Algerieinfo.com Forum
20/09/2017 - 20:57:48 *
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Nouvelles: Bienvenue sur le forum d'Algerieinfo.com qui respecte la liberté d'opinion et d'expression pour discuter librement, civilement, intelligemment et cordialement et merci d'avance de respecter le règlement du forum : respect des convenances, pas d'insultes, pas de dénigrement, pas de propos racistes, xénophobes ou calomnieux. Tous les messages postés sur ce forum expriment la vue et opinion de leurs auteurs respectifs, et non pas des administrateurs, ou modérateurs, ou webmasters (excepté les messages postés par eux-même) et par conséquent ne peuvent pas être tenus pour responsables. Les administrateurs et modérateurs de ce forum s'efforceront de supprimer ou éditer tous les messages à caractère répréhensibles aussi rapidement que possible. Toutefois, il leur est impossible de passer en revue tous les messages. Les opinions exprimées dans le forum sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.
 
   Accueil   Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous  
Pages: 1 ... 16 17 18 [19] |   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Le pétrole est le principal enjeu en Algérie et non pas la religion ou l'arabi..  (Lu 873841 fois)
radar
Jr. Member
**
Hors ligne

Messages: 88



« Répondre #270 le: 24/04/2013 - 13:25:22 »

Saïd Bouteflika est-il impliqué ?

Salima Tlemçani 24.04.13

http://www.elwatan.com/actualite/said-bouteflika-est-il-implique-24-04-2013-211441_109.php

Durant des années, Alstom et General Electric, entre autres groupes étrangers, ont été favorisés par les plus hautes autorités du pays. Si Chakib Khelil n’a pas été inquiété jusqu’ici, c’est parce qu’il risquerait de révéler l’implication du frère et conseiller du Président dans ces affaires, estiment nos sources.

Jamais l’Algérie n’a été aussi menacée dans son existence que ces dernières années, en raison de sa rente pétrolière. La mauvaise gouvernance, la corruption et les intérêts politico-politiciens ont fini par la livrer à l’ancienne puissance coloniale et aux Etats-Unis qui, aujourd’hui, ont pratiquement le monopole sur deux secteurs stratégiques et les plus sensibles : le transport et l’énergie.

En effet, le groupe français Alstom s’est vu attribuer le plus gros des infrastructures de transport public, comme le métro d’Alger qu’il a équipé et qu’il dirige pour une durée de dix ans, et dont la gestion a été confiée à la société française RATP, celle-là même qui assure la gestion de l’aéroport d’Alger.

Alstom a bénéficié également des marchés de tramways, téléphériques et trains rapides, mettant ainsi tout le secteur des transports publics entre les mains d’un seul groupe, à savoir Alstom, qui, faut-il le rappeler, se débattait au milieu des années 2000 dans une crise financière assez grave qui a suscité des mesures de mise en chômage de centaines de ses employés en Europe.

Selon des spécialistes, les marchés qu’il a obtenus en Algérie constituaient une «véritable bouffée d’oxygène» pour sa trésorerie. Comment a-t-il pu avoir la mainmise sur autant de projets dans le secteur des transports, alors que sa santé financière était au plus bas ? Très simple. Son représentant à Alger n’était autre qu’un cadre (algérien) du service commercial de l’ambassade de France, qui avait un excellent carnet d’adresses, vu qu’il intervenait souvent pour faciliter l’octroi des visas à de nombreux responsables et personnalités influentes. Un réseau sur lequel a beaucoup compté Alstom, en lui offrant le poste de directeur général de son bureau d’Alger.

Quelques années plus tard, ce responsable est rappelé en France, où il a bénéficié d’une promotion qu’il ne tardera pas à laisser tomber pour revenir à Alger, après avoir accepté l’offre de General Electric (GE), pour diriger son bureau en Algérie. C’est surtout son carnet d’adresses et son réseau de connaissances qui intéressaient le groupe américain pour réaliser des affaires. Celles-ci vont s’avérer très rentables, puisque il va rafler 90% des marchés de turbines en Algérie. Pourtant, les experts sont formels. Les prix qu’il pratique sont excessivement élevés. Ils affirment qu’une centrale de 1000 MW ne dépasse pas un milliard de dollars.

Ce qui a été confirmé récemment par le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi. Or, le groupe a obtenu la centrale électrique de Koudiet Draouech (El Tarf), d’une capacité de 1200 MW, pour un montant de 2,3 milliards de dollars. Curieusement, son offre n’était pas loin de celle d’Alstom, 2,2 milliards de dollars, qui a d’ailleurs obtenu la réalisation de la centrale de Terga (Aïn Témouchent). Y a-t-il eu entente tacite entre les deux groupes, sachant qu’ils ne voulaient pas faire baisser leurs offres, comme l’a souhaité Sonelgaz ? On n’en sait rien. Ce qui est certain, c’est que les deux centrales d’une capacité de 1000 MW chacune ont coûté à l’Etat 5,5 milliards de dollars.

Durant la même période, faut-il le préciser, le canadien SNC-Lavalin réalise la même centrale à Tipasa pour 826 millions de dollars et au mois d’octobre 2012, le sud-coréen Daewoo s’est vu attribuer la réalisation d’une centrale similaire, à Cap-Djinet, pour un montant de 910 millions de dollars. Mieux. En mars dernier, General Electric (GE) a obtenu le marché de fourniture de six nouvelles centrales électriques de 8400 MW entrant dans le cadre du plan d’urgence de renforcement des capacités énergétiques durant la période 2015-2017, pour un montant de 2,5 milliards de dollars.

Le groupe assure uniquement la fourniture des centrales tout en s’engageant à réaliser une usine de turbines, «dont la réalisation ne dépasse pas le montant de 80 millions de dollars», expliquent nos interlocuteurs. Pour ces derniers, GE «a décroché le gros lot et devient de fait le principal fournisseur de centrales électriques en Algérie». Etant donné qu’il n’est qu’un équipementier, le projet ne peut être lancé.
Il faudra attendre que Sonelgaz sélectionne les entreprises chargées d’intégrer les équipements et de construire les centrales. «Or, les constructeurs connus qui ont pour habitude de soumissionner pour de tels travaux n’ont pas été intéressés. Il ne reste sur le marché que les Turques, les Chinois et les Sud-Coréens pour être l’interface d’un mégaprojet assez complexe.

La crainte de tout le monde, c’est que ce marché soit donné à des sociétés incompétentes en la matière. Pourquoi avoir octroyé un aussi important marché à un groupe qui ne peut ni construire les infrastructures ni en assurer l’étude, sachant que cette partie du marché est très importante pour le projet ? A-t-on bien réfléchi à l’intérêt de l’Algérie en mettant toutes les centrales électriques entre les mains d’un seul fournisseur ?», s’interrogent des spécialistes avec lesquels nous nous sommes entretenus. Ils se demandent si «le fait d’avoir partagé le marché en deux étapes ne répond-il pas à la nécessité de masquer un énième éventuel surcoût». Pour nos sources, il ne faut plus s’interroger sur les raisons qui ont fait que l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, n’a pas été inquiété par la justice, en dépit des graves révélations qui le compromettent.

A-t-on peur d’arriver au frère du Président, Saïd Bouteflika ? «Ces affaires sont trop importantes pour ne concerner que la personne du ministre. Lorsque Alstom et General Electric ont soumissionné pour obtenir les marchés des centrales électriques de Terga et de Koudiet Draouech, ils ont fait des offres trop importantes. Mais il y avait une volonté avérée de les retenir. On leur a demandé de revoir à la baisse leurs offres, mais ils ont refusé. Malgré cela, ils ont obtenu chacune une centrale. Alstom a obtenu la construction de la centrale de Terga, pour un montant de 2,2 milliards de dollars, dans un délai de réalisation de 45 mois, et General Electric, la réalisation de la centrale de Koudiet Draouech, pour une enveloppe de 2,3 milliards de dollars, dans un délai de 48,5 mois. Mieux, comme ces deux groupes ne sont pas des constructeurs, ils ont fait appel à des sous-traitants. Si General Electric a sous-traité avec l’espagnol Iberdrola, Alstom s’est tourné vers Orascom Construction.

Le choix de cette entreprise égyptienne n’est pas fortuit. A l’époque, elle a été bien appuyée par les plus hauts dirigeants du pays, notamment par le président de la République et son frère conseiller», révèlent nos sources. Pour celles-ci, si Chakib Khelil n’a pas été inquiété en dépit des graves accusations portées contre lui, c’est tout simplement parce qu’il n’est pas l’unique ordonnateur de ces marchés. «Les autres sont tapis à plus haut niveau de l’Etat. Ils ont mis le pays entre les mains des Américains et des Français, uniquement pour acheter leur bénédiction. Ramener l’ex-ministre à s’expliquer, c’est prendre le risque de le voir tout déballer sur le cercle présidentiel, d’autant que certains n’hésitent pas à faire la campagne pour le quatrième mandat, alors que des informations faisaient état de la création, par le frère du Président, d’un parti politique en prévision de la prochaine échéance présidentielle. En réalité, Chakib Khelil n’est que l’arbre qu’il faudra protéger pour qu’il puisse continuer à cacher la forêt, ou plutôt le clan présidentiel», concluent nos interlocuteurs.


*************

Dérive ou haute trahison

Par : Général Mohand Tahar Yala. Mouvement de citoyenneté

le 21.05.13 | 10h00

http://www.elwatan.com/contributions/derive-ou-haute-trahison-21-05-2013-214531_120.php


En politique, rien n’arrive par hasard. Chaque fois qu’un événement survient, on peut être certain qu’il avait été prévu pour se dérouler ainsi.
(Franklin D. Roosevelt 32e président des Etats-Unis)

Le modèle macroéconomique de notre pays repose entièrement sur la fiscalité pétrolière qui génère 60 à 80% du budget de l’Etat. Compte tenu des différents scandales qui ont occupé l’actualité et défrayé la chronique ces derniers mois, le mouvement de citoyenneté a décidé de se focaliser sur l’analyse du secteur énergétique et la politique économique qui le porte. Sachant l’importance des hydrocarbures pour l’Algérie, qui représentent 97 à 98% des recettes à l’exportation et conditionnent donc si totalement son développement immédiat. Analyse qui nous a conduits à des conclusions effarantes qui vont bien au-delà de ce que nous annoncions déjà dans notre «appel» du 17 octobre 2012 :

«L’économie va mal tant elle est basée sur la rente. Les exportations d’hydrocarbures couvrent 98% des entrées en devises, malgré les efforts déclarés de sortir de la spirale de dépendance. Les activités stratégiques, souvent mises sur pied au prix de grands sacrifices dans les premières années d’indépendance, ont purement et simplement été bradées. Le recours à l’importation anarchique est devenu la règle. L’Algérie importe même des ouvriers, alors que comme chacun le sait, une grande partie de sa jeunesse est au chômage, sans ressources, frustrée, désespérée.»


