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Auteur Fil de discussion: WikiLeaks: des détournements de fonds profiteraient à des politiciens Français  (Lu 661664 fois)
radar
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« le: 30/12/2010 - 07:40:41 »

Et l'Algérie ?

Ces montants ne sont qu'un petit bout du sommet de l'iceberg.

Rappelez-vous, le 7 Octobre 2010, le gouvernement algérien a annulé la totalité de la dette du Congo, estimée à 26 milliards de francs CFA , plus de 40 millions d’euros, soit 4 milliards de dinars Algériens (budget 2011 du Tourisme et Artisanat)  ( voir articles ci-dessous + le câble diplomatique original et sa traduction plus bas)

Câbles diplomatiques originaux sur Wikileaks http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=09YAOUNDE608

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Wikileaks: des détournements de fonds par Bongo auraient profité à des partis français

(AFP) – 30 décembre 2010

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5h14SVl8xo8jbuIp9QSmjaQci-9Xw?docId=CNG.ca2d2f8ff37dcbf7a2c1b57b9809d526.5b1

http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=09YAOUNDE608

MADRID — Près de 30 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) (Pays actionnaires: Cameroun, République Centrafricaine, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale, Tchad) à son profit par le défunt président gabonais Omar Bongo et auraient aussi profité à des partis français, selon des notes diplomatiques américaines divulguées par Wikileaks, visibles mercredi sur le site de El Pais. Ici Article El Pais. Ici le câble diplomatique original

Cette information a été donnée quatre jours après la mort de M. Bongo, en juin 2009, par un haut fonctionnaire de la BEAC à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun, précise le journal espagnol.

Selon la même source, "les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy".

L'argent aurait profité "aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à (l'ancien président français Jacques) Chirac mais aussi Sarkozy". "Bongo était le président africain préféré de la France", a ajouté cette source.

La BEAC regroupe les réserves des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale: le Gabon (qui en désigne le gouverneur), le Cameroun (où est situé le siège), la République du Congo, la République centrafricaine, le Tchad et la Guinée Equatoriale.

Selon le câble datant de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale.

Après que ce placement non autorisé a été rendu public, un audit de la BEAC a été mené et "a révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais", a indiqué le fonctionnaire à l'origine de cette information.

"L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros, ndlr) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon", a-t-il dit.

Le clan au pouvoir au Gabon, "dont le défunt président Omar Bongo et son fils Ali, ministre de la Défense et candidat à la présidence (élu depuis à la tête du pays, ndlr), a bénéficié du détournement de fonds", indique le document.

"Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds", se contente de conclure le câble, signé de l'ambassadeur américain au Cameroun Janet Garvey.

Une enquête est en cours en France sur le patrimoine dans l'Hexagone de trois présidents africains et de leurs proches, dont Omar Bongo, suite à une plainte de Transparency International, une ONG spécialisée dans la lutte contre la corruption.


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Afrique: WikiLeaks : Bongo aurait financé Sarkozy et Chirac

Par Blandine Grosjean | Rue89 | 29/12/2010 | 20H42

http://www.rue89.com/2010/12/29/bongo-aurait-finance-sarkozy-et-chirac-selon-un-cable-de-wikileaks-182849

http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=09YAOUNDE608

Selon le quotidien espagnol El País qui publie ce mercredi soir plusieurs notes diplomatiques américaines, près de 28 millions d'euros auraient été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) par le président gabonais Omar Bongo. Cet argent aurait profité à des partis politiques français, et plus précisément à Nicolas Sarkozy.

Au début du mois de juin 2009, alors qu'un juge parisien venait d'admettre la plainte déposée contre Bongo par Transparency International, l'autocrate gabonais s'éteignait dans une clinique de Barcelone.

Quatre jours après la mort du dictateur, soit le 12 juin 2009, un haut fonctionnaire de la BEAC se confiait à un diplomate de l'ambassade américaine de Yaoudé, au Cameroun (siège de la Banque). Selon lui :

    « Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. »

« La meilleure manière de voler de l'argent à une banque »

L'argent aurait profité « aux deux camps, mais surtout à droite, en particulier à [l'ancien président français Jacques] Chirac mais aussi Sarkozy. Bongo était le président africain préféré de la France », indiquent les câbles.

Des informations en ce sens circulent depuis des années. Dans « Affaires africaines », le journaliste Pierre Péan racontait déjà comment Omar Bongo avait financé, en 1981, les campagnes de Valéry Giscard d'Estaing et de François Mitterrand.

Le document confidentiel remis par l'ambassadrice américaine au Cameroun Janet Garvey à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton décrit en détail « la meilleure manière de voler une banque » africaine, contrôlée par le clan du président gabonais.

La BEAC regroupe les réserves des Etats membres de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale :

    * le Gabon (qui en désigne le gouverneur),
    * le Cameroun (où est situé le siège),
    * la République du Congo,
    * la République centrafricaine,
    * le Tchad,
    * la Guinée Equatoriale.

L'ambassade, pas en mesure de vérifier l'accusation

Selon le câble datant de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société générale.

Un audit de la BEAC a été mené et aurait révélé des malversations encore plus larges et plus audacieuses, liées à la hiérarchie des officiels gabonais.

    « L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars [environ 28 millions d'euros, ndlr] ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon. »

« Cette ambassade n'est pas en mesure de vérifier la véracité de l'accusation selon laquelle des hommes politiques français ont bénéficié du détournement de fonds », conclut le télégramme signé de l'ambassadrice Janet Garvey.

Le président Omar Bongo est mort à la clinique Quiron de Barcelone, le 8 juin 2009, après 42 ans de règne sans partage sur un petit pays riche en pétrole. Son fils Ali l'a remplacé à la tête du pays en août de la même année.

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Bongo et la France : corruption, mode d'emploi

Par David Servenay | Rue89 | 30/12/2010 | 16H01

http://www.rue89.com/2010/12/30/bongo-et-la-france-corruption-mode-demploi-182926

Que Bongo ait financé des politiques français, WikiLeaks ne fait que le confirmer. Voici le circuit de la « Bongo connection ».

Dans la tumultueuse histoire franco-africaine, la révélation de WikiLeaks sur la corruption de feu Omar Bongo n'est pas vraiment une nouveauté. Par contre, elle vaut par sa précision : détourner de l'argent d'une banque centrale africaine, avec la complicité du personnel, pour financer les campagnes électorales françaises. Revue de détail des mille et une manières de corrompre son prochain.

Certaines coïncidences tombent bien. Arrivé au pouvoir suprême en décembre 1967, Albert Bernard Bongo ne connaîtra que brièvement la main de fer du général de Gaulle, dernier chef d'Etat français à limiter les pratiques de corruption de la vie politique. Deux événements vont alors précipiter le phénomène et faire entrer la vie politique dans une nouvelle ère :

    * le départ de de Gaulle de l'Elysée en 1969 ;

    * le premier choc pétrolier en 1973, qui transforme le Gabon en émirat pétrolier.

1975 : une banque taillée sur mesure, la Fiba

Le « canal historique » de la corruption est élaboré par le « clan des Gabonais », rassemblement homogène d'anciens des services secrets (Maurice Robert, Maurice Delauney) et des dirigeants d'Elf-Aquitaine (Pierre Guillaumat, André Tarallo).

En 1975, il créé une banque, la French international bank of Africa (Fiba). L'établissement n'aura que trois succursales (Libreville, Paris et Brazzaville) et une activité principale : gérer la PID (provision pour investissement diversifiée), l'argent du pétrole.

La Fiba joue le rôle de collecteur et de redistributeur :

    * soit elle alimente d'autres comptes bancaires, en Suisse, aux Etats-Unis ;

    * soit elle met à disposition de ses clients (famille Bongo et amis) des sommes en liquide, à retirer directement aux guichets

L'hôtel Meurice, rendez-vous des obligés

Omar devenu El Hadj Bongo en 1973 -pour se rapprocher des pétro-monarchies du Golfe-, dispose d'un somptueux hôtel particulier à Paris. Pourtant, il préfère de plus en plus séjourner à l'hôtel Meurice, un « quatre étoiles » luxe devant le jardin des Tuileries.

Le rituel est immuable : toute la classe politique française, gauche et droite confondues, demande audience à ce politique qui connaît sa géographie électorale sur le bout des doigts. Pas une cantonale partielle qui n'échappe à sa vigilance. L'audience signifie deux choses :

    * être adoubé lorsque l'on est dans la catégorie « jeunes espoirs » ;

    * pour les poids lourds, être financé en période de campagne électorale.

Chacun repart avec une enveloppe (jeunes espoirs) ou une valise (poids lourds) remplies de cash. En février 2002, la méthode vaudra au ministre des Affaires étrangères, Jean Ping, d'être dévalisé par un rat d'hôtel. Sa mallette contenait 150 000 euros et 150 000 dollars en petites coupures !

Utiliser au mieux les circuits off-shore

Dans les années 80 et 90, la corruption suit les routes de la mondialisation financière. Circuits de plus en plus sophistiqués, recours aux plus grandes banques d'affaires, mais surtout coupe-circuits en tout genre pour qu'aucun juge ne soit en mesure de remonter la trace de l'argent détourné.

Pascaline Bongo, fille préférée mariée au grand argentier du régime Paul Toungui, est alors chargée de gérer l'ensemble de ses avoirs dissimulés sous la forme de placements mobiliers et immobiliers. Un rapport du Sénat américain montre que le dictateur est client de la Citibank depuis 1970. Aux Etats-Unis, c'est un Français, Alain Ober, qui gère ce patrimoine familial. Bongo dispose de comptes un peu partout : Bahreïn, Paris, Luxembourg, Londres, Genève et New York.

En 1985, il acquiert une off-shore : Tendin Investments Limited située au Bahamas, par laquelle transite une grande partie des 130 millions de dollars détournés des caisses publiques. Cela permet à la famille de financer son train de vie. En 1995, un virement de 1,6 million de dollars vient couvrir les frais de la délégation gabonaise qui participe au 50e anniversaire de l'ONU. Coût de ces services très spéciaux : un million de dollars par an.

L'enquête du Sénat US obligera Bongo à déménager sa fortune vers des cieux plus cléments et à « privatiser » encore plus sa gestion, en la confiant à son conseiller spécial Samuel Dossou Aworet.

Oscar, un service privé suisse sur mesure

Pendant des années, Elf-Aquitaine a aussi utilisé les services d'Oscar pour financer directement la classe politique française. L'explication avait été livrée lors du procès Elf. Le système fonctionnait de la manière suivante : une société basée en Suisse répondait sur un simple coup de téléphone d'Alfred Sirven, l'éminence grise de la compagnie pétrolière :

    « J'ai besoin de tant, demain à Paris.

    – D'accord, le code sera un demi-ticket de métro. »

Le lendemain, un porteur de valises se présentait dans ses bureaux de l'avenue Georges-V, exigeant le demi-ticket de métro (expédié en parallèle) en échange du colis : une valise pleine de billets. Il ne restait plus aux bénéficiaires qu'à passer à l'office du généreux distributeur.

Ce principe peut sembler archaïque, mais en réalité nul n'a trouvé mieux depuis que la corruption existe. La coupure physique permet de se mettre à l'abri de toute menace et de tout chantage.

Braquer directement la banque centrale

Avec les dernières révélations des télégrammes diplomatiques américains mis en ligne par WikiLeaks, la logique est respectée. La corruption est désormais au cœur même des circuits financiers, puisque ce sont les propres dirigeants de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) qui détournent l'argent au profit d'un financement politique.

Telle qu'elle est détaillée par l'ambassadeur Janet Garvey, l'opération menée au moment de la mort d'Omar Bongo consiste :

    * soit à se faire des chèques entre eux pour placer les fonds ailleurs ;

    * soit à profiter de la complicité d'une banque (la Société Générale) sur un placement à risque pour « noircir » de l'argent propre.

Dans les deux cas, le ministère français des Finances est au courant, puisque la direction du Trésor a un représentant au sein du comité d'audit de la BEAC qui lève le lièvre. Qu'a fait l'Etat français ? Les haut fonctionnaires ont-ils dénoncé ces manœuvres ? On attend la réponse.

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Plus de 1,7 milliard de dollars exportés annuellement d’une manière illégale
L’Algérie parmi les grands exportateurs de capitaux illicites en devises


Samir Allam  11/02/2011 tsa-algerie.com

http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/l-algerie-parmi-les-grands-exportateurs-de-capitaux-illicites-en-devises_14244.html

La corruption, l’évasion fiscale et les opérations délictuelles coûtent cher à l’Algérie, selon le dernier rapport de Global Financial Integrity (GFI), un organisme américain réputé sérieux. GFI compte parmi les membres de son conseil de célèbres juges et avocats, comme la Française Eva Joly.

Entre 2000 et 2008, l’Algérie a exporté d’une manière illicite 13,6 milliards de dollars, soit 1,7 milliard de dollars par an selon le GFI.

Ces sommes sont issues de diverses opérations liées à la corruption, évasion fiscale et aux opérations délictuelles réalisées en Algérie. Elles ne tiennent pas compte des différentes commissions versées à l’étranger par des groupes internationaux en échange de contrats publics ou de surfacturation de produits et services pour les opérateurs privés. Elles ne tiennent pas compte non plus des sommes transférées légalement par les multinationales implantées en Algérie pour contourner les nouvelles lois économiques mises en place par le gouvernement depuis 2009.
 
L’Afrique du Nord est la région qui enregistre le plus fort taux de croissance de sortie illicite de capitaux, note le GFI. Cette situation entrave la capacité de ces pays dont l’Algérie à développer l’économie et stimuler le marché de l’emploi. Selon le rapport de GFI, de 1970 à 2008, l'Algérie, l'Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie ont collectivement perdu plus de capital par habitant que tout autre groupe de pays africains.
 
Pour l’Algérie, ces transferts posent le problème de la compétence de la Banque d’Algérie. Malgré les mesures sévères prises par l’institution monétaire, les transferts illicites de devises à l’étranger se poursuivent. Cette situation illustre également l’échec des mécanismes d’assèchement du marché parallèle de devises.

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Document WikiLeaks : Sarkozy arrosé par Omar Bongo

par Peachy Carnehan  jeudi 30 décembre 2010

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/document-wikileaks-sarkozy-arrose-86573

Selon WikiLeaks Sarkozy a été massivement arrosé d’argent sale par le dictateur Omar Bongo pour financer sa campagne électorale de 2007. En langage commun on appelle ça « une bombe ».

En langage commun on appelle ça « une bombe ». Mais pour Sarkozy, qui se dore pour l'instant la pilule sous le soleil du Maroc avec Carla, l'affaire risque de rimer avec « tombe » politique. A en croire le quotidien espagnol « El Pais » qui a publié mercredi soir plusieurs notes diplomatiques américaines brulantes révélées par WikiLeaks, notre bon « président du pouvoir d'achat » a été massivement arrosé d'argent sale par Omar Bongo, défunt président-dictateur du Gabon, pour financer sa campagne électorale de 2007. Et le moins que l'on puisse dire c'est que les montants de la fraude évoquée sont à la hauteur de son égo : pharaoniques.

Selon les diplomates de l'ambassade américaine au Cameroun, court-circuités par WikiLeaks, près de 28 millions d'euros (!) ont été détournés de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) par le président gabonais Bongo juste avant l'élection présidentielle de 2007. Cet argent, à l'origine destiné à creuser des puits au Mali et construire des écoles en Afrique de l'ouest, aurait contre toute attente atterri dans les poches déjà bien garnies de Nicolas Sarkozy. Décidément, avec des comportements aussi cavaliers, les noirs ne sont pas prêts « d'entrer dans l'histoire ». On ne prête qu'aux riches.

L'ODEUR QUI A DE L'ARGENT

L'extrait de la note de l'ambassade américaine, adressée au Secrétariat d'Etat US à Washington, est, elle, sans équivoque : « Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. » Ce document, évidemment classé confidentiel (voir ci-dessous), a été remis le 12 juin 2009 par l'ambassadrice américaine au Cameroun Janet Garvey à la secrétaire d'Etat Hillary Clinton. On image la stupeur de l'ex-First Lady à la lecture de ce câble ahurissant, elle qui a appris à connaître la stricte rigueur de la justice américaine et de ses attorneys inquisiteurs depuis l'affaire Monica Lewinsky.

De notre coté, en France, et depuis la péripétie du Fouquet's, nous savions déjà que Sarko, telle la pie, était attiré par tout ce qui brille. Dans ce nouveau scandale -énorme- à venir, le « président des riches » pulvérise néanmoins tous les records précédemment enregistrés. Ces 28 millions d'euros renvoient l'affaire Woerth-Bettencourt au rang de fait divers, ce qui n'est pas un mince exploit. Reste maintenant à savoir comment les communicants de l'Elysée vont s'y prendre pour sortir leur maître de cette affaire accablante balancée par les bavards de WikiLeaks. Bon courage à eux car cette fois, c'est clair, l'odeur a de l'argent.

Note de l'ambassade américaine, adressée au Secrétariat d'Etat à Washington  : « Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. »

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Quand Sarkozy était financé illégalement par Bongo

Rédigé par juan sarkofrance le Mercredi 29 Décembre 2010 à 23:07

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Quand-Sarkozy-etait-finance-illegalement-par-Bongo_a304.html

Finalement, la révélation est médiocre. D'après de nouvelles notes diplomatiques américaines révélées par Wikileaks, Nicolas Sarkozy a bénéficié d'un financement politique illégal de la part d'Omar Bongo, président du Gabon, prélevé sur des fonds détournés.

Quatre jours après la mort de M. Bongo, le 12 juin 2009, un haut fonctionnaire de la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC) confiait à un diplomate de l'ambassade américaine au Cameroun.

« Les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. »

Les sommes en jeu ne sont pas minces. On parle de 28 millions d'euros. Selon le câble américain, daté de juillet 2009, le gouverneur de la BEAC, le Gabonais Philip Andzembe, « avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale.» Sur cette somme, quelques 28 millions d'euros ont été re-routés vers des officiels gabonais. Ce détournement a été révélé par un audit de la BEAC.

« L'enquête interne a montré que 36 millions de dollars (environ 28 millions d'euros) ont été détournés via des chèques à des hauts responsables du Gabon »

Ces informations ont été publiées par le quotidien espagnol El Pais mercredi 29 décembre. En France, le quotidien Le Monde, qui avait accès à l'intégralité des 250 000 notes diplomatiques américaines fuitées par Wikileaks, a préféré taire ces informations jusqu'à ce que son confrère espagnol les révèle.

Pendant sa campagne électorale, Nicolas Sarkozy avait rencontré Omar Bongo, président du Gabon. Une rencontre immortalisée par la télévision gabonaise.

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L’Algérie annule la totalité de la dette du Congo (soit 26 milliards de francs CFA, plus de 40 millions d’euros)

Jeudi 7 octobre 2010

http://www.elwatan.com/une/l-algerie-annule-la-totalite-de-la-dette-du-congo-07-10-2010-93650_108.php

L’Algérie a décidé d’annuler la totalité de la dette du Congo, soit 26 milliards de francs CFA, plus de 40 millions d’euros, a annoncé jeudi à Brazzaville, le ministère congolais des Affaires étrangères et de la Coopération.

« Les documents consacrant l’effacement de cette dette congolaise vis-à-vis de l’Algérie ont été signés mercredi à Brazzaville par le ministre congolais des Affaires étrangères et de la Coopération, Basile Ikouébé, et l’ambassadeur d’Algérie au Congo, Ahmed Abdessadok. Le diplomate algérien a présenté ce geste comme un soutien de son pays aux efforts de développement du gouvernement congolais », rapporte jeudi la PANA, l’agence panafricaine d’information.

« C’est un geste que l’Algérie vient de réaliser pour faciliter aux autorités congolaises toutes leurs démarches vis-à-vis des institutions financières internationales, afin d’obtenir, l’annulation de la dette extérieure que nous souhaitons vivement », a déclaré l’ambassadeur Algérien, Ahmed Abdessadok, à cette occasion.

De leurs côtés, les congolais n’ont pas manqué d’exprimer toute leur gratitude à l’Algérie. Quand à l’utilisation de ces fonds, les diplomates congolais ont rassuré aussi leurs homologues Algériens en affirmant que ces sommes « serviront prioritairement à accompagner nos efforts en matière de modernisation et d’industrialisation de notre pays, mais aussi à la lutte contre la pauvreté dans le cadre de la politique visant la mise en oeuvre des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) », précise à ce sujet la PANA.

Avec cette annulation de dettes, l’Algérie renforce son image de pays amis en Afrique Noire. Aux yeux des pays de cette région, l’Algérie a longtemps incarné le rôle du leader du Tiers Monde et de l’Afrique. Mais les derniers soubresauts politiques et sécuritaires de notre pays ont éloigné durant des années l’Algérie de l’échiquier géopolitique Africain.

Assiste-t-on, cette fois-ci, au retour en force de l’Algérie sur la scène continentale ? Rien n’est moins sûr car il faudra pour cela beaucoup plus que l’annulation de quelques dettes…

 
Coopération : l'Algérie annule la totalité de la dette du Congo estimée à 26 milliards de francs CFA

Yvette Reine Nzaba (Brazzaville-Adica) - Jeudi 7 Octobre 2010

http://www.starducongo.com/economie/Cooperation-l-Algerie-annule-la-totalite-de-la-dette-du-Congo-estimee-a-26-milliards-FCFA_a63.html

Les documents ont été paraphés le 6 octobre, respectivement par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Basile Ikouébé, et l'ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire d'Algérie au Congo, Ahmed Abdessadok.

« Ce geste symbolique sincère s'inscrit dans le cadre de la volonté des deux chefs d'État à renforcer davantage leur coopération, mais aussi dans le cadre des liens historiques fraternels qui ont toujours uni le peuple algérien au peuple congolais.

C'est également une contribution de l'Algérie aux efforts de développement que l'on constate sur le terrain, aux efforts de développement de la République du Congo sous la direction éclairée de Son Excellence Denis Sassou N'Guesso. C'est un geste que l'Algérie vient de réaliser pour faciliter aux autorités congolaises toutes leurs démarches vis-à-vis des institutions financières internationales afin d'obtenir dans de brèves échéances l'annulation de la dette extérieure du Congo que l'on souhaite vivement », a indiqué le diplomate.

L'effacement total des créances algériennes envers le Congo s'est réalisé sur instruction « spéciale » du président de la République algérienne démocratique et populaire, Abdelaziz Bouteflika.

« Je réitère toute ma joie et toute ma satisfaction d'avoir été désigné par mon gouvernement, d'avoir eu cet insigne honneur par mon gouvernement de procéder à cette signature, d'autant plus que cette cérémonie se fait à la fin de ma mission dans ce très beau pays qu'est le Congo », a affirmé le diplomate.

Le ministre Basile Ikouébé a pour sa part exprimé la gratitude du gouvernement congolais pour « ce geste amical et fraternel ».

« Les sommes ainsi épargnées serviront prioritairement à accompagner nos efforts en matière de modernisation et d'industrialisation de notre pays, mais aussi à lutter contre la pauvreté dans le cadre de la politique visant la mise en œuvre des Objectifs du millénaire pour le développement. Il s'agit, de la part de votre gouvernement, d'une grande contribution à nos efforts nationaux, et également une participation active de l'Algérie à la politique d'accompagnement adoptée par les institutions internationales vis-à-vis de notre pays », a-t-il précisé.

Après cinq ans de mandat en République du Congo, Ahmed Abdessadok a fait ses adieux au président Denis Sassou N'Guesso, à la veille de la signature de cet accord.

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WikiLeaks Algérie: La corruption ancrée au sommet de l’Etat

Publier le 18.12.10
source: Elwatan (Nadjia Bouaricha)

Des notes diplomatiques révélées hier par WikiLeaks font état de discussions et d’appréciations des ambassadeurs américain et français en poste à Alger. Troisième mandat, corruption et scandale Sonatrach : des proches du président et un haut gradé de l’ANP sont nommément cités. Robert S. Ford : «Nous voyons un gouvernement à la dérive, qui tâtonne à aller de l’avant.»

L’ancien ambassadeur américain à Alger, Robert S. Ford, s’est entretenu le 23 janvier 2008 avec son homologue français, Bernard Bajolet. De cette discussion émane une note diplomatique de Ford, datée du 25 janvier 2008, dans laquelle il explique la position française au sujet du troisième mandat de Bouteflika. Il souligne que pour les Français, «l’Algérie s’achemine vers plus d’instabilité mais il n’existe pas d’alternative à Bouteflika». Une position française émise 15 mois avant l’élection en 2009 de Bouteflika pour un troisième mandat. Dans la note de Ford, il est aussi indiqué que M. Bajolet, qui a eu à connaître l’Algérie en 1980, a soutenu que la priorité de la France en Algérie concerne «la stabilité et la croissance économique».

Dans le tableau qu’il brosse de l’Algérie, l’ex-ambassadeur français, aujourd’hui coordinateur des services de renseignement français à l’Elysée, cite les failles du système politique algérien. Il évoque tout d’abord «l’incapacité des municipalités à répondre aux besoins au niveau local». «Une sorte d’immobilisme touche le gouvernement algérien qui n’arrive pas à prendre les décisions difficiles.» «Les partis politiques ont peu d’espace et semblent prêts à faire des concessions à court terme, quitte à perdre à long terme.» «L’intérêt du peuple pour la chose politique a fortement diminué, comme le démontrent les élections de 2007.» «Le climat des affaires est très difficile et ne s’améliore pas, alors que l’investissement et l’emploi diminuent.»

Robert S. Ford fait remarquer dans sa note que M. Bajolet a parlé d’un «livre blanc» qu’une association d’hommes d’affaires français aurait préparé au sujet des problèmes qu’ils rencontrent en Algérie. Selon M. Bajolet, l’ancien ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, ainsi que le gouvernement algérien étaient inquiets de voir ce livre rendu public. Autre point soulevé par M. Bajolet dans sa liste sur la situation économique et politique de l’Algérie, la corruption, et affirme que «son chemin mène vers les frères de Bouteflika et a atteint un autre niveau, puisqu’elle interfère dans l’économie et le développement». Revenant sur l’élection présidentielle, M. Bajolet indique que la haute hiérarchie militaire a donné son accord à un troisième mandat pour Bouteflika et précise que le deal pour ce troisième mandat a été obtenu car l’armée «est convaincue qu’il n’ira pas au bout de ce mandat à cause de son problème de santé». A cela M. Bajolet ajoute que «la santé de Bouteflika s’est améliorée et il peut encore vivre plusieurs années».

L’ex-ambassadeur français, précise le câble de WikiLeaks, affirmait aussi que la relation entre Bouteflika et l’armée demeure «délicate». Et d’ajouter que «les Français ont conclu que ce sont les services qui ont actionné le ministre des Moudjahidine, Cherif Abbès, pour critiquer Sarkozy à la veille de sa visite en Algérie, et ce, pour embarrasser Bouteflika». Bernard Bajolet ajoute encore que les Français «sont extrêmement prudents sur ce qu’ils disent aux Algériens au sujet du changement de la Constitution…». Et de noter que «les Français ne voient pas d’éventuel successeur à Bouteflika… L’ancien Premier ministre, Mouloud Hamrouche, parle de réformes, mais on ne sait pas s’il ira jusqu’au bout de son programme. Ahmed Ouyahia est un autre apparatchik et a peu de popularité dans le pays», estime M. Bajolet en concluant que «sans successeurs véritables, aller contre Bouteflika pourrait ouvrir d’autres sources d’instabilité. La France a décidé que le meilleur message à transmettre concernant cette élection est celui de la neutralité».

En guise de commentaire, Robert S. Ford souligne que «Bajolet pense qu’il ne faut pas user de pressions extérieures pour empêcher le troisième mandat de Bouteflika, sinon cela risque de compliquer le travail avec l’Algérie. Il estime  aussi que les perspectives, que ce soit pour le moyen et le long termes, ne sont pas bonnes à moins que le gouvernement commence vraiment à stabiliser les systèmes politique et économique».

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Wikileaks Algérie : les frères de Bouteflika accusés de corruption

Vendredi 17 décembre 2010

Sources:

http://www.maghreb-intelligence.com/
http://www.algerie360.com/algerie/wikileaks-algerie-les-freres-de-bouteflika-accuses-de-corruption/

Dans un nouveau câble diplomatique de Wikileaks, dévoilé hier soir par le quotidien espagnol El Pais, l’on apprend de la bouche de Bernard Bajolet -l’ancien ambassadeur français à Alger et actuel coordinateur national du renseignement au palais de l’Elysée- que « la corruption, touchant jusqu’au frères du président Bouteflika, a atteint un sommet et interfère avec le développement économique ».

Dans un entretien avec l’ambassadeur américain en Algérie, daté du 25 Janvier 2008, Bajolet, qui est un spécialiste du renseignement, estime également que « les services de sécurité ont donné leur accord pour que la constitution soit amendée, pour que Bouteflika puisse se représenter pour un troisième mandat en 2009 » avant d’ajouter que « Le consensus au sein du leadership sécuritaire algérien pour soutenir un troisième mandat de Bouteflika est basé sur l’opinion partagée par tous que ce mandant ne serait pas mené à son terme ».

Evoquant avec son homologue américain le climat des affaires, Bajolet révèle que la chambre de commerce française en Algérie aurait établi « un document détaillant les difficultés rencontrées par les entreprises françaises en Algérie et comment les rectifier (…) le ministre de l’intérieur Zerhouni ainsi que le gouvernement étaient anxieux à l’idée que ce document puisse être rendu public.

Selon des informations complémentaires transmises à Maghreb Intelligence, les services de renseignement algériens, le Département Renseignement et Sécurité, auraient demandé à tous leurs agents en poste à l’étranger de tenter de se procurer l’intégralité des documents de Wikileaks, afin de faire une évaluation des dommages éventuels. Le FSB (ex-KGB) russe aurait également été sollicité par le DRS , mais sans succès.


Wikileaks Algérie : EL PAIS: Les Frères de Bouteflika au coeur de la corruption

Posté par D B - 17/12/2010
http://www.lequotidienalgerie.org/2010/12/17/el-pais-les-freres-de-bouteflika-au-coeur-de-la-corruption/

Le Journal espagnol « El Pais » à livré un article signé de son journaliste Ignacio Cembrero, en date du 16/12/2010 où il évoque des cables Wikileaks sur l’Algérie, qui traitent de conversations entre les ambassadeurs français et américain, au sujet de coups tordus du DRS contre le Président Bouteflika, et tout particulièrement de la grande corruption qui règne dans le clan présidentiel.

Des révélations et des poursuites judiciaires pour corruption, dont la véritable motivation était une guerre pour le « partage du gateau », pour reprendre les propres termes du journaliste.

Il cite Bernard Bajolet, Ambassadeur de France en Algérie, entre 2006 et 2008, connu pour être un expert de l’Algérie, et des luttes souterraines qui s’y déroulent. Monsieur Bajolet a ainsi déclaré à Monsieur Ford, l’Ambassadeur américain les propos suivants:

«La corruption, a aggravé la situation et touche les propres frères de Bouteflika. Elle a atteint des sommets effarants qui compromettent le développement économique. »

Selon le journaliste d’ »El Pais »La France est le premier partenaire occidental de l’Algérie, même si ces relations sont parfois tendues. Bernard Bajolet et Ford auraient sur l’Algérie une analyse similaire.

Les deux brossent un tableau sombre de l’Algérie, que le journaliste espagnol qualifie de plus grand pays du Maghreb et de puissance régionale, à 130 km des côtes espagnoles.

Toujours selon les confidences de B.Bajolet à son homologue américain, le Président Bouteflika aurait réussi à recouvrer une part importante du vrai pouvoir, mais continue néanmoins de la partager avec des barons de l’armée algérienne, ce qui amène bien souvent des situations de crise qui paralysent tout le système.

Les deux parties auraient réussi à installer une sorte d’entente cordiale, basée sur des partages de la rente, mais qui reste très fragile, et qui donne lieu parfois à des reglements de compte par clients interposés. Ainsi le DRS aurait récemment envoyé un message fort au clan Bouteflika en faisant éclater un scandale de corruption qui a touché le PDG de SONATRACH et de sept autres hauts dirigeants. Le DRS a entrepris, de son propre chef, de mener ces enquêtes et d’ordonner l’inculpation de ces gestionnaires, proches du clan présidentiel.

Le journaliste espagnol qui fait la lecture du câble, et qui traduit les termes de B.Bajolet, affirme que ce coup tordu de Sonatrach était un message d’un clan des généraux au clan de Tlemcen, pour les inviter à revoir la « part du gâteau » de chacun. L’Ambassadeur américain a signalé, en février dernier, que ces méthodes avaient aussi pour but de reprendre de plus grands espaces du pouvoir occulte, mais bien réel des généraux que le clan Bouteflika leur avait subtilisé.

Le journaliste poursuit que les deux frères du président Bouteflika, Saïd et Abdelghani, avaient été impliqués dans le scandale de Khalifa Bank et que le journal « El Khabar » en aurait fait état, ce qui n’aurait pas été possible si le DRS n’avait pas ordonné à ce journal de faire ces révélations. Technique habituelle du DRS pour impressionner ses adversaires et leur envoyer des coups de semonce, via la presse aux ordres.

Encouragée par le DRS et certains généraux, la presse aurait même traité les proches de Bouteflika de clan de « Tikrit », en comparaison avec la famille de Saddam Hussein.

Les deux dimplomates, français et américain, considèrent que le général Mediene Toufik est le « facteur clé » de la survie du régime. Recevant un certain personnage dans son bureau, et parlant de grande corruption, il leva les yeux vers le portrait de Bouteflika, pour faire comprendre que c’est de lui que venait le mal qui gangrenait le pays. Lors de cette entrevue, le Général Mediène aurait reconnu que la santé de Bouteflika n’était pas bonne, mais que celle du pays était pire, et qu’il fallait d’ores et déjà envisager une alternative pour le remplacer en douceur, sans déstabiliser le pays. Le journaliste suggère clairement que le Général Mediène semblait vouloir obtenir un feu vert de la France et des USA. Nous avons cru comprendre, aussi, que le dit personnage qui rapporte cette information, semble jouer une rôle d’intermédiaire entre le grand patron du DRS et les diplomates en question. Nous y reviendrons lors d’une prochaine lecture.

Et Cembrero conclut son article en reprenant des déclarations des deux ambassadeurs.

Ford a rédigé la conclusion, dès décembre 2007, en cablant le message suivant: «Le régime algérien semble plus fragile que jamais, en proie à un manque de vision, avec un niveau de corruption sans précedent, ainsi que des rumeurs avérées sur des divisions dans les rangs de l’armée. «

En mars 2007, selon l’ambassadeur Ford, B.Bajolet lui a confirmé confirmé l’analyse qu’il avait lui même faite, en lui déclarant. «Le gouvernement français s’inquiète de l’instabilité grandissante qui s’installe en Algérie, mais ne voit pas d’alternative à Bouteflika, qui se prépare à modifier la constitution et se faire réélire en avril 2009. » L’ambassadeur français aurait donc confié à son homologue américain que jusqu’à 2014, le jeu semblait fermé.

Nous retenons de cet article d »‘El Pais », que la France et les USA suivent de très près la situation en Algérie, qu’ils s’en inquiètent, et qu’ils déplorent avec un égal effarement la grande corruption qui s’est installée au coeur du pouvoir. Rien de bien nouveau.

Ces échanges nous apprennent surtout que la lutte entre le clan Bouteflika et celui du DRS et d’autres généraux, n’était pas une rumeur infondée, de la même manière qu’il nous est confirmé que les scandales révélés par le DRS sur Sonatrach et autres affaires, ne sont pas le fruit d’une lutte contre la corruption qui menace la stabilité du pays, mais bel et bien une lutte sans merci pour le partage du gâteau. C’est tout simplement une guerre entre deux clans rivaux pour définir des parts de la rente aux uns et aux autres, et le pire, c’est que ces clans sont fondés sur une logique régionaliste. Le limogeage de Chakib Khalil, qui obéit à ce recentrage, vient confirmer ce que tous les Algériens savaient déjà, et que nous avons maintes fois répété, que notre pays est entre les mains d’une association de malfaiteurs. Tout simplement!

Et vogue la galère!

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http://www.cablegatesearch.net/cable.php?id=09YAOUNDE608

Traduction (anglais > français)
http://translate.google.fr/?hl=fr&tab=wT#

ID: 215456
Date: 07 JUILLET 2009 12:58:00
Origine: 09YAOUNDE608
Source: Ambassade des Etats-Unis de Yaoundé, Cameroun ( http://french.yaounde.usembassy.gov/ )
Classification: CONFIDENTIEL
Dunno: 09YAOUNDE147
Destination:   VZCZCXRO5655
RR RUEHBZ RUEHDU RUEHMR RUEHPA RUEHRN RUEHTRO
DE RUEHYD #0608/01 1881258
ZNY CCCCC ZZH
R 071258Z JUL 09

DE LA PART DE:

 AMEMBASSY YAOUNDE (Ambassade des Etats-Unis de Yaoundé, Cameroun  ( http://french.yaounde.usembassy.gov/ ))

A L'ATTENTION DE :
 
 RUEHC/SECSTATE WASHDC 0076 ( Département d'État des États-Unis, Washington (D.C.) http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9partement_d%27%C3%89tat_des_%C3%89tats-Unis )

 INFO RUEHZO/AFRICAN UNION COLLECTIVE ( Union africaine http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_africaine )

 RHMFISS/HQ USAFRICOM STUTTGART GE ( Quartier général militaire d'Africom Stuttgart Allemagne http://fr.wikipedia.org/wiki/United_States_Africa_Command )

 RUEATRS/DEPT OF TREASURY WASHDC ( Département du Trésor des États-Unis http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9partement_du_Tr%C3%A9sor_des_%C3%89tats-Unis)


Section CONFIDENTIEL 01 de 02 YAOUNDE 000608

 (C) = paragraphe de type CONFIDENTIEL

SIPDIS

E.O. 12958: DECL: 29/06/2019
TAGS: KCOR, EFIN, PREL, PGOV, ECON, CM

SUJET: (C) LA SOURCE DE LA BANQUE CENTRALE DECLARE: " LES GABONAIS ONT VOLé 40 millions de Dollars US et ILS ONT DONNé UNE PARTIE A DES POLITICIENS FRANCAIS "

REF: 147 YAOUNDE

Classé par: l'officier politique (poloff) Tad Brown pour les raisons 1.4 b et d.

1. (C) Résumé. Selon une source de l'ambassade US et aussi haut fonctionnaire de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), des hauts fonctionnaires Gabonais à la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC) se sont associés pour détourner, au cours des cinq dernières années, plus de 18,3 milliards de francs CFA (environ 36 millions de Dollars américains) des fonds propres (les réserves) de la banque BEAC mis en commun par six États de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale.

Lors d'une réunion avec Poloff ( POLitical OFFicer ) le 12 juin, la source, un haut fonctionnaire ressortissant d'un pays tiers, a déclaré que la Banque BEAC a découvert le crime lors des audits internes déclenchés à la suite des révélations concernant le gouverneur de la banque BEAC, le Gabonais Philibert ANDZEMBE, qui avait placé en secret 500 millions d'euros dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale (REFTEL: Reference Telegram).

Selon la source de l'ambassade, les plus hautes autorités politiques gabonaises , y compris le président défunt Omar Bongo et son
fils, ministre de la Défense et candidat à la présidence, Ali Bongo, ont bénéficié du détournement.

Selon cette source, les dirigeants gabonais ont utilisé les fonds détournés pour leur enrichissement personnel et, suivant les instructions de Bongo, ont remis une partie de l'argent à des partis politiques français, y compris en soutien au président Nicolas Sarkozy. Fin du résumé.


les audits révèlent des problèmes plus profonds
---------------------------

2. (C) Le haut fonctionnaire de la BEAC a demandé de rencontrer Poloff le 12 Juin pour discuter "d'une information sensible que je veux transmettre de vive voix aux représentants des États-Unis avant qu'elle apparaisse dans les médias."

Rappelant les tensions politiques créées par la révélation concernant le gouverneur gabonais de la BEAC Philibert ANDZEMBE qui avait, en violation des règlements de la BEAC et à l'insu du conseil d'administration de la BEAC, a placé 500 millions d'euros de dépôts BEAC dans un investissement à haut risque de la banque française Société Générale

(Reftel), le haut fonctionnaire de la BEAC a dit que l'examen des comptes de la BEAC avait révélé encore de plus larges et plus audacieux méfaits des hauts fonctionnaires Gabonais de la BEAC.

(Note: En vertu de l'accord qui a créé la BEAC en 1972 il a été décidé que, compte tenu de leur prédominance économique dans la région, le Cameroun serait l'hôte du siège de la BEAC alors que le Gabon aura le pouvoir de nommer le gouverneur de la BEAC. Pour plus d'informations sur la façon dont la politique pétrolière influence la région et la BEAC voir reftel. note de fin.)


Une méthode facile pour cambrioler une banque
--------------------------

3. (C) Le haut fonctionnaire a expliqué que le contrôle du président Omar Bongo de la BEAC a été plus important que
le bureau du gouverneur, que le directeur de la comptabilité, que le Vice-directeur de la comptabilité, les hauts fonctionnaires supervisant les virements internationaux, et le comptable de la succursale de Paris de la BEAC sont tous gabonais et ont tous été nommés par Bongo. Travaillant de concert, ces hauts fonctionnaires ont pu contourné les protections et controles de la BEAC. Le comptable de Paris a été, jusqu'à récemment, un gabonais Armand Brice Nzamba, qui est un un ami intime d'Ali Bongo.

Le haut fonctionnaire a déclaré que la BEAC a pris contact avec police financière à Paris qui enquêtait sur Nzamba
jusqu'à ce qu'il fui la France plus tôt cette année.

Le Gabonais Maurice Moutsinga a été le directeur de la comptabilité au siège de la BEAC pendant 20 ans jusqu'à sa retraite en
2007.


4. (C) Le détournement a profité à trois principaux bénéficiares, selon le haut fonctionnaire:

- Chéques bancaires de la BEAC à l'ordre de hauts fonctionnaires de la BEAC eux-mêmes; les enquêtes de la BEAC ont déjà tracé 18,3 milliards de francs CFA (36,6 millions de dollars americains) qui ont été détournés grâce à des chèques bancaires de la BEAC ayant pour bénéficiares des hauts fonctionnaires gabonais.

En conséquence, Nzamba a accumulé une fortune personnelle de plus de 1 milliards de francs CFA (2 millions de dollars americains) pour un salaire annuel d'environ 36 000 dollars américains.

- Chèques à l'ordre d'entreprises, les principaux bénéficiaires ont été Papieterie Classique et Tour 55 en France et Chaiab au Maroc, et;

- Chèques à l'ordre de politiciens Gabonais, y compris l'épouse de Léon Mebiane, qui était premier ministre du Gabon de 1975-1990.


Les politiciens français ont-ils été les bénéficiares ?
-------------------------------

YAOUNDE 00000608 002 de 002


5. (C) A la question qu'ont fait les hauts fonctionnaires avec les fonds volés à la BEAC, le haut fonctionnaire a répondu: «parfois ils l'ont gardée pour eux-mêmes, parfois ils ont donné une partie à des parties politiques français. "

A la question qui a reçu les fonds, le haut fonctionnaire a répondu, "les deux côtés, mais surtout la droite; en particulier, Chirac et y compris Sarkozy. "

Le haut fonctionnaire de la BEAC a déclaré: "Bongo a été le président favoris de la France en Afrique ", et" c'est la classique France Afrique. "Il a dit technocrates du Trésor français ont été relativement progressifs en encourageant les gouvernements francophones à être plus autonomes, mais que la Banque de France continué d'exercer une influence démesurée.


CEMAC présidence Réagir
------------------------

6. (C) Le haut fonctionnaire de la BEAC a déclaré que les chefs d'Etat de la CEMAC ont naturellement été bouleversé d'apprendre au sujet de la plus profonde problèmes de gouvernance à la BEAC.

Dans une réunion de janvier 2009, ils ont débattu face à Anzembe et la Société Générale, Biya avait appelé pour le licenciement immédiat de Andzembe.

Selon le officielle, Biya a frappé la table au cours d'une récente réunion avec ses homologues de la CEMAC et a demandé, en référence à son propre campagne anti-corruption, "Vous ne lisez pas la presse? Nous jeter les gens comme ça en prison dans mon pays! "

Équato-guinéen président Obiang, à long frustré que son dépôts à la BEAC dépassé son influence dans l'institution, a été plus "patients", appelant à des audits parce que, selon au fonctionnaire BEAC, «il savait ce que les audits trouverait [Concernant les malversations Andzembe] et que la suite pression pour instituer une présidence qui tourne entre les Etats membres serait inévitable. "

L'audit des placements à la SG continue
-------------------------------

7. (C) Le comité d'audit comprend des représentants de six pays de la CEMAC et d'un représentant du Trésor français. Les chefs d'État ont convenu de mener deux audits, un examen général des comptes internes et un enquête spécifique sur les placements de fonds à la Société Générale de Andzembe non autorisés.

Selon le haut fonctionnaires de la BEAC, les enquêteurs n'ont pas encore de compris pleinement les détails de l'investissement chez la SG. "Même la SG nous dit qu'ils sont incapable de déterminer la structure de l'investissement que Anzembe a fait! "S'émerveillait-il. Le haut fonctionnaire a théorisé que la SG avait utilisé les fonds de la BEAC pour aider "boucher le trou» créé par le scandale du trader Kerviel, mais que la crise financière s'est abattue sur la SG et qui a englouti les fonds de la BEAC.

Prison pour certains;
Fin du monopole du Gabon
----------------------

8. (C) Le haut fonctionnaire de la BEAC a déclaré que son propre gouvernement et d'autres chercheraient une peine d'emprisonnement pour certains des hauts fonctionnaires, mais qu'il y aurait des pressions pour être délicat avec le nouveau gouvernement gabonais. Ali Bongo, at-il dit, est un amis personnels du gouverneur de la BEAC Anzembe.

Sur le plan institutionnel, at-il prédit, ces scandales se traduiront par la fin du monopole du Gabon sur la gouvernance, qui va maintenant tourner entre les Etats membres, et conduira à des révisions à internes des contrôles.


Commentaire: Une leçon de gouvernance apprises
------------------------------------

9. (C) Cette histoire de corruption de grande échelle est regrettable, surtout venant comme elle le fait lors d'une
crise économique qui a appauvri les ressources de la région, mais la vive réaction de Biya et Obiang suggère
que le jeu déloyal du Gabon pourrait aboutir à une meilleure gestion - plus de transparence et d'autonomie - des ressources de la BEAC. Nous espérons que les dirigeants de la CEMAC integrent la leçon que la gestion secrete des ressources publiques est une des raisons du gaspillage et de l'abus et l'appliquer à la BEAC et leurs institutions.

Post n'est pas en mesure d'évaluer la véracité des allégation selon laquelle les politiciens français ont bénéficié des pertes de la BEAC , mais c'est un type de plainte - la France encourage et profite des dirigeants corrompus dans la région - qui
monnaie leurs gains dans l'opinion populaire si, comme le haut fonctionnaire de la BEAC prédit des fuites histoires dans la presse. Fin commentaire.

GARVEY



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ID:   215456
Date:   2009-07-07 12:58:00
Origin:   09YAOUNDE608
Source:   Embassy Yaounde
Classification:   CONFIDENTIAL
Dunno:   09YAOUNDE147
Destination:   VZCZCXRO5655
RR RUEHBZ RUEHDU RUEHMR RUEHPA RUEHRN RUEHTRO
DE RUEHYD #0608/01 1881258
ZNY CCCCC ZZH
R 071258Z JUL 09
FM AMEMBASSY YAOUNDE
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC 0076
INFO RUEHZO/AFRICAN UNION COLLECTIVE
RHMFISS/HQ USAFRICOM STUTTGART GE
RUEATRS/DEPT OF TREASURY WASHDC

C O N F I D E N T I A L SECTION 01 OF 02 YAOUNDE 000608

SIPDIS

E.O. 12958: DECL: 06/29/2019
TAGS: KCOR, EFIN, PREL, PGOV, ECON, CM
SUBJECT: (C) CENTRAL BANK SOURCE: "GABONESE STOLE $40
MILLION, FUNNELED SOME TO FRENCH POLITICS"

REF: YAOUNDE 147

Classified By: Political Officer Tad Brown for Reasons 1.4 b and d.

1. (C) Summary. Senior Gabonese officials in the Bank of
Central African States (BEAC) colluded to embezzle more
than 18.3 billion CFA (about $36 million) from the pooled
reserves of the six states of the Central African Economic
and Monetary Community (CEMAC) over the past five years,
according to a senior Embassy contact at the bank. In a
June 12 meeting with Poloff, the source, a senior
third-country national, said BEAC discovered the crime
during internal audits conducted in the wake of revelations
that Gabonese national and BEAC Governor Philip Andzembe
had covertly placed 500 million Euros in high-risk
investmentQwith French bank Societe Generale (reftel).
According to the Embassy source, senior Gabonese political
leadership, including the late President Omar Bongo and his
son, Defense Minister and presidential hopeful, Ali Bongo
benefitted from the embezzlement. The source said Gabonese
officials used the proceeds for their own enrichment and,
at Bongo's direction, funneled funds to French political
parties, including in support of French President
Nicholas Sarkozy. End summary.

Audit Reveals Deeper Issues
---------------------------

2. (C) The BEAC official asked Poloff to meet on June 12
to discuss "a sensitive issue that I want the U.S. to hear
about from me, before it appears in the media." Recalling
the political tensions created by the revelation that BEAC
Governor and Gabonese national Philip Andzembe had, in
violation of BEAC regulations and unbeknownst to the BEAC
board, placed 500 million euro of BEAC deposits in a
high-risk investment with French bank Societe Generale
(Reftel), the BEAC official said the consequent review of
BEAC's accounts had revealed even broader and more brazen
malfeasance linked to a hierarchy of Gabonese officials
throughout BEAC. (Note: Under the agreement that created
BEAC in 1972 it was decided that, in light of their relative
economic predominance in the region, Cameroon would host
BEAC's headquarters while Gabon would maintain exclusive
power to appoint the BEAC Governor. For more information
on how the politics of oil of affected the region and BEAC
see reftel. End note.)

The Easy Way to Rob a Bank
--------------------------

3. (C) The BEAC official explained that Gabonese
President Bongo's control of BEAC was more extensive than
the Governor's office; the Director of Accounting, the
Deputy Director of Accounting, the officials overseeing
international wire transfers, and the accountant in BEAC's
Paris branch have all been Gabonese nationals appointed by
Bongo. Working in concert, these officials were able to
subvert BEAC's safeguards. The Paris accountant was, until
recently, Gabonese national Armand Brice Nzamba, who is a
close personal friend of Ali Bongo, according to Post's
contact at BEAC. The BEAC official said BEAC had contacted
the Paris "financial police" who were investigating Nzamba
until he fled France earlier this year. Gabonese national
Maurice Moutsinga served as the Director of Accounting in
BEAC Headquarters for 20 years until his retirement in
2007.


4. (C) The embezzlement moved through three main
Channels, according to the official:

--in checks made out in the names of the BEAC officials
themselves; BEAC's investigations have already tracked 18.3
billion CFA ($36.6 million) that were embezzled in checks
made out in the name of Gabonese officials. As a result,
Nzamba accumulated personal wealth of more than of more 1
billion CFA ($2 million) on an annual salary of about
$36,000;

--in checks made payable to shell companies; the main
recipients were Papieterie Classique and Tour 55 in France
and Chaiab in Morocco, and;

--in checks made out to Gabonese politicians, including the
wife of Leon Mebiane, who was Gabon's Prime Minister from
1975-1990.

Did French Politicians Benefit?
-------------------------------


YAOUNDE 00000608 002 OF 002


5. (C) Asked what the officials did with the stolen
funds, the BEAC official responded, "sometimes they kept it
for themselves, sometimes they funneled it to French
political parties." Asked who received the funds, the
official responded, "both sides, but mostly the right;
especially Chirac and including Sarkozy." The BEAC
official said "Bongo was France's favorite President in
Africa," and "this is classic France Afrique." He said
technocrats from the French Treasury were relatively
progressive in encouraging the francophone governments to
be more autonomous, but that the Banque de France
continued to exert an outsized influence.

CEMAC Presidency's React
------------------------

6. (C) The BEAC official said the CEMAC Heads of State
were understandably upset to learn about the deeper
governance problems at BEAC. In a January 2009 meeting to
discuss Anzembe's deal with Societe Generale, Biya had called
for Andzembe's immediate dismissal. According to the
official, Biya pounded the table during a recent meeting
with his CEMAC counterparts and asked, in reference to his
own anti-corruption campaign, "Don't you read the press?
We throw people like this in jail in my country!"
Equato-Guinean President Obiang, long-frustrated that his
deposits at BEAC exceeded his influence in the institution,
was more "patient," calling for audits because, according
to the BEAC official, "he knew what the audits would find
[regarding Andzembe's malfeasance] and that the resulting
pressure to institute a Presidency that rotates among the
member states would be inevitable."

Audit of SG Placement Continues
-------------------------------

7. (C) The Audit Committee includes representatives from
the six CEMAC economies plus a representative from the
French Treasury. The Heads of States agreed to conduct two
audits, a general review of internal accounts and a
specific investigation into Andzembe's unauthorized
placement of funds at Societe Generale. According to the BEAC
official, the investigators have yet to understand fully the
details of the SG account. "Even SG tells us that they are
unable to determine the structure of the investment that
Anzembe made!" he marveled. The official theorized that SG
had used the BEAC funds to help "plug the hole" created by
the Kerviel rogue trader scandal, but that the financial
crisis had overwhelmed SG and swallowed BEAC's funds.

Jail for Some;
End of Gabon's Monopoly
----------------------

8. (C) The BEAC official said his own government and
others would seek jail time for some of the officials, but
that there would be pressure to deal delicately with the
new Gabonese Government. Ali Bongo, he said, is close
personal friends with BEAC Governor Anzembe.
Institutionally, he predicted, these scandals will mean the
end of Gabon's monopoly on the Governorship, which will now
rotate among the member states, and will lead to revisions to
internal
controls.

Comment: A Governance Lesson Learned
------------------------------------

9. (C) This tale of grand-scale corruption is
unfortunate, especially coming as it does during an
economic crisis that has depleted the region's resources,
but the strong reaction from Biya and Obiang suggests
Gabon's foul play might result in better management--more
transparency and autonomy--of BEAC's resources. Our hope
is that CEMAC leaders internalize the lesson that secretive
management of public resources is a recipe for waste and
abuse and apply it to BEAC and their domestic
institutions. Post is unable to assess the veracity of the
allegation that French politicians benefitted from BEAC's
loss, but it is the type of claim--that France encourages
and preys upon corrupt leaders in the region--that will
gain currency in popular opinion if, as the BEAC official
predicted, the story leaks to the press. End comment.

GARVEY



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VZCZCXRO1124
RR RUEHTRO
DE RUEHAS #0085/01 0251117
ZNY CCCCC ZZH
R 251117Z JAN 08
FM AMEMBASSY ALGIERS
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC 5162
INFO RUEHBP/AMEMBASSY BAMAKO 0391
RUEHMD/AMEMBASSY MADRID 8776
RUEHNK/AMEMBASSY NOUAKCHOTT 6192
RUEHFR/AMEMBASSY PARIS 2514
RUEHRB/AMEMBASSY RABAT 2125
RUEHTRO/AMEMBASSY TRIPOLI
RUEHTU/AMEMBASSY TUNIS 6984
RUEHCL/AMCONSUL CASABLANCA 3223
RUEPGBA/CDR USEUCOM INTEL VAIHINGEN GE

C O N F I D E N T I A L SECTION 01 OF 02 ALGIERS 000085

SIPDIS

SIPDIS

E.O. 12958: DECL: 01/25/2028
TAGS: PREL PGOV KDEM FR AG
SUBJECT: FRENCH AMBASSADOR: BOUTEFLIKA MAY NOT NEED TO
MOVE BUT ALGERIA NEEDS TO


Classified By: Ambassador Robert Ford, reason 1.4 (d)

1. (C) French Ambassador Bajolet told the Ambassador on January 23 that he and the French government are worried that Algeria is gradually headed towards more instability, but they do not see an alternative to Bouteflika's remaining in power for a third term beginning in 2009. Bajolet, who served here in the 1980s, said that the French strategic
interest in Algeria above all is stability and economic growth. Increased pressure on Algerians to emigrate to France because of a lack of opportunities in Algeria weighs heavily on French political sensitivities and ultimately on the social ties between the two countries. The French
government, he said, sees few positive developments in Algeria now:

-- municipalities, who are closest to the population, have no authority or resources to address needs locally;
-- there is an inability throughout the government to make hard decisions; Bajolet called it a kind of immobilism;
-- the political parties have little space and seem ready to make short-term deals at long-term political loss;
-- public interest in the formal political system has diminished sharply, as seen in the two 2007 elections;
-- the business climate is difficult and not improving; and investment and job creation are lacking (Bajolet noted that a French business association had prepared a white paper that detailed problems French companies face in Algeria and how to recitify them. Bajolet observed that the Interior Minister Zerhouni and the Algerian government were anxious that it not be released publicly.);
-- corruption, all the way up to the Bouteflika brothers, has reached a new level and is interfering with economic development;

BOUTEFLIKA'S THIRD TERM AMBITIONS
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2. (C) Bajolet said he understood that the security service leadership has given its approval for the constitution to be changed so that Bouteflika can run for election again in 2009. Bajolet stated that Bouteflika's health is better and that he might live several more years. His improved health and activity has given him more leverage over the army, he speculated. That said, Bajolet also opined that the
consensus within the top security leadership to support a third term for Bouteflika resulted in part from the widespread view that Bouteflika will not finish his third term due to his his health problems. The relationship
between the security services and Bouteflika is still ticklish. For example, the French have concluded that the security services encouraged Minister of Veteran Affairs Cherif Abbas to criticize Sarkozy on the eve of the French president's visit in order to embarrass Bouteflika by provoking the French to cancel the trip.

3. (C) Bajolet said the French are being extremely careful about what they say to the Algerians about changing the constituton and enabling Bouteflika to run for the third term that everyone understands he will win. Bajolet sensed that the Algerians clearly floated the idea publicly again right before Sarkozy's visit in December to test whether the French president would advise against it. He intentionally did not
do so. Bajolet observed that the French see no obvious successor to Bouteflika. Former Prime Minister Hamrouche, he noted, speaks of reform but the French are unsure whether he could actually push through a reform program. Former Prime Minister Ouyahia, they believe, is yet another apparatchik and has little popularity in the country. Bajolet concluded that without an obvious successor, pushing against Bouteflika simply opens up new sources of instability. Instead, the French have decided that the best message for them to deliver
is that they are neutral on the issue of Bouteflika's third term but that the government needs to start addressing Algeria's serious economic and political problems. (Bajolet is particularly interested in decentralization, for example.)

SECURITY
--------

4. (C) Bajolet expressed great concern about the security situation and asked numerous questions about our latest warden message. Our recommendations that Americans avoid

ALGIERS 00000085 002 OF 002


Western schools had put him in a difficult spot, he noted, since there are two official French schools in Algiers. Bajolet asserted that Al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM) appears to target the Algerian government mainly and targets foreigners only as a means to embarrass the government. The Ambassador disagreed, expressing his view that AQIM is targeting both but with different goals. It targets the GoA to embarrass it and as a means of retaliating for AQIM losses. It targets foreigners to drive them out of Algeria (and ultimately help destabilize the GoA). Bajolet noted that there are multiple French vulnerabilities, including French cultural centers around Algeria and scattered diplomatic residences. So far, however, the Algerian security services have handled threats to the French appropriately and have, he claimed, kept the French authorities informed.

5. (C) COMMENT: Bajolet opined that external pressure on the government here to try to force it to drop the Bouteflika third-term idea will not compel the GoA to drop it. Instead, he thought, it would merely make working with the Algerians more difficult, and the French now perceive that on both security and economic/social issues they must work with Algiers. He readily admitted that the medium- and long-term outlook here is not good unless the government really begins to fix the economy and the political system. He was not confident that it would, but he had no clear idea of what to do in that case. FORD


/////////////

ID:   135031
Date:   2007-12-19 12:06:00
Origin:   07ALGIERS1806
Source:   Embassy Algiers
Classification:   SECRET
Dunno:   07ALGIERS1237 07ALGIERS1618 07ALGIERS1658 07ALGIERS1704
Destination:   VZCZCXRO5580
PP RUEHTRO
DE RUEHAS #1806/01 3531206
ZNY SSSSS ZZH
P 191206Z DEC 07
FM AMEMBASSY ALGIERS
TO RUEHC/SECSTATE WASHDC PRIORITY 5022
INFO RUEHFR/AMEMBASSY PARIS 2467
RUEHMD/AMEMBASSY MADRID 8733
RUEHRB/AMEMBASSY RABAT 2078
RUEHTU/AMEMBASSY TUNIS 6935
RUEHTRO/AMEMBASSY TRIPOLI
RUEHNK/AMEMBASSY NOUAKCHOTT 6149
RUEHNM/AMEMBASSY NIAMEY 1403
RUEHBP/AMEMBASSY BAMAKO 0353
RUEHCL/AMCONSUL CASABLANCA 3182
RHMFISS/HQ USEUCOM VAIHINGEN GE

S E C R E T SECTION 01 OF 04 ALGIERS 001806

SIPDIS

SIPDIS

E.O. 12958: DECL: 12/17/2027
TAGS: PINS, PGOV, AG
SUBJECT: AN AILING AND FRAGILE ALGERIAN REGIME DRIFTS INTO
2008

REF: A. ALGIERS 1704
B. ALGIERS 1618
C. ALGIERS 1237
D. ALGIERS 1658

Classified By: Ambassador Robert Ford; reasons 1.4 (b) and (d).

1. (C) SUMMARY: Recent discussions with former government
officials, long-term opposition leaders and journalists paint
a picture of an Algerian regime that is fragile in ways it
has not been before, plagued by a lack of vision,
unprecedented levels of corruption and rumblings of division
within the military rank and file. Our Algerian contacts are
often a grumpy lot, but we now hear more than the ordinary
amount of concern about the GOA's inability or unwillingness
to address political, economic and security problems. The
December 11 suicide bombings in Algiers, carried out by two
men amnestied under the Charter for Peace and National
Reconciliation, have ignited heated debate about the ability
of President Bouteflika's reconciliation program to protect
the country. The debate pits proponents of an urgent and
aggressive approach to the terrorist threat against those
aligned with Bouteflika who still believe that amnesty has a
role to play. The picture of an isolated president, a
stagnant reform process and an uncertain approach towards
terror comes at a time when efforts within the government to
engineer a third term for Bouteflika are gathering steam. We
do not sense an explosion coming right away. Instead, we see
a government drifting and groping for a way forward. END
SUMMARY.

SHIP OF STATE ADRIFT
--------------------

2. (C) On December 3, opposition Rally for Culture and
Democracy (RCD) leader Said Sadi presented a somber overview
of the Algerian regime, saying it insisted on continued
control but lacked vision and capacity. Sadi warned that in
the context of current stagnation in economic and political
reform, Algeria's institutions were corroding from within,
losing many of their best cadres of workers and civil
servants. The former leader of the Islamist al-Islah party,
Abdallah Djaballah, who was ousted from the party's
leadership with active help from the Interior Ministry,
pointed out to us on December 17 that the harraga phenomenon
(ref A), in which youth flee on makeshift crafts to Europe,
was no longer limited only to poor, unemployed youth.
Djaballah viewed Algerian youth as having a choice "between
death at sea and a slow, gradual death at home" given the
profound lack of opportunities in the country's stagnant
economy. Sadi told us he was shocked to find so many
educated, middle-class Algerians in Quebec and parts of the
U.S. on a recent visit. "Those people are the future of
Algeria," Sadi said.

