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Auteur Fil de discussion: WikiLeaks: des détournements de fonds profiteraient à des politiciens Français  (Lu 661663 fois)
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« Répondre #15 le: 04/03/2011 - 09:21:25 »

La France impliquée dans la répression des insurrections arabes

3 mars 2011
http://www.voltairenet.org/article168707.html#article168707

En totale contradiction avec ses déclarations publiques, la France de Nicolas Sarkozy est impliquée dans la répression des insurrections arabes, a indiqué Thierry Meyssan dans un entretien à une chaîne de télévision arabe.

• C’est un conseiller de l’Elysée, Alain Bauer, qui avait négocié l’exportation avortée de matériels de sécurité en Tunisie, le jour même de la fuite du président Ben Ali.

• C’est Défense Conseil International (DCI) —une société détenue par le ministère de la Défense— qui encadre les pilotes loyaux au colonel Khadafi qui bombardent les insurgés libyens et transforment l’insurrection en guerre civile, en vue de justifier une intervention de l’OTAN. (Défense Conseil International (DCI): Spécialiste du transfert du savoir-faire français de défense et de sécurité )

• C’est à nouveau Défense Conseil International (DCI) et le conseiller de l’Elysée Alain Bauer qui forment depuis deux ans la police de Bahreïn et ont organisé la répression de la Révolution dans l’émirat.

Conseiller de sécurité du président de la République, Alain Bauer est l’ancien numéro 2 pour l’Europe de la branche externalisée de la National Security Agency états-unienne. Il se rend une fois par mois à Manama.

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De retour de Libye, l'homme d'affaires Ziad Takieddine en garde à vue

Par Jean-Marie Pontaut, publié le 07/03/2011 http://www.lexpress.fr

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/de-retour-de-libye-l-homme-d-affaires-ziad-takieddine-en-garde-a-vue_969481.html

L'homme d'affaires libanais a été interpellé, le 5 mars, au Bourget, en provenance de Libye. Les douanes ont saisi 1,5 million d'euros en liquide dans l'avion privé affrété par Tripoli. Deux journalistes du Journal du Dimanche se trouvaient également à bord.

L'homme d'affaires Ziad Takieddine a été placé en garde à vue, le samedi 5 mars au soir, alors qu'il rentrait de Libye, dans un avion privé affrété par Tripoli. Peu après l'atterrissage, à l'aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris, les douanes ont opéré un contrôle et découvert 1,5 million d'euros en liquide.

Ziad Takieddine a été placé en garde à vue sous le contrôle du parquet de Bobigny. L'enquête, qui porte sur des "manquements aux obligations déclaratives" et une "suspicion de blanchiment", est désormais confiée au Service national de la douane judiciaire (SNDJ), dépendant de Bercy. Takieddine a été remis en liberté, dans la soirée de dimanche, sans faire, semble-t-il, l'objet de poursuites. Une enquête préliminaire a tout de même été ouverte pour vérifier ses déclarations. L'argent a été saisi.

L'affaire Karachi en toile de fonds

Deux journalistes du Journal du dimanche se trouvaient également à bord de cet appareil en provenance de Tripoli. Ils rentraient à Paris, après avoir réalisé, plus tôt dans l'après-midi, un entretien du leader libyen, le colonel Mouammar Kadhafi. Ils n'ont pas été inquiétés.

Takieddine est considéré par la justice comme l'un des interlocuteurs clefs du contrat de construction de trois sous-marins, signé avec le Pakistan, en 1994; un rôle qu'il conteste. L'homme d'affaires fut également un rouage essentiel d'un autre contrat d'armement, Sawari II, signé cette fois, avec l'Arabie saoudite, en 1994, pour la vente de frégates. Ces deux dossiers se trouvent actuellement à l'instruction, les juges soupçonnant l'existence de rétro commissions destinées à alimenter la campagne de l'ex Premier ministre Edouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995.  


Un journalisme très à tyran

par J.C. / Le Canard enchainé  / 96 ANNEE - N° 4715 - 9 mars 2011 page 1
http://www.lecanardenchaine.fr/une4715.html

POUR lancer sa nouvelle formule, "Le Journal du dimanche" a frappé fort: une longue interview du colonel Kadhafi avec gros titres et photo en une.

La petite histoire de "cette exclusivité" aurait dû rester secrète sans le zèle des douaniers français.

Samedi 5 mars, les gabelous de l'aéroport du Bourget s'intéressent à un avion privé qui vient d'effectuer un aller-retour Paris-Tripoli. A son bord, Laurent Valdiguié, un journaliste de "JDD", accompagné par un photographe et l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine. Un intermédiaire qui s'est illustré dans l'affaire dite de Karachi et qui est un des affidés du régime de Tripoli.

Première surprise des douaniers: l'avion a bel et bien été affrété par les autorités libyennes.

Deuxième surprise: Ziad Takieddine est porteur de 1,5 million d'euros en liquide et a oublié, comme le prévoit la législation, de déclarer ces liasses de biffetons à la douane.

Pendant que Valdiguié va rédiger son interview du colonel Kadhafi, Ziad Takieddine passe vingt-quatre heures en garde à vue avant d'être remis en liberté.

Une enquête préliminaire est alors ouverte par le parquet de Paris pour soupçon de blanchiment, et son interpellation rendue publique par les sites Internet du "Nouvel Observateur" et de "L'Express".

Interrogé, le lundi 7 mars sur Europe 1 (propriété, comme le "JDD", du groupe Lagardère...), Laurent Valdiguié assure qu'il a appris seulement la veille que "l'autre passager de l'avion avait été inquiété par la police", mais il se garde de citer son nom.

Comme s'il était honteux pour un journaliste de voyager en jet privé, aux frais d'un régime dictatorial, en compagnie d'un intermédiaire en vente d'armes.

C'est même le meilleur moyen pour obtenir les confidences exclusives d'un tyran sanguinaire.

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Affaire Karachi : la chronologie

17-05-2010 http://www.metrofrance.com
http://www.metrofrance.com/info/affaire-karachi-la-chronologie/pjeq!clDIpsrZDPlK0f3zYNKfFw/

Voici les grandes lignes de l'affaire de l'attentat de Karachi (Pakistan) qui a coûté la vie à quatorze personnes dont onze Français.

21 septembre 1994 : La France conclut la vente au Pakistan de trois sous-marin Agosta. Le montant de la transaction atteint les 825 millions d'euros, dont 83 millions d'euros payés aux titres de commissions.

8 mai 2002 : un attentat secoue la capitale Pakistanaise. Quatorze personnes trouvent la mort, dont onze Français, employés de la Direction des constructions Navales (DCN). La piste islamiste est alors privilégiée par les enquêteurs.

Septembre 2002 : un rapport baptisé "Nautilus", sous-entend que le versement de retrocommissions - en marge des contrats des sous-marins - aurait pu servir au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

30 juin 2003 : la justice Pakistanaise condamne à mort deux islamistes, présumés commanditaires de l'attentat.

5 mai 2009 : les deux suspects sont acquittés et remis en liberté. La piste islamiste semble s'effondrer.

28 avril 2010 : Edouard Balladur est auditionné par la mission parlementaire sur les attentats. Il réfute toute mise en cause.

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Attentat de Karachi: Nicolas Sarkozy «au coeur de la corruption»?

Vincent Vantighem  Publié le 17 décembre 2009 http://www.20minutes.fr
http://www.20minutes.fr/article/371900/France-Attentat-de-Karachi-Nicolas-Sarkozy-au-coeur-de-la-corruption.php


JUSTICE - Les familles de victimes s'en prennent violemment au chef de l'Etat...

Gisèle Leclerc a les cernes de ceux qui ne dorment plus du sommeil du juste depuis longtemps. Depuis que son mari, Jean-Yves, est mort. Cela fait un peu plus de sept ans maintenant. Ouvrier à Cherbourg, il participait avec dix autres Français au chantier de construction d'un sous-marin à Karachi (Pakistan). Jusqu'au 8 mai 2002. Ce matin-là, une voiture piégée est venue s'encastrer dans le bus qui l'emmenait au travail.

Accompagnée de Claire, Catherine et Magali, Gisèle est venue à Paris, ce jeudi, pour accuser Nicolas Sarkozy d'avoir une part de responsabilité dans cet attentat. Dans le bureau d'Olivier Morice, leur avocat, ces femmes, mères et filles de victimes ont détaillé la plainte déposée lundi devant le procureur de Paris.

«Rétrocommissions illicites»

Le document décrypte un système de corruption que la France aurait mis sur pieds avec le Pakistan dans le cadre du contrat de la vente de ce sous-marin. «La France versait des commissions au Pakistan qui revenaient ensuite sous formes de rétrocommissions illicites, raconte Olivier Morice, l'avocat. Tout ça dans le but de financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.»

Sauf que cette année-là, c'est Jacques Chirac qui a été élu. Et l'une de ses premières décisions a été de stopper net le versement de ces commissions. En représailles de quoi, le Pakistan aurait orchestré l'attentat, estiment les parties civiles.
 
Nicolas Sarkozy «au coeur de la corruption»

Pour arriver à cette conclusion, les parties civiles s'appuient sur un rapport - nom de code Nautilus - qui est resté secret pendant sept ans. «Dans le détail, on y voit les opérations, lâche Olivier Morice. Au moment de la signature du contrat, on a imposé des intermédiaires chargés de gérer le circuit financiers des commissions. Quand je dis "on", je pense à Renaud Donnedieu-de-Vabres, à François Léotard (ministre et soutien d'Edouard Balladur, ndlr)».

Sans oublier Nicolas Sarkozy. «Il est au coeur de la corruption (...) Il était ministre du Budget et c'est lui qui a mené la campagne de Balladur.» Rapidement, l'Elysée a réagi en expliquant que le président s'inscrivait «catégoriquement en faux» contre ces «allégations» qui relevaient de la «diffamation»

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Jean-Marc Ayrault demande une enquête parlementaire sur l'attentat de Karachi
 
Oriane Raffin  Publié le 19 juin 2009 http://www.20minutes.fr/
http://www.20minutes.fr/article/333743/France-Jean-Marc-Ayrault-demande-une-enquete-parlementaire-sur-l-attentat-de-Karachi.php


DECRYPTAGE - Chaque jour, on en sait un peu plus sur les circonstances de l'attentat qui a tué 14 personnes à Karachi, en 2002. Il pourrait être lié au non-versement de commissions en marge de la vente de sous-marins au Pakistan...

Ce jeudi, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a réclamé une commission d'information parlementaire au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, afin de comprendre ce qu’il s’est réellement passé à Karachi, en 2002. Sa demande intervient au lendemain de déclarations faites par Charles Million, ancien ministre de la Défense, et le jour où «Libération» révèle que la justice a négligé certaines pistes connues dès 2002... La nouvelle garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, a affirmé ce jeudi au Sénat que «toute la lumière (devait) être faite» sur l’attentat.

Retour sur une affaire qui tourne autour de commissions versées dans le cadre d’un contrat d’armement, et dont les ramifications politiques concernent la lutte entre Jacques Chirac et Edouard Balladur, en 1995.

L’attentat de 2002 à Karachi

Le 8 mai 2002, un attentat à la voiture piégée contre un bus affrété par la Direction des constructions navales (DCN, les anciens arsenaux d’Etat) fait 14 morts à Karachi, au Pakistan. Parmi eux, 11 ingénieurs français travaillant pour la DCN ou ses sous-traitants. Pas de doute, la France et un des symboles de son armée, sont visés.

Dans un premier temps, la piste Al-Qaïda

L’attentat de Karachi intervient quelques mois seulement après le 11 septembre 2001. Les premiers soupçons se portent immédiatement sur la piste terroriste et Al-Qaïda. Des arrestations ont lieu parmi des membres de groupes islamistes. Deux d’entre eux sont jugés coupables et condamnés à mort par contumace, avant d’être acquittés en appel, le 5 mai dernier, «faute de preuves suffisantes».

Une nouvelle piste

Le 19 juin, on apprend que les juges antiterroristes ont changé de piste. Selon l’avocat de sept des familles des victimes de l’attentat, Me Olivier Morice, joint par 20minutes.fr, ils travaillent désormais sur une véritable affaire d’Etat, impliquant plusieurs pays, dont la France.

Les militaires et services pakistanais auraient commandité l’attentat en représailles au non-paiement de commissions, promises par la France lors de l’achat de sous-marins français. Une façon de «punir» la France, qui n’aurait pas tenu ses promesses. Une piste déjà évoquée par l’hebdomadaire «Le Point» en décembre dernier.

Point de départ: la vente de sous-marins français à l’Etat pakistanais

Tout partirait donc du contrat signé le 21 septembre 1994 entre la France et le Pakistan, pour la fabrication et la livraison de trois sous-marins Agosta 90B, contre 950 millions de dollars. Selon «Libération» de ce jeudi, dans le contrat, la clause 47 évoquerait la question de la corruption et le paiement de commissions. Une pratique légale à l’époque.

Selon Rue89, qui cite Bakchich, Medipart et le Point, des pots de vin auraient été versés au mari de Benazir Bhutto, Ali Asif Zardari et au Syrien Abdul Rahman El-Assir.

Pourquoi la France a-t-elle arrêté de verser les commissions promises ?

De 1993 à 1995, Edouard Balladur est le Premier ministre de François Mitterrand. Un accord tacite avec Jacques Chirac prévoit qu’il lui laissera la place dans la course à l’Elysée, en 1995. Mais Balladur change d’avis… Populaire à l’époque, il décide de se lancer dans la campagne présidentielle, mettant fin ainsi à une «amitié de 30 ans». Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua le soutiennent. Mais c’est Jacques Chirac qui gagne.

Or, selon l’avocat des familles, dans le cadre du marché conclu avec le Pakistan, des «rétrocommissions étaient versées», c’est-à-dire qu’une partie de l’argent donné en commission revenait en France. Ces rétrocommissions auraient servi au financement de la

campagne électorale de 1995 d’Edouard Balladur.

Une fois arrivé au pouvoir, Jacques Chirac, avec son ministre de la Défense Charles Million, aurait alors décidé d’arrêter le versement des commissions au Pakistan, afin de réduire les moyens de son principal adversaire politique. Une information confirmée par Charles Millon, ce mercredi.

Comment les enquêteurs sont-ils arrivés à cette piste?

Elle aurait surgi en 2008, dans le cadre d’une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d’armes. Lors d’une perquisition au siège de la DCNS (ex DCN), des policiers découvrent des documents portant sur des sociétés par lesquelles ont transité des commissions versées en marge de contrats d’armements. Un de ces documents, baptisé Nautilus et non signé, indique que «l'attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l'armée (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes» des services secrets pakistanais.

Selon Mediapart, l’auteur de la note «Nautilus» serait un «ancien membre des services secrets français, ex-agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST)», Claude Thévenet.

Pourquoi cette piste n’a-t-elle pas été examinée plus tôt, alors que la justice détenait des éléments?

Selon «Libération» de ce jeudi, des éléments pouvant faire émerger la piste de l’affaire d’Etat étaient déjà à la disposition des juges français en 2002, la DCN ayant évoqué cette possibilité dans un courrier adressé au juge Bruguière. Le responsable du service de sécurité diplomatique de l’ambassade américaine à Karachi aurait très tôt affirmé que selon lui, l’attentat ne serait pas imputable à un mouvement islamiste, mais plutôt à des problèmes bilatéraux. Le journal s'interroge donc sur les raisons qui ont empêché cette piste de ressortir plus tôt.


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Il Y A DES EQUIVALENTS ALGERO-FRANCAIS (France Algérie) DE CETTE AFFAIRE KARACHI
BIENTOT DES INFORMATIONS ET SURTOUT DES NOMS CONCERNANT LES EQUIVALENTS ALGERO-FRANCAIS (France Algérie)  ?
police

Affaire Karachi : un porteur de "mallettes de billets" de la campagne Balladur témoigne

LEMONDE.FR avec AFP | 06.03.11 | 11h07  •  Mis à jour le 06.03.11 | 11h07
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/06/affaire-karachi-un-porteur-de-mallettes-de-billets-de-la-campagne-balladur-temoigne_1489151_823448.html

Tous les trois jours environ, j'allais déposer de l'argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord", raconte dimanche au Parisien un ancien membre de l'association de financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, entendu comme témoin dans l'enquête sur l'affaire Karachi.

"En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à 22 dépôts (...). Cela pouvait aller de 100 000 à 500 000 F maximum (15 000 à 75 000 euros environ) car la mallette ne pouvait pas contenir plus", déclare Alexandre Galdin, 43 ans, entendu le 25 février par le juge Renaud van Ruymbeke, précise le journal.

M. Galdin ajoute qu'il ne connaissait pas l'origine des fonds. "Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait", dit-il.

Le 26 avril 1995, "le volume d'argent était tel que ce n'est pas une mallette mais une valise en faux cuir marron, de très mauvais goût, que j'ai apportée à la banque", poursuit-il, estimant à "peut-être 3 millions de francs, soit l'équivalent de six mallettes", le montant de ce dépôt. Ce jour-là, le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean, l'accompagnait, dit-il.

Entendu le 15 février comme témoin assisté par le juge van Ruymbeke, chargé d'enquêter sur un volet financier de l'affaire Karachi, M. Galy-Dejean avait fait état d'un dépôt en espèces de 3 millions de francs le 26 avril 1995, selon son PV d'audition cité par Le Monde et Médiapart. Il s'était en revanche affirmé incapable d'expliquer un versement de 7 millions de francs en faveur du candidat battu en 1995.

Au printemps 2010, le quotidien Libération avait fait état d'un document récapitulant un versement de 10 millions de francs (1,5 million d'euros) au Crédit du Nord ce même 26 avril. La justice s'interroge sur l'existence d'éventuelles rétrocommissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan qui auraient été destinées au financement de la campagne présidentielle de l'ex-premier ministre. Edouard Balladur juge "parfaitement infondées" les allégations d'un financement politique occulte.

Les juges Marc Trévidic et Yves Jannier suivent de leur côté la piste d'un arrêt des commissions sur un contrat d'armement franco-pakistanais signé en 1994 pour expliquer l'attentat de mai 2002 qui avait tué 15 personnes, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN).


L’incroyable confession d’un trésorier politique
Élisabeth Fleury et Sébastien Ramnoux | Publié le 06.03.2011, 07h00

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-incroyable-confession-d-un-tresorier-politique-06-03-2011-1345003.php

EXCLUSIF. Alexandre Galdin, qui travaillait à la campagne électorale d’Edouard Balladur en 1995, raconte comment il transportait de grosses sommes d’argent liquide. Il a été entendu comme témoin dans l’enquête sur l’affaire Karachi.

Lors de la campagne présidentielle de 1995, il fut le « porteur de valises » de l’Association de financement de la campagne d’Edouard Balladur (Aficeb). Alexandre Galdin, 43 ans, a été entendu le 25 février comme témoin par le juge Renaud Van Ruymbeke, tout comme l’avait été, quelques jours auparavant, l’ex-trésorier de l’Aficeb, René Galy-Dejean. Devant le magistrat du pôle financier, les deux hommes ont chacun fait part de leurs doutes sur la provenance des fonds utilisés durant la campagne. Leurs auditions, capitales, viennent contredire l’assurance affichée jusqu’à présent par les proches d’Edouard Balladur. Elles jettent une lumière crue sur le financement d’une candidature que l’on disait « gagnée d’avance ».
Dans le cadre de son enquête sur l’attentat de Karachi, le juge Van Ruymbeke veut savoir si la campagne d’Edouard Balladur a pu être financée par des rétrocommissions liées aux contrats d’armement Agosta (Pakistan) et Sawari II (Arabie saoudite). Avec, en ligne de mire, cette obsédante question : l’arrêt brutal du versement des commissions, ordonné par Jacques Chirac au lendemain de sa victoire, peut-il être à l’origine de l’attentat de Karachi qui, le 8 mai 2002, a coûté la vie à onze ingénieurs français de la direction des constructions navales?

Dans quelles circonstances avez-vous été amené à travailler pour l’Aficeb?

ALEXANDRE GALDIN. René Galy-Dejean, dont j’avais été l’assistant parlementaire, m’a demandé en janvier 1995 de le rejoindre à l’Aficeb, qui venait d’être créée pour les besoins de la campagne et dont il avait été nommé trésorier. Il souhaitait que j’étoffe son équipe, installée au dernier étage du quartier général de la campagne, au 84, rue de Grenelle. La cellule de trésorerie était alors composée de deux personnes, un homme et une femme, déjà en place avant son arrivée. Débarquant de mon service militaire, je suis allé les rejoindre. Nous étions les « petites mains » de la campagne.

En quoi consistait votre travail?

Nous faisions des copies de chèques, nous tenions des registres, c’était un travail très paperassier. Et puis, tous les trois jours environ, j’allais déposer de l’argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord.

Comment cela se passait-il?
C’était toujours le matin. On me confiait une mallette. Je la portais à pied jusqu’à la banque, où j’en déposais le contenu. L’argent était compté. On me faisait signer un bordereau. Et je rentrais au siège de la campagne. En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j’ai dû procéder à vingt-deux dépôts.

De quelles sommes s’agissait-il? Sous quelles coupures?

Cela pouvait aller de 100 000 à 500 000 F maximum (NDLR : environ de 15 000 à 75 000 €), car la mallette ne pouvait pas contenir plus. L’essentiel des coupures était constitué de billets de 500 F (75€). Mais il y avait aussi, en proportion très faible, des coupures plus petites, de 10 F ou 50 F (de 1,50 à 7,50 €). Ce mélange répondait sûrement à une volonté de dissimulation.

Connaissiez-vous la provenance de ces fonds?

Non. On ne me le disait pas et personne ne posait vraiment la question. En mon for intérieur, je pensais alors qu’il s’agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait.

Etiez-vous toujours seul lors des dépôts?

Oui. Sauf la dernière fois. Ce jour-là, le 26 avril, René Galy-Dejean m’accompagnait. Il faut dire que le volume de ce dépôt était particulier.

Pourquoi?

Ce matin-là, quand je suis arrivé au siège de l’association à 9 heures, nos bureaux étaient recouverts de dizaines de hautes piles de billets de 500 F. Un spectacle incroyable. J’étais stupéfait. « Qu’est-ce que c’est? », ai-je demandé. La réponse qu’on m’a faite, en substance, c’était : « Ne pose pas de questions. » Et je n’en ai pas posé.

Et à la banque?

Cette fois, le volume d’argent était tel que ce n’est pas une mallette mais une valise en faux cuir marron, de très mauvais goût, que j’ai apportée à la banque. Sans doute pour la même raison, René Galy-Dejean m’accompagnait. A la banque, ils ont tout compté. Je me souviens de leurs regards effarés devant le volume qu’ils avaient en face d’eux.

Cela représentait combien?

Je ne m’en souviens pas exactement. Peut-être trois millions de francs, soit l’équivalent de six mallettes.

A part René Galy-Dejean, qui fréquentait le 84, rue de Grenelle?

Tous les ministres du gouvernement Balladur y disposaient d’un bureau, le plus souvent occupé par un homme de confiance. On croisait Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire, Brice Hortefeux, Frédéric Lefebvre, Michel Barnier, François Fillon, François Léotard, Michel Giraud…

Avez-vous évoqué, avec eux, la question de la provenance de ces fonds?

Jamais.

Cet argent pouvait-il provenir des meetings ou des quêtes, comme l’a ensuite affirmé Edouard Balladur?

Non. C’était impossible. Les explications d’Edouard Balladur, à cet égard, sont évidemment mensongères.

Le 12 octobre, les comptes de la campagne d’Edouard Balladur ont été validés.
Oui. Et j’ai été très soulagé quand j’ai appris qu’Edouard Balladur avait désigné un autre mandataire que René Galy-Dejean pour les défendre devant le Conseil constitutionnel. Je savais que les explications officielles ne tenaient pas la route.

Que pensiez-vous de ces méthodes de financement?

C’était politiquement inavouable et moralement condamnable, mais je ne me sentais pas, alors, dans l’illégalité.

Croyez-vous toujours qu’il s’agisse des fonds secrets de Matignon?

Pour partie, peut-être. Mais pas seulement. Même si nous n’en parlions pas à l’époque, la thèse selon laquelle cet argent liquide pourrait provenir de rétrocommissions liées aux contrats d’armement me paraît également plausible. En tout cas, elle doit être explorée. Ma seule certitude, dans cette affaire, c’est que l’Aficeb et son trésorier, René Galy-Dejean, ont été instrumentalisés.

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Corruption : Un avion présidentiel dans la 4e dimension
6 mars 2011 par Patrimoine du Peuple

http://www.voltairenet.org/article168754.html
http://www.comite-valmy.org/

Réagissant aux propos tenus par Thierry Meyssan sur le site suisse Mecanopolis à propos d’un avion présidentiel français vendu secrètement par Michèle Alliot-Marie à ses amis tunisiens, le Comité Valmy a retracé le mystérieux itinéraire de cet appareil. L’opacité qui entoure la transaction et les déplacements de l’Airbus renforce les soupçons d’une vente illicite au clan Ben Ali avec rétro-commissions au clan Sarkozy.

Dix ans après ses révélations sur les attentats du 11 septembre, Thierry Meyssan est reconnu comme un journaliste d’investigation de tout premier plan et pour la fiabilité de ses sources. Aussi, quand il avance qu’il y aurait eu de graves irrégularités sur la vente d’un avion présidentiel Airbus A319 d’une valeur de 32 millions d’euros, il n’est pas inutile de procéder à quelques simples vérifications, ce que nous avons fait.

Il en ressort de très troublantes anomalies qui tendent à accréditer les terribles hypothèses du fondateur du Réseau Voltaire, dont voici un extrait de l’interview (voir la vidéo complète) : « On a vendu deux avions (ndlr : 2 Airbus A319, F-RBFA, cn1484 et F-RBFB, cn1556) pour en acheter un gigantesque et très bien équipé. Je voudrais savoir qui a vendu ça et à quel prix ça a été vendu. Je voudrais savoir pourquoi cet avion (ndlr : F-RBFB, l’autre, F-RBFA a été vendu au Sénégal, la vente a été négociée avec Karim Wade, fils du président, ce qui a fait scandale dans ce pays aux finances exsangues) a, en définitive, atterri dans les mains de l’ami de Madame Alliot-Marie (ndlr : Aziz Miled) en collaboration avec le beau-frère du président Ben Ali (ndlr : Belhassen Trabelsi). Je pense que les contribuables français seraient intéressés de connaître la réponse. » (ndlr : Thierry Meyssan montre ici une solution efficace, la voie judiciaire, dont le droit du contribuable à s’opposer à la dilapidation du patrimoine national)

1. Le registre de la DGAC

Première vérification, première anomalie : les deux Airbus présidentiels ne figurent plus dans le registre officiel de l’aviation civile, pas même à la rubrique des immatriculations radiées. [1]

Les recherches avec les immatriculations peintes sur les carlingues des appareils (voir photos jointes) ne donnent aucun résultat. L’A319 immatriculé F-RBFA, appareil officiel de la Présidence française depuis 2002, aujourd’hui vendu à la Présidence du Sénégal, n’aurait-il donc jamais existé ?

L’A319 immatriculé F-RBFB, celui que Thierry Meyssan suspecte d’avoir été irrégulièrement cédé par Mme Alliot-Marie aux compagnies propriétés du clan Trabelsi, n’aurait, lui non plus, jamais existé. Il faut rechercher les appareils avec leurs immatriculations précédentes (F-GXFA et F-GXFB, quand ils appartenaient encore au constructeur Airbus Industries) pour les retrouver dans le registre officiel français. Surprise, ils y apparaissent avec la mention « vendu à l’étranger » depuis 2002.

Quelqu’un aurait voulu faire croire qu’ils n’auraient jamais appartenu à l’État français de 2002 à 2010 qu’il ne s’y serait pas pris autrement !

Première question : qui a donné des ordres en ce sens aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile ?

2. L’absence totale de transparence

a) L’A319 F-RBFA vendu au Sénégal

S’il est très probable qu’un accord soit intervenu avec Karim Wade, [2] fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, rien n’a été rendu public sur une transaction qui a fait scandale au Sénégal et qui a été passée sous silence en France. Le prix final aurait été de 20,9 milliards de francs CFA [3], soit 32 millions d’euros. Rien ni personne pour s’assurer que ce prix soit la réelle valeur de l’appareil, un légèreté troublante de la part d’un pays qui ne serait capable que de mobiliser 350.000 euros pour venir en aide à la Tunisie récemment libérée.

« Le premier vient d’être vendu pour 32 millions d’euros à l’État sénégalais, qui devrait l’utiliser à partir de 2011, a précisé l’Élysée. Le second a fait l’objet d’un appel d’offres pour lequel, selon la même source, "des clients privés et des États se sont déjà déclarés intéressés"  ». [4]

b) L’A319 F-RBFB disparu dans la 4e dimension ? Repeint en blanc ?

Tout d’abord, l’appareil figure toujours en tête de la liste des aéronefs de la base de Villacoublay [Voir le site internet de la Base 107.]. Les appareils ici listés sont cliquables pour avoir plus de détails. Malheureusement, les liens ne fonctionnent pas et génèrent un message d’erreur...opportun ?

Pas un mot sur la mise en vente des appareils, le message d’erreur précité occulte le nombre d’A319 détenus par l’ETEC. Évidemment, pas un mot des appareils valant au total plus de 60 millions d’euros sur les sites officiels de vente des domaines, alors qu’une procédure d’une rigueur extrême est requise pour vendre de simples éléments d’uniformes militaires...

Le site airbusdeliveries.blogspot.com ajoute encore à la confusion en répertoriant l’avion vendu au Sénégal avec le numéro constructeur de l’un (cn1485 / F-RBFA) ayant pour immatriculation précédente le numéro de l’autre (cn1556 / F-RBFB) « avec des titres et le logo de queue, F-reg avant la livraison, (1485 F-URBSFA encore tout blanc) ex F-RBFB » [5]

Ces mentions laissent penser que l’opacité autour de l’appareil vendu au Sénégal viserait à introduire une confusion entre les deux appareils, voire que le second aurait été maquillé, "still all white".

3. L’historique des vols

D’après le site allemand libhomeradar.org, le dernier vol de l’A319 F-RBFB ayant pour opérateur l’Armée de l’air française date du 11 novembre 2010 (à l’occasion de la rencontre d’Angela Merkel avec Nicolas Sarkozy à Deauville). Puis, juste après que soit parue l’interview de Thierry Meyssan, l’appareil réapparaît, le 1er mars 2011, avec la mention « unknown airline » comme opérateur, ce qui laisse penser que l’avion ne serait plus utilisé par l’Armée de l’air française, ce qui n’est possible qu’après la vente de l’appareil.

Contacted [UTC]    Callsign    Flightnumber    Routing    Registration    Operator    Type
2011/03/01
13:42    CEV4651    CEV4651       F-RBFB    unknown
airline    A319
2011/03/01
12:42    4651    4651       F-RBFB    unknown
airline    A319
2010/11/11
13:03    CTM1276    CTM1276       F-RBFB    Armée de l’Air Française    A319

Un autre site, suédois, data.flight24.com, ne faisait plus figurer aucun vol dans l’historique de l’appareil F-RBFB jusqu’au 1er mars, date à laquelle l’avion y parait à nouveau ainsi, cette fois, avec l’Armée de l’air française toujours aux commandes :

« This Airbus A319-115X, with serial number 1556 is flying for French Air Force. Latest flights by F-RBFB : CEV4651 seen @ 2011-03-01 14:47 CET - 4651 seen @ 2011-03-01 14:37 CET » [6]

4. L’Airbus F-RBFB est-il encore à Genève ?

Le 2 mars, à 9 heures (08H03 UTC), le site radarvirtuel.com, utilisant le système Google Maps pour cartographier toutes les données reçues du réseau des utilisateurs de récepteurs ADS-B a signalé l’A319 F-RBFB, en train d’atterrir à l’aéroport international de Genève. Ce vol était totalement occulté des données publiées par l’aviation civile, il n’a été enregistré nulle part, ce qui est extrêmement rare et ce qui est impensable de la part d’un opérateur qui n’a rien à cacher. Sans le réseau des utilisateurs de récepteurs de signaux radars ADS-B, jamais l’A319 F-RBFB n’aurait pu être localisé. (Voir la capture d’écran ci-dessous)

D’après nos informations, il est très probable que l’avion soit toujours à l’aéroport international de Genève, sinon qu’il y a fait escale le 2 mars. Nous transmettons donc ce texte à la justice suisse [7] pour, qu’après avoir pris acte des irrégularités précitées, elle s’autosaisisse et s’assure, par le contrôle des documents de bord, que l’A319 F-RBFB est régulièrement sur le territoire helvétique et qu’il n’est pas la propriété d’une personne dont les avoirs seraient saisissables en Suisse. Si l’appareil n’est plus à Genève, que la justice suisse rende publique les conditions de l’escale à l’aéroport de Genève, sa destination et les informations collectées à cette occasion sur son opérateur et son propriétaire.

Nous transmettons également ce texte aux autorités compétentes en leur demandant de répondre aux questions qui les concernent :

- 1. Qui Nicolas Sarkozy a t-il mandaté pour procéder à la vente des avions F-RBFA et F-RBFB ?

- 2. Se porte t-il garant de la régularité des procédures ?

- 3. Est-il intervenu directement dans ces opérations ?

- 4. Michèle Alliot-Marie est-elle intervenue dans les ventes des avions F-RBFA et F-RBFB ? A t-elle traité de ces affaires avec des représentants de l’Etat tunisien, des sociétés NouvelAir, Tunisair, TTS Financière ou Karthago Airlines ?

- 5. Y a t-il eu des mouvements financiers relatifs à ces avions ?

- 6. Pourquoi la procédure normale et transparente d’appel d’offres n’a t-elle pas été employée ?

- 7. qui a donné des ordres aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile pour que les 2 A319 F-RBFA et F-RBFB n’y figurent plus ?

- 8. A qui appartiennent aujourd’hui les appareils F-RBFA et F-RBFB ?

- 9. Quelles logos, marques et immatriculations portent aujourd’hui les appareils ?

- 10. Où est l’Airbus A319 F-RBFB, cn 1556 ?

IMPORTANT

Nous rappelons que les interrogations soulevées par cet article ne présument en rien de la culpabilité de quiconque. (selon le principe de la présomption d’innocence). Il se peut que toutes les anomalies relevées ne soient que pures coïncidences et que se soit par un effet extraordinaire du hasard qu’elles se soient concentrées sur la cession de cet aéronef. Nous nous en remettons donc aux explications que voudront bien nous fournir les autorités concernées, à qui ce texte est transmis, dont :

L’Elysée :
- Le secrétariat de la Présidence,
- ses Conseillers,

Le Premier Ministre :
- le Premier Ministre et son cabinet,
- ses Conseillers,

La Cour des Comptes,

Le Ministère de la défense :
- Le Cabinet du Ministre,
- La Délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD)
- La Base aérienne de Villacoublay (BA107)

La D.G.A.C. :
- Le Directeur du Cabinet
- Le Chargé des relations Presse

Le Procureur général du Canton de Genève

Les autorités tunisiennes concernées :
- Le Ministère du Transport
- L’Office de l’Aviation civile et des Transports
- L’Ambassade de Tunisie en Suisse
- Le Consulat de Tunisie à Genève

L’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne (EUROCONTROL)
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« Répondre #16 le: 17/03/2011 - 09:35:49 »

La maison où vécu le héro de la révolution Larbi Ben M’hidi démolie à coups de bulldozer

16/03/2011 - Tayeb Belmadi avec Sabrina Boubekeur - http://dna-algerie.com/

http://dna-algerie.com/politique/42-interieure/1517-la-maison-de-biskra-ou-vecu-le-hero-de-la-revolution-larbi-ben-mhidi-demolie-a-coups-de-bulldozer.html

L’une des dernières traces évoquant la mémoire du militant nationaliste algérien Larbi Ben M’hidi (1923-1957, 34 ans), assassiné en mars 1957, vient d'être effacée de la carte.  La maison sise à Biskra, dans le Sud d’Algerie, qui a vu grandir ce héros de la guerre de libération, a été démolie au bulldozer. Faute de moyens pour l’entretenir, devant la démission des autorités locales, le propriétaire a décidé de la raser.

Au matin du mardi 16 mars, la petite maison avec sa porte en bois, ses deux fenêtres peintes en vert et qui portait encore le numéro 18 était encore debout.

Sur la façade droite de cette petite demeure, la plaque commémorative inscrite en arabe et qui portait encore la photo noir et blanc du « chahid » Larbi Ben M’hidi était debout.

Pas pour longtemps.

Car ce matin du mardi 16 mars, le propriétaire de cette maison où avait vécu pendant quelques années cet héros de la révolution algérienne a décidé de la raser.

Et il faudrait deux jours, mardi et mercredi, pour que l’engin démolisseur fasse table rase. Table rase de la maison et de ce petit patrimoine.

Mebarki Mohamed Abdelaziz, avocat et habitant de Biskra, est encore sous le choc quand il raconte ce qui s’est passé. La mort dans l’âme, ce jeune avocat qui collabore à l’élaboration d’un film-documentaire sur la vie de Larbi Ben M’hidi, a assisté au spectacle.

« Aujourd’hui (mercredi), je suis allé voir la maison dans laquelle a grandi Larbi Ben M’hidi. Elle n’y est plus », affirme à DNA M. Mebarki.

Que s’est-il passé ? Pourquoi cette maison dans laquelle a vécu Ben M’hidi dans les années 1940, cette demeure sensée demeurer comme un patrimoine de l’histoire nationale, a-t-elle fini en gravats ?

Remontons l’histoire…

Le propriétaire de la maison qui habite désormais dans une autre demeure avait loué cette maison aux parents du jeune Larbi Ben M’hidi durant les années 1940.

Originaire d’Ain Mlila, une petite ville des Aurés, les Ben M’hidi étaient venus s’installer à Biskra.

C’est donc ici que Larbi a passé une partie de sa jeunesse. Né en 1923, le jeune homme a fait ses études secondaires à Biska, ville où il avait travaillé comme comptable au génie civil avant de s’engager dans la révolution.

Membre fondateur du CRUA (Comité révolutionnaire d’unité et d’action), Larbi Benmhidi était l’un des piliers de la révolution algérienne.

Arrêté le 23 février 1957 au cœur de la Bataille d’Alger, il a été pendu dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.

Depuis l’indépendance du pays en 1962, la maison a été préservée comme une sorte de patrimoine national. Pour mieux souligner son caractère historique, les autorités locales ont fait installer une plaque commémorative sur le mur, avec la photo du martyr.

L’hommage au martyr de la révolution est bien beau sauf que le propriétaire est las de ne plus pouvoir entretenir ce patrimoine. A en croire ce dernier, toutes ses tentatives d’obtenir une subvention pour entretenir la maison ont buté sur une fin de non-recevoir

Selon le témoignage de celui-ci, rapporté, par l’avocat, les autorités locales ne sont jamais souciées de l’entretien de la maison. Au fil des ans, le propriétaire n’est plus en mesure de subvenir aux frais de l’entretien.

« Il (le propriétaire, Ndlr) m’a dit que personne ne s’est approché de lui pour lui faire une offre de rachat. Il m’a confié encore qu’à plusieurs reprises, il avait demandé un peu d’argent pour assurer quelques travaux de restauration et d’entretien. Toutes ses demandes sont restées lettre morte », raconte l’avocat.

Alors, las d’attendre un geste de la part des autorités locales, le propriétaire a donc décidé de la démolir.

Il faut croire que personne ne s’y est opposé. Encore mieux, le propriétaire a obtenu les autorisations légales pour passer à l’acte. Ainsi que l’onction des autorités locales.

L’ancien wali (préfet) de Biskra ? Il n’a pas émis un avis d’opposition lorsque le propriétaire a exprimé le vœu de démolir la maison. « L’ancien wali a dit au propriétaire : ‘Si un jour, vous voulez démolir la maison, il n’y a aucun problème. A condition de remettre la plaque commémorative à sa place’», rapporte notre l’avocat.

Le responsable local de l’organisation nationale des Moudjahidines (ONM) ? Visiblement, la sauvegarde de ce patrimoine serait le dernier de ses soucis.

Bien mieux ! Ce responsable qui serait présent mardi 16 mars, le jour du début de l’opération de démolition, aurait balancé cette phrase aux démolisseurs : « Rabi iaawenkoum (Que Dieu vous vienne en aide) ».

Et le travail a été fait. Le bulldozer a fait table rase de la maison. La plaque commémorative qui portrait la photo de Larbi Ben M’hidi ? Perdue dans les gravats.

« On a effacé un patrimoine à coups de bulldozer, se désole le jeune avocat. Voila une étrange façon avec laquelle l’APC s’apprêtent à célébrer le 19 mars 1962.»

Oui. Etrange manière d’honorer la mémoire des martyrs de la révolution.

pppppppppppppppp

http://fr.wikipedia.org/wiki/Larbi_Ben_M%27hidi#cite_note-lemonde_2001-05-02-3

Mohamed Larbi Ben M'hidi (1923-1957, 34 ans) est un combattant et responsable du FLN durant la guerre d'Algérie (1954-1962). Il est arrêté et tué par l'armée française (SDECE ancêtre de la DGSE) durant la bataille d'Alger en février 1957. Considéré comme un héros national en Algérie, plusieurs lieux et édifices institutionnels se sont vu attribuer son nom.

Arrêté le 23 février 1957 par les parachutistes, il refusa de parler sous la torture avant d'être pendu extrajudiciairement par le général Aussaresses dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Le général Bigeard, qui avait rendu hommage auparavant à Ben M'hidi avant de le confier aux Services Spéciaux (SDECE ancêtre de la DGSE), regretta cette exécution.

Ses dernières paroles avant de mourir :

"Vous parlez de la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l'Algérie de Tamanrasset à Dunkerque. Vous voulez l'Algérie française et moi je vous annonce la France algérienne.".


Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclara : Ben M'hidi s'est suicidé dans sa cellule en se pendant à l'aide de lambeaux de sa chemise. En 2001, dans son livre Services spéciaux (SDECE ancêtre de la DGSE), Algérie 1955-1957, paru aux éditions Perrin, le général Aussaresses reconnaît avoir procédé à l'exécution sommaire, par pendaison maquillée en suicide, de Larbi Ben M'Hidi, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, les faits étant commis avec l'assentiment tacite, selon lui, de sa hiérarchie militaire et d'un juge qui aurait lu le rapport sur le prétendu suicide avant que celui-ci ait eu lieu.

Le 5 mars 2007, le général Aussaresses, dans un entretien au Monde, retrace les dernières heures de Larbi Ben M'hidi :

Larbi Ben M'Hidi est conduit dans la ferme désaffectée de la Mitidja d'un colon extrémiste. Six hommes dont Aussaresses préparent l'exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L'un des hommes a joué le rôle du supplicié pour vérifier que tout était au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le nœud et regarde les autres provoquant un fou rire général. Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M'hidi. Celui ci refuse. Le soldat répond qu'il exécute un ordre. Ben M'hidi réplique qu'il est colonel de l'ALN et qu'il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée ; il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu'à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s'y prendre à deux fois. La première fois, la corde se casse.


pppppppppppppppp


طالبوا وزير المجاهدين بالتدخل العاجل
استياء كبير في بسكرة لهدم مسكن العربي بن مهيدي

2011.03.22 أ‭.‬‮ ‬أسامة
http://www.echoroukonline.com/ara/index.php?news=71229

خلفت عملية هدم المنزل الذي أقام فيه البطل الشهيد، العربي بن مهيدي، وسط بسكرة، استياء كبيرا لدى الوسط الشعبي بالمدينة، وصار هذا الفعل محور حديث الطبقة المثقفة، والمهتمة بتاريخ الثورة التحريرية التي أثمرت نصرا، يحتفل به الجزائريون كل عام.

الفئة المستاءة أبدت تأسفا شديدا على ما حصل، محملة السلطات المعنية وزر غضها الطرف عن هذا المعلم وإهماله، ما حتم على مالكه هدمه لبناء سكن هو بحاجة إليه. علما بأنه انتظر طويلا تدخل السلطات للمحافظة علية، عبر عمليات ترميم دورية تحفظه من الانهيار. تاريخ بناء المسكن يعود إلى سنة 1870 غير أن ملكيته لصاحبه الحالي تعود إلى سنة 1930، وبعد عشر سنوات استاجرته عائلة بن مهيدي المنحدرة من عين مليلة، وفيه تربى وترعرع الابن العربي طالبا ومناضلا لمدة 8 سنوات، وبعيد الاستقلال بقي المنزل رمزا شاهدا على بطولة الشهيد بن مهيدي، الذي دوخ بيجار ومن يأتمرون بأوامره من كبار الضباط الفرنسيين، وتشير إلى ذلك لوحة تذكارية على جدار المنزل، قبل أن تأتي عليها آلة الهدم، وتغرقها هي الأخرى بين الردوم. وهو ما استاء له المواطنون مع احترامهم لحق صاحب العقار في ملكيته الخاصة.



* Maison Larbi Ben Mhidi Biskra.JPG (7.91 Ko, 220x165 - vu 10815 fois.)

* Maison de Larbi Ben Mhidi Biskra detruite.jpg (31.33 Ko, 642x399 - vu 12353 fois.)

* Larbi_Ben_MHidi-1957.jpg (63.44 Ko, 500x954 - vu 11480 fois.)

* Larbi Ben MHidi 28 février 1957.jpg (43.14 Ko, 533x800 - vu 11422 fois.)

* Six_chefs_FLN_-_1954.jpg (128.19 Ko, 500x684 - vu 11041 fois.)
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« Répondre #17 le: 10/04/2011 - 13:12:47 »

Maintenant, arrêtez de nous prendre pour des imbéciles incompétents.

On ne veut pas du menu fretin.

On veut dévorer avec délectation les gros poissons.

Vous avez déjà la liste et les coordonnées géographiques.


Pour mémoire, faites attention aux "réseaux terroristes Gladio" version "DZ & FR" voir Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio.

VVVVVVVVVVVVVVV

La CIA en France : 60 ans d'ingérence dans les affaires françaises

http://www.amazon.fr/La-CIA-France-ding%C3%A9rence-fran%C3%A7aises/dp/2020818817

Les Armées Secrètes de l'OTAN : Réseaux Stay Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l'Ouest

http://www.amazon.fr/Arm%C3%A9es-Secr%C3%A8tes-lOTAN-Op%C3%A9ration-Terrorisme/dp/291711200X/ref=pd_bbs_sr_2?ie=UTF8&s=gateway&qid=1201014115&sr=8-2


Crimes de guerre à l'Otan

http://livre.fnac.com/a1244636/Pierre-Henri-Bunel-Crimes-de-guerre-a-l-Otan

Operation Dark Heart: Spycraft and Special Ops on the Frontlines of Afghanistan -- and the Path to Victory

http://www.amazon.com/Operation-Dark-Heart-Frontlines-Afghanistan/dp/031260369X/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1302688296&sr=1-1


La stratégie du choc : La montée d'un capitalisme du désastre

http://www.amazon.fr/La-strat%C3%A9gie-choc-capitalisme-d%C3%A9sastre/dp/2742775447

VVVVVVVVVVVVVVV

Espionnage = http://fr.wikipedia.org/wiki/Renseignement

Black Ops = Black Operations = Opération clandestine = Opérations noires = http://en.wikipedia.org/wiki/Black_operation

Une opération noire ou Op noir ou opération clandestine ou action clandestine est une opération illégale, dirigée par un état mais non revendiquée par celui-ci pour des raisons politiques ou diplomatiques. L'illégalité de ces opérations implique qu'elles soient secrètes ; elles ne sont donc théoriquement pas rapportées auprès des médias, ni reconnues par les gouvernements.

Ces actions peuvent être par exemple des attentats, enlèvements, assassinats, libération de prisonniers, opérations commando ou paramilitaires.

En temps de paix, les gouvernements font souvent appel à leurs services de renseignement qui entretiennent déjà secrètement à l'étranger des infrastructures et des agents. De même, l'organisation de telles opérations met en jeu des techniques comparables, à celles utilisées dans les activités de renseignement (secret).

Des agents ou les personnes qui se spécialisent ou sont impliqués dans une opération noire désigné typiquement sous le nom d'« Opérateur noir » ou « Employé noir. »


VVVVVVVVVVVVVVV

Tribunal criminel de Annaba

10 ans de prison pour trois Algériens accusés d’espionnage


Mohamed Fawzi Gaïdi * 09.04.11 * http://www.elwatan.com

http://www.elwatan.com/actualite/10-ans-de-prison-pour-trois-algeriens-accuses-d-espionnage-09-04-2011-119656_109.php

Les Algériens s’étaient engagés à fournir tous les renseignements demandés en contrepartie d’un visa et d’une résidence permanente en France.

Pour trahison au profit de l’Etat français et soutien à un groupe terroriste, le président du tribunal criminel près la cour de Annaba a condamné Boucharma Khemissi, 41ans, Heroual Réda, 29 ans, tous deux ex-militaires, et Oulkima Nacereddine, 44 ans, informaticien et ingénieur en génie civil, à 10 ans de prison ferme. Accusée de non-dénonciation de crime, la sœur de Réda, 32 ans, a, quant à elle, écopé de 6 mois de prison avec sursis. Dans son réquisitoire, le représentant du ministère public a requis à l’encontre des 3 mis en cause la peine capitale et 5 ans de prison ferme pour la fille.

Cette sombre affaire d’intelligence avait éclaté, selon l’arrêt de renvoi, le 12 juillet 2009, lorsque Khemissi, un ex-militaire habitant la commune d’El Besbes, s’est présenté à la sûreté de wilaya d’El Tarf pour dénoncer qu’il est espion à la solde des services de renseignement français. «Je me suis dénoncé après l’évocation à l’époque par la presse algérienne de l’affaire de l’assassinat des moines de Tibhérine», avait-il déclaré à la police judiciaire du DRS, en charge d’enquêter sur cette affaire, peu anodine. Boucharma n’agissait pas en solo. Il avait dénoncé ses acolytes – son oncle Oulkima Nacereddine et Heroual Réda – qui avaient été enrôlés depuis janvier 2006 par les services français. Il avouera également qu’il avait espionné et fourni des renseignements documentés à ce diplomate qui est en réalité un attaché militaire.

Le premier contact avec ce dernier avait eu lieu dans un café à Ben M’hidi (El Tarf), en janvier 2006, dont un accord a été scellé. Les deux Algériens s’engageaient alors à fournir tous les renseignements demandés en contrepartie d’un visa et une résidence permanente en France. Pour le convaincre, les deux ex-militaires espions avaient remis au Français leurs photos en uniforme de l’ANP avant d’être fichés et d’apposer sur deux feuilles blanches leur blanc-seing.

Marché conclu. Engagés, ils avaient eu instruction par le vice-consul de fournir toutes les informations et les renseignements sensibles. La première étape consistait à photographier tous les sites sensibles ayant trait à la sécurité du pays. Ainsi, la présidence de la République, le ministère de la Défense nationale, celui de la Communication, la direction générale de la Sûreté nationale, la prison de Serkadji, les sièges des  4e et 5e Régions militaires, la caserne des troupes aéroportées de Biskra, le cantonnement militaire d’El Allelik de Annaba, le réacteur nucléaire de Aïn Ouessara, la caserne du groupe d’intervention rapide (GIR) d’El Hadjar (Annaba) et le centre de formation administrative de Guelma, de tous ces sites, des photos ont été prises et remises à Patrice Maton.  

A la seconde étape, le barbouze français avait instruit ses recrues de se renseigner sur l’un des gardes du corps du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, et de lui transmettre de nouvelles photos sur l’intérieur du siège de la présidence de la République.

Mission accomplie. Cependant, les deux parties avaient jugé que les rencontres à l’extérieur étaient risquées.  C’est au siège du consulat que désormais se faisaient les contacts. En effet, à la première rencontre dans la chancellerie française de Annaba, les deux espions avaient remis les photos enregistrées sur carte mémoire de téléphone mobile en contrepartie de 40 000 DA. Une autre mission consistait en la collecte de renseignements sur un expatrié russe travaillant à la caserne militaire d’El Allelik dont les informations devaient être transmises via internet. Pour ce faire, un PC portable de marque Toshiba leur a été remis par le consulat français. C’était à ce moment qu’Oulkima Nacereddine – le fiancé de la sœur de Heroual Réda – fut recruté. Après s’être acquitté de cette tâche, Oulkima gravait sur des CD les documents avant de les transmettre par courriel à l’attaché militaire français.

Quelques semaines après, Nacereddine avait doublé ses complices en remettant le PC à son ami Moualeh Salah – un terroriste recherché par les services de sécurité de Souk Ahras. H. S. était bel et bien au courant des activités de son futur mari dont elle a gardé le secret sur ce crime de haute trahison. En 2007, ordre a été donné au groupe pour photographier la raffinerie et les casernes de Skikda, les barrages fixes établis sur les routes de cette wilaya ainsi que la caserne de Souk Ahras.

A Constantine, c’est le commandement régional de la Gendarmerie nationale qui avait été pris en photo avant que les espions ne soient instruits de s’intéresser à la première brigade blindée de Téléghma.

Même des photos de la résidence de Djenane El Mithak figuraient sur l’ordre de mission des espions algériens. Les déclarations de l’ensemble des accusés, à quelques détails près, concordent, tous reconnaissent avoir trahi leur pays au profit de l’Etat français. La marge de manœuvre de la défense pour disculper ses mandants étaient minimes devant la multitude des preuves soumises au juge qui, non convaincu, a condamné les 3 espions algériens à des peines de prison ferme.

Affaire des moines de Tibhirine :

Faux témoignage contre 40 000 DA

Dans cette affaire d’espionnage, les deux mis en cause ont été les auteurs, à la demande du consul adjoint, d’un faux témoignage sur l’affaire de l’assassinat des 7 moines de Tibhirine. A la barre, ils ont déclaré avoir témoigné en langue nationale sur un enregistrement vidéo où ils apparaissent en uniforme militaire que  «l’assassinat des moines est l’œuvre des éléments de l’Armée nationale populaire (ANP). Ce forfait a été commis en 1996, car les moines étaient soupçonnés d’espionnage dans la wilaya de Médéa. L’événement a été fêté dans toutes les casernes du pays». En contrepartie, les deux espions algériens avaient perçu 40 000 DA.

Réaction de l’état français :

Démenti au lendemain du scandale  

Au lendemain de l’éclatement de ce scandale, la France avait démenti, le 28 juillet 2009, par le biais de son ministre des Affaires étrangères toute implication de son consulat général à Annaba dans une affaire d’espionnage, tel que rapporté par la presse algérienne. «Nous démentons formellement toute implication de notre consulat général à Annaba dans cette affaire rapportée par la presse algérienne», a réagi le ministère français des Affaires étrangères. De son côté, le consul général de France William Brunel avait déclaré à la presse : «Je démens catégoriquement avoir eu connaissance ou avoir reçu une quelconque information officielle ou officieuse en rapport avec l’affaire des quatre Algériens accusés d’espionnage pour le compte du consulat de France, et ce, ni directement à travers les autorités judiciaires algériennes compétentes ni indirectement par voie diplomatique ou sécuritaire.»

VVVVVVVVVVVVVVV

Mohamed Boudiaf, né à M'Sila le 23 juin 1919, assassiné le 29 juin 1992 à Annaba, est un homme d'État algérien.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mohamed_Boudiaf

Guerre civile algérienne « décennie noire » http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_civile_alg%C3%A9rienne

Fonctionnaire de profession, membre fondateur du Front de libération nationale (FLN) et un des chefs de la guerre d'indépendance algérienne, il entre en opposition contre les premiers régimes mis en place à l'indépendance de son pays, et s'exile durant près de 28 ans. Rappelé en Algérie, en 1992 en pleine crise politique, à la tête de l'État, il est assassiné quelques mois après ses prises de fonction, lors d'une conférence des cadres.

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Ils sont reconnus coupables d’espionnage pour le compte de la France
Des peines de 10 ans de prison ferme pour trois Algériens à Annaba


Nacer Ayadi 08/04/2011 http://www.tsa-algerie.com

http://www.tsa-algerie.com/divers/des-peines-de-10-ans-de-prison-ferme-pour-trois-algeriens-a-annaba_15141.html

Le Tribunal criminel d’Annaba a condamné, jeudi 7 avril, trois personnes à dix ans de prison pour trahison dans une affaire d’espionnage au profit de la France. B.K, 41 ans sans profession,  H.R,  29 ans, ouvrier,  résidant tous deux à Besbès dans la wilaya d’El Tarf et O.N, technicien supérieur en informatique, résidant à Souk Ahras ont été reconnus coupables de trahison. Une femme de 29 ans, répondant aux initiales de H.S, nièce du premier inculpé et fiancée du technicien supérieur a été condamnée à une peine de six mois de prison avec sursis pour  le délit de non dénonciation de crime.

L’affaire remonte au 12 juillet 2009. B.K s’est présenté à la sûreté de wilaya d’El Tarf afin d’avouer qu’il travaille pour les services de renseignements français installés au consulat de France à Annaba. Il est alors arrêté pour être remis aux enquêteurs du DRS. L’enquête conduit aux deux complices. Ils ont à leur tour été arrêtés et interrogés.
 
Selon l’arrêt de renvoi de la chambre d’accusation, les déclarations des trois individus concordaient au détail près. Ils ont tous reconnus avoir pris attache avec le consulat de France à Annaba pour proposer leurs services comme agents de renseignements. Ils sont alors pris en charge par M. Patrice Maton, vice‑consul mais dont les fonctions réelles,  établies plus tard, le désignent comme attaché militaire.
 
Le deal passé entre les futurs agents et le responsable français est que celui‑ci s’engageait à leur délivrer un visa et qu’ils pourraient s’installer en France à l’issue de leurs missions. Dans un premier temps, ceux‑ci furent chargés de collecter des renseignements sur des sites sécuritaires et stratégiques pour ensuite faire des prises de vue qu’ils remettaient au vice‑consul après avoir pris rendez‑vous.
 
Ainsi, le siège de la Présidence de la République, le ministère de la communication, de la défense nationale, la prison civile de Serkadji, le réacteur nucléaire de Aïn Ouessera, le commandement régional de la gendarmerie nationale à Constantine, les sièges de la 4e et de la 5e Régions militaires ainsi que la raffinerie de Skikda, les barrages fixes établis sur les principaux axes routiers, la caserne d’El Allelik à Annaba, celle des troupes aéroportées de Biskra et tout le périmètre de la 1ère brigade blindée de Téléghma ont été pris en photo à l’aide de téléphone portable, selon l’arrêt de renvoi.
 
Puis ce fut au tour de O.N de prendre le relais en transmettant via Internet tous les éléments recueillis sur un site communiqué par Patrice Maton qui mit à sa disposition un micro portable de marque Toshiba. Lors de l’audience, le ministère public a requis la peine capitale contre les accusés, que tout accablait (photos, fax et autres). Les avocats ont bien tenté de disculper leurs clients mais le tribunal n’a pas suivi.
 
Interrogée par TSA, une source diplomatique française à Alger a expliqué que « la France n’a rien à voir avec ce dossier. C’est une affaire à dormir debout ! ».

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Accusés d’espionnage, 10 ans de prison pour 3 Algériens

Ahmed Zougari 2011.04.08 http://www.echoroukonline.com

http://www.echoroukonline.com/fra/index.php?news=8554

Le tribunal criminel près la Cour d’Annaba a rendu, jeudi soir, son verdict sur une grave affaire d'espionnage au profit du consulat de France d'Annaba qui a failli déstabiliser la sécurité intérieure du pays, ces dernières années.

Le tribunal a prononcé des peines de 10 années de prison ferme à l’encontre de trois  individus ( un militaire en retraite son associé et l’oncle de ce dernier) pour espionnage et trahison  au profit du  consulat français à Annaba.  Le tribunal a en outre prononcé une peine de six  mois de prison ferme à l’encontre de la sœur du deuxième inculpé pour ne pas avoir alerté les services de sécurité sur cette affaire.

