens doivent maintenant comprendre qu'ils ont été manipulé par "certain algériens", amis intimes des USA et des occidentaux, et sont maintenant les ennemis militaires officieux de la Russie et de la Chine dans la future proche 3 ème guerre mondiale et que ces mêmes militaires Algériens (professionnels et appelés) vont mourir en tant que chair à canon (du type ZOUAVES et TURCOS) pour les "beaux yeux et surtout la cupidité des occidentaux (France, USA, Europe, etc..) et de certain algériens leurs amis intimes" qui sont entrain de les spolier eux et leurs familles. L'ignorance, la cupidité et la bêtise humaines n'ont pas de frontière.

On vit des heures graves. vive l'Algérie.

N'oubliant la symbolique du 24 juin dans l'histoire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Croisades/%C3%89ph%C3%A9m%C3%A9ride_du_jour/24_juin

http://fr.wikipedia.org/wiki/24_juin


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Sarkozy, bien la cible du soldat israélien (services secrets russes)

Dimanche 29 Juin 2008
http://fr.rian.ru
http://www.alterinfo.net/Sarkozy,-bien-la-cible-du-soldat-israelien-services-secrets-russes-_a21231.html?PHPSESSID=6a39fd54fb0e75476346d3a3b7079fcb

Press TV, citant le quotidien tunisien "al-Sharq", a annoncé que les services secrets russes auraient révélé, dans un rapport classé "top secret", que le Président français, Nicolas Sarkozy, étaient bien la cible du tir qui a semé la panique, mardi dernier (24 juin 2008), à l'aéroport de Tel-Aviv, et qu'il avait, effectivement, échappé à un attentat le visant. Ce rapport secret va à l'encontre de la version officielle des responsables israéliens qui avaient avancé la thèse du suicide du soldat qui a tiré.

Le rapport indique, par ailleurs, que les extrémistes juifs avaient l'intention d'assassiner le Chef de l'Etat français pour ses déclarations à la Knesset où il avait prôné le partage d'al-Qods entre Israël et la Palestine.

Les sources bien informées, en Palestine occupée, estiment, elles aussi, que le soldat en question avait été "suicidé" avec une autre arme.

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Sarkozy en Israël : la thèse du suicide s’éffondre (vidéo)
Publié 25 juin 2008
http://mecanopolis.wordpress.com/2008/06/25/etrange-depart-disrael-pour-nicolas-sarkozy/

La dernière journée de la visite de Nicolas Sarkozy en Israël s’est achevée dans un vent de panique mardi.

Le porte-parole des services de sécurité de l’aéroport Ben-Gourion, Shlomi Sagi, a indiqué qu’un agent de police s’était suicidé alors que le Nicolas Sarkozy s’apprêtait à monter dans son avion. Un autre porte-parole, Micky Rosenfeld, a dans un premier temps du démentir les affirmations d’un officier qui faisait état d’une tentative d’assassinat. Hier soir à 23h, le commandant de police du secteur, Nissim Mor, a précisé qu’il ne s’agissait que d’une « tentative de suicide ». Pourtant, des images de la télévision israélienne montraient bel et bien en boucle les images du corps d’un homme recouvert d’un drap sur le tarmac.

Dans la nuit, les autorités israéliennes ont donné l’identité de l’homme décédé dans des cironstances peu claire. Il s’agit d’un Druze de 32 ans, Raed Ghanen, originaire de Beit Dajan, une localité du nord d’Israël.

La famille de ce garde-frontière israélien refusait mercredi de croire à la thèse officielle du suicide, selon les médias israéliens. “Il n’avait aucune raison d’attenter à sa vie, il s’agit peut-être d’un accident, ou il a été tué par un autre garde israélien pour une raison qui nous échappe“, ont-il déclaré.

Son père Assad a pour sa part raconté que son fils avait quitté mardi matin son domicile pour rejoindre son unité et avait le moral.

“Il avait une famille, une maison, des amis, et des projets pour l’avenir, et il n’avait aucune raison de se suicider“, a encore précisé le père.

Son frère a indiqué qu’un représentant de la police était venu informer la famille qu’une enquête avait été ouverte sur les circonstances de la mort de son frère.

La famille a engagé un avocat afin d’obtenir une enquête “complète et détaillée” ainsi que l’accès aux vidéos enregistrées par les caméras de surveillance de l’aéroport Ben Gourion.

Développement à 14h30 :

Selon la Zavtra, quotidien russe, le Service fédéral de sécurité de la Fédération Russe (FSB) aurait fait un rapport au Premier Ministre Poutine et au Président Medvedev aujourd’hui indiquant que le président français Nicolas Sarkozy aurait « échappé de peu » à une tentative d’assassinat au cours de son départ de l’aéroport Ben-Gourion après une attaque qui aurait laissé un agent de sécurité français et un policier israélien morts.

Le quotidien moscovite indique également que, selon les analystes du FSB, la version officielle qui défend la thèse du suicide ne servirait qu’à masquer une « réalité évidente ». Il ajoute encore que cette tentative d’assassinat aurait été planifiée par des intégristes religieux après que, lors de son discours devant la Knesset, le président Sarkozy ait indiqué que Jérusalem devait être divisée.

Transmis par Marubarraza

Développement à 15h30 :

Selon un article d’Haaretz mis en ligne en début d’après-midi, le tireur décédé, se serait situé sur un des toits de l’aéroport, armé d’un fusil d’assaut M-16 (la version des autorités israéliennes affirment qu’il se serait suicidé à l’aide d’une arme de poing depuis sa guérite de garde-frontière).

Le célèbre journaliste israélien Barry Chamish, qui avait enquêté sur l’assassinat d’Ythzak Rabbin, ne croit pas un instant à la version du suicide. Lire son article : SURVIVORS OF FAILED ASSASSINATION PLOT?

Développement à 22h45 :

Le président français Nicolas Sarkozy, qui est pourtant perçu comme un ami du sionisme, s’est rendu à la Knesset où il a indiqué dans son discours que les Israéliens devaient accepter que Jérusalem soit la capitale des deux Etats, et qu’il fallait stopper d’urgence les colonisation, lever les postes de contrôles en Cisjordanie et mettre fin au blocus de Gaza. (…) Un président étranger ne s’est jamais permis une déclaration aussi radicale à la Knesset (…) Sarkozy à ensuite rencontré le président Abbas pour lui dire que « la création d’un état palestinien viable, démocratique et moderne est une priorité pour la France » (…) On imagine assez aisément comment ces propos ont du rendre furieux les « sionistes conservateurs » en Israël (…)

Le camp des « sionistes réalistes » a fini par accepter que l’actuel plan des « sionistes conservateur » est ruineux pour l’État Hébreu (…) Les « sionistes conservateurs » sont toujours sur la voie d’un nettoyage ethnique des Palestiniens et du fantasme d’un Grand Israël (…)

Les « sionistes réalistes », semblent avoir contrecarré une tentative d’assassinat sur Sarkozy par les « conservateurs ». Une tentative qui, en cas de succès, aurait mis en cause le Hamas. (…)

La thèse des autorités (suicide) est ridicule. On se demande bien pourquoi un policier serait monté sur le toit avec un M-16 munit d’une lunette de tir pour mettre fin à ses jours.

Source : Xymphora

Développement 27 juin 2008 :

IsraelInsider, dans un article publié hier sous le titre Was the incident that marred Sarkozy’s exit a suicide or assassination try?, explique comment les médias israéliens ont savamment été tenus a distance de « l’incident » de sorte même que la première chaîne d’information du pays ne parlait même pas de l’incident dans l’édition de son journal de minuit.

De nombreux commentateurs s’interrogent sur ce black-out étrange et l’impossibilité pour des journalistes de mener quelques investigations sur le sujet.

IsraelInsider confirme également que Raid Asaad Ghanan aurait bien été sur le toit d’un bâtiment de l’aéroport Ben Gourion, en ligne directe du site de la cérémonie de départ, et non pas dans une guérite de garde frontière, comme l’indique la version des autorités israéliennes.

Développement a 20h00 :

Et que s’est-il passé le lendemain dans l’aéroport Ben Gurion ? Une vaste simulation de sauvetage d’un avion victime d’une opération terroriste. Parfois le hasard fait bien les choses. Qu’imaginer de mieux qu’une fermeture de l’établissement afin de faire disparaitre toute trace de l’événement de la veille.

Exercice de sauvetage à l’aéroport(1) : Le Maguen David Adom effectuera mercredi un exercice de large envergure pour répéter une situation d’atterrissage d’urgence d’un avion de passagers à l’aéroport Ben Gourion de Lod. Environ 40 véhicules de sauvetage et des dizaines d’auxiliaires paramédicaux participeront à l’exercice, qui aura lieu en collaboration avec l’autorité aéroportuaire, Tsahal, la police et les pompiers.

La thèse du suicide rabâchée benoitement par les médias de masse à de plus en plus de plomb dans l’aile :
1/ les soldats habilités à intégrer les forces de protection rapprochée des chefs d’Etat suivent des examens psychologiques extrêmement pointus
2/ la famille nie toute tendance suicidaire chez son fils
3/ au cours des premières heures les médias ont servis des versions contradictoires de l’événement
4/ la cerise sur le gâteau : le suicidé était sur un toit à 100 m de Sarkozy, il était armé d’un M-16, il a appuyé sur la gâchette au passage de Sarkozy. S’il avait voulu faire penser à une tentative d’assassinat il ne s’y serait pas mieux pris !

Source : sott.net forum

(1) : Ce lien n’est (étrangement) plus valide, mais on peut retrouver une brève qui relate cette information ici

Développement 28 juin 2008 :

Le président français Sarkozy visé par des assassins en Israël : deux morts

Le Service de la Sécurité Fédérale de la Fédération de Russie fait savoir ce jour au Premier ministre Poutine et au Président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy a « échappé de justesse » à une tentative d’assassinat, lors de son départ de l’aéroport israélien Ben Gourion (à Tel Aviv), au cours d’une attaque qui s’est soldée par la mort d’un officier de sécurité français et d’un policier israélien.

Quant au récit « aseptisé » que la propagande occidentale fournit à ses peuples, au sujet de cette tentative d’assassinat de Sarkozy, nous pouvons le lire sur le site israélien [du quotidien Yediot Ahronot] Ynet News Service :

« L’incident a causé une grande frayeur durant la cérémonie (d’adieu), amenant des gardes du corps à éloigner précipitamment des lieux de hautes personnalités. Les voitures blindées du Président (israélien) Shimon Peres et du Premier ministre Ehud Olmert ont été très rapidement dépêchées sur le site de la cérémonie, et ces deux personnalités ont été éloignées de l’endroit.

En même temps, le Président français était promptement emmené à l’intérieur de son avion (privé), qui attendait sur la piste, par ses propres gardes du corps. Les circonstances de l’incident ayant été élucidées, les gardes du corps ont autorisé Peres et Olmert à monter à bord de l’avion (présidentiel français), où ils ont salué et souhaité un bon voyage à Sarkozy. »

Les analystes de la Sécurité russe affirment, par ailleurs, que cette « première version » des reportages médiatiques de la propagande occidentale, à savoir qu’un Policier des Frontières israélien se serait « suicidé » durant la cérémonie d’adieu à l’issue de la visite du Président Sarkozy est « rocambolesque », et qu’elle ne parvient pas à démentir cette tentative d’assassinat, étant donné que seuls, les policiers les plus formés et ayant le plus de « bouteille » sont autorisés à approcher des chefs d’Etat étrangers par l’Institut Israélien du Renseignement et des Opérations Spéciales, plus connu sous son acronyme hébreu de Mossad.

Ces rapports d’analyse des services russes insistent sur le fait que le Premier ministre israélien Olmert venait tout juste (la semaine passée) de prolonger le mandat du directeur du Mossad, Meir Dogan, pour deux années supplémentaires, en raison de la colère « extrême » de Dogan à l’encontre du dirigeant français, motivée par le fait que celui-ci a rétabli les relations entre son pays et le Liban et la Syrie, deux anciens protectorats coloniaux français.

La « colère » de cet extrémiste de droite israélien contre le président Sarkozy s’est transformée en « haine », poursuivent ces rapports, après le discours de Sarkozy devant la Knesset, au cours duquel il a affirmé que Jérusalem doit être partagée, et, comme nous pouvons le lire dans la dépêche du Washington Post News Service :

« Le Président français Nicolas Sarkozy a dit, devant le Parlement israélien, lundi, qu’il ne saurait y avoir de paix au Moyen-Orient tant qu’Israël ne serait pas revenu sur son refus de céder sa souveraineté sur certaines parties de Jérusalem revendiquées par les Palestiniens, défiant ainsi une des positions israéliennes les plus intangibles émotionnellement. »

A encore alimenter la colère d’Israël contre le Président Sarkozy fut la demande que celui-ci a adressée aux Israéliens de mettre immédiatement un terme à leur construction de colonies sur le territoire palestinien, ainsi que la précipitation dont la France fait montre, depuis récemment, à fournir des centrales nucléaires à ses alliés arabes (dont, notamment les Emirats Arabes Unis, la Jordanie et le Maroc).

Les analystes stratégistes russes indiquent que les factions de droite du gouvernement israélien sont susceptibles de se sentir « entièrement fondées » à assassiner le Président Sarkozy, étant donné qu’il est lui-même d’origine juive (et qu’il a perdu cinquante-sept membres de sa famille lors du génocide nazi), et qu’en vertu de la législation israélienne, il est un citoyen d’Israël et que, donc, en raison de ses négociations avec des ennemis d’Israël au sein du monde arabe, il est, toujours sous l’empire de cette législation, un traître.

Il convient de rappeler que les forces fanatiques de l’extrême droite israélienne ont souvent recouru aux assassinats par le passé, avec notamment, en 1995, l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin par le juif orthodoxe Yigal Amir, « motivé » par le fait que Rabin avait négocié les accords d’Oslo avec les Palestiniens.

Sorcha Faal pour Whatdoesitmean  http://www.whatdoesitmean.com/index1111.htm

Traduction : Michel Charbonnier

Développement à 11h00 :

Le journal tunisien « Le Quotidien » publie ce matin un article très bien construit où il reprend notamment notre traduction de la Zavtara : Incident à l’aéroport de Tel-Aviv : Selon les renseignements russes, Sarkozy a échappé de peu à un assassinat.

Article également disponible à cette adresse.

Développement à 15h00 :

Israël : Qui veut tuer Sarkozy ?

Il semble bien que le 24 juin dernier, alors qu’il achevait un voyage de 48h en Israël et s’apprêtait à reprendre son avion sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, Nicolas Sarkozy ait échappé de justesse à une tentative d’assassinat. Ce sont du moins les conclusions des Services secrets russes, comme vient de le révéler le journal nationaliste Zavtra (mais je n’arrive pas à mettre la main dessus). Et ils ont certainement raison tant la version officielle reprise par les médias - un suicide - comporte d’invraisemblances et de contradictions. Le suicide d’un garde druze de l’IDF (Israel Defense Forces), Raed Asaad Ghanan, 32 ans, qui se serait jeté d’un toit de l’aéroport tout en se tirant dans la tête une balle de fusil d’assaut M-16 au moment même où, à 100m de là et dans sa ligne de mire, Sarko et sa Carla prenaient congé du président israëlien Shimon Pérès et du premier ministre Ehud Olmert… ça me rappelle cet employé de l’ambassade de Roumanie au temps de Ceaucescu, suicidé en se jetant par la fenêtre, un poignard planté dans le dos ! Vous y croyez, vous ?

Les coups de feu, couverts par la fanfare (c’est minuté comme du Hitchcock, cf. le final de L’homme qui en savait trop), auraient fait deux morts, l’un dont on ne parle pas, un officier de sécurité français qui devait donc se trouver à proximité de Sarkozy, l’autre qu’on a présenté comme le suicidé et qui apparaît plutôt comme l’homme qui en savait trop ! Bah, ce n’était qu’un druze ! Il est à noter que deux autres témoins gênants, deux femmes soldates israéliennes, se sont opportunément évanouies après l’incident - Quelle émotion !, - au point de nécessiter une hospitalisation prolongée loin des curieux… Et le lendemain de l’attentat, l’aéroport Ben Gourion a été bouclé au prétexte d’un vaste exercice de simulation de sauvetage décidé subitement. Quant au garde qui était de faction avec le malheureux Ghanan, personne ne semble vouloir s’interroger de trop près sur son cas. Toujours est-il que la responsabilité du Mossad est directement engagée dans cette affaire, d’abord parce qu’il a failli, et surtout parce que le tueur pourrait bien sortir de ses rangs.

Pourquoi, me direz-vous, le Mossad aurait-il voulu éliminer un inconditionnel d’Israël ? Eh bien, hypothèse pour hypothèse, peut-être tout simplement parce que les enragés du sionisme qui constituent le gros des troupes des Services secrets israëliens, à commencer par leur chef, le général Meir Dagan, n’ont pas, mais alors pas du tout apprécié le discours de Sarkozy devant la Knesset. Comme à son habitude, Sarko a dit tout et le contraire de tout. Nous, Français, commençons à être habitués, mais les Juifs ne s’attendaient peut-être pas qu’il leur mente ; ou peut-être ont-ils pris pour argent comptant ses déclarations en faveur de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale. Pourtant ça ne mange pas de pain les déclarations. Mais sûr que pour des types qui se proposent ouvertement d’exterminer les Palestiniens, ça passe mal ! Sarközy, ou la figure du traître…

En tous cas, la seule vidéo disponible de l’attentat est bidouillée (les images du moment crucial ont été retirées et il n’y a pas le son). Un détail curieux, cependant : au lieu de planquer Sarko, ses gardes du corps l’invitent à monter sur la passerelle à découvert… Il sera intéressant de suivre dans les prochains mois la carrière du colérique Dagan, né Huberman, 63 ans, qui, en principe, vient d’être reconduit à la tête du Mossad jusque fin 2009. En principe…

Source : Geopolitis

Développement 1er juillet 2008 :

Les sites MediArabe.info et Juif.org ont publié cet article très intéressant :

Le quotidien tunisien « Al Chourouk » (alchourouk.com) a en effet attribué la semaine dernière aux services secrets russes un rapport estimant que « les tirs qui se sont produits pendant la cérémonie de départ de Sarkozy à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, étaient bel et bien liés à une tentative d’assassinat ». Les tirs ne relevaient pas, selon cette source, de la tentative d’assassinat proprement dit, mais de l’avortement de celle-ci. Les Russes attribuent l’opération à l’extrême droite israélienne, particulièrement déçue par le discours de Sarkozy devant la Knesset invitant à diviser Jérusalem en deux capitales, l’une de l’Etat d’Israël, l’autre du futur Etat Palestinien, et appelant Israël à arrêter la colonisation de la Cisjordanie.

En outre, la famille de Raëd Ghanem, le soldat druze qui a trouvé la mort, refuse la thèse du suicide et affirme que cette version n’est pas convaincante. Ce qui semble conforter une autre information parue dans la presse russe selon laquelle le FSB (services extérieurs russes) a remis un rapport au Président Dimitri Medvedev et au Premier ministre Vladimir Poutine confirmant que « Sarkozy a échappé à une tentative d’assassinat qui a fait deux morts » (jusque là, Israël parle d’un seul tué, le « suicidé »). Le quotidien russe « Zaftra » croit en effet savoir qu’« un agent de sécurité français, membre de la sécurité présidentielle, a été tué dans cet incident ». Le journal s’est interrogé sur les raisons qui poussent Israël à occulter cette réalité et à présenter l’incident comme étant un simple suicide ? D’autant plus que Raëd Ghanem, le soldat d’élite druze israélien, posté avec d’autres agents de protection, dont des Français, à 200 mètres de Sarkozy, a été tué par balles, des projectiles ne provenant pas de sa propre arme !

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Le retour du bachagha Ouyahia
Saâd Lounès - Posté par elmoutarem le 27 juin 2008
http://ffs1963.unblog.fr/2008/06/27/le-retour-du-bachagha-ouyahia/

Le scénario prévu par le Makhzen du DRS et ses mentors continue de se mettre en place en clarifiant un peu plus son dénouement. Il faut être aveugle pour ne pas voir que Bouteflika est plus que malade. Il est quasiment mourant et astreint à un service minimum. Il ne peut plus faire de longs discours, ni participer à une trop longue cérémonie protocolaire, sous peine de faire un malaise.

Il est donc hors jeu de fait mais garde un minimum de fierté en montrant qu'il n'est pour rien dans le retour d'Ouyahia. Les traditions constitutionnelles et médiatiques veulent que le président reçoive à tour de rôle les chefs de gouvernement démissionnaire et promu. Il n'en a rien été. Belkhadem a rencontré furtivement Ouyahia pour lui remettre les clés du bureau avant de s'envoler pour une omra. Il était pressé d'aller expier les péchés qu'il a commis et les mensonges qu'il a déblatérés. L'exercice politique a toujours été un calvaire pour les hommes qui se disent pieux.

Le retour d'Ouyahia aux commandes du gouvernement, décidé par l'armée, signifie d'abord qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle parce qu'il sera chargé de l'organiser comme en 2004. Dans la tradition des bachaghas, il a démontré qu'il était un adepte de la fraude électorale et de la mystification, aidé par une presse servile et des partis croupions. Avant l'échéance de 2009, il va orchestrer la révision constitutionnelle «au nom du troisième mandat de Bouteflika». En réalité, le pouvoir veut faire sauter le verrou des deux mandats pour le prochain président qui sera un militaire. L'objectif étant de le faire durer le plus longtemps possible afin que les généraux qui ont du sang sur les mains et des comptes en banque bien remplis vivent une retraite paisible.

Dans la tradition des bachaghas, Ouyahia est également revenu pour renforcer les intérêts économiques français. Déjà dominants au Maroc et en Tunisie, les patrons français veulent parachever la reconquête économique de l'Algérie. Patients et têtus, ils utilisent toutes les facettes des mécanismes du capitalisme pour pomper une partie de nos richesses sans trop investir.

Par contre, ils font tout pour empêcher l'émergence d'un véritable patronat algérien. Le bachagha Ouyahia a toujours su servir leurs intérêts en encourageant leur implantation et leur main mise sur des secteurs stratégiques et rentables. Les français savent aussi intervenir avec des prête-noms algériens et arabes qu'ils rachèteront le moment voulu. Ce n'est certainement pas un hasard si l'installation de certains groupes arabes a été menée par des directeurs français, dont la plupart agissent sous couvert d'officines ou de lobbies.

Les méfaits économiques anti-algériens du bachagha Ouyahia sont connus. Son retour en mai 2003 a constitué pour les français un double coup de maître. D'une part, il leur fallait à tout prix barrer la route de la présidence à Ali Benflis, qui aurait donné une image moderniste et démocratique contagieuse pour le monde arabo-africain. D'autre part, Ouyahia avait pour mission de liquider complètement le groupe Khalifa, alors qu'une solution nationaliste réfléchie aurait été de le nationaliser ou d'organiser sa reprise en main. On se rappelle que les contestations et les manifestations contre un démantèlement du groupe ont vite été étouffées. Les français ne voulaient pas voir le secteur bancaire algérien échapper à leur domination. La réussite fulgurante de Khalifa Bank, portée par des appuis en haut lieu et un management rajeuni, avait fait des émules qui les contrariaient en créant un précédent au Maghreb.

Les français avaient aussi été outrés de voir Khalifa entrer dans le capital de la Société Générale après avoir racheté au prix fort les parts que détenaient l'ex-ministre du budget Ali Benouari, le facilitateur qui avait piloté l'installation de la banque dans un contexte très difficile. A ce jour, on ne sait pas qui détient ces parts que la SocGen voulait à tout prix récupérer. Alors qu'une simple logique de souveraineté économique commande à l'Etat algérien d'avoir un droit de regard d'actionnaire dans tous les conseils d'administration des banques étrangères.

Le liquidateur Ouyahia s'est donc non seulement chargé de détruire Khalifa Bank, mais également toutes les banques privées à capitaux algériens. Elles ont toutes été dissoutes, ne pouvant plus franchir toutes les barrières insurmontables mises en place par Ouyahia. C'est ainsi que toutes les autres tentatives de créer une banque par des groupes algériens publics et privés (Sonatrach, Cevital,…) ont vite été découragées.

Les banques arabes et étrangères ayant une présence symbolique et marginale, le terrain est libre pour une domination exclusive des banques françaises qui a failli devenir décisive avec la privatisation du CPA. C'est grâce à la «vigilance stratégique» de Fatiha Mentouri, ex-ministre déléguée à la réforme financière, que l'opération a été avortée. Elle avait subtilement brouillé les cartes en y mélangeant la crise américaine des subprimes qui n'avait pas grand-chose à voir, mais qui a suffi à faire peur à des décideurs ignorants. Elle vient de payer son patriotisme en étant éjectée de son poste.

Le fait est que le système bancaire algérien se retrouve paralysé, incapable de gérer et de réinjecter dans l'économie la manne pétrolière. Les banques publiques ont un management attardé et il n'y a ni banques privées, ni fonds d'investissement, ni capital risque, ni sociétés de placement, ni marché financier, ni bourse … De simples opérations de crédit auto, ou de crédit consommation comme l'opération Ousratic n'ont pas pu être gérées par un système financier archaïque. Alors que dire du crédit à l'investissement réservé à une poignée de privilégiés au détriment de milliers d'investisseurs potentiels laissés sur le carreau qui ont abandonné leurs projets après des mois et des années de négociations inutiles.

Par ailleurs, le développement rapide de la compagnie aérienne Khalifa Airways a été également vu par les français comme un  danger. En désenclavant de nombreuses régions d'Algérie et en ouvrant des dessertes partout dans le monde, Khalifa sortait les algériens de leur isolement et de l'embargo qu'on leur imposait. Il prévoyait aussi le lancement de vols charters et le low cost que les français veulent freiner en Algérie pour entraver le développement du tourisme. Air France a d'ailleurs lancé ses vols à prix réduits à 50€ vers le Maroc et la Tunisie… mais par vers l'Algérie. Le monopole d'Air Algérie et le refus de délivrer des agréments aux compagnies privées maintiennent le pays à la traîne du développement touristique. En discourant sur la sortie de la dépendance pétrolière, Ouyahia continue à prendre les algériens pour des amnésiques et des imbéciles.

Les officines françaises avaient commencé à s'affoler lorsque Khalifa avait sponsorisé l'OM et le club de rugby de Bègles, et surtout créé sa chaîne de télévision. Il donnait de l'algérien une image de prospérité moderniste et festive qui contrastait avec l'image du terroriste sanguinaire que distillaient quotidiennement les médias français. C'est à ce moment que les premières attaques anti-Khalifa, ouvertement inspirées par la DGSE, sont parues dans la presse française, avant de confier au bachagha Ouyahia la mission de «détruire l'image Khalifa». Les détournements et la corruption sont une réalité nationale et une responsabilité collective qui ont caché les véritables raisons de la destruction du mythe Khalifa.

