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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 874380 fois)
kader
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« Répondre #240 le: 21/12/2008 - 16:54:04 »

Et pour l'Algérie...............................
 
Après Bombay, la Russie dénonce le narcoterrorisme

20 décembre 2008 - 15:37
http://www.solidariteetprogres.org/article4950.html

20 décembre 2008 (Nouvelle Solidarité) – Lyndon LaRouche a vivement soutenu l’intervention du directeur du Service fédéral russe de contrôle du trafic des stupéfiants, Viktor Ivanov, qui a dénoncé l’utilisation des réseaux de trafic de drogue, et particulièrement de l’héroïne afghane, dans le financement de l’opération terroriste menée contre l’Inde à Bombay le 26 novembre dernier.

Dans une interview au quotidien Rossiskaya Gazeta rapportée par Ria Novosti, Ivanov a dénoncé le narcoterroriste et parrain du crime organisé de Bombay, Dawood Ibrahim, et le soutien logistique qu’il a apporté au commando ayant perpétré les attaques du mois dernier contre la capitale financière et portuaire de l’Inde : « Les données dont nous disposons attestent que le baron régional de la drogue, Dawood Ibrahim, a mis à la disposition des terroristes son réseau logistique pour préparer et réaliser les attaques. (…) La monstrueuse attaque terroriste lancée récemment contre la ville indienne de Bombay est un exemple éclatant d’utilisation d’un réseau de trafic de drogue à des fins terroristes. » Il a ensuite souligné que les profits tirés des ventes de la drogue afghane sont « une puissante source de financement de la criminalité organisée et des réseaux terroristes qui déstabilisent les systèmes politiques, y compris en Asie centrale et dans le Caucase ».

Dans le contexte de la réunion Russo-indienne de lutte contre le narcoterrorisme qui se tenait à New Delhi cette semaine, le Times of India, le Hindustan Times, le India Economic Times et nombreux autres journaux ont repris les déclarations d’Ivanov. Le Times of India a même cité le représentant de la présidence russe à cette réunion, Anatoly Safanov, disant que les réseaux de Dawood et le narcoterrorisme en général sont un problème pour l’Inde comme pour la Russie, et que les deux pays se sont mis d’accord pour une coopération plus étroite contre ces réseaux.

« Je ne peux que corroborer les accusations de M. Ivanov qui lient le trafic d’opium et d’héroïne afghan au attaques de Bombay, a expliqué LaRouche. J’ai également reçu des informations de responsables haut placés dans le renseignement américain expliquant qu’avant de passer à l’action, le commando de Bombay a reçu au moins deux années d’entraînement avancé aux techniques de guerre. La nature de cet entraînement et le caractère militaire asymétrique de ces attaques, constituent une menace plus grande que les attentats du 11 septembre sur New York et Washington, même si le nombre de victime y était plus grand. Comme me l’ont récemment souligné des spécialistes américains, les attaques de Bombay peuvent être réitérées dans n’importe quelle grande ville du monde. »

« La nature des attaques de Bombay rend plus important que jamais une répression totale du trafic de drogue international. Si vous stoppez le flux global d’héroïne, de cocaïne, de marijuana et des autres drogues illicites et dangereuses, vous asséchez la source principale de financement de ces forces narcoterroristes internationales », a t-il ajouté.

« Ce qui signifie d’aller contre George Soros et tout ce qu’il représente. Ce collaborateur assumé de l’hitlérisme, qui est aujourd’hui le plus grand promoteur de trafic de drogue en Asie, en Europe, en Afrique et dans les Amériques, est un fléau pour toutes les nations. Soros, un pion du Foreign & Commonwealth Office, est la personnification du contrôle britannique sur le trafic mondial de drogue et d’armes qui se monte à plusieurs milliers de milliards de dollars. En stoppant le trafic de drogue, vous faites non seulement disparaître le principal soutien logistique au terrorisme international et à la guerre asymétrique, mais vous tarissez l’une des principales sources d’argent des centres offshores anglo-hollandais de blanchiment tels que Dubaï ou les Iles Caïmans », a-t-il poursuivi.

« Alors ne me parlez plus du soi-disant terrorisme islamique ou d’ ‘islamo-fascisme’. Y’a-t-il des réseaux islamistes, pour la plupart financés par de l’argent saoudien, qui sont engagés dans ces actes de guerres asymétriques comme à Bombay ? Bien sûr. Mais si vous ne prenez pas le problème par le haut en vous en prenant directement aux sponsors britanniques de George Soros, s’en prendre aux réseaux utilisés par Soros ne vous mènera jamais au résultat escompté », a-t-il conclu.
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Dey
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« Répondre #241 le: 03/01/2009 - 17:37:05 »

Sachant que maintenant l'ALGERIE EST EN PLEIN MILIEU DE CETTE GUERRE MONDIALE CONCERNANT LE GAZ NATUREL, On voudrait bien savoir le prix "européen" ( France, Espagne, Italie, Angleterre )
pratiquée par l'Algérie pour 1000 (mille) m3 (mètre cube) de Gaz naturel Algérien.

Déjà la on sait clairement et officiellement que la Russie " impose " le prix "européen" ( France, Espagne, Italie, Angleterre, etc... ) de 418 dollars les 1000 (mille) m3 (mètre cube)

Et on voudrait savoir également le "PRIX DU SANG ALGERIEN" que devrait ENCORE PAR CUPIDITE ET CORRUPTION régler, avec la complicité et traitrise actives de "certains pseudo algériens, algéro-quelquechose et militaires algériens pro-OTAN" et les pays de l"OTAN INCLUANT LA FRANCE, la population algérienne entière sans distinction de couches sociales ou militaires (gendarmes et policiers inclus).

Vladimir Vladimirovitch POUTINE aidez nous contre les apôtres fanatiques, intégristes et traitres des diables et démons mortels de "CHENEY-BUSH-OBAMA-SARKOZY-ETC..." et de leurs minables, séniles, psychopathes et alliés pro-OTAN (harkis ALGERIENS DE NOUVELLE VERSION ISLAMISTE ET NON ISLAMISTE AVEC LA COMPLICITE ACTIVE , GENOCIDAIRE ET NEOCOLONIALE DE SURTOUT LA FRANCE ET DE L'OTAN) en Algérie.

La vraie Jeunesse populaire et majoritaire Algérienne a déjà tout compris et elle est maintenant avec toi et avec la jeunesses Russes, chinoises et du reste de l'OCS et nous sommes disponible pour l'OCS jusqu'à notre extinction finale.

Vive l'OCS (Organisation de coopération de Shanghai) et vive l'Algérie sans l'OTAN et ces criminelles de guerre dignes des pires NAZIS (OPERATION GLADIO). "
 


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La Russie vendra du gaz à l'Ukraine au prix européen de 418 dollars les 1000 m3 (Gazprom)

02/ 01/ 2009
http://fr.rian.ru/business/20090102/119332069.html
   
MOSCOU, 2 janvier - RIA Novosti. La Russie vendra du gaz à l'Ukraine au prix européen de 418 dollars les 1000 m3, a déclaré jeudi soir le président du géant gazier russe Gazprom Alexeï Miller à la chaîne de télévision russe Vesti-24.

"L'Ukraine a rejeté les conditions tarifaires préférentielles de 250 dollars les mille mètres cubes (contre 179,5 en 2008). Gazprom procèdera donc aux livraisons de gaz à l'Ukraine au prix européen de 418 dollars pour 1000 m3 à partir de janvier 2009", a indiqué M.Miller.

Jeudi, à 07h00 GMT, Gazprom a cessé des livraisons de gaz (110 millions de m3 par jour) aux consommateurs ukrainiens après l'échec de négociations entre les compagnies gazières des deux pays portant sur la signature d'un nouveau contrat pour 2009.

Dans le même temps, le transit de gaz russe destiné à l'Europe a augmenté de 20 millions de m3 par jour pour atteindre 326 millions. Mercredi, Kiev avait déclaré qu'il ne pouvait pas garantir le transit de gaz vers l'Europe, mais avait promis plus tard de remplir ses engagements envers les pays européens.

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Crise du gaz russe : Moscou gagne la partie

19/01/2009 Ana Lutzky - usinenouvelle.com
http://www.usinenouvelle.com/article/crise-du-gaz-russe-moscou-gagne-la-partie.156207

Un accord a été signé entre Gazprom et Naftogaz, préalable au rétablissement des flux gaziers en direction de l'Europe. La facture pour l'Ukraine sera salée.

Crise du gaz russe : Moscou gagne la partie Le gaz ne coule pas encore dans les tuyaux ukrainiens alimentant l'Europe, mais M. Poutine et Mme Timochenko, Premiers ministres russe et ukrainien, semblent avoir fini par s'entendre. La rencontre des deux Premiers ministres, samedi à 14h30, faisait suite à un mini-sommet en matinée au Kremlin, en présence de hauts responsables d'une dizaine d'Etats européens et de l'UE. Selon l'accord conclu après dix heures de négociations dans la nuit de samedi à dimanche, l'Ukraine s'engage à acheter le gaz russe au tarif "européen". Mais avec une remise de 20 % pour l'année 2009. En échange, l'Ukraine maintiendra inchangées, cette année, les commissions qu'elle touche sur le transit du gaz par son territoire.

Le montant du tarif reste néanmoins flou. Il pourrait s'agir de 450 à  470 dollars (354 euros) les 1 000 m3, soit, avec la remise de 20%, environ 360 dollars pour 2009. Kiev verrait dès lors le tarif du gaz doubler dès 2009 : sa facture était de 179,50 dollars le mille de mètre cube en 2008. Restait encore aux groupes gaziers russe Gazprom et ukrainien Naftogaz à formaliser ces engagements dans un contrat ce lundi. C'est chose faite : un accord gazier d'une durée de dix ans a été signé permettant la reprise des approvisionnements vers l'Europe, interrompus durant près de deux semaines par un différend entre les deux pays.

Facture salée pour l'Ukraine. Kiev a donc fini par céder. Pour les industriels ukrainiens, le nouveau tarif représente une augmentation d'une soixantaine de dollars de leur facture par mille de mètre cube, car la compagnie gazière publique Naftogaz leur facturait déjà le gaz à 296 dollars en 2008. Ceux qui risquent de payer le prix fort sont les ménages ukrainiens : les particuliers payaient 117 dollars le mille de mètre cube. Jusqu'ici, la surfacturation des industriels permettait à l'Etat de subventionner le prix du gaz livré aux ménages et au secteur public. Mais aujourd'hui, en pleine crise économique, à un an de la présidentielle qui oppose le président et le premier ministre du pays, faire monter les prix du gaz du simple au double relève d'un aveu d'impuissance presque kamikaze. Entre autres, la hausse du prix du gaz risque de provoquer une vague de protestations d'une population étranglée par la perte de pouvoir d'achat.

D'autant que M. Poutine et Mme Timochenko avaient déjà signé un protocole sur le gaz le 2 octobre 2008 prévoyant un passage graduel pour l'Ukraine à des "prix de marché". Mais l'Ukraine disposait alors de trois ans pour s'ajuster. Désormais, c'est à marche forcée que Kiev paye sa prise de distance politique vis-à-vis du Kremlin, depuis la révolution orange en 2004. Une consolation : le prix du gaz, adossé à celui du pétrole, devrait chuter à 250 dollars (pour 1 000 m3) mi-2009.

La question du gaz technique. La Russie avait « rouvert le gaz » en échange d'un accord de surveillance du transit faisant intervenir des observateurs européens, le 9 janvier. Mais en le faisant venir des lieux de production les plus éloignés, si bien que la pression était insuffisante pour encore de longs jours. La compagnie nationale ukrainienne Naftogaz a ainsi décliné les demandes de transit de Gazprom et réclamé le versement à titre gratuit de 20 millions de mètres cube quotidiens de gaz "technique", ce qu'a refusé la partie russe. L'Ukraine pouvait utiliser son propre gaz pour augmenter la pression, ne manquait pas de rappeler Moscou. En privant son propre territoire, des ménages et ses industries du précieux volatil.

En se servant de cette question du gaz technique, Vladimir Poutine a fini par torpiller la revendication ukrainienne de recevoir 20 millions de mètres cube quotidiens gratuits. Et toute velléité de politique européenne de l'énergie.  Dans l'affaire, les industriels de l'énergie européens ont été son cheval de Troie. En effet, arguant du fait que Naftogaz connaissait de grandes difficultés financières et ne pouvait prendre en charge le coût de ce gaz technique, le premier ministre russe a pris l'initiative de discussions "impromptues" avec les patrons des plus gros clients de Gazprom : l'italien ENI, l'allemand E.ON Ruhrgas et GDF Suez, qu'il a rencontrés à Berlin, vendredi 16 janvier.

Objectif : leur proposer de supporter eux-mêmes le coût du gaz nécessaire pour remettre la pression dans les gazoducs de transit, ce qui permettrait ensuite la reprise des livraisons aux pays européens via l'Ukraine. Un "consortium international"  pour « partager les risques liés au transit » prenait ainsi forme : ces compagnies achèteraient à Gazprom - au prix du marché (450 dollars les 1 000 m3) - le gaz dit "technique" nécessaire pour remettre la pression dans les gazoducs de transit. Deal accepté.
Via cette idée de «consortium international», Moscou a mis la pression de l'Europe sur l'Ukraine, maître sous contrôle russe du transit. Et pour l'Europe elle-même, si différents mécanismes de solidarité communautaires ont pu être actionnés pour venir au secours des Etats les plus touchés par l'interruption de l'approvisionnement gazier, comme la Slovaquie ou la Bulgarie, c'est un tout de même un sacré revers. A travers ce «consortium international» industriel, Gazprom signifie clairement à l'UE que la seule façon de garantir son approvisionnement est de s'associer avec la Russie.

Gazprom en Algérie. Enfin, une double réussite est à mettre au crédit de Gazprom, qui prévoit désormais d'investir en Algérie. Le géant russe poursuit avec aplomb sa démarche de diversification dans d'autres matières premières que le gaz, et de séduction auprès des concurrents potentiels, susceptibles de fournir du gaz à l'Europe. Aux côtés d'ENI (Italie), British Gas (Grande-Bretagne), EON Ruhrgas (Allemagne), il vient de décrocher une licence de recherche et d'exploration du pétrole dans le cadre du premier appel à la concurrence lancé par l'Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures en Algérie (Alnaft). Une première. Selon l'accord, Sonatrach cède 49 % de ses droits et obligations à Gazprom sur le périmètre d'El Assel, contre des investissements de la part de Gazprom de 55 millions de dollars. La France, pourtant cliente du gaz algérien et traditionnellement partenaire, ne fait pas partie des quatre signataires. Dommage.

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GAZPROM
Les enjeux cachés de la guerre du gaz

 
Franck LEFEBVRE-BILLIEZ - le 03/01/2009 - 13h29
http://tf1.lci.fr/infos/economie/conjoncture/0,,4214488,00-les-enjeux-caches-de-la-guerre-du-gaz-.html
        
. Risquons-nous de manquer de gaz ? Jusqu'à quel point sommes-nous dépendants de la Russie ? Le point sur ce qu'il faut savoir pour comprendre la "guerre du gaz".

. Le conflit entre l'Ukraine et la Russie, que Moscou présente volontiers comme un différend purement commercial, est en fait clairement un bras de fer politique.


L'Europe risque-t-elle de manquer de gaz ?

Personne n'y a intérêt. Ni la Russie, qui veut tout de même se présenter vis-à-vis des Européens comme un partenaire fiable. Ni l'Ukraine, qui regarde plus vers l'Ouest que vers Moscou et se méfie beaucoup de son encombrant voisin. Ni bien sûr l'Europe. Si la crise était purement commerciale et se limitait à des questions de prix et de capacités d'approvisionnement, elle serait déjà réglée depuis longtemps. Mais, quoi qu'en dise la Russie, c'est avant tout une crise politique, faite surtout de gesticulations et d'intimidation. La Russie y trouve le moyen d'afficher son emprise sur une Ukraine qui lui échappe depuis la Révolution orange, et au-delà, de rappeler aux Européens qu'elle doit être considérée comme un partenaire à ne pas négliger et qu'il vaut mieux ne pas froisser. Cette diplomatie du gaz a besoin d'effets visibles et immédiats. D'où le choix de brusquer les discussions avec l'Ukraine en plein mois de décembre.

D'où la baisse de pression déjà perceptible dans certains gazoducs européens. Cette baisse est purement technique, puisqu'elle provient d'un litige mineur dans la guerre du gaz entre Kiev et Moscou, portant sur le gaz excédentaire destiné à maintenir la pression dans les tuyaux, et qui n'est pas concrètement livré.

Quelle est la dépendance énergétique de l'Europe vis-à-vis de la Russie ?

L'Europe importe moins des deux-cinquièmes de son gaz de Russie, environ un tiers de l'Algérie, un quart de Norvège, et une faible part provient du Moyen-Orient.

Les gisements de la mer du Nord et des Pays-Bas ne produisent qu'une part marginale et décroissante.

Une manière de se prémunir des aléas de la conjoncture est de signer des accords longs : les contrats courent facilement sur 20 à 25 ans. Pour les fournisseurs comme le russe Gazprom ou l'algérien Sonatrach, ces accords sont une assurance de retour sur investissement (la construction et l'entretien des infrastructures gazières étant particulièrement coûteux). Pour les acheteurs européens, c'est une assurance d'être livrés sur le long terme. A condition que ces accords soient respectés.

L'Europe s'est-elle préparée aux cas de crise ?

L'Europe a tenté de longue date de stabiliser ses relations avec la Russie dans le domaine de l'énergie. Notamment par le biais d'accords juridiquement contraignants. Une Charte européenne de l'énergie a ainsi été signée en 1991, visant à promouvoir la coopération industrielle est-ouest en prévoyant des garanties juridiques dans des domaines tels que les investissements, le transit et le commerce. En clair : il s'agissait d'assurer la sécurité de l'approvisionnement européen. La Russie ne l'a jamais ratifiée.


Parallèlement, un objectif européen a été de limiter la dépendance vis-à-vis de la Russie.

En accroissant par exemple le recours à d'autres pays producteurs (la part du gaz russe dans les importations européennes a ainsi diminué drastiquement, puisqu'elle était de 75% il y a dix ans), en limitant la hausse de la consommation intérieure, ou en développant le recours aux énergies renouvelables.

Mais aussi en accroissant la coopération entre pays européens pour limiter les chocs possibles.

Une partie de ces objectifs se retrouvent dans le "paquet énergie-climat", et l'âpreté des discussions pour aboutir à un accord sur des objectifs chiffrés (améliorer l'efficacité énergétique de 20%, porter à 20% la part de renouvelable dans la consommation finale d'énergie) prouve assez que la coopération dans ce domaine est balbutiante. Il n'existe pas non plus de marché européen intégré - les grands groupes gaziers s'y sont notamment montrés hostiles, préférant conserver chacun leur pré carré. Par précaution toutefois, les divers pays européens ont mis en place des stocks de gaz. En France, GDF, seul opérateur de stockage de gaz, est tenu de mettre de côté l'équivalent de 3 mois et demi de consommation et gère 12 sites de stockage.

Où peut-on stocker du gaz en quantité suffisante ?

S'il fallait tout stocker dans des cuves ou des réservoirs, ils seraient gigantesques ! On utilise essentiellement des lieux naturels suffisamment vastes :

 - nappes aquifères : il s'agit d'injecter du gaz dans des roches souterraines poreuses, pour fabriquer l'équivalent d'un gisement naturel.

 - cavités salines : il s'agit de "lessiver" une couche de roche sédimentaire comportant un fort taux de chlorure de sodium (l'équivalent du sel de table) en y injectant de l'eau. L'eau dissout le sel et crée une caverne souterraine permettant de stocker du gaz.

 - anciens gisements : une fois épuisés, ils peuvent être reconvertis en réservoirs naturels.

 - gaz naturel liquéfié (GNL) : certains pays producteurs, comme le Royaume-Uni, liquéfient durant l'été une partie de leur production, qui est alors stockée sous forme de GNL en prévision des pics de consommation. A noter aussi que les terminaux méthaniers disposent de cuves de stockage destinées à contenir le GNL qui doit être regazéifié avant utilisation. Ces cuves à usage technique peuvent être comptabilisées comme une annexe des capacités de stockage, dans certains pays où ces capacités sont limitées, comme en Espagne.

Quel est l'état des stocks en Europe ?

Très variable selon les pays. Donc difficile à évaluer sur l'ensemble de l'Europe. Les évaluations les plus pessimistes tablent sur l'équivalent de quelques jours de consommation, les plus optimistes sur quelques semaines.

Tout dépend du milieu naturel et de l'état du marché intérieur. La France a des capacités de stockage importantes et qui pourraient être développées le cas échéant. Elle avait en stock en 2006 plus de 22% de sa demande annuelle. Cas similaire pour l'Allemagne, l'Autriche ou encore l'Italie. Mais la plupart des pays européens stockent moins de 5% de leur consommation annuelle. Certains, qui sont également producteurs, peuvent solliciter de manière accrue leurs propres sites de production en cas de besoin, une pratique appelée "swing de production". C'est le cas des Pays-Bas, du Royaume-Uni ou encore du Danemark. Enfin, les pics de consommation diffèrent beaucoup : en France, la consommation est multipliée par 6 l'hiver par rapport à l'été. En Italie, ce rapport est seulement de 1 à 2,5.
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« Répondre #242 le: 08/01/2009 - 00:05:12 »


On espère "naivement" que cette opération israélienne n'est pas financée avec une partie ou la totalité de l'argent (fonds) du Hajj ou Hadj ou de la Omra ou de la Zakât ou de la Sadaka par pure sadisme de certains wahhabites saoudiens alliés fanatiques des criminelles de guerre et génocidaires sionistes et néo-conservateurs américains et occidentaux !

L’opération « Plomb durci »
La guerre israélienne est financée par l’Arabie saoudite


par Thierry Meyssan* - 6 janvier 2009
http://www.voltairenet.org/article158933.html
http://www.alterinfo.net/L-operation-Plomb-durci-La-guerre-israelienne-est-financee-par-l-Arabie-saoudite_a28087.html?voir_commentaire=oui#com_673169

L’attaque israélienne contre Gaza, est une option préparée de longue date. La décision de l’activer a été prise en réponse aux nominations de l’administration Obama.

Les changements stratégiques à Washington sont défavorables aux visées expansionnistes de Tel-Aviv.

Israël a donc cherché à forcer la main de la nouvelle présidence états-unienne en la plaçant devant le fait accompli.

Mais pour organiser son opération militaire, Israël a dû s’appuyer sur de nouveaux partenaires militaires, l’Arabie saoudite et l’Égype, qui constituent désormais un paradoxal axe sioniste musulman. Riyad finance les opérations, révèle Thierry Meyssan, tandis que Le Caire organise des paramilitaires.

Depuis le samedi 27 décembre 2008, à 11h30 (heure locale), les forces armées israéliennes ont lancé une offensive contre la bande de Gaza, d’abord aérienne, puis aussi terrestre à partir du 3 janvier 2009, 18h30 (heure locale).

Les autorités israéliennes déclarent viser exclusivement des sites du Hamas et prendre le maximum de précautions pour épargner les vies des civils. Dans la pratique, viser « des sites du Hamas » signifie détruire non pas seulement les sites de ce parti politique, mais aussi les logements de ses cadres et, surtout, tous les bâtiments officiels. En d’autres termes, l’opération actuelle vise à anéantir toute forme d’administration dans la bande de Gaza. Le général Dan Harel, chef d’état-major adjoint, a précisé : « Cette opération est différente des précédentes. Nous avons mis la barre très haut et nous allons dans cette direction. Nous ne frappons pas uniquement les terroristes et les lance-roquettes, mais aussi l’ensemble du gouvernement du Hamas. Nous visons des édifices officiels, les forces de sécurité, et nous faisons porter la responsabilité de tout ce qui se passe sur le Hamas et ne faisons aucune distinction entre ses différentes ramifications. »

Par ailleurs, « faire son possible pour épargner les vies des civils » ressort de la pure rhétorique et n’a aucune concrétisation possible : avec environ 3 900 habitants au kilomètre carré [1], la bande de Gaza est un des territoires à plus forte densité de population au monde. Il est matériellement impossible d’atteindre les cibles choisies sans détruire en même temps les habitations voisines.

Les autorités israéliennes affirment agir en légitime défense. Selon elles, des tirs de roquette ont repris contre l’État juif depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par le Hamas, le 19 décembre 2008.

Or, le Hamas n’a pas rompu de trêve. Une trêve de six mois avait été conclue entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire de l’Égypte. Israël s’était engagé à interrompre le blocus de la bande de Gaza ; l’Égypte s’était engagée à rouvrir le point de passage de Rafah ; et le Hamas s’était engagé à stopper les tirs de roquette contre Israël. Cependant, Israël et l’Égypte ne remplirent jamais leurs engagements. Le Hamas interrompit les tirs de roquettes durant des mois. Il les reprit en novembre à la suite d’une incursion israélienne meurtrière. Tirant le bilan de la duplicité de ses interlocuteurs, le Hamas a jugé inutile de renouveler un accord à sens unique.

Des tirs de roquette ont lieu depuis 2001 contre Israël. Prés de 2 500 tirs ont été recensés en 7 ans. Ils ont tué au total 14 Israéliens jusqu’au lancement de l’offensive. Ils n’ont fait aucune victime entre la fin de la trêve et la dernière attaque israélienne.

Or, la notion de légitime défense suppose une proportionnalité des moyens, ce qui n’est évidemment pas le cas. Tsahal a activé une soixantaine de bombardiers et au moins 20 000 hommes suréquipés face à des résistants armés de roquettes rudimentaires et d’adolescents munis de pierres.

Il est impossible d’estimer actuellement les dégâts matériels et humains. Au dixième jour de bombardements, les hôpitaux et services d’urgence ont dénombré 530 morts. Ce chiffre ne tient pas compte des victimes décédées avant l’arrivée des secours, dont les corps sont directement récupérés par les familles sans transiter par les services de santé. Les blessés se comptent par milliers. Faute de médicaments, ils ne pourront pas recevoir les soins nécessaires et seront pour la plupart handicapés à vie. Les destructions matérielles, quand à elles, sont considérables.

L’opération a été lancée au cours de la fête d’Hanoukka, un jour de shabbat. Elle a été dénommée « Plomb durci » par référence à une chanson d’Haïm Nahman Bialik que l’on entonne durant les huits jours d’Hanoukka. De la sorte, Israël, qui s’affirme comme « l’État juif », élève cette opération au rang de cause nationale et religieuse.

Hanoukka commémore le miracle de l’huile : pour rendre grâce à Dieu, les juifs qui avaient repoussé les Grecs, allumèrent une lampe à huile dans le temple sans prendre le temps de se purifier ; mais alors que la lampe ne contenait de l’huile que pour une journée, elle brûla durant huit jours. En liant l’opération militaire actuelle au miracle de l’huile, les autorités israéliennes indiquent à leur population qu’il n’est pas impur de tuer des Palestinens.

La guerre israélienne a suscité des protestations dans le monde entier. Les manifestations les plus importantes ont eu lieu en Turquie, où elles ont rassemblé 700 000 personnes.

Le National Information Directorate, nouvel organe de propagande rattaché aux services du Premier ministre, a alors appelé les divers leaders israéliens à développer un autre argument. L’opération « Plomb durci » serait une bataille dans la « guerre mondiale au terrorisme » déclarée par les États-Unis et soutenue par le monde occidental.

En effet, le Hamas est considéré comme une organisation terroriste par les États-Unis, même s’il ne l’est pas formellement par l’Union européenne. Le gouvernement israélien tente de relancer la thématique du « choc des civilisations » chère à l’administration Bush, alors que l’administration Obama qui entrera en fonction le 20 janvier a clairement annoncé qu’il l’abandonnerait.

Ce glissement rhétorique laisse entrevoir les motivations réelles de l’opération. Celles-ci sont à la fois à rechercher dans la nature de l’affrontement et dans la particularité de l’actuelle opération.
La logique du mouvement sioniste est de s’approprier cette terre en la nettoyant ethniquement ou, à défaut, d’y imposer un système d’apartheid. Les Palestiniens sont alors parqués dans des réserves, sur le modèle des bantoustans sud-africains ; actuellement la Cisjordanie d’une part, la bande de Gaza d’autre part.

Tous les 5 à 10 ans, une importante opération militaire doit être déployée pour casser les velléités de résistance de cette population. De ce point de vue, l’opération « Plomb durci » n’est qu’un massacre de plus, perpétré par un État qui jouit d’une immunité totale depuis soixante ans.

Ainsi que l’a révélé Haaretz, le ministre de la Défense Ehud Barack n’a accepté la trêve de six mois que pour pousser les combattants du Hamas à sortir de l’ombre. Il a mis a profit cette période pour les cartographier dans le but de les anéantir dés que l’occasion se présenterait [2].

Le flou de la nouvelle administration US

Reste que cette opération prend place durant la période de transition de la présidence états-unienne. Depuis septembre 2008, les observateurs avisés prévoyaient que Barack Obama accèderait à la Maison-Blanche grâce au soutien d’une coalition hétéroclite comprenant le complexe écolo-financier, le mouvement sioniste, les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton. Pour ma part, j’avais annoncé ce résultat dès le mois de mai.

Or, cette coalition n’a pas de position définie sur le Proche-Orient. Les généraux en révolte et les partisans de la Commission Baker-Hamilton considèrent avec leur maître à penser, le général Brent Scowcroft, que les États-Unis ont surdéployé leurs armées et doivent impérativement limiter leurs objectifs et reconstituer leurs forces. Ils se sont opposés à une guerre contre l’Iran et ont au contraire affirmé la nécessité d’obtenir l’aide de Téhéran pour éviter la débâcle en Irak. Ils déplorent les tentatives de remodelage du Grand Moyen-Orient (c’est-à-dire de modification des frontières) et appellent à une période de stabilité. Certains d’entre eux vont même jusqu’à préconiser de faire basculer la Syrie et l’Iran dans le camp atlantique en contraignant Israël à restituer le Golan et à résoudre partiellement la question palestinienne. Ils proposent d’indemniser les États qui naturaliseraient les déplacés palestiniens et d’investir massivement dans les Territoires pour les rendre économiquement viables. Cette perspective signifie la fin du rêve d’expansion sioniste tout autant que la fin de certains régimes arabes soutenus jusque-là à bout de bras par Washington.

De leur côté, les sionistes états-uniens qui ont lancé Barack Obama en politique il y a seulement douze ans, auxquels se sont joints les Clinton, depuis qu’Hillary s’est convertie au sionisme chrétien et a adhéré à la Fellowhip Foundation, soutiennent la poursuite du projet d’apartheid. Dans la foulée de la lettre de George W. Bush à Ariel Sharon et de la conférence d’Annapolis, ils veulent achever la transformation des Territoires en bantoustans. Un ou deux États palestiniens seraient reconnus par les États-Unis et leurs alliés, mais ce ou ces États ne seraient pas souverains. Ils seraient privés d’armées, leur politique étrangère et leurs finances resteraient sous contrôle israélien. Si l’on parvenait à y éradiquer la Résistance, ils se fondraient à terme dans le paysage comme les réserves indiennes aux États-Unis.

Inquiets pour leur avenir commun, des délégations égyptienne, israélienne et saoudienne se sont réunies en Égypte en septembre et octobre 2008. Selon une source de la Résistance, à l’issue de ces négociations, il a été convenu qu’en cas d’évolution défavorable à Washington, Israël lancerait une vaste opération militaire à Gaza, financée par l’Arabie saoudite, tandis que l’Égypte ferait entrer des paramilitaires à Gaza. Si de nombreuses fois par le passé des gouvernements arabes ont laissé le champ libre à Israël, c’est la première fois qu’ils participent à la planification d’une guerre israélienne, constituant ainsi un axe sioniste musulman.

Informés en temps réel par le chef de cabinet Rahm Emanuel (double national israélo-US et officier de renseignement militaire israélien) des rapports de force au sein de l’équipe Obama, la troïka Israël-Égypte-Arabie saoudite a appris la répartition des fonctions.

Les postes importants au secrétariat d’État seront confiés à des protégés de Madeleine Albright et d’Hillary Clinton. Les deux secrétaires d’État adjoints, James Steinberg et Jacob Lew sont des sionistes convaincus. Le premier avait été un des rédacteurs du discours d’Obama à l’AIPAC.

Le Conseil national de sécurité échoit à des atlantistes inquiets que les provocations israéliennes débouchent sur une perturbation de l’approvisionnement énergétique de l’Occident, le général Jones et Tom Donilon. Jones, qui était chargé du suivi de la conférence d’Annapolis, a plusieurs fois exprimé son agacement face à la surenchère israélienne.

Le secrétariat à la Défense reste aux mains de Robert Gates, un ex-adjoint de Scowcroft et un membre de la Commission Baker Hamilton. Il s’apprête à remercier les collaborateurs dont il a hérité de Donald Rusmfeld et qu’il n’avait pu virer plus tôt comme il l’a déjà fait avec deux maniaques anti-Iraniens, le secrétaire à l’Air Force Michael Wynne et son chef d’état-major le général T. Michael Moseley. En outre, Gates a réussi à imposer son ami Léon Panetta, comme lui membre de la Commission Baker-Hamilton, à la tête de la CIA.

En résumé, la troïka peut toujours compter sur l’appui diplomatique des États-Unis, mais plus sur son aide militaire massive.

L’Égypte, l’Arabie saoudite et 10 000 paramilitaires arabes avec Israël

C’est là le point nouveau au Proche-Orient. Pour la première fois, une guerre israélienne n’est pas financée par les États-Unis, mais par l’Arabie saoudite. Riyad paye pour écraser le principal mouvement politique sunnite qu’il ne contrôle pas, le Hamas.

