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Auteur Fil de discussion: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale  (Lu 797643 fois)
kader
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« Répondre #60 le: 14/01/2008 - 18:24:16 »


2008 marquera la fin de 94 ans de suprématie économique US
14 janvier 2008 - Depuis Londres (Royaume-Uni)
http://www.voltairenet.org/article154333.html

En 2008, le Produit national brut par habitant du Royaume-Uni repassera devant celui des États-Unis, pour la première fois depuis la Première Guerre mondiale, indique le prestigieux centre de prévision Oxford Economics. La France et l’Allemagne devraient rapidement suivre le même mouvement.

Ces chiffres ne sont pas représentatifs du niveau de vie respectif des habitants, car ils ne tiennent pas compte du coût de la vie dans chaque pays. Mais ils montrent qu’à partir de cette année, le centre économique de l’Occident ne sera plus les États-unis comme au cours des 94 dernières années, mais reviendra en Europe.

Les commentateurs britanniques interprètent ces chiffres en louant le redressement économique de leur pays entrepris par John Major et Tony Blair, caractérisé par une livre forte face à l’euro et au dollar. Mais il serait plus juste d’observer que le redressement est général en Europe, tandis que le ralentissement de la croissance US semble inexorable.

Ces résultats doivent aussi être replacés dans leur contexte. De manière trompeuse, le calcul du Produit national brut prend en compte les « produits financiers », qui n’ont de « produits » que le nom, car ils ne correspondent à aucun bien tangible.

Il semble que le mouvement auquel on assiste s’explique aussi par la volonté de la finance anglo-saxonne de rapatrier ses avoirs à la City (voire à Paris et à Berlin) et de laisser ses dettes à New York, abandonnant le « nouveau continent » en pleine crise économique, comme on quitte un navire en péril.

En définitive, les efforts des États-Unis de sauver leur économie en lançant des guerres coloniales en Afghanistan et en Irak auront accéléré leur déclin au lieu de l’enrayer. À l’inverse, il aura fallu près d’un siècle aux Européens pour se remettre des déchirements de la longue Guerre mondiale.

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Moody’s : les USA pourraient perdre leur note AAA
By Francesco Guerrera, Aline van Duyn and Daniel Pimlott,in New York
Published: January 11 2008 - The Financial Times
http://www.ft.com/cms/s/fcc631cc-bfe6-11dc-8052-0000779fd2ac,Authorised=false.html?_i_location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2Ffcc631cc-bfe6-11dc-8052-0000779fd2ac.html%3Fnclick_check%3D1&_i_referer=http%3A%2F%2Fcontreinfo.info%2F&nclick_check=1

Les USA risquent de perdre la note d’excellence AAA attribuée à leur dette d’ici une décennie sauf à prendre des mesures radicales pour limiter les dépenses de santé et de retraite, a déclaré hier l’agence de notation Moody’s.

Cet avertissement sur le maintien de la note AAA, attribuée à la dette du gouvernement US depuis sa première évaluation en 1917, reflète les inquiètudes croissantes sur la capacité du pays à conserver sa suprématie économique.

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Radar 14 janvier 2008 : mauvaise passe anglaise
http://contreinfo.info/


Le PIB de la Grande Bretagne inférieur à celui de la France
http://www.ft.com/cms/s/0/abe2ffc4-c08b-11dc-b0b7-0000779fd2ac.html?nclick_check=1

L’économie de la Grande Bretagne est désormais derrière celle de la France, pour la première fois depuis 1999, en raison de la dévaluation de la Livre.

La chute rapide de la Livre, qui a perdu 11% face aux devises européennes, place le Royaume Uni au sixième rang des économies mondiales.

Les USA, le Japon, l’Allemagne, la Chine et la France devancent l’économie de la Grande Bretagne au troisème trimestre 2007 et en 2006.

Ces chiffres sont un cataclysme politique déclare Martin Seale, directeur du National Institute of Economic and Social Research.

La Livre Sterling, sur le déclin comme le dollar
http://www.ft.com/cms/s/0/996a30e8-bfb3-11dc-8052-0000779fd2ac.html

Comme les USA, la Grande Bretagne a connu un expansion massive du crédit, un hausse considérable des prix de l’immobilier, un faible taux d’épargne, et un déficit notable de la balance commerciale. Comme les USA elle a également absorbé le surplus de l’épargne mondiale. En résumé, c’est une économie anglo-saxonne typique.

Mais la situation de l’Angleterre est pire par de nombreux aspects que celle des USA. L’inflation de l’immobilier est bien plus importante qu’aux USA, et l’endettement des ménages encore plus extrême. Pour prendre un exemple, en 2006, l’endettement des emprunts immobiliers représentait 126% du revenu disponible des ménages, contre 104% aux USA. (...)

Le déficit réel de la balance des paiements pourrait avoir été proche de 7% du PIB.


L’économie anglaise a vécu à crédit
http://www.ft.com/cms/s/0/066f89d8-ba1c-11dc-abcb-0000779fd2ac.html

The growth of the UK economy is likely to decelerate from an annual rate of more than 3 per cent in the third quarter of 2007 to a rate somewhat below 2 per cent by the end of 2008.

The UK current account deficit is close to 6 per cent of gross domestic product, with the private sector financial deficit (mainly the household sector) contributing 3 per cent and the public sector deficit almost 3 per cent.


Retournement de tendance rapide
http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml;jsessionid=AUTVQQ5Q3ZEV5QFIQMGCFF4AVCBQUIV0?xml=/money/2008/01/13/ccsectors113.xml

Les entreprises du secteurs immobillier et du commerce de détail ont vu leurs cours chuter de façon vertigineuse avec le ralentissement de l’économie britannique. (illustration)

L’indice des entreprises de le distribution a abandonné 45% de sa valeur en 8 mois. Marks & Spencer a perdu 20% en une seule journée. Le secteur de l’immobilier d’entreprise a baissé de 44% depuis le début 2007.

La Grande Bretagne envisage l’utilisation d’implants ou micro-puces sous-cutanées sur les détenus
http://news.independent.co.uk/uk/politics/article3333852.ece

Pour faire face à la surpopulation carcérale les autorités envisagent la mise en place de régimes de semi liberté où le bracelet électronique serait remplacé par un implant ou micro-puce sous-cutanée. http://www.onnouscachetout.com/themes/nom/microchip.php

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Économie : Ben Shalom Bernanke, président de la Réserve fédérale des États-Unis, qui a retrouvé la voix, suggère que tout le monde se hâte vers les abris
Par Mike Whitney, le 12 janvier 2007
http://www.alterinfo.net/economie-Bernanke,-qui-a-retrouve-la-voix,-suggere-que-tout-le-monde-se-hate-vers-les-abris_a15729.html
Original : http://www.smirkingchimp.com/author/mike_whitney
Traduit au mieux par Pétrus Lombard pour Alter Info

​​​​Jeudi, à l'occasion d'un déjeuner à Washington, Ben Bernanke, le président de la Fed (Réserve Fédérale), a prononcé une allocution inaugurale sur l'état de l'économie et des marchés financiers. Le ton du discours était franchement lugubre, et il aurait pu être accompagné sans dissoner par une chant funèbre avec huit porteurs de cercueil vêtus de noir. Faisant une présentation limpide de la situation, Bernanke a évité le langage opaques et plein de hiéroglyphes de son prédécesseur, Alan Greenspan. Malheureusement, les faits sont assez décourageants. L'économie est en très mauvaise forme :

​​​​L'état du marché financier. . . a produit une situation explosive qui a rendu la prévision du cours de l'économie encore plus difficile que d'habitude. Nous avons vu la poursuite de la hausse du prix de l'énergie, ainsi qu'une ajustement net et durable dans le marché du logement aux États-Unis. Selon les plus récentes données disponibles, la mise en chantier et la vente de logements neufs ont perdu environ 50 pour cent sur leur maximum respectif.