A) état et perspectives

Tous les pays pétroliers n’échappent pas à la baisse inéluctable de la production qui survient après le «pic pétrolier». Tout comme les Etats-Unis en 1971, l’Indonésie et la Malaisie plus récemment, l’Algérie est passée par son pic pétrolier en 2006 et s’est engagée dans un processus de décroissance continue et inéluctable de la production en pétrole conventionnel (déplétion). Cependant, contrairement à l’Algérie, les autres pays disposent d’une économie diversifiée et d’un modèle macro-économique qui se projette sur le long terme avec la mise en place d’instruments de veille et de planification des ressources alternatives. Compte tenu des réserves dont elle disposait en 2006, soit 12,2 milliards de barils, l’Algérie avait une espérance d’environ 20 années de production de pétrole brut sur la base de la production annuelle actuelle. Mais de bien moins de 20 années dans une hypothèse de production «artificiellement» boostée, comme en 2001-2004. D’autre part, la consommation intérieure de pétrole, sous ses formes raffinées, a énormément augmenté.

Le taux de croissance annuel de la consommation de 2000 à 2011 est supérieur à 7%, ce qui entraînera un doublement de la consommation en 10 ans. Tout récemment, le directeur d’Alnaft a cité un taux de croissance de la consommation de 15% à 20%, soulignant ainsi son caractère exponentiel.

En termes de tendance, par conséquent, les exportations de pétrole brut et de condensat baisseront selon un taux annuel moyen de l’ordre de 15%, du fait de la croissance de la consommation domestique et de la déplétion des gisements. Ainsi, la conjonction de la décroissance de la production, sous l’effet de la déplétion et du renouvellement insuffisant des réserves et, d’autre part, de la croissance exponentielle de la consommation domestique de produits raffinés conduira inévitablement à la diminution progressive des exportations pétrolières puis à leur cessation et, partant, au tarissement des sources de financement du budget de l’Etat et de soutien de la parité du dinar. Ce scénario catastrophe, plus que vraisemblable, serait marqué par : un déficit énergétique avant 2020 ; un déficit fiscal et un déficit de la balance des paiements avant 2016.

Ce dernier déficit, qui aura pour conséquence directe la descente programmée aux enfers de ce modèle économico-financier, réclame l’attention des citoyens concernés par leur nation, leur Etat, leur sécurité nationale (budget défense), leur emploi, leur salaire, leur retraite, l’éducation de leurs enfants et petits-enfants (budget éducation), leur santé et celle de leur famille (budget santé), leur budget familial (prix et spirale inflationniste) et, enfin, la disponibilité des biens et services dans un pays où presque tout est importé en l’absence de production nationale substantielle et/ou compétitive.

Cependant, même s’il paraît grave, ceci pourrait être encore aggravé en cas de chute durable des prix du pétrole, tel que mentionné dans les prévisions des organismes spécialisés et qui se fondent sur la volatilité des prix. Cette chute est possible en cas de découverte technologique qui viendrait réduire le coût des hydrocarbures marginaux, lesquels coûts évoluent actuellement entre 50 et 80 dollars/baril.

Mais ce scénario d’effondrement des prix serait pire que la catastrophe économique de l’ajustement structurel de 1994 car, contrairement à 1994, l’Algérie de 2013 devra faire face au tarissement des ressources. De manière concrète et simplifiée, cela signifie qu’en l’absence de production pétrolière pourvoyeuse de fiscalité, l’Algérie connaîtra progressivement, à partir de 2014 et sans l’ombre d’un doute, une limitation drastique du financement des budgets de développement et de fonctionnement.


Cela aura pour conséquences la grave situation suivante :

- fonctionnaires sans salaires,
- licenciements massifs,
- subventions supprimées (pain, sucre, huile, etc.,),
- prix des carburants multipliés par 10
- Eau et électricité non accessibles (retour à la bougie et au charbon de bois ?),
- limitation drastique des importations avec les innombrables conséquences sur les coûts des biens, des services et sur le fonctionnement des PME,
- compression, voire suppression des budgets santé, éducation, assistance sociale, moudjahidine, retraites, etc.

La pauvreté va se généraliser, la misère populaire atteindra un seuil intolérable qui menacera l’unité du pays, sa sécurité et même son existence.

Seul un véritable «plan de guerre» permettrait d’éviter ce scénario catastrophe, à condition cependant de «renverser totalement la vapeur» et d’agir dès aujourd’hui.



B) LES CAUSES

L’Algérie sera confrontée à ce cauchemar pour plusieurs raisons ou causes concomitantes, dont :

- Des erreurs stratégiques graves qui ont été à la base de la politique pétrolière algérienne de 1999 à 2013.

- L’absence totale de contrôle de la politique et de la gestion du secteur de l’énergie. Gel des activités du Haut conseil à l’énergie.

- la politique de «désertification humaine». Pourtant, la complexité technique et économique de la gestion des gisements pétroliers requiert des cadres très compétents, patriotes et motivés.

- L’absence de vision stratégique à long terme, visant l’émergence du pays et plaçant le citoyen algérien au centre des préoccupations.

Mais l’analyse de ce cauchemar macro-économique a aussi permis d’identifier un nombre étonnant de «dossiers sensibles» caractérisés par des déviations hors normes par rapport aux usages dans le monde (coûts multipliés par 150% à 200%, voire 300%) et de projets stratégiques voués à l’absence totale et irréversible de rentabilité et de compétitivité, GNL en particulier.


Quelques cas de dossiers sensibles

Après 2005, année d’augmentation des prix et de la manne pétrolière, pratiquement tous les grands projets d’investissement constituaient une cible et une proie certaines pour les commissions et les surfacturations. La démonstration de cette gabegie repose sur l’évidence des surfacturations qui peuvent être aisément calculées par un tout expert qui dispose d’une base de données. Or, ces surfacturations ne peuvent être commises que s’il y a connivence du côté algérien, connivence mue et «récompensée» par le système de commissions. Ce système généralisé repose sur une mécanique simple :

- Gré à gré ou faux appels d’offres. Entente et oligopole entre quelques entreprises, système de sous-traitance.
- Doublement, voire triplement du montant de l’investissement.
- Monopole de l’accès aux matières subventionnées (gaz naturel algérien).
- Financement en devises entièrement supporté par l’Algérie pour des projets supposés en partenariat.

Les cas étant innombrables, nous ne concentrerons notre attention que sur quelques uns.


1) Projets de liquéfaction GNL

Investissement de 3 à 4 milliards dollars au lieu de 1,5. Il s’agit des projets GNL d’Arzew (avec Saipem) et de Skikda (avec Kellog Brown & Root-Halliburton).

La presse a suffisamment évoqué les travers du contrat GNL d’Arzew (affaire Saipem).

Dans le cas du contrat GNL de Skikda, nous relevons les déviations suivantes :

- Contrat attribué en gré à gré à Kellog Brown & Root-Halliburton.
- Montant initial du projet 2,5 milliards, réévalué à plus de 3 milliards dollars.

A titre de comparaison, le montant du projet similaire en Guinée équatoriale est de 1,5 milliard dollars. Même l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), s’était inquiétée de cette dérive. Enfin, avec un tel coût (amortissement), le gaz naturel liquéfié de Skikda et d’Arzew ne sera pas compétitif par rapport à celui du Qatar, de l’Egypte, de Trinidad. Et donc vendu à perte.

2) Projets d’engrais en partenariat à environ 2,5 milliards de dollars au lieu de 700 à 800 millions

Il s’agit de deux contrats de construction et d’exploitation d’usines d’engrais «ammoniac-urée», l’un en partenariat avec Orascom, l’autre avec Suhail Bahwan Group Holding LLC (SBGH Oman). Les deux projets, passés en gré à gré, sont similaires quant aux surfacturations.

Quelques données concernant le projet engrais Orascom :

- Orascom n’avait en 2006 aucune expérience ni référence pour construire une usine d’engrais «ammoniac/urée».

- Le coût prévisionnel a été fixé «arbitrairement» à 1,9 milliard dollars alors que les services de Sonatrach avaient, suite à un appel d’offres précédent, reçu d’une société allemande, une offre complète pour une usine clés en main pour un prix avoisinant les 700 millions dollars.

- Le coût prévisionnel de 1,9 milliard de dollars a connu des réévaluations.

- Orascom utilise contractuellement du gaz algérien au prix subventionné. Les besoins ont été majorés à tel point qu’uniquement par ce subterfuge, Orascom pourrait gagner plus de 200 millions de dollars/an.

- Les effectifs annoncés sont de 450 employés (en quasi totalité des étrangers) alors qu’au Moyen-Orient, les usines similaires ne prévoient que quelque 50 emplois.

- Grâce à l’Algérie, Orascom a créé une filiale «engrais» qui a investi dans d’autres pays et qui vise à devenir le n°3 mondial.

L’Algérie, importateur permanent d’engrais, aurait pu être n°1 mondial des engrais azotés, phosphatés et binaires si les décideurs étaient soucieux de l’intérêt du pays et des Algériens.

Il y a lieu de noter que, selon certaines sources, Orascom, partie de presque rien en 2000, est présente aujourd’hui en Algérie à travers ses différentes filiales dans des domaines aussi variés que les télécoms, la production de ciment, le dessalement d’eau de mer et ses projets d’investissement s’élèvent à quelque 10 milliards dollars.

Grâce au cadeau algérien, Orascom a pu acquérir 11% du capital de Lafarge, devenu n°1 mondial de ciment, devançant le suisse Holcim et le mexicain Cemex. Citadel Capital, une autre société égyptienne, a suivi le même chemin qu’Orascom en exploitant à Djelfa des carrières appartenant à une entreprise publique, avec un financement algérien très favorable et un coût de l’énergie 10 fois inférieur aux normes internationales.

3) Les projets de centrales électriques ont connu des surfacturations similaires

A titre d’exemple, celle de Hadjret Ennous, dans la wilaya de Tipasa, d’une capacité de 1200 MW, a coûté 2,7 milliards dollars au lieu de 720 millions dollars selon les standards universels, qui donnent un coût spécifique de 600 dollars le KW installé. Les partenaires qui ont réalisé l’usine sont la «réputée» société Lavalin et la société Mubadala créée en 2002, véritable «cheval de Troie» dans le dispositif, nouveau venu dans le domaine industriel et essentiellement connue comme actionnaire de la marque automobile Ferrari et d’une société italienne de prêt-à-porter.

La centrale hybride de Hassi R’mel a, quant à elle, fait l’objet d’un faux appel d’offres entre deux soumissionnaires effectifs, à savoir une société espagnole et sa filiale, les deux logées à la même adresse à Hydra. Evidemment, elle a connu aussi un surcoût faramineux pour un projet non rentable et non compétitif, dont les subventions pendant la durée de vie (25 ans) seront difficiles à supporter pour l’Algérie. L’éventuel apport technologique ne bénéficiant pour l’instant qu’au partenaire.

