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Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 873843 fois)
immigré_dz_légal
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« Répondre #255 le: 03/08/2010 - 21:02:29 »

ya tikoum e saha

ana immigré dziri fi franca avec commerce a la banlieu de paris pour faire vivre ma famille ma mere mon pere et mes freres au chomage au bled bessah depuis des semaine je suis raqueter violament par des individues du bled avec des francais

une personne m a dit qu'il son de la mafia du pouvoir

j ai pas compri qui est cete mafia mais elle me rapele de mauvais souvenir de l oas

chkoun hiya had el mafia ter el pouvoir nass yi hadrou wy koulou hiwa djaia medjmaat erahis fransa

elah ynaloum houwa ou djemaatou ter el fahassine

wouma tahou alina quima elfaassine

houma krib guere men esrail houma li faaso lekter we terbou we cesrou

elah yaster l oas woulat
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kader
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« Répondre #256 le: 13/04/2011 - 16:38:10 »

Les étudiants : professeur quel est notre devenir dans 20 ans ?

Professeur Dr Abderrahmane MEBTOUL 13 avril 2011 http://www.algerie-focus.com Posted By faycal

http://www.algerie-focus.com/2011/04/13/les-etudiant-professeur-quel-est-notre-devenir-dans-20-ans/

Les manifestations des étudiants à travers tout le territoire national ne devraient pas être prises à la légère par les pouvoirs publics algériens.

Nos étudiants par ces manifestations traduisent leur inquiétude vis-à-vis de l’avenir à l’instar d’autres segments de la société.

D’où l’urgence d’un discours de vérité, car que sera l’Algérie dans 20 ans et que sera son avenir avec une population qui approchera 50 millions d’habitants et où l’Algérie dépassera les trois (3) millions d’étudiants et où la demande additionnelle d’emplois annuels dépassera les 700.000/800.000, en tenant compte de l’emploi féminin en croissance ?

2030 c’est demain car l’Algérie est indépendante depuis 49 ans fonctionnant toujours sur la rente des hydrocarbures malgré des promesses sans lendemain. Telle a été a été la question qui m’a été posée par mes étudiants de 4ème année et de magister ?

Cette même question a suscité un débat riche qui renvoie à deux hypothèses.

1- La première hypothèse serait le statu quo actuel et des discours d’autosatisfaction source de névrose collective déconnectée des réalités tant locales que mondiales. L’âge moyen de mes étudiants de fin d’année de licence étant d’environ 22 ans, et 25 ans pour les magisters, ils auront alors entre 42 et 45 ans en 2030.

Entre-temps ils auront pour exigences, comme tout Algérien, un emploi, un logement, se marier et avoir des enfants, et donc une demande sociale croissant.

Ceux qui travaillent actuellement, auront entre 60 et 70 ans et seront en retraite.

De ce fait, il est à prévoir une forte probabilité d’épuisement des réserves de pétrole et de gaz rentables (25/30 ans), des besoins croissants et moins de devises pour importer.

Dans ce cas il y aura forcément suppression du ministère des hydrocarbures et celui de la Solidarité nationale avec le risque d’implosion de la caisse de retraite, et sans de vises pas d’attrait de l’investissement. Il s’ensuivra un chômage croissant, des tensions sociales et une instabilité politique à l’instar des pays les plus pauvres de l’Afrique subsaharienne, et le risque d’intervention de puissances étrangères.

2- Quant à la deuxième hypothèse, elle se base sur les conditions de développement de l’Algérie où l’on aura préparé l’après-pétrole, avec des liens inextricables entre réformes et démocratie tenant compte de notre anthropologie culturelle.

L’on aura révisé profondément la politique socio-économique en misant sur des segments de savoir. Sinon on forme des diplômés chromeurs en évitant l’instabilité juridique, le manque de cohérence et de visibilité.

La corruption qui devient dramatique généralisable à tous les secteurs, source d’une démobilisation générale, serait alors combattu par de véritables contrepoids démocratiques et non par des organes techniques aux ordres de peu d’efficacité, dans les faits et non par des textes.

Dès lors la sphère informelle intimement liée à la logique rentière, produit de la bureaucratie et des dysfonctionnements des appareils de l’Etat qui favorise cette corruption, serait intégrée progressivement au sein de la sphère réelle.

Le développement, en revanche, se fonderait sur les piliers du développement du XXIe siècle, tels que la revalorisation du savoir, de l’Etat de droit et une nouvelle gouvernance par la réhabilitation du management stratégique de l’entreprise et des institutions, par une libéralisation maîtrisée grâce au rôle central de l’Etat régulateur.

Le dialogue politique, économique et social évitant la concentration excessive du revenu national au profit des rentes spéculatives destructrices de richesses aurait remplacé les décisions autoritaires.

L’on aurait mis fin au gaspillage de la rente des hydrocarbures, de ces dépenses monétaires sans se préoccuper des impacts pour une paix sociale fictive, en gardant une partie de cette rente pour les générations futures, et en ayant mis en place un nouveau modèle de consommation énergétique reposant sur les énergies renouvelables.

L’on aurait promu des segments en réhabilitant l’entreprise, loin de tout monopole, seule source de création de richesses permanentes avec des allocations ciblées d’investissement dans le cadre des avantages comparatifs mondiaux en ce monde impitoyable où toute Nation qui n’avance pas recule.

En bref pour que ces conditions se réalisent, l’on aurait réalisé une véritable transition démocratique pacifique.

********

Sofiane Rabia et Azouz Lounis : «Nous avons réalisé quelque chose d’extraordinaire, et ce n’est que le début»

Mahdia Belkadi le 15.04.11 http://www.elwatan.com

http://www.elwatan.com/weekend/enaparte/sofiane-rabia-et-azouz-lounis-nous-avons-realise-quelque-chose-d-extraordinaire-et-ce-n-est-que-le-debut-15-04-2011-120584_180.php

Malgré l’abrogation du décret présidentiel relatif à la grille indiciaire des régimes de rémunération des fonctionnaires, les étudiants ne décolèrent pas. Mardi, ils ont répondu massivement à l’appel à la marche lancé par la Coordination nationale autonomes des étudiants. Désormais, c’est une réforme de l’enseignement supérieur que demandent les étudiants.

Sofiane Rabia et Azouz Lounis sont Membres du Comité autonome des étudiants de l’Ecole nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (ex-INPS).

-La journée de mardi a été qualifiée d’«historique» ! Quelles sont vos impressions, deux jours après ?

Sofiane. Le matin, un nombre important d’étudiants des différentes écoles et universités s’est rendu devant la Grande Poste. Nous sommes restés bloqués pendant un certain temps, mais le nombre impressionnant d’étudiants ayant répondu à l’appel de la Coordination nationale autonome des étudiants nous a permis de franchir le premier barrage de sécurité. Personnellement, je ne m’attendais pas à une telle mobilisation. Il était convenu que la marche ait lieu de la Grande Poste jusqu’au Palais du gouvernement, mais face au dispositif sécuritaire très important, nous avons changé notre trajectoire et nous nous sommes dirigés vers la Présidence, où on a pu brandir nos slogans mais où, malheureusement, plusieurs étudiants, dont moi-même, ont été matraqués et malmenés. Nous sommes tout de même arrivés à réaliser quelque chose d’extraordinaire et à briser un tabou. Une marche pacifique et sans débordement aucun. La marche a réussi.

-Vous avez, depuis février, fait grève, tenu des sit-in et même tenté des marches, qui ont toutes été empêchées…

Sofiane. Dès le début du mouvement, nous avons été très organisés. Cela a commencé par la création de comités autonomes représentatifs des étudiants au sein de chaque école et de chaque université. A l’Enssea, les étudiants ont élu eux-mêmes leurs 25 représentants. Tous les étudiants étaient éligibles. Le comité n’a bien évidemment pas de couleur politique bien que les membres du comité ont le droit de s’engager à titre personnel. Le comité est horizontal et n’a donc ni président ni secrétaire général. Nous avons des cellules aux tâches bien définies : une cellule de communication, une autre de rédaction et même de logistique. Chaque comité tenait des réunions et des assemblées générales avec l’ensemble des étudiants de l’école ou de la faculté qu’il représentait. Puis les délégués des comités autonomes de différentes écoles et facultés ont commencé à coordonner leurs actions. C’est le travail acharné des délégués, le contact et les réunions rassemblant les étudiants, tous systèmes et filières confondus, qui ont fait que le mouvement prenne cette ampleur. Les universités, qui ont vu nos actions, à savoir les sit-in tenus devant le ministère, la nuit du 27 au 28 mars qu’on a passée dehors ou encore la bastonnade à laquelle nous avons eu droit devant le ministère, nous ont ensuite rejoints. Nous avons prouvé notre aptitude à nous organiser en un court laps de temps.

-Où sont les syndicats d’étudiants agréés ? Est-ce leur absence qui vous a poussés à vous organiser et à créer une Coordination nationale autonomes des étudiants ?

Sofiane. Ces syndicats sont-ils légitimes ? Représentent-ils réellement les étudiants ? Qu’ont-ils fait concrètement sur le terrain ? Se sont-ils adressés aux étudiants ? Jusqu’à maintenant, ils n’ont absolument rien fait. Ils ne sont que les organisations satellites de la tutelle qui les instrumentalise. Le fait que ces syndicats s’opposent à nos actions ne m’étonne pas. Il faut dissocier la lutte syndicale du mouvement politique. Non seulement ces organisations sont absentes, mais quand elles agissent, c’est pour revendiquer la baisse du volume horaire des cours ou encore la baisse de la moyenne du rachat ! Nous représentons tout de même l’élite, nous ne pouvons accepter cela.

Lounis. Ils ont été mis en place par l’Etat pour accomplir une mission bien précise : détruire l’université algérienne et contrer la moindre initiative lancée par des étudiants qui ont envie de faire bouger les choses. De ce fait, le seul organisme susceptible de faire du vrai syndicalisme au sein des écoles, universités et cités universitaires sont les comités autonomes, les représentants légitimes des étudiants.

-Le mouvement s’est généralisé à l’échelle nationale, ce n’est plus donc une affaire de décret présidentiel ?

Lounis. L’université algérienne souffre d’une crise multidimensionnelle. Le mouvement qui a éclaté est la traduction d’un ras-le-bol général. Le décret présidentiel n’est que la goutte qui a fait déborder le vase. La grille de classification des diplômes a constitué le point de départ de notre mouvement. Nous avions, dès le début, une plate-forme de revendications dont l’abrogation du décret présidentiel faisait partie. Des revendications qui ont désormais changé puisque le mouvement s’est généralisé et a touché tout la territoire national. La CNAE a adopté une plateforme de revendications générale concernant à la fois les écoles et les universités. On demande maintenant une réforme effective et globale de l’enseignement supérieur, et que l’université algérienne renaisse.

-Le mouvement dure et gagne en intensité…

Lounis. C’est en ayant affaire au ministère que nous nous sommes rendus compte qu’il ne fallait surtout pas céder et qu’il fallait aussi appeler à une réforme. Quand le mouvement a commencé à prendre de l’ampleur, un premier communiqué a été publié par le ministère dans lequel il a été répondu à certaines de nos revendications, comme le maintien du diplôme d’ingénieur d’Etat et du magistère, ainsi que l’élaboration de passerelles entre le système classique et le LMD. Or, la loi d’orientation de 2008 stipulait déjà ce dernier point. Pourquoi avoir attendu trois ans et un mouvement estudiantin pour commencer à réfléchir à la question ? Ladite loi mentionnait le recours à des experts internationaux afin d’élaborer ces passerelles. Ce ne sont pas nos simples suggestions qui vont aider le ministère à faire cela.

A la sortie de la réunion, le ministre nous a fait savoir qu’il fallait nous contenter de ce PV de réunion et que nous n’aurions rien d’autre ! C’est de cette façon que l’élite algérienne est traitée. Nous avons alors expliqué aux étudiants que ces réunions du ministère et l’abrogation du décret n’étaient qu’une manœuvre visant à tromper l’opinion estudiantine et à réduire nos revendications à la simple question des correspondances des diplômes. Le problème est bien plus profond et les étudiants l’ont bien compris. C’est pour cela que nous sommes passés à l’étape supérieure et que nous appelons aujourd’hui à une réforme globale et réelle de l’université, à un enseignement de qualité donc. Pour cela, il faudra allouer les moyens budgétaires, pédagogiques et scientifiques nécessaires. Des moyens qui existent, mais qui sont détournés. On connaît tellement le système, les gens ont conscience de se qui se passe.

-Justement, d’autres slogans ont fait leur apparition cette fois-ci. Le mouvement est-il en train de se politiser ?

Lounis. Ces slogans ont été scandés de manière spontanée. Les étudiants, qui étaient en train de réaliser une chose extraordinaire, marcher à Alger, se sont un peu emportés. Les slogans «Ulac smah ulac» et «Pouvoir assassin» étaient surtout une réaction au comportement de la police qui utilise la force pour les empêcher d’avancer. On ne peut pas contrôler tous les détails dans un mouvement aussi important, une foule ne raisonne pas, encore moins quand elle a un dispositif sécuritaire aussi important en face d’elle.

Sofiane. Il ne faut pas oublier que, dès le début du moment, les étudiants font grève et se rassemblent devant le ministère ; ils s’opposent au pouvoir. Au départ, on tenait à ce que les revendications soient purement estudiantines. Cela reste du syndicalisme. Mais pour répondre à nos revendications légitimes, l’Etat a eu recours à la force et aux forces de police. C’est à ce moment-là que le mouvement a commencé à se radicaliser et à se politiser davantage. On a eu affaire à ce ministère pendant deux mois et nous sommes convaincus maintenant de son incompétence. Il est normal à ce moment-là d’appeler à son départ et de scander «Harraoubia dégage !».

-Les Tunisiens ont donné un nouveau sens à ce terme «dégage !». Finalement est-ce qu’une réforme de l’université passe nécessairement par un changement du système ?

Lounis. Je m’exprime à titre personnel en répondant oui à cette question. Mais les étudiants jusque-là n’ont adressé de message qu’à leur tutelle seulement. Aussi, les étudiants espéraient obtenir gain de cause plus rapidement. Ils ont eu la bastonnade comme réponse ; ils ont réagi en conséquence. Cela a commencé avec un mouvement purement estudiantin, aujourd’hui nous en sommes à «Harraoubia dégage !» Si le ministère continue à faire la sourde oreille à nos revendications légitimes, cela peut mener à une révolte populaire bien que nous n’appelons pas, en tant que Comité autonome d’étudiants, à cela. Mais les Algériens ne peuvent pas rester indifférents à ce qui se passe chez leurs voisins. Il ne faut pas oublier que ce sont toujours les jeunes, les étudiants, les chômeurs diplômés qui sont à l’origine d’une révolte populaire. Cela fait deux mois que les responsables nous font chanter et nous menacent soit avec la matraque, soit avec le spectre de l’année blanche. J’ai perdu ma vie monsieur le ministre, perdre une année ne m’effraie pas.

-Jusqu’où peut aller le mouvement ? Peut-il aller jusqu’à la démission du ministre? Qu’en est-il du spectre de l’année blanche?


Lounis. Beaucoup d’étudiants craignent l’année blanche, mais nous sommes là pour les convaincre que le changement est impératif. Nous pouvons trouver une solution rapidement pour l’éviter. L’université algérienne a déjà reçu deux avertissements. Les responsables mènent une politique à long terme visant à détruire l’université et à abrutir le peuple. Cela ne peut plus durer, un changement est impératif et il doit passer par nous.

-20 000 étudiants algériens se trouvent actuellement en France. En 2010, 14 500 dossiers d’inscription ont été traités et 5000 visas d’études ont été délivrés par la France…

Sofiane. Je suis sûr que cette année ce sera le double ! Certains pays sont prêts à accepter ces étudiants et à leur garantir des conditions convenables. Rien n’est fait pour empêcher la fuite des cerveaux. Bien au contraire, on nous pousse à partir. L’avenir est bouché dans ce pays.

Lounis. Je crois quand même qu’il est bon de partir en formation mais avec l’intention de revenir. Ce pays a besoin de nous. Je reprends la citation de Tahar Djaout : «Il y a deux famille dans ce pays, la famille qui avance et la famille qui recule.» Les étudiants doivent s’inscrire parmi celle qui avance. Il y a tant de choses à faire dans ce pays. Nous avons déjà réalisé quelque chose d’extraordinaire, et ce n’est que le début…
 
Bio express :

Sofiane Rabia, 23 ans, de Bouira, est étudiant en 5e année à l’Ecole nationale supérieure de statistique et d’économie appliquée (ex-INPS), option conjoncture économique et perspectives.   angel

Azouz Lounis, 22 ans, habite Alger. Il est étudiant en 4e année dans la même école, option finance et actuariat.  angel

Tous deux membres du Comité autonome des étudiants de leur école depuis sa création, ils ont appelé et ont participé à toutes les actions de protestation menées par les étudiants depuis le début du mouvement en février.
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Dey
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« Répondre #257 le: 27/05/2011 - 14:48:57 »

Un conflit mondial est en cours et l'approvisionnement en pétrole et gaz sera stratégique pour le gagner ou le perdre.

C'est probablement pour cette raison que la Libye est attaquée et sera juste après l'Algérie car pour s'approprier à 100% leurs gisements de pétrole et gaz pour alimenter cette guerre mondiale.

Les "personnes" qui mènent ces attaques sont certes corrompues jusqu'à leurs dernières cellules de leurs corps mortels et "cancéreux" et elles ont certes une "mentalité de terroriste" mais elles ne suivent que des "ordres". Ces "personnes" ne sont que des "pions mortels et cancéreux" et elles seront très vite remplacées.

Dans cette guerre mondiale les seules victimes sont et seront les populations libyenne et Algérienne incluant leurs "élites honnêtes et élites corrompues" car retombées et enchaînées dans une nouvelle version plus perverse de colonialisme pire que celle d'avant l'indépendance.

Bon courage à tous. Je pense que nous sommes à la veille d'un autre 14 juin 1830.
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Dey
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« Répondre #258 le: 30/05/2011 - 19:54:49 »

http://www.youtube.com/watch?v=mHGkAwl7UQY&feature=related

http://fr.wikipedia.org/wiki/Kassaman



قسما بالنازلات الماحقات
و الدماء الزاكيات الطاهرات
و البنود اللامعات الخافقات
في الجبال الشامخات الشاهقات
نحن ثرنا فحياة أو ممات
و عقدنا العزم أن تحيا الجزائر
فاشهدوا… فاشهدوا… فاشهدوا…

نحن جند في سبيل الحق ثرنا
و إلى استقلالنا بالحرب قمنا
لم يكن يصغى لنا لما نطقنا
فاتخذنا رنة البارود وزنا
و عزفنا نغمة الرشاش لحنا
وعقدنا العزم أن تحيا الجزائر
فاشهدوا… فاشهدوا… فاشهدوا…

يا فرنسا قد مضى وقت العتاب
و طويناه كما يطوى الكتاب
يا فرنسا ان ذا يوم الحساب
فاستعدي وخذي منا الجواب
ان في ثورتنا فصل الخطاب
و عقدنا العزم ان تحيى الجزائر
فاشهدوا… فاشهدوا… فاشهدوا…

نحن من أبطالنا ندفع جندا
و على أشلائنا نصنع مجدا
و على أرواحنا نصعد خلدا
و على هاماتنا نرفع بندا
جبهة التحرير أعطيناك عهدا
و عقدنا العزم أن تحيا الجزائر
فاشهدوا… فاشهدوا… فاشهدوا…

صرخة الأوطان من ساح الفدا
فاسمعوها واستجيبوا للندا
و اكتبوها بدماء الشهدا
و اقرأوها لبني الجيل غدا
قد مددنا لك يا مجد يدا
و عقدنا العزم أن تحيا الجزائر
فاشهدوا… فاشهدوا… فاشهدوا…

Nous jurons ! par les tempêtes dévastatrices abattues sur nous
Par le sang pur généreusement versé
Par les éclatants étendards flottants au vent
Sur les cimes altières de nos fières montagnes
Que nous nous sommes dressés pour la vie et la mort
Car Nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez–en témoins! Soyez–en témoins! Soyez–en témoins!

Nous sommes des combattants pour le triomphe du droit
Pour notre indépendance, nous sommes entrés en guerre
Nul ne prêtant oreilles à nos revendications
Nous les avons scandées au rythme des canons
Et martelées à la cadence des mitrailleuses
Car Nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez–en témoins! Soyez–en témoins! Soyez–en témoins!

Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l'avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il te faut rendre des comptes
Prépare toi ! voici notre réponse
Le verdict, Notre Révolution le rendra
Car Nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez–en témoins! Soyez–en témoins! Soyez–en témoins!

Nos Braves formeront les bataillons
Nos Dépouilles seront la rançon de notre gloire
Et nos vies celles de notre immortalité
Nous lèverons bien haut notre Drapeau au-dessus de nos têtes
Front de Libération Nous t'avons juré fidélité
Car Nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez–en témoins! Soyez–en témoins! Soyez–en témoins!

Des Champs de bataille monte l'appel de la Patrie
Écoutez le et obtempérez !
Écrivez-le avec le sang des Martyrs !
Et enseignez-le aux générations à venir !
Ô Gloire ! Vers toi Nous tendons la main !
Car Nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez–en témoins! Soyez–en témoins! Soyez–en témoins!
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mirabeau
Il existe quelqu’un de pire que le bourreau, c’est son valet.
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« Répondre #259 le: 06/05/2012 - 17:43:15 »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Hollande

François Hollande, né le 12 août 1954 à Rouen, est un homme politique français.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9-Gabriel_Riquetti_de_Mirabeau

La mémoire collective se souvient de Mirabeau pour :

« il faut proclamer des axiomes tellement simples évidents et féconds qu’il serait impossible de s’en écarter sans être absurde. »

« Il existe quelqu’un de pire que le bourreau, c’est son valet.»

 « le despotisme n’est pas une forme de gouvernement (...) s’il en était ainsi, ce serait un brigandage criminel et contre lequel tous les hommes doivent se liguer. »

« Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens. »
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« Répondre #260 le: 09/06/2012 - 09:54:14 »



A voir sur YouTube :

http://www.youtube.com/watch?v=tDe74hMhFZg

http://www.youtube.com/watch?v=SBIW1U-jKeA


http://www.ina.fr/video/CAF90005878

Voir document de 1830:

Aperçu historique, statistique et topographique sur l'état d'Alger: a l'usage de l'armée expéditionnaire d'afrique - Par Dépôt de la guerre 1830 (France)

http://books.google.fr/books?id=SVJAAAAAYAAJ&printsec=frontcover&hl=fr&source=gbs_ge_summary_r&cad=0#v=onepage&q&f=false

http://books.google.fr/books?id=EwNBAAAAcAAJ&hl=fr&pg=PP1#v=onepage&q&f=false



La «civilisation» qui brûle les livres

Par Zouhir MEBARKI - Samedi 09 Juin 2012

http://www.lexpressiondz.com/edito/155003-la-%C2%ABcivilisation%C2%BB-qui-br%C3%BBle-les-livres.html

http://www.ina.fr/video/CAF90005878

Elle est belle la «civilisation» qui incendie les bibliothèques! La loi française du 23 février 2005 devrait porter, chez nous, le nom de «loi du 7 juin 1962». De ce jour où des pieds-noirs ont brûlé la bibliothèque de l'université d'Alger. 400.000 livres ont été ainsi réduits en cendres.

Le 50e anniversaire de cet acte criminel qui marque de son empreinte indélébile la «civilisation» des pieds-noirs en Algérie, a été commémoré, jeudi dernier, sur les lieux mêmes du crime. Troublante coïncidence, cet anniversaire a été précédé par la mort, mercredi dernier à Los Angeles, de l'écrivain américain, Ray Bradbury.

Celui qui a le mieux décrit ce type de «civilisation». C'est lui qui a écrit «Fahrenheit 451». Un livre de science- fiction qui raconte la vie dans une société où la lecture est strictement interdite. Les pompiers de ce pays sont chargés de faire la chasse aux personnes qui lisent et de brûler tous les livres qu'ils trouvent.

Le pays de Bradbury était imaginaire lorsqu'il a écrit le livre en 1953. Il ne s'imaginait pas qu'une telle société existait déjà en Algérie et qu'elle allait faire, neuf ans plus tard, exactement ce qu'il décrit dans son livre et brûler 400.000 livres. Mais en 1966, le réalisateur français, François Truffaut, qui adapta le livre au cinéma a dû penser que Bradbury était un grand visionnaire pour avoir, par la fiction, anticipé une tragique réalité. Tant le livre que le film eurent un succès considérable. Succès comparable à «Vingt mille lieues sous les mers» de Jules Verne.

Au pays imaginé par Bradbury la lecture empêche les gens d'être heureux. Ou si vous voulez, l'ignorance garantit le bonheur. C'était bien la «civilisation» des pieds-noirs en Algérie. En fermant toutes les écoles algériennes dès 1830 et en soumettant les indigènes à l'ignorance.

A quelques exceptions, les Algériens n'ont vu s'entrebâiller les portes du savoir que sous la pression de la guerre de Libération nationale. Ce qui explique qu'à l'indépendance, 5% seulement des 9 millions d'Algériens savaient lire et écrire à des niveaux variables.

Elle est belle, en effet, cette civilisation qui brûle les livres! Avec cet incendie de la bibliothèque universitaire, les pieds-noirs d'Algérie porteront pour l'éternité leur racisme.

Certains vont dire que c'est l'OAS qui est responsable de l'incendie. Mais qui est (oui! au présent car le germe «vive l'Algérie française!» n'est pas mort) l'OAS sinon une organisation sectaire composée de pieds-noirs? Le gros des 900.000 personnes qui composaient cette «civilisation» en 1962 sont arrivés de divers pays comme d'Espagne, d'Italie, de Malte, etc., auxquels il faut ajouter les juifs d'Algérie devenus français en 1870.

Ce qui explique que le référendum du 8 avril 1962 ne concernait que les Français de l'Hexagone. Lesquels ont répondu «OUI» à 91% à la question: «Etes-vous pour l'indépendance de l'Algérie?».

Les «civilisateurs» pieds-noirs étaient exclus de la consultation. Comment ont-ils réussi alors à faire rallier à leur thèse le Parlement français? La question et sa réponse sont strictement franco-françaises. Le président français, Francois Hollande, vient d'ailleurs de battre en brèche cette falsification en dénonçant le colonialisme, aussitôt avoir été investi.

La célébration du cinquantenaire de notre indépendance nous donnera l'occasion de revenir amplement sur cette distinction à faire entre pieds-noirs et Français. Mais avant et pour mesurer le poids réel des rapatriés en France, il est utile de préciser qu'il suffit de quatre personnes réparties aux coins d'une salle pour faire croire à l'unanimité des présents. C'est une vieille technique. Plus vieille que l'Algérie de papa qui brûlait les livres!

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7 juin 1962: la bibliothèque d’Alger a été incendiée avec la complicité de fonctionnaires français

Par La Rédaction | 07/06/2012 | 21:19

http://www.algerie1.com/actualite/7-juin-1962-la-bibliotheque-dalger-a-ete-incendiee-avec-la-complicite-de-fonctionnaires-francais/

Un témoin de l’incendie criminel perpétré contre la bibliothèque de l’université d’Alger (BU) par l’Organisation de l’armée secrète (OAS), le 7 juin 1962, a affirmé que « certains fonctionnaires de la BU étaient complices de cet acte criminel ». M. Sâad Khandek, ancien fonctionnaire de la BU et témoin de l’incendie, a indiqué, jeudi en marge d’une conférence organisée par la bibliothèque de l’Université d’Alger sur « les crimes culturels durant l’ère coloniale en Algérie: 1830-1962″, que « tout le monde à l’université savait que ces fonctionnaires collaboraient avec l’OAS et vouaient de la haine pour les Algériens », la preuve étant que la partie centrale de la BU, qui contenait des manuscrits, des ouvrages et des documents importants, avait été totalement incendiée.

M. Sâad, qui occupait le poste d’adjoint de recherche à l’époque, a précisé que la majorité des cinq fonctionnaires algériens au sein de la BU « avaient démissionné un jour avant la mise à feu de la bibliothèque car ils avaient reçu des menaces de mort par l’organisation qui était présente à l’université ». La majorité des étudiants français, qui ont servi l’OAS, « ne s’étaient jamais opposés aux actes criminels perpétrés par cette organisation ».

400.000 ouvrages ravagés par les feux

L’orateur a précisé que la France ne voulait pas léguer à l’Algérie, à la veille de son indépendance, une bibliothèque aussi riche. 400.000 documents et ouvrages sur les 600.000 que comptait la BU ont été ravagés par les feux dans cet incendie, le 7 juin 1962. Les 200.000 livres ayant échappé à l’incendie à l’époque ont été été transférés au Lycée Okba d’Alger pour être restitués à la bibliothèque deux années plus tard. Les portes ouvertes organisées mercredi par la bibliothèque universitaire d’Alger sous le thème: « la bibliothèque universitaire: 50 ans après » ont été clôturées ce jeudi par la commémoration du 50éme anniversaire de son incendie.

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Susini, l’OAS et la terre brûlée : «Rendre l’Algérie aux musulmans telle qu’elle était en 1830 quand les Français s’y sont installés. »

Vendredi, 08 Juin 2012, 13:25    | Tayeb Belmadi

http://www.dna-algerie.com/interieure/susini-l-oas-et-la-tete-brulee-rendre-l-algerie-aux-musulmans-telle-qu-elle-etait-en-1830-2


Jeudi 7 juin 1962, presque deux mois et demi après la signature des accords d’Evian qui mettent un terme à la guerre d’Algérie, un incendie ravage la bibliothèque de l’Université d’Alger. Plus de 400 000 documents et ouvrages sur les 600 000 que compte cette grande bibliothèque sont ravagés par les feux.

L’oeuvre est signée par les commandos Delta de l’OAS (Organisation armée secrète), créée à Madrid le 11 février 1961 par les Ultras de « L’Algérie Française » pour s’opposer par la terreur à l’indépendance de l’Algérie.

Dans un ouvrage paru mars 2012, « Entretiens avec Jean-Jacques Susini : Confessions du n° 2 de l’OAS » (Editions Les Arènes), le journaliste Bertrand Le Gendre revient sur cet autodafé que Susini revendique encore aujourd’hui, 50 ans après la fin de la guerre.

Bien que Jean-Jacques Susini, 78 ans, ne s’y attarde dans cette série d’entretiens réalisés avec l’ancien journaliste du Monde, il ne justifie pas moins et n’assume pas moins cette politique de la terre brûlée engagée par l’OAS contre les Algériens et les Français.

Susini « justifie avec la même équanimité qu’hier les atrocités commises au nom de l’Algérie française », écrit Le Gendre. Extraits.

Bertrand Le Gendre : L’accord FLN-OAS a échoué pour deux raisons : l’opposition de la faction la plus intransigeante du FLN. Et aussi parce que les pieds-noirs fuient en masse le pays. Dans leur écrasante majorité ils jugent l’Algérie perdue : à quoi leurs serviraient les garanties que vous avez négocié pour eux ?

Jean-Jacques Susini : L’exode des pieds-noirs a connu deux temps. Jusqu’aux accords d’Evian, l’OAS a considéré que la présence des Européens sur place était nécessaire à notre combat. Nous leur avons interdit de partir sous peine de représailles. Après ces accords, la question se posait autrement. J’ai cru pour ma part qu’une autre solution était possible. Je l’ai tentée. L’échec consommé, il fallait s’en aller.

Non sans saccager ce pays qui vous est cher. Dans les dernières semaines qui précédent l’indépendance, vous optez comme nombre de pieds noirs pour la politique de la terre brûlée.

Nous étions décidés à rendre l’Algérie aux musulmans telle qu’elle était en 1830 quand les Français s’y sont installés. La formule, à laquelle je trouve encore des mérites aujourd’hui, dit bien ce qu’elle veut dire.

Un temps, ces destructions m’ont servi de moyen de pression face à Farès (Abderrahmane Farès, membre de l'Exécutif provisoire algérien, NDLR ) et Mostefaï (Chawki Mostefai, désigné par le FLN pour négocier avec l’OAS, NDLR). J’ai ordonné un cessez-le-feu qui s’est prolongé cinq jours, je vous l’ai raconté.

Vous n’aviez pas été obéi partout, loin de là. En fait les saccages ont continué comme ils avaient commencé. Le 7 juin, soixante mille volumes de la bibliothèque d’Alger étaient partis en fumée. Des barrages, des ponts, des puits de pétrole ont été minés. Le 25 juin, l’OAS fait sauter les dépôts de la British Petroleum sur les docks d’Oran.Toute la ville est plongée dans un âcre nuage de fumée noire…

Mettez-vous à la place des nôtres. Imaginez leur ressentiment, leur angoisse, leur peur. Ils étaient menacés des pires atrocités dans leur propre pays. Il ne restait qu’une échappatoire : partir.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_11_mars_2004_%C3%A0_Madrid

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Le saviez-vous ? 14 pays africains contraints par la France à payer l’impôt colonial pour les “avantages” de l’esclavage et de la colonisation

http://www.legrandsoir.info/le-saviez-vous-14-pays-africains-contraints-par-la-france-a-payer-l-impot-colonial-pour-les-avantages-de-l-esclavage-et-de-la.html

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D’anciens terroristes de l’OAS réhabilités et décorés en France

Par Sofiane Ayache - Le Matin DZ | 08/06/2012 17:05:00

http://www.lematindz.net/news/8334-danciens-terroristes-de-loas-rehabilites-et-decores-en-france.html

Qui ne connaît l’OAS, cette organisation criminelle qui a semé la mort et la terreur dans les rues d’Alger, d’Oran et d’autres villes d’Algérie entre 1961 et 1962 ?

Les anciens de l’Organisation armée secrète est manifestement toujours active en France. Ils ont même la cote dans certaines régions du sud, là justement où l’on retrouve en nombre les ultras pieds-noirs. Et en l’espèce, les clins d’œil aux nostalgiques de "l’Algérie française" de la part d’une certaine classe politique de la droite se sont multipliés ces dernières années. Pour des raisons électoralistes pour certains mais aussi idéologiques pour beaucoup d’autres.

La preuve ? Après le monument de Marignane, d’anciens terroristes ayant assassiné Français et Algériens sont réhabilités un par un à travers des reconnaissances officielles. Le dernier décoré en date, en novembre 2011 par Nicolas Sarkozy, est Hélie Denoix de Saint Marc. Mais le processus se poursuit avec les derniers survivants.

Ainsi, ces derniers jours c’est Jean-François Gavoury, Président de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS (Anpromevo) et fils du premier fonctionnaire assassiné par l’OAS qui monte au créneau pour dénoncer les commémorations et autres décorations pour les anciens tueurs de cette organisation criminelle. Le dernier courrier en date de Jean-François Gavoury est adressé au préfet de l’Isère (sud de la France) où il dénonce l’hommage public au terrorisme de l’OAS.

Il prévient "à Perpignan, en effet, un éloge de l’action criminelle de Claude Piegts et du sergent déserteur Albert Dovecar était également prévu, demain (jeudi, ndlr), sous la forme d’un rassemblement devant le cimetière du Haut Vernet suivi de cortège et prise de parole autour d’une stèle érigée en l’honneur et à la gloire des fusillés tombés pour le maintien de l’Algérie française". Plus loin, il s’élève contre "la cérémonie faussement patriotique que d’anciens factieux, ennemis déclarés de la République, ont envisagée devant la sépulture de Claude Piegts, complice de l’assassinat d’un commissaire de police Mort pour la France".

Ce fils de victime de l’OAS interpelle le préfet pour interdire ces manifestations de réhabilitation des terroristes. Ce syndicat du crime écrit Gavoury a tué 2.700 civils et militaires tombés il y cinquante ans. Sans oublier les milliers de civils algériens lâchement assassinés par les tueurs du commando Delta.

Le processus de réhabilitation de ces terroristes dont certains avaient tenté d’assassiné le chef de l’Etat français à l’époque a commencé il y a pas mal de temps. Charles De Gaulle lui-même, dans un geste d’apaisement, avait amnistié en 1968, les membres de cette organisation. Après lui, Valéry Giscard d’Estaing avait pondu une loi d’amnistie complémentaire. Mieux encore : François Mitterrand avait facilité la reconstitution de leur carrière militaire. Le dernier, Nicolas Sarkozy a décoré Saint Marc, l’un des chefs parachutistes qui avait participé à la tentative de putsch de 1961.

Cinquante ans après la fin de la guerre, la France n’a pas fini avec ses démons.

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“Monsieur Algérie” va poursuivre sa mission “algérienne”

Hollande garde Raffarin


Par : Rubrique Radar - Samedi, 09 Juin 2012 09:50

http://www.liberte-algerie.com/radar/hollande-garde-raffarin-monsieur-algerie-va-poursuivre-sa-mission-algerienne-179717

Le nouveau président français aurait décidé de reconduire dans sa mission Jean-Pierre Raffarin, le représentant personnel de son prédécesseur pour les dossiers Algérie, a-t-on appris de sources informées.

“Monsieur Algérie” du gouvernement français devrait donc continuer le travail d’approche entamé lors du règne de Sarkozy.

C’est, en effet, lui qui supervise, pour le compte du gouvernement français, les négociations sur les projets d’investissement des grands groupes français en Algérie à l’image de Renault, Total, Lafarge.

Il reste à savoir maintenant si cette confiance placée par Hollande dans cette figure de premier ordre du rival UMP va durer.

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LEAD 1-Renault toujours intéressé par une usine en Algérie-Ghosn

jeudi 9 février 2012 18h22

(Actualisé avec citation)

http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL5E8D9B2920120209

TANGER (Maroc), 9 février (Reuters) - Renault est toujours intéressé par un projet d'usine en Algérie, sur lequel les discussions continuent, a déclaré jeudi le PDG du constructeur automobile Carlos Ghosn.

Le groupe a inauguré jeudi une nouvelle usine au Maroc voisin. Le site de Tanger produira un monospace et un petit utilitaire sous la marque low cost Dacia.

Interrogé au cours d'une conférence de presse sur les implications de l'ouverture de l'usine de Tanger pour le projet algérien, Carlos Ghosn a répondu qu'il restait "extrêmement intéressé".

"Je ne fais pas de secret que nous sommes en discussions avec les autorités algériennes sur un projet d'usine en Algérie. Les discussions sont en cours (...) mais pour l'instant, c'est un projet, il n'y a pas de décision, pas d'aboutissement", a-t-il dit.

"Renault est la première marque en Algérie, il n'est pas question de laisser qui que ce soit venir construire en Algérie une usine. Si le gouvernement algérien souhaite une usine en Algérie, nous préférons que ce soit une Renault", a-t-il ajouté.

Début janvier, le ministre algérien de l'Industrie avait déclaré avoir des discussions avec Volkswagen en vue d'une possible implantation.

