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Auteur Fil de discussion: Des tonnes d'huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteurs distribuées.  (Lu 21479 fois)
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« le: 28/01/2011 - 12:13:49 »

De l'huile de moteur découvert dans notre alimentation


Achetées en Ukraine, 40.000 tonnes d’huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteurs ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n’ont pas du tous disparu des rayons français.

Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l’huile, etc… préparées avec de l’huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n’a pas été informé…

Officiellement, tout commence le 21 avril dernier, quand le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l’huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d’huile achetée en Ukraine est farcie à l’”huile de moteur“, huile minérale dérivée d’hydrocarbure. Et pas qu’un peu : d’après nos informations, sur 2800 tonnes d’huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d’aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d’un énorme lot de 40.000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c’est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d’huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d’après les confidences d’un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d’huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d’Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars (moins ce qu’ils ont déboursé pour l’huile bidon, certes, mais celle ci coûte des clopinettes).

A partir du 26 avril, la Commission européenne et la répression des fraudes rendent publique l’alerte. Officiellement, l’huile de tournesol frelatée mise en bouteilles et les plats préparés à partir de cette mixture ont tous été retirés des rayons et “n’ont pas atteint le consommateur“. Fort bien, mais, au fait combien de lots ont été retirés en tout ? Questionnée par “Le Canard”, la DGGCRF, autrement dit, la Répression des fraudes, explique que “compte tenu du nombre d’entreprises concernées, il est impossible d’en connaître le nombre exact“. Chez Carrefour Promodès, enseigne qui possède la moité des grandes surfaces alimentaires en France, on admet du bout des lèvres avoir retiré pas moins de… 200 produits concernés !

Bref, tout baigne. Sauf qu’il reste un léger problème : Saipol, la maison mère de Lesieur (laquelle marque a fait répondre au Canard par son agence de com’ qu’elle n’était “en rien concernée“), a reçu sa cargaison d’huile frelatée fin février. Et n’y a vu que du feu. Jusqu’à ce qu’un mois plus tard un industriel du nord de l’Europe, destinataire du même lot, l’informe après analyse que quelque chose clochait dans l’huile de tournesol ukrainienne . Et ce n’est qu’un mois plus tard que Lesieur a enfin sonné l’alerte auprès de la Répression de fraudes. La question qui se pose est cruciale : combien de produits assaisonnés à l’huile frelatée ont été conditionnés et commercialisés entre-temps ? Saipol reconnait avoir raffiné l’huile en question pour la vendre ensuite à “une trentaine de clients de l’industrie agroalimentaire“1 , dont il refuse de citer les noms. Mystère et salade verte. […]

Mais il y a plus sérieux : contrairement à ce qu’ont d’abord assuré la Commission européenne et les pouvoirs publiques français, tous les produits additionnés d’huile contaminés n’ont pas été retirés des rayons. En effet, le 2 mai, la Commission européenne s’est fendue en catimini d’une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile de tournesol frelatée. […]

Comme l’admet la DGCCRF dans une note adressée au Canard, le 7 mai, “en l’absence de toxicité aiguë”, tant pis pour les mayonnaises et autres petits plats déjà vendus. “Aucun rappel” n’a été effectué .[…]

PPPPPPPPPPPPP

De l'huile de moteur découvert dans notre alimentation

25 janv. 2011

http://generation-clash.blogspot.com/2011/01/explosif-de-huile-de-moteur-decouvert.html

http://nousnesommespasseuls.xooit.com/t9451-INFO-IMPORTANTE-huile-de-moteur-Ukrainienne-dans-la-nourriture.htm

Achetées en Ukraine, 40000 tonnes d’huile de tournesol coupée au lubrifiant pour moteur ont été distribuées en Europe. Et les produits concernés n’ont pas du tous disparu des rayons français."

