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Messages: 13


« Répondre #30 le: 02/12/2011 - 10:57:36 »

En 2011/2012, Crédit Populaire d'Algérie (Algérie) + Crédit Agricole (France) = ????

Crédit Populaire d'Algérie (Algérie)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_populaire_d'Alg%C3%A9rie

Crédit Agricole (France)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_agricole
http://en.wikipedia.org/wiki/Calyon

Faillite de la banque Dexia

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dexia

http://www.lepost.fr/article/2011/10/09/2609963_faillite-de-la-banque-dexia-ce-sont-bien-les-contribuables-qui-paieront-reste-a-savoir-comment.html

Affaire du Crédit lyonnais

http://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_du_Cr%C3%A9dit_lyonnais

Crédit Lyonnais

http://en.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_Lyonnais

Spoliation scientifique

http://fr.wiktionary.org/wiki/spoliation

Vidéos à voir :

http://www.youtube.com/user/TheAlexJonesChannel#p/u/21/1xFzK0Na8Ow

http://www.thedailyshow.com/watch/thu-april-1-2010/sarkozy-visits-the-u-s-


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Calyon en Algérie

14/02/2007 à 10h:27 Par Samir Gharbi, Philippe Perdrix, Abdelaziz Barrouhi

http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN11027calyoeirgla0/Actualite-Afrique--calyon-en-algerie..html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_agricole
http://en.wikipedia.org/wiki/Calyon

Présente dans cinquante-cinq pays, Calyon, la banque de financement et d'investissement du groupe français Crédit agricole, sera bientôt autorisée à s'installer en Algérie, à la grande joie de Jean-Frédéric de Leusse, directeur du développement international. Plus d'un an après en avoir fait la demande aux autorités algériennes, Calyon espère renforcer sa position en acquérant 51 % du capital du Crédit populaire d'Algérie (CPA), dont la prochaine privatisation intéresse plusieurs autres banques françaises.

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Crédit Agricole ferme,
après 60 ans,
sa filiale sud-africaine


28/11/2011 lesechos.fr

http://www.lesechos.fr/investisseurs/actualites-boursieres/reuters_00403079-credit-agricole-ferme-apres-60-ans-sa-filiale-sud-africaine-255049.php

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_agricole
http://en.wikipedia.org/wiki/Calyon

Crédit Agricole a annoncé lundi la fermeture de sa filiale sud-africaine après 60 ans d'existence, dans le cadre des cessions d'actifs qui doivent lui permettre de réduire la taille de son bilan.

Cette unité spécialisée dans la banque d'investissement, basée à Johannesburg, emploie 50 personnes et elle est rentable, a précisé à Reuters Guillaume Fay, directeur des opérations de Crédit Agricole en Afrique du Sud.

"Evidemment c'est décevant pour tout le monde, mais nous sommes contraints par le contexte mondial", a-t-il déclaré, ne souhaitant toutefois pas donner de date de fermeture.

"Nous sommes en train de réduire la voilure et de vendre des actifs, or la vente d'actifs prend du temps", a-t-il dit.

Crédit Agricole est la quatrième banque étrangère en Afrique du Sud, avec un bilan de 18,4 milliards de rands (1,65 milliards d'euros), d'après les données boursières nationales.

Crédit agricole, comme Société générale et BNP Paribas ont annoncé au début de l'automne d'importants programmes de cession d'actifs et des mesures pour réduire la taille de leur bilan et se conformer aux nouvelles exigences de Bâle III en matière de fonds propres.

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CPA : un fauteuil pour huit

04/12/2006 à 15h:59 Par Samir Gharbi, Philippe Perdrix, Frédéric Lejeal,

http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN03126cpauntiuhru0/cpa-un-fauteuil-pour-huit.-Actualite_Info.html
      
Huit banques étrangères, dont quatre françaises (BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et Banque populaire), ont manifesté leur intérêt, le 16 novembre, pour l'acquisition de 51 % du capital du Crédit populaire d'Algérie (CPA). Première opération de privatisation d'une banque publique algérienne, la cession de cet établissement est pilotée par la banque Rothschild. Le CPA contrôle 12 % du marché algérien avec un réseau de 129 agences employant 4 000 personnes.

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Crédit populaire d'Algérie : dernière ligne droite

13/11/2007 à 12h:18 Par Blandine Flipo

http://www.jeuneafrique.com/Article/LIN11117crditetiord0/

Qui va remporter les 51 % du capital du Crédit populaire d'Algérie (CPA) ? L'effervescence est à son comble dans les sièges sociaux des six groupes candidats au rachat : les français Société générale, Banque populaire, Crédit agricole et BNP Paribas, l'espagnol Santander et l'américain Citibank. Le 30 octobre dernier, après plusieurs reports, le CPA a remis les documents juridiques (contrat de concession, pacte d'actionnaire) aux six prétendants. À charge pour eux de déposer, dans les quinze jours, leurs propositions. L'ouverture des plis, qui était initialement prévue pour fin novembre, ne se fera finalement pas avant la fin de l'année.

La banque la plus active dans le privé

Du côté de BNP Paribas, qui a déjà remis son dossier, on avoue être « dans l'expectative ». Aux rumeurs qui la présentent comme l'une des banques les plus à même, avec Banque populaire, de décrocher le contrat, la réponse est laconique : « Tous les candidats sont à égalité. » Difficile d'en savoir plus, les états-majors sont sur les dents. Il faut dire que l'enjeu est de taille. L'ouverture du capital du CPA constitue de fait la première privatisation d'une institution financière en Algérie. Créé en 1966, le groupe dispose d'un réseau de 132 agences bancaires, compte 15 succursales et 1,2 million de clients. Pour l'année 2006, il affiche un total des dépôts de 3,4 milliards d'euros, un total des actifs de 4,8 milliards d'euros, un produit net bancaire de 172 millions d'euros et un résultat net de 79 millions d'euros.

25 % de l'activité grâce aux entreprises publiques

Démarrée en octobre 2006, l'opération a connu plusieurs retards, en raison notamment de la « circulaire Ouyahia » d'août 2004, qui oblige toutes les entreprises publiques à confier la gestion de leurs comptes aux banques publiques. Elle se serait donc appliquée au CPA privatisé, qui risquait ainsi de perdre 25 % de son chiffre d'affaires. Les candidats à la reprise attendaient un geste politique, qui leur a été transmis le 30 septembre, quand le gouvernement a abrogé la circulaire. Ainsi, la privatisation du CPA pouvait-elle entrer dans la dernière ligne droite. À Alger, une énième rumeur évoque le retrait de l'espagnol Santander. Rien n'indique que ce soit le cas. Les jeux sont plus que jamais ouverts. « Tout ce qu'on sait, c'est qu'il y a deux chances sur trois que le gagnant soit une banque française », commente BNP Paribas.

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Benachenhou, le dur métier d'aventurier

Par Le Matin dz | 13/10/2007 Tayabet El Hammam 007

http://www.lematindz.net/news/132-benachenhou-le-dur-metier-daventurier.html

Rappelez-vous sa déclaration historique : « Les Algériens sont des citoyens gâtés ! ». C’est dans El-Watan du 29 septembre 2004.

La belle époque ! Benachenou n’est pas un roturier. Il n’aime pas le caprice plébéien : manger du pain à la place de la viande, habiter un bidonville au lieu d’un loft de 200 mètres carrés, mettre des fringues usés plutôt que du Pierre Cardin… Impardonnables fantaisies populaires !

Abdelatif Benachenhou est pour la sobriété et gagne sa vie comme il peut. Son salaire d’ancien ministre, ses primes et ses diverses rémunérations internationales ne lui suffisent pas, mais il ne se plaint jamais. Ce n’est pas un « citoyen gâté » ! Il a appris comment s’en sortir seul : en courant après l’argent. Où qu’il soit.

Dans les caisses de l’Etat de préférence. Ou, à défaut, en vendant des secrets d’Etat, de l’Etat qu’il servait il y a à peine un an ! Abdelatif Benachenhou, grand argentier du pays, a offert ses services au Crédit agricole, une banque française qui a soumissionné pour acheter le CPA et à qui il vend des « ficelles » que seul connaît un ancien ministre des Finances. Contre quelques milliers d’euros, il dévoile les combines : comment « doubler » ses concurrents, comment « blouser » les Algériens, comment « taper » dans les réserves de change algériennes, comment intervenir dans le créneau juteux et sans risque de l'import -import et des crédits à la consommation plutôt que dans l’investissement. Benachenhou s’est même fait l’avocat des repreneurs français, la semaine dernière, sur El-Watan !

Passer de ministre de la République à vulgaire aventurier… Que ne faut-il pas faire pour n’être pas un « citoyen gâté » !


Privatisation du CPA : il ne reste plus que deux repreneurs

Par Le Matin dz | 26/11/2007 El B.

http://www.lematindz.net/news/407-privatisation-du-cpa-il-ne-reste-plus-que-deux-repreneurs.html

La date de la conférence de presse est bien choisie : l’ouverture des plis pour la privatisation du CPA était prévue pour aujourd’hui. Elle aura lieu quand ? La ministre déléguée à la Réforme financière, Fatiha Mentouri a voulu rassurer ce matin en signifiant processus de privatisation du CPA reprendra « quand les choses seront plus claires » mais la chose tient-elle toujours ? Reste-t-il des repreneurs dans la salle ?

Au cours de sa conférence de presse à Alger , Mme Mentouri a confirmé que la banque espagnole Santander, une des six postulantes, avait jeté l’éponge en octobre et que le groupe bancaire américain Citigroup, dont la filiale Citibank était intéressée par la reprise du CPA, en a fait de même, le 21 novembre.

Le motif avancé par les Américains est, officiellement, lié « à sa restructuration interne », mais les vraies raisons seraient ailleurs….

On murmure que la Société générale, grande banque française, a fait savoir qu’elle n’était plus enthousiaste pour le rachat de CPA et ses dirigeants devraient s’en expliquer bientôt.

Enfin, le français Crédit Agricole, pour le compte duquel agissait l’ancien ministre Abdelatif Benachenhou, se dit « pas prêt » et a demandé, le 23 novembre, le report de la date de remise des offres.

Au final, il ne resterait plus que deux candidats à la reprise de CPA : BNP Paribas et Natixis.

La ministre ne se démonte pourtant pas : "La plupart des banques doivent évaluer leur situation, mais je pense qu'elles reviendront pour participer à l'opération de privatisation du CPA», a conclu Mme Mentouri.

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Faillite de la banque Dexia : Ce sont bien les contribuables qui paieront. Reste à savoir comment

09/10/2011

http://www.lepost.fr/article/2011/10/09/2609963_faillite-de-la-banque-dexia-ce-sont-bien-les-contribuables-qui-paieront-reste-a-savoir-comment.html

La faillite de la banque Franco-Belge Dexia se soldera, mais on pouvait s'en douter, par une addition qui sera réglée par les contribuables, n'en déplaisent à Dom la ménagère, qui refuse de payer.

La banque divisée en 3 branches

Les négociations ont été âpres, d'après France 3, entre la France et la Belgique, où François Fillon a été réçu ce jour.

Un accord semble cependant avoir été trouvé : Démanteler la banque en 3 parties différentes :

1 - La branche Belge Nationalisée, ou vendue

2 - La Branche Française serait reprise par la Poste, enfin la Banque Postale, et la Caisse des dépots et consignations.

3 - Création d'une "Bad Bank" qui rassemblerait tous les "actif toxiques" de Dexia, qui serait une structure Franco-Belge, et dont les dettes seraient payées par les contribuables Belges et Français....

Lundi matin, le démantèlement de Dexia a été lancé à la suite d'un long conseil d'administration, note Le Point.

Au total, la France, la Belgique et le Luxembourg vont apporter 90 milliards d'euros de garanties publiques, à hauteur de 60% pour la Belgique, 36% pour la France et 3% pour le Luxembourg.


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Dexia démantelé : une véritable "faillite organisée"

latribune.fr - 04/10/2011

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/banques-finance/industrie-financiere/20111003trib000653733/dexia-demantele-une-veritable-faillite-organisee-.html

Le groupe franco-belge devrait être démantelé entre une "bad bank" et des entités séparées. Le titre a chuté de 22,46% en Bourse ce mardi.

Le groupe bancaire franco-belge Dexia va être démantelé entre d'une part une "bad bank" hébergeant ses actifs toxiques et d'autre part plusieurs entités séparées, a indiqué mardi le syndicat belge CSC sur la base d'informations fournies par la direction. Interrogé par Latribune.fr, un cadre de l'établissement évoque une "faillite organisée".

"On va créer -enfin- une structure pour héberger les actifs problématiques -une bad-bank- qui serait établie en France sous garantie de l'Etat français et de l'Etat belge", a indiqué dans un communiqué le premier syndicat belge, à l'issue de deux réunions avec la direction de Dexia à Bruxelles.

"Les autres parties du groupe seront mises en sécurité, mais traitées en tant qu'entités à part. Cela concerne Dexia Banque Belgique, Dexia Banque Luxembourg, Dexia Asset Management, Dexia Insurance et Denizbank en Turquie", ajoute la CSC.

"Si la direction réussissait à créer la bad-bank, nous pourrions quitter un modèle déséquilibré qui coinçait Dexia Banque Belgique. L'incertitude subsiste, mais de nouvelles opportunités pourraient voir le jour", ajoute le syndicat.

En Belgique, le groupe Dexia est depuis longtemps considéré comme déséquilibré, puisqu'il s'appuyait sur la collecte de l'épargne (essentiellement réalisée en Belgique et en Turquie) pour financer notamment les collectivités locales françaises, où la banque ne dispose pas de réseau d'agences de détails.