Cette affaire remonte à 2006 quand N.Reda et B.Khemissi se sont présentés au consulat de France à Annaba pour déposer leurs demandes de visas. Les deux accusés ont saisi cette occasion pour offrir leurs services à la partie française. Il s’agissait de lui fournir des photos et des vidéos sur les services de sécurité algériens, notamment l’Armée nationale populaire et la Gendarmerie nationale.  Les  mis en cause sont originaires de la wilaya d’El Tarf.

15 jours après le dépôt de leurs demandes de visas, le consul français à Annaba qui occupait en même temps le poste d’attaché militaire a contacté les deux accusés et les a rencontrés dans la région de Besbes dans la wilaya d’El Tarf. Lors de cette rencontre, le consul français leur avait demandé de lui fournir des photos et des renseignements sur les unités de l’ANP et de la Gendarmerie nationale. Ainsi les deux inculpés ont pris des photos de plusieurs institutions militaires et sécuritaires qu’ils ont remises au consul qui leur a remis une somme de 40 millions de centimes pour chacun d'eux.

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Meldeci s’explique sur l’affaire d’espionnage au profit de la France
 
Par Hakim Merabet 10/04/2011 http://www.algerie-plus.com

http://www.algerie-plus.com/actualite/meldeci-sexplique-sur-laffaire-despionnage-au-profit-de-la-france/

Le ministre des affaires étrangères, Mourad Medelci a révélé hier que les autorités algériennes ont pris «très au sérieux», l’affaire de deux anciens militaires algériens pris en flagrant délit d’espionnage au profit de la France et condamnés jeudi à dix ans de prison ferme. « Je vous informe que la voie diplomatique a précédé la voix judiciaire», a répondu le ministre, lors d’un point de presse conjoint, aujourd’hui à la résidence El Mithak, avec son homologue Cubain, M Bruno Rodriguez Parrila.

Et d’ajouter : « c’est une affaires très délicate et très sensible qu’on va suivre avec beaucoup d’intérêt. On va tenter de connaître l’objectif de cet espionnage et au profit de qui ? », précise le ministre, qui n’a souhaité en dire plus. Il faut rappeler que ces deux anciens militaires algériens et un informaticien ont été jugés et commandés jeudi dernier pour espionnage au profit de la France. Une affaires considérée  par des sources diplomatiques françaises citées par l’AfP d’«algéro algérienne».

Les accusés,  Boucharma Khemissi, 41 ans et Redha Heroual, 29 ans, ainsi que l’informaticien Oumkima Nacer Eddine, ont été condamnés par la cour d’assises d’Annaba (nord-est) pour «trahison au profit d’un État tiers» et «soutien à un groupe terroriste». Une sœur de Rédha Heroual a été condamnée à six mois de prison avec sursis pour «non-dénonciation de crime».

Le procureur avait requis la peine capitale contre les trois hommes et cinq ans de prison ferme contre la femme. Selon le compte rendu de l’audience, l’affaire a éclaté en juillet 2009 lorsqu’un des militaires s’est dénoncé auprès des services secrets algériens, disant avoir été recruté par un attaché militaire français en poste au consulat d’Annaba qui avait promis un visa et une résidence en France. Avec ses complices, il était chargé de réaliser des photos de lieux sensibles (présidence, ministères, casernes, réacteur nucléaire, installations pétrolières) et de fournir des renseignements sur un garde du corps du président Abdelaziz Bouteflika et sur un expatrié russe travaillant pour l’armée algérienne.

A la demande du consul adjoint, les deux militaires ont enregistré un faux témoignage accusant l’armée algérienne de la mort des sept moines Tibhirine, exécutés en mai 1996 après deux mois de captivité, ont-ils avoué à la barre. L’affaire est –elle pour autant close avec la condamnation des accusés ?

Pas si sûr, du moins si l’on s’en tient à l’air grave affiché par Mourad Medelci, laissant deviner que les autorités ne vont pas lâcher l’affaire.

Affaire des personnes accusées d'espionnage et jugées à Annaba
Medelci n'exclut pas des suites diplomatiques avec la France


Sonia Lyes 10/04/2011 http://www.tsa-algerie.com

http://www.tsa-algerie.com/diplomatie/medelci-n-exclut-pas-des-suites-diplomatiques-avec-la-france_15167.html

L’affaire des trois Algériens condamnés jeudi par le tribunal d’Annaba « pour intelligence et trahison » dans une affaire d’espionnage au profit de la France (lire) pourrait connaître des suites sur le plan diplomatique.

« L'affaire a été jugée par la justice algérienne (...) qui a ainsi tranché vis‑à‑vis de ces Algériens qui sont entrés en contact (avec des parties étrangères) mais reste ouverte au niveau diplomatique jusqu'à à ce qu'elle soit éclaircie », a indiqué ce dimanche 10 avril le chef de la diplomatie algérienne Mourad Medelci lors d’une conférence de presse animée conjointement avec son homologue cubain à Alger.
 
« C'est une affaire sensible qui sera remise entre les mains de qui de droit », a ajouté le ministre, selon des propos rapportés par l’agence APS.


Affaire d’espionnage au profit de la France : le dossier reste ouvert

Lakhdar Rezaoui/ Version française Madjid.D 2011.04.10 http://www.echoroukonline.com

http://www.echoroukonline.com/fra/actualite/8595-affaire-d%E2%80%99espionnage-au-profit-de-la-france-%3A-le-dossier-restera-ouvert.html

Le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a annoncé que le gouvernement algérien ne clora pas le dossier d’espionnage au profit du consulat général de France à Annaba. Le ministre a en outre indiqué que cette affaire d’intelligence sera ouverte sur le plan diplomatique jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur les intentions et les visées de cet acte d’espionnage.

Le premier responsable de la diplomatie algérienne, a expliqué qu’il a transféré le dossier de cette affaire aux parties compétentes, vu la sensibilité et la dangerosité de cette affaire, qui aurait pu mettre en péril la sécurité nationale. Le ministre entend par « parties compétentes » les services de renseignements militaires et de lutte contre l’espionnage. Ces derniers seront chargés de poursuivre les opérations d’investigations, d’autant plus que les membres du réseau d’espionnage qui avait travaillé au profit du consulat général de France à Annaba eurent reconnu qu’un responsable français leur a demandé d’impliquer l’Armée algérienne dans l’assassinat des sept moines de Tibhirine.

Interrogé sur cette sombre affaire d’intelligence, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que les institutions de l’ Etat, notamment la Justice, ont pris toutes les mesures nécessaires contre les Algériens impliqués dans cette affaires conformément à la législation en vigueur.  Mourad Medelci a ajouté que cette affaire est close sur le plan juridique. Toutefois, sur le plan diplomatique, le chef de la diplomatie algérienne a affirmé que cette affaire sera ouverte jusqu’à ce que les intentions et les visées de cet acte d’espionnage seront connues.

Pour rappel, les accusés ont fourni des photos et des vidéos d’institutions stratégiques, notamment de l’Armée nationale populaire, de la Gendarmerie nationale mais aussi du réacteur nucléaire de Aïn Oussera, au consulat général de  France à Annaba. Pour trahison au profit de l’ État français et soutien à un groupe terroriste, le président du tribunal criminel près la Cour de Annaba a condamné Boucharma Khemissi, 41ans, Heroual Réda, 29 ans, tous deux ex-militaires et Oulkima Nacereddine, 44 ans, informaticien et ingénieur en génie civil, à 10 ans de prison ferme. Accusée de non-dénonciation de crime, la sœur de Réda, 32 ans, a, quant à elle, écopé de 6 mois de prison avec sursis.  

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Coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili = http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d%27%C3%89tat_du_11_septembre_1973

Opération Condor = http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Condor

PAS D’EUROS DANS LES BANQUES ET PAS DE DINARS DANS LES BUREAUX DE POSTE

La mafia a «pompé» votre argent


Tahar FATTANI 10 Avril 2011 http://www.lexpressiondz.com

http://www.lexpressiondz.com/article/2/2011-04-10/88120.html

En plus de la pénurie de devises, c’est maintenant le dinar

Ahmed Ouyahia, Premier ministre, a jeté un pavé dans la mare: «Où va l’argent du pays ?» s’est-il interrogé.

Les barons du marché informel de la devise dictent leur loi. Le taux de change de l’euro sur le marché parallèle dépasse 140 DA. Les citoyens se plaignent de la pénurie de devises qui se font de plus en plus rares au niveau des banques. Les bureaux de poste sont en panne de monnaie nationale. Ce constat n’est pas nouveau.

Les retraités, qui encaissent leurs pensions en devise dans les guichets de la Banque de l’agriculture et du développement rural (Badr), ont souffert le martyre.

Depuis l’année écoulée, les clients de la Badr étaient obligés de «patienter» durant des mois pour espérer toucher la moitié de leur pension. Le manque de liquidités dans les bureaux de poste est devenu une coutume. Cette situation persiste depuis plus de deux ans. Le gouvernement a beau essayer d’avancer des justificatifs quant à cette pénurie et les nombreux et divers arguments avancés par le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication sont loin d’être convaincants, selon les experts financiers.

Moussa Benhamadi a, maintes fois, expliqué que les bureaux de poste sont surchargés et ils n’ont pas pu répondre à la demande. «Cette situation s’explique par deux facteurs. Le premier est lié aux augmentations enregistrées dans les salaires et le paiement avec effet rétroactif de certains fonctionnaires et la seconde est que la majorité des versements des fonctionnaires se font à la même date, à savoir la fin du mois.» Le gouvernement avance les raisons, mais il peine toujours à trouver des solutions. Ce marché échappe, semble t-il, au contrôle de l’Etat.

Ahmed Ouyahia, Premier ministre, évoque l’existence de la mafia financière.

Pour M.Ouyahia, elle est à l’origine même du manque de liquidités au niveau des bureaux de poste. «La Banque d’Algérie a augmenté en octobre dernier l’émission de billets de banque de 10 à 18 milliards de DA par jour (...) Les fonds émanant des centres de chèques postaux ont, quant à eux, augmenté de 250%», a-t-il rappelé, lors de son passage à la Télévision nationale, il y a dix jours. Et de s’interroger: «Où va donc cet argent?» La question est posée. Une telle interrogation émanant du patron de l’Exécutif est loin d’être une simple reconnaissance ou un aveu d’échec. C’est cette même question que posent les experts et les simples citoyens. Où va cet argent ?

En attendant que le gouvernement trouve une réponse à ce questionnement et surtout une solution à cette problématique, M.Ouyahia accuse la contrebande et le commerce illicite d’être à l’origine de la surévaluation de la devise sur le marché parallèle. Le taux de change a atteint les 140 DA pour un euro, alors que les établissements financiers posent sérieusement le problème de pénurie de la devise. Selon les observateurs, rien ne justifie une telle surévaluation.

L’augmentation du taux de change dans l’informel intervient, entre autres, dans des conjonctures assez particulières. En effet, à l’approche de la saison du pèlerinage et des vacances de fin d’année, le taux de change enregistre une surévaluation.

A quelques mois de la saison estivale qui sera marquée par le retour des émigrés, le marché informel de la devise est censé connaître une forte baisse. Le gouvernement a pris quelques mesures pour mieux contrôler la circulation de cette monnaie.
Il s’agit, notamment du durcissement des mesures de transfert de l’argent à l’extérieur ainsi que du renforcement des dispositifs douaniers au niveau des frontières. Cela suffit-il pour faire barrage à cette mafia financière? Les dispositifs de contrôle se doivent d’être renforcés.

D’autres mesures doivent être prises en urgence, estiment les experts. Dans un autre registre, l’introduction, vers la fin du mois en cours, du billet de banque de 2 000 DA s’inscrit dans la politique de l’Etat de mieux contrôler le marché financier espérant trouver des solutions à la sortie de cette crise et faire face, entre autres, à la menace de l’informel sous l’emprise des barons.

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Les AE répondent au chef du CNT : L’Algérie dénonce une «conspiration»

Par Hakim Merabet | 12/04/2011 | 19:17 http://www.algerie-plus.com

http://www.algerie-plus.com/actualite/les-ae-repondent-au-chef-du-cnt-l%e2%80%99algerie-denonce-une-%c2%abconspiration%c2%bb/

Comme il fallait s’y attendre, les graves accusations proférées par le responsable du Conseil National de Transition libyenne, Mustapha Abdel Jalil, contre l’Algérie d’envoyer des mercenaires pour aider Kadhafi, ont provoqué une réaction énergique et ferme d’Alger.

Dans un communiqué reçu à notre rédaction le ministère des affaires étrangères, qualifie ces accusations «d’acharnement irresponsable» et de «campagne visant à l’impliquer dans un «prétendu parrainage» d’activités de mercenariat en Libye.

Le département de Medelci qui a déjà démenti ces allégations il y a quelques jours, ne comprend pas le fait que les insurgés libyens et leurs parrains politiques, récidivent contre l’Algérie. «Malgré les multiples démentis opposés fermement par les autorités algériennes, M. Mustapha Abdel Jalil (président du Conseil national transitoire libyen, NDLR) a choisi de se déjuger par rapport au démenti qu’il avait lui-même apporté à ces accusations farfelues dans son entretien avec un quotidien algérien en date du 5 mars 2011 et de singulariser l’Algérie en la mettant en cause injustement dans un prétendu parrainage d’activités de mercenariat en Libye», soulignent les affaires étrangères.

Et à la diplomatie algérienne de s’interroger sur «cet acharnement irresponsable» à vouloir impliquer à «tout prix les autorités algériennes». Pour Alger, cet acharnement «nous interpelle sur les desseins et les motivations de ceux qui sont derrière cette conspiration contre un pays dont le tort est de refuser de s’immiscer dans les affaires intérieures libyennes, de déplorer l’usage disproportionné de la force et de mettre en garde contre les dangers mortifères de l’infiltration de troupes terroristes sur le territoire libyen».

C’est la première fois que les autorités algériennes évoquent «une conspiration» contre notre pays tout en se gardant d’identifier les milieux qui y sont derrière. Il est évident que l’Algérie commence à être agacée par ces accusations libyennes en ce sens qu’elles l’a singularisent des autres pays de la région en la présentant comme «suppôt» de Kadhafi.

Communiqué du MAE

Malgré les multiples démentis opposés fermement par les autorités algériennes, Monsieur Mustapha Abdel Jalil a choisi de se déjuger par rapport au démenti qu’il avait lui même apporté à ces accusations farfelues dans son entretien avec un quotidien algérien en date du 05 mars 2011 et de singulariser l’Algérie en la mettant en cause injustement dans un prétendu parrainage d’activités de mercenariat en Libye.

Cet acharnement irresponsable à vouloir impliquer, à tout prix, les Autorités algériennes nous interpelle sur les desseins et les motivations de ceux qui sont derrière cette conspiration contre un pays dont le tort est de refuser de s’immiscer dans les affaires intérieures libyennes, de déplorer l’usage disproportionné de la force et de mettre en garde contre les dangers mortifères de l’Infiltration de troupes terroristes sur le territoire libyen,

Cette Infiltration d’éléments terroristes est, malheureusement, corroborée par les faits et par les constats objectifs établis par de hauts responsables, civils et militaires, de certains pays membres permanents du Conseil de Sécurité ainsi que par les analyses indépendantes formulées par des experts occidentaux spécialisés dans le renseignement.

Au regard de ses intérêts fondamentaux liés à la sécurisation maximale de ses frontières et à la préservation de la stabilité de toute la région, l’Algérie attire, encore fois, l’attention de la communauté internationale sur les dangers de la présence, à ses frontières, d’un incubateur du terrorisme qui puiserait, à profusion, dans un arsenal à ciel ouvert.

Par ailleurs, forte de ses convictions quant à la primauté de la recherche d’une solution politique par la voie du dialogue et de son attachement aux liens ancestraux et fraternels qui lient indéfectiblement le peuple algérien et le peuple libyen dans toutes ses composantes et avec toutes ses sensibilités, l’Algérie continuera de privilégier la voie de la raison en exhortant toutes les parties à la cessation immédiate des hostilités pour préserver l’unité et l’intégrité territoriale de ce pays frère face aux risques sérieux de dislocation et de partition qui le guettent.

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A new Blackwater in Libya ?

Tue Apr 12, 2011 12:27PM MOL/MMA/HE

http://presstv.com/detail/174430.html

The UK government has floated the idea of employing private security firms in Libya to help bolster revolutionary forces fighting the regime of Muammar Qaddafi.

Defense experts and military officials raised the idea after high-ranking NATO officials including Secretary General Andres Fogh Rasmussen admitted that “there is no military solution to the conflict in Libya,” and that the crisis should be settled through politics.

Western powers, including the US, Britain and France, which spearheaded attempts at the UN Security Council to impose a no-fly zone over Libya as part of resolution 1973, had from the beginning sought to topple the Qaddafi regime, but their calculations proved wrong after the forces inside the country they are supporting, failed to consolidate their grip on the positions they had captured from pro-Qaddafi troops.

Furthermore, the financial costs of the west's interference in Libya have put much more burden on the countries involved whose economies are already melting down as a result of the global downturn.

The British government, as one of the masterminds behind the Libya invasion, is floating raw proposals in its attempt to get rid of the quagmire it has created for itself.

The idea of private security contractors is already so much unpopular that it might ignite another barrage of strong criticism at the No 10 Downing Street in London.

Private security firms' international image was severely tarnished when it was revealed the US security contractor Blackwater Worldwide committed serious crimes and abuses in Iraq, including killing civilians.

The British proposal also comes as in Afghanistan the government has announced plans to expel such private security firms altogether over the next 12 months.

Meanwhile, these security firms, which operate on behalf of Western governments in war zones, enjoy a strong impunity that numerous investigations into their abuses and crimes have collapsed raising questions about their legal accountability.

However, the West's suggestions of employing private security firms and training Libyan revolutionary forces, all funded by Arab countries, show that western countries are determined to end Qaddafi regime's grip on power.

Despite the fact that Qaddafi has accepted a roadmap to peace proposed by the African Union, Western countries are trying to convince Arab allies to fund the armed struggle and to consolidate the revolutionary forces' grip on the areas they are controlling before a ceasefire comes into effect.

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Evacuation d’un commando Français égaré au Sahara

L’Algérie refuse toute activité militaire française près de ses bases militaires dans le sud


mercredi 6 avril 2011 http://fr.elkhabar.com

http://fr.elkhabar.com/spip.php?article615

Alger a refusé, au début de la semaine en cours, une demande française d’autorisation de survoler l’espace aérien algérien, pour une mission de recherche d’un commando français qui s’est égaré dans la région de « Hmada El Hamra », après que ce dernier a eu des problèmes techniques dans son véhicule. La recherche du commando français a duré deux jours.

Les régions du Sud-ouest Libyen ont connu une intense activité d’avions de prospection à pilotage automatique en plus d’avions de chasse français, à la recherche d’un commando de l’armée française qui s’est égaré dans le Sud-ouest de la Libye et en est resté plusieurs jours. La même source a également indiqué que ce commando a été sauvé par la suite.

Des ex militaires ont affirmé que la présence d’unités de forces spéciales françaises dans les régions isolées du Grand Sahara, signifie qu’étaient entrain de préparer une embuscade à des personnes recherchées, qui peuvent être soit des trafiquants, des terroristes ou des membres du gouvernement Libyen.

Dans une réunion regroupant les Etats-majors de l’Armée, de la gendarmerie et du Renseignement

Bouteflika décide des mesures urgentes de sécurité pour faire face au vide sécuritaire sur les frontières avec la Libye


lundi 11 avril 2011 http://fr.elkhabar.com

http://fr.elkhabar.com/spip.php?article641

Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a présidé mi-mars dernier, une réunion sécuritaire de haut niveau, composée des chefs des Etats-majors de l’Armée Nationale Populaire et des services de Renseignement, de la sécurité et de la gendarmerie nationale.

Plusieurs décisions ont été prises lors de cette réunion, notamment, l’augmentation de l’effectif des forces dans le sud algérien, en particulier les forces aériennes et terrestres, l’acquisition de matériel de contrôle aérien, la construction d’aérogares pour des avions militaires et avions de surveillance afin de faire face aux répercussions de la détérioration de la situation sécuritaire en Libye.

Le plan sécuritaire adopté consiste, également, à augmenter le nombre de militaires, de gendarmes natifs des régions de l’extrême sud algérien. Dans ce cadre, des sorties de promotions militaires consécutives sont prévues de l’école militaire d’Ain M’guel, d’une moyenne d’une promotion chaque six mois et de 1500 militaires par promotion.

Dans le même sillage, des militaires en retraite ont indiqué à El Khabar qu’on aura besoin de pas moins de 10 mille gendarmes et policiers supplémentaires, en plus d’aéroports militaires, d’unités mobiles de la police judiciaire, afin de sécuriser le long de nos frontières sahariennes s’étendant sur 3777 km.

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«Notre homme à Tripoli»: Des terroristes islamistes, soutenus par l'OTAN, intègrent la rébellion en Libye

Par Michel Chossudovsky Le 9 avril 2011

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24236

Les concepts sont sens dessus dessous : au nom de la « guerre au terrorisme », l'alliance militaire des États-Unis et de l'OTAN soutient une rébellion comprenant des terroristes islamiques...

Différentes factions figurent au sein de l'opposition libyenne : des royalistes, des membres des Forces armées libyennes, le Front national pour le salut de la Libye (FNSL), la Conférence nationale pour l'opposition libyenne, agissant comme groupe d'encadrement, et des transfuges du régime de Kadhafi, dont le ministre de la Justice et Moussa Koussa, le ministre des Affaires étrangères ayant plus récemment fait défection.

Al-Jamaa al-Islamiyyah al-Muqatilah bi Libya, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL), fait partie intégrante de l'opposition libyenne, un fait rarement reconnu par les médias occidentaux.

Le Conseil national de transition libyen ne constitue pas une entité clairement définie. Il est basé sur la représentation de conseils nouvellement fondés pour « diriger la vie quotidienne dans les villes et villages libérés ». (Déclaration du Conseil national de transition libyen)

Les forces de l'opposition sont en grande partie constituées de milices civiles non entraînées, d'anciens membres des forces armées libyennes et de paramilitaires entraînés par le GICL.

Le GICL, affilié à Al-Qaïda, est en première ligne de l'insurrection armée.

Le réseau Al-Qaïda est un instrument de l'intervention des États-Unis et de l'OTAN.

Le GICL, à la fois l'entité ainsi que ses membres sur une base individuelle, est classé dans la catégorie des terroristes par le Conseil de sécurité (CS) de l'ONU. Selon le Trésor étasunien : « Le Groupe islamique combattant en Libye menace la sécurité et la stabilité mondiale par son usage de la violence et son alliance idéologique avec Al-Qaïda et d'autres organisations terroristes brutales. » (Treasury Designates UK-Based Individuals, Entities Financing Al Qaida -Affiliated Libyan Islamic Fighting Group - US Fed News Service, 8 février 2006)

Les concepts sont sens dessus dessous. Washington et l'OTAN, lesquels affirment être en « guerre contre le terrorisme », appuient un « mouvement prodémocratique » infiltré par des membres d'une organisation terroriste.

Par une cruelle ironie du sort, Washington et l'Alliance de l'Atlantique agissent à l'encontre de leurs propres lois et règlements antiterroristes.

De plus, le soutien aux forces de l'opposition infiltrées par des terroristes en vertu de la « responsabilité de protéger » (right to protect ou R2P) découle de l'accord 1973 du CS de l'ONU, lequel constitue une violation flagrante de la résolution 1267 du CS de l'ONU. Celle-ci identifie Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya, le GICL, comme une organisation terroriste.

Autrement dit, le CS de l'ONU viole non seulement la Charte de l'ONU, mais également ses propres résolutions. (The Al-Qaida and Taliban Sanctions Committee - 1267).

Origines du Groupe islamique combattant en Libye (GICL)


Fait amplement documenté, le « djihad islamique » a été soutenu clandestinement par la Central Intelligence Agency (CIA) depuis l’offensive de la guerre soviéto-afghane. (Voir Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism", Global Research, Montréal, 2005 ; en français : Guerre et mondialisation).

La CIA a joué un rôle clé dans l'entraînement des moudjahidines en utilisant la Direction générale du renseignement interservices (ISI) du Pakistan. Par conséquent, les enseignements de l'Islam ont été intégrés dans l'entraînement de la guérilla financée par la CIA :

En mars 1985, le président Reagan a signé la National Security Decision Directive 166 […] [laquelle] a autorisé l'intensification de l'aide militaire aux moudjahidines et a clairement exprimé que la guerre secrète en Afghanistan avait un nouvel objectif : vaincre les troupes soviétiques en Afghanistan par des mesures clandestines et encourager le retrait des Soviétiques. La nouvelle aide clandestine des États-Unis a commencé par une hausse dramatique de l'approvisionnement d'armes, une hausse constante allant jusqu'à 65 000 tonnes annuellement en 1987, […] ainsi qu'un « flot incessant » de spécialistes de la CIA et du Pentagone, lesquels se sont rendus secrètement au quartier général de l'ISI pakistanaise par la route principale près de Rawalpindi au Pakistan. Les spécialistes de la CIA y ont rencontré des officiers du renseignement pakistanais afin d'aider à planifier des opérations pour les rebelles afghans. (Steve Coll, Washington Post, 19 juillet 1992)

Le Groupe islamique combattant en Libye (GICL), Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya, a été fondé en Afghanistan par des moudjahidines libyens, vétérans de la guerre soviéto-afghane.

Dès le départ, du début jusqu'au milieu des années 1990, le GICL a joué le rôle d'«agent de renseignement » pour le compte de la CIA et du MI6, le service de renseignement britannique. À partir de 1995, le GICL s'est impliqué activement dans le djihad islamique contre le régime laïque libyen, y compris dans la tentative d'assassinat de Mouammar Kadhafi en 1996.

L'ancien agent du MI5 David Shayler a révélé qu'alors qu'il travaillait au bureau libyen au milieu des années 1990, des employés du service de renseignement britannique collaboraient avec le Groupe islamique combattant en Libye (GICL), lié à un fidèle lieutenant d'Oussama ben Laden. Le GICL est maintenant considéré en Grande-Bretagne comme un groupe terroriste. (Gerald A. Perreira, British Intelligence Worked with Al Qaeda to Kill Qaddafi, Global Research, 25 mars 2011, c'est l'auteur qui souligne.)

Des attaques terroristes de style guérilla, ont été menées régulièrement, avec l'appui présumé du MI6, contre les forces de sécurité du gouvernement libyen, de la police et du personnel militaire :

Des affrontements ont éclaté à Benghazi en septembre 1995 entre les forces de sécurité [de Kadhafi] et les guérilleros islamistes, faisant des douzaines de morts des deux côtés. Après des semaines de combat intense, le Groupe islamique combattant en Libye (GICL) a officiellement déclaré son existence dans un communiqué, qualifiant le gouvernement Kadhafi de «  régime d'apostats ayant blasphémé contre la foi de Dieu Tout-Puissant » et déclarant que son renversement était « le premier devoir suivant celui la foi en Dieu ». Ce communiqué du GICL, ainsi que les suivants, ont été émis par des Afghans libyens qui avaient obtenu l'asile politique en Grande-Bretagne […] L'implication du gouvernement britannique dans la campagne du GICL contre Kadhafi demeure l'objet d'une immense controverse. L'importante opération du GICL effectuée par la suite, une tentative d'assassinat visant le Kadhafi en février 1996, a échoué et tué plusieurs de ses gardes du corps. On a affirmé plus tard que cette opération aurait été financée par le renseignement britannique pour un montant de 160 000 dollars selon l'ancien agent du MI5, l'officier David Shayler. Bien que les allégations de M. Shayler n'aient pas été confirmées par une partie indépendante, il est clair que la Grande-Bretagne a permis au GICL de développer une base de soutien logistique et de financement sur son territoire. En tout cas, le financement par ben Laden semble avoir été bien plus important. Selon un reportage, le GICL a reçu jusqu'à 50 000 dollars du cerveau terroriste saoudien pour chacun de ses militants tué sur le champ de bataille. [2005] (Cité dans Peter Dale Scott, Who are the Libyan Freedom Fighters and Their Patrons? Global Research, mars 2011, c'est l'auteur qui souligne.)

Les reportages se contredisent à savoir si le GICL fait partie d'Al-Qaïda ou agit en tant qu'entité djihadiste indépendante. Un reportage suggère qu'en 2007 le GICL est devenu « une filiale d'Al-Qaïda, laquelle a par la suite pris le nom d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) (Voir Webster Tarpley, The CIA’s Libya Rebels: The Same Terrorists who Killed US, NATO Troops in Iraq, Global Research, mars 2011)

La continuité dans les opérations des États-Unis et des services de renseignements alliés : des opérateurs d'Al-Qaïda en Yougoslavie

Depuis la guerre soviéto-afghane, le réseau Al-Qaïda a servi d'« agent de renseignement » pour la CIA. Des opérateurs d'Al-Qaïda ont été utilisés par l'administration Clinton pour acheminer du soutien à l'Armée de Bosnie-Herzégovine (Bosnian Muslim Army) au début des années 1990 et cela est confirmé par un document de 1998 du Sénat étasunien. (Voir US Senate, Republican Party Committee, Clinton-Approved Iranian Arms Transfers Help Turn Bosnia into Militant Islamic Base, http://rpc.senate.gov/releases/1997/iran.htm, 1998)

Fait amplement documenté, l'Armée de libération du Kosovo (UCK), appuyée par l'OTAN, avait développé des liens étroits avec le réseau terroriste islamique (Voir US Senate, Republican Party Committee, The Clinton Administration Sets Course for NATO Intervention in Kosovo, 1998, http://rpc.senate.gov/releases/1998/kosovo.htm. Voir aussi Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism", Global Research, Montreal, 2005; en français : Guerre et mondialisation).  

Al-Qaïda en Yougoslavie a servi d'agent du renseignement dans le contexte de la « guerre humanitaire » de l'OTAN. Des organisations terroristes ont été soutenues et financées clandestinement. En 1999, l'intervention de l'OTAN est venue à la rescousse de l'UCK, qui était infiltrée par des opérateurs d'Al-Qaïda. (US Republican Party Committee documents on Kosovo, op. cit.) :

L'un des aspects les plus dérangeants de la crise [terroriste] actuelle [au Kosovo en 1998] est qu'elle pourrait avoir été déclenchée par notre propre politique étrangère maladroite en Bosnie et au Kosovo. Contre toute logique, nous nous faisons là-bas les champions de factions musulmanes, lesquelles tirent du soutien de ces groupes terroristes islamiques fondamentalistes qui sont nos ennemis jurés ailleurs. (Col. Harry G. Summers, « Bringing terrorists to justice », Washington Times, 8 décembre 1998, c'est l'auteur qui souligne.  Feu le Col. Harry G. Summers (USA-Ret.) (1932-1999) était un Distinguished Fellow de l'Institut d'études stratégiques de l'École supérieure de Guerre de Carlisle, PA.)

L'opération « Aube de l'odyssée » en Libye reflète-t-elle une habitude des États-Unis et de l'OTAN? C'est-à dire d'appuyer une insurrection infiltrée par des terroristes dans le but de justifier une intervention sur une base humanitaire afin de « sauver la vie des civils »?

Cela fût la justification de l'OTAN pour intervenir en Bosnie et au Kosovo. Quelles sont les leçons à tirer pour la Libye?

L'ancien chef du renseignement libyen, l'« agent double » Moussa Koussa, fait défection pour le Royaume-Uni

Le GICL a été appuyé non seulement par la CIA et le British Secret Intelligence Service (MI6), mais aussi par des factions au sein de l’agence de renseignement libyenne, dirigée à l’époque par l’ancien ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa, lequel a fait défection pour le Royaume-Uni à la fin mars 2011.

En octobre 2001, le chef du renseignement libyen, Moussa Koussa, a rencontré le secrétaire d’État adjoint des États-Unis William J. Burns. La réunion entre Koussa et Burns a été d’une importance cruciale. De hauts représentants de la CIA et du MI6 étaient présents à cette rencontre, dont Sir John Scarlett, qui à l’époque était le chef du Comité mixte du Renseignement (CMR) du Cabinet et relevait directement du premier ministre Tony Blair. Le CMR supervise la planification des priorités du MI5, du MI6 et du Defense Intelligence (renseignement de la Défense) pour le gouvernement britannique.

« Notre homme à Tripoli », Moussa Koussa, devait jouer le rôle d’agent double. Lors de rencontres secrètes avec Sir John Scarlett, il a été « convenu qu’un agent du renseignement britannique pourrait opérer à Tripoli ». (Libya defector Moussa Koussa was an MI6 double agent, Sunday Express, 3 avril 2011)
 
Le développement du GICL en tant que mouvement djihadiste paramilitaire, ainsi que son intégration dans les forces d’opposition anti-Kadhafi est directement lié au rôle central joué par l’agent double Moussa Koussa, lequel a contribué à tisser des liens bilatéraux étroits avec la CIA et le MI6.

À cet égard, la défection de Moussa Koussa à la fin mars a toutes les apparences d’une opération soigneusement orchestrée. Dans un revirement inhabituel, l’affaire a été négociée avec le gouvernement britannique par l’intermédiaire d’un ancien chef du GICL, lequel travaille aujourd’hui pour une fondation des droits de la personne située à Londres.

Noman Benotman, un ami du ministre des Affaires étrangères Moussa Koussa, a expliqué à la BBC comment il a aidé à organiser sa défection du régime Kadhafi.

M. Benotman a déjà été chef du GICL, mais travaille aujourd’hui la Fondation Quilliam, une boîte de réflexion anti-extrémiste.

Il a dit qu’il croyait que M. Koussa négocierait avec le gouvernement britannique et qu’il était très coopératif relativement au renseignement.

Gordon Corera de la BBC a ajouté que le gouvernement britannique était devant un dilemme concernant le traitement de M. Koussa en raison de son expérience en tant que chef du renseignement libyen.

M. Benotman a expliqué à BBC Breakfast comment il a aidé M. Koussa à faire défection et raconté leur ancienne rivalité. (BBC Breakfast 1er avril 2011, c’est l’auteur qui souligne)

Ironiquement, Benotman a été recruté comme moudjahidine pour combattre dans la guerre soviéto-afghane. Il a été l’un des fondateurs du GICL en Afghanistan. Centré sur les questions de « contre-extrémisme » Benotman est actuellement analyste principal à la Fondation Quilliam. Pour le moment, ses responsabilités consistent à approcher « d’anciens et d’actuels extrémistes et à utiliser Quilliam comme plateforme à partir de laquelle il peut partager ses connaissances privilégiées d’Al-Qaïda et d’autres groupes djihadistes ayant un plus vaste public ».

Le « programme de contre-terrorisme » de la CIA en Libye.

Les liens bilatéraux entre la CIA, le MI6 et le renseignement libyen en octobre 2001 ont procuré aux agences de renseignement occidentales une supervision et un accès directs en Libye par le biais de leurs contreparties pro-étasuniennes au sein de l’agence renseignement libyenne menée par Moussa Koussa. Cet accord a permis au renseignement occidental d’infiltrer efficacement l’agence de renseignement libyenne, dirigée par un agent double du MI6.

Selon un rapport de 2008 du département d’État des États-Unis, le gouvernement libyen « a continué à coopérer avec les États-Unis et la communauté internationale pour lutter contre le terrorisme et son financement […] Les représentants du renseignement espèrent accroître leur aide à la Libye en matière de contre-terrorisme durant les exercices financiers de 2010 et 2011 […] » (Voir Christopher M. Blanchard, Libya: Background and U.S. Relations, US Congress Research Service, 16 juillet 2010).

En 2009, le renseignement libyen et la CIA ont mis en place un programme commun de contre-terrorisme par lequel des représentants du renseignement libyen suivraient une formation antiterroriste donnée par la CIA. Ce programme faisait partie d’un accord négocié par Moussa Koussa avec la CIA. Il était également destiné (en théorie) à dissoudre le GICL avec l’appui des opérateurs du renseignement de la CIA. Gardez à l’esprit l’ambiguïté du « contre-terrorisme » de la CIA : la formation du GICL en Afghanistan entre le début et le milieu des années 1990 relevait d’un projet de la CIA visant à créer un bras armé libyen pour son réseau Al-Qaïda.

Toujours en 2009, les chefs du GICL emprisonnés auraient renoncé à leur lutte armée contre le régime de Kadhafi dans un accord conclu avec des représentants libyens de la sécurité. (New jihad code threatens al Qaeda, CNN, novembre 2009)

Quel était le rôle du programme de contre-terrorisme libano-étasunien selon la perspective de Washington? Officiellement, il était d’identifier les membres du GICL et de dissoudre l’organisation. En pratique, l’opération menée par les États-Unis en Libye, incluant la formation de représentants du renseignement libyen sous les auspices de la CIA, procurait à l’agence un écran de fumée convenant aux opérations du renseignement menées en Libye.

Cette formation a permis à la CIA d’infiltrer le renseignement libyen et d’y trouver des homologues fiables.

Le programme de contre-terrorisme de 2009 est directement lié à la rébellion de mars 2011. Il a permis à la CIA ainsi qu’au British Secret Intelligence Service (MI6) de fournir un appui clandestin au GICL en prévision de l’insurrection armée de mars 2011.

Les médias suggèrent que le GICL ait été dissout (à la suite de la mise en œuvre du programme antiterroriste financé par la CIA). Il n’existe aucune preuve à cet effet. Le GICL figure toujours sur la liste des entités terroristes du Conseil de sécurité des Nations Unies.

QE.L.11.01. Nom: GROUPE ISLAMIQUE COMBATTANT EN LIBYE

Nom (traduction du texte original):

Alias: GICL Ancien nom : s.o. Adresse : s.o. Listé le : 6 oct. 2001 (amendé le 5 mar. 2009)

Informations supplémentaires : La révision en vertu de la résolution 1822 du Conseil de sécurité (2008) a pris fin le 21 juin 2010.


(La liste du GICL est à la page 70 :
http://www.un.org/sc/committees/1267/pdf/consolidatedlist.pdf. En vertu des règles du CS de l’ONU, les organisations terroristes dissoutes sont rayées de la liste, en conformité avec la procédure de déclassement. Le GICL n’a pas été rayé de la liste.) Conseil de sécurité des Nations Unies : Liste récapitulative concernant Al-Qaïda, Oussama ben Laden, les taliban et autres personnes, groupes, entreprises et entités qui leur sont associésassociated with them (Mis à jour le 24 mars 2011).

Des armes et de l’appui clandestin pour les rebelles du GICL

Il y a des indices selon lesquels la CIA et le MI6 continuent à soutenir clandestinement le GICL, lequel constitue maintenant la ligne de front de l’insurrection armée contre le régime Kadhafi.

Le chef des rebelles libyens, Hakim al-Hasidi, a déclaré que les djihadistes qui ont lutté contre les troupes alliées en Irak sont sur la ligne de front dans le combat contre le régime de Mouammar Kadhafi […]

M. al-Hasidi a insisté sur le fait que ses combattants « sont des patriotes et de bons musulmans, non pas des terroristes », mais il a ajouté que « les membres d’Al-Qaïda sont également de bons musulmans et qu’ils se battent contre l’envahisseur ». (Libyan rebel commander admits his fighters have al-Qaeda links, Daily Telegraph, March 25, 2011, C’est l’auteur qui souligne)

Abdul Hakim Al-Hasadi, est un chef du GICL ayant reçu un entraînement militaire dans un camp de guérilléros en Afghanistan. Il est à la tête de la sécurité dans les forces de l’opposition dans un des territoires aux mains des rebelles et compte environ 1000 hommes sous son commandement. (Libyan rebels at pains to distance themselves from extremists - The Globe and Mail, 12 mars 2011)

La coalition des États-Unis et de l’OTAN arme les djihadistes. Des armes sont acheminées au GICL par l’Arabie Saoudite, qui, historiquement, depuis le début de la guerre soviéto-afghane, a soutenu clandestinement Al-Qaïda. Les Saoudiens, en coordination avec Washington et Bruxelles, procurent actuellement aux rebelles des roquettes antichars et des missiles sol-air.

La désinformation médiatique : les terroristes islamiques se joignent au mouvement prodémocratique « à titre personnel ».

L’amiral James Stavridis, Commandant suprême des Forces alliées de l’OTAN en Europe a reconnu tacitement que « le renseignement étasunien avaient perçu des "traces" d’activités terroristes parmi les groupes rebelles […] Cela est très alarmant […] » Mais il n’est pas question de « traces ». Les combattants du GICL sont le pilier de l’insurrection armée.

Les médias occidentaux ont également exprimé leurs préoccupations tout en soulignant que les djihadistes sont d’« anciens membres du GICL prenant part à la lutte armée « à titre personnel » plutôt qu’en tant que membres d’une organisation terroriste. Selon Benotman, en entrevue à CNN :

« Des douzaines d’anciens combattants du GICL participent maintenant aux efforts des rebelles visant à renverser Kadhafi » mais il [Stavridis] a signalé qu’ils l’avaient fait à titre personnel au lieu d’organiser des opérations en tant que groupe.

« Certains représentants occidentaux du contre-terrorisme craignent qu’une guerre civile prolongée en Libye crée de l’espace à Al-Qaïda. Les gouvernements et les ONG doivent se dépêcher à aider les zones détenues par les rebelles à développer des programmes de santé et d’éducation, ainsi que des institutions démocratiques », a déclaré Benotman. (Paul Cruickshank et Tim Lister, Libyan civil war: An opening for al Qaeda and jihad? CNN, 23 mars 2011)

Une organisation terroriste liée à Al-Qaïda infiltre le mouvement prodémocratique libyen? Depuis quand les organisations terroristes agissent « à titre personnel »?

Le GICL, l’entité ainsi que ses membres, est rangé dans la catégorie des terroristes en vertu de la résolution 1267 du CS de l’ONU. (Comité du Conseil de sécurité mis en place conformément à la résolution 1267 concernant Al-Qaida, les Taliban et les individus et entités associés)

« Notre homme à Tripoli »

Moussa Koussa était « notre homme à Tripoli ». Les circonstances de sa défection ainsi que l’histoire de sa collaboration avec la CIA et le MI6 suggèrent qu’il ait servi les intérêts des États-Unis et des alliés durant les dix dernières années, incluant la planification de l’insurrection armée « prodémocratique » dans l’est de la Libye.

Ancien chef du renseignement libyen Moussa Koussa

L’ancien chef du renseignement libyen Moussa Koussa a joué un rôle central dans l’acheminement du soutien clandestin au GICL pour le compte de ses homologues occidentaux du renseignement. L’ancien directeur de la CIA George Tenet, tout en ne faisant pas référence à « notre homme à Tripoli », reconnaît dans son autobiographie de 2007 que « le relâchement des tensions avec la Libye [fut] l’un des plus grands succès de [son] mandat, puisqu’il a mené à la coopération entre les deux services de renseignement contre Al-Qaïda ». (Cité dans Intelligence Partnership between Qadhafi and the CIA on counter-terrorism, op. cit.)

Il ne devrait y avoir aucun doute : L’OTAN et le GICL sont des associés. L’alliance militaire occidentale appuie une rébellion infiltrée par des terroristes islamiques au nom de la « guerre au terrorisme ».

Qui sont les terroristes? Dans une tournure amère des événements, alors que le djihad islamique est présenté par le gouvernement étasunien comme « une menace à la civilisation occidentale », les mêmes organisations islamiques, y compris le GICL, constituent un instrument clé des opérations du renseignement militaire des États-Unis en Asie centrale, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, sans compter les républiques musulmanes de l’ancienne Union soviétique.

Article original en angalis : "Our Man in Tripoli": US-NATO Sponsored Islamic Terrorists Integrate Libya's Pro-Democracy Opposition, publié le 3 avril 2011.

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).    

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Libya: Can We Call This A War Yet ?

Steve Watson Infowars.com April 12, 2011

http://www.infowars.com/libya-can-we-call-this-a-war-yet/

The globalist coalition refers to it as ‘kinetic military action’, yet as more civilians are killed in NATO bombings, and with experts adamant that deadly Depleted Uranium weapons are being used by Western forces, the conflict in Libya looks a hell of a lot like the occupations of Afghanistan and Iraq all over again.

Gulf War veterans Melissa Sterry and Dr Doug Rokke tell Russia Today that judging from the destruction they have witnessed in reports out of Libya, it is extremely likely that depleted uranium weapons are being used.

Both are experts on the toxic munitions, having been part of clear up teams in Kuwait and Iraq in the early 1990s.

If their analysis is accurate, Libyan civilians, just like Iraqis, particularly in Falluja where thousands of DU rounds were used by US forces, face increased levels of cancers, leukemia and infant abnormalities.

While suggestions that US and British ground troops could soon be shipped to Libya are being bandied around by generals and government officials, The UK is also floating the idea of employing private military contractors inside Libya to overthrow the Gaddafi regime.

Despite the fact that there are still around 100,000 contractors operating in the quagmire of Iraq, and that their deployment has done nothing but enflame the conflict there, via countless scandals and abuses, the British government is seriously considering repeating the process in Libya.

There are also more reports today of yet another NATO strike from the air killing Libyan civilians.

The Al-Jamahiriya news agency in Libya reports that a number of civilians, including women and children, as well as several police, were killed in an attack on Kikla, 100 kilometers south of the capital Tripoli.

Last week NATO refused to apologise for killing some 15 civilians during an airstrike, despite acknowledging it was to blame for the deaths.

Despite these ongoing aerial bombardments, Britain and France have declared that they are unhappy with the level of NATO activity and have demanded that the bombing be stepped up.

Both the British and the French foreign ministers criticized NATO and called for other alliance countries to intensify their military operations.

If this isn’t a full scale war, what exactly is?



Steve Watson is the London based writer and editor for Alex Jones’ Infowars.net, and Prisonplanet.com. He has a Masters Degree in International Relations from the School of Politics at The University of Nottingham in England.

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A new Blackwater in Libya ?

Tue Apr 12, 2011 12:27PM MOL/MMA/HE

http://presstv.com/detail/174430.html

The UK government has floated the idea of employing private security firms in Libya to help bolster revolutionary forces fighting the regime of Muammar Qaddafi.

Defense experts and military officials raised the idea after high-ranking NATO officials including Secretary General Andres Fogh Rasmussen admitted that “there is no military solution to the conflict in Libya,” and that the crisis should be settled through politics.

Western powers, including the US, Britain and France, which spearheaded attempts at the UN Security Council to impose a no-fly zone over Libya as part of resolution 1973, had from the beginning sought to topple the Qaddafi regime, but their calculations proved wrong after the forces inside the country they are supporting, failed to consolidate their grip on the positions they had captured from pro-Qaddafi troops.

Furthermore, the financial costs of the west's interference in Libya have put much more burden on the countries involved whose economies are already melting down as a result of the global downturn.

The British government, as one of the masterminds behind the Libya invasion, is floating raw proposals in its attempt to get rid of the quagmire it has created for itself.

The idea of private security contractors is already so much unpopular that it might ignite another barrage of strong criticism at the No 10 Downing Street in London.

Private security firms' international image was severely tarnished when it was revealed the US security contractor Blackwater Worldwide committed serious crimes and abuses in Iraq, including killing civilians.

The British proposal also comes as in Afghanistan the government has announced plans to expel such private security firms altogether over the next 12 months.

Meanwhile, these security firms, which operate on behalf of Western governments in war zones, enjoy a strong impunity that numerous investigations into their abuses and crimes have collapsed raising questions about their legal accountability.

However, the West's suggestions of employing private security firms and training Libyan revolutionary forces, all funded by Arab countries, show that western countries are determined to end Qaddafi regime's grip on power.

Despite the fact that Qaddafi has accepted a roadmap to peace proposed by the African Union, Western countries are trying to convince Arab allies to fund the armed struggle and to consolidate the revolutionary forces' grip on the areas they are controlling before a ceasefire comes into effect.

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أدانتهم المحكمة بالسجن النافذ لمدة 10 سنوات بتهمة الخيانة العظمى للوطن
السجن النافذ لجــواسيس فــرنســا

لسبت 5 جمادى الأولى 1432 الموافق لـ09 أفريل
 
http://sites.google.com/site/djazairelakhbar/wajiha/annaba

أدانت محكمة الجنايات لدى مجلس قضاء عنابة، مساء أمس الأول، ثلاثة جواسيس وهم عسكريين سابقين وتقني طرقات بمكتب دراسات، تم تجنيدهم لصالح القنصلية العامة الفرنسية في عنابة، بالسجن النافذ لمدة 10 سنوات بتهمة الخيانة العظمى للوطن· في حين سلطت عقوبة 6 أشهر حبسا غير نافذ على متهم رابع بتهمة ''التعاون وعدم التبليغ عن جناية الخيانة''·

كشف أفراد شبكة الجوسسة التي تم في وقت سابق تفكيكها من طرف مصالح المخابرات توجيه عديد المراسلات والصور الخاصة بمواقع عسكرية واقتصادية إستراتيجية لفائدة مصالح القنصلية الفرنسية بعنابة، قبل أن تدينهم ظهيرة الخميس المنصرم هيئة محكمة الجنايات لدى مجلس قضاء عنابة، بعقوبة السجن 10 سنوات ضد كل من (ب.خ)، (هـ.ر)، (أ.ن) لارتكابهم جناية الخيانة، دعم وتمويل الجماعات الإرهابية، فيما أودينت المتهمة بعقوبة 6 أشهر موقوفة التنفيذ عن جنحة عدم الإبلاغ عن جناية.

 تفاصيل الواقعة حسب ما تناولته في وقت سابق آخر ساعة، وكما دار في جلسة المحاكمة التي امتدت عدة ساعات بمجلس قضاء عنابة، تعود إلى تاريخ الـ 12 جويلية 2009 عندما تقدم المتهم (ب.خ) إلى مصالح أمن ولاية الطارف مبلغا عن تورطه في قضية جوسسة لصالح الدولة الفرنسية ضد بلده منذ سنة 2006، حيث تم على إثرها إحالة المتهم على مصالح الأمن العسكري للتحقيق معه في أطوار الواقعة، أين كشف ذات المتهم لدى امتثاله أمام هيئة التحقيق، أن السبب الذي دفعه لتسليم نفسه يعود إلى ما تناقلته الصحف الجزائرية حينما حول إحياء قضية اغتيال رهبان تيبحيرين السبعة سنة 1996 بالمدية، كونه كان قد أدلى بتصريحات كاذبة لنائب القنصل الفرنسي لقنصلية عنابة، مفادها أن عملية اغتيال الرهبان نفذت من طرف أفراد الجيش الوطني الشعبي وليس من طرف الجماعات الإرهابية، وكذا تورطه في التخابر والتجسس لصالح الدولة الفرنسية رفقة المتهمين (هـ.ر) وخاله (أ.ن) بعد تجنيدهم حسبه منذ جانفي 2006 من طرف نائب القنصل الفرنسي المسمى (باتريس.م) الذي هو في حقيقة الأمر ملحق عسكري، إذ عمد أفراد الشبكة في مرحلة أولى إلى مراسلة القنصلية الفرنسية عارضين عليهما التعامل معها ومدها بكل المعلومات الأمنية عن الجيش الجزائري، مقابل منحهما التأشيرة للذهاب إلى فرنسا، أين كان رد مصالح القنصلية حسب محتوى قرار الإحالة أمام هيئة محكمة الجنايات بالإيجاب، ليتم بناء على ذات الاتفاق، لقاء نائب القنصل الفرنسي مع المتهمين خلال شهر جانفي 2006 بمنطقة بن مهيدي بالطارف، حيث سلما له ظرفا يحوى صورا تخصهما وهما بالزي العسكري وشرعا منذ ذلك الوقت في مده بالمعلومات على مراحل، وكذا التقاط الصور لمختلف المواقع الأمنية والإستراتيجية، بما فيها مقر رئاسة الجمهورية، مقر وزارة الدفاع الوطني ووزارة الاتصال، المديرية العامة للأمن الوطني، المؤسسة العقابية سركاجي، مقر الناحية العسكرية الرابعة والخامسة، ثكنة المغاوير ببسكرة، ثكنة لعلاليق بعنابة، المفاعل النووي بعين وسارة. بالإضافة إلى ثكنة التدخل السريع للدرك الوطني بالحجار، مركز التدريب للإدارة بقالمة، كما طلب منهما نائب القنصل أن يمدانه بمعلومات خاصة تتعلق بأحد حراس الرئيس بوتفليقة، وطلب منهما في سياق ذي صلة إعادة تصوير مقر رئاسة الجمهورية، ومده بمعلومات عن رعية روسي يعمل بثكنة لعلاليق بعنابة، مقابل تلقيهما في كل مرة مبالغ مالية خلال تزويد نائب القنصل بالمعلومات عبر موقعه الخاص في شبكة الأنترنت بعد أن سلمهما حاسوبا محمولا من نوع «توشيبة«.

التجسس يطال الحواجز الأمنية، السكنات العسكرية وهوائيات الهاتف

واستنادا إلى تصريحات المتهمين خلال مجريات جلسة المحاكمة فإن الجهات الفرنسية حددت بتاريخ 19 فيفري 2006 موعدا للقاء مع نائب القنصل بأفراد الشبكة داخل مقر القنصيلة الفرنسية بعنابة. حيث التقوا خلالها المدعو (باتريس.م) الملحق العسكري، وشخص آخر تجهل هويته، وعندما أخبراه أنهما لا يتقنان اللغة الفرنسية، أحضر لهما سماعات خاصة بالترجمة قبل أن يقوم نائب القنصل الفرنسي بطرح عديد الأسئلة حول هويتهم الكاملة وسبب تعاملهما معهم وكذا طبيعة المعلومات التي سيقدمونها، حيث كانت إجابتهما أن المعلومات تكون عسكرية وإستراتيجية كونهم يستطيعون الدخول إلى وزارة الدفاع ورئاسة الجمهورية، وأية مواقع أخرى، بعدها قام بالتقاط صور شمسية لهما وأمضيا وبصما على وثيقتين فارغتين، ليتنقل أعضاء الشبكة في 23 فيفري 2006، إلى الجزائر العاصمة، وبالضبط إلى مقر رئاسة الجمهورية أين سأل أحدهم عن رقم الفاكس الخاص برئاسة الجمهورية لأنه سيقدم شكوى، فيما عمد أحد أفراد الشبكة إلى التقاط صورة لزميله باستعمال هاتفه النقال وهو داخل مقر رئاسة الجمهورية، كما التقط له صور أخرى وهو يدخل وزارة الدفاع، بالإضافة إلى إقامة الدولة جنان الميثاق، وأثناء عودتهم إلى عنابة قاموا بتصوير الحواجز الأمنية لمختلف الأسلاك والسكنات العسكرية والهوائيات الخاصة بالهواتف النقالة.
 
نائب القنصل طلب الاعتراف بارتكاب الجيش حاثة مقتل رهبان تيبحيرين
 
واستنادا إلى محتوى قرار الإحالة فإن أفراد شبكة الجوسسة بعد عودتهما قاما بإرسال فاكس إلى نائب القنصل، لطلب المقابلة وبعد خمسة أيام ورد إليهما فاكس من طرف مستخلفه بقبول استقبالهم على مستوى مقر القنصلية الفرنسية بعنابة، حيث سلماه الذاكرة الخاصة بالهاتف النقال وبها الصور التي التقاطها وكذا أرقام الهواتف لرئاسة الجمهورية ووزارة الدفاع، كما طلب استنادا إلى تصريحات المتهمين أمام رجال الضبطية القضائية، منهما يومها تقديم تصريح كاذب مفاده أنه «السيد (ب.ح) منخرط في صفوف الجيش الوطني ولديه معلومات تؤكد أن عناصر من الجيش هم من قاموا باغتيال رعايا فرنسيين بصفتهم جواسيس بضواحي المدية سنة 1996. وأنه تم الاحتفال بنجاح عملية القضاء على الرهبان السبعة داخل الثكنة». قبل أن يقرر المتهم (أ.ن) بطلب قطع العلاقات مع نائب القنصل الفرنسي وعدم تزويده بأية صور أو معلومات، وهو ما نقله إلى خطيبته (هـ.س) حيث سلم خلالها ثلاثة فاكسات من أصل 15 كانت بحوزته إلى مصالح أمن الطارف التي حولت ملف الواقعة إلى مصالح الأمن العسكري التي تولت التحقيق وكشفت ملابسات الواقعة، قبل إحالة ملفها على الجهات القضائية لدى مجلس قضاء عنابة، حيث التمس ممثل الإدعاء العام ، تسليط عقوبة الإعدام ضد أعضاء شبكة الجوسسة وإدانة المتهمة (هـ.س) بعقوبة 5 سنوات سجنا، لتقضي هيئة محكمة الجنايات بعد مداولاتها القانونية بإدانة المتهمين الرئيسيين بـ 10 سنوات سجنا نافذا عن جناية الخيانة ودعم وتمويل الجماعات الإرهابية في حين سلطت عقوبة الحبس 6 أشهر موقوفة التنفيذ ضد المتهمة (هـ.س) عن جنحة عدم الإبلاغ عن ارتكاب جناية. يذكر أن المتهمين الأربعة في قضية شبكة الجوسسة لصالح القنصلية الفرنسية بعنابة التي تم الكشف عنها بولاية الطارف كانوا قد رفعوا في وقت سابق طعنا بالنقض لدى المحكمة العليا في قرار الإحالة على المحكمة الصادر عن غرفة الاتهام بمجلس قضاء عنابة. الإجراء الذي مكن من تأجيل عرض القضية على محكمة الجنايات خلال دوراتها السابقة.

اتهموه بتوريط أبنائهم
ست نسوة يشبعن أحد أطراف قضية الجواسيس ضربا أمام مجلس قضاء عنابة

تعرض أمسية الخميس شيخ إلى الضرب المبرح أمام مقر مجلس قضاء عنابة من طرف ست نسوة وحسب ما أوردته مصادر عليمة بتفاصيل الاعتداء فإن الضحية تم استدعاؤه كطرف في قضية محاكمة شبكة الجوسسة لفائدة مصالح القنصلية الفرنسية بعنابة، حيث قدم هذا الأخير إفادته  أمام هيئة محكمة الجنايات التي بتت في ملف القضية، واستنادا إلى الجهة التي أوردت الخبر، فإن أهالي المتهمين كانوا قد خرجوا في حالة غضب شديد بعد إعلان  هيئة المحكمة لفحوى الحكم الصادر ضد المتابعين الأربعة أين دخلوا في ملاسنات حادة مع الشيخ الذي كان رفقة زوجته قبل أن تتطور هذه الأخيرة إلى مشادات حيث انهالت مجموعة من النسوة على الشيخ الأمر الذي اضطر أعوان الشرطة القضائية التابعين إلى المجلس القضائي للتدخل لفك الخناق وتحرير الشيخ من قبضة النسوة.

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الرئيسية | الوطني
قال بأنه سلم الملف للجهات المختصة
مدلسي: "قضية الجوسسة ستظل مفتوحة إلى غاية التأكد من مقاصد فرنسا"

2011.04.10 http://www.echoroukonline.com
http://www.echoroukonline.com/ara/national/72583.html

أعلن وزير الخارجية مراد مدلسي أن الحكومة الجزائرية لن تغلق ملف قضية التجسس لصالح القنصلية الفرنسية بولاية عنابة، مؤكدا أن القضية ستظل مفتوحة من الناحية الديبوماسية إلى غاية التأكد من نوايا ومقاصد عنصر الجوسسة.

وأوضح رئيس الديبوماسية الجزائرية أنه حول ملف القضية للجهات المختصة لحساسية القضية وخطورتها على امن وسلامة البلاد، في إشارة منه إلى المخابرات العسكرية ومكافحة الجوسسة، لاستكمال عمليات التحقيق اللازمة، خاصة وان أفراد شبكة الجوسسة لصالح القنصلية الفرنسية بعنابة اعترفوا خلال مجريات المحاكمة بطلب القنصلية الفرنسية منهم توريط الجيش في قضية مقتل رهبان تبحيرين، وتقديمهم للجانب الفرنسي معلومات وصور وأشرطة فيديو، عن أجهزة الأمن الجزائرية، خاصة الجيش الوطني الشعبي، والدرك، وتقارير للمفاعل النووي بعين وسارة.
واكد وزير الخارجية مراد مدلسي، في رده عن سؤال حول موقف وزارته من القضية، بأن مؤسسات الدولة والعدالة على وجه الخصوص اتخذت موقفها والإجراءات اللازمة في حق هؤلاء الجزائريين، وعاقبتهم وقفا لنصوص القانون الجزائري، وغلقت ملف القضية من الناحية القانونية، أما من الناحية الديبوماسية، التي تشرف عليها هيئته الوزارية، فأكد مراد مدلسي أن القضية ستضل مفتوحة إلى غاية التبيّن من مقاصد عنصر الجوسسة''.
للتذكير فقد فصلت محكمة الجنايات لدى مجلس قضاء عنابة، في ساعة متأخرة، من يوم الخميس الماضي، في واحدة من قضايا الجوسسة التي كادت تزعزع أمن واستقرار البلاد، حيث أدانت هيئة المحكمة ثلاثة متهمين في القضية وهم عسكري متعاقد وشريكه وخال هذا الأخير، بعقوبة السجن النافذ لمدة 10 سنوات، عن تهمة التجسس والخيانة والعمالة للخارج، كما أدانت شقيقة المتهم الثاني بستة أشهر سجنا نافذا عن تهمة عدم التبليغ عن جناية.

