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Auteur Fil de discussion: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale  (Lu 798401 fois)
kader
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« Répondre #45 le: 03/12/2007 - 14:11:40 »

Krugman : les banques sont devenues folles
(traduction)
3 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1466

Qu’ont-ils fumé ? demande le titre de la dernière couverture du magazine Fortune, au-dessus des visages des dirigeants des grandes banques américaines, et des montants qu’ils ont perdu. La réponse c’est qu’ils étaient sous l’emprise de la drogue habituelle : l’avidité.

par Paul Krugman, New York Times, 24 novembre 2007

« Qu’ont-ils fumé ? » c’est la question qui est posée en couverture du dernier magazine Fortune, accompagnée de photos de dirigeants de grandes banques récemment remerciés, et du montant de leurs énormes pertes. La réponse est, bien sûr, qu’ils étaient sous l’emprise de leur drogue habituelle : l’avidité. Ils ont tous pris des décisions socialement destructrices, encouragés qu’ils étaient par un système de régulation déficient, qui aurait dû être réformé dès les scandales d’Enron et de WorldCom, mais qui ne le fut jamais.

En fait, l’effondrement de Wall Street provient directement du grand plongeon de l’immobilier. Ce plongeon était prévisible et avait été prévu. J’avais écrit dès le mois d’août 2005 « Les américains se logent dans des maisons payées avec de l’argent emprunté aux Chinois. Cela n’est pas viable à terme ».

Alors que les alertes se succédaient, Wall Street a continué d’entasser des titres hypothécaires douteux. La plupart des investissements fautifs qui secouent aujourd’hui le monde financier semblent avoir été fait dans la frénésie finale de la bulle immobilière, ou même après que la bulle ait commencé à se dégonfler. Selon Fortune, Merrill Lynch a effectué ses plus gros achats de créances douteuses au cours de la première moitié de cette année, après que la crise des subprimes ait déjà été connue du public.

Maintenant que la facture arrive, tout le monde va devoir payer - sauf les responsables. Pourtant les pertes subies par les actionnaires de Merrill Lynch, Citigroup, Bear Stearns et autres ne sont pas les pires. En termes humains, bien plus importantes sont les centaines de milliers, peut-être les millions de familles américaines piégées dans des affaires d’hypothèque qu’elles n’ont pas comprises, et qui doivent maintenant faire face aux augmentations vertigineuses de leurs traites, avec dans beaucoup de cas, la perte de leurs maisons.

Il y a aussi les dommages collatéraux infligés à l’économie.

Certains soutiennent qu’en fait, le fiasco des subprimes n’est pas une grosse affaire. Il est vrai que même si les chiffres augmentent de jour en jour - certains observateurs parlent maintenant d’environ 400 milliard de dollars de pertes - ces pertes restent petites par rapport à la valeur totale de biens.

Mais ces mauvais investissements immobiliers paralysent des institutions financières qui jouent un rôle crucial dans fourniture de crédit, en asséchant une bonne partie de leur capital. Dans un récent rapport, Goldman Sachs indique que les pertes liées à l’immobilier pourraient forcer des banques et les autres acteurs à refuser 2000 milliards de dollars de prêts. C’est suffisant pour déclencher une violente récession, s’il cela se produit rapidement.

Au delà de tout cela, cela provoque une profonde crise de confiance, qui vient comme du sable dans les engrenages du système financier. Cette crise de confiance est clairement visible : il y a une répartition sans précédent entre les investisseurs qui acceptent des rendements très bas et qui sont prêts à acheter des obligations de l’Etat américain encore considérée comme sûres, et ceux qui recherchent des taux beaucoup plus élevés et auxquels les banques acceptent de consentir des prêts.

Comment les choses ont-elles pu se dégrader autant ? Une partie de la réponse est que ceux qui auraient dû être attentifs aux dangers, et prendre toutes les précautions, se sont comportés comme des américains moyens, optimistes et certains que tout était beau. Ils ont encouragé beaucoup trop de monde à prendre des hypothèques risquées. Oui, Alan Greenspan, c’est de vous qu’il s’agit. Une autre partie de la réponse est l’impunité dont ont bénéficié les hommes qui sont sur la couverture de Fortune. Aucun n’a été forcé de rendre les énormes chèques qu’ils ont reçu avant que la sottise de leurs décisions soit devenue apparente.

Il y a environ 25 ans, les monde américain des affaires - et le système politique américain - a accepté l’idée que l’avidité était une bonne chose. Les dirigeants se sont vus généreusement récompensés lorsque les compagnies qui les employaient semblaient réussir : l’année dernière les directeurs généraux de Merrill Lynch et de Citigroup ont été payés 48 millions de dollars et 25,6 millions de dollars, respectivement.

Certes, après n’avoir été qu’illusion, les succès se tarissent, mais certains parviennent encore à sauver leur mise : les acteurs les mieux placés gagnent, nous autres, le tout venant, nous perdons.

L’injustice est choquante ; pire, on encourage les mauvaises prises de risque, et parfois la fraude. Un dirigeant qui arrive à créer l’illusion du succès pendant quelques années peut s’en aller immensément riche. La révélation que les apparences étaient trompeuses sera le problème de quelqu’un d’autre. Tout cela est bien connu, et il faut que cela le soit. Ce sont les énormes salaires reçus par les dirigeants qui truquaient les comptes de leur entreprise qui ont abouti aux grands scandales d’il y a quelques années. Pour ce qui concerne la crise actuelle, si rien n’indique qu’il y a eu fraudes, la confiance du public a néanmoins été de nouveau trahie.

L’important est de bien voir que la crise des subprimes et l’effondrement du crédit est le résultat de notre échec à réformer efficacement le gouvernement d’entreprise après les derniers scandales.

John Edwards qui a récemment sorti un projet de réforme n’a pas bénéficié de beaucoup d’attention. Le gouvernement d’entreprise n’est toujours pas considéré comme un problème politique majeur, alors qu’il devrait l’être.

Paul Krugman est Professeur d’Economie à l’Université de Princeton et éditorialiste au New York Times. Son dernier livre s’intitule “ The Conscience of a Liberal”.
Publication originales New York Times : Banks Gone Wild, traduction Opus Incertum
http://www.nytimes.com/2007/11/23/opinion/23krugman.html?_r=2&ref=opinion&oref=slogin&oref=slogin

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Questions et réponses concernant l'actuelle crise financière

Par le professeur Rodrigue Tremblay - Lundi 03 Décembre 2007
http://www.alterinfo.net/Questions-et-reponses-concernant-l-actuelle-crise-financiere_a14350.html

« Le problème [des défauts de paiement] sera sensiblement plus grand l'année prochaine [2008], car [les hypothèques de] 2006 avait de bas critères. » Henry Paulson, le secrétaire du Trésor des États-Unis

« La meilleure façon de détruire le système capitaliste est de s'attaquer à sa monnaie. Par des procédés constants d'inflation, les gouvernements peuvent confisquer d'une façon secrète et inaperçue une part notable de la richesse de leurs citoyens. »
John Maynard Keynes (1883-1946)

Question n ° 1 - Qu'est-ce qui a déclenché la crise des subprimes aux États-Unis? Pouvez-vous la comparer aux anciennes crises telles qu'à celle des années 80?
Les questions sont adressées par le « Turkish Daily News, » à Istanbul en Turquie.


Les réponse sont du Dr Tremblay.

Quatre facteurs sont reliés entre eux et sont responsables d'avoir engendré la crise financière en cours [les subprimes] qui sévit aujourd'hui aux États-Unis.

Premièrement : la politique monétaire. Après l'éclatement de la bulle Internet [dot.coms en anglais] en 2001 ayant provoqué la récession de mars à novembre 2001, la Fed alors présidée par Alan Greenspan a agressivement abaissé le taux d'intérêt directeur [le Federal Funds rate] passant alors de 6,5% à 1% en 2004, soit le plus bas taux depuis 1958. Il est maintenant reconnu que cette réduction était excessive et que la Fed n'aurait pas dû abaisser son taux en deçà de 2% et qu'il aurait dû être à nouveau augmenté quelque part en 2002. En effet, de 2002 à 2004, la banque centrale des États-Unis a mène une politique monétaire qui était trop expansionniste. Étant aujourd'hui devenu l'ancien président de la Fed, Alan Greenspan, explique sa politique d'alors en affirmant qu'il avait peur que n'arrive une période de déflation, mais peu d'économistes sont d'accord avec lui. Entre 2002 et 2004, la Fed n'avait pas besoin de garder les taux d'intérêt à court terme aussi bas et pendant si longtemps, d'autant plus que l'administration Bush avait réduit les taux d'imposition et qu'elle avait augmenté ses dépenses militaires par l'invasion militaire de l'Iraq.

Deuxièmement : le boom immobilier. Les taux d'intérêt anormalement bas aux États-Unis et aussi partout ailleurs en raison de l'interconnexion entre l'argent et les marchés de capitaux, a alimenté un boom immobilier à travers le monde qui n'était pas viable à long terme, puisqu'il était basé sur la spéculation. En effet, les taux hypothécaires aux États-Unis sont demeurés faibles, même après que la Fed ait commencé à relever son taux directeur [Federal Funds rate] de 1% au milieu de 2004 jusqu'à 5,25% en juin 2006. Cela a amené les États-uniens à emprunter d'énormes sommes à l'étranger. En 2006, le déficit courant des États-Unis a même atteint 6% du PIB. La Chine, le Japon et les pays producteurs de pétrole étaient les principaux acheteurs de bons du Trésor et des obligations US.

Troisièmement : de nouvelles règles bancaires. Étant donné l'incessante augmentation de la valeur des maisons, les institutions de prêt ont assoupli leurs règles de prêts puisque les maisons données en garantie de ces prêts gagnaient toujours de la valeur. Les banques et les autres prêteurs hypothécaires ont commencé à accommoder les emprunteurs de la catégorie des subprimes ayant un crédit douteux, en élargissant le marché des prêts hypothécaires à ces acheteurs de maison qui en d'autres temps n'auraient pas pu se qualifier. Des prêts pour l'acquisition de maison ont été octroyés de manière non conventionnelle à des emprunteurs qui n'ont pas eu à justifier leurs sources de revenus. Certains prêts étaient des prêts appelés « payez-l'intérêt-seulement » [interest-only] avec de faibles versements hypothécaires de 5% ou moins. Certains autres prêts étaient des prêts à taux variables (ARMs), avec de faibles taux d'intérêt pour la première année ou pour les deux premières années, pour être par la suite augmentés à des taux beaucoup plus élevés. En 2006, environ 25% des prêts hypothécaires aux États-Unis étaient des subprimes et près de 20% étaient des prêts à taux variables.

Quatrièmement : les nouveaux produits financiers. Avec la forte augmentation des demandes pour des emprunts hypothécaires, les grandes banques ont eu recours à certains produits financiers inventifs en vue d'économiser leur capital. Elles ont commencé à regrouper ces prêts de manière plus attrayante et à les segmenter (ou à les fractionner) sous la forme de nouveaux titres exotiques et ce faisant, à transférer le risque de crédit aux acheteurs de ces titres. C'est ainsi qu'a été créé une nouvelle catégorie de titres, souvent cotée AAA (la cote la plus sûre) par les agences de notation et que des fonds mutuels, des sociétés d'assurance, des fonds de pension et d'autres investisseurs pouvaient acheter.

Ces nouveaux Fonds d'investissement spécialisés (SIVs) sont présentés sous différents noms tels que les Titres adossés à des créances obligataires (CBOs) ou les Titres adossés à des actifs (CDOs). Ils avaient les caractéristiques des Papiers commerciaux [Asset-based commercial paper]. C'est le marché des papiers commerciaux qui est actuellement perturbé aux États-Unis et ailleurs et qui est au centre de la crise financière actuelle. Au plus fort de la crise au cours de l'été 2007, le marché des papiers commerciaux aux États-Unis était évalué à environ 1 170 milliards de dollars. Il est tombé aujourd'hui à environ 900 milliards de dollars et il continue toujours à s'amenuiser, alors que les banques comptabilisent des créances douteuses. [NB: Ce processus de désintermédiation (1) financière peut durer plusieurs années.]

La crise de l'épargne et du crédit du début des années 1980 fut aussi un coup sérieux à l'économie US. Plus de 1000 institutions financières d'épargne et de crédit ont fait faillite et les pertes sont estimées à environ 150 milliards de dollars. De plus, la crise a contribué à engendrer la récession de 1990-1991. Cette fois-ci, la crise financière est au moins aussi mauvaise, sinon pire, puisque c'est l'intégrité de l'ensemble du secteur bancaire US qui et remis en question. L'ampleur des pertes de la crise actuelle n'est pas encore complètement connue, mais tout le monde s'accorde à dire qu'elles seront très importantes.

[Un autre exemple des années 90 est la faillite tout juste évitée en septembre 1998 du Hedge fund « Long Term Capital Management (LTCM). » La Réserve fédérale (la Fed) a dû intervenir en panique et fournir des liquidités afin d'éviter la liquidation forcée de cet important acteur financier qui aurait alors eu un impact négatif sur le cours des obligations et qui aurait engendré une hausse des taux d'intérêt et ce, au moment même où se déroulait une crise financière en Asie. NB: Les Hedge funds sont essentiellement des entités spéculatives privées qui ont pris des risques financiers dans les taux d'intérêt, sur le marché des devises et des produits dérivés de même que dans les marchés financiers en général.]

Question n ° 2 - Comment l'états-unien moyen en sera-t-il affecté?

Puisque la propriété d'une maison est une grande partie la valeur nette de l'états-unien moyen, la baisse des prix de l'immobilier et les saisies suite au défaut de remboursement des emprunts hypothécaires les contraindront à réduire les dépenses de consommation au cours des prochains mois par un effet négatif sur la richesse. La perte d'emplois et de revenus dans la construction et dans l'industrie financière va également avoir un impact négatif sur les dépenses de consommation. Par-dessus tout, l'états-unien moyen perra être appelé à réduire son endettement total. Réunis ensemble, la dette hypothécaire et l'endettement des consommateurs représentent environ 125% du revenu disponible. Historiquement, ce sont des niveaux très élevés.

Question n ° 3 - Comment évaluez-vous les politiques de la Fed suite à ces turbulences? Quel est votre avis au sujet du scepticisme relatif à l'inflation?

Eh bien, tel que je l'écrivais sur mon blog le 21 septembre dernier, je pense que la Fed actuellement présidée par Ben Bernanke a paniqué lorsqu'elle a annoncé qu'elle réduisant ses taux de façon plus importante qu'il ne l'avait été anticipé, une réduction d'un demi point de son taux directeur [Federal Funds rate] et de son taux d'escompte et ce, alors même qu'elle avait déjà coupé son taux d'escompte d'un demi point, le 17 août 2007. Le but était d'aider les grandes banques des États-Unis confrontées à de grandes difficultés d'emprunt et de faciliter le renflouement de leurs filiales et d'autres acteurs, tels que les Hedge funds, aux prises dans la crise des prêts subprimes. Ce faisant, la Réserve fédérale de Ben Bernanke suit, dans une certaine mesure, les conseils de Walter Bagehot qui prône une réduction agressive des taux en situation de crise financière. Le seul problème est que la règle de Bagehot recommande à la banque centrale de prêter généreusement en période critique d'austérité du crédit ... mais à un taux d'intérêt élevé. En prêtant à des prêteurs en difficulté à des taux préférentiels réduits, la Fed agit comme si elle était leur « gouvernement » c'est-à-dire qu'elle finance leurs opérations de prêts à risque tout en taxant ceux qui détiennent des dollars US. Il ne s'agit pas seulement de tenter de les rendre plus « liquides », mais aussi plus « solvables » et de diminuer le risque de faillite.

En agissant ainsi et surtout par sa politique d'abandon du dollar sur les marchés des changes étrangers, la Réserve fédérale de Ben Bernanke sème les germes d'une inflation future. Tous ces nouveaux argents qui ont été injectés dans le système financier seront difficiles à retirer et les pressions inflationnistes devraient commencer à se pointer dans quelques années, suite au ralentissement économique prévu. D'autant plus que le cycle de Kondratieff, un long cycle moyen de 54 ans d'inflation, de désinflation et de déflation est sur le point de suivre son cours en 2010-11. Une nouvelle période d'inflation devrait débuter tout de suite après.

Question n ° 4 – Il est dit que lorsque que les États-Unis toussent, le reste du monde attrape la grippe. Que se passera-t-il lorsque les États-Unis attraperont une grippe aussi forte que celle-ci?
Et quelles sont les perspectives pour les marchés émergents tels que la Turquie, qui comptent sur les exportations et qui ont vu un afflux massif de capitaux étrangers au cours des 5 dernières années?


L'économie US représente environ un quart de l'économie mondiale, de sorte qu'il est raisonnable de s'attendre à ce que le ralentissement de l'économie US aura des répercussions sur les autres économies. Aujourd'hui, l'Europe et l'Asie sont encore en plein essor. Toutefois, la baisse du dollar US et l'augmentation simultanée de la valeur de l'euro et de la plupart des autres monnaies, conjuguée à la hausse du prix du pétrole, sont appelées à avoir un impact négatif sur ces économies. En fait, il peut prendre jusqu'à deux ans avant qu'une monnaie surévaluée ait un impact sur l'économie réelle.

Le danger pour la Turquie est d'être aux prises avec une monnaie surévaluée alors qu'elle poursuit une stratégie de croissance économique appuyée sur les exportations. En effet, au cours des dernières années, la Nouvelle livre turque a augmenté par rapport au dollar US et même par rapport à l'euro. Cela a eu des effets bénéfiques dans la lutte contre l'inflation, mais cela pourrait aussi nuire à la croissance future. Le plus récent exemple d'une telle situation a été l'Argentine, à la fin des années 1990, qui a été forcé d'abandonner la parité fixe de sa monnaie avec le dollar US.

Question n ° 5 - Est-ce que vous percevez une différence d'approche entre l'économie des pays anglo-saxons et celles des pays de l'Europe continentale qui, pour l'essentiel, s'en sortent indemnes?

Comme vous le savez, certaines banques européennes ont dû être renflouée après avoir subi de lourdes pertes dans leurs opérations des papiers commerciaux. En conséquence, la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne ont injecté d'énormes sommes d'argent neuf dans leur secteur bancaire. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a une double mission, qui est de contrôler l'inflation et aussi de favoriser la croissance économique. En Europe, la mission de la Banque centrale européenne est de contrôler l'inflation. Cela ne signifie pas qu'il n'existe pas des pressions politiques visant à renoncer à la lutte contre l'inflation, afin de stimuler la croissance, telle que l'illustre si bien la campagne de M. Sarkozy contre les politiques de M. Trichet. Dans l'ensemble, toutefois, il semblerait que les pratiques bancaires irresponsables sont moins répandues en Europe qu'aux États-Unis, de même que les impacts négatifs devraient être moins répandus en Europe qu'aux États-Unis.

Question n ° 6 - Quelle est la leçon à tirer de cette crise et quels types de précautions devraient être prises?

De toute évidence, il y a eu un manque de diligence et de supervision de la part des Banques centrales et des autres organismes de réglementation, en particulier aux États-Unis. L'ancien président de la Fed (1951-1970) William McChesney Martin a déjà dit que « Le travail de la Réserve fédérale est de partir avec le bol à punch juste au moment où la fête commence à être intéressante. » Alors que la crise financière des subprimes démarrait réellement, la Fed de Greenspan semble être demeurée trop près de l'administration Bush et de ses objectifs politiques et qu'elle n'ait pas suffisamment pris conscience du danger que les nouvelles règles de gestion financière avaient été créées pour la santé du système financier et de l'économie dans son ensemble. La Fed aurait dû partir avec le bol à punch monnétaire en 2003-2004, mais elle ne l'a pas fait. Nous ne connaissons pas encore l'étendue des dommages qui ont été causés à l'économie réelle. J'espère qu'ils peuvent encore être maîtrisés et qu'ils ne se propageront pas.

Question n ° 7 – Prévoyez-vous une récession aux États-Unis?

Le président de la Fed Ben Bernanke et le secrétaire du Trésor des États-Unis Henry Paulson ne voient pas de récession à l'horizon pour les États-Unis en 2008. Quant à moi, je pense que le ralentissement économique est inévitable pour 2008. J'espère que le pire scénario ne se matérialisera pas. Toutefois, je m'attends néanmoins à une légère récession aux États-Unis en 2008, qui sera suivie par une plus sévère en 2010-2011 (soit au creux du cycle de 10 ans).

Question n ° 8 - Quel sera l'impact sur le dollar?

Eh bien, le dollar est en baisse depuis de nombreuses années et il atteint des records de tout les temps par sa faible valeur face à l'euro. En 2000, l'euro valait moins de 83 cents alors que maintenant, il est près de 1,50 $. Je pense que la phase actuelle de la baisse du dollar cessera bientôt. Hormis quelques grands chocs géopolitiques, le dollar pourrait rebondir dans les mois à venir. Il est actuellement très survendu.

Sur le long terme, nous sommes entrés dans une période où la demande en énergie et en ressources va être forte par rapport aux capacités de production. Cela devrait favoriser les monnaies des pays dont les économies sont fondées sur les matières premières telles que le Canada, l'Australie et les pays émergents en général.

Question n ° 9 - Quel en sera l'impact sur les prix du pétrole?

Les prix du pétrole sont le reflet de la baisse du dollar US. À près de 100 dollars le baril, le marché du pétrole est soit proche d'un sommet, ou soit il sera fonction d'une guerre contre l'Iran souhaitée par le tandem Bush-Cheney et qui aura pour résultat de graves perturbations dans la livraison du pétrole dans le détroit d'Ormuz. S'il devait y avoir un conflit entre les États-Unis et l'Iran, les prix du pétrole pourrait devenir encore beaucoup plus élevés avant de chuter, en raison d'une récession mondiale. S'il s'avérait qu'il n'y avait pas de grand conflit avec l'Iran et aucune perturbation dans l'approvisionnement en pétrole, le niveau élevé des prix actuels devraient logiquement redescendre.

Dr Rodrigue Tremblay est professeur émérite en finance internationale à l'Université de Montréal, Québec, Canada et est titulaire d'un doctorat en économique de l'Université Stanford, en Californie, aux États-Unis. Son livre « Le Nouvel Empire Américain » est disponible chez Amazon.fr. Le livre est également disponible au Canada, au Royaume-Uni, en Allemagne et au Japon.

Rodrigue Tremblay est un économiste canadien qui vit à Montréal, il peut être joint à rodrigue.tremblay @ yahoo.com

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info
Article original anglais : http://www.thenewamericanempire.com/blog.html
Note du traducteur:
(1) La désintermédiation signifie ici le retrait des intermédiaires entre les banques et les emprunteurs. Autrement dit, le retrait de ceux qui ont acheté ces nouveaux titres tels que les fonds de pension, les fonds mutuels, etc.
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Narjassa
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« Répondre #46 le: 04/12/2007 - 10:26:18 »

سلام الله عليكم و رحمة الله و بركاته
الأمس أعادت الجزيرة الوثائقية بث شريط معركة الجزائر و الذي لعب دور الشاهد البطل فيه ياسف سعدي.
ما أثار إنتباهي، الحديث عن ضرب المدنيين الفرنسيين، فقد كانت تمثل هذه المسألة هاجسا لدي المقاومة الجزائرية و لم أفهم السبب لأن المدنيين الفرنسيين في الجزائر كانوا محتلين أو أبناء و أحفاد محتلين كما هو الحال اليوم في فلسطين 1948 فهل يجب أن لا نضرب المستوطنين الصهاينة في الجليل الأعلي و الضفة الغربية متحججين بإعتبارهم مدنيين؟ هذا غير معقول.
فالمحتل كان عسكريا أو مدنيا هو واحد و التصدي له واجب.
لماذا نرحم المدنيين الفرنسيين و هم لم يفرقوا بين صغير أو كبير في أرضنا؟ و لا مغزي من الفصل بين هذا و هذا، فكلهم يمثلون الذهنية الإستعمارية الوحشية.