Si la CSC voit donc plutôt d'un bon oeil une scission entre les activités belges et françaises du groupe, elle craint toutefois qu'elle n'entraîne un "problème sérieux" pour quelque 150 salariés de Dexia Holding, qui chapeaute les activités transnationales du groupe.
A l'issue d'un conseil d'administration lundi soir, Dexia a ouvert la porte à son démantèlement en indiquant chercher des solutions à ses problèmes structurels.

La presse se fait l'écho depuis plusieurs semaines d'un projet de reprise de tout ou partie des activités de financement des collectivités ainsi que du portefeuille de prêts aux collectivités par la Caisse française des dépôts (CDC, bras financier de l'Etat) et la Banque Postale (établissement public français). Mardi, l'entourage de la CDC a confirmé que les deux institutions travaillaient sur ce scénario.

Cette source a par ailleurs récusé le terme de "démantèlement" utilisé dans la presse pour évoquer le futur du groupe bancaire, admettant néanmoins l'existence d'un programme de cessions d'actifs. Le ministre des Finances, François Baroin, a pour sa part souhaité une "solution rapide et efficace". Les opérateurs de marché n'ont pas été rassurés pour autant. L'action Dexia a perdu jusqu'à 38% mardi dans la matinée, atteignant ses plus bas niveaux historiques, pour ensuite limiter quelque peu ses pertes dans l'après-midi. Le titre a clôturé en repli de 22,46% à 1,01 euro

Sous l'égide de la Caisse des dépôts et de la Banque postale

« La constitution d'un pôle pour les collectivités locales est très probable ce pôle se ferait sous l'égide de la Caisse des dépôts et de la Banque Postale », a affirmé le sénateur Marini. Il a confirmé que l'Etat ne prévoit pas d'injecter de l'argent dans cette opération.

De son côté, le ministre belge des Finances Didier Reynders a déclaré : "nous devons regarder comment changer ce groupe. Nous devons retirer tous les éléments dangereux de la banque, c'est là que les garanties d'Etat entreront en jeu - c'est ce que l'on appelle une 'bad bank' - puis on pourra donner des garanties aux clients, qu'ils soient des déposants ou des solliciteurs de crédit". Le gouvernement belge devait se réunir mardi soir en séance extraordinaire "pour faire le point" sur la situation de Dexia , a ajouté Didier Reynders.

La pérennisation du financement des collectivités locales

La Caisse des dépôts et la Banque Postale travaillent à la reprise d'une partie des activités de financement et du portefeuille de crédits aux collectivités de la banque franco-belge Dexia , a indiqué ce mardi à l'AFP l'entourage de la CDC. La CDC souhaite "la pérennisation dans les meilleures conditions d'un financement des collectivités locales", a-t-on précisé, en indiquant que le directeur général de la Caisse, Augustin de Romanet, s'attachait à formaliser un projet "dans les meilleurs délais, sans doute dans les prochains jours".

Et les petits actionnaires ?

Deminor insiste pour que les actionnaires soient consultés avant toute décision sur un plan concernant l'avenir de Dexia , indique le cabinet de conseil aux actionnaires dans une lettre ouverte. Le conseil d'administration de la banque franco-belge Dexia , réuni tard lundi soir, a annoncé avoir lancé un processus destiné à résoudre ses "problèmes structurels".

"Il ressort de ce communiqué que les actionnaires de Dexia auraient d'ores et déjà assuré le management de son soutien pour la mise en ouvre d'un plan, dont les détails n'ont même pas été arrêtés à ce jour", souligne Deminor. "Afin d'éviter que les actionnaires soient mis devant le fait accompli à l'instar d'interventions précédentes, Deminor souhaite que les actionnaires et ceux qu'ils représentent, les employés et les coopérateurs puissent être consultés en amont".

Dexia à vendre ?

Bien que les responsables politiques contestent la perspective d'un "démentellement", les syndicats sont sceptiques.  "L'ensemble du groupe Dexia serait à vendre", a indiqué mardi un responsable syndical belge à l'issue d'une réunion des représentants de la direction et du personnel de la banque franco-belge, au bord du démantèlement trois ans après avoir échappé de justesse à la faillite. "Selon les informations dont nous disposons à l'issue de cette première réunion, tout serait à vendre", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du syndicat socialiste belge Setca pour le secteur de la finance, Jean-Michel Cappoen.

Joint par téléphone, M. Cappoen s'exprimait à l'issue d'une réunion extraordinaire du bureau du comité d'entreprise européen de la banque, qui rassemble des représentants de la direction et des salariés belges, français et luxembourgeois. "C'est la fin d'une route. Maintenant, différents chemins vont être offerts à chacun. Les salariés sont inquiets. On n'en est même pas au stade de savoir quels seront les impacts sociaux", faute d'information communiquée directement par la direction, a de son côté déclaré Pascal Cardineaud, représentant du syndicat français CFDT au Comité d'entreprise de Dexia Crédit Local et au Comité d'entreprise européen de Dexia .

Une porte-parole de Dexia à Bruxelles, Ulrike Pommee, a confirmé la tenue de ce bureau du comité d'entreprise européen mais n'a pas donné d'information sur son contenu, indiquant simplement que les syndicats avaient été "informés de l'évolution de la situation".

Craintes pour l'emploi

Selon M. Cappoen, un comité d'entreprise de Dexia Holding, la structure qui chapeaute les différentes entités de Dexia , se déroule depuis 11h00. "Il y a 600 personnes qui travaillent pour le holding, 350 à 400 en Belgique et 200 à 250 en France. Notre première inquiétude est pour ces personnes", car si le groupe est démantelé, la raison d'être du holding n'existe plus, a souligné le syndicaliste.

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COMBINES ET « TRICHERIES » DE L’ETAT DANS L’AFFAIRE DU CREDIT LYONNAIS

http://www.libres.org/francais/dossiers/corruption/corruption_economie_p6.htm
http://www.melchior.fr/L-affaire-du-credit-lyonnais.4823.0.html
http://archives.arte.tv/special/credit/ftext/ftext06e.htm

La mise en examen de Jean-Claude Trichet pour « diffusion de fausses informations au marché, présentation et publication de comptes sociaux inexacts » est symptomatique de la « corruption » du secteur bancaire français par les hommes de l’Etat. Il doit être clair qu’au-delà du rôle de quelques hauts fonctionnaires dans les artifices comptables pour cacher les pertes de la « plus grande banque européenne », c’est l’Etat-actionnaire et gestionnaire et le système d’entreprises publiques qui devraient se retrouver au « banc des accusés ».

Les faits reprochés dans le cadre de l’enquête sur les comptes du Crédit Lyonnais en 1992 et 1993 à Jean-Claude Trichet, actuel gouverneur de la Banque de France, remontent à l’époque où il était directeur du Trésor. Après les plaintes en 1996 du Ministre des finances Jean Arthuis et d’Alain Géniteau (actionnaire minoritaire du Lyonnais) et les perquisitions à la Banque de France et au Trésor, le haut fonctionnaire est soupçonné d’avoir participé au « maquillage » du bilan du Crédit Lyonnais.

Représentant l’Etat (actionnaire majoritaire de la banque) et avec l’appui de ses collègues du Conseil d’administration, il aurait tout simplement dissimulé en 1992 les pertes en sous-évaluant de 50% les risques-pays (correspondant à des pertes liées à des investissements effectués à l’étranger) et en prélevant 3,6 milliards de francs des provisions de l’année précédente. Résultat de l’artifice : le Crédit Lyonnais a affiché pour l’exercice 1992 seulement 1,8 milliards de francs de pertes au lieu de 45 milliards.

En dépit de ce « lifting » comptable, la banque publique continuera à accuser des pertes (7 milliards de francs en 1993 et 12,1 milliards en 1994) et frôlera la « mise en faillite » par la Commission européenne en 1998.

Même si ce « scandale bancaire du siècle » présente une certaine complexité financière et comptable, le contribuable ordinaire peut et doit comprendre les véritables causes de l’échec du Crédit Lyonnais, qui est un échec de l’Etat-gardien de l’intérêt général, de l’Etat-banquier et de l’Etat-actionnaire.

1) Tout d’abord, il faut se rendre à l’évidence qu’en réalité le système d’entreprises publiques (nationalisées) et le « capitalisme d’Etat » (certains préfèrent la notion de socialisme) permettent à une petite élite, tels un Jean-Yves Haberer (président du Crédit Lyonnais entre 1988 et 1993), un Jean-Claude Trichet ou un Jean-Louis Butch (secrétaire général de la Commission bancaire en France), de faire valoir, aux dépens du contribuable, leurs intérêts et ambitions personnelles. On est très loin de l’Etat-gardien d’un intérêt général quelconque. Quelle belle leçon de morale publique que de se mettre dans l’illégalité aux Etats-Unis pour affaires frauduleuses et de se commettre avec les escrocs.

2) Ensuite, l’Etat s’avère un mauvais gestionnaire et un très mauvais banquier. Un système nationalisé, à la différence du système de banques privées, pousse logiquement à l’irresponsabilité. Le banquier fonctionnaire n’est pas la meilleure formule pour inciter le dirigeant à bien gérer les risques et le patrimoine de la banque.

3) Enfin, l’Etat-actionnaire est un mauvais « propriétaire ». Alors que théoriquement les entreprises publiques, comme le Crédit Lyonnais, sont la propriété de chaque citoyen, en réalité, une telle forme de propriété publique est source d’inefficacité et de gaspillages.

Ainsi, si l’affaire du Lyonnais fut possible, c’est parce que l’Etat, actionnaire majoritaire et propriétaire de jure et de facto (ayant le pouvoir de contrôle), n’a pas agi correctement pour limiter les dégâts (à la différence des propriétaires et actionnaires privés d’une banque qui sont incités à chercher les informations et à sanctionner la mauvaise gestion). La collusion des parties, responsables de la gestion de la banque (Trésor, Banque de France, Ministre de l’économie, Commission bancaire) s’est faite aux dépens des véritables propriétaires théoriques—les citoyens—qui en définitive vont payer la facture. Et des gadgets, comme la création en 1995 du Consortium de Réalisation (assumant les pertes du Crédit Lyonnais) n’y changeront rien : les Français devront débourser dans cette aventure au moins 100 milliards de francs.

Mais les conséquences de ce scandale vont au-delà des frontières hexagonales. En effet, la mise en examen de Trichet, qui a été désigné comme le successeur de Wim Duisenberg à la tête de la Banque Centrale Européenne à la mi-2002, ne fait que rendre plus incertaine la gestion future de la monnaie unique et renforce la méfiance des opérateurs sur le marché des changes vis-à-vis de l'euro. L'affaire du Crédit Lyonnais n'aura contribué qu'un peu plus à sa chute spectaculaire.

En conclusion, le bon sens et la justice exigent que l’Etat et les politiques se désengagent du domaine bancaire et financier. Liberté, droits de propriété privée dans le domaine de la banque et responsabilité bancaire vont ensemble et sont indissociables.

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En attendant que le gouvernement tranche la question

Ce que veut faire Benachenhou des banques publiques


Le Quotidien d'Oran, 20 décembre 2004 Ghania Amriout

http://www.algeria-watch.org/fr/article/eco/benachenhou_banques.htm

Bien qu'au centre des débats et des programmes des gouvernements qui se sont succédé ces dernières années, la réforme bancaire commence à peine à bénéficier d'une attention particulière de la part des pouvoirs publics.

Le département de Abdelatif Benachenhou et celui de son ministère délégué chargé de la réforme financière donnent l'impression de prendre le dossier en mains. En tous les cas, la stratégie de réforme «version Benachenhou» est bel et bien prête. Elle a été soumise au gouvernement récemment lors d'un conseil interministériel (CIM).

Pour le moment, indiquent nos sources, rien n'est tranché. En d'autres termes, le ministre des Finances n'a pas encore le feu vert pour mettre en oeuvre son plan, notamment le volet portant ouverture de capital de certaines banques publiques. On croit savoir que même le premier magistrat du pays ne fait pas de cette question une priorité. Le plus important étant la modernisation du système bancaire et sa mise à niveau.

Dans un rapport d'une centaine de pages, datant de juin dernier et intitulé «Secteur financier: situation actuelle et axes de réforme», Abdelatif Benachenhou et Karim Djoudi ont résumé à l'intention de l'exécutif leur vision de ce que doit être la réforme financière. Globalement, le premier argentier du pays et son ministre délégué proposent une démarche qui consiste à maintenir certaines banques dans la sphère publique et d'ouvrir le capital d'autres. Une manière «de partager la poire en deux» et de satisfaire et les partisans et les opposants à la privatisation des banques. La maintien de certains établissements entre les mains de l'Etat, explique-t-on dans le rapport, va «permettre à l'Etat de disposer d'instruments d'appui à sa politique économique en direction de secteurs économiques tels que l'habitat, l'agriculture et la pêche et l'énergie mais aussi de support à sa politique de régulation sectorielle». Alors que la privatisation d'autres «à des partenaires stratégiques étrangers permettra l'émergence d'institutions financières gérées selon les normes et pratiques internationales, de nature à créer un effet d'émulation et d'entraînement sur les autres institutions en vue de mettre à niveau leur gestion». La stratégie que préconise le ministère mettra, explique-t-on également, fin au monopole des banques publiques, qui dominent 90% du marché, et se traduira par l'instauration d'une «concurrence acceptable» et l'accroissement de «la qualité de l'intermédiation financière».