Depuis le 5 mai, de mayonnaise, des plats cuisinés, de la vinaigrette industrielle, des conserves à l’huile, etc… préparées avec de l’huile de moteur sont en vente dans les grandes surfaces. Et ce avec la bénédiction des pouvoirs publics et de la Commission européenne. Bien sur, le consommateur n’a pas été informé…

Officiellement, tout commence le 21 avril dernier, quand le groupe Saipol, numéro un français de la transformation des oléagineux et accessoirement propriétaire de Lesieur, prévient la Répression des Fraudes que son usine de Sète, où est raffinée de l’huile de tournesol brute, il y a un sérieux pépin. Une grosse rasade d’huile achetée en Ukraine est farcie à l’”huile de moteur“, huile minérale dérivée d’hydrocarbure. Et pas qu’un peu : d’après nos informations, sur 2800 tonnes d’huile apparemment irréprochable, livrées en France, 19 tonnes auraient mieux fait d’aller graisser des rouages et des pistons que des gosiers. Deux jours plus tard, la France informe officiellement ses voisins européens : cette cargaison fait partie d’un énorme lot de 40000 tonnes, qui a atterri non seulement en France, mais aussi aux Pays-Bas, en Italie et en Espagne. Et c’est tout le lot qui a été trafiqué ! De quoi, pour les escrocs, se faire du beurre : sachant que la tonne d’huile de tournesol brute est vendue 1800 euros et que d’après les confidences d’un fonctionnaire de la Commission européenne, ce sont en tout pas moins de 280 tonnes d’huile de moteur qui ont été introduites en douce dans les containers, les margoulins d’Ukraine ont empoché un bénéfice de 504000 dollars (moins ce qu’ils ont déboursé pour l’huile bidon, certes, mais celle ci coûte des clopinettes).

A partir du 26 avril, la Commission européenne et la répression des fraudes rendent publique l’alerte. Officiellement, l’huile de tournesol frelatée mise en bouteilles et les plats préparés à partir de cette mixture ont tous été retirés des rayons et “n’ont pas atteint le consommateur“. Fort bien, mais, au fait combien de lots ont été retirés en tout ? Questionnée par “Le Canard”, la DGGCRF, autrement dit, la Répression des fraudes, explique que “compte tenu du nombre d’entreprises concernées, il est impossible d’en connaître le nombre exact“. Chez Carrefour Promodès, enseigne qui possède la moité des grandes surfaces alimentaires en France, on admet du bout des lèvres avoir retiré pas moins de… 200 produits concernés !

Bref, tout baigne. Sauf qu’il reste un léger problème : Saipol, la maison mère de Lesieur (laquelle marque a fait répondre au Canard par son agence de com’ qu’elle n’était “en rien concernée“), a reçu sa cargaison d’huile frelatée fin février. Et n’y a vu que du feu. Jusqu’à ce qu’un mois plus tard un industriel du nord de l’Europe, destinataire du même lot, l’informe après analyse que quelque chose clochait dans l’huile de tournesol ukrainienne . Et ce n’est qu’un mois plus tard que Lesieur a enfin sonné l’alerte auprès de la Répression de fraudes. La question qui se pose est cruciale : combien de produits assaisonnés à l’huile frelatée ont été conditionnés et commercialisés entre-temps ? Saipol reconnait avoir raffiné l’huile en question pour la vendre ensuite à “une trentaine de clients de l’industrie agro-alimentaire“(1), dont il refuse de citer les noms. Mystère et salade verte. […]

Mais il y a plus sérieux : contrairement à ce qu’ont d’abord assuré la Commission européenne et les pouvoirs publiques français, tous les produits additionnés d’huile contaminés n’ont pas été retirés des rayons. En effet, le 2 mai, la Commission européenne s’est fendue en catimini d’une recommandation autorisant la vente de tous les aliments contenant moins de 10% d’huile de tournesol frelatée. […]

Comme l’admet la DGCCRF dans une note adressée au Canard, le 7 mai, “en l’absence de toxicité aiguë”, tant pis pour les mayonnaises et autres petits plats déjà vendus. “Aucun rappel” n’a été effectué. […]"

(1). [Source la canard enchainé du 21 mai 2008] Parmi lesquels on trouve Saupiquet, Unilever (propriétaire de Knorr, Magnum, Fruit d’Or, Miko, Planta Fin, Amora…) mais également Carrefour Promodès et Auchan. Ainsi, on peut trouver cette huile de moteur dans des bâtonnets de Surimi, du céleri rémoulade, de la soupe de poisson en conserve, du poisson pané, des paupiettes de veau, du thon et des sardines à l’huile, mais aussi dans la pâte à tartiner chocolatée, le blé pour petit déj’, les gauffrettes à la confiture, les barres céréalières et sucrées pour les enfants, les cookies et bien sur la mayonnaise, le tarama, la sauce béarnaise et enfin de la sauce vinaigrette.