اليوم ساركوزي بيننا و يعتبر هذا الأخير أنه لا جدوي من إثارة ماضي علاقاتنا، فهي مزعجة لكلا الطرفين، هكذا يسوي بين الظالم و المظلوم، بين الجاني و الضحية و سيد رئيس الجمهورية يؤمن بالصداقة الكائنة بين فرنسا و الجزائر!!! ماذا يعني بهذه الصداقة؟ هذا ما لن يجيبنا عنه رئيسنا.
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« Répondre #47 le: 04/12/2007 - 17:41:26 »

Ya Narjassa andek elhak MAIS "C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Il faudra également que l'Algérie "demande des comptes" à la ministre française de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette, et à son "mentor", M. Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, concernant les réserves de change de l'Algérie estimées à au moins 91 milliards de Dollars US.

Pourquoi Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette a "orienté" et "poussé" l'Algérie à investir une grande partie de ces réserves de change dans des produits ou instruments financiers et des fonds d'investissement Américains et Européens "pourris" qui risquent actuellement la "banqueroute" ?

lire mon post http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=188.msg1185#msg1185

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Tu oublies les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité. 

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" "potecoloniale" continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.


Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :


Elle occupe la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers
L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats Unis


Par Sofiane Bouayad/ Traduit par B. A - El Khabar - mercredi 22 aout 2007

Les investissements algériens aux Etats-Unis ont atteint 43 milliards de dollars, l’Algérie occupe ainsi la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers.

Selon un rapport de l’institut Paterson de l’économie internationale aux Etats-Unis, l’Algérie occupe la 9ème place en terme d’investissements étrangers, surtout en ce qui concerne les investissements de titres du Trésor qu’elle possède à travers une Caisse d’investissement créée par le Gouvernement algérien en 2000.

Les investissements algériens, selon le site « tout sur l’Algérie » aux Etats-Unis, viennent après ceux des Emirats Arabe Unis qui vont de 500 à 875 milliards de dollars, Singapour entre 300 et 430 milliards de dollars, la Norvège avec 380 milliards de dollars, le Koweït 174 milliards, la Russie 122 milliards…etc, ces pays, tout comme l’Algérie, se basent sur les hydrocarbures.

Le cabinet d’avocat Baker et Mckenzie, géré par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, sera le conseiller du gouvernement algérien en ce qui concerne ses investissements aux Etats-Unis. (au moins 43 milliards de pétrodollars)

 ???   ???   ???
Algérie-France : Quand Christine Lagarde conseillait l’Etat algérien (exclusif)
Par hayet zitouni le 01/07/2007 à 07:05
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=273

Christine Lagarde, le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l'économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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En conclusion, le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie est en réalité localisé au 139, rue de Bercy 75572  Paris Cedex 12 , FRANCE.

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, pme, pmi, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas,  ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyé vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à cette adresse :

Christine Lagarde (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Economie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France

Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr ou E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s



"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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Gestion occulte des finances publiques : les raisins de la colère
Par said kaced le 21/08/2007 à 12:06
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=718

Le gouvernement algérien investit 43 milliards de dollars aux Etats-Unis, essentiellement en emprunts obligataires de l’Etat américain, mais ne rend compte à aucune institution du pays sur la gestion de ces avoirs colossaux.

Au-delà de la fierté circonstancielle que l’on pourrait tirer du fait de prêter à la première puissance militaire – du reste la plus endettée au monde-, combien d’actions occultes resteront, peut-être à jamais, dans la méconnaissance de nos preux représentants de la Nation, réunis au sein d’une Assemblée–croupion ?

A l’heure où l’on s’interroge en quelques médias sur l’utilité des partis – question ô combien récurrente, mais fort peu innocente – qui oserait demander au sein de l’auguste Assemblée des comptes au gouvernement Belkhadem sur les torts causés au bon fonctionnement démocratique par le maintien de l’état d’urgence ? Car, cette «petite contingence», imposée par des impératifs sécuritaires inopportuns par endroits, met à l’abri du contrôle populaire des scandales de portée planétaire – les zones d’ombres autour du crash financier du groupe Khalifa pour n’en citer que le plus récent – qui permettent, hélas, à des organismes internationaux de classer l’Algérie dans la catégorie, peu glorieuse, des pays «à hauts risques».

Quel député commencerait à «éplucher» sérieusement les propositions de budgets de tel ou tel ministère, particulièrement celui de la Défense aux dépenses inconsidérées et inutiles, lors de la prochaine présentation du projet de loi de finance ?

Cela n’est pas fortuit au moment où les Algériens s’apprêtent à subir les affres de la hausse infernale des prix lors du Ramadhan. Nos compatriotes comprennent, de moins en moins, l’étalage outrancier de richesses – 80 milliards de dollars en réserves de change – qui ne se traduit pas par une amélioration de leurs conditions de vie, souvent très précaires pour le plus grand nombre d’entre eux.

Dans le même temps, leurs élus relaient, peu ou prou, les inquiétudes légitimes qu’ils manifestent en cercle restreint – les grands rassemblements populaires étant prohibés, exacerbant ainsi leur rancœur et leurs frustrations. Loin de nous l’idée de suggérer que le germe de l’explosion sociale prolifère à l’ombre des lois d’exception. Les raisins de la colère…


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.[/color]
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Narjassa
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« Répondre #48 le: 05/12/2007 - 10:36:36 »

سلام عليكم و رحمة الله

تورط الدولة الجزائرية في توظيف أموالنا في عمليات مشبوهة و مع اطراف مشبوهة جدير بالتأمل. لماذا نحن في حاجة الي نظام رئاسي في الجزائر؟
لا أفهم الجدوي من ديمقراطية الواجهة في بلدنا. ألسنا بحاجة الي نظام برلماني فالحزب الذي يفوز يؤلف الحكومة و يقدم برنامجه الي النواب و يحاسب علي كل خطوة يخطوها؟ فهل يعقل أن نظل مكتوفي الأيدي أمام إستئثار جماعة بالقرار في الدولة الجزائرية؟ خاصة أننا نعرف بأن رئيس الجمهورية ليس بوسعه فعل شيء ملموس أمام نفوذ بارونات الفساد في البلد. هل هو قدر فساد الحكام عندنا؟ لا أظن إنما نحن من لم نرتفع الي مستوي المسؤولية المناطة إلينا . هذا و نخبنا هي كل شيء إلا مخلصة حقا لله و للوطن ثم إن روح الوطنية صارت غريبة علينا في هذه الأيام.

نمتلك المعطيات و المعلومات و لا نقدر فعل شيء. لعل توعية الناس أمر ضروري الي أنه يتعين علينا الي جانب ذلك دعوة الناس الي التحرك الفعال و لا يفهم من كلامي هذا الخروج الي الشارع و تحطيم كل شيء.
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« Répondre #49 le: 06/12/2007 - 10:23:25 »


Crise financière : la peur s’installe
5 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1475

Saisissant contraste. Alors que les responsables français prétendaient il y a peu aller chercher la croissance avec les dents, d’un bout à l’autre de la planète économique et financière, la seule question est désormais : comment échapper à une récession, que tout le monde redoute majeure. Les autorités américaines recherchent désespéremment les mesures permettant d’enrayer une spirale déflationniste du crédit qui pourrait avoir l’ampleur de la crise des années 1930.

Les banques en apparence les plus solides sont menacées, mais au delà c’est toute la mécanique financière qui pourrait s’effondrer. Les années du crédit facile et bon marché ont permis la création d’un pyramide de dettes où l’on s’enrichissait à bon compte en prêtant de l’argent à l’existence incertaine et en empochant des intérêts bien réels. Mais que vienne l’heure des comptes, alors bien peu seront en mesure de rembourser le principal.

Déchets toxiques

Les centaines de milliards de dollars de titres adossés à des emprunts hypothécaires, les « déchets toxiques », comme les surnomme Wall Street, sont en train d’empoisonner toutes les artères qui irriguent l’activité financière et économique.

Crédités du tripe A, la note d’excellence, par des agences de notations qui, juges et parties, créaient les montages financiers et leur attribuaient leur blanc-seing, ces titres, ainsi que le papier commercial gagé sur leur valeur, ont servi de placements rentables pour les investisseurs, la trésorerie des entreprises et des collectivités d’un bout à l’autre de planète.

Depuis le mois d’août et la prise de conscience que bon nombre de remboursements des crédits subprimes ne seraient pas honorés par des emprunteurs surendettés, la peur a commencé à s’insinuer dans toutes les têtes.

Ces titres ont potentiellement perdu de 20 à 80% de leur valeur, et tous les investisseurs s’en éloignent comme de la peste. Mais au dela de ces titres, d’ailleurs fort peu échangés, la méfiance s’est installée partout. Qui détient ces milliers de milliards de dollars de mauvais papier qui sont autant de bombes à retardement ? Et à quelle hauteur ? Dans le doute, tous les acteurs du marché sont devenus suspects.

Du coup, le crédit devient plus cher et plus rare. Chacun hésite ou refuse de prêter ou bien demande que lui soit versé une prime de risque supérieure. Coincé entre vendeurs suspects et acheteurs méfiants, le système est grippé, et l’infarctus menace.

Le piège des SIV

Les banques, les premières, se sont fait coincer les doigts dans la porte. La titrisation qui leur permettait de rétrocéder les emprunts sur le second marché est morte. Elle dévront donc conserver les derniers crédits douteux dans leurs livres de comptes. Mais plus encore, elles sont engagées dans les SIV, ces structures hors bilan qu’elles mettaient en place pour racheter leurs titres en faisant appel au financement du papier commercial, ces notes de crédit utilisées par les entreprises comme placement à court terme de leur trésorerie.

Au total les SIV détiennent pour 300 milliards de titres. Lorsque le papier commercial émis pour se financer arrive à terme, les SIV doivent renouveller l’emprunt ou rembourser. Mais le problème est qu’ils sont bien souvent incapables de faire l’un et l’autre. D’une part les investisseurs n’ont plus confiance dans ces structures et ne veulent plus racheter leur papier, et d’autre part leur porte-feuille a perdu de sa valeur. Ils sont en train de casser le dollar, comme on dit à Wall Street. C’est à dire que leurs avoirs deviennent peu à peu inférieurs à la totalité de leur dette.

En quoi cela concerne-t-il les banques ? Les SIV sont faiblement capitalisés. Une étude de l’agence Fitch sur plusieurs de ces structures constate un effet de levier de 14 en moyenne. Cela signifie que l’apport initial en capital des créateurs de l’entité ne représente qu’un quatorzième des fonds placés, le reste provenant de l’emprunt. Pour rassurer les investisseurs, les banques se sont donc engagées à garantir une partie des sommes empruntées, et leur réputation est engagée.

Elles ont également la crainte que des ventes en urgence de titres détenus par les SIV ne grignotent la valeur de leurs actifs. La nouvelle réglementation américaine FASB 157 en vigueur depuis le 15 novembre les oblige à utiliser dans leurs valorisations comptable les prix observables sur les marchés partout où c’est possible. Si les SIV pris à la gorge vendent à perte dans un marché exsangue des classes d’actifs semblables à celles présentes dans leur bilan, elles devront y porter des dépréciations considérables, dont elles ne veulent à aucun prix, et surtout pas en fin d’exercice, alors qu’elles ont besoin de trésorerie.

Renflouer ou solder à perte

C’est là la raison d’être du Master Enhancement Liquidity Conduit imaginé par Henry Paulson, le ministre des finances américain, qui souhaitait rassembler les banques pour créer un super SIV doté de 100 milliards, capable de racheter en soutenant leurs cours les actifs vendus par les SIV contraints de rembourser le papier arrivant à terme.

Annoncé depuis un mois, celui-ci n’a toujours pas vu le jour, et l’on semble s’acheminer vers des opérations de rescousse en ordre dispersé. HSBC vient d’annoncer qu’elle rapatriait sur ses livres de comptes deux SIV qu’elle avait sponsorisé, d’une valeur de 45 milliards de dollars. En Europe, les banques allemandes WestLB et HSH Nordbank ont refinancé leurs SIV pour un total de 15 milliards.

Faute de ces renflouements par les banques, lorsque les SIV sont contraints à la liquidation, le résultat est catastrophique.

E*Trade vient d’en faire l’amère expérience, en ne récupérant que 800 millions sur un portefeuille de 3,1 milliards, soit 27 centimes du dollar. Cette vente est d’autant plus inquiètante que 73% des titres cédés étaient adossés non pas aux infames subprimes, mais à des emprunts "prime", c’est à dire souscrits par des foyers présentant apparemment les meilleures garanties.

Citigroup en ligne de mire

La major du secteur va mal. Après avoir annoncé 10 milliards de pertes en novembre, elle vient coup sur coup de mener deux opérations pour trouver de l’argent frais. Elle a d’abord vendu 4,9% de son capital à un fond d’investissement d’Abou Dhabi, en un étrange montage financier qui lui fait obligation de rémunérer cet apport à 11% durant deux ans. Une sorte d’emprunt à taux subprime, autrement dit. Puis hier, elle a cédé deux bijoux de famille, deux immeubles abritant ses services à Manhattan, pour 1,6 milliards.

Mais les mauvaises nouvelles ne s’arrêtent pas là. Moody’s vient d’entreprendre une révision de la notation accordée à plusieurs SIV qui détiennent 105 milliards, parmi lesquels se trouvent 6 entités créées par Citigroup. Selon la banque, la valeur cumulée de ces portefeuilles, qui était de 83 milliards en septembre, avait plongé à 66 milliards en novembre. Que restera-t-il de cette somme si Moody’s révise à la baisse ces titres ?

L’agence de notation Fitch vient également de dégrader de 12 rangs - 12 ! - une partie des actifs de Sedna, un SIV appartenant à Citigroup, les rétrogradant de AAA à CCC. La valeur nette des actifs n’est plus que de 54% du nominal.

La poursuite de la révision à la baisse des notations pourrait s’avérer catastrophique. Avec des actifs réduits à la taille d’une peau de chagrin, il devient impossible de trouver un financement sur le marché du papier commercial, mais plus encore, statutairement, si la note devient inférieure à un niveau contractuel, les investisseurs de premier rang ayant le droit de réclamer leurs avoirs, il faudrait alors éponger les pertes immédiatement, et même pour un géant comme Citigroup la perspective est angoissante.

Le Libor de toutes les peurs

Quand un établissement de la taille de Citigroup en est réduit à ce type d’expédient pour faire face à ses obligations de fin d’exercice - comme Vivendi avant la chute, tout faire pour préserver le dividende, y compris des dettes pour simuler des bénéfices absents - c’est que tout le secteur va mal. Et effectivement, sa courbe de température, le Libor, révèle des signes de fièvre.

Le London Interbank Offered Rate, est le taux auquel les grandes banques internationales se prêtent de l’argent. Quand tout va bien, le rendement de ces prêts est à peine supérieur à celui des bons du Trésor. La différence entre ces deux taux, le TED (cf illustration ci-dessus), est donc un indicateur de la confiance régnant sur le marché. En ce moment cet écart est considérable et s’établit à 2,21% sur les prêts à trois mois. Quand on sait qu’un écart de taux de 0,10% est normalement suffisant pour monter un business rentable dans le monde de la finance, cela donne une idée de la nervosité ambiante.

Deux raisons à cela : un, les banques veulent garder à tout prix leurs liquidités en prévision de coups de Trafalgar à venir. Deux, elles n’ont plus confiance dans les emprunteurs, c’est à dire leurs consoeurs.

Illustration de cette tension extrême, les banques anglaises ont demandé à leurs gros clients de ne plus utiliser leurs lignes de crédit. Le contre-coup de cette étranglement du crédit se fait ressentir jusqu’en Inde, ou les banques qui s’approvisionnent en devises à Londres refusent désormais de prêter des dollars à leur clients pour cause de coût prohibitif des taux pratiqués.

Mais le libor n’est pas le seul indicateur de la peur qui s’installe. Les écarts de rémunération, les spreads, ainsi les nomment-on dans le jargon, qui sont la jauge du sentiment du risque, s’élargissent dans tous les secteurs.

Le papier commercial sent le souffre

Le spread du papier commercial atteint lui aussi des sommets. Mais comment en serait-il autrement ? Les fonds intervenant sur les marchés monétaires, où les entreprises et les institutions font travailler leurs surplus de trésorerie, sont bâtis sur le même modèle que les SIV. Ils reçoivent des dépôts à court terme, normalement faiblement rémunérés et investissent dans du long terme. Problème, dans leurs actifs se sont parfois glissés des CDO et autres titres suspects, toujours sous la menace d’une révision à la baisse par les agences de notation.

Les mésaventures du fond gérant la trésorerie des services publics de Floride, qui a du bloquer les dépôts contraignant ainsi les écoles à emprunter ailleurs pour pouvoir payer leurs professeurs, illustrent l’effet pervers de la dilution du risque, tant vantée par les inventeurs de la titrisation. Si une seule pomme peut pourrir tout un cageot, l’apparition d’une portion même modeste d’actif douteux suffit à provoquer un vent de panique chez les déposants qui comprennent très vite que tout le monde ne pourra plus être remboursé.

Plusieurs autres fonds d’investissements publics, au Montana, au Connecticut et en Californie, ont également découvert que certains de leurs actifs faisaient l’objet d’une procédure de révision à la baisse par les agences de notation, remettant en cause leur valeur.

Cette contagion atteint aussi les entreprises qui trouvaient sur ces marchés un moyen commode de se financer, et qui doivent maintenant payer une surprime de 250 points de base par rapport aux bons du trésor, soit 2,5%, pour rassurer les investisseurs.

Une épidémie de défaillances

Au dessus de la ligne médiane : pourcentage de foyers ayant souscrits un contrat subprime alors qu’ils étaient éligibles pour un prime

Les foyers américains ont été entrainés par des négociateurs sans scrupules à signer des crédits subprimes, plus onéreux pour l’emprunteur, mais plus rentables pour les banques et les intermédaires qui ont gagné plus de 180 milliards ces dernières années grâce à ce marché. Selon le Wall Street journal, plus de la moitié des souscripteurs avaient une note d’évaluation de leur capacité de remboursement qui leur autorisait l’accès aux contrats de type prime, moins onéreux. Désormais piégés par des remboursements qui ont parfois doublé après la période initiale, ils sont de plus en plus nombreux à faire défaut. L’agence Moody’s estime à plus de 20% le nombre de contrats subprime défaillants. Selon la Fed de New York, ce sont un tiers des foyers qui sont en retard de paiement ou déjà ratrappés par une procédure de saisie. Les contrats Alt-A, normalement de meilleure qualité, voient aussi exploser le nombre de retards de paiement.

Et cette épidémie n’est pas prête de s’arrêter. Chaque trimestre l’an prochain, ce sont 400 000 foyers qui verront leurs paiements révisés à la hausse, avec une valeur totale d’emprunt avoisinant les 900 milliards uniquement pour les subprimes, selon l’OCDE. Avec un taux de défaillance de 20% ce sont 180 milliards qui sont menacés.

Mais la situation devient également difficile pour 51 millions de foyers emprunteurs solvables. La baisse continue de l’immobilier, qui selon Krugman pourrait atteindre 30%, va mettre dans le rouge des millions de ménages américains qui seront endettés pour un montant largement supérieur à la valeur de leur logement.

Les constructeurs sont aussi mal en point. Les stocks d’invendus s’accumulent et l’un d’entre eux a soldé pour 530 millions un programme immobilier qui était estimé à 1,3 milliards en septembre.

Quel sauvetage ?

Les autorités américaines ont pris conscience de l’ampleur de la crise, « sans précédent depuis la grande dépression » des années 1930, selon John Stumpf, le directeur de la Wells Fargo.

Outre son projet de super conduit, Henri Paulson tente également d’éteindre l’incendie en proposant d’autoriser les emprunteurs dont les remboursements doivent être réévalués à la hausse l’an prochain de réechelonner leur emprunt.

Mais il s’agit là de parer au plus pressé, car avec une récession à l’horizon et un système financier à deux doigts de l’infarctus, le plus difficile reste à venir, et personne ne sait aujourd’hui comment restaurer la confiance perdue.

Nouriel Roubini, l’un des porte-paroles du camp des alarmistes, réclame à corps et à cri une baisse des taux d’intérêts de la Fed et estime qu’ils devraient passer au plus vite à 3%, avis partagé par Bill Gross, le manager de PIMCO, le premier fond d’investissement mondial.

Mais Roubini, juge que cela sera insuffisant pour éviter la récession et que c’est le G7 dans son ensemble qui devrait réagir, par une action concertée des banques centrales américaine, anglaise, japonaise et européenne.

La Fed leur donnera sans doute raison et devrait baisser son taux directeur d’un quart de point, à 4,25%, et le taux d’escompte de la « discount window » d’un demi point, à 4,5%, réduisant ainsi le coût du refinancement de dernier ressort.

Elle pourrait également étendre la durée des prêts concédés de 30 à 90 jours.

Au Royaume Uni, où le volume des prêts interbanque a chuté de plus de 50% entre aout et septembre, de nombreuses voix s’élèvent également pour réclamer une baisse des taux, pour tenter de casser la spirale déflationniste de la contraction du crédit. Mais comme à Francfort pour la BCE, l’orthodoxie monétaire et les craintes inflationnistes semblent devoir l’emporter.

Choc systémique

Toutes les pièces sont en place pour une crise économique et financière majeure aux USA entrainant des répercussions au plan mondial. Le ralentissement, pour ne pas dire l’arrêt, de l’activité dans l’immobilier, la diminution de la consommation des ménages, le resserrement du crédit de banques qui ne veulent ou ne peuvent plus prêter faute de fonds propres suffisants, la contraction des marchés de capitaux finançant les entreprises, les faillites et les pertes qui s’accumulent, forment un cocktail détonnant.

La récession sera difficilement évitée, mais un autre risque plus grave encore, n’est toujours pas écarté. La défaillance d’un établissement de premier rang, qui reste possible tant sont importantes les sommes en jeu, pourrait de proche en proche emporter tout sur son passage.

Les contrats de réassurances des risques liés au crédit, les fameux CDS ou Credit Default Swap, ont connu une progression exponentielle ces dernières années et totalisent pas moins de 43 000 milliards d’en cours, plus de trois fois le PIB des USA. Mais ils ne sont adossés à aucun collatéral, à aucune provision, et seraient incapables de résister à un choc systèmique. Ils forment une gigantesque pyramide de promesses intenables, si vient l’heure des comptes, qui pourrait s’effondrer en laissant derrière elle un champ de ruine.

Tous les professionnels le savent, mais la plupart se refusent à l’admettre, tant cette perspective leur est terrifiante.

Tout comme la crise du subprime, avant qu’elle n’éclate.
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« Répondre #50 le: 06/12/2007 - 11:19:14 »

Cette information est très intéressante

Le président des USA, George Walker Bush, aurait t il échappé à un attentat commandité par une partie de l'armée US à Omaha, Nebraska ?


