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Auteur Fil de discussion: France-Algérie : Des millions de faux dinars algériens imprimés à Lyon, 12 perso  (Lu 16737 fois)
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« le: 27/10/2009 - 10:10:59 »

Des millions de faux dinars algériens imprimés à Lyon, 12 personnes écrouées

(AFP) – Il y a 23 heures
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5jxMhoVwIGVskeyDAEzlKMUa0j8_g

LYON — Une imprimerie ayant fabriqué des centaines de millions de faux dinars algériens a été découverte à Lyon et douze hommes, âgés de 30 à 60 ans, ont été mis en examen et écroués dimanche.

La police judiciaire de Lyon, qui avait mis en place une surveillance depuis avril, a arrêté en flagrant délit en fin de semaine douze Français, dont certains sont membres présumés du grand banditisme lyonnais ou marseillais.

Mis en examen pour association de malfaiteurs et contrefaçon notamment, ils ont tous été placés sous mandat de dépôt dimanche.

Dans l'imprimerie, qui avait pignon sur rue dans le 3e arrondissement de Lyon, les policiers ont découvert du papier fiduciaire algérien, provenant d'un vol à main armé perpétré à Marseille en 2006, ainsi que des planches de billets imprimés et 30.000 billets de 1.000 dinars (10 euros) prêts à l'emploi.

Le réseau a déjà écoulé au moins 200.000 billets de 1.000 dinars, soit près de 2 millions d'euros, selon la même source.

"C'est l'une des plus importantes affaires de fausse monnaie en France ces dix dernières années", a-t-on estimé de source proche de l'enquête.

L'enquête, menée sous l'autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), par les polices judiciaires de Lyon et Marseille, avec l'appui de l'office central français de répression du faux monnayage, n'a pas encore établi comment les faux dinars, dont une partie transitait par Paris, étaient écoulés en Algérie.

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Des faux dinars par millions
Créé le 27.10.09 Elisa Frisullo
http://www.20minutes.fr/article/358439/Lyon-Des-faux-dinars-par-millions.php

Ils avaient, selon les enquêteurs, mis au point des billets « presque parfaits ». Douze hommes ont été mis en examen et écroués dimanche à Lyon pour avoir participé à la contrefaçon de millions de billets de mille dinars algériens, fabriqués dans une imprimerie de la rue du Lac (3e). Six mois d'enquête et de surveillance auront été nécessaires à la police judiciaire (PJ) de Lyon et de Marseille pour démanteler ce réseau de fausse monnaie, le plus important découvert en France ces douze dernières années. A l'imprimerie, les enquêteurs ont trouvé quantité de planches de papier, de faux billets et de matériel de professionnel. Ainsi que deux rouleaux de papier fiduciaire algérien - du papier bancaire prêt à être imprimé - provenant d'un vol à main armé commis à Marseille en novembre 2006.

« Ces rouleaux ont été remis par des malfaiteurs marseillais au réseau lyonnais en septembre dernier, à Cavaillon [Vaucluse]. Ils ont été stockés dans un entrepôt de Villeurbanne, puis transférés dans le 3e », a précisé hier le directeur de la PJ de Lyon, Claude Catto. Une fois imprimés, les billets étaient numérotés à Saint-Etienne par un informaticien. Lors de leurs interpellations mercredi à Saint-Genis-Laval, les faussaires se préparaient à vendre 48 000 billets. Et 250 000 coupures (vendues 3 à 4 euros pour une valeur de 10 euros) auraient déjà été écoulées par le réseau lyonnais, dont d'autres membres ont été arrêtés à Marseille, Montélimar, Saint-Etienne et Paris. « Ils s'apprêtaient à se lancer dans la production de masse », a indiqué la PJ. Ces délinquants, dont certains sont fichés au grand banditisme, encourent jusqu'à trente ans de réclusion.