"Volkswagen propose de considérer l'Algérie comme son point d'appui pour le marché africain", avait-il dit. (voir )    (Gilles Guillaume, édité par Marc Angrand)


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Algérie : 14 % de pénétration d’Internet

Par Lila Ghali | 09/01/2013

http://www.algerie1.com/actualite/algerie-14-de-penetration-dinternet/

L’Algérie accuse un énorme retard en matière d’accès aux moyens technologiques notamment l’Internet. Dans la région d’Afrique du Nord, l’Algérie est classée derrière le Maroc et la Tunisie.

En effet, le taux de pénétration d’Internet en Algérie est estimé à 14% alors que chez les voisins, le Maroc et la Tunisie, il est respectivement de l’ordre de  51% et de 39%.

Ces statistiques ont été révélées par le responsable de Google Afrique du Nord, Khaled Koubaa dans un entretien accordé au quotidien électronique Maghreb Emergent.

Toujours selon la même source, le taux d’abonnés au haut débit en Algérie est de 2.54% contre 4.6% en Tunisie. Même en matière d’exploitation des technologies de l’information et de la communication par les entreprises algériennes, le retard est considérable allant jusqu’à faire sortir de son silence le premier ministre  Abdelmalek Sellal qui affirmait, il y a quelques jours, que ce retard est une honte pour le pays jugeant aussi que l’entreprise algérienne ne fait pas assez pour se moderniser et se mettre au diapason des progrès.

Le chiffre est édifiant. Seulement 15% des entreprises algériennes sont connectées à Internet en 2013 et 9% seulement des entreprises ont une adresse électronique et aucune d’entre elles n’a pensé à mettre en ligne un catalogue de ses produits.


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* OAS et ses appuis internationaux.jpg (19.3 Ko, 404x570 - vu 18334 fois.)

*  La CIA en France 60 ans d ingérence dans les affaires françaises.jpg (40.17 Ko, 307x475 - vu 18289 fois.)

* Les Armées Secrètes de l OTAN.jpg (13.07 Ko, 228x346 - vu 18019 fois.)

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mirabeau
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« Répondre #261 le: 12/08/2012 - 12:12:07 »

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La guerre d'Algérie et l'expédition de Suez détériorent la situation internationale de la France

En Octobre 1956, décidés à frapper l'Egypte, tenue pour la "base arrière de la rébellion" ( elle abrite la délégation extérieure du FLN ), la France organise, en accords avec le Royaume Uni et Israël, une expédition contre le Canal de Suez récemment nationalisé par Nasser.

Militairement, l'opération est un succès, mais, condamnées par l'ONU, soumises à la pression des Etats Unis et de l'URSS, la France et la Grande Bretagne doivent évacuer la zone du canal.

Désormais, la France est mise en accusation aux Nations Unies en raison de sa politique algérienne, elle est attaquée par les Etats du Tiers Monde et les Pays communistes sans recevoir, sur ce point, l'appui des Alliés américains et Britanniques.

Vidéo intéressante à voir ----> N'oubliez pas de la télécharger pour garder une copie et la rediffuser sur Internet sauf sur certains sites qui ne peuvent plus la diffuser comme youtube ou dailymotion et vous savez pourquoi.

http://vimeo.com/47452903

http://rutube.ru/video/1f90c63e7a0e3846169aa0054611674c/


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Syrie : MM. Sarkozy et Cameron n'ont pas tiré les leçons de l'histoire

LE MONDE | 10.08.2012 à 15h09 • Mis à jour le 10.08.2012 à 15h17

Par Dominique Bromberger, écrivain et journaliste

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/08/10/syrie-mm-sarkozy-et-cameron-n-ont-pas-tire-les-lecons-de-l-histoire_1744836_3232.html

Un tyran honni qui, pour se maintenir au pouvoir, fait appel à son allié moscovite, massacre son peuple et détruit ses villes avec les armes fournies par le Kremlin.

Un président des Etats-Unis soucieux d'éviter tout conflit international en pleine campagne électorale, des dirigeants français et britannique qui se réfugient dans des condamnations indignées sachant qu'ils ne pourront ni ne voudront rien faire, Moscou et Pékin, enfin, qui s'entendent pour bloquer toute résolution du Conseil de sécurité des Nations unies. La conjoncture diplomatique qui s'est dessinée autour du drame syrien rappelle étrangement celle qui a entouré un autre carnage qui a eu lieu, celui-là, il y a plus d'un demi-siècle en Europe.

Bien sûr, le monde a changé. Le pacte de Varsovie n'existe plus, l'URSS s'est désintégrée, la Syrie n'a pas de frontière commune avec la Russie, des blindés de l'Armée rouge ne se sont pas portés au secours d'un "régime frère" menacé comme cela fut le cas en Hongrie au début du mois de novembre 1956, mais les prolégomènes de ces deux drames et leur contexte international se ressemblent étrangement.

Du 22 au 24 octobre 1956, des émissaires des gouvernements français et britannique s'étaient secrètement rencontrés, en compagnie du premier ministre israélien, David Ben Gourion, dans une villa de Sèvres pour élaborer le scénario qui allait mener à la désastreuse expédition de Suez. Ce plan reposait sur un gros mensonge, si énorme qu'il n'allait tromper personne. Les Français et les Britanniques encourageaient Israël à attaquer l'Egypte.

L'intervention franco-britannique à Suez fournit à l'URSS une formidable couverture politique. Le général Eisenhower, depuis le début d'une crise qui coïncidait avec les derniers jours de la campagne électorale américaine, n'avait eu qu'une idée en tête : éviter tout conflit avec Moscou. Les Américains ne bougèrent donc pas. L'expédition de Suez et la répression de Budapest consacrèrent le partage du monde entre Moscou et Washington.

Winston Churchill, qui était mort quelques mois plus tôt, avait déclaré : "Un peuple qui oublie son passé est condamné à le revivre." Ni Nicolas Sarkozy ni David Cameron ne devaient avoir cette maxime en tête quand ils décidèrent de donner leur propre interprétation à la résolution 1973 sur la Libye. Ce texte autorisait l'emploi de toutes les mesures nécessaires, y compris la constitution d'une zone d'exclusion aérienne, pour protéger la population libyenne insurgée des représailles menées par les forces fidèles au régime de Mouammar Kadhafi.

Nul ne sait, mot pour mot, ce que se dirent les deux hommes d'Etat. Mais, le même jour, le président français annonçait des frappes aériennes et, le lendemain, le porte-parole du gouvernement français, François Baroin, fixait à l'opération un objectif différent de celui de la résolution : "Aider le mouvement de révolte à prendre le dessus sur les forces de Mouammar Kadhafi."

Au surlendemain du vote de l'ONU, on était passé de la protection des populations civiles au renversement du régime. Les Français allèrent jusqu'à parachuter des armes aux insurgés. Les Russes, successeurs des Soviétiques, s'en inquiétèrent et critiquèrent, mais il était trop tard.

Quant aux Américains, après avoir pendant quelques jours fourni une couverture aérienne aux opérations, ils se désintéressèrent de la question. Barack Obama, élu sur un programme pacifiste, ne voulait surtout pas, alors qu'il allait s'engager dans la campagne pour sa réélection et dans le retrait des troupes américaines d'Afghanistan, devenir prisonnier d'un nouveau conflit.

Comme l'histoire tend à se répéter quand on l'ignore, ce sont les Syriens qui subissent depuis de longs mois les conséquences du mensonge franco-britannique. Leur révolte avait eu le tort de se déclencher quelques jours après celle des Libyens, de même que celle des Hongrois avait éclaté dans la foulée de l'expédition de Suez. Elle passa d'abord presque inaperçue.

Quand MM. Sarkozy et Cameron s'entretinrent de leurs objectifs de guerre en Libye, toutes les villes de Syrie, à l'exception d'Alep, avaient déjà connu de vastes manifestations réprimées avec la violence que l'on sait. Mais les dirigeants français et britannique se rêvaient en chefs de guerre. Comme Guy Mollet et Anthony Eden autrefois, ils étaient persuadés de ranimer, grâce à une opération militaire, leur popularité défaillante.

La Russie et la Chine, qui eurent le sentiment d'avoir été jouées par Paris et Londres, revivifièrent bien vite leur alliance antidémocratique de 1956. Seul dans le gouvernement français, Alain Juppé remarqua : "Les Russes veulent nous faire payer l'intervention en Libye." La Russie, qui en outre craignait d'être totalement écartée de la Méditerranée par les révolutions arabes, soutint l'insoutenable : le régime du clan Assad. La base de Tartous était son seul point d'appui, la Syrie son seul allié en Méditerranée ; elle ne voulait pas y renoncer.

Il fallut treize mois de révolte et de souffrances au peuple syrien pour que l'ONU pût faire le tout petit geste d'envoyer à Damas quelques dizaines d'observateurs non armés et de confier à Kofi Annan une impossible médiation à laquelle celui-ci dut en fin de compte renoncer. Le président Obama se coula sans complexe dans le moule d'Eisenhower. Sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, dut se contenter de quelques déclarations péremptoires sans conséquences, tout comme le gouvernement français nouvellement élu.

Pour M. Obama, le discours du Caire, qui avait, à sa manière, contribué à faire monter l'espoir dans le monde arabe, appartenait déjà à un autre temps.

Ces épisodes étrangement parallèles à plus de cinquante ans d'intervalle nous rappellent que, lorsqu'on néglige l'histoire, celle-ci se venge. Il n'est pas certain que nos dirigeants en prennent jamais conscience.


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6 novembre 1956 : L'expédition de Suez tourne au fiasco

André Larané

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19561106

Le 6 novembre 1956, à minuit, prend fin l'expédition de Suez. Les parachutistes français et britanniques doivent cesser le feu quelques heures à peine après avoir sauté sur le canal et défait les troupes égyptiennes.

Imposé par les Soviétiques et les Américains, ce cessez-le-feu sonne pour la France et la Grande-Bretagne la fin de l'ère coloniale et la fin de leur influence au Moyen-Orient. Il annonce aussi l'émergence du tiers monde et des pays arabes ainsi que l'intervention des États-Unis dans la politique moyen-orientale. Un demi-siècle après, celle-ci est plus que jamais d'actualité.

Maladresses américaines

Gamal Abd el-Nasser (38 ans), arrivé à la tête de l'Égypte quatre ans plus tôt, rêve de moderniser son pays. Il veut commencer par construire un barrage à Assouan, en amont du Nil, pour régulariser le débit du fleuve, doubler ou tripler les surfaces irriguées du pays et fournir de l'énergie hydroélectrique.

La société allemande Hochtief a établi le devis de ce projet pharaonique dont on parle depuis déjà deux siècles : 1,2 milliard de dollars. Le «raïs» égyptien (chef) demande aux Américains de l'aider à le financer.

Washington, qui tient à conserver de bonnes relations avec l'Égypte, signe un accord de principe en février 1956.

Mais voilà que Nasser, qui affiche un anticommunisme farouche et se veut neutre dans la guerre froide qui oppose l'URSS aux États-Unis, formule quelques critiques contre les alliances tissées par les Américains au Moyen-Orient (le pacte de Bagdad). Qui plus est, dans son souci de préparer une revanche contre Israël, il reçoit des armes du bloc soviétique, notamment de Tchécoslovaquie.

Il n'en faut pas plus pour inquiéter le Sénat américain et, le 19 juillet 1956, le secrétaire d'État John Foster Dulles retire l'offre de prêt américain à l'Égypte et invite la Banque mondiale à en faire autant ! Le 22 juillet, les Soviétiques eux-mêmes précisent qu'ils ne veulent pas financer le barrage.

C'est une humiliation amère pour les Égyptiens et leur jeune président de la République. De dépit (peut-être sur une suggestion des Américains eux-mêmes !), Nasser décide de se procurer l'argent en nationalisant le canal de Suez. Il prévoit d'indemniser les actionnaires de la Compagnie, essentiellement français et Britanniques.

Il annonce sa décision à la radio... en l'accompagnant d'un mémorable éclat de rire.

Venant peu après la nationalisation des pétroles iraniens par le Premier ministre Mossadegh, la nationalisation du canal de Suez soulève l'enthousiasme des foules arabes, y compris en Algérie, alors sous occupation française.

Maladresses européennes

Pris de court, les Français et les Britanniques, qui perçoivent les droits de péage sur le canal, protestent mais hésitent sur la conduite à tenir.

Là-dessus se greffent des facteurs extérieurs : le socialiste Guy Mollet, chef du gouvernement français, reçoit le 4 août un télégramme de Robert Lacoste, un militant qu'il a nommé quelques mois plus tôt ministre résident en Algérie. Lacoste lui demande de punir Nasser, coupable d'héberger au Caire les chefs de la rébellion algérienne et dont la radio La voix des Arabes diffuse des messages séditieux.

Guy Mollet se rallie à l'idée d'une guerre préventive contre l'avis de Pierre Mendès France et du président de la République René Coty. Il est soutenu par le ministre de la Défense Maurice Bourgès-Maunoury mais aussi le ministre de la Justice, un certain François Mitterrand, qui plaide pour la «défense de la civilisation» contre un émule de Hitler !

De son côté, le jeune État d'Israël, fidèle allié de la France, manifeste le souhait d'une guerre préventive contre l'Égypte, soupçonnée de vouloir laver l'affront subi par les Arabes en 1948.

Une conférence internationale s'ouvre à Londres le 16 août en vue de trouver un compromis. Les Américains suggèrent un contrôle international du canal mais Nasser le refuse.

Préparatifs de guerre

Pendant ce temps, dans la discrétion, les militaires français et britanniques acheminent des troupes vers Chypre en toute hâte. A Paris, le président du Conseil Guy Mollet obtient un large accord du Parlement à une intervention militaire. À Londres, le Premier ministre conservateur Anthony Eden a plus de difficulté à rallier sa majorité à la perspective d'une guerre.

Nasser, qui a vent de la menace, réunit le 23 septembre à Ryad, en Arabie séoudite, une conférence arabe en vue de nouer des alliances. Il réussit à constituer une alliance sous commandement égyptien avec la Syrie et la Jordanie.

Les Israéliens ne restent pas inactifs et intensifient leurs achats d'armes. Ils reçoivent en urgence 24 chasseurs Mystère IV commandés trois ans plus tôt en France. Ils reçoivent également des chars français AMX.

Le 16 octobre, Anthony Eden et Guy Mollet se rencontrent à Paris. Ils se mettent d'accord sur le principe d'une intervention militaire mais les Britanniques, craignant de se fâcher avec les Arabes, ne veulent pas se compromettre publiquement dans une action commune avec Israël...

Manigances anglo-franco-israéliennes

Qu'à cela ne tienne. Le 22 octobre, le Premier ministre israélien David Ben Gourion (70 ans) se rend discrètement en France avec son chef d'état-major Moshe Dayan et Shimon Pérés. La délégation rencontre à Sèvres, près de Paris, Guy Mollet ainsi qu'un représentant britannique.

Il est convenu deux jours plus tard que les Israéliens, décidés à «rompre l'encerclement», attaqueront les Égyptiens et qu'ensuite, Français et Britanniques adresseront un ultimatum aux adversaires et occuperont la zone du canal sous prétexte de les séparer !

Le 29 octobre, les troupes du général Moshe Dayan se lancent dans le Sinaï. Elles mettent en déroute l'armée égyptienne. Elles sont appuyées en secret par quelques avions de l'armée française préalablement débarrassés des insignes tricolores !

Comme prévu, le 30 octobre, Londres et Paris envoient un ultimatum conjoint au Caire et à Tel Aviv, enjoignant aux combattants de cesser le feu et de se retirer à 10 miles du canal. A défaut d'une réponse dans les douze heures, les forces franco-britanniques interviendront d'autorité.

Israël s'incline mais l'Égypte, comme on peut s'y attendre, rejette l'ultimatum.

Le lendemain 31 octobre, Français et Anglais détruisent au sol les avions égyptiens. Et, les 5 et 6 novembre, les parachutistes sautent sur Port-Saïd, à l'endroit où le canal débouche sur la mer Méditerranée. Personne ne se soucie d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies adoptée trois jours plus tôt, le 1er novembre...

Pendant que l'attention du monde se porte sur le canal de Suez, les chars soviétiques entrent à Budapest et répriment le soulèvement des Hongrois contre leur régime communiste.

Menaces soviétiques

À peine les paras français et britanniques touchent-ils terre dans la zone du canal que le maréchal Nicolas Boulganine, chef de l'État soviétique, menace d'intervenir avec des fusées intercontinentales à tête nucléaire si l'attaque n'est pas stoppée !

Les États-Unis, hostiles à Israël, sont également très remontés contre l'État hébreu, la France et plus encore la Grande-Bretagne, leur traditionnelle alliée, qui a agi sans les avertir. Le président Dwight Eisenhower (qui vient d'être réélu le 6 novembre avec un pourcentage record de 57% des électeurs) joint sa voix aux Soviétiques pour exiger un cessez-le-feu.

À la Chambre des Communes, à Londres, la majorité conservatrice se fissure. Le Premier ministre, malade et découragé, jette l'éponge. Il annonce sa décision à Guy Mollet et celui-ci ne peut rien faire d'autre que l'imiter.

L'intervention franco-britannique aura duré en tout et pour tout 40 heures et se sera soldée par quelques centaines de morts dont douze Français et dix-neuf Britanniques.

Anglais, Français et Israéliens retirent leurs troupes le 22 décembre. Une force internationale est installée sur la ligne d'armistice.

Le triomphe personnel de Nasser

L'expédition ratée de Suez a des conséquences très graves pour Londres et Paris, outre qu'elle amène la démission du gouvernement d'Anthony Eden et affaiblit celui de Guy Mollet.

Les deux puissances européennes essuient une grave perte de prestige, en particulier face aux pays émergents du tiers monde. Il apparaît évident que la «diplomatie de la canonnière» telle qu'elle était pratiquée à l'époque coloniale, ne paie plus. L'heure de la décolonisation approche en Algérie et en Afrique noire.

L'URSS et surtout les États-Unis prennent la place des Européens au Moyen-Orient et leur rivalité va rythmer la diplomatie mondiale pendant près de quatre décennies.

Pour Nasser, la défaite militaire prend l'allure d'un triomphe diplomatique.

Son prestige ne va dès lors cesser de croître tant dans son peuple que parmi les déshérités du tiers monde, malgré (ou à cause) de ses échecs : faillite de l'union politique avec la Syrie, construction aventureuse du barrage d'Assouan, deuxième défaite face à Israël dans la guerre des Six jours...

Il gouvernera le pays jusqu'à sa mort, le 28 septembre 1970, à 52 ans. -


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Yasser Arafat aurait été empoisonné au polonium, selon Al-Jazeera

AFP/Le HuffPost  |  Publication: 03/07/2012 19:35 Mis à jour: 03/07/2012 19:51

http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/03/yasser-arafat-polonium-empoisonnement_n_1646976.html

MOYEN-ORIENT - Yasser Arafat, décédé en 2004, aurait été empoisonné au polonium, une substance radioactive, selon les conclusions d'analyses effectuées dans un laboratoire en Suisse et citées dans un documentaire que diffuse mardi Al-Jazeera. Ces analyses ont porté sur des échantillons biologiques prélevés dans les effets personnels du dirigeant palestinien, remis à la veuve du défunt, Souha, par l'hôpital militaire de Percy, au sud de Paris, où Arafat était mort, selon François Bochud, directeur de l'Insitute for Radiation Physics de Lausanne.

"La conclusion, c'est que nous avons trouvé (un niveau) significatif de polonium dans ces échantillons", a-t-il ajouté dans le documentaire, réalisé après neuf mois d'enquête selon Al-Jazeera. Le polonium est la substance avec laquelle aurait été empoisonné l'ex-espion russe Alexandre Livtenko, mort en 2006 à Londres.

Sa mort en 2004 était restée une énigme

Yasser Arafat, tombé malade dans son quartier général à Ramallah, en Cisjordanie, assiégé par l'armée israélienne, est décédé le 11 novembre 2004 à Percy. Sa mort est restée une énigme, les quelque 50 médecins qui se sont relayés à son chevet n'ayant pas précisé la raison exacte de la détérioration rapide de son état. Des Palestiniens ont accusé Israël de l'avoir empoisonné.

Pour confirmer la thèse d'une mort par polonium, il faut exhumer les restes de Yasser Arafat et les analyser, a estimé François Bochud à l'adresse de Souha Arafat. "Si elle veut vraiment savoir ce qui est arrivé à son mari, il faudra trouver un échantillon (...). Exhumer Yasser Arafat nous fournira un échantillon qui devrait avoir une très grande concentration de polonium s'il était empoisonné", a-t-il dit.


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Polonium

http://fr.wikipedia.org/wiki/Polonium

C'est le premier élément découvert par Pierre et Marie Curie en 1898 dans leurs recherches sur la radioactivité de la pechblende. Ce n'est que plus tard qu'ils découvrirent le radium.

Le mot polonium a été ainsi choisi en hommage aux origines polonaises de Marie Skłodowska-Curie.

Le polonium est un élément chimique de symbole Po et de numéro atomique 84 est un métalloïde dont l'isotope 210Po est présent naturellement à l'état de traces dans les minerais d'uranium (produit de la désintégration radioactive du radon, et l'un des principaux facteurs d'induction des cancers du poumon dits "radio-induits" par le radon).


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Le polonium : ce poison invisible

Isabel Contreras Publié le 05/07/2012 | 10:37 , mis à jour le 05/07/2012 | 17:39

http://www.francetvinfo.fr/le-polonium-ce-poison-invisible_115121.html

Yasser Arafat empoisonné au polonium ? D'après les analyses d'un laboratoire suisse révélées dans un documentaire de la chaîne Al Jazeera, cette substance radioactive aurait provoqué la mort de l'ancien président de l'Autorité palestinienne le 11 novembre 2004 à l'hôpital Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine).

Les scientifiques assurent avoir trouvé des "quantités significatives" de ce radioélément, qui fut également responsable du décès par empoisonnement de l'ex-espion russe Alexandre Litvinenko à Londres, en 2006, comme le relate Libération. Mais comment agit-il ? Quel est l'origine du polonium ?

Qu'est-ce que le polonium ?

C'est un des éléments chimiques naturels qui compose le pechblende, un minerai découvert par Pierre et Marie Curie en 1898, dont on extrait l'uranium. Le nom de polonium fait référence à la Pologne, terre natale de Marie Curie.

En ce qui concerne Yasser Arafat et Alexandre Litivinenko, les médias font référence à un des 33 types de polonium, le "210". "C'est le plus toxique et le plus volatile", assure Jean-René Jourdain, délégué auprès du directeur de la radioprotection de l'homme à l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

En effet, le polonium 210 est un émetteur de rayonnement alpha et donc radioactif. Mais son rayonnement est de courte durée (la moitié de sa radioactivité est perdue au bout de 138 jours).

Est-il facile à détecter ?

Le polonium 210 émet des particules radioactives de courte distance, voire micro-courtes. "Le rayonnement ne fait que quelques micromètres (un millionième de mètre). D'ailleurs, si vous placez une feuille de papier entre des traces de polonium 210 et un détecteur de radioactivité, la résultat sera négatif," explique Jean-René Jourdain.

"Pour détecter le polonium 210, il faut se munir d'un détecteur de rayonnement alpha et ne pas mettre des obstacles entre l'élément radioactif et l'appareil. Il faut donc aller le chercher," ajoute le chercheur.

Quand, en novembre 2006, Alexandre Litvinenko, opposant au régime russe, est tombé malade après avoir dîné dans un restaurant à Londres, les services de la police britannique n'ont pas envisagé un empoisonnement au polonium. Ils ont longtemps évoqué l'intoxication au thallium, en vain. "Ce qui n'est pas surprenant. Le cas Litvinenko a été le premier empoisonnement au polonium enregistré. Ils ont sûrement vérifié les taux de radioactivité, mais ils n'ont pas vu le polonium au premier abord", souligne Jean-René Jourdain.

Pourquoi le polonium peut-il devenir mortel ?

Le polonium 210, présenté sous forme de poudre, peut s'avérer fatal s'il est inhalé ou ingéré. "Si vous le touchez, vous ne serez pas contaminé", précise le chercheur.

Quand le polonium pénètre dans le corps, "la moitié est evacuée par l'urine et l'autre moitié se fixe dans le foie, les reins, la rate et  la moelle osseuse. En attaquant les globules blancs de la moelle, la personne contaminée devient de plus en plus vulnérable à une infection, ce qui finit par entraîner le décès," explique-t-il. La dose toxique de polonium 210 s'établit entre 1 et 10 microgrammes (millionième de gramme).

Où peut-on trouver du polonium ?

Il est présent dans des quantités infimes dans la nature, notamment dans des gisements de phosphates et d'uranium. Mais aussi dans les feuilles de tabac. "Si vous fumez une cigarette par jour pendant un an, vous multipliez la dose de radioactivité naturelle dans votre corps par deux à cause du polonium", souligne Jacques Foos, professeur honoraire du Conservatoire national des arts et métiers. En revanche, les doses de polonium 210 dans le tabac sont bien inférieures à un microgramme, ce qui écarte une contamination classique.

Le polonium peut aussi être produit en petites quantités par des réacteurs nucléaires en irradiant du bismuth 209, une molécule radioactive, et dans des laboratoires. Il peut être utilisé comme source d'énergie pour les satellites. "Mais dans aucun cas, il peut être fabriqué dans un appartement", conclut Jean-René Jourdain.

Empoisonnements connus au thallium

http://fr.wikipedia.org/wiki/Thallium

Cet élément chimique a été utilisé par William Bechtel  "honorable correspondant" du SDECE, les services secrets français, qui est envoyé à Genève pour assassiner Félix-Roland Moumié. Il se fait passer pour un journaliste et invite Félix-Roland au Restaurant du Plat-d'Argent dans la Vieille-Ville où il empoisonne Moumié avec du thallium (mort aux rats). Celui-ci est déclaré mort le 3 novembre 1960 à 19h10. William Bechtel a bénéficié d'un non lieu a son procès 20 ans plus tard. L'agent (qui s'est fait passer pour un journaliste) aurait versé une première dose mortelle dans son apéritif (un pastis), que Moumié n'a pas bu en début de repas trouvant qu'il avait mauvais goût, incitant l'agent à en verser une seconde dans la nourriture. Moumié, à la fin du repas, finit par boire le pastis empoisonné en disant "on va pas leur laisser l'apéritif qu'on n'a pas bu", prenant ainsi une double dose de thallium. Il aurait ensuite compris rapidement qu'il avait été empoisonné.

Selon l'ex-ministre des Affaires étrangères irakien Hamed Jabori, le président Houari Boumédiène a été empoisonné par les services irakiens avec du thallium.

Lors de l'empoisonnement supposé d'Alexandre Litvinenko en 2006, on a d'abord soupçonné le thallium11 avant de trouver des traces de polonium 210 dans ses urines.

1: Histoire des services secrets français - l'heure des combats (1940 - 1960) (épisode 1), documentaire diffusé le 6 février 2011 sur France 5. Vers la fin du reportage (47'30") Raymond Muelle, alias "Lieutenant-Colonel Jeanpierre", un ancien du Service Action du SDECE en témoigne.

http://rutube.ru/video/1f90c63e7a0e3846169aa0054611674c/

http://vimeo.com/47452903
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9-Gabriel_Riquetti_de_Mirabeau

La mémoire collective se souvient de Mirabeau pour :

« il faut proclamer des axiomes tellement simples évidents et féconds qu’il serait impossible de s’en écarter sans être absurde. »

« Il existe quelqu’un de pire que le bourreau, c’est son valet.»

 « le despotisme n’est pas une forme de gouvernement (...) s’il en était ainsi, ce serait un brigandage criminel et contre lequel tous les hommes doivent se liguer. »

« Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens. »
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« Répondre #262 le: 21/08/2012 - 09:04:09 »

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Bastion de France, ex-port aux breloques, première colonie française en terre musulmane.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Bastion_de_France

http://goo.gl/maps/qfgJW

Vidéo à voir datée de juillet 2012: http://www.youtube.com/watch?v=GRKu6h0pt8A

http://books.google.fr/books?id=EwNBAAAAcAAJ&lpg=PP1&ots=AHsVViKK3z&dq=Jean-Jacques%20Baude%20(baron)&hl=fr&pg=PA216#v=onepage&q&f=false

http://books.google.fr/books?id=SVJAAAAAYAAJ&hl=fr&pg=PR3#v=onepage&q&f=false

http://www.youtube.com/watch?v=RSh9u-c15Jw

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La Calle (El Kala), près de la frontière algéro-tunisienne, n'est pas née de l'expédition française de 1830. En effet, le drapeau du roi de France flottait sur la Berbérie depuis bien des années auparavant.

Son emplacement se situait sur celui de Tuniza, ville mentionnée sur des voies de l'empire romain, dressée au III° siècle.

Tuniza, dans l'antiquité punique et romaine, du berbère "Tounes" ou bivouac, devint Marza El Kharaz "le port aux breloques", puis Mers El Djnoun, port de la baie, et La Calle de massacres, et finalement La Calle ou bastion de France, le plus important de tous les comptoirs de pêcheurs de coraux et première colonie française en terre musulmane.

Déjà, vers 1286, où le commerce et la pêche au corail donnait au "port aux breloques (La Calle (El Kala))" une prospérité importante, La Calle (El Kala) servait de havre aux navires, grâce à sa presqu'Île allongée, parallèle au rivage, qui en faisait un abri naturel, que la providence semblait avoir pour les navigateurs, sur cette côte inhospitalière.

Le sol riche en souvenirs recèle d'innombrables vestiges de civilisations éteintes et nous rappelle, si besoin était, que des pêcheurs de corail, Corses, Méridionaux et Français ont été à partir de 1450, les pionniers de l'installation Française en Algérie.

La " Compagnie Marseillaise des Concessions d'Afrique " ou " la Compagnie d'Afrique " s'installe en 1450 sur la cote Barbaresque entre Bône (Annaba) et Tunis et installe le « Bastion de France » , ex-port aux breloques, à la Calle (El Kala). Les Français y pêchent le corail et font le commerce du cuir de la laine de la cire, etc.... (Cette concession sera renouvelée en 1692 et en 1714).

Le Bastion de France est un comptoir commercial exploité au xvie siècle ( 1533 ) par des Corses issus d'une famille de renégats installée en Afrique du Nord, près de Bône (Annaba - El Kala) à la frontière algéro-tunisienne. Ce comptoir, première colonie française en terre musulmane, développe d'importantes relations commerciales avec Marseille.

Le Bastion de France, ex-port aux breloques, plusieurs fois, détruit et relevé (consécutif aux pillages et aux attaques des autochtones et des corsaires) la concession de pêche changea souvent de mains. Ce comptoir sera évacué de 1799 à 1816 sur l'ordre du Bey de Constantine.


La fondation et la prospérité des premiers temps

Déjà, vers 1286, où le commerce et la pêche au corail donnait au "port aux breloques" une prospérité importante, La Calle servait de havre aux navires, grâce à sa presqu'Île allongée, parallèle au rivage, qui en faisait un abri naturel, que la providence semblait avoir pour les navigateurs, sur cette côte inhospitalière.

Le sol riche en souvenirs recèle d'innombrables vestiges de civilisations éteintes et nous rappelle, si besoin était, que des pêcheurs de corail, Corses, Méridionaux et Français ont été à partir de 1450, les pionniers de l'installation Française en Algérie.

La « Cie marseillaise des Concessions d'Afrique » s'installe en 1450 sur la cote Barbaresque entre Bône et Tunis et installe le « Bastion de France », ex-port aux breloques, à la Calle (El Kala). Les Français y pêchent le corail et font le commerce du cuir de la laine de la cire, etc....

La famille Lenche – aliter Linche, Lencio, Lenciu – originaire de Morsiglia (Cap Corse), s'était installée en Afrique du Nord. Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE, quant à lui, s'établit à Marseille en 1533, vers l'âge de 23 ans.

En 1550, le dey d'Alger, Hassan Pacha, accorde à Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE (v.1510-1568) le droit de pêcher le corail au Massacarès, près de Bône (Annaba).

Dès 1553, Tomasino Lincio (ou Lenci) alias Thomas Lincio (ou Lenci), dit Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE, un négociant, ancien patron de bateaux, originaire de Corse, mais demeurant à Marseille, obtient du Pacha (Dey d'Alger), Salah Raïs, l'autorisation d'installer un bastion français, une compagnie de pêche, et de cueillir le Corail rouge méditerranéen dont (La Calle (El Kala)) est la "capitale" : "La "compagnie marseillaise des concessions d'Afrique" est née.

Plusieurs fois, détruit et relevé (consécutif aux pillages et aux attaques des autochtones et des corsaires) la concession de pêche changea souvent de mains. Ce comptoir sera évacué de 1799 à 1816 sur l'ordre du Bey de Constantine.

En 1550, Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE, Cap-Corsin de Morsiglia, armateur marseillais, marié à Hugone Napollon de Trelo de Centuri, fille et nièce des maitres calfats royaux de Marseille (l'équivalent des directeurs des constructions navales - Marine royale française), et grand ami de Sampiero Corso; est naturalisé à Marseille par Henri II de France; crée et installe le Bastion de France au Maghreb (Algérie) première colonie française en terre musulmane.

L'année suivante, Henri II de France lui accorde le monopole de cette pêche (renouvelé en 1560 par Charles IX de France).

Pour développer son activité, Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE fonde en 1552 sur le site proche de La Calle (El Kala), le Bastion de France, ex-port aux breloques, avec ses neveux, Visconte (v.1545-1580) et Antonio Lenche (v.1540-1588), et ses cousins corses de Marsiglia, de la famille Porrata. Il baptise sa compagnie de commerce la Magnifique Compagnie du corail.

L'activité commerciale de ce comptoir s'avère importante et son développement est spectaculaire : elle compte 250 pêcheurs répartis sur 50 navires. Les profits dégagés le sont tout autant: la livre de corail se vend 6 livres tournois (un pêcheur gagne 12 sols par livre de corail pêchée, soit l'exacte moitié d'une livre tournois).

Le corail est un produit de luxe utilisé en orfèvrerie (confection des chapelets par exemple). Il est encore utilisé comme monnaie d'échange aux échelles du Levant, surtout à Alexandrie, contre des épices et de la soie.

Les Lenche diversifient leurs activités et deviennent des brassiers d'affaires. Ils se positionnent comme des intermédiaires dans le commerce entre Alger et Marseille. Ils se lancent dans le trafic de contrebande pour approvisionner le dey en plomb, en fer et en armes (artillerie, poudre, munitions). En échange, ils reçoivent des chevaux arabes, des chiens, des faucons, et même une paire de lions. Ces présents sont destinés au gouverneur de Provence.


De la réussite commerciale à l'ascension sociale grace à ...(Richesses, Anoblissement, Monarques de France, Honorabilité, Rois de France)

Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE obtient ses lettres de naturalité en 1553. Il rase sa maison (achetée en 1545) et construit un magnifique bâtiment (actuelle place de Lenche à Marseille).

Son honorabilité est telle, qu'il entre au conseil de ville (1558) et devient second consul de Marseille (1565). Il reçoit chez lui les ambassadeurs turcs en route vers la Cour. Il est capable de doter sa fille, unique il est vrai, de 24 000 livres. Elle épouse en 1565 Jean-Baptiste de Forbin, seigneur de Gardanne.

La prospérité se poursuit à la génération suivante. Le neveu de Tomasino, Antonio, épouse le 23 février 1570 à Marseille, Jeanne de Bouquin, issue d'une famille de magistrats anoblis. Avec son frère Viscente, ils possèdent en 1588 la quatrième fortune de Marseille (140 000 livres) derrière « les Riquetti seigneurs de Mirabeau (trois cent mille écus), les Covet seigneurs de Marignane (300 000 milles écus) et les d'Albertas de Jouques. »

Antonio Lenche devient gouverneur du Bastion de France (1568-1588). Du côté des affaires, Une seconde compagnie, du nom de Compagnie du corail, est fondée par un cousin (Orso-Santo Cipriani). Henri III de France confirme le monopole de la Magnifique compagnie (1582) et étend même les limites géographiques des zones de pêche à Bizerte (1584). C'est tout le littoral septentrional de la Tripolitaine qui est ainsi contrôlé par les compagnies des Lenche.

En 1563, Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE favorise l'arrestation de Vannina d'Ornano qui tente de passer de Marseille à Gênes et que Sampiero da Bastelica dit Sampiero Corso étrangle (été 1563) car elle détient des papiers compromettants qui prouvent que Catherine de Médicis, malgé la paix du Cateau-Cambrésis (1559), continue d'inciter les corses à la révolté contre Gênes, alliée de l'Espagne depuis 1528 (meurtre sans doute commandité par la reine au nom du secret "Défense").

Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE devient immédiatement après second consul de Marseille (1565). Fondateur et directeur de la Magnifique Compagnie du corail, il meurt à Marseille (1568) quelques mois après l'assassinat en Corse de Sampiero da Bastelica dit Sampiero Corso (1567), dont il était le chargé de procuration à Marseille et souvent le banquier.

En 1569, Alphonse d'ORNANO, fils aîné de Sampiero da Bastelica dit Sampiero Corso, arrive de Corse à Marseille avec trois cents amis de feu son père, Sampiero da Bastelica dit Sampiero Corso. Leurs descendants forment à Marseille, à Aix-en-Provence et surtout en cour une élite corso-provençale d'une rare importance : Forbin, Riquetti-Mirabeau, Foresta, Montluc, Richelieu, Guise, Harcourt, maison de Lorraine, Narbonne-Pelet.


Les temps incertains

Les premières difficultés ne sont pas économiques mais politiques. En effet, graves sont les conséquences des guerres de religion. Ennemis de la République de Gênes (alliée de l'Espagne), les Lenche soutiennent Henri III de France contre la Ligue catholique (favorable à l'Espagne). Du coup, les Corses vont jouer un rôle déterminant dans le soutien des intérêts de la monarchie française. Ce soutien ne se fait pas sans risque : Antonio Lenche est assassiné en 1588 par les ligueurs, au couvent de l'Observance, près du tombeau de son père, puis dépecé. Ses cousins germains Giovani, Paolo et Orlando de Porrata ramènent son corps à Morsiglia en l'église San Cipriano (1589).

En outre, la prospérité des Lenche est mise à mal par les vicissitudes politiques d'Afrique du Nord. En juin 1604, le Bastion de France est détruit par la milice de Bône soutenue par les galères d'Alger du raïs Mourad. Les Lenche en appelle au roi Henri IV de France qui, par l'intermédiaire de son consul à Alger (M. de Vias) proteste. La réponse est sévère (le consul est roué de coups). Le gouverneur du Bastion de France, Thomas II (fils d'Antonio), parvient à le faire restaurer.

Une nouvelle attaque est menée par les Algérois en 1615-1616. Le 14 mars 1616, le capitaine Jacques Vinciguerra (originaire de Bastia) appareille avec son fils pour rétablir le Bastion de France.