Si c'est vraie alors les élites des USA sont devenues dingues  ???

Lire attentivement les articles ci-dessous :

US Secret Service ‘Omaha’ Gun Battle Leaves 9 Dead
December 6, 2007
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers
http://www.whatdoesitmean.com/index1053.htm

FSB reports circulating in the Kremlin this morning are detailing a shocking gun battle that took place in the United States between American Secret Service Agents and an ‘unknown’ number of what are believed to be 3 ‘highly trained, military type’ sniper units in a suburban mall in Omaha, Nebraska.

According to these reports, President Bush, and who was summoned by America’s Top Military Leaders to the US Strategic Command Headquarters, located at Offutt Air Force Base, was using as a ‘cover story’ for his unannounced visit to Omaha a fund raising campaign for his former agriculture secretary, Mike Johanns, who is now a US Senate candidate in Nebraska.

President Bush, as these reports further state, was, prior to his leaving Omaha,  to provide to the US propaganda media outlets what is called a ‘photo-op’ showing him Christmas shopping at a mid priced to luxury goods store named Von Maur and which was located in the Westroads Mall.

As with FSB forces protecting President Putin, the American President is, likewise, protected by an elite security force called the Secret Service, and who, these reports continue, do prior security screening of all locations to be visited by those US government officials they are assigned to protect.

Upon the US Secret Service units entering into the Westroads Mall, and prior to the American President’s intended photo-op, FSB reports detail a ‘chaotic’ series of radio transmissions that, seemingly, detail a ‘furious’ gun battle between what can only be described as US Forces firing on US Forces, and which, according to Western media information, has left 9 people dead.

US propaganda media sources, however, are reporting this event as a random shooting by a ‘lone gunman’, though their complete story is still not complete and, as always, is subject to change.

Most curious, though, of the Western media reporting on this event is the saturation coverage describing in detail that this supposed ‘lone gunman’, and prior to shooting his victims, first targeted a child’s toy called a Teddy Bear, and as we can read:

"Witnesses said the gunman fired down on shoppers from a third-floor balcony of the Von Maur store. One witness told a TV station that he shot up a teddy bear as he sprayed fire on shoppers."

This is important to note due to the, seemingly, odd coincidence that the word ‘Teddy Bear’ was an early Cold War term used by the United States Strategic Air Command B-52 pilots to designate the United States being on their highest alert status, DEFCON 1, and which meant:

"This refers to maximum readiness. It is not certain whether this has ever been used, but it is reserved for imminent or ongoing attack on US military forces or US territory by a foreign military power."

As we had previously detailed in our December 4th report, "Israel In Peril As Renegade US Military Leaders Sign Treaty With Iran", it is indeed probable that the United States has, indeed, been reduced to a childlike state needing the comforting assurance that ‘all will be right’ as long as their Teddy Bear is safely bundled beside them as they sleep.

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Israel In Peril As Renegade US Military Leaders Sign Treaty With Iran
December 4, 2007
By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers
http://www.whatdoesitmean.com/index1052.htm

Russian Military reports circulating in the Kremlin today are stating that the United States Secretary of Defense, Robert Gates, met with Iran’s President Mahmoud Ahmadinejad in the Qatari capital of Doha, where both were attending a meeting of Gulf Arab leaders, and which saw them both signing what is being termed by these reports as a ‘secret’ non-aggression pact between Iran’s Revolutionary Guard and US Military Forces.

According to these reports, Secretary Gates was spearheading an effort by the United States top renegade Military Leaders to forestall further war for the Americans reported to be led by Admiral William Fallon of the United States Navy [pictured top left], the current Commander of the US Central Command and overall Commander of the wars in Iraq and Afghanistan, and General Michael V. Hayden of the United States Air Force and Director of the Central Intelligence Agency [pictured bottom left].

Within hours of the signing of this secret agreement between the US Military and Iran, according to Western reports, the Pentagon and CIA ‘leaked’ one of the United States most closely guarded reports on Iran’s nuclear capabilities, termed a National Intelligence Estimate (NIE), that had recently been alluded to by the United States Director of National Intelligence, and former US Navy Vice Admiral, John Michael McConnell [pictured 3rd from top, left] who during his recent testimony before the US Senate stated that the ‘key findings’ of this reports would not be made public.

The critical significance of this report, according to Russian Intelligence experts, is that it completely shatters the American War Leaders claim for a needed war against Iran by stating:

"We judge that in fall 2003, Tehran halted its nuclear weapons program...

"We assess with moderate confidence Tehran has not restarted its nuclear weapons program as of mid-2007.

"We do not have sufficient intelligence to judge confidently whether Tehran is willing to maintain the halt of its nuclear weapons program indefinitely...

"We judge with moderate confidence Iran probably would be technically capable of producing enough highly enriched uranium sometime during the 2010-2015 time frame.

"We judge with high confidence that Iran will not be technically capable of producing and reprocessing enough plutonium for a weapon before about 2015."

Having reached these conclusions, it is not surprising that the NIE's authors make a point of saying up front (in bold type) "This NIE does not (italics in original) assume that Iran intends to acquire nuclear weapons."

These latest actions against America’s Main War Leaders by these renegade current, and former, high ranking US Military Leaders coincide with Secretary Gates verbal ‘broadside’ this past week against United States warmongering by his stating that his countries use of military power over ‘soft power’ was undermining his Nations security, and as we can read:

"Secretary Gates says the U.S. government needs "new institutions for the 21st Century with a 21st Century mind-set." He told an audience at Kansas State University recent conflicts, including the wars in Iraq and Afghanistan, have proved that military power alone can not prevail in this century's challenges. He said that means devoting "considerably more resources" to other parts of the U.S. government.

"There is a need for a dramatic increase in spending on the civilian instruments of national security - diplomacy, strategic communications, foreign assistance, civic action and economic reconstruction and development," he said. "We must focus our energies beyond the guns and steel of the military, beyond just our brave soldiers, sailors, Marines and airmen. We must also focus our energies on the other elements of national power that will be so crucial in the years to come."

Gates says that means more money for the State Department and the U.S. Agency for International Development, whose budgets are currently a small fraction of the size of his budget for the Defense Department.

He says the U.S. government might also need new organizations to expand and coordinate its capabilities to deliver assistance on governance, rule of law, internal reconciliation and basic services, and to communicate its policies and goals to the world. He suggests the need for a new National Security Act, updating the law passed in 1947 that established the current U.S. government foreign affairs structure, in order to better deal with the conflicts of the future.

"These conflicts will be fundamentally political in nature, and require the application of all elements of national power," he said. "Success will be less a matter of imposing one's will and more a function of shaping behavior - of friends, adversaries, and most importantly, the people in between."

An example of Secretary Gates ‘soft power’ use by the United States we can read in this report:

"Defense Secretary Robert Gates arrived in the Horn of Africa on Monday to inspect one of the most unusual missions of the U.S. military, one that has not captured or killed a single terrorist yet is viewed by the Pentagon as a model military deployment.

The mission of Task Force Horn of Africa is an application of the "soft power" Gates advocated in a speech on Nov. 26, when he said that U.S. counterterrorism efforts require not just combat operations, but a broader range of economic development and diplomacy.

U.S. combat personnel here train armed forces of nations in the region to build up their own counterterrorism abilities. Combat engineers build schools and hospitals and dig wells in an effort to promote social stability and prevent terrorists from taking root.

Commanders of the task force speak of "waging peace" and note that here in the Muslim world - where critics of U.S. policy accuse the Bush administration of waging a war against Islam under the cover of counterterrorism - U.S. engineers even have been invited to repair mosques, in Ethiopia, for example."

Most curiously, however, of these reports is one written by the FSB’s Counter Intelligence Organization on Secret Societies that details a most curious linking between these top renegade US Military Leaders and describing their organization as being molded upon the ancient Greek model of Boule's, meaning "advisor's to the king", and which details the following:

The current US Secretary of Defense, Robert Gates, left the United States Air Force’s Strategic Air Command in the late 1960’s to join the Central Intelligence Agency and was replaced by the current Director of the CIA, General Michael V. Hayden, who then was, also, a United States Air Force Officer, with both remaining close friends through successive changes in US governments for over 40 years.

It is also important to note that Robert Gates, likewise, served as Director of the CIA during the previous Bush administration.

The current Military Commander of the US wars in Iraq and Afghanistan, Admiral William Fallon, and the current US Director of National Intelligence, Vice Admiral, John Michael McConnell, likewise, have a most interesting connection as they were both young US Naval Officers serving aboard the US Aircraft Carrier Saratoga on a training mission in the Mediterranean in June, 1967, when Israel launched a surprise war against its Arab neighbors, and who both were party to these described events of the brutal Israeli attack upon the US Navy Intelligence Ship the USS Liberty:

"By patching together different systems, the ship's radio operators had ultimately been able to send a brief distress message that was received and acknowledged by United States Sixth Fleet forces present in the Mediterranean. Upon receipt of that message the aircraft carriers USS Saratoga and USS America each launched aircraft to come to the aid of USS Liberty. The reported attacking aircraft were declared hostile and the rescue aircraft were authorized to destroy them upon arrival. The rules of engagement, authorizing destruction of the attackers, were transmitted to the rescue aircraft "in the clear" (i.e., they were not encrypted).

Shortly after the Sixth Fleet transmission of the rules of engagement to its dispatched rescue aircraft, the Israeli torpedo boats suddenly broke off their attack and transmitted messages asking if USS Liberty required assistance. At the same time, an Israeli naval officer notified the US Naval Attaché at the American Embassy in Tel Aviv that Israeli forces had mistakenly attacked a United States Navy ship and apologized. The Naval Attaché notified the United States Sixth Fleet and rescue aircraft were recalled before they arrived at the scene of the attack.

At about the same time as the cessation of the torpedo boat attack, Israeli attack helicopters arrived over the ship.[32] Survivors report that the helicopters were packed with men in combat battle dress. The Captain of USS Liberty gave the order to "prepare to repel boarders" but the helicopters departed without attempting to land their troops."

Though the administration of the then US President, Lyndon Johnson, refused to investigate this horrific attack against one of its own Naval vessels, and which claimed 34 American lives, and left 174 wounded, the next President, Richard Nixon, and upon entering office, ordered one of his top political advisors to issue him an ‘immediate’ report of the events surrounding this attack.

This top advisor to President Nixon was George H. W. Bush, who subsequently became the Director of the CIA, Vice President of the United States under President Reagan, President by virtue of his own election, and is the father of the current American President Bush.

Former President Bush also had on his investigation staff a young CIA officer named Robert Gates, a young US Air Force Officer named Michael V. Hayden, and two US Naval Officers named William Fallon and John Michael McConnell, all of whom have stayed loyal to the Bush family and are all now the United States Top Military and Intelligence Leaders.

Though the full details of Bush’s report on Israel’s attack against the United States were never released, the fears of President Nixon towards Israel were well documented, and as we can read:

"Israel's possession of nukes and its potential to trigger an arms race were a source of concern to Richard Nixon's aides, a report says.

"The Israelis are probably more likely than almost any other country to actually use their nuclear weapons,"Henry Kissinger warned in a July 19, 1969 memorandum, according to a New York Times report on Thursday.

He served as President Richard Nixon's national security adviser.

Moreover, it showed concern on the part of Kissinger that the Zionist regime may have systematically stolen material from the United States for its nuclear development.

"This is one program on which the Israelis have persistently deceived us and may even have stolen from us," Kissinger wrote.

He also stated that there is circumstantial evidence that some fissile material available for Israel's weapons development was illegally obtained from the United States in 1965.

Kissinger even suggested withholding the sale of Phantom fighter jets to Israel as a way of compelling the regime to yield on the nuclear issue.

The former national security adviser also noted that in case the United States withheld the Phantoms and Israel made this fact public in the U.S., enormous political pressure would be mounted on the Nixon administration.

"We will be in an indefensible position if we cannot state why we are withholding the planes. Yet if we explain our position publicly, we will be the ones to make Israel's possession of nuclear weapons public with all the international consequences this entails," Kissinger concluded."

Though believed by many to be Israel’s staunchest supporter, this most curious report, however, paints a picture of grand deception by the United States against the Jewish state, and, perhaps, led to the current Israeli Prime Minister, Ehud Olmert, to announce this past week after the US sponsored Mideast Peace Summit to state:

"The state of Israel would be "finished" if prospects of a two-state solution collapsed, its Prime Minister Ehud Olmert has warned. Two opinion polls have shown widespread scepticism among the Israeli public about this week's Annapolis summit."
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« Répondre #51 le: 06/12/2007 - 14:35:54 »


Et bien cette journée est bien noire et étrange,

Le président des USA, George Walker Bush, qui aurait échappé à un attentat commandité par une partie de l'armée US à Omaha, Nebraska, USA, bilan au moins 9 morts,

Et maintenant l'explosion mortelle d'une bombe près de l'ancien cabinet d'avocats parisien du président  Nicolas Sarkozy, bilan au moins 1 mort,

Cette journée du jeudi 06 décembre 2007 est bien étrange  ???


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Colis piégé dans un cabinet d'avocats à Paris, un mort
Reuters -jeudi 6 décembre 2007, mis à jour à 16:12
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=59488&1606

Un colis piégé a explosé dans un cabinet d'avocats parisien, Cabinet Brane Avocats, faisant un mort et un blessé grave, rapportent les autorités.

L'explosion s'est produite dans un immeuble du VIIIe arrondissement de Paris, qui abrite l'ancien cabinet d'avocats de Nicolas Sarkozy, qui n'était semble-t-il pas visé.

Le procureur de Paris, Jean-Claude Marin, a écarté l'hypothèse que ce colis piégé ait visé l'ancien cabinet du président de la République.

"Il y a une telle différence entre le cabinet dont vous parlez et le lieu des faits qu'il n'y a aucun rapport", a-t-il dit sur place à la presse.

L'assistante d'un avocat a été tuée. Celui-ci, Me Olivier Brane, a été grièvement blessé et transporté à l'hôpital de la Pitié Salpêtrière. Ses jours ne sont pas en danger.

Dix autres personnes sont en état de choc, a précisé Jean-Claude Marin. Deux engins, qui se trouvaient dans le même colis, ont explosé en même temps à 12h50, à l'ouverture du paquet, a-t-il précisé.

Selon le procureur, le coursier qui a apporté le paquet était casqué et n'est pas identifié.

L'avocat blessé est spécialisé dans les affaires immobilières. "Il semble que ces faits sont totalement incompréhensibles pour ce cabinet", a ajouté Jean-Claude Marin.

L'historien spécialisé dans la traque des nazis Serge Klarsfeld s'est rendu sur place et a estimé que la fondation pour la Shoah, située sur le même palier que le cabinet d'avocats touché par l'explosion, n'était pas visée.

"Il n'y a jamais eu de menace", a-t-il dit à la presse. "Les circonstances même : un colis adressé à un destinataire qui arrive dans un bureau, il ne peut pas y avoir d'erreur", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux". Elle devait se rendre sur les lieux dans l'après-midi.

Le quartier a été bouclé avec l'assistance de militaires.

"C'est un acte particulièrement condamnable (?) je veux exprimer ma condamnation la plus nette de cet acte criminel", a déclaré le maire de Paris, Bertrand Delanoë, à la presse, près du lieu de l'attentat.

L'explosion a eu lieu à la mi-journée, ce jeudi, dans un immeuble situé au 52, boulevard Malesherbes, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Tout près de l'église Saint-Augustin. D'après les premières informations de la préfecture de police, un colis piégé a explosé dans le bâtiment, faisant plusieurs blessés, dont deux grièvement touchés.

Ce bâtiment présente au moins deux particularités. Il accueille les locaux de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Mais aussi les bureaux du cabinet d'avocats "Arnaud Claude et associés". Il ne s'agit de rien de moins que de l'ancien cabinet du président de la République. Nicolas Sarkozy, membre du barreau, a toujours des parts dans cette association. A hauteur de 34% du cabinet -actions dont il n'a plus la jouissance, cédée à son associé en mai 2007-, si l'on se réfère à la déclaration de patrimoine du Président, publiée dans le Journal officiel du 11 mai 2007.

Aussitôt l'alerte donnée, le préfet de police Michel Gaudin s'est rendu sur place, ainsi que plusieurs magistrats de la section antiterroriste du tribunal de Paris. Dès les premières informations, la préfecture de police évoque un "attentat", ajoutant qu'un périmètre de sécurité a été dressé autour de l'immeuble, où se trouverait un deuxième colis prêt à exploser.

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ATTENTAT AU COLIS PIÉGÉ À PARIS
La secrétaire tuée était 48 heures avant à Alger

Par : Rubrique Radar - Lundi 10 Décembre 2007 - Liberté

La secrétaire tuée, lors de l’explosion d’un colis piégé dans un cabinet d’avocats à Paris, était 48 heures, auparavant, à Alger. Jacqueline Benbouali, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, n’est autre que l’épouse de l’avocat, Me Benbouali, et qui exerce à Alger.

Les enquêteurs, qui piétinent actuellement dans leurs investigations, recherchent notamment une jeune femme qui avait livré le colis piégé, déjà décrite par toute la presse de l’Hexagone.

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A Paris, l’explosion criminelle tue une femme
L’Equipe AgoraVox - jeudi 6 décembre 2007
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32688

Un mort et cinq blessés dont un grave. Bilan provisoire donc après l’explosion d’un colis piégé. Il a sauté dans un immeuble parisien du boulevard Malesherbes dans le 8e arrondissement aujourd’hui, 6 décembre. Le quartier est bouclé par la police et l’armée.

L’immeuble atteint abrite le cabinet d’avocats dont une partie est détenue par Nicolas Sarkozy. Mais c’est un autre cabinet d’avocats qui était visé, semble-t-il. Un deuxième colis piégé est en phase de déminage.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a immédiatement réagi ainsi que Michèle Alliot-Marie. La ministre de l’Intérieur a condamné « avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux » et, selon Le Monde, « a immédiatement envoyé son directeur de cabinet sur les lieux de l’explosion ».

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Explosion mortelle près de l'ancien cabinet de Sarkozy
le 06/12/2007 - 14h27
http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,3644579,00-explosion-ancien-cabinet-sarkozy-.html
      
Info LCI - Un colis piégé a fait un mort jeudi dans le VIIIe arrondissement de Paris. Un autre colis est en train d'être désamorcé.

L'explosion d'un colis piégé a fait un mort et 5 blessés, dont un grave, jeudi au 52 boulevard Malesherbes, dans le 8eme arrondissement de Paris.

A cette adresse se trouvent plusieurs cabinets d'avocats, parmi lesquels Arnaud Associés dont Nicolas Sarkozy fut l'un des co-fondateurs. L'assistante d'un avocat est décédée et un avocat a été grièvement blessé, selon un témoin cité par France Info. Un autre colis est en cours de désamorçage, selon la préfecture jointe par LCI.fr.

Selon une source proche de l'enquête, le destinataire du paquet était le cabinet de Me Catherine Gouet-Jenselme, qui est situé au 4e étage gauche de l'immeuble. L'ancien cabinet d'avocats du président de la République est situé au 1er étage. Cette adresse est également, selon les pages jaunes, celle de la Fondation  pour la mémoire de la Shoah.

Alliot-Marie rentre de Bruxelles précipitamment

Un périmètre de sécurité a été mis en place. Le préfet et son directeur de cabinet sont sur place. Le procureur de la République de Paris devait aussi arriver sur les lieux rapidement. Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur, a quitté Bruxelles où elle se trouvait pour se rendre sur les lieux au plus vite. Elle condamne un acte "lâche et odieux".

Selon un riverain qui habite en face de l'immeuble visé, "aucun dégât n'est visible sur la façade de l'immeuble et aucune explosion n'a été entendue. Pour l'instant, une cinquantaine de policiers sont sur place ainsi que de nombreux pompiers". La Brigade criminelle de la police judiciaire est saisie de l'enquête.

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Un attentat dans un cabinet d'avocats fait un mort à Paris
Par Rue89  -  06/12/2007
http://www.rue89.com/2007/12/06/un-attentat-dans-un-cabinet-davocats-fait-un-mort-a-paris

14h10. L'explosion a eu lieu à la mi-journée, ce jeudi, dans un immeuble situé au 52, boulevard Malesherbes, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Tout près de l'église Saint-Augustin. D'après les premières informations de la préfecture de police, un colis piégé a explosé dans le bâtiment, faisant plusieurs blessés, dont deux grièvement touchés.

Ce bâtiment présente au moins deux particularités. Il accueille les locaux de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Mais aussi les bureaux du cabinet d'avocats "Arnaud Claude et associés". Il ne s'agit de rien de moins que de l'ancien cabinet du président de la République. Nicolas Sarkozy, membre du barreau, a toujours des parts dans cette association. A hauteur de 34% du cabinet -actions dont il n'a plus la jouissance, cédée à son associé en mai 2007-, si l'on se réfère à la déclaration de patrimoine du Président, publiée dans le Journal officiel du 11 mai 2007.

Aussitôt l'alerte donnée, le préfet de police Michel Gaudin s'est rendu sur place, ainsi que plusieurs magistrats de la section antiterroriste du tribunal de Paris. Dès les premières informations, la préfecture de police évoque un "attentat", ajoutant qu'un périmètre de sécurité a été dressé autour de l'immeuble, où se trouverait un deuxième colis prêt à exploser.

14h20. Nouveau bilan, d'après le Figaro.fr: l'explosion a fait un mort et cinq blessés.

14h47. Michèle Alliot-Marie a quitté Bruxelles, où elle devait participer à une réunion avec ses homologues européens, pour se rendre sur les lieux avec l'attentat. Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte lâche et odieux".

15h03. Selon une "source proche de l'enquête", citée par l'AFP, l'attentat a fait un mort, l'assistante d'un cabinet d'avocats destinataire du colis. D'après le bâtonnier élu Christian Charrière-Bournazel, c'est le cabinet de Me Olivier Brane (photo) qui était visé par l'attentat. Ce dernier a été grièvement blessé.

Le cabinet est situé au 4e étage de cet immeuble, les locaux de l'ancien cabinet de Nicolas Sarkozy se trouvant au 1er étage. Toujours selon l'AFP, le colis était adressé à Olivier Brane et Catherine Gouet-Jenselme.

15h19. Bertrand Delanoë, maire de Paris, et Françoise de Panafieu, candidate UMP aux municipales, sont eux aussi sur les lieux de l'attentat. Le procureur de Paris Jean-Claude Marin fait une déclaration, à écouter dans quelques minutes sur Rue89.

15h34. Le procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a livré les premières informations en sa possession:

    "Un coursier a apporté un colis dans une caissette qui contenait deux explosifs, qui ont explosé à l'ouverture de ce colis piégé. (...) Les mobiles qui ont pu pousser à cet acte sont pour l'instant totalement inconnus."

16h02. Selon 20minutes.fr, le cabinet Gouet-Jenselme, où le colis a explosé, n'est pas connu pour traiter des affaires sensibles, et est spécialisé dans le droit des assurances.

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Colis piégé à Paris : la police recherche une coursière
06/12/2007-17h31 - Charlotte Chaffanjon
http://www.lepoint.fr/content/direct_qg/article.html?id=213504

Une explosion a eu lieu jeudi dans le cabinet d'avocats parisien "Gouet-Jenselme", causant la mort d'une secrétaire. Selon certaines sources recueillies par le Point, le colis piégé était adressé nominativement à Me Catherine Gouet-Jenselme.