Concrètement, Abdelatif Benachenhou a proposé l'ouverture de capital du CPA, de la BNA et de la BDL et le maintien de la BEA, de la BADR et de la CNEP dans le giron de l'Etat. Expliquant ensuite ce choix, le rapport indique que le Crédit Populaire d'Algérie est une banque qui a déjà fait «l'objet d'une évaluation par un cabinet conseil étranger dans la perspective d'ouverture de capital à un partenaire stratégique». Elle présente ainsi «une situation financière et comptable assainie et activant dans les secteurs de la PME/PMI au profit essentiellement d'une clientèle privée». Rappelons que l'opération de privatisation de cette banque a été chapeautée par la Banque mondiale à l'époque où le dossier de la réforme était entre les mains de Fatiha Mentouri. Elle fut remise en cause car la démarche de la ministre déléguée, qui était favorable pour une ouverture à 49%, n'était pas partagée par l'institution internationale.

La Banque de Développement Local, elle, est proposée au même sort car, explique-t-on, «elle dispose d'un réseau important réparti à travers tout le territoire national, elle se spécialise dans le secteur de la PME et les particuliers et elle a fait objet d'un assainissement de son portefeuille et d'un renforcement de ses fonds propres». Quant à la Banque Nationale d'Algérie, le rapport se contentera de rappeler «la présence dans son portefeuille de grandes entreprises publiques financièrement déstructurées». Un problème qui peut être pris en charge, préconise-t-on, par «l'évacuation de cette clientèle du bilan de la BNA et son traitement dans le cadre d'un dispositif proposé avec la création d'une entité de défaillance». Mais que ce soit pour la BNA ou les autres banques, le ministère des Finances propose qu'elles rompent toute «relation financière directe» avec les clients qui ne représentent aucune perspective de marché. Le salut est dans le transfert des créances à la Banque algérienne de développement (BAD) - une banque réceptacle dont les dettes sont garanties par l'Etat - «moyennant un niveau de décote acceptable pour les équilibres de la banque». Ce transfert des dettes fera de la BAD «le créancier unique de toutes les mauvaises entreprises», permettant ainsi aux banques «de présenter un portefeuille assaini pour des opérations de partenariat, réduit le risque bancaire et élimine des habitudes et pratiques entre les banques publiques et certains gros clients publics», explique-t-on.

S'agissant du mode de privatisation des trois banques, Benachenhou propose le gré à gré. Car, estime-t-il, «la particularité de ce métier, la confidentialité de ces opérations et la finalité recherchée peuvent conduire à évacuer l'appel d'offres», lit-on dans le rapport. Quant aux échéances des ouvertures de capital, celle du CPA est déjà en cours, pour la BNA, elle est prévue pour 2004, indique l'étude du ministère des Finances, sans plus de précisions, alors que la BDL devra attendre la finalisation de l'évaluation patrimoniale et financière.

L'option du maintien de la BADR, de la CNEP et de la BEA dans le giron public est expliquée par le fait que chacune d'entre elles «opère dans un secteur stratégique particulier et dispose d'une bonne connaissance de son marché. Il n'y a donc pas de concurrence entre ces trois entités sur le même segment». Ces trois banques seront, selon la stratégie de Benachenhou, «les instruments d'appui» à la politique de l'Etat de soutien au développement des secteurs de l'habitat et de l'agriculture.

Mais, il faut prévoir leur mise à niveau, indique-t-on. Une mise à niveau qui peut prendre trois formes: «assistance technique, jumelage ou privatisation de la gestion». Selon la stratégie de Benachenhou et de Karim Djoudi, la première formule doit être réservée à la BADR, la seconde pour la CNEP et la dernière pour la BEA. Ils proposent aussi «le recentrage de l'activité vers le financement des grandes entreprises» pour ce qui est de la BEA. Tandis que le CNEP revient à son métier de base qui est le logement et la BADR à celui de l'agriculture, la pêche et l'agroalimentaire. La mise en oeuvre de ces réformes doit se faire, selon le calendrier du ministère au courant de l'année 2005.

Les autres volets de la réforme portent sur le renforcement du marché des crédits bancaires et la réduction du coût de l'intermédiation bancaire, la modernisation des systèmes d'informations et de paiement et le développement du crédit immobilier.


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Abdellatif Benachenhou expose à Paris les grandes lignes de l’économie nationale

(APS) jeudi 24 novembre 2011 16 : 48

http://www.aps.dz/Abdellatif-Benachenhou-expose-a.html

PARIS - Abdellatif Benachenhou, économiste et ancien ministre de l’économie et des finances, a exposé jeudi à paris les grandes lignes de l’économie algérienne devant un parterre d’opérateurs nationaux et français.

Intervenant dans le cadre du colloque économique initié par les consulats d’Algérie à Nanterre et de Pontoise sous le thème "Pour un véritable partenariat économique entre l’Algérie et la France ", M. Benachenhou a indiqué que le secteur des hydrocarbures en Algérie nécessite déjà un renforcement dans son segment pétrolier car, a-t-il expliqué, " nous devons découvrir de nouvelles ressources, projet qui ne s’est pas fait seulement avec des discours mais avec des engagements et des actes".

Il a également cité le secteur du BTP qui apparait " florissant", a-t-il souligné, puisque l’Etat a engagé de grands investissements dans la construction d’infrastructures routières et de logements, relevant, cependant, que c’est un secteur structurellement faible où la taille des entreprises reste très limitée et leur organisation et gestion demeurent très fragiles.

Il s’est dit étonné que la France " qui a de vieilles traditions dans le secteur de la construction, n’ait pas initié de partenariats entre ses entreprises et les entreprises algériennes ".

L’autre secteur en croissance qu’il a cité est celui de la téléphonie mobile, ouvert à l’investissement en 2004, un secteur qui, a-t-il dit, s’est développé très rapidement à la faveur du nombre des abonnés.

’’Dans ce secteur, je constate que tout ce qui est nécessaire à son fonctionnement est importé, y compris les experts », a-t-il dit, relevant qu’il reste enclavé, avant de qualifier cette situation d’inacceptable.

Sur le volet agricole, il a estimé que le secteur agroalimentaire est également en ’’situation d’enclavement’’ et qu’il se limite à transformer des produits importés qui sont par la suite livrés aux consommateurs.

Il a, alors, considéré ces ’’retards’’ ’’d’inadmissibles’’, relevant qu’il est important aujourd’hui de réfléchir à un partage de la croissance et aux conditions de développement d’une base locale pour l’industrie agroalimentaire algérienne, estimant que " le partage de la croissance se fait par l’investissement’’.

Il a ajouté que l’Algérie a importé 25 milliards de dollars de biens et de services en 2005, et que la France en a pris 25%. En 2010, l’Algérie a importé pour 50 milliards dont 39 milliards de dollars de biens et 11 milliards de services, et la partie française a pris 16,5%, estimant qu’aujourd’hui, après cette phase de prospérité commerciale, il est indispensable d’aller vers un partage de cette croissance.

Les représentants du patronat algérien, Malek Nait Abdelaziz (CNPA), Boualem M’rakeche (CAP) ainsi que le vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie, Ameziane Medjkouh (CACI), ont relevé l’intérêt de souligner que les relations algéro-françaises sont certes basées sur des échanges économiques, mais sans omettre la dimension humaine.

Les secteurs de l’agroalimentaire, de la Santé-Pharmacie et des TIC, particulièrement ciblés lors de cette rencontre, feront l’objet d’ateliers entre opérateurs économique algériens et français pour examiner les opportunités d’affaires, à court et moyen termes, entres les deux pays.
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« Répondre #31 le: 03/12/2011 - 18:55:52 »



http://www.thedailyshow.com/watch/thu-april-1-2010/sarkozy-visits-the-u-s-

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hannibal_Barca

http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_afghan

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qaida

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fr%C3%A8res_musulmans

http://fr.wikipedia.org/wiki/French_Connection

http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Pasqua

http://www.amazon.fr/CIA-France-ding%C3%A9rence-affaires-fran%C3%A7aises/dp/2020818817

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vendetta_(justice_priv%C3%A9e)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Vengeance


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Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française
par Thierry Meyssan 19 juillet 2008

http://www.voltairenet.org/article157210.html

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.

Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].
Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :

- Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.

- François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.

- Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.

- Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?

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CIA : Frank G. Wisner est arrivé au Caire

1er février 2011
http://www.voltairenet.org/article168329.html

Alors que la révolte s’amplifie en Egypte, le Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis a considéré que le travail de l’ambassadrice au Caire, Margaret Scobey, était insuffisant.

Mme Scobey est une diplomate de carrière qui a joué un rôle important au Proche-Orient, mais n’est pas rompue aux opérations secrètes. Ne préjugeant pas de ce qui va suivre, elle se dépense sans compter depuis plusieurs jours pour rencontrer le maximum de protagonistes et nouer des contacts dans tous les camps à la fois.

Le Conseil de sécurité nationale ne considère pas comme suffisant de préserver les intérêts des Etats-Unis, mais comme indispensable de préserver la paix séparée égypto-israélienne, ce qui implique de choisir les prochains dirigeants du pays. Il a donc fait appel à un ancien ambassadeur en Egypte (1986-91), aujourd’hui à la retraite, Frank G. Wisner, et l’a envoyé d’urgence au Caire où il est arrivé lundi 31 janvier 2011 au soir.

M. Wisner est le fils de Frank Wisner Sr., co-fondateur de la CIA et du Gladio. Il fut, aux côtés d’Alan Dulles, l’un des pères de la doctrine d’intervention secrète des Etats-Unis : soutenir les démocraties qui font le « bon choix », contrecarrer les peuples qui font le mauvais.

Frank G. Wisner Jr. a lui-même toujours travaillé pour l’Agence et y travaille encore, notamment via Refugees International dont il est administrateur.

L’ambassadeur Wisner, qui un ami personnel du président Hosni Moubarak, est chargé d’organiser sa destitution en douceur. Son arrivée a été juste précédée d’un appel téléphonique du chef d’état-major interarmes, l’amiral Mike Müllen, à son homologue égyptien, le général Sami Enan —l’armée égyptienne est équipée et formée par le Pentagone—. Officiellement, Müllen l’a félicité pour sa retenue ; un message parfaitement reçu au Caire et suivi quelques minutes plus tard d’un communique de l’état-major annonçant que l’armée considére les manifestations comme légitimes.

Le public états-unien connaît Frank G. Wisner non comme un diplomate, ni comme un maître-espion, mais comme un financier sans scrupules. Il était en effet responsable d’une des filiales d’Enron, le géant du trading en énergie dont la faillite frauduleuse a ruiné nombre de petits épargnants. Il était aussi administrateur de l’assureur American International Group (AIG) lors de la crise financière de 2008 qui vit l’action de la société chuter de 95 % avant son sauvetage par les deniers publics.

Inconnu des Français, Frank G. Wisner a pourtant joué un grand rôle dans ce pays. Il a épousé Christine de Ganay (seconde épouse de Pal Sarkozy) et, à ce titre, a élevé Nicolas Sarkozy dans sa période new-yorkaise. C’est lui qui a introduit l’adolescent dans les cercles de la CIA et qui lui a ouvert les portes de la politique française. C’est un de ses enfants, qui fut le porte-parole de la campagne présidentielle de Sarkozy pour les médias anglo-saxons, tandis qu’un autre de ses enfants est devenu un des piliers du Carlyle Group, le fond de placement des Bush et des Ben Laden.

Par ailleurs, c’est encore Frank G. Wisner qui a imposé son ami Bernard Kouchner comme ministre français des Affaires étrangères avec pour mission de mobiliser les Etats européens en faveur de l’indépendance du Kosovo.

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Hosni Moubarak démissionne

11 février 2011 Guillaume Poquet

http://www.minutebuzz.com/2011/02/11/hosni-moubarak-demissionne/

Le président égyptien Hosni Moubarak vient de démissionner de son poste de président de la République arabe d’Egypte. L’annonce a été effectuée par Omar Souleimane à la télévision, le vice-président du gouvernement.

Ce dernier a par ailleurs précisé qu’Hosni Moubarak remettait désormais le pouvoir à l’armée égyptienne. Moubarak, qui dirigeait le pays depuis octobre 1981, pourrait bien être remplacé, après trente années de règne, par Omar Souleimane, qui semble aujourd’hui incarner le renouveau du pouvoir égyptien.

Ce dernier a chargé le Conseil militaire suprême de prendre en charge les affaires publiques « dans les circonstances difficiles que traverse le pays » a-t-il déclaré à la télévision.

De son côté, Barack Obama a annoncé, quelques minutes après l’annonce de la démission de Moubarak, qu’il allait effectuer une allocution à la télévision américaine ce soir à 19h30.

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Législatives égyptiennes : les islamistes remportent 65 % des voix

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 02.12.11

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/12/02/egypte-le-taux-de-participation-pour-la-premiere-phase-des-legislatives-atteint-62_1612945_3212.html#ens_id=1538049

Les partis islamistes ont remporté le premier tour des élections législatives en Egypte. Selon les chiffres fournis par Youssri Abdel Karim, secrétaire général de la Haute commission électorale, les listes de l'influente confrérie des Frères musulmans, du parti salafiste Al-Nour et du parti Wassat (islamistes modérés) ont cumulé 65,25 % des voix pour cette première phase des législatives marquant la rupture avec l'ère Moubarak.