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Des Marseillais impliqués dans un trafic de faux dinars

Publié le mardi 27 octobre 2009  Laetitia Sariroglou
http://www.laprovence.com/articles/2009/10/27/949028-A-la-une-Des-Marseillais-impliques-dans-un-trafic-de-faux-dinars.php

Deux imprimeries ont été découvertes, à Naples et à Lyon

Le mystérieux braquage d'un poids lourd autrichien, commis à l'aube du 30 novembre 2006, sur l'autoroute à hauteur des Arnavaux, à Marseille, à l'occasion duquel 44 rouleaux de papier fiduciaire vierge (20 tonnes) avaient été dérobés, a, peut-être, été résolu. Du moins dans sa finalité.

En fin de semaine dernière, deux vastes coups de filet ont été menés dans le milieu de la fausse monnaie par les directions économique et financière des polices judiciaires de Marseille et de Lyon, sous la houlette de l'Office central de répression du faux monnayage (OCRFM). Au départ de ces deux enquêtes de longue haleine, la découverte de deux imprimeries qui fabriquaient des faux billets de 1000 dinars algériens (10 euros), vraisemblablement à partir des feuilles de papier fiduciaire volées à Marseille.

345 000 coupures

La première était démantelée à Naples, en Italie, en janvier dernier, par la Guarda des Financa de Naples. À l'intérieur, les policiers découvraient 345 000 coupures de 1000 faux dinars algériens, fabriqués "à l'ancienne", à l'aide de plaques offset. Un renseignement d'Interpol avait mené les policiers de la PJ marseillaise sur la piste locale.

Des Marseillais étaient en effet soupçonnés d'être les commanditaires de ce vaste trafic. En fin de semaine dernière, six personnes étaient donc interpellées et trois ont été présentées hier matin devant un juge de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Ces trois hommes, âgés de 31, 49 et 38 ans, dont le fils d'un ancien membre du gang de "La Brise de mer", ont été mis en examen pour "trafic international de fausse monnaie" et écroués.

Ces interpellations avaient été déclenchées au même moment où la PJ marseillaise, notamment la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), avait été sollicitée par son homologue lyonnaise pour procéder à l'arrestation de trois autres Marseillais, soupçonnés d'être impliqués dans une affaire étrangement similaire. Là, c'est dans le 3e arrondissement de Lyon, qu'une imprimerie clandestine avait été délogée au beau milieu d'un atelier insalubre.

Le réseau lyonnais disposait de rouleaux entiers de papier fiduciaire (plus de 17 000 feuilles), avec la trame et le filigrane sécurisé, qui étaient destinés à la fabrication officielle de la monnaie algérienne. Les rouleaux, d'un poids moyen de 400 kg, proviendraient aussi du braquage à Marseille de 2006.

Quatorze personnes ont été interpellées le 22 octobre dernier, dont trois Marseillais ou de la région : un habitant de Meyrargues, âgé de 49 ans, connu pour association de malfaiteurs et homicide, un gérant de bar marseillais de 43 ans et un garagiste de Trets de 52 ans connu pour des cambriolages.

En septembre dernier, un rendez-vous clandestin avait été organisé dans la zone industrielle de Cavaillon. C'est là que deux des trois Marseillais impliqués auraient remis trois rouleaux de papier fiduciaire aux faux-monnayeurs lyonnais. Ils ont aussi été mis en examen. Reste désormais pour les deux PJ, marseillaise et lyonnaise, à savoir comment ces faux dinars étaient écoulés en Algérie.

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Fausse monnaie, vrais truands
Un réseau de fabricants de faux dinars opérait à Lyon.

Metro Xavier Thouvenot 26-10-2009 19:42
http://www.metrofrance.com/info-locale/fausse-monnaie-vrais-truands/pijz!2Tb@nDsXphexVTzQ3XxACQ/

La police judiciaire de Lyon vient de démanteler un réseau de fabricants de fausse monnaie de dinars algérien qui s’était monté sur Lyon. Douze hommes, âgés de 30 à 60 ans, interpellés mercredi dernier, ont été mis en examen et écroués dimanche.