C'est au quatrième étage que l'explosion s'est produite. Françoise De Panafieu, députée de Paris, s'est immédiatement rendue sur place. Elle a précisé que "c'est en ouvrant le colis que celui-ci a subitement explosé", causant la mort d'une secrétaire du cabinet d'avocat "Gouet-Jenselme", qui traite essentiellement d'affaires commerciales et immobilières. L'avocat Olivier Brane, blessé à l'oeil et aux mains, a été transporté à la Pitié Salpêtrière. Ses jours ne sont pas en danger.

D'après les premiers éléments de l'enquête, communiqués au Point, l'explosion du colis piégé aurait été de faible intensité. Agée d'une trentaine d'année, la secrétaire serait décédée d'un arrêt cardio-respiratoire suite à une blessure à la poitrine.

Selon les informations livrées au Point par le bâtonnier de Paris Yves Repiquet, le colis piégé était nominativement adressé à Me Catherine Gouet-Jenselme. Me Brane, qui occupe les mêmes locaux, n'était donc pas visé. " Je suis aussi bouleversé qu'indigné par ce drame, " déclare Yves Repiquet qui s'est rendu sur les lieux en début d'après-midi avec Me Charrière-Bournazel, son successeur. Le procureur général et le 1er président de la Cour d'appel sont venus lui manifester leur solidarité. Avocate généraliste, Me Catherine Gouet-Jenselme n'est pas connue pour traiter des affaires sensibles.

La proximité du cabinet Arnaud Claude et Associés, situé trois étages en dessous, dans lequel Nicolas Sarkozy détient des parts est " sans aucun rapport " suppose Yves Repiquet, " dans la mesure où il ne s'agit pas du même étage et que le colis ne leur était pas adressé.

Les enquêteurs ont examiné la caméra de vidéo surveillance installée devant l'entrée de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, située sur le même palier que le cabinet " Gouet-Jenselme ". D'après nos informations, le visionnage n'a rien donné, la caméra n'ayant rien filmé.

Un second colis suspect, également retrouvé dans le cabinet "Gouet-Jenselme" a été neutralisé par les enquêteurs. D'après nos informations, la première division de la police judiciaire de Paris recherche activement une coursière, "brune, d'un mètre cinquante-cinq".

Le Procureur de la République de Paris, Jean-Claude Marin, a tenu une conférence de presse à 15 heures 30. Il a expliqué que le colis piégé était en bois et contenait deux engins qui ont explosé lors de son ouverture par la secrétaire.

Le parquet de Paris précise toutefois que "le cabinet d'avocats du président de la République n'était pas visé" et que le colis piégé était adressé nommément au cabinet d'avocats "Gouet-Jenselme". Voir cette vidéo promotionnelle (non datée) du cabinet .

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, s'est immédiatement rendu sur les lieux.

Un périmètre de sécurité a été déployé par les forces de l'ordre, avec l'assistance de militaires, autour de l'église Saint-Augustin, empêchant tout accès à l'entrée de l'immeuble visé.

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Un message machiavélique accompagnait le colis piégé
Geoffroy Tomasovitch - Lundi 10 décembre 2007 | Le Parisien
http://www.leparisien.fr/home/info/faitsdivers/articles.htm?articleid=291409922

«EN REMERCIEMENT d'une affaire immobilière complexe. » Glissé avec un sac contenant des chocolats, ce petit mot manuscrit n'avait aucune raison d'alerter M e Olivier Brane. Ce message revêt aujourd'hui un caractère machiavélique. Ces « remerciements » accompagnaient le colis piégé adressé jeudi dernier à M e Olivier Brane, blessant grièvement cet avocat de 58 ans et tuant une des assistantes du cabinet où il exerce au 52, boulevard Malesherbes à Paris (VIII e arrondissement). « Ce message et les étiquettes mentionnant les destinataires ont été écrits de la même main », indique une source proche de l'enquête. L'envoi de ce mot, révélé hier par « le Journal du Dimanche », renforce la thèse selon laquelle M e Brane était la cible de l'attentat.

C'est du reste ce spécialiste du droit immobilier qui a découvert par hasard un grand sac déposé, jeudi en milieu de journée, sur le seuil du cabinet. Il a rentré les paquets, les posant sur le comptoir du hall où se trouvait Jacqueline Ben Bouali, 74 ans, assistante d'un autre avocat.

Olivier Brane a ouvert le ballotin de chocolats adressé au personnel du cabinet. Il en a offert un à Jacqueline Ben Bouali, espérant en plaisantant qu'ils ne soient pas empoisonnés. Puis, persuadé d'avoir reçu des cadeaux pour les fêtes, l'avocat s'est emparé d'une petite caisse en bois portant son nom et censée contenir du whisky. Son ouverture a déclenché les deux charges explosives.

La coursière recherchée

Ce scénario suppose que la jeune femme qui a livré les colis les a déposés à la va-vite. « Un coursier classique se serait présenté à la réception du cabinet. Cette personne avait peut-être reçu des consignes de discrétion », note un enquêteur.

L'expéditeur du paquet piégé a-t-il recruté un livreur occasionnel ? S'agit-il d'un complice ? Cette mystérieuse jeune femme reste introuvable. Quant au mot de remerciement à l'ironie malsaine, il oriente les investigations sur les dossiers qui ont été traités par M e Brane.

Ce dernier ne voit pas d'où ça peut venir. « Techniquement, toutes les affaires sont complexes. Olivier est un excellent avocat et un homme d'une grande qualité de coeur. On ne lui connaît pas d'ennemi », insiste M e Jacqueline Bergel qui collabore parfois avec lui.

Dès ce matin, les policiers pourraient se plonger dans les dossiers de l'avocat, en la présence obligatoire d'un représentant du bâtonnier. « Une personne qui fabrique une bombe est forcément capable de beaucoup de perversité. Ce mot a peut-être été écrit pour brouiller les pistes », tempère une relation de M e Brane dont la police protège le domicile.
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« Répondre #52 le: 08/12/2007 - 16:25:45 »

سلام الله عليكم و رحمة الله و بركاته

هذه حقائق معروفة و اشكركم بالمناسبة علي تسليطكم الضوء علي الجزائر بوجه خاص. كم الملعومات المعروض مهم و مهم جدا. نحن نعاني من تدمير منظم لأساسات هذه الدولة.
و علي ذكر زيارة الرئيس ساركوزي من المهم بمكان أن نتساءل عن مدي جدية الدولة الجزائرية في جلب الإستثمارات الي الجزائر و هل نحن في حاجة أصلا الي إستثمارات و ما الجدوى منها إذا ما أهم قطاعات الدولة مملوكة لدي بارونات المافيا الجزائرية التي إغتنت و أستغلت بشكل مريع كل الفرص المتاحة إبان النظام الإشتراكي و الرأسمالي الوحشي و عقد العنف و الجريمة لإبتلاع ثروات هذا الوطن؟

فالدولة  عاجزة علي مواجهة أخطبوط الفساد داخل النظام و خارجه و الحديث عن تشجيع الإستثمار من باب الإستهلاك الإعلامي فقط لا غير.
نحن لا نقوي علي التصدي للجريمة المنظمة داخل حدودنا فكيف سنتصدي لأزمات متداخلة دولية؟ و من أين لنا بالإرادة السياسية؟ الرئيس محاصر و يبدي قليل من الإنفتاح في مسائل جوهرية كالتوزيع العادل للثروة في الجزائر و الوقوف بالمرصاد لكبار المفسدين. قضية خليفة كما صرح بذلك الوزير الأول السابق أويحي ما هي إلا قضية من كم هائل من قضايا الفساد و إستغلال النفوذ ثم إن حكومة جديدة بطاقمها القديم المتجدد غير قادرة علي إلتزام الإستمرارية فتلغي قوانين و قرارات دون إستشارة أحد.
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« Répondre #53 le: 14/12/2007 - 14:42:24 »

Crise financière : vol d’hélicoptères en formation serrée
13 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1507

Les banques centrales ont annoncé hier un plan d’action concerté visant à injecter plusieurs dizaines de milliards de dollars pour dégripper les rouages des marchés financiers. Les outils traditionnels d’intervention s’étant avérés jusqu’à présent inefficaces, les banquiers centraux passent à la vitesse supérieure pour tenter de restaurer la confiance qui s’est évanouie avec crise des subprimes. Au total, ce sont près de 90 milliards de liquidités qui seront déversés par les hélicoptères si chers à Bernanke.

Cette fois-ci, les banquiers centraux sortent l’artillerie lourde. Plus question de prêts au jour le jour ou la petite semaine accordés en ordre dispersé. La Fed et ses homologues ouvrent en grand la fenêtre d’escompte, et y jettent des dizaines de milliards pour tenter de faire revenir la confiance disparue.

Le principal taux d’intérêt du crédit interbancaire, le Libor, reste anormalement élevé depuis la crise des subprime, et reflète l’assèchement de liquidités qui menace la planète financiére, privant ainsi les consommateurs et les entreprises des lignes de crédits qui permettent à la machine de tourner.

Le Libor, qui détermine le coût réel du crédit à l’échelle mondiale, est supérieur de 1% au taux directeur de la Fed. Cette surprime de risque, exigée par les banques pour prêter à leur consoeurs, reflète leur désir de conserver un matelas protecteur de liquidités. Ce taux élevé est également l’indice de la méfiance qui règne dans le milieu, et qui reste persistante malgré la baisse des taux directeurs de la Fed et de la Banque d’Angleterre.

Les banquiers centraux ont annoncé hier une série de mesures de grande ampleur destinées à faire baisser « la tension sur les marchés des fonds à court terme. »

La Fed va procéder à la mise aux enchères de 40 milliards de prêts pour une durée d’un mois, en deux étapes, le 17 et le 20 décembre. Deux autres enchères, d’un montant non encore déterminé, auront lieu en janvier.

Elle va également prêter 20 milliards de dollars à la BCE et 4 milliards à la banque centrale suisse pour leur permettre de désserrer leurs marchés locaux.

La banque d’Angleterre va également organiser la mise aux enchères de 11 millions de livres prêtées pour une durée de 3,6,9 et 12 mois, en augmentant l’offre de fonds à 3 mois et en assouplissant les conditions d’attributions. L’offre à trois mois sera de 10 milliards de livres.

La BCE mettra sur le marché les 20 milliards de dollars fournis par la Fed les 17 et 20 décembre, elle va également prolonger de quinze jours la durée des prêts qui devaient arriver à terme le 19 décembre.

De son coté, la Banque Nationale Suisse mettra à disposition les 4 milliards obtenus de la Fed.

Enfin, la Banque du Canada mettra sur la table 3 milliards, en deux opérations les 13 et 18 décembre.

Que se passe-t-il ?

C’est tout le mécanisme de la politique monétaire et du crédit qui s’est grippé petit à petit depuis l’apparition de la crise des subprimes.

En temps normal, les banques centrales contrôlent le crédit et la masse monétaire - donc l’activité économique - en fixant les taux d’intérêts et en allouant ou en drainant les fonds des grandes banques de premier rang, qui servent de relais pour piloter le système dans son entier. Ce sont ces établissements, au nombre de 20 aux USA, qui prêtent dans un deuxième temps l’argent mis à leur disposition aux établissement de moindre importance, non affiliés directement à la Fed.

De fait, les fameux taux d’intérêts directeurs constituent pour les banquiers centraux une cible à atteindre, autour de laquelle le taux réel oscille au jour le jour. Pour faire baisser le taux, ils mettent de l’argent en circulation, pour le faire monter ils en ponctionnent dans les réserves des banques en les obligeant à acheter des bons du trésor ou en immobilisant leurs fonds par des opérations de repurchase agreements.

En temps normal, ce taux primaire du loyer de l’argent se répercute sur les autres segments du marché. Mais depuis l’automne, ce mécanisme de propagation ne fonctionne plus. Bien que le prix de l’argent auprès des banques centrales ait baissé, il reste anormalement élevé sur les marchés secondaires du crédit, et principalement le Libor.

Les établissements de second rang sont donc à la peine. Pour les petites banques non commerciales, les entreprises, les investisseurs et les consommateurs, le crédit reste cher et rare.

La discount window grande ouverte

Les établissements qui ont besoin de se refinancer peuvent théoriquement solliciter les fonds de la banque centrale via le mécanisme dit de la « discount window », où ils peuvent obtenir un prêt personnalisé, avec un taux légèrement supérieur au taux directeur. Mais bien peu le font, car ce type de crédit est normalement celui du dernier ressort, lorsque toutes les autres solutions sont épuisées. Frapper à cette fenêtre, c’est admettre que la situation est grave.

Et c’est la raison d’être des enchères de la Fed : fournir directement aux établissements qui en ont besoin des fonds que les banques se refusent à prêter ou pour lesquelles elles demandent des taux prohibitifs.

Ces enchères seront ouvertes à l’ensemble des établissements de dépôt, et leurs conditions d’attributions sont assouplies, car les actifs mis en gage en contrepartie de l’argent prêté pourront inclure des titres adossés aux emprunts immobiliers. Par ailleurs, l’anonymat des emprunteurs sera préservé.

Confiance retrouvée ?

La dérégulation du monde de la finance ces dernières années a permis à de nombreux établissements de jouer le rôle de banque de fait, tout en échappant aux règles et à la supervision des banques centrales. C’est l’une des difficultés auxquelles font face les banquiers centraux. De nombreux acteurs restent en dehors de leur champ d’action. L’élargissement du nombre d’établissements concernés par les opérations de la Fed répond en partie à cette préoccupation. Il s’agit d’injecter l’argent au plus près des établissements qui ont en besoin, en court-circuitant les mécanismes traditionnels.

Mais le problème central de cette crise reste la prise de conscience que des centaines de milliards de dollars d’actifs disséminés dans les bilans de tous les acteurs, banques commerciales, banques d’investissements, fonds monétaires, fonds d’investissements, ont perdu une grande partie de leur valeur.

Auhourd’hui, sur un total qui pourrait s’élever à 400 à 500 milliards de dollars de pertes, moins d’une centaine de milliards ont été passés en dépréciation d’actifs. Tant que l’apurement des comptes n’est pas parvenu à son terme, la défiance risque fort de rester la règle.

Mais ces fonds auront tout de même un effet non négligeable. Ils permettront aux établissements en difficulté de ne pas avoir à procéder dans l’immédiat à des ventes précipitées d’actifs sur un marché atone, et dans la situation actuelle c’est déjà beaucoup.
Contre Info, avec Financial Times, Banques Centrales


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LaRouche : le Krach a déjà eu lieu
14 décembre 2007 - 08:57
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3612

13 décembre 2007 (LPAC) - La Réserve Fédérale, la BCE et d’autres banques centrales se sont regroupées le 12 décembre, pour une action concertée inédite, annonçant des injections de plusieurs dizaines de milliards de dollars pour aider les marchés financiers en banqueroute à passer noël dans la dignité. Depuis le mois d’août ce sont des centaines de milliards qui ont été injectés sans jamais pouvoir enrayer la chute des actifs financiers.

Lyndon LaRouche a rappelé que « Le krach a déjà eu lieu. Ce n’est pas le premier, et ce n’est pas le dernier, mais nous sommes entrés dans une phase culminante du krach du système. Ils n’ont plus d’options. Aucunes de ces tentatives désespérées ne pourra l’empêcher. Il n’y a rien qui puisse marcher, excepté que ce que j’ai proposé. C’est la nature même de la situation. C’est seulement que les gens ne veulent pas l’admettre. Si vous voulez trouver un souffre-douleur, blâmez Felix Rohatyn. Il peut mériter l’accusation.

La situation mondiale est comparable à celle de l’Allemagne de 1923. Il est temps de se réveiller avant qu’il ne soit trop tard. »

* A Paris, le CAC 40 a perdu jeudi, 2,65 %, et Société Générale, BNP et Crédit Agricole ont abandonné entre 3 et 4 %. _* A Tokyo, le Nikkei n’a pas non plus été rassuré et a abandonné 2,48 %, avec la deuxième banque japonaise Mitsubishi UFJ chutant de 7,9 %.

* A Francfort, le DAX a perdu 1,83 %.

* A Londres, le FTSE a chuté de 2,98 %. HSBC a essuyé de pertes après que ABN Amro Holding réitère ses recommandations de vendre. HBOS, le plus grand organisme de prêts hypothécaires britannique, a chuté de 6,7 % après avoir annoncé une perte sèche de 250 millions d’euros. Royal Bank of Scotland a perdu 4,5 %.

* En Suisse, UBS a encore chuté de 2,6 %.

* Aux Etats-Unis, les banques Morgan Stanley, Bear Stearns Cos. and Merrill Lynch & Co. ont mené la chute après que Lehman Brothers ait annoncé que les précautions prises contre les pertes sur les marchés hypothécaires étaient inutiles.

* Lehman Brothers Holdings Inc. a elle-même rapporté une baisse de ses revenues causée par des dépréciations d’actifs.

* Countrywide Financial Corp. a annoncé que le financement de ses prêts hypothécaires avait chuté de 40 % en Novembre, faisant chuté son cours de bourse.

* Bank of America and Wachovia Corp., deux grandes banques commerciales américaines, ont annoncé des dépréciations d’actifs supplémentaires pour le 4e trimestre.

* Capital One Financial Corp., la grande société de carte de crédit, a subi des pertes après avoir dit que les défauts de crédit excéderaient ses prévisions.

* Washington Mutual, l’un des principaux prêteurs immobiliers américain, continue à inspirer la méfiance, et Bank of America a dégradé son avis la concernant, du statut de « neutre » à « vendre ».

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UBS en train de couler ?
14 décembre 2007 - 11:41
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3613

13 décembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - La valeur boursière de l’Union des Banques Suisses (UBS) ne cesse de chuter puisque investisseurs et experts suspectent la banque d’avoir caché sa situation réelle en annonçant une recapitalisation de 19,4 milliards de francs suisses (11,6 milliards d’euros) en début de semaine. Un analyste de la Banque Cantonale de Zurich a déclaré : « au vu de l’évolution du marché hypothécaire aux Etats-Unis, des dépréciations supplémentaires sur les positions subprimes restantes ne peuvent être exclues. L’incertitude sur les estimations de ses profits à venir reste élevée. »

Une autre institution financière Suisse, Helvea, a également réduit la notation d’UBS, estimant que « la hausse excessive de son capital (sa recapitalisation) présage de nouvelles dépréciations et n’était donc pas un acte prudent de sa part ». Dans la presse, les rumeurs disent que ce sont les autorités régulatrices, et non pas UBS elle-même, qui ont décidé de ces dépréciations. Manuel Amman, de l’Institut de la banque et de la finance à l’Université de St Gall, a écrit que la recapitalisation d’UBS révèle « une réaction de panique » de la communauté bancaire. Quant au quotidien La Tribune de Genève, il ne croit pas aux arguments d’UBS, titrant « Oui, UBS va mal. Brusquement. Soudainement. »

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L'Iran déclare la guerre au Dollar US
Par Igor Tomberg, pour RIA Novosti
Vendredi 14 Décembre 2007
http://www.alterinfo.net/L-Iran-declare-la-guerre-au-dollar_a14761.html

L'Iran a décidé de renoncer à la monnaie américaine pour l'exportation de son pétrole. Le ministre iranien du Pétrole Gholam Hossein Nozari a déclaré: "Nous avons cessé de vendre notre pétrole brut en devises américaines dans le cadre de notre politique d'échange de pétrole contre des devises autres que le dollar".

L'Iran se préparait depuis longtemps à renoncer à la monnaie américaine, puisqu'il avait progressivement réduit ces deux dernières années la part des pétrodollars dans ses recettes. En tant que motif à ce renoncement, on invoque la dévalorisation du billet vert: "La chute du cours du dollars US cause un grave préjudice aux pays exportateurs de pétrole, il n'y a plus de confiance dans le dollar". Mais il y a certainement un calcul purement politique parmi ces motivations. Comme l'a expliqué fin novembre le président du parlement iranien Gholam-Ali Haddad-Adel au cours d'une conférence de presse à Bakou, "l'introduction dans le monde de rapports commerciaux en dollars assure aux Etats-Unis la possibilité de faire pression sur certains pays".

Plusieurs représentants de l'OPEP ont émis des doutes quant au bien-fondé de l'emploi du dollar en qualité d'unité de compte dans le commerce des ressources énergétiques, cela concerne avant tout les adversaires les plus farouches des Etats-Unis: le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez. M. Ahmadinejad a invité ses partenaires au sein du cartel pétrolier à renoncer au dollar dans le commerce du pétrole: "Dans les transactions économiques, commerciales et pétrolières, il faut le remplacer (le dollar) par une autre monnaie, plus fiable". Bien que l'Iran occupe la deuxième place au sein de l'OPEP pour le volume de pétrole fourni sur les marchés mondiaux, cette idée n'a pas encore rallié le soutien de la majorité des membres de l'organisation. L'Arabie Saoudite a bloqué en novembre la proposition de l'Iran et du Venezuela d'examiner la question du refus des pays de l'OPEP de vendre du pétrole en dollars, néanmoins, six pays du golfe Persique étudieront de nouveau la possibilité de vendre leur brut contre d'autres devises.

Le fait que le vice-président du conseil d'administration de Gazprom Alexandre Medvedev ait déclaré le 30 novembre à New York que le monopole russe du gaz envisageait de vendre du pétrole et du gaz contre des roubles, plutôt que contre des dollars ou des euros, est significatif. Les dirigeants du géant gazier sont contraints de changer de politique monétaire en raison de la situation sur les marchés financiers mondiaux. Le calendrier de l'adoption de cette décision n'est pas précisé mais selon M. Krouglov, directeur du département économie et finances de Gazprom, le passage aura lieu plus tôt qu'on ne le pense.

Dans le contexte d'affaiblissement incessant de la monnaie américaine, le rattachement des exportations au dollar est très désavantageux. Dans le cas du gaz, le prix est fixé dans des contrats à long terme et, au cours de leur réalisation, le dollar peut perdre 15 ou 20% de sa valeur compte tenu des taux actuels de sa chute. Ainsi, depuis début 2007, le dollar a déjà perdu plus de 10% par rapport au panier de devises. Par conséquent, les recettes des exportateurs russes de pétrole et de gaz ont diminué.

La baisse de l'attrait pour le dollar dans le monde entier est un fait indéniable. L'euro gagne en popularité. La diversification considérable des opérations de change illustre parfaitement ce processus. Par exemple, en 2005, la part des autres monnaies constituait 8,1% de la somme globale des transactions. Cette année, cet indice a déjà dépassé 18% et, comme l'assurent les spécialistes, ce chiffre n'a pas atteint sa limite, loin s'en faut.

Les monnaies de plusieurs pays commencent à rejoindre le pool des principales monnaies de réserve. Le Conseil de coopération du Golfe, dont font partie, entre autres, les grands exportateurs proche-orientaux d'hydrocarbures, a annoncé son intention de lancer le "dinar du Golfe", monnaie régionale commune qui pourrait être mise en circulation d'ici trois ans et avoir la même importance que le dollar et l'euro. Le conseil regroupe, en plus des Emirats arabes unis, l'Arabie Saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar et le Sultanat d'Oman.