​​​​Bernanke n'a fait aucun effort pour dissimuler la morosité des faits :

​​​​Actuellement, environ 21% des remboursements des prêts hypothécaires à taux variable (ARM) de l'emprunt à haut risque (subprime) sont défaillants en quatre vingt dix jours ou plus, et le taux des saisies d'hypothèques est en nette progression... La fraude et les pratiques abusives ont contribué à la fréquence élevé des défaillances que nous voyons à présent dans le marché de l'emprunt hypothécaire à haut risque à taux variable, la raison la plus fondamentale de la forte détérioration de la qualité du crédit est dans la défectuosité des prémisses sur lesquels beaucoup de prêts hypothécaires à taux variable à haut risque ont été établis, qui sous-entendait que le prix des maisons continuerait à augmenter rapidement. Ça aura des effets négatifs pour les collectivités et l'économie en général, de même que pour les emprunteurs eux-mêmes.

​​​​Bernanke est tout aussi brusque au sujet du craquement qui a résulté des excès dans l'emprunt à haut risque :

​​​​L'une des nombreuses conséquences malheureuses de cette affaire, qui peut durer quelques temps, est la disponibilité de crédit pour les emprunteurs à taux préférentiel... La grande portée de l'impact financier du choc du subprime est qu'il a considérablement contribué à augmenter l'incertitude des investisseurs dans l'évaluation convenable d'un plus large éventail d'actifs financiers, et pas seulement sur les hypothèques du prêt à haut risque. En conséquence, les problèmes du marché du prêt hypothécaire à haut risque peuvent globalement entraîner le ralentissement de la croissance économique.

​​​​Bernanke a fait ensuite un exposé très détaillé sur la manière dont les banques « ont garanti un grand nombre de prêts, et créé les nombreux produits du crédit structuré (MBS, CDO, ABCP), qui ont été vendus sur le marché. Les banques ont aussi soutenu de multiples façons divers moyens de placement, par exemple en servant de conseillers et en fournissant des facilités de liquidités de réserve et divers rehaussements de crédit. »

​​​​Comme les problèmes du subprime ont grandi, les banques ont été obligées d'accepter de plus en plus leurs laborieuses opérations « hors bilan, » qui augmentent considérablement la charge de leur dette et diminuent toujours plus leur capital de base. Cela explique pourquoi les banques ont signalé des pertes énormes de la détérioration de leurs nantissements pendant que la valeur du marché chutait brusquement. À présent, les banques sont devenues plus restrictives dans leurs opérations de prêt, et le crédit est devenu plus coûteux et moins disponible.

​​​​Quand les banques sont incapables de délivrer des prêts, l'économie en souffre.

​​​​D'une voix qui ne présageait rien de bon, Bernanke a ajouté : « Les tensions du marché ont été graves, et elles continuent à faire courir des risques à l'économie en général. »

​​​​Amen, pour ça. Depuis la fin de l'été, quand les troubles ont commencé, la Fed a réduit les taux d'un point entier de pourcentage, à 4,25%, et a ouvert une Discount Window (*) pour fournir des milliards de dollars directement aux banques. La Fed a aussi ouvert un Term Auction Facility (**), qui a distribué 40 milliards de dollars durant 30 jours de rachats d'accords à plus de 100 banques sous-capitalisées.

La Fed envisage de prêter encore 60 milliards de dollars dans les prochains mois. Ces rachats d'accords sont émis en secret (de manière à ce que les déposants et les actionnaires ignorent la réalité de la gravité de l'affaire) et la Fed accepte un « large éventail de garanties, » ce qui veut dire qu'elle prend des « placements structurés » (ROM, CDO, ASCP), ces mêmes immondices que personne n'achètera sur le marché libre. Dit autrement, la Fed a mis en place un financement d'urgence de plusieurs milliards, qui représente des prêts en rotation permanente pour les banques qui ont fait de mauvais investissements et sont déjà quasiment en faillite. Il s'agit là d'un risque moral sous son plus mauvais jour.

​​​​Comme le sait Bernanke, « prêts en rotation permanente » n'est qu'un euphémisme astucieux pour nationalisation des banques et monétarisation de leurs dettes aux dépens du contribuable. Bon nombre de ces institutions sont déjà insolvables. La Fed prend juste des mesures pour que leurs paris à effet de levier, et leurs spéculations téméraires, n'aient pas de conséquence. Encore une fois, c'est le socialisme pour les riches et le capitalisme pour les pauvres.

​​​​Mais même ces mesures sans précédent ne résolvent pas vraiment les problèmes fondamentaux de la qualité du crédit ni les graves contraintes sur les prêts. Pour cela, la Fed devra réduire énergiquement les taux pour espérer relancer l'économie faiblissante.

​​​​Voici les sombres (mais réalistes) prévisions de Bernanke :

​​​​Les conditions financières continuent à poser un risque de dégradation aux perspectives de croissance.... La situation financière demeure fragile, et de nombreux financements des marchés restent douteux. Les informations économiques ou financières défavorables ont le potentiel d'accroître les tensions et de mener à davantage de contraintes dans la fourniture de crédits aux ménages et aux entreprises... Les nouvelles informations ont suggéré que les perspectives de fond de l'activité réelle en 2008 ont empiré, et que les risques de dégradation de la croissance sont devenues plus prononcées. Notamment, la demande de logements semble avoir diminué davantage, reflétant en partie les problèmes en cours dans le marché hypothécaire. Par ailleurs, un certain nombre de facteurs, dont l'augmentation des prix pétroliers, la baisse du cours des actions, et le fléchissement de la valeur du logement, semblent susceptibles de peser sur les dépenses de consommation que nous prévoyons pour 2008.

​​​​« Les perspectives de base concernant l'activité réelle en 2008 ont empiré et les risques de dégradation de la croissance sont devenues plus prononcés. » Tout est dit. Nous sommes engagés dans la récession et ça va être quelque chose d'extraordinaire.

​​​​L'estimation de Bernanke est qu'à peine différente de la plus sombre des prédictions apocalyptiques des sites Internet. Le chômage, en hausse, va continuer à peser sur les dépenses de consommation.

