Algerieinfo.com Forum
20/09/2017 - 21:04:57 *
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous inscrire.

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Nouvelles: Bienvenue sur le forum d'Algerieinfo.com qui respecte la liberté d'opinion et d'expression pour discuter librement, civilement, intelligemment et cordialement et merci d'avance de respecter le règlement du forum : respect des convenances, pas d'insultes, pas de dénigrement, pas de propos racistes, xénophobes ou calomnieux. Tous les messages postés sur ce forum expriment la vue et opinion de leurs auteurs respectifs, et non pas des administrateurs, ou modérateurs, ou webmasters (excepté les messages postés par eux-même) et par conséquent ne peuvent pas être tenus pour responsables. Les administrateurs et modérateurs de ce forum s'efforceront de supprimer ou éditer tous les messages à caractère répréhensibles aussi rapidement que possible. Toutefois, il leur est impossible de passer en revue tous les messages. Les opinions exprimées dans le forum sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.
 
   Accueil   Aide Rechercher Identifiez-vous Inscrivez-vous  
Pages: [1] |   Bas de page
  Imprimer  
Auteur Fil de discussion: Servier a tenté de neutraliser des experts critiques envers l'Isoméride  (Lu 43472 fois)
radar
Jr. Member
**
Hors ligne

Messages: 88



« le: 23/12/2010 - 09:28:41 »


Actualités sur le médicament Servier MEDIATOR

Servier a tenté de neutraliser des experts critiques envers l'Isoméride

(AFP) – 23/12/2010
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gxa52-vPjdGeKQrzhY_oRKowf0GA?docId=CNG.d7979b542c64e106e5380a89d31d92e1.301

PARIS — Les laboratoires Servier, qui commercialisaient l'Isoméride et le Médiator, avant leur interdiction, ont tenté d'utiliser l'intimidation pour "neutraliser" des experts médicaux trop critiques, selon Libération qui publie jeudi un "fax confidentiel" de la société.

Dans ce fax daté du 22 mars 1996 que le journal s'est procuré, Madeleine Derôme-Tremblay, présidente de Servier Amérique (et actuelle épouse de Jacques Servier), demande à la société Wyeth*, qui commercialise l'Isoméride aux Etats-Unis, de "préparer et de nous soumettre plusieurs plans qui pourraient neutraliser ces messieurs, sans paraître comme agressifs envers eux".

"Ces messieurs", ce sont l'épidémiologiste français Lucien Abenhaim et son collègue américain Stuart Rich, auteurs d'une étude sur l'Isoméride remise en 1995 à l'Agence du médicament. L'agence française interdit alors toute prescription de l'Isoméride en France, mais le médicament est autorisé en 1996 aux Etats-Unis jusqu'à son retrait en 1997.

"Coïncidence", d'après les informations de Libération, le professeur Abenhaim a reçu à cette époque des petits cercueils à domicile.

D'autres acteurs subissent des pressions toujours anonymes, sans que jamais le lien soit fait avec Servier, souligne le quotidien.

Un haut responsable de l'Agence du médicament français a ainsi été menacé de mort par téléphone, un journaliste a été inquiété par des détectives privés et une avocate belge travaillant pour les victimes américaines a reçu une photo de sa fille allant à l'école.

Selon Libération, Wyeth a dû provisionner 21 milliards de dollars (16 milliards d'euros) pour indemniser les victimes américaines de l'Isoméride.

*Wyeth: depuis 2009, société appartenant à Pfizer Inc. (Groupe Pfizer)

************

La Belgique a refusé de commercialiser le Mediator dès 1977

lundi 31 janvier 2011

http://www.lesoir.be/actualite/france/2011-01-31/la-belgique-a-refuse-de-commercialiser-le-mediator-des-1977-819002.php


Les autorités sanitaires belges ont refusé dès 1977 la commercialisation du Mediator, utilisé en France de 1976 à fin 2009, selon un document publié par Le Figaro.

Dans un document que Le Figaro a pu se procurer et daté du 24 novembre 1977, le patron de l’Inspection générale de la pharmacie belge fait part de son refus de commercialiser le Mediator en Belgique. « Je me permets de proposer à Monsieur le Ministre de refuser l’enregistrement de ce médicament », écrit-il, selon le quotidien.

La Commission des médicaments belge a émis un « avis défavorable » à la délivrance d’une autorisation de mise sur le marché pour Mediator. « En cause, l’insuffisance de données quant à l’effet (à long terme) du médicament », selon Le Figaro. Le laboratoire Servier fait appel de cette décision, mais en 1978, la Commission des médicaments confirme son « avis défavorable ».