Fin novembre 2007, Omar bin Sulaiman, gouverneur du Dubai International Financial Center (DIFC), a déclaré dans une interview au journal Al Bayane qu'au moins trois des pays producteurs de pétrole de la péninsule arabique avaient l'intention de renoncer au rattachement de leurs monnaies nationales au dollar US. Il n'a pas cité ces pays ni précisé à quel moment cette décision serait prise, se bornant à indiquer que cette question était actuellement examinée par la Banque centrale des Emirats arabes unis. Selon son gouverneur, Sultan Ben Nasser al-Suwaidi, la BC "étudie sérieusement le renoncement au rattachement du dirham au dollar US et le changement de politique monétaire". Le 15 novembre, il a précisé que les Emirats renonceraient probablement au rattachement du dirham au dollar en raison de l'instabilité de celui-ci et passeraient au panier de devises. De l'avis général, la chute du dollar se poursuivra, ce qui continuera à favoriser un changement d'attitude à son égard.

Début 2007, la Chine a décidé catégoriquement de se débarrasser d'une bonne partie des dollars de ses réserves d'Etat. A ce jour, les réserves de devises de la Chine comportent 800 milliards de dollars. Pour l'essentiel, ce sont des obligations émises par le département américain du Trésor. D'après les prévisions, la Chine comptera cette année mille milliards de dollars de créances du gouvernement américain. La nouvelle politique de Pékin, même si elle ne sape pas les positions globales du dollar, entraînera une présence plus importante des monnaies et des titres de l'Union européenne et des Etats voisins de la Chine dans les réserves chinoises de change. Les analystes prévoient une diminution d'environ 15% de la part des dollars dans les réserves de devises de la Chine. Notons que 1% des réserves chinoises de change représente environ 14,5 milliards de dollars.

Début novembre, le vice-président de la Banque centrale de Chine Xu Jian a indiqué: "le statut du dollar en tant que monnaie mondiale n'est pas solide, la fiabilité des actifs en dollars se réduit. J'estime que le dollar continuera à s'affaiblir en 2008 à cause de l'accroissement du déficit commercial des Etats-Unis". En même temps, Pékin déploie de grands efforts en vue de rehausser le rôle de sa monnaie en Asie et dans le monde entier. Le gouvernement chinois utilise progressivement sa monnaie nationale aussi bien pour effectuer des règlements avec les pays voisins que pour ses investissements à l'étranger. Le rôle de la livre sterling s'est considérablement accru ces dernières années. La monnaie britannique occupe actuellement la troisième place parmi les monnaies de réserve les plus répandues. Entre 2000 et 2007, la part de l'épargne en livres sterling dans le monde entier est passée de 2,8 à 4,2%.

Certes, le renoncement total au dollar en qualité de monnaie de réserve mondiale est irréaliste, car cela pourrait provoquer un effondrement des finances globales. Mais des signes de plus en plus nombreux témoignent de l'aspiration des nations à réformer le système fondé sur le dollar. Naturellement, les premiers à réclamer cela sont les pays que les Etats-Unis ont froissés: l'Iran et le Venezuela. Mais ils sont également suivis par des Etats dont le bien-être dépend directement du cours du billet vert. Il s'agit des pays qui possèdent d'immenses réserves de devises (Chine) et des exportateurs d'hydrocarbures (Etats arabes, Russie, Iran et Venezuela).

Dans le cas du pétrole et du gaz, le renoncement aux cotations en dollars pourrait entraîner la réforme de tout le système commercial fondé sur le billet vert et les bourses occidentales: celles de New York et de Londres. Cela étant, les pays producteurs de pétrole (et, compte tenu de la formation des prix, les pays producteurs de gaz) n'ont aucune possibilité d'influer sur les prix de leur principal produit. La Russie se trouve traditionnellement dans cette situation. Ces derniers temps, l'influence de l'OPEP sur les prix du pétrole s'est considérablement affaiblie. Une situation dans laquelle les prix du combustible sont fixés par le camp des pays acheteurs est anormale. Par conséquent, profitant de l'affaiblissement évident du dollar (et de l'atmosphère psychologique qui l'entoure), les pays producteurs commencent à lutter pour renverser ce système. La hausse du prix des hydrocarbures et la crainte que leurs réserves ne s'épuisent prochainement jouent en faveur de ces Etats. Le moment est bien choisi. A présent, on peut s'attendre à un rapprochement entre les pays producteurs qui s'effectue déjà, par exemple, dans le secteur du gaz (les premiers pas vers la création d'une "OPEP du gaz" ont été faits en mars 2007 à Doha).

Evidemment, le passage à l'euro (ou aux rouble, dinar, yuan...) pour le paiement des livraisons de pétrole ne peut se faire du jour au lendemain. Cependant, la démarche de l'Iran, surtout si ce dernier est suivi dans cette voie par d'autres pays producteurs de pétrole, est potentiellement capable d'ébranler fortement la toute-puissance du dollar dans le commerce mondial.

Igor Tomberg est chercheur au Centre d'études énergétiques de l'Institut d'économie mondiale et de relations internationales de l'Académie russe des sciences.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.
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« Répondre #54 le: 15/12/2007 - 13:44:14 »

Banques centrales : Un bouche-trou pour les fêtes
15 décembre 2007 - 09:47
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3616

14 décembre 2007 (LPAC) - Une source haut placée dans la finance européenne a confié à l’Executive Intelligence Review que le renflouement coordonné des marchés financiers pour Noël - annoncé cette semaine par la BCE, la Fed et les banques centrales anglaise, suisse et canadienne - n’était qu’un bouche trou pour éviter un krach bancaire pendant les fêtes de fin d’année. Cette initiative ne répond en rien à la crise du système bancaire et n’a de toute manière pas été conçue pour cela.

La source a décrit la situation comme « incroyablement mauvaise », et a dit que l’assèchement du crédit « s’empirait d’heure en heure ». Bien qu’elle semble être bien trop optimiste, nous considérons cependant que cette analyse va dans le bon sens.

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Michel Rocard : La crise mondiale est pour demain
15 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1511

La financiarisation, la prise du pouvoir sur l’activité économique par l’actionnaire ont entrainé une diminution des revenus du travail, un chômage et une précarisation généralisés qui remettent en cause l’équilibre du système en étranglant la demande, et en privilégiant la spéculation à court terme sur l’investissement productif. Jusqu’à présent, ce déséquilibre structurel a été compensé par un recours massif au crédit. Mais tout le monde sait que cette pyramide de dettes ne sera jamais remboursée. L’heure - douloureuse - de régler les comptes a-t-elle sonné ?

Michel rocard répond aux questions de Jean-Gabriel Fredet et François Armanet pour Le Nouvel Observateur, 13 décembre 2007

Avec les excès de la « financiarisation » de l’économie, on enntend souvent dire que nous sommes à la veille d’une crise mondiale de l’ampleur de celle de 1929. Qu’en pensez-vous ?

Nous sommes dans une situation étrange : les signes avant-coureurs d’une crise mettant en cause l’équilibre général de l’économie s’amoncellent et pourtant les « opérateurs » restent silencieux. Ils ne disent rien alors que pour la première fois, depuis deux cents ans, le capitalisme est combattu non par ses vaincus, ses pauvres ou par les intellectuels, porte-parole des vaincus, comme Marx ou Engels, mais par des économistes objectifs.

Aujourd’hui, la critique vient du coeur du système. L’avant-dernier livre de Patrick Artus, un des économistes français les plus respectés [1], était intitulé : « Le capitalisme est en train de s’autodétruire ». Son dernier livre porte un titre prémonitoire : « les Incendiaires ». Les « incendiaires » en question sont les banquiers centraux. Il doit vraiment y avoir quelque chose de pourri dans notre système pour que Joseph Stiglitz, prix Nobel américain d’économie, ose, lui, titrer son dernier un ouvrage « Quand le capitalisme perd la tête ».

Qu’est-ce qui vous rend si pessimiste ?

Pour illustrer mes propos, je partirai de l’évolution de la dette des Etats-Unis (dette des ménages, des entreprises et de l’Etat) sur une longue période. On voit clairement son envolée depuis 1982 (présidence Reagan) jusqu’à 2005 (présidence George Bush), en dépit d’une certaine stabilisation sous Clinton. Lors de la crise de 1929, l’endettement américain - environ 130% du produit national - était déjà « au coeur du système ». Aujourd’hui il atteint plus de 230% ! Pour éviter la faillite, le système financier américain doit emprunter 2 milliards de dollars par jour !

Voilà ma première inquiétude. Vous me direz - et c’est la deuxième bizarrerie de notre situation - que le système financier s’est « atomisé » : si les grandes banques mondiales par qui le scandale arrive sont quatre fois plus grosses qu’en 1929, elles opèrent dans un marché 50 à 100 fois plus gros puisque les transactions quotidiennes se comptent en dizaines de milliards de dollars. Cette dilution, cette atomisation a amorti les crises qui ont réapparu depuis 1990.

Il faut rappeler que de 1945 à 1980 le monde n’a connu que des faillites nationales, pas de crises mondiales. C’était un des grands succès du capitalisme régulé. Le problème - et revoilà mes inquiétudes -, c’est que depuis 1980 la sphère financière a pris une importance colossale. Du coup, nous sommes confrontés à des crises financières de grande ampleur récurrentes : crises latino-américaines dans les années 1980 qui ont affecté tout le continent américain ; crise asiatique dans les années 1990 qui a fait des dégâts énormes même si elle est restée circonscrite à une douzaine de pays, crise du système monétaire européen en 1992, éclatement de la bulle de l’e-économie en 2000.

Les centaines de milliards de dollars carbonisés par l’effondrement des valeurs boursières à l’occasion de cette dernière secousse sont comparables aux pertes enregistrées lors de la crise de 1929. Les chocs sont moins instantanés, moins brutaux, moins impressionnants peut-être aussi, mais ils sont quand même terrifiants, même si l’atomisation des marchés les a rendus moins soudainement brutaux.

Regardons maintenant les choses de plus près en commençant par la dette. La dette américaine hors banques vient d’atteindre 39 000 milliards de dollars. Il est évident qu’elle ne sera jamais remboursée. Nous sommes dans une logique qui ne laisse espérer aucun retournement de tendance. Le problème est donc celui de la « soutenabilité » de cette dette grossie chaque jour de ses intérêts composés. Jusqu’ici, des taux d’intérêt historiquement bas permettaient d’emprunter et de l’honorer.

Avec la hausse du prix du pétrole qui hésite cette semaine à passer la barre des 100 dollars le baril et l’envolée des prix des produits agricoles, dopés par l’augmentation de la demande alimentaire de l’Inde et de la Chine, cette possibilité est en train de disparaître. Je m’explique : pour contrer le retour de l’inflation, les banques centrales sont obligées de relever leur taux d’intérêt. C’est le devoir de Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, et certaines institutions comme la Banque d’Angleterre n’hésitent pas à augmenter franchement leur prix de l’argent. L’atomisation du marché nous a jusqu’ici préservés d’une crise générale, mais les miracles n’ont qu’un temps.

Comment en est-on arrivé à cette dette colossale alors qu’il y a tant d’argent disponible ?

Ce passage d’un équilibre à un déséquilibre massif, généralisé, tient au changement de la répartition du produit national brut, entre les « salaires » (salaires et revenus de protection versés par la Sécurité sociale) et les « profits » (bénéfices industriels, honoraires des professions libérales, rémunérations « directes » sur le marché).

Ce mouvement est très sensible en France mais on l’observe aussi aux Etats-Unis et dans l’ensemble des pays européens, y compris les pays de l’Est rejoints à toute allure par le capitalisme. En gros, les salaires sont passés de 71% du PIB en 1981 à 60% en 2005. Près de 11 points de chute ! Aujourd’hui, en France, si le produit intérieur brut avait conservé le même partage qu’en 1981, les ménages auraient dépensé en salaires et revenus de Sécurité sociale 130 milliards d’euros de plus. Affectés à la consommation, ces 130 milliards auraient donné au moins 1 point de plus de croissance chaque année. Et nous aurions eu en France un demi-million de chômeurs de moins.

Que s’est-il passé ? Comment s’explique ce nouveau « partage » entre salaires et profits ?

Pour comprendre la perversité de ce nouveau partage qui ne permet plus à la consommation de soutenir la croissance et, à terme, de créer les moyens de rembourser la dette, il faut se rappeler comment a fonctionné le capitalisme triomphant de 1945 à 1975. Pendant trente ans, l’économie occidentale a progressé au rythme de 5% l’an, sans jamais de crises financières et avec un chômage quasi nul (2% de la population active, c’est à peu près le chômage frictionnel dû à la mobilité professionnelle) . Les raisons de cette embellie ?

Précisément les mauvais souvenirs de la grande crise de 1929, de son cortège de malheurs avec la prolétarisation des classes moyennes et finalement la guerre. Pour que pareille catastrophe ne se reproduise pas, le monde occidental avait mis en place trois types de correction dont chacune a pour père une personnalité exceptionnelle : lord Beveridge, lord Maynard Keynes et Henry Ford.

Beveridge, c’est l’Anglais inventeur de la Sécurité sociale, qui a théorisé le fait qu’en faisant beaucoup de protection sociale non seulement on humanisait le système, mais on le stabilisait en empêchant la demande - maintenue au moins au tiers du pouvoir d’achat - de tomber.

Deuxième régulateur, Keynes. Message aux dirigeants politiques : au lieu d’utiliser la politique monétaire et budgétaire comme des instruments de régulation nationale, utilisez-la pour accélérer ou décélérer les secousses venant de l’extérieur, du marché mondial, là où les pays démocratiques s’affrontent. Cela a marché. Nous en avons eu la preuve expérimentale pendant trente ans.

Le troisième régulateur, Henry Ford, est américain. Cet industriel disait : « Je paie mes ouvriers pour qu’ils m’achètent mes voitures. » Avec le New Deal, les grands travaux de Roosevelt, cette politique de hauts salaires et de fidélisation des salariés qualifiés a permis à l’économie américaine de repartir très vite après la crise de 1929. La France a utilisé le Plan, ce forum entre syndicats, patrons et Etat, réunis pour préserver un haut niveau de demande (donc de salaires) afin de permettre des anticipations de consommation forte.

Bref, nous nous sommes tous peu ou prou lancés dans des politiques de reconnaissance du monde salarial et de légitimation d’une politique de hautes rémunérations parce que, concernant la moitié basse de la population, ces dernières sont presque entièrement affectées à la consommation. Et fondent la croissance. Résultat : une croissance soutenue, mais avec un grand absent, l’actionnaire - une des composantes du « profit », selon la comptabilité nationale. Il a été le grand oublié en termes de distribution de dividendes pendant toute cette période.

Tout a changé dans les années 1990 avec l’apparition des fonds et d’abord des fonds de pension. L’actionnaire s’est organisé et, s’agissant de sa retraite, a exigé un retour sur investissement de plus en plus élevé. Corollaire : une pression de plus en plus forte sur les salaires qui ont cessé de progresser au rythme d’antan avant de décroître en valeur absolue. Les fonds d’investissement - moins du quart des fonds de pension mais plus agressifs - ont intensifié la tendance. Et les fonds d’arbitrage ou hedge funds jouent le même jeu. Pour garantir aux actionnaires une rémunération élevée, tous n’hésitent pas à démanteler leur proie et à vendre par appartements.

Au grand dam des salariés réduits à la dimension de variable d’ajustement. Le nouveau système - tout pour les actionnaires, le moins possible pour les salariés - est devenu presque caricatural avec les hedge funds, ces fonds spéculatifs. L’ensemble de ces fonds sont présents désormais dans toutes les entreprises du monde occidental de plus de 2 000 salariés. Leur pression s’est d’abord exercée sur les PDG qui ne distribuaient pas assez de dividendes : ils ont très vite valsé.

Elle s’est traduite ensuite par l’externalisation des toutes les fonctions - entretien, maintenance, services sociaux internes -, dont les salariés étaient indexés sur les personnels qualifiés qui faisaient le renom de l’entreprise. Tous ces gens-là ont été chassés et recasés dans des PME désyndicalisées, soumises à des contraintes salariales énormes parce que les fabricants, les donneurs d’ordre, peuvent changer de sous-traitants sans préavis. C’est comme ça que s’est instituée la précarisation du marché du travail (16% des salariés français aujourd’hui) avec, comme conséquence de cette réduction « contrainte » des heures travaillées, un gel ou un recul des salaires, l’apparition de working poors et de vrais pauvres sans travail.

Avec une pauvreté de masse évaluée à 10 millions de personnes en Grande-Bretagne et entre 5 et 6 millions en France, la part des salaires dans le PIB a évidemment reculé par rapport au « profit » réinvesti de manière spéculative. D’où, faute d’une demande suffisante, une croissance anémiée, incapable de contenir l’hémorragie des déficits et une dette de plus en plus difficile à rembourser.

Recherche d’une plus-value instantanée, spéculation effrénée et, comme l’indique la crise des crédits hypothécaires aux Etats-Unis, « titrisation » des créances et création de produits de plus en plus sophistiqués plongeant les marchés dans l’opacité : tous les ingrédients d’une crise d’ampleur sont réunis. Mais la donne aussi a changé : il y a la croissance générée par les pays émergents qui relaie la locomotive américaine défaillante. Il y a aussi l’abondance de liquidités : pétrodollars et excédents structurels chinois ou japonais.

Par rapport à l’économie physique réelle, ces liquidités sont en effet sans précédent. Mais elles ne s’orientent pas vers l’investissement long. Elles préfèrent les investissements financiers spéculatifs. Tous les banquiers vous le diront, malgré leur affinement, les politiques économiques ne peuvent rien sur l’usage et l’évolution de ces liquidités. Ce dysfonctionnement, culturel dans sa nature, structurel dans son résultat, est terrible. Personne ne sait comment ça peut finir, et j’ai la conviction que ça va bientôt exploser. J’en tire deux conclusions.

La première, c’est qu’il faut des réponses mondiales, en réformant les institutions créées il y a plus d’un demi-siècle à Bretton-Woods. Nouveau directeur du Fonds monétaire international, notre ami Strauss-Kahn est aux commandes d’un « machin » qui n’est pas opérationnel car il n’a pas les moyens de contrer ces nouvelles crises. Mais il a l’information : c’est l’endroit central pour émettre un diagnostic et faire des propositions.

Ma deuxième conclusion : si en France le PS était capable de comprendre ce qui se passe, de faire la liaison entre la situation nationale et l’international et pouvait expliquer les raisons de la montée du travail précaire chez nous, il donnerait enfin l’impression de répondre à la situation. Il y aura une prime au premier qui saura expliquer. C’est le capitalisme dans sa forme mondialisée et financiarisée non le marché dont je suis partisan - qui est en cause aujourd’hui. Faire ce type d’analyse, lui donner une réponse nous réconcilierait avec les gauchistes !

Enfin il est essentiel que de nouvelles règles aident à préparer une place commerciale intelligemment négociée à ces nouveaux partenaires énormes que sont la Chine et l’Inde.

Que peut-on faire ?

Il y a d’abord l’attaque éthique. Au centre de cette pression sur les salaires, de cette voracité spéculative des hautes classes moyennes et des classes riches, les gens fraudent de plus en plus : délits sur les stock-options, délits d’initié...

Il faut maintenir une pénalisation du droit des affaires. De la même manière, il faut plafonner les revenus des grands patrons. A l’époque de Henry Ford, ils étaient payés 40 fois le salaire moyen, aujourd’hui, c’est 350 ou 400 fois ! (On peut considérer que ce superprélèvement directorial est négligeable, il est cependant particulièrement inélégant et nocif.) Puisqu’on veut moins d’Etat, le capitalisme doit rester éthique.

Deuxième élément : réglementer les OPA au niveau européen en énonçant des critères qui empêcheront la destruction et la précarisation de la population salariale du groupe ainsi constitué. Ensuite, il faut que les accords sur le droit social passés dans le cadre de l’Organisation internationale du Travail (OIT) soient compatibles avec les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) qui fait du libre-échange une religion. Aujourd’hui, les Etats peuvent ignorer superbement ce qu’ils ont signé d’une main à l’OIT quand ils négocient à l’OMC.

Je crois enfin à l’économie sociale. J’ai milité depuis quarante ans pour lui donner son statut, son cadre. Je crois que la clé du problème, c’est le changement du statut juridique de l’entreprise. Au lieu d’appartenir à des apporteurs extérieurs de capitaux, elle doit être faite de la communauté des hommes et des femmes qui gagnent leur vie en partageant un même projet économique.

Retour à l’autogestion ?

Je me garderais bien d’employer les mots qui fâchent. S’agissant d’un projet mondial, je ne vois qu’une seule force capable de le mener à bien : la social-démocratie internationale. Il va falloir défendre tout ce qui produit contre tout ce qui spécule. C’est ça, la nouvelle lutte des classes.

Ancien Premier ministre (1988-1991), Michel Rocard est depuis 1994 député au Parlement européen. Derniers ouvrages parus : « Si la gauche savait » (Robert Laffont, 2005) et « Peut-on réformer la France ? » (Autrement, 2006).
publication originale Nouvel Obs

[1] Voir l’entretien avec Patrick Artus le capitalisme est-il devenu fou ?

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Krugman : Argent perdu
Par Paul Krugman, New York Times, 14 décembre 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1509

« Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - n’auront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que l’immobilier n’ait fini de baisser et que les entreprises financières n’aient apuré toutes leurs pertes. Cela prendra sans doute des années. »

Mercredi, la Réserve Fédérale a annoncé qu’elle allait prêter 40 milliards de dollars aux banques. Selon mon décompte, c’est la quatrième intervention majeure pour venir en aide au système financier depuis que les choses ont commencé à aller mal, voila cinq mois. Celle-ci sera peut-être efficace, mais je ne n’y crois pas.

Lors des crises financières passées - l’effondrement de la bourse en 1987, les conséquences du défaut de paiement de la Russie en 1998 - la Fed a pu utiliser sa baguette magique et disperser les nuages sur les marchés. Mais cette fois-ci, la magie ne fonctionne pas.

Pourquoi ? Parce que le problème des marchés n’est pas seulement celui d’un manque de liquidité. Il y a également un problème fondamental de solvabilité.

Permettez moi d’expliquer la différence en prenant un exemple.

Imaginez qu’il y ait une rumeur inquiétante au sujet de la Banque de Pottersville : les gens racontent que la banque a accordé un prêt énorme au beau-frère du directeur, qui a dilapidé l’argent dans une entreprise en faillite.

Même si la rumeur est infondée elle peut mettre à bas la banque. Si chacun pense que la banque va faire faillite et réclame son argent au même moment, elle devra trouver du liquide en vendant ses avoirs en urgence à prix cassés. Elle pourrait alors se retrouver en faillite, même si elle n’avait pas réellement fait ce prêt douteux.

Dans la mesure où la perte de confiance engendre une prophétie auto-réalisatrice, même les déposants qui ne croient pas à la rumeur cèderaient à la panique et retireraient leurs avoirs tant qu’ils le peuvent.

Mais c’est là que la Fed peut venir à la rescousse. Si la rumeur est fausse, la banque a suffisamment d’actifs pour couvrir ses dettes. Tout ce qui lui manque, c’est la liquidité, c’est-à-dire la capacité de lever des fonds rapidement. La Fed peut solutionner ce problème en accordant à la banque un crédit temporaire, le temps nécessaire pour que le calme revienne.

Les choses sont très différentes si la rumeur s’avère vraie, si la banque a effectivement accordé un énorme prêt qui ne sera pas remboursé. Dans ce cas là, le problème n’est pas de restaurer la confiance, mais de faire face à une situation ou la banque est vraiment, réellement, en faillite.