L'inflation est aussi susceptible d'être un sujet de préoccupation pendant que la Fed coupe les taux et que les prix de la nourriture et de l'énergie crèvent le plafond. Cependant, l'économie apathique est tellement entravée par l'effondrement de l'immobilier et la désintégration des marchés financiers qui en a résulté, que la Fed sera contrainte de réduire le taux d'au moins 50 points de base (0,5%) à la prochaine réunion du Conseil des Gouverneurs, qui sera suivie de nouvelles réductions pour descendre de toutes les façons à 2,5%. (Selon Goldman Sachs et Merrill Lynch) Si c'est le cas, on peut s'attendre à payer l'essence 4 à 5 dollars d'ici à fin 2009.

​​​​Même si la franchise de Bernanke apporte un réconfort bienvenu par rapport à la langue de bois de Greenspan, ses pronostics sombres ne font pas grand chose pour aborder de face les problèmes des marchés. Il est difficile de dire si nous entrons dans une nouvelle ère de transparence de la Fed ou si Bernanke a simplement adopté l'attitude : « Quand tout le reste a échoue, dire la vérité. » Ce n'est guère un signe de vertu personnelle.

​​​​Les mauvaises nouvelles économiques tombent maintenant en cascade de tous les côtés. Vendredi, l'affaiblissement du dollar a envoyé l'or à un nouveau sommet, 900 dollars. Quelques heures plus tôt, le ministère du Commerce a signalé que le déficit commercial est monté en flèche à 9%, 63,1 milliards de dollars, en novembre. Cela met plus de pression sur le billet vert alors que les investisseurs étrangers continuent à fuir les États-Unis pour les marchés dotés de plus de potentiel de croissance.

​​​​En plus, la plus grande firme de courtage de la nation, Merrill Lynch, est appelé à rendre compte de la perte de 15 milliards dollars sur des titres adossés à des créances hypothécaires. La plus grande banque de la nation, Citigroup, devrait rapporter d'encore plus grandes pertes, 25 milliards de dollars sur des investissements similaires. Le plus grand prêteur hypothécaire de la nation, Countrywide, ferait (prétendument) face à la faillite si l'enchère de 4 milliards de dollars de Bank of America, pour la compagnie en mauvaise passe, n'est pas acceptée. Et, le plus grand assureur obligataire de la nation, MBIA Inc, pourrait avoir besoin de monter de 10 milliards de dollars son capital pour maintenir son taux de crédit AAA. (Selon William Ackman, président de Pershing Square Capital Management.)

​​​​Vous voyez le tableau ? Les géants de l'industrie financière sont soit au bord de l'anéantissement, soit ils rejoignent la longue file de chefs comptables hagards en chemin pour Beijing (Pékin) avec une sébile à la main.

Les banques et les sociétés meurtries sont de plus en plus contraintes d'obtenir leurs capitaux dans le seul endroit où ils sont encore disponibles, la Chine et les pays producteurs de pétrole. En quelques sortes, le sang vital du capitalisme se répand maintenant à travers une artère communiste. Comment de l'ironie ?

​​​​Vendredi, RBC Cash Index a signalé que la confiance des consommateurs n'était jamais tombée aussi profond. Le consommateur étasunien est poussé à son maximum, sous-payé, et il s'inquiète de tout, de la montée en flèche de sa facture énergétique, jusqu'à la diminution de la sécurité de l'emploi, en passant par les saisies hypothécaires en masse. Le rapport a été libéré quelques heures à peine avant que le Dow Jones Industrial Average fasse un saut de l'ange de 246 points dans les gros échanges commerciaux. L'ambiance régnant à Wall Street est morose, et le sentiment est que le pire est encore à venir. À en juger par les mesures extraordinaires prises par la Fed, nous pourrions faire face à un cyclone fiscal de force 5.

​​​​Doug Noland, pythonisse en économie, résume ça comme ça :

​​​​Le financement de la bulle hypothécaire est foutu, la finance de Wall Street implose, et les institutions financières étrangères ont envie de rompre et de se ruer hors du business de fourniture de crédit étasunien... Pire encore, l'économie succombe rapidement aux forces de récession. Nous pouvons proclamer, avec un grand degré de confiance, que la Crise Hypothécaire a maintenant muté en Crise de Dette de Société. Et cette crise ne sera pas démêlée de sitôt, ni par les taux, ni par les hélicoptères, ni par les renflouages. (Doug Noland, « Mortgage Crisis to Corporate Debt Crisis, » Prudent Bear)

​​​​Merci pour votre honnêteté, Ben, mais toutes les sorties semblent fermées à clef. Nous devrons conduire cette tempête à l'extérieur de l'intérieur du blockhaus.

* NDT : Discount Window : Service de la Réserve Fédérale où les institutions financières empruntent de l'argent au taux de l'escompte. Le Discount Windows fonctionne comme une soupape de sécurité pour soulager les pressions sur les marchés de réserve. Il aide à réduire les problèmes de liquidité pour des banques et aide à assurer la stabilité de base des marchés financiers. Les banques sont découragées d'utiliser ce type d'emprunt.

** NDT : Term Auction Facility : un nouvel instrument de refinancement à court terme pour apaiser les tensions sur le marché interbancaire.

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Michel Rocard : Aux USA toute la croissance provient de l’endettement
Par Michel Rocard, France Culture, 13 janvier 2007
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1572

« Si le pétrole continue à augmenter, ou si les taux d’intérêts, pour des raisons liées à l’inflation, commencent à remonter, le service de la dette américaine n’est plus soutenable, budgétairement. Sans même parler du remboursement du capital. » Dans un entretien diffusé par France Culture, Michel Rocard revient sur la crise financière et ses répercussions mondiales.

Après la publication d’un entretien avec le Nouvel Observateur soulevant la possibilité d’une crise mondiale , Michel Rocard est revenu aujourd’hui au micro de Vincent Lemerre sur les risques de crise majeure qu’ont créé la dette américaine, la financiarisation de l’économie et son dernier avatar, les subprimes.

De nombreux problèmes se posent. Je suis tout d’abord importuné par les incertitudes des économistes. Sur la situation où nous sommes, il n’y a pas de consensus, pas d’homogénéité de la couche professionnelle des bons économistes.

Je fais partie de ceux qui sont un peu inquiets. Ma culture n’est pas financière, mais plus de l’économie physique - réelle. Mais je trouve que nous sommes dans une situation un peu dangereuse.

Pourquoi ? Se déroule en ce moment cette crise du crédit hypothécaire américain dit des subprimes, c’est-à-dire des crédits hypothécaires fragiles car consentis à des gens aux revenus incertains et non vérifiés, et pour des prêts qui représentent souvent 125% de la valeur du logement, avec des annuités à taux variable qui peuvent devenir terribles.

En général ces prêts étaient consentis avec deux ans de paiement d’intérêts seulement, sans remboursement du capital. Or la plus grosse des échéances qui vient et qui menace, elle est pour le printemps prochain. Elle est devant nous et pas dernière nous. Il y a déjà beaucoup d’établissements bancaires mondiaux qui sont menacés par l’effondrement de ce système, dans lequel on découvre que de nombreuses personnes ne peuvent pas régler leurs échéances.