Le patron de l’Inspection générale de la pharmacie belge écrit que « les nouvelles données cliniques fournies (…) ne permettent pas de considérer que le produit exerce une activité hypolipidémiante ou hypoglycémiante », toujours selon le quotidien. Le Figaro ajoute que les Belges évoquent « l’effet anorexigène de la molécule ».

Le Mediator, un médicament destiné aux diabétiques en surpoids, utilisé aussi comme coupe-faim, a été retiré de la vente en France fin 2009. Il a été prescrit à quelque cinq millions de personnes en France de 1976 jusqu’à son interdiction et serait à l’origine de la mort de 500 à 2.000 personnes.



Dès 1977, les Belges refusent de commercialiser le Mediator

Par Anne Jouan - 31/01/2011
http://www.lefigaro.fr/sante/2011/01/31/01004-20110131ARTFIG00635-des-1977-les-belges-refusent-de-commercialiser-le-mediator.php

L'Inspection générale de la pharmacie belge mettait à l'époque en cause l'insuffisance de données sur les effets à long terme du médicament.

Dans un document que Le Figaro a pu se procurer et daté du 24 novembre 1978, le patron de l'Inspection générale de la pharmacie belge fait part de son refus de commercialiser le Mediator en Belgique. «Je me permets de proposer à Monsieur le Ministre de refuser l'enregistrement de ce médicament» , écrit-il.

En 1977, Servier dépose un dossier auprès des autorités sanitaires belges. Le laboratoire qui commercialise depuis un an le Mediator en France souhaite obtenir une autorisation de mise sur le marché belge pour son médicament. Mais, après évaluation du dossier, la Commission des médicaments belge émet un «avis défavo­rable». En clair, elle refuse à Servier la délivrance d'une autorisation de mise sur le marché pour Mediator. En cause, l'insuffisance de données quant à l'effet (à long terme) du médicament. Servier fera appel de cette décision.

En 1978, la Commission des médicaments confirme son «avis défavorable» . Le patron de l'Inspection générale de la pharmacie belge écrit que «les nouvelles données cliniques fournies (…) ne permettent pas de considérer que le produit exerce une activité hypolipidémiante (qui réduit le taux de graisse dans le sang, NDLR) ou hypoglycémiante (qui réduit le taux de sucre, NDLR)».

Autrement dit, le Mediator n'a pas prouvé son efficacité dans les deux indications dans lesquelles il est prescrit en France. Enfin, point très important, les Belges évoquent «l'effet anorexigène de la molécule». Or Servier a toujours expliqué que le Mediator n'était pas un anorexigène.

«Le simple examen du dossier de pharmacologie avait permis aux Belges de contester l'efficacité du produit et de penser aux risques en évoquant le côté anorexigène», a estimé Gérard Bapt, le député président de la mission parlementaire d'information sur le Mediator.

************

Mediator: la Suisse insiste avoir informé Servier des risques sanitaires

ZURICH (Suisse), 26 jan 2011 |
http://www.tdg.ch/depeches/suisse/mediator-suisse-insiste-informe-servier-risques-sanitaires

Les autorités suisses ont insisté mercredi avoir informé le laboratoire français Servier des risques sanitaires liés au Mediator, qui avait été retiré dès 1997 dans la Confédération en raison de "doutes".

Les autorités suisses ont insisté mercredi avoir informé le laboratoire français Servier des risques sanitaires liés au Mediator, qui avait été retiré dès 1997 dans la Confédération en raison de "doutes".

"Nous avions eu à l'époque des doutes sur la sécurité" du Mediaxal, nom sous lequel le Mediator avait été vendu dans la Confédération à partir de 1981, a expliqué à l'AFP un porte-parole de l'institut helvétique d'homologation et de contrôle des médicaments, Swissmedic.

Ces doutes ont été provoqués par des "similitudes" entre le principe actif du Mediaxal, le benfluorex, et d'autres médicaments coupe-faim à base de dexfenfluramine, une substance anorexigène, a souligné le porte-parole.

Selon ce dernier, le dexfenfluramine "avait été mis en évidence dans des problèmes d'hypertension pulmonaire et de lésion des valves cardiaques".

Swissmedic avait soupçonné que le benfluorex avait les mêmes effets secondaires néfastes et en avait informé Servier en 1997, a-t-il insisté.

Le laboratoire française avait alors retiré rapidement le médicament du marché suisse, sans attendre une interdiction des autorités, a précisé le porte-parole.

Le laboratoire français, contacté par l'AFP, n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter ces informations.

Un porte-parole de Servier avait cependant indiqué en novembre 2010 que le Mediaxal n'avait "jamais été retiré pour des raisons sanitaires" du marché helvétique, mais pour des raisons économiques, selon l'agence suisse ATS.