Rappelons brièvement les faits :

- La société SAIPOL, propriétaire de la marque LESIEUR et grossiste en huile, a acheté à vil prix en Ukraine, un lot de 40 000 tonnes d'huile de tournesol.

- Cette société a revendu avec profit cette huile à d'autres multinationales de l'agro-alimentaire, notamment au sein de l'Union Européenne.

- Un contrôle a posteriori a mis en évidence la présence frauduleuse dans ce lot d'huile minérale destinée à la lubrification des moteurs.

- Même s'il n'est pas établi que ce mélange peu ragoûtant soit méchamment toxique, eussions nous eu affaire à des gens responsables que ce lot eût immédiatement rejoint la seule destination qui lui seyait... la poubelle !

- Ces empoisonneurs dont l'avidité autant que la veulerie sont sans limite, ont néanmoins décidé d'utiliser sciemment cette huile pour composer leurs produits de M****.

- Le pire étant qu'ils aient eu l'accord des autorités (françaises et européennes) qui ont décrété que tant que les produits n'en contenaient pas plus de 10%, personne ne devait tomber malade.

- Ils ont 40000 tonnes à écouler, un peu plus de 5000 pour la seule France. Ce qui revient à faire ingurgiter environ 100 grammes par habitant de cette pas d'insulterie !

- La Grèce, dont les autorités semblent moins irresponsables que les nôtres, vient de réagir et d'interdire l'utilisation de tous les lots depuis le 1er janvier.

Mais chez nous, dans nos hypermarchés, il y a donc en ce moment des produits contaminés à l'huile de moteur !

C'est donc le Canard Enchaîné qui a révélé l'affaire il y a 2 semaines, avec des reprises le jour même dans la presse nationale. Puis plus rien !

La semaine dernière, le Canard Enchaîné publie une liste de marques et des types de produits concernés. Aucune réaction cette fois.

Enfin hier, le Canard Enchaîné publie des notes internes de l'ANIA (Association Nationale des Industries Alimentaires), qui montrent l'envers du décor, comment les industriels vivent la crise, en chiant dans leur froc et priant que l'info ne soit pas reprise et que le temps efface rapidement cette histoire.

Il a été décidé hier en réunion de crise à l'ANIA de ne pas répondre au Canard Enchaîné formellement. Un projet de communiqué de presse, préparé la semaine dernière, a été réactualisé. Le communiqué de presse ne sera pas diffusé en pro-actif. Nous attendons la prochaine parution du Canard Enchaîné et les éventuelles reprises par la presse pour réagir.

Par rapport à l'article de mercredi dernier, cette nouvelle parution n'apporte pas d'éléments clés supplémentaires et n'est pas à la Une du journal. En revanche, de nombreuses marques sont citées, ainsi qu'une liste à la Prévert de nombreux produits incorporant de l'huile de tournesol, ce qui n'était pas le cas la semaine dernière mais que l'on craignait.

Ces capitalistes sans scrupules sont capables d'importer n'importe quelle denrée alimentaire de l'autre bout du monde, dans le seul but de gagner de l'argent. Ils n'ont plus la moindre emprise sur la traçabilité des produits qu'ils achètent ainsi, qui peuvent être trafiqués, bourrés de pesticides ou de n'importe quelle autre ingrédient nocif.

D'ailleurs un produit importé au prix le plus bas est une quasi certitude de mauvaise qualité doublée d'exploitation des humains qui ont servi à le produire, triplée d'une pression sur l'emploi et le salaire des salariés.

Ce sont les mêmes qui vendent leurs produits au prix fort en geignant sur la hausse des matières premières, et nous gavent de publicités ineptes avec enfants blonds et mamans épanouies qui éprouvent un plaisir intense à bouffer leurs pas d'insulteries sur-emballées dans d'affriolants plastiques aux couleurs vives.