Belle prise

C'est l'une des plus importantes affaires de fausse monnaie en France ces dix dernières années", a estimé Claude Catto, directeur interrégional de la police judicaire de Lyon. La PJ vient de démanteler un réseau complet de faussaires, qui agissait à deux pas de la Part-Dieu. "Grâce à un renseignement, nous avons eu connaissance il y a six mois de la mise en place d’un projet de fabrication de fausse monnaie à partir de rouleaux de papier fiduciaire provenant d’un vol à main armé perpétré à Marseille en 2006", a-t-il poursuivi.

L’équipe de truands s’est montée grâce à la complicité d’un imprimeur, situé dans le 3ème ar. de Lyon, et d’un informaticien stéphanois qui a numéroté les billets de façon aléatoire. Comme les auteurs ont utilisé du papier fiduciaire, la police a évité la mise en circulation quasi indétectable d’environ 2 millions de billets, grâce aux 4 rouleaux que les truands disposaient, dont deux, pesant 400 kg avait été stockés dans un entrepôt à Villeurbanne. Dans l’imprimerie, 30 000 billets de 1000 dinars (10 euros) prêts à l’emploi ont été retrouvés. Le réseau a déjà écoulé au moins 200.000 billets de 1.000 dinars, soit près de 2 millions d'euros.

L'enquête, menée sous l'autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), par les PJ de Lyon et Marseille n'a pas encore établi comment les faux dinars, dont une partie transitait par Paris, étaient écoulés en Algérie.

Le braquage de Marseille a entraîné la perte de 40 rouleaux de papiers fiduciaire. Une partie du stock s’est retrouvé en Italie à Naples. Une imprimerie engagée dans la fausse monnaie, a aussi été fermée en janvier.

30 ans
La contrefaçon ou falsification de monnaie est punie par une peine de 30 ans de réclusion criminelle et 450 000 euros d’amende, selon le code pénal.


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La PME, les voyous à l'ancienne et les 9 kilomètres de faux dinars algériens
LE MONDE | 26.10.09 Richard Schittly
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/10/26/la-pme-les-voyous-a-l-ancienne-et-les-9-kilometres-de-faux-dinars-algeriens_1258851_3224.html

C'est un décor digne d'un film de Melville. Un atelier insalubre, au bout d'une rue délavée, à deux pas du quartier d'affaires de la Part-Dieu, dans le 3e arrondissement de Lyon, dans lequel une imprimerie fabriquait sans prétention cartes de visite et prospectus. Mais ce n'est pas du cinéma.

Dans ce lieu anonyme, la police judiciaire de Lyon a découvert le dernier chaînon d'un réseau complet de contrefaçon de monnaie, démantelé d'un coup, jeudi 22 octobre, par l'arrestation simultanée d'une quinzaine de personnes. Ce réseau venait de mettre au point la fabrication de faux billets de 1 000 dinars algériens (10 euros) sur une machine offset.

A l'heure des officines informatisées, qui crachent quelques euros de factures variables sur des imprimantes laser, l'affaire peut paraître démodée. Elle est retentissante. Le réseau lyonnais disposait de rouleaux entiers de papier fiduciaire, avec la trame et le filigrane sécurisés, qui étaient destinés à la fabrication officielle de la monnaie algérienne.

Chaque rouleau pèse 400 kilos. Ce qui représente 9 kilomètres de papier pour une quantité industrielle de billets. Le lot provenait d'une attaque de camion, à Marseille en 2006, qui transportait une vingtaine de rouleaux. Une partie de ce papier serait apparue à Naples en janvier 2009.

Le réseau lyonnais disposait d'au moins trois rouleaux, selon les investigations de la direction interrégionale de police judiciaire de Lyon (DIPJ), menées avec l'office central de répression du faux monnayage (OCRFM). Les perquisitions ont permis de découvrir un sac de billets fraîchement fabriqués, ainsi que des plaques en quadrichromie, prêtes à l'emploi. Les faux-monnayeurs présumés, mis en examen et écroués dimanche dans le cadre d'une instruction ouverte par la juridiction inter-régionale spécialisée (JIRS) de Lyon, étaient au seuil d'une production active, après un long processus de mise au point, ponctué de réunions dans un fast-food.