3. (C) XXXXXXXXXXXX, told us
December 17 that when it came to national reconciliation, the
December 11 bombings had polarized the debate within the
Algerian security services, with an increasing number of
voices favoring a tougher approach. XXXXXXXXXXXX said that the
regime had no single, clear approach to fighting terror, a
fact proven by its indecisiveness on how to handle
high-profile amnesty cases such as that of Hassan Hattab (ref
B). According to Sadi and XXXXXXXXXXXX ordinary Algerians, who
have already lost confidence in the economic and political
reform agenda, are now losing faith in the ability of the
regime to protect them. Laila Aslaoui, a former minister,
women's rights activist and writer, told Ambassador at dinner
December 18 that much of Algerian society was demobilizing
against the terror threat. It was scandalous that the
Interior Ministry knew the Supreme Court was a target and did
nothing to improve the building's security or warn the
public, she claimed. She was caustic about the Interior
Minister's comment that it was impossible to provide complete
protection against bomb attacks, wondering why the GOA does
not more vigorously pursue terrorist suspects. The GOA had
asked Ms. Aslaoui on December 17 to help organize a march
condemning terrorism. In the 1990s, she said she would not
have hesitated. Now, she remarked bitterly, she would do
nothing that helps the Algerian government justify its
approach to security. XXXXXXXXXXXX

XXXXXXXXXXXX


XXXXXXXXXXXX, told Ambassador December 17
that there is a growing gap between what ordinary Algerians
see as their key needs and what they perceive the government
is offering in terms of wages and quality of life. As a
result, he said, fewer Algerians are willing to help the
government. The word on the street, he said, is that if you
have to do business in a government office, go but then leave
promptly and stay out of the way.

4. (C) On the other hand, Djaballah told us that widespread
disenchantment about the government's willingness to share
power with Islamists ultimately prompted Algerian Islamists
to heed calls by his and other Islamist parties to boycott
the November 29 local elections. They understand, he said,
that the new electoral law (ref C) was designed to
marginalize them and perpetuate the ruling coalition's grip
on power. Closing out political space will merely spur more
extremism, he warned. The Ambassador told Djaballah that the
U.S. favors political liberalization in Algeria but we also
understand that this may have to be done gradually. The U.S.
does not want to see a return to the violence of the 1990s
and is working with the GOA against those who actively seek
it. He welcomed Djaballah's effort to play in the legal
political system. The important point, the Ambassador
underlined, is that while political evolution might be slow
it needs to be in a steady direction of liberalization.
Djaballah accepted the point and appreciated our having
raised election process problems with the GOA.

A RULING "GANG FROM TIKRIT"
---------------------------

5. (C) Commenting on the stability of the country, XXXXXXXXXXXX
stressed that Algerians "have been through far worse than
this," and that internal divisions should not be mistaken for
instability. The regime, XXXXXXXXXXXX pointed out, values
stability above all else, and is consequently both fragile
and stable at the same time. XXXXXXXXXXXX agreed with an analogy
made by Sadi both to us and publicly in the press, comparing
the Bouteflika government to "a gang from Tikrit" in which a
disproportionate number of cabinet ministers and generals
came from the same region in the western province of Tlemcen
as President Bouteflika. (Indeed, many in the inner circle
come from the small town of Nedrumah.) The loyalty of this
"gang," according to XXXXXXXXXXXX and Sadi, is key to maintaining
stability, just as it did in Saddamn Hussein's Iraq.

SADI: "STAND UP FOR OUR YOUTH"
------------------------------

6. (C) Sadi warned of the long-term dangers of the U.S.
remaining silent on what he perceived as the deterioration of
Algerian democracy, as evidenced by the local elections. In
Sadi's view, outside support is critical to the survival of
democracy and the productive engagement of Algerian youth --
70 percent of the population -- in political and economic
life. If the U.S. is seen to be complicit in meaningless
elections and the process of amending the constitution to
allow Bouteflika to run for a third term, he warned, it risks
losing the youth demographic for the future.

7. (C) The Ambassador reminded Sadi of our fruitless efforts
to maintain a National Democratic Institute program in
Algeria that the Interior Ministry consciously shut down; few
political parties had pushed hard to save it. Ambassador
told Sadi we had raised on multiple occasions problems with
the election process and its credibility. He noted to Sadi
that we had heard other parties ask for more public U.S.
support, and urged the RCD and other Algerian parties to make
their voices heard. The U.S. would be credible in raising
obstacles to liberalization only if the Algerian political
parties themselves spoke out loudly. Given the absence of an
international election monitoring commissions in the 2008
legislative and local elections, the Ambassador advised Sadi
to consider sooner rather than later generating public
requests for international observers for the 2009
presidential elections.

STABILITY IN THE HANDS OF A DIVIDED MILITARY...
--------------------------------------------- --

8. (S) Sadi, who maintains contacts with elements of the

ALGIERS 00001806 003 OF 004


Algerian military and security services, told us that the
army was no longer as unified as it had been even a few years
ago. Two splits were emerging, he said. The first is among
younger officers who know Algeria is not well and blame the
old guard for neglect and mismanagement. These officers,
Sadi said, want change and feel an increasing sense of
urgency that the country is adrift. The second split
identified by Sadi lies within the senior ranks of the
military, between officers who favor a tougher approach to
security and counter-terrorism (the "eradicateurs") and those
still aligned with Bouteflika's national reconciliation
policy. XXXXXXXXXXXX, whose brother
is an army officer, said on December 17 that there are
colonels in the Algerian military who think the current drift
cannot continue. The question, XXXXXXXXXXXX whispered, is whether
they can organize themselves.

9. (S) Sadi told us of at least one conversation he has had
recently with General Toufik Mediene, the head of Algeria's
DRS (military intelligence apparatus) who is widely viewed as
the key figure in ensuring regime control and survival. He
said Mediene acknowledged that all was not well with the
health of Bouteflika and Algeria writ large. However,
according to Sadi, Mediene said that he needed some kind of
reassurance that any political alternative "would be viable"
and, by implication, would not destabilize the country. Sadi
said that many senior officers were beginning to wonder if
they could get the army out of politics altogether, without
fear of public retribution for past abuses during the civil
war.

...WHILE CORRUPTION AND OIL PRICES REACH NEW HEIGHTS
--------------------------------------------- -------

10. (S) Sadi, Djaballah, XXXXXXXXXXXX and numerous other
contacts have told us that corruption has reached
unprecedented levels in the current regime. As we reported
in ref D, the ruling FLN party, intent on laying the
groundwork for a Bouteflika third term, has sought to install
local officials through electoral wrangling based on loyalty
even at the expense of competence. With oil prices at record
highs, former Finance and Prime Minister Benbitour told
Ambassador in November, there was less incentive for the
regime to carry out much-needed reforms. High oil prices are
bringing incredible wealth into the country, Benbitour told
us, but ordinary people are not seeing any impact on their
daily lives. (Indeed, Benbitour publicly coined a term we
see often in the media now: Algeria is rich, but the people
are poor. Islamist leader Djaballah used it with us often on
December 17.) Corruption, XXXXXXXXXXXX, has reached epic
proportions, even within the military. He cited Lieutenant
General Ahmad Gaid Salah, commander of Algerian military
forces, as perhaps the most corrupt official in the military
apparatus, something other contacts have told us as well.
When Sadi mentioned the corruption problem to General
Mediene, Sadi said, Mediene acknowledged the problem.
Motioning silently to the portrait of Bouteflika that hung
over their heads, he indicated to Sadi that the extent of the
problem went all the way to the top. (Comment: many embassy
contacts think President Bouteflika himself is not
particularly corrupt, but they readily finger the President's
brothers, Said and Abdallah, as being particularly rapacious.
The Algerian military, meanwhile, has launched an
anti-corruption program that is ambitious by Algerian
standards but has left the senior leadership relatively
untouched. End Comment.)

COMMENT: AN AILING REGIME, AN AILING PRESIDENT
--------------------------------------------- -

11. (S) Our Algerian contacts are often a grumpy lot, but we
now hear more than the ordinary amount of concern about the
GOA's inability or unwillingness to address political,
economic and security problems. The bombings and the debate
about how to handle Islamist extremism also are starting to
remind of the ferocious arguments within Algerian society
during the worst of 1990s violence. These contacts agree
that while the 1990s showed most Algerians can withstand lots
of pain, the December 11 bombings laid bare the regime's lack
of vision and inability to manage the pressures. We are
starting to hear echoes of a debate within some circles of
the military establishment of an increasingly polarized

ALGIERS 00001806 004 OF 004


debate over national reconciliation has become a discussion
about the viability of Bouteflika's government itself.
According to our contacts, stability remains the top priority
even among officials on opposite sides of the debate,
although they see stability as flowing not from Bouteflika's
leadership but from a military apparatus that appears to
realize that the buck stops with them. The new element is
the push from Prime Minister Belkhadem and the FLN apparatus,
probably with impetus from Bouteflika's brothers if not
President Bouteflika himself, to arrange a constitutional
amendment and a third term. Sadi, a medical doctor, said
that both Bouteflika and Algeria itself were in critical
condition and fading. According to Sadi (who may or may not
know), Bouteflika suffers from terminal stomach cancer, and
the regime lies on the operating table, slipping towards a
point of no return as "untrained surgeons" stand by.
Meanwhile, the government's seeming inability to jump-start
the stagnant economy has Algerians, especially youth, feeling
gloomy and grim about the fate of their country as it drifts
into the new year.

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« Répondre #1 le: 03/01/2011 - 10:01:55 »


La banque centrale d'Algérie (Banque d'Algérie) perd Mille milliards de centimes Algériens = 10 milliards de dinars algériens (DZD) = 100 millions d'Euros = 133 millions de Dollars américains. Plus que le budget 2011 de la Présidence de la République Algérienne ( 8 329 601 000 dinars Algériens - 8 milliards de dinars Algériens).

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Le PDG de la banque d’Algérie (gouverneur) entendu par la justice : plus de mille milliards de centimes accordés comme crédit pour un homme d’affaire à Mostaganem

echoroukonline.com - 2011.01.02 -  Par : Sofiane. K / V. F Hakim Benyahia

http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=7601

Des sources bien informées ont révélé à Echorouk que le juge d’instruction de la troisième chambre prés du tribunal de Mostaganem a convoqué ces derniers jours le Président Directeur Général de la banque d’Algérie, qui s’est déplacé d’Alger vers la wilaya de Mostaganem, pour apporter son témoignage sur l’affaire des crédits accordés à un groupe industriel.

Cela est venu suite au cumul des dettes de ce groupe durant la dernière décennie. Ces dettes sont estimées à un millier de milliards de centimes, sans parler des bénéfices découlant des crédits accordés par la BNA pour de nombreuses entreprises appartenant au groupe industriel. Au même moment, le doute plane toujours quant à la véracité de l’activité réelle de cette entreprise sur le terrain, et qui a permis au propriétaire, et au nom du groupe, de contracter prés de 20 crédits d’une valeur de 35 milliards pour chaque entreprise.

La procédure entamée par le juge d’instruction du tribunal de Mostaganem intervient dans le sillage de la procédure concernant l’affaire citée en sus, avant de procéder au jugement. Ainsi, l’actuel PDG de la Banque d’Algérie a été entendu en sa qualité d’ex président de la commission des crédits au niveau de la banque centrale.

Cette enquête touchera un nombre de cadres de la banque. Parmi eux, des cadres qui sont partis à la retraite et d’autres ont été présentés devant la justice pour des affaires semblables liées à la facilitation pour l’obtention de crédits au profit des entrepreneurs et d’investisseurs.

%%%%%%%%


Le placement à la Société Générale de 328 milliards de FCFA (528 millions d’euros) de la Banques des Etats d’Afrique Centrale serait parti en fumée...

BEAC - Société Générale : Un placement hasardeux de 528 millions d’euros ?

Next-Finance, le 12 février 2009
http://www.next-finance.fr/BEAC-Societe-Generale-Un-placement?var_skel=t_actif

Selon l’Agence Chine Nouvelle et le magazine « Jeune Afrique », la banque française aurait fait perdre environ 528 millions d’euros à la Banque des Etats d’Afrique Centrale, à travers un fonds commun de placements qui aurait fortement pâti des turbulences du marché.

A l’issue d’une réunion des Etats membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique Centrale, les chefs d’Etat des six pays membres ont ordonné la suspension des transferts d’argent de la BEAC et ont ordonné une enquête et un audit sur cette perte historique pour un établissement bancaire africain sur les marchés financiers.

L’audit de la BEAC fait suite aux informations selon lesquelles plusieurs dirigeants auraient effectué ces placements en violation des statuts de la banque.

Le départ du gouverneur, notamment, serait à l’ordre du jour si l’audit confirme sa responsabilité. D’autant que le gouverneur semble avoir « préparé son coup ». Peu après son arrivée à la direction de la banque, il avait déclaré que « la BEAC est dans une situation de surliquidité et notre zone n’est pas très compétitive. Il serait donc intéressant de faire des placements ailleurs pour faire fructifier nos réserves ».

Le 17 décembre 2008, le conseil des ministres avait « exhorté le gouvernement de la banque à la prudence et au strict respect des dispositions prévues en matière de gestion des réserves de change officielles, en particulier dans le contexte actuel marqué par la persistance de la crise sur les marchés financiers internationaux ». L’argent avait déjà été placé !

Selon le communiqué final de la réunion des Etats membres, l’audit permettra de « réexaminer les modalités internes de fonctionnement et de faire la lumière sur la façon dont les dites opérations de placement ont été conduites ».

Aucun membre de la Banques des Etats d’Afrique Centrale n’était disponible pour confirmer ou infirmer ces allégations.

Si cette perte est confirmée, elle pourrait être désastreuse pour la région, et notamment La Centrafrique, pays le plus pauvre de cette zone économique, avec un budget minuscule de 167 milliards de FCFA (269 millions d’euros).

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Cliquez ici Article sur Exclusif : hold-up à la BEAC

Cliquez ici Articles sur BEACgate

"Beacgate" : les enquêtes continuent

01/02/2010 à 10h:43 Par Jean-Michel Meyer
http://www.jeuneafrique.com/Articles/Dossier/ARTJAJA2559p063-067.xml2/enquete-banque-detournement-de-fonds-beacbeacgate-les-enquetes-continuent.html


Tous les agents de la banque qui se sont enrichis frauduleusement grâce aux 30 millions d’euros (19 milliards de F CFA) détournés depuis le bureau parisien de la Beac seront démasqués. Les six chefs d’État de la Cemac l’ont affirmé haut et fort à Bangui. Armand Brice Ndzamba, l’ancien comptable du bureau extérieur de Paris, et Maurice Moutsinga, l’ex-directeur de la comptabilité et du contrôle, ne devraient plus rester seuls à dormir dans une cellule de Libreville. « Tous les coupables seront poursuivis en justice, y compris si les conclusions des enquêtes prouvent leur culpabilité pour mauvaise gouvernance », précise Antoine Ntsimi, le président de la Commission de la Cemac.

Ce qui, en principe, devrait élargir le champ des investigations aux membres (ou ex-membres) du gouvernement de la banque, d’autant qu’aux termes du communiqué final des chefs d’État, le gouverneur Andzembé et le vice-gouverneur Andely sont licenciés « sans indemnités et sans préjudice des autres poursuites ». Preuve de cette détermination: c’est au nouveau président en exercice de la Cemac, Denis Sassou Nguesso, qui vient de succéder à François Bozizé à ce poste, qu’il reviendra de veiller aux poursuites.

Saisies imminentes

Déjà, un enquêteur de la brigade financière et un juge d’instruction français poursuivent les investigations concernant deux plaintes contre X déposées en 2009 auprès du parquet de Paris par l’ancien gouverneur, Philibert Andzembé. Des saisies conservatoires sont imminentes. Interpol traque toujours Marie-France Robert, l’ancienne secrétaire du délégué du gouverneur à Paris, Roger Kemadjou, qui s’est volatilisée au Maroc.

Après le sommet de Bangui, des audits et des enquêtes additionnelles seront engagés dans les mois à venir tant il paraît évident que les principaux inculpés n’ont pu agir sans complicités, internes et externes. Les futures investigations pourraient s’intéresser à l’identité des véritables actionnaires des sociétés-écrans destinataires des fonds détournés : Ruby export, Smartrade Company, TFCE, ainsi qu’à des entreprises qui ont profité de marchés attribués par la Beac à des conditions plus que favorables. « Tous ceux qui seront impliqués dans les détournements seront poursuivis en justice. Ils ont détourné des fonds d’États gérés par la Banque centrale qu’ils devront rembourser. Leurs biens seront saisis et vendus dans ce but », annonce Albert Besse, le ministre centrafricain des Finances et nouveau président du conseil d’administration de la Beac.

Sous la pression du FMI, les audits devraient aussi s’intéresser au compte d’opérations de la Banque centrale auprès du Trésor français, géré par la Banque de France. Tous les transferts d’argent en provenance des six pays de la Cemac ont transité par ce compte ultrasensible. « Nous saurons alors ce que les gouvernements ont fait de leurs réserves de devises, y compris les dépenses les plus confidentielles, comme les achats d’armes », précise un cadre de la Beac. Une chose est sûre : les États feront tout pour encadrer au maximum l’intrusion des enquêteurs au sein de leur coffre-fort commun.

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Afrique centrale
Exclusif : hold-up à la BEAC
14/09/2009 à 16h:15 Par François Soudan

http://www.jeuneafrique.com/Articleimp_ARTJAJA2540p024-030.xml0_exclusif-hold-up-a-la-beac.html

Trente millions d’euros (19 milliards de F CFA) au minimum ont été détournés au bureau extérieur de Paris de la Banque des États de l’Afrique centrale entre 2004 et 2008. Comment ? par qui ? et pour le compte de qui ? Révélations sur un scandale.

Au 48 de l’avenue Raymond-Poincaré, au cœur du triangle d’or de l’Ouest parisien, en face d’une brasserie pompeusement dénommée Seizième Avenue, il est un hôtel particulier que les passants remarquent à peine, tant il ressemble aux autres. Depuis un peu plus de deux ans, la Banque des États de l’Afrique centrale (Beac), banque centrale commune aux six pays de la région dont le siège est à Yaoundé, au Cameroun, a installé dans ce petit immeuble de deux étages les locaux de son bureau extérieur de Paris, le BEP. Jusqu’à la mi-2007 et depuis sa mise en place en 1972, le bureau de Paris de la Beac avait ses quartiers rue du Colisée, dans le 8e arrondissement. Deux adresses à la fois chics et discrètes, que relie un même fil rouge : celui du scandale.

Une vilaine affaire de linge sale s’étalant sur une dizaine d’années (au minimum) et que les dirigeants de l’Afrique centrale auraient sans doute préféré laver en famille, tant ses implications sont potentiellement dommageables pour la crédibilité de leur coffre-fort commun. Mais les secrets d’État n’ont qu’un temps, et celui-là n’aura pas résisté longtemps à la disparition du « parrain » de la Beac, qui faisait régner sur l’institution une omerta digne d’un clan sicilien : Omar Bongo Ondimba.

À dire vrai, l’image de la Banque centrale, jusque-là réputée sérieuse et prudente, a pris un méchant coup de griffe dès avant la mort du président gabonais. Fin 2008, en pleine tourmente financière internationale, on apprenait ainsi que la Beac avait perdu 16,4 milliards de F CFA (25 millions d’euros) à la suite d’un placement aussi toxique que hasardeux effectué auprès de la Société générale. Commandité par les chefs d’État des pays membres, un rapport d’audit du cabinet français Mazars a depuis fait partiellement la lumière sur cette affaire : mal conseillé par l’un de ses directeurs centraux, le gouverneur de la Banque, le Gabonais Philibert Andzembé, en poste depuis juillet 2007, se serait en quelque sorte « fait avoir » par la Société générale1.

Décisions attendues des chefs d’État

Pas coupable donc, mais tout de même responsable et quelque peu fragilisé par cette perte sèche, Andzembé n’est pas sûr d’aller jusqu’au bout de son mandat, lequel s’achève en principe en 2014. Ce sera aux chefs d’État d’en décider. Or quelques-uns parmi eux – notamment l’Équato-Guinéen Obiang Nguema, le Camerounais Paul Biya et le Tchadien Idriss Déby Itno – sont bien décidés à profiter de l’occasion (ainsi que de la nouvelle donne ouverte par la disparition du « doyen » Bongo) pour faire sauter le « consensus de Fort-Lamy » qui, depuis trente-cinq ans, attribue le fauteuil clé de gouverneur à un citoyen gabonais. Cette question cruciale sera au cœur de leur prochain sommet, fin novembre, à Bangui.

C’est en enquêtant, début 2009, sur ce qu’il est convenu d’appeler au sein de la Beac « l’affaire du Dati » (le nom du placement toxique) que J.A. a peu à peu découvert la face cachée de l’iceberg. « Le Dati, c’est une grosse bêtise comme beaucoup de banques en ont commis, mais il n’y a a priori rien là-dedans de délictueux, nous confiait alors l’une de nos sources. Intéressez-vous plutôt au bureau de Paris. Vous verrez, c’est le jackpot. »

Première remarque : les conditions de l’achat, en 2006, de l’immeuble en brique rouge de l’avenue Raymond-Poincaré paraissent aussi étranges que l’identité de son ex-propriétaire. Deuxième piste : à bien observer l’organigramme de la Beac, le bureau parisien jouit d’un statut très particulier. Il est le seul de tous les centres extérieurs de la Banque à être rattaché directement au gouverneur. Il dépend exclusivement du « patron » et son directeur bénéficie du titre de « délégué du gouverneur ». Or le rôle de ce bureau, qui jouit d’un statut diplomatique et emploie ordinairement une demi-douzaine de personnes, est loin d’être négligeable. Outre une fonction de représentation auprès de la Banque de France et des diverses banques partenaires françaises, le BEP gère la logistique des agents en mission et fait office de bureau d’achat, tant pour le siège de Yaoundé que pour les six directions nationales et la vingtaine d’agences et de centres de la Beac. Une singularité imposée il y a trente ans par la partie gabonaise – qui faisait alors la pluie et le beau temps à la Beac – pour des raisons de confidentialité, pour ne pas dire d’opacité, et qui est directement à l’origine des graves dérives constatées dans la gestion récente (et sans doute ancienne) de ce sanctuaire parallèle qu’est le bureau de Paris.

Selon notre enquête, appuyée sur plusieurs témoignages ainsi que sur des rapports confidentiels internes à la Beac, dont J.A. s’est procuré copie, le bureau de Paris a fonctionné pendant la période que nous avons pu auditer, soit de début 2004 à mi-2008, comme une machine folle à détourner des fonds. Des fonds injectés depuis le siège de Yaoundé sur les comptes parisiens du bureau (à la Société générale jusqu’en décembre 2007, à la BNP Paribas ensuite) sans restriction ni la moindre interrogation quant aux besoins réels. Au total, en moins de quatre ans, ce sont 19 milliards de F CFA, soit près de 30 millions d’euros, qui ont ainsi été détournés. Les procédures suivies relèvent du manuel du parfait escroc : fausses signatures de chèques, détournements de chèques, doubles paiements, falsifications de relevés bancaires, maquillage d’écritures comptables…

De 2004 à juillet 2008, 2 400 chèques frauduleux ou suspects ont ainsi été émis sur les comptes du bureau extérieur de Paris, 38 virements suspects ont été repérés et 1 298 retraits en liquide non reversés et non enregistrés dans le livre de caisse ont été effectués. De quoi donner le vertige, surtout quand on imagine que cette pompe à finances n’avait aucune raison de ne pas fonctionner depuis beaucoup plus longtemps, sans que l’on sache encore comment remonter une filière dont bien des traces ont été effacées.

L’une des surprises de ce scandale réside dans sa parfaite notoriété, au sein même des cercles dirigeants de la Beac, depuis plusieurs années. Dès avril 2004 en effet, une mission d’enquête interne dénonçait les insuffisances et les dysfonctionnements inquiétants du bureau de Paris, sans que son rapport remis au gouverneur de l’époque, le Gabonais Jean-Félix Mamalepot, ne soit suivi d’effets. Il faudra attendre décembre 2008 et l’atmosphère délétère créée par l’affaire du placement Dati pour que son successeur, Philibert Andzembé, se décide enfin à déposer, via le cabinet d’avocats français Feneon spécialisé dans les contentieux, le recouvrement et les procédures arbitrales en Afrique, une première plainte auprès de la brigade des fraudes de la préfecture de Paris, puis une autre en avril 2009. Le problème est que ces plaintes ont été déposées contre X, alors que ces X, on le verra, étaient pour certains d’entre eux parfaitement identifiés et en fuite hors du territoire français. Pourquoi ne pas avoir esté en justice à Libreville, où réside désormais celui qui est présenté comme le principal suspect ? Mystère2.

Rapports accablants

Début 2009, le conseil d’administration de la Beac, réuni à Bata, se saisit enfin du dossier sous la pression du président Obiang Nguema. Une mission de contrôle du comité d’audit sur les malversations présumées commises à Paris est nommée. Elle se compose de sept membres, dont le directeur du budget équato-guinéen, Miguel Egonga Obiang, qui la préside et un haut cadre de la Banque de France, Philippe Agoutin. Son rapport, remis le 22 mai, est accablant. Aussitôt, la direction du contrôle général de la Beac dépêche à Paris une mission d’audit complémentaire, pilotée par l’ancien ministre centrafricain des Finances, Théodore Dabanga, avec pour objectif d’établir précisément les responsabilités. Son « Rapport provisoire d’enquête sur les détournements de fonds au bureau extérieur de Paris » est achevé le 20 juillet 2009 et déposé sur le bureau du gouverneur. Il est précis, donne des noms, publie une première liste de chèques frauduleux, mais s’arrête curieusement en cours de route. Si l’ancien patron de la Beac, de 1990 à 2007, Jean-Félix Mamalepot, est sur la sellette, rien n’est dit des éventuelles responsabilités de l’actuel titulaire du poste, Philibert Andzembé, alors même que l’activité frauduleuse de la mafia du 48, avenue Raymond-Poincaré s’est poursuivie sous son mandat pendant au moins une année. Un « oubli » qui devrait être réparé dans le rapport final du comité d’audit – organisme indépendant du gouvernement de la Banque – attendu fin octobre.

Si l’on en croit les documents auxquels J.A. a eu accès, la liste des personnes concernées par le scandale du BEP se décompose en deux catégories : les présumés bénéficiaires et les présumés responsables. Certes, les rapports Obiang et Dabanga sont à ce sujet extrêmement pointus et accusateurs, mais en attendant que la justice, si elle est un jour saisie, tranche sur la culpabilité de chacun, on se contentera d’évoquer les lourds soupçons que font peser sur plusieurs responsables passés ou présents de la Beac les enquêtes internes diligentées par les services spécialisés de la Banque elle-même. À noter que, sur les 30 millions d’euros détournés, seuls 7 millions à peine ont pour l’instant été « tracés » avec certitude, de la source à l’embouchure si l’on peut dire.

Où sont passés les 23 millions restants ? Dans la multitude de chèques, de virements et de retraits suspects dont J.A. détient la liste et – partiellement – l’identité des bénéficiaires, mais pas seulement. Sommées de collaborer, la BNP et surtout la Société générale se font en effet un peu tirer l’oreille pour remettre au contrôle général de la Beac, et au cabinet Mazars qui l’assiste, le relevé complet et précis des mouvements et des « images chèque » initiés et émis par le BEP. Délivrées au compte-gouttes, ces précieuses informations transitent en outre par… le bureau extérieur de Paris, qui les expédie à Yaoundé. Un circuit qui n’est pas a priori le plus simple, ni le plus sûr. Revue de détail…
 

Armand Brice Ndzamba, 43 ans, gabonais, comptable du bureau extérieur de Paris de février 1994 à début 2009. Aujourd’hui suspendu, il a discrètement quitté la France en mai 2009 et vit depuis à Libreville. Selon les rapports d’enquête, il serait l’homme clé de l’affaire. Très actif au sein de la section parisienne du Parti démocratique gabonais (PDG) au pouvoir et se présentant comme proche d’Ali Bongo Ondimba, ce Punu marié à une Française était considéré comme un intouchable. Lui seul maîtrisait la comptabilité (et le logiciel comptable) du BEP. L’unité centrale de son ordinateur a d’ailleurs disparu.

Les différents rapports d’enquête l’accusent d’avoir émis près de trois cents chèques frauduleux à la signature contrefaite entre 2004 et 2008 à partir du compte du BEP auprès de l’agence Champs-Élysées de la Société générale, pour un montant global d’un peu plus de 6 millions d’euros. Ces chèques étaient libellés à son nom propre, à celui de son épouse ou au nom de l’une des sociétés dont il était le gérant. En violation des statuts de la Beac qui interdisent à ses agents toute activité commerciale, Ndzamba contrôlait en effet une demi-douzaine de sociétés (Ruby Car, Ruby Export, Ruby Phone, Ruby Gestion, etc.) qui étaient devenues peu à peu des fournisseurs prioritaires de la Beac.

Une activité qui lui a permis d’investir au Gabon dans un projet immobilier (voir p. 31) et d’arrondir substantiellement ses revenus. Rémunéré 3 000 euros par mois en tant qu’agent d’encadrement moyen, Armand Ndzamba était en effet assujetti en France à l’ISF, l’impôt de solidarité sur la fortune, réservé aux gros contribuables ! Particulièrement visé par les rapports d’enquête, qui n’hésitent pas à lui reprocher en sus le détournement de cotisations sociales, Ndzamba aurait bénéficié de la complicité active de la propre secrétaire du délégué du gouverneur, Marie-France Robert, une Franco-Congolaise démissionnaire fin 2008 et installée depuis au Maroc, laquelle aurait reçu un demi-million d’euros en chèques frauduleux et divers voyages pour ses bons services.
 

Roger Kemadjou, camerounais, délégué du gouverneur au BEP de 1998 à 2008, puis directeur adjoint aux relations internationales de la Beac à Yaoundé. Ce cadre de la banque depuis trente ans était en théorie le supérieur hiérarchique d’Armand Ndzamba. En pratique, comme l’écrit le rapport Dabanga, « sa gestion a été marquée par une démission qui a coûté environ 18 milliards de pertes à la Banque ». Constamment court-circuité par son collaborateur, il n’était, jure-t-il, « au courant de rien », et encore moins du fait que sa signature aurait été imitée au bas de plusieurs centaines de chèques au minimum.

Interrogé par les enquêteurs de la Beac le 18 juin 2009, il répond : « Ma plus grosse erreur, c’est d’avoir fait trop confiance. Je me suis trompé. Je le regrette beaucoup. Je n’aurais jamais imaginé cela à quelques années de ma retraite. » Selon les missions d’enquête, Kemadjou aurait bénéficié de quelques chèques et virements frauduleux pour un montant relativement modeste (14 000 euros), ce qu’il ne reconnaît pas. Il fait actuellement l’objet d’une procédure disciplinaire au sein de la Banque, qui a débouché, à titre provisoire, sur sa suspension.
 

Gaston Sembo-Backonly, centrafricain, 51 ans, adjoint au délégué du gouverneur à Paris de 2000 à 2009, suspendu depuis le 31 juillet 2009 par le conseil de discipline de la Beac. Motif : il aurait bénéficié lui aussi de chèques frauduleux pour un montant de 139 000 euros. Dans un long mémo en forme de plaidoirie, ce handicapé des membres inférieurs qui vit toujours en région parisienne s’explique : « J’ai assisté impuissant aux dérives », affirme-t-il. Il parle de « machination » dont il serait « la victime expiatoire », de « chèques déposés sur [son] compte à [son] insu », de « menaces » subies, de l’incendie criminel de son véhicule, etc.

En conclusion, ce cadre de la Beac depuis vingt ans qui n’hésite pas à mettre en cause directement les plus hauts dirigeants de la Banque « implore la compréhension » du conseil de discipline et le « supplie » de le conserver comme agent. Son souhait le plus cher : être affecté chez lui, à Bangui.
 

Maurice Moutsinga, gabonais, directeur de la comptabilité et du contrôle budgétaire au siège de la Beac à Yaoundé de 2000 à décembre 2007, à la retraite depuis. Il était de facto l’officier traitant d’Armand Ndzamba, auquel il est apparenté et dont il est le partenaire au sein de la société civile immobilière Les Nénuphars, à Libreville (voir p. 31). La commission d’enquête de la Beac le considère donc comme professionnellement responsable « des fausses informations comptables entretenues dans les comptes de la Banque sur la période en revue » ainsi que « des opérations de régularisation tendancieuses offrant à M. Ndzamba l’occasion de valider ces irrégularités ». Sur le plan personnel, Moutsinga aurait lui aussi bénéficié de chèques frauduleux pour un montant minimal de 54 000 euros, selon les rapports.
 

Gata Ngoulou, tchadien, secrétaire général de la Beac de 1998 à 2008 et actuel ministre des Finances et du Budget du Tchad. Souvent présenté comme l’éminence grise de l’ex-gouverneur Mamalepot, ce proche d’Omar Bongo Ondimba et d’Idriss Déby Itno, qui a négocié l’achat des nouveaux bureaux de la Banque à Paris, est un homme à la fois intelligent et honnête. S’il ne s’est pas personnellement enrichi, il n’en assume pas moins une vraie responsabilité dans les dysfonctionnements d’un système qu’il gérait en grande partie – pour le compte de qui ? Les approvisionnements massifs et sans commune mesure avec les besoins réels du bureau extérieur de Paris, initiés par les responsables de ce dernier, étaient en effet validés par lui, avant qu’il n’instruise la direction de la comptabilité d’exécuter les transferts de fonds3.

Pourquoi ne s’est-il jamais soucié de l’utilisation de cette manne financière providentielle dont ont profité les fraudeurs ? Plus ennuyeux : Gata Ngoulou a, selon des documents en notre possession, passé directement des commandes aux sociétés Ruby Export et Smartrade Company alors qu’il n’était pas sans savoir l’identité de leur gérant, Armand Ndzamba. Il ne s’est pas, non plus, inquiété de l’existence, parmi les partenaires du BPE, de sociétés-écrans telle la mystérieuse TFCE.
 

Jean-Félix Mamalepot, gabonais, 69 ans, gouverneur de la Beac de 1990 à mi-2007, actuel président du conseil d’administration de la Caisse d’assurance maladie du Gabon. « L’homme de Bongo » à la Banque centrale n’a en rien profité des détournements, mais il a été aveugle et sans doute obéissant. Avec ses multiples déplacements professionnels à Paris, il ne pouvait pas ne pas être au courant des graves dysfonctionnements qui minaient le bureau extérieur, lequel lui était directement rattaché. En dépit des rapports alarmants qui lui ont été remis (en particulier celui de 2004), il n’a pris aucune mesure vigoureuse pour y mettre un terme, et a maintenu en poste son délégué malgré toutes ses carences. Pourquoi ?
 

Rigobert Roger Andely, 56 ans, congolais, ancien ministre des Finances et vice-gouverneur de la Beac depuis 2005. Particulièrement laconique à son sujet, le rapport Dabanga estime qu’il partage dans cette affaire « les mêmes responsabilités que le gouverneur ». Une affirmation qui a suscité une réponse cinglante de l’intéressé. Le BEP, explique Andely dans un mémorandum confidentiel adressé au contrôle général et dont J.A. s’est procuré copie, « était un sanctuaire où ni le vice-gouverneur ni le contrôle général ne pouvaient intervenir ». Ce qui est exact. Il n’empêche : même si les rapports provisoires n’ont relevé à son sujet aucune implication dans les malversations commises ni aucune participation dans le réseau mafieux interne à l’origine des détournements au BEP, Andely n’en assume pas moins une part de responsabilité administrative en tant que haut dirigeant d’une banque dont il a été le gouverneur par intérim en mai-juin 2007. Il figure donc, aux côtés de Jean-Félix Mamalepot et Philibert Andzembé, sur la liste complémentaire des personnalités qui devront être interrogées par le comité d’audit.
 

Philibert Andzembé, 53 ans, gabonais, gouverneur de la Beac depuis juillet 2007. Si son honnêteté personnelle n’est pas en cause, ce très proche du nouveau président Ali Bongo Ondimba a fait preuve d’une évidente légèreté. La « machine à frauder » du BEP a en effet continué à fonctionner en 2008 et jusqu’au début de 2009, via le compte ouvert à la BNP Paribas4. Trois missions d’inspection ont certes été dépêchées, sur son ordre, en juillet et novembre 2008, puis en juin 2009, par le successeur de Maurice Moutsinga à la direction centrale de la comptabilité, le Gabonais Jacques Nsolé, mais elles ont débouché sur des régularisations minimisant le montant des pertes. Dans un mémo en date du 28 juillet 2009, l’un des inspecteurs membres de ces missions, le Tchadien Jacob Bermendara, évoque les blocages et les obstructions émanant selon lui du gouverneur de la Banque afin de limiter le champ de ses investigations.

Le dernier conseil d’administration de la Beac, le 28 août à Douala, a explicitement exigé la poursuite des enquêtes pour que toute la lumière soit faite. On sait aussi que plusieurs chefs d’État de la région, dont Paul Biya, Teodoro Obiang Nguema et Denis Sassou Nguesso – qui prendra en 2010 la présidence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale –, ne seraient pas mécontents que le ménage soit fait. À leurs yeux, ce que relève le comité d’audit de la Beac dans son rapport du 22 mai 2009 – à savoir l’omniprésence de ressortissants gabonais au sein de la chaîne de décision et d’exécution financière interne de la Banque – est une évidence. « Les affinités nationales ont joué un rôle dans les dérives constatées au bureau extérieur », souligne ainsi le comité, qui précise : « Le gouverneur, le directeur de la comptabilité, le directeur adjoint de la comptabilité, le comptable du bureau extérieur étaient de la même nationalité. »

L’heure du grand déballage des comptes de la Beac serait-elle venue ? Ce n’est pas sûr, tant ce dossier explosif est lourd d’implications sur la très délicate succession d’Omar Bongo Ondimba… En attendant, placé sous la houlette d’un nouveau responsable, le Gabonais Jean-Marie Ogandaga Ndinga, le bureau extérieur de Paris joue désormais profil bas. L’hémorragie a certes été stoppée et la gestion redressée, mais le traumatisme demeure vivace. « Sachez que nous n’avons que peu de moyens », expliquait il y a peu le délégué du gouverneur à l’un de ses fournisseurs. Sage précaution…

1. La Société générale n'a toujours pas remis à la Beac un rapport de liquidation complet sur cette affaire. Les sous-jacents du placement toxique, par exemple, ne sont pas connus.

2. Depuis, et sur pression du conseil d'administration de la Beac, Interpol a été saisie à l'encontre de deux des principaux responsables des détournements, et une société de recouvrement, Recovery Square, a été mandatée.

3. De 2004 à 2008, plus de 55 millions d'euros ont été transférés depuis Yaoundé sur les comptes parisiens du BEP, avec un pic entre 2005 et 2007 (44 approvisionnements en 2006 pour un montant de 13,5 millions d'euros, 2006 étant par ailleurs l'année record pour les détournements).

4. Sur les 19 milliards de F CFA détournés au bureau de Paris, 16,5 l'ont été sous la gouvernance de Mamalepot et 2,5 sous celle d'Andzembé.

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Paris a finalisé 12 dossiers d’investissements…et d’autres le seront lors de la prochaine visite de J. P Raffarin

Par : M. Meslem / V. F. Hakim Benyahia - www.echoroukonline.com.  - 2010.11.26
http://www.echoroukonline.com/fra/economie/7434-paris-a-finalis%C3%A9-12-dossiers-d%E2%80%99investissements%E2%80%A6et-d%E2%80%99autres-le-seront-lors-de-la-prochaine-visite-de-j.-p-raffarin.html

Les pourparlers engagés entre Jean Pierre Raffarin, délégué du président Français Nicolas Sarkozy, avec les responsables Algériens, se sont soldés par la finalisation de 12 dossiers liés aux secteurs des assurances, la pharmacie, le transport, l’énergie et les mines ainsi que l’industrie alimentaire, des secteurs tant convoités par la France.

Parmi les dossiers qui ont abouti à une solution finale, l’usine de l’entreprise française « Alstom » destiné pour e montage et la maintenance des wagons de Tramway, en prévision de la fourniture du projet de tramway lancé par le ministère du transport, et le projet de partenariat prévu entre l’Algérienne des assurances et son homologue française « Massif », et qui sera matérialisé au début de l’année prochaine, ainsi que le partenariat entre la BADR « Banque Algérienne de Développement Rural » et  son homologue française « Banque de Développement Local », en plus de la création d’une usine de raffinage du sucre par les deux entreprises « Lapal » du côté algérien, et « Cristal Union » du côté français.

Ajouté à cela, le dossier de « Renault » qui est à un stade avancé, selon le ministre de l’industrie et de la promotion des investissements, Mohamed Ben Meradi, et le délégué français, et qui compte produire quatre modèles de marque « Renault », avec une production annuelle estimée à 75 mille voitures. Ainsi, le nombre global de projets qui ont dépassé l’état de congestion a atteint 12 projets, selon le délégué du président Sarkozy.

Par ailleurs, d’autres dossiers attendent de nouveaux rounds de pourparlers, à l’image de celui relatif à l’usine des produits pharmaceutiques « Savoni Aventis », le complexe d’industrie pétrochimique appartenant à la société « Total », le projet de production de matériels en verre « Saint Gobin » et un autre spécialisé dans le traitement du lait et de ses dérivés.

Jean Pierre Raffarin reviendra en Algérie, pour la troisième fois, au début de l’année prochaine, dans le cadre de la mission dont il a été chargé par le Président Français, Nicolas Sarkozy. La prochaine mission aura pour objectif de lever les obstacles qui bloquent les relations économiques entre Alger et Paris.

A cet effet, Jean Pierre Raffarin reviendra en Algérie au plus tard, janvier ou février prochains afin d’élaborer avec les autorités algériennes d’un forum commun sur les PME. Ce dernier sera organisé en principe les mois de mai ou juin prochains.

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Répartition du budget de fonctionnement 2011 par département ministériel

La loi de finances 2011 prévoit un budget de fonctionnement  d'un montant de 3.434 milliards de dinars.        
Voici la répartition par département ministériel des crédits ouverts  au titre de ce budget, en dinars algériens.    

- Présidence de la République        8.329.601.000    
- Services du premier ministre              1.774.314.000      
- Défense nationale                       516.638.000.000    
- Intérieuret Collec/locales                419.486.622.000    
- Affaires étrangères                           28.363.652.000    
- Justice                                           49.815.764.000  
- Finances                                        58.371.770.000    
- Energie et mines                              30.416.135.000    
- Ressources en eau                           11.111.443.000    
- Prospective et statistiques                  939.109.000  
- Indus/PME/prom/invest                       4.135.439.000
- Commerce                                      12.361.594.000
- Affaires Relig/Wakf                          16.096.937.000  
- Moudjahidine                                  169.614.694.000  
- Aménagement du ter/Env                     3.266.759.000
- Transports                                       28.874.103.000  
- Education nationale                         569.317.554.000  
- Agriculture et dev/rural                    115.907.074.000          
- Travaux publics                                  6.912.595.000  
- Santé et Réforme/hospi                   227.859.541.000      
- Culture                                            22.913.218.000
- Communication                               7.120.012.000
- Tourisme et Artisanat                           3.992.419.000
- Enseignement sup./Re/Sci                 212.830.565.000  
- Postes et TIC                                      2.899.636.000
- Relations avec le parlement           241.660.000  
- Formation et Ens/Prof                          38.328.953.000  
- Habitat et urbanisme                           13.181.921.000  
- Travail, Em/Séc/Sociale                       76.058.041.000  
- Solidarité nat/Famille                         109.466.698.000  
- Pêche et ress/Halieutiques                 1.811.565.000  
- Jeunesse et sport                               28.280.209.000  
- Sous total                                       2.796.717.597.000  
- Charges communes                             637.589.037.000    
- Total général                                   3.434.306.634.000

Les recettes budgétaire prévues
pour 2011 sont de l’ordre
de 2.993.400.000 DA
et se répartissent comme suit

1- Recettes budgétaires                            
Montant (en milliers DA)  
- Ressources ordinaires:      
- Recettes fiscales                       1.324.500.000      
- Recettes ordinaires                       38.000.000      
- Autres recettes                            157.500.000    
- Total des ressources ordinaires         1.520.000.000    
2- Fiscalité pétrolière                       1.472.400.000    
Total général des recettes                           2.992.400.000.

Quelques chiffres
de la loi
de finances 2011    

 - Prix de référence fiscale du baril de pétrole à 37 dollars (usd).
 - Taux de change fixé à 74 DA pour un dollar  
- Croissance économique à 4%  
- Croissance hors hydrocarbures à 6%  
 - Inflation à 3,5%.
 - Des importations à 37,6 milliards (mds) usd (y compris les importations sans  paiement)  
- Des exportations à 42,2 mds usd (sur la base d'un prix international du baril  à 60 usd).
 - Balance commerciale excédentaire de 6,8 mds usd.
 - Ressources du Fonds de régulation des recettes atteindront 780 mds DA  
- Ressources publiques de 2.992 mds DA  
 - Dépenses globales de 6.618 mds DA dont 3.434 mds DA au titre du fonctionnement  et 3.184 mds DA au titre de l'équipement.
 - Déficit budgétaire à 3.355 mds DA, soit 28% du PIB.  
- Accroissement des effectifs des fonctionnaires de près de 50.000 postes  
- Transferts sociaux à plus de 1.200 milliards DA, soit 18% du budget de l'Etat  et plus de 10% du PIB.
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« Répondre #2 le: 13/01/2011 - 09:45:42 »

Définition du mot spoliation http://fr.wiktionary.org/wiki/spoliation

Françe-afrique : Un particulier achète l'ex-château de Bokassa pour 915.000 euros

France - le 12.01.11 à 13h39
http://www.20minutes.fr/article/651660/societe-un-particulier-achete-ex-chateau-bokassa-915000-euros

Photo du château de Hardricourt de Bokassa ICI

IMMOBILIER - L'enchère était fixée à 735.000 euros...

Un particulier a acheté ce mercredi aux enchères pour 915.000 euros le château de Hardricourt (Yvelines), ayant appartenu à Jean-Bedel Bokassa, empereur déchu de Centrafrique mort en 1996 et dont l'héritage est au coeur d'une longue bataille judiciaire.

L'acheteur souhaite faire du château «un usage personnel pour lui et sa famille» et il y prévoit des travaux «très importants», a déclaré son avocate, Me Virginie Desport-Auvray, sans dévoiler l'identité de son client. «Le nom de Bokassa fait beaucoup de bruit, mais ce n'est pas cela qui a motivé mon client», a-t-elle assuré. La mise à prix du château était fixée à 735.000 euros. Trois acquéreurs potentiels se sont disputé le bien pendant une demi-heure lors d'une vente aux enchères sur licitation (en vue du partage d'une indivision) organisée à la suite d'un jugement du tribunal de grande instance de Versailles.
Un millions d'euros de travaux

Selon Me François Perrault, qui représentait deux marchands de bien, le fait que le château a appartenu à Bokassa a pu «attirer» ses clients. «Mais ce qui les a intéressés, c'est la propriété, avec un parc de 10.000 m² avec vue sur Seine», a-t-il poursuivi, évaluant à «environ un million d'euros (les) travaux nécessaires, car tout s'écroule à l'intérieur». L'annonce légale parue en décembre sur des sites spécialisés précisait que la vente comprenait un «château d'une superficie habitable de 547,78 m2, une maison de gardien (95,49 m2), un vaste parc arboré et un double garage».

L'ex-empereur de la République centrafricaine Jean-Bedel Bokassa s'était installé en décembre 1983 à Hardricourt, l'une de ses propriétés en France, après un exil de quatre ans en Côte d'Ivoire à la suite de sa déposition le 21 septembre 1979 par des parachutistes français. Celle-ci avait été précipitée par le massacre présumé d'une centaine d'écoliers par sa garde personnelle lors de troubles à Bangui.

Hardricourt, la dernière demeure de Bokassa

Après l'indépendance de la République centrafricaine en 1960, Bokassa avait pris le pouvoir en 1966, s'était fait nommer président à vie en 1972, autoproclamé empereur Bokassa Ier cinq plus tard. Il avait été condamné à mort en 1987, gracié puis libéré en 1993, avant de décéder d'une crise cardiaque en 1996. Il a été réhabilité en décembre 2010.

Hardricourt «était la dernière demeure de l'empereur Bokassa, c'est effectivement un symbole pour la famille mais, dans l'état dans lequel il se trouvait, il fallait pour la bonne administration de la succession que le bien soit mis en vente», a estimé pour sa part Me Pascal Koerfer, le conseil de l'administrateur judiciaire chargé de cette succession, qui compte 37 héritiers.

Le fils Bokassa dénonce une «spoliation»

Un autre château ayant appartenu à Bokassa, à Mézy-sur-Seine (Yvelines) et habité par un de ses fils, Georges, pourrait aussi être vendu. Mais Georges Bokassa a supplié le président Nicolas Sarkozy d'intervenir pour empêcher cette vente et celle d'Hardricourt, dénonçant une «spoliation» de l'héritage de sa famille. Présent aux enchères, Georges Bokassa a dit avoir reçu une «lettre tardive de la présidence de la République» l'invitant à «contacter le ministère de la Justice».

La transaction sur Hardricourt sera définitive après un délai de surenchère de dix jours. «C'est un marathon judiciaire de quatorze ans et je suis à bout de souffle, c'est le patrimoine de ma famille et ça me fait de la peine de voir cela», a-t-il regretté avant de raconter avoir lui-même acheté le château de Hardricourt.
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« Répondre #3 le: 16/01/2011 - 18:31:11 »

L'Autoroute Est-Ouest d'une longueur de 1 216 km est en cours de construction. Prix des travaux, financés rubis sur l’ongle, sur fonds publics Algériens: 11 milliards de dollars américains. Sa livraison est prévue pour 2012.

SCANDALE DE L’AUTOROUTE EST-OUEST
Ghoul nie tout en bloc


T. H.  - Dimanche 16 Janvier 2011
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/01/16/article.php?sid=111404&cid=2

Le ministre des Travaux publics a été auditionné en qualité de témoin dans le cadre du scandale politico-financier de l’autoroute Est-Ouest. Dans sa déposition, Amar Ghoul nie en bloc les accusations portées contre lui par plusieurs personnes impliquées dans cette affaire.

Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Amar Ghoul a bien été auditionné par le juge d’instruction de la 9e chambre du Pôle criminel spécialisé du tribunal d'Alger, le magistrat en charge de l’affaire de l’autoroute Est-Ouest. Selon des sources proches de ce dossier, l’audition s’est déroulée par écrit au courant de l’été dernier. Ghoul a dû répondre à une quinzaine de questions traitant de différents aspects de ce dossier. Le questionnaire porte essentiellement sur des accusations proférées à son encontre par les principaux prévenus. Le magistrat instructeur aurait demandé au ministre de s’expliquer sur la nature de ses relations avec ces personnes qui ont joué un rôle central dans l’attribution du projet de l’autoroute Est-Ouest aux groupements chinois et japonais.

Falcone, Addou et Nahnah

«Ghoul a rejeté les accusations du businessman Sid Ahmed Addou selon lesquelles il a eu des contacts directs avec l’homme d’affaires français Pierre Falcone et un de ses collaborateurs, Nacereddine Boussaïd. Il a démenti avoir invité Falcone et Boussaïd, au siège de son département, afin de prendre part au Conseil interministériel restreint qui a regroupé Mohamed Béjaoui, alors ministre des Affaires étrangères. Ghoul s’est contenté de rappeler que les Conseils interministériels sont présidés par le Premier ministre, qu’il est seul habilité à en définir l’ordre du jour et à arrêter la liste des participants», indiquent nos sources qui ont requis l’anonymat. Mieux, Ghoul aurait été catégorique en affirmant que Pierre Falcone et Nacereddine Boussaïd n’ont aucune relation avec le projet d’autoroute Est- Ouest ni avec l’Agence nationale des autoroutes. Pour ce qui est de Sid Ahmed Addou, le ministre des Travaux publics aurait expliqué ne l’avoir rencontré «qu’une seule fois», lors d’une cérémonie de mariage à laquelle il avait assisté en compagnie de Mahfoudh Nahnah. Cette seule et unique rencontre serait donc antérieure à 2003, année du décès du leader du Mouvement de la société de la paix (MSP). Pourtant, Addou se présente luimême comme étant très proche du ministre des Travaux publics. Dans sa déposition au magistrat instructeur, il a déclaré avoir été chargé par Ghoul de rencontrer, à Paris, les responsables de l’entreprise française EGIS Route – Scetauroute afin de négocier des commissions. L’argent, qui aurait été remis à un certain Tayeb Kouidri de Chlef, aurait permis à EGIS de remporter la maîtrise d’œuvre du tronçon ouest du projet. Un contrat de plus de 60 millions d’euros. «Dans ses réponses au magistrat instructeur, Amar Ghoul a qualifié Sid Ahmed Addou de menteur dont la mission principale était de préfabriquer des faits pour lui porter préjudice. Pour ce qui est d’EGIS, Ghoul a déclaré que seule l’Agence nationale des autoroutes est habilitée à entretenir des relations directes avec l’entreprise EGIS. Le ministre a également affirmé n’avoir jamais rencontré Tayeb Kouidri», soulignent nos sources. Il est important de rappeler que Sid Ahmed Addou, un des personnages-clé dans le scandale de l’autoroute Est-Ouest, a finalement été remis en liberté après 13 mois de détention préventive.

Un projet surévalué

Il semblerait que le magistrat instructeur se soit intéressé de très près aux relations qu’entretenait le ministre des Travaux publics avec Mohamed Khelladi. Il faut dire que les deux hommes se connaissent très bien, Khelladi ayant été un proche collaborateur de Ghoul lorsqu’il était à la tête du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. Khelladi sera, par la suite, nommé responsable de la direction des nouveaux projets de l’Agence nationale des autoroutes (ANA). Ancien officier de gendarmerie, il est considéré comme étant celui qui a fait éclater le scandale de l’autoroute Est-Ouest. Au début de la phase d’instruction, alors qu’il était cité en qualité de témoin, il a affirmé que le coût du projet d’autoroute avait été surévalué. Selon lui, le barème international du kilomètre d’autoroute avec l’ensemble des équipements était, à l’époque, évalué à 6 millions de dollars. Dans le cas du projet algérien, le coût du kilomètre d’autoroute sans équipements a dépassé les 8 millions de dollars. Pour Khelladi, la différence aurait permis de payer les commissions aux différentes parties impliquées dans cette affaire. «Faux», aurait répliqué Ghoul dans sa réponse au juge d’instruction de la 9e chambre du Pôle criminel spécialisé du tribunal d'Alger. Ses arguments seraient les suivants : le coût du projet a été approuvé par la Commission nationale des marchés et le gouvernement algérien lors de conseils interministériels présidés par le Premier ministre. Par ailleurs, l’étude financière a été jugée conforme par deux bureaux d’étude internationaux. «A la lecture des réponses du ministre, on constate qu’il met souvent en avant la responsabilité du Premier ministre. C’est notamment le cas dans les aspects liés aux dépenses financières effectuées par les groupements chinois et japonais pour prendre en charge, à l’étranger, les personnels de son département et de l’Agence nationale des autoroutes. Dans ses réponses, Ghoul précise que tous les fonctionnaires ont été pris en charge par l’Etat algérien et que les ordres de mission étaient visés par le Premier ministère». Sur un autre plan, Amar Ghoul dément avoir été tenu au courant des dépenses effectuées par les deux groupements pour assurer la location de biens immobiliers, l’achat de véhicules et d’autres frais annexes au profit de l’ANA et de la direction des nouveaux projets. Il s’inscrit donc en faux contre les déclarations de Mohamed Khelladi. Selon lui, l’ANA est une structure totalement «indépendante» et est seule habilitée à gérer les relations avec les entreprises impliquées dans ce projet. Pourtant, le témoignage de Jiangsheng Wang, le président-directeur général de l'entreprise chinoise CITIC, tente de prouver le contraire. En effet, le responsable de la CITIC a précisé que l’ensemble des dépenses financières était inscrit dans le cadre du contrat programme au chapitre du «cahier des conditions administratives particulières». Amar Ghoul, en sa qualité de ministre des Travaux publics, est censé être au courant du contrat programme dans ses moindres détails.

Sous-traitance et corruption

Amar Ghoul confirme, néanmoins, avoir reçu une correspondance de Mohamed Khelladi dans laquelle il lui demande d’installer une commission d’enquête interne pour faire la lumière sur l’octroi des marchés de sous-traitance au profit de certaines entreprises algériennes. Le ministre aurait précisé que cette correspondance avait été renvoyée «sur-le-champ» vers la direction générale de l’Agence nationale des autoroutes, seule habilitée à prendre une telle décision en sa qualité de tutelle de la direction des nouveaux projets. Par contre, Ghoul aurait nié les propos de Khelladi selon lesquels il lui aurait fait part de cas de corruption flagrants impliquant, notamment, l’homme d’affaires Chani Medjdoub. «Tout n’est que mensonges et pure invention», aurait-il précisé au magistrat instructeur. En fait, plusieurs «zones d’ombre» persistent encore sur la relation entre Amar Ghoul et Mohamed Khelladi. Durant son passage à la direction des nouveaux projets de l’ANA, Khelladi était l’homme de confiance du ministre, puisque ce dernier lui a accordé le pouvoir de signature au nom de la direction générale de l’Agence nationale des autoroutes. Mais il semblerait que Amar Ghoul n’ait soufflé mot sur ce «détail» dans sa déposition écrite.

DÉPOSITION PAR ÉCRIT DU MINISTRE DES TRAVAUX PUBLICS

Une mesure particulière prévue par le code de procédure pénale

L’audition du ministre des Travaux publics par le juge d’instruction en charge du dossier de l’autoroute Est-Ouest s’est déroulée dans le cadre d’une mesure particulière prévue par l’article 542 du code procédure pénale. «Pour recevoir le témoignage d’un membre du gouvernement, la juridiction saisie de l’affaire peut : soit adresser directement au membre du gouvernement concerné des demandes et questions se rapportant aux faits sur lesquels le témoignage est requis, soit faire entendre le membre du gouvernement concerné par le président de la cour d’Alger. Le témoignage ainsi reçu est communiqué, sans délai, au ministère public ainsi qu’aux parties à la procédure. Il est lu publiquement et il est soumis aux débats lorsqu’il s’agit de la procédure de jugement», stipule cet article. Dans le précis, Amar Ghoul a été destinataire d’un questionnaire auquel il a répondu, point par point, par écrit. Notons que ce même article prévoit une autre procédure à travers laquelle le ministre concerné peut être entendu à témoigner à «titre personnel ». Mais cette procédure nécessite l’autorisation du chef de l’exécutif.

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Missoum Sbih : Ambassadeur d’Algérie et père d’un flic ripoux, sauvé par Bouteflika

Souhil G – Lematin dz - le 27 Janvier, 2011
http://www.lematindz.net/news/3656-missoum-sbih-ambassadeur-dalgerie-et-pere-dun-flic-ripoux-sauve-par-boutefl.html

Missoum Sbih l'ambassadeur d'Algérie en France, c’est ce diplomate qui, sur RTL, lundi dernier, a provoqué l’indignation et l’hilarité générales avec son : « Des émeutes en Algérie ? Quelles émeutes ? L’homme qui a asséné : «L'Algérie ne sera pas la Tunisie». Celui qui s’est distingué sur RTL en allant chercher des arguments aussi passés de mode qu’absurdes pour justifier la répression contre la marche initiée par le Rassemblement pour la culture et la démocratie, le 22 janvier dernier. Pour contrer les critiques sur le manque de démocratie en Algérie, Missoum Sbih a multiplié les inepties.  «Vos critères de démocratie ne sont pas les mêmes que les nôtres». Mieux, il a précisé : «La presse est libre» et ajouté que différents partis politiques, dont le RCD pouvaient s'exprimer.
L'ambassadeur a des raisons de défendre avec si peu de classe le régime algérien.

Son fils, Mohamed Sbih, divisionnaire de la sûreté nationale et directeur de la clinique Les Glycines (réservée au personnel de la sûreté nationale), impliqué dans le grave scandale financier de la Banque nationale d'Algérie (détournement de 300 millions de dollars) a été sauvé l'an dernier de la prison par Abdelaziz Bouteflika lui-même !

A l’époque des faits, Missoum Sbih était conseiller du Président Bouteflika et chargé du sensible dossier de la réforme de l’Etat.
Ce fiston avait collaboré avec le cerveau de l’opération, un commerçant, Achour Abderahmane, qui avait fui au Maroc.

Pour empêcher son extradition vers l’Algérie en vertu d’un mandat d’arrêt international lancé à son encontre, un groupe de commissaires et de divisionnaires ont falsifié un rapport – envoyé à la justice marocaine - blanchissant Achour Abderrahmane de tous les faits qui lui sont reprochés.  

Mohamed Sbih en faisait partie, aux côtés de l’adjoint du chef de la police judiciaire de la wilaya de Tipaza, le commissaire principal Khaliha Abdelkader, de l’ex-divisionnaire de la sûreté de wilaya de Tipaza, Zouaï El Hachemi, ainsi que l’ancien chef de la police judiciaire, le commissaire Bessai Hassène.

Ces personnes ont été poursuivies pour association de malfaiteurs, faux et usage de faux sur documents officiels, trafic d’influence, corruption, destruction de documents officiels

Mohamed Sbih est nommément cité dans le rapport de la première enquête réalisée, le 22 mars 2006, par le chef de service central de répression du banditisme (ONRB) et adressées au directeur de la police judiciaire

 « Tout au long des investigations, il est apparu que Mohamed Sbih était en étroite collaboration avec Achour Abderrahmane qu’il rencontrait en France, où tous les deux fréquentaient les mêmes casinos à Nice et à Monaco. Des témoignages transcrits sur procès-verbaux le confirment. Dans ce contexte, un témoin, Dries Aziz avait déclaré en son âme et conscience avoir été présent lors d’une rencontre durant l’été 2004 entre Abdelhamid Sbih et Achour Abderrahmane, où ce dernier se plaignait de l’enquête ouverte à son encontre par les services de la police judiciaire de Tipaza. Il déclare avoir vu Achour Abderrahamne remettre une enveloppe blanche de format moyen sans en connaître le contenu. »

Dans son rapport adressé au procureur général près la cour d’Alger, le 17 avril 2007, le procureur près le tribunal de Bir Mourad Raïs confirme que le document falsifié a été remis par Mohamed Sbih à l’entourage d’Achour Abderrahmane.

Bouteflika intervient

C’est alors que Bouteflika intervient et ordonne à la justice de « mettre de côté » le fils de l’ambassadeur.

L’instruction se termine une première fois par l’inculpation des quatre responsables de la police et de Achour Abderrahmane pour « association de malfaiteurs, faux et usage de faux sur documents officiels, trafic d’influence, corruption, destruction de documents officiels ». Mais alors que tous les autres sont mis sous mandat de dépôt, Mohamed Sbih est épargné mais placé sous contrôle judiciaire.

La surprise a été totale lorsque quelques mois plus tard, Sbih se voit remettre son passeport, et le 17 octobre 2007, le juge d’instruction près le même tribunal décide même de lui accorder « l’extinction de poursuites faute de preuves ».

Le 9 décembre, les décisions ont été confirmées pour le cas de Sbih qui bénéficie donc d’un non-lieu. L’affaire est renvoyée devant le tribunal criminel pour les autres parties, à savoir Achour Abderrahmane, El Hachemi Zouaï, et Bessai Hassène qui, eux, n’ayant pas la chance d’avoir un père ambassadeur, sont toujours en prison.

On comprend, dès lors, que le père du flic ripoux lance à l’adresse du journaliste de RTL : «Non vous savez, vous avez des critères de démocratie qui ne sont pas, si vous voulez, forcément les nôtres.»

En effet…

Comment le père ne défendrait-il pas la « démocratie » où son fils est sorti  blanchi après établi un faux rapport de police disculpant un individu prévaricateur qui avait dérobé la somme astronomique de 3 200 milliards de centimes ?