En 1619, épuisé par les reconstructions sans cesse répétées, Thomas II Lenche vend ses droits sur le Bastion au duc de Guise, amiral et gouverneur de Provence. Il reçoit en échange une pension annuelle de 4 800 livres tournois.

En dépit de la création d'une troisième compagnie par un cousin (Nicolini) en 1586, au capital de 34 000 écus d'or, la Magnifique Compagnie du corail n'est plus ce qu'elle était à partir des années 1590. Les conflits d'héritage incessants entre les héritiers (les Forbin, les Mirabeau et les Ornano) ont considérablement contribué à la décision de Thomas de céder ses droits en 1619.

Un nouveau départ ?

Les relations entre la France et Alger se normalisent à la fin des années 1620. Le 19 septembre 1628, Sanson Napollon, descendant des Lenche, signe le traité d'Alger par lequel la sécurité du commerce en Méditerranée est rétablie.

Le 8 octobre suivant, le général des galères d'Alger fait savoir aux consuls de Marseille que « deux vestes d'honneur et de gloire » ont été offertes à Nappollon par le pacha (l'empereur ottoman). Louis XIII de France paie 272 435 livres qui servent à payer le rachat d'esclaves, les frais de campagnes et des présents. Napollon relève les comptoirs de Bône, La Calle et le Bastion de France. Outre la reprise de l'exploitation du corail, Sanson Napollon ouvre au cap Rose un comptoir pour le commerce du blé.

En 1631, le roi nomme Sanson Napollon gouverneur du Bastion de France qui relève dorénavant de la Couronne et non plus du duc de Guise.

L'espoir d'un renouveau se fait sentir mais pour peu de temps. En 1633, Sanson Napollon est tué lors d'une attaque menée par les Gênois et en 1637, une nouvelle offensive des Algérois, dirigée par Ali Bitchinin, général des galères, porte un coup fatal aux comptoirs français : Le Bastion de France , ex-port aux breloques, La Calle et les installations du cap Rose sont détruits.

Pendant un demi-siècle l'activité est suspendue. Elle reprend en 1684, après le bombardement d'Alger par l'amiral Duquesne (1683), lorsque le dey signe avec Tourville une nouvelle paix. La France est remise en possession pour cent ans du Bastion de France des Lenche, ainsi que de La Calle, du cap Rose, de Bône, de Bougie et d'autres lieux.

La situation instable du xviie siècle ( 1600 - 1700 ) a mis fin à la prospérité du Bastion de France. Il aura été prospère de 1550 à 1600 et aura permis la formidable élévation sociale d'une famille Corse, les Lenche, devenu des notables de Marseille. La ville conserve encore aujourd'hui une place à leur nom, la place de Lenche.


En 1572, l'Algérie a faillit devenir française.

http://encyclopedie-afn.org/index.php/Du_XIIIe_au_XVIe_si%C3%A8cle

Le 7 octobre 1571 et suite à la découverte "alors gardée secrete" du Nouveau Monde (Les Amériques) et ses richesses par Christophe Colomb en 1492, financé et commandité par l'Espagne de la Reconquista Catholique béni par le pape de l'église catholique, Alexandre VI alias Rodrigo de Borja, la bataille navale de Lépante (dernière grande bataille de galères traditionnelles en Méditerranée) voit la victoire de la flotte chrétienne commandée par Don Juan d'Autriche - alors ayant le monopole de l'exploration et l'exploitation des richesses du Nouveau Monde (Les Amériques)- sur la flotte ottomane du sultan turc ottoman de Constantinople, alors interdit d'explorer ou exploiter les richesses du Nouveau Monde (Les Amériques) ; après cela les Algériens sont menacés par les français alliés aux turcs ottomans …Les Turcs n'ont jamais vraiment pu se remettre de la perte de 30 000 hommes, souvent hautement qualifiés — marins, rameurs, archers embarqués comme "artillerie légère". Grâce à leur alliance avec la France, en lutte contre l'Espagne, les Ottomans réussissent à finaliser leur conquête du Maghreb (prise de Tunis en 1574), mais pour l'essentiel leur influence en Méditerranée occidentale prend fin avec Lépante.

Le 11 mai 1572, le roi de France Charles IX de France écrit à l'évêque d'Acqs, son ambassadeur à Constantinople : " … ceulx d'Alger deslibéré d'envoyer par devers moy me prier les prendre et recevoir en protection et les defendre de toute oppression … ie me suis resolu y entendre … Au moyen de quoy, ie suis resolu embrasser ceulx dudict Alger et les recevoir en ma protection … mon frère le duc d'Anjou en soit et demeure roy … si mon entreprinse réussit ainsi que j'espère qu'elle fera si ceulx dudict pays continuent en ceste opinion qu'ils m'ont mandée … "

Le 31 juillet 1572, réponse de l'ambassadeur de France à Constantinople … qui supplie son maître de ne rien entreprendre contre Alger avant d'avoir obtenu l'assentiment du sultan … peur de voir l'alliance turco-française rompue par cette équipée … et donc sa fonction (et sa vie) mise en danger …

Le 20 août 1572, l'évêque était admis à une seconde audience du sultan, mais n'obtenait que de vagues promesses … il propose alors au duc d'Anjou de le faire élire roi de Pologne … ce qu'il fut avant de devenir le roi de France, Henri III de France. L'occupation d'Alger fut donc abandonnée.

Les Algériens furent de très mauvais gré (en colère car les dindons de la farce) d'avoir ainsi été dédaignés … remplirent leurs bagnes d'esclaves français. Le consul français, Boisneau, protesta ; mais il fut jeté en prison (1584).

En 1581, le consulat de France à Alger était créé. Les Trinitaires de Marseille en achetaient la propriété et un certain Boisneau en devenait le premier titulaire. Les Trinitaires s'occupaient du rachat des captifs qui, une fois délivrés en échange d'une rançon venaient déposer leurs chaînes dans la chapelle nommée Notre-Dame du Bon Remède. Cette appellation est une déformation du mot latin redimere qui signifie racheter.

Le 15 juin 1825, le Dey fait perquisitionner la maison du Consul de France à Bône (Annaba) sous prétexte qu’elle recelait des marchandises de contrebande (armes et munitions destinées aux Kabyles toujours insoumis dans leurs montagnes).


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http://precieux.mnhn.fr/?page_id=235

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane


Le corail de la mer Rouge connut un déclin commercial, le corail d’Afrique du Nord bien que de moins bonne qualité, commença à être apprécié en France, parce que mis en concurrence avec celui de la Méditerranée centrale ou nordique.

Dès 1535, soit  43 ans apres la decouverte du nouveau monde (les Amériques) et ses richesses, "alors gardée secrete", par Christophe Colomb en 1492 au nom de l'Espagne de la Reconquista et du Pape de Rome, ..........François Ier de France, roi de France, s’allia avec le Sultan turc Soleiman Ier pour combattre la flotte espagnole de Charles Quint, leur ennemie commun qui a, alors, le monopole exclusif de l'exploration et l'exploitation des richesses du nouveau monde (les Amériques).

Moyennant une très forte redevance annuelle, Soleiman Ier octroya à François Ier des privilèges sur la côte algérienne, en particulier le droit d’y faire des comptoirs pour le commerce et la pêche, désignés plus tard sous le nom de « Concessions d’Afrique ». En 1561, la « Compagnie du Bastion de France » (Vieille Calle - El Kala), incita le roi de France à créer la « Compagnie Royale », en installant des comptoirs d’exploitation du corail sur la côte nord africaine (Marsili, L.-F., 1725), entre La Calle (El Kala) en Tunisie et l’ancien « Bastion de France », près de Bône (Annaba), sur la frontière Algéro-tunisienne.

La Calle (El Kala) étant sous la domination de la « Sublime Porte », cela eut pour conséquence une diffusion du corail dans toute l’Egypte.

Ce corail, issu d’une partie des récoltes des corailleurs européens, représentait une partie des redevances dues au bey dans la région. Ces comptoirs commerciaux, dont le plus important était la « Compagnie du Corail » au Bastion de France suscitèrent des querelles interminables, souvent la cause ou le prétexte d’hostilités entre la France et la Régence jusqu’à la prise d’Alger en 1830.

La Révolution fit cesser cette activité, qui passant entre les mains de compagnies italiennes en particulier celles de Naples dans la ville de Torre del Greco, qui devint plus tard la capitale mondiale du travail et de l’exploitation du corail rouge.

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1550:

Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE, Cap-Corsin de Morsiglia, armateur marseillais, marié à Hugone Napollon de Trelo de Centuri, fille et nièce des maitres calfats royaux de Marseille ( l'équivalent de nos directeurs des constructions navales), et grand ami de Sampiero Corso; est naturalisé à Marseille par Henri II de France; crée et installe le Bastion de France au Maghreb (Algérie) premiere colonie française en terre musulmane.

1563:

Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE favorise l'arrestation de Vannina d'Ornano qui tente de passer de Marseille à Gênes et que Sampiero Corso étrangle (été 1563) car elle détient des papiers compromettants qui prouvent que Catherine de Médicis, malgé la paix du Cateau-Cambrésis (1559), continue d'inciter
les corses à la révolté contre Gênes, alliée de l'Espagne depuis 1528 (meurtre sans doute commandité par la reine au nom du secret "Défense").

Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE devient immédiatement après second consul de Marseille (1565). Fondateur et directeur de la Magnifique Compagnie du corail, il meurt à Marseille (1568) quelques mois après l'assassinat en Corse de Sampiero Corso (1567), dont il était le chargé de procuration à Marseille et souvent le banquier.


1569:

Alphonse d'ORNANO, fils aîné de Sampiero, arrive de Corse à Marseille avec trois cents amis de feu son père.
Leurs descendants forment à Marseille, à Aix et surtout en cour une élite corso-provençale d'une rare importance :
Forbin, Riquetti-Mirabeau, Foresta, Montluc, Richelieu, Guise, Harcourt, maison de Lorraine, Narbonne-Pelet.

1569:

Antonio LENCHE, neveu de Tomasino, est naturalisé par Charles IX de France.

1587:

Antonio LENCHE devient second consul de Marseile. Ancien gouverneur du Bastion de France (1568-1581) et directeur de la Magnifique Compagnie du corail (1568-1588); les ligueurs l'assassinent (1588).

1600:

Désirée LENCHE (1547-1605), fille de Tomasino, et son mari Jean-Baptiste de Forbin-Gardane (premier consul de Marseille en 1572), recoivent Henri IV de France à Marseille.

1615:

Sanson NAPOLLON de Trelo de Centuri est nommé consul de France à Alep (Syrie). Il accomplit une mission à Constantinople pour Louis XIII (1623), une autre à Smyrne (1624), puis à Alger (1626-1628). Chevalier de l'ordre de Saint-Michel (1623), gentilhomme de la chambre du Roi (1623), gouverneur du Bastion de France, il y est tué par les Génois (1633).

1669:

Scipion LENCHE, arrière-petit-fils d'Alphonse d'Ornano fait dormir à Marseille en son hôtel (actuelle place Lenche) Louis XIV de France. Le roi et la cour sont reçus par le comte de Grignan, autre arrière-petit-fils du maréchal d'Ornano.



Name

Tomasino LENCHE alias Thomas LENCHE

Birth

ca 1510

Will

9 Jun 1553, Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, France

Will Memo    

G. BOYER, notaire

Naturalization    

Jul 1553, Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, France

Natu Memo    

Archives des Bouches-du-Rhône, B44, folio 85

Death    

1568, Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, France

Occupation    

armateur, directeur de la Grande Compagnie du corail (1552-1568)

Father    

Antonio LENCHE

Mother    

Maria NN

Misc. Notes

vers 1533 - Tomasino s'établit à Marseille.

mai 1547 - Tomasino engage sept patrons de barque tropéziens pour aller pêcher le corail sur les côtes du Maghreb.

courant 1552 - Tomasino réussit à obtenir l'exclusivité de la pêche du corail sur deux cents kilomètres de côtes tunisiennes de Montefousque jusqu'au cap Nègre. Avec plusieurs associés il décide de fonder la Grande Compagnie du Corail.

fin 1552 - il fait construire à Massacarès, le premier Bastion de France.

17 août 1553 - lettres patentes d'Henri II de France l'autorisant, outre la pêche du corail en Barbarie, à faire commerce de toutes sortes de marchandises.154, 415

Marriage    

6 Jul 1541, Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, France154

Marriage Contract    

6 Jul 1541, Marseille, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte-d'Azur, France154

Marr C Memo    

G. BOYER, notaire

Spouse    

Hugone NAPOLLON

Father    

Louis NAPOLLON

Mother    

Marguerite VIGNAUD

http://www.casa-longa.org/fg07/fg07_278.htm

http://books.google.fr/books?id=xjEjJI4rFcgC&pg=PT585&lpg=PT585&dq=Tomasino+Lenche&source=bl&ots=StYJsPJOiw&sig=HpsPwN_SmUxx7xCuTuTtEpujB9Y&sa=X&ei=px02UOLXE-rG0QWX9oHYAQ&ved=0CCAQ6AEwAw#v=onepage&q=Tomasino%20Lenche&f=false


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Compagnie royale d'Afrique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_royale_d%27Afrique

La Compagnie royale d'Afrique est l'une des nombreuses compagnies coloniales françaises qui fut fondée en 1560 dans le but de faire du commerce avec la Côte barbaresque en Afrique du Nord.

Après avoir été dissoute en 1710, elle fut reformée en 1741 par un édit de Louis XV de France. Cette société au capital énorme, dont le siège était à Marseille, acheta avec ses équipements, le Bastion de France situé près de Bône (Annaba - El kala) à la frontière algéro-tunisienne.

Dans la seconde moitié du xviiie siècle (1700 - 1800), le commerce français fut très prospère en Algérie. La Compagnie royale d'Afrique garda l'exploitation des concessions d'Afrique pendant près de 60 ans, de 1740 à 1793.

Elle se livrait surtout au commerce des blés. La Régence d'Alger aussi était gagnante : toute cette activité, piraterie et négoce, était fructueuse pour les dignitaires algériens.

La compagnie sera supprimée définitivement comme ses consœurs sous la Révolution (1789 – 1799).


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Conquête de l'Algérie par la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l'Alg%C3%A9rie_par_la_France

Les dettes de la France

En 1800, lors de la campagne d'Égypte de Napoléon Bonaparte (Napoléon Ier) (voir Sanson Napollon et la famille Lenche ), deux négociants algériens, Busnach et Bacri, proposent au directoire de ravitailler en blé l'armée française.

Le contrat est signé et le dey d'Alger de l'époque, Mustafa II, avance l'argent pour toute l'opération. Les caisses du directoire sont vides et le paiement est ajourné.

Une fois au pouvoir, Napoléon Bonaparte (Napoléon Ier) repousse à la fin de la guerre le paiement de ses créances. Sous la restauration, le gouvernement de Louis XVIII de France rembourse la moitié de la somme, l'autre partie étant bloquée dans le cadre d'un arbitrage juridique. Trente ans après l'emprunt, en 1830, le dey d'Alger, Hussein Dey ou Hussein Pacha, n'a toujours pas été payé.

Reconnaissance d'Alger par l'espion Boutin (1808)

L'État-major français bénéficie d'un plan de débarquement, Reconnaissance des forts et batteries d'Alger, dressé par un officier du génie sous le Premier Empire, Vincent-Yves Boutin.

Le capitaine Boutin est envoyé en espion dans la régence en 1808 sur ordre de Napoléon Bonaparte (Napoléon Ier); celui-ci prépare l'après Campagne d'Égypte (1798-1801) avec un débarquement à Alger et une colonisation de l'Afrique du Nord.

Afin de ne point éveiller les soupçons des Ottomans, Boutin est officiellement envoyé auprès du consul général français à Alger Dubois de Thimville (le frère du général).

Il accomplit sa mission d'espionnage du 24 mai 1808 au 16 juillet 1808, ses relevés lui permettent non seulement d'établir Sidi-Ferruch comme lieu propice au débarquement mais également d'élaborer un plan de contournement d'Alger dont l'itinéraire emprunte Staoueli, Sidi Khalef et le Fort de l'Empereur.

Du reste, son rapport suggère l'emploi d'une force d'invasion s'élevant à 35 000 / 40 000 hommes et contient des recommandations à l'adresse de la future armée d'occupation9. Quinze ans après l'assassinat de Boutin par les Hashashins syriens, les commandants des forces terrestres et navales de Bourmont (Ministre de la guerre) et Duperré (Ministre de la Marine et des Colonies) mettent en application son travail de 1808; travail qui du reste sert de base au géographe Charles Picquet pour son Aperçu historique, statistique et topographique sur l'état d'Alger: à l'usage de l'armée expéditionnaire d'Afrique publié par le dépôt de la guerre en 1830.

À l'occasion du centenaire (1930) du débarquement français, les autorités d'Alger (1930) rendent hommage à Boutin avec l'inauguration d'une table d'orientation à son nom.


Prise d'Alger  (14 juin - 5 juillet 1830 )

http://fr.wikipedia.org/wiki/Prise_d%27Alger

Après la prise d'Alger, Hussein Dey, qui a capitulé, est contraint à l'exil. Il y est conduit sous escorte avec sa famille, son harem et sa fortune personnelle, sur le Jeanne d'Arc le 15 juillet 1830 qui l'emmène à Naples où il a choisi de s'installer; sa demande d'autorisation de se fixer en France ayant été refusée par le roi.

Il résidera pendant 3 ans en Italie. Il mourut à Alexandrie (Égypte) en 1838.


Après la capitulation

Le 15 juillet, le dey Hussein refuse l'offre du Bey de Constantine de l'accueillir dans sa province et de continuer le combat dans les montagnes du Beylicat de l'Est.

Le Dey s’embarque avec l'ensemble de sa famille pour Naples en Campanie et les Janissaires qui ont choisi le départ pour l’Asie mineure. Le trésor du Dey, évalué à l'équivalent actuel de 4 milliards d'euros est saisi par les vainqueurs mais sera vite détourné.

Une commission de gouvernement et un conseil municipal institués par Bourmont remplacent l’administration turque. Le corps expéditionnaire a eu 415 morts, dont Amédée, l'un des quatre fils de Bourmont, et 2 160 blessés.


La conquête de l'Algérie par la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l%27Alg%C3%A9rie_par_la_France

La conquête de l'Algérie par la France se réalise en plusieurs étapes distinctes, du débarquement de l'Armée d'Afrique à Sidi-Ferruch le 14 juin 1830, commandée par Bourmont, jusqu'à la reddition formelle de l'émir de Mascara, Abd el-Kader, au Duc d'Aumale le 23 décembre 1847. Cette conquête se conclut par l'annexion de l'Algérie à la République française par la création des départements français d'Algérie en 1848.

Dès 1830, la conquête de l'Algérie est accompagnée d'une colonisation de peuplement : les militaires français deviennent des colons en s'installant et aménageant le territoire conquis. Les pionniers sont progressivement rejoints par des compatriotes tels les voisins Corses ou les Alsaciens-Lorrains dont la région a été annexée par l'Allemagne en 1870, et également par des immigrants étrangers arrivant par vagues successives des pays méditerranéens frontaliers; surtout d'Espagne, mais aussi d'Italie et de Malte, possession britannique depuis 1814. Les ressortissants d'Allemagne et de Suisse sont également encouragés à prendre part à la colonisation.


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Le pillage de l'or de la régence d'alger

Un nouveau livre sur les vraies raisons de la conquete de l'Algerie en 1830


http://www.dailymotion.com/video/x34qfj_main-basse-sur-alger-enquete-sur-un_news

http://www.comlive.net/Le-pillage-de-l-or-de-la-regence-d-alger,46286.htm

http://www.amazon.fr/Main-basse-sur-Alger-Enqu%C3%AAte/dp/2259193188

Paris - La conquête de l'Algérie aurait été menée dans le seul but d'accaparer le trésor de la Régence d'Alger en juillet 1830, selon une thèse développée par le célèbre journaliste français, Pierre Péan dans un livre-enquête à paraître prochainement à Paris.

"Et si cette conquête avait été menée dans le seul but de faire main basse sur les immenses trésors de la Régence d'Alger afin de constituer les fonds secrets de Charles X de France pour corrompre et retourner le corps électoral ? " en France, s'interroge l'auteur dans "Main basse sur Alger, enquête sur un pillage" (Editions Plon).

Cette interrogation est à la base de l'enquête qui tord le cou à la légende du fameux "coup de l'éventail", soufflet asséné à Pierre Deval, consul de France auprès de la Régence d'Alger, par Hussein Pacha, Dey d'Alger, le 30 avril 1827.

Piqué à vif par des propos outrageants exprimés en ottoman par Pierre Deval, le Dey Hussein soufflette le représentant diplomatique français de son éventail en plumes de paon, rappelle l'enquêteur. Selon lui Ce geste d'humeur servira de prétexte officiel à la colonisation de l'Algérie, en juillet 1830.

Après une longue enquête, Pierre Péan a retrouvé les traces de l'or découvert dans les palais de la Casbah, où étaient entassés des richesses évaluées en francs de 1830 à au moins 250 millions, soit quelques 10 milliards de francs 2001, selon une estimation minimale de Pierre-François Pinaud, historien spécialisé dans l'histoire des finances du XIXème siècle, cité par l'auteur.

Selon Pierre Pean , loin d'être une affaire d'honneur français outragé, le résultat direct d'un coup d'éventail à un représentant de la France, l'expédition militaire contre l'Algérie fut donc un "hold up financier" jamais admis.

"Officiellement, ce fameux trésor a payé un peu plus que les frais de la conquête, soit environ 48 millions de francs en or et argent, alors que le Trésor de la Régence s'élevait à au moins 250 millions de francs (de 1830), soit un détournement d'au minimum 200 millions", écrit Pierre Péan. Cette manne fabuleuse n'a pas atterri dans les seules caisses de l'Etat français. Le roi Louis-Philippe 1er, la duchesse de Berry, des oligarques militaires, des banquiers et des industriels comme les Seillière et les Schneider, ont profité de ces richesses, indique l'enquête. Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à cet or spolié, souligne encore l'auteur.

La thèse de la spoliation de l'or algérien n'est pas tout à fait nouvelle. Avant que Pierre Péan ne s'en empare, au hasard d'une recherche sur la conquête de l'Algérie destinée à alimenter une biographie du duc de Bourmont, premier maréchal de la colonisation, un historien, Marcel Emerit, professeur à la Faculté des Lettres d'Alger, avait consacré en 1954 une étude à ce sujet. Il avait notamment découvert un rapport de la police française de 1852, qui, à partir des découvertes de la commission d'enquête gouvernementale sur l'or de la Régence, affirmait que "des sommes très importantes avaient été détournées et qu'une grande partie de ces spoliations avaient abouti dans les caisses privées de Louis-Philippe Ier de France", rapporte Pierre Péan.

Au terme de son étude, le professeur Emerit estimait que ce Trésor "avait été la motivation centrale de la prise d'Alger, remettant ainsi en cause l'histoire communément admise sur l'origine de cette expédition, à savoir la vengeance de l'insulte à la France, commise par le Dey d'Alger et la volonté de mettre fin à la piraterie" des raïs, souligne Pierre Pean .

Aussi sensationnelle qu'elle pouvait être, cette thèse mise au jour en novembre 1954, avait peu de chances d'être entendue, le fracas des armes de la lutte de libération nationale dominant l'actualité. Dix ans plus tard, l'historien Charles-André Julien conforta cette thèse en quelques lignes sans pour autant l'étayer. En 1985, l'écrivain Algérien Amar Hamdani, reprit à son tour la thèse du professeur Emerit mais sans appuyer sa démonstration par des preuves suffisantes.

En reprenant lui-même cette thèse, Pierre Péan s'est appuyé sur une bibliographie abondante et surtout sur des pièces historiques consultées aux Archives départementales des Alpes-Maritimes à Nice. L'ensemble des rapports, correspondances, études, actes administratifs, comptes-rendus et procès verbaux consultés, sont cités à la fin de chaque chapitre de ce livre de 271 pages qui est édité opportunément à la veille du 50ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération algérienne.

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Sanson NAPOLLON (1580-1633)

http://corsica10.skyrock.com/475398322-Sanson-NAPOLLON-1580-1633.html

Sanson Napollon Giudicelli, fils de Napollon Guidicelli et de Marina Cipriani, né au hameau du Trelo, commune de Centuri, petit port du Cap Corse, vers la fin du 16e siècle. Marié à Marseille le 20 Janvier 1609 avec Françoise Raoulx. Naturalisé Français en Mars 1609 par lettre patente d'Henri IV, enregistré à la cour des comptes du Parlement de Provence en Novembre de la même année. En 1614, on le trouve Consul de France à Alep. En Juin 1620, il est qualifié « Bourgeois de Marseille ». En 1623, Consul à Smyrne où il reçoit ses lettres de noblesse de Louis XIII, en Octobre. Le 9 Septembre 1628, Napollon appareille de Marseille vers la Calle (El Kala) avec 3 navires et 200 esclaves musulmans libérés. Le 19, le Traité de Paix fut signé avec le Divan ou Conseil de la ville d'Alger et le Gouverneur d'Alger : Ossein-Pacha, puis le 29 le contrat de vente du Bastion de France avec le droit de pêche du corail, au Roi de France, ainsi qu'au commerce de marchandises autorisées.

Le 22 Novembre 1628, Napollon s'installe au Bastion avec 3 novices, 80 soldats maçons et ouvriers pour donner un commencement à la fortification.

Napollon fut le 1er capitaine et gouverneur du Bastion de France, en Barbarie. En effet, Monsieur de L'Isle Audry, inspecteur nommé par le Cardinal de Richelieu, remet le 26 Avril 1632, la Commission Royale du Gouvernement scellée du sceau de France. Il prête serment au Roi, obtient des capitaux du Duc de Guise et se réserve le tiers des bénéfices. Tout repart d'un bon pied : Commerce, pêche et même fortification de l'établissement.

Malheureusement pour lui, Napollon, qui a une bonne place, ne sait pas la garder. Travaillé par le virus de la politique et entrant dans les vues de Louis XIII et du Duc de Guise, il se mit en tête de faire du Bastion, la plage d'un débarquement en Barbarie. L'instant paraissant propice et les Arabes soupirant de plus en plus fort sous le joug turc, il décide de s'emparer de Tabarka, comptoir de pêche tenu par les Génois, ennemis de nos pêcheurs et oppresseurs de son pays Corse. Renseigné par un agent double sur la facilité qu'il aurait de déployer la bannière fleurdelisée sur ce port, il soupe le 10 Mai 1633 sur le « Dragon » petit vaisseau venant de Corse avec des jeunes recrues destinées au Bastion, puis appareille en canot avec 12 hommes. Cinquante arquebuses génoises le reçurent dans la nuit du 10 au 11. Le chef de garnison fait jeter son corps à la mer après avoir fait clouer sa tête sur une porte de forteresse. ( Le récit de sa mort a été rapporté par son lieutenant M. D'Arbousset dans une lettre du 13 Mai 1635 dont l'original est à la bibliothèque de Carpentras ).

Noble, Sanson Napollon eut une fille unique, Marguerite, mariée le 23 Décembre 1631 avec Gaspard de Grimaldi, marquis de Regusse, Président à Mortier au Parlement de Provence en 1647.

C'est avec une grande peine que les habitants du Bastion apprirent la mort de celui qui ne voulait même pas entendre de quelque sorte que ce soit blasphémer le nom de Dieu. Le Cardinal de Richelieu, avide de louanges, avait dit : « Il n'y a pas de meilleur homme ».

On peut s'étonner aujourd'hui des prodiges réalisés par ce gouverneur royal tant au point de vue administration que commerce et diplomatie dans une région à tendance hostile et avec des moyens pécuniers et matériels restreins.


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la famille Lenche

la famille Lenche (Linciu), d’origine corse, qui s’établit à Marseille et fit construire sur la place de Lenche un hôtel particulier au xvie siècle (1500 - 1600). Thomas Lenche crée la Magnifique Compagnie du corail qui, depuis le Bastion de France en Algérie (El kala), opère des liaisons commerciales entre l'Afrique du Nord et Marseille. Son neveu, Antoine Lenche prend le parti des royalistes pendant les guerres de religion ; élu deuxième consul, il est assassiné en 1588.

En France, on appelle guerres de religion une série de huit conflits, qui ont ravagé le royaume de France dans la seconde moitié du xvie siècle et où se sont opposés catholiques et protestants, appelés aussi huguenots.

À partir du xvie siècle (1500-1600), au catholicisme s’oppose le protestantisme, opposition qui débouche sur une terrible guerre civile. Les premières persécutions contre ceux qui adhèrent aux idées nouvelles commencent dans les années 15201. Mais il faut attendre les années 1540 et 1550, pour voir le développement des clivages. À la fin du règne d'Henri II, le conflit se politise. Les guerres de religion commencent en 1562 et se poursuivent entrecoupées de périodes de paix jusqu'en 1598, avec la mise en place de l'Édit de Nantes. Les guerres de religion trouvent un prolongement aux xviie (siège de La Rochelle, révocation de l'Édit de Nantes) et xviiie siècles (guerre des Camisards), jusqu'à l’arrêt des persécutions sous Louis XVI (Édit de Versailles en 1787).

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerres_de_religion_(France)

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Napoléon Bonaparte

Napoléon Ier, né le 15 août 1769 à Ajaccio, en Corse et mort le 5 mai 1821 sur l'île Sainte-Hélène, au Royaume-Uni, est le premier Empereur des Français du 18 mai 1804 au 6 avril 1814 et du 20 mars 1815 au 22 juin 1815. Il fut, sous le nom de Napoléon Bonaparte, un général des armées de la Révolution, commandant en chef des armées d'Italie et d'Orient. Parvenu au pouvoir en devenant en 1799 Premier Consul à la suite du coup d'État du 18 brumaire, puis consul à vie le 2 août 1802 jusqu'au 18 mai 1804, date à laquelle il est proclamé empereur par un sénatus-consulte suivi d'un plébiscite. Enfin il est sacré Empereur en la cathédrale Notre-Dame de Paris le 2 décembre 1804 par le pape Pie VII.

Figure historique et ambiguë, Napoléon dérange et fascine. Premier Consul puis Empereur, génie militaire et bâtisseur, il a régné sur l'Europe en despote et a contribué à la modernisation des nations, la France en tête.  Né à Ajaccio en Corse, Napoléon Bonaparte rejoint le continent pour suivre des études militaires. Après avoir fait les écoles militaires de Brienne et de Paris, il entre dans l’infanterie et est affecté en 1787 à Valence.  En 1789, la Révolution éclate. Bonaparte y prend part et se fait remarquer en 1793 lors du siège de Toulon contre les Anglais.

Voir : Sanson Napollon, descendant des Lenche.

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la comète C/1769 P1

La comète C/1769 P1 a été observé par l’astronome " Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati " de la zaouia-institut de Chellata d'Akbou (vallée de la Soummam Bejaia - Algérie) au environ du 8 aout 1769. On retrouve mentionné l’apparition d’une autre comète, moins importante, à côté du pôle Nord céleste.

La zaouia-institut de Chellata (vallée de la Soummam, Algérie) a été fondée au début du XVIIIe siècle (1700 - 1800). Elle deviendra quelques années plus tard l’un des centres religieux et scientifique les plus renommés de l’Afrique Septentrionale, notamment à l’époque où elle était le centre d’activités d’un astronome renommé, à savoir Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati, commentateur d’as-Susi et auteur du célèbre traité Ma`alim al-Istibsar.

Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati rapporte que, vers la fin du mois d'août de l'année 1769, est apparue une comète avec une très longue queue dans la constellation du Taureau et qui changeait de position au fil du temps. Il s'agit certainement de la comète C/1769 P1, observée également à Paris au même moment. De plus, il mentionne l'apparition d'une deuxième comète, peu de temps après, observée, cette fois-ci, dans la direction du pôle Nord céleste.

Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati a rédigé vers 1778 un traité d'astronomie intitulé Ma'alim al-Istibsar. Il s'agit d'un commentaire du traité de l'astronome marocain as-Susi (mort en 1679), continuateur d'Abi Miqra (XIVe siècle).

Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati écrit : « J'ai intitulé mon livre Ma`alim al- Istibsar ». « Merci à Dieu... ». Il précise ensuite son objectif : « Un ouvrage utile pour les débutants comme moi, une clé permettant d'accéder à l'ouvrage d'as-Susi, mais également d'éclairer des points abandonnés ou ignorés (par as-Susi). »

Cette comète a egalement été observé par l’astronome " Charles Messier ", alias "Le furet des comètes", le 08 aout 1769.

Sur ses vieux jours, Charles Messier a finalement été honoré quand Napoléon Bonaparte lui-même, en 1806, lui présente la Croix de la légion d'honneur. En retour, Messier perd une partie de sa réputation scientifique à cause d'un mémoire vouant la grande comète de 1769 à l'empereur, né à cette année-là.

De tous temps, jusqu'à l'époque moderne et l'avènement du GPS, les hommes se sont intéressés à l'étude de la position des astres essentiellement pour répondre à 2 préoccupations principales :

- l'astrologie, qui avait pour fonction d'associer les astres aux évènements de la vie des hommes,
- la navigation astronomique maritime.

Dans ce dernier domaine, les astronomes/mathématiciens et les marins et commerçants se sont très vite aperçus que les astres avaient des mouvements et des positions immuables, répétés et donc prévisibles. Toutes les civilisations (Mésopotamiennes, Égyptiennes, Grecque, Perses, Carthaginoises, Romaines, Arabes/islamiques, Chinoises, Asiatiques, européennes, polynésiennes...) ont donc développé des méthodes de positionnement et de navigation utilisant les astres, en général exclusivement pour déterminer la latitude et la longitude.

N'oublions pourtant pas que c'est avec ces méthodes de navigation astronomique que tous les grands voyages de découverte du monde et ouverture des routes commerciales ont été faits comme la decouverte du nouveau monde (Les Amériques) et ses richesses, par Christophe Colomb en 1492.

http://www.youtube.com/watch?v=RSh9u-c15Jw

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chellata

http://www.gehimab.org/

http://www.gehimab.org/depliantAst.pdf

http://siriusalgeria.net/

http://rabahnaceri.unblog.fr/2009/01/19/salon-dastronomie-de-bejaia-du-31-mai-au-02-juin-09/

http://www.djazairess.com/fr/elwatan/152991

http://messier.obspm.fr/xtra/history/44comets.html

http://www.astrobril.nl/1769P1.html

http://web.infinito.it/utenti/c/caglieris_gm/comete/cometa1769/come1769.htm

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Béjaïa

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_B%C3%A9ja%C3%AFa

http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9ja%C3%AFa

Située au coeur de l'espace méditerranéen et ancienne capitale du royaume hammadite, la ville de Béjaïa (Bougie, Bugia, Bgayet, Buzzea) - qui donna son nom aux petites chandelles et à partir de laquelle les chiffres arabes allaient être popularisés en Europe - fut, à l'époque médiévale, l'un des centres culturels et scientifiques les plus dynamiques du Maghreb. Elle était le pôle d'attraction de l'élite intellectuelle (musulmane, chrétienne et juive) qui venait y poursuivre des études, débattre des idées, faire des recherches et des observations astronomiques.

Après la destruction de la ville par les Espagnols en 1509 - soit 17 ans après la découverte "alors gardée secrete" du Nouveau Monde (les Amériques) par Christophe Colomb en 1492, financé et commandité par l'Espagne de la Reconquista Catholique béni par le pape de l'église catholique, Alexandre VI alias Rodrigo de Borja - le relais, dans le domaine de l'astronomie, est assuré par la province.

C'est l'épopée des zaouïa ou instituts de la Kabylie. Les astronomes locaux, qui ont survécu aux massacres des espagnoles et de leurs mercenaires locaux, ont du se cacher eux et leur savoir de l'astronomie, des sciences divers et de la navigation maritime astronomique dans les montagnes environnants pour ne pas se faire tuer eux et leur savoir par les espagnoles et leurs mercenaires locaux afin de ne pas dévoiler la découverte du Nouveau Monde (Les amériques) alors gardée secrete et ses coordonnées de navigation maritime astronomique pour y arriver par la mer.

Un autre géographe important est l'amiral ottoman Piri Reis (1470-1554). Arrivé à Bougie (bejaia) vers 1495 - afin d'enqueter et se renseigner sur la decouverte recente et gardée secret du Nouveau Monde (Les Amériques) par Christophe Colomb en 1492 pour le compte de la Reconquista Catholique espagnole et le pape catholique Alexandre VI alias Rodrigo de Borja -  c'est depuis cette ville (bejaia) qu'il part en expédition chaque été. La plus remarquable de ses oeuvres est la carte géographique du monde qu'il a établie en 1513 (peu de temps après la découverte de Christophe Colomb en 1492) et qui comporte, entre autres, les côtes de l'Amérique latine et de l'Afrique occidentale.

D'une très grande exactitude, cette carte montre que la technique de cartographie était très avancée à cette époque. Un peu plus tard, en 1521, il rédige un ouvrage intitulé Kitab-i-Bahriye (Le Livre de la Marine), qui comprend des descriptions et des dessins de la Méditerranée (villes et pays côtiers), ainsi que des informations sur les techniques de navigation et sur des sujets connexes, tels que l'astronomie nautique. Ses séjours lui permirent d'obtenir des informations précieuses grâce à ses discussions avec les captifs portugais et espagnols, dont certains avaient participé aux expéditions de Christophe Colomb. Rappelons qu'à cette époque les armateurs bougiotes pratiquaient la course (piraterie) avec beaucoup d'audace.

Suite à l'envahissement de Bougie par les Espagnols, en 1509, tous les établissements et les monuments de cette ville furent ruinés (la bibliothèque royale, les majestueuses mosquées, les prestigieuses écoles, les palais ornés d'arabesques et de mosaïques). Ces tragiques événements entraînèrent la mort de nombreux savants et la perte de leurs travaux. Les survivants de ce désastre se réfugièrent dans les montagnes environnantes de Kabylie. Du coup, des zaouïa (institut d'enseignement religieux et scientifique), autrefois peu connues, prirent de plus en plus d'importance. L'une d'elles se trouve à Akbou (Béjaïa). Selon certains témoignages, elle serait la première des zaouïa à caractère scientifique qui se sont développées en Algérie durant trois siècles consécutifs ; elle a permis, entre autres, la diffusion de l'astronomie et de l'arithmétique.

voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_de_Piri_Reis

La carte de Piri Reis est une carte ancienne, découverte en 1929 lors de la restauration du Palais de Topkapı à Istanbul. Elle est attribuée à l'amiral et cartographe ottoman Piri Reis qui l'aurait tracée en 1513. Dessinée sur une peau de gazelle, elle détaille les côtes occidentales de l'Afrique et les côtes orientales de l'Amérique du Sud.

La navigation maritime astronomique est une technique de navigation qui consiste à déterminer sa position à l'aide de l'observation des astres et la mesure de leur hauteur (c'est-à-dire l'angle entre la direction de l'astre et l'horizon).