On sait par exemple aux Etats-Unis que quatre millions de maisons doivent être expropriées dans l’année qui vient. Je ne sais pas s’il y aura assez de policiers pour ça, et assez de juges pour confirmer toutes ces expulsions, mais c’est totalement tragique.

Tout cela pourrait être considéré, et c’est d’ailleurs l’avis d’un certain nombre d’économistes comme une crise ponctuelle, lourde, du système bancaire américain lié au seul crédit immobilier, hypothécaire en l’espèce. L’ennui c’est que cela se greffe sur une pyramide de crédits qui est incroyable. Tant aux Etats-Unis qu’en Grande Bretagne - j’élargis le sujet - depuis six ans, toute la croissance a comme contrepartie de l’endettement. On ne sait plus très bien où l’on va...

Observons la dette totale américaine, interne et externe, hors banques. C’est une habitude de calculer ainsi car les banques se couvrent les unes les autres, se protègent, et leurs comptes sont toujours imbriqués, donc on sort les institutions financières, et l’on fait le calcul de tout ce que doivent les ménages, les entreprises, les Etats américains et la Fédération. Cette dette totale vient d’atteindre - c’est la Fed qui l’annonce - 39 trillions de dollars. 39 000 milliards de dollars.

Il est évident qu’à ce niveau là elle ne sera jamais remboursée. A la limite ces chiffres n’ont plus aucun sens, mais ils ont pour effet de grever beaucoup la vie quotidienne. C’est là que l’on retrouve l’incidence avec les subprimes. Le système fonctionne à la condition que les USA puissent trouver, pour continuer à financer leur développement dans ces conditions étranges, deux milliards de dollars par jour, qui sont principalement souscrits, qui sont prêtés par l’Asie.

Tout cela est absolument gigantesque et l’on ne sait pas comment cela se tricote ou se détricote. Il y a beaucoup de réflexions là-dessus, la première c’est que les liquidités mondiales sont concernées par tous ces mouvements, or la moitié de ces liquidités sont stockées dans des paradis fiscaux, qui échappent à la connaissance et en tout cas à une fiscalité régulatrice.

Il peut y avoir des mouvements soudains, brutaux, d’assez grande gravité.

Une crise systémique de la finance mondialisée ?

« La crise mondiale est pour demain, » c’est le titre qui a été choisi par le Nouvel Observateur. Je l’ai trouvé un peu brutal. Moi je pose les questions, je ne suis pas sûr d’avoir toutes les réponses, mais il y a quand même un exemple.

La crise de l’e-économie, l’économie de l’informatique, a craqué comme une bulle en 2000-2001, et a volatilisé dans l’atmosphère autant de milliers de milliards de dollars que celle de 1929, en volume absolu. En pourcentage du produit de l’époque c’est évidemment plus faible, mais en volume cela fait une sacrée quantité. Mais personne n’a rien vu. Il n’y a pas eu de conséquences sur l’économie physique ailleurs. Cela veut dire quoi ? Que notre capitalisme est devenu plus atomisé, ce qui veut dire que les chocs sont plus dilués.

Cela ne veut pas dire que si une crise survient elle sera moins grave, mais qu’elle sera moins soudaine et moins brutale ou peut-être moins visible au début.

Les conséquences du système financier sur la situation des salariés

Les salariés français n’ont encore rien vu de la crise financière. Si la crise financière explose on verra, mais nous n’y sommes pas encore. Mais pour le moment, [ces conséquences] c’est aveuglant. Depuis 1945 jusqu’à 1972, la France était en plein emploi, et avec une croissance de 5% par an en moyenne. Ces chiffres étaient communs à toute l’Europe et à l’Amérique du Nord, entre 4 et 5% de croissance. Croissance rapide donc, pas de crise financière.

Il y avait quelques fois des faillites nationales d’un pays, mais il y avait un accord général dans le monde pour régler ça vite, et cautériser avant la contagion à tout autre voisin. Nous y sommes arrivé, et cela a tenu à peu près jusqu’à 1990. Il y avait surtout le plein emploi. Et la France aussi connaissait le plein emploi.

Nous sommes maintenant dans une situation ou 25% de la population est soit pauvre, soit chômeur soit précaire, et ce chiffre, curieusement caractérise toutes les économies des pays développés. C’est une évolution du système. Il ne faut pas mettre le mot production à toutes les sauces, mais il est vrai que le capitalisme aujourd’hui produit du travail précaire, beaucoup plus qu’il ne l’avait fait dans les années 45 à 70 - en gros.

2008, l’année de la Chine et de l’Inde ?

Question : Dans une tribune intitulée « Nous ne sommes pas en 1929 » Nicolas Baverez estime que les difficultés seront passagères, mais par contre pour lui, 2008 et cette crise à venir vont accélérer le basculement de l’économie mondialisée vers le sud, la Chine et l’Inde. Pour lui, symboliquement, 2008 est l’année où le nord perd le leadership du capitalisme mondialisé.

C’est vrai et cela n’arrange rien. Réservons le fait que Baverez fait de la situation économique générale un diagnostic un peu moins alarmiste que le mien, on verra bien qui a raison. Moi je ne pense pas qu’une économie vivant de l’endettement au point où nous en sommes maintenant puisse tenir très longtemps.

Regardez cette affaire de dette américaine. Si le pétrole continue à augmenter, il vient de reprendre sa hausse et a passé les 100 dollars cette semaine, ou si les taux d’intérêts, pour des raisons liées à l’inflation, commencent à remonter, le service de la dette américaine n’est plus soutenable, budgétairement. Sans même parler du remboursement du capital.

Je ne crois pas que cela soit soluble facilement et que l’on s’en tirera comme ça. Je ne crois pas qu’à 39 trillions de dollars, le monde [rocardo- marmonnement...] longtemps. C’est une controverse avec Nicolas Baverez qu’il faudrait instruire avec beaucoup plus d’enquêtes chiffrées, de recherches. Ni lui ni moi ne sommes des professionnels de l’économie quotidiennement.

Mais ce qu’il dit de l’économie des pays émergents est tout à fait vrai et c’est parfaitement exact que la Chine et l’Inde, un peu le Brésil aussi... Le Brésil a un taux de croissance de 7 à 8%, la Chine est autour de 10 ou 11 et l’Inde dans les 9 ou 10. Ce sont des cadences que plus personne n’avait connues.

Tout cela veut dire que la Chine et l’Inde qui représentaient 1 ou 2% du commerce mondial il y a trente ans en représentent aujourd’hui chacun de 7 à 9% , et que le total des deux va faire 40% au milieu du siècle. C’est donc un changement radical d’équilibre et il a raison.

Je n’ajoute que deux choses : la première c’est que cela ne change rien à la gravité d’une désorganisation générale du système financier dans lequel la Chine et l’Inde sont aussi engagées. Et deuxièmement, l’économie chinoise a donnée à certains auteurs, qui sont des observateurs plus qualifiés que je ne le suis, le sentiment d’être aussi victime de phénomènes de bulles internes. Des phénomènes d’ultra-amplification de certaines zones de l’économie, avec un aspect carrément spéculatif dans leurs financements.