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L'ex-Président de l'APN aurait trempé dans ce scandale : L’IGF enquête sur la Générale agricole

06 Février 2011 - Sabrina Boubekeur

http://dna-algerie.com/component/content/article/34-politique/1297-lex-president-de-lapn-aurait-trempe-dans-ce-scandale-ligf-enquete-sur-la-generale-agricole.html

Une mission de l’Inspection générale des Finances scrute les dossiers de certaines exploitations agricoles concédées dans le cadre d’un programme public, piloté par la Générale des concessions agricoles (GCA), a révélé samedi 6 février, Rachid Benaissa, Ministre de l’Agriculture en marge de la tenue de la réunion d’évaluation de ses cadres à Alger. Pour le moment, l’IGF a passé au crible plus de 1 200 dossiers litigieux. Théâtre d’un scandale financier en 2007, la GCA pourrait connaître une prochaine restructuration, selon le ministre. L'ancien président de l'Assemblée nationale, Amar Saïdani, proche du président Boutelika, aurait trempé dans ce scandale qui a coûté 550 millions de dollars.

La gestion du programme de mise en valeur des terres agricoles par la concession dans les régions steppiques ainsi que dans le Sud du pays refait surface. « On savait qu’il y avait des dérives et qu’il fallait faire un assainissement », a reconnu le ministre pour qui cette « vaste opération d’assainissement » vise à lutter contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Entamée depuis 6 mois, l’inspection de l’IGF du ministère des Finances risque de déboucher sur de graves dépassements au sein des exploitations agricoles obtenues dans le cadre du programme de mise en valeur des terres agricoles par la concession, a laissé entendre le ministre. « Les opérateurs qui ont réellement réalisé des projets pour le compte de la GCA auront leur droits, d'autres verront leurs dossiers administratifs complétés et corrigés, alors que d'autres seront traduits devant la justice pour avoir dilapidé des deniers publics », a expliqué M. Benaissa.

En 2008, certains périmètres agricoles concernés par ce programme ont été gelés par les autorités pour enquêter sur les dépassements enregistrés au niveau de ces terres. Il s’agissait, entre autres, de malversations, de surfacturations des projets, de réalisations fictives et de détournement de deniers publics.

Si ce programme de concession de terres agricoles, piloté par la GCA, prend eau de tout part, Benaissa n’est pas prêt de le sacrifier. Il a nié d’ailleurs les informations rapportées par la presse, selon lesquelles, l’Etat allait abandonner ce programme. « Il n’est pas annulé et ne sera pas annulé. Il sera renforcé », proclame-t-il devant ses cadres, non sans promettre que les futurs projets qui y seront inscrits seront traités en « toute transparence  ».

Interrogé sur le devenir de la GCA et de ses employés qui affirment ne pas avoir perçu leurs salaires depuis trois mois, le ministre a estimé que le problème de salaires du personnel de cet organisme public a été réglé par la SGP, la société de gestion du développement agricole.

Il a par ailleurs évoqué la possibilité d’une restructuration de la GCA, théâtre d’un scandale financier en 2007, ou plus de 40 milliards de dinars ( 550 millions de dollars ) ont été dépensés dans des projets, dont plus de la moitié n'a pas été réalisée. En violation totale szq procédures légales en vigueur.

En juillet 2010, la chambre d'accusation près la cour d'Ouargla a renvoyé l'affaire de la GCA devant le tribunal pour complément d'enquête. Plusieurs personnes, des gestionnaires de la GCA d'Ouargla et d’Alger, des entrepreneurs privés, des bénéficiaires du programme, y sont impliquées, dont Amar Saïdani, l’ex-président du Parlement algérien, qui aurait escroqué la GCA via sa société écran Al Karama.

« Aujourd’hui, la GCA joue un rôle de maître d’ouvrage. Nous sommes en train de penser dans quelle mesure, elle pourrait rejoindre l’entreprise algérienne de génie rurale pour devenir graduellement une entreprise de réalisation », a souligné l’orateur.

S’agit-il d’une tentative déguisée de mettre un trait sur le passé scabreux de cet organisme, créé en 2000 et dotée d'un budget de 52 milliards de dinars ? L’avenir le dira

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Rumeurs de changement au gouvernement : le désarroi d’un ministre

elwatan.com - Zouheir Aït Mouhoub - 28.01.11

http://www.elwatan.com/weekend/7jours/rumeurs-de-changement-au-gouvernement-le-desarroi-d-un-ministre-28-01-2011-109130_178.php

«Je remplis mes cartons», confie un ministre, sous le couvert de l’anonymat, comme pour signifier son départ de l’actuel gouvernement. Depuis une semaine, les rumeurs quant à un changement de gouvernement, et non un simple remaniement, circulent dans tout le pays.

Un état d’alerte est déclenché aux niveaux de états-majors des partis de l’Alliance présidentielle qui multiplient les sorties et démentent à tout bout de champ ces rumeurs. Alors qu’en réalité, d’après la personne que nous avons rencontrée en aparté, les ministres ne font qu’acte de présence afin de panser les plaies des dernières émeutes qui ont secoué le pays. Si le gouvernement résume la grave crise que connaît l’Algérie actuellement à une intifadha du «sucre et de l’huile», le ministre les renvoie à une situation qui n’a que trop duré, d’ordre bureaucratique. Il qualifie la situation de «profonde et compliquée». «Nous sommes devant une impasse, l’origine n’est autre que la mauvaise gestion des affaires de l’Etat», explique-t-il.

Mascarade

La question se pose d’elle-même : quelle est donc l’origine de cette mauvaise gestion ? Le ministre n’y va pas par quatre chemins. Selon lui, les ministres se contentent de se regarder en chiens de faïence : «Tout d’abord, le courant ne passe plus entre les ministres de la République. On ne se parle plus et chacun tente de jeter la balle dans le camp de l’autre. Le Conseil des ministres ou celui du gouvernement est devenu une diatribe pour louer les réalisations factuelles des uns et des autres. Il faut plaire et ainsi assurer sa survie au cas où…  Même si l’on sait que tout cela n’est qu’une mascarade.»

Interférences

A en croire les confidences de ce ministre, les membres du gouvernement ne sont en réalité que des figurants dont les intérêts se heurtent, se chevauchent et parfois s’entrecroisent avec les intérêts d’autres fonctionnaires réputés très puissants. «Comment pouvez-vous travailler lorsque les directeurs dépendant de votre ministère échappent à votre contrôle ou à votre autorité ? Car ils sont protégés et ne rendent de comptes qu’aux gens qui les ont nommés, et certains n’hésitent pas à l’afficher. Comment voulez-vous faire bouger les choses lorsque le secrétaire général de votre département ne suit que ses désirs, bloque le bon fonctionnement des affaires courantes et tient d’une main de fer le personnel du département ? Quelle attitude afficher vis-à-vis de votre chef de cabinet, lorsque ce dernier vous ment et procède à l’instruction des cadres sans s’en référer à votre autorité ?» Ainsi énumère notre ministre, fataliste. La situation se complique davantage lorsqu’il s’agit de prendre des décisions importantes : «Il m’arrive parfois de recevoir des instructions du Premier ministre qui sont vite rattrapées par des conseillers du président de la République qui vous dictent une autre démarche à prendre. Et parfois à l’opposé de ce que vous avez reçu comme instruction !

Vous êtes dans ce cas obligé de l’appliquer, de toute façon vous êtes nommé par le Président.» En d’autres termes, le ministre évoque la multiplication des intervenants dans la prise de décisions et l’écart existant entre, d’un côté, la politique générale prônée par le Premier ministre et, de l’autre, celle, tactique de la présidence. A cela s’ajoutent d’autres contraintes fonctionnelles. «Vous ne pouvez rien entreprendre au risque de vous voir sévèrement remis à l’ordre, vous ne pouvez pas outrepasser certaines lignes tracées par des tiers. L’esprit d’initiative est quasiment interdit, vous n’avez qu’à formuler des propositions et les soumettre à l’approbation du Premier ministre et de la Présidence. Vous êtes ligoté. Vous ne pouvez rien entreprendre sans le consentement de ces deux entités», explique le ministre qui se dit sur la liste des partants. Et pour couronner  le tout : «Vous savez, j’apprends parfois des décisions concernant mon secteur par voie de presse, alors que personne n’avait sollicité mon avis sur le sujet.»

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Ils sont le fruit des commissions sur les importations et les contrats

Des Algériens ont cumulé des avoirs supérieurs à 25 milliards de dollars en dix ans

Samir Allam 25/01/2011 à 13:22
http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/des-algeriens-ont-cumule-des-avoirs-superieurs-a-25-milliards-de-dollars-en-dix-ans_13936.html

Depuis la chute de Ben Ali, un sujet revient régulièrement dans l’actualité : les avoirs de l’ancien président tunisien et de sa famille à l’étranger. Ils sont estimés à plusieurs milliards de dollars.

Comme les Tunisiens, des Algériens ont également amassé d’importantes fortunes ces dernières années. Selon des experts financiers internationaux interrogés par TSA, ces avoirs représentent au moins 25 milliards de dollars sur les seuls dix dernières années.
 
Pour leur calcul, ils se basent sur les montants des commissions perçues dans les opérations d’importation et de passation de contrats publics. Sur les dix dernières années, l’Algérie a importé en moyenne 35 milliards de dollars par an, soit un total de 350 milliards de dollars. Dans le même temps, le gouvernement a lancé entre 2004 et 2005, un programme quinquennal de 150 milliards de dollars dont la réalisation a été confiée presque exclusivement à des groupes étrangers. Or, c’est connu : les opérations d’importation tout comme les contrats internationaux donnent lieu à la perception de commissions. En Algérie, la moyenne de ces commissions est estimée à 5 %, soit un total minimum de 25 milliards de dollars sur les dix dernières années. « Ces commissions ne sont pas forcément liées à la corruption. Elles font partie de l’activité commerciale internationale. Mais une bonne partie, surtout celle liée aux marchés publics, peut être considérée comme de la corruption », précise un expert.
 
Ces calculs ne prennent pas en compte un autre phénomène : les surfacturations pratiquées par des entreprises algériennes, publiques et privées, pour leurs opérations d’importation d’équipements, de matière première ou de service. Véritable sport national, ces surfacturations permettent à des dirigeants d’entreprises de transférer d’importantes sommes d’argent sur des comptes personnels ou appartenant à des proches établis à l’étranger. Selon les experts interrogés par TSA, ces pratiques contribuent fortement à alourdir la facture des importations. Comme le montrent les derniers chiffres de l’année 2010, les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre ce phénomène n’ont pas eu l’effet annoncé.
 
Résultat, depuis quelques années, de nouveaux multimillionnaires algériens ont fait leur apparition à l’étranger. Ils ne sont pas issus du monde classique des affaires et ne possèdent pas d'entreprises en Algérie. Ainsi en 2009, un Algérien a été au cœur des discussions au salon nautique de Dubaï. Il venait d’acquérir un yacht pour plus de 25 millions de dollars. Cet Algérien est connu dans les milieux d’affaires pour son activité d’intermédiaire entre les groupes étrangers et des administrations algériennes.

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L’Emirat émet des doutes sur les capitaux placés dans ses banques

Dubaï ne veut pas de l’argent des politiques algériens


La Voix de l'Oranie - Y. El-Atrach - mercredi 26-01-2011 -

http://www.voix-oranie.com/news.php?newsid=62342

L’argent des Algériens sent-ils si mauvais ? Selon la chaine satellitaire Alarabya, l’Autorité des Services Financiers de Dubai (DFSA) a instruit les banques installées dans l’Emirat de ne pas accepter les capitaux privés provenant de Tunisie et… d’Algérie. L’Autorité explique sa décision par les «troubles sociaux» que connaissent les deux pays.

Alarabya affirme sur son site internet que l’organisme indépendant a conseillé, par mail, les entreprises du centre international de Dubaï de «mettre à jour leurs relations avec les Algériens, notamment les responsables politiques».

Le journal électronique Tsa qui a repris l’information a estimé hier que «Dubaï est connu pour être une plaque tournante des affaires internationales» et que «plusieurs dirigeants arabes ont placé d’importantes sommes dans les banques de cet émirat connu pour être peu regardant sur la provenance des fonds».

Ainsi donc, les banques des Emirats arabes unis ont été instruites de «durcir les conditions d’ouverture de comptes et d’approfondir les enquêtes d’habilitation pour mieux connaître la provenance des fonds, avant d’accueillir de nouveaux clients».

Si l’on se fie au même journal électronique, qui cite des experts financiers internationaux, «les avoirs d’Algériens (à l’étranger) représentent au moins 25 milliards de dollars sur les seuls dix dernières années». C’est un chiffre auquel les experts sont parvenus en s’appuyant sur ce qu’auraient pu être «les montants des commissions perçues dans les opérations d’importation et de passation de contrats publics». Les calculs ont été faits sur la base d’une importation moyenne de 35 milliards de dollars par an, sur dix ans, soit un total de 350 milliards de dollars. De plus précise-t-on, «ces calculs ne tiennent pas compte des surfacturations pratiquées par des entreprises algériennes, publiques et privées, pour leurs opérations d’importation d’équipements, de matière première ou de service», ce qui permet à «des dirigeants d’entreprise de transférer d’importantes sommes d’argent sur des comptes personnels ou appartenant à des proches établis à l’étranger».

Il y a lieux de rappeler ici que pour nombre d’observateurs et de spécialistes, y compris au sein de la cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) Algérie, «les atteintes à l’économie nationale» battent leur plein dans le pays comme en témoignent les nombreux biens immobiliers saisis par mesure conservatoire dans le cadre de plusieurs affaires de détournements de deniers publics.

«Dans la seule affaire du transfert illégal de 15 millions de dollars américains et 6 millions d’euros élucidée récemment par la brigade de recherches relevant du groupement d’Alger de la Gendarmerie nationale, les investigateurs ont répertorié, comme blanchiment d’argent, l’achat de plusieurs villas à Hydra et Bir Mourad Rais, sans compter les dizaines de véhicules de luxe, dont la plus grande partie sont des véhicules 4×4 et deux yachts, selon une source judiciaire», lit-on dans un article paru en 2010.

Le colonel Mustapha Taibi, commandant du groupement de la wilaya d’Alger de la Gendarmerie nationale, avait annoncé, il y a un an, précisément en janvier 2010, dans le cadre du traitement d’une «grosse affaire de sous» que «plus de 43 milliards de centimes, 20.750 euros, 1.538 kilogrammes de bijoux en or, cinq voitures de luxe, cinq villas luxueuses, quatre appartements haut standing, dix lots de terrain, dont une grande partie se trouve à Alger, certains atteignant 5.000m² de superficie, et deux locaux commerciaux ont fait l’objet de saisies conservatoires».

Pour la destination du «sale argent» vers l’étranger, des sources affirmaient à un confrère, Echorouk en l’occurrence, que «l’argent des Algérien prend la direction de l’Europe notamment la Suisse, la France et la Grande Bretagne, mais aussi les pays du Golf arabe comme les Emirats et l’Arabie Saoudite, avant que d’autres pays comme la Malaisie et des pays du Maghreb arabe et d’autres pays africains tel le Mali et Niger ne s’ajoutent à la liste».

Au vu de ces données, ils sont sans doute nombreux à s’interroger sur le sort qui sera réservé aux milliards engagés par l’Etat dans de nombreux grands projets, surtout ceux faisant appel à des groupes étrangers.

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Les hommes politiques sont particulièrement surveillés
Dubaï accentue ses contrôles sur les capitaux en provenance d’Algérie et de Tunisie


Ali Idir 25/01/2011
http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/dubai-accentue-ses-controles-sur-les-capitaux-en-provenance-d-algerie-et-de-tunisie_13938.html

L'Autorité des Services Financiers de Dubai (DFSA) a mis en garde contre l’arrivée massive dans l’émirat de capitaux privés légaux ou illégaux en provenance de Tunisie et d’Algérie en raison des troubles sociaux qui affectent actuellement ces deux pays du Maghreb, rapporte mardi la chaîne Al Arabiya sur son site internet.

Cet organisme indépendant a envoyé un courriel aux entreprises du centre international de Dubaï leur demandant de mettre à jour leurs relations avec les responsables politiques de ces deux pays, précise la même source. Dubaï est connu pour être une plaque tournante des affaires internationales. Plusieurs dirigeants arabes ont placé d’importantes sommes dans les banques de cet émirat connu pour être peu regardant sur la provenance des fonds.
 
La Banque centrale des Emirats arabes unis (EAU) a renforcé ses moyens de lutte contre le blanchiment d'argent et mis en place de nouvelles procédures pour mieux connaître ses clients afin de prévenir d’éventuelles opérations illégales de transferts d’argent.
 
Les responsables politiques de l’Algérie et de la Tunisie sont particulièrement surveillés par les financiers émiratis. Les banques des EAU sont instruites de durcir les conditions d’ouverture de comptes et d’approfondir les enquêtes d’habilitation pour mieux connaître la provenance des fonds, avant d’accueillir de nouveaux clients. Les banques sont également instruites d’alerter systématiquement l’organisme local chargé de lutter contre le blanchiment d’argent en cas de doutes sur la provenance des fonds d’un client.

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في ظل التوتر السياسي الراهنة في البلدين
"سلطة دبي للخدمات المالية" تحذّر من أصول مصدرها تونس والجزائر

الثلاثاء 21 صفر 1432هـ - 25 يناير 2011م

http://www.alarabiya.net/articles/2011/01/25/134916.html

دبي – العربية.نت

حذّرت سلطة دبي للخدمات المالية الشركات في مركز دبي العالمي، من إمكانية دخول أصول مشروعة أو غير مشروعة من دول مثل تونس والجزائر، في ظل أحداث التوتر السياسي الراهنة في البلدين.

وأضافت في بيان أرسلته بالبريد الإلكتروني إلى الشركات العاملة في المركز، أن على الشركات التي لديها عملاء من هذه الدول أن تراجع تعريف الشخصيات الحكومية المسؤولة، لافتة إلى أهمية إضافة عاملات هذه الشخصيات أو من لهم صلات وثيقة بهم ضمن هذا التعريف.

وقالت حسب ما ذكرت صحيفة "الخليج" الإماراتية، إن مصرف الإمارات المركزي قام من خلال وحدة مكافحة غسل الأموال والحالات المشكوك فيها، بإصدار تعميم يطالب الجهات المعنية بتحسين تقديراتها واجتهاداتها في تعريف الشخصيات المسؤولة في المعاملات الخارجية.

وأضافت السلطة، أن على الشركات التابعة أن يكون لديها النظم اللازمة لتحديد هوية العميل، وإن كان من الشخصيات الحكومية المسؤولة أم لا، وفي حال كونه كذلك، فمن المهم استيفاء متطلبات محددة لمواجهة مخاطر الفساد.

وأوضحت أن على الشركات التحقق من أمور عدة لمثل هذا النوع من العملاء، من بينها تحليل هيكل المعاملات جغرافياً واتخاذ التدابير اللازمة للتحقق من مصادر الثروات والحصول على موافقة الإدارة العليا لفتح الحسابات ومتابعة الإدارة العليا كذلك للمعاملات مع هؤلاء العملاء.

وأضافت أنه إذا كان لدى الشركة شكوك في انخراط العميل في ممارسات غسل أموال أو تمويل الإرهاب، فعليها أن تبلغ على الفور لجنة مكافحة غسل الأموال التابعة للمصرف المركزي، مع اطلاعها على الأمر بإرسال نسخة من البلاغ لها.

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Pierre Falcone: Affaire des ventes d'armes à l'Angola

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_ventes_d%27armes_en_Angola

L'affaire des ventes d'armes en Angola, ou Angolagate, est une affaire judiciaire dans laquelle sont impliquées plusieurs personnalités politiques françaises de premier plan parmi lesquelles un ancien ministre de l’Intérieur, un fils de président de la République, deux milliardaires, un ancien préfet, un général, un magistrat et ancien député.

Elle est également appelée « affaire Falcone » ou « affaire du trafic d'armes vers l'Angola ». De manière plus imaginative, le journal Le Monde a créé le terme « Angolagate 4].

Liste des armes livrées

Il y a eu deux livraisons pour un montant total de 790 millions de dollars. Elles comprenaient des armes individuelles et lourdes, des munitions, du matériel de génie, des transports, des blindés, des hélicoptères, des navires de guerre et 820 000 détonateurs et mines antipersonnelles[5]. Ce sont ces mines qui ont le plus choqué les médias français et étrangers car elles ont été utilisées pour une guerre qui aurait fait entre 500 000 et un million de morts dont une majorité de civils[6].

Protagonistes

Personnes

    * Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak sont deux hommes d'affaires soupçonnés par le juge Philippe Courroye d'avoir mis en place un commerce illicite d'armes avec l'Angola. Le juge les soupçonne également d'avoir versé des commissions à une série de personnalités françaises, dont Jean-Christophe Mitterrand, Paul-Loup Sulitzer, Jacques Attali et d'autres. Incarcéré de 2000 à 2001, Pierre Falcone réfute tout « trafic d'armes ».

    * Arcadi Gaydamak est en fuite en Israël mais songeait en mars 2006 à racheter le journal France-Soir moribond par le biais de son groupe de presse Moscow News.

    * Pierre Falcone a d'abord bénéficié de la protection du président de l'Angola Dos Santos qui lui a fourni un passeport diplomatique angolais comme ambassadeur auprès de l'Unesco. Ses différents mandats d'arrêt internationaux ont été annulés peu avant sa comparution dans le procès de la Sofremi (Société française d'exportation de matériels, systèmes et services)[14]. Le 18 janvier 2008, il est condamné à quatre ans de prison ferme et 37 500 € d'amende pour fraude fiscale[15]. L'Angola use encore de sa diplomatie (et de sa force commerciale) pour que les pouvoirs publics français le protègent[16].

    * Bernard Guillet et Sabine Moutier (Sabine de la Laurencie). Diplomate, en poste aux États-Unis et en Angola, Bernard Guillet a été conseiller diplomatique de Charles Pasqua au ministère de l'Intérieur, où il avait pour assistance Sabine Moutier, puis au conseil général des Hauts-de-Seine. Il a animé l'association France-Afrique-Orient (AFAO), 24, rue de Penthièvre, siège de Demain la France, le premier parti de Charles Pasqua avant le RPF (Rassemblement pour la France).

    * Jean-François Clarisse est un homme d'affaires. Il a travaillé durant plusieurs mois, entre 1997 et 1999, au 24, rue de Penthièvre, aux côtés de Sabine Moutier et de Bernard Guillet, qui assure l'avoir « mis à la porte » fin 1998.

    * Paul-Loup Sulitzer est poursuivi dans le procès pour « recel d’abus de biens sociaux » pour 380 000 euros perçus de Pierre Falcone pour des prestations de conseils supposées fictives[17].

    * Charles Pasqua (french connection http://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection ) est « soupçonné d’avoir perçu 450.000 dollars en 1998 et 1999 de la société Brenco pour favoriser les intérêts du régime de M. Dos Santos au Parlement européen ». Il est mis en examen pour « trafic d'influence passif » et « recel d'abus de biens sociaux

Banque Paribas

    * Au cours de ses investigations, le juge Philippe Courroye s'est intéressé au rôle joué par la banque Paribas (aujourd'hui fusionné dans le groupe BNP Paribas) dans le triangle dette-pétrole-armes mis au jour dans cette affaire. Paribas a pourtant financé les activités de Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak quand les ventes d'armes à l'Angola étaient sous embargo de l'ONU.

    * Le président du directoire de Paribas au moment des faits, André Levy-Lang, a été longuement entendu à deux reprises en 1995, comme témoin par les policiers puis par le magistrat instructeur.

    * La relation entre Paribas, Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak remonte au 12 décembre 1994. Leur société slovaque d'armement, la ZTS Osos, a obtenu un crédit de 30 millions de dollars. Selon les policiers, « Après avoir sollicité plusieurs banques, la solution est venue du département compensation de Paribas avec la mise en place d'importants crédits gagés sur la livraison future de pétrole angolais ». Après que la banque Paribas a décidé de cesser toutes relations avec Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak en 1997, le responsable [18] des préfinancements pétroliers à compter de 1998, sera Jean-Louis Salas, directeur des crédits structurés pour l'Afrique, Cuba et le Moyen-Orient au sein du département ECEP (Energy, Commodities, Export and Project) chez Paribas puis chez BNPPARIBAS. Le juge Courroye a établi qu'entre 1995 et 1997 , Paribas a financé à hauteur de 573 millions de dollars les ventes d'armes effectuées par la société ZTS Osos à l'Angola.

    * Cette technique dite de « préfinancement pétrolier » a été développée par des compagnies de courtage, comme RichCo de Marc Rich ou Glencore. Elle a été désignée par l'ONU et la Banque mondiale comme une des causes d'appauvrissement des pays pauvres producteurs de pétrole et comme une des clés des phénomènes de kleptocratie. Ainsi, avec la complicité des héritiers de la nomenklatura soviétique[19], Glencore a gagné des milliards sur le pétrole russe, l’arsenal de l’Armée rouge, les stocks stratégiques d’aluminium, d’engrais, etc., ainsi que les créances du pays et dix milliards de dollars du FMI. Une part de ces flux (pétrole, armes, dettes) ont pu être brassés entre la Bank of New York et les recettes du pétrole angolais, grâce à la gestion occulte du régime de Luanda.

    * Dans un rapport confidentiel envoyé à son ministère[19], le 26 novembre 1996, l’ambassadeur de Belgique au Luxembourg explique qu’existe au Grand-duché « un circuit dans lequel de "l’argent criminel" est blanchi ». Il passe par la Banque continentale du Luxembourg (BCL). Celle-ci a appartenu conjointement à Paribas et au groupe de Nadhmi Auchi (ou Nadhmi Shakir Auchi) de 1982 à octobre 1994. À cette date, Paribas a repris les parts de son associé, avant de céder l'établissement en 1996 à une consœur flamande, la Kredietbank (KB). Selon la note diplomatique belge, « des analystes financiers au Luxembourg ont l’impression que, via la Continentale, de grandes banques telles que la KB, Paribas, Suez… profitent chacune à leur tour de ce circuit noir ».

    * Le département compensation de Paribas dirigé à l'époque par Alain Bernard. Son adjoint Jean-Didier Maille a mis au point le montage technique. Les deux hommes sont suspectés d'avoir perçu 30 millions de dollars de commissions sur des comptes à l'étranger. Victime d'un accident de santé en 1997, Alain Bernard ne peut être entendu. Jean-Didier Maille, en revanche, a été mis en examen le 23 mars 2005 pour « recel de trafic d'influence ». Lors de son audition, Jean-Didier Maille a affirmé que « la direction de Paribas avait connaissance des activités d'Alain Bernard (…) Tout le monde savait qu'il payait des commissions (…) On appelait ces activités : les affaires spéciales. » Pierre Falcone était constamment en affaires avec Glencore et Paribas – entre lesquels Jean-Didier Maille a fait la navette. Au printemps 2000, Glencore avait déjà levé 3 milliards de dollars de prêts gagés à l’Angola, avec des banques comme Paribas, la Société générale, la Dresdner Bank Luxembourg, notamment.

    * André Levy-Lang, président du directoire de Paribas de 1991 à 1999, a été interrogé une nouvelle fois par la brigade financière en février 2005. Au sujet des 30 millions de dollars perçus par les anciens cadres de la banque, il s'est dit « furieux et scandalisé de découvrir ces chiffres » dont il a assuré ne rien savoir. Le 5 avril 2005, lors d'une audition par le juge Courroye, il a vigoureusement démenti les accusations de Jean-Didier Maille. Pour lui, « le paiement de commissions était contraire à la politique de la banque ». Il a déclaré ne pas se souvenir « avoir été tenu au courant de cette opération de vente d'armes à destination de l'Angola ». « Je savais que la banque finançait des opérations d'exportation de pétrole de l'Angola en contrepartie d'importations à destination de ce pays, a expliqué André Levy-Lang. Mais pour cette opération précise, la question ne m'a pas été posée. Si on était venu me voir pour m'informer de ce projet portant sur des achats d'armes j'aurai exigé que l'on vérifie la conformité de cette opération avec la position politique française et les engagements internationaux (…) Au regard de ce que je sais, je n'aurais donc pas donné mon aval. »

    * La banque Paribas pourrait être poursuivie en tant que personne morale.


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Le feuilleton de l'Angolagate continue avec l'ouverture du procès en appel

Nouvelobs.com avec AFP - 19/01/11
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110119.OBS6497/le-feuilleton-de-l-angolagate-continue-avec-l-ouverture-du-proces-en-appel.html


L'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et l'homme d'affaires Pierre Falcone figurent parmi la vingtaine de prévenus ayant fait appel de leurs condamnations prononcées en 2009.

Le procès en appel de l'Angolagate, un trafic d'armes présumé vers l'Angola dans les années 90 doublé d'un imbroglio politico-financier, commence mercredi  19 janvier au matin à Paris, avec Pierre Falcone et Charles Pasqua en vedettes.

L'homme d'affaires franco-israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak figure aussi parmi la vingtaine de prévenus ayant fait appel de leurs condamnations prononcées en 2009 par le tribunal correctionnel. Mais étant en fuite, il est hautement improbable qu'il se présente à la cour.

L'homme d'affaires franco-angolais Pierre Falcone, lui, n'aura pas d'autre choix que de venir, puisqu'il est détenu à Fleury-Mérogis depuis sa condamnation à six ans de prison ferme pour commerce illicite d'armes, abus de biens sociaux et trafic d'influence.

Avec Arcadi Gaydamak, il est poursuivi pour avoir organisé une vente d'armes à l'Angola, de 1993 à 1998, en pleine guerre civile, pour un montant de 790 millions de dollars, gagés sur les recettes futures du pétrole.

L'accusation estime cette vente illicite, car n'ayant pas été autorisée.

La défense, tout comme l'Angola que toute cette affaire indispose, affirme qu'elle n'avait pas besoin d'autorisation, puisque les armes avaient été vendues par une société slovaque et n'avaient pas transité par la France.

Les témoins : Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé

Quant à Charles Pasqua, 83 ans, il sera là, assure son avocat, Me Léon Lef-Forster, bien décidé à démontrer "le caractère totalement infondé" des accusations de trafic d'influence qui lui ont valu une condamnation à trois ans de prison dont un ferme en première instance.

Dans cette affaire, comme dans plusieurs autres, l'ancien ministre de l'Intérieur s'estime victime de basses manoeuvres politiques.

Les trois premiers jours d'audience devraient être largement consacrés aux clauses de nullité, questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) et autres points de procédures soulevés par la défense, qui a par ailleurs cité une vingtaine de témoins, dont Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé...

Le procès doit démarrer à 9h. Il est prévu jusqu'au 2 mars.


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Angolagate : les principales étapes de l'affaire

Nouvelobs.com avec AFP - 19/01/11

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110119.OBS6506/angolagate-les-principales-etapes-de-l-affaire.html

Voici les principales étapes de l'"Angolagate", affaire de vente d'armes à l'Angola jugée illicite par le tribunal correctionnel de Paris en octobre 2009. L'affaire est examinée par la cour d'appel à partir du 19 janvier.

1999/2000

Le nom de l'homme d'affaires franco-israélien d'origine russe Arcadi Gaydamak apparaît dans une enquête sur une affaire de blanchiment.

Des investigations établiront qu'Arcadi Gaydamak était associé à l'homme d'affaires français Pierre Falcone, dirigeant de la société Brenco, pour conclure avec l'Angola, en guerre civile, un contrat de vente d'armement provenant de l'ex-Union soviétique, sous couvert d'une société slovaque, ZTS OSOS.

Le contrat, courant de 1993 à 1998, est estimé à 790 millions de dollars.

En septembre 2000, une liste de personnes et sociétés rémunérées par Brenco révèle les noms de Jean-Christophe Mitterrand et Jacques Attali (respectivement fils et ex-conseiller de François Mitterrand) ainsi que du préfet Jean-Charles Marchiani. Des perquisitions suivent, notamment au siège du parti RPF et au conseil général des Hauts-de-Seine présidé par Charles Pasqua, ex-ministre de l'Intérieur.

Pierre Falcone est mis en examen, suivi de Jean-Christophe Mitterrand.
 

2001

25 janvier : le ministère de la Défense dépose une plainte pour trafic d'armes, la vente à l'Angola n'ayant pas fait l'objet des autorisations nécessaires.

Mai : mise en examen de Jean-Charles Marchiani, puis de Charles Pasqua, qui sera reconnu coupable d'avoir favorisé l'attribution de l'ordre du Mérite à Gaydamak, après le versement par Brenco de 230.000 euros sur le compte de l'Association France Afrique Orient, dont il était vice-président. Charles Pasqua et Jean-Charles Marchiani affirment que cette médaille a été décernée pour le rôle d'Arcadi Gaydamak dans la libération fin 1995 de deux pilotes français détenus en Bosnie.


2003

Juin : Pierre Falcone est nommé représentant permanent de l'Angola auprès de l'Unesco.


2007

Avril : 42 personnes sont renvoyées en correctionnelle, dont Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, ainsi que Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua et diverses personnalités poursuivies pour recel d'abus de biens sociaux.


2008/2009

6 octobre/11 février : procès devant le tribunal correctionnel de Paris, en l'absence d'Arcadi Gaydamak, en fuite.

27 octobre 2009 : le tribunal prononce 36 condamnations et six relaxes. Jacques Attali figure parmi les relaxés, de même que le magistrat Georges Fenech.

Vingt-quatre condamnés feront appel. Parmi eux, Pierre Falcone, qui a écopé de six ans de prison ferme et a été immédiatement écroué, Arcadi Gaydamak (six ans ferme), Charles Pasqua (trois ans, dont un ferme), Jean-Charles Marchiani (trois ans, dont 15 mois ferme), l'avocat Allain Guilloux (trois ans, dont un ferme).

Jean-Christophe Mitterrand a été condamné à deux ans avec sursis et le romancier Paul-Loup Sulitzer à 15 mois avec sursis, mais ils n'ont pas fait appel. Idem pour Jean-Bernard Curial, ex-conseiller Afrique du PS, condamné à deux ans avec sursis.


2010

Pierre Falcone voit ses demandes de remise en liberté rejetées.

2011

19 janvier au 2 mars : procès devant la chambre 5-13 de la cour d'appel, sous la présidence d'Alain Guillou.

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Algérie : une autoroute est-ouest pour 2009

Deux entreprises chinoises et japonaises se partagent le marché de 11 milliards de dollars

mardi 25 avril 2006 / par Saïd Aït-Hatrit
http://www.afrik.com/article9752.html

Deux groupements chinois et japonais ont remporté le marché de l’autoroute est-ouest algérienne, le plus grand chantier de l’histoire du pays. Ils ont désormais quarante mois pour compléter le tapis autoroutier qui va relier Tlemcen à Annaba sur 1216 Km de bitumes. Prix des travaux, financés rubis sur l’ongle, sur fonds publics : 11 milliards de dollars. 100 000 emplois directs seraient concernés.

Tlemcen-Annaba en 10 heures de route ? Ce sera possible à l’horizon 2009, si les trois groupements industriels qui ont décroché le 15 avril dernier le marché de l’autoroute est-ouest algérienne tiennent leurs engagements. Sept groupements industriels avaient répondu à l’appel d’offre international lancé par Alger, le 25 octobre 2005, parmi lesquels un franco-allemand, un américain, un italien ou encore un portugais. Mais sur critères techniques (60%) et financier (40%), c’est le consortium japonais Kojal qui a présenté le meilleur dossier (95,44/100) et remporté le lot pour lequel il s’était porté candidat, celui de l’est (399 km). De son côté, le chinois Citic/Crcc, qui a présenté un dossier financier défiant toute concurrence, s’est assuré les lots centre (169 km) et ouest (359 km). Sur les 1216 km d’autoroute prévus, 102 ont déjà été réalisés et livrés à la circulation, alors que 175 autres sont en cours d’achèvement. Les travaux avaient cette fois été confiés au groupement algérien ETRHB Cosider et à deux sociétés turques et italiennes, selon Omar Oukil, le chargé de communication du ministère des Travaux Publics.

Reste 927 km de route à bitumer en quarante mois pour les deux entreprises retenues. Coût des travaux : 11 milliards de dollars. Près de deux milliards avaient déjà été dépensés pour ce qui est présenté comme le plus grand chantier de l’histoire de l’Algérie indépendante. Le coût global avait d’abord été estimé à 7 milliards de dollars, mais cette première estimation n’intégrait pas des centaines de kilomètres pour lesquels aucune étude n’avait été réalisée, explique-t-on au ministère des travaux publics. C’est désormais le cas. Après hésitation, les autorités algériennes ont décidé de régler la facture sur fonds publics, sans faire appel à des fonds extérieurs, comme les voisins marocains et tunisiens. Le pactole pétrolier, qui a laissé 61 milliards de réserve de change dans les caisses de l’état, en 2005, est passé par là.

100 000 emplois directs à la clé

Selon l’agence nationale des autoroutes, le chantier devrait créer près de 100 000 emplois directs en Algérie. « Pour obtenir le nombre d’emplois indirects, il faut multiplier le chiffre par deux ou trois », explique simplement Omar Oukil. Les entreprises nationales de BTP n’ont pas trop protesté pour avoir été tenues à l’écart d’un projet aussi juteux, conscientes de son caractère hors norme, selon Lyès Malki, journaliste « économie » à El Watan. Mais elles espèrent bien profiter de ses retombées et voir les entreprises chinoises et japonaises faire appel à leurs services pour la sous-traitance. « C’est un chantier gigantesque qui nécessitera la contribution de tout le monde, assure le chargé de communication du ministère des Travaux publics. Les entreprises étrangères auront sans doute besoin d’assistance et risquent de faire appel aux gisements des sociétés algériennes, pour les agrégats. »

L’autoroute est-ouest ne modifiera pas le paysage routier national puisqu’elle va pour l’essentiel suivre le tracé des nationales 4 et 5, qui rallient Alger à Oran et Alger à Constantine. En revanche, elle risque de bouleverser la vie économique des 19 wilayas directement traversées et des 24 desservies. Dans un pays où 85% des échanges commerciaux s’effectuent par la route, l’impact risque de se faire sentir rapidement.

Onze tunnels devront être percés sur deux fois trois voies et 390 ouvrages d’art réalisés, dont 25 viaducs, pour joindre les frontières tunisienne, à l’est, et marocaine, à l’ouest, et réaliser l’autoroute trans-maghrébine. Seul problème, fait-on remarquer à Alger, la frontière algéro-marocaine est toujours fermée.

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Pasqua : les questions sans réponse - De la French Connection à Matignon ?

Americano Gansia - 22 février 1995
http://www.voltairenet.org/article6800.html

La guerre des gangs à la conquête de l’Elysée fait rage. L’heure du grand déballage est-elle arrivée ? L’un voulant enfoncer l’autre distille des informations ou monte des flagrants délits, et tout le monde rigole. Un vrai déballage toutefois devrait en dire beaucoup sur quelques questions.

Charles Pasqua pourrait être l’homme le plus puissant de France. Il y a peu le Premier ministre-Balladur mangeait dans sa main, allant jusqu’à reprendre point par point ses positions à l’occasion de l’affaire Maréchal-Leclair-Schuller-Balkany-Schimpf, malgré les multiples démentis judiciaires que ces messieurs ont pu accumuler en un temps record.

Il s’est profilé depuis quelques années comme un véritable "homme d’Etat", opérant un spectaculaire retournement. Jusque là, il était plutôt connu comme l’homme des basses oeuvres du gaullisme. Ses conceptions d’aménageur du territoire et, plus largement, de réformateur des lois de la République finissent par lui valoir un respect quasiment universel. On discuta de savoir s’il serait Premier ministre à son tour au cas où son poulain Balladur devenait Président de la République.

Pour en savoir plus sur la biographie de cet éventuel futur-Premier ministre, nous avons demandé à quelques spécialistes de dresser le catalogue de quelques questions qu’on évite généralement de poser dans la presse bien pensante. C’est dommage. Car les questions appellent des réponses. Et ce n’est que lorsqu’on a les réponses qu’on peut prétendre savoir.

Avouons quand même notre point de vue : la quantité et la nature des questions qui se posent légitimement quant à la biographie de Charles Pasqua auraient pu lui interdire l’accès aux plus hautes fonctions de la République, ne serait-ce que dans le doute. Ses liens avec la French Connection au moins mériterait enquête. Et s’il devait aller plus haut sans même avoir élucidé tout ça ? Eh bien ce serait une drôle de République que la nôtre. Une République capable de génocider le Rwanda, par exemple. Du jamais vu.

Ce n’est pas parce que la carrière de Charles Pasqua a commencé au niveau de la mer (comme plagiste sur la côte d’Azur), pour atteindre les plus hautes cimes de la République, qu’elle est linéaire.

Des incidents de parcours, des accidents mortels, des affaires non-élucidées jalonnent son itinéraire, aussi chaotique que mal connu, malgré l’abondante littérature qui lui est consacré.

La plupart d’entre nous ont déjà oublié jusqu’au nom de Robert Boulin. Il aurait pourtant mérité d’être retenu : dans l’histoire de la Ve République, il n’y a pas d’autre cas de ministre en exercice assassiné. Le grossier maquillage en suicide de son assassinat sert encore aujourd’hui de vérité officielle. Robert Boulin détenait jusque là le record de longévité au gouvernement.

Le rôle de Pasqua dans ce spectaculaire dérapage du circuit de la Ve République n’a jamais été évoqué. Voici un bouquet de questions demeurées sans réponse à ce jour :

Pourquoi le sérieux conflit qui opposa Robert Boulin à Charles Pasqua en juin 1979 a-t-il toujours été passé sous silence ?

Comment Pasqua a-t-il (été) démissionné de son poste de secrétaire national à l’organisation du RPR en juillet 1979 ?

Pourquoi Jacques Chirac a-t-il été amené à sanctionner lourdement son bras droit ? Rappelons que sans Pasqua il n’y aurait eu pour Chirac ni Matignon en 1974, ni appel de Cochin, ni RPR ?

Comment le même Chirac s’est-il trouvé dans l’obligation de revenir sur cette lourde sanction et d’ainsi se déjuger publiquement, moins de 6 mois après l’avoir infligée - et ce, juste après la mort de Robert Boulin ?

Pourquoi le RPR et les autres formations politiques ont-elles laissé pendant quinze ans de telles questions dans l’ombre ?

Autre épisode : en 1972, le quotidien new yorkais "Newsday" publie une série d’articles intitulés "The heroïn trails". Une équipe de journalistes a commencé son enquête au Canada sur les agissements dans les années 60 de Jean Venturi, représentant local de la firme Ricard, dont le supérieur hiérarchique direct avait été à l’époque Charles Pasqua, directeur des ventes à l’export.

Après avoir obtenu confirmation auprès des services de police compétents du document du bureau américain des narcotiques incriminant Jean Venturi dans un trafic d’héroïne à destination des Etats-Unis, les journalistes new yorkais arrivent à Paris pour remonter cette ramification de la célèbre french connection. Leur récolte est maigre.

L’opacité de la firme Ricard ne leur a pas permis d’établir la vraie nature et l’ancienneté des liens unissant Pasqua et Venturi. Au moins ceux-ci étaient-ils liés par une réalité hiérarchique au moment de la cavale de Venturi, en 1967.

Il n’a pas été non plus établi si les Pasqua - que des liens familiaux unissent au Canada - étaient, par ce biais aussi, en contact avec les Venturi. Parallèlement, des recherches ont été menées sur le patrimoine de la famille Pasqua.

En 1994, à l’occasion d’une recherche, la disparition inexpliquée des archives de "Newsday" concernant cette enquête a été constatée.

En 1967, un mandat d’arrêt international a été établi à l’encontre de Jean Venturi. Il n’a jamais été arrêté.

Qu’est-il devenu ? De quelles complicités a-t-il bénéficié pour échapper ainsi à la Justice ?

Le nom de Charles Pasqua aurait-t-il figuré un temps sur la liste des personnes indésirables aux Etats-Unis ?

Jean-Charles Marchiani, éminence grise de Pasqua, reconnu comme tel depuis la première cohabitation en 1986, est l’homme que le président Georges Pompidou fit personnellement chasser du SDECE en 1969. Il le considérait comme l’auteur et le propagateur de photos truquées attentatoires à l’honneur de sa famille (affaire Markovic). Charles Pasqua a attendu la célébration en grande pompe par Balladur et Chirac du 20è anniversaire de la mort de Pompidou, en avril 1994, pour faire nommer Marchiani préfet. Il lui fit ensuite attribuer la légion d’honneur le premier janvier 1995.

Pourquoi cette insulte à la mémoire de Pompidou n’a-t-elle pas été relevée par la cohorte des fidèles, au premier rang desquels figurent, avec ostentation, Chirac et Balladur ?

Marchiani a-t-il joué un rôle dans la très longue cavale de Venturi ?

Au Maroc, Charles Pasqua a noué au temps de la fusion Pernod-Ricard d’étroites relations avec le roi Hassan II. L’hospitalité royale lui a notamment permis d’organiser en 1988, à l’hôtel de la Mamounia à Marrakech, un mystérieux réveillon commun avec Pierre Joxe, son successeur immédiat au ministère de l’Intérieur. Qu’avaient-ils donc à se dire ?

En janvier 1994, Pasqua a été l’unique ministre d’un Etat membre de l’Union Européenne à effectuer une visite de travail à El Ayoun (capitale du Sahara Occidental) cautionnant ainsi par sa présence - à la fureur du Quai d’Orsay - l’annexion par le Maroc de cette ancienne colonie espagnole.

Le Maroc a-t-il facilité la cavale de Jean Venturi ?

En Afrique noire, l’influence de Pasqua s’avère aussi ciblée que déterminante. Sa prochaine visite prévue début mars 1995 au Cameroun (si tout va bien), donne lieu à ce commentaire d’un spécialiste des affaires africaines dans La lettre du continent du 8 février 1995 : "Au Cameroun, deux dossiers sont à l’instruction contre des casinos et des salles de jeux qui favorisent la grande délinquance dans notre pays. Paul Biya (le président du Cameroun) devrait enterrer toute velléité de poursuivre au nom de l’amitié franco-camerounaise : en marge de la visite de Charles Pasqua, il serait inconvenant de heurter de front les intérêts corses".

Marchiani est-il lié aux "intérêts corses" dans les salles de jeux camerounaises ?

Est-ce également le cas de Monsieur Raffali ?

Raffali, à l’époque directeur d’une célèbre salle de jeux parisienne, s’était notamment illustré en 1986, en transmettant pour le compte du déjà ministre de l’Intérieur, Pasqua, le vrai-faux passeport destiné à Yves Challier, du "carrefour du développement".

Qui se cache derrière les "intérêts corses" maîtres des jeux camerounais ?

Ces "intérêts corses" ont-ils favorisé la cavale de Jean Venturi ?
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Dey
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« Répondre #4 le: 16/01/2011 - 20:30:16 »

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« Répondre #5 le: 17/01/2011 - 09:01:08 »

La tribu de truands Ben ALI et leur alliés volent plus de 65 millions de dollars américains à la Tunisie.

Ce chiffre vient d'un simple calcul qui est le suivant :

La tribu de truands Ben ALI et leurs alliés volent 1500 lingots d'or de 1 Kilogramme chacun à la banque centrale de Tunisie.

La valeur unitaire d'un lingot d'or de 1 kilogramme est égale à 43 783 dollars américains (USD) ou 32 899 euros. voir ici cours de l'OR

1 500 kilogrammes d'or = 1500 x  43 783 USD = 65 674 500 dollars américains  (USD) = 1500 x 32 899 euros = 49 348 500 euros

1500 kilogrammes d'or équivalents à au moins 65 millions de dollars américains ou 49 millions d'euros.

L'arabie saoudite et dubaï sont fières d'abriter, protéger et sponsoriser une telle bande de truands et surtout de blanchir ( recel ) leur argent et OR sales volés à la Tunisie.


La chaîne TF1 confirme une information de DNA-Algérie : Leïla Ben Ali s’est enfuie vers Dubaï avec 1500 lingots d’or

Dimanche, 16 Janvier 2011, 20:22 | DNA

http://dna-algerie.com/international/1161-tf1-confirme-une-information-de-dna-algerie-leila-ben-ali-sest-enfuie-vers-dubai-avec-1500-lingots-dor.html

Le pillage avant la fuite. L’ancienne première dame de Tunisie, Leïla Ben Ali, a retiré 1500 lingots d’or d’une banque à Tunis le 19 décembre 2010 avant de s’envoler vers Dubaï pour y déposer la précieuse cargaison. L’information, révélée par DNA-Algérie vendredi 14 janvier, a été confirmée dimanche 16 janvier par TF1 dans son journal télévisé de 20 heures.

Dans un article intitulé « Du séchoir au pouvoir : Le destin contrarié de Leila Trabelsi Ben Ali, coiffeuse devenue régente », publié par DNA vendredi 14 janvier à 17h59, nous écrivions que l’épouse de l’ex-président tunisien, Leïla Ben Ali, se serait envolée vers Dubaï avec dans ses bagages 1500 lingots d’or.

« Une rumeur, insistante mais invérifiable, prétend qu’elle serait partie dès le début des troubles, le 19 décembre, et qu’elle aurait emporté avec elle 1500 lingots d’or extraits des coffres de la banque centrale. L’histoire est sans doute trop belle pour être vraie. Elle montre cependant à quel point «  Leïla la coiffeuse devenue présidente » cristallise les fantasmes et les haines », écrivions-nous le vendredi 14 janvier, jour de la fuite du couple présidentiel vers l’Arabie Saoudite où l’ex-famille régnante a désormais trouvé refuge.

Dans l’impossibilité de vérifier cette information fournie par notre correspondant à Tunis, Farès Omrani, nous avions dû la publier au conditionnel.

La chaîne de télévision française TF1 indiquait ce soir ( dimanche 16 janvier ), au cours de son journal télévisé de 20 heures, que Leïla Ben Ali, née le 20 juillet 1957, s’était rendue dans une banque à Tunis, fin décembre, pour y retirer 1500 kilos d’or avant de s’envoler vers Dubaï.

Leïla Ben Ali, née Trabelsi, surnommée la régente de Tunis, ancienne coiffeuse qui a épousé en secondes noces Zine Al Abidine Ben Ali, traîne une réputation de prédatrice et de corruptrice.

La famille de l'ex-président Ben Ali ainsi que celle de sa femme, les Trabelsi, sont réputées pour avoir fait main-basse sur les affaires en Tunisie tant et si bien que les câbles de la diplomatie américaine, révélés par le site Wikileaks, évoquent le terme « La famille », en référence à la famille de la mafia, pour les qualifier.

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La famille Ben Ali se serait enfuie de Tunisie avec 1,5 tonne d'or ( 1 500 kilogrammes d'OR )

Arnaud Leparmentier - LEMONDE pour Le Monde.fr | 16.01.11 | 22h18

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/16/la-famille-ben-ali-se-serait-enfuie-de-tunisie-avec-1-5-tonne-d-or_1466365_3212.html


La famille du président déchu Zine El-Abidine Ben Ali se serait enfuie de Tunisie avec 1,5 tonne d'or. C'est une supposition des services secrets français, qui essaient de comprendre comment s'est achevée la journée de vendredi 14 janvier, qui a vu le départ du président et de sa famille et la chute de son régime.

Selon des informations collectées à Tunis, Leïla Trabelsi, la femme du président, se serait rendue à la Banque de Tunisie chercher des lingots d'or. Le gouverneur aurait refusé. Mme Ben Ali aurait appelé son mari, qui aurait d'abord lui aussi refusé, puis cédé. Elle a ensuite pris un vol pour Dubaï, selon les informations françaises, avant de repartir pour Djedda, en Arabie saoudite. "Il semblerait que la femme de Ben Ali soit partie avec de l'or", explique un haut responsable français. "1,5 tonne d'or, cela fait 45 millions d'euros", traduit une source.

M. Ben Ali, lui, ne croyait pas sa chute aussi rapide. Pour preuve, selon Paris, il aurait enregistré une nouvelle allocution, qui n'a pas eu le temps d'être diffusée. Il n'aurait donc pas quitté le pays volontairement mais aurait été destitué. L'armée, et le chef d'état-major qui avait refusé de tirer sur la foule, ont, selon les services européens, joué un rôle de premier plan dans la destitution de M. Ben Ali.

INTERVENTION LIBYENNE

La manière dont il a pu quitter le pays n'est pas claire. Pour éviter une issue violente, plusieurs chancelleries européennes estiment que les services de sécurité libyens ont joué un rôle dans l'exfiltration de M. Ben Ali. Les propos de Mouammar Kadhafi  – qui dit regretter l'issue de la crise tunisienne – tenus ce dimanche renforcent ce sentiment à Paris.

Le mode de départ de M. Ben Ali comporte lui aussi des incertitudes. Il semble s'être retrouvé dans l'espace aérien de Malte, sans plan de vol déterminé, attestant qu'il n'avait pas, à son départ précipité de Tunisie, de destination précise. Une source italienne indique que l'avion n'aurait pas reçu l'autorisation d'atterrir sur l'île. Selon une autre hypothèse, le président déchu aurait quitté Tunis en hélicoptère pour Malte, où il aurait récupéré son avion.

De leur côté, les Français ont voulu empêcher toute arrivée de M. Ben Ali en France. Selon une source ministérielle française, la Direction générale de l'avion civile a identifié un appareil ayant pour plan de vol Tunis-Paris. Les autorités françaises auraient alors exigé que cet avion atterrisse en Sardaigne. Vérification faite, il ne comportait pas de passager, en tout cas pas le président Ben Ali, qui atterrissait alors en Arabie saoudite. Les membres de la famille de M. Ben Ali qui étaient arrivés en France sont repartis du Bourget samedi soir par un vol affrété par un proche du clan Ben Ali, en direction de Doha, au Qatar, indique Paris.


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Les Ben Ali seraient bien partis avec 1,5 tonne d'or

Publié le 20.01.2011
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/en-direct-les-ben-ali-seraient-bien-partis-avec1-5-tonne-d-or-20-01-2011-1235899.php

Le Conseil mondial de l'or, basé à Londres, a indiqué que le stock d'or de la Tunisie compte 1 500 lingots d'or de moins qu'en décembre. Cela confirme la rumeur selon laquelle les Ben Ali ont quitté le pays avec 1,5 tonne d'or.

Il manquerait bien 1,5 tonne d'or dans les coffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Le Conseil mondial de l'or, basé à Londres, évaluait en décembre à 6,8 tonnes le stock d'or de la Tunisie, soit précisément une tonne et demie de plus que l'évaluation donnée mercredi par la banque centrale de Tunis. Ce qui confirmerait l'information du «Monde», selon laquelle «Leïla Ben Ali se serait faire remettre 1 500 lingots d'or».


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Comment les années Ben Ali ont ruiné l'économie de la Tunisie
liberation.fr - Par Catherine Coroller - 04/02/2011

http://www.liberation.fr/monde/01012318038-comment-les-annees-ben-ali-ont-ruine-l-economie-de-la-tunisie

L’économie tunisienne a pâti de l’ère Ben Ali. «La corruption, le népotisme, la prédation, l’absence de respect des règles de droit, l’imprévisibilité de la justice, ont considérablement porté atteinte au climat des affaires et à l’incitation à investir», affirme Mahmoud Ben Romdhane, professeur d’économie à l’université de Tunis, et membre du secrétariat du Ettajdid (ex-parti communiste). Particulièrement touchées, les entreprises privées tunisiennes.

«L’un des problèmes de ce pays est le manque d’investissement de leur part. Pour ne pas s’exposer aux appétits de la famille Ben Ali-Trabelsi, elles avaient recours à une forme d’autolimitation», explique Bertrand Furno, chef du service économique régional de l’ambassade de France. Ce contexte a eu des conséquences sur la croissance et le chômage. «Du fait du déficit d’investissement, j’estime à 200.000 les opportunités d’emploi perdues sur la période 1995-2010», calcule Ben Romdhane.

«Un appareil de contrôle pléthorique»

A sa décharge, «le secteur privé était pressuré, poursuit cet économiste. Il n’y a pas une entreprise qui n’ait pas été contrainte d’acheter du matériel pour le compte du RCD [le parti politique de Ben Ali, ndlr] ou de verser des montants colossaux [on parle de centaines de milliers de dinars, ndlr] pour soutenir le Président lors des élections». Chaque entreprise abritait également une cellule du RCD.

Ces ponctions s’expliquent par le coût de l’Etat Ben Ali, «un appareil de répression et de contrôle de la population pléthorique», selon Mahmoud Ben Romdhane: 150.000 policiers (autant qu’en France pour un pays de 10 millions d’habitants) et 8 à 10.000 personnes détachées de l’administration et des entreprises publiques auprès du RCD. L’un des outils de «pressurisation» du pouvoir était le fameux 2626, numéro de compte d’un soi-disant fond de solidarité nationale.

«Chaque travailleur devait payer, raconte Ali, salarié d’un grand groupe. Au début, tout le monde était pour. La première fois, mon frère a donné 500 dinars. Ce montant a été ensuite reconduit d’année en année. Dans la fonction publique, il y avait des barêmes. C’était retenu sur le salaire des gens. J’ai de la chance. Mon patron est très social. C’est mon entreprise qui payait pour moi.» Cette cagnotte, sur laquelle le Parlement n’avait aucun contrôle, et dont on ignore le montant, aurait servi de caisse noire au régime Ben Ali.

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Tunisie - Dominique Strauss-Kahn patron du Fonds monétaire international (FMI) et le régime Ben Ali

Par Dominique de Montvalon - 15 janvier 2011
http://www.francesoir.fr/actualite/international/tunisie-strauss-kahn-et-regime-ben-ali-64203.html

Le patron du FMI Dominique Strauss-Kahn avait félicité en 2008 le pouvoir tunisien pour sa réussite économique.

La « révolution tunisienne », aujourd'hui, met en porte-à-faux Dominique Strauss-Kahn, le patron du Fonds monétaire international (FMI).

Explication : DSK s'était rendu à Tunis au titre du FMI le 18 novembre 2008, il y avait rencontré le président Ben Ali et, à cette occasion, il avait félicité la Tunisie pour son taux de croissance, et la vigueur de son développement économique. « La Tunisie est un bon exemple à suivre pour beaucoup de pays qui sont émergents », avait même dit Strauss-Kahn.

Voir la vidéo de la déclaration de Dominique Strauss-Kahn patron du Fonds monétaire international (FMI) ICI
http://www.youtube.com/watch?v=xEA9X6j7b_U

Comment a-t-il pu dire cela ?, s'insurgent certains. Déjà à l'époque, ils lui reprochaient de ne pas avoir insisté sur le caractère « autoritaire » du régime, de ne pas avoir posé de questions sur l'ampleur de la corruption tolérée dans certains secteurs, de ne pas avoir assez pris en compte un chômage d'autant plus insupportable que la Tunisie compte un nombre de plus en plus élevé de diplômés. Mais de diplômés... chômeurs.

Un « bon exemple »

Le procès fait à Dominique Strauss-Kahn est, à bien des égards, injuste. Ce qu'il évoquait en 2008, c'était l'incontestable décollage de la Tunisie qui faisait de ce pays, sur ce plan-là, un « bon exemple ». Y compris pour ses voisins immédiats, telle l'Algérie. En coulisses mais en coulisses seulement, Américains et Français exerçaient, par ailleurs, des pressions pour que le régime Ben Ali s'ouvre, donc pour que le cadre politique et institutionnel tunisien soit enfin à la hauteur de la réussite économique salué par le FMI. Pourquoi Paris et Washington (y compris le FMI) n'en ont-ils pas fait plus ? Parce qu'ils croyaient aux promesses qui leur étaient faites, certes. Mais aussi parce que, à l'heure des défis islamistes, ils préféraient, à tout prendre, un régime autoritaire mais laïque et accordant aux femmes une place sans égale dans le monde arabe, du moment qu'il réussit économiquement et attire les investisseurs étrangers.

Le problème, c'est que, au fil des années, accompagnant l'essor économique du pays, on a vu progressivement surgir une immense et jeune classe moyenne qui fait la force du pays, mais qui n'avait pas accès aux leviers de commande et ne supportait plus un régime devenu étouffant. Cette jeunesse-là, aujourd'hui, est dans la rue. Et Ben Ali en fuite.

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La fortune des Ben Ali en question

Par Europe1.fr Publié le 17 janvier 2011 à 10h08

http://www.europe1.fr/International/La-fortune-des-Ben-Ali-en-question-374963/

L'ex-président tunisien serait parti avec plus d'une tonne d'or. Sa fortune est immense.

Banques, transports, immobilier, en Tunisie les Ben Ali sont partout. L'ex-président aurait amassé une fortune estimée à 5 milliards d'euros pendant ses 23 ans à la tête de la Tunisie. Le président en fuite ne possédait rien avant d'accéder au pouvoir.

Hôtels particuliers et comptes en Suisse

Des banques privées en Tunisie, plusieurs compagnies aériennes, comme Carthago Airlines ou Nouvel Air, des hôtels 5 étoiles en Tunisie, des hôtels particuliers en Argentine ou au Brésil... la liste des biens de Ben Ali est difficile à dresser. L'ex-président tunisien posséderait également des comptes en Suisse, dont la valeur est impossible à estimer.

En France, Ben Ali serait propriétaire d'un immeuble en plein coeur de Paris estimé à 37 millions d'euros. Le président en fuite posséderait également des avoirs dans plusieurs banques françaises. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a indiqué lundi sur Europe 1 que Tracfin, l'organisme de lutte contre les mouvements suspects de capitaux, exerçait une "vigilance particulière" sur les mouvements de fonds et les demandes de transferts.

Comptes vidés et fortune transférée

La semaine dernière, au plus fort de la crise, la famille Ben Ali a liquidé tous ses comptes, selon un journaliste tunisien interrogé par Europe 1. "Ils ont vidé les caisses, jusqu'à la dernière minute, pour qu'il ne reste rien", raconte Slim Bagga.

Le Monde croit savoir que la famille aurait emporté dans sa fuite plus d'une tonne et demie de lingots d'or. L'équivalent de 45 millions d'euros, précise le quotidien. C'est Leïla Ben Ali, la femme de l'ex président tunisien, qui se serait rendue à la Banque de Tunisie pour les récupérer, avant de s'envoler pour Dubaï.

Il y a quelques mois, selon le journaliste tunisien, la femme de l'ex-président aurait également anticipé la fin de règne de son mari malade. Leïla Ben Ali, surnommée "La Régente" et détestée par le peuple tunisien, a transféré la quasi totalité de sa fortune à Mohammed, leur fils de 5 ans.

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Indulgente avec Ben Ali, l'armée est sans merci contre les Trabelsi

Par Samy Ghorbal | 16/01/2011 | 11H09
http://www.rue89.com/2011/01/16/indulgente-avec-ben-ali-larmee-est-sans-merci-contre-les-trabelsi-185921


(De Tunis) Sans doute ont-ils jugé qu'il serait moins encombrant à l'étranger qu'en Tunisie. Une chose est sûre en tous cas : les militaires tunisiens n'ont pas cherché à s'opposer à la fuite du président Zine el-Abidine Ben Ali. Son avion, identifié sous le nom d'« Oscar Oscar », a quitté le tarmac de l'aéroport de Tunis Carthage à 17h30.

Trente minutes après que l'armée a décrété la fermeture de l'espace aérien national. Lui et ses proches sont tous sains et saufs et sont parvenus à fuir le pays. Sa femme, Leïla, née Trabelsi, qui était installée depuis plusieurs jours à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, devrait bientôt le rejoindre dans son exil saoudien, à Jeddah.

Sa fille Cyrine (propriétaire du fournisseur d'accès internet Planet Tunisie et de la station radio Shems FM) a pu gagner Paris, à bord du Falcon de son mari, l'homme d'affaires Marwane Mabrouk, qui se trouvait déjà sur place. Le couple et leurs enfants ont posé leurs bagages dans un palace de la capitale française.