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Algeria reveals a French spy network on its territory

Algiers : Algeria | Apr 11, 2011
By Mohamed Abd el Fattah

http://www.allvoices.com/contributed-news/8746581-algeria-reveals-a-french-spy-network-on-its-territory

Algeria said on Sunday it is the issue of disclosure of a spy network working for the Algerian France by more than two years the issue of an open view of their sensitivity and their relation to the national security of the country.

Medelci in press conference with Cuban Foreign Minister Bruno RodriguezBruno Rodriguez Parrilla in the Algerian capital, that the case was tried by the Algerians have contacts with the French Consulate in Annaba, east of Algiers, is still open even at the diplomatic level are highlighted in full.

Medelci - who spoke for the first time about the case since the arrest of the network in July 2009 - it is a sensitive issue will be referred to the concerned authorities.

The Court of Annaba (500 km east of Algiers) sentenced to 10 years on three Algerians felony espionage and treason in a case linked to state security.

The court sentenced the same six-month suspended sentence against a woman involved in the Algeria case on charges of failure to report a crime.

the Attorney-General asked in Annaba to issue the death sentence against the three defendants and five years in prison against the fourth accused.

The Algerian intelligence services arrested on the Web in July 2009 in the state of El Tarf east of Algiers.

Seized with the accused official correspondence, including digital images of facilities management, security and other industrial and military.

The network is working for the French Consulate in Annaba state, where authorities have found if they are arrested on the official correspondence took place between them and the French vice-consul in Annaba.

Among the photos, correspondence and documents of spying on the nuclear reactor, the Algerian region of Ain and Sarah in the state of Djelfa (200 km south of the country) and on the industrial petrochemical in Skikda (500 km east of the country) on the sea coast, as well as security installations and military aid to U.S. eastern seaboard.

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Mourad Medelci: “The case of intelligence remains open until uncovering the real intentions”

Echorouk/Dalila Henache  2011.04.10

http://www.echoroukonline.com/eng/index.php?news=12741

Algerian government will not close the file of spying for the French consulate in Annaba (east of Algeria), FM Mourad Medelci announces.

“The case will remain open diplomatically up to make sure of the intentions and purposes of espionage. I handed the case over to the higher authorities because it is a sensitive and serious issue about the security and integrity of the country”, he added, in reference to the military intelligence and counter espionage services, to compete necessary investigations, especially as members of the espionage cell, working for the French consulate in Annaba (east of Algeria), admitted, during their trial, that the French consulate asked them to implicate the army in the killing of Tibehrine monks, and that they provided information, pictures and videos of the Algerian security services, for France, especially reports about the Algerian armed troops and gendarmerie, and the nuclear reactor in Ain Wassara, as well.

“The state institutions and justice in particular has taken the right position and actions against those Algerians, and punished them according to the provisions of Algerian law, before closing the file legally, but diplomatically the file will remain open until the identification of the aims behind espionage”, FM Medelci asserted.

Previously, the Criminal Court to the Judicial Council of Annaba (East of Algeria), declared, at a late hour on last Thursday, the final decision in one of the most serious cases of espionage, against three accused, including a former military official, his partner and uncle, who get ten years in prison on charges of espionage and treason for a foreign country.

Same court sentenced the sister of the second accused to six months in prison on charges of not reporting on the crime.

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« Le SID parallèle - Le cas Gladio »

Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio


26 février 1991 Giulio Andreotti, président du Conseil italien

http://www.voltairenet.org/article8387.html

Les réseaux clandestins au niveau international

Après la Seconde Guerre mondiale, la peur de l’expansionnisme soviétique et l’infériorité des forces de l’OTAN par rapport au Kominform conduisirent les nations d’Europe de l’Ouest à envisager de nouvelles formes de défense non conventionnelles, créant sur leur territoire un réseau occulte de résistance destiné à oeuvrer en cas d’occupation ennemie, à travers le recueil d’informations, le sabotage, la propagande et la guérilla.

Des réseaux de résistance furent organisés par la Grande-Bretagne, en France, en Hollande, en Belgique et vraisemblablement au Danemark et en Norvège. La France s’occupa des territoires allemands et autrichiens soumis à son contrôle et du territoire national jusqu’aux Pyrénées, tandis que la Yougoslavie centra sa préparation militaire essentiellement sur ce type d’opérations spéciales. Quant à notre pays, le Service Information des Forces Armées (SIFAR) étudia depuis 1951 la réalisation d’une organisation " clandestine " de résistance soit pour uniformiser dans un seul cadre opérationnel de défense les structures militaires italiennes avec celles des alliés, soit pour développer de telles initiatives de façon autonome portées en avant par un pays étranger en Italie septentrionale (les services italiens étaient chargés d’accueillir les organisations US homologues qui développeraient dans l’Italie du Nord des groupes clandestins. Notes du général Musco 8.12.51).

Stay-Behind et la participation italienne aux organes collégiaux de coordination du secteur

Alors que la structure italienne avançait dans sa mise en place, un accord fut signé entre les services américains et le SIFAR, relatif à l’organisation et aux activités du " réseau clandestin post-occupation ", accord communément appelé Stay-Behind par lequel furent confirmées toutes les obligations précédemment intervenues entre l’Italie et les USA. Ainsi, les bases furent jetées pour réaliser l’opération indiquée en code sous le nom de " Gladio ". Une fois constitué l’organisme clandestin de résistance, l’Italie fut appelée à participer, à la demande française, aux travaux du CCP (Comité Clandestin de Planification) opérant dans le cadre du SHAPE (Supreme Headquarters Allied Powers Europe). Un tel organe était chargé d’étudier la conduite de l’activité informativo-collective en cas de guerre, avec une référence particulière aux territoires susceptibles d’occupation ennemie. Dans le comité étaient déjà représentés les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et d’autres pays de l’OTAN. En 1964, notre service Informations fut invité à rejoindre le CCA (Comité Clandestin Allié), organisme chargé d’étudier et de résoudre les problèmes de coopération entre les différents pays, pour le fonctionnement des réseaux d’évasion et de fuite. La Grande-Bretagne, la France, les Etats-Unis, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et l’Allemagne de l’Ouest appartenaient déjà à ce comité.

L’opération Gladio

Sur la base des accords signés tour à tour avec les organisations parallèles des autres nations, le SIFAR inaugura l’organisation clandestine à travers la constitution d’une structure :

- Contrôlée par la structure officielle d’information.
- Formée d’agents opérant sur le territoire qui, au vu de l’âge, du sexe et de l’occupation, détenaient de bonnes possibilités d’échapper à d’éventuels déportations et internements.
- De gestion facile, même de la part d’une structure de commandement extérieure au territoire occupé.
- Couverte par un secret maximal et pour cette raison subdivisée dans un ordonnancement cellulaire pour réduire au minimum les dommages de dysfonctionnement.

Le réseau clandestin s’articulait ainsi :
- Service informations.
- Service sabotage.
- Service propagande et résistance générale.
- Service radio-communication.
- Service chiffres.
- Service réception et transfert de personnes.

Les secteurs devaient opérer indépendamment les uns des autres, dont, en théorie, ils devaient ignorer l’existence, raccordés et coordonnés à une base extérieure de repli, individualisée par le SMD en Sardaigne.

Selon le plan de travail fait par le SIFAR, l’organisation de la structure de résistance comportait :
- La formation du personnel directeur à travers un cours d’instruction auprès de la Training Division de l’ " Intelligence Service " britannique.
- Le recrutement des chefs de réseau et des agents, avec le concours du service Informations.
- La planification géographique et opérationnelle des différents services en Italie septentrionale, à raccorder aux bureaux opérations des trois forces armées et au service info USA.
- Le choix du matériel avec l’intelligence US.

Après une longue phase de gestation en 1956, fut constituée dans le cadre du bureau " R " du SIFAR, une section entraînement dénommée SAD (Etudes spéciales et entraînement du personnel), à travers laquelle le SIFAR, pour la première fois dans son histoire, met en oeuvre le commandement des " forces spéciales " et de l’appareil d’organisation didactique et logistique nécessaire à leur fonctionnement.

La section, dont le responsable avait un rôle de coordinateur général de l’opération " Gladio ", s’articulait en quatre groupes : l’un de soutien général, un autre de secrétariat permanent et d’activation des branches opérationnelles, un troisième de transmissions, le dernier de support aérien, logistique et opérationnel. Autre structure à la disposition de la section : le CES (Centre d’Entraînement Sapeurs).

Les lignes directrices qui uniformisent l’activité de la nouvelle section sont :
- La constitution de l’appareil directeur central et la planification générale.
- La constitution et le renforcement de la base d’entraînement, des instructeurs et des équipements didactiques.
- La constitution du centre transmissions (pour les liaisons à grande distance, activité de propagande radio, transmission de brouillage).
- La planification des éléments fondamentaux de l’organisation (sécurité, personnel, entraînement, organisation et documentation).
- La dispense de cours d’entraînement à l’étranger (auprès de l’école du service US).
- Activation des branches opérationnelles (40 noyaux parmi lesquels :) 6 informations 6 propagande 10 sabotage 6 évasion et fuite 12 guérilla 5 unités de guérilla prêtes à l’emploi dans les régions stratégiques appelées : Etoile alpine, Etoile marine, Rhododendron, Azalée et Genêt.
- L’entraînement et la qualification des éléments des noyaux et des unités prêtes à l’emploi.
- La reconnaissance terrestre et aérienne des zones stratégiques.
- Le recueil de la documentation (cartographique, monographique et photographique).
- Les activités expérimentales dans le cadre du CES (aériennes, marines, parachutistes, sous-marines et terrains difficiles).

Les dépôts d’armes

En 1959 l’intelligence US envoya auprès du CES les matériels opératoires destinés à équiper les noyaux et les unités opérationnelles, à dissimuler en temps de paix dans des caches appropriées enterrées dans les différentes zones d’opération.

Les matériels en question furent enveloppés dans des emballages spéciaux afin d’en assurer la parfaite conservation et, à partir de 1963, la pose des containers commença. On comptait dans ce matériel des armes portables, munitions, explosifs, bombes, poignards, couteaux, mortiers de 60 mm et canons de 57 mm, fusils de précision, transmetteurs (émetteurs radio), viseurs et différents accessoires.

A la suite de la découverte fortuite d’un container par des carabiniers aux environs de Aurisina, afin d’obtenir de meilleures conditions de sécurité, on commença à partir de 1972, à récupérer tout le matériel et à le stocker dans des postes de carabiniers proches du lieu où il avait été enfoui. Les explosifs furent concentrés près du CES et du dépôt de munitions de Camponela (Nuoro). L’opération de récupération menée en 1973 permit de récupérer 127 des 139 containers.

Parmi les containers manquants :
- 2 (armes légères) furent emportés par des inconnus, sans doute à l’époque où on les avait enterrés (31.10.64).
- 8 (armes légères, matériels) furent abandonnés sur les lieux mêmes car leur récupération impliquait des démolitions inopportunes.
- 2 (un avec des armes légères, un avec des explosifs) irrécupérables parce que englobés par une extension de superficie d’un cimetière.

Directives sur la guerre non orthodoxe (GNO)

Dès les années 80, la réduction des exigences inhérentes aux précédentes dépositions post-Seconde Guerre mondiale et les modifications radicales survenues au Service d’Information et de Sécurité Italien ont conduit à revoir les modalités de réalisation de la guerre non orthodoxe, fût-ce dans le respect par notre pays des accords internationaux.

Dans un tel contexte, la réduction des directives du SHAPE, en particulier sur la guerre non orthodoxe, de janvier 1969, et les accords conclus au siège du Comité de Coordination Alliée ont entraîné la formation au SISMI de cadres qualifiés et gradés pour instruire du personnel externe, en cas d’invasion, sur des opérations militaires clandestines telles que :

- Informations et propagande.
- Évasion et infiltration.
- Guérilla.
- Sabotage.

Toute la conduite des opérations est confiée à du personnel du SISMI qui active une base nationale déjà prête sur notre territoire. En temps de paix, cette base assume également des fonctions d’entraînement pour la lutte clandestine et les dépôts de matériel sous le nom conventionnel de Centre d’entraînement sapeurs et paras.

Pour les opérations clandestines, il fut prévu au départ l’enrôlement d’un millier d’éléments environ parmi lesquels une centaine déjà recrutés et entraînés pour les activités d’information, de propagande, d’évasion et d’infiltration. L’entraînement et la participation à des actions de sabotage et de guérilla sont réservés à des membres du service particulièrement sélectionnés. En cas de conflit, on prévoit le recrutement, au sein des cadres du service, d’un nombre indéfini de partisans (soldats).

L’activité principale en temps de paix consiste essentiellement à rechercher et éventuellement à recruter des personnes aptes à assurer des fonctions de commandement et des éléments maîtrisant des notions spéciales.

- L’entraînement du personnel recruté.
- Des exercices en commun avec les services alliés.
- L’acquisition et la conservation à long terme du matériel.
- Le contrôle du personnel déjà recruté à des fins de sécurité.
- L’échange d’expérience avec les services reliés entre eux.

Le recrutement du personnel " civil " en quatre phases : individualisation, sélection, entraînement et contrôle.

La loi 80.177 prévoit :

- L’interdiction de recruter des sujets tels que membres du Parlement, conseillers régionaux, provinciaux ou municipaux, magistrats, ministres du culte ou journalistes.
- La possession de qualités garantissant " une fidélité scrupuleuse aux valeurs de la Constitution républicaine antifasciste ".

Bien sûr pas de charge pénale, ni de politique activiste, ni de participation à des mouvements extrémistes quels qu’ils soient.

Des contrôles réguliers vérifient la permanence des exigences précitées, dont le manquement implique - dans certains cas, cela s’est produit - l’exclusion de l’organisation.

Conclusion

On peut affirmer aujourd’hui que l’opération :

- Est prévue par des directives de l’OTAN et insérée dans la planification.
- Est réalisée et perfectionnée à des fins de sécurité absolue, surtout en ce qui concerne le contrôle sur l’emploi du matériel, dont le personnel ne pourra entrer en possession que sur l’initiative des autorités centrales et par le recours à des modalités particulières qui ne tolèrent aucune initiative autonome au niveau intermédiaire.
- Est destinée à contrarier d’éventuelles occupations étrangères du territoire national susceptibles de mettre en péril les institutions démocratiques ou la libre expression des droits constitutionnels.

A la lumière des événements récents et significatifs qui ont bouleversé l’Europe de l’Est, le gouvernement s’impose de revoir toutes les dispositions en matière de guerre non orthodoxe et de promouvoir toute initiative propre à vérifier, tant sur le plan politique que sur celui de la technique militaire, l’actuelle utilité et la validité des systèmes de protection du territoire national.
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« Répondre #18 le: 17/04/2011 - 08:20:08 »

Cuba fête les 50 ans de la Baie des Cochons

12 avril 2011 Ines de Trogoff

http://www.minutebuzz.com/2011/04/12/cuba-fete-les-50-ans-de-la-baie-des-cochons/

Vidéos http://www.2424actu.fr/actualite-internationale/2437303/#read-2437303

http://membre.oricom.ca/sdesr/nb6666.htm

Débarquement de la baie des Cochons http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9barquement_de_la_baie_des_Cochons

Les premiers bombardements sur Cuba ont retenti le 15 avril 1961. S’ensuivirent 60 heures de combats acharnés entre mercenaires et sympathisants de Fidel Castro, aboutissant à la victoire de ces derniers.
 
Petit rappel des faits : l’île communiste est attaquée par des exilés cubains, soutenus par les Etats-Unis. Pour cette opération, les Etats-Unis ont tenté de faire croire à l’opinion internationale que les Cubains sur place étaient révoltés et embrigadés par Fidel Castro. Ils ont entraîné, pendant plusieurs mois, les mercenaires afin de préparer l’invasion de la petite île. Les vraies raisons de l’attaque américaine  se fondaient en réalité sur l’entente cordiale qui régnait entre Cuba et l’URSS en pleine Guerre Froide.
 
L’accueil du peuple cubain ne fut pas à la hauteur des attentes américaines, et les civils croisés par les parachutistes montrèrent leur attachement à Fidel Castro par les armes. L’opération fut un échec complet pour les américains.

pppppppp

The Bay of Pigs

http://www.jfklibrary.org/JFK/JFK-in-History/The-Bay-of-Pigs.aspx#
JOHN F. KENNEDY PRESIDENTIAL LIBRARY AND MUSEUM
Columbia Point, Boston MA 02125 (617) 514-1600

On April 17, 1961, 1400 Cuban exiles launched what became a botched invasion at the Bay of Pigs on the south coast of Cuba.

In 1959, Fidel Castro came to power in an armed revolt that overthrew Cuban dictator Fulgencio Batista. The U.S. government distrusted Castro and was wary of his relationship with Nikita Khrushchev, the leader of the Soviet Union.

Before his inauguration, John F. Kennedy was briefed on a plan by the Central Intelligence Agency (CIA) developed during the Eisenhower administration to train Cuban exiles for an invasion of their homeland. The plan anticipated that the Cuban people and elements of the Cuban military would support the invasion. The ultimate goal was the overthrow of Castro and the establishment of a non-communist government friendly to the United States.

Training

President Eisenhower approved the program in March 1960. The CIA set up training camps in Guatemala, and by November the operation had trained a small army for an assault landing and guerilla warfare.

José Miró Cardona led the anti-Castro Cuban exiles in the United States. A former member of Castro's government, he was the head of the Cuban Revolutionary Council, an exile committee. Cardona was poised to take over the provisional presidency of Cuba if the invasion succeeded.

Despite efforts of the government to keep the invasion plans covert, it became common knowledge among Cuban exiles in Miami. Through Cuban intelligence, Castro learned of the guerilla training camps in Guatemala as early as October 1960, and the press reported widely on events as they unfolded.

Shortly after his inauguration, in February 1961, President Kennedy authorized the invasion plan. But he was determined to disguise U.S. support. The landing point at the Bay of Pigs was part of the deception. The site was a remote swampy area on the southern coast of Cuba, where a night landing might bring a force ashore against little resistance and help to hide any U.S. involvement. Unfortunately, the landing site also left the invading force more than 80 miles from refuge in Cuba's Escambray Mountains, if anything went wrong.

The Plan

The original invasion plan called for two air strikes against Cuban air bases. A 1,400-man invasion force would disembark under cover of darkness and launch a surprise attack. Paratroopers dropped in advance of the invasion would disrupt transportation and repel Cuban forces. Simultaneously, a smaller force would land on the east coast of Cuba to create confusion.

The main force would advance across the island to Matanzas and set up a defensive position. The United Revolutionary Front would send leaders from South Florida and establish a provisional government. The success of the plan depended on the Cuban population joining the invaders.

The Invasion

The first mishap occurred on April 15, 1961, when eight bombers left Nicaragua to bomb Cuban airfields. The CIA had used obsolete World War II B-26 bombers, and painted them to look like Cuban air force planes. The bombers missed many of their targets and left most of Castro's air force intact. As news broke of the attack, photos of the repainted U.S. planes became public and revealed American support for the invasion. President Kennedy cancelled a second air strike.

On April 17, the Cuban-exile invasion force, known as Brigade 2506, landed at beaches along the Bay of Pigs and immediately came under heavy fire. Cuban planes strafed the invaders, sank two escort ships, and destroyed half of the exile's air support. Bad weather hampered the ground force, which had to work with soggy equipment and insufficient ammunition.

The Counterattack

Over the next 24 hours, Castro ordered roughly 20,000 troops to advance toward the beach, and the Cuban air force continued to control the skies. As the situation grew increasingly grim, President Kennedy authorized an "air-umbrella" at dawn on April 19—six unmarked American fighter planes took off to help defend the brigade's B-26 aircraft flying. But the B-26s arrived an hour late, most likely confused by the change in time zones between Nicaragua and Cuba. They were shot down by the Cubans, and the invasion was crushed later that day.

Some exiles escaped to the sea, while the rest were killed or rounded up and imprisoned by Castro's forces. Almost 1,200 members of Brigade 2056 surrendered, and more than 100 were killed.

The Aftermath

The brigade prisoners remained in captivity for 20 months, as the United States negotiated a deal with Fidel Castro. Attorney General Robert F. Kennedy made personal pleas for contributions from pharmaceutical companies and baby food manufacturers, and Castro eventually settled on $53 million worth of baby food and medicine in exchange for the prisoners.

On December 23, 1962, just two months after the end of the Cuban Missile Crisis, a plane containing the first group of freed prisoners landed in the United States. A week later, on Saturday, December 29, surviving brigade members gathered for a ceremony in Miami's Orange Bowl, where the brigade's flag was handed over to President Kennedy. "I can assure you," the president promised, "that this flag will be returned to this brigade in a free Havana."

The disaster at the Bay of Pigs had a lasting impact on the Kennedy administration. Determined to make up for the failed invasion, the administration initiated Operation Mongoose—a plan to sabotage and destabilize the Cuban government and economy. The plan included the possibility of assassinating Castro. Almost 50 years later, relations between Castro's Cuba and the United States remain strained and tenuous.
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« Répondre #19 le: 17/04/2011 - 15:13:52 »

Coup de tonnerre : Pokerstars, Full Tilt et Absolute Poker accusés de fraude et de blanchiment par le FBI

samedi 16 avril 2011  Par SuperCaddy

http://www.clubpoker.net/coup-tonnerre-pokerstars-full-tilt-absolute-poker-accuses-fraude-blanchiment-fbi/n-3873

http://www.pokerstars.com/
http://www.pokerstars.fr/


http://www.absolutepoker.com/
http://www.fulltiltpoker.co.fr/fr/

La nouvelle est tombée en début de soirée : trois des principaux opérateurs de poker en ligne sur le plan mondial sont accusés par les autorités américaines de fraude bancaire, organisation illégale de jeux d'argent et blanchiment d'argent.

Sans crier gare, le ciel vient de tomber sur la tête des joueurs américains. Le coup de tonnerre est monumental pour la planète poker, même s'il faudra plusieurs semaines pour en évaluer précisément les conséquences et leur ampleur.

En début de soirée, une dépêche Reuters annonçait la nouvelle, avant qu'elle ne se répande comme une traînée de poudre sur la Toile : les responsables de PokerStars (Isaï Scheinberg et Paul Tate), Full Tilt (Raymond Bitar et Nelson Burtnik) et Absolute Poker (Scott Tom et Brent Beckley) font l'objet de chefs d'accusation extrêmement lourds (les détails ici).

Quelles sont les conséquences de cette affaire à court terme ? En premier lieu, les joueurs américains ne peuvent plus accéder aux plateformes de jeu en argent réel. En second lieu, le FBI a fait main basse sur les noms de domaine des sites incriminés, leurs pages d'accueil affichant désormais un en-tête du FBI et du Ministère de la Justice américain.

Autant dire que la communauté des joueurs américains est en ébullition, comme en attestent par exemple de nombreux messages postés sur le forum anglophone 2+2. Sans surprise, des inquiétudes se font notamment jour concernant le sort qui sera réservé aux fonds dormant sur les sites, mais également sur l'évolution future de cette affaire qui n'en est encore qu'au stade de la genèse.

Quelles peuvent être les conséquences sur le long terme ? Il semble extrêmement hasardeux de s'essayer à la prospective, le puzzle s'avérant pour l'heure incomplet. Pourquoi les autorités américaines agissent-elles aujourd'hui ? Faut-il y voir un lien avec les débats ayant cours outre-Atlantique quant à une future ouverture du marché US du poker en ligne ? Quels sont les éléments concrets dont dispose le FBI à l'encontre des opérateurs incriminés ? Quelle peut être l'issue de la procédure enclenchée ?

Autant de questions dont nul ne peut aujourd'hui fournir les réponses. La seule certitude, c'est que le paysage du poker en ligne aux Etats-Unis ne sera plus jamais comme avant. Au-delà, les fondations de l'économie mondiale du poker sont elles aussi ébranlées, sans que l'on puisse tout à fait déterminer dans quelle mesure.


Poker : Black Friday, l'homme qui a mis à terre PokerStars et FullTilt !

Écrit par Sylvain Amic  - Dimanche 17 Avril 2011 - 13:47
www chipleadpoker com/index.php/news/16-chiplead-mag-online-news/1533-poker-black-friday-les-balances-balancees--1302991200

Alors que la toile se remet à  peine de l’énorme coup de massue donné aux jeux en ligne avec la fin probable des trois plus gros sites de poker des Etats-Unis, le quotidien australien Courrier-Mail apporte un éclairage nouveau.

Il vient en effet de sortir un scoop sur l’homme qui, après avoir créé à lui seul l’industrie du jeu en ligne, vient de la servir sur un plateau au gouvernement américain.

Nous vous proposons une traduction des grandes lignes de cet article.

Daniel Tzvetkoff est un jeune entrepreneur australien qui mit en place le process de paiement en ligne utilisé par les plus grands sites de poker pour gérer leurs transactions financières (le plus souvent illégales).

Il est décrit par ceux qui le connaissent comme un génie qui a démarré sa première société à 13 ans et il connaît toutes les ficelles du e-commerce.

Il a fait gagner à Full Tilt et pokerstars des millions de $ et pas moins de 150 000$ par jour pour lui.Poker Black Friday

Mais il est devenu plus gourmand et a commencé à les voler. Les deux sites l’ont poursuivi, accusant Tzvetkoff de leur avoir pris plus de 100 millions de $ !

En avril dernier, il était arreté à Las Vegas et était accusé des mêmes crimes pour lesquels les fondateurs sont aujourd’hui accusés : blanchiment d’argent et fraude bancaire.

Sa demande de liberté sous caution lui fut refusée en raison du risque de fuite dû à sa citoyenneté australienne et les importants fonds dont il disposait.

Mais après une réunion « secrète » avec les procureurs en aout dernier, il a subitement était relaché. Et c’est maintenant ses anciens collègues qui sont condamnés à de sérieuses peines de prison.

Daniel Tzvetkoff connait les modes opératoires de ces sites de poker par coeur. C’est sa connaissance de l’industrie financière qui leur a permis d’opérer. Il est le seul homme qui pouvait donner aux procureurs américains tout ce dont ils avaient besoin pour mettre à terre leur business.

Et tout porte à croire que c’est ce qu’il a fait, en coopérant avec les autorités pour éviter un long séjour en prison.

Et l'ironie dans tout ça ? Il a été fait rumeur que la seule raison qui a fait que le FBI ait pu mettre la main sur lui, est parce que Full Tilt ou pokerstars ont donné l’info au FBI sur son intention de vouloir voyager aux USA l’année dernière.
Ils ont voulu le piéger …et il a renversé la situation.


Deux casinos braqués à deux heures d'intervalle

Publié le 18.04.2011, 08h36 | Mise à jour : 14h18

http://www.leparisien.fr/marseille-13000/deux-casinos-braques-a-deux-heures-d-intervalle-18-04-2011-1412729.php

Au moins six hommes cagoulés et armés de Kalachnikov et pistolets automatiques ont attaqué dans la nuit de dimanche à lundi, le casino de l'enseigne Partouche à Aix-en-Provence. Le gang a emporté plus de 100 000 euros de butin.

Le commando est intervenu, vers 2 heures du matin, à bord de deux puissantes voitures volées, d'où quatre hommes vêtus de tenues sombres sont sortis. Deux d'entre eux se sont directement dirigés vers les caisses, blessant un employé à coups de crosse devant quelques clients médusés.

Manifestement bien renseignés, ils ont rapidement fait main basse sur plus de 100,000 euros sans tirer un coup de feu avant de s'enfuir en direction de l'autoroute vers Marseille.

Le parquet d'Aix-en-Provence a confié les investigations à la brigade de répression du banditisme (BRB) de Marseille déjà en charge du hold-up perpétré également à la Kalachnikov, le 26 février dernier, contre le casino municipal de Cassis qui fait lui partie du groupe Lucien Barrière.

Deux heures plus tard, c'est le casino Partouche de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) qui a été braqué à son tour dans cette même nuit de dimanche à lundi.

Trois hommes cagoulés et armés ont fait irruption dans l'établissement de jeu au moment de la fermeture. Ils ont braqué le vigile et se sont fait conduire jusqu'aux coffres qu'ils ont fait sauter à l'explosif, a indiqué cette source. Le montant du butin n'était pas déterminé en milieu de journée.

Ces nouveaux braquages portent à dix le nombre de casinos attaqués en un an en France.

Cette série avait commencé avec le braquage du casino de Lyon en avril 2010, suivi de ceux d'Uriage (juillet 2010), de Collioure (septembre), de Saint-Julien-en-Genevois (octobre), avant ceux de Lille (novembre), de Saint-Amand-les-Eaux (7 février 2011), de Dunkerque (8 février), Cassis (26 février) et de Cavalaire (10 mars).


Internet gambling sites owners charged with fraud

NEW YORK | Fri Apr 15, 2011 3:42pm EDT

(Reporting by Basil Katz; Editing by Steve Orlofsky)

http://www.reuters.com/article/2011/04/15/us-gambling-idUSTRE73E6HW20110415

(Reuters) - The owners of three of the largest Internet poker companies operating in the United States were accused on Friday of tricking regulators and banks into processing billions of dollars of illegal Internet gambling proceeds.

Eleven people, including the owners of Full Tilt Poker, Absolute Poker and PokerStars, were charged with violating U.S. anti-Internet gambling laws, according to charges filed by federal prosecutors in Manhattan.

Prosecutors also filed civil money laundering charges seeking to recover at least $3 billion from the companies, which are all based overseas, court documents said.

The Internet domain names of the companies were also seized. Representatives for the companies could not immediately be reached to comment on the charges.

Two of the men were arrested on Friday, one is expected to turn himself in to law enforcement and eight others are not currently in the United States, prosecutors said.

Raymond Bitar, 39, of Full Tilt Poker and Isai Scheinberg, 64, of PokerStars were charged with violating the Unlawful Internet Gambling Enforcement Act and other laws. Absolute Poker owners Brent Beckley, 31, and Scott Tom, 31, faced similar charges.

The criminal charges outlined a scheme by the company owners and some of their employees to direct the gambling profits to online shell companies that would appear legitimate to banks processing payments.

The charges are part of a crackdown on Internet gambling in the United States, where it has been illegal since 2006.

In March, Wynn Resorts Ltd said it had entered into a partnership with PokerStars, and that they would work for passage of U.S. legislation on Internet poker.

U.S. lawmakers have in the past tried to pass legislation legalizing Internet gambling in the hope of reaping billions in tax revenue.

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Dr. Strangelove: Bomb run
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« Répondre #20 le: 18/04/2011 - 15:04:16 »

 wink

L’effet papillon

Par Mohamed-Nadjib Nini Lundi 18 Avril 2011
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/04/18/article.php?sid=115913&cid=41

«Un simple battement d'ailes d'un papillon peut-il déclencher une tornade à l'autre bout du monde ?» Cette expression plus connue aussi sous «l’effet papillon» n’a jamais eu autant de réalisme qu’avec les bouleversements qui secouent le monde arabe dont l’agent déclencheur a été un événement apparemment anodin : l’immolation d’un jeune Tunisien dans un petit village perdu au fin fond de la Tunisie.

C’est cet événement qui a provoqué une réaction en chaîne entraînant la chute d’un certain nombre de régimes arabes et qui a impulsé une dynamique qui, apparemment, n’est pas près de s’arrêter tant que des régimes despotiques et dictatoriaux existeront encore, non seulement dans le monde arabe mais également dans d’autres pays, puisque le vent de la contestation a atteint même la Chine. Cela n’est pas sans nous rappeler cette célèbre maxime de Benjamin Franklin(1) :

«À cause du clou, le fer fut perdu.
À cause du fer, le cheval fut perdu.
À cause du cheval, le cavalier fut perdu.
À cause du cavalier, le message fut perdu.
À cause du message, la bataille fut perdue.
À cause de la bataille, la guerre fut perdue.
À cause de la guerre, la liberté fut perdue.
Tout cela pour un simple clou.»

Examinons la portée exacte de cette expression formulée par le météorologue Edward Lorenz. En 1972(2), lors d’une conférence à l'American Association for the Advancement of Science intitulée Predictability : Does the Flap of a Butterfly's Wings in Brazil Set off a Tornado in Texas ?», et qui a été traduite en français par : Prédictibilité : le battement d'ailes d'un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? Si on analyse les présupposés qui ont mené à cette affirmation, on se rend très vite compte qu’en définitive le hasard a très peu de place dans le déroulement des événements. Bertrand(3) au début de son calcul des probabilités écrit à propos du hasard : «Comment oser parler des lois du hasard ? Le hasard n'est-il pas l'antithèse de toute loi ? La probabilité est opposée à la certitude ; c'est donc ce qu'on ignore et, par conséquent semble-t-il, ce qu'on ne saurait calculer.» Pour Bertrand, les phénomènes qui pouvaient être attribués au hasard, «c'étaient ceux qu'on ne pouvait prévoir parce qu'ils étaient rebelles à toute loi par opposition à ceux qui semblaient obéir à des lois harmonieuses, établies une fois pour toutes». Pour illustrer son propos, Bertrand nous propose un exemple, celui de l'équilibre instable. Pour Bertrand, «si un cône repose sur sa pointe, nous savons bien qu'il va tomber, mais nous ne savons pas de quel côté ; il nous semble que le hasard seul va en décider. Si le cône était parfaitement symétrique, si son axe était parfaitement vertical, s'il n'était soumis à aucune autre force que la pesanteur, il ne tomberait pas du tout. Mais le moindre défaut de symétrie va le faire pencher légèrement d'un côté ou de l'autre, et dès qu'il penchera, si peu que ce soit, il tombera tout à fait de ce côté. Si même la symétrie est parfaite, une trépidation très légère, un souffle d'air pourra le faire incliner de quelques secondes d'arc ; ce sera assez pour déterminer sa chute et même le sens de sa chute qui sera celui de l'inclinaison initiale.» C’est ainsi, selon Bertrand qu’«une cause très petite, qui nous échappe, détermine un effet considérable que nous ne pouvons pas ne pas voir, et alors nous disons que cet effet est dû au hasard. Si nous connaissions exactement les lois de la nature et la situation de l'univers à l'instant initial, nous pourrions prédire exactement la situation de ce même univers à un instant ultérieur… Si cela nous permet de prévoir la situation ultérieure avec la même approximation, c'est tout ce qu'il nous faut, nous disons que le phénomène a été prévu, qu'il est régi par des lois». Cela dit, il faut quand même tenir compte du fait que «de petites différences dans les conditions initiales peuvent engendrer de très grandes dans les phénomènes finaux ; qu’une petite erreur sur les premières produirait une erreur énorme sur les derniers. La prédiction devient impossible et c’est ce qui donne selon Bertrand le phénomène fortuit». Si on ne peut parler de hasard et si malgré tout la prédiction est en tout état de cause impossible, il reste que tout événement a une cause ou des causes déclenchantes, ce qui a été le cas des événements de Tunisie. Essayons de voir quelles sont ces causes déclenchantes. D’après les lois déterministes — également dites prévisionnistes — créées par Galilée et développées par Isaac Newton selon lesquelles les conditions initiales permettraient de déterminer l’état futur d’un système, ce qui nous renvoie au phénomène connu aujourd'hui sous la dénomination de sensibilité aux conditions initiales : pour un système chaotique, une très petite erreur sur la connaissance de l'état initial x0 dans l'espace des phases va se trouver (presque toujours) rapidement amplifiée. Ces lois déterministes et prévisionnistes énoncées par Galilée et Newton s’appliquent parfaitement aux événements de Tunisie et du tsunami qu’ils ont déclenché, emportant les régimes arabes les uns après les autres. En effet, si Bouazizi n’a pas été giflé par cette femme policière, la révolution tunisienne n’aurait peut être pas eu lieu. C’est cette erreur sur la connaissance de l’état initial, qualifiée par Newton d’état x0, erreur d’appréciation de cette femme policière sur la solidité du régime qu’elle servait et qui ne pouvait en aucun cas imaginer, ne serait-ce qu’un court instant, que le système qu’elle servait était à bout de souffle et qu’il suffisait par conséquent d’un simple battement d’aile d’un papillon en l’occurrence ici la gifle assénée à Mohamed Bouazizi pour le renverser. En fait, selon Lorenz (op.cit.), il serait plus juste de dire que le battement d'ailes du papillon «induit» la tornade, il ne la provoque pas directement ! Elle est provoquée par des conditions locales, qui sont elles-mêmes «liées» à d'autres (…) De même, la gifle à elle seule ne suffit pas à expliquer l’enchaînement des événements qui ont conduit à la chute du régime tunisien. Il y a en fait une intrication de plusieurs causes indirectement liées les unes aux autres que cette femme policière ne pouvait en aucun cas anticiper tant le système qu’elle servait semblait stable et cohérent. Pourtant, ce système, par les malversations qui le caractérisaient, par les méfaits dont il s’est rendu coupable, par les spoliations et les dénis de justice qui en sont la marque de fabrique et enfin par le despotisme avec lequel il se maintenait a fini par déboucher sur un état qui ne peut être que chaotique parce que n’obéissant à aucune règle de l’orthodoxie politique et de la bonne gouvernance et, par conséquent, hautement instable. Dans la théorie du chaos, un système est dit chaotique si toutes les conditions initiales possibles conduisent à une dynamique chaotique, on pourra dire alors que le système est sensible aux conditions initiales. De ce point de vue, les systèmes politiques despotiques qui règnent sans partage dans tous les pays du monde arabe, systèmes qui n’arrivent à se maintenir que grâce au clientélisme, au népotisme, au clanisme et à la force brutale, ces systèmes par leur autisme et leurs dérivent mafieuses sont par essence même chaotiques parce que n’obéissant à aucune norme orthodoxe de gouvernance sinon à celle du bon vouloir et de l’humeur prédatrice du despote qui en est à la tête et qui dispose de son peuple et de son pays comme d’un bien propre. Le chaos étant souvent synonyme de désordre d’agitation, d’anarchie, d’émeute, de manifestation, c’est, malheureusement, ce à quoi conduisent tous les systèmes despotiques. Ainsi, toutes les conditions initiales de ces systèmes conduisent inévitablement, à plus ou moins long terme, au chaos, et si ces systèmes peuvent être considérés comme chaotiques, ils ne peuvent par conséquent qu’être sensibles aux conditions initiales, ce qui nous ramène à notre effet papillon qui explique pourquoi une simple gifle assénée à un jeune dans un petit village perdu au fin fond de la Tunisie a eu les conséquences qu’on connaît. De surcroît, dans les systèmes fortement chaotiques(4) baptisés selon la théorie ergodique K-systèmes (le K est pour Kolmogorov), ainsi que pour les systèmes très fortement chaotiques, dits B-systèmes (le B est pour Bernoulli), l’amplification des erreurs rend rapidement totalement inopérant le pouvoir prédictif qui découle de l'unicité de la solution parce que la croissance de l'erreur est localement exponentielle, et c’est justement ce qui s’est passé en Tunisie, en Egypte et dans les autres pays où la contestation est en train de se muer en guerre comme en Libye et peut-être même au Yémen. Dans ces pays en effet, l’amplification des erreurs par les tenants du pouvoir en place en minimisant dans un premier temps l’ampleur de la contestation, en l’attribuant comme c’est aussi souvent le cas à une déstabilisation étrangère, à la main de l’étranger et enfin en la réprimant violemment, l’accumulation de ces erreurs de jugement et d’appréciation de la situation à cause d’un aveuglement et d’une inconscience à la limite de la pathologie, leur accroissement de façon quasi exponentielle, ne fait qu’exacerber et radicaliser la contestation, ce qui a mené à l’implosion des régimes tunisiens et égyptiens et à une confrontation armée en Libye. Ainsi, les régimes politiques despotiques, régis par l’arbitraire de la répression, ne peuvent être que chaotiques et donc sensibles aux conditions initiales et à un simple battement d’ailes d’un papillon qui peut être d’ailleurs n’importe quel événement fortuit. L’Algérie, pays arabe ? Va-t-il échapper à cette règle de la théorie des dominos et le régime algérien peut-il être qualifié de despotique ? Pour pouvoir répondre à cette question, voyons tout d’abord en quoi consiste un régime despotique : le despotisme du grec despotes, maître, est une forme de gouvernement où l'autorité est exercée par un individu qui règne avec un pouvoir politique absolu et de manière abusive au regard des lois. Le despotisme est l'une des trois formes de gouvernement (avec la république et la monarchie) que Montesquieu distingue dans L'esprit des lois. Pour lui, le despotisme, qui est le mal absolu, est le pouvoir d'un seul homme, sans règle, si ce n'est celle de son bon plaisir, pouvoir fondé sur la crainte. Le philosophe en déduit la nécessité de la séparation des pouvoirs afin d'éviter le despotisme et de préserver la liberté(5). L’Algérie, par les amendements constitutionnels récemment introduits, outre l’article 5 de la Constitution qui précise que «l’emblème national et l’hymne national sont des conquêtes de la Révolution du 1er Novembre 1954 et sont immuables» ; ou encore l’article 62, qui stipule que l’Etat garantit le respect des symboles de la Révolution, la mémoire des chouhada et la dignité de leurs ayants droit et des moudjahidine ; ou enfin l’article 29 bis relatif à la promotion des droits politiques de la femme en augmentant ses chances d’accès à la représentation dans les assemblées élues. Outre ces amendements somme toute mineurs par rapport à notre propos, les autres amendements apportés à la Constitution ne sont guère rassurants quant à l’avenir du processus démocratique algérien et notamment l’amendement proposé à l’article 74 qui, tout en maintenant la durée du mandat présidentiel, qui est de cinq ans, dispose que le président de la République est rééligible sans limitation de son mandat ou encore la substitution de la fonction de Premier ministre à celle de chef du gouvernement. Ainsi, est-il explicitement mentionné, dans le nouveau texte que l’actuel «chef de gouvernement » s’appellera désormais «Premier ministre» et sa nomination demeure du ressort exclusif du président de la République qui peut aussi le révoquer à tout moment. Le chef de l’Etat peut aussi nommer un ou plusieurs vice-Premiers ministres — une fonction qui n’existait pas jusqu’à présent —, afin d’assister le Premier ministre, qui est chargé de mettre en œuvre le programme du président de la République et de coordonner, à cet effet, l’action du gouvernement qu’il choisit. En d’autres termes, la mission du gouvernement sera d’appliquer dans le moindre détail le programme du chef de l’Etat. Nous sommes passés ainsi, par la grâce de cette révision constitutionnelle, à un régime présidentiel pur et dur. Si dans la Constitution de 1989 amendée en 1996, les pouvoirs du président étaient déjà exorbitants, l’institution d’un régime présidentiel et la suppression de la fonction du chef de l’exécutif en tant qu’émanation de la majorité parlementaire n’ont fait que renforcer la tendance qui marque de façon prégnante l’omnipotence et l’omniscience de la fonction présidentielle au détriment des autres pouvoirs. Les partisans de cette démarche auraient dû s’inspirer de l’expérience de nos voisins maliens qui vivent sous un régime semi-présidentiel et qui ont été eux-mêmes confrontés à la volonté de certains de changer ou d’amender la Constitution en vigueur dans leur pays, notamment par un amendement visant à instaurer un régime présidentiel avec pour corollaire, entre autres, la concentration du pouvoir exécutif entre les mains du seul président de la République ainsi que la suppression de la fonction de Premier ministre. Avant toute chose, nos voisins maliens ont d’abord constitué une commission (la commission Daba Diawara)(6) chargée d’étudier toutes les propositions. Dans son rapport, concernant les raisons qui l’ont motivé à maintenir le régime semi-présidentiel, la commission Daba indique que les partisans de l’approche d’une révision constitutionnelle en faveur d’un régime présidentiel ont sûrement minimisé les gros risques de ce type de régime. Pour cette commission, ce type de régime, qui a été pratiqué par les pouvoirs dictatoriaux, notamment en Amérique latine, s’apparente à la dictature pure et simple. En effet, aucun contre-pouvoir, dans ce type de configuration, n’empêche le président de la République d’agir à sa guise et de prendre seul, les décisions concernant l’état de la nation. C’est à ce titre que la commission Daba a purement et simplement évité ce système politique. Cela dit, et si, par définition, le despotisme est bien une forme de gouvernement où l'autorité est exercée par un individu qui règne avec un pouvoir politique absolu, avec cette nouvelle Constitution, et avec les nouveaux pouvoirs que s’est octroyé le président de la République, l’Algérie a bel et bien basculé dans un régime despotique. Maintenant, et si effectivement le pouvoir algérien peut être qualifié de despotique, pourquoi n’est-il pas confronté à la même contestation populaire qui a mené à la chute des régimes tunisien et égyptien ? La réponse à cette question a été donnée par le chef du gouvernement monsieur Ouyahia lors d’une intervention dans une émission télévisée de la chaîne nationale A3 («Débat de l’heure», «Hiwar essaâ») rapportée par le quotidien Le Soir d’Algérie(7) : «Chez nous, le changement est intervenu en 1989. Il y a plus de 30 partis politiques, une centaine de titres de presse, nous n’avons pas d’opposants politiques en prison, ni d’exilés politiques.» «L’Algérie, selon lui, ne vit pas une crise politique mais plutôt des crises sociales.» Pour monsieur le Premier ministre, cela ne nécessite «ni la dissolution du Parlement ni un changement de système politique. Il n’est donc pas nécessaire de recourir à la dissolution de l’Assemblée». Pour ce qui est de l’Assemblée constituante, une exigence mise en avant par plusieurs personnalités politiques, pour monsieur Ouyahia, son installation consacrera la négation de «50 années d’existence de l’Etat algérien». «L’Assemblée constituante ne nous rendra pas les morts de 1963 ni même les victimes de la tragédie nationale. Accepter l'idée d'une Assemblée constituante, et donc d'une nouvelle Constitution, reviendrait à effacer d'un trait 50 ans d'existence de l'Etat algérien. Cela n’apportera rien au pays.» Ouyahia rejette même la proposition d’un «débat national» émise par Abdelhamid Mehri. «Je respecte l’avis des autres. Mais je me demande à quoi servirait d’initier un tel débat. Souvenez-vous de l’initiative de Sid- Ahmed Ghozali lorsqu’il était chef du gouvernement. Est-ce que cela nous a évité la catastrophe des années 1990 ?» A en croire monsieur Ouyahia, il n’y a pas de problèmes politique en Algérie, et ce, compte tenu du fait qu’il y a plus de 30 partis politiques, une centaine de titres de presse, pas d’opposants politiques en prison, ni d’exilés politiques. Pour monsieur Ouyahia ces conditions sont amplement suffisantes pour proclamer que nous sommes en démocratie. Cependant, dans la réalité des faits et sur le terrain il n’y a pratiquement pas d’opposition politique. En fait, la seule réalité politique palpable est le retour sans conteste du parti unique relooké à la sauce démocratique sous la forme d’une alliance présidentielle regroupant le FLN, toujours lui, le RND qui n’est qu’un clone du FLN et le MSP qui n’est là qu’en tant que faire-valoir pour récupérer l’électorat islamiste. Si on met ces trois partis politiques à l’épreuve des élections, je parie qu’ils n’arriveraient même pas à totaliser le million d’électeurs. Quant au reste des partis politiques, ou plutôt des quelques «sigles politiques » qui font de l’entrisme pour arracher quelques privilèges et quelques miettes, il ne s’agit là en vérité que d’une poignée d’opposants de salon qui n’est bonne qu’à s’opposer à elle-même et qui n’emportera jamais l’adhésion populaire parce que totalement inféodée au pouvoir en place, une opposition qui ne doit sa survie qu’à la mansuétude de ce pouvoir qui la tolère parce qu’elle lui sert d’alibi démocratique. Comment dans ce cas précis peut-on parler de démocratie en Algérie. Le système politique algérien a réussi le tour de force extraordinaire de se maintenir contre vents et marées en surfant sur la fragilité sociale et le manque d’ancrage politique des Algériens traumatisés par une série de chocs successifs qui ont permis à ce système, en adoptant la fameuse stratégie du choc développée par Naomie Klein(8), à imposer et à faire accepter à cette nation des choix qui ne sont pas les siens mais seulement ceux des tenants du pouvoir. Que dit cette stratégie du choc : «Un traumatisme collectif, une guerre, un coup d’Etat, une catastrophe naturelle, une attaque terroriste plonge chaque individu dans un état de choc. Après le choc, nous redevenons des enfants, désormais plus enclins à suivre les leaders qui prétendent nous protéger.» Cette théorie nous la devons à Milton Friedman, prix Nobel d’économie en 1976 qui soutenait l’ultralibéralisme, et qui conseilla aux hommes politiques d’imposer immédiatement après une crise les réformes économiques douloureuses avant que les gens n’aient eu le temps de se ressaisir. Milton Friedman qualifiait cette méthode de traitement de choc. Naomi Klein la qualifie de stratégie du choc.
M.-N. N.

Références
(1) Franklin B., http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_papillon
(2) Lorenz E., http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_papillon
(3) Bertarnd, (http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_chaos),
(4) La théorie du chaos, http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_chaos
(5) http://www.toupie.org/Dictionnaire/Des potisme.htm
(6) La commission Daba Diawara, http://www.maliweb.net/category.php?NID=36960
(7) Le Soir d’Algériedu 02/04/2011
(8) Naomi Klein (2008), La stratégie du choc - La montée d’un capitalisme du désastre, Actes Sud, Leméac, 590 pages.
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jackal
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« Répondre #21 le: 22/05/2011 - 19:07:34 »

 cool
Il faut vraiment être des grenouilles perverses et suicidaires pour déclarer la guerre au dollar américain.

Il va y avoir un carnage.

___________________

La chute de DSK, c'est aussi celle des élites françaises

21.05.2011 | Christopher Caldwell | The Weekly Standard

http://www.courrierinternational.com/article/2011/05/21/la-chute-de-dsk-c-est-aussi-celle-des-elites-francaises
http://www.weeklystandard.com/articles/oui-people_567615.html

Pour l'hebdomadaire conservateur américain, l'affaire DSK et les réactions indignées qui ont accompagné le traitement policier de l'ancien patron du FMI traduisent en fait un dysfonctionnement du système français. Si Christine Lagarde venait prendre la succession de son compatriote, tout ne serait pas réglé compte tenu des ennuis judiciaires de l'actuelle ministre des Finances française.

Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds Monétaire International (FMI), n’est pas seulement riche et puissant. Il était aussi, jusque samedi dernier, pressenti pour être le prochain président de la République française. Il bénéficiait d’une telle avance que les rumeurs allaient bon train depuis avril. On disait que Martine Aubry, sa principale rivale dans les primaires socialistes, n’allait pas tarder à retirer sa candidature. Même si les Français n’en étaient encore qu’à envisager que Strauss-Kahn devienne leur président, il ne doit pas être très plaisant de voir un de ses dirigeants potentiels accusé de viol et baladé devant les caméras, surtout aux mains d’un système juridique étranger. Les Français sont scandalisés par le “perp walk”, cette tradition qui consiste à trimballer un prévenu devant les médias, contribution personnelle de l’ancien maire de New York Rudy Giuliani au show business américain. Les Français y ont vu une preuve de la vanité de procureurs en quête de publicité et une menace potentielle pour la présomption d’innocence. Dans l’un et l’autre cas, ils ont raison.

On peut considérer de deux façons le courroux de la presse française après que Strauss-Kahn, échevelé et humilié, a été photographié suite à son interpellation. La première est de le traiter comme une gêne compréhensible face à un acte de lèse-majesté. L’autre consiste à penser qu’il s’agit de la réaction d’une opinion publique devenue servile et complaisante. La presse française s’inquiète peut-être que le nom de Strauss-Kahn soit traîné dans la boue, mais elle n’a pas hésité à révéler l’identité de sa victime présumée. A cela s’ajoute son ami Bernard-Henri Lévy, qui prend sa défense d’une façon de moins en moins discrète, et qui a écrit : “Je ne sais pas, mais d’un autre côté, il serait bien de savoir comment une femme de chambre a pu entrer seule, contrairement aux pratiques habituelles de la plupart des grands hôtels new-yorkais, qui ont coutume de dépêcher des ‘brigades de nettoyage’ de deux personnes, dans la chambre de l’une des personnalités les mieux protégées de la planète.” Un texte qui laisse entendre que les gens de la catégorie sociale de la femme de chambre sont là pour servir ou divertir ceux de la classe de Lévy, “les people*”, comme disent les pages des potins mondains en France.

Mais peut-être nous montrons-nous injustes envers les Français. Peut-être la cause de Strauss-Kahn n’est-elle défendue que par une cohorte d’intellectuels officiels et de journalistes de cour. Peut-être qu’en réalité, la France pense comme ce lecteur qui s’est exprimé sur un forum du site de L’Express, pour dire que les Français “découvrent, à leur grande stupeur, qu’aux Etats-Unis, les ‘délinquants’ sont tous traités de la même façon, peu importe leur richesse et leur statut social”. Plus encore que tout inculpé américain depuis O.J. Simpson, peut-être Strauss-Kahn est-il l’incarnation des privilèges. Mais il représente plus que cela. Bien que membre d’un parti socialiste européen, il est sans doute bon de rappeler que dans l’esprit de la plupart des gens, il symbolise le capitalisme. Strauss-Kahn a été un excellent ministre des Finances la dernière fois que les socialistes ont été au pouvoir avec Lionel Jospin (1997-2002). Le gouvernement de Jospin n’avait rien de particulièrement socialiste. Il a privatisé plus d’entreprises que Jacques Chirac et, d’une année sur l’autre, sans tambour ni trompette, il a maintenu l’expansion de l’Etat français à un niveau inférieur à celui de la Grande-Bretagne, où Tony Blair et Gordon Brown étaient censés se livrer à une expérience de socialisme thatchérien.

Autrement dit, Strauss-Kahn était une sorte de démocrate favorable au secteur des affaires. A l’époque qui est la nôtre, c’est tout à l’honneur des socialistes français qu’ils aient été sur le point de nommer, et du public français qu’il ait été sur le point d’élire, un président qui mettait l’accent sur la croissance plutôt que sur la jalousie. C’est également tout à l’honneur du FMI d’avoir jugé bon de recruter quelqu’un qui faisait preuve d’une telle indépendance d’esprit. A gauche, la plupart des économistes sont pris au piège de l’argument qui veut que puisque la relance est toujours une bonne chose, les déficits publics ne sont jamais dommageables. Pas Strauss-Kahn. A ses yeux, il était plus que temps que les Etats-Unis maîtrisent leur dette. Les marchés obligataires américains ont vu passer trois gros nuages ce printemps. L’un a été l’annonce, par Bill Gross, de Pimco, qu’il allait vendre toutes ses obligations d’Etat américaines. L’autre a été la réaction de Standard & Poor’s quant à la perspective “négative” de la dette américaine. Mais le troisième a été tout aussi important : le FMI de Strauss-Kahn a prévenu, mise en garde sans précédent, que les Etats-Unis ne disposaient d’aucune “stratégie crédible” pour gérer leur dette.

Le départ de Strauss-Kahn du FMI survient au pire moment pour l’Europe. Traditionnellement, le poste a toujours été attribué à un Européen, tout comme celui de président de la Banque Mondiale était confié à un Américain. De fait, pendant 39 des années qui se sont écoulées depuis la fondation du FMI en 1946, son directeur est venu de France. Ces derniers temps, ce poste a nécessité d’imposer des “programmes d’ajustement structurel” à des pays débiteurs en Amérique Latine et en Asie du Sud-Est, afin de veiller à ce qu’ils remboursent les banques occidentales. Mais aujourd’hui, c’est en Europe et en Amérique du Nord que se trouvent les fauchés, et les pays de l’ancien Tiers Monde — du Mexique à Singapour en passant par l’Afrique du Sud — mettent eux aussi en avant des candidats crédibles pour la plus haute fonction du FMI. Bientôt, peut-être l’Europe se verra-t-elle obligée d’obéir à ceux à qui elle donnait des leçons.

L’affaire Strauss-Kahn est spectaculaire, mais elle s’inscrit dans une tendance. La France est passée à côté du mouvement démocratique arabe en hiver dernier parce qu’elle était enlisée dans les scandales. Au paroxysme des manifestations, il s’est avéré que la ministre des Affaires Etrangères Michèle Alliot-Marie avait accepté des cadeaux inconvenants de la part du gouvernement tunisien déchu, et que le Premier ministre François Fillon avait bénéficié de l’hospitalité de Moubarak en Egypte. La principale candidate de la France pour succéder à Strauss-Kahn, la ministre des Finances Christine Lagarde, doit d’abord faire l’objet d’une enquête au sujet d’une indemnisation perçue par l’ancien chanteur de charme, homme d’affaires et ministre socialiste Bernard Tapie. Le délit présumé de Strauss-Kahn est certes une faute personnelle, mais il faut aussi y voir une étape dans l’effondrement d’une élite politique. Confronté à une classe dirigeante qui a rarement été aussi pétrie d’orgueil, le peuple perd patience face aux “people”.

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France aims to set up new currency system - Sarkozy

Nov 17, 2010 12:11 Moscow Time
http://english.ruvr.ru/2010/11/17/34911632.html

France is to use it chairmanship in G-20 to complete the process of creating a new currency system and putting an end to the mess on the international financial markets, France’s President Nicolas Sarkozy said.

Speaking on French TV he said that at the recent summit in Seoul France defined this issue as one of the priorities of its chairmanship in G-20.

Sarkozy is expected to discuss this issue Wednesday during his talks with the IMF’ Chief Dominique Strauss-Kahn.

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French Leader Scales Back Ambitions for New Monetary System

BY KATRIN BENNHOLD JANUARY 27, 2011, 3:22 PM DAVOS 2011

http://dealbook.nytimes.com/2011/01/27/french-leader-scales-back-ambitions-for-new-monetary-system/

05:02 a.m. | Updated DAVOS, Switzerland — When President Nicolas Sarkozy of France addressed the world’s elite here last year, he proclaimed a grand vision of a new economic and monetary order — a new Bretton Woods, no less.

Today, however, Mr. Sarkozy and his ambitions seem much diminished. “I know well that we will not create a new monetary system in one year,” he said Thursday, expressing hope that the Group of 20 major industrialized and developing countries, which France currently chairs, might at least agree on a list of “indicators” to assess economic imbalances.

These scaled-back ambitions are telling. Called to the rescue in the financial crisis, governments across the rich world seized a new muscular role, nationalizing banks, bailing out carmakers and, by spending trillions on stimulus packages, averting what might otherwise have turned into another Great Depression. Big government, it seemed, was back, and with it lofty aspirations for a new kind of reformed capitalism, and closer international cooperation on subjects ranging from financial regulation to climate change.

But now, under siege from bond markets, American Tea Party members, European central bankers and credit rating agencies — witness the downgrade of Japan on Thursday — governments in the rich world look severely weakened, depleted both of cash and political capital. Economic growth has returned, in varying degrees, but jobs have not, even as bank profits and bonuses look to be as lucrative as ever.

As Dominic Barton, the global managing director of the consulting firm McKinsey, put it: “The government has drained the trust bank, and there isn’t much of a reserve left.”

The reversal of fortunes for Western governments is especially striking at a time when so-called state capitalism is very much in vogue in more dynamic parts of the world. Examples range from the communist-capitalist hybrid economy of China to the sovereign wealth funds in resource-rich countries.