Dans le détail, les Frères musulmans ont remporté 36,62 % (3,5 millions de voix), Al-Nour 24,36 % (2,3 millions) et le Wassat 4,27 %, (environ 416 000 voix) lors de ce scrutin organisé dans un tiers des gouvernorats, notamment les deux plus grandes villes, Le Caire et Alexandrie, et marqué par une très forte participation (62 %).

M. Abdel Karim a précisé que la Haute commission électorale n'annoncerait le nombre de sièges attribués à chaque liste qu'après la fin, le 10 janvier, des élections de l'Assemblée du peuple (chambre des députés) dans tous les gouvernorats. Le cycle électoral se poursuivra du 29 janvier au 11 mars avec l'élection de la Choura (chambre haute consultative).

DUEL ENTRE LES FRÈRES MUSULMANS ET LES SALAFISTES

Au deuxième tour, qui débute lundi, ces mouvements islamistes tenteront d'améliorer encore leur score pour confirmer leur domination du futur Parlement. Mais une rude bataille est attendue au sein même de ce camp, avec un duel notamment entre les candidats des Frères musulmans et d'Al-Nour pour une partie des sièges attribués aux scrutin uninominal.

"Le deuxième tour met fin à la lune de miel entre les Frères et les salafistes", écrit dimanche le quotidien Al Akhbar, évoquant en particulier le cas d'Alexandrie, deuxième ville du pays, où le parti salafiste Al Nour est né après le soulèvement qui a renversé Hosni Moubarak en début d'année. La bataille opposera également les deux mouvements à Damiette, dans le Delta du Nil, où ils étaient au coude à coude au premier tour.

La percée des salafistes a pris au dépourvu les Frères musulmans, qui se présentent comme "modérés". "Nous représentons un islam 'centriste' et modéré, nous n'imposons rien par la force", a tenu à souligner samedi Mahmoud Ghozlane, le porte-parole des Frères musulmans. Il a appelé "à ne pas mettre tous les islamistes dans le même panier".

Forts de leur percée dans les urnes, les salafistes ont de leur côté multiplié les déclarations favorables à l'instauration d'un islam rigoriste. Le dirigeant salafiste Abdel Monem Chahat a assuré que les romans de l'écrivain égyptien et prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz "encourageaient le vice car ils portent sur la prostitution et la drogue". Une autre personnalité de ce courant, Hazem Abou Ismaïl, candidat déclaré à la future présidentielle sous l'étiquette d'indépendant, a estimé qu'il fallait "créer un climat pour faciliter" le port du voile, et dit que s'il était élu président, il "ne permettrait pas à un homme et à une femme de s'asseoir ensemble dans un lieu public".

Ces prises de position ont provoqué de vives réactions, en particulier sur les réseaux sociaux comme twitter. "Hazem Abou Ismaïl est un clown", tweetait un internaute. "C'est parti pour qu'on devienne un nouvel Afghanistan !" lançait un autre.

INQUIÉTUDE DES POLITIQUES LAÏQUES ET DES CHRÉTIENS

La perspective d'un Parlement dominé par des islamistes, dont une grande partie issus de groupes ultra-conservateurs, provoque l'inquiétude des milieux politiques laïques ainsi que de la communauté chrétienne copte (6 % à 10 % de la population). Le porte-parole d'Al-Nour, Mohamed Nour, a ainsi lancé vendredi un message d'apaisement aux Coptes, qui se disent discriminés dans la société égyptienne majoritairement musulmane. "Toucher un cheveu de la tête d'un Copte est contraire à notre programme", a-t-il déclaré.

Le futur Parlement devra nommer une commission chargée de rédiger la future Constitution, une mission essentielle pour définir l'équilibre des pouvoirs après le renversement de Hosni Moubarak et la prise du pouvoir par un conseil militaire.

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Egypte, l'après Moubarak

Législatives en Egypte : Les Frères musulmans aux portes du pouvoir


Publié le 3 décembre 2011 à 10h45

http://www.francesoir.fr/actualite/international/legislatives-en-egypte-freres-musulmans-aux-portes-du-pouvoir-162813.html

Les Frères musulmans et leurs alliés auraient obtenu près de 40% des voix. Autre grand vainqueur : les salafistes, entre 20 et 30%. Le taux de participation est un record, près de 60%.

Le résultat du vote district par district sera bientôt connu sur Internet. « Ce dossier est trop volumineux, moi, je n’ai plus d’énergie…», a ainsi déclaré le chef de la Haute commission électorale, interrogé sur les résultats des partis politiques en lice. La presse et plusieurs partis ont cependant déjà révélé les tendances principales, créditant le parti des Frères musulmans « Liberté et Justice » (PLJ) et ses alliés de 40% des voix. De son côté, le parti salafiste Al-Nour et d’autres formations de cette mouvance intégriste auraient obtenu selon les analystes 20% à 30% des votes.

Dans ce srutin, un taux de participation record « depuis les pharaons jusqu'à aujourd'hui », selon les termes du président de la HCE, a également vu le jour en Egypte, plus de dix mois après le début du soulèvement place Tahrir le 25 janvier dernier. Vendredi soir, les autorités égyptiennes ont donc salué le taux de participation « historique » aux premières élections législatives de l’après-Moubarak.

Islamisme et contestations militaires

Les islamistes sont donnés largement gagnants. Les premières élections organisées dans la foulée du Printemps arabe ont vu émerger des partis islamistes en Tunisie, au Maroc et maintenant en Egypte, au détriment de formations laïques. Au Caire, plusieurs milliers de manifestants s'étaient rassemblés, certains pour réclamer la chute du pouvoir militaire sur la place Tahrir, d’autres en soutien aux généraux, ces derniers jours. Le Premier ministre Kamal el-Ganzouri avait donc été nommé le 25 novembre par l’armée au pouvoir pour remplacer Essam Charaf, qui avait démissionné après des affrontements meurtriers qui ont opposé les forces de l’ordre aux manifestants hostiles au pouvoir militaire.

Vendredi, les autorités ont aussi fait savoir qu’une dizaine de ministres du gouvernement démissionnaire allaient conserver leur portefeuille au sein du gouvernement de « salut national » qui doit être annoncé samedi.

Mohamed Kamel Amr est maintenu à la tête de la diplomatie égyptienne, ainsi que les ministres du Pétrole, de l’Electricité, du Tourisme ou de la Coopération internationale.

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Favoris aux législatives, les Frères musulmans égyptiens se disent modérés

http://fr.wikipedia.org/wiki/Salafisme

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 02.12.11

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/12/02/egypte-le-taux-de-participation-pour-la-premiere-phase-des-legislatives-atteint-62_1612945_3212.html

Alors que les résultats du premier tour des législatives égyptiennes continuaient d'arriver, samedi 3 décembre, au compte-gouttes, les Frères musulmans, dont le parti Liberté et Justice (PLJ) est crédité d'environ 40 % des voix sur la base de résultats provisoires, ont pris soin de se démarquer des fondamentalistes salafistes.

"Nous représentons un islam 'centriste' et modéré, nous n'imposons rien par la force", a tenu à souligner Mahmoud Ghozlane, porte-parole des Frères musulmans. Il a appelé "à ne pas mettre tous les islamistes dans le même panier", en référence aux salafistes du parti Al-Nour, qui, avec d'autres formations fondamentalistes, pourraient avoir entre 20 et 30 % des voix.

LA PERCÉE SALAFISTE

Forts de leur percée dans les urnes, les salafistes ont multiplié les déclarations favorables à l'instauration d'un islam rigoriste. Le dirigeant salafiste Abdel Monem Chahat a assuré que les romans de l'écrivain égyptien et prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz "encourageaient le vice car ils portent sur la prostitution et la drogue". Une autre personnalité de ce courant, Hazem Abou Ismaïl, candidat déclaré à la future présidentielle sous l'étiquette d'indépendant, a estimé qu'il fallait "créer un climat pour faciliter" le port du voile, et dit que s'il était élu président, il "ne permettrait pas à un homme et à une femme de s'asseoir ensemble dans un lieu public".

Ces prises de position ont provoqué de vives réactions, en particulier sur les réseaux sociaux comme twitter. "Hazem Abou Ismaïl est un clown", tweetait un internaute. "C'est parti pour qu'on devienne un nouvel Afghanistan!" lançait un autre.

La perspective d'un Parlement dominé par des islamistes, dont une grande partie issus de groupes ultra-conservateurs, provoque l'inquiétude des milieux politiques laïques ainsi que de la communauté chrétienne copte (6 % à 10 % de la population). Le porte-parole d'Al-Nour, Mohamed Nour, a ainsi lancé vendredi un message d'apaisement aux Coptes, qui se disent discriminés dans la société égyptienne majoritairement musulmane. "Toucher un cheveu de la tête d'un Copte est contraire à notre programme", a-t-il déclaré.

LA DÉROUTE DU CAMP LAÏQUE ET LIBÉRAL

Le chef de la commission électorale, Abdel Moez Ibrahim, a annoncé vendredi soir un taux de participation de 62 %, d'une ampleur "jamais vue depuis les pharaons", mais n'a une nouvelle fois pas été en mesure de donner les résultats complets par partis pour ce vote qui s'est déroulé lundi et mardi. Les bribes de résultats rapportées par la presse et les différentes formations ont toutefois continué de confirmer les scores élevés des islamistes et la déroute du camp laïque et libéral.

Les résultats pour Port-Saïd, sur le canal de Suez, donnaient 32,5 % pour les Frères musulmans, 20,7 % pour Al-Nour et 12,9 % pour une formation islamiste modérée, Wassat, selon le journal gouvernemental Al-Ahram. Les libéraux du Wafd ne remportaient que 14 %. A Port-Saïd toujours, une figure historique de la contestation contre le régime de Hosni Moubarak, Georges Ishaq, fondateur du mouvement Kefaya (Assez!), était battue, selon la presse.

Au Caire, un politicien libéral, Amr Hemzawi, a été élu dès le premier tour dans le quartier aisé d'Héliopolis, mais ailleurs les personnalités issues de la révolte populaire de janvier-février qui a chassé M. Moubarak étaient battues.

Dans le gouvernorat très touristique de la Mer Rouge, les Frères musulmans faisaient un score de 30 %, deux fois supérieur à celui du Bloc égyptien, une alliance de partis libéraux.

Le vote de lundi et mardi concernait un tiers des gouvernorats, dont ceux du Caire et d'Alexandrie, les deux plus grandes villes du pays. Les députés des autres gouvernorats seront élus d'ici au 11 janvier, puis viendra l'élection de la Choura (Sénat), jusqu'au 11 mars. Le futur Parlement devra nommer une commission chargée de rédiger la future Constitution, une mission essentielle pour définir l'équilibre des pouvoirs après le renversement du président Hosni Moubarak en février et la prise du pouvoir par un conseil militaire.

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Egypte: l'avance islamiste se confirme, les Frères musulmans se disent modérés

03/12/2011

http://www.lepoint.fr/monde/egypte-l-avance-islamiste-se-confirme-les-freres-musulmans-se-disent-moderes-03-12-2011-1403480_24.php

LE CAIRE (AFP) - Des résultats partiels du premier tour des législatives égyptiennes ont confirmé samedi les bons scores des islamistes, en tête desquels les Frères musulmans qui ont pris soin de se démarquer des fondamentalistes salafistes.

"Nous représentons un islam 'centriste' et modéré, nous n'imposons rien par la force", a déclaré Mahmoud Ghozlane, porte-parole des Frères musulmans, dont le parti Liberté et Justice (PLJ) est crédité d'environ 40% des voix sur la base de résultats provisoires.

Il a appelé "à ne pas mettre tous les islamistes dans le même panier", en référence aux salafistes du parti Al-Nour, qui, avec d'autres formations fondamentalistes, pourraient avoir entre 20 et 30% des voix.

Forts de leur percée dans les urnes, les salafistes ont multiplié les déclarations favorables à l'instauration d'un islam rigoriste.

Le dirigeant salafiste Abdel Monem Chahat a assuré que les romans de l'écrivain égyptien et prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz "encourageaient le vice car ils portent sur la prostitution et la drogue".

Une autre personnalité de ce courant, Hazem Abou Ismaïl, a estimé qu'il fallait "créer un climat pour faciliter" le port du voile, et dit que s'il était élu président, il "ne permettrait pas à un homme et à une femme de s'asseoir ensemble dans un lieu public".

Ces prises de position ont provoqué de vives réactions, en particulier sur les réseaux sociaux comme twitter. "Hazem Abou Ismaïl est un clown", tweetait un internaute. "C'est parti pour qu'on devienne un nouvel Afghanistan!" lançait un autre.

Le chef de la commission électorale, Abdel Moez Ibrahim, a annoncé vendredi soir un taux de participation de 62%, d'une ampleur "jamais vue depuis les pharaons", mais n'a une nouvelle fois pas été en mesure de donner les résultats complets par partis pour ce vote qui s'est déroulé lundi et mardi.

Les bribes de résultats rapportées par la presse et les différentes formations ont toutefois continué de confirmer les scores élevés des islamistes et la déroute du camp laïque et libéral.

Les résultats pour Port-Saïd, sur le canal de Suez, donnaient 32,5% pour les Frères musulmans, 20,7% pour Al-Nour et 12,9% pour une formation islamiste modérée, Wassat, selon le journal gouvernemental al-Ahram. Les libéraux du Wafd ne remportaient que 14%.

A Port-Saïd toujours, une figure historique de la contestation contre le régime de Hosni Moubarak, Georges Ishaq, fondateur du mouvement Kefaya (Assez!), était battue, selon la presse.