Selon la PJ, les rôles étaient répartis. Deux frères pour l'impression, un père et son fils pour le massicotage, un informaticien pour ajouter des numéros de série sur les billets : tous recrutés par d'anciens truands à l'âge respectable, suspectés d'avoir fourni la matière première en lien avec le milieu marseillais.

L'un affiche un passé chargé de proxénète et de braqueur. Un autre cachait quelques armes et une Ferrari dans le garage de sa mère, près de Saint-Etienne. Un troisième recelait meubles et objets d'art à ses heures perdues. Un quatrième s'était illustré dans la contrefaçon de chèques avant de se lancer dans les faux dinars. Une galerie de voyous à l'ancienne qui aurait pu inspirer Melville.

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Des millions de faux dinars algériens imprimés en France
infosoir.com 26/10/2009
http://www.infosoir.com/edit.php?id=106057

Une imprimerie qui avait déjà fabriqué et mis en circulation des centaines de millions de faux dinars destinés à être écoulés en Algérie a été découverte à Lyon, dans le centre de la France. La police française a estimé qu’il s’agissait là d’une des plus importantes affaire de fausse monnaie découverte dans l’hexagone au cours de ces dix dernières années a appris l’AFP de source judiciaire.12 personnes impliquées ont été écrouées et mises en examen. La police judiciaire de Lyon, qui avait mis en place un dispositif de surveillance de l’imprimerie depuis le mois d’avril, a procédé à l’arrestation, en flagrant délit en fin de semaine, de 12 individus de nationalité française âgés de 30 à 60 ans, dont certains sont des membres présumés du grand banditisme lyonnais ou marseillais. Mis en examen pour association de malfaiteurs et contrefaçon, ils ont été placés sous mandat de dépôt. Dans l'imprimerie qui avait pignon sur rue dans le 3e arrondissement de Lyon, les policiers ont découvert du papier fiduciaire algérien, provenant d'un vol à main armé perpétré à Marseille en 2006, des planches de billets imprimés et 30 000 billets de 1 000 dinars, (10 euros) prêts à l'emploi. Le réseau des faussaires a déjà écoulé au moins 200 000 billets de 1 000 dinars, soit l’équivalent de 2 millions d'euros, selon la même source. L'enquête a été menée sous l'autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), par les polices judiciaires de Lyon et de Marseille, situés sur le littoral méditerranéen, avec l'appui de l'office central français de répression de la fabrication de la fausse monnaie. Elle n'a pu encore établir comment les faux dinars, dont une partie transitait par Paris, étaient ensuite écoulés en Algérie.

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DÉMANTÈLEMENT D’UN RÉSEAU DE FAUSSAIRES À LYON
20 milliards de faux dinars saisis

27 Octobre 2009 - Tahar FATTANI
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2009-10-27/68965.html

Spécialisé dans la fabrication de faux billets de banque algériens, un réseau de 12 personnes d’origine française a été démantelé à Lyon.

Attention! Les faux billets inondent le marché financier algérien. La fausse monnaie n’est pas seulement fabriquée en Algérie, mais elle est importée de... France. Environ 20 milliards de centimes en fausse monnaie ayant transité par Paris sont écoulés en Algérie. La police judiciaire de Lyon a découvert une imprimerie qui fabriquait des centaines de millions de faux dinars. Les mêmes services de sécurité ont procédé dimanche dernier à l’arrestation d’une bande de 12 malfaiteurs qui fabriquaient cette fausse monnaie, a rapporté hier l’agence AFP. Les faussaires ont été mis en examen pour association de malfaiteurs et contrefaçon, écroués et mis sous mandat de dépôt.
Lors de cette intervention policière, des planches de billets imprimés et 30.000 autres billets de 1000 dinars prêts à l’emploi, ont été découverts. Ce qui laisse entendre que cette mafia a imprimé, au moins, 300 millions de dinars en faux billets, dont 200 millions ont transité par l’Algérie. Cela sans compter les autres billets ayant échappé au contrôle. A la suite de cette arrestation, les enquêteurs français ont déclaré, sous l’anonymat, que cette affaire reste «l’une des plus importantes affaires de fausse monnaie en France ces dix dernières années». Selon toute vraisemblance, la mafia lyonnaise travaillait en coopération avec les malfaiteurs marseillais. Car, la police a, aussi, découvert dans cette imprimerie des rouleaux de 400 kg de papier fiduciaire, avec la trame et le filigrane sécurisés, qui étaient destinés à la fabrication officielle de la monnaie algérienne, provenant d’un vol à main armé perpétré à Marseille en 2006.