Si c’est vrai, la Chine serait contaminable par un effondrement de bulle, autrement dit, il n’y a pas là de quoi se rassurer beaucoup. (...) Les intertires sont de la rédactions

Conversation avec Michel Rocard (Crise des subprimes, faiblesse du dollar, retour de l’inflation) : 2008 sera-t-elle l’année de la crise ?

Michel Rocard : La crise mondiale est pour demain
Européens, empêchons la guerre contre l’Iran
Rocard : avec Sarkozy, Bush comptera un allié de plus
Michel Rocard : « Sarkozy est un danger public »
Michel Rocard : Israël doit comprendre que la force ne construit pas la paix
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« Répondre #61 le: 15/01/2008 - 17:46:41 »

Et l'Algérie

En 2008, l’immobilier va tanguer
14 janvier 2008
http://www.economiematin.com/articles/voir/11844

Ça va secouer sur le marché de l’immobilier. Peu de professionnels arrivent encore à garder un semblant d’optimisme. La Fnaim, pourtant toujours prompte à défendre sa chapelle, parle d’un « ralentissement saisissant » des prix en France. Certains grands promoteurs n’hésitent plus à expliquer qu’ils ont bien du mal à placer leurs programmes car les particuliers ne trouvent plus de crédit?: l’interbancaire est gelé dans notre pays car la « crise des subprimes » est passée par là et qu’elle risque bien de repasser par ici au moment de la publication au printemps des résultats des banques françaises. La prudence est de mise. D’autant de mise que le marché espagnol est au bord du gouffre. La faillite de Colonial, actionnaire de la Société Financière Lyonnaise,  (http://www.fonciere-lyonnaise.com/) a été un choc à Madrid.

Va-t-elle produire des effets d’entraînement négatif ailleurs en Europe?? On peut le craindre. L’année 2008 présente une cristallisation inquiétante de facteurs inhérents à ce secteur. D’autres s’y ajoutent comme le retour de l’inflation et une croissance économique molle…

Société Financière Lyonnaise : Colonial suspendu de cotations à Madrid
mer 02 janvier 2008
http://fr.biz.yahoo.com/02012008/17/fonciere-lyonnaise-colonial-suspendu-de-cotations-madrid.html

Le titre Colonial (Madrid: COL.MC - actualité) a été suspendu ce matin à Madrid sur de nouvelles rumeurs de cession d'actifs dont pourrait faire l'objet le français Foncière Lyonnaise.

Après le départ du président du groupe et la chute du titre rattrapé par la baisse de l'immobilier et la crise du 'subprime', Colonial pourrait céder dans un premier temps 1/4 de sa part dans la Foncière Lyonnaise selon des sources de presse. La part détenue par l'espagnol de 15% dans FCC (Madrid: FCC.MC - actualité) serait aussi en balance...

Foncière Lyonnaise perd actuellement 1,1% à Paris à 50,30 Euros.


Colonial suspendu à la bourse de Madrid
Guillaume Miceli - 02/01/2008 - lefigaro.fr
http://www.lefigaro.fr/societes-etrangeres/2008/01/02/04011-20080102ARTFIG00331-colonial-suspendu-a-la-bourse-de-madrid-.php
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L'action du promoteur immobilier a été suspendue par l'autorité des marchés espagnoles dans le but d'éviter des perturbations.

L'action de Colonial, en plein désarroi financier, a été suspendue ce mercredi à la Bourse de Madrid, a-t-on appris de l'autorité espagnole des marchés (CNMV). Cette dernière a expliqué que cette décision était motivée par les risques de perturbations des transactions sur les marchés. L'action est en chute libre sur les deux dernières séances (près de 40%) et son président, Luis Portillo, a quitté la société.

Le promoteur immobilier connait des problèmes de liquidités pour faire face au paiement des intérêts de son crédit syndiqué, qui se montent à près de 8.9 milliards d'euros au 30 septembre. Pour ce faire, la société a annoncé la cession d'actifs sous forme de terrain et immeubles à Abertis pour 201 millions d'euros et une tour à la caisse d'épargne Caixa à Barcelone pour 107 millions d'euros. Le promoteur détient le français SFL à hauteur de 85% et pourrait en céder 24% selon le quotidien Cinco Dias, pour se plier à la législation sur les sociétés immobilières cotées qui fixent l'actionnariat principal sous la barre des 60%. Le groupe a par ailleurs émis l'hypothèse de se séparer de 15% de FCC, selon le journal.

Le groupe a présenté un bénéfice net de 356.8 millions d'euros sur les neufs premiers mois 2007 avec un Ebit de 662.6 millions et un chiffre d'affaires de 629.4 millions. La totalité de ses actifs s'élèvent à 13.6 milliards d'euros et sa dette représente 66.8% de ce total.

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Espagne: le promoteur immobilier Colonial dans la tourmente
AFP le 02/01/2008
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=4984719

Le promoteur Colonial, figure de l'âge d'or révolu de l'immobilier espagnol, était mercredi dans l'oeil du cyclone: action en capilotade et suspendue, patron démissionnaire et vente d'actifs à tour de bras alimentaient les doutes sur sa situation.

Avec des actifs estimés à plus de 13 milliards d'euros, principalement dans des immeubles de bureaux, dont une partie en France via sa filiale SFL, Colonial est un important acteur de l'immobilier européen, un secteur où les espagnols, portés par le boom de la construction dans leur pays, ont été voraces et flamboyants ces dernières années.

Mais maintenant, avec son importante dette de 8,9 milliards d'euros, avec le ralentissement du secteur en Espagne et la crise financière, Colonial inquiète et a été forcé de rassurer les marchés mercredi.

Lors des deux dernières journées de cotation à la Bourse de Madrid, l'action a perdu 16% jeudi et 25% vendredi. Mercredi, pour la première journée boursière de 2008, l'autorité espagnole des marchés (CNMV) a suspendu sine die la cotation.

Car les nouvelles inquiétantes se sont accumulées au cours du pont du nouvel an. L'emblématique patron du groupe, Luis Portillo, qui est aussi le premier actionnaire avec 40,64% du capital, a annoncé qu'il quittait le navire, suivi par plusieurs membres du conseil d'administration.

"Le départ de Portillo est une solution à court-terme pour calmer les investisseurs", selon la banque portugaise Espirito Santo.

M. Portillo, qui chercherait aussi à vendre ses actions Colonial selon la presse (la CNMV lui a demandé des éclaircissements sur ses parts), illustre parfaitement l'audace des conquistadors du béton espagnol de ces dernières années, passant très rapidement du statut de petit patron à celui de magnat.

Ainsi, à la tête d'Inmocaral, il a lancé en 2006 une OPA sur le vénérable promoteur Colonial, avec un chiffre d'affaires 178 fois plus petit que celui de sa cible.

Après le départ de Portillo, le groupe a aussi annoncé deux cessions d'actifs, coup sur coup, lundi et mardi, pour un total de 308 millions d'euros.

Mercredi, la presse s'interrogeait sur la situation de Colonial. Expansion affirmait qu'il avait un besoin urgent de récupérer des liquidités pour ne pas être asphyxié par sa dette, qui représente plus de 66% de ses actifs.