La dynastie des Séoud sait qu’elle doit anéantir toute alternative sunnite au Proche-Orient pour se maintenir au pouvoir. C’est pourquoi elle a fait le choix du sionisme musulman. L’Égypte quand à elle craint une extension via les Frères musulmans de la révolte sociale.

La stratégie militaire reste cependant états-unienne, comme lors de la guerre de 2006 contre le Liban. Les bombardements ne sont pas conçus pour éliminer les combattants, ce qui je l’ai indiqué plus haut n’a pas de sens en milieu urbain, mais de paralyser la société palestinienne dans son ensemble. C’est l’application de la théorie des cinq cercles de John A. Warden III.

En définive, toujours selon Haaretz, Ehud Olmert, Ehud Barack et Tzipi Livni ont pris la décision de la guerre le 18 décembre, c’est-à-dire la veille de l’expiration de la trêve.

Le National Information Directorate a organisé une simulation, le 22 décembre, pour mettre au point les mensonges qui serviraient à justifier le massacre.

L’opération a débuté le 27 décembre de manière à éviter que la papauté puisse s’en mêler. Benoît XVI a néanmoins évoqué dans son message de Noël « un horizon qui semble redevenir sombre pour les Israéliens et les Palestiniens ».

Revenons-en au théâtre d’opération. L’aviation israélienne a préparé le terrain à une pénétration terrestre, laquelle ouvre la voie à des paramilitaires arabes. Selon nos informations, environ 10 000 hommes sont actuellement massés prés de Rafah. Entraînés en Égypte et en Jordanie, ils sont placés sous le commandement de l’ex-conseiller national de sécurité de Mahmoud Abbas, le général Mohammed Dahlan (l’homme qui organisa l’empoisonnement de Yasser Arafat pour le compte des Israéliens, selon des documents rendus publics il y a deux ans). Ils sont appelés à jouer le rôle qui avait été dévolu à la milice d’Elie Hobeika à Beyrouth lorsque les troupes d’Ariel Sharon encerclèrent les camps de réfugiés de Sabra et Chatila.

Cependant, la troïka sioniste hésite à lancer ses « chiens de guerre » tant que la situation militaire à l’intérieur de la bande de Gaza reste incertaine. Depuis deux ans, de nombreux résistants palestiniens ont été formés aux techniques de guérilla du Hezbollah.

Bien qu’ils soient en théorie dépourvus des armes nécessaires à ce type de combat, on ignore quelles sont leurs capacités exactes. Une défaite au sol serait une catastrophe politique pour Israël après la défaite de son armée de terre au Liban, en 2006, et de ses instructeurs en Géorgie, en 2008. Il est toujous possible de retirer rapidement ses blindés de Gaza, il n’en sera pas de même pour retirer des paramilitaires arabes.

L’Union européenne a appelé à une trêve humanitaire. Israël a répondu que cela n’était pas nécessaire car il n’y avait pas de crise humanitaire nouvelle depuis le début des bombardements. Pour preuve de sa bonne foi, le soi-disant « État juif » a laissé pénétrer quelques centaines de camions d’aide alimentaire et médicale… pour 1 400 000 habitants.

Dans chacune des guerres qu’Israël a conduit en violation du droit international, une avant-scène diplomatique a été organisée pour lui permettre de gagner du temps, tandis que les Etats-Unis bloquent toute résolution du Conseil de sécurité.

En 2006, c’était Romano Prodi et la conférence de Rome. Cette fois, c’est le président français, Nicolas Sarkozy, qui produit le divertissement. Il a annoncé qu’il consacrerait deux jours de son précieux temps pour régler un problème où les autres ont échoué depuis 60 ans. Ne laissant guère de doute sur sa partialité, M. Sarkozy a d’abord reçu à l’Élysée la ministre israélienne des Affaires étrangères, Tzipi Livni, et le leader sunnite saoudo-libanais Saad Hariri, et s’est entretenu par téléphone avec le président égyptien Hosni Moubarak, le président fantoche de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien Ehud Olmert.

* Thierry Meyssan : Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

[1] La densité de population était estimée par l’ONU en 2005 à 3 823 ha/km2. Elle aurait augmenté depuis de 12 à 16 pour mille.

[2] « Disinformation, secrecy and lies : How the Gaza offensive came about », par Barak Ravid, Haaretz du 31 décembre 2008. Une version française de cet article est disponible sur Contreinfo.info.

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Une fetwa saoudienne contre les manifs

Le Quotidien d’Oran par M. S. Samedi 10 janvier 2009 11:53
http://www.lequotidienalgerie.com/index.php/4965/une-fetwa-saoudienne-contre-les-manifs

Jusqu’où ira l’obscurantisme ? Loin, très loin, dans l’absurde. Ainsi, manifester sa colère sur la voie publique pour protester contre le massacre de Ghaza est une «corruption sur terre» (Fassad fi Al-Ard), car elle ferait oublier «d’évoquer Allah».

Cette fetwa grotesque émane du chef du Haut-Conseil de la Justice Salah El Hiddane. Ces manifestations, même quand elles sont pacifiques et ne causent pas de dégâts, sont donc religieusement répréhensibles. Ces propos délirants ont été tenus dans une conférence sur le rôle de la «Akida» dans la lutte contre le «terrorisme et la déviation de la pensée». Ainsi donc, en manifestant contre les carnages de Ghaza, les citoyens arabes et musulmans auraient accompli une «corruption». Selon lui, les manifestations, «c’est du chaos». Voilà une fetwa qui devrait faire plaisir à George W. Bush. Mais il est vrai qu’en Arabie saoudite, certains religieux qui édictaient des avis ont continué à défendre jusqu’à la mort que la terre est plate et non ronde. Le bon «islam» est nécessairement obscurantiste. Cette fetwa vient surtout en appui aux autorités saoudiennes qui ont arrêté jeudi dernier deux militants des droits de l’Homme, Khaled Al-Amor et Mohamed Al-Oteibi, qui ont essayé d’organiser une manifestation de protestation contre l’agression israélienne sur Ghaza. Les pauvres musulmans peuvent se rassurer néanmoins. Un religieux réformiste saoudien, Selman Al-Awda, a défendu la licité des manifestations. Heureusement. Car il y a des cheikhs qui ont l’esprit irrémédiablement tordu. Corrompu ?

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Gaza : LaRouche dénonce le jeu anglo-saoudien et la Maison Blanche

7 janvier 2009 - 16:14
http://www.solidariteetprogres.org/article4996.html

7 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – Hier, Lyndon LaRouche a vivement dénoncé la complicité de George Bush et Dick Cheney dans les assassinats prémédités d’enfants palestiniens, commis par l’armée israélienne lors de l’invasion de Gaza. « Nous savons que cette attaque était prévue depuis un an, avec le soutien total de Bush et Cheney. Seul un idiot comme Bush et un sociopathe comme Cheney peuvent appuyer un plan aussi meurtrier, mis sur pied par l’appareil anglo-saoudien d’Al-Yamamah », a-t-il déclaré. « C’est un crime à la Sykes-Picot ».

« Toute personne connaissant l’histoire de la région sait que les Frères musulmans sont une création du renseignement britannique *, qui soutient aussi certaines factions israéliennes dont le groupe jabotinskyste profasciste autour de Benjamin Netanyahou. Alors pourquoi jeter des pions britanniques les uns contre les autres ?

Personne n’étudie plus l’histoire ? Personne ne comprend le jeu qui se joue au niveau mondial ? ». Puis il en est revenu à Bush et Cheney : « George W. Bush est et restera l’homme le plus discrédité de la planète jusqu’à ce qu’on trouve pire. Son soutien à l’invasion israélienne de Gaza est un crime innommable. Le massacre d’enfants palestiniens par l’armée israélienne ne peut être défendu ni toléré et doit immédiatement cesser ». LaRouche fait ici référence au bombardement de trois écoles par les forces aériennes d’Israël, dont une école des Nations-Unies qui servait d’hébergement aux réfugiés palestiniens fuyant l’invasion, et qui aurait tué au moins 40 civils.

« La caution que donne Bush à ce crime odieux aura des répercussions pendant longtemps », a-t-il conclu.

Terrorisme islamiste : les jihadistes de l’Empire britannique
Consultez notre nouveau dossier


Notes:

* Il fait ici référence à la création du Hamas par Ahmed Yassine, membre des Frères musulmans en Égypte, et à l’influence de ce courant de pensée dans le Hamas.

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Gaza : « C’est un conflit international sans fin »
8 janvier 2009 - 11:51
http://www.solidariteetprogres.org/article4999.html

8 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) – Le massacre de Gaza devient chaque jour plus sanglant et même si certains médias laissent entendre qu’un cessez-le-feu est tout proche, il ne faut pas se faire d’illusion.

« Il faut bien comprendre que cette guerre ne va pas s’arrêter, car l’intention de ceux qui l’ont lancée était de déclencher un feu inextinguible, et les deux camps rentrent dans cette logique, a déclaré Lyndon LaRouche. L’invasion de Gaza n’est plus un conflit local, il est devenu un conflit international. Quelqu’un a allumé la mèche et la charge explosive n’a pas été neutralisée. Ce conflit est loin d’être fini et il n’aurait pas fallu le commencer. »

« Les Israéliens ont été poussés à l’action, notamment par les Etats-Unis. L’invasion de Gaza était planifiée depuis un an ; c’est un homicide avec préméditation. Une des motivations israéliennes est le refus de reconnaître la défaite au Liban en 2006. ‘Ne nous dites pas que nous avons perdu la guerre’, mais la réalité c’est qu’ils l’ont perdue et qu’ils n’auraient jamais dû la commencer. Et ils vont perdre à nouveau. »

« Bien évidemment, Cheney et sa bande, qui sont d’influence britannique, sont coupables », a-t-il ajouté.

« Ce sont les Britanniques qui ont monté le coup. On est toujours dans la tradition des accords de Sykes-Picot, il n’y a pas de mystère ! Le seul problème c’est que les gens vivent dans un univers cartésien et qu’ils ne croient pas à la réalité. »

Un exposé anti-cartésien du jeu britannique dans la région :

=> Terrorisme islamiste : les jihadistes de l’Empire britannique <=

Accords Sykes-Picot = http://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_Sykes-Picot

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Gaza : la propagande britannique pour une guerre religieuse

6 janvier 2009 - 13:20
http://solidariteetprogres.org/article4991.html

6 janvier 2009 (Nouvelle Solidarité) – « La véritable guerre au Moyen-Orient est entre Arabes modérés et islamistes radicaux », voilà le nouveau jeu de dupe britannique pour faire exploser l’Asie du Sud-Ouest et créer un risque mondial.

« La guerre à Gaza est le premier chapitre d’une nouvelle ère au Moyen-Orient. Le conflit arabo-israélien est loin d’être la dispute dominant dans la région. Le conflit arabo-islamiste a largement pris le dessus », écrit dans les colonnes du New York Daily News l’expert israélien sur le Moyen-Orient, Barry Rubin. Se félicitant des articles anti-Hamas fleurissant dans la presse saoudienne, il affirme : « C’est justifié. Les premiers ennemis des nations arabes dans ce 21e siècle sont l’Iran et ses alliés : la Syrie, le Hezbollah, le Hamas et les terroristes irakiens. »

Alors qu’avec la nouvelle administration Obama les officines néo-conservatrices perdent leur influence sur la présidence américaine, il n’est pas étonnant de voir ressurgir cette ligne purement britannique, que le vice-président Dick Cheney et le prince anglo-saoudien Bandar bin Sultan promeuvent activement depuis l’automne 2006. Le but est d’encourager à grand renfort d’armes et d’argent une opposition entre sunnites et chiites, avec d’un côté les gentils – Etats-Unis, Israël, Arabie Saoudite, Egypte – et de l’autre les méchants – Iran, Syrie, Hamas, Hezbollah – et de « créer une guerre religieuse de cent ans », comme l’avait compris un responsable du renseignement américain.
Les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite ont activement armé le Fatah al-Islam au Liban pour lutter contre l’influence du Hezbollah, ainsi que les sunnites d’Irak pour en faire des soldats anti-Iraniens ; Cheney et Bandar sont suspectés d’avoir également armé certaines factions et milices du Fatah palestinien afin de déclencher la guerre fratricide qui a mené à la destruction du gouvernement d’Union nationale et à l’isolement du Hamas. Des responsables du Hamas et du Fatah, ainsi que Marouane Barghouti, avaient dénoncé en juin 2007 une « cinquième colonne » qui tentait de déstabiliser le gouvernement palestinien.

Il y a aussi un détail qui permet d’y voir plus clair : en 2003, Barry Rubin a contribué au montage du dossier bidon de Tony Blair et du Foreign Office britannique sur les armes de destruction massive irakiennes qui avait servi de prétexte à la guerre d’Irak.

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La presse israélienne évoque l’implication de certains régimes arabes

6 janvier 2009 - (source : Al-Manar)
http://www.voltairenet.org/article158936.html

Le quotidien israélien Yediot Aharonot a écrit, dans son dernier numéro, que les dirigeants de certains pays arabes avaient demandé, secrètement, au gouvernement de Tel-Aviv d’en finir, définitivement, avec le Mouvement de la résistance islamique de la Palestine, le Hamas, dans la Bande de Gaza.

Selon le quotidien, les dirigeants des pays, comme l’Égypte, la Jordanie et l’Arabie saoudite, ont demandé au régime sioniste d’empêcher que le Premier ministre palestinien, Ismaïl Haniyeh, issu du Hamas, ne devienne un nouveau Nasrallah, en faisant allusion au Secrétaire général du Hezbollah libanais.

Les responsables égyptiens, jordaniens et saoudiens n’ont pas réagi à la révélation du quotidien bien que leur population s’indigne, vivement, des crimes commis par le régime sioniste, à Gaza.

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Pourquoi Israël a aidé le Hamas à se développer

vendredi, 9 janvier 2009 | par Anne Giudicelli
http://www.bakchich.info/article6390.html

En guerre totale contre le Hamas, Israël a pourtant aidé ce mouvement à monter en puissance, comme l’indique un rapport de la DGSE. Jusqu’à ce que la « créature » leur échappe, comme le montre un second document d’un centre d’études israélien sur le terrorisme.

On l’oublierait presque, tant le spectacle terrible des salves continues de bombardements déclarés « ciblés » et son lot de victimes « collatérales » glace le sang et fige dans le même temps la mémoire. Un rapport de la DGSE que Bakchich a exhumé vient pourtant le rappeler : sans l’aval d’Israël, le Hamas n’aurait jamais pu s’implanter dans les territoires palestiniens. Pis : sa montée en puissance doit beaucoup aux faucons israéliens, qui ont trouvé dans le mouvement islamiste palestinien leur meilleur allié pour torpiller les accords de paix conclus entre les « modérés » des deux bords. Jusqu’à ce que leur « créature » commence à leur échapper…

Et pas besoin d’être un service de renseignement opérationnel pour le savoir et le faire savoir. Non classifié, le document des services français daté d’avril 2002 est intitulé « Mouvements islamistes radicaux palestiniens – tome 1 : le Hamas ». De quelques 140 pages, il « ne saurait refléter l’analyse de la DGSE sur cette organisation », comme les auteurs l’indiquent en introduction. Il n’empêche : sous couvert des différentes sources ouvertes ou semi-ouvertes — presse arabe, publications spécialisées occidentales de défense, rapports des services israéliens et sud africains — que ce rapport affirme se contenter de compiler, les services français, de fait, valident en le restituant ce secret oublié de la vraie histoire du mouvement palestinien, aujourd’hui classé dans la catégorie des organisations terroristes.

1979 : Israël reconnaît et autorise le Hamas

Originellement issu de la mouvance des Frères Musulmans, le Mouvement de la Résistance islamique (Hamas) s’implante dans ce cadre en 1973 à Gaza. Dans un premier temps sous la forme d’une association cultuelle (Centre islamique), dirigée par feu Cheikh Ahmed Yassine. Cette structure est « reconnue et autorisée par Israël en 1979 », indique le rapport français car ce courant religieux « est considéré comme un antidote à la montée du nationalisme palestinien », alors incarné par l’OLP (Organisation pour la Libération de la Palestine) de (feu) Yasser Arafat, considéré alors comme le pire ennemi de l’Etat hébreu.

A la faveur de la première Intifada dans les territoires en décembre 1987, le Hamas annonce sa création. Dès lors, « les Israéliens encouragent le Hamas en tant que pendant religieux de l’OLP [laïque et nationaliste, NDLR]  » qu’ils veulent « affaiblir ». La stratégie vise à « inciter au conflit armé » entre les deux organisations et « créer ainsi une guerre civile palestinienne ». L’Etat hébreu « commet l’erreur de croire qu’avec le Hamas, les Palestiniens seraient occupés à se battre entre eux au lien de lutter contre Israël ». Raté, car les deux camps palestiniens, « conscients des visées israéliennes, ont tôt fait de signer une charte régissant leurs rapports » fixant des lignes rouges à leurs divisions.

1989 : le Hamas déclaré illégal par Israël

Si la nouvelle organisation, à laquelle Israël laisse champ libre, « se concentre sur les œuvres religieuses et caritatives », elle fonde dans la foulée « son aile militaire, les Brigades Ezzedine Al-Qassam », concentrée sur la lutte contre l’occupant. Déclaré cette fois illégal par Israël en septembre 1989, le Hamas se voit décapité politiquement… « mais pas militairement ». Avec les accords d’Oslo de 1993, qui établissent les premières bases d’un processus de négociations entre l’OLP et Israël sous médiation américaine, la droite israélienne [likoud et fondamentalistes], « avec une partie des services secrets et de défense israéliens », qui s’y opposent, estimant qu’Israël a trop à y perdre, trouve un nouvel avantage à utiliser le Hamas, qui rejette également ces accords : celui de servir d’« alibi » pour faire échouer les accords de paix.

Après les attentats du 11 septembre 2001, « la communauté internationale, et notamment les Etats-Unis, multiplient les pressions contre Arafat pour qu’il accepte de liquider le Hamas » dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. A l’appel du dirigeant de l’OLP, le Hamas, suivi du Jihad Islamique, acceptent de cesser « jusqu’à nouvel ordre les attentats suicides et les tirs d’obus de mortiers sur des cibles israéliennes ». Les services de sécurité israéliens s’étaient d’ailleurs fourvoyés sur ce point, apprend-on, en croyant que « les attentats suicides ne pouvaient être commis que par des activistes chiites libanais et que la mouvance radicale sunnite palestinienne était réticente à ce genre d’opération ».

Mais la trêve est rompue à la suite de confrontations entre le Hamas et des militaires israéliens à la frontière sud d’Israël en janvier 2002. Non sans arrière-pensées, Israël venait d’autoriser Yasser Arafat à « procéder aux arrestations d’activistes exigées par les Israéliens » qui figurent sur la liste qui lui a été transmise. Rien de mieux pour « faire passer la police palestinienne comme supplétive des Israéliens »…

L’assassinat du Cheikh Yassine en 2004

Pour autant, Israël n’abandonne pas sa politique d’élimination ciblée de cadres et militants du Hamas. Plutôt que de « réduire la violence , constate le rapport, celle-ci ne fait que la décupler par la spirale assassinat-ripostes et attentats ». Ce qui a pour effet direct de bloquer l’avancée des négociations. Le leader spirituel du Hamas, Cheikh Yassine, en fera d’ailleurs les frais en mars 2004, en étant assassiné — période que ne couvre pas ce document, finalisé avant — quand il a commencé à engager son mouvement vers la recherche d’un compromis : il devenait un vrai danger…

Soutenu d’abord pour affaiblir le « terrorisme » anti-israélien des mouvements nationalistes palestiniens, puis pour contrecarrer la dynamique de paix portant un coup au projet du Grand Israël prôné par la droite conservatrice, le Hamas a su en tirer parti et développer son propre agenda. Tout en restant « utile » : le « monstre » qu’il serait depuis devenu, tel que le décrivent aujourd’hui les experts israéliens a de quoi faire trembler. Il sert cette fois à justifier la violence des offensives israéliennes actuelles.

Dans un rapport réactualisé en avril 2008, l’International Institute for Counter-Terrorism (ICT) israélien, lié à Tsahal et aux services secrets israéliens, détaille un arsenal impressionnant dont se serait encore doté le Hamas depuis le retrait des troupes israéliennes de la bande de Gaza en 2005 et sa prise de pouvoir en 2006 : des douzaines de roquettes (Grad) capables d’atteindre une distance de 20,4 km, autant de missiles anti-chars, anti-aériens, des fusils-mitrailleurs et des milliers de roquettes RPG.

Le Hamas capable de produire ses propres missiles

Le Hamas compterait dans ses rangs quelques « 15 000 opérationnels », dont un grand nombre formé par la Syrie – où le mouvement est implanté - et l’Iran. Ces deux pays fournissent au mouvement une partie de son armement, transfert de technologie compris, et de ses fonds, lesquels transitent par les tunnels traversant la frontière égyptienne. Au sein de ses ateliers clandestins, le Hamas produit par ailleurs sa propre artillerie de missiles – les Qassam – dont les derniers modèles peuvent atteindre une distance de 19 km, selon le document de l’International Institute for Counter-Terrorism.

Le succès du Hezbollah contre Israël pendant la guerre au Liban de l’été 2006 constitue, toujours selon ce rapport, « un modèle à suivre » en matière de confrontation asymétrique pour le Hamas, qui s’en inspirerait pour contrer les offensives israéliennes. Parmi ces techniques, « le large recours au bouclier humain » dans les zones à forte densité urbaine, avec « des activistes déguisés en civils qui se mêlent à la foule », qui peuvent également compter sur la complicité de la population qui « l’aide en se rassemblant sur des sites où des attaques de Tsahal sont attendues »… Pratique pour justifier des bombardements sur des écoles, comme celles de l’ONU le 6 janvier à Gaza qui a fait une quarantaine de morts.
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« Répondre #243 le: 17/01/2009 - 14:45:18 »

L'Indonésie est le premier pays musulman en terme de nombre de croyants (80% des Indonésiens sont musulmans soit 190 009 884 musulmans) et le quatrième État le plus peuplé de la planète ( 237 512 355 habitants - Stat. 2008).

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Petite remarque, l'Algérie et ces 34 857 029 Algériens ne sont pas du tout préparés jusqu'à ce jour à faire face, sauf en usant de la violence (physique et morale) la plus barbare et sadique ou d'assassinats, ou de massacres ou même de génocides, aux différents scénarios "catastrophes politico-economico-sociales" dans le cas de la baisse "brutale et soudaine" des réserves prouvées physiques et géologiques du pétrole d'Algérie ainsi que de ses revenues en devises

(surtout en Dollars Américains, considérés de nos jours comme une monnaie de singe,

certains politiciens, économistes et financiers internationaux occidentaux et sionistes parlent très très sérieusement et pour des raisons de guerres froides géostratégiques officieuses post-pic pétrolier afin d'affaiblir économiquement et socialement ainsi que politiquement l'IRAN, certaines populations à majoritées musulmanes des pays membres de l'OPEP " incluant l'ALGERIE QUI SERA SUREMENT UNE DES VICTIMES COLLATERALES " ainsi que la FEDERATION DE RUSSIE ET L'OCS

de faire chuter FRAUDULEUSEMENT, ARTIFICIELLEMENT ET PERFIDEMEMET avec la complicité volontaire et sadique de certains pays arabe comme les pays du golfe Persique dont les meneurs arabes sont l'Arabie saoudite et l'Égypte de Mohammed Hosni Moubarak à 17 (DIX-SEPT) DOLLARS AMERICAINS LE PRIX DU BARIL DE PETROLE ENTRE MI ET FIN 2009 ET DEBUT 2011 A FIN 2012.

Dans le cas du dernier scénario vraiment "sordide", "fiers et honorables" membres de l'Armée Nationale Populaire (ANP) (incluant la gendarmerie et la police) avec vos milices paramilitaires et islamistes préparer vous sur ordres, indirectes d'occidentaux avides de pétrole et gaz naturel algériens, à assassiner et massacrer jusqu'au génocide votre propre famille, la population algérienne, avec des armes, munitions, baïonnettes, machettes et couteaux de combat inventoriés et vendus par ses mêmes occidentaux fanatiques de pétrole et de gaz et achetés avec les mêmes devises de la vente du pétrole et Gaz Algérien).


dont les pertes et dettes financières seront surement "fatales" pour l'Algérie, pour la très grande majorité des Algériens et pour toute l'armée Algérienne (ANP) elle-même (incluant la gendarmerie et la police) et l'état Algérien lui-même. Le cas de l'Indonésie est à étudier sérieusement et à méditer.

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L'Indonésie est contrainte de se retirer de l'OPEP

Bréve publiée le 29/05/2008 à 12:31  Enerzine.com
www enerzine com/10/5033+lindonesie-est-contrainte-de-se-retirer-de-lopep+.html

L'Indonésie n'est plus, depuis trois ans, exportatrice nette de pétrole. Elle est donc contrainte de quitter l'OPEP.

Le pays connaît une baisse continue de sa production depuis 10 ans. Manques d'investissements et hausse de la consommation intérieure ont fait passer les importations devant les exportations en 2005.

Selon Philippe Armand, le patron de Total Indonésie cité par le Figaro, le plan d'investissement que promet le gouvernement ne permettra pas au pays de retrouver sa place parmi le cartel des exportateurs d'or noir, car ses ressources sont en partie épuisées.

La production est actuellement inférieure à un million de barils par jour.
 
L'indonésie était le seul pays asiatique membre de l'OPEP, ce, depuis 1962.

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LE PÉTROLE À MOINS DE 20 DOLLARS EN 2009
Un cauchemar pour l’Algérie

22 Janvier 2009 - Mohamed TOUATI -  L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2009-01-22/59898.html

Le pire est-il à venir?

Si ce scénario se confirme, le temps des «vaches maigres» sera bel et bien pour cette année.

Tous les indicateurs tendent vers cette probabilité. Les prix de l’or noir ont de nouveau donné un autre coup de semonce. Le baril de «Light sweet crude» a passé la barre des 33 dollars ce mardi. Il a très exactement affiché 32,70 dollars. Le plus bas depuis 4 ans et atteint déjà à la mi-décembre 2008 lorsqu’il avait côté 32,60 dollars. Selon toute vraisemblance, l’heure a sans doute sonné pour l’économie nationale qui demeure tributaire de ses exportations en hydrocarbures.

Les tout derniers chiffres communiqués par le Centre national de l’informatique et des statistiques, même s’ils revêtent un caractère rassurant ne doivent pas outre mesure constituer un leurre. La performance est à double tranchant. Elle est même redoutablement dangereuse. Les exportations pour l’année 2008 ont atteint le chiffre record de 78,23 milliards de dollars. Ces recettes fabuleuses sont dues à 98% au seul secteur des hydrocarbures. Faut-il faire un commentaire? Aucun indice notoire ne pointe à l’horizon pour nous indiquer ou nous rassurer sur la dépendance de l’économie algérienne de ses exportations en hydrocarbures.

L’économie algérienne a cette caractéristique propre aux économies mono-exportatrices; elle est prédatrice. Elle consomme ce qui est extrait de son sous-sol. Un point c’est tout. Les chiffres bruts rendus publics font état d’une situation financière, il est vrai satisfaisante.

Les 78,23 milliards de dollars engrangés en 2008, grâce aux exportations en hydrocarbures, représentent une hausse de 30,04% par rapport à l’année 2007. Ce qui a permis à la balance commerciale de dégager un excédent de 39 milliards de dollars, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques. Les importations quant à elles, se sont élevées au chiffre record de 39,15 milliards de dollars. Une hausse évaluée à plus de 41,7% par rapport à l’année dernière. Et c’est là où cela se corse. L’économie algérienne a fonctionné depuis quelques années avec un prix du baril de pétrole qui était en hausse constante et régulière jusqu’à ce qu’il atteigne le prix historique des 147 dollars au mois de juillet 2008. Puis ce fut la descente aux enfers. Il a perdu, en l’espace de seulement 6 mois, plus de 75% de sa valeur.

Doit-on considérer que l’économie algérienne a mangé son pain blanc. En tous les cas, le président de la République, dans le discours qu’il avait prononcé lors de sa visite à Ghardaïa, l’avait annoncé clairement et sans ambages. «L’heure des vaches maigres a sonné», a souligné très franchement Abdelaziz Bouteflika. Avec un prix du baril de pétrole à 50 dollars, l’économie algérienne serait en danger.

«A 60 dollars cela irait mal, en dessous des 50 dollars cela irait très mal», avait averti au mois de septembre 2007 Ahmed Ouyahia. Le scénario catastrophe est bel et bien là. Il frappe déjà à nos portes, bien que le Premier ministre ait tenu un discours rassurant. «L’Algérie est à l’abri de la crise financière pour au moins deux années» avait confié le patron de l’Exécutif, il y a quelques mois. L’économie algérienne repose sur un confortable matelas financier de 130 milliards de dollars.

Il faut cependant se rendre à l’évidence que la dégringolade des prix du pétrole est aussi une des conséquences de la crise économique mondiale. Les pays industrialisés consomment beaucoup moins. Il y a trop de pétrole sur le marché. L’Opep a tenté à deux reprises, le 24 octobre à Vienne et le 17 décembre à Oran, de juguler ce phénomène. Sans Résultats. Les prix du pétrole continuent à s’effondrer. L’Agence internationale de l’énergie a estimé que la demande de pétrole pourrait baisser d’un million de barils par jour en 2009.

Et pour assombrir un peu plus le tableau, les analystes de la banque américaine Goldman Sachs prédisent une baisse de la consommation mondiale d’or noir qui serait de l’ordre de 1,6 million de barils par jour. Selon les spécialistes de cet établissement bancaire US, les prix du pétrole ont de fortes chances de passer sous la barre des 30 dollars d’ici le mois de mars 2009.

Avec des importations qui ont presque doublé pour atteindre les 40 milliards de dollars et un prix du
baril de pétrole à près de 30 dollars qui n’assura pas l’abondance, le compte à rebours a commencé. Le temps des vaches maigres se confirme.

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Merci à l'honorable et juste "Dey" pour les informations importantes et stratégiques ci-dessous, c'est vrai que la situation mondiale et à petite échelle en Algérie sont vraiment cataclysmiques, les intelligences incorruptibles Algériennes comprendront la gravité de la situation actuelle et future proche:

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Appel aux vrais Algériens justes, nationalistes et incorruptibles, sauvons l'Algérie et sa population multiculturelle et naïve de l'extermination future dont la cause sera que des bouts de papiers nommés "billets de Banques" en réalité qui n'ont aucunes valeurs physiques ou spirituelles ou justes.

Les humains ou Homo sapiens vivant en Algérie ne méritent pas ce future sort macabre programmé par d'autre humains ou Homo sapiens qui ne sont que génétiquement des malades mentaux (fous) "psychopathes" de bouts de papiers ou de roche liquide nommée pétrole ou de gaz volatile nommé méthane ou de roche nommée Uranium ou Or convoités par d'autres (malades mentaux) "psychopathes" comme eux, sauvages, cupides et génocidaires Algériens et Etrangers.

Homo sapiens vivant en Algérie ou allons nous et pour qui et pourquoi ? sommes-nous encore des esclaves physiques et financiers d'autres Homo sapiens d'après les dires de certains occidentaux, pays arabes, asiatiques et même africains ? Quel déshonneur et humiliation physique et spirituel pour nous sur terre et nos ancêtres et parents dans leurs pauvres tombeaux.

Générations vivantes actuelles d'Homo sapiens de toute l'Algérie sans discrimination ou racisme qu'elle sont vos réponses ? Homo sapiens Algériens voulez-vous vivre dans l'honneur ou le déshonneur ? Homo sapiens Algériens voulez-vous vivre libres ou esclaves à vie avec descendances incluses ?.


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Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit ici d’un avertissement lancé par le FMI !

Les bailleurs de fonds de l’ombre : Signification de la politique de prêt à taux zéro

Par Matthias Chang  - Le 8 janvier 2009
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=11692

Toutes les banques centrales agissent de concert.

La désinformation véhiculée par la presse financière crée de la confusion parmi la population.

Lorsque la vérité sortira au sein du peuple malheureux, il y aura du sang dans les rues.

Fonds monétaire international (FMI). Il s’agit ici d’un avertissement lancé par le FMI !

INTRODUCTION

La désinformation véhiculée au cours des douze derniers mois par la presse financière mondiale sur la cause du tsunami financier mondial obéit au même objectif que celui de la presse marchande mondiale, lorsque cette dernière perpétue les mensonges visant à endormir le peuple afin qu’il soutienne les criminels de guerre, en l’occurrence Bush, Blair et Howard, pour lancer les guerres barbares contre l'Irak et l'Afghanistan ayant abouti au génocide de millions de personnes, à la mutilation de centaines de milliers d’autres, physiquement et psychologiquement, et la destruction complète d’une nation.

Les guerres déchaînées jusqu’ici, plus précisément la « guerre contre le terrorisme, » ont été lancées pour préserver le pouvoir politique et militaire des bailleurs de fonds de l’ombre.

Cette guerre contre le terrorisme est le plus grand show militaire qui permet de distraire le peuple états-unien du vol et du pillage de son économie et de la destruction de sa Constitution.

Depuis l'été 2007, nous sommes témoin d’un effort concerté des banques mondiales, centrales, commerciales et d’affaires, dans le but de préserver le pouvoir financier des bailleurs de fonds de l’ombre, un pouvoir établi sur la tromperie, et dont chaque détail est organisé à la manière d’une infâme chaîne de Ponzi (NDT : « Chaîne de Ponzi » se réfère à monsieur Charles Ponzi, une figure emblématique d’un système de vente pyramidale adroitement maquillé).