Il faut lutter contre ces pratiques et leurs auteurs, car ce sont là nos ennemis !

Ne doutons pas un seul instant que leur plus grande crainte est que le nom des marques s'ébruite, ce qui pourrait occasionner une baisse de leurs ventes et de leurs sacro-saints profits.

Alors dénonçons les, en relayant l'information ! Selon nos moyens, parlons-en autour de nous, dans nos blogs, dans nos journaux, et surtout, CITONS LES MARQUES.

ET N'EXCLUONS PAS LA POSSIBILITÉ DE MENER DES ACTIONS DE TERRAIN, CONTRE LES SOCIÉTÉS RESPONSABLES AINSI QUE LES GRANDS GROUPES DE DISTRIBUTION (CARREFOUR, AUCHAN, ETC,...) QUI ONT AUSSI LEUR PART DE RESPONSABILITÉ !

Les marques concernées, à boycotter d'urgence et durablement, sont les suivantes :

Lesieur

Fruit d'or

Epi d¹or

Frial

Isio 4

Oli

Carapelli

Saupiquet

Toutes les marques du groupe UNILEVER, par exemple :

Amora

Planta Fin

Maille

Knorr

Magnum

Miko

Les produits les plus susceptibles de contenir de l'huile empoisonnée sont les suivants :

Mayonnaise

Tarama

Sauce Béarnaise

Chips

Vinaigrette allégée

Surimi

Céleri Rémoulade

Soupe de poisson en conserve

Poisson pané

Paupiettes de veau

Thon et sardines à l'huile

Pâtes à tartiner chocolatées

Gaufrettes à la confiture

Barres céréalières et sucrées pour les enfants

Cookies

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EMEUTES DE L'HUILE ET DU SUCRE DE JANVIER DERNIER

Rebrab et son groupe Cevital pointés du doigt


Par Ahmed MESBAH - Dimanche 27 Novembre 2011

http://www.lexpressiondz.com/actualite/143519-rebrab-et-son-groupe-cevital-pointes-du-doigt.html

Dans leur rapport d'enquête sur les émeutes de janvier 2011, les députés n'ont pas été tendres avec Cevital.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cevital

Les conclusions du rapport de la Commission d'enquête sur la pénurie et la hausse des prix de certains produits alimentaires de large consommation (huile et sucre) sur le marché national sont connues. Toutsurlalgérie a eu accès au rapport et rend publiques certaines de ses conclusions. Il y est fait mention du fait que «le recours de l'opérateur Cevital à des mesures décidées unilatéralement et sans concertation, faisant notamment obligation aux grossistes de prouver le dépôt légal des comptes sociaux et exigeant la présence du détenteur du registre du commerce ainsi que l'obligation de paiement par chèque, a instauré un climat de méfiance chez les grossistes, lesquels se sont abstenus de s'approvisionner en produits alimentaires comme le sucre et l'huile».

Le même rapport s'est voulu impartial en écoutant également la version d'Issâd Rebrab, patron de Cevital.

L'analyse des enquêteurs est contestée par Issâd Rebrab. Il leur a déclaré que les seuls documents exigés aux grossistes pour leur vendre les produits alimentaires sont la carte fiscale et le registre du commerce comme l'exige la loi.

Il rejette toute rupture des stocks qui étaient de 3 mois. Pour tout le monde, il est clair maintenant que Rebrab se contredit et tente de faire endosser la responsabilité des émeutes du 5 janvier à d'autres parties.

Même les ministres qui se sont succédé devant la commission n'ont pas été unanimes à ce sujet. Karim Djoudi, ministre des Finances, livre son verdict. Selon lui, l'obligation de paiement par chèque prévue par le gouvernement n'a pas contribué d'une manière ou d'une autre à la pénurie des produits alimentaires de base. Selon lui, «ce n'est pas la première fois qu'on impose cette règle».

Il rappelle aussi que la hausse des prix du pétrole a eu des retombées directes sur les frais de production et de transport.
L'analyse n'est pas partagée par tout le monde.