Le New England Journal of Medicine, ouvrage de référence du secteur médical, avait pour sa part indiqué dans un article en 1998 que les patients obèses prenant notamment le dexfenfluramine avaient un risque "significativement plus élevé" d'insuffisance valvulaire cardiaque.

Le Mediator, un médicament destiné aux diabétiques en surpoids, prescrit aussi comme coupe-faim à des non-diabétiques, avait été retiré de la vente en France fin 2009 en raison des risques cardiaques encourus par les patients.

Ce médicament, fabriqué par Servier, a été prescrit à quelque cinq millions de Français de 1976 jusqu'à son interdiction et serait à l'origine de la mort de 500 à 2.000 personnes.

**********

MEDIATOR : L’Association Française des Diabétiques invite les patients concernés à consulter – AFD

L’Association Française des Diabétiques invite, à son tour , après le Ministère de la santé et l’ Afssaps, les personnes diabétiques traitées par Médiator avant novembre 2009 à consulter leur médecin traitant afin d’évaluer le risque de valvulopathie cardiaque.

************

Le Mediator a été commercialisé en France par le laboratoire Servier de 1975 jusqu'en novembre 2009, date où il a été interdit. Il est réservé à l'origine aux diabétiques en surcharge pondérale puis prescrit aux patients désireux de perdre du poids, il serait responsable de 500 à 1 000 morts et 3 500 hospitalisations en France[9],[10]. Le nombre de mort serait encore plus élevé, 1 000 à 2 000, selon une étude faite par des épidémiologistes mandatés par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de sant13]. Dans une interview publiée par Le Monde, les Laboratoires Servier se disent victimes d'une manipulation et s'étonnent qu'aucune observation n'ait jamais été formulée concernant le Mediator depuis de nombreuses années où il est commercialis8].

**********

Mediator-Terminator, qu'en est-il en Algérie ?

http://setif.forumactif.info/t9336-mediator-terminator-qu-en-est-il-en-algerie
Message par Adama le Sam 20 Nov 2010, 12:22

Un topic pour Perigot.

Le laboratoire Servier fabricant du Mediator (et autres "médicaments" aussi douteux comme l'Isoméride, le Protelos) est présent en Algérie.

Exemple, en 2007 la Société algérienne de diabétologie et les Laboratoires Servier ont organisé à l'hôtel El Aurassi, un symposium sur le diabète type II et sa prise en charge médicamenteuse.

Durant ce "symposium" Le Pr Malek, chef de service médecine interne à Sétif, a mis en exergue la nécessité d'un dépistage des personnes à risque. Les spécialistes recommandent cette approche à travers une sensibilisation, une bonne information et un geste anodin, telle la prise de la glycémie au bout du doigt chez les sujets à risque. Seraient concernés les hommes et les femmes de plus de 40 ans en surpoids ou touchés par l'hypertension artérielle.

Les messages des organisations internationales ne cessent de proclamer l'idée que tout diabétique ou personne à risque mérite la meilleure prévention et les meilleurs soins ainsi que la meilleure formation disponibles. Quant à la prise en charge thérapeutique, le Dr George Jabre des Laboratoires Servier est revenu sur les traitements du diabète de type II, non insulino dépendant en présentant la nouvelle molécule antidiabétique qui vient tout juste d'être commercialisée en Algérie. Il s'agit du Gliclazide 30 mg (Diamicron).

Le lobbyiste des Laboratoires Servier, Henri Nallet, ancien ministre (de Mitterrand je crois)

//////


Re: Mediator-Terminator, qu'en est-il en Algérie ?

Message par perigot le Dim 21 Nov 2010, 13:51

Si je ne me trompe pas Mediator n'a jamais été commercialisé en Algérie. Il semble que ce produit n'ait pas franchi les frontières de l'Europe.

Je me souviens par contre très bien du Pondéral-Retard (flenfuramine), un "anorexigène" qui était en vogue en Algérie au début des années 80 et qui est un dérivé de l'amphétamine, comme le Mediator et l'Isoméride, autre produit qui était aussi disponible dans les pharmacies algériennes.

Il y a plusieurs points communs à ces "médicaments" et notamment à ceux qu'on trouvait chez nous:
-Ce sont des laboratoires français qui les fabriquent et les commercialisent.