Au cours des sept dernières années, ce système de Ponzi s’est mondialisée grâce aux bailleurs de fonds de l’ombre, siphonnant ainsi des centaines de milliards à de soi-disant investisseurs avertis et à des fonds souverains. À son apogée, cette magouille à la Ponzi était estimée valoir plus de 500 mille milliards de dollars, avec une part d’un peu moins de 60 mille milliards de dollars en Credit Default Swap (CDS, Swap sur défaillance) !

Derrière les gros titres sur la destruction financière balayant toute la planète, se cache une autre histoire. Une sombre histoire d'hommes qui ont orchestré la crise, accumulant d’énormes richesses et pouvoirs au détriment de millions de gens aujourd’hui sans emploi et dont la maison a été saisie. Ce groupe d'hommes privilégiés maîtrise totalement l'évolution de la situation. Qui sont-ils ?

LE POUVOIR OCCULTE

Ce pouvoir occulte est pratiquement indestructible car, à travers les âges, toute tentative visant à dévoiler ses intentions secrètes et à démasquer les hommes cachés derrière la scène a été qualifiée de « théorie de conspiration, » et ceux qui risquent leur richesse et leur réputation en le dévoilant sont accusés d'être des « théoriciens de conspiration. »

Et ce, en dépit du fait que plusieurs initiés, séduits auparavant par ce pouvoir et qui s’en sont par la suite éloignés, ont écrit au sujet de ces hommes et de leurs plans mondiaux.

Certaines « âmes charitables » ont visité mon site Internet et sont intervenues auprès de moi pour que je ne fasse aucune référence au pouvoir caché, car « je serai alors stigmatisé de théoricien de conspiration et je perdrais toute crédibilité. » Ce sont ces âmes charitables qui sont les alliés inconscients et les outils de propagande du pouvoir caché. Ce sont les soldats du pouvoir de l’ombre et les premiers à être abattus. Ils n’apprennent jamais et, s’ils persistent, ils doivent être considérés comme des collaborateurs.

J'ai donné des références détaillées sur le pouvoir occulte dans mes livres. Je vais résumer ci-dessous ce que les initiés ont déclaré au fil des ans. Pour ceux qui connaissent ces écrits, il serait bon qu’ils les relisent pour renforcer leur détermination à démasquer ce pouvoir occulte jusqu'à la victoire totale.

En substance, le pouvoir caché est le mystérieux bailleur de fonds mondial, les hommes et femmes qui contrôlent et gèrent le système de prêt occulte. Et ils contrôlent aussi tout dirigeant politique, directement et indirectement, dans chaque partie du monde, dans tout pays, Malaisie incluse !

Dans notre optique, toute personne niant cela est un folle, mais une alliée indispensable du point de vue des bailleurs de fonds de l’ombre.

Veuillez considérer les révélations suivante de célèbres initiés.

Napoléon Bonaparte

Quand un gouvernement dépend de l’argent des banquiers, ce sont ces derniers et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. L'argent est sans patrie, les financiers sont sans patriotisme et sans éthique, leur seul but est le gain.

Nicolas Machiavel

L’universalité des hommes se repaît de l’apparence comme de la réalité ; souvent même l’apparence les frappe et les satisfait plus que la réalité même.

James Madison (4ème Président des États-Unis)

L'histoire révèle que les banquiers utilisent toute forme d'abus, d'intrigue, de supercherie et de tout moyen violent possible afin de garder leur emprise sur les gouvernements en contrôlant la monnaie et son émission.

Abraham Lincoln (16ème Président des États-Unis)

Le pouvoir des financiers tyrannise la nation en temps de paix et conspire contre elle dans les temps d'adversité. Il est plus despotique qu'une monarchie, plus insolent qu'une dictature, plus égoïste qu'une bureaucratie.

James Garfield (20ème Président des États-Unis)

Celui qui contrôle la masse monétaire d’un pays est le maître de ses industries et de son commerce.

Le Très Honorable Reginald McKenna, Chancelier de l'Échiquier

J’ai bien peur que le citoyen ordinaire n’aimerait pas qu’on lui dise que les banques peuvent créer la monnaie, et qu’elles le font. La quantité d'argent existant dépend seulement de l'action des banques, en augmentant et diminuant les dépôts et les achats bancaires. Chaque prêt, découvert, ou achat bancaire crée un dépôt, et chaque remboursement de prêt, de découvert ou de vente bancaire détruit un dépôt. Et ceux qui contrôlent le crédit de la nation dirigent la politique du gouvernement et portent au creux de leurs mains la destinée du peuple.

Sir Josiah Stamp, Gouverneur de la Banque d'Angleterre

La banque fut conçue dans l’iniquité et est née dans le pêché. Les banquiers possèdent la Terre. Prenez la leur, mais laissez-leur le pouvoir de créer l’argent et en un tour de mains ils créeront assez d’argent pour la racheter. Ôtez-leur ce pouvoir, et toutes les grandes fortunes comme la mienne disparaîtront et ce serait bénéfique car nous aurions alors un monde meilleur et plus heureux. Mais si vous voulez continuer à être les esclaves des banques et à payer le prix de votre propre esclavage laissez donc les banquiers continuer à créer l’argent et à contrôler les crédits.

Woodrow Wilson (28ème Président des États-Unis)

Une grande nation industrielle est contrôlée par son système de crédit. Notre système de crédit est concentré entre les mains de quelques hommes. Nous en sommes arrivés à être l’un des gouvernements les plus mal dirigés du monde civilisé, l’un des plus contrôlés et dominés, non pas par la conviction et le vote de la majorité, mais par l’opinion et la force d’un petit groupe d’hommes dominants.

Je suis le plus malheureux des hommes. J’ai inconsciemment ruiné mon pays.

(Woodrow Wilson regrettait d’avoir signé la loi sanctionnant la création de la Fed)

Felix Frankfurter, Juge à la Cour Suprême

À Washington les vrais dirigeants sont invisibles et ils exercent leur pouvoir en coulisses.

Louis T. McFadden, Président du Comité sur les banques et les devises

En 1932 :

En vérité, la Réserve fédérale a usurpé le gouvernement des États-Unis. Elle contrôle tout ici et elle contrôle l'ensemble de nos affaires étrangères. Elle fait et défait à volonté les gouvernements...

En 1933 :

Roosevelt a ramené avec lui de Wall Street James P. Warburg, le fils de Paul M. Warburg, fondateur et premier président du conseil d'administration du Système de la Réserve fédérale...

En 1950 :

Ce même Warburg a eu l'audace et l'arrogance de proclamer devant le Sénat des États-Unis : « Nous aurons un gouvernement mondial que nous l'aimions ou pas. La question est seulement si nous l'aurons par consentement ou par conquête. »

Barry Goldwater, Sénateur

La plupart des étasuniens n'ont aucune compréhension réelle de la façon dont les bailleurs de fonds internationaux procèdent. Les comptes de l'organisation de la Réserve fédérale n'ont jamais été vérifiés. Elle opère indépendamment du contrôle du Congrès et... elle manipule le crédit des États-Unis.

Henry Ford

Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si ce n’était pas le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin.

Les citations précédentes représentent la pure vérité braquée devant vos yeux et pour laquelle les bailleurs de fonds de l’ombre ont investi des milliards au fil des ans pour contrôler la presse marchande internationale, et ils ont grassement payé en particulier des économistes, des historiens et des politiciens, pour qu’ils véhiculent des mensonges afin de détourner l'attention et dissimuler leur plan caché.

La citation suivante indignera la plupart d'entre-vous et transformera votre point de vue sur plusieurs problèmes mondiaux… Elle a été écrite par un juif courageux à un autre juif courageux.

Benjamin H. Friedman, lettre au Dr David Goldstein du 10 octobre 1954

L'histoire du monde des derniers siècles et les événements actuels ici et à l'étranger confirment l'existence d'une telle conspiration (visant à détruire la chrétienté et à s’approprier le pouvoir mondial). Le réseau mondial de conspirateurs diaboliques met en œuvre ce complot contre la foi chrétienne, alors que les chrétiens semblent ne pas en avoir conscience. Le clergé chrétien semble être encore plus ignorant ou plus indifférent face à cette conspiration que ne le sont les autres Chrétiens... Tout cela semble navrant.


PETIT DÉTOUR HISTORIQUE

Pour assurer leur ordre du jour mondial, les bailleurs de fonds de l’ombre ont besoin d'une base nationale, pour d'abord consolider leur pouvoir et promulguer les lois leur permettant d'assurer leur monopole d'émission de monnaie et de crédit. La première cible fut l'Angleterre, et c'est pourquoi la première banque centrale fut la Banque d'Angleterre. Presque chaque loi garantissant aux bailleurs de fonds leur pouvoir économique et politique débridé peut être retracée jusqu’aux bases juridiques de l’instauration de la Banque d'Angleterre en tant que banque centrale et à son droit à créer du « crédit » sans entrave.

La livre sterling était la devise de choix pour la conquête du monde et elle a permis de faire naître le puissant Empire Britannique, sur lequel le soleil ne se couche jamais ! C’était un empire basé sur la dette. Quand la combine à la Ponzi de la livre sterling s’est effilochée, la Grande-Bretagne n’était plus d’aucune utilité et les bailleurs de fonds de l’ombre ont changé de pays pour organiser un nouveau système de Ponzi.

Le pays devenu la cible suivante fut les États-Unis, et le moyen fut le Système de la Réserve fédérale. Ce fut une longue lutte, mais les bailleurs de fonds de l’ombre ont finalement eu gain de cause. Par la suite, ils créèrent le plus grand empire financier de l'histoire, mais ils étaient encore loin de leur ultime objectif secret, tel qu’il fut proclamé avec arrogance James P. Warburg : L’instauration d'un gouvernement mondial par soumission ou consentement !

Aujourd'hui, les bailleurs de fonds de l’ombre ont acquis une puissance militaire inégalée, mais, ce faisant, ils ont mis en péril le système de la monnaie fiduciaire. C'est à cause de la masse d’argent nécessaire pour entretenir et prolonger la puissance militaire des États-Unis, ainsi que leurs bases militaires dans les pays satellites partout dans le monde en plus de l’occupation de l'Allemagne et du Japon depuis leur défaite en 1945.

Il est important de comprendre que les bailleurs de fonds de l’ombre sont par nature des parasites qui doivent se nourrir continuellement de dettes. Le financement des aventures militaires garanti un flot continu de dettes et d’intérêts composés. Les dettes engendrent d’autres dettes !

Dès que les dettes atteignent le point de saturation, la pyramide de Ponzi s’effondre. D'où la nécessité de relancer ou de recréer une autre magouille, à défaut de quoi l’empire financier des bailleurs de fonds de l’ombre ne pourrait plus être sustenté.

BRETTON WOODS (I) : LA COMBINE À LA PONZI DE L’APRÈS DEUXIÈME GUERRE MONDIALE

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis étaient la super-puissance incontestée et le plus grand créancier.

Les bailleurs de fonds de l’ombre ont créé différentes formes de prêts gigantesques, tels que le Plan Marshall, sous prétexte de relancer l'économie dévastée de l'Europe et de l'Asie. Sous couvert dudit plan économique altruiste de l'après guerre se dissimulait le projet visant à faire du dollar US la seule et unique monnaie remplaçant la livre sterling.


Après la Deuxième Guerre Mondiale, les bailleurs de fonds de l’ombre avaient sous leur contrôle les pays débiteurs suivants :

Le Canada,

les pays du continent d’Amérique du Sud,

les pays d’Europe, à l'ouest de l'ancien « Rideau de Fer, »

les pays du continent d’Afrique,

les pays du Moyen-Orient,

les pays d'Asie, à l'ouest de l'ancien « Rideau de Bambou, »

l’Australie et la Nouvelle-Zélande.

Afin de s’assurer du consentement des pays débiteurs à se servi du dollar comme monnaie de réserve, il fut convenu que le dollar serait convertible en or, au prix de 35 dollars l’once.

Jamais les bailleurs de fonds de l'ombre n’avaient été aussi bien. Puis, ils sont devenus gourmands.

Comme les orfèvres d'antan, les bailleurs de fonds de l’ombre ont créé plus de crédits qu’il n’y avait d'or pour soutenir le dollar à titre de monnaie de réserve. Il y avait aussi les nombreuses guerres nécessitant finance, en particulier la guerre du Vietnam et les guerres par procuration en Afrique et en Amérique Latine. Il y avait une énorme fuite dans les avoirs en or de Fort Knox.

Cela a donné lieu à une crise de confiance dans le système dollar de Bretton Woods (I).

Pour résoudre cette crise et maintenir le statut exclusif du dollar US, les bailleurs de fonds de l’ombre imaginèrent une combine brillante, une variante de Bretton Woods (I).

BRETTON WOODS (II) – LE SUBLIME SYSTÈME DE LA MONNAIE FIDUCIAIRE

Tel que le décréta le Président Nixon, le dollar ne pourrait plus être convertible en or.

Pour atteindre sa plénitude, le plan d’ensemble de la magouille comportait deux parties.

La première partie fut le recours à la tactique d'intimidation simple. La Guerre Froide fut manigancée et intensifiée pour créer le mythe d’une Union Soviétique capable de déclencher une guerre nucléaire contre les « pays libres, » ce qui nécessitait par conséquent une défense que seuls les États-Unis étaient en mesure de fournir, puisqu’ils étaient la nation la plus puissante au monde.

La contrepartie à la protection des États-Unis garantissant la défense collective était que les pays devraient continuer à recourir au dollar dans tout échange international.

Nonobstant le fait que les pays débiteurs approuvaient le nouvel accord, les bailleurs de fonds de l’ombre craignaient toujours que, tôt ou tard, les débiteurs en viennent à comprendre qu'ils ne détiennent que du papier sans valeur. Si cette situation devait se produire, le dollar serait délaissé comme s’il s’agissait de déchets toxiques, et ce serait la fin du système des bailleurs de fonds de l'ombre.

La deuxième partie a donc été lancée et l'homme choisi pour mettre en œuvre cette escroquerie n’était autre qu’Henry Kissinger. Il a obtenu un accord avec le monarque saoudien corrompu ainsi qu’avec d’autres tyrans de moindre importance de la région afin que le prix du pétrole soit manipulé de manière à faire exploser les cours et, en échange de leur incalculable richesse et de leur puissance financière, tout le commerce pétrolier devraient dorénavant se négocier en dollars, et les pétrodollars devraient être rapatriés aux États-Unis pour y être investis dans des actifs en dollars.

De façon pervertie, le dollar était désormais soutenu par le pétrole brut au lieu de l'or, puisque, sans dollars, aucune nation ne pourrait acheter de pétrole.

En une nuit, le dollar-papier-hygiénique retrouvait son prestige et sa qualité de monnaie de réserve mondiale.

Pourtant, une fois encore les bailleurs de fonds de l’ombre sont devenus avides. Ils en sont venus à la folle conclusion qu’ils pourraient créer des crédits illimités (des dettes sans fin) sortis du néant, et que rien ne pouvait être plus intelligent !

À la fin des années 80, il devenait évident pour les bailleurs de fonds de l’ombre que la demande et l’utilisation du pétrole brut seraient insuffisants pour maintenir le niveau de crédit nécessaire au soutien de la pyramide de dettes.

Le Plan B, le Yen Carry Trade, a été mis en action. L'emprunt en yen à taux d'intérêt zéro, réinvesti dans des actifs en dollar portant des taux d'intérêt élevés. Les Japonais, un peuple conquis et toujours sous occupation militaire, ne pouvaient se plaindre, et, de cette manière, ils ont souffert en silence pendant plus de dix ans. Le dollar en tant que monnaie de réserve mondiale était sauvé, mais pas pour longtemps.

L'instabilité au Moyen-Orient est devenue une préoccupation majeure. Saddam Hussein avait des idées de grandeur. Il aspirait à devenir la puissance régionale, mais l’opération Tempête du Désert saborda ses grands espoirs. L’Iran, après s’être remis des ravages de la guerre de huit ans avec l'Irak, a commencé à s'affirmer et sa force grandissante a été perçue comme une menace au désir de sécurité des bailleurs de fonds de l'ombre et de leurs compères mafiosi, les grandes compagnies pétrolières.

Un Plan C était nécessaire. La carte de la Chine a dû être jouée !

LE FACTEUR CHINE

Dans les années 80, Deng Xiaoping a annoncé au monde entier que la Chine pratiquait un Socialisme à la sauce chinoise. Être Rouge est sans importance, pour un chat peu importe sa couleur tant qu’il attrape des souris !

La Chine souhaitait se moderniser et rattraper l'Occident. Elle avait une main-d'œuvre abondante, bon marché et disciplinée. Mais le développement était lent et les investissements étrangers se limitaient à certaines régions.

Chez eux, aux États-Unis, les industriels concernés étaient définitivement vaincus par les Japonais et les Coréens. L’une après l'autre les industries sont devenues moins compétitives, et les coûts montaient. Une solution devait être trouvée.

Les bailleurs de fonds de l’ombre avaient leur part de soucis. Comment accélérer la dynamique de création du crédit dans une économie déclinante ? Moins de dettes signifie moins d'intérêts composés et donc moins de profits. CQFD.

Les bailleurs de fonds de l’ombre ont réalisé assez tôt que, si la dette était tirée par la consommation, ce serait la solution. Il devrait y avoir une base industrielle qui pourrait produire d’énormes quantités de marchandises répondant aux exigences de la dette.

La Chine a pesé lourd globalement dans la manigance de l’affaire.

Les bailleurs de fonds de l’ombre ont conclu avec la Chine un marché sur le modèle de l'accord du pétrodollar. Il y aurait d’immenses délocalisations industrielles vers la Chine, d’énormes investissements dans les usines et les équipements de production de marchandises pour le marché étasunien et européen en échange du commerce libellé en dollars. Et, plus important encore, il fut convenu que les dollars des excédents commerciaux seraient réinvestis dans des actifs en dollars.

C’était une offre que la Chine pouvait difficilement refuser. C’était le moyen de développer rapidement son économie et de se moderniser à toute allure. La Chine a accepté et la suite, tout le monde la connaît !

Les consommateurs ont emprunté plus que jamais pour acheter des produits de Chine. Les dollars recyclés en provenance de Chine ont financé la bulle de la consommation : accession à la propriété, à l’automobile, au matériel électronique, aux jouets, aux vêtements etc. La Chine est devenue l'usine du monde et son économie a fait un bond de géant. En une décennie, la Chine a accumulé des réserves en dollars s'élevant à 2.000 milliards de dollars. D’autres pays d'Asie ont sauté dans le train en marche et ont accumulé d'énormes réserves de dollars. Ces immenses réserves devaient être investies et les États-Unis les ont attirées dans des placements exotiques, créés par des lauréats du prix Nobel et des scientifiques en montée exponentielle.

LE CASINO DES PRODUITS DÉRIVÉS

L'ingénierie financière des bailleurs de fonds de l’ombre a accéléré le développement du crédit. Les États-Unis ont ouvert la voie. Au cours des dix dernières années, alors que les revenus stagnaient, les dépenses de consommation atteignaient le record de 8.340 milliards de dollars, alimentées par le prêt à la consommation bon marché : prêt hypothécaire, prêt sur carte de crédit, prêt automobile, prêt vacances, etc.

La titrisation du flux croissant des intérêts composés d'un large éventail de dettes à la consommation était naturelle et logique dans la partie suivante de création de crédit pour le casino des produits dérivés. Les dettes ont été tranchées en rondelles et en cubes pour former les CDO, les CDO synthétiques, les CLO, les MBS, les CDS etc., vendus dans le monde entier. La demande de titrisation était si grande que les banques et les courtiers en hypothèques étaient même disposés à faire des prêts aux emprunteurs sans prendre d’information sur leur solvabilité. Avec à propos, ils ont été appelés « Liars’ Loans » (prêts des menteurs) !

En 2004, 157 milliards de CDO ont été émis. Puis ils ont augmenté en flèche, atteignant la somme extraordinaire de 557 milliards de dollars en 2006. Et quand il n'y a plus eu assez de crédits hypothécaires titrisés en CDO, Wall Street a créé le « CDO synthétique, » une obligation sans prêt ni titre sous-jacent, mais ayant prétendument un flux de revenu basé sur un contrat parallèle et sur des fonds de prévoyance qui pourraient ou non engendrer quelque paiement d'intérêts. L'investissement est risqué, abruti ! Aux plus grands risques les plus grands gains !

Au cours du premier trimestre de 2007, la création de CDO a déferlé plus avant, dirigée par Merrill Lynch qui en a vendu pour près de 29 milliards de dollars en février et mars, soixante pour cent de plus que dans la période de deux mois précédente ; Goldman Sachs en a vendu pour 10 milliards de dollars en mars, plus du double de la valeur de février, et Citigroup en a vendu pour 9 milliards de dollars en mars, un tiers de plus que le mois précédent. Les CDO étaient en vogue, ils représentaient le billet pour la richesse radieuse.

Les États-Unis, en particulier Wall Street était devenus « La Mecque de la dette. »

Le reste du monde a sauté dans le train en marche. Tant de CDO ont été empaquetés et vendus si vite, que personne n’a eu le temps de déterminer quelles valeurs étaient titrisées sous forme de CDO. « Juste faire du commerce, juste faire du commerce, » était le refrain du ballet des traders.

Les bailleurs de fonds de l’ombre ont aussi trouvé une combine rapportant un autre énorme flux de revenus tout en protégeant l’investisseur. Ce micmac s’appelle le Credit Default Swaps (CDS, Swap sur défaillance).

La valeur nominale totale des CDS a été estimée comme suit (en milliards de dollars) :

2001 : 918,9

2002 : 2.200

2003 : 3.800

2004 : 8.400

2005 : 17.100

2006 : 34.400

2007 : 62.200

Juin 2008 : 54.600

Le monde était devenu accro à la dette !

Ensuite la bulle immobilière s’est crevée, et avec elle la gigantesque magouille à la Ponzi.

Les créanciers sont désormais confrontés à un dilemme. Que faire des tombereaux de dollars sans valeur, maintenant appelés par dérision « déchets toxiques. » Refuser de faire tout échange, brader, continuer à être remboursé en dollar-papier-hygiénique ou arrêter la planche à billets ?

Nous sommes maintenant dans cette situation critique.


LE DERNIER STRATAGÈME DES BAILLEURS DE FONDS DE L’OMBRE

La décision de la Fed de réduire le taux directeur à 0,25 pour cent signifie qu’elle s’est embarquée dans une politique d’intérêts à taux zéro (ZIRP) et met en œuvre la politique du Quantitative Easing (QE [politique d’intérêts minimums, mise en œuvre au Japon lors de la déflation des années 2000, NDT]), pour ouvrir le robinet de l’« offre du crédit sans borne. »

En jargon profane, pour encourager plus de dettes : créances hypothécaires, dettes de cartes de crédit, prêts automobiles et, plus important, relancer le casino des produits dérivés, actuellement en survie. C’est la toxicomanie qui a soutenu le système financier mondial dans les vingt dernières années et de manière plus marquée depuis les sept dernières années !

La politique ZIRP/QE annoncée est la dernière balle de l'arsenal de la Fed ou, comme je l'ai déjà exposé en utilisant une autre analogie, le dernier jeu, le dernier jeton de la table de paris. Après ça, il ne restera pas de munitions.

Cet énorme pari prendra six mois à se jouer, mais il s’achèvera par un fiasco aussi sûrement que le Soleil se lèvera à l'Est demain.

Mais un aspect plus menaçant de la politique d’intérêt à taux zéro, qui n'a été souligné par aucun commentateur économiste ou financier, est que les États-Unis sous l’actuel régime Bush ont fait savoir au monde entier qu’ils ne peuvent ni ne veulent plus couvrir le paiement des intérêts de la dette du pays, qui se chiffrent en billions.

Bush a déclaré que les États-Unis sont en banqueroute dans tous leurs projets et objectifs, et qu'ils n'ont pas les moyens de couvrir les intérêts dus, qui dépassent la somme principale.

Bush, Bernanke et Paulson ont donc d’un commun accord fait un bras d’honneur aux créanciers mondiaux, déclarant sans aucune ambiguïté que :

Vous, créanciers, vous les trous du c#&, vous pouvez vous branler. Vous savez, je sais et tout le foutu monde sait que les supers États-Unis n'ont même pas le revenu pour couvrir les intérêts dont le montant s'élève à quelques centaines de milliards de dollars par an.

Alors arrêtons les faux-semblants. Nous devons des billions et en plus de ça les intérêts courent en centaines de milliards de dollars, qui sont capitalisés en cas d’impayé. Et chaque année nous devons emprunter auprès de vous, juste pour payer les intérêts, afin d'éviter un rappel pour défaillance. Il y a eu tellement d'occasions où nous avons manqué à nos engagements, mais vous nous avez permis de prolonger pour maintenir la façade des supers États-Unis toujours à flot.

Nous ne flottons pas comme un morceau de bois, nous sommes plutôt en train de sombrer rapidement ! Cessons les foutaises et soyons réalistes.

Voici donc l'offre. Et vous crétins écoutez bien car ce sera dit une fois et une fois seulement.

Vous devriez être plus que satisfaits d’avoir déjà perçu tant d’intérêts sur les dettes. Toutes ces années vous n'étiez que trop heureux de nous voir imprimer du papier sans valeur pour payer vos produits et servir des intérêts. C’est une arnaque incroyable et pas fatiguante dont nous avons bénéficié toutes ces années. Vous faisiez aussi partie de l’escroquerie

Si vous insistez pour que je continue à vous payer en papier sans valeur, pourquoi insistez-vous pour que nous émettions encore du papier sans valeur pour payer les intérêts ? C’est juste un peu plus de papier hygiénique. Vous regorgez de papier hygiénique !

Le papier hygiénique est sans valeur. Ainsi, c’est le moment de payer « le papier hygiénique des intérêts » de la dette de papier hygiénique

Ça y est ! Nous ne paierons dorénavant plus d'intérêt en papier hygiénique. Nous allons imprimer plus de papier hygiénique pour payer ce que nous voulons acheter. Si vous voulez faire commerce avec nous, vous obtiendrez du papier hygiénique, mais sans intérêt. Un point c’est tout !

Il s'agit de la plus grande ironie qui soit. La Fed, le plus grand bailleur de fonds ainsi que ses comparses mafiosi disent à leurs créanciers d’aller se faire foutre ! Lorsque les débiteurs ne peuvent plus payer les intérêts exorbitants ni le principal, les prédateurs financiers exigent que les débiteurs leur donnent leur peau en guise de remboursement. Mais quand ils empruntent ils remboursent en monnaie-papier-hygiénique et s’en tire avec ça !

Et maintenant, ils ont même l'audace de donner un ultimatum :

Nous sommes les plus grands acheteurs de la ville. Si vous ne voulez pas de notre papier hygiénique, ça nous convient. Vous pouvez obtenir du papier de soie des Européens, du papier de bambou des japonais et tout ce qui est proposé. Qui va prétendre que le papier de soie fait un meilleur boulot que le pur papier hygiénique ? Hé, c’est un marché libre. Faites votre choix !

C’est la partie de poker finale. Bush, Bernanke et Paulson font le pari que personne ne les prendra au mot, qu’ils abandonneront et cesseront de vendre des produits aux États-Unis d’Amérique. Bush espère que la crainte de la récession et des troubles sociaux dans les pays créanciers les forceront à capituler.

Malheureusement, ce subterfuge échouera. La raison en est simple. Les États-Unis ne peuvent pas fournir les produits désirés par le consommateur étasunien, même les choses les plus élémentaires. Les industries manufacturières sont anémiques, tandis que les autres ne font que vivoter. Sans les importations les États-Unis vont devoir fermer dans un délai de six mois.

Il y aura d’énormes émeutes partout aux États-Uni, avec des meurtres de gens pour la nourriture et les autres produits de première nécessité. Les matières premières, les marchandises de base et autres biens destinés à la fabrication ne seront plus disponibles. Il n'y aura plus de voitures sur les autoroutes ! Des millions d'Étasuniens autorisés à avoir des armes traqueront dans les rues tout ce dont ils pourront s’emparer.

Vous pouvez parier votre dernier dollar que les bailleurs de fonds de l’ombre et son acolyte militaire imposeront la loi martiale.

Les préparatifs sont déjà en cours.

LE SOBRE AVERTISSEMENT DU PRESIDENT BUSH

Mardi le 9 décembre 2008, le président Bush a déclaré dans un discours fasciste, « J'ai abandonné les principes du marché libre pour sauver le système du marché libre. »

Si vous, les gars là-bas, ne l’avez pas encore compris, ce qu’a dit Bush est : J'impose la dictature !

C'est parce que, selon la sagesse populaire, le contraire du « marché libre » est le « contrôle étatique de l'économie. » En un mot, le Socialisme, l’État fort.

La Fed et le Trésor, de connivence avec le Congrès, ont d'ores et déjà approuvé et financé les temps forts, l'acquisition des grandes banques de Wall Street, grâce au Troubled Asset Relief Program (TARP), au Term Asset-Backed Securities Loan Facility (TALF) et au plan de renflouage de 700 milliards de dollars. Plusieurs commentateurs financiers étasuniens ont déjà reconnu que c’est purement et simplement une nationalisation des institutions financières.

Bientôt, ce sera la nationalisation des grandes sociétés telles que General Electric, GM, Ford et Chrysler, trop grosses pour avoir la permission de faire faillite.

C’est trop exagéré ? Il suffit de regarder les événements qui ont mené à la Première et à la Seconde Guerre Mondiale et aux dictatures en Amérique Latine dans les années 70.

Comment aurait fait Franklin Roosevelt pour sortir de la pagaille des années 30 sans les grandes politiques gouvernementales et l'entrée en guerre en Europe, contre l'Allemagne, et contre le Japon en Asie ? Il a même décrété que les étasuniens ne pouvaient plus posséder d'or sous quelque forme. Tout l’or a été confisqué. Le Président Roosevelt gouvernait d’une poigne de fer, ne croyez pas le contraire.

Maintenant que le monde entier sait que le dollar de la Réserve fédérale n’est que du papier hygiénique, et même si c’est la « monnaie légale » selon la loi (c'est-à-dire que de par la loi, le papier hygiénique doit être accepté pour le paiement intégral de toute dette, faute de quoi la dette est considérée réglée), les prêteurs de l’ombre ne peuvent pas se permettre le risque d’une rébellion armée ouverte et de l’abolition du système de monnaie fiduciaire. Dans ces circonstances, il est donc nécessaire d'imposer l'utilisation du dollar-papier-hygiénique par la force militaire et la brutalité.

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec le « parler dictatorial, » il n'y a pas de message plus clair pour préparer les élitistes à la prochaine catastrophe que l'annonce de l’abolition des principes du marché libre. L'accent est mis sur le mot « libre » et non pas sur « marché. »

Nous pouvons discutailler de la justesse de mon interprétation jusqu’à la saint-glinglin. Le temps sera seul juge.


UN GOUVERNEMENT MONDIAL PAR SOUMISSION OU PAR CONSENTEMENT

James P. Warburg, fils de Paul M. Warburg (premier président du conseil d'administration du Federal Reserve System), a déclaré que leur objectif ultime est un gouvernement mondial. Mais cet objectif ne peut être réalisé tant que les États-Unis se sont pas complètement soumis. Un gouvernement mondial ne peut advenir qu’en créant une crise embrasant le monde entier depuis les États-Unis. Cette crise ne sera pas résolue par un seul pays, il ne le pourrait pas. Il faudra que ce soit une résolution mondiale. Et, puisque les pays ne peuvent œuvrer qu’à travers un mécanisme commun, il y a donc besoin d’une institution ou d'un mécanisme international.

L'Organisation des Nations Unies est le précédent à partir duquel un nouveau gouvernement mondial verra le jour.

Depuis le début de la crise, Henry Kissinger appelle les dirigeants du monde entier et les persuade de se soumettre à cette tentative s’ils veulent éviter un fléau généralisé.

Et ce sera un gouvernement socialiste mondial. Avant de protester et de déclarer que je suis fou, laissez-moi dire ici une fois pour toutes que je suis en pleine possession de mes facultés. J'ai fait des recherches.

Le Capitalisme et le Socialisme sont deux faces d’une même pièce de monnaie frappée par les mêmes bailleurs de fonds. Ces deux idéologies ne servent qu’un seul maître : les bailleurs de fonds de l’ombre.

Pour les sceptiques, veuillez considérer les faits suivants :

1) La Révolution d'Octobre russe, dirigée par Lénine, a été financée par les banquiers, et de manière plus précise, par des banquiers de New York et de Berlin. À New York, le financement a été organisé par la firme bancaire Kuhn, Loeb & Co, dont la direction comptait M. J. Schiff et M. Warburg, le fondateur de la Réserve fédérale. À Berlin, le banquier allemand était le frère de M. Warburg de New York.

2) Le 16 janvier 1962, le magazine Look and Life a publié la déclaration suivante de David Ben Gourion, le tout premier Premier Ministre d'Israël, alors encore en fonction :

L'image du monde de 1987 se dessine dans ma tête : La guerre froide est chose du passé. En Russie, la pression interne toujours croissante de l'intelligentia pour davantage de liberté, et la pression des masses pour élever leur niveau de vie, peuvent amener la démocratisation progressive de l'Union Soviétique. D'autre part, l'influence croissante des travailleurs et des agriculteurs, et la montée de l'importance politique des hommes de science peut transformer les États-Unis en État providence avec une économie planifiée. L’Europe de l’Est et de l’Ouest deviendront autonomes en tant que fédérations d'États dotés d’un régime démocratique et socialiste... les pays seront réunis dans une alliance mondiale, disposant de forces de police internationales. Toutes les armées seront supprimées et il n'y aura plus de guerres. À Jérusalem, l'Organisation des Nations Unies (une véritable union de nations) construira le sanctuaire des prophètes pour servir l’union fédérée de tous les continents ; ce sera le siège de la Cour Suprême de l'humanité qui réglera toute dispute entre les continents fédérés, comme le prophétisa Isaïe.