Au Caire, un politicien libéral, Amr Hemzawi, a été élu dès le premier tour dans le quartier aisé d'Héliopolis, mais ailleurs les personnalités issues de la révolte populaire de janvier-février qui a chassé M. Moubarak étaient battues.

Dans le gouvernorat très touristique de la Mer Rouge, les Frères musulmans faisaient un score de 30%, deux fois supérieur à celui du Bloc égyptien, une alliance de partis libéraux.

Selon le quotidien indépendant al-Masri al-Youm, aucune femme n'a été élue au premier tour.

Une candidate du Wafd, Nihal Ahdi, citée par le journal, a expliqué que cela était "lié au fait que les Frères musulmans et salafistes ont dominé les résultats".

Le Hamas palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, s'est réjoui de cette percée des islamistes. "C'est un très bon résultat, cela signifie un soutien de plus en plus important aux questions palestiniennes", a dit son porte-parole.

Mais l'ambiance était morose place Tahrir au Caire, occupée depuis deux semaines par des militants qui veulent maintenir la flamme de la révolte du début de l'année.

"Tous ceux à qui nous avons fait confiance nous ont trahis", affirme Mohamed el-Assas, 25 ans, l'un d'eux.

Le vote concerne un tiers des gouvernorats égyptiens, dont ceux du Caire et d'Alexandrie, les deux plus grandes villes. Un second tour est prévu lundi et mardi.

Les députés des autres gouvernorats seront élus d'ici au 11 janvier, puis viendra l'élection de la Choura (sénat), jusqu'au 11 mars.

Enfin, Moumtaz Saïd, pressenti pour être le nouveau ministre des Finances dans le gouvernement en cours de formation sous la houlette des militaires, a fait savoir que malgré la dégradation économique rapide, l'Egypte n'avait pas encore décidé d'accepter ou non un prêt du Fonds monétaire international (FMI).

"Il est encore trop tôt pour connaître le sort de l'accord conclu (en juin) avec le FMI pour un prêt de 3,2 milliards de dollars", a-t-il dit.

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Egypte: l'avance islamiste se confirme, les Frères musulmans se disent modérés

Publié le 03-12-11

http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20111203.AFP0573/egypte-l-avance-islamiste-se-confirme-les-freres-musulmans-se-disent-moderes.html

Des résultats partiels du premier tour des législatives égyptiennes ont confirmé samedi les bons scores des islamistes, en tête desquels les Frères musulmans qui ont pris soin de se démarquer des fondamentalistes salafistes.

"Nous représentons un islam 'centriste' et modéré, nous n'imposons rien par la force", a déclaré Mahmoud Ghozlane, porte-parole des Frères musulmans, dont le parti Liberté et Justice (PLJ) est crédité d'environ 40% des voix sur la base de résultats provisoires.

Il a appelé "à ne pas mettre tous les islamistes dans le même panier", en référence aux salafistes du parti Al-Nour, qui, avec d'autres formations fondamentalistes, pourraient avoir entre 20 et 30% des voix.

Forts de leur percée dans les urnes, les salafistes ont multiplié les déclarations favorables à l'instauration d'un islam rigoriste.

Le dirigeant salafiste Abdel Monem Chahat a assuré que les romans de l'écrivain égyptien et prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz "encourageaient le vice car ils portent sur la prostitution et la drogue".

Une autre personnalité de ce courant, Hazem Abou Ismaïl, a estimé qu'il fallait "créer un climat pour faciliter" le port du voile, et dit que s'il était élu président, il "ne permettrait pas à un homme et à une femme de s'asseoir ensemble dans un lieu public".

Ces prises de position ont provoqué de vives réactions, en particulier sur les réseaux sociaux comme twitter. "Hazem Abou Ismaïl est un clown", tweetait un internaute. "C'est parti pour qu'on devienne un nouvel Afghanistan!" lançait un autre.

Le chef de la commission électorale, Abdel Moez Ibrahim, a annoncé vendredi soir un taux de participation de 62%, d'une ampleur "jamais vue depuis les pharaons", mais n'a une nouvelle fois pas été en mesure de donner les résultats complets par partis pour ce vote qui s'est déroulé lundi et mardi.

Les bribes de résultats rapportées par la presse et les différentes formations ont toutefois continué de confirmer les scores élevés des islamistes et la déroute du camp laïque et libéral.

Les résultats pour Port-Saïd, sur le canal de Suez, donnaient 32,5% pour les Frères musulmans, 20,7% pour Al-Nour et 12,9% pour une formation islamiste modérée, Wassat, selon le journal gouvernemental al-Ahram. Les libéraux du Wafd ne remportaient que 14%.

A Port-Saïd toujours, une figure historique de la contestation contre le régime de Hosni Moubarak, Georges Ishaq, fondateur du mouvement Kefaya (Assez!), était battue, selon la presse.

Au Caire, un politicien libéral, Amr Hemzawi, a été élu dès le premier tour dans le quartier aisé d'Héliopolis, mais ailleurs les personnalités issues de la révolte populaire de janvier-février qui a chassé M. Moubarak étaient battues.

Dans le gouvernorat très touristique de la Mer Rouge, les Frères musulmans faisaient un score de 30%, deux fois supérieur à celui du Bloc égyptien, une alliance de partis libéraux.

Selon le quotidien indépendant al-Masri al-Youm, aucune femme n'a été élue au premier tour.

Une candidate du Wafd, Nihal Ahdi, citée par le journal, a expliqué que cela était "lié au fait que les Frères musulmans et salafistes ont dominé les résultats".

Le Hamas palestinien, qui contrôle la bande de Gaza, s'est réjoui de cette percée des islamistes. "C'est un très bon résultat, cela signifie un soutien de plus en plus important aux questions palestiniennes", a dit son porte-parole.

Mais l'ambiance était morose place Tahrir au Caire, occupée depuis deux semaines par des militants qui veulent maintenir la flamme de la révolte du début de l'année.

"Tous ceux à qui nous avons fait confiance nous ont trahis", affirme Mohamed el-Assas, 25 ans, l'un d'eux.

Le vote concerne un tiers des gouvernorats égyptiens, dont ceux du Caire et d'Alexandrie, les deux plus grandes villes. Un second tour est prévu lundi et mardi.

Les députés des autres gouvernorats seront élus d'ici au 11 janvier, puis viendra l'élection de la Choura (sénat), jusqu'au 11 mars.

Enfin, Moumtaz Saïd, pressenti pour être le nouveau ministre des Finances dans le gouvernement en cours de formation sous la houlette des militaires, a fait savoir que malgré la dégradation économique rapide, l'Egypte n'avait pas encore décidé d'accepter ou non un prêt du Fonds monétaire international (FMI).

"Il est encore trop tôt pour connaître le sort de l'accord conclu (en juin) avec le FMI pour un prêt de 3,2 milliards de dollars", a-t-il dit.

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EXCLUSIF.Jeannette Bougrab : «Je ne connais pas d’islamisme modéré»

LeParisien.fr Propos recueillis par Didier Micoine et Henri Vernet | Publié le 02.12.2011, 20h53 | Mise à jour : 03.12.2011, 00h11

http://www.leparisien.fr/politique/jeannette-bougrab-je-ne-connais-pas-d-islamisme-modere-02-12-2011-1749609.php

Dans une interview au «Parisien» - «Aujourd'hui en France» à paraître ce samedi, Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse, s’inquiète du succès des partis islamistes au Maroc, en Tunisie et en Egypte. Fille de harki, elle pousse un coup de gueule contre la montée de l’islamisme après le Printemps arabe.

Une voix isolée au sein du gouvernement.

En Tunisie, au Maroc et en Egypte, on assiste à une poussée des islamistes. Cela vous inquiète-t-il ?

JEANNETTE BOUGRAB. Oui. C’est très inquiétant. Je ne connais pas d’islamisme modéré.

Il ne faut pas croire ceux qui se présentent - ou que l’on qualifie - de « modérés » ?

Non. L’égalité ne peut pas être à géométrie variable. L’Etat de droit se mesure notamment en fonction du degré ou du respect des droits des femmes et je n’accepte pas l’idée qu’on puisse fonder une Constitution sur la charia, système religieux fondamentalement inégalitaire. La démocratie n’est pas un supermarché où l’on pourrait prendre uniquement ce qui nous fait plaisir.

Ces « modérés » disent que la charia peut n’être qu’une source d’inspiration...

Il n’y a pas de charia light. Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentalistes que l’on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des droits et libertés, notamment de la liberté de conscience, car l’apostasie est interdite. Il n’est pas possible de se convertir. Les mariages mixtes ne sont pas reconnus. Une femme musulmane ne peut pas se marier avec un non-musulman. Aux yeux de certains, ce n’est peut-être pas grave si des femmes doivent désormais être voilées ou si demain elles n’ont plus les mêmes droits. Pas pour moi. Je ne transige pas sur cette question de l’égalité juridique. Et il faut être attentif au double langage.

Le discours de la diplomatie française, plutôt mesuré envers ces régimes, devrait être plus ferme ?

Je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d’origine arabe. Je sais le prix qui a été payé par les gens qui sont restés de l’autre côté de la Méditerranée, notamment au moment du terrorisme islamiste qui a fait plus de 200 000 morts en Algérie. Je suis d’ailleurs contente de voir qu’à Alger une loi est adoptée pour interdire la constitution de partis politiques par les anciens du FIS.

Alain Juppé a félicité les dirigeants d’Ennahda en Tunisie et du Parti de la justice et du développement au Maroc…

Il ne s’agit pas de rompre les liens diplomatiques avec le Maroc. En 2003-2004, dès les premières années de son règne, Mohammed VI a modifié la Moudawana (Code de la famille) pour réduire la polygamie, la répudiation et interdire les mariages précoces. Va-t-on revenir sur ces textes ? En Egypte, on a vu les violences dont sont victimes les chrétiens coptes. Aujourd’hui, sur la place Tahrir, des femmes sont agressées parce que ce sont des femmes. Ben Ali ou Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux. Mais il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse. Moi, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran, par exemple, parce qu’elles ne portaient pas le voile.

La France aurait-elle dû être plus exigeante au moment où les nouvelles autorités libyennes ont parlé de charia ?

Le président de la République a assuré que la France serait très vigilante sur la question du droit des femmes et de la liberté religieuse. Les manifestations d’ouvriers, de femmes, de jeunes qui se déroulent en ce moment à Tunis ou au Caire, pour réclamer le respect des principes d’égalité et de laïcité, montrent que les choses ne sont pas jouées. Je me refuse à croire qu’il y aurait une sorte de malédiction sur ces pays arabes, que le choix devrait se résumer entre les dictateurs et l’islamisme, entre la peste et le choléra.

Mais il y a eu des élections…

Parfois la dictature est venue des urnes. Je fais partie de celles qui estiment qu’on peut interdire des partis politiques fondés sur des pratiques qui portent atteinte à une Constitution. C’est ce qui se passe en Allemagne avec l’article 21 de la loi fondamentale. L’histoire a montré aux Allemands que la démocratie peut être fragile.

Plus de 30 % des Tunisiens de France ont voté pour Ennahda aux législatives…

Oui et cela montre un vrai échec. Alors que les jeunes en Tunisie ont risqué leur vie pour la liberté, les forces conservatrices sont aussi venues de France. Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux. Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution.

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A Third-Rate Intelligence Agency for a Failing Super-Power: The CIA’s Global Demise

Wayne MADSEN (USA) | 21.12.2011 | 00:00

http://www.strategic-culture.org/news/2011/12/21/a-third-rate-intelligence-agency-a-failing-power-cia-global-demise.html

Based on its recent string of failures, most notably those that have occurred under America’s top general-turned-spymaster David Petraeus, the CIA has become a third-tier intelligence agency that is trying to prop around the world up a failing, financially bankrupt, and over-extended super-power the United States.

The CIA, started in 1947 with veterans of the war-time Office of Strategic Services (OSS) and military personnel, who were soon supplemented by economists and international relations graduates of America’s top Ivy League universities, is now attempting to promote itself as a “made-for-television” futuristic high-tech spy and covert warfare agency, operating intelligence-gathering and armed drones from over 60 bases around the world. All that is missing from the CIA’s over-inflated view of itself are the X-Men and Jason Bourne.

The record of the CIA speaks otherwise. The agency has become a bloated and ineffectual spy agency that is heavy on inflating intelligence reports while being responsible for major intelligence failures.

Recent major failures of the CIA in its drone operations in the Middle East and Africa have some congressional sources wondering what is afoot with the CIA.  Under Petraeus's watch the CIA has experienced its worst foul ups since those that occurred when it failed to foresee the Iranian embassy hostage situation and the collapse of the Soviet Union.

Petraeus's first major failure, Lebanon, involved Hezbollah's exposure of the CIA's agent network in the country. The CIA station chief, Daniel Patrick McFeely, has been outed as the CIA station chief at the U.S. embassy in the Awkar neighborhood of Beirut. Not only was Hezbollah able to out McFeely, who operates as "official cover" as part of the embassy staff, but they identified his predecessor, Louis Kahi.

By conducting surveillance of meetings at Pizza Huts and Starbucks in Lebanon between CIA case officers and agents, Hezbollah -- and their Iranian allies -- were able to construct the CIA's network that included over 1000 top Lebanese politicians, academics, medical doctors, journalists, military personnel, and celebrities. Essentially, the CIA's network in Lebanon has been largely rolled up. According to Al Manar television, the code names of the agents, names like Nick, Jim, Youssef, Liza and Jonah, were also exposed.