Le bachagha Ouyahia a déjà fait savoir à la presse qu'il «représenterait l'Algérie» à la rencontre fondatrice de l'UPM du 13 juillet et qu'il se mettra au garde-à-vous au défilé militaire du 14 juillet. Il n'a aucun état d'âme ni aucun scrupule à faire cette insulte à notre Histoire, ni à faire allégeance au lobby sioniste.

Plus que la maladie et la mise à l'écart de Bouteflika, le retour d'Ouyahia prouve aussi que le Makhzen du DRS, qui impulse la vie politique du pays depuis 18 ans, est lui aussi très malade et a atteint ses limites. Rappeler pour la troisième fois le même homme à la tête du gouvernement relève du rachitisme politique.

A force de censurer, réprimer, marginaliser, contraindre à l'exil tout opposant, le pouvoir ne s'est laissé aucune marge de manœuvre. Il traîne tout le pays dans la décadence et le prépare à une nouvelle colonisabilité qu'on finira tous par souhaiter et accepter comme une délivrance. Le suicide collectif des haragas qui se jettent à la mer pour rejoindre la métropole en est un signe annonciateur.

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Sarkozy, Peres, Olmert – Survivors of a Failed Assassination Plot?
by Barry Chamish – Barry Chamish.com June 25, 2008
http://www.thetruthseeker.co.uk/article.asp?ID=8846

Call it an update. Twelve hours ago, a shot rang out near the goodbye ceremony for French President Nicolas Sarkozy at Ben Gurion Airport.

The band had just started up its loud farewell repertoire. At the moment Sarkozy, President Peres and Prime Minister Olmert clasped hands in unity for the cameras, a shot was heard. If anyone thought this was an assassination, security went out the window. Instead of jumping on their leaders, security rushed them to their cars and plane. Sarkozy was a wide-open target as he climbed to his plane.

But then the truth was learned. At the moment that the band began and the leaders shook hands for the cameras, a clever longtime soldier assigned to an elite Border Guard unit, thought, great time to kill myself. And just when he was in perfect position; 100 yards from the ceremony with a 400 yard range rifle, on a roof, with the politicians in his sites! Darn.

Plus, he didn't just choose the right moment to die noticed, his dying post was perfect. If he shot himself from a roof, maybe he could arrange for his body to fall off the roof, too. And best of all for the full drama, he decided to kill himself in front of his, "guarding partner," and two women soldiers who fainted and were taken to the hospital. Now, we have seen Israeli woman soldiers after countless ghastly, hideous terror acts, where their sense of duty prevents open shows of revulsion. They don't faint. But today, TWO female soldiers fainted at the same moment and required hospital treatment, which would include terrifying scenarios of what would happen if they opened their mouths.

You see, the entire media was removed from the airport as soon as the shot was fired. No pesky "Kempler" films, which revealed the Shin Bet's role in the Rabin murder, would suddenly appear, exposing the murderers, maybe this time for good. The eye-witnesses just needed coaching under duress.

Now if I was investigating this latest incident, suspect number one would be the victim's partner. However, I know from my Rabin expose, the coverup has already begun in earnest. All relevant physical and ballistic will be rigged to suit the crime and the eye-witnesses will become quiet, like the Rabin family.

I admit, this is early in the game, but still, from what you know about suicide, would anyone really kill himself on the job, without a note? Would he really wait for them to strike up the band to cover his shot? Some attention seeker. He shoots himself just as Peres, Olmert and Sarkozy are hand-hugging, but makes sure the band covers up the act.

There is nothing conclusive here. Just the proper balance of suspicion and intelligence so you take the official explanations with a hugely delicious special double grain of salt.

Border cop dies from self-inflicted shot at Sarkozy farewell
Haaretz – June 25, 2008

A border policeman shot himself dead on Tuesday 200 meters from where French President Nicolas Sarkozy was getting ready to board a plane ending his trip to Israel.

Bodyguards that heard the shot over the music being played by a band feared it may have been an assassination attempt, and rushed Sarkozy into the plane alongside his wife Carla Bruni, who ran up the stairs ahead of her husband.

Prime Minister Ehud Olmert and President Shimon Peres, who came to bid farewell to the French president, were hurried into their bullet-proof vehicles until the origin of the gunshot could be determined.

Shin Bet security service officials immediately ran toward where they had heard the shot, and found the border policeman, who was positioned on top of a building, lying on the ground below.

Officials soon ruled out the option that he accidentally shot himself before the fall, or that his gun misfired upon impact with the ground, and concluded that he apparently committed suicide using his M-16 rifle, causing him to fall off the building. An autopsy of the body confirmed their conclusion.

Border Police officials said the man, a member of the Druze community, had served as a border policeman for eight years since he was discharged from mandatory service in the Israel Defense Forces.
www.haaretz.com/hasen/spages/995777.html

Officer's family: He didn't commit suicide

The dead Border Guard officer was identified as Raid Asaad Ghanan, 32, of the Druze village of Beit Jan. his family members refused to believe that he had committed suicide.

"We scornfully reject the claims that our son took his own life," a family member said. "He was a kindhearted and happy person. He had a family and there was no reason for him to do such a horrible thing."

The officer's father, Asaad Ghanan, said that his son had left the house on Tuesday morning in good spirits.

"He had a family, he had friends, he had plans for the future and had no reason to commit suicide," the father said.

Naif, Raid's brother, said that the police representatives who informed the family of their son's death, had told them that the circumstances of the incidents were unclear and would be probed by an investigating officer.

"It is unthinkable that my brother took his own life. We believe this was an accident, or even an incident in which my brother was accidentally shot by one of the security officials in the area."

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Sarkozy quitte Israël: la famille du soldat ne croit pas au suicide
Par Rue89 | 25/06/2008 | 12H32
http://rue89.com/2008/06/25/sarkozy-quitte-israel-la-famille-du-soldat-ne-croit-pas-au-suicide

La cérémonie de départ de Tel Aviv de Nicolas Sarkozy, mardi, a été marquée par la mort d'un garde-frontière druze. Selon les médias israéliens, la famille du jeune refuse de croire à la thèse officielle du suicide. Une enquête a été ouverte.

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Incident à Tel-Aviv : suicide ou attentat ?
France Info - 25/06/2008 - 12:13 - Marie Blondiau
http://www.france-info.com/spip.php?article152585&theme=14&sous_theme=19

Officiellement, le tir qui a perturbé la cérémonie de départ du couple Sarkozy à l’aéroport de Tel-Aviv, hier, est lié au suicide d’un garde-frontière israélien. Une version que la famille du jeune homme réfute dans les médias locaux…

Le moment de panique aura été très bref. Quelques minutes à peine après le retentissement d’un coup de feu à 200 mètres du lieu où avait lieu la cérémonie de départ de Nicolas Sarkozy, la police israélienne désamorçait le début de polémique : il n’est question ni d’un attentat ni d’une tentative d’assassinat. Un soldat s’est suicidé avec sa propre arme.

Pour le père du jeune homme, pourtant, “celui-ci n’avait aucune raison de se suicider”. Interrogé par le quotidien Yédiot Aharonot, son frère cherche une explication différente : “il s’agit peut-être d’un accident, ou il a été tué par un autre garde israélien par erreur”. Peu après la panique, en effet, la radio publique israélienne évoque la possibilité que le jeune homme soit tombé du toit, ce qui aurait accidentellement déclenché son arme.

Une enquête est ouverte

Sur les images de la télévision israélienne, reprises par toutes les télévisions, comme dans les récits de tous les témoins présents, impossible de vérifier l’information. Seule certitude, la chronologie des faits. Le tir a retenti au moment où le couple Sarkozy disait au revoir au président israélien Shimon Peres et au Premier ministre Ehud Olmert. Immédiatement après, les gardes du corps éloignent les uns dans l’avion présidentiel, les autres dans des voitures. Puis l’alerte est levée.

Une enquête ayant été ouverte, les responsables de la police israélienne refusent de donner des précisions sur ces circonstances. La famille quant à elle réclame les vidéos enregistrées par la caméra de surveillance de l’aéroport Ben Gourion.

Raed Ghanen, le soldat décédé, était d’origine druze, une minorité musulmane du Proche-Orient.

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Incident à l'aéroport de Tel Aviv: la famille du mort doute d'un suicide
25/06/2008 - AFP - Il y a 3 heures
http://afp.google.com/article/ALeqM5i3iCyrEathwGqzgDAeMrC6tWqTMA

JERUSALEM (AFP) — La famille d'un garde-frontière israélien d'origine druze, dont la mort a perturbé mardi la cérémonie de départ du président français Nicolas Sarkozy à l'aéroport de Tel Aviv, refusait mercredi de croire à la thèse officielle du suicide, selon les médias.

La police israélienne a déclaré mardi que l'homme de 32 ans, Raed Ghanen, originaire de Beit Dajan, une localité du nord d'Israël, s'était donné la mort au moment où M. Sarkozy et son épouse Carla prenaient congé du Premier ministre et du président israéliens, MM. Ehud Olmert et Shimon Peres.

Une enquête a été ouverte sur le suicide par balle, a indiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Mais le frère du garde-frontière, Nayef, a affirmé à Ynet, le site du quotidien Yédiot Aharonot, ne pas croire à un suicide.

"Il n'avait aucune raison d'attenter à sa vie, il s'agit peut-être d'un accident, ou il a été tué par un autre garde israélien par erreur", a-t-il déclaré.

Son père Assad a pour sa part raconté que son fils avait quitté mardi matin son domicile pour rejoindre son unité et avait le moral.

"Il avait une famille, une maison, des amis, et des projets pour l'avenir, et il n'avait aucune raison de se suicider", a souligné le père.

Son frère a précisé qu'un représentant de la police était venu informer la famille qu'une enquête avait été ouverte sur les circonstances de la mort de son frère.

La famille a engagé un avocat afin d'obtenir une enquête "complète et détaillée" ainsi que l'accès aux vidéos enregistrées par les caméra de surveillance de l'aéroport Ben Gourion.

La mort du garde-frontière a brutalement interrompu la cérémonie de départ du président Sarkozy et déclenché l'alerte des services de sécurité.

Selon les images diffusées à la télévision israélienne, le coup est parti au moment où le Premier ministre israélien Ehud Olmert embrassait Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du dirigeant français, et que le président israélien disait au revoir à son homologue.

Des gardes du corps se sont alors précipités vers les participants à la cérémonie.

Carla Bruni-Sarkozy, en pantalon noir, a immédiatement monté à pas rapides les marches de la passerelle d'embarquement, escortée par un garde du corps.

Le président français a en revanche gravi les marches calmement, faisant même un signe d'au-revoir à ses hôtes. La porte de l'appareil a été brièvement fermée à titre de précaution.

Des gardes du corps israéliens ont de leur côté escorté le Premier ministre Olmert et le président Peres vers leur voiture blindée respective.

Une fois l'alerte levée, MM. Olmert et Peres sont montés à bord de l'avion présidentiel français pour prendre congé de M. Sarkozy et lui expliquer que le coup de feu n'était pas lié à une "tentative d'attentat terroriste", a précisé la radio militaire.

L'incident s'est produit à l'issue de la visite de trois jours en Israël et les Territoires palestiniens de M. et Mme Sarkozy. Ce séjour était la deuxième visite d'Etat d'un président français après celle de François Mitterrand en 1982.

Les Druzes, minorité musulmane hétérodoxe du Proche-Orient, comptent quelque 300.000 personnes disséminées entre la Syrie, le Liban et Israël.

En Israël, cette communauté comptait 120.000 personnes à la fin de 2007, soit 1,7% de la population. Ce chiffre n'inclut pas les quelque 18.000 Druzes qui vivent sur le plateau du Golan, conquis en Israël en 1967 et annexé en 1981.

Les Druzes israéliens, contrairement aux Arabes israéliens, sont tenus d'effectuer leur service militaire. Ils sont particulièrement nombreux dans les rangs des garde-frontières qui dépendent de la police.
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« Répondre #221 le: 26/06/2008 - 17:21:44 »

Voila un exemple type du terrorisme d'état et de la traîtrise ainsi que de la complicité fourbe et hypocrite anti-musulmans et anti-arabes de la Suisse.

Dans cette 3 ème guerre mondiale, aucun arabe ou musulman ne sera à l'abri même pas les plus riches ou les plus serviles ou les plus vassal ou les plus traîtres. Leurs richesses et corruptions ne leur serviront à rien et surtout méfiez-vous de la traîtrise et avidité suisse complice de la spoliation des pays musulmans et arabes incluant l'Algérie. Vous les spoliateurs musulmans et arabes vous serez les prochains dans la liste des spoliés, exemple de youssef nada, comme vos frères que vous avez déjà bêtement trahi et spolié par ignorance, débilité, méchanceté gratuite et avidité.


L’incroyable histoire de Youssef Nada
Guerre contre le « terrorisme »


par Silvia Cattori Mondialisation.ca, Le 13 juin 2008
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=9319
Le site de Silvia Cattori http://www.silviacattori.net/

Sous couvert de lutte « anti-terroriste », les Etats-Unis et l’Union Européenne ont accordé des pouvoirs illimités aux services de renseignements secrets et aux polices. Des mesures d’exception, hors de toute prérogative judiciaire, instaurées de façon provisoire en 2001, sont devenues permanentes. Depuis septembre 2001, au moins 80’000 personnes de confession musulmane essentiellement, auraient été kidnappées, enfermées dans des prisons secrètes, torturées par des agents de la CIA et du FBI notamment. Des centaines d’autres, ont été inscrites sur la « liste noire » de l’ONU. C’est ce qui est arrivé à l’homme d’affaire Youssef Nada, 77 ans, citoyen italien d’origine égyptienne. Accusé par G.W Bush de financer Al-Qaïda, après deux enquêtes qui ont pourtant débouché sur un non lieu, M. Nada n’arrive pas à faire radier son nom de la « liste noire » (*). Ses avoirs demeurent gelés, tout déplacement hors des frontières nationales lui est interdit. Il ne peut pas sortir de Campione – une enclave italienne en territoire suisse - où Silvia Cattori est allée le rencontrer.

Silvia Cattori : Ayant été amené à connaître le détail de votre incroyable histoire, M. Dick Marty a dénoncé l’injustice que vous subissez. Il s’est tout particulièrement appuyé sur votre cas dans son rapport du 19 mars 2007 au Conseil de l’Europe [1]. Malgré cela, vous demeurez inscrit sur la liste des présumés soutiens au terrorisme, privé de liberté, car mon pays continue d’appliquer contre vous les sanctions de l’ONU. Vous vivez en Italie et vous êtes gardé en otage par la Suisse ?! Je crois que nous sommes nombreux à être révoltés par le supplice que la Suisse continue de vous imposer !

Youssef Nada : Vous ne pouvez pas dire que c’est le « pays, la Suisse ». Les citoyens sont une chose, la politique en est une autre. Il est vrai qu’en Suisse, les gens sont tolérants, pacifiques et neutres. Ce n’est pas seulement le Gouvernement qui est neutre, les gens eux-mêmes sont neutres. Mais M. Dick Marty a montré qu’il en était le plus bel exemple. Quand vous suivez ce qu’il fait, vous lisez ce que sa pensée exprime, vous comprenez que vous êtes là en présence d’un homme profondément humain. Les risques qu’il a pris en acceptant d’enquêter sur les « Extraordinaiy Renditions » [2] personne n’a accepté de les prendre avant lui. Tous les politiciens savent ce qui se passe, mais personne n’a le courage de parler. C’est le seul qui ait eu ce courage. Ceci pour vous dire que, bien que je respecte tous les Suisses, je respecte par-dessus tout M. Marty, et non pas seulement partant de l’attitude qu’il a eu à mon égard. Le courage qu’il a de parler des gens qui sont laissés sans justice ni espoir, face à la plus grande puissance, est unique.

Silvia Cattori : M. Marty s’est conduit de manière exemplaire. Pas les médias malheureusement. Vous les mettez du reste vivement en cause, sur votre site personnel [3]. Est-ce à dire que les journalistes sont en première ligne dans cette guerre ?

Youssef Nada : Certains journalistes et certains médias sont honnêtes. On ne peut pas généraliser. Il y a beaucoup de gens honnêtes, dans les médias, qui font bien leur travail et cherchent à établir les faits dans l’intérêt du public. Chaque mois, je reçois entre 15 et 20 journalistes. Des chaînes de télévision sont venues, deux de France, deux de Grande Bretagne, une d’Autriche, deux d’Allemagne, deux d’Italie, une d’Espagne, d’autres du Moyen-Orient et d’Extrême-Orient. Certains de ces journalistes sont très honnêtes. Certains autres ont un agenda particulier et font toutes sortes d’amalgames : ils s’appuient en partie sur les informations que je peux leur donner, en partie sur leur idées préconçues et ils mélangent le tout. Mais il y a également des journalistes qui, même sans m’avoir jamais rencontré, ont présenté mon cas de façon très correcte.

Silvia Cattori : Cela a dû être une épreuve terrible ! Chaque jour vous étiez confronté à de nouvelles accusations, toutes plus invraisemblables et accablantes les unes que les autres, sans pouvoir les rectifier !

Youssef Nada : Dans les affaires, on se heurte à beaucoup de surprises. J’ai été dans les affaires pendant 55 ans ; naturellement, chaque semaine, j’avais une surprise. Je suis devenu résistant aux surprises. Je suis à la fin de ma vie. Pour moi, ce qui arrive maintenant est comme ce qui pourrait arriver demain ou après demain.

Silvia Cattori : Sur votre site, parmi ceux des journalistes qui ont dû particulièrement vous blesser, vous avez mentionné Guido Olimpio [4], Richard Labévière [5], Sylvain Besson [6]. Qu’est-ce que vous leur reprochez en particulier ?

Youssef Nada : Je considère que les journalistes que vous venez de citer pouvaient poursuivre des objectifs cachés, ou avoir été motivés par la haine. Ils m’ont attaqué par des mensonges. Je l’ai expliqué sur mon site.

Silvia Cattori : Avez-vous rencontré M. Sylvain Besson, qui a écrit un livre qui vous met gravement en cause ? Livre qui est sorti, du reste, après mai 2005, c’est-à-dire après que toutes les actions ouvertes contre vous aient été fermées pour absence de preuves et que le Procureur fédéral suisse ait été blâmé pour ses actions par le Tribunal fédéral .

Youssef Nada : Je n’ai jamais accepté. Il a essayé. Il n’a pas seulement essayé, il est venu ici sonner à ma porte. Je lui ai dit : « Je suis désolé ; je vous ai déjà dit au téléphone que je ne vous recevrais pas ».

Silvia Cattori : Selon vous, pourquoi autant de journalistes se sont-ils acharnés à vous démolir à ce point ? Était-ce par erreur ? Ou avaient-ils un objectif spécifique ?

Youssef Nada : Certains d’entre eux ont un objectif spécifique ; certains d’entre eux peuvent travailler comme espions pour des services étrangers, je ne sais pas pour lesquels. Mais il n’y a pas de doute qu’ils ont fait des erreurs, qu’ils sont sortis du chemin. Il n’y a aucun doute qu’ils ont un objectif spécifique. Je ne veux pas développer ici. J’ai une action en justice ouverte au Tribunal contre M. Guido Olimpio [7]. Il y a une autre grosse affaire pour les dommages, une affaire civile. Le Tribunal a accepté de transférer l’affaire au Tribunal civil de Milan.

Silvia Cattori : Toutes ces campagnes antimusulmanes n’ont-elles pas un ennemi commun : la guerre de dépossession que mène Israël contre ses voisins arabes depuis 1948 ? Les accusations que M. Olimpio, a portées contre vous, dans son article du 20 octobre 1997, où il affirmait que vous financiez le Hamas, auraient très bien pu émaner des milieux du « Renseignement » israélien ?

Youssef Nada : Au moment où il a écrit cet article, M. Olimpio travaillait pour "Le Corriere della Sera" à Milan. Au Tribunal, il a déclaré qu’il avait fait un témoignage, en 1996, sauf erreur, au Congrès et au Trésor des Etats-Unis, au sujet du financement au terrorisme ; témoignage dans lequel il nous avait inclus [la Banque Al-Tawqa et M. Nada].

Silvia Cattori : On peut donc supposer que les accusations de journalistes, comme Guido Olimpio et Richard Labévière, ont été utiles au développement de l’islamophobie ?

Youssef Nada : Je ne vois pas pourquoi il faudrait mentionner seulement ces deux noms ; alors qu’il s’agit d’une « bande », d’un réseau de gens liés entre eux [8]. Cela dit, je ne veux pas m’embarrasser à me préoccuper d’eux plus que cela. J’ai à me défendre, c’est tout. Ce qu’ils font, et pour le compte de qui, n’est pas intéressant pour moi. Assurément, ils ont un objectif spécifique ; quel objectif, je ne sais pas. Je ne les ai jamais rencontrés. Si je les avais vus, peut-être que je pourrais comprendre leur motivation. Je ne les considère pas comme très importants. Il est vrai qu’ils ont mis de l’huile sur le feu, mais ils ne sont rien pour moi.

Silvia Cattori : L’objectif de ceux qui ont été à l’origine de la cabale contre vous n’était-il pas de viser, en le compromettant par des informations émanant du « Renseignement », un opposant égyptien influent au Président Moubarak - celui-ci est un allié important d’Israël- et qui, last but not least, fait partie des « Frères Musulmans », combattus aussi bien par M. Moubarak que par Israël ? Répandre la rumeur que votre banque « versait de l’argent au Hamas » -qu’Israël qualifie de « branche des Frères musulmans »- n’était-ce pas une manière de fournir à M. Bush de quoi accuser les associations caritatives musulmanes d’être liées au terrorisme, et convaincre les pays européens de les lister ? Comme cela s’est passé du reste ?

Youssef Nada : Je ne vais pas me poser plus de questions que cela pour deviner qui est derrière eux et pourquoi. Je n’ai pas les moyens d’approfondir ces questions.

Silvia Cattori : La stratégie des Etats-Unis et d’Israël depuis 1990 est claire : entretenir un climat de peur au sujet des « terroristes », quitte à les fabriquer, pour faire accepter la mise en place de mesures situées en-dehors de tout cadre légal.

Youssef Nada : Ce que nous avons entendu comme accusations venait de l’administration des Etats-Unis, pas d’Israël. Tous avaient déjà accepté dès le début. M. Bush avait dit : « Vous êtes, ou avec moi, ou contre moi ». Et alors les suiveurs ont dit : « Nous sommes avec toi ».

Silvia Cattori : Mais, si les Etats européens ont accepté avec une telle facilité l’instauration des procédures d’urgence voulues par les Etats-Unis, n’est-ce pas parce qu’il y a eu également, de la part des médias, tout ce travail de mise en condition sur le « danger islamiste » dont vous avez été vous-même la première victime ?

Youssef Nada : Cette « menace terroriste » ne tient pas debout. En Europe, au cours des 30 dernières années, vous avez entendu parler de Baader et Meinhof, des Brigades Rouges, de l’ETA, des crimes de Cosa Nostra, de l’IRA, de toutes ces actions de terreur criminelle qui se sont passées, et que l’Europe a absorbées. Cela n’a pas ruiné la vie des Européens ! Les gouvernements ont pris des mesures, ils ont contenu ces activités criminelles, et ils les ont absorbées. Et cela a passé. Il y a eu une vague d’actions insensées, une vague de crimes – il y avait là des criminels, et il est vrai que c’était des crimes organisés - mais la démocratie et l’Etat se sont montrés capables, par des mesures légales, au travers de la loi, de les absorber et de les contenir ; sans se mettre hors la loi.

Mais, quand quelque chose se produit aux Etats Unis –personne jusqu’ici ne sait qui sont les vrais commanditaires de l’attentat de New York ; si c’est Oussama Ben Laden ou d’autres– le monde entier doit en payer le prix !

Silvia Cattori : Dans son livre intitulé « Innocent Victims in the Global War on Terror », le Dr. M.A. Salloomi [9] documente le fait que les États-Unis et les pays occidentaux bloquent l’argent des ONG musulmanes, des organisations humanitaires musulmanes, sous prétexte qu’elles alimentent le terrorisme. On comprend fort bien au travers de cette étude, qu’un des buts d’Israël et des États-Unis a été de faire interdire toute aide financière et humanitaire pouvant aller de ces ONG aux victimes de cette « Guerre contre le Terrorisme ». Ces restrictions font manifestement partie de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis sur divers front. On écrase un pays, on isole et affame les gens -comme à Gaza- et on attend qu’ils se rendent. Les associations caritatives musulmanes en Palestine sont aujourd’hui pénalisées par ces mesures antiterroristes qui frappent également le Hamas. Leurs fonds sont gelés.

Youssef Nada : C’est un malentendu. S’il est vrai que certains de ces terroristes -ou ceux qui appartiennent à cette nouvelle forme de terrorisme qui est apparue et a explosé partout- se sont trouvés être des musulmans, cela ne signifie pas qu’ils se conforment à l’Islam.

Je ne parlerai pas du Hamas, c’est une autre affaire. Le Hamas est complètement en-dehors de mon dictionnaire. De toutes les manières, le Hamas est en-dehors de la question. Je n’en parle absolument pas ; je ne veux pas avoir davantage de problèmes et l’affaire en question est toujours en cours. Je n’en parle pas, parce que l’une des principales accusations que les autorités états-uniennes ont portées contre moi était celle qu’avait portée Guido Olimpio.

Le Trésor des Etats-Unis a repris ce que ce journaliste avait affirmé : à savoir que la banque Al Taqwa avait donné « 70 millions au Hamas ». En premier lieu, comment cela aurait-il été possible alors que le capital de la banque Al Taqwa était de 50 millions ? En second lieu, nous, les banquiers sommes soumis à des règles ; nous avons un auditeur. « Deloitte & Touche » est un des trois grands cabinets d’audit dans le monde. Ces gens ne sont pas aveugles lorsqu’ils enquêtent ! Lorsqu’ils auditent ou comptabilisent ils peuvent tout vérifier. En outre, nous présentons tous nos rapports d’audit à la Banque centrale des Bahamas. Eux non plus ne sont pas aveugles.

Pour revenir à la question des « terroristes » et de l’Islam je précise ceci : ces gens n’ont rien à voir avec l’Islam. Ces gens, s’il se trouve qu’ils sont musulmans, se sont emparés de l’Islam et lui ont tordu le bras pour servir leurs propres objectifs.