En navigation maritime, la détermination de la position nécessite l'emploi d'un sextant, la consultation d'éphémérides, un identificateur d'étoiles, la mesure de l'heure exacte, et l'application de formules de mathématiques.

Alexandre VI (1431 - 1503), alias Rodrigo Borgia

Le pape de l'église catholique, Alexandre VI (1431 - 1503), alias Rodrigo Borgia, laisse dans la chrétienté un grave malaise qui s'amplifiera avec les années. Même parmi les historiens chrétiens, il ne trouva pas de véritable défenseur. Le nom de Borgia, notamment par la vie de son fils César qui a inspiré Le prince de Machiavel, est devenu synonyme d'ambition et d'absence de scrupules. Rome, sous le pape Alexandre VI, ne connaît ni loi, ni divinité ; [mais] l'or, la violence et l'empire de Vénus.

César Borgia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_VI

César Borgia (1475 - 1507) est le fils du cardinal Rodrigo Borgia, le pape Alexandre VI issu d'une famille espagnole et de sa maîtresse Vannozza Cattanei de la maison de Candie (d'une famille du royaume de Mantoue en Italie),

César Borgia doit sa notoriété en grande partie à Machiavel qui le cite fréquemment dans Le Prince.

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9sar_Borgia


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Alliance franco-ottomane

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

L’alliance franco-ottomane, ou alliance franco-turque, est une alliance établie en 1536 - soit  44 ans apres la decouverte du nouveau monde les Amériques, "alors gardée secrete", par Christophe Colomb au nom de l'Espagne de la Reconquista et du Pape de Rome - ( entre le roi de France François Ier de France et le souverain turc de l'Empire ottoman, Soliman le Magnifique.

Elle a été mentionnée comme la « première alliance diplomatique non idéologique de ce genre entre un empire chrétien et un empire non chrétien ».


Elle cause cependant un certain émoi dans le monde chrétien, et est qualifiée d'« alliance impie », ou d'« union sacrilège de la fleur de lys et du croissant ». Elle subsiste cependant, dans l'intérêt objectif des deux parties.

Cette alliance stratégique et parfois tactique est alors l'une des plus importantes alliances de la France, et dure plus de deux siècles et demi, jusqu'à la campagne d'Égypte, qui voit les troupes napoléoniennes envahir un territoire ottoman en 1798-1801. L'alliance franco-ottomane est également un épisode important des relations entre la France et l'Asie.

Suite à la prise de Constantinople en 1453 par le Turc Mehmed II et à l'unification du Moyen-Orient sous Selim Ier, Soliman, le fils de Selim, parvient à étendre l'emprise ottomane à la Serbie en 1522. L'empire des Habsbourg entre alors en conflit direct avec les Ottomans.

Les contacts précoces semblent être pris entre les Ottomans et les Français. Philippe de Commines relate que Bajazet II envoie une ambassade à Louis XI en 1483, tandis que Zizim, son frère et rival pour le trône ottoman, est détenu en France, à Bourganeuf, par Pierre d'Aubusson. Louis XI refuse de rencontrer les émissaires, mais une somme importante et un grand nombre de reliques chrétiennes sont offertes par ces derniers, afin que Zizim reste enfermé en France5. Zizim est transféré à la surveillance du pape Innocent VIII en 1489.

La France signe un premier traité ou capitulation avec l’Empire ottoman en 1500, sous les règnes de Louis XII et du sultan Bajazet II6,7, dans lequel le sultan d'Égypte fait des concessions aux Français et aux Catalans.

La France a déjà cherché des alliés en Europe centrale. L'ambassadeur de France, Antoine de Rincon, a été envoyé par François Ier en mission à plusieurs reprises en Pologne et en Hongrie entre 1522 et 1525. À cette époque, suite à la bataille de la Bicoque, François Ier cherche à s'allier au roi Sigismond Ier de Pologne8. Finalement, en 1524, une alliance franco-polonaise est signée entre François Ier et le roi de Pologne Sigismond Ier.

Après la défaite française à Pavie, le 24 février 1525, face aux troupes de l'empereur Charles Quint, la recherche d'alliés en Europe centrale s'intensifie. Après plusieurs mois en prison, François Ier est contraint de signer l'humiliant traité de Madrid, par lequel il abandonne le duché de Bourgogne et le Charolais à l'Empire, renonce à ses ambitions italiennes, et rend ses possessions et ses honneurs à l'ancien connétable de France Charles III de Bourbon. Cette situation amène le souverain français à trouver en la personne de Soliman le Magnifique un allié face au puissant empereur Habsbourg.


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Ibn Khaldoun

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Khaldoun

http://www.youtube.com/watch?v=RSh9u-c15Jw

Ibn Khaldoun (1332- 1406), est issu d'une famille noble et raffinée, les Banu Khaldoun, ou Béni Khaldoun (signifiant en français « fils de Khaldoun »), qui ont vécu dans la région de Séville (Andalousie - Espagne) pendant plusieurs générations.

Ibn Khaldoun, grand historien et philosophe maghrébin, enseigna à Béjaïa en 1365 et 1366. Dans ses écrits, il nous fournit de précieuses informations sur la transmission de la connaissance astronomique depuis l'Antiquité jusqu'à son époque. Imprégné par les idées de Ptolémée, Ibn Khaldun a montré dans Les Prolégomènes un niveau élevé de savoir en astronomie. Fidèle au dogme aristotélicien, il place la Terre au centre du monde (géocentrisme), et reprend en gros l'idée des huit sphères cristallines (celles des planètes, de la Lune, du Soleil et des fixes), des cercles excentriques et des épicycles. Cependant, il s'interroge sur leur véritable existence. Rappelons qu'un autre savant de Bougie, le cosmologiste Ibn ‘Arabi (1165-1240), expose un système différent du précédent (3). En plus des huit sphères cristallines, il ajoute une neuvième, la sphère environnante. Cette dernière, animée d'un mouvement de rotation (24 heures), entraîne avec elle toutes les autres sphères. Ainsi le mouvement de chaque sphère se décompose en deux : un qui lui est propre, appelé mouvement naturel, un autre qui lui est imposé.

Ibn Khaldoun a consacré dans les Prolégomènes deux chapitres au problème des conjonctions de Jupiter et de Saturne. Concernant la forme de la Terre, Ibn Khaldun dit : « Dans les livres des philosophes qui ont pris l'univers pour le sujet de leurs études, on lit que la terre a une forme sphérique. » Toutefois, la sphéricité de la Terre était une idée admise, non seulement par Ibn Khaldun, mais aussi par de nombreux savants de Bougie (Bejaia), tel Ibn Sabin, bien avant Galilée. Un autre géographe important est l'amiral ottoman Piri Reis (1470-1554). Arrivé à Bougie vers 1495, c'est depuis cette ville qu'il part en expédition chaque été. La plus remarquable de ses oeuvres est la carte géographique du monde qu'il a établie en 1513 (peu de temps après la découverte de Christophe Colomb en 1492) et qui comporte, entre autres, les côtes de l'Amérique latine et de l'Afrique occidentale.

D'une très grande exactitude, cette carte montre que la technique de cartographie était très avancée à cette époque. Un peu plus tard, en 1521, il rédige un ouvrage intitulé Kitab-i-Bahriye (Le Livre de la Marine), qui comprend des descriptions et des dessins de la Méditerranée (villes et pays côtiers), ainsi que des informations sur les techniques de navigation et sur des sujets connexes, tels que l'astronomie nautique. Ses séjours lui permirent d'obtenir des informations précieuses grâce à ses discussions avec les captifs portugais et espagnols, dont certains avaient participé aux expéditions de Christophe Colomb. Rappelons qu'à cette époque les armateurs bougiotes pratiquaient la course (piraterie) avec beaucoup d'audace.

Suite à l'envahissement de Bougie par les Espagnols, en 1509, tous les établissements et les monuments de cette ville furent ruinés (la bibliothèque royale, les majestueuses mosquées, les prestigieuses écoles, les palais ornés d'arabesques et de mosaïques). Ces tragiques événements entraînèrent la mort de nombreux savants et la perte de leurs travaux. Les survivants de ce désastre se réfugièrent dans les montagnes environnantes de Kabylie. Du coup, des zaouïa (institut d'enseignement religieux et scientifique), autrefois peu connues, prirent de plus en plus d'importance. L'une d'elles se trouve à Akbou (Béjaïa). Selon certains témoignages, elle serait la première des zaouïa à caractère scientifique qui se sont développées en Algérie durant trois siècles consécutifs ; elle a permis, entre autres, la diffusion de l'astronomie et de l'arithmétique.

Des astronomes dans l'ombre

De nombreux lettrés kabyles ont rédigé des traités d'astronomie. Celui de Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati (XVIIIe siècle / 1700 - 1800), de la zaouia de Chellata d'Akbou (vallée de la Soummam - bejaia - Algérie), est sans doute le plus important. En ce qui nous concerne, ce dernier ouvrage nous a permis, plus que tout, de lever le voile sur les travaux de plusieurs astronomes de Béjaïa, restés jusqu'alors dans l'ombre.

Actuellement, ce qu'on reproche le plus à ces astronomes, c'est de s'être limités à la fonction purement utilitaire de l'astronomie (calendriers, orientation, etc.) et d'avoir reproduit, sans aucune originalité, les travaux de leurs ancêtres.

Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati a rédigé vers 1778 un traité d'astronomie intitulé Ma'alim al-Istibsar. Il s'agit d'un commentaire du traité de l'astronome marocain as-Susi (mort en 1679), continuateur d'Abi Miqra (XIVe siècle).

Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati écrit : « J'ai intitulé mon livre Ma`alim al- Istibsar ». « Merci à Dieu... ». Il précise ensuite son objectif : « Un ouvrage utile pour les débutants comme moi, une clé permettant d'accéder à l'ouvrage d'as-Susi, mais également d'éclairer des points abandonnés ou ignorés (par as-Susi). »

Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati est de la zaouia-institut de Chellata (vallée de la Soummam - bejaia - Algérie).

L'une des particularités de cet ouvrage est qu'il permet de répertorier les différents événements astronomiques (étoiles nouvelles, comètes, éclipses, etc.). Ainsi, Mohammad Ben Ali Cherif ash Shellati rapporte que, vers la fin du mois d'août de l'année 1769, est apparue une comète avec une très longue queue dans la constellation du Taureau et qui changeait de position au fil du temps. Il s'agit certainement de la comète C/1769 P1, observée également à Paris au même moment. De plus, il mentionne l'apparition d'une deuxième comète, peu de temps après, observée, cette fois-ci, dans la direction du pôle Nord céleste.

Au XIXe siècle, l'année julienne, en retard d'une dizaine de jours sur l'année grégorienne, était toujours en usage en Afrique du Nord. Elle était utilisée pour tout ce qui concerne l'agriculture et les occupations journalières, et l'on employait l'année lunaire pour sa chronologie. De nombreux traités expliquent comment passer de l'une à l'autre. Grâce à eux, les lettrés locaux pouvaient fixer exactement cette concordance et concevoir des calendriers de l'année julienne. La découverte en 1994 par l'association Gehimab d'Afniq n'Ccix Lmuhub (Bibliothèque savante de manuscrits de Cheikh Lmuhub) à Tala Uzrar (Béni Ourtilane), permet aujourd'hui d'avoir une meilleure idée sur les connaissances en astronomie qui étaient à la disposition des lettrés locaux.

De nombreuses familles de Béjaïa possèdent des bibliothèques de manuscrits par héritage. Mais on sait, par expérience, que les Kabyles tiennent beaucoup à leurs vieux documents de famille. Du coup, de nombreux ouvrages et documents, qui pourraient servir l'histoire de cette glorieuse cité qu'est Bougie, restent encore à ce jour dans l'ombre. Au début du XXe siècle, l'astronomie moderne fait son apparition dans les montagnes de Kabylie. En effet, c'est à l'âge de 25 ans, après un passage de deux ans à l'université Zaytouna de Tunis, que Mulud-al-Hafidhi (1880-1948) rejoint l'université d'Al-Azhar au Caire où il réside durant 16 ans. Il regagne Béni Hafedh vers 1922 et enseigne alors dans plusieurs zaouïa (Illula, Tamokra...). Il y élabora le calendrier hégirien annuel et se chargea de l'annonce du début et de la fin du mois de Ramadhan en se basant sur ses propres données scientifiques. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ibn_Khaldoun

http://www.djazairess.com/fr/elwatan/152991

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chellata


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Compagnie royale d'Afrique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_royale_d%27Afrique

La Compagnie royale d'Afrique est l'une des nombreuses compagnies coloniales françaises qui fut fondée en 1560 dans le but de faire du commerce avec la Côte barbaresque en Afrique du Nord. Après avoir été dissoute en 1710, elle fut reformée en 1741 par un édit de Louis XV. Cette société au capital énorme, dont le siège était à Marseille, acheta avec ses équipements, le Bastion de France situé près de Bône à la frontière algéro-tunisienne. Dans la seconde moitié du xviiie siècle, le commerce français fut très prospère en Algérie. La Compagnie royale d'Afrique garda l'exploitation des concessions d'Afrique pendant près de 60 ans, de 1740 à 1793. Elle se livrait surtout au commerce des blés. La Régence d'Alger aussi était gagnante : toute cette activité, piraterie et négoce, était fructueuse pour les dignitaires algériens.

La compagnie sera supprimée définitivement comme ses consœurs sous la Révolution (1789 – 1799).


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La traite arabe

http://fr.wikipedia.org/wiki/Traite_arabe

Au début du xvie siècle (1500 - 1600), comme le vivier slave s'épuise du fait de la christianisation de l'Europe orientale, les musulmans des Barbaresques multiplient les razzias de chrétiens en Méditerranée. Ceux-ci effectuent des razzias sur les villages côtiers des rivages européens. Le souvenir des combats livrés par les habitants à ces pirates perdure dans la tête de prisonnier maure qui sert d'emblème à la Corse.

Tunis, Alger et Tripoli sont les principaux foyers de piraterie, c'est à Tripoli que se trouve le plus grand marché d'esclaves car elle sert également de grand débouché aux caravanes d'esclaves du commerce transsaharien.

Les historiens Jacques Heers, Marcel Dorigny, Bernard Gainot et Ralph Austen évaluent à plus d'un million le nombre de chrétiens capturés en Méditerranée et sur ces côtés entre 1500 et 1800, période marquant l'apogée d'une pratique commencée dès l'arrivée de l'islam en Afrique du Nord et en Espagne au viiie siècle et qui ne prit fin que vers le milieu du xixe siècle (1800 - 1900). Environ 90% de ces esclaves étaient des hommes. Au xviiie siècle (1700 - 1800), le volume de ce commerce est tombé à 300 000 captifs, en 1831, lors de la prise d'Alger, les troupes françaises libérèrent 220 esclaves chrétiens et en 1846, la Tunisie beylicale abolit la traite.

En Europe orientale et dans les Balkans, pendant la même période, les Ottomans prélevèrent environ trois millions d'esclaves[réf. nécessaire]. Mais l'expansion européenne, à partir de la fin du xviiie siècle, diminua progressivement le nombre et l'importance de ces razzias22.


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Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci

http://fr.wikipedia.org/wiki/Merc%C3%A9daires

L'Ordre des Mercédaires, encore appelé Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci, est un ordre religieux catholique fondé, le 1er août 1218, par le languedocien Pierre Nolasque pour racheter les chrétiens captifs des pirates maures et barbaresques et réduits en esclavage.

Au cours du Moyen Âge, les Arabes occupaient le sud de l'Espagne. La Méditerranée était sous l'empire des Turcs et des Sarrasins. Les pirates capturaient les chrétiens pour les réduire en esclavage ou en obtenir rançon.

Les mercédaires prononçaient les trois vœux traditionnels des ordres réguliers : pauvreté, chasteté et obéissance. Ils y ajoutaient un quatrième vœu, emblématique de leur mission particulière : être prêts à se livrer en otage si c'était le seul moyen de libérer les captifs.

À partir de 1317, l'ordre de Notre-Dame-de-la-Merci perd son caractère militaire et devient clérical, assimilé en 1690 à un ordre mendiant.

L'ordre est alors devenu missionnaire et caritatif. Dans ce cadre, les Mercédaires jouèrent un rôle assez important dans l'évangélisation du Nouveau-Monde.

Entre 1776 et le milieu du xixe siècle se produisirent les derniers rachats des captifs des pirates maures et barbaresques au sens littéral du terme. Il devint ensuite nécessaire de redéfinir les fonctions de l'Ordre. Ainsi, depuis la réforme de l'ordre en 1880 par le Grand Maître Pedro Armengol Valenzuela, on réfléchit profondément à ce que devait devenir la Merci dans le monde moderne.

En 1960 l'ordre comptait 780 monastères et 149 religieuses. Il a pratiquement disparu en France.


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Conquête de l'Algérie par la France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l'Alg%C3%A9rie_par_la_France

Les dettes de la France

En 1800, lors de la campagne d'Égypte de Bonaparte (voir Sanson Napollon ), deux négociants algériens, Busnach et Bacri, proposent au directoire de ravitailler en blé l'armée française. Le contrat est signé et le dey d'Alger, avance l'argent pour toute l'opération. Les caisses du directoire sont vides et le paiement est ajourné. Une fois au pouvoir, Napoléon repousse à la fin de la guerre le paiement de ses créances. Sous la restauration, le gouvernement de Louis XVIII rembourse la moitié de la somme, l'autre partie étant bloquée dans le cadre d'un arbitrage juridique. Trente ans après l'emprunt, en 1830, le dey d'Alger n'a toujours pas été payé.

Reconnaissance d'Alger par l'espion Boutin (1808)

L'État-major français bénéficie d'un plan de débarquement, Reconnaissance des forts et batteries d'Alger, dressé par un officier du génie sous le Premier Empire, Vincent-Yves Boutin. Le capitaine Boutin est envoyé en espion dans la régence en 1808 sur ordre de Napoléon; celui-ci prépare l'après Campagne d'Égypte (1798-1801) avec un débarquement à Alger et une colonisation de l'Afrique du Nord. Afin de ne point éveiller les soupçons des Ottomans, Boutin est officiellement envoyé auprès du consul général français à Alger Dubois de Thimville (le frère du général).

Il accomplit sa mission d'espionnage du 24 mai 1808 au 16 juillet 1808, ses relevés lui permettent non seulement d'établir Sidi-Ferruch comme lieu propice au débarquement mais également d'élaborer un plan de contournement d'Alger dont l'itinéraire emprunte Staoueli, Sidi Khalef et le Fort de l'Empereur. Du reste, son rapport suggère l'emploi d'une force d'invasion s'élevant à 35 000 / 40 000 hommes et contient des recommandations à l'adresse de la future armée d'occupation9. Quinze ans après l'assassinat de Boutin par les Hashashins syriens, les commandants des forces terrestres et navales de Bourmont (Ministre de la guerre) et Duperré (Ministre de la Marine et des Colonies) mettent en application son travail de 1808; travail qui du reste sert de base au géographe Charles Picquet pour son Aperçu historique, statistique et topographique sur l'état d'Alger: à l'usage de l'armée expéditionnaire d'Afrique publié par le dépôt de la guerre en 1830. À l'occasion du centenaire du débarquement français, les autorités d'Alger rendent hommage à Boutin avec l'inauguration d'une table d'orientation à son nom.


Blocus maritime d'Alger (1827-1830)

L'Affaire de l'éventail est le casus belli qui provoque le blocus maritime d'Alger par la marine française.

Bataille navale dans la baie d'Alger (octobre 1827)

Le 4 octobre 1827 quelques embarcations de l'escadre de la régence tentent de forcer le blocus. Elles sont détruites par la marine française.

Jusqu'à la veille du débarquement français, de petites embarcations de la régence parviennent à se faufiler de nuit et à accoster sur le littoral de la baie d'Alger.

Massacre de la Duchesse de Berry

L'équipage d'une chaloupe de la frégate française Duchesse de Berry est massacré et décapité par un millier d'Algériens près de Dellys à l'est d'Alger, les têtes mutilées sont vendues au dey d'Alger 100 piastres la pièce.

Hussein Dey ou Hussein Pacha, né vers 1765 à Smyrne (Turquie) et décédé en 1838 à Alexandrie (Égypte) est le dernier dey d'Alger.

Après la prise d'Alger, Hussein Dey, qui a capitulé, est contraint à l'exil. Il y est conduit sous escorte avec sa famille, son harem et sa fortune personnelle, sur le Jeanne d'Arc le 15 juillet 1830 qui l'emmène à Naples où il a choisi de s'installer; sa demande d'autorisation de se fixer en France ayant été refusée par le roi.

Il résidera pendant 3 ans en Italie.

Il mourut à Alexandrie (Égypte) en 1838.

La conquête de l'Algérie par la France se réalise en plusieurs étapes distinctes, du débarquement de l'Armée d'Afrique à Sidi-Ferruch le 14 juin 1830, commandée par Bourmont, jusqu'à la reddition formelle de l'émir de Mascara, Abd el-Kader, au Duc d'Aumale le 23 décembre 1847. Cette conquête se conclut par l'annexion de l'Algérie à la République française par la création des départements français d'Algérie en 1848.

Dès 1830, la conquête de l'Algérie est accompagnée d'une colonisation de peuplement : les militaires français deviennent des colons en s'installant et aménageant le territoire conquis. Les pionniers sont progressivement rejoints par des compatriotes tels les voisins Corses ou les Alsaciens-Lorrains dont la région a été annexée par l'Allemagne en 1870, et également par des immigrants étrangers arrivant par vagues successives des pays méditerranéens frontaliers; surtout d'Espagne, mais aussi d'Italie et de Malte, possession britannique depuis 1814. Les ressortissants d'Allemagne et de Suisse sont également encouragés à prendre part à la colonisation.

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Christophe Colomb

http://fr.wikipedia.org/wiki/Christophe_Colomb
http://www.linternaute.com/mer-voile/actualites/12-05/explorateurs/christophe-colomb/christophe-colomb.shtml

Le 12 octobre 1492 Christophe Colomb accoste aux Bahamas, archipel qu'il prend pour les îles japonaises. Aucun Européen ne se doute qu'il a atteint un nouveau continent. Pourtant sa découverte est fondamentale pour l'expansion coloniale.

Colomb n'a jamais su qu'il avait abordé un Nouveau Monde

Christophe Colomb est le premier navigateur dont les pérégrinations transatlantiques sont attestées tant par des écrits (dont certains autobiographiques) que par de nombreux témoignages de ses contemporains ou des preuves matérielles (Amérindiens ramenés en Europe et présentés à la cour d'Espagne). Il réalisa quatre voyages d'Europe en Amérique au nom des Rois Catholiques : en 1492, 1493, 1498 et 1502.

Lors de son premier voyage en 1492, Christophe Colomb pensait avoir débarqué aux « Indes », contrées aux richesses légendaires décrites entre autres par les récits de Marco Polo. Le 12 octobre, il débarqua sur une île des Bahamas appelée Guanahani (probablement San Salvador, mais dont la localisation exacte est encore discutée). Le 28 octobre, il découvrit Cuba. En novembre, il atteignit l'île d'Hispaniola.

A l'époque de Christophe Colomb, l'Espagne entre dans une période de stabilité politique qui va permettre de financer des expéditions par-delà les mers. Ferdinand II, roi d'Aragon et de Sicile, et Isabelle Ière, reine de Castille, sont alors les souverains du royaume. A eux deux, ils gouvernent l'ensemble de la péninsule, à l'exception du Portugal. L'année 1492 marque aussi la fin de la guerre de reconquête contre les Maures, et l'expulsion des juifs d'Espagne. L'unité religieuse du pays est ainsi assurée. Les Espagnols commencent donc à s'intéresser aux conquêtes océanes.

Du point de vue européen, Colomb, navigateur au service de l'Espagne, est le premier à avoir découvert l'Amérique. Cette affirmation n'est pas neutre, dans la mesure où la découverte entraînait un droit de possession, reconnu par le Pape et le roi de Portugal au traité de Tordesillas, signé le 7 juin 1494, qui établit le partage du Nouveau Monde entre l'Espagne et le Portugal avec pour ligne de démarcation le méridien localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert — méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.


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Traité de Tordesillas

http://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Tordesillas

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_bulles_pontificales

http://en.wikipedia.org/wiki/European_colonization_of_the_Americas

Le traité de Tordesillas est un traité international établi le 7 juin 1494 pour établir le partage du Nouveau Monde, considéré comme terra nullius, entre les deux puissances coloniales émergentes, l'Espagne et le Portugal, avec pour ligne de partage un méridien nord-sud localisé à 370 lieues (1 770 km) à l'ouest des îles du Cap-Vert — méridien qui se situerait aujourd'hui à 46° 37' ouest.

Il a été rédigé à Tordesillas en Castille. La version espagnole du traité est ratifiée à Arévalo par le roi Ferdinand II d'Aragon et la reine Isabelle Ire de Castille le 2 juillet 1494. La version portugaise est ratifiée à Setúbal par le roi Jean II de Portugal le 5 septembre 14941.

D'après ce traité, le royaume de Castille, ainsi que les îles Canaries, sont acquis à la couronne espagnole, tandis que Madère, Porto Santo, les Açores et les îles du Cap-Vert, ainsi que le droit de conquête du royaume du Maroc (royaume de Fez ou Fès) et le droit de navigation au sud du parallèle des Canaries, sont acquis au royaume du Portugal.

Le Brésil, découvert par Pedro Alvares Cabral après la conclusion du traité, tombe de fait sous souveraineté portugaise.
Les originaux du Traité de Tordesillas sont conservés dans les archives de Torre do Tombo (Lisbonne) et les Archives générales des Indes (Séville).


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Inter caetera

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_Inter_Coetera

Inter Caetera est une bulle pontificale émise par le pape Alexandre VI, le 4 mai 1493. Cette bulle donnait à l'Espagne toutes les terres à l'ouest et au sud d'un méridien à 100 lieues (418 km) à l'ouest ou au sud de toutes les îles des Açores et du Cap-Vert, (soit à 36°8'W). Déjà dans la bulle Aeterni regis le pape avait donné au Portugal tous les territoires de l'Afrique. Le Traité de Tordesillas entre l'Espagne et le Portugal en 1494 changea un peu la ligne de démarcation, à 39°53'W.

Cette bulle marque le début de la colonisation espagnole en Amérique et des missions catholiques dans le Nouveau Monde. Un des effets imprévus de la bulle et du Traité de Tordesillas a été de donner pratiquement tout l'océan Pacifique et la côte ouest de l'Amérique à l'Espagne, qui invoqua ces actes, par exemple, pour réclamer la Colombie-Britannique et l'Alaska en 1819 lors du traité d'Adams-Onís.


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Le commerce triangulaire à partir de 1674

http://fr.wikipedia.org/wiki/Commerce_triangulaire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Traites_n%C3%A9gri%C3%A8res
http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_l'esclavage


L'année 1674 est celle du grand virage, pour l'esclavage. Jusque là, depuis des siècles, des Africains sont emmenés à travers le Sahara vers les pays du monde arabe, où ils deviennent domestiques, mais le voyage, long et coûteux, et la demande modeste limitent le prélèvement sur les populations africaines.

Les planteurs de sucre espagnols du Venezuela et portugais du Brésil achètent aussi des esclaves mais en quantité limitée, car le transport, par le système de l'Asiento est le monopole des marchands hollandais, qui se limitent aux expéditions les plus rentables, tandis que le prix élevé du sucre sur le marché mondial empêche sa commercialisation à grande échelle.

Le commerce triangulaire prend son essor à partir de 1674, l'année où les Français et les Anglais se lancent en même temps sur le marché et disputent aux Hollandais, d'abord discrètement, le monopole du transport des esclaves de la côte africaine vers les Amériques, où deux grandes îles, la Jamaïque et Saint-Domingue et trois petites, la Martinique, la Guadeloupe et la Barbade deviennent la principale zone mondiale d'importation des esclaves.

Le futur roi catholique anglais Jacques II crée en 1674 la compagnie royale d'Afrique tandis que son cousin français Louis XIV fonde la Compagnie du Sénégal la même année et dissout la Compagnie des Indes de Colbert, l'une des premières compagnies coloniales françaises, à qui il reproche son incapacité à importer des esclaves pour rentabiliser son activité et contribuer ainsi au financement du château de Versailles. L'année 1674 est celle où Louis XIV devient un monarque absolu et prend ses distances avec Colbert, pour se rapprocher de sa maitresse la Marquise de Maintenon, qui a passé son enfance à la Martinique et vient de racheter avec l'argent du roi, le château de Maintenon à Charles François d'Angennes, qui devient quelques années plus tard le plus riche planteur de Martinique.

L'arrivée des Français et des Anglais en 1674 sur les côtes d'Afrique fait brutalement monter le prix des esclaves, entraînant le développement de nouveaux circuits d'approvisionnement à l'intérieur du continent, qui affaiblissent les sociétés africaines traditionnelles.

L'arrivée en masse de nouveaux esclaves aux Antilles fait parallèlement baisser leur prix d'achat par les planteurs de canne à sucre, tandis que la production de sucre progresse très vite, ce qui a pour effet d'abaisser le prix de cette denrée sur le marché mondial, et de favoriser sa consommation en Europe.

Pour laisser la voie libre aux planteurs de sucre, Jacques II et Louis XIV tentent d'étouffer financièrement les petits planteurs de tabac des Antilles, par ailleurs soupçonnés de collusion avec les flibustiers et autres Frères de la côte. En France, la ferme du tabac est un monopole créé en 1674. Le prix d'achat aux planteurs est abaissé et le prix de vente au contraire relevé. Du coup, les producteurs sont découragés et la plupart des consommateurs préfèrent s'approvisionner en tabac de Virginie et du Maryland, où Jacques II vient justement d'octroyer à des aristocrates catholiques des terres pour créer d'immenses plantations de tabac qui fonctionnent elles à base d'esclaves.

Le commerce triangulaire se développe encore, côté français, à la fin des années 1680 avec le renforcement de la communauté des Irlandais de Nantes, des réfugiés religieux jacobites qui vont créer de puissantes sociétés commerciales comme la Compagnie d'Angola.

Le commerce triangulaire, aussi appelé traite atlantique ou traite occidentale, est une traite négrière menée au moyen d'échanges entre l'Europe, l'Afrique et les Amériques, pour assurer la distribution d'esclaves noirs aux colonies du Nouveau Monde (continent américain), pour approvisionner l'Europe en produits de ces colonies et pour fournir à l'Afrique des produits européens et américains.

L'expression commerce triangulaire ne doit pas se réduire uniquement à un passage en trois temps sur trois continents : navires occidentaux se rendant sur les côtes africaines pour échanger des esclaves contre des marchandises ; puis transfert des esclaves en Amérique et échange contre une lettre de change, du sucre, du café, du cacao, du coton du tabac et sans oublier de l'or  ; enfin acheminement des produits américains vers les ports européens.

En réalité, le déroulement du commerce triangulaire était beaucoup plus vaste et il existait plusieurs routes : "l'Europe s'activait, en amont de la traite, afin de réunir les capitaux, les marchandises, les hommes et les navires nécessaires, ainsi que de trouver des alibis pour justifier ce trafic ; tandis qu'en aval, elle s'occupait de la transformation des denrées.

Les flèches sur la carte représentant le « commerce triangulaire » conduisent également à ne considérer l'Afrique et l'Amérique qu'au travers d'escales, plus ou moins secondaires dans l'organisation et la logique du trafic. On mésestime ainsi lourdement l'importance du continent noir, où les captifs étaient « produits », transportés, parqués et estimés par des négriers noirs. De leur côté, les Amériques ne constituaient pas seulement des lieux par lesquels transitaient les captifs, puisque c'est la logique du système esclavagiste qui entraînait la traite. Et l'on sait aujourd'hui que Rio de Janeiro, et non Liverpool, fut le premier port négrier de la planète. Outre les traites orientales et internes à l'Afrique, on oublie enfin les trafics océaniques ne s'inscrivant nullement dans un triangle. Celui reliant le Brésil à l'Afrique, et notamment à l'Angola, fut essentiel car il fit transiter la plus grande partie des captifs de la traite atlantique. Celui mettant en contact l'Afrique orientale et les Mascareignes ne fut pas négligeable, de même que celui reliant l'Afrique aux Caraïbes"Petre.

La production d'esclaves

La production de captifs était une affaire quasi exclusive des Africains. Daniel Pratt Mannix estime que seuls 2 % des captifs de la traite atlantique furent kidnappés par des négriers blancsPetre 10. Dès 1448, Henri le Navigateur avait donné l'ordre de privilégier l'établissement de relations commerciales avec les AfricainsPetre.

Les lançados, métis de Portugais, jouèrent les intermédiaires entre les négriers occidentaux et les négriers africains à partir du dernier tiers du xvie siècle en Gambie et au Libéria. D'autres lançados s'étaient établis dans le royaume du Dahomey. Au xixe siècle, leur rôle en tant qu'intermédiaires et producteurs d'esclaves y était très important, surtout lorsque Francisco Felix da Souza obtint du roi Ghézo, en 1818, la charge de "Chacha" (responsable du commerce pour le royaume du Dahomey)Petre 12.

Au Congo[Lequel ?], à partir du xviie siècle, des caravanes de pombeiros (marchands indigènes acculturés et commandités par les Portugais) s'enfonçaient à l'intérieur du continent pour aller produire ou acheter des esclavesPetre 13.
Ailleurs, la production de captifs était affaire purement africainePetre 14.

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LA SÉCURITÉ AU SAHEL SUR DES SABLES MOUVANTS

Le Mujao et les visées de l'Hexagone


Par Ikram GHIOUA - Mardi 28 Aout 2012

http://www.lexpressiondz.com/internationale/159344-le-mujao-et-les-visees-de-l-hexagone.html

Dans une vidéo visionnée récemment par l'Agence France Presse, l'un des otages de la diplomatie algérienne enlevés à Gao par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest, demande l'intervention des autorités algériennes pour trouver une solution permettant de lui sauver la vie.

Une ruse plutôt vile pour faire pression sur l'Algérie qu'on veut impliquer coûte que coûte dans la crise politico-sécuritaire qui prévaut au nord du Mali.

Soutenant cette conception, la France, qui instrumentalise l'AFP pour faire passer ses messages, serait-elle en mesure d'arriver à ses fins ? Comment expliquer la relation entre le Mujao et l'AFP ?

Cette dernière serait-elle devenue le porte -parole de cette organisation terroriste qui prétend être une dissidence d'Al Qaîda au Maghreb islamique ?

Comment expliquer le fait que l'AFP continue de bénéficier de déclarations exclusives du Mujao ?

Selon des stratèges bien avertis, l'AFP joue son rôle d'agence de presse officielle qui défend la position et la politique françaises et parle au nom de la France.

Une France, soutiennent nos sources, qui a toujours considéré le Maghreb, le Sahel et une partie de l'Afrique de l'Ouest comme son pré carré exclusif et sa zone d'influence, gardant une attitude méfiante à l'égard de l'Algérie.

Paris n'aime pas certaines positions souveraines exprimées par Alger et n'hésite nullement à le démontrer durant les périodes de crises en tous genres.

Des relations bilatérales à la situation qui prévaut actuellement en Libye ou au Mali, les principes d'autonomie et d'indépendance défendus par l'Algérie ont souvent gêné l'hégémonisme français dans toute la région. Après avoir fini son «sale» boulot en Libye, Paris a actionné le Mpla (Mouvement pour la libération de l'Azawad), qui n'est qu'une création fantoche mise sur pied par des cercles officieux français.

Le but de cette opération était de créer une zone grise aux frontières Sud afin d'isoler l'Algérie de sa profondeur africaine, confient nos interlocuteurs.

L'idée d'un Etat indépendant Azawad est exploitée à fond pour maintenir un climat de confusion au nord et détourner l'attention d'Alger des véritables desseins de Paris, car les choses sérieuses se déroulent dans le sud du Mali. Si en termes diplomatiques, Algériens et Français se parlent et se concertent, sur le plan opérationnel et ses prolongements médiatiques, il s'agit carrément d'une autre topographie des lieux, ajoutent les mêmes sources. La France a l'intention de réactiver son rôle dans cette région et l'Algérie refuse de subir.

L'apparition du Mujao et l'empressement manifesté par les médias français, et à leur tête l'Agence France Presse, à assimiler cette nouvelle organisation terroriste comme une «extension» d'Al Qaîda au Maghreb islamique, constituent un signe inquiétant d'une ingérence étrangère et d'une menace sur la sécurité nationale. Ce groupe n'est ni une dissidence d'AQMI ni une excroissance, mais un instrument monté de toutes pièces afin d'affaiblir les positions de l'Algérie.

Sa médiatisation démesurée par rapport à sa réelle dimension prouve parfaitement sa «courbe». Il a été crée par ceux qui accusent l'Algérie d'entretenir des liens plus que poussés avec Ansar Eddine. Il s'agit d'une forme de chantage qui ne dit pas son nom dont le but est d'amener l'Algérie à accepter le fait accompli.

La politique de la France consiste à contraindre à se plier par tous les moyens aux nouvelles exigences régionales, ont conclu les mêmes stratèges.


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« Répondre #263 le: 29/09/2012 - 14:34:45 »

http://www.astrosurf.com/macombes/chapitre%2010-me.htm

1969 : Météorite Allende et Météorite Murchison, des trésors tombés du ciel.

L’année 1969 restera comme une année exceptionnelle dans l’histoire des météorites, une année unique même. Deux des plus extraordinaires connues à ce jour l’ont été cette année-là : Allende et Murchison. Nous allons rappeler brièvement ce qui fait l’intérêt de ces deux météorites.


Météorite Allende : la pierre de Rosette du ciel.

La météorite d'Allende, prétendue intelligente pour avoir changer de trajectoire afin d'éviter une collision imminente avec la sonde spatiale soviétique Venus-5, est tombée le 8 février 1969 près du village mexicain de Pueblito de Allende dans l'État de Chihuahua, dans le nord du pays. Elle se fragmenta dans l'atmosphère, mais à assez basse altitude, ce qui permit de ramasser plusieurs centaines de fragments éparpillés sur une surface de près de 150 km2. On récupéra une masse totale supérieure à deux tonnes, avec un fragment majeur de 110 kg, ce qui en fait le trésor le plus inestimable jamais récupéré par les météoriciens.

Tout de suite, la météorite d'Allende s'avéra unique et contraignit les cosmologistes à revoir leurs modèles. Elle était de type CV3, mais surtout certaines de ses inclusions renfermaient plusieurs éléments chimiques présentant des anomalies isotopiques inexplicables par les processus normaux agissant depuis l'origine du Système solaire. Ces éléments anormaux, enrichis, s'avérèrent avoir été créés par nucléosynthèse dans le cœur d'une étoile massive qui explosa par la suite et dont la matière fut injectée dans la nébuleuse présolaire, très peu de temps avant la formation du Système solaire. Ainsi la météorite d'Allende contient la plus vieille matière actuellement connue, une matière plus ancienne que la Terre elle-même, issue d'une génération antérieure d'étoile.