Le groupe a réagi en tentant de rassurer les marchés. "La compagnie a atteint ses prévisions pour 2007, en conséquence, elle suit le cours de ses projets, sans besoin d'adopter des mesures extraordinaires", selon un communiqué transmis par la CNMV.

De plus, les ventes d'actifs de lundi et mardi "correspondent à l'activité habituelle de rotation des actifs de Colonial", affirme le groupe.

Enfin, il a déclaré qu'il allait baisser sa part dans SFL de plus de 84% à moins de 60% pour respecter la législation sur les sociétés d'investissements immobiliers cotées (SIIC), et qu'il n'avait pris aucune décision sur une éventuelle vente de la part de 15% dans le groupe d'infrastructures FCC, annoncée par la presse.

Pour un analyste espagnol, s'il est vrai que Colonial dispose "d'actifs de grande valeur", son profil s'est détérioré, notamment parce que ses revenus principaux ne "couvrent pas les intérêts de la dette", et parce qu'il va devoir céder des actifs, comme une partie de SFL, et que la situation sur le marché n'est pas favorable au vendeur.

Avant même la crise financière de cet été, restreignant les financements, l'immobilier espagnol était un secteur sensible, comme l'a démontré le "coup de bambou" du 24 avril, quand les difficultés d'un promoteur de deuxième ordre, Astroc, avait plombé toutes les valeurs de la pierre à la Bourse de Madrid.

Mais, mercredi en milieu d'après-midi sur le parquet madrilène, les autres valeurs immobilières ne semblaient pas être affectées par l'effet Colonial.
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« Répondre #62 le: 16/01/2008 - 17:02:41 »


2008 : Phase de plein impact global de la Très Grande Dépression US
Communiqué public GEAB N°21 (15 janvier 2008)
http://www.europe2020.org/spip.php?article519&lang=fr
http://www.alterinfo.net/2008-Phase-de-plein-impact-global-de-la-Tres-Grande-Depression-US_a15786.html

Il y a un an, LEAP/E2020 annonçait que 2007 marquerait l'entrée des Etats-Unis dans ce que notre équipe avait appelé, « la Très Grande Dépression US ». A l'époque, l'esprit dominant était largement euphorique. Le mot « subprime » était inconnu du grand public et les experts estimaient que la crise immobilière américaine resterait sans conséquence pour le reste de l'économie américaine (les mêmes se refusant à simplement imaginer qu'elle puisse avoir un impact global).

Au cours de l'année 2007, les faits ont pourtant largement démontré qu'une crise systémique globale était bien en train de mettre à bas tous les fondamentaux sur lesquels repose l'économie mondiale depuis 1945. Et, comme décrit dans le GEAB N°17 en Septembre 2007, les sept séquences de la phase d'impact de la crise systémique globale vont bien atteindre simultanément leur pic au cours de l'année 2008.

L'un des aspects, et tout à la fois l'un des catalyseurs, de cette crise systémique globale, est bien l'entrée des Etats-Unis en 2007 dans une crise socio-économique sans précédent ( [1]), touchant durement les ménages ( [2]) via l'explosion de la bulle immobilière et leur insolvabilité croissante ainsi que les opérateurs financiers du fait de l'évaporation pure et simple de la valeur de plusieurs centaines de milliards USD d'actifs.

A ces deux catégories d'acteurs américains, 2008 va ajouter les entreprises qui vont être prises en tenaille entre le « credit crunch » et l'effondrement de la consommation des ménages ainsi que l'ensemble des institutions publiques dont les revenus fiscaux s'effondrent. En particulier d'ici l'été 2008, la crise financière initiée par les prêts immobiliers américains « subprime » va se transformer en une crise de beaucoup plus grande ampleur avec l'implosion du marché des Credit Default Swaps (CDS). Cela marquera un nouveau point d'inflexion de la phase d'impact de la crise systémique globale (voir développements dans la suite de ce communiqué et dans l'ensemble du GEAB N°21 sur abonnement).

Asie, Europe et pays émergents 2008 - Impact direct mais contrasté de la Très Grande Dépression US : Récession, stagflation et prise de contrôle d'établissements financiers occidentaux
2008 : Phase de plein impact global de la Très Grande Dépression US
Parallèlement cette plongée des Etats-Unis dans la Très Grande Dépression va avoir un impact direct de plein fouet sur l'économie mondiale :

. la zone Euro entrera dans une période de stagflation quand le reste de l'UE (Royaume-Uni en tête) va être quant à lui aspiré dans un processus récessioniste. Le Danemark (et probablement bientôt la Suède) est en train de préparer son entrée dans la zone Euro comme l'a indiqué son Premier Ministre Fog Rasmussen ( [3]) en remettant l'idée d'un référendum sur l'Euro au goût du jour. Ces deux pays savent que l'Eurozone ne posera pas de difficultés à leur entrée (par traité, la Suède devrait en fait être déjà dans la zone Euro car elle s'est engagée par traité de rejoindre la zone Euro à un moment donné) ( [4]).

Ce soudain accès d'amour scandinave pour la monnaie unique ne résulte pas d'une conversion récente aux mérites de l'intégration européenne, mais bien d'une prise de conscience de l'importance des turbulences monétaires, financières et économiques en développement qui risquent d'être fatales aux économies de petite taille non protégées par l'intégration complète à de plus grands ensembles.

A l'Est de l'UE on assiste également à des tentatives de révision à la baisse des délais nécessaires à l'entrée dans l'Euroland. Cependant les différentiels de situation économique sont encore trop importants pour réellement permettre à ces pays d'être à l'abri quand la tempête va frapper de plein fouet en 2008 (d'ailleurs même le Danemark et la Suède sont en retard sur les évènements).

Pourtant la zone Euro n'offrira pas de perspectives très stimulantes dans l'année à venir, avec une croissance autour de 1%. Mais par rapport au reste du monde, elle sera de très loin la zone la moins touchée par l'impact de la crise. Les risques de divergence interne des économies de la zone Euro sont bien entendu réels, et l'équipe LEAP/E2020 a eu l'occasion de développer ses anticipations sur le sujet dans les récents numéros de GEAB, mais le sentiment dominant aujourd'hui dans la zone Euro est de surtout conserver une devise qui semble protéger efficacement les Européens qui l'utilisent des turbulences externes.

Cela imposera à la BCE et à l'Eurogroupe de trouver des moyens de coopération plus efficaces pour intégrer les attentes des opinions publiques et des différentes économies. On constate d'ailleurs que les discours politiques contre la BCE (en particulier de Nicolas Sarkozy) ont été mis en veilleuse ces derniers mois. Et comme l'Allemagne va commencer à être également affecté par le taux EUR/USD (qui va franchir prochainement les 1,50 pour s'orienter vers 1,70 d'ici fin 2008), c'est l'ensemble des acteurs du jeu monétaire et économique européen qui sera prêt à évoluer. Selon LEAP/E2020 cela prendra notamment la forme d'une augmentation de 2% à 3% du plafond acceptable d'inflation pour la BCE, donnant de facto une plus grande flexibilité à la fixation des taux d'intérêts par la Banque Centrale Européenne.