3) Suite au succès de la Révolution d'Octobre russe et de l'abdication du tsar Nicolas II, le Premier Ministre britannique David Lloyd George a déclaré au Parlement que la Grande-Bretagne avait atteint l'un de ses principaux objectifs de guerre.

4) Le principal objectif du Capitalisme et du Socialisme est la centralisation de l'autorité d’un groupe d’élite politique qui possède ou qui contrôle tous les moyens de production et l'émission de la monnaie et du crédit ; l’ancien objectif ayant été obtenu grâce à diverses formes de monopole et le nouveau grâce au monopole public.

POURQUOI LA GUERRE EST INÉVITABLE
Pour prouver ce point de vue, permettez-moi d'utiliser une simple analogie.

Les journaux rapportent souvent qu'une certaine personne a été sauvagement battue pour avoir omis de rembourser ses dettes à un bailleur de fonds. En Malaisie, les prêteurs sont souvent qualifiés de « Ah-longs » (NDT : Un bailleur de fonds généralement issu du crime organisé à des taux d’intérêt élevés). C'est même le cas lorsque la dette est dérisoire. Si le prêteur d'argent adoptait la « méthode douce » pour se faire rembourser un prêt, il pourrait encourager les non-paiements. La brutalité assure le plein respect des engagements !

Il en va ainsi pour les nations. Lorsque la survie même d'une nation est en jeu pour cause économique et/ou de guerre monétaire, pensez-vous vraiment que ce pays en danger ne partirait pas en guerre ?

Les États-Unis ont envahi l'Irak non pas à cause d’une menace d’armes de destruction massive de Saddam Hussein, mais pour le pétrole brut et parce que Saddam vendait le sien en euro plutôt qu’en dollar-papier-hygiénique.

Les bailleurs de fonds de l’ombre sont dans une situation désespérée et ils lanceront une guerre mondiale pour éviter l'effondrement du système de la monnaie fiduciaire. La guerre sera financée par les grandes banques centrales et leurs mandataires, les 8 à 10 banques mondiales commerciales et d’investissement. Comme pour la Guerre Mondiale I et II, les élitistes de la City de Londres et de Wall Street seront les principaux instigateurs de ce complot insidieux.

Quiconque doute de ce scénario devrait se poser une simple question : Pensez-vous que les puissances financières centralisées en Occident accepteraient et toléreraient la perte de leur pouvoir financier ?

J'utilise ces termes imagés parce que le citoyen moyen ne s’est pas encore rendu compte de la portée réelle des dernières annonces du Président Bush, sur l’abandon des « principes du marché libre » aux États-Unis, et de Bernanke de la Fed sur la politique d’intérêt à taux zéro. Pire encore, la majorité des dirigeants politiques des pays du tiers monde sont tout aussi ignorants. C’était évident lors du Sommet de l'APEC au Pérou. À l'instar du citoyen moyen, ces dirigeants n'ont aucune idée de la façon dont fonctionne le système de la monnaie fiduciaire. Quand Washington et Londres disent « imprimez », « ouvrez les robinets », « baissez les taux d'intérêt », ou l’inverse, il leur suffit de suivre aveuglément. Il y a eu une seule exception, lorsque la Malaisie s’est désengagée au cours de la crise financière de 1997. Mais cette situation ne fut que temporaire, car le nouveau régime Badawi a succombé à l'ancien système.

Pourra-t-on empêcher que cette guerre ne se produise ?

Il existe une petite chance. Si les patriotes étasuniens, qui sont légalement armés, se rebellent et résistent à l'imposition de la loi martiale, la guerre mondiale pourrait être évitée.

Le FMI a déjà prévenu que, si les États-Unis ne parvenaient pas à résoudre la crise, il y aura d’énormes troubles sociaux.

Le sang coulera dans les rues ! La force militaire aurait pour adversaire de courageuses milices ayant la fière tradition d'avoir vaincu autrefois la grande puissance coloniale britannique.

Oserons-nous espérer une seconde Révolution Américaine ?
Lire l'article original en anglais: The Shadow Money Lenders: The Real Significance of The Fed’s Zero-Interest-Rate Policy (ZIRP) The Battle To Save The Fiat Money System Has Begun,  http://futurefastforward.com/feature-articles/777-by-matthias-chang, 26 décembre 2008

Traduction libre de Dany Quirion et Pétrus Lombard pour Alter Info
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« Répondre #244 le: 21/01/2009 - 22:04:08 »

Le secret américain de Nicolas Sarkozy

Article rédigé par Chamizam le mercredi 21 janvier 2009

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=50256

Dans les coulisses du pouvoir, il y a ceux mis au devant de la scène, ceux qui restent dans l’ombre et, surtout, ceux des tréfonds que nul n’entrevoit jamais. Qui connaît Frank George Wisner? Ce senior américain, diplomate et homme de réseaux, pourrait bien être la clé pour expliquer l’ascension fulgurante de Nicolas Sarkozy. Le chef de l’Etat français bénéficie là du meilleur conseiller occulte pour jouer un rôle dans la marche du monde. A condition que le Président continue de servir avant tout les intérêts de l’Empire américain, que celui-ci soit dirigé par Bush ou Obama.

« Un néo conservateur américain à passeport français » : la formule cinglante d’Eric Besson au sujet de Nicolas Sarkozy, formulée en vue de la campagne électorale de 2007, demeure d’une lucidité implacable. Le nouveau ministre chargé de l’immigration n’ira sans doute plus remettre en question le patriotisme de son mentor. Il n’en demeure pas moins que le mystère du succès rapide dans la conquête du pouvoir suprême par Nicolas Sarkozy passe par l’analyse de son rapport personnel aux Etats-Unis.

A cet égard, le destin peut s’avérer facétieux lorsqu’il veut avantager un jeune ambitieux désireux d’atteindre les sommets. C’est vers la fin des années 70 que le jeune loup du RPR saura tirer profit d’une fortune incomparable : le remariage de sa belle-mère, Christine de Ganay, avec un personnage prometteur de la vie politique américaine, Frank George Wisner.

Celui-ci avait déjà hérité d’une charge lourde : le patronyme et la carrière sulfureuse d’un homme exceptionnel, dans ses coups d’éclat comme dans sa folie, Frank Gardiner Wisner (1909-1965), cofondateur de la CIA. Le père Wisner, impliqué dans les renversements du pouvoir au Guatamala et en Iran, restera célèbre pour l’opération Mockingbird (un noyautage réussi des médias américains par des agents de la CIA), avant de se suicider en 1965, victime de démence. Né en 1938 à New York, diplômé de Princeton, le jeune Frank George ne marchera pas exactement dans les pas de son père mais suivra plus habilement un tracé parallèle : la diplomatie, dont on connaît les passerelles avec le monde de l’espionnage. Il apprendra ainsi l’arabe au Maroc dans son détachement effectué pour le compte du Département d’Etat avant un bref passage par Alger après l’indépendance et un long séjour au Vietnam. De retour à Washington en 1968, il sera chargé des affaires tunisiennes. Plus tard, après la spécialisation dans les questions asiatiques et arabes, Frank George Wisner exerça le poste d’ambassadeur en Zambie, en Egypte, aux Philippines et en Inde.

Derrière ces honorables activités, qui ont culminé par un poste de sous-secrétaire d’Etat sous Clinton et , plus récemment, dans sa médiation pour la Troika dans le règlement de la crise au Kosovo, Frank G. Wisner demeure, selon ses détracteurs, la clé de voûte dans l’exécution de l’espionnage économique pour le compte de la CIA. Mieux encore, l’homme est la caricature du personnage multicartes et influent, présent dans tous les centres réels ou fantasmés du pouvoir parmi lesquels les fameux Council on Foreign Relations ou le groupe Bilderberg. Mais c’est en 1997 qu’un tournant s’opère : après avoir longtemps manœuvré dans le monde feutré de la diplomatie et des renseignements, Wisner se risque à mélanger encore plus à mélanger les genres en rejoignant, au sein de son conseil d’administration, l’entreprise Enron ,la célèbre compagnie énergétique qui fera scandale quatre ans plus tard et dont la gigantesque fraude en Californie, portant sur des milliards de dollars, ne sera jamais exactement détaillée, « grâce » à la disparition des milliers de pages caractérisant la fraude fiscale dans la destruction des bureaux de la SEC, gendarme américain des opérations boursières , lors de la chute de la Tour 7 du World Trade Center.

Ironie du sort, ou étrange coïncidence, la sécurité de ce gratte-ciel (effondré alors qu’il ne fut pas percuté par un avion en ce jour du 11 Septembre 2001) relevait de la compagnie Kroll Associates, qui appartenait alors à l’AIG, assureur dont Wisner est le vice-président . S’il est vrai que les entreprises prestigieuses sont souvent interconnectées de par leurs administrateurs, il est notable de constater la récurrence curieuse de Wisner dans les anomalies du 11 Septembre. Ainsi, pour résumer, l’homme, spécialiste du monde musulman et de l’espionnage économique, responsable haut placé de Enron et de l’AIG, échappe à toute poursuite judiciaire lors du scandale Enron, jamais complètement décrypté de par la destruction des détails compromettants lors de la chute controversée d’un immeuble du World Trade Center qui abritait également, autre heureuse coïncidence, les bureaux de la CIA dédiés précisément à l’espionnage économique…

Quel rapport dès lors entre ce personnage sulfureux et Nicolas Sarkozy, mis à part le lien familial d’antan ?

A priori, il serait logique de présumer que le temps et la distance géographique auront naturellement creusé le fossé entre le chef de l’Etat et la famille de l’ancienne belle-mère. Il n’en est rien. Pour preuve, la campagne électorale de l’UMP qui a porté triomphalement au pouvoir, et dès la première tentative, Nicolas Sarkozy, disposait dans ses rangs d’un acteur discret, responsable de la section anglophone, mais dont le nom est suffisamment éloquent : David Wisner. Celui-ci semble également reprendre le flambeau de la lignée Wisner puisqu’il a intégré le Département d’Etat en septembre dernier, après des études d’arabe.

Et au-delà du légitime renvoi d’ascenseur du chef de l’Etat envers le fils de son parrain d’outre-atlantique, une autre fait passé inaperçu mérite d’être évoqué, non comme la preuve mais plutôt comme l’indice de la volonté présidentielle d’occulter l’existence et les agissements troubles de Wisner. S’il s’avère à l’avenir que les fameux délits d’initiés opérés à la veille du 11-Septembre ont été le fait de citoyens américains avertis, dont le point commun serait d’être à la jonction du renseignement et de la finance, alors il ne serait guère étonnant de voir figurer sur la liste de ces personnes au vent d’un « attentat terroriste imminent » un certain Frank George Wisner. Outre qu’il ait bénéficié de la destruction du dossier fiscal Enron tout en étant dans le même temps responsable de la sécurité du World Trade Center via Kroll Associates ( détenue par AIG), une réçente réaction de Nicolas Sarkozy pourrait laisser penser que le silence en la matière doit s’imposer.

En effet, selon le Canard Enchaîné du 24 septembre 2008, le Président avait vivement critiqué le Pdg de la chaîne info internationale, France 24, pour avoir organisé un débat sur la « théorie du complot » autour du 11-Septembre. Cette réaction de Nicolas Sarkozy pourrait prêter à sourire si elle venait simplement confirmer sa propension légendaire à tout régenter, y compris la programmation audiovisuelle. Mais compte tenu de l’implication éventuelle d’un de ses proches dans les coulisses logistiques et financières de l’attentat du World Trade Center, la colère présidentielle prend une toute autre tournure. De par le signal qu’il envoie ainsi aux journalistes mainstream tentés d’évoquer à l’antenne la question des zones d’ombre du 11-Septembre, le message relève plus de la censure tacite d’un sujet grave que de l’irritation d’un téléspectateur capricieux. Sans aller jusqu’à faire de Wisner un des instigateurs du 11-Septembre, il est plus vraisemblable de supposer que sa position et ses relations l’ont idéalement avantagé pour faire partie de ceux à avoir, « au mieux » anticipé l’événement, au pire participé par une quelconque assistance matérielle, en l’occurrence la mise à disposition de la gestion de la sécurité électronique des 3 tours effondrées, de par l’implosion de bombes pré-installées selon certains scientifiques spécialistes de la démolition contrôlée.

Au-delà des inévitables spéculations sur le rôle exact de Wisner dans l’opération à multiples facettes du 11-Septembre, force est de constater que l’homme dispose des diverses relations accumulées depuis près de 50 ans dans les élites dirigeantes des Etats-Unis et les cercles internationaux pour pouvoir, si besoin est, favoriser le jeune politicien impétueux que son épouse française affectionne. Nicolas Sarkozy doit beaucoup à Jacques Chirac pour son maillage lent et progressif du corps électoral français. Il doit sans doute davantage encore à Frank George Wisner pour avoir obtenu l’assentiment et la faveur de l’hyper-puissance occidentale.

Les parrains occultes du Président et méconnus du citoyen sont souvent les plus redoutables.

*************************

Frank G. Wisner,
Vice Chairman, American International Group and
Former US Ambassador to India

Frank G. Wisner joined the American International Group as Vice Chairman, External Affairs on August 27, 1997. He is a member of AIG's Board of Directors.

Before joining AIG, Wisner was a member of the United States Foreign Service and held the personal rank of Career Ambassador, the highest grade in the Foreign Service. From August 1994 until July 1997, Mr. Wisner served as Ambassador to India. Before New Delhi, his most recent assignment was as Under Secretary of Defense for Policy, from January 1993 to June 1994. Prior to that, he served as Under Secretary of State for International Security Affairs from July 1992 until January 1993. Mr. Wisner represented the United States in the Philippines as Ambassador from August 1991 until June 1992; served as Ambassador to Egypt from August 1986 until June 1991. Mr. Wisner was Senior Deputy Assistant Secretary for African Affairs from April 1982 to April 1986, a period of intense diplomatic engagement in Southern Africa at a time of conflict in Angola, Mozambique and Namibia and in the history of the end of Apartheid in South Africa. He served as Ambassador to Zambia from August 1979 to April 1982.

Frank G. Wisner joined the State Department as a Foreign Service Officer in December 1961, and after Western Arabic Language training in Morocco, was assigned to Algiers immediately after independence from France. In 1964, he was detailed to the Agency for International Development in Vietnam. He remained in Vietnam in the pacification program until 1968, serving in succession as Staff Aide to the Deputy Chief of Mission, Special Assistant to the Director of the Office of Civil Operations, and Senior Advisor to the Vietnamese province of Tuyen Duc.

Returning to Washington in December 1968, Mr. Wisner was Officer in Charge of Tunisian Affairs in the State Department, where he remained until July 1971, when he was named chief of the Economic-Commercial Section at the American Embassy in Tunis. He then serviced as chief of the Political Section in Dhaka, Bangladesh, shortly after independence, from July 1973 until March 1974. From March 1974 until April 1975, Mr. Wisner was Director of Plans and Management in the Bureau of Public Affairs in Washington. He then joined the President's Interagency Task Force on Indochina - - the agency responsible for evacuating and then settling nearly one million refugees. He was Special Assistant to the Under Secretary for Political Affairs, Joseph Sisco, from August 1975 until July 1976. Mr. Wisner was named Director of the Office of Southern African Affairs in July 1976 and worked with Secretary Kissinger to launch negotiations over Zimbabwe and Namibia. At the beginning of President Carter's administration, he joined Secretary Vance's staff as Deputy Executive Secretary of the Department of State.

Currently, he is on the board U.S. India Business Council. Frank Wisner is a member of the Boards of Directors of EOG Resources and Ethan Allen in addition to his duties on the Boards of ALICO and the AIG Investment Bank in Russia. Mr. Wisner is on the Board of Hakluyt, a British corporate investigation firm. Frank Wisner also serves as Vice Chairman of the U.S. Bangladesh Business Council and Vice Chairman of the Business Council on International Understanding. His non-profit board affiliations include Rockefeller Brothers Fund, the American University of Beirut, the American University of Cairo, the American School of Tangiers, Refugees' International, United Service Organization, The Metropolitan Museum of Art's Business Committee, Institute for the Study of Diplomacy at Georgetown, Princeton University's Middle Eastern Affairs Advisory Board and The American Hospital in Paris.

Frank Wisner was born in New York in 1938. He graduated from Princeton University with a B.A. degree in 1961. He is married to the former Christine de Ganay. They have four children.

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Frank G. Wisner
From Wikipedia, the free encyclopedia
http://en.wikipedia.org/wiki/Frank_G._Wisner

Frank George Wisner II (1938- ) is an American businessman and former diplomat. He is the son of Frank Wisner.

Wisner is currently Vice Chairman of American International Group.

Wisner was born in New York on 2 July 1938, and graduated from Princeton University in 1961. He joined the State Department as a Foreign Service Officer in December of that year.

In 1976, at the beginning of the Carter administration, he served under Cyrus Vance as Deputy Executive Secretary of the Department of State. He was United States Ambassador to Zambia, 1979-82; Egypt, 1986-91; Philippines, 1991-92; India, 1994-97.

After retiring from government service in 1997, Wisner joined the board at a subsidiary of Enron, the former energy company. He is also on the board of Hakluyt & Company, a British corporate investigation firm.

Wisner is an Advisory Board member for the Partnership for a Secure America, a not-for-profit organization dedicated to recreating the bipartisan center in American national security and foreign policy. He also serves on the Advisory Board of the National Security Network.

Wisner is married to Christine de Ganay (former wife of Pal Sarkozy and step-mother of French president Nicolas Sarkozy), and they have four children.

Currently Wisner is the special envoy of the US in the Troika group for the negotiations on the future status of Kosovo.
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« Répondre #245 le: 03/04/2009 - 20:44:54 »

Paradis fiscaux : est-ce vraiment la fin du secret bancaire ?

LEMONDE.FR | 03.04.09 | Hugo Lattard
http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-1101386,50-1176443,0.html

Les dirigeants réunis au sommet du G20 ont-ils eu raison, jeudi 2 avril 2009, d'affirmer que l'ère du secret bancaire était "révolue" ? Pour Daniel Lebègue, président de Transparence internationale France, une association qui lutte contre la corruption, les décisions prises au sujet des paradis fiscaux constituent "une avancée historique majeure".

A Londres, les leaders du G20 ont en effet demandé à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) de publier une liste des paradis fiscaux non-coopératifs, c'est-à-dire ceux qui, jusqu'à présent, opposaient le secret bancaire à l'administration fiscale, ou à la justice de pays tiers, lorsque ces derniers leur demandaient des informations. Le Costa-Rica, la Malaisie, les Philippines, l'Uruguay sont les quatre Etats aujourd'hui dénoncés par cette "liste noire". Une "liste grise", en outre, recense quarante autres Etats placés sous surveillance, après s'être engagés à se montrer plus coopératifs dans les mois à venir. Y figurent notamment la Suisse, la Belgique et le Luxembourg. L'OCDE et le Fonds monétaire international ont été chargés de s'assurer du respect des engagements pris par ces Etats et devront rendre un rapport lors de la prochaine réunion du G20, en septembre. Les Etats qui n'auront pas joué le jeu s'exposeront à des sanctions.

Les dirigeants du G20 ont d'ores et déjà envisagé la dénonciation des conventions fiscales nouées avec un Etat si celui-ci se montre récalcitrant. Ces conventions ont pour objectif principal d'éviter une double imposition pour les résidents ou les sociétés de ces pays, à la fois dans leur pays d'origine et dans le pays où est exercée l'activité du résident ou d'une de ses filiales. "Actuellement la convention fiscale entre la France et la Suisse est en cours de renégociation", rappelle, à titre d'exemple, Daniel Lebègue. "La France a demandé à la Suisse d'inscrire dans cette convention des articles prescrits par l'OCDE sur l'échange des informations entre administrations fiscales et de fait, la levée du secret bancaire. La Suisse s'est saisie de cette demande et va très vite devoir répondre oui ou non. Si elle répond non, elle va être étiquetée pays non-coopératif." En cas de dénonciation de cette convention fiscale, "une société suisse qui a une filiale en France supporterait l'impôt deux fois".

"RESTER ATTENTIF"

Les Etats peuvent également aller jusqu'à rompre toute relation financière avec un Etat jugé non-coopératif. "Cela revient à couper l'électricité" avec ce territoire, explique Christian Chavagneux, rédacteur en chef adjoint d'Alternatives économiques et spécialiste des paradis fiscaux. Ainsi, une multinationale ou une banque qui possède une filiale sur un territoire ne pourrait plus rapatrier ses profits ou lui faire un prêt. "C'est vraiment la sanction extrême", observe le journaliste, "avant d'en arriver là, il faudra vraiment que ce pays montre une sacrée mauvaise volonté en termes de coopération. Mais le principe est acté."

Pour Daniel Lebègue, le processus arrêté au G20 constitue "une démarche très forte, très cohérente, très solide". Avec, "au bout de la route", "la levée du secret bancaire lorsqu'il s'agit de rechercher et de sanctionner la fraude et l'évasion fiscale ou le blanchiment de capitaux issus d'activités criminelles". Néanmoins, le président de la section française de Transparence internationale invite à "rester attentif au respect des engagements pris". Christian Chavagneux, lui, est moins optimiste. "L'ère du secret bancaire n'est pas révolue", affirme-t-il, car l'accord présenté au G20 souffre de "lacunes". "Le critère retenu par l'OCDE consiste à devoir donner une information à une administration fiscale ou un juge étrangers dans la mesure où ils ont un début de preuve de fraude ou d'évasion fiscale", relève le journaliste d'Alternatives. Selon lui,"on reste très loin du principe d'échange automatique d'informations, qui permettrait au fisc ou aux juges de partir à la pêche aux infos quand ils ont simplement une suspicion, mais pas encore de preuve".
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« Répondre #246 le: 27/04/2009 - 18:44:04 »

L’énergie est le véritable moteur de l’économie

Par Michael Lardelli, Energy Bulletin, 23 avril 2009
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2680

Sommes nous victimes de l’illusion consistant à croire qu’une quantité d’énergie infinie est à notre disposition ? Le véritable moteur de la croissance, souligne Michael Lardelli, c’est la quantité d’énergie disponible. Dans les scénarios couramment utilisés, le renchérissement des énergies fossiles devrait permettre la rentabilisation de sources de plus en plus onéreuses en terme d’extraction. Mais qu’en sera-t-il du bilan énergétique global de l’humanité ? Serons nous à mêmes d’augmenter indéfiniment la ressource ? Dans cette équation, intervient la rentabilité énergétique. Celle-ci décroit avec le temps. Il faut de plus en plus d’énergie pour extraire des ressources primaires raréfiées et difficiles d’accès. Ainsi, si nous n’y prenons pas garde, nous pourrions nous trouver dans une situation de goulot d’étranglement énergétique, avec une quantité globale disponible stagnante - ou pire déclinante - une population qui continue à croître et élever son niveau de vie, et une auto-consommation du secteur énergétique devenant non négligeable. Dans une telle situation, les trajectoires de conversions aux nouvelles formes d’énergies seraient-elles soutenables ? Telles sont les questions posées par Michael Lardelli dans cet essai. Et elles méritent nous semble-t-il d’être entendues, même si l’on ne fait pas siennes toutes ses thèses - loin de là - pas plus que certaines affirmations contestables. Le lecteur jugera.

Le comportement de nos dirigeants politiques ainsi que ceux des milieux économiques est fascinant à observer lorsqu’ils tentent de faire face à l’aggravation de la crise financière mondiale. Ce qui apparaît clairement, c’est qu’ils n’ont pas la moindre idée de ce qui se passe réellement. Leur cécité s’explique par une confusion au sujet de ce qui permet réellement la croissance économique. L’illusion partagée est que l’argent fait tourner le monde.

Comme les valeurs des actifs et des actions s’effondre on nous parle de déflation. Beaucoup de nations tentent d’y parer par l’augmentation de leur masse monétaire. Ce faisant on semble avoir oublié le fait le plus fondamental sur l’argent que l’on nous ait enseigné à l’école - qu’il s’agit d’un moyen d’échange. L’argent permet des accords sur la « valeur » relative (quelle quantité d’une chose sera échangée pour telle autre) mais n’a aucune valeur intrinsèque elle-même. C’est simplement un mécanisme qui permet la circulation de la « vraie chose ». Et donc lorsque s’effondre l’économie quel est cette « vraie chose » qui disparaît ? Elle peut se résumer en un seul mot - énergie.

L’énergie est tout

Aucune chose vivante ou manufacturée n’existe sur cette planète sans énergie. Elle permet aux fleurs comme aux êtres humains de se développer. Nous avons besoin d’énergie pour extraire des minerais et du pétrole comme pour couper du bois et pour transformer alors ceux-ci en produits finis. Sans énergie les marchandises n’existeraient pas, aussi nous pouvons considérer chaque produit en tant que contenant de « l’énergie incorporée ». Ainsi la définition la plus fondamentale de l’argent est que c’est un mécanisme pour permettre l’échange et l’attribution de différentes formes d’énergie. L’économie est énergie.

La source d’énergie la plus importante dans l’économie mondiale, ce sont les hydrocarbures - molécules composées d’ atomes d’hydrogène et de carbone. Les petites molécules d’hydrocarbure forment des gaz tels que le gaz naturel. De plus grandes forment le liquide que nous connaissons en tant que pétrole brut. Des hydrocarbures peuvent être brûlés pour fournir l’énergie calorifique aux groupes électrogènes et aux moteurs. Presque tout le transport repose sur l’énergie liquide des hydrocarbures. Ils sont également incroyablement nécessaires pour fabriquer les matières plastiques. Il est difficile de trouver actuellement un produit manufacturé qui n’inclurait pas de plastique. Le pétrole et le gaz naturel fournissent presque les 2/3 de l’énergie utilisée dans l’économie mondiale. Une manière plus simple de dire la même chose, c’est que les hydrocarbures représentent les 2/3 de l’économie mondiale.

Jusqu’à récemment (environ 2005) l’économie mondiale a connu une croissance permanente. Le nombre d’êtres humains a augmenté, ce qui a nécessité une plus grande production de nourriture, d’habillement et de logement - les fondamentaux. De plus, bon nombre d’entre nous ont employé plus d’énergie que jamais auparavant - pour voyager plus loin, pour manger plus de nourriture, pour acheter des vêtements supplémentaires et pour améliorer notre habitat. Jusqu’en 2005 nous avons pu augmenter notre consommation d’énergie pour satisfaire cette demande. Nous avons été capables - avec des interruptions occasionnelles - durant les 150 dernières années. Cependant, à partir de 2005 nous ne sommes plus parvenus à augmenter notre approvisionnement énergétique. En d’autres termes nous ne pouvions plus faire croître l’économie mondiale.

L’approvisionnement en pétrole n’a plus progressé à compter de 2005 et il est maintenant en régression. Il ne s’agit pas de dire que nous n’avons pas essayé de faire croître l’économie mondiale après 2005. Mais une grande partie de l’expansion qui s’est produite était une illusion. Dans nombre de nations industrialisées beaucoup d’ « argent » a été créé (en augmentant la masse monétaire et par d’autres moyens) mais cela n’a pas correspondu à une augmentation de l’utilisation d’énergie, et donc de la « vraie chose ». Ceci est mis en lumière par ce qui s’est produit aux Etats-Unis, où le taux de création monétaire a augmenté considérablement après 2005 [1] :

Dans le même temps, l’économie des USA a commencé à se contracter de façon croissante. Si vous ignorez la manière dont le gouvernement des USA manipule sa méthode de calcul du PIB pour maintenir une image plus attrayante, vous pouvez constater que l’économie des USA s’est en fait contractée depuis 2005 [2] :

shadowstats.com

La Chine est parvenue à se développer jusqu’à récemment en réclamant une proportion plus importante de la production mondiale de pétrole désormais stagnante. Ce qui fut un facteur significatif dans l’augmentation de la demande, et donc du prix, du pétrole. La Chine a également augmenté rapidement sa production d’électricité à partir du charbon. De fait, c’est le charbon qui fournit à la Chine la majeure partie de son énergie (voir le secteur violet dans la figure ci-dessous) :

Le monde dans son ensemble pourrait essayer de se tourner vers le charbon pour continuer à augmenter sa production énergétique. Cependant, les Etats-Unis (la plus grande nation productrice de charbon du monde) a déjà atteint son pic de production nette d’énergie par extraction de charbon en dépit du fait que son tonnage extrait total augmente. On s’attend à ce que la production de charbon mondiale atteigne son pic avant 2030 [3] et qu’elle ne dépasse que ponctuellement les niveaux actuels. Le charbon assure actuellement seulement 25 pour cent de l’énergie mondiale et donc ne compensera pas le déclin de l’énergie fournie par le pétrole :

Où allons-nous ?

Chaque fois qu’un homme politique parle du « sentiment » du marché, ou bien énonce que le marché a besoin de « confiance » pour se rétablir, il admet en réalité que la pseudo-science économique ne fournit aucune prévision fiable quand au comportement du marché. Si les sciences économiques étaient réellement une science, elles auraient développé progressivement un ensemble de théories où seules celles qui fournissent des prévisions fiables de ce comportement se seraient maintenues et où les idées inopérantes à ce sujet auraient été rejetées. Apparemment ce n’est pas ce qui s’est produit. (comme l’article du Scientific American le décrit, « L’économiste est nu ».

Par contre, chimie et physique peuvent fournir des prévisions très fiables sur le comportement des systèmes. Les lois de la thermodynamique nous indiquent que l’énergie détermine ce qu’un système peut et ne peut pas faire.

L’un des plus grands contrastes entre les sciences économiques et la science apparaît dans leurs vues respectives de la future production d’énergie. Beaucoup d’ « économistes spécialistes de l’énergie » croient que la disponibilité déclinante de l’énergie en fera monter le prix et que ceci attirera l’investissement pour stimuler le développement de nouvelles et alternatives sources d’énergie. Ainsi l’ « intelligence » du marché permet qu’une crise énergétique se résolve d’elle même et qu’il n’y ait aucune limite finale à la quantité d’énergie que puisse utiliser l’humanité. Cependant, si nous regardons l’économie comme un système thermodynamique (puisque « l’économie est énergie ») nous dirions qu’un prix élevé de l’énergie mène à ce qu’une plus grande part de la production actuelle d’énergie soit attribuée à la production d’énergie supplémentaire. Mais il y a un problème - l’investissement énergétique exigé pour cette nouvelle production d’énergie provenant de sources enfouies augmente avec le temps. (Voir mon essai, « la terre comme pudding magique » sur On Line Opinion, pour une explication plus détaillée.)

Aucune source d’énergie ne sera exploitée si l’énergie qu’elle rapporte est moindre que l’investissement énergétique exigé pour l’exploiter. Quand une source d’énergie finie est trouvée qui rapporte un bénéfice d’énergie (par exemple des combustibles fossiles), la partie la plus facile à produire de cette ressource (exigeant le moindre investissement énergétique) est extraite d’abord puisqu’elle fournit le plus grand bénéfice net d’énergie. Alors que cette ressource finie s’épuise elle devient de moins en moins énergétiquement profitable puisque de plus en plus d’énergie doit être investie pour fournir progressivement moins d’énergie. Finalement aucune énergie ne peut être plus être extraite à partir de cette ressource.

La production énergétique mondiale est maintenant en déclin, et la rentabilité de la production énergétique diminue simultanément. Ceci signifie que la part d’énergie nette disponible pour soutenir des activités autres que celle de la production d’énergie diminuera beaucoup plus rapidement que la production énergétique totale. Nous approchons « une falaise d’énergie nette » qui devient très préoccupante quand moins de cinq unités d’énergie sont produites pour chaque unité d’énergie investie :

Nous pourrions probablement augmenter la production énergétique (« faire croître l’économie ") si nous nous engagions à réaliser préalablement des investissements énergétiques extrêmement importants dans les infrastructures requises pour l’énergie nucléaire et les renouvelables - « un programme d’urgence vitale ». En d’autres termes, pour arrêter le déclin de la production d’énergie (ou déclin économique) nous devons détourner une grande proportion de notre énergie pétrole restante vers des centrales nucléaires et des installations solaires etc. Il est très peu probable que cela se produise dans nos nations démocratiques puisque cette ponction exigerait de fortes réductions volontaires des niveaux de vie, en plein milieu d’une crise économique sérieuse qui va en s’empirant. Les appels à l’aide d’aujourd’hui (comme les allocations de chômage, les renflouements de compagnies) annihilent toute possibilité future d’amélioration du niveau de vie. Les programmes d’urgence vitale ne peuvent fonctionner que lorsque la population d’une nation a littéralement un pistolet pointé sur la tête. Le déclin de la production d’énergie peut être un péril aussi mortel que bien d’autres mais, tout comme le changement climatique, ses effets sont lents et la plupart des gens ne comprennent pas assez la problématique de l’énergie pour s’en effrayer.

Il y a un certain nombre de conséquences qui découlent de cet enchaînement logique. Elles sont très différentes de ce que les économistes disent :

1 ) L’économie mondiale se contractera pendant au moins les 50 années à venir puisque la production de pétrole diminue, dès lors que le pétrole représente une proportion aussi importante de l’énergie mondiale utilisée et que c’est elle qui permet la production des autres formes d’énergie (par exemple l’extraction du charbon). Il peut y avoir une croissance économique locale et provisoire pour certaines régions disposant de concentrations locales d’énergie disponible mais, dans l’ensemble, la contraction sera la règle.