4) Les projets d’unités de dessalement de l’eau de mer ont également connu d’énormes surfacturations

Pour le constater, aucune étude n’est requise. Il suffit de se demander comment, parmi les 13 usines de dessalement, plusieurs usines similaires et de même capacité ont des coûts différents et, bien entendu, largement supérieurs à ceux des autres usines dans le monde (y compris celles installées dans les pays du Golfe). Par ailleurs, bien que la technologie soit banale, le procédé retenu est toujours le plus coûteux et le plus difficile à entretenir parce que devant faire appel à des approvisionnements logistiques et techniques de l’étranger.

5) Les surfacturations de l’autoroute Est-Ouest

Ils ont fait dire à certains experts que c’est le scandale du siècle en termes de surcoûts (300 à 400%), en plus de la qualité médiocre de sa réalisation. Dossier largement médiatisé.

Quasiment tous les autres projets budgétivores connaissent les mêmes surcoûts en application du même système mettant en œuvre des sociétés étrangères : les pipelines, les centres de production d’hydrocarbures, les infrastructures importantes, etc. Notre analyse fait ressortir deux autres dysfonctionnements :

- L’exportation du brut algérien de qualité supérieur (densité plus favorable, concentration en soufre minime), en dessous du prix du Brent pendant la période 2002 -2004, visant ainsi à dégager des primes octroyées en tirant profit de la volatilité des prix.

- Des investissements à l’étranger avec une comptabilité opaque ; parmi eux l’investissement pour l’exploration off-shore du gaz en Egypte.

Comte tenu du marché actuel et à court terme, le prix de gaz à la vente sera inférieur au prix de revient à la production. Mais personne ne perdra un dollar, sauf l’Algérie. La principale cause est donc la prédation, installée au cœur de tous les secteurs.

Des informations qui nous sont parvenues concernant le projet de construction de la Grande mosquée évoquent également des surfacturations et des manœuvres pour éviter l’acquisition des matériaux locaux, même de qualité supérieure et à des prix inférieurs. Ceci pour faire appel au marché extérieur, plus facile à surfacturer.

Il y a là une volonté insidieuse de tuer la PME algérienne génératrice d’emplois et de richesses. Plusieurs méthodes ont été utilisées, dont des facilitations à des sociétés étrangères. Récemment, des dépenses faramineuses ont été faites pour ressusciter les entreprises publiques mortes depuis plusieurs années pour justifier la priorisation de l’accès aux matières premières quand celles-ci sont rares ou susceptibles de le devenir. Ces investissements ne seront jamais amortis.


C) LES RESPONSABILITéS

Personne ne peut croire aujourd’hui que le Président est innocent dans la rapine qui s’est installée et généralisée dans ce pays. Son rôle est déterminant dans ce processus.

Il ne faut surtout pas s’étonner parce que rien ne peut effacer le verdict de la Cour des comptes rendu le 8 août 1983 sur les détournements effectués par lui, lorsqu’il était ministre, à l’époque où les lois étaient pourtant très sévères et traitaient les détournements de crimes économiques.

Il est impensable d’imaginer, avec quelque artifice que ce soit, que le Président puisse être exempté de tout reproche. Sa responsabilité est clairement, totalement engagée. Il s’est entouré d’individus qui, en son nom et avec son accord, corrompent, volent, pillent et trahissent. Il ne peut en aucune manière feindre d’ignorer ces crimes contre notre peuple. Il les a maintenus et protégés. C’est lui qui, en toute connaissance d’effets et de conséquences, a supprimé le Haut conseil de la monnaie et du crédit et le Conseil supérieur de l’énergie.

C’est une manœuvre concertée et voulue, qui a pour but la neutralisation de tous les organes de contrôle pour que les crimes cessent d’être apparents et donner liberté et aise aux criminels et complices. Dès lors que l’avenir des enfants de l’Algérie est hypothéqué, nous ne sommes plus exclusivement devant des faits qui relèvent du vol, de la corruption, de la prédation et du blanchiment de sommes colossales en devises, mais bel et bien face à une situation claire et sans équivoque qui relève de la haute trahison.

La déroutante loi sur les hydrocarbures de 2005, qui a été conduite à terme par le premier magistrat du pays, nous emmène à d’autres conclusions. Au profit de quels intérêts agissait-il ? En effet, c’est le cas le plus grave parce que fondé sur le système de concession au lieu du système de partage de production, en plus du manque à gagner évalué à plusieurs milliards de dollars. Loi qui porte atteinte à la souveraineté de l’Algérie sur une partie de son territoire et de son sous-sol. Ce n’était pas seulement une action de prédation, mais un acte visant à mettre le pays à genoux et sous dépendance. N’était-ce pas cela justement le «programme du Président» dont on entendait parler mais que l’on n’a jamais lu ? Fort heureusement, cette loi, qui a provoqué de profonds remous a fini par être gelée, parce qu’immédiatement catastrophique. Ni la cupidité ni la haine pour son peuple ne suffisent à expliquer ce comportement. A moins qu’il ne s’agisse d’un élément entrant dans le processus préparé par les ennemis de notre pays, réactualisé à plusieurs reprises au cours de notre courte histoire contemporaine et devant aboutir dans un avenir tout proche. Je comprends alors mieux les prêches dans le désert de cet ancien colonel de l’ALN, candidat à l’élection présidentielle de 1999. Personne n’avait écouté ses mises en garde.

Je me demande ce qui a paralysé les «personnalités patriotiques» de ce pays. Pourquoi se sont-elles tues au moment où l’Algérie était mise à mort ? Il y a de quoi être révolté parce que jamais l’Algérie n’a eu une si grande opportunité d’émerger que depuis 2004, avec la manne financière que nous ont même enviée les pays développés. Au lieu de cela, c’est la prédation et surtout la destruction du pays et du peuple volontairement programmée avec la neutralisation préliminaire de toute force patriotique, donc… discordante. Je ne connais pas de cas semblables dans le monde où la haute trahison a été ainsi portée au pouvoir.


D) SAUVER L’ALGéRIE

Il faut d’abord exclure l’idée d’un quatrième mandat pour l’actuel Président, lequel donnerait le coup de grâce à notre pays. Il est également urgent d’interrompre le cours de l’actuel mandat. Chaque jour compte.

Chaque jour nous rapproche du terme fatal et du chaos Pour sauver notre Algérie, il faut aussi et sans délais mettre en place un véritable «plan de guerre». Or, l’Algérie dispose d’une ressource humaine qualifiée, capable de relever tous les défis, et à chaque problème technique existe une solution technique.

Nous en avons la certitude, suite à la large mobilisation des Algériens qui ont adhéré au Manifeste du 19 mars 2012 et à notre appel du 17 octobre 2012, parmi eux les élites qui ont contribué à nous éclairer et, paradoxalement, malgré la situation alarmante, à nous garder dans l’espérance. Dans tous les cas, nous savons exactement ce qu’il faut faire dans l’immédiat et dans le court terme pour amortir le choc et éviter le chaos. Nous savons aussi exactement ce qu’il faut faire dans le moyen et long termes pour donner à l’Algérie le statut de pays émergent.

Le peuple, première victime, sera le seul à payer les errances des responsables. Il faut qu’il soit davantage mobilisé pour relever les défis. Cette mobilisation ne sera obtenue que par une rupture radicale avec le système et la mise en place d’un Etat de citoyenneté, seul capable de redonner la confiance.

«Je ne veux que la réforme autant que je le puisse, et réussir ne tient pour moi qu’à Dieu, et je m’en remets à Lui et vers Lui je retourne.» (Coran, chapitre 11, verset 88)
 

Alger, le 19 mai 2013
Général M.T.Yala. Mouvement de citoyenneté
mt.yala.fcsa@gmail.com


Avant-propos :

Nos investigations achevées en avril 2013, fondées exclusivement sur des données vérifiables, traitent de préoccupations nationales sensibles et urgentes.

La gravité des résultats auxquels ces investigations et analyses nous ont menés, nous fait obligation et devoir de les soumettre à l’appréciation politique de l’opinion nationale.


Bien évidemment, nul ne pouvait prévoir l’évacuation pour raisons de santé du Président, le 27 avril 2013.

Mais qu’il soit bien compris que notre conviction, née du sacrifice des martyrs de la lutte de Libération, est que l’Algérie doit toujours être placée au-dessus de tous et de tout !

Le général Mohand Tahar Yala


*************

La consommation énergétique nationale équivaut à une moyenne de 40 millions de tonnes (TEP)/an de pétrole (ministre)

(APS) lundi 3 juin 2013 09 : 57

http://www.aps.dz/La-consommation-energetique.html


40 000 000 Tonne d'Equivalent Pétrole (TEP) = 285 714 285,71429 Baril d'Equivalent Pétrole (BEP)

100 000 000 Tonne d'Equivalent Pétrole (TEP) = 714 285 714,28571 Baril d'Equivalent Pétrole (BEP)

285 714 285 BEP / 365 jours = 782 778 BEP/jour

Production quotidienne de BEP = 1 875 210 BEP/jour (stats 2012 http://www.eia.gov/countries/country-data.cfm?fips=AG )



BOUMERDES - La consommation énergétique nationale équivaut à une moyenne de 40 millions de tonnes/an de pétrole, soit un taux de croissance annuel estimé à 15%, a indiqué dimanche le ministre de l’Energie et des mines, M.Youcef Yousfi.

"Cette consommation sera portée à près de 100 millions de tonnes/an, à l’horizon 2030", a ajouté le ministre dans une lettre aux participants au 5ème congrès maghrébin du génie des procédés, ouvert dimanche à Boumerdes.

Les congressistes, réunis pour une durée de 3 jours, se pencheront sur le "génie des procédés et la problématique du produit concurrentiel".

M. Yousfi a précisé dans son message, lu par son conseiller Ahmed Mechraoui, que la couverture de cette demande croissante sur l’énergie requiert de "nouvelles prospections en la matière" et la "reconversion de l’Algérie en un pays industriel et producteur d’équipements et produits divers".

La concrétisation, en cours, de nouveaux projets dans le domaine des énergies renouvelables peut, aussi, contribuer à la couverture de cette demande, a indiqué le ministre, signalant l’affectation de près de 100 milliards de dollars pour porter la production nationale en énergies renouvelables à près de 36.000 mégawats/an, à l’horizon 2030.

Selon ses organisateurs, cette manifestation scientifique participe à la consécration d’une "gestion rationnelle des ressources naturelles par la concrétisation d’actions innovantes consacrant un développement sain et durable, permettant la production de produits de consommation concurrentiels et multiples".

Offrir aux chercheurs, industriels, ingénieurs et étudiants participants, un "espace idoine pour exposer les résultats de leurs recherches, tout en leur permettant de confronter leurs idées" est l’autre objectif assigné à ce congrès.