En ce qui me concerne, je suis membre des Frères Musulmans depuis l’âge de 17 ans. J’en fais toujours partie ; et j’en ferai partie jusqu’à ma mort. Cela est une chose ! Mais dire que ce que font des criminels est accepté par l’Islam est une toute autre chose. Nous ne l’acceptons pas. Nous les condamnons – nous n’avons pas peur, ce n’est pas parce que nous aurions peur que nous les condamnons – nous faisons face à tout et nous sommes prêts à faire face même à la mort. Quand nous disons que nous les condamnons, cela signifie que nous les condamnons. Et quand nous disons que l’Islam n’accepte pas cela, cela signifie que l’Islam, que nous connaissons et en lequel nous croyons, n’accepte pas cela.

Silvia Cattori : Quand M. Olimpio a laissé entendre qu’un membre des « Frères musulmans » -c’est-à-dire vous-même- finançait le Hamas, ce dernier n’était pas encore formellement inscrit sur une « liste terroriste » [10]. La propagande d’Israël, alors, s’attachait déjà à le délégitimer, à amener les instances internationales à le considérer comme entité « terroriste ». Vous connaissez la suite : Israël et les Etats-Unis ont réussi au delà de toute prévision. [11]

Youssef Nada : Quand il a dit que je finançais le Hamas il n’a pas pu le prouver. Cela démontre que leurs accusations étaient fausses. Si cela avait été vrai, ils auraient pu le prouver. Laissez-moi vous dire que j’ai été poursuivi dans deux pays, en Suisse et en Italie. En Suisse, l’enquête du Procureur a duré depuis le 7 novembre 2001 jusqu’au 31 mai 2005 ; jusqu’au moment où le Tribunal fédéral lui a intimé de clore le dossier. La justice italienne a ouvert une enquête en novembre 2001, quand la Suisse lui a demandé de faire une razzia dans notre maison, et d’emporter tous les documents qu’ils trouveraient.

Lorsque la Suisse a fermé le dossier, nous avons demandé à l’Italie de le clore aussi. Le dossier a été clos. Ceci, sans que j’aie été à aucun moment interrogé par les Italiens.

Les enquêteurs suisses m’ont interrogé sur « les Islamistes » partout dans le monde, sur mes impôts, sur ma nationalité, comment je l’avais obtenue, sur ma famille, sur mon argent, sur tout, mais ils ne m’ont jamais dit un seul mot concernant le Hamas. Parce qu’ils savent que je n’ai rien à voir avec ce mouvement.

Silvia Cattori : Il demeure que le mal est fait. Les journalistes que vous avez désignés ont fait de vous une personne suspecte, déjà rien qu’en insistant sur votre appartenance aux Frères Musulmans ! Mouvement que des auto- proclamés « experts en terrorisme » se sont souvent employés à présenter comme le fer de lance d’une idéologie qui mène au fanatisme.

Youssef Nada : Je me sens honoré de faire partie des Frères Musulmans. Je ne vois rien de mal à cela. C’est un honneur pour moi. Ceux qui écrivent ces choses sur les Frères Musulmans sont des ignorants qui copient ce que les tyrans au pouvoir au Moyen-Orient disent à leur sujet. Ce sont des gens qui ne connaissent rien des Frères Musulmans.

En politique, vous allez découvrir bien des choses ; c’est de la politique. Quand vous politisez la justice, tout s’effondre. C’est ce qui se produit maintenant.

Silvia Cattori : Quand vous lisez des articles où l’on s’attache à démontrer que les Frères Musulmans sont liés au Hamas, ou à Al-Qaïda, qu’est-ce que ce genre d’interprétation vous inspire ?

Youssef Nada : C’est de l’ignorance. Ceux qui affirment cela sont des ignorants. Les Frères Musulmans sont une philosophie, pas une organisation. Les Frères Musulmans, dans chaque pays, sont complètement indépendants les uns des autres. Je vous donne un exemple : au Maroc, les Frères Musulmans sont dans le Gouvernement, ils ne sont pas dans l’opposition. Ce n’est pas une question de « branches » comme certains le disent.

Les Frères Musulmans ne sont pas une organisation, c’est une manière de penser. Vous pouvez rencontrer aux Etats-Unis, des personnes qui pensent de la même manière, qui sont inspirées par ce courant de pensée, et qui appartiennent donc aux Frères Musulmans ; vous pouvez en rencontrer en Russie, en Chine, en Indonésie, et cela est un fait. Les services de la CIA disent que nous sommes présents dans 70 pays, et cela est vrai. Ils n’en ont oublié que deux, parce que nous sommes présents dans 72 pays. Mais dans chaque pays, tout un chacun est complètement indépendant. Personne ne peut les influencer. Ils sont ensemble dans leur manière de penser, mais ils ne sont pas ensemble dans leurs actions.

Silvia Cattori : Mais en ce moment les associations qui aident les plus démunis dans les pays musulmans n’ont plus d’argent à distribuer parce que leurs fonds ont été gelés, criminalisés. Et la population de Gaza, affamée par Israël, privée de toute aide, s’éteint à petit feu.

Youssef Nada : Vous revenez à nouveau à la Palestine et à Gaza ; de cela, je ne veux pas parler. Mais quand vous parlez de charité, dans tout autre lieu, elle est constituée de deux parties : l’une est personnelle, l’autre est gouvernementale. Les gouvernements peuvent couper de leur aide des entités précises. Mais pour l’aide qui est personnelle, qui va de la poche des riches directement aux pauvres, personne ne peut l’arrêter.

Silvia Cattori : Ceux qui vous ont pris pour cible savaient le profit politique qu’ils pouvaient tirer en criminalisant un banquier d’origine égyptienne, membre des Frères Musulmans. Répandre l’idée que les fonds de cette banque arabo-égyptienne, basée à Lugano, servaient à financer le terrorisme international n’était-il pas leur principal objectif !? Un exemple qui leur donnait l’occasion de faire passer des procédures de contrôle planétaires qui donnaient tous les pouvoirs aux services secrets ?

Youssef Nada : Vous mettez en parallèle mon affaire ! Mais elle est terminée, mon dossier est clos. Personne n’a jamais pu prouver que j’aie été lié au terrorisme ou que je l’aie soutenu où que ce soit dans le monde. Mon cas est complètement clos.

En dépit du fait que les enquêtes ouvertes contre moi ont abouti à un non-lieu, je n’ai plus de compte en banque, je n’ai plus de carte de crédit, je n’ai pas d’argent [12], je ne peux pas sortir de Campione. Je dois continuer de me battre, pas seulement pour faire sortir mon nom de la « liste noire », mais pour mon honneur et pour mon nom.

Silvia Cattori : Vous êtes innocenté, nous le savons bien aujourd’hui. Mais ceux qui vous ont accusé savaient parfaitement que vous n’étiez pas coupable ; je cherche à comprendre pourquoi ils s’en sont pris à vous ?

Youssef Nada : Si vous en connaissez la raison, dites la moi.

Silvia Cattori : Tout est si bien organisé ! Cela ne peut pas être le fait du hasard ?

Youssef Nada : Ce sont ce qu’on appelle les « Renseignements » qui organisent ces choses-là, ce sont les États. Pas quelques individus.

Silvia Cattori : « On se sert du terrorisme pour faire peur et pour restreindre les libertés fondamentales » observait M. Dick Marty [13]. Selon l’hypothèse que les Etats Unis, et Israël - car votre affaire commence en 1997, avant les attentats de New York - avaient besoin, pour frapper des mouvements de résistance comme le Hamas, de bloquer tout financement versé à des associations caritatives musulmanes, il leur fallait fabriquer un exemple qui, répercuté par les médias de façon planétaire, allait faire son chemin, préparer les futures lois répressives ?

Youssef Nada : Mais le dossier est clos. Si, comme vous l’avez dit, ils veulent faire cet exemple, mon cas est clos.

Silvia Cattori : Votre cas est clos mais, d’un autre côté, l’administration Bush a réussi à faire passer toutes les lois antiterroristes, contraires au droit international, qu’elle voulait. Elle a mis en place, y compris en Europe, des systèmes de surveillance par les services secrets pour contrôler les financements et couper les organisations caritatives musulmanes de ressources financières. Elle a réussi à vous détruire, à vous empêcher de voyager et de jouir de vos propres biens !

Youssef Nada : D’accord, mais il y a une différence entre dire « ils ont réussi avec moi », ou « avec les autres ». Je ne suis pas l’avocat des autres. Pour les autres je ne sais pas. Avec moi, ils ont réussi, oui. Ils ont réussi à me détruire complètement, oui.

Quant à m’empêcher de faire la charité ils n’ont rien pu réussir, puisque je n’avais pas d’organisation de charité, j’étais un banquier, pas une organisation de charité. À l’origine, je suis Égyptien. L’Égypte est remplie de pauvres gens ; de gens qui dorment dans les rues et dans la boue et qui n’ont pas un morceau de pain à se mettre sous la dent. Je peux vous assurer que, quand je disposais de mon argent, et que j’aidais de pauvres gens, pas un seul penny n’est allé à quiconque utilise la violence, ou travaille avec des gens utilisant la violence.

Silvia Cattori : Depuis que M. Sarkozy a été élu à la présidence il a multiplié les éloges à d’adresse du Président égyptien [14]. Lors de sa conférence de presse depuis le Palais de l’Elysée en janvier 2008 il a déclaré : « Il faut aider monsieur MOUBARAK en Egypte, (…) parce que, qu’est-ce qu’on veut là-bas, les frères Musulmans ? » Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Youssef Nada : Qu’il est ignorant, qu’il ne sait pas ce qui se passe là-bas. Qu’il ne sait pas qui est Moubarak. Qu’il ne sait pas ce que sont et font les Frères Musulmans. Il a juste fait siens les dires d’autres gens ; c’est exactement ce que j’ai expliqué sur mon site web. Quelqu’un se renseigne auprès d’autrui, il est ignorant, et il tire son ignorance de ceux qui sont encore plus ignorants que lui, et qui le considèrent comme bien informé.

Silvia Cattori : Cette manière constante de stigmatiser les « Frères Musulmans », et de présenter Moubarak comme le sauveur a valeur de parti pris ?

Youssef Nada : Il faut savoir si ces personnalités défendent la démocratie, ou les tyrans et la dictature ? S’ils défendent la démocratie, ils ne pourront jamais dire que Moubarak « est bon ». S’ils acceptent la dictature, les choses sont claires.

Savez-vous ce qui est arrivé en avril alors même que je suis empêché ici de sortir de Campione ? Moubarak m’a envoyé devant un Tribunal spécial militaire [15], en même temps que 40 autres personnes, prétendant que je finançais les Frères Musulmans à hauteur d’un « milliard de dollars ». Pouvez-vous vous imaginer cela ? Je suis ici, confiné, je ne peux pas sortir de Campione, je n’ai plus de compte en banque, car tout est gelé et contrôlé dans le cadre des sanctions de l’ONU, et Moubarak a proclamé que j’ai financé les « Frères Musulmans » pour un milliard de dollars !?

Comment peut-on affirmer des choses pareilles ? Le Tribunal a rejeté le cas et a dit – cela est écrit dans le procès-verbal du Tribunal – que l’accusation était sans fondement. Il a demandé que les 40 accusés soient immédiatement relâchés. Arrivés à la porte du Tribunal, ils ont à nouveau été arrêtés. Ils ont été renvoyés devant un autre Tribunal. Le second Tribunal a dit la même chose. Relâchés, ils ont été ré-arrêtés une troisième fois. Après ces trois rejets par les tribunaux ordinaires, Moubarak a constitué un Tribunal militaire. Il a envoyé des civils devant un Tribunal militaire ! Le Tribunal militaire a lu la sentence écrite par Moubarak.

Alors, si M. Sarkozy dit qu’il soutient Moubarak, très bien, cela indique qu’il aime la dictature. Cela veut dire que c’est son opinion sur la démocratie ; qu’est-ce que je puis dire d’autre ?

J’ai reçu le procès-verbal présenté au Tribunal par la Sécurité. Il dit ceci : « Après une enquête approfondie qui nous a pris longtemps, nous avons découvert que M. Nada possède la nationalité suisse » -ce qui est un mensonge parce que j’ai la nationalité italienne et non pas la nationalité suisse. Il dit également que « M. Nada a parlé sur la chaîne Aljazeera et il a attaqué le Président ».

Silvia Cattori : Et cela est vrai ?

Youssef Nada : Oui.

Silvia Cattori : C’est pour vos interventions sur la chaine Aljazeera que M. Moubarak vous considère comme un ennemi ?

Youssef Nada : Il ne dit pas ennemi de la dictature, mais « ennemi de l’Egypte ». On réduit l’Egypte à une personne. 80 millions d’Egyptiens à une personne.

Silvia Cattori : Vous êtes connu en Egypte ?

Youssef Nada : Mon cas est connu là-bas. Ceux qui le suivent savent que je suis innocent. J’ai la tête haute et je ne la courberai pas.

Silvia Cattori : La justice n’a rien pu vous reprocher et vous demeurez emprisonné dans votre maison. Comment ressentez-vous cette injustice ?

Youssef Nada : J’ai l’habitude. Avant de venir en Europe – je suis venu en Europe en 1969, j’avais 28 ans – j’ai vécu 20 ans sous une dictature ; j’ai l’habitude. S’ils sont sortis de la légalité pour me mettre ici dans une trappe, illégalement, je suis habitué à être traité illégalement par les dictateurs.

Le Tribunal fédéral suisse a écrit dans sa décision adressée au Procureur de la Confédération :
- L’accusé doit savoir de quoi on l’accuse, et vous ne lui avez jamais dit de quoi il était accusé.
- Il était permis que l’enquête prenne plus de temps parce que vous avez eu à vous adresser à plusieurs instances juridiques dans quantité d’autres pays, et peut-être que leurs réponses tardaient. Un an, deux ans, trois ans pourraient être acceptés mais, au delà, vous n’avez pas le droit de laisser le dossier ouvert. Soit vous avez des preuves contre M. Nada et vous le déférez au Tribunal, soit vous n’en avez pas, et vous fermez le dossier.

Le 31 mai 2005 Procureur de la Confédération suisse a déclaré qu’il n’y avait aucune preuve et il a clos l’enquête.

Silvia Cattori : Vous êtes privé de liberté mais, au moins, vous n’êtes pas comme les détenus en Egypte, torturé !?

Youssef Nada : Non, je n’ai jamais été torturé de ma vie. M. Besson a prétendu que j’avais dit avoir été torturé. Ce n’est pas vrai, je n’ai jamais dit que j’avais été torturé. J’ai été arrêté en Egypte en même temps que d’autres. Ils nous ont embarqués, mis dans un camp de concentration, sans aucun jugement. La seule question qu’ils m’ont posée était : « Quel est votre nom, le nom de votre père, le nom de votre mère, et quelle est votre adresse ». Après deux ans, ils m’ont relâché sans explication.

Cela s’est répété, ici, en Suisse ; ils ont confisqué mon passeport, mes cartes de crédit, et m’ont gardé aux arrêts domiciliaires dans les 1,6 kilomètres carrés de Campione. Quand ils ont fermé le dossier d’enquête ils ont déclaré qu’il n’y avait aucune preuve d’actions illégales ou d’infractions, mais je me trouve toujours dans la même situation que s’il y avait des preuves que je suis coupable.

Où est la loi, où est la démocratie ? Est-ce cela la Suisse démocratique, le pays réputé pour son attachement à la loi et aux droits humains ? Si cela n’est pas corrigé, ce sera une tache noire sur la claire histoire de ce beau pays.

Silvia Cattori : Vous avez tout perdu à cause de journalistes qui vous ont assimilé, vous et votre banque, à Ben Laden. Avez-vous l’intention d’ouvrir une action en justice contre ces gens qui ont totalement ruiné votre vie ?

Youssef Nada : Ce ne sont pas les journalistes, c’était quelque chose de trop important pour que de tels gens aient pu le faire. Ils ont juste jeté quelques pierres mais le mal a été fait par d’autres personnes bien plus importantes qu’eux. Ma vie est courte désormais. Mais je dois continuer de lutter jusqu’à ma mort. Je dois me battre au Tribunal, pour supprimer cette injustice. J’ai de bons avocats. Ils m’assistent où cela est permis, sous condition que, lorsque le Tribunal déterminera les dommages, ils seront payés. Par exemple, lors du procès que j’ai gagné à Bellinzona, le Tribunal a demandé de défrayer l’avocat ; il a reçu environ 80’000 francs suisses.

Je n’ai plus d’argent (gelé par l’ONU ndr) mais je fais partie d’une tribu d’environ 10’000 personnes ; ils ne me laisseront jamais souffrir de la faim ; ils me donnent ce qu’il me faut de nourriture mais pas d’argent.

Silvia Cattori : M. Guido Olimpio, qui est à l’origine des accusations qui ont été retenues contre vous, vous a-t-il jamais demandé pardon ?

Youssef Nada : Je ne sais pas si ce que vous dites est vrai ou pas ; mais, comme je vous l’ai dit, j’ai la tête haute et je ne la courberai jamais. J’ai été habitué à vivre sous une dictature, et je me considère, maintenant, sous une dictature.

Silvia Cattori : Et M. Labévière, quand vous avez été innocenté par les tribunaux, s’est-il exprimé pour réviser ses dires, ou a-t-il disparu ?

Youssef Nada : Il a disparu. Pour moi, ce n’est qu’un menteur, un homme sans noblesse, je l’ai oublié ; ce n’est que lorsque vous, ou d’autres, évoquent son nom que je me rappelle ses mensonges et sa nature.

Silvia Cattori : La manière avec laquelle ces quelques journalistes vous ont dépeint, est ahurissante !

Youssef Nada : C’est une vague d’Islamophobie. L’histoire nous fournit beaucoup d’exemples d’injustice. Les juifs ont été confrontés par le passé à cette situation ; ils n’ont pas été traités comme des êtres humains. Ils ont été traités de façon injuste. Avec le temps, ils se sont relevés. Ceux qui ont maltraités les juifs, je crois qu’ils ont été un jour confrontés à la justice.

Maintenant, si cela se passe contre les musulmans, il arrivera la même chose qui s’est produite avec les juifs. C’est un cercle, vous ne savez pas comment cela finira. La justice est la justice. Elle devrait être rendue à quiconque, que ce soit aux juifs, que ce soit aux musulmans, que ce soit aux chrétiens ou autres.

Quand je suis né, je suis né humain, pas musulman. Après, je suis devenu musulman ; mais, quoi qu’il en soit, nous avons beaucoup de choses qui nous lient tous : l’humanité que nous partageons.

Il y a des problèmes avec certains musulmans en Europe et on braque le projecteur sur des gens de basse classe qui sont ignorants, pauvres, qui n’ont pas eu accès à l’éducation ou même à une nourriture décente dans leur pays, du fait de la corruption de leurs gouvernements qui ont volé toutes les richesses de leurs pays. D’un autre côté, en Europe il y a beaucoup de musulmans instruits dans tous les milieux sociaux ou professions, des ingénieurs fortunés ou de la classe moyenne, des médecins, des juristes, des hommes d’affaire, des banquiers, des professeurs, etc. Ce sont des citoyens respectueux de la loi, adhérant à la démocratie, respectueux des autres et ouverts à eux, servant leurs sociétés. Ils sont des millions en Europe et on ne se focalise que sur ceux qui posent problème.

Mais, dites-moi, quand vous avez besoin d’ouvriers pour de sales besognes, les ordures par exemple - aucun Suisse ne veut ramasser les ordures - alors vous faites venir des gens. Ces gens, qui viennent d’une dictature, qui viennent de la pauvreté, qui viennent de pays sans soins de santé, sans système éducatif, et qu’on a habitués à être traités plus mal que des animaux, quand vous les amenez ici – ils sont les pauvres parmi les musulmans – si vous vous concentrez sur cette catégorie, sur leurs défauts et leurs mauvais comportements, personne ne peut nier qu’ils sont une réalité. Il aurait mieux valu éviter cela en amont, et les éduquer quand vous les amenez ici où il y a la démocratie, où la loi existe, où il n’y a pas de dictature, où vous devez respecter la loi ; et, alors, ils pourront faire les sales besognes que vous voulez qu’ils fassent.

Mais, les faire venir d’une dictature, et vous attendre à ce qu’ils soient comme vous, sans rien faire de votre côté pour les aider à changer. Le problème fondamental, le cœur du problème, c’est la dictature. Par exemple, pour revenir à ce que vous avez dit à propos de Sarkozy : il encourage Moubarak, il encourage la dictature, et il est le président d’un pays démocratique !

Silvia Cattori : Ne l’encourage-t-il parce que Moubarak défend les intérêts d’Israël et des Etats-Unis dans la région ? M. Sarkozy est leur meilleur allié aujourd’hui.

Youssef Nada : Vous passez à un autre sujet.

Silvia Cattori : Ces sujets sont liés.

Youssef Nada : Pour moi, non. C’est de la sale politique. Si vous oubliez les principes que vous prétendez défendre, c’est-à-dire la démocratie, et que vous soutenez la dictature, ce n’est pas une politique propre.

Mais, en ce qui me concerne, je suis un cas spécial.

Vous savez que la liste des Nations Unies concernant les soi-disant « terroristes » comprend 400 personnes et entités. Pensez-vous que le monde, les démocraties, dans le monde entier, soient menacées par 400 personnes ? Quelle sorte de démocratie est-ce donc ? Est-elle fragile au point que 400 criminels puissent changer la démocratie en dictature ? Ce Ben Laden qui est dans une grotte, dans une montagne, sans pouvoir en sortir, vous considérez qu’il est un très grand danger pour la démocratie dans le monde ? C’est gonfler une petite créature pour en faire un géant et avoir peur du géant ! C’est ça la respectable démocratie de ces dirigeants ?!

Silvia Cattori : C’est la raison pour laquelle c’est si préoccupant : car ce sont des mensonges qui préparent une prochaine guerre, contre l’Iran peut-être, et votre cas fait partie de cette longue guerre qui a commencé en Irak en 1991.

Youssef Nada : Mon cas est complètement différent.

Silvia Cattori : Alors, c’est juste par erreur ?

Youssef Nada : Non, c’est intentionnel. Mais je n’ai rien à voir avec les autres cas.

Silvia Cattori : Mais c’est un cas politique ?

Youssef Nada : Oui. C’est un cas politique, c’est vrai. Laissez-moi vous dire : toute ma vie, depuis mon enfance, même avant de rejoindre les Frères Musulmans, j’étais ouvert à mes amis dans une école primaire où il y avait des coptes orthodoxes, et où il y avait des juifs, et je suis resté ouvert à eux jusqu’à aujourd’hui. Je partage avec eux la même humanité ; nous sommes des humains. Nous différons ; un Chinois, un Japonais, diffère de moi, mais c’est un humain ; je partage avec lui tant de choses. Je diffère de lui sur quelques points, l’un d’entre eux est la religion ; cela ne signifie pas qu’il soit mon ennemi.

Silvia Cattori : Pourquoi une personne aussi distinguée et courtoise que vous…

Youssef Nada : (en riant) Quand vous le saurez, dites le moi.

Silvia Cattori : Vous ne semblez pas en colère vis-à-vis de ces gens qui vous ont fait souffrir.

Youssef Nada : Comme je vous l’ai dit, ayant vécu 29 ans sous une dictature, j’en ai l’habitude ; ce n’est pas nouveau. Pour vous c’est nouveau, parce que vous avez vécu dans une atmosphère démocratique, mais pour moi, je suis habitué à ce que les choses se passent en-dehors de la légalité. J’ai été traité en-dehors de la légalité.

Silvia Cattori : Quelle est, pour vous, la chose la plus difficile ?

Youssef Nada : Ma liberté ; je suis né homme libre et, maintenant, je ne suis pas un homme libre. On m’a volé mes droits.

Silvia Cattori : Et maintenant, votre téléphone est sous contrôle ?

Youssef Nada : Je ne m’en soucie pas parce que je ne dis rien de mal ; mais je ne suis pas un homme libre. Si je ne suis pas un homme libre, alors je peux m’attendre à tout ou à ce que ma liberté me soit enlevée ; et c’est ce qui s’est produit. Je ne suis pas un homme libre et je ne suis pas heureux sans ma liberté.

Silvia Cattori : Qu’en est-il de votre santé : êtes vous toujours préoccupé par des ennuis de santé ?

Youssef Nada : Ma main est cassée. J’ai aussi des saignements dans les yeux et aux artères du cou, mais je ne peux pas aller chez le docteur. Je ne peux pas consulter des spécialistes parce qu’il n’y en a pas à Campione. J’en ai besoin, mais ils me l’ont refusé. Il m’est interdit de sortir. Je leur ai demandé à plusieurs reprises, par écrit, la permission, mais ils ont refusé. Même le Tribunal fédéral de Lausanne a dit : « Les droits de cet homme sont violés ». Et que, dès lors que la Suisse a enquêté sur cette affaire et n’a rien trouvé, les services suisses de l’émigration ne devaient pas m’empêcher, alors que c’est autorisé, d’aller chez le docteur, qu’ils devaient m’assister, insister auprès du Conseil de Sécurité et les convaincre. Il est vrai que ce qui m’arrive n’est pas justifié, mais la Suisse doit suivre le Conseil de Sécurité. En dépit de tout cela, je leur ai envoyé une lettre pour leur demander l’autorisation d’aller me faire soigner hors de Campione ; ils ont refusé. Même après le jugement du Tribunal. Dans un pays démocratique, on doit passer par le Tribunal ; il n’y a aucun autre moyen.

Silvia Cattori : Pensez-vous pouvoir obtenir bientôt l’annulation de ces sanctions des Nations Unies contre vous, et voir enfin votre nom sorti de cette liste qui vous désigne comme « soutien aux terroristes » ?

Youssef Nada : Je l’ai demandé ; ils ont refusé. Ils m’ont écrit que ma demande était rejetée. Le pays qui m’a désigné a refusé [les Etats-Unis ndr]. Je ne peux pas sortir de Campione. L’Italie est mon pays, je suis Italien. Campione est une enclave italienne en territoire suisse.

Silvia Cattori : Vous vous sentez en prison ?

Youssef Nada : Oui. Bien sûr. Je suis dans un « Guantanamo suisse ». Le Tribunal a dit que, par cette action, et du fait que je suis à Campione, cela signifie que je suis assigné à résidence. Je suis sur la liste des prétendus « soutiens aux terroristes ».

Silvia Cattori : Pourquoi vous y maintiennent-ils encore ?

Youssef Nada : Je ne le sais pas ; si vous le savez, dites le moi.