Finance Minister Christine Lagarde of France has argued that to compete with Chinese companies backed by Beijing’s deep pockets, Western governments need to support their own corporate champions. The German Chancellor Angela Merkel has said that her country’s social market economy helped to ease hardship amid economic crisis.

But the debt mountains and looming austerity budgets in much of Europe, Japan and the United States have radically reduced the margins for governments to intervene. Providing for aging populations will only increase the pressure for fiscal responsibility in years to come.

Nowhere is the tension between the austerity imperative and voters who demand more state protection more obvious than in Western Europe, center of the current sovereign debt crisis. As the provider of relatively generous welfare provisions, from public health care to unemployment assistance, the state has always played an important role in the lives of Europeans.

But if that role briefly became even more important in the wake of the crisis, it might soon have to be reduced. “We all have to rethink the role of the state in the economy,” said Timothy Garton Ash, professor of international relations at Oxford University. “In the old West, the burden of debt has shifted to the state and with slow growth, therefore, the state can’t do everything anymore.” Indeed, some countries are retreating from the economy to raise revenue. Spain is partially privatizing airports and its national lottery; Ireland is expected to sell what is left of its flattened banks. Britain is leading with deep cuts in government spending and public sector jobs.

Mr. Sarkozy is among a long list of European leaders who have faced mass protests and experienced a plunge in their approval ratings over the past 12 months. They have been stunned as they watched first one euro-zone member, then another require a rescue package, while talk of looming default in the most vulnerable countries was never quite silenced, and whispers even about France’s triple-A credit rating became an irritating background noise.

On Thursday Mr. Sarkozy was reduced to warning markets — again — against betting against the European single currency. “Never, listen to me carefully, never will we turn our backs on the euro, never will we drop the euro,” he declared, saying that he was speaking also for Chancellor Angela Merkel of Germany.

“To those who want to speculate on the euro,” he said, “I say: Be careful.”

Such threats have not stopped the markets in the past, and several economists here expect that at least Greece and Ireland will sooner or later have to go through some kind of restructuring that would resemble an organized default.

United States concerns focus more on the gridlock in the political process, exacerbated by a divided Congress, with a vocal, antigovernment Tea Party contingent.

A penchant on both sides of the Atlantic for short-term fixes rather than long-term solutions risks disappointing an already disaffected electorate even further, observers say, strengthening the platform of populist fringe parties.

‘‘We have one bailout after another in Europe, we have more quantitative easing in the United States  —  all of these decisions are examples of the quick fix that will not heal a slow, fragile and pretty jobless economy,’’ said Stephen Roach, non-executive chairman of  Morgan Stanley Asia.

Some say that democracy itself puts Western governments at a disadvantage.

“Liberal democracies with short election horizons will find it difficult to take medium-term strategic decisions,” said Victor Chu, chairman of the First Eastern Investment group, a fund based in Hong Kong.

And that prompted some at Davos to argue that the world is not just witnessing a crisis of big government but of democracy itself.

“This raises the question of accountability and democracy and what that actually means,” said Joseph Stiglitz, professor of economics at Columbia University.

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Oui, the People

Dominique Strauss-Kahn and the downfall of France’s elites.


Christopher Caldwell is a senior editor at The Weekly Standard.

May 30, 2011, Vol. 16, No. 35 weeklystandard.com

http://www.weeklystandard.com/articles/oui-people_567615.html

Dominique Strauss-Kahn, managing director of the International Monetary Fund, was not just rich and powerful. He was also, until last Saturday, the likely next president of France. So commanding was his lead that rumors had been flying since April that Martine Aubry, his chief rival for the Socialist nomination, would soon drop out of the race.

Even if the idea of Strauss-Kahn as their head of state is something the French were only trying on for size, no people can be comfortable seeing their potential leader marched around as an accused rapist, particularly under the customs of an alien legal system. The French are indignant at the “perp walk,” the tradition of marching an arrestee before the video cameras that is former U.S. attorney Rudolph Giuliani’s contribution to American show business. The French see it as an act of vanity by publicity-seeking prosecutors and a potential harm to the presumption of innocence. On both counts, they are correct.

There are two ways to look at the anger that rose up in the French press after Strauss-Kahn, disheveled and humiliated, was photographed after his arrest. The first is to see an understandable discomfort with an act of lèse-majesté. The other is to see a public grown servile and sycophantic. The French press may have been worried about seeing Strauss-Kahn’s name dragged through the mud, but it was quite content to print the name of his alleged victim. Then there’s the increasingly notorious defense of Strauss-Kahn by his friend Bernard-Henri Lévy, who writes:

I do not know—but, on the other hand, it would be nice to know, and without delay—how a chambermaid could have walked in alone, contrary to the habitual practice of most of New York’s grand hotels of sending a “cleaning brigade” of two people, into the room of one of the most closely watched figures on the planet.

The letter smacks of the assumption that people of the cleaning lady’s class are there for the convenience or delectation of people of Lévy’s class—“les people,” as the glitterati are called in French gossip columns.

But perhaps this is to sell the French short. Perhaps it is only a collection of official intellectuals and court journalists who advance this view of the Strauss-Kahn case. Perhaps the real views of France are those of a reader who wrote in an on-line forum of the French newsweekly L’Express that the French “are discovering to their shock that in the United States, ‘criminals’ are treated the same way no matter what their wealth and social standing.” French journalists, the correspondent noted, “seem to find it scandalous and humiliating that a ‘somebody’ suspected of serious crimes should be treated like a ‘nobody.’ ”

Perhaps more than any U.S. defendant since O.J. Simpson, Strauss-Kahn represents privilege. But he represents something more, too. Although he belongs to a European Socialist party, it is probably fair to say that, in most people’s minds, he represents capitalism. Strauss-Kahn was a superb finance minister the last time the Socialists, under Lionel Jospin, held power (1997-2002). Jospin’s government was not particularly socialistic. It privatized more industries than Jacques Chirac did and, year after year, in an unsung way, kept the growth of the French state below that of Britain, where Tony Blair and Gordon Brown were thought to be carrying out an experiment in Thatcherite socialism.

Strauss-Kahn, in short, was like a business-friendly Democrat—sort of the Larry Summers or Robert Rubin of French economic policy. In this day and age, it speaks well of the French Socialists that they were about to nominate, and of the French public that they were ready to elect, a president focused on growth rather than envy. It also speaks well of the IMF that it saw fit to hire a person with such an independent streak.

Most economists on the left have been trapped in the partisan argument that, because stimulus is always good, deficits are always harmless. Not Strauss-Kahn. He believed that time was running out for the United States to bring its deficits under control. Three big black clouds passed over U.S. bond markets this spring. One was the announcement by Bill Gross of Pimco that he was exiting his T-bill positions. Another was the shift of Standard & Poor’s to a “negative” outlook on U.S. debt. But as important as either of these was the unprecedented warning by Strauss-Kahn’s IMF that the United States had no “credible strategy” for dealing with its debt.

Strauss-Kahn’s departure from the IMF comes at the worst possible time for Europe. The director’s position has traditionally gone to a European, just as the job of heading the World Bank has gone to an American. In fact, in 39 of the years since the IMF was founded in 1946, its director has been a Frenchman. In recent years, the job has involved imposing “structural adjustment programs” on debtor countries in Latin America and Southeast Asia to ensure that they pay back Western banks. But today the deadbeats are in Europe and North America, and the countries of the old Third World—from Mexico to South Africa to Singapore—are putting forward their own credible candidates for the top IMF job. Europe may soon find itself taking orders from those it used to lecture.

The Strauss-Kahn episode is spectacular, but it fits a pattern. France missed the Arab democracy movement last winter because it was mired in scandal. At the height of the demonstrations, it emerged that Foreign Minister Michèle Alliot-Marie had accepted improper favors from Tunisia’s ousted government and Prime Minister François Fillon had taken hospitality from the Egypt of Mubarak. France’s leading candidate to succeed Strauss-Kahn at the IMF, Finance Minister Christine Lagarde, must first face an inquiry over a court-ordered settlement paid to former crooner, businessman, and Socialist minister Bernard Tapie. Strauss-Kahn’s alleged crime points to a personal failure, but it is also an episode in the collapse of a political elite. Faced with a record of hubris among the governing classes, the people are losing patience with “les people.”
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Le FMI de DSK était prêt au remplacement du dollar comme monnaie de réserve internationale !

par Assurancetourix lundi 23 mai 2011
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-fmi-de-dsk-etait-pret-au-94494

Face à la déstabilisation monétaire internationale, il est urgent d'instaurer, en substitution du dollar, une nouvelle monnaie de réserve internationale et de référence des échanges internationaux, afin de préserver les économies réelles des nations des fluctuations de la monnaie, de l’économie et de la politique États-Unienne.

Le 1er novembre 2007, en pleine crise des subprimes, DSK prend les fonctions de directeur général du Fonds Monétaire International (FMI).

« Le FMI est une organisation regroupant 184 pays. Il a pour mission de promouvoir la coopération monétaire internationale, de garantir la stabilité financière, de faciliter les échanges internationaux, de contribuer à un niveau élevé d’emploi et à la stabilité économique et de faire reculer la pauvreté. »

Moins d'un an plus tard, à partir du 14 septembre 2008, la crise financière de l'automne 2008 provoque un début de crise systémique et une récession touchant l'ensemble de la planète ; elle est principalement marquée par une crise de liquidité, une crise de solvabilité, une raréfaction du crédit, les difficultés et faillites d'établissements financiers, puis par le sauvetage de l'ensemble du secteur financier par les gouvernements et les banques centrales impliqués.

Six mois plus tard, le 23 mars 2009, dans un essai en anglais intitulé : « Réformer le Système Monétaire International » (analyse détaillée en français de Pierre Sarton du Jonchay), Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la banque centrale de Chine, établissait un bilan précis et étayé de la crise mondiale dans sa dimension monétaire, expliquant que l’actuel système international, fondé sur l’utilisation d’une monnaie nationale, le dollar américain, est inédit dans l’histoire monétaire mondiale.

Jusqu’en 1971, le dollar a été admis par les accords de Bretton Woods comme unité de compte et de réserve internationale équivalente à un poids constant d’or à raison de 35 dollars pour une once. En aout 1971, le Président Nixon décidait unilatéralement de suspendre la convertibilité du dollar en or à un prix fixe. À partir de cette date, la monnaie a changé de nature, en rupture avec la conception multi-séculaire qui avait prévalu jusque-là. La Réserve Fédérale des États-Unis ne garantit plus la conversion de ses crédits contre une quantité certaine de métal. Le dollar n’est plus alors que la représentation comptable d’un crédit auprès de la Fed, échangeable contre n’importe quel bien ou service réel mais à un prix flottant au gré du marché.

Zhou Xiaochuan dénonçait donc il y a deux ans l'absurdité objective du système monétaire international en vigueur. Il conclut logiquement à la nécessité de dissocier l'unité de compte, de règlement et de dette internationale de toute unité de compte nationale. La banque centrale responsable de la liquidité internationale des prix et des dettes ne peut en aucun cas être une banque centrale nationale. La stabilité de la valeur de l'unité de compte internationale doit dépendre d'un système bancaire spécifique dont la gouvernance doit nécessairement être multinationale. Les institutions fondées par les accords de Bretton Woods, le FMI et la Banque Mondiale, répondent en fait à cette exigence et Zhou Xiaochuan note qu'elles ont été dotées à partir de 1969 d'une nouvelle unité monétaire, le Droit de Tirage Spécial (DTS - SDR en anglais), définie comme un panier de plusieurs monnaies. La valeur du DTS est la moyenne pondérée des taux de change des monnaies nationales qui la composent. Elle est déterminée par les politiques monétaires de plusieurs pays. Mais le FMI n'a aucun pouvoir d'émission autonome lui permettant de gérer la liquidité mondiale.

Zhou Xiaochuan voit dans le FMI les prémices d'une banque centrale internationale capable de gérer la liquidité mondiale avec un objectif de stabilité globale des prix en DTS. Mais cela implique l'autonomie d'émission de crédits en DTS et une cotation minimale d'actifs en DTS pour fournir au FMI un référentiel de prix qui mesure la valeur du DTS. Le Gouverneur de la banque centrale de Chine réclame le retour au schéma proposé par Keynes d'une monnaie internationale (le bancor, le projet inabouti de John Maynard Keynes) distincte dans sa définition des monnaies nationales et il propose en conséquence une redéfinition du DTS par des actifs réels négociables en DTS. La définition rigide par un panier fixe de monnaies est abandonnée. Les contreparties de l'émission du DTS ne sont plus des droits fixes alloués aux États qui engagent leur monnaie dans la composition du DTS mais les réserves de change déposées en fonction de l'activité économique réelle. Zhou Xiaochuan pose donc la règle d'un jeu financier international gagnant-gagnant ajusté au poids et aux rôles réels des économies nationales dans le monde.

Un an plus tard, le 13 avril 2010, le FMI publiait un rapport en anglais intitulé « Accumulation de réserve et stabilité monétaire internationale » allant dans le sens de la proposition du Gouverneur de la banque centrale de Chine en faveur de la création d'une nouvelle monnaie de réserve internationale "supra-nationale" autonome afin en quelque sorte de « réconcilier l’homme et la monnaie » :

Chaos international

Dans le reste du monde, l'instabilité monétaire du dollar se démultiplie. Le système financier en dollar est la base monétaire du monde. A chaque zone monétaire sa politique de gestion de l'instabilité. Les zones commercialement et financièrement excédentaires ont le choix entre laisser s'apprécier leur monnaie ou importer l'inflation américaine. Les zones commercialement déficitaires ont le choix entre rester en marge du commerce international ou vivre du crédit international libellé en monnaie des autres. La souveraineté est une fiction juridique. Toutes les zones monétaires sont de fait également expropriées de leur monnaie. La balance des paiements extérieurs est en conflit permanent avec l'équilibre interne de la liquidité. Plus une zone monétaire a une base économique étroite, plus l'appréciation de l'étranger sur la valeur de sa monnaie détermine le crédit consenti à la zone monétaire. Le crédit extérieur détermine le crédit intérieur indépendamment de toute action de la banque centrale. A chaque instant, plusieurs équilibres sont possibles entre prix interne de la liquidité et prix des changes. A l'inverse plus une zone monétaire a une base économique large plus elle est auto-suffisante et susceptible d'attirer des capitaux internationaux en quête de sécurité monétaire. Plus alors le poids du dollar est proportionnellement faible. Et élevée l'incertitude du prix relatif entre monnaies de réserve. Les masses de crédit propres à chaque zone monétaire sont naturellement instables par le seul fait de l'ouverture aux échanges extérieurs. Les flux commerciaux et les flux financiers se déstabilisent réciproquement. L'économie financière s'auto-alimente de sa propre instabilité.

Choisir la justice

L'ajustement dans une même monnaie de l'épargne financière à la masse des crédits est impossible. Le risque de change s'ajoute au risque de crédit ; la masse de fonds propres à mobiliser pour garantir la valeur des crédits est incompatible avec le taux de croissance désiré par les citoyens. Le casino remplace le calcul économique. La foi dans les personnes est remplacée par la vaine modélisation du hasard. Sans création d'un étalon international de la valeur, la seule issue à la crise sera le cloisonnement des zones monétaires et la disparition du commerce international inter-zone. L'alternative est le retour à Bretton Woods et la mise en oeuvre du schéma monétaire de John Maynard Keynes : création d'une banque centrale internationale consentant des crédits en bancor. Il s'agit d'achever la définition de la monnaie en l'alignant sur ce que les hommes veulent qu'elle soit. A chaque zone monétaire, correspond un système de lois, de crédit et de monnaie pour les hommes qui tirent exclusivement la valeur dont ils ont besoin de la zone où ils vivent. Si des hommes ont besoin du commerce international, besoin d'investir à l'étranger ou besoin d'aider d'autres hommes qui ne sont pas dans leur zone monétaire il leur faut une monnaie dont le pouvoir d'achat stable soit délocalisé. Tous les outils existent pour le faire. La finance a justement atteint le degré de maturité technique suffisant. Il manque la responsabilité. Il manque les décisions et les accords internationaux.

Neuf mois plus tard, le 7 janvier 2011, le FMI publiait un rapport en anglais intitulé « Amélioration de la stabilité monétaire internationale - un rôle pour le DTS ? » qui appelait, en terme diplomatique, au remplacement possible du dollar comme monnaie de réserve internationale.

Quinze jours plus tard, Le 21 janvier 2011, Michel Camdessus (ancien directeur général du FMI et gouverneur honoraire de la Banque de France) a remis au Président de la République française un rapport connu sous le nom d’ « Initiative du Palais-Royal » et intitulé "La réforme du Système Monétaire International - une approche coopérative pour le vingt-et-unième siècle" afin de prépa :

Ce rapport a été rédigé par un comité d'experts internationaux comprenant notamment Horst Koehler, ancien directeur général du FMI et ancien Président fédéral allemand, Paul Volcker, ancien Président de la Réserve fédérale des États-Unis, et Xiaolian Hu, vice-gouverneur de la Banque centrale chinoise. Nicolas Sarkozy s'est félicité de cette contribution au débat sur la réforme du système monétaire international, qui constitue une priorité de la présidence française du G20. Ce travail sera prolongé par une contribution plus détaillée à l'intention des ministres des Finances du G20 (les 3 & 4 novembre 2011 à Cannes).

Conclusion du rapport

La crise a ouvert, et même accéléré, une transition vers un monde nouveau où les économies émergentes jouent un rôle important pour la croissance mondiale, au même rang que les économies avancées ; il s’agit d’un monde fondamentalement multipolaire et dans lequel les problèmes monétaires devront être traités en coopération. Le système monétaire international issu de la réforme à laquelle nous aspirons doit préserver les gains des soixante-cinq dernières années, sans se laisser entraîner à la même instabilité. Il s’agit d’un système qui préserve la liberté des échanges commerciaux et des paiements courants et qui permette un meilleur partage des bénéfices liés à une mondialisation financière convenablement régulée. Il s’agit d’un système dans lequel tous les pays reconnaissent leur part de responsabilités pour la stabilité mondiale et acceptent que les objectifs nationaux à court terme puissent, le cas échéant, être subordonnés à l’intérêt commun. La coopération internationale est, dans le long terme, un élément indispensable de la recherche de la prospérité au niveau national. Pour cette raison, chaque pays devrait faire preuve d’un sens renouvelé de responsabilité et de discipline envers le système dans son ensemble. Le G20 occupe une position privilégiée pour promouvoir ce bien commun à l’échelle mondiale et le faire prévaloir, s’il le faut parfois, aux dépens d’interprétations limitées et étroites des intérêts nationaux. Les chances de l’instauration d’un véritable ordre monétaire international se trouvent ici en jeu.

Quinze jours plus tard, le 10 février 2011, DSK persistait dans cette véritable "déclaration de guerre avec le dollar" en publiant (en français et en anglais) une chronique intitulée « Une architecture financière plus solide pour le monde de demain » sur le blog du FMI (avec beaucoup de liens à suivre vers des documents complémentaires), ainsi qu'un communiqué de presse, tout en lançant le même jour un nouveau site internet dénommé « Réformer le Sytème Monétaire International » (SMI) :

L'objectif est d'avoir des actifs de réserve pour les banques centrales reflétant mieux l'économie mondiale, puisque que le dollar est vulnérable aux fluctuations de l'économie américaine et aux changements dans sa politique nationale. En plus de servir de monnaie de réserve, le FMI a également proposé de créer des obligations en DTS, ce qui réduirait la dépendance des banques centrales aux bons du Trésor américain (T-Bonds). Enfin, le FMI a en outre suggéré que certains actifs, comme le pétrole et l'or, qui sont aujourd'hui négociés en dollars, pourraient être à l'avenir facturés en DTS.

Une véritable révolution projetée pour le monde jusqu'alors dominé depuis maintenant 40 ans par la toute puissance du dollar américain !

Trois mois plus tard, le 18 mai 2011, DSK (emprisonné aux USA) démisione de son poste de directeur général du FMI pour consacrer toutes mes forces, tout mon temps et toute mon énergie à démontrer mon innocence.

Deux jours plus tard, le 20 mai 2011, le Conseil d’administration du FMI établit le processus de sélection du prochain Directeur général du FMI (nous connaitrons le nom du successeur de DSK le 30 juin 2011 au plus tard).

Christine Lagarde à la tête du FMI ? Un peu de décence !


* Il est interdit de comploter contre le dollar US.jpg (12.73 Ko, 400x300 - vu 10936 fois.)
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Dr. Strangelove: Bomb run
http://www.youtube.com/watch?v=w_d7wa0cxDU

Full Matel Jacket - Surfin' Bird
http://www.youtube.com/watch?v=B_dX0Nei538
immigré_dz_légal
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Hors ligne

Messages: 13


« Répondre #22 le: 01/06/2011 - 09:40:22 »

 cool
Daily Show: Sarkozy  http://www.thedailyshow.com/watch/thu-april-1-2010/sarkozy-visits-the-u-s-

Certaines élites françaises ressemblent de plus en plus à de vulgaires gangsters, pervers sexuels, pervers narcissique, pédophiles, échangistes, eugénistes, racketteurs, extorqueurs, etc...

C'est une vraie basse pègre satanique et perverse.

Les mafias italiennes sont visiblement plus civilisées et humaines.

En Algérie, je me pose la question des moeurs des relais et serviteurs algériens et algériennes de ces élites françaises vulgaires gangsters, pervers sexuels, pervers narcissique, pédophiles, échangistes, eugénistes, racketteurs, extorqueurs, etc...

La population devrait faire le ménage.

On veut des noms......

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Luc Ferry dénonce un "ancien ministre attrapé dans une partouze avec des petits garçons"

par Belin Gérard mardi 31 mai 2011 http://www.agoravox.tv

http://www.youtube.com/watch?v=594X3M5yG_Q

http://www.youtube.com/watch?v=OFFiqCrUHJo

Vidéo de la déclaration ici ---->> http://www.youtube.com/watch?v=594X3M5yG_Q

Messes noires et Snuff movies en FRANCE. (âmes sensibles et mineurs s’abstenir).

http://www.google.fr/search?q=Messes+noires+et+Snuff+movies+en+FRANCE.&tbo=p&tbm=vid&source=vgc&hl=fr&aq=f

Luc Ferry est un philosophe français et ancien ministre de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche des premier et deuxième gouvernements Jean-Pierre Raffarin. Il est l'arrière-petit-neveu de Jules Ferry.

Invité le 30 mai du Grand Journal de Canal+, Luc Ferry a fait sensation en évoquant une histoire connue de tous (d’après lui) mais sur laquelle tout le monde se tait : « un ancien ministre, qui s’est fait poisser à Marrakech, au Maroc, dans une partouze avec des petits garçons ».
 
« Les journalistes ne peuvent pas dire les choses qu’il savent (je pourrais vous en donner beaucoup d’exemples, que vous connaissez comme moi) parce qu’ils tombent sous le coup de la diffamation », a lancé le philosophe, avant de mettre en cause « un ancien ministre », sans le nommer : « Le problème c’est : est-ce que l’on veut une presse qui fait fi du principe de la diffamation et du respect de la vie privée, ou pas ? Est-ce qu’on veut une presse à l’américaine ou pas ?  », s’est interrogé l’ex-ministre de l’Education nationale. «  Regardez, le dernier exemple en date est frappant. Dans les pages du Figaro Magazine de cette semaine, vous avez un épisode qui est raconté d’un ancien ministre, qui s’est fait poisser à Marrakech, au Maroc, dans une partouze avec des petits garçons (…).

L’affaire m’a été racontée par les plus hautes autorités de l’Etat, en particulier par le Premier ministre », a-t-il précisé.
 
Les propos de Luc Ferry et l’article du Figaro Magazine nous rappellent ceux tenus par Yves Bertrand dans l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC, les 27 novembre 2008 et 9 septembre 2009 : l’ancien directeur central des Renseignements généraux évoquait aussi un ministre soupçonné de pédophilie dans les années 1980. L’affaire avait à l’époque été étouffée.

En 1996, un « blanc » - document non signé - des Renseignements généraux fait allusion à une vraie affaire de pédophilie survenue en 1988 dans le sud-est de la France et évoque, avec force détails scabreux, le couple Lang, citant des écoutes téléphoniques que personne n’a jamais entendues et qui ont été, selon la note… détruites depuis. La hiérarchie policière n’accorde aucune crédibilité à l’assertion. Enfin, à l’approche de la présidentielle de 2002, quelques chiraquiens racontent une arrestation de Jack Lang au Maroc, dans une affaire de mœurs, suivie d’une exfiltration discrète organisée par l’Elysée. Pas la moindre preuve, mais les missiles anti-Jospin se préparent, que le 21 avril rendra caducs. « Le plaisir est important dans sa vie privée, conclut un proche, mais il est trop soucieux de la liberté d’autrui pour se livrer à quoi que ce soit d’illégal en la matière. »

Est-ce que Luc Ferry faisait allusion à cette rumeur ou à une autre histoire ?

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c’est une histoire qui date de 2002, et cet ancien ministre s’est fait exfiltrer secrètement...ironie de l’histoire on propose aujourd’hui a ce ministre d’etre le president de l’AIVI (L’association internationale des victimes de l’inceste)


L’association internationale des victimes de l’inceste (AIVI) Opposition à la nomination de Jack Lang comme Défenseur des droits

21 avril 2011

http://asso-cedif.e-monsite.com/rubrique,jack-lang-defenseur,1247476.html

A l’attention de Nicolas Sarkozy, Président de la république.

Selon le Figaro, la nouvelle autorité du Défenseur des Droits pourrait être dirigée par Jack Lang. Ses attributions reprendront celles du Médiateur de la République, du Défenseur des enfants, celles de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) ainsi que de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE).

Si AIVI a salué l’élargissement des pouvoirs octroyés au nouveau Défenseur des Enfants au sein de cette structure, elle s’oppose catégoriquement à la nomination de Jack Lang comme Défenseur des Droits. Comment un homme qui affiche depuis plus de trente ans ses idées et soutiens pro-pédophiles pourrait il défendre les droits des enfants ?
 
Récemment, c’est Roman Polanski qui a trouvé en Jack Lang un fervent avocat. Polanski a photographié la nudité d’une enfant de 13 ans, avant de la droguer et de la sodomiser, sans oublier de lui dire de garder ce petit secret pour elle et de ne rien dire à ses parents. A l’exception du monde artistique, peu de français étaient prêt à soutenir ce pauvre Polanski, enfermé dans son chalet Suisse. Mais Jack Lang, d’interviews en plateaux télés a défendu son ami. Alors, s’il doit choisir demain entre un ami et un enfant violé, qui l’emportera ? Il est légitime de se poser la question.

Comment Jack Lang qui déclarait le 31 janvier 1991 à Gay Pied : « La sexualité puérile est encore un continent interdit, aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages » peut-il avoir conscience du crime pédophile ? Comment fera-t-il tout simplement la différence entre le bien et le mal en la matière ?

Montons d’un cran : le capitaine Paul Barril, subordonné du Commandant Prouteau, créateur de la cellule anti-terroriste de l’Elysée, déclare en audience publique le 29 avril 1997 : « Je me rappelle qu’on nous avait alerté pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile « Coral » à cause des personnalités mises en cause. » Parmi ces personnalités présumées : Jack Lang, le ministre de la culture, mais aussi le neveu du président Mitterrand. Ce réseau Coral impliquait plus de 340 personnalités dans le monde politique, artistique, judiciaire et journalistique qui auraient abusé d’enfants handicapés et autistes. Coïncidence, le comité de soutien de Roman Polanski comprend plusieurs personnalités mises en cause dans le réseau Coral.

Déjà en 1977, Jack Lang défendait ses amis pédophiles en signant une pétition publiée dans Le Monde appelant à libérer trois hommes ayant eu des ‘relations sexuelles sans violence’ avec des mineurs de moins de 15 ans, garçons et filles. En plus, ces trois hommes se sont amusés à photographier leurs ‘jeux sexuels’. Tout cela n’était pas bien grave, selon les signataires… on y retrouve des politiciens (Jack Lang,), des médecins (Bernard Kouchner), des psychiatres et psychologues, des intellectuel-le-s (J-P Sartre, Simone De Beauvoir). Ces signataires défendaient alors un discours similaire à celui tenu aujourd’hui par des associations pro-pédophilie (NAMBLA aux USA, Paidika aux Pays Bas, … en France ?) plaidant pour la décriminalisation de la pédophilie.

Voilà pourquoi nous demandons au Président de la République de ne pas nommer Jack Lang à la fonction de Défenseur des Droits. Face aux intérêts politiques en jeu, nos enfants sont bien plus importants.

Isabelle Aubry, Présidente AIVI

P.S. : Toute personne concernée par la protection des enfants est invitée à écrire au Président de la République http://www.elysee.fr/ecrire/. Ce communiqué peut être utilisé.

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Affaire Luc Ferry : L’ancien patron du Figaro « C’est Douste-Blazy ! »

http://www.tunistribune.com/affaire-luc-ferry-l%E2%80%99ancien-patron-du-figaro-%C2%AB-c%E2%80%99est-douste-blazy-%C2%BB/

« Tout le monde savait ! » : le refrain revient cette fois dans la bouche de l’ancien directeur adjoint du Figaro de 1993 à 2000. Après DSK, Tron, et mercredi soir PDB, à qui le tour ?

Mardi, au Grand Journal, le philosophe et politologue Luc Ferry, feu ministre de l’Éducation nationale, a cité un entrefilet du Figaro Magazine faisant état d’un ministre qui aurait participé à des « partouzes » avec des « mineurs » au Maroc.

Très vite, des noms ont été lâchés en pâture : Jack Lang par ici, Frédéric Mitterrand par là. Le collectif Humour de Droite s’est également illustré sur Twitter: « Le Douste m’habite ».

Et puis, tout à trac, mercredi, c’est l’ancien journaliste politique qui sort l’info sur son blog : ce serait Philippe Douste-Blazy, ministre de la Santé sous Raffarin, ministre des Affaires étrangères sous Villepin, qui se serait rendu coupable de ces actes.

“Chacun connaissait les goûts” de Douste-Blazy, accuse l’éditorialiste

D’après Thierry Desjardins, l’actuel secrétaire général adjoint de l’ONU aurait en effet lui-même « organisé une soirée un peu particulière dans sa suite de l’hôtel de La Mamounia à Marrakech (qui aurait) dégénéré (…) les participants à la soirée (ayant) tout cassé dans la suite et arraché les rideaux (si bien) que la police marocaine avait dû intervenir (et) que la direction de l’hôtel avait envoyé la note au Quai d’Orsay et que, finalement, c’était le roi du Maroc en personne qui avait réglé la facture. »

D’ailleurs, à l’Assemblée Nationale, à cette époque-là, il aurait été accueilli aux cris des députés : « La Mamounia ! La Mamounia ! ».

L’éditorialiste va même jusqu’à affirmer que « chacun connaissait d’ailleurs les goûts du ministre des Affaires Etrangères, ancien maire de Lourdes ( !) et de Toulouse ».

Qui croire ? Ce journaliste qui n’écrit plus dans un canard ?

L’ex-femme de Douste, Florence Hulot, qui va bientôt sortir un livre où elle revient sur son mariage avec Hulot, et sa séparation bruyante avec Douste-Blazy un soir au Maroc ?

Luc Ferry « l’anticonformiste » et chroniqueur au Figaro tous les jeudis ?

Pourquoi cela ne sort-il que maintenant ? A-t-on vraiment besoin de ces insinuations à un an de la présidentielle ?

A l’avenir, que les journalistes fassent leur travail certes, mais qu’ils laissent les policiers finir le leur…

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Propos de Luc Ferry: L'ONG «Touche pas à mon enfant» à l'assaut des «Very Important Pedophiles»

le 08/06/2011  Corentin Chauvel

http://www.20minutes.fr/article/738095/propos-luc-ferry-ong-touche-enfant-assaut-very-important-pedophiles

ENQUÊTE - L'association marocaine a déposé plainte contre X ce mercredi à Paris...

Le «pavé dans la mare» de Luc Ferry continue d’éclabousser. L’association marocaine «Touche pas à mon enfant» a déposé plainte contre X ce mercredi auprès du parquet de Paris après les propos de l’ancien ministre, qui a provoqué un tollé en accusant sans le nommer un autre ex-membre du gouvernement de pédophilie.

Avec cette plainte, l’ONG souhaite «que l’enquête aille plus loin et établisse la vérité», a déclaré à 20Minutes Anjat Anwar, sa présidente. «On est révolté, outré, par cette exposition qui a mis en cause, sans informations, la dignité des victimes marocaines», a-t-elle ajouté. «Luc Ferry a parlé d’un acte criminel et n’a pas dénoncé, c’est une insulte. Est-ce que c’est parce que les victimes marocaines sont des proies plus faciles?» s’interroge encore Anjat Anwar.

«Avant, il suffisait de payer une amende pour s’en sortir»

Si la présidente de «Touche pas à mon enfant» ne nie pas que le tourisme pédophile existe au Maroc, avec une majorité de «prédateurs» français, elle estime cependant qu’«il a commencé à régresser» depuis 2006. «Avant, il suffisait de payer une amende pour s’en sortir, mais il y a un mois, un Espagnol a pris 30 ans de prison», explique-t-elle. «C’est un sujet qui a été protégé par le tabou et la légèreté des peines, mais aujourd’hui, les victimes osent parler et dénoncer», ajoute Anjat Anwer, bien décidée à faire tomber notamment ce qu’elle appelle les «Very Important Pedophiles».

«Le Maroc ne deviendra pas une destination touristique pour les pédophiles», prévient-elle. Depuis son implication dans cette affaire, la présidente de «Touche pas à mon enfant» est épaulée par deux avocats, un Marocain et un Français, tout aussi prêts à en découdre.

«Je remercie Luc Ferry d’avoir jeté le pavé dans la mare, mais il faut la vider maintenant, parce que dans ce domaine, il y en a forcément d’autres», a indiqué à 20Minutes Jean Chevais, l’avocat français de l’ONG. «Ceux qui savent doivent parler à la police et on va finir par connaître la vérité», ajoute l’avocat qui a profité du dépôt de la plainte pour lancer un appel au Maroc afin d’obtenir le témoignage de «tous ceux qui savent quelque chose».

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Tourisme sexuel : quand Frédéric Mitterrand évoquait la « solution Maghreb »

samedi 4 juin 2011

http://www.agoravox.tv/actualites/politique/article/tourisme-sexuel-quand-frederic-30495

Vidéo Frédéric Mitterrand s'explique sur son tourisme sexuel
http://www.youtube.com/watch?v=DFIoGnQcFyc&feature=player_embedded


Mauvaise passe pour le ministre de la Culture. L’affaire Strauss-Kahn braque le projecteur sur les mœurs des dirigeants et l’omerta qui recouvre leurs éventuels délits sexuels. Depuis six ans, une confession méconnue de Frédéric Mitterrand à propos de ses relations tarifées en Tunisie est passée sous silence. Flashback.

« L’échange paraît facile... mais la transgression est absente. On sert de femme de remplacement et de livret de caisse d’épargne ; les beaux gosses arrivent comme au sport et pour financer l’électroménager de leur futur mariage avec la cousine choisie par leur mère... ce sont les familles qui mènent le jeu et gagnent à tous les coups... de vieilles folles compulsives y trouvent leur avantage... puis les garçons disparaissent d’un seul coup... la fatigue ne vous donne plus très envie de continuer »  : en ces termes, Frédéric Mitterrand dévoilait la face obscure de son amour pour la Tunisie.

C’était en 2005, à l’occasion de la parution de son ouvrage intitulé « La mauvaise vie ». Ce récit crû et mélancolique relatait alors les expériences transgressives et autres égarements d’un esthète voyageur en mal de sensations fortes. Ainsi, à défaut de pouvoir s’aventurer dans les bordels d’Asie du Sud-Est, le narrateur admettait recourir à une alternative plus commode : la « solution Maghreb ».

Fin 2009, lors de la révélation médiatisée de passages faisant état de relations avec des « garçons » en Thaïlande, le journaliste de L’Express Jérôme Dupuis s’était livré à une analyse détaillée du récit.

A propos du passage concernant la Tunisie, son commentaire fut explicite : « Ce qu’il appelle crûment la "solution Maghreb" (comprendre le tourisme sexuel en Afrique du Nord) serait une impasse, car les compagnons d’une nuit ne souhaitent pas le suivre en France. "Le minet n’immigre pas", conclut-il avec regret... ».
 
Plus loin, le critique littéraire renchérissait : « C’est pourtant un chapitre consacré à la Tunisie qui, peut-être, suscite chez le lecteur la plus grande gêne. Frédéric Mitterrand y raconte, en une scène déchirante, comment il emmène vivre avec lui à Paris un garçonnet tunisien, l’arrachant à une mère évidemment consentante mais éplorée.

Pour l’éducation de ce "fils adoptif", le ministre se démène sans compter et se prive de vie mondaine.

L’enfant, turbulent, lui mène la vie dure, arrachant à Frédéric Mitterrand cette réflexion - où comme toujours la franchise ouvre directement sur l’inconscient : "Je me demandais parfois si je serais capable de me donner tant de mal pour une petite fille. Les garçons touchaient évidemment à quelque chose de plus intime et de plus ambigu - quoique..." ».

 
Lors d’une interview spéciale avec Laurence Ferrari en octobre 2009, Frédéric Mitterrand –alors critiqué pour son soutien à la libération de Roman Polanski- avait précisé qu’il ne se livrait nullement, dans ce « récit pas totalement autobiographique », à « l’apologie du tourisme sexuel ».

Une pratique qu’il « condamne » même s’il a reconnu avoir commis tout au plus « une faute contre l’idée de la dignité humaine » à propos de ses relations « tarifées ». Solennel, le ministre enfonçait le clou : « Il faut se refuser absolument à ce genre d’échange ».

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Kidnapping d'enfants,  trafic d'organes et agressions sexuelles

01/06/11 Par Yasmine Ayadi http://www.lejourdalgerie.com

http://www.lejourdalgerie.com/Editions/010611/Rubriques/evenement.htm#11

Les nouvelles formes de la maltraitance

Qu’ils soient chasseurs de fortunes ou n’ayant aucun respect pour les droits des enfants, les ennemis de l’innocence se multiplient. Le  trafic des organes d’enfants, les kidnappings ainsi que les agressions sexuelles sont en tête de liste des phénomènes modernes, portant gravement atteinte à la vie des enfants.

Voir un enfant impliqué dans un réseau de mendicité, de vol ou même un «petit-homme», une cigarette à la main, qui se dit que l’école n’est pas faite pour lui, et qui  investit son enfance pour subvenir à sa famille ou ses propres besoins ne sont que quelques images traditionnelles de la maltraitance des enfants. Il ne s’agit plus  de  pauvreté,  d’un abandon ou d’une déperdition  scolaire, du moment que les enfants sont devenus un objet de business lucratif. Au fur et à mesure que les années passent  de nouvelles façons d’abandon et de violence surgissent en fonction des mutations de la société. En Algérie, comme partout dans le monde d’ailleurs, les enfants sont confrontés à de nouvelles formes de dangers qui guettent leur paix sociale. Ces mutations quelles qu’elles soient, socio-économiques ou culturelles ont leur retombées sur les repères sociaux de cette frange. Mais l’éducation et le comportement des enfants ne sont pas les seuls reflets de la mutation, puisque d’autres franges et éléments  de la société, les adultes en l’occurrence, exploitent l’enfance  dans de nouveaux contextes à des fins qui diffèrent d’une personne à l’autre et dont les résultats sont souvent dramatiques pour l’enfant.

Le  trafic d’organes d’enfants et les kidnappings ainsi que les agressions sexuelles sont en tête de liste des phénomènes modernes, portant gravement atteinte à la vie des enfants. De nos jours, ce ne sont pas seulement les enfants des familles aisées qui sont ciblés, mais tout enfant peut représenter une «fortune» pour des réseaux qui versent dans le commerce d’organes ou dans le chantage enfant-rançon.  Les kidnappings d’enfants particulièrement sont devenus une réalité inquiétante en Algérie.  Les chiffres des services de sécurité ne font que confirmer la dangerosité et l’ampleur  que prend ce phénomène. Pour l’année 2007, le bilan  des services de sécurité fait état de 375 cas d’enlèvement, soit une moyenne d’un kidnapping par jour. Des sommes d’argent colossales ont été payées par les familles des victimes.  1,2 milliard DA a été payé par les familles aux ravisseurs qui demandaient en tout 6 milliards DA de rançon. La même année,  des individus ont été arrêtés par les services de sécurité alors qu’ils  tentaient de faire traverser la frontière algéro-marocaine à des enfants kidnappés dans  le but de vendre leurs organes à des cliniques d’Oujda. En 2008, la gendarmerie à elle seule fait état de 14 kidnappings de mineurs avec agressions sexuelles contre 108 cas enregistrés en 2007. Par ailleurs, les chiffres des services de sécurité font état de 830 enfants kidnappés entre 2001 et 2009.  90% des enlèvements  s’effectuent au niveau des grandes villes. Pour l’année 2010, une bande spécialisée dans le kidnapping d’enfants active dans deux wilayas ; Boumerdès et Tizi-Ouzou, et a été démantelée par la Gendarmerie nationale. Ce réseau de mafieux a été démantelé suite au signalement du kidnappeur d’une fillette M.A., devant le domicile familial, à Dellys, Boumerdès. Les gendarmes ont  procédé à l’arrestation de toute la bande mafieuse.

7000 enfants victimes d’agressions sexuelles  en 2010

L’agression sexuelle des enfants est le traumatisme de trop, devenu, pourtant,  monnaie courante de nos jours, d’autant qu’il s’agit d’un fléau qui fait souffrir en silence et dont les répercussions du traumatisme peuvent accompagner les victimes durant toute leur vie. En termes de chiffres, la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) révèlent que le  nombre des agressions sexuelles sur enfants est de  7000 cas  déjà recensés durant les 10 premiers mois de l’année 2010, dont 80 %  en milieu familial.

La même source indique que les enfants victimes préfèrent se taire et dénoncent rarement leurs agresseurs. Les données du Forem font état de 50 000  victimes de violence et maltraitance, exploitation sexuelle, en plus de leur insertion forcée dans des réseaux de vente de stupéfiants et de prostitution. Outre l’agression sexuelle, des milliers d’enfants continuent de subir les misères de l’abandon et de la maltraitance.

Tandis que 20 000 enfants vivent dans les rues,  les services de la police judiciaire indiquent que quelque 4 600 enfants ont eu recours à la police pour dénoncer des actes de violence de différentes formes du 1er janvier au 31 octobre 2010. Par ailleurs, 9 196 mineurs sont impliqués dans des délits à l’échelle nationale…Les chiffres restent peu expressifs à propos de la violence et de la maltraitance de cette frange si vulnérable et délicate. Cette triste réalité se complique davantage en l’absence ou l’insuffisance  de mécanismes de signalement de cas de violence ainsi que ceux d’accompagnement et de gestion des situations difficiles et d’urgence. L’Algérie compte en revanche un seul réseau pour la défense des droits de l’enfant (Nada) et qui met à la disposition des enfants un numéro vert «30- 33».          

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Association Etoile culturelle

01/06/11 Par Hocine Cherfa http://www.lejourdalgerie.com

http://www.lejourdalgerie.com/Editions/010611/Rubriques/evenement.htm#11

«Tout sur les droits des enfants»

«Ne touche pas à mon enfant», c’est le slogan choisi par l’association Etoile culturelle d’Akbou pour célébrer la Journée mondiale de l’enfant qui coïncide avec le 1er juin de chaque année. Cette journée sera célébrée à travers des activités culturelles, des conférences, des journées d’étude, des séminaires et plusieurs spectacles pendant une quinzaine de jours. Cette quinzaine de l’enfance, selon le président de l’association Mouloud Salhi, est l’occasion particulière pour faire un travail qui puisse faire prendre conscience sur les droits des enfants à travers des activités ludiques, artistiques et créatives.


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Affaire Tron : ouverture d'une information judiciaire pour "viols en réunion"

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 22.06.11 | 12h11  •  Mis à jour le 22.06.11 | 16h01

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/22/georges-tron-devrait-etre-mis-en-examen_1539185_3224.html#ens_id=1527485

Une information judiciaire pour "agressions sexuelles et viols en réunion par personne ayant autorité" a été ouverte mercredi 22 juin contre l'ancien secrétaire d'Etat Georges Tron, a indiqué une source judiciaire en début d'après-midi. Ces faits sont passibles de la cour d'assises.

Après une deuxième nuit en garde à vue, Georges Tron a été déféré devant le parquet d'Evry mercredi matin, a indiqué une source proche du dossier, confirmant les propos de son avocat, Me Olivier Schnerb, qui jugeait le défèrement très probable. Selon plusieurs médias, il devrait être mis en examen dans l'après-midi.

DES PRESSIONS SUR LES PLAIGNANTES

Par ailleurs, selon une source proche de l'enquête, la police dispose d'un témoignage alléguant de "pressions" qui auraient été exercées à la demande de Georges Tron sur les deux jeunes femmes ayant porté plainte contre l'ancien secrétaire d'Etat.

Une collaboratrice de Georges Tron, également placée en garde à vue lundi avant d'être relâchée mardi, aurait notamment affirmé lors de son audition avoir exercé "des pressions sur les plaignantes à la demande de Georges Tron".

Il appartient désormais à un juge d'instruction et éventuellement un juge des libertés de statuer sur un contrôle judiciaire ou un placement en détention. Les enquêteurs ont procédé à de nombreuses auditions et ont perquisitionné lundi le bureau de Georges Tron ainsi que son domicile.

MASSAGE DE PIED

L'enquête préliminaire pour agression et viol a été ouverte à la mi-mai après les plaintes de deux anciennes employées municipales qui expliquent avoir subi des abus sexuels après des séances de massage de pied, la "réflexologie plantaire" dont Georges Tron est officiellement adepte. Une troisième femme a raconté des faits similaires mais sans porter plainte.

Sous la pression du gouvernement, l'élu UMP de 53 ans a démissionné de son secrétariat d'Etat le 29 mai. Il a juré qu'il ferait de la démonstration de son innocence "une affaire personnelle". Il a également estimé qu'avec sa mise en cause "on cherch[ait] à faire écho" à l'affaire Dominique Strauss-Kahn, accusé de viol aux Etats-Unis. Enfin, il a évoqué un complot de l'extrême droite, invoquant un conflit avec des membres de la famille de Marine Le Pen installés à Draveil et insistant sur la proximité entre la présidente du FN et l'avocat des plaignantes, Me Gilbert Collard.

Après ces propos, la dirigeante frontiste a porté plainte pour diffamation. Le 17 juin, le conseil municipal de Draveil présidé par M. Tron a été perturbé par une manifestation d'élus de l'opposition qui réclamaient son départ. Les opposants accusent notamment le maire d'avoir installé un cabinet de réflexologie à côté de son bureau municipal.

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DSK accusé d'agression sexuelle

18.05.2011 | Mise à jour : 19.06.2011

http://www.courrierinternational.com/dossier/2011/05/18/dsk-accuse-d-agression-sexuelle

Accusé de tentative de viol et d'agression sexuelle par une employée d'un hôtel de New York, Dominique Strauss-Kahn a été arrêté le 14 mai alors qu'il se trouvait à bord d'un avion sur le point de décoller pour Paris.

Lors de la première audience au cours de laquelle DSK s'est vu informer des chefs retenus contre lui, l'accusation a expliqué que le patron du Fonds monétaire international (FMI) avait agressé sexuellement la femme de chambre, qu'il avait tenté de la violer et l'avait contrainte à une fellation.

Les avocats de DSK ont indiqué qu'il plaidait non-coupable. Après avoir passé cinq jours dans la prison de Rikers Island, DSK a obtenu sa remise en liberté et a été assigné à résidence. Il loge dans une maison située à Manhattan. Sa prochaine comparution devant la justice américaine est prévue le 18 juillet.

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Affaire Bettencourt : Françoise Bettencourt-Meyers saisit à nouveau la juge des tutelles

 pour Le Monde.fr | 08.06.11 | Gérard Davet et Fabrice Lhomme

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/06/08/affaire-bettencourt-francoise-bettencourt-meyers-saisit-a-nouveau-la-juge-des-tutelles_1533281_3224.html

La famille Bettencourt se déchire à nouveau. Alors que les deux parties s'étaient réconciliées, en décembre 2010, aux termes d'un protocole d'accord, Françoise Bettencourt-Meyers, soutenue par ses deux fils, a saisi la juge des tutelles de Courbevoie, mardi 7 juin, de nouvelles demandes visant à mieux assurer la protection juridique de sa mère, Liliane (89 ans).

Dans sa requête, dont Le Monde a eu connaissance, elle estime notamment que "des inquiétudes sont apparues qui font craindre de nouvelles dérives contraires aux intérêts de Mme Liliane Bettencourt". Il est question, en particulier, de "la protection de la personne" de la milliardaire, mais aussi de "la gestion de ses biens".

Françoise Bettencourt-Meyers assure en outre être la victime d'"un véritable dénigrement". Selon ses dires, plusieurs personnes, dont l'infirmier et le médecin de l'héritière de L'Oréal, auraient constitué un véritable cordon sécuritaire visant à l'écarter. "Se reconstitue autour de Mme Liliane Bettencourt un cercle qui se prétend affectif, au détriment de sa famille", relève la requête.

"FACULTÉS COGNITIVES ALTÉRÉES"

La démarche de Françoise Bettencourt-Meyers auprès de la juge des tutelles intervient alors que la magistrate a déjà constaté l'état de faiblesse de la milliardaire. Dans une ordonnance datée du 25 mars et que Le Monde révèle également, la juge de Courbevoie estime que "les facultés cognitives de Mme Liliane Bettencourt (89 ans) sont nettement altérées par une maladie cérébrale" et qu'elles mettent la milliardaire dans "l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts".

Les intérêts de Mme Bettencourt (89 ans) sont actuellement gérés par Me Pascal Wilhem qui dispose d'un mandat de protection future qui lui avait été confié, le 20 janvier 2011, à la suite du protocole d'accord signé entre Françoise Bettencourt-Meyers et sa mère.

Or, selon la requête déposée mardi devant la juge, Me Wilhelm est demeuré le conseil de Mme Bettencourt (89 ans), créant ainsi les conditions d'un conflit d'intérêts. La requête met notamment en exergue le récent investissement de Liliane Bettencourt dans une société de l'homme d'affaires Stéphane Courbit, dont Me Wilhelm est aussi l'avocat. Françoise Bettencourt-Meyers réclame d'être entendue par la juge des tutelles, n'écartant pas une éventuelle confrontation avec Me Wilhelm.

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Affaire Bettencourt : une juge accuse Sarkozy d'avoir reçu des espèces

LeParisien.fr Publié le 31.08.2011, 07h43 | Mise à jour : 11h56

http://www.leparisien.fr/affaire-bettencourt/affaire-bettencourt-une-juge-accuse-sarkozy-d-avoir-recu-des-especes-31-08-2011-1586216.php

Ce n'est qu'une phrase dans un livre, mais elle fait l'effet d'une bombe. Parce que son auteure est une magistrate au sommet de l'institution judiciaire, la juge Isabelle Prévost-Deprez, dessaisie de l'affaire Bettencourt. Et parce qu'elle accuse directement Nicolas Sarkozy d'avoir reçu des espèces chez Lilane Bettencourt avant son élection en 2007, dans un livre publié ce mercredi par deux deux journalistes. «Boule puante», rétorque l'Elysée, dans une enquête que consacre Libération au témoignage de la magistrate.

Dans un livre consacré aux personnes brisées par le chef de l'Etat, intitulé «Sarko m'a tuer», Gérard Davet et Fabrice Lhomme, journalistes au Monde, ont recueilli le témoignage saisissant de la juge Prévost-Deprez. Cette magistrate aguerrie instruisait un volet du dossier Bettencourt avant d'en être déssaisie à l'automne 2010. Et pour cause, révèle-t-elle : elle avait connaissance d'au moins deux témoignages incriminant expressément le chef de l'Etat.

«J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy»

Le premier témoignage vient d'un des témoins dans l'affaire, raconte-t-elle dans le livre : « Il m'a dit qu'il avait vu des remises d'espèces à Sarko». Un témoignage recueilli hors procès verbal. La magistrate raconte ensuite qu'un deuxième témoin s'est exprimé, non pas à elle, mais à une personne de son cabinet. «L'infirmière de Liliane Bettencourt a confié à ma greffière, après son audition par moi : J'ai vu des remises d'espèces à Sarkozy, mais je ne pouvais pas le dire sur le procès-verbal ».

Deux témoins, révèle donc la magistrate, ont vu le chef de l'Etat recevoir des espèces de la part de la milliardaire avant sa campagne en 2007. Lorsque l'affaire battait son plein, la comptable de Liliane Bettencourt avait bien parlé de versement d'espèces mais n'avait nommé personne.

Qu'une juge respectable lâche donc dans un livre ces informations absolument déflagratoires est une première. Libération note d'ailleurs que la vice-présidente du TGI de Nanterre devra sans doute assumer ses propos devant un tribunal, si les nouveaux magistrats chargés de l'affaire décident d'entendre son témoignage ou celui de l'infirmière en question.
 
«Boules puantes»

L'Elysée a répliqué ce mercredi que ces accusations étaient «infondées, mensongères et scandaleuses». Contactée par Libération, la présidence de la République assurait dès mardi «tout ignorer, tout», et s'indignait d'une «situation affolante, d'un régime où l'on peut preofesser des accusations sans en assumer la responsabilité.» «La magistrate avait le devoir de ne pas garder une information comme celle-là», note par ailleurs l'Elysée, qui s'étonne de ces révélations, «un an et demi après les faits». Un proche du chef de l'Etat évoque même une attaque de campagne dans les colonnes du journal : «Martine Aubry dénonçait les boules puantes. Eh bien, nous y sommes.»

Pour Fabrice Lhomme, un des auteurs de «Sarkozy m'a tuer», «cela ne restitue que quelques phrases d'Isabelle Prevost-Desprez, qui parle surtout et principalement de la pression hallucinante qu'elle a eue sur les épaules (...), et elle dit clairement qu'elle a senti la main de l'Elysée derrière toutes les difficultés qu'elle rencontrait pour son enquête et derrière les peurs qu'elle devinait chez les témoins qu'elle convoquait».

Réagissant à ces révélations, la droite s'indigne ce mercredi dans le sillage de l'Elysée, tandis que la gauche espère l'ouverture d'une enquête.

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Stéphane Courbit renfloué par Liliane Bettencourt (89 ans)

Le Point.fr - Par Emmanuel Berretta Publié le 01/06/2011

L'héritière (89 ans) de L'Oréal injecte 170 millions d'euros dans les affaires de Stéphane Courbit, l'enfant de la télé.

Coup de théâtre dans le landerneau des affaires : Stéphane Courbit a trouvé une mécène de taille. Liliane Bettencourt (89 ans), si dispendieuse hier avec François-Marie Banier, versera 170 millions d'euros dans les affaires de l'ancien associé d'Arthur.

L'investissement, révélé par Les Échos, est réalisé via La Financière de L'Arcouest, société unipersonnelle dont Liliane Bettencourt est présidente. De son côté, Stéphane Courbit se dilue au sein de son holding, LGI, pour accueillir cet apport d'argent frais indispensable à la poursuite de ses multiples activités. Liliane Bettencourt rejoint ainsi les prestigieux investisseurs qui ont fait confiance à Stéphane Courbit, à savoir la famille de Bernard Arnault, les Agnelli, Vincent Bolloré, l'Italien De Agostini...

L'artisan de cette rencontre n'est autre que l'avocat Pascal Wilhelm, à la fois conseiller de Liliane Bettencourt et de Stéphane Courbit. "Vous aurez remarqué que depuis qu'elle s'est rabibochée avec sa fille, Liliane Bettencourt a, comme par enchantement, retrouvé tous ses esprits", ironise un proche du dossier. Depuis qu'il a quitté Endemol avec un chèque de 235 millions d'euros, Stéphane Courbit s'est lancé dans trois secteurs d'activité radicalement différents : outre la production télé qu'il maîtrisait sans problème, le jeune homme d'affaires a fait le pari de la légalisation des jeux d'argent en ligne en misant, principalement, sur le pari sportif. Enfin, avec le groupe Louis Dreyfus, Courbit a fondé Direct Énergie, la société qui espère concurrencer EDF dans l'énergie.

Courbit espère une évolution fiscale sur les paris en ligne

Le bilan de ces trois activités est contrasté. Banijay, la filiale de production TV avec Nagui comme fer de lance, a connu des jours meilleurs. Le pari sportif se révèle décevant, notamment en raison de la fiscalité qui empêche les sites français de proposer de belles cotes aux parieurs. Difficile, en outre, pour les nouveaux entrants de concurrencer la solide implantation du PMU et de la Française des jeux. La législation pourrait évoluer dans un sens plus favorable. C'est en tout cas ce que propose Jean-François Lamour, coauteur d'un rapport récemment publié. Au lieu de taxer les mises (donc le chiffre d'affaires des sites), l'ancien ministre des Sports propose de ne taxer que les produits bruts des jeux (autrement dit, ce que gagnent les sites de jeux) en s'alignant sur un taux européen, plus compétitif. Reste à convaincre Bercy, et donc l'Élysée où Stéphane Courbit a quelques entrées.

Enfin, la filière Direct Énergie pourrait devenir rentable l'an prochain - Les Échos l'assurent -, mais de lourds investissements sont nécessaires à l'avenir. L'argent de Liliane Bettencourt tombe à point nommé.

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Le conseiller de N. Sarkozy va-t-il profiter de la vente de la régie de France Télévisions ?

Publié par Julien Lalande Mercredi 3 Février 2010

http://www.ozap.com/actu/france-televisions-alain-minc-pub-conflit-interets/323366

A près la suppression partielle de la publicité sur France Télévisions, le gouvernement a décidé de vendre la régie publicitaire du groupe audiovisuel public. Aujourd'hui, le conseil d'administration de France Télévisions devrait annoncer - sauf surprise - que c'est Stéphane Courbit, associé à Publicis, qui devrait être désigné comme repreneur de France Télévisions Publicité (FTP). Dans une longue enquête publiée ce matin, le site Mediapart révèle que cette transaction, si elle était bien validée, serait « entachée d'une grave irrégularité ». Explications.

Le point central de l'enquête est le rôle joué par Alain Minc, à la fois conseiller (et ami) de Nicolas Sarkozy et de Stéphane Courbit.

Mediapart l'accuse de conflit d'intérêts. Celui qui aurait conseillé au Président la suppression de la pub sur France Télévisions « pourrait, en bout de course, tirer un avantage financier des conseils qu'il a prodigués à Nicolas Sarkozy ». Car le site est parvenu à démontrer qu'Alain Minc est actionnaire de la holding personnelle de Stéphane Courbit, Financière Lov, « pour un montant équivalent à près de 3% du capital ».

Alain Minc aurait en effet bénéficié de l'octroi d'actions gratuites et d'un contrat de travail par l'ancien dirigeant d'Endemol France. On notera que les deux intéressés n'ont pas souhaité répondre aux questions de Mediapart. Stéphane Courbit a juste reconnu qu'un « accord » les unissait.

Enfin, le site indique qu'Alain Minc aurait également conseillé le Chef de l'Etat dans le dossier de la libéralisation du marché des jeux en ligne. « Alain Minc a beaucoup plaidé auprès du ministère des finances et de Nicolas Sarkozy en faveur de l'accélération de cette réforme », écrit Mediapart. Et, sur cet autre marché, Stéphane Courbit est présent. « Financière Lov postule à être l'un des acteurs privés importants de ce nouvel eldorado financier qui se profile. Ce devrait donc être une formidable affaire pour Stéphane Courbit. Et, en proportion de ses parts, tout autant pour Alain Minc lui-même », conclut Mediapart.

Mise à jour 5 février : Interrogé par Le Point, Alain Minc confirme être bien actionnaire à hauteur de 3% du capital de la société Financière Lov. En revanche, il indique que ce n'est pas cette société qui s'est portée candidate au rachat de la régie de France Télévisions, mais Lov Group, détenue à 100% par Stéphane Courbit, affirme-t-il.