Mon histoire sur une banque en bonne santé frappée par une crise de confiance, qui peut être surmontée avec un prêt temporaire de la Fed, décrit à peu près ce que le système financier dans son ensemble a subi en 1998. Le défaut de paiement de la Russie a entraîné l’effondrement du fonds d’investissement géant Long Term Capital Management, et durant quelques semaines, la panique a régné sur les marchés.

Mais quand la situation s’est dénouée, finalement, assez peu d’argent avait été perdu. Une expansion temporaire du crédit par la Fed avait donné à tout le monde le temps nécessaire pour retrouver ses esprits et la crise fut rapidement surmontée.

En août, la Fed a tenté de rééditer ce qu’elle avait fait en 1998, apparemment avec succès, tout au moins à première vue. Mais la crise de confiance est revenue, pire que jamais. La raison en est que cette fois le système financier - à la fois les banques et plus encore les institutions financières non bancaires, ont accordé de nombreux prêts qui vont vraisemblablement se terminer très très mal.

On peut facilement se perdre dans tous les détails des crédits hypothécaires, de la réévaluation des mensualités, des titres CDO, et ainsi de suite. Mais il y a deux faits importants qui peuvent vous aider à vous représenter à quel point le problème est considérable.

D’abord, nous avons eu une énorme bulle immobilière au milieu de la décennie. Pour revenir à un ratio historiquement normal entre le prix des logements et les loyers, le prix moyen devrait chuter d’environ 30% en dessous des niveaux actuels.

Deuxièmement, il y avait une masse énorme d’argent emprunté dans cette bulle. Les nouveaux acquéreurs n’avaient pas ou peu d’apport personnel, et les propriétaires refinançaient leurs emprunts, convertissant ainsi en liquide les gains nés de l’appréciation de leur bien.

Lorsque les prix de l’immobilier seront revenus sur terre, de nombreux emprunteurs se retrouveront avec un patrimoine négatif, endettés pour un montant supérieur à la valeur de leur maison. Et ces patrimoines négatifs entraînent souvent des saisies et de lourdes pertes pour les prêteurs.

Les chiffres sont énormes. Le blog financier Calculated Risk estime, à partir des données de First American CoreLogic, que si le prix de l’immobilier baisse de 20%, ce seront 13,7 millions de propriétaires qui seront dans le rouge. Si les prix baissent de 30%, ce nombre s’élèvera à 20 millions.

Cela signifie d’énormes pertes, et explique pourquoi les liquidités se sont asséchées. Ce qui se déroule dans les marchés ne relève pas de la panique irrationnelle. C’est une panique tout à fait rationnelle, car il y a beaucoup de pertes dans le secteur, mais personne ne sait combien en détient, sous la forme de créances douteuses, celui qui veut emprunter de l’argent.

Comment tout cela va-t-il se terminer ? Les marchés ne retrouveront pas un fonctionnement normal tant que tous les cadavres - les créances douteuses - n’auront pas été sortis des placards. Et cela ne se produira probablement pas avant que l’immobilier n’ait fini de baisser et que les entreprises financières n’aient apuré toutes leurs pertes. Et cela prendra sans doute des années.

D’ici là, tous ceux qui espèrent que la Fed - ou quiconque - arrive avec un plan qui fasse disparaître la crise seront terriblement déçus.
Publication originale The New York Times, traduction Contre Info
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« Répondre #55 le: 16/12/2007 - 10:49:46 »


Banques françaises : un super-conduit pour sauver les titrisations
15 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3617

« La crainte grandit d’une défaillance généralisée du système bancaire mondial » pouvait on lire le 14 décembre à la une du Monde, journal dont nous connaissons pourtant les conservatismes ! De la plume de Pierre Antoine Delhommais, cet article n’hésite pas à décrire le système bancaire international comme étant actuellement “au bord de l’asphyxie” et à estimer l’ensemble des pertes de la crise de subprimes à près de 2.000 milliards de dollars, bien au delà des 100 milliards prévus initialement.

Et la crise ne concerne pas que les Etats-uniens, les Anglais ou les Allemands. Elle frappe aussi notre douce France.

Les médias économiques nous ont appris ces dernières heures qu’en France les plus grosses banques - BNP PARIBAS, la Société Générale, Natixis, HSBC et Calyon - seraient en train d’enfanter un « super-conduit » Selon Reuters, ce super-conduit, un mécanisme rassemblant en son sein des instruments de titrisation, reprendra des actifs de type ABS (titres adossés à des flux financiers provenant des hypothèques à risque, des cartes de crédit, d’achats automobile ou d’autres effets commerciaux), qui seront refinancés sous forme d’émission de papier destiné aux investisseurs.

Il pourrait disposer d’un capital de 1 à 2 milliards d’euros et voir le jour en janvier 2008.

Ces nouvelles arrivent alors que circulent des rumeurs persistantes selon lesquelles deux grandes banques françaises seraient particulièrement mises à mal par la crise : Natixis, banque d’investissement de la Caisse d’épargne et des Banques populaires, et la Société Générale.

Cette dernière avait déjà annoncé la semaine dernière la consolidation de son SIV (Véhicule d’investissements structurés), PACE, le seul du genre en France, pour une valeur de 4 milliards d’euros.

Et, quelques déclarations d’experts nous annoncent que la « purge » dans les banques européennes devrait bientôt commencer.

Dans la rubrique « La Séance » du Figaro Economie, Hervé Rousseau cite des analystes du CM-CIC selon lesquels « la plupart des banques américaines, enregistreront d’ici à la fin de l’année de nouvelles provisions très significatives et plusieurs banques européennes devront encore poursuivre le nettoyage de leur bilan ».

Mais c’est Eric Chaney, économiste en chef de Morgan Stanley en Europe, qui sans aucune ambiguïté déclare, dans le même Figaro saumon, que « concernant les banques, le pire est sans doute devant nous. Aux Etats Unis, même si la purge du système financier a déjà commencé, nous pouvons encore attendre de mauvaises nouvelles. Quant à l’Europe, l’essentiel du travail de nettoyage reste à faire. »

*************

La crainte grandit d'une défaillance généralisée du système bancaire mondial
le monde - 15/12/07

Du jamais-vu depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Les banques centrales des plus grands pays industrialisés ont lancé, mercredi 12 décembre, une vaste opération concertée sur les marchés du crédit pour tenter d'apaiser les tensions croissantes nées de la crise des subprimes.

La Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne (BCE), la Banque nationale suisse, la Banque d'Angleterre et la Banque du Canada ont annoncé une série de mesures techniques destinées à offrir des liquidités - de l'argent frais - à un système bancaire au bord de l'asphyxie.

Le caractère exceptionnel de cette opération reflète l'aggravation récente de la situation, cinq mois après le début de la crise des crédits hypothécaires américains à risque.

Au départ, le coût de cette dernière avait été évalué à une centaine de milliards de dollars.

Depuis, il n'a pas cessé d'être revu à la hausse, passant à 400 milliards de dollars, puis 500, et aujourd'hui 2 000 milliards de dollars.

La crise des subprimes prend des allures de gouffre sans fond.

Surtout, si elle n'avait affecté initialement que des petits établissements financiers spécialisés dans la distribution de crédits immobiliers à des ménages modestes, elle touche désormais les plus grandes banques de la planète.

Au cours des dernières semaines, les présidents de deux des plus grandes institutions de la finance américaine, Merrill Lynch et Citigroup, ont, devant l'ampleur des pertes subies, dû démissionner.

En Angleterre, la quasi-faillite de la Northern Rock a provoqué un mouvement de panique des clients comme il n'en avait pas été vu depuis les années 1930.

Mardi, le géant suisse UBS a annoncé des dépréciations d'actifs supplémentaires de 10 milliards de dollars.

Et il a dû faire appel d'urgence à un fonds d'Etat de Singapour pour le secourir.

Même les banques françaises, dont on avait longtemps affirmé qu'elles étaient à l'abri grâce à l'efficacité des systèmes de contrôle, sont touchées.

C'est le cas de Natixis et, a-t-on appris en début de semaine, de la Société générale.

Dans une sorte d'effet papillon, la crise des subprimes affecte toute la finance mondiale : plusieurs petites villes norvégiennes proches du cercle polaire se retrouvent en banqueroute parce qu'elles avaient investi dans des produits hypothécaires américains.

De façon miraculeuse, ce choc bancaire et financier majeur - le plus important depuis la crise asiatique il y a dix ans - n'a guère affecté pour le moment l'économie réelle.

La croissance américaine du troisième trimestre a approché les 5 %.

Mais les économistes sont de plus en plus nombreux à prédire le pire, c'est-à-dire l'entrée en récession, au début de l'année prochaine, de la première économie mondiale.

C'est pour éviter ce scénario catastrophe que la Réserve fédérale a décidé, avec les autres grandes banques centrales, d'agir énergiquement.

Leur objectif est d'empêcher que les pertes des banques n'incitent celles-ci à prêter moins d'argent aux entreprises et aux particuliers.

Un " credit crunch ", une restriction de crédit, aurait des conséquences potentiellement catastrophiques pour les investissements industriels et pour la consommation des ménages.

Mardi, la Fed avait déjà annoncé une baisse d'un quart de point de son principal taux directeur.

Mais cette mesure a été jugée insuffisante, au vu de l'ampleur de la crise, par les milieux économiques et financiers.

Reflet de cette déception, Wall Street avait terminé, mardi, en forte baisse.

Surtout, les tensions sur les marchés monétaires internationaux se sont à nouveau brusquement accrues, décidant les banques centrales à lancer une vaste opération concertée d'injection de liquidités.

Il s'agit de " réduire les pressions sur les marchés de financement à court terme ", a expliqué la Fed dans un communiqué.

Signe du caractère exceptionnel de la situation, la Réserve fédérale américaine a choisi de créer un nouveau système d'allocation par enchères, des " facilités temporaires ".

Elles seront accordées en contrepartie du dépôt d'une très grande variété d'actifs, même risqués.

Les banques pourront ainsi beaucoup plus facilement se procurer les liquidités auprès de l'institut d'émission.

" Le nouveau système d'adjudication créé à titre provisoire par la Réserve fédérale est perçu comme une manière d'injecter des liquidités dans le système bancaire plus efficacement qu'une baisse du taux d'escompte ", a expliqué un représentant de la Fed lors d'une conférence téléphonique.

" Il ne s'agit pas de venir en aide à telle ou telle institution financière qui présenterait des problèmes particuliers, a-t-il ajouté. Il s'agit de faire fonctionner le marché. "

Pour Brian Dolan, stratège spécialisé sur le marché des changes, chez Forex.com : " à très court terme, c'est fortement positif pour les actifs plus risqués.

La Fed avait ce plan dans ses cartons et attendait aujourd'hui pour l'annoncer. "

FRAPPER LES ESPRITS

La banque centrale américaine a prévu deux adjudications d'ici la fin de l'année, chacune d'un montant de 20 milliards de dollars (13,5 milliards d'euros).

La BCE a de son côté annoncé deux opérations libellées en dollars, aux mêmes dates, et d'un montant maximum de 10 milliards de dollars chacune.

Cette action concertée était prévue " depuis un certain temps ", a pour sa part précisé à des journalistes le vice-président de la BCE Lucas Papademos.

" Ces opérations ne visent pas à répondre aux besoins de telle ou telle institution. Elles visent à alléger et contenir les pressions sur le marché monétaire ", a-t-il lui aussi souligné.

Même la Banque d'Angleterre, qui s'était longtemps montrée très réticente à l'idée d'injecter des liquidités pour secourir ses banques, s'est jointe à l'opération.

L'action coordonnée et massive des banques centrales vise à frapper les esprits et à rassurer les milieux financiers.

Dans les minutes qui ont suivi son annonce, Les indices boursiers, qui étaient depuis le début de la journée orientés à la baisse, sont repartis légèrement à la hausse.

A New York, le Dow Jones a terminé la séance en hausse de 0,31 %. En Europe, la tendance a été similaire. Francfort a fini sur un gain de 0,83 %, Londres de 0,35 % et Paris de 0,32 %.

L'indice européen Eurostoxx 50 qui comprend les meilleures valeurs de la zone euro a gagné 0,44 %.

La réaction modérée sur les marchés boursiers reflète toutefois l'inquiétude persistante des investisseurs.

Car si, comme le note Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel Leven, les interventions des banques centrales " apportent une véritable bouffée d'oxygène aux établissements financiers et atténuent le risque de "credit crunch" à court terme ", elles démontrent aussi, a contrario, par leur caractère exceptionnel, la gravité de la crise bancaire qui dure depuis cinq mois.
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« Répondre #56 le: 18/12/2007 - 09:02:44 »

La Crise de 1929 : la fuite en avant de Jacques Attali
Mardi 18 Décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3625

Dans une interview au Journal du Dimanche du 16 décembre intitulé « Nous risquons une crise de 1929 », Jacques Attali, ancienne éminence grise de François Mitterrand et nouvelle de Nicolas Sarkozy, à qui ce dernier a confié la présidence de sa Commission pour la croissance, montre qu’il voit toujours beaucoup plus juste dans ses analyses que dans ses propositions, surtout quand celles-ci pourraient nuire à ses multiples accointances dans la finance internationale.

D’abord le diagnostique, généralement incisif. Evoquant l’exemple de Jim Rogers, l’ancien associé de Soros qui vient d’annoncer qu’il quittait les Etats-Unis pour s’installer en Chine, Jacques Attali se lance d’abord dans un commentaire général sur le déclin des nations - américaine et européennes dans ce cas précis - lorsqu’elles sont incapables de corriger leurs erreurs. « Aujourd’hui, dit il, le grand mouvement, c’est le déclin relatif des Etats-Unis ». Et bien que « son remplacement par un autre cœur, indien ou chinois, n’est pas pour demain », les « Etats-Unis » dit-il, à juste titre, « font la démonstration d’un extraordinaire aveuglement devant leurs problèmes. La campagne électorale qui commence ne donne pas le sentiment qu’ils veulent réagir. Ils vont donc au devant d’une récession très profonde qui n’épargnera pas l’Europe ».

Résultat, “nous sommes au bord d’une récession », note Attali soulignant que la « crise de subprimes » - les crédits hypothécaires accordés à des ménages américains insolvables - a « détruit, en quelques mois, des richesses égales à 10 % du PIB mondial, soit 4.000 milliards de dollars, c’est-à-dire 50 fois plus que les pertes générées dans les industries de pointe par l’explosion de la bulle Internet. » « Les subprimes sont révélateurs des excès des marchés financiers, qui ont crée des montages diaboliques afin de mutualiser leurs risques au détriment des plus pauvres ».

Au-delà, Attali souligne, à juste titre, que “cette crise n’est pas cantonnée au secteur du logement, car elle révèle que les banques ont re-prêté leurs prêts à n’importe qui, pour les racheter ensuite beaucoup plus cher. C’était à la mode. Devant la révélation de la folie que cela représente, on est passé, en une semaine, de l’euphorie à la panique : plus personne ne prête à personne. Plus aucune banque ne prête à une autre banque. Et si les banquiers continuent à paniquer, nous risquons une crise de 29. D’ailleurs, aux Etats-Unis et ailleurs, certains grands patrons de la finance me disent en privé : « Nous sommes en 1928 ».

Mais que propose-il pour en sortir ? Une réorganisation de fond en comble du système, un « New Deal » inspiré de celui de Franklin Roosevelt ? Proche de Felix Rohatyn et d’autres banquiers d’affaires particulièrement agressifs au niveau international, Attali plaide, au contraire, en faveur du retour aux taux d’intérêts bas qui permettraient de renflouer les intérêts aujourd’hui menacés par la crise, sans rien changer aux pratiques qu’il dénonce. Il propose ce qui reviendrait encore à une fuite en avant dans le financier.

Malgré le danger d’hyper-inflation qui voit le jour, Attali lance un appel à la FED - la banque fédérale de Réserve américaine - et à la Banque centrale européenne, pour qu’elles baissent leurs taux directeurs, afin de relancer la croissance. Et plutôt que de résoudre les problèmes fondamentaux, il s’emploie a dé-diaboliser l’image de l’inflation qu’ont nos concitoyens, les appelant à voir qu’une inflation de 5 à 6 % par an comme celle de la Chine, l’Inde ou d’autres pays émergents « n’est pas une tragédie ». Jacques Attali s’en prend correctement aux sociétés de la vieille Amérique et Europe où « le pouvoir appartient aux épargnants, eux-mêmes obsédés par la stabilité des prix et par leurs avantages fiscaux », une société où l’argent placé rapporte plus - 4 % en moyenne - que l’argent que l’on gagne en travaillant, qui, lui, ne rapporte que 2 % en moyenne ».

Si certains de ces symptômes sont bien réels, ce n’est pas une simple baisse des taux d’intérêts qui résoudra les problèmes. Faute d’une politique économique dirigiste orientant l’argent vers les grands programmes de recherche et d’investissement infrastructurel et industriel, les intérêts extrêmement bas que nous avons connus depuis des années ont servi à nourrir l’économie de spéculation financière qui aboutit aujourd’hui à une crise bien plus grave que celle de 1929.

Le problème n’est donc pas de choisir entre la politique des taux d’intérêts bas contre celle des taux élevés, mais bien de choisir entre une politique d’argent à bon marché qui permet toutes les spéculations financières ou le retour à une politique Rooseveltienne où l’Etat oriente l’argent vers les investissements à long terme dans la recherche, la production et le travail qualifié, pour le bien-être des populations actuelles et des générations à naître.

===============

L'Iran déclare la guerre au dollar américain ou dollar US (USD)
Par Igor Tomberg, pour RIA Novosti - 14/ 12/ 2007
http://fr.rian.ru/analysis/20071214/92461520.html
   
L'Iran a décidé de renoncer à la monnaie américaine pour l'exportation de son pétrole. Le ministre iranien du Pétrole Gholam Hossein Nozari a déclaré: "Nous avons cessé de vendre notre pétrole brut en devises américaines dans le cadre de notre politique d'échange de pétrole contre des devises autres que le dollar".

L'Iran se préparait depuis longtemps à renoncer à la monnaie américaine, puisqu'il avait progressivement réduit ces deux dernières années la part des pétrodollars dans ses recettes. En tant que motif à ce renoncement, on invoque la dévalorisation du billet vert: "La chute du cours du dollars US cause un grave préjudice aux pays exportateurs de pétrole, il n'y a plus de confiance dans le dollar". Mais il y a certainement un calcul purement politique parmi ces motivations. Comme l'a expliqué fin novembre le président du parlement iranien Gholam-Ali Haddad-Adel au cours d'une conférence de presse à Bakou, "l'introduction dans le monde de rapports commerciaux en dollars assure aux Etats-Unis la possibilité de faire pression sur certains pays".

Plusieurs représentants de l'OPEP ont émis des doutes quant au bien-fondé de l'emploi du dollar en qualité d'unité de compte dans le commerce des ressources énergétiques, cela concerne avant tout les adversaires les plus farouches des Etats-Unis: le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et le président vénézuélien Hugo Chavez. M. Ahmadinejad a invité ses partenaires au sein du cartel pétrolier à renoncer au dollar dans le commerce du pétrole: "Dans les transactions économiques, commerciales et pétrolières, il faut le remplacer (le dollar) par une autre monnaie, plus fiable". Bien que l'Iran occupe la deuxième place au sein de l'OPEP pour le volume de pétrole fourni sur les marchés mondiaux, cette idée n'a pas encore rallié le soutien de la majorité des membres de l'organisation. L'Arabie Saoudite a bloqué en novembre la proposition de l'Iran et du Venezuela d'examiner la question du refus des pays de l'OPEP de vendre du pétrole en dollars, néanmoins, six pays du golfe Persique étudieront de nouveau la possibilité de vendre leur brut contre d'autres devises.

Le fait que le vice-président du conseil d'administration de Gazprom Alexandre Medvedev ait déclaré le 30 novembre à New York que le monopole russe du gaz envisageait de vendre du pétrole et du gaz contre des roubles, plutôt que contre des dollars ou des euros, est significatif. Les dirigeants du géant gazier sont contraints de changer de politique monétaire en raison de la situation sur les marchés financiers mondiaux. Le calendrier de l'adoption de cette décision n'est pas précisé mais selon M. Krouglov, directeur du département économie et finances de Gazprom, le passage aura lieu plus tôt qu'on ne le pense.

Dans le contexte d'affaiblissement incessant de la monnaie américaine, le rattachement des exportations au dollar est très désavantageux. Dans le cas du gaz, le prix est fixé dans des contrats à long terme et, au cours de leur réalisation, le dollar peut perdre 15 ou 20% de sa valeur compte tenu des taux actuels de sa chute. Ainsi, depuis début 2007, le dollar a déjà perdu plus de 10% par rapport au panier de devises. Par conséquent, les recettes des exportateurs russes de pétrole et de gaz ont diminué.

La baisse de l'attrait pour le dollar dans le monde entier est un fait indéniable. L'euro gagne en popularité. La diversification considérable des opérations de change illustre parfaitement ce processus. Par exemple, en 2005, la part des autres monnaies constituait 8,1% de la somme globale des transactions. Cette année, cet indice a déjà dépassé 18% et, comme l'assurent les spécialistes, ce chiffre n'a pas atteint sa limite, loin s'en faut.

Les monnaies de plusieurs pays commencent à rejoindre le pool des principales monnaies de réserve. Le Conseil de coopération du Golfe, dont font partie, entre autres, les grands exportateurs proche-orientaux d'hydrocarbures, a annoncé son intention de lancer le "dinar du Golfe", monnaie régionale commune qui pourrait être mise en circulation d'ici trois ans et avoir la même importance que le dollar et l'euro. Le conseil regroupe, en plus des Emirats arabes unis, l'Arabie Saoudite, Bahreïn, le Koweït, le Qatar et le Sultanat d'Oman.

Fin novembre 2007, Omar bin Sulaiman, gouverneur du Dubai International Financial Center (DIFC), a déclaré dans une interview au journal Al Bayane qu'au moins trois des pays producteurs de pétrole de la péninsule arabique avaient l'intention de renoncer au rattachement de leurs monnaies nationales au dollar US. Il n'a pas cité ces pays ni précisé à quel moment cette décision serait prise, se bornant à indiquer que cette question était actuellement examinée par la Banque centrale des Emirats arabes unis. Selon son gouverneur, Sultan Ben Nasser al-Suwaidi, la BC "étudie sérieusement le renoncement au rattachement du dirham au dollar US et le changement de politique monétaire". Le 15 novembre, il a précisé que les Emirats renonceraient probablement au rattachement du dirham au dollar en raison de l'instabilité de celui-ci et passeraient au panier de devises. De l'avis général, la chute du dollar se poursuivra, ce qui continuera à favoriser un changement d'attitude à son égard.

Début 2007, la Chine a décidé catégoriquement de se débarrasser d'une bonne partie des dollars de ses réserves d'Etat. A ce jour, les réserves de devises de la Chine comportent 800 milliards de dollars. Pour l'essentiel, ce sont des obligations émises par le département américain du Trésor. D'après les prévisions, la Chine comptera cette année mille milliards de dollars de créances du gouvernement américain. La nouvelle politique de Pékin, même si elle ne sape pas les positions globales du dollar, entraînera une présence plus importante des monnaies et des titres de l'Union européenne et des Etats voisins de la Chine dans les réserves chinoises de change. Les analystes prévoient une diminution d'environ 15% de la part des dollars dans les réserves de devises de la Chine. Notons que 1% des réserves chinoises de change représente environ 14,5 milliards de dollars.