Quel cadeau du ciel pour toute la communauté scientifique que cette grosse météorite tombée un jour de février 1969 sur le territoire d'un petit village du Mexique ! Un vestige qui nous rappelle que les Terriens sont des poussières d'étoiles issues de cataclysmes cosmiques gigantesques ayant eu lieu il y a plusieurs milliards d'années. Des cataclysmes que les chercheurs actuels, munis d'instruments de mesure sophistiqués, sont capables de dater avec précision grâce à l'étude d'échantillons minuscules. On se rend bien compte avec cet exemple du bond phénoménal fait par la science au XXe siècle.


Météorite Murchison : des acides aminés par dizaines.

C’est le matin du 28 septembre 1969, sept mois et demi seulement après la chute d’Allende, qu’une autre météorite carbonée, de type CM2, tomba à Murchison en Australie. Plusieurs fragments furent ramassés en quelques jours, avec beaucoup de soins, ce qui permit d’empêcher toute contamination terrestre, fléau n° 1 pour ce genre de météorites qui peuvent être rapidement polluées par de la matière organique terrestre.

L’analyse isotopique permit, comme pour la météorite d’Allende, de mettre en évidence de nombreuses anomalies dans les inclusions réfractaires. Les spécialistes annoncèrent que la matière de cette météorite était originaire de deux types de supernovae de composition différente, donc une matière très ancienne, présolaire, qui s’était condensée lors de l’effondrement de la nébuleuse de laquelle sont issus le Soleil et son cortège planétaire.

En outre, une analyse chimique qui se poursuivit plus d’un quart de siècle permit la découverte de plus de 70 acides aminés différents, dont beaucoup n’existent pas sur la Terre. Même s’ils ne sont pas d’origine biologique, il est clair que ces acides aminés d’origine cosmique laissent entrevoir une vie extérieure à notre Système solaire, et donc la possibilité d’une vie terrestre venue d’ailleurs.


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Météorite d'Allende

http://fr.wikipedia.org/wiki/Allende_(m%C3%A9t%C3%A9orite)

http://www.mnh.si.edu/onehundredyears/featured_objects/AllendeMeteorite.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_du_Silence


La météorite Allende est la plus grosse chondrite carbonée jamais trouvée sur Terre.

Au moment de sa chute le 8 février 1969 dans l'État de Chihuahua du Mexique, elle pesait près de deux tonnes. L'étude des fragments de son champ de dispersion apportant de nombreuses informations sur les premiers temps de la formation du Système solaire fait qu'elle est considérée par les cosmochimistes comme la « pierre de Rosette » de la planétologie tant elle a fourni des informations sur la formation du système solaire.

Les chondrites carbonées représentent environ 4 pour cent de toutes les météorites observées qui ont chuté sur la Terre. Avant 1969, la classe de chondrites carbonées était connue à partir de rares météorites comme la météorite d'Orgueil, tandis que les météorites de composition similaire à Allende étaient connues, mais beaucoup plus petites et peu étudiées.

La chute du bolide fut observée à 1h05, le 8 février 1969 au-dessus de l'État de Chihuahua, au nord du Mexique, près du village de Pueblito d'Allende dont le bureau de poste a été manqué de peu par un gros fragment, ce qui a donné le nom à la météorite. Le météoroïde d'origine semble avoir été à peu près de la taille d'une automobile traversant la Terre à plus de 16 kilomètres par seconde : en franchissant l'atmosphère, l'énorme boule de feu provenant du sud-ouest illumina le ciel et la terre sur des centaines de kilomètres. La météorite se fragmenta dans l'atmosphère mais à assez basse altitude.

:::::::::::

Météorite d'Orgueil

http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9t%C3%A9orite_d'Orgueil

http://fr.wikipedia.org/wiki/Orgueil



La météorite d'Orgueil s'est écrasée le 14 mai 1864 dans un champ de la commune d’Orgueil. C'est une chondrite carbonée de type CI1 et d'une masse de 14 kg.

Un morceau de la météorite d'Orgueil est exposé au muséum d'histoire naturelle de Montauban. D'autres sont exposés dans certains des plus grands musées d'histoire naturelle du monde, tels le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, le Natural History Museum de Londres ou l'American Museum of Natural History de New York. Le morceau détenu par le Muséum d'Histoire Naturelle de Paris pèse près de 11 kilogrammes.

C'est une météorite d’une espèce très rare : en effet seules sept de cette nature sont connues dans le monde, celle d’Orgueil étant la plus grosse. Elle contient entre autres un gaz rare, le XENON-HL, et des poussières de diamants. C'est la première météorite dans laquelle on a retrouvé des acides aminés extraterrestres, donnant crédit à la théorie de la panspermie.

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Météorite Murchison

http://fr.wikipedia.org/wiki/Murchison_(m%C3%A9t%C3%A9orite)


Murchison est une météorite tombée le 28 septembre 1969 près du village de Murchison en Australie à une centaine de kilomètres au nord de Melbourne. Cette météorite est célèbre pour avoir changé notre conception de l'origine de la vie de par la présence de nombreux composés organiques, ainsi que des acides aminés qui sont à la base du vivant. Ces découvertes tendent à démontrer la possibilité d'une origine extraterrestre des composés de base qui constituent la vie sur Terre.

En 1953, les scientifiques Stanley Miller et Harold Clayton Urey réalisent l'expérience de Miller-Urey qui révèle que des composés organiques peuvent être obtenus dans certaines conditions à partir de composés inorganiques. Le fait que nombre de ces éléments composent les protéines tend à démontrer que la vie peut ne pas avoir une origine extraterrestre. Mais la survenue de la météorite de Murchison plus de quinze ans plus tard remet en question cette conception sur l'origine de la vie.

C'est le 28 septembre 1969 vers 11h que la météorite s'écrase près du village de Murchison sur une surface de 13 km2 environ. Ce n'est pas la première météorite de ce type, mais les circonstances de sa collecte et les évènements en cours à l'époque en ont fait la plus importante. Sa collecte a été rapide et réalisée notamment par des riverains, ce qui a réduit les risques de contamination. Concernant les évènements de l'époque, la chute de la météorite intervient seulement deux mois après l'atterrissage d'Apollo 11 sur la Lune, ce qui fait que des laboratoires étaient parfaitement équipés pour analyser des fragments extraterrestres. Ce travail est dans un premier temps réalisé par l'équipe de Keith Kvenvolden du Ames Research Center de la NASA, qui en 1970 et 1971 révèle la présence de 18 acides aminés.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Honor%C3%A9-Gabriel_Riquetti_de_Mirabeau

La mémoire collective se souvient de Mirabeau pour :

« il faut proclamer des axiomes tellement simples évidents et féconds qu’il serait impossible de s’en écarter sans être absurde. »

« Il existe quelqu’un de pire que le bourreau, c’est son valet.»

 « le despotisme n’est pas une forme de gouvernement (...) s’il en était ainsi, ce serait un brigandage criminel et contre lequel tous les hommes doivent se liguer. »

« Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens. »
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« Répondre #264 le: 17/10/2012 - 19:20:54 »

306 milliards d'euros, Voici l'homme le plus riche de tous les temps.

16 octobre 2012

http://www.lessentiel.lu/fr/economie/story/Voici-l-homme-le-plus-riche-de-tous-les-temps-11201028

Connaissez-vous Mansa Moussa Ier ? Ce roi qui régnait sur l'Afrique de l'ouest ( Empire du Mali ) au XIVe siècle est le premier des 25 plus fortunés de tous les temps, selon une liste dressée par un site financier.

Mansa Moussa Ier, roi du Mali ( Empire du Mali ), possèderait aujourd'hui une fortune estimée à environ 306 milliards d'euros. Ainsi, le souverain qui était au pouvoir de 1312 à 1337, a été désigné par le blog financier Net Worth Celebrity, l'homme le plus riche de tous les temps.

Dans cette liste, on ne trouve que trois riches contemporains: le fondateur de Microsoft Bill Gates, le célèbre investisseur Warren Buffett et le mexicain magnat des télécommunications Carlos Slim, qui serait l'homme le plus riche du monde actuellement selon Forbes.

La fabuleuse richesse de Mansa Moussa Ier était légendaire, même à son époque. Son pèlerinage à la Mecque en 1324 le rendit célèbre en Afrique du Nord et au Proche-Orient. Sa suite comprenait 60 000 hommes, 12 000 esclaves et 80 chameaux qui transportaient chacun 150 kg d'or. L'homme offrait ses richesses dans chaque ville qu'il traversait. La légende veut qu'il ait construit une mosquée dans chacune des cités dans lesquelles il s'arrêtait les vendredis, jours de prière pour les musulmans.

Mais sa générosité aura ruiné l'économie des régions qu'il a traversées. En effet, l'afflux soudain d'or provoque une dévaluation du métal. En conséquence, le prix des denrées a connu à cette époque une forte inflation qui durera pendant au moins 10 ans.

Les 25 personnes les plus riches de tous les temps

1. Mansa Moussa I - 400 milliards de dollars

2. La famille Rothschild - 350 milliards de dollars

3. John D. Rockefeller - 340 milliards de dollars

4. Andrew Carnegie - 310 milliards de dollars

5. Nikolaï Alexandrovitch Romanov - 300 milliards de dollars

6. Mir Osman Ali Khan - 230 milliards de dollars

7. Guillaume le Conquérant - 229,5 milliards de dollars

8. Mouammar Kadhafi - 200 milliards de dollars

9. Henry Ford - 199 milliards de dollars

10. Cornelius Vanderbilt - 185 milliards de dollars

11. Alan Rufus - 178,65 milliards de dollars

12. Bill Gates - 136 milliards de dollars

13. Guillaume de Warenne - 147,13 milliards de dollars

14. John Jacob Astor - 121 milliards de dollars

15. Richard Fitzalan 10ème comte d'Arundel - 118,6 milliards de dollars

16. Jean de Gand - 110 milliards de dollars

17. Stephen Girard - 105 milliards de dollars

18. AT Stewart - 90 milliards de dollars

19. Henri duc de Lancaster - 85,1 milliards de dollars

20. Friedrich Weyerhauser - 80 milliards de dollars

21. Jay Gould - 71 milliards de dollars

22. Carlos Slim Helu - 68 milliards de dollars

22. Stephen Van Rensselaer - 68 milliards de dollars

23. Field Marshall - 66 milliards de dollars

24. Sam Walton - 65 milliards de dollars

25. Warren Buffett - 64 milliards de dollars


**********

Meet Mansa Musa I of Mali – the richest human being in all history

JOHN HALL    TUESDAY 16 OCTOBER 2012

http://www.independent.co.uk/news/world/world-history/meet-mansa-musa-i-of-mali--the-richest-human-being-in-all-history-8213453.html

A new study has produced an inflation-adjusted list of the richest people of all time

When we think of the world’s all-time richest people, names like Bill Gates, Warren Buffet and John D Rockefeller immediately come to mind.

But few would have thought, or even heard of, Mansa Musa I of Mali – the obscure 14th century African king who was today named the richest person in all history.

With an inflation adjusted fortune of $400 billion, Mansa Musa I would have been considerably richer than the world’s current richest man, Carlos Slim, who ranks in 22nd place with a relatively paltry $68 billion.

The list, compiled by the Celebrity Net Worth website, ranks the world’s 24 richest people of all time. The list advertises itself as the top 25, but 26 names appear in the list.

Although the list spans 1000 years, some aspects of wealth appear consistent throughout history; there are no women on the list, only three members are alive today, and 14 of the top 25 are American.

The list uses the annual 2199.6 per cent rate of inflation to adjust historic fortunes – a formula that means $100 million in 1913 would be equal to £2.299.63 billion today.

Mansa Musa I ruled West Africa’s Malian Empire in the early 1300s, making his fortune by exploiting his country’s salt and gold production. Many mosques he built as a young man still stand today.

After Mansa Musa I death in 1331, however, his heirs were unable to hang on to the fortune, and it was substantially depleted by civil wars and invading armies.

Second on the list are the Rothschild family, whose descendants are still among the richest people on the planet. Starting out in banking in the late 18th Century, Mayer Amschel Rothschild’s finance house accumulated a total wealth of $350 billion. The money has since been divided between hundreds of descendants, many of whom are business leaders today.

Meanwhile John D. Rockefeller, third on the list, is the richest American to have ever lived, worth $340billion in today's USD at the time of his death in 1937.

In comparison, the poorest man on the list is 82-year-old Warren Buffett, who at his peak net worth, before he started giving his fortune to charity, was $64billion.

Here’s the full list of the ‘26 richest people of all time’:

1. Mansa Musa I, (Ruler of Malian Empire, 1280-1331) $400 billion

2. Rothschild Family (banking dynasty, 1740- ) $350 billion

3. John D Rockefeller (industrialist, 1839-1937) $340 billion

4. Andrew Carnegie (industrialist, 1835-1919) $310 billion

5. Tsar Nicholas II of Russia (last Emperor of Russia, 1868-1918) $300 billion

6. Osman Ali Khan, Asaf Jah VII (last ruler of Hyderabad, 1886-1967) $236 billion

7. William the Conqueror (King of England, 1028-1087) $229.5 billion

8. Muammar Gaddafi (former Libyan leader, 1942-2011) $200 billion

9. Henry Ford (Ford Motor Company founder, 1863-1947) $199 billion

10. Cornelius Vanderbilt (industrialist, 1794-1877) $185 billion

11. Alan Rufus (Fighting companion of William the Conqueror, 1040-1093) $178.65 billion

12. Bill Gates (Founder of Microsoft, 1955- ) $136 billion

13. William de Warenne, 1st Earl of Surrey (Norman nobleman, ??-1088) $146.13 billion

14. John Jacob Astor (businessman, 1864-1912) $121 billion

15. Richard Fitzalan, 10th Earl of Arundel (English nobleman, 1306-1376) £118.6 billion

16. John of Gaunt (son of Edward III, 1330-1399) £110 billion

17. Stephen Girard (shipping and banking mogul, 1750-1831) $105 billion

18. Alexander Turney Stewart (entrepreneur, 1803-1876) $90 billion

19. Henry, 1st Duke of Lancaster (English noble, 1310-1361) $85.1 billion

20. Friedrich Weyerhaeuser (timber mogul, 1834-1914) $80 billion

21. Jay Gould (railroad tycoon, 1836-1892) $71 billion

22. Carlos Slim (business magnate, 1940- ) $68 billion

23. Stephen Van Rensselaer (land owner, 1764- 1839) $68 billion

24. Marshall Field (Marshall Field & Company founder, 1834-1906) $66 billion

25. Sam Walton (Walmart founder, 1918-1992) $65billion

26. Warren Buffett (investor, 1930- ) $64billion


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nico
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« Répondre #265 le: 10/12/2012 - 12:20:22 »

" It became necessary to destroy the town to save it "

http://en.wikipedia.org/wiki/Ben_Tre

http://en.wikipedia.org/wiki/Second_Battle_of_Fallujah
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« Répondre #266 le: 17/12/2012 - 22:38:34 »

La capitale maquillée pour Hollande : Une sculpture coupée à la tronçonneuse par la mairie d'Alger

Lundi, 17 Décembre 2012, 12:50 | Farid Alilat et Djamila Kouidri

http://www.dna-algerie.com/culture/la-capitale-maquillee-pour-hollande-une-sculpture-coupee-a-la-tronconneuse-par-la-mairie-d-alger-2

Il était là depuis une dizaine d’années, trônant devant un café populaire, face à la Grande Poste, juste à l’entrée de rue Larbi Ben Mhidi, ex-rue d’Isly.

Le tronc d’arbre représentant notamment un dauphin sculpté a été découpé à la tronçonneuse par des travailleurs de la mairie d’Alger dans la journée du jeudi 13 décembre. Pour plaire au président français ? Du tout dit le maire d’Alger qui compte recoller les morceaux dans un jardin de la capitale.

Relayée sur les réseaux sociaux et dans certains titres de la presse, l’initiative provoque un tollé. « Une atteinte à l’art », « scandaleux ! », « un sacrilège » pour plaire au président français François Hollande lequel devrait faire un bain de foule dans la capitale lors de sa visite en Algérie.

Rien de tout cela, affirme à DNA Abelhakim Bettache, fraichement élu à la mairie d’Alger sur la liste du MPA.

Le président de l’APC explique d’abord que ce tronc d’arbre a été récupéré en 2002 dans une décharge publique située prés du quartier de Telemely à l’époque où lui était un élu d’Alger sous les couleurs du RND (Rassemblement national démocratique).

Le tronc confié à des sculpteurs

« Nous l'avions alors confié à des sculpteurs qui en ont fait une œuvre d’art, raconte M. Bettache joint au téléphone. Le tronc est devenu une sorte de bateau avec un requin (sic- le maire corrigera plus tard quand on lui explique que c’est un dauphin). La mairie a décidé de faire trôner cette sculpture sur la place publique, juste en face de la Grande Poste. »

Au fil des ans, ce totem est devenu presque incontournable dans le paysage d’Alger-centre. Certains s’y photographient, d’autres y inscrivent des tags, dessinent des cœurs ou y laissent des messages. Bref, du pop-art.

Las ! Il y a une semaine, le maire d’Alger prend la décision de le dégager de la place publique avant d’envoyer des travailleurs le faire tailler en morceaux avec des tronçonneuses.


Lieu de débauche, dit le maire

Pourquoi ? « La sculpture s’est détériorée au fil du temps et a perdu de sa valeur, justifie M. Bettache. L’endroit est devenu un lieu de débauche d’autant plus que les habitants du quartier se sont plaints à maintes reprises auprès de l’APC. Aussi, j’ai décidé de le faire découper pour le transférer ailleurs. »

Ailleurs ? Selon le maire, les morceaux du totem sont désormais installés dans le jardin Tiffariti, à Telemely.

« Nous allons reconstituer l’œuvre à partir des morceaux découpés, affirme l’élu. Nous avions contacté le sculpteur Karim Sergoua, nous attendons sa réponse. Nous allons recoller les morceaux. »


L'auteur de la sculpture dénonce

Contacté, Karim Sergoua affirme qu'il n'est pas à l'origine de l'oeuvre, sculptée par Nadjiben Bensaid.

Joint par DNA, M. Bensaid, originaire de Batna, qualifie la décision du maire de crime.

« La sculpture a était réalisée en 2003, raconte Nadjiben Bensaid à DNA. J’ai travaillé durant tout le mois d’août pour achever l’oeuvre. J’y ai inscrit une citation : ‘La docilité du dauphin l'emportera sur la férocité du requin’.

Je dénonce l’initiative du maire d’Alger et je la qualifie d'irresponsable surtout de la part des responsables du centre de la capitale qui doivent promouvoir une culture multiple. Je constate que les procurations des citoyens d’Alger dépassent de loin leurs responsables. »


Pour les beaux yeux de Hollande ? Jamais

Interrogé pour savoir si la décision de massacrer l'oeuvre à la tronçonneuse n’est pas plutôt liée à la tournée que compte faire jeudi prochain le président français dans les rues de la capitale, le maire d’Alger s’en offusque. « Jamais de la vie, coupe-t-il. La décision de découper la sculpture et de la transporter dans un autre jardin n’a rien à voir avec la visite de M. Hollande. »

Vraiment ?! Quand on sait qu’Alger a subi depuis une semaine un lifting au débotté pour la rendre belle à l’occasion de ce séjour, les explications de Abelhakim Bettache auront du mal à passer. D’autant plus, comme il l’affirme, la décision de saucissonner le tronc remonte à une semaine.

Récupéré entier en 2003 à Telemly, le tronc y retourne dix ans plus tard cette fois-ci en morceaux. Et tant pis pour l’art !


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François Fillon sur RTL : "Un parti politique, ce n'est pas une mafia"

23/11/2012

http://www.midilibre.fr/2012/11/23/ump-fillon-n-acceptera-aucune-conclusion-de-la-commission-des-recours,599172.php

http://www.rtl.fr/actualites/info/politique/article/video-francois-fillon-sur-rtl-un-parti-politique-ce-n-est-pas-une-mafia-7755021674


François Fillon a indiqué vendredi sur RTL qu'il n'accepterait aucune conclusion de la commission des recours de l'UMP, instance interne chargée de trancher les litiges électoraux saisie jeudi par Jean-François Copé et qui se réunit dimanche.

"Je n'accepterai aucune des conclusions de la commission des recours, les seules que j'accepterai sont celles d'Alain Juppé et de sa commission parce que c'est la seule en qui j'ai confiance", a dit l'ex-Premier ministre.

"Mafia"

François Fillon a par ailleurs ajouté, qu'un "parti politique, ce n'est pas une mafia. Ce n'est pas un endroit où on peut étouffer les affaires, refuser de dire la vérité [...] J'entends souvent dire : on est une famille et dans une famille, on n'étale pas ses différends. Cela ressemble étrangement à la notion d'une mafia".


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Un parti politique, ce n’est pas une mafia...

par rosemar samedi 24 novembre 2012

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-parti-politique-ce-n-est-pas-126383


C'est la phrase du jour ! Prononcée par François Fillon, cette phrase est bien révélatrice de l'état du monde politique en France. Oui, un parti politique n'est pas une mafia, ne devrait pas être une mafia... Mais les Français ont, hélas, de plus en plus l'impression, en voyant le spectacle pathétique donné par l'UMP ces derniers jours, que la politique est un monde proche de la mafia...

Un monde qui fonctionne avec des clans prêts à s'affronter au moindre problème, un monde où l'on ne sait plus ce qu'est la légalité, où les lois élémentaires de la démocratie sont battues en brèche, où tous les coups bas sont permis. Et, en plus, chacun des deux clans réclame une légitimité.

Le clan de F. Fillon conteste les résultats d'une élection au cours de laquelle ont été escamotées les voix de fédérations d'outre-mer.

Le clan de J F Copé, lui, veut s'en remettre à la commission nationale des recours qui a été élue et qui serait donc légitime pour examiner ces résultats .Or, les membres de la commission des recours seraient partisans et favorables au clan Copé. On est en pleine confusion, en plein marasme politique...

On est bien dans une guerre des clans, avec des clivages irréconciliables, des haines, des soutiens indéfectibles. Oui, on peut bien parler d'une mafia, avec des clans qui s'affrontent de manière impitoyable.

Les Français ont aussi bien du souci à se faire devant une classe politique compromise par des affaires, tentée par des dérives de toutes sortes. Les affaires, parlons en : elles sont multiples : J F Copé et ses relations douteuses avec l'affairiste Takkiédine, F. Fillon et son séjour somptueux à Capri chez le richissime PDG de Ferrari, Luca Cordero di Montezemolo, N. Sarkozy lui-même mentionné dans les affaires de Karachi et des sondages de l’Elysée, Rachida Dati qui assigne en justice Dominique Desseigne, patron du goupe Lucien Barrière, pour reconnaissance en paternité..

La liste serait longue et la classe politique donne des exemples de comportements déplorables à bien des niveaux : les propos sont agressifs, incisifs, les attitudes sont déplacées et proches de l'immoralité.

C'est donc bien à une mafia légalisée que l'on a affaire... une mafia que l'on a du mal à contrôler puisqu'elle se cache sans cesse sous le masque de la légitimité, de l'autorité.

Chacun des groupes campe sur ses positions, chacun affirme une légitimité mais personne n'est dupe : la légimité n'existe plus face à une classe politique en déroute, qui ne pense qu'à s'emparer du pouvoir et acquérir toutes sortes de privilèges...

Ces hommes politques sont-ils là pour servir la France ou pour défendre leurs ambitions et leurs intérêts ? Ces responsables politiques ont-ils encore le sens du devoir et de la morale ? A quelle triste pantalonnade se livrent-ils ?


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« Répondre #267 le: 28/12/2012 - 11:18:02 »

Pentagon Announces Troop Deployment in 35 African Nations

Kurt Nimmo - Infowars.com - December 24, 2012

http://www.infowars.com/pentagon-announces-troop-deployment-in-35-african-nations/

http://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_Security_Council_Resolution_2085

Following a decision last week by the United Nations Security Council to send thousands of soldiers into Mali to combat “Islamist” and “Qaeda” extremists, the Pentagon has announced it will dispatch “small teams” to more than 35 African nations next year.

“The teams will be limited to training and equipping efforts, and will not be permitted to conduct military operations without specific, additional approvals from the secretary of defense,” reports the Associated Press.

The U.S. military presence in Vietnam began when the United States Military Assistance Advisory Group established a presence in Saigon to assist French legionnaires battling Viet Minh forces. Over the next decade, the Pentagon turned this modest advisory role into a full-blown war that claimed the lives of nearly 60,000 Americans and more than 3 million Southeast Asians.

According to the political establishment in Washington and its military counterpart at the Pentagon, North Africa is threatened by al-Qaeda affiliated groups, particularly with the rise of Boko Haram in Nigeria. The West African nation is vitally important due to its vast oil reserves.

The Pentagon insists the Salafist group Boko Haram is associated with Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM). Boko Haram is widely condemned by numerous Muslim groups that say its campaign of terror and murder of Christians is contrary to the teaching of Islam.

In addition to countries such as Libya, Sudan, Algeria and Niger where the U.S. says there is an al-Qaeda presence, the brigade assignment will assist Kenya and Uganda in fighting against al-Shabab militants. The group was formed in war-torn Somalia by Abu Mansoor al-Amriki, described as an ex-U.S. soldier who fought in Bosnia in the early 1990s. The CIA’s role in perpetuating war in the Balkans and funding the Bosnian Muslim mujahideen is well documented.

Gen. David Rodriguez, the head of U.S. Army Forces Command, told the Associated Press that if the African nations involved in the operation want the Pentagon to participate in military operations against al-Qaeda, they will have to petition Secretary of Defense Leon Panetta. “If they want them for (military) operations, the brigade is our first sourcing solution because they’re prepared,” Rodriguez said.

The Pentagon currently has plans for over 100 military and training exercises across Africa as part of its touted Africom effort.

The “carefully calibrated” plan to move into Africa was announced in 2007 despite “misgivings across the continent that it could spawn American bases or create the perception of an undue U.S. military influence there,” according to the AP.

“AFRICOM’s goal is to eliminate China and other countries influence in the region,” writes Timothy Alexander Guzman. “Africa’s natural resources is another important element to consider because it includes oil, diamonds, copper, gold, iron, cobalt, uranium, bauxite, silver, petroleum, certain woods and tropical fruits.”

The Tuareg Rebellion in Mali and the participation of Ansar Dine have provided the latest pretext for the United States and the United Nations to intervene in Africa. The Islamists group Ansar Dine aligned with AQIM and eventually displaced the Tuareg and imposed Sharia law in the northern part of Mali.

Last week’s United Nations resolution states that “military intervention will not happen until Mali’s own dysfunctional army is adequately trained and a framework for political stability and elections is restored in the country,” according to the New York Times.

Military intervention in Mali is being pushed by France, the former colonial occupier of the country, and the United Nations resolution calls for a 3,300-soldier force to be sent next year.

For now, the United States and France will work on getting the Malian military, described as “vital to ensure Mali’s long-term security and stability,” adequately trained to fight al-Qaeda, the vexatious militant force that appears like clockwork in strategically important areas of the world prior to the involvement of the United States, its European partners, and the United Nations.


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Vietnam: U.S. Advisors 1955-1965

http://olive-drab.com/od_history_vietnam_advisors.php


Political Background to American Advisors in Vietnam

In September 1954, right after the Geneva Accords were signed on 20 July 1954, dividing Vietnam into north and south at the 17th parallel, President Dwight D. Eisenhower wrote to the new Prime Minister of the Bao Dai government, Ngo Dinh Diem, promising United States support to ensure a noncommunist Vietnam. Following through on that commitment, direct United States aid to South Vietnam began in January 1955, and American advisors began arriving in February to train the South Vietnamese army.

By early 1955, Diem had consolidated his control by suppressing the religious sects in the Mekong Delta and brutally suppressing unrest in Saigon. He also launched a campaign against Communists in South Vietnam, in which 25,000 Communist sympathizers were arrested and more than 1,000 killed according to claims by the Communists. In August 1955, Diem issued a statement formally refusing to participate with the North Vietnamese in consultations to prepare for national elections as called for by the Geneva Agreement. In October, he easily defeated Bao Dai in a seriously tainted referendum and became President of the new Republic of Vietnam.

Partly in response to Diem's anti-Communist campaign, the Vietnamese Communists stepped up terrorist activities in the South, assassinating several hundred officials of the Diem government. In 1957, Diem' Saigon government arrested another 65,000 suspected Communists and killed more than 2,000. Repression by the Diem regime led to the rise of self-defense units in various parts of South Vietnam, units often operating on their own without any Communist party direction, in armed opposition to Diem.

During 1955-1956, North Vietnam concentrated on political struggle, still recovering from the war with the French and influenced by the Soviet Union, then in a period of peaceful coexistence with the West under General Secretary Nikita Khrushchev. However, by 1957, with the reunification elections called for by the Geneva Accords overdue, observing that a potential revolutionary situation had been created by popular resentment of the Diem government, and fearing that the government's anti-Communist policy would destroy or weaken party organization in South Vietnam, the Communist leadership determined that the time had come to resort to violent struggle.


Early Phase of the Second Indochina War

Late in 1954, after the Geneva Accords, about 90,000 Vietminh troops returned to North Vietnam. By 1959, they began filtering back into the South to lead the insurgency. In the initial stages, the Communists organized mass demonstrations along with a few raids on vulnerable South Vietnamese installations, but this was quickly followed by a Communist led uprising in the lower Mekong Delta and Central Highlands that took control of "liberated zones", including an area of nearly fifty villages in Quang Ngai Province. The North Vietnamese Communists cleverly organized a shadow government, the National Liberation Front (NLF), staffed by officials not obviously linked to the Communist north, but dedicated to the defeat of Diem's U.S. backed Saigon government. The NLF took over in the areas of Communist control, levied taxes, trained troops, built defense works, and provided education and medical care.

During this period -- from 1955 through 1960 -- the U.S. had between 750 and 1,500 military advisors assisting the Diem government to establish an effective army, organized as the Military Assistance and Advisory Group (MAAG), Vietnam. By 1960 MAAGV was training more than fifty ARVN (Army of the Republic of Vietnam) Ranger units. At almost the same time, from 1954 to 1959, the Navy Section of MAAGV, worked to develop a viable navy for South Vietnam. Lt. General Samuel T. Williams served almost five years (1955-1960) as chief of MAAG, based in Saigon.


Formation of Military Assistance Command, Vietnam (MACV)

By 1961 the steady progress of the insurgency was near crisis levels. The new Kennedy administration increased American support for the Diem regime to prevent a collapse. By December of 1961, 3,200 U.S. military personnel were in Vietnam as advisors, supported by $65 million in military equipment and $136 million in economic aid. Military assistance was reorganized as the United States Military Assistance Command, Vietnam (MACV), formed under the command of General Paul D. Harkins in February 1962. MACV was there to support the Army of the Republic of Vietnam (ARVN) to defend the country. MACV included Army Special Forces (Green Beret) instructors and CIA personnel organizing the Montagnards in the mountains.

The U.S. led counterinsurgency effort was based on the strategic hamlet program. The plan was to consolidate 14,000 villages in South Vietnam into 11,000 secure hamlets, each with its own houses, schools, wells, and watchtowers, to isolate the villages from the guerrillas. As the program got underway, there were not only frequent attacks on the hamlets by guerrilla units, but the self-defense units for the hamlets were often poorly trained, and ARVN support was inadequate. Corruption, favoritism, and resentment of the forced resettlement undermined the program. Of the 8,000 hamlets actually established, only 1,500 were viable.

As the U.S. involvement increased, the Communists responded in 1961 by reorganizing all armed units in the south into the People's Liberation Armed Force (PLAF), with about 15,000 troops. Many in this force were from South Vietnam, trained in the North and then reinfiltrated, often in political roles as liaison with the southern population. By late 1962, the PLAF was large and capable enough to mount battalion-size attacks. At the same time, the NLF expanded to include 300,000 members and an estimated one million sympathizers while they instituted land reform and other popular measures in controlled areas.

As the NLF grew stronger, Diem reacted with more repression, especially against Buddist's, led by his brother and chief adviser, Ngo Dinh Nhu. On 8 May 1963, ARVN troops fired into a crowd of protesters in Saigon, killing nine. Hundreds of Buddhist priests (bonzes) staged peaceful demonstrations and fasted to protest. In June a bonze set himself on fire in Saigon as a protest, and, by the end of the year, six more bonzes had committed self-immolation. Violence escalated on August 21 when special forces under Ngo Dinh Nhu raided pagodas in major cities, killing many bonzes and arresting thousands of others. Demonstrations at Saigon University on August 24 were crushed with the arrest of an estimated 4,000 students and the closing of universities in Saigon and Hue.

By 1963, U.S. military advisors in Vietnam had grown to 16,000 and the Americans were firmly identified with the oppressive Diem regime. Outrage over the Diem regime in Washington was communicated to South Vietnamese military leaders, indicating U.S. support for a new government. The Kennedy administration, through the CIA and Ambassador Henry Cabot Lodge, encouraged a coup in early November 1963 in which Diem and Nhu were assassinated. General Duong Van Minh took over the government and the U.S. was obligated to support him and the series of weak governments that followed. Later than same month, President Kennedy was himself assassinated in Dallas, TX and President Johnson assumed office. Hanoi thought that the new President might be looking to exit Vietnam and calculated that an increase in violence would be the lever to push the U.S. out.


Escalation of the War

Escalation of the war beginning in December 1963 resulted in some immediate success for the Communists in the South. By March 1964 they controlled over forty percent of the country, a liberated zone from the Central Highlands to the edge of the Mekong Delta containing half the population. The PLAF forces, now called the "Viet Cong" -- short for "Viet Nam Cong San" meaning "Vietnamese Communist" -- had grown to 35,000 guerrillas and 80,000 irregulars. They were supplied and augmented by the completion of a route through Laos, known as the Ho Chi Minh Trail. Despite an ARVN force of 300,000 soldiers, U.S. aircraft over South Vietnam were fired upon by Chinese and Soviet anti-aircraft artillery, terrorist bombs were exploding in Saigon, and the area controlled by the Viet Cong continued to increase. Further destabilizing the situation, governments in Saigon that controlled only the urban zones changed repeatedly in a series of military and civilian coups.

South Vietnam was going to fall to the Communists unless the U.S. intervened, but Pres. Johnson hesitated to increase the commitment of troops, trying to balance his interest in big domestic programs against the mounting crisis in Southeast Asia. Then came an incident in the Gulf of Tonkin, 2 August 1964.

The U.S. military advisory effort in Vietnam had a modest beginning in September 1950, when the United States Military Assistance Advisory Group (MAAG), Vietnam, was established in Saigon. Its mission was to supervise the issuance and employment of $10 million of military equipment to support French legionnaires in their effort to combat Viet Minh forces. By 1953 the amount of U.S. military aid had jumped to over $350 million and was used to replace the badly worn World War II vintage equipment that France, still suffering economically from the devastation of that war, was still using.


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Mali - Résolution 2085: l'ONU donne son feu vert au déploiement d'une force internationale

Mis à jour le 21/12/2012 | 06:05 , publié le 20/12/2012 | 21:43 Francetv info avec AFP

http://www.francetvinfo.fr/mali-l-onu-donne-son-feu-vert-au-deploiement-d-une-force-internationale_190947.html

http://www.un.org/News/fr-press/docs//2012/CS10870.doc.htm

http://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_Security_Council_Resolution_2085

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté à l'unanimité, jeudi 20 décembre, une résolution (2085) autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali pour chasser les groupes islamistes extrêmistes qui contrôlent le Nord-Mali depuis six mois. Le texte évoque un déploiement sur "une période initiale d'un an". En revanche, il ne fixe pas de calendrier précis.

Depuis plusieurs semaines, une bonne partie de la communauté internationale ne jure plus que par une intervention militaire dans la région où règne désormais l'application de la charia, où sont détruits des mausolées, et où se multiplient les prises d'otages par divers groupes islamistes.

Le texte validé jeudi a été mis au point par la France et était soutenu par les Etats-Unis, le Royaume uni, le Maroc et le Togo. Cette résolution 2085 comporte deux volets.


Sur le plan politique

La résolution appelle Bamako à lancer un "dialogue politique pour rétablir pleinement l'ordre constitutionnel", notamment en organisant des élections présidentielles et législatives avant avril 2013.

Elle invite aussi les autorités maliennes de transition à engager des négociations "crédibles" avec les groupes présents dans le nord du pays, essentiellement les Touareg, qui se dissocieront des "organisations terroristes" contrôlant cette région dont Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) et Mujao.


Sur le plan militaire

Il s'agira de reconstruire l'armée malienne et d'entraîner les troupes panafricaines qui feront partie de la force - appelée Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) - afin de les rendre prêtes à reconquérir le Nord

Mais il faudra que le Conseil de sécurité s'estime "satisfait" de l'état de préparation de cette force, à partir de certains critères précis (entraînement, efficacité de la structure de commandement, équipement, adaptation au terrain) avant qu'elle puisse se déployer.

Des responsables de l'ONU et des diplomates estiment que la reconquête de cette partie du pays ne pourra en tout état de cause pas commencer avant l'automne 2013, pour des raisons climatiques et de préparation.


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L’Algérie et la France "doivent regarder vers l’avenir" (Raffarin)

(APS) jeudi 20 décembre 2012 14 : 13


http://www.aps.dz/Raffarin-l-Algerie-et-la-France.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Monarchisme_en_France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_d%27Ancien_R%C3%A9gime

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

http://fr.wikipedia.org/wiki/Assignat

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_monarques_de_France

http://www.napoleon.org/fr/home.asp

http://fr.wikipedia.org/wiki/Premier_Empire

http://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Empire



ALGER - Jean-Pierre Raffarin, envoyé spécial du président français et ancien Premier ministre, a appelé jeudi à Alger l’Algérie et la France à "regarder vers l’avenir".

"Le plus important aujourd’hui, c’est de regarder ensemble vers l’avenir, le 21e siècle, et faire la paix des mémoires", a indiqué M. Raffarin à la presse en marge du discours prononcé par le président français, François Hollande devant les membres des deux chambres du Parlement algérien.

Il a qualifié le discours de M. Hollande de "message très important qui recommande à l’Algérie et à la France de s’ouvrir ensemble sur les défis du 21e siècle", à savoir, a-t-il expliqué "la jeunesse, le développement économique, l’équilibre et la démocratie".

"J’aime bien l’expression de nouvel âge, utilisée par M. Hollande", a-t-il dit, estimant que cela concerne les nouvelles générations lesquelles doivent considérer l’amitié algéro-française comme un "atout de leur devenir".