- Leur durée d'existence chez nous était relativement ephémère. Il étaient assez rapidement retirés du marché algérien par les autorités sanitaires parce qu'ils provoquaient des effets indésirables assez sérieux chez les patients qui les prenaient : palpitations, accélération du pouls, insomnie, irritabilté etc... provoquant un desinterêt rapide des malades pour ces produits.
- Ils n'étaient pas remboursés par la sécurité sociale et ils coûtaient relativement chers.
- Enfin, en Algérie la culture de la prise du "coupe-faim" avait du mal à s'imposer, hormis dans certains milieux , car beaucoup de citoyens considéraient ce médicament comme un produit de luxe et peu de médecins le prescrivaient, les surpoids n'étant pas encore une pathologie fréquente à l'époque en Algérie.
Malheureusement je doute fort que des enquêtes fiables puissent cibler les consommateurs de ces "anorexigènes" et établir des liens avec l'apparition d'affections cardiaques chez des patients qui en ont consommés.
Il existe actuellement une forte concurrence en Algérie entre deux laboratoires français qui fabriquent des médicaments contre le diabète.
Servier voit son Diammicron decliner et sa position s'affaiblir au profit d'Amarel de l'autre laboratoire français Sanofi-Aventis, qui arrive à s'installer en Algérie en initiant une habile politique d'investissements.

*************

Mediator: Ce qu'il faut savoir si on a pris le médicament

Publié le 16 novembre 2010.

http://www.20minutes.fr/article/623575/sante-mediator-faut-savoir-si-pris-medicament

Le Médiator c’est quoi?

Du chlorhydrate de benfluorex, un médicament autorisé depuis 1976. Initialement, il a été présenté comme un hypolipidémiant (un traitement chargé de faire baisser les lipides dans le sang). En 1987, les laboratoires Servier qui le commercialisent obtiennent que Mediator reçoive l’autorisation d’être employé comme adjuvant dans les régimes pour les patients qui ont trop de triglycérides. En 1990, une nouvelle indication est autorisée: le diabète de type 2. Il est cependant fréquemment présenté comme un médicament «coupe-faim».

Pourquoi est-il interdit?

Des cas de valvulopathies cardiaques ont été rapportés. C’est pour cette raison que le médicament est interdit depuis novembre 2009. Un rapport de la Cnam rendu lundi à l’Afssaps estime que 500 personnes au moins sont mortes en 33 ans à cause du Mediator. Le benfluorex a une structure chimique apparentée à celle des dérivés del’Isoméride, coupe-faim des laboratoires Servier retiré de la vente en 1997 en raison de risque d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). La revue médicale Prescrire réclamait l’interdiction de son cousin Mediator depuis plusieurs années.

Que doivent faire les patients qui ont pris du Mediator?

L’Afssaps a recommandé à toute personne ayant suivi ce traitement pendant au moins 3 mois entre 2006 et 2009 de consulter son médecin. De son côté, le nouveau ministre de la Santé Xavier Bertrand a appelé tous le patients qui ont pris du Mediator à se rendre chez leur médecin.

Depuis quand sait-on qu’il est dangereux?

Pour l’Afssaps, le premier cas de valvulopathie a été identifié en 2006, et le second fin 2008. Avant cela, trois cas avaient été rapportés sans qu’ils puissent être attribués au Mediator. Au total, 42 cas ont été étudiés, pour la plupart déclarés courant 2009. Depuis la suspension de commercialisation, l’Afssaps a eu connaissance de 19 autres cas. Irène Frachon, pneumologue à Brest, dénonce depuis 2006 ce qu’elle estime être un «désastre sanitaire». En juin dernier, les laboratoires Servier ont même assigné en référé l’éditeur de son ouvrage Mediator, combien de morts? Et ont obtenu le retrait de la mention «combien de morts?»

Le Mediator a été retiré de la vente depuis novembre 2009, mais il fait toujours parler de lui. L’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) a relancé la polémique en rendant public un rapport de la Cnam qui annonce que le médicament aurait fait 500 morts.

Qui est concerné?

Toute personne qui a pris le médicament pendant au moins 3 mois, entre 2006 et son interdiction en 2009. En effet le risque de développer une complication apparaît dans les 2 premières années et persiste dans les 2 années qui suivent l’arrêt du traitement puis devient très faible. Selon l'Afssaps, «plusieurs dizaines de milliers de personnes» seraient concernés. Xavier Bertrand, tout nouvellement nommé ministre de la Santé, a préféré de son côté inviter «tous ceux» qui ont pris du Médiator à se rendre chez leur médecin.

Que faut-il faire?

Contacter son médecin traitant, qui recherchera les signes de valvulopathie. «Si le médecin repère qu'ils ont un souffle cardiaque, il les enverra vers une consultation de cardiologie», a précisé ce mardi le directeur général de l’Afssaps. L’examen principal est l’échographie cardiaque, totalement indolore.

Qu’est-ce qu’une valvulopathie?

