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Auteur Fil de discussion: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale  (Lu 784801 fois)
TempeteDeNeige
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« le: 16/05/2006 - 00:39:06 »

Bonjour à tous,

Je vis en ce moment à l'étranger et j'aimerais savoir quelles sont les développements et grands investissements dans notre pays. Consulter les journaux et Internet ne reflète pas toujours la réalité sur le terrain, c'est pour cela que je voudrais avoir vos avis sur la question surtout que celà fait plusieurs mois que les rentes en devises (en particulier américaines) explosent dans les caisses algériennes vù le prix du pétrole. Alors vous chers soeurs et frères algériens qui vivez au pays, pouvez-vous s'ils vous plait nous décrire la réalité.

Merci d'avance pour vos interventions.
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zarathoustra
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« Répondre #1 le: 19/05/2006 - 14:30:04 »

si tu etait reste tu seras arrete de vouloir deux chose a la fois conseil des ancetre tu vas finir pas tout perdre j'espere que t'est pas en france si tu est laba il faut courir car ca tarderas pas a devenir comme l'algerie la coureption du jacobonisme ruineur c'est comme la chevre et les A pour ne pas lezs nomme la ou ils passe il reste riens
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« Répondre #2 le: 22/07/2007 - 15:36:27 »

Il est maintenant temps aux Algériens dont les fortunes sont "soit disant au chaud" au USA et en Europe (même la Suisse ou les autres zones offshores) de les retirer immediatement des circuits financiers US et Européens au risque de les voir disparaitre à cause de ces crises financieres et politiques majeurs à venir. Merci donc au USA et à l'Europe qui vont réaliser les rêves de vengeance des Algériens démunis. Ces Algériens " qui ont soit disant mis à l'abris à l'étranger " leurs fortunes vont avoir une très mauvaise surprise et le réveil va être très dure. Merci à vous Bush et Cheney, foutez en l'air ce système pourri.

Paul Craig Roberts : « Quelque chose se prépare »
20 juillet 2007

Source http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1194

L’ancien secrétaire d’état au Trésor de Reagan redoute une dérive autoritaire de l’administration Bush qui planifierait une opération contre l’Iran. Avec l’échéance des élections se rapprochant, Roberts pense que Bush et Cheney vont se lancer dans une fuite en avant pour tenter de provoquer un réflexe patriotique qui rassemblerait autour d’eux l’opinion américaine.

Par Novosti, 20 juillet 2007

Le républicain Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire aux Finances de l’administration Reagan, a expliqué que George W. Bush avait élaboré les bases juridiques permettant d’instaurer l’état d’urgence et que d’ici un an, les Etats-Unis pourraient devenir un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran.

Il a déclaré que dans une telle situation, les militaires américains pourraient constituer l’unique force d’opposition.

"Il est possible qu’ils (les militaires) en aient assez et qu’ils n’aient plus envie de se soumettre", a-t-il ajouté lors d’une interview à la radio, retransmise simultanément jeudi sur les ondes de plus de 50 stations américaines.

M. Roberts a fait ces déclarations particulièrement inhabituelles à la suite de la signature mardi par le président américain d’une ordonnance spéciale, autorisant le ministre américain des Finances, après consultation du chef du Pentagone et du secrétaire d’Etat américain, à arrêter n’importe quelle personne et à confisquer ses biens sur le territoire américain, si elle "présente une menace pour la stabilisation en Irak".

"Il s’agit du pouvoir total et absolu d’un seul homme", a noté l’ancien membre de l’administration Reagan, soulignant que l’ordonnance du président Bush n’était pas passée devant le Congrès américain et laissait les mains libres au président des Etats-Unis.

"Le peuple américain ne comprend pas le danger auquel il est confronté", a-t-il poursuivi.

Il a mis en garde contre l’administration Bush qui selon lui prépare quelque chose, afin d’effrayer le pays et réunir la population autour des républicains, qui dans le cas contraire pourraient perdre totalement le pouvoir lors des élections l’année prochaine.

"Quelque chose se prépare", affirme Paul Craig Roberts.

"Des membres de l’administration Bush et d’éminents propagandistes républicains préparent un nouvel événement dans la lignée du 11 septembre 2001 ou bien une série d’événements de ce type", a-t-il averti.

"Si ce n’est pas Al Qaïda qui le fait, il s’agira d’une mise en scène", a-t-il garanti.

L’interview radio de l’ancien sous-secrétaire aux Finances a eu lieu après la publication cette semaine d’articles dans lesquels il mettait en garde contre George W. Bush et le vice-président américain Richard Cheney, affirmant qu’ils préparaient le terrain pour détourner l’attention de la population des déconvenues de leur administration en Irak, et pour préparer une attaque contre l’Iran.

"L’administration Bush a absolument besoin d’événements dramatiques pour effrayer les Américains et forcer le Congrès à accepter l’Etat militaire et policier, dont George W. Bush et Richard Cheney tissent les mailles", pouvait-on lire dans un article de Paul Craig Roberts, prévoyant que d’ici un an, "les Etats-Unis pourraient être un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran".

"George W. Bush a préparé toutes les mesures nécessaires pour mettre en place une dictature sous forme "d’ordonnances présidentielles", qui entreront en vigueur au moment où il jugera nécessaire d’instaurer l’état d’urgence. Les récentes déclarations du ministre américain de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, du sénateur républicain Rick Santorum et d’autres personnalités montrent que dans un avenir proche, les Américains pourraient s’attendre à une série de fausses opérations terroristes, soutient l’ancien sous-secrétaire aux Finances.

Il a en outre noté que l’administration Bush avait l’intention de se sauver de sa situation impopulaire par l’intermédiaire de fausses opérations, qui pourraient être utilisées pour propager une guerre en Iran.

La Maison Blanche, le département d’Etat des Etats-Unis et le Pentagone n’ont pas encore commenté les déclarations fort peu habituelles de Paul Craig Roberts.

M. Roberts qui a été sous-secrétaire américain au Trésor de 1981 à 1982 est considéré aux Etats-Unis comme le père de la reaganomie, politique économique menée par Ronald Reagan, alliant la liberté de marché et une politique économique conservatrice. Paul Craig Roberts a reçu une récompense spéciale du ministère américain des Finances ainsi que la Légion d’honneur, remise par le gouvernement français.

Sur le même sujet :

L’entretien radio-diffusé de Paul Craig Roberts avec Thomas Hartmann.

L’« executive order » Blocking Property of Certain Persons Who Threaten Stabilization Efforts in Iraq, signé par le président Bush.

Empeach Now par Paul Craig Roberts.

« Si le congrès ne destitue pas Bush immédiatement, dans un an les USA pourraient être un état policier en guerre avec l’Iran. »

Tonkin Gulf II and the Guns of August ? par Patrick J. Buchanan

Buchanan, un Républicain, ancien conseiller auprès de Nixon, Ford et Reagan, évoque la possibilité d’un incident naval du type de celui du Golfe du Tonkin pouvant provoquer le déclenchement d’une attaque de l’Iran.

En 1964, l’annonce - avérée fausse ultèrieurement - d’une attaque de vedettes lance torpilles nord-vietnamiennes contre des navires US a servi de prétexte à l’entrée en guerre des USA au Vietnam.

*****************
La Rouche devant les diplomates : Choisissez entre les « canons d’août » et un nouveau système FDR-FMI !
21 juillet 2007 - 14:59
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3114

19 juillet 2007 (LPAC) : « Nous ne sommes pas encore au mois d’août, mais quand je pense aux mois d’août du passé, je pense à août 1914 et août 1939. » Voilà comment LaRouche a démarré son discours, parlant à Washington devant quelque 25 diplomates de dix-huit pays différents. Nous sommes face à « un état de guerre virtuel » entre la Russie et le Royaume Uni. Sur les manifestations de la crise économique il nota que le Times de Londres rapportait que le prix d’un soda a grimpé à 5, 52 dollars à Heidelberg. Notons également l’effondrement spectaculaire des fonds spéculatifs de Bear Stearns.

« Dans ces conditions économiques, la guerre devient probable, » disait-il en pointant du doigt la course à la guerre de Cheney avec l’Iran. « Ce ne sera pas la guerre dans le sens ordinaire de la première ou deuxième guerre mondiale. » Cheney et les Britanniques sont au coeur du problème. « C’est très dangereux car n’importe quoi peut arriver » « Et les gouvernements sont en vacances. » avertissait LaRouche

Il continua : « Le monde peut exploser. Mais l’alternative est également sur la table. C’est arrivé un peu d’une façon inhabituelle au printemps avec une série d’évènements. J’effectuais à l’époque une visite à Moscou pour l’anniversaire d’un ami, une figure distinguée du système russe. Et j’avais quelques réunions sur place.

Mais en même temps avait lieu l’enterrement d’Eltsine et des évènements annexes. Les présidents Clinton et Bush père furent là. D’autres personnalités furent sur place et entre cette date et la réunion au sommet entre la famille Bush et Poutine et sa femme à Kennebunkport, il y a eu un certain nombre de négociations dans les coulisses dans lesquelles l’ancien président Clinton et d’autres ont joué un rôle de premier plan. »

Nous avons donc sur la table, l’option d’ouvrir la porte, si je peux m’exprimer ainsi, avec les résolutions de Kennebunkport qui nous permettront éventuellement de façonner les évènements à venir. Il s’agit d’aboutir rapidement à un processus dans lequel le gouvernement américain s’accorde avec les gouvernements russe, chinois et indien pour appuyer une démarche d’urgence visant à sauver le monde de l’effondrement financier généralisé déjà en cours. Permettez-moi de préciser. Si le dollar américain s’effondre, comme il s’effondre actuellement, la planète toute entière sombrera dans quelque chose de bien plus grave que la pire des dépressions économiques du siècle dernier. Ceci pourrait être empêché. Nous disposons avec l’histoire des Etats-Unis, dans notre Constitution, des moyens de le faire et Franklin Roosevelt en est un exemple. Et si le gouvernement américain pouvait gagner la Russie, la Chine et l’Inde, comme les quatre puissances de premier rang, à s’engager collectivement et pour l’ensemble du monde, à geler la parité des monnaies entre les quatre puissances et d’autres nations, ainsi qu’à un retour à une approche rooseveltienne, nous pouvons lancer une reprise économique mondiale.

En d’autres termes, nous allons faire en sorte, que les nations du monde reprennent le contrôle du système FMI et le mettent sous tutelle rooseveltienne. Dans ces conditions, nous pouvons maîtriser la crise actuelle et créer un cadre permettant graduellement de résoudre beaucoup d’autres problèmes monétaires et financiers. Si on pouvait réunir les nations autour de cette vision, car la question économique doit être abordée maintenant, alors ils reconnaîtraient leurs intérêts dans le maintien de ces accords et leurs applications.

Notre problème réside dans le fait que nous nous sommes éloigné de cette tradition, car l’Europe Occidentale est devenue une friche industrielle. Ce n’est plus un centre technologique, sauf dans le secteur militaire qui produit des armes. Nous avons délocalisé nos capacités de production dans les pays à faible coût de main-d’oeuvre. Donc, on n’aide pas vraiment ces pays - bien qu’ils en tirent quelques maigres bénéfices, comme le cas de la Chine le démontre. Cependant, l’amélioration de l’ensemble de leur société, de toute leur population, n’est pas à l’ordre du jour, parce que les revenus restent insuffisants pour élever le niveau de vie moyen de ces pays. Nous ne sommes là, que pour les exploiter, et non pas pour les développer.

Ainsi doit-on faire revivre l’approche rooseveltienne en régulant l’économie mondiale, en gelant les parités entre monnaies, en mettant l’ensemble du système en règlement judiciaire afin de prévenir l’effondrement, afin d’appliquer immédiatement des mesures de reprise économique pour les cinquante ans à venir. Ca peut se faire, et ça doit être fait.

C’est assez inenvisageable en temps normal, mais à des moments de crise grave, comme celle que nous traversons, les nations sont capables de faire soudainement des changements radicaux nécessaire pour affronter une crise de ce type.

Nous sommes à un point assez similaire à août 1914. Les Anglais étaient déterminés à se débarrasser d’un paquet de problèmes et ils ont préparé la guerre - ça s’appelait la première guerre mondiale - en fomentant une guerre du Japon contre la Chine en 1894 qui durera jusqu’en 1945. C’est un gros bout d’histoire. La deuxième guerre mondiale n’était que la répétition de la première. Le résultat était quelque peu différent à cause de la personnalité de Franklin Roosevelt, mais dès sa mort on a abandonné sa politique pour aller dans une toute autre direction. Et avec l’assassinat de Kennedy, aux Etats-Unis, nous avons commencé à évoluer totalement dans un autre sens.

Donc le moment est venu où nous devons changer notre façon de faire. Nous devons aussi comparer le mois d’août qui vient avec les mois d’août de 1914 et 1939. Nous entrons dans une période extrêmement dangereuse. Les gouvernements sont prêts à faire des changements, pour le meilleur ou pour le pire. C’est une menace mortelle, mais c’est aussi une occasion unique. Et c’est sur cela que je me concentre.

La question est assez simple. Je pense qu’il faut immédiatement se débarrasser de Cheney, une chose dont on discute pas mal dans la classe politique américaine. Ce ne sont pas des gens mauvais, simplement des opportunistes. Mais quand une opportunité se présente de cette façon, où la terreur les foudroie, ils sont capables d’accepter des changements qu’autrement ils refuseraient même d’envisager.

Et le moment pour ces changements, c’est maintenant. Et ce que je continue à proposer, c’est que les quatre puissances de premier plan, doivent se constituer en comité pour cristalliser le ralliement général des nations pour réorganiser le système. Parce que des nations plus modestes n’ont pas forcement le courage ni les moyens pour faire les premiers pas dans cette direction.

Vous avez besoin d’une puissance de premier rang, ou une combinaison de pouvoirs, qui ouvrent la porte et permettent à d’autres nations de participer dans ce type de réforme. C’est une chance, et dans ce cas nous devons inventer un nouveau FMI, un FMI rooseveltien, celui que Roosevelt souhaitait pour la reconstruction dans l’après guerre s’il avait continué à vivre. Avec ce type de perspective, je pense qu’on peut envisager une coopération entre nations permettant de traiter les problèmes de fond. On doit aussi se débarrasser de Cheney, il n’y pas le moindre doute. Après tout, Cheney n’est pas un américain. De par sa nationalité, bien sur, il l’est, mais en réalité c’est une propriété britannique, et il est surtout la propriété de sa femme. Elle l’a fait à partir de rien, ou mieux, à partir de moins que rien, et il représente des intérêts qui cherchent la guerre contre l’Iran, ce qui pourrait mettre le feu à l’ensemble de la planète. Donc Cheney doit rentrer au Wyoming et s’occuper de ses patates. C’est sa meilleure opportunité.

Cependant, nous sommes pleinement dans la crise et la couardise des leaders politiques de ce pays pour faire face à la réalité, reste le vrai problème. Pourtant, la crise frappe, elle est là. De plus en plus de dirigeants américains se rendent finalement compte qu’une crise existe. De plus en plus de gens, aussi bien des républicains que des démocrates, en aparté, reconnaissent qu’on doit changer quelque chose pour que ça change tout de suite. Et les énergies se concentrent pour faire en sorte que, d’ici septembre, ou fin septembre, un nouveau processus puisse voir le jour qui fait en sorte que Cheney disparaît de l’horizon. Le grand danger, c’est entre maintenant et Labor Day en septembre, quand les politiciens retournent à Washington.

Le grand danger reste ce mois d’août, de nouveau comme en août 1914 et août 1939. Un monstre peut émerger et être lâché, et peut être nous n’aurons pas la capacité de neutraliser à temps la bête qui embrase le monde. Nous sommes à cette heure tardive en grand danger. Les grandes questions doivent finalement être traitées. Etant un agitateur d’idées professionnel, j’y travaille sans relâche. »

**********************
La presse russe reconnaît la menace d’un nouveau 11 septembre venant de Cheney
21 juillet 2007 - 11:42
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3111

Hier, l’agence russe d’information internationale RIA Novosti a repris les déclarations de l’ancien sous-secrétaire au Trésor de Reagan avertissant que la Maison Blanche préparerait un nouveau 11 septembre pour établir les pleins pouvoirs et partir à nouveau en guerre.
George Bush serait prêt à décréter l’état d’urgence (expert américain)

20 juillet 2007 (RIA Novosti) - Le républicain Paul Craig Roberts, ancien sous-secrétaire aux Finances de l’administration Reagan, a expliqué que George W. Bush avait élaboré les bases juridiques permettant d’instaurer l’état d’urgence et que d’ici un an, les Etats-Unis pourraient devenir un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran.

Il a déclaré que dans une telle situation, les militaires américains pourraient constituer l’unique force d’opposition.

« Il est possible qu’ils (les militaires) en aient assez et qu’ils n’aient plus envie de se soumettre », a-t-il ajouté lors d’une interview à la radio, retransmise simultanément jeudi sur les ondes de plus de 50 stations américaines.

M. Roberts a fait ces déclarations particulièrement inhabituelles à la suite de la signature mardi par le président américain d’une ordonnance spéciale, autorisant le ministre américain des Finances, après consultation du chef du Pentagone et du secrétaire d’Etat américain, à arrêter n’importe quelle personne et à confisquer ses biens sur le territoire américain, si elle « présente une menace pour la stabilisation en Irak. »

« Il s’agit du pouvoir total et absolu d’un seul homme », a noté l’ancien membre de l’administration Reagan, soulignant que l’ordonnance du président Bush n’était pas passée devant le Congrès américain et laissait les mains libres au président des Etats-Unis.

« Le peuple américain ne comprend pas le danger auquel il est confronté, » a-t-il poursuivi. Il a mis en garde contre l’administration Bush qui selon lui prépare quelque chose, afin d’effrayer le pays et réunir la population autour des républicains, qui dans le cas contraire pourraient perdre totalement le pouvoir lors des élections l’année prochaine.

« Quelque chose se prépare », affirme Paul Craig Roberts.

« Des membres de l’administration Bush et d’éminents propagandistes républicains préparent un nouvel événement dans la lignée du 11 septembre 2001 ou bien une série d’événements de ce type », a-t-il averti.

« Si ce n’est pas Al Qaïda qui le fait, il s’agira d’une mise en scène », a-t-il garanti. L’interview radio de l’ancien sous-secrétaire aux Finances a eu lieu après la publication cette semaine d’articles dans lesquels il mettait en garde contre George W. Bush et le vice-président américain Richard Cheney, affirmant qu’ils préparaient le terrain pour détourner l’attention de la population des déconvenues de leur administration en Irak, et pour préparer une attaque contre l’Iran.

« L’administration Bush a absolument besoin d’événements dramatiques pour effrayer les Américains et forcer le Congrès à accepter l’Etat militaire et policier, dont George W. Bush et Richard Cheney tissent les mailles », pouvait-on lire dans un article de Paul Craig Roberts, prévoyant que d’ici un an, « les Etats-Unis pourraient être un Etat policier dictatorial, en guerre contre l’Iran ».

« George W. Bush a préparé toutes les mesures nécessaires pour mettre en place une dictature sous forme "d’ordonnances présidentielles », qui entreront en vigueur au moment où il jugera nécessaire d’instaurer l’état d’urgence. Les récentes déclarations du ministre américain de la Sécurité intérieure, Michael Chertoff, du sénateur républicain Rick Santorum et d’autres personnalités montrent que dans un avenir proche, les Américains pourraient s’attendre à une série de fausses opérations terroristes, soutient l’ancien sous-secrétaire aux Finances.

Il a en outre noté que l’administration Bush avait l’intention de se sauver de sa situation impopulaire par l’intermédiaire de fausses opérations, qui pourraient être utilisées pour propager une guerre en Iran.

La Maison Blanche, le département d’Etat des Etats-Unis et le Pentagone n’ont pas encore commenté les déclarations fort peu habituelles de Paul Craig Roberts.

M. Roberts qui a été sous-secrétaire américain au Trésor de 1981 à 1982 est considéré aux Etats-Unis comme le père de la reaganomie, politique économique menée par Ronald Reagan, alliant la liberté de marché et une politique économique conservatrice. Paul Craig Roberts a reçu une récompense spéciale du ministère américain des Finances ainsi que la Légion d’honneur, remise par le gouvernement français.
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« Répondre #3 le: 22/07/2007 - 16:13:05 »

Y a informaticien,

Tu oublies les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité.  

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?



43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.
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« Répondre #4 le: 23/07/2007 - 09:49:12 »

Kader,

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" postcoloniale continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.
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« Répondre #5 le: 30/07/2007 - 13:09:47 »

Effondrement financier : la France prise dans l’engrenage
28 juillet 2007 - 11:37
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3140

27 juillet 2007 (Nouvelle Solidarité) - La crise financière internationale est bel et bien arrivée en France. Des valeurs françaises, on ne peut plus sûres - AXA ou la BNP - en sont frappées, c’est bien qu’elle existe ! C’est le Figaro qui met cette crise à la une de son journal papier d’aujourd’hui et annonce un effet de contagion à partir de la crise de l’immobilier américain jusqu’aux marchés boursiers.

Un article dans le Figaro Economie : « Le risque fait son retour sur la planète finance », déniche le « coupable » de cet état de choses. Il s’agit du marché des subprimes, les prêts hypothécaires à risque accordés massivement aux Etats-Unis aux personnes qui n’ont pas de revenus réguliers. L’article retrace comment des subprimes, dont Ben Bernanke de la Réserve Fédéral a chiffré les pertes à entre 50 et 100 milliard de dollars, la crise s’est propagée d’abord aux marchés de crédit où, ayant pris conscience des risques du subprime, les investisseurs ont commencé « a voir d’un autre œil tous les titres des dettes sur lesquels ils se ruaient les yeux fermés ces dernières années ». Deux catégories en sont particulièrement frappées : les fonds spéculatifs (hedge funds) et les fonds de capital-investment. La crise est très aiguë chez ces derniers, essentiellement les fonds d’investissement qui se sont rués sur les LBO - achats d’entreprises avec un fort taux d’endettement - qui ne trouvent plus de capitaux aujourd’hui pour poursuivre leurs opérations. Au premier semestre, 860 milliards de dollars ont été émis pour ce type d’opération, 40 % de plus que l’année précédante ! Mais de plus, leurs dettes ont été placées sur les marchés, sous le nom des CDO. Or, depuis quelques semaines plus personne ne veut investir dans ce type de placement. « Les CDO étant devenues sulfureuses, toute la question est de savoir qui les a en portefeuille. (...) Une seule certitude, les fonds spéculatifs s’en sont gavés. » De proche en proche on arrive aux titres des institutions financières « qui sont les premiers à en souffrir », mais aussi sur toutes les entreprises qui se sont endettées ces derniers mois pour racheter leurs propres actions ... D’où la panique sur la bourse qui a trébuchée fortement cette dernière semaine.

Des Sicav prises au piège de la crise américaine

Le même Figaro Economie rapporte que « certains fonds monétaires et de trésorerie chez Axa, mais aussi chez Oddo et BNP Paribas ont trébuché ». Les placements sûrs, pour les papis, les Sicav monétaires, sont désormais pris dans la tourmente des subprimes. Ainsi Axa a du prendre des mesures exceptionnelles pour éviter l’effondrement de deux de ses fonds de Sicav « dynamiques », c’est à dire, à risque, gérés aux Etats-Unis. Leurs valeurs ont fondu en une semaine (850 millions d’euros le 26/07). Oddo, une autre société de gestion a rapporté aussi des problèmes sur trois de leurs fonds de trésorerie « dynamiques » pour les mêmes raisons. Enfin, BNP Paribas avoue également des difficultés sur deux fonds de SICAV monétaires « dynamiques ».

Cette brève est contenue dans la rubrique : « Economie »

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La radio russe avertit du danger imminent d’une guerre contre l’Iran
27 juillet 2007 - 12:36
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3137

26 juillet 2007 (LPAC) - La radio de l’Etat russe a averti d’une attaque Anglo-américaine sur l’Iran, remarquant qu’un nouveau porte-avions américain se dirigeait vers le golfe Persique pour rejoindre « l’impressionnante armada militaire déjà en place ».

La Voix de la Russie rappelle que le Premier Ministre britannique Gordon Brown a récemment déclaré qu’on ne pouvait pas exclure une attaque militaire contre l’Iran, tout comme George Bush l’a d’ailleurs dit.

Ce qui n’a pas échappé aux russes, et qui recoupe les commentaires de Lyndon LaRouche lors de son Webcast international du 25 juillet dernier, c’est que cette menace contre l’Iran, selon leurs mots, « est très peu liée à l’Iran elle-même, mais plutôt à la situation politique intérieure des Etats-Unis ».

Lyndon LaRouche a déjà signalé à plusieurs reprises que le mois d’août était une période dangereuse puisque ce sont les vacances parlementaires à Washington (et dans le monde entier) et que Cheney y sera laissé seul, sans contre-pouvoir, alors 4 porte-avions américains avec plus de 300 avions de combat ont été dépêchés autour de l’Iran.

*********************
Le premier ministre britannique pris en flagrant délit de dissimulation du “scandale du siècle” de la BAE
30 juillet 2007 - 11:43
Source : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3146

26 juillet 2007 (LPAC) - Le premier ministre britannique Gordon Brown a été pris en flagrant délit de dissimulation dans l’affaire de la BAE, ordonnant la fermeture de l’Organisation des Services d’Export de la Défense (DESO), tentant d’enterrer les preuves concernant l’implication de l’agence du gouvernement dans les contrats d’armement “Al Yamamah”, vieux de plus de vingt ans, et impliquant des milliards de dollars. Cela, après que trois députés de la Commission des Comptes Publics, laquelle dépend de la Chambre des Communes, aient eu écrit au Cabinet d’Audit National pour enquêter sur le rôle de la DESO. Cela encore, après que l’enquête de l’agence gouvernementale Serious Fraud Office ait été arrêtée par le premier ministre sortant Tony Blair, comme un avant-goût de la même opération de dissimulation !

Un représentant de la Commission des Comptes Publics a dit à l’EIR News Service que le 11 juillet, le Libéral Démocrate John Pugh, membre de cette même Commission, avait écrit au Cabinet d’Audit National demandant qu’une enquête sur la DESO soit ouverte. Le directeur du Cabinet, Sir John Bourn, un officiel du ministère de la défense dans les années 80, alors que les contrats Al Yamamah-BAE étaient en cours de négociation, refusa d’autoriser la police du ministère de la défense et le Serious Fraud Office de réexaminer un rapport que le Cabinet d’Audit écrivit durant les 14 dernières années sur les contrats Al Yamamah.

Peut-être que Gordon Brown, qui pourrait souhaiter connaître son destin, devrait porter plus d’attention au LaRouchepac.com. Le 28 juin, Lyndon LaRouche avertit que la manière dont le nouveau premier ministre britannique Gordon Brown s’occuperait du scandale de la BAE pourrait déterminer s’il reste au pouvoir ou non.

Brèves contenue dans : « Pots de vin » de BAE : derrière la corruption, un Watergate international




43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.
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« Répondre #6 le: 02/08/2007 - 15:37:18 »

L’avidité devient anxiété : l’effondrement du château de cartes financier
6 août 2007 - 18:25
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3174
Par Helga Zepp-LaRouche

L’effondrement de l’ensemble du système financier international était en préparation depuis longtemps, et avec l’effondrement du marché hypothécaire subprime des Etats-Unis, il est désormais enclenché. Les turbulences ont commencé avec la faillite de deux hedge funds appartenant à la banque d’investissement Bear Stearns, puis se sont propagées à tous les marchés internationaux et aux institutions financières d’Allemagne, de France, de Grande Bretagne et d’Australie. Et ce n’est que le début.

Alors que la plupart des médias dans le monde dissimulent la réalité, la quasi-faillite de la « banque de crédit industriel » allemande IKB en a forcé certains en Allemagne à reconnaître la situation. Jochen Sanio, le président de l’agence de régulation des banques allemandes (Bafin) a admis quelques minutes avant que la crise d’IKB soit déclarée hors de contrôle, qu’il s’agissait de la « pire crise bancaire en Allemagne depuis 1931 ». D’après le Sueddeutsche Zeitung, l’ « ensemble du système bancaire allemand » était en danger, et c’est la raison pour laquelle le gouvernement allemand et la banque de Crédit d’Etat pour la Reconstruction ont lancé une opération de sauvetage temporaire d’IKB à hauteur de 8,1 milliards d’euros.

Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg, de nombreux organismes hypothécaires américains comme American Home Mortgage sont en détresse. Une des causes vient de ce qu’on appelle les « hypothèques ajustables » par lesquels l’acheteur peut acquérir un bien immobilier qui vaut plus cher que sa capacité de paiement, mais dans lesquels les taux d’intérêts sont bas pendant environ deux ans, puis sont automatiquement rehaussés par la suite. Lorsque le taux maximal s’applique, les mensualités augmentent de plusieurs centaines de dollars. Ce marché des hypothèques « subprime » a atteint son apogée au printemps 2005, d’où des remontées de taux massives en ce moment.

En tout et pour tout, les hausses de taux d’intérêts sur les hypothèques ajustables concernent 12 % des hypothèques des Etats-Unis, ce qui augmente l’ensemble des paiements de 1000 milliards de dollars. Rien que pour octobre, les paiements d’hypothèques vont bondir de 50 milliards, et à ce stade là, lorsque toutes les catégories d’hypothèques seront menacées d’infections, le bain de sang des subprime passera pour une égratignure à comparer. Selon Moody’s Economy.com, entre 1995 et 2005, environ 3 millions de ménages ont acheté des maisons sur la base de reprises d’hypothèques ou assimilées, et on s’attend à ce que 2 millions d’entre eux perdent leurs maisons dans les mois à venir. Et ce n’est que la situation pour l’immobilier. L’afflux de maisons à vendre a provoqué un effondrement des prix de l’immobilier, qui conjugué aux positions désormais instables des institutions financières, va rendre plus difficile l’obtention de nouvelles hypothèques. L’effet sur l’économie réelle, notamment par le biais des emplois dans la construction, sera catastrophique.

Bien plus dramatique que cette situation elle-même, c’est que cet effondrement a été accéléré par un autre processus aux conséquences bien plus graves, c’est l’assèchement de l’argent pas cher avec la fin du yen carry trade japonais. Sa fin coupe net la merveilleuse source de liquidités qui a permis aux investisseurs d’emprunter des yens à leur avantage pendant des années avec un taux d’intérêt nul, pour aller ensuite investir dans des secteurs et des régions du monde où les taux d’intérêts sont plus hauts. L’abondance de liquidités provenant de cette source s’est élevée à 500 000 milliards de dollars, tellement abondante qu’elle a été fermée. Face aux taux d’intérêts à la hausse, les spéculateurs ayant emprunté du Yen peu cher et qui ont subi des pertes sur le marché américain des hypothèques et dans les hedge funds, recherchent désespérément à transformer leurs investissements en cash pour rembourser leurs emprunts en yen, ce qui provoque une appréciation du yen et qui aggrave les pertes des spéculateurs. Le levier inversé qui mène droit à l’effondrement de la pyramide spéculative fonctionne à plein régime.

En fait, les banques et les institutions financières souffrent actuellement d’un reflux. Pendant que la vague des rachats par les hedge funds et les privates equity funds a atteint dernièrement des dimensions jamais vues auparavant - dans le premier semestre 2007, les hedge funds ont racheté pour 2300 milliards d’entreprises - ils sont assis sur une montagne de dettes de 1500 milliards dont un pan entier menace de devenir insolvable. Dans la panique, les institutions de crédit essayent de faire disparaître ces créances de leurs comptes d’ici la fin de l’année, sans quoi ils ne pourraient plus poursuivre leurs opérations. La lune de miel est définitivement terminée pour le marché des fusions/acquisitions.

Des analystes de Crédit Suisse avertissent que les banques ont de grandes difficultés à vendre de nouvelles obligations, mais s’ils n’en vendent plus, l’approvisionnement en crédit des hedge funds et autres acteurs financiers sera coupé, ce qui conduira à des liquidations en chaîne, soit en d’autres termes, un crash.

Nous assistons en ce moment au début d’explosion de la plus grande bulle de liquidités de l’histoire des marchés financiers. Lyndon LaRouche avait repéré et dénoncé ce phénomène à la naissance, lorsqu’il vit l’intervention de Nixon le 15 août 1971 avec le démantèlement du système à taux de change fixe, la séparation du dollar de la réserve or, puis la création du marché de l’eurodollar, avec de surcroît l’émission privée de crédit qui a lancé une dynamique ne pouvant que mener à une nouvelle dépression.

Alan Greenspan, à qui revient le crédit (douteux) d’avoir construit ce système, restera à jamais dans l’histoire sous le nom de « M. Bulle », responsable de cette explosion de l’économie casino. Suite au krach boursier de 1987, un krach similaire sous certains aspects au vendredi noir de 1929, il a eu la glorieuse idée d’inventer des « instruments financiers créatifs ». On trouve entre autre dans cette catégorie, les dérivés de crédit. En 1998, le volume des dérivés de crédit était de 180 milliards de dollars. Lorsqu’en septembre de cette même année, dans le contexte de la crise des GKO et de la faillite de l’Etat russe, le hedge fund LTCM menaçait de tomber en banqueroute, les nations du G8 décidèrent de mettre en place une énorme pompe à fric. En 2006, le volume des ces « super armes » de transactions financières, ce qu’on connaît aujourd’hui sous le nom de Collateralized debt obligations (CDO - des obligations constituées de paquets de titres de créances), ont atteint la somme vertigineuse de 3 000 milliards de dollars.

Grâce à ces nouveaux instruments, les banquiers ont constitué des paquets de « risques de crédit » émanant de toutes sortes de débiteurs, qu’ils divisent en différentes classes de risque et revendent en tranches aux investisseurs. Ceux qui défendent ce type de pratiques disent que les hedge funds jouent un rôle positif parce qu’ils diffusent les risques sur une multitude d’acteurs. Ce système a toutefois une faille évidente : tant que les prix de l’ensemble des actifs financiers grimpent, tout marche très bien car à ce moment là, il n’y a pas de « risque ». Mais dés lors que les leviers s’inversent, le lien entre tous les segments du marché au travers des hedge funds entraîne tout le système dans la chute : c’est ce qu’on appelle le « risque à fragmentation ».

Un problème supplémentaire apparaît car avec les dérivés de crédit, a été bâti un château de cartes très sensible à l’effet domino déclenché. La différence entre créanciers et débiteurs s’efface, les débiteurs se retrouvent être les créanciers d’autres débiteurs, qui eux mêmes ont distribué du crédit à d’autres, et ainsi de suite. C’est en même temps le mécanisme pour la multiplication providentielle de l’argent. Car lorsque les acteurs du marché prennent un nouveau prêt, ce prêt devient un capital de réserve pour accorder un nouveau prêt à quelqu’un d’autre. Ainsi une spirale encore plus grande se met en marche. Plus il y a de nouveaux crédits accordés, plus il faut en assurer les risques avec des dérivés de crédit, et ces nouvelles liquidités appellent à l’émission de crédits supplémentaires.

Comme ils disent, tant que la bulle spéculative peut gonfler, tant que l’émission de crédit augmente, tout va bien (au moins dans le domaine monétaire, mais pas dans l’économie réelle qui a été sacrifiée dans le processus). Mais si, comme maintenant, la basse qualité du marché hypothécaire crée une rupture, et que la pompe à fric du « yen carry trade » s’assèche, un processus de levier inversé s’enclenche et met fin à toutes les illusions. Nous assistons ici à un phénomène psychologique du plus grand intérêt, où l’avidité sans borne se transforme quasiment du jour au lendemain en anxiété sans limite. Si personne ne croît que l’empereur a de nouveaux habits, tout le monde voit qu’il est nu.

Dés lors que les hypothèques subprime, regroupées en des titres financiers avec taux d’intérêts appelés CDO, s’effondrent, les banques et les institutions financières ne peuvent plus prêter ou emprunter sur la base de ces CDO qui servent de réserve de capitaux ou d’assurance collatéralle. En conséquence, la vague mondiale de liquidités s’est asséchée. Une autre conséquence est apparue lorsque les banques ont éprouvé des difficultés à financer le rachat de Chrysler par Cerberus (le fonds vautour qui porte bien son nom - celui du chien qui gardait la porte de l’enfer). Il est arrivé la même chose à KKR qui tente de racheter la chaîne de pharmacie britannique Alliance Boots.

Où en sommes nous ? Est ce que ceux qui pensent qu’une simple correction des marchés et quelques pertes sont nécessaires avant que les banquiers centraux et les pouvoirs en place reprennent le contrôle, ont raison ?

Il est intéressant qu’une lettre française d’information financière « non orthodoxe » demandant en titre « krach boursier : pouvez-vous toujours y échapper ? », réponde « Je ne le pense pas. Cette fois-ci, la crise est trop profonde et l’inquiétude bien installée (...) cette fois-ci, l’alerte sur les marchés du crédit est d’une ampleur sans précédent. Longtemps minimisée, sa gravité se découvre chaque jour un peu plus. (...) le phénomène en cours marque la fin d’une époque, celle de l’illusion d’une liquidité mondiale inépuisable ».

Les prochaines semaines ne laisseront aucun doute sur l’exactitude des déclarations et des propositions de Lyndon LaRouche et tous ses critiques sembleront bien pales. Il n’y a rien à attendre de l’administration Bush tant que le vice-président Dick Cheney en fait parti. A partir de là, tout dépend si le monde fait ou non ce que l’ancien président du Mexique Lopez Portillo recommandait en 1998 : « écoutez les sages paroles de Lyndon LaRouche ».


Marchés financiers : Trois fonds de BNP Paribas touchés par la crise du crédit
La Tribune.fr - 09/08/07

BNP Paribas annonce ce jeudi la suspension temporaire du calcul de la valeur liquidative de trois fonds. Il s'agit de Parvest Dynamic ABS, de BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia.

C'est la mauvaise nouvelle du jour sur la planète financière française. BNP Paribas annonce ce jeudi la suspension temporaire du calcul de la valeur liquidative de trois fonds. Il s'agit de Parvest Dynamic ABS, de BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia. Ces suspensions sont intervenues le 7 août.

Le sigle ABS signifie asset backed securities, autrement dit des titres assis sur des actifs ou des créances, donc de la titrisation. Or, ce marché est fragilisé depuis plusieurs semaines par la crise du "subprime", le crédit immobilier à risque aux Etats-Unis.

La décision de BNP Paribas semble indiquer qu'il n'est pour l'instant plus possible de retirer des fonds de ces véhicules financiers dont la valeur est sans doute en net recul. D'autres grands groupes financiers français ont déjà été affectés par cette crise. Oddo a ainsi du fermer trois fonds ce qui a fait beaucoup jaser sur la place. Et Axa IM a du voler au secours d'un de ses fonds, également fragilisé par la crise du subprime. Certains opérateurs s'étonneront peut-être du fait que BNP Paribas, lors de la présentation de ses résultats financiers, la semaine dernière, n'a pas évoqué cette éventualité.

BNP Paribas Investment Partners, la marque de l'ensemble des activités de gestion de BNP Paribas, précise dans un communiqué que "la disparition de toute transaction sur certains segments du marché de la titrisation aux Etats-Unis conduit à une absence de prix de référence et à une illiquidité quasi totale des actifs figurant dans les portefeuilles des fonds quelle que soit leur qualité ou leur rating".

"Cette situation ne permet plus d'établir une juste valorisation des actifs sous-jacents et donc de calculer une valeur liquidative pour ces trois fonds. Pour préserver l'intérêt et l'égalité des porteurs de parts dans ces circonstances exceptionnelles, et conformément à la réglementation en vigueur, BNP Paribas Investment Partners a décidé de suspendre temporairement le calcul de la valeur liquidative".

Le groupe bancaire ajoute que la valorisation de ces OPCVM et les souscriptions/rachats reprendront dès que les marchés concernés auront retrouvé des volumes de transactions permettant de déterminer des prix de référence. Dans le cas contraire, une information sur les mesures envisagées sera communiquée aux porteurs dans un délai maximum d'un mois à compter de ce jour.


Crédit hypothécaire à risque aux États-Unis : BNP Paribas gèle des fonds d’une valeur de 2,2G$ US = 2200 MILLIONS DE DOLLARDS US
Mise en ligne 09/08/2007 06h49
http://argent.canoe.com/lca/infos/europe/archives/2007/08/20070809-064944.html
Copyright Corbis  D’après Reuters

La banque française BNP Paribas a annoncé jeudi la fermeture temporaire de trois fonds monétaires «dynamiques» d’une valeur de 2,2G$ US (1,6 G d’euros = 1600 MILLIONS D'EUROS), citant les problèmes du secteur du crédit hypothécaire à risques, dits «subprime», aux États-Unis.

La décision de la plus importante banque française cotée en bourse illustre les craintes des investisseurs à l’effet que la crise aux États-Unis pourrait s’étendre à d’autres secteurs et marchés boursiers.

Les trois fonds visés sont: Parvest Dynamics ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia.

«La disparition de toute transaction sur certains segments du marché de la titrisation aux États-Unis conduit à une absence de prix de référence et à une illiquidité quasi totale des actifs figurant dans les portefeuilles des fonds quelle que soit leur qualité ou leur rating», indique BNP Paribas Investments Partners, la marque de l'ensemble des activités de gestion de BNP Paribas.

«Cette situation ne permet plus d'établir une juste valorisation des actifs sous-jacents et donc de calculer une valeur liquidative pour ces trois fonds. Pour préserver l'intérêt et l'égalité des porteurs de parts dans ces circonstances exceptionnelles, (...) BNP Paribas Investment Partners a décidé de suspendre temporairement le calcul de la valeur liquidative, tout comme les souscriptions et les rachats pour ces fonds».

Ces suspensions sont intervenues le 7 août, indique l’agence Reuters.

La valorisation de ces fonds et les souscriptions/rachats reprendront dès que les marchés concernés auront retrouvé des volumes de transactions permettant de déterminer des prix de référence.

Lors de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre, la semaine passée, BNP Paribas avait indiqué que son exposition directe à la crise du «subprime» était faible. Ces prêts hypothécaires sont les plus risqués, consentis à des emprunteurs qui ont connu des difficultés de paiement ou dont leur dossier de crédit est entaché.

Des négociants en bourse ont affirmé que l’annonce de Paribas a contribué à faire reculer les marchés européens en début de transactions. Le titre de BNP Paribas perdait lui-même 3%, sur l’indice CAC-40 de la Bourse de Paris.


LaRouche : les banques centrales ont décidé de « laisser le système éclater »
8 août 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3185

7 août 2007 (LPAC) - « Les banquiers centraux ont décidé de laisser le système éclater » a dit Lyndon LaRouche, « A ce stade ci, la consigne est de « le laisser éclater ! » Si rien ne change entre temps, c’est probablement ce qui arrivera. Ce sera horrible. »

Recoupant cette prévision, la Réserve Fédérale a annoncé ce jour, qu’elle ne changera aucunement sa politique ni ses considérations.

Pourquoi ? LaRouche dit qu’ils ont examiné les chiffres et qu’ils se sont rendu compte qu’il était impossible de renflouer tout ça. Ce n’est pas réalisable. Depuis une semaine ou plus, ils ont compté sur tous leurs doigts et leurs orteils. Leur refus d’intervenir n’est pas de la négligence, mais ils réalisent qu’étant donné l’échelle du problème par rapport à leurs moyens, il serait pire de tenter un renflouement que de ne rien faire. Ils se disent : « Si nous jetons tous nos moyens insuffisants dans cette bataille, ce sera un desastre ! » Ils préfèrent sauver ces ressources limitées pour les urgences futures. Ils disent donc « laissons-le éclater ! »

A la question “mais quel est leur plan ?”, LaRouche a répondu « Ils n’ont pas de plan. Nous en avons un ! »

Un analyste de la City de Londres nous a confié hier qu’« aucun renflouement à la Greenspan n’avait été déclenché par les banques centrales du monde face aux désastres de Bear Stearns et d’autres institutions financières, et il n’y en aura pas. » Tel que le voit la City de Londres, les déclarations récentes du président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet indiquent qu’il est temps que cette explosion de la bulle mondiale du crédit se fasse, et que les banques centrales ne feront rien pour l’arrêter. Alan Greenspan l’aurait fait dans le passé, mais Bernanke ne le fera pas.

Les banquiers centraux disent « Laissez faire, et les investisseurs les plus sauvages devront assumer leurs pertes » confiait cette source. Il y aura beaucoup de dégâts et de nombreux blessés, mais autant que Bear Stearns et consorts sont concernés, qu’importe qu’ils perdent 25 % de leurs actifs ou plus ? De toute manière tout était bien trop surévalué. Cependant il y a un risque réel que tout « passe par-dessus bord » a-t-il dit. Il y a des risques systémiques bien réels, particulièrement dans les domaines où les fonds exercent leur contrôle sur l’économie réelle, comme les fonds de retraite qui sont menacés, etc. Une vision très partagée consiste à dire que le système doit « se débarrasser de toutes ces affaires » avant que toute chose puisse fonctionner normalement à nouveau.

Dans la même veine, l’éditorial du magazine de la City The Economist de cette semaine dit que « c’est le bon moment pour une compression ». « Des conditions d’accès au crédit plus difficiles sont exactement ce que les marchés ont besoin » et ce, quoique les banquiers et les investisseurs puissent dire, « les liquidations sur les marchés financiers sont une bonne nouvelle. Ce devrait au moins ramener les gens à la raison. » Alors que le marché frénétique de l’immobilier américain ne peut pas être sauvé, The Economist dit que le boom des rachats d’entreprises peut être canalisé par ce resserrement du crédit. Mais « la grande question maintenant est de savoir quel sera la sévérité des conséquences. Les marchés de la dette sont durement touchés ». Alors que The Economist fantasme sur la survie des gros investisseurs, il prévient tout de même que « le plus grand risque pour l’économie mondiale vient probablement des consommateurs américains surendettés ». Et si cette compression sur les marchés déclenche une chute plus grande, il y aura des problèmes. « La vrai inquiétude vient d’un endroit connu, les banques. Elles vont faire face à des problèmes sur de multiples fronts, et ce sont elles qui peuvent faire d’une compression saine, un vrombissement néfaste. » Pour l’essentiel, The Economist comme le Financial Times du jour, acceptent un tel krach.

Des souscripteurs de sicav de trésorerie pris au piège
LE MONDE | 02.08.07 | 15h10


La crise de l'immobilier américain a déjà fait ses premières victimes en France. Fait rarissime, la société de gestion Oddo a déclaré mardi 31 juillet qu'elle allait liquider trois de ses fonds. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a donné son accord à l'opération le mercredi 1er août. L'annonce est d'autant plus surprenante qu'il s'agit de fonds monétaires dynamiques, des produits de trésorerie censés être peu risqués. Leur encours global représente un milliard d'euros. Les souscripteurs sont pour les trois quarts des institutionnels, le solde des investisseurs privés. Entre le 29 juin et le 20 juillet, ces fonds ont accusé une baisse de leur valeur liquidative comprise entre 3 % et 6 %.

D'où vient le problème ? Pour doper leur rendement, Oddo a placé environ 15 % des actifs de ces fonds dans des instruments de titrisation adossés à des "subprime mortgage", des emprunts immobiliers à haut risque consentis aux ménages américains peu solvables. Depuis plusieurs jours, il n'existe plus d'acheteurs pour ces titres.

La décision des agences Moody's et Standard & Poor's, entre le 20 juin et le 10 juillet, de dégrader les notations de plusieurs centaines de programmes de titrisations de créances immobilières a été le catalyseur de la crise. Convaincue que, à terme, le marché redonnera de la valeur à ses titres, Oddo a suspendu les souscriptions et les sorties des fonds concernés. Dans les prochains jours, la société va vendre les actifs qui peuvent l'être. Les autres seront cédés lorsque les conditions de marché reviendront normales, ce qui pourrait prendre plusieurs mois.

D'autres acteurs connaissent-ils des déboires similaires ? "C'est probable, estime Pascal Gilbert, responsable de la gestion obligataire à la Française des placements. Beaucoup de sociétés de gestion utilisent ces produits de titrisation."

Deux fonds monétaires dynamiques émis par AXA ont accusé une chute de leur valeur liquidative de 13,4 % et 12,6 % entre le 18 et le 19 juillet. La compagnie a décidé d'assurer leur liquidité, en rachetant les parts des clients qui souhaitent vendre. D'autres gestionnaires s'efforcent de rassurer leurs clients. Baudouin Prot, directeur général de BNP Paribas, a déclaré le 1er août que les créances exposées au marché des emprunts à risque aux Etats-Unis représentaient seulement 0,2 % des 356 milliards d'euros gérés par son groupe. BNP Paribas s'est engagé à assurer la liquidité des produits concernés. De leur côté, Crédit agricole AM et SGAM assurent "ne pas être exposés au risque immobilier américain".

Jérôme Porier

Krach financier...trop tard pour s’échapper, reconnaissent certains analystes
2 août 2007 - 12:18
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3165

1er août 2007 (Nouvelle Solidarité) - La publication financière La Chronique Agora, reconnaît que le krach est inévitable et que personne ne pourra y échapper, faisant ainsi écho aux évaluations que Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade ont émises au cours des dernières années, sans toutefois relayer les solutions nécessaires qui doivent être mises en place d’urgence pour éviter une catastrophe humaine.

« (...) cette fois-ci, l’alerte sur les marchés du crédit est d’une ampleur sans précédent », déclarait Philippe Mudry dans son éditorial en début du magazine. « Longtemps minimisée, sa gravité se découvre chaque jour un peu plus. (...) le phénomène en cours marque la fin d’une époque, celle de l’illusion d’une liquidité mondiale inépuisable ».

« Et une autre illusion est en train de mourir : celle selon laquelle les autorités financières maîtrisent parfaitement la masse d’argent et de crédit qu’elles créent à tour de bras depuis des années... et les instruments financiers qui ont permis de réemprunter, refondre, reprêter, repackager cet océan de liquidités ». « Si les conséquences du phénomène ne font pas de doute - d’autres défaillances spectaculaires sont à prévoir - elles sont difficiles à chiffrer », continue M. Mudry. « Car, comme Bear Stearns et ceux qui avaient investi dans ses hedge funds l’ont constaté, il est quasiment impossible de mesurer la valeur réelle de certains instruments financiers complexes ».

Résumons-nous, parce que nous avons là un numéro d’équilibriste à faire pâlir d’envie n’importe quel cirque : un géant aux pieds d’argile - l’économie américaine - se tenant en équilibre sur un ballon énorme et de plus en plus glissant, la bulle de l’immobilier. Là-dessous se trouve un étage supplémentaire : le secteur du crédit et des produits dérivés... qui repose à son tour sur l’afflux de nouvel argent et de crédit facile (quoi qu’il le soit de moins en moins...) injecté par la Réserve Fédérale dans le système économique et monétaire. Et, perchés au sommet de ce périlleux empilement, les marchés financiers mondiaux commencent à avoir le vertige.

« Devant ce monstrueux montage, » conclut-elle, « les spectateurs-investisseurs restent pour l’instant sous le chapiteau. Ils semblent cependant s’être à demi-levés de leurs sièges, prêts à quitter la salle... peut-être calmement et avec discipline... mais peut-être aussi en se ruant vers la sortie la plus proche, renversant leurs sièges et piétinant leurs voisins au passage. »

Maintenant que tout le monde sait que tout le monde savait, qui est prêt à agir ?


Début de panique en Allemagne, les autorités reconnaissent la faillite d’IKB comme « la pire crise bancaire depuis 1931 »
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3166

2 août 2007 (LPAC) - Jochen Sanio, le président de l’autorité financière allemande (BAFIN) a déclaré que l’intervention de la banque KfW (l’équivalent de la Caisse des dépôts et consignation française) pour sauver la banque IKB a permis d’éviter « la crise bancaire la pire depuis 1931. » (Ils n’ont encore rien vu !) Cette situation fait aujourd’hui la Une des journaux européens. Le plus intéressant dans ces déclarations, c’est que l’intervention a eu lieu dimanche lors d’une réunion d’urgence à Francfort entre la BAFIN et certaines grandes banques, mais les médias n’en ont été informés que mercredi soir.

Dimanche, les banques privées allemandes ont été appelées à la rescousse de KfW afin de mettre la main au pot pour un renflouement express d’IKB, ce qui montre l’ampleur de cette faillite. Si certains, comme s’il s’agissait d’une simple affaire germano-allemande, ont essayé de faire porter le chapeau au président d’IKB pour avoir dissimulé la gravité de la situation, cela n’a en réalité aucun sens puisque c’est la filiale d’IKB, Rhineland Funding Fund, qui a été piégée dans le mælstrom des subprime américain. RFF opérait dans l’état du Delaware avec un capital de 500 dollars (sic !), mais avait organisé pour au moins 12,7 milliards d’euros de paris sur le marché immobilier à risque, au vu et au su de tous.

Il y a un détail croustillant dans cette affaire : Rhineland Funding avait baptisé son activité immobilière « Loreley financing » en référence à la légendaire sirène du Rhin dont les chants ont fait succomber plus d’un marin à son charme, les amenant à se crasher sur les falaises avoisinantes.


Lyndon LaRouche sur le krach financier : c’est ici que le rêve cesse et que la réalité se fait jour
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3168

3 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Pour comprendre la crise financière internationale il faut s’imaginer un serre-livres, explique Lyndon LaRouche. D’un coté, dit-il, on se trouve devant l’effondrement du marché hypothécaire [Morgage Based Securities ou MBS] qui fait en sorte que le flux de liquidités des banques, obtenu grâce aux profits générés par les MBS, se tarit. L’arrêt soudain de ce flux menace directement les fonds de performance [hedge funds], légalement tenus d’honorer leurs engagements, car ils n’ont fait qu’avancer des promesses sans disposer d’argent propre capable de payer leurs opérations. Ce qui implique que, des deux cotés de la chaîne, c’est-à-dire aussi bien du coté de la génération de ce capital fictif que du coté ou ces liquidités sont attendus pour régler des opérations, des défauts de paiements se manifesteront d’une façon ou une autre.

Au centre de tout cela, l’Allemagne est aspirée [avec la débâcle de l’IKB Deutsche Industriebank] dans une broyeuse mondiale. Il ne s’agit pas d’une question locale, régionale ou nationale, mais d’une question entièrement mondiale.

Il y a donc beaucoup d’opérations qui cesseront, pour le moins temporairement. Comme le yen carry trade (portage sur le yen) dont la crise frappe déjà l’Australie et la Nouvelle Zélande, deux pays qui ont fonctionné sur ce système ; ainsi que beaucoup d’opérations en Europe et en Chine.

Donc, ils ont ce problème de « serre-livres ». D’un coté, vous avez le yen carry trade qui a servi de levier pour générer du crédit ; ainsi que les marchés de l’immobilier américain et britannique qui ont servi de la même façon. Et, ce que cela implique, c’est qu’une importante institution de dépôt au milieu de la chaîne, transforme les MBS et autres titres de même natures, en des avoirs monétaire. Ces avoirs sont ensuite injectés, à travers les banques de Wall Street, dans les hedge funds et des opérations apparentées.

Maintenant à l’autre bout de la chaîne, les hedge funds rachètent des sociétés sans pour autant disposer d’argent pour régler leurs rachats. Ce qu’ils font, c’est qu’ils émettent des promesses de paiement, et ensuite ils règlent la facture en se servant dans les actifs de l’entreprise mise sous contrôle. Ainsi, si l’argent ne se déverse pas depuis le marché hypothécaire, via les banques et les institutions appropriées, pour alimenter les contrats à effet de levier comme ceux de Cerberus ou d’autres, ils se trouvent bloqués car ils ont fait des rachats sur la base de promesses et que l’argent pour matérialiser ses promesses n’existe pas.

Donc, ils sont pris des deux cotés. On le constate du coté de l’effondrement du marché du neuf et des marchés similaires, où le robinet du crédit qui fournissait les moyens de paiement est fermé. Et à l’autre bout se trouve quelqu’un étant obligé de renégocier son contrat ou de se mettre en défaut de paiement et de perdre ses avoirs. D’où le phénomène Bear Stearns, quand un acteurs financier se fait prendre au milieu de tout ça, et que ses actifs se révèle soudainement être nuls.

Ainsi on assiste à l’effondrement généralisé du système. Et la plupart des gens se trompent complètement d’approche en réduisant le phénomène à une question locale, régionale ou nationale. En réalité c’est une énorme bulle mondiale, comme celle de John Law au 18ième siècle, qui n’est pas basée sur la réalité mais sur la spéculation. Et quand le spéculateur est mis en défaut, qu’il ne peut plus continuer à alimenter la spéculation : Boom ! Tout disparaît.