Silvia Cattori : Qu’est-ce qui vous aide à faire face à cette adversité ?

Youssef Nada : Ma relation avec celui qui m’a créé. Il m’a créé et je crois que j’irai à lui.

Silvia Cattori : Que faire pour vous sortir de cette situation ?

Youssef Nada : Personne ne le peut, mis à part la justice. Jusqu’à présent, la chose est entre les mains de la sale politique. Quand ils ont fait irruption dans ma maison et mes bureaux, M. Roshacher a fait une déclaration à « Swiss info ». Le jour même, le 7 novembre 2001, M. Bush est apparu à la télévision et il a parlé de moi. C’était ici le matin quand ils ont envahi ma maison ; et le soir, c’est-à-dire que c’était alors le matin à Washington, M. Bush est apparu à la télévision pour parler de nous, (la banque et les associés) et il a dit : « Nous allons les affamer ».

Silvia Cattori : Si ces mensonges ont été fabriqués par certaines agences de renseignement, et non pas par M. Olimpio, cela reviendrait à dire que ce dernier n’aurait été dans cette histoire, qu’une marionnette ?

Youssef Nada : Lui et les autres sont des instruments, utilisés pour ce cas. Comme je vous l’ai dit, je les ai oubliés ; ce n’est que quand vous en parlez que je me souviens d’eux.

Silvia Cattori : Depuis quand ne pouvez-vous plus quitter Campione ?

Youssef Nada : En fait, personne ne m’a averti qu’il m’était interdit de sortir de Campione, jusqu’à ce que je me rende à Londres. C’était le 10 novembre 2001, trois jours après que les policiers aient fait irruption dans ma maison et mes bureaux. J’ai signalé au Substitut du Procureur général de la Confédération, M. Claude Nicati, que je partais à Londres J’étais invité par Aljazeera. Il m’a dit : « Il n’y a pas de restriction (il m’a donné une pièce écrite) mais si je vous appelle, vous devez venir, autrement je vous arrêterai ».

Je suis retourné à nouveau à Londres en 2003. Pendant 6 mois j’étais continuellement à Aljazeera, chaque semaine vous pouviez me voir là, à l’écran, (et ce que j’y disais était d’ailleurs traduit par le Wall Street Journal, et par le Washington Post). Revenant d’Aljazeera au Hilton, j’ai constaté que ma porte ne s’ouvrait pas et je suis allé voir le concierge. Il m’a dit : « Juste un moment M. Nada ». Il m’a laissé environ cinq minutes, puis il m’a apporté une autre clé en disant : «  Désolé, parfois ces cartes magnétiques ne fonctionnent pas ». Je suis remonté au 5ème étage. Quand la porte de l’ascenseur s’est ouverte, cinq personnes se sont précipitées : « Scotland Yard ! » Je leur ai demandé : « Qu’est-ce qui ne va pas ? » L’un m’a répondu « Allons à la chambre ». Nous sommes allés à la chambre et, alors, il m’a dit « M. Nada, prenez votre bagage ». Je lui ai dit : « Désolé, je dois d’abord faire mes prières ». Il m’a rétorqué : « Nous n’avons pas le temps ». Je lui ai répondu : « Faites ce que vous voulez mais je vais faire mes prières ; si vous voulez me forcer, forcez moi, mais je dois les faire avant de partir ». Je suis allé à la salle de bains. L’un d’entre eux a voulu me suivre. Je lui ai dit : « Non, mais je laisse la porte ouverte ». J’ai fait mes prières, puis il m’a dit : « Prenez votre bagage ». Je lui ai répondu « J’ai l’âge d’être votre grand-père, je ne peux pas le porter. Vous le portez si vous voulez ou vous le jetez par la fenêtre ». Ils ont porté le bagage et l’ont descendu jusqu’en bas.

Silvia Cattori : Vous êtes un homme très solide !

Youssef Nada : Je suis déjà brûlé. Que peuvent-ils faire de plus ?

Silvia Cattori : Etes-vous en train d’écrire votre histoire ?

Youssef Nada : Oui, je suis très occupé. J’ai beaucoup de choses à faire ; je dois rester en contact avec les avocats, ils ne peuvent pas travailler seuls ; je dois leur fournir des documents. Vous savez que, une fois le dossier clos, la loi suisse vous autorise à consulter votre dossier et à prendre des copies. J’ai obtenu l’autorisation d’y aller avec mon avocat, deux fois. La première fois, nous avons copié les index ; cela faisait 40 boîtes, avec 10 dossiers par boîte. Et, la seconde fois, j’ai emporté copie de 2’500 pièces. J’ai tous les documents. Les avocats viennent ici, de temps à autre.

Silvia Cattori : Quand je songe à ce que vous devez endurer à cause de l’attitude de mon pays, j’ai honte...

Youssef Nada : Non. Vous n’avez pas à avoir honte parce que, je vous le dis franchement, le respect que j’ai pour ce pays est plus grand que pour tout autre. Les erreurs, c’est une autre chose. Mais le respect dont j’ai été entouré ici, par les gens ordinaires, par le procureur, par les avocats, par les parlementaires, par les médecins, par les journalistes, par les ouvriers, par les ingénieurs, j’ai été entouré du plein respect de chacun et je l’éprouve également pour eux. Après qu’ils aient fait irruption dans ma maison, alors que je descendais la rue, trois personnes m’ont approché en disant « Viva Signor Nada ».

Dans les médias, il est vrai, il y a eu beaucoup de vilaines choses. Comme je vous l’ai dit, les gens ignorants se servent de gens encore plus ignorants qu’eux. Et c’est ce qui s’est passé avec Richard Labévière. Lorsqu’il est allé en Egypte, il s’est appuyé sur des gens plus ignorants que lui pour se renseigner à mon sujet. Il a pris toutes ces informations et il en a fait un film et un livre ; rien que des absurdités.

Pouvez-vous imaginer qu’il a écrit cette chose-ci : que Youssef Nada avait aidé Hadj Amin al-Husseini, le Mufti de Palestine, à s’enfuir d’Allemagne après avoir rencontré Hitler, au travers de la Suisse, pour gagner l’Egypte, et d’Egypte la Palestine ! J’avais 13 ans quand le Mufti s’est enfui d’Allemagne ! Richard Labévière, quand il a écrit ces balivernes, n’a pas dit que j’avais 13 ans à cette époque. Cela a été relevé même dans Wikipedia. Parmi d’autres absurdités ils ont aussi dit que «  Nada travaillait avec l’amiral SS Canaris en Egypte, pendant la guerre » ! Là aussi ils avaient oublié de vérifier ma date de naissance. Et n’avaient pas pensé que Canaris et le Mufti n’avaient pas besoin d’un enfant de 13 ans pour les aider.

Silvia Cattori : Je peux me figurer à quel point cela a été dur.

Youssef Nada : J’ai travaillé dans 27 pays pour me trouver isolé ici dans ce village de 1,6 kilomètre carré. Mais, grâce à Dieu, j’ai des visiteurs qui viennent du monde entier. Je connais mes valeurs qui me donnent la force de me tenir debout dans les mauvais jours aussi bien que dans les bons jours. J’ai la tête haute et je la garderai haute jusqu’à ma mort.

Silvia Cattori : Merci de nous avoir accordé cet entretien.

(*) Voir : Vidéo du témoignage de Youssef Nada sur le refus de l’ONU de radier son nom de la liste noire

Entretien traduit de l’anglais par JPH

[1] Voir :
- « Listes noires du Conseil de sécurité des Nations Unies - Note introductive », par Dick Marty, rapporteur, Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, 19 mars 2007.

- « Dick Marty dénonce la ’liste noire’ du terrorisme », Swissinfo.ch, 25 avril 2007.

[2] Voir :
- « Allégations de détentions secrètes et de transferts illégaux de détenus concernant des Etats membres du Conseil de l’Europe », Rapport de M. Dick Marty à la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, 12 juin 2006.

- « Détentions secrètes et transferts illégaux de détenus impliquant des Etats membres du Conseil de l’Europe : 2e rapport », Rapport de M. Dick Marty à la Commission des questions juridiques et des droits de l’homme de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, 7 juin 2007.

[3] Voir : « Official site of Youssef Nada ».

[4] Voir, notice concernant M. Olimpio, sur le Site officiel de Youssef Nada

Guido Olimpio, correspondant du « Il Corriere della Sera ». En 1996, Guido Olimpio avait témoigné à Washington, auprès de la "Task force" sur le terrorisme et les armes non conventionnelles. Présenté comme « expert en terrorisme international », M. Olimpio couvre les affaires du Moyen Orient depuis les années 80. De 1999 à l’été 2003, il était chef correspondant pour le Corriere della Sera en Israël.

[5] Sur Richard Labévière, auteur de « Les Etats-Unis et les islamistes », 1999, « Les Coulisses de la terreur », voir notice le concernant sur le Site officiel de Youssef Nada.

[6] Sylvain Besson, journaliste au quotidien suisse Le Temps. Auteur du livre : « La conquête de l’Occident », octobre 2005.

[7] C’est l’article « Hamas perde meta’ del tesoro », par Guido Olimpio, Corriere della Sera, 20octobre 1997, qui a lancé l’accusation d’un financement du Hamas par la banque Al Taqwa de Youssef Nada.

M. Youssef Nada a écrit sur son site : « Cela a duré de 1997 à 2005 pour obtenir la condamnation du Tribunal criminel de Milan contre Guido Olimpio auteur de l’article du "Corriere della Sera", et un procès civil est en cours. Les mensonges de l’article de Guido Olimpio ont été diffusés et répandus partout ».

[8] M. Youssef Nada a écrit sur son site : « Parmi ceux qui ont participé à diffuser les mensonges, que ce soit par envie ou par haine, en connaissance de cause ou non, intentionnellement ou non, qu’ils aient été recrutés pour acculer les activistes islamistes, ou motivés politiquement ou financièrement, ou par leurs propres objectifs professionnels, ou qu’ils aient été induits en erreur, on peut citer les noms suivants : Richard Labéviere, Roland Jacquard, Leo Sisti, Kevin Coogan, Paolo Fusi, Daniel Pipes Victor Comras, Sylvain Besson, et d’autres qui seront nommés plus tard . »

Durant ces années où Israël et les Etats-Unis menaient leur guerre contre l’Islam, on a vu apparaitre des experts en terrorisme, des théoriciens de l’islamophobie, tel que Daniel Pipes aux Etats-Unis. Voir « Daniel Pipes, expert de la haine », Réseau Voltaire, 5 mai 2004.

[9] Livre publié en arabe. En publication en anglais, français et allemand.

[10] La résolution 1267 de 1999, concerne Al-Qaïda et les Taliban. Le Conseil de sécurité de l’ONU a inauguré la pratique des « sanctions ciblées » contre des personnes (et non des Etats) en octobre 1999, pour « contrecarrer le régime des talibans en Afghanistan ».

[11] La résolution 1373 du Conseil de sécurité de l’ONU, adoptée après le 11 septembre 2001, met l’accent sur la lutte contre le financement du terrorisme en introduisant une obligation générale de gel des avoirs et des ressources économiques des personnes et entités impliquées dans des actes de terrorisme. Le Conseil de l’Union européenne a constitué sa propre liste au lendemain du 11 septembre 2001.

[12] Voir : « Swiss firm shuts down after terrorism probe », swissinfo.ch, 9 janvier 2002.

[13] « On se sert du terrorisme pour faire peur et pour restreindre les libertés fondamentales », Interview de Dick F. Marty, Horizons et débats, 28 janvier 2008.

[14] Voir :
- « VISITE OFFICIELLE EN EGYPTE POINT DE PRESSE CONJOINT DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, M. NICOLAS SARKOZY, ET DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ARABE D’EGYPTE, M. HOSNI MOUBARAK - PROPOS DE M. SARKOZY »

- « Interview de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, accordée au quotidien " AL AHRAM" », 1er août 2007.

[15] Voir :
- « Des cadres des Frères musulmans devant un tribunal militaire », El Watan, 12 juin 2008.

- « Égypte. Condamnations prononcées contre des membres des Frères musulmans : une justice faussée », Communiqué de presse, Amnesty International, 15 avril 2008.

Silvia Cattori est journaliste indépendante en Suisse.

Silvia Cattori est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Silvia Cattori publiés par Mondialisation.ca
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« Répondre #222 le: 28/06/2008 - 14:56:38 »

ALERTE ROUGE

A CAUSE DES ENVENEMENTS DU 24 JUIN 2008, L'ALGERIE,

SURTOUT HASSI MESSAOUD, ARZEW- ORAN, ALGER, BOUFARIK-BLIDA, BEJAIA ET SKIKDA, ZONES STRATEGIQUES (militaires et civiles) D'EXPLOITATION ET D'EXPORTATION DU PETROLE ET GAZ ALGERIENS VERS LES ENNEMIS MILITAIRES OFFICIEUX DE L'OCS (Russie et Chine),

EST DANS LES COORDONNEES DE TIR DES MISSILES NUCLEAIRES DE L'OCS (Russie et Chine).

MERCI A VOUS ET VOS CONNERIES OFFICIERS SUPERIEURS DE L'ANP (Armée nationale populaire) CAR VOUS SERIEZ RESPONSABLE DE LA DESTRUCTION DE NOTRE CHERE NEUTRALITE INTERNATIONALE EN FAVEUR DE L'OTAN ET DES OCCIDENTAUX.

LA SITUATION EST TRES GRAVE POUR L'ALGERIE ET SA POPULATION DANS LA FUTURE PROCHE 3 EME GUERRE MONDIALE.

La population Algérienne et militaires Algériens doivent maintenant comprendre qu'ils ont été manipulé par "certain algériens, démons néocolonialistes et néoharkis", amis intimes des USA et des occidentaux (surtout la France), et sont maintenant les ennemis militaires officieux de la Russie et de la Chine dans la future proche 3 ème guerre mondiale et que ces mêmes militaires Algériens (professionnels et appelés) vont mourir en tant que chair à canon (du type ZOUAVES et TURCOS) pour les "beaux yeux et surtout la cupidité des occidentaux (France, USA, Europe, etc..) et de certain algériens, démons néocolonialistes et néoharkis, "leurs amis intimes" qui sont entrain de les spolier eux et leurs familles. L'ignorance, la cupidité et la bêtise humaines n'ont pas de frontière.


VOIR CI-DESSOUS

Saha informaticien pour ces informations,

Le plus bizarre dans cette histoire du 24 juin 2008 est le brutal remaniement gouvernemental en Algérie à la veille (23 juin 2008) de ces très graves événements (synchronisation de la tentative d'assassinat de sarkozy avec la tentative d'attaquer clandestinement l'Iran par les usa et israél provoquant le déclenchement de l'alerte nucléaire en Russie et Chine ainsi, par conséquence, de la 3ème guerre mondiale pour la spoliation et le contrôle total et direct de l'excrément du diable alias pétrole de tous les pays musulmans incluant l'Algérie).

"certain algériens" ont-ils été mis au courant de cette grave "opération d'envergure" par leurs "amis" américains et ont-ils profité de cette occasion, en croyant qu'elle réussirait, pour imposer précipitamment et brutalement, par un coup d'état scientifique, le remaniement du gouvernement et la nomination d'ouyahia.

Les français ont-ils été informé de cette opération par leurs "amis" américains et israéliens ou ont-il été les "dindons de la farce" ?  ;)

Les "commanditaires amis de la France" de la tentative d'assassinat sur sarkozy ont-ils voulu provoquer un événement du type assassinat de " François-Ferdinand d'Autriche " qui a été l'élément déclencheur de la Première Guerre mondiale ?

Pour le moment, la Russie et la Chine ainsi que les gardes du corps de sarkozy ont réussi, temporairement, à bloquer cette opération d'envergure dont l'objectif principal est de déclencher la guerre contre l'Iran, le moyen-orient et tous les musulmans pour les spolier des dernières réserves d'excrément du diable alias pétrole dans le monde.

Le plus grave pour l'Algérie est que "certain algériens" ont déjà choisi leur camp (américain et OTAN),  sans consultation, dans cette future guerre mondiale et sont maintenant officieusement les ennemis militaires déclarés de l'OCS (Russie et Chine). MAINTENANT, L'ALGERIE (SURTOUT HASSI MESSAOUD, ARZEW- ORAN, ALGER, BOUFARIK-BLIDA, BEJAIA ET SKIKDA) SONT DANS LES COORDONNEES DE TIR DES MISSILES NUCLAIRES DE L'OCS (Russie et Chine). MERCI A VOUS OFFICIERS SUPERIEURS DE L'ANP (Armée nationale populaire).

La population Algérienne et militaires Algériens doivent maintenant comprendre qu'ils ont été manipulé par "certain algériens", amis intimes des USA et des occidentaux, et sont maintenant les ennemis militaires officieux de la Russie et de la Chine dans la future proche 3 ème guerre mondiale et que ces mêmes militaires Algériens (professionnels et appelés) vont mourir en tant que chair à canon (du type ZOUAVES et TURCOS) pour les "beaux yeux et surtout la cupidité des occidentaux (France, USA, Europe, etc..) et de certain algériens leurs amis intimes" qui sont entrain de les spolier eux et leurs familles. L'ignorance, la cupidité et la bêtise humaines n'ont pas de frontière.

On vit des heures graves. vive l'Algérie.

N'oubliant la symbolique du 24 juin dans l'histoire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Croisades/%C3%89ph%C3%A9m%C3%A9ride_du_jour/24_juin

http://fr.wikipedia.org/wiki/24_juin


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Sarkozy, bien la cible du soldat israélien (services secrets russes)

Dimanche 29 Juin 2008
http://fr.rian.ru
http://www.alterinfo.net/Sarkozy,-bien-la-cible-du-soldat-israelien-services-secrets-russes-_a21231.html?PHPSESSID=6a39fd54fb0e75476346d3a3b7079fcb

Press TV, citant le quotidien tunisien "al-Sharq", a annoncé que les services secrets russes auraient révélé, dans un rapport classé "top secret", que le Président français, Nicolas Sarkozy, étaient bien la cible du tir qui a semé la panique, mardi dernier (24 juin 2008), à l'aéroport de Tel-Aviv, et qu'il avait, effectivement, échappé à un attentat le visant. Ce rapport secret va à l'encontre de la version officielle des responsables israéliens qui avaient avancé la thèse du suicide du soldat qui a tiré.

Le rapport indique, par ailleurs, que les extrémistes juifs avaient l'intention d'assassiner le Chef de l'Etat français pour ses déclarations à la Knesset où il avait prôné le partage d'al-Qods entre Israël et la Palestine.

Les sources bien informées, en Palestine occupée, estiment, elles aussi, que le soldat en question avait été "suicidé" avec une autre arme.

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Incident à l’aéroport de Tel-Aviv : Selon les renseignements russes, Sarkozy a échappé de peu à un assassinat
Edition éléctonique du journal Tunisien Le Quotidien  Mercredi 2 Juillet 2008
http://www.lequotidien-tn.com/detailarticle.asp?IDX=56083

Que s’est-il passé à l’aéroport de Tel-Aviv?

Alors que les Autorités israéliennes maintiennent encore la thèse du suicide, les faits ainsi que la famille du garde-frontière tué avancent le contraire. Les Renseignements russes parlent même d’une tentative d’assassinat à laquelle Nicolas Sarkozy à échappé de peu. La même hypothèse adoptée par le journaliste israélien qui avait enquêté sur l’assassinat d’Ytshak Rabin.

Le Quotidien-Agences

Selon la Zavtra, quotidien russe, le Service fédéral de sécurité de la Fédération Russe (FSB) aurait fait un rapport au Premier Ministre Poutine et au Président  indiquant que le président français Nicolas Sarkozy aurait « échappé de peu » à une tentative d’assassinat au cours de son départ de l’aéroport Ben-Gourion après une attaque qui aurait laissé un agent de sécurité français et un policier israélien morts.

Le quotidien moscovite indique également que, selon les analystes du FSB, la version officielle qui défend la thèse du suicide ne servirait qu’à masquer une « réalité évidente ». Il ajoute encore que cette tentative d’assassinat aurait été planifiée par des intégristes religieux après que, lors de son discours devant la Knesset, le président Sarkozy ait indiqué que Jérusalem devait être divisée.

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Le père du garde-frontière :

«Mon fils a peut-être été tué par un autre garde»

Le Quotidien-Agences

La famille du garde-frontière israélien d'origine druze, refusait hier de croire à la thèse officielle du suicide, selon les médias.

La police israélienne a déclaré  que l'homme de 32 ans, Raed Ghanen , originaire de Beit Dajan, une localité du nord d'Israël, s'était donné la mort au moment où Sarkozy et son épouse Carla prenaient congé du Premier ministre et du président israéliens, Ehud Olmert et Shimon Peres.

Une enquête a été ouverte sur le suicide par balle, a indiqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld.

Mais le frère du garde-frontière, Nayef, a affirmé à Ynet, le site du quotidien Yédiot Aharonot, ne pas croire à un suicide.  

"Il n'avait aucune raison d'attenter à sa vie, il s'agit peut-être d'un accident, ou il a été tué par un autre garde israélien par erreur", a-t-il déclaré.

Son père Assad a pour sa part raconté que son fils avait quitté mardi matin son domicile pour rejoindre son unité et avait le moral.

"Il avait une famille, une maison, des amis, et des projets pour l'avenir, et il n'avait aucune raison de se suicider", a souligné le père.

Son frère a précisé qu'un représentant de la police était venu informer la famille qu'une enquête avait été ouverte sur les circonstances de la mort de son frère.

La famille a engagé un avocat afin d'obtenir une enquête "complète et détaillée" ainsi que l'accès aux vidéos enregistrées par les caméras de surveillance de l'aéroport Ben Gourion.

La mort du garde-frontière a brutalement interrompu la cérémonie de départ du président Sarkozy et déclenché l'alerte des services de sécurité.

Selon les images diffusées à la télévision israélienne, le coup est parti au moment où le Premier ministre israélien Ehud Olmert embrassait Carla Bruni-Sarkozy, l'épouse du dirigeant français, et que le président israélien disait au revoir à son homologue.

Des gardes du corps se sont alors précipités vers les participants à la cérémonie.

Carla Bruni-Sarkozy, en pantalon noir, a immédiatement monté à pas rapides les marches de la passerelle d'embarquement, escortée par un garde du corps.

Le président français a en revanche gravi les marches calmement, faisant même un signe d'au-revoir à ses hôtes.

Les Druzes, minorité musulmane hétérodoxe du Proche-Orient, comptent quelque 300.000 personnes disséminées entre la Syrie, le Liban et Israël.

En Israël, cette communauté comptait 120.000 personnes à la fin de 2007, soit 1,7% de la population. Ce chiffre n'inclut pas les quelque 18.000 Druzes qui vivent sur le plateau du Golan, conquis en Israël en 1967 et annexé en 1981.

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Raed Ghanan assurait la sécurité de Sarkozy et de Olmert depuis un toit

Le Quotidien-Agences

L'enquête se poursuit en Israël. La détonation, qui a causé l'affollement des services de sécurité du président français et d'Ehud Olmert  provenait en fait d'un immeuble qui se trouvait à 200 m. Arrivées sur place, les autorités ont trouvé un policier israélien à terre, blessé par balle. Celui-ci est mort quelques secondes plus tard, malgré les premiers secours qui lui ont été apportés.

Raed Asaad Ghanan, 32 ans, posté sur le toit d'un immeuble, assurait la sécurité du périmètre du Premier ministre israélien et de Nicolas Sarkozy. La balle qui l'a atteint l'aurait fait tombé du toit. La police scientifique, qui a pratiqué une autopsie sur la victime a annoncé que la balle retrouvée dans le corps de Ghanan correspondait à l'arme (M 16) de celui-ci.

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Le journaliste israélien qui avait enquêté sur l’assassinat de Rabin:

Tel-Aviv semble prêt à tout pour dissimuler les faits

Le Quotidien-Agences

Dans son article intitulé : “Survivors of failed assassination plot?”,

le célèbre journaliste israélien Barry Chamish, qui avait enquêté sur l’assassinat d’Itsihak Rabin ne croit pas un instant à la version du suicide. En voici des extraits :

“Je ne suis pas adepte des théories de la conspiration mais le suicide d’un garde-frontière à proximité du Président Sarkozy, de sa femme, d’Olmert et de Peres est pour le moins étrange.

Ceci ressemble plutôt à une tentative d’assassinat que les autorités israéliennes semblent prêtes à tout pour dissimuler.

Rappelons les faits : un coup de feu retentit près du lieu de la cérémonie d’adieu organisée en  l’honneur de Nicolas Sarkozy.

La version officielle dit qu’au moment où Sarkozy et ses hôtes commencent à se serrer les mains devant les caméras, un soldat appartenant depuis des années à une unité d’élite de gardes-frontières se dit d’un coup : “il est bien temps de me tuer”.

Et juste au moment où il était en parfaite position à quelques dizaines de mètres de la cérémonie, bien posté sur un toit, les hommes politiques parfaitement dans son collimateur … il se tire une balle !

En plus, il n'a pas uniquement choisi “le bon moment pour mourir”, mais, il a pris la peine de tourner sur le toit et de se suicider face à la garde partenaire” et à deux femmes soldats qui se sont évanouies. Ces deux femmes soldats, entraînées à vivre les plus odieux des actes terroristes et que le sens du devoir empêche de montrer leurs sentiments s’évanouissent d’un coup laissant libre cours à plusieurs interrogations : avaient-elles imaginé des scénarios terrifiants si elles se décident à ouvrir la bouche et à raconter les faits, il n’y a rien de concluant…

Le scénario joué par la presse est en aucune manière digne de confiance. Une chose est sûre : ce n’est pas encore fini”

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Sarkozy en Israël : la thèse du suicide s’éffondre (vidéo)
Publié 25 juin 2008
http://mecanopolis.wordpress.com/2008/06/25/etrange-depart-disrael-pour-nicolas-sarkozy/

La dernière journée de la visite de Nicolas Sarkozy en Israël s’est achevée dans un vent de panique mardi.

Le porte-parole des services de sécurité de l’aéroport Ben-Gourion, Shlomi Sagi, a indiqué qu’un agent de police s’était suicidé alors que le Nicolas Sarkozy s’apprêtait à monter dans son avion. Un autre porte-parole, Micky Rosenfeld, a dans un premier temps du démentir les affirmations d’un officier qui faisait état d’une tentative d’assassinat. Hier soir à 23h, le commandant de police du secteur, Nissim Mor, a précisé qu’il ne s’agissait que d’une « tentative de suicide ». Pourtant, des images de la télévision israélienne montraient bel et bien en boucle les images du corps d’un homme recouvert d’un drap sur le tarmac.