Accueillie sous les huées à Montréal

Nesrine, une autre de ses filles, a été « exfiltrée » à Montréal (où le couple possède une somptueuse résidence) par son mari, Mohamed Sakhr El Materi, le richissime « gendre préféré » de l'ex-président. Elle a été accueillie sous les huées par une foule nombreuse de Tunisiens prévenus de son arrivée et venus l'attendre à l'aéroport Pierre-Elliot Trudeau, dans la nuit du 11 au 12 janvier.

Ultime bravade, El Materi, également député, est ensuite retourné à Tunis participer à la « session extraordinaire » de la Chambre convoquée dans la soirée du 13 janvier, soit une vingtaine d'heures avant la chute du régime. Il a malgré tout réussi à quitter Tunis pour Montréal, le 14 janvier un peu avant 14 heures, à bord de son jet privé – un Falcon blanc, piloté par un pilote américain.
L'homme le plus détesté du pays

Belhassen Trabelsi, « parrain » du clan éponyme et frère aîné de l'ex-première dame, a eu moins de chance. L'homme le plus détesté du pays avait pourtant minutieusement organisé sa fuite, et souhaitait se rendre à Lyon, en compagnie de six membres de sa famille.

Mais le commandant de bord, Mohamed Ben Kilani, a refusé d'obtempérer à son ordre de décollage, et est descendu de l'appareil, qui s'est du coup retrouvé cloué au sol. Cueilli à l'aéroport par les militaires, « BT » a été placé aux arrêts dans la caserne d'El Aouina, où il se trouve toujours.

Toutes ses résidences de Tunis ont été saccagées, pillées et incendiées. Son neveu, le sulfureux Imed, qui a fait l'objet d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice française, pour vol de bateaux de luxe dans le port de Saint-Tropez, en 2006, n'est plus de ce monde.

Il a succombé le 15 janvier à l'hôpital militaire de Tunis, où il avait été admis la veille pour des blessures à l'arme blanche. Les circonstances exactes de son agression ne sont pas totalement établies, mais celui qu'une rumeur insistante présentait comme le fils naturel de Leïla Ben Ali aurait pu être victime de la colère d'un pêcheur de la Goulette, ville dont il avait été « élu » maire l'an passé.

Une prise de choix pour les militaires

L'incertitude demeure au sujet de Slim Chiboub, autre gendre de Ben Ali, affairiste notoire et ancien président emblématique du club de football de l'Espérance sportive de Tunis. La chaîne qatarie Al Jazeera a d'abord annoncé son interception dans la ville frontalière de Ben Guerdane, située à quelques kilomètres de la Libye, mais l'intéressé aurait démenti de vive voix auprès de la chaîne maghrébine Nessma TV et aurait affirmé séjourner « pour affaires » à Tripoli.

En revanche, l'ancien patron des renseignements et de la garde présidentielle, le général Ali Seriati a bien été capturé par l'armée non loin de Ben Guerdane. C'est une prise de choix pour les militaires : ce « faucon » serait le chef des milices contre-insurrectionnelles qui terrorisent la population de la capitale tunisienne…
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« Répondre #6 le: 18/01/2011 - 18:30:04 »

Les Américains derrière la fuite de Ben Ali ?

par Mtira  -tunisnews.net - 3891 du 17.01.2011
http://www.tunisnews.net/17Janvier11f.htm


Pour plus de détails, cliquez ici pour voir la vidéo:
http://www.facebook.com/video/video.php?v=134245206640203&oid=295484031058&comments&ref=mf

Selon BFM.TV, la sortie honteuse de Ben Ali, le président déchu par “la voiture d'un marchand ambulant”, ne s'était pas faite aussi “calmement” que tout le monde croyait; autrement une fuite par ses propres moyens.

Donc, suite à une forte pression américaine, les USA ayant toujours un œil sur tout ce qui bouge dans le monde, lui demandant de se retirer sans discussion au risque de mettre sa vie en danger, et cela en faisant intervenir l'armée qui, à l'étonnement de tous, avait intervenu dans les événements dès le début.

Et le départ du dictateur s'était déroulé sous la « protection » américaine qui avait transféré le despote par un hélicoptère sur l'île de Malte où l'attendait un avion prêt à décoller mis à sa disposition par le ministère saoudien de l'Intérieur.

De là, l'avion s'est dirigé vers Dubaï afin que le président amoureux récupère sa femme, « la future présidente » pour rejoindre enfin Jeddah et couler des jours heureux...


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Le récit du dernier jour de Ben Ali en Tunisie

Mercredi, 19 Janvier 2011 11:58
http://kapitalis.com/fokus/62-national/2317-le-recit-du-dernier-jour-de-ben-ali-en-tunisie.html

La lettre d’information ‘‘Maghreb Confidentiel’’ a reconstitué le déroulement de la dernière journée de Ben Ali en Tunisie, le vendredi 14 janvier. Extraits…

En cette matinée du vendredi 14 janvier, Ben Ali réunit, dans son palais de Hammamet, le général Ali Sériati, chef de la sécurité présidentielle, Abdelaziz Ben Dhia, porte-parole de la présidence, et Abdelwahab Abdallah, son conseiller politique et allié sans faille du clan Trabelsi.

Le rôle déterminant du tandem Morjane-Ammar

Selon ‘‘Maghreb Confidentiel’’, deux hommes ont joué un rôle important pour convaincre Ben Ali de quitter le pays. Ce sont le ministre des Affaires étrangères, Kamel Morjane, et le général de corps d’armée, chef de l’état-major, Rachid Ammar. «Tous les deux forment un axe solide qui demande au président de partir pour éviter le bain de sang», écrit la lettre confidentielle. Qui ajoute: «Au milieu de l’après-midi, le général Rachid Ammar informe le président Ben Ali que l’armée sera obligée de décréter un couvre feu général et que dans trois heures elle procédera à la fermeture de l’espace aérien.

Kamel Morjane appuie les propos du général Ammar. Il dit au président que si jamais d’autres victimes civiles venaient à tomber sous les balles de la sécurité, les Américains vont définitivement lâcher le régime et appliquer des sanctions. C’est alors qu’Abdelaziz Ben Dhia intervient et réussit à convaincre le président de ‘‘s’éclipser’’ quelques jours pendant lesquels la Tunisie sombrerait dans le chaos. Plusieurs attentats seraient organisés et imputés aux islamistes. Le RCD organiserait dans la foulée des marches monstres demandant le retour du sauveur. Ben Ali se laisse convaincre. Il pense tout d’abord rester en Tunisie, puis se résigne à la quitter.»

Les pressions de Washington sur Paris

Selon ‘‘Maghreb Confidentiel’’, le premier ministre Mohamed Ghannouchi a été «obligé» d’enregistrer un message au peuple tunisien où il annonce que le président Ben Ali renonce temporairement au pouvoir. Récit: «Avec le général Ali Sériati, Abdelaziz Ben Dhia veille sur le déroulement de la cérémonie. Le plan est diabolique. Mais, c’est sans compter sur la détermination du duo Ammar-Morjane.

Dans la soirée, les Américains font pression sur les Français pour qu’ils n’accueillent pas le président déchu, alors que Hilary Clinton appelle le prince Nayef Ben Soltane pour accueillir Ben Ali. Au même moment, une réunion houleuse se déroule à Tunis.

Le général Rachid Ammar fait savoir que l’armée garantira le respect de la constitution. Les ténors du RCD en viennent aux mains. Ben Dhia est pris d’un malaise. Abdelwahab Abdallah est mis en résidence surveillée chez lui. Aux premières heures du matin, l’ordre constitutionnel est rétabli sous la pression des deux amis Kamel Morjane et Rachid Ammar. Exit donc Ben Ali.

L’empêchement se mue en vacance du pouvoir et le président du parlement Fouad Mebazaa, cardiaque et désintéressé, est proclamé par la Cour constitutionnelle président de la République. Pris de cour, le général Sériati et les sbires de Ben Ali fuient un peu partout. Ils veulent organiser le maquis. Ordre leur a été donné de ‘‘brûler’’ la Tunisie.»

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Alliot-Marie : "Nous avons été surpris par la rapidité de la révolution" en Tunisie

18/01/2011 par lejeune Algérien
http://sites.google.com/site/lejeunealgerien/Home/fil-info/alliot-marienousavonsetesurprisparlarapiditedelarevolutionentunisie

En France, la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, s'est justifiée devant l'Assemblée nationale sur des propos qu'elle avait tenus la semaine passée et sur la position très prudente du gouvernement français face aux événements en Tunisie.

"J'ai fini par douter de moi-même, il peut arriver de mal s'exprimer", déclare Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères, auditionnée ce mardi par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale au sujet des déclarations qu’elle a faites sur la Tunisie. "Il n’est pas envisageable de croire que la France puisse prêter ses forces de l'ordre à un autre pays", ajoute-t-elle.

Le 11 janvier, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, la ministre avait émis l’idée que la France "propose que le savoir-faire de nos forces de sécurité […] permette de régler des situations sécuritaires de ce type" (lire le verbatim dans l’encadré). Ces propos ont suscité de nombreuses réactions d’indignation, dans l’opposition politique et dans les médias. Des élus communistes et d’Europe Écologie ont même réclamé sa démission.

Cette polémique intervient dans un contexte où le gouvernement français et le chef de l’État Nicolas Sarkozy ont été très critiqués pour leur position prudente sur les événements en Tunisie.

Ce mardi, Michèle Alliot-Marie se justifie ainsi devant les députés : "Nous avons été surpris par la rapidité de cette révolution. […] La France, pas plus que d'autres pays, n'avait vu venir ces événements. […] Soyons honnêtes : nous avons tous, hommes politiques, diplomates, chercheurs, journalistes, été surpris par la révolution de jasmin", a-t-elle ajouté. "La Tunisie de Ben Ali était reconnue par la communauté internationale. Nous avons appliqué la non-ingérence", poursuit la ministre. "La France travaille avec des États et des peuples et non pas avec des personnes", en l’occurrence le président alors en fonction, Zine el-Abidine Ben Ali.

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Parfums de controverse en France après la Révolution du jasmin en Tunisie
De Anne-Laure MONDESERT (AFP) – 21/01/2011

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5ig3Flw6moyLxLCyudldHMFYNwi3Q?docId=CNG.5004c306f3e844ec36efb62e9f51e9c7.721


PARIS — Diplomatie déboussolée, controverse politique mais soutien de l'opinion française: la révolution tunisienne suscite à Paris débats et remise en cause de pratiques anciennes et tenaces dans la relation avec les régimes autoritaires du Maghreb et d'Afrique. "Connivence", "complaisance", "silence complice". Beaucoup de mots ont été utilisés pour décrire les tergiversations d'un exécutif qui n'a jamais cru à la chute de Zine el Abidine Ben Ali et s'est laissé déborder par les événements.

Pendant que les médias français multipliaient les opérations spéciales en direct de Tunis, libérée de la "dictature", la polémique n'a cessé d'enfler dans la classe politique.

Le 11 janvier, trois jours avant la chute de Ben Ali, une petite phrase de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, devant le Parlement, déchaînait les passions, affaiblissant du même coup la diplomatie du président Nicolas Sarkozy, selon l'opposition. La Tunisie, disait-elle, pouvait compter, si elle le souhaitait, sur le "savoir faire" policier de la France pour rétablir l'ordre sans faire de victimes.

Dix jours plus tard, la polémique sur cette offre de coopération ne s'est pas tue. Dans les allées du pouvoir, on plaide la "maladresse", mais surtout l'exceptionnelle rapidité de la chute de Ben Ali. "Soyons honnêtes: nous avons tous, hommes politiques, diplomates, chercheurs, journalistes, été surpris par la Révolution du jasmin", a déclaré Mme Alliot-Marie.

Mais surtout, ce débat a mis en lumière la relation étroite entre la France et l'ancien régime tunisien, gauche et droite se renvoyant la balle.

Ainsi le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, né à Tunis et propriétaire d'une maison à Bizerte (nord) a dû se défendre d'avoir été "un valet du pouvoir" tunisien.

Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, s'est défendu de tout "compromis", même s'il avait reçu la nationalité tunisienne dans les années 1990 en récompense de l'organisation d'une année culturelle franco-tunisienne.

La France est étroitement liée à son ancien protectorat, indépendant depuis 1956: 600.000 Tunisiens, y compris binationaux, vivent en France, entre 21.000 et 22.000 Français résident en Tunisie. La Tunisie est l'une des destinations favorites des Français pour leurs vacances (1,5 million de personnes s'y rendent chaque année), et la France y est l'un des principaux investisseurs.

"C'est l'intimité de deux régimes qui a fait que ceux qui auraient dû comprendre les premiers ont semblé être les plus décalés", observait jeudi l'éditorialiste Alain Duhamel dans Libération.

La France "est restée dans une sorte d'aveuglement idéologique" jugeant "que Ben Ali était une rempart contre l'intégrisme islamique et contre l'immigration clandestine", expliquait cette semaine Vincent Geisser, spécialiste du monde arabe et musulman. Si l'attitude des autorités a été âprement critiquée, les opposants tunisiens, pour beaucoup exilés en France, ont salué le soutien de la société civile française.

"Aujourd'hui, la France a les moyens de se rattraper. Et elle doit se rattraper en appuyant la Tunisie non pas en s'ingérant mais en donnant des signes très forts d'appui au processus démocratique", note Vincent Geisser.

Depuis le lendemain de la chute de Zine el Abidine Ben Ali, elle multiplie les marques de soutien à la révolution, et dit traquer sans pitié les avoirs de l'ex-président et de sa famille. L'asile en France lui a été refusé. Les Tunisiens de France ne l'auraient pas compris, a concédé le gouvernement.

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Tunisie: MAM «scandalisée que certains aient voulu déformer» ses propos

18/01/2011 à 17h16

http://www.liberation.fr/politiques/01012314449-tunisie-mam-scandalisee-que-certains-aient-voulu-deformer-ses-propos

Auditionnée à l'Assemblée, elle s'est expliquée sur son offre de coopération policière à l'ex-régime tunisien. Sans convaincre la gauche, aussi attaquée par la majorité pour des liens de l'Internationale socialiste avec le RCD.

Le gouvernement français n’en a pas encore fini avec son numéro d’équilibriste consistant à soutenir la transition démocratique en cours en Tunisie tout en justifiant sa confusion de la semaine dernière. Alors que l’opposition - qui réclamait, ce week-end, des excuses, voire la démission de Michèle Alliot-Marie - continue de réclamer des comptes à la ministre des Affaires étrangères, la majorité a pris sa défense et renvoyé le PS aux liens de l’Internationale socialiste avec le RCD, parti de Ben Ali.

Exercice d’autojustification délicat pour MAM, ce matin, auditionnée par la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale. Si Axel Poniatowski (UMP) a tout fait pour mettre à l’aise la chef de la diplomatie, avançant que «le principe de non ingérence et la crainte d’un bain de sang justifiaient que la France s’exprime avec retenue», celle-ci était attendue au tournant. Son offre de coopération policière à l’ancien régime tunisien, en pleines manifestations meurtrières, ayant ulcéré la gauche.

«On ne peut que déplorer des violences concernant des peuples amis. Pour autant, je rappelle que cela montre le bien-fondé de la politique que nous voulons mener quand nous proposons que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type», avait-elle répondu, lors de la séance de questions au gouvernement, mardi dernier. Après les violences du week-end, les associations ou syndicats déploraient alors entre trente-cinq et une cinquantaine de morts.

«Soyons honnêtes, nous avons tous été surpris»

Contre-sens, assure Alliot-Marie: «Mon propos, nécessairement bref a pu être mal interprété et parfois déformé.» Puis elle hausse le ton contre «des polémiques inutiles sur des interprétations erronées»: «J’ai été scandalisée par le fait que certains ont voulu déformer mes propos pour leur faire dire le contraire de ce que je voulais dire.» Comprendre: MAM n’aurait pas voulu prêter main forte à la dictature tunisienne qui tirait sur la foule à balles réelles, mais suggéré de «transmettre par la formation le savoir-faire d’une gestion de foule sans usage disproportionné de la force». «On peut gérer une manifestation, même violente, sans ouvrir le feu, se défend la ministre devant la commission. Il est évidemment inenvisageable que la France prête son concours direct aux forces de l’ordre d’un autre pays.»

Sur le retard à l’allumage du gouvernement qui n’a lâché Zine el Abidine Ben Ali qu’une fois le président tunisien en fuite, Alliot-Marie réplique «non ingérence» et accélération des événements: «Nous devons tous faire preuve de modestie. La France, pas plus que les autres pays, n’avaient vu venir les événements. Soyons honnêtes, nous avons tous été surpris», plaide-t-elle, invoquant l’ex-statut de protectorat tunisien pour justifier «la retenue nécessaire», et fustigeant les «commentaires après coup».

Appel à l’indulgence qui n’adoucit guère l’opposition. Le député Jean-Paul Lecoq (PCF), qui avait interpellé MAM dans l’hémicycle, dit alerter de longue date sur «la dictature» de Ben Ali et la «complaisance» de Paris, «solidaire, jusqu’à la dernière minute», du président déchu. Gaëtan Gorce (PS) refait le film d’une «succession totalement surprenante et condamnable de bévues», dont «les propos totalement déplacés» de MAM, et le «désarroi» de Nicolas Sarkozy incapable de convoquer un comité interministériel dès vendredi soir, alors que Ben Ali décampait pour l’Arabie Saoudite.

«DSK avait amplement loué la situation économique»

Volant au secours du président de la République, Alliot-Marie renvoie le socialiste aux propos de Dominique Strauss-Kahn qui, venu sur place comme patron du FMI en octobre 2008, avait «amplement loué la situation économique de la Tunisie»: «ne soyez pas hémiplégiques!»

Contre-attaque reprise par François Fillon qui cite DSK et Lionel Jospin: «J’entends les critiques et je pourrais, pour y répondre, citer de larges extraits du très beau discours de Lionel Jospin en octobre 1997 lorsqu’il recevait à Matignon Ben Ali», balance le Premier ministre à l’Assemblée, renouvelant «toute [sa] confiance» à Alliot Marie et accusant le PS «d’une exploitation peu honnête» de ses déclarations.

Le ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, interrogé par l’AFP, prie aussi les «grands éléphants socialistes» de balayer devant leur porte: «Quand je les vois donner des leçons de morale à la terre entière, le fait que l’exclusion du RCD [Rassemblement constitutionnel démocratique, ndlr] de l’Internationale socialiste ne soit intervenue qu’hier [lundi] incite à douter de la sincérité de [leurs] propos.» Le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, saute aussi sur l’occasion: «Il faut rétablir les choses face aux donneurs de leçons qui sont toujours très savants après.»

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Tunisie-France. Michèle Alliot-Marie à Tabarka

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie

Y. M.  Lundi, 03 Janvier 2011 17:37
http://kapitalis.com/fokus/62-national/2187-tunisie-france-michele-alliot-marie-a-tabarka.html

Vidéo : Les vacances tunisiennes 2010/2011 de Michèle Alliot-Marie (MAM)
http://www.youtube.com/watch?v=s2umqU8uqLc&feature=player_embedded


Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes a passé le week-end dernier à Tabarka, où elle a célébré la fête du jour de l’an.

La femme politique française, ex-garde des Sceaux, qui avait l’habitude de passer ses vacances à Djerba, a délaissé cette fois le soleil et le sable chaud de l’île des Lotophages pour les cimes enneigées du nord-ouest.

Son compatriote, le dirigeant socialiste et maire de Paris, Bertrand Delanoë, était aussi à Tunis, à quelques dizaines de kilomètres de là, dans sa maison de Bizerte.

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Ce que cache la démission de Michèle Alliot-Marie


VOIR VIDEO http://www.dailymotion.com/video/xh9bcg_ce-que-cache-la-demission-de-michele-alliot-marie_news

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Michèle Alliot-Marie dans un avion prêté par un proche de Ben Ali ?

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie


Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 01/02/2011

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/mam-dans-un-avion-prete-par-un-proche-de-ben-ali_957785.html

Vidéo : Les vacances tunisiennes 2010/2011 de Michèle Alliot-Marie (MAM)
http://www.youtube.com/watch?v=s2umqU8uqLc&feature=player_embedded


C'est ce qu'affirme Le Canard enchaîné. Le cabinet de la ministre des Affaires étrangères reconnait qu'un homme d'affaires tunisien lui a prêté un jet privé. Mais nie son appartenance au clan Ben Ali.

Pas encore sortie de la polémique sur ses déclarations concernant une aide sécuritaire proposée à la Tunisie, Michèle Alliot-Marie doit faire face à une autre affaire.

Selon Le Canard enchaîné, un homme d'affaires tunisien, présenté comme membre du clan Ben Ali, a mis à disposition l'un de ses jets privés pour MAM lors des fêtes de fin d'année.

Le cabinet de la ministre n'a démenti que l'appartenance à l'entourage de Ben Ali.

Dans son édition à paraître mercredi, l'hebdomadaire révèle que la ministre a utilisé entre Noël et le Jour de l'An cet avion pour relier Tunis à la ville de Tabarka, avec son conjoint Patrick Ollier, ministre chargé des Relations avec le Parlement, et des membres de leur famille.

L'avion privé ainsi que l'hôtel de destination de Michèle Alliot-Marie appartiennent à Aziz Miled, ami de longue date de la ministre et présenté par Le Canard Enchaîné comme proche de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali.

Le cabinet de MAM assure qu'il n'a rien à voir avec les Trabelsi

"Il est vrai que Michèle Alliot-Marie, après avoir pris un vol commercial de Paris à Tunis, a ensuite pris un avion privé pour Tabarka", a indiqué à l'AFP son cabinet. "C'était à l'invitation de Aziz Miled, un ami depuis plusieurs années, qui est le propriétaire d'une compagnie aérienne appelée Nouvelair. Aziz Miled était dans l'avion et les a emmenés, avec ses parents et son conjoint", a-t-on précisé de même source.

"Mais Aziz Miled n'est pas un membre du clan Ben Ali", a souligné le cabinet de la ministre. "Il s'est fait prendre par un membre de la famille Trabelsi 20% de ses parts dans la compagnie aérienne ainsi que la présidence de cette société", a-t-on assuré de même source. La famille Trabelsi est celle de la femme de l'ex-président.

"M. Miled est d'autant moins un proche de Ben Ali que les nouvelles autorités tunisiennes, après le départ de ce dernier et de sa famille, lui ont restitué l'ensemble de ses parts ainsi que la présidence de Nouvelair", a fait valoir le cabinet de la ministre. "En aucun cas, il ne s'agissait d'une faveur du clan Ben Ali", a-t-on insisté de même source.

Dimanche, dans un entretien au Parisien, Michèle Alliot-Marie avait reconnu avoir été en vacances fin 2010 en Tunisie, alors que les premières manifestations avaient commencé à la mi-décembre. "Comme des millions de Français, je vais en Tunisie. Voilà tout", avait-elle expliqué.  

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Le deuxième voyage en jet privé de Michèle Alliot-Marie

05/02/11 - Christophe Boltanski - nouvelobs.com

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110205.OBS7561/info-obs-le-deuxieme-voyage-en-jet-prive-de-michele-alliot-marie.html

Selon nos informations, Michèle Alliot-Marie et ses proches ont repris le jet privé d'Aziz Miled le 29 décembre, afin de se rendre à Tozeur, dans le grand sud tunisien, évitant ainsi de traverser des villes en révolte.

Michèle Alliot-Marie va devoir rapidement trouver une nouvelle ligne de défense. Elle l’a pourtant répété sur tous les tons, devant journalistes et députés : son "ami de longue date", l’homme d’affaires tunisien Aziz Miled se serait contenté de lui offrir "20 minutes de trajet" à bord de son jet privé afin de lui éviter "de faire deux heures de voiture à travers des routes de montagne". Une simple course, donc, presque fortuite.

"Arrivant à Noël à Tunis, un ami qui allait à Tabarka, lieu final de destination, avec son avion m’a effectivement proposé de voyager avec lui car il avait des places", avait ainsi déclaré la ministre des Affaires étrangères lors de la séance des questions, à l’Assemblée nationale, le 2 février. Et d’ajouter : "Il n’a, à aucun moment, mis son avion à ma disposition". A aucun moment ? Selon nos informations, Michèle Alliot-Marie, ses parents et son époux, Patrick Ollier, le ministre des Relations avec le Parlement, ne se sont pas contentés de passer des "vacances bien méritées" dans l’hôtel cinq étoiles de leur "ami", sur la côte méditerranéenne, alors que le reste du pays était en plein soulèvement. Ils ont repris son jet privé le 29 décembre, afin de se rendre à Tozeur, dans le grand sud tunisien. Un aller et retour, effectué dans la journée, le temps d’un déjeuner et d’une virée dans les oasis. Une agence locale, Nomade, a été chargée d’organiser la visite.

"TS-IBT"

Au moins, la ministre a-t-elle pu éviter ainsi un voyage encore plus long et plus éprouvant, au moins une dizaine d’heures par la route, à travers cette fois, non plus des montagnes, mais des villes en révolte, comme Sidi Bouzid ou Kasserine. L’appareil, un Challenger 600 de 9 places, appartient à la compagnie aérienne Nouvelair, qui a dû fusionner en 2008 avec la firme Kathago Airlines de Belhassen Trabelsi, le frère de Leïla Ben Ali, l’épouse de l’ancien dictateur tunisien. Jusqu’à sa fuite au Canada, Belhassen Trabelsi exerçait les fonctions de PDG à la tête de la société. C’est pour cette raison que l’avion emprunté par Michèle Alliot-Marie et ses proches, était immatriculé "TS-IBT". TS, pour Tunisie et BT, pour Belhassen Trabelsi. Un homme qui savait être généreux avec les dignitaires de la République française.

Le 24 décembre 2009, le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, avait ainsi débarqué à bord d’un de ses avions privés, sans doute le même que celui utilisé par sa consoeur du gouvernement, à l’aéroport de Tunis-Carthage, pour un séjour privé au Karthago de Gammarth, l’un des palaces de celui qui était considéré comme le "parrain" du clan Trabelsi. Selon plusieurs sources tunisiennes, Belhassen Trabelsi l’attendait à l’aéroport, en compagnie de Robert Bourgi, grande figure de la Françafrique.

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Pendant les émeutes en Tunisie, le clan Alliot-Marie était en affaires avec le clan Ben Ali

mercredi 16 février 2011 -

http://www.politique.net/2011021601-clan-mam-et-clan-ben-ali.htm
http://www.lecanardenchaine.fr/une4712.html

Et de trois mensonges ! Michèle Alliot-Marie avait d'abord dit avoir utilisé le jet privé d'Aziz Miled, un membre du clan Ben Ali, alors que les émeutes n'avaient pas commencé en Tunisie. C'était faux. MAM avait ensuite expliqué qu'elle n'avait pris ce jet privé que pour faire un voyage de vingt minutes. C'était faux, il y avait eu deux voyages en jet privé. Troisième mensonge : on sait aujourd'hui que le voyage en jet privé à Tabarka a surtout permis au père de Michèle Alliot-Marie de conclure une transaction avec l'homme d'affaires tunisien.

C'est Le Canard enchaîné du 16 février 2011 qui a révélé l'information. De son côté, MAM ne dément pas mais ne se dit pas concerné par les affaires de ses parents... âgés respectivement de 94 et 92 ans.

Pendant que Ben Ali remaniait son gouvernement, Alliot-Marie père était en pleine transaction

La scène se passe le 30 décembre 2010. Ce jour-là, le président tunisien Ben Ali tente de sauver sa tête en procédant à un remaniement de son gouvernement. Au même moment, la famille Alliot-Marie concluait une transaction financière avec Aziz Miled, milliardaire tunisien proche du clan Ben Ali.

Le Canard raconte cette matinée si particulière : ""à 11 heures du matin, deux employés de la commune de Tabarka franchissent, à l'abri des regards la porte de l'hôtel Sentido Beach, avec sous le bras, des registres de la mairie sur lesquels sont répertoriées les ventes de biens immobiliers ou de sociétés. Des documents qui ne doivent pas, en principe, quitter les locaux municipaux. Mais la transaction qui amène les deux employés doit rester secrète. Et l'hôtel étant la propriété du milliardaire Aziz Miled, associé du beau-frère et de tous les gendres de Ben Ali"", le maire s'est exécuté.

Ces employés municipaux viennent conclure une transaction financière entre Aziz Miled et Bernard Marie, le père d'Alliot-Marie, laquelle était présente dans l'hôtel ce jour-là.

Miled a vendu toutes les parts d'une SCI pour environ 325 000 euros

Aziz Miled et son fils Karim possède une Société Civile Immobilière (SCI), dont le père d'Alliot-Marie et sa femme détenaient jusqu'à présent 13% du capital. Quels sont les actifs de cette SCI ? Un simple appartement ou des terrains en Tunisie ? Le Canard ne le sait pas. Toujours est-il que ce 30 décembre, le clan MAM doit acquérir 100% des parts de cette SCI. "Une opération forcément préparée de longue date" précise Le Canard, car "la cession d'un bien immobilier n'est pas une simple formalité. Surtout quand l'acquéreur est étranger". Autrement dit, cela fait des années que les époux Marie sont en affaires à Miled. D'après l'hebdomadaire, "c'est en présence du directeur de l'hôtel qu'a eu lieu la signature (...) le montant exact de la transaction n'est pas connu car l'acte reçu par l'employée municipale ne mentionne, selon les usages locaux, que la valeur nominale des parts, soit 755 000 dinars, environ 350 000 euros. La somme réelle payée peut être très largement supérieure".

Depuis les révélations du Canard, reprises dès hier soir par la presse, le père d'Alliot-Marie est monté au créneau pour tenter de dédouaner sa fille : ""Ma femme et moi sommes les seuls responsables de cette affaire-là" a-t-il déclaré sur Europe 1. "Aziz Miled nous avait dit : 'vous devriez prendre une option sur un des trucs comme çà parce que même si vous ne la menez pas à fond, comme çà prendra de la valeur en 2012, quand ce sera construit, vous ferez une bonne affaire. Vous le prenez si vous voulez. D'autant plus que vous n'aurez qu'à verser 30% des parts et le reste...' Voilà exactement comment ça s'est passé"", a-t-il ajouté.

Bien évidemment, cette affaire ne prendrait pas toute cette ampleur si Michèle Alliot-Marie n'était pas ministre des Affaires étrangères, si elle n'avait pas passé ses vacances dans un pays en pleine révolution populaire et si elle n'avait pas proposé, pendant les émeutes, l'expertise des forces de l'ordre françaises au pouvoir en place. Preuve que la ministre n'est pas très à l'aise avec ses vacances tunisiennes : on en est à trois mensonges. A suivre ?

Source : Brigitte Rossigneux, "Le papa de MAM était en voyage d'affaires", Le Canard enchaîné n°4712, 16 février 2011

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Egypte. Fillon passe le réveillon aux frais de Moubarak

François Fillon: Premier ministre français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Fillon

Fillon en Egypte, le paradoxe : visite officielle ou séjour privé ?

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 08/02/2011
http://www.rue89.com/2011/02/08/vacances-apres-mam-en-tunisie-fillon-en-egypte-189596

C'est encore Le Canard Enchaîné qui révèle l'info : pendant ses vacances familiales de fin d'année en Egypte, le Premier ministre a – notamment – « emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne », selon les mots du communiqué de Matignon. Cette fois, le gouvernement a répondu avant même l'arrivée de l'hebdomadaire satirique dans les rédactions.

Dans l'espoir, sans doute, d'éviter une communication de crise aussi désastreuse que celle de Michèle Alliot-Marie dans l'affaire du jet du clan Ben Ali.

Pour Le Canard Enchaîné, François Fillon fait « mieux que MAM », qui avait utilisé l'avion d'un homme d'affaires et du beau-frère du président Ben Ali :

« Un vol entre Assouan et Abou-Simbel dans un jet aimablement prêté non par un simple ami du régime, mais par le sympathique Hosni Moubarak en personne. La hiérarchie est respectée, le Premier ministre a frappé encore plus fort que la ministre d'Etat. »

Pour les touristes, c'est 250 euros l'aller-retour

« Plusieurs compagnies aériennes font la navette » entre les deux villes, écrit la journaliste de l'hebdo, « pour un prix moyen de 250 euros aller et retour. Mais un avion privé, c'est plus chic ».


L'hebdomadaire précise que François Fillon a effectué quelques gestes officiels :

    * rencontrer Moubarak qui s'est déplacé à Assouan pour le voir ;
    * se rendre à la cathédrale d'Assouan pour exprimer sa solidarité à l'égard de la communauté copte, victime peu auparavant d'un attentat à Alexandrie.

Le service de presse du Premier ministre répond au Canard que l'aller-retour de la famille entre la France et l'Egypte en avion officiel de l'Etec a été facturé « au tarif fixé par l'armée de l'air ». S'agissant d'un déplacement privé, François Fillon devra donc rembourser ces frais.

Le séjour s'est effectué dans des conditions si luxueuses (maison privée dans les jardins d'un palace Mövenpick, hôtel cinq étoiles pour l'équipage de l'Etec) que le Canard remarque :

    « S'il fallait faire le compte de tous ces menus frais, la facture serait hors de portée, même pour la bourse d'un [Premier] ministre. »

Le paradoxe de Matignon : vacances privées ou séjour officiel ?

La question est la suivante : François Fillon pouvait-il, tout chef de gouvernement qu'il soit, laisser le régime d'Hosni Moubarak prendre en charge une partie des frais de son séjour familial ? Sachant que Matignon précise avec des accents gaulliens que Fillon a payé « sur ses deniers personnels » le voyage « privé » depuis la France ?

A cet égard, le communiqué de Matignon, que nous publions dans son intégralité, ne craint pas le paradoxe. En résumé :

    * c'est un déplacement privé, donc François Fillon va rembourser l'aller-retour France-Egypte ;

    * mais « le Premier ministre [était] invité par les autorités égyptiennes », ce qui l'a conduit à accepter quelques menus cadeaux :

    « Le Premier ministre a été hébergé lors de ce séjour par les autorités égyptiennes. Le Premier ministre, toujours à l'invitation des autorités égyptiennes, a emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d'Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple. Il a également effectué une sortie en bateau sur le Nil dans les mêmes conditions. »

    Le communiqué ne précise plus si son épouse et ses enfants l'accompagnaient dans ces moments.

Mais alors, s'agissait-il du Premier ministre de la France François Fillon, ou de M. et Mme Fillon et leurs enfants ? On sait que Nicolas Sarkozy a rappelé à ses ministres que cette fonction s'exerce 24 heures sur 24. Entendre : en cas d'urgence, de crise, ils doivent être sur le pont.

Sous la pression, David Cameron renonce à ses vacances

Pendant les mêmes vacances de Noël, son homologue du Royaume-Uni David Cameron n'a pas eu le loisir de mélanger les genres. Il a préféré annuler les luxueuses vacances qu'il avait prévues en Thaïlande.

Raisons invoquées : le coût de sa sécurité à la charge du contribuable (50 000 livres pour cinq gardes du corps, soit près de 59 000 euros), l'action des associations de défense des droits de l'homme qui ont condamné la Thaïlande, et le risque d'énerver le peuple britannique en période de restriction budgétaire.


Egypte. Fillon passe le réveillon aux frais de Moubarak

Le récent séjour de Fillon en Egypte épinglé

08-02-2011
http://www.metrofrance.com/info/le-recent-sejour-de-fillon-en-egypte-epingle/mkbh!o0FgEAucY2XzM/

François Fillon: Premier ministre français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Fillon

Les révélations du "Canard enchainé" sur les récentes vacances de François Fillon en Egypte, après un premier séjour fin 2008, ont poussé Matignon à apporter des "précisions", alors que le séjour en Tunisie de Michèle Alliot-Marie continue de susciter la polémique.

En pleine polémique sur les déplacements aériens de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, les révélations du Canard enchaîné à paraître ce mercredi ont poussé Matignon à réagir à la vitesse du son pour éviter les turbulences. Dans un communiqué publié ce mardi, les services du Premier ministre ont confirmé que François Fillon a été "invité" et "hébergé" – à l'hôtel cinq étoiles Pyramisa d'Assouan, selon le Canard - "par les autorités égyptiennes", lors de ses vacances en famille du 26 décembre au 2 janvier dernier.

Durant son séjour, le Premier ministre, qui a utilisé à ses frais un Falcon de l'armée de l'air française pour gagner Assouan, a "emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d’Assouan à Abou Simbel", deux hauts-lieux touristiques égyptiens distants de moins de 300 kilomètres et desservis par plusieurs compagnies aériennes, précise l'hebdomadaire.

Reste que les comparaisons avec les vacances de MAM s'arrêtent là. Car si la ministre des Affaires étrangères a utilisé un jet appartenant à un proche du président déchu Ben Ali, alors que des troubles violents agitaient déjà la Tunisie, François Fillon avait quant à lui quitté l'Egypte depuis environ trois semaines lorsque le pays s'est embrasé.

Très cher avion

Depuis l'affaire du couteux aller-retour en Martinique de l'ex secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, fin mars 2010, le gouvernement incite ses membres à maitriser leurs dépenses aériennes. Dernier rappel en date, révèle le Canard, un courrier adressé par François Fillon le 4 février dernier annonçant aux membres du gouvernement que l'Etat ne pendra plus en charge que les transports et les séjours "réalisées au titre des fonctions ministérielles". C'est vraiment la crise !

L'Egypte, destination de fin d'année

En 2007, le président Nicolas Sarkozy s'était rendu entre Noël et le Nouvel an, en Egypte. Accompagné de Carla Bruni, qui n'était à l'époque que sa compagne, il avait alors utilisé un jet privé prêté par l'homme d'affaires Vincent Bolloré et avait séjourné à Louxor et Charm el-Cheikh. La même station balnéaire dans laquelle François Fillon passera quelques jours de repos, un an plus tard, prolongeant un déplacement officiel effectué au Caire les 22 et 23 décembre 2008.


FRANÇOIS FILLON JOUE LA TRANSPARENCE

N° 826 MERCREDI 9 FÉVRIER 2011
WWW.DIRECTMATIN.NET
http://directmatin.directmedia.fr/pages-presse/archives-telechargement.aspx

En pleine polémique sur le séjour de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, François Fillon a reconnu hier avoir été hébergé
et transporté en avion à l’invitation du gouvernement égyptien durant ses vacances de Noël en famille.

Alors que Le Canard Enchaîné devait publier l’information aujourd’hui, Matignon a pris les devants.

Evoquant «un souci de transparence», le Premier ministre précise avoir «été hébergé lors de ce séjour
par les autorités égyptiennes», puis avoir «emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se
rendre d’Assouan à Abou Simbel».

Il a également fait une sortie en bateau sur le Nil «dans les mêmes conditions».

Quant au voyage entre Paris et Assouan, François Fillon a utilisé à ses frais «un Falcon 7X» du gouvernement français.

Matignon précise que le Premier ministre a rencontré le président égyptien Hosni Moubarak au cours de ce séjour
intervenu avant le début du vaste soulèvement populaire anti-Moubarak.

Les Moubarak possèdent plus de 40 milliards USD à l’étranger

01/02/2010 - http://www.elkhabar.com

Selon des sources crédibles, la famille du président égyptien, Mohamed Hosni Moubarak, composée de sa femme, Suzane Moubarak, et ses deux fils, Gamal et Alaa, possède plus de 40 milliards de dollars.

Une partie de cette fortune est investie dans l’acquisition des biens fonciers, et dans des entreprises américaines et des banques suisses et britanniques.

Gamal Moubarak, le fils ainé du président égyptien, le secrétaire général du parti national, le parti au pouvoir, détient à lui seul une fortune de 17 milliards de dollars, placées dans plusieurs banques suisses, allemandes et américaines.

D’après nos sources, il possède un compte bancaire secret dans la banque suisse, UBS, ainsi qu’un autre dans une autre banque suisse, ACM.

Le reste de sa fortune colossale est investi dans des fonds d’investissement américains et britanniques, à l’instar de Bristol & West,  et Financial Data Service.

Quant à la première dame d’Egypte, Suzane Moubarak, depuis 2002, elle fait partie du club des femmes milliardaires, selon un rapport secret.

Elle possède plus d’un milliards de dollars, qu’elle a mis dans des banques américaines, sans oublier les biens fonciers dans plusieurs villes européennes, comme Frankfurt, Madrid et Paris. La majorité de cette fortune, elle l’a gagné grâce à ses interventions personnelles au profit des investisseurs et des hommes d’affaires.

De sa part, la fortune du fils cadet du président « Monarque » égyptien, Alaa, est estimée à 8 milliards de dollars, investis dans des biens fonciers à Los Angeles, Washington et New York. Il a deux jets personnels et un yacht, d’une valeur de 60 millions de dollars.

En ce qui concerne le fils du paysan égyptien, soit le président en exercice, Mohamed Hosni Mobarak, sa fortune a atteint, en 2001, plus de 10 milliards de dollars, déposés dans des banques européennes et américaines. Nos sources estiment la fortune actuelle du président égyptien à 15 milliards de dollars, gagnés essentiellement dans des transactions immobilières suspectes, au Caire.

Sachant que les grandes compagnies souhaitant investir dans le marché égyptien sont obligées de payer 50% de leurs gains annuels à l’un des membres de la famille Moubarak. Vu les données citées ci haut, il est facile de comprendre l’hystérie de la famille Moubarak, dont le pouvoir est menacé.    

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Des grenades lacrymogènes pour Ben Ali bloquées à Roissy
Par Zineb Dryef | Rue89 | 18/01/2011 | 19H19

http://www.rue89.com/2011/01/18/des-grenades-lacrymogenes-pour-la-tunisie-bloquees-a-roissy-186310

L'ex-président tunisien attendait du matériel de sécurité en provenance de France. Un blocage qui serait technique, pas politique.

Plusieurs tonnes de matériel de maintien de l'ordre, des grenades lacrymogènes notamment, à destination de la Tunisie sont coincées à Roissy depuis vendredi. Nous n'avons pas le chiffre exact mais d'après nos informations, il y aurait sept tonnes de matériel.

Le fournisseur, Sofexi, http://www.sofexi.com,  appartient au groupe privé Marck, spécialisé dans l'équipement de sécurité. Sur la vidéo ci-dessous, on peut voir des lots de treize colis. Il ne s'agit que d'une partie de la livraison adressée au ministère tunisien de l'Intérieur et du Développement local.

Sofexi confirme que la Tunisie est l'un de ses clients depuis 2008 mais refuse d'indiquer à quel moment la commande a été passée.
Un blocage technique, pas politique

Sur son blog, le journaliste Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense, affirme que « le patron du groupe a reçu un appel d'une haute autorité de l'Elysée, lui signifiant que cette livraison était hors de question ». D'après nos informations, le blocage des grenades n'est pourtant pas lié à une question politique mais technique.

Selon Hesnault, la société chargée du transport du matériel, les raisons de ce blocage sont liées à une bête lourdeur administrative.

« Produits autorisés »

Vendredi matin, le bureau de douane a signé les documents autorisant l'exportation des marchandises. Cependant, le matériel étant considéré comme sensible, le jargon de la douane le désigne sous l'expression « produits autorisés ». Les douaniers ont donc décidé d'une « visite intégrale » du matériel, c'est-à-dire d'une vérification pièce par pièce.

Ces visites sont ordinaires et régulières selon le transporteur, étant donné que le « système informatique des douanes déclenche systématiquement ce type de visite pour le matériel autorisé ».

Problème : le matériel était déjà sorti du magasin sous douane vers l'emballeur, la société SFE, avant l'inspection. Les douaniers ont donc exigé le retour de la marchandise pour qu'elle puisse être inspectée lundi matin. Ce qui explique le blocage du matériel à Roissy.

Un blocage « pas du tout » lié à la révolution tunisienne

Actuellement, les colis sont toujours à la Sogafro, la plateforme de fret. Le transporteur Hesnault attend les instructions de Sofexi concernant l'envoi des grenades (« On devrait rapidement savoir à quel moment ça peut partir ») et ne lie « pas du tout » le blocage du matériel aux événements tunisiens.

Contacté, le ministère de la Défense explique que s'agissant de matériel non-militaire, ce n'est pas à lui de donner l'autorisation :

    « Ce type de matériel fait l'objet d'un consensus interministériel et c'est aux douanes, donc à l'Intérieur, de trancher. »

Au ministère de l'Intérieur, on répond « Elysée » et à l'Elysée, on est renvoyé au ministère des Affaires étrangères. Pour l'instant, il n'y a aucune réaction officielle.

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Le gouvernement a autorisé la livraison de matériel de répression à Ben Ali

par Peachy Carnehan - jeudi 27 janvier 2011

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/le-gouvernement-a-autorise-la-87857

Selon « Le Monde » daté de jeudi, le gouvernement français avait donné son accord pour « la livraison de matraques et de grenades lacrymogènes » au régime du tyran Ben Ali. A quoi tient la réussite ou l’échec d’une démocratie naissante...

Patatra, badabling ! Voilà qui ne va pas arranger les affaires de Sarko et de Mam en pleine polémique sur le rôle de la France dans la révolution tunisienne.

On s'en doutait un peu. Selon « Le Monde » daté de ce jeudi, le gouvernement français a bel et bien donné son accord fin 2010 pour « la livraison de matraques et de grenades lacrymogènes » au régime du tyran Ben Ali. « Conformément à la procédure, les livraisons avaient été approuvées par les ministères de l'Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères », précise le quotidien.

C'est ce qui s'appelle être pris les doigts dans le pot de confiture. Interrogée mardi lors de la séance des questions au gouvernement, Michèle Alliot-Marie avait en effet prétendu le contraire en déclarant que le gouvernement n'avait apporté aucun soutien matériel au dictateur en fuite. « La coopération avec la Tunisie est essentiellement tournée vers l'aide aux populations et, depuis toujours, l'aide au développement, l'aide à l'éducation et à la formation », avait-elle déclaré, sûre de son effet. Cause toujours.

AVEU

Changement de ton, et de version, ce mardi. Contacté par « Le Monde », le cabinet de Michèle Alliot-Marie, confondu, a confirmé l'information tout en prétendant avoir « ordonné le blocage des livraisons le 14 janvier », jour de la fuite du dictateur. Un aveu douloureux puisque c'est à la date du 11 janvier, soit trois jours avant, que Mam avait triomphalement suggéré l'aide et le savoir-faire de la France au tyran sanguinaire.

Il semble maintenant établi que Sarko et son gouvernement étaient fermement déterminés à tout faire pour assister Ben Ali dans sa répression contre la révolution tunisienne. Les grenades et les matraques destinées à être envoyées là-bas étaient certainement estampillées « démocratie Française ».

COURAGE FILLON

Par un hasard malheureux l'information est tombée ce mercredi en pleine séance des questions au gouvernement à l'Assemblée, prenant François Fillon de cours. Troublé, le Premier ministre a répondu à l'opposition sur un ton inhabituellement agressif, en tremblotant, et en cherchant parfois ses mots. « Il n'y a pas eu d'exportation de matériel de maintien de l'ordre. (...) Il s'agissait de grenades lacrymogènes, d'uniformes de police et de matraques », a-t-il déclaré en oubliant de préciser que la fuite de Ben Ali l'avait empêché de passer à l'acte. Ouf ! Les révolutionnaires tunisiens ont eu chaud. A quoi tient la réussite ou l'échec d'une démocratie naissante...

Quoi qu'il en soit, le savoir-faire gouvernemental en matière de communication n'est vraiment plus ce qu'il était.

http://www.dailymotion.com/video/xgrco4_pas-d-exportation-de-materiel-de-maintien-de-l-ordre_news#from=embed

La vidéo publiée sur le compte Dailymotion du Premier ministre est ironiquement intitulée « Pas d'exportation de matériel de maintien de l'ordre ». C'est vrai, car il a été pris de cours par la fuite du dictateur Ben Ali. François Fillon a juste oublié de préciser que son gouvernement avait donné son accord pour l'envoi de grenades lacrymogènes, d'uniformes de police et de matraques. A quelques heures près, si la livraison avait honorée, le sort de l'histoire en aurait été changé...

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Grenades lacrymos de Ben Ali : le gouvernement français a menti

Par Zineb Dryef | Rue89 | 27/01/2011 |

http://www.rue89.com/2011/01/27/grenades-lacrymos-de-ben-ali-le-gouvernement-francais-a-menti-187527

Le gouvernement français savait que des grenades lacrymogènes étaient en partance pour la Tunisie. L'affaire, racontée par Rue89, n'en finit pas de susciter des remous.

Alors que Michèle Alliot-Marie et François Fillon ont assuré que la France ignorait que la Tunisie était livrée en gaz lacrymogène par une entreprise française entre les mois de décembre et janvier, la société chargée de l'exportation de ce produit a déclaré le contraire et confirmé que le régime de Ben Ali avait bien passé commande au plus fort des émeutes :

« Sofexi a reçu des autorités françaises tous les agréments nécessaires à l'exportation de grenades lacrymogènes commandées entre décembre et janvier par le ministère tunisien de l'Intérieur.

Nous avions tous les agréments des ministères concernés. »

Pour pouvoir livrer ce type de matériel, les entreprises doivent recevoir au préalable une autorisation d'exportation (un formulaire AEPE, autorisation d'exportation de poudres et explosifs) délivrée par le ministère de l'Intérieur, des Finances et de la Défense. Le matériel ayant été sur le point de partir en Tunisie le 14 janvier dernier, il est désormais certain que cette autorisation a été donnée par le gouvernement.

Selon Le Monde, les services de MAM ont étroitement travaillé avec ceux de l'Intérieur : quatre livraisons de matériel de maintien de l'ordre auraient été acceptées par le gouvernement au courant du mois de décembre.

La fable élyséenne s'effondre

En pleine tempête depuis sa proposition de coopération policière et sécuritaire à la Tunisie, Michèle Alliot-Marie a nié toute implication, répondant à une question du député socialiste Gaëtan Gorce à l'Assemblée nationale le 23 janvier :

Gaëtan Gorce : « Mme Alliot-Marie ne s'est pas contentée de proposer une coopération policière qui devait s'adresser à un régime dont on a vu qu'il utilisait des moyens sanglants ; le gouvernement a agi en ce sens. Nous avons appris la semaine dernière qu'un avion, chargé de sept tonnes de matériel de maintien de l'ordre, avait été affrété et s'apprêtait à partir, au moment même du départ de M. Ben Ali, et n'avait été arrêté que pour une raison de procédure tenant au service des douanes. […]

Ma question ira droit au but, monsieur le Premier ministre : si un avion a été préparé et a failli partir, combien d'autres ont été éventuellement envoyés ? Pouvez-vous nous garantir qu'aucun transfert de matériel de maintien de l'ordre n'a été assuré au bénéfice du régime de Ben Ali entre la mi-décembre et la mi-janvier ? »

Michèle Alliot-Marie : « En matière de police, les choses sont très claires. Nous entretenons avec la Tunisie une coopération extrêmement faible, essentiellement institutionnelle, qui se situe dans le cadre d'Interpol. […] Nous n'avons rien à cacher en matière de coopération. Et si vous voulez davantage d'éléments, je les tiens à votre disposition. » (Voir la vidéo)

Cette information achève de faire tomber la fable élyséenne selon laquelle la France aurait bloqué des grenades lacrymogènes à destination de Tunis. Rue89 racontait la semaine dernière que le motif du blocage, administratif, avait été habilement exploité par le gouvernement pour se dédouaner de la responsabilité de cette livraison.

Dans un courrier envoyé à François Fillon, Jean-Marc Ayrault, le patron des députés socialistes, demande au gouvernement de transmettre tous les informations à l'opposition et d'indiquer « pour chaque ministère, quand les autorisations d'exportation ont été données et enfin [de nous dire] si toutes ces exportations ont été bloquées et par qui ». (Voir la vidéo des grenades lacrymogènes bloquées à Roissy)

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Pour le Quai d'Orsay, la Tunisie était «le pays le plus stable du Maghreb»

Gilles Wallon  - 08.02.11 - 20minutes.fr

http://www.20minutes.fr/article/666218/monde-pour-quai-orsay-tunisie-le-pays-plus-stable-maghreb#


EXCLUSIF - «20 Minutes» s'est procuré des câbles diplomatiques dévoilés par WikiLeaks...

Un nouveau document vient confirmer que la France avait bien mal jugé la situation en Tunisie. En janvier 2010, un an avantla chute du régime de Ben Ali, un diplomate français considérait la Tunisie comme «le pays le plus stable du Maghreb», et assurait que «ce pays ne connaîtra pas, à court terme, de période de déstabilisation». Des révélations contenus dans un câble américain confidentiel, obtenu par WikiLeaks, que 20 Minutes a pu consulter.

Le câble en version originale par ici, en version française par là
http://cache.20minutes.fr/pdf/wikileaks/cable_247804_fr.pdf

L'histoire se passe à Paris, entre le ministère des Affaires étrangères et l'ambassade américaine. Pendant plusieurs échanges, en janvier 2010, deux diplomates du Quai d'Orsay évoquent avec les Américains l'état des relations France-Maghreb.

«En ce moment, la France perçoit la Tunisie comme le pays le plus stable du Maghreb», assure l'un des deux Français à ses interlocuteurs. «La Tunisie a le taux de chômage le plus faible de la région et une bureaucratie qui fonctionne raisonnablement bien. L'économie tunisienne a une bonne réputation [...].»

«La population reste calme»

Le diplomate continue: «Les Tunisiens semblent percevoir un lien entre les pratiques d'un Etat policier et la réussite économique, en conséquence, ils acceptent une sorte de contrat social: en échange de la stabilité et de la croissance, la population reste calme.» Dès lors, «la France ne croit pas que le pays connaîtra, à court terme, de période de déstabilisation, à part lors de la succession de Ben Ali».

Le Quai d'Orsay n'est pourtant pas totalement aveugle. Pour son diplomate, la méthode Ben Ali «contient des risques significatifs: le développement d'une classe moyenne qui réclame plus de liberté politique et le risque que la croissance du pays freine ou s'arrête. Si le gouvernement ne peut plus fournir une sécurité sociale et financière, il aura rompu son contrat tacite. Et sa population pourrait devenir moins docile.»

La France aurait-elle pu prévoir l'insurrection tunisienne? «C'est un peu facile à dire après coup, répond Denis Bauchard, ancien diplomate et conseiller Moyen-Orient à l'Institut français des relations internationales. Ce mouvement a surpris tout le monde: diplomates, journalistes, Tunisiens eux-mêmes.»

Sarkozy «prend tout en main», «sans maîtriser la situation»

Un autre diplomate l'assume: «Je voyais plutôt ça dans dix ans.» A la fin de la dictature, l'ambassade manquait de marge de manœuvre. «Le régime de Tunis exerçait une pression très claire dès qu'un diplomate voulait rencontrer un opposant, même légal», poursuit Denis Bauchard.

Et Paris soutient Ben Ali. Selon Jacques Lanxade, ancien ambassadeur à Tunis, «les alertes du terrain ne remontaient pas jusqu'au Quai d'Orsay. On faisait la sourde oreille, on n'a pas pris la mesure de ce qui se passait.» Pour Denis Bauchard, «de Mitterrand jusqu'à Sarkozy, la politique de l'Elysée a toujours été de soutenir Ben Ali. Parce qu'on le voyait comme un rempart à l'islamisme. La tragédie algérienne des années 1990 avait traumatisé tout le monde.»

Les méthodes de Nicolas Sarkozy n'ont rien arrangé, dénonce une autre source: «Il prend toujours tout en main, sans forcément bien maîtriser la situation.»

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L'étrange « front du refus » contre les révolutions arabes

Par Pierre Haski | Rue89 | 10/02/2011
http://www.rue89.com/2011/02/10/letrange-front-du-refus-contre-les-revolutions-arabes-189856

Un nouveau « front du refus » est apparu au Moyen-Orient. Il n'a pas pour objet, comme son prédécesseur des années 70 et 80, l'opposition à la paix avec Israël, mais à la vague de révolutions qui secoue le monde arabe. Et, tout en déplorant d'être « la seule démocratie du Moyen-Orient », Israël fait partie de ceux qui redoutent les conséquences de ce printemps des peuples arabe.

L'objectif commun des membres de ce « front du refus » : éviter un effondrement du régime de Hosni Moubarak, même si ce dernier se retire. Leur préférence : un changement de visage à la tête de l'Egypte, en poussant le nouveau vice-président Omar Souleiman à sa place, une manière de « tout changer pour que rien ne change », selon le mot célèbre issu du « Guépard » de Lampedusa.

Leur cible : l'administration Obama, objet de toutes les pressions et toutes les attentions, pour qu'elle cesse d'exiger le départ « immédiat » (« now ») du président Moubarak. Et, selon le New York Times, ces pressions ont porté leurs fruits puisque la Maison Blanche et le Département d'Etat ont mis en sourdine leur exigence, comme l'a signifié, le premier, l'émissaire américain au Caire, Frank Wisner.

« La pression a payé », écrit le New York Times, puisque Hillary Clinton estime désormais qu'un départ immédiat de Moubarak, comme le réclament les manifestants de la place Tahrir, « compliquerait » la voie vers la démocratie en Egypte.

La peur d'Israël, en paix froide avec l'Egypte de Moubarak

La présence d'Israël parmi ceux que le soulèvement des Egyptiens inquiète le plus n'est surprenante qu'à première vue. Certes, l'antienne israélienne sur « la seule démocratie du Moyen-Orient » aurait pu faire penser que l'évolution du plus grand pays arabe vers la démocratie aurait dû combler de joie son voisin hébreu.

Mais Israël ne redoute rien de plus que la fin du statu quo qui dure depuis plus de trois décennies, avec une paix froide avec l'Egypte, depuis le traité de paix conclu en 1979 par Anouar el-Sadate, le prédécesseur assassiné de Hosni Moubarak. Cette paix décevante permet toutefois à Israël de ne plus redouter une guerre sur son flanc sud avec le pays le plus peuplé et le plus important du monde arabe.

Cette paix n'est pas populaire parmi les Egyptiens de la rue, qui voient dans le même temps le conflit palestinien s'enliser dans une impasse durable.

Les Israéliens sont pris dans une contradiction : une Egypte démocratique à côté d'un Israël démocratique ressemble à un scénario idéal pour garantir la paix, mais les dirigeants et l'opinion de l'Etat hébreu y voient surtout le risque d'une victoire des Frères musulmans, et de tensions potentiellement mortelles sur la paix israélo-égyptienne.

Le choix des Israéliens : une passation du pouvoir en douceur entre Moubarak et Souleiman, avec un semblant d'ouverture politique qui garderait solidement les Frères musulmans à l'écart de toute influence. Les Israéliens connaissent bien Souleiman, ancien chef des services secrets égyptiens, et, comme l'ont montré les télégrammes diplomatiques américains de WikiLeaks, ils l'apprécient.

Le ministre de la Défense israélien, Ehud Barak, se trouvait mercredi à Washington pour marteler ce message auprès des responsables américains.

Arabie saoudite, Jordanie… Un « front du refus » aussi arabe

Les Israéliens ne sont pas les seuls à refuser un changement brutal au Caire, et à la faire de moins en moins discrètement savoir à Washington. L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et la Jordanie sont, eux aussi, du côté de ceux qui redoutent l'onde de choc d'un changement de pouvoir au Caire, traditionnellement la capitale la plus importante du monde arabe.

Si la petite Tunisie a été capable de déclencher cette lame de fond parmi les peuples arabes, avec des manifestations et soubresauts du Yémen à l'Algérie en passant par la Jordanie, que dire de l'impact prévisible d'un changement de régime dans la grande Egypte provoqué par la rue ?

Grand allié des Etats-Unis, l'Arabie saoudite, pays le plus riche avec ses réserves de pétrole et de gaz, le plus peuplé de la péninsule arabique avec 28 millions d'habitants, et le plus conservateur avec le régime de monarchie absolue d'inspiration wahhabite, se sent particulièrement menacée par les événements de Tunisie et d'Egypte.

Les dirigeants saoudiens, qui imposent à leur société un islamisme encore plus rigoriste que celui d'Iran pourtant plus décrié dans le monde, redoutent la contagion contestataire au sein d'une jeunesse tout aussi connectée que celles du reste du monde arabe, et qui étouffe dans un pays où les femmes n'ont toujours pas le droit de conduire, où les différences sociales sont immenses malgré un clientélisme qui redistribue une partie des richesses pétrolières, où toute idée novatrice est considérée comme subversive.

Pas un seul régime arabe ne peut aujourd'hui se sentir en sécurité si la révolte des Egyptiens peut abattre un régime aussi fort que celui de Hosni Moubarak en quelques semaines de protestations. Les mêmes causes peuvent produire les mêmes effets, même si les conditions sont différentes sous le règne de dictateurs militaires à la Moubarak ou à la Ben Ali, de despotes politico-policiers à la Assad, ou des monarchies plus ou moins éclairées, du Golfe au Maroc en passant par la Jordanie.

Ce « front du refus » n'a aujourd'hui de prise que sur les Etats-Unis, seule puissance extérieure influente sur l'ensemble de la région, et qu'il pousse à freiner plutôt qu'à accélerer le changement réclamé par les peuples. Il n'en a guère, toutefois, sur l'opinion de leurs sujets, dont la moyenne d'âge est aujourd'hui de 24 ans, et qui aspirent à vivre autrement.
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« Répondre #7 le: 23/01/2011 - 18:22:30 »

Un des nombreux comptables français va venir "relever les compteurs" de l'Algérie pour le 1 er trimestre 2011 (celui-là est en avance). Les autres vont pas tarder à débarquer pour se servir.

http://www.languefrancaise.net/bob/detail.php?id=10029

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Jean-Pierre Raffarin à Alger le 20 février

23/01/2011 | 14:14
http://www.algerie-plus.com/confidences/jean-pierre-raffarin-a-alger-le-20-fevrier/

L’ancien Premier ministre français, M. Jean-Pierre Raffarin, chargé  par le président Sarkozy de redynamiser la copération algéro française effectuera sa deuxième visite à Alger les 20 et 21 février prochain.

 Lors de sa première visite en dâte du  24 novembre 2010, M.Raffarin, qui a été reçu par les plus hautes autorités du pays, avait discuté d’une dizaine de projets considérés comme stratégiques »,  en faisant état de « nets progrès ». « J’ai bon espoir que nous pourrons avancer de manière pragmatique et résolue sur les autres projets ».

Le sénateur français avait rappelé que 430 entreprises françaises étaient présentes en Algérie, ce qui a généré près de 35.000 emplois directs et 100.000 avec les emplois indirects et souligné « la volonté de coopérer avec l’Algérie et de s’inscrire dans le long terme ».

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Selon l’Elysée, l’Algérie est toujours un département français

25 janvier, 2011 Posté dans Algérie Révolte
http://ffs1963.unblog.fr/2011/01/25/selon-lelysee-lalgerie-est-toujours-un-departement-francais/

Maamar BOUDERSA pour “Algérie Politique”  

Les évènements que connaît la Tunisie depuis plusieurs semaines ont permis de lever le voile sur les relations réelles entre les pays maghrébins et l'ex-puissance coloniale. Tout a commencé ave les déclarations  de la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie qui a proposé, pour sauver le pouvoir de Benali, d'envoyer le savoir-faire français pour mettre fin à la rébellion et ou à l'insurrection ou à la révolution, selon les qualificatifs des uns et des autres.

Les propos de cette ministre ont donné lieu à plusieurs commentaires en France avec une audition de la ministre par la commission des affaires étrangères de l'Assemblée française. Mais cette ministre a dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas à Paris sur la nature réelle des relations entre la France et les trois pays du Maghreb.

C'est Henri Guaino, le conseiller spécial de Sarkozy à l'Elysée, qui exposait cette relation sur les ondes de RTL le lundi 17 janvier 2011, dont les propos ont rapportés par le quotidien “El-Watan” dans son édition du jeudi 20 janvier 2011.

Selon ce conseiller de Sarkozy, les relations entre la France et les trois pays du Maghreb, auxquels il faut ajouter la Mauritanie, ne relèvent pas de la politique étrangère de la France, mais de sa politique intérieure. Autrement dit, les trois pays sont encore des départements français, soumis au pouvoir du ministre de l'intérieur.