Début novembre, le vice-président de la Banque centrale de Chine Xu Jian a indiqué: "le statut du dollar en tant que monnaie mondiale n'est pas solide, la fiabilité des actifs en dollars se réduit. J'estime que le dollar continuera à s'affaiblir en 2008 à cause de l'accroissement du déficit commercial des Etats-Unis". En même temps, Pékin déploie de grands efforts en vue de rehausser le rôle de sa monnaie en Asie et dans le monde entier. Le gouvernement chinois utilise progressivement sa monnaie nationale aussi bien pour effectuer des règlements avec les pays voisins que pour ses investissements à l'étranger. Le rôle de la livre sterling s'est considérablement accru ces dernières années. La monnaie britannique occupe actuellement la troisième place parmi les monnaies de réserve les plus répandues. Entre 2000 et 2007, la part de l'épargne en livres sterling dans le monde entier est passée de 2,8 à 4,2%.

Certes, le renoncement total au dollar en qualité de monnaie de réserve mondiale est irréaliste, car cela pourrait provoquer un effondrement des finances globales. Mais des signes de plus en plus nombreux témoignent de l'aspiration des nations à réformer le système fondé sur le dollar. Naturellement, les premiers à réclamer cela sont les pays que les Etats-Unis ont froissés: l'Iran et le Venezuela. Mais ils sont également suivis par des Etats dont le bien-être dépend directement du cours du billet vert. Il s'agit des pays qui possèdent d'immenses réserves de devises (Chine) et des exportateurs d'hydrocarbures (Etats arabes, Russie, Iran et Venezuela).

Dans le cas du pétrole et du gaz, le renoncement aux cotations en dollars pourrait entraîner la réforme de tout le système commercial fondé sur le billet vert et les bourses occidentales: celles de New York et de Londres. Cela étant, les pays producteurs de pétrole (et, compte tenu de la formation des prix, les pays producteurs de gaz) n'ont aucune possibilité d'influer sur les prix de leur principal produit. La Russie se trouve traditionnellement dans cette situation. Ces derniers temps, l'influence de l'OPEP sur les prix du pétrole s'est considérablement affaiblie. Une situation dans laquelle les prix du combustible sont fixés par le camp des pays acheteurs est anormale. Par conséquent, profitant de l'affaiblissement évident du dollar (et de l'atmosphère psychologique qui l'entoure), les pays producteurs commencent à lutter pour renverser ce système. La hausse du prix des hydrocarbures et la crainte que leurs réserves ne s'épuisent prochainement jouent en faveur de ces Etats. Le moment est bien choisi. A présent, on peut s'attendre à un rapprochement entre les pays producteurs qui s'effectue déjà, par exemple, dans le secteur du gaz (les premiers pas vers la création d'une "OPEP du gaz" ont été faits en mars 2007 à Doha).

Evidemment, le passage à l'euro (ou aux rouble, dinar, yuan...) pour le paiement des livraisons de pétrole ne peut se faire du jour au lendemain. Cependant, la démarche de l'Iran, surtout si ce dernier est suivi dans cette voie par d'autres pays producteurs de pétrole, est potentiellement capable d'ébranler fortement la toute-puissance du dollar dans le commerce mondial.

Igor Tomberg est chercheur au Centre d'études énergétiques de l'Institut d'économie mondiale et de relations internationales de l'Académie russe des sciences.
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« Répondre #57 le: 19/12/2007 - 12:12:35 »

La situation est de plus en plus grave et l'Algérie et ces, au moins, 100 milliards de dollars américains de réserves de change dans tout ca.

N'oublions jamais que c'est une Ministre Française de l'Économie, des Finances et de l'Emploi, Christine Lagarde, qui "investit et gère" ses, au moins, 100 milliards de dollars américains dans des banques Américaines et Européennes au lieu de l'Algérie. Ah le néo-colonialisme et ses mauvaises pratiques qu'on vous nous tenez

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La BCE injecte 350 milliards d’euros dans le système. Qui dit mieux ?
19 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3631

Le 19 décembre 2007 (Nouvelle Solidarité) - La Banque Centrale Européenne (BCE) vient d’injecter dans le système financier la somme colossale de 348,6 milliards d’euros au taux de 4,21 %, cultivant l’illusion qu’ainsi une crise financière généralisée puisse être évitée ou du moins retardée de quinze jours !

Sans précédent historique, l’ouverture désespérée et massive des vannes du crédit de la BCE est accompagnée par la décision de la Banque d’Angleterre de mettre 11,35 milliards de livres à la disposition des banques commerciales tandis que la Réserve fédérale américaine vient d’injecter, par une première adjudication ce lundi, 64 milliards de dollars de « cash » dans le système.

Comme l’écrit le quotidien économique les Echos de ce jour, « Cette injection massive, qui ressemble à un plan de la dernière chance intervient alors que les précédentes mesures annoncées pour lutter contre la crise de liquidités semblaient, jusqu’à présent, rester sans effet. »

Daniel Bouton, le patron de la Société Générale (une banque parfois surnommée « Spéculation Générale ») et actuellement à la tête de la Fédération bancaire française, tout en appuyant l’intervention suicidaire des banques centrales, estime que « toute intervention exceptionnelle des banques centrales est forcément anxiogène. » Il note que ces interventions arrivent début décembre, le moment où les banques doivent clôturer leurs comptes, « toujours une période de tension ».

L’économiste américain Lyndon LaRouche caractérise ces développements comme un « signe des temps », c’est-à-dire de la folie pure, car le système n’est pas sauvable dans sa forme actuelle. Le système s’est effondré en Juillet 2007 et aujourd’hui les financiers ne gèrent que les conséquences.

Pendant que les services et ministères britanniques révisent leurs scénarios de gestion de crise, le premier ministre anglais Gordon Brown vient d’inviter Paris et Berlin début janvier 2008 à Londres pour un sommet de chefs d’états et de gouvernements pour élaborer une stratégie commune face à la crise financière.

Cependant, à ce point ci, aucun arrangement bricolage comptable ou financier ne peut nous sortir d’affaire. En France, si Jacques Attali et Michel Rocard ont raison de sonner le tocsin sur les dangers d’un nouveau 1929, ils n’ont aucun plan B dans leurs valises.

Personne, à part Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France, n’offre une alternative cohérente viable, capable d’éviter une nouvelle grande dépression.

Plus que jamais, faisons donc en sorte que le temps de la politique se substitue au temps de la finance.

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Nous seuls pouvons gagner ; Ils ne peuvent que faire couler l’espèce humaine
19 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3634

18 décembre 2007 (LPAC) - Lyndon LaRouche, qui a affirmé dès juillet que l’effondrement du système financier et monétaire avait déjà eut lieu (voir ici), a qualifié l’injection de 350 milliards d’euros dans le système bancaire par la BCE (voir ici), de « signe des temps ». C’est de la « pure folie » a-t-il dit. « Les institutions bancaires sont en banqueroute, détiennent des actifs sans valeur, et pompent encore plus de ces déchets dans le système. Ils ne peuvent pas gagner, nous seuls pouvons gagner, en déblayant tous ces déchets avec mes propositions. S’ils coulent l’espèce humaine, nous pourrions couler avec eux, mais ils ne pourront pas gagner. Nous devons demandez aux gens ‘êtes vous assez fou pour accepter ces foutaises ?’ »

LaRouche remarque que l’on entend beaucoup les gens blablater, à savoir si le système va se rétablir, alors qu’en fait il a explosé en juillet. Et il a ajouté que ce que nous voyons maintenant ne sont que les répercussions de cette explosion. Et le taux d’accélération de l’effondrement du système économique augmente, tiré par l’effondrement financier et monétaire. Ils peuvent toujours injecter de l’argent, ça ne les débarrassera pas des déchets, a-t-il dit. Ils ne pourront pas s’en débarrasser, c’est impossible.

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Krach financier : panique à bord !
18 décembre 2007 - 12:53
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3626

16 décembre 2007 (LPAC) - Après que les banques centrales aient décidé pour la énième fois d’injecter des liquidités pour faire face à la crise financière internationale, l’hystérie est en train de s’emparer d’une bonne partie de la presse anglo-américaine. Plusieurs articles de journaux du 16 décembre en rendent compte, et même si leur analyse est biaisée, ils témoignent tous d’une compréhension que la crise est plus grave qu’ils ne le pensaient au début, et que les banques centrales n’ont aucun plan de sauvetage.

L’éditorial du Washington Times, intitulé « Desperate Times », explique que « la dernière fois que les marchés financiers internationaux étaient menacés de paralysie généralisée », c’était en 1998 lors de l’implosion du fonds LTCM. Mais dans la situation actuelle, toutes les actions entreprises par la Réserve Fédérale n’ont pas suffi à enrayer le vent de panique qui s’est abattu sur le monde la finance. L’effondrement du marché des subprimes a entraîné des pertes pour les plus grandes banques, à hauteur de 75 milliards de dollars. L’auteur de l’édito prédit que les pertes liées aux subprimes pourraient bien aller jusqu’à 500 milliards étant donné que « les acteurs des marchés ne savent pas combien de déchets toxiques chaque banque détient ». Et il conclut : « Il n’y a aucune certitude que les efforts désespérés entrepris par les plus grandes banques centrales du monde suffisent. »

Un article du Washington Post par David Ignatius s’intitule : « Ce que craignent les banquiers. » Il raconte comment la nervosité des banquiers centraux les a amenés à inonder les marchés de liquidités. Le but n’est pas d’éviter la récession économique, mais d’en mitiger les effets. Mais le vrai problème est que les banques ne se font plus confiance, et personne ne sait quoi faire, car « personne ne connaît réellement la valeur de certains titres financiers adossés à des hypothèques, que tout le monde possède ». Les banques ne trouvent plus de financements, et elles ne prêtent plus. Trop d’acteurs financiers sont vidés et ne savent plus vers qui se tourner. « Les marchés devront sombrer encore un bon moment, hélas, avant que les vautours n’emportent les débris et qu’on puisse entreprendre un processus de reconstruction. »

Un autre article du Washington Post s’intitule : « Tout va bien dans l’Etat de Déni » ; il nous informe que dans le comté de Prince George, Maryland, les maisons restent en moyenne plus de trois mois sur le marché avant de trouver preneur, et le nombre de maisons invendues a doublé depuis 2006. En août dernier, les deux-tiers des personnes qui avaient versé un accompte pour l’achat d’une maison ont finalement abandonné les démarches. A Washington D.C., au cours du troisième trimestre 2007, 79 maisons sur 10 000 se sont faites saisir, contre 11 sur 10 000 pour la même période en 2006. Les élus des comtés de Loundoun et de Fairfax ont dit que leur budget serait réduit de 200 millions de dollars l’an prochain, à cause de la chute des prix de l’immobilier.

Dans le Financial Times, un article de Wolfgang Munchau nous prévient : « Tenez-vous bien, les banques centrales n’ont aucun plan. » Quand les banques centrales sont arrivées avec leur plan d’injection de liquidités la semaine dernière, « le but était de rassurer les marchés, mais ça a eu l’effet inverse. Il s’est avéré que les acteurs des marchés ne sont pas stupides à l’infini ». Les banquiers et les investisseurs sont « au bord de la faillite, certains ne tiennent plus que par le petit doigt. Mais les banques centrales ne proposent rien qui puisse nous sortir de cette crise de solvabilité ». Le verdict est sans appel : « Attendez-vous à un des tensions continues sur les marchés financiers pour la plus grande partie de l’année prochaine et peut-être au-delà. Attendez-vous à (...) ce que l’économie réelle soit touchée ».

Pendant ce temps, Alan Greenspan, l’homme qui a tout fait pour créer cette hyperinflation quand il dirigeait la Réserve Fédérale, demande à continuer de balancer de l’argent sur les marchés. Interviewé dans l’émission This Week sur ABC News, il a dit qu’il fallait aider les propriétaires ayant des problèmes avec leurs hypothèques, mais « sans affecter les marchés ». Pour cela, il faut « utiliser l’argent du gouvernement ». Il ne faut pas que le gouvernement touche aux taux d’intérêt ou au prix des maisons, il doit se contenter d’injecter du cash, même si ça aura quelques répercussions sur les impôts...

Aucun doute, rien de tel pour sauver les spéculateurs.

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BCE et Banque d'Angleterre ouvrent grand les vannes du crédit aux banques
lesechos.fr - Mercredi 19 décembre 2007
RICHARD HIAULT AVEC JACQUES DOCQUIERT (À BRUXELLES)
http://www.lesechos.fr/info/inter/4663117.htm

La Banque centrale européenne a octroyé 348,6 milliards d'euros de capitaux au système bancaire européen. La Banque d'Angleterre a apporté plus de 11 milliards de livres. Le but est d'éviter une crise du crédit préjudiciable à la croissance. Cela n'empêche pas les économistes de revoir leurs prévisions à la baisse, tant outre-Atlantique qu'en Europe.

Ces opérations ont pour but d'éviter une paralysie du marché monétaire, où la méfiance des banques à se prêter de l'argent entre elles a provoqué une nette tension des taux d'intérêt.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, sera-t-il, aujourd'hui devant la commission des Affaires économiques et monétaires du Parlement européen, aussi disert que son homologue britannique sur la crise financière ? Les deux instituts d'émission ont en tout cas jugé la situation suffisamment critique pour ouvrir grand les vannes du crédit aux banques afin d'éviter une crise généralisée (lire également page 28). En cette période traditionnelle de clôture des bilans et d'opérations d'ajustement financier, la BCE n'a pas hésité à octroyer un montant record de 348,6 milliards d'euros de capitaux au taux de 4,21 % pour les deux semaines à venir, lors d'une opération de refinancement hebdomadaire classique. Simultanément, la Banque d'Angleterre a mis à la disposition des banques commerciales 11,35 milliards de livres - dont 10 milliards à trois mois - de liquidités à des taux compris entre 5,50 % et 6,60 %. Ces deux opérations font suite à l'action concertée des grandes banques centrales internationales conduite le week-end dernier, pour octroyer, cette fois-ci, des capitaux en dollars au système bancaire (« Les Echos » du 13 décembre). Toutes ont pour but d'éviter une paralysie du marché monétaire, où la méfiance des banques à se prêter de l'argent entre elles depuis le déclenchement de la crise des « subprimes », cet été, a provoqué une nette tension des taux d'intérêt. Une tension pouvant conduire à un renchérissement trop prononcé des crédits à la consommation et aux entreprises, dommageable pour la croissance économique. « Les banques elles-mêmes s'inquiètent du fait que leur réticence à octroyer des prêts conduira à une ralentissement plus important que prévu aux Etats-Unis », a indiqué, hier, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mervyn King, devant la commission des Finances du Parlement britannique. Pour ne rien arranger, il a estimé que « le secteur bancaire mondial doit s'attendre à des ajustements douloureux dans les prochains mois, avec l'annonce de nouvelles pertes et de nouvelles levées de capitaux pour reconstituer leurs bilans ».
Confiance détériorée

En attendant de connaître le véritable impact de la crise financière sur la croissance, les économistes revoient leurs prévisions à la baisse. Les quelque 150 économistes interrogés par Reuters entre le 12 et le 18 décembre dernier ont jugé que les risques d'une récession aux Etats-Unis l'an prochain ont augmenté, tout en pronostiquant un ralentissement économique au sein des pays du G7. A leurs yeux, il existe 40 % de chances pour qu'une récession touche l'économie américaine. Pour le quatrième trimestre, la croissance annualisée s'établirait à 0,9 %, après 4,9 % au troisième trimestre. Sur 2008, la hausse du PIB américain ne s'élèverait qu'à 2 %. Pour la zone euro, la croissance devrait s'établir, selon eux, à 1,9 % et non plus à 2,3 %, comme avancé quelques mois plus tôt.

Même la Commission européenne donne des signes d'inquiétude. L'activité économique devrait ralentir au cours des prochains trimestres dans la mesure où les conditions qui règnent sur les marchés financiers internationaux se sont sensiblement dégradées et demeurent fragiles, a-t-elle indiqué dans son rapport trimestriel sur la zone euro publié hier à Bruxelles. Si l'exécutif communautaire confirme ses prévisions d'automne tablant sur une croissance de 2,6 % pour la zone euro en 2007 et 2,2 % en 2008, les effets de la crise financière internationale pourraient avoir des incidences. La Commission note que les banques ont resserré leurs conditions de crédit à la fois pour les entreprises non financières et pour les ménages, ce qui explique que la confiance des entreprises et des consommateurs s'est considérablement détériorée depuis l'été. Devant le risque d'une dégradation plus prononcée des conditions économiques, les banques centrales sont plus que jamais sur le qui-vive.
RICHARD HIAULT AVEC JACQUES DOCQUIERT (À BRUXELLES)

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La BCE fournit 348,6 milliards d’euros aux banques

lefigaro.fr - 19/12/2007
http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/2007/12/19/04010-20071219ARTFIG00284-la-bce-fournit-milliards-deuros-aux-banques-.php

Les banques centrales se mobilisent pour assurer la trésorerie de la place lors de l’échéance de la fin d’année.

La banque centrale européenne et la Banque d’Angleterre ont littéralement inondé le marché monétaire interbancaire qui continue d’être grippé en Europe, tout comme aux États-Unis. Lors de son opération hebdomadaire de refinancement qui s’est tenue hier, la BCE a alloué quelque 348,6 milliards d’euros à l’ensemble des banques commerciales de la zone euro.

Cette opération est exceptionnelle par son montant et par ses modalités. L’argent (« monnaie banque centrale » en termes techniques) que la BCE fournit aux banques en échange de titres qu’elle « prend en pension » est à échéance de deux semaines, soit le 4 janvier 2008. C’est dire que les 390 établissements qui ont répondu pourront passer le cap du 31 décembre 2007 sans avoir à craindre de manquer de trésorerie.

Outre son ampleur, l’opération de refinancement de ce mardi 18 décembre se caractérise par le taux de 4,21 % que la BCE avait fixé la veille, à un niveau inférieur à celui auquel les banques se prêtent entre elles. Par ailleurs, la BCE avait spécifié qu’elle accepterait toutes les offres qui lui seraient présentées « au taux de 4,21 % ou plus ».

En pratique, cela voulait dire que toutes les offres seraient servies de façon illimitée au prix de 4,21 %. Mais curieusement « certains établissements n’ont pas bien compris la formule, et par peur de ne pas être servies, elles ont présenté des offres à des taux supérieurs, comme s’il s’agissait d’adjudication à taux variable, où ne sont satisfaites qu’une partie des offres ! », explique un expert de la BCE.

Les politiques au créneau

Ces besoins exceptionnels, pratiquement le double de la trésorerie normalement nécessaire, montrent que le marché interbancaire fonctionne toujours mal. « Les grandes banques sont inondées de liquidités. Le problème n’est pas qu’elles en manquent, mais de savoir si elles acceptent d’en prêter », a expliqué hier Mervyn King, le gouverneur de la Banque d’Angleterre. Cette dernière a ainsi procédé à une adjudication exceptionnelle de 10 milliards de livres sterling (15 milliards d’euros) d’argent à trois mois, à un taux de 5,36 % sensiblement inférieur au prix du marché.

Ces fournitures de trésorerie visent à palier les déficiences du marché interbancaire, et non à résoudre l’origine du mal, comme l’a reconnu Mervyn King devant le Parlement britannique : « Le secteur bancaire mondial doit s’attendre à des ajustements douloureux dans les prochains mois, avec l’annonce de nouvelles pertes et de nouvelles levées de capitaux pour reconstituer leurs bilans. »

Alors que les banques centrales jouent à plein leur rôle de « prêteur en dernier ressort », les dirigeants politiques semblent vouloir monter au créneau. Gordon Brown, le premier ministre britannique, vient d’inviter Angela Merkel, la chancelière allemande, et Nicolas Sarkozy à venir discuter de la stabilité des marchés à Londres, dans la première quinzaine de janvier.

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Récession aux USA : 13 États fédérés menacés de faillite
20 décembre 2007
http://www.voltairenet.org/article153818.html

Aux États-Unis, la crise des subprimes ne touche pas que les institutions bancaires et les fonds de placement : elle atteint désormais les États fédérés. La chute des revenus des taxes foncières s’ajoute à une faiblesse structurelle des ressources des États fédérés, trop longtemps adeptes des théories libertariennes de baisses des impôts locaux.

Si rien n’est fait, en 2009, le déficit cumulé de 13 États fédérés (Arizona, Californie, Caroline du Sud, Floride, Kentucky, Maine, Massachusetts, Minnesota, Nevada, New Jersey, New York, Rhode Island et Virginie) atteindra au moins 23 milliards de dollars et la crise s’étendra progressivement à d’autres États en 2010 (Alabama, Illinois, Maryland, Michigan, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas, Vermont et Wisconsin). Pour prévenir la faillite, les gouverneurs vont devoir d’urgence à la fois augmenter les impôts locaux et réduire les services publics de santé et d’éducation qu’ils gérent, plongeant le pays dans une spirale récessive.
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« Répondre #58 le: 21/12/2007 - 10:09:32 »


Qui dit famine dit troubles graves, insurrections populaires majeures, des milliers de morts de faim, cristallisation des haines et des violences produisant des milliers de morts violentes dans les villes et les campagnes Algériennes.

Algérie, le future est de plus en plus sombre car les maffias criminelles Algériennes qui ont les monopoles de l'import-import des denreés alimentaires ( blé , huile, lait, sucre, sel alimentaire, etc...) de l'étranger, qui ont sabotés l'agriculture locale par avidité pour augmenter leurs profits en devises, seront responsables de ces futures famines, des insurrections et des milliers de morts de faim et de morts violentes dans toutes les villes et les campagnes Algériennes.


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FAO = ORGANISATION DES NATIONS UNIES POUR L'ALIMENTATION ET L'AGRICULTURE

Hyperinflation : La FAO met en garde contre la famine
20 décembre 2007
http://www.unctad.org/infocomm/francais/
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3641
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2007/1000733/index.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Executive_Intelligence_Review

19 décembre 2007 (LPAC) - Les prix records des matières agricoles et la baisse des volumes d’aide alimentaire qui s’en suit, crées un risque de famine aggravé pour 2008. C’est ce qu’affirme le dernier rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).

Cette situation est la conséquence de la politique hyperinflationniste de « mur d’argent », menée par les banques centrales.

Cette mise en garde de la FAO a lieu alors que les prix du blé ont atteint cette semaine leur record historique, et le soja et le maïs, leur cours le plus haut depuis respectivement 34 ans et 11 ans.

La demande mondiale est forte et les approvisionnements sont faibles, avec des stocks extrêmement bas. Cette hausse des prix est le résultat direct des injections de liquidités par les banques centrales, ainsi que de l’absence d’investissement à long terme dans la production agricole et les infrastructures.

Le directeur général de la FAO, Jacques Diouf, anticipe un risque de pénuries alimentaires graves chez les populations pauvres en 2008. En effet, la hausse des prix réduit l’accès des populations pauvres aux denrées alimentaires, et les populations les plus sous-alimentés bénéficiant de programmes d’aide, vont voir leur approvisionnement se réduire drastiquement. Et ce que Jacques Diouf ne dit pas, c’est que la chute de la production agricole depuis quelques années ne va faire qu’empirer la chose.