2008 : Phase de plein impact global de la Très Grande Dépression US
Notes:

[1] Ou plus exactement ‘avec un précédent' auquel désormais la plupart des experts et des médias spécialisés font souvent référence, à savoir la crise de 1929 et la Grande Dépression qui suivit au cours des années 1930. A ce sujet, l'équipe de LEAP/E2020 a montré, dans les précédents numéros de GEAB, que la présente crise est pourtant beaucoup plus grave que celle de 1929.

[2] Si certains doutent encore de la récession aux Etats-Unis, nous les invitons à un exercice très simple : entrer l'expression « december sales down » sur Google et constater la liste impressionnante d'entreprises de tous les secteurs (vente de détails, automobiles, électronique, mobilier, …) qui ont vu leurs ventes chuter en Décembre 2007, période habituellement fastueuse du fait des fêtes de fin d'année.

[3] Source : Financial Times, 22/11/2007

[4] Source : Commission européenne, DG Affaires économiques et financières

Source de ce communiqué: http://www.europe2020.org/spip.php?article519&lang=fr

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Le monde en 2008: une année à haut risque (Forum économique mondial)
MOSCOU, 10 janvier 2008 - RIA Novost - http://fr.rian.ru
http://www.weforum.org/pdf/globalrisk/report2008.pdf

Le monde traversera en 2008 la plus forte période de risque économique et politique des dix dernières années, lit-on dans un rapport du Forum économique mondial (FEM), commenté par le quotidien russe Vedomosti.

Le rapport intitulé Global Risks 2008 a été rédigé par le FEM en collaboration avec Citigroup, Marsh & McLennan Companies (MMC), Swiss Re, Wharton School Risk Center et Zurich Financial Services.

Les thèmes principaux du rapport seront débattus lors de la réunion annuelle du Forum qui se tiendra à Davos du 23 au 27 janvier, poursuit le quotidien.

Les risques sont évalués sur la base d'un questionnaire soumis à une centaine d'hommes d'affaires, d'hommes politiques et de scientifiques, a annoncé Charles Emerson, l'auteur du rapport. Les conséquences éventuelles des risques encourus et leur probabilité sont évaluées sur une échelle de cinq points et sont divisées en plusieurs catégories: les risques économiques, géopolitiques, naturels, sociaux et technologiques.

Le principal risque, auquel le monde est d'ores et déjà confronté, est lié à la crise du système financier qui engendre une hausse des prix alimentaires, une vulnérabilité des canaux de livraisons globaux et un enchérissement des ressources énergétiques, rapporte Vedomosti.

Le possible effondrement des prix de l'immobilier aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Europe, susceptible de provoquer une chute de la consommation et la récession, obtient 4,5 points. Les dommages envisageables recueillent quant à eux 5 points.

Le risque d'un ralentissement de la croissance chinoise qui pourrait tomber à moins de 6% en 2008, et pourrait coûter à l'économie mondiale entre 250 et 1.000 milliards de dollars, est estimé 3,5 points sur 5, tout comme une possible chute du dollar, qui aurait des conséquences de grande envergure sur le système financier.

C'est la Grande-Bretagne qui en Europe souffrirait le plus de la crise financière en raison de son rôle de centre financier.

Selon les auteurs du rapport, les éventuels problèmes de l'économie américaine se répercuteraient également sur la Russie, en influant sur les prix des matières premières. Les besoins en pétrole de la Chine continuant à augmenter, un ralentissement de la croissance du géant asiatique aurait peu d'impact sur la Russie.

Ioulia Tseplaïeva de la banque d'investissement américaine Merrill Lynch estime que les risques sont actuellement à leur plus haut niveau et place la menace des récessions américaine et européenne au premier rang des préoccupations.

Selon Evegueni Gavrilenkov, économiste de Troïka Dialog, les scénarios du FEM sont exagérément pessimistes, de nombreux économistes estimant que les Etats-Unis parviendront à éviter la récession.

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a considéré en décembre que malgré une chute de la croissance de 30 de ses membres de 2,7% à 2,4%, les Etats-Unis seraient capables de surmonter le risque de récession.

La croissance chinoise s'appuyant de plus en plus sur la demande intérieure, M. Gavrilenkov estime qu'il est peu probable qu'elle chute à 6%.

Le risque de voir flamber les prix du pétrole et du gaz en raison d'une baisse de la production est quant à lui estimé à 4 points.

La question d'un manque sérieux de nourriture pour les populations les plus pauvres en 2008 atteint 3 points, alors qu'elle n'était pas évoquée dans les prévisions pour 2007. Selon les experts, un million de personnes pourraient mourir de faim en 2008, ce fléau pouvant devenir le risque principal du XXIe siècle.

L'augmentation de la population mondiale et de son niveau de vie, ainsi que les changements climatiques, pourraient augmenter les risques de famine. La production de biocarburant, en forte hausse, influe en outre sur la production et le prix des huiles végétales.
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« Répondre #63 le: 18/01/2008 - 07:42:26 »


Face au krach, des boucliers et des épées pour la République : http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3457

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Inflation alimentaire et pénuries déferlent sur l’Asie
17 janvier 2008 - Nouvelle Solidarité
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3715
http://www.unctad.org/infocomm/francais/

La hausse des prix alimentaires et les pénuries qui en résultent, déclenchent manifestations et mesures d’urgence dans toute l’Asie, alors qu’une vague hyperinflationniste déferle sur le globe, alors que la BCE et la Fed émettent des quantités massives de liquidités pour tenter de contenir l’effondrement financier.

Sur les quatre derniers mois, l’indice mondial des principaux prix agricoles a augmenté de 55 %, alors que dans la même période, les banques centrales américaines et européennes ont renfloué les spéculateurs en injectant plus de 800 milliards de dollars. La situation en Asie est explosive, alors qu’une grande partie de sa population est déjà en situation de malnutrition :

- Indonésie : le 15 janvier 2008, 10 000 personnes ont manifesté dans le centre de la capitale Jakarta contre la hausse de 90 % du prix du soja. Le gouvernement a pris des mesures pour accroître la production locale, mais le dirigeant du syndicat national des agriculteurs dit s’attendre à ce que « la situation sociale autour du soja s’aggrave ».

- Pakistan: des manifestations ont éclaté cette semaine dans des villes pakistanaises à cause de la pénurie de blé. Son prix étant devenu prohibitif, une part croissante de la production du pays est exportée.

- Chine : la Commission d’Etat pour le Développement et la Réforme (CEDR) a annoncé mercredi, un contrôle des prix sur un panier de produits, à savoir les céréales, l’huile, la viande, le lait, les oeufs et le gaz naturel liquéfié, rapporte l’agence Xinhua. Cette mesure fait suite à la hausse des tarifs douanier le mois dernier afin de limiter les exportations. A Hong Kong, le prix du porc a grimpé de 70 %, après une vague d’augmentation dans le reste du pays. Le porc est un met central dans l’alimentation chinoise.