C’est une atteinte des valves cardiaques, qui séparent les différents «compartiments» du cœur (oreillettes et ventricules) et les artères qui y sont abouchées. Le Mediator pourrait les rendre moins souples, et diminuer leur capacité à se femer complètement. D’où la présence d’un «souffle cardiaque», signe d’une fuite. Le cœur fournit donc un effort supplémentaire pour expulser le sang qu’il contient, ce qui le fatigue à la longue. Cette atteinte peut être bénigne ou provoquer une insuffisance cardiaque. La prise en charge va donc de la simple surveillance à l’intervention chirurgicale.

Quels sont les signes d’une valvulopathie?

L’Afssaps a conseillé aux patients ayant suivi le traitement de consulter en cas de manifestation des signes suivants: Essoufflement à l'effort, oedème des membres inférieurs, fatigue inexpliquée.

******************

Chronologie

Chronique du scandale du Mediator


Par Catherine Gouëset, publié le 14/12/2010 à 07:00, mis à jour le 21/12/2010 à 16:48
http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=943984&k=24

Retour sur l'affaire du Benfluorex, interdit en 2009 seulement, alors que les alertes sur sa dangerosité avaient été nombreuses aupavarant.
 

1976 : autorisation de mise sur le marché en France du Mediator (Benfluorex) des laboratoires Servier. Destiné aux diabétiques, ce médicament est aussi consommé comme coupe-faim.  

Le précédent de l'isoméride

Années 1990 : Irène Frachon étudie, à l'hôpital Béclère de Clamart, l'hypertension artérielle pulmonaire (HTAP). Les femmes sont de plus en plus nombreuses à développer une HTAP, laquelle entraîne souvent la mort. Son chef de clinique, François Brenot, met en cause l'Isoméride (dexfenfluramine), un coupe-faim vendu par le laboratoire Servier depuis 1985. C'est un dérivé de l'amphétamine, de la famille des anorexigènes. Professeur de pharmaco-épidémiologie au Canada, Lucien Abenhaim est sollicité par les laboratoires Servier, avec l'accord de l'Agence française du médicament, pour réaliser une enquête épidémiologique internationale sur cette question.  

1996 : un article du Pr Lucien Abenhaim dans le New England Journal of Medicine met en cause l'Isoméride.  

1997 : l'Isoméride est retiré du marché français après la découverte de complications à type d'hypertension artérielle pulmonaire dès 1995 et d'anomalies des valvules cardiaques en Juillet 1997.  

1998 : les autorités sanitaires suisses, qui ont noté que le Benfluorex est "chimiquement apparenté" aux anorexigènes de type fenfluramine (Isoméride), posent des questions au laboratoire concernant les risques potentiels de son produit.

Premier doutes sur le Mediator

1999 : un médecin, le Dr Chiche, fait une première déclaration d'insuffisance aortique chez un patient ayant reçu du Médiator. Une fois ingéré dans l'organisme, le Benfluorex produit le même composé toxique que l'Isoméride.

2001 : Le Mediator, remboursé à 65%, est proposé au déremboursement. Déjà en 1999, le médicament était jugé inefficace par la commission chargée d'évaluer l'intérêt médical des traitements: "Le niveau de service médical rendu [du Mediator] est insuffisant au regard des autres médicaments ou thérapies disponibles pour justifier sa prise en charge", notaient les experts (médecins, pharmaciens et spécialistes de santé) dans un avis du 19 novembre 1999. Le même verdict sera réitéré par la commission en mai 2006. Il sera pourtant été remboursé au taux plein par la sécurité sociale jusqu'à son retrait en 2009.

2003 : premier cas de valvulopathie liés à la prise de Mediator signalé en Espagne. Il conduira, en 2005, au retrait du produit dans ce pays mais aussi en Italie.  

2005 : dans une proposition de résolution, des sénateurs s'interrogent sur les agences chargées d'évaluer les médicaments; "Les experts de l'Afssaps [Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé] exercent bénévolement leur activité d'évaluation; ils sont rémunérés de fait par les laboratoires pour lesquels ils effectuent des prestations", note les sénateurs.  

2006 : au CHU de Toulouse, le professeur Jean-Louis Montastruc identifie une atteinte de valve cardiaque chez une personne traitée.
Avril : un document de trois pages, révélé par le Canard enchainé, est remis à la Commission de la transparence de la Haute Autorité de la santé. Il indique que le Benfluorex est "responsable de sévères effets secondaires, notamment cardiaques".
Mai : la Commission rend son avis officiel: sans évoquer la dangerosité du médicament, elle conclut qu'il "ne présente pas de d'intérêt en terme de santé publique". Mediator continue pourtant d'être remboursé à 65%.
Juin : un article de Prescrire, journal médical indépendant, déplore que le Mediator demeure en circulation. Le journal signale 17 observations d'hypertension artérielle pulmonaire liées à la prise du médicament.  