The U.S. corporate media has refrained from publishing the names of the CIA station chiefs or the cover names of their Lebanese agents. In more and more cases, the U.S. media has run from its duty to report all the facts about intelligence-related matters, succumbing to either appeals or threats from spy agencies that they should not write about intelligence-related matters because of some nebulous and non-provable “threat” to national security.

Almost simultaneous to the Lebanon roll up, Iran announced it discovered a network composed of at least 42 CIA agents operating within its territory, operatives that worked in nuclear and other scientific centers, the military, biotechnology, and various universities. Iran's chief prosecutor has already indicted fifteen of the 42 for espionage on behalf of the CIA.

On November 26, a U.S. air strike killed 24 Pakistani military personnel on the Pakistani border with Afghanistan. The incident, which frayed already poor relations between the United States and Pakistan, resulted in the U.S. being expelled from the Shamsi airbase in Pakistan, one from which CIA drones were launched, with few successes and many failures, against "terror" targets in Pakistan's volatile mountainous frontier region bordering Afghanistan.

The debacle that resulted in the loss of the Shamsi drone base was followed by the biggest intelligence failure to date, the downing by accident or hostile action, including through possible electronic warfare “spoofing,” of an RQ-170 Sentinel stealth-enabled drone over Iran. President Barack Obama was under pressure to launch a commando raid on Iran to retrieve the state-of-the art technology drone or bomb it and its security detail once it was discovered to be in Iranian hands. Obama chose to ask the Iranian to return the drone to the United States, something Tehran has refused to do, without, at the very least, an official apology.

Obama had on his hands a “Jimmy Carter moment” and his Republican opponents eagerly jumped on him for not sending in a commando team to retrieve the drone or order air strikes to destroy it. Obama left himself open to charges that he is a weak and ineffectual president because he allowed the RQ-170 to fall into the hands of not only the Iranians, but, as the rhetoric from his political enemies has alleged, the Russians and Chinese, as well. The right-wing claims that Russia or China, or both, will attempt to re-engineer the CIA’s expensive toy, what is known as the mysterious "Beast of Kandahar," in order to leap frog the United States in stealth drone technology by years.

And just when Obama did not need any more bad news from his problematic CIA director, news came that an Air Force-operated MQ-9 Reaper drone on counter-terrorist and counter-piracy duty in the Indian Ocean crashed and burst into flames on landing at the international airport on Mahe island in the Seychelles. Most Air Force Reapers are remotely-piloted from Nellis Air Force Base in Las Vegas, Nevada.

The CIA’s drone wars, which are supplemented by the U.S. Air Force’s own Global Hawk, Predator, and Reaper operations, are increasingly being seen around the world as America’s use of technology to commit the “joy stick and button” mass murder of people accused of being terrorists. In fact, the CIA and the Air Force have no idea who they are killing when its drones launch their deadly payloads. The building anger against the United States will continue to place the CIA’s professional and increasingly amateurish personnel in danger in conflict zones like Afghanistan, Pakistan, Yemen, Iran, Iraq, Syria, and Libya and in rear echelon support countries like Djibouti, Seychelles, Ethiopia, Oman, United Arab Emirates, Kuwait, Qatar, Kenya, Uganda, Burundi, and Saudi Arabia.

The CIA’s political influence operations around the world are also being exposed every day. Run in tandem with international financier George Soros and his network of non-governmental organizations (NGOs) and not-for-profit foundations, the CIA’s attempts to foment rebellions through “themed revolutions” and election engineering are becoming better understood, ironically through the media that Soros and the CIA champion the most – social networking. From the streets of Egypt and Syria, where the CIA’s and Soros’s involvement in artificially-created uprisings is no longer a secret, to Russia, Venezuela, Belarus, and China, where political intervention by the CIA and its team of Soros “do-gooders” is now being met with strong opposition, the cat is out of the bag.

While the CIA has for decades enjoyed the luxury of hiding behind NGOs, missionaries, aid workers, and journalists, the Internet has allowed CIA influence networks to be exposed and its agents, shills, and dupes to be identified. Time magazine has named as its “Person on the Year” for 2011 the generic “protester.” However, as the CIA’s worldwide operations become further exposed, the “protester” lauded by Time will no longer be a paid provocateur working for the CIA or Soros – taking orders and money from Human Rights Watch and Global Witness -- but one who is genuinely protesting the interference and aggression of the United States. And that protester will be found not only in Cairo, Moscow, Caracas, and Beirut but in New York, Washington, DC, Chicago, Miami, and Los Angeles.
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jackal
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« Répondre #32 le: 04/12/2011 - 01:31:01 »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hannibal_Barca

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Dr. Strangelove: Bomb run
http://www.youtube.com/watch?v=w_d7wa0cxDU

Full Matel Jacket - Surfin' Bird
http://www.youtube.com/watch?v=B_dX0Nei538
Dey
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« Répondre #33 le: 14/12/2011 - 18:14:30 »

jackal,

Hannibal Barca n'a suivi que la logique (force) universelle et génétique du "système immunitaire".

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_immunitaire

Vidéos à voir :

http://www.youtube.com/watch?v=IWMJIMzsEMg&feature=fvwrel

http://www.youtube.com/watch?v=HNP1EAYLhOs

L'organisme se défend contre les dysfonctions de ses cellules et les agressions, c'est-à-dire des processus qui ont pour conséquence de détruire des êtres vivants. Ces agressions peuvent revêtir différentes formes :

Les agressions dites physico-chimiques :

Mécaniques : frottements, chocs, chutes, etc.

Facteurs climatiques : altitude, changement brusque de température, rayonnements, sécheresse, poussières, etc.

Agression par des agents chimiques (acides, bases, etc.) ou autres éléments (aluminium, etc.)

Les agressions par d'autres êtres vivants :

Un organisme constitue en effet pour un autre organisme un endroit idéal pour le développement de ses propres cellules et
aussi pour un certain nombre de micro-organismes qui pourraient y proliférer, il s'agit alors d'une infection.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_immunitaire

http://www.google.fr/search?tbm=vid&hl=fr&source=hp&biw=1280&bih=634&q=Syst%C3%A8me+immunitaire&gbv=2&aq=f&aqi=g2&aql=&oq=


Le système immunitaire d'un organisme est un système biologique constitué d'un ensemble coordonné d'éléments de reconnaissance et de défense qui discrimine le « soi » du « non-soi ». Ce qui est reconnu comme non-soi est détruit, comme les pathogènes : virus, bactéries, parasites, certaines particules ou molécules « étrangères » (dont certains poisons). Il est responsable du phénomène de rejet de greffe.

On dénombre plusieurs variantes de systèmes immunitaires parmi les espèces animales, et parfois plusieurs systèmes immunitaires collaborent au sein d'un même organisme.

De nombreuses espèces, dont les mammifères, utilisent la variante décrite ci-après. Les principaux effecteurs du système immunitaire sont les cellules immunitaires appelées leucocytes (ou globules blancs) produites par des cellules souches, au sein de la moelle osseuse rouge.

Il existe deux types de mécanismes de défense :

Les mécanismes de défense non-spécifique ou innée ou naturelle, comme la protection de la peau et les muqueuses, l'acidité
gastrique, les cellules phagocytaires ou les larmes ;

Les mécanismes de défense spécifique, comme l'action dirigée des lymphocytes et la production d'anticorps spécifiques.

On appelle réponse immunitaire l'activation des mécanismes du système immunitaire face à la reconnaissance de « non-soi », agressive ou pas, face à une agression ou à une dysfonction de l'organisme. L'ensemble de ces systèmes (y compris chez l'homme lors de la vaccination) permet la résilience immunitaire, notion qui recouvre la somme des mécanismes efficaces de défense d’un organisme vis-à-vis d’un agent pathogène (du grec pathos : malheur).
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poloff
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« Répondre #34 le: 01/03/2012 - 23:12:58 »

NON au « programme afghan » (“the Afghan program”) en Afrique du Nord.

NON au programme cyclone de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

NON à Al-Qaïda de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

NON à la Stratégie Du Choc de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_afghan

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Cyclone

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_du_choc

http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'attentats_meurtriers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocolonialisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme

http://fr.wiktionary.org/wiki/spoliation


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Il y a 55 ans tombait au champs d’honneur le Chahid Larbi Ben M’hidi

Par Mourad Arbani | 01/03/2012 | 22:16

http://www.algerie-plus.com/actualite/il-y-a-55-ans-tombait-au-champs-dhonneur-le-chahid-larbi-ben-m%E2%80%99hidi/

Les manifestations marquant le 55ème anniversaire de la mort du Chahid Larbi Ben M’hidi ont été marquées jeudi à Ain M’lila (62 km à l’ouest d’Oum El Bouaghi) par l’organisation de plusieurs activités sportives et culturelles. Des Moudjahidine sont notamment allés à la rencontre de lycéens pour évoquer la vie militante et le combat du chahid Larbi Ben M’hidi, tandis qu’une exposition de photographies et de documents d’époque a été mise sur pied, en plus de la projection d’un film documentaire.

L’association " 1er-Novembre 1954″ organisera vendredi, en collaboration avec les scouts musulmans algériens (SMA), une importante exposition sur la guerre de libération nationale, illustrée par des photographies illustrant chacune des étapes de la Révolution. Un tournoi de football est également prévu au stade Demene-Debbih, en plus de compétitions de jeu d’échecs, de tennis de table et de karaté dont les éliminatoires ont débuté, jeudi, à la salle omnisports.

D’autres activités culturelles, des récitals de poésie, une opérette et conférences sont au menu de cette commémoration qui donnera lieu, samedi, à une cérémonie de recueillement devant la stèle érigée à El Kouahi, près de Ain M’lila, à la mémoire de Larbi Ben M’hidi.

Le martyr Larbi Ben M’hidi naquit en 1923 à Douar el Kouahi, aux environs de Aïn M’lila. Cadet d’une famille composée de trois filles et deux garçons, il débuta ses études à l’école primaire française de son village natal. A l’issue de la première année scolaire, il se rendit à Batna pour poursuivre ses études primaires et après l’obtention de son certificat d’études primaires, Mohamed Larbi rejoignit sa famille à Biskra où il poursuivit sa scolarité. Il fut admis au brevet et intégra l’école de Constantine.

En 1939, il adhéra aux Scouts Musulmans, section " espoir " à Biskra et quelques mois plus tard, devint chef de la section " juniors ".

Activité politique

En 1952, il adhéra au Parti du Peuple de son lieu de résidence où il s’intéressait de près aux affaires politiques nationales. Le 8 Mai 1945, le martyr faisait partie des prisonniers et fut libéré après trois semaines passées dans les interrogatoires et la torture au poste de police.

En 1947, il fut l’un des premiers jeunes à s’engager dans les rangs de l’Organisation Spéciale dont il ne tarda pas à devenir l’un des membres les plus éminents. En 1949, il devint responsable de l’aile militaire à Sétif et en même temps, adjoint du chef d’état-major de l’organisation secrète au niveau de l’Est algérien, dirigée à cette époque par Mohamed Boudiaf.

En 1950, il fut promu au rang de responsable de l’organisation après le départ du martyr Mohamed Boudiaf vers la Capitale.

Après l’incident de mars 1950, il s’évanouit dans la nature et après la dissolution de l’Organisation, il fut nommé responsable de la circonscription du parti à Oran jusqu’en 1953.

Lorsque fut formé le Comité Révolutionnaire pour l’Unité et l’Action (CRUA), en mars 1984, le martyr devint l’un de ses membres les plus éminents puis un membre actif dans le Comité historique des 22.

Son action durant la Révolution

Larbi Ben M’hidi joua un rôle très important dans les préparatifs pour la révolution armée et œuvra à convaincre tout le monde d’y participer. Au déclenchement de la lutte armée, il est le premier chef de la zone V (Oran).

Le martyr figure parmi ceux qui œuvrèrent avec sérieux pour la tenue du Congrès de la Soummam le 20 août 1956 et fut ensuite désigné membre du Comité de Coordination et d’Exécution de la Révolution Algérienne (Haut commandement de la Révolution). Il dirigea la bataille d’Alger au début de l’année 1956 et à la fin de l’année 1957 jusqu’à ce qu’il fût arrêté à la fin du mois de février 1957.

Il représente l’Oranie au Congrès de la Soummam (20 août 1956), dont il préside la première réunion. A l’issue du congrès, il est élevé au grade de colonel, nommé au Comité de coordination et d’exécution (CCE) et se voit confier la zone d’Alger. Dès le début, il oeuvra à la consolidation des groupes de fedayins, au renforcement de la conscience politique des responsables locaux et à l’organisation du réseau des bombes.

Plusieurs réunions eurent ainsi lieu à la Casbah dans lesquelles Ben M’hidi répétait sans cesse: "Il faut que l’Algérie devienne un deuxième Diên Biên Phu. " Il affirmait aussi: " Mettez la Révolution dans la rue et vous la verrez reprise et portée par douze millions d’hommes. " C’est dans cet esprit d’ailleurs qu’il fut l’un des principaux initiateurs de la fameuse " grève générale des huit jours " en janvier 1957.

Le 23 février 1957, Larbi Ben M’hidi est arrêté par les hommes de Bigeart dans un appartement de l’avenue Claude-Debussy, où il se trouvait de passage.

Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclare: " Ben M’hidi s’est suicidé dans sa cellule en se pendant à l’aide de lambeaux de sa chemise. "

Il s’agissait en fait d’une mascarade de visant à dissimuler son assassinat par des tortionnaires dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.