Selon Mustapha Benbada, ministre du Commerce, la décision du gouvernement d'instaurer le chèque a provoqué cette crise. Selon lui, les grossistes ont acheté les produits en question en grande quantité avant l'entrée en vigueur de cette mesure et cela a perturbé le marché.

La question reste toujours posée: si les grossistes ont acheté en grande quantité, d'où vient la pénurie?

D'ailleurs, les responsables du secteur financier resteront-ils silencieux devant ces critiques? Mohamed Laksaci, gouverneur de la Banque d'Algérie, écarte tout lien entre l'augmentation des prix et la pénurie avec le recours au paiement par chèque. Il y voit d'autres causes: marché déstructuré, limites de la politique de subvention et absence de contrôle.

La commission d'enquête sur la pénurie et la hausse des prix de certains produits alimentaires de large consommation sur le marché national, a soumis dimanche 13 novembre son rapport final au président de l'Assemblée populaire nationale, Abdelaziz Ziari.

C'est le président de la commission d'enquête parlementaire, Kamel Rezki, qui a remis le rapport. Il lui a également remis les enregistrements audiovisuels des rencontres tenues par la commission depuis sa création le 20 avril 2011 et les documents exploités pour l'enquête.

Ziari a annoncé qu'il remettrait une copie du rapport au président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ainsi qu'au Premier ministre, ajoutant que le rapport sera distribué à tous les députés après une réunion du bureau de l'APN consacrée à ce sujet.

A propos de la publication de tout ou partie du rapport de l'enquête, Ziari a rappelé que conformément à l'article 86 de la loi organique n°02-99, la publication de tout ou partie du rapport peut être décidée par l'APN sur proposition du bureau et des présidents des groupes parlementaires, après avis du gouvernement.

Si un accord est dégagé sur la publication partielle ou intégrale du rapport, la question sera alors soumise à l'Assemblée qui tranchera à la majorité des membres présents sans débat, a ajouté Ziari.

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EMEUTES DE L'HUILE ET DU SUCRE DE JANVIER DERNIER

L'Ugcaa demande la publication du rapport


Par Ahmed MESBAH - Dimanche 27 Novembre 2011

http://www.lexpressiondz.com/actualite/143520-l-ugcaa-demande-la-publication-du-rapport.html

Boulenouar El Hadj Tahar, porte-parole de l'Union générale des commerçants et artisans algériens, estime que le rapport d'enquête ne doit pas rester secret. Pour deux raisons. D'abord, il concerne directement les consommateurs qui sont des citoyens qui ont le droit de connaître sa teneur.

L'enquête était justement initiée pour éclairer les citoyens sur les causes de la hausse des prix et de la pénurie de certains produits. Ensuite, le rapport est effectué par une commission parlementaire et pas par des ministères du Commerce ou autre, ou encore d'un quelconque service de sécurité pour qu'il soit concerné par une diffusion restreinte.

Les parlementaires sont là car ils sont élus par le peuple et le député ne doit pas dissimuler ses actions et ses écrits vis-à-vis de ses électeurs. Y a-t-il des conclusions aussi graves qui pourraient justifier ce peu de transparence vis-à-vis des citoyens? se demande Boulenouar El Hadj Tahar. Ce dernier déplore le fait que la commission n'a pas pris en compte l'environnement économique.

Deux ou trois importateurs sont dans la capacité de provoquer des émeutes, ce qui est anormal, car il n'y a pas de politique d'approvisionnement à long terme. Pourquoi le gouvernement a-t-il attendu les émeutes pour se rendre compte que les prix ont augmenté ou qu'il y a pénurie?

Que faisait le gouvernement avant janvier 2011 pour se retrouver dans l'incapacité de prévoir le mouvement du marché? A cela s'ajoute un autre éclaircissement.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Des importateurs peuvent à nouveau provoquer des pénuries et des émeutes et rien n'est fait pour éviter ces scénarios, selon notre interlocuteur. Il déplore le fait qu'il n'y pas de politique économique fiable du gouvernement qui gère au jour le jour sans être capable de prévenir les crises et de les gérer convenablement.