Dans la nuit, les autorités israéliennes ont donné l’identité de l’homme décédé dans des cironstances peu claire. Il s’agit d’un Druze de 32 ans, Raed Ghanen, originaire de Beit Dajan, une localité du nord d’Israël.

La famille de ce garde-frontière israélien refusait mercredi de croire à la thèse officielle du suicide, selon les médias israéliens. “Il n’avait aucune raison d’attenter à sa vie, il s’agit peut-être d’un accident, ou il a été tué par un autre garde israélien pour une raison qui nous échappe“, ont-il déclaré.

Son père Assad a pour sa part raconté que son fils avait quitté mardi matin son domicile pour rejoindre son unité et avait le moral.

“Il avait une famille, une maison, des amis, et des projets pour l’avenir, et il n’avait aucune raison de se suicider“, a encore précisé le père.

Son frère a indiqué qu’un représentant de la police était venu informer la famille qu’une enquête avait été ouverte sur les circonstances de la mort de son frère.

La famille a engagé un avocat afin d’obtenir une enquête “complète et détaillée” ainsi que l’accès aux vidéos enregistrées par les caméras de surveillance de l’aéroport Ben Gourion.

Développement à 14h30 :

Selon la Zavtra, quotidien russe, le Service fédéral de sécurité de la Fédération Russe (FSB) aurait fait un rapport au Premier Ministre Poutine et au Président Medvedev aujourd’hui indiquant que le président français Nicolas Sarkozy aurait « échappé de peu » à une tentative d’assassinat au cours de son départ de l’aéroport Ben-Gourion après une attaque qui aurait laissé un agent de sécurité français et un policier israélien morts.

Le quotidien moscovite indique également que, selon les analystes du FSB, la version officielle qui défend la thèse du suicide ne servirait qu’à masquer une « réalité évidente ». Il ajoute encore que cette tentative d’assassinat aurait été planifiée par des intégristes religieux après que, lors de son discours devant la Knesset, le président Sarkozy ait indiqué que Jérusalem devait être divisée.

Transmis par Marubarraza

Développement à 15h30 :

Selon un article d’Haaretz mis en ligne en début d’après-midi, le tireur décédé, se serait situé sur un des toits de l’aéroport, armé d’un fusil d’assaut M-16 (la version des autorités israéliennes affirment qu’il se serait suicidé à l’aide d’une arme de poing depuis sa guérite de garde-frontière).

Le célèbre journaliste israélien Barry Chamish, qui avait enquêté sur l’assassinat d’Ythzak Rabbin, ne croit pas un instant à la version du suicide. Lire son article : SURVIVORS OF FAILED ASSASSINATION PLOT?

Développement à 22h45 :

Le président français Nicolas Sarkozy, qui est pourtant perçu comme un ami du sionisme, s’est rendu à la Knesset où il a indiqué dans son discours que les Israéliens devaient accepter que Jérusalem soit la capitale des deux Etats, et qu’il fallait stopper d’urgence les colonisation, lever les postes de contrôles en Cisjordanie et mettre fin au blocus de Gaza. (…) Un président étranger ne s’est jamais permis une déclaration aussi radicale à la Knesset (…) Sarkozy à ensuite rencontré le président Abbas pour lui dire que « la création d’un état palestinien viable, démocratique et moderne est une priorité pour la France » (…) On imagine assez aisément comment ces propos ont du rendre furieux les « sionistes conservateurs » en Israël (…)

Le camp des « sionistes réalistes » a fini par accepter que l’actuel plan des « sionistes conservateur » est ruineux pour l’État Hébreu (…) Les « sionistes conservateurs » sont toujours sur la voie d’un nettoyage ethnique des Palestiniens et du fantasme d’un Grand Israël (…)

Les « sionistes réalistes », semblent avoir contrecarré une tentative d’assassinat sur Sarkozy par les « conservateurs ». Une tentative qui, en cas de succès, aurait mis en cause le Hamas. (…)

La thèse des autorités (suicide) est ridicule. On se demande bien pourquoi un policier serait monté sur le toit avec un M-16 munit d’une lunette de tir pour mettre fin à ses jours.

Source : Xymphora

Développement 27 juin 2008 :

IsraelInsider, dans un article publié hier sous le titre Was the incident that marred Sarkozy’s exit a suicide or assassination try?, explique comment les médias israéliens ont savamment été tenus a distance de « l’incident » de sorte même que la première chaîne d’information du pays ne parlait même pas de l’incident dans l’édition de son journal de minuit.

De nombreux commentateurs s’interrogent sur ce black-out étrange et l’impossibilité pour des journalistes de mener quelques investigations sur le sujet.

IsraelInsider confirme également que Raid Asaad Ghanan aurait bien été sur le toit d’un bâtiment de l’aéroport Ben Gourion, en ligne directe du site de la cérémonie de départ, et non pas dans une guérite de garde frontière, comme l’indique la version des autorités israéliennes.

Développement a 20h00 :

Et que s’est-il passé le lendemain dans l’aéroport Ben Gurion ? Une vaste simulation de sauvetage d’un avion victime d’une opération terroriste. Parfois le hasard fait bien les choses. Qu’imaginer de mieux qu’une fermeture de l’établissement afin de faire disparaitre toute trace de l’événement de la veille.

Exercice de sauvetage à l’aéroport(1) : Le Maguen David Adom effectuera mercredi un exercice de large envergure pour répéter une situation d’atterrissage d’urgence d’un avion de passagers à l’aéroport Ben Gourion de Lod. Environ 40 véhicules de sauvetage et des dizaines d’auxiliaires paramédicaux participeront à l’exercice, qui aura lieu en collaboration avec l’autorité aéroportuaire, Tsahal, la police et les pompiers.

La thèse du suicide rabâchée benoitement par les médias de masse à de plus en plus de plomb dans l’aile :
1/ les soldats habilités à intégrer les forces de protection rapprochée des chefs d’Etat suivent des examens psychologiques extrêmement pointus
2/ la famille nie toute tendance suicidaire chez son fils
3/ au cours des premières heures les médias ont servis des versions contradictoires de l’événement
4/ la cerise sur le gâteau : le suicidé était sur un toit à 100 m de Sarkozy, il était armé d’un M-16, il a appuyé sur la gâchette au passage de Sarkozy. S’il avait voulu faire penser à une tentative d’assassinat il ne s’y serait pas mieux pris !

Source : sott.net forum

(1) : Ce lien n’est (étrangement) plus valide, mais on peut retrouver une brève qui relate cette information ici

Développement 28 juin 2008 :

Le président français Sarkozy visé par des assassins en Israël : deux morts

Le Service de la Sécurité Fédérale de la Fédération de Russie fait savoir ce jour au Premier ministre Poutine et au Président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy a « échappé de justesse » à une tentative d’assassinat, lors de son départ de l’aéroport israélien Ben Gourion (à Tel Aviv), au cours d’une attaque qui s’est soldée par la mort d’un officier de sécurité français et d’un policier israélien.

Quant au récit « aseptisé » que la propagande occidentale fournit à ses peuples, au sujet de cette tentative d’assassinat de Sarkozy, nous pouvons le lire sur le site israélien [du quotidien Yediot Ahronot] Ynet News Service :

« L’incident a causé une grande frayeur durant la cérémonie (d’adieu), amenant des gardes du corps à éloigner précipitamment des lieux de hautes personnalités. Les voitures blindées du Président (israélien) Shimon Peres et du Premier ministre Ehud Olmert ont été très rapidement dépêchées sur le site de la cérémonie, et ces deux personnalités ont été éloignées de l’endroit.

En même temps, le Président français était promptement emmené à l’intérieur de son avion (privé), qui attendait sur la piste, par ses propres gardes du corps. Les circonstances de l’incident ayant été élucidées, les gardes du corps ont autorisé Peres et Olmert à monter à bord de l’avion (présidentiel français), où ils ont salué et souhaité un bon voyage à Sarkozy. »

Les analystes de la Sécurité russe affirment, par ailleurs, que cette « première version » des reportages médiatiques de la propagande occidentale, à savoir qu’un Policier des Frontières israélien se serait « suicidé » durant la cérémonie d’adieu à l’issue de la visite du Président Sarkozy est « rocambolesque », et qu’elle ne parvient pas à démentir cette tentative d’assassinat, étant donné que seuls, les policiers les plus formés et ayant le plus de « bouteille » sont autorisés à approcher des chefs d’Etat étrangers par l’Institut Israélien du Renseignement et des Opérations Spéciales, plus connu sous son acronyme hébreu de Mossad.

Ces rapports d’analyse des services russes insistent sur le fait que le Premier ministre israélien Olmert venait tout juste (la semaine passée) de prolonger le mandat du directeur du Mossad, Meir Dogan, pour deux années supplémentaires, en raison de la colère « extrême » de Dogan à l’encontre du dirigeant français, motivée par le fait que celui-ci a rétabli les relations entre son pays et le Liban et la Syrie, deux anciens protectorats coloniaux français.

La « colère » de cet extrémiste de droite israélien contre le président Sarkozy s’est transformée en « haine », poursuivent ces rapports, après le discours de Sarkozy devant la Knesset, au cours duquel il a affirmé que Jérusalem doit être partagée, et, comme nous pouvons le lire dans la dépêche du Washington Post News Service :

« Le Président français Nicolas Sarkozy a dit, devant le Parlement israélien, lundi, qu’il ne saurait y avoir de paix au Moyen-Orient tant qu’Israël ne serait pas revenu sur son refus de céder sa souveraineté sur certaines parties de Jérusalem revendiquées par les Palestiniens, défiant ainsi une des positions israéliennes les plus intangibles émotionnellement. »

A encore alimenter la colère d’Israël contre le Président Sarkozy fut la demande que celui-ci a adressée aux Israéliens de mettre immédiatement un terme à leur construction de colonies sur le territoire palestinien, ainsi que la précipitation dont la France fait montre, depuis récemment, à fournir des centrales nucléaires à ses alliés arabes (dont, notamment les Emirats Arabes Unis, la Jordanie et le Maroc).

Les analystes stratégistes russes indiquent que les factions de droite du gouvernement israélien sont susceptibles de se sentir « entièrement fondées » à assassiner le Président Sarkozy, étant donné qu’il est lui-même d’origine juive (et qu’il a perdu cinquante-sept membres de sa famille lors du génocide nazi), et qu’en vertu de la législation israélienne, il est un citoyen d’Israël et que, donc, en raison de ses négociations avec des ennemis d’Israël au sein du monde arabe, il est, toujours sous l’empire de cette législation, un traître.

Il convient de rappeler que les forces fanatiques de l’extrême droite israélienne ont souvent recouru aux assassinats par le passé, avec notamment, en 1995, l’assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin par le juif orthodoxe Yigal Amir, « motivé » par le fait que Rabin avait négocié les accords d’Oslo avec les Palestiniens.

Sorcha Faal pour Whatdoesitmean http://www.whatdoesitmean.com/index1111.htm

Traduction : Michel Charbonnier

Développement à 11h00 :

Le journal tunisien « Le Quotidien » publie ce matin un article très bien construit où il reprend notamment notre traduction de la Zavtara : Incident à l’aéroport de Tel-Aviv : Selon les renseignements russes, Sarkozy a échappé de peu à un assassinat.

Article également disponible à cette adresse.

Développement à 15h00 :

Israël : Qui veut tuer Sarkozy ?

Il semble bien que le 24 juin dernier, alors qu’il achevait un voyage de 48h en Israël et s’apprêtait à reprendre son avion sur le tarmac de l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv, Nicolas Sarkozy ait échappé de justesse à une tentative d’assassinat. Ce sont du moins les conclusions des Services secrets russes, comme vient de le révéler le journal nationaliste Zavtra (mais je n’arrive pas à mettre la main dessus). Et ils ont certainement raison tant la version officielle reprise par les médias - un suicide - comporte d’invraisemblances et de contradictions. Le suicide d’un garde druze de l’IDF (Israel Defense Forces), Raed Asaad Ghanan, 32 ans, qui se serait jeté d’un toit de l’aéroport tout en se tirant dans la tête une balle de fusil d’assaut M-16 au moment même où, à 100m de là et dans sa ligne de mire, Sarko et sa Carla prenaient congé du président israëlien Shimon Pérès et du premier ministre Ehud Olmert… ça me rappelle cet employé de l’ambassade de Roumanie au temps de Ceaucescu, suicidé en se jetant par la fenêtre, un poignard planté dans le dos ! Vous y croyez, vous ?

Les coups de feu, couverts par la fanfare (c’est minuté comme du Hitchcock, cf. le final de L’homme qui en savait trop), auraient fait deux morts, l’un dont on ne parle pas, un officier de sécurité français qui devait donc se trouver à proximité de Sarkozy, l’autre qu’on a présenté comme le suicidé et qui apparaît plutôt comme l’homme qui en savait trop ! Bah, ce n’était qu’un druze ! Il est à noter que deux autres témoins gênants, deux femmes soldates israéliennes, se sont opportunément évanouies après l’incident - Quelle émotion !, - au point de nécessiter une hospitalisation prolongée loin des curieux… Et le lendemain de l’attentat, l’aéroport Ben Gourion a été bouclé au prétexte d’un vaste exercice de simulation de sauvetage décidé subitement. Quant au garde qui était de faction avec le malheureux Ghanan, personne ne semble vouloir s’interroger de trop près sur son cas. Toujours est-il que la responsabilité du Mossad est directement engagée dans cette affaire, d’abord parce qu’il a failli, et surtout parce que le tueur pourrait bien sortir de ses rangs.

Pourquoi, me direz-vous, le Mossad aurait-il voulu éliminer un inconditionnel d’Israël ? Eh bien, hypothèse pour hypothèse, peut-être tout simplement parce que les enragés du sionisme qui constituent le gros des troupes des Services secrets israëliens, à commencer par leur chef, le général Meir Dagan, n’ont pas, mais alors pas du tout apprécié le discours de Sarkozy devant la Knesset. Comme à son habitude, Sarko a dit tout et le contraire de tout. Nous, Français, commençons à être habitués, mais les Juifs ne s’attendaient peut-être pas qu’il leur mente ; ou peut-être ont-ils pris pour argent comptant ses déclarations en faveur de la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem pour capitale. Pourtant ça ne mange pas de pain les déclarations. Mais sûr que pour des types qui se proposent ouvertement d’exterminer les Palestiniens, ça passe mal ! Sarközy, ou la figure du traître…

En tous cas, la seule vidéo disponible de l’attentat est bidouillée (les images du moment crucial ont été retirées et il n’y a pas le son). Un détail curieux, cependant : au lieu de planquer Sarko, ses gardes du corps l’invitent à monter sur la passerelle à découvert… Il sera intéressant de suivre dans les prochains mois la carrière du colérique Dagan, né Huberman, 63 ans, qui, en principe, vient d’être reconduit à la tête du Mossad jusque fin 2009. En principe…

Source : Geopolitis

Développement 1er juillet 2008 :

Les sites MediArabe.info et Juif.org ont publié cet article très intéressant :

Le quotidien tunisien « Al Chourouk » (alchourouk.com) a en effet attribué la semaine dernière aux services secrets russes un rapport estimant que « les tirs qui se sont produits pendant la cérémonie de départ de Sarkozy à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, étaient bel et bien liés à une tentative d’assassinat ». Les tirs ne relevaient pas, selon cette source, de la tentative d’assassinat proprement dit, mais de l’avortement de celle-ci. Les Russes attribuent l’opération à l’extrême droite israélienne, particulièrement déçue par le discours de Sarkozy devant la Knesset invitant à diviser Jérusalem en deux capitales, l’une de l’Etat d’Israël, l’autre du futur Etat Palestinien, et appelant Israël à arrêter la colonisation de la Cisjordanie.

En outre, la famille de Raëd Ghanem, le soldat druze qui a trouvé la mort, refuse la thèse du suicide et affirme que cette version n’est pas convaincante. Ce qui semble conforter une autre information parue dans la presse russe selon laquelle le FSB (services extérieurs russes) a remis un rapport au Président Dimitri Medvedev et au Premier ministre Vladimir Poutine confirmant que « Sarkozy a échappé à une tentative d’assassinat qui a fait deux morts » (jusque là, Israël parle d’un seul tué, le « suicidé »). Le quotidien russe « Zaftra » croit en effet savoir qu’« un agent de sécurité français, membre de la sécurité présidentielle, a été tué dans cet incident ». Le journal s’est interrogé sur les raisons qui poussent Israël à occulter cette réalité et à présenter l’incident comme étant un simple suicide ? D’autant plus que Raëd Ghanem, le soldat d’élite druze israélien, posté avec d’autres agents de protection, dont des Français, à 200 mètres de Sarkozy, a été tué par balles, des projectiles ne provenant pas de sa propre arme !

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Le retour du bachagha Ouyahia
Saâd Lounès - Posté par elmoutarem le 27 juin 2008
http://ffs1963.unblog.fr/2008/06/27/le-retour-du-bachagha-ouyahia/

Le scénario prévu par le Makhzen du DRS et ses mentors continue de se mettre en place en clarifiant un peu plus son dénouement. Il faut être aveugle pour ne pas voir que Bouteflika est plus que malade. Il est quasiment mourant et astreint à un service minimum. Il ne peut plus faire de longs discours, ni participer à une trop longue cérémonie protocolaire, sous peine de faire un malaise.

Il est donc hors jeu de fait mais garde un minimum de fierté en montrant qu'il n'est pour rien dans le retour d'Ouyahia. Les traditions constitutionnelles et médiatiques veulent que le président reçoive à tour de rôle les chefs de gouvernement démissionnaire et promu. Il n'en a rien été. Belkhadem a rencontré furtivement Ouyahia pour lui remettre les clés du bureau avant de s'envoler pour une omra. Il était pressé d'aller expier les péchés qu'il a commis et les mensonges qu'il a déblatérés. L'exercice politique a toujours été un calvaire pour les hommes qui se disent pieux.

Le retour d'Ouyahia aux commandes du gouvernement, décidé par l'armée, signifie d'abord qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle parce qu'il sera chargé de l'organiser comme en 2004. Dans la tradition des bachaghas, il a démontré qu'il était un adepte de la fraude électorale et de la mystification, aidé par une presse servile et des partis croupions. Avant l'échéance de 2009, il va orchestrer la révision constitutionnelle «au nom du troisième mandat de Bouteflika». En réalité, le pouvoir veut faire sauter le verrou des deux mandats pour le prochain président qui sera un militaire. L'objectif étant de le faire durer le plus longtemps possible afin que les généraux qui ont du sang sur les mains et des comptes en banque bien remplis vivent une retraite paisible.

Dans la tradition des bachaghas, Ouyahia est également revenu pour renforcer les intérêts économiques français. Déjà dominants au Maroc et en Tunisie, les patrons français veulent parachever la reconquête économique de l'Algérie. Patients et têtus, ils utilisent toutes les facettes des mécanismes du capitalisme pour pomper une partie de nos richesses sans trop investir.

Par contre, ils font tout pour empêcher l'émergence d'un véritable patronat algérien. Le bachagha Ouyahia a toujours su servir leurs intérêts en encourageant leur implantation et leur main mise sur des secteurs stratégiques et rentables. Les français savent aussi intervenir avec des prête-noms algériens et arabes qu'ils rachèteront le moment voulu. Ce n'est certainement pas un hasard si l'installation de certains groupes arabes a été menée par des directeurs français, dont la plupart agissent sous couvert d'officines ou de lobbies.

Les méfaits économiques anti-algériens du bachagha Ouyahia sont connus. Son retour en mai 2003 a constitué pour les français un double coup de maître. D'une part, il leur fallait à tout prix barrer la route de la présidence à Ali Benflis, qui aurait donné une image moderniste et démocratique contagieuse pour le monde arabo-africain. D'autre part, Ouyahia avait pour mission de liquider complètement le groupe Khalifa, alors qu'une solution nationaliste réfléchie aurait été de le nationaliser ou d'organiser sa reprise en main. On se rappelle que les contestations et les manifestations contre un démantèlement du groupe ont vite été étouffées. Les français ne voulaient pas voir le secteur bancaire algérien échapper à leur domination. La réussite fulgurante de Khalifa Bank, portée par des appuis en haut lieu et un management rajeuni, avait fait des émules qui les contrariaient en créant un précédent au Maghreb.

Les français avaient aussi été outrés de voir Khalifa entrer dans le capital de la Société Générale après avoir racheté au prix fort les parts que détenaient l'ex-ministre du budget Ali Benouari, le facilitateur qui avait piloté l'installation de la banque dans un contexte très difficile. A ce jour, on ne sait pas qui détient ces parts que la SocGen voulait à tout prix récupérer. Alors qu'une simple logique de souveraineté économique commande à l'Etat algérien d'avoir un droit de regard d'actionnaire dans tous les conseils d'administration des banques étrangères.

Le liquidateur Ouyahia s'est donc non seulement chargé de détruire Khalifa Bank, mais également toutes les banques privées à capitaux algériens. Elles ont toutes été dissoutes, ne pouvant plus franchir toutes les barrières insurmontables mises en place par Ouyahia. C'est ainsi que toutes les autres tentatives de créer une banque par des groupes algériens publics et privés (Sonatrach, Cevital,…) ont vite été découragées.

Les banques arabes et étrangères ayant une présence symbolique et marginale, le terrain est libre pour une domination exclusive des banques françaises qui a failli devenir décisive avec la privatisation du CPA. C'est grâce à la «vigilance stratégique» de Fatiha Mentouri, ex-ministre déléguée à la réforme financière, que l'opération a été avortée. Elle avait subtilement brouillé les cartes en y mélangeant la crise américaine des subprimes qui n'avait pas grand-chose à voir, mais qui a suffi à faire peur à des décideurs ignorants. Elle vient de payer son patriotisme en étant éjectée de son poste.

Le fait est que le système bancaire algérien se retrouve paralysé, incapable de gérer et de réinjecter dans l'économie la manne pétrolière. Les banques publiques ont un management attardé et il n'y a ni banques privées, ni fonds d'investissement, ni capital risque, ni sociétés de placement, ni marché financier, ni bourse … De simples opérations de crédit auto, ou de crédit consommation comme l'opération Ousratic n'ont pas pu être gérées par un système financier archaïque. Alors que dire du crédit à l'investissement réservé à une poignée de privilégiés au détriment de milliers d'investisseurs potentiels laissés sur le carreau qui ont abandonné leurs projets après des mois et des années de négociations inutiles.

Par ailleurs, le développement rapide de la compagnie aérienne Khalifa Airways a été également vu par les français comme un  danger. En désenclavant de nombreuses régions d'Algérie et en ouvrant des dessertes partout dans le monde, Khalifa sortait les algériens de leur isolement et de l'embargo qu'on leur imposait. Il prévoyait aussi le lancement de vols charters et le low cost que les français veulent freiner en Algérie pour entraver le développement du tourisme. Air France a d'ailleurs lancé ses vols à prix réduits à 50€ vers le Maroc et la Tunisie… mais par vers l'Algérie. Le monopole d'Air Algérie et le refus de délivrer des agréments aux compagnies privées maintiennent le pays à la traîne du développement touristique. En discourant sur la sortie de la dépendance pétrolière, Ouyahia continue à prendre les algériens pour des amnésiques et des imbéciles.

Les officines françaises avaient commencé à s'affoler lorsque Khalifa avait sponsorisé l'OM et le club de rugby de Bègles, et surtout créé sa chaîne de télévision. Il donnait de l'algérien une image de prospérité moderniste et festive qui contrastait avec l'image du terroriste sanguinaire que distillaient quotidiennement les médias français. C'est à ce moment que les premières attaques anti-Khalifa, ouvertement inspirées par la DGSE, sont parues dans la presse française, avant de confier au bachagha Ouyahia la mission de «détruire l'image Khalifa». Les détournements et la corruption sont une réalité nationale et une responsabilité collective qui ont caché les véritables raisons de la destruction du mythe Khalifa.

Le bachagha Ouyahia a déjà fait savoir à la presse qu'il «représenterait l'Algérie» à la rencontre fondatrice de l'UPM du 13 juillet et qu'il se mettra au garde-à-vous au défilé militaire du 14 juillet. Il n'a aucun état d'âme ni aucun scrupule à faire cette insulte à notre Histoire, ni à faire allégeance au lobby sioniste.

Plus que la maladie et la mise à l'écart de Bouteflika, le retour d'Ouyahia prouve aussi que le Makhzen du DRS, qui impulse la vie politique du pays depuis 18 ans, est lui aussi très malade et a atteint ses limites. Rappeler pour la troisième fois le même homme à la tête du gouvernement relève du rachitisme politique.

A force de censurer, réprimer, marginaliser, contraindre à l'exil tout opposant, le pouvoir ne s'est laissé aucune marge de manœuvre. Il traîne tout le pays dans la décadence et le prépare à une nouvelle colonisabilité qu'on finira tous par souhaiter et accepter comme une délivrance. Le suicide collectif des haragas qui se jettent à la mer pour rejoindre la métropole en est un signe annonciateur.

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URGENT : TENTATIVE D'ASSASSINAT SUR LA PERSONNE DE SARKOZY EN ISRAEL. 2 MORTS
« Répondre #223 le: 24 Juin 2008 à 17:29:47 »


AUJOURD'HUI, UNE TENTATIVE D'ASSASSINAT SUR LA PERSONNE DE SARKOZY PENDANT LA CEREMONIE DE DEPART A L'AEROPORT DE BEN-GURION EN ISRAEL A LAISSE 2 MORTS ( UN GARDE DU CORPS FRANCAIS ET UN POLICIER ISRAELIEN) SUR LE TARMAC DE L'AEROPORT DE BEN-GURION A TEL-AVIV EN ISRAEL.