Le réseau lyonnais disposait d’au moins trois rouleaux, selon les investigations de la direction interrégionale de police judiciaire de Lyon. Les perquisitions ont permis de découvrir un sac de billets fraîchement fabriqués, ainsi que des plaques en quadrichromie, prêtes à l’emploi. Les faux-monnayeurs étaient au seuil d’une production active, après un long processus de mise au point, ponctué de réunions dans un fast-food. Selon la PJ, les rôles étaient répartis. Deux frères pour l’impression, un père et son fils pour le massicotage, un informaticien pour ajouter des numéros de série sur les billets: tous recrutés par d’anciens truands à l’âge respectable, suspectés d’avoir fourni la matière première en lien avec le milieu marseillais.

L’un affiche un passé chargé de proxénète et de braqueur. Un autre cachait quelques armes et une Ferrari dans le garage de sa mère, près de Saint-Etienne. Un troisième recelait meubles et objets d’art à ses heures perdues. Un quatrième s’était illustré dans la contrefaçon de chèques avant de se lancer dans les faux dinars.

L’enquête, menée sous l’autorité de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs), par les polices judiciaires de Lyon et Marseille, avec l’appui de l’Office central français de répression des faux-monnayairs, n’a pas encore établi comment les faux dinars, dont une partie transitait par Paris, étaient écoulés en Algérie. Dans le cas où une telle somme avait été écoulée, réellement, en Algérie, la main algérienne ne peut en aucun cas être étrangère. Il devait y avoir, sans doute, une complicité des faux monnayeurs algériens dans cette affaire.

A noter que la fabrication de faux dinars à l’étranger n’est pas nouvelle. La mafia française n’est pas la seule qui «exporte» à l’Algérie de la fausse monnaie. Le mois de janvier dernier, la police financière italienne (GDF) a saisi, dans une imprimerie clandestine de la région de Naples (sud), de faux dinars algériens d’une valeur totale d’environ 3,5 millions d’euros.

Les faux billets saisis sont d’une qualité très élevée car ils ont été imprimés sur du vrai papier à billet avec les filigranes, muni d’un fil de sécurité, provenant probablement d’une entreprise de ce secteur. A cela s’ajoute bien entendu la fabrication locale. En Algérie, le trafic de dinars prend, malheureusement, de l’ampleur. Les services de sécurité annoncent des saisies de sommes importantes de faux billets. Les wilayas de l’Est, notamment Batna, Oum El-Bouaghi et Annaba sont les régions où les services de sécurités annoncent de nombreuses arrestations des trafiquants de faux billets.

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La Banque d’Algérie s’est saisie de l’affaire
Par Hocine Lamriben Edition El Watan du 29 octobre 2009
http://www.elwatan.com/La-Banque-d-Algerie-s-est-saisie

La fausse monnaie risque d’inonder le marché algérien. En une semaine, les différents services de la police judiciaire française ont réussi à démanteler deux réseaux de fabrication de faux dinars algériens à Lyon et à Marseille.

Le premier réseau a déjà écoulé au moins 200 000 billets de 1000 DA, soit près de 2 millions d’euros, révèle la police judiciaire lyonnaise, sans pour autant s’étaler sur les procédés de rapatriement de cette fausse monnaie, les inquiétudes des opérateurs économiques et de simples citoyens commencent à se faire ressentir. Pour le moment, les autorités officielles n’ont pas encore réagi.