Les thèmes abordés portent, entre autres, sur les développements survenus dans le domaine du génie des procédés, ainsi que les nouvelles orientations, les besoins futurs et les applications industrielles possibles en la matière.

Ce congrès, organisé à l’initiative du Groupe algérien de génie des procédés et de la division Laboratoires de Sonatrach, a été marqué par la participation du président directeur général de la Sonatrach, M. Abdelhamid Zerguine, ainsi que de chercheurs et académiciens venus de Tunisie, du Maroc, d’Italie, de France et de Russie et de nombreuses universités algériennes.


*************

En raison de la chute des prix et des quantités d’hydrocarbures exportées

L’Algérie subit un choc externe, selon la Banque d’Algérie



10-06-2013 Par Smaïl Boughazi

http://www.latribune-online.com/evenement/83826.html


Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci a appelé hier à «tirer les leçons» de la situation financière du pays de ce premier trimestre 2013, marquée essentiellement par l’instabilité du marché énergétique et le recul des quantités d’hydrocarbures exportées par l’Algérie. Ce qui a provoqué, selon ses dires, «un choc pour la balance des paiements extérieurs du pays», laquelle a connu «une baisse substantielle».  

En chiffres, «le solde global de la balance des paiements est estimé à seulement 0,846 milliard de dollars au premier trimestre contre un excédent de 4,164 milliards de dollars au premier trimestre 2012», a précisé Laksaci au cours d’une conférence de presse consacrée à la présentation des tendances monétaires et financières au premier trimestre 2013. Ce qui s’est répercuté sur les réserves de change du pays, dont l’encours, or non compris, est évalué à 189,768 milliards de dollars, contre 190,661 milliards à fin 2012.

Laksaci a tenu néanmoins à préciser qu’il ne s’agit pas d’une baisse, mais de «l’effet de valorisation négatif». Il fera remarquer aussi que ce choc est similaire à celui enregistré en 2009 au début de la crise financière qui a provoqué une baisse sensible des prix du pétrole. Dans ce sens, la note de conjoncture de la BA, désormais trimestrielle, fait état des fluctuations du marché pétrolier et de ses répercussions sur les recettes financières du pays. Ainsi, le prix du pétrole a fléchi de 5,07% au cours du trimestre en cours, en situation de fort recul des quantités d’hydrocarbures exportées de 8,86%.

En valeur aussi «les exportations des hydrocarbures se sont contractées de 13,9% durant la même période par rapport au 1er trimestre de 2012, reculant de 20,378 milliards de dollars à 17,536 mds». Pour Laksaci, «cela impacte d’autant plus négativement la balance commerciale que les importations de biens poursuivent leur trend haussier en contexte de la faiblesse structurelle des exportations hors hydrocarbures estimée à 0,319 milliard de dollars». Justement au sujet des importations le gouverneur a relevé la tendance haussière qui touche notamment les biens avec une progression de 8,6% (12,610 mds usd), des biens de consommation non alimentaires avec 83% et des biens de consommation alimentaires avec une hausse de 15,1% durant ce premier trimestre.

Mais en dépit de ces agrégats financiers, le patron de la BA juge que «la position financière extérieure reste solide au premier trimestre, malgré l’impact négatif des très faibles taux d’intérêt mondiaux». Il avoue aussi que l’économie nationale «subit l’effet des risques pesant sur l’économie mondiale à court terme à travers notamment les prix du pétrole», bien qu’elle soit à «l’abri des flux de capitaux qui affectent certaines économies émergentes». Pour l’inflation, la BA a relevé une décélération depuis févier dernier après 19 mois de tendance haussière, soit depuis juillet 2011. Ainsi, le taux d’inflation en moyenne s’est établi à 8,07% à mars dernier contre 8,89% et 8,91% et 8,56% à décembre 2012, janvier et février.

Cette baisse est le résultat, selon les analyses de la banque, de celle enregistrée pour le groupe «alimentation et boissons non alcoolisées» et «divers». Ce phénomène ajoute encore Laksaci est «de nature endogène et ancré sur un nombre très limité de produits frais dont les prix ont enregistré une envolée au premier trimestre 2012». Pour le taux de change du dinar, Laksaci a fait état d’une dépréciation de 0,15% en moyenne sur les trois premiers mois de 2013 par rapport à la même période de 2013 et il s’est apprécié de 1,25% par rapport au quatrième trimestre de 2012, après une appréciation de 5,8% en moyenne annuelle en 2012.   


*************

Le président Bouteflika est sorti de l’hôpital du Val-de-Grâce

le 21.05.13 | 16h13

http://www.elwatan.com/actualite/le-president-bouteflika-est-sorti-de-l-hopital-du-val-de-grace-21-05-2013-214583_109.php

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, est sorti ce mardi de l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, pour rejoindre un appartement de convalescence aux Invalides, selon des sites de presse français, notamment l'opinion, le parisien et metro.

Le site du Parisien précise que le chef de l'Etat Algérien a été admis à l'intitution nationale des invalides (INI), un établissement de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessés de guerre et du grand handicap.

Le Premier ministre Abdelmalek Sellal a déclaré hier, lundi, dans une déclaration répercutée par l’APS que «le président de la République, dont le pronostique vital n’a jamais été engagé et qui voit son état de santé s’améliorer de jour en jour, est tenu, sur recommandation de ses médecins, d’observer un strict repos en vue d’un total rétablissement ». Avant d’affirmer que «la maladie du président Bouteflika ne sera bientôt plus qu’un mauvais souvenir».

12 heures après c’est une autre personnalité politique qui est sortie de sa réserve en suggérant de ne pas trop s’inquiéter sur l’état de santé du Président.

président du Conseil de la Nation M. Abdelkader Bensalah a affirmé mardi à Alger que le président de la République "se porte bien", appelant ceux qu'il a qualifiés de "prêcheurs du désespoir" à "laisser l'homme se reposer et revenir au pays pour poursuivre l'oeuvre de construction et d'édification".

Le chef de l'Etat avait été pour rappel transféré le 27 avril dernier à la suite à "un AVC mineur".
 

C'est quoi l'Institution Nationale des Invalides (INI)

http://www.invalides.fr/

Créée il y a près de trois siècle et demi par Louis XIV pour accueillir « ceux qui ont exposé librement leur vie et prodigué leur sang pour la défense et le soutien de notre pays », l’Institution Nationale des Invalides, toujours fidèle à sa vocation initiale, bénéficie d’une longue expérience dans le domaine de la prise en charge des blessés de guerre.

Lieu de mémoire et de réparation, l'Institution nationale des Invalides est un établissement médical de pointe spécialisé dans la prise en charge des blessés de guerre et du grand handicap.

Au service du monde combattant, l'Institution est aussi ouverte au service public hospitalier.

Elle est composée de trois centres complémentaires : le centre des pensionnaires, le centre médico-chirurgical et le centre d'études et de recherche sur l'appareillage des handicapés.

Aujourd’hui, toujours fidèle à sa vocation initiale, l’Institution Nationale des Invalides (INI) est un établissement public à caractère administratif placé sous la tutelle du ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens Combattants. Elle est dirigée par un médecin général du service de santé des Armées. Un conseil d’administration en définit l’organisation et la politique générale.

Unique en son genre, l’Institution occupe les bâtiments de l’ancienne infirmerie de l’Hôtel, 450 personnels dont 9 officiers du Service de Santé des Armées en assurent le fonctionnement.

Les Missions de l’Institution

Au service du monde combattant, l’institution nationale des Invalides a pour vocation :

D’accueillir, à titre permanent ou temporaire les invalides bénéficiaires des dispositions du Code des pensions militaires d’invalidité et des victimes de guerre;

De dispenser, dans un centre médico-chirurgical, des soins en hospitalisation ou en consultation aux malades et aux blessés en vue de leur réadaptation fonctionnelle, professionnelle et sociale ;

De participer aux études et à la recherche sur l’appareillage des handicapés.

L’Institution est bien plus qu’un simple hôpital ou qu’une unité de long séjour médicalisé, elle est un lieu de mémoire où l’histoire est inscrite dans la pierre, mais surtout, de manière cruellement renouvelée, dans la chair des victimes de la guerre qui y séjournent. Symbole fort de l’attachement de la nation au devoir de réparation, elle est d’abord la «maison des Invalides ».


*************

L’ENIGME MGUEDDEM : ses cibles, ses méthodes et ses objectifs

Publié le jeudi 30 mai 2013 14:07 par Ali Graichi

http://www.algerie-express.com/ae/politique/2500-l%E2%80%99enigme-mgueddem-ses-cibles,-ses-m%C3%A9thodes-et-ses-objectifs

Bouteflika - Ses parrains et ses larbins

Il est arrivé à plusieurs reprises à Algérie Express de rapporter les incartades de l’inénarrable Mohamed Mgueddem (Mohamed Megueddem). Pour factuels qu’ils soient, la répétition et le niveau des sphères atteintes par ces dépassements nous ont conduits à investiguer sur des cas de « recrutements » du système Mgueddem, car il s’agit bien d’un système, depuis le début jusqu’à la fin. La réalité dépasse la fiction.

Mohamed Sai avait eu une existence sans histoire. Affecté au standard du chef de l’Etat, il a été muet comme une carpe, jusqu’à sa démobilisation de l’armée, coulant des jours discrets.

Puis surgit Mohamed Mgueddem (Mohamed Megueddem) avec son registre où sont catalogués les noms, origines et habitudes des fonctionnaires exerçant des responsabilités sensibles au sein de l’Etat.

C’est là que ressort la fiche de Mohamed Sai qui, dans une vie bien rangée, avait trouvé le temps de se laisser tenter par une malencontreuse histoire intime. Il n’en fallait pas plus à Mgueddem qui fond sur sa proie, lui rappelle son aventure et lui signifie «  son enrôlement ».

Le malheureux commet l’erreur de céder, c’est le début de la descente aux enfers. Il est placé auprès de Sellal qu’il suit dans tous les ministères.  Mgueddem, informé en live, enregistre tous les faits et gestes de celui qui deviendra premier ministre, toujours flanqué de Mohamed Sai.

Ce qu’il y a de plus rocambolesque dans cette stratégie, c‘est que le maitre chanteur utilise son infiltration pour intimider d’autres hauts responsables de l’Etat en proclamant : «  Sellal hakmou » ( Sellal je le tiens ).

Et de se vanter de ses performances en divulguant et en commentant, par une gouaille propre au personnage, tous les entretiens, délibérations et décisions du premier ministère, via Sai et Messaid, le nouveau chef de cabinet de Sellal, dont il a organisé la promotion et qu’il assure, lui aussi, tenir par le chantage suite à des indélicatesses que ce dernier a commises quand il gérait l’Hôtel El Djazair.

Aucune activité majeure de l’Etat et peu de mouvements du personnel de la haute administration échappent aux interférences du trublion.