CE QUI EST IMPORTANT DANS CETTE HISTOIRE EST LA SYNCHRONISATION DE CETTE TENTATIVE D'ASSASSINAT SUR SARKOZY AU MEME MOMENT Q'UNE TENTATIVE D'ATTAQUE CLANDESTINE SUR L'IRAN PAR L'AVIATION US ET ISRAELIENNE AINSI QUE LE DECLENCHEMENT DE L'ETAT D'ALERTE NUCLEAIRE EN RUSSIE ET CHINE. CE 24 JUIN 2008 SERA MEMORABLE. TOUS A VOS BUNKERS ANTI-ATOMIQUES

Videos

http://www.youtube.com/watch?v=ODi2KNuh1Fo&eurl=http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20080624.OBS9911/un_tir_a_laeroport_de_telaviv_au_d

http://www.liveleak.com/view?i=91c_1214323823

http://www.liveleak.com/view?i=213_1214321122

http://www.dailymotion.com/video/x5wcdk_incidents-a-laeroport-de-telaviv_news

Voir les images après l'article ci-dessous

VOIE LES ARTICLES SOURCES CI-DESSOUS :

Le président français Sarkozy visé par des assassins en Israël : deux morts
par Sorcha Faal - on Whatdoesitmean.com, 24 juin 2008
http://www.whatdoesitmean.com/index1111.htm
traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier
http://www.alterinfo.net/Le-president-francais-Sarkozy-vise-par-des-assassins-en-Israel-deux-morts_a21169.html?PHPSESSID=b0f87f7117dceb459ab7f95858cbb2c4

Le Service de la Sécurité Fédérale ( FSB ex KGB) de la Fédération de Russie fait savoir ce jour au Premier ministre Poutine et au Président Medvedev que le président français Nicolas Sarkozy a « échappé de justesse » à une tentative d'assassinat, lors de son départ de l'aéroport israélien Ben Gourion (à Tel Aviv) (voir photo), au cours d'une attaque qui s'est soldée par la mort d'un officier de sécurité français [c'est moi qui souligne, ndt] et d'un policier israélien.

Quant au récit « aseptisé » que la propagande occidentale fournit à ses peuples, au sujet de cette tentative d'assassinat de Sarkozy, nous pouvons le lire sur le site israélien [du quotidien Yediot Ahronot] Ynet News Service :

« L'incident a causé une grande frayeur durant la cérémonie (d'adieu), amenant des gardes du corps à éloigner précipitamment des lieux de hautes personnalités. Les voitures blindées du Président (israélien) Shimon Peres et du Premier ministre Ehud Olmert ont été très rapidement dépêchées sur le site de la cérémonie, et ces deux personnalités ont été éloignées de l'endroit.

En même temps, le Président français était promptement emmené à l'intérieur de son avion (privé), qui attendait sur la piste, par ses propres gardes du corps. Les circonstances de l'incident ayant été élucidées, les gardes du corps ont autorisé Peres et Olmert à monter à bord de l'avion (présidentiel français), où ils ont salué et souhaité un bon voyage à Sarkozy. »

Les analystes de la Sécurité russe affirment, par ailleurs, que cette « première version » des reportages médiatiques de la propagande occidentale, à savoir qu'un Policier des Frontières israélien se serait « suicidé » durant la cérémonie d'adieu à l'issue de la visite du Président Sarkozy est « rocambolesque », et qu'elle ne parvient pas à démentir cette tentative d'assassinat, étant donné que seuls, les policiers les plus formés et ayant le plus de « bouteille » sont autorisés à approcher des chefs d'Etat étrangers par l'Institut Israélien du Renseignement et des Opérations Spéciales, plus connu sous son acronyme hébreu de Mossad.

Ces rapports d'analyse des services russes insistent sur le fait que le Premier ministre israélien Olmert venait tout juste (la semaine passée) de prolonger le mandat du directeur du Mossad, Meir Dogan, pour deux années supplémentaires, en raison de la colère « extrême » de Dagan à l'encontre du dirigeant français, motivée par le fait que celui-ci a rétabli les relations entre son pays et le Liban et la Syrie, deux anciens protectorats coloniaux français.

La « colère » de cet extrémiste de droite israélien contre le président Sarkozy s'est transformée en « haine », poursuivent ces rapports, après le discours de Sarkozy devant la Knesset, au cours duquel il a affirmé que Jérusalem doit être partagée, et, comme nous pouvons le lire dans la dépêche du Washington Post News Service :

« Le Président français Nicolas Sarkozy a dit, devant le Parlement israélien, lundi, qu'il ne saurait y avoir de paix au Moyen-Orient tant qu'Israël ne serait pas revenu sur son refus de céder sa souveraineté sur certaines parties de Jérusalem revendiquées par les Palestiniens, défiant ainsi une des positions israéliennes les plus intangibles émotionnellement. »

A encore alimenter la colère d'Israël contre le Président Sarkozy fut la demande que celui-ci a adressée aux Israéliens de mettre immédiatement un terme à leur construction de colonies sur le territoire palestinien, ainsi que la précipitation dont la France fait montre, depuis récemment, à fournir des centrales nucléaires à ses alliés arabes (dont, notamment les Emirats Arabes Unis, la Jordanie et le Maroc).

Les analystes stratégistes russes indiquent que les factions de droite du gouvernement israélien sont susceptibles de se sentir « entièrement fondés » à assassiner le Président Sarkozy, étant donné qu'il est lui-même d'origine juive (et qu'il a perdu cinquante-sept membres de sa famille lors du génocide nazi), et qu'en vertu de la législation israélienne, il est un citoyen d'Israël et que, donc, en raison de ses négociations avec des ennemis d'Israël au sein du monde arabe, il est, toujours sous l'empire de cette législation, un traître.

Il convient de rappeler que les forces fanatiques de l'extrême droite israélienne ont souvent recouru aux assassinats par le passé, avec notamment, en 1995, l'assassinat du Premier ministre Yitzhak Rabin par le juif orthodoxe Yigal Amir, « motivé » par le fait que Rabin avait négocié les accords d'Oslo avec les Palestiniens.

French Leader Sarkozy Targeted By Assassins In Israel, 2 Dead
June 24, 2008 - 17H30
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers (Traducción al Español abajo)
http://www.whatdoesitmean.com/index1111.htm

The Federal Security Service of the Russian Federation (FSB) is reporting to Prime Minister Putin and President Medvedev today that France’s President Nicolas Sarkozy ‘narrowly escaped’ an assassination attempt during his departure from Israel's Ben-Gurion airport [top photo left] in an attack which left one French Security Officer and one Israeli policeman dead.

To the ‘sanitized’ Western propaganda reports being given to their peoples on this attempt against the French President’s life we can read as reported by Israel’s Ynet News Service:

“The incident caused a scare during the ceremony, prompting body guards to rush VIPs away from the area. The armored cars of President Shimon Peres and Prime Minister Ehud Olmert were rushed to the ceremony site, and the two were taken away from the area.

Meanwhile, the French president was taken into his airplane, which was waiting on the runway, by his own bodyguards. After the circumstances of the incident became clear, the bodyguards allowed Peres and Olmert to board the plane and bid Sarkozy farewell.”

Russian Security Analysts are also stating that this ‘first version’ of the Western propaganda media reports, that an Israeli Border Policeman ‘committed suicide’ during President Sarkozy’s farewell ceremony, is ‘ludicrous’ to explain away this assassination attempt as only the most vetted Israeli policeman are allowed near foreign heads of state by Israel’s Institute for Intelligence and Special Operations (Mossad).

These reports further point out that Israel’s Prime Minister Olmert had just this past week extended the term of Mossad director Meir Dagan’s for another year due to Dagan’s ‘extreme’ anger towards the French Leader for his Nations mending relations with both Lebanon and Syria, both of which were former protectorates of Colonial France.

Israeli right wing extremist ‘anger’ against President Sarkozy turned to ‘hatred’, these reports continue, after Sarkozy’s earlier address to Israel’s Knesset stating that Jerusalem must be divided, and as we can read as reported by the Washington Post News Service:

“French President Nicolas Sarkozy told the Israeli parliament Monday that there could be no Middle East peace unless Israel drops its refusal to cede sovereignty over parts of Jerusalem claimed by the Palestinians, challenging one of Israel's most emotionally held positions.”

Further fueling Israel’s anger against President Sarkozy was his demand for the Israelis to immediately halt their building of settlements on Palestinian land and France’s latest rush to provide its Arab Allies with nuclear power, including United Arab Emirates, Jordan and Morocco.

Russian Military Analysts point out that the right wing factions of the Israeli government would feel ‘fully justified’ in the killing of President Sarkozy as he is himself of Jewish background (and had lost 57 family members to the German Nazis) and under Israel’s laws is a citizen of Israel, and by his negotiation with Israel’s enemies in the Arab World also under these laws, is a traitor.

It should be further noted that Israel’s fanatic right wing forces have used assassinations in the past to protect their homeland, including the 1995 killing of Israel’s Prime Minister Yitzhak Rabin by the orthodox Jew Yigal Amir for Rabin having negotiated the Oslo Accords with the Palestinians.

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Russia Orders ‘Nuclear Strike’ On US-Israeli Attempt To Bomb Iran
June 24, 2008
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers (Traducción al Español abajo)
http://www.whatdoesitmean.com/index1112.htm

Russian Military Analysts are reporting today the President Putin ordered an ‘immediate’ retaliatory nuclear strike against the United States after American and Israeli warplanes neared the Iranian border to attack Iran’s Russian built Bushehr nuclear plant.

These reports state that the failed assassination of France’s President Sarkozy (and which we had previously reported on in our report titled “French Leader Sarkozy Targeted By Assassins In Israel, 2 Dead”) was intended to be blamed on radical elements of Iranian supported Lebanonese Hezbollah thus justifying the attack.

As American and Israeli war commanders are scheduled to meet this week, Western and Iranian propaganda media sources are denying this attack, and as we can read as reported by the Jerusalem Post News Service:

"Oil rose for a third straight session on Tuesday to more than $138 a barrel, following rumors of an attack on Iran's nuclear facilities, which was later denied, Reuters reported. "This is just a rumor. No attack against Iran's nuclear facilities has taken place," a senior Iranian nuclear official said.

Israeli and American military spokesmen also denied the rumors, according to Bloomberg."

These reports, however, state that Iranian air defenses were quick to engage a flight of US armed surveillance drones ahead of the main American-Israeli strike force, but after President Putin’s warning was issued were ordered to ‘cease their attack runs’.

Iran’s Supreme Leader Ayatollah Seyed Ali Khamenei, though not mentioning this latest escalation in tensions, was quick to issue a warning to the American’s, and as we can read as reported by the Islamic Republic News Agency:

“Supreme Leader of Islamic Revolution Ayatollah Seyed Ali Khamenei said here Tuesday that the White House rulers are now the most hated rulers and policy makers on earth.

"The world domineering powers' rulers, i.e. the White House officials, have now turned into the most resented rulers and policy makers worldwide and the `death to the USA' slogan, which was once coined and chanted by the Iranian nation, has now spread to other nations too," said the Supreme Leader.”

The United Nations Nuclear Chief ElBaradei had previously warned the Western powers that he would ‘resign’ his post upon their attacking the Iranian Nation as, in his words; such an attack would turn the entire Middle East into a ‘fireball’.

It is not known for how long, or even if, President Putin’s threat to the Western powers would hold at abeyance another Global War from being started by the West, but what is known is that with the greater parts of their crop lands either submerged in waters or devastated by drought, and with catastrophic fuel prices decimating their already doomed economies, these once great powers might not have any further options left to maintain their rule over the World.

To the ability of Russia and China to thwart the goals of the West their only remains the possibility of Total Global Nuclear War of the likes not seen since our most ancient past.

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US, Israel, Iran all flatly deny attack rumor
Jun. 24, 2008 - JPost.com Staff , THE JERUSALEM POST
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1214132674065&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

Oil rose for a third straight session on Tuesday to more than $138 a barrel, following rumors of an attack on Iran's nuclear facilities, which was later denied, Reuters reported.

"This is just a rumor. No attack against Iran's nuclear facilities has taken place," a senior Iranian nuclear official said.

Israeli and American military spokesmen also denied the rumors, according to Bloomberg.

US crude for August delivery was up a $1.33 at $138.07 a barrel, after settling up $1.38 on Monday. It hit a record high of $139.89 on June 16.

London Brent crude was up $1.31 at $137.22 a barrel.

Tension over Iran's nuclear program has played a big part in oil's rise to record levels near $140 a barrel.

The European Union this week imposed new sanctions on Iran, including as asset freeze on Bank Melli, Iran state-controlled and biggest bank.

On Friday, The New York Times quoted unnamed US officials as saying Israel had carried out a wide scale military exercise, apparently as a rehearsal for a potential bombing of Iran's nuclear facilities.

Analysts are worried heightened tensions between Iran and the West could threaten the Straits of Hormuz, a narrow waterway separating Iran from the Arabian Peninsula through which roughly 40 percent of the world's traded oil flows.
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« Répondre #223 le: 03/07/2008 - 16:49:32 »

Que dire des réserves pétrolières de l'Algérie  ;)

Réserves pétrolières : la Russie n’est plus au niveau
Energie | jeudi, 3 juillet 2008 | par Eric Laurent
http://www.bakchich.info/article4258.html

En Russie, le niveau des réserves pétrolières relève du secret d’État. Et pour cause ! Elles ont été sciemment surévaluées. Du coup, Moscou tente de profiter des gisements existant dans les pays d’Asie Centrale.

En 1956, le géologue américain King Hubbert avait prévu avec succès le pic pétrolier [1] des Etats-Unis pour 1970. Les mêmes projections appliquées à la Russie, deuxième producteur mondial, diagnostiquèrent le pic pétrolier en 1987. Le pronostic suscita à l’époque scepticisme et sourires condescendants. Aujourd’hui, la majorité des experts s’accorde à admettre que le montant des réserves russes est grossièrement exagéré, estimant qu’il faut diviser par deux les chiffres publiés.

Depuis trois ans, même les experts russes, longtemps adeptes du silence et de la langue de bois, commencent à tirer la sonnette d’alarme. Un rapport rédigé en 2005 par la branche sibérienne de l’Académie des sciences de Russie fut immédiatement classé par Vladimir Poutine. Il révélait que près de 60 % de toutes les réserves pourvues en Sibérie étaient au bord de l’épuisement. Depuis un décret promulgué par l’ex-président russe, les réserves pétrolières sont considérées comme relevant du secret d’État.

Poutine fait l’autruche

Pourtant les informations alarmantes se multiplient. Les nombreux gisements exploités depuis l’ère soviétique en Sibérie occidentale connaissent, depuis le début de l’année, une chute dramatique de leur production et sont considérés comme proches de l’épuisement. Le groupe pétrolier Lukoil a averti que la production pétrolière russe pourrait au mieux stagner et plus sûrement décliner dans les décennies à venir. Une fort mauvaise nouvelle pour les consommateurs occidentaux mais aussi pour Moscou qui a fait de l’énergie l’atout maître de sa diplomatie et de son influence restaurée. Vladimir Poutine, sans convaincre, s’efforce de réfuter ces informations. Pour continuer d’exister sur la scène internationale, le Kremlin, dont le potentiel industriel est à peine au niveau de celui de la Hollande, n’a que deux atouts : le pétrole et le gaz.

Mais pour continuer d’approvisionner ses clients occidentaux, la Russie compte sur les gisements existants dans les pays d’Asie centrale. Au Turkménistan, déjà considéré comme une chasse gardée, mais aussi en Ouzbékistan et au Kazakhstan, le pouvoir russe et ses groupes énergétiques témoignent d’un activisme accru, renforçant les liens avec les régimes dictatoriaux en place, cherchant à prendre le contrôle de compagnies nationales. Cette stratégie politique se double d’une rivalité de clans. Le nouveau président russe, Medvedev était le président du géant gazier Gazprom dont la rivalité avec le groupe pétrolier Rosneft est notoire. Or, Rosneft est dirigé par le vice-premier ministre, Igor Sechin, dont l’adjoint au sein du groupe pétrolier, Sergeï Maryshkin, vient d’être nommé chef de l’administration présidentielle. Le poste que Sechin, le nouveau tsar de l’énergie, occupait justement auprès de Poutine lorsqu’il était président.

[1] Un pic pétrolier désigne le moment où la production de pétrole décline du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables.

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Arabie Saoudite, des réserves qui s’effritent
Pétrole | jeudi, 10 avril 2008 | par Eric Laurent
http://www.bakchich.info/article3206.html

Les pétroliers commencent sérieusement à se faire du mauvais sang : malgré l’optimisme de façade des dirigeants saoudiens, ils savent pertinemment que les réserves de pétrole du royaume s’amenuisent comme peau de chagrin.

Le 25 mars dernier, le Wall Street Journal révélait que Total s’était retiré en janvier d’un consortium recherchant des gisements de gaz dans le sud de l’Arabie Saoudite.

Les forages effectués se sont tous révélés négatifs. Pourtant, cette vaste zone désertique et baptisée Rub Al Khali (littéralement « le quartier vide ») a toujours été présentée par les responsables saoudiens comme abritant d’importants gisements de gaz mais également de pétrole. Cet échec est un nouveau signal préoccupant adressé aux compagnies pétrolières occidentales qui peinent à renouveler leurs réserves pétrolières et gazières, mais aussi aux pays consommateurs. En effet, si les Saoudiens détiennent moins de gaz qu’ils l’affirment, ils devront, au cours des prochaines années, consacrer une part croissante de leur production pétrolière à un usage interne pour pallier cette carence, ce qui réduira sensiblement la part vendue sur les marchés mondiaux.

Seule richesse pétrolière saoudienne, les sept gisements géants

À un moment où la demande internationale ne cesse de croître, cette information illustre une nouvelle fois le fossé existant entre les déclarations optimistes des dirigeants saoudiens et la réalité sur le terrain. Sept gisements géants assurent à eux seuls 90 % de la production saoudienne : celui de Ghawar, le plus important jamais découvert sur la planète, s’étend sur 250 kilomètres de long et décline au rythme de 8 % l’an. Il a été découvert en 1948, et, désormais, pour faire jaillir le pétrole et maintenir la pression, il faut injecter 7 millions de barils par jour d’eau de mer. Aucun gisement d’importance n’a été découvert à travers le royaume depuis 1967. Les Saoudiens, qui prétendent détenir 60 % des réserves mondiales, affirment depuis 1986 (année où les pays de l’OPEP ont augmenté fictivement de 65 % le montant de leurs réserves), qu’ils détiennent 260 milliards de barils dans leur sous-sol.

Les compagnies Exxon, Chevron, Texaco et Mobil, qui ont exploité pendant des décennies ces gisements jusqu’à leur nationalisation, sont bien placées pour savoir qu’il s’agit d’un mensonge absolu. Leurs évaluations, restées confidentielles, se montent, elles, à 130/140 milliards de barils. Le seul point sur lequel tout le monde semble s’accorder est le niveau de pétrole déjà consommé : 100 milliards de barils auraient été extraits depuis la découverte des gisements. Si les calculs des pétroliers américains se révèlent exacts, il ne reste plus que 30 à 40 milliards de barils à extraire des sables d’Arabie. Soit… une simple année de consommation mondiale.
Déclin des réserves… déclin du royaume ?

Le pétrole, pour l’Arabie Saoudite, n’est pas seulement une matière première stratégique, il est également le secret d’État le plus jalousement gardé, comme d’ailleurs en Russie. Probablement parce que les responsables du royaume n’ignorent pas que les espoirs du monde reposent sur eux et qu’ils seront incapables d’y répondre.

Malgré l’utilisation de la technologie pétrolière la plus complexe et la plus sophistiquée, la compagnie pétrolière nationale Aramco, confrontée au vieillissement de ses gisements, s’avère impuissante à récupérer davantage de pétrole. Le déclin constaté des réserves saoudiennes semble annoncer celui du royaume et reflète le nouveau visage énergétique de la planète : depuis 1995, le monde a consommé en moyenne de 24 à 30 milliards de barils chaque année, mais n’en a découvert que 9,6 milliards.

Selon une étude réalisée par Wood Mackenzie, l’industrie pétrolière couvre désormais moins de 40 % de ses besoins. Le banquier Mathews Simmons, un des meilleurs spécialistes du monde pétrolier, parle de « tsunami énergétique qui va bientôt submerger l’économie mondiale ». Voilà qui est dit.
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« Répondre #224 le: 03/07/2008 - 17:44:52 »

Opération terroriste Northwoods: l’US Army projetait d’utiliser le terrorisme
Posté par AtMOH le 25/6/2008
http://www.reopen911.info/11-septembre/operation-northwoods-quand-l%E2%80%99us-army-voulait-pratiquer-le-terrorisme/

Les complots ne sont pas des théories, mais bien des réalités historiques !


http://www.voltairenet.org/IMG/pdf/Op-Northwoods_FR.pdf

http://reopen911.online.fr//dossiers/Northwoods.pdf

http://www.gwu.edu/~nsarchiv/news/20010430/northwoods.pdf


ReOpen911 vous offre la traduction en français du dossier de l’Opération Northwoods; un document confondant pour tous ceux qui considèrent le légitime questionnement de la version officielle du 11 Septembre comme relevant d’une pathologie. La présentation de cette traduction s’inscrit dans l’ambition de notre association d’ouvrir le débat citoyen en France, sérieusement, sereinement et à partir de faits (historiques, scientifiques…) sur ce qui s’est réellement passé le 11 Septembre.

Nous dévoilons donc aujourd’hui au grand public francophone, le contenu du plan Northwoods où l’armée américaine préconisait au président Kennedy d’organiser des attentats sur le sol américain attribués à Castro afin de justifier l’invasion de Cuba. La mort de citoyens américains devait conduire l’opinion à accepter cette guerre.

Une opération très sophistiquée:

Lemnitzer et les autres chefs d’Etat-major avaient mis au point un montage particulièrement élaboré. Un avion serait repeint et numéroté en réplique exacte d’un appareil civil. Au moment convenu on effectuerait la substitution des appareils, le « double » embarquant des passagers sous une fausse identité, mais dûment enregistrés. L’appareil d’origine serait transformé en « drone » (avion sans pilote) et le décollage des deux engins minuté afin qu’ils se rencontrent au sud de la Floride. A partir de là l’appareil transportant les passagers descendrait au ras des flots pour rejoindre discrètement un terrain annexe de la base où l’équipage s’évanouirait dans la nature. Pendant ce temps le drone continuerait sa route conformément au plan de vol. Lorsqu’il survolerait Cuba, il transmettrait sur la fréquence d’alerte un message de détresse «May Day », se disant attaqué par des MiG. Ce message serait interrompu par l’explosion de l’appareil déclenchée par radio. Ainsi les stations radio de l’Organisation Internationale de l’Aviation Civile de la région feraient savoir ce qui était censé s’être passé, tandis que les autorités américaines disposeraient d’un prétexte pour répondre militairement à cette agression Castriste et envahir Cuba..

Un exemple parmi beaucoup d’autres actions planifiées… qu’il n’est pas inapproprié de qualifier de complots

Rappel historique

Après sa déclassification, le document Northwoods fut mis en ligne par la National Security Archive à partir du 30 avril 2001; à notre connaissance, il a été commenté pour la première fois par le Réseau Voltaire sur leur site Internet, dès le 5 novembre 2001. Il fut ensuite inclus dans le livre de Thierry Meyssan, L’Effroyable Imposture, en tant que fac-similé: il n’avait donc pas été traduit en français auparavant. Il est intéressant de noter que les journalistes qui ont “chroniqué” (lire “tenté rapidement d’invalider son contenu explosif”) cet ouvrage n’ont jamais fait mention de ce document stupéfiant (comme beaucoup d’autres éléments de ce livre d’ailleurs). Ce document clé fut repris par le film Loose Change 2 qui fut visionné par des millions de spectateurs. Offrant par la même occasion un recul historique si important pour traiter ces évènements du 11 septembre.Nous vous invitons à en prendre connaissance, dans sa version originale ou dans sa traduction en français.  Il s’agit en effet de preuves:  

1. - que les complots ne sont pas… des théories, mais bien plus simplement des réalités, aussi concrètes et tangibles qu’effroyables et monstrueuses.
2. - que les militaires US ont comploté non seulement contre certains gouvernements qu’ils considéraient hostiles aux Etats-Unis, mais aussi et dans le même temps, contre la population civile des pays des dits gouvernements, et même contre leurs propres concitoyens.  
3. - que ces actions secrètes devaient être planifiées et mises en oeuvre en vue de tromper, de manipuler l’opinion publique américaine et internationale, pour des raisons géopolitiques, y compris si cela devait occasionner des morts au sein même de la population américaine.
4. - historiques que le terrorisme sous faux pavillon existe dans le cerveau dérangé des comploteurs de l’armée (et non dans celui de qui le dénonce !)
5. - enfin, que des opérations militaires, spéciales, secrètes et criminelles, impliquant un grand nombre d’individus (dans un complot) peuvent non seulement être pensées et étudiées, mais aussi être mises en oeuvre … et restées secrètes, pendant leur mise au point (et ensuite) et ce pendant près de quatre décennies dans ce cas précis !

On le voit, ce document invalide quasiment l’ensemble des raisons les plus fréquemment mises en avant par ceux qui ne veulent “croire” que la version officielle (donnée par l’administration Bush et reprise quasi à l’identique et unanimement par les médias occidentaux) du complot islamiste dirigé par al-Qaida/ben Laden. À savoir que:

1. toute remise en cause de ce dogme relève de la théorie du complot,
2. certaines autorités aux Etats-Unis n’iraient jamais jusqu’à prendre leur propre population pour cible,
3. trop de personnes seraient impliquées pour que l’opération puisse avoir lieu et/ou être ensuite gardée secrète.

Aucun de ces 3 arguments à priori sensés ne saurait résister à un examen approfondi pour qui connaît un peu l’histoire ou l’idéologie de certains dirigeants actuels. Northwoods n’est qu’un exemple parmi de nombreux cas de terrorisme fabriqué par les Etats-Unis, qui au demeurant sont loin d’en avoir le monopole exclusif. Par ailleurs, pour un document de type Northwoods déclassifié, on est tenté de se demander combien d’opérations secrètes ont été réellement menées à leur terme: si Northwoods n’a finalement pas été mis en oeuvre, c’est du fait du refus d’un seul homme, le Président John F. Kennedy. Il mourra assassiné l’année suivante…

Note de la rédaction: Attention, ce n’est pas parce que les plus hautes autorités militaires états-uniennes ont planifié des actions de terrorisme sous fausse bannière en 1962 que les attentats terroristes contre les Etats-Unis le 11 Septembre 2001 entrent nécessairement dans ce cadre. Il serait dangereux d’user de ce genre de syllogisme anachronique, quand bien même les preuves abondent que grâce à ces attentats l’administration Bush néo-conservatrice a pu se lancer dans une “guerre contre le terrorisme” dont beaucoup d’aspects ne peuvent que rappeler la guerre froide en vigueur au moment de l’Opération Northwoods.

////////////////////////

Opération Northwoods : Quand l’état-major américain planifiait des attentats terroristes contre sa population
par Thierry Meyssan* 5 novembre 2001
http://www.voltairenet.org/article7615.html

Conçue en 1962, par l’état-major interarmes des Etats-Unis, l’opération "Northwoods" prévoyait une série d’attentats tuant des civils et des militaires américains pour mobiliser l’opinion publique contre Fidel Castro. Un attentat contre un bâtiment de guerre et un détournement d’avion avaient notamment été planifiés. Parmi les conjurés se trouvaient d’actuels responsables de l’armée des États-Unis. La réalisation de ce plan dément fut empêchée in extremis par le président John F. Kennedy.