Voici les propos rapportés par “El-Watan”: «des pays vis-à-vis desquels nous entretenons des relations qui sont à peine de la politique étrangère…C'est presque un problème de politique intérieure de la France…».

Ces propos révélés montrent bien le type de relations entre Paris et les trois pays du Maghreb. Ce sont des relations de dépendance et de vassalité qui expliquent et justifient les relations entre les tenants du pouvoir dans ces trois pays et leurs populations qui sont traitées comme des indigènes, et les tenants du pouvoir sont chargés de les garder, de les contrôler, de les surveiller et de les réprimer pour le compte de Paris.

Ceux qui arrivent au pouvoir dans ces pays sont les valets du ministre de l'intérieur français auquel ils obéissent. Leur comportement quotidien est celui des anciens colonisateurs, leur modèle de gouvernement.

La France  est présente militairement dans cette région, et plus particulièrement au Sahara Occidental, sous couvert des forces des Nations Unies que le Front Polisario n'a jamais dénoncées, à ma connaissance.

Les Algériens soucieux  de l'avenir démocratique de leur pays doivent intégrer cette donne dans leurs analyses politiques et leurs actions militantes pour ne pas se tromper de route.

La France reste, malgré l'indépendance formelle acquise, présente en Algérie, par le biais de ses valets qui constituent ce que l'histoire a qualifiés de troisième force, qui régente l'Algérie depuis 1962 à ce jour. C'est la nouvelle colonisation. Tibor Mendé, un économiste, qui a travaillé à l’ONU, a bel et bien décrit cette nouvelle colonisation dans son livre « de l’aide à la recolonisation », publié dans les années soixante-dix.

L’échec des efforts des Algériens pour être maitres chez eux se justifie par le fait qu’ils ont omis de leurs analyse et leurs démarches politiques cette donne extérieure, devenue intérieure, omniprésente.

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Campagne 2012 pour Sarkozy en... Algérie
Jeudi 03 Février 2011
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/02/03/article.php?sid=112318&cid=3

Le Franco-algérien Dahmane Abderrahmane, que Sarkozy a décoré de la légion d’honneur en 2009, a commencé à installer «des comités de soutien » à Sarkozy en... Algérie.

C’est ce qu’a révélé un quotidien français. «Je fais campagne auprès des communautés françaises ou de ceux qui ont la double nationalité. »

Abderrahmane Dahmane de retour à l’Élysée
14/01/2011
http://nominations.acteurspublics.com/focus/14-01-11/abderrahmane-dahmane-de-retour-a-l-elysee

Le président du Conseil des démocrates musulmans de France, qui était chargé, à l’Élysée jusqu'en 2009, des relations avec les associations de Français issus de l'immigration, revient comme conseiller technique chargé de l'intégration.

Proche de Nicolas Sarkozy, Abderrahmane Dahmane vient d’être nommé conseiller technique, chargé de l'intégration, à l’Élysée. Le fondateur et président du Conseil des démocrates musulmans de France avait été l’un des rouages de la campagne présidentielle de 2007 au côté de l’actuel chef de l’État. Ancien conseiller principal d’éducation, il avait rejoint Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2005, comme chargé de mission pour les relations avec les associations de Français issus de l’immigration, puis il avait suivi le Président élu à l’Élysée, avec les mêmes fonctions.


Il qualifie l’UMP de Sarkozy de « peste pour les musulmans », il est viré séance tenante

Vendredi, 11 Mars 2011, 21:49 | Djamila Kouidri avec agences

http://dna-algerie.com/international/1494-il-qualifie-lump-de-sarkozy-de-l-peste-pour-les-musulmans-r-il-est-vire-seance-tenante.html

Vite dit, vite viré. Le président français, Nicolas Sarkozy, a limogé vendredi Abderrahmane Dahmane, son conseiller à l'intégration, qui s'était élevé contre le débat sur la laïcité et l'islam.

Lors d'une réunion jeudi soir à la Grande Mosquée de Paris, Abderrahmane Dahmane, ancien secrétaire national en charge de l'immigration de l'UMP, avait vivement critiqué Jean-François Copé, le secrétaire général du parti majoritaire.

« L'UMP de Copé, c'est la peste pour les musulmans », avait-il dit aux journalistes, appelant les musulmans de France à ne pas renouveler leur adhésion à l'UMP tant que le débat sur la laïcité et l'islam prévu le 5 avril ne serait pas annulé.

Abderrahmane Dahmane avait estimé que ce débat voulu par Nicolas Sarkozy, selon lui pour la défense des musulmans, avait été « dévié parce qu'à l'UMP il y a des gens très proches du Front National. »

Au cours de cette réunion, l'un des dirigeants de la Grande Mosquée de Paris avait déchiré sa carte de l'UMP devant les caméras et appelé tous les musulmans à l'imiter.

Dalil Boubakeur, le recteur de la Mosquée de Paris et ami de longue date de l'ancien président Jacques Chirac, avait également demandé au gouvernement de mettre fin au débat sur l'islam, dénonçant un islam bouc émissaire.

Jeudi, Nicolas Sarkozy avait soutenu les débats lancés à l'initiative de Jean-François Copé lors d'un déjeuner avec des élus de l'UMP, ont rapporté des participants.

« Je n'ai pas l'intention d'être le supplétif alimentaire de Sarkozy ou de [Jean-François] Copé », le secrétaire général de l'UMP, a-t-il expliqué à l'AFP. « Il vient de me rendre ma liberté, je vais me mettre en campagne pour défendre la dignité des musulmans de ce pays. »

Décoré de la Légion d'honneur par Nicolas Sarkozy, Abderrahmane Dahmane, 63 ans, participait très activement à sa campagne de 2007. Il avait ouvert au candidat de l'UMP l'accès aux communautés, musulmane mais aussi asiatique. Il s'occupait aussi de préparer les rares déplacements en banlieue qu'effectue le candidat Sarkozy.

Jusqu'en 2009, il travaillait à l'Elysée au dialogue avec les communautés religieuses. S'estimant marginalisé, il quitte les services de la présidence en 2009, mais reste en revanche secrétaire national de l'UMP à la diversité.

D’origine algérienne, Abderrahmane Dahmane, père de trois enfants,  a fait ses études à l'université de la Sorbonne à Paris, en lettres (licence 1972) et en droit (licence 1980, maîtrise 1981, DESS 1982). Il devient Conseiller principal d'éducation de 1976 à 2002 dans des collèges et lycées en zones d'éducation prioritaires et sensibles en Hauts-de-Seine et dans les Yvelines, puis au collège Daniel Mayer dans le 18e arrondissement de Paris, entre 2002 et 2005.

Lorsqu’il lui avait remis la Légion d’honneur en 2009, Nicolas Sarkozy avait qualifié le soutien de son ex-conseiller de « chaleureux, inconditionnel, aussi constant qu’exigeant », saluant « un homme qui jette des ponts ».

Le nouveau viré avait effectué de nombreuses missions en Algérie pour le compte de l’Elysée.


Abderrahmane Dahmane quitte l'Élysée

11/03/2011
http://nominations.acteurspublics.com/focus/11-03-11/abderrahmane-dahmane-quitte-lelysee

Nicolas Sarkozy a mis un terme le 11 mars aux fonctions de son conseiller en charge de la diversité, Abderrahmane Dahmane. Ce dernier avait sévèrement critiqué le débat sur la laïcité et l'islam voulu par le président de la République.

La charge portée par Abderrahmane Dahmane, conseiller technique, chargé de l'intégration, à l’Élysée, contre le débat sur la laïcité lancé par Nicolas Sarkozy et l'UMP lui a coûté son poste. Il a annoncé le 11 mars à l'AFP que le Président venait de lui "rendre sa liberté". La veille, le conseiller n'avait pas mâché ses mots pour critiquer le débat lors d'une réunion à la Grande Mosquée de Paris. "L'UMP de Copé, c'est la peste pour les musulmans", a-t-il lancé en appelant ses coreligionnaires à ne pas renouveler leur adhésion au parti majoritaire tant que le débat ne serait pas annulé. "Ce débat, voulu par Nicolas Sarkozy pour la défense des musulmans, a été dévié parce qu'à l'UMP il y a des gens très proches du Front national", a-t-il ajouté.

Le fondateur et président du Conseil des démocrates musulmans de France avait été l’un des rouages de la campagne présidentielle de 2007 au côté de l’actuel chef de l’État. Ancien conseiller principal d’éducation, il avait rejoint Nicolas Sarkozy au ministère de l’Intérieur en 2005, comme chargé de mission pour les relations avec les associations de Français issus de l’immigration, puis il avait suivi le Président élu à l’Élysée, avec les mêmes fonctions. Cet homme de réseaux avait été désigné secrétaire national de l’UMP, toujours chargé des relations avec les associations des Français issus de l’immigration, poste auquel il n’avait pas été reconduit en 2007.

Abderrahmane Dahmane, 63 ans, inspecteur général de l’éducation nationale depuis son départ de l’Élysée en 2009, a effectué une grande partie de sa carrière comme maître d’internat, puis conseiller principal d’éducation, essentiellement en banlieue parisienne et dans des établissements sensibles. Il s’est fait connaître dans les années 1980 comme responsable associatif de gauche, participant notamment à la “Marche des Beurs”. Membre du bureau de SOS Racisme, il crée en 1986 le club Génération 2001, visant à concurrencer l’association alors proche du PS et des cercles mitterrandiens.

En 1987, il prend la présidence de Radio France Maghreb, qu’il assume jusqu’en 1999. Cofondateur puis vice-président du Haut Conseil des musulmans de France en 1995, puis cofondateur et vice-président du Conseil supérieur représentatif des musulmans de France en 1998, Abderrahmane Dahmane crée en 2003 le Conseil des démocrates musulmans de France. Lorsqu’il lui avait remis la Légion d’honneur en 2009, Nicolas Sarkozy avait qualifié le soutien de son ex-conseiller de “chaleureux, inconditionnel, aussi constant qu’exigeant”, saluant “un homme qui jette des ponts”.

vvvvvvvvvv

Plus de 1,7 milliard de dollars exportés annuellement d’une manière illégale
L’Algérie parmi les grands exportateurs de capitaux illicites en devises


Samir Allam  11/02/2011 tsa-algerie.com
http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/l-algerie-parmi-les-grands-exportateurs-de-capitaux-illicites-en-devises_14244.html

La corruption, l’évasion fiscale et les opérations délictuelles coûtent cher à l’Algérie, selon le dernier rapport de Global Financial Integrity (GFI), un organisme américain réputé sérieux. GFI compte parmi les membres de son conseil de célèbres juges et avocats, comme la Française Eva Joly.

Entre 2000 et 2008, l’Algérie a exporté d’une manière illicite 13,6 milliards de dollars, soit 1,7 milliard de dollars par an selon le GFI.

Ces sommes sont issues de diverses opérations liées à la corruption, évasion fiscale et aux opérations délictuelles réalisées en Algérie. Elles ne tiennent pas compte des différentes commissions versées à l’étranger par des groupes internationaux en échange de contrats publics ou de surfacturation de produits et services pour les opérateurs privés. Elles ne tiennent pas compte non plus des sommes transférées légalement par les multinationales implantées en Algérie pour contourner les nouvelles lois économiques mises en place par le gouvernement depuis 2009.
 
L’Afrique du Nord est la région qui enregistre le plus fort taux de croissance de sortie illicite de capitaux, note le GFI. Cette situation entrave la capacité de ces pays dont l’Algérie à développer l’économie et stimuler le marché de l’emploi. Selon le rapport de GFI, de 1970 à 2008, l'Algérie, l'Égypte, la Libye, le Maroc et la Tunisie ont collectivement perdu plus de capital par habitant que tout autre groupe de pays africains.
 
Pour l’Algérie, ces transferts posent le problème de la compétence de la Banque d’Algérie. Malgré les mesures sévères prises par l’institution monétaire, les transferts illicites de devises à l’étranger se poursuivent. Cette situation illustre également l’échec des mécanismes d’assèchement du marché parallèle de devises.

vvvvvvvvvv

saha radar  :)

Alliot-marie évoque une assistance sécuritaire pour tunis et alger

Paris propose des cours de répression

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie


liberte-algerie.com - Par : Azzeddine Bensouiah - Jeudi 13 Janvier 2011

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=148965&titre=Paris%20propose%20des%20cours%20de%20r%E9pression

Vidéo : Les vacances tunisiennes 2010/2011 de Michèle Alliot-Marie (MAM)
http://www.youtube.com/watch?v=s2umqU8uqLc&feature=player_embedded

La France s’invite, d’une drôle  de manière, dans les émeutes qui ont secoué l’Algérie  et qui secouent toujours la Tunisie, en proposant ses services de répression des émeutes.

Par le biais de sa ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, la France officielle propose à la Tunisie et à l’Algérie “son savoir-faire” dans la gestion des questions sécuritaires lors des manifestations publiques.

“Le savoir-faire, reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité, permet de régler des situations sécuritaires de ce type.


C'est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays de permettre dans le cadre de nos coopérations d'agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité”, a-t-elle dit.

Critiquée à l’Assemblée nationale française par les députés de l’opposition sur la retenue française au sujet de la situation en Tunisie, la ministre française des Affaires étrangères, Mme Alliot-Marie, a indiqué mardi dernier que le gouvernement français “ne peut que déplorer qu'il puisse y avoir des violences qui concernent ces peuples amis”, selon des propos rapportés par l’AFP, ajoutant que “la priorité doit aller à l'apaisement après des affrontements qui ont fait des morts”.

“Notre premier message doit être celui de l'amitié entre les peuples français et tunisien, et on ne doit pas s'ériger en donneurs de leçons face à une situation complexe”, a-t-elle dit à propos de la Tunisie, tout en invitant les dirigeants à “mieux prendre en compte les attentes” des populations.

La diplomate française a expliqué le mécontentement social et politique par “énormément d'attentes de la part des jeunes, particulièrement de jeunes formés, de pouvoir accéder au marché du travail”.

“Le président Nicolas Sarkozy entend, dans le cadre du G8 et du G20, répondre aux préoccupations et aux besoins qui sont ceux de la Tunisie et de l'Algérie en la matière”, a-t-elle affirmé. Le message officiel que Paris entend délivrer, même s’il s’éloigne de l’insolente ingérence prônée par Bernard Kouchner, n’en constitue pas moins une ingérence “soft”.

Que veut dire, en effet, cette proposition de mettre son “savoir-faire” en matière de répression des émeutes ? En dehors du fait qu’elle porte en elle l’éternelle arrogance française consistant à considérer les autres, surtout ceux du Tiers-Monde, comme étant incapables de gérer les situations délicates, comme les émeutes ou encore les prises d’otages, il y a lieu de relever cette ambiguïté du discours officiel français, qui consiste à dire : on va vous aider à réprimer, sans causer de morts ! En fait, si ambiguïté il y a, c’est en raison de la nature des relations qu’entretient Paris avec Alger et Tunis.

La droite française, et Nicolas Sarkozy en premier, tient à ce que les relations traditionnelles, et les gros intérêts de la France, soient maintenus, même si elle ne peut pas faire la sourde oreille à ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée, et même si elle doit répliquer aux flèches de la gauche, connue pour ses positions interventionnistes, à quelques encablures de l’élection présidentielle française.

Toutefois, la droite de Sarkozy, qui propose d’être le porte-parole et “le sauveur du Maghreb”, lors des prochains sommets du G8 et du G20, fait dans le paternalisme qui n’a aucune chance d’apporter un quelconque changement, sauf, peut-être lui donner une “bonne conscience” dans la campagne électorale à venir.

Le G8 et le G20, c’est connu, ne distribuent pas l’argent à tort et à travers. L’on se souvient des promesses données aux dirigeants africains, lors du lancement du Nepad et des suites qui leur ont été réservées.

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Alliot-Marie veut “pacifier” l’Afrique du Nord

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie

liberte-algerie.com - Jeudi 13 Janvier 2011 Par : Mustapha Hammouche - musthammouche@yahoo.fr  

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=148984

Vidéo : Les vacances tunisiennes 2010/2011 de Michèle Alliot-Marie (MAM)
http://www.youtube.com/watch?v=s2umqU8uqLc&feature=player_embedded

C’est une étrange proposition que celle publiquement faite par la ministre française des Affaires étrangères aux autorités algériennes et tunisiennes. “Le savoir-faire, reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité, permet de régler des situations sécuritaires de ce type”.

Alliot-Marie explique le soulèvement par “énormément d'attentes de la part des jeunes, particulièrement de jeunes formés, de pouvoir accéder au marché du travail”, et nous assure que “le président Nicolas Sarkozy entend, dans le cadre du G8 et du G20, répondre aux préoccupations et aux besoins qui sont ceux de la Tunisie et de l'Algérie en la matière”.

On voit mal comment il compte s’y prendre pour créer des emplois au Maghreb, quand on voit le nombre de jeunes Français qu’il n’arrive déjà pas à occuper.

En attendant, apprécions l’intention, mais considérons aussi le projet de transfert du “savoir-faire” destiné à régler les “situations sécuritaires”, puisque c’est ainsi que MAM résume les mouvements de revendication politico-sociale qui s’expriment, actuellement, chez nous et chez nos voisins.

Sous quelle forme allons-nous bénéficier du savoir-faire “reconnu dans le monde entier des forces de sécurité” françaises, comme le précise Alliot-Marie ? S’agit-il de transporter des bataillons de CRS vers Tunis et Alger ? Ou bien s’agit-il, pour la police française, de refiler à ses homologues de cette rive-ci les secrets de ses méthodes ?

Outre que la proposition pose un problème de considération de la souveraineté des États qu’elle veut défendre contre sa population, Alliot-Marie n’a apparemment pas peur de réveiller des souvenirs des peuples, historiquement victimes du “savoir-faire” policier de la France.

Ces souvenirs sont faits, en ce qui concerne l’Algérie, du 11 Décembre 1960 à Alger, au quartier Belcourt, et du 17 Octobre 1961 à Paris, par exemple. Avec un tel crédit, suggérer la sous-traitance du maintien de l’ordre pour le compte des régimes de ses anciennes colonies reviendrait à vouloir organiser un jubilé de ratonnades de triste mémoire.

La déclaration de la responsable de la diplomatie française, faite devant les parlementaires français, n’est pas à confondre avec une offre de compétence ou de moyens discrètement de gouvernement à gouvernement qui se soutiennent.

On peut comprendre que les modes d’expression des jeunes Algériens et Tunisiens ne conviennent pas à l’idée qu’elle se fait de la manière dont on doit traiter des régimes “amis” ; mais l’image de la France, déjà suffisamment ternie par son silence complice habituel devant les massacres récurrents au Maghreb, n’est  pas bonifiée par une offre qui constitue un affront aux souffrances, aux sacrifices et sévices que subissent en général les Maghrébins qui luttent pour leurs droits.

Ainsi, après la métropole voudrait soutenir l’effort de “pacification” et mater cette nouvelle révolte d’indigènes en Afrique du Nord       ! Sans être de ceux qui voient partout la résurgence du fantasme colonial, on ne peut que trouver dans le fait de réduire une crise sociopolitique complexe, même si elle est marquée par des “casses”, à une situation sécuritaire, l’expression d’une représentation colonialiste de l’ordre public.

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SOCIÉTÉS DE SÉCURITÉ ÉTRANGÈRES
GEOS, l’arbre qui cache la forêt


07 Février 2011 - Tarek Hafid - lesoirdalgerie.com

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/02/07/article.php?sid=112523&cid=2


L’affaire d’espionnage présumée dont a été victime le constructeur français Renault pose, de nouveau, la problématique de la présence des sociétés de sécurité étrangères en Algérie. GEOS, Risk&Co, Contrôle Risk, Erys sont autant d’opérateurs qui interviennent, en toute illégalité, dans un secteur hautement sensible.

Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Luc Michel, l’homme par qui le scandale est arrivé. Cet ancien officier des forces spéciales de l’armée française aurait fourni au constructeur automobile Renault des informations sur l’existence d’opérations d’espionnage au profit d’industriels chinois. Il s’avère que toutes ces informations ont été récoltées puis transmises à partir d’Alger, Luc Michel étant, jusqu’au 1er février, directeur des opérations de l’antenne locale de GEOS, le principal groupe français de sécurité. En agissant en «free lance» (c’est la version présentée par son ex-employeur), il est définitivement sorti de l’ombre après avoir activé dans la plus totale discrétion. Installé à Alger depuis 1994, il a rejoint officiellement l’équipe de GEOS Algérie en 2007, au plus fort des attentats kamikazes qui ont ciblé la capitale. Client assidu d’un restaurant italien des hauteurs de la ville, Luc Michel est connu pour être un grand spécialiste du dossier sécuritaire algérien. Son départ «forcé» constitue donc une perte réelle pour GEOS.

Illégalité

Le scandale franco-français ne doit surtout pas occulter une réalité bien algérienne : les activités de GEOS se déroulent dans la plus totale illégalité. Cela est valable pour l’ensemble des sociétés étrangères de sécurité. Cette situation n’est pas nouvelle, elle dure depuis plusieurs années. «Nous n’avons pas délivré d’agrément à ces sociétés étrangères. Elles n’ont aucune activité en Algérie», avait déclaré Nouredine-Yazid Zerhouni, alors ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales (voir Le Soir d’Algérie du 25 mai 2009). Quelques mois plus tard, Abdelkader Ouali, le secrétaire général de ce département, avait adressé un sérieux rappel à l’ordre à l’ensemble des sociétés privées de gardiennage afin qu’elles n’entretiennent aucune relation avec ces opérateurs étrangers. «Les textes qui régissent les activités de gardiennage, de transport de fonds et de produits sensibles (décret législatif n°16-93 du 4 décembre 1993 ainsi que ses textes d’application) explicitent les conditions et les modalités d’exercice de ces activités afin d’éviter les dérives et les dépassements. Dans le cadre du suivi des activités de ces entreprises, des dépassements ont été constatés en matière de sous-traitance et de partenariat au profit de sociétés étrangères dans le domaine des prestations de sécurité. Ces actes sont considérés comme une violation dangereuse du cadre réglementaire et exposent les contrevenants à de sévères sanctions. (…) Les risques que comportent ces violations m’incitent à vous rappeler que vous êtes tenu de vous conformer pleinement à la législation et aux directives (du ministère de l’Intérieur) afin d’éviter toute forme de partenariat avec des sociétés étrangères dans le domaine des prestations de sécurité », précise cette note datée du 12 août 2009 (voir Le Soir d’Algérie du 27 août 2009).

Chasse-gardée

Mais il semble que rien n’ait changé depuis. Le marché de la sécurité en Algérie reste une chasse-gardée que se partage une trentaine de groupes étrangers. Ils sont essentiellement d’origine française. Il y a bien sûr GEOS, Risk&Co, Control Risk ou encore Erys. Ils s’accordent un semblant d’existence «légale» en s’inscrivant au Centre national du registre du commerce (CNRC) sous couvert du statut d’agence de consulting et disposent tous de bureaux de représentation à Alger. Mais l’essentiel de leurs relations commerciales est traité en Europe selon un système bien rodé. Lorsqu’une entreprise décroche un contrat en Algérie, elle fait appel à un groupe de sécurité pour prendre en charge la gestion sécuritaire. Ce dernier élabore des études en se basant sur des informations sécuritaires qu’elle collecte à différents niveaux. Des informations hautement sensibles qui, théoriquement, ne relèvent que des services de sécurité. Au terme de cette première phase, la société de sécurité présente à son client un «plan de défense du site». Comme son nom l’indique, ce document comprend toutes les données en termes de menaces, de risques ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour y faire face. Mais voilà, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de défense d’un site industriel sont strictement réglementées en Algérie. Elles sont du ressort exclusif de la Commission de sécurité de wilaya. Présidée par le wali, cette instance est composée du commandant de groupement de la Gendarmerie nationale, du chef de Sûreté de wilaya, du commandant du secteur opérationnel de l’ANP, du directeur de la Protection civile et du représentant du CTRI. Ce document est d’autant plus sensible qu’il représente un segment du plan de défense national. Mais voilà, toutes ces informations sont détournées et vendues au prix fort. Généralement, il n’existe aucune trace de ces prestations en Algérie puisqu’elles sont échangées à l’extérieur du pays.

Violation

Outre les services de consulting, les groupes comme GEOS se chargent également du suivi des opérations durant la phase de réalisation du projet ou, à plus long terme encore, lorsqu’il s’agit d’une unité de production. Afin d’assurer cette mission, les sociétés font appel à des «personnels très qualifiés ». Ce sont généralement d’anciens officiers des services de renseignement, des gendarmes, des policiers et des officiers de troupes d’élite, des légionnaires notamment. Officiellement, ces hommes occupent le poste de «coordinateur logistique» alors que sur le terrain, ils agissent en qualité de chef de la sûreté. Pour la relève mensuelle, ou back-to-back, la société engage un remplaçant qui, généralement, entre sur le territoire algérien avec un visa d’affaire ou de tourisme. Ce dernier n’est jamais déclaré auprès des organismes algériens chargés du travail et de la sécurité sociale. En plus d’avoir sous ses ordres des dizaines d’agents de sécurité algériens, le chef de sûreté a également pour mission de transmettre tous types d’informations à l’antenne d’Alger. De par son implantation, GEOS peut aujourd’hui avoir une vue d’ensemble de la situation sécuritaire du pays. Autant dire que les violations des principes de base souveraineté sont multiples. Mais le plus étrange dans ce business reste le silence des autorités algériennes. Comment expliquer que des entreprises étrangères puissent activer en totale illégalité dans un secteur aussi sensible. La question reste, aujourd’hui encore, sans réponse.

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Tunisie-France. Michèle Alliot-Marie à Tabarka

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie

Y. M.  Lundi, 03 Janvier 2011 17:37
http://kapitalis.com/fokus/62-national/2187-tunisie-france-michele-alliot-marie-a-tabarka.html

Vidéo : Les vacances tunisiennes 2010/2011 de Michèle Alliot-Marie (MAM)
http://www.youtube.com/watch?v=s2umqU8uqLc&feature=player_embedded

Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes a passé le week-end dernier à Tabarka, où elle a célébré la fête du jour de l’an.

La femme politique française, ex-garde des Sceaux, qui avait l’habitude de passer ses vacances à Djerba, a délaissé cette fois le soleil et le sable chaud de l’île des Lotophages pour les cimes enneigées du nord-ouest.

Son compatriote, le dirigeant socialiste et maire de Paris, Bertrand Delanoë, était aussi à Tunis, à quelques dizaines de kilomètres de là, dans sa maison de Bizerte.

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Ce que cache la démission de Michèle Alliot-Marie


VOIR VIDEO http://www.dailymotion.com/video/xh9bcg_ce-que-cache-la-demission-de-michele-alliot-marie_news

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Michèle Alliot-Marie dans un avion prêté par un proche de Ben Ali ?

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie


Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 01/02/2011

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/mam-dans-un-avion-prete-par-un-proche-de-ben-ali_957785.html

Vidéo : Les vacances tunisiennes 2010/2011 de Michèle Alliot-Marie (MAM)
http://www.youtube.com/watch?v=s2umqU8uqLc&feature=player_embedded

C'est ce qu'affirme Le Canard enchaîné. Le cabinet de la ministre des Affaires étrangères reconnait qu'un homme d'affaires tunisien lui a prêté un jet privé. Mais nie son appartenance au clan Ben Ali.

Pas encore sortie de la polémique sur ses déclarations concernant une aide sécuritaire proposée à la Tunisie, Michèle Alliot-Marie doit faire face à une autre affaire.

Selon Le Canard enchaîné, un homme d'affaires tunisien, présenté comme membre du clan Ben Ali, a mis à disposition l'un de ses jets privés pour MAM lors des fêtes de fin d'année.

Le cabinet de la ministre n'a démenti que l'appartenance à l'entourage de Ben Ali.

Dans son édition à paraître mercredi, l'hebdomadaire révèle que la ministre a utilisé entre Noël et le Jour de l'An cet avion pour relier Tunis à la ville de Tabarka, avec son conjoint Patrick Ollier, ministre chargé des Relations avec le Parlement, et des membres de leur famille.

L'avion privé ainsi que l'hôtel de destination de Michèle Alliot-Marie appartiennent à Aziz Miled, ami de longue date de la ministre et présenté par Le Canard Enchaîné comme proche de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali.

Le cabinet de MAM assure qu'il n'a rien à voir avec les Trabelsi

"Il est vrai que Michèle Alliot-Marie, après avoir pris un vol commercial de Paris à Tunis, a ensuite pris un avion privé pour Tabarka", a indiqué à l'AFP son cabinet. "C'était à l'invitation de Aziz Miled, un ami depuis plusieurs années, qui est le propriétaire d'une compagnie aérienne appelée Nouvelair. Aziz Miled était dans l'avion et les a emmenés, avec ses parents et son conjoint", a-t-on précisé de même source.

"Mais Aziz Miled n'est pas un membre du clan Ben Ali", a souligné le cabinet de la ministre. "Il s'est fait prendre par un membre de la famille Trabelsi 20% de ses parts dans la compagnie aérienne ainsi que la présidence de cette société", a-t-on assuré de même source. La famille Trabelsi est celle de la femme de l'ex-président.

"M. Miled est d'autant moins un proche de Ben Ali que les nouvelles autorités tunisiennes, après le départ de ce dernier et de sa famille, lui ont restitué l'ensemble de ses parts ainsi que la présidence de Nouvelair", a fait valoir le cabinet de la ministre. "En aucun cas, il ne s'agissait d'une faveur du clan Ben Ali", a-t-on insisté de même source.

Dimanche, dans un entretien au Parisien, Michèle Alliot-Marie avait reconnu avoir été en vacances fin 2010 en Tunisie, alors que les premières manifestations avaient commencé à la mi-décembre. "Comme des millions de Français, je vais en Tunisie. Voilà tout", avait-elle expliqué.  

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Le deuxième voyage en jet privé de Michèle Alliot-Marie

05/02/11 - Christophe Boltanski - nouvelobs.com

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110205.OBS7561/info-obs-le-deuxieme-voyage-en-jet-prive-de-michele-alliot-marie.html

Selon nos informations, Michèle Alliot-Marie et ses proches ont repris le jet privé d'Aziz Miled le 29 décembre, afin de se rendre à Tozeur, dans le grand sud tunisien, évitant ainsi de traverser des villes en révolte.

Michèle Alliot-Marie va devoir rapidement trouver une nouvelle ligne de défense. Elle l’a pourtant répété sur tous les tons, devant journalistes et députés : son "ami de longue date", l’homme d’affaires tunisien Aziz Miled se serait contenté de lui offrir "20 minutes de trajet" à bord de son jet privé afin de lui éviter "de faire deux heures de voiture à travers des routes de montagne". Une simple course, donc, presque fortuite.

"Arrivant à Noël à Tunis, un ami qui allait à Tabarka, lieu final de destination, avec son avion m’a effectivement proposé de voyager avec lui car il avait des places", avait ainsi déclaré la ministre des Affaires étrangères lors de la séance des questions, à l’Assemblée nationale, le 2 février. Et d’ajouter : "Il n’a, à aucun moment, mis son avion à ma disposition". A aucun moment ? Selon nos informations, Michèle Alliot-Marie, ses parents et son époux, Patrick Ollier, le ministre des Relations avec le Parlement, ne se sont pas contentés de passer des "vacances bien méritées" dans l’hôtel cinq étoiles de leur "ami", sur la côte méditerranéenne, alors que le reste du pays était en plein soulèvement. Ils ont repris son jet privé le 29 décembre, afin de se rendre à Tozeur, dans le grand sud tunisien. Un aller et retour, effectué dans la journée, le temps d’un déjeuner et d’une virée dans les oasis. Une agence locale, Nomade, a été chargée d’organiser la visite.

"TS-IBT"

Au moins, la ministre a-t-elle pu éviter ainsi un voyage encore plus long et plus éprouvant, au moins une dizaine d’heures par la route, à travers cette fois, non plus des montagnes, mais des villes en révolte, comme Sidi Bouzid ou Kasserine. L’appareil, un Challenger 600 de 9 places, appartient à la compagnie aérienne Nouvelair, qui a dû fusionner en 2008 avec la firme Kathago Airlines de Belhassen Trabelsi, le frère de Leïla Ben Ali, l’épouse de l’ancien dictateur tunisien. Jusqu’à sa fuite au Canada, Belhassen Trabelsi exerçait les fonctions de PDG à la tête de la société. C’est pour cette raison que l’avion emprunté par Michèle Alliot-Marie et ses proches, était immatriculé "TS-IBT". TS, pour Tunisie et BT, pour Belhassen Trabelsi. Un homme qui savait être généreux avec les dignitaires de la République française.

Le 24 décembre 2009, le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, avait ainsi débarqué à bord d’un de ses avions privés, sans doute le même que celui utilisé par sa consoeur du gouvernement, à l’aéroport de Tunis-Carthage, pour un séjour privé au Karthago de Gammarth, l’un des palaces de celui qui était considéré comme le "parrain" du clan Trabelsi. Selon plusieurs sources tunisiennes, Belhassen Trabelsi l’attendait à l’aéroport, en compagnie de Robert Bourgi, grande figure de la Françafrique.

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Pendant les émeutes en Tunisie, le clan Alliot-Marie était en affaires avec le clan Ben Ali

mercredi 16 février 2011 -

http://www.politique.net/2011021601-clan-mam-et-clan-ben-ali.htm
http://www.lecanardenchaine.fr/une4712.html

Et de trois mensonges ! Michèle Alliot-Marie avait d'abord dit avoir utilisé le jet privé d'Aziz Miled, un membre du clan Ben Ali, alors que les émeutes n'avaient pas commencé en Tunisie. C'était faux. MAM avait ensuite expliqué qu'elle n'avait pris ce jet privé que pour faire un voyage de vingt minutes. C'était faux, il y avait eu deux voyages en jet privé. Troisième mensonge : on sait aujourd'hui que le voyage en jet privé à Tabarka a surtout permis au père de Michèle Alliot-Marie de conclure une transaction avec l'homme d'affaires tunisien.


C'est Le Canard enchaîné du 16 février 2011 qui a révélé l'information. De son côté, MAM ne dément pas mais ne se dit pas concerné par les affaires de ses parents... âgés respectivement de 94 et 92 ans.

Pendant que Ben Ali remaniait son gouvernement, Alliot-Marie père était en pleine transaction

La scène se passe le 30 décembre 2010. Ce jour-là, le président tunisien Ben Ali tente de sauver sa tête en procédant à un remaniement de son gouvernement. Au même moment, la famille Alliot-Marie concluait une transaction financière avec Aziz Miled, milliardaire tunisien proche du clan Ben Ali.

Le Canard raconte cette matinée si particulière : ""à 11 heures du matin, deux employés de la commune de Tabarka franchissent, à l'abri des regards la porte de l'hôtel Sentido Beach, avec sous le bras, des registres de la mairie sur lesquels sont répertoriées les ventes de biens immobiliers ou de sociétés. Des documents qui ne doivent pas, en principe, quitter les locaux municipaux. Mais la transaction qui amène les deux employés doit rester secrète. Et l'hôtel étant la propriété du milliardaire Aziz Miled, associé du beau-frère et de tous les gendres de Ben Ali"", le maire s'est exécuté.

Ces employés municipaux viennent conclure une transaction financière entre Aziz Miled et Bernard Marie, le père d'Alliot-Marie, laquelle était présente dans l'hôtel ce jour-là.

Miled a vendu toutes les parts d'une SCI pour environ 325 000 euros

Aziz Miled et son fils Karim possède une Société Civile Immobilière (SCI), dont le père d'Alliot-Marie et sa femme détenaient jusqu'à présent 13% du capital. Quels sont les actifs de cette SCI ? Un simple appartement ou des terrains en Tunisie ? Le Canard ne le sait pas. Toujours est-il que ce 30 décembre, le clan MAM doit acquérir 100% des parts de cette SCI. "Une opération forcément préparée de longue date" précise Le Canard, car "la cession d'un bien immobilier n'est pas une simple formalité. Surtout quand l'acquéreur est étranger". Autrement dit, cela fait des années que les époux Marie sont en affaires à Miled. D'après l'hebdomadaire, "c'est en présence du directeur de l'hôtel qu'a eu lieu la signature (...) le montant exact de la transaction n'est pas connu car l'acte reçu par l'employée municipale ne mentionne, selon les usages locaux, que la valeur nominale des parts, soit 755 000 dinars, environ 350 000 euros. La somme réelle payée peut être très largement supérieure".

Depuis les révélations du Canard, reprises dès hier soir par la presse, le père d'Alliot-Marie est monté au créneau pour tenter de dédouaner sa fille : ""Ma femme et moi sommes les seuls responsables de cette affaire-là" a-t-il déclaré sur Europe 1. "Aziz Miled nous avait dit : 'vous devriez prendre une option sur un des trucs comme çà parce que même si vous ne la menez pas à fond, comme çà prendra de la valeur en 2012, quand ce sera construit, vous ferez une bonne affaire. Vous le prenez si vous voulez. D'autant plus que vous n'aurez qu'à verser 30% des parts et le reste...' Voilà exactement comment ça s'est passé"", a-t-il ajouté.

Bien évidemment, cette affaire ne prendrait pas toute cette ampleur si Michèle Alliot-Marie n'était pas ministre des Affaires étrangères, si elle n'avait pas passé ses vacances dans un pays en pleine révolution populaire et si elle n'avait pas proposé, pendant les émeutes, l'expertise des forces de l'ordre françaises au pouvoir en place. Preuve que la ministre n'est pas très à l'aise avec ses vacances tunisiennes : on en est à trois mensonges. A suivre ?

Source : Brigitte Rossigneux, "Le papa de MAM était en voyage d'affaires", Le Canard enchaîné n°4712, 16 février 2011

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Egypte. Fillon passe le réveillon aux frais de Moubarak

François Fillon: Premier ministre français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Fillon

Fillon en Egypte, le paradoxe : visite officielle ou séjour privé ?

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 08/02/2011
http://www.rue89.com/2011/02/08/vacances-apres-mam-en-tunisie-fillon-en-egypte-189596

C'est encore Le Canard Enchaîné qui révèle l'info : pendant ses vacances familiales de fin d'année en Egypte, le Premier ministre a – notamment – « emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne », selon les mots du communiqué de Matignon. Cette fois, le gouvernement a répondu avant même l'arrivée de l'hebdomadaire satirique dans les rédactions.

Dans l'espoir, sans doute, d'éviter une communication de crise aussi désastreuse que celle de Michèle Alliot-Marie dans l'affaire du jet du clan Ben Ali.

Pour Le Canard Enchaîné, François Fillon fait « mieux que MAM », qui avait utilisé l'avion d'un homme d'affaires et du beau-frère du président Ben Ali :

« Un vol entre Assouan et Abou-Simbel dans un jet aimablement prêté non par un simple ami du régime, mais par le sympathique Hosni Moubarak en personne. La hiérarchie est respectée, le Premier ministre a frappé encore plus fort que la ministre d'Etat. »

Pour les touristes, c'est 250 euros l'aller-retour

« Plusieurs compagnies aériennes font la navette » entre les deux villes, écrit la journaliste de l'hebdo, « pour un prix moyen de 250 euros aller et retour. Mais un avion privé, c'est plus chic ».


L'hebdomadaire précise que François Fillon a effectué quelques gestes officiels :

    * rencontrer Moubarak qui s'est déplacé à Assouan pour le voir ;
    * se rendre à la cathédrale d'Assouan pour exprimer sa solidarité à l'égard de la communauté copte, victime peu auparavant d'un attentat à Alexandrie.

Le service de presse du Premier ministre répond au Canard que l'aller-retour de la famille entre la France et l'Egypte en avion officiel de l'Etec a été facturé « au tarif fixé par l'armée de l'air ». S'agissant d'un déplacement privé, François Fillon devra donc rembourser ces frais.

Le séjour s'est effectué dans des conditions si luxueuses (maison privée dans les jardins d'un palace Mövenpick, hôtel cinq étoiles pour l'équipage de l'Etec) que le Canard remarque :

    « S'il fallait faire le compte de tous ces menus frais, la facture serait hors de portée, même pour la bourse d'un [Premier] ministre. »

Le paradoxe de Matignon : vacances privées ou séjour officiel ?

La question est la suivante : François Fillon pouvait-il, tout chef de gouvernement qu'il soit, laisser le régime d'Hosni Moubarak prendre en charge une partie des frais de son séjour familial ? Sachant que Matignon précise avec des accents gaulliens que Fillon a payé « sur ses deniers personnels » le voyage « privé » depuis la France ?

A cet égard, le communiqué de Matignon, que nous publions dans son intégralité, ne craint pas le paradoxe. En résumé :

    * c'est un déplacement privé, donc François Fillon va rembourser l'aller-retour France-Egypte ;

    * mais « le Premier ministre [était] invité par les autorités égyptiennes », ce qui l'a conduit à accepter quelques menus cadeaux :

    « Le Premier ministre a été hébergé lors de ce séjour par les autorités égyptiennes. Le Premier ministre, toujours à l'invitation des autorités égyptiennes, a emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d'Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple. Il a également effectué une sortie en bateau sur le Nil dans les mêmes conditions. »

    Le communiqué ne précise plus si son épouse et ses enfants l'accompagnaient dans ces moments.

Mais alors, s'agissait-il du Premier ministre de la France François Fillon, ou de M. et Mme Fillon et leurs enfants ? On sait que Nicolas Sarkozy a rappelé à ses ministres que cette fonction s'exerce 24 heures sur 24. Entendre : en cas d'urgence, de crise, ils doivent être sur le pont.

Sous la pression, David Cameron renonce à ses vacances

Pendant les mêmes vacances de Noël, son homologue du Royaume-Uni David Cameron n'a pas eu le loisir de mélanger les genres. Il a préféré annuler les luxueuses vacances qu'il avait prévues en Thaïlande.

Raisons invoquées : le coût de sa sécurité à la charge du contribuable (50 000 livres pour cinq gardes du corps, soit près de 59 000 euros), l'action des associations de défense des droits de l'homme qui ont condamné la Thaïlande, et le risque d'énerver le peuple britannique en période de restriction budgétaire.


Egypte. Fillon passe le réveillon aux frais de Moubarak

Le récent séjour de Fillon en Egypte épinglé

08-02-2011
http://www.metrofrance.com/info/le-recent-sejour-de-fillon-en-egypte-epingle/mkbh!o0FgEAucY2XzM/

François Fillon: Premier ministre français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Fillon

Les révélations du "Canard enchainé" sur les récentes vacances de François Fillon en Egypte, après un premier séjour fin 2008, ont poussé Matignon à apporter des "précisions", alors que le séjour en Tunisie de Michèle Alliot-Marie continue de susciter la polémique.

En pleine polémique sur les déplacements aériens de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, les révélations du Canard enchaîné à paraître ce mercredi ont poussé Matignon à réagir à la vitesse du son pour éviter les turbulences. Dans un communiqué publié ce mardi, les services du Premier ministre ont confirmé que François Fillon a été "invité" et "hébergé" – à l'hôtel cinq étoiles Pyramisa d'Assouan, selon le Canard - "par les autorités égyptiennes", lors de ses vacances en famille du 26 décembre au 2 janvier dernier.

Durant son séjour, le Premier ministre, qui a utilisé à ses frais un Falcon de l'armée de l'air française pour gagner Assouan, a "emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d’Assouan à Abou Simbel", deux hauts-lieux touristiques égyptiens distants de moins de 300 kilomètres et desservis par plusieurs compagnies aériennes, précise l'hebdomadaire.

Reste que les comparaisons avec les vacances de MAM s'arrêtent là. Car si la ministre des Affaires étrangères a utilisé un jet appartenant à un proche du président déchu Ben Ali, alors que des troubles violents agitaient déjà la Tunisie, François Fillon avait quant à lui quitté l'Egypte depuis environ trois semaines lorsque le pays s'est embrasé.

Très cher avion

Depuis l'affaire du couteux aller-retour en Martinique de l'ex secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, fin mars 2010, le gouvernement incite ses membres à maitriser leurs dépenses aériennes. Dernier rappel en date, révèle le Canard, un courrier adressé par François Fillon le 4 février dernier annonçant aux membres du gouvernement que l'Etat ne pendra plus en charge que les transports et les séjours "réalisées au titre des fonctions ministérielles". C'est vraiment la crise !

L'Egypte, destination de fin d'année

En 2007, le président Nicolas Sarkozy s'était rendu entre Noël et le Nouvel an, en Egypte. Accompagné de Carla Bruni, qui n'était à l'époque que sa compagne, il avait alors utilisé un jet privé prêté par l'homme d'affaires Vincent Bolloré et avait séjourné à Louxor et Charm el-Cheikh. La même station balnéaire dans laquelle François Fillon passera quelques jours de repos, un an plus tard, prolongeant un déplacement officiel effectué au Caire les 22 et 23 décembre 2008.


FRANÇOIS FILLON JOUE LA TRANSPARENCE

N° 826 MERCREDI 9 FÉVRIER 2011
WWW.DIRECTMATIN.NET
http://directmatin.directmedia.fr/pages-presse/archives-telechargement.aspx

En pleine polémique sur le séjour de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, François Fillon a reconnu hier avoir été hébergé
et transporté en avion à l’invitation du gouvernement égyptien durant ses vacances de Noël en famille.

Alors que Le Canard Enchaîné devait publier l’information aujourd’hui, Matignon a pris les devants.

Evoquant «un souci de transparence», le Premier ministre précise avoir «été hébergé lors de ce séjour
par les autorités égyptiennes», puis avoir «emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se
rendre d’Assouan à Abou Simbel».

Il a également fait une sortie en bateau sur le Nil «dans les mêmes conditions».

Quant au voyage entre Paris et Assouan, François Fillon a utilisé à ses frais «un Falcon 7X» du gouvernement français.

Matignon précise que le Premier ministre a rencontré le président égyptien Hosni Moubarak au cours de ce séjour
intervenu avant le début du vaste soulèvement populaire anti-Moubarak.


Les Moubarak possèdent plus de 40 milliards USD à l’étranger

01/02/2010 - http://www.elkhabar.com

Selon des sources crédibles, la famille du président égyptien, Mohamed Hosni Moubarak, composée de sa femme, Suzane Moubarak, et ses deux fils, Gamal et Alaa, possède plus de 40 milliards de dollars.

Une partie de cette fortune est investie dans l’acquisition des biens fonciers, et dans des entreprises américaines et des banques suisses et britanniques.

Gamal Moubarak, le fils ainé du président égyptien, le secrétaire général du parti national, le parti au pouvoir, détient à lui seul une fortune de 17 milliards de dollars, placées dans plusieurs banques suisses, allemandes et américaines.

D’après nos sources, il possède un compte bancaire secret dans la banque suisse, UBS, ainsi qu’un autre dans une autre banque suisse, ACM.

Le reste de sa fortune colossale est investi dans des fonds d’investissement américains et britanniques, à l’instar de Bristol & West,  et Financial Data Service.

Quant à la première dame d’Egypte, Suzane Moubarak, depuis 2002, elle fait partie du club des femmes milliardaires, selon un rapport secret.

Elle possède plus d’un milliards de dollars, qu’elle a mis dans des banques américaines, sans oublier les biens fonciers dans plusieurs villes européennes, comme Frankfurt, Madrid et Paris. La majorité de cette fortune, elle l’a gagné grâce à ses interventions personnelles au profit des investisseurs et des hommes d’affaires.

De sa part, la fortune du fils cadet du président « Monarque » égyptien, Alaa, est estimée à 8 milliards de dollars, investis dans des biens fonciers à Los Angeles, Washington et New York. Il a deux jets personnels et un yacht, d’une valeur de 60 millions de dollars.

En ce qui concerne le fils du paysan égyptien, soit le président en exercice, Mohamed Hosni Mobarak, sa fortune a atteint, en 2001, plus de 10 milliards de dollars, déposés dans des banques européennes et américaines. Nos sources estiment la fortune actuelle du président égyptien à 15 milliards de dollars, gagnés essentiellement dans des transactions immobilières suspectes, au Caire.

Sachant que les grandes compagnies souhaitant investir dans le marché égyptien sont obligées de payer 50% de leurs gains annuels à l’un des membres de la famille Moubarak. Vu les données citées ci haut, il est facile de comprendre l’hystérie de la famille Moubarak, dont le pouvoir est menacé.    

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Des grenades lacrymogènes pour Ben Ali bloquées à Roissy
Par Zineb Dryef | Rue89 | 18/01/2011 | 19H19

http://www.rue89.com/2011/01/18/des-grenades-lacrymogenes-pour-la-tunisie-bloquees-a-roissy-186310

L'ex-président tunisien attendait du matériel de sécurité en provenance de France. Un blocage qui serait technique, pas politique.

Plusieurs tonnes de matériel de maintien de l'ordre, des grenades lacrymogènes notamment, à destination de la Tunisie sont coincées à Roissy depuis vendredi. Nous n'avons pas le chiffre exact mais d'après nos informations, il y aurait sept tonnes de matériel.

Le fournisseur, Sofexi http://www.verif.com/societe/SOC-FR-EXPORT-FOURNITURES-INDUSTRIELLE-387674252/, http://www.sofexi.com,  appartient au groupe privé Marck, spécialisé dans l'équipement de sécurité. Sur la vidéo ICI, on peut voir des lots de treize colis. Il ne s'agit que d'une partie de la livraison adressée au ministère tunisien de l'Intérieur et du Développement local.

Sofexi confirme que la Tunisie est l'un de ses clients depuis 2008 mais refuse d'indiquer à quel moment la commande a été passée.
Un blocage technique, pas politique

Sur son blog, le journaliste Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense, affirme que « le patron du groupe a reçu un appel d'une haute autorité de l'Elysée, lui signifiant que cette livraison était hors de question ». D'après nos informations, le blocage des grenades n'est pourtant pas lié à une question politique mais technique.

Selon Hesnault, la société chargée du transport du matériel, les raisons de ce blocage sont liées à une bête lourdeur administrative.

« Produits autorisés »

Vendredi matin, le bureau de douane a signé les documents autorisant l'exportation des marchandises. Cependant, le matériel étant considéré comme sensible, le jargon de la douane le désigne sous l'expression « produits autorisés ». Les douaniers ont donc décidé d'une « visite intégrale » du matériel, c'est-à-dire d'une vérification pièce par pièce.

Ces visites sont ordinaires et régulières selon le transporteur, étant donné que le « système informatique des douanes déclenche systématiquement ce type de visite pour le matériel autorisé ».

Problème : le matériel était déjà sorti du magasin sous douane vers l'emballeur, la société SFE, avant l'inspection. Les douaniers ont donc exigé le retour de la marchandise pour qu'elle puisse être inspectée lundi matin. Ce qui explique le blocage du matériel à Roissy.

Un blocage « pas du tout » lié à la révolution tunisienne

Actuellement, les colis sont toujours à la Sogafro, la plateforme de fret. Le transporteur Hesnault attend les instructions de Sofexi concernant l'envoi des grenades (« On devrait rapidement savoir à quel moment ça peut partir ») et ne lie « pas du tout » le blocage du matériel aux événements tunisiens.

Contacté, le ministère de la Défense explique que s'agissant de matériel non-militaire, ce n'est pas à lui de donner l'autorisation :

    « Ce type de matériel fait l'objet d'un consensus interministériel et c'est aux douanes, donc à l'Intérieur, de trancher. »

Au ministère de l'Intérieur, on répond « Elysée » et à l'Elysée, on est renvoyé au ministère des Affaires étrangères. Pour l'instant, il n'y a aucune réaction officielle.

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L'Algérie se presse d'acheter du blé pour éviter les émeutes

Reuters - Valérie Parent, édité par Benoît Van Overstraeten -  17/01/11 14:37

http://bourse.challenges.fr/news.hts?urlAction=news.hts&idnews=RTR110117_0070G0DS&numligne=6&date=110117

PARIS (Reuters) - L'Algérie a acheté plus d'un million de tonnes de blé meunier depuis le début de l'année pour tenter de contenir le mécontentement populaire dans un contexte régional tendu, ont rapporté lundi des traders européens.

L'office algérien des céréales (OAIC) a acheté en fin de semaine dernière au moins 600.000 tonnes de blé meunier d'origine optionnelle et recherche au moins 50.000 tonnes de blé dur, ont-ils précisé.

Quatre Algériens ont tenté de s'immoler par le feu ces cinq derniers jours pour dénoncer la pénurie d'emplois et leurs conditions de vie, ont rapporté plusieurs titres de la presse locale.

L'un des traders a estimé que l'office pouvait ainsi avoir acheté jusqu'à 750.000 tonnes de blé meunier pour alimenter les moulins, actuellement sous haute surveillance par les autorités gouvernementales.

Ce volume élevé, dont les embarquements sont prévus en mars et avril, s'ajoute aux 350.000 tonnes déjà contractées au début du mois de janvier.

"Manifestement, ils cherchent à constituer des stocks de réserve", a dit un trader en estimant "fortement probables" des consignes gouvernementales en ce sens.

"Il faut qu'ils achètent. Ils ont peur de ce qui se passe ailleurs", a ajouté un autre, faisant allusion aux émeutes tunisiennes.

Selon les sources, l'Algérie aurait payé le blé entre 360 et 365 dollars/tonne coût et fret.

L'origine de la marchandise sera déterminée en fonction des prix en vigueur au moment des chargements.

La France est de longue date un fournisseur privilégié d'Alger en blé meunier mais les derniers achats pourraient inclure quelque bateaux en provenance d'Amérique du Sud, Brésil et/ou Argentine notamment.

Selon des données compilées par Reuters, un peu plus de deux millions de tonnes de blé tendre ont déjà été chargées vers l'Algérie depuis le début de la campagne.

Toutefois, les disponibilités françaises tendent à s'amenuiser alors qu'il y a peu de blé de qualité meunière disponible cette année dans le monde.

L'office algérien a par ailleurs lancé un nouvel appel d'offres pour la fourniture d'au moins 50.000 tonnes de blé dur pour des chargements en mars, ont poursuivi les sources.

Ce nouvel appel d'offres fait suite à l'achat, fin décembre, d'au moins 200.000 tonnes de blé dur d'origine optionnelle alors que le pays avait mis en place une taxe dissuasive à l'importation pour favoriser l'écoulement des stocks accumulés la saison dernière.
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« Répondre #8 le: 24/01/2011 - 13:42:47 »

C'est le grand jeu

Washington face à la colère du peuple tunisien

par Thierry Meyssan - 23 janvier 2011 -Depuis Beyrouth (Liban)
http://www.voltairenet.org/article168223.html

Alors que les médias occidentaux célèbrent la « Jasmine Revolution », Thierry Meyssan dévoile le plan US pour tenter de stopper la colère du peuple tunisien et conserver cette discrète base arrière de la CIA et de l’OTAN. Selon lui, le phénomène insurrectionnel n’est pas fini et la vrai Révolution, tant redoutée par les Occidentaux, pourrait rapidement commencer.

Les grandes puissances n’aiment pas les bouleversements politiques qui leur échappent et contrecarrent leurs plans. Les événements qui ont fait vibrer la Tunisie depuis un mois n’échappent pas à cette règle, bien au contraire.

Il est donc pour le moins surprenant que les grands médias internationaux, suppôts indéfectibles du système de domination mondiale, s’enthousiasment soudainement pour la « Révolution du jasmin » et multiplient les enquêtes et reportages sur la fortune des Ben Ali qu’ils ignoraient jusque là malgré leur luxe tapageur. C’est que les Occidentaux courent après une situation qui leur a glissé des mains et qu’ils voudraient récupérer en la décrivant selon leurs souhaits.

Avant toute chose, il convient de rappeler que le régime de Ben Ali était soutenu par les Etats-Unis et Israël, la France et l’Italie.

Considéré par Washington comme un Etat d’importance mineure, la Tunisie était utilisée au plan sécuritaire, plus qu’économique. En 1987, un coup d’Etat soft est organisé pour déposer le président Habib Bourguiba au profit de son ministre de l’Intérieur, Zine el-Abidine Ben Ali. Celui-ci est un agent de la CIA formé à la Senior Intelligence School de Fort Holabird. Selon certains éléments récents, l’Italie et l’Algérie auraient été associés à cette prise de pouvoir [1].

Dès son arrivée au Palais de la République, il met en place une Commission militaire jointe avec le Pentagone. Elle se réunit annuellement, en mai. Ben Ali, qui se méfie de l’armée, la maintient dans un rôle marginal et la sous-équipe, à l’exception du Groupe des Forces spéciales qui s’entraîne avec les militaires US et participe au dispositif « anti-terroriste » régional. Les ports de Bizerte, Sfax, Sousse et Tunis sont ouverts aux navires de l’OTAN et, en 2004, la Tunisie s’insère dans le « Dialogue méditerranéen » de l’Alliance.

Washington n’attendant rien de spécial de ce pays au plan économique, il laisse donc les Ben Ali mettre la Tunisie en coupe réglée. Toute entreprise qui se développe est priée de céder 50 % de son capital et les dividendes qui vont avec. Cependant, les choses virent au vinaigre en 2009, lorsque la famille régnante, passée de la gourmandise à la cupidité, entend soumettre aussi les entrepreneurs états-uniens à son racket.

De son côté, le département d’Etat anticipe sur l’inévitable disparition du président. Le dictateur a soigneusement éliminé ses rivaux et ne dispose pas de successeur. Il faut donc imaginer une relève s’il vient à mourir. Une soixantaine de personnalités susceptibles de jouer un rôle politique ultérieur est recrutée. Chacune reçoit une formation de trois mois à Fort Bragg, puis un salaire mensuel [2]. Le temps passe…

Bien que le président Ben Ali poursuive la rhétorique anti-sioniste en vigueur dans le monde musulman, la Tunisie offre diverses facilités à la colonie juive de Palestine. Les Israéliens d’ascendance tunisienne sont autorisés à voyager et à commercer dans le pays. Ariel Sharon est même invité à Tunis.

La révolte

L’immolation par le feu d’un vendeur ambulant, Mohamed Bouazzi, le 17 janvier 2010, après que sa charrette et ses produits aient été saisis par la police, donne le signal des premières émeutes. Les habitants de Sidi Bouzid se reconnaissent dans ce drame personnel et se soulèvent. Les affrontements s’étendent à plusieurs régions, puis à la capitale. Le syndicat UGTT et un collectif d’avocats manifestent scellant sans en avoir conscience l’alliance entre classes populaire et bourgeoisie autour d’une organisation structurée.

Le 28 décembre, le président Ben Ali tente de reprendre les choses en main. Il se rend au chevet du jeune Mohamed Bouazizi et s’adresse le soir à la Nation. Mais son discours télévisé exprime son aveuglement. Il dénonce les manifestants comme des extrémistes et des agitateurs stipendiés et annonce une répression féroce. Loin de calmer le jeu, son intervention transforme la révolte populaire en insurrection. Le peuple tunisien ne conteste plus simplement l’injustice sociale, mais le pouvoir politique.

A Washington, on constate que « notre agent Ben Ali » ne maitrise plus rien. Le Conseil de sécurité nationale Jeffrey Feltman [3] et Colin Kahl [4] s’accordent à considérer que le moment est venu de lâcher ce dictateur usé et d’organiser sa succession avant que l’insurrection ne se transforme en authentique révolution, c’est-à-dire en contestation du système.

Il est décidé de mobiliser des médias, en Tunisie et dans le monde, pour circonscrire l’insurrection. On focalisera l’attention des Tunisiens sur les questions sociales, la corruption des Ben Ali, et la censure de la presse. Tout, pourvu qu’on ne débatte pas des raisons qui ont conduit Washington à installer le dictateur, 23 ans plus tôt, et à le protéger tandis qu’il s’accaparait l’économie nationale.

Le 30 décembre, la chaîne privée Nessma TV défie le régime en diffusant des reportages sur les émeutes et en organisant un débat sur la nécessaire transition démocratique. Nessma TV appartient au groupe italo-tunisien de Tarak Ben Ammar et Silvio Berlusconi. Le message est parfaitement compris par les indécis : le régime est fissuré.

Simultanément, des experts Etats-uniens (mais aussi Serbes et Allemands) sont envoyés en Tunisie pour canaliser l’insurrection. Ce sont eux qui, surfant sur les émotions collectives, tentent d’imposer des slogans dans les manifestations. Selon la technique des prétendues « révolutions » colorées, élaborée par l’Albert Einstein Institution de Gene Sharp [5], ils focalisent l’attention sur le dictateur pour éviter tout débat sur l’avenir politique du pays. C’est le mot d’ordre « Ben Ali dégage ! » [6].

Masqué sous le pseudonyme Anonymous, le cyber-escadron de la CIA —déjà utilisé contre le Zimbabwe et l’Iran— hacke des sites officiels tunisiens et y installe un message de menace en anglais.

L’insurrection

Les Tunisiens continuent spontanément à braver le régime, à descendre en masse dans les rues, et à brûler commissariats de police et magasins appartenant aux Ben Ali. Avec courage, certains d’entre eux payent le prix du sang. Pathétique, le dictateur dépassé se crispe sans comprendre.

Le 13 janvier, il ordonne à l’armée de tirer sur la foule, mais le chef d’état-major de l’armée de terre s’y refuse. Le général Rachid Ammar, qui a été contacté par le commandant de l’Africom, le général William Ward, annonce lui-même au président que Washington lui ordonne de fuir.

En France, le gouvernement Sarkozy n’a pas été prévenu de la décision états-unienne et n’a pas analysé les divers retournements de veste. La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, se propose de sauver le dictateur en lui dépêchant des conseillers en maintien de l’ordre et du matériel pour qu’il se maintienne au pouvoir par des procédés plus propres [7]. Un avion cargo est affrété le vendredi 14. Lorsque les formalités de dédouanement sont finies à Paris, il est trop tard : Ben Ali n’a plus besoin d’aide, il a déjà pris la fuite.

Ses amis d’hier, à Washington et Tel-Aviv, Paris et Rome, lui refusent l’asile. Il échoue à Riyad, non sans emporter avec lui 1,5 tonne d’or volée au Trésor public.

Du jasmin pour calmer les Tunisiens

Les conseillers en communication stratégique US tentent alors de siffler la fin de la partie, tandis que le Premier ministre sortant compose un gouvernement de continuité. C’est là que les agences de presse lancent l’appellation « Jasmine Revolution » (en anglais s’il vous plaît). Les Tunisiens assurent-elles viennent de réaliser leur « révolution colorée ». Un gouvernement d’union nationale est constitué. Tout est bien qui finit bien.

L’expression « Jasmine Revolution » laisse un goût amer aux Tunisiens les plus âgés : c’est celle que la CIA avait déjà utilisée pour communiquer lors du coup d’Etat de 1987 qui plaça Ben Ali au pouvoir.

La presse occidentale —désormais mieux contrôlée par l’Empire que la presse tunisienne— découvre la fortune mal acquise des Ben Ali quelle ignorait jusque là. On oublie le satisfecit accordé par le directeur du FMI, Domique Strauss-Kahn aux gestionnaires du pays quelques mois après les émeutes de la faim [8]. Et on oublie le dernier rapport de Transparency International qui affirmait que la Tunisie était moins corrompue que des Etats de l’Union européenne comme l’Italie, la Roumanie et la Grèce [9].

Les miliciens du régime, qui avait semé la terreur parmi les civils durant les émeutes les obligeants à s’organiser en comités d’auto-défense, disparaissent dans la nuit.

Les Tunisiens que l’on pense dépolitisés et manipulables après des années de dictature s’avèrent forts matures. Ils constatent que le gouvernement de Mohammed Ghannouchi, c’est « du benalisme sans Ben Ali ». Malgré quelques ravalements de façade, les caciques du parti unique (RCD) conservent les ministères régaliens. Les syndicalistes de l’UGTT, refusent de s’associer à la manip états-unienne et démissionnent des postes qu’on leur a attribués.