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AFFAIRE BETTENCOURT

Liliane Bettencourt placée sous tutelle ?


le 8 juin 2011 Par Actu France Soir

http://www.francesoir.fr/actualite/justice/liliane-bettencourt-placee-sous-tutelle-108279.html

Alors que la juge des tutelles de Courbevoie a estimé en mars que l'héritière de L'Oréal se trouvait dans "l'impossibilité de pourvoir seule à ses intérêts" et que Françoise Meyers craint que sa mère soit de nouveau victime de personnes néfastes, Liliane Bettencourt risque d'être placée sous tutelle.

« Les facultés cognitives de Madame Liliane Bettencourt sont nettement altérées par une maladie cérébrale », avait estimé la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine) en mars.

Selon elle, l'octogénaire se trouvait même « dans l'incapacité de pourvoir seule à ses intérêts ». Pour autant, la magistrate n'avait pas cru bon de soumettre la milliardaire à mise sous protection.

Alors que mère et fille se sont parvenues à se réconcilier en décembre – au terme d'une longue bataille juridique et médiatique – Françoise Meyers n'a cessé de relancer la procédure de mise sous tutelle de Liliane Bettencourt. Le protocole que les deux femmes avaient signé fin 2010 mentionnait pourtant qu'elles devaient se retirer de toutes leurs procédures de justice en cours. Quelque mois après leur réconciliation et après plusieurs relances, la fille a saisi la justice mardi. Françoise Meyers soupçonne en effet des personnes mal intentionnées d'essayer de créer un « nouveau cordon sécuritaire » autour de sa mère, au « détriment de sa famille » et dans l'intention de s'adonner à « de nouvelles dérives contraires aux intérêts » de celle-ci.

Forte de ces doutes, elle s'inquiète notamment du l'exécution du mandat de protection future qui a été confié à l'avocat de la riche héritière. Me Pascal Wilhelm est actuellement le conseiller de Liliane Bettencourt et serait amené à gérer ses intérêts en cas de placement sous tutelles. Une situation qui s'avèrerait alors propice à des conflits d'intérêts.

Saisie pour répondre notamment répondre à la question de savoir si le désistement de Françoise Meyers entraînerait l'extinction de la procédure de mise sous tutelle sa mère, la Cour de cassation doit rendre son avis le 20 juin.

La mise sous tutelle, c'est quoi ?

Pour placer un adulte majeur sous le régime de la protection, il est nécessaire de saisir le juge des tutelles au tribunal d'instance par écrit. La requête doit fournir le plus d'informations possible sur l'état de santé de la personne à protéger. Cette demande peut venir de la personne elle-même mais également d'un membre de sa famille voire de son curateur si elle fait déjà l'objet d'une mise sous curatelle.

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Le bâtonnier de Paris lance une enquête sur l'avocat de Liliane Bettencourt

ELISABETH FLEURY | Publié le 08.06.2011

http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-batonnier-de-paris-lance-une-enquete-sur-l-avocat-de-liliane-bettencourt-08-06-2011-1486011.php

Alors que mère et fille semblaient s’être réconciliées au terme d’un protocole d’accord signé en décembre dernier, Françoise Meyers-Bettencourt vient de saisir à nouveau le juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine), hier.

Dans une requête évoquée par Le Monde.fr, la fille de Liliane Bettencourt fait part de ses «inquiétudes» notamment dans la gestion des biens de sa mère.

Dans le collimateur de Françoise Meyers-Bettencourt: Me Pascal Wilhelm. Initialement avocat de Patrice de Maistre, qui fut homme de confiance de la milliardaire, Me Wilhelm est ensuite devenu celui de Liliane Bettencourt, qui en a fait également son mandataire.

Me Wilhelm aurait demandé à Liliane Bettencourt d’investir 170 millions d’euros dans les affaires de l'ancien associé de l'animateur Arthur, Stéphane Courbit, dont il défend aussi les intérêts, notamment les jeux en ligne.

Une opération qui, si elle est avérée, est «totalement interdite» par les règles de déontologie de la profession d’avocat. Sans attendre d’être saisi par la fille de la milliardaire, le bâtonnier de Paris, Me Jean Castelain, a décidé d’ouvrir dès aujourd’hui une enquête déontologique sur cette opération. «Me Pascal Wilhelm est un très remarquable confrère, indique le bâtonnier. Je suis stupéfait qu’il ait pu faire ça. Si ce que rapporte la presse est vrai, cela pose une vraie question».

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Paris en ligne : Courbit s'allie, Partouche frileux

Par Idir HOCINI le 28 décembre 2009 http://lci.tf1.fr

http://lci.tf1.fr/high-tech/2009-12/paris-en-ligne-courbit-s-allie-partouche-frileux-5613526.html

Stéphane Courbit s'allie au groupe Louis Dreyfus pour investir le secteur. Patrick Partouche se montre lui très réservé sur les conditions de la libéralisation du secteur.

L'Assemblée nationale a voté l'ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne, mais cette libéralisation du secteur n'entrera pas en vigueur avant des mois, le Sénat n'ayant toujours pas ratifié le texte de loi.

Pour autant, le groupe Louis Dreyfus a déjà investi le créneau, en prenant un quart du capital de Mangas Gaming, une société de paris et de jeux en ligne. La holding financière Lov Group de Stéphane Courbit, ex-patron de la société de production audiovisuelle Endemol France, est également actionnaire de cette société.

Partouche :"Je ne veux pas d'une mascarade"

Par contre, le Groupe Partouche, propriétaire de plusieurs casinos, assure ne pas être candidat à une licence de poker en ligne sur le territoire français. Son président, Patrick Partouche s'explique dans un entretien publié dans le quotidien Les Echos : "Je ne veux pas d'une mascarade qui vise à protéger la Française des Jeux et le PMU." Le poker est attribué à tout le monde alors qu'en Belgique seuls les exploitants de casinos pourront proposer des jeux de casinos en ligne", ajoute-t-il.

Pour l'heure, en attendant que le texte soit voté en chambre haute, le PMU et la Française des jeux conservent le monopole sur cette activité, au grand dam des opérateurs intéressés, qui espéraient pouvoir profiter d'une ouverture du marché des jeux en ligne pour la prochaine coupe du monde, une compétition adulée par les parieurs.

"3 millions de joueurs"

Les trois catégories de licence que la nouvelle Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) attribuera une fois le  projet de loi définitivement adopté au parlement sont : le poker, les paris sportifs et les paris hippiques.

En France, trois millions de joueurs misent de l'argent sur le web, en jouant au poker en ligne ou sur l'issue d'un match de football chez un bookmaker virtuel. La plupart d'entre eux le font en toute illégalité, puisque seuls les sites agréés sont autorisés (PMU, Française des jeux). Malgré ce monopole d'état, il n'est techniquement pas possible d'empêcher un joueur de parier sur des sites de jeux domiciliés à Malte ou aux Iles Caïmans. Pour l'Etat, la mise en place d'opérateurs agréés aura l'avantage de régulariser le secteur. Les pouvoir publics pensent que les possesseurs de licences feront la police sur le net pour protéger leur gagne-pain.

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Coup de tonnerre : Pokerstars, Full Tilt et Absolute Poker accusés de fraude et de blanchiment par le FBI

samedi 16 avril 2011  Par SuperCaddy

http://www.clubpoker.net/coup-tonnerre-pokerstars-full-tilt-absolute-poker-accuses-fraude-blanchiment-fbi/n-3873

http://www.pokerstars.com/
http://www.pokerstars.fr/


http://www.absolutepoker.com/
http://www.fulltiltpoker.co.fr/fr/

La nouvelle est tombée en début de soirée : trois des principaux opérateurs de poker en ligne sur le plan mondial sont accusés par les autorités américaines de fraude bancaire, organisation illégale de jeux d'argent et blanchiment d'argent.

Sans crier gare, le ciel vient de tomber sur la tête des joueurs américains. Le coup de tonnerre est monumental pour la planète poker, même s'il faudra plusieurs semaines pour en évaluer précisément les conséquences et leur ampleur.

En début de soirée, une dépêche Reuters annonçait la nouvelle, avant qu'elle ne se répande comme une traînée de poudre sur la Toile : les responsables de PokerStars (Isaï Scheinberg et Paul Tate), Full Tilt (Raymond Bitar et Nelson Burtnik) et Absolute Poker (Scott Tom et Brent Beckley) font l'objet de chefs d'accusation extrêmement lourds (les détails ici).

Quelles sont les conséquences de cette affaire à court terme ? En premier lieu, les joueurs américains ne peuvent plus accéder aux plateformes de jeu en argent réel. En second lieu, le FBI a fait main basse sur les noms de domaine des sites incriminés, leurs pages d'accueil affichant désormais un en-tête du FBI et du Ministère de la Justice américain.

Autant dire que la communauté des joueurs américains est en ébullition, comme en attestent par exemple de nombreux messages postés sur le forum anglophone 2+2. Sans surprise, des inquiétudes se font notamment jour concernant le sort qui sera réservé aux fonds dormant sur les sites, mais également sur l'évolution future de cette affaire qui n'en est encore qu'au stade de la genèse.

Quelles peuvent être les conséquences sur le long terme ? Il semble extrêmement hasardeux de s'essayer à la prospective, le puzzle s'avérant pour l'heure incomplet. Pourquoi les autorités américaines agissent-elles aujourd'hui ? Faut-il y voir un lien avec les débats ayant cours outre-Atlantique quant à une future ouverture du marché US du poker en ligne ? Quels sont les éléments concrets dont dispose le FBI à l'encontre des opérateurs incriminés ? Quelle peut être l'issue de la procédure enclenchée ?

Autant de questions dont nul ne peut aujourd'hui fournir les réponses. La seule certitude, c'est que le paysage du poker en ligne aux Etats-Unis ne sera plus jamais comme avant. Au-delà, les fondations de l'économie mondiale du poker sont elles aussi ébranlées, sans que l'on puisse tout à fait déterminer dans quelle mesure.

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Des médecins préconisent de placer Liliane Bettencourt sous curatelle renforcée

14/06/2011 © 2011 AFP

http://www.20minutes.fr/article/740707/medecins-preconisent-placer-liliane-bettencourt-sous-curatelle-renforcee

JUSTICE - Dans un rapport, les trois experts estiment que l'«altération conjointe de ses facultés mentales et physiques» doivent mener à prendre une telle disposition...

Liliane Bettencourt devrait être mise sous curatelle renforcée vu son état de santé. Cet avis est celui des médecins nommés par une juge des tutelles, mais qui ne l'ont toutefois pas examinée directement, a annoncé ce mardi une source proche du dossier, confirmant une information du Monde.

Le site du journal indique avoir pris connaissance de l'expertise médicale réalisée par les trois médecins commis le 17 novembre 2010 par Stéphanie Kass-Danno, la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Les trois médecins évoquent dans leur rapport une «altération conjointe des facultés mentales et physiques» de Liliane Bettencourt, qu'ils jugent atteinte d'une «maladie cérébrale». «Elle doit pouvoir bénéficier d'une mesure de protection dans les actes de la vie civile, tant patrimoniaux qu'à caractère personnel, de type curatelle renforcée», concluent les trois experts

Ce placement sous curatelle renforcée, statut intermédiaire entre la curatelle simple et la mise sous tutelle, pourrait satisfaire Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de la milliardaire qui estime que sa mère est instrumentalisée par son entourage. Il permettrait de nommer un curateur qui, en plus des pouvoirs attribués dans le cadre de la curatelle simple, percevra seul les revenus de la personne protégée et assurera lui-même à l'égard des tiers le règlement de ses dépenses.

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Actualité des jeux d'argent en ligne

Liliane Bettencourt n’investira pas son argent dans les jeux en ligne


Par Xavier, 18 juin 2011

http://www.kuzeo.com/news/2396/liliane-bettencourt-investira-pas-argent-jeux-en-ligne-stephane-courbit

Madame Liliane Bettencourt devait placer pas moins de 143 millions d’euros dans la holding de Stéphane Courbit, spécialisée dans les jeux d’argent en ligne, notamment Everest Poker et BetClic. Mais sa fille Françoise Meyers en a décidé autrement.

La femme la plus riche de France n’investit pas dans le poker

Suite aux différents opposant la mère et la fille, Madame Bettencourt est placé sous tutelle, elle ne peut plus décider seule d’investir sa fortune s’élevant à plusieurs milliards d’euros.

Plusieurs raisons ont été invoquées. Notamment l’image de l’Oréal, qui représente la beauté et l’élégance par excellence, or le poker en ligne renvoie une autre image. Il serait de mauvaise augure d’associer le leader mondial des cosmétiques à une holding dédiée aux jeux d’argent. Quant à Stéphane Courbit, il se disait lassé par les différents entre la mère et la fille Bettencourt.

La femme la plus riche de France placée sous curatelle ?

Ses facultés intellectuelles sont altérées, si on se réfère aux propos tenus par sa fille Françoise Meyers. Un conflit d’intérêt pourrait être à l’origine de cette renonciation entre l’avocat de Liliane Bettencourt et Stéphane Courbit. Le bâtonnier de Paris a d’ailleurs ouvert une enquête déontologique. La Cour de Cassation doit rendre sa décision ce lundi.

Selon trois experts, la milliardaire française serait atteinte d’une maladie cérébrale qui altérerait ses facultés mentales et physiques. Selon eux, elle devrait être placée sous curatelle renforcée, c'est-à-dire qu’il faut nommer un curateur indépendant de son entourage pour percevoir les revenus et procéder aux règlements et aux dépenses de Madame Bettencourt. Même sous curatelle, elle pourrait conserver son mandat d’administratrice de l’Oréal.

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Carnet de Jean-Pierre Raffarin - Algérie : mission accomplie

01.06.2011 Carnet de Jean-Pierre Raffarin

http://www.carnetjpr.com/2011/06/01/algerie-mission-accomplie/

Je rentre d’Alger en ayant le sentiment du travail accompli. En effet, l’été dernier, le Président Nicolas Sarkozy m’avait confié la mission de débloquer une douzaine de dossiers économiques majeurs, identifiés par les deux gouvernements. L’objectif était, au-delà de ces dossiers, de participer à l’émergence d’un nouveau climat partenarial entre nos deux Pays.

Sur les 12 projets, 9 ont été finalisés et les 3 derniers nécessitant plus de temps en raison de leur complexité industrielle sont cependant en bonne voie.

Au cours de cette mission le moment le plus émouvant a été, sans doute, le voyage d’essai que nous avons effectué, pour la première fois, dans le magnifique METRO d’Alger. L’objectif est la mise en service au 31 octobre prochain. C’est un projet pour lequel les Algérois sont légitiment impatients.

Après Sanofi, Cristal Union, La Macif, Alstom, la filière laitière… nous avons assisté à la signature des projets de Saint-Gobain et d’Axa… D’autres projets viennent compléter la liste : Danone, Bel, France Telecom, La Banque postale, Bull, Alcatel (cette dernière entreprise a réussi à me surprendre en présentant son projet… en anglais!), Suez environnement…

Ces résultats positifs ont créé un climat particulièrement favorable à la réussite du grand forum de PME, organisé par Ubi France-Futurallia. 600 entreprises algériennes et françaises ont ainsi participé à plus de 4500 rendez vous sélectionnés. Un record ! Le soutien et l’active participation de Pierre Lellouche, notre Ministre du commerce extérieur, ne sont pas étrangers à ce succès.
« Un climat d’apaisement et de pragmatisme » s’est ainsi affirmé.

Ceci ouvre peut-être une nouvelle étape des relations économiques entre la France et l’Algerie. Signe de ce ton nouveau, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, s’est rendu, à mon invitation, à « la Résidence des oliviers », la résidence de France, pour un déjeuner de travail, accompagné de 5 de ses Ministres. Une première depuis 1962. Sur plusieurs dossiers, j’ai été le témoin de la bonne volonté des Algériens, il reste cependant beaucoup à faire de part et d’ autre pour rendre notre coopération plus fluide. La confiance dans cette dynamique nouvelle exprimée par les patrons de PME est aussi un facteur encourageant.

Pour ce travail, je remercie particulièrement mon Ami Mohamed Benmeradi dont je salue la détermination et la gentillesse et les différentes autorités algériennes qui sont intervenues.

Côté français ma gratitude va notamment aux Ambassadeurs Xavier Driencourt et Serge Degallaix et au Chef du service économique Marc Bouteiller et les différentes équipes opérationnelles.
jpr

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Sex Crime Du Jour Sparks Debate on Privacy Laws

Will France Tidy Up After Housekeeper Charges?

By PAM MARTENS June 7, 2011

http://www.counterpunch.org/martens06072011.html

Cultural anthropologist Margaret Mead once said: “Never doubt that a small group of thoughtful, committed citizens can change the world.  Indeed, it is the only thing that ever has.”  Sometimes, it doesn’t even take a small group; one immigrant hotel housekeeper can spark a revolution if there is enough pent up anger over wealth inequality.

The alleged sex crimes of the political elite in France are now flowing faster than Perrier at Vergèze.  And the criminal nature  of the alleged sex crime du jour is triggering a global debate on the misuse of privacy laws in France to effectively provide impunity to powerful men.

The public debate was sparked by the May 15 arrest in New York City of Dominique Strauss-Kahn on charges of sex crimes against a female housekeeper in a $3,000 a night suite at the Sofitel Hotel in midtown Manhattan.  At the time, Strauss-Kahn was Managing Director of the International Monetary Fund (IMF) and a contender to be the next President of France. (He has since resigned from the IMF.)  The female hotel worker, a member of the New York Hotel and Motel Trades Council union, who has been repeatedly referred to as a “chambermaid” in press reports both here and abroad, is a 32-year old single mother from Guinea who has been in the U.S.  seven years.   (The woman’s job title at the Sofitel Hotel is “room attendant.”  Her union uses the job title “housekeeping” on its web site.  Put “chambermaid” into the Google search engine and you’ll see stereotypical images of scantily clad French maids and titillating maid costumes for sale. Protest signs in France have excoriated l'Homme des Cavernes, the Caveman. Equally out of date is mainstream media’s use of the job title “chambermaid.”)

Mr. Strauss-Kahn was arraigned on June 6, pleading not guilty in New York Supreme  Court in Manhattan.  He had been indicted on seven counts on May 19 following the convening of a grand jury.  If convicted of a criminal sexual act in the first degree, a class B violent felony, he could face 25 years in prison.

Initially,  French commentators were consumed with how U.S. media was handling the coverage, including newspaper photos  showing this powerful man in handcuffs.    France had amended its 130-year old freedom of the press law in 2000 to prohibit the publication or broadcast of images showing the criminally accused in handcuffs or physically restrained prior to sentencing.  There is also Article 9 of the French Civil Code that asserts that “everyone has the right to privacy”  which has been broadly interpreted by the French press to mean politicians’ private lives are off limits, even when the conduct involves criminality.

Now, there is a growing debate in France as to whether privacy laws have been perverted by the press; in some cases to maintain a good relationship with sources;  in other cases out of fear of retaliation by the rich and powerful.  A 31-year old French journalist, Tristane Banon, is now alleging that she was sexually assaulted by Strauss-Kahn in 2002 while attempting to interview him.  At the time, her mother cautioned her against reporting the crime for fear it would end her journalism career.  No doubt, others have had similar fears when covering the political elite.

Just days after the indictment of Strauss-Kahn, Georges Tron, a junior minister in French President Nicolas Sarkozy’s conservative party, stepped down after two former secretaries accused him of sexual attacks following the pretext of a foot massage.  One of the women coming forward told the Le Parisien newspaper:  "When I see that a little chambermaid is capable of taking on Dominique Strauss-Kahn, I tell myself I do not have the right to stay silent.”  Mr. Tron has denied the allegations.

The French confessional parade continued a few days later with Luc Ferry, a former education minister, telling a television audience that he was aware of another (unnamed)  ex-minister  caught having  “group sex with little boys” in Morocco.  Mr. Ferry said he had been “informed about the affair by France’s highest authorities, including by the prime minister.”  Human rights activists are filing a formal complaint and the French prosecutor’s office has opened an investigation.

At least one French journalist, Nicolas Demorand, is conceding that the press has been cowered into silence.  Writing in Libération, Mr. Demorand notes: “Finished are the behind-the-scenes pressuring, the covering up, and the silence: from now on, complaints will be registered and taken seriously.”

But any U.S. backslapping of a highly superior system here of  “equal justice under law” (as inscribed on the U.S. Supreme Court building) would be factually untenable.  The only place equal justice under law is carved in stone in America is on the exterior of that building.  The decisions being handed down inside tell a woefully different tale.  Just ask the inmates at Guantanamo or female workers on Wall Street.

For more than three decades, the U.S. has tolerated sexual assaults and egregious harassment against female workers on Wall Street while allowing those cases to be shrouded from public view in private justice systems run by the industry itself.

When I and colleagues blew the whistle on Wall Street in 1996, the U.S. press did its job most admirably, giving wings for over five years to the public debate on the appropriateness of  private justice in a democracy.   One journalist, Susan Antilla, had the courage to fend off legal threats and  write an award-winning book on the matter for Bloomberg Publishing (“Tales from the Boom Boom Room”) dedicating a full chapter to “attacking the no-court system.”   In her acknowledgements, Ms. Antilla credited her mother as a source of inspiration: “She also taught by example that a person’s social and economic standing should have no bearing on the decency with which they are treated….”

Just as now, the floodgates opened then because women felt they might be taken seriously.  But instead of the claims being ushered into the vaunted U.S. court system, where sunshine and continued public debate might have led to real change, Wall Street and its politically connected law firms with a revolving door in Washington made certain that all the women got was more “hotel justice.”  Instead of the Federal Court in Manhattan, claims were heard in secret in hotel rooms, the typical venue for the mushrooming use of private arbitration in the U.S. today.

Judith Mione, a veteran Wall Street woman who protested this perversion of justice and joined with me in calling it out as a fraud, died on April 19 of cancer and a broken heart.  She understood that those  noble words on the U.S. Supreme Court building were written for the Strauss-Kahns of the world -- not the Judith Miones.

Mandatory arbitration is another cog in the wealth transfer system which allows l'Homme des Cavernes to defy extinction and continue to abuse us all in myriad ways.  (See “Judicial Apartheid,” CounterPunch, July 20,2009)

Perhaps anticipating a similar sorry ending for this hotel worker pitted against the wealth and political clout of Strauss-Kahn, an international group of female activists from over 40 countries have penned a petition  demanding “Let Justice Be Done.”  (Strauss-Kahn has engaged an expensive  cadre of spooks, spies, and private eyes, including two former Enron execs, ostensibly to dig for dirt on the low-wage worker. )   The petition can be signed at this link.

Maybe that "small group of thoughtful, committed citizens" is emerging after all. In addition to the petition above, union hotel workers were out in force outside the courthouse at Strauss-Kahn's arraignment, serenading the haughty millionaire, who allegedly bragged to his target "do you know who I am," with jeers of "shame on you."

Pam Martens worked on Wall Street for 21 years.  She has no security position, long or short, in any company mentioned in this article.  She has been writing on public interest issues for CounterPunch since 2006.  She can be reached at pamk741@aol.com

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Et l'Algérie ? cheesy

Turquie. Des vidéos X déciment l'extrême-droite

Politique samedi 28 mai 2011  Burçin GERÇEK.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Turquie.-Des-videos-X-deciment-l-extreme-droite_39382-1813087_actu.Htm

Les médias d'Istanbul ont beaucoup parlé de l'affaire Strauss-Kahn. Mais, à deux semaines des législatives, ce sont les ébats de politiciens locaux qui font scandale.

À ses débuts, la campagne des législatives du 12 juin semblait condamnée à l'ennui. L'AKP du Premier ministre Erdogan est sûr de remporter un troisième mandat d'affilée.

C'était compter sans les scandales sexuels qui sont venus pimenter les débats et qui pourraient bouleverser la composition du prochain Parlement.

Dix des principaux cadres du MHP (opposition d'extrême-droite) ont dû démissionner, après la diffusion sur Internet de vidéos où on les voit en pleins ébats... mais pas avec leurs épouses.

Selon les observateurs, l'électorat nationaliste, mais aussi très conservateur, du parti ne pardonnerait pas ce genre de dérives et le MHP pourrait tomber sous les 10 % des voix, le seuil minimum pour obtenir des députés. Mécaniquement, cela ferait le jeu de Recep Tayyip Erdogan : si sa formation islamo-conservatrice atteint la majorité qualifiée de deux tiers des sièges, elle pourra faire adopter seule une nouvelle Constitution.

Le MHP hurle au complot et tente d'endosser le rôle de victime. Le pouvoir nie être à l'origine des vidéos, et condamne officiellement ces manipulations. Il n'empêche, Erdogan n'a pas hésité, par le passé, à attaquer ses adversaires sur leur vie privée, notamment lors d'un précédent scandale sexuel.

Il y a deux ans, l'indéboulonnable leader de l'opposition kémaliste (gauche laïque et souverainiste), que ses adversaires au sein du CHP ne parvenaient pas à détrôner malgré ses nombreux revers électoraux, avait chuté après la diffusion d'une vidéo le montrant, en sous-vêtements, avec une députée. Deniz Baykal avait dû abandonner tous ses mandats

Scandale sexuel en Turquie

Par Europe1.fr avec AFP  21 mai 2011
http://www.europe1.fr/International/Scandale-sexuel-en-Turquie-551665/

Six membres importants d'un parti d'opposition turc ont démissionné samedi, portant à dix le nombre de responsables du même parti qui ont quitté leurs fonctions dans une affaire de vidéos sexuellement compromettantes, à l'approche des élections législatives de juin. Toutes ces personnalités appartiennent au parti d'opposition MHP (Parti d'action nationaliste), et quatre des six nouveaux démissionnaires ont le titre de vice-président du parti, a annoncé l'agence de presse Anatolie. Ils ont été menacés par un groupe obscur, "Différents nationalistes", qui prévient qu'il va mettre sur internet des vidéos compromettantes, pour assainir le parti.

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EXCLUSIF. Accusations de pédophilie : des témoins étayent les déclarations de Luc Ferry

Stéphane Sellami | Publié le 24.06.2011, 07h00  Le Parisien

http://www.leparisien.fr/faits-divers/accusations-de-pedophilie-des-temoins-etayent-les-declarations-de-luc-ferry-24-06-2011-1506187.php


Plusieurs personnes ont raconté aux policiers que leurs vacances au Maroc avaient été perturbées par des affaires d’agressions sur mineurs.

Alors que beaucoup la pensaient déjà terminée, l’« affaire » Luc Ferry connaît un prolongement inattendu. Selon nos informations, plusieurs personnes se sont présentées, ces dernières semaines, dans les locaux de la brigade de protection des mineurs (BPM) de la police judiciaire de Paris, après les déclarations de l’ancien ministre de l’Education nationale (2002-2004) sur des actes de pédophilie dont se serait rendu coupable un ancien ministre de la République au Maroc. Ces témoins ont livré des éléments « concrets » aux enquêteurs, notamment sur les dates et les lieux des faits relayés par Luc Ferry, le 30 mai sur les plateaux de Canal +.

A l’époque, le philosophe avait déclaré avoir eu connaissance de l’histoire d’un ministre qui se serait fait « poisser » avec de jeunes garçons, il y a quelques années, alors qu’il se trouvait dans un hôtel à Marrakech. Luc Ferry avait assuré tenir cela des « plus hautes autorités de l’Etat » et notamment d’un Premier ministre, sans en préciser le nom.

« A la suite de ces déclarations et de l’audition de l’ancien ministre de l’Education nationale par les policiers, le 3 juin, différentes personnes ont décidé de témoigner spontanément, confie une source proche de l’affaire. Plusieurs ont notamment relaté s’être retrouvés bloquées, pendant plusieurs heures, dans leur hôtel par la police marocaine au cours de leur séjour à Marrakech.

Elles ont ensuite été informées qu’elles avaient été retenues après la découverte de faits criminels commis sur des mineurs dans leur hôtel. »
 
Toujours selon nos informations, plusieurs des personnes entendues ont fourni des précisions sur leur période de présence dans le royaume chérifien. Les policiers de la BPM ont ainsi pu « resserrer » leurs investigations sur les années 2001 et 2004.

« Ces témoignages ont été recueillis avec beaucoup d’attention par les enquêteurs, poursuit la même source. Des vérifications sont en cours, notamment sur la liste des clients des hôtels désignés aux dates précisées par ces témoins. D’autres auditions sont à venir pour étayer ces informations. » A commencer par celles de diplomates français en poste au Maroc à l’époque des faits présumés. Le ministère des Affaires étrangères a été saisi, à ce sujet, d’une demande par les policiers de la brigade des mineurs.

Egalement entendu par les policiers de la BPM, le 10 juin, Yves Bertrand, l’ancien patron des renseignements généraux (1994-2002) — dont le nom avait été évoqué par Luc Ferry lors de son audition — avait assuré avoir « fait état », en 2001, auprès des « autorités de tutelle » de rumeurs d’actes pédophiles par un ex-ministre au Maroc. Dans ses célèbres carnets saisis par la justice dans l’affaire Clearstream, Yves Bertrand évoque une affaire de pédophilie au Maroc, qu’il date de novembre 2001, impliquant un ancien ministre. De son côté, Luc Ferry avait indiqué que ces faits supposés étaient « bien antérieurs » à 2002.

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ENQUÊTE. Avec les mineurs prostitués de Marrakech

Violette Lazard | 25.06.2011, 07h00 Le Parisien

http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/avec-les-mineurs-prostitues-de-marrakech-25-06-2011-1507651.php

Même si les autorités marocaines tentent d’enrayer le tourisme sexuel, de nombreux mineurs tombent dans la prostitution.

Ils sont issus des quartiers les plus pauvres des grandes villes du Maroc, ou sont venus de la campagne pour gagner de l’argent. Les mineurs victimes de pédophilie de la part d’étrangers, mais aussi de Marocains, commencent en général par suivre des amis plus âgés. Puis ils sont abusés à leur tour. En échange de 200 à 300 dirhams — environ 17 à 26 €, une fortune pour les classes les plus pauvres — ils entrent ensuite dans la prostitution. Ils n’ont alors souvent pas plus de 15 ans. Ce scénario n’est pas nouveau au Maroc qui a connu de sordides affaires de pédophilie. Mais les propos de l’ancien ministre de l’Education Luc Ferry, qui a affirmé fin mai qu’un « ancien ministre s'(était) fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons » replace ces pratiques criminelles au grand jour.

Les investigations en France, confiées à la brigade de protection des mineurs de la police judiciaire de Paris, continuent. Au Maroc, une enquête a été confiée au procureur de Marrakech, « celle-ci se poursuit », nous a indiqué la ministre marocaine de la Famille et de la Solidarité, Nouzha Skalli, qui explique comment le Maroc lutte contre les violences faites aux enfants et qui nie l’existence d’un véritable tourisme sexuel dans son pays. « Les autorités marocaines ne font preuve d’aucune tolérance sur ce sujet », assène-t-elle. « Les brigades touristiques sont sensibilisées et n’acceptent pas de dérives », ajoute Abdellatif Abouricha, porte-parole du comité régional du tourisme de Marrakech, qui accueille chaque année près de deux millions d’étrangers. A l’ambassade de France à Rabat, un fonctionnaire en charge de ce dossier avait même été nommé après l’arrestation d’un Français pour pédophilie en 2007. Mais nous n’avons pu obtenir d’informations sur ses véritables missions aujourd’hui.

« C’est vrai qu’il y a une prise de conscience de la société, explique Khalid Cherkaoui Semmouni, coordinateur de la coalition contre les abus sexuels sur les enfants. Mais plus il y a de touristes, plus les risques existent, et le sujet est tabou. Il faut continuer à sensibiliser. » L’avocat de Touche pas à mon enfant, association fondée en 2004, est encore plus pessimiste : « Le problème, c’est qu’au nom de l’argent, ce pays ne contrôle pas son tourisme, dénonce Me Errachdi. Ce qui ouvre la porte à toutes les dérives. Et notre Code pénal n’est pas adapté. La parole de l’enfant n’est pas écoutée, les accusés sont souvent graciés. » Même lorsqu’ils sont recueillis dans des foyers, les victimes d’abus sexuels peuvent retomber dans la prostitution…

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MARRAKECH « Il m’a montré des pornos, puis il a abusé de moi »

TAOUFIK* 24 ans, victime d’un pédophile français

V.L | 25.06.2011, 07h00 Le Parisien

http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/il-m-a-montre-des-pornos-puis-il-a-abuse-de-moi-25-06-2011-1507652.php

Il sait que son histoire est tragiquement banale à Marrakech. Tous les jours, sous ses yeux, le jeune homme voit des enfants et des adolescents se prostituer pour vivre, souvent achetés par des touristes occidentaux. « Comme de la viande, et à peine plus considérés qu’une limonade », glisse Taoufik, en saisissant la bouteille de soda posée devant lui.

Pour briser le silence sur le tourisme sexuel, le jeune homme de 24 ans accepte de parler aux journalistes. « Ce que je veux, c’est que les petits ne tombent pas dans ce piège et ne suivent pas mon chemin », murmure le jeune garçon, un tee-shirt coloré sur un short en jean qui s’effiloche. Un calvaire qui a commencé il y a presque dix ans. Taoufik n’est alors qu’un ado de 15 ans du Mellah, ancien quartier juif de la ville et l’un des plus pauvres. « C’est un rabatteur qui est d’abord venu me chercher, explique Taoufik. Il m’a emmené chez un Français. » La suite, Taoufik la raconte très rapidement : « Il m’a montré des films pornos. Il a ensuite abusé de moi. »

Ce Français, Hervé L. — interpellé en 2005 pour pédophilie et condamné par la suite à une année de prison  — lui donne de l’argent. Alors pendant près de trois ans, Taoufik revient régulièrement chez cet agent immobilier installé au Maroc. « J’étais payé de 200 à 300 dirhams (NDLR : 17 à 26 €) à chaque fois, ajoute Taoufik, dont la mère ne travaille pas et dont le père vit de petits trafics. J’ai fait ça pour l’argent, rien que pour l’argent. Comme beaucoup d’autres garçons mineurs qui venaient aussi chez lui. »

Taoufik se met également à se prostituer dans un café-billard des quartiers chics. Il a à peine 16 ans. « J’allais avec des Français, des Allemands, des Anglais, certains avaient plus de 60 ans », témoigne-t-il. Tous se gardent bien de lui demander son âge. « Les touristes, avec leur argent, ils peuvent tout avoir », soupire Taoufik, qui a arrêté de se prostituer en 2005 après l’interpellation d’Hervé L. et aide maintenant l’association Touche pas à mon enfant à lutter contre la pédophilie et le tourisme sexuel. « La police ne fait rien. Les enfants commencent par mendier, vendre des fleurs et tombent dans la prostitution. Ils vendent du sexe pour presque rien. Tout le monde ferme les yeux. Mais ce sont les vies de ces jeunes qui sont brisées. »

Aujourd’hui, Taoufik ne travaille pas. « J’aimerais, mais je n’ai pas été à l’école, je n’ai pas de formation, soupire-t-il en baissant les yeux. Dans ma famille, je n’ai plus le respect dont je bénéficiais avant, je n’aurai plus jamais la même place. Tout ce que je peux faire, c’est dénoncer… ».

* Le prénom a été changé.

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MARRAKECH. Devant le McDo ou dans les ruelles, les jeunes se vendent

Violette Lazard | 25.06.2011, 07h00 Le Parisien

http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/devant-le-mcdo-ou-dans-les-ruelles-les-jeunes-se-vendent-25-06-2011-1507653.php

Au milieu de la petite foule agglutinée autour d’un orchestre de musique traditionnelle sur la place Jemmaa-el-Fna, un jeune homme fait un pas en arrière. Chemise à carreaux, jean serré et chaussures brillantes, il jette un œil vers un touriste d’une cinquantaine d’années qui se faufile entre les montreurs de serpent et les stands d’épices miraculeuses. « Tu veux un garçon? » La proposition est lancée à voix basse. Ils échangent quelques mots mais ne feront pas affaire.

Le jeune Marocain n’a pas 18 ans et, déjà, comme des dizaines d’autres garçons mineurs sur la place la plus touristique de Marrakech, il vend son corps aux plus offrants.

« Ils cherchent des étrangers, pour avoir plus d’argent », décrit un ancien prostitué, que les propos de Luc Ferry — il a accusé le mois dernier un ex-ministre d’avoir participé à « une partouze avec des petits garçons » à Marrakech — n’étonnent guère. « Mais tout se fait discrètement, car deux garçons ensemble ici, c’est la hchouma (NDLR : la honte), poursuit-il.

En quelques regards, tout doit être arrangé. » Assis sur un tabouret en plastique, Tarik, qui arbore boucles d’oreilles et collier noir scintillant sur un petit débardeur blanc, scrute la place. « Je cherche des filles, glisse l’ado, peinant à convaincre.

Beaucoup sont là pour les garçons, mais c’est la crise, les touristes ne viennent plus », déplore-t-il en désignant à quelques mètres les ruines du café de l’Argana, où un attentat a tué, fin avril, 16 personnes dont 8 Français. « Et sur la place, c’est plus cher, ajoute Tarik, qui ne prononcera pas une fois le mot de prostitution. Les Occidentaux préfèrent aller chercher des jeunes garçons dans les villages à la campagne. »

les gamins des rues sollicités

A quelques mètres du vacarme de Jemmaa-el-Fna, dans le square surplombé par la mosquée de la Koutoubia, le manège est moins discret. Assis sur un banc, trois jeunes garçons à la tenue et aux poses suggestives scrutent les passants.

Moyennant 300 à 1000 dirhams (26 à 80 €), ils suivront leur client dans les ruelles du quartier, dans un ryad ou un appartement loué, plus discret qu’un hôtel. « On nous propose souvent des choses contre de l’argent », confient Ayoub et Saber, deux enfants d’une dizaine d’années, assis sur les bancs sales du jardin, et qui survivent en vendant des paquets de Kleenex ou des gâteaux secs et rances pour une poignée de dirhams. « Ce sont les victimes idéales des touristes sexuels, commente Abderrahim, coordinateur de l’association Touche pas à mon enfant, de Marrakech. Pour un peu d’argent ils sont prêts à tout. Ils ne se rendent pas compte qu’ils font quelque chose de mal, ils ramènent simplement de l’argent aux familles. Puis ils tombent dans la spirale… »

Sans apporter la fraîcheur attendue, la nuit est tombée. C’est à quelques centaines de mètres de la place, dans le quartier chic de Guéliz, au cœur de la ville nouvelle, que les prostitués filles et garçons attendent maintenant les clients. Le McDonald du quartier est le point de rencontre. « C’est honteux, tous ces jeunes sont souvent encore mineurs, confie un agent de sécurité du fast-food. Nous avons eu une réunion, il y a quelques semaines, pour ne plus accepter ni les clients ni les prostitués sur notre terrasse. Mais tant que les forces de l’ordre ne feront rien, ça continuera. »

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MARRAKECH. 30 ans de prison pour un Espagnol

V. L. | 25.06.2011, 07h00 Le Parisien

http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/30-ans-de-prison-pour-un-espagnol-25-06-2011-1507648.php

Une peine exemplaire. Le 2 mai, pour la première fois au Maroc, un étranger accusé d’abus sexuels sur des mineurs et de pornographie a été condamné à trente ans de prison par la cour d’appel de Kenitra, au nord du Maroc. Lors de l’interpellation de ce retraité espagnol en décembre, la police a saisi à son domicile des photos et des vidéos à caractère pédophile mettant en scène des enfants. Il a été aussi condamné à verser 50 millions de dirhams (près de 4,5 M€) à ses victimes, âgées de 3 à 15 ans. « C’est une peine très sévère mais elle n’est pas représentative », déplore Me Errachdi, avocat de l’association Touche pas à mon enfant.
Les peines prononcées à l’égard de deux Français arrêtés au Maroc pour pédophilie en témoignent. Accusé d’avoir incité à la prostitution un mineur, Jacques-Henri S. a écopé en 2007 d’une peine de six mois de prison avec sursis pour… homosexualité. Hervé L., agent immobilier français arrêté en 2005 en possession de plus d’un million de fichiers informatiques comportant des photos et des vidéos à caractère pédophile, a été condamné à une année de prison.

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« Nous voulons un Maroc digne de ses enfants »
NOUZHA SKALLI ministre marocaine de la Famille


V.L | 25.06.2011, 07h00 Le Parisien

http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/nous-voulons-un-maroc-digne-de-ses-enfants-25-06-2011-1507654.php

La ministre marocaine du Développement social, de la Famille et de la Solidarité évoque la prostitution infantile dans son pays.

Vous qui êtes chargée de la protection des enfants au Maroc, comment avez-vous réagi aux propos de Luc Ferry ?

NOUZHA SKALLI. J’ai été choquée et interloquée. J’ai aussi été frustrée qu’il ne cite pas le nom de la personne concernée, ni le lieu ou la date à laquelle se seraient déroulés les faits présumés. Il a jeté un pavé dans la mare sans donner d’éléments concrets. Mais la justice marocaine et le parquet de Marrakech vont mener l’enquête. Aujourd’hui, les investigations sont en cours, je n’ai pas d’éléments nouveaux mais je suis en contact avec mon collègue de la Justice. Si les faits sont réels, nous saurons qui est le coupable.

Considérez-vous le tourisme sexuel comme un problème pour le pays ?

Il n’y a pas de véritable phénomène de tourisme sexuel ici. On ne peut pas dire que la pédophilie n’existe pas du tout, les problèmes de prostitution et d’abus sexuels contre les enfants existent partout dans le monde. Mais au Maroc, l’état mène une politique stricte à ce sujet, il n’y a aucune tolérance ni aucune complaisance par rapport aux étrangers. La preuve : un Espagnol accusé de pédophilie à Kenitra, au nord de Rabat, a été condamné fin mai à trente ans de réclusion. La loi est très stricte contre les personnes coupables de ces abus sexuels, quelle que soit leur nationalité. Et des sanctions sont prévues contre les propriétaires d’hôtels, de cafés ou autres établissements qui toléreraient ces pratiques. Ils risquent des peines de quatre à dix ans de prison ainsi que la suppression de leur licence.

Quelles sont les mesures prises pour protéger les mineurs ?

Nous avons lancé en 2006 un grand plan d’action national pour l’enfance qui se poursuit jusqu’en 2015. La protection des mineurs est l’un des axes de ce plan. Cinq unités de protection des enfants ont ouvert dans le pays. Un numéro vert a été mis en place au sein de l’Observatoire national des droits de l’enfant pour permettre aux familles de porter plainte si leur enfant est victime de violences. On a par exemple recensé 493 plaintes en 2009, dont 94 pour violences sexuelles, et 627 en 2010, dont 111 pour violences sexuelles. Des cellules d’écoute ont été mises en place dans des hôpitaux pour inciter les gens à parler, à se confier. La direction générale de la sûreté nationale lutte contre la cybercriminalité. Le mot d’ordre est : un Maroc digne de ses enfants.


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Un réseau de films pédos tenu par un Français arrêté en Algérie

28 avril 2012

http://dondevamos.canalblog.com/archives/2012/04/28/24113632.html

Une brève pour signaler une joyeuse affaire de pédopornographie impliquant des personnes "de la haute" en Algérie.  Le 24 avril, le Procureur du tribunal d'Annaba a placé en détention un Français et quatre comparses, sous le coup de 9 chefs d'inculpation, à savoir: «production et distribution de films pornographiques», «détournement de mineures», «incitation à la débauche», «viol», «avortements», «corruption», «infraction à la législation du change (96 000 euros)» et «détention et consommation de drogue». C'est "une première en Algérie", souligne El Watan.

D'après le quotidien algérien El Watan, le Français converti à l'Islam Jean-Michel Baroche, son associé Réda Briki, le politicien Saadnia Abdenacer (vice-président de l’Assemblée Populaire Communale de Annaba et candidat FLN aux législatives), A. Farida (employée à la wilaya) et le gynécologue Matmati Youssef sont sous les verrous. Mais, quatre autres médecins gynécologues seraient également cités dans cette affaire et ont été placés sous contrôle judiciaire. Un faux imam qui a marié Baroche à deux de ses recrues, serait également impliqué dans l'affaire, ainsi qu'un dirigeant d'hôtel dans lequel certains viols auraient été commis, et au total pas moins de 32 personnes auraient défilé devant le juge!

Les victimes de cette petite bande sont 18 jeunes filles mineures que Jean-Michel, 67 ans, propriétaire de l’agence de mannequins Glamour Arabian Talent (fondée à Tunis en 2010, semble-t-il), avait recrutées pour réaliser des films pornographiques dans sa villa de la cité Oued Kouba, à Annaba. Il a fallu  8 mois de filature au services de police pour mener cette enquête.

Baroche, qui passe pour être le cerveau de la bande, serait installé à Annaba depuis mars 2011 seulement, juste après le déclenchement de la guérila en Tunisie. Baroche se revendiquait proche des Trabelsi, le clan de la femme du dictateur déchu Ben Ali (avec qui il aurait eu un business dans l'hôtellerie de luxe), et aurait été, d'après ce qu'il dit, conseiller de Edith Cresson, ancien premier ministre Français. Il se revendiquait également "ancien conseiller spécial du Ministre des Affaires Sociales de la République Française", et exhibait des photos où il trônait en compagnie de Fidel Castro et Ben Ali.

L'individu a obtenu la résidence en Algérie après s'être converti à l’islam sous le prénom de Abderrahmane puis s’être fiancé avec une Algérienne selon le rite musulman, dans le but de créer une société de droit algérien, dénommée «Algerian Development Agency» et ainsi obtenir le statut de résident.

Il recrutait les jeunes filles via son agence de mannequins, et a pu recruter "une quinzaine de mineures propulsées devant sa caméra, lors de parties fines organisées chez lui". Les ébats étaient filmés par Baroche qui envoyait ensuite ses productions à une boîte de production de films pornographiques en France. Au passage, il aurait forcé une mineure à avorter, en l'envoyant chez le gynécologue qui est également sous les verrous. Celui-ci et d'autres gynécologues auraient également contribué à réparer les hymens des jeunes filles, dans des cliniques privées.

Dans le lit de Baroche, on aussi trouvé les personnalités impliquées en même temps que Baroche, d'après les vidéos cryptées qui sont actuellement examinées par les flics.

Un réseau pédophile et d'espionnage ?

L’affaire avait éclaté quand une des mineures avait porté plainte, à la mi avril, en expliquant toute l'histoire au flics. Baroche recrutait des jeunes filles via son agence, de préférence mineures, à qui il faisait miroiter la gloire et le succès, mais aussi un visa pour la France. Apparemment, Baroche droguait ses victimes pour les faire passer au lit en prenant des photos et en filmant les scènes. Les films étaient ensuite revendus au prix fort sans que les jeunes filles ne se doutent de rien. Elles auraient en outré été menacées de la diffusion des films, dont certains montrent des scènes très violentes, au cas où elles parlaient et si elles refusaient de se faire violer.

Apparemment, Baroche a été interpellé dans son appartement d'Annaba par la police alors qu'il était en train de tourner l'un de ces films. Quatre jeunes algériennes dont deux mineures se trouvaient chez lui.

Il semblerait que Baroche commençait à passer à la vitesse supérieure, ce qui a déplu à certaines personnes: en effet, il commençait à demander aux jeunes filles de soutirer des renseignements sur l'oreiller aux personnages bien placés qu'il mettait dans leur lit. L'Algérie serait donc face à une affaire d'espionnage. Enfin, les dépenses du Français n'auraient rien à voir avec les ressources dont il dispose officiellement.

Baroche est également un des personnages cités dans l'affaire Ferrayé: l'inventeur d'un système pour éteindre les puits de pétrole en feu a été spolié par l'Etat français. Plein d'autres faits étranges se sont ensuite succédé, comme l'arrivée de plusieurs milliards d'euros sur un compte en Suisse. Baroche, en tant que proche d'Edith cresson, aurait contribué à l'escroquerie d'Etat.

Mais, la suite de l'instruction n'interviendra qu'après les législatives algériennes du 10 mai.


Ajout du 28/04/2012:

D'après le Seybouse Times, un journal Algérien, l’affaire Baroche fait beaucoup jaser dans les rues. Côté coulisses, les différents services de police et de sécurité qui travaillent sur l'affaire n'auraient pour l'instant analysé que 30% des images et documents saisis lors des différentes perquisitions.

Mais aussi, l'enquête est en train de remonter jusqu'en Tunisie, où Baroche résidait avant de s'installer en Algérie. Apparemment, il aurait ramené des Tunisiennes en Algérie, et les flics sont en train de les rechercher en examinant de près les différents passages à la frontière. Le journaliste ajoute: "en somme, ceci n’est que la face visible de l’iceberg. La face cachée de cette sale histoire n’a pas encore livré tous ses secrets. Pour certains fonctionnaires proches du dossier, ça va tout simplement mal finir".

Apparemment, Baroche disait être à la tête d'une agence de communication en Tunisie, où il est arrivé peu avant le mois de juin 2009. Il a vite traîné à la Chambre de Franco Tunisienne de Commerce et d'Industrie, puisqu'un journaliste l'y a rencontré à l'occasion de l'assemblée générale.

Sur son blog, Baroche se vante aussi d'avoir créé "Italian Airline Charter", une pettite compagnie aérienne.


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Aïn Temouchent : Trois magistrats suspendus pour une affaire de mœurs

Par Kaci Haider | 14/11/2012

http://www.algerie1.com/actualite/ain-temouchent-trois-magistrats-suspendus-pour-une-affaire-de-moeurs/

Le ministère de la justice a suspendu ce mercredi les trois magistrats impliqués dans une affaire de mœurs traitée par les éléments de la gendarmerie nationale de Beni Saf  dans la wilaya de Aïn Temouchent jeudi dernier.

La mesure conservatoire a ainsi concerné un procureur de la République en fonction dans la wilaya de Mascara, un juge d’instruction du tribunal de Tlemcen et un magistrat exerçant dans la wilaya de  Sidi Belabbes.

La décision a été prise à l’issue de l’enquête menée par l’inspection du ministère de la justice.

Il est à noter que les magistrats mis en cause dans ce scandale ont tenté de contester la procédure de leur prise en flagrant délit en avançant l’argument de l’absence d’un mandat de perquisition.

Un argument battu en brèche par les responsables de la gendarmerie à Aïn Temouchent puisqu’ils avaient pris le soin d’alerter le procureur général de la cour de wilaya avant de  faire cette descente. Ils ont même précisé qu’ils ignoraient l’identité des personnes dénoncées par  les riverains pour leurs nuisances nocturnes.

8 prostituées dont une mineure et l’entremetteuse

Un quatrième cadre mis en cause dans cette affaire, à savoir,  le directeur de la caisse nationale de chômage de la wilaya de Tlemcen a été licencié par le ministère de tutelle qui a également diligenté une commission d’enquête sur la gestion de ce cadre des affaires de la CNAC de Tlemcen. Le commissaire de police cité sur le même dossier n’a pas encore été interpellé.

Pour rappel, l’affaire a éclaté jeudi dernier quand les gendarmes de la brigade de Beni Saf, agissant suite à une requête de riverains se plaignant des désagréments que leur causaient ces “fêtards” au niveau d’un complexe touristique Nabil, sur la plage de Rachgoune, ont mené une descente sur les lieux. La descente a été menée après que le procureur général de la cour de Aïn Temouchent ait été informé.

Dans le bungalow ciblé par cette descente, étaient présents 8 prostituées dont une mineure et l’entremetteuse, les trois magistrats et le directeur de l’antenne de la CNAC à Tlemcen.

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4 ans de prison ferme pour une ex-candidate aux législatives à Tizi Ouzou

Par Ameziane Athali | 02/07/2012

http://www.algerie1.com/actualite/4-ans-de-prison-ferme-pour-une-ex-candidate-aux-legislatives-a-tizi-ouzou/

Le tribunal correctionnel de Tizi Ouzou a rendu son verdict ce lundi dans le procès de l’ex-candidate aux dernières législatives sur la liste du  Mouvement national pour la nature et le développement (MNND) en la condamnant à la peine de 4 années de prison ferme. Son complice a été également condamné à la même peine d’emprisonnement.

Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, extorsion de fonds , prise de photos et vidéo dans un lieu privé à l’insu de la personne concernée et atteinte au prophète Mohamed.

Les circonstances de l’affaire remontent, selon l’accusation, à mai dernier pendant que la campagne électorale battait le plein, suite à l’interpellation de l’accusée A.L au cours d’une souricière qui lui a été tendue par les services de sécurité à Boumerdes.

L’entrepreneur lui avait demandé de venir récupérer 200 millions de centimes comme première tranche de la somme réclamée avant qu’elle ne tombe dans les filets des services de sécurité.

La mise en cause avait auparavant envoyé une vidéo compromettante de 37 secondes mettant en cause l’entrepreneur suivie d’une demande de la somme de 1,2 milliard de centimes en contrepartie de son silence sur cette affaire.

Les séquences de la vidéo étaient filmées par le complice de l’accusée à l’insu de l’entrepreneur avec lequel cette dernière s’adonnait à des pratiques sexuelles.

La vidéo datait de l’année 2011 puisque la victime avait déposé plainte en décembre dernier. La mise en cause voulait financer sa campagne pour les législatives dernières par l’argent qu’elle réclamait à l’entrepreneur.

La saisie du micro-portable de l’accusée a aussi permis aux enquêteurs de mettre la main sur d’autres vidéos où elle dénigrait le prophète en plus de la vidéo de 37 minutes avec  laquelle elle faisait chanter sa victime.


* Non aux pédophiles Non aux pervers sexuels et Non aux gangsters ainsi que leurs serviteurs.gif (49.84 Ko, 500x387 - vu 10767 fois.)

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« Répondre #23 le: 11/06/2011 - 19:01:37 »

ALERTE ROUGE: Les USA sont inquiets pour l'Euro et l'Europe

Les USA constatent maintenant qu'il y a un grave problème concernant la guerre en Libye et ces conséquences à très très court terme sur la stabilité de la zone Euro (financièrement parlant).

Les USA sont vraiment inquiets pour la stabilité financière et économique de la zone Euro et par contamination l'Europe et le monde.

La guerre en Libye provoque maintenant une grave dépendance de l'Italie et de l'Espagne envers l'approvisionnement Algérien en gaz (Gazoduc) et en pétrole (Oléoduc).

Sachant que la stabilité de la zone Euro dépend maintenant de la stabilité de l'Italie et de l'Espagne,

des problèmes majeurs d'approvisionnement en gaz (Gazoduc) et en pétrole (Oléoduc) au niveau de l'Algérie, ou/et de la Tunisie, ou/et du Maroc vers l'Espagne ou/et l'Italie pourraient statistiquement provoquer des vagues de panique sur les marchés financiers italiens et espagnoles "volatils" qui risquent de contaminer les marchés financiers de la zone Euro et même du monde "eux mêmes volatils".

L'un des cauchemars des USA est que des groupes terroristes venus de Libye perturbent cycliquement et durablement, en Algérie, en Tunisie et au Maroc, le réseau d'approvisionnement en gaz (Gazoduc) et en pétrole (Oléoduc) de l'Espagne et de l'Italie.


http://www.google.com/search?aq=f&hl=fr&gl=fr&tbm=nws&btnmeta_news_search=1&q=euro+zone

http://www.google.com/search?aq=f&hl=en&gl=us&tbm=nws&btnmeta_news_search=1&q=euro+zone

http://news.google.fr/news/search?aq=3&pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&q=crise+euro&oq=crise

http://news.google.fr/news/search?aq=f&pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&q=euro+crisis&btnmeta_news_search=Recherche+Actualit%C3%A9s


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L’ambassade américaine à Alger informée de menaces émanant d’Aqmi
 
Par Mourad Arbani | 16/09/2011 | 18:17

http://www.algerie-plus.com/actualite/lambassade-americaine-a-alger-informee-de-menaces-emanant-daqmi/

L’ambassade des Etats-Unis à Alger a été " informée de menaces " et a averti des cibles potentielles, a déclaré vendredi le département d’Etat américain questionné sur des informations de presse citant des projets d’attentats d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), selon une dépêche AFP datée de Washington.

" L’ambassade américaine à Alger a été informée de menaces (…) Nous continuons à faire face à une menace terroriste importante d’Al-Qaïda, de ses filiales et de ses adhérents ", écrit la diplomatie américaine. Le département d’Etat avait été interrogé jeudi sur des informations du quotidien algérien El-Khabar, citant un message électronique des services de sécurité américains à leurs ambassades dans les pays du Sahel et du Maghreb.

Selon cette alerte, la branche maghrébine d’Al-Qaïda (Aqmi) se préparerait à mener des attaques au missile contre des firmes pétrolières étrangères dans la région. Une compagnie britannique et une société américaines opérant dans des chantiers de forage en Algérie ont été destinataires de ce message, selon El-Khabar.

Le département d’Etat, sans confirmer ce détail, précise dans sa réponse que le Overseas Security Advisory Council, un service du département d’Etat chargé des affaires de sécurité, " a agi rapidement pour alerter des cibles potentielles de cette menace ". L’administration américaine rend également hommage au gouvernement algérien, " depuis longtemps l’un de nos principaux partenaires dans cette lutte ".

Le coordinateur de la lutte antiterroriste de l’Union européenne (UE), Gilles de Kerchove, avait annoncé le 5 septembre qu’Aqmi avait acquis des stocks d’armes en Libye, notamment des missiles sol-air. Selon ce responsable, l’accès du réseau islamiste à ces armes capables d’abattre un avion a été rendu possible par les troubles en Libye.

Après le vol de plusieurs 4x4

Les services de sécurité mettent en garde contre des attentats visant les infrastructures pétrolières du sud


mardi 13 septembre 2011 elkhabar.com

http://fr.elkhabar.com/?Les-services-de-securite-mettent

Les services de sécurité des wilayas du sud ont reçu des instructions de leur commandement central de hausser le niveau de vigilance au maximum, après que les services de renseignements aient collecté des informations selon lesquelles les groupes terroristes se prépareraient à cibler les infrastructures pétrolières dans le sud, dans la partie sud-ouest plus précisément.

Une source sécuritaire a indiqué à El Khabar que les attentats suicides à la voiture piégée étaient les plus probables, sachant que des vols de 4x4 ont été enregistrés dans plusieurs régions du Sahara depuis le début de la crise libyenne.

Mis à part l’aéroport militaire qui a été ciblé par les groupes terroristes il y a cinq ans dans la wilaya d’Illizi, les services de sécurité ont constaté qu’aucun des groupes terroristes, tels que l’AIS, les GIA, et d’autres groupes liés à Al-Qaida, n’a jamais ciblé des infrastructures pétrolières de manière spectaculaire, que ce soit des bases gérées par des algériens ou des étrangers.

La mise en alerte des services de sécurité s’inscrit dans le cadre de la guerre préventive menée par les services de sécurité algériens qui poursuivent les groupes terroristes.

Le chef d’état major, le général-major Ahmed Gaid Salah avait à ce sujet adressé une note aux différents services de sécurité, le 22 juillet dernier, les mettant en garde contre des attentats terroristes durant le mois de ramadan. Ce qui est arrivé à l’académie de Cherchell.

Le général-major a, également, ordonné dans sa note de hausser le niveau de vigilance. Une source a indiqué à El Khabar que le fait de resserrer l’étau sur les groupes terroristes dans la région de la Kabylie, va les pousser à perpétrer des attentats suicides spectaculaire pour faire parler d’eux dans les médias, notre source n’a pas exclu les régions dites sûres, ne seraient-ce qu’en ciblant les postes de la garde communale, dont la sécurité de certaines est relâchée.

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Des avions menacés d'attentats islamistes au Maghreb

20minutes.fr Avec Reuters 16.09.11 à 21h08

http://www.20minutes.fr/ledirect/789120/menaces-attentats-islamistes-maghreb

L'ambassade des Etats-Unis à Alger a reçu des informations sur une menace d'attentats islamistes contre des avions affrétés par des compagnies pétrolières au Maghreb, a annoncé vendredi le département d'Etat américain.

«L'ambassade des Etats-Unis à Alger a reçu des informations sur des menaces et nous avons aussitôt averti les cibles potentielles», a-t-il précisé. «Avec nos partenaires internationaux, nous avons mis une pression considérable sur Al-Qaida et nous avons beaucoup réduit ses capacités d'action (...) mais la menace existe toujours.»