Alors que l’ensemble des dirigeants politiques occidentaux et de la presse présentaient les événements du 11 septembre 2001 comme des attentats terroristes exclusivement fomentés par al-Qaeda, nous avons expliqué dès le 27 septembre qu’ils avaient été réalisés avec le soutien, sinon sur ordre, d’un groupe d’officiers supérieurs américains. Nous avons présenté une dissidence du réseau stay-behind (Opération Gladio) de l’Alliance atlantique (OTAN), les Special Forces Underground (Forces spéciales clandestines) et leur vitrine légale, la Major General Edwin A. Walker Society, comme les probables concepteurs de cette opération.

Nos informations ont plongé une partie de nos lecteurs dans la perplexité. Six semaines plus tard, les attentats du 11 septembre restent attribués par les Occidentaux aux seuls réseaux d’Oussama Ben Laden, mais les autorités ont été forcées de reconnaître que la responsabilité des attentats à l’anthrax revient à l’extrême droite américaine. Le point de vue officiel persiste néanmoins à distinguer extrémisme politique intérieur et terrorisme islamiste extérieur, alors que l’alliance de ces mouvements est certaine et ancienne, scellée autour d’un antisémitisme viscéral. Certains de nos lecteurs nous ont objecté qu’il était inconcevable que des " patriotes " américains aient pu participer à des opérations impliquant la mort de milliers de leurs compatriotes. Pour parfaire leur information, nous présentons dans ce numéro une étude sur l’opération " Northwoods ", conçue en 1962, par l’état-major interarmes des États-Unis et qui prévoyait une série d’attentats tuant des civils et des militaires américains pour mobiliser l’opinion publique contre Fidel Castro. Les amis du major général Edwin A. Walker avaient notamment planifié un attentat contre un bâtiment de guerre et un détournement d’avion. Parmi les conjurés se trouvaient d’actuels responsables de l’armée des États-Unis. La réalisation de ce plan dément fut empêchée in extremis par le président John F. Kennedy.

L’opération Mangoose

En 1958 à Cuba, des insurgés conduits par les colonels Fidel et Raul Castro, Che Guevara et Camilo Cienfuegos renversent le régime fantoche de Fulgencio Batista. Le nouveau gouvernement, qui n’est pas encore communiste, met fin à l’exploitation en coupe réglée de l’île à laquelle se livrent un groupe de multinationales états-uniennes (Standard Oil, General Motors, ITT, General Electric, Sheraton, Hilton, United Fruit, Est Indian Co) et la famille Bacardi depuis six ans. En retour, ces entreprises convainquent le président Eisenhower de renverser les castristes.

Le 17 mars 1960, le président Eisenhower approuve un " Programme d’actions clandestines contre le régime castriste ". Son but est de " remplacer le régime de Castro par un autre, plus fidèle aux véritables intérêts du peuple cubain et plus acceptable pour les États-Unis, par des moyens évitant toute visibilité de l’intervention US " [1].

Le 17 avril 1961, une brigade d’exilés cubains et de mercenaires, plus ou moins discrètement encadrée par la CIA, tente un débarquement à la Baie des Cochons. L’opération tourne au fiasco. Le président John F. Kennedy, qui venait d’arriver à la Maison-Blanche, refuse d’envoyer l’US Air Force appuyer les mercenaires. 1 500 hommes sont faits prisonniers par les autorités cubaines. Kennedy désavoue l’opération et révoque le directeur de la CIA (Allen Dulles), le directeur adjoint (Charles Cabell) et le directeur du stay-behind (Richard Bissell). Il confie une enquête interne à son conseiller militaire, le général Maxwell Taylor, mais elle n’est suivie d’aucune mesure concrète. Kennedy s’interroge sur l’attitude de l’état-major interarmes (illustration page précédente : le drapeau de l’état-major interarmes), qui avait validé l’opération alors qu’il la savait vouée à l’échec [2]. Tout semble s’être passé comme si les généraux avaient tenté d’impliquer les États-Unis dans une guerre ouverte contre Cuba.

Si le président Kennedy a sanctionné les méthodes et les échecs de la CIA, il n’a pas remis en question la politique d’hostilité de Washington à l’égard du pouvoir en place à La Havane. Il met en place un " Groupe spécial élargi " chargé de concevoir et de conduire la lutte anti-castriste. Ce groupe est composé de son frère, Robert Kennedy (attorney général), de son conseiller militaire (le général Maxwell Taylor), du conseiller national pour la sécurité (Mc Gorge Bundy), du secrétaire d’État (Dean Rusk), assisté d’un conseiller (Alexis Johnson), du secrétaire à la Défense (Robert McNamara), assisté d’un conseiller (Roswell Gilpatric), du nouveau directeur de la CIA (John McCone), et du chef d’état-major interarmes (le général Lyman L. Lemnitzer).

Ce Groupe spécial élargi imagine un ensemble d’actions secrètes rassemblées sous le titre générique d’opération " Mangoose " (Mangouste). Pour les réaliser, la coordination opérationnelle entre le département d’État, le département de la Défense et la CIA est confiée au général Edward Lansdale (assistant du secrétaire à la Défense, en charge des opérations spéciales, et à ce titre directeur de la NSA). Tandis qu’au sein de la CIA, une unité ad hoc est constituée, le " Groupe W ", dirigé par William Harvey.

La crise au sein des armées

En avril 1961, l’armée des États-Unis est traversée par une crise grave : le major général Edwin A. Walker, qui avait suscité les affrontements racistes de Little Rock avant de prendre le commandement de l’infanterie stationnée en Allemagne, est révoqué par le président Kennedy [3]. Il est accusé de développer un prosélytisme d’extrême droite dans les armées. Lui-même appartiendrait à la John Birch Society et aux Authentiques Chevaliers du Klu Klux Klan.

La commission des Affaires étrangères du Sénat diligente une enquête sur l’extrême droite militaire. Les auditions sont conduites par le sénateur Albert Gore (D-Tennessee), père du futur vice-président américain. Les sénateurs suspectent le chef d’état-major interarmes, le général Lyman L. Lemnitzer, de participer au complot Walker. Gore sait que Lemnitzer est un spécialiste de l’action secrète : en 1943, il avait personnellement dirigé les négociations visant à retourner l’Italie contre le Reich, puis, en 1944, il conduisit avec Allen Dulles les négociations secrètes avec les nazis à Ascona (Suisse) préparant la capitulation (opération Sunrise) [4]. Il participa à la création du réseau stay-behind de l’Alliance, retournant des agents nazis pour lutter contre l’URSS, et à l’exfiltration de criminels contre l’humanité vers l’Amérique latine. Mais Gore ne parvint pas à mettre en évidence sa responsabilité dans les événements contemporains.

Une correspondance secrète du général Lemnitzer, récemment publiée, montre qu’il complotait avec le commandant des forces américaines en Europe (le général Lauris Norstad) et d’autres officiers de très haut rang pour saboter la politique de John F. Kennedy.

Les militaires extrémistes dénoncent le refus de Kennedy d’intervenir militairement à Cuba. Ils considèrent les civils de la CIA comme responsables de la mauvaise planification du débarquement de la Baie des Cochons, et le président Kennedy comme un lâche pour avoir refusé l’appui de l’US Air Force. Pour débloquer la situation, ils imaginent de fournir un prétexte politique à Kennedy pour intervenir militairement. Ce plan, dit opération " Northwoods " (Bois du nord), donne lieu à des études poussées qui sont formalisées par le brigadier général William H. Craig. Il est présenté au Groupe spécial élargi par le général Lemnitzer lui-même, le 13 mars 1962 (notre document). La réunion se tient au Pentagone, dans le bureau du secrétaire de la Défense, de 14 h 30 à 17 h 30. Elle se termine très mal : Robert McNamara rejette le plan en bloc, tandis que le général Lemnitzer se fait menaçant. S’ensuivent six mois de permanente hostilité entre l’administration Kennedy et l’état-major interarmes, puis l’éloignement de Lemnitzer et sa nomination comme chef des forces US en Europe. Avant de partir, le général donne l’ordre de détruire toutes les traces du projet Northwoods, mais Robert McNamara conserve la copie du mémo qui lui avait été remis [5].

Les chefs d’etat-major responsables du projet Northwoods

l’amiral George W. Anderson Jr. (chef des opérations navales), le général Goerge H. Decker (chef d’état-major de l’armée de terre), le général Leyyman L. Leymnintzer (chef d’état-major interarmes), le général Curtis E. LeMay (chef d’état-major de l’armée de l’air), le général David M. Shoup (commandant du corps des marines).
Attentats terroristes

L’opération Northwoods vise à convaincre la communauté internationale que Fidel Castro était irresponsable au point de représenter un danger pour la paix de l’Occident. Pour ce faire, il est prévu d’orchestrer, puis d’imputer à Cuba de graves dommages subis par les États-Unis. Voici quelques-unes des provocations projetées :

- Attaquer la base américaine de Guantanamo. L’opération aurait été conduite par des mercenaires cubains sous uniforme des forces de Fidel Castro, elle aurait inclus divers sabotages et l’explosion du dépôt de munitions, laquelle aurait nécessairement provoqué des dégâts matériels et humains considérables

- Faire sauter un navire américain dans les eaux territoriales cubaines de manière à raviver la mémoire de la destruction du Maine, en 1898 (266 morts), qui provoqua l’intervention américaine contre l’Espagne [6]. Le bâtiment aurait été en réalité vide et télécommandé. L’explosion aurait été visible de La Havane ou de Santiago pour que l’on dispose de témoins. Des opérations de secours auraient été conduites pour crédibiliser des pertes. La liste des victimes aurait été publiée dans la presse et de fausses obsèques auraient été organisées pour susciter l’indignation. L’opération aurait été déclenchée lorsque des navires et avions cubains se seraient trouvés dans la zone pour pouvoir leur imputer une attaque.

- Terroriser les exilés cubains en organisant quelques plasticages contre eux à Miami, en Floride, et même à Washington. De faux agents cubains auraient été arrêtés pour disposer d’aveux. De faux documents compromettants, établis à l’avance, auraient été saisis et distribués à la presse.

- Mobiliser les États voisins de Cuba en leur faisant accroire une menace d’invasion. Un faux avion cubain aurait bombardé de nuit la République Dominicaine, ou un autre État de la région. Les bombes utilisées auraient été évidemment de fabrication soviétique.

- Mobiliser l’opinion publique internationale en détruisant un vol spatial habité. Pour frapper les esprits, la victime aurait été John Glenn, premier Américain à avoir parcouru une orbite complète de la terre (vol Mercury).

Une provocation avait été plus particulièrement étudiée :

- " Il est possible de créer un incident qui démontrera de manière convaincante qu’un avion cubain a attaqué et descendu un vol charter civil en route des États-Unis vers la Jamaïque, le Guatemala, Panama ou le Venezuela ". Un groupe de passagers complices, qui pourrait être des étudiants par exemple, aurait pris un vol charter d’une compagnie détenue en sous-main par la CIA. Au large de la Floride, leur avion aurait croisé une réplique, en fait un avion apparemment identique, mais vide et transformé en drone. Les passagers complices seraient retournés sur une base de la CIA, tandis que le drone aurait continué en apparence leur trajet. L’appareil aurait émis des messages de détresse indiquant qu’il était attaqué par la chasse cubaine, et aurait explosé en vol.

La réalisation de ces opérations implique nécessairement la mort de nombreux citoyens américains, civils et militaires. Mais c’est précisément leur coût humain qui en fait d’efficaces actions de manipulation.

Layman L. Lemnitzer, le retour

Pour John F. Kennedy, Lemnitzer est un anti communiste hystérique soutenu par des multinationales sans scrupules. Le nouveau président comprend le sens de la mise en garde de son prédécesseur, le président Eisenhower, un an plus tôt, lors de son discours de fin de mandat : " Dans les conseils du gouvernement, nous devons prendre garde à l’acquisition d’une influence illégitime, qu’elle soit recherchée ou non par le complexe militaro-industriel. Le risque d’un développement désastreux d’un pouvoir usurpé existe et persistera. Nous ne devrons jamais laisser le poids de cette conjonction menacer nos libertés ou les processus démocratiques. Nous ne devons rien considérer comme acquis. Seules une vigilance et une conscience citoyennes peuvent garantir l’équilibre entre l’influence de la gigantesque machinerie industrielle et militaire de défense et nos méthodes et nos buts pacifiques, de sorte que la sécurité et la liberté puissent croître de pair " [7].

En définitive, John F. Kennedy, résiste aux généraux Walker, Lemnitzer et à leurs amis, et refuse d’engager plus avant l’Amérique dans une guerre à outrance contre le communisme, à Cuba, au Laos, au Vietnam ou ailleurs. Il est assassiné, le 22 novembre 1963 [8].

Le général Lemnitzer prend sa retraite en 1969. Mais, en 1975, alors que le Sénat commence des investigations sur le rôle exact de la CIA sous l’administration Nixon, Gerald Ford, qui assure l’intérim de la présidence depuis le scandale du Watergate, lui demande de participer à cette enquête. Après qu’il eut aidé à enterrer la polémique, Ford le sollicite à nouveau pour animer un groupe de pression, le Committe on the Present Danger (CPD - Comité sur le danger actuel). Cette association est une création de la CIA, alors dirigée par George Bush père. Elle mène campagne contre le danger soviétique. Parmi ses administrateurs, on trouve divers responsables de la CIA et Paul D. Wolfowitz (actuel secrétaire adjoint à la Défense, en charge des opérations en Afghanistan). Parallèlement, Gerald Ford promeut le brigadier général William H. Craig, qui avait dirigé les études préliminaires de l’opération Northwoods, directeur de la National Security Agency (NSA).

Le général Layman L. Lemnitzer meurt le 12 novembre 1988.

En 1992, l’opinion publique américaine s’interroge sur l’assassinat du président Kennedy après la diffusion d’un film d’Oliver Stone montrant les incohérences de la version officielle. Le président Clinton ordonne la déclassification de très nombreuses archives de la période Kennedy. Dans les papiers du secrétaire à la Défense Robert McNamara, on retrouve l’unique copie conservée du projet Northwoods.

Thierry Meyssan
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

[1] A Program of Covert Operations Against the Castro Regime, document déclassifié de la CIA en date du 16 avril 1961.

[2] The Chairmen of the Joint Chiefs of Staff, Willard J. Webb et Ronald H. Cole, DoD, 1989. Swords and Plowshares, Maxwell D. Taylor, 1972.

[3] Voir notre étude " Les Forces spéciales clandestines ", in Les Notes d’information du Réseau Voltaire n° 235. Pour de plus amples détails, Edwin A. Walker and the Right Wing in Dallas, par Chris Cravens, South Texas State University, 1993.

[4] Les Secrets d’une reddition, Allen Dulles, Calmann-Lévy, 1967.

[5] Les documents de l’opération Northwoods ont initialement été publiés en Australie par Jon Elliston (Psy War on Cuba, The Declassified History of US Anti-Castro Propaganda, Ocean Press éd., 1999) sans provoquer de réactions aux États-Unis. Ils ont été à nouveau exploités par le journaliste d’ABC News, James Bamford dans son histoire de la NSA (Body of Secrets, Anatomy of the Ultra-Secret National Security Agency from the Cold War to the Dawn of a New Century, Doubleday éd., 2001) suscitant alors un vif émoi chez les historiens.

[6] À l’époque, Cuba était une colonie espagnole. Les USA intervinrent militairement pour achever la décolonisation de Cuba et lui imposer un statut de protectorat.

[7] Dwight Eisenhower, Farewell Adress, 17 janvier 1961.

[8] JFK, Autopsie d’un crime d’État, William Reymond, Flammarion, 1998.

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POSTE DE DEY
    
La pseudo organisation Al-CIA (alias Al-Qaida) n'est qu'une création des terroristes d'état Otaniens. Ces terroristes d'état Otaniens (OTAN) incluant des algériens et des français ne font que copier (Copycat) bête-ment les "techniques" et "tactiques" terroristes passées de leurs anciens "collègues" officiellement à la retraite mais officieusement toujours en activité en tant que "con du sultan" (consultant en terrorisme) en Algérie et ailleurs dans le monde (Irak, Afghanistan, Liban, Iran, etc...).

"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre"

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L'Europe après la Seconde Guerre mondiale: Démocraties libres ou satellites des USA?
«Les armées secrètes de l'OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest»


par Henriette Hanke Güttinger - Jeudi 19 Juin 2008
http://www.alterinfo.net/L-Europe-apres-la-Seconde-Guerre-mondiale-Democraties-libres-ou-satellites-des-USA-Les-armees-secretes-de-l-OTAN-Reseaux_a20944.html

Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,pp. 300/01.

L'étude scientifique de l'historien Daniele Ganser intitulée «Les armées secrètes de l'OTAN – Réseaux Stay Behind, Gladio et terrorisme en Europe de l'Ouest» est parue en 2007 en français1. Dans cet ouvrage brillamment rédigé, Ganser présente les faits de manière nuancée et aisément compréhensible pour le profane. Ce qu'il nous apprend va changer fondamentalement l'historiographie de l'époque de la guerre froide. Ce livre se lit comme un roman.

Ganser montre que de la fin de la Seconde Guerre mondiale à 1990 existaient dans les pays membres de l'OTAN, à côté des troupes ordinaires de l'Alliance, des armées secrètes de l'OTAN (nommées aussi Stay-Behind ou Gladio) qui avaient été mises en place par la CIA et le MI6 britannique.2 Ces armées secrètes de l'OTAN étaient commandées et coordonnées par un bureau de la sécurité secret au sein du quartier général de l'OTAN à Bruxelles. Selon l'ex-président américain Richard Nixon, L'OTAN elle-même était soumise au Pentagone.3
Les représentants des armées secrètes se réunissaient chaque année dans l'une des capitales européennes. «Des représentants de la CIA étaient toujours présents aux réunions des armées stay-behind» se souvient le général Gerardo Serravalle qui avait commandé le Gladio en Italie entre 1971 et 1974.4
Le but de ces armées secrètes était de créer des structures clandestines pour armer l'Europe de l'Ouest contre une invasion soviétique et pour empêcher la prise de pouvoir des communistes dans les pays européens.5 La CIA et le MI6 financèrent la constitution et le fonctionnement de ces troupes de guérilla clandestines, ils les entraînèrent et aménagèrent des caches secrètes remplies d'armes et d'explosifs.
Ganser décrit les activités6 des armées secrètes de l'OTAN en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Italie, en France, en Espagne, au Portugal, en Belgique, aux Pays Bas, au Luxembourg, au Danemark, en Norvège, en Allemagne, en Grèce7 et en Turquie. Dans ces pays, il n'y avait que quelques représentants politiques bien choisis qui étaient informés de l'existence de ces armées secrètes. De manière générale, les parlementaires élus par le peuple ne se doutaient de rien. Ainsi ces armées de l'OTAN opéraient en dehors de tout contrôle démocratique.

Field Manual 30-31B

Selon un document de l'état-major américain (Field Manuel 30-31B)8 les armées secrètes de l'OTAN avaient entre autres aussi la mission d'empêcher ou d'éliminer des gouvernements qui ne convenaient pas aux Etats-Unis. En 1961, elles planifièrent, mais sans succès, un putsch contre le gouvernement de Gaulle. En 1967, elles renversèrent en Grèce le gouvernement Papandréou et y installèrent une junte militaire des plus brutales. En Turquie, elles participèrent aux putschs militaires de 1960, de 1971 et à celui du général Evren de 1980.

Opérations sous fausse bannière

Dans le Field Manual 30-31B sont décrites des «opérations sous fausse bannière»9. Il s'agit d'attentats terroristes initiés ou perpétrés par des services secrets ou les armées clandestines de l'OTAN et qui ont ensuite été imputés aux communistes ou aux socialistes. Dans certains pays membre de l'OTAN, on a, selon Ganser, eu recours à ce concept secret: «Cette lutte contre l'ennemi intérieur faisait partie du concept dans certains pays. Elle faisait partie de la «stratégie de la tension» et reposait sur le terrorisme. C'est sans doute en Italie et en Turquie10 que cette stratégie quasi diabolique fut appliquée avec le plus de succès, à l'aide d'attentats à la bombe et de massacres contre la population que l'on attribua ensuite à l'adversaire politique, c'est-à-dire à la gauche.»11

La guerre secrète en Italie

Ganser décrit minutieusement comment les USA ont massivement influencé la politique en Italie entre 1945 et 1993. La CIA, les services de renseignements italiens, l'armée secrète italienne de l'OTAN (Gladio) ainsi que des terroristes d'extrême droite ont mené une guerre secrète contre les communistes italiens (PCI) et les socialistes (PSI). D'une part, les campagnes électorales des démocrates chrétiens (DCI) contre la gauche italienne ont été soutenues par les USA à coups de millions de dollars. D'autre part, ces organismes ont perpétré des attentats terroristes sanglants. Juste avant Noël 1969, quatre bombes éclatèrent sur des places très animées à Rome et Milan où 16 personnes trouvèrent la mort. On attribua ce crime aux communistes. En 1972, une voiture piégée explosa près du village italien de Peteano et tua trois carabinieri. Deux jours plus tard, la police reçut un renseignement anonyme selon lequel les Brigades rouges étaient les auteurs de ce crime. En 1974, une bombe explosa au milieu d'une manifestation antifasciste: elle fit 8 morts et 102 blessés.
En août 1974, une autre bombe explosa dans l'Italicus Express qui faisait le trajet Rome-Munich. Il y eut 12 morts et 48 blessés. Le 2 août 1980, un attentat à la bombe tua 85 personnes et en blessa 200 à la gare de Bologne. Les médias et les autorités politiques déclarèrent que les auteurs étaient les Brigades Rouges.

Aldo Moro, une victime du Gladio?

Le 16 mars 1978, Aldo Moro fut capturé sur le trajet entre sa maison et le Parlement et retenu en otage dans le centre de Rome pendant 55 jours. Puis on découvrit son corps criblé de balles dans le coffre d'une voiture abandonnée dans le centre de Rome. L'Italie était sous le choc. Les services secrets militaires et le Premier ministre d'alors, Giulio Andreotti, accusèrent l'organisation terroriste d'extrême gauche des Brigades Rouges et prirent des mesures énergiques contre la gauche. Celle-ci perdit par la suite beaucoup de sympathies dans le monde occidental.
Ganser a récolté un grand nombre d'indices concernant l'affaire Aldo Moro qui indiquent que ce fut une «opération sous fausse bannière» exécutée par Gladio. Suite à ses très bons résultats aux élections, Aldo Moro tenta, dès 1972, d'associer la gauche italienne au gouvernement. En 1974, Moro, ministre des Affaires étrangères, et le Premier ministre Giovanni Leone se rendirent à Washington pour discuter avec les Américains de leur projet d'associer le PCI et le PSI au gouvernement.
A son retour en Italie, Moro fut malade plusieurs jours et envisagea de se retirer complètement de la vie politique. «C'est l'une des rares fois où mon mari me fit part de ce qu'on lui avait dit, sans toutefois me dire de qui cela provenait», témoigna plus tard sa femme Eleonora Moro.12
Lors des élections législatives de juin 1976, le PCI réalisa le meilleur score de son histoire, 34,4%, infligeant une cinglante défaite à la DCI. Aldo Moro, président par intérim de la DCI, se décida à passer outre à l'interdiction formulée par les Américains. Le 16 mars 1978, emportant dans son attaché-case les documents à son projet d'associer les communistes au gouvernement, il ordonna à son chauffeur de le conduire, en compagnie de ses gardes du corps, au Parlement où il était résolu à présenter son programme intégrant les communistes à l'exécutif. C'est pendant ce trajet que sa voiture fut arrêtée et qu'il fut capturé.

Et John F. Kennedy?

Dans l'ouvrage de Ganser se trouvent aussi quelques développements intéressants sur la politique de John F. Kennedy face à l'Italie. Contrairement à ses prédécesseurs Truman et Eisenhower, Kennedy toléra la participation des socialistes italiens (PSI) au gouvernement conformément à leurs succès électoraux. En juillet 1963, il se rendit à Rome et invita à cette occasion Pietro Nenni, le chef des socialistes italiens, à lui rendre visite aux Etats-Unis. En novembre 1963, le président Kennedy fut assassiné à Dallas, au Texas, dans des circonstances troubles. Cinq mois plus tard, la CIA, l'armée secrète Gladio et les carabiniers déclenchèrent un coup d'Etat qui força les socialistes à renoncer à leurs ministères.

Les raisons de ce terrorisme

En 1984, l'homme de droite Vinciguerra, qui avait exécuté l'attentat de Peteano, révéla devant la justice l'existence de Gladio, l'armée secrète italienne de l'OTAN. Il déclara que Gladio avait participé à des attentats qui avaient ensuite été attribués aux Brigades Rouges. Gladio avait été chargée par les Etats-Unis d'empêcher que la gauche n'accède au pouvoir en Italie. Cette organisation était soutenue par les services secrets officiels ainsi que par les forces politiques et militaires.
En 2000, la commission du Parlement italien chargée d'enquêter sur Gladio et sur les attentats perpétrés dans le pays conclut: «Ces tueries, ces bombes, ces opérations militaires ont été organisées, encouragées ou soutenues par des personnes travaillant pour les institutions italiennes et, comme cela a été découvert plus récemment, par des individus liés aux structures du renseignement américain».13

La guerre secrète en Turquie

La Turquie avait et a toujours une importance particulière pour les intérêts géopolitiques des USA.14 Pendant la guerre froide, elle avait des frontières communes avec les pays du Pacte de Varsovie, notamment avec la Russie. L'OTAN installa donc du matériel de pointe dans le pays qui servit dès lors aux USA de poste d'écoute. Mais la Turquie servit aussi de base arrière pour les opérations menées par les USA et l'OTAN dans les pays pétroliers du Moyen-Orient et dans les républiques du Caucase, notamment lors de la guerre du Golfe de 1991.15
Pour constituer en Turquie une armée stay-behind anticommuniste, communément appelée contre-guérilla, les USA16 utilisèrent la mouvance dominante, mais violente du panturquisme17, où le colonel Alparsan Türks, officier proche de l'extrême droite et admirateur de Hitler, joua un rôle central.18 La contre-guérilla fut responsable de trois coups d'Etat sanglants contre des gouvernements trucs légitimement élus ainsi que du massacre de Kizildere (1972), du terrible massacre d'Istanbul (1er mai 1977), du massacre de Bahcelivler (1978). L'attentat contre le pape Jean Paul II est également à mettre sur le compte de la contre-guérilla. Les escadrons de la mort de cette armée secrète turque de l'OTAN jouèrent aussi un rôle sinistre lors de la répression sanglante des Kurdes turcs.