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Extrait de l'article "1796 LA FIN DES ASSIGNATS" page 91  de http://www.marianne.net/Comment-le-franc-sauve-la-France_a225359.html n° 818-819 du 22 décembre 2012 au 4 janvier 2013


" L'Etat français (Société d'Ancien Régime en France) vit des extorsions de fonds, effectuées au détriment des pays conquis en s'appuyant sur les réseaux financiers douteux et sur les camarillas militaires (Société militaire privée)."



Voir aussi :

Conquête de l'Algérie par la France 1830

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l'Alg%C3%A9rie_par_la_France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

Main basse sur Alger : Enquête sur un pillage (juillet 1830)

http://www.amazon.fr/Main-basse-sur-Alger-Enqu%C3%AAte/dp/2259193188



Voir:

Quand Sarkozy était financé illégalement par Bongo

Rédigé par juan sarkofrance le Mercredi 29 Décembre 2010 à 23:07

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Quand-Sarkozy-etait-finance-illegalement-par-Bongo_a304.html

http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=09YAOUNDE608

http://www.elpais.com/articulo/internacional/Cable/corrupcion/paises/africanos/elpepuint/20101228elpepuint_9/Tes

http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=611.msg2177#msg2177


Finalement, la révélation est médiocre. D'après de nouvelles notes diplomatiques américaines révélées par Wikileaks, Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un financement politique illégal de la part d'Omar Bongo, président du Gabon, prélevé sur des fonds détournés.

Quatre jours après la mort de M. Bongo, le 12 juin 2009, un haut fonctionnaire de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) confiait à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun.

« Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. »

Les sommes en jeu ne sont pas minces. On parle de 28 millions d'euros. Selon le câble américain, daté de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, « avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale.» Sur cette somme, quelques 28 millions d'euros ont été re-routés vers des officiels gabonais. Ce détournement a été révélé par un audit de la BEAC.

« L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon »

Ces informations ont été publiées par le quotidien espagnol El Pais mercredi 29 décembre. En France, le quotidien Le Monde, qui avait accès à l'intégralité des 250 000 notes diplomatiques américaines fuitées par Wikileaks, a préféré taire ces informations jusqu'à ce que son confrère espagnol les révèle.

Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait rencontré Omar Bongo, président du Gabon. Une rencontre immortalisée par la télévision gabonaise.

http://www.elpais.com/articulo/internacional/Cable/corrupcion/paises/africanos/elpepuint/20101228elpepuint_9/Tes

http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=09YAOUNDE608

ID:   215456
Date:   2009-07-07 12:58:00
Origin:   09YAOUNDE608
Source:   Embassy Yaounde
Classification:   CONFIDENTIAL
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ZNY CCCCC ZZH
R 071258Z JUL 09
FM AMEMBASSY YAOUNDE
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC 0076
INFO RUEHZO/AFRICAN UNION COLLECTIVE
RHMFISS/HQ USAFRICOM STUTTGART GE
RUEATRS/DEPT OF TREASURY WASHDC




L’Algérie annule la totalité de la dette du Congo (soit 26 milliards de francs CFA, plus de 40 millions d’euros)

Jeudi 7 octobre 2010

http://www.elwatan.com/une/l-algerie-annule-la-totalite-de-la-dette-du-congo-07-10-2010-93650_108.php

L’Algérie a décidé d’annuler la totalité de la dette du Congo, soit 26 milliards de francs CFA, plus de 40 millions d’euros, a annoncé jeudi à Brazzaville, le ministère congolais des Affaires étrangères et de la Coopération.

« Les documents consacrant l’effacement de cette dette congolaise vis-à-vis de l’Algérie ont été signés mercredi à Brazzaville par le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération, Basile Ikouébé, et l’ambassadeur d’Algérie au Congo, Ahmed Abdessadok. Le diplomate algérien a présenté ce geste comme un soutien de son pays aux efforts de développement du gouvernement congolais », rapporte jeudi la PANA, l’agence panafricaine d’information.

« C’est un geste que l’Algérie vient de réaliser pour faciliter aux autorités congolaises toutes leurs démarches vis-à-vis des institutions financières internationales, afin d’obtenir, l’annulation de la dette extérieure que nous souhaitons vivement », a déclaré l’ambassadeur Algérien, Ahmed Abdessadok, à cette occasion.

De leurs côtés, les congolais n’ont pas manqué d’exprimer toute leur gratitude à l’Algérie. Quand à l’utilisation de ces fonds, les diplomates congolais ont rassuré aussi leurs homologues Algériens en affirmant que ces sommes « serviront prioritairement à accompagner nos efforts en matière de modernisation et d’industrialisation de notre pays, mais aussi à la lutte contre la pauvreté dans le cadre de la politique visant la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) », précise à ce sujet la PANA.

Avec cette annulation de dettes, l’Algérie renforce son image de pays amis en Afrique Noire. Aux yeux des pays de cette région, l’Algérie a longtemps incarné le rôle du leader du Tiers Monde et de l’Afrique. Mais les derniers soubresauts politiques et sécuritaires de notre pays ont éloigné durant des années l’Algérie de l’échiquier géopolitique Africain.

Assiste-t-on, cette fois-ci, au retour en force de l’Algérie sur la scène continentale ? Rien n’est moins sûr car il faudra pour cela beaucoup plus que l’annulation de quelques dettes…


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L’empereur Napoléon III à Miliana

Voyage de S.M Napoléon III en Algérie - Alger, Bastide, Libraire Editeur - Juillet 1865 - pp. 82 à 90 -

Dimanche 07 mai 1865 - 5heures ½ du soir . Le Maire de Miliana - « MARTIN»

http://cheliff.org/portail/?q=node/366

Durant son voyage effectué en Algérie du 03 mai au 07 juin 1865, l’Empereur Napoléon III (1808 -1873) , avait visité plusieurs villes et villages de la plaine du Chéliff. Dès le 07 mai, soit quatre jours après son arrivée, il se rendit à Miliana, puis deux semaines après (le 21 mai), il est à Relizane. Durant tout son périple, il n’avait pas visiter la capitale de la plaine « Orléansville », ce qui amena à l'époque le conseil municipal de la ville à se réunir extraordinairement pour protester dans une délibération contre cet oubli volontaire.

A mesure que l'on se rapprochait de Miliana, à la population européenne, plus clair-semée, venaient s'ajouter des flots plus pressés d'Arabes, auxquels l’Empereur a prodigué ces mêmes marques d’intérêts qui ont rendu son nom si cher à nos populations de toute origine.

Chemin faisant, il a daigné décorer, en présence d’un grand nombre d’indigènes, le caïd Tahar, ancien officier de spahis, dont il a voulu récompenser ainsi les anciens services et la fidélité.

A la hauteur de Vesoul-Benian (1), la route dans les capricieux méandres qu’elle décrit à travers ravins et montagnes, laisse sur sa droite ce village pittoresque, aux blanches maisons, entourées de belles plantations, et si coquettement accrochées au flanc d’un large mamelon, dont le regard aperçoit de loin la luxuriante végétation.

Vesoul Benian, dont les habitants s'adonnent avec un succès remarquable à la culture de la vigne, à la production des céréales et à l'élève du bétail, représente, sur une échelle restreinte, la réalisation pratique d'une idée déjà ancienne, et qu'on a voulu systématiser, celle des villages départementaux. Les habitants, qui, on le sait, empruntent leur nom au chef-lieu du département dont ils sont originaires, étaient tous accourus sur la roule, où ils avaient dressé un arc de triomphe d'un caractère rustique, mais dont la décoration ne laissait rien à désirer, sous le rapport du bon goût.

A peine arrivée parmi eux et saluée avec enthousiasme des cris de Vive l’Empereur ! Vive l'Impératrice ! Vive le Prince Impérial ! Sa Majesté a daigné s'entretenir de leurs intérêts et de leurs besoins avec les autorités municipales ; puis, après avoir reçu de leurs mains quelques pétitions, Elle a repris sa route, suivie de leurs acclamations, et elle arrivait vers 5 heures ½ du soir, à Miliana (2), - Miliana, la ville aux mille ruisseaux, » que Marie Lefèvre, le poète de l'Algérie, nous représente

« S'endormant à leur frais murmure, Suspendue, an loin dans les airs, « Sur des abîmes de verdure, « Comme un cap sur les vastes mers… »

Plusieurs arcs de triomphe avaient été dressés, par les soins de la municipalité, pour rendre hommage au Souverain dont la visite était si impatiemment attendue.

Tous les habitants de Miliana et de la banlieue, parmi lesquels les indigènes comptent à peu près pour les deux tiers, s'étaient donné rendez-vous aux portes de la ville. L'arrivée de l'Empereur a été saluée par une immense acclamation, dont les échos du Zakkar ont longtemps retenti.

M. Martin, Maire de Miliana, entouré de son Conseil municipal, a complimenté sa Majesté en ces termes : SIRE,

«En vous remettant clefs de la ville, je me sens saisi d’un sentiment de fierté, dont le souvenir restera à jamais fixé dans ma mémoire.

«Vous avez parcouru nos contrées, Sire, et vos regards se sont reposés sur des vallées dont la végétation, d’une richesse presque sans égale, laisse encore les terres, en trop grande quantité, étrangères à la culture, et principalement à la culture industrielle; mais bientôt, lorsque les chemins de fer; dont Votre Majesté a doté l'Algérie, sillonneront notre beau pays, tout changera d'aspect comme par enchantement ; alors les capitalistes n'hésiteront plus à envoyer leurs fonds, les bras qui nous manquent, viendront faire surgir, du sein fécond de nos terres, les riches trésors qui y sont encore enfouis.

« Le voyage de Votre Auguste Majesté, Sire, que nous n’avons jusqu’ici envisagé que comme un rêve, vient de réaliser notre vœu le plus cher, en ranimant notre courage.

« Les Egyptiens disaient : « Napoléon 1er est l’élu de Dieu sur la terre » - Nous, Sire, nous ajouterons : « Napoléon III est notre providence. ». Vive l'Empereur ! Vive l'Impératrice ! Vive le Prince Impérial!

L'Empereur s'est ensuite rendu à l'hôtel de la subdivision, accompagné des vivats enthousiastes des Européens et des Indigènes qui se pressaient sur ses pas.

Au moment où il arrivait en face de l’arc de Triomphe érigé sur la place principale la ville, un groupe de femmes israélites, mêlées à la foule, et revêtues de leur riche costume du brocard, plastronné d'or, ont joint la note aiguë de leur youyou admiratif, au concert d'acclamations qui s'échappait de tous les rangs.

La réception des autorités civiles et militaires a eu lieu immédiatement à l’hôtel de la subdivision. Sa Majesté, en recevant la communauté israélite a daigné entendre de la bouche de M. Moatti, un discours dans lequel se trouvait formulé un vœu relatif à la question de la naturalisation des israélites indigènes.

L’Empereur a ensuite parcouru les principales rues de la ville, et, après avoir visité le délicieux jardin du Cercle, Il est descendu jusqu'aux remparts, d'où il a vu se dérouler, sous ses yeux, le splendide panorama des jardins de la banlieue et de cette immense plaine du Chélif, dont la continuation du chemin de fer est appelée à décupler bientôt la production, déjà si considérable.

Le soir, la ville entière était brillamment illuminée; le jardin du Cercle, notamment, présentait un coup d'œil féerique, et un feu d'artifice, tiré par t'artillerie, venait ajouter a l'éclat de cette soirée qui laissera, dans tous les esprits, une vive et durable impression.

Une cantate de circonstance (3) a été chantée sous le balcon de Sa Majesté et a été terminée aux cris répétés de Vive l'Empereur ! Vive l’Impératrice! Vive le Prince Impérial !

Le lendemain, à huit heures, I'Empereur, après avoir daigné recevoir un grand nombre de pétitions qui lui étaient remises, principalement par les indigènes accourus en foule pour le voir, a repris la route, où il faisait sa rentrée le même jour à cinq heures.

Avant de quitter Miliana, Sa Majesté a fait appeler M. le Maire et la prié d'être, auprès de la population, l'interprète de sa satisfaction pour le bon accueil qu'Elle en a reçu.

« Votre ville est charmante, et certainement, a-t-Elle ajouté en terminant, Je reviendrai la visiter. »

Puis, Sa Majesté a remis au Maire un billet de banque de 1,000 francs, en lui disant : « Prenez ceci pour la Société de Secours mutuels, c'est la meilleure manière de donner aux pauvres. »

Après son départ de S. M. l'Empereur de Miliana, le maire de cette ville a fait publier la proclamation suivante :

« Chers Concitoyens.

« Notre plus beau désir s'est réalisé: Sa Majesté l'Empereur est venu visiter nos contrées, et ses impressions, je puis le dire, ont été des plus favorables pour notre riche et fertile sol. Aussi, en quittant notre ville, m'a-t-il chargé de vous témoigner sa satisfaction de la réception que vous Luis avez faite, et son intention de s'occuper des intérêts de Miliana.

« Nous étions déjà dévoués par conviction à la dynastie de notre Souverain; aujourd'hui, nous le serons encore davantage, par le sentiment de la plus vive reconnaissance.

« Répétons-donc, comme nous l'avons déjà fait mille et mille fois pendant le trop court séjour de Sa Majesté à Miliana.

« Vive l'Empereur !!! Vive l'Impératrice !!! Vive le Prince Impérial !!! »

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Le chateau de Tonnac

Jean-Pierre Bétoin mai 17, 2004

http://users.antrasite.be/ppoisse/Documents/tonnac.htm



I / Les colons en gants jaunes

(Les gants jaunes = aristocrates fuyant la révolution de 1830)

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volution_fran%C3%A7aise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_de_l%27Alg%C3%A9rie_par_la_France

http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9_d%27Ancien_R%C3%A9gime

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

Les quelques Français qui vivaient en Algérie  dans la Régence d’Alger avaient disparu après le conflit déclenché par le fameux « coup d’éventail » du 29 avril 1827.

Sauf exception, ils ne devaient pas revenir. C’est donc une population toute nouvelle qui allait s’établir et, avant de préciser les régions d’où elle venait, on peut s’interroger sur les origines et les conditions de son émigration.

Les débuts du peuplement français en Algérie évoquent surtout deux images. La première, celle des grands colons aventureux venus  » en gants glacés et en habits noirs, les de Vialar, de Tonnac, de Saint-Guilhem, de Lapeyre et bien d’autres d’origine bourgeoise qui n’hésitèrent pas à s’installer au milieu des Arabes avec lesquels ils établissent souvent de bons rapports et se lancent dans des entreprises agricoles presque toujours ruineuses.

Deux aristocrates marquent les premiers temps de la colonisation agricole en Algérie.

Le baron Vialar et Max de Tonnac, deux aristocrates légitimistes réfugiés en Algérie après la révolution de juillet 1830 pour ne pas avoir à servir le roi Louis Philippe, qu’ils estiment être l’usurpateur ; viennent d’acquérir, après les propriétés de Tixeraïne et de Kouba, les 300 hectares de l’Haouch Khadra.

Recréant des sortes de fiefs en territoire algérien, les deux aristocrates, tels des seigneurs du Moyen âge, recourent à des ouvriers agricoles de la région du Languedoc à des fermiers arabes pour mettre en valeur leurs terres.

Personnage excentrique, Tonnac s’est parfaitement adapté aux us et coutumes de la vie locale : fixé sur ses terres dans une maison fortifiée, il s’habille et vit selon les coutumes indigènes et parle couramment l’arabe. Entretenant de bonnes relations avec ses voisins, il n’hésite pas cependant à lancer des expéditions punitives pour asseoir son prestige.

De son coté, Vialar, dont la sœur Émilie, entrée en religion, était supérieure de l’Ordre de Saint-Joseph de l’Apparition, fait construire près de Boufarik un dispensaire destiné aux Arabes des plaines de la Mitidja.


I I/ Le Chateau

Tous les "gants jaunes" ont quitté l'Algérie au début du XXeme siècle, plus ou moins poussés dehors par la gauche française, qui travaillait main dans la main avec les grandes compagnies capitalistes de colonisation.

Une de ces sociétés réclamait 42.000 hectares pour installer 2.000 colons, c'est à dire 4.000 ha pour les 2.000 colons et 38.000 pour elle. Résultat, les colons servaient d'ouvriers agricoles car ils ne pouvaient pas vivre avec 2 hectares par famille. En vérité Tonnac et Vialar ont acheté leurs terres au gouvernement, et ces terres appartenaient auparavent au beylicat, puis ils ont fait venir des ouvriers agricoles de France pour travailler leur propriétés, car ils ne trouvaient pas de main d'oeuvre localement.

Dernière chose, Vialar et Tonnac (Maximillien de Tonnac de Villeneuve), ont mené la révolte des colons (les agriculteurs) contre les divers régimes qui se succédaient pour réclamer le droit de vote des français en Algérie. En effet ces autorités nommaient des amis à eux dans les conseils municipaux et les conseils généraux. Seule obligation : il devait toujours y avoir un arabe et un juif.

"Le Haouch Khadra (ferme de la verdure), à 2 km du futur village de Rivet (Meftah), fut acheté par le Baron Augustin de Vialar et Max de Tonnac le 17/02/1835. Au printemps de Tonnac vint s’y installer et développer la première ferme de la Mitidja. Ce fut une vraie réussite due à ses qualités exceptionnelles. Il vint s’installer seul, le gouverneur lui avait refusé une escorte de quelques hommes pour l’aider à s’installer ! Son habilité, sa souplesse, sa bienveillance, sa parfaite connaissance de l’arabe, firent rapidement tomber leur hostilité et leur méfiance. A l’intérieur de son «château fort», avec tourelles et bastion, il tenait tête facilement aux maraudeurs et devint le chef et le protecteur. (envoyée par Claudine Cerdan, merci !))


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Where's Hillary ?

9:37 AM, DEC 26, 2012    • BY DANIEL HALPER

http://www.weeklystandard.com/blogs/wheres-hillary_692014.html


On December 15, the day after the day after the shooting at a school in Newtown, Connecticut, State Department officials notified the press that Secretary of State Hillary Clinton had fallen ill. "While suffering from a stomach virus, Secretary Clinton became dehydrated and fainted, sustaining a concussion," deputy assistant secretary Philippe Reines said in a statement to the press.

Since then, Clinton does not appear to have been sighted in public.

On December 19, Clinton missed the State Department holiday party. “I was going to congratulate her on her record-breaking travel,” President Obama said, noting her absence. “These are not frequent-flyer miles,” he joked. “She is tireless and extraordinary.”

On the same day as her office announced her illness, they also put out word that Clinton would be missing the Benghazi hearing scheduled for December 20 on Capitol Hill. Indeed, she did miss that hearing, and another one has not yet been scheduled.

And on December 21, Clinton missed President Obama's announcement that John Kerry would be nominated as the next secretary of state. "Hillary wanted very much to be here today, but she continues to recuperate.  I had a chance to talk to her earlier today, and she is in good spirits and could not be more excited about the announcement that I’m making," Obama said at that event, again noting Clinton's absence.

Clinton's last trip, to the Czech Republic, Belgium, Ireland, and Northern Ireland, returned December 7.

In her absence, she's still been putting out an occasional statement under her own name--but none related to her health. On December 21, she released a written message for Japan National Day and a statement on Kerry's nomination to replace her. A few days before that, on December 17, she released a statement on the death of Senator Daniel Inouye.

So, what's Hillary Clinton's status? Her situation is serious enough to sideline her for two weeks, but we still don't know what's going on. How serious is it? Does it prevent her carrying out the secretary of state duties?

Clinton has long-planned to step down as secretary of state "days" after Inauguration Day. The question is, where's Hillary and will we even see her before she leaves office?


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Résolution 2085 (2012) du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2012 (Mali)


LE CONSEIL DE SÉCURITÉ AUTORISE LE DÉPLOIEMENT D’UNE FORCE INTERNATIONALE AU MALI

Le Chef de la diplomatie malienne qualifie cette décision d’« acte historique »


Conseil de sécurité 6898e séance – après-midi - 20 décembre 2012

http://en.wikipedia.org/wiki/United_Nations_Security_Council_Resolution_2085

http://www.un.org/News/fr-press/docs//2012/CS10870.doc.htm


Jugeant que la situation qui règne au Mali constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales, le Conseil de sécurité a autorisé cet après-midi, en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, le déploiement au Mali, pour une période initiale d’une année, d’une force internationale sous conduite africaine afin de rétablir la souveraineté malienne sur l’ensemble du territoire.  Le Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Mali, M. Tieman Hubert Coulibaly, qui participait à la réunion, a estimé que l’ONU venait de poser un « acte historique ».

Par sa résolution 2085 (2012), adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil de sécurité indique que la Mission internationale de soutien au Mali (MISMA) actuellement en gestation prendra toute mesure utile pour aider à reconstituer la capacité des Forces de défense et de sécurité maliennes et pour aider les autorités de Bamako à reprendre les zones du nord de son territoire.  Ces actions, souligne-t-il, devront se faire « dans le respect du droit international humanitaire et des droits de l’homme, et dans le respect le plus total de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’unité du Mali ».

En vertu de ce texte, l’Union africaine devra faire rapport au Conseil tous les deux mois sur le déploiement et les activités de la MISMA, y compris avant le lancement de l’offensive dans le nord du pays.  Le Conseil souligne que « la planification militaire devra continuer d’être affinée avant le lancement des offensives ».  Il prie le Secrétaire général de continuer d’apporter son concours à l’établissement des plans et aux préparatifs du déploiement de la MISMA; il le prie également de « confirmer à l’avance que l’offensive prévue est à sa satisfaction ».

Le Conseil engage les États Membres, y compris ceux du Sahel, ainsi que les organisations régionales et internationales à fournir un appui coordonné à la MISMA.  Il « invite les autorités de transition maliennes et toutes les autres parties maliennes à apporter un concours plein et entier au déploiement et aux opérations de la MISMA, notamment en assurant la sûreté et la sécurité de la Mission et la liberté de mouvement de son personnel, avec accès immédiat et sans entrave à tout le territoire malien ».

En matière de financement, le Conseil prie le Secrétaire général de créer un fonds d’affectation spéciale auquel les États Membres pourront verser des contributions destinées à la MISMA ou à la formation et à l’équipement des Forces de défense et de sécurité maliennes.  Il demande également au Secrétaire général d’apporter son concours à la tenue, dans les meilleurs délais, d’une conférence des donateurs pour solliciter le versement de contributions au fonds.  Il en appelle aux États Membres pour qu’ils versent sans tarder des contributions généreuses à ce fonds.  Il prie aussi le Secrétaire général de créer une « présence multidisciplinaire des Nations Unies au Mali ».

Enfin, le Conseil exige que les groupes rebelles maliens rompent tout lien avec des organisations terroristes, en particulier avec Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et les groupes qui lui sont affiliés.  Il prend note de l’inscription du Mouvement unicité et jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) sur la liste des personnes et entités visées par les sanctions contre Al-Qaida.  Le Conseil se déclare à nouveau disposé à continuer d’adopter des sanctions ciblées contre les groupes rebelles et les individus qui ne rompraient pas tout lien avec Al-Qaida et les groupes y affiliés, y compris AQMI et le MUJAO.

Dans le but de répondre aux préoccupations de longue date des populations du nord du pays, le Conseil demande instamment aux autorités de transition maliennes de mettre en place rapidement un cadre de référence crédible pour les négociations avec toutes les parties se trouvant dans le nord du pays qui ont rompu tout lien avec une organisation terroriste.  Ceux-ci doivent aussi accepter sans conditions l’unité et l’intégrité territoriale de l’État malien, précise-t-il.

Par ailleurs, le Conseil engage instamment les autorités maliennes à achever de rétablir pleinement l’ordre constitutionnel et l’unité nationale, notamment en tenant dans des conditions pacifiques des élections présidentielles et législatives crédibles d’ici à avril 2013.

En préambule de sa résolution, le Conseil condamne fortement toutes les atteintes aux droits de l’homme commises dans le nord du Mali par des rebelles armés, des terroristes et d’autres groupes extrémistes.  Il condamne vigoureusement par ailleurs l’ingérence de membres des Forces de défense et de sécurité maliennes dans les activités des autorités de transition du pays ».  Il souligne aussi la nécessité de « s’employer en toute diligence à rétablir au Mali le système de gouvernance démocratique et l’ordre constitutionnel ».

Après l’adoption de la résolution, le Ministre malien des affaires étrangères a réaffirmé la détermination de son gouvernement à poursuivre, sous l’égide du médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), les discussions amorcées avec les groupes rebelles maliens qui ont décidé de rompre tous liens avec AQMI, le MUJAO et les groupes rebelles et extrémistes qui leur sont affiliés.  Ceux-ci doivent aussi renoncer définitivement à la violence et à la logique de sécession.

Les représentants de la CEDEAO et de l’Union africaine ont demandé l’adoption d’un « paquet de soutien logistique », qui soit financé par le biais des contributions obligatoires des Nations Unies, et la mise en place d’un fonds d’affectation spéciale.  « Ce n’est qu’en agissant ainsi que nous nous donnerons les moyens de garantir la pérennité et l’efficacité de l’action de la MISMA », a affirmé le représentant de la CEDEAO.


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Résolution 1386 (2001) du Conseil de sécurité des Nations unies du 20 décembre 2001 (Afghanistan)


http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9solution_1386_du_Conseil_de_s%C3%A9curit%C3%A9_des_Nations_unies

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Afghanistan_%282001%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Force_internationale_d%27assistance_et_de_s%C3%A9curit%C3%A9

http://www.un.org/french/ga/search/view_doc.asp?symbol=S/RES/1386%282001%29

http://fr.wikipedia.org/wiki/Narco-%C3%A9conomie_en_Afghanistan

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_afghan


La résolution 1386 du Conseil de sécurité des Nations unies a été adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité des Nations unies le 20 décembre 2001. La résolution, qui place le texte sous le chapitre VII, de la charte des Nations unies, après avoir réaffirmé toutes les résolutions sur la situation en Afghanistan, en particulier les résolutions 1378 (2001) et 1383 (2001), autorise la création de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS ou ISAF) afin : « d’aider l’Autorité intérimaire afghane à maintenir la sécurité à Kaboul et dans ses environs, de telle sorte que l’Autorité intérimaire afghane et le personnel des Nations Unies puissent travailler dans un environnement sûr ».


Observations

Le Conseil de sécurité appuie les efforts internationaux pour éradiquer le terrorisme en conformité avec la charte des Nations unies, et a réaffirmé les résolutions 1368 (2001) et 1373 (2001). Il a accueilli favorablement les modifications en Afghanistan qui donnerait la liberté au peuple afghan et le libèrerait de l'oppression et la terreur, et a reconnu la responsabilité aux Afghans à assurer la sécurité et l'ordre par eux-mêmes.

Le Conseil a réaffirmé son soutien aux accords de Bonn et a noté l'offre du Royaume-Uni de diriger l'ISAF. Il a souligné la nécessité pour toutes les parties afghanes de respecter les droits de l'homme et le droit international humanitaire. En outre, le Conseil a déterminé la situation en Afghanistan comme une menace pour la paix et la sécurité internationale et a décidé de fournir un mandat à la FIAS.


Actes

Agissant en vertu du Chapitre VII de la charte des Nations unies, la FIAS a été créée pour une période initiale de six mois afin d'aider l'Autorité intérimaire afghane à la sécurité. Les États membres ont été invités à fournir des contributions en personnel et équipement ; par ailleurs, le Conseil a invité tous les Afghans à coopérer avec l'ISAF et les organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales.

La résolution a noté l'engagement pris par les parties afghanes de retirer leur personnel militaire de Kaboul. Il a encouragé les États voisins à aider la FIAS en autorisant le survol et le transit dans leur espace aérien, et a souligné que les frais de l'opération de la FIAS, seraient supportés par les États participant via un fonds d’affectation spéciale créé par le secrétaire général Kofi Annan. En outre, le Conseil a prié la direction de la FIAS de faire périodiquement des rapports sur l’exécution de son mandat.


Conséquences

Avec l'arrivée de la force des Nations unies, principalement composée des forces de l'OTAN et de ses alliés, la seconde guerre d'Afghanistan débute. Les Talibans ont rapidement été chassés du pouvoir, permettant l'instauration d'un gouvernement provisoire dirigé par Hamid Karzaï à la suite des accords de Bonn de décembre 2001. Les talibans engagèrent alors une guérilla qui dura jusqu'en 2010. Entre le temps, le mandat des l'ISAF a été renouvelé tous les 6 mois depuis 2001 ; lors du Sommet de l'OTAN de novembre 2010, les États membres ont déclaré qu'elle entamerait le transfert de la sécurité aux forces afghanes à partir de 2011. L’objectif étant de parvenir à un retrait de la plupart des soldats de la force internationale d’ici la fin 2014.


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L'Algérie se prépare à des opérations de type guérilla

Par Walid Ramzi pour Magharebia à Alger – 26/12/12

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/features/2012/12/26/feature-01


L'armée algérienne mène des exercices de simulation de combat en terrain difficile, en prévision d'éventuelles confrontations avec des islamistes armés et des brigades terroristes venus du nord du Mali.

Au vu de la qualité de l'armement dont disposent al-Qaida et le Mouvement pour l'unité et le djihad en Afrique de l'Ouest (MUJAO), principalement des armes originaires de Libye et prises à l'armée malienne, l'armée algérienne adopte une approche non conventionnelle similaire à un conflit de type guérilla.

L'armée de terre algérienne, les forces aériennes, la gendarmerie nationale et les forces d'opérations spéciales s'entraînent depuis un mois à la manière de conduire des opérations à grande échelle contre les groupes armés, a fait savoir le quotidien El Khabar le dimanche 23 décembre.

Ces manoeuvres, qui font appel à des moyens de communication et à des stratégies modernes, se poursuivront pendant toute une année.

Le ministère algérien de la Défense a mobilisé des forces terrestres dans les provinces du sud en début de mois. Des véhicules militaires et du matériel lourd ont été envoyés dans les provinces frontalières de l'Adrar, de Tamanrasset et d'Illizi.

Le ministère envisage de mettre en oeuvre un plan de protection le long de sa frontière sud avec les pays du Sahel. Cette décision a été prise dans le cadre des dispositions prises par les agences de sécurité nationales en vue d'une éventuelle action armée des forces africaines dans le nord du Mali.

Les agences de sécurité algériennes ont également pris d'autres mesures pour renforcer les contrôles sur la frontière avec le Mali, la Libye et la Tunisie. L'une de ces mesures consiste à s'en prendre aux groupes qui fournissent aux militants des informations, de l'argent et des approvisionnements. Les agences de sécurité ont également imposé un cordon de sécurité dans les zones frontalières pour empêcher les groupes terroristes d'entrer dans le nord du Mali pour y rejoindre les groupes islamistes.

"Les informations dont disposent les agences de sécurité algériennes confirment qu'il existe une relation de coopération et de coordination entre les gangs de trafiquants, les groupes terroristes armés et les mafias de trafic d'armes le long de la bande frontalière entre l'Algérie et la Tunisie", a expliqué le directeur des renseignements des Douanes algériennes, Buanam Majbar.

Les agences de lutte contre le terrorisme ont récemment mis en garde les forces de sécurité aux frontières, l'armée et la gendarmerie contre les trafics d'armes transfrontaliers. Elles ont également appris que le MUJAO cherche à recruter des Algériens défavorisés originaires des provinces du sud en échange de sommes d'argent versées à leurs familles.

"Ces exercices militaires sont destinés à évaluer l'état de préparation des forces de sécurité et leur capacité à répondre aux nouvelles évolutions sur le terrain", a expliqué Taher Ben Thamer, spécialiste de la sécurité, à Magharebia.

Les autorités algériennes ont arrêté trente-huit terroristes depuis septembre dernier sur la frontière sud avec le Mali et la Libye. Ces membres d'al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) sont accusés de trafic d'armes à destination des bastions du groupe et d'activités terroristes.

Mi-décembre, les forces d'opérations spéciales de l'armée ont fait avorter une tentative de la part de recrues d'AQMI d'entrer dans le nord du Mali. Lors de cette opération les forces de sécurité ont mis la main sur des mitrailleuses lourdes, des munitions, des explosifs et du matériel de communication.

Deux jours plus tôt, les forces de sécurité présentes sur la frontière algéro-malienne avaient arrêté six terroristes.

Un appareil militaire les avait repérés alors qu'ils entraient en Algérie en provenance de Mauritanie, pour se rendre dans le nord du Mali.


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Tunisie: Le frère de Ben Laden en visite du 23 au 27 décembre 2012

Par : Rubrique Radar Mercredi, 26 Décembre 2012 09:50

http://www.liberte-algerie.com/radar/le-frere-de-ben-laden-en-visite-du-23-au-27-decembre-tunisie-191389

http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentats_du_11_septembre_2001

Le frère d’Oussama Ben Laden, ancien leader de l’organisation terroriste Al-Qaïda, Tarek Ben Mohamed Ben Awadh Ben Laden, est en visite en Tunisie du 23 au 27 décembre 2012 et séjourne, en ce moment, dans un hôtel dans la région de Hammamet, selon le correspondant de la radio Shems FM.

L’homme d’affaires saoudien, qui refuse d’accorder des déclarations à la presse, est supposé en visite en Tunisie dans le but d’acquérir des biens immobiliers, un hôtel en l’occurrence, ainsi que d’autres biens parmi ceux confisqués à la famille Ben Ali, sachant que Tarek Ben Mohamed Ben Awadh est connu en tant qu’investisseur dans l’immobilier.

Le frère de Ben Laden serait peut-être intéressé par l’exposition-vente de milliers de biens du président déchu, Zine El-Abidine Ben Ali. Organisée dans un hôtel de Gammarth, dans la banlieue de Tunis, elle était censée rapporter au moins 10 millions d'euros au budget de l'État, deux ans après la révolution.


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Al-Qaida cherche à s'implanter en Libye

Par Essam Mohamed à Tripoli, Asma Elourfi à Benghazi, Monia Ghanmi à Tunis et Jemal Oumar à Nouakchott pour Magharebia – 21/12/12

http://www.magharebia.com/cocoon/awi/xhtml1/fr/features/awi/reportage/2012/12/21/reportage-01


Trois mois après l'attaque meurtrière contre le consulat américain à Benghazi, l'enquête avance pour traduire ses auteurs en justice.

"Une date sera fixée pour le procès", a déclaré le Premier ministre libyen Ali Zidan mercredi 19 décembre à Tripoli.

Mais la liste des suspects laisse à penser que les racines de cette attaque pourraient remonter bien plus loin que les frontières de la Libye, et que cette dernière pourrait faire partie d'un plan plus large d'al-Qaida visant à implanter une nouvelle branche dans la région.

En octobre, deux ressortissants tunisiens avaient été arrêtés en Turquie en relation avec cette attaque à Benghazi. Ali Harzi, 26 ans, avait été remis aux autorités tunisiennes.

"Deux Tunisiens ont été arrêtés par les autorités tunisiennes, qui les ont par la suite extradés. L'un d'eux est encore en liberté, l'autre a été arrêté et est soupçonné d'avoir été impliqué dans cette attaque à Benghazi", avait expliqué le ministre de l'Intérieur Ali Laraeydh lors d'un entretien à la télévision, le 31 octobre.

Harzi a refusé d'être interrogé par le Federal Bureau of Investigation (FBI). Son avocat, Me Abdelbasset Ben Mbarek, a expliqué à l'AFP que les enquêteurs avaient demandé à parler avec Harzi "en tant que témoin, pas en tant que suspect".

En début de mois, les forces de sécurité égyptiennes avaient arrêté le leader d'un réseau terroriste également soupçonné d'être impliqué dans cette attaque du 11 septembre.

Mohamed Jamal Abou Ahmed, 45 ans, avait été libéré l'année dernière de sa prison égyptienne après le soulèvement populaire qui avait conduit à la chute de l'ancien Président Hosni Moubarak.

Dans les années 1990, Abou Ahmed avait été accusé d'appartenir au Groupe du djihad islamique, dirigé par Ayman al-Zawahiri. Ce groupe était connu pour son rejet absolu des appels à renoncer à la violence lancés par al-Islamiyya d'Al-Gama et le djihad islamique au milieu des années 1990.

Depuis sa libération, Abou Ahmed a tenté d'implanter une nouvelle branche d'al-Qaida en Libye, expliquent les analystes. Il avait fondé une cellule terroriste, baptisée Réseau Jamal, et offert un entraînement militaire aux djihadistes en Libye et en Egypte.

"L'arrestation du Libyen Mohammed Jamal Abou Ahmed en Egypte et l'extradition d'Ali Harzi en Tunisie par la Turquie sapent les tentatives d'al-Qaida de mettre en place une filiale en Libye, un pays qui a connu une grande instabilité depuis sa révolution. Ce sont des développements positifs", a expliqué Mohammed Ali Barhoum, originaire de Benghazi.

Il a rappelé que les Libyens adhèrent à l'école malékite de l'Islam, qui rejette la violence. "Ceux qui alimentent ces agitations par suite de leur adoption de l'idéologie salafiste militante sont des étrangers, et la société libyenne ne leur permettra pas de vivre au sein de sa population", a expliqué Barhoum.

"Nous sommes parfaitement conscients du fait que nous devons payer le prix de la stabilité d'un pays fondé sur la démocratie et sur les principes de la justice. Tous les pays qui sont passés par ce stade ont dû faire face à des saboteurs, et dans ce cas, ces saboteurs sont membres d'al-Qaida", a-t-il conclu.

Un avis que ne partage cependant pas Abdullah Drissi, brigadier de Benghazi et spécialiste de la sécurité. Il considère en effet que l'arrestation de Mohamed Jamal Abou Ahmed en Egypte était fondée sur des accusations sans fondement et fait valoir que "al-Qaida n'a aucune racine en Libye".

Drissi a mentionné la présence de certaines visées aujourd'hui dans le pays comme le résultat du vide sécuritaire en Libye et des conflits entre des services de renseignement étrangers qui complotent pour faire avancer leurs propres visions des choses.

Au lendemain de l'attaque du 11 septembre, le président du Congrès national Mohamed al-Magarief avait déclaré que cet incident était "un acte de terrorisme planifié", qui n'avait rien à faire avec le film islamophobe.

"La coïncidence avec l'attaque du 11 septembre n'était pas un hasard, mais un acte significatif et très clair", avait-il commenté. "Nous n'excluons pas la possibilité de découvrer des liens entre al-Qaida et l'attaque du consulat américain."

Dans une vidéo diffusée cette année à la veille de l'anniversaire du 11 septembre, Ayman al-Zawahiri appelait à venger la mort du responsable de la propagande d'al-Qaida Abou Yahya al-Libi.

"Après le martyr de Sheikh Abou Yahya, puisse Allah avoir pitié de lui, les gens adhéreront encore plus à ses écrits et à son appel, si Allah le veut", avait déclaré al-Zawahiri dans un discours considéré par beaucoup comme un appel à viser les Occidentaux en Libye.