Le marché informel représente 60% et c'est une difficulté pour prendre des décisions pour l'organisation des marchés. Il faut d'abord éradiquer le marché avant de penser à une quelconque régulation, est-il ajouté. L'informel encourage la spéculation, le monopole, la contrebande ainsi que la contrefaçon.

Les associations de défense des consommateurs ne peuvent pas faire des propositions si les conclusions de l'enquête ne sont pas connues, conclut-il.

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SUCRE ET HUILE

Cevital détient plus de 70% du marché


Par Mohamed BOUFATAH - Mercredi 30 Novembre 2011

http://www.lexpressiondz.com/actualite/143759-cevital-detient-plus-de-70-du-marche.html

La commission d'enquête de l'APN est formelle: Cevital est en situation de monopole.

«Pour le sucre et l'huile, nous avons remarqué que le développement de ces deux filières a provoqué une situation de dominance puisque Cevital détient plus de 70% du marché.» L'aveu vient de Kamel Rezgui, président de la commission d'enquête de l'APN à travers l'entretien qu'il a accordé au journal Horizons.

L'absence du Conseil supérieur de la concurrence, gelé depuis des années, a favorisé l'apparition de monopoles. L'Etat est également absent en matière de contrôle, poursuit-il. Si pour le lait et les céréales, l'Etat dispose d'offices publics qui peuvent intervenir pour réguler le marché, pour le sucre et l'huile, il est absent puisqu'il n'a pas de levier pour le contrôle, d'autant que les opérateurs appartiennent au secteur privé, les entreprises publiques ayant été privatisées.

La commission propose au gouvernement «d'encourager l'investissement dans ces filières, pour rééquilibrer le marché afin qu'il n'y ait pas de situation de monopole et souhaite la régulation du marché et la création d'un mécanisme, une formule ou un organe pour la régulation des filières sucre et huile». Le même rapport revient sur d'autres aspects liés à l'organisation du marché.

Ainsi, les quatre produits soutenus actuellement coûtent 300 milliards de DA au Trésor, a indiqué le président de la commission d'enquête de l'APN.

L'Etat providence paie une facture de l'ordre de 6 à 7 milliards de dollars chaque année pour soutenir les prix des produits importés.
A titre d'exemple, selon la même source, la tonne de poudre de lait importé varie entre 3000 et 5000 dollars, l'équivalent de 370.000 DA.

L'Onil la cède à 160.000 DA, soit moins de la moitié de son prix. La différence est versée par le Trésor public. La même chose pour le blé.

L'Oaic achète le quintal à 4500 DA et le revend à 2290 DA. Le sucre et l'huile, qui sont soutenus depuis janvier dernier, sont exonérés des droits et taxes et s'il y a une différence de prix entre le marché international et le prix de revient en Algérie, puisque le gouvernement a plafonné le prix du sucre à 90 DA le kilo et celui de l'huile à 600 DA les cinq litres, le Trésor remboursera la différence. Si l'exonération des droits et taxes ne suffit pas, la différence de prix est remboursée par le Trésor. Selon le premier résultat tiré par les membres de ladite commission, la cause première de la flambée des prix est mise sur le compte de l'envolée des prix à l'international.

«Le premier résultat a révélé que les produits boursiers sont en nette accélération. Ils sont trop élevés. Donc, il y a eu un impact direct sur le marché intérieur», dira le président de la commission, Kamel Rezgui.

L'Oaic et l'Onil, les trois opérateurs en matière de sucre, Cevital, Sorasucre à Guelma, Ouest Import à Mostaganem, les 5 opérateurs en matière de corps gras dont le Groupe Cevital, le Groupe saoudien Savola avec sa marque «Afia» à Oran, le Groupe Cogral dont la marque «Safia», Cogb La Belle (Cogb Corps Gras) de Béjaïa, Prolopos de Aïn M'lila (wilaya d'Oum El Bouaghi), sont les entreprises dont les représentants ont été auditionnés par les enquêteurs.

La commission de l'APN chargée du rapport d'enquête sur l'augmentation des prix de produits alimentaires, diligentée suite aux émeutes ayant secoué le pays, n'a pas encore livré toutes ses conclusions. Seules quelques bribes d'information sont distillées à travers la presse.