L’attaché de presse au ministère des Finances, nous a conseillé de prendre contact avec les services de la Banque d’Algérie, « concernée » par cette question. Une source de la plus haute autorité monétaire du pays a laissé entendre que le gouverneur de la Banque d’Algérie s’est saisi de l’affaire, et des scénarios de parade sont actuellement en discussion. Entre autres moyens de défense suggérés, la Banque d’Algérie entend renforcer le contrôle des flux de capitaux à destination de l’Algérie afin de détecter la fausse monnaie en circulation. La Banque d’Algérie pourrait se constituer aussi partie civile et introduire une plainte contre X afin d’enclencher des procédures judiciaires pour remonter la filière du trafic. Il s’agit aussi d’aller au-delà des faits et vérifier si les faux-monnayeurs ont d’autres intentions que celle liées au gain. C’est dire que l’acte ne relève aucunement d’un simple fait divers, mais porte les caractéristiques d’un véritable crime économique. Quoi qu’il en soit, la même source confirme que l’affaire est sérieusement prise en charge au niveau de la Banque d’Algérie. Par ailleurs, un banquier a affirmé, sous couvert de l’anonymat, que « les banques sont dotées de compteuses intelligentes qui peuvent détecter la fausse monnaie ».

Le marché informel demeure le réceptacle idéal pour l’écoulement de toutes sortes de faux billets. « Au niveau de l’économie informelle, c’est une autre histoire. Il faudrait encore plus de vigilance », soutient-il. Pour rappel, la police judiciaire lyonnaise a arrêté en flagrant délit, en fin de semaine, douze Français, dont certains sont membres présumés du grand banditisme lyonnais ou marseillais. Mis en examen pour association de malfaiteurs et contrefaçon, ils ont été écroués dimanche dernier. Une imprimerie servant de lieu de fabrique de centaines de millions de faux dinars algériens a été découverte ainsi que plusieurs rouleaux de papier fiduciaire algérien, provenant d’un vol à main armée perpétré à Marseille en 2006. A l’époque, les autorités algériennes n’avaient soufflé mot sur ce braquage pour le moins intriguant.

Des mauvaises langues soutiennent qu’Alger n’avait pas déposé plainte. Dans la même fabrique, des planches à billets imprimés et 30 000 billets de 1000 DA (10 euros) prêts à l’emploi, étaient retrouvés. Le réseau a déjà écoulé au moins 200 000 billets de 1000 dinars presque « parfaits », soit 2 millions d’euros. Comment ? Aucune réponse n’est fournie par la police judiciaire. Par ailleurs, un autre réseau de faussaires de billets algériens composé de 15 personnes a été démantelé lundi à Marseille. Similaire à celui de Lyon, ce réseau fabriquait de faux billets, en usant du même papier fiduciaire volé en 2006, destiné à la Banque centrale d’Algérie. Le papier fiduciaire volé comportait les trois signes de sécurité, à savoir banque holographique, filigrane et fil nécessaires à la fabrication des dinars algériens. Trois personnes ont été mises en examen à Marseille pour association de malfaiteurs en vue de contrefaçon de dinars algériens, indiquait l’AFP, citant des sources judiciaires.

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La france attend d’être saisie par l’algérie
20 milliards en faux billets dans la nature

Par : Amer Ouali  LIBERTE Jeudi 29 Octobre 2009
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=124174

De faux billets de  1 000 DA imprimés en France et en Italie avec du papier destiné à la Banque centrale d'Algérie : voilà une affaire sur laquelle les autorités gardent un énigmatique silence, y compris auprès des enquêteurs français qui l'ont mise à jour.