2 ) Les gouvernements peuvent essayer furtivement de détourner l’investissement énergétique nécessaire pour les infrastructures d’énergie renouvelable et nucléaire en ponctionnant le reste de l’économie. Ils peuvent faire cela par l’impression d’argent additionnel, puis en utilisant cet argent pour les investissements d’infrastructures de production d’énergie. Cependant, en faisant ainsi ils n’auront pas changé la quantité d’énergie dans l’économie. Tout ce qu’ils auront fait sera de diluer la contre-valeur d’énergie de chaque unité de devise. La valeur nominale de la richesse dans le reste de l’économie (la part non énergétique des infrastructures) n’a pas changé, mais la richesse réelle en termes d’énergie dans le reste de l’économie a diminué dès lors que de l’énergie a été détournée hors de ce secteur.

3 ) Une fois que la production d’énergie est en régression, le mensonge économique dominant actuel qui proclame que chacun peut devenir de plus en plus riche n’est plus soutenable. Dorénavant la richesse accrue d’une personne ne peut seulement advenir qu’aux dépens de la pauvreté accrue de quelqu’un d’autre. En fait, c’est pire qu’un jeu à somme nulle puisque l’économie ne faillit pas simplement à se développer - elle se contracte en réalité au fur et à mesure que le nombre de consommateurs (la population) augmente. Nous sommes arrivés à une fourche du chemin où nous pouvons soit partager la richesse (énergie) en voie de contraction d’une manière égalitaire, soit la voir se concentrer dans les mains de quelques uns au détriment de nombreux autres. Certains commentateurs financiers affirment que les renflouements des institutions financières aux Etats-Unis ainsi que l’impression inflationniste d’argent sont un exemple de transfert continu de la richesse à l’élite. Vu la forte stratification sociale de nos sociétés, nous prendrons le plus probablement la voie de l’inégalité.

4 ) Puisque les gouvernements et les milieux économiques ne réaliseront pas les investissements nécessaires en infrastructures de production d’énergie, il sera laissé aux individus et aux communautés locales de faire face au déclin de l’énergie disponible. En tant qu’individus nous pouvons réduire significativement nos besoins en énergie (notre dépense d’argent) en cultivant notre propre nourriture, en vivant plus près de notre lieu de travail et ainsi de suite. Cultiver notre propre nourriture est, naturellement, une méthode pour capturer l’énergie solaire, et donc une méthode pour gagner un revenu énergétique. Cette énergie incorporé en nourriture peut alors être échangée pour d’autres formes d’énergie incorporée telles que des articles fabriqués par d’autres. Pour les êtres humains, la nourriture est la monnaie finale.

John Michael Greer a récemment écrit un excellent article expliquant comment faire face au déclin de l’économie mondiale. Lisez-le et suivez ses bons conseils (et si vous prenez vos futures décisions en vous basant sur l’avis des économistes, ne vous en prenez qu’à vous-mêmes).

Michael Lardelli est Senior Lecturer en génétique à l’université d’Adelaïde. Depuis 2004 c’est un militant de la prise de conscience de l’impact du déclin de la production d’énergie résultant de l’épuisement du pétrole.


[ 1 ] Ces affirmations sont pour le moins contestables. La production tous liquides est effectivement restée plate aux alentours de 84,5 mb/j de 2005 à 2007, mais en 2008 elle a atteint 85,4 mb/j. Source : EIA. De la même façon, l’affirmation d’un pic de croissance de la masse monétaire à partir de 2005 ne correspond pas aux données observables. C’est à partir de 2001, avec la baisse des taux US, que cette croissance a commencé à s’accélérer mondialement (voir Etude Natixis, graphique 17a). Aux USA, l’envol de M3 date de 1995 (voir Fed M3) Il faut noter cependant que depuis 2006, la Fed a interrompu la publication de M3. Le site Shadow Stats reconstruit désormais cet indicateur. (ndlr)

[ 2 ] Le site Shadow Stat maintient un indice des prix conservant les anciennes métriques utilisées, et en particulier ne prenant pas en compte les pondérations « hédonistes » introduites par la commission Boskin, et qui ont pour résultat de sous estimer l’inflation réelle. De ce fait, le déflateur applicable est augmenté d’autant, et le PIB diminué en conséquence. Il s’agit là de données estimatives, construites par un site qui se veut polémique, et qu’il convient donc de considérer avec les réserves d’usage.

[ 3 ] Les ressources actuelles toutes catégories confondues sont évaluées à 930 milliards de tonnes, soit aux alentours de 140 ans au rythme de la production actuelle, mais ce chiffre a connu une abrupte révision à la baisse. Il était de 188 en 2002. Source : (World Energy Council via The Oil Drum. Comme pour le pétrole, l’estimation des réserves ne provient pas de sources indépendantes et a fait l’objet de plusieurs révisions spectaculaires ces dernières années, passant de 1 174 milliards de tonnes en 1990 à 1083 en 2000 et 930 milliards en 2006. source EIA. L’ONG Clean Energy Ressource a publié en février 2009 un rapport dans lequel elle estime qu’aux USA, les réserves réellement exploitables ne couvriraient que 20 à 30 ans de consommation. (ndlr)
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« Répondre #247 le: 02/05/2009 - 14:27:38 »

Le Dinar algérien, vraie monnaie ou simple support d’une économie dollarisée ?

Par  sonia lyes , le  02/05/2009
http://www.tsa-algerie.com/Le-Dinar-algerien--vraie-monnaie-ou-simple-support-d-une-eco_6816.html

Depuis quelques mois, les Algériens assistent à une chute continue de leur pouvoir d'achat due à la faiblesse persistante du dinar. En six mois, la monnaie nationale a perdu près de 25% de sa valeur face à l'euro, principale devise d'importation du pays. La semaine dernière, au marché parallèle des devises, un euro s'échangeait à plus de 120 dinars. Régulièrement, la Banque d'Algérie tente d'expliquer cette faiblesse de la monnaie nationale : « le taux de change effectif réel du dinar est proche, depuis 2003, de son niveau d'équilibre de long terme », selon cette institution.

Or, entre 2003 et 2009, l'Algérie est devenue plus riche, comme le montre les indicateurs macroéconomiques. Et la monnaie n'est autre que le reflet des richesses produites par un pays. Que s'est-il donc passé dans le cas de l'Algérie ?

En réalité, la faiblesse du dinar a une autre explication. L'Algérie produit presque toutes ses richesses en dollar : 98% des recettes du pays sont issues des exportations d'hydrocarbures. Des exportations facturées directement en dollar sur les marchés internationaux. La production locale hors hydrocarbures est très faible. Le pays est entièrement dépendant de l'étranger pour sa consommation : en 2008, l'Algérie a importé pour plus de 38 milliards de dollars, essentiellement des produits alimentaires. A cela s'ajoute le fait que les 150 milliards de dollars de réserves de changes sont placés aux Etats-Unis dans des bons du Trésor américain. Si le dollar dégringolait, l'économie algérienne se retrouverait dans une situation de fragilité totale.

«On peut dire que l'Algérie n'a plus de monnaie propre. Le dinar n'est qu'un support à une économie dolarisée. L'Algérie produit presque toutes ses richesses qui sont constituées de pétrole et de gaz en dollars. La production locale est quasi-inexistante. Et tous les avoirs de l'Algérie sont placés en dollars, sans aucune diversification», explique un économiste.

Pour mettre fin à cette situation, l'Algérie devra diversifier fortement son économie et réduire son indépendance à l'égard des hydrocarbures. Le pays pourra alors exporter autre chose que le pétrole et le gaz et rendre son économie moins dépendante du dollar. Le dinar pourrait alors redevenir une monnaie, capable d'être convertible.

Signe de cette dollarisation de l'économie et de la monnaie nationales, l'évolution du taux de change. Officiellement, la valeur du dinar par rapport aux autres monnaies est fixée toutes les semaines par la Banque d'Algérie. Mais il suffit de se rendre sur n'importe quel site boursier pour suivre l'évolution du taux de change du dinar en temps réel...En fonction de la valeur du dollar.

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La rechute du dinar algérien surprend les opérateurs
 
Par Samy Injar  Source : Les Afrique - le 01 Mai, 2009
http://www.lematindz.net/news/2599-la-rechute-du-dinar-algerien-surprend-les-operateurs.html

Le dinar est fortement reparti à la baisse depuis cinq semaines. La monnaie algérienne a perdu 12% de sa valeur après avoir atteint des cotations de 1 euro pour 87 dinars et 1 dollar pour 62 dinars en octobre dernier puis à la fin du mois de février. Il fallait 96,53 dinars pour acheter un euro et 73,47 dinars pour acheter un dollar au fixing du 14 avril sur le marché interbancaire des changes. La parité commerciale du dinar face à l’euro et au dollar est encore plus faible. Elle a frôlé le seuil psychologique d’un euro pour 100 dinars la semaine du 03 au 10 avril. Les importateurs n’ont pas encore répercuté cette « inflation par le taux change », mais les domiciliations bancaires pour les importations du mois d’avril « donneront des prix plus élevés des produits distribués dans huit à dix semaines, le délai moyen de la mise sur le marché » explique Rachid Bradja, distributeur de marques européennes de chocolat. La chute de la valeur du dinar a prix le marché à contre-pied après un deuxième semestre 2008 ou la tendance était au raffermissement du dinar face aux deux principales devises du commerce extérieur algérien. Ainsi après une moyenne du taux au 1er trimestre 2008 de 99,43 dinars pour un euro et une parité de 103,18 en fin de période, le dinar s’est sensiblement redressé en seconde moitié d’année pour afficher 91,80 dinars pour un euro en moyenne du troisième trimestre et 87,34 en fin de période. La courbe d’évolution est semblable du dinar face au dollar lequel nécessitait en moyenne 66,43 dinars à l’achat au début de l’année pour ne valoir que 61,28 dinars au troisième trimestre. « Certains opérateurs parmi les plus avertis comme les distributeurs d’automobile ont anticipé la poursuite du redressement du dinar en 2009 et l’ont inclue en réduisant leurs marges dans les prévisions » explique Rachid Bradja qui dit avoir « échappé à cette tentation ».

Recommandation du FMI mais en sens inverse

L’accès de faiblesse du dinar est complet avec une chute également sur le marché parallèle ou continue de se financer une part, certes déclinante, mais toujours significative, entre 10% et 15 % des transactions : petites importations au noir, évasion fiscale, voyages, opérations de services non couvertes par la banque d’Algerie, etc… Un cambiste d’El biar, quartier résidentiel des hauteurs d’Alger, vendait le jeudi 16 avril l’euro pour 123, 40 dinars. Il était redescendu à 94 dinars lorsque, en octobre dernier, le taux officiel en banque était à 87 dinars pour un euro. La baisse significative de la parité du dinar a d’autant surpris les acteurs de marché qu’à l’automne le FMI avait exercé des « pressions amicales » sur l’Algérie pour qu’elle laisse la valeur du dinar s’apprécier compte tenu des réserves de change accumulés après la montée des cours du pétrole. La banque d’Algérie avait répliqué d’un communiqué homérique qui affirmait en substance que la valeur du dinar était proche de la réalité des performances de l’économie algérienne. « La banque d’Algérie qui comme chacun le sait manipule le flottement du dinar supposé donner sa valeur, a appliqué les recommandations du FMI, mais en sens inverse. Elle a bloqué l’appréciation du dinar lorsque les excédents en devises enflaient, et elle a lâché le dinar lorsque, comme depuis six mois, le prix du pétrole a dangereusement baissé » explique un ancien ministre algérien des années 90.

Equilibre budgétaire et économie « low cost »

Les explications de « cette option » du dinar « encore plus faible » ne sont pas encore claires pour les observateurs. Pour le marché parallèle, « nous savons qu’il est moins approvisionné en euros à cause de la crise mondiale, les transferts des non résidents ont sérieusement baissé et l’équilibre entre l’offre de l’euro et les porteurs de dinars s’est rompu » affirme Mourad, un cambiste au Crédit Populaire Algérien (CPA). Dans le cas du taux officiel, « c’est l’incompréhension ». L’Algérie a importé pour 39,8 milliards de dollars de biens en 2008. La parité du dinar détermine le prix de vente final de l’équivalent de plus de 18 milliards de dollars de biens destinés soient à la revente en l’état soit au traitement: agro-alimentaire, médicaments, automobiles, électroniques, demi-produits et matières premières. « La baisse de la valeur du dinar arrange les affaires du gouvernement sur le front de l’équilibre budgétaire. La fiscalité pétrolière dégagera 10% de plus avec l’actuel contre valeur en dinar si elle devait s’installer dans la durée de l’année 2009. Cela est une réponse de courte vue face à la baisse des cours du pétrole, car dans le même temps les salaires seront durement frappés par l’inflation importée » explique l’ancien ministre. Pressés de réévaluer le dinar, les autorités algériennes avaient également cité la volonté de rester compétitif avec un dinar « sous-évalué » pour attirer les investisseurs étrangers. Le débat est retombé entre partisans d’un dinar réévalué pour soulager les algériens et ceux d’un dinar faible pour soutenir une destination « low cost » pour les investisseurs étrangers. La rechute inattendue du dinar en ce début d’année 2009 promet de le relancer dans l’urgence.

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Pendant que les bons de caisse du trésor américain aient baissé de 10% depuis la fin de 2008
L’Algérie perd 10 milliards de dollars de ses intérêts en Amériques


10-05-2009 - Par : Hafid Soualili / Rubrique Traduction
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?ida=156173&idc=105

Les bons de caisse à moyen et à long terme du trésor américain ont accusé une régression d’environ 10% depuis le mois de décembre 2008, influencé en cela par plusieurs facteurs dont le recours du trésor américain à la récupération d’un grand nombre d’entre eux. La baisse a, par ailleurs, continué,  hier et avant-hier, cette fois pour les bons du trésor a moyen et court terme.

Apres la décision du gouvernement américain d’arrêter le retrait des bons du trésor a long terme « 30ans » a partir du 31 octobre 2001, la plupart des pays, dont l’Algérie, se sont concentrés sur placement de l’argent des réserves sous formes de bons de trésor de 10 dix ans jusqu'à la remise en vigueur des bons de  trésor de 30 ans en février 2006.Ces bons ont connu quelques perturbations depuis décembre 2008, puis un recul qui a eu une influence négativement sur le montant de la recette de la réserves de changes mensuelles Algérienne.

Il est clair d’après les chiffres annoncés par la banque d’Algérie que la valeur et les taux de bénéfices et de rendement des réserves de changes algérienne ont reculé entre la fin de l’année 2007 et le début de l’année 2009, suite a la crise financière mondiale et ce même s’ils ont continué a se développer, puisqu’il est apparu que La valeur des réserves avait atteint 100.18 milliards de dollars a la fin de l’année 2007 et qu’il avait augmenté a 123.46milliards de dollars durant le premier trimestre 2008 soit de plus de 13 milliards de dollars en l’espace de trois mois, puis il avait continué a grimpé a 133.24 milliards de dollars mais avec un taux de bénéfices moindre soit moins de 10 milliards de dollars durant le deuxième trimestre 2008.
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radar
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« Répondre #248 le: 02/10/2009 - 18:23:08 »

UNE PANDEMIE DE PROFIT FINANCIER

Quels sont les intérêts économiques derrière cette grippe porcine dont on nous rabat les oreilles ?

1 million de personnes par an meurent dans le monde de la MALARIA , qui pourrait être prévenue avec un simple moustiquaire.

Les journaux n’en parlent pas!

2 millions d’enfants par an meurent dans le monde de la DIARRHÉE , alors que l’on pourrait l'éviter avec un banal sérum pour 0€25 la dose.

Les journaux n’en parlent pas!

10 million de personnes par an meurent de la ROUGEOLE , PNEUMONIES et INFIRMITÉS, que l’on pourrait les guérir avec de simples vaccins.

Les journaux n’en parlent pas!

Mais il y a de cela 10 ans, quand la fameuse grippe aviaire est apparue...
Les journaux mondiaux nous on inondés d’informations à ce sujet... :
Une épidémie, la plus dangereuse de toutes... Une PANDEMIE !

On ne nous parlait que de la terrifiante maladie des volatiles.
Et pourtant, la grippe aviaire a causé la mort de quelques 250 personnes en 10 ans... 25 morts par an.

La grippe commune, tue un demi-million de personnes par an, dans le monde. Un demi-million contre 25 !

Un moment... Un moment

s’il vous plaît !

Alors, pourquoi un tel remue-ménage - un scandale- autour de la grippe Aviaire ?

Parce que derrière les poulets il y avait un "Coq", un coq à grande crête.

L’entreprise pharmaceutique internationale ROCHE avec son fameux TAMIFLU vendu à des millions de doses aux pays asiatiques.

Bien que l’efficacité du Tamiflu soit douteuse, le gouvernement britannique en a acheté pour 14 millions de doses pour protéger sa population.

Grâce à la grippe aviaire, ROCHE et GlaxoSmithKline, les deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui vendent les antiviraux, ont obtenues des millions de dollars de bénéfices.

Alors, en avant avec les oiseaux et maintenant avec les porcs.

Eh oui! Maintenant commence la psychose avec la grippe porcine. Et tous les médias du monde ne parlent que de çà.

Et je me demande: Si derrière les poulets il y avait un "Coq"... N’y aurait t’il pas derrières les cochons un "Gros Porc"?

L’entreprise nord-américaine Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu. Le principal actionnaire de cette entreprise n’est autre que le sinistre, Donald Rumsfeld, ex-secrétaire d’état à la défense de Georges Bush, l’artisan de la guerre contre l’Iraq et l'Afghanistan...

Les actionnaires des entreprises pharmaceutiques ROCHE et GlaxoSmithKline doivent se frotter les mains, ils doivent être heureux avec les millions de nouvelles ventes du Tamiflu.

La véritable pandémie est celle de l’argent, les énormes bénéfices de ces mercenaires de la santé.

Je ne nie pas les précautions nécessaires qui sont entrain d’être prises par tous les Pays du globe.$$

Mais si la grippe porcine est une pandémie aussi terrible que l’annonce les médias. Si l’OMS se préoccupe tant de cette maladie, pourquoi ne la déclare-t-on pas cette pandémie comme un problème mondial de santé publique.

Pourquoi ne pas autoriser la fabrication de médicaments génériques pour la combattre ?

Se passer momentanément des brevets des entreprises ROCHE et GlaxoSmithKline et distribuer les médicaments génériques gratuitement à tout les pays, et plus particulièrement aux pays les plus pauvres comme l'Algérie.

Ne serait-ce pas la meilleure solution. Ou alors c'est une farce et aucune menace réelle ne pèse sur le genre humain !!!

Avez-vous remarqué que malgré le très grand risque lié à la prolifération de cette maladie, aucune précaution n'est prise à l'égard des destinations à risques?

Aucuns médias ne se fait le relais de la prévention ni ne met sérieusement les gens en garde comme le voudrait le bon sens.

Demande-t-on aux gens d'éviter de se rendre aux Etats-Unis?  Non!

Que fait-on concrètement pour enrayer le risque de s'engager dans une pandémie? Rien!

Pourquoi?  On est inscrits dans un contexte de crise financière ayant entraîné une crise économique. Une des plus graves que l'on a connus. Pour détourner l'attention du peuple et sa méfiance, relancer l'économie "florissante" et ultralibérale avec les mêmes personnes qu'avant, il faut une situation de crise visant les personnes dans leur intégrité physique. On sait tous qu'en temps de crise, les gens se jettent sur les magasins pour faire des stocks de tout et de rien.

La preuve, certains font déjà des listes de survie pour pandémie.

On a vu ça avec les différentes guerres au 20ème siècle, les gens vont naturellement acheter plus et font des réserves.

Une guerre mondiale ne pouvant être déclarée (logique) rien de tel qu'une bonne pandémie!

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elamire
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« Répondre #249 le: 08/10/2009 - 21:14:45 »

oui il faut vraiment faire vite un peut mieux que la veille surtout pour nos jeunes c'est ça le proprets ,il faut en plus facilite aux investisseurs algérien pour ouvrir un peut partout en Algérie des petit usine de fabrication même des épingle a tricote que peut être nombre de nos jeunes qu'ils ne connaissent même pas. croyez vous que ce lui qui a gagner la deuxième guerre mondiale c'est l'amerique tout entierrent ,non mais je suis pour général électrique et général Motors. 
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« Répondre #250 le: 12/11/2009 - 10:51:36 »

L’AIE accusée de dissimuler la réalité du pic pétrolier

Par Terry Macalister, Guardian, 9 novembre 2009
Publication originale Guardian, traduction Contre Info
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2884

Plusieurs fonctionnaires de l’Agence Internationale de l’Energie ont affirmé au Guardian que l’agence minimisait sciemment l’imminence de la pénurie de pétrole. L’une de ces sources accuse les USA d’avoir joué de leur influence pour modifier les publications afin de laisser croire que les réserves sont plus importantes qu’elles ne le sont en réalité. La dernière édition du World Energy Outlook prévoyait une production de 105 millions de barils/jours, alors que des voix à l’intérieur de l’agence s’interrogent et redoutent que la fourchette 90-95 mb/j ne soit intenable.

Le monde est beaucoup plus proche de manquer de pétrole que les estimations officielles ne l’admettent, selon un informateur de l’Agence Internationale de l’Energie qui affirme qu’elle a délibérément minimisé une pénurie imminente de peur de déclencher des achats paniques.

Ce haut fonctionnaire affirme que les États-Unis ont joué un rôle déterminant pour encourager l’agence à minimiser le déclin des champs pétroliers existants, tout exagérant les possibilités de découvertes de nouvelles réserves.

Ces allégations soulèvent de sérieuses questions sur l’exactitude du dernier World Energy Outlook, évaluant la demande et l’offre de pétrole, qui sera publié demain par l’Agence. Ce document est utilisé par de nombreux gouvernements, dont le britannique, pour définir leurs orientations en matière de politique énergétique et concernant le changement climatique.

En particulier, elles mettent en doute la prévision du dernier World Economic Outlook, qui sera on le pense reconduite cette année, qui estimait que la production pétrolière pourra passer d’un niveau actuel de 83 millions de barils par jour à 105 millions de barils. Des critiques extérieurs à l’agence ont souvent fait valoir que cette affirmation ne pouvait être étayée par des preuves concrètes et ils affirment que le pic de production pétrolière a déjà été dépassé.

Désormais, la théorie du « pic pétrolier » trouve des partisans au cœur même du secteur de l’énergie. « L’AIE prévoyait en 2005 que la production de pétrole pourraient s’élever à 120 millions de barils par jour en 2030, mais elle a été contrainte de réduire progressivement ce chiffre à 116 mb/j puis 105 l’an dernier », déclare notre source à l’AIE, qui n’a pas souhaité dévoiler son identité par crainte de représailles en provenance de l’industrie pétrolière. « Le chiffre de 120 mb/j a toujours été un non-sens, mais même celui qui est utilisé aujourd’hui est beaucoup plus élevé que ce qui peut être justifié, et l’AIE le sait. »

« Nombre de personnes à l’intérieur de l’organisation estiment que le maintien de la production, même entre 90 mb/j et 95 mb/j sera impossible, mais il est à craindre que la panique puissent se propager sur les marchés financiers si les chiffres avaient été inférieurs. Et les Américains craignent la fin de la suprématie du pétrole parce que cela menacerait leur pouvoir sur les ressources pétrolières, » ajoute-t-il.

Une deuxième source haut placée à l’AIE, qui a aujourd’hui quitté ses fonctions mais est tout aussi réticente à donner son nom, indique qu’une règle fondamentale de l’agence était l’« impératif de ne pas [mettre en] colère les Américains », mais que le fait est que les réserves de pétrole sont moins importantes qu’admises. « Nous sommes [déjà] entrés dans la zone du « pic pétrolier ». Je pense que la situation est très grave, » a-t-il ajouté.

L’AIE est consciente de l’importance de ses propres chiffres, et affirme sur son site : « Les gouvernements participant à l’AIE et l’industrie mondiale ont appris à compter sur le World Energy Outlook pour leur fournir une base cohérente sur laquelle ils peuvent formuler des politiques et préparer leurs plans d’activité ».

Le gouvernement britannique, entre autres, utilise toujours les statistiques de l’AIE, plutôt que les siennes propres, pour affirmer qu’il n’y a que peu de danger pesant sur l’approvisionnement en pétrole à long terme.

L’AIE a indiqué ce soir que les tenants du pic pétrolier avaient souvent mis en doute à tort l’exactitude de ses chiffres. Un porte-parole a précisé qu’il était incapable de se prononcer par avance sur le rapport 2009 qui sera publié demain.

John Hemming, le député qui préside le groupe parlementaire sur le pic pétrolier et gazier, déclare que ces révélations confirment les soupçons sur le fait que l’AIE sous-estime la rapidité avec laquelle le monde commencerait à manquer de pétrole et que cela a de profondes implications quant à la politique énergétique du gouvernement britannique.

Il a indiqué avoir également été contacté par certains responsables de l’AIE qui regrettaient son manque d’indépendance pour les prévisions. « Les rapports de l’AIE ont été utilisé pour justifier l’affirmation que le pétrole et le gaz ne connaitraient pas de pic avant 2030. Il est clair maintenant que ce ne sera pas le cas et que les chiffres de l’AIE ne peuvent être invoqués, » déclare M. Hemming.

« Tout cela redonne de l’importance aux négociations de Copenhague et indique que le Royaume Uni a un besoin urgent de se diriger plus rapidement vers une économie plus durable si il veut éviter de graves problèmes économiques, » a-t-il ajouté.

L’AIE a été créée en 1974 après la crise du pétrole, afin de tenter de préserver l’approvisionnement énergétique de l’occident. Le World Energy Outlook est publié annuellement sous le contrôle Fatih Birol, l’économiste en chef de l’agence, qui a défendu les prévisions précédentes contre les attaques émanant de l’extérieur de l’agence. Les partisans de la thèse du pic pétrolier ont souvent mis en doute les chiffres de l’AIE.

Mais aujourd’hui, des sources internes à l’AIE ont contacté le Guardian pour dire que M. Birol était de plus en plus confronté à l’intérieur de l’organisation à des questions sur ces chiffres.

Matt Simmons, qui est un expert respecté de l’industrie pétrolière, a longtemps contesté les chiffres du déclin de la production et les statistiques pétrolières que l’Arabie Saoudite fournit sur ses propres champs. Il s’interroge sur le fait que le pic pétrolier puisse être beaucoup plus proche que beaucoup ne l’acceptent.

Un rapport publié le mois dernier par le Centre Britannique de Recherche pour l’Energie (UKERC) indique que la production mondiale de pétrole conventionnel pourrait passer par un « pic » et entamer son déclin terminal avant 2020, tout en jugeant que le gouvernement ne se préparait pas à faire face à ce risque. Steve Sorrell, auteur principal du rapport, a déclaré que les prévisions suggérant que la production de pétrole n’atteindrait pas son maximum avant 2030 étaient « au mieux, optimiste et au pire invraisemblable ».

Depuis 2004, plusieurs personnes ont lancé des avertissements similaires. Colin Campbell, un ancien cadre de Total France a déclaré lors d’une conférence : « Si le chiffre des réserves réelles [de pétrole] sortait, il y aurait une panique sur les marchés boursiers...au bout du compte cela n’arrangerait personne. »

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Pic pétrolier : l’AIE connaît les faits depuis 1998, par Colin Campbell
14 novembre 2009
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2888

La révélation par le Guardian des dissensions croissantes que provoquent à l’intérieur de l’agence la surévaluation des réserves pétrolières et la dissimulation de la proximité du pic pétrolier a retenu l’attention d’un lecteur très informé, en la personne de Colin Campbell, un expert du secteur, qui fût avec le français Jean Laherrère, l’un des premiers à prendre conscience de la réalité du pic. Dans une adresse au Guardian, Campbell retrace les étapes des travaux qui l’ont amené à ses conclusions, et il indique que dès 1998, il avait été contacté par une équipe de l’AIE et leur avait communiqué les données issues de l’industrie pétrolière dont il disposait, bien plus fiables que les chiffres publiés par les gouvernements. Cette même année, l’AIE mentionnait dans son rapport annuel une source d’approvisionnement nommée de manière fort sibylline pétrole « non conventionnel, non identifié », représentant pas moins de 20% de la consommation mondiale en 2020. Il s’agissait en fait d’un message codé, nous dit Campbell, indiquant pour qui savait lire, que cette ressource inconnue et encore à découvrir risquait fort de ne jamais se matérialiser. Devant les vagues provoquées par cette information, pourtant passée presqu’inaperçue, l’AIE a fait marche arrière dès l’année suivante, en choisissant de renommer cette source d’approvisionnement fantôme en pétrole « conventionnel non-OPEP », sans fournir la moindre justification.

Cher Monsieur,

J’ai été très impressionné de voir l’importance que vous avez accordé dans votre numéro du 10 Novembre au traitement du rôle de l’Agence Internationale de l’Energie dans l’évaluation du niveau d’épuisement des réserves pétrolières. C’est l’un des plus importants problèmes auxquels est confronté le monde contemporain, étant donné l’actuelle dépendance énergétique à un pétrole bon marché.

Je peux vous fournir quelques informations supplémentaires sur le sujet, provenant de ma propre expérience. J’ai d’abord pris connaissance de la question en 1969 à Chicago, lorsque je faisais partie d’une équipe chargée de procéder à une étude mondiale pour Amoco (qui fait désormais partie de BP). Plus tard, alors que je dirigeais la compagnie Fina en Norvège, j’ai demandé à l’entreprise de mener une recherche sur le sujet, en collaboration avec les autorités norvégiennes. Nous avons alors utilisé les données publiques sur les réserves, car je n’avais pas réalisé à quel point elles étaient peu fiables.

Les résultats ont été publiés sous le titre « The Golden Century of Oil, 1950-2050 » (Kluwer Academic). Ce document a suscité l’intérêt de Petroconsultants, une société basée à Genève, qui maintenait pour les compagnies pétrolières internationales une base de données fiable sur les activités du secteur dans le monde entier, incluant également la taille des découvertes et les statistiques de forage. Cette société m’a demandé de refaire l’étude, mais cette fois en utilisant leur base de données décrivant la quasi-totalité des champs pétroliers dans le monde. J’ai été rejoint dans ce projet par Jean Laherrère, ancien directeur de l’exploration de la compagnie pétrolière française TOTAL, qui avait mis au point diverses techniques d’analyse. Les résultats de l’étude ont été vendus à raison de 50 000 dollars l’exemplaire, mais elle a ensuite été retirée de la circulation sous la pression d’une société pétrolière américaine qu’il vaut mieux ne pas nommer. Cependant, Petroconsultants a ensuite co-édité un ouvrage que j’ai écrit, « The Coming Oil Crisis » (Multi-Science), qui en résumait les résultats, et elle a également donné son accord pour que Laherrère et moi-même écrivions un article pour le journal Scientific American : The End of Cheap Pétrole (Mars 1998).

L’AIE a acheté ce livre et m’a contacté, envoyant un analyste qui a passé une semaine à étudier les données. Il était évident que l’équipe au sein de l’AIE qui travaillait sur ce sujet était entièrement convaincue et en saisissait toute l’importance. Ils ont ensuite rédigé un rapport pour les ministres du G8, réunis à Moscou (International Energy Agency, 1998, World Energy Prospects to 2020, Report to G8 Energy Ministers, www.iea.org/g8/world/oilsup.htm, 31 Mars). Le texte était assez insipide, mais il contenait un tableau très important, indiquant que la demande de pétrole devrait dépasser l’offre en 2010, en l’absence d’une source identifiée comme [pétrole] non-conventionnel non identifié, dont la production augmentait jusqu’à atteindre 20% des besoins mondiaux d’ici à 2020. Ayant réussi à passer le test des ministres du G8, l’équipe de l’AIE a ensuite été en mesure de l’inclure dans l’édition 1998 du Wold Energy Outlook (WEO).

En fait, ce « non-conventionnel non-identifié » était un message codé indiquant l’apparition d’une pénurie. Je l’ai expliqué à un journaliste qui a pris contact avec une personne à l’AIE qui s’est réjouie que cet important message codé soit révélé. Mais lorsque son ouvrage a été publié (Fleming, D., 1999, Le prochain choc pétrolier ? Prospect April), l’AIE a évidemment eu de sérieux problèmes avec ses commanditaires au sein des gouvernements de l’OCDE, et dans l’édition suivante du WEO, le « non-conventionnel non-identifié » s’est transformé en « conventionnel non-OPEP », sans plus de commentaire ni d’explication.

La fonction première de l’AIE consistait à surveiller les stocks stratégiques de l’OCDE, qui étaient perçus comme un moyen de défense contre toute exigence excessive de l’OPEP. L’AIE estimait donc que son rôle était de protéger les intérêts des consommateurs, et elle avait toutes les raisons de minimiser toute référence à un épuisement des réserves et aux limites que la nature impose, car cela aurait eu pour effet indirect de renforcer le pouvoir de l’OPEP.

La société Petroconsultants a ensuite été acquise par IHS aux États-Unis, et la relation particulière qu’elle entretenait avec les compagnies pétrolières internationales a disparu, de telle sorte que la qualité de sa base de données s’est détériorée. Par ailleurs, cette société peut également subir la pression des intérêts commerciaux et des principaux pays de l’OPEP.

Il vaut la peine de s’attarder brièvement sur les publications des réserves pétrolières déclarées. Il n’y a pas de difficulté technique particulière dans l’évaluation de la taille d’un champ pétrolier au début de son existence, bien qu’il persiste naturellement une certaine plage d’incertitude. La publication des chiffres de ces réserves subit cependant deux distorsions importantes.

Premièrement, les compagnies pétrolières sont soumises à des règles strictes par la bourse de New York, qui sont conçues pour empêcher une exagération frauduleuse des réserves. De ce fait, il était logique que les compagnies fassent état du minimum nécessaire pour des raisons financières, puis revoient à la hausse leurs estimations au fil du temps, donnant une image réconfortante, mais trompeuse, d’une croissance régulière.