PPPPPPPPPPPPP

ENQUÊTE SUR LES ÉMEUTES DU SUCRE ET DE L'HUILE
Le monopole de Cevital «consacré» par les députés


Par Mohamed BOUFATAH - Lundi 19 Decembre 2011

http://www.lexpressiondz.com/actualite/144827-le-monopole-de-cevital-%C2%ABconsacr%C3%A9%C2%BB-par-les-d%C3%A9put%C3%A9s.html

Selon le rapport, le groupe de Issaad Rebrab détient à lui seul 74% des parts de marché dans l'huile et près de 68% pour le sucre.
La publication du rapport de la commission d'enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur les évènements graves de janvier dernier, dus à la hausse brutale des prix de sucre et de l'huile ainsi que 2 autres produits alimentaires de large consommation sur le marché national, a été adoptée à l'unanimité par les députés présents hier à la séance plénière de l'APN. Encore une fois, la position de monopole du groupe Cevital est mise en exergue dans ce rapport dont le règlement intérieur de l'assemblée exclut tout débat sur le contenu. Il est fait état que l'envolée des prix sur le marché international et le monopole détenu par l'opérateur sont en gros à l'origine des émeutes qui ont secoué le pays. Selon le rapport, Cevital détient à lui seul 74% des parts de marché dans l'huile et près de 68% pour le sucre. Cela en évidence a contribué en partie à la flambée des prix et donc à l'éclatement des émeutes aux quatre coins du pays. «Le monopole exercé par cet opérateur sur le marché national, a engendré une faiblesse dans l'organisation du marché», a-t-on conclu.

Cependant, le rapport présenté hier, s'apparente à un simple constat, dans la mesure où les responsabilités n'ont été situées que vaguement. Interrogé sur l'étrange séparation entre la flambée des prix et les émeutes qui s'en sont suivies, le président de la commission d'enquête dira: «Notre objet d'enquête se limitait à chercher les raisons derrière la flambée subite des prix.» Le rapport vague dans ses conclusions dans la mesure où il n'a pas osé situer clairement les responsabilités, pèche par le fait qu'il n'envisage aucune suite à donner à ce prétendu travail de longue haleine. «On n'a pas vocation d'une commission judiciaire», dira à ce propos le président de la commission, le Dr Kamel Rezig, député du FLN. Cela contredit les déclarations du président de l'APN faites récemment. «L'enquête sera suivie d'effet. Il n'y a pas de doute», a-t-il promis, dans un entretien à l'APS. On attendait seulement que les conclusions identifient les causes pour qu'on puisse situer les mesures, réglementaires ou législatives, qui doivent être prises. «C'est donc essayer d'identifier avec le plus de précision possible les causes et les mécanismes qui ont abouti à cela (l'augmentation des prix) pour éviter que cela ne se reproduise et de prendre les mesures réglementaires ou législatives sur la base des conclusions de cette commission», a-t-il expliqué.

Selon lui, quelle que soit la nature de la faute, les responsables doivent rendre des comptes, qu'il s'agisse d'entreprises publiques ou privées. Le recul est justifié par le fait que le dossier des émeutes était déjà entre les mains de la justice. D'ailleurs, alors que tous les départements ont été entendus la commission n'a pas pu ou voulu entendre celui de l'Intérieur. Dans ce contexte, on est en droit de demander le rapport ou les conclusions des autorités judiciaires qui «ont saisi le dossier des événements troublants», selon le même député. Ce député a précisé qu'«il n'était pas du ressort de la commission d'en imputer la responsabilité à des personnes ou des institutions, mais plutôt de définir les causes et les circonstances ayant causé la pénurie de certains produits de large consommation». L'imposition de documents et du chèque, une mesure gouvernementale liée à l'usage des chèques pour les paiements au-dessus de 500.000 dinars (5000 euros), aux grossistes par cet opérateur à la veille des émeutes, a également contribué à envenimer les tensions avec le marché parallèle, selon le rapport.