C’est ce qui s’est produit au 14ième siècle avec la grande faillite des banquiers Bardi et Peruzzi. Tout le monde s’était endetté auprès d’eux jusqu’au jour ou le roi d’Angleterre a fait savoir qu’il ne pouvait pas honorer ses engagements envers la France, dont les guerres furent financés par les banquiers Lombards. Sa décision a provoqué une réaction en chaîne. Et aujourd’hui, je l’ai dit depuis des années, nous sommes de nouveau face à un effondrement en chaîne du même type.

Alors les gens me demandent : est ce que ça s’effondrera demain ? On ne peut pas le savoir, parce que toutes sortes de choses peuvent se faire pour retarder le processus et des nouveaux avoirs fictifs peuvent être créé pour tenter de cacher le phénomène. Mais peu importe les astuces, on connaît la destination finale de cette marche. Plus on retarde, et plus la situation sera grave.

Donc, on ne peut pas savoir à quel moment exact le système coulera, mais on sait qu’il coulera. Et rien ne l’arrêtera. On peut le retarder ; l’effondrement peut être retardé, mais pas évité, sauf en changeant le système monétaire international, ce qui est concevable. Mais pour l’instant, ils ne sont pas très enthousiastes pour cette perspective.

Face à cette situation, George Bush et consorts disent effectivement : « Euh, pas maintenant, on a autre chose à l’esprit. On doit couper ! On doit couper ! »

C’est là où le monde des rêves cesse, et la réalité se fait jour.
DES FONDS MONÉTAIRES ET OBLIGATAIRES FRANÇAIS TOUCHÉS PAR LA CRISE DES "SUBPRIME" AMÉRICAINS.
http://www.patrimoinorama.com/site/lire.php?id=3014
     
La crise des crédits de basse qualité («subprime») qui secoue les Etats-Unis se fait sentir jusque dans les recoins les plus inattendus des marchés financiers.

C'est ainsi que des fonds monétaires français sont touchés par cette crise et affichent des  performances catastrophiques.

Le fonds monétaire AXA Trésorerie Plus en euro, par exemple, a soudainement perdu 3,5% le mois dernier.

Un tel véhicule, principalement destiné à héberger des capitaux pendant quelques semaines, est utilisé par de nombreuses entreprises pour placer les liquidités avec lesquelles elles paient leurs salaires. Ces pertes sont énormes pour des fonds mnétaires.

Ce fonds monétaire qualifié de dynamiques comme d'autres ont accru leur prise de risque dans l'objectif d'améliorer leurs rendements. AXA Trésorerie Plus, investi à 85% sur des titres à court terme de la zone euro, se donne le droit d'aller chercher son surcroît de performance dans d'«autres classes d'actifs» à hauteur de 15% de sa fortune, selon les termes plutôt évasifs du site internet d'AXA .

Cette marge de manœuvre se traduit aujourd'hui par de cuisantes moins-values.

Ce produit n' est pas toutefois le seul des  fonds monétaires à avoir de telles mésaventures et les investisseurs doivent maintenant être vigilants et vérifier la stratégie des fonds obligataires ou monétaires..

Ces derniers jours, AXA Investments Managers et Oddo AM ont tous deux annoncé de lourdes pertes sur des fonds monétaires dynamiques .

AXA a annoncé que deux de ses fonds avaient reculé de 13,4% et 12,6% entre le 18 et le 19 juillet.

Sur le mois, leurs pertes dépassent les 20%. L'entreprise n'assume pas les pertes pour autant. Elle assure toutefois de la liquidité pour ses clients qui désireraient céder leurs parts.

De son côté, Oddo AM reconnaît des pertes de 3% à plus de 6% sur trois de ses fonds lors de leur valorisation du 20 juillet dernier. Le gérant parisien a décidé leur dissolution anticipée. Les investisseurs seront remboursés au fur et à mesure de la vente des actifs.

Ces déboires en préfigurent probablement d'autres parmi les fonds obligataires. Confrontés à des vents contraires depuis le début de l'année, leurs gérants sont allés chercher de la performance aux frontières de leurs univers d'investissement. Il faudra attendre septembre ou octobre pour avoir une idée totale des dégâts

La crise des marchés du crédit contraint Oddo à fermer trois fonds monétaires dynamiques
Bourse / L'actualité Bourse
La Tribune.fr - 31/07/07 à 12:43 - 366 mots
Marchés financiers

Le gestionnaire Oddo Asset Management, touché par la crise du marché du crédit, ferme trois fonds monétaires dynamiques. Oddo se heurte à de véritables difficultés pour faire face au déséquilibre du marché.

Maladie contagieuse, nouvelle victime recensée. La société de gestion Oddo Asset Management a annoncé, ce mardi, qu'il était obligé de liquider trois de ses fonds monétaires dynamiques fortement touchés par la crise du marché du crédit immobilier à risque (subprime). Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique se dédiaient en particulier aux investissements sur des actifs à risque.

La direction d'Oddo explique que "la crise de liquidité sur le marché des titrisations américaines provoque une véritable difficulté pour déterminer la valorisation des fonds et un décalage très important entre la valeur intrinsèque de ces fonds et la valeur à laquelle ils sont actuellement négociés". L'opération représente un encours d'un milliard d'euros.

Après avoir obtenu l'accord de l'Autorité des Marchés Financiers (AMF), Oddo procédera à la vente de ses actifs. Dans un premiers temps, Oddo cédera, très rapidement, les actifs les moins impactés par la crise. Les acomptes de ces ventes seront d'ailleurs versés dès septembre. Dans un second temps, la société vendra les actifs les plus touchés, ce qui pourra prendre plusieurs mois compte tenu des conditions du marché.

Selon Oddo, cette solution devrait permettre de vendre les actifs les moins liquides et ainsi, à plus long terme et sur un marché plus favorable, récupérer les investissements. Les fonds monétaires dynamiques sont détenus en majorité par des institutionnels. Environ 75% d'Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique sont entre leurs mains.

Axa IM, également touché par cette crise comme nombre d'acteurs de la finance, a, lui, décidé d'assurer la liquidité en se portant contrepartie de ses clients sur deux fonds - deux sous-compartiments de Sicav luxembourgeoise - Axa World Fund US Libor plus et Axa IM fixed income strategies US Libor Plus dont la valeur liquidative a chuté respectivement de 13,4% et 12,6% entre le 18 et le 19 juillet.

latribune.fr

Vos réactions
db_tribune a écrit le 01/08/07 à 7:20 :

Non pas 3 mais 4 FCP ont ete geles par Oddo. Il s'agit de l'ensemble de leurs fonds monetaires dynamiques. La decision d'Oddo est unique. Malgre la volatilite du credit aux US et une forte baisse des actions banquaires, aucune banque americaine n'apparait dans les journaux comme fermant ses "mutual funds", probablement parce que les recours en justice aux US sont plus faciles. Quel dommage qu'Oddo decide de ne pas stabiliser cette situation et soutenir ses clients. Voyons si l'AMF autorise Oddo a faire boire la tasse a ses actionnaires. Esperons qu'ils arretent les degats a 4 fonds et qu'ils choisissent dans le futur des managers de meilleure qualite !!

GOLDSINGER a écrit le 01/08/07 à 21:06 :

1 milliard d'euros gelés ! Comment ODDO a-t-il pu en arriver là pour des FCP qui ne rapportaient pas beaucoup plus que l'EONIA. Ne faudrait-il pas imposer la forme de SICAV aux FCP importants, ce qui permet davantage de contrôle. SP ne sort pas grandi car ODDO CT dynamique était noté "4 étoiles". Cette catastrophe devrait faire la une de la Tribune.

Plusieurs fonds touchés par la crise du subprime

31 Juillet (Newsmanagers.com) - Face à l’ampleur de la crise de liquidité sur le marché des titrisations américaines, Oddo Asset Management a décidé de fermer les fonds Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique. Concrètement, les souscriptions et rachats ont été suspendus le 26 juillet. De plus, les FCP vont être dissous de manière anticipée, sous réserve de l’obtention de l’autorisation de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Oddo AM n’est pas le seul gestionnaire touché. Ainsi, Axa IM a indiqué dès le 20 juillet avoir pris des "mesures spécifiques temporaires" en termes de valorisation pour la stratégie Axa IM US Libor Plus. Le 23 juillet, la société de gestion a annoncé des décisions "additionnelles et exceptionnelles" afin d’assurer la liquidité des sous-compartiments Axa World Fund – US Libor Plus et Axa IM Fixed Income Investment Strategies – US Libor Plus indépendamment du volume des rachats qui peuvent survenir, face à l’ampleur de la chute de leur valeur liquidative entre le 18 juillet et l9 juillet (-13,45 % pour Axa IM FIIS et -12,6 % pour AWF).

Pour chaque rachat réalisé par des clients dans ces sous-compartiments, Axa IM effectuera une souscription d’un nombre de parts équivalent sur la valeur liquidative en vigueur. "Ce faisant, AXA IM SA détiendra ces parts pour son compte propre, prenant ainsi à sa charge le risque de marché", souligne la société. Par ailleurs, les deux sous-compartiments des fonds n’accepteront provisoirement plus de nouvelles souscriptions autres que par Axa IM.

Enfin, parmi les sociétés qui se sont exprimées sur le sujet, BNP Paribas Investment Partners souligne avoir maintenu le processus de souscription-rachat sur ses trois OPCVM ouverts au public directement concernés par les tensions du marché des subprime US (Parvest Dynamic ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia). Crédit Agricole Asset Management, qui a déclaré n'avoir observé aucune difficulté sur ses fonds, n'a pris pour sa part aucune mesure.

«L’objectif d’Oddo est que nos clients ne perdent rien en capital»
B. B..
Publié le 01 août 2007

LE FIGARO. – Vous venez de prendre la décision, exceptionnelle, de liquider trois des fonds de placement (*) affectés par la crise du «subprime». Comment le justifiez-vous?
 
Philippe ODDO.– À une situation exceptionnelle, nous avons choisi une réponse exceptionnelle. Notre exigence première est de préserver l’intérêt de nos clients. Or, le marché est aujourd’hui confronté à une crise majeure de liquidité, ce qui signifie que certains titres ne peuvent être vendus, sauf à les brader à vil prix. Il est donc urgent d’attendre.
 
C’est pourquoi, dans une démarche proactive et innovante, nous avons souhaité suspendre les souscriptions dans les fonds concernés, et bien sûr les rachats qui auraient impliqué de devoir vendre dans ces très mauvaises conditions. Juridiquement, cette suspension implique automatiquement une «liquidation» des fonds, même si le terme de fermeture me paraît plus approprié.
 
-N’y avait-il pas d’autre solution, permettant d’éviter de « geler » les avoirs de vos clients?
 
Nous avons opté pour cette solution après plusieurs semaines de réflexions et en contact avec l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui vient d’ailleurs de nous donner son feu vert. Quel souci nous a guidés ? Celui de garantir l’égalité de traitement de nos clients, qu’ils soient institutionnels ou privés. Si nous ne suspendions pas les rachats, le risque était que les investisseurs les plus réactifs sortent de nos fonds. Ce qui aurait placé nos autres clients, moins réactifs ou tout simplement en vacances, dans une situation d’autant plus difficile. Nous avons expliqué notre choix à nos clients, et, dans leur très grande majorité, ils l’ont très bien compris.
 
-Combien risquent-ils de perdre?
 
Encore une fois, il s’agit d’une crise de liquidité. Nous avons confiance dans la qualité du «papier» dans lequel les fonds sont investis. En nous donnant du temps, nous nous donnons la possibilité de négocier au mieux la vente de ces titres. Aucun de ceux dans lesquels nous sommes directement investis n’a fait défaut. Aucune des statistiques que nous étudions ne nous amène à remettre en cause cette conviction profonde.
 
Notre objectif, in fine, est que nos clients ne perdent rien en capital. La plupart d’entre eux n’ont pas un besoin immédiat de récupérer leurs liquidités. Si ce devait être le cas, nous étudions au cas par cas la possibilité de leur proposer des prêts. Afin de maintenir nos clients informés, nous continuerons à publier une valorisation hebdomadaire de ces fonds.
 
* Les trois fonds monétaires dynamiques concernés sont Oddo Cash Titrisation, Oddo Cash Arbitrages et Oddo Court Terme Dynamique

43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.
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« Répondre #7 le: 09/08/2007 - 15:38:49 »

Crédit hypothécaire à risque aux États-Unis:  BNP Paribas gèle des fonds d’une valeur de 2200 millions de dollars US
Mise en ligne 09/08/2007 06h49

http://argent.canoe.com/lca/infos/europe/archives/2007/08/20070809-064944.html
D’après Reuters

La banque française BNP Paribas a annoncé jeudi la fermeture temporaire de trois fonds monétaires «dynamiques» d’une valeur de 2,2G$ US (1,6 G d’euros= 1600 millions D'EUROS), citant les problèmes du secteur du crédit hypothécaire à risques, dits «subprime», aux États-Unis.
1 G$ US= 1000 millions DE $ US

La décision de la plus importante banque française cotée en bourse illustre les craintes des investisseurs à l’effet que la crise aux États-Unis pourrait s’étendre à d’autres secteurs et marchés boursiers.

Les trois fonds visés sont: Parvest Dynamics ABS, BNP Paribas ABS Euribor et BNP Paribas ABS Eonia.

«La disparition de toute transaction sur certains segments du marché de la titrisation aux États-Unis conduit à une absence de prix de référence et à une illiquidité quasi totale des actifs figurant dans les portefeuilles des fonds quelle que soit leur qualité ou leur rating», indique BNP Paribas Investments Partners, la marque de l'ensemble des activités de gestion de BNP Paribas.

«Cette situation ne permet plus d'établir une juste valorisation des actifs sous-jacents et donc de calculer une valeur liquidative pour ces trois fonds. Pour préserver l'intérêt et l'égalité des porteurs de parts dans ces circonstances exceptionnelles, (...) BNP Paribas Investment Partners a décidé de suspendre temporairement le calcul de la valeur liquidative, tout comme les souscriptions et les rachats pour ces fonds».

Ces suspensions sont intervenues le 7 août, indique l’agence Reuters.

La valorisation de ces fonds et les souscriptions/rachats reprendront dès que les marchés concernés auront retrouvé des volumes de transactions permettant de déterminer des prix de référence.

Lors de la présentation de ses résultats du deuxième trimestre, la semaine passée, BNP Paribas avait indiqué que son exposition directe à la crise du «subprime» était faible. Ces prêts hypothécaires sont les plus risqués, consentis à des emprunteurs qui ont connu des difficultés de paiement ou dont leur dossier de crédit est entaché.

Des négociants en bourse ont affirmé que l’annonce de Paribas a contribué à faire reculer les marchés européens en début de transactions. Le titre de BNP Paribas perdait lui-même 3%, sur l’indice CAC-40 de la Bourse de Paris.

Jim Cramer panique en direct sur NBC, Bear Stearns a déclenché « l’Armagedon »
9 août 2007 - 17:38
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3189

8 Août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Interrogé sur la crise du jour de Bear Stearns, le prévisionniste financier américain très populaire Jim Cramer, lui-même ancien de Goldman Sachs et Bear Stearns, s’est livré le 3 août à un sérieux « coup de gueule » pendant son émission « Mad Money with Jim Cramer » sur la chaîne CNBC.

Combinant coup de théâtre et véritable inquiétude, Cramer hurlait à pleins poumons que le président de la Réserve Fédérale Bernanke devrait « ouvrir d’urgence le guichet des liquidités » (...) « Bernanke n’a pas la moindre idée de combien la situation est mauvaise, pas la moindre idée, pas la moindre idée ! J’ai parlé avec les dirigeants de chacune de ces firmes ces dernières 72 heures. Les gens que je connais sont dans ce business depuis 25 ans, et ils vont perdre leur boulot, les boites vont disjoncter et déposer le bilan. » (...) « Ceci est un marché d’une autre sorte, et la Réserve Fédérale est endormie. Ils ont perdu la tête. Ils ne savent rien. Ils n’ont pas la moindre idée de ce qu’il se passe dans le secteur. Il y a 14 millions de personnes qui ont hypothéqué leurs maisons depuis 3 ans. Sept millions de ceux-là sont des contrats à taux variables. Ils vont perdre leurs maisons. Ils sont fous. Moi, j’ai travaillé sur les marchés à rendement fixe chez Goldman Sachs. Ce n’est pas le moment d’afficher de la satisfaction. »

Quand on lui demande si la baisse des taux qu’il réclame ne provoquerait pas un Armagedon, Cramer répondit : « On a [déjà] un Armagedon sur les marchés à rendement fixe »

L’entretien en anglais est actuellement accessible sur YouTube
http://fr.youtube.com/watch?v=SWksEJQEYVU

*Armagedon est, selon le livre de l’Apocalypse (chap. 16, verset 16), la « bataille finale » entre le bien et le mal.

La BCE craint que les « subprime » fassent plonger les banques européennes et injecte 95 milliards d’euros sur les marchés
9 août 2007 - 18:50
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3190

9 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Alors que tout le monde sur les marchés financiers a peur de la contamination des banques françaises et européennes par l’effondrement des « subprime » américain, la Banque Centrale Européenne a annoncé cet après-midi qu’elle injectait 94,8 milliards d’euros de flux monétaires sur les marchés afin de « compenser des mouvements inattendus sur le marché liés à la crise du crédit à risques [le fameux « subprime »] » rapporte l’AFP.

Cette intervention de la BCE est un record, car si elle avait déjà recouru à ce type d’injection d’urgence, la BCE n’avait jamais injectée une telle somme. Le 12 septembre 2001 elle avait injectée 69 milliards d’euros, puis 40 milliards le 13 septembre. Est-ce que la BCE redoute un 11 septembre financier ? Lors d’un point presse, la BCE a adressée un message aux analystes financiers, déclarant que l’injection visait à « assurer des conditions normales sur le marché ». La dévotion interventionniste de l’ « indépendante » BCE pour renflouer le système financier en pleine désintégration rappelle qu’il est temps que cette institution, tout comme le système financier, soit placée sous l’autorité des Etats, afin que l’argent soit émis en faveur de la production et du long terme plutôt que dans une spéculation à la vue courte et à la fin proche.

Au moment ou la BCE faisait son annonce, le CAC 40 perdait 3,12 %, un record depuis les echos du mini krach de la bourse de Shangaï le 27 février dernier. Les marchés ont manifesté leurs inquiétude tout au long de la journée, notamment depuis que BNP Paribas a annoncé la suspension de 3 de ses fonds liés au marché immobilier américain. Non seulement la valeur boursière de BNP a perdu -3,70 % à la clôture, mais ses homologues ont aussi fait les frais des craintes liées au « subprime ». Crédit Agricole a perdu -4,59 %, Société Générale -4,83 %, Natixis - 4,97 %, Dexia - 5,08 % et AXA -3,56 %.

La décision de la BCE, a commenté Jacques Cheminade, est un aveu. Le système financier et monétaire international se désintègre. Ce n’est pas du crédit pour le doper qu’il faut émettre, mais de système qu’il faut changer, a-t-il dit.

Les banques centrales cernées par la crise, 155 milliards de dollars injectés en un jour
10 août 2007 - 08:04
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3193

9 août 2007 (LPAC) - Ces deux dernier jours, les banquiers centraux ont ouvert les vannes du crédit pas cher pour banques en péril, contredisant complètement leur politique de non interventionnisme pourtant réaffirmée pas plus tard que mardi dernier, le 7 août. Par ce retournement, ils ont montré qu’ils considèrent la crise de l’ensemble du système bancaire comme un menace imminente. Lyndon LaRouche a dit jeudi matin « C’est la crise dont je parlais dans ma déclaration de la semaine dernière. Ca n’a pas changé. Ce qui s’est passé, c’est que la crise est devenue bien plus grave en quelques jours, si bien que les banquiers centraux ont dû revenir sur leur position. Cette crise les écrase. »

-  Côté américain, Bloomberg rapporte que la Réserve Fédérale a injecté aujourd’hui, 24 milliards de dollars (18 milliards d’euros) de réserves temporaires dans le système bancaire des Etats-Unis.

-  Un peu plus tôt en Europe, alors que toutes les transactions interbanques étaient suspendues pendant quelques heures, la Banque Centrale Européenne a convoqué une réunion d’urgence sur la crise aigu des marchés de crédit et a décidé de fournir aux 49 banques qui l’avait demandé, une ligne de crédit extraordinaire de 95 milliards d’euros. Une source des milieux bancaires français a dit que la BCE a eu la main forcée par « une demande intense [d’argent pour couvrir des pertes] venant des Etats-Unis. » Comme pour la Réserve Fédérale, c’est un renversement spectaculaire de politique, qui voulait que rien ne soit fait contre l’assèchement mondial des liquidités.

-  D’après différentes agences de presses, la Banque Nationale Suisse avait déjà changé sa politique mercredi, en fournissant les banques suisses en argent supplémentaire.

-  Bien que Goldman Sachs le nie, de nombreuses sources affirment que son fonds Global Alpha gérant 9 milliards de dollars, avait été liquidé. D’autres rumeurs du même genre concernent le hedge fund D.E. Shaw, qui gère 19 milliards d’actifs.

Mardi dernier, la BCE avait déjà donné son feu vert pour un crédit temporaire de l’ordre de 292,5 milliards d’euros. En comptant les disponibilités d’avant mardi, la BCE aurait désormais injectée 440 milliards d’euros dans le système bancaire.

Charles Diebel, chef de la stratégie pour les taux européens chez Normura International a écrit au sujet de l’intervention de la BCE « Personne ne connaît vraiment l’ampleur réelle des problèmes actuels. Ceci ébranle la confiance en le système, d’où la réaction de ce matin. » Ina Steinke, agent sur les marchés monétaires pour NordLB à Hanovre a dit que « Chaque banque est désormais suspecte, donc personne ne veut plus prêter d’argent à personne. »

Le cabinet d’analyse financière High Frequency Economics écrit « S’il se trouve que les banques sont constamment anxieuses à l’idée de se prêter de l’argent les unes aux autres - c’est le scénario noir - imaginez ce qu’elles ressentiraient à l’idée de vous prêter ou de me prêter, ou de prêter à des entreprises n’ayant pas des notations favorables (...) ou aux hedge funds. Faites y attention. Soit il s’agit d’une fausse alerte, soit d’un moment pivot dans l’histoire », comme le rapportait le Wall Street Journal.


43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.
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« Répondre #8 le: 10/08/2007 - 11:57:16 »

Oncle SAM, votre banquier vous avisera maintenant
Par Paul Craig Roberts, le 8 août 2007
Source http://www.alterinfo.net/Oncle-SAM,-votre-banquier-vous-avisera-maintenant_a10388.html

Tôt ce matin la Chine a fait savoir aux idiots de Washington, et de Wall Street, qu'elle les tenait de près. Deux hauts porte-parole du gouvernement chinois ont fait remarquer que les avoirs considérables de la Chine en dollars et en bons du Trésor US « contribue beaucoup à maintenir la position de monnaie de réserve du dollar. » (La Chine menace de « l'option nucléaire, » la vente du dollar par Ambrose Evans-Pritchard, Telegraph de Londres, 9 août 2007]

Si les USA poursuivent avec les sanctions prévues pour faire réévaluer la devise chinoise, « la Banque Centrale Chinoise sera forcée de vendre les dollars, ce qui pourraient mener à une dépréciation massive du dollar. »

Si les marchés financiers occidentaux sont assez intelligents pour comprendre le message, les taux d'intérêt US monteront sans se soucier de toute autre action de la Chine. En ce moment, la Chine n'a pas besoin de vendre une seule obligation. En un instant, la Chine a fait comprendre que les taux d'intérêt US dépendent d'elle, pas de la Réserve Fédérale.

La position précaire du dollar en tant que monnaie de réserve a été totalement ignorée et refusée d'admettre. L'illusion des USA comme « unique superpuissance mondiale, » dont la devise est souhaitable sans se soucier de sa fourniture excessive, reflète les prétentions démesurées étasuniennes, pas la réalité. Ces prétentions démesurées sont si extrêmes que le McKinsey Global Institute a publié il y a seulement 6 semaines une étude qui concluait que même le doublement du déficit du compte courant US à 1.600 milliards de dollars ne poserait pas de problème.

S'il en reste, les penseurs stratégiques qui n'ont pas été purgés par les néo-conservateurs, concluront vite que le pouvoir de la Chine sur la valeur du dollar et des taux d'intérêt US donne aussi à la Chine le pouvoir sur la politique étrangère US. Les USA ont pu attaquer l'Afghanistan et l'Irak uniquement parce que la Chine a fourni la plus grande partie du financement pour les guerres de Bush.

Si la Chine cessait d'acheter la trésorerie US, les guerres de Bush prendraient fin. Le taux d'épargne des consommateurs US est essentiellement zéro, et plusieurs millions [d'étasuniens] sont affligés d'hypothèques qu'ils n'ont pas les moyens d'avoir. Avec le budget en déficit de Bush et pas de place dans le budget des consommateurs pour une augmentation d'impôts, les guerres de Bush peuvent être financées seulement par les étrangers.

Aucun pays sur Terre, excepté Israël, ne soutient le désir d'attaquer l'Iran du régime Bush. C'est la décision de la Chine de, soit rendre visite à l'ambassadeur US, et lui délivrer le message qu'il n'y aura pas d'attaque contre l'Iran, soit favoriser la guerre à moins que les USA soient préparés à racheter 900 milliards de dollars en bons du Trésor US et les autres actifs en dollars.

Bien entendu, les USA n'ont aucune réserve [de devises] étrangères pour ce rachat. L'impact d'une si grande vente sur les taux d'intérêt aux USA coulerait l'économie et mettrait fin efficacement aux possibilités de fabrication des guerres de Bush. Et qui plus est, d'autres gouvernements suivraient sans doute l'exemple chinois, car le soutien principal du dollar a été l'empressement de la Chine à les accumuler. Si le plus grand porteur se débarrassait du dollar, les autres pays s'en débarrasseraient aussi.

La valeur et le pouvoir d'achat du dollar s'effondreraient. Quand les étasuniens aux abois iront au Wal-Mart [une chaîne de magasins populaires, NDT] pour faire leurs emplettes, les nouveaux prix leurs feront penser qu'ils sont en train d'errer chez Nieman Marcus [une espèce de Fauchon pour richistanais, NDT]. Les étasuniens ne pourraient pas maintenir leur standard de vie actuel.

Simultanément, les étasuniens seraient soit frappés par des augmentations d'impôts afin de clôturer le déficit budgétaire que les étrangers ne financeront plus, soit par de grandes coupes dans le programme de sûreté des revenus. La seul autre source de finances budgétaires serait pour le gouvernement d'imprimer de l'argent pour payer ses factures. Dans une telle éventualité, les étasuniens connaîtraient l'inflation en plus des prix plus élevés de la dévaluation du dollar.

Ce sont des perspectives sinistres. Nous sommes arrivés dans cette situation parce que nos chefs sont les imbéciles ignorants. Ainsi sont nos économistes, beaucoup de ceux qui sont les compères payés par certain groupe d'intérêt. Ainsi sont nos chefs d'entreprises dont la cupidité a donné à la Chine le pouvoir sur les USA en délocalisant la production des marchandises et des services US en Chine. Ce sont les types des grosses entreprises qui ont transformé le produit intérieur brut US en importations chinoises, et ce sont le « libre-échange et le marché libre économistes » qui se sont faufilés dedans.

Comment un peuple aussi stupide que les étasuniens peut-il être gonflé d'un orgueil aussi démesuré ?


L'hégémonie des USA engendre l'alliance militaire Russo-Chinoise

ICH, Par Paul Craig Roberts, le 9 août 2007
http://www.alterinfo.net/L-hegemonie-des-USA-engendre-l-alliance-militaire-Russo-Chinoise_a10410.html

Cette semaine les militaires russes et chinois conduisent un exercice militaire commun faisant participer un grand nombre de troupes et de véhicules de combat. Les anciennes Républiques Soviétiques, Tadjikistan, Kirghizstan et Kazakhstan, participent. D'autres pays semblent prêts à rejoindre l'alliance militaire.

Cette nouvelle puissante alliance militaire est une réponse naturelle aux illusions néo-conservatrices sur l'hégémonie des USA. Les néo-conservateurs pensent que les USA sont souverains du monde et peuvent lui dicter sa route. Les idiots néo-conservateurs ont réellement écrit des documents, lus par les russes et les chinois, sur pourquoi les USA doivent utiliser leur supériorité militaire pour affirmer leur hégémonie sur la Russie et la Chine.