Deuxièmement, les pays de l’OPEP se sont retrouvés en compétition pour les quotas dans les années 1980, lorsque les cours étaient bas. Les contingents de production étaient basés sur les réserves déclarées, ce qui a incité le Koweït à les augmenter de 50% du jour au lendemain en 1985, bien que rien n’ait changé dans la situation de ses champs pétroliers. Il pourrait en fait avoir commencé alors à publier le total découvert, et non pas les réserves restantes. Les autres pays de l’OPEP ont ensuite réagi en procédant à des hausses injustifiées afin de protéger leur quota . Imaginer que les nouvelles découvertes d’Abou Dhabi puissent correspondre exactement à sa production et laissent inchangé le niveau de réserve est évidemment absurde.

Malgré ces difficultés, il est possible de produire une évaluation raisonnable de la situation de départ à partir des données historiques de Petroconsultants, qui sont fiables. Le graphique [ci-dessus] indique quelle est mon estimation à l’heure actuelle.

Pour résumer, le pétrole conventionnel classique a atteint un sommet en 2005. Le déficit a été comblé par un pétrole couteux, provenant principalement de gisements en eau profonde et de l’exploitation des sables bitumineux canadiens, ce qui a provoqué une hausse des cours. Cette tendance a été identifiée par des négociants avisés qui ont commencé à acheter des contrats sur le marché à terme, tandis que l’industrie pétrolière a maintenu des niveaux élevés de stock, puis les a regardés s’apprécier, sans avoir le moindre effort à fournir. La hausse des prix a également dirigé un flot de pétrodollars vers le Moyen-Orient, où il coûte environ 10 dollars pour produire un baril. Ces excédents de revenus ont ensuite été partiellement redirigés vers les établissements financiers occidentaux, contribuant ainsi à l’instabilité. La flambée des prix a atteint des niveaux extrêmes à la mi-2008, à près de 150 dollars le baril, ce qui a incité les négociants à commencer à vendre à découvert sur le marché à terme, et pour l’industrie pétrolière, à commencer à vider ses stocks avant qu’ils ne perdent de la valeur. Ces prix élevés ont dans le même temps déclenché une récession économique qui a freiné la demande, provoquant une chute des prix qui sont retournés aux niveaux de 2005 avant de remonter à environ 70 dollars aujourd’hui.

Il est plus difficile d’évaluer les pétroles non conventionnels, qui incluent les sables bitumineux et le pétrole lourd, le pétrole en eau profonde, celui des régions polaires et les liquides à base de gaz naturel, mais le graphe ci-dessus suggère que le pic dans toutes les catégories a été atteint en 2008. Le débat fait rage quant à la date du pic toutes ressources confondues, mais il rate le point fondamental qui est la perspective d’un long déclin après ce pic.

Étant donné le rôle central du pétrole dans l’économie moderne, le pic de production s’annonce comme un tournant d’ampleur historique. Il semble que les banques aient prêté plus que ce qu’elles n’avaient en dépôt, convaincues que la croissance économique de demain représentait une garantie pour la dette d’aujourd’hui, sans comprendre que la croissance a été alimentée par l’énergie fournie par un pétrole bon marché. Les gouvernements impriment aujourd’hui encore plus d’argent, en vertu des principes keynésiens, dans l’espoir de rétablir la prospérité passée, et le succès pourrait être de courte durée. Mais cela pourrait stimuler la demande de pétrole qui dépasserait bientôt à nouveau les limites de l’offre, conduisant à un nouveau choc sur les cours, entrainant une dépression économique pouvant être pire encore. De fait, les 28 milliards de barils extraits chaque année sont utilisés par une population mondiale de 6,7 milliards de personnes, mais en 2050 l’offre sera tombée à un niveau capable d’approvisionner moins de la moitié de ce chiffre, avec le mode de vie actuel.

On peut faire beaucoup pour réduire le gaspillage et développer les énergies renouvelables. Le charbon et l’énergie nucléaire peuvent également faciliter la transition même si, eux aussi, sont sujets à l’épuisement. Les défis sont si grands qu’il est clair que les gouvernements doivent agir de toute urgence pour se préparer à ce qui se profile. Dans le même temps, se posent les défis du changement climatique qui sont dans une certaine mesure liés à l’approvisionnement pétrolier.

Il est possible que nous assistions aujourd’hui à une forme de réveil, et les gouvernements de l’OCDE pourraient alors avoir besoin d’une justification au nom de laquelle seraient introduites de nouvelles politiques nationales. Ce qui, à son tour, pourrait permettre à l’AIE de proposer une évaluation plus réaliste de la véritable situation. Les médias ont aussi un rôle important à jouer en alertant l’opinion publique sur ce qui se déroule. Cela souligne la valeur de l’article que vous avez publié, et cela doit être porté à votre crédit.
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« Répondre #251 le: 17/05/2010 - 21:26:47 »

Benbitour parle de malédiction du pétrole
L’ancien chef du gouvernement livre sa vision de la crise politico-économique


http://www.facebook.com/pages/Ahmed-Benbitour/161556653347

Par : Meziane Rabhi Edition - Lundi 17 Mai 2010 - www.liberte-algerie.com
http://www.liberte-algerie.com/imp.php?id=135798

L’ancien chef du gouvernement a souligné l’urgence d’une meilleure gestion du secteur pour dépasser l’impasse dans laquelle s’est engouffrée l’économie nationale.

L’économie algérienne est l’archétype de la malédiction des ressources à savoir une économie qui dispose d’un secteur de ressources naturelles (hydrocarbures) tourné vers l’exportation (98% de recettes en devises en Algérie) qui génère de substantielles recettes publiques (75% des recettes en dinars pour le budget)
mais qui, paradoxalement, engendre une stagnation économique et une instabilité politique. C’est un pays riche en ressources, mais qui s’appauvrit chaque année malgré cette abondance. C’est ce qu’a relevé le Dr Ahmed Benbitour, ancien chef du gouvernement, lors d’une conférence sur le secteur des hydrocarbures organisée à l’invitation de la fondation Slimane-Amirat. M. Benbitour a souligné l’urgence d’une meilleure gestion du secteur, pour dépasser l’impasse dans laquelle s’est engouffrée l’économie nationale. Très pédagogique, l’ancien chef du gouvernement a expliqué les caractéristiques de l’économie algérienne fragilisée par “la malédiction des ressources”. Selon lui, le chemin vers la stagnation économique, l’instabilité politique et l’appauvrissement se caractérise par au moins cinq éléments. M. Benbitour indique que l’abondance des ressources accroît les anticipations et l’appétit des dépenses. “Les autorités lancent des projets grandioses. Rappelez-vous, nous avons commencé avec un programme de relance de 7,5 milliards dollars. Tout de suite, on a dit qu’il faut un autre programme de soutien de 60 milliards de dollars. D’où les réactions des individus qui veulent des bénéfices sans tarder.” Dans ce contexte, les attentes de la population poussent les pouvoirs publics vers des réponses rapides. Il s’ensuit “des décisions hâtives, inappropriées et mal coordonnées”. L’accroissement des moyens financier fait diminuer la prudence et la vigilance. Par ailleurs, la pression sur l’augmentation à la fois des dépenses et des transferts va augmenter les attentes des gens.
M. Benbitour explique que le défi est de répondre en même temps à la nécessité d’interventions publiques face aux urgences sociales pour le maintien de l’ordre public et la stabilité politique, ainsi que la nécessité de construire des institutions fortes pour la pérennité de la stabilité politique. La première nécessité fait appel au pompier, la deuxième nécessité fait appel à l’architecte. “D’où l’exigence d’un autre niveau de gouvernance et les gouvernants doivent être à la fois pompiers et architectes. C’est loin d’être le cas lorsque vous considérez le profit de nos gouvernants aujourd’hui.” L’ex-chef du gouvernement indique qu’à la fin de la décennie noire, la population avait besoin de deux éléments importants : une politique d’insertion et de participation et la construction d’institutions fortes. “Qu’est-ce qui s’est passé ? Il y a eu un discours populiste”, a-t-il affirmé. “Concernant les institutions, on a fait le contraire. Le parlement, on l’a cassé par les ordonnances. Le Conseil constitutionnel est devenu une institution pour justifier l’injustifiable”, a précisé M. Benbitour, ajoutant que la centralisation et partant de la concentration des moyens budgétaires a induit “des investissements excessifs et imprudents et donc la porte ouverte à la corruption”. Benbitour, cite le cas, du projet de transfert d’eau vers Tamanrasset, sur plus de 740 km en pente, “inimaginable”. C’est aussi le cas de la ville de Hassi Messaoud. Et le dernier : l’organisation du GNL 16. “On a organisé une grande rencontre au moment où le produit connaît de très sérieux problèmes de marché”, regrette-t-il.

L’abondance de ressources encourage la concentration des pouvoirs au sommet

L’ancien chef du gouvernement indique que l’abondance de ressources encourage la concentration des pouvoirs au sommet. “L’accès au pouvoir signifie l’accès à la richesse et la garantie d’une richesse ultérieure. Le soutien politique se construit essentiellement sur le clientélisme autour de réseaux régionaux ou économiques ou d’intérêts particuliers”, a expliqué
M. Benbitour. “C’est alors l’installation des institutions favorables aux profiteurs. D’où l’existence de conflits causés par le sentiment d’injustice qui s’accompagne par la violence sociale des émeutiers, surtout chez les jeunes, et aussi, l’avidité que peuvent susciter les rentes massives et qui se manifeste par la violence terroriste, les rapts, les gangs et les vols”, argumente l’ancien chef du gouvernement. Par ailleurs, les recettes venant de la fiscalité sur l’exportation des ressources naturelles, vont rompre les liens importants entre les citoyens et l’État, du fait de l’absence de la fiscalité directe. “Les gens ne se sentent pas impliqués par ce que fait l’État. Parce que l’État n’a pas besoin d’eux”, estime M. Benbitour, relevant que la dimension politique de la rente se manifeste par une prédisposition, pas nécessairement, à l’autoritarisme. “Le gouvernement utilise les revenus des hydrocarbures pour alléger les pressions sociales qui autrement mèneraient vers des demandes plus importantes d’imputabilité”, explique M. Benbitour. Pour autant, pour M. Benbitour “la malédiction des ressources” n’est pas une fatalité. “Qui dit hydrocarbures, ne dit pas nécessairement malédiction de ressources”, a-t-il affirmé, prenant l’exemple de la Norvège, riche en pétrole, mais qui occupe la première place mondiale dans l’Indice de développement humain (IDH). “C’est parce qu’on a une mauvaise gouvernance des hydrocarbures qu’on va vers la malédiction”, souligne M. Benbitour qui indique que la fin du pétrole, au rythme actuel de production, pourrait intervenir entre 2026 (pour les réserves prouvées) et 2035 pour les réserves probables. “Si on monte 2 millions de barils par jour, la fin du pétrole interviendrait entre 2022 et 2027”, avertit l’ancien chef du gouvernement.
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« Répondre #252 le: 19/05/2010 - 19:31:41 »


Algérie-Maroc : La Vengeance des amis d’Oufkir
par Saâd Lounès  - mercredi 19 mai 2010
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/algerie-maroc-la-vengeance-des-74890
http://saadlounes.unblog.fr/

Le clan d’Oujda au pouvoir à Alger refuse toujours d’ouvrir la frontière terrestre fermée depuis août 1994, malgré les multiples demandes du gouvernement marocain. Aucune explication de rationalité politique, diplomatique, économique ou sociale ne peut justifier la persistance d’un tel refus. C’est d’autant plus incompréhensible que la majorité des membres du clan d’Oujda sont originaires du Maroc et que la monarchie alaouite a grandement soutenu la guerre de libération nationale et leur accession au pouvoir en 1962.

En reconstituant le puzzle historique algéro-marocain, on peut situer la dégradation profonde des relations entre les deux pays frères après le coup d’Etat manqué du 16 août 1972 du général Mohamed Oufkir, ministre de la Défense, qui fut aussitôt exécuté et sa famille placée en détention secrète. Oufkir était le mentor du MALG et de l’armée des frontières, le recruteur de nombreux marocains qui ont rallié le FLN, et l’ami personnel de Abdelhafid Boussouf, Houari Boumediene, Abdelaziz Bouteflika, Kasdi Merbah, Nouredine Zerhouni, et des DAF (déserteurs algériens de l’armée française).

C’est après la mort d’Oufkir que les relations entre Boumediene et Hassan II se sont gravement détériorées et que le Front Polisario a été créé en 1973 entraînant une guerre froide avec le Maroc, un schisme entre les deux peuples et les deux économies, de graves perturbations dans les relations maghrébines, africaines, arabes, méditerranéennes et internationales.

38 ans après sa mort, le fantôme d’Oufkir continue encore d’alimenter la soif de vengeance de ses amis algériens contre la monarchie marocaine.

Mohamed Oufkir, héros de guerre français  

Mohamed Oufkir est né en 1920 à Ain-Chair, un douar dans la région du Tafilalet, fief des Berbères du Haut Atlas marocain à quelques kilomètres de Bechar. Il est mentionné dans son livret militaire qu’Oufkir « appartient à une influente famille du sud-est marocain qui a rendu des services appréciables à la cause française. » Son père avait été nommé Pacha par Lyautey en 1910.

Les références militaires d’Oufkir, reproduites dans le livre de son fils Raouf (1), sont impressionnantes : « Jeune officier plein d’allant et d’énergie, conservant dans toutes les situations le calme le plus parfait… d’une valeur et d’un sang-froid magnifiques. Exemple de baroudeur né… Remarquable entraîneur d’hommes… faisant preuve d’une ardeur et d’un sens tactique, manoeuvrant avec audace… d’un dynamisme et d’un cran exceptionnels. »  

Héros de la campagne d’Italie, il entra à Rome avec le maréchal Juin en porte-drapeau à la tête du défilé de l’armée coloniale d’Afrique. Puis il s’illustra dans la campagne d’Indochine. Deux fois blessé au combat, promu Chevalier et Officier de la Légion d’Honneur pour faits de guerre, Oufkir a obtenu plusieurs citations et médailles : Croix de guerre, Palmes, Etoile de vermeil, Etoile d’argent, Etoile de bronze, Silver Star de l’armée américaine, etc…

Grâce à ses remarquables états de service, Oufkir est considéré comme un « Officier marocain complet, au loyalisme absolu sur lequel on peut compter en toutes circonstances… s’est acquitté parfaitement de toutes les missions qui lui ont été confiées et donne entière satisfaction… Est appelé à faire une brillante carrière. »

En 1950, Oufkir est « détaché au cabinet du général commandant supérieur des troupes du Maroc », le général Duval dont le plus sinistre fait d’armes fût le massacre de mai 1945 dans le Constantinois algérien. A ses côtés jusqu’à 1953, Oufkir devient un spécialiste des services de renseignement français en pleine naissance et structuration où sont affectés nombre de ses supérieurs (2). « Il est en contact avec tous les services de sécurité français… Il est plus qu’un honorable correspondant : un agent actif du maintien de l’ordre français au Maroc ». (3)

Par la suite, Oufkir « est affecté au cabinet militaire du Résident général de France au Maroc comme aide de camp » de 1953 à 1955. Le capitaine Mohamed Oufkir a été formaté en pur produit du colonialisme qui aura servi aux côtés de cinq résidents généraux, comme correspondant du SDECE et de la DST.

Après la proclamation de l’indépendance en novembre 1955, la France l’impose au roi Mohammed V comme aide de camp, avec tout ce qu’elle compte d’officiers, tirailleurs, spahis, goumiers, et tabors. Avec Oufkir et les OAF (officiers marocains de l’armée française), la France coloniale voulait gérer « l’indépendance dans l’interdépendance », selon la célèbre formule d’Edgar Faure. « Grâce à l’aide matérielle de la France et à l’expérience des officiers ayant servi sous ses drapeaux, l’armée marocaine est mise sur pied en cinq mois. Elle défile devant le Roi dans Rabat en liesse avec Oufkir marchant à sa tête. » (1)

La double mission d’Oufkir

Après le coup d’Etat manqué de 1972, le roi Hassan II avait déclaré avec malice dans une interview restée fameuse qu’il venait de découvrir le véritable rôle d’Oufkir : « Depuis quelques jours, je me pose la question. On aurait dit que la Résidence nous avait servi Oufkir comme sur un plateau. Le 16 novembre 1955, jour du retour de mon père à Rabat, il se trouva déjà à ses côtés dans le Delahaye noire. Ce n’est que depuis trois jours que je me demande pourquoi il nous fût ainsi « servi » dès le début. » (3)

La puissance coloniale avait donné à Oufkir deux missions essentielles. La première a été de construire les structures policières et de renseignement officielles, secrètes et parallèles du Maroc.

La deuxième a été de construire les FAR (Forces Armées Royales) tout en détruisant l’ALN marocaine (Armée de Libération Nationale) et saboter l’influence des partis nationalistes, Istiqlal et UNFP.

Au sortir du protectorat, le Maroc disposait d’une classe politique nationaliste d’élite forgée à la lutte armée et porteuse de solides capacités intellectuelles et militantes : Mehdi Ben Barka, Allel El Fassi, Bouabid, Ibrahim, fqih Basri, etc …

Oufkir est vite devenu l’ennemi intime des nationalistes de la résistance marocaine qu’il combattait férocement « au nom du Roi » … et de la France. Il détestait particulièrement Mehdi Ben Barka qui traitait les médailles militaires sur l’uniforme d’Oufkir de « quincaillerie de mercenaire indigne ».

Pour Ben Barka, le passé colonial des chefs de l’armée hypothéquait l’avenir. Il prononça cette lumineuse prophétie : « L’armée marocaine est un obstacle à toute évolution démocratique…et à toute option révolutionnaire… certains éléments dirigeants… ont un passé douteux : ils ont été formés, ils ont servi, ils se sont distingués et ils ont été récompensés et promus dans les guerres coloniales de l’empire français. » (3) Il le paiera de sa vie lorsqu’il fut enlevé par des barbouzes le 29 octobre 1965 à Paris, puis succomba aux tortures pratiquées par Oufkir et son adjoint Ahmed Dlimi. Oufkir fût condamné par la justice française aux travaux forcés à perpétuité, mais il ne sera jamais inquiété.

Promu colonel puis général de division, Oufkir se distingua par une cruauté anti-populaire (soulèvement du Rif en 1958, émeutes de Casablanca en 1965, …). La répression et la torture exécutées avec zèle lui valurent le surnom de « Boucher ». Oufkir inaugura les terribles « années de plomb » que connut le Maroc et qu’Hassan II poursuivra avec la police politique créée par Oufkir et les tortionnaires qu’il a formés. Les auditions de la Commission Equité et Réconciliation ont dévoilé l’ampleur de l’horreur subie par les opposants marocains.

Après avoir mis en place le système policier et de renseignement, dont le fameux Cab 1, ancêtre de la DST marocaine, Oufkir entra au gouvernement comme ministre de l’intérieur de 1967 à 1971. Une tentative sanglante de putsch, dont Oufkir avait été informé, échoue le 10 juillet 1971 et pousse Hassan II à liquider une bonne partie des OAF, compagnons d’Oufkir, qui dirigeaient les FAR.

Ne doutant pas de l’implication d’Oufkir, qui se trouvait à ses côtés au palais de Skhirat, le roi lui conserve sa confiance et le nomme sur le champ Commandant en chef de l’armée et ministre de la défense. A ce poste, Oufkir acquiert une nouvelle dimension qui impressionne ses amis du renseignement qui le voient désormais en futur chef d’Etat : Richard Helms directeur de la CIA, Alexandre de Marenches patron du SDECE, le MI 5 britannique, les services espagnols et le Mossad israélien avec lequel Oufkir a développé des relations indépendantes de celles de Hassan II. Un agent secret espagnol témoigne : « J’ai appris à quel point Oufkir était lié aux divers services secrets occidentaux : CIA, SDECE ou renseignements espagnols. Mais il ne se comportait ni comme un informateur, ni comme un honorable correspondant. Non, il discutait à égalité et on le respectait. » (4)

Un an après sa promotion, obtenant l’appui de plusieurs officiers marocains et le feu vert du SDECE, la CIA, le Mossad et Boumediene, Oufkir organise maladroitement un putsch qui échoue lamentablement le 16 août 1972. L’avion royal mitraillé en plein vol réussit à se poser et renforce aux yeux du peuple la baraka d’Hassan II. Oufkir fut immédiatement exécuté et ses complices arrêtés.

Hassan II renforça ses pouvoirs en exerçant lui-même les fonctions de ministre de la défense et de Chef d’état-major des FAR, postes qui ne seront plus jamais délégués par le roi du Maroc à ce jour. Le roi purgera de manière radicale son armée et sa police de ce qui restait des OAF et organisera les conditions d’une loyauté absolue des nouveaux gradés qu’il placera sous la surveillance renforcée des SSS (Services Spéciaux de Sa Majesté) dirigés par Moulay Hafid Alaoui et de la Gendarmerie Royale dirigée par Housni Benslimane.

Oufkir et ses amis Boumediene et Bouteflika

Avant leur arrestation, la veuve et les six enfants d’Oufkir eurent quelques jours de répit pour recevoir les condoléances. Raouf révèle comment lui et sa mère brûlèrent les dossiers renfermant « une masse de renseignements ultrasensibles » qu’Oufkir conservait chez lui. « Elle et moi sommes persuadés que mon père a emporté les secrets les plus cruciaux du Maroc dans sa tombe. » (1)

Ils reçurent une visite spéciale qui en dit long sur les relations qu’entretenait Oufkir avec le régime algérien. Son fils Raouf raconte : « Moulay Ali, le factotum de mon père… me chuchote :

- Saïd est là. Il veut te parler, ça urge ! Il doit repartir au plus vite ! Malgré la fatigue, les émotions accumulées, cette nouvelle ne me laisse pas indifférent. Que peut bien faire Saïd ici ? Ce petit homme frêle, basané, au regard perçant, est un orphelin adopté par mon grand-père paternel, le Pacha. Il a étudié et sur les conseils de mon père, s’est engagé dans la guerre d’Algérie aux côtés du FLN. Il est aujourd’hui un proche du président Boumediene. C’est à ce titre que sa présence m’intrigue. Moulay Ali m’entraîne vers la salle des machines de la piscine. Saïd, les yeux humides me serre dans ses bras. Ses condoléances sont sincères. Il se sent toujours de la famille bien qu’il vive dans sa seconde patrie l’Algérie.

- Je suis porteur d’un message du président Boumediene pour ta mère. Il serait préférable que je la voie discrètement. » (1)

Le message transmis à Fatéma Oufkir est sans ambiguïté sur les liens intimes qui unissaient Oufkir à Boumediene : « Madame, je suis venu vous transmettre les sincères condoléances du président Boumediene. Il vous assure de son amitié, de son soutien. Ses liens avec votre mari débordaient le cadre politique. Sa démarche est strictement personnelle, affective. Le président vous fait dire que l’Algérie vous est ouverte, que si vous le souhaitez une maison et tous les moyens nécessaires seront mis à votre disposition. » (1)

Fatéma eut le tort de refuser, n’imaginant pas un seul instant la terrible vengeance royale qui allait s’abattre sur elle et ses enfants.

Oufkir avait été le maître d’œuvre du rapprochement entre Hassan II et Boumediene après l’épisode de la Guerre des Sables en 1963. La signature de plusieurs traités augurait d’un avenir radieux de paix et de prospérité entre les deux pays. Comme le Traité d’Ifrane, du 15 janvier 1969, qui devait sceller « Une paix permanente, une amitié solide et un voisinage fructueux, découlant naturellement de la fraternité séculaire liant les deux peuples frères, … et viseront à l’édification d’un avenir commun et prospère. », la Déclaration commune de Tlemcen du 27 mai 1970, ou le Communiqué Commun de Rabat du 6 juin 1972.

Le sommet de la fraternité algéro-marocaine a été l’Accord Frontalier du 15 juin 1972 de Rabat, par lequel Hassan II reconnaissait avec précision le tracé frontalier et mettait définitivement fin au contentieux territorial hérité du colonialisme. Oufkir était l’homme fort au sein de la Commission Nationale des Frontières puis à la tête de la Commission Mixte pour le Bornage et avait tout fait pour satisfaire son ami Boumediene, comme l’écrit l’ex-Gouverneur Mohamed Maazouzi : « L’enjeu d’Oufkir était la liquidation des dossiers frontaliers pour s’assurer la protection algérienne à la veille de son coup d’Etat. » (5)

Ce témoignage crucial est confirmé par un autre : « En réalité, Boumediene rencontra personnellement le général Oufkir, ministre marocain de la Défense qui l’assura de sa totale approbation du traité. » (6)

Les chefs de la Sécurité Militaire, Kasdi Merbah et Nourredine Zerhouni, et le MAE de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, négociateur en chef et signataire des traités étaient évidemment les messagers et les confidents de ces relations d’amitié avec Oufkir.

Connaissant parfaitement les relations étroites qu’entretenait Oufkir avec Boumediene et les principaux dirigeants du régime algérien, « Hassan II comprend vite que les nombreux voyages que fait son ministre à Alger n’ont pas pour seul objet le règlement du problème du Sahara Occidental. » (1) Ayant saisi l’ampleur de la haute trahison de son ministre de la défense, il ferma provisoirement la frontière avec l’Algérie. Puis, aveuglé par la colère, il plaça toute la famille d’Oufkir en détention secrète le 24 décembre 1972, y compris le petit Abdelatif âgé seulement de trois ans. Ils n’en sortiront que 19 ans plus tard.

L’exécution d’Oufkir puis la disparition de sa famille provoqua une soif de vengeance du clan d’Oujda et de tous les amis d’Oufkir qui aboutit à la dégradation brutale des relations avec la monarchie et la création du Front Polisario en mai 1973. La promesse de Boumediene d’aider le Maroc à récupérer le Sahara Occidental, en échange du traité frontalier, fut enterrée dans la tombe d’Oufkir.

Un climat de haine s’installa aussitôt entre les deux dirigeants qui le firent payer très chèrement à leurs peuples. A titre d’exemple, on peut citer du côté marocain le Dahir du 2 mars 1973 qui décrète la « marocanisation des biens appartenant à des étrangers ». Des immeubles, des commerces et des terres appartenant essentiellement à des algériens mais aussi des français sont nationalisés.

Et du côté algérien, Boumediene ordonna l’expulsion arbitraire de milliers de familles marocaines et la spoliation de leurs biens en 1975. Hassan II lance la Marche Verte, l’armée algérienne soutient militairement le Polisario et le 7 mars 1976, les relations diplomatiques sont rompues et la frontière fermée.

Elle ne sera rouverte que 12 ans plus tard en 1988 avec le rétablissement des liaisons aériennes et la suppression des visas. Pas pour longtemps, le coup d’Etat des DAF contre Chadli en janvier 92 et la crise algérienne vont durcir les relations avec le Maroc pour aboutir à une nouvelle fermeture de la frontière en août 94 et le rétablissement des visas.

Oufkir et ses amis de la Sécurité Militaire

De la même façon qu’Oufkir a construit la police politique et les services secrets marocains, on sait aujourd’hui qu’il a joué un rôle primordial dans la création des services secrets algériens. Dès l’installation d’Abdelhafid Boussouf au Maroc, Oufkir l’encadre, l’assiste et lui procure toute la logistique nécessaire sur ordre du roi Mohamed V qui a tout fait pour encourager la révolution algérienne.

Rien de ce que pouvait faire Boussouf et le FLN au Maroc ne pouvait échapper au système de renseignement d’Oufkir. Au contraire, Boussouf a bénéficié de tout le savoir-faire d’Oufkir pour créer le MALG (Ministère de l’Armement et des Liaisons Générales) en lançant la formation de la première promotion d’agents secrets sous l’appellation Larbi Ben M’hidi.

Un colonel de la Sécurité Militaire, Ali Hamlat, lève « le voile sur cette première promotion des cadres de la Wilaya V, dont les membres ont, effectivement, constitué, pour la plupart, l’ossature du MALG ». A la question « Sur le plan social, quelle était l’origine des membres de cette promotion Larbi Ben M’hidi ? », Hamlat répond sans hésitation : « Tous étaient issus, en règle générale, de familles de réfugiés, de fonctionnaires au service du gouvernement marocain ou, accessoirement, de commerçants et d’agriculteurs établis au Maroc de longue date ». Selon lui : « Le recensement effectué par l’Association des anciens du Malg a permis de situer à soixante-douze le nombre de stagiaires de cette promotion. » Leur directeur de stage Khelifa Laroussi, adjoint de Boussouf, leur avait décrété : « Vous êtes les futurs ministres de l’Algérie indépendante ! » (7)

En lisant l’interview, on devine l’ombre omniprésente d’Oufkir : « La conception stratégique et futuriste de l’opération de formation, le professionnalisme de son organisation et son déroulement, « l’intuition psychologique » de Boussouf, la « profusion de moyens dont il a pu disposer au Maroc »…. D’où donc Boussouf tenait-il ce professionnalisme et cette redoutable efficacité ? Et ses choix judicieux de collaborateurs professionnels, tous DAF, comme le « technocrate » Laroussi Khalifa, l’officier de transmission Omar Tellidji et le baroudeur Abdallah Arbaoui. Etait-il donc un « prophète » ou un génie de la formation et de l’organisation militaire ? Ou plutôt a-t-il été lui-même formé, encadré et coaché et par qui ? Pourquoi Boussouf a-t-il recruté ses stagiaires et agents uniquement au Maroc et n’a-t-il pas fait venir des volontaires de toutes les régions d’Algérie ? » 8

Oufkir est lié de près aux choix et recrutements des agents de Boussouf, ainsi qu’à la formation et à l’encadrement d’hommes tels que Boumediene, Bouteflika, Merbah, Zerhouni, etc… Un grand nombre de ces recrues sont les enfants de militaires compagnons d’arme d’Oufkir ou ses collègues à la Résidence, comme le père d’Ali Tounsi, actuel DGSN, qui avait le grade de capitaine dans l’armée française. Est-ce qu’Oufkir avait noyauté dès cette époque les services secrets algériens sur ordre du SDECE ? L’histoire le dira. De même qu’on saura peut-être un jour quel rôle il a joué dans l’arraisonnement de l’avion transportant les cinq chefs historiques du FLN.

Comme pour le Maroc, la génération des résistants nationalistes du FLN a été marginalisée, opprimée, emprisonnée ou assassinée avant et après l’indépendance. La villa de Tétouan où a été assassiné Abane Ramdane appartenait aux services de police d’Oufkir. On comprend pourquoi la disparition brutale d’Oufkir a été un choc pour les chefs de la Sécurité Militaire algérienne, dont la plupart lui doivent leur carrière. Ils se vengeront contre la monarchie alaouite derrière le Front Polisario.

Oufkir et ses amis algériens de l’armée française

Alors qu’au Maroc, l’affectation des militaires marocains à la monarchie s’est faite naturellement et en masse dès la fin du protectorat, il n’en a pas été de même pour l’Algérie.

L’ex-premier ministre de Chadli Bendjedid (1984-1988), Abdelhamid Brahimi, confirme par un témoignage écrit ce que la rumeur publique connaissait depuis l’indépendance. La France « a organisé l’infiltration de l’ALN en noyautant les vagues successives de « déserteurs » de l’armée française en 1958, 1959 et 1961 par des hommes sûrs et acquis à sa cause pour leur permettre d’acquérir la légitimité révolutionnaire et la qualité de moudjahidine lorsque l’Algérie aura accédé à l’indépendance, en vue de contrôler au plus haut niveau la future armée algérienne. » (9)

Parmi tous les noms cités par Brahimi, on peut relever ceux qui ont « déserté » en 1957 Mohamed Zerguini, Mohamed Boutella, Abdelkader Chabou, Slimane Hoffman, Mouloud Idir.

Ceux qui les avaient rejoints en 1958 et 1959 Larbi Belkheir, Khaled Nezzar, Abdelmalek Guennaïzia, Abdelmadjid Allahoum, Abdennour Bekka, Mostefa Cheloufi, Lahbib Khelil, Abdelhamid Latreche, Selim Saadi, Rachid Mediouni. Enfin parmi les déserteurs de 1961, Brahimi cite Mohamed Lamari et Mohamed Touati.

Brahimi précise que tous ces déserteurs ne rejoignaient pas l’ALN dans les maquis pour combattre l’oppresseur colonial, mais le FLN à Tunis ou à Oujda.

Formé par le FLN dans des Académies militaires arabes comme Hocine Benmallem, Abderrezak Bouhara, Larbi Si Lahcene, Kamel Ouartsi,… Brahimi raconte cette anecdote à propos de Slimane Hoffman qui leur tint ce discours très explicite sur le contenu de leur mission : « Nous, ex-officiers de l’armée française et vous, officiers sortis des académies militaires arabes, sommes les mieux placés et les mieux préparés pour nous imposer et disposer du commandement de l’armée algérienne après l’indépendance, compte tenu de notre professionnalisme, notre expérience et notre compétence. Nous devons nous entendre dès à présent sur la répartition des rôles et des tâches pour accéder au commandement de la future armée. » (9)

Jusqu’à ce jour, on ne sait absolument rien des états de services des DAF qui dirigent l’armée algérienne et personne ne peut accéder à leurs livrets militaires. Au S.H.A.T. (Service Historique de l’Armée de Terre au Château de Vincennes), « Les documents ne sont communicables que 120 ans après la naissance de l’intéressé ».

Les DAF se reconnaissaient en Mohamed Oufkir, qui avait passé 17 ans sous les drapeaux français, et avaient tous une conception républicaine de l’Etat qui ne pouvait s’accommoder d’un régime monarchique et du baisemain. Ceux qui ont côtoyé Oufkir entre 1962 et 1972 échangeaient leurs « souvenirs militaires » dans de longues soirées arrosées.