La menace représentée par Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) s'est accentuée ces dernières années au Sahel, où le groupe a reçu des millions de dollars de rançons en échange d'otages. Des experts de la sécurité croient aussi savoir qu'Aqmi s'est procuré armes et explosifs en Libye depuis le début de la guerre civile dans ce pays à la mi-février.

Issu du mouvement salafiste radical algérien, Aqmi s'est déplacé vers les régions désertiques et peu contrôlées du Sahel sous la pression de l'armée algérienne.

Libye: Aqmi profiterait du conflit pour s'armer

20minutes.frAvec Reuters 04.04.11 à 22h25

http://www.20minutes.fr/ledirect/700693/monde-libye-aqmi-profiterait-conflit-armer-

Al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) profite du conflit libyen pour se procurer des armes, dont des missiles sol-air, et les acheminer clandestinement vers son bastion du nord du Mali, a déclaré à Reuters un responsable des services de sécurité algériens.

Un convoi de huit pick-up parti de l'est de la Libye a traversé le Tchad et le Niger avant de gagner le nord du Mali où il a livré ces derniers jours une cargaison d'armes, a-t-il dit. Parmi ces armes figurent des lance-grenades antichar RPG-7, de fabrication russe, des fusils d'assaut Kalachnikov, des explosifs et des munitions.

Ce responsable, qui s'exprimait à condition de rester anonyme, a ajouté qu'Aqmi s'était également procuré des missiles russes sol-air «Strela», désignés par l'Otan sous le nom de Sam-7. «Nous savons que ce n'est pas le premier convoi et que cela continue», a déclaré ce responsable.

Al-Qaida infiltré parmi les insurgés?

«Plusieurs casernes ont été pillées dans la région (de l'Est libyen) avec leurs arsenaux et leurs dépôts d'armes. Les éléments d'Aqmi qui étaient présents n'auraient pas pu ne pas profiter de l'occasion.»

«Aqmi, qui maintient d'excellentes relations avec les contrebandiers qui traversent la frontière libyenne dans toutes les directions sans la moindre difficulté, leur confiera probablement la tâche d'apporter les armes», a-t-il dit.

Selon ce responsable algérien, Al-Qaida au Maghreb islamique exploite le désarroi des troupes fidèles à Mouammar Kadhafi et s'est également infiltré parmi les rebelles.

Le groupe armé islamiste a exprimé à la fin février dans un communiqué sa solidarité avec les insurgés, qui nient de leur côté tout lien avec Aqmi et dénoncent des informations fallacieuses qui servent la propagande de Mouammar Kadhafi.


Libye: D’importants stocks d’armes pillés et des lots de missiles sophistiqués disparus
 
Par Abbès Zineb | 09/09/2011 | 9:15

http://www.algerie-plus.com/actualite/libye-dimportants-stocks-d%E2%80%99armes-pilles-et-des-lots-de-missiles-sophistiques-disparus/

http://www.armyrecognition.com/russia_russian_army_light_heavy_weapons_uk/sa-24_grinch_9k338_igla-s_portable_air_defense_missile_system_technical_data_sheet_specifications_uk.html

Le pillage des stocks d’armes et la disparition d’importants lots de missiles sophistiqués en Libye suscite de plus en plus l’inquiétude des Etats-Unis quant à un éventuel atterrissage de ces armes entre les mains des terroristes de la région. Sur place, des experts travaillant pour le compte de Human Rights Watch (HRW) ont découvert mercredi des entrepôts d’armes pillées dont plusieurs caisses vides de missiles parmi lesquels les missiles à tête chercheuse thermiques, les SA-24.

De la même catégorie d’armes que les Stinger américains et pouvant atteindre plusieurs milliers de dollars sur le marché noir, les SA-24 peuvent être montés sur des véhicule avec lanceurs ou tout simplement tirés de l’épaule d’une personne, explique Peter Bouckaert de l’organisation HRW cité jeudi par la presse américaine. Selon lui, ce type de missiles des plus sophistiqués est considéré comme ‘’le plus grave danger potentiel pour les aéronefs civils, car l’arme est facilement portable et relativement simple à dissimuler et à utiliser’’ pouvant abattre un avion volant à une altitude de 11.000 pieds. Et d’ajouter: ‘’la Libye comptait 20.000 missiles sol-air, et j’ai vu des voitures chargés de ces derniers’’.

C’est que les autorités américaines sont préoccupées par les missiles libyens disparus, susceptibles d’être utilisés par des terroristes pour abattre des avions civils, et qui pourraient trouver facilement leur chemin sur le marché noir, souligne-t-on. Le plus grave, relève M. Bouckaert, ‘’ces entrepôts de missiles anti-aériens et anti-chars, d’obus de mortier, et des milliers de pièces d’artillerie militaire restent totalement sans surveillance après plus de deux semaines depuis la chute de Tripoli’’. Pour Matthew Schroeder, expert à la Fédération des scientifiques américains, la découverte de dépôts d’armes pillées en Libye est une source de préoccupation, citant particulièrement le cas des missiles antiaériens portables de type Manpads.

" Les informations selon lesquelles les dépôts des Manpads et d’autres armes dangereuses ne sont toujours pas correctement sécurisés sont très inquiétantes et doivent être soigneusement étudiées ", prévient M. Schroeder. " Dans le cas où la sécurité des stocks fait défaut, des mesures immédiates devraient être prises pour corriger ces lacunes ", ajoute-t-il. Sur ce point, un des conseillers du président Barack Obama sur la lutte antiterroriste, John Brennan, a déclaré récemment que la prolifération des missiles portables et d’autres armes de l’arsenal libyen suscitent ‘’beaucoup d’inquiétudes ", et que les Etats-Unis avait pressé le CNT à prendre les mesures de sécurisation des stocks d’armes.

Cité par le New York Times, un officier supérieur du Pentagone a souligné que s’il était difficile de savoir si Al-Qaïda ou d’autres groupes extrémistes auraient acquis ces missiles, ‘’des analystes du renseignement supposent qu’ils en ont pris possession.’’ L’inquiétude sur le sort des armes disparues en Libye a été également exprimée récemment par le président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants (chambre basse du Congres américain), M. Mike Rogers, et du président de la commission de la Sécurité intérieure au Sénat, M. Joe Lieberman.

Selon M. Lieberman, les Etats-Unis travaillent avec le CNT ‘’pour essayer de mettre en sécurité à la fois les armes et le gaz moutarde dont nous craignons qu’ils tombent entre les mains des ennemis des Etats-Unis, dont les terroristes’’. Et M. Rogers d’alerter qu’‘’Al-Qaïda et d’autres organisations terroristes sont très intéressées à mettre la main sur ces missiles ainsi que d’autres armes et même les stocks d’armes chimiques. La course est lancée’’.

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TENTATIVE DE SABOTAGE DU GAZODUC ALGÉRO-ITALIEN
Al qaîda s'installe en tunisie


Par Mohamed TOUATI - Jeudi 21 Juillet 2011

http://www.lexpressiondz.com/index.php?news=136010

Des accrochages ont déjà opposé des unités de l'armée tunisienne à des éléments identifiés comme liés à des groupes djihadistes, fortement suspectés d'appartenir au réseau Al Qaîda.

Bien que la tentative de sabotage du Transmed (Transméditerranéen), pipeline de gaz naturel qui relie l'Algérie à l'Italie via la Tunisie, n'ait pas été revendiquée, certains observateurs l'attribuent à la branche d'Al Qaîda au Maghreb islamique. Cette opération intervient dans une conjoncture politique marquée par une forte présence de la tendance islamiste.

Un net regain de tension a été relevé dans plusieurs régions de la Tunisie ces derniers jours. Des affrontements ont opposé des manifestants aux forces de l'ordre alors que des actes de vandalisme ont visé des postes de police ainsi que des établissements publics.

Où va la Tunisie? Après l'euphorie provoquée par la Révolution de jasmin qui a mis fin à près d'un demi-siècle d'un règne sans partage de l'ex-président Ben Ali, la Tunisie voisine risque de connaître une période d'instabilité à laquelle n'est pas étrangère l'émergence de la mouvance islamiste.

Aqmi aurait, selon certaines sources, installé des bases sur le territoire tunisien et s'approvisionne en armes et en munitions dans les arsenaux libyens sans contrôle depuis que l'Otan a lancé son opération militaire contre Mouamar El Gueddafi.

La Libye et la Tunisie sont dans la tourmente. Deux pays secoués par de très fortes turbulences et qui constituent des bases potentielles pour les groupes terroristes islamistes et le grand banditisme en tous genres (trafic d'armes, de drogue, enlèvements et prises d'otages...) juste aux portes de l'Algérie où Al Qaîda au Maghreb islamique semble vouloir s'installer durablement.

Alors que la lutte s'intensifie et s'organise contre les groupes terroristes qui écument la bande sahélo-sahélienne, les territoires libyen et par ricochet tunisien leur offrent une fabuleuse opportunité pour desserrer l'étau et mener des opérations de déstabilisation à partir de parcelles de terrain nouvellement investies. La Libye et la Tunisie deviendront-elles le théâtre d'opérations terroristes? Le risque est avéré.

Ce qui conforte la position de l'Algérie qui plaide pour une solution rapide et politique en ce qui concerne le conflit libyen. L'Algérie a encore appelé tout récemment à appuyer les différentes initiatives et efforts pour une «solution pacifique» de la crise libyenne, en prenant en compte «la feuille de route de l'Union africaine (UA)».

Un point de vue partagé par l'Italie, à l'occasion de la récente visite effectuée à Alger par Franco Frattini, son ministre des Affaires étrangères, le Maroc, la Tunisie, la Pologne, l'Union africaine...La Tunisie qui est en proie à un islamisme et à un terrorisme rampant, court le risque de vivre la dramatique expérience par laquelle est passée l'Algérie juste après sa «révolution d'Octobre».

Au lendemain des émeutes déclenchées le 5 octobre 1988 qui ont été suivies par de profondes réformes ouvrant ainsi les portes au multipartisme, et à la liberté de la presse, les islamistes se sont servis des mosquées comme lieux de propagande de leur idéologie, interdit les salles de cinéma, les baignades pour femmes, imposé le voile...Des réflexes repris par les islamistes tunisiens qui comptent pouvoir imposer un mode de vie et un comportement en adéquation avec une application rigoriste des préceptes de l'Islam.

Les actes de violence de ces derniers jours font penser à l'existence d'un plan ourdi qui tendrait à ébranler la stabilité de la Tunisie et mettre en échec la Révolution de jasmin. Ce qui ferait l'affaire des islamistes et reproduirait le scénario algérien. Certains y voient la main d'Al Qaîda au Maghreb islamique.

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إحباط مخطط إرهابي‮ ‬لاستهداف منشآت بترولية بحاسي‮ ‬مسعود وحاسي‮ ‬رمل
بواسطة عاصم‮ . ‬بن محمد منذ 14 ساعة 57 دقيقة


http://www.ennaharonline.com/ar/terrorisme/83122.html
31 juillet 2011

أفادت مصادر موثوقة لـ''النهار''؛ أنّ فرقة خاصّة من مصالح الإستعلامات والأمن قدمت من العاصمة، وقامت بعمليات تحري وتفتيش بالتنسيق مع قوات مشتركة من الدرك الوطني ومصالح الشرطة القضائية بكل من صحراء غرداية وورڤلة بعد ورود معلومات عن مخطط إرهابي لما يعرف بتنظيم الجماعة السلفية للدعوة والقتال التي تطلق على نفسها اسم القاعدة في بلاد المغرب الإسلامي.
حيث قامت القوات المشتركة بإغلاق مختلف المنافذ المؤدية إلى صحراء زلفانة التي تبعد بـ70كلم عن عاصمة الولاية غرداية وتفتيشها تفتيشا دقيقا باستعمال أجهزة متطورة كاشفة عن الأسلحة والمعادن، بعد ورود معلومات عن قيام التنظيم الإرهابي بتهريب كمية كبيرة من الأسلحة ومواد تستعمل في صناعة المتفجرات وإخفائها في مناطق صحراوية معينة عن طريق دفنها في نقاط محددة.
وحسب المعلومات المتوفرة لدى ''النهار''؛ قامت ذات الفرقة بالتحقيق مع عناصر يشتبه في انتمائهم إلى جماعات الدعم والإسناد، نفس العملية شهدتها المناطق المتاخمة لورڤلة وخاصة في الجهة الصحراوية المحاذية لسيدي خويلد في ورڤلة، إلى قيامها بحملة تحقيق وسط بعض المشتبه فيهم بالتعامل مع العناصر الإرهابية، وحسب المصدر الذي أوردنا الخبر؛ فإن عمليات التحقيق والتفتيش متواصلة، وذلك لإحباط مخطط كانت عناصر القاعدة الإرهابية تهدف من ورائه إلى تفجير المناطق البترولية في كل من حاسي مسعود وحاسي الرمل باستعمال شاحنتين مسروقتين، يعتقد أن التنظيم الإرهابي حاول أن يفخخهما ويقوم بعمليات انتحارية بواسطتهما، لكن فطنة الأجهزة الأمنية أحبطت المخطط منذ بدايته بعد عمليات مراقبة واستعلام عن نشاط هذه المجموعات الإرهابية التي تحاول فك الحصار المفروض عنها في منطقة الساحل من طرف قوات الجيش الشعبي الوطني وفرق كل من حرس الحدود وعناصر الأمن، بالإضافة إلى تكثيف عمليات التنسيق بينها، مما أحبط كل عمليات التسلل والتهريب التي كانت العناصر الإرهابية تحاول القيام بها، انطلاقا من قواعدها الخلفية في كل من مالي والنيجر، خصوصا ودول الساحل عموما، وأفادت نفس المصادر؛ أن مصالح الأمن والجيش تطارد هذه الأيام مجموعة إرهابية انطلاقا من صحراء ورڤلة إلى ولاية إليزي، وتأتي هذا العملية كإضافة إلى عملية إحباط تفجيرات كانت تنوى قيادة التنظيم الإرهابي القيام بها في الجزائر العاصمة، أين تم القضاء على ثلاث إرهابيين انتحاريين، تبين أن أحدهم هو ابن علي بن الحاج المدعو ''عبد القهار''.
 وبهذه العمليات تثبت الأجهزة الأمنية تفوقها التام على مختلف المكائد التي يحاول التنظيم الإرهابي أن يكيدها للجزائر، وذلك بالقيام بعمليات استعراضية وتفجيرات انتحارية خاصة في شهر رمضان الفضيل، يمكن أن تؤكد وجوده في الساحة، بعد أن انحصر تواجده وفعاليته نتيجة الضربات الموجعة التي يتلقاها كل يوم، بالإضافة إلى الحصار المفروض عليه من كل الجوانب.

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Deux trafiquants rejoignent l’AQMI à Tamanrasset
Les services de sécurité aux traces de trafiquants ayant tenté de trafiqué des explosifs de Libye


samedi 30 juillet 2011

http://fr.elkhabar.com/?Les-services-de-securite-aux

Les services de sécurité ont affiché dans le sud algérien des listes portant les noms de 8 personnes recherchées dans des affaires liées au terrorisme. Parmi ces personnes recherchées, 6 algériens, un malien et un mauritanien, tous soupçonnées de trafic d’une quantité importante d’explosifs de Libye.

Les enquêtes menées par les services de sécurité dans le sud les ont conduites à la découverte d’un réseau de soutien logistique au terrorisme dans le Sahara. Une unité spécialisée des forces de sécurité ont arrêté un membre de ce réseau de soutien qui a fourni des vivres et de l’essence aux terroristes dans le nord du Mali.

Les services de sécurité, l’Armée et la Gendarmerie nationale ont mené, au cours des deux dernières semaines une large campagne d’inspection dans plusieurs régions dans le Sahara, situées entre les wilayas de Ouargla et Illizi. La gendarmerie nationale a utilisé lors de cette opération des équipements sophistiqués en mesure de détecter les explosifs à plantées dans le Sahara, après que des renseignements sont parvenus aux services de sécurité faisant état que les terroristes avaient enfoui, il y a quelques semaines, des équipements dans les dunes de sable du Sahara. Une source bien informée a indiqué que l’Armée suit un groupe de trafiquants qui a dernièrement tenté de passer des quantités d’explosifs à travers le Sahara Libyen, par moyen de deux camions de transport de marchandises. Les services de sécurité ont pu reconnaître les deux camions, qui ont été vus pour la dernière fois, dans la route nationale n°49 reliant entre les wilayas d’Illizi, Ghardaïa et d’Ouargla. Selon les renseignements dont nous disposons, le suspect serait un trafiquant connu, qui a été arrêté et avoué qui a donné des renseignements sur ce réseau de trafic, actuellement poursuivi par les services de sécurité.

Dans le même contexte, nos sources ont affirmé qu’un algérien et un malien ont rejoint, il y a plusieurs mois, les escadrilles terroristes au Sahara, appartenant dans ce qui est appelé Al-Qaida au Maghreb Islamique Aqmi. Dans ce cadre, une source bien informée a révélé à El Khabar que les deux personnes étaient recherchées pour être soupçonnées d’être impliquées dans le trafic de drogue dans la wilaya de Bechar. Nos sources ont, également, affirmé que les services de sécurité enquête sur l’existence d’une cellule terroriste qui est chargée de fournir la logistique à Al-Qaida au Maghreb Islamique à travers plusieurs régions du Sud algérien. On suppose, également, que la plupart de ses membres sont des trafiquants.

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Saisie de trois véhicules chargés d’armes libyennes à Illizi

Ennahar/ Faouzi Houamdi 21 June, 2011 12:57:00

http://ennaharonline.com/fr/news/7797.html

Les forces de l’armée nationale populaire sur les frontières sud avec la Libye ont réussi hier à démanteler une opération de contrebande d’armes en provenance des dépôts de l’armée libyenne

L’opération, selon nos sources, a eue lieu dans la région de Debdab, dans la wilaya d’Illizi, aux frontières avec la Libye.

Les forces de l’armée nationale ont arrêté trois véhicules 4x4 chargés d’armes de fabrication russe, provenant des dépôts d’armes de Libye, en proie à une guerre civile.

Depuis le conflit libyen, beaucoup de hauts responsables ont exprimés leurs craintes sur les dangers que pourraient représenter ces fuites d’armes de Libye vers les pays voisins. Un responsable militaire russe a révélé il y a une dizaine de jours des rapports sur le vol de missiles Strella russe des dépôts de l’armée libyenne qui ont pris une destination inconnue.
 
Les mêmes craintes ont été exprimées par la délégation U. S. en visite à Alger récemment, d’officiers des renseignements américains qui se sont entretenus avec des responsables algériens sur les moyens de faire face à la contrebande d’armes, notamment les missile anti-aériens, volés par des éléments de l’organisation El Qaïda.

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Un terroriste marocains éliminé et un libyen arrêté à Illizi

Ennahar/ Issam Benmohamed 21 June, 2011 12:55:00

http://ennaharonline.com/fr/news/7796.html

Selon des sources bien informées, les forces algériennes combinées de l’armée populaire nationale et des gardes frontières, ont réussi à arrêter des terroristes et à en éliminer deux autres activant au sein de l’organisation AQMI.

L’opération a eue lieu lors à une embuscade tendue près des frontières algéro-libyenne, à l’est de la région de Debdab, suite à des informations reçues des unités de surveillance des renseignements algériens, selon lesquelles des véhicules tout terrain de marque Toyota station seraient infiltrer dans une région pas loin du groupement militaire.

Plusieurs unités de l’armée nationale se sont alors déployer pour cerner la région et tendre une embuscade.

Aidé d’un hélicoptère militaire, les forces de l’armée commencent alors à tirer sur les terroristes qui tentaient de fuir. L’accrochage a duré presque toute la journée et s’est soldé par l’arrestation de deux terroristes et l’élimination de deux autres. Des Kalachnikovs ont été récupérées ainsi que des munitions et des documents importants trouvés sur un terroriste libyen.

Les deux terroristes arrêtés ont été emmenés dans une caserne pour y être interrogés. Il s’agit d’un terroriste libyen, « Abou Mouslima », alias Abidi Ghanem Fardjallah, un chef connu au sein de l’organisation AQMI, et d’un terroriste marocain, infiltré en Algérie depuis quelques mois pour aller en Libye. Selon nos sources, le terroriste marocain est recherché par les autorités marocaines pour ses liens avec les groupes jihadistes salafiste du Maroc.

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Explosifs et missiles: Aqmi s'est armée en Libye

22 June, 2011 06:16:00

http://ennaharonline.com/fr/international/7815.html

PARIS - Ils avaient des kalachnikovs et des lance-roquettes. Désormais, grâce au pillage des casernes libyennes, les combattants d'Aqmi disposent d'explosif militaire et sans doute de redoutables armes anti-aériennes.

L'interception le 12 avril dans le désert nigérien de trafiquants d'armes transportant 640 kg d'explosif, dont du Semtex tchèque, et de 435 détonateurs a confirmé les pires craintes des services régionaux et occidentaux de renseignements: le transfert vers les maquis d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) d'importants lots d'armes de guerre récupérés à la faveur de la crise libyenne.
 
Selon les services de sécurité nigériens, plusieurs combattants d'Aqmi faisaient partie du convoi.
 
"Cela confirme que le rôle des islamistes radicaux libyens n'est pas seulement de lutter contre Kadhafi mais aussi de canaliser l'acheminement des missiles et des explosifs. Le but est de revitaliser les réseaux d'armements d'Aqmi", estime à Alger l'expert Mohamed Mokeddem, auteur notamment de "La France et l'islamisme armé".
 
"Avec l'armement pillé dans les casernes libyennes, ils sont passés au stade supérieur: les terroristes d'Al Qaïda disposent désormais d'armes de guerre sophistiquées, et c'est très inquiétant", ajoute-t-il, joint au téléphone depuis Paris.
 
Depuis la prise par l'opposition libyenne de toutes les casernes dans l'Est du pays et la disparition entre des mains inconnues de milliers de tonnes d'armes, l'alerte a été donnée dans la région.
 
La semaine dernière, un responsable de la lutte anti-terroriste dans la région confiait à l'AFP: "Il y a un très grand danger de voir Aqmi devenir l'une des armées les plus fortes du Sahel. Beaucoup d'armes sont tombées entre les mains des terroristes, surtout des missiles sol-air".
 
Le trafic d'armes légères a toujours existé dans les immensités du Sahara et du Sahel, à destination des tribus, des rébellions, des groupes mafieux et depuis vingt ans des maquis islamistes.
 
Mais la perspective de voir disséminés notamment des missiles anti-aériens de fabrication russe SAM-7, dont des centaines ont été subtilisés en Libye, change la donne et donne des cauchemars aux forces de sécurité de la région, et au-delà.
 
"Les services secrets internationaux sont très inquiets. Il s'agit d'une injection massive d'armes dans les réseaux de trafic internationaux", assure Eric Dénécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, co-auteur d'un rapport récent sur la rébellion en Libye.
 
"Les trafiquants vont d'abord tenter d'écouler la marchandise au plus près de leur zone, pour limiter les risques d'être interceptés par les polices et les services, mais rien ne nous dit que dans quelques mois on ne retrouve pas ce matériel en Ouzbékistan, en Corse ou ailleurs...", explique-t-il à l'AFP.
 
Le rapport, intitulé "Libye, un avenir incertain" et publié le 12 mai, précise: "Des membres d'Aqmi auraient acquis plusieurs exemplaires de missiles sol-air portables de type SAM-7 auprès de trafiquants libyens".
 
"Sur les SAM-7, il n'y a plus beaucoup de doutes" précise Eric Dénécé.
 
"Les services maliens le disent, les algériens le disent. Où sont-ils partis? C'est une autre question... Et il y a tout ce qui a été exporté directement de Benghazi par mer: les mafias de Benghazi sont traditionnellement assez actives".
 
Selon Mohamed Mokeddem, une délégation américaine s'est rendue la semaine dernière en Algérie "pour travailler à la traçabilité de ce type de missiles. Ils sont très inquiets".
 
Car si des SAM-7 ne seraient pas d'une grande utilité pour les katibas (groupes) d'Aqmi au Sahel, rarement menacées depuis le ciel, ils pourraient permettre à un tireur placé en bout de piste d'un aéroport africain de détruire presque à coup sûr un avion de ligne.

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قصف مركز رادار الإتصالات بواسطة قذيفة‮ ‬أر بي‮ ‬جي‮ ‬بمناصر في‮ ‬تيبازة

بواسطة أيوب أمزيان 22 جوان 2011 - 23:30:00
http://www.ennaharonline.com/ar/terrorisme/81675.html

كشفت مصادر موثوقة لـ''النهار''، أن مركز رادار الاتصالات بقرية إعزابن، التابعة لبلدية مناصر غرب تيبازة، تعرض عشية أول أمس، إلى قصف بواسطة قذيفة من نوع ''أر بي جي''، وأضاف ذات المصدر أن القذيفة أطلقتها جماعة إرهابية مسلحة تنشط بجبال المنطقة، كما كشف متحدثنا أن الجماعة أخطأت الهدف، نظرا إلى سقوط القذيفة على بعد أمتار فقط عن مقر المركز، الشيء الذي أحدث هلعا كبيرا وسط المواطنين، وكذلك العمال. نشير إلى أن مكان إطلاق القذيفة كان من الغابة المقابلة لمركز رادار الاتصالات، وبالتحديد في غابة ''بوسمام''. ومن جهة أخرى، وفور وقوع الحادثة، باشرت قوات الجيش الوطني الشعبي، عمليات تمشيط واسعة النطاق وسط الغابات، ومحاصرة الجماعات الإرهابية.

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Interdiction aux banques et agences ANSEJ de financer les agences de location de voitures

Le gouvernement ordonne de renforcer le contrôle sur les voitures 4x4


mardi 28 juin 2011 elkhabar.com

http://fr.elkhabar.com/?Le-gouvernement-ordonne-de

Les banques publiques et institutions de soutien à l’investissement ont suspendu le financement des compagnies de location de voitures à quatre roues motrices 4x4, louée généralement au sud aux compagnies pétrolières. Le ministère de l’Intérieur examine actuellement le retrait des véhicules Toyota Station aux particuliers, au sud afin d’éviter qu’ils tombent dans les mains des trafiquants.

Dans ce cadre, une source sécuritaire de haut niveau a révélé que la mesure qui a été prise, il y a deux semaines, vise à empêcher le trafic de ce genre de véhicules en mesure d’être transformés en véhicule à usage militaire et pour le trafic.

Nos sources indiquent que le gouvernement a pris cette décision en vertu de rapports affirmant le vol de deux de ces véhicules dans les wilayas de Ghardaïa et de Tamanrasset à deux agences de location de voitures, après les avoir vendues.

L’enquête menée par les services de sécurité ont révélé l’existence d’un grand trafic et que plus de 20 voitures de ce genre arrêtées lors des poursuites des trafiquants, ont été achetées par des crédits bancaires. Les services de sécurité et de l’Armée ont intensifié le contrôle sur les voitures à quatre roues motrices dans les wilayas de Ghardaïa et d’Ouargla et Oued Souf, Illizi, Adrar, Béchar, El Bayedh, Tindouf, Laghouat et Biskra, dans le cadre de mesures de sécurité qui ont suivi le déclenchement de la crise sécuritaire en Libye.

Le ministère de l’Intérieur a, pour rappel, interdit, il y a deux ans, la commercialisation des voitures 4x4 aux particuliers.

Il examine, actuellement, la décision du retrait totale de ce genre de véhicules aux particuliers et aux compagnies comme mesure préventive afin d’empêcher qu’ils finissent entre les mains des hors la loi dans le sud et au Sahel.

Les renseignements dont nous disposons nous laissent croire que cette mesure a été prise pour empêcher que ces véhicules vers la Libye où ils seront utilisés dans la guerre. Il est utile de noter, également, qu’environ 400 véhicule de ce genre ont été saisis en Tunisie, après que les services de sécurité de ce pays ont suspecté qu’ils vont être conduits illégalement vers la Libye.

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Libye: l'Union africaine fustige la France pour avoir armé la rébellion

12:04 30/06/2011 MOSCOU, 30 juin - RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20110630/189998785.html

Le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping, a exprimé ses préoccupations face aux actions des militaires français qui fournissent des armes aux insurgés libyens, rapporte jeudi la chaîne britannique BBC.

"Il existe le risque d'une guerre civile, le risque d'une partition de l'Etat, le risque d'une "somalisation" du pays, le risque de prolifération des armes en lien avec le terrorisme", a annoncé M.Ping.

Précédemment, le quotidien français Le Figaro a rapporté que la France avait livré clandestinement des armes aux tribus berbères vivant dans les montagnes au sud de Tripoli. Selon le journal, l'état-major français a confirmé le parachutage "d'armes légères et de munitions" aux rebelles libyens.

Selon le colonel Thierry Burkhard, ces "moyens d'autodéfense" ont été largués début juin sur la région du djebel Nefoussa.

M.Ping estime que les actions de la France risquent d'amener la Libye à une situation similaire à celle qui s'est créée dans un autre pays africain, la Somalie, qui n'existe plus en tant qu'Etat unifié depuis la chute du régime dictatorial de Mohamed Siad Barre en 1991.

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EN LARGUANT DES ARMES POUR LES REBELLES LYBIENS
La France met en péril le Sahel


Par Ikram GHIOUA - Dimanche 03 Juillet 2011

http://www.lexpressiondz.com/index.php?news=135004

L'annonce du retrait des soldats français de l'Afghanistan intervient étrangement peu de temps avant la menace lancée vendredi soir par le leader libyen El Gueddafi de porter les combats en Europe.

Le retrait, très prochainement, de centaines de soldats français d'Afghanistan, semble déjà réjouir Al Qaîda et sa branche maghrébine. Ce retrait a constitué l'une des conditions posées par la nébuleuse pour libérer les quatre otages français que ses phalanges détiennent depuis près de dix mois.

Dans ce contexte, l'AFP, citant une source proche de la médiation, rapporte que «l'annonce du départ prochain de centaines de soldats français d'Afghanistan a été bien accueillie par Al Qaîda au Maghreb islamique qui détient quatre otages français enlevés au Niger il y a plus de neuf mois». Cette même source affirme que «les otages se portent bien. C'est ce que les ravisseurs nous ont aussi dit».

Cette décision prise après que la France ait perdu 63 soldats dont 11 depuis le début de l'année 2011 sera-t-elle suffisante pour libérer les otages? Dans quel contexte la France a-t-elle décidé de retirer ses troupes de l'Afghanistan? Ce qui est sûr, ce n'est certainement pas en totalité pour répondre aux exigences des terroristes, mais que tout porte à croire que la France se prépare d'ores et déjà à investir d'autres territoires, comme la Libye par exemple.

L'annonce du retrait des soldats français de l'Afghanistan intervient étrangement peu de temps avant la menace lancée vendredi soir par le leader libyen El Gueddafi de transporter les combats en Europe. Le colonel s'est adressé aux millions de citoyens libyens sortis ce vendredi dans la rue pour afficher leur soutien au régime. Mais aussi au moment où la France se «débarrasse» de la légalité internationale et n'hésite pas à armer les insurgés libyens.

A ce propos, un illustre inconnu qui répond au nom de Mahmoud Chammam, prétendu porte-parole du CNT, a confirmé vendredi sur France 24, que la France a promis un autre lot d'armes. La même promesse aurait été signifiée au CNT par d'autres pays qu'il ne citera pas. Ce même interlocuteur accusait sur cette même chaîne, l'Algérie qui, selon des rapports, aurait envoyé des officiers pour combattre aux côtés du leader libyen.

A l'évidence, la France ne peut pas agir militairement sur plusieurs fronts. Elle risque de s'embourber davantage dans un conflit qu'Al Qaîda est en train de tirer à son avantage, selon l'aveu même de responsables français.

La question qui s'imposera d'elle-même est de savoir comment les pays qui luttent contre Al Qaîda et sa branche maghrébine, vont interpréter la nouvelle donne? Pour leur part, les Etats-Unis d'Amérique viennent de dévoiler leur stratégie qui consiste à prendre en considération l'après-Oussama Ben Laden, mais aussi comment lutter contre les groupes terroristes dans le contexte de crises qui secouent aujourd'hui plusieurs pays arabes, et en comptant sur l'apport des musulmans, considéré comme une partie de la solution.

D'ailleurs, et par souci d'efficacité, le président américain, Barack Obama, vient de nommer un juriste Matthew Olsen, ancien chef de la NSA, à la tête de l'organisation intergouvernementale de lutte contre le terrorisme. Ce juriste, pour rappel, remplacera Michael Leiter, qui a démissionné de la direction du Centre de lutte antiterroriste (Nctc). Craignant des attentats à l'intérieur du territoire US, le président américain souligne, dans un communiqué en la circonstance, de la nomination de ce juriste, docteur en droit de l'université de Harvard qu'«Olsen sera un membre très important de mon équipe de sécurité nationale, au moment où nous travaillons d'arrache-pied pour empêcher des attentats contre notre pays et faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les Américains».

La France a-t-elle les moyens nécessaires pour dicter ses points de vue en marge de la stratégie américaine? Paris, qui apporte désormais une aide conséquente à une rébellion dominée par les djihadistes, jouera-t-il la prochaine présidentielle en Libye, même si cela doit gêner les plans de domination tracés à Washington? Des analystes affirment qu'il n'en n'est pas question dans la mesure où le rôle français n'est jamais sorti du cadre planté par les Américains. Les mêmes analystes rappellent que la mission de Bernard Henry-Levy auprès de Sarkozy est à elle seule révélatrice des enjeux électoraux aux USA et en France.

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Crise grecque : l'Europe peut-elle encore éviter la contagion ?

LE MONDE ECONOMIE | 21.06.11 | 10h11 Adrien de Tricornot

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/06/20/crise-grecque-l-europe-peut-elle-encore-eviter-la-contagion_1538119_3234.html

Crise gouvernementale et sociale à Athènes, disputes au sein de la zone euro, notamment entre l'Allemagne et la Banque centrale européenne (BCE), exigence d'un plan de rigueur supplémentaire pour débloquer de nouvelles tranches de prêts européens et du Fonds monétaire international (FMI) alors que l'économie du pays est exsangue : les ingrédients de la crise grecque forment un cocktail explosif pour l'avenir de la zone euro.

La Grèce et sans doute aussi le Portugal n'ont probablement aucune chance de résoudre l'équation financière à laquelle on les soumet en échange de l'aide européenne.

Stabiliser la dette d'ici à 2015 et redresser la balance des paiements courants au prix d'une austérité draconienne supposerait, selon les calculs des économistes de Dexia AM, de subir une croissance légèrement négative jusqu'en 2015, et ensuite que les marchés financiers retrouvent confiance et se remettent à leur prêter à des taux abordables (pas plus de 5,5 % pour la Grèce).

SPIRALE DÉPRESSIVE

Ce scénario, hautement improbable, obligerait en outre ces pays à s'enferrer dans une spirale dépressive et déflationniste dangereuse, tuant les espoirs de sortie de crise.

Les bailleurs de fonds de la Grèce restent ainsi "prisonniers de la logique du donnant-donnant", regrette Anton Brender, directeur des études économiques de Dexia AM. "L'austérité est dangereuse car elle casse la croissance, et parce qu'elle pose un risque social extrêmement fort. Idéalement, il faudrait être capable d'aider les pays fragiles sans imposer de mesures d'austérité, et de prêter à des taux beaucoup plus faibles", plaide-t-il.

Sauf à changer de logique - monétiser la dette, financer un plan d'investissement européen -, la restructuration de la dette grecque s'imposera. Mais à quelle date ? Et à quel prix ?

Même le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, considéré comme l'un des plus coopératifs avec ses partenaires européens au sein de l'équipe gouvernementale à Berlin, veut que les créanciers privés soient mis à contribution pour toute nouvelle aide à la Grèce.

Mais la BCE est opposée à tout "événement de crédit", c'est-à-dire à toute modification des conditions de remboursement de la dette grecque qui serait considérée par les marchés financiers comme un défaut de paiement de facto.

Dans ce cas, elle refuserait de prendre en garantie les titres d'Etat grecs, asséchant les financements des banques grecques, ce qui précipiterait la sortie du pays de la zone euro. A travers le sauvetage de la Grèce - même s'il doit se faire en partie à fonds perdus - se joue ainsi l'avenir de la zone euro.

Le danger, en effet, est celui de la contagion d'un défaut de paiement grec. Selon les calculs de Dexia AM, les besoins de financements cumulés de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande atteignent 201 milliards d'euros pour les vingt-quatre prochains mois, d'ici à la mi-2013.

Cela représente une contribution des pays aidants, comme la France et l'Allemagne, de l'ordre de 2,5 points de produit intérieur brut (PIB).

"RISQUE SYSTÉMIQUE"

"Jouer aux allumettes est beaucoup plus dangereux si on est assis sur un baril de poudre. En cas de restructuration de la dette grecque, compte tenu des dynamiques à l'oeuvre sur les marchés, on est sûr de la contagion à l'Irlande et au Portugal", juge M. Brender.

L'attention se porterait alors sur les pays jugés par les marchés financiers comme à risque intermédiaire : l'Espagne, mais aussi l'Italie et la Belgique. En ajoutant l'Espagne, le montant passe à 523 milliards d'euros.

Les différents mécanismes de financements européens et du FMI - qui peuvent atteindre jusqu'à 750 milliards d'euros - permettraient encore d'y faire face, s'ils sont effectivement mis en place. Mais une contagion à l'Italie ferait plus que doubler le besoin de financement (1 123 milliards d'euros).

L'idée serait donc de gagner du temps. Mais elle n'a de sens que si l'on peut espérer, parallèlement, une reprise de l'économie mondiale, une baisse de l'euro ou encore la mise en place de financements publics - par exemple via la BCE - venant soutenir des investissements favorables à la croissance dans la zone euro, afin de contrebalancer les efforts de rigueur des comptes publics.

Cela est également logique si la solidarité européenne se renforce à terme, grâce, par exemple, à l'adoption d'un budget fédéral et des transferts fiscaux. "En gagnant du temps, on a une chance d'arriver à restructurer, à un moment où la vulnérabilité de l'Espagne aura disparu", estime M. Brender.

Si tel n'est pas le cas, en revanche, le danger persistera et le refus social ne fera que grandir dans les pays en crise. "Si la restructuration de la dette grecque avait été réalisée en octobre 2009, le risque systémique aurait sans doute été moins grand qu'aujourd'hui.

Et si on attend un an de plus, le risque sera encore plus grand", avertit l'économiste Antoine Brunet, président d'AB Marchés.

En dernier ressort, on peut alors imaginer que la BCE soit confrontée à un dilemme: laisser la zone euro exploser ou suivre l'exemple de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui, dans le cadre de ses opérations dites d'assouplissement quantitatif de la masse monétaire, a acheté, entre novembre 2010 et juin 2011, pour 600 milliards de dollars d'obligations du Trésor américain dès leur émission.

En deux ans et demi, elle a ainsi absorbé au total 2 000 milliards de dollars de titres privés et publics pour soutenir l'économie.

La "monétisation" directe de la dette est interdite par les traités européens, ce qui n'a pas empêché la BCE de procéder, face à la crise, d'abord à l'achat de 60 milliards d'euros d'obligations bancaires dites "sécurisées" sur le marché, puis, plus récemment, de 75 milliards d'euros de titres de dettes publiques grecque, portugaise et irlandaise.

Ces montants restent homéopathiques au regard du remède de cheval administré par la Fed, car la BCE ne veut prendre aucun risque inflationniste.

Mais une extension de la crise la mettrait au pied du mur. "Dans la crise de la zone euro, ça se jouera sur l'Espagne dans les prochains mois et les prochaines semaines ; ou ça passe ou ça casse", pronostiquait l'économiste Jacques Mistral, lors d'une table ronde à l'Institut français des relations internationales (IFRI), le 24 mai, sur l'avenir de l'euro.

"L'Espagne jouera le rôle de juge de paix pour dire ce que l'Europe veut ou ne veut pas, et ce qu'elle consent ou pas ", ajoutait Jérôme Cahuzac, président (PS) de la commission des finances de l'Assemblée nationale.

Il souscrit "personnellement" à l'idée que la BCE puisse monétiser directement la dette publique, comme la Fed - et non plus seulement en acheter des quantités limitées sur le marché secondaire -, y voyant "le meilleur moyen de casser les reins aux phénomènes spéculatifs" sur les titres d'Etat. "On peut regretter que l'Allemagne y soit très hostile", notait-il.

En cas de contagion de la crise grecque aux autres pays européens, la BCE aura, in fine, la réponse entre ses mains. Veiller à la stabilité des prix suppose aussi d'éviter le risque de déflation qui s'étendrait aux plus grands pays. Et c'est le rôle de la BCE d'assurer la stabilité financière de la zone euro.

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EUROPE. La zone euro sort fragilisée de la crise grecque

Le Parisien 26.03.2010

http://www.leparisien.fr/economie/la-zone-euro-sort-fragilisee-de-la-crise-grecque-26-03-2010-863646.php

L'euro vient sans doute de vivre la plus grave crise depuis sa création. Après un ultime tête-à-tête entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, l'accord accouché hier dans la douleur sur le plan d'aide à la Grèce ne suffira pas, en effet, à effacer le souvenir de ces jours qui ont ébranlé la monnaie unique, tombée hier à son plus bas niveau depuis dix mois. Certes, la Grèce, engluée dans ses déficits et une dette vertigineuse, pourra compter sur le soutien financier de ses voisins. Mais il s'accompagnera, à la demande de Berlin, de prêts du Fonds monétaire international. Or, les seize pays de la zone euro avaient rejeté cette solution. Appeler au secours le FMI, plus habitué à jouer les pompiers dans les pays du tiers-monde, envoie un « signe de faiblesse de nos institutions », a jugé la Banque centrale européenne. Il montre que « l'Europe n'est pas capable de défendre seule sa propre monnaie », a affirmé le ministre de la Relance économique, Patrick Devedjian. Bien sûr, les apparences sont sauves. Le plan de sauvetage de la Grèce est « essentiellement européen ». De quoi freiner la dégringolade de l'euro. Le mal est désormais plus profond. « La crise a ouvert la boîte de Pandore », confirme un expert européen. Berlin n'a pas renoncé à sanctionner, voire à exclure de la zone euro, les pays dont les comptes dérapent. Il faudrait pour cela modifier les traités européens. Difficile à imaginer, mais le débat est lancé. Que se passera-t-il alors si le Portugal, l'Espagne, d'autres encore, se retrouvaient comme la Grèce en état de quasi-faillite ? Le « tsunami » serait tel que l'Union monétaire serait forcément mise à mal. La menace serait de voir alors des pays poussés cette fois hors de la zone euro. Ce scénario noir est toutefois le moins probable car il signerait la mort de la monnaie unique.

Hier, in extremis, les Européens se sont entendus sur le sauvetage de la Grèce. Mais Berlin a obtenu le recours à des prêts du FMI. Un coup dur pour la réputation de l'euro.

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Crise grecque: la zone euro peut-elle imploser ?

Publié le 6 mai 2010  Elsa Meyer

http://www.20minutes.fr/article/567223/Economie-Crise-grecque-la-zone-euro-peut-elle-imploser.php

Décryptage | Bousculée de toute part, la zone euro est confrontée à une crise majeure.

Les Cassandre sont nombreux à prédire la fin prochaine de la zone euro. Le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, a même annoncé la mort de la monnaie unique si l'Europe ne réglait pas ses "problèmes institutionnels fondamentaux".

Même si l'hypothèse est peu probable à moyen terme, les inquiétudes planent sur l'avenir de l'Union économique et monétaire (UEM).

Entre la crise grecque, ses risques de contagion et les difficultés de l'Europe à se mettre d'accord, l'équilibre s'est fragilisé. Mais les pays de la zone euro sont décidés à y remettre de l'ordre car aucun n'a intérêt à sa disparation.

Implosion de l'euro ?

"A ce stade, l'implosion de l'euro ne peut pas être exclue. L'effet de contagion est une possibilité réelle pas seulement pour les pays les plus à risque", a déclaré au journal italien Repubblica l'économiste Nouriel Roubini Roubini, connu pour son perpétuel pessimisme mais qui fut l'un des rares à prédire la crise financière.

Malgré le plan d'aide de l'UE et du FMI, la Grèce n'est pas encore sortie d'affaire. Et la crise pourrait toucher d'autres pays fragiles, notamment les fameux PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce, Espagne).

Risque de contagion de la crise grecque ?

En proie à de sérieuses difficultés budgétaires pour l'un et à une croissance moribonde pour l'autre, le Portugal et l'Espagne subissent à leur tour la pression des marchés. Les investisseurs craignent, comme pour la Grèce, que ces pays soient dans l'incapacité de rembourser leurs dettes.

De la Banque centrale à la Commission européenne, tous l'assurent pourtant: il n'y a aucun risque de contagion car les situations ne sont pas les mêmes.

Mais rien n'y fait. Il a suffit d'une rumeur sur la possibilité que l'Espagne puisse à son tour demander un plan de sauvetage pour que les marchés s'affolent en début de semaine.

Questions en suspens

"Il y a une inquiétude généralisée autour de la zone euro. Personne ne sait si le plan grec va permettre de réduire les déficits d'ici trois ans et ce que l'Europe fera si Lisbonne ou Madrid viennent frapper à la porte", analyse pour E24 Agnès Bénassy-Quéré, directrice du CEPII, centre de recherche en économie internationale.

"Les difficultés des Européens pour se mettre d'accord sur le plan de sauvetage ont aussi accentué les craintes autour d'un éclatement de la zone euro", ajoute l'économiste.

Sortie de la Grèce ?

Même si l'hypothèse est peu probable, des voix s'élèvent ainsi pour demander à ce que la Grèce sorte de l'UEM. Cela permettrait à Athènes de dévaluer sa monnaie et de mieux faire passer ses mesures d'austérité auprès de la population.

Mais un tel scénario enverrait un signal très négatif. "Une sortie de la Grèce serait pire pour les pays qui resteraient dans la zone euro que pour celui qui sortirait. Cela introduit l'idée que l'UEM n'est pas quelque chose de définitif et de stable. Les marchés perdraient toute confiance", explique Agnès Bénassy-Quéré.

Dans une lettre commune publiée jeudi dans le journal Le Monde, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont d'ailleurs exclu l'idée d'expulser un Etat membre de l'Union économique et monétaire. Pour préserver "l'unité de la zone euro".

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Le conflit libyen contraint l'AIE à puiser dans ses réserves stratégiques

De Eve SZEFTEL (AFP) – 23/06/2011

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hrQlW_NBqahkMbMYSm3vqh1r42Nw?docId=CNG.3766bbd869c61cbd76fb15523bf5d91c.7c1

PARIS — La guerre en Libye va contraindre les pays membres de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à puiser dans leurs réserves stratégiques de pétrole, une décision exceptionnelle visant à contrer les menaces de "pénurie" à l'entrée de l'été dans l'hémisphère nord.

"Pour la troisième fois de l'histoire de l'AIE, ses membres ont décidé de puiser dans leurs réserves" en mettant sur le marché "60 millions de barils de pétrole sur une période d'un mois,", a déclaré son directeur général Nobuo Tanaka lors d'une conférence de presse impromptue au siège de l'organisation à Paris.

Ceci "afin de répondre aux perturbations affectant l'approvisionnement en pétrole en provenance de Libye", qui ont privé le marché à fin mai de 132 millions de barils de pétrole brut, a-t-il ajouté.

L'agence, créée après le premier choc pétrolier, n'a touché à ses stocks stratégiques qu'à deux reprises, après l'invasion du Koweït par l'Irak en 1990 et après l'ouragan Katrina qui avait frappé les Etats-Unis en 2005.

Après ce prélèvement, les stocks stratégiques de l'Agence permettront encore de couvrir l'équivalent de 90 jours d'importations pétrolières des pays membres.

Outre la "poursuite de la crise libyenne", l'agence invoque la perspective d'une forte hausse de la demande de pétrole alors que s'ouvre la "saison automobile" dans l'hémisphère nord, allusion aux migrations estivales aux Etats-Unis et en Europe.

Au delà des circonstances, l'Agence se montre soucieuse de ne pas contrarier la "reprise fragile" de l'économie mondiale, sur laquelle l'envolée des cours depuis novembre fait peser une "menace inacceptable", selon M. Tanaka.

Immédiatement après cette annonce de l'AIE, les cours du pétrole se sont fortement repliés, lâchant plus de 8 dollars à Londres et près de 6 dollars à New York. Le baril de Brent de la Mer du Nord continuait toutefois d'évoluer non loin du niveau élevé de 110 dollars.

"L'AIE a totalement pris par surprise les investisseurs avec cette décision qui est une tentative pour faire baisser les cours", trop élevés aux yeux des pays consommateurs, a relevé Myrto Sokou, analyste du courtier Sucden.

L'AIE a également été contrainte à agir en raison de l'échec, le 9 juin à Vienne, des pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à s'entendre sur un relèvement de leurs quotas de production, fixés depuis janvier 2009 à 24,84 millions de barils par jour (mbj).

L'Arabie Saoudite avait toutefois indiqué son intention d'accroître sa production pour apaiser les tensions sur le marché.

M. Tanaka a indiqué que l'AIE avait été en "contact étroit" avec l'Arabie Saoudite et que son initiative visait à "assurer la transition" jusqu'à l'arrivée sur le marché des barils saoudiens, et ainsi "écarter tout risque de pénurie à court terme".

Dans le détail, les 28 membres de l'AIE, qui regroupe les pays industrialisés, libèreront 2 millions de barils par jour pendant une période de 30 jours, les premiers barils extraits des réserves stratégiques devant arriver sur les marchés à partir de la fin de la semaine prochaine.

Les Etats-Unis participeront à cet effort à hauteur de 50%, les pays européens de 30% et les pays asiatiques de 20%.
Le département américain de l'Energie a confirmé son intention de puiser 30 millions de barils dans ses réserves, actuellement au niveau "historiquement haut" de 727 millions de barils.

Il s'est dit prêt en outre à "prendre des mesures additionnelles, si nécessaire".

De son côté, "la France va contribuer au prorata de sa consommation, soit 3,2 millions de barils, ce qui correspond à environ 2% des stocks stratégiques français", a précisé le ministre de l'Energie Eric Besson.

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IEA releases oil reserves to prop up economy

By Muriel Boselli

PARIS | Thu Jun 23, 2011 2:01pm EDT

http://www.reuters.com/article/2011/06/23/us-iea-release-idUSTRE75M3AR20110623

(Reuters) - Oil consumer nations on Thursday announced a surprise release from strategic government petroleum stockpiles in a bid to push down fuel prices and underpin the global economy.

The 28-member International Energy Agency said it would release 60 million barrels a day over an initial 30 days to fill the gap left by the disruption to Libya's output.

The United States will provide half the volumes from its huge 727-million barrel crude reserve, about 1.5 days of U.S. consumption, with Europe supplying 30 pct in crude and refined products and the rest from Pacific OECD nations.

The release, only the third in the IEA's 37-year history, is a blow for the Organization of the Petroleum Exporting Countries and in particular for its biggest producer, Saudi Arabia, a close U.S. ally.

Despite Saudi efforts, the producer cartel failed to raise output at a meeting on June 8 leaving Riyadh to pump more unilaterally.

Before the OPEC meeting Riyadh had discussed a crude swap with the United States that would have seen U.S. reserves supplied to Europe, but failed to reach agreement.

"The move is significant as it represents a reach by member countries for the remedy of last resort to high prices," said U.S. energy analyst John Kilduff at Again Capital.

"Clearly the energy price spike is being cited as the reason for the economic slowdown and this is reaction to that. The Libyan outage provides good cover."

OPEC member Libya was exporting about 1.2 million bpd before the rebellion that brought its oil industry to a standstill.

"This supply disruption has been underway for some time and its effect has become more pronounced as it has continued," said the IEA. Libya was likely to remain off the market for the rest of 2011, it said.

"Greater tightness in the oil market threatens to undermine the fragile global economic recovery," the IEA said.

PRICE IMPACT UNCERTAIN

Oil prices traded $7.07 a barrel lower for benchmark Brent crude at $107.14 and U.S. crude fell $4.68 a barrel to $91.73 a barrel.

With world oil stocks at comfortably high levels by historical standards, oil analysts were divided on whether prices would fall further or not.

"I think the IEA is trying to act like a central bank," said Dominick Chirichella at New York's Energy Management Institute. "I don't think anyone will be comfortable being long oil ... We may see (U.S.) oil trading in the $80s very soon."

But Carl Larry at Blue Ocean brokerage in New York said prices might not have much further to fall.

"This is an economic stimulus ... in oil dollars," said Larry. "On the other hand I think we have confirmed the bottom of the oil market here at $109 for Brent and $90 for WTI."

DEPARTURE FOR IEA

The decision appears to represent a departure for the IEA from previous emergency releases and will not go down well with OPEC.

In the 1990-1991 Gulf conflict when Iraq invaded Kuwait much larger volumes of crude were shut. When Hurricane Katrina in 2005 hit U.S. refineries the IEA release consisted mostly of European refined products to the United States.

"There is no reason to do this," said a senior Gulf Arab OPEC delegate.

"The market is not short of supply. Kuwait and the Saudi Arabia have been raising production but there have not been many buyers. The IEA is just playing politics with the U.S."

Leading U.S. oil companies appeared to share that view.

The American Petroleum Institute which represents Exxon and Chevron among others said the plan was "ill timed" and "makes little sense" because there was no supply emergency.

IEA Executive Director Nobuo Tanaka said the action was intended to work in tandem with Saudi Arabia and other Gulf Arab producers.

"Our stocks release is intended to complement the action of those key producers to fill the gap. Together producer and consumers will have taken concrete steps," Tanaka said.

The agency will review the need for a further release in a month.

"The IEA will continue to watch further developments and we will use the next 30 days to reassess the situation," said Tanaka.

(additional reporting by Amena Bakr, Alex Lawler, Barbara Lewis, Salem Gebrekidan, Antonita Devotta, Timothy Gardner and Ayesha Rascoe, writing by Richard Mably)

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Instant view: IEA to release 60 million bbls oil from reserves

NEW YORK | Thu Jun 23, 2011 9:53am EDT

http://www.reuters.com/article/2011/06/23/us-energy-oil-iea-idUSTRE75M3FY20110623

(Reuters) - The International Energy Agency announced on Thursday it will release 60 million barrels of oil from strategic inventories.

The release will consist of 2 million barrels over 30 days. The U.S. Department of Energy said it will release 30 million barrels from its Strategic Petroleum Reserve as part of the IEA's 60 million barrel release.

Brent crude prices traded down more than $5 to $109 a barrel after news of the release.

ANALYST COMMENTS

HELEN HENTON, HEAD OF COMMODITY RESEARCH, STANDARD CHARTERED BANK

"It's a significant amount, we predict the increase in demand for OPEC crude will be up 1.4 million barrels per day for Q3 compared to Q2, so it's in excess of that. The timing is very strange though. It comes after the Saudis said they would increase output so it suggests they think this might not be enough. I think it will knock prices lower, I expect prices to be lower a month from now."

MATT SMITH, ANALYST AT SUMMIT ENERGY IN LOUISVILLE, KENTUCKY

"It's difficult to understand the logic behind why IEA is doing this now. The market was taken by surprise because this was after Trichet's comments this morning and the bearish news from the Federal Reserve.

"We already knew that the market would tighten in the second half of the year. This is a preemptive measure to keep prices below triple digits on WTI crude.

"If they are going to release the 60 million barrels over a course of a few months, then they will be matching off the Libyan outage. Still, it would have made more sense if they did this immediately after the OPEC meeting. It looks like they missed their opportunity there. We were led to believe that OPEC was going to increase supply."

CHRISTOPHE BARRET, OIL ANALYST, CREDIT AGRICOLE CORPORATE AND INVESTMENT BANK

"It's a question of need. I'm not sure we need more oil. There's been weakness of demand and I don't see what the release of 60 million barrels of oil adds to the market. We don't need it in terms of levels of stocks, we are 35 million barrels above the five year average already. It's the equivalent of two months Libyan production, so I'm not sure it will make much difference."

RICHARD ILCZYSZYN, SENIOR MARKET STRATEGIST AT LIND-WALDOCK IN CHICAGO

"Its a shot in the arm. Anybody who has got oil is going to start covering and that's why we're seeing the markets falling.. this is likely going to spread to equities and other markets as well, as the commodities market takes a break."

CHRIS JARVIS, SENIOR ANALYST, CAPROCK RISK MANAGEMENT, HAMPTON FALLS, NEW HAMPSHIRE

"Today's IEA announcement that there will be a release of 60 million barrels of crude stocks with the U.S. accounting for 30 million barrels is more of a reflection over concerns of a slowing global economy versus supply disruptions. Clearly the energy complex is trading down on the news as traders digest it.

"Historically the release of strategic energy reserves have produced the opposite effect, with markets typically trading higher. However, given the recent sluggish global economic data, we believe many will view this move as a way to 'jawbone' the markets lower to take pressure off consumers, a sign of weakness."

OMER ESINER, SENIOR MARKET ANALYST, COMMONWEALTH FOREIGN EXCHANGE, WASHINGTON

"It could be a signal of the overall the level of concern about a slower global economy. We're seeing the euro pare some losses, but in the long run, if anything, lower oil prices should be a euro negative, as it has been energy and food prices driving euro zone inflation. This may be a knee-jerk, risk-positive reaction."

DOMINICK CHIRICHELLA, ENERGY MANAGEMENT INSTITUTE, NEW YORK

"I think the IEA is trying to act like a central bank. I suspect they are thinking they need to hold less oil in storage right now, but the risk here I think is oversupply. With the IEA dumping 2 million barrels a day onto the market I don't think anyone will be comfortable being long oil. I think U.S. oil prices will trade in the $85 to $92 a dollar range going forward. We may see oil trading in the $80s very soon."

"I see oil demand underperforming a lot of the estimates out there since the economy seems to be going south. Bernanke's speech was bearish yesterday about the US economy, and there's no Fed solution left; the Bernanke put is gone now. Chinese PMI data overnight was negative; manufacturing is slowing; Europe is a mess and Greece could be a disaster for Europe's banks."

"Saudi Arabia meanwhile is saying it will produce more oil, and it when the Saudis say that, they usually do it. More Libyan output is also likely to come into play."

STEPHEN SCHORK, EDITOR, THE SCHORK REPORT, VILLANOVA, PENNSYLVANIA

"The market is going crazy because of the IEA numbers. Looks like we're headed below $90/ barrel."

JOHN KILDUFF, PARTNER, AGAIN CAPITAL LLC

"The move is significant, as it represents a reach by member countries for the remedy of last resort to high oil prices. Clearly, the energy price spike is being cited as the reason for the economic slowdown and this is a reaction to that. The Libyan outage provides good cover."

ROBERT MONTEFUSCO, OIL TRADER, SUCDEN FINANCIAL

"I'm really surprised. Everyone's been saying they've got enough stocks. This should keep WTI under the $100 (per barrel), but really we want Brent there, and this should help.

HARRY TCHILINGUIRIAN - BNP PARIBAS, HEAD, COMMODITY MARKETS STRATEGY

"The consumer-producer dialogue is going to run into some troubled waters as Saudi has begun to increase its production. The incentive to raise production is now lessened. In the end, stocks are only a short term solution"

CARL LARRY, DIRECTOR OF ENERGY DERIVATIVES AND RESEARCH, BLUE OCEAN BROKERAGE, NEW YORK, NY

"This is an economic stimulus ...in oil dollars. And since its a global move, it should have a nice carry effect if it works.

"On the other hand, I think we have confirmed the bottom of the oil market here at $109 for Brent and $90 for WTI. I am not sure where we can find much more bearish news; even if Libya were to be resolved, the IEA would (or could) rescind the mandate and we're at no change in supply."

PHIL FLYNN, ANALYST FOR PFGBEST RESEARCH IN CHICAGO

"The last precipitous drop was because the market was rightly expecting the IEA to announce they were going to release some reserves. The release of the 60 million barrels will take some heat off the market as this is coming after QE II and a dismal outlook for demand.