Les cyniques pensent que les néo-conservateurs sont juste des compères, comme Bush et Cheney, du complexe de la sécurité militaire, et sont payés pour redémarrer la guerre froide aux bénéfices de l'industrie d'armement. Mais le fait est que les néo-conservateurs croient réellement au mirages de l'hégémonie US.

La Russie et la Chine ont maintenant été témoin d'assez d'agressions gratuites de l'administration Bush dans le monde pour prendre au sérieux les intentions des néo-conservateurs. Comme les USA ont prouvé qu'ils ne peuvent pas occuper la ville irakienne de Bagdad en dépit de 5 ans d'efforts, ils est plus que certain qu'ils ne peuvent occuper la Russie ou la Chine. Cela signifie que le conflit vers lequel conduisent les néo-conservateurs est une guerre nucléaire.

Afin d'essayer d'avoir l'avantage dans le conflit nucléaire, les néo-conservateurs placent des missiles antibalistiques sur les frontières russes en Pologne et en République Tchèque. C'est une provocation idiote car les Russes peuvent éliminer ces missiles antibalistiques avec des missiles de croisière. Les Néo-conservateurs sont les gens qui désirent la guerre, mais qui ne savent rien à son sujet. D'où, l'échec en Irak et en Afghanistan.

Reagan et Gorbachev ont mis fin à la guerre froide. Toutefois, les administrations après Reagan ont rompu les accords et les ententes. Les USA ont amené l'OTAN et les missiles antibalistiques gratuitement aux frontières de la Russie. Le régime Bush a lancé une guerre de propagande contre le gouvernement russe de Vladimir Poutine.

Ce sont des actes d'agression gratuits. Les gouvernements russes et chinois tentent de consacrer leurs ressources au développement économique, pas à leurs militaires. Cependant, par l'attitude agressive des USA, tous deux sont forcés d'améliorer leur armée.

Les étasuniens doivent comprendre ce que le régime Bush néo-conservateur ne peut pas : un échange nucléaire entre les USA, la Russie, et la Chine établirait l'hégémonie du cancrelat [quelques insectes survivent à la radioactivité, NDT].

En seulement 6,5 ans le régime Bush a détruit la bonne volonté du monde envers les USA. Aujourd'hui, leur influence dans le monde se limite à payer des dizaines de millions de dollars aux têtes soudoyées des gouvernements étrangers, tels que l'Égypte et le Pakistan. Le régime Bush pense même que, comme il a acheté et payé Musharraf, il se tiendra à l'écart et permettra à Bush d'effectuer des attaques aériennes à l'intérieur du Pakistan. Est-ce que Bush est aveugle au risque de provoquer une révolution Islamique au Pakistan qui déposera la marionnette et donnera au Moyen-Orient un État Islamique doté d'armes nucléaires ?

Vu les instabilités et les dangers qui abondent, l'attitude agressive du régime Bush dépasse les limites au-delà de la témérité. Le régime Bush est le plus agressif de façon irresponsable que le monde ait vu depuis Hitler.

Si seulement une jeune créature douce proposait spontanément de tailler une pipe (sic) à Bush de sorte qu'il puisse être mis en accusation avant qu'il nous mène à l'Armageddon.

Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il a été Rédacteur Adjoint de la page rédactionnelle du Wall Street Journal et Conseiller de Rédaction de National Review. Il est coauteur de The Tyranny of Good Intentions (La tyrannie des intentions de Dieu).


C'est officiel : le crash de l'économie américaine a démarré
Par Richard Cook, Atlantic Free Press
http://www.alterinfo.net/C-est-officiel-le-crash-de-l-economie-americaine-a-demarre_a10336.html

C'est officiel ! Notez-le d'une pierre blanche sur vos agendas. Le crash de l'économie américaine a débuté. Ces sont les journalistes économiques Steven Pearlstein et Robert Samuelson qui l'ont annoncé mercredi 13 juin 2007 au matin dans les pages du Washington Post, l'un des principaux médias de l'élite monétaire américaine.

L'éditorial de Pearlstein s'intitulait : “La mainmise de l'expansion sur le point de passer en récession” et opposait le montant extraordinaire de dette aux profits des entreprises sujettes à acquisition par emprunt.

Dans un langage particulièrement alarmiste par rapport au ton habituel du Washington Post, Pearlstein écrivait : “Il est impossible de prédire le moment magique où tout le monde se rendra enfin compte que les prix payés pour ces entreprises et la dette assumée dans le cadre de l'acquisition ne sont pas compatibles. Lorsque cela arrivera, ce ne sera pas joli. Dans l'ensemble, la valeur des actions et la valorisation de l'entreprise s'effondreront. Les banques annonceront de douloureuses pertes, certains hedge-funds fermeront boutique, et les fonds de capital-investissement présenteront des résultats décevants. Certaines entreprises seront en faillite et d'autres devront être restructurées.”

Ces trois premiers paragraphes sont une traduction partielle par « Europe 2020 » de l'article de Richard Cook. Il est toutefois nécessaire d'ajouter ce paragraphe d'intérêt n'ayant pas été traduit par Europe 2020. Voici:

Le fait que le krach soit maintenant annoncé par le Washington Post prouve qu'il s'agit maintenant d'une réalité. Que ce soit les « Bilderbergers » ou quelqu'un d'autre, le fait demeure que le Washington Post colporte ce qu'ils ont décidé. Le Washington Post laisse ainsi savoir à chacun de manière forte et claire qu'il est temps de fermer les écoutilles, de courir aux abris, d'engranger l'équivalent de deux ans de nourriture en conserve, de protéger ses capitaux et ainsi de suite.

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Cette semaine, soit presque deux mois après, voilà que l'Agence France-Presse emboîte le pas au Washington Post en publiant - sur un ton moins alarmiste - un article rédigé par Jean-Louis Doublet intitulé :

Les revers de l'appât du gain facile

(Washington) La crise des prêts hypothécaires « subprime » (1) s'amplifie dans le secteur financier aux États-Unis, la faillite de certains organismes financiers faisant craindre aux investisseurs un effet boule de neige.

En quelques jours, American Home Mortage Investment Corp., un organisme de refinancement de prêts hypothécaires aux États-Unis, s'est ainsi retrouvé ruiné. Après avoir annoncé mardi [le 31 juillet] qu'il était en défaut de paiement, il a licencié vendredi [le 3 août] plus de 6000 de ses 7000 employés et son titre ne vaut pratiquement plus rien en Bourse.

Des institutions célèbres de Wall Street, comme la banque d'investissement Bear Stearns sont aussi touchées. Deux de ses fonds spéculatifs (hedge funds) engagés sur le marché des surprime ont été quasiment ruinés et un troisième connaîtrait, selon des rumeurs de marché, de graves difficultés.

Vendredi, Bear Stearns a vu son action perdre 6,30%, portant son recul à plus de 31% sur les trois derniers mois, après que l'agence de notation financière Standard and Poor's eut publié une note assez critique de la situation de la banque.

« Nous pensons que la réputation de Bears Stearns a souffert des problèmes largement évoqués de ses fonds spéculatifs, qui font de la banque une cible potentielle de plaintes d'investisseurs ayant subi des pertes importantes », a estimé Standard and Poor's.

Un investisseur a déjà porté plainte contre Bear Stearns et les cabinets d'avocats américains tentent de lancer des procédures en nom collectif qui pourraient coûter très cher si elles aboutissaient.

Défauts de paiement

C'est l'appât du gain facile qui se retourne aujourd'hui contre ces institutions.

Lors du boom immobilier des années 2000-2005, de nombreux prêts hypothécaires ont été consentis à des ménages à risque, dits « subprime », dont le profil financier n'était pas assez solide.

Ces prêts ont ensuite été « titrisés », c'est-à-dire transformés en titres financiers qui ont servi de socle à toute une gamme de produits dérivés appelés CDO (Collateralized debt obligations).

Avec l'augmentation des taux d'intérêt, ces emprunteurs se sont retrouvés dans l'impossibilité de rembourser, et aussi de refinancer leur prêt du fait de la baisse du prix de leur logement. Leurs défauts de paiement a déclanché un effet domino remontant jusqu'au sommet de la pyramide financière.

« Les informations sur tel fonds spéculatif ou telle banque essuyant de lourdes pertes a créé la désagréable impression des premiers remous d'une contagion financière et d'un mouvement de panique », a constaté la banque d'affaire Lehman Brothers dans sa note hebdomadaire.

Signaux contradictoires

Mais la banque de Wall Street constate aussi des signes rassurants. « Le fait qu'un gros fonds spéculatif (hedge fund) ait repris le portefeuille d'un plus petit qui était en train de se noyer laisse supposer que le mouvement d'autocorrection des marchés – la baisse des prix faisant souffrir certains mais créant des opportunités pour d'autres – fonctionne toujours aussi bien ».

Elle rejoint ainsi les commentaires lénifiants des responsables économiques mondiaux qui assurent depuis plusieurs jours que la crise devrait être contenus.

L'économiste Nouriel Roubini (2) n'est toutefois pas complètement de cet avis et estime que contrairement aux précédentes crises sur les marchés financiers depuis 2001, celle-ci pourrait être plus durable.

Il souligne que les taux directeurs des banques centrales sont plus élevés, que l'économie américaine est passablement déprimée, que l'endettement des ménages est fort et que la bulle immobilière pourrait maintenant exploser dans d'autres pays que les États-Unis.

« Les épisodes de risque systémique arrivent souvent par le biais de mille petites coupures plutôt que par un seul coup » estime-t-il.

Cet article de l'AFP était publié par le Journal de Montréal dimanche, le 5 août 2007.

Dany Quirion pour Alter Info

Note 1: Définition donnée par Europe 2020: Le « prêt subprime » est un prêt offert à un taux supérieur au taux de base préférentiel (prime) que les organismes de crédit offrent généralement à leurs bons clients. Le prêt « subprime » est ainsi proposé aux clients plus « risqués » mais avec une rentabilité beaucoup plus forte pour l'organisme de crédit car les intérêts sont plus élevés. Cependant ce type de prêts reste très vulnérable à une détérioration des conditions économiques (hausse des taux d'intérêt, baisse des actifs en garantie,…) puisque les bénéficiaires ont souvent une faible solvabilité. Le fort de ce type de prêts adossés sur l'immobilier au cours des trois dernières années cumulé à l'explosion de la bulle immobilière est directement à l'origine de la faillite d'Ownit [survenue à la fin décembre 2006] et menace directement ou indirectement toute l'industrie du crédit aux États-Unis.

Note 2 : Nouriel Roubini fut économiste de la Maison-Blanche sous Bill Clinton et il est professeur à l'Université de New York.

Mardi 07 Août 2007
danyquirion@videotron.ca


Depuis quelques mois,
la donne financière a radicalement changé...
et les conséquences commencent seulement à se faire sentir :

Cinq d'entre elles représentent un
DANGER IMMEDIAT POUR VOTRE PATRIMOINE


http://www.publications-agora.com/referer?place=b&id_prod=V036&type_pub=E&groupe=MC&date=20070809

Le 30 juin 2005, votre univers financier a changé -- radicalement. Aucune cloche n'a sonné. Aucune alarme ne s'est déclenchée. Personne n'est descendu dans la rue.

Et pourtant... depuis ce jour, le monde est bien différent pour les investisseurs. La principale tendance du dernier quart de siècle a pris fin.

Au cours des 25 dernières années, le système financier mondial -- de Paris à Hong Kong -- a été dominé par une seule chose : la banque centrale américaine. La Fed a inondé le monde de nouvelles liquidités et de crédit facile. Les taux d'intérêt -- le coût de l'emprunt, en d'autres termes  -- a baissé à partir de 1980 jusqu'à la fin du premier semestre 2005.

Mais à présent... tout a changé. De véritables bombes à retardement financières sont désormais bel et bien enclenchées.

Nous n'entrerons pas dans les détails économiques complexes de ce mécanisme. Par contre, nous allons vous donner des instructions détaillées sur ce que vous devriez y faire, en vous disant précisément quoi ACHETER et quoi VENDRE pour profiter de la nouvelle tendance qui est en train de se mettre en place.

Voici notre premier conseil... 

Bombe à retardement financière n°1:
L'immobilier...


... et plus particulièrement l'immobilier de location. Voyez-vous, le meilleur moment pour acheter de l'immobilier dans le but de le louer, c'est lorsque les prix sont bas en termes réels. Pour vérifier si les prix en question sont hauts ou bas, il faut examiner les taux d'intérêt.

A long terme, la baisse des taux représente le facteur de hausse le plus important pour les prix de l'immobilier. En toute logique, vous devriez donc acheter avant ce que l'on espère être une période prolongée de taux d'intérêt bas.

Le problème, c'est que ce n'est pas le cas en ce moment. Les taux sont en hausse, et le moment de vendre est sans doute venu. Le krach du marché de location pourrait se produire à tout moment... et ce sera alors la fuite générale, si bien qu'il sera impossible de vendre à un prix décent -- d'autant que la hausse des taux risque de se poursuivre.

La principale erreur commise par votre conseiller financier

Permettez-moi de faire une petite parenthèse pour vous expliquer "l'ensemble du tableau". Parce que, pour être tout à fait honnête, nos recommandations ne valent rien si l'on ne comprend pas les choses dans leur totalité. Bien entendu, de nombreux conseillers financiers ne se soucient même pas de penser à l'ensemble du tableau. Ils se fient au passé récent, ce qui est une grave erreur.

Tant que les banques distribuaient quasiment de l'argent facile, le reste semblait n'avoir aucune importance. L'idée, c'était juste d'ACHETER !

On achetait donc des actions, ou de l'immobilier, ou des obligations -- et on avait de bonnes chances d'en sortir gagnant. Les analystes en sont donc venus à croire qu'il était complètement inutile de réfléchir à l'ensemble des conditions économiques et financières. "Dites-moi juste quoi acheter", disaient-ils.

Malheureusement, il arrive toujours un moment où l'on devrait vendre la plupart de ses investissements, plutôt que de les acheter.

Je m'explique. Pardonnez-moi si ces explications sont un peu longues, mais c'est important.

Le boom de 1980-2004 trouve son origine dans un étrange phénomène qui s'est produit il y a neuf ans avant. Le 15 août 1971, les Etats-Unis avaient définitivement cessé de faire semblant qu'ils rembourseraient un jour leurs dettes en or. A partir de ce jour-là, les détenteurs de dollars firent confiance à la bonne foi et au jugement de la Fed -- et à rien d'autre.

Les Etats-Unis avaient soudain la permission d'imprimer de l'argent -- autant qu'ils le souhaitaient. Cela a eu des répercussions catastrophiques de l'autre côté de l'Atlantique. En France, l'inflation passa à 13% par an durant le premier mandat de François Mitterrand.

"On ne peut pas faire confiance à la monnaie papier", déclara la foule -- et tout le monde vendit donc ses dollars, ses actions, ses obligations, tout. Les prix des maisons s'effondrèrent. Pour se protéger, les investisseurs firent grimper le prix de l'or à plus de 800 $ l'once.

Tout était en place pour une énorme surprise. Paul Volcker entra en scène aux Etats-Unis et tordit le cou à l'inflation. Avec des taux d'intérêts grimpant jusqu'à 20%, il resserra les boulons et l'économie entra dans une récession. Les Américains étaient dans une telle colère qu'ils se rassemblèrent sur les marches du Capitole, à Washington, et y brûlèrent une effigie de Volcker.

Mais ce dernier tint bon, et ses réformes furent maintenues. Le dollar se stabilisa. L'inflation déclina. Et durant les 24 années qui suivirent, les taux d'intérêt chutèrent, jusqu'à ce qu'Alan Greenspan les amène à leur plancher de 1% en 2002.

Pourquoi est-ce que je vous dit tout ça ?

Parce que lorsque Wall Street éternue, la Bourse de Paris s'enrhume. Qu'on le veuille ou non, en France, nous sommes liés aux décisions prises à Washington.

Je voudrais donc que vous compreniez une chose : ce n'était pas une coïncidence ou un coup de chance, si le CAC 40 a grimpé en flèche à la fin des années 90. Pas plus que le boom actuel de l'immobilier français n'est un hasard. Ces deux phénomènes sont les conséquences directes d'un monde dans lequel l'argent -- et le dollar américain est le roi de toutes les devises -- est devenu plus facile à obtenir. En général, lorsque les taux d'intérêt baissent, les actions et les prix de l'immobilier grimpent. C'est aussi simple que ça.

Et que se passe-t-il lorsque les taux d'intérêt grimpent ? Exactement le contraire.

Notre prochaine recommandation est évidente :


Bombe à retardement financière n°2 :
Débarrassez-vous des actions américaines...
à quelques exceptions près !


En surface, les chiffres fondamentaux américains semblent sains. Mais voilà : quelques fissures commencent à apparaître dans la belle harmonie de l'économie US

Prenons le PIB, pour commencer : il a été revu à la baisse au second trimestre 2006, à 2,6% au lieu de 2,9% initialement prévus... alors que la croissance avait atteint pas moins de 5,6% au premier trimestre !

Et ce n'est pas tout... Les bénéfices des entreprises commencent eux aussi à ralentir : en hausse de 14,8% sur les trois premiers mois de 2006, ils ne sont plus qu'à +0,3% (oui, vous avez bien lu) au second trimestre 2006 !

Eh oui : contrairement aux reprises économiques "normales", celle-ci semble très fragile. Parce que la devise a été nourrie par de l'argent facile et de la dette, la croissance peut disparaître aussi rapidement qu'elle est arrivée. Malgré cela, les marchés ont grimpé de 23% au cours des deux dernières années, à comparer à un taux de croissance annuelle de long terme de moins de 5% ! Même la correction subie en mai 2006 n'a pas suffi à faire revenir les investisseurs à la réalité. Les marchés frôlent à nouveau des sommets historiques. 

Voilà qui prend en compte bien trop de bonnes nouvelles... alors que ce sera tout le contraire.

L'inflation ? La déflation ? Quoiqu'il en soit, ça ira mal pour les actions.

Voyez-vous, il y a des choses que nous savons déjà... et des choses qui restent à découvrir. L'économie mondiale est-elle en train de s'enfoncer dans la déflation -- à cause des baisses de prix massives de la Chine et d'une gigantesque montagne de dettes ?

Ou alors... les banques centrales essayant désespérément de prolonger la partie, est-ce l'inflation que nous devons craindre ?

Nous n'avons pas de réponse exacte. Personne ne l'a. Mais nous avons une meilleure réponse que la plupart des gens. Ce que nous savons actuellement, c'est que l'économie mondiale est INSTABLE. Elle est instable parce que l'argent facile de la Fed a conduit à trop d'erreurs :

Trop de gens ont emprunté trop d'argent.
Trop de gens ont acheté des maisons dans lesquelles ils ne peuvent se permettre de vivre.
Trop de gens détiennent des actions ne valant pas vraiment le prix qu'ils ont payé.
Trop de gens aux Etats-Unis comptent sur l'épargne des étrangers simplement pour joindre les deux bouts.

Depuis le début des politiques d'argent facile, en 1980, le monde entier a été inondé de dette. On peut trouver un véritable Everest de statistiques et de données pour le prouver. Alan Greenspan, par exemple, a créé plus de liquide et de crédit que tous les autres présidents de la Fed -- pris ensemble ! Ce nouvel argent ne s'appuyait pas sur l'or, ou les voitures, ou le blé, ou les tubes de dentifrice -- ou quoi que ce soit d'autre. Il a simplement été créé -- à partir de rien -- par la Fed... grâce à cet audacieux changement de politique en 1971.

Voilà une explication de cette idée : c'est comme si toute l'économie mondiale et ses marchés financiers réagissaient à de l'argent qui n'est pas vraiment là -- de l'argent bidon, en d'autres termes. Peut-on en vouloir aux gens de faire des erreurs ?

J'espère que je ne suis pas en train de vous perdre. Je sais que tout cela est un peu compliqué. Mais c'est le monde dans lequel nous vivons.

Bombe à retardement financière n°3 :
La Chine... du moins pour le moment...


Tout le monde recommande la Chine, ces derniers temps. Mais après des années d'expérience, nous avons appris que lorsque tout le monde pense la même chose... c'est que personne ne pense !

En plus, on sait que les informations en provenance de Chine ne sont pas fiables. Au mieux, elles sont biaisées. Au pire, ce sont de purs mensonges.

Nous avons donc envoyé l'un de nos correspondants en Chine, pour découvrir la vérité. Il est allé partout, a parlé avec quiconque savait assez d'anglais pour tenir une conversation, et a vu de ses propres yeux les événements radicaux et passionnants qui se déroulent en Chine.

La conclusion est simple : oui, la Chine est à acheter pour le long terme. C'est la prochaine locomotive économique. C'est même l'économie du 21ème siècle.

Par contre, il ne faut pas acheter la Chine en ce moment. Voici pourquoi...

Depuis 2004, on a constaté une ruée frénétique vers la Chine. Les actions ont augmenté de plus de 50%, malgré le fait que l'économie s'est développée de 9% seulement (!), et que les taux ont été récemment augmentés.

Dès que la consommation chutera aux Etats-Unis -- et elle ne manquera pas de le faire -- l'économie chinoise, nourrie par les exportations, sera heurtée de plein fouet. En même temps, une bulle se développe sur les marchés de l'immobilier (les prix à Shanghai et Beijing subissent une croissance à deux chiffres depuis quelques années maintenant, et les spéculateurs s'accumulent pour profiter du boom de la construction), tandis qu'un bon nombre de banques du pays sont dans un triste état, financièrement parlant.

A plus long terme, les choses ne seront pas faciles non plus. Pour commencer, réfléchissez au fait que la Chine n'a pas de système de retraite digne de ce nom. Mais d'ici 2025, elle comptera 220 millions de personnes âgées sans véritable filet de sécurité : la politique chinoise de l'enfant unique a laissé le pays sans réseau de soutien traditionnel.

Il faut également prendre en compte le coût de la santé publique dans le rapide développement de la Chine. Ce genre de croissance industrielle rapide a un impact considérable sur la population. Et il implique de grosses factures médicales pour l'avenir. Cela suggèrerait que l'avantage comparatif de la Chine, qui peut fabriquer ses produits à des coûts très bas, ne va pas durer.

La Chine présente également un risque politique : plus de 50% de la population chinoise travaille encore dans l'agriculture et vit sous le seuil de pauvreté. A mesure qu'elle s'enrichit et que ses agriculteurs vieillissent, on verra apparaître au minimum un problème économique. Au pire, on aura un conflit politique : l'intérieur rural contre les populations urbaines de la côte et des mégalopoles, peut-être. Ce n'est pas le moment de détenir des actions chinoises.

Pour résumer, les Américains ont acheté et les Chinois ont vendu. Les Américains ont emprunté et les Chinois ont prêté. Les Américains ont gaspillé leur capital pendant que les Chinois construisaient le leur. Tout le monde en a trop fait. Les Américains ont trop de dettes. Les Chinois ont trop de capacité. La prochaine étape ne sera drôle pour personne... mais la Chine devrait s'en sortir bien mieux que les autres à long terme.


Bombe à retardement financière n°4 :
Le dollar


Les Etats-Unis ont d'énormes problèmes économiques. Cette année fiscale, le déficit budgétaire fédéral dépassera les 7% du PIB. En termes simples, cela signifie que les Etats-Unis importent substantiellement plus qu'ils n'exportent.

Le problème, c'est que depuis plusieurs années, ce déficit commercial est financé par les banques centrales asiatiques, qui ont acheté d'énormes quantités de bons du Trésor US. Dans les faits, les banques centrales asiatiques ont indirectement prêté de l'argent aux consommateurs et entreprises américains, leur permettant de continuer à consommer. Mais cela ne peut durer éternellement. En fait, les flux commencent déjà à ralentir.

Parallèlement, les étrangers achètent moins de titres libellés en dollars, si bien que la demande de dollars provenant de cette source chute elle aussi. C'est là une raison clé de penser que la dépréciation du dollar va reprendre. Bien entendu, ce n'est que la partie visible de l'iceberg.

Ce qui se passe pour le dollar est la conséquence de 1971 -- lorsque le Trésor américain a désolidarisé le dollar de l'or. Cela montre bien que les tendances peuvent durer très très longtemps. Tout cela était inévitable, prévisible et inéluctable. Lorsque les gens peuvent imprimer de la monnaie, ils finissent toujours par en imprimer trop... et la détruire. C'est ce qui s'est passé à chaque fois, tout au long de l'Histoire.

Le fusible a tenu pendant plus de 30 ans, mais tout est réuni pour que cette bombe à retardement explose prochainement. Sortez avant qu'il ne soit trop tard.

Bombe à retardement financière n°5 :
Les junk bonds


Les obligations à haut rendement -- ou "obligations de pacotille", ou encore "junk bonds" -- sont très chères. On les paie presque autant qu'une obligation gouvernementale "sûre".

Warren Buffett déclare que c'est "miraculeux", et il a profité de la hausse des prix pour vendre. Il a fait le bon choix. Aucune récompense ne justifie de prêter à des emprunteurs présentant un tel degré de risque. Mais il ne s'agit pas uniquement des obligations de pacotille : même les dettes normales des entreprises, qui rapportent en général 1,75% de plus que les obligations gouvernementales, ne rapportent plus que 1,29% supplémentaires en ce moment.

Ces rendements sont particulièrement inquiétants, étant donné que les rendements des obligations gouvernementales (c'est-à-dire les taux d'intérêt en général) ne sont plus dans une tendance baissière. Cela suggère que les marchés obligataires occidentaux sont devenus complaisants : des rendements bas reflètent qu'on n'attend pas de mauvaises nouvelles. Pourtant, le pétrole a atteint un sommet historique cet été, les mauvaises nouvelles en provenance du Moyen-Orient sont quotidiennes et les économies européennes s'enlisent.

La dernière fois que le marché s'est montré si complaisant, on était en 1996 -- juste avant la crise des marchés émergents en 1997 et le défaut sur la dette russe en 1998. Tôt ou tard, les mauvaises nouvelles vont tomber. Et lorsque cela se produira, vous ne voulez pas vous retrouver avec des "junk bonds" en portefeuille.

Le pétrole est en train de s'épuiser

Voilà une tendance de long terme ! Depuis deux siècles, le monde a extrait chaque année ou presque plus de pétrole que l'année précédente. Ce carburant a nourri la révolution industrielle et l'âge des machines en Occident. Et voilà qu'en Orient aussi, on s'y met. La Chine, l'Inde et toute la région asiatique -- qui compte une population de trois milliards de personnes environ -- s'industrialise et se modernise à une vitesse foudroyante. Le monde n'a jamais rien vu de tel. Ce qui signifie que la demande de pétrole va grimper en flèche au cours des prochaines décennies.

Mais nous avons un énorme problème.

Après 200 ans d'augmentation de la production de pétrole, le monde a finalement atteint sa limite. C'est du moins la théorie d'un groupe d'ingénieurs pétroliers, selon qui la production pétrolière mondiale a commencé à décliner -- et c'est sans retour.

A partir de maintenant, l'offre de pétrole va baisser -- alors même que la demande est sur le point d'exploser. Hmm... chute de l'offre... envolée de la demande. Est-ce que ça ne ressemblerait pas à une formule parfaite pour une hausse des prix ? Eh oui, c'est un classique.
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« Répondre #9 le: 13/08/2007 - 13:24:59 »

La crise financière pour les nuls, par une nulle…

CRISE DES « SUBPRIMES » ET OU CRISE D’UN SYSTEME

http://www.alterinfo.net/La-crise-financiere-pour-les-nuls,-par-une-nulle-_a10451.html

Sommes-nous confrontés à un nouveau jeudi noir ? La fermeture de trois fonds de la Banque BNP Paris Bas a déclenché un vent à la baisse sur toutes les places boursières. A l’origine de la panique expliquent les commentateurs, il y aurait les « subprimes ». Ces prêts immobiliers accordés aux ménages nord-américains les moins solvables et que leurs débiteurs pourraient de moins en moins honorer. Comment ces subprimes pourraient-elles déclencher une telle panique ? On nous explique que c’est parce qu’en fait elles se seraient logées dans tous les portefeuilles, dans les SICAV les plus sûres… Mais les subprimes ne sont que la partie la plus visible de l’iceberg d’une économie capitaliste spéculative. Un autre phénomène très important à comprendre pour nous Français serait en quoi la politique économique de Sarkozy admirative de la spéculation étasunienne entre t-elle dans des mécanismes de ce type ?
Danielle Bleitrach

Les subprimes de quoi s’agit-il ?