Outre les inamovibles membres du RCD, il reste des gadgets médiatiques et des agents de la CIA. Par la grâce du producteur Tarak Ben Amar (le patron de Nessma TV), la réalisatrice Moufida Tlati devient ministre de la Culture. Moins show-bizz, plus significatif, Ahmed Néjib Chebbi, un pion de la National Endowment for Democracy, devient ministre du Développement régional. Ou encore, l’obscur Slim Amanou, un bloggeur rompu aux méthodes de l’Albert Einstein Institute, devient ministre de la Jeunesse et des Sports au nom du fantomatique Parti pirate relié à l’auto-proclamé groupe Anonymous.

Bien entendu, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas sollicité le Parti communiste pour faire partie de ce soi-disant « gouvernement d’union nationale ».

A l’inverse, on fait revenir de Londres, où il avait obtenu l’asile politique, le leader historique du Parti de la Renaissance (Ennahda), Rached Ghannouchi. Islamiste ex-salafiste, il prêche la compatibilité de l’islam et de la démocratie et prépare depuis longtemps un rapprochement avec le Parti démocrate progressiste de son ami Ahmed Néjib Chebbi, un social-démocrate ex-marxiste. Dans le cas d’un échec du « gouvernement d’union nationale », ce tandem pro-US pourrait fournir une illusion de rechange.

Une nouvelle fois, les Tunisiens se soulèvent, élargissant eux-mêmes le mot d’ordre qu’on leur avait soufflé : « RCD dégage ! ». Dans les communes et les entreprises, ils chassent eux-mêmes les collaborateurs du régime déchu.

Vers la Révolution ?

Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencée. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle.


[1] Déclarations de l’amiral Fulvio Martini, alors chef des services secrets italiens (SISMI).

[2] Témoignage direct recueilli par l’auteur.

[3] Assistant de la Secrétaire d’Etat pour les Affaires proche-orientales.

[4] Assistant adjoint du secrétaire à la Défense pour le Proche-Orient.

[5] « L’Albert Einstein Institution : la non-violence version CIA », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 4 juin 2007.

[6] « La technique du coup d’État coloré », par John Laughland, Réseau Voltaire, 4 janvier 2010.

[7] « Proposition française de soutenir la répression en Tunisie », par Michelle Alliot-Marie, Réseau Voltaire, 12 janvier 2011.

[8] Vidéo.

[9] « Corruption perception index 2010 », Transparency International.

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Facebook : la page officielle de Nicolas Sarkozy brièvement piratée

ZDNet France. Publié le 24 janvier 2011
http://www.zdnet.fr/actualites/facebook-la-page-officielle-de-nicolas-sarkozy-brievement-piratee-39757693.htm

http://www.facebook.com/nicolassarkozy

Sécurité - Un pirate a réussi à poster un message sur la page Facebook officielle du chef de l'Etat annonçant qu'il n'avait pas l'intention de se représenter en 2012 pour un second mandat à l'Elysée.

Un pirate est parvenu à détourner la page Facebook officielle de Nicolas Sarkozy dimanche en fin de journée en postant le message suivant (problèmes d'accentuation reproduits) :

« Chers Compatriotes, compte tenu des circonstances exceptionnelles que connat notre pays, j'ai dcid en mon me et conscience de ne pas me reprsenter l'issue de mon premier mandat en 2012 » (sic).

Un lien renvoyait au « pot de départ de Nicolas Sarkozy », une page Facebook créée il y a déjà un moment. Mais les nombreuses fautes d'orthographe n'auront sans doute leurré personne. La plaisanterie n'a de toute façon duré qu'un petit quart d'heure avant que le message ne soit effacé et remplacé par un communiqué.

« Mon compte Facebook a donc été piraté ce soir, peut-être pour me rappeler qu'aucun système n'est infaillible. Je prends note de la leçon d'écriture et d'orthographe, mais ne souscris pas aux conclusions un peu hâtives du message... Merci à ceux qui auront reconnu l'erreur, et merci encore pour votre soutien ».

Quoi qu'il en soit, on notera tout de même qu'il y avait une faille dans le système, et c'est sans doute ce qu'il faut retenir de ce bref piratage. (Eureka Presse)

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La page Facebook de Sarkozy à nouveau piratée

Source AFP / liberation.fr - Mercredi 26 janvier 2011

http://www.liberation.fr/politiques/01012316015-la-page-facebook-de-sarkozy-a-nouveau-piratee

La page Facebook de Nicolas Sarkozy a été une deuxième fois brièvement piratée mardi matin par un message affirmant que le chef de l’Etat avait décidé de ne pas briguer un deuxième mandat en 2012.

Cette deuxième tentative de piratage en moins de quarante-huit heures a été contrée dans la foulée, a précisé une source à l'Elysée.

Dimanche soir, un pirate avait affiché une première fois sur la page de Nicolas Sarkozy un message assurant qu’il avait renoncé à se présenter à la présidentielle de l’an prochain, «compte tenu des circonstances exceptionnelles que connaît notre pays».

«Chers Compatriotes, compte tenu des circonstances exceptionnelles que connaît notre pays, j’ai décidé en mon âme et conscience de ne pas me représenter à l’issue de mon premier mandat en 2012. Pour vous expliquer ce geste, je vous convie tous d’ores et déjà à ce grand événement populaire», indiquait le message avec une orthographe approximative. Ce message avait été rapidement effacé.

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TUNISIE - Nicolas Sarkozy défend la position française

Le Point.fr - Source AFP - Publié le 24/01/2011 à 12:42 - Modifié le 24/01/2011 à 15:09
http://www.lepoint.fr/monde/tunisie-nicolas-sarkozy-defend-la-position-francaise-24-01-2011-131134_24.php

Le président de la République a précisé que Paris n'avait "pas pris la juste mesure" de la "désespérance" du peuple tunisien.

Le président Nicolas Sarkozy a longuement justifié lundi l'attitude de la France face à la révolution en Tunisie, admettant que Paris n'avait "pas pris la juste mesure" de la "désespérance" d'un "peuple frère", revendiquant aussi "une certaine réserve" concernant les ex-colonies. "C'est un peuple frère qui a décidé de reprendre en main son destin. Quand on est si proche, quand les destinées individuelles et collectives sont tellement imbriquées, on n'a pas toujours le recul nécessaire", a expliqué Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse, alors que le gouvernement français a été vivement critiqué pour son attentisme jusqu'à la chute de l'ex-président Ben Ali.

"Derrière l'émancipation des femmes, l'effort d'éducation et de formation, le dynamisme économique, l'émergence d'une classe moyenne, il y avait une désespérance, une souffrance, un sentiment d'étouffement dont, il nous faut le reconnaître, nous n'avions pas pris la juste mesure", a-t-il poursuivi.

Poids de l'histoire

Élargissant son propos, Nicolas Sarkozy a revendiqué "une certaine réserve" de la France concernant les évènements se déroulant dans ses anciennes colonies et protectorats, et "spécialement en Algérie".

"Le président de la République française doit tenir compte du poids de l'histoire dans le jugement qu'il porte sur l'évolution de chacun de ces pays", a déclaré Nicolas Sarkozy. "Je revendique une certaine réserve lorsqu'il s'agit de commenter les évènements de pays qui ont été la France et qui ne le sont plus", a-t-il souligné. "Je revendique cette réserve, ce recul, spécialement sur l'Algérie", où se déroulent également des troubles sociaux, a-t-il précisé. "Peut-être ai-je tort mais je revendique cette position-là", a insisté le chef de l'État.

Le président de la République a également défendu sa ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie, assurant qu'elle avait voulu "éviter qu'il y ait plus de drames" en Tunisie, même s'il a reconnu que ses propos contestés du 11 janvier ont pu prêter à "polémique".

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Ils sont le fruit des commissions sur les importations et les contrats

Des Algériens ont cumulé des avoirs supérieurs à 25 milliards de dollars en dix ans

Samir Allam 25/01/2011 à 13:22
http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/des-algeriens-ont-cumule-des-avoirs-superieurs-a-25-milliards-de-dollars-en-dix-ans_13936.html

Depuis la chute de Ben Ali, un sujet revient régulièrement dans l’actualité : les avoirs de l’ancien président tunisien et de sa famille à l’étranger. Ils sont estimés à plusieurs milliards de dollars.

Comme les Tunisiens, des Algériens ont également amassé d’importantes fortunes ces dernières années. Selon des experts financiers internationaux interrogés par TSA, ces avoirs représentent au moins 25 milliards de dollars sur les seuls dix dernières années.
 
Pour leur calcul, ils se basent sur les montants des commissions perçues dans les opérations d’importation et de passation de contrats publics. Sur les dix dernières années, l’Algérie a importé en moyenne 35 milliards de dollars par an, soit un total de 350 milliards de dollars. Dans le même temps, le gouvernement a lancé entre 2004 et 2005, un programme quinquennal de 150 milliards de dollars dont la réalisation a été confiée presque exclusivement à des groupes étrangers. Or, c’est connu : les opérations d’importation tout comme les contrats internationaux donnent lieu à la perception de commissions. En Algérie, la moyenne de ces commissions est estimée à 5 %, soit un total minimum de 25 milliards de dollars sur les dix dernières années. « Ces commissions ne sont pas forcément liées à la corruption. Elles font partie de l’activité commerciale internationale. Mais une bonne partie, surtout celle liée aux marchés publics, peut être considérée comme de la corruption », précise un expert.
 
Ces calculs ne prennent pas en compte un autre phénomène : les surfacturations pratiquées par des entreprises algériennes, publiques et privées, pour leurs opérations d’importation d’équipements, de matière première ou de service. Véritable sport national, ces surfacturations permettent à des dirigeants d’entreprises de transférer d’importantes sommes d’argent sur des comptes personnels ou appartenant à des proches établis à l’étranger. Selon les experts interrogés par TSA, ces pratiques contribuent fortement à alourdir la facture des importations. Comme le montrent les derniers chiffres de l’année 2010, les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre ce phénomène n’ont pas eu l’effet annoncé.
 
Résultat, depuis quelques années, de nouveaux multimillionnaires algériens ont fait leur apparition à l’étranger. Ils ne sont pas issus du monde classique des affaires et ne possèdent pas d'entreprises en Algérie. Ainsi en 2009, un Algérien a été au cœur des discussions au salon nautique de Dubaï. Il venait d’acquérir un yacht pour plus de 25 millions de dollars. Cet Algérien est connu dans les milieux d’affaires pour son activité d’intermédiaire entre les groupes étrangers et des administrations algériennes.

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L’Emirat émet des doutes sur les capitaux placés dans ses banques

Dubaï ne veut pas de l’argent des politiques algériens


La Voix de l'Oranie - Y. El-Atrach - mercredi 26-01-2011 -

http://www.voix-oranie.com/news.php?newsid=62342

L’argent des Algériens sent-ils si mauvais ? Selon la chaine satellitaire Alarabya, l’Autorité des Services Financiers de Dubai (DFSA) a instruit les banques installées dans l’Emirat de ne pas accepter les capitaux privés provenant de Tunisie et… d’Algérie. L’Autorité explique sa décision par les «troubles sociaux» que connaissent les deux pays.

Alarabya affirme sur son site internet que l’organisme indépendant a conseillé, par mail, les entreprises du centre international de Dubaï de «mettre à jour leurs relations avec les Algériens, notamment les responsables politiques».

Le journal électronique Tsa qui a repris l’information a estimé hier que «Dubaï est connu pour être une plaque tournante des affaires internationales» et que «plusieurs dirigeants arabes ont placé d’importantes sommes dans les banques de cet émirat connu pour être peu regardant sur la provenance des fonds».

Ainsi donc, les banques des Emirats arabes unis ont été instruites de «durcir les conditions d’ouverture de comptes et d’approfondir les enquêtes d’habilitation pour mieux connaître la provenance des fonds, avant d’accueillir de nouveaux clients».

Si l’on se fie au même journal électronique, qui cite des experts financiers internationaux, «les avoirs d’Algériens (à l’étranger) représentent au moins 25 milliards de dollars sur les seuls dix dernières années». C’est un chiffre auquel les experts sont parvenus en s’appuyant sur ce qu’auraient pu être «les montants des commissions perçues dans les opérations d’importation et de passation de contrats publics». Les calculs ont été faits sur la base d’une importation moyenne de 35 milliards de dollars par an, sur dix ans, soit un total de 350 milliards de dollars. De plus précise-t-on, «ces calculs ne tiennent pas compte des surfacturations pratiquées par des entreprises algériennes, publiques et privées, pour leurs opérations d’importation d’équipements, de matière première ou de service», ce qui permet à «des dirigeants d’entreprise de transférer d’importantes sommes d’argent sur des comptes personnels ou appartenant à des proches établis à l’étranger».

Il y a lieux de rappeler ici que pour nombre d’observateurs et de spécialistes, y compris au sein de la cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) Algérie, «les atteintes à l’économie nationale» battent leur plein dans le pays comme en témoignent les nombreux biens immobiliers saisis par mesure conservatoire dans le cadre de plusieurs affaires de détournements de deniers publics.

«Dans la seule affaire du transfert illégal de 15 millions de dollars américains et 6 millions d’euros élucidée récemment par la brigade de recherches relevant du groupement d’Alger de la Gendarmerie nationale, les investigateurs ont répertorié, comme blanchiment d’argent, l’achat de plusieurs villas à Hydra et Bir Mourad Rais, sans compter les dizaines de véhicules de luxe, dont la plus grande partie sont des véhicules 4×4 et deux yachts, selon une source judiciaire», lit-on dans un article paru en 2010.

Le colonel Mustapha Taibi, commandant du groupement de la wilaya d’Alger de la Gendarmerie nationale, avait annoncé, il y a un an, précisément en janvier 2010, dans le cadre du traitement d’une «grosse affaire de sous» que «plus de 43 milliards de centimes, 20.750 euros, 1.538 kilogrammes de bijoux en or, cinq voitures de luxe, cinq villas luxueuses, quatre appartements haut standing, dix lots de terrain, dont une grande partie se trouve à Alger, certains atteignant 5.000m² de superficie, et deux locaux commerciaux ont fait l’objet de saisies conservatoires».

Pour la destination du «sale argent» vers l’étranger, des sources affirmaient à un confrère, Echorouk en l’occurrence, que «l’argent des Algérien prend la direction de l’Europe notamment la Suisse, la France et la Grande Bretagne, mais aussi les pays du Golf arabe comme les Emirats et l’Arabie Saoudite, avant que d’autres pays comme la Malaisie et des pays du Maghreb arabe et d’autres pays africains tel le Mali et Niger ne s’ajoutent à la liste».

Au vu de ces données, ils sont sans doute nombreux à s’interroger sur le sort qui sera réservé aux milliards engagés par l’Etat dans de nombreux grands projets, surtout ceux faisant appel à des groupes étrangers.

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Les hommes politiques sont particulièrement surveillés
Dubaï accentue ses contrôles sur les capitaux en provenance d’Algérie et de Tunisie


Ali Idir 25/01/2011
http://www.tsa-algerie.com/economie-et-business/dubai-accentue-ses-controles-sur-les-capitaux-en-provenance-d-algerie-et-de-tunisie_13938.html

L'Autorité des Services Financiers de Dubai (DFSA) a mis en garde contre l’arrivée massive dans l’émirat de capitaux privés légaux ou illégaux en provenance de Tunisie et d’Algérie en raison des troubles sociaux qui affectent actuellement ces deux pays du Maghreb, rapporte mardi la chaîne Al Arabiya sur son site internet.

Cet organisme indépendant a envoyé un courriel aux entreprises du centre international de Dubaï leur demandant de mettre à jour leurs relations avec les responsables politiques de ces deux pays, précise la même source. Dubaï est connu pour être une plaque tournante des affaires internationales. Plusieurs dirigeants arabes ont placé d’importantes sommes dans les banques de cet émirat connu pour être peu regardant sur la provenance des fonds.
 
La Banque centrale des Emirats arabes unis (EAU) a renforcé ses moyens de lutte contre le blanchiment d'argent et mis en place de nouvelles procédures pour mieux connaître ses clients afin de prévenir d’éventuelles opérations illégales de transferts d’argent.
 
Les responsables politiques de l’Algérie et de la Tunisie sont particulièrement surveillés par les financiers émiratis. Les banques des EAU sont instruites de durcir les conditions d’ouverture de comptes et d’approfondir les enquêtes d’habilitation pour mieux connaître la provenance des fonds, avant d’accueillir de nouveaux clients. Les banques sont également instruites d’alerter systématiquement l’organisme local chargé de lutter contre le blanchiment d’argent en cas de doutes sur la provenance des fonds d’un client.

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في ظل التوتر السياسي الراهنة في البلدين
"سلطة دبي للخدمات المالية" تحذّر من أصول مصدرها تونس والجزائر

الثلاثاء 21 صفر 1432هـ - 25 يناير 2011م

http://www.alarabiya.net/articles/2011/01/25/134916.html

دبي – العربية.نت

حذّرت سلطة دبي للخدمات المالية الشركات في مركز دبي العالمي، من إمكانية دخول أصول مشروعة أو غير مشروعة من دول مثل تونس والجزائر، في ظل أحداث التوتر السياسي الراهنة في البلدين.

وأضافت في بيان أرسلته بالبريد الإلكتروني إلى الشركات العاملة في المركز، أن على الشركات التي لديها عملاء من هذه الدول أن تراجع تعريف الشخصيات الحكومية المسؤولة، لافتة إلى أهمية إضافة عاملات هذه الشخصيات أو من لهم صلات وثيقة بهم ضمن هذا التعريف.

وقالت حسب ما ذكرت صحيفة "الخليج" الإماراتية، إن مصرف الإمارات المركزي قام من خلال وحدة مكافحة غسل الأموال والحالات المشكوك فيها، بإصدار تعميم يطالب الجهات المعنية بتحسين تقديراتها واجتهاداتها في تعريف الشخصيات المسؤولة في المعاملات الخارجية.

وأضافت السلطة، أن على الشركات التابعة أن يكون لديها النظم اللازمة لتحديد هوية العميل، وإن كان من الشخصيات الحكومية المسؤولة أم لا، وفي حال كونه كذلك، فمن المهم استيفاء متطلبات محددة لمواجهة مخاطر الفساد.

وأوضحت أن على الشركات التحقق من أمور عدة لمثل هذا النوع من العملاء، من بينها تحليل هيكل المعاملات جغرافياً واتخاذ التدابير اللازمة للتحقق من مصادر الثروات والحصول على موافقة الإدارة العليا لفتح الحسابات ومتابعة الإدارة العليا كذلك للمعاملات مع هؤلاء العملاء.

وأضافت أنه إذا كان لدى الشركة شكوك في انخراط العميل في ممارسات غسل أموال أو تمويل الإرهاب، فعليها أن تبلغ على الفور لجنة مكافحة غسل الأموال التابعة للمصرف المركزي، مع اطلاعها على الأمر بإرسال نسخة من البلاغ لها.

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France-Tunisie : pourquoi nous nous sommes trompés

lecercle.lesechos.fr - 26/01/2011 - Rcoutouly
http://lecercle.lesechos.fr/node/33029


La révolution du Jasmin en Tunisie fut un événement spectaculaire qui surprit le plus grand monde et particulièrement les élites françaises. Comment expliquer la cécité et l'ignorance des élites françaises concernant la situation tunisienne ?

Immédiatement après, lors du week-end, on a vu tout le gratin des journalistes, des intellectuels, des "experts" et des politiques participer à des débats à la radio et à la télévision. Manifestement, ces débats avaient surtout pour objectif de former et d'informer ces élites sur la situation tunisienne, qu'ils ne connaissaient pas. Des séances de formation de rattrapage en direct pour les citoyens comme pour leurs dirigeants! Après tout, même l'ambassadeur de France à Tunis pensait, quelque heures avant le départ de Ben Ali, que cette révolution ne pouvait se produire !

Cherchons à comprendre les raisons qui expliquent ce décalage entre la réalité tunisienne et notre vision,  décalée et fausse, en raison des analyses erronées véhiculées depuis des années dans les  médias.

Passons rapidement sur l'explication qui nous a été servie par les journalistes et les experts pour expliquer leur incurie: Ben Ali nous (leur?) a vendu son régime en se posant en rempart contre l'islamisme. On peut s'interroger sur les dessous de cet argument: n'est-ce pas un aveu d'incompétence puisque c'est reconnaître finalement qu'on a été roulé dans la farine par le dictateur tunisien? L'absence, et le silence, des islamistes, pendant et après les événements, renforce ce sentiment d'avoir été trompé, accentue l'impression que nos élites ont eu la paresse de croire ce personnage vénal. Elles ont accepté de vendre leur âme au diable, de laisser piller ce beau pays en échange d'un bouclier inutile et vain.

Cette erreur a été renforcé, chez certains de nos experts, par une vision post-coloniale de la Tunisie, considérée comme n'étant pas assez "mûre" pour accéder à une "vraie" démocratie comme serait la nôtre.

La méconnaissance de la force de l'Internet

Mais il ne faut pas se contenter de cette analyse. L'aveuglement de nos élites a bien d'autres causes. Je distingue pour ma part, trois autres explications, qui trouvent leurs racines dans des représentations erronées sur notre planète et, particulièrement, sur les pays en développement.

La première de ces représentations faussées est la méconnaissance de la force de l'Internet. Dans nos vieilles démocraties et surtout dans les dictatures, les médias classiques sont plus visibles mais de moins en moins crédibles. Notre monde est passé, en une décennie, d'un univers dominé par des entreprises médiatiques de grande taille à un éclatement de la circulation de l'information, une implosion entropique, au bénéfice de la multiplicité des sites internets, des blogs. Ce phénomène ressemble,  à l'échelle planétaire, à l'explosion des radios libres en France au début des années 80, qui a rompu le monopole des grandes radios de l'époque.

On est passé d'une logique de tuyaux à une logique de réseaux, à un univers totalement éclaté, qui a permis, en Tunisie, de contourner la censure, de faire circuler l'information et de partager une analyse collective de la situation par la société civile tunisienne. Il n'y a donc plus quelques leaders charismatiques, mais une multiplicité de points de vue, de bloggeurs, de journalistes auto-proclamés. Cette communauté a construite, devant l'obstacle que représentait Ben Ali et ses sbires, une stratégie de combat commune, partagée et réactive. Elle était totalement inconnue de nos experts et journalistes français.

En effet, l'univers médiatique permet à une minorité, en se cooptant mutuellement, grâce à des codes sociaux partagés, de rester "entre soi". Cette minorité ignore le bouillonnement de l'Internet et n'a donc pas toujours conscience de la révolution en cours. Le village planétaire de Marshall McLuhan ne concerne plus uniquement les élites, il s'est élargit à toutes les populations lettrés, assez armées à la fois intellectuellement et du point de vue informatique pour participer au village global, en Tunisie, comme partout dans le monde.

La croyance en un islam rétrograde, antinomique à l'Occident perçu comme seul porteur de la modernité

Cette émergence de populations lettrées, actrices engagées dans leur destin politique permet de comprendre la deuxième représentation fausse de nos élites françaises.   Elles n'ont pas vu venir le développement d'une moyenne bourgeoisie tunisienne, éduquée, formée, volontariste qui ne pouvait plus accepter la mainmise du pays par les familles BenAli-Trabelsi. Cette vision erronée était accentuée par la croyance en un islam rétrograde, analysé comme antinomique à un Occident toujours perçu comme seul porteur de la modernité.

Or, en Tunisie, comme en Turquie, dans les sociétés urbaines, dans les classes moyennes, l'Islam a su s'adapter à la fois à la modernité technique mais aussi aux aspirations en matière de moeurs de populations qui n'acceptent plus l'Islam rétrograde de la Charia. La confusion entre Islam et société patriarcale, issu du monde rural, a caché à nos experts l'émergence d'une culture aussi moderne que la nôtre dans bien des domaines, même si celle-ci reste cantonnée encore à une minorité éclairée de musulmans dans le monde.

Le parallèle, fréquent dans la bouche des Tunisiens eux-mêmes, entre Révolution française et Révolution du jasmin, provient probablement aussi de la similitude entre les classes bourgeoises françaises du XVIIIéme et les classes moyennes  tunisiennes du XXIéme siècle : elles ont joué le même rôle moteur dans leur processus d'émancipation politique.

Nos élites négligent l'élargissement et le creusement de la pauvreté

Il ne faudrait pourtant pour oublier le rôle des classes populaires. Or, ici encore, l'étincelle a été allumé par le peuple. C'est la troisième erreur de nos élites : elles négligent l'élargissement et le creusement du phénomène de pauvreté.

Le symbole de la Révolution tunisienne n'est-il pas la baguette de pain brandie dans les manifestations?  

Nos analystes, aux vies confortables, négligent le processus en cours sur l'ensemble de la planète : la vie des pauvres gens devient de plus en plus difficile. Le coût des denrées de base, alimentaire particulièrement, ne cesse d'augmenter.

Des "experts", prisonniers de leurs préjugés, nous expliquent que ces augmentations sont conjoncturelles, liées à la spéculation. Elles ne veulent pas considérer que, partout sur la planète, la densification des populations va de pair avec la raréfaction des ressources alimentaires. Erosion et artificialisation des sols, épuisement des ressources minières et des stocks de poisson, pollution et concurrence pour les espaces se conjugent pour accroître les tensions entre les populations. Les plus pauvres, plus fragiles, en paient généralement le prix les premiers.

Or, ces populations fragiles sont bien davantage politisées et éduquées que les gueux des siècles précédents. Le développement concordant de l'éducation, de la santé et des médias les ouvrent aux convulsions de la planète. Malthus n'est pas loin mais d'une manière bien différente de celle qu'il imaginait.

Depuis le départ de Ben Ali, les commentateurs se posent sans cesse la question de savoir si cette révolution tunisienne va s'élargir aux autres populations des pays arabes.

Par erreur d'appréciation, il est probable qu'elles se trompent une nouvelle fois. Car cette révolte réussie n'est pas caractéristique de la culture arabe ou du monde musulman.

Les trois spécificités que nous venons de mettre en évidence (la puissance d'Internet, le volontarisme des classes moyennes, la révolte des pauvres) sont, au contraire, communes à tous les pays développés, ou en cours de développement. Comme en Tunisie, combinées avec la prédation des plus puissants, elles constituent un cocktail détonnant.

Aussi, en définitive, dans les décennies à venir, le modèle de la révolution tunisienne peut s'étendre partout où les plus puissants refusent de partager les richesses. Il peut renaître dans tous les pays où les élites pratiquent l'autisme et s'enferment dans "l'entre soi". Il va donc falloir qu'elles ouvrent les yeux et changent de discours.  

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En Tunisie, les entreprises françaises dans l'incertitude

lefigaro.fr - Par Marie Bartnik - 27/01/2011

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/01/26/04016-20110126ARTFIG00767-en-tunisie-les-entreprises-francaises-dans-l-incertitude.php


Les filiales d'entreprises françaises en Tunisie pourraient pâtir de la tolérance passée du gouvernement français à l'égard régime de Ben Ali. Même si la conjoncture économique tunisienne devrait globalement profiter de la fuite de l'ancien président.

Après le départ du clan Ben Ali, une nouvelle ère s'ouvre aussi pour les 1250 filiales d'entreprises françaises présentes en Tunisie. En donnant un coup d'arrêt à une corruption endémique, la révolution devrait donner une bouffée d'oxygène à l'économie tunisienne. Mais la tolérance de Paris à l'égard de l'ancien régime et les partenariats conclus avec des membres de la famille présidentielle pourraient aujourd'hui jouer des tours aux entreprises françaises.

Difficile, en effet, de s'implanter en Tunisie sous l'ère Ben Ali sans se soumettre au racket quotidiennement pratiqué par le pouvoir. L'exemple de l'ancien partenaire de Bricorama à Tunis est à ce sujet édifiant : associé au neveu du président Ben Ali, Imed Trabelsi, puis évincé par lui, l'homme d'affaire Faouzi Mahbouli a été contraint de s'exiler en France sans que le groupe spécialisé dans le bricolage ne s'y oppose ouvertement. Si aucune ne l'avoue, peu d'entreprises ont pu faire l'économie des petits arrangements passés avec la famille présidentielle.

«Les grands groupes qui disposaient d'agents pour les avantager dans les appels d'offres publics seront probablement lésés par le changement de régime», estime-t-on à la chambre tuniso-française de commerce et d'industrie (CTFCI). Pire, les milieux d'affaires tunisiens comme les consommateurs pourraient à l'avenir boycotter les entreprises françaises. «On ne conseille pas trop aux entreprises françaises de concourir à des appels d'offre internationaux dans les mois qui viennent. Et c'est sans doute valable dans les autres pays du Maghreb», explique, dans le Canard enchaîné de cette semaine, un ancien collaborateur d'un groupe français.

Un business modèle en mutation

Mais de façon plus globale, la fuite de Ben Ali devrait redonner du souffle à l'économie tunisienne. Le climat de corruption que faisait planer «la Famille», comme les Tunisiens surnommaient le clan Ben Ali, a longtemps nui au développement économique du pays et à l'implantation sur place d'entreprises étrangères. «De nombreuses entreprises françaises désireuses d'investir sur le marché local étaient dissuadées par ces pratiques», remarque-t-on encore à la CTFCI. Des observateurs estiment qu'il y encore quelques semaines, 40% de l'économie tunisienne se trouvait sous la coupe de la famille Ben Ali.

La plupart des grandes entreprises françaises implantées en Tunisie, telles Valeo et Faurecia dans le secteur automobile, ou Teleperformance, spécialisé dans les centres d'appel, restent à ce jour réticentes à prédire le cours que prendront les événements. Mais si l'étau de la famille se desserre et si les milieux des affaires gagnent en transparence, «le climat économique en Tunisie devrait globalement s'améliorer», estime Marc Hoffmeister, président de Classe Export.

Opportunités à saisir

Mécaniquement, les entreprises tunisiennes comme françaises devraient disposer de marges plus importantes pour investir. Surtout, «les Tunisiens qui tendaient à morceler leur business et à les empêcher de grossir de peur d'attirer l'attention des Ben Ali devraient devenir plus entreprenants», estime-t-il. Et générer par là même des opportunités de partenariats technologiques avec les entreprises françaises. «Il y a aujourd'hui des occasions à saisir pour les entreprises françaises qui génèrent de la valeur ajoutée et qui disposent de brevets», prévient-il.

Pour autant, les entreprises françaises ne doivent pas s'attendre à pouvoir continuer longtemps avec le même business modèle. En même temps que la révolution politique, l'entreprise tunisienne devrait faire sa mue, explique Marc Hoffmeister. «Si la main d'œuvre à bas coût reste l'un des atouts de cette économie, les entreprises seront à l'avenir de moins en moins sous-traitantes, et exigeront d'être traitées d'égales à égales avec les entreprises françaises. Reste à savoir si ces dernières sont prêtes à accompagner cette évolution…»
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« Répondre #9 le: 30/01/2011 - 18:54:27 »


La jambe gangrenée de l'Algérie va-t-elle être bientôt amputée emportant avec elle tous ses vers, sa purulence, ses odeurs nauséabondes et ses douleurs pour essayer de sauver tout le corps de l'Algérie ?
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« Répondre #10 le: 31/01/2011 - 20:34:08 »

Clinton convoque une réunion de masse des ambassadeurs des États-Unis

(AP) – 31/01/2011
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jy_YaBEZhgyfaj9iBGzH_zqct7Tg?docId=299bd50d25dc4b8e8172542ca00a00db

WASHINGTON (AP) - Le secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton a convoqué une réunion de masse sans précédent des ambassadeurs des États-Unis.

Les hauts envoyés d'Amérique de presque toutes les 260 ambassades, consulats et autres missions dans plus de 180 pays se réuniront au Département d'Etat lundi 31/01/2011. Les hauts fonctionnaires diplomatiques disent que c'est la première conférence mondiale de ce type.

La rencontre intervient à un moment de crise en Égypte, qui pourrait transformer la dynamique au Moyen-Orient, les retombées de fuite des documents diplomatiques et les appels du Congrès pour des coupes drastiques dans l'aide étrangère.

Bien que la réunion a été convoquée pour discuter des priorités de la politique étrangère des États-Unis pour 2011, les fonctionnaires déclarent que Clinton prévoit de rencontrer personnellement les ambassadeurs des Etats Unis en première ligne pour s'informer de l'évolution sur le terrain. Les hauts fonctionnaires diplomatiques vont également s'attendre à ce que des préoccupations spécifiques concernant les révélations Wikileaks sera soulevée.

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WikiLeaks: Julian Assange menace d'un "déluge" de documents secrets

31.01.11
http://www.elwatan.com/depeches/wikileaks-julian-assange-menace-d-un-deluge-de-documents-secrets-31-01-2011-109609_167.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/WikiLeaks

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a révélé dimanche un plan pour diffuser "un déluge" de documents secrets au cas son site de dénonciation resterait définitivement fermé.

Dans un entretien exclusif dans l'émission "60 minutes" de la chaîne de télévision CBS, M. Assange a annoncé que son groupe avait "un système par lequel il pouvait diffuser des sauvegardes cryptées d'éléments qu'il n'avait pas encore publiés".

"Il y a des sauvegardes distribuées parmi de très nombreuses personnes, environ 100.000, et tout ce dont nous avons besoin c'est de leur donner une clé cryptée qui leur permettra de continuer", a-t-il souligné.

Le fondateur de WikiLeaks, qui fait actuellement l'objet d'une enquête criminelle sur la fuite de centaines de milliers de rapports et de dépêches diplomatiques, a précisé que cette clé ne serait distribuée qu'en dernier ressort.

"Si un certain nombre de personnes étaient emprisonnées ou assassinées, là nous aurions le sentiment que nous ne pouvons pas poursuivre (la diffusion des documents), et d'autres personnes devraient prendre le relais (de notre action) et nous pourrions donner les clés", a-t-il ajouté.

Au cours de cet entretien, l'Australien de 39 ans a démenti être mû par des sentiments antiaméricains ou par d'autres mots d'ordre politiques, et a qualifié son groupe de "militant de la presse libre".

"Il ne s'agit pas de sauver les baleines. Il s'agit de fournir aux gens l'information dont ils ont besoin pour savoir s'ils doivent défendre ou non les baleines", a-t-il affirmé.

"C'est la matière brute dont on a besoin pour avoir une société juste et une société civile. Sans cela c'est comme de naviguer dans l'obscurité", a-t-il estimé.

M. Assange a refusé de commenter les allégations suédoises de crimes sexuels qui ont conduit à le confiner dans une maison de la campagne britannique contre une caution en attendant une procédure d'extradition. Il a également refusé de parler de ses projets éditoriaux.

Il a gloussé lorsqu'on l'a interrogé au sujet de la diffusion d'une information sur la Bank of America et a refusé de confirmer ou d'infirmer qu'il le ferait.

"Toutes ces banques sont mal à l'aise et chacune se demande si ce n'est pas elle qui est visée", a-t-il noté.

"Quand vous voyez des organisations qui ont commis des abus souffrir des conséquences de leurs abus alors que leurs victimes se relèvent... vous éprouvez un certain plaisir à être impliqué dans ce type d'activité", a-t-il remarqué.

Au cours d'un interview avec le magazine Forbes en novembre dernier, M. Assange avait annoncé qu'une "mégafuite" de son site aurait pour cible au début de cette année une grande banque américaine.

Il avait fait savoir auparavant qu'il avait découvert un trésor de documents concernant la Bank of America, la plus grande des banques américaines, dont les actions ont perdu plus de 3% le 30 novembre peu après la publication de l'interview de Julian Assange au magazine Forbes.

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Wikileaks : Julian Assange promet un "déluge de documents secrets"

Mis à jour 31-01-2011
http://www.metrofrance.com/info/wikileaks-julian-assange-a-un-plan-b/mkaE!BV2y7iYDMPN8U/

Julian Assange a prévenu qu'il avait les moyens de publier de nombreux documents si Wikileaks était muselé.

Vous n'aurez pas sa liberté de penser. Si le site Wikileaks était réduit au silence d'une manière ou d'une autre, Julian Assange a un plan B. Le fondateur du site qui a publié des milliers de documents secrets et des analyses politiques et sociétales ne se laissera pas museler.

Dans une interview accordée à l'émission de TV américain "60 minutes" sur CBS, le sulfureux australien a tenu à préciser qu'en cas de fermeture de Wikileaks ou d'impossibilité pour lui ou ses associés de publier des documents, il promettait un "déluge de documents secrets rendus publics." Il a cependant précisé qu'il ne s'agissait que d'une hypothèse car plus de 2.000 sites Web publient actuellement les documents de Wikileaks à travers le monde.

En cas de force majeure, Julian Assange affirme que son association a mis en place "un système par lequel il peut diffuser des sauvegardes cryptées d'éléments qu'il n'avait pas encore publiés", ajoutant "Il y a des sauvegardes distribuées parmi de très nombreuses personnes, environ cent mille, et tout ce dont nous avons besoin, c'est de leur donner une clé cryptée qui leur permettra de continuer." Info ou intox ? Impossible de le vérifier.

En revanche, Julian Assange s'est refusé à répondre aux questions sur les poursuites dont il fait l'objet en Suède pour de possibles crimes sexuels. De même, il n'a pas souhaité confirmé l'information selon laquelle il aurait mis la main sur des documents pouvant déstabiliser sévèrement Bank of America, une des plus grandes, si ce n'est la première banque américaine.

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Clinton convenes mass meeting of US ambassadors

(AP) – 31/01/2011
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jy_YaBEZhgyfaj9iBGzH_zqct7Tg?docId=299bd50d25dc4b8e8172542ca00a00db

WASHINGTON (AP) — Secretary of State Hillary Rodham Clinton is convening an unprecedented mass meeting of U.S. ambassadors.

The top envoys from nearly all of America's 260 embassies, consulates and other posts in more than 180 countries will be gathering at the State Department beginning on Monday. Officials say it's the first such global conference.

The gathering comes at a time of crisis in Egypt that could reshape dynamics in the Middle East, fallout from leaked diplomatic documents and congressional calls for sweeping cuts in foreign aid.

Although the meeting has been called to discuss U.S. foreign policy priorities for 2011, officials say Clinton plans to meet personally with ambassadors from front-line states to hear about developments on the ground. Officials also expect that specific concerns about the WikiLeaks revelations will be raised.

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WikiLeaks founder plans major leak if his website is shut down permanently

The Associated Press Jan 31, 2011
http://www.ap.org/
http://www.prisonplanet.com/wikileaks-founder-plans-major-leak-if-his-website-is-shut-down-permanently.html

WASHINGTON — WikiLeaks founder Julian Assange on Sunday detailed a plan to release a deluge of secret documents should the whistleblower website be permanently shut down.

In an exclusive interview with CBS News’s “60 Minutes,” Assange said his group had a “system whereby we distribute encrypted backups of things we have yet to publish.”

“There are backups distributed amongst many, many people, 100,000 people, and all we need to do is give them an encrypted key and they will be able to continue on,” he said.

The WikiLeaks founder, who is currently under US criminal investigation over the leaking of hundreds of thousands of secret military reports and diplomatic cables, said the key would only be released as a last resort.

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WikiLeaks rival launches new secret-spilling site

By FRANK JORDANS
Associated Press
Jan 28, 10:31 AM EST

http://hosted.ap.org/dynamic/stories/E/EU_DAVOS_FORUM_OPENLEAKS?SITE=NYWNE&SECTION=HOME&TEMPLATE=DEFAULT

http://www.openleaks.org/

DAVOS, Switzerland (AP) -- A former WikiLeaks spokesman launched a rival website Friday, saying he planned to give whistleblowers more control over the secrets they spill.

The new platform, called OpenLeaks, will allow sources to choose specifically who they want to submit documents to anonymously, such as to a particular news outlet, said Daniel Domscheit-Berg.

"We'd like to work with media outlets that have an interest in informing the public," he told reporters on the sidelines of the World Economic Forum meeting of top business and political leaders in the Swiss resort of Davos.

The difference between his group and WikiLeaks, he said, would be that his group leaves reviewing the material up to the publication or advocacy group chosen by the source to receive the information.

WikiLeaks has struggled to wade through the vast amounts of material it received - particularly the hundreds of thousands of U.S. diplomatic cables - and been criticized for sharing the data with only a handful of media outlets around the world.

Domscheit-Berg said giving more professional journalists and analysts the opportunity to receive and sift through documents would speed up the process while making OpenLeaks less of a target, as it would not be publishing any of the material itself.

"We are not going to get under the same kind of scrutiny from governments and big corporations as WikiLeaks is currently," he said.

WikiLeaks and its 39-year-old Australian founder Julian Assange have come under increasing pressure since beginning to publish some 250,000 secret U.S. diplomatic cables in November.

Domscheit-Berg, a former spokesman for WikiLeaks who fell out with Assange, said the two websites and others soon to be launched could complement each other, helping to "decentralize" the whistleblowing process.

OpenLeaks will begin testing in several weeks and could be fully operational later this year, he said. So far it has received no outside funding, but should that ever be the case it would be done transparently, he added.

Jeff Jarvis, who teaches journalism at the City University of New York and attended the launch, said the appearance of WikiLeaks, OpenLeaks and others points to a shift in control over information.

"It used to be that he or she who held secrets held power," Jarvis told The Associated Press. "Now he or she who creates transparency holds power."

"The inspiration that's occurring out of all this is very important," he added. "What it says to people in power and government and business is: 'you can't hide.'"
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« Répondre #11 le: 06/02/2011 - 16:52:27 »

Pas d'informations sur les coordonnées géographiques GPS

Un terminal gazier (station de compression de gaz naturel) approvisionnant Israël attaqué en Egypte

05/02/2011
http://www.lemonde.fr/international/article/2011/02/05/un-terminal-gazier-approvisionnant-israel-attaque-en-egypte_1475487_3210.html#xtor=AL-32280184

Vidéo du sabotage d’un terminal transportant du gaz
http://www.youtube.com/watch?v=uGtQkAcxlKY&feature=player_embedded


La tension ne retombe pas en Egypte, au lendemain des manifestations du 'jour du départ', dont les opposants espéraient qu'elles aboutiraient au retrait d'Hosni Moubarak.

Au 12e jour de protestation dans le pays, des inconnus ont fait exploser un terminal gazier (station de compression de gaz naturel) situé à Cheikh Zouwayed dans le Sinaï, à 10 kilomètres de la bande de Gaza,  et approvisionnant Israël. Le gazoduc ne serait pas endommagé, mais l'approvisionnement aurait été suspendu par mesure de précaution, selon la radio israélienne.

LES BUREAUX D'AL JAZIRA SACCAGÉS

Sur la place Tahrir, au Caire, coeur de la contestation et des manifestations, les opposants au régime tentent, samedi 5 février au matin, d'empêcher les tanks de l'armée de quitter la place en s'asseyant devant eux au sol. Ils demandent également aux soldats de ne pas enlever les carcasses de véhicules brûlés qui jonchent la place. Les manifestants craignent en effet de nouvelles attaques de partisans du raïs Moubarak. Des coups de feu ont été entendus dans la nuit, selon des correspondants de presse, qui ne correspondaient qu'à des coups de semonce tirés par les militaires, qui n'ont pas fait de blessés.

>> Lire : Des milliers de manifestants dans tout le pays pour réclamer le départ de Moubarak

La chaîne qatarie Al Jazira, qui couvre les émeutes au Caire, annonce que le directeur de son bureau dans la capitale egyptienne et un journaliste ont été arrêtés dans la nuit. La chaîne est interdite de travailler par les autorités égyptiennes depuis le 30 janvier. Le nouveau ministre egyptien des finances, Samir Radwan, a présenté ses excuses vendredi pour tous les cas de 'mauvais traitements' infligés aux journalistes et manifestants par les forces de l'ordre égyptiennes

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Station de compression = http://encyclo.voila.fr/wiki/Station_de_compression

Une station de compression est une unité où une série de compresseurs aspire le fluide à une pression assez basse et rejette ce fluide à une pression nettement plus élevée.

En effet pour des besoins divers, on est appelé à avoir un fluide sous une pression élevée. Par exemple, afin de pouvoir soutirer le maximum de gaz ou de pétrole d'un gisement, on procède à une injection de gaz ou d'eau dans le gisement pour faire sortir le maximum de gaz ou de pétrole.

Pour ce faire, on fait passer le gaz ou le liquide à injecter à travers plusieurs étages de compression qui le comprime petit à petit jusqu'à la pression désirée. C'est ainsi qu'en bout de chaîne de compression, on peut avoir jusqu'à 500 bars et le fluide est ensuite injecté dans le gisement.

On utilise aussi les stations de compression dans les stations de pompage relais pour faire progresser les fluides dans les oléoducs et compenser la perte de charge. Sur les gazoducs, les stations de compression sont en général disposées tous les 100 à 200 km.

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Blast rocks gas terminal in Egypt's Sinai

Updated: Feb 06, 2011 6:51 AM

By ASHRAF SWEILAM
Associated Press

http://www.valleynewslive.com/Global/story.asp?S=13975285

EL-ARISH, Egypt (AP) - An explosion rocked a gas terminal in Egypt's northern Sinai Peninsula on Saturday, setting off a massive fire that was contained by shutting off the flow of gas to neighboring Jordan and Israel, officials and witnesses said.

Egypt's natural gas company said the fire was caused by a gas leak. However, a local security official said an explosive device was detonated inside the terminal, and the regional governor, Abdel Wahab Mabrouk, said he suspected sabotage.

The blast and fire at the gas terminal in the Sinai town of El-Arish did not cause casualties. The explosion sent a pillar of flames leaping into the sky, but was a safe distance from the nearest homes, said Mabrouk.

The blast came as a popular uprising engulfed Egypt, where anti-government protesters have been demanding the ouster of longtime President Hosni Mubarak for the past two weeks. The Sinai Peninsula, home to Bedouin tribesmen, has been the scene of clashes between residents and security forces. It borders both Israel and the Gaza Strip, ruled by the Islamic militant Hamas.

The terminal is part of a pipeline system that transports gas from Egypt's Port Said on the Mediterranean Sea to Israel, Syria and Jordan.

The head of Egypt's natural gas company, Magdy Toufik, said in a statement that the fire broke out in the terminal "as a result of a small amount of gas leaking."

However, a senior security official said an explosive device was detonated in the terminal. The official spoke on condition of anonymity because he was not authorized to discuss the issue with reporters.

Mabrouk said the fire was brought under control by mid-morning, after valves controlling the flow of gas were closed.

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu's office said that it's not clear whether damage was caused to the pipeline leading to Israel. "But as a security precaution, Israel temporarily stopped, by its own initiative, the transfer of gas as procedure dictates," the statement said. Israel has alternative energy sources and is not likely to experience power shortages, the statement said.

The blast also halted the gas supply to Jordan, which depends on Egyptian gas to generate 80 percent of its electricity.

Jordan's National Electric Power Company is resorting to heavy fuel and diesel to keep national power plants running, said the company's director-general, Ghalib Maabrah. He said Jordan has heavy fuel and diesel reserves to generate electricity for three weeks, adding that the shift will cost Jordan $4.2 million a day.

Egyptian authorities expect gas to remain shut off for a week, until repairs are completed, Maabrah said.

The Sinai gas pipelines have come under attack in the past. Bedouin tribesmen attempted to blow up the pipeline last July as tensions intensified between them and the Egyptian government, which they accuse of discrimination and of ignoring their plight.

Egypt has potential natural gas reserves of 62 trillion cubic feet (1.7 trillion cubic meters), the 18th largest in the world.

Egypt began providing Israel with natural gas in February 2008 under a deal by which it will sell Israel 60 billion cubic feet (1.7 billion cubic meters) a year for 15 years.

The deal raised controversy at home, with some in the Egyptian opposition saying the gas was being sold at below-market rates. Others resent Israel's treatment of Palestinians, and say Egypt shouldn't supply energy to Israel.

"The deal (to sell gas) was a blow to the pride of Egyptians and a betrayal," former diplomat Ibrahim Yousri told The Associated Press on Saturday.

Yousri led a high court challenge to try to halt Egypt's sale of gas to Israel. Although the high court ruled in his favor in February 2010, the ruling was widely ignored by the government.

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Skikda : Incendie à la raffinerie

elwatan.com - le 06.02.11

http://www.elwatan.com/une/skikda-incendie-a-la-raffinerie-06-02-2011-110460_108.php

Un incendie d’origine électrique s’est produit samedi à 20h 05 à l’unité Reforming pour la production des essences au niveau de la raffinerie de Skikda. Selon des sources sûres, l’incident, qui a occasionné l’arrêt de l’unité, a été provoqué par un court-circuit du transformateur électrique de 27 kva de l’usine d’hélium (Hélisson).

L’incendie a été localisé, selon les mêmes sources, au niveau d’un joint qui a rompu lors des tentatives de redémarrage du compresseur de l’unité. Les autres unités de la raffinerie n’ont pas connu de perturbations et des opérations de maintenance sont encore en cours et devraient permettre de redémarrer l’unité Reforming au courant de cette même journée.
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« Répondre #12 le: 14/02/2011 - 11:15:09 »


Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
par Thierry Meyssan 19 juillet 2008

http://www.voltairenet.org/article157210.html

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.
Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :
- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.
Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?

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CIA : Frank G. Wisner est arrivé au Caire

1er février 2011
http://www.voltairenet.org/article168329.html

Alors que la révolte s’amplifie en Egypte, le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis a considéré que le travail de l’ambassadrice au Caire, Margaret Scobey, était insuffisant.

Mme Scobey est une diplomate de carrière qui a joué un rôle important au Proche-Orient, mais n’est pas rompue aux opérations secrètes. Ne préjugeant pas de ce qui va suivre, elle se dépense sans compter depuis plusieurs jours pour rencontrer le maximum de protagonistes et nouer des contacts dans tous les camps à la fois.

Le Conseil de sécurité nationale ne considère pas comme suffisant de préserver les intérêts des Etats-Unis, mais comme indispensable de préserver la paix séparée égypto-israélienne, ce qui implique de choisir les prochains dirigeants du pays. Il a donc fait appel à un ancien ambassadeur en Egypte (1986-91), aujourd’hui à la retraite, Frank G. Wisner, et l’a envoyé d’urgence au Caire où il est arrivé lundi 31 janvier 2011 au soir.

M. Wisner est le fils de Frank Wisner Sr., co-fondateur de la CIA et du Gladio. Il fut, aux côtés d’Alan Dulles, l’un des pères de la doctrine d’intervention secrète des Etats-Unis : soutenir les démocraties qui font le « bon choix », contrecarrer les peuples qui font le mauvais.

Frank G. Wisner Jr. a lui-même toujours travaillé pour l’Agence et y travaille encore, notamment via Refugees International dont il est administrateur.

L’ambassadeur Wisner, qui un ami personnel du président Hosni Moubarak, est chargé d’organiser sa destitution en douceur. Son arrivée a été juste précédée d’un appel téléphonique du chef d’état-major interarmes, l’amiral Mike Müllen, à son homologue égyptien, le général Sami Enan —l’armée égyptienne est équipée et formée par le Pentagone—. Officiellement, Müllen l’a félicité pour sa retenue ; un message parfaitement reçu au Caire et suivi quelques minutes plus tard d’un communique de l’état-major annonçant que l’armée considére les manifestations comme légitimes.

Le public états-unien connaît Frank G. Wisner non comme un diplomate, ni comme un maître-espion, mais comme un financier sans scrupules. Il était en effet responsable d’une des filiales d’Enron, le géant du trading en énergie dont la faillite frauduleuse a ruiné nombre de petits épargnants. Il était aussi administrateur de l’assureur American International Group (AIG) lors de la crise financière de 2008 qui vit l’action de la société chuter de 95 % avant son sauvetage par les deniers publics.

Inconnu des Français, Frank G. Wisner a pourtant joué un grand rôle dans ce pays. Il a épousé Christine de Ganay (seconde épouse de Pal Sarkozy) et, à ce titre, a élevé Nicolas Sarkozy dans sa période new-yorkaise. C’est lui qui a introduit l’adolescent dans les cercles de la CIA et qui lui a ouvert les portes de la politique française. C’est un de ses enfants, qui fut le porte-parole de la campagne présidentielle de Sarkozy pour les médias anglo-saxons, tandis qu’un autre de ses enfants est devenu un des piliers du Carlyle Group, le fond de placement des Bush et des Ben Laden.

Par ailleurs, c’est encore Frank G. Wisner qui a imposé son ami Bernard Kouchner comme ministre français des Affaires étrangères avec pour mission de mobiliser les Etats européens en faveur de l’indépendance du Kosovo.


Hosni Moubarak démissionne

11 février 2011 Guillaume Poquet

http://www.minutebuzz.com/2011/02/11/hosni-moubarak-demissionne/

Le président égyptien Hosni Moubarak vient de démissionner de son poste de président de la République arabe d’Egypte. L’annonce a été effectuée par Omar Souleimane à la télévision, le vice-président du gouvernement.

Ce dernier a par ailleurs précisé qu’Hosni Moubarak remettait désormais le pouvoir à l’armée égyptienne. Moubarak, qui dirigeait le pays depuis octobre 1981, pourrait bien être remplacé, après trente années de règne, par Omar Souleimane, qui semble aujourd’hui incarner le renouveau du pouvoir égyptien.

Ce dernier a chargé le Conseil militaire suprême de prendre en charge les affaires publiques « dans les circonstances difficiles que traverse le pays » a-t-il déclaré à la télévision.

De son côté, Barack Obama a annoncé, quelques minutes après l’annonce de la démission de Moubarak, qu’il allait effectuer une allocution à la télévision américaine ce soir à 19h30.
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« Répondre #13 le: 20/02/2011 - 10:45:36 »

Espionnage-Black Ops: GEOS Algérie et la direction action ou division action de la DGSE Française ex SDECE.

Opérations connues du SDECE pendant la Guerre de Libération Nationale ou Guerre d'Algérie de 1954 à 1962 (1er novembre 1954 - 19 mars 1962) :

# Opération Oiseau bleu Algérie 1956

« Opération Oiseau bleu » , l'opération désignée sous le nom de code « Oiseau bleu » fut mise en œuvre par les services secrets français en 1956 deuxième année de la guerre d'indépendance de l'Algérie. Elle a consisté en une tentative de création d'une force « contre-maquis » en Kabylie (« Force K » comme « Kabyle ») Soldée par un cuisant échec, mieux, par un total retournement puisqu'elle approvisionna le FLN en armes, hommes et fonds, cette opération longtemps tenue au secret et encore largement ignorée des historiens et de l'opinion française.

# Opération Bleuite Algérie 1957-1959

Le terme « Bleuite » désigne une opération de manipulation montée par les services secrets français pendant la guerre d'Algérie, à partir de 1957-1958. Elle consistait à dresser des listes de prétendus collaborateurs de l'armée française et à les faire parvenir jusqu'aux chefs des combattants de l'Armée de libération nationale (ALN) pour y susciter des purges internes.

# Opérations Omo (groupe armé: La Main rouge ) (Guerre d'Algérie 1959 - 1962)

Les Opérations Omo ou Homo désignent des actions menées par le SDECE (services spéciaux français) et concernant plus particulièrement les éliminations physiques des intellectuels, militants ou responsables du FLN durant la guerre d'Algérie.


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Black Ops = Black Operations = Opération clandestine = Opérations noires = http://en.wikipedia.org/wiki/Black_operation

La Direction action ou division action de la DGSE Française est chargée de la planification et de la mise en œuvre des opérations clandestines. VOIR PLUS BAS LA MISSION DE CETTE DIVISION ACTION.

Une opération noire ou Op noir ou opération clandestine ou action clandestine est une opération illégale, dirigée par un état mais non revendiquée par celui-ci pour des raisons politiques ou diplomatiques. L'illégalité de ces opérations implique qu'elles soient secrètes ; elles ne sont donc théoriquement pas rapportées auprès des médias, ni reconnues par les gouvernements.

Ces actions peuvent être par exemple des attentats, enlèvements, assassinats, libération de prisonniers, opérations commando ou paramilitaires.

En temps de paix, les gouvernements font souvent appel à leurs services de renseignement qui entretiennent déjà secrètement à l'étranger des infrastructures et des agents. De même, l'organisation de telles opérations met en jeu des techniques comparables, à celles utilisées dans les activités de renseignement (secret).

Des agents ou les personnes qui se spécialisent ou sont impliqués dans une opération noire désigné typiquement sous le nom d'« Opérateur noir » ou « Employé noir. »


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Renault : Un "privé", des "espions" et beaucoup de questions

3 février 2011 Par Matthieu Suc
http://www.francesoir.fr/actualite/economie/renault-un-prive-des-espions-et-beaucoup-questions-69796.html

Le groupe Renault, est un constructeur automobile français.

Le « détective privé » qui aurait enquêté pour Renault a été identifié tandis qu'un des mis en cause va porter plainte.

L'affaire d'espionnage présumé qui secoue Renault n'en finit pas de rebondir. Hier matin, Le Canard enchaîné a révélé l'identité du fameux « détective privé » dont l'enquête est à l'origine de l'éviction de trois cadres de Renault. Il s'agit de Michel Luc, un ancien para aujourd'hui salarié de Geos, le groupe spécialisé dans l'intelligence économique et la sécurité des entreprises. Basé en Algérie et directeur des opérations, c'est-à-dire chef de l'équipe sur place d'après nos informations, cet homme qui travaillait depuis trois ans chez Geos aurait été chargé de facturer à titre personnel des hackers qui se sont attaqués aux comptes en banque des suspects.

Apprenant, fin janvier, l'initiative de son employé, le patron de Geos, le général Jean Heinrich, ancien chef du service action de la DGSE, a convoqué Michel Luc et l'a viré dans la foulée. Contactée hier, la direction de Geos confirme les informations du Canard enchaîné à une exception près : « Nous n'avons pas été sollicité par Renault dans cette affaire. A aucun moment. » C'est sur la base des informations collectées par Michel Luc que Renault a transmis son dossier à la justice.

« Nous ne sommes pas des amateurs ! »

Mais, selon l'hebdomadaire satirique, le constructeur automobile manque de preuves écrites tangibles pour étayer les accusations d'espionnage contre trois de ses ex-salariés, ce qui compliquerait et affaiblirait l'enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Ce que France-Soir révélait déjà dans son édition de samedi. « Nous n'avons pas de copie de compte, aucun document officiel. Nous ne nous intéressons qu'aux faits et nous n'en avons aucun... » nous avait déclaré une source proche du dossier.

Il y a le feu chez la marque au losange. Officiellement, le constructeur automobile s'est refusé hier à confirmer quoi que ce soit, mais son patron, Carlos Ghosn, s'est toutefois exprimé sur Lexpress.fr dans le cadre d'un entretien opportun sur la stratégie économique de son groupe. Il y affirme à propos de l'affaire d'espionnage : « Nous ne sommes pas des amateurs. Nous n'avons quand même pas monté cette affaire de toutes pièces ! »

Tout le monde ne partage pas son avis. L'un des trois cadres mis en cause dans cette affaire et licencié par Renault, Matthieu Tennenbaum, entend déposer plainte contre X pour « entrave à la justice », selon son avocat, Me Thibault de Montbrial.

« M. Tennenbaum va déposer plainte après des informations de presse montrant que les membres du service de sécurité de Renault ont refusé de dévoiler leurs sources à la justice », a expliqué le conseil.

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Un nouveau boss pour Geos Algérie

Samedi 19 Février 2011  www.lesoirdalgerie.com
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/02/19/article.php?sid=113077&cid=3

Le groupe de sécurité français Geos a fini par trouver un successeur à Luc Michel, son ancien directeur de bureau à Alger, qui a été écarté suite au scandale d’espionnage industriel de Renault.

Selon le site Maghreb confidentiel, Geos a nommé Didier Laphagne, un ancien agent de la direction action à la Direction générale de la sécurité extérieure, les services de renseignement français.


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“Espionnage : Dans l’affaire Renault, nous sommes victimes”

9 mars 2011 Par Propos recueillis par Matthieu Suc
http://www.francesoir.fr/actualite/economie/dans-l-affaire-renault-nous-sommes-victimes-80163.html#

Le général Jean Heinrich est un officier général de l'armée française. ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Heinrich )

Le général de corps d'armée (CR) Jean Heinrich a dirigé le Service action et la Direction des opérations de la DGSE. Il créa en 1992 la Direction du Renseignement Militaire (DRM) et la dirigea de 1992 à 1995. Il fut également conseiller de trois ministres de la Défense.

Il est actuellement [1] Président du Directoire de GEOS, groupe spécialisé dans la prévention et la gestion des risques


Le général Jean Heinrich a eu la surprise de découvrir que son entreprise, Geos, était citée dans l’affaire qui ébranle Renault. La faute à un salarié qui, en son nom propre, a servi d’intermédiaire entre Renault et la mystérieuse source qui avait trouvé les « preuves » incriminant les cadres suspectés d’espionnage industriel. Pour la première fois depuis cette révélation, le général revient sur cette affaire.

FRANCE-SOIR Pourquoi cette affaire vous embarrasse-t-elle ?

JEAN HEINRICH Parce que le nom de Geos est apparu dans la presse et qu’il y a eu des amalgames. Mais c’est totalement faux, nous ne sommes pas impliqués. Dans l’affaire Renault, nous sommes des victimes.

F.-S. En quoi cela vous porte préjudice ?

J. H. Dans notre milieu, ce n’est jamais bon qu’on parle de nous. Nos clients préfèrent la discrétion. Et puis cette affaire a une connotation négative… Y être associé n’est pas agréable. Pour les gens qui ne nous connaissent pas, ça peut nous faire passer pour une entreprise pas très sérieuse. Nous avons dû faire une campagne de communication pour rassurer nos clients.

F.-S. Vous n’avez jamais été en relation avec Renault ?

J. H. Si, dans le passé, nous avons travaillé avec Renault sur des affaires tout à fait légales et autorisées. Nous ne travaillons plus ensemble. A mon grand regret…

F.-S. Comment avez-vous découvert que Geos apparaissait dans l’affaire Renault ?

J. H. Dans les médias ! On citait « un ancien de Geos » impliqué dans l’affaire. Au début, je ne me suis pas trop inquiété, je me disais que ça ne me concernait pas. Et puis le lendemain, Michel Luc, le responsable de notre structure à Alger m’a appelé pour me dire qu’il était embêté, que c’était lui qui avait servi d’intermédiaire, en dehors de toute autorisation de notre part. Je lui ai demandé de venir aussitôt à Paris me présenter sa démission. Là, dans mon bureau, il m’a dit qu’il le ferait. Nous nous sommes serrés la main. Deux ou trois heures après, il m’a appelé pour m’annoncer qu’il avait changé d’avis. Alors je l’ai licencié pour faute grave.

F.-S. Pourquoi ce revirement ?

J. H. Il dit qu’il a été trahi par nous. La DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur, en charge de l’enquête sur l’affaire d’espionnage NDLR) m’a appelé pour savoir si Michel Luc était avec moi alors qu’il se trouvait dans mon bureau. Il a pensé qu’on l’avait balancé. Mais nous n’allions pas sortir pour les alerter en douce. La DCRI n’a pas besoin de nous.

F.-S. Avez-vous encore des nouvelles de votre ex-salarié ?

J. H. Par e-mails. Il y conteste son licenciement. Il me dit : « L’avenir me donnera raison. » Sous-entendu : on va trouver des preuves que les trois cadres se sont bien livrés à de l’espionnage et donc j’ai bien fait d’aider Renault. Peut-être qu’aujourd’hui, il ne tient plus ce discours…
900.000 € pour des preuves

L’informateur de Renault, dont les dénonciations ont suscité les soupçons d’espionnage chez le constructeur, a reçu 250.000 € pour son enquête, en attend 200.000 autres et en réclame 900.000 pour apporter des preuves, affirme Le Canard enchaîné à paraître mercredi. Interrogée sur l’information de l’hebdomadaire satirique, la direction de Renault s’est refusée à tout commentaire « tant que l’enquête n’est pas terminée ». « On souhaite que toute la vérité soit faite et si injustice a été commise, il y aura réparation », a ajouté une porte-parole.