Les fébrilités qui entourent actuellement la visite du premier ministre turc sont suivies, orientées et…vénalement utilisées par le Raspoutine algérien.   

Moktar Reguieg, directeur général du protocole, qui instruit quotidiennement Messaid au sujet des préparatifs de l’invitation lancée au dirigeant de l’AKP, tremble à chaque fois que Mgueddem lui assène, en s’arrangeant toujours pour avoir des témoins auditifs : "wach tu comptes sur Sellal pour être ambassadeur cette année ? C’est pour ça que tu fais des courbettes à Messaid. Tab Djnanek (tu es cuit). Tu as 62 ans". Et de lui jeter à la figure toutes les discussions censées relever de la confidentialité des affaires de l’Etat : aléa du calendrier, protocole, contenu des échanges, priorité des dossiers que Mgueddem monnaie, à l’occasion, auprès des opérateurs économiques...

Voilà comment un fieffé intriguant infiltre les organes de l’Etat les plus sensibles, s’invite dans les nominations des cadres qu’il soumet par le chantage et parvient à peser sur des décisions pouvant engager l’avenir du pays.

Demeurent deux questions : un égo maladif peut-il suffire à expliquer un tel investissement politique ? Qui protège le malotru et comment pareille conduite dure-t-elle depuis si longtemps ?

http://www.amazon.fr/Sexus-politicus-Christophe-Deloire/dp/2290008656/

http://www.amazon.fr/Sexus-economicus-grand-tabou-affaires/dp/2266208888

http://www.amazon.fr/Sexus-Footballisticus-J%C3%A9r%C3%B4me-Jessel/dp/2351232038/

http://www.decitre.fr/livres/sexus-politicus-9782290008652.html

Bouteflika - Ses parrains et ses larbins

http://www.fichier-pdf.fr/2011/12/18/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr.pdf

http://www.fichier-pdf.fr/2011/12/18/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr/

http://www.amazon.fr/Bouteflika-Ses-parrains-ses-larbins/dp/2362430243/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1372004708&sr=1-1&keywords=Bouteflika+-+Ses+parrains+et+ses+larbins

http://www.decitre.fr/livres/bouteflika-9782362430244.html


Signaler au modérateur   Journalisée
radar
Jr. Member
**
Hors ligne

Messages: 88



« Répondre #271 le: 02/06/2013 - 16:58:27 »

L’ENIGME MGUEDDEM : ses cibles, ses méthodes et ses objectifs

Publié le jeudi 30 mai 2013 14:07 par Ali Graichi

http://www.algerie-express.com/ae/politique/2500-l%E2%80%99enigme-mgueddem-ses-cibles,-ses-m%C3%A9thodes-et-ses-objectifs

Bouteflika - Ses parrains et ses larbins

Il est arrivé à plusieurs reprises à Algérie Express de rapporter les incartades de l’inénarrable Mohamed Mgueddem (Mohamed Megueddem). Pour factuels qu’ils soient, la répétition et le niveau des sphères atteintes par ces dépassements nous ont conduits à investiguer sur des cas de « recrutements » du système Mgueddem, car il s’agit bien d’un système, depuis le début jusqu’à la fin. La réalité dépasse la fiction.

Mohamed Sai avait eu une existence sans histoire. Affecté au standard du chef de l’Etat, il a été muet comme une carpe, jusqu’à sa démobilisation de l’armée, coulant des jours discrets.

Puis surgit Mohamed Mgueddem (Mohamed Megueddem) avec son registre où sont catalogués les noms, origines et habitudes des fonctionnaires exerçant des responsabilités sensibles au sein de l’Etat.

C’est là que ressort la fiche de Mohamed Sai qui, dans une vie bien rangée, avait trouvé le temps de se laisser tenter par une malencontreuse histoire intime. Il n’en fallait pas plus à Mgueddem qui fond sur sa proie, lui rappelle son aventure et lui signifie «  son enrôlement ».

Le malheureux commet l’erreur de céder, c’est le début de la descente aux enfers. Il est placé auprès de Sellal qu’il suit dans tous les ministères.  Mgueddem, informé en live, enregistre tous les faits et gestes de celui qui deviendra premier ministre, toujours flanqué de Mohamed Sai.

Ce qu’il y a de plus rocambolesque dans cette stratégie, c‘est que le maitre chanteur utilise son infiltration pour intimider d’autres hauts responsables de l’Etat en proclamant : «  Sellal hakmou » ( Sellal je le tiens ).

Et de se vanter de ses performances en divulguant et en commentant, par une gouaille propre au personnage, tous les entretiens, délibérations et décisions du premier ministère, via Sai et Messaid, le nouveau chef de cabinet de Sellal, dont il a organisé la promotion et qu’il assure, lui aussi, tenir par le chantage suite à des indélicatesses que ce dernier a commises quand il gérait l’Hôtel El Djazair.

Aucune activité majeure de l’Etat et peu de mouvements du personnel de la haute administration échappent aux interférences du trublion.

Les fébrilités qui entourent actuellement la visite du premier ministre turc sont suivies, orientées et…vénalement utilisées par le Raspoutine algérien.  

Moktar Reguieg, directeur général du protocole, qui instruit quotidiennement Messaid au sujet des préparatifs de l’invitation lancée au dirigeant de l’AKP, tremble à chaque fois que Mgueddem lui assène, en s’arrangeant toujours pour avoir des témoins auditifs : "wach tu comptes sur Sellal pour être ambassadeur cette année ? C’est pour ça que tu fais des courbettes à Messaid. Tab Djnanek (tu es cuit). Tu as 62 ans". Et de lui jeter à la figure toutes les discussions censées relever de la confidentialité des affaires de l’Etat : aléa du calendrier, protocole, contenu des échanges, priorité des dossiers que Mgueddem monnaie, à l’occasion, auprès des opérateurs économiques...

Voilà comment un fieffé intriguant infiltre les organes de l’Etat les plus sensibles, s’invite dans les nominations des cadres qu’il soumet par le chantage et parvient à peser sur des décisions pouvant engager l’avenir du pays.

Demeurent deux questions : un égo maladif peut-il suffire à expliquer un tel investissement politique ? Qui protège le malotru et comment pareille conduite dure-t-elle depuis si longtemps ?

http://www.amazon.fr/Sexus-politicus-Christophe-Deloire/dp/2290008656/

http://www.amazon.fr/Sexus-economicus-grand-tabou-affaires/dp/2266208888

http://www.amazon.fr/Sexus-Footballisticus-J%C3%A9r%C3%B4me-Jessel/dp/2351232038/

http://www.decitre.fr/livres/sexus-politicus-9782290008652.html

Bouteflika - Ses parrains et ses larbins

http://www.fichier-pdf.fr/2011/12/18/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr.pdf

http://www.fichier-pdf.fr/2011/12/18/bouteflika-ses-parrains-et-ses-larbins-fr/

http://www.amazon.fr/Bouteflika-Ses-parrains-ses-larbins/dp/2362430243/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1372004708&sr=1-1&keywords=Bouteflika+-+Ses+parrains+et+ses+larbins

http://www.decitre.fr/livres/bouteflika-9782362430244.html


Signaler au modérateur   Journalisée
radar
Jr. Member
**
Hors ligne

Messages: 88



« Répondre #272 le: 09/10/2013 - 10:27:52 »

La guerre des capitalismes algériens

Par Badr’Eddine Mili Mercredi 9 octobre 2013

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2013/10/09/article.php?sid=155255&cid=2

Il n’échappe à personne que le débat sur le libéralisme et l’étatisme ouvert ces derniers mois, en Algérie, à partir de certaines tribunes — FCE, Cnes, UGTA, presse nationale et cercle d’économistes — lève, enfin, le voile sur la guerre que se livrent les capitalismes algériens qui font connaître, désormais, ouvertement, leurs options et leurs prétentions, alors que sonne l’heure de la succession avec ses reclassements politiques et économiques prévisibles.

L’observateur, soucieux de vérité, doit se poser les questions qu’il faut, au sujet de ce débat et chercher en quoi il est, par son brusque surgissement sur la place publique et la véhémence de sa tonalité, significative des affrontements, hier feutrés, aujourd’hui brutaux, qui opposent des forces concurrentes, porteuses de propositions tranchées sur l’avenir de l’Algérie. Et s’il veut saisir les déterminants et le sens de ces affrontements, cet observateur doit en établir la traçabilité et inscrire son investigation dans une perspective qui dépasse les limites étroites du seul aspect économique, en intégrant dans sa réflexion tous les paramètres historiques, politiques, sociaux et culturels susceptibles de l’aider à obtenir une visibilité globale et claire des problèmes de fond qu’ils posent.
En cette fin de cinquantenaire qui fut, tout au long d’une année, un puissant révélateur sur les réels positionnements et orientations idéologiques et politiques, passés et présents, de bon nombre d’acteurs de la scène nationale, il est plus que temps de mettre un nom et un visage - les vrais - sur toutes ces forces qui veulent, pour les unes, sauvegarder, à tout prix, le pouvoir qu’elles détiennent et pour les autres, s’emparer du rôle politique et économique dirigeant que la Révolution du 1er Novembre 1954 leur avait dénié pour des raisons historiques connues de tous.

Il n’est point nécessaire d’être Adam Smith, Marx, Schumpeter ou Friedman pour le faire. Le dernier des cambistes de la place Port-Saïd vous dira que ces forces sont au nombre de trois : le capitalisme d’Etat, le capitalisme informel, le capitalisme légal, tous entretenus par la rente pétrolière, quelques fois alliés pour maintenir, en place, le système qui arrange leurs affaires, quelques fois adversaires, se disputant le leadership du pouvoir d’Etat quand les appétits et les aspirations à un meilleur statut se font plus aigus. Tous trois ont une histoire, une «philosophie» et une stratégie qui leur confèrent des caractères et des profils identifiables bien que de nombreuses connexions et connivences rendent confuses la délimitation des frontières qui les séparent.

I- Le capitalisme d’Etat

Le capitalisme d’Etat fondé sur la propriété et la gestion publiques des moyens de production et de distribution est né après le 19 juin 1965, lorsque Houari Boumediène porta un net coup d’arrêt à l’expérience socialiste entamée par Ahmed Ben Bella, en application du Programme de Tripoli, parce qu’elle était, selon lui, inspirée d’un modèle étranger, parrainé par «les pieds rouges» conseillers du «Frère militant» et soutenu, «en contradiction avec les valeurs spirituelles et culturelles de la nation», par une coalition de gauche rassemblant l’aile progressiste du FLN et des éléments de l’ancien Parti communiste algérien, interdit en 1962. Le système que le président du Conseil de la Révolution fit succéder au socialisme autogestionnaire n’en fut pas moins calqué sur le modèle soviétique puisqu’il reposa sur l’édification d’une base économique constituée de plusieurs combinats et complexes industriels dirigés par les cadres de la haute administration et de l’armée, les principales souches d’une bourgeoisie, d’un genre inédit, qualifiée, tantôt, d’anti-compradore, tantôt, de bureaucratique. De 1965 à 1978, les effets, encore actifs du contenu social de la Révolution de Novembre, la vivacité des luttes populaires et les rapports de forces internationaux qui penchaient en faveur du camp socialiste, ont imposé à cette bourgeoisie embryonnaire qui avançait masquée, un projet de développement nationaliste et progressiste et des acquis tangibles – emploi, logement, médecine gratuite – tels qu’elle n’avait d’alternative que d’intégrer les rangs d’une large alliance des «forces vives» (travailleurs, paysans, étudiants, jeunes et femmes) consacrée par la Charte nationale de 1976, le secteur privé jugé «exploiteur et antinational» ayant été exclu de ce pacte.