On nous présente la crise comme étant liée au fait que les ménages nord-américains non solvables ont été incités par des prêts à acheter des logements. Le portefeuille de prêts immobiliers est ventilé en trois catégorie en fonction des notes de crédit des emprunteurs: “subprime”, “non-prime”, et “prime”. Les subprimes étant le niveau de solvabilité le plus bas, qui avait été encouragé à devenir “propriétaire” dès Reagan, avec la révolution néo-conservatrice (ça vous rappelle Sarkozy ? Non?)

« Or ces derniers temps, et plus fortement dans l’année écoulée, trois tendances se sont conjuguées : la stagnation ou la baisse des salaires réels, la baisse des prix des terrains et des immeubles et la hausse des taux d’intérêts. »(1)

La stagnation des salaires réels est intervenue à partir de 2001 et malgré la pression des demandes d’emploi, le réajustement des salaires a été contenu par la précarité, le rêve du MEDEF. La baisse du prix des terrains et de l’immobilier n’avantage que ceux qui auraient les moyens d’acheter au comptant, les autres qui à un moment quelconque sont obligés de réaliser leur biens se retrouvent avec un bien moins cher, dont ils doivent continuer à payer les intérêts en hausse. (2)

    Or les prix ont commencé à redescendre depuis quelques mois. Comme les taux d’intérêt grimpaient, il leur était de plus en plus difficile d’honorer leurs prêts. Plusieurs ménages endettés, qui croyaient faire une bonne affaire, ont cessé de rembourser leurs prêts hypothécaires.

    Enfin il faut voir que la crise dite des subprimes part des pauvres surendettés, précarisés, au chômage, mais atteint de plus en plus des couches beaucoup aisées de la population (3).

    Dans une présentation de son exposition au marché dit “subprime”, ou crédit hypothécaire à risque, AIG le numéro un mondial de l’assurance et l’un des plus grands prêteurs immobiliers a déclaré que la proportion totale de défauts dans son portefeuille immobilier de 25,9 milliards de dollars avait atteint 2,5%. Il a précisé que 10,8% des prêts hypothécaires “subprime” affichaient un retard de paiement de 60 jours, mais également 4,6% des prêts de la catégorie juste au-dessus. Tout en se disant toujours “à l’aise” vis-à-vis de son exposition au crédit immobilier, AIG a déclaré que le taux de défaillance dans ses prêts hypothécaires de premier rang avait grimpé à 3,98% en juin contre 3,56 en avril et un plancher de 3,08% en juillet 2005. Ces prêts représentent 90% des prêts immobiliers d’AIG aux Etats-Unis.
    A la date du 30 juin, la branche financière d’AIG, qui accorde des prêts hypothécaires de premier et second rang, avait enregistré 3,68% de défaillances dans le subprime, 2,13% dans le non-prime et 0,81% dans le prime.(4)

    En cas de non paiement, les banques saisissent les biens immobiliers pour les vendre aux enchères, ce qui pousse les prix à la baisse et enclenche une nouvelle vague de défauts de paiements. À chaque fois, les établissements prêteurs ne récupèrent qu’une partie de ce qu’ils ont prêté. C’est ainsi que certains prêteurs hypothécaires américains ont fait faillite dernièrement.

     

    A Wall street le 7 août, American Home Montage Investissement Corp, un organisme de refinancement des prêts hypothécaires a déclaré qu’il était en défaut de paiement et il a licencié le 10 août 6000 de des 7000 employés. Mais ce n’était pas le seul, d’abord Bear Stearns, la banque d’investissements a vu deux de ses fonds spéculatifs (hedge fund) ruinés et un troisième en grande difficulté (5). Le jeudi 9 mai, c’est la banque nord-américaine Godman Sachs qui est prise dans la tourmente des subprimes. En fait depuis une quinzaine de jours, tous les investisseurs financiers traquaient les portefeuilles des institutions qui auraient des positions risquées.

    Les économistes s’entendent pour affirmer que, bien que les sommes en jeu soient considérables, ces faillites ne représentent qu’une goutte d’eau dans l’océan des marchés d’aujourd’hui. Si toutefois la situation perdure, la confiance pourrait disparaître dans le marché des prêts. Les entreprises, les particuliers, et même les gouvernements auraient alors de la difficulté à emprunter. Le crédit étant essentiel au bon fonctionnement de l’économie, une récession pourrait survenir.

    Effectivement c’est ce qui semble s’être bien passé le fameux jeudi 9 août. Depuis plusieurs semaines on parlait des difficultés de la Banque allemande WestLB (17 milliards de dollars dans les subprimes nord-américaine), c’est de BNP Paris bas qu’est venu la décision de fermeture des fonds.

    A cette annonce les banques ont refusé toute opération de refinancement, de prêts aux autres établissements financiers. Une sorte de mesure contre la fièvre aphteuse au niveau bancaire, ce qui s’est immédiatement traduit par une envolée du taux des prêts interbancaires (passant de 4,10 à 4,70). Le loyer de l’argent a alors atteint le taux le plus élevé depuis 6 ans.

    C’est cette situation que les banques centrales ont prétendu éviter en injectant des liquidités. Il faut restaurer “la confiance”, et en système capitaliste “la confiance” des investisseurs ça se paye par des cadeaux demandés aux salariés, aux pauvres. Donc les banques centrales prêtent aux institutions financières l’argent qu’elles ne trouvent plus sur le marché monétaire, afin que celles-ci puissent continuer à jouer leur rôle de prêteurs. Mais la réaction très rapide et massive des Banques Centrales fait mesurer que la situation risquait de dégénérer et que nous étions au-delà du problème des subprimes. Et la réaction a été au premier chef celle de la Banque Centrale Européenne. Pourquoi ? La Banque Centrale Européenne (BCE) est intervenue une première fois elle a injecté 94,8 milliards d’euros pour remédier à cette pénurie de liquidité. A ce jour la BCE a injecté plus de 130 milliards d’euros. C’est-à-dire plus que face aux attentats du 11 septembre 2001 ? Pas mal pour le non paiement des dettes des ménages non solvables en matière de prêts immobiliers. La FED et à peu près toutes les autres banques centrales de la planète se sont mises à injecter des liquidités.
    S’il s’agissait seulement des subprimes nord-américaines, on comprendrait mal le phénomène. Même si le non remboursement des subprimes se combinaient avec une crise de l’immobilier aux Etats-Unis qui touche des couches plus aisées que les ménages non solvables.

    Mais si cette explication était totalement insuffisante ?

    Les subprimes ne sont que le niveau visible de l’iceberg. La crise des liquidités, crise de confiance, n’est pas simplement lié au défaut de paiement des ménages non solvables nord américain, mais c’est tout le système de financement de l’économie par le biais des CDO, des jeux monétaires, qui est en cause.

    En fait dans le contexte du boom immobilier de 2000 à 2005, des prêts ont été consentis à des ménages dont le profil financier n’était pas solide. Ces prêts ont été «titrisés », c’est-à-dire transformés en titres financiers, qui ont servi de socles à toute une gamme de produits dérivés (CDO). Au moins deux phénomènes se mêlent le surendettement, une consommation surgonflée par un surendettement qui ne correspond pas aux revenus salariaux et pas seulement des plus pauvres, devient de plus en plus poussive et fait peser des risques sur l’économie, en particulier à travers le marché immobilier. Un deuxième phénomène est celui des conditions d’achat à crédit des entreprises par des sociétés financières.

    A travers les bourses et la financiarisation de l’économie nous avons une extension planétaire du « Carry trade », de quoi s’agit-il ? Tout simplement de jouer sur la différence du coût du crédit dans une place pour investir dans une autre avec l’argent emprunté ailleurs. Ce qui se combine avec les LBO, a crédits servant pour des opérations de rachat par endettement (”leverage buyout”, LBO)..

    Le carry trade consiste à jouer sur les monnaies et les taux d’intérêt de pays à pays, le Japon vers un autre pays puisqu’on on emprunte de yens à un taux d’intérêt de 0,5% pour investir par exemple en Nouvelle Zélande où les taux d’intérêt sont à 8% ou on achète des bons du trésor etasunien. Ce qui fonctionne bien tant que le yen baisse, mais si le yen monte et tout indique qu’il est parti à la hausse, cela peut aboutir à des pertes énormes. Autre facteur d’inquiétude actuel. (4).

    Mais la carry trade joue également dans l’utilisation des fonds empruntés toujours au Japon, qui a joué ces dernières années un taux d’intérêt quasi inexistant, pour être placés dans des obligations à haut rendement (CDO et CLO). On emprunte à crédit pour acheter des entreprises et revendre aussitôt.

    Nous avons donc une économie de casino qui engendre des phénomènes spéculatifs, mais cette spéculation n’est pas purement virtuelle, elle repose dans tous les cas dans sur un renforcement de l’exploitation, un accroissement monstrueux des inégalités au niveau planétaire.

    Spéculation et hauts rendements

    Comment créer de hauts rendements ? Il y a les entreprises que l’on restructure, dont on gonfle les performances pour les actionnaires boursiers. Un exemple récent, la multinationale anglo-hollandaise Unilever annonce une augmentation de 16% de ses bénéfices au second trimestre 2007, et elle annonce dans la foulée la suppression de 20 000 emplois dans le monde - 11% de ses effectifs -, dont la plupart en Europe. C’est un mécanisme bien connu décrit par une dépêche de Radio Canada : “Unilever (…) prévoit que ses bénéfices continueront d’augmenter à la suite des suppressions de ces emplois. Les investisseurs ont très bien accueilli l’annonce de ces mises à pied qui réduiront les coûts et feront augmenter les profits. effectivement cette annonce a propulsé l’action d’Unilever en hausse de 8 % à la Bourse d’Amsterdam.Chacun mesure bien ce que cet exemple devenu système signifie de surexploitation, de délocalisation, et donc qu’au bout de la chaîne de ces prédateurs il y a le chômage, la précarité, et même le suicide des salariés. Ou comment l’économie virtuelle financière gouverne l’économie réelle que l’on prétend aujourd’hui en bonne santé et donc susceptible d’amortir la crise financière. sans doute comme la stagnation des salaires liée à la hausse des taux d’intérêt et à la déprime du marché mobilier développent “la paupérisation” du “propriétaire”, en fait simple métayer par endettement. Ca c’est pour l’économie réelle, celle dont Bush et Sarkozy prônent “la santé” et invitent par des “cadeaux fiscaux à la confiance”.

    Mais à l’économie virtuelle celle où sont générés les profits fiscaux, revenons au niveau financier dont les outils sont les fonds de capital investissement et les fonds spéculatifs (hedge funds) .

    Le capital investissement : il s’agit de sociétés financières qui acquièrent des entreprises, parfois en difficulté, parfois en panne d’actionnaires pour avoir les liquidités, ces sociétés achètent ces entreprises et les revendent avec de très gros profits et en faisant pour cela appel à la bourse à des financements massifs à crédit (860 milliards de dollars de titre ont été ainsi émis au premier semestre 2007, c’est-à-dire 40% de plus qu’un an plus tôt) . Leurs dettes sont placées sur le marché par le biais de titre appelés CDO. (Collateralized debit obligation).
    Or depuis quelques semaines, on peut même parler de mois, ces titres suscitent beaucoup d’inquiétude. Le capital investissement a de plus en plus de mal à placer leurs titres qui sont en fait des dettes, on cite le cas de KKR le géant qui n’arrive plus à placer les actions Chrysler. Le marché guette qui a des titres de ce type or les fonds spéculatifs et même ceux à moindre risque s’en sont gavés comme ils se sont gavés des subprimes. L’inquiétude face au subprimes s’est donc doublé d’une inquiétude face à un sytème plus général qui gangrène l’économie.

    La BCE dans sa récente note mensuelle a signalé que les LBO (opérations de rachat par endettement : “leverage buyout”, LBO).. présentent des similitudes avec les crédits immobiliers à risque (”subprime”), actuellement en pleine crise. Selon la BCE ces similitudes “pourraient susciter des inquiétudes concernant la stabilité financière dans le cas d’un changement du cycle des crédits”. Elle note toutefois que les acteurs du marché des LBO “se connaissent en général très bien dans le secteur financier”, ce qui n’est pas toujours le cas dans le marché des “subprime”, et peuvent donc se protéger contre les faiblesses passagères. On serait rassuré si ce genre de discours lénifiant n’avait pas pris un caractère systématique, ainsi c’est la déclaration de la banque de France du 3 août qui explique que l’Europe ne risque rien. C’est Bush vantant la bonne santé de l’économie nord-américaine et le fait que suffisamment de liquidité étaient disponibles sur le marché nord-américain « pour atterrir en douceur ». Alors même que des économistes tablent sur une crise plus durable que les précédentes, parce que l’économie nord-américaine est déprimée, l’endettement des ménages fort, et parce que la bulle immobilière peut exploser dans d’autres pays. Beaucoup de ces économistes se prononcent pour une baisse des taux d’intérêt des banques centrales, ce qui comme on l’a vu est par ailleurs une incitation à la spéculation dans un système qui s’en nourrit. D’autres invitent les gouvernants et les possédants à se réfugier dans l’or.
    Parce que le fait est que les banques européennes se sont montrées particulièrement goulues avides de hauts rendements. Aux USA, le capital investissement représente près de 40% du marché fusion et acquisition, mais en Europe les opérations de ce type ont cru de 50% en un an, d’où l’extrême vulnérabilité et le fait que la crise s’est déclenchée en Europe avec la fermeture des fonds de BNP Paris Bas comme facteur déclenchant du jeudi noir (5). Là encore le jeudi noir dix août où se déclenche la panique sur les marchés boursiers, n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein.

    Ce qu’il faut bien mesurer donc c’est qu’il ne s’agit pas seulement du seul secteur des prêts immobilier par une clientèle étasunienne non solvable, mais que le boom immobilier, le surendettement auxquels était invité les ménages correspondait au mode de développement global de l’économie, elle-même basée sur le surendettement et les hauts rendements à partir de la pression sur les plus pauvres. Il faut bien mesurer que les Etats-Unis sont à la source du phénomène, mais celui-ci s’était mondialisé et la crise des « subprimes », en fait des CDO, s’est rapidement étendu et a obligé la plupart des banques centrales à injecter des liquidités. Enfin il faut voir que la crise dite des subprimes part des pauvres surendettés, précarisés, au chômage, ne serait-ce que par le biais de la crise immobilière étasunienne, mais en fait cette crise atteint des couches beaucoup aisées de la population .

    Quelle que soit l’issue de cet épisode de crise, il est évident que les subprimes ne sont que l’effet déclencheur comme récemment l’a été la décision de limiter les transactions à la Bourse de Shangai. Ce qui apparait clairement dans cette nouvelle crise est qu’un système d’exploitation de plus en plus aggravé tant dans les pays du sud que désormais l’existence d’un sud à l’intérieur du nord et qui s’étend à des couches de plus en plus large, combiné à une économie virtuelle de spéculation, ne peuvent qu’engendrer des crises à répétition, ce que Marx dans le Manifeste définissait déjà comme des crises de surproduction. Et comme chaque crise aboutit à une pression accrue de l’exploitation, une tentative pour extraire toujours plus de profit du travail, l’effet de crise s’accentue, avec ses symptômes un chômage qui perdure et d’étend, une croissance qui demeure poussive et ces vagues de panique. Nous sommes non pas seulement dans des crises financières à répétition mais dans une crise systémique.

    Dans un récent article ici même, je vous expliquais que le véritable problème que soulevaient les « vacances de Sarkozy » était sa vassalisation aux Etats-Unis. Jusqu’où va-t-elle. Ce qui est sur c’est que son adhésion au modèle nord-américain est lisible dans ses choix économiques, ceux qui sous couvert du « enrichissez vous » exerce une pression insoutenable non seulement sur les couches les plus défavorisées, mais également sur les couches moyennes, qui utilise le surendettement y compris budgétaire comme l’instrument d’une recomposition du budget de l’état vers toujours plus de privatisation, vers la mise en coupe réglée des services publics.

    Danielle Bleitrach

    (1) Dans Grand soir, article de Vincent Présumey
    http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=5336
    “Hausse des taux et prix des terrains et des bâtiments sont liés par une relation qui est l’un des rapports sociaux les plus irrationnels du mode de production capitaliste : le prix foncier est formé par capitalisation de la rente foncière, c’est-à-dire que le loyer moyen (ou, pour des terres agricoles, le fermage) est considéré comme l’intérêt d’un capital qui est le prix du terrain. Mathématiquement, si les taux d’intérêt montent les prix fonciers baissent, et inversement. Etrangement, mais ce rapport social fonctionne bel et bien, cela veut dire en partie que moins c’est cher, plus vous payez ! (c’est là la clef pour analyser le lien étrange entre loyers et prix immobiliers, abordé dans l’article Bulle immobilière : le krach menace, www.legrandsoir.info/article.php3 ? (…) Avec les subprime mortgage, la boucle est bouclée : la transformation des salariés en “propriétaires” aboutit à leur expropriation encore un peu plus achevée, leur propre salaire leur étant repris sous forme de prix fonciers (rente) et d’intérêts à payer pour l’éternité. C’est au moment même de la proclamation du salarié comme propriétaire que s’achève en fait son expropriation et qu’il devient un pauper. “id_article=2927″

    (2) Dans le même article : “Or, les taux d’intérêts ont nettement remonté aux Etats-Unis depuis un an et demi, malgré la Fed qui s’est alignée sur cette tendance et ne l’a pas suscitée -cette perte de contrôle partielle de la Fed sur les taux US est d’ailleurs un fait économiquement et politiquement nouveau.
    Ce renchérissement de ce qu’il est convenu d’appeler le “loyer de l’argent” est en effet, au fond, une réaction à la baisse comparative du dollar par rapport aux autres monnaies, surtout l’euro, et en partie une réaction à la difficulté relative croissante de placer des bonds du trésor US à l’étranger, où des quantités énormes se trouvent déjà, la plus grande concentration se situant … en Chine. ” Sur cette dernière question voir l’article de Paul Craig Roberts. “Oncle Sam, votre banquier vous en avisera”. L’article émet l’hypothèse que la nouveauté de la situation est que la FED (réserve fédérale) ne contrôle plus les taux d’intérêt et que Wall street et la maison blanche, de fait tout l’occident, sont obligés de plier devant la Chine. “Si les marchés financiers occidentaux sont assez intelligents pour comprendre le message, les taux d’intérêt US monteront sans se soucier de toute autre action de la Chine. En ce moment, la Chine n’a pas besoin de vendre une seule obligation. En un instant, la Chine a fait comprendre que les taux d’intérêt US dépendent d’elle, pas de la Réserve Fédérale.” http://www.alterinfo.net/Oncle-SAM,-votre-banquier-vous-avisera-maintenant_a10388.html?PHPSESSID . C’est l’analyse que nous faisons dans Les Etats-Unis De Mal empire. Ces leçons de résistance qui nous viennent du Sud. Aden ed. 2005

    (3) A la fin juillet, la société Country wide Financial, leader du crédit immobilier residentiel nord-américain a constaté un retard de paiement significatif chez les foyers solvables aisés. Angelo Mozilo, le patron de cette société a déclaré « les prix des maisons baissent comme on ne l’a jamais vu depuis la dépression des années 30 », le marché a-t-il estimé ne se relevera pas avant 2009.
    (4) Reuters - Jeudi 9 août, 16h58. Les défauts de paiement dans le crédit immobilier sont devenus plus fréquents chez les emprunteurs de la catégorie juste au-dessus du subprime », déclare l’assureur American International Group.

    (5) Notons que la méfiance vient de loin si le 10 août bear Streams perd 6,30% en Bourse, la perte est de 31% sur trois mois.

    (6) Il est à noter que la crainte du relèvement du Yen a déjà produit un retour vers cette monnaie qui a accru les effets de la crise dite des subprimes. En 1998, le yen avait connu cet effet de ré-évaluation (environ 20%) qui avait laissé sur le carreau quelques spécialistes de ce carry trade.

    (7) Dans le genre plus hypocrite que moi tu meurs, il faut noter le 3 août l’intervention de la Banque de France qui déclarait que la crise des subprimes ne toucherait pas l’Europe ((cf. Le Figaro de ce jour). La question qui est sur toutes les lèvres est à présent de savoir où va s’arrêter le cyclone, alors que les incertitudes planent sur les pertes exactes que la crise du “subprime” va entraîner pour les banques touchées. Et “s’il y a une chose que les marchés détestent, c’est l’incertitude”, souligne Gilles Moec, chef économiste de Bank of America. “Les conséquences ne vont pas rester limitées aux marchés financiers”, avertit Jörg Krämer, chef économiste de la Commerzbank. “La conjoncture aux Etats-Unis, et donc dans le monde, va encore longtemps souffrir des suites négatives”.


Dimanche 12 Août 2007
Danielle Bleitrach

43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.
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« Répondre #10 le: 20/08/2007 - 15:11:39 »


Algériens de l'étranger et d'Algérie ayant des devises dans des banques étrangères, surtout Européennes ( France, Uk, Allemagne, Espagne, Italie, Suisse, Luxembourg) et américaines ( USA, Canada), VOUS DEVEZ RETIRER IMMEDIATEMENT VOS DEVISES EN CASH DE CES BANQUES ETRANGERES  CAR LES MOIS DE SEPTEMBRE, OCTOBRE, NOVEMBRE ET DECEMBRE 2007 SERONT DURES POUR CES BANQUES. IL Y A DES RISQUES IMPORTANTS DE PENURIE DE CASH AU NIVEAU DE CES BANQUES A CAUSE DE LEURS PERTES FARAMINEUSES. LES CAS DE BANQUES EN CESSATION DE PAIEMENT COMMENCENT A APPARAITRE DANS CES PAYS. CERTAINS CLIENTS N'ARRIVENT MEME PLUS A RECUPERER LEURS ARGENTS ET EPARGNES EN CASH CAR LEURS BANQUES N'ONT PLUS ASSEZ DE CASH DANS LEURS COFFRETS.

VOUS DEVEZ RETIRER IMMEDIATEMENT VOS DEVISES EN CASH DE CES BANQUES ETRANGERES ET GARDER LES CHEZ VOUS AU CHAUD EN ATTENDANT QUE CETTE GRAVE CRISE FINANCIERE PASSE. NE FAITE SURTOUT PAS CONFIANCE A LEURS DISCOURS RASSURANTS CAR LEURS PLUS GROS CLIENTS SONT ENTRAIN DE RECUPERER DISCRETEMENT LEURS DEVISES EN CASH.


UN HOMME AVERTI EN VAUT DEUX

Scène de panique chez les épargnants américains : ruée sur les dépôts de Countrywide Financial
http://www.alterinfo.net/Scene-de-panique-chez-les-epargnants-americains-ruee-sur-les-depots-de-Countrywide-Financial_a10586.html

Scène de panique chez les épargnants américains : ruée sur les dépôts de Countrywide Financial
Le jeudi 16 août, des centaines de détenteurs inquiets ont assiégés plusieurs agences de la banque Countrywide Financial en Californie au fur et à mesure qu'ils voyaient la maison mère Countrywide s'approcher de la faillite. Malgré des injections de plusieurs dizaines de milliards de dollars, les actions de la banque continuaient à piquer du nez jeudi aggravant encore plus les craintes des épargnants.

La manchette du Los Angeles Times titrait « Une ruée pour retirer du cash » et commentait que « des clients angoissés ont saturé le standard téléphonique de la banque et le site Internet de Countrywide Bank ; ils ont également assiégé les agences de la banque pour retirer leur épargne suite au fort soupçon qui plane sur la solvabilité du prêteur hypothécaire qui est propriétaire de la banque. »

Comme le note le quotidien, la scène ne s'était pas produite depuis la fin des années 80, quand la crise des banques d'épargnes avait broyé les économies de millions d'américains.

« Il y a tellement de gens qui se présentent pour retirer une partie ou la totalité de leur argent, que dans certains cas les gens doivent laisser leur nom. » Des centaines de gens se sont rués sur les agences de Countrywide à Laguna Niguel, Pasadena et West Los Angeles. « C'est parce qu'on craint une faillite, » dit Bill Ashmore, le président d'Irvine Impac Mortgage Holdings, une société que s'est elle-même sauvée de la faillite en suspendant toutes les activités de prêt et en mettant des centaines d'employés à la porte.

« Ma femme a totalement pétée les plombs » dit-il. « Je ne veux plus avoir à faire à ça. Je m'en fiche de perdre des intérêts sur 90 jours ou de savoir que la FDIC sert d'assurance - Je veux juste retirer mon argent, » dit Ashmore après une demi heure d'attente pour récupérer 500.000 dollars.

Le champion local du hockey en 1970, lui aussi décidé à retirer ses économies, affirme pour sa part qu'il n'est « pas certain que la banque va couler », mais qu'il « cherche seulement à se protéger ».

Dimanche 19 Août 2007
Solidarité et progrès

Une banque de l'état allemand renfloué pour 23 milliards de dollars
http://www.alterinfo.net/Une-banque-de-l-etat-allemand-renfloue-pour-23-milliards-de-dollars_a10598.html

Vendredi, peu après la clôture des marchés, la presse a révélé que l'autorité monétaire allemande, le Bundesanstalt für Finanzdienstleistungsaufsicht (BaFin), aurait orchestré le renflouement de la banque LandesBank Sachsen, une banque gérée par le Land (région) de Saxe. L'association allemande des caisses d'épargnes aurait rendu disponible un crédit de 17,3 milliards d'euros pour secourir les opérations de la banque, rapporte le quotidien allemand Sächsische Zeitung.

Il y a encore deux jours, LB Sachsen disait haut et fort que son Ormond Quay Fund, un de ses fonds basé en Irlande et investi pour plus de 82 % sur le marché américain des crédits hypothécaires à haut risque « subprime », n'avait aucune difficulté, puisque la plupart de ses prêts (exclusivement des ABS) étaient cotés AAA. Mais l'AAA en question s'avère en réalité sans valeur. La somme des 17,3 milliards d'euros injecté correspond à l'exposition totale d'Ormond Quay.

Dans un développement similaire, la compagnie d'assurance Atradius avertit que les sociétés allemandes qui ont été prises sous contrôle des fonds d'investissements, représentent un plus haut risque de défaut de paiement. Le responsable d'Atradius Peter Ingenlath, interrogé par le Süddeutsche Zeitung, souligne que c'est par ce lien que les sociétés allemandes sont prises en otage par la crise du crédit hypothécaire américain.

Lundi 20 Août 2007
Solidarité et progrès


43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines

LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri

http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.
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« Répondre #11 le: 22/08/2007 - 14:19:56 »

Y a informaticien,

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Tu oublies les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité.  

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?

voir Le Krach d’août 2007 : pendant les vacances, le système financier se désintègre
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-Krach.php3

voir Coûts, méfaits et dangers du dollar
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=RUI20070430&articleId=5522
et
http://www.alterinfo.net/Les-dangers-de-la-politique-monetaire-des-Etats-Unis_a10128.html
et
http://www.babylontoday.com/national_debt_clock.htm


Saha informaticien pour ton commentaire suivant :

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" "potecoloniale" continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.


Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, pme, pmi, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas, ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyer vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à l'adresse suivante :

Christine Lagarde (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France
Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr
E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"


Elle occupe la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers
L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats Unis


Par Sofiane Bouayad/ Traduit par B. A - El Khabar - mercredi 22 aout 2007

Les investissements algériens aux Etats-Unis ont atteint 43 milliards de dollars, l’Algérie occupe ainsi la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers.

Selon un rapport de l’institut Paterson de l’économie internationale aux Etats-Unis, l’Algérie occupe la 9ème place en terme d’investissements étrangers, surtout en ce qui concerne les investissements de titres du Trésor qu’elle possède à travers une Caisse d’investissement créée par le Gouvernement algérien en 2000.

Les investissements algériens, selon le site « tout sur l’Algérie » aux Etats-Unis, viennent après ceux des Emirats Arabe Unis qui vont de 500 à 875 milliards de dollars, Singapour entre 300 et 430 milliards de dollars, la Norvège avec 380 milliards de dollars, le Koweït 174 milliards, la Russie 122 milliards…etc, ces pays, tout comme l’Algérie, se basent sur les hydrocarbures.

Le cabinet d’avocat Baker et Mckenzie, géré par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, sera le conseiller du gouvernement algérien en ce qui concerne ses investissements aux Etats-Unis. (au moins 43 milliards de pétrodollars)

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"


Algérie-France : Quand Christine Lagarde conseillait l’Etat algérien (exclusif)
Par hayet zitouni le 01/07/2007 à 07:05
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=273

Christine Lagarde, le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l'économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"


En conclusion, le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie est en réalité localisé au 139, rue de Bercy 75572  Paris Cedex 12 , FRANCE.