Il est clair que la composante du pouvoir algérien depuis 1962 à ce jour, symbolisé par « l’armée républicaine et révolutionnaire » n’a jamais eu de sympathie pour le régime monarchique. Le coup d’Etat raté d’Oufkir a sans contexte contribué à détériorer les relations entre les deux pays. Mais du côté algérien, la page n’a toujours pas été tournée malgré la disparition d’Hassan II qui a définitivement consolidé la monarchie que les opposants marocains ne cherchent plus à renverser.

La rancoeur continue à habiter les amis d’Oufkir. Dès qu’un membre du gouvernement marocain demande l’ouverture des frontières, Noureddine Zerhouni est toujours le premier à répondre non. Lors d’une visite à Tlemcen, à une question d’un journaliste, il avait fait cette déclaration indigne à la télévision : « Pourquoi voulez-vous qu’en ouvrant la frontière, l’Algérie fasse profiter le Maroc d’un apport touristique de 2 milliards de dollars ? »

Les amis d’Oufkir, encore au pouvoir 48 ans après l’indépendance, ont privatisé le pays et l’entraînent dans une inexorable décadence. Il est plus que temps de renouveler les élites dirigeantes de l’Etat, mettre un terme à ce discours de haine et de vengeance, et laisser les deux peuples vivre librement leur fraternité et leur bon voisinage.

Saâd Lounès

(1) Raouf Oufkir – Les Invités, 20 ans dans les prisons du Roi – Flammarion – Paris – 2003

(2)  Historique des services de renseignement français

http://saadlounes.unblog.fr/files/2009/07/historiquedesservicesderenseignementfranais.pdf  

(3) Gilles Perrault – Notre ami Le Roi – Gallimard – Paris – 1990

(4) Gonzalez Mata – Le Cygne, Mémoires d’un agent secret – Grasset – 1976

(5) Mohamed Maazouzi – Un demi-siècle pour l’intégrité territoriale – Rabat – 2004

(6) Ania Francos et J.P. Sérini – Un Algérien nommé Boumediene – Paris– 1976

(7) http://saadlounes.unblog.fr/naissance-des-services-secrets-algeriens-au-maroc/

8 http://saadlounes.unblog.fr/lalgerie-gouvernee-par-des-marocains/

(9) Abdelhamid Brahimi – Aux origines de la tragédie algérienne (1958-2000) – Témoignage sur Hizb França –Ed Hoggar – Genève - 2000

Télécharger le livre sur le lien ci-dessous :

http://www.hoggar.org/books/HizbFransa/HizbFransa-fr.pdf
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« Répondre #253 le: 26/07/2010 - 12:39:09 »

Que 7 ans pour le Gaz ! et le Pétrole ? 4 ans ? il est déjà trop tard pour éviter l'implosion programmée de l'Algérie. Sauve qui peut. Le pillage national et international de l'Algérie va s'accentuer.

Sachant ce scénario d'implosion, personne ne va investir dans le nucléaire ou le solaire en Algérie. Cette dernière sera trop instable et surtout ruinée donc pas de possibilité ou opportunité de pillage.

L’Algérie cessera d’exporter du gaz en 2017 !
Conséquence de la politique ruineuse de Chakib Khelil

Par : Khaled R. Lundi 26 Juillet 2010 LIBERTE
http://www.liberte-algerie.com/imp.php?id=139887

Le gisement de Hassi R’mel, l’une des mamelles de l’Algérie, est malade. Avec l’explosion des besoins domestiques, Sonatrach risque de ne pas honorer ses engagements contractuels.

La lecture du rapport de la commission de régulation du gaz et de l’électricité (CREG) sur les besoins en gaz aboutit à une conclusion étonnante. “L’Algérie cessera d’exporter du gaz à partir de 2017-2018. Les principaux gisements de gaz, Hassi R’mel, Alrar, Stah, ont été malmenés”, souligne un expert national spécialiste en hydrocarbures. Différentes sources concordantes font état d’une production de gaz en voie d’essoufflement en raison de l’intensification de l’extraction de gaz poursuivie par Chakib Khelil depuis 2000, non compensée par des découvertes majeures d’hydrocarbures. Quelques mois avant son incarcération en janvier dernier, Belkacem Boumediène, alors vice-président de Sonatrach, nous confiait : “Hassi R’mel est essoufflé. Il va connaître une chute de sa production.” Quant on sait l’importance de ce gisement, parmi les plus riches au monde, considéré comme l’un des fleurons de l’Algérie dans la production algérienne de gaz, on ne peut que s’en inquiéter, d’autant que les besoins domestiques sont en train d’exploser.

En effet, dans le rapport du CREG, intitulé programme indicatif d’approvisionnement du marché national en gaz, on peut lire que les besoins domestiques vont passer de 26 milliards de mètres cubes en 2008, 28 milliards de mètres cubes en 2009 (estimation) à 62 milliards de mètres cubes en 2018 dans un scénario fort (61 milliards de mètres cubes en 2017), 54 milliards de mètres de cubes dans le scénario moyen (52 milliards en 2017) et 52 (49 milliards de mètres cubes en 2017) dans le scénario faible, soit une croissance de plus de 200% pour la première hypothèse et environ 200% pour les autres.

Le premier scénario tient compte des besoins en gaz du programme pétrochimique ambitieux de Sonatrach dont les projets d’ammoniac d’Orascom et de SuhaIl Bahwan à Arzew ainsi que le projet de complexe d’aluminium à Beni Saf. “La consommation des clients industriels servis par Sonatrach connaîtra l’évolution la plus importante avec un taux de croissance annuel de 13%. La répartition de la consommation globale sur toute la période dans un scénario moyen montre que près de 52% sont consommés par les clients industriels, 31% par les centrales électriques et seulement 18% par la distribution publique.”

En matière de découvertes et d’accumulations de gaz, les résultats sont modestes

“On n’a découvert que de petits et moyens gisements (pendant la décennie 2000)”, déclarait dans un entretien à la Tribune l’ex-président aval, Belkacem Boumediène. En d’autres termes, le rythme des découvertes ne compense pas l’épuisement des réserves. En 2009, l’Algérie disposait de 4 500 milliards de mètres cubes de réserves, indiquent les statistiques de BP. Les nouvelles découvertes de gaz ne pourront faire face à l’essoufflement des principaux gisements de gaz algérien. “Il faudra revoir à la baisse les ambitions d’exportation de gaz. Maintenir l’objectif des 60 milliards de mètres cubes d’exportation, voire des 85 milliards de mètres cubes/an pour honorer ses engagements contractuels. Pas plus tant qu’on n’aura pas mis au jour d’importantes réserves de gaz”, observe un expert spécialiste des questions gazières Le hic, c’est qu’avec le programme ambitieux de développement de la pétrochimie, les besoins importants en gaz pour les nouvelles centrales électriques, les projets de dessalement d’eau de mer, on ne pourra plus exporter du gaz.

Un simple calcul arithmétique le démontre

On exporte ces dernières années pour 60 milliards de mètres cubes. Les besoins locaux sont autour de 20 milliards de mètres cubes. On a produit en 2009 81,4 milliards de mètres cubes de gaz, indique BP.

En 2017-2018, on ne pourra produire autant de gaz, au regard de la chute du niveau d’extraction du principal gisement de Hassi R’mel. “Pour maintenir la pression et ainsi assurer un niveau acceptable de production du champ, il faudra injecter d’énormes quantités de gaz.” Un défi très difficile, voire insoutenable. Une bonne partie de la production ira à l’injection de quantités de gaz dans les gisements. La nouvelle production issue des champs, notamment de Touat, Timimoun, Ahnet et Gassi Touil, ne pourra pas compenser la chute de production des principaux gisements précités, observent nos sources.

Sonatrach ne pourra donc pas honorer ses engagements contractuels. En d’autres termes, elle ne pourra plus livrer du gaz à ses clients étrangers. À moins d’une révision de la politique énergétique du pays. L’ancienne, menée par Chakib Khelil, par une intensification de la production sans tenir compte des règles de conservation des gisements, le lancement de projets pétrochimiques sans grande valeur ajoutée pour le pays, comme ceux de l’ammoniac, auront des retombées catastrophiques à moyen terme, détériorant l’image de l’Algérie à l’extérieur et compromettant des revenus en devises pour l’Algérie.

Avec la poursuite d’une telle politique, la réalisation du gazoduc Galsi reliant l’Algérie à l’Italie est compromise. Le gaz, ne l’oublions pas, c’est environ 40% des recettes en devises engrangées des exportations d’hydrocarbures. C’est l’équivalent d’environ 80% du £budget d’investissement de l’État. C’est aussi une importante carte aux mains de l’Algérie dans ses aspirations de puissance régionale.

Une telle ponction sur les revenus d’hydrocarbures du pays auraient des conséquences sociales et économiques graves : un gel des salaires, une baisse des transferts sociaux et une probable dégradation des équilibres extérieurs.

Il faudra donc inverser la tendance rapidement. En révisant à la baisse le programme pétrochimique de Sonatrach, par l’annulation de certains projets, l’intensification des investissements d’exploration en vue de renouveler les réserves, en menant une politique beaucoup plus ambitieuse d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables. L’acquisition de réserves d’hydrocarbures à l’étranger devrait constituer également une priorité. Encore faut-il que le politique accompagne ce mouvement. Pour l’instant, nos gouvernants sont restés passifs face à cet épuisement rapide des réserves.

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Une grave crise interne de gaz guette l'Algérie à partir de 2014
Ali Idir 26/07/2010 Tout sur l'Algérie
http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/une-grave-crise-interne-de-gaz-guette-l-algerie-a-partir-de-2014_11683.html

L'Algérie aura du mal à honorer ses engagements gaziers avec l'étranger en raison de l'augmentation de sa consommation interne d'ici à 2018. Cette demande pourrait évoluer entre 50,48 milliards de m3 et près de 63 milliards de m3 à l'horizon 2018, selon programme indicatif d'approvisionnement du marché national en gaz pour la période 2009-2018 publié par par la Commission nationale de régulation de l'électricité et du gaz (CREG) sur son site internet.

La CREG a évalué cette demande selon trois hypothèses: une faible augmentation de la demande, une évolution modérée et une augmentation forte de la demande interne en gaz. "Le scénario fort prévoit un développement socio-économique haut avec l’intégration de plusieurs projets industriels. Dans ce scénario, la demande globale en 2018 atteindra 62,96 milliards de mètres cubes, soit une évolution annuelle moyenne de 9%", a expliqué la CREG. Les hypothèses du scénario faible "donnent un rythme de croissance annuel moyen de 6,6%, soit une demande en gaz de 50,48 milliards de mètres cubes en 2018", a-t-elle ajouté. Enfin, la demande interne en gaz peut progresser selon le scénario moyen "à un rythme annuel moyen de 7,4%, passant de 26,6 milliards de mètres cubes en 2008 pour atteindre les 54,22 milliards de mètres cubes en 2018", selon la même source.

La CREG prévoit une évolution importante de la demande nationale en gaz naturel entre 2009-2010 et 2013-2014. Elle devrait passer de 28,37 milliards de m3 en 2009 pour dépasser 40 milliards, selon le scénario faible ou atteindre 60 milliards de m3, selon le scénario fort. Après la demande évoluera très lentement jusqu'en 2018. Les quatre prochaines années s'annoncent donc décisives pour la satisfaction de la demande nationale en gaz naturel alors que les investissements de Sonatrach dans le domaine n'avancent pas.

L'Algérie pourrait faire face à une grave crise interne de gaz dans les quatre prochaines années et aura du mal à maintenir à 64 milliards de m3 ses exportations annuelles, si la production nationale actuellement de 100 milliards de m3 n'évolue pas rapidement. Le déficit pourrait atteindre 50 milliards de m3 en 2014 si Sonatrach maintient son projet de porter ses exportations à 85 milliards de m3 dans quatre ans.

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Les étudiants : professeur quel est notre devenir dans 20 ans ?

Professeur Dr Abderrahmane MEBTOUL Poste par faycal 13 avril 2011

http://www.algerie-focus.com/2011/04/13/les-etudiant-professeur-quel-est-notre-devenir-dans-20-ans/

Les manifestations des étudiants à travers tout le territoire national ne devraient pas être prises à la légère par les pouvoirs publics algériens. Nos étudiants par ces manifestations traduisent leur inquiétude vis-à-vis de l’avenir à l’instar d’autres segments de la société. D’où l’urgence d’un discours de vérité, car que sera l’Algérie dans 20 ans et que sera son avenir avec une population qui approchera 50 millions d’habitants et où l’Algérie dépassera les trois (3) millions d’étudiants et où la demande additionnelle d’emplois annuels dépassera les 700.000/800.000, en tenant compte de l’emploi féminin en croissance ?

2030 c’est demain car l’Algérie est indépendante depuis 49 ans fonctionnant toujours sur la rente des hydrocarbures malgré des promesses sans lendemain. Telle a été a été la question qui m’a été posée par mes étudiants de 4ème année et de magister ? Cette même question a suscité un débat riche qui renvoie à deux hypothèses.

1- La première hypothèse serait le statu quo actuel et des discours d’autosatisfaction source de névrose collective déconnectée des réalités tant locales que mondiales. L’âge moyen de mes étudiants de fin d’année de licence étant d’environ 22 ans, et 25 ans pour les magisters, ils auront alors entre 42 et 45 ans en 2030. Entre-temps ils auront pour exigences, comme tout Algérien, un emploi, un logement, se marier et avoir des enfants, et donc une demande sociale croissant.

Ceux qui travaillent actuellement, auront entre 60 et 70 ans et seront en retraite. De ce fait, il est à prévoir une forte probabilité d’épuisement des réserves de pétrole et de gaz rentables (25/30 ans), des besoins croissants et moins de devises pour importer.

Dans ce cas il y aura forcément suppression du ministère des hydrocarbures et celui de la Solidarité nationale avec le risque d’implosion de la caisse de retraite, et sans de vises pas d’attrait de l’investissement. Il s’ensuivra un chômage croissant, des tensions sociales et une instabilité politique à l’instar des pays les plus pauvres de l’Afrique subsaharienne, et le risque d’intervention de puissances étrangères.

2- Quant à la deuxième hypothèse, elle se base sur les conditions de développement de l’Algérie où l’on aura préparé l’après-pétrole, avec des liens inextricables entre réformes et démocratie tenant compte de notre anthropologie culturelle. L’on aura révisé profondément la politique socio-économique en misant sur des segments de savoir. Sinon on forme des diplômés chromeurs en évitant l’instabilité juridique, le manque de cohérence et de visibilité.

La corruption qui devient dramatique généralisable à tous les secteurs, source d’une démobilisation générale, serait alors combattu par de véritables contrepoids démocratiques et non par des organes techniques aux ordres de peu d’efficacité, dans les faits et non par des textes. Dès lors la sphère informelle intimement liée à la logique rentière, produit de la bureaucratie et des dysfonctionnements des appareils de l’Etat qui favorise cette corruption, serait intégrée progressivement au sein de la sphère réelle.

Le développement, en revanche, se fonderait sur les piliers du développement du XXIe siècle, tels que la revalorisation du savoir, de l’Etat de droit et une nouvelle gouvernance par la réhabilitation du management stratégique de l’entreprise et des institutions, par une libéralisation maîtrisée grâce au rôle central de l’Etat régulateur.

Le dialogue politique, économique et social évitant la concentration excessive du revenu national au profit des rentes spéculatives destructrices de richesses aurait remplacé les décisions autoritaires.

L’on aurait mis fin au gaspillage de la rente des hydrocarbures, de ces dépenses monétaires sans se préoccuper des impacts pour une paix sociale fictive, en gardant une partie de cette rente pour les générations futures, et en ayant mis en place un nouveau modèle de consommation énergétique reposant sur les énergies renouvelables. L’on aurait promu des segments en réhabilitant l’entreprise, loin de tout monopole, seule source de création de richesses permanentes avec des allocations ciblées d’investissement dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux en ce monde impitoyable où toute Nation qui n’avance pas recule.

En bref pour que ces conditions se réalisent, l’on aurait réalisé une véritable transition démocratique pacifique.

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La consommation interne de gaz en Algérie pourrait doubler au cours de la décennie. Cela risque de peser sur les importations françaises de gaz algérien.

Ali Idir, à Alger Source : La Tribune.fr - 28/07/2010
http://www.latribune.fr/entreprises/industrie/energie-environnement/20100728trib000534287/exclusif-la-france-privee-de-gaz-algerien-dans-quelques-annees-.html

L'Algérie pourrait commencer à manquer de gaz dès 2014 en raison d'une forte augmentation de sa demande interne et ne plus être en mesure d'honorer ses engagements internationaux, notamment vis-à-vis de la France qui la compte parmi ses principaux fournisseurs de cette énergie. Selon les prévisions de la Commission de régulation de l'électricité et du gaz d'Algérie (Creg), la demande interne pourrait progresser selon un taux annuel compris entre 6,6 % et 9 % d'ici à 2018 pour atteindre alors entre 50,5  et 63 milliards de mètres cubes, contre 28 milliards en 2009. L'Algérie, qui produit 100 milliards de mètres cubes par an compte porter ses exportations à 85 milliards de mètres cubes à partir de 2013 contre 64 milliards actuellement. Le déficit à combler avoisinera donc 45 milliards de mètres cubes.

Essor industriel

Parmi les projets à l'origine de cette forte demande figurent notamment des installations pétrochimiques projetées par le groupe pétrolier public Sonatrach, des stations de dessalement de l'eau de mer et des centrales électriques fonctionnant au gaz naturel pour alimenter des usines, un métro à Alger, des tramways, des trains électriques, etc. Sans compter des millions de foyers à alimenter en gaz naturel, une énergie très bon marché comparativement à l'électricité.

En fait, la période sensible se situe entre 2010 et 2014, au cours de laquelle le pays connaîtra une forte croissance de sa demande interne. Un rapport interne établi par Sonatrach prévoit d'ailleurs une grave crise interne à partir de 2014. « On ne sait pas si l'Algérie dispose vraiment de suffisamment de gaz pour tenir ses engagements », s'inquiétait déjà en 2009 un diplomate britannique. Or l'Algérie est l'un des trois plus grands fournisseurs de l'Europe en gaz, avec la Russie et la Norvège. En France, les importations d'hydrocarbures (pétrole et gaz naturel) en provenance d'Algérie représentent ainsi 4,8 % des importations de combustibles et carburants de la France.

Alors que la demande interne va doubler durant les quatre prochaines années, les projets d'exploitation du gaz ne sont pas si nombreux. L'Algérie prévoit la mise en service de deux usines de production de gaz naturel liquéfié (GNL) d'une capacité globale de 10 milliards de mètres cubes. Le pays peine à attirer de nouveaux investisseurs en raison de la baisse des prix de l'or bleu et d'une législation peu attractive.

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Tensions à venir sur le gaz algérien : alerte pour la sécurité énergétique française

Héloïm Sinclair Publié le : 18/08/2010  developpementdurable.com

http://www.developpementdurable.com/technologie/2010/08/U205/tensions-a-venir-sur-le-gaz-algerien-alerte-pour-la-securite-energetique-francaise.html#

Revenons sur un article de La Tribune publié fin juillet à propos du gaz naturel algérien, qui a retenu mon attention parce qu’il met en lumière notre dépendance énergétique. La France carbure au gaz naturel algérien, et la forte augmentation de la consommation de ce même gaz naturel au Sud de la Méditerranée d’ici 2014 risque de compromettre les engagements contractuels de notre confort à bon prix. Warning pour GDF Suez et pour notre pouvoir d’achat, 2014 c’est presque aujourd’hui !!! Qu’en sera-t-il d’ici 2020, c'est-à-dire demain, des investissements gigantesques dans des infrastructures énergétiques ?

Pour alimenter ses propres besoins en forte augmentation (doublement d'ici 4 à 5 ans), l’ancienne colonie française pourrait rogner sur les quantités exportées ou bien encore en profiter pour renégocier ses prix - elle n’a pas de raison objective de se priver de « taxer » notre dépendance pour subventionner sa consommation - en dépit des contrats de long terme signés…

Compte tenu du poids du gaz naturel algérien dans notre balance énergétique (près de 5 % des importations de combustibles et carburants de la France), c'est peu rassurant. Plus grave inquiétude encore, personne ne sait si l’Algérie a suffisamment de réserves pour honorer ses engagements à l’export et alimenter sa consommation.

Cela explique sûrement l’engagement d’EDF et de GDF Suez auprès de Gazprom, pour siphonner le gaz russe. Il faut bien préparer l’avenir, même si c’est soulager - relativement et temporairement - notre dépendance par une autre…

Cela montre aussi que substituer des molécules importées par des calories renouvelables et locales est d’une sagesse évidente. De même que tout électron vert pour soulager la production d’électricité issue de turbines à gaz (TAG) est, et le sera encore plus, tout à fait bienvenue.

L’alerte sur les tensions pour le gaz algérien d’ici 2014 est un signal, une invitation ferme de la réalité géostratégique pour la France et l’Europe, à accélérer le déploiement des énergies renouvelables (sans oublier la chaleur !) et l’efficacité énergétique. C’est aussi une opportunité pour une politique de voisinage renouvelée qui développerait fortement la collaboration euro-méditerranéenne sur les énergies renouvelables.

Ce n’est que la pointe d’un iceberg de crise énergétique à venir. Cela ne détournera pas radicalement notre trajectoire de société Titanic, mais cela doit nous inciter à changer de cap. Au moins par prudence, si ce n’est par intérêt…

Si je me décentre au Sud pour analyser cette information, c'est plutôt encourageant pour la société algérienne.

L’augmentation forte de la consommation d’énergie est un indicateur de la vigueur de la croissance de l’économie algérienne, particulièrement au niveau de la production industrielle. Ce qui est bon pour combattre le chômage endémique…

Par ailleurs, pour prolonger la vie de la poule aux œufs d’or – les ressources en gaz naturel ne sont pas infinies – les autorités algériennes devraient développer un intérêt croissant pour le solaire à concentration (CSP) et le photovoltaïque (PV). A la fois pour alimenter leurs propres besoins, mais aussi pour conserver davantage de marges de manœuvre pour l’exportation de gaz naturel, voire même d’électricité solaire à moyen terme.

Pour la production d’électricité, les centrales solaires combinées aux TAG ont de belles années devant elles en Algérie. C'est également vrai pour le photovoltaïque. Une bonne nouvelle pour le Plan Solaire Méditerranée et pour Desertec, que ces tensions gazières parent le CSP et le PV de nouvelles vertus, alors que la politique algérienne est ultra-dépendante du fossile et jusque-là peu perméable aux énergies renouvelables.

Intérêts économiques + transfert de technologies + crédits carbone + volonté politique nouvelle = PV & CSP booming en Algérie à court/moyen terme.

Pour tempérer cet optimisme écolo, on peut dire que substituer du gaz par du solaire n’apporte pas forcément la démocratie pour le partage des richesses. L’oligarchie qui profite aujourd’hui de la rente fossile algérienne, pourrait très bien s’accoutumer à l’avenir, à prélever sa dîme sur la production d’énergie solaire. D’autant que ces acteurs sont incontournables pour développer des projets… Bref, ce n’est pas progressiste à tous points de vue, mais un constat réaliste : décarboner un petit peu l’économie algérienne ne suffira pas à libérer tout le potentiel de ce vaste pays…


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Les vicissitudes du Galsi

Par Celia Petroni  france3.fr Publié le 12/08/2010

http://corse.france3.fr/info/corse/les-vicissitudes-du-galsi-64396053.html

Le tracé du Galsi ( http://www.mem-algeria.org/actu/comn/galsi.htm ) remis en cause dans les journaux algériens qui dénoncent un projet de gazoduc caduc

Alors que Jean-Louis Borloo confirmait l'avancée du Galsi 15 juin dernier, Algériens et Italiens n'ont toujours pas débuté la construction de ce système d'alimentation en gaz naturel. L'indépendance énergétique promise est néanmoins compromise selon les médias algériens qui dénoncent l'arrêt de l'exportation de gaz d'ici 2017.

Motif: une production insuffisante de gaz pour assurer les propres besoin de l'Algérie.

Les volumes d'acheminement de gaz en Corse ne compromettent pas la consommation algérienne, ce sont ceux vers l'Italie qui poseraient problème. Le Galsi risque donc de ne pas voir le jour, si aucun accord n'est passé en Algérie et Italie.

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Algérie - Les « fuites » sur le déclin de Hassi R’mel embarrassent les autorités

Écrit par Salam Hairouz - Samedi, 02 Octobre 2010
http://www.maghrebemergent.info/energie/hydrocarbures/1214-algerie-les-l-fuites-r-sur-le-declin-de-hassi-rmel-embarrassent-les-autorites.html

Les responsables algériens du secteur de l’énergie ont eu pour la première fois, lors de la présentation du 3ème appel d’offres de Alnaft, à s’expliquer sur le « cas Hassi R’mel », le  gisement géant de gaz naturel étant annoncé dans la presse en déplétion rapide. Le ministre Youssef Yousfi s’est montré évasif sur le sujet alors que le PDG de Sonatrach a tenté d’amortir l’impact du « risque volume ». Hassi R’mel est devenu en quelques jours la plus grande bombe à retardement laissée par Chakib Khelil.

L’expression du visage du ministre algérien de l’énergie et des mines, Youssef Yousfi, a subitement changé lorsqu’un journaliste l’a interpellé, jeudi 30 septembre dernier à l’hôtel Sheraton, au sujet des difficultés du gisement gazier de Hassi R’mel, rapportés par la presse les jours précédents. « Il n’y a aucun problème dans l’exploitation de gaz à Hassi Rmel » a-t-il sommairement déclaré visiblement contrarié par la question.  Le ministre a même refusé sèchement de reparler de ce sujet,  lorsqu’il a été relancé par des journalistes restés sur leur faim. Ce sont deux articles, l’un publié début août dans le supplément économique de Liberté et l’autre la semaine dernière dans le supplément économique d’El Watan qui ont introduit dans  la discussion publique, indirectement puis nominalement, le thème,  plus ou moins tabou, d’un déclin rapide de la production de Hassi R’mel. Le gisement géant exploité par Sonatrach aurait connu de graves envahissements d’eaux les années précédentes qui rendraient « très difficiles » voire parfois « impossible » la récupération d’importantes quantités de gaz naturel, comptabilisées comme récupérables dans le plan de développement du gisement.

En marge de la cérémonie de la présentation du troisième appel à la concurrence d’Alnaft (gence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures),  une source proche de Sonatrach qui a requis l’anonymat a confirmé, à l’inverse du ministre de l’énergie et des mines, ce qui se dit depuis plusieurs mois au sujet de la déplétion précoce du principal gisement de gaz algérien : « On va bientôt entendre parler de ce qu’on appellera le scandale Hassi Rmel assure notre sources auprès de Sonatrach ».

« Pour remplir les engagements de l’Algérie envers ces partenaire, l’équipe de Chakib Khelil a voulu jouer aux apprentis sorciers en surexploitant l’un des plus importants gisements gazier en Algérie. Les conséquences ont été dramatique sur les réserves qui se trouve maintenant difficiles d’accès voir impossible ».

Nourredine Cherouati rassure

La réaction du staff de Sonatrach est plus réaliste que celle du ministre de l’énergie et des mines. Personne ne nie vraiment qu’il existe des problèmes dans l’exploitation du gisement de Hassi Rmel mais on préfère rassurer. « Il y a toujours eu des problème dans ce gisement » a lancé à la presse, Noureddine Cherouati, PDG de Sonatrach jeudi dernier à  l’hôtel Sheraton à l’occasion de la même cérémonie. Selon ses explications, il ne s’agit en fait que d’un problème technique qui concerne la manière d’exploiter les ressources du gisement de Hassi Rmel. « On va remplir le gazoduc italien, celui qui passe par le Maroc, le GNL, le Medgaz aussi et il y aura assez de gaz pour les algériens également » a assuré Noureddine Cherouati. Il dira même que « Dieu seul sait ce qu’il y a dans les réservoirs ». Pour appuyer ses dires Cherouati rappelle qu’il s’agit de gaz qui se trouve à 2800 mètres en sous-sol. « Personne n’est descendu pour voir savoir ce qui s’y passe » a-t-il déclaré. Pour le premier responsable de l’entreprise pétrolière nationale, Hassi Rmel n’est pas le seul gisement aux grandes capacités en Algérie. Il citera Al Ghar, Gassi Touil et Aïn Salah. « Tout les périmètres Sud-Ouest  et sud-est sont nouveaux » a-t-il estimé. Pour convaincre davantage, Cherouati annoncera que sur la région sud-est il y aura un troisième gazoduc  car il y a du nouveau gaz à transporter. La même chose pour la région sud-ouest. D’ici trois quatre ans, Sonatrach va doubler l’effort d’exploration » assure Noureddine Cherouati.

Le plus grand scandale de l’ère Khelil ?

L’arrivée sur la scène médiatique de cette « affaire Hassi R’mel » se déroule à un moment charnière ou le bilan des années Chakib Khelil (1999-2010) est inévitablement convoqué dans les débats. La surexploitation du gisement de Hassi R’mel, en dehors du plan d’exploitation initial, pourrait devenir rapidement, le plus grand scandale de son ère, au delà de tous les autres. L’Algérie risque de perdre sa place de partenaire énergétique fiable et stratégique de l’Europe s’il s’avère qu’elle ne peut plus remplir ses engagements en matière de volume de gaz. D’après des experts pétroliers, l’Algérie doit rapidement éclaircir la situation autour de ses réserves. Principalement à Hassi Rmel. Pour le moment les pouvoir publics algériens réagissent par la seule manière possible pour contrer d’éventuels problèmes de non disponibilité des volumes engagés : l’investissement dans l’exploration pour trouver de nouveaux gisements. « L’Algérie en a vraiment besoin » affirme l’expert pétrolier Mourad Preure. « L’investissement dans les domaines gazier et pétrolier a sensiblement diminué ces dernières années et ce a cause de l’instabilité des prix des hydrocarbures sur les marchés internationaux ». C’est aussi l’explication donnée par Sonatrach pour justifier la baisse – moins de 55 milliards de m3 au lieu de 65 milliards -  des exportations de gaz algérien ces deux dernières années. Les « marchés spot ne sont pas rémunérateurs ». Quarante cinq sociétés étrangères se sont montrées intéressées par la recherche et l'exploration d'hydrocarbures en Algérie. Les autorités du secteur parlent de succès pour ce 3ème appel à la concurrence (dix blocs répartis sur cinq bassins) national et international lancé en septembre dernier.

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Chakib Khelil met en vente son appartement à Alger, pas ses villas aux States
Mercredi, 14 Juillet 2010, 12:11 | DNA
http://www.dna-algerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=138:ou-est-donc-chakib-khelil&catid=52:indiscrets

Où est donc passé Chakib Khelil? Depuis son éviction du gouvernement le 28 mai 2010, l'ex-ministre de l'Energie et des Mines fait l'objet de diverses spéculations. On le dit en résidence surveillée en Algérie, ou bien parti aux Etats-Unis où il possède des biens immobiliers notamment dans le l'Etat Maryland.

On dit encore qu'il est privé de son passeport... Chakib Khelil se trouve toujours en Algérie, libre de ses mouvements. L’ex-ministre s’est rendu récemment à Oran par route (probablement pour éviter de croiser des gens à l'aéroport) pour rendre visite à des proches. Par ailleurs, Khelil a mis en vente son appartement de 400 m2, avec ascenseur privé, propriété qu’il a acquise auprès de Sonatrach à la résidence Chaabani, non loin du siège du ministère de l’Energie. Des informations déjà parues - jamais démenties par l'intéressé - dés juillet 2008 indiquaient que cet appartement avait été acquis pour la somme de 1,8 millions de dinars. Soit une bouchée de pain.

L'ex-ministre de l'Energie possède également plusieurs propriétés aux Etats-Unis, mais se s'est jamais expliqué sur la manière et avec quel argent il les avait acquises. D'autant plus que ces acquisitions ne sont pas antérieures à sa nomination comme ministre en décembre 1999, mais elles ont intervenues huit ans plus tard. En effet, le 24 juillet 2007, Chakib Khelil, son épouse, Najat Arafat Khelil et un entrepreneur privé, Omar Habour (cité dans le scandale de  BCIA) ont acquis une propriété dans le Maryland, aux Etats-Unis, pour un montant de 1,56 millions de dollars (http://dc.blockshopper.com/property/4-040-01883002/10201_grosvenor_place). Le couple a également acquis moins d'une année plus tard, le 30 juin 2008, une maison mitoyenne pour 302 000 dollars http://dc.blockshopper.com/property/4-050-01936453/10500_rockville_unit_p-377/) ainsi que d’une autre propriété sise en face pour cette fois-ci un montant de 300 000 dollars ( http://dc.blockshopper.com/property/4-051-01940331/10401_grosvenor_place_unit_1109/). En somme, l'ex-ministre et son épouse auront acquis en une année trois propriétés pour un montant total de 2,1 millions de dollars.

La législation algérienne, loi n° 06-01 du 20 février 2006 relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, fait obligation aux responsables de déclarer leur patrimoine un mois après leur prise de fonction ainsi qu'à la fin du mandat ou à la cessation d'activité. Le texte stipule que «toute personne qui détient un mandat législatif, exécutif, administratif, judiciaire, ou au niveau d’une assemblée populaire locale élue, qu’elle soit nommée ou élue, à titre permanent ou temporaire, qu’elle soit rémunérée ou non, et quel que soit son niveau hiérarchique ou son ancienneté (...) toute autre personne investie d’une fonction ou d’un mandat, même temporaires, rémunérée ou non et concourt, à ce titre, au service d’un organisme public ou d’une entreprise publique, ou de toute autre entreprise dans laquelle l’Etat détient tout ou partie de son capital, ou tout autre entreprise qui assure un service public» (...) «toute autre personne définie comme agent public ou qui y est assimilée conformément à la législation et à la réglementation en vigueur» est dans l'obligation de faire une déclaration de patrimoine.