Selon le journaliste libyen Ali Shoaib, ce discours contenait des "indications" relatives à cette future attaque.

"Malheureusement, les groupes terroristes ont profité des conditions précaires dans notre pays pour intensifier leur présence en créant des camps d'entraînement, profitant de l'énorme quantité d'armes qu'ils ont entre leurs mains après la chute de l'ancien régime", a expliqué à Magharebia Hamid Chwich, un habitant de l'est du pays.

"Ils font tout ce qu'ils peuvent pour consolider leur présence et étendre leurs relations avec d'autres groupes islamistes", a-t-il ajouté.

Des témoins ont expliqué cette semaine à Magharebia qu'un drapeau d'al-Qaida avait été vu flottant sur l'ancien bâtiment des services publics à Benghazi.

"Les groupes islamistes en Libye tentent d'entrer en contact avec al-Qaida", explique al-Motaz el-Aribe, militant du Centre des médias du 17-Février, basé à Benghazi.

Mais les habitants affichent une forte opposition à l'enracinement d'al-Qaida dans leur région. Ali al-Mislati, un jeune Libyen,explique que son pays ne deviendra pas un "terreau" pour les groupes islamistes armés.

"Les radicaux ne représentent rien en Libye", fait-il valoir. "Certains d'entre eux sont entrés dans le pays pendant la révolution, mais ils sont rejetés par la société. C'est la raison pour laquelle les gens sont descendus dans la rue lors de la manifestation Sauvez Benghazi."

Le groupe terroriste "exploite ceux qui sont jeunes et sans travail", selon Hisham al-Madani, chauffeur de taxi.

"Le nouveau gouvernement intérimaire devrait tenir compte de cette situation, ajoute-t-il. "Il devrait également résoudre le problème par la force de l'armée et de la police. Ils devraient donner à la police et à l'armée tout ce qui est nécessaire pour qu'ils puissent remplir parfaitement leur mission."

L'un des moyens par lesquels les forces de sécurité libyennes gardent un oeil sur de possibles activités d'al-Qaida consiste à utiliser des appareils de surveillance mis à disposition par les pays partenaires.

Selon Abdel Razzak al-Bakhbakhi, responsable des communications militaires, la reconnaissance aérienne par ces drones apporte "des solutions majeures pour la collecte d'informations".

"Ils sont moins chers et plus faciles à utiliser que les appareils classiques, notamment dans la mesure où notre pays est très vaste et dipose des frontières très étendues avec plusieurs pays", a-t-il ajouté.

Ces drones sont un élément "important" dans la traque des terroristes, a reconnu Asad al-Alem, ancien officier de haut rang de l'armée de l'air.

Ce type de surveillance intervient à un moment critique pour la sécurité du pays. Comme l'explique le scénariste Ahmed al-Obeidi, "les éléments d'al-Qaida en Libye sont sérieusement à la recherche d'une base solide".

"Nous avons remarqué durant la période précédente des signes et des signaux de leur présence, notamment dans la région orientale", explique-t-il à Magharebia. "Jabal al Akhdhar est devenu pour eux un bastion et un bunker. Dans certaines régions et sur le toit de certains véhicules, nous voyons le drapeau d'al-Qaida."

Al-Obeidi souligne que les terroristes sont des "corps étrangers qui menacent la légitimité" du peuple libyen et "n'ont rien à voir avec l'Islam".

Les groupes terroristes tentent de "voler la révolution et de couper l'herbe sous le pied de ceux qui ont donné leur sang pour renverser la tyrannie", selon Abdelfattah Abou Saida, enseignant à Tripoli.

"L'arrestation de Mohammed Jamal Abou Ahmed signifiera que les forces de sécurité libyennes ont mis un terme au rêve d'al-Qaida d'établir un réseau terroriste. C'était leur objectif avec l'aide d'al-Qaida au Yémen", a expliqué Mohamed Ould Zein, spécialiste du terrorisme.

Abdelhakim Milouti, un habitant de Tunis, explique pour sa part à Magharebia : "Si elle avait le soutien de tous les Musulmans, al-Qaida aurait triomphé il y a longtemps."

"L'absence de victoire à ce stade montre que cette organisation est inacceptable pour nous", ajoute-t-il.


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Tunisie, Libye, Mali, trois zones de tension

L’Algérie à l’épreuve de la sécurisation de ses frontières


Sonia Lyes  26/12/2012

http://www.tsa-algerie.com/divers/l-algerie-a-l-epreuve-de-la-securisation-de-ses-frontieres_23207.html


« La menace ne vient pas uniquement des pays du Sahel où les groupes terroristes sont fortement présents, notamment dans le nord du Mali. Il y a aussi la Libye, où le trafic d’armes est important depuis l’éclatement de la révolution libyenne, début 2011 », expliquait en juillet dernier une source autorisée à TSA. Elle justifiait ainsi le déploiement de centaines de gendarmes, appuyés par des unités de l’armée le long de la frontière avec la Libye, qui vient d’être fermée unilatéralement par les Libyens il y a une semaine et longue de 982 km.

Quelques semaines plus tard, c’est le "front" sud, une frontière longue de 1 376  km où le risque d’une intervention militaire devient potentiel, qui mobilise les services de sécurité algériens.
 
Interpellé sur la question en novembre dernier, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, tentait de rassurer. « Nous avons des frontières bien contrôlées, bien maîtrisées. Le terrorisme n’entre pas chez nous par les frontières. Des moyens suffisants sont mis en place pour empêcher toute velléité de rentrer ». Et depuis quelques jours, c’est la frontière avec la Tunisie, longue de 965 km, qui suscite les inquiétudes d’Alger.
 
Dahou Ould Kablia, accompagné des walis des zones frontalières avec le voisin de l’est, s’est rendu lundi à Tunis pour rencontrer les dirigeants tunisiens alors que le patron de la gendarmerie nationale, le général major Bousteila, a inauguré mardi des postes avancés des unités du GGF à Tébessa et à Souk Ahras. Parallèlement, un nouveau responsable, le général Amar Bahlouli, est installé à la tête du 5e commandement régional (Constantine) de la gendarmerie nationale. Au cours de la cérémonie d’installation, le général Bousteila a souligné « l’importance du renforcement de la protection de la bande frontalière pour protéger l'économie nationale tout en poursuivant la lutte contre la contrebande, le crime organisé et le crime sous toutes ses formes et en prenant en charge les préoccupations des citoyens en matière de sécurité », selon un compte rendu de l’APS.
 
Ces déplacements simultanés, qui interviennent après le démantèlement d’une cellule terroriste d’Aqmi près de la frontière tunisienne et la découverte d’armes, de munitions et d’explosifs, laissent à penser que la situation n’est guère reluisante. Ce mercredi à Tunis, le Wali d’El Tarf n’a pas manqué de mettre en garde contre les « risques de trafic sous toutes ses formes au niveau de la bande frontalière qui, a-t-il dit, pourrait être lié au trafic de drogue et d'armes qui finance le terrorisme et menace ainsi la sécurité et la stabilité des zones frontalières et leurs populations ».
 
L’Algérie aura donc fort à faire dans les prochains mois à ses frontières. Une situation qui commande la mobilisation d’hommes et de moyens financiers. Si l’on ajoute à cela le problème de la frontière avec le Maroc, longue de 1 559 km, surveillée par des unités du GGF, et celui du Sahara occidental (42 km), et quelques nuisances terroristes internes, autant dire que les services de sécurité ont du pain sur la planche.


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Le défi est énorme pour l'Algérie qui doit sécuriser et protéger ses 7 812 km de frontières qu'elle partage avec sept voisins.

OULD KABLIA EN TUNISIE ET LE GÉNÉRAL-MAJOR BOUSTILA À TÉBESSA

Alerte rouge aux frontières Est


Par Brahim TAKHEROUBT - Mardi 25 Decembre 2012

http://www.lexpressiondz.com/actualite/166194-alerte-rouge-aux-frontieres-est.html

Le défi est énorme pour l'Algérie qui doit sécuriser et protéger ses 7 812 km de frontières qu'elle partage avec sept voisins.

Depuis le vote par le Conseil de sécurité des Nations unies, jeudi dernier, de la résolution autorisant le déploiement de la Mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine (Misma), la situation s'est emballée aux frontières sud et est du pays où l'Algérie a placé ses forces militaires en alerte maximale.

L'instabilité politique induite par les révoltes arabes, aussi bien en Libye, qu'en Tunisie, la circulation massive des armes issues des anciens stocks de l'armée libyenne, la localisation des groupes armés aux frontières tunisiennes, inquiètent au plus haut point les autorités algériennes. L'inquiétude est d'autant plus justifiée par la porosité de ces frontières qu'il va falloir rendre hermétiques et par les conséquences d'une éventuelle intervention militaire au nord du Mali.

L'Algérie craint en effet un reflux de terroristes et de narcotrafiquants vers ses territoires.

En déplacement hier à Tébessa, le général-major Ahmed Boustila, commandant de la Gendarmerie nationale, accompagné de nombreux officiers, a inauguré deux postes avancés relevant du Commandement des unités des gardes-frontières (Cugf), nouvellement réalisés dans les localités frontalières de Bekkaria et El Kouif. Ces structures équipées de moyens de contrôle et de surveillance de dernière génération, font partie des six postes avancés opérationnels sur la bande frontalière qui s'étire dans cette wilaya, sur 300 km.

Le général-major Boustila a souligné que plusieurs autres postes similaires sont en chantier dans des wilayas frontalières. Au même moment, le ministre de l'Intérieur, Daho Ould Kablia, se trouvait en Tunisie pour une visite de deux jours. Le premier objectif de cette visite est d'ordre sécuritaire surtout qu'elle intervient à une période où de graves troubles sécuritaires touchent plusieurs localités, au moment où a été démantelé un groupe terroriste lié à Aqmi et au moment où les forces de l'ordre et les groupes armés s'affrontent dans plusieurs régions du pays.

La découverte d'armes et de munitions de guerre et d'explosifs vient compliquer une situation sécuritaire déjà explosive. A plusieurs reprises, nous avons signalé, sur ces mêmes colonnes, l'existence de bases terroristes en Tunisie et la prolifération des armes dans ce pays. Vendredi dernier, le ministre tunisien de l'Intérieur, Ali Larayedh, a confirmé nos appréhensions. Il a annoncé l'arrestation de 16 membres de deux groupes armés opérant sur Jendouba et Kasserine alors que 18 autres font toujours l'objet de recherches. Larayedh précisait que «les commandos armés de Fériana voulaient créer une branche d'Al Qaîda en Tunisie». Le ministre a précisé que «les groupes armés, munis de cartes et de tenues militaires, visaient des édifices publics et sécuritaires et qu'ils s'apprêtaient à gagner l'Algérie (...)».

La visite de M.Ould Kablia intervient également après celle effectuée par le chef du gouvernement tunisien, Hamadi Jabali, en Algérie et au cours de laquelle il a été souligné le renforcement de la coopération et la coordination en matière de sécurité entre les deux pays et le développement des zones frontalières. C'est pour prévenir un chaos sécuritaire aux frontières que l'Algérie prend des mesures anticipées. C'est d'ailleurs avec le consentement d'Alger que la Libye a annoncé, le 16 décembre dernier, la fermeture de ses frontières sud avec l'Algérie, le Niger, le Tchad et le Soudan. La détérioration de la sécurité dans cette région a été telle que les autorités libyennes ont décrété une zone militaire fermée.

L'annonce a été faite par le Premier ministre libyen, Ali Zidan, aux termes de sa visite en Algérie, il y a quelques jours et après un périple qui l'a mené au Niger, au Tchad et au Soudan. Le 10 décembre dernier au siège de l'état-major de l'ANP, le général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'ANP, a reçu son homologue, le général-major Youcef El Mangouch, chef d'état-major de l'armée libyenne.

Les deux responsables militaires ont détaillé tous les aspects de cette collaboration sécuritaire et décidé de lancer plusieurs initiatives de coopération sécuritaire en 2013.

Reconnus pour leur expérience et leur leadership dans la région, les services de sécurité algériens ont jusque-là paré à toutes les menaces au Sahel. Depuis le début de la crise libyenne, l'état-major s'est redéployé en renforçant ses effectifs et consolidé ses bases dans la région: installation de guérites, de fils barbelés et construction de murailles au niveau de certains points de la frontière et achat de matériel et d'équipement militaire très performant. A ces actions, l'Algérie a convenu avec ses voisins d'une coopération sécuritaire très étroite pour faire face aux groupes terroristes.


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Opium : la Russie met en cause la responsabilité de l’OTAN

RÉSEAU VOLTAIRE | 3 MARS 2010

http://www.voltairenet.org/Pavot-la-Russie-met-en-cause-la

En quelques années la consommation d’héroïne afghane est devenue un problème majeur de santé publique en Russie.

Selon les données recoupées par l’ONU et par le Service fédéral russe pour le contrôle des stupéfiants, les récoltes de pavot à opium ont été multipliées par 40 depuis l’intervention états-unienne en Afghanistan, pour atteindre 7 500 tonnes en 2008.

La culture du pavot s’étend sur au moins 193 000 hectares. La récolte est transformée grâce à des produits chimiques importés. Les plantations et les laboratoires sont situés à 92 % dans les zones où les troupes de l’OTAN exercent leur autorité.

En 2008, l’héroïne afghane a tué plus de 100 000 de personnes dans le monde.

Aussi Moscou a t-il décidé de mettre en cause la responsabilité de l’OTAN devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Officiellement, les stratèges US s’opposent aux fumigations des cultures pour ne pas se mettre à dos les paysans afghans. Ils préfèrent lutter contre l’importation des agents chimiques nécessaires.

Durant la période soviétique, la CIA, conseillée par le directeur des services secrets français Alexandre de Marenches, avait encouragé les Moujahidnes à cultiver le pavot pour intoxiquer les jeunes soldats de l’Armée rouge. A l’époque, les produits chimiques nécessaires étaient importés par des agents français infiltrés dans l’association Médecins sans frontières. Le trafic était organisé sur place par la famille Karzai.

De notoriété publique, l’essentiel de la production afghane actuelle est achetée et traitée par une organisation criminelle dirigée par Ahmed Wali Karzai, demi-frère du président Karzai, et contrôlée par le Pentagone. La partie de la production destinée à l’Europe occidentale est acheminées par les avions des forces US vers camp Bondsteel (Kosovo), puis prise en charge par la mafia kosovare d’Hashim Thaçi. Ce dernier est devenu Premier ministre du Kosovo grâce au soutien de l’ambassadeur Frank Wisner Jr., et de Richard Holbrooke, actuel représentant spécial du président Obama pour l’Afghanistan.

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Pour en savoir plus :
Dans le secret des princes, entretien de Christine Ockrent-Kouchner avec Alexandre de Marenches (Stock, 1986).
« Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth
« La géopolitique derrière la guerre bidon des États-Unis en Afghanistan », par F. William Engdahl


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Lutte contre la drogue afghane: Poutine définit les priorités

SAINT-PETERSBOURG, 7 novembre 2011 – RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20111107/191869221.html

Le premier ministre Vladimir Poutine a défini lundi les priorités dans la lutte contre la drogue provenant d’Afghanistan.

“Il s’agit d’une menace très sérieuse, et nous en sommes conscients. La lutte s’articule autour de plusieurs axes majeurs.

Le premier axe – économique – consiste à aider l’Afghanistan à rétablir son économie”, a déclaré M. Poutine lors d’une conférence de presse à l’issue d’une réunion du Comité des chefs de gouvernement de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Le renforcement de la police et de l’armée afghanes est le deuxième axe prioritaire cité par le premier ministre. Selon lui, le pays doit posséder des forces de l’ordre aptes à combattre le trafic de stupéfiants.

M. Poutine a également rappelé la nécessité de renforcer les frontières des pays limitrophes de l’Afghanistan.

Il a souligné que la drogue afghane constituait une menace qui préoccupe tous les pays membres de l’OCS.

Premier producteur mondial d’héroïne, l’Afghanistan fournit plus de 80% des substances opiacées fabriquées dans le monde.

Selon le Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants, l’Afghanistan produit près de 150 milliards de doses d’héroïne et environ 30 milliards de doses de haschisch par an. Cette drogue arrive en Russie via le Tadjikistan et le Pakistan.


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Afghanistan: 150 milliards de doses d’héroïne produites par an

MOSCOU, 11 février 2011 – RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20110211/188595505.html

Quelques 150 milliards de doses d’héroïne et 30 milliards de doses de haschich sont produites chaque année en Afghanistan, a annoncé vendredi aux journalistes le chef du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN), Viktor Ivanov.

“La production de haschich en Afghanistan atteint aujourd’hui près de 30 milliards de doses, soit environ 3.500 tonnes par an”, a dit M. Ivanov.

Selon le rapport annuel du Comité international de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, la Russie compte 2,5 millions de toxicomanes.

D’après l’ONU, la Russie arrive en tête des pays où la consommation d’héroïne est la plus élevée, absorbant 21% de la production mondiale.

L’Afghanistan est quant à lui le numéro un mondial de la production de drogue, en fournissant 80% des opiacés sur le marché noir international.


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Russie: trafic de drogue peu probable au centre de l’Otan à Oulianovsk (FSKN)

MOSCOU,  27/12/2012 – RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20121227/197076314.html

Une filière de trafic de drogue au centre de transit de l’Otan à Oulianovsk (Volga) est peu probable, bien que des toxicomanes ne soient pas exclus parmi le personnel du centre, a indiqué jeudi Viktor Ivanov, chef du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN).

“Je ne pense pas qu’un tel centre puisse servir de filière de trafic de drogue, mais il se trouve toujours des gens qui peuvent se droguer et trafiquer des stupéfiants. Cela n’est pas non plus à exclure dans les troupes de l’Otan”, a déclaré M.Ivanov devant les journalistes à Moscou.

L’idée d’installer à Oulianovsk un centre de transport aérien et ferroviaire de fret provenant d’Afghanistan a été vivement critiquée par les habitants de la région qui reprochent à l’Otan d’être “totalement incapable de contrôler la production et la prolifération de stupéfiants en Afghanistan”. D’où leur crainte de voir “une nouvelle filière de trafic de drogue apparaître avec le transit d’équipements de l’Alliance”.


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Drogue: opération conjointe à la frontière tadjiko-afghane (FSKN)

MOSCOU, 10/12/2012 – RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20121210/196886439.html

Lors d’une vaste opération au Pamir (frontière tadjiko-afghane) associant la Russie, l’Afghanistan et le Tadjikistan, plus de 400 kg de stupéfiants ont été saisis, et un baron de la drogue a été arrêté, a annoncé lundi Viktor Ivanov, chef du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN).

“Huit hélicoptères et plus de 300 policiers afghans étaient engagés dans l’opération à l’issue de laquelle plus de 400 kg de stupéfiants, y compris 80 kg d’opium, 6 kg d’héroïne et 320 kg de haschisch ont été saisis. On a arrêté un important narcobaron, connu dans les milieux criminels comme Safi-Rogui, et 12 membres de son groupe armé”, a raconté M.Ivanov à l’issue de négociations avec le vice-ministre afghan de l’Intérieur.

Par ailleurs, lors de l’opération, 37 fusils d’assaut Kalachnikov AK-47, deux mitrailleuses et des armes d’infanterie ont été saisis.

Selon le responsable russe, le résultat de cette opération prouve que “la production de stupéfiants, qui s’opère sous le regard complaisant des troupes de l’Otan, constitue la base des activités des bandes armées en Afghanistan, tandis que les volumes d’armements confisqués témoignent de leur excellent équipement”.

Cette opération conjointe du FSKN et du ministère afghan de l’Intérieur s’est déroulée du 30 novembre au 2 décembre à Badakhchan (frontière tadjiko-afghane). C’est déjà la troisième opération du genre, les deux précédentes remontant à avril-mai et septembre.


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Syrie: 20.000 mercenaires financés par l'argent de la drogue afghane (FSKN)

http://fr.rian.ru/world/20130411/198048769.html

MOSCOU, 11 avril 2013 - RIA Novosti

Jusqu'à 20.000 mercenaires opérant en Syrie sont financés avec l'argent provenant du trafic de drogue afghane, a déclaré jeudi aux journalistes le directeur du Service fédéral russe de contrôle des stupéfiants (FSKN) Viktor Ivanov.  

"Les groupements criminels transnationaux sont en mesure de financer avec l'argent de l'héroïne (Opium) l'afflux d'un grand nombre de criminels et de mercenaires de différents pays vers n'importe quel point du monde.

Entre 15.000 et 20.000 mercenaires [financés par ces moyens] sont déployés en Syrie, où ils déstabilisent le pays", a déclaré le responsable russe lors d'une rencontre avec une délégation de l'Université militaire pakistanaise chargée du développement de la coopération bilatérale dans le domaine de la lutte antidrogue.

M.Ivanov a en outre ajouté que ce sont des groupes criminels transnationaux, et non les talibans afghans, qui représentaient le plus grand risque pour les pays voisins.

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Guerre de l'opium

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_l%27opium

Les guerres de l’opium sont des conflits motivés par des raisons commerciales qui opposèrent la Chine de la dynastie Qing (voulant interdire le commerce de l'opium sur son territoire) à plusieurs pays occidentaux (voulant le continuer) au XIXe siècle.

La première guerre de l'opium se déroula de 1839 à 1842 et opposa la Chine au Royaume-Uni ;

La seconde guerre de l'opium se déroula de 1856 à 1860 et vit cette fois l'intervention de la France, des États-Unis et de la Russie aux côtés du Royaume-Uni. Le nom par lequel est désignée cette guerre s'explique dans la mesure où elle peut être considérée comme le prolongement de la première guerre de l'opium.

Le conflit émergea des tensions provoquées par le renforcement des lois anti-opium du gouvernement Qing, alors que les Britanniques tentaient d'exporter l'opium de l'Inde Britannique en Chine.

La Chine perdit les deux guerres, et fut contrainte d'autoriser le commerce de l'opium, et de signer des traités inégaux, ayant pour conséquences l'ouverture de certains ports et le legs de Hong Kong à la Grande Bretagne. Plusieurs autres pays occidentaux en profitèrent pour signer des traités inégaux avec la Chine, forçant ainsi son ouverture au commerce. L'influence étrangère eut pour conséquence la Révolte des Boxers (1899-1901), et la chute de la dynastie Qing (1911).


Guerre d'Indochine

http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_d%27Indochine

http://belleindochine.free.fr/Opium.htm

Les territoires de l'opium: conflits et trafics du Triangle d'Or et du Croissant d'Or (Birmanie, Laos, Thaïlande et Afghanistan, Iran, Pakistan)

QUAND L' OPIUM FINANCAIT LA COLONISATION EN INDOCHINE

http://www.decitre.fr/ebooks/quand-l-opium-financait-la-colonisation-en-indochine-9782296244481_9782296244481_4.html

Monopole et prohibition de l'opium en Indochine. le pilori des chimeres

http://www.decitre.fr/ebooks/monopole-et-prohibition-de-l-opium-en-indochine-9782296171084_9782296171084_4.html

Fort Bayard : Quand la France vendait son opium Broché – 24 octobre 2013 de Bertrand Matot

Guerre secrète en Indochine : Les maquis autochtones face au Viêt-Minh (1950-1955)

http://www.decitre.fr/livres/guerre-secrete-en-indochine-9782702506363.html

Les services secrets en indochine

http://www.decitre.fr/livres/le-service-secrets-en-indochine-9782847366433.html

Les Indics : Cette France de l'ombre qui informe l'Etat

http://www.decitre.fr/ebooks/les-indics-9782081278639_9782081278639_1.html

Techniques de blanchiment et moyens de lutte - 3 ème édition - Amazon

http://books.google.fr/books?id=kxGVMCls88QC&pg=PA202&lpg=PA202&dq=guerre+indochine+opium&source=bl&ots=8fW-jva-YN&sig=4ZphDHGaFUanwodyYkT6qpThBjU&hl=fr&sa=X&ei=JPDfUMfwFomA0AWRzoAQ&ved=0CEAQ6AEwAw#v=onepage&q=guerre%20indochine%20opium&f=false

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-ottomane

http://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection


La guerre d’Indochine est un conflit armé s’étant déroulé de 1946 à 1954 en Indochine française, et ayant abouti à la fin de cette fédération ainsi qu’à la sortie de l’Empire colonial français des pays la composant. Ce conflit fit plus de 500 000 victimes.


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Lutte contre les narcotrafiquants au Mexique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lutte_contre_les_narcotrafiquants_au_Mexique

Les opérations de lutte contre les narcotrafiquants au Mexique, désignées par le président Felipe Calderón comme une « guerre contre le trafic de drogue », ont commencé à impliquer massivement l'armée mexicaine à partir de décembre 2006, bien que celle-ci ait été utilisée dans la lutte contre le trafic de stupéfiants antérieurement.

Début 2009, environ 36 000 militaires et policiers, dont 8 500 dans la seule ville de Juárez, luttent contre environ 100 000 membres des cartels de la drogue mexicains et leurs unités paramilitaires.

Cette lutte contre les narcotrafiquants et les règlements de compte entre cartels ont causé plus de 50 000 morts dans le pays entre l'arrivée au pouvoir du président Felipe Calderón fin 2006 et juin 2012. Cependant, d'autres estimations font monter le chiffre total à environ 100 000 victimes sur la même période. L'enjeu pour les cartels réside dans le contrôle du marché local, et du trafic vers les États-Unis, premier consommateur mondial de cocaïne.


Affaire Florence Cassez

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Florence_Cassez

L’affaire Florence Cassez concerne le sort d'une ressortissante française, Florence Cassez, condamnée par la justice mexicaine, en 2009, à une peine de soixante ans de prison pour enlèvement, séquestration, délinquance organisée et possession d'armes à feu et de munitions à l'usage exclusif des forces armées. L'intéressée clame son innocence.


Venezuela: un Français expulsé après avoir purgé 4 ans de prison pour tentative d'assassinat de Chavez

MEXICO, 30 décembre 2012 - RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20121230/197101148.html

Un Français, Frédéric Laurent Bouquet,  qui a purgé une peine de quatre ans de prison au Venezuela pour son intention d'attenter à la vie du président Hugo Chavez a été expulsé du pays, a annoncé samedi soir la ministre vénézuélienne des Affaires pénitentiaires, Iris Varela.

" Un agent des services de renseignement français qui a purgé une peine après avoir été condamné pour son intention d’assassiner (le président vénézuélien) et avoué sa participation au complot a été expulsé du Venezuela", a indiqué la ministre, sans toutefois préciser le pays vers lequel le coupable avait été extradé.

" Frédéric Laurent Bouquet, arrêté le 18 juin 2009 et condamné à quatre ans de prison, a avoué son intention de commettre un attentat contre (le président du Venezuela Hugo) Chavez. Il avait en sa possession un arsenal d’armes" a déclaré la ministre.


Nicolas Sarkozy avait commandité l’assassinat d’Hugo Chavez

RÉSEAU VOLTAIRE | CARACAS (VENEZUELA) | 1ER JANVIER 2013

http://www.voltairenet.org/article177035.html

La ministre vénézuélienne des Services pénitentiaires, Iris Varela, a annoncé sur son compte Twitter l’expulsion d’un ressortissant français connu sous le nom de Frédéric Laurent Bouquet, le 29 décembre 2012.

M. Bouquet (photo) avait été arrêté à Caracas, le 18 juin 2009, avec trois ressortissants dominicains, en possession d’un arsenal. La police scientifique avait saisi dans l’appartement qu’il avait acquis 500 grammes d’explosifs C4, 14 fusils d’assaut dont 5 avec visée télescopique, 5 avec visée laser, et 1 avec silencieux, des câbles spéciaux, 11 détonateurs électroniques, 19 721 cartouches de différents calibres, 3 mitraillettes, 4 pistolets de différents calibres, 11 équipements radio, 3 talkies walkies et une base radio, 5 fusils de chasse calibre 12, 2 gilets pare-balles, 7 uniformes militaires, 8 grenades, 1 masque à gaz, 1 couteau de combat et 9 bouteilles de poudre à canon.

Durant son procès, M. Bouquet a admis avoir été formé en Israël et être un agent des services secrets militaires français (DGSE). Il a reconnu préparer un attentat pour assassiner le président constitutionnel Hugo Chavez.

M. Bouquet avait été condamné à 4 ans de prison ferme pour « détention illégale d’armes ». Il a purgé sa peine. Il a été extrait de sa cellule par ordonnance N° 096-12 du premier juge Yulismar Jaime, puis a été expulsé pour « atteinte à la sécurité nationale », en vertu de l’article 39 alinéa 4 de la Loi sur les migrations et les étrangers.

Les autorités vénézuéliennes s’étaient jusqu’à présent abstenues de communiquer sur ce sujet. Les faits ont été confirmés par le porte-parole du quai d’Orsay, Philippe Lalliot. L’ambassade de France à Caracas a décliné tout commentaire.

De notre enquête nous pouvons conclure : (1) le président Nicolas Sarkozy a commandité l’assassinat de son homologue Hugo Chavez (2) l’opération fut un fiasco (3) la France a accordé des compensations substantielles pour étouffer cette affaire durant le mandat de M. Sarkozy.

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Blanchiment d'argent

http://fr.wikipedia.org/wiki/Blanchiment_d%27argent


Le blanchiment d'argent est un élément des techniques de la criminalité financière. C'est l'action de dissimuler la provenance d'argent acquis de manière illégale (spéculations illégales, activités mafieuses, trafic de drogue, d'armes, extorsion, corruption…) afin de le réinvestir dans des activités légales (par exemple la construction immobilière…). C'est une étape importante, car sans le blanchiment, les criminels ne pourraient pas utiliser de façon massive ces revenus illégaux sans être repérés.

La nécessité du blanchiment est liée à une infraction sous-jacente c’est-à-dire une activité dont le revenu est considéré comme de l'argent sale (car illégale). Ces infractions sont listées par le Groupe d'action financière (GAFI) et dans le code pénal de chaque pays. Le noircissement d'argent est l'inverse du blanchiment d'argent.

Selon le rapport de l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, le blanchiment de l’argent sale est estimé à 1 600 milliards de dollars dans le monde en 2009, soit 2,7 % du PIB mondial.

Méthodes de blanchiment

http://fr.wikipedia.org/wiki/Blanchiment_d%27argent

Techniques de blanchiment et moyens de lutte - 3ème édition - Amazon
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« Répondre #268 le: 10/01/2013 - 13:37:59 »

L'OAS veut reconquérir l'Algérie

Par Zouhir MEBARKI - Jeudi 10 Janvier 2013

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/lenvers_du_decor/167057-l-039-oas-veut-reconquerir-l-039-algerie.html

Ce que l'historien français, Alain Ruscio, appelle «le retour du vieux parti de la réaction colonialiste». Un vieux parti qui n'est ni de droite ni de gauche. Ni gaulliste ni socialiste. Ni UMP, ni PS. Qu'on retrouve dans les deux partis. La preuve!...

Jean-François Collin. Un nom qui ne vous dira certainement rien.

En fait, il y a deux Jean-François Collin. L'un est secrétaire général du ministère français de la Culture et de la Communication. Il est âgé de 57 ans.

A ne pas confondre avec celui dont il s'agit et qui est âgé de 73 ans. Ce septuagénaire est un sinistre individu, ancien membre de l'OAS qui a commis de nombreux crimes en Algérie entre 1961 et 1962.

Il faisait partie du même groupe criminel dit «commando Delta» avec Gabriel Anglade l'homme qui a tiré sur Mouloud Feraoun le 15 mars 1962 avant de participer à plusieurs attentats contre le général de Gaulle notamment à celui du Petit-Clamart.

Pourquoi on vous parle, cette semaine, de ces énergumènes ?

Il se trouve que le Journal officiel français daté du 4 janvier 2013, publie un décret qui retire la Légion d'honneur à Jean-François Collin le criminel. Une Légion d'honneur qui lui avait été décernée un an auparavant sous la mandature de Nicolas Sarkozy.

Rien d'étonnant! C'est ainsi que le précédent chef de l'Etat français récompensait ceux qui «cassaient» de l'Arabe en Algérie occupée.

Sans ignorer que ce même «lauréat» a tenté à plusieurs reprises d'assassiner le président de la République française en 1962 et qui n'était autre que le général de Gaulle.

Savez-vous pourquoi le président Hollande lui a retiré sa Légion d'honneur ? Parce que le tueur Collin a, dans un discours lors de la commémoration, à sa manière, du 1er Novembre 2011, traité le général de Gaulle de «plus grand traître de l'Histoire de France». Rien que ça! Un mercenaire qui traite ainsi le sauveur de la France.

Il faut dire que les anciens activistes de «l'Algérie française» ont repris du poil de la bête depuis l'époque de François Mitterrand qui avait fait voter une loi accordant une retraite aux anciens membres de l'OAS.

Une récompense pour services rendus. C'est un aspect méconnu de l'histoire de la Guerre d'Algérie. D'ailleurs l'information du retrait de la Légion d'honneur à Collin, n'a eu droit qu'à un petit filet dans de rares journaux de l'Hexagone. On a envie de dire que les Algériens et les Français ont un seul et même ennemi.

Le même individu qui, après avoir tué Mouloud Feraoun, a dirigé son arme contre l'illustrissime général de Gaulle. Des gestes sanguinaires récompensés par deux autres présidents français, Miterrand et Sarkozy.

Le premier, socialiste et le second, gaulliste. Cela a l'air compliqué mais ne l'est pas en réalité. Suivez-nous! L'UMP est un parti gaulliste en principe. Son président actuel Jean-François Copé, l'auteur du «Pain au chocolat de l'écolier français qui s'est vu interdire, par ses camarades arabes, de le manger en récréation pendant le Ramadhan» a nommé au poste de secrétaire général de ce parti Michèle Tabarot.

Qui est cette dame ? Elle est la fille du fondateur à Oran de l'OAS après l'arrivée au pouvoir du général de Gaulle.

Prenant fait et cause pour son père, elle crie à qui veut l'entendre: «Je revendique, j'assume mon héritage familial, c'est mon ADN.» Comme pour bien matérialiser cet «héritage» elle fait tout pour se faire remarquer en tournant ostensiblement la tête quand son regard croise le portrait du général de Gaulle dans ses sorties publiques. Et dire que c'est l'attitude de la secrétaire général, du parti gaulliste.

L'historien français, Alain Ruscio, appelle cela «le retour du vieux parti de la réaction colonialiste». Un vieux parti qui n'est ni de droite ni de gauche. Ni gaulliste ni socialiste.

Ni UMP, ni PS. Qu'on retrouve dans les deux partis. Revenons à la dame Tabarot. Elue députée en 2002 sous l'étiquette UMP (et non pas du Front national des Le Pen), elle dirige sous le quinquennat Sarkozy le groupe de travail parlementaire sur les rapatriés. C'est un président socialiste, François Hollande, qui retire la décoration remise, un an auparavant, à un criminel par un président gaulliste Nicolas Sarkozy. Non, ce n'est pas compliqué à comprendre. Il n'y a ni droite ni gauche en France surtout quand il s'agit de l'Algérie. Les nostalgiques de «l'Algérie française» sont partout.

Dans tous les partis. Les gaullistes aussi mais se font moins visibles que les revanchards du «parti colonialiste». De tout ceci, les historiens patentés et consacrés par les médias qui s'autoproclament spécialistes de la Guerre d'Algérie, pas de la colonisation, font semblant de n'avoir rien vu.

Rien entendu. Avec Jean-François Copé à sa tête, l'UMP, ce parti gaulliste à l'origine, travaille à réhabiliter les anciens tueurs de De Gaulle. Il pourra compter sur sa secrétaire général, Michèle Tabarot, pour mener à bien cette mission.

L'opinion publique algérienne, surtout la jeunesse, se doit de savoir que la Guerre d'Algérie n'est pas terminée pour ces anciens criminels et leurs rejetons. Ils ne désespèrent pas de reconquérir leur «Algérie française». Pas forcément avec un autre débarquement à Sidi Ferruch...

http://en.wikipedia.org/wiki/Organisation_de_l%27arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Gladio


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L'OAS et la 1re voiture piégée

Par Zouhir MEBARKI - Samedi 04 Mai 2013

http://www.lexpressiondz.com/edito/173393-l-oas-et-la-1re-voiture-piegee.html

Jeudi dernier a eu lieu la commémoration du 51e anniversaire de l'attentat commis par l'OAS au port d'Alger. Bilan: 100 morts et autant de blessés parmi les dockers.

Pour saisir toute la lâcheté du crime, rappelons rapidement aux plus jeunes les conditions de vie des victimes. A l'époque, les marchandises étaient débarquées des bateaux à dos d'hommes. Leur chargement dans les camions aussi. La mécanisation n'était pas ce qu'elle est aujourd'hui. Les Algériens n'avaient pas d'autre choix pour nourrir leurs familles. Et encore, fallait-il qu'ils le décrochent. Ils se présentaient en nombre devant l'administration coloniale du port pour attendre la distribution des jetons à ceux qui auront, ce jour-là, de travailler et être payés à la fin de la journée.

Le «code du travail» colonial désignait ce mode de travail par le terme de «journalier». Nul besoin de préciser que les Européens, tous les Européens étaient bien mieux lotis et que ce travail n'était dévolu qu'aux seuls «Arabes» pour reprendre le lexique des pieds-noirs. Donc, et chaque matin, les Algériens se présentaient avec la crainte de ne pas obtenir le fameux jeton. De retourner chez eux les mains vides affronter la faim qui taraudait les leurs. C'était selon le nombre de bateaux à quais et de la marchandise à transporter. La survie au jour le jour.

C'est cette «cible» que les criminels de l'OAS avaient choisie ce jour-là. Voilà pour l'horreur et la haine indicible que les pieds-noirs nous vouaient. Une haine qui certains rapatriés d'Algérie (quelque fois même leur descendance s'y met), expriment aujourd'hui encore. Ce n'est là qu'une facette des atrocités qui ont duré jusqu'à l'indépendance, commises par l'OAS en Algérie. Ceci dit, on savait que les premiers pirates de l'air dans l'histoire des détournements d'avions sont des Français d'Algérie. C'était le 22 octobre 1956, lorsque le DC3 parti de Rabat pour Tunis et transportant des dirigeants de la guerre de Libération (Hocine Aït-Ahmed, Ahmed Ben Bella, Mohamed Khider, Mohamed Boudiaf et Mostefa Lacheraf) a été dérouté vers Alger où les cinq passagers ont été pris en otages.

Ce premier détournement de l'histoire fut l'oeuvre des ultras de l'Algérie française qui ont mis l'Elysée devant le fait accompli. Ce qu'on sait moins, c'est que ce sont toujours eux qui ont été les premiers terroristes à avoir utilisé la voiture piégée. C'était, comme nous l'avons vu plus haut, contre nos dockers le 2 mai 1962 à 6h.30 du matin. Difficile de ne pas faire d'analogie avec les attentats du même type qui ont frappé notre pays durant les années 1990. Et encore jusqu'en décembre 2007 contre le siège de la Cour suprême et celui de la représentation de l'ONU.