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, pme, pmi, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas,  ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyé vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à cette adresse :

Christine Lagarde (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Economie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France

Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr ou E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s



"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"


Gestion occulte des finances publiques : les raisins de la colère
Par said kaced le 21/08/2007 à 12:06
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=718

Le gouvernement algérien investit 43 milliards de dollars aux Etats-Unis, essentiellement en emprunts obligataires de l’Etat américain, mais ne rend compte à aucune institution du pays sur la gestion de ces avoirs colossaux.

Au-delà de la fierté circonstancielle que l’on pourrait tirer du fait de prêter à la première puissance militaire – du reste la plus endettée au monde-, combien d’actions occultes resteront, peut-être à jamais, dans la méconnaissance de nos preux représentants de la Nation, réunis au sein d’une Assemblée–croupion ?

A l’heure où l’on s’interroge en quelques médias sur l’utilité des partis – question ô combien récurrente, mais fort peu innocente – qui oserait demander au sein de l’auguste Assemblée des comptes au gouvernement Belkhadem sur les torts causés au bon fonctionnement démocratique par le maintien de l’état d’urgence ? Car, cette «petite contingence», imposée par des impératifs sécuritaires inopportuns par endroits, met à l’abri du contrôle populaire des scandales de portée planétaire – les zones d’ombres autour du crash financier du groupe Khalifa pour n’en citer que le plus récent – qui permettent, hélas, à des organismes internationaux de classer l’Algérie dans la catégorie, peu glorieuse, des pays «à hauts risques».

Quel député commencerait à «éplucher» sérieusement les propositions de budgets de tel ou tel ministère, particulièrement celui de la Défense aux dépenses inconsidérées et inutiles, lors de la prochaine présentation du projet de loi de finance ?

Cela n’est pas fortuit au moment où les Algériens s’apprêtent à subir les affres de la hausse infernale des prix lors du Ramadhan. Nos compatriotes comprennent, de moins en moins, l’étalage outrancier de richesses – 80 milliards de dollars en réserves de change – qui ne se traduit pas par une amélioration de leurs conditions de vie, souvent très précaires pour le plus grand nombre d’entre eux.

Dans le même temps, leurs élus relaient, peu ou prou, les inquiétudes légitimes qu’ils manifestent en cercle restreint – les grands rassemblements populaires étant prohibés, exacerbant ainsi leur rancœur et leurs frustrations. Loin de nous l’idée de suggérer que le germe de l’explosion sociale prolifère à l’ombre des lois d’exception. Les raisins de la colère…


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.[/color]

Les fonds d'épargne sur les marchés monétaires sûrs, ne sont pas si sûrs
Solidarité et progrès - Mercredi 22 Août 2007
http://www.alterinfo.net/Les-fonds-d-epargne-sur-les-marches-monetaires-surs,-ne-sont-pas-si-surs_a10655.html

Bien que les fonds investissant sur les marchés monétaires soient considérés parmi les placements les plus sûrs pour 40 millions d'épargnants américains, l'effondrement du marché hypothécaire et la crise du crédit qui s'ensuit, les menacent désormais. Deux économistes ont confié à l'EIR lundi que les fonds monétaires ont investi 100 milliards de dollars dans les fameuses CDO (obligations adossées sur des dettes regroupées) liées aux bulles des hypothèques « subprime » et « jumbo », ainsi que 100 autres milliards dans le marché des ABCP (Créances de trésorerie à court terme, titrisées) qui a été secoué ces deux dernières semaines par son incapacité à faire refinancer ses prêts à court terme. L'ensemble des investissements de ces fonds monétaires équivaut à un peu moins de 3 000 milliards, ce qui veut dire que les pertes sur ces deux marchés pourraient les affecter significativement , jusqu'à remettre en question la garantie qu'ils donnent aux épargnants de retrouver leur capital nominal.

Ces CDO ont déjà éradiqué début juillet deux grands hedge funds de la banque Bear Stearns et les ABCP ont déjà mis en danger le marché Canadien (10 % des ABCP d'Amérique du Nord) mi-août.

Sans révéler les montants investis par les fonds monétaires dans ces secteurs en effondrement, Bloomberg News Service confirmait lundi que ces fonds, contrôlés par les banques, courraient de grands risques. Bloomberg a rapporté que 300 milliards d'investissement de ces fonds (environ 10 % de leur totalité) étaient grandement exposés aux CDO et aux ABCP qui ont été absorbés par la crise des hypothèques. Bloomberg cite quatre banques contrôlant des fonds monétaires qui avaient en juin une exposition à hauteur de 6 milliards : Morgan Stanley, Bank America Corp., Fidelity Investments, et Credit Suisse Group.


Scandale : Le français Capital Fund Management menacé d'une lourde perte
La Tribune.fr - 24/08/07

http://www.latribune.fr/info/Le-francais-Capital-Fund-Management-menace-d-une-lourde-perte-~-ID3B12B73B129BD247C1257340003ABED1-$Channel=Bourse

Capital Fund Management serait une des victimes du dépôt de bilan suspect du gérant américain Sentinel sur lequel enquête la SEC. La société française de gestion privée risque de perdre jusqu'à 630 millions de dollars selon la presse.

Selon des informations publiées dans les Echos ce vendredi, la société française de gestion privée Capital Fund Management (CFM) pourrait perdre jusqu'à "630 millions de dollars, soit 15 % de ses actifs", suite à la faillite de la société d'investissement américaine Sentinel, via l'un de ses fonds spéculatifs, Discus Master Fund.

De son côté, l'Agefi repend le montant de 407 millions de dollars (300 millions d'euros), annoncé jeudi dans le Financial Times. D'après le quotidien financier, CFM aurait envoyé une lettre à 600 de ses clients pour les informer de ses pertes potentielles.

La société d'investissement américaine Sentinel Management Group a déposé le bilan le 17 août, trois jours après avoir annoncé le gel de 1,5 milliard de dollars d'actifs en invoquant des problèmes de liquidité liés à la crise financière actuelle.

Un argument écarté par l'autorité boursière américaine, la Securities and Exchange Commission (SEC), qui a déposé plainte lundi contre Sentinel, l'accusant d'avoir siphonné les comptes de certains de ses clients pour alimenter les siens, à hauteur d'au moins 460 millions de dollars. Le français CFM serait donc victime d'une fraude et non de ses choix en matière d'investissement, la procédure initiée par la SEC lui laissant entrevoir la possibilité de recouvrer ses fonds.


Le hedge fund français CFM serait mis en difficulté par Sentinel
Vendredi 24 août, 8h49

http://www.journaldunet.com/economie/actualite/depeche/reuters/392044/le_hedge_fund_francais_cfm_serait_mis_en_difficulte_par_sentinel.shtml

PARIS (Reuters) - Le hedge fund français Capital Fund Management (CFM) pourrait enregistrer une perte allant jusqu'à 630 millions de dollars à la suite de la faillite de la société d'investissement américaine Sentinel, rapporte la presse française.

Personne n'a pu être joint dans l'immédiat chez CFM pour commenter l'information.

L'Agefi, qui cite "de bonnes sources financières", rapporte que CFM a informé ses clients d'une perte potentielle de 400 millions qui "correspond à 10% de l'ensemble des encours sous gestion de la société". "Il y aura un recouvrement au moins partiel", affirme cette source à l'Agefi.

Pour les Echos, "au total près de 630 millions de dollars sont menacés, soit près de 15% de ses actifs" de la société créée en 1991. Le Figaro avance, quant à lui, que "le fonds français risque de perdre dans l'aventure près de 30% de son actif".

Le hedge fund gérait, fin juin, environ quatre milliards de dollars d'actifs.

Victime de la crise des crédits immobiliers, Sentinel s'est placé le 17 août dernier sous la protection du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites et fait l'objet d'une plainte pour malversation de la part du régulateur boursier américain, la Security and Exchange Commission.


La crise financière a déjà contraint plusieurs hedge funds à fermer
lefigaro.fr - ANNE BODESCOT. Publié le 24 août 2007

http://www.lefigaro.fr/marches/20070824.FIG000000080_la_crise_financiere_a_deja_contraint_plusieurs_hedge_funds_a_fermer.html

Alors qu'un fonds français spéculatif est pris au piège, les gestionnaires évaluent les dégâts.
 
UN HEDGE FUND français, Discus Master Fund, géré par CFM (Capital Fund Management) fait de façon inattendue les frais de la crise du subprime. Comme beaucoup de fonds spéculatifs internationaux, il avait confié la gestion de ses liquidités à la société d'investissement américaine Sentinel. Une société qui a déposé son bilan la semaine dernière et est accusée de malversation par la SEC, le gendarme de la Bourse américaine. Le fonds français risque de perdre dans l'aventure près de 30 % de son actif.
 
Un hedge fund de plus en difficulté ? Depuis quelques semaines, les faillites se sont multipliées. Bear Stearns liquide deux de ses fonds. Chez Sowood, deux autres, gérés par un ancien de Harvard, avec près de trois milliards d'actif, ont subi le même sort. United Capital Market aurait gelé les rachats sur certains de ses fonds, Caliber Global Investments (908 millions de dollars d'actif) serait sur le point de fermer, etc.
 
Ces fonds investis sur les subprime américains ont pris la crise de plein fouet. Mais ces dernières semaines, d'autres hedge funds, investis, eux, en actions, se sont aussi effondrés. « Un fonds de Highbridge, l'un des plus importants gestionnaires américains, a perdu 20 % entre la fin juillet et la mi-août. Un autre, Campbell, a dévissé de 13 %, après avoir déjà perdu 15 % entre la mi-juillet et la mi-août », observe Stanislas Bernard, directeur de la gestion alternative chez Rothschild & Cie Gestion.
 
Pour la plupart, ces fonds étaient gérés à partir de modèles mathématiques, devenus brusquement aveugles dans un contexte de marché atypique. « Mais ils se sont vite repris. Le fonds de Goldman Sachs, par exemple, où 3 milliards de dollars ont été injectés au pire de la crise, a perdu 28 % du 1er au 10 août, mais a déjà regagné 12 % », souligne Cyril Julliard, président d'Eraam, société de gestion alternative.
 
Mais beaucoup d'autres fonds, qui ont d'autres stratégies d'investissement, ont, eux, bien résisté. Certains ont même fait de bonnes affaires. Deux fonds de Paulson, qui pariaient sur un effondrement des subprime, ont gagné 55 % et 30 % en juillet quand le marché s'est effondré.
 
Le moment d'investir
 
Au total, la catastrophe a été évitée. Selon l'indice HFR, sur les quinze premiers jours d'août, les hedge funds ont perdu en moyenne 5 %. Une baisse exceptionnelle pour cette industrie, mais nettement plus sage que celle des marchés d'actions.
 
Les investisseurs, qui désertent massivement les sicav monétaires dynamiques (lire ci-contre), n'ont d'ailleurs pas fui les hedge funds. « Beaucoup imposent aux souscripteurs qui veulent sortir de prévenir plusieurs mois à l'avance. Cela les a protégés du mouvement de panique. D'ailleurs, les hedge funds qui ont eu des difficultés sont souvent ceux repris par les grandes banques, qui ont voulu s'affranchir de cette règle et offrir plus de liquidité aux souscripteurs », note Stanislas Bernard.
 
Les hedge funds pourraient même aujourd'hui tirer profit de la crise. « Ils ont des opportunités d'investissement sur les marchés actuels. Certains, jusque-là fermés, rouvrent. Et les investisseurs professionnels qui les souscrivent savent que c'est le moment d'investir », estime Louis-Armand de Rougé, chez Richcourt Fund Advisors.

En ce temps là, la BCE pompait...et les banques allemandes absorbent
http://www.alterinfo.net/En-ce-temps-la,-la-BCE-pompait-et-les-banques-allemandes-absorbent_a10698.html
Vendredi 24 Août 2007- Solidarité et progrès
voir Le Krach d’août 2007 : pendant les vacances, le système financier se désintègre
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-Krach.php3

Une fois encore, la Banque Centrale Européenne (BCE) a mis en place une rallonge de crédit pour les banques de 46 milliards d'euros. Cette somme vient s'ajouter à l'injection routinière de 229 milliards d'euros pour la semaine à venir, soit 37 milliards de plus qu'à son niveau précédent. Notons aussi que depuis le début de la semaine la Réserve Fédérale américaine a injecté l'équivalent de 12 milliards d'euros et que des deux côtés de l'Atlantique, la pression se fait croissante pour que les banques centrales abaissent leurs taux et couvrent les marchés de liquidités.

Alexander Stuhlmann, le président du directoire de la banque allemande West LB, a déclaré à Business Daily que les troubles du marché immobilier américain créaient des difficultés aux banques allemandes pour accéder au crédit de leurs partenaires étrangers. Stuhlmann a indiqué aux journalistes, avec un euphémisme typique des milieux financiers, que les banques allemandes n'étaient « pas dans une situation sans problèmes ».

Ce que les initiés de la finance rapportent en termes généraux, c'est que le nombre de banques de la zone euro ayant des problèmes sérieux pour refinancer leurs opérations autour des hypothèques et des créances de trésorerie augmente. Le marché du crédit à effet de levier qui avait permis de regonfler la bulle s'est asséché et les banques privées de la zone euro n'ont plus que la BCE vers qui se tourner pour obtenir des prêts relais extraordinaires de jours en jours.

D'après le Frankfurter Allgemeine Zeitung, 280 milliards d'euros de créances de trésorerie en Europe ne trouvent pas de refinancement pour l'instant.


Sous quel pavillon navigue la Banque nationale suisse?
par Reinhard Koradi, Dietlikon
http://www.horizons-et-debats.ch

La crise immobilière aux Etats-Unis s'est annoncée et pourtant les bourses paniquent. Les banques nationales jettent des sommes de milliards à trois chiffres sur le marché pour sauver une fois de plus le système financier mondial dérapé.

La Banque centrale européenne espère, surtout, empêcher les dégâts du système bancaire par des injections financières et ainsi calmer les marchés financiers nerveux. Depuis des années, le pouvoir d'achat du dollar agonise à cause de l'augmentation de la masse monétaire sans borne et de la politique d'endettement des Etats-Unis. Le déclin des valeurs immobilières ne représente qu'un mauvais présage qui nous démontre les effets de la politique d'endettement des Etats-Unis sans garantie de valeurs réelles.

Face à ce contexte économique et monétaire, la vente d'or prévue par la Banque nationale suisse n'est pas compréhensible et elle provoque des questions auxquelles le directoire de la Banque nationale suisse devrait répondre avant de poursuivre cette vente prévue – 250 tonnes d'or jusqu'en septembre 2009.

On peut supposer que le prix de l'or augmente à la longue, si le marché libre est toléré. Pourquoi donc cette hâte à vendre l'or? Les monnaies sont soumises à des pressions considérables. C'est surtout le dollar qui court un risque essentiel de dévaluation. Quelle est au fait la part du dollar dans les réserves monétaires de la Banque nationale suisse et comment les recettes de la vente d'or sont-elles investies? Selon les directives du Fonds monétaire international FMI, la Suisse a perdu son droit à la couverture-or du Franc suisse, mais il est toujours permis d'investir des réserves monétaires en or. Est-ce qu'il y a des raisons concrètes qui rendent impossible à la Suisse de prendre des décisions de manière indépendante et dans l'intérêt du pays sur les ventes d'or?

Les Etats-Unis, n'ont jusqu'à ce jour, entrepris ni des démarches sérieuses pour diminuer l'endettement énorme ni pour stabiliser leur monnaie. Est-ce que les autres Etats doivent, une fois de plus, financer la politique économique, monétaire et budgétaire erronée des Etats-Unis en dilapidant entre autres leurs réserves d'or?

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« Répondre #12 le: 25/08/2007 - 12:56:42 »

Au secours "Lagarde" rendez le bien des miséreux indigènes Algériens avant qu'il ne soit trop tard. pourquoi êtes vous activement complice et l'un des "mokh" de la spoliation honteuse et dégoutante du peu de bien qui reste aux miséreux indigènes Algériens et surtout pendant notre période de pic pétrolier Algérien. votre arrogance et fourberie sont écoeurantes et viles, vraiment digne des colons français d'Algérie pendant la sordide periode coloniale d'Algérie 1830-1962

Avant d’être ministre, Christine Lagarde était PDG du plus grand cabinet d’avocats du monde (Baker & McKenzie, Chicago), qui cite parmi ses principales activités la vente de conseil en droits des brevets à l’industrie pharmaceutique. Christine Lagarde est une juriste qui ne dispose d’aucun diplôme en économie ou en finance (à l’exception d’un diplôme de Sciences Po qui comporte un peu d’économie).

Le krach du crédit rend les fusions-acquisitions impossibles
25 août 2007 - 10:05

http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3245

24 août 2007 (LPAC) - Sur les livres de compte de certaines des plus grandes banques au monde, le montant des dettes dues aux rachats par effet de levier (LBO) a atteint 325 milliards de dollars, dont 200 milliards pour une douzaine de banques d’investissement, selon un rapport de JP Morgan Chase. Ces banques vont peut-être devoir digérer ces dettes par elles-mêmes, en essuyant de grosses pertes. Reuters cite le 24 août des économistes de banques, qui disent qu’il n’y aura plus de rachats par effet de levier avant six mois, peut-être plus. Les banques ont coupé leurs prêts aux private equity funds il y a un mois, mais Wall Street avait hurlé sur tous les toits que ce gel se terminerait au mois de septembre. Mais plus la situation du marché hypothécaire s’aggrave, plus les banques se retrouvent prises à la gorge.

Reuters cite un banquier d’investissement souhaitant garder l’anonymat : « Nous sommes au milieu d’un énorme krach du crédit ! Plus aucun LBO ne sera financé cette année ». Un autre est d’accord : « Je ne pense pas qu’il y ait aucune une activité sérieuse de LBO avant six mois ».

Voici les banques les plus exposées (en milliards de dollars) : JP Morgan, 64.65 ; Deutsche Bank, 32.11 ; Citigroup, 25.44 ; Bank of America, 24.25 ; Goldman Sachs, 19.57. Viennent ensuite six banques ayant entre 11,5 et 18 milliards de dollars en jeu sur des LBO inachevés : Lehman Brothers, Credit Suisse, Royal Bank of Scotland, Morgan Stanley, Merril Lynch, Barclays Capital.

Brève contenue dans : Le Krach d’août 2007 : pendant les vacances, le système financier se désintègre http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_HP-Krach.php3


L’économiste et député russe Glazyev déclare que le système financier international est fini
24 août 2007 - 15:06
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3243

23 août 2007 (LPAC) - L’économiste russe Sergei Glazyev, membre de la Douma (parlement) et président de l’Institut National pour le Développement, a tenu une conférence de presse à Moscou jeudi afin d’exposer les dimensions réelles de la crise financière en cours. D’après les rapports des agences Rosbalt et Novy Region, Glazyev a identifié les principaux symptômes de « la phase d’autodestruction des bulles financières du dollar et du yen », et son analyse est identique sur ce point à celle de Lyndon LaRouche lorsqu’il a parlé des « serre-livres » (voir sa déclaration du 3 août 2007 ici). Il y a d’une part la crise hypothécaire aux Etats-Unis, et d’autre part, la dévastation des institutions financières internationales par leur implication dans le système du yen carry trade.

« La situation sur les marchés financiers équivaut à une crise économique permanente, donc personne ne devrait être surpris par la dévaluation actuelle du dollar ou l’absence de croissance industrielle au Japon »

Glazyev a aussi resitué la crise actuelle comme l’aboutissement d’un processus d’une quarantaine d’années. « En 1971, le système de la Réserve Fédérale aux Etats-Unis et la Banque du Japon, ont pompé leur monnaie dans l’économie mondiale (...) La Banque nationale du Japon a imprimé autant d’argent que ce que le Japon et ses voisins pouvaient absorber. » Glazyev parle de 1971 car ce fut la fin du système de Bretton Woods. En tant que Secrétaire au Trésor du Président Richard Nixon, Georges Shultz avait supervisé la mise à mort du système de taux de change fixe. Depuis cette époque, a-t-il dit, « la Réserve Fédérale Américaine a émise 2 milliards de dollars par jour, pour atteindre en août 2007 dix fois cette somme. (...) Mais toutes les pyramides financières ont une fin, tôt ou tard. »

Glazyev a averti que les officiels financiers russes étaient insuffisamment préparés à la crise qui arrive, disant qu’ « ils ne prennent aucune mesure » pour y faire face. Même dans le court terme, la Russie a perdu 30 milliards de dollars à cause de la dépréciation de la monnaie américaine pendant que 45 % des 120 milliards de dollars du Fonds de Stabilisation russe sont exposés à des pertes encore plus importantes. Pour le court terme, Glazyev a appelé à accroître les réserves d’or de la banque centrale russe et à libeller les exportations de pétrole russe en roubles. Il a ajouté que le rouble « pouvait être transformé en monnaie de réserve pour les pays de la CEI, d’Europe et la Chine. » Cette éventualité a aussi été mentionnée par le président Poutine pendant le Forum économique international de St Petersbourg en juin dernier.

Glazyev, qui est courtisé par différents courants politiques pour les élections législatives de décembre prochain, a expliqué qu’il déciderait d’ici à deux semaines s’il est candidat ou non. Fondateur et ancien président du parti Rodina, il avait déclaré auparavant qu’il n’avait pas vocation à jouer les politiciens, mais qu’il voudrait pouvoir amener des idées et un leadership pour la Russie via l’Académie des Sciences dont il est membre.

En juin 2001, Glazyev avait organisé, avec la Commission économique de la Douma qu’il présidait, des audiences sur la protection de l’économie nationale dans des conditions de crise financière mondiale. A l’invitation de Glazyev, Lyndon LaRouche s’était adressé longuement aux membres de la Commission. L’Executive Intelligence Review avait publié en 1999 le livre de Sergei Glazyev contre le pillage de la Russie post-soviétique Genocide : Russia and the New World Order.

L'Executive Intelligence Review est un hebdomadaire de langue anglaise d'une soixantaine de pages fondé par Lyndon LaRouche en 1974. Sa rédaction, basé aux États-Unis se compose essentiellement de militants de LaRouche ; elle dispose d'un réseau de correspondants dans une vingtaine de capitales.

Norman Bailey, membre du National Security Council sous Ronald Reagan, en a dit que « l'EIR est le meilleur service de renseignement privé du monde ».

Le nombre d'abonnés est estimé à 12 000.


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L’économiste Abderrahmane Mebtoul à El Khabar
45 milliards de dollars auraient pu être investis d’une autre manière

El Khabar - 27-08-2007 - Par S. B

L’aisance financière contribue à la propagation de la corruption /Le remboursement de la dette extérieure a contribué à la hausse de la dette publique

Dans un entretien accordé à El Khabar, l’économiste Abderrahmane Mebtoul a mis l’accent sur la situation économique du pays et a affirmé que l’Algérie était mal gérée en pleine aisance financière ce qui entraîne une propagation de la corruption.

El Khabar : l’Algérie connaît une relative aisance financière : où en est le montant des réserves de change ?

Abderrahmane Mebtoul : Le constat est le suivant : grâce au cours du Brent, les prix du gaz étant indexé sur celui du pétrole) qui est passé de 17,91 en 1999, 28,50 en 2000, 24,85 en 2001, 29,03 en 2003, 38,66 en 2004, 54,64 en 2005 et plus de 60 moyenne 2006, et une moyenne semblable en 2007 à celle de 2006, l’Algérie connaît une aisance financière qu’elle n’a jamais connue auparavant depuis l’indépendance politique et même durant la période 1983 au moment du programme anti-pénurie. Cette aisance financière explique plusieurs indicateurs économiques positifs, dus à des données essentiellement exogènes et non facteurs de bonne gouvernance interne.
Premièrement l’importance de l’excédent commercial depuis plus de deux années, dont 14,30, pour les 7 premiers mois de l’année 2007 contre 17,70 de la même période en 2006. Reflétant à la fois une hausse des importations  en valeur et une baisse des exportations, (augmentation de plus de 20% pour la même période, ne signifiant pas hausse physique du fait que nos 2/3 de nos importations se font en euros, et plus de 98% de nos exportations en dollars, l’euros s’étant apprécié par rapport au dollars de plus de 36% des 5 dernières années ( coté fin août 2007 à plus de 1,36 dollar). Dans ce cadre, il est utile de signaler que les différentes lois de finances ont tablé sur un baril de 19 dollars, expliquant le déficit budgétaire  qui a atteint 37,5% du PIB en 2006 contre 33,5% en 2005. Mais ce ratio sur le PIB est à corriger si l’on tient compte du cours réel, puisque une fraction du montant du fonds de régulation (3000 milliards de dinars moyenne 2006) a servi de financer le déficit du trésor mais avec obligation de maintenir le solde de ce fonds à hauteur de 740 milliards de dinars. Mais avec ce paradoxe que le taux d’épargne est de 56,3% et le taux d’investissement 31%, 25% des revenus du pays n’étant ni consommés ni investis.
Deuxièmement, l’importance des réserves de change qui ont progressé fortement, passant de 4,40 milliards de dollars US en 1999 à 56,18 en 2005 puis de 70 en 2006  et plus de 90 milliards en fin Juillet 2007 allant vers 100 milliards de dollars US fin 2007. dès lors sous réserve d’une bonne gouvernance, de la prise en compte des capacités d’absorption pour éviter le gaspillage, et d’une lutte efficace contre la corruption, cela veut dire que pour une très longue période encore, l’Etat algérien disposera d’une très grande marge de manœuvre en terme de dépenses publiques et qu’il pourra les maintenir à un niveau élevé sans risque de déséquilibre sur les finances publiques, lui permettant d’engager des programmes d’équipement nécessaires dans certains secteurs( infrastructures, éducation, santé et habitat social, administration).  

El Khabar : L’impact de cette aisance dur le produit intérieur brut ?

Abderrahmane Mebtoul : Si l’on prend les données officielles fin 2006, le PIB est de 114.2 milliards de dollars US en 2006, dont plus de 60% provenant des hydrocarbures, les segments hors hydrocarbures accusant une régression en valeur relative, alors que des pays pétroliers plus importants que le notre ont une part en hydrocarbures variant entre 30 et 40%, et ce contre 105 milliards de dollars US en 2005, 84 en 2004, 68 en 2003. Le PIB par tête d’habitant passe de 2136 en 2003 à 3403 dollars en 2006 mais avec plus ou moins de 1600 dollars par tête hors hydrocarbures. Ainsi l’on prend deux références internationales récentes, concernant la liste classée selon la valeur de leur produit intérieur brut (PIB) annuel, en parité de pouvoir d’achat et par tête, le rapport du FMI d’avril 2007, et pour une moyenne des années 2004/2005, la seconde pour la même période, celle de la CIA World Factbook (services de renseignements américain), le classement s’établit comme suit : version FMI, l’Algérie est classée 83ème contre 71ème pour la Tunisie sur un total d de 179 pays, les derniers étant respectivement le Burundi et le Malawi. En termes de PNB global l’Algérie en prix courants est classée 49ème contre 68ème  la Tunisie sur un total de 224 pays par les deux organismes. Si l’on prend le PIB hors hydrocarbures le classement change notablement puisque l’Algérie serait classée selon le FMI PIB/PPA à la 119ème position sur 179 pays et selon la CIA 125ème sur 194, les données étant sensiblement différentes pour la masse du PIB/PPA. Et pour le PNB elle passerait de la 49ème place à la 61ème position.

El Khabar : L’Algérie a également procédé à des remboursements par anticipation de sa dette extérieure ?

Abderrahmane Mebtoul : En 20 ans, l’Algérie a payé 117.9 milliards de dollars dont près de 84 milliards de dollars de remboursement du principal et 34 milliards de dollars pour les intérêts. Dans la conclusion d’un accord multilatéral en mai 2006 avec le club de Paris suivi de celui de septembre 2006 avec le club de Londres l’Algérie a remboursé une dette rééchelonnée de 805 milliards de dollars US. Ces dettes selon les accords signés en 1994/1995 devraient être remboursés le 30 novembre 2011. Ces remboursements étaient précédés dès l’année 2004 par le règlement à l’avance de tous les crédits contractés  auprès des institutions financières internationales (banque mondiale, banque africaine de développement) pour 3.107 milliards de dollars soit un total de 11.607 milliards de dollars. En ajoutant les 4.737 milliards de dollars de la dette russe entre 2004/2006 l’Algérie a réglé 16 milliards de dollars US. De 30 milliards de dollars US en 1999 (tout en rappelant la cessation de paiement et le rééchelonnement de 1994), de 15.5 milliards de dollars en 2004, le stock de la dette extérieure tombe à 5 milliards de dollars fin 2006 soit environ 4% du PIB et 12% des recettes d’exportation de 2006. Mais pour les remboursements par anticipation de la dette de rééchelonnement, il importe de souligner que le Trésor a recouru aux avances exceptionnelles de la Banque d’Algérie dont, selon les données officielles, le montant s’est élevé à 627.8 milliards de dinars à la fin décembre 2006 et qu’une partie de la dette extérieure de rééchelonnement a été transformée en dette inférieure du Trésor à l’égard de la Banque d’Algérie, sans ponction sur le Fonds de régulation. Ce qui augmente la dette publique intérieure composée essentiellement de valeurs du trésor détenues par le secteur bancaire, évaluée à 1200 milliards de dinars fin 2006, qui a tendance à croître paradoxalement proportionnellement avec l’inefficacité des services publics (gaspillage au niveau des administrations et services collectifs alors que l’on se focalise surtout sur les entreprises publiques posant la problématique de l’efficacité des dépenses publiques).