2007 : l'indication du Mediator est restreinte aux seuls diabétiques. Une étude réalisée en 1998 indiquait que 35 % des prescriptions s'adressaient majoritairement à des femmes non diabétiques.  

Octobre 2008 : un nouvel article de la revue Prescrire rapporte le cas d'une patiente présentant une atteinte de plusieurs de ses valves cardiaques, ayant conduit à une chirurgie cardiaque, sans qu'aucune autre cause soit connue, y compris médicamenteuse.  

Le retrait du marché

Novembre 2009 : 33 ans après sa commercialisation et dix ans après la première alerte de déclaration de pharmacovigilance, l'Afssaps suspend l'autorisation de mise sur le marché du Benfluorex, Mediator et deux génériques. Au moment du retrait, 300 000 personnes sont sous traitement en France, et 2 millions en ont pris.  

2010, le scandale éclate

12 mai : une patiente opérée d'une valvulopathie attaque les laboratoires Servier devant une chambre civile du tribunal de Nanterre. Cette femme a été traitée au Mediator pendant presque sept ans.  

3 juin : Irène Frachon publie le livre Mediator 150 mg. Combien de morts ? retitré quelques jours plus tard en Mediator 150 mg : sous titre censuré. Les laboratoires Servier ont obtenu, le 7 juin la censure du titre par le tribunal des référés de Brest.  

12 juin : plusieurs dizaines de personnes reçoivent un courriel du président de l'Afssaps. Ce message, dont L'Express a eu copie, accable l'auteure de l'ouvrage: "Elle fait vivre son narcissisme à travers son livre qui est l'oeuvre de sa vie".  

23 juin : le député Gérard Bapt (PS), membre du groupe d'évaluation des politiques de santé et par ailleurs cardiologue, soulève le problème du Mediator à l'Assemblée et met en cause des conflits d'intérêts dans les comités d'experts de l'Afssaps. Vois sa chronique "Mediator, combien de morts?"  

25 juin : le tribunal de grande instance de Nanterre examine la plainte d'une patiente de 60 ans contre Servier. Pour perdre dix kilos, cette femme a pris pendant onze ans de l'Isomeride et du Mediator.  

13 octobre : une étude confidentielle de la Caisse nationale d'assurance maladie révélée par Le Figaro estime que le Mediator serait responsable de 500 à 1000 décès en France.  

16 novembre : le ministre de la Santé Xavier Bertrand et l'Afssaps recommandent à "tous ceux" qui ont pris du Mediator de consulter un médecin, "tout particulièrement" ceux qui en ont pris pendant 3 mois au cours des 4 dernières années.

18 novembre : une plainte au pénal est déposée par deux victimes auprès du parquet de Nanterre. Les plaignants fondent leur action sur la "tromperie aggravée sur la nature, la qualité substantielle et la composition du produit" et la "mise en danger de la vie d'autrui".

2 décembre : l'Afssaps met en ligne sur son site Internet une lettre invitant les anciens utilisateurs du Mediator à consulter leur médecin afin qu'il recherche "tout symptôme ou signe évocateur d'une atteinte d'une valve cardiaque".

7 décembre : le groupe PS à l'Assemblée nationale réclame officiellement la création d'une mission d'information parlementaire sur le Mediator.

14 décembre : une mission d'information est créée à l'Assemblée.

17 décembre: D'après Le Figaro, l'Agence française du médicament aurait été alertée dès 1998 de la dangerosité du Mediator.

20 décembre: Les responsables de la Santé qui se sont succédé depuis 1998 se réfugient derrière leur ignorance: ils n'avaient pas connaissance de la dangerosité du Mediator.

:::::::::::::::::::::::::

Mediator, la nouvelle affaire d'Etat qui embarrasse Sarkozy

Dimanche 26 Décembre 2010 http://sarkofrance.blogspot.com/
http://sarkofrance.blogspot.com/2010/12/mediator-la-nouvelle-affaire-detat-qui.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+Sarkofrance+%28SARKOFRANCE%2C+le+blog+politique+d%27un+citoyen+vigilant%29&utm_content=FeedBurner

L'affaire du Mediator concerne donc Nicolas Sarkozy à plus d'un titre. Jeudi 23 décembre, le quotidien Libération a mis en lumière les liens étroits et anciens qui existent entre Nicolas Sarkozy et Jacques Servier, le président-fondateur des laboratoires Servier fabricant le Mediator, des relations connues depuis longtemps.