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Renault a payé cher des tuyaux qui ne coulent pas de source

par J.C. / Le Canard enchainé  / 96 ANNEE - N° 4715 - 9 mars 2011 page 3 (La Mare aux Canards)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Canard_encha%C3%AEn%C3%A9
http://www.lecanardenchaine.fr/une4715.html

Il a fallu pas moins de cinq semaines pour que la direction de Renault-Nissan se décide à passer la marche arrière.

Le 23 janvier sur TF1, devant des millions de téléspectateurs, son pédégé, Carlos Ghosn, affirme que le groupe a acquis "la certitude" que les accusations d'espionnage et de corruption portées contre ses trois cadres sont sérieuses. Leur lettre de licenciement est tout aussi claire:" Il ressort de nos investigations que vous avez reçu des sommes d'argent de source étrangère conduisant à la conviction que vous avez donné, en échange, des informations stratégiques pour l'entreprise."

Pourtant, dès la révélation de l'affaire, des doutes apparaissent. Le 19 janvier, quatre jours avant l'intervention spectaculaire de Carlos Ghosn, "Le canard" affirme déjà qu'aucun document, ni message échangé, ni relevé bancaire ne vient étayer la plainte de Renault. Un terrain glissant où vont patauger Carlos Ghosn et son directeur général, Patrick Pélata, tous deux polytechniciens, avant de se rendre à l'évidence.

Comment les dirigeants du troisième constructeur automobile mondial ont-ils pu ainsi se laisser berner et auto-intoxiquer ?

C'est évidemment la question qui se pose. En toute modestie, "Le Canard" se permet de rappeler un précédent instructif: l'affaire des avions renifleurs. Là encore, c'est la fine fleur des polytechniciens français, menée par Pierre Guillaumat, et un président de la République, Giscard, également polytechnicien, qui s'étaient fait escroquer par un marquis belge et un prétendu inventeur italien. Bilan: 700 millions de francs pour Elf et un scandale d'Etat.

Cette affaire Renault fournira peut-être au gouvernement l'occasion de régler quelques comptes avec Carlos Ghosn, lequel s'applique, depuis longtemps,  à marginaliser l'Etat français, qui détient pourtant 15% du capital de l'entreprise. Bercy ne cache plus son exaspération devant de pédégé, le mieux payé de France, avec plus de 9 millions d'euros, qui décide sans les consulter de réduire les activités, en France, de la firme au losange.

Ou qui tente de modifier les rapports capitalistiques entre Renault et Nissan sans se préoccuper des conséquences nationales.

Mais si, par malheur, Carlos Ghosn et Patrick Pélata devaient être virés, il vaudrait mieux que leur lettre de licenciement soit plus
argumentée que celle adressée aux trois cadres de Renault.

Pour Renault et son emblématique patron, Carlos Ghosn, la facture de cette affaire d'espionnage s'alourdit. Au propre comme au figuré. Car le thriller haletant, avec ramifications internationales et incidents diplomatiques, a laissé place à une pantalonnade qu'aurait refusée le plus indulgent des producteurs de nanars. Lorsque Patrick Pélata, le directeur général de Renault-Nissan, a été reçu à Matignon, le 3 mars, il a expliqué que, tout compte fait, son entreprise avait peut-être été victime d'une "escroquerie". Que voulait-il dire par là ?

Tout simplement que les informations sur les comptes en Suisse et au Liechtenstein avaient été payées fort cher, beaucoup plus cher que Renault ne l'avait prétendu au début. L'informateur secret a déjà empoché au moins 250 000 euros et il en attend 200 000 supplémentaires.

Mieux, il réclame aujourd'hui 900 000 euros pour présenter des preuves écrites. Problème, cette mystérieuse "source" est tellement secrète que personne ne l'a jamais vue, à l'exception d'un seul membre du service de sécurité de Renault, Dominique Gevrey. Et, jusqu'à présent, elle n'a donné que des informations qui ne valaient pas tripette.

Enquête à reculons

Dès le 23 février, "Le Canard" révélait une première déconvenue: les autorités suisses venaient de faire savoir au parquet de Paris que Matthieu Tenenbaum, l'un des trois cadres accusés, n'avait aucun compte à la Zürcher KantonalBank de Zurich. Fâcheux, puisque la précieuse "source" affirmait le contraire et donnait même le montant des dépôts et leur provenance. Mais sans la moindre preuve.

Depuis, l'enquête a progressé, ou plutôt encore reculé. Il est acquis, même si ce n'est pas officiel, qu'aucun des comptes bancaires dénoncés par l'informateur n'a d'existence. Pour, des tuyaux payés aussi cher...

Pas démonté pour si peu, Gevrey a transmis à la direction de Renault une nouvelle proposition de la "source": elle est prête à fournir une preuve matérielle.

Mais, évidemment, il faudra au préalable passer à la caisse: 900 000 euros de mieux. C'est devant cette exigence supplémentaire que le groupe s'est brusquement rendu compte qu'il était peut-être, depuis le début, victime d'une escroquerie. Avec cette angoissante question: cette "source" existe-t-elle vraiment ?

Récidiviste du licenciement

Pourtant, le mystérieux informateur n'en est pas à son coup d'essai. La première fois qu'il se manifeste, toujours par l'intermédiaire de Gevrey, ancien de la  DPSD(ex-sécurité militaire), c'est en janvier 2009. Il accuse tous les membres de la direction de Renault en Belgique - pas moins - de tremper dans une affaire de fausses factures. Numéros de comptes bancaires à l'appui. Deux cadres seront poussés vers la sortie.

Rebelote, fin 2009. Cette fois, c'est Philippe Clogenson, directeur du "marketing client", qui est accusé d'avoir reçu d'un sous-traitant 328 000 euros sur ...un compte en Suisse. Malgré ses dénégations, il est licencié, le 17 décembre, sous prétexte d'"insuffisance professionnelle", avec huit mois de salaire.

Chaque fois, l'affaire est traitée discrètement. La "source" reçoit quelques dizaines de milliers d'euros, toujours par l'intermédiaire d'un correspondant de la société Geos, Michel Luc, et de Dominique Gevrey.

Renault espérait régler sans plus de bruit la dernière affaire. Les précédents licenciements - réussis - avaient sans doute convaincu le patron du service sécurité, Rémi Pagnie, du sérieux et de la fiabilité de la "source". Pagnie est un proche de Ghosn, qui lui fait toute confiance depuis qu'ils se sont liés d'amitié à Tokyo, au début des années 2000. Pagnie dirigeait alors l'antenne locale de la DGSE. Mais le dernier épisode s'est joué au grand jour, sous le regard des médias. Et les trois cadres se sont rebiffés. La partie de poker menteur vire cette fois à la confusion de Renault, sommé de retourner la carte. Mais y a-t-il des cartes ?

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Renault a payé 310.000 euros dans cette affaire

Mots clés : escroc, FRANCE, Jean-Claude Marin, Renault
Par Christophe Cornevin 15/03/2011 www.lefigaro.fr
http://www.lefigaro.fr/societes/2011/03/14/04015-20110314ARTFIG00680-renault-la-piste-de-l-escroquerie-confirmee.php

Le procureur de la République de Paris a indiqué hier que l'enquête s'oriente désormais vers «une possible escroquerie au renseignement». La facture aurait pu atteindre 920.000 euros pour le constructeur.

Il a fallu deux mois d'investigations pour que la Direction centrale de la sécurité intérieure (DCRI), saisie d'une plainte de Renault contre X pour «espionnage industriel», mette au jour le mécanisme d'une invraisemblable machination ourdie au préjudice du constructeur, qui a lui-même fait preuve de légèreté. «Nous nous orientons vers une possible escroquerie au renseignement. (…) Il semble que Renault n'a peut-être pas été victime de salariés indélicats, mais éventuellement d'escrocs» , a déclaré hier le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin. Dans la foulée, le haut magistrat a confirmé que les comptes à l'étranger attribués à Bertrand Rochette, Michel Balthazard et Matthieu ­Tenenbaum, les trois ex-cadres licenciés avec pertes et fracas, n'existaient pas. Les retours officiels de demandes d'entraide avec la Suisse et le Liechtenstein sont formels.

Plus que jamais, Dominique ­Gevrey, membre du service de protection du groupe, apparaît comme le point cardinal de cette extravagante affaire. Ce dernier a été «cueilli» vendredi dernier à l'aéroport de Roissy alors qu'il allait s'envoler vers la Guinée-Conakry et que Renault lui avait refusé les congés qu'il sollicitait. Mis en examen pour «escroquerie en bande organisée» et placé en détention provisoire dimanche soir, cet ex-membre de la Direction de la protection et de la sécurité de la défense (DPSP, ex-sécurité militaire) s'est progressivement trouvé dans le collimateur de la police. Outre le fait qu'il semble le seul à être en contact avec la mystérieuse «source» censée prouver la culpabilité des cadres, cet agent de l'ombre aurait par ailleurs affirmé qu'il était en mesure d'identifier la boîte aux lettres où a été posté le pli délirant du corbeau à l'origine de toute l'affaire. «Il dit qu'il fera des révélations au cours de l'instruction sur l'identité de sa source et sur les comptes bancaires, mais toutes les explications qu'il a apportées, soit à son employeur soit aux enquêteurs, se sont jusque-là révélées fausses ou inexactes», a estimé Jean-Claude Marin.

Un autre dossier en cours de vérification

Pour cette pantalonnade, Renault a d'ores et déjà déboursé 310.000 euros, dont les enquêteurs pistent encore la destination et dont une partie se trouverait en Espagne et à Dubaï. L'entreprise devait encore pratiquement verser «quelque 400.000 euros en attente de paiement, demandés par Gevrey ou l'intermédiaire ayant accepté de fournir des fausses factures». En outre, l'ex-militaire assurait, toujours selon le procureur de la République, «que sa source était susceptible de fournir les cartons de signature d'ouverture de ces comptes moyennant la somme modique de 924.000 euros supplémentaires». Un pactole que Renault n'a heureusement jamais versé.

Dominique Gevrey est «innocent, clame son avocat, Me Jean-Paul Baduel, joint par l'Associated Press. Il n'a jamais travaillé d'initiative. On lui demandait des choses. Ce n'était qu'un petit soldat ». Interrogé sur le mutisme observé par Gevrey concernant l'identité de sa source, à supposer qu'elle existe vraiment, Jean-Claude Marin a estimé que «ce dernier se cantonne dans la posture d'un homme habitué au secret…». Le précédent de Claude Clogenson, cadre licencié fin 2009-début 2010 après avoir été accusé de disposer d'un compte ouvert au nom de jeune fille de sa femme dans une banque grenobloise, a également mis la puce à l'oreille des policiers. «Là aussi, les investigations ont montré que ce cadre n'avait pas de compte à Grenoble», a précisé Jean-Claude Marin qui, par ailleurs, a révélé qu'un quatrième dossier de cadre mis en cause dans ces circonstances semblables était en cours de vérification.

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Renault reste sous pression malgré ses excuses à ses cadres

Reuters - Publié le 15/03/2011 Patrick Vignal et Gilles Guillaume, édité par Yves Clarisse
http://www.lepoint.fr/fil-info-reuters/renault-reste-sous-pression-malgre-ses-excuses-a-ses-cadres-15-03-2011-1306556_240.php

PARIS (Reuters) - Les excuses de Renault à ses cadres injustement accusés d'espionnage ne mettent pas un terme à l'affaire, disent mardi le gouvernement et l'opposition en maintenant la pression sur le groupe automobile français.

Pour le ministre de l'Industrie, Eric Besson, les vrais responsables restent à identifier.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, estime pour sa part que le PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, devrait assumer les conséquences de son erreur d'appréciation.

Le porte-parole du gouvernement, François Baroin, est moins direct mais appelle lui aussi le constructeur à tirer les leçons d'une affaire embarrassante.

Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a confirmé lundi que l'hypothèse de l'espionnage au profit d'une puissance étrangère sur le programme de véhicules électriques de Renault était désormais abandonnée pour la piste d'une escroquerie au renseignement.

Les dirigeants de Renault ont immédiatement fait amende honorable en présentant aux cadres incriminés leurs excuses et leurs "vifs regrets".

Pour Eric Besson, c'est une première étape.

"Les excuses de Renault étaient indispensables", a-t-il dit sur RTL. "Pour le reste il y une enquête judiciaire qui se poursuit. Qui sont les vrais coupables et responsables, ni vous ni moi ne le savons en ce moment."

"Deuxièmement, il y a un audit interne qui a été diligenté et va permettre de connaître les responsabilités exactes dans l'entreprise", a ajouté le ministre de l'Industrie.

PAS DE DÉMISSION

Carlos Ghosn a présenté plusieurs mesures pour tenter de restaurer l'image du groupe.

Le patron le mieux payé des entreprises du CAC 40 en 2009 avec plus de neuf millions d'euros annuels entend renoncer à la part variable de son salaire de 2010 et à ses stock-options pour 2011. Il veut aussi engager des procédures disciplinaires contre trois membres de la sécurité de Renault et réformer la gouvernance.

En revanche, il a dit avoir refusé la démission que lui avait proposée son numéro deux, Patrick Pélata.

Ces mesures, présentées lundi après-midi à un Conseil d'administration exceptionnel, ont été votées à l'unanimité des 19 membres du Conseil, qui compte notamment trois administrateurs élus par les salariés et deux administrateurs représentant l'Etat, l'un des deux principaux actionnaires de Renault avec 15,01% du capital contre 15% pour le partenaire japonais Nissan.

Eric Besson en prend acte mais veut connaître le fin mot de l'histoire.

"Ce qu'a dit Carlos Ghosn, c'était très important, c'est une étape indispensable, et il a bien fait également de renoncer à une partie de sa rémunération, mais ce n'est pas la fin de cette histoire," a-t-il dit.

Martine Aubry estime pour sa part que des conséquences sur le plan personnel sont indispensables.

"Quand un salarié fait une faute dans une entreprise, il n'a pas à s'excuser, il est dehors", a dit la dirigeante socialiste sur France Info. "Carlos Ghosn devrait tirer un peu plus de conséquences."

"BARBOUZES DE 3E DIVISION"

Le porte-parole du gouvernement a évoqué lui aussi la nécessité pour Renault de tirer les leçons de l'affaire.

"Chacun peut porter un jugement sur cette affaire-là", a dit François Baroin sur LCI.

"Il faudra tirer en tout cas, si ce n'est la démission - ce n'est pas le sujet aujourd'hui - toutes les conséquences de l'amateurisme invraisemblable et de l'indignité et de la charge contre des hommes qui sont aujourd'hui réhabilités au 20h00 de TF1", a-t-il ajouté.

"On ne pourra pas laisser ça sans suite. Je trouve anormal qu'une immense entreprise comme celle-ci ait basculé dans un amateurisme et une affaire de Bibi-Fricotin et de barbouzes de 3e division."

Les cadres licenciés, Bertrand Rochette, Matthieu Tenenbaum et Michel Balthazard, ont toujours protesté de leur innocence et ont porté plainte pour dénonciation calomnieuse ou diffamation.

Le principal suspect de l'escroquerie, Dominique Gevrey, un des responsables de la sécurité de Renault, a été mis en examen dimanche pour "escroquerie en bande organisée" et placé en détention.

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Espionnage : Renault : une sale affaire

09-03-2011 Alexandre Zalewski http://www.metrofrance.com

http://www.metrofrance.com/info/espionnage-renault-s-enlise/pkci!dSNRPFOhRNt7BdMtZLQ0cQ/

Ce mercredi, l’entreprise a reconnu avoir versé 250 000 euros à l’informateur dont les dénonciations avaient conduit au licenciement de trois cadres. Une pratique illégale selon des spécialistes du renseignement. Au final, aucune preuve d’espionnage n’a été apportée

Ça s’embourbe sérieusement chez Renault. Ce mercredi, l’avocat du constructeur automobile, Me Jean Reinhart, a confirmé que 250 000 euros avaient bien été versés à l’informateur anonyme dont les dénonciations ont déclenché des soupçons d’espionnage et le licenciement de trois cadres.

L’homme mystère aurait notamment révélé l’existence de comptes en Suisse et au Liechtenstein sur lesquels Matthieu Tenenbaum, Michel Balthazard et Bertrand Rochette auraient reçu des pots de vin en échange d’informations confidentielles.

Problème?:?les services de renseignements français n’ont trouvé aucune trace de ces comptes. Pour Christian Harbulot, directeur de l’Ecole de guerre économique, “acheter de l’information sur des comptes bancaires sans passer par le canal judiciaire est strictement illégal”.

Une démarche par ailleurs nuisible pour le constructeur, puisque “Renault ne peut pas utiliser les éléments d’investigation privée devant une cour de justice”. “Le groupe a commis une erreur grossière en ne remettant pas le dossier entre les mains des services de renseignements de l’Etat”, poursuit-il.

Un point de vue que partage Hervé Séveno, patron de la Fédération des entreprises des professionnels de l’intelligence économique (Fepic), pour qui “cette affaire est un cas d’école de tout ce qu’il ne faut pas faire. Renault a commis une double erreur en ne s’adressant pas à un cabinet référencé et en obtenant des éléments non opposables et erronés”.

La direction de l’entreprise évoque désormais la thèse d’une “manipulation” et a demandé à Dominique Gevrey, seul membre de Renault à être en relation avec le fameux informateur, de “dévoiler son identité aux enquêteurs de la DCRI”. Les dirigeants du groupe se seraient-ils fait abuser par un affabulateur attiré par l’appât du gain ? “On ne peut rien dire tant que l’on n’aura pas retrouvé la source à l’origine de l’affaire”, tempère Christian Harbulot.

“Il est surprenant que Carlos Ghosn et son second, Patrick Pelata, deux personnalités réfléchies, se soient autant avancées sur des accusations fantaisistes”, poursuit-il. Pour lui, l’affaire Renault est encore loin de se dégonfler.

900.000

L'informateur anonyme réclame 900 000 pour apporter des preuves écrites de ces accusations selon le Canard Enchaîné. L'avocat de Renault n'a pas confirmé ces demandes, les qualifiant d'"absurdes".

C'est le flic privé de Renault qui avait un compte en Suisse.

Hervé Martin - 96e ANNEE- N° 4716 - 16 mars 2011 - Le Canard enchaîné
http://www.lecanardenchaine.fr/une4716.html

La prétendue "source" était une invention pour faire couler du liquide

VICTOIRE! Les enquêteurs de l'affaire Renault ont enfin trouvé un vrai compte en Suisse.

Malheureusement, il n'appartient pas à l'un des trois cadres présumés espions. Mais à Dominique Gevrey, le numéro 2 du service de sécurité du groupe.

Celui-la même qui les pourchassait et avait amené les "preuves" de leur culpabilité.

Encore plus farce, ce compte a été alimenté par une partie des sommes destinées, selon Gevrey, à rémunérer sa "source" introuvable.

Cette "source", les enquêteurs de DCRI en sont convaincus, n'existe que dans les bobards de Gevrey. Soupçonné d'escroquerie en bande organisée, celui-ci dort aujourd'hui en prison.

Ancienne barbouze de la DPSD (ex-Sécurité militaire), familier du monde des trafics d'armes et des mercenaires, notamment en Afrique, Gevrey s'est montré, selon un enquêteur, "complètement buté et n'a rien lâché", lors de sa garde à vue.

Il a tout de même été établi que près de la moitié des quelques 245 000 euros déboursés par Renault pour rémunérer la "Gorge profonde" s'était retrouvée sur un compte (évoqué par France Info) ouvert discrètement par Gevrey, en 2010, à la Banque cantonale vaudoise de Lausanne.

Source très patiente

L'argent a d'abord fait une petite balade destinée à brouiller les pistes. La somme a été virée par Renault à la Caixa de Madrid sur le compte de Michel Luc, un ancien para, ami de Gevrey et intermédiaire discret mais officiel puisque connu de Renault. Alors employé de l'officine de renseignement Geos, il avait accepté (sans en parler à son employeur) d'établir des fausses factures pour cacher l'identité de la "source" de Gevrey.

Après avoir déduit ses justes honoraires -10%-, Luc a viré les 95 000 euros restants sur le compte suisse de Gevrey. Il ne s'agit que d'un passage, a expliqué en substance ce dernier aux enquêteurs. L'argent devait ensuite être sorti en liquide et donné à la "source". Laquelle, en tout cas, n'a pas l'air pressée d'être payée. Même scénario pour la deuxième tranche des largesses de Renault. Environ 140 000 euros ont été versés sur un compte ouvert par Michel Luc, à Dubaï cette fois, au nom d'Exor, une société écran créée pour la circonstance. Après l'éclatement de l'affaire, et alors que se révélait le peu de fiabilité des renseignements fournis par Gevrey, le directeur de la sécurité de Renault, Rémi Pagnie, a jugé plus prudent d'arrêter les versements et de garder sous le coude les 195 000 euros dus, si l'on ose dire, à la "source". Sans oublier le bonus de 924 000 euros que réclamait Gevrey pour fournir -enfin- la preuve de l'existence des comptes.

Histoire bruxelloise

Autre mensonge qui a mis les enquêteurs sur le piste d'une escroquerie: Gevrey avait laissé entendre que sa "source" était un employé du réseau mondial de virements bancaires Swift, basé à Bruxelles. Interrogée par la DCRI, la direction de Swift n'a retrouvé aucune trace de transactions concernant les prétendus comptes des cadres licenciés. De plus, elle a indiqué que, si la société pouvait retracer des transactions de compte à compte, elle ignorait l'encours de ces comptes, alors que Gevrey livrait à Renault des soldes prècis, à l'euros près.

Le pauvre Carlos Ghosn a tenté de faire bonne figure, le 14 mars, au journal de TF1. Mais le désastre est total pour le groupe. Malgré les plates excuses, les promesses de dédommagement et l'autopunition financière que le patron s'est infligée, il est difficile de dissimuler le niveau d'amateurisme du service de sécurité. Si Renault a pu se faire balader par un pâle escroc, espérons que ses finances et sa haute technologie sont mieux tenues.

Sur les traces de Jack Palmer

H.M. Hervé Martin - 96e ANNEE- N° 4716 - 16 mars 2011 - Le Canard enchaîné
http://www.lecanardenchaine.fr/une4716.html

RENAULT ne s'est rien refusé pour tenter de connaître le nom de la "source" censée avoir rencardé Dominique Gevrey, son responsable de la sécurité, aujourd'hui soupçonné d'escroquerie. Y compris cet épisode de polar à deux balles, digne de "Jack Palmer".

La scène se passe le 26 janvier gare du Midi, à Bruxelles. A 13 h 45, Jean Reinhart, l'avocat de Renault, débarque du Thalys.

Après force pressions et menaces, la direction du groupe a obtenu de Gevrey qu'il lui présente ce mystérieux personnage.

"seulement à un avocat", a-t-il exigé, invoquant la "protection" de sa "Gorge profonde".

Sur le quai, l'ancienne barbouze de la DPSD (ex-Sécurité militaire) attend l'avocat, puis l'emmène jusqu'à sa voiture. Direction l'hôtel Novotel, près de la Grand Place. Il s'asseyent dans un salon, lieu du rendez-vous. Commence alors un étrange ballet. Un homme portant, malgré le temps gris, d'épaisses lunettes de soleil entre, en regardant avec insistance l'avocat et le flic privé. Un autre, assis à 3 mètres, les lorgne, sans chercher à se dissimuler. Un troisième regarde fixement le plafond.

Gevrey, lui, s'active sur son portable. Il raccroche brusquement et lance à l'avocat:"J'ai eu la source. Elle a organisé une contre-filature: nous sommes filés par trois personnes. Notre rendez-vous est changé." Et ils sortent précipitamment de l'hôtel, bientôt suivis par les trois inconnus. Lesquels marchent ostensiblement à quelques pas, derrière eux, s'arrêtent quand le duo s'arrête, repartant quand il repart. Pour "faire une vérification", Gevrey entre avec l'avocat dans un magasin de jouets. Pas génés pour deux sous, les discrets poursuivants s'arrêtent à leur tour devant le magasin, manifestant le plus haut intérêt pour les peluches exposées en vitrine.

Le curieux cortège reprend ensuite la direction du nouveau lieu de rendez-vous, un autre hôtel proche. Alors que l'avocat et le privé de Renault pénètrent dans le hall, les trois suiveurs prennent position devant l'entrée. Le téléphone de Gevrey sonne encore une fois. Son visage se renfrogne, il raccroche. "C'est trop dangereux, lâche t-il. La source ne veut plus nous voir." Puis, l'air martial:"On décroche." Et tout ce petit monde se sépare. Gevrey retourne à ses occupations bruxelloises, l'avocat reprend le train pour Paris, et les suiveurs vont sans doute suivre ailleurs...

Le 11 mars, au terme d'une filature menée depuis plusieurs jours par la DCRI (service de renseignement intérieur), Gevrey a été arrêté à Roissy, alors qu'il allait embarquer pour la Guinnée. Et, là, il n'avait rien remarqué...


Renault: Gevrey, responsable sécurité, refuse de jouer le lampiste

22.03.2011 leparisien.fr
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/renault-gevrey-responsable-securite-refuse-de-jouer-le-lampiste-22-03-2011-1371919.php

Dominique Gevrey, le responsable de la sécurité de Renault incarcéré pour des soupçons d'escroquerie au renseignement, contre-attaque en assurant mardi, via son avocat, avoir obéi aux ordres d'une direction au comportement "paranoïaque".
Ancien militaire, M. Gevrey est incarcéré depuis le 13 mars. Soupçonné d'avoir contribué à une escroquerie au renseignement, il assure avoir agi de bonne foi en étant en contact avec une mystérieuse source, supposée avoir été à l'origine des accusations d'espionnage contre trois cadres du constructeur depuis innocentés.

"On lui a donné des objectifs, il les a appliqués. Nous apporterons les preuves des ordres donnés par la direction sur ces événements", a dit Me Jean-Paul Baduel à l'AFP.

Me Baduel met également en cause le climat de suspicion qui règnerait chez le constructeur et expliquerait cette affaire: "La paranoïa est pathologique chez Renault, cette société est gérée de façon paranoïaque".

Un entretien préalable en vue du licenciement de M. Gevrey par Renault, initialement prévu mardi, a été reporté, selon le groupe automobile, qui s'est refusé à tout commentaire sur les propos de l'avocat.

M. Gevrey a livré un nom, supposé être son informateur, lors de sa comparution devant le juge d'instruction chargé de l'enquête mais les enquêteurs s'interrogent sur l'existence même de cette source. Selon Le Canard Enchaîné à paraître mercredi, citant des enquêteurs, il a donné au juge "le nom passe-partout d'un homme soi-disant proche des services de renseignement belges - il ne sait pas lesquels - et complètement impossible à vérifier".

"Je n'ai aucune raison de douter de ce que dit mon client. Il a donné au juge des éléments pour travailler", a dit son avocat.
L'avocat s'interroge également sur la lettre de dénonciation anonyme ayant déclenché l'affaire, qui évoquait des pots de vin reçus par trois cadres de l'entreprise. Le dénonciateur citait le nom d'un responsable britannique de la Formule 1 de Renault et de deux autres cadres.

"Cette lettre mentionnait deux Français et un Anglais, ce sont finalement trois Français qui ont été licenciés. Il y a un nom qu'on a inventé et ce n'est pas Dominique Gevrey qui l'a inventé", accuse Me Baduel.

L'avocat a également justifié la détention par son client d'un compte en Suisse, en affirmant qu'il servait au paiement de la fameuse source.

"Il fallait bien payer la source et mon client a estimé que c'était plus facile de passer par la Suisse que par l'Espagne", a-t-il dit.
Des enquêteurs de la Direction centrale du Renseignement intérieur (DCRI) sont parvenus à suivre le flux des 245.000 euros versés par Renault censés rétribuer la supposée "source" à l'origine des accusations d'espionnage, a révélé le Canard Enchaîné.

Cette somme a d'abord transité partiellement par l'Espagne, sur un compte détenu à la Caixa de Madrid par Michel Luc, ancien employé de la société de renseignement Geos censé avoir servi d'intermédiaire avec la "source".

Au moins la moitié des 245.000 euros a ensuite atterri sur un compte ouvert en 2010 à la Banque cantonale vaudoise de Lausanne par Dominique Gevrey, selon une source proche du dossier.

"Ce n'est pas Dominique Gevrey qui connaissait Michel Luc mais la société Renault. Renault a décidé de traiter directement avec lui en évitant le prestataire qui avait auparavant son contact", souligne Me Baduel.

La "source" de Renault de plus en plus transparente

H.M. Hervé Martin - 96e ANNEE- N° 4717 - 23 mars 2011 - Le Canard enchaîné
http://www.lecanardenchaine.fr/une4717.html

DOMINIQUE GEVREY, le numéro 2 de la sécurité de Renault, a finalement livré le nom de la "source" qui lui a fourni
les numéros de comptes bancaires bidons justifiant le licenciement des trois cadres "espions".

Mis en examen, le 13 mars, pour escroquerie, il est passé à table devant le juge Hervé Robert.

"Il a donné le nom passe-partout d'un homme soi-disant proche des services secrets belges - il ne sais pas lesquels -
et complètement impossible à identier", s'amusent les enquêteurs.

Où travaille-t-il, M. Dupont ? Gevrey ne sait pas. Ni, d'ailleurs, où il habite.

Avait-il au moins le téléphone ? Oui, mais le flic privé de Renault ne le connaît pas davantage, car la "source" changeait
de portable après chaque appel. Seule indication certaine: cet informateur d'élite n'était pas pressé d'être payé.

Les enquêteurs ont retrouvé l'essentiel des 245 000 euros censés le rémunérer: ils ont été versés par Renault, il y a
six mois, sur deux comptes appartenant à Gevrey, à Lausanne et à Dubaï.

Les flics sont sceptiques. On se demande bien pourquoi.


Actualité > Faits divers Exclusif. Affaire d'espionnage : le témoignage du faux facturier de Renault

Propos recueillis par Élisabeth fleury | Publié le 01.04.2011 http://www.leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-d-espionnage-le-temoignage-du-faux-facturier-de-renault-01-04-2011-1387899.php

Michel Luc,mis en examen dans la fausse affaire d’espionnage, raconte pour la première fois pourquoi il a accepté de rédiger des factures et de percevoir des sommes d’argent.

Ex-employé d’une société spécialisée dans la sûreté et l’intelligence économique, Michel Luc, 50 ans, a été mis en examen pour « faux » et « escroquerie en bande organisée » par le juge Hervé Robert, chargé de l’affaire Renault. A la demande de Dominique Gevrey, un des responsables de la sécurité de la firme automobile aujourd’hui incarcéré, cet ancien parachutiste avait accepté de facturer de fausses prestations au groupe automobile en échange d’une rémunération.

Pour la première fois, il accepte de s’en expliquer.

Comment avez-vous été impliqué dans cette affaire Renault ?

Michel Luc. Dominique Gevrey, que je connaissais depuis quelques années dans le cadre de mes activités, m’a contacté dans le courant del’été 2010. Renault s’apprêtait, selon lui, à confier des études de solvabilité en Tunisie à une personne qui ne pouvait pas les facturer. Il m’a demandé si, en échange d’une petite rémunération, j’accepterais d’émettre les factures à sa place. Je n’ai pas réfléchi très longtemps. L’entreprise Renault, pour moi, c’est une belle référence. Dominique Gevrey en était son Monsieur Sécurité. Son passé de militaire plaidait en sa faveur. J’ai dit oui en toute confiance.

Que facturiez-vous au juste ?

Selon l’intitulé de la prestation, il s’agissait de « recherches d’information sur des entreprises et études de solvabilité ». Rien de suspect. Sur les factures figuraient d’ailleurs mon nom, mon numéro de téléphone ainsi que mon adresse électronique.

Comment se passaient les transactions ?

Les virements de Renault ont commencé début septembre. A chaque fois, c’était des sommes assez modestes pour une entreprise de cette taille : autour de 10 000 €, 30 000 maximum. J’en remettais un tiers, en cash, à Dominique Gevrey. Les deux tiers restants, je les virais à sa demande sur un compte à la banque vaudoise.

Combien touchiez-vous ?

Sur chaque facture, Dominique Gevrey m’accordait une petite part. Cela tournait autour de 10% du montant total. Avec ça, je payais notamment mes frais de déplacement.

Comment lui remettiez-vous le cash ?

En mains propres. Sur cette période, j’ai effectué plusieurs allers-retours depuis l’étranger où je réside. On se retrouvait à l’aéroport d’Orly ou à Paris même. Je lui remettais l’argent dans une enveloppe. Jamais plus de 10000 € à chaque fois.

Toutes ces précautions ne vous paraissaient-elles pas bizarres ?

Dominique Gevrey m’avait expliqué que son informateur ne devait pas être identifié et que ce travail devait rester confidentiel. Je pensais qu’il avait ses raisons. Cela peut paraître bizarre, vu de l’extérieur, mais à partir du moment où Renault payait les factures que j’émettais, je n’avais aucune raison de me méfier.

Jusqu’à quand se sont prolongés ces virements ?

Le dernier remonte à la mi-février. Il a été effectué sur un compte de la Barclay’s que j’ai ouvert à Dubaï, en novembre dernier, au moment où je créais ma propre société. Son montant, 143000 €, correspond au règlement de plusieurs factures. Je n’y ai pas touché.

D’après l’enregistrement clandestin d’une réunion du 14 février, les dirigeants de Renault se posaient pourtant pas mal de questions à cette époque…

Je n’en savais rien. Quinze jours auparavant, lors d’un bref séjour à Paris durant lequel mon employeur m’avait licencié, j’avais demandé des explications à Dominique Gevrey. Il m’avait rassuré. Ses déclarations corroboraient celles, publiques, des dirigeants de Renault. Ce n’est qu’à la DCRI, où j’ai été entendu par les enquêteurs, que j’ai eu vent pour la première fois de toute l’histoire. A cette époque, les policiers recherchaient l’informateur de Dominique Gevrey. Personne n’évoquait l’hypothèse d’une escroquerie.

Aujourd’hui, vous êtes considéré comme le complice de Gevrey…

Carlos Ghosn, qui est entouré d’une foule de conseillers, était certain que Dominique Gevrey avait une source dont les informations étaient fiables. Et l’on me reproche, à moi qui suis seul à à l’étranger, d’avoir cru en lui! Dans cette affaire, j’ai moi aussi été manipulé. Et je m’étonne que Renault se présente en victime, alors que c’est le groupe automobile qui a mis en place le système des fausses factures auquel j’ai accepté, pour rendre service, de me prêter.


La Chine invite la France à plus de retenue après l'affaire Renault

le 17/03/2011
http://www.agefi.fr/articles/La-Chine-invite-France-retenue-laffaire-Renault-1172517.html

Avant d'accuser injustement un pays, il faut vérifier les faits, a déclaré jeudi le ministère des Affaires étrangères chinois, qui faisait ainsi référence aux excuses des dirigeants de Renault envers les trois cadres accusés à tort d'espionnage industriel.

Cette affaire a généré des tensions entre la Pékin et Paris lorsqu'une source proche du gouvernement français a fait savoir que les enquêteurs suivaient une piste chinoise alors que l'enquête officielle n'avait pas encore démarré.

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Affaire Renault : les officines privées pointées du doigt

09-03-2011 Alexandre Zalewski http://www.metrofrance.com/
http://www.metrofrance.com/info/affaire-renault-les-officines-privees-pointees-du-doigt/pkci!taQMvDyH6QzByBD9ztgYqw/

L’affaire d’espionnage qui a ébranlé le constructeur automobile français jette une fois de plus l’opprobre sur les officines privées, qui comptent plus de 200 000 agents, détectives, vigiles ou salariés de cabinets d’intelligence économique.

Le secrétaire général du Syndicat national des agents de recherches privées reconnaît ainsi que l’affaire Renault “jette encore une fois une ombre sur notre profession”.

La semaine dernière, le député UMP du Tarn Bernard Carayon estimait que le milieu devait être assaini et que certains cabinets d’intelligence économique faisaient “de la tricoche comme on dit, c’est-à-dire de l’espionnage, des filatures”.

Pour Hervé Séveno, patron de la Fédération des entreprises des professionnels de l’intelligence économique (Fepic), la loi sur la sécurité intérieure, la Loppsi II, va dans le bon sens : “le secteur a vocation à être mieux encadré et mieux référencé”.

Le texte prévoit ainsi la création du Conseil national des activités de sécurité privée (Cnaps). Celui-ci contrôlera les activités de sécurité privée, et aura une mission “disciplinaire”, pouvant aller jusqu’à l’exclusion.

Une vraie avancée pour un secteur où “1 000 entreprises de sécurité privée se créent chaque année”, estime Claude Tarlet, le président de l’Union des entreprises de sécurité (USP).

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Affaire Renault : le parquet de Paris va enquêter à l’étranger

Elisabeth Fleury | Publié le 27.01.2011, 07h00
http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-renault-le-parquet-de-paris-va-enqueter-a-l-etranger-27-01-2011-1244932.php

Alors que Renault refuse de révéler aux enquêteurs la source qui lui a permis d’identifier les espions présumés, les investigations s’accélèrent en France et à l’étranger.

L’enquête pour « espionnage et corruption » visant trois cadres de Renault s’accélère. Le parquet de Paris a demandé la « coopération pénale » de plusieurs pays, notamment la Suisse. Objectif : identifier les comptes bancaires qui auraient pu être ouverts « par des agents corrupteurs » au profit de Matthieu Tenenbaum, Michel Balthazard et Bertrand Rochette, les cadres de Renault licenciés début janvier.

En attendant le résultat des investigations internationales, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) multiplie les actes sur le territoire français. Les responsables de la sécurité de Renault ont ainsi été entendus la semaine dernière et, comme l’a révélé hier « le Parisien » - « Aujourd’hui en France », les ordinateurs des trois cadres suspects ont été saisis mardi soir lors d’une perquisition sur le site de Guyancourt (Yvelines). Malgré cela, de très nombreuses zones d’ombre continuent de planer sur le dossier.

La mystérieuse « source extérieure » de Renault

Alerté par deux lettres anonymes reçues à quatre mois d’intervalle, Renault lance une enquête fin août. En marge de ses investigations internes, le constructeur fait appel à une « source extérieure » qui, en quatre mois, réalise un tour de force : identifier à l’étranger les comptes bancaires destinés à recevoir l’argent de la corruption. L’identité de cette source extérieure est aujourd’hui le secret le mieux gardé de toute l’affaire. « Elle aurait été rémunérée via une société écran installée autour du bassin méditerranéen », croit savoir une source proche du dossier. La DCRI, qui souhaite entendre ce précieux informateur, se heurte de la part de Renault à un mur de silence. « L’énergie dépensée pour dissimuler son identité a de quoi rendre perplexe », ajoute un professionnel de l’intelligence économique.

Une volonté de discrétion

Les méthodes d’investigation de Renault auraient-elles été peu orthodoxes? « Ce qu’a fait Renault avant de saisir le parquet ne vaut rien, lâche un enquêteur. Il faut repartir à zéro. » Une chose est sûre : avant que l’affaire ne soit médiatisée, le constructeur automobile a tenté de régler les choses discrètement.

« La direction avait conscience d’être en face de quelque chose de très grave, indique Me Jean Reinhart, l’avocat de la firme. Mais elle ne voulait pas traumatiser ses cadres. Elle ne les considère pas comme des fraudeurs professionnels, mais considère qu’ils ont voulu saisir une occasion. »

Le 3 janvier, lors de leur mise à pied immédiate, les trois hommes se voient proposer un départ discret. « Vous gardez l’argent, vous démissionnez et on en reste là », aurait glissé le responsable juridique de Renault à l’issue de son entretien avec Matthieu Tenenbaum.

Les pistes envisagées

Véritable opération d’espionnage, menée au profit d’intérêts chinois? Tentative de déstabilisation commerciale orchestrée par un concurrent? Coup de pub risqué? Règlement de comptes interne? Dans un dossier où la rumeur règne, toutes les hypothèses sont envisagées. « Pour l’instant, nous n’avons aucune piste », s’agacent les enquêteurs. Chargé de la défense de Matthieu Tenenbaum, Me Thibault de Montbrial est formel : « Si Renault avait saisi la DCRI dès le début, on n’en serait pas là. Les soupçons auraient été levés, les trois cadres travailleraient toujours et personne n’aurait entendu parler de cette histoire. »

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SOCIÉTÉS DE SÉCURITÉ ÉTRANGÈRES
GEOS, l’arbre qui cache la forêt


07 Février 2011 - Tarek Hafid - lesoirdalgerie.com

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/02/07/article.php?sid=112523&cid=2

L’affaire d’espionnage présumée dont a été victime le constructeur français Renault pose, de nouveau, la problématique de la présence des sociétés de sécurité étrangères en Algérie. GEOS, Risk&Co, Contrôle Risk, Erys sont autant d’opérateurs qui interviennent, en toute illégalité, dans un secteur hautement sensible.

Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Luc Michel, l’homme par qui le scandale est arrivé. Cet ancien officier des forces spéciales de l’armée française aurait fourni au constructeur automobile Renault des informations sur l’existence d’opérations d’espionnage au profit d’industriels chinois. Il s’avère que toutes ces informations ont été récoltées puis transmises à partir d’Alger, Luc Michel étant, jusqu’au 1er février, directeur des opérations de l’antenne locale de GEOS, le principal groupe français de sécurité. En agissant en «free lance» (c’est la version présentée par son ex-employeur), il est définitivement sorti de l’ombre après avoir activé dans la plus totale discrétion. Installé à Alger depuis 1994, il a rejoint officiellement l’équipe de GEOS Algérie en 2007, au plus fort des attentats kamikazes qui ont ciblé la capitale. Client assidu d’un restaurant italien des hauteurs de la ville, Luc Michel est connu pour être un grand spécialiste du dossier sécuritaire algérien. Son départ «forcé» constitue donc une perte réelle pour GEOS.

Illégalité

Le scandale franco-français ne doit surtout pas occulter une réalité bien algérienne : les activités de GEOS se déroulent dans la plus totale illégalité. Cela est valable pour l’ensemble des sociétés étrangères de sécurité. Cette situation n’est pas nouvelle, elle dure depuis plusieurs années. «Nous n’avons pas délivré d’agrément à ces sociétés étrangères. Elles n’ont aucune activité en Algérie», avait déclaré Nouredine-Yazid Zerhouni, alors ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales (voir Le Soir d’Algérie du 25 mai 2009). Quelques mois plus tard, Abdelkader Ouali, le secrétaire général de ce département, avait adressé un sérieux rappel à l’ordre à l’ensemble des sociétés privées de gardiennage afin qu’elles n’entretiennent aucune relation avec ces opérateurs étrangers. «Les textes qui régissent les activités de gardiennage, de transport de fonds et de produits sensibles (décret législatif n°16-93 du 4 décembre 1993 ainsi que ses textes d’application) explicitent les conditions et les modalités d’exercice de ces activités afin d’éviter les dérives et les dépassements. Dans le cadre du suivi des activités de ces entreprises, des dépassements ont été constatés en matière de sous-traitance et de partenariat au profit de sociétés étrangères dans le domaine des prestations de sécurité. Ces actes sont considérés comme une violation dangereuse du cadre réglementaire et exposent les contrevenants à de sévères sanctions. (…) Les risques que comportent ces violations m’incitent à vous rappeler que vous êtes tenu de vous conformer pleinement à la législation et aux directives (du ministère de l’Intérieur) afin d’éviter toute forme de partenariat avec des sociétés étrangères dans le domaine des prestations de sécurité », précise cette note datée du 12 août 2009 (voir Le Soir d’Algérie du 27 août 2009).

Chasse-gardée

Mais il semble que rien n’ait changé depuis. Le marché de la sécurité en Algérie reste une chasse-gardée que se partage une trentaine de groupes étrangers. Ils sont essentiellement d’origine française. Il y a bien sûr GEOS, Risk&Co, Control Risk ou encore Erys. Ils s’accordent un semblant d’existence «légale» en s’inscrivant au Centre national du registre du commerce (CNRC) sous couvert du statut d’agence de consulting et disposent tous de bureaux de représentation à Alger. Mais l’essentiel de leurs relations commerciales est traité en Europe selon un système bien rodé. Lorsqu’une entreprise décroche un contrat en Algérie, elle fait appel à un groupe de sécurité pour prendre en charge la gestion sécuritaire. Ce dernier élabore des études en se basant sur des informations sécuritaires qu’elle collecte à différents niveaux. Des informations hautement sensibles qui, théoriquement, ne relèvent que des services de sécurité. Au terme de cette première phase, la société de sécurité présente à son client un «plan de défense du site». Comme son nom l’indique, ce document comprend toutes les données en termes de menaces, de risques ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour y faire face. Mais voilà, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de défense d’un site industriel sont strictement réglementées en Algérie. Elles sont du ressort exclusif de la Commission de sécurité de wilaya. Présidée par le wali, cette instance est composée du commandant de groupement de la Gendarmerie nationale, du chef de Sûreté de wilaya, du commandant du secteur opérationnel de l’ANP, du directeur de la Protection civile et du représentant du CTRI. Ce document est d’autant plus sensible qu’il représente un segment du plan de défense national. Mais voilà, toutes ces informations sont détournées et vendues au prix fort. Généralement, il n’existe aucune trace de ces prestations en Algérie puisqu’elles sont échangées à l’extérieur du pays.

Violation

Outre les services de consulting, les groupes comme GEOS se chargent également du suivi des opérations durant la phase de réalisation du projet ou, à plus long terme encore, lorsqu’il s’agit d’une unité de production. Afin d’assurer cette mission, les sociétés font appel à des «personnels très qualifiés ». Ce sont généralement d’anciens officiers des services de renseignement, des gendarmes, des policiers et des officiers de troupes d’élite, des légionnaires notamment. Officiellement, ces hommes occupent le poste de «coordinateur logistique» alors que sur le terrain, ils agissent en qualité de chef de la sûreté. Pour la relève mensuelle, ou back-to-back, la société engage un remplaçant qui, généralement, entre sur le territoire algérien avec un visa d’affaire ou de tourisme. Ce dernier n’est jamais déclaré auprès des organismes algériens chargés du travail et de la sécurité sociale. En plus d’avoir sous ses ordres des dizaines d’agents de sécurité algériens, le chef de sûreté a également pour mission de transmettre tous types d’informations à l’antenne d’Alger. De par son implantation, GEOS peut aujourd’hui avoir une vue d’ensemble de la situation sécuritaire du pays. Autant dire que les violations des principes de base souveraineté sont multiples. Mais le plus étrange dans ce business reste le silence des autorités algériennes. Comment expliquer que des entreprises étrangères puissent activer en totale illégalité dans un secteur aussi sensible. La question reste, aujourd’hui encore, sans réponse.

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Ils sont reconnus coupables d’espionnage pour le compte de la France
Des peines de 10 ans de prison ferme pour trois Algériens à Annaba


Nacer Ayadi 08/04/2011 http://www.tsa-algerie.com

http://www.tsa-algerie.com/divers/des-peines-de-10-ans-de-prison-ferme-pour-trois-algeriens-a-annaba_15141.html

Le Tribunal criminel d’Annaba a condamné, jeudi 7 avril, trois personnes à dix ans de prison pour trahison dans une affaire d’espionnage au profit de la France. B.K, 41 ans sans profession,  H.R,  29 ans, ouvrier,  résidant tous deux à Besbès dans la wilaya d’El Tarf et O.N, technicien supérieur en informatique, résidant à Souk Ahras ont été reconnus coupables de trahison. Une femme de 29 ans, répondant aux initiales de H.S, nièce du premier inculpé et fiancée du technicien supérieur a été condamnée à une peine de six mois de prison avec sursis pour  le délit de non dénonciation de crime.

L’affaire remonte au 12 juillet 2009. B.K s’est présenté à la sûreté de wilaya d’El Tarf afin d’avouer qu’il travaille pour les services de renseignements français installés au consulat de France à Annaba. Il est alors arrêté pour être remis aux enquêteurs du DRS. L’enquête conduit aux deux complices. Ils ont à leur tour été arrêtés et interrogés.
 
Selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, les déclarations des trois individus concordaient au détail près. Ils ont tous reconnus avoir pris attache avec le consulat de France à Annaba pour proposer leurs services comme agents de renseignements. Ils sont alors pris en charge par M. Patrice Maton, vice‑consul mais dont les fonctions réelles,  établies plus tard, le désignent comme attaché militaire.
 
Le deal passé entre les futurs agents et le responsable français est que celui‑ci s’engageait à leur délivrer un visa et qu’ils pourraient s’installer en France à l’issue de leurs missions. Dans un premier temps, ceux‑ci furent chargés de collecter des renseignements sur des sites sécuritaires et stratégiques pour ensuite faire des prises de vue qu’ils remettaient au vice‑consul après avoir pris rendez‑vous.
 
Ainsi, le siège de la Présidence de la République, le ministère de la communication, de la défense nationale, la prison civile de Serkadji, le réacteur nucléaire de Aïn Ouessera, le commandement régional de la gendarmerie nationale à Constantine, les sièges de la 4e et de la 5e Régions militaires ainsi que la raffinerie de Skikda, les barrages fixes établis sur les principaux axes routiers, la caserne d’El Allelik à Annaba, celle des troupes aéroportées de Biskra  et tout le périmètre de la 1ère brigade blindée de Téléghma ont été pris en photo à l’aide de téléphone portable, selon l’arrêt de renvoi.
 
Puis ce fut au tour de O.N de prendre le relais en transmettant via Internet tous les éléments recueillis sur un site communiqué par Patrice Maton qui mit à sa disposition un micro portable de marque Toshiba. Lors de l’audience, le ministère public a requis la peine capitale contre les accusés, que tout accablait (photos, fax et autres). Les avocats ont bien tenté de disculper leurs clients mais le tribunal n’a pas suivi.
 
Interrogée par TSA, une source diplomatique française à Alger a expliqué que « la France n’a rien à voir avec ce dossier. C’est une affaire à dormir debout ! ».


Accusés d’espionnage, 10 ans de prison pour 3 Algériens

Ahmed Zougari 2011.04.08 http://www.echoroukonline.com

http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=8554

Le tribunal criminel près la Cour d’Annaba a rendu, jeudi soir, son verdict sur une grave affaire d'espionnage au profit du consulat de France d'Annaba qui a failli déstabiliser la sécurité intérieure du pays, ces dernières années.

Le tribunal a prononcé des peines de 10 années de prison ferme à l’encontre de trois  individus ( un militaire en retraite son associé et l’oncle de ce dernier) pour espionnage et trahison  au profit du  consulat français à Annaba.  Le tribunal a en outre prononcé une peine de six  mois de prison ferme à l’encontre de la sœur du deuxième inculpé pour ne pas avoir alerté les services de sécurité sur cette affaire.

Cette affaire remonte à 2006 quand N.Reda et B.Khemissi se sont présentés au consulat de France à Annaba pour déposer leurs demandes de visas. Les deux accusés ont saisi cette occasion pour offrir leurs services à la partie française. Il s’agissait de lui fournir des photos et des vidéos sur les services de sécurité algériens, notamment l’Armée nationale populaire et la Gendarmerie nationale.  Les  mis en cause sont originaires de la wilaya d’El Tarf.

15 jours après le dépôt de leurs demandes de visas, le consul français à Annaba qui occupait en même temps le poste d’attaché militaire a contacté les deux accusés et les a rencontrés dans la région de Besbes dans la wilaya d’El Tarf. Lors de cette rencontre, le consul français leur avait demandé de lui fournir des photos et des renseignements sur les unités de l’ANP et de la Gendarmerie nationale. Ainsi les deux inculpés ont pris des photos de plusieurs institutions militaires et sécuritaires qu’ils ont remises au consul qui leur a remis une somme de 40 millions de centimes pour chacun d'eux.

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Alliot-marie évoque une assistance sécuritaire pour tunis et alger

Paris propose des cours de répression

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie


liberte-algerie.com - Par : Azzeddine Bensouiah - Jeudi 13 Janvier 2011

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=148965&titre=Paris%20propose%20des%20cours%20de%20r%E9pression

Vidéo : Les vacances tunisiennes 2010/2011 de Michèle Alliot-Marie (MAM)
http://www.youtube.com/watch?v=s2umqU8uqLc&feature=player_embedded

La France s’invite, d’une drôle  de manière, dans les émeutes qui ont secoué l’Algérie  et qui secouent toujours la Tunisie, en proposant ses services de répression des émeutes.

Par le biais de sa ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, la France officielle propose à la Tunisie et à l’Algérie “son savoir-faire” dans la gestion des questions sécuritaires lors des manifestations publiques.

“Le savoir-faire, reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité, permet de régler des situations sécuritaires de ce type.


C'est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays de permettre dans le cadre de nos coopérations d'agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité”, a-t-elle dit.

Critiquée à l’Assemblée nationale française par les députés de l’opposition sur la retenue française au sujet de la situation en Tunisie, la ministre française des Affaires étrangères, Mme Alliot-Marie, a indiqué mardi dernier que le gouvernement français “ne peut que déplorer qu'il puisse y avoir des violences qui concernent ces peuples amis”, selon des propos rapportés par l’AFP, ajoutant que “la priorité doit aller à l'apaisement après des affrontements qui ont fait des morts”.

“Notre premier message doit être celui de l'amitié entre les peuples français et tunisien, et on ne doit pas s'ériger en donneurs de leçons face à une situation complexe”, a-t-elle dit à propos de la Tunisie, tout en invitant les dirigeants à “mieux prendre en compte les attentes” des populations.

La diplomate française a expliqué le mécontentement social et politique par “énormément d'attentes de la part des jeunes, particulièrement de jeunes formés, de pouvoir accéder au marché du travail”.

“Le président Nicolas Sarkozy entend, dans le cadre du G8 et du G20, répondre aux préoccupations et aux besoins qui sont ceux de la Tunisie et de l'Algérie en la matière”, a-t-elle affirmé. Le message officiel que Paris entend délivrer, même s’il s’éloigne de l’insolente ingérence prônée par Bernard Kouchner, n’en constitue pas moins une ingérence “soft”.

Que veut dire, en effet, cette proposition de mettre son “savoir-faire” en matière de répression des émeutes ? En dehors du fait qu’elle porte en elle l’éternelle arrogance française consistant à considérer les autres, surtout ceux du Tiers-Monde, comme étant incapables de gérer les situations délicates, comme les émeutes ou encore les prises d’otages, il y a lieu de relever cette ambiguïté du discours officiel français, qui consiste à dire : on va vous aider à réprimer, sans causer de morts ! En fait, si ambiguïté il y a, c’est en raison de la nature des relations qu’entretient Paris avec Alger et Tunis.

La droite française, et Nicolas Sarkozy en premier, tient à ce que les relations traditionnelles, et les gros intérêts de la France, soient maintenus, même si elle ne peut pas faire la sourde oreille à ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée, et même si elle doit répliquer aux flèches de la gauche, connue pour ses positions interventionnistes, à quelques encablures de l’élection présidentielle française.

Toutefois, la droite de Sarkozy, qui propose d’être le porte-parole et “le sauveur du Maghreb”, lors des prochains sommets du G8 et du G20, fait dans le paternalisme qui n’a aucune chance d’apporter un quelconque changement, sauf, peut-être lui donner une “bonne conscience” dans la campagne électorale à venir.

Le G8 et le G20, c’est connu, ne distribuent pas l’argent à tort et à travers. L’on se souvient des promesses données aux dirigeants africains, lors du lancement du Nepad et des suites qui leur ont été réservées.

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Alliot-Marie veut “pacifier” l’Afrique du Nord

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie

liberte-algerie.com - Jeudi 13 Janvier 2011 Par : Mustapha Hammouche - musthammouche@yahoo.fr  

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=148984

Vidéo : Les vacances tunisiennes 2010/2011 de Michèle Alliot-Marie (MAM)
http://www.youtube.com/watch?v=s2umqU8uqLc&feature=player_embedded

C’est une étrange proposition que celle publiquement faite par la ministre française des Affaires étrangères aux autorités algériennes et tunisiennes. “Le savoir-faire, reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité, permet de régler des situations sécuritaires de ce type”.

Alliot-Marie explique le soulèvement par “énormément d'attentes de la part des jeunes, particulièrement de jeunes formés, de pouvoir accéder au marché du travail”, et nous assure que “le président Nicolas Sarkozy entend, dans le cadre du G8 et du G20, répondre aux préoccupations et aux besoins qui sont ceux de la Tunisie et de l'Algérie en la matière”.

On voit mal comment il compte s’y prendre pour créer des emplois au Maghreb, quand on voit le nombre de jeunes Français qu’il n’arrive déjà pas à occuper.

En attendant, apprécions l’intention, mais considérons aussi le projet de transfert du “savoir-faire” destiné à régler les “situations sécuritaires”, puisque c’est ainsi que MAM résume les mouvements de revendication politico-sociale qui s’expriment, actuellement, chez nous et chez nos voisins.

Sous quelle forme allons-nous bénéficier du savoir-faire “reconnu dans le monde entier des forces de sécurité” françaises, comme le précise Alliot-Marie ? S’agit-il de transporter des bataillons de CRS vers Tunis et Alger ? Ou bien s’agit-il, pour la police française, de refiler à ses homologues de cette rive-ci les secrets de ses méthodes ?

Outre que la proposition pose un problème de considération de la souveraineté des États qu’elle veut défendre contre sa population, Alliot-Marie n’a apparemment pas peur de réveiller des souvenirs des peuples, historiquement victimes du “savoir-faire” policier de la France.

Ces souvenirs sont faits, en ce qui concerne l’Algérie, du 11 Décembre 1960 à Alger, au quartier Belcourt, et du 17 Octobre 1961 à Paris, par exemple. Avec un tel crédit, suggérer la sous-traitance du maintien de l’ordre pour le compte des régimes de ses anciennes colonies reviendrait à vouloir organiser un jubilé de ratonnades de triste mémoire.

La déclaration de la responsable de la diplomatie française, faite devant les parlementaires français, n’est pas à confondre avec une offre de compétence ou de moyens discrètement de gouvernement à gouvernement qui se soutiennent.

On peut comprendre que les modes d’expression des jeunes Algériens et Tunisiens ne conviennent pas à l’idée qu’elle se fait de la manière dont on doit traiter des régimes “amis” ; mais l’image de la France, déjà suffisamment ternie par son silence complice habituel devant les massacres récurrents au Maghreb, n’est  pas bonifiée par une offre qui constitue un affront aux souffrances, aux sacrifices et sévices que subissent en général les Maghrébins qui luttent pour leurs droits.

Ainsi, après la métropole voudrait soutenir l’effort de “pacification” et mater cette nouvelle révolte d’indigènes en Afrique du Nord       ! Sans être de ceux qui voient partout la résurgence du fantasme colonial, on ne peut que trouver dans le fait de réduire une crise sociopolitique complexe, même si elle est marquée par des “casses”, à une situation sécuritaire, l’expression d’une représentation colonialiste de l’ordre public.

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Il Y A DES EQUIVALENTS ALGERO-FRANCAIS (France Algérie) DE CETTE AFFAIRE KARACHI
BIENTOT DES INFORMATIONS ET SURTOUT DES NOMS CONCERNANT LES EQUIVALENTS ALGERO-FRANCAIS (France Algérie)  ?
police

Affaire Karachi : un porteur de "mallettes de billets" de la campagne Balladur témoigne

LEMONDE.FR avec AFP | 06.03.11 | 11h07  •  Mis à jour le 06.03.11 | 11h07
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/06/affaire-karachi-un-porteur-de-mallettes-de-billets-de-la-campagne-balladur-temoigne_1489151_823448.html

Tous les trois jours environ, j'allais déposer de l'argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord", raconte dimanche au Parisien un ancien membre de l'association de financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, entendu comme témoin dans l'enquête sur l'affaire Karachi.

"En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à 22 dépôts (...). Cela pouvait aller de 100 000 à 500 000 F maximum (15 000 à 75 000 euros environ) car la mallette ne pouvait pas contenir plus", déclare Alexandre Galdin, 43 ans, entendu le 25 février par le juge Renaud van Ruymbeke, précise le journal.

M. Galdin ajoute qu'il ne connaissait pas l'origine des fonds. "Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait", dit-il.

Le 26 avril 1995, "le volume d'argent était tel que ce n'est pas une mallette mais une valise en faux cuir marron, de très mauvais goût, que j'ai apportée à la banque", poursuit-il, estimant à "peut-être 3 millions de francs, soit l'équivalent de six mallettes", le montant de ce dépôt. Ce jour-là, le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean, l'accompagnait, dit-il.

Entendu le 15 février comme témoin assisté par le juge van Ruymbeke, chargé d'enquêter sur un volet financier de l'affaire Karachi, M. Galy-Dejean avait fait état d'un dépôt en espèces de 3 millions de francs le 26 avril 1995, selon son PV d'audition cité par Le Monde et Médiapart. Il s'était en revanche affirmé incapable d'expliquer un versement de 7 millions de francs en faveur du candidat battu en 1995.

Au printemps 2010, le quotidien Libération avait fait état d'un document récapitulant un versement de 10 millions de francs (1,5 million d'euros) au Crédit du Nord ce même 26 avril. La justice s'interroge sur l'existence d'éventuelles rétrocommissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan qui auraient été destinées au financement de la campagne présidentielle de l'ex-premier ministre. Edouard Balladur juge "parfaitement infondées" les allégations d'un financement politique occulte.

Les juges Marc Trévidic et Yves Jannier suivent de leur côté la piste d'un arrêt des commissions sur un contrat d'armement franco-pakistanais signé en 1994 pour expliquer l'attentat de mai 2002 qui avait tué 15 personnes, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN).


L’incroyable confession d’un trésorier politique
Élisabeth Fleury et Sébastien Ramnoux | Publié le 06.03.2011, 07h00

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-incroyable-confession-d-un-tresorier-politique-06-03-2011-1345003.php

EXCLUSIF. Alexandre Galdin, qui travaillait à la campagne électorale d’Edouard Balladur en 1995, raconte comment il transportait de grosses sommes d’argent liquide. Il a été entendu comme témoin dans l’enquête sur l’affaire Karachi.

Lors de la campagne présidentielle de 1995, il fut le « porteur de valises » de l’Association de financement de la campagne d’Edouard Balladur (Aficeb). Alexandre Galdin, 43 ans, a été entendu le 25 février comme témoin par le juge Renaud Van Ruymbeke, tout comme l’avait été, quelques jours auparavant, l’ex-trésorier de l’Aficeb, René Galy-Dejean. Devant le magistrat du pôle financier, les deux hommes ont chacun fait part de leurs doutes sur la provenance des fonds utilisés durant la campagne. Leurs auditions, capitales, viennent contredire l’assurance affichée jusqu’à présent par les proches d’Edouard Balladur. Elles jettent une lumière crue sur le financement d’une candidature que l’on disait « gagnée d’avance ».
Dans le cadre de son enquête sur l’attentat de Karachi, le juge Van Ruymbeke veut savoir si la campagne d’Edouard Balladur a pu être financée par des rétrocommissions liées aux contrats d’armement Agosta (Pakistan) et Sawari II (Arabie saoudite). Avec, en ligne de mire, cette obsédante question : l’arrêt brutal du versement des commissions, ordonné par Jacques Chirac au lendemain de sa victoire, peut-il être à l’origine de l’attentat de Karachi qui, le 8 mai 2002, a coûté la vie à onze ingénieurs français de la direction des constructions navales?

Dans quelles circonstances avez-vous été amené à travailler pour l’Aficeb?

ALEXANDRE GALDIN. René Galy-Dejean, dont j’avais été l’assistant parlementaire, m’a demandé en janvier 1995 de le rejoindre à l’Aficeb, qui venait d’être créée pour les besoins de la campagne et dont il avait été nommé trésorier. Il souhaitait que j’étoffe son équipe, installée au dernier étage du quartier général de la campagne, au 84, rue de Grenelle. La cellule de trésorerie était alors composée de deux personnes, un homme et une femme, déjà en place avant son arrivée. Débarquant de mon service militaire, je suis allé les rejoindre. Nous étions les « petites mains » de la campagne.

En quoi consistait votre travail?