 « El Khabar » : toujours dans ce cadre, l’Algérie aurait placé 45 milliards de dollars de ses réserves de changes en bons de trésor américain ?

Abderrahmane Mebtoul : Egalement, dans les banques internationales, très bien cotées, appelées 3AAA. La constatation, si le montant  est vérifié est que cela représenterait la moitié de nos réserves de change. Selon les déclarations officielles, elles produiraient entre 1et 2 milliards de dollars US du fait que ces intérêts sont de 5% pour la partie dollars US, 3% pour la partie euros. Cela pose également l’urgence d’une plus grande transparence de son utilisation. Par ailleurs, en cas de très grave crise économique, cela ne constitue-t-il pas un risque tout en se posant cette question : l’Algérie ne contribue-t-elle pas indirectement comme les pays du Golf à la croissance des pays développés et pourquoi vouloir  attirer les capitaux arabes alors que nous sommes dans l’incapacité d’utiliser nos ressources financières du fait de la faiblesse de la capacité d’absorption (divorce entre les objectifs et les moyens). En fin, pour ces placements l’Algérie ne peut retirer cet argent à court terme même en cas de crise grave de l’économie américaine. L’avantage est que ce placement est garanti par l’Etat américain même si le taux d’intérêt est fixe et faible.

« El Khabar »: cependant, concernant le placement d’environ 45 millions de dollars de ses réserves de change en bons de trésor américain, le problème qui se pose est le suivant ; est-ce que l’argent de l’Algérie peut être utilisé autrement ?

Abderrahmane Mebtoul : Cela pose la question de l’urgence de la réorientation de toute la politique économique et sociale afin de débloquer la réforme globale en panne renvoyant tant à des aspects sociopolitiques qu’économiques solidaires. Dans la pratique des affaires il n’y a pas de sentiments. Je place mon argent là où le taux de profit (l’Algérie n’est pas seule dans le monde où la concurrence internationale est vivace) est maximum, en fonction bien entendu de bon nombre de facteurs à la fois politiques et socio-économiques afin de limiter les incertitudes. Il est démontré que le taux de profit est supérieur au taux d’intérêt dans certains segments qui sont d’ailleurs inducteurs de croissance et de création d’emplois pour le pays. Tout dépend de la visibilité et la cohérence dans la démarche gouvernementale, non plus comme par le passé en tant qu’Etat gestionnaire, mais comme Etat régulateur, ce qui suppose de l’intelligence et de la compétence. En Algérie, comme je l’ai démontré dans une contribution « l’Armée algérienne face à la problématique de la défense et de la sécurité en Méditerranée » disponible sur site international de l’organisation mondiale américaine, Watch- www. Alegria-Watch. Org/fr/aout 2007 et sur le site de l’OTAN, c’est toute la problématique de la sécurité nationale qui est posée. Car faute de visibilité, de cohérence, liées à la mauvaise gouvernance et à la l’inefficacité gouvernementale, la société reposant sur la rente des hydrocarbures (brut et semi brut) qui a engendré malheureusement une corruption socialisée, les hommes d’affaires préfèrent les actions de court terme, sans risque sachant qu’ils seront payés avec l’importance des réserves de change. D’où les activités de ces hommes d’affaires dans l’importation et les segments d’infrastructures (qui ne sont qu’un moyen de développement), sachant par ailleurs que le maitre d’œuvre, c'est-à-dire l’Etat contrôle mal les réalisations, d’où des réévaluations à répétition et des ouvrages mal faits, délaissant les investissements porteurs à moyen et long terme qui font la force de toute l’économie. Oui l’argent de l’Algérie peut être utilisé autrement mais pour cela il faut une vision stratégique à moyen et à long terme afin de garantir l’avenir des générations future, cela étant la responsabilité de tout gouvernement, une autre politique reposant sur l’entreprise et son fondement, le savoir être du XXI siècle. Car tous ces indicateurs globaux sont des indicateurs tout peu fiables pour une politique devant concilier les principes d’efficacité et d’équité, car voilant les disparités importantes par couches sociales. C’est pourquoi la plupart des organismes internationaux y compris la banque mondiale et le FMI lui préfèrent depuis les années 1990 celui de l’indice de développement humain (IRH). En effet la première critique au PIB par tête d’habitant est que l’intégralité n’était pas perceptible tant intersectorielle que sur la répartition des revenus entre catégories socioprofessionnelles, où cette concentration profite beaucoup plus aux spéculateurs qu’aux entrepreneurs mus par création de richesses. La seconde critique est qu’il ne tient pas compte de certaines sphères non comptabilisables, en particulier le travail domestique. La troisième critique est que l’on comptabilise positivement des activités négatives : un exemple, plus on met des activités de lutte contre la pollution pour la protection de l’environnement, plus ces activités sont comptabilisées comme valeur ajoutée gonflant le PIB sans tenir compte des coûts négatifs de l’environnement et également certaines dépenses publiques contre les maladies engendrées par cet environnement qui gonflent artificiellement le PIB. Ainsi existe une différence entre le classement du PIB par tête d’habitant où l’Algérie est mieux classée, et l’indice du développement humain plus fiable introduisant l’éducation et la santé qui sont inefficients, ce qui explique que l’Algérie est classée dans le rapport 2006 du PNUD à la 102eme position sur un totale de 177 pays, améliorant timidement sa position par rapport à 2005(103ème, la Tunisie 87eme  et le Maroc 123ème). Si l’on prend que le ratio PIB comptabilisé pour 1/3 dans le calcul de cet indice, les deux autres tiers étant des indicateurs sociaux, le classement de l’Algérie reculerait d’environ de 20points la ramenant à la 153ème position sur 177 soit parmi les pays les pauvres de la planète.

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Tremonti fait écho à LaRouche : il appelle au New Deal de Roosevelt
25 août 2007 - 10:27
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3246

24 août 2007 (LPAC) - Giulio Tremonti, ex-ministre italien des finances et actuel vice-président de la Chambre des Députés, a reflété l’analyse et les solutions de LaRouche à la crise actuelle dans une interview avec le quotidien Corriere della Sera du 23 août. Tremonti a appelé l’Europe à « sortir de l’inertie pour mettre en place une initiative économique telle que le New Deal de Roosevelt ». La question du choix entre New Deal ou politique de libre-marché avait été récemment abordée entre Tremonti, Lyndon LaRouche et Alfonso Gianni, sous-secrétaire d’Etat au Ministère pour le développement économique, dans une conférence publique à Rome le 6 juin.

« Août 2007 : Tempus revolutum », dit Tremonti dans l’interview. « La crise financière est un virage dans lequel une partie de notre vie change. Cette crise aura des conséquences non seulement économiques, mais aussi politiques et même spirituelles. Elle marque la fin de certains modes de pensée : que la patrie c’est le monde, que l’euro c’est l’Europe. (...) Le gouvernement européen doit sortir de l’inertie pour aller vers une initiative économique comme le New Deal de Roosevelt ».

« L’intensité de la crise financière n’a pas encore été pleinement appreciée. Elle est probablement encore sous-estimée. En tout cas, c’est une crise dont les effets ne seront pas limités a la finance. Elle s’étendra à l’économie et à beaucoup d’autres aspects de notre vie. C’est une crise qui marque la fin de ``l’âge d’or’’, la fin de l’idéologie post-moderne du 20ème siècle. On en finit ainsi avec l’idée de la finance comme combustible d’un moteur qui permettrait de dépasser le présent et le passé avec toutes leurs limites et leurs complexités, qui dépasserait l’histoire, et qui serait finalement capable de pousser l’humanité vers un futur nouveau, plus facile, plus libre. La crise de 2007 renverse ces suppositions, arrête la marche vers le futur, marque le retour de l’histoire .

Quand on lui demande si cette crise sera comme 1929, Tremonti répond que « l’histoire ne se répète jamais de manière vraiment identique, mais à travers des analogies ». Et il ridiculise « ceux qui se battent pour savoir si oui ou non c’est un nouveau 1929. Quelque soit la nature de la crise, c’est une Crise avec un grand C .

« On a l’impression que c’est une immense chaîne de Ponzi qui vient de se casser. Les hypothèques américaines étaient un maillon de la chaîne, et ce maillon vient de sauter, mais il y a beaucoup d’autres maillons faibles. Le plus faible, ce sont les fonds spéculatifs qui dans les dernières décennies se sont développées sans aucun contrôle. Une date-clé, ce sera la fin du mois, quand les hedge funds devront présenter leurs comptes et dire combien ils ont gagné et combien ils ont perdu ».


L’économiste italien Antonino Galloni appelle à un nouveau Bretton Woods
24 août 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3242

23 août 2007 (LPAC) - L’économiste italien Antonino Galloni a rendu public une déclaration à l’Executive Intelligence Review, dans laquelle il affirme que « les actuelles turbulences financières ne sont qu’un avant goût de ce qui nous attend à l’automne ».

Antonino Galloni explique dans cette déclaration faite jeudi, que le système « est caractérisé par un excès évident de liquidités dans les secteurs spéculatifs, tels que les dérivés et les hedge funds, mais aussi par un manque de capitaux pour les investissements. » Actuellement dans le monde, « la masse des moyens financiers circulants sous la forme de crédits impayables représente trente fois la valeur de la production annuelle de toute les nations du monde. Les banques centrales peuvent songer, grâce à leurs ressources, à protéger l’épargne dans leur propres pays, mais si la crise est mondiale, elles n’ont pas les moyens d’y faire barrage. Cette insolvabilité potentielle, ces mauvaises dettes et toutes ces choses du même type sont gérées par la création systématique de plus de « papier poubelle », qui trouve malgré tout preneurs, grâce à l’aveuglement de certains qui espèrent d’énormes gains faciles, et qui sont totalement bernés par leur conseiller financier ou leur courtier ».

Galloni conclut en disant « de mon point de vue, la seule chance d’éviter un effondrement à la fin de l’automne, ce qui peut perturber l’économie réelle, est de passer les deux prochaines années - au cours desquelles la crise battra son plein - à créer un nouveau Bretton Woods pouvant réussir à transformer ces pseudo actifs monétaires en des obligations à long terme, afin de financer de grands projets d’infrastructure planétaire et une reprise économique. C’est seulement ainsi, en utilisant le potentiel de développement de la planète, qu’il sera possible en dix à vingt ans, de transformer en actifs correspondant à la valeur de la production mondiale, cette pseudo monnaie spéculative et dangereuse. »


Le Viagra financier ne fait plus effet
24 août 2007 - 18:35
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3244

24 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - La Réserve Fédérale américaine a ouvert à nouveau les vannes du crédit jeudi matin, intervenant trois fois entre 8h30 et 9h55. D’après la Fed elle-même, 7 milliards ont été injectés à 8h30 puis à nouveau 7 milliards à 9h40, et 3,5 milliards à 9h55. Malgré ces 17,5 milliards de dollars, l’indice Dow Jones finissait dans le rouge.

De son côté, la Banque centrale européenne a prêté jeudi 40 milliards d’euros sur trois mois aux banques commerciales européennes sans pour autant déclencher un enthousiasme haussier sur les places financières.

La Fed fait plier la loi pour aider Citigroup et Bank of America
25 août 2007 - 12:47
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3247

24 août 2007 (LPAC) - La Réserve Fédérale américaine est intervenue à nouveau cette semaine pour aider deux des plus grandes banques des Etats-Unis, Bank of America et Citigroup, afin d’éviter qu’elles basculent. La magazine Fortune a révélé que lundi 20 août, la Fed a autorisé les deux banques à crever le plafond légale des prêts accordés à leurs propres filiales de courtage, ce qui fait dire au célèbre magazine du milieux des affaires que « Cette action inhabituelle de la Fed montre que les plus grande société de Wall street continuent à avoir des problèmes pour financer leurs opérations (...) Ainsi, il semble que la Fed soutienne l’idée selon laquelle même les plus gros courtiers ont été pris par surprise par le krach du crédit, et n’ont pas le financement pour faire face à la dislocation sur les marchés qui en résulte. »

Fortune fait également remarquer que les autres grandes banques ont probablement reçu la même dérogation, qui permet par exemple à Citibank de prêter 25 milliards à Citigroup Global Markets, son propre courtier. Légalement, ce type de prêt est limité à 10 % de leur capital mais ils peuvent atteindre 30 % avec cette dérogation.

Cette décision de la Fed est liée à la baisse du taux de réescompte lancée vendredi dernier. « C’est seulement une technique nous permettant de faire fonctionner nos affaires régulières avec les fonds provenant de l’offre exceptionnelle de crédit de la Fed » a répondu le porte-parole de Bank of America, Bob Stickler, à Peter Eaves de Fortune.

La Fed revendique même agir dans « l’intérêt public » car elle permet à Citibank de faire parvenir des liquidités aux courtiers « de la manière la plus rapide et économique possible ».

Un quart des entreprises françaises pourraient subir la crise de l’immobilier « subprime » américain, Sarkozy aussi
25 août 2007 - 17:51
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3249

25 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Un sondage réalisé par l’Association française des trésoriers d’entreprise (AFTE) révèle que 23 % des entreprises craignent d’être touchées directement par la crise du subprime. L’AFTE a réalisé ce sondage auprès de ses membres, les trésoriers et directeurs financiers des 1 000 plus grandes entreprises françaises, ayant plus de 500 salariés.

Selon l’AFTE, les trois raisons invoquées pour cette crainte sont « des placements dans des fonds investis dans des actifs "subprime", une hausse des marges sur les financements, des difficultés de refinancement signalées par plusieurs sociétés ayant fait l’objet d’un LBO (rachat par des fonds avec effet de levier). »

Seulement 15 % des membres de l’AFTE ont cependant répondu à l’enquête, menée entre le 21 et le 23 août. Mais au delà des trésoriers, ce sondage révèle l’anxiété qui domine les milieux d’affaires français au moment où se dissous l’économie de bazar financier de l’ère post-de Gaulle, dans laquelle les élites française ont cru et investi.

Le doute n’a pu que se renforcer dans les têtes jeudi, lorsque le fleuron de la finance alternative française, le hedge funds parisien Capital Fund Management, mené par « une équipe de vingt cinq doctorants, tous anciens physiciens issus d’établissements académiques réputés », a annoncé la perte de 300 millions d’euros dans des opérations subprime avec le fond américain Sentinel Management.

Et Nicolas Sarkozy est le premier à souffrir de cette anxiété. Il craint de ne pouvoir accomplir ses coûteuses réformes et de ne rester crédible face à la désintégration financière. C’est ainsi que Sarkozy et la ministre de l’économie Christine Lagarde ont bravé les interdits en suggérant fortement à la BCE de baisser ses taux pour relancer la croissance.

Cette hypothétique croissance dont tout le monde parle relève de l’illusion que le système pourrait continuer à agoniser éternellement. S’il veut éviter de voir sa présidence tomber avec le système financier et mener réellement une politique économique souveraine, Nicolas Sarkozy n’a pas le choix : il devra reprendre la proposition de Jacques Cheminade et d’Helga Zepp-LaRouche faite en 2005 pour un système de Banques nationales en Europe, et participer activement au nouveau Bretton Woods.


En manque de flouze, les spéculateurs cherchent du blé
25 août 2007 - 13:46
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3248

24 août 2007 (LPAC) - En plein effondrement du système, la folie du monde financier ne peut qu’empirer. Ainsi la spéculation sur les produits agricoles est en train de battre des records. En mai dernier, le président du Chicago Board of Trade (la bourse internationale des matières premières) avait expliqué au magazine agricole Farm Week « Nous observons une croissance mondiale des matières premières ». En 2006, le CBOT a connu sa cinquième année consécutive de record pour les volumes échangés, et au printemps de cette année, la rythme annuel était déjà supérieur de 17 % à 2006.

Jeudi 23 août, le prix du blé à livrer en décembre a battu son record historique sur le marché de Chicago. Sur les douze derniers mois, les prix du blé ont augmenté de 110 %, pour atteindre le triple de leur prix de 2000. Le Financial Times de Londres prévient que les prix de la viande, de la volaille et des produits laitiers vont grimper à très court terme, puisque les agriculteurs et les industriels répercutent cette hausse sur les consommateurs.

Depuis la cotation des contrats sur l‘éthanol au CBOT en mars 2005, les spéculateurs se sont rués sur ces titres, profitant que le CBOT ait introduit les échanges électroniques pendant le jour, ce qui a considérablement accru les possibilités pour les spéculateurs.

Michel Deloingce, Président de l’Association Nationale de la Meunerie Française faisait remarquer après la hausse du prix du pain en 2006 que « la volatilité des cours est accentuée désormais par des marchés financiers et notamment dans notre pays par le MATIF, sur lequel des opérateurs, qui n’ont parfois rien à voir avec les métiers de la filière, se livrent à des spéculations sur les prix à terme des matières premières. »

Le prix de la baguette est attendu en hausse en France, dés septembre, ce qui fera passer la baguette de 80 centimes aujourd’hui, à 85 centimes. Déjà l’an dernier à pareille époque, la baguette était passée de 75 à 80 centimes, ce qui fait au total une hausse de 13 % sur les 12 derniers mois.

A lire : Hyperinflation des produits alimentaires : Pourquoi ?


Hyperinflation des produits alimentaires : Pourquoi ?
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3210&var_recherche=speculation+alimentaire
15 août 2007

14 août 2007 (LPAC) - Non seulement le système financier se désintègre, mais l’hyperinflation des prix des matières premières et particulièrement de l’alimentaire, révèle pour ceux qui ne voulait le voir que c’est tout un modèle économique qui est en faillite. Le prix du lait explose de partout dans le monde. La poudre de lait, utilisée par les éleveurs pour nourrir le bétail comme le veau, et par l’industrie agro-alimentaire pour produire les produits laitiers comme les yaourts, est passée en 12 mois de 2 090 à 4 000 euros la tonne.

En France, les produits laitiers sont attendus à la hausse de 4 à 5 % pour le moins et le litre de lait pourrait grimper de 10 %. En Afrique, le prix du lait a doublé avec les conséquences que l’ont imagine pour une population déjà en détresse alimentaire.

Aux Etats-Unis, le prix du gallon (3,8 litres) de lait est en hausse de 15 % et certains produits laitiers atteignent des prix 50 % supérieur à ce qu’ils étaient il y a six mois. En Allemagne, les accords entre industriels et grandes surfaces ont conduits le prix de la plaquette de beurre de 250 grammes de 0,79 à 1,19 euros depuis le 1er août, le prix du fromage blanc a bondi de 40 %.

Si le prix général du panier alimentaire moyen a subit une inflation rampante depuis 2002, cette forte inflation du lait ne fait que révéler un phénomène d’hyperinflation généralisé. Voici, selon le site internet de L’Express, les 5 principaux produits hors laitiers qui seraient touchés :

    * Œufs : de + 5 à + 10 %
    * Bière : de + 5 à + 7 %
    * Jambon : + 6,5 %
    * Biscuits : de + 7 à + 10 %
    * Poulet : + 14 %

Sans compter les pâtes, le riz, le soja et l’huile dont les prix mondiaux explosent également.

Ces hausses arrivent à un moment où la plupart des ménages vivent déjà sur la corde raide et où l’ensemble des populations humaines sont en situation difficile voir de forte précarité. Les ONG et autres banques alimentaires qui fournissent de l’aide humanitaire aux populations en grandes difficultés sont obligées de diminuer leurs achats et donc leurs livraisons, ne pouvant faire face à la hausse générale des prix.

Mais que se passe t-il ?

Les médias débitent tous les mêmes arguments : 1) la Chine avale tous les aliments du monde, en volume et en produits nouveaux pour leur marché, comme les yaourts ; 2) la folie des biocarburants avale tous le maïs. Si le « c’est les chinois » n’est que du bourre-mou, la culpabilité des biocarburants est réelle, néanmoins ce n’est pas la seule cause. En voici quelques autres :

    * Les stocks mondiaux de céréales diminuent d’années en années, et le phénomène a démarré bien avant les biocarburants. Les stocks de riz sont à leurs plus bas depuis les années 70. Sous le joug du GATT puis de l’OMC, les nations ont été forcées à abandonner leurs politiques de réserves pour se reposer uniquement sur les « marchés mondiaux ».
    * Les « petits » producteurs de lait ont été amenés à abandonner leur activité dans de nombreux pays à cause des niveaux élevés de l’investissement de base et des prix bas auxquels leur production était achetée. La France compte encore 3,8 millions de vaches laitières, élevées par 100 000 agriculteurs, mais 5 000 de ces éleveurs abandonnent chaque année leur activité pour pouvoir continuer à vivre. Pour les remplacer, de grandes exploitations laitières ont été installées dans certaines zones du monde comme en Haïti ou dans l’Idaho, où souvent les ouvriers sont traités comme des esclaves. En mars dernier, le sénateur américain du Vermont Patrick Leahy a engagé une procédure pour sauver les producteurs laitiers, qui ne pourront se maintenir à moins de leur garantir un prix minimum juste, pour leur production.
    * ADM, Cargill, Bunge, Kraft et quelques autres des cartels céréaliers affichent des profits record. Au-delà de l’arnaque des biocarburants, c’est le racket qui en est la cause. Ce que les producteurs touchent de l’argent dépensé par le consommateur final n’est qu’une part infime du prix affiché. Jadis aux Etats-Unis, les producteurs de lait touchaient entre 60 et 70 % du prix de vente au détail, désormais c’est moitié moins.
    * Le mauvais temps vient s’ajouter à tout cela et aux faibles moyens de l’agriculture en général dans le monde, ce qui provoque des pénuries. La sécheresse en Australie a diminué la production de lait d’un milliard de litre pour une production mondiale de 620 milliards de litres.

Manque de mécanismes d’investissement, libre-échange et cartellisation viennent donc s’ajouter à la folie spéculative des biocarburants pour détruire le cycle agro-industriel nourrissant les populations, au Nord comme au Sud. Le sous-investissement chronique dont souffre l’agriculture dans le monde comme l’ensemble des secteurs productifs, n’est la conséquence du système d’hyperspéculation que l’on a laissé se développer sous le nom de mondialisation, en réalité un système d’oligarchie. Seulement dans le cadre d’un nouveau Bretton Woods -un système international réguler par les gouvernements pour un développement mutuel des nations et des peuples- ces problèmes pourront être résolus.


************************* profil psychologique de "lagarde" *************

Christine Lagarde a collaboré avec l’UE pour forcer l’Afrique à accepter un mauvais accord sur le médicamentlire sur http://www.actupparis.org/article2286.html

Ca commence mal pour le nouveau gouvernement: Christine Lagarde, ministre de l’économie
http://www.tanstaafl-fr.net/?p=126

"Penser nuit gravement au travail"http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=27384
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« Répondre #13 le: 28/08/2007 - 08:42:22 »

Saha informaticien

pour avoir un aperçu des motivations et objectifs maléfiques de ces immondes "personnages" et de leurs répugnants vassaux "Algériens", je te recommande de lire les livres :

La face cachée du monde occidental : Secrets et liaisons dangereuses (Broché) de Thierry-P Millemann (Auteur). Date de parution: 01/03/2005

ISBN-10: 2915036632
ISBN-13: 978-2915036633

http://www.amazon.fr/face-cach%C3%A9e-monde-occidental-dangereuses/dp/2915036632/ref=sr_1_1/402-5944794-7590541?ie=UTF8&s=books&qid=1188286176&sr=8-1
http://www.priceminister.com/offer/buy/7692119/P-Millemann-Thierry-La-Face-Cachee-Du-Monde-Occidental-Livre.html

Et

Les confessions d'un assassin financier - Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis [Broché]

ISBN-10: 2896260013
ISBN-13: 978-2896260010

http://www.amazon.fr/confessions-dun-assassin-financier-manipulation/dp/2896260013


La face cachée du monde occidental : Secrets et liaisons dangereuses (Broché) de Thierry-P Millemann (Auteur). Date de parution: 01/03/2005

Présentation de l'éditeur

Thierry Millemann a été consultant international sur les questions concernant l’implantation et le développement des industries françaises à l’étranger. Il a vécu aux Etats-Unis et a eu des contacts très importants avec des Généraux américains inquiets de voir la tournure des événements qui se multiplient sur notre planète et sont un risque pour la survie de l’humanité.

Dans les années 1950, un rapport est déposé sur la table du Président des Etats-Unis. Une question est posée : comment lutter contre une expansion démographique incontrôlable et préserver le développement de l’Occident ? A partir de là, Thierry Millemann estime que la plupart des grands faits des événements doivent se lire avec cette clé de lecture et il dévoile la face cachée du monde occidental en expliquant les conflits, la décolonisation, le terrorisme, le sida, etc.

Un livre à découvrir, qui décrypte la moindre des énigmes et redonne au puzzle que représente l’échiquier mondial un sens. Faut-il être désespéré ou, au contraire, parviendrons-nous à limiter le cercle infernal dans lequel le monde est entré ? C’est à cette question que répond Thierry Millemann. Un pari hasardeux qui repose sur le besoin de faire prendre conscience à chacun d’entre nous que l’avenir peut être différent si les populations prennent conscience de l’engrenage dans lequel elles sont entraînées. Ce livre n’a pas d’autre but que de se préparer un meilleur monde pour les générations à venir, à condition de se battre en gardant à l’esprit la nécessité d’une meilleure cohésion entre nous.

Pourquoi le terrorisme ? Pourquoi la décolonisation ? Pourquoi l’Irak ? Pourquoi le 11 septembre ? Que se passe-t-il en Algérie ? en Argentine ? Au Brésil ? En Afrique ? etc.

Les confessions d'un assassin financier - Révélations sur la manipulation des économies du monde par les États-Unis [Broché]

Présentation de l'éditeur

Les "assassins financiers" sont des professionnels grassement payés qui escroquent des milliards de dollars à divers pays du globe. Leurs armes principales : les rapports financiers frauduleux, les élections truquées, les pots-de-vin, l'extorsion, le sexe et le meurtre. L'auteur sait de quoi il parle, c'était son "métier". Il a exercé pour le compte des États-Unis et il confesse aujourd'hui ses terribles manipulations.

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« Répondre #14 le: 29/08/2007 - 10:14:36 »


Apparemment, les Algériens vont perdre ou "être spolier scientifiquement" leurs milliards de pétrodollars car la crise financière et bancaire au USA et dans le monde s'aggrave de jour en jour et ce n'est pas des "incompétents magouilleurs et malintentionnés" qui vont prouver le contraire.

Ces "incompétents magouilleurs et malintentionnés" et leurs complices sont entrain de préparer une GROSSE DIVERSION pour camoufler cette débâcle financière et bancaire induisant cette "spoliation scientifiquement" et les Algériens seront sûrement les dindons de la farce.

CETTE GROSSE DIVERSION EST EN COURS DE PREPARATION ET VOILA L'ALERTE :

USA : D'anciens leaders de l'opposition lancent une alerte d'urgence au terrorisme sous fausse bannière

Infowars.net, par Steve Watson, le 27 août 2007
http://www.alterinfo.net/USA-D-anciens-leaders-de-l-opposition-lancent-une-alerte-d-urgence-au-terrorisme-sous-fausse-banniere_a10792.html

Un groupe d'anciens responsables du gouvernement avec des candidats au Congrès, des auteurs et des activistes a publié une alerte urgente selon laquelle une faction du gouvernement alliée à Dick Cheney projette de mettre en scène un événement ou une provocation terroriste en prétexte au lancement d'attaques militaires contre l'Iran et à la mise en application de pouvoirs d'urgence aux USA.

L'ancienne député Cynthia McKinney, avec l'ancien diplomate et colonel de réserve de l'armée Ann Wright ont apposé leur signature sur une lettre publique avertissant que d'énormes indications braquent un événement prochain.