"With Jean- Claude Trichet warning the Euro zone is flashing red, the weak manufacturing data out of China and Bernanke's bleak outlook, demand is falling but now we have more oil in the market."

TOM BENTZ, DIRECTOR, BNP PARIBAS COMMODITY FUTURES, INC, NEW YORK, NY

"That's what the market was worried about. We've already fallen in anticipation of the stockpile release. The 60 million barrels is not one day's worth of supply but still a lot of supply. Its would cover more than what we're losing from Libya."

"The reason why prices has stabilized a bit after the news is because traders were afraid the stockpile release may actually be larger."

TOM PORCELLI, U.S. ECONOMIST, RBC CAPITAL MARKETS, NEW YORK

"This is actually generally good news. This wasn't expected. No-one expected the IEA to release 60 million barrels of oil. Whatever movement we saw in Treasuries prior to that claims number is likely to unwind. Whatever fear the market had anticipated surrounding that press conference is unfounded."

GENE MCGILLIAN, ENERGY ANALYST, TRADITION ENERGY, STAMFORD, CONNECTICUT

"Obviously the release of barrels is contributing to the fallout from Fed comments about the economy and ECB president comments about European credit. The market is in freefall.

"With more oil being put on the market the price is under pressure... and that goes to say that this is the light sweet crude we need and not the heavy crude. The lower economic growth outlook and higher unemployment and that we're going to keep our interest rates lower for a long time is contributing to this."

(Reporting by Selam Gebrekidan, Antonita Devotta, Emily Flitter, Jeanine Prezioso, Ikuko Kurahone, Simon Falush, Joshua Schneyer, Steven C. Johnson, Eileen Moustakis, Alex Lawler)
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« Répondre #24 le: 22/06/2011 - 20:33:32 »

Ardèche: Le corps calciné de la joggeuse identifié, une information judiciaire doit être ouverte jeudi

Créé le 22/06/2011 à 20h40 -- Mis à jour le 22/06/2011 à 20h44
http://www.20minutes.fr/article/746117/ardeche-corps-calcine-joggeuse-identifie-information-judiciaire-doit-etre-ouverte-jeudi

ENQUÊTE - Une marche à la mémoire de Marie-Jeanne doit être organisée en fin de semaine par les lycéens de l'établissement où elle était scolarisée...

Le corps calciné découvert mardi à Tournon-sur-Rhône (Ardèche) est bien celui de Marie-Jeanne Meyer, la joggeuse de 17 ans disparue depuis samedi soir, a annoncé mercredi le procureur de la République de Privas. La piste criminelle est privilégiée et une information judiciaire sera ouverte jeudi sur cette affaire, a déclaré Christophe Raffin lors d'une conférence de presse.

«Je vous indique que, effectivement, c'est le corps de Marie-Jeanne», a-t-il déclaré, précisant qu'il fondait ses dires sur les résultats des tests ADN. Des analyses complémentaires seront effectuées «pour avoir éventuellement des pistes de connaissance ou d'orientation sur les circonstances du décès», a-t-il ajouté. Le corps très abîmé de la jeune femme, retrouvé à proximité de ses lunettes et de son baladeur MP3, a été découvert mardi en contrebas d'une falaise dans une fosse creusée en forme de carré.

La piste criminelle privilégiée

«La piste criminelle, qui était déjà privilégiée depuis mardi, l'est totalement», a dit le procureur à la presse. «Elle se transformera demain en ouverture d'une information judiciaire pour relayer, continuer les investigations entreprises.» Le procureur a précisé qu'un homicide commis par un chasseur ou un rôdeur n'était qu'une hypothèse parmi d'autres.

«Toutes les pistes possibles sont exploitées jusqu'à l'ouverture de l'information, puis seront continuées, persévérées ou fermées, comme on le fait dans le cadre des procédures de cette nature-là», a-t-il dit. Un habitant de Tournon avait dit aux enquêteurs avoir aperçu des flammes dans la nuit de samedi à dimanche. C'est à l'endroit indiqué par ce témoin qu'ont été retrouvés les effets de la jeune fille et le corps calciné. Une marche à la mémoire de Marie-Jeanne doit être organisée en fin de semaine par les lycéens de l'établissement où elle était scolarisée.

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Joggeuse disparue en Ardèche

Marche pour Marie-Jeanne : Deux jeunes fauchés par un camion


Par F. D.  Publié le 25 juin 2011

http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/marche-pour-marie-jeanne-deux-jeunes-fauches-par-un-camion-112985.html

Tandis que des milliers de personnes participaient hier à une marche silencieuse, deux jeunes sont morts écrasés.

Une malédiction. Vendredi, tandis que plusieurs milliers de personnes étaient réunies dans le centre de Tournon-sur-Rhône à l’occasion d’une marche silencieuse en hommage à Marie-Jeanne Meyer, cette lycéenne dont le corps a été retrouvé carbonisé mardi soir, un terrible accident se produisait non loin.

A quelques centaines de mètres du cortège, dans Tain-l’Hermitage, petite commune limitrophe, deux jeunes qui circulaient à vélo ont été fauchés par un camion. Le drame est survenu à 13 h 35, « en plein centre du village, quasiment devant l’hôtel de ville », ont indiqué les pompiers.

Selon la gendarmerie, « la jeune fille, 19 ans, est morte décapitée, et le garçon, 20 ans, gravement blessé, a été médicalisé sur place ». Il n’a pas survécu.

Tout porte à croire que les deux jeunes gens se rendaient à la marche. Quoi qu’il en soit, « la charge émotionnelle étant très lourde au regard de l’affaire Marie-Jeanne, on a dû ouvrir un accueil à l’hôtel de ville de Tain-l’Hermitage pour s’occuper d’une dizaine de personnes très choquées », ont expliqué les pompiers.

Zone escarpée

Marie-Jeanne avait disparu samedi après être partie faire un jogging dans la campagne, sur les hauteurs de Tournon, à proximité du hameau où réside sa famille. Son corps partiellement carbonisé a été découvert mardi par les gendarmes dans une zone boisée et escarpée des environs. Jeudi, le parquet d’Avignon a ouvert une information judiciaire contre X pour homicide volontaire.

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Hommage à Marie-Jeanne : Deux jeunes fauchés

Publié le 24 juin 2011 à 17h10 Par Actu France-Soir

http://www.francesoir.fr/actualite/faits-divers/hommage-marie-jeanne-deux-jeunes-fauches-112909.html

Une jeune femme a perdu la vie, renversée par un camion en se rendant à la marche en hommage à Marie-Jeanne Meyer. Son ami est dans un état critique.

Elle, est morte sur le coup, décapitée. Pour lui, le pronostic vital est engagé. Vendredi en début d'après-midi, deux jeunes de 19 et 20 ans ont été renversés par un poids-lourd à Tain-l'Hermitage (Drôme).

Ils se rendaient à la marche blanche organisée en hommage à Marie-Jeanne Meyer, la lycéenne de 17 ans dont le corps calciné a été retrouvée mardi, trois jours après être qu'elle soit partie pour un jogging.

Selon la gendarmerie, « le camion leur a roulé dessus ». Le jeune homme, grièvement blessé, est pris en charge sur place.

Une quinzaine de témoins ont assisté à la scène. « On a dû ouvrir un accueil à l'hôtel de ville de Tain-L'Hermitage pour s'occuper d'une dizaine de personnes très choquées », ont indiqué les pompiers.

La charge émotionnelle est très lourde, dans une région qui a connu l'inquiétude, teintée d'espoir, puis l'horreur, et s'enfonce désormais dans la psychose.

La découverte du corps n'a pas entraîné la fin des recherches, les gendarmes restant sur la piste de différents indices pouvant les mener au tueur. Plus de 150 enquêteurs sont toujours à pied d'œuvre sur le terrain dans un ballet d'hélicoptères, de voitures et de gendarmes évoluant à pied.

Le tueur "est du coin"

Pour le procureur de Privas, « la piste criminelle ne fait aucun doute ». Pas de doute non plus pour les habitants de Tournon-sur-Rhône, persuadés que seul l'un des leurs pouvait connaître la fosse à gibiers difficile d'accès où le corps a été dissimulé. Des examens complémentaires ont été effectués pour déterminer les circonstances du décès. D'après le Dauphiné Libéré, les premiers résultats de l'autopsie pratiquée jeudi indiquent que le corps de Marie-Jeanne Meyer a été brûlé post-mortem.

Ce vendredi après-midi, de 14 heures à 18 heures, ses camarades du lycée Gabriel-Faure organisaient une marche en mémoire de la jeune fille de 17 ans. L'une d'entre elles a par ailleurs créé une page Facebook dédiée au sujet. La majorité des commerçants du village ont baissé leur rideau à cette occasion, indique le site du Dauphiné Libéré. Le cortège, ouvert par des camarades de classe brandissant trois grands portraits de la jeune fille suivis du maire de la ville, Frédéric Sausset, et du proviseur du lycée, Patrick Chateaux, rassemblait lycéens et habitants de Tournon et des environs. Les participants, dont bon nombre étaient vêtus de hauts blancs et arboraient des portraits de la victime, portaient aussi des fleurs blanches ou des roses. Le cortège s'est ébranlé vers 14 heures. La marche doit se terminer dans la cour d'honneur du lycée professionnel Gabriel Faure, où la jeune fille était élève en classe de première ES. Des prises de parole suivront le dépôt de fleurs.

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Une ado tuée pendant l'hommage à la joggeuse

Par LEXPRESS.fr, publié le 24/06/2011 à 15:10, mis à jour à 15:23
afp.com/Philippe Desmazes

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/une-ado-tuee-pendant-l-hommage-a-la-joggeuse_1005949.html

Un deuxième cycliste est grièvement blessé. Ils étaient à proximité du cortège organisé en hommage à Marie-Jeanne, lorsqu'ils ont été percutés par un camion.

Deux adolescents qui se rendaient à vélo à la marche blanche organisée ce vendredi en hommage à Marie-Jeanne Meyer, la joggeuse retrouvée morte mardi, ont été renversés par un poids-lourd à Tain l'Hermitage (Drôme), selon France Info.
  
Selon le Dauphiné libéré, la cycliste est morte sur le coup, décapitée par le camion. Le second cycliste, âgé d'une vingtaine d'années, grièvement blessé, est pris en charge sur place.

L'accident s'est produit à quelques dizaines de mètres de l'endroit où devait débuter à Tournon, juste de l'autre côté du Rhône, la marche silencieuse pour Marie-Jeanne. Une quinzaine de témoins ont assisté à la scène.
 
"La charge émotionnelle est très lourde, avec l'écho à cette affaire de Tournon. On a dû ouvrir un accueil à l'hôtel de ville de Tain-L'Hermitage pour s'occuper d'une dizaine de personnes très choquées", ont indiqué les pompiers.  

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Ardèche > Découvrir Bourg St Andéol > Patrimoine > Bas-relief du Dieu Mithra

Bas relief du dieu mithra


http://fr.wikipedia.org/wiki/Culte_de_Mithra

http://www.bsa-ville.fr/Bas-relief-du-Dieu-Mithra

A l’époque romaine, ce bas-relief constitue le fond du temple du dieu Mithra sculpté à même le rocher, entre les deux sources, au cœur du Vallon de Tourne.

On voit le jeune dieu enfonçant le poignard dans le cou du taureau. Par ce sacrifice, il assure le salut du monde menacé par les forces du mal représentées ici, par le serpent et le scorpion. De l’animal jaillit une vie nouvelle, illustrée par l’épi de blé que l’on distingue à l’extrémité de la queue du taureau. Le soleil et la lune à l’extérieur de la scène donnent une dimension cosmique au sacrifice.

Aux IIe et IIIe siècles, le culte de Mithra, d’origine iranienne, réservé aux hommes, est très répandu dans le monde romain.

Exceptionnel Bas relief mithraÏque dans son environnement d'origine, très rare : seulement 5 en Europe. Le culte de Mithra, d'origine iranienne, est très répandu dans le monde romain au IIe et IIIe siècles.Dans le vallon de tourne entre deux sources et à même le rocher, le bas relief du dieu mithra constitue le fond d'un ancien temple romain. Le dieu mithra apparaît sous la silhouette d'un jeune homme égorgeant le taureau qu'il chevauche. Par ce sacrifice, il assure le salut du monde menacé par les forces du mal, représentées par le serpent et le scorpion. De l'animal jaillit une vie nouvelle illustrée par l'épi de blé que l'on distingue a l'extremité de la queue du taureau. Le soleil et la lune, à l'exterieur de la scène, donnent une dimension cosmique au sacrifice. .

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La religion des druides. Civilisation Celte

http://www.dinosoria.com/druide.htm

Les Romains ont conquis la Gaule au Ier siècle avant notre ère. Ils s’attachent alors à anéantir l’influence des druides qui sont des chefs charismatiques auprès des populations.

On peut y voir un parti pris politique. Cependant, il peut également s’agir d’une mesure de précaution face à un culte gaulois et des chefs religieux qui étaient beaucoup moins inoffensifs qu’on le croit.

En effet, tout le monde a en tête l’image du druide, d’un âge vénérable, cueilleur de gui, popularisé par les bandes dessinées.

Mais, la réalité est beaucoup moins folklorique. Sacrifices humains et intolérance faisaient partie de la tradition druidique.
 
La civilisation Celtique

Vers 480 avant notre ère, les Celtes entrent dans l’ère de la Tène. Déjà implantés en Europe centrale et occidentale, ils commencent dès 400, à descendre vers le sud et s’installent en Gaule cisalpine.

Longue de 4 siècles environ, cette ère s’achèvera avec la conquête de la Gaule par César.

Grecs et Romains mentionnent l’existence de peuplades barbares, qu’ils nomment Celtes (Keltoi, en grec) ou Gaulois (Galli, en latin).

Ils signalent également la présence, dans les forêts gauloises, de toutes sortes d’animaux légendaires. Ils dépeignent ces barbares sous les traits peu flatteurs d’ivrognes sales et brutaux.

Mais, surtout, les Romains ont peur des Gaulois qui font de fréquentes incursions, allant même jusqu’à Rome, dont ils s’emparent vers 390. Les Gaulois effrayaient les Romains, car ils combattaient presque nus. En revanche, ils étaient équipés d’un armement de qualité.

C’est donc en réalité une vision partiale et non un compte-rendu objectif.

Dieu guerrier gaulois en tôle de bronze (Ier siècle avant notre ère)

Beaucoup de notions répandues sur « nos ancêtres les Gaulois » ont reposé sur cette vision déformée.

Les Celtes ou les Gaulois possédaient une cavalerie redoutable que César dut affronter. Ils possédaient également des chars de guerre.

La culture celte se fonde sur deux ressources très précieuses : les métaux et le sel.

La vocation guerrière des Celtes est indéniable.

Le sel servait à conserver la viande et le poisson, donc d’en faire le commerce. C’était par ailleurs une « monnaie » d’échange très recherchée.

L’art celte est le plus riche des arts barbares. Les Celtes fabriquent ou achètent de superbes vases et chaudrons, les situles (sceaux) ornent leurs casques et leurs épées.

Casque d'Amfreville en bronze et acier ciselé (IVe siècle avant notre ère, Musée de Saint-Germain-en-Laye)

Surtout, ils se parent de somptueux bijoux.

Torque en fer plaqué argent. Les torques servaient de talisman aux guerriers

Les langues celtiques ne se sont maintenues de nos jours qu’en Bretagne et dans les îles Britanniques (Irlande, Pays de Galles, Ecosse, Île de Man).

Le Breton n’est pas le descendant du Gaulois mais une langue celtique apportée au Moyen-Âge par des réfugiés des îles Britanniques.

Le Gaulois lui-même est assez mal connu car il n’était pas écrit. Il n’a survécu que sur quelques rares inscriptions funéraires en alphabet grec (le gallo-grec) ou latin.

Les guerriers celtes sont présentés comme des hommes grands, à la carnation claire. Ils avaient les cheveux blonds dont ils accentuaient la couleur par des lavages dans de l’eau de chaux.

Les Celtes étaient avant tout un peuple de migrants et de guerriers mais ils n’avaient rien des barbares assoiffés de sang décrits par les Romains. Du moins, leurs traditions religieuses n’étaient pas plus barbares que celles d’autres peuples.

Le culte de la violence

La société gauloise est dominée par les druides et les guerriers. Mais ne croyez pas que les guerriers semaient la mort pendant que les druides coupaient le gui avec des faucilles d’or.

Le druide a pour mission d’apprendre le meurtre et l’usage de la force aux guerriers.

Cet enseignement est fondé sur l’initiation à la mort que l’on doit pouvoir donner sans faillir mais aussi recevoir sans faiblesse.

Illustration d'un guerrier gaulois

La religion des druides enseigne que chaque homme possède une âme immortelle, qui passe, lors du décès, dans le corps d’un autre homme.

Il ne faut donc pas craindre l’étape qui marque la fin d’une vie, ni hésiter à la devancer dans des combats afin de susciter l’admiration de l’adversaire et de satisfaire les dieux par son propre sacrifice.

Pour arriver à la perfection dans cette culture de la violence, les jeunes guerriers sont regroupés par classe d’âge et coupés du monde des adultes.

Ils apprennent les techniques de la chasse ainsi que du combat à mains nues.

Casque en fer surmonté d'un vautour en bronze. L'oiseau avait pour fonction, à la fois militaire et magique, d'épouvanter l'ennemi (IVe siècle avant notre ère, Musée d'histoire de Bucarest)

On ne sait que peu de choses sur l’enseignement des druides car ces derniers interdisaient toute écriture. Les jeunes qui se préparaient à devenir druide suivaient un long enseignement qui nécessitait une grande mémoire.

Ils devaient apprendre par cœur tous les textes sacrés.

Les sacrifices humains

César, dans « la Guerre des Gaules », souligne la barbarie de la société, et en donne pour exemple l’existence de nombreux sacrifices humains.

Les sacrifices humains sont pratiqués pour chaque occasion. Ceux qui sont destinés à honorer les dieux suivent un rituel spécifique.

Ainsi, lorsque l’on immole une victime en l’honneur de Teutatès, le dieu de la Guerre et des Peuples, on la noie dans un tonneau rempli d’eau.

Le dieu Esus, autre dieu de la guerre très sanguinaire, est honoré par des pendaisons.

Les victimes que l’on voue à Taranis, dieu du Ciel et du Tonnerre, sont enfermées dans un immense colosse en osier ou en foin qui, placé sur un bûcher, est enflammé par un druide.

Sont immolés des volontaires, des criminels ou des prisonniers de guerre, mais aussi parfois, s’il n’y a pas d’autre choix, n’importe qui.

Gravure du 19e siècle

Le départ pour la guerre est une autre occasion de célébrer de tels rites. C’est le moment où intervient un personnage clé de la société gauloise, la devineresse ou prêtresse, chargée de sacrifier une victime avant le combat afin d’en connaître l’issue.

L’officiante fait monter la victime par une échelle au sommet d’un immense chaudron, et la poignarde en faisant jaillir son sang sur les parois.

Le sang, coagulant, laisse des marques sur les bords du récipient : la devineresse est chargée de les interpréter.

La couleur, la consistance, la direction des traces sanglantes sont autant de signes prophétiques.

Quand ces signes sont difficiles à lire, la prêtresse renouvelle l’opération avec une autre victime et continue ainsi tant qu’elle n’est pas en mesure de donner une réponse.

Au fond du chaudron, le sang des différentes victimes reste liquide et s’accumule. Lorsqu’il y en a assez, la femme s’empare d’une louche et asperge la foule des guerriers, fanatisés par la cérémonie et prêts à mourir au combat.

Le dieu Cerrunus aux bois de cerf (Ier siècle avant notre ère, Musée national Copenhague)

Le panthéon des dieux celtes nous est encore très obscure et fragmenté. Le dieu Lug était probablement le dieu de la fertilité.

La triade divine composée par Taranis, Esus et Teutatès trouve son équivalent chez les Romains avec Jupiter, Mars et Mercure.

Le point de vue de César

Extrait de la Guerre des Gaules, livre VI, 13 et 16

« Les druides s’occupent des choses de la religion, ils président aux sacrifices publics… » ;

« Tous ces druides obéissent à un chef unique… » ;

« Chaque année à date fixe, ils se réunissent en un lieu consacré, dans le pays des Carnutes, qui passe pour occuper le centre de la Gaule… »

« Les gaulois pensent qu’on ne saurait apaiser les dieux immortels qu’en rachetant la vie d’un homme par la vie d’un autre homme et il y a des sacrifices de ce genre qui sont d’institution publique »

Pilier sculpté. Il ne s'agit plus d'un menhir mais d'une stèle monumentale liée à la religion celtique (IVe siècle avant notre ère)

« Certaines peuplades ont des mannequins de proportions colossales faits d’osier tressé, qu’on remplit d’hommes vivants : on y met le feu. »

Les découvertes archéologiques

Grâce aux découvertes réalisées dans les années 60 à Gournay-sur-Aronde (Oise), on peut décrire le calendrier de sacrifices dans une peuplade belge, les Bellovaques, chez qui ces sacrifices sont liés aux saisons et aux grandes fêtes.

On y a retrouvé un sanctuaire impressionnant, entouré d’un fossé et d’une palissade sur laquelle étaient fichées en trophée les armes prises à l’ennemi.

A l’intérieur se trouvaient un petit temple en bois ainsi que des fosses destinées au sacrifice des animaux et des hommes.

A Ribemont-sur-Ancre (Somme), les crânes et les ossements de nombreux guerriers ont été découverts, parfaitement rangés en pile.

Les archéologues ont calculé que 1 000 personnes au moins avaient été sacrifiées dans ce sanctuaire.

A Saintes, en 150 de notre ère, un sacrifice est accompli : 17 personnes y trouvent la mort. Parmi elles, il y a trois enfants.

Les adultes ont été tués par décapitation.

Dans les temples du Midi, à Roquepertuse ou à Entremont, des portiques en pierre étaient ornés de crânes de guerriers cloués.

Reconstitution du portail en pierre d'un sanctuaire

César n’a pas menti. Les druides avaient bien pour fonction d’organiser les sacrifices humains.

Les empereurs ont proclamé dès l’annexion de la Gaule la suppression des druides et ont interdit les sacrifices.

Cependant, cette pratique ne disparaît totalement qu’au IVe siècle de notre ère.

Les sacrifices humains ont révolté César mais ils existent dans bien d’autres civilisations.

A Carthage, cité ennemie de Rome, on immole des nouveau-nés au dieu Ba’al Hamon « le dieu du brasier ».

Dans la tradition hindoue, les femmes dont le marin vient de mourir doivent s’immoler dans le brasier.

Chez les Aztèques, un guerrier était honoré de mourir sur la pierre de sacrifice. Lors des cérémonies, on pratiquait également l’anthropophagie.

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Le culte de Mithra et sa diffusion

http://antique.mrugala.net/Rome/Religion%20romaine/Religion_romaine_8_Le_culte_de_Mithra.htm

Le culte de Mithra est connu dans le monde romain dès la seconde moitié du Ier siècle de notre ère. D'origine indo-européenne, 2 000 ans sépare le Mithra iranien, qui n'était pas si éloigné des ancêtres des dieux du panthéon grec et romain, des premières représentations du Mithra tauroctone. La difficulté vient du fait que l'on ne sait pas trop comment le dieu iranien est passé dans le monde grec, ni comment il s'est transformé dans son rituel pour devenir le pivot d'un dieu à mystères.

Dans la littérature védique, " Mithra est un dieu bienveillant, proche des hommes, un dieux lumineux et juste, qui donne la végétation luxuriante, la concorde et la santé " (R. Turcan), en sanscrit mitra signifie ami, amitié, comme le mihr persan.

Le Mithra iranien aurait également des prérogatives de la guerre, le Xe Yasht (hymne), texte datant du règne de Cyrus l'Ancien, soit le VIe s. av. J.C., l'invoque aussi comme un " dieu combattant ", et comme un " dieu solaire ".

Après une éclipse, Mithra réapparaît dans l'épigraphie des rois perses à dater d'Artaxerxès II Mnémôn (405-359 av. J.C.), il y était un dieu des armées en même temps qu'un dieu de la justice divine. Mithra a gardé de nombreux fidèles malgré l'effondrement de l'Empire perse dans les aristocraties iraniennes d'Asie Mineure, la dynastie parthe des Arsacides, l'inclut parfois dans les noms de ses rois, comme Mithridate Ier le Grand, ce nom signifiant " donné par Mithra ".

Plus près de notre période, des officiers de Mithridate ont encadré ces pirates ciliciens qui pour Franz Cumont auraient introduit les mystères de Mithra à la fin de la République.

Ce long cheminement a fortement marqué le culte de Mithra pour en faire ce qu'il est à l'époque de l'Empire romain, sachant cela, une série de questions s'imposent à nous : quels sont les grands traits du culte de Mithra ?, qu'est-ce qui fait de ce culte un culte un mystère réservé à des initiés ?, et quel a été son impact socio-politique mais aussi géographique ?.

Pour tenter de répondre à ces questions nous disposons d'un certain nombre de sources. Les sources littéraires directes sont quasi inexistantes, seule des auteurs, souvent chrétiens, comme Tertullien ou Jérôme (lettre 107) nous apportent des indications. Les sources épigraphiques sont plus nombreuses, on a retrouvé un nombre important de dédicaces, d'inscriptions concernant le culte de Mithra. Une autre source importante pour l'étude de ce culte nous est apportée par l'archéologie, de nombreux lieux de cultes ont en effet été retrouvés.

I- Les origines

A. Dieu originaire de Perse

La religion perse repose sur l'opposition entre le dieu du mal et le dieu du bien, Mithra est au service du dieu du bien. Il est né d'un rocher, Natalis invictus. Mithra est vu comme une divinité de la lumière, protecteur de la vérité, il est représenté sur un char tiré par quatre chevaux et parcourant les espaces du firmament. Son culte, dès l'origine, est soumis à un cérémonial religieux, qui se retrouve dans le cérémonial romain.

B. Hellénisation du culte et premiers contacts

Mithra est d'abord exclu du monde helléniquecar il est perse. Il faut attendre le rôle des mages helléniséspour voir fleurir ce culte dans des provinces orientales, en Arménie, en Commagène. Cette religion gagne l'Occident à l'époque des Flaviens

II- Les fondements du culte de Mithra

Les fondements du culte de Mithra sont au moins au nombre de trois, le premier est le lieu lui-même, particulier à cette religion, la liturgie est tout autant singulière, c'est sur l'iconographie que reposait l'essentiel de l'instruction des fidèles.

A. Le Mithraeum

Les Mithraea ne sont pas des temples, même si certaines inscriptions parle de templum. Ils sont tous conçus sur une même base architecturale. Dans tous les Mithraea, on trouve une sorte de pièce de réunion, de part et d'autre de celle-ci des banquettes ont été construites, elles sont suffisamment larges pour que les participants puissent s'y tenir allonger, accoudés sur le rebord, de la même façon que dans un triclinum. Le Mithraeum est donc une salle à manger pour des repas pris en commun. Les convives sont placés de telle façon qu'ils ont la tête tournée vers le fond de la salle, en direction de l'image de Mithra tauroctone, image peinte mais le plus souvent sculptée. Le Mithraeum est un lieu de communion entre les hommes et Mithra. Les Mithraea sont construits, quand la typologie le permet, dans des grottes (Epidaurum en Dalmatie ou Kreta en Bulgarie), ou en appuyant l'édifice à une paroi rocheuse (Bourg-Saint-Andéol dans l'Ardèche). Dans les cas, où le terrain ne se prête pas à ce type d'installation, le Mithraeum est construit de telle façon que le sol de la pièce soit en contrebas de la porte d'entrée (Londres), et afin de simuler la grotte, le plafond est stuqué en forme de voûte. Dans tous les cas l'implantation d'un nouveau Mithraeum suppose une source d'eau à proximité, ou pour le moins un puit, et à défaut une réserve d'eau, ce qui explique qu'à côté des braseros retrouvés dans les Mithraea, il y avait des vases à eau (mais aussi à vin). L'aménagement de cette pièce est complété par un ou plusieurs autels, le principal ou " maitre-autel " se trouvant devant l'image de Mithra tauroctone, ou la supportant (Saint-Clément à Rome). La décoration des Mithraea est très importante pour le culte. Le plafond est souvent peint à l'image du firmament. Certains sont percés de cavités, au nombre de sept, symbolisant les planètes (Saint-Clément à Rome). À côté du sanctuaire, les mithraea comportaient un certain nombre d'annexes, dont les fonctions ne sont pas précises. La taille des cryptes nous apportent des renseignements assez précis quand à l'importance des communautés, la plupart des cryptes ont des dimensions modestes, comme la " Casa di Diana " à Ostie (5 m) où celle de Sarrebourg (6,2 m), la plus grande étant celle du Mitraeum III de Carnuntum (Vienne) avec 23 m de long. Au total les groupes ne devaient guère dépassé en moyenne une vingtaine de personnes, qu'un lien très fort unissait.

Ce lieu de culte particulier reflète ce que Robert Turcan a appelé la " liturgie ordinaire ".

B. " La liturgie " ordinaire " "

Cette liturgie est constituée du repas pris par les mystes avec Mithra, prolongeant ainsi le repas qui avait scellé l'alliance entre le soleil et Mithra. Il était fait sur la base du sacrifice d'animaux : volatiles, chèvres, bovidés, sangliers, etc.. Lors de ces repas, le pain et l'eau étaient consacrés, cette précision nous est apportée par Justin le Martyr. Mais on buvait également du vin et on mangeait la viande des animaux sacrifiés. Les places des participants dans la crypte lors de ces repas correspondaient probablement à l'ordre des grades. Mais avant les repas, une sorte de catéchèse est faite, mettant en lumière tel ou tel moment de la geste divine (sacrifice du taureau à l'équinoxe de printemps).

Cette éducation se fait sur la base d'une riche iconographie mithriaque.

C. L'iconographie mithriaque au service du culte

Cette iconographie ne constitue pas un décor gratuit, mais bien une dogmatique illustrée qui légitimait la liturgie comme le souligne Robert Turcan. Chacun des éléments sert à "l'éducation" des mystes.

Si l'on s'intéresse par exemple à la représentation du Mithra tauroctone, qui se retrouve dans tous les mithraeum, même si il existe des différences de style, elles répondent à un certain nombre de constantes :

au centre, le dieu, habillé à la perse et portant le bonnet phrygien maintient le taureau au sol, il tient un couteau dans la main gauche qui est planté au " défaut de l'épaule ", parfois ce coutelas est tenu en l'air,

mais le plus symbolique pour les mystes, ce sont les représentations autour de ce groupe central, on trouve ainsi de part et d'autre, Cautés et Cautopatès, (des dadopores, porteurs de torches), le premier représente le soleil levant, le second le soleil couchant,

un corbeau perché sur un rocher, il représente le messager du soleil, prescripteur de l'immolation

par la présence du chien venu sucer le sang, le scorpion qui pince les testicules du taureau, les épis de blé qui s'épanouissent sur la queue du taureau, c'est tout le monde varié des vivants qui est associé à la tauroctonie. (sang et sperme sont symboles de vie, de force, de courage)

Bien souvent cette tauroctonie est entouré par un nombre important de scènes, peintes, évoquant les étapes d'une histoire du monde, ou encore de stèles dont certaines sont bifaces exposant aussi d'un côté la tauroctonie, de l'autre le repas sacramentel du Soleil et de Mithra.

Le décor du Mithraeum situé sous l'église S. Prisca de l'Aventin à Rome reflète les fastes des cérémonies célébrées, on y voit les mystes revêtus de leurs ornements liturgiques participer à une procession qui aboutit à la grotte abritant Mithra et Sol.

Parfois des scènes mystériques (d'initiation) sont représentées (Mithraeum de Capoue).

Le sol aussi sert de support, ainsi dans le mithraeum ostien de Felicissimus, les mosaïques du sol représentent les attributs et les symboles planétaires des sept grades de l'initiation.

Ainsi cette iconographie qui est stable dans son fondement se retrouve d'un mithraeum à un autre, l'adepte de Mithra retrouve ainsi partout selon Robert Turcan, la même " "bible" illustrée ".

Le culte de Mithra n'est pas ouvert au tout venant, il exige une initiation à la fois pour être un simple fidèle, mais aussi pour les desservants.

III- Les rituels initiatiques

A. La hiérarchie sacerdotale

Celle-ci nous est connue par le témoignage de Jérôme (Ep., 107,2) mais aussi par les peintures de S. Prisca ou par les mosaïques tapissant le sol du Mithraeum de Felicissimus d'Ostie.

Il y a sept grades d'initiation, le myste les prenait successivement, chacun ayant des signes vestimentaires particuliers et étant sous la protection d'une planète :

le premier est le grade de " Corbeau " (Corax) sous la protection de Mercure, il porte une tête d'animal

ensuite vient le " Fiancé " ou " jeune époux " (Nymphus), Vénus, ils portent un voile jaune de marié (le flammeum)

" Soldat " (Miles), Mars,

" Lion " (Leo), Jupiter, tête d'animal

" Perse " (Perses), la Lune, tunique blanchâtre bordée de bandes jaunes

" Courrier du Soleil " (Heliodromus), Soleil, tunique rouge ceinturée de jaune

" Père " (Pater), Saturne, tunique rouge à longues manches, manteau pourpre.

Cette structure est attestée à partir du second siècle, rien ne dit qu'elle était primitive, apparemment à l'origine il n'y avait que trois grades : Pères, Lions, Corbeaux.

Ces desservants ou gradés ont des attributs et des fonctions propres à chacun des grades.

B. Attributs et fonctions des gradés

Les modalités de consécration, ainsi que les fonctions exactes des gradés ne nous sont connues que par des sources parcellaires.

Le Corbeau servait les mets et la boisson, le gobelet étant son attribut, le caducée de Mercure faisant de lui un messager sans doute entre le Pater et les postulants à l'initiation.

Le titre de Nymphus supposerait un mariage entre le dieu et l'initié.

Le Soldat a pour attribut un javelot, un casque et un sac noué, Tertullien nous apprend qu'on marquait les Soldats au front, sacralisant ainsi leur appartenance à l'armée de Mithra, il est à noter que les soldats de l'Empire romain étaient marqués au bras. L'initiation du soldat toujours selon Tertullien passait par la présentation d'une couronne en interposant un glaive (symbole de la victoire sur le mal), on lui met celle-ci sur la tête, il devait la faire tomber sur l'épaule en disant que Mithra est sa couronne.

Dans le rituel d'initiation du postulant simple, c'est le Soldat qui devait couper les liens lui tenant les mains.

Les Lions sont caractérisés par la pelle à feu et le foudre jovien, ils avaient apparemment la responsabilité du feu sur les autels et sur les braseros, ils allumaient les grains d'encens, et c'est peut-être eux qui éprouvaient par le feu le candidat à l'initiation.

Le Perse, comme le Lion était purifié au miel, il est considéré comme le gardien des fruits, il présentait peut-être lors des repas, les fruits au convives. Ce titre de gardien des fruits est typique du souci majeur des mithriastes, qui est la préservation de la vie, la vigilance envers la vie.

L'Héliodromus a les attributs du soleil, il est censé tenir un rôle solaire.

Le père est signalé à Ostie par le bonnet phrygien brodé, la serpe de Saturne, la baguette et soit un anneau soit une coupe à libations, la baguette est l'insigne du magistère. Le Pater présidait l'office et l'instruction des fidèles, et durant le repas, il devait représenter Mithra. On ne sait rien du cérémonial d'ordination faisant de lui un chef spirituel. On trouve dans des inscriptions romaines le titre de Père des Pères, cela devait désigner une sorte de " métropolitain " ayant autorité sur d'autres Pères d'un même Mithraeum, ou sur plusieurs communautés.

Dans tous les cas, les membres de cette hiérarchie sacerdotale ne formaient pas un clergé comme les Galles ou les prêtres d'Isis, ils exerçaient une profession ou des fonctions civiles ou militaires, en dehors du service cultuel.

Les femmes n'étaient pas admises à participer aux liturgies, les gradés pouvaient se marier, mais selon Tertullien, le Pater ne pouvait le faire qu'une fois.

À côté de cette hiérarchie sacerdotale, qui détenait les responsabilités directes de l'office cultuel, de simples fidèles sont présents dans les Mithraea.

C. L'initiation des simples fidèles

Pour autant, pour être admis à la liturgie ordinaire, ils doivent être initié. Les fresques du Mithraeum de Capoue représentent cette induction, le candidat était interrogé, informé. Ensuite il doit subir une série d'épreuves. Le postulant était nu, les yeux bandés. Sur ces fresques de Capoue, on le voit marcher à tâtons, puis s'agenouiller devant, semble-t-il, un soldat. Il est ensuite éprouvé par le feu d'une torche place devant son visage. Ensuite on le voit les mains liées dans le dos, à genoux près d'un glaive, tandis que le pater tient une couronne au dessus de sa tête, etc.

Toute cette symbolique des épreuves appartient à l'initiation des sociétés secrètes en général. Dans le cas de l'initiation mithriaque, l'originalité provient du fait que l'on fait endurer au postulant, le feu et le froid. Il est à noter que dans certains Mithraea, on a cru trouver un dispositif ayant servi à un rite d'ensevelissement fictif. Ce qui est certain, c'est que les Mystères de Mithra comportaient pour les candidats un trépas fictif.

L'adoption des nouveaux mystes est couronnée par leur admission au repas commun. Après un serrement de main solennel avec le Pater, il devenait des syndexioi (littéralement " unis par la main droite ").

Ce culte à mystères n'est pas le seul dans l'Empire romain, tard venu par rapport aux autres cultes à mystères, il n'en a pas moins réussi à se diffuser.

IV- La diffusion géographique et sociale du culte de Mithra

A. Le culte de Mithra à Rome et en Italie

Les historiens sont partagés quant à la date d'apparition du culte de Mithra en Italie. Pour Franz Cumont les plus anciens mithriastes ont pu prendre pied à Rome à l'époque de Pompée, Robert Turcan, quant à lui estime qu'il n'existe pas de témoignages archéologiques ou littéraires confirmant la thèse de Franz Cumont. Le fait que Tiridate ait comparé Néron (37-68), qui le sacre roi, à Mithra peut vouloir dire simplement que pour ce roi arménien, ce dieu est le garant du pouvoir royal. La plus ancienne trace de Mithra à Rome, est une dédicace bilingue d'un affranchi impérial ayant servi sous les Flaviens (69-96). Mithra fait son entrée dans la littérature dans le chant I de la Thébaïde de Statius, écrite vers 80, où l'auteur évoque la tauroctonie, ce chant s'achève par le nom de Mithra : " Que tu prefères porter le nom vermeil de Titan, Suivant la tradition du peuple achéménide, Ou d'Osiris frugifère, ou de celui qui sous le roc de l'antre, Persique force les cornes du taureau récalcitrant : Mithra ! "

Pour ce qui est des représentations du Mithra tauroctone la plus ancienne connue est un groupe en marbre, consacré par Alcimus, esclave d'un préfet du prétoire ( T. Claudius Livianus) sous Trajan. Du IIe au IVe siècle, les Mithraea se multiplient à Rome, on en compte aujourd'hui à peu près 40. Pour M. J. Vermaseren, on peut en déduire qu'il existait un total d'une centaine de Mithraea. À Ostie, 17 sont identifiés, le plus ancien datant du règne d'Antonin le Pieux (138-161) (vers150-160). En dehors du Latium, la Campanie et la Cisalpine sont des secteurs importants de pénétration. Celle-ci s'est aussi faite par les ports, outre Ostie, Antium sur la mer Tyrrhénienne, Aquilée sur l'Adriatique. La Sicile a également été touchée par cette expansion (Palerme notamment).

B. Le culte de Mithra dans le reste de l'Empire

Dans le reste de l'Empire, la diffusion du culte de Mithra se fait surtout dans les provinces de l'Est de l'Empire : Rétie, Norique (Virunum, Autriche), Germanie à Böckingen sous Antonin le Pieux (vers 150) et à la même époque en Pannonie. Plus tard, des sanctuaires ont été créés de part et d'autre du Rhin. Il y a également quelques implantations en Bretagne (Londres), en Gaule de l'Est à l'exception de Bordeaux et d'Eauze, Gaule où le culte de Mithra s'est greffé parfois sur des cultes de source (Vieu, Sarrebourg), mai aussi en Afrique. Au total, les points forts du culte dans le reste de l'Empire sont constitués par les ports, les axes stratégiques et économiques, les frontières occupées militairement.

C. L'impact social et politique

L'aspect social de la diffusion du culte de Mithra révèle une grande hétérogénéité,

on retrouve des fidèles en grands nombres chez les militaires qui ont les premiers exporté ce culte persique en Europe, ils ont aussi contribué à sa diffusion dans les province occidentales, Mithra recrute parmi toute la hiérarchie militaire, du simple soldat, au légat en passant par les centurions

mais aussi chez les fonctionnaires

chez les humbles et affranchis

dans les milieux municipaux

dans les milieux d'affaires à Rome ou à Ostie

Dans la seconde moitié du IIe siècle, le culte de Mithra a atteint les sommets de la hiérarchie militaire, sous Commode, un chevalier connu comme prêtre de la Domus Augusta est aussi Pater. Pour autant, le culte de Mithra n'a pas diffusé dans les populations rurales.

En ce qui concerne les relations des empereurs avec le culte de Mithra, on sait que Commode (180-192) a été initier aux mystère, pour ce qui est de Néron (37-68), Robert Turcan estime qu'il est très difficile de se faire une opinion. Septime Sévère (193-211) ne semble pas l'avoir ignoré, une inscription nous fait connaître un personnage chargé du culte persique dans l'entourage de l'empereur. La première affirmation officielle, claire et nette de l'appui impérial date du début du IVe siècle, lorsque Dioclétien, Galère et Licinius ont restauré un Mithraeum en qualifiant le dieu de fautor imperii sui (" protecteur de leur pouvoir ").

La règne de Constantin, le premier empereur chrétien, est marquée en 324 par l'interdiction du sacrifice aux idoles et de la célébration des rites mystèriques, cette interdiction n'a guère été suivie. Au total, à part sous Commode, Mithra ne semble pas avoir eu les faveurs impériales.

Conclusion :

Le culte de Mithra a eu tout au long des IIe et IIIe siècle, trois atouts de poids. La Pax Romana, en multipliant les déplacements de fonctionnaires et de militaires, a permis sa diffusion dans l'Empire, faire partie d'un petit groupe d'initiés comblaient les carences de la société humaine civile et profane, enfin et surtout, le culte de Mithra permettait à ses fidèles d'avoir une explication de l'homme et de l'univers.

Pour autant, pour Robert Turcan, " le culte de Mithra qui semble prêt à dominer le monde au début du IVe siècle, est en fait déjà condamné ". Il regroupait contre lui un certain nombre de faits difficilement surmontable, il est fermé aux femmes, ce n'est pas une religion de masse, loin s'en faut, il a gardé la marque persique alors même que la Perse reste un ennemi héréditaire.

Les successeurs de Constantin vont réitérer en 341, l'interdiction faite en 324, estimant que les immolations sanglantes renforcent le pouvoir des " démons ". Le culte de Mithra va décliner, il survivra dans l'Urbs jusqu'en 394, avec un sursaut sous le règne de Julien dit l'Apostat (361-363). Il a en fait beaucoup souffert de discrédit, les chrétiens n'hésitent pas à mettre bas un certain nombre de Mithraea, ces mêmes chrétiens imputaient au culte de Mithra des sacrifices humains, profitant en cela de la découverte d'ossements humains et de crânes dans certain Mithraea.

Perdu en Occident, Mithra n'en gardera pas moins des fidèles en Iran. Mithra sous le nom de Mihr est devenu le dieu du Soleil dans la religion sassanide.

BIBLIOGRAPHIE :

Source :

Tertullien, Apologétiques, trad J.P. Waltzing, Paris, Les Belles Lettres, C.U.F., 1929.

Tertullien, Traité de la prescription contre les hérétiques, Paris, Ed. du Cerf, S.C. 46, 1957.

Outils de travail :

Howatson, M. C., Dictionnaire de l'Antiquité, Paris, Ed. R. Laffont, 1993.

Lenoir, F. ,Tardan-Masquelier, Y., Encyclopédie des religions, Paris, Ed. Bayard, 1997.

Ouvrages généraux sur les religions dans l'empire romain :

Beard, M., North, J., Price, S., Religions of Rome, Tome 2 A Sourcebook, Cambridge, Cambridge University Press, 1998.

Champeaux, J., La religion romaine, Paris, Le Livre de Poche, 1998.

Ouvrages spécialisés :

Burkert, W., Les cultes à mystères dans l'Antiquité, Paris, Les Belles Lettres, 1992.

Cumont, F., Les mystères de Mithra, Bruxelles, 1913, réimp. Ed. d'Aujourd'hui, 1985.

Turcan, R., Les cultes orientaux dans le monde romain, Paris, Les Belles Lettres, 1989.

Turcan, R., Mithra et le mithriacisme, Paris, Les Belles Lettres, 1993.
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« Répondre #25 le: 06/07/2011 - 06:51:24 »

Attaque biologique perpétrée contre l'Algérie ?

" VIe siècle avant l'ère chrétienne : les Assyriens empoisonnent les puits de leurs ennemis avec de l’ergot de seigle, un champignon dont la toxine produit de violentes hallucinations (on en extrait notamment le LSD). "

L'ergot de seigle (Claviceps purpurea Tul.) est un champignon du groupe des ascomycètes, parasite du seigle (et d'autres céréales). Il contient des alcaloïdes responsables de l'ergotisme.

L’ergotisme est le résultat d’un empoisonnement à long terme habituellement suite à l’ingestion d’alcaloïdes produits par l'ergot de seigle (Claviceps purpurea), un champignon qui infecte le seigle et d’autres céréales. Plus récemment, il a pu être lié à l'administration de certains médicaments dérivés de l’ergoline.

L'ergotisme est également connu sous le nom de mal des ardents et feu de Saint-Antoine. L’intoxication par l’ergot est l'une des explications médicales et psychologiques de la sorcellerie ou de la possession démoniaque.

Voir Bioterrorisme -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Bioterrorisme

Voir Guerre biologique -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_biologique

Voir Arme biologique -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Arme_biologique

voir Grande Peur -> http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Peur


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Du blé français toxique pour les algériens

06 July, 2011 Ennahar/ Habiba Mahmoudi

http://ennaharonline.com/fr/economy/7937.html

Alger- l’office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), vient d’importer des quantités de blé dur contenant des champignons toxiques selon des analyses effectuées par le laboratoire du port d’Alger. Malgré cela, les responsables de l’office ont caché le scandale, faisant fi de la santé du consommateur déjà habitué aux produits de mauvaise qualité

Selon des informations officielles parvenues à Ennahar, de sources bien informées du scandale du blé toxique destiné à la consommation, l’office algérien interprofessionnel des céréales a importé en date du six juin dernier huit mille tonnes de blé dur, contenant des champignons toxiques de la société française Granit négoce. Société pour laquelle l’OAIC avait exporté l’an dernier 11.000 tonnes d’orge destiné pour l’alimentation animale.
 
Les mêmes sources ont précisé, dans ce sens, que les huit mille tonnes de blé dur contenant des champignons toxiques, étaient chargés à bord du Hudson en provenance de France qui a accosté au port d’Alger le six juin dernier.
 
Après le déchargement de 1700 tonnes soumis aux analyses par les services du laboratoire du port, il s’est avéré que cette quantité contenait une matière toxique « Ergot » à un taux de 10%, ce qui a poussé ces services à suspendre l’opération de déchargement.

Une deuxième analyse a été effectuée suite à l’intervention de certaines parties mais les résultats étaient les mêmes et le blé constitue un danger pour la santé du consommateur algérien.
 
Malgré le danger que représente la consommation de ce blé toxique, l’office algérien interprofessionnel n’a accordé aucune importance au sujet et a payé 460 dollars pour chaque tonne.
 
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Ergot du seigle

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ergot_du_seigle


L'ergot de seigle (Claviceps purpurea Tul.) est un champignon du groupe des ascomycètes, parasite du seigle (et d'autres céréales). Il contient des alcaloïdes responsables de l'ergotisme.

Épidémies médiévales

Une mycotoxine peut-être produite par l'ascomycète Claviceps purpurea, pourrait aussi avoir été responsable en 994 d'une épidémie induite par la consommation de pain ayant tué environ 40 000 personnes.

La « Grande Peur » de 1789

Selon Mary Matossian, l'ergot de seigle aurait fait partie des causes de la Grande Peur de 1789.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Peur


Pont-Saint-Esprit, 1951

Pendant l'été 1951, une série d'intoxications alimentaires frappe la France, dont la plus sérieuse à partir du 17 août à Pont-Saint-Esprit, où elle fait sept morts, 50 internés dans des hôpitaux psychiatriques et 250 personnes affligées de symptômes plus ou moins graves ou durables. Le corps médical pense alors que le pain maudit aurait pu contenir de l'ergot de seigle, mais sans en avoir la preuve.

Le pain acheté dans la boulangerie Briand provoque vomissements, maux de têtes, douleurs gastriques, musculaires, et accès de folie (convulsions démoniaques, hallucinations et tentatives de suicide), troubles pouvant évoquer l'ergotisme. La ville est prise de panique ; un journal, cité par l'historien Steven Kaplan, observe :

Alors, faute du nom du mal, on veut connaître celui de l'homme responsable. Les versions les plus abracadabrantes circulent. On accuse le boulanger (ancien candidat RPF, protégé d'un conseiller général gaulliste), son mitron, puis l'eau des fontaines, puis les modernes machines à battre, les puissances étrangères, la guerre bactériologique, le diable, la SNCF, le pape, Staline, l'Église, les nationalisations.

Les Spiripontains applaudissent l'arrestation d'un meunier poitevin, fournisseur de la farine employée à Pont-Saint-Esprit, incarcéré à Nîmes, avant de s'élever contre sa libération.

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Le choc viral et bactérien

http://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_d%C3%A9mographique_des_Am%C3%A9rindiens

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jeffery_Amherst

Par la suite, au XVIIIe siècle en Nouvelle-Angleterre, le général Amherst autorisa la distribution de couvertures infestées de petite vérole aux Amérindiens de la tribu des Delaware, dans le but qu'ils soient exterminés par la maladie. Cet événement constitue sans doute la première attaque biologique officielle perpétrée en Amérique.

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La France exporte à l’Algérie 3 millions de tonnes de blé

Elle assure 75% des besoins de l’Algérie en grains


vendredi 22 juillet 2011

http://fr.elkhabar.com/?Elle-assure-75-des-besoins-de-l

Selon les dernières statistiques des services de Douanes algériennes, la France a été le premier fournisseur de l’Algérie en blé lors du 1er semestre de cette année, avec près de 3 millions de tonnes, de l’ensemble de 3.96 millions de tonnes importées par l’Algérie.

L’Algérie a importé de la France, lors du premier semestre de cette année, l’équivalent de 3.969 millions de tonnes de blé, dont 3.064 millions de tonnes de blé tendre et 904.798 mille tonnes de blé dur. La France reste ainsi le plus grand fournisseur de l’Algérie en ces deux sortes de blé. Les entreprises exportatrices ont vendu à l’Algérie, seule, près de 2.154 millions de tonnes de blé tendre, de l’ensemble de 3.064 millions de tonnes, soit, 70.30% des importations algériennes en ce produit. D’autre part, la France a commercialisé à l’Algérie près de 802.126 mille tonnes de blé tendre, de l’ensemble de 904.798 mille tonnes, soit l’équivalent de 88.66%. L’Algérie a importé l’équivalent de 1.517 milliards de dollars de blé, dont 1.106 milliards de dollars de blé tendre et 996.270 millions de dollars de blé dur. Il serait utile de signaler que la valeur des ventes françaises pour l’Algérie est estimée à 786.944 millions de dollars de blé tendre et à 363.427 millions de dollars en blé dur.

Dans le même sillage, les importations de l’Algérie en blés dur ou tendre ainsi qu’en toutes sortes de grains pour cette année sont prévues dépasser le seuil de 6.5 millions de tonnes, afin de couvrir les besoins du marché algérien en ces produits estimés de 7 à 7.5 millions de tonnes.
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« Répondre #26 le: 13/08/2011 - 12:39:29 »

Trafic d’organes humains de l’Algérie vers le Maroc
 
Par Ameziane Athali | 12/08/2011 | 18:28

http://www.algerie-plus.com/magazine/trafic-dorganes-humains-de-l%E2%80%99algerie-vers-le-maroc/

Un réseau de trafic d’organes humains aux ramifications internationales activant en Algérie et ayant pour destination le territoire Marocain a été démantelé par les éléments de la gendarmerie nationale. Ce réseau était dirigé par un professeur universitaire demeurant à Hennaya, située à 11 km au nord de Tlemcen.

Les investigations menées suite à la découverte du cadavre mutilé d’un malade mental de 23 ans, sur lequel des organes ont été prélevés, rapporte jeudi le quotidien algérien « Ennahar », ont permis l’arrestation d’un individu alors qu’il s’apprêtait à entrer au Maroc. Le prévenu a avoué qu’il travaillait pour un réseau de trafic d’organes spécialisé dans les déficients mentaux, dirigé par un professeur universitaire.

Ce dernier a été arrêté à son tour par la gendarmerie, alors que deux autres complices sont toujours en cavale, ajoute le quotidien sans donner de détails sur l’organisation de ce trafic ni sur la destination finale des organes ainsi prélevés.

***************

Trafic d'organes au Kosovo: La communauté internationale savait

 M.P. avec Reuters Publié le 16 décembre 2010.

http://www.20minutes.fr/article/640501/monde-trafic-organes-kosovo-communaute-internationale-savait

JUSTICE - Ce sont les conclusions de Dick Marty, l'eurodéputé suisse auteur du rapport...

La communauté internationale savait mais elle a fermé les yeux sur le trafic d’organes au Kosovo impliquant l'actuel Premier ministre Hashim Taçi. C’est l’accusation qu’a portée ce jeudi Dick Marty, l’eurodéputé suisse auteur du rapport sur le sujet dévoilé mardi. Des accusations rejetées par le Kosovo, qui parle de document «diffamatoire» et a annoncé son intention d’entamer des poursuites judiciaires.

Dans ce rapport, le député suisse accuse les indépendantistes du Kosovo, ex-province à majorité albanaise de Serbie devenue indépendante en 2008, de s'être livrés en 1999-2000 à un trafic d’organes dont auraient été victimes des Serbes mais aussi des Albanais. L'Albanie est elle-même impliquée dans les crimes, selon le rapport de Dick Marty, et ils se poursuivraient avec notamment un trafic de drogue aux mains d'un groupe proche du Premier ministre kosovar, selon le rapport.

«L'UCK, une organisation terroriste et mafieuse»

«La plupart des faits étaient connus par de très nombreuses instances et il y a eu jusqu'à présent le silence», a dénoncé Dick Marty lors d'une conférence de presse à Paris. Cet ancien magistrat dit tenir ses informations notamment de services de renseignement et de police occidentaux, et de diplomates, qui ont informé selon lui leurs autorités. Et ces pays auraient décidé de cacher ces crimes.

D’après le parlementaire, les pays occidentaux se sont piégés tous seuls en faisant le choix d’une alliance avec l’UCK (Armée de libération du Kosovo) de Hashim Thaçi lorsqu’ils ont organisé en 1999 le bombardement de la Serbie, afin de mettre fin à l’opération d’épuration ethnique anti-albanaise au Kosovo. «L'UCK était considérée jusqu'à peu de temps avant comme une organisation terroriste et mafieuse et, tout à coup, elle reçoit une dignité internationale et (...) ça devient l'unique structure à disposition pouvant exercer le pouvoir», a-t-il dit.

Dick Marty estime qu’il faut une enquête judiciaire indépendante sur ces crimes imputés à l'UCK, dans l'intérêt même du Kosovo. Son rapport a été adopté en commission par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, organisation dédiée à la défense des Droits de l'homme, a demandé aussi aux «autorités internationales» de faire la lumière sur ces faits.

En fin de journée, Hashim Taçi s'est exprimé pour la première fois sur le sujet, mettant au défi le Suisse de présenter des faits avérés. «J'utiliserai mes capacités politiques et légales pour faire la lumière», a-t-il dit à Pristina, dénonçant des actes destinés à nuire à l'image du Kosovo.

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Trafic d'organes au Kosovo: Bernard Kouchner doit être auditionné, selon le Mrap

Mis à jour le 23.12.10 à 17h42

http://www.20minutes.fr/ledirect/643457/monde-trafic-organes-kosovo-bernard-kouchner-doit-etre-auditionne-selon-mrap

Le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) a demandé jeudi dans un communiqué l'audition de l'ancien chef de la diplomatie française Bernard Kouchner à propos d'un trafic présumé d'organes au Kosovo.

«Le Mrap demande l'audition par les autorités compétentes de Bernard Kouchner en tant que responsable de l'administration au Kosovo», selon le communiqué.

L'ancien ministre des Affaires étrangères était à la tête de la mission de l'ONU au Kosovo (Minuk) de 1999 à 2001, période pendant laquelle le trafic d'organes avait toujours lieu selon les accusations énoncées par un rapporteur du Conseil de l'Europe, Dick Marty.

Bernard Kouchner se défend

Dick Marty, un Suisse, vient de publier un rapport accusant des responsables de l'UCK, le mouvement indépendantiste kosovar albanais à la fin des années 1990, de s'être livrés à un trafic d'organes prélevés sur des prisonniers serbes, qui auraient été détenus au Kosovo puis conduits en Albanie en 1999 et 2000.

Interrogé la semaine dernière à ce sujet par la BBC, Bernard Kouchner a répondu que la mission de l'ONU au Kosovo n'avait pas connaissance du trafic présumé. «Nous ne savions rien. Si nous l'avions su, nous aurions envoyé des gens pour établir les faits et enquêter ou non», a déclaré Bernard Kouchner dans une interview à la rédaction des émissions en serbe de la BBC.

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Kosovo/trafic d'organes: EULEX demande l'aide de Moscou

21:18 07/02/2012
MOSCOU, 7 février - RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20120207/193299175.html

La mission de police et de justice de l'UE au Kosovo (EULEX) a demandé à la Russie de prêter son concours à l'enquête sur le trafic d'organes humains sur le territoire de cette province séparatiste serbe, ont annoncé mardi les médias internationaux, citant le procureur en charge du dossier Jonathan Ratel.

"Nous avons demandé notamment à la Russie, Israël, l'Ukraine et la Turquie de nous aider à identifier et à localiser d'urgence les victimes donneurs" d'organes, a déclaré M. Ratel dans un entretien avec l'AFP. Il a en outre indiqué que la mission EULEX "comptait également sur l'aide des Etats-Unis, du Canada, de l'Allemagne et de la Grande-Bretagne" pour découvrir de nouvelles victimes des transplantations illégales.

Sept personnes ont été mises en examen dans le cadre de "l'affaire Medicus", du nom de la clinique de Pristina tristement célèbre pour ces pratiques médicales. Parmi les inculpés figurent notamment Ilir Rrecaj, ex-ministre kosovar de la Santé, l'urologue albanais Lufti Dervishi, le chirurgien turc Yusuf Sönmez surnommé "docteur Frankenstein" et l'Israélien Moshe Harel chargé de recruter les donneurs d'organes et de les faire venir au Kosovo.

La justice leur reproche de n'avoir pas payé une vingtaine de donneurs auxquels on avait promis environ 15.000 euros pour chaque intervention chirurgicale.

Selon M. Ratel, ces victimes - des ressortissants de Russie, du Kazakhstan, de Moldavie, d'Azerbaïdjan, de Turquie et d'autres pays d'Europe orientale et d'Asie - ont été "abandonnés comme du matériel usé".


Pédophilie: la Douma russe durcit les peines

18:01 07/02/2012

MOSCOU, 7 février - RIA Novosti

http://fr.rian.ru/society/20120207/193296994.html

La Douma russe (chambre basse du parlement) a adopté en troisième lecture une loi prévoyant la réclusion à vie pour les pédophiles récidivistes, a annoncé mardi un correspondant de RIA Novosti.

C'est pour la première fois que le terme "pédophilie" a été introduit des la législation pénale russe. C'est aussi pour la première fois que la loi prévoit des mesures de contrainte médicale, notamment la castration chimique, appliquées à l'encontre des pédophiles coupables d'attaquer les mineurs de 14 ans.