Depuis la mi-novembre, la commercialisation de ce médicament a été interrompue, sur fond d'accusations de 500 à 2000 morts. Selon les autorités sanitaires, environ cinq millions de patients ont été traités au Mediator en France de 1976 à 2009, dont 2,9 millions pendant plus de trois mois. Le gouvernement a choisi de cibler sa riposte contre les défaillances des autorités sanitaires. Le rôle du laboratoire est à peine évoqué.

Mercredi, Nicolas Sarkozy avait demandé la transparence la plus totale.

Il risque d'être servi.

Un industriel, de surcroît milliardaire et proche du président, et de gros intérêts privés supportés par l'assurance maladie, l'affaire a toutes les qualités pour se transformer en scandale d'Etat.

1. Le principal protagoniste de l'affaire, Jacques Servier, est un proche du président. Il connait bien Nicolas Sarkozy, qui l'a décoré Grand Croix de la Légion d'honneur en juillet 2009 (cf. infra). Le siège du laboratoire est à Neuilly-sur-Seine. Jacques Servier assume sa proximité avec Nicolas Sarkozy : quand l'affaire du Médiator éclate le 16 novembre dernier, il suggère qu'il s'agit d'une « fabrication » visant à nuire au gouvernement : « Nous sommes sidérés, stupéfaits! C'est à se demander si cette affaire est une fabrication », a-t-il ainsi déclaré au Monde, « (...) Il y a peut-être l'idée d'embêter le gouvernement.»

2.  Jacques Servier et Nicolas Sarkozy ont été en affaires pendant de nombreuses années. Le cabinet d'avocats de Nicolas Sarkozy a eu les laboratoires Servier comme client dès 1995. Jacques Servier était même un « client historique » de l'avocat Nicolas Sarkozy, selon un proche du président français cité par Libération. Sarkozy l'avait comme client (en « matière de droits des associés et droit de l'immobilier », mais également fiscale), avant de créer son cabinet, en 1987, avec deux autres avocats (Arnaud Claude et Michel Leibovici). L'avocat Sarkozy a également personnellement activement conseillé et aidé Jacques Servier à créer sa fondation. Quand il lui remet sa Grand Croix de la Légion d'Honneur, Sarkozy le rappelle à son hôte : « Vous avez fait de votre groupe une fondation ; Raymond [Soubie, ancien conseiller de M. Sarkozy à l'Elysée] et moi, on y a joué un rôle.» Cette fondation possède le laboratoire.

4. On se demande si Jacques Servier est membre du Premier Cercle des donateurs de l'UMP. Il apparaît au 9ème rang des plus grandes fortunes professionnelles de France du magazine Challenges. Quand il était son avocat dans les années 80, Nicolas Sarkozy conseillait Servier pour réduire sa facture fiscale.

5. Les laboratoires Servier sont également clients d'AEC Partners, la société de conseil en placements financiers, restructuration d'actionnariat et négociation d'accords de licences dans le domaine pharmaceutique dont François Sarkozy, frère de Nicolas, est associé.

7. Le Mediator aurait coûté quelque 423 millions d'euros de remboursement à la Sécurité sociale depuis 10 ans. Dans une interview accordée aux Echos en 2007, Jacques Servier qualifiait la Sécurité Sociale de « monstre bienfaisant qui perd la mesure financière.»

8. L'affaire met également en lumière le lobbying de certains laboratoires pharmaceutiques. Le groupe Servier est une entreprise importante du secteur pharmaceutique. Il est l'une des trois entreprises privées retenues pour participer à la Fondation de Coopération Scientifique sur la maladie d'Alzheimer et les maladies apparentées lancée par Nicolas Sarkozy en 2008. En marge de l'affaire du Mediator, Servier est accusé d'avoir fait pression sur les experts médicaux sur un autre médicament, l'Isoméride.

Irène Frachon, le médecin qui a révélé le scandale du Mediator, n'a pas été à ce jour décoré de la Légion d'Honneur.  Sur le site de Servier, on peut lire in extenso l'allocution de Nicolas Sarkozy président lors de la cérémonie de décoration de Jacques Servier.



    ALLOCUTION DE M. LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

    à l’occasion de la remise des insignes de Grand'Croix
    de la Légion d’Honneur au Docteur Jacques SERVIER
    Président fondateur des Laboratoires Servier

    Palais de l’Élysée – Mardi 7 juillet 2009



    Monsieur le Docteur, Monsieur le président, Cher Jacques SERVIER,

    Votre histoire, c’est une grande histoire française riche de leçons. Vous avez traversé le siècle - on ne le dirait pas - et vous êtes pleinement engagé dans les nouveaux défis de notre temps.