Les actuels candidats députés Cindy Sheehan et Craig Hill sont aussi parmi les signataires à la lettre.

Voici la lettre en entier :

Aux Américains, et aux individus pacifiques de partout :

De grands indices portés à notre attention prouvent que les partisans, les contrôleurs, et les alliés du vice-président Dick Cheney sont déterminés à orchestrer et à fabriquer un nouvel incident type 9/11, et/ou une nouvelle provocation de guerre type Golfe du Tonkin, dans les semaines ou les mois à venir. Cet événement servirait de prétexte à l'administration Bush pour lancer une offensive de guerre contre l'Iran, très probablement avec des armes nucléaires, et pour imposer un régime de loi martiale ici aux États-Unis. Nous invitons la Chambre des députés à procéder immédiatement à la mise en accusation de Cheney, en mesure d'urgence pour éviter une guerre plus étendue et plus catastrophique. Dès que l'impeachment sera en route, il sera plus facile aux officiers militaires dévoués et patriotes de refuser les ordres illicites venant de la faction de Cheney. Nous avertissons solennellement les peuples du monde que toute attaque terroriste avec des armes de destruction de masse ayant lieu à l'intérieur des États-Unis ou ailleurs dans l'avenir immédiat doit être considérée à première vue de la responsabilité de la faction de Cheney. Nous invitons les dirigeants politiques responsables partout à commencer immédiatement à immuniser l'opinion publique de leurs pays contre une opération terroriste sous fausse bannière.

(Signé) Un groupe de leaders de l'opposition politiques US rassemblés dans la manifestation au domaine de Bush à Kennebunkport dans le Maine, du 24 au 25 août 2007

CYNTHIA MCKINNEY, ancienne député de Géorgie

CINDY SHEEHAN, candidate au Congrès de Californie

CRAIG HILL, candidat au Congrès du Parti Vert du Vermont

BRUCE MARSHALL, délégué syndical, Tribune de Philadelphie

JAMILLA EL-SHAFEI, Département de la Paix de Kennebunk

WEBSTER G. TARPLEY, auteur

ANN WRIGHT, colonel de réserve de l'armée US, ancien diplomate

Dr. DAHLIA WASFI, www.liberatethis.com

GEORGE PAZ MARTIN

JOHN KAMINSKI, président des avocats pour la démocratie du Maine

La lettre a été signée par le groupe de protestation contre la guerre ce week-end qui a vu quatre mille personnes marcher près de la résidence de la famille Bush à Walker's Point à Kennebunkport.

L'avertissement suit de près une avalanche récente de bulletins d'informations et d'histoires indiquant que le « bavardage » sur un événement terroriste a atteint un nouveau sommet.

Des indices supplémentaires de l'imminence de quelque forme d'événement ont surgi avec l'étrange activité du marché boursier se produisant exactement comme dans les semaines et les jours précédant le 9/11.

Un mystérieux vendeur risque de perdre environ un milliards de dollars après avoir le placement de 245.000 options de vente sur le Dow Jones Eurostoxx 50 index, amenant beaucoup d'analystes à spéculer qu'un accident du marché boursier précédé par une nouvelle catastrophe style 9/11 pourrait avoir lieu dans le mois suivant.

Le groupe de Kennebunkport a exigé la mise en accusation immédiate de Dick Cheney afin d'empêcher toute réalisation de ce genre d'acte.

Original : http://infowars.net/articles/august2007/270807Warning.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info

Un autre article prévoit une catastrophe en se fondant sur un autre indice. Il est titré « Banque fédérale : Un gros truc va arriver »

Il raconte en gros que :

L'assemblée du conseil supérieur de la Réserve Fédérale aura lieu le 31 août au « COG » de Jackson Hole dans le Wyoming !

COG veut dire « Continuité du Gouvernement. » C'est une installation militaire souterraine de super-haute-sécurité, conçue comme un sanctuaire pour le gouvernement dans le cas où les USA seraient frappés par des armes nucléaires ou subiraient un autre désastre catastrophique.

Pourquoi le conseil supérieur de la Banque Fédérale déciderait-il de se réunir dans un pareil endroit s'ils savaient pas qu'un truc drôlement énorme va arriver aux États-Unis le mois prochain ? Cette information sur les histoires ci-dessous est pour nous le signe indubitable que quelque chose de terrible va arriver et les grands manitous le savent déjà. ....

Cet article se poursuit en demandant de propager l'information. Il dit que la réunion au COG est pour se cacher des étasuniens [qui seront] en colère. Il met en garde la Banque Fédérale...

Cependant, un bémol, l'information de la réunion au COG semble ne provenir que du « Hal Turner Show, » un site de triste notoriété pour sa désinformation.

Mardi 28 Août 2007 - Steve Watson

Source :
http://www.alterinfo.net


Economie mondiale: l'onde de choc du tarissement du crédit commence à faire des vagues

Par Nick Beams -  Mardi 28 Août 2007
http://www.alterinfo.net/Economie-mondiale-l-onde-de-choc-du-tarissement-du-credit-commence-a-faire-des-vagues_a10779.html

Tandis que les marchés boursiers se stabilisent, du moins pour le moment, les effets du resserrement des conditions de crédits induits par la crise du marché du « subprime » (crédit hypothécaire à taux variable à risque) aux Etats-Unis se font à présent sentir dans les banques et les institutions financières ainsi dans que l'ensemble de l'économie.

Cette semaine, les retombées financières ont atteint la Grande-Bretagne où le groupe HBOS, propriétaire de Halifax et de Bank of Scotland, a annoncé qu'il accorderait un crédit de 37 milliards de dollars à Grampian pour financer ses dettes ou celles de son véhicule Grampian Funding qui traite en prêts groupés (packaged loans) y compris les hypothèques, les cartes de crédit et les crédits voiture. La banque a déclaré maintenir le financement jusqu'à ce que la situation sur le marché financier s'améliore et atteigne un niveau acceptable.

En Allemagne, où deux banques, la banque IKB et la Sachsen LB, ont déjà été touchées par la crise de liquidité, il est évident que ces problèmes affectent profondément le système financier. Comme le remarquait un rapport publié lundi dans le Financial Times : « La Sachsen LB et la banque IKB ont beau être de petites banques, néanmoins l'impact de leur chute et l'embarras causé à la Bundesbank [la banque centrale allemande] ont dépassé les frontières allemandes. Les marchés financiers et les décideurs politiques en sont à se demander si d'autres crises bancaires menacent dans les coulisses et si les régulateurs [les banques centrales notamment] comprennent vraiment la situation. »

Selon Alexander Stuhlmann, le président du directoire de la banque WestLB, une autre banque régionale publique, la situation dans laquelle se trouvent les banques allemandes n'est pas « sans danger. » « Nous ressentons une réticence de la part de nos partenaires étrangers à accorder des crédits aux banques allemandes, » a-t-il précisé. « Si nous avons une crise bancaire en Allemagne, et que les autres pays nous tiennent à l'écart, alors d'autres banques auront également des difficultés. »

Le système bancaire allemand compte parmi les plus durement touchés par la crise hypothécaire en raison des habitudes pratiquées des années durant par les petites banques, notamment les banques régionales publiques à s'engager dans des opérations d'investissements financiers plus risquées dans l'espoir de contrecarrer les effets d'un marché national en baisse et les tensions d'une concurrence accrue. Alors que les principales banques régionales sont classées en dehors des 30 plus grandes banques européennes, elles figurent parmi les 30 premières à consentir des prêts titrisés.

Les problèmes existant dans le secteur bancaire ont provoqué des appels de la part des industriels pour que la Banque centrale européenne (BCE) annule une hausse du taux directeur prévue pour le mois prochain. Selon la Chambre de Commerce et d'Industrie allemande (DIHK), les banques avaient déjà resserré les modalités de prêt et augmenté le coût du crédit pour les petites entreprises.

En lançant un appel à la BCE de ne pas relever les taux, le chef de la Fédération allemande des Chambres de Commerce et d'Industrie, Axel Nitschke, a dit : « Ce à quoi nous assistons en ce moment sur les marchés du crédit va probablement avoir un effet majeur en freinant le dynamisme économique dans les prochains mois, non seulement en Allemagne mais de par le monde. » Il a dit que la DIHK avait reçu en juin des appels de détresse de la part d'entreprises allemandes de taille moyenne.

Les effets de secousse de la crise sur l'économie en général étaient également à l'origine des avertissements lancés par John Lipsky, responsable numéro deux du Fonds monétaire international (FMI). Parlant au Financial Times, le directeur général adjoint du FMI a mis en garde que les turbulences du marché financier allaient « sans doute freiner la croissance économique mondiale ». Alors que les soi-disant « marchés émergeants » avaient jusque-là résisté à la crise, ajouta-t- il, il serait « beaucoup trop optimiste » de penser qu'ils ne seront nullement touchés.

Il a dit qu'on ne verrait pas de si tôt la fin des turbulences actuelles en raison des incertitudes concernant les dégâts causés à la croissance économique. Il y aurait également des risques pour l'ensemble du système financier causés par le manque de transparence des banques quant à la véritable ampleur de leur exposition aux investissements à risque.

« Le manque de transparence peut créer des doutes se traduisant par une volatilité du marché, » a expliqué Lipsky. « Nous voyons que dans certains cas des institutions financières régulées s'engagent dans des risques hors bilan et qui ont des implications indirectes sur ces institutions. » Ceci a suscité des incertitudes quant au degré de risque encouru par ces institutions majeures et a contribué au tarissement de liquidités sur les marchés financiers.

En ce qui concerne l'économie dans son ensemble, la première crainte est que la dépression du marché immobilier américain ne conduise à une baisse des dépenses de consommation et au début d'une récession. Jeudi, le directeur général de Countrywide Financial Corporation, Angelo Mozilo, a attiré l'attention sur le fait que le marché de l'immobilier ne montrait aucun signe d'amélioration. Interrogé sur une éventuelle récession engendrée par la crise de l'immobilier, il a répondu : « Je pense qu'elle pourrait se produire… Je ne peux pas croire… que cela n'aura pas de conséquences tangibles. » La situation du marché immobilier américain est « très sérieuse » et cet environnement « est loin de s'améliorer. »

Les derniers chiffres et les études de ce secteur indiquent cette tendance. Le prix médian des maisons neuves est passé de 262 000 dollars en mars à 237 000 dollars en juin, soit une baisse de près de 10 pour cent en juste trois mois, alors que le stock de maisons invendues est équivalent à l'offre de 7,8 mois.

Selon les données de la société Realty Trac, le nombre de ménages en situation d'insolvabilité a augmenté de 58 pour cent au cours des six premiers mois de cette année. Au total, 573 397 propriétés ont fait l'objet d'une procédure de saisie durant la première moitié de l'année, y compris des avis de défaut de paiement, des avis de vente aux enchères ou de saisie par les prêteurs. Le nombre de procédures de saisie de logements pourrait passer à 2 millions d'ici la fin de l'année.

Comme l'indiquent les alertes sur les résultats (profit warnings) des grands groupes américains Wal-Mart Stores Inc, Home Depot (HD) et Macy's, d'autres secteurs de l'économie ont également subi les contrecoups de la dépression du marché de l'immobilier. Les ventes de voitures en juillet ont été les plus faibles de ces neuf dernières années.

Certains des processus en jeu dans la crise hypothécaire et dans l'économie américaine en général ont été révélés dans un article publié lundi dans le New York Times sur les chiffres des revenus. Une analyse des statistiques sur les impôts a révélé qu'en 2005 le revenu moyen était encore inférieur de un pour cent à celui de 2000 après ajustement à l'inflation. C'est la cinquième année consécutive durant laquelle les salariés américains ont gagné moins d'argent que durant la période de pointe du dernier cycle de la croissance économique de 2000. C'est là une « expérience totalement nouvelle » de la période d'après-guerre durant laquelle on a observé tous les ans une augmentation de l'ensemble des revenus figurant sur les déclarations d'impôts, et ce jusqu'en 2001 à l'exception d'une seule année.

Ces statistiques expliquent les raisons pour lesquelles la bulle de l'immobilier qui a joué un rôle décisif dans la croissance de l'économie américaine depuis la récession de 2000-2001, était vouée à l'effondrement. Alors que les prix de l'immobilier et les dépenses de consommation en général enregistraient une hausse en raison de l'expansion des crédits et de la baisse des taux d'intérêts, le revenu réel de la grande majorité de la population laborieuse aux Etats-Unis allait dans la direction opposée en créant les conditions d'un phénomène appelé « crise des ciseaux. » A présent, l'éclatement de la bulle a mis en marche des forces économiques susceptibles de plonger dans une récession non seulement l'économie américaine mais aussi l'économie mondiale dans son ensemble.

(Article original paru le 24 août 2007) wsws.org

Mardi 28 Août 2007
Nick Beams


Market Crash Forecast Suggests New 9/11
Mystery trader bets on huge downturn that could only be preceded by catastrophe


Paul Joseph Watson
Prison Planet
Monday, August 27, 2007
http://www.prisonplanet.com/articles/august2007/270807_market_crash.htm

A mystery trader risks losing around $1 billion dollars after placing 245,000 put options on the Dow Jones Eurostoxx 50 index, leading many analysts to speculate that a stock market crash preceded by a new 9/11 style catastrophe could take place within the next month.

The anonymous trader only stands to make money if the market crashes by a third to a half before September 21st, which is when the put options expire. A put option is a financial contract between two parties, the buyer and the writer (seller) of the option, in which the buyer stands to benefit only if the price of the asset falls.

"The sales are being referred to by market traders as "bin Laden trades" because only an event on the scale of 9-11 could make these short-sell options valuable," reports financial blogger Marc Parent. Dow Jones Financial News first reported on the story.

The trader stands to make around $2 billion from their investment should an event trigger a market crash before the third week in September.

Such a cataclysmic jolt could only happen as a result of two factors, China dumping its vast dollar reserves in reaction to the sub-prime mortgage collapse, which it has threatened to do, or a massive terror attack on the same scale or larger than 9/11.

9/11 itself was foreshadowed by unprecedented put options that were placed on United and American Airlines. Though the Securities and Exchange Commission refused to reveal who placed the options, private researchers traced the investments back to the Deutsche Bank owned Banker’s Trust, which was formerly headed by then Executive Director of the CIA, Buzzy Krongard.

Put options on Morgan Stanley and Merrill Lynch, two of the World Trade Center's most prominent occupants, also spiked in the days before 9/11.

News of the suspicious trades is dovetailed by the comments of Former US Treasury secretary Larry Summers yesterday, who told ABC News that the risk of a recession in the U.S. was greater that at any time since 9/11.

$4.5 billion options bet on catastrophe within four weeks
Sunday, August 26, 2007
http://mparent7777-2.blogspot.com/2007/08/45b-bet-on-another-911-within-4-weeks.html

Anybody have a clue as to what these 'investors' are expecting?

The two sales are being referred to by market traders as "bin Laden trades" because only an event on the scale of 9-11 could make these short-sell options valuable.

There are 65,000 contracts @ $750.00 for the SPX 700 calls for open interest. That controls 6.5 million shares at $750 = $4.5 Billion. Not a single trade. But quite a bit of $$ on a contract that is 700 points away from current value. No one would buy that deep "in the money" calls. No reason to. So if they were sold looks like someone betting on massive dislocation. Lots of very strange option activity that I haven't seen before.

The entity or individual offering these sales can only make money if the market drops 30%-50% within the next four weeks. If the market does not drop, the entity or individual involved stands to lose over $1 billion just for engaging in these contracts!

Clearly, someone knows something big is going to happen BEFORE the options expire on Sept. 21.

THEORIES:

The following theories are being discussed widely within the stock and options markets today regarding the enormous and very unusual activity reported above and two stories below. Those theories are:

1) A massive terrorist attack is going to take place before Sept. 21 to tank the markets, OR;

2) China, reeling over losing $10 Billion in bad loans to the sub-prime mortgage collapse presently taking place, is going to dump US currency and tank all of Capitalism with a Communist financial revolution. Either scenario is bad and the clock is ticking. The drop-dead date of these contracts is September 21. Whatever is going to happen MUST take place between now and then or the folks involved in these contracts will lose over $1 billion for having engaged in this activity.

"$1.78 Billion Bet that Stock Markets will crash by third week in September Anonymous Stock Trader Sells 10K Contracts on EVERY S&P/Y "Strike" Shorts Stocks "in the money" effectively selling all his SPY holdings for cash up front without pressuring the market downward.

This is an enormous and dangerous stock option activity. If it goes right, the guy makes about $2 Billion. If he's wrong, his out of pocket costs for buying these options will exceed $700 Million!!! The entity who sold these contracts can only make money if the stock market totally crashes by the third week in September.

Bear in mind that the last time anyone conducted such large and unusual stock option trades (like this one) was in the weeks before the attacks of September 11.

Back then, they bought huge numbers of PUTS on airline stocks in the same airlines whose planes were involved in the September 11 attacks.

Despite knowing who made these trades, the Securities and Exchange Commission NEVER revealed who made the unusual trades and no one was ever publicly identified as being responsible for the trades which made upwards of $50 million when the attacks happened.

The fact that this latest activity by a single entity gambles on a complete collapse of the entire market by the third week in September, seems to indicate someone knows something really huge is in the works and they intend to profit almost $2 Billion within the next four weeks from whatever happens! This is really worrisome."


Congressman: Stock Market Will Eventually Collapse
Ron Paul says martial law provisions in place to deal with economic discord


Paul Joseph Watson
Prison Planet
Wednesday, August 29, 2007
http://www.prisonplanet.com/articles/august2007/290807_eventually_collapse.htm

Texas Congressman and presidential candidate Ron Paul says that attempts to rescue an ailing stock market last week, during which the Fed pumped in billions in liquidity, were merely a stop gap measure - and that an economic collapse is all but inevitable.

"They think that they can control it but eventually they can't, as powerful as they are eventually the markets are more powerful," the Congressman told the Alex Jones Show yesterday.

"The dollar can't be kept in check because eventually it will come unwound," he added.

"But I think the most significant figure we've heard in the last few weeks is the measurement between 2000 - 2005, the clear cut admission that real income has gone down, which is a reflection of the dollar."

Paul explained that recent attempts to pump liquidity into the markets are only a temporary fix and that the long-term effects of doing so spell disaster for the economy.

"The dollar is plunging no matter what you read and hear about and no matter how hard they work to keep the bubble going the only way they can do that is creating more money....causing the dollar to go down even faster, the market seems to be reassured - there's a contrivance to try to hold this together....but it won't last, eventually it's going to collapse," said Paul.

The Texas Congressman cited the repeal of the Insurrection Act as opening the door to a declaration of national emergency and martial law which could be instituted for any number of reasons, including civil disobedience in the event of an economic downturn and a run on the banks.

"If in 6 months or a year there is total chaos who knows what they might try to do," said Paul.

The presidential candidate also slammed the abolition of Habeas Corpus as a "very dangerous sign" that plans were being laid for martial law.

"Why would they change them (the laws) if they didn't plan to use them," concluded Paul.

Suspicions were raised last week when a mystery trader risked billions of dollars after buying 245,000 put options on the Dow Jones Eurostoxx 50 index, in effect a speculation that the market would crash by a third before September 21st.


Sunday, August 26, 2007
The Fed: Something big is going to happen

**** !!! URGENT !!! ****


FEDERAL RESERVE BOARD OF GOVERNORS MEETING TO TAKE PLACE AT "C.O.G." FACILITY
IN JACKSON HOLE, WYOMING ON AUGUST 31 !


C.O.G. STANDS FOR "CONTINUITY OF GOVERNMENT" AND IS A SUPER-HIGH-SECURITY, UNDERGROUND MILITARY INSTALLATION DESIGNED AS A SANCTUARY FOR GOVERNMENT

IF THE U.S. IS HIT WITH NUKES OR SUFFERS OTHER CATASTROPHIC DISASTER

Why would the Fed Board of Governors decide to meet in such a place unless
they KNOW something terribly huge is going to happen to the United States next
month? This information on top of the stories below are unmistakable signals
to us that something terrible is going to happen and the big shots already
know it. . . . . .

Please spread the information on this web page along to every American so as
many as possible know in advance that any "disaster" or "terrorist attack" or
"economic collapse" was no suprise to our government. They clearly know
something is going to happen and they are apparently going to let it happen.

We may be forced to grab-up members of the Federal Reserve Board of Governors
BEFORE they get into the COG so they can be properly "dealt with" when
whatever happens, happens. The only reason they would head into the COG is to
hide from angry Americans.

My advice to the government and to the Bankers is simple: Come clean now. Tell
us the truth, the whole truth and nothng but the truth right now, BEFORE
disaster strikes so we can make rational decisions, make rational plans and
get through it as smoothly as possible - even if there's no way to avoid it.
HOWEVER, if you conceal what seems to be coming and you allow it to blind-side
us, there won't be any place for any of you to hide. We will hunt you down and
deal with you for concealing the truth and thus harming us worse.

More info as it becomes available. . . .
Proof of FRBOG meeting location
http://www.federalreserve.gov/calendar.htm

http://www.halturnershow.com

 Plus de honte, plus d'affliction



Plus de honte, plus d'affliction

Par Paul Craig Roberts , le 28 août 2007
http://www.alterinfo.net/Plus-de-honte,-plus-d-affliction_a10813.html

​​​​Dans l'administration de George W. Bush, le Parti Républicain est parvenu à la plus grande combinaison de stupidité et de malfaisance de l'histoire humaine.

​​​​Les républicains ont embourbé les USA dans une guerre gratuite et illégale. La guerre a détruit l'Irak, tué entre 650.000 et 1.000.000 civils irakiens, en a déplacé 4.000.000, et parsemé le pays d'uranium appauvri. La guerre de Bush reste ingagnable en dépit de sa durée de cinq ans, de ses 1.000 milliards de frais et de ses futurs coûts contractés.

​​​​L'invasion de l'Irak par Bush est un crime de guerre sous la norme de Nuremberg, un équivalent direct de l'invasion de la Pologne par Hitler. Les deux ont été étayées par le mensonge et la tromperie, et les raisons déclarées pour les deux étaient des masques pour des ordres du jour secrets.

​​​​L'invasion de l'Afghanistan et de l'Irak par Bush, son projet d'attaque contre l'Iran (voir [en anglais] Un avant-projet sur la guerre avec l'Iran : Un avant-projet sur les armes de destruction de masse Moyen-Orient), et son soutien d'Israël, dans son attaque du Liban et pour sa politique génocide envers les palestiniens, ont radicalisé le Moyen-Orient et les Musulmans du monde entier. Les agressions étasuniennes et israéliennes ont justifié la propagande d'Oussama Ben Laden, produit des recrues en masse pour Al Qaeda, et lâché des forces de déstabilisation dans l'ensemble du Moyen-Orient

​​​​Les guerres de Bush renforcent l'Islam. Abdullah Gul vient juste d'être élu président de Turquie. Gul est décrit par les médias étasuniens comme un « ancien Islamiste. » Gul est soutenu par le parti politique dominant du premier ministre Erdogan, un autre « ancien Islamiste. »

​​​​L'élection de Gul à la présidence par 76% du parlement Turc a bouleversé les militaires laïque de Turquie, depuis longtemps à la solde du gouvernement US. Le 27 août le chef militaire de Turquie, le général Yasar Buyukanit, a déclaré que des « centres malveillants tentent systématiquement d'éroder la nature laïque de la République Turque. » (L'armée turque met en garde des « centres mauvais contre Gul, » par Donald Macintyre, Independent britannique, 28 août 2007) Les militaires turcs, dont beaucoup croient à la demande et à la récompense des USA, ont renversé quatre gouvernements turcs depuis 1960, le dernier il y a seulement 10 ans.

​​​​Avec le Président Bush déclamant avec véhémence au sujet d'« apporter la démocratie au Moyen-Orient, » les militaires turcs sont moins capables d'imposer les valeurs occidentales à un peuple Islamique. Pareillement, la marionnette US en Égypte ne peut pas aussi facilement supprimer les valeurs et les espoirs Islamiques des égyptiens.

​​​​Les gouvernants marionnettes en Jordanie et au Pakistan, et même les Saoudiens et les Emirats pétroliers, signalent que la terre tremble sous leurs pieds. La marionnette du Pakistan est dans l'ennui, et ses difficultés sont aggravées par les incursions militaires US au Pakistan. L'administration Bush envisage des plans d'urgence pour s'emparer des armes nucléaires du Pakistan au cas où sa marionnette serait renversée, des plans d'urgence illusoires étant donné le sur-étirement de ses militaires.

​​​​Dans les années d'après-guerre, avec leur argent et leur influence les USA dirigeaient la laïcisation d'une classe d'élite dans les pays du Moyen-Orient, une élite qui s'identifie avec l'Occident et non pas avec leurs propres cultures. Cette élite artificielle a produit un large vide politique entre les masses du peuple et les gouvernants. De plus en plus, les masses musulmanes perçoivent leurs gouvernants comme des alliées des puissances étrangères contre elles.

​​​​En Irak le gouvernement marionnette de Nuri al-Maliki semble avoir fait son temps. Les Sunnite ont retiré leur appui, comme le plus important leader Chiite, Muqtada al-Sadr, qui se rend compte que le gouvernement Maliki a trop de complicité dans les crimes US pour être le gouvernement légitime de l'Irak. Avec l'administration Bush et le Congrès rendant Maliki responsable de l'échec des USA en Irak, le destin de Maliki ressemble de plus en plus à celui de Ngo. Dinh Diem, la marionnette vietnamienne qui fut accusée de l'échec de l'intervention US au Viêt-nam.

​​​​Exactement comme Hitler refusant longtemps d'admettre les défaites allemandes sur le front russe, et même dans ses derniers jours où il commandaient des divisions allemandes inexistantes pour soulager Berlin, le régime Bush trouve de nouveaux espoirs pour s'emparer de l'Irak chaque fois que les espoirs antérieurs s'avèrent être une illusion. Les derniers espoirs sont la [fameuse] « poussée » [de Bush]. Pendant que les [troupiers] étasuniens déferlent, dans le sud de l'Irak les anglais vaincus se retirent dans deux bases d'une manière similaire à donner le frisson aux français à Dien Bien Phu. Les bases britanniques sont soumises à entre 30 et 60 attaques de mortiers et de roquettes chaque jour. Les généraux britanniques veulent sortir leurs troupes d'Irak. Plus longtemps le premier ministre britannique Brown les gardera en Irak afin d'apaiser l'administration Bush, plus difficile sera de sauver les survivants.

​​​​Avec les étasuniens battant en retraite au sud vers le Kowéit, à l'heure actuelle potentiellement isolés, comment les troupes et leurs équipements seront-ils extraits alors que leur défaite n'est plus niable ?

​​​​L'administration Bush et ses militaires politisés rendent déjà l'Iran responsable de l'échec de la « poussée. » L'Iran est allégué former et armer les irakiens qui résistent à l'occupation. Bush a dit qu'il en tiendra l'Iran responsable. Il y a abondance d'indices que l'administration Bush prépare encore une autre attaque illégale contre un pays musulman sans en évaluer les conséquences.

​​​​L'administration Bush semble destinée à produire de tels désastres, qu'elle sera mue comme par une obsession à utiliser des armes nucléaires afin d'éviter la défaite. L'administration Bush détient la combinaison de malveillance et de stupidité exigée pour faire se dégrader en guerre nucléaire une guerre perdue « qui était du gâteau. »

​​​​Plusieurs des plus funestes membres de l'administration -- Wolfowitz, Feith, Libby, Rumsfeld, Rove, et Gonzales -- ont été écartés pendant que la tragédie devenait plus profonde, mais Cheney demeure confortablement installé de même que le faible d'esprit de la Maison Blanche. Avant que Bush et Cheney ne tombent, ils apporteront plus d'affliction au monde et plus de honte aux étasuniens [surtout que l'agitateur précoce, se joignant aux Dr Folamour étasuniens, parle ouvertement de bombarder l'Iran, NDT].

​​​​

​​​​ Paul Craig Roberts fut Secrétaire Adjoint au Trésor dans l'administration Reagan. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington ; Alienation and the Soviet Economy et Meltdown: Inside the Soviet Economy , et est coauteur avec Lawrence M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Clic ici pour l'entrevue [en anglais] de Peter Brimelow de Forbes Magazine avec Roberts au sujet de la récente épidémie d'inconduite des procureurs.


Original : http://www.vdare.com/roberts/070828_shame.htm
Traduction de Pétrus Lombard pour Alter Info
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