Nous faisions des copies de chèques, nous tenions des registres, c’était un travail très paperassier. Et puis, tous les trois jours environ, j’allais déposer de l’argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord.

Comment cela se passait-il?
C’était toujours le matin. On me confiait une mallette. Je la portais à pied jusqu’à la banque, où j’en déposais le contenu. L’argent était compté. On me faisait signer un bordereau. Et je rentrais au siège de la campagne. En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j’ai dû procéder à vingt-deux dépôts.

De quelles sommes s’agissait-il? Sous quelles coupures?

Cela pouvait aller de 100 000 à 500 000 F maximum (NDLR : environ de 15 000 à 75 000 €), car la mallette ne pouvait pas contenir plus. L’essentiel des coupures était constitué de billets de 500 F (75€). Mais il y avait aussi, en proportion très faible, des coupures plus petites, de 10 F ou 50 F (de 1,50 à 7,50 €). Ce mélange répondait sûrement à une volonté de dissimulation.

Connaissiez-vous la provenance de ces fonds?

Non. On ne me le disait pas et personne ne posait vraiment la question. En mon for intérieur, je pensais alors qu’il s’agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait.

Etiez-vous toujours seul lors des dépôts?

Oui. Sauf la dernière fois. Ce jour-là, le 26 avril, René Galy-Dejean m’accompagnait. Il faut dire que le volume de ce dépôt était particulier.

Pourquoi?

Ce matin-là, quand je suis arrivé au siège de l’association à 9 heures, nos bureaux étaient recouverts de dizaines de hautes piles de billets de 500 F. Un spectacle incroyable. J’étais stupéfait. « Qu’est-ce que c’est? », ai-je demandé. La réponse qu’on m’a faite, en substance, c’était : « Ne pose pas de questions. » Et je n’en ai pas posé.

Et à la banque?

Cette fois, le volume d’argent était tel que ce n’est pas une mallette mais une valise en faux cuir marron, de très mauvais goût, que j’ai apportée à la banque. Sans doute pour la même raison, René Galy-Dejean m’accompagnait. A la banque, ils ont tout compté. Je me souviens de leurs regards effarés devant le volume qu’ils avaient en face d’eux.

Cela représentait combien?

Je ne m’en souviens pas exactement. Peut-être trois millions de francs, soit l’équivalent de six mallettes.

A part René Galy-Dejean, qui fréquentait le 84, rue de Grenelle?

Tous les ministres du gouvernement Balladur y disposaient d’un bureau, le plus souvent occupé par un homme de confiance. On croisait Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire, Brice Hortefeux, Frédéric Lefebvre, Michel Barnier, François Fillon, François Léotard, Michel Giraud…

Avez-vous évoqué, avec eux, la question de la provenance de ces fonds?

Jamais.

Cet argent pouvait-il provenir des meetings ou des quêtes, comme l’a ensuite affirmé Edouard Balladur?

Non. C’était impossible. Les explications d’Edouard Balladur, à cet égard, sont évidemment mensongères.

Le 12 octobre, les comptes de la campagne d’Edouard Balladur ont été validés.
Oui. Et j’ai été très soulagé quand j’ai appris qu’Edouard Balladur avait désigné un autre mandataire que René Galy-Dejean pour les défendre devant le Conseil constitutionnel. Je savais que les explications officielles ne tenaient pas la route.

Que pensiez-vous de ces méthodes de financement?

C’était politiquement inavouable et moralement condamnable, mais je ne me sentais pas, alors, dans l’illégalité.

Croyez-vous toujours qu’il s’agisse des fonds secrets de Matignon?

Pour partie, peut-être. Mais pas seulement. Même si nous n’en parlions pas à l’époque, la thèse selon laquelle cet argent liquide pourrait provenir de rétrocommissions liées aux contrats d’armement me paraît également plausible. En tout cas, elle doit être explorée. Ma seule certitude, dans cette affaire, c’est que l’Aficeb et son trésorier, René Galy-Dejean, ont été instrumentalisés.

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Corruption : Un avion présidentiel dans la 4e dimension
6 mars 2011 par Patrimoine du Peuple

http://www.voltairenet.org/article168754.html
http://www.comite-valmy.org/

Réagissant aux propos tenus par Thierry Meyssan sur le site suisse Mecanopolis à propos d’un avion présidentiel français vendu secrètement par Michèle Alliot-Marie à ses amis tunisiens, le Comité Valmy a retracé le mystérieux itinéraire de cet appareil. L’opacité qui entoure la transaction et les déplacements de l’Airbus renforce les soupçons d’une vente illicite au clan Ben Ali avec rétro-commissions au clan Sarkozy.

Dix ans après ses révélations sur les attentats du 11 septembre, Thierry Meyssan est reconnu comme un journaliste d’investigation de tout premier plan et pour la fiabilité de ses sources. Aussi, quand il avance qu’il y aurait eu de graves irrégularités sur la vente d’un avion présidentiel Airbus A319 d’une valeur de 32 millions d’euros, il n’est pas inutile de procéder à quelques simples vérifications, ce que nous avons fait.

Il en ressort de très troublantes anomalies qui tendent à accréditer les terribles hypothèses du fondateur du Réseau Voltaire, dont voici un extrait de l’interview (voir la vidéo complète) : « On a vendu deux avions (ndlr : 2 Airbus A319, F-RBFA, cn1484 et F-RBFB, cn1556) pour en acheter un gigantesque et très bien équipé. Je voudrais savoir qui a vendu ça et à quel prix ça a été vendu. Je voudrais savoir pourquoi cet avion (ndlr : F-RBFB, l’autre, F-RBFA a été vendu au Sénégal, la vente a été négociée avec Karim Wade, fils du président, ce qui a fait scandale dans ce pays aux finances exsangues) a, en définitive, atterri dans les mains de l’ami de Madame Alliot-Marie (ndlr : Aziz Miled) en collaboration avec le beau-frère du président Ben Ali (ndlr : Belhassen Trabelsi). Je pense que les contribuables français seraient intéressés de connaître la réponse. » (ndlr : Thierry Meyssan montre ici une solution efficace, la voie judiciaire, dont le droit du contribuable à s’opposer à la dilapidation du patrimoine national)

1. Le registre de la DGAC

Première vérification, première anomalie : les deux Airbus présidentiels ne figurent plus dans le registre officiel de l’aviation civile, pas même à la rubrique des immatriculations radiées. [1]

Les recherches avec les immatriculations peintes sur les carlingues des appareils (voir photos jointes) ne donnent aucun résultat. L’A319 immatriculé F-RBFA, appareil officiel de la Présidence française depuis 2002, aujourd’hui vendu à la Présidence du Sénégal, n’aurait-il donc jamais existé ?

L’A319 immatriculé F-RBFB, celui que Thierry Meyssan suspecte d’avoir été irrégulièrement cédé par Mme Alliot-Marie aux compagnies propriétés du clan Trabelsi, n’aurait, lui non plus, jamais existé. Il faut rechercher les appareils avec leurs immatriculations précédentes (F-GXFA et F-GXFB, quand ils appartenaient encore au constructeur Airbus Industries) pour les retrouver dans le registre officiel français. Surprise, ils y apparaissent avec la mention « vendu à l’étranger » depuis 2002.

Quelqu’un aurait voulu faire croire qu’ils n’auraient jamais appartenu à l’État français de 2002 à 2010 qu’il ne s’y serait pas pris autrement !

Première question : qui a donné des ordres en ce sens aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile ?

2. L’absence totale de transparence

a) L’A319 F-RBFA vendu au Sénégal

S’il est très probable qu’un accord soit intervenu avec Karim Wade, [2] fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, rien n’a été rendu public sur une transaction qui a fait scandale au Sénégal et qui a été passée sous silence en France. Le prix final aurait été de 20,9 milliards de francs CFA [3], soit 32 millions d’euros. Rien ni personne pour s’assurer que ce prix soit la réelle valeur de l’appareil, un légèreté troublante de la part d’un pays qui ne serait capable que de mobiliser 350.000 euros pour venir en aide à la Tunisie récemment libérée.

« Le premier vient d’être vendu pour 32 millions d’euros à l’État sénégalais, qui devrait l’utiliser à partir de 2011, a précisé l’Élysée. Le second a fait l’objet d’un appel d’offres pour lequel, selon la même source, "des clients privés et des États se sont déjà déclarés intéressés"  ». [4]

b) L’A319 F-RBFB disparu dans la 4e dimension ? Repeint en blanc ?

Tout d’abord, l’appareil figure toujours en tête de la liste des aéronefs de la base de Villacoublay [Voir le site internet de la Base 107.]. Les appareils ici listés sont cliquables pour avoir plus de détails. Malheureusement, les liens ne fonctionnent pas et génèrent un message d’erreur...opportun ?

Pas un mot sur la mise en vente des appareils, le message d’erreur précité occulte le nombre d’A319 détenus par l’ETEC. Évidemment, pas un mot des appareils valant au total plus de 60 millions d’euros sur les sites officiels de vente des domaines, alors qu’une procédure d’une rigueur extrême est requise pour vendre de simples éléments d’uniformes militaires...

Le site airbusdeliveries.blogspot.com ajoute encore à la confusion en répertoriant l’avion vendu au Sénégal avec le numéro constructeur de l’un (cn1485 / F-RBFA) ayant pour immatriculation précédente le numéro de l’autre (cn1556 / F-RBFB) « avec des titres et le logo de queue, F-reg avant la livraison, (1485 F-URBSFA encore tout blanc) ex F-RBFB » [5]

Ces mentions laissent penser que l’opacité autour de l’appareil vendu au Sénégal viserait à introduire une confusion entre les deux appareils, voire que le second aurait été maquillé, "still all white".

3. L’historique des vols

D’après le site allemand libhomeradar.org, le dernier vol de l’A319 F-RBFB ayant pour opérateur l’Armée de l’air française date du 11 novembre 2010 (à l’occasion de la rencontre d’Angela Merkel avec Nicolas Sarkozy à Deauville). Puis, juste après que soit parue l’interview de Thierry Meyssan, l’appareil réapparaît, le 1er mars 2011, avec la mention « unknown airline » comme opérateur, ce qui laisse penser que l’avion ne serait plus utilisé par l’Armée de l’air française, ce qui n’est possible qu’après la vente de l’appareil.

Contacted [UTC]    Callsign    Flightnumber    Routing    Registration    Operator    Type
2011/03/01
13:42    CEV4651    CEV4651       F-RBFB    unknown
airline    A319
2011/03/01
12:42    4651    4651       F-RBFB    unknown
airline    A319
2010/11/11
13:03    CTM1276    CTM1276       F-RBFB    Armée de l’Air Française    A319

Un autre site, suédois, data.flight24.com, ne faisait plus figurer aucun vol dans l’historique de l’appareil F-RBFB jusqu’au 1er mars, date à laquelle l’avion y parait à nouveau ainsi, cette fois, avec l’Armée de l’air française toujours aux commandes :

« This Airbus A319-115X, with serial number 1556 is flying for French Air Force. Latest flights by F-RBFB : CEV4651 seen @ 2011-03-01 14:47 CET - 4651 seen @ 2011-03-01 14:37 CET » [6]

4. L’Airbus F-RBFB est-il encore à Genève ?

Le 2 mars, à 9 heures (08H03 UTC), le site radarvirtuel.com, utilisant le système Google Maps pour cartographier toutes les données reçues du réseau des utilisateurs de récepteurs ADS-B a signalé l’A319 F-RBFB, en train d’atterrir à l’aéroport international de Genève. Ce vol était totalement occulté des données publiées par l’aviation civile, il n’a été enregistré nulle part, ce qui est extrêmement rare et ce qui est impensable de la part d’un opérateur qui n’a rien à cacher. Sans le réseau des utilisateurs de récepteurs de signaux radars ADS-B, jamais l’A319 F-RBFB n’aurait pu être localisé. (Voir la capture d’écran ci-dessous)

D’après nos informations, il est très probable que l’avion soit toujours à l’aéroport international de Genève, sinon qu’il y a fait escale le 2 mars. Nous transmettons donc ce texte à la justice suisse [7] pour, qu’après avoir pris acte des irrégularités précitées, elle s’autosaisisse et s’assure, par le contrôle des documents de bord, que l’A319 F-RBFB est régulièrement sur le territoire helvétique et qu’il n’est pas la propriété d’une personne dont les avoirs seraient saisissables en Suisse. Si l’appareil n’est plus à Genève, que la justice suisse rende publique les conditions de l’escale à l’aéroport de Genève, sa destination et les informations collectées à cette occasion sur son opérateur et son propriétaire.

Nous transmettons également ce texte aux autorités compétentes en leur demandant de répondre aux questions qui les concernent :

- 1. Qui Nicolas Sarkozy a t-il mandaté pour procéder à la vente des avions F-RBFA et F-RBFB ?

- 2. Se porte t-il garant de la régularité des procédures ?

- 3. Est-il intervenu directement dans ces opérations ?

- 4. Michèle Alliot-Marie est-elle intervenue dans les ventes des avions F-RBFA et F-RBFB ? A t-elle traité de ces affaires avec des représentants de l’Etat tunisien, des sociétés NouvelAir, Tunisair, TTS Financière ou Karthago Airlines ?

- 5. Y a t-il eu des mouvements financiers relatifs à ces avions ?

- 6. Pourquoi la procédure normale et transparente d’appel d’offres n’a t-elle pas été employée ?

- 7. qui a donné des ordres aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile pour que les 2 A319 F-RBFA et F-RBFB n’y figurent plus ?

- 8. A qui appartiennent aujourd’hui les appareils F-RBFA et F-RBFB ?

- 9. Quelles logos, marques et immatriculations portent aujourd’hui les appareils ?

- 10. Où est l’Airbus A319 F-RBFB, cn 1556 ?

IMPORTANT

Nous rappelons que les interrogations soulevées par cet article ne présument en rien de la culpabilité de quiconque. (selon le principe de la présomption d’innocence). Il se peut que toutes les anomalies relevées ne soient que pures coïncidences et que se soit par un effet extraordinaire du hasard qu’elles se soient concentrées sur la cession de cet aéronef. Nous nous en remettons donc aux explications que voudront bien nous fournir les autorités concernées, à qui ce texte est transmis, dont :

L’Elysée :
- Le secrétariat de la Présidence,
- ses Conseillers,

Le Premier Ministre :
- le Premier Ministre et son cabinet,
- ses Conseillers,

La Cour des Comptes,

Le Ministère de la défense :
- Le Cabinet du Ministre,
- La Délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD)
- La Base aérienne de Villacoublay (BA107)

La D.G.A.C. :
- Le Directeur du Cabinet
- Le Chargé des relations Presse

Le Procureur général du Canton de Genève

Les autorités tunisiennes concernées :
- Le Ministère du Transport
- L’Office de l’Aviation civile et des Transports
- L’Ambassade de Tunisie en Suisse
- Le Consulat de Tunisie à Genève

L’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne (EUROCONTROL)
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« Répondre #14 le: 23/02/2011 - 13:12:24 »

Échec et mat

Libye: Les anti-Kadhafi contrôlent maintenant tous les sites de pétrole et de gaz ( incluant les gisements, pipelines oléoduc gazoduc et infrastructures) de la province de Cyrénaïque (incluant le stratégique bassin de Sirte).

Échec et mat

L'échec et mat ou plus souvent mat est au jeu d'échecs une situation dans laquelle un roi est menacé de capture au prochain coup et pour laquelle aucune parade n'est possible. La partie prend alors fin immédiatement (le roi n'est jamais capturé effectivement) et le joueur qui inflige le mat en est déclaré vainqueur.

bassin de Sirte

http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gions_p%C3%A9trolif%C3%A8res_en_Afrique

L'exploration dans ce pays a commencé relativement tard, avec une découverte mineure en 1957, suivie de plusieurs sites pétroliers géants dans le bassin de Sirte, une, dont le plus grand est Sarir (6 Gbbls, en 1961) - plus de 20 Gbbls furent découverts en 10 ans, un exemple typique d'exploration rapide d'un bassin. Conséquence logique, la production explosa : en 1970, elle atteint 3 Mbbls/j, dépassant l'Arabie saoudite et contribuant à faire chuter les cours mondiaux, d'autant que les bruts du bassin de Sirte sont de très haute qualité. La mise en place des quotas de l'OPEP fait chuter la production, qui connut ensuite une remontée irrégulière. Actuellement, elle dépasse légèrement 1,5 Mbbls/j, avec un objectif de 2 Mbbls/j avant 2010.

En dehors du bassin de Sirte, plusieurs autres régions offrent des réserves moindres. Le pays reste relativement sous-exploré, le potentiel de nouvelles découvertes (actuellement, 39 Gbbls de réserves sont rapportées) semble bon. Le prolongement offshore du bassin de Sirte est sans doute la région la plus intéressante. Les compagnies pétrolières se sont d'ailleurs âprement disputées les blocs d'exploration récemment proposés, après la levée des sanctions économiques qui ont longtemps frappé le pays et donc limité l'investissement dans son secteur pétrolier.

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Les anti-Kadhafi gagnent du terrain

Par Europe1.fr avec Emilie Denêtre et agences
Publié le 23 février 2011 à 12h31 Mis à jour le 23 février 2011 à 12h48
http://www.europe1.fr/International/Les-anti-Kadhafi-gagnent-du-terrain-425333/

C'est désormais tout l'Est de la Libye qui serait mercredi sous le contrôle des manifestants.

Les manifestants semblent avoir pris le dessus dans plusieurs villes de l'Est de la Libye. C'est même toute la province de Cyrénaïque, la côte est, qui ne serait plus sous le contrôle du gouvernement de Mouammar Kadhafi, selon le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

Dans la ville de Tobrouk, à l'est, des rafales de tirs de joie ont retenti mardi dans les rues où des manifestants anti-gouvernementaux ont brûlé des copies du livre vert du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi. On pouvait également voir un nouveau drapeau flotter sur la ville libérée, aux couleurs rouge, noir et vert, et barré du mot "résistance". Cette ville côtière de plus de 100.000 habitants est contrôlée depuis trois jours par la population, selon ses habitants.

Ces Libyens ont d'ailleurs commencé à s'organiser. Les jeunes ont ramassé les armes pour les remettre aux chefs tribaux et les commerçants ont offert du pain aux habitants.

Des militaires chez les insurgés

Des militaires passés dans le camp des insurgés ont également assuré que l'Est de la Libye échappait au contrôle de Kadhafi. A Al-Jabal Al-Akhdar, toujours dans la région Est, un militaire a annoncé sur une vidéo que son armée rejoignait dorénavant le peuple et se mettait à son service.

A Misratah ou Misourata (à 200km à l'est de Tripoli), plus à l'ouest, des sites internet montrent des images de foule en liesse. On peut notamment y voir, sur le toit d'un bâtiment, des hommes faire tomber un monument représentant le livre vert du colonel Kadhafi, et la foule exulter au bas de l'immeuble.

Benghazi aussi libéré ?

Enfin, mercredi matin, c'est à Benghazi même, épicentre de la contestation et aussi de la répression, que les manifestants auraient pris le pouvoir, selon des blogs. Les militaires auraient fui et la ville est maintenant en paix, peut-on y lire. Sur les 300 morts reconnus officiellement par le régime depuis le début de l'insurrection, 104 victimes étaient des habitants de Benghazi.

La veille, dans une allocution télévisée, le colonel Kadhafi a pourtant promis de se battre jusqu'au "dernier souffle", et a exclu de démissionner. Mais même en menaçant les manifestants de la peine de mort, il ne semble plus faire aussi peur qu'avant.

"On est prêts à mourir pour notre liberté", affirme Youssef, un habitant de Benghazi

"On ira le prendre lui [Kadhafi, NDLR] à Tripoli et on lui marchera dessus (...) On est à un point de non-retour", prévient encore Youssef.

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* Des journalistes de l'AFP constatent que des insurgés, souvent armés, sont disposés tout le long de l'autoroute qui longe la côte méditerranéenne depuis la frontière égyptienne jusqu'à Tobrouk. Des habitants de la région leur ont indiqué que le mouvement anti-Kadhafi contrôle l'est du pays, c'est-à-dire la région qui s'étend de la frontière égyptienne jusqu'à Ajdabiya, en passant par Tobrouk et Benghazi.  

* Franco Frattini, le ministre des Affaires étrangères italien estime que la répression en Libye aurait fait près de 1000 morts depuis le début de la contestation rapporte Reuters. Il a ajouté que la région de la Cyrénaïque, à l'est du pays, n'était plus sous le contrôle du gouvernement libyen. Selon plusieurs journalistes français sur place, la ville de Tobrouk, située dans cette région, est aux mains des manifestants.  

* Après plusieurs jours de combats contre les loyalistes, les opposants ont crié victoire à Misourata (à 200km à l'est de Tripoli). Des habitants klaxonnaient de joie et agitaient des drapeaux de la monarchie libyenne, autrement dit de l'ère pré-Kadhafi, avant 1969, selon un médecin local. Le Dr Faraj al-Misrati rapporte que les combats qui ont commencé vendredi dernier ont fait six morts et 200 blessés.

* Selon la chaîne Al Arabiya, Kadhafi aurait ordonné la destruction des puits de pétrole. Un reporter du Time, qui cite une source proche du régime libyen, évoque lui aussi cette information. "Le sabotage, selon la source, est censé servir d'avertissement aux tribus rebelles: c'est moi ou le chaos", écrit Robert Baer.

* Le groupe allemand Wintershall, filiale du chimiste BASF, annonce qu'il a stoppé l'exploitation de pétrole en Libye, où il produisait environ 100.000 barils par jour. Et ce "pour des raison de sécurité", selon un porte-parole du groupe. La Libye fournit 7,7% du pétrole importé par l'Allemagne, selon l'Agence internationale de l'énergie.  

* L'italien Eni, premier producteur d'hydrocarbures en Libye, a pris la décision de fermer le gazoduc GreenStream destiné à acheminer du gaz libyen vers l'Italie. Ce pipeline fournit près de 9,2 milliards de m3 de gaz naturel par an.

* Total annonce avoir "commencé à suspendre" une partie de sa production en Libye, tout comme l'italien ENI, et l'espagnol Repsol. Le groupe pétrolier français, qui a décidé lundi le rapatriement de "la majeure partie" de ses expatriés, indique que le retour des familles est "bien avancée", sans préciser le nombre de personnes concernées. La production de Total en Libye s'est établie en 2010 à 55 000 barils équivalent pétrole par jour (l'ensemble des hydrocarbures dans leur équivalent en barils), soit 2,3% de la production totale du groupe.  

* Les compagnies énergétiques internationales, dont le britannique BP, le français Total, l'italien Eni, l'anglo-néerlandais Shell et le norvégien Statoil, procèdent actuellement à l'évacuation de leurs spécialistes travaillant en Libye. Les russes Gazprom et RZD (Chemins de fer de Russie) envisagent d'en faire autant.

* Selon The Guardian, la famille Kadhafi disposerait d'une fortune de plusieurs milliards de dollars, provenant de la vente de pétrole. L'argent serait déposé dans des comptes bancaires à Dubai, dans le sud-est asiatique et dans le Golfe persique. Le quotidien britannique s'appuie sur les analyses de plusieurs experts, mais affirme qu'il est difficile d'avoir des chiffres précis.

* La Libye, riche de ses ressources en hydrocarbures, détient des milliards de dollars sur des comptes bancaires dans des établissements américains. C'est ce que révèle une note diplomatique, rédigée an janvier 2010 et publiée par le site internet WikiLeaks. Il précise que le fonds souverain du pays détient 32 milliards de dollars et "plusieurs banques américaines gèrent chacune 300 à 500 millions de dollars". Ces actifs pourraient devenir la cible de sanctions internationales. Aucune annonce dans ce sens n'a été prise, mais les autorités américaines ont récemment gelé les actifs de dirigeants de l'Iran, du Zimbabwe ou encore du Bélarus. Il ne s'agit toutefois que d'une partie des pétrodollars détenus par Tripoli et le clan Kadhafi.

* La Chine a déjà évacué 12 000 ressortissants de Libye, soit un tiers environ de ses expatriés présents dans le pays. C'est ce qu'indiquent les médias officiels à Pékin. Cette évacuation massive a été effectuée avec l'appui d'une frégate de la marine. Elle concerne essentiellement des travailleurs employés sur des chantiers ou par des entreprises gérés par Pékin dans le pays.  

vvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvvv

Libye : Face à Kadhafi, les Etats-Unis sortent l'artillerie lourde

1 mars 2011, 16h15  Par G. F. V.
http://www.francesoir.fr/actualite/international/libye-face-kadhafi-etats-unis-sortent-l-artillerie-lourde-77693.html

Si Hillary Clinton, la secrétaire d'Etat américaine, a rejeté lundi l'éventualité d'une intervention militaire américaine en Libye, les Etats-Unis ont déployé d'importants moyens militaires pour maintenir la pression sur le régime de Kadhafi.

L'Amérique d'Obama hausse le ton. Peu audibles au début de l'insurrection démarrée le 15 février, les Etats-Unis ont donné de la voix depuis ce week-end, menaces à l'appui. La secrétaire d'Etat Hillary Clinton n'a t-elle pas déclaré lundi à l'ONU que « Kadhafi a perdu la légitimité pour gouverner » et qu'il « est temps pour lui de partir sans délai ni violences supplémentaires ». Mais le super-power ne fait pas que rabrouer, il dégaine.

Au moment où les puissances occidentales envisagent la possibilité d'une intervention militaire contre le régime de Kadhafi, des forces navales et aériennes américaines se redéploient à proximité de la Libye. Une mesure destinée à « avoir la flexibilité nécessaire une fois que les décisions auront été prises », selon le porte-parole du Pentagone, Dave Laplan. Pour autant, les Etats-Unis ne prévoient pour le moment « aucune action militaire » impliquant leurs navires, a réaffirmé lundi Hillary Clinton. L'administration américaine se contente pour l'instant de brandir la possibilité théorique d'armer l'opposition (encore trop peu unifiée à son goût), reprenant une proposition des sénateurs républicains John McCaine et démocrate Joseph Lieberman.

En revanche, les Etats-Unis ont déjà décidé d'envoyer deux équipes humanitaires aux frontières de la Libye avec la Tunisie et l'Egypte. Hillary Clinton a présisé que 10 millions de dollars avaient été débloqués pour assister les Libyens et aussi les migrants pris dans les violences.

« La Libye sera libérée par le peuple libyen »

Reste l'éventualité de la « zone d'exclusion aérienne ». Si le conseil de sécurité de l'ONU et l'Union Européenne ont adopté récemment des embargos sur les armes, des interdictions de visa pour les dignitaires du régime libyen et le gel de leurs avoirs à l'étranger, la mesure anti-aérienne ne fait pas l'unanimité entre les alliés occidentaux. Cette « no-fly zone » en anglais, qui interdirait le décollage des avions sur le sol libyen (et donc la répression des contestataires), est un dispositif difficile à mettre en oeuvre. De plus, les Américains compteraient plutôt sur les Européens pour se charger de cette tâche. En outre, un mandat de l'ONU serait indispensable, et il n'est pas impossible que la Chine y oppose son véto au conseil de sécurité.

Les Etats-Unis, comme les autres pays occidentaux, veillent également à ne pas franchir la ligne rouge de l'ingérence. L'opposition libyenne la récuse en bloc d'ailleurs : « Pas d'intervention étrangère, le peuple libyen peut y arriver seul », prévient une plaque en anglais sur une avenue de Benghazi. Les Libyens en révolte rejettent ainsi toute opération militaire de la communauté internationale qui les déposséderait de leur soulèvement. « Le reste de la Libye sera libéré par le peuple libyen », a affirmé dimanche à Benghazi le porte-parole du comité de la révolution Abdelhafez Ghoqa.

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Report: US Special Forces Arrive In Libya

Paul Joseph Watson
Infowars.com
March 1, 2011 1 mars 2011

http://www.infowars.com/report-us-special-forces-arrive-in-libya/

US Special Forces have reportedly landed in Libya to train anti-Gaddafi rebels as a western-backed coup d’état in the oil-rich nation nears, with British and French “defense advisors” also arriving to set up training bases in the rebel-controlled eastern region of the country.

According to a report in the Pakistan Observer, hundreds of special forces personnel from the US, Britain and France arrived on February 23 and 24 in “American and French warships and small naval boats off Libyan ports of Benghazi and Tobruk.”

The article states that the report was confirmed by a Libyan diplomat in the region, who said that “The three Western states have landed their special forces troops in Cyrinacia and are now setting up their bases and training centres,” in a bid to bolster rebel forces resisting Gaddafi’s militia in the surrounding region.

“The Western forces are reportedly preparing to set-up training bases for local militias set-up by the rebel forces for an effective control of the oil-rich region and counter any push by pro-Qaddafi forces from Tripoli,” states the report.

In addition, efforts to “neutralize” the Libyan Air Force are underway in a bid to stymie Gaddafi’s ability to rule from Tripoli if he manages to remain in power.

The US Navy has also confirmed that the aircraft carrier USS Enterprise, which had previously been on pirate-hunting duty off the coast of Somalia, is now steaming towards Libya as tensions rise.

Secretary of State Hillary Clinton publicly admitted for the first time yesterday that the United States was preparing to back anti-government rebels, despite Hafiz Ghoga, the spokesman for the newly formed National Libyan Council in the rebel controlled eastern city of Benghazi, warning that any “foreign intervention” would not be welcome.

“The rest of Libya will be liberated by the people … and Gaddafi’s security forces will be eliminated by the people of Libya,” Ghoga said during a news conference.

Meanwhile, ex-European representative for the Carlyle Group and former British Prime Minister John Major has become the latest to add his voice to the growing chorus of those calling for military intervention to oust Gaddafi.

Major backed, “Other Western leaders who are on the brink of ordering military action against Col Muammar Gaddafi amid fears that the Libyan dictator could use chemical weapons against his own people,” reports the Telegraph.

Current British Prime Minister David Cameron has also been busy setting the stage for a western-backed coup d’état, calling for a no fly zone to be erected over the country.

“If Col Gaddafi uses military force against his own people, the world cannot stand by. That is why we should be looking at a no-fly zone,” Cameron said. Russian Foreign Minister Sergey Lavrov blasted the idea of a no fly zone as “superfluous,” instead signaling support for UN-backed sanctions.

On Friday, 40 influential neo-conservatives signed a letter to Barack Obama urging the President to “immediately” prepare military action to overthrow Gaddafi.

Any regime change achieved with the assistance of western nations will provide deeper access to a country that holds the largest amount of oil reserves in Africa and the tenth largest in the world, with a reserve to production ratio of around 66 years.

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Le prix du pétrole s'envole face aux troubles en Libye

23.02.2011 | 19:47  
http://www.challenges.fr/actualites/monde/20110223.CHA3423/le_prix_du_petrole_senvole_face_aux_troubles_en_libye.html

Les conséquences économiques de la situation explosive en Libye sont nombreuses tant sur les marché des matières premières que pour les entreprises implantées.

Les conséquences économiques de la révolte en Libye contre le régime de Mouammar Kadhafi, mercredi 23 février.

Le pétrole

Conséquence de l'inquiétude sur la production libyenne, Les prix du baril de pétrole ont atteint 100 dollars mercredi à New York pour la première fois depuis début octobre 2008. Peu après 18H00 GMT, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en avril a touché 100,00 dollars, un seuil qu'il n'avait plus connu depuis le 2 octobre 2008. A 18H10 GMT, il s'échangeait à 99,65 dollars, en hausse de 4,23 dollars, soit plus de 4%. A Londres, le prix du baril de Brent a franchi la barre de 110 dollars, un peu plus tôt. Un tel niveau  n'avait pas été atteint depuis septembre 2008. Vers 14H55 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord est monté jusqu'à 110,35 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres, son niveau le plus élevé depuis le 2 septembre 2008.

Total a indiqué avoir "commencé à suspendre" une partie de sa production en Libye. La production du groupe pétrolier français en Libye s'est établie en 2010 à 55.000 barils équivalent pétrole par jour (l'ensemble des hydrocarbures dans leur équivalent en barils), soit 2,3% de la production totale du groupe. Il est présent dans plusieurs projets, au travers notamment de participations au sein de compagnies opératrices. De même, le groupe allemand Wintershall a stoppé l'exploitation de pétrole en Libye, où il produisait environ 100.000 barils par jour, "pour des raisons de sécurité".

Le gouvernement espagnol a indiqué qu'il prévoyait d'étudier vendredi, lors de son Conseil des ministres, "l'application d'un plan d'économie énergétique", si la tension en Libye conduisait à une nouvelle hausse des prix du pétrole. Le groupe pétrolier espagnol Repsol a suspendu sa production en Libye.

Mardi, les Etats-Unis ont appelé l'Organisation des pays exportateurs de pétrole à accoître sa production. L'Opep avait dit plus tôt dans la journée qu'elle était prête à réagir "si cela s'avérait nécessaire".

Le prix du panier de douze qualités de pétrole brut qui sert de référence à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a franchi mardi la barre des 100 dollars, pour atteindre 100,59 dollars. Ce prix de référence est une compilation de prix constatés lundi. Il était de 99,08 dollars vendredi. C'est la première fois que le cours de référence de l'Opep franchit la barre des 100 dollars depuis septembre 2008. Il avait atteint un record historique quelques semaines auparavant, à 140,73 dollars (le 4 juillet).

Le gaz

Les livraisons de gaz libyen par le groupe pétrolier et gazier italien ENI ont ralenti, a-t-on appris auprès du groupe italien d'énergie Edison qui est client d'ENI.

Le poids de la Libye sur le marché des hydrocarbures

La Libye est le quatrième producteur de pétrole en Afrique, et l'un des 20 plus gros producteurs de pétrole au monde, selon l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA). Tripoli détient les plus grosses réserves de pétrole d'Afrique et exporte 80% de son or noir vers l'Europe, en particulier l'Italie, son ancienne puissance coloniale. Le pétrole libyen représente plus de 20% des importations d'or noir de l'Irlande, de l'Italie et de l'Autriche et des parts significatives des approvisionnements de la Suisse, de la Grèce ou de l'Espagne, selon l'Agence internationale de l'Energie (AIE).

La Libye produit 1,69 million de baril par jour (mbj) de pétrole brut, et en exporte 1,49 mbj, essentiellement (85%) vers l'Europe. le gaz naturel libyen a représenté 13% des importations de gaz naturel de l'Italie et 1,5% des importations de l'Espagne sur les 11 premiers mois de 2010, selon l'AIE.

Ports et terminaux

L'armateur français CMA-CGM est revenu mercredi soir sur une déclaration faisant état de la fermeture de "tous les ports et terminaux" de Libye, indiquant désormais seulement avoir suspendu ses escales dans plusieurs ports du pays. Il avait auparavant indiqué que l'ensemble des ports et terminaux étaient paralysés, ce qui signifie le blocage de toutes les exportations d'hydrocarbures du pays. Le seul autre débouché pour les exportations de pétrole ou de gaz libyen est le gazoduc Greenstream, qui relie la Libye à l'Italie. Mais les livraisons par ce gazoduc sont interrompues depuis mardi, selon le groupe pétrolier et gazier italien Eni.

Les entreprises présentes en Libye

Air France a décidé mercredi de reporter l'ouverture de sa ligne Paris-Tripoli, initialement prévue en mars. Total a rapatrié "la majeure partie" de ses employés français en Libye ainsi que leurs familles, "quelques effectifs" restant sur place "avec des mesures de sécurité renforcées". Le groupe français de BTP Vinci a également annoncé rapatrier ses expatriés travaillant sur la construction de la tour de contrôle du nouvel aéroport international de Tripoli. La compagnie pétrolière norvégienne Statoil et le groupe italien ENI ont commencé à évacuer leurs expatriés, tout comme le gazier polonais PGNiG. BP a lui rapatrié en Europe toutes les familles de sa quarantaine d'employés expatriés en Libye, qui devraient à leur tour rapidement quitter le pays. Les entreprises allemandes, en particulier le groupe pétrolier et gazier Wintershall, filiale de l'allemand BASF, ont également entrepris de rapatrier leurs salariés. Alors que les liens économiques sont étroits entre l'Italie et la Libye, les entreprises italiennes présentes dans ce pays ou dont Tripoli est actionnaire chutaient lundi à la Bourse de Milan, elle-même perdant plus de 3,59% en clôture, notamment le pétrolier ENI, la banque UniCredit ou le groupe de défense Finmeccanica. ENI a annoncé la suspension temporaire de "certaines" de ses activités de production de pétrole et de gaz.

Notation de la Libye

Après Fitch, l'agence de notation Standard and Poor's a annoncé mardi avoir abaissé d'un cran la note souveraine de la Libye, à BBB+ contre A-.

L'immigration illégale

L'Europe du Sud se mobilise mercredi sur le thème de l'immigration avec la crainte de faire face à un afflux de migrants en provenance de Libye. Une rencontre à Bruxelles doit avoir lieu jeudi sur ce thème qui divise les Européens.

Les ministres italien, français, espagnol, grec, chypriote et maltais vont tenter d'élaborer "une ligne commune" et de "soutenir la position exprimée par l'Italie à l'égard de l'Union européenne", a indiqué le Viminal, siège du ministère italien de l'Intérieur.

Rome affirme craindre une vague d'au moins 200.000 à 300.000 immigrés en cas de chute de Mouammar Kadhafi, confronté à une insurrection d'une ampleur sans précédent.

Un "exode biblique", "dix fois plus que le phénomène des Albanais dans les années 1990", a prédit le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini.

La Commission européenne prend très au sérieux les menaces des autorités libyennes de cesser toute coopération avec l'UE dans la lutte contre l'immigration illégale.

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Pétrole: des sites du chinois CNPC attaqués en Libye

(©AFP / 25 février 2011 06h56)
http://www.romandie.com/ats/news/110225055611.rlzpu6q1.asp


PEKIN - L'entreprise publique chinoise China National Petroleum Corp (CNPC) a annoncé que certaines de ses infrastructures avaient été attaquées en Libye et qu'elle évacuait les membres de son personnel encore présents dans ce pays en proie aux violences.

Les 391 employés chinois de CNPC sont sains et saufs et 24 d'entre eux ont déjà été rapatriés, a précisé le groupe public dans un communiqué publié jeudi sur son site internet.

CNPC, présente depuis 2002 en Libye, où elle travaille dans le domaine gazier et pétrolier, n'a pas fourni de précisions sur les attaques ni sur les dommages subis par ses sites en Libye.

La Chine a annoncé jeudi avoir déjà évacué 4.600 de ses plus de 30.000 ressortissants travaillant en Libye, grâce à une importante opération navale, terrestre et aérienne.

Des dizaines de Chinois résidant en Libye ont été blessés depuis le début des violences, et 15 d'entre eux hospitalisés, selon un porte-parole de l'ambassade de Chine en Libye, Du Minghao, cité mercredi par le quotidien China Daily.

Les 33.000 Chinois présents en Libye sont employés essentiellement dans la construction de chemins de fer, le pétrole et les télécommunications. Pékin a appelé Tripoli à assurer la sécurité de ses ressortissants.

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Le colonel Kadhafi vit-il ses dernières heures ?

24/02/11 11:59 nouvelobs.com

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/les-revolutions-arabes/20110224.OBS8602/le-colonel-kadhafi-vit-il-ses-dernieres-heures.html

L'étau se resserre autour du dirigeant libyen. Une partie du pays n'est plus sous son contrôle et au sein même de son pouvoir, les défections se multiplient. La communauté internationale se rapproche de l'adoption de sanctions.

Combien de temps le dirigeant libyen, le colonel Kadhafi va-t-il pouvoir tenir alors qu'une partie du pays est tombé, que les défections au sein de son pouvoir et son armée se multiplient et que la communauté internationale envisage sérieusement de sanctionner le régime libyen ? Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi était de plus en plus isolé jeudi 24 février.

Durant des décennies, le Guide de la révolution s'est appuyé sur les rivalités tribales et politiques pour asseoir son pouvoir, mais force est de constater que le système qu'il a mis en place est en train de s'effondrer alors que la rébellion gagne du terrain.


Son régime lui tourne le dos

Au sein même du régime libyen, les défections ont continué avec le ralliement du ministre de l'Intérieur, Abdel Fatah Younes à la "révolution" en appelant les militaires à abandonner le Guide. Le ministre de la Justice a lui aussi démissionné.

Une dizaine de généraux et de colonels ont lâché le régime et ont juré fidélité au peuple libyen et à la révolution. "J'ai démissionné et je suis venu à Al-Baïda pour être solidaire de mon peuple. Je serai en première ligne pour nous défendre contre toute attaque venant de l'extérieur", assure le général Salah Mathek, un responsable de la police judiciaire.

"Ils nous ont ordonnés d'attaquer le peuple et j'ai refusé. On ne peut pas utiliser les armes contre nos jeunes", explique un autre général, Abdel Aziz al-Busta.

"On parle de marcher sur Tripoli. Notre objectif est Tripoli, si Tripoli n'arrive pas à se libérer par lui-même", dit un autre officier.

Il y a deux jours, le pilote d'un chasseur a lâché son appareil se faisant éjecter après avoir refusé des ordres de bombarder Benghazi. Lundi ce sont deux chasseurs et deux hélicoptères qui ont atterri à Malte, leurs pilotes ayant déserté.

 
Démission de diplomates à la chaîne

De nombreux diplomates libyens en poste à l'étranger ont aussi fait défection. L'ambassadeur de Libye en France et son collègue de l'Unesco, également en poste à Paris, ont condamné le régime du colonel... mais veulent garder leurs postes. D'autres les ont imités, comme l'ambassadeur à Vienne (Autriche), en dénonçant "le recours excessif à la violence contre des manifestants pacifiques".

 
Sanctions de la communauté internationale

Après des jours d'hésitations, l'Union européenne se rapprochait de sanctions jeudi , dénonçant un "bain de sang", un "génocide" voire même des "crimes contre l'Humanité". Après la Finlande et l'Allemagne, la France et le Luxembourg sont montés au créneau mercredi pour demander qu'on sévisse à l'encontre du numéro un libyen et des auteurs de la sanglante répression dans le pays.

Le président français Nicolas Sarkozy s'est prononcé en faveur de "sanctions concrètes" de l'UE, ciblées contre des caciques du régime, et a souhaité la suspension des relations économiques et financières avec Tripoli. Le ministre de la Défense, Alain Juppé, a clairement souhaité le départ du colonel tout en affirmant qu'une intervention militaire étrangère en Libye n'était pas d'actualité.

"On parle parfois de la non-ingérence dans les affaires des pays à travers la planète, mais il y a un autre devoir qui a été très clairement adopté par les Nations Unies, c'est la responsabilité de protéger", a-t-il dit. L'ancien ministre socialiste des Affaires européennes, Pierre Moscovici, en a appelé mercredi soir à "la communauté internationale, l'Union européenne et la France" pour "obtenir le départ du dictateur".

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn a évoqué "des restrictions de visa" et le gel des comptes bancaires "des membres du clan Kadhafi".

"J'ai vu des crimes horribles qui sont inacceptables et ne peuvent rester sans conséquences", a souligné le président de l'UE, Herman Van Rompuy. Kadhafi a "perdu toute légitimité" en décidant de "bombarder ses propres citoyens", a dit la chef de la diplomatie espagnole Trinidad Jimenez. Barack Obama a solennellement averti que le régime de Mouammar Kadhafi aurait à rendre compte de ses actes.

Le Pérou a été le premier Etat à rompre ses relations avec la Libye, en signe de protestation contre la violence. Et le Conseil des droits de l'homme de l'ONU tiendra vendredi une session spéciale sur la Libye.

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Libye : son périmètre réduit, Kadhafi lâche du lest... financier

Par TF1 News (d'après agences), le 25 février 2011 à 09h47, mis à jour le 25 février 2011 à 13:28
http://lci.tf1.fr/monde/afrique/le-perimetre-de-kadhafi-se-reduit-6292616.html

Le gouvernement libyen a annoncé vendredi matin une hausse des allocations et des salaires de certains fonctionnaires de 150% ! Sur le terrain, après de violents combats, Misrata, la 3e ville du pays, située à 120 km à l'Est de Tripoli, semble désormais bel et bien contrôlée par les rebelles.

Les rebelles gardent la 3e ville du pays

Après avoir été confuses, les informations sur la situation à Misrata, 3e ville du pays à 120 km à l'Est de Tripoli, semblent plus claires. Selon de nombreux témoins, la contre-offensive lancée jeudi par des mercenaires et des soldats loyalistes (de plus en plus de militaires de l'armée régulière désertent) a finalement été contenue à la suite de violents combats.

Alors que tout l'Est du pays est sous le contrôle des rebelles, l'étau continue donc de se resserrer sur Mouammar Kadhafi. Si Tripoli est toujours calme, Zouara, à l'Ouest de la capitale, est en effet aussi tombée. Une contre-offensive y serait aussi en cours.

Le pétrole de l'Est aux mains des insurgés ?

Presque tous les champs pétroliers situés à l'est du terminal de Ras Lanouf sont
sous contrôle rebelle en Libye, a annoncé vendredi un membre de la coalition qui gère la ville de Benghazi, dans l'est du pays. Les terminaux fonctionnent à 25% de leur capacité.

Intensification de la répression ?

La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Navi Pillay s'est inquiétée vendredi de l'intensification "alarmante" de la répression contre la révolte populaire en Libye qui a peut-être fait "des milliers de tués et blessés".

Nouvelle défection politique

Kadhaf al-Dam, proche conseiller et cousin de Mouammar Kadhafi, a démissionné jeudi de toutes ses fonctions officielles, a annoncé vendredi l'agence égyptienne Mena, citant un communiqué de son bureau au Caire.

Du côté des ambassadeurs à l'étranger, ce sont ceux de France et auprès de l'Unesco (basé à Paris), qui ont rejoint à leur tour la contestation.

Mesures sociales

Pour tenter de calmer la situation, le gouvernement a décidé de piocher dans la manne pétrolière en augmentant les salaires, les aides alimentaires et les allocations familiales. Selon l'annonce faite vendredi matin par la télévision d'Etat, chaque famille recevra 500 dinars libyens (290 euros) et les salaires de certaines catégories de fonctionnaires seront relevés de 150%.

Les frontières transformées en camp de réfugiés

Tunisiens à l'Ouest, Egyptiens à l'Est : les deux frontières doivent accueillir des milliers de personnes qui quittent la Libye et retournent dans leur pays d'origine, où beaucoup n'ont plus d'attache. Les ONG craignent donc une crise humanitaire et mettent en place des mesures d'urgence juste derrière les postes frontaliers.

Manque de nourriture

L'Onu affirme que la "chaîne d'approvisionnement" est cassée. L'Italie annonce  même qu'elle va organiser une opération militaire pour rapatrier des ressortissants bloqués dans le Sud-Est du pays, sans nourriture.

L'évacuation des étrangers continuent

L'Union européenne cherche un appui naval militaire pour évacuer ses quelque 6000 ressortissants encore en Libye -les Etats membres ont décidé d'activer un mécanisme d'urgence pour mettre en commun leurs ressources.

De nombreux ressortissants de pays d'Asie, souvent ouvriers, sont toujours coincés. Selon les chifffres, il y aurait 30.000 Chinois,  60.000 Bangladais, 30.000 Philippins, 23.000 Thaïlandais, et 18.000 Indiens. Problème : certains pays n'ont pas les moyens de mettre en place des ponts aériens ou des rotations maritimes.

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Le clan Kadhafi retranché dans son palais : LA BATAILLE DE TRIPOLI a commencé

Vendredi, 25 Février 2011, 10:50 | DNA avec agences
http://dna-algerie.com/international/1416-le-clan-kadhafi-aux-abois-la-bataille-de-tripoli-a-commence-direct.html

Au 11éme jour de l'insurrection du peuple libyen contre son tyran et sa clique, le régime du colonel Kadhafi est de plus en plus chancelant. Les insurgés contrôlent désormais les 2/3 du pays alors que le nombre de victimes ne cesse d'augmenter. Tant et si bien que la communauté internationale évoque ouvertement des "crimes contre l'humanité". Retranché dans son palais de Bab El Azizia, le dictateur et sa famille préparent la riposte. Au pouvoir depuis septembre 1969, le colonel Mouamar Kadhafi est âgé de 69 ans. DNA vous propose de suivre en direct les événements.

Jeudi 25 février :

15 h 16 : Botswana rompt ses relations avec la Libye. Le Botswana est le première pays à annoncer officiellement la rupture de ses relations diplomatiques avec le régime du colonel Mouamar Kadhafi.

15 h 10 : Tripoli submergé par les manifestants. La chaîne Al Jazeera qui diffuse les premières images amateur de la ville de Tripoli annonce que des milliers de personnes sont sortis dans divers quartiers de la capitale et de sa périphérie.

Elle indique encore que les troupes loyales et les milices pro-Kadhafi sont désormais massées autour de Bab Al Azizia, la caserne qui se sert de bunker à la ville du colonel Kadhafi.

Des témoignages rapportés par l'AFP et Reuters affirment que des hommes armés ont tiré sur la foule à Tripoli faisant entre 2 et 5 morts.

14 h 41 : Des troupes se l'armée se rallient aux insurgés. Des hommes de l'armée régulière se sont ralliés aux insurgés dans la ville de Tajourah, à 14 km de Tripoli.

14 h 31 : 35 morts à Tripoli. Les combats entre opposants et partisans du régime libyen de Mouammar Kadhafi dans la ville de Zawiyah, à l'ouest de Tripoli (60 km), ont fait « plus de 35 morts, peut-être même 50 », a affirmé à l'AFP le porte-parole de la Ligue libyenne des droits de l'Homme.

14 h 25: Le journaliste Nizzar Kaawane témoigne au téléphone sur la chaîne Al Jazeera : " Des milliers de personnes sont sortis dans les rues pour demander le départ du régime. Une voiture transportant des hommes armés a tiré sur la foule à balles réelles. Il y a des blessés. La ville de Tripoli est totalement encerclée. Un groupe de jeunes est encerclé dans un bâtiment pas loin de la place Al Djazaïr par des milices de Khadafi. Ils appellent à l'aide. Je crains un massacre..."

14 h 09 : Bouteflika au secours de Khadafi ? Le deuxième secrétaire de l'ambassade de Libye à Pékin, El Husseini, accuse sur la chaîne Al Jazeera le président algérien d'avoir mis à la disposition du colonel Khadafi des avions algériens pour le transport des mercenaires vers la Libye.

El Husseini demande au président Bouteflika de ne plus intervenir dans les affaires intérieures de la Libye. Le régime de Khadafi a recruté des milliers de mercenaires en Afrique pour mater l'insurrection.

14 h 05 : Deux morts à Tripoli. La chaîne Al Jazeera rapporte que deux personnes ont été tuées et plusieurs blessés ce vendredi lors d'affrontements dans les quartiers Fechloum, Al Zaouia ,Benachour et Essiahia, à Tripoli.

13 h 58 : Otages de Kadhafi. Deux filles de l'ex-chef du protocole de Mouammar Kadhafi, Nouri El-Mismari, étaient « toujours surveillées » dans leur appartement à Tripoli par des «hommes de main de Kadhafi», a indiqué vendredi à l'AFP son avocat.

Les deux jeunes femmes avaient été enlevées mercredi à Tripoli par des hommes du dirigeant libyen pour démentir à la télévision des propos tenus par leur père, selon la même source. Nouri El-Mismari avait notamment déclaré « les Libyens ne vont pas s'arrêter. Mouammar Kadhafi est à la fin. Il a tout perdu ».

13 h 55 : La police tire sur la foule à Tripoli. Des manifestants ont essuyé des tirs dans plusieurs quartiers de Tripoli, ont affirmé des témoins à l'AFP.

13 h 44 : Palais mis à sac. Un palais de la famille Khadafi à Benghazi a été mis à sac par des manifestants, selon la chaîne CNN. Les images montrent une résidence totalement détruite.

Un habitant de la ville affirme que ce palace était l’une des résidences les plus terrifiantes de Benghazi, mais que les lieux constituent désormais un musée.

Benghazi, deuxième ville de Libye, est passée totalement sous le contrôle de la résistance.

12 h 54 : Appel à la résistance via SMS. Les habitants de la ville de Tripoli sont appelés, via  des messages envoyés sur les téléphones portables, à manifester dans les rues de Tripoli après la prière du vendredi. "Faisons de la journée du vendredi le jour de la libération", tel est le contenu du message envoyé par les insurgés aux habitants selon l'agence Associated Press (AP).

Les milices pro-Kadhafi ont été déployés autour de la capitale alors que le fils du leader, Seif El islam, indique dans une interview à diffuser aujourd'hui sur CNN-Turk que sa famille ne compte pas fuir la Libye et qu'il y mourrait s'il le fallait.

12 h 10 : Déploiement sécuritaire. La police s’est massivement déployé ce vendredi autour de la ville de Tripoli en prévision d’éventuelles manifestations qui pourraient y être organisées à l’issue de la grande prière du vendredi (Al Jazeera).

12 h 04 : Ralliement. L'armée et la police libyennes annoncent leur ralliement à l'insurrection dans la ville orientale d'Adjabiya, à 160 km au sud de Benghazi, selon la chaîne qatarie Al Jazeera.

11h 54 : Ils veulent y mourir. La famille Kadhafi restera en Libye jusqu'à la mort, a déclaré Seif el-Islam, le fils du chef de l'Etat libyen, dans une interview à la télévision turque (AP).

Interrogé sur les éventuels plans de repli de sa famille, le fils du colonel Mouammar Kadhafi explique: « Le plan A est de vivre et mourir en Libye, le plan B est de vivre et mourir en Libye, le plan C est de vivre et mourir en Libye ».

Cet entretien doit être diffusé aujourd'hui sur CNN-Turk. Un extrait est d'ores et déjà en ligne sur le site internet de Cuneyt Ozdemir, le journaliste qui a réalisé l'interview hier.

11 h 40 : Kadhafi et son bunker. Le Figaro publie un long article sur la caserne dans laquelle sont retranchés le colonel Kadhafi, sa famille et le dernier carré de ses fidèles. Située à la sortie de Tripoli, ce camp constitue le bunker du clan.

Le Figaro écrit que « Mouammar Kadhafi lui-même se protège d'un gilet pare-balles porté sous ses vêtements, et si son turban semble rigide, c'est qu'il recèle un casque en kevlar. » Pour lire l’article complet.

11 h 20 : Démission. Kadhaf al-Dam, proche conseiller et cousin du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, a démissionné aujourd'hui de toutes ses fonctions officielles, a annoncé aujourd'hui l'agence égyptienne Mena, citant un communiqué de son bureau au Caire (AFP).

11 h 10 : Sanctions onusiennes. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU démarre une session spéciale sur la Libye à l'issue de laquelle les membres de l'institution doivent se prononcer sur une suspension du pays de l'organisation. Les 47 membres de l'institution ont été convoqués sur une initiative de l'Union européenne. Le Conseil se prononcera cet après-midi sur un projet de résolution qui condamne les «violations majeures et systématiques» des droits de l'homme commises dans le pays.

Le point de la situation en Libye au 11e jour de l'insurrection contre Kadhafi :

>> Le gouvernement libyen a annoncé vendredi matin une hausse des allocations et des salaires de certains fonctionnaires de 150%.

>> Sur le terrain, après de violents combats, Misrata, la 3e ville du pays, située à 120 km à l'Est de Tripoli, semble désormais contrôlée par les rebelles.

>> Les partisans du « Guide » sont concentrés à Tripoli, où la milice Khamis disposerait notamment de 9.000 combattants, de chars et d'avions.

>> Un projet de résolution franco-britannique prévoit un embargo total sur les armes, des sanctions et une saisine de la CPI pour crime contre l'humanité.

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La crainte d'un nouveau choc pétrolier "est exagérée"

Le Point.fr - Publié le 28/02/2011
Propos recueillis par Pauline de Saint Remy
http://www.lepoint.fr/economie/la-crainte-d-un-nouveau-choc-petrolier-est-exageree-28-02-2011-1300568_28.php

Quel impact le chaos libyen peut-il avoir sur l'offre en pétrole ? Pierre Terzian, directeur de la revue "Pétrostratégies", analyse la situation avec prudence.

Les évènements en Libye ont, en toute logique, entraîné une forte instabilité des prix du pétrole. L'or noir représente 95 % des exportations du pays. Envoyé à 80 % vers les pays européens, le pétrole libyen représente aussi un tiers de la consommation italienne. Faut-il craindre d'importantes conséquences de part et d'autre de la Méditerranée ? Entretien avec Pierre Terzian, président-directeur de la revue Pétrostratégies.

Le Point.fr : Certains médias ont évoqué le "spectre d'un nouveau choc pétrolier" suite aux évènements dans le monde arabe et en Libye en particulier. Est-ce justifié ?

Pierre Terzian : Non, c'est tout à fait exagéré. Mais il est vrai que la situation est sérieuse. Les marchés ont observé une légère accalmie en fin de semaine dernière sur la flambée des prix du pétrole, mais il y a tout de même eu une augmentation de dix dollars en une semaine ! Le cours avait presque atteint 120 dollars (prix du baril de Brent à Londres, ndlr) avant de retomber à 112. Donc les événements en Libye, qui ont un impact direct sur la production et l'exportation de brut, sont évidemment suivis de très près par les marchés.

Faut-il s'attendre à ce que les cours continuent à augmenter ?

Deux éléments continuent d'entretenir le suspense pour l'instant : d'abord, on ne sait pas encore quel est le volume réel perdu par la Libye, c'est-à-dire celui du pétrole brut qui ne sort plus des terminaux d'exportation. On sait que quelques sociétés étrangères arrivent encore à charger du brut et qu'il n'y a toujours pas eu d'"avis de force majeure" de la part des producteurs libyens (alerte en cas d'incapacité à subvenir aux demandes de livraison de brut, ndlr). Même si c'est sans doute par préoccupation politique que la société nationale pétrolière de Libye, NOC, n'a pas émis d'avis de ce type. Il y a une pression du gouvernement évidente. Ensuite, il y a les Saoudiens, qui ont dit en substance : "Nous sommes prêts à vendre tout le pétrole en fonction des demandes." Or on ne connaît pas encore le volume de pétrole qu'ils ont commencé à pomper pour compenser la perte libyenne. Tout dépend évidemment de l'évolution des évènements en Libye. Dans tous les cas, un recours au brut saoudien aura pour conséquence le reflux des prix du brut, en attendant que la transition se fasse. Le marché restera hésitant, les prix pourront varier d'heure en heure.

Quelles peuvent être les conséquences pour les pays consommateurs ?

L'Italie est évidemment le grand pays d'Europe le plus exposé. Un tiers de ses besoins sont fournis par la Libye. Si la réduction est aussi importante que le dit par exemple le groupe pétrolier italien ENI, qui parle de plus d'un million de barils en moins, le retour à la normale prendra du temps. Mais d'autres estimations parlent plutôt de 500 000 à 600 000 barils de perte par jour, ce qui est nettement plus raisonnable et ne devrait pas avoir de répercussion durable en Europe, sauf pour certains raffineurs italiens. En France, la Libye fournit moins de 10 % de la consommation, ce qui n'est pas énorme. Quant aux mesures prises pour faire des économies d'essence telles que celles qu'on a vues en Espagne, dont la Libye fournit 12 % de la consommation, comme les nouvelles limitations de vitesse sur les autoroutes, elles auront surtout un effet psychologique.

Le pétrole est une ressource cruciale pour l'économie libyenne. Faut-il craindre de graves conséquences pour le pays ?

Pas pour l'instant, car on voit bien que, quel que soit le pouvoir en place en Libye demain, le retour à une situation normale sur le plan de la production pétrolière sera la priorité absolue, cela semble évident. D'ailleurs on voit bien que les révolutionnaires sont les premiers à protéger leurs installations pétrolières, tout le monde a conscience que c'est une priorité absolue.



La révolte en Libye fait flamber les cours du pétrole et affole les marchés

Le Point.fr - Publié le 23/02/2011
Source AFP
http://www.lepoint.fr/economie/la-revolte-en-libye-fait-flamber-les-cours-du-petrole-et-affole-les-marches-23-02-2011-1298493_28.php

La poussée de violences dans le monde arabe et particulièrement en Libye a fait trembler, mardi, les Bourses mondiales, en net recul, et flamber les cours de brut, sur fond de craintes pour l'approvisionnement en gaz et pétrole.

Tokyo (- 1,78 %), Hong Kong (- 2,11 %) et Shanghai (- 2,62 %) ont chuté en clôture. Les pertes des Bourses européennes ont été plus limitées : - 1,15 % à Paris, - 0,30 % à Londres et - 0,05 % à Francfort. La Bourse de New York, résistante en séance, a finalement enregistré de nettes pertes, le Dow Jones reculant de 1,44 % et le Nasdaq de 2,74 %. En Italie, partenaire économique très important de la Libye, la Bourse de Milan, qui avait chuté lundi de 3,59 %, a cédé encore 1,06 % à la clôture mardi.

Première source de préoccupation : le pétrole, qui a atteint des niveaux inédits depuis 2008, en raison principalement de l'escalade meurtrière en Libye, l'un des principaux producteurs d'or noir en Afrique, qui fait peser une menace directe sur l'approvisionnement. Le baril de pétrole s'est envolé de 7,37 dollars, soit 8,5 %, à 93,57 dollars à New York. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord avait atteint un pic à 108,57 dollars dans la matinée, un prix inédit depuis septembre 2008.

Les cours du brut ont continué leur progression mercredi matin sur les marchés en Asie, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s'appréciant de 22 cents à 106 dollars. "Si les troubles en Libye s'étendent au reste de la région, les prix du pétrole pourraient grimper à des niveaux records", a prévenu Torbjorn Kjus, analyste chez DnB NOR.

L'Opep prête à augmenter sa production

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) accroîtra sa production si jamais une pénurie devait intervenir sur le marché du fait des mouvements de contestation au Moyen-Orient, a affirmé le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaimi. Les États-Unis ont appelé l'ensemble des pays producteurs à augmenter leur production en réponse à l'envolée des cours.

La situation dans le monde arabe a créé une réaction en chaîne au sein du monde économique. Outre la paralysie des économies des pays concernés - tourisme en berne, Bourses ou banques fermées -, elle touche de plein fouet les entreprises qui y sont implantées. L'insurrection qui frappe la Libye a déjà commencé à freiner la production d'hydrocarbures du pays : le groupe pétrolier espagnol Repsol y a suspendu ses activités et l'italien ENI, premier producteur étranger d'hydrocarbures en Libye, a annoncé la suspension temporaire de "certaines" de ses activités de production de pétrole et de gaz.

Risques pour la reprise

Mais la crise en Libye frappe également les sociétés dans les secteurs du tourisme ou celles ayant de gros besoins pétroliers, à commencer par les compagnies aériennes. À la Bourse de Paris, le titre du groupe Air France-KLM a chuté de 3,04 %, pénalisé par l'envolée des cours du pétrole. Même chose à Francfort pour Lufthansa. "Si les tensions se maintiennent, il faudra que la compagnie (Air France-KLM) fasse payer au voyageur le surcoût lié à l'envolée de l'or noir", a averti un analyste parisien.

L'euro a reculé, évoluant vers 22 h 30 à un peu plus de 1,3650 dollar. "Le marché est entièrement focalisé sur la situation au Moyen-Orient et en Libye, où la situation est totalement incertaine", a déclaré Teppei Ino, analyste de Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ. "Les investisseurs fuient les actifs risqués en raison des tensions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

À l'inverse, les traditionnelles valeurs-refuges comme l'or ou le franc suisse ont connu une réelle ascension. Le marché obligataire s'est également détendu, profitant du recul des marchés boursiers. Outre la menace sur l'approvisionnement en pétrole, l'inquiétude qui pèse sur les économies mondiales est de voir les troubles au Moyen-Orient plomber la timide reprise, la hausse du brut entraînant une augmentation des prix des carburants, puis des prix en général, dans des pays à peine remis de la grave crise de 2008-2009.

La hausse du prix du pétrole constitue un défi pour la croissance des économies développées, notamment pour le secteur aérien.
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