Le 20 août de la même année, le journal EI-Moudjahid lui rendit hommage en ces termes: "L’ennemi n’a pas bien regardé Ben M’hidi. Il eût compris la vanité de cette torture, l’impossibilité d’ébranler ce révolutionnaire pendant des jours et des nuits. Ben M’hidi fut atrocement torturé, toutes les inventions françaises, toutes les techniques sadiques des tortionnaires lui furent appliquées. Le corps de Ben M’hidi meurtri, cassé et disloqué, s’est écroulé mais nous savons aujourd’hui que sa dignité intacte, son courage et son énergie inébranlables remplirent de honte l’ennemi."

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La maison où vécu le héro de la révolution Larbi Ben M’hidi démolie à coups de bulldozer

16/03/2011 - Tayeb Belmadi avec Sabrina Boubekeur - http://dna-algerie.com/

http://dna-algerie.com/politique/42-interieure/1517-la-maison-de-biskra-ou-vecu-le-hero-de-la-revolution-larbi-ben-mhidi-demolie-a-coups-de-bulldozer.html

L’une des dernières traces évoquant la mémoire du militant nationaliste algérien Larbi Ben M’hidi (1923-1957, 34 ans), assassiné en mars 1957, vient d'être effacée de la carte.  La maison sise à Biskra, dans le Sud d’Algerie, qui a vu grandir ce héros de la guerre de libération, a été démolie au bulldozer. Faute de moyens pour l’entretenir, devant la démission des autorités locales, le propriétaire a décidé de la raser.

Au matin du mardi 16 mars, la petite maison avec sa porte en bois, ses deux fenêtres peintes en vert et qui portait encore le numéro 18 était encore debout.

Sur la façade droite de cette petite demeure, la plaque commémorative inscrite en arabe et qui portait encore la photo noir et blanc du « chahid » Larbi Ben M’hidi était debout.

Pas pour longtemps.

Car ce matin du mardi 16 mars, le propriétaire de cette maison où avait vécu pendant quelques années cet héros de la révolution algérienne a décidé de la raser.

Et il faudrait deux jours, mardi et mercredi, pour que l’engin démolisseur fasse table rase. Table rase de la maison et de ce petit patrimoine.

Mebarki Mohamed Abdelaziz, avocat et habitant de Biskra, est encore sous le choc quand il raconte ce qui s’est passé. La mort dans l’âme, ce jeune avocat qui collabore à l’élaboration d’un film-documentaire sur la vie de Larbi Ben M’hidi, a assisté au spectacle.

« Aujourd’hui (mercredi), je suis allé voir la maison dans laquelle a grandi Larbi Ben M’hidi. Elle n’y est plus », affirme à DNA M. Mebarki.

Que s’est-il passé ? Pourquoi cette maison dans laquelle a vécu Ben M’hidi dans les années 1940, cette demeure sensée demeurer comme un patrimoine de l’histoire nationale, a-t-elle fini en gravats ?

Remontons l’histoire…

Le propriétaire de la maison qui habite désormais dans une autre demeure avait loué cette maison aux parents du jeune Larbi Ben M’hidi durant les années 1940.

Originaire d’Ain Mlila, une petite ville des Aurés, les Ben M’hidi étaient venus s’installer à Biskra.

C’est donc ici que Larbi a passé une partie de sa jeunesse. Né en 1923, le jeune homme a fait ses études secondaires à Biska, ville où il avait travaillé comme comptable au génie civil avant de s’engager dans la révolution.

Membre fondateur du CRUA (Comité révolutionnaire d’unité et d’action), Larbi Benmhidi était l’un des piliers de la révolution algérienne.

Arrêté le 23 février 1957 au cœur de la Bataille d’Alger, il a été pendu dans la nuit du 3 au 4 mars 1957.

Depuis l’indépendance du pays en 1962, la maison a été préservée comme une sorte de patrimoine national. Pour mieux souligner son caractère historique, les autorités locales ont fait installer une plaque commémorative sur le mur, avec la photo du martyr.

L’hommage au martyr de la révolution est bien beau sauf que le propriétaire est las de ne plus pouvoir entretenir ce patrimoine. A en croire ce dernier, toutes ses tentatives d’obtenir une subvention pour entretenir la maison ont buté sur une fin de non-recevoir

Selon le témoignage de celui-ci, rapporté, par l’avocat, les autorités locales ne sont jamais souciées de l’entretien de la maison. Au fil des ans, le propriétaire n’est plus en mesure de subvenir aux frais de l’entretien.

« Il (le propriétaire, Ndlr) m’a dit que personne ne s’est approché de lui pour lui faire une offre de rachat. Il m’a confié encore qu’à plusieurs reprises, il avait demandé un peu d’argent pour assurer quelques travaux de restauration et d’entretien. Toutes ses demandes sont restées lettre morte », raconte l’avocat.

Alors, las d’attendre un geste de la part des autorités locales, le propriétaire a donc décidé de la démolir.

Il faut croire que personne ne s’y est opposé. Encore mieux, le propriétaire a obtenu les autorisations légales pour passer à l’acte. Ainsi que l’onction des autorités locales.

L’ancien wali (préfet) de Biskra ? Il n’a pas émis un avis d’opposition lorsque le propriétaire a exprimé le vœu de démolir la maison. « L’ancien wali a dit au propriétaire : ‘Si un jour, vous voulez démolir la maison, il n’y a aucun problème. A condition de remettre la plaque commémorative à sa place’», rapporte notre l’avocat.

Le responsable local de l’organisation nationale des Moudjahidines (ONM) ? Visiblement, la sauvegarde de ce patrimoine serait le dernier de ses soucis.

Bien mieux ! Ce responsable qui serait présent mardi 16 mars, le jour du début de l’opération de démolition, aurait balancé cette phrase aux démolisseurs : « Rabi iaawenkoum (Que Dieu vous vienne en aide) ».

Et le travail a été fait. Le bulldozer a fait table rase de la maison. La plaque commémorative qui portrait la photo de Larbi Ben M’hidi ? Perdue dans les gravats.

« On a effacé un patrimoine à coups de bulldozer, se désole le jeune avocat. Voila une étrange façon avec laquelle l’APC s’apprêtent à célébrer le 19 mars 1962.»

Oui. Etrange manière d’honorer la mémoire des martyrs de la révolution.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Larbi_Ben_M%27hidi#cite_note-lemonde_2001-05-02-3

Mohamed Larbi Ben M'hidi (1923-1957, 34 ans) est un combattant et responsable du FLN durant la guerre d'Algérie (1954-1962). Il est arrêté et tué par l'armée française (SDECE ancêtre de la DGSE) durant la bataille d'Alger en février 1957. Considéré comme un héros national en Algérie, plusieurs lieux et édifices institutionnels se sont vu attribuer son nom.

Arrêté le 23 février 1957 par les parachutistes, il refusa de parler sous la torture avant d'être pendu extrajudiciairement par le général Aussaresses dans la nuit du 3 au 4 mars 1957. Le général Bigeard, qui avait rendu hommage auparavant à Ben M'hidi avant de le confier aux Services Spéciaux (SDECE ancêtre de la DGSE), regretta cette exécution.

Ses dernières paroles avant de mourir :

"Vous parlez de la France de Dunkerque à Tamanrasset, je vous prédis l'Algérie de Tamanrasset à Dunkerque. Vous voulez l'Algérie française et moi je vous annonce la France algérienne.".


Dans une conférence de presse donnée le 6 mars, le porte-parole du gouvernement général déclara : Ben M'hidi s'est suicidé dans sa cellule en se pendant à l'aide de lambeaux de sa chemise. En 2001, dans son livre Services spéciaux (SDECE ancêtre de la DGSE), Algérie 1955-1957, paru aux éditions Perrin, le général Aussaresses reconnaît avoir procédé à l'exécution sommaire, par pendaison maquillée en suicide, de Larbi Ben M'Hidi, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, les faits étant commis avec l'assentiment tacite, selon lui, de sa hiérarchie militaire et d'un juge qui aurait lu le rapport sur le prétendu suicide avant que celui-ci ait eu lieu.

Le 5 mars 2007, le général Aussaresses, dans un entretien au Monde, retrace les dernières heures de Larbi Ben M'hidi :

Larbi Ben M'Hidi est conduit dans la ferme désaffectée de la Mitidja d'un colon extrémiste. Six hommes dont Aussaresses préparent l'exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L'un des hommes a joué le rôle du supplicié pour vérifier que tout était au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le nœud et regarde les autres provoquant un fou rire général. Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M'hidi. Celui ci refuse. Le soldat répond qu'il exécute un ordre. Ben M'hidi réplique qu'il est colonel de l'ALN et qu'il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée ; il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu'à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s'y prendre à deux fois. La première fois, la corde se casse.


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طالبوا وزير المجاهدين بالتدخل العاجل
استياء كبير في بسكرة لهدم مسكن العربي بن مهيدي

2011.03.22 أ‭.‬‮ ‬أسامة
http://www.echoroukonline.com/ara/index.php?news=71229

خلفت عملية هدم المنزل الذي أقام فيه البطل الشهيد، العربي بن مهيدي، وسط بسكرة، استياء كبيرا لدى الوسط الشعبي بالمدينة، وصار هذا الفعل محور حديث الطبقة المثقفة، والمهتمة بتاريخ الثورة التحريرية التي أثمرت نصرا، يحتفل به الجزائريون كل عام.

الفئة المستاءة أبدت تأسفا شديدا على ما حصل، محملة السلطات المعنية وزر غضها الطرف عن هذا المعلم وإهماله، ما حتم على مالكه هدمه لبناء سكن هو بحاجة إليه. علما بأنه انتظر طويلا تدخل السلطات للمحافظة علية، عبر عمليات ترميم دورية تحفظه من الانهيار. تاريخ بناء المسكن يعود إلى سنة 1870 غير أن ملكيته لصاحبه الحالي تعود إلى سنة 1930، وبعد عشر سنوات استاجرته عائلة بن مهيدي المنحدرة من عين مليلة، وفيه تربى وترعرع الابن العربي طالبا ومناضلا لمدة 8 سنوات، وبعيد الاستقلال بقي المنزل رمزا شاهدا على بطولة الشهيد بن مهيدي، الذي دوخ بيجار ومن يأتمرون بأوامره من كبار الضباط الفرنسيين، وتشير إلى ذلك لوحة تذكارية على جدار المنزل، قبل أن تأتي عليها آلة الهدم، وتغرقها هي الأخرى بين الردوم. وهو ما استاء له المواطنون مع احترامهم لحق صاحب العقار في ملكيته الخاصة.


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NON au « programme afghan » (“the Afghan program”) en Afrique du Nord.

NON au programme cyclone de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

NON à Al-Qaïda de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

NON à la Stratégie Du Choc de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_afghan

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Cyclone

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_du_choc

http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'attentats_meurtriers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocolonialisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme

http://fr.wiktionary.org/wiki/spoliation


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Attentat kamikaze à Tamanrasset : 26 blessés dont 14 gendarmes
 
Par Khidr Omar | 03/03/2012 | 13:37

http://www.algerie-plus.com/actualite/attentat-kamikaze-a-tamanrasset-24-blesses-dont-14-gendarmes/

Mise à jour à 13h59 : Un attentat kamikaze a été perpétré samedi matin vers 7h45 contre le siège du groupement de gendarmerie de Tamanrasset a appris AlgériePlus de source sécuritaire.

Deux terroristes, qui conduisaient un véhicule Toyota Station, ont foncé droit sur les grilles du groupement et ont actionné à ce moment la bombe qu’ils transportaient.

Cet attentat qui s’est produit au moment où la ville grouillait de monde a fait des victimes au nombre de 26 blessés, dont 14 gendarmes dont un très gravement atteint, tous évacués vers  l’hôpital de la ville.

Outre les victimes cet attentat a provoqué des dégâts matériels considérables. Les kamikazes, quant à eux, étaient complètement déchiquetés. C’est la première fois que la ville de Tamanrasset, porte de l’Algérie sur l’Afrique, est ciblée par un attentat terroriste qui porte les marques d’AQMI.

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Le MUJAO revendique l’attentat de Tamanrasset
 
Par Hakim Merabet | 03/03/2012 | 14:44

http://www.algerie-plus.com/actualite/le-mujao-revendique-l%E2%80%99attentat-de-tamanrasset/

Le sanglant attentat perpétré ce matin contre le siège de la gendarmerie nationale à Tamanrasset porte une signature : Le MUJAO.  Le Mouvement Unicité et Jihad en Afrique de l’ouest (MUJAO), un nouveau satellite de la nébuleuse Al Qaida, a en effet revendiqué aujourd’hui dans un message à l’AFP au Mali l’attentat ayant fait 24 blessés selon un dernier bilan.

"Nous vous informons que nous sommes à l’origine de l’explosion (…) ce matin à Tamanrasset dans le sud de l’Algérie", a indiqué le MUJAO, un nouveau groupe islamiste apparu en 2011 et qui prône le djihad (guerre sainte) en Afrique de l’Ouest, dans un court message écrit.

Vingt-trois personnes parmi lesquelles 15 gendarmes, 5 éléments de la protection civile et 3 civils ont été blessées samedi dans un attentat suicide à la voiture piégée contre la brigade de gendarmerie de Tamanrasset (1.970 km au sud d’Alger), selon le décompte de presse.  Les victimes ont été transportées à l’hôpital, dont certaines dans un état critique, et l’auteur de l’attentat est mort déchiqueté par l’explosion précisent les mêmes sources.

C’est le deuxième forfait commis par ce nouveau groupe dissident d’Al Qaida en quelques mois. Cette bande s’est signalée pour la première fois en décembre dernier en revendiquant l’enlèvement de trois Européens à Tindouf (ouest de l’Algérie), dans les camps des réfugiés sahraouis à Rabouni.