“On attend que l'État algérien se manifeste d'une manière ou d'une autre”, a observé le directeur de la police judiciaire de Lyon lors d'une conférence de presse consacrée à cette découverte. Car l'affaire a beau se dérouler en Europe, c'est l'économie algérienne qui en pâtit. C'est un réseau de fabricants de faux dinars, capables d'imprimer des “billets quasiment parfaits” grâce à du papier fiduciaire volé, qui a été démantelé à Lyon et Marseille. Pour les enquêteurs français, c'est une belle opération qui constitue le premier démantèlement d'imprimerie clandestine en France depuis plus de 10 ans. Pour le responsable de la division économique et financière de la Police judiciaire (PJ) de Lyon, Jean-François Ligout, “la spécificité de cette affaire vient du fait que le papier utilisé était destiné aux banques centrales”. Il provenait d'une cargaison d'une quarantaine de rouleaux subtilisés lors d'une attaque à main armée à Marseille en novembre 2006. Deux à trois de ces rouleaux, permettant chacun de fabriquer jusqu'à 500 000 billets, soit 500 millions de DA, avaient été retrouvés à Naples, en Italie, en janvier 2009. Mis sur la piste des trafiquants, les enquêteurs ont pu assister, en septembre, à la remise de trois de ces rouleaux par des voyous marseillais au réseau lyonnais. Mais ils n'ont retrouvé que deux rouleaux intacts, le troisième étant en cours d'utilisation. Selon la PJ, ces faux-monnayeurs avaient déjà réussi à écouler au moins 200 000 faux billets. “L'essentiel du réseau a donc été neutralisé” avant qu'une “production de masse” ait pu se mettre en place, a précisé le directeur adjoint de la PJ, Michel Neyret, ajoutant que les billets, d'une valeur de 10 euros, étaient revendus 3 à 4 euros chacun. Les 12 délinquants constituant le réseau lyonnais, interpellés mercredi, notamment à Paris et Marseille après quelques mois d'investigation, ont été inculpés et écroués dimanche pour association de malfaiteurs et contrefaçon.

Ces hommes, âgés de 30 à 60 ans et dont certains étaient connus pour des faits de grand banditisme, encourent 30 ans de réclusion criminelle. Deux frères, imprimeurs dans le centre de Lyon, constituaient “le maillon essentiel du réseau” : des milliers de billets ont été saisis dans leur entreprise.

Le papier fiduciaire volé comportait déjà les trois signes de sécurité (bande holographique, filigrane et fil) nécessaires à la fabrication des dinars algériens (alors que l'euro en compte soixante), ce qui a facilité la tâche des faussaires. “Il leur restait à ajouter le visage et le montant, ainsi que les numéros du billet”, a souligné M. Ligout. L'enquête a révélé que l'étape de la “numérotation” était réalisée par un informaticien basé à Saint-Étienne et qui avait mis au point un logiciel spécifique. “Les billets étaient quasiment parfaits”, a ajouté M. Ligout.

Ce n'est pas la seule affaire : trois personnes ont été également inculpées, lundi, à Marseille, pour association de malfaiteurs en vue de contrefaçon de dinars algériens. Il s'agit d'un réseau distinct de celui de Lyon. Le juge Dominique Voglimacci de la seconde ville de France et le parquet ont requis un mandat de dépôt contre ces suspects qui devaient passer dans la soirée devant le juge des libertés et de la détention. Comme dans le dossier lyonnais, l'affaire marseillaise a démarré avec le braquage, en novembre 2006, d'un camion transportant des rouleaux de papier fiduciaire destinés à la Banque centrale d'Algérie et qui ont servi à la fabrication de faux dinars.

Une première personne, suspectée d'avoir recelé le poids lourd dans un hangar de la région, avait été écrouée dans ce dossier en 2007 par la juge Fabienne Adam du Tribunal de grande instance (TGI) de Marseille, avant d'être remise en liberté. Dans un second temps, le TGI d'Aix-en-Provence avait été saisi après l'arrestation de deux Tunisiens porteurs d'une valise pleine de faux dinars à l'aéroport de Marignane, proche de Marseille. L'affaire avait franchi un dernier pas avec la découverte de certains rouleaux marseillais en janvier 2009 dans une imprimerie clandestine du sud de l'Italie.

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