Si les détournements d'avions ont été, quelque peu, abandonnés, les attentats à la voiture piégée continuent, 51 ans après, à faire des victimes, notamment en Irak et en Syrie. Mais pour séparer le «bon grain de l'ivraie», nous devons à la vérité de rappeler qu'en réalité, la première voiture piégée de l'OAS a explosé en France. A Issy-les-Moulineaux, le 10 mars 1962. 51 ans après, c'est encore une voiture piégée qui a explosé devant l'ambassade de France à Tripoli (Libye). C'était le 23 avril dernier.

Les Français aussi devraient se rappeler ces événements pour ne plus imputer au FLN les exactions commises contre les civils européens en Algérie. Ce que des milieux français et même des historiens tentent de leur faire croire. Les vrais criminels sont connus. Leurs actes sont imprescriptibles. Ils resteront gravés à jamais dans la mémoire collective des Algériens. Maître Benbraham a eu raison de rappeler qu'en sa qualité d'avocate, elle n'avait jamais vu un tribunal se suffire des excuses d'un criminel pour ne pas le condamner. De la même façon qu'aucune repentance ne pourra «solder» les crimes commis par l'OAS !


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Le premier attentat à la voiture piégée de l'histoire

http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?i=1090

http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_la_rue_Saint-Nicaise

Sous l’Ancien Régime, les attentats dirigés contre les personnalités politiques existaient déjà, ainsi qu’en témoigne par exemple l’assassinat d’Henri IV par François Ravaillac en 1610.

Mais c’est avec la Révolution française et l’instauration du régime de la Terreur que les actes de violence et les meurtres ciblés se multiplient et que le concept de terrorisme commence à se forger. Un nouveau tournant spectaculaire est atteint lors du grand attentat de la rue Saint-Nicaise : le 24 décembre 1800, une « machine infernale » explosa sur le passage de la voiture du Premier consul, faisant vingt-deux morts et une centaine de blessés.

Au cours du XIXe siècle, le phénomène s’amplifie, sous l’influence du développement du régime d’opinion et de l’avènement des médias. Les actes de violence subversive perpétrés contre les souverains culminent alors de façon marquante dans les attentats de Fieschi contre Louis-Philippe le 29 juillet 1835 et d’Orsini contre Napoléon III le 14 janvier 1858.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Attentat_de_la_rue_Saint-Nicaise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Rue_Saint-Nicaise

http://maps.google.com/maps?q=48.861511,2.333781&hl=fr&ll=48.86115,2.334552&spn=0.003833,0.010568&t=h&z=17

L’attentat de la rue Saint-Nicaise, également connu sous le nom de conspiration de la machine infernale, est une conjuration royaliste visant à assassiner le général Bonaparte, Premier Consul de France depuis le coup d'État du 18 brumaire, à Paris, le 24 décembre 1800 (3 nivôse an IX), sous le Consulat. Il survient peu après la conspiration des poignards du 10 octobre 1800 (18 vendémiaire an IX) et représente l'un des nombreux complots royalistes et catholiques de l'époque.

Le nom du complot fait référence à la révolte contre le gouvernement espagnol dans les Pays-Bas espagnols au xvie siècle. En 1585, durant le siège d'Anvers par les Espagnols, un ingénieur italien au service de l'Espagne fabrique un engin explosif composé d'un tonneau lié avec des cercles de fer et rempli de poudre à canon, de matériaux inflammables et de balles, allumé par une carabine à canon scié déclenchée à distance par une ficelle. L'ingénieur italien la qualifie de « machine infernale ». Cette tentative d'assassinat est considérée comme le premier attentat à la voiture piégée de l'histoire.


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BHL en Libye, Hollande au Mali

Par Zouhir MEBARKI - Jeudi 24 Janvier 2013

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/lenvers_du_decor/167870-bhl-en-libye-hollande-au-mali.html

Pas plus tard qu'hier, BHL s'est fendu d'une tribune au titre «Non, la Libye n'est pas responsable du Mali». Il veut faire croire que ce n'est pas son action en Libye, aidé par Sarkozy, qui a permis aux terroristes d'investir le Mali...

Vous avez été nombreux, amis lecteurs, à vous interroger, cette semaine, sur l'intervention militaire française en cours au Mali. De sa différence avec celle qui a eu lieu en Libye. C'est pourquoi nous avons décidé de rappeler certains faits qui pourront aider à mieux comprendre les deux événements.

Autant que nous le permettra cet espace, c'est le 13 février 2011 qu'a commencé la déstabilisation de la Libye précédée quelques jours auparavant par l'attaque d'une caserne dans la ville de Benghazi. Les médias parlent alors «d'insurgés» sans plus de précision. Des «insurgés» sortis de nulle part et à qui il aura fallu juste une petite semaine pour prendre le contrôle de cette ville. C'est dire que ces assaillants étaient bien aguerris. Bien formés. Le «coup» était donc préparé. Par qui et comment?

Replacer ce coup dans son contexte est indispensable. Pays voisin de la Libye, la Tunisie venait de vivre la chute du régime de Ben Ali, un mois auparavant. Une chute qui n'était due à aucun groupe armé mais à des manifestations populaires que l'ex-président tunisien n'avait pas su évaluer.

La situation était des plus confuses après son départ pour l'Arabie Saoudite. Une situation qui avait pris de court Paris. Dans le même temps et dans l'autre pays voisin, des manifestations populaires avaient lieu à la place Tahrir au Caire. Conséquemment à ces manifestations, Hosni Moubarak, président de la République démissionne un mois après ces manifestations soutenues, soit le 11 février 2011. Là non plus, aucun groupe armé n'est signalé.

Comme pour la Tunisie, les événements en Egypte avaient surpris la France dirigée à l'époque par Sarkozy. Israël, pays limitrophe de l'Egypte, était très inquiet par cette tournure des événements qu'il, non plus, n'avait pas vu venir.

C'est à partir de là qu'entre en jeu Bernard-Henri Lévy, faux philosophe mais vrai instigateur, de nationalité française, mais qui porte «en étendard sa fidélité au sionisme et à Israël». Il s'implique dans la déstabilisation de la Libye «en tant que juif» clame-t-il. Une déstabilisation, aux allures de représailles, qui commence deux jours après la chute de Moubarak.

Voilà ce que rapporte le magazine allemand Der Spiegel à ce propos: «J'ai un ami en France, qui est M.Sarkozy. Nous allons prendre l'avion demain et le président Sarkozy vous recevra au palais de l'Elysée!» C'est BHL qui parle aux «rebelles» à Benghazi où il était présent dès le début des événements. Der Spiegel précise qu'au moment où BHL faisait cette «offre», il n'avait même pas prévenu Sarkozy. Il le fera un moment plus tard par téléphone satellitaire.

Sarkozy demande un temps de réflexion. Deux heures plus tard, il rappelle BHL pour lui dire qu'il est d'accord pour recevoir officiellement à l'Elysée ses «rebelles» libyens. Et c'est la chaîne publique française France 2 qui nous apprend que le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, qui se trouvait au même moment à Bruxelles, apprend la nouvelle... par la presse.

La suite, tout le monde la connaît. Qui va des bombardements contre l'armée régulière libyenne jusqu'à l'assassinat de Gueddafi en passant par l'ouverture des arsenaux du pays qui ont fait le bonheur de tous les terroristes de la multinationale du crime.

La Libye n'a, depuis, pas encore retrouvé ses «marques». Aussitôt finie sa «mission» en Libye, BHL entreprend la suivante en ciblant la Syrie pour tenter de lui faire subir le même sort que la Libye. Il n'a pas encore réussi ce deuxième coup. Jusque-là c'est clair. Il s'agit de régimes à abattre et de terrorisme à favoriser.

Le maître de l'ouvrage étant BHL et le maître d'oeuvre Israël. Pour le Mali et pas plus tard qu'hier, BHL s'est fendu d'une tribune au titre «Non, la Libye n'est pas responsable du Mali». Il tente de se justifier, (au passage il a la même considération pour l'Algérie que pour la Syrie) car il sait que les Français ne lui pardonneront jamais que les terroristes qu'il a armés puissent aujourd'hui tuer des militaires français envoyés par le président François Hollande défendre l'Etat malien.

C'est toute la différence entre la politique qu'avait menée Sarkozy et celle de Hollande aujourd'hui. Des lecteurs ont relevé, à juste titre, que l'action de Hollande dans le dossier syrien est différente de celle qu'il entreprend au Mali et ressemble plutôt à ce qui a prévalu pour la Libye.

Sauf que Hollande a hérité du dossier syrien dont la déstabilisation a commencé en 2011 soit un an et demi avant son arrivée au pouvoir. Que l'Etat syrien a du répondant en termes militaires bien plus que le Mali. D'ailleurs, il résiste toujours. Que la Syrie bénéficie d'alliés de taille comme la Russie et la Chine.

Que jusqu'à présent ce dossier est confiné à l'action diplomatique. Ceci pour dire qu'en politique «rester dans le cadre des résolutions de l'ONU» n'annonce pas forcément une intervention militaire. Des subtilités que cet espace ne suffit pas à développer. En espérant que cette petite «bougie» aura servi!


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La "vérité" d'un officier militaire français

Par Zouhir MEBARKI - Jeudi 04 Avril 2013

http://www.lexpressiondz.com/chroniques/lenvers_du_decor/171751-la-verite-d-un-officier-militaire-francais.html

La même propagande que celle des bureaux SAS, durant la guerre de Libération nationale. Les officiers français qui y étaient affectés juraient qu'ils agissaient pour notre bien. 50 ans après, ils n'ont pas pris une ride...

Nous n'aurions pas traité le sujet s'il ne nous avait pas été imposé. Imposé par l'intrusion, chez nous, d'un officier de l'armée française qui se fait passer pour un «journaliste». C'est un spécialiste de «la communication influente». C'est son arme quand il s'habille en civil. Il vient de publier en France un livre intitulé Algérie, le vrai état des lieux et a réussi à faire passer, cette semaine dans un quotidien algérien, une présentation de son «chef-d'oeuvre». Sur 422 pages, le livre se veut, selon le résumé de l'éditeur, une «grande enquête menée sans tabous (qui) révèle le vrai bilan de cinquante ans d'indépendance (de l'Algérie).

Elle raconte un magnifique pays auquel on a volé son avenir» et prétend «montrer comment une caste met le pays en coupe réglée et se maintient au pouvoir par l'intimidation». L'auteur s'appelle Frédéric Pons, parachutiste des Troupes de la marine française, il est colonel de la réserve opérationnelle. De 2002 à 2010 il a été président de l'Association des Journalistes français de Défense.

Il est invité sur divers plateaux télé en qualité de spécialiste des questions militaires. Beau pedigree. S'il s'intéresse aujourd'hui et à sa manière à notre pays c'est parce que, dit-il, «Tout montre que le jeune État algérien s'est bâti sur un mille-feuille de mensonges». La vérité? Ben voyons, c'est lui qui la détient. La même vérité que nous assénaient, durant la guerre de Libération nationale, les bureaux de la SAS. Ces sections militaires chargées de la propagande française. Les officiers qui y étaient affectés juraient qu'ils agissaient pour notre bien.

50 ans après, les revanchards n'ont pas pris une ride. Pour être plus juste ils ont assuré la relève puisque l'individu dont il est question est né seulement en 1954 et au Maroc. L'Algérie lui a été laissée en héritage par son père qui lui aussi était militaire. Son frère également. Passons sur les inepties qu'il développe dans son ouvrage qui est destiné plutôt à entretenir la flamme de «l'Algérie de papa» dans son pays. Le livre n'étant en vente qu'en France. Mais puisque sa présentation a été faite chez nous et comme promis nous allons lui rendre la politesse.

Il avance que «l'Algérie s'est bâtie sur un mille-feuille de mensonges». Cela ne pouvait pas mieux tomber avec le séisme politique qui secoue la France depuis mardi dernier. Depuis les aveux de Jérome Cahuzac, ancien ministre français du Budget, sur le compte (plusieurs comptes selon le canard enchaîné) bancaire qu'il a en Suisse, puis à Singapour depuis 20 ans. Pour échapper au fisc français. Pas seulement puisque la provenance de l'argent n'est pas encore établie. Ce ministre avait en charge la lutte contre la fraude fiscale. Où est le «mille-feuille de mensonges»? On vous le demande! Pour l'affaire Cahuzac depuis 20 ans.

Remontons plus loin avec l'affaire des diamants de Bokassa dans laquelle s'était dépêtré l'ancien chef de l'Etat français Giscard d'Estaing. C'était dans les années 1970. Le «mille-feuille de mensonges» prend de l'âge et passe à plus de 40 ans. Durant tout ce temps, les affaires n'ont pas cessé dans la classe politique française. Chaque président a eu sa part. Tapie à l'époque de Mitterrand. Tapie encore aujourd'hui dans l'affaire en instruction qui implique aussi Christine Lagarde.

A l'époque de Chirac, c'est plusieurs affaires dont celle, très connue, des emplois fictifs. Il y a eu aussi la condamnation de l'ancien ministre Charles Pasqua. Celle du maire de Bordeaux, Alain Juppé.

La période Sarkozy est riche en «mille-feuille». Plusieurs affaires qui sont toujours en cours et dont l'une d'entre elles vient de valoir à l'ancien chef de l'Etat une mise en examen pour «abus de faiblesse» sur une personne âgée. Ce qui n'est pas très glorieux.

Bref et seulement cette semaine et en plus de Cahuzac, il y a le sénateur Jean-Noel Guérini qui a été placé en garde à vue. Un peu avant il y a eu la condamnation du député Yannik Paternotte. La liste est longue. Voilà «l'état des lieux» de la France et de ses affairistes en politique que Pons aurait dû faire pour montrer ceux qui veulent «mettre son pays en coupe réglée». Pas de chercher des poux chez le voisin quand on a la tête qui en dégouline. Non vraiment! Pour la «communication influente» Pons vient de réussir la meilleure du siècle. Toutes nos félicitations!
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« Répondre #269 le: 14/03/2013 - 16:31:01 »

Grèce, berceau de la civilisation européenne ?


La grande finance mondiale accuse l'UE et le FMI d'avoir étranglé la Grèce

L'Expansion.com avec AFP - publié le 14/03/2013 à 16:03

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/la-grande-finance-mondiale-accuse-l-ue-et-le-fmi-d-avoir-etrangle-la-grece_376293.html

http://www.iif.com/emr/resources+2626.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_la_finance_internationale


Une étude de l'organisation bancaire internationale, l'IFF, dénonce les conditions "irréalistes" imposées à la Grèce par l'UE et le FMI pour lui accorder une aide à l'occasion d'une comparaison avec la "réussite" de l'Irlande.

La grande finance internationale vole au secours de la Grèce. Selon une étude de l'Organisation bancaire internationale (IIF) rendue publique jeudi, les objectifs d'assainissement budgétaires fixés à la Grèce par ses bailleurs de fonds internationaux - l'UE, la BCE et le FMI - étaient en effet tout bonnement "irréalisables". Elle appelle donc à leur assouplissement.

La note de recherche de l'IFF a pour objet de comparer les programmes de rigueur imposés en Grèce et en Irlande. Or "les mesures d'ajustement ont été douloureuses mais plus gérables politiquement et socialement" dans ce dernier pays, écrit dans cette note Jeffrey Anderson, directeur pour les affaires européennes de l'IIF.

Dans le cas de l'Irlande, souvent présentée comme une success-story du redressement au pas de charge face au contre-exemple de la Grèce, qui vit sa sixième année de récession après trois ans de cure d'austérité, "les objectifs étaient réalisables. Ceux fixés à la Grèce ne l'étaient pas", note-t-il.

Concrètement, en effet, l'effort de réduction du déficit budgétaire de l'Irlande se chiffre à 1,7 point de PIB par an de 2010 à 2012. Soit un effort trois fois moins violent que celui imposé à la Grèce qui est évalué par l'IFF à 5,2% du PIB.

"Un ajustement budgétaire plus tempéré a aidé l'Irlande à réussir à retrouver de la croissance", estime Jeffrey Anderson. "Appliquer cet exemple à la Grèce pour aider à la relance nécessiterait un financement additionnel", ajoute-t-il.

Nouvel effacement de dette de la Grèce

L'UE n'a pas exclu d'envisager une telle rallonge, qui pourrait prendre la forme d'un nouvel effacement d'une partie de la dette grecque, si Athènes respecte la feuille de route d'austérité et réformes qui lui a été prescrite, mais aucun engagement n'a jusque là été pris.

Selon l'étude de l'IIF, ce nouveau coup de pouce à un pays qui bénéfice déjà de prêts UE-FMI de 240 milliards d'euros, et a procédé en 2011 et 2012 avec ses créanciers privés à deux restructurations de ses créances souveraines "aurait au final un coût bien moindre que si le PIB grec continue de chuter et si les doutes sur la solvabilité du pays ne reculent pas".

L'IIF, qui a négocié avec Athènes son premier effacement de créances, a livré cet audit alors qu'Athènes et la troïka, représentant ses créditeurs officiels, peinent à s'entendre sur les modalités des mesures d'austérité et réformes dont le pays doit poursuivre la mise en oeuvre.

La Grèce a fait "des progrès significatifs" mais des questions restent à régler, ont affirmé jeudi la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI), après un ajournement des discussions avec Athènes, qui doivent reprendre début avril.

Conseil d'administration de l'Association des grandes banques et institutions financières mondiales ou Institute of International Finance, Inc. (IFF) http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_de_la_finance_internationale

Conseil actuel

Président : Josef Ackermann, PDG de Deutsche Bank (Allemagne)
Vice-président : Roberto E. Setubal, PDG de Itaú Unibanco (Brésil)
Vice-président : Francisco González, PDG de Banco Bilbao Vizcaya Argentaria (Espagne)
Vice-président : Rick Waugh, PDG de la Banque Scotia (Royaume-Uni)
Trésorier : Marcus Wallenberg, président de Skandinaviska Enskilda Banken (Suède)
Secrétaire : Peter Wallison de l'American Enterprise Institute
Directeur : Charles Dallara
Hassan El Sayed Abdalla, vice-président de l'Arab African International Bank (Égypte)
Walter Bayly, directeur général de Banco de Crédito del Perú (Pérou)
Martin Blessing, président de Commerzbank (Allemagne)
Gary D. Cohn, président & directeur opérationnel de Goldman Sachs (États-Unis)
Yannis S. Costopoulos, directeur de Alpha Bank (Grèce)
Ibrahim S. Dabdoub, directeur de National Bank of Kuwait (Koweït)
Yoon-dae Euh, PDG de KB Financial Group (Corée du Sud)
Douglas Flint, président de HSBC (Royaume-Uni)
James P. Gorman, PDG de Morgan Stanley (États-Unis)
Oswald Grübel, directeur d'UBS (Suisse)
Jan Hommen, président d'ING (Pays-Bas)
Jiang Jianqing, PDG de la Banque industrielle et commerciale de Chine (Chine)
K. Vaman Kamath, président de ICICI Bank (Inde)
Robert P. Kelly, PDG de Bank of New York Mellon (États-Unis)
Walter B. Kielholz, président de Swiss Reinsurance Company (Suisse)
Nobuo Kuroyanagi, président de The Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ (Japon)
Frédéric Oudéa, PDG de la Société générale (France)
Vikram Pandit, directeur général de Citigroup (États-Unis)
Corrado Passera, directeur général de Intesa Sanpaolo (Italie)
Baudouin Prot, président de BNP Paribas (France)
Urs Rohner, président du Credit Suisse (Suisse)
Suzan Sabancı Dinçer, PDG de Akbank (Turquie)
Peter Sands, directeur général de Standard Chartered (Royaume-Uni)
Yasuhiro Sato, PDG de Mizuho Corporate Bank (Japon)
Martin Senn, directeur général de Zurich Financial Services (Suisse)
Michael Smith, directeur général de Australia and New Zealand Banking Group (Australie et Nouvelle-Zélande)
James E. (Jes) Staley, directeur général de JPMorgan Chase Investment Bank (États-Unis)
Andreas Treichl, directeur général de Erste Group (Autriche)


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La Grèce a été maltraitée par l'UE et le FMI, juge le gotha bancaire mondial.

14/03/2013

http://www.boursorama.com/actualites/la-grece-a-ete-maltraitee-par-l-ue-et-le-fmi-juge-le-gotha-bancaire-mondial-8ecc0ec618c17a0bc2d1eb5dcc4a87aa

Les objectifs d'assainissement budgétaires fixés à la Grèce par ses bailleurs de fonds internationaux étaient "irréalisables", contrairement à ceux assignés à l'Irlande, selon une étude de l'Organisation bancaire internationale (IIF) rendue publique jeudi.

En conséquence, l'IIF plaide pour que les bailleurs de fonds du pays surendetté, UE et FMI, assouplissent leurs exigences de rigueur et envisagent "un financement additionnel" en faveur du pays.

En Irlande, "les mesures d'ajustement ont été douloureuses mais plus gérables politiquement et socialement", écrit dans cette note Jeffrey Anderson, directeur pour les affaires européennes de l'IIF.

Dans le cas de l'Irlande, souvent présentée comme une success-story du redressement au pas de charge face au contre-exemple de la Grèce, qui vit sa sixième année de récession après trois ans de cure d'austérité, "les objectifs étaient réalisables. Ceux fixés à la Grèce ne l'étaient pas", note-t-il.

"Un ajustement budgétaire plus tempéré a aidé l'Irlande à réussir à retrouver de la croissance (...) Appliquer cet exemple à la Grèce pour aider à la relance nécessiterait un financement additionnel", ajoute-t-il.

L'UE n'a pas exclu d'envisager une telle rallonge, qui pourrait prendre la forme d'un nouvel effacement d'une partie de la dette grecque, si Athènes respecte la feuille de route d'austérité et réformes qui lui a été prescrite, mais aucun engagement n'a jusque là été pris.

Selon l'étude de l'IIF, ce nouveau coup de pouce à un pays qui bénéfice déjà de prêts UE-FMI de 240 milliards d'euros, et a procédé en 2011 et 2012 avec ses créanciers privés à deux restructurations de ses créances souveraines "aurait au final un coût bien moindre que si le PIB grec continue de chuter et si les doutes sur la solvabilité du pays ne reculent pas".

L'IIF, qui a négocié avec Athènes son premier effacement de créances, a livré cet audit alors qu'Athènes et la troïka, représentant ses créditeurs officiels, peinent à s'entendre sur les modalités des mesures d'austérité et réformes dont le pays doit poursuivre la mise en oeuvre.

La Grèce a fait "des progrès significatifs" mais des questions restent à régler, ont affirmé jeudi la Banque centrale européenne (BCE), la Commission européenne et le Fonds monétaire international (FMI), après un ajournement des discussions avec Athènes, qui doivent reprendre début avril.


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Suicides, drogues, prostitution: la crise a des effets dévastateurs sur la santé des Grecs

latribune.fr, avec Reuters – 10/10/2011

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20111010trib000655369/la-crise-a-des-effets-devastateurs-sur-la-sante-des-grecs.html

http://www.contrepoints.org/2011/07/06/33732-grece-berceau-et-tombeau-de-la-civilisation-europeenne

Une étude britannique pointe les ravages de la crise économique sur la santé des Grecs : augmentation des suicides, hausse de la consommation de drogue, accroissement des infections au virus HIV…

Une étude britannique pointe dans une étude parue lundi les effets désastreux de la crise économique et des coupes budgétaires en Grèce. “Le tableau de la santé des Grecs est très préoccupant”, juge David Stuckler, sociologue à l’université de Cambridge qui a dévoilé les conclusions de son étude dans le journal médical Lancet.

Des coupes budgétaires considérables et l’augmentation du chômage à 16% conduisent de plus en plus de Grecs à la dépression et à la drogue. De plus, de nombreuses personnes sont privées d’accès aux soins en raison de la réduction des budgets des hôpitaux et des services médicaux.

Plus les moyens pour consulter un médecin

“Nous constatons (…) des tendances très inquiétantes, un doublement des cas de suicides, une hausse des homicides, une augmentation de 50% des infections au virus HIV et des gens qui nous disent que leur santé a empiré mais qu’ils ne peuvent plus consulter de médecins même s’ils devraient le faire”, ajoute le sociologue.

Selon l’équipe de chercheurs de Stuckler, le taux de suicide a augmenté de 17% entre 2007 et 2009, mais un chiffre officieux donné par des parlementaires grecs fait état d’une hausse comprise entre 25 et 40%.

Un ancien homme d’affaires se défenestre

Parmi les faits divers qui ont choqué les Athéniens, un ancien homme d’affaires s’est défénestré, laissant un mot où il expliquait que la crise financière avait eu raison de lui. Un propriétaire d’un petit magasin a été retrouvé pendu sous un pont, avec une lettre où l’on pouvait lire: “Ne cherchez pas d’autres raisons.

La crise économique m’a conduit à ça”. Martin McKee, de la London school of hygiene and tropical Medicine, qui a travaillé avec David Stuckler, estime que d’autres pays européens devraient prêter attention à ce qui se passe en Grèce.”Ce qui a lieu en Grèce montre ce qui peut se passer en cas de coupes budgétaires importantes dans le domaine de la santé (…) ” a-t-il prévenu.

La consommation d’héroïne bondit sur fond d’austérité

Dans leur étude, les chercheurs ont également mis à jour une augmentation significative d’infections au HIV en Grèce à la fin de l’année 2010. Selon leurs prévisions, les contaminations vont augmenter de 52% cette année par rapport à l’an passé.

La consommation d’héroïne a également augmenté de 20% en 2009, chiffre à rapprocher avec la diminution d’un tiers des programmes de lutte contre la drogue en raison des économies budgétaires. Ces deux dernières années, le gouvernement grec a imposé de sévères mesures d’austérité pour tenter de réduire sa dette colossale. La Grèce connaît sa plus grande récession depuis 40 ans et a dû accepter un plan de sauvetage du Fonds monétaire international (FMI) et de l’Union européenne (UE).


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Suppression de la règle des 51/49 et rétablissement du crédit à la consommation

Les « conseils » orientés et intéressés du FMI au gouvernement algérien


Samir Allam 14/03/2013 à 10:18

http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/les-conseils-orientes-et-interesses-du-fmi-au-gouvernement-algerien_24057.html

Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), achève ce jeudi sa visite en Algérie. Sans surprise, elle a délivré un nouveau satisfecit aux autorités algériennes concernant la gestion de l’économie. Mais cette semaine, Mme Lagarde et les experts du FMI présents en Algérie ont émis deux recommandations essentielles : la suppression de la règle des 51/49 pour l’investissement étranger et le rétablissement du crédit à la consommation.
 
« Je ne suis pas personnellement convaincue de la nécessité d'avoir un actionnariat partagé entre des investisseurs publics algériens et des investisseurs directs étrangers », a déclaré Christine Lagarde, mercredi lors d'une conférence de presse, concernant la règle des 51/49. « Nous nous contentons d'observer ce qui se passe ailleurs dans le monde et il y a très peu de pays à ce jour qui maintiennent une règle de 49/51 tous secteurs confondus », a-t-elle ajouté.
 
La veille de cette déclaration, c’est Zeine Ould Zeidane, conseiller au département Moyen-Orient et Asie centrale du FMI, qui était chargé de délivrer un autre message au gouvernement algérien : rétablir le crédit à la consommation. L’expert du FMI a estimé que « d'autres mesures, loin de la suppression pure et simple, pouvaient être envisagées », arguant qu'une telle interdiction « défavorisait surtout les industries locales ».
 
Curieusement, ces deux sujets favorisent les entreprises étrangères, en Algérie et à l’extérieur. Les responsables du FMI le savent très bien : l’Algérie ne produit rien, elle importe presque tout. Même les produits de sociétés locales, comme Condor, sont faits sous licence, en partenariat avec des sociétés étrangères. Rétablir le crédit à la consommation aura pour seul effet de provoquer une flambée des importations de produits de consommation et de faire fondre les réserves de change, issues des exportations d’hydrocarbures. Au lieu d’un tel encouragement, le FMI aurait pu inciter les autorités algériennes à développer la production locale, avant d’envisager un retour au crédit à la consommation.
 
La même logique s’applique au conseil sur la loi des 51/49, l’une des rares mesures intelligentes prises ces dernières années. Tant que l’Algérie est dépendante à 98% des hydrocarbures pour ses exportations, il serait suicidaire de laisser les groupes étrangers investir seuls dans les projets. Un jour, si ces groupes décident d’exporter leurs dividendes, l’impact sur nos réserves en devises sera fort. Or, les réserves de change, qui risquent de décliner dans les prochaines années, devront être consacrées à deux objectifs prioritaires : assurer la sécurité alimentaire des Algériens et permettre le développement d’une économie productive. Elles ne doivent en aucun cas être utilisées pour permettre aux groupes étrangers d’augmenter leurs ventes.


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L’économie algérienne est "très robuste" mais trop dépendante des hydrocarbures et des dépenses publiques (FMI)

(APS) jeudi 14 mars 2013 12 : 58

http://www.aps.dz/Nouvel-article,91451.html

ALGER- L’économie algérienne est devenue "très robuste" grâce à une gestion "avisée" de ses ressources financières mais demeure trop indépendante des revenus pétroliers et des dépenses publiques, a constaté jeudi à Alger la Directrice générale du FMI, Mme Christine Lagarde.

Mme Lagarde, qui animait une conférence sur les perspectives de croissance pour l’Algérie et dans le monde, a estimé que les "solides" résultats financiers réalisés par le pays dans un contexte mondial de crise sont "le résultat d’une gestion macro-économique avisée et une gestion prudente des réserves de change".

L’Algérie a pu ainsi "surmonter les effets de la crise financière internationale et son économie est devenue très robuste", a-t-elle affirmé en s’appuyant surtout sur les indicateurs financiers comme la dette extérieure qui a été réduite à 2,5% du PIB, les réserves de change qui atteignent 40% du PIB ou encore la croissance, prévue à 3,5% pour 2013.

La "décision judicieuse" de créer le FRR (Fonds de régulation des recettes) en 2000 a aussi contribué à la réalisation de ces performances, selon Lagarde qui a recommandé à l’Algérie de "continuer à épargner pour les générations futures".

"L’Algérie sait exploiter de manière sage ses réserves financières", a-t-elle tranché. Mais s’il est capital que l’action publique soit présente pour assurer la croissance, il n’en demeure pas moins que l’économie algérienne reste "très dépendante du secteur des hydrocarbures", a-t-elle cependant averti.

La dépendance vis-à-vis des revenus pétroliers, "inégalée" selon la première responsable du FMI, n’est pas la seule "source de tensions" pour l’Algérie mais c’est surtout le fait que le secteur des hydrocarbures ne contribue pas assez à la création d’emplois, a-t-elle estimé.

"Les hydrocarbures représentent 40% du PIB algérien et 98% des exportations mais seulement 2% de l’emploi", a-t-elle argumenté évoquant à ce titre "un déséquilibre apparent qui nécessite une meilleure gestion des risques". En plus, la dépendance de l’économie algérienne vis-à-vis des financements et des investissements publics mérite d’être traitée "ardûment", selon elle.

"Le (financement) public ne peut pas continuer à tout faire", a-t-elle dit en reprenant le proverbe algérien qui dit "Yed wahda ma t’saffak" (une seule main ne peut pas applaudir).

L’Algérie a l’occasion de créer sa propre réussite

Mais comme l’économie réelle n’est pas encore capable de prendre le relais de la croissance en Algérie il serait plus qu’utile, préconise-t-elle, d’améliorer le climat des affaires et l’accès aux services financiers, et réduire la bureaucratie de l’administration pour booster l’investissement privé.

Par ailleurs, l’inflation, estimée à 8,9% en 2012, et le chômage, qui a atteint 10% en 2011 avec un taux beaucoup plus important chez les jeunes, risquent, de leur part, de compromettre la croissance économique en Algérie, selon Mme Lagarde.

Elle a tout de même reconnu que la question de l’inflation était en train d’être "bien prise en charge" par la Banque d’Algérie mais que l’objectif d’inflation de 5% fixé par le FMI et de 4% par l’Algérie "ne sera pas facile à atteindre".

Pour juguler ce fléau, les autorités sont surtout appelées à "continuer de resserrer la politique monétaire et les dépenses courantes notamment les augmentations de salaires" en assurant plus de transparence dans le circuit de distribution, a conseillé l’ancienne ministre française des Finances et du Commerce.

En réunissant toutes ces conditions et en tablant sur "une croissance inclusive qui protège les populations les plus vulnérables et qui soit largement partagée", l’Algérie a l’occasion de "créer sa propre réussite", a conclu Mme Lagarde.

Mme Lagarde, arrivée mardi à Alger pour une visite de trois jours, a été reçue par le Président de la République Abdelaziz Bouteflika et par le Premier ministre Abdelmalek Sellal.

Elle s’est également entretenue avec plusieurs opérateurs économiques et des représentants de la société civile en Algérie.


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Grèce : berceau et tombeau de la civilisation européenne

Publié le 6/07/2011

http://www.contrepoints.org/2011/07/06/33732-grece-berceau-et-tombeau-de-la-civilisation-europeenne

Il est commun de dire que la civilisation européenne et occidentale est née en Grèce. C’est aussi en Grèce que le concept de responsabilité a été sans doute développé pour la première fois, par le grand Aristote, dans son Éthique à Nicomaque. Ces deux faits ne sont pas un hasard. La responsabilité est ce qui nous rend civilisés au sens le plus plein du terme : non une civilisation de « fourmis » mais d’hommes libres.

La croissance d’une société aux relations de plus en plus complexes et anonymes, entre les individus et communautés qui la composent, repose sur cette pierre angulaire, cette boussole, qu’est la responsabilité.

Or, ce qui se déroule sous nos yeux depuis un an avec la crise grecque participe de la négation de l’idée même de responsabilité et, implicitement, mais de manière bien réelle, de la civilisation qui va avec. C’est d’abord la consécration de la non-sanction de la mauvaise gestion publique, du renflouement systématique de ce que tout être rationnel ne peut concevoir que comme un tonneau des Danaïdes : une nation vivant largement au-dessus de ses moyens et qui s’attend à ce que les autres nations l’assistent sous perfusion.

Une nation dont les fonctionnaires d’une improductivité légendaire, sont embauchés de manière pléthorique par leurs politiciens, sur « privilège » et non sur la base du mérite et de la nécessité pour l’intérêt général. Une nation où népotisme et clientélisme vont évidemment de pair avec une corruption endémique, qui s’est d’ailleurs exprimée dans le maquillage des chiffres des finances publiques (avec l’aide des petits génies de Goldman Sachs). Il faut dire que la redistribution européenne et ses célèbres subventions, notamment aux oliviers inexistants, ont pu donner le goût de la facilité aux grecs. En tous les cas, les incitations, en termes d’aléa moral, sont posées pour les autres candidats au sauvetage.

C’est ensuite le remake, après 2008, du renflouement d’investisseurs privés ayant fait des mauvais choix, qui, encore une fois, empochent les profits (ce qui est normal) quand tout va bien, mais envoient la note au contribuable quand il y a des pertes (ce qui ne l’est pas). Il n’y a pas que les États-Unis qui sont une bailout nation (nation du sauvetage) pour reprendre l’intitulé de l’ouvrage de l’analyste Barry Ritholtz. L’Europe entière est elle aussi devenue un repère pour banquiers et financiers irresponsables, bénéficiant de leurs connexions politiques pour maintenir un capitalisme de copinage (crony capitalism) qui n’a plus rien à voir avec la liberté et la responsabilité.

La dangereuse sous-capitalisation des banques européennes n’est d’ailleurs pas un hasard : il s’agit de faire encore et encore fonctionner l’effet de levier, avec le filet de protection public. Et les institutions financières françaises et allemandes, les plus exposées à un défaut grec par leur politique malavisée d’achat de titres, seront renflouées par... solidarité avec les (dirigeants irresponsables) grecs. Car l’épouvantail du risque systémique est brandi : « pas de plan B ». Selon une étude du think tank Open Europe, si les dettes grecques détenues par l’étranger aujourd’hui le sont à 42% par les institutions privées et à 26% par les États, ces chiffres vont passer à 12% et 64% en 2014 : c’est aux contribuables de boire la tasse.

Et une des institutions les plus mouillées dans cette sombre affaire est la Banque Centrale Européenne elle-même, et donc in fine, à nouveau le contribuable européen. On se souvient en effet que Jean-Claude Trichet s’était élevé début mai 2010 contre la possibilité de racheter ou prendre en garantie des titres pourris grecs. Sous l'évidente pression politique, il changeait d'avis le 10 mai suivant. Le Fonds Européen de Stabilité Financière est venu couronner ce changement de cap, ouvrant la voie à un gouvernement économique européen...

A cet égard, il est crucial de noter que dans le but affiché de sauver l’Euro, le Leviathan européen accélère en réalité sa croissance à la faveur de la crise. Le schéma suit la description de l’historien américain Robert Higgs dans son ouvrage classique Crisis and Leviathan (Crise et Leviathan) : la crise, causée par la bureaucratie, constitue une opportunité pour la croissance... de la bureaucratie et ses « solutions » de socialisation des problèmes. Bien sûr le keynésianisme triomphant de la fin 2008 et 2009 a pris du plomb dans l’aile au niveau des États : il s’agit donc de déplacer le processus au niveau supranational.

On en appelle à la nécessité du « fédéralisme », pour être plus forts. Mais de quel fédéralisme ? Celui où les responsabilités « locales » sont toujours plus diluées ? Un fédéralisme qui débute sa carrière dans le but explicite de masquer ce fait, par la création d’un supra-gouvernment économique qui, par on ne sait quel miracle, résoudrait désormais nos problèmes ? Et ce, par des règles qui, comme par le passé avec les critères de Maastricht, seront là pour ne pas être respectées ? Belles perspectives d’avenir, en vérité. Les bureaucrates se frottent les mains. La démocratie est rangée au placard depuis longtemps. Le fédéralisme, le vrai, fondé sur le principe de subsidiarité et les responsabilités locales, n’a rien à voir avec ce monstre anti-démocratique instaurant l’institutionnalisation de mécanismes d’irresponsabilité.

Le premier sauvetage de la Grèce n’a fait qu’empirer sa situation. Rien d’étonnant : le politique ne s’y est pas réformé. De ce point de vue, les manifestants grecs n'ont pas tort de traiter leurs dirigeants de voleurs. Comment croire que ce deuxième sauvetage permettra de remettre en selle la nation hellénique ? Comment ne pas voir que l’Europe vient à nouveau de bafouer les principes les plus élémentaires de vie en commun fondée sur la responsabilité, au nom qui plus est, de la solidarité, qui, comme le fédéralisme, voit désormais sa définition inversée ?

La Grèce a été le berceau de notre civilisation et de la notion, consubstantielle, de responsabilité. Elle devient aujourd’hui leur tombeau.
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