Des liens avec les pays neutres

Lors de ses recherches, Ganser a constaté qu'il existait dans quatre pays neutres (Finlande, Autriche, Suède, Suisse) des armées secrètes ayant des liens indirects avec l'OTAN. L'auteur a également écrit sur ce sujet.19

L'Europe, colonie américaine

Lorsqu'on apprit, après 1990, que des armées secrètes étaient à l'œuvre dans tous les pays européens, le scandale fut grand. Bien que dans tous les parlements des voix demandaient que l'on fasse la lumière sur ce sombre chapitre, seules la Belgique, l'Italie et la Suisse mirent sur pied des commissions d'enquête dont les résultats furent rendus publics. Tous les autres pays, et également l'UE, pratiquèrent le mensonge et la dissimulation. Ils ne reconnurent que ce qui pouvait être prouvé. Ganser se heurta à un même mur du silence lors de son enquête sur les armées secrètes de l'OTAN en Europe. On ne mit à sa disposition que les documents officiels. L'OTAN et le MI6 lui refusèrent l'accès à leurs archives. Il s'agit là d'un fait choquant. Des opérations des services secrets (meurtres, massacres, coups d'Etat et attentats terroristes) menées dans des démocraties européennes ne peuvent pas être élucidées parce que l'OTAN et le MI6 refusent d'ouvrir leurs archives, si bien que Ganser ne put enquêter que sur la partie visible de l'iceberg. Ce qu'il a révélé est sinistre et pose la question de savoir dans quelle mesure les Etats européens sont souverains.20 Les démocraties sont des farces et les représentants du peuple des marionnettes qui ignorent tout des opérations secrètes menées dans leurs pays depuis 1945.

Politique de souveraineté limitée

Les recherches concernant les armées secrètes de l'OTAN21 partent de l'idée que les services secrets des pays membres de l'OTAN ont dû, lors de leur adhésion, s'engager à empêcher que les communistes prennent le pouvoir dans leurs pays. Cela représente une immixtion dans les affaires intérieures de ces pays. En 1966, quand de Gaulle décida de se retirer du commandement conjoint de l'OTAN, il dénonça ce procédé comme une atteinte à la souveraineté nationale.22
En 1967, des journalistes norvégiens publièrent un document interne ultrasecret et non-daté de l'OTAN qui était signé par le général américain J. P. McConnel, vice-commandant des forces américaines en Europe. Ce document prouvait que les Etats-Unis étaient prêts à intervenir en Europe occidentale si leurs intérêts dans la région étaient mis en cause: «En cas de troubles intérieurs susceptibles d'entraver la mission des troupes américaines, tels qu'une insurrection militaire ou un vaste soulèvement populaire contre le gouvernement du pays hôte, [l'armée américaine] doit tout mettre en œuvre pour enrayer ces troubles en utilisant ses propres ressources.»23

Conséquences pour la recherche historique

Vu les crimes que la recherche sur les armées secrètes de l'OTAN a déjà pu prouver jusqu'à présent, les hommes politiques et les historiens devraient exiger de leurs parlements que les archives secrètes des pays membres de l'OTAN soient mises à la disposition de la recherche historique dès maintenant. L'histoire de la guerre froide va devoir être réécrite. Alors qu'à la suite de 1989, l'ouverture des archives a mis au jour l'histoire de la politique extérieure et intérieure de l'Union soviétique24, une grande partie des populations de l'Occident s'imagine toujours que les Etats-Unis ont restauré la liberté en Europe en 1945. Les historiens devront montrer que ce n'est malheureusement pas le cas.    •

1     Les recherches de Ganser ont été publiées en anglais en 2005 (NATO's Secret Armies –Operation Gladio and Terrorism in Western Europe) et en allemand en 2008 (Nato Geheimarmeen in Europa – Inszenierter Terror und verdeckte Kriegsführung).
2     Dans beaucoup de ces pays, les Américains recrutèrent des partisans de l'extrême droite pour former les réseaux Stay-Behind de l'OTAN. C'est ainsi que l'officier SS et responsable de la Gestapo Klaus Barbie, le «Boucher de Lyon», avait été recruté en 1947 par le CIC (Counter Intelligence Corps) américain qui l'avait ensuite aidé à échapper aux poursuites pour crimes de guerre (Procès de Nuremberg) avant d'organiser sa fuite d'Europe vers l'Argentine en 1951. De même Reinhard Gehlen, un des généraux de Hitler et d'autres nazis ont été recrutés pour Gladio par les Américains. Cf. «La guerre secrète en Allemagne» in: Ganser, OTAN, p. 261-290.
3    «Le seul organisme international qui ait jamais fonctionné, c'est l'OTAN, tout simplement parce qu'il s'agit d'une alliance militaire et que nous étions aux commandes». Citation du Président Nixon dans: Ganser, OTAN, p. 56.
4    Citation de Serravalle in: Ganser, OTAN, p. 59.
5     Le National Security Council (NSC) adopta en 1947 sa directive 4-A qui ordonnait à la CIA d'entreprendre une large série d'actions clandestines destinées à écarter le risque d'une victoire des communistes lors des élections italiennes imminentes.
La directive NSC 10/2 de 1948 autorisa la CIA à effectuer des missions clandestines dans tous les pays du monde et la mise en place d'armées anticommunistes secrètes du réseau Gladio en Europe de l'Ouest. Cf. Ganser, OTAN, p. 89-91.
6     Ganser les qualifie de guerres secrètes.
7     La Grèce était une base importante pour les USA. Le quartier général de la CIA d'Athènes devint, selon Ganser, «la base arrière des activités de la CIA dans la péninsule balkanique et au Moyen-Orient, jusqu'en Iran.» cf. Ganser, OTAN, p. 298.
8    Document de l'état-major américain de 1970 (signé par Westmoreland): «Ce Field Manual 30-31B est un document explosif découvert en Italie. Il concerne non seulement les armées secrètes mais fondamentalement la collaboration des services secrets américains avec ceux des autres pays et les opérations anticommunistes secrètes. On y trouve décrites les «false flag operations», fausses attaques terroristes destinées à persuader la population du danger communiste. (Ganser, Basler Zeitung du 16/12/2004)
9    en anglais: «false flag operation»
10    cf. Ganser, OTAN, p. 310
11    Ganser in: Basler Zeitung du 16/12/04
12    Eleonora Moro. In: Ganser, OTAN, p. 121
13    Ganser, OTAN, p. 39/40
14     Zbigniew Brzezinski considérait la Turquie comme l'un des cinq «pivots géopolitiques cruciaux» sur la nouvelle carte politique de l'Eurasie. Cf. Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier – L'Amérique et le reste du monde, Paris, 1997, p. 69.
15     Ganser, OTAN, p. 308.
16     Pour illustrer l'influence des Etats-Unis en Turquie, Ganser cite le directeur adjoint des Services secrets turcs (MIT) Sabahattin Savasman: «Il existe au sein de la CIA un groupe d'une vingtaine d'agents au moins qui collaborent avec le MIT et agissent dans les plus hautes instances du service. Ils contrôlent le partage des informations aussi bien que la coopération lors des opérations conjointes menées en Turquie et à l'étranger. Notre service collabore avec la CIA depuis les années 1950 […] tous les équipements technologiques que nous utilisons nous ont été fournis par la CIA. Bon nombre de nos employés ont été formés à l'étranger par la CIA. Le quartier général du MIT a été construit par la CIA.» «Tout l'équipement destiné aux interrogatoires [= instruments de torture], des appareils les plus simples aux plus sophistiqués, provient de la CIA. Je le sais pour l'avoir moi-même utilisé. Le coût des opérations en Turquie et à l'étranger était couvert par le budget de la CIA».
A titre d'exemple d'opération commune du MIT et de la CIA, Savasman mentionne aussi l'agent du MIT Hiram Abas. «Abas avait pris part à des opérations menées conjointement avec la CIA au Liban, opérations dont il avait tiré des revenus
considérables et qui consistaient à prendre pour cible des jeunes gauchistes dans les camps de réfugiés palestiniens. Il recevait en outre des primes pour ses bons résultats sur le terrain». Savasman cité dans: Ganser, OTAN, p. 316.
17    Les représentants du panturquisme croient à la supériorité de la race et de la nation turques. Ils aspirent à l'unification des peuples turcs, de la Chine occidentale à l'Espagne. Cf. Ganser, OTAN, p. 312.
18    Ganser, OTAN, p. 309.
19    Daniele Ganser, The British Secret Service in
Neutral Switzerland: An Unfinished Debate on Nato's Cold War Stay Behind Armies, in: Intelligence and National Security, décembre 2005,
volume 20, numéro 4, pp. 553–580.
20    En mars 2001, le général Giandelio Maletti, ancien patron du contre-espionnage italien, exprima rétrospectivement des regrets: «L'Italie a été traitée comme une sorte de protectorat. J'ai honte à l'idée que nous soyons toujours soumis à un contrôle
spécial.» Maletti cité dans: Ganser, OTAN, p. 29.
21    Ganser, OTAN, pp. 55–58.
22    Ganser, OTAN, p. 58.
23    Supplement No 3 to the documents of the Civil
Affairs Oplan No 100-1. Cité dans Ganser, OTAN, p. 254.
24    Cf. Stéphane Courtois et al., Le livre noir du communisme – crimes, terreur, répression. Paris 1997. Wladimir Bukovski, Abrechnung mit Moskau – Das sowjetische Unrechtsregime und die Schuld des Westens, Bergisch Gladbach 1996. Christopher Andrew, Wassili Mitrochin, Das Schwarzbuch des KGB – Moskaus Kampf gegen den Westen, Berlin 1999.
25    Armée secrète de l'OTAN financée par la CIA.
26    Dénomination turque de l'armée secrète de l'OTAN en Turquie.
27    Cf. Peter Ziegler, Zeiten Menschen Kulturen,
Zurich, 1985, p. 63
28    Supplement No 3 to the documents of the Civil
Affairs Oplan No 100-1. Cité dans Ganser, OTAN, p. 254.

Chronologie (de 1940 à 2001)
D. Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
pp. 339–343.
Bibliographie sélective
D. Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
pp. 389–390.

La guerre secrète en Turquie: Le coup d'Etat militaire de 1980

Le général Evren tint son engagement. Il s'empara du pouvoir lors du coup d'Etat du 12 septembre 1980 pendant que la Force mobile de l'OTAN effectuait un exercice Anviel Express. Au cours de son procès, un activiste d'extrême droite prétendit plus tard que les massacres et les attentats perpétrés dans les années 1970 avaient fait partie d'une stratégie visant à permettre l'accession au pouvoir d'Evren et de la droite militaire: «Les massacres étaient une provocation du MIT, qui avec celle de la CIA ont préparé le terrain pour le coup du 12 septembre.» On découvrit par la suite qu'au moment du putsch, le général Evren avait dirigé le Département des opérations spéciales et commandait à présent l'armée secrète contre-guérilla. Quand celui-ci troqua sa tenue de camouflage contre un costume cravate et se proclama Président de la République, tous les attentats terroristes cessèrent soudainement.
Le président américain Jimmy Carter était à l'opéra lorsque survint le coup d'Etat en Turquie. Dès qu'il apprit la nouvelle, il appela Paul Henze, l'ancien chef de station qui avait quitté Ankara juste avant le putsch pour devenir conseiller à la sécurité auprès du Président à Washington, au département Turquie de la CIA. Au téléphone, Carter lui annonça ce qu'il savait déjà: «Vos gars viennent de réaliser un coup d'Etat!» Carter avait vu juste. Le lendemain du putsch, Henze déclara triomphalement à ses collègues de la CIA: «Nos gars l'ont fait!»

Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
pp. 325/26.

Le «Boucher de Lyon», un protégé des USA

Erhard Dabringhaus, qui collabora avec le CIC américain en Allemagne en 1948 et 1949, a déclaré dans un documentaire consacré à Gladio avoir lui-même participé au recrutement d'anciens nazis, quoiqu'il désapprouvât fortement cette pratique. «En 1948, j'étais un agent spécial du CIC, notre service de contre-espionnage dans l'Allemagne occupée. J'étais stationné à Augsburg et étant donné que je parlais couramment la langue, on m'a confié la direction d'un réseau d'informateurs allemands dont faisait partie Klaus Barbie et Klaus Barbie était, euh … j'ai découvert plus tard qu'il était recherché pour meurtre par les Français et j'en ai fait part à mes supérieurs qui m'ont répondu de ne pas faire de vagues: «Il nous est toujours utile pour l'instant. Dès qu'on n'aura plus rien à en tirer, on le livrera aux Français.» Je pensais que je mériterais une promotion pour leur avoir parlé de Barbie et ils m'ont simplement dit de la boucler!»

Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
pp. 264/65.

La guerre froide en Europe
La doctrine de Brejnev pour les Etats du Pacte de Varsovie

«Nous ne pouvons pas admettre que des forces étrangères détournent leur pays de la voie du socialisme et menacent de détacher la Tchécoslovaquie de la communauté socialiste.»27 En intervenant dans les affaires intérieures des pays socialistes, les Soviétiques ont limité leur souveraineté.
La doctrine de Brejnev de Washington pour l'Europe occidentale

Concernant les pays membres de l'OTAN, les Etats-Unis ont déclaré ce qui suit:
«En cas de troubles intérieurs susceptibles d'entraver la mission des troupes américaines, tels qu'une insurrection militaire ou un vaste soulèvement populaire contre le gouvernement du pays hôte, [l'armée américaine] doit tout mettre en œuvre pour enrayer ces troubles en utilisant ses propres res­sources.»28

Créer un climat de tension

Exemple type d'une opération visant à créer un climat de tension: le 6 septembre 1955, des agents du réseau stay-behind turc25 lancèrent une bombe dans une maison de Thessalonique qui abritait un musée consacré à Mustafa Kemal et revêtait à ce titre une importance particulière aux yeux des Turcs. Les agents ne laissèrent quasiment aucun indice et accusèrent la police grecque d'avoir commis l'attentat. Cette opération de terrorisme sous fausse bannière fonctionna parfaitement et le gouvernement et la presse turque attribuèrent aux Grecs la responsabilité de l'attentat. Rapidement, les 6 et 7 septembre 1955, des mouvements fanatiques turcs galvanisés par la contre-guérilla26 détruisirent des centaines de maisons et de locaux d'entreprises grecques à Istanbul et Izmir, tuant 126 ressortissants Grecs, en blessant 32 et violant au passage environ 200 femmes grecques.

Ganser, Les armées secrètes de l'OTAN,
p. 310.

Souveraineté limitée pour la Grèce

A l'été 1964, le Président Johnson convoqua l'ambassadeur de Grèce Alexandre Matsas à la Maison Blanche et lui dit que les problèmes de Chypre devaient être résolus par la partition de l'île en deux zones, l'une grecque, l'autre turque. Matsas refusa, provoquant la fureur de Johnson: «Ecoutez-moi bien, M. l'Ambassadeur. Je me fous de votre Parlement et de votre Constitution. L'Amérique est un éléphant. Chypre est une puce. La Grèce est une puce. Si ces deux puces continuent de chatouiller l'éléphant, il pourrait bien les écraser d'un coup de trompe, et pour de bon!» Comme le soulignait Johnson, le gouvernement grec devait se conformer aux ordres de la Maison Blanche. «Les Grecs profitent largement des dollars américains, M. l'Ambassadeur. Si votre Premier ministre continue à me parler de Démocratie, de Parlement et de Constitution, il se pourrait bien que lui, son Parlement et sa Constitution n'en aient plus pour très longtemps.»
Quand Matsas, outré, tenta de protester: «Je ne peux tolérer de telles manières», Johnson continua: «N'oubliez pas de répéter à votre vieux Papa-je-ne-sais-plus-quoi ce que je viens de vous dire. N'oubliez pas de lui dire, vous m'entendez?», sur quoi Matsas câbla la conversation au Premier ministre George Papandréou. Quand la NSA intercepta le message, le téléphone de Matsas sonna. C'était le Président John­son: «Vous cherchez les ennuis, M. l'Ambassadeur? Vous voulez vraiment que je me mette en rogne? Il s'agissait d'une conversation privée. Vous n'étiez pas censé répéter les termes que j'ai employés devant vous. Faites attention.» Clic. Fin de la communication.

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WEBSTER TARPLEY AU COURRIER D’ALGÉRIE :
«ROBERT GATE EST LE FONDATEUR D’EL QAÏDA»

Propos recueillis par Meriem Abdou - lecourrier-dalgerie.com - 22 juin 2008
http://www.lecourrier-dalgerie.com/papiers/la24.html#6

Au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, les Etats- Unis ont lancé leur guerre contre le terrorisme. L’objectif étant de démanteler Al Qaïda et d’arrêter son leader Oussama Ben Laden. Cette guerre n’a, à ce jour, pas encore obtenu les résultats annoncés au départ. Ben Laden court toujours et Al Qaïda sévit sans discontinuer. Webster Tarpley, historien, journaliste d’investigation sur les réseaux terroristes, a eu à mener par le passé l’enquête sur l’assassinat d’Aldo Moro, à la demande de parlementaires italiens. L’auteur écrit dans son livre « La terreur fabriquée made in USA » qu’Al Qaïda est un outil de déstabilisation.

Le Courrier d Algérie : Vous dites qu’El Qaïda et son chef Ben Laden n’auraient pas existé si les Etats-Unis ne les avaient pas créés pour les utiliser contre la Russie en Afghanistan et continuent de les soutenir à ce jour ?

Webster Tarpley : Oui, c’est cela. Al Qaïda a été créée pendant la guerre d’Afghanistan pour monter une guerre armée contre les Soviétiques. Le fondateur d’Al Qaïda n’est autre que ce «petit bonhomme» qui est aujourd’hui ministre de la Défense, Robert Gate. Il était, à cette époque, le numéro deux ou trois de la CIA, il a écrit dans ses mémoires que je cite dans mon livre : «Nous avons pensé à créer une légion arabe contre les Soviétiques.» Si on suit l’histoire d’Al Qaïda, on trouve que cette organisation attaque toujours par principe les ennemis des Etats-Unis. Si une nation est visée par Washington, elle va aussi subir les attaques d’El Qaïda. Par exemple : aujourd’hui, les Etats-Unis sont en train de déstabiliser le Pakistan. Dick Cheney s’est rendu à Islamabad et a demandé à Musharaf de s’associer à la nouvelle guerre que les Etats-Unis planifient contre l’Iran. Musharaf a dit non. Actuellement, la déstabilisation est en plein processus ; le relais est pris par Ben Laden qui déclare la guerre au Pakistan. Les Etats-Unis veulent à tout prix déclencher une guerre contre l’Iran ; Musharaf a eu le mérite de dire non à Cheney !! Après cela, le New York Times a commencé à publier tout de suite après les noms des généraux parmi lesquels il serait susceptible de choisir un nouveau président pour le Pakistan.

Dans votre livre «La terreur fabriquée made in USA», vous citez un ancien officier du MI5 ? Vous dites que Sheller a déclaré à des journalistes que les services secrets britanniques avaient financé la tentative d’assassinat contre El Kadhafi ?

David Sheller qui était un officier du contre -espionnage britannique du MI5 a observé que les services secrets britanniques étaient en train de donner 100 000 livres sterling à Al Qaïda pour assassiner le président Al Kadhafi, et offrir ainsi le prétexte à l’invasion anglo-américaine de ce pays afin de s’emparer de son pétrole. C’est toujours la même chose qui se passe, le même scénario. Si vous trouvez maintenant en Algérie Al Qaïda, cela indique une volonté de déstabilisation contre votre pays. Il y a aussi le fait qu’au moment où un chef de gouvernement dit : «Je veux me libérer de l’hégémonie du dollar, je ne veux pas de dollars, je veux me faire payer en euro, en yen etc.. Il va être défini comme terroriste, cela s’est déjà passé : vous avez l’exemple de Poutine qui était le pôle de résistance contre les Etats-Unis. Poutine voulait vendre son blé et son pétrole en rouble, résultat : il a été l’objet d’une violente campagne de propagande, même chose avec le président Chavez au Venezuela, ce dernier a cherché à remplacer le dollar dans son pays et à avoir des accords avec Cuba. Il a été catalogué comme terroriste. Il est même défini, lui le catholique de l’Amérique du Sud, comme étant un suppôt d’Al Qaïda.

Vous dites également que Ben Laden n’aurait pas survécu bien longtemps sans ses protecteurs et un vaste réseau de soutien. Qui sont ses protecteurs ?

L’avocat légal de Ben Laden c’était Madeleine Allbright, qui était alors la secrétaire d’Etat US. Les Soudanais voulaient, à cette époque, livrer Ben Laden à l’Administration américaine directement, et madame Albright a refusé cette opération, disant que c’était impossible, car il n’y a pas d’accusation contre lui. De plus, le président de l’association des amis de Ben Laden, c’est Michael Shayer de la CIA et le valet personnel de Ben Laden, c’est le sergent Ali Mohamed qui était dans l’armée égyptienne, devenu ensuite membre des forces spéciales des Etats-Unis en Caroline du Nord. En tout cas, pour moi Al Qaïda est une véritable machination destinée à déstabiliser les régimes récalcitrants. Vous trouverez des détails appuyés de noms et de lieux dans mon livre «La terreur fabriquée made in USA».

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L’AFRICOM ENTAME-T-ELLE SES PREMIÈRES MISSIONS EN AFRIQUE?
200 marines débarquent en Mauritanie

Tahar FATTANI - 03 Juillet 2008
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-07-03/54097.html

On chasse l’Africom, elle revient au galop

Selon un journal américain, d’autres renforts portant beaucoup plus sur les différents équipements et d’autres produits alimentaires, sont attendus dans l’avenir.

Le commandement américain fait son premier pas en Afrique. Attendus au Sahel, les Américains pénètrent plutôt par les côtes atlantiques. La Mauritanie serait, semble-t-il, la fenêtre qui ouvre aux Américains le territoire africain. Déjà, 200 marines de l’armée américaine ont été dépêchés en Mauritanie. L’information a été publiée cette semaine par un journal américain. Cette source indique que ces soldats sont arrivés en Mauritanie depuis plus de deux mois. Ils sont installés dans la ville de Atar, sise au centre-ouest du pays, aux frontières avec le Mali. Cette ville est située à quelques kilomètres de l’océan Atlantique. Le rédacteur de l’article souligne que l’ambassadeur américain à Nouakchott, Mark Boulware, s’est rendu trois fois en l’espace de deux mois dans cette localité.

L’arrivée des Américains a été estimée comme étant un premier pas vers l’objectif de l’Africom. La visée avouée de cette mission est d’apporter «une aide humanitaire» à l’armée mauritanienne. Le même article signale que d’autres renforts sont attendus dans les prochains jours. Se référant aux déclarations du premier responsable de l’Africom, Max Blumenfield, le même quotidien indique que le prochain renfort portera beaucoup plus sur les différents équipements et d’autres produits alimentaires.

Washington avait formulé son souhait, auprès du pouvoir mauritanien, de faire de ce pays un siège pour l’Africom. Une demande qui a suscité du bruit. La classe politique mauritanienne était divisée. L’opposition a mis son veto au projet. Elle a prévenu le gouvernement qu’elle refuse l’installation d’une base militaire étrangère dans le pays. Elle est allée jusqu’à menacer de mener des manifestations pour faire capoter la demande américaine. Dans la forme, le «geste» américain peut être qualifié de «louable». Les marines viennent pour une «aide humanitaire». Mais rien ne se fait pour rien. Car, dans le fond, c’est loin d’être le cas. La politique américaine n’est jamais fondée sur le hasard. La cause humanitaire n’est en réalité qu’une couverture confortable.

Les Américains sont loin d’être motivés par les «aides humanitaires». La raison principale de leur présence est liée à l’entraînement des armées des pays de la région. Ils souhaitent, également, moderniser les armées du continent noir et leurs systèmes d’armement, ouvrant une brèche en Afrique, monopole de l’Europe, pour son industrie militaire. La majorité des pays africains coopèrent toujours avec leurs anciens colonisateurs (européens), que ce soit dans l’entraînement des armées que dans l’achat d’armes et de munitions. Donc, l’entrée des Etats-Unis et ses offres d’assurer l’entraînement aux armées locales est déjà un signal fort annonçant une rivalité entre les complexes militaro-industriels américains et européens. Le président George W.Bush a souhaité créer un commandement américain pour l’Afrique. Pour lui, les problèmes de sécurité dans ce continent peuvent être réglés à partir d’une présence américaine dans le continent noir.
Le général Ward, un haut responsable de l’Africom, a affirmé, lors d’une tournée en Tunisie et au Maroc, que la menace d’«Al-Qaîda dans les pays du Maghreb islamique» nécessite une coopération à «long terme» avec les pays africains afin d’assurer la sécurité et la stabilité de la région. Vu la situation stratégique de l’Algérie au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et du monde arabe, les Américains avaient exprimé leur souhait d’installer cette base sur le sol algérien. Alger n’a pas donné suite. «Pas de base américaine sur le sol algérien», a alors indiqué le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci.

L’information a été démentie aussi bien par la partie algérienne que celle américaine. L’Algérie déclare n’avoir reçu aucune demande officielle des Etats-Unis. Robert S. Ford, ancien ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, a déclaré la semaine dernière que son pays n’a jamais demandé «officiellement» d’installer l’Africom en Algérie. Au-delà des positions des uns et des autres, les USA continuent à chercher un territoire africain (sahélien de préférence) pour s’installer en Afrique. Lors de cette même tournée en Tunisie et au Maroc, le général Ward a animé une conférence de presse dans ce dernier pays il parla de «l’intelligence de coopération militaire».

En Tunisie, il a assisté aux manoeuvres des forces tunisiennes dans la base de Bizerte. Celle-ci s’inscrit parmi les cibles des Américains. Ils veulent en faire une base permanente. Pour rappel, Bizerte était l’une des bases les plus importantes de l’armée française durant la colonisation de l’Afrique du Nord. Dans une interview accordée au journal Al-Hayat, le général Ward réitère que les USA ne demandent pas aux autorités tunisiennes de fournir les équipements aux forces américaines dans Bizerte.

C’est un signe que les Etats-Unis cherchent, d’une manière ou d’une autre, à renforcer leur présence sur le continent noir, notamment dans la bande sahélienne. Dès lors, la présence de militaires américains en Mauritanie doit-elle être comprise comme un premier pas de l’Africom en Afrique? Les jours et les semaines à venir nous en diront sans doute un peu plus.
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