Dans une autre vidéo visionnée en décembre 2011 par un journaliste de l’AFP à Bamako, six membres du MUJAO, enturbannés, dont la plupart ont la peau noire, ont exposé leur idéologie, se référant à Oussama Ben Laden, chef d’Al-Qaïda Mais c’est la première fois que ce groupe terroriste qui prône le jihad en Afrique de l’Ouest, frappe sur le territoire algérien.

Les observateurs n’hésitent pas à faire le parallèle entre cet attentat et les efforts de l’Algérie pour régler la grave crise qui sévit au nord du Mali et la menace des touaregs de créer leur propre Etat. Faut-il signaler aussi que cet attentat intervient au lendemain d’une mission de solidarité humanitaire dépêchée par l’Algérie pour aider à prendre en charge les population ayant fuit l’insécurité au nord du mali pour aller se réfugier dans les pays limitrophes.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/Alg%C3%A9rie_fran%C3%A7aise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonialisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocolonialisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'attentats_meurtriers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda

http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mondialisation

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nazisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme

http://fr.wiktionary.org/wiki/spoliation
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« Répondre #35 le: 10/08/2012 - 15:42:16 »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fuite_d'information

Les fuites d'information ont coûté 1 md USD à la Russie en 2011

MOSCOU, 10 août 2012 - 16:56 10/08/2012 RIA Novosti

http://fr.rian.ru/business/20120810/195638350.html

Le préjudice total causé aux sociétés russes par des fuites d'information en 2011 a dépassé un milliard de dollars, a annoncé la société russe Zecurion qui développe des logiciels de prévention de fuites de données numériques.

41 fuites d'informations confidentielles ont été recensées en Russie en 2011, selon un rapport publié par le centre d'analyse Zecurion Analytics.

En juillet 2011, plusieurs milliers de messages SMS privés des clients de Megafon, l'un des trois principaux opérateurs de téléphonie mobile russe, se sont retrouvés dans la base de données du moteur de recherche russe Yandex.

En été 2011, le Service fédéral russe de surveillance des communications, des technologies de l'information et des communications de masse (Roskomnadzor) a identifié près de 80 magasins de vente en ligne ayant compromis les données personnelles de leurs clients.

A l'automne dernier, des informations personnelles (noms, prénoms, adresses et numéros de téléphone) de 1,6 million d'abonnés d'un autre grand opérateur de téléphonie mobile russe, MTS, ont été publiées sur Internet, tout comme des données personnelles recueillies par la Caisse de retraite de Russie.

Près de 200 bases de données de la police routière, du FSB, du ministère de l'Intérieur, des données confidentielles sur des sociétés privées, des propriétaires de biens immobiliers, de véhicules, etc. sont aussi disponibles en ligne.

La plupart des fuites ont été provoquées par des erreurs de programmation.

Au total, Zecurion a enregistré 819 fuites de données sur plus de 350 millions de personnes dans le monde, dont la plupart aux Etats-Unis. Ces incidents ont porté un préjudice supérieur à 20 milliards de dollars.

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Des fuites de données de plus en plus chères

Dossier réalisé par Virgile Juhan, Journal du Net Publié le 01/07/2011

http://www.journaldunet.com/solutions/securite/classement-spam-phishing-et-virus-informatiques-en-juin-2011/cout-des-pertes-de-donnees.shtml

Selon une étude réalisée par le Ponemon Institute, à la demande de Juniper Networks, 49% des professionnels IT européens évoquent au moins deux incidents de sécurité informatique au cours des 12 derniers mois. Presque autant de répondants (44%) estiment que ces incidents ont coûté à leur organisation au moins 250 000 euros - ce qui inclut les coûts de remédiation, perturbation de l'activité, pertes de revenus, surcroît de travail interne, etc.

"De nombreux sondés indiquent que les plus graves conséquences de ces incidents ont été leur impact sur l'activité (45%), et le vol d'actifs informationnels (44%)", relève Ponemon. Pour un tiers des sondés (31%), la fréquence des attaques informatiques au cours des 12 derniers mois a augmenté de manière significative. 76% des sondés estiment que ces attaques sont devenues plus sérieuses et plus difficiles à détecter et à contenir.

En France et au Royaume-Uni, 34% des répondants pensent que leur société  ne pourra pas prévenir une intrusion dans leur système d'information. En Allemagne,  ils ne sont que 12% à avoir aussi peu confiance dans la sécurité de leur SI. Les principaux points d'entrée utilisés pour les attaques ont été des ordinateurs portables d'employés (pour 43% des sondés), et des terminaux mobiles (52%).

Aux Etats-Unis, les entreprises doivent déclarer leur fuite d'informations, ce qui fait grimper le coût des brèches. Il est également envisageable que les entreprises françaises doivent bientôt se soumettre à une loi similaire.

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«Une entreprise peut perdre un marché à cause d’une fuite d’information»

Par Perrine Créquy le 7 janvier 2011

http://blog.lefigaro.fr/crequy/2011/01/la-revelation-de-pratiques-despionnage.html

La révélation de pratiques d'espionnage chez Renault, qui auraient été menées au profit de la Chine, concerneraient une de ses activités phares pour l'avenir : les véhicules électriques, et en particulier la mise au point des batteries pour ces véhicules moins polluants. Et c'est précisément à ce niveau, celui de la batterie, que les constructeurs automobiles se livrent une guerre stratégique.

Protéger ces données stratégiques est un enjeu crucial pour les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs, grâce à des moyens simples. Bernard Lage, le directeur de Geos Business Intelligence, groupe leader en Europe de la gestion des risques, et Pierre-Jacquelin Romani, qui en est le directeur adjoint, m'ont accordé un entretien hier :

Perrine Créquy - Quels risques menacent une entreprise victime d’une fuite d’information stratégique?

Bernard Lage - La fuite d'information est forcément un élément préjudiciable pour l'entreprise. Encore faut-il savoir de quelle information il s'agit, quelle est sa source, et à qui elle est transmise. Même si l'acte par lui-même est condamnable et doit être condamné (par une procédure disciplinaire interne ou par voie de justice) les conséquences de cette fuite seront à mesurer en fonction de la teneur des informations que le salarié suspecté peut disposer ou auxquelles il aurait pu accéder. Certains agissements n'engendreront que des conséquences limitées pour l'entreprise, mais une fuite d’informations relatives à la stratégie, la politique commerciale, le lancement de nouveaux produits ou encore l'innovation peuvent occasionner à l'entreprise des pertes de marchés, une décroissance des ventes, un retard important par rapport à des concurrents et autres avaries préjudiciables.

Dans un deuxième temps, la médiatisation de l'existence de la fuite peut générer des ruptures de négociations avec de futurs partenaires devenus suspicieux. La même attitude de crainte peut également se manifester de la part des fournisseurs ou prestataires de l'entreprise pouvant estimer que les conséquences de ces fuites pourront impacter leur propre activité. Le risque d'image pour l'entreprise est un facteur à ne surtout pas négliger.


Dans quelle mesure les  salariés peuvent-ils mettre en danger la sécurité de leur entreprise ?


Pierre-Jacquelin Romani - La faiblesse de tout dispositif vient avant tout de l’humain. Et les salariés, par essence, sont au cœur du dispositif de l’entreprise. Ils disposent selon leurs fonctions d’un accès à une grande quantité d’informations.

La numérisation des échanges constitue un accélérateur de la circulation de l’information et de la connaissance dans l’entreprise, atout majeur dans la compétitivité. Mais, cette circulation doit rester maîtrisée, puisque la numérisation de l’information agit aussi comme un facilitateur de la fuite d’information. La copie d’un fichier est devenue un acte banal. La réplication des documents numériques notamment via l’envoi par mail à de nombreux destinataires rend difficile aujourd’hui la maîtrise de la circulation des informations «sensibles».
 
 
Les fuites d’informations peuvent-elles résulter de simples inadvertances?
 

Pierre-Jacquelin Romani - La fuite peut parfois résulter d'inadvertances, en effet. Ce type de fuite est notamment favorisé par la banalisation de la circulation des informations «sensibles» à travers les courriers électroniques. Par exemple, le réflexe du «Répondre à tous», en reprenant l’historique de la conversation dans les messageries, conduit parfois à des incidents qui peuvent avoir des conséquences qui ne sont pas anecdotiques, lorsque l’envoyeur a oublié que dans le fil de la conversation par courriels interposés, certains propos lui étaient uniquement destinés.

Bernard Lage - L’information stratégique peut également être diffusée hors de l’entreprise à cause d’une politique de communication insuffisamment contrôlée, et morcelée entre les différentes directions. Ainsi, des plaquettes commerciales et des communiqués qui sont anodins pris individuellement et accessibles d'une manière tout à fait légale peuvent faire transparaître des informations stratégiques une fois mis en relation, ce que ne manquera pas de faire la concurrence, en veille. Sans oublier que des partenaires communiquent sur les projets de leurs clients et que les salariés échangent des informations sur les réseaux sociaux professionnels, tels que Linkedin ou Viadeo. Une analyse systématique des publications de l'entreprise, de sa communication, de son besoin en recrutement ciblé peut par exemple laisser deviner ses axes de recherches. Dans ce cas d'espèce, il n'y pas de malversation commise, ni par un salarié ni par une société concurrente, mais seulement une faille sécuritaire dans les pratiques de l’entreprise.

Des salariés auteurs de fuites peuvent également se montrer volontairement malveillants. Ils peuvent être malintentionnés à divers titres: problèmes hiérarchiques, déception, vengeance  ou tout simplement appât du gain, soit en proposant à un concurrent de l'information soit en acceptant une proposition d'une structure concurrente. Nous touchons ici des agissements tombant sous le coup de la loi pénale, et qui sont inacceptables.

Pierre-Jacquelin Romani - D’où l’importance de conduire une politique de sanction de ces comportements afin de sortir d’une éventuelle logique de banalisation de ces agissements, pour sensibiliser très largement sur ce risque et indiquer clairement qu’il ne saurait y avoir d’impunité face à ce type d’agissements.

 
L’automobile est-elle une industrie plus ciblée que les autres ou plus vulnérable? Ou la fréquence des affaires dans cette industrie tient-elle à une transparence accrue?
 
Bernard Lage - L’automobile est un secteur ciblé, car fortement concurrentiel. L'innovation dans cette industrie doit être permanente, avec un renouvellement rapide des gammes. Chaque point en parts de marché représente des montants considérables, avec toutes les conséquences en résultant.

Il n'est pas évident de déterminer si l'industrie de l'automobile est plus vulnérable que les autres. Ce qui est certain en revanche, c’est que la taille de ces entreprises, le nombre élevé de leurs salariés  et la répartition de leurs activités sur de nombreux pays multiplient les besoins de communication en interne, et donc les risques de fuite.

Mais toutes les sociétés de tous secteurs, y compris les plus petites, présentent une certaine vulnérabilité dès lors que la concurrence dans leur activité devient tendue. Les secteurs de pointe ne sont pas les seuls concernés.
 
Quels sont vos conseils aux entreprises pour éviter la fuite d’information via les salariés ?

Pierre-Jacquelin Romani - Ne nous berçons pas d'illusion, le risque zéro à ce niveau n'existe pas. L'entreprise doit dispenser dans un premier un temps une formation à tous les salariés, sans exception, pour les mettre en garde contre de tels agissements en soulignant les conséquences pour l'entreprise, mais aussi les conséquences pouvant être pénales pour le salarié indélicat.

Cette formation devra comporter des prescriptions de bases telles que : fermer à clé les meubles de bureau, verrouiller les portes des locaux, détruire à la broyeuse certains documents sensibles et ne pas laisser son ordinateur portable ou sa clé USB sans surveillance dans un lieu accessible à tous. Il suffit en somme d’agir comme tout «bon père de famille» dans son quotidien. Pour protéger son savoir-faire, sa politique commerciale et toute autre donnée stratégique, l’entreprise doit mettre en place des procédures, y compris informatiques, pour empêcher quiconque (ou du moins pour le plus grand nombre) d'accéder à l'intégralité des informations détenues par les directions. Un certain cloisonnement et une traçabilité doivent être organisés et connus de tous.

La plupart des grandes entreprises ont en général mis en place des procédures de sécurité adaptées. Se protéger suppose une culture et des contraintes souvent pénalisantes pour les salariés, cadres et dirigeants compris. La sécurité doit devenir naturelle, tout en évitant surtout de sombrer dans la paranoïa.


QUELQUES CHIFFRES...

Mettre en place des procédures sécurisées est d'autant plus important que la menace d'une compromission des informations stratégiques par un salarié de l'entreprise est de plus en plus grande. Dans son édition 2010, étudiant l'évolution entre 2008 et 2009 des statistiques sur les fuites de données des entreprises aux États-Unis, Verizon Business Risk Team note en effet une augmentation significative des «compromissions de données liées à des menaces internes et à l’utilisation des outils sociaux», alors que le nombre total de fuites a fléchi sur cette période. Ainsi.

48% des fuites ont été provoquées par un salarié (+26% sur un an)

dans 70% des cas, une personne extérieur est en cause (-9% sur un an)

un partenaire commercial est impliqué dans 11% des cas (-23% sur un an)

Quant aux moyens de diffusion de l'information compromise, il s'agit le plus souvent de salariés qui ont outrepassé leurs droits (dans 48% des cas, +26% sur un an).

Le piratage informatique est la cause de quatre fuites sur dix (en baisse de 24% sur un an).
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