La castration chimique peut devenir volontaire, lorsqu'un coupable exprime son consentement en échange de sa libération anticipée ou d'adoucissement de sa peine.


Kosovo/trafic d'organes: placer l'enquête sous le contrôle de l'Onu (Moscou)

22:29 08/02/2012
NEW YORK (Nations unies), 8 février - RIA Novosti

http://fr.rian.ru/world/20120208/193310512.html

La Russie a appelé mercredi le Conseil de sécurité de l'Onu à soutenir une initiative serbe visant à créer un organisme d'enquête sur l'implication de certains dirigeants kosovars dans le trafic d'organes humains.

"Votre soutien constituerait une contribution importante au triomphe de la justice et de la loi, car il garantirait que l'enquête ne sera plus étouffée", a déclaré le représentant de la Russie auprès des Nations unies, Vitali Tchourkine, lors d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée au Kosovo.

Après avoir émis des doutes sur l'efficacité de l'enquête menée par la Mission de police et de justice de l'UE au Kosovo (EULEX) en vue d'établir la participation de responsables kosovars au trafic d'organes, le diplomate a souligné que "cette enquête était dirigée par les pays qui avaient contribué en leur temps à l'arrivée de ces personnes au pouvoir au Kosovo".

"Un rôle important dans ce processus a été joué par les Etats-Unis. Et quelle surprise! C'est précisément un ressortissant américain qui dirige actuellement le groupe d'enquête", a constaté M. Tchourkine.

Il a rappelé à cette occasion que l'ex-procureure du Tribunal pénal international sur l'ex-Yougoslavie (TPIY), Carla del Ponte, avait fait état de "sérieuses obstacles dressés par les présences internationales et les autorités kosovares pour entraver l'enquête sur les transplantations illégales d'organes humaines au Kosovo".

En 2010, le parlementaire suisse Dick Marty a publié un rapport accusant le premier ministre kosovar Hashim Thaçi d'avoir dirigé, à la fin des années 1990, un groupe criminel responsable de meurtres commandités, d'enlèvements de personnes et du trafic d'organes humains.

En août 2011, le diplomate américain John Clint Williamson a été nommé à la tête du groupe d'enquête chargé de vérifier les faits énoncés dans ce rapport. Ce groupe est actuellement placé sous l'autorité de la mission EULEX.

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Trafic d'organes au Kosovo: le rire indécent du Docteur Kouchner

19 Décembre 2010

http://consciencepolitique.over-blog.com/article-kosovo---kouchner-nie-le-trafic-d-organes-64301480.html

http://blogs.mediapart.fr/blog/daniel-salvatore-schiffer/191210/trafic-dorganes-au-kosovo-le-rire-indecent-du-docteur-kou

http://www.google.com/#sclient=psy&hl=fr&source=hp&q=trafic+d'organes+kosovo+Kouchner&pbx=1&oq=trafic+d'organes+kosovo+Kouchner&aq=f&aqi=&aql=&gs_sm=e&gs_upl=4536l5228l0l6253l2l2l0l0l0l0l229l453l2-2l2l0&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.&fp=6997ff4760952ae6&biw=1024&bih=513

 
Indécent : tel est l’adjectif qui convient le mieux, malheureusement pour la diplomatie française et internationale, pour qualifier, par-delà son incroyable grossièreté, ce rire gras et sonore qui a soudain retenti, avec une rare spontanéité, dans la bouche de Bernard Kouchner lorsque des journalistes serbes lui ont demandé, comme le montre une toute récente vidéo, ce qu’il pensait de l’abominable trafic d’organes humains dont se serait rendu coupable Hashim Thaci, ancien commandant en chef de l’Armée de Libération du Kosovo (UCK) et actuel Premier Ministre de ce pays, ainsi que vient de le révéler Dick Marty dans l’accablant rapport qu’il a rédigé pour le compte du Conseil de l’Europe.

Car, admettant même que Dick Marty ne puisse pas apporter les preuves nécessaires et suffisantes, dans son enquête, pour inculper de manière définitive Hashim Thaci de crimes de guerre ou contre l’humanité sur cet épineux dossier, une telle réaction, de la part de l’ancien administrateur onusien du Kosovo (la MINUK), s’avère pour le moins outrageante, venant de surcroît d’un docteur versé dans l’humanitaire, au regard de la simple déontologie médicale tout autant que de la mémoire des cinq cents victimes supposées.

Ainsi, avant de s’esclaffer publiquement avec autant d’arrogance, sans pudeur ni réserve, ce French Doctor qui n’hésita pas à brader son ancienne légende, fût-elle largement mystifiée, pour un éphémère et surtout illusoire poste de Ministre des Affaires Etrangères auprès d’un Président encore plus vulgaire que lui - ce qui n’est pas peu dire ! - aurait-il peut-être pu, face à la gravité des faits incriminés, prendre un instant la question au sérieux, se sentir quelque peu interpelé à défaut de s’estimer véritablement concerné, et respecter ainsi, sinon la douleur des proches de ces disparus, dont l’effroyable sort l’indiffère apparemment, du moins sa propre conscience d’ancien responsable, précisément, de cette région, particulièrement meurtrie, des Balkans.

Non : le docteur Kouchner, loin d’émettre même le plus petit doute sur la culpabilité présumée de son ami Thaci, a préféré balayer d’un simple et commode revers de main, retranché derrière son bruyant et inconvenant rictus, le rapport de Dick Marty, sans jamais le prendre, ne fût-ce qu’une seule seconde, en considération. Belle leçon d’(in)humanité pour le French Doctor, indigne de son statut !

Bien plus, ne disposant d’aucun argument valable pour démentir les accusations du sénateur suisse, il a choisi, pour se défendre, lui et son ami mafieux, l’insulte la plus abjecte : ceux qui colportent ces « bêtises », a-t-il proféré dans son langage extrêmement châtié en l’occurrence, sont des « malades » et des « fous qui croient n’importe quelle connerie », lesquels devraient même, a-t-il lancé abruptement à un journaliste un peu trop dérangeant à son goût, « consulter ».

Pis, n’ayant que le plus aveugle et malhonnête déni de la réalité en guise de bouclier politico-moral, surtout pour sauver sa propre tête, il est monté encore d’un cran, face à l’insistance de ces mêmes journalistes, dans l’invective, toujours aussi sûr de son bon droit comme de son impunité diplomatique : ceux qui « croient aux ventes d’organes », a-t-il renchéri au bout de son par trop facile processus injurieux, sont (je le cite encore textuellement) des « salauds » et même - comble de l’ignominie la plus paradoxale - les vrais « assassins » !

Que dire de plus, et qu’ajouter encore à cette patente mauvaise foi, doublée de la plus déplacée des fatuités, sinon que l’inénarrable Docteur Kouchner a définitivement jeté là, surtout face à pareille tragédie humaine, avérée ou non qu'elle soit, son masque, laissant ainsi enfin apparaître, comme épousant les sinistres formes de son horrible rire, son vrai visage : celui d’un cynisme qui n’a d’égal, en effet, que son indécence !

Morale de cette funeste affaire ? C’est l’ONU tout entière qui, pour l’avoir ainsi un jour élu à la tête de la MINUK, devrait en être, aujourd’hui, gênée. Car si les gravissimes faits reprochés à son ami Hashim Thaci devaient être attestés par d’irréfutables preuves, en attendant un éventuel transfert vers le Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), sa mission au Kosovo se révélerait alors, sans vouloir faire ici de vilains et incongrus jeux de mots, un mensonge par (o)mission : la pire, car la plus lâche, des complicités ! Avec, pour corroborer le tout, le sens même de la vérité cruellement brûlé, ainsi, sur l’autel de l’opportunisme géopolitico-médiatique tout autant que le bûcher des vanités.


DANIEL SALVATORE SCHIFFER*

* Philosophe, écrivain, auteur de « Requiem pour l’Europe - Zagreb, Belgrade, Sarajevo » (Ed. L’Âge d’Homme, 1993, où l’auteur relate notamment sa libération du camp de Manjaca, en Bosnie, où étaient retenus prisonniers, par les Serbes, près de 3.000 Bosno-Musulmans et quelques centaines de Croates), « Les Intellos ou la dérive d’une caste - de Dreyfus à Sarajevo » (Ed. L’Âge d’Homme, 1995), « Les Ruines de l’intelligence - Les intellectuels et la guerre en ex-Yougoslavie » (Ed. Wern, 1997), « Critique de la déraison pure - la faillite intellectuelle des ‘nouveaux philosophes’ et de leurs épigones » (Bourin Editeur, 2010), « Les Déshérités ou le testament du Kosovo » (inédit, à paraître)

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Carla del Ponte accuse Kouchner de trafic d organe au Kosovo ?

http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20100306103710AAfuzwH

En visite officielle au Kosovo, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a été interrogé le 1er mars par un journaliste à propos des rumeurs selon lesquelles il serait impliqué dans le scandale des trafics d'organe.

Plusieurs médias serbes ont accusé M. Kouchner d'avoir couvert ces agissements lorsqu'il était Haut représentant des Nations Unies dans la région (1999-2001).

« L'affaire de la Maison jaune », par référence à la couleur de la clinique clandestine où des organes étaient prélevés sur plus de 300 prisonniers civils serbes avant qu'ils ne soient exécutés, a été attestée par l'ancienne procureur du Tribunal pénal international Carla del Ponte dans son livre La caccia. Io e i criminali di guerra [Version française : La Traque, les criminels de guerre et moi (éd. Héloïse d'Ormesson, 2009)]. Quatre ans après les faits, les enquêteurs de Mme Del Ponte ont localisé la Maison jaune à Burrell (Albanie), mais n'ont pu y trouver d'indices permettant de reconstituer la filière.

Kouchner nie en bloc, l ex gouverneur du Kosovo ne savait pas que l UCK etait une organisation mafieuse

En répondant à la presse, Bernard Kouchner ne manifeste aucune compassion pour les victimes et leurs familles. Fort étrangement il choisit de démentir la complicité passive qu'on lui impute en niant l'existence du crime. En outre, il qualifie de « salauds et d'assassins » ceux qui colportent cette rumeur ; des propos qui incluent Carla Del Ponte.

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« Répondre #27 le: 16/08/2011 - 21:48:06 »

 cool
Ces huiles du Quai qui se gavaient de pétrole

Le Canard enchainé mecredi 10 août 2011 par Hervé Liffran
96e année N° 4737
http://www.lecanardenchaine.fr/une4737.html

Affaire Pétrole contre nourriture (volet français) = http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_P%C3%A9trole_contre_nourriture_(volet_fran%C3%A7ais)

Le Quai d'Orsay a bonne mine. Le 28 juillet, le juge d'instruction Serge Tournaire a signé l'ordonnance qui renvoie en correctionnelle
trois de ses diplomates à la retraite - dont deux titulaires de la prestigieuse "dignité" d'ambassadeur de France. Ils sont tout bonnement accusés de trafic d'influence et de corruption d'agents publics étrangers...

Ces trois dégourdis comparaitront en compagnie de quelques vedettes, comme Charles Pasqua ou Christophe de Margerie (pédégé de Total), et de quelques seconds couteaux. La justice leur reproche de s'être gavés de dollars, en détournant à leur profit le programme "Pétrole contre nourriture" mis en place par l'ONU, entre 1997 et 2003, pour aider les populations irakiennes.

Cette disposition prévoyait que les revenus du pétrole vendu par l'Irak de Saddam Hussein devaient être versés sur un compte bancaire à New York. Les sommes ainsi récoltées étaient normalement destinées à payer des achats de vivres et de médicaments. Mais, le prix du baril irakien étant fixé par l'ONU à un niveau inférieur au cours mondial, la fine équipe au pouvoir à Bagdad a mis au point une filière pour dégager de solides commissions. Une combine que Saddam et son clan utilisaient pour récompenser les amis et se faire des obligés. Jusqu'au Quai d'Orsay.

Serge Boidevaix, par exemple. Ancien ambassadeur de France en Inde et en Allemagne, ex-secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, cette excellence est recyclée dans les affaires depuis 1997. Il a lui-même reconnu avoir bénéficié d'une "allocation" de 33 millions de barils irakiens.

Une faveur qui lui a permis de percevoir une commission occulte de 582 000 dollars.

Pots-de-vin miteux

Les dirigeants irakiens et Serge Boidevaix étaient de vieilles connaissances. Entre 1974 et 1976, ce diplomate avait suivi de près leur programme nucléaire en travaillant au cabinet du Premier ministre Jacques Chirac. Par la suite, Boidevaix n'avait cessé de rencontrer Saddam Hussein et son ministre des Affaires étrangères Tarek Aziz.

L'argent du pétrole a décuplé les ardeurs pro-irakiennes de l'ambassadeur retraité. Jusqu'à la chute de son idole, en 2003, il n'a pas arrêté de démarcher en sa faveur députés, sénateurs et anciens collègues du Quai. Cet immense dévouement ne l'a pas empêché de se plaindre à ses protecteurs, comme il l'a raconté aux enquêteurs:"J'étais le plus mal payé: je savais que un cent (de commission) par baril au-delà de 3 millions (de barils) était une rémunération qui faisait rigoler tout le monde." Un message reçu cinq sur cinq : le montant de ses pots-de-vin connaîtra une progression appréciable dès les mois suivants...

La "prise" la plus spectaculaire des irakiens a pour nom Jean-Bernard Mérimée. Titulaire, comme Boidevaix, de la dignité d'ambassadeur de la France, Mérimée a occupé jusqu'en 1995 le poste très recherché de représentant permanent de la France au Conseil de sécurité de l'ONU. A ce titre, il a négocié directement avec Tarek Aziz le contenu de la résolution onusienne "Pétrole contre nourriture". "Nous avons lié des liens un peu personnels", a avoué ingénument Mérimée au juge d'instruction.

Six ans plus tard, en 2001, le même Mérimée bénéficiait d'une "allocation" de 2 millions de barils. C'est-à-dire, d'encaisser une commission sur la vente de ce pétrole qu'il n'a, bien évidemment, jamais vu ni vendu lui-même.

Sans façon, Mérimée a confessé sur procès-verbal : "Les irakiens choisissaient les attributaires un peu dans toutes les sphères d'influence (...), des gens d'un certains poids (...). Tarik Aziz m'a fait une bonne manière et était reconnaissant de l'intérêt que je portais à l'Irak et des conseils que je lui avais donnés." Avant d'ajouter un désarmant "Toute peine mérite salaire"...

Adorables Irakiens

Avec ses 156 000 dollars de commission occulte, Mérimée s'est offert une propriété à Ouarzazate (Maroc). Mais, il espérait mieux. Pas de bol: ses dernières "allocations" de barils n'ont pas pu être livrées avant la chute de Saddam, malgré ses impératifs messages de relance adressés à Bagdad.

Un troisième diplomate du Quai, Bernard Guillet, a été gratifié, lui, de 2 millions de barils. Les Irakiens voulaient alors récompenser les bons et les loyaux services de ce conseiller diplomatique de Charles Pasqua. Mais Saddam respectait la hiérarchie: selon l'accusation, Pasqua a eu droit à une  "allocation" de près de 12 millions de barils, soit six fois plus que son subordonné.

Devant le juge, Bernard Guillet a nié farouchement avoir reçu pétrole et dollars. En revanche, il n'a pas fait mystère de ses liens "fraternels" avec Tarek Aziz. Ni, d'être "intervenu auprès des autorités françaises pour défendre la cause irakienne".

A la demande de Pasqua, il s'était rendu à six reprises à Bagdad entre 1998 et 2001. Coïncidence: à l'issue de chaque voyage, une "allocation" tombait dans la poche de Guillet ou dans celle de son patron.

Au moins, on savait vivre, dans l'Irak de Saddam...

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"Pétrole contre nourriture" : Pasqua et Total renvoyés en correctionnelle

LEMONDE.FR avec AFP | 02.08.11 | 18h00   •  Mis à jour le 03.08.11 | 07h32

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/08/02/petrole-contre-nourriture-pasqua-et-total-renvoyes-en-correctionnelle_1555493_3224.html

L'ancien ministre Charles Pasqua, le groupe Total et son PDG, Christophe de Margerie, sont renvoyés en correctionnelle à Paris pour des malversations présumées dans le programme de l'ONU en Irak "Pétrole contre nourriture". Le juge d'instruction a décidé le 28 juillet de renvoyer dix-neuf personnes physiques, dont MM. Pasqua et de Margerie, et une personne morale, la société Total, selon une source judiciaire, confirmant une information publiée par l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo. Le procès devrait se tenir à Paris courant 2012.

Le groupe pétrolier français Total s'est déclaré mardi "confiant dans l'issue du procès" et sur le fait "qu'il sera établi que Total ne peut se voir reprocher les faits cités". Dans un communiqué, le groupe a souligné qu'"aucun élément du dossier ne permet d'établir la réalité de ces allégations pour lesquelles le parquet a déjà requis deux non-lieux depuis l'ouverture de l'instruction en 2002". L'entreprise rappelle notamment que "le rapport de la commission d'enquête indépendante créée par l'ONU [le rapport Volcker] a écarté tout grief de corruption".

Ce renvoi en correctionnelle constitue "une désagréable surprise" a commenté l'avocat de Charles Pasqua, Lev Forster, qui s'est cependant dit d'une "sérénité totale" quant à l'issue du procès. "C'est une désagréable surprise qui montre le caractère imprévisible et approximatif du système judiciaire, puisque le ministère public avait requis un non-lieu et que le magistrat instructeur a choisi, sans même rencontrer M. Pasqua, de ne pas en tenir compte", a déclaré l'avocat, précisant qu'il comptait plaider la relaxe. "M. Pasqua n'a cessé de dire qu'il était innocent et qu'il était incroyable qu'on puisse le poursuivre pour ces faits", a ajouté Me Forster, qui s'est interrogé sur la date choisie – en plein milieu de l'été – pour signer cette ordonnance de renvoi.

L'enquête, ouverte en 2002, s'était orientée vers diverses personnalités françaises soupçonnées d'avoir perçu au début des années 2000 des commissions occultes sous forme d'allocations de barils de pétrole du régime irakien de Saddam Hussein, en violation du programme de l'ONU "Pétrole contre nourriture". Le parquet de Paris avait pourtant requis en octobre un non-lieu pour MM. Pasqua et de Margerie ainsi que pour Total.

DÉTOURNEMENT DU PROGRAMME DE L'ONU

Au total, vingt personnes physiques, dont l'une est depuis morte, et deux entreprises ont été mises en examen dans ce dossier. M. Pasqua, relaxé en avril dans l'affaire de l'Angolagate, est renvoyé en correctionnelle pour trafic d'influence et corruption. Le patron de Total est poursuivi pour complicité d'abus de biens sociaux. Total est poursuivi pour corruption et complicité et recel de trafic d'influence. La justice soupçonne des dirigeants du pétrolier d'avoir versé des pots-de-vin pour des marchés.

Mis en œuvre entre 1996 et 2003 en Irak, le programme "Pétrole contre nourriture" était censé soulager les souffrances endurées par le peuple irakien en lui permettant, malgré l'embargo imposé après la première guerre du Golfe, de vendre une partie de son pétrole en échange d'aide humanitaire. Mais le régime de Saddam Hussein a détourné le programme de son objet et empoché 1,8 milliard de dollars par le biais de surfacturations ou de ventes parallèles.

En 2004, l'ONU avait mis au jour le détournement du programme : l'Irak délivrait des allocations de barils de pétrole à des "amis" en échange de leur lobbying pour la levée des sanctions qui frappait le pays. La France était l'un des pays les plus concernés.

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"Pétrole contre nourriture", un scandale mondial

LEMONDE.FR | 05.08.11 | 08h30   •  Mis à jour le 05.08.11 | 09h28

http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/08/05/petrole-contre-nourriture-un-scandale-mondial_1555883_3224.html#ens_id=1555492

Dix ans de procédures devraient conduire Charles Pasqua, Total et son PDG, Christophe de Margerie, devant le tribunal correctionnel de Paris en 2012. Avec dix-sept autres personnes physiques, ils sont accusés d'avoir pris part à un vaste système de corruption, mis en place par Saddam Hussein dans le cadre du programme onusien "Pétrole contre nourriture". Comme eux, plusieurs cadres des Nations unies ont été mis en cause depuis 2004.

Au départ, éviter une crise humanitaire

Dès son invasion du Koweït en août 1990, l'Irak est soumis à un embargo qui a pour effet, mois après mois, de durcir les conditions de vie de la population. Afin de soulager le peuple irakien, l'ONU adopte le 14 avril 1995 la résolution 986. Elle permet à l'Irak de vendre du pétrole pour acheter de la nourriture et des médicaments.

Mis en place en 1996, le programme "Pétrole contre nourriture" autorise Bagdad à vendre du brut, tous les six mois, à hauteur de 2 milliards de dollars (environ 500 000 barils). L'exportation du pétrole, l'utilisation des revenus et la distribution des vivres et des médicaments sont placées sous la supervision de l'ONU. Toutes les opérations sont opérées sur un compte séquestre ouvert par les Nations unies à la BNP, à New York.

Sur chaque milliard de dollars de pétrole vendu, 300 millions doivent être alloués aux victimes de la guerre du Golfe, 20 millions à 30 millions doivent couvrir les coûts du désarmement de l'Irak et 130 millions à 150 millions doivent servir à aider les populations kurdes du nord de l'Irak.

Chaque vente de pétrole doit être approuvée par le comité des sanctions et surveillée par des experts. Dans les provinces kurdes du nord de l'Irak, la distribution des vivres est placée sous la responsabilité du programme inter-agences des Nations unies. Dans le reste du pays, elle est aussi supervisée par le personnel des Nations unies, mais sous la responsabilité du gouvernement de Bagdad.

Un vaste système de corruption se met en place

En parallèle de la filière légale qui profite à 3 900 entreprises, le gouvernement irakien met en place un système de corruption à son profit, reposant sur des rétro-commissions et des surcharges renvoyées vers l'Etat irakien.

Il impose à ses clients et fournisseurs de lui verser des surcharges – jusqu'à 30 cents par baril – sur les ventes de brut, et des commissions illégales de 10 % sur le volet humanitaire. En 2000, elles deviennent systématiques. L'essentiel des sommes détournées, 1,8 milliard de dollars, est prélevé sur les produits vendus par les entreprises de 66 pays. Ces sommes sont transférées dans des ambassades irakiennes à l'étranger ou déposées dans des comptes offshore pour être ensuite retirées en cash. L'argent liquide est ensuite rapatrié en Irak et déposé à la banque centrale. Du pétrole de contrebande est également vendu aux frontières, rapportant 11 milliards de dollars au régime baasiste.

Dans le même temps, Saddam Hussein délivre des bons de pétrole à des personnalités dont il attend des activités de lobbying pour la levée de sanctions frappant l'Irak. Ces influents revendent ces bons à des intermédiaires opaques. Sont notamment approchés des Russes et des Français.

Le programme "Pétrole contre nourriture", qui devait s'achever en novembre 2003, s'arrête brutalement au mois de mars de cette même année, quand débute l'intervention américaine.

L'ONU éclaboussée par les révélations

Dès le démarrage de l'offensive, le Trésor américain traque les milliards détournés sous la dictature. En janvier 2004, le journal irakien Al-Mada publie une liste de 270 personnalités qui auraient bénéficié des largesses du raïs. Plusieurs Français sont cités, dont Charles Pasqua et son conseiller diplomatique, Bernard Guillet. Le 18 mars, le Government Accountability Office (GAO), l'équivalent américain de la Cour des comptes, affirme devant la Chambre des représentants que l'ancien régime aurait détourné plus de 10 milliards de dollars dans le cadre du programme.

Le lendemain, le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, annonce la création d'une commission indépendante pour enquêter sur de possibles cas de corruption et de détournement de fonds dans la gestion de ce programme par l'ONU. Paul Volcker, ancien président de la Réserve fédérale américaine, est choisi pour diriger l'enquête.

Tout au long de l'année 2004, Kofi Annan est victime d'une violente campagne de dénigrement visant à provoquer sa démission. Son fils Kojo Annan est soupçonné de conflit d'intérêt en tant qu'employé de la société Cotecna, chargée de la vérification des produits entrants en Irak dès fin 1998.

Le 3 janvier 2005, la commission de l'ONU met en cause le responsable du programme, Benon Sevan, coupable d'après elle d'un "conflit d'intérêt sérieux et persistant". M. Sevan est accusé d'avoir demandé aux Irakiens des droits d'achat de barils de pétrole pour le compte d'une petite société installée en Suisse, l'AMEP (Africa Middle East Petroleum), laquelle lui aurait reversé des contreparties.

Des personnalités et entreprises françaises impliquées

Début 2005, des documents de la commission sont saisis à New York par le juge Philippe Courroye, dans le cadre d'une enquête qu'il mène depuis 2002, visant les pots-de-vin qu'aurait versés Total au régime de Saddam Hussein afin de contourner l'embargo pétrolier. Certains d'entre eux détaillent le mécanisme qui aurait permis à Charles Pasqua et son conseiller diplomatique, Bernard Guillet, de toucher des fonds.

L'ancien ministre de l'intérieur aurait obtenu du régime baasiste le droit de revendre 10,8 millions de barils de brut et M. Guillet, 2 millions de barils. Fin avril 2005, Bernard Guillet est mis en examen pour "recel d'abus de biens sociaux" et "trafic d'influence aggravé". Charles Pasqua nie toute responsabilité. Le 6 avril 2006, il est finalement mis en examen à son tour.

Le rôle de 19 autres personnes physiques, dont l'une est décédée depuis, et de deux entreprises, Total et Vitol, est également examinée par la justice. Figurent parmi elles un homme d'affaires proche de Jacques Chirac, Patrick Maugein, ou encore l'ancien ambassadeur de France à Rome et à l'ONU, Jean-Bernard Mérimée.

La BNP est également pointée du doigt. Banquier du programme, elle était, selon le rapport définitif de la commission Volcker, "en position d'avoir une connaissance de première main" des paiements illégaux réclamés par le régime de Saddam Hussein, mais n'aurait "pas reconnu une responsabilité particulière d'informer l'ONU de manière adéquate".

Le 25 octobre 2010, le parquet de Paris requiert un non-lieu pour Charles Pasqua et Total. Dans ses réquisitions, il considère que l'enquête n'a pas permis de démontrer que le patron de Total, Christophe de Margerie, s'est rendu complice d'abus de biens sociaux, ni que M. Pasqua s'est livré à du trafic d'influence.

Le juge d'instruction Serge Tournaire a finalement décidé le 28 juillet de renvoyer devant le tribunal correctionnel dix-neuf personnes physiques, dont Charles Pasqua et Christophe de Margerie, ainsi que Total. Le procès devrait se tenir à Paris courant 2012.

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Affaires : Pasqua, réfugié politique au Sénat

(28 septembre 2004) Par Antoine GUIRAL et Thomas LEBEGUE, pour Libération

http://citoyen.eu.org/doc/Pasqua-Chirac-Sarkozy.php
 
Pour s'assurer une nouvelle immunité, l'ex-ministre de l'Intérieur, élu dimanche, a su faire jouer ses réseaux. Sarkozy et Chirac compris.

Il fallait sauver Pasqua.

Pour une fois, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy sont tombés d'accord. Et le résultat ne s'est pas fait attendre : trois mois après avoir perdu son siège de député européen et son immunité parlementaire, Charles Pasqua, 77 ans, a été facilement élu au Sénat, dimanche, dans les Hauts-de-Seine. Nul doute que l'ancien ministre de l'Intérieur saura d'abord remercier Sarkozy qui, malgré ses dénégations, a beaucoup contribué à son retour dans la Haute Assemblée. Au mois de mars, Pasqua avait eu l'habileté de lui céder son canton de Neuilly-Nord, puis la présidence du département le plus riche de France (1,7 milliard d'euros de budget). En retour, Sarkozy l'a fait élire président d'honneur du conseil général. Et, depuis dimanche, sénateur pour six ans.

Hommage.

Avant même de récupérer la forteresse des Hauts-de-Seine, Nicolas Sarkozy avait rendu un puissant hommage à son prédécesseur. La scène se déroule le 19 janvier, dans l'immense salle de réception du conseil général. En haut de l'escalator, Charles Pasqua et madame accueillent un à un les 2 000 participants, qui ne manqueraient pour rien au monde cette cérémonie des voeux. Au milieu de la soirée, devant un orchestre philharmonique, Pasqua adoube Sarkozy. Rien n'est encore officiel, mais, dans l'assistance, chacun sait que le «président Pasqua» s'est trouvé un successeur à sa taille. «Merci à Charles Pasqua parce qu'il a été pour nous une référence, lance Sarkozy. Nous n'avons pas oublié.» Un hommage public qui n'a pas échappé aux centaines d'élus locaux présents ce jour-là.

Rien d'étonnant à ce que ces mêmes élus, aujourd'hui cornaqués par Sarkozy, permettent à Pasqua d'accéder au Sénat six mois plus tard. Au total, 211 grands électeurs ont voté pour lui, dimanche, lors du renouvellement sénatorial. Sarkozy a beau jurer qu'il n'a «joué aucun rôle» dans cette élection, il suffit de faire le compte des voix pour se convaincre du contraire. On ne réunit pas impunément 10 % des grands électeurs en plein «Sarkoland» sans que le chef ait préalablement donné son accord. Début 2003, Sarkozy, alors à l'Intérieur, avait déjà fait un joli cadeau à son mentor. Dans le projet de loi réformant le mode de scrutin aux élections régionales, il avait fait inscrire un amendement permettant de cumuler le siège de député européen et celui de président de conseil général. Du sur mesure pour Pasqua, qui avait récupéré dans la foulée la présidence de «son» conseil général.

«Quel animal !»

Pour les sénatoriales, la manoeuvre exigeait plus de finesse. Après sa gamelle électorale aux européennes du mois de juin, Pasqua est allé voir son jeune successeur pour évoquer son avenir. Les deux hommes sont convenus qu'il fallait mener une campagne tout en nuances. La liste d'«Union pour la majorité nationale», présentée par Pasqua, a diffusé des tracts rouge et bleu, aux couleurs de l'UMP. Il a également fait part de son intention de siéger au groupe UMP, «car c'est là que se trouvent ceux avec lesquels j'ai eu à défendre les convictions qui sont les nôtres». Pour parfaire sa symbiose avec le ministre des Finances, Pasqua a même pris sur sa liste le député Georges Siffredi, qui est le suppléant de Patrick Devedjian, ministre de l'Industrie et principal lieutenant de Sarkozy ! Bref, «Pasqua a fait une campagne très habile, témoigne un sénateur UMP. Il a joué à la fois sur le vote affectif de ses amis et sur la popularité de Sarkozy, tout en laissant penser qu'il ralliait l'UMP. Quel animal !»

Menaces.

Cette victoire pasquaïenne n'est pas non plus pour déplaire à Jacques Chirac. Intouchable tant qu'il est protégé par son statut, le Président n'aime rien moins que de voir les juges tourner autour des affaires de ses vieux compères. Entre lui et Pasqua, ce sont quarante ans de compagnonnage, d'amitié, de petits et grands secrets, de coups bas aussi mais toujours scellés par des rabibochages au nom des intérêts supérieurs de chacun. Au-delà des aléas de la vie politique, une forte complicité unit ces deux hommes qui se voient et s'appellent régulièrement. Ami intime de la famille Chirac, Pasqua a toujours su trouver les mots pour faire comprendre au chef de l'Etat que ses éventuels ennuis judiciaires ne devaient pas aller au-delà de l'inacceptable pour lui. Trouvant le chef de l'Etat trop passif à l'égard de ses déboires, l'ancien président du conseil général des Hauts-de-Seine a multiplié ces derniers temps les sous-entendus ou menaces voilées à l'encontre de Chirac. Fin juillet, il lui a ainsi remis une lettre demandant «de faire en sorte qu'il ne subisse plus de traitement de défaveur» de la part du juge Courroye. Puis il a réclamé son désaisissement. Plus récemment, dans un entretien au Parisien, Pasqua faisait valoir que, s'il avait été candidat à la présidentielle, «Chirac n'aurait pas été élu». Une manière de réclamer, et visiblement d'obtenir, un renvoi d'ascenseur de l'Elysée.
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« Répondre #28 le: 21/08/2011 - 13:19:22 »

Washington planifie une occupation prolongée d’une partie de la  Libye

par Thierry Meyssan RÉSEAU VOLTAIRE | TRIPOLI (LIBYE) | 20 AOÛT 2011

http://www.voltairenet.org/Washington-planifie-une-occupation

Alors que les télévisions atlantistes annoncent la chute imminente de Mouammar Kadhafi, Thierry Meyssan —présent à Tripoli— dénonce une intoxication. Selon lui, la guerre est autant psychologique que militaire. Les mensonges de la propagande visent à provoquer l’implosion de l’État libyen, l’objectif final n’étant plus de gouverner le pays, mais au contraire d’y installer le « chaos constructeur » au détriment de la population civile, afin de débuter le « remodelage de l’Afrique du Nord ».

On a pu observer au cours des derniers jours un changement tactique important de l’OTAN. En plusieurs zones loyales au gouvernement, l’Alliance a bombardé des checkpoints, créant de la confusion, pour larguer un peu plus loin des armes à des cellules rebelles dormantes, ou à des commandos de Forces spéciales infiltrés.

Ces opérations ont échoué, et les armes —derniers modèles— ont été récupérées par l’armée libyenne. Mais à n’en pas douter, l’OTAN perfectionnera sa méthode et parviendra ultérieurement à la mettre en œuvre.

Cette innovation tactique montre qu’il ne s’agit plus de favoriser un soulèvement populaire contre « le régime de Kadhafi », mais d’inciter à la guerre civile.

Ne croyez pas un mot de ce que vous disent les télévisions satellitaires de la Coalition. À titre d’exemple, au moment où j’écris ces lignes [samedi 20 août après-midi], elles viennent d’annoncer qu’une unité de l’armée s’est mutinée et a pris le contrôle de l’aéroport ; que l’on se bat dans la capitale et que des chars ont été déployés. C’est de la pure invention. Prenez plutôt comme source d’information les télévisions satellitaires d’États ne participant pas au conflit : la chaîne latino-américaine TeleSur ou la chaîne iranienne PressTV qui, depuis le départ de Russia Today, sont les seules sur place à rendre compte objectivement des événements.

La propagande atlantiste nous assure, à longueur de journée, que les rebelles progressent, qu’ils ont pris tel ou tel village « stratégique », et que « les jours de Kadhafi sont comptés ». Combien de fois nous ont-ils annoncé que Kadhafi avait fuit au Venezuela ou s’était suicidé ?

Dernier avatar de cette guerre psychologique l’annonce faite par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) de la nécessité d’évacuer au plus vite 600 000 travailleurs étrangers avant l’inévitable bain de sang ; une déclaration sans fondement, destinée à semer la panique. L’OIM ne ressort pas des agences des Nations Unies. Elle est dirigée par l’ambassadeur US William Lacy Swing, tristement célèbre en Haïti.

En réalité, l’OTAN a pris acte de son enlisement et ne vise plus une solution militaire classique. Sa tactique est désormais conçue pour appuyer une action politique souterraine visant à provoquer une dislocation de l’État.

L’idée est que les Libyens prêts à soutenir le CNT se comptent en dizaines ou en centaines de milliers, tandis que ceux qui soutiennent le gouvernement se comptent par millions. Dès lors, il est illusoire de penser que les « rebelles » pourront contrôler le pays à court ou moyen terme.

Contrairement à une idée répandue, ce ne sont pas tant les rebelles qui se battent contre l’armée libyenne et ses réservistes, c’est l’OTAN. Le schéma est désormais bien rôdé : des hélicoptères Apache investissent une localité en mitraillant tout ce qui bouge. La population fuit et l’armée se retire. Les « rebelles » investissent alors la bourgade. Ils hissent le drapeau monarchiste devant les caméras de CNN et consorts.

Ils se font photographier en faisant le V de la victoire, puis pillent les maisons abandonnées. Lorsque l’OTAN se retire, l’armée libyenne revient et les « rebelles » s’enfuient, laissant derrière eux une ville dévastée. Chaque jour le CNT clame donc avoir pris une localité qu’il perd le lendemain.

Au moment où j’écris ces lignes, l’armée libyenne a repris le contrôle de Zwaya et de sa raffinerie, de Brega et de raffinerie, et surtout de presque toute la ville de Misrata. La seule localité importante tenue par les « rebelles » est Benghazi. Ailleurs, ils n’étaient que de passage avec leur cohorte de journalistes embarqués. Avec l’aide de l’OTAN, les rebelles peuvent pénétrer n’importe où, mais sans l’aide de la population, ils parviennent à se maintenir nulle part.

Réunis à Washington le 25 juillet au Center for Strategic & International Studies (CSIS), les meilleurs experts états-uniens sont arrivés à la conclusion qu’il n’y a aucun moyen de prendre Tripoli, en tous cas pas avant deux ou trois ans. Il est par contre possible, comme l’anticipe Daniel Serwer dans une note du Council of Foreign Relations (CFR) de provoquer une implosion du régime. Il s’en suivrait que les zones rurales, dont l’organisation sociale est de nature tribale, sombreraient instantanément dans un chaos plus proche de l’exemple somalien que de l’exemple irakien.

Certaines zones urbaines, principalement Tripoli qui abrite le quart de la population libyenne, dont l’organisation sociale est plus familiale et individuelle, resteraient à la fois loyales au gouvernement et stables.

D’ores et déjà il a été décidé que le pitoyable Conseil national de transition serait maintenu pour la forme, mais dessaisi de ses prérogatives, qu’au demeurant il n’a jamais exercées. L’ambassadeur Gene A. Cretz serait nommé « gouverneur de la Libye libre » (sic), comme le général Jay Gardner l’avait été en Irak. Cretz a constitué son équipe et se tient prêt à tout moment à débarquer.

Après avoir tenté un coup d’État en octobre, inventé un alibi humanitaire pour conquérir le pays en février, puis avoir envisagé la partition de la Libye sur le modèle kosovar en juin, et s’être lancé début août dans une campagne pour faire souffrir la population jusqu’à se qu’elle se révolte, l’OTAN glisse insensiblement vers le « chaos constructeur », cher aux Straussiens [1] qui ont précisément voulu cette guerre pour étendre à l’Afrique du Nord le « remodelage » qu’ils ont commencé au Proche-Orient. Dans un tel cas, le maintien de Mouammar Kadhafi à Tripoli serait une aubaine pour créer un conflit régional généralisé entre arabes et « autochtones » (Berbères etc.). En effet, à la différence du Proche-Orient, l’Afrique du Nord ne se prête pas à un conflit sectaire sunnite/chiite.

Le chaos libyen serait progressivement étendu à l’ensemble de l’Afrique du Nord (sauf l’Égypte) en installant la terreur d’Al Qaida au Maghreb Islamique.

Il va de soi que le chaos en Libye aurait des conséquences catastrophiques pour tous les pays de la Méditerranée, et en premier chef pour l’Italie et la France qui s’en trouveraient profondément et durablement déstabilisés. L’Europe serait privée d’importantes fournitures de gaz et de pétrole, et devrait simultanément faire face à un afflux massif de réfugiés. Dans cette perspective, le CFR recommande d’envisager une occupation militaire durable, seule apte à stabiliser le pays.

Cependant, il est peu probable que l’administration Obama puisse —en pleine campagne électorale— financer un vaste déploiement de troupes au sol, face à une opinion publique intérieure qui exige des économies. Le CFR préconise donc que Washington transfère cette charge sur les Nations Unies et l’Union européenne.

Si l’on suit cette logique, Washington et d’autres ne manqueront pas d’invoquer les responsabilités post-conflit déterminées par la Convention de Genève pour imposer ce fardeau au couple franco-britannique qui a pris le leadership médiatique de la guerre.

De son côté, l’émir Hamad bin Khalifa Al Thani a envoyé un émissaire en Tunisie pour tenter une OPA. L’ex-Premier ministre français, désormais employé du Qatar, Maître Dominique de Villepin, était mandaté pour acheter la trahison des Kadhafi. Il n’a pas eu le succès escompté. Contrairement à une idée reçue à Doha et à Paris, certaines personnes ne sont pas à vendre.

Quoi qu’il en soit, la suite des événements s’apparentera probablement à un coup tordu : l’émir de Qatar est en train de faire construire à Doha des décors en carton pâte représentant Bab el-Azizia (la place sur laquelle se trouvait l’ancien palais de Mouammar Kadhafi) et la Place verte (la place centrale de Tripoli où le « Guide » prononce ses discours). À n’en pas douter, les prochaines images exclusives d’Al-Jazeera ne manqueront pas de créer une réalité virtuelle qui fera, à sa manière, partie de l’Histoire.

[1] Les Straussiens sont les disciples du philosophe Leo Strauss.

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Selon des renseignements des services secrets des pays du Sahel

Al-Qaida prépare une offensive d’envergure contre les intérêts de la France


samedi 20 août 2011

http://fr.elkhabar.com/?Al-Qaida-prepare-une-offensive-d

L’AQMI prépare une offensive d’une grande envergure contre les intérêts et les ressortissants français au Sahel et plus particulièrement en Libye, ont révélé des rapports de renseignements remis par des agents secrets au sein des tributs de la région.

Selon les mêmes sources, l’AQMI a renforcé ses effectifs et a crée des groupes armés en tenues de civils, ajoutant que lesdits groupes sillonnent cinq axes différents traversant la Tunisie, la Libye et le Niger. Ils ne se cachent pas dans des endroits bien précis et ils sont équipés d’armes légères et des rockets. Au moins 250 terroristes sillonnent l’axe de 100 à 300 km traversant les frontières égypto-libyennes.

Le nombre de groupe ne cesse d’augmenter, selon des sources fiables. Un autre groupe composé de 80 fugitifs islamistes qui se sont montés contre El Guedafi. Ils appartiennent à une milice des rebelles libyens. Equipés de missile SAM-7 et des mitrailleurs, ils se déplacent par des véhicules de type Toyota.

Dans ce sens, un autre groupe de 150 éléments d’AQMI et de rebelles libyens qui ont rejoins cet organisme terroriste prend refuge à Djbel Nafoussa, près des frontières tuniso-libyennes. Les éléments de ce groupe se réfugient non loin d’un campement des forces françaises, selon la déclaration de Seif El Islam El Guedafi lors d’un entretien qu’il nous a accordé.

Par ailleurs, l’éventuelle chute du régime d’El Guedafi risquerait de ne pas mettre fin à la guerre en Libye, car AQMI prépare déjà sa nouvelle guerre contre les intérêts et les ressortissants français en Libye et dans d’autres pays du Sahel. Certains observateurs français ont mis en garde contre les conséquences de l’intervention de la France dans le conflit libyen.

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Les néo-conservateurs et la politique du « chaos constructeur »

par Thierry Meyssan  Réseau Voltaire | Paris (France) | 25 juillet 2006

http://www.voltairenet.org/Les-neo-conservateurs-et-la


À Washington et à Tel-Aviv, on se réjouit des opérations militaires en cours au Moyen-Orient. Selon l’expression de Condoleezza Rice, les douleurs du Liban sont les « contractions de la naissance d’un nouveau Moyen-Orient ». Pour les théoriciens du « chaos constructeur », il est nécessaire de faire couler le sang pour imposer un ordre nouveau dans une région riche en hydrocarbures. Planifiée de longue date, l’offensive de Tsahal contre le Liban est supervisée depuis le département de la Défense des États-Unis.

Au cours de son point de presse au département d’État, le 21 juillet 2006, Condoleezza Rice a été interrogée sur les initiatives qu’elle comptait prendre pour ramener la paix au Liban. Elle a alors répondu : « Je ne vois pas l’intérêt de la diplomatie si c’est pour revenir au status quo ante entre Israël et le Liban. Je pense que ce serait une erreur. Ce que nous voyons ici, d’une certaine manière, c’est le commencement, les contractions de la naissance d’un nouveau Moyen-Orient et quoique nous fassions, nous devons être certains que nous poussons vers le nouveau Moyen-Orient et que nous ne retournons pas à l’ancien » [1].

Vu de Washington, ce qui se passe aujourd’hui au Liban n’a aucun rapport avec la récupération de soldats capturés par le Hezbollah. Ce dont il s’agit, c’est de la mise en pratique de la théorie longuement murie du « chaos constructeur ». Selon les adeptes du philosophe Leo Strauss, dont la branche médiatique est connue sous la dénomination de « néo-conservateurs », le vrai pouvoir ne s’exerce pas dans l’immobilisme, mais au contraire par la destruction de toute forme de résistance. C’est en plongeant les masses dans le chaos que les élites peuvent aspirer à la stabilité de leur position.

Toujours selon les adeptes de Leo Strauss, ce n’est que dans cette violence que les intérêts impériaux des Etats-Unis se confondent avec ceux de l’État juif.

La volonté israélienne de démanteler le Liban, d’y créer un mini-État chrétien et d’annexer une partie de son territoire n’est pas nouvelle.

Elle fut énoncée, en 1957, par David Ben Gourion dans une célèbre lettre, publiée en annexe de ses mémoires posthumes [2]. Surtout, elle fut insérée dans un vaste projet de colonisation du Proche-Orient qui fut rédigé en 1996 sous le titre : Une rupture propre : une nouvelle stratégie pour sécuriser le royaume [d’Israël] [3].

Ce document, rédigé au sein d’un think tank néo-conservateur, l’IASPS, a été préparé un groupe d’experts réuni par Richard Perle et remis à Benjamin Netanyahu. Il est représentatif de la pensée du sionisme révisioniste de Vladimir Jabotinsky [4]. Il prévoyait :

- l’annulation des accords de paix d’Oslo,
- l’élimination de Yasser Arafat,
- l’annexion des territoires palestiniens,
- le renversement de Saddam Hussein en Irak pour déstabiliser en chaîne la Syrie et le Liban,
- le démantèlement de l’Irak avec création d’un État palestinien sur son territoire,
- l’utilisation d’Israël comme base complémentaire du programme états-unien de guerre des étoiles.

Ce document inspira le discours prononcé le lendemain par Benjamin Netanyahu au Congrés des États-Unis [5]. On y trouve tous les ingrédients de la situation actuelle : menaces contre l’Iran, la Syrie et le Hezbollah, avec en prime la revendication d’annexion de Jérusalem-Est.

Ce point de vue rejoint celui de l’administration états-unienne. Le contrôle des zones riches en hydrocarbures que Zbignew Brzezinki et Bernard Lewis appelaient « l’arc de crise », c’est-à-dire l’arc rejoignant le Golfe de Guinée à la mer Caspienne en passant par le Golfe persique, suppose une redéfinition des frontières, des États et des régimes politiques : un « remodelage du Grand Moyen-Orient », selon l’expression de George W. Bush.

C’est ce nouveau Moyen-Orient dont Mlle Rice prétend être la sage-femme et qu’elle regarde naître dans la douleur.

L’idée est simple : substituer aux États hérités de l’effondrement de l’Empire ottoman des entités plus petites à caractère monoethniques, et neutraliser ces mini-États en les dressant en permanence les uns contre les autres. En d’autres termes, il s’agit de revenir sur les Accords conclus secrètement, en 1916, par les empires français et britanniques, dit Accords Sykes-Picot [6] et de consacrer la domination désormais totale des Anglo-Saxons sur la région. Mais pour définir de nouveaux États, encore faut-il détruire ceux qui existent. C’est ce à quoi s’emploient l’administration Bush et ses alliés depuis cinq ans avec un enthousiasme d’apprenti sorcier. Qu’on juge du résultat :

- La Palestine occupée a été rognée de 7 % de son territoire ; la Bande de Gaza et la Cisjordanie ont été séparées physiquement par un mur ; l’Autorité palestinienne a été ruinée, ses ministres et ses parlementaires ont été enlevés et sont séquestrés.

- L’ONU a enjoint le Liban de se désarmer en expulsant les forces syriennes et en dissolvant le Hezbollah ; l’ancien Premier ministre Rafic Harriri a été assassiné et l’influence française a disparu avec lui ; les infrastuctures économiques du pays ont été rasées ; plus de 500 000 réfugiés supplémentaires errent dans la région.

- La dictature de Saddam Hussein a été remplacée en Irak par un régime plus cruel encore qui fait plus de 3000 morts par mois ; en pleine anarchie, le pays est prêt à la fragmentation en trois entités distinctes.

- Le pseudo-émirat taliban a laissé place à une pseudo-démocratie où sévit toujours l’interprétation la plus obscurantiste de la charia, la culture du pavot en plus. De facto, l’Afghanistan est déjà divisée entre seigneurs de la guerre et les combats se généralisent. Le gouvernement central a renoncé à se faire obéir y compris dans sa capitale.

À Washington, les disciples de Leo Strauss, de plus en plus impatients, rêvent d’étendre leur chaos au Soudan, à la Syrie et à l’Iran. Dans cette période transitoire, il n’est plus question de « démocratie de marché », juste de sang et de larmes.

Jacques Chirac, qui souhaitait intervenir au Liban pour y défendre les derniers intérêts français et y avait envoyé son Premier ministre Dominique de Villepin, a dû déchanter : lors du sommet du G8 à Saint-Petersbourg, George W. Bush lui en a fait interdiction en lui disant qu’il ne s’agissait pas d’une opération israélienne approuvée par les États-Unis, mais d’une opération états-unienne executée par Israël. Du coup, M. de Villepin n’avait d’autre chose à déclarer à ses interlocuteurs à Beyrouth que de bonnes paroles et son impuissance.

Plus précisémment, le projet de destruction du Liban a été présenté par Tsahal à l’administration Bush, il y a un peu plus d’un an, comme l’a révélé le San Francisco Chronicle [7]. Il a fait l’objet de discussions politiques au cours du Forum mondial que l’American Enterprise Institute organisait comme chaque année, les 17 et 18 juin 2006 à Beaver Creek. Benjamin Netanyahu et Dick Cheney s’en sont longuement entretenu en compagnie de Richard Perle et Nathan Sharansky. Le feu vert a été donné dans les jours suivants par la Maison-Blanche.

Les opérations militaires de Tsahal sont supervisées par le département états-unien de la Défense. Celui-ci détermine l’essentiel de la stratégie et le choix des cibles. Le rôle principal est imparti au général Bantz Craddock par ailleurs commandant du South Command. Craddock est un spécialiste des mouvements de blindés, comme il l’a montré durant Tempête du désert et surtout lorsqu’il a commandé les forces terrestres de l’OTAN au Kosovo. C’est un homme de confiance de Donald Rumsfeld, dont il a dirigé l’état-major particulier et pour le compte duquel il a développé le camp de Guantanamo. En novembre prochain, il devrait être nommé commandant de l’European Command et de l’OTAN. À ce titre, il pourrait diriger la force d’interposition que l’OTAN pourrait déployer au Sud-Liban en plus de celles qu’elle a déjà installées en Afghanistan et au Soudan.

Les généraux israéliens et états-uniens ont appris à se connaître, depuis une trentaine d’années, grâce aux échanges organisés entre eux par l’Institut juif pour les affaires de sécurité nationale (Jewish Institute for National Security Affairs - JINSA), une association qui oblige ses cadres à suivre des séminaires d’études de la pensée de Leo Strauss.

Thierry Meyssan

[1] « But I have no interest in diplomacy for the sake of returning Lebanon and Israel to the status quo ante. I think it would be a mistake. What we’re seeing here, in a sense, is the growing — the birth pangs of a new Middle East and whatever we do we have to be certain that we’re pushing forward to the new Middle East not going back to the old one ». Source : Special Briefing on Travel to the Middle East and Europe, Département d’État, 21 juillet 2006.

[2] « Lettre de David Ben Gourion à Moshe Sharett sur la constitution d’un État maronite au Liban », document consultable dans la bibliothèque électronique du Réseau Voltaire.

[3] A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm, IASPS, 8 juillet 1996. Une version abrégée est disponible sur le site de l’IASPS. Le contenu complet du document est connu par les compte rendus que le Guardian en fit à l’époque.

[4] Le père de Benjamin Netanyahu, Ben-Zion Netanyahu était le secrétaire particulier de Vladimir Jabotinsky, fondateur du sionisme révisionniste. Ehud Olmert appartient au même courant.

[5] Discours au Congrès des Etats-Unis par Benjamin Netanyahu, 9 juillet 1996.

[6] Ce traité secret fut signé le 16 mai 1916 par Sir Mark Sykes et François Georges-Picot, pour le Royaume-Uni et la France, puis approuvés par l’Italie et la Russie.

[7] « Israel set war plan more than a year ago. Strategy was put in motion as Hezbollah began gaining military strength in Lebanon » par Matthew Kalman, San Francisco Chronicle, 21 juillet 2006.
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« Répondre #29 le: 26/11/2011 - 08:09:53 »

The Economist se paye les managers français

Par Alexia Eychenne, publié le 21/11/2011 à 14:15, mis à jour à 15:11

http://www.lexpress.fr/emploi-carriere/emploi/the-economist-se-paye-les-managers-francais_1053268.html

Si les salariés tiennent peu à leur entreprise, c'est à cause de leurs dirigeants parachutés, déconnectés et indéboulonnables, juge le magazine britannique.

A en croire The Economist, la plupart des salariés français ne rêvent que d'une chose: guillotiner leurs patrons au son de La Carmagnole. Dans un article intitulé "The French way of work" paru cette semaine, l'hebdomadaire économique britannique s'appuie sur plusieurs études pour étayer ce constat. Selon un récent sondage, seuls 64% des Français déclarent aimer leur entreprise, alors même que les salariés hexagonaux -plus que leurs voisins- sont satisfaits de leur boulot.

Deux salariés sur cinq auraient aussi une vision négative de leurs dirigeants, moins d'un tiers déclarant entretenir des relations amicales avec leurs managers, contre deux tiers des Américains, des Britanniques ou des Allemands. Les Français "trouvent une grande satisfaction dans leur travail, mais sont profondément mécontents de la façon dont leurs entreprises fonctionnent", tranche le magazine.

Des méthodes "inhabituelles"

A qui la faute? Aux managers, à leur formation et à leurs traditions qui expliquent la "relation compliquée que les Français entretiennent au travail", juge The Economist. "Si l'attitude des Français au travail sort de l'ordinaire, les méthodes de management françaises ne sont pas non plus habituelles", affirme-t-il, avant d'énumérer les bizarreries hexagonales.

L'origine des patrons, d'abord. La plupart sont issus d'une poignée de grandes écoles et la tradition du parachutage propulse des hauts fonctionnaires à la tête des entreprises privées. "Trop de grandes compagnies comptent sur les élites académiques et gouvernementales au lieu de promouvoir [des cadres] en interne en fonction de la performance au travail", cingle l'hebdomadaire.

Des promotions limitées

De Polytechnique ou d'HEC, les managers garderaient d'ailleurs un curieux sens de la hiérarchie. "Récemment, un dirigeant d'une grande banque française, qui venait de promouvoir un cadre, s'est attiré les foudres d'un rival furieux d'avoir été écarté alors qu'il était sorti mieux classé de la même grande école", relève The Economist. La tradition des entreprises françaises, où "les opportunités de promotion sont limitées pour les cadres extérieurs à la famille", contrevient aussi à l'empowerment, notion chère aux anglo-saxons, qui désigne le fait de donner du pouvoir à ses salariés.

The Economist salue toutefois quelques contrexemples. Le management de Danone a par exemple fait des efforts pour promouvoir les compétences en interne, et la fusion d'Alcatel et Lucent aurait aussi contribué à gommer les hiérarchies au sein du groupe... 

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Schumpeter
The French way of work
Managers must shoulder some of the blame for France’s troubled relationship with work


Nov 19th 2011 | from the print edition

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EVERY year, Sophie de Menthon, a French entrepreneur, holds an event called J’aime ma boîte (I love my firm) in Paris. The idea is to counter the notion that the French don’t like work. Employees are enticed to make lip dubs (a video of them lip-synching to music, if you need to ask), massage each other, vote for the nicest colleague, arrange for the accountant to swap jobs with the secretary and other stunts to celebrate their firm.

The much-mocked campaign has not had much luck. In 2007 a national strike interrupted the festivities, and in 2009 a series of suicides at France Télécom spoilt the atmosphere. This year employees showed less love for their boîte than ever before. Only 64% of those polled liked their company, down from 79% in 2005.

A truer reflection of work attitudes came this summer when French workers covered office windows with huge pictures made up of Post-it notes. Employees at GDF-Suez, a utility, stuck thousands of them to the windows of its HQ near Paris to represent Tintin, a comic-strip hero. Société Générale’s bankers responded with a picture of Asterix and Obelix across six storeys. A few employers cracked down on the time-wasting, but most did not dare.

Many outsiders conclude that French workers are simply lazy. “Absolument Dé-bor-dée!” (“Absolutely Snowed Under”), a book which came out last year, described how state employees compete to do nothing at work. Another title in this bestselling genre on avoiding toil, “Bonjour Paresse” (“Hello Laziness”) by Corinne Maier, an economist, explained how she got away with doing nothing at EDF, another utility.

In fact studies suggest that the problem with French employees is less that they are work-shy, than that they are poorly managed. According to a report on national competitiveness by the World Economic Forum, the French rank and file has a much stronger work ethic than American, British or Dutch employees. They find great satisfaction in their work, but register profound discontent with the way their firms are run.

Two-fifths of employees, according to a 2010 study by BVA, a polling firm, actively dislike their firm’s top managers. France ranks last out of ten countries for workers’ opinion of company management, according to a report from 2007. Whereas two-thirds of American, British and German employees say they have friendly relations with their line manager, fewer than a third of French workers say the same. Many employees, in short, agree with Ms Maier, who recommends that chief executives be guillotined to the tune of “La Carmagnole”, a revolutionary song.

If French work attitudes are out of the ordinary, French management methods are also unusual. The vast majority of chief executives of big firms hail from one of a handful of grandes écoles, such as École Polytechnique, an elite science school. Through what is known as parachutage, they can arrive suddenly from the top ranks of the civil service. Air France KLM, for example, announced unexpectedly last month that its new chief executive would be Alexandre de Juniac, formerly chief of staff to Christine Lagarde when she was France’s finance minister.

Although the grandes écoles are superbly meritocratic—candidates compete against each other in a series of gruelling exams—their dominance of corporate hierarchies makes workplaces much less so. At a big French bank recently, a manager promoted an executive, only to be reproached by a furious rival who said he should have been given the job because he had done better in the final exams at the same grande école.

As Thomas Philippon, a French economist, pointed out in “Le Capitalisme d’Héritiers”, a 2007 book, too many big French companies rely on educational and governmental elites rather than promoting internally according to performance on the job. In the country’s many family firms, too, opportunity for promotion is limited for non-family members. This overall lack of upward mobility, argues Mr Philippon, contributes largely to ordinary French cadres’ dissatisfaction with corporate life. A study of seven leading economies by TNS Sofres in 2007 showed that France is unique in that middle management as well as the lower-level workforce is largely disengaged from their companies.

For those farther down the ladder, French companies are hierarchical, holding no truck with Anglo-Saxon notions of “empowerment”. And bosses are more distant than ever. A big change in French management, says Jean-Pierre Basilien of Entreprise & Personnel, a Paris research centre, is that industrial managers now seldom rise through the ranks. Fifteen years ago a leading graduate would have worked in factories before moving to headquarters. Now many come up via finance or strategy.

From the ranks

There are important exceptions. Danone, a food-products firm, is one. It has made a big effort to promote people solely on competence, says Charles-Henri Besseyre des Horts, a professor at HEC, a business school which is one of the elite grandes écoles. The 2006 merger of Alcatel, a French telecoms-equipment firm, and Lucent, an American one, created a less hierarchical group. Alcatel-Lucent even encourages teleworking, uncommon in France because it means trusting workers not to goof off. Jean-Pascal Tricoire, chief executive of Schneider Electric, an ambitious energy-management firm, came up from the ranks.

French companies have particular reason to worry now about their bad boss-worker relations. An important factor in the growing gap in industrial competitiveness between France and Germany, said a recent study by Coe-Rexecode, an economic-research centre, is that German bosses and employees are better than French ones at working together. French bosses badly need to follow in the footsteps of Danone and other modernisers. If they try and fail, then at least they can blame the workers.

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