Or, Chakib Khelil, débarqué du gouvernement en mai 2010, ne s'est pas astreint à cette obligation. L'a-t-il faite en catimini? S'est-il abstenu de se conformer à la législation en vigueur?

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IMAGINER L'AMPLEUR ET LES CONSEQUENCES DES COUPURES D'ELECTRICITE ET D'EAU AINSI QUE L'AMPLEUR DES PENURIES DE PAIN DANS TOUTE L'ALGERIE LORSQUE LA DIMINUTION DU GAZ ET PETROLE ALGERIENS COMMENCERA A DEVENIR CRITIQUE ET IRREVERSIBLE .

Coupures d’électricité et d’eau et pénurie de pain à Alger. Sonelgaz se défend
Par : Badreddine Khris   Jeudi 19 Août 2010 liberte-algerie.com

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=141131&titre=Sonelgaz%20se%20d%C3%A9fend

Seules 123 boulangeries sur un total de 1 172 et 31 stations de pompage sur les 182 relevant de la Seaal ont été touchées par les récentes coupures d’électricité, selon le P-DG de la Société de distribution d’électricité et de gaz d’Alger.

Le P-DG de la Société de distribution d’électricité et de gaz d’Alger (SDA), filiale du groupe Sonelgaz, M. Boussourdi, estime que les coupures d’électricité dont ont été victimes, récemment, les boulangers et les stations de pompage et de forage d’eau ne sont pas la seule cause des perturbations enregistrées dans la fabrication de pain et la production d’eau. Selon les chiffres qu’il a avancés, sur les 1 172 boulangers recensés dans la capitale, seuls 123, soit 11%, ont été touchés par ces coupures de courant durant plus d’une heure. En outre, 31 stations de pompage relevant de la Seaal, en activité à Alger, ont été touchées par ce problème sur un total de 182, soit un taux de 17% seulement. “Avec de telles statistiques et données, peut-on dire que les coupures sont à l’origine de la pénurie de pain ou des perturbations sur le réseau d’alimentation en eau potable à Alger ?”, s’est interrogé M. Boussourdi, qui qualifie ces chiffres de minimes tout en promettant de prendre en charge le phénomène.

Pour le P-DG, l’incident s’est produit dans la nuit du vendredi à samedi derniers et qui a été provoqué par un orage intense engendrant des perturbations sur le réseau. Les mêmes dégâts ont été signalés à Boumerdès, qui dépend de la SDA, où seules 56 stations ont été concernées sur 168 et 76 boulangers sur un total de 179. Idem à Tipasa, avec 34 boulangers ayant fait l’objet de coupures sur 170. Le P-DG de la SDA a souligné que son entreprise a contracté des polices d’assurance pour faire face à la détérioration des équipements de sa clientèle. En termes plus clairs, c’est à la compagnie d’assurance d’indemniser les clients en fonction des résultats de l’expertise.

En revanche, explique-t-il au cours d’une conférence qu’il a animée hier, si le client sent que sa production est sensible ou stratégique pour le bien du consommateur, il n’a qu’à contracter une police d’assurance. Mieux, il lui serait préférable d’installer une deuxième ligne électrique de secours qu’il utilisera en cas de défaillance de la première. M. Boussourdi tient à préciser, par ailleurs, qu’à l’issue de la réunion tenue avec les boulangers en 2009, il n’a jamais été question, tel que rapporté par l’association des boulangers, d’offrir ou de vendre des groupes électrogènes à ces commerçants. “Ce n’est pas notre vocation”, indique-t-il. Ces coupures d’électricité, faut-il le préciser, ont comme conséquence directe le manque d’eau puisque les stations de pompage fonctionnent avec de l’énergie électrique.

Du coup, ce sont des milliers de citoyens qui sont privés d’eau potable. La Société des eaux et de l’assainissement d’Alger (Seaal) a, rappelle-t-on, dégagé toute sa responsabilité quant à ces coupures. La société indique que la forte perturbation de l’alimentation en eau potable enregistrée dans des communes d’Alger ces derniers jours, résulte de “difficultés rencontrées pour transporter durablement, l’énergie électrique jusqu’aux ouvrages (le pompage,…”.

Ce qui a poussé d’ailleurs, le P-DG de la SDA a apporter des précisions dans ce sens, au cours de sa rencontre, hier, avec la presse. Le premier responsable de la SDA a évoqué également la problématique des agressions par des individus sur le réseau électrique qui a atteint des proportions alarmantes. Rien qu’en 7 mois, c'est-à-dire entre janvier et juillet derniers, 109 agressions ont été déplorées dans la capitale suite à des travaux divers, de construction et différents jets de pierres... Un seul acte de ce genre, regrette-t-il, peut occasionner des coupures de courant à quelque 10 000 abonnés. Pour réduire un tant soit peu toutes ces perturbations et faire face aux incidents qui surgissent quotidiennement sur le réseau de l’électricité et celui du gaz, la SDA poursuit son programme d’investissement. Depuis 2009 à ce jour, elle a installé des postes de haute tension dans les communes de Birkhadem, Dély-Ibrahim et Mazafran. Un autre poste de même capacité sera mis en place prochainement dans la commune de Draria.

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La vérité sur les réserves de gaz de l’Algérie

Par le Professeur Docteur Abderrahmane Mebtoul  18 mars 2011
http://www.lesafriques.com/entreprises-et-marches/la-verite-sur-les-reserves-de-gaz-de-l-alg-3.html?Itemid=308

Dans une déclaration faite le 11 mars 2011, à l’occasion de la 30e Conférence de l’Energie à Houston (Etats Unis), le ministre algérien de l’Energie estime à 25 000 milliards de mètres cubes, les réserves en gaz de l’Algérie. Dans ce global, les réserves de gaz conventionnel sont évaluées à 15 000. Le ministre n’a pas indiqué le coût d’exploitation de cette manne. Ces données, qui engagent la sécurité du pays, sont-elles crédibles ?

A s’en tenir à ses chiffres,l’Algérie dispose de moins de réserves que de la Russie (45 000 milliards de mètres cubes). Le pays de Poutine dispose de 35% des réserves mondiales de gaz, devant l’Iran (16%) et le Qatar (11%). Sur le conti- nent africain, l’Algérie devance de loin le Nigeria, lequel compte 5191 milliards de mètres cube. Toutefois, ces estimations ministérielles diffèrent de celles proférées par d’autres sources. Ainsi, selon Oil and Gas Journal, en date du 27 octobre 2010, l’Algérie comptera 1591 TCF (Trillion Cubic Feet) ou 4 455 milliards de mètres cubes. Le pays maghrébin serait la dixième plus grande réserve mondiale, la deuxième d’Afrique. Hassi R’Mel, découvert en 1956, est le plus grand champ ga- zier algérien. Environ la moitié du total de production du gaz naturel de l’Algé- rie est issue de ce champ (70% en 2009). Ses réserves prouvées sont évaluées à 85 TCF. Le reste des réserves de gaz naturel se trouve dans des champs associés (pétrole) et non associés, dans les régions du sud et du sud-est du pays.

45 ans de vie ?

D’autres sources, plus récentes offrent un panorama différent. Ainsi, au Club arabe de l’énergie à Beyrouth, on indique que le remplacement des réserves de gaz de la zone MENA a chuté à son plus bas niveau, de 16 fois les réserves initiales en 1992 et 13 fois les réserves initiales en 2002, à seulement 2 fois les réserves initiales en 2010. Le remplacement des réserves de gaz naturel par pays situe l’Algérie en territoire négatif, à côté de l’Iran, qui a remplacé prés de quatre fois ses réserves initiales. Les dates prises en compte sont puisées, entre autres, des statistiques de BP.

L’évaluation de la durée de vie des réserves existantes sur la base des pro- ductions de 2010 donne encore 45 ans de vie au gaz algérien. En considérant le gaz conventionnel qui peut encore être découvert, les estimations sont de 1387 milliards de mètres cubes pour des réserves prouvées de 4500 milliards de mètres cubes et une production cumulée de près de 1900 milliards de mètres cubes en 2009.

Cependant, les projections de l’APICORP donnant 45 ans de réserves se basent sur une fourchette de prix inter- national telle que contenue dans les contrats à moyen terme, une exporta- tion et consommation intérieure sta- tique de l’année 2009, sous-estimant à la fois les projections d’exportation du Ministère algérien de l’énergie, les demandes de révision à la baisse du prix du gaz par les partenaires étran- gers (notamment l’Italie, l’Espagne et certainement Gaz de France) et la consommation intérieure selon une vision dynamique qui serait multipliée par trois à l’horizon 2020. Les exportations prévues entre 2014 et 2016 ont été estimées à 85 milliards de mètres cubes gazeux et 40 pour la consomma- tion intérieure.

Si l’on part de l’hypothèse d’une production de 100 milliards de mètres cubes ga- zeux, d’une précision d’exporta- tion de 100 milliards à l’horizon 2020 et, dans une perspective dy- namique de développement de 60 milliards de mètres cubes de consommation intérieure, l’on tombe sur un déficit de 60 mil- liards de mètres cubes gazeux. En d’autres termes, on tombe sur une découverte addition- nelle d’un volume plus élevé de 70% par rapport à la production actuelle. En cas d’un développe- ment interne plus intensif de l’Algérie (ce qui est souhaitable), l’écart serait encore plus grand.

Le prix détermine la durée de vie

Par ailleurs, et en prenant par hypo- thèse une stabilisation des coûts, toute augmentation des coûts réduisant éga- lement la durée de vie des réserves, en termes de rentabilité financière le prix (coût et transport) se situerait entre 14 et 15 dollars par million de BTU pour le gaz naturel liquéfié (GNL). En revanche, le prix du gaz naturel par canalisation –GN- (Medgaz Galsi) se situerait entre 10 et 11 dollars pour l’exploitation de 4300 milliards de mètres cubes gazeux (10% des gise- ments marginaux non rentables étant à soustraire), soit une durée de vie (ex- portation et consommation intérieure) de 25 à 30 ans. Si le vecteur prix est de 6/7 dollars le million de BTU, la durée de vie est à diviser par deux, soit envi- ron 15/16 ans. Si le prix est de 4/5 dol- lars, comme cela se passe sur le marché spot, la durée de vie serait entre 10 et 12 ans, c’est-à-dire en 2020.

Ainsi, l’Algérie pourrait faire face à une grave crise interne de gaz dans les huit prochaines années, si le prix interna- tional se maintient à son niveau actuel ainsi que les prévisions d’exportation. Se pose fatalement le problème de la sécurité nationale. Cette inquiétude est d’autant plus justifiée que les exporta- tions de gaz algérien n’ont pas dépassé 54,5 milliards de mètres cubes en 2009, fort loin de l’objectif de 85 milliards de mètres cubes pour 2012. La concur- rence du marché spot et les retards dans certains projets, dont Gassi Touil, qui devait entrer en production en 2009, ex- plique le recul de 2009 selon des sources internationales.

Le Trans-Saharian Pipeline trop cher ?

Bien évidemment, ces chiffres ne sont pas fixes, dépendant de nouvelles décou- vertes, tant dans le monde qu’en Algérie. Selon les statistiques de BP,l’Algérie,bien que n’ayant que 2,5% des réserves mon- diales en gaz (contre moins de 1% pour le pétrole), restera, du moins à court terme, l’un des fournisseurs majeurs de l’Europe, notamment après la mise en service des gazoducs Medgaz et Galsi. Néanmoins, le GNL prend une part de plus en plus importante des exportations algériennes. Environ 20,9 milliards des 52,67 milliards de mètres cubes expor- tés (40%) sont transportés par bateau après avoir été liquéfiés. Mais, se pose cette question stratégique de la rentabi- lité : le prix du gaz avait dépassé les 12 dollars par millions de British Thermal Units (MBTU), unité anglo-saxonne uti- lisée dans le secteur, pour atteindre un pic de 14 dollars/MBTU. Mais ce prix est désormais redescendu en dessous des 4 dollars, complètement découplé du prix de pétrole.

Qu’en sera-t-il de tous les investisse- ments dans le GNL et les canalisations (GN), pour leur rentabilité ainsi que du projet gazoduc Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) devant relier le Nigeria à l’Europe via l’Algérie ? D’une longueur de 4128 km, dont 1037 en territoire ni- gérian, 841 au Niger et 2310 en

Algérie, ce réseau aura une capacité de 20 à 30 milliards de mètres cubes, destinés en majorité au marché européen. Selon l’étude de faisabilité, le projet coûtera 13 milliards de dollars, contre une prévision initiale de 7 milliards de dollars, sous ré- serve de la résolution de certains conflits frontaliers. Ce projet devrait permettre à l’Algérie de concurrencer la Russie et la Norvège sur le marché européen. Seulement, la rentabilité du GN doit être d’environ 8 à 9 dollars et celle du GNL, de 11 à 14 dollars pour que de tels projets puissent être réalisés. C’est dire que pour tout économiste ou tout gouvernement, l’important ce n’est pas la découverte des gisements mais le coût d’exploitation des gisements,dans la mesure où les deux vecteurs fondamen- taux sont le couple prix international/ coût.

Plus le prix est élevé, plus on assis- tera à l’extension des gisements rentables et inversement. Et selon une relation dia- lectique, plus les prix des hydrocarbures est bas, plus on assistera à son épuise- ment et au ralentissement des énergies substituables. Et plus le prix du pétrole est élevé, plus il favorisera les investisse- ments dans les énergies de substitution. C’est une erreur que de penser à gagner beaucoup d’argent en un temps réduit en épuisant les réserves, notamment dans la conjoncture actuelles. L’Algérie devrait intégrer les énergies renouvelables pour arrêter le compte à rebours.

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WikiLeaks cables: Saudi Arabia cannot pump enough oil to keep a lid on prices

US diplomat convinced by Saudi expert that reserves of world's biggest oil exporter have been overstated by nearly 40%


John Vidal, environment editor
# guardian.co.uk, Tuesday 8 February 2011 22.00 GMT
http://www.guardian.co.uk/business/2011/feb/08/saudi-oil-reserves-overstated-wikileaks

The US fears that Saudi Arabia, the world's largest crude oil exporter, may not have enough reserves to prevent oil prices escalating, confidential cables from its embassy in Riyadh show.

The cables, released by WikiLeaks, urge Washington to take seriously a warning from a senior Saudi government oil executive that the kingdom's crude oil reserves may have been overstated by as much as 300bn barrels – nearly 40%.

The revelation comes as the oil price has soared in recent weeks to more than $100 a barrel on global demand and tensions in the Middle East. Many analysts expect that the Saudis and their Opec cartel partners would pump more oil if rising prices threatened to choke off demand.

However, Sadad al-Husseini, a geologist and former head of exploration at the Saudi oil monopoly Aramco, met the US consul general in Riyadh in November 2007 and told the US diplomat that Aramco's 12.5m barrel-a-day capacity needed to keep a lid on prices could not be reached.

According to the cables, which date between 2007-09, Husseini said Saudi Arabia might reach an output of 12m barrels a day in 10 years but before then – possibly as early as 2012 – global oil production would have hit its highest point. This crunch point is known as "peak oil".

Husseini said that at that point Aramco would not be able to stop the rise of global oil prices because the Saudi energy industry had overstated its recoverable reserves to spur foreign investment. He argued that Aramco had badly underestimated the time needed to bring new oil on tap.

One cable said: "According to al-Husseini, the crux of the issue is twofold. First, it is possible that Saudi reserves are not as bountiful as sometimes described, and the timeline for their production not as unrestrained as Aramco and energy optimists would like to portray."

It went on: "In a presentation, Abdallah al-Saif, current Aramco senior vice-president for exploration, reported that Aramco has 716bn barrels of total reserves, of which 51% are recoverable, and that in 20 years Aramco will have 900bn barrels of reserves.

"Al-Husseini disagrees with this analysis, believing Aramco's reserves are overstated by as much as 300bn barrels. In his view once 50% of original proven reserves has been reached … a steady output in decline will ensue and no amount of effort will be able to stop it. He believes that what will result is a plateau in total output that will last approximately 15 years followed by decreasing output."

The US consul then told Washington: "While al-Husseini fundamentally contradicts the Aramco company line, he is no doomsday theorist. His pedigree, experience and outlook demand that his predictions be thoughtfully considered."

Seven months later, the US embassy in Riyadh went further in two more cables. "Our mission now questions how much the Saudis can now substantively influence the crude markets over the long term. Clearly they can drive prices up, but we question whether they any longer have the power to drive prices down for a prolonged period."

A fourth cable, in October 2009, claimed that escalating electricity demand by Saudi Arabia may further constrain Saudi oil exports. "Demand [for electricity] is expected to grow 10% a year over the next decade as a result of population and economic growth. As a result it will need to double its generation capacity to 68,000MW in 2018," it said.

It also reported major project delays and accidents as "evidence that the Saudi Aramco is having to run harder to stay in place – to replace the decline in existing production." While fears of premature "peak oil" and Saudi production problems had been expressed before, no US official has come close to saying this in public.

In the last two years, other senior energy analysts have backed Husseini. Fatih Birol, chief economist to the International Energy Agency, told the Guardian last year that conventional crude output could plateau in 2020, a development that was "not good news" for a world still heavily dependent on petroleum.

Jeremy Leggett, convenor of the UK Industry Taskforce on Peak Oil and Energy Security, said: "We are asleep at the wheel here: choosing to ignore a threat to the global economy that is quite as bad as the credit crunch, quite possibly worse."


Peak oil: We are asleep at the wheel

Revelations that the Saudis have overstated their oil reserves are a timely reminder of the huge threat to the global economy


Jeremy Leggett
guardian.co.uk, Thursday 10 February 2011 15.20 GMT
http://www.guardian.co.uk/environment/cif-green/2011/feb/10/peak-oil-saudi-reserves

John Vidal's report on US diplomatic cables from Saudi Arabia raises the spectre of premature peak oil: an unexpected deline in global oil production in an oil-dependent world. The US government is among many administrations that routinely reassure the public that supplies of oil can go on growing far into the future. But in private, top diplomats have been telling Washington that they hold deep concerns about supplies from the world's number one supplier. This is an issue that has far-reaching consequences for an oil-importing nation like the UK, and for the global economy.

The latest batch of leaked cables report the views of Sadad al-Husseini, a former board member of the national oil company Saudi Aramco and a geologist who headed exploration and production for the company from 1986 to 2004. He and the US consul-general met in November 2007, when Saudi Aramco were halfway through a $50bn investment programme aiming to lift Saudi maximum daily production capacity from 9.5 million barrels a day to 12.5m by 2009.

Al-Husseini told the Americans he believed that the 12.5m barrel a day target would prove impossible. The kingdom might get to 12m barrels a day given 10 years, but before then – perhaps as early as 2012 – global production would have hit the highest level it ever will, and given that demand won't be abating by then given levels of economic growth in China and India, the oil price will soar. He told the Americans plainly that the Saudis will not be able to ride to the rescue: the Saudi oil industry was overstating its recoverable reserves so as to spur foreign investment, he alleged, at the same time as it was badly underestimating the time needed for bringing new oil on tap.

By 2009, the Saudis were producing 9.7m barrels a day, and claiming more than 4m barrels of spare capacity: capacity beyond the daily production level that can be opened up in an effort to "swing produce" – that is to say, flood the market with oil and bring the price down. Many oil analysts question this figure, and the cables suggest there is good reason to for such scepticism.

Al-Husseini's gloomy view is known from public interviews such as the one he gave to the US Association for the Study of Peak Oil. What is interesting in the cables is the American diplomats' reaction to his view. "Al-Husseini is no doomsday theorist," the cable concludes. "His pedigree, experience and outlook demand that his predictions be thoughtfully considered."

Seven months later, in a June 2008 cable, they went further. "Our mission now questions how much the Saudis can now substantively influence the crude markets over the long term. Clearly they can drive prices up, but we question whether they any longer have the power to drive prices down for a prolonged period."

No US government official has come close to saying this in public. It is a conclusion of profound significance for the world economy, if correct.

So is it correct? Al-Husseini told the Americans in October 2007 that he didn't think there were enough qualified staff or contracting companies available to Saudis to meet their targets. . In a September 2007 cable the embassy reports hearing "constant complaints of shortages of materials, qualified workers, and infrastructure." Such was the desperation that workers were being hired who had fraudulent documentation. The June 2008 cable reports major project delays and accidents as "evidence that the Saudi Aramco is having to run harder to stay in place – to replace the decline in existing production."

After this graphic warning about the difficulties the Saudis are having even to replace existing production, much less grow it, the cable goes on to say "while this mission is far from embracing doomsday 'peak oil' theorists, Saudi Aramco's challenges are significant." Al-Husseini himself insisted to embassy staff that he "does not subscribe to the theory of peak oil", before going on to air precisely the concerns that advocates of premature peak oil do: that global demand has essentially met supply, and that a premature drop in global oil production lies a worryingly short way off.

Peak oil is not a "theory." Because oil is a finite resource, it is an inevitability. The debate is all about its timing. Al-Husseini is quoted in the 2007 cable as believing that beyond maximum possible global oil production lies a plateau of production lasting perhaps 15 years. Many others who have "pedigree and experience" think there will be a drop in production within just a few years, and we are in danger of that drop being so steep as to merit description as a collapse. In the YouTube interview al-Husseini recorded in 2009 he talks of a shortage of capacity withing just two to three years – by 2011, conceivably. He then says: "in the long term it's even worse."

The peak oil debate – whether one uses the "P" word or not – involves huge stakes. If US diplomats based in Saudi Arabia harbour fears that the Saudis can't produce enough oil to head off ruinous oil prices, then they are merely telling the US government what a spectrum of UK industry is already telling the UK government. We are asleep at the wheel here: choosing to ignore a threat to the global economy that is quite as bad as the credit crunch, and quite possibly worse.

• Jeremy Leggett is the founder and chairman of Solarcentury, the UK's largest solar solutions company.


How much oil does Saudi Arabia actually have?

Is it 260bn or 550bn barrels? Should we believe the Americans or the Saudis? The answer may lie in the provenance of the information

Posted by John Vidal Tuesday 15 February 2011 13.08 GMT guardian.co.uk
http://www.guardian.co.uk/environment/blog/2011/feb/15/oil-saudi-arabia-reserves

Does anyone know how much oil Saudi Arabia has left? Last week a series of US diplomatic cables from 2007-2009 and released by WikiLeaks suggested that senior US embassy staff were warning Washington that reserves could be 40% less than stated and that "peak oil" might be imminent.

The source of this new information was Sadad al-Husseini, a senior geologist and former head of exploration at the Saudi oil monopoly Aramco who, the cables revealed, disputed the official figure of 716bn barrels of total reserves. In further cables, the US embassy suggested that Saudi Arabia would not be able to prevent oil prices from going through the roof because it could not produce enough.

The Guardian published the four cables online, which ignited debate in the oil industry, the markets, the press and the peak oilists.

Al-Husseini, a Saudi insider, had form in the sense that he has publicly questioned Saudi Arabia's stated reserves before, but this was the first time that the US government had been seen to be taking him – or peak oil – seriously.

But over the weekend, al-Husseini turned on the American diplomats and the press, saying that he had been misrepresented. In a series of letters and interviews, he said:

    "The US consulate note issued by WikiLeaks in regards to Saudi Aramco's oil reserves, based on a casual 2007 conversation with me, includes many patently inaccurate statements that have been further amplified by errors in the press.

    "I do not and did not question in any manner the reported reserves of Saudi Aramco which are in fact based on the highest levels of sound and well established engineering and economic principles and practices. Since Saudi Aramco's proven oil reserves are 260bn barrels, there is no way I could have said they are in error by 300bn barrels, a number that exceeds the actual reserves estimate itself.

    "In fact the US consulate staff who approached me socially stated that Saudi Aramco's published proven reserves should be more than tripled to include non-producible oil and oil that has not even been discovered. I defended Saudi Aramco's professional practices and official reports and confirmed that Saudi Aramco adheres to the highest levels of accepted industry procedures and practices.

    "In regards to Saudi Aramco's oil production capacity, the giant multi-billion dollar expansion projects which were funded in recent years are now all a visible reality for the whole industry to see across the Saudi oil fields. This has been an extraordinary accomplishment by Saudi Aramco and its leadership spanning engineering, construction and operations from Khurais in central Arabia to Shaybah in the Rub al Khali. All these oil production projects were completed by the end of 2009 and the kingdom's total oil production capacity does in fact now stand firmly at 12.5m barrels per day".

So, is Al-Husseini accusing the Americans of lying? Who are we to believe? Are the reserves really 260bn barrels, 712bn or 550bn? Someone must know.

The answer may lie in the provenance of the information. Al-Husseini, remarkably, says his contact with the US embassy in Riyadh was at a "casual", "social" meeting, rather than anything formal or on the record. Not only that, he says, the US diplomats told him that Saudi Aramco's published proven reserves should be "more than tripled" to include non-producible oil and oil that has not even been discovered.

In short, he seems to be saying that the Americans wilfully or accidentally misunderstood what he was saying and then tried to tell him he had got it wrong. It suggests a few men standing around at a cocktail party, ears wagging, slightly tired at the end of a day. It is intriguing in a John le Carré way. Did the Americans bring the subject up deliberately, was it al-Husseini planting information? Or just tittle-tattle small talk?

Whatever. The problem is that al-Husseini has flagged up imminent peak oil before - which could be why the markets did not react that much last week - and while he says in the cables that he is no "peakist", he certainly talks like one.

My own hunch is that the Saudis have in the past tolerated al-Husseini questioning their reserve estimates and the date of peak oil. But with oil now rising above $100 a barrel and the Middle East in political turmoil, these cables could only destabilise the situation further.

So, pressure was put on him by someone to calm people down with a statement. As ever, the US government has declined to say anything in public in response to WikiLeaks.

But equally, it rings true that an American diplomat at a social gathering should misunderstand someone and report back an error to base.

The wonder is that there is no record in the cables of anyone in Washington asking the Riyadh staff for any clarification, or for any checks to be done on al-Husseini's staggering figure of 40%. You would think that someone in the state department would recognise the seriousness of this statement by so credible a figure and would want to know more.

If al-Husseini had said "actually we will have no oil left all after next Wednesday" would anything have happened? Does anyone in the administration actually read the cables?

As Jeremy Leggett says in his blog, we could be all "asleep at the wheel" on this one.

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« Répondre #254 le: 28/07/2010 - 16:51:58 »

D'après vous pourquoi le nouveau bâtiment du ministère des finances Algérien ressemble étrangement à l'architecture de la maudite tour de Babel ?

Pourquoi l'état Algérien a choisi une architecture étrangement semblable à la maudite tour de Babel pour le bâtiment du ministère des finances Algérien ? pourquoi choisir la symbolique et le mythe de la tour de Babel ?


Le mythe de la Tour de Babel

Nemrod, le tyran, régnant sur les descendants de Noé, eut l'idée de construire à Babel (Babylone) une tour assez haute pour que son sommet atteigne le ciel (le trône de Dieu). Mais Dieu fit échec à cette entreprise en introduisant la "confusion" (la diversité) des langues.

Nemrod mourut d'une façon des plus humiliantes. On raconte en effet qu'un moustique s'est introduit dans son nez et lui provoquait des migraines atroces. Il demandait à tous les passants de lui donner une tape sur le crâne dans l'espoir de faire tomber le moustique. C'est ainsi que celui qui se prenait pour un Dieu mourut victime de la plus faible des créatures.

En somme, le mythe de la Tour de Babel met en scène des hommes qui essayent, non seulement d'assouvir leur désir de gloire et de puissance, mais qui, surtout, essayent pathétiquement de se transcender, alors même qu'il leur est impossible de se détacher de leur essence : ils ne sont que des hommes, pas des dieux. Pour cette audace, Dieu les punit en les "confondant" à travers leur moyen d'expression : la langue.

En multipliant les langues, Dieu divise les hommes et annihile chez eux toute ambition de dépassement.


la signification symbolique de la Tour de Babel

La tour de Babel symbolise la confusion.

Le mot même de Babel vient de la racine Bll qui signifie confondre.

L’homme présomptueux s’élève démesurement, mais il lui est impossible de dépasser sa condition humaine.

Le manque d’équilibre entraîne la confusion sur les plans terrestre et divin,et les hommes ne s’entendent plus : ils ne parlent plus la même langue, c’est-à-dire qu’il n’y a plus entre eux le moindre consensus, chacun ne pensant qu’à lui-même et se prenant pour un Absolu.

La confusion babélique est le châtiment, pourrait-on dire, de la tyrannie collective qui, à force d’opprimer l’homme, fait exploser l’humanité en fractions hostiles.

::::::::::::

The Mother of All Languages

By GAUTAM NAIK APRIL 15, 2011 The Wall Street Journal

Write to Gautam Naik at gautam.naik@wsj.com

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704547604576262572791243528.html?mod=googlenews_wsj


The world's 6,000 or so modern languages may have all descended from a single ancestral tongue spoken by early African humans between 50,000 and 70,000 years ago, a new study suggests.

The finding, published Thursday in the journal Science, could help explain how the first spoken language emerged, spread and contributed to the evolutionary success of the human species.

Quentin Atkinson, an evolutionary psychologist at the University of Auckland in New Zealand and author of the study, found that the first migrating populations leaving Africa laid the groundwork for all the world's cultures by taking their single language with them—the mother of all mother tongues.

"It was the catalyst that spurred the human expansion that we all are a product of," Dr. Atkinson said.

About 50,000 years ago—the exact timeline is debated—there was a sudden and marked shift in how modern humans behaved. They began to create cave art and bone artifacts and developed far more sophisticated hunting tools. Many experts argue that this unusual spurt in creative activity was likely caused by a key innovation: complex language, which enabled abstract thought. The work done by Dr. Atkinson supports this notion.

His research is based on phonemes, distinct units of sound such as vowels, consonants and tones, and an idea borrowed from population genetics known as "the founder effect." That principle holds that when a very small number of individuals break off from a larger population, there is a gradual loss of genetic variation and complexity in the breakaway group.

Dr. Atkinson figured that if a similar founder effect could be discerned in phonemes, it would support the idea that modern verbal communication originated on that continent and only then expanded elsewhere.

In an analysis of 504 world languages, Dr. Atkinson found that, on average, dialects with the most phonemes are spoken in Africa, while those with the fewest phonemes are spoken in South America and on tropical islands in the Pacific.

The study also found that the pattern of phoneme usage globally mirrors the pattern of human genetic diversity, which also declined as modern humans set up colonies elsewhere. Today, areas such as sub-Saharan Africa that have hosted human life for millennia still use far more phonemes in their languages than more recently colonized regions do.

"It's a wonderful contribution and another piece of the mosaic" supporting the out-of-Africa hypothesis, said Ekkehard Wolff, professor emeritus of African Languages and Linguistics at the University of Leipzig in Germany, who read the paper.

Dr. Atkinson's findings are consistent with the prevailing view of the origin of modern humans, known as the "out of Africa" hypothesis. Bolstered by recent genetic evidence, it says that modern humans emerged in Africa alone, about 200,000 years ago. Then, about 50,000 to 70,000 years ago, a small number of them moved out and colonized the rest of the world, becoming the ancestors of all non-African populations on the planet.

The origin of early languages is fuzzier. Truly ancient languages haven't left empirical evidence that scientists can study. And many linguists believe it is hard to say anything definitive about languages prior to 8,000 years ago, as their relationships would have become jumbled over the millennia.

But the latest Science paper "and our own observations suggest that it is possible to detect an arrow of time" underlying proto-human languages spoken more than 8,000 years ago, said Murray Gell-Mann of the Santa Fe Institute in New Mexico, who read the Science paper and supports it. The "arrow of time" is based on the notion that it is possible to use data from modern languages to trace their origins back 10,000 years or even further.

Dr. Gell-Mann, a Nobel Prize-winning physicist with a keen interest in historical linguistics, is co-founder of a project known as Evolution of Human Languages. He concedes that his "arrow of time" view is a minority one.

Only humans have the biological capacity to communicate with a rich language based on symbols and rules, enabling us to pass on cultural ideas to future generations. Without language, culture as we know it wouldn't exist, so scientists are keen to pin down where it sprang from.

Dr. Atkinson's approach has its limits. Genes change slowly, over many generations, while the diversity of phonemes amid a population group can change rapidly as language evolves. While distance from Africa can explain as much as 85% of the genetic diversity of populations, a similar distance measurement can explain only 19% of the variation in phonemic diversity. Dr. Atkinson said the measure is still statistically significant.

Another theory of the origin of modern humans, known as the multiregional hypothesis, holds that earlier forms of humans originated in Africa and then slowly developed their anatomically modern form in every area of the Old World. This scenario implies that several variants of modern human language could have emerged somewhat independently in different locations, rather than solely in Africa.

Early migrants from Africa probably had to battle significant odds. A founder effect on a breakaway human population tends to reduce its size, genetic complexity and fitness. A similar effect could have limited "the size and cultural complexity of societies at the vanguard of the human expansion" out of Africa, the paper notes.


* ministère des finances Algérien.gif (10.19 Ko, 282x83 - vu 970 fois.)

* Ministère des finances Algérien.jpg (15.86 Ko, 400x300 - vu 1114 fois.)

* tour de Babel.jpg (34.88 Ko, 350x264 - vu 1059 fois.)

* siège de la Sonatrach à Oran en Algérie.jpg (36.89 Ko, 500x376 - vu 1170 fois.)

* NA-BL090A_LANGU_G_20110414190308.jpg (88.66 Ko, 555x372 - vu 1022 fois.)
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