Les émeutes de janvier étaient survenues dans un climat de tension régionale avec la révolte en Tunisie, et en pleine flambée des prix des produits de première nécessité en Algérie. En outre, les grossistes ayant refusé de répondre à la convocation de la commission ne seront nullement inquiétés si non que «cette affaire est remise entre les mains du département du commerce», selon le premier responsable de cette enquête. Il a indiqué également que parmi les dysfonctionnements enregistrés figuraient le manque de certains produits de large consommation importés ou produits au niveau national et le déséquilibre en matière de distribution.

Le gouvernement avait rapidement réagi en adoptant des mesures de baisse pour l'huile et le sucre. Il avait aussi promis de continuer à subventionner d'autres produits de première nécessité. En fin, la commission recommande de revoir la question des subventions et le renforcement des outils de contrôle telles la mise en oeuvre du Conseil national de concurrence gelé depuis des années et la création d'une cellule de veille économique qui sera rattachée à la présidence, etc.

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RAPPORT DE LA COMMISSION D’ENQUÊTE DE L’APN SUR LES HAUSSES DES PRIX
Pas de révélations fracassantes


Lundi 19 Décembre 2011

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/12/19/article.php?sid=127517&cid=2

Les députés ont donné leur aval pour la publication du rapport d’enquête sur la hausse des prix des denrées alimentaires enregistrée en début d’année. Point de révélations mais des constats. Le président de la commission d’enquête se défend, considérant que la commission n’avait pour vocation «ni d’accuser ni de blanchir».

Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Plutôt que des résultats déterminant les responsabilités, les membres de la commission d’enquête chargés de déterminer l’origine de la hausse des prix du sucre et de l’huile notamment ont rendu un rapport dans lequel ils décortiquent la structure du marché national et pointent du doigt ses dysfonctionnements. Son président est pourtant convaincu du contraire. Mohamed Kamel Rezgui expliquait hier à l’issue du vote des députés qu’il suffisait de lire entre les lignes pour trouver les raisons desdites hausses. Le rapport qui sera désormais accessible au grand public met le doigt sur des réalités déjà connues.

Après plusieurs visites sur terrain, les membres de la commission d’enquête ont considéré que les hausses enregistrées sur le marché local étaient dues à plusieurs facteurs. Ils évoquent l’augmentation des prix à l’international, la spéculation, la désorganisation du marché, l’absence de contrôle, la non installation du Conseil de la concurrence, la décision de Cevital d’obliger les grossistes à utiliser le chèque, la crainte de ces derniers vis-à-vis de cette disposition, la faiblesse de l’OAIC et de l’Onil et l’absence d’une structure habilitée à contrôler l’utilisation des produits subventionnés par l’Etat.

S’agit-il en conclusion d’une défaillance des différentes structures étatiques ? Mohamed Kamel Rezgui répond que les lecteurs du rapport sont libres d’en tirer les conclusions. Les membres de la commission d’enquête ont également fait des recommandations. Ils préconisent l’installation du Conseil de la concurrence, la réorganisation du marché, le renforcement des outils de contrôle, une meilleure coordination entre secteurs, la lutte contre les positions dominantes et l’installation d’une cellule pour observer les marchés internationaux. Défendant les conclusions de ce rapport, le président de la commission indiquait hier qu’aucun budget particulier n’avait été alloué pour les besoins du travail de la commission. Un travail qui au sein même de l’Assemblée nationale ne fait pas l’unanimité. Les députés d’Ennahda et les dissidents du MSP ont fustigé le rapport. Le groupe parlementaire d’Ennahda a fait part dans un communiqué de son étonnement de voir le rapport rendu public sans débat, considérant cela comme une confiscation des droits des députés.

Ce même groupe fait même planer le doute sur la légitimité de cette commission considérant qu’elle n’a été installée que pour barrer la route à une initiative antérieure visant à faire la lumière sur les émeutes du mois de janvier dernier. Ils reprochent aux membres de la commission d’avoir accepté de se faire manipuler par les hommes d’affaires qui leur ont fourni de fausses informations. Des affirmations balayées d’un revers de la main par le président de la commission. Le grand public pourra se faire sa propre idée sur les conclusions de ce rapport qui sera mis en ligne sur le site internet de l’Assemblée populaire nationale.
N. I.
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