Dans son rapport, la FAO demande un soutien financier pour créer un système de bons d’achat afin d’aider les agriculteur des pays pauvres à acheter des semences et des engrais, dont les prix ont explosé. La hausse des prix du pétrole et du gaz, qui en sont les composants de base, ont poussé les prix des engrais à leurs plus haut depuis 20 ans. Pour les semences, leurs prix ont augmenté suite à la demande grandissante des pays émergents.

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350 milliards injectés, et l’inflation ?
20 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3640

19 décembre 2007 (LPAC) - Depuis que Lyndon LaRouche a annoncé le 25 juillet dernier « le système financier a explosé », et que depuis août les banques centrales ont commencé à pomper au moins 2000 milliards pour sauver les actifs titrisés, les prix des matières premières s’envolent.

Selon l’index des prix Dow Jones/AIG, l’ensemble des matières premières de base ont augmenté de 5,9 % depuis le 1er août.

Mais si l’on regarde les produits agricoles - céréales, fruits, produits laitiers, viande, sucre, cacao, etc. - l’augmentation est de 55 % sur la même période, ce qui a provoqué une hausse subite des prix alimentaires au détail dans le monde entier.

Quant aux matières premières énergétiques - pétrole, gaz naturel, essence, etc. - leurs prix ont augmenté de 110 % depuis août.

Les métaux précieux ont augmenté de 7 % dans les quatre derniers mois.

Seul l’indice des métaux industriels a baissé d’environ 10 %.

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LaRouche : « les politiques d’Al Gore seront plus meurtrières qu’Adolf Hitler »
20 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3637

19 décembre 2007 (LPAC) - Mis au courant de l’inflation de 55% sur les matières premières alimentaires depuis août, avec l’aide des injections massives des banques centrales, et sur la hausse de la faim dans le monde en résultant selon les prévisions des Nations-Unies, Lyndon LaRouche a déclaré « la famine peut aussi être mise sur le dos d’Al Gore ». Conjuguée à l’hyperinflation monétaire, cette politique de diminution de la production alimentaire « pour sauver la planète », peut tuer des millions de gens, a-t-il dit.

« A défaut de nouveaux accords de Bretton Woods pour arrêter ce krach hyperinflationniste, les politiques d’Al Gore seront plus meurtrières qu’Adolf Hitler ».

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White House Attack Leaves Cheney Offices In Flames
By: Sorcha Faal - December 20, 2007
http://www.whatdoesitmean.com/index1056.htm

Russian Security Analyst reports circulating in the Kremlin today are stating that the offices of one of the United States top War Leaders, Vice President Richard Cheney, came under assault by ‘unknown’ US Military assailants who in retreating before what has been described as ‘withering fire’ from Secret Service Agents assigned to protect Cheney literally ‘blew up’ the Vice Presidents office complex.

Propaganda reports from US media organs, however, are reporting on this reported attack as being a ‘fire’ only, and as we can read as reported by the Associated Press News Service in their article titled, "Two-Alarm Fire Hits Cheney's Office in White House Compound", and which says:

"Thick black smoke billowed from a fire Wednesday in Vice President Dick Cheney's suite of offices in the historic Eisenhower Executive Office Building next to the White House.

Cheney's office was damaged by smoke and water from fire hoses, White House spokesman Scott Stanzel said. The vice president was not in the building at the time; he was in the West Wing of the White House with President Bush.

More than 1,000 people who work in the building were evacuated. The fire broke out on the second floor of the building around about 9:15 a.m. and was under control within a half hour, District of Columbia fire department spokesman Alan Etter said."

Russian Military Analysts are further reporting that the ongoing, and deadly, power struggle occurring in the United States is eerily reminiscent of the Nazi German power struggles of last century which led to the outbreak of World War II, and which, also, were not reported to the citizens of the German Empire like they are not being reported to the Americans today.

The reasons behind these latest attacks between the US Military and the US War Leaders, these reports state, is the growing crisis in the  Western Banking system as it nears total collapse, and which in the past 24 hours has seen the European Central Bank inject an unprecedented $500 billion into its banking system while the US Federal Reserve System has injected a further $20 billion into the American banking system.  

These staggering amounts are in addition to the $54 billion injected into the Western banking system by the United Kingdom and the United States last week, but which has failed to stem the tide of imminent bank failures in Europe and North America.

And, as if the imminent failure of the Western banking system wasn’t enough to shock the World this past week, the United Nations has issued a dire report that brings into sharp focus the prospect of mass death due to starvation, and as we can read as reported by the International Herald Tribune News Service in their report titled, "World food stocks dwindling rapidly, UN warns", and which says:

"In an "unforeseen and unprecedented" shift, the world food supply is dwindling rapidly and food prices are soaring to historic levels, the top food and agriculture official of the United Nations warned Monday.

The changes created "a very serious risk that fewer people will be able to get food," particularly in the developing world, said Jacques Diouf, head of the UN Food and Agriculture Organization.

The agency's food price index rose by more than 40 percent this year, compared with 9 percent the year before - a rate that was already unacceptable, he said. New figures show that the total cost of foodstuffs imported by the neediest countries rose 25 percent, to $107 million, in the last year.

At the same time, reserves of cereals are severely depleted, FAO records show. World wheat stores declined 11 percent this year, to the lowest level since 1980. That corresponds to 12 weeks of the world's total consumption - much less than the average of 18 weeks consumption in storage during the period 2000-2005. There are only 8 weeks of corn left, down from 11 weeks in the earlier period.

Prices of wheat and oilseeds are at record highs, Diouf said Monday. Wheat prices have risen by $130 per ton, or 52 percent, since a year ago. U.S. wheat futures broke $10 a bushel for the first time Monday, the agricultural equivalent of $100 a barrel oil."

Russian economists are quick to point out, that with the prospect of the Western banking system collapsing, coupled with the shocking rise of oil prices, and now the prospect of Global food shortages, the United States is left with little leverage to protect itself other than its vast military might, and, which many believe is leading the US towards an inevitable conflict with the East in its quest for survival.

To the American people, however, the imminent dangers they are facing are being kept from them as they are consumed by the trivial populist media trash that is being fed to them on an hourly basis, but which does nothing to help them in preparing for the catastrophic events that are soon to overtake them.

And, as the US War Leaders accelerate their battles between their various factions, the World today stands closer to the abyss than in any other time since the outbreak of World War II.

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World food stocks dwindling rapidly, UN warns
By Elisabeth Rosenthal
Monday, December 17, 2007
The International Herald Tribune
http://www.iht.com/articles/2007/12/17/europe/food.php#end_main

ROME: In an "unforeseen and unprecedented" shift, the world food supply is dwindling rapidly and food prices are soaring to historic levels, the top food and agriculture official of the United Nations warned Monday.

The changes created "a very serious risk that fewer people will be able to get food," particularly in the developing world, said Jacques Diouf, head of the UN Food and Agriculture Organization.

The agency's food price index rose by more than 40 percent this year, compared with 9 percent the year before - a rate that was already unacceptable, he said. New figures show that the total cost of foodstuffs imported by the neediest countries rose 25 percent, to $107 million, in the last year.

At the same time, reserves of cereals are severely depleted, FAO records show. World wheat stores declined 11 percent this year, to the lowest level since 1980. That corresponds to 12 weeks of the world's total consumption - much less than the average of 18 weeks consumption in storage during the period 2000-2005. There are only 8 weeks of corn left, down from 11 weeks in the earlier period.

Prices of wheat and oilseeds are at record highs, Diouf said Monday. Wheat prices have risen by $130 per ton, or 52 percent, since a year ago. U.S. wheat futures broke $10 a bushel for the first time Monday, the agricultural equivalent of $100 a barrel oil. (Page 16)

Diouf blamed a confluence of recent supply and demand factors for the crisis, and he predicted that those factors were here to stay. On the supply side, these include the early effects of global warming, which has decreased crop yields in some crucial places, and a shift away from farming for human consumption toward crops for biofuels and cattle feed. Demand for grain is increasing with the world population, and more is diverted to feed cattle as the population of upwardly mobile meat-eaters grows.

"We're concerned that we are facing the perfect storm for the world's hungry," said Josette Sheeran, executive director of the World Food Program, in a telephone interview. She said that her agency's food procurement costs had gone up 50 percent in the past 5 years and that some poor people are being "priced out of the food market."

To make matters worse, high oil prices have doubled shipping costs in the past year, putting enormous stress on poor nations that need to import food as well as the humanitarian agencies that provide it.

"You can debate why this is all happening, but what's most important to us is that it's a long-term trend, reversing decades of decreasing food prices," Sheeran said.

Climate specialists say that the vulnerability will only increase as further effects of climate change are felt. "If there's a significant change in climate in one of our high production areas, if there is a disease that effects a major crop, we are in a very risky situation," said Mark Howden of the Commonwealth Scientific and Industrial Research Organization in Canberra.

Already "unusual weather events," linked to climate change - such as droughts, floods and storms - have decreased production in important exporting countries like Australia and Ukraine, Diouf said.

In Southern Australia, a significant reduction in rainfall in the past few years led some farmers to sell their land and move to Tasmania, where water is more reliable, said Howden, one of the authors of a recent series of papers in the Procedings of the National Academy of Sciences on climate change and the world food supply.

"In the U.S., Australia, and Europe, there's a very substantial capacity to adapt to the effects on food - with money, technology, research and development," Howden said. "In the developing world, there isn't."

Sheeran said, that on a recent trip to Mali, she was told that food stocks were at an all time low. The World Food Program feeds millions of children in schools and people with HIV/AIDS. Poor nutrition in these groups increased the risk serious disease and death.

Diouf suggested that all countries and international agencies would have to "revisit" agricultural and aid policies they had adopted "in a different economic environment." For example, with food and oil prices approaching record, it may not make sense to send food aid to poorer countries, but instead to focus on helping farmers grow food locally.

FAO plans to start a new initiative that will offer farmers in poor countries vouchers that can be redeemed for seeds and fertilizer, and will try to help them adapt to climate change.

The recent scientific papers concluded that farmers could adjust to 1 degree Celsius (1.8 degrees Fahrenheit) to 3 degrees Celsius (5.4 degrees) of warming by switching to more resilient species, changing planting times, or storing water for irrigation, for example.

But that after that, "all bets are off," said Francesco Tubiello, of Columbia University Earth Institute. "Many people assume that we will never have a problem with food production on a global scale, but there is a strong potential for negative surprises."

In Europe, officials said they were already adjusting policies to the reality of higher prices. The European Union recently suspended a "set-aside" of land for next year - a longstanding program that essentially paid farmers to leave 10 percent of their land untilled as a way to increase farm prices and reduce surpluses. Also, starting in January, import tariffs on all cereal will be eliminated for six months, to make it easier for European countries to buy grain from elsewhere. But that may make it even harder for poor countries to obtain the grain they need.

In an effort to promote free markets, the European Union has been in the process of reducing farm subsidies and this has accelerated the process.

"It's much easier to do with the new economics," said Michael Mann a spokesman for the EU agriculture commission. "We saw this coming to a certain extent, but we are surprised at how quickly it is happening."

But he noted that farm prices the last few decades have been lower than at any time in history, so the change seems extremely dramatic.

Diouf noted that there had been "tension and political unrest related to food markets" in a number of poor countries this year, including Morocco, Senegal and Mauritania. "We need to play a catalytic role to quickly boost crop production in the most affected countries," he said.

Part of the current problem is an outgrowth of prosperity. More people in the world now eat meat, diverting grain from humans to livestock. A more complicated issue is the use of crops to make biofuels, which are often heavily subsidized. A major factor in rising corn prices globally is that many farmers in the United States are now selling their corn to make subsidized ethanol.

Mann said the European Union had intentionally set low targets for biofuel use - 10 per cent by 2020 - to limit food price rises and that it plans to import some biofuel. "We don't want all our farmers switching from food to biofuel," he said.
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« Répondre #59 le: 01/01/2008 - 14:01:49 »


Aveux de Greenspan : « quelque chose d’inattendu va arriver »
1er janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3655

31 décembre 2007 (LPAC) - Alan Greenspan, ancien chef de la Réserve Fédéral américaine (Fed) de 1987 à 2006 et principal promoteur des instruments financiers « créatifs » que nous voyons défaillir les uns après les autres depuis l’été, a confié à la veille du Nouvel An que « quelque chose d’inattendu » allait bientôt se produire et que ça nous « mettra par terre ». Pour Lyndon LaRouche, cet aveu dévoile aux yeux de tous la cause du chaos dans lequel le monde est en train d’être précipité, qualifiant la situation au Pakistan, en Asie du Sud-Ouest, au Kenya, en Afrique du Sud, au Yémen, ainsi que les tensions ibéro-américaines autour des FARC et de Chavez, d’opérations dirigées par la clique financière anglo-hollandaise.

Lors d’une interview sur la radio publique étasunienne (NPR), Greenspan a déclaré « je dois prévoir que quelque chose d’inattendu va arriver et nous mettra à terre (...) Je pense que les chances pour que ça arrive augmentent, car nous entrons dans des zones vulnérables ». Puis il a ajouté « Ce que je veux soulever c’est que nous sommes dans une phase de changement, et que les améliorations extraordinaires de l’économie mondiale ces 15 dernières années sont transitoires, et ça va changer (...) Donc je pense que ce tout ce processus va commencer à se retourner ». Les taux d’intérêt, a t-il dit « sont déterminés par les flux d’investissements mondiaux ; c’est une force bien supérieure aux efforts concertés des banques centrales, Fed incluse (...) Nous, ainsi que toutes les autres banques centrales, perdons le contrôle des forces qui accroissent les prix ».

Alan Greenspan a ensuite admit son piteux palmarès en tant que prévisionniste, alors qu’il fut le directeur de la Fed pendant 20 ans : « Le palmarès des prévisions, non seulement que j’ai faites et des entreprises que j’ai développées, mais aussi pour toute la profession dans son ensemble, n’est pas vraiment spectaculaire ». « J’ai fait des prévisions depuis le début des années 50. J’étais aussi mauvais alors que maintenant ».

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Les subprimes ? Ce n’était que le prologue
30 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3654

28 décembre 2007 (LPAC) - De multiples sources ont confié à Lyndon LaRouche et à des représentants de son comité d’action politique (LPAC) que l’effondrement du système monétaro-financier allait entrer dans une nouvelle phase après le 3 janvier. Le chroniqueur financier du New York Times Floyd Norris a également écrit à ce sujet vendredi, disant que le marché des obligations d’entreprise était aussi insensé que la bulle des subprimes, mais en bien plus grand. Alors que s’effondre déjà le marché des assurances d’obligations, « la sévérité de la débâcle des subprimes pourrait n’être qu’un prologue à l’acte principal, une tragédie se jouant sur le scène des marchés du crédit d’entreprise » a dit Ted Seides du fond d’investissement new-yorkais Protégé Partners. Il a aussi qualifié le marché des CDS (Credit Default Swaps, des contrats d’assurance contre les défauts de crédit) de « marché d’assurance sans réserves », évaluant la valeur totale de ces actifs à 45 000 milliards de dollars ( !), soit l’équivalent du PIB mondial.

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« Toute cette opération [Pakistan] est liée à ce qui va se passer dès le 3 janvier »
30 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3653

28 décembre 2007 (LPAC) - Ce que Lyndon LaRouche a dit jeudi à la suite de l’asassinat de Benazir Bhutto, tient debout (voir ICI). Les autres personnages publics qui se sont exprimés n’ont aucune idée de ce qui est en train de se passer.

« Regardez », a dit LaRouche vendredi, « la question ici ne porte pas sur des candidats, ni sur des personnalités du Pakistan ou associées au Pakistan. Cela n’a rien à voir avec la situation. Ce sont seulement des aspects frictionnels.

« Cette opération est liée à ce qui va se passer dès le 3 janvier [voir ICI]. C’est en rapport avec la crise financière. N’essayez pas d’interpréter cela par déduction. Evitez tout raisonnement déductif. S’agit-il d’un problème des personnalités ? Ca n’a rien à voir avec des personnalités ! Certaines choses sont menac&eacutees, mais lesquelles ? C’est une menace de déstabilisation du système mondial. Une réponse au fait que le système financier, après le 3 janvier, va se désintégrer. C’est cela-même qui est en jeu !

« Il ne faut pas tomber dans des interprétations en termes de personnes, il faut éviter les bavardages. Tout ceci est en lien direct avec la crise financière, qui prend un nouveau tournant et crée une situation de chaos potentiel. Cette crise financière est le détonateur de la bombe. Comme nous l’avons dit hier, il y a quelqu’un dans le système britannique qui est en train de jouer contre le reste du système. Donc, n’écoutez pas les interprétations qui pourraient sembler normales : jetez-les ! Si ça ressemble à une interprétation normale, jetez-la ! Nous sommes dans une situation totalement anormale, et il ne peut y avoir qu’une explication anormale. Et le fait est que nous sommes face à une crise financière. C’est une crise financière globale, et rien d’autre. Qui va survivre à l’éclatement du système ? C’est ça, la question. C’est une question globale, ce n’est pas simplement l’Asie du Sud-Ouest.

« Le plus important, c’est que la décision a été prise : le système est en train de tomber ! Le système va se désintégrer. Le système financier international va se désintégrer. Il va se désintégrer très bientôt, et quelqu’un envisage d’en sortir vainqueur ! C’est la fin du jeu ! Ce n’est pas une question de rivalité ou de compétition. C’est la fin du jeu ! Et quelqu’un est en train d’orchestrer cette fin de partie ! Les Britanniques, ou du moins ceux qui se trouvent au plus haut niveau, ne jouent pas pour un côté ou un autre. Ils ne jouent pas les places d’honneur, ils jouent pour celle de maître du jeu. Ils jouent la place de maître du jeu, pour leur survie. Mais c’est le maître du jeu qui veut s’auto-proclamer maître du jeu. Ce ne peut être que quelqu’un parmi l’establishment britannique qui a déclenché ça.

« Il faut prendre ce genre de considérations au sérieux, et oublier tous les soi-disant indices. Car les indices ne valent rien dans de telles conditions : l’indice qui indique telle ou telle direction, oubliez-le, jetez-le !

« N’essayez pas de l’interpréter. N’essayez pas d’être crédible. Car, si la plupart des gens y croient, c’est que ce n’est pas vrai ! Si la plupart des gens sentent que c’est plausible, c’est que ce n’est pas vrai ! Telle est la nature du jeu.

« Le facteur chaos est présent. Vous ne savez pas qui fait ça, parce qu’il y a tant de gens en concurrence. Chacun fait quelque chose de différent. Donc on peut se poser la question : qui fait ça ? Aucun d’entre eux ! La personne qui fait ça, c’est celle qui est en train d’orchestrer le chaos.

« Comment bousiller le monde ? On a déjà vu ça auparavant. Vous avez par exemple l’assassinat de Kennedy. Il y a eu la guerre du Vietnam, qui était impossible à l’époque sans l’assassinat de Kennedy. Voilà le genre de choses face auquel nous sommes. Vous allez voir les événements s’enchaîner. Le système va être saturé par des chocs successifs. Des gens vont arriver avec leur interprétation - Ils auront tort ! Ils verront que c’était une mauvaise interprétation seulement lorsque le prochain événement sera différent de ce qu’ils auront prévu. Ils auront alors deux événements, ils tenteront de les expliquer, puis le troisième arrivera - Ils auront tout faux ! Il ne faut en aucune façon essayer de tirer des conclusions par des méthodes déductives, en partant d’indices. Car nous n’avons pas de preuves. La seule preuve, c’est le jeu dans son ensemble, avec toutes ses parties - et vous ne les avez pas encore ! Donc, vous devez vous demander : "Qu’est-ce qui caractérise l’ensemble de cette période de l’histoire ?" Alors vous pouvez comprendre de quoi il s’agit. Voilà ce dont je parle. Tout le monde a tort sur ce genre de choses ; c’est mon bébé !

« Pas de conclusions déductives ! Le Pakistan n’est pas le seul endroit qui sera détruit ; le monde entier sera détruit. C’est ça le jeu dans lequel nous sommes pris !

« Les gens sont idiots, car ils disent : "Vous ne pouvez pas dire ça ! Concentrons-nous sur les faits, concentrons-nous sur les faits." Mais le fait est que nous sommes à un point d’éclatement du système monétaro-financier international. Ce n’est pas un effondrement, ce n’est pas une dépression. C’est une désintégration des fondements sur lesquels la civilisation dans son ensemble dépend aujourd’hui. Voilà le jeu. On ne peut pas expliquer ce genre de chose si on ne prend pas en compte le jeu dans son ensemble. Les événements s’enchaînent ; dévoilant une opération de chaos. La tendance générale va vers le chaos, c’est une opération de chaos. Dans une opération de chaos, n’essayez pas d’attribuer le chaos à des individus qui ne cherchent pas le chaos.

« Nous ne savons pas qui est le coupable, nous ne savons pas quelle faction. Nous pouvons identifier la nature de la faction en cause. Mais l’identité précise de la faction, nous ne l’avons pas. Nous savons ce qu’ils font ; nous savons dans quel but ils sont en train de jouer de la sorte. C’est clair. Mais qui sont ces personnes, nous ne savons pas ».

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LaRouche vilipende l’Empire britannique pour l’assassinat de Bhutto
28 décembre 2007
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3649

27 décembre 2007 (LPAC) - Lyndon LaRouche a qualifié l’assassinat de l’ex-premier ministre pakistanaise Benazir Bhutto d’ « opération chaos ». Récemment revenue d’exile pour prendre part aux échéances électorales du mois de janvier, Bhutto a été victime jeudi, d’un attentat suicide à la sortie d’un meeting, à Rawalpindi au nord du Pakistan.

LaRouche a fustigé la main britannique derrière cette opération. Il s’est référé aux révélations récentes du Daily Telegraph selon lesquelles des agents du MI6 (service de renseignement extérieur britannique) seraient en négociation directe avec les dirigeants talibans. LaRouche a précisé que les britanniques avaient plusieurs fers au feu. Ils opèrent avec toutes les factions, dans les différents camps du conflit. Si nombre de leurs opérations se font en parallèle les unes des autres, leurs objectifs peuvent aussi être contradictoires.

LaRouche a également tenu à souligner que les motifs de l’assassinat de Bhutto n’étaient pas d’ordre régional, mais global. Il y a des factions de l’oligarchie britannique qui s’activent pour rendre ingérable la situation internationale. Et c’est lié à l’effondrement en cours du système financier mondial plus qu’à la situation politique interne à l’Asie du Sud-Ouest ou du Sud. Il y a des factions dans l’oligarchie financière et la City de Londres qui comprennent très bien que le système financier actuel est condamné, et que son effondrement va en s’accélérant. Le jeu touche à sa fin et ils sont résolus à décider qui survivra et qui tombera. Et ils utilisent le terrorisme comme une arme essaimant le chaos, afin de préserver leur domination après l’effondrement.

LaRouche a précisé qu’il ne faisait pas référence à la maison Windsor. L’ennemi est l’oligarchie financière anglo-hollandaise qui tente de renforcer son contrôle impérial sur le monde, alors que l’effondrement est généralisé. L’enjeu est de savoir qui va sortir indemne du crash ?

Pour comprendre et trouver les influences britanniques derrière l’assassinat de Bhutto, voici la question à se poser : Quels sont les pions britanniques dans la région qui haïssent tellement toute perspective de sortie de crise rationnelle ? Voilà le point de départ.
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