    Je me souviens de notre première rencontre en 1983. C’était déraisonnable, c’est là que je vois que vous êtes enthousiaste, vous pensiez déjà à l’époque que je serai Président de la République. Incorrigible Jacques SERVIER !

    Vous êtes un personnage hors du commun. Votre ascèse et votre sobriété forcent le respect de tous.

    Mais je ne veux pas faire votre portrait, comme on croque quelqu’un à distance. Je vous connais trop bien pour cela. Je préfère tenter d’exprimer votre identité profonde.

    Vous êtes avant tout un médecin, un homme de santé et de recherche. Vous êtes à la fois docteur en médecine et docteur en pharmacie. C’était un fait rare en 1950, cela le reste aujourd’hui.

    Vous avez été formé à l’école de la médecine française, celle de Pasteur, celle des nombreux prix Nobel dont notre pays peut s’enorgueillir. Je le dis devant Roselyne BACHELOT, l’école de médecine française – ce à quoi elle croit - est une école d’excellence. J’entends parfois certains opposer les soins et la recherche. C’est oublier d’où vient la médecine de notre pays. C’est négliger les fondements de l’enseignement des Jean BERNARD et autres Jean HAMBURGER. C’est ignorer que l’amélioration de la santé humaine résulte des innovations de la recherche et des progrès qu’elles ont permis.

    Le groupe auquel vous avez donné votre nom, est un laboratoire de recherches et vous êtes passionnément attaché à cette spécificité.

    Vous avez fait de votre groupe une fondation. Raymond et moi, on y a joué un rôle. Grâce à ce statut, tous les résultats du groupe sont réinvestis dans la recherche. Aucun dividende n’est distribué. Tous les médicaments SERVIER sont issus de la recherche du groupe et vous parvenez, avec les 20 000 collaborateurs du groupe, à inscrire ce site dans la durée, à le faire fonctionner année après année.

    Vous êtes médecin Jacques et, à ce titre, vous avez une conception profondément humaine de votre métier. Vous vous êtes battu toute votre vie pour soulager et pour guérir, pour proposer aux médecins et à leurs patients des médicaments efficaces.

    Au sein du groupe, vous avez prêté une attention particulière aux collaborateurs et à leur talent. Vous vous êtes très tôt préoccupé de la place des femmes à tous les échelons du management. Vous avez fait du groupe SERVIER une fondation et vous avez voulu protéger les femmes et les hommes de votre entreprise plutôt qu’attirer les capitaux. Vous nous rappelez que les capitaux n’ont d’autre destination que de servir les projets que chacun d’entre nous porte en lui. L’homme n’a pas à être soumis aux caprices du capitalisme et encore moins aux caprices de la spéculation.

    Jacques, vous êtes un entrepreneur comme la France en compte peu. Les Laboratoires SERVIER, entre 48 et aujourd’hui, ont connu un développement remarquable. De la pharmacie familiale à Orléans, neuf employés. En 54, l’entreprise s’installe à Neuilly. Aujourd’hui les Laboratoires SERVIER sont présents dans 150 pays, avec des positions très fortes en Russie, en Chine, en Europe de l’Est. 4 milliards d’euros de chiffre d’affaires et l’effort de recherche et de développement représente 25% du chiffre d’affaires.

    Vous n’avez eu de cesse de prendre des risques. Je sais bien que passer d’Orléans à Neuilly, c’était déjà, pour reprendre vos mots, se développer à l’international.

    En tant qu’entrepreneur, vous avez été souvent sévère à l’endroit de l’administration française. Vous critiquez l’empilement des mesures, des normes, des structures et vous avez raison.

    Enfin Jacques, vous être un patriote. Grâce à vous, notre pays peut saluer une industrie de classe mondiale. C’est un privilège réservé à moins d’une dizaine de pays dans le monde.

    Et puis, vous êtes un homme fidèle. Vous êtes quelqu’un qui ne retire pas son amitié. Vous êtes un homme courageux et vous être un visionnaire.

    La nation vous est reconnaissante de ce que vous faites. Vous êtes une publicité vivante pour les médicaments SERVIER parce que, franchement, l’âge n’a absolument aucune prise sur vous. Je dirais même que par une certaine coquetterie, vous rajeunissez Jacques. C’est extrêmement énervant !

    J’espère que chacun aura compris que c’est un grand Français que je vais décorer au nom de la République française.

 Tout est dit.
Signaler au modérateur   Journalisée
Pages: [1] |   Haut de page
  Imprimer  
 
Aller à:  

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Powered by SMF 1.1.21 | SMF © 2006-2011, Simple Machines
SMFAds for Free Forums
XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !
Page générée en 0.04 secondes avec 23 requêtes.