Rappelant, par certains côtés, le capitalisme d’Etat égyptien, régénéré par Nasser, ce capitalisme, le pouvoir révolutionnaire algérien voulut lui donner comme matrice et ascendance les premières formes de production contrôlées par l’Etat, à l’époque de Kheïreddine puis de l’Emir Abdelkader auxquels les historiens avaient attribué des politiques publiques de développement dans l’industrie navale et l’industrie de l’armement.

Mais la comparaison s’arrête ici, la réalité étant que le capitalisme d’Etat de Mehemet Ali, avec sa banque Misr et ses grandes manufactures de coton, avait une carrure plus imposante que celle du format algérien, artificiellement greffé à un mode de production féodal dont le coriace atavisme expliqua la brièveté de son existence et son incapacité à survivre à la colonisation. D’autant que l’organisation hanséatique du commerce qui fut à l ’origine de l’ascension de la bourgeoisie en Europe, était, ici, méconnue, la course et le mode de fonctionnement autocratique du pouvoir ottoman interdisaient l’évolution vers un système similaire. Il se trouve, cependant, que malgré ce handicap congénital, le capitalisme d’Etat, version contemporaine entreprit, dès 1965, de rattraper ce retard historique et tenter de tenir le pari d’économiser la phase capitaliste classique et donner naissance à un modèle social équilibré et juste ainsi que ses premiers théoriciens se plaisaient à le promettre.

Et de fait, ce capitalisme-là réussit «le miracle algérien» avec la mise en place d’un réseau «d’industries industrialisantes» d’une densité et d’un effet d’entraînement qui faillirent rompre avec la fatalité de la dépendance extérieure si une culture industrielle bien ancrée dans le tissu social algérien n’avait pas fait défaut et si le lourd endettement qu’il provoqua n’avait pas obéré et freiné la tentative de décollage, le pétrole algérien ayant été déclaré «rouge» dès sa nationalisation en 1972. A cause, précisément, de ces vices qui entachèrent sa naissance et son expansion, ce capitalisme s’essouffla à la survenue de la première crise mondiale, annonciatrice d’une imminente banqueroute qui obligea les successeurs de Houari Boumediène à «libéraliser» l’économie, sur les injonctions du FMI, pour se protéger de la vague meurtrière qui menaçait leurs intérêts de classe.

La bourgeoisie d’Etat prit sur elle de rompre, sans état d’âme, le compromis social auquel elle avait été forcée, au départ, et décida de procéder à la «restructuration» de l’économie qui prit la forme de la casse et du bradage d’une industrie financée à coups de privations et de sacrifices, par l’épargne publique. Cette opération fut menée par les chargés de mission de la Banque mondiale recrutés, pour les besoins de la cause, par Chadli Bendjedid et Abdelhamid Brahimi qui en firent payer le prix fort aux classes populaires et aux classes moyennes réduites au chômage et à la paupérisation et jetées à la déchèterie d’une privatisation sauvage, avec l’aval d’une UGTA mise au pas depuis 1967. Forcée de céder aux nouvelles fortunes informelles, nées dans son giron, et au capitalisme légal, son vieil «opposant», une partie du patrimoine national, dans des conditions opaques, elle se retrancha derrière une politique anachronique de «sauvetage», par l’argent du contribuable, d’un secteur devenu ingérable du fait de son vieillissement, de la faiblesse de ses rendements et de la médiocrité de son management encadré par les Fonds de participation et, plus tard, par les holdings et les sociétés de participation de l’Etat, les nouveaux symboles institutionnels de l’incompétence et de la dilapidation.

Le recul que cette bourgeoisie officielle dut subir, de plein fouet, ouvrit les portes à l’invasion du bazar qui, de là où il était tapi – c’est-à-dire dans les arcanes de l’Etat – fit, immédiatement et sans ménagement, connaître son intention de monter à l’assaut du pouvoir et d’y asseoir son hégémonie, après avoir confisqué, à son profit, les révoltes populaires de 1986 et 1988. C’était en juin 1990.

II- Le capitalisme informel

Ainsi que son qualificatif l’indique, ce capitalisme est contrebandier. Sans visage, se dérobant derrière des prête-noms qui faussent les pistes menant à ses véritables commanditaires, il a germé dans les zones de non-droit de la bureaucratie qui lui a délégué le pouvoir occulte d’intervenir, pour son compte et grâce à l’argent public, dans les secteurs névralgiques de l’économie.

Sa vocation n’est pas de produire pas plus que sa structure n’est familiale comme le sont celles du capitalisme légal. Empruntant certaines de ses techniques à la course de la Régence, il s’organisa en nébuleuse spécialisée dans la seule importation des biens de consommation, un terrain de prédilection dont les espaces sont répartis entre ses différents démembrements, baronnies et cartels, selon les règles, en usage au sein des camorras étrangères.

Le programme anti-pénurie, imaginé en 1979, par le gouvernement Mohamed Ben Ahmed Abdelghani, dans le but de reconvertir certaines franges de la clientèle de la bourgeoisie d’Etat et accélérer l’accumulation du capital, pro domo, sans passer par l’écueil difficile de la capitainerie d’industrie, fut sa première rampe de lancement.Une partie de la nomenklatura, civile et militaire, put, ainsi, s’investir dans ces activités lucratives, sans débourser un centime de sa poche et sans déployer les trésors d’inventivité requis. Il suffisait de téléphoner à la banque et de tisser des réseaux internationaux d’approvisionnement – français puis chinois, turcs, syriens, malaisiens et vietnamiens — ravis de cette merveilleuse aubaine.

Secondés par les trafiquants de drogue, de cigarettes, de voitures, d’essence, de cheptel et de produits alimentaires, aux frontières, ces nouveaux «bourgeois» accaparèrent, avec une stupéfiante témérité, de moyens colossaux qui contribuèrent, vite, à la création de puissances d’argent aux ambitions démesurées. Et voilà que le wahhabisme à la recherche d’un espace vital idéologique, leur offre «la chance historique» de partir à la conquête du pouvoir en leur faisant enfiler la toge de l’Islam intégriste dans une Algérie décrétée laboratoire politique.

Clandestins tolérés avec Bouyali, imprudemment légalisés avec Abassi, Belhadj, Nahnah, Djaballah et encouragés par les réactions timorées d’un Etat assommé par leur victoire à la première consultation électorale de 1990, les bazaris crurent que la République leur était tombée entre les mains, comme un fruit blet, au soir du premier tour d’une parodie de scrutin validée par Chadli Bendjedid et Abdelaziz Belkhadem, maintenus au sommet, dans le cadre d’une cohabitation secrètement négociée. La bourgeoisie d’Etat ébranlée dans sa base économique par le plan d’ajustement structurel du FMI et dans sa super- structure par la tentative de mise à mort de la République ne dut son salut qu’au sursaut de l’Armée nationale populaire et de la société civile qui débouta le bazar de son insolente prétention, après 10 ans d’une guerre sanglante ou le désarroi du peuple le disputa, longuement, aux calculs et à la ruse d’une classe politique divisée entre réconciliateurs et éradicateurs. Le redressement national opéré, avec un appui populaire massif, par le Président Liamine Zeroual était sur le point d’avoir raison, militairement et politiquement, du terrorisme islamiste quand, subitement, à la faveur d’un recul de la ligne de fermeté dû à une indécision inconséquente de certains cercles dirigeants soumis aux pressions étrangères, l’Etat procéda, avec l’arrivée, en 1999, de Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême, à un brusque revirement par le subterfuge duquel - la loi sur la réconciliation nationale - la société algérienne et les armées islamistes furent renvoyés dos à dos sans que les responsables de «la tragédie nationale» eurent rendu de comptes dans les procès publics réclamés par les familles des centaines de milliers de victimes.

A l’évidence, le fléau de la balance avait penché du côté de ceux qui, non seulement, se refusèrent à faire rendre la justice demandée, mais s’employèrent, par la force de la politique permissive de «la repentance», à conserver, voire à renforcer le cordon ombilical qui les liait, économiquement et politiquement, à la coalition des conservatismes dont les fortunes, loin d’être inquiétées, furent, au contraire, créditées de bonus et de primes versés à une multitude de chefs cooptés pour faire partie de la nouvelle clientèle, la base élargie d’un Etat qui n’avait plus rien à voir avec celui projeté par la Proclamation du 19 juin 1965. Les affaiblissements ainsi cumulés ouvrirent de grands boulevards aux involutions et retournements contre-nature que l’offensive du néo-libéralisme, lancée en 2009, compta rendre irréversibles, en accentuant le déplacement à droite de l’axe sur lequel l’Etat s’était positionné depuis 1962.

Pensant lui aussi que son heure était venue pour contrôler les leviers du pouvoir, avec le soutien du capitalisme international, il plaça ses agents dans le cœur même du système, le ministère de l’Energie, Sonatrach et les banques, afin de travailler à livrer le plus clair des ressources du sous-sol algérien aux majors américains par le truchement d’une loi signée par le premier magistrat du pays.

Cette forfaiture devait achever le processus commencé par le gouvernement Abdelhamid Brahimi et poursuivi par les gouvernements Sid-Ahmed Ghozali et Ahmed Ouyahia qui permirent aux capitalistes étrangers de s’adjuger, en toute quiétude, les fleurons de l’économie nationale et de conquérir, en joint-venture, des parts considérables dans les secteurs de l’industrie, des banques, des télécommunications, de l’hôtellerie et, indirectement, de l’automobile, via le concessionariat, en sus de celles qu’ils détenaient, depuis plusieurs années déjà, dans les hydrocarbures. La riposte ne tarda, heureusement, pas à venir, quoique lentement et avec moins de fracas qu’en 1991, déclenchée, une fois de plus par le segment de l’establishment dit positif. La loi décriée fut rapportée et le fléau de la balance revint, apparemment, à sa place, se parant des couleurs d’un patriotisme économique bien pâles. Le capitalisme légal, qui avait été, contre toute attente, l’un des premiers à parrainer l’idée d’un troisième mandat présidentiel et à avaliser le projet de trituration de la Constitution, choisit ce moment précis pour reprendre à son compte les thèses du néo-libéralisme et tenter de porter l’estocade à la bourgeoisie d’Etat, son ennemi de toujours, de nouveau affaiblie.

III- Le capitalisme légal

De structure familiale, le capitalisme légal possède une tradition ancienne, née dans le sillage de la colonisation qui lui réserva, surtout après le centenaire, quelques espaces d’implantation dans la manufacture et les services comme les limonaderies, les huileries, la torréfaction, le tabac, l’hôtellerie, la bijouterie etc. localisées à Alger, Oran et Constantine.

Ses enseignes emblématiques étaient les Bentchicou, Massali, Hamoud, Tamzali, Tiar, Bouzar, Mansali qui émérgèrent aux côtés des mandataires des Halles de Belcourt et des féodaux latifundiaires grandis sur les Hauts-Plateaux et au Sahara, à l’ombre de Borgeaud, de Raynaud, des Cent Familles et de l’Administration militaire du Sud.

Déclaré, dans un premier temps, entre 1962 et 1978, persona non grata, au grand dam d’un certain Tiano, alors, professeur d’économie politique à l’université d’Alger, venu de celle de Rabat, enseigner l’anti- socialisme, ce capitalisme réapparut, à la faveur des réformes du gouvernement Mouloud Hamrouche qui lui reconnut, en 1989, une place à part entière dans le processus du développement national.

Cantonné dans les secteurs du BTP, du montage électronique, des produits pharmaceutiques, de l’agro-alimentaire, du plastique, des cosmétiques et du textile, il enregistra un boom sans précédent avec l’apparition des groupes Condor, Bya Electronic, Starlight, Cevital, Sim, ETRHB, Biopharm, Tonic… Les success-stories de ce capitalisme-là ne se comptèrent plus et les ménages s’habituèrent à consommer les produits fabriqués par les entreprises de Hamiani, Benamor, Bellat, Othmani, Ramdane, Ezzraïmi, Benhamadi, Rebrab, Haddad, Kerrar, Sahraoui, Chaâbani… A ses vieilles strates d’avant l’indépendance sont venues s’ajouter, à l’époque de Houari Boumediène, celles formées par les anciens moudjahidine et hauts gradés retraités de l’Armée invités à choisir «entre la Révolution et la fortune», suivis par les heureux gagnants à la loterie de la privatisation des «petits copains», durant le mandat de Chadli Bendjedid. D’autres, plus récents, se sont embarqués dans l’aventure de la presse «indépendante», de l’audiovisuel offshore et du football professionnel, les antennes visibles d’un affairisme sous-marin téléguidé.

Quelle est la capacité de ce capitalisme à fournir au développement le rendement attendu par le pays ? Est-il en mesure de conduire, sur une position prédominante, une politique qui servirait les intérêts de la société en général ? Possède-t-il les capitaux suffisants, des cadres de haut niveau et des infrastructures lourdes pour le faire ? A entendre ses courtiers le réclamer dans les forums et les think-tanks, la réponse est oui, à la condition que l’Etat lui déblaye le terrain, déréglemente les secteurs-clefs de l’économie, déflexibilise le travail, rogne sur les budgets sociaux, freine les dépenses publiques, renonce aux grands travaux keynesiens, tout ce que le capitalisme ultra-libéral mondial exige des rares Etats qui lui tiennent encore, tête en Europe, en Amérique latine et ailleurs.

Personne n’ignore, cependant, à commencer par les zélateurs de cette ligne que la recette a échoué dans tous les pays où elle a été expérimentée, outre le fait que le fossé est béant entre les affirmations théoriques et l’envergure réelle du capitalisme national légal qui demeure, essentiellement, familial et, de surcroît, sujet aux tentations du trabendisme et de la sous-traitance pour le compte du capitalisme international.

Les Algériens ne veulent pas de ce capitalisme qui licencie, lamine le pouvoir d’achat, ruine les retraités et les petits épargnants, délocalise pour maintenir les super profits et le train de vie du patronat à leur plus haut niveau.

Encore moins du capitalisme des dictatures de Franco, de Salazar, de Pinochet, de Park Chung Hee, d’Ismet Inonu et des colonels grecs qui avaient sacrifié, au siècle dernier, trois générations de travailleurs de leur pays sur l’autel de l’empire des Samsung, Kia, Fagor, Indesit, Beko, Seat…

A la rigueur, si les néo-libéraux nationaux avaient proposé de construire, sous leur direction - une hypothèse peu plausible - un modèle social-démocrate ou patrons et syndicats garantissent, par le biais d’un dialogue permanent, un équilibre satisfaisant entre investissement, répartition et épargne et veillent à ce que les dividendes ne dépassent pas un certain plafond et que les salaires ne descendent pas en dessous d’un seuil négocié, les Algériens leur auraient, peut-être, prêté oreille et demandé à voir.

Il n’est pas interdit d’en rêver si les préalables d’une telle projection existaient ailleurs que dans leurs fantasmes. Mais voilà, les statistiques publiées par l’ONS, au début de l’année 2013, sont catégoriques et inclinent plutôt au scepticisme, quant aux capacités réelles de ce secteur à concrétiser ces spéculations. La majorité des entreprises privées, plus que petites, à l’exception de quelques-unes, emploient entre 5 et 10 salariés ; elles interviennent dans le créneau des services plus que dans celui de l’industrie ou le montage et la transformation de base se partagent les ratios les plus importants et ne fonctionnent que grâce au puissant soutien bancaire et fiscal de l’Etat. La structure familiale qui est consubstantielle au capitalisme légal n’a pas évolué et n’a, par conséquent, pas permis son ouverture à l’actionnariat, contrairement aux grandes familles bourgeoises étrangères, les Rockefeller, Honda, Berliet, Ricard… qui se sont, depuis longtemps, libérées de ce carcan, après avoir, en plus, soumis plusieurs de leurs générations aux rigueurs de la contre-maîtrise afin de perpétuer le savoir-faire des capitaines d’industrie. A-t-on alors, dans notre cas, affaire, seulement, à un vulgaire capitalisme de la mamelle, auquel on ne connaît aucun parti, incapable de se passer de tuteur, aux appétits disproportionnés, par rapport à sa taille et, déjà, supplanté sur les bancs du Parlement, par les milliardaires représentant le capitalisme informel et les partis conservateurs plus véloces que les organisations patronales dont le nombre avoisine, selon Issad Rebrab, dix-sept, une dispersion des forces qui trahit le manque d’homogénéité de ses expressions structurées ? Oui et non !

Oui, si on se réfère aux scénarios des tripartites auxquelles il se présente, à chaque fois, avec un cahier de doléances de lobby qui ressort plus de la demande d’assistance que d’une vision et d’un programme étayés par une doctrine réaliste et un solide bargaining power. Non, quand on prend en considération les nouvelles tendances que certains de ses leaders manifestent dans leur approche de la croissance, en particulier à l’international, appuyée sur des bassins performants de l’économie intelligente.

IV- La perspective de 2014

A l’approche de 2014, qui constitue un grand virage que le pays s’apprête à négocier avec beaucoup de circonspection, les trois capitalismes algériens donnent l’impression de tenter de se repositionner en fonction des nouvelles réalités nationales, régionales et internationales, en sachant que cela va entraîner, infailliblement, des mises et des remises en cause, des reclassements et aussi des concessions et des renoncements, déterminés, en principe, par la seule envergure et les seuls atouts de chacun. Les révoltes, qui ont déstabilisé les fondations du libéralisme dans de vieux pays, la Grèce et le Canada et dans de plus jeunes, la Turquie et le Brésil, constituent une mine d’enseignements qui leur a appris que le libéralisme n’est plus, forcément, synonyme de démocratie comme l’autoritarisme n’est plus en mesure de produire du mouvement.

Que faire, alors, au moment ou la société algérienne se différencie, s’autonomise, veut vivre son temps et casser les tabous qui la gênent dans sa progression ?

Que faire, alors que la démographie du pays va radicalement changer, à l’horizon 2050, et que le Niger et le Mali frapperont à ses frontières avec plus de 250 millions d’habitants à eux deux ? Les trois capitalismes savent qu’ils vont être obligés de se réviser, structurellement et à s’adapter aux tendances lourdes qui sont en train de dessiner une grande partie de leur évolution future, à défaut de quoi, ils risqueraient de se faire éliminer par plus fort qu’eux. Le capitalisme d’Etat détient les cinq grands nerfs de la politique et de l’économie qui font sa toute puissance : le pétrole, les banques, l’administration, les cadres et les médias qui l’élisent, incontestablement, au rôle de principal acteur du développement du pays, un rôle qu’il pourrait rejouer dans des conditions d’aisance financière autrement plus avantageuses que celles qui prévalaient au cours des années 1970. Aujourd’hui qu’il est sacré pivot régional par les contingences sécuritaires et qu’il constitue le seul point d’équilibre en Afrique du Nord et au Sahel, il dispose d’une marge de manœuvre plus large pour se recentrer sur des tâches macro-économiques qui semblent être à sa portée : réindustrialisation du pays, renationalisation des grandes entreprises qu’il a dû céder dans les années 1990-2000 au capitalisme international, réinsertion de l’armée dans le processus en tant qu’entrepreneur à part entière, installation, en Algérie, de «Chenai» Indiens, modèles exemplaires de partenariat, construction de nouvelles villes, extension vers le Sud, investissement dans l’exploration intensive des gisements de pétrole et de gaz de schiste ainsi que dans l’exploitation, à grande échelle, de l’énergie solaire…

Ses doctrinaires le voient plus proche du modèle chinois, en référence aux dénominateurs communs historiques, idéologiques et sociologiques des expériences sino-algériennes que des modèles allemand et japonais, recommandés par certains économistes qui semblent oublier que l’Algérie n’a jamais été, dans une autre vie, une Prusse dirigée par Bismarck ou un Empire du Soleil levant sur lequel régnait le Meiji. Cette stratégie dont l’observateur voit poindre quelques-unes des cartes maîtresses pèche, néanmoins, par son caractère hésitant et incomplet, conçue qu’elle est dans l’urgence face au brusque et inquiétant renversement de l’équilibre de la balance commerciale et de paiements et sans dire le sort qu’elle compte réserver au capitalisme informel et aux mafias d’Etat, relais du capitalisme international, le nœud gordien de la question.

Le capitalisme d’Etat est-il devenu suffisamment autonome pour s’attaquer à cette forteresse et à ses appuis suractifs en son centre, en soumettant les prédateurs, responsables des scandales de Sonatrach, de BRC et du pétrole noir, aux lois de la République ?

Se résoudra-t-il à dépasser les conflits idéologiques et économiques (voir l’EPAD et Michelin) qui l’opposent au capitalisme légal et à nouer une alliance stratégique avec ses segments qui tirent vers le haut tout en se dégageant des pesanteurs de l’archéo-syndicalisme et en légalisant le pluralisme syndical, plus représentatif ? C’est à l’aune de ces réorientations et à celle de la batterie de bien d’autres – révision des Accords avec l’Union européenne et la Ligue arabe, négociation souveraine de l’entrée de l’Algérie à l’OMC transparence dans la gestion des fonds de garantie, lutte contre l’évasion des capitaux à l’étranger et les paradis fiscaux, ruptures avec les politiques de subvention, remise en selle de l’autonomie des entreprises publiques et de la Banque centrale et contrôle de l’exécution des lois de finances – que l’on évaluera ses capacités à se réformer et à s’engager sur une voie qui le conduirait à évoluer dans un Etat réellement démocratique dont le socle sera formé par les classes moyennes, majoritaires au sein de la société, le projet-phare du président Houari Boumediène. A charge pour le capitalisme légal de s’inscrire dans cette dynamique et d’y occuper une place naturelle en se débarrassant de ses vieux démons qui le firent fustiger sous les mandats d’Ahmed Ben Bella et de Houari Boumediène, la seule alternative qui lui reste pour surclasser le capitalisme informel plus féroce depuis «les révoltes arabes» et sur les effets d'entraînement desquels il parie toute sa mise pour conquérir l’Etat et l’asservir à son idéologie hégémonique.

Face à ces concurrences et à leurs enjeux, face aux mafias d’Etat et aux convoitises du capitalisme international, qu’est-ce que les classes populaires peuvent-elles faire ? Ce sera l’objet du prochain article intitulé «La faillite de l’archéo-syndicalisme ugtiste».


*************

Baisse du prix du baril et hausse des dépenses

Le FMI avertit les pays pétroliers

Par : Meziane Rabhi Mercredi, 09 Octobre 2013 09:50

http://www.liberte-algerie.com/actualite/le-fmi-avertit-les-pays-petroliers-baisse-du-prix-du-baril-et-hausse-des-depenses-208406

L’instance de Bretton Woods recommande aux pays pétroliers de maîtriser leurs dépenses et diversifier leurs économies, actuellement tirées par les hydrocarbures.

Le Fonds monétaire international (FMI) a  averti, hier, qu'une baisse continue des prix du brut pourrait placer les économies des pays exportateurs de la région Mena dans le rouge en raison d'une hausse de leurs dépenses. “Une baisse prolongée des prix du pétrole provoquerait l’apparition de déficits budgétaires dans de nombreux pays exportateurs de pétrole de la région”, a indiqué le FMI, dans son nouveau rapport sur les perspectives économiques mondiales, relevant que “depuis quelques années, l’augmentation des dépenses se traduit par une évolution à la hausse du prix d’équilibre du pétrole (c’est-à-dire du prix du pétrole auquel le budget de l’État est en équilibre), plus rapide que celle des prix du pétrole”. Le FMI note que dans un certain nombre de pays, citant, entre autres, l’Algérie, le prix d’équilibre du pétrole est, par conséquent, supérieur au prix du pétrole indiqué par les projections pour 2014. “Bien que les autres pays affichent des excédents et que le niveau de leur dette publique soit encore relativement faible, la plupart d’entre eux n’ont pas accumulé d’actifs assez rapidement pour constituer des réserves suffisantes pour les générations à venir et pour se protéger d’une baisse des recettes pétrolières”, relève le FMI. La priorité, pour les pays exportateurs de pétrole de la région, selon l'institution de Bretton Woods, “consiste à accroître leur résistance aux chocs des recettes pétrolières tout en diversifiant leur économie au profit d’une main-d’œuvre disponible en rapide expansion”.

Pour le FMI, seuls quelques pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui pourront produire du pétrole pendant encore de longues années et qui ont d’importantes réserves budgétaires disposent de marge de manœuvre nécessaire pour pouvoir mener une politique budgétaire anticyclique en cas de risque de dégradation de la situation ; d’autres pays n’ont que peu, sinon pas du tout, d’espace budgétaire.

Le FMI estime que la politique budgétaire de ces derniers devrait viser à constituer des marges de manœuvre pour les protéger des chocs exercés par les prix du pétrole en trouvant des sources de revenus non pétroliers et en maîtrisant des dépenses courantes difficiles à éliminer, tout en maintenant des dépenses sociales et des dépenses d’équipement de haute qualité afin d’appuyer la diversification de l’économie, la croissance et l’accumulation de patrimoine au profit des futures générations. “L’adoption de mesures pour améliorer la qualité de l’éducation et mieux adapter cette dernière aux besoins du secteur privé, en même temps que des mesures visant à promouvoir l’entrepreneuriat et la participation des femmes au marché du travail, pourrait renforcer la croissance du PIB hors pétrole et réduire le recours à des dépenses budgétaires financées par les recettes pétrolières en tant que source de la croissance économique”, suggère le rapport.

Le FMI indique que les pays de la région devront en priorité améliorer le cadre sociopolitique, renforcer la stabilité macroéconomique, réduire les déséquilibres budgétaires et extérieurs et mettre en œuvre des réformes visant à promouvoir une croissance durable et solidaire, poursuivre le processus de diversification et créer des emplois. Dans ses nouvelles estimations, le FMI prévoit pour l’Algérie une croissance du PIB de 3,1% en 2013 et de 3,7% en 2014, contre 3,3% en 2012. L’inflation devrait baisser à 5% cette année et à 4,5% en 2014, contre 8,9% en 2012. Le solde extérieur courant restera positif pour s’établir à 1,8% du PIB en 2013  et à 1,2% en 2014, alors qu’il était de 5,9% en 2012.

Quant au taux de chômage, il se situe à 10% en 2013, et devra légèrement baisser à 9,8% en 2014.


*************

Algerians Cry Currency as Euro Black Market Thrives

By Salah Slimani & Caroline Alexander - Oct 7, 2013 4:53 PM GMT+0200

http://www.bloomberg.com/news/2013-10-06/algerians-amass-black-market-euros-as-arab-spring-drives-demand.html

Across the street from the parliament, courthouse and main police station in central Algiers is the country’s biggest illegal market for foreign exchange.

“Currency, currency!” Nadir, 28, shouts out to passing cars from his spot on the curb of Port Said Square in the Algerian capital. “Come here for your currency!” He’s among dozens of money changers milling around the gardens of the sunbaked esplanade overlooking the Mediterranean, chatting on mobile phones and counting crisp dinar notes. Last week, their going rate was a record 150 dinars ($1.84) per euro, almost 40% percent more than the official price.

Underlying the increased demand for black-market money is the concern regional conflagration may spread. Revolts in nearby countries have left President Abdelaziz Bouteflika as North Africa’s longest-serving leader, while reviving memories of Algeria’s own civil war in the 1990s. His government has ramped up spending to ward off unrest, helping drive inflation to a 15-year high last year, and pushing Algerians into the currency and real-estate markets as they seek to shield savings.

“To protect themselves against inflation, and therefore the devaluation of the dinar, Algerians are investing in property, gold and foreign currencies,” Abderrahmane Mebtoul, a professor of economics at the University of Algiers, said in an interview. “It is a way of looking for security.”

Alicante Apartment

Malek, 48, said he bought euros on the black market last year and took the cash by ferry to southern Spain, where he purchased a three-bedroom apartment in Alicante for 50,000 euros ($68,000) -- and found most of his neighbors were Algerians too.

Through official channels, Malek wouldn’t be allowed to buy more than 140 euros for travel, or take more than 7,200 euros a year out of the country. It’s those curbs that have created a thriving black market, not any shortage of foreign currency. The nation’s $190 billion stockpile of reserves is among the world’s biggest.

While Algeria’s currency rules are tighter than other regional countries, it’s not the only one that finds cash is leaking abroad. As much as $50 billion leaves Africa illicitly every year, according to a United Nations Economic Commission for Africa report in May. The African Development Bank and Global Financial Integrity cited Egypt, South Africa and Nigeria among other countries with large outflows.

‘Algerian Approach’

Nadir says laws make it unprofitable for anyone to offer foreign exchange legally. Since 1997, no one has opened an authorized currency bureau, even though the central bank has awarded about 40 licenses. He and others interviewed declined to give surnames because their business is illicit.

Officials are likely to keep turning a blind eye to the black market, said Riccardo Fabiani, a North Africa analyst at Eurasia Group.

“It’s a typical Algerian approach,” he said in an interview. “Everyone acknowledges the problems but there are so many constraints, interests groups and lobbies, that the regime can’t do anything. Changing the status quo could trigger a reaction that could be potentially dangerous.”
In October 2010, authorities made the use of checks compulsory for large transactions. An increase in prices that followed led to demonstrations, and the measure was withdrawn.

Port Said Square, known locally as Exchange Square, has a market that works like any international bourse, where rates based on supply and demand change daily, according to Yacine, another money changer. The market is characteristic of Algeria’s black economy, an informal sector representing about 60 percent of gross domestic product.

“If the state puts some order in this market, it would create hundreds of permanent jobs and generate a huge amount of money,” Mouloud Hedir, a former director general of trade in the Ministry of Commerce, said in an interview.

‘More Privacy’

Yacine, 35, says that apart from Algerians seeking to invest in property, his other main customers are businessmen importing Chinese products.

For large trades, the money changers take clients to quiet side streets leading to the Kasbah, the scene of bitter fighting against the French during the war for independence that ended in 1962. Transactions often conclude in parked cars, though some of the biggest deals take place indoors.

“Grocery shop,” reads a sign outside a store in the Belcourt district. Inside, at the back, there’s a discreet illegal exchange bureau outfitted like a bank with a metallic safe and two counting machines.

“People who have large sums to exchange prefer the shop because there’s more privacy,” says its owner, Driss, 35. Rates are the same as in the square and Driss says he knows most of his customers. Today, the rate was 146.5 dinars per euro.

Even with cash transactions taking place daily, Nadir says no one has been robbed or arrested in the five years he has worked as a money changer. As he meanders through the gardens of Port Said Square, overlooked by white, colonial-era buildings, Nadir says his biggest concern is bringing home less money because of competition as the ranks of traders swell.

“Two years ago, I made about 30 to 100 euros a day,” he said. “Now, I’d be lucky to get about 20.”

To contact the reporters on this story: Salah Slimani in Cairo at sslimani2@bloomberg.net; Caroline Alexander in London at calexander1@bloomberg.net

To contact the editor responsible for this story: Andrew J. Barden at barden@bloomberg.net

***************

Le commerce extérieur de l'Algérie en 1960
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/medit_0025-8296_1961_num_2_3_1011


Les tribus privilégiées en Algérie dans la première moitié du XIXe siècle ( 1801 - 1900 )
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/ahess_0395-2649_1966_num_21_1_421348
Signaler au modérateur   Journalisée
Pages: 1 ... 16 17 18 [19] |   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à:  

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.21 | SMF © 2006-2011, Simple Machines
SMFAds for Free Forums
XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !
Page générée en 0.063 secondes avec 22 requêtes.