- Thaïlande : le gouvernement vient de décréter le gel du prix du sucre et s’apprête à faire de même pour l’huile de palme. Cette dernière a vu son prix exploser et les stocks ont été divisés par deux. La hausse de 70 % du prix des aliments pour bétail menace les prix de la viande d’une hausse généralisée d’au moins 20 %. Le gouvernement s’apprête également à geler les prix sur une série de produits manufacturés, tout en accusant les prix du pétrole.

- Cambodge : un officiel du gouvernement a confié lundi à l’EIR, que le taux réel d’inflation sur les produits alimentaires est de 50 %, ce qui pourrait provoquer une révolte sociale alors que le pays est déjà dans une situation précaire.

Cette réalité contraste avec les statistiques frelatées des autorités publiques occidentales, principalement la BCE et la Fed, qui cherchent probablement à justifier une baisse des taux d’intérêts en montrant que le phénomène est limité et contenu.

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L’Equateur, meilleur en éco que la BCE
17 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3714

Alors que Jean Claude Trichet a lancé la semaine dernière un appel aux dirigeants européens afin de ne pas accorder d’augmentations de salaires sous le prétexte frauduleux qu’elles accroîtraient l’inflation, ces derniers feraient mieux d’écouter les conseils avisés du président équatorien Rafael Correa.

Dans un communiqué du 5 janvier, le président équatorien s’en est pris aux milieux d’affaires de son pays qui protestent contre les hausses de salaires, sous prétexte que cette mesure va à l’encontre de la production, mais qui ne disent rien quant aux taux d’intérêt très élevés qu’ils doivent payer sur la capital.

« C’est immoral d’exploiter le travail. Et les salaires en Equateur sont immoraux. Nous n’allons pas revenir aux temps de l’esclavage. », alors qu’on entend dire et répéter que les salaires doivent rester bas pour créer des emplois, a-t-il dit.

Comparant les taux d’intérêts anormalement hauts sur le capital, aux sommes ridicules consacrées au travail humain, Correa a déclaré que son gouvernement allait réguler les taux d’intérêt et la finance, tout en continuant à augmenter progressivement le salaire minimum.

Fin 2007, son gouvernement a décrété une hausse de 17,6 % du salaire minimum, passant de 170 dollars mensuel que Correa estime être « une insulte à la dignité  ; », à 200 dollars, ce qui est déjà trop aux yeux des grands intérêts économiques.


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British Queen Warns Of ‘Mysterious Powers’ As Western Empire Grows
January 16, 2008 By: Sorcha Faal
http://www.whatdoesitmean.com/index1063.htm

A most strange saga has been unfolding in England with new, and mostly disturbing, revelations being made during the official inquest into the death of Princess Diana.

But, nothing could have shaken the inquest more than what was said by the late Princess’ butler, Paul Burrell, and who in describing a conversation with the British Queen, Elizabeth II, stated that she warned him by saying:

"Be careful, Paul. No one has been as close to a member of my family as you have. There are powers at work in this country of which we have no knowledge. Do you understand?"

This warning to Mr. Burrell from Queen Elizabeth eerily echoes the words of the 28th American President, Thomas Woodrow Wilson, who nearly 100 years ago warned his countryman by stating:

"Since I entered politics, I have chiefly had men's views confided to me privately. Some of the biggest men in the United States, in the field of commerce and manufacture, are afraid of somebody, are afraid of something. They know that there is a power somewhere so organized, so subtle, so watchful, so interlocked, so complete, so pervasive, that they had better not speak above their breath when they speak in condemnation of it."

To the greater significance, however, of the warnings given by Queen Elizabeth and President Wilson on these unseen ‘powers’ behind, and manipulating, human events, lies in their plans to destroy the United States for ‘their’ planned creation of a new Western Empire incorporating what will remain of the US and the European Union.

Virtually unknown to the citizens of either the European Union or the United States are the all to real facts that the proposed merger between their various nations is already on the negotiating table, with no less a figure than the former French Prime Minister, Edouard Balladur, advocating such an alliance, and as we can read as reported by the International Herald Tribune News Service in their report titled "A Union of the West? Balladur says it's time".

To the greater details involved in the proposed merger of the Western Nations we can read as reported by the World Net Daily News Service in their report titled "7-year plan aligns U.S. with Europe's economy", and which says:

"Six U.S. senators and 49 House members are advisers for a group working toward a Transatlantic Common Market between the U.S. and the European Union by 2015.

The Transatlantic Policy Network – a non-governmental organization headquartered in Washington and Brussels – is advised by the bi-partisan congressional TPN policy group, chaired by Sen. Robert Bennett, R-Utah.

The plan – currently being implemented by the Bush administration with the formation of the Transatlantic Economic Council in April 2007 – appears to be following a plan written in 1939 by a world-government advocate who sought to create a Transatlantic Union as an international governing body.

An economist from the World Bank has argued in print that the formation of the Transatlantic Common Market is designed to follow the blueprint of Jean Monnet, a key intellectual architect of the European Union, recognizing that economic integration must inevitably lead to political integration.

As WND previously reported, a key step in advancing this goal was the creation of the Transatlantic Economic Council by the U.S. and the EU through an agreement signed by President Bush, German Chancellor Angela Merkel – the current president of the European Council – and European Commission President Jose Manuel Barroso at a White House summit meeting last April."

Even more frightening, perhaps, of the plans to merge the Western Nations lies in whom will be their new leader, and as advocated by a growing number of European Nations appears to be the former British Prime Minister, Tony Blair [pictured top left], and who upon leaving office last year immediately left for Rome where in a private audience with the Pope converted to Catholicism, of which we can read:

"On 22 December 2007, it was disclosed that Blair had converted to the Catholic faith, and that it was "a private matter". He had informed Pope Benedict XVI on 23 June 2007 that he wanted to become Catholic. The Pope and his advisors criticised some of Blair's political actions, but followed up with a reportedly unprecedented red-carpet welcome that included Archbishop of Westminster Cormac Cardinal Murphy-O'Connor, who would be responsible for Blair's Catholic instruction."

Though the significance of a Roman Catholic controlled Western Empire including the European Union and the United States is lost upon the citizens of those Nations, this is not so for either the Muslim or Eastern Nations, and who even now are preparing for Total War against the West as this war will be the decider of who not only controls the World, but who will control humanity.

As the twin forces of a Global economic meltdown and Global warming threaten the very survival of billions of human beings, and as these events are being manipulated for the purpose of destroying all opposition to the union of the Western Powers, the full horror of what is about to be unleashed upon these unsuspecting peoples is barely visible to them.

This is not so because of their ignorance, but rather because of their blindness; especially their blindness to their own history where in the past they were given warnings of these things to come.  It is therefore understandable how one can believe that these Western people are receiving exactly what they have unwittingly asked for, a life of servitude to the cruelest masters they could ever imagine.

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Queen warned Diana's butler of mysterious 'powers at work'
London, Jan 15, 2008 (IANS)
http://www.khabrein.info/index.php?option=com_content&task=view&id=11004&Itemid=88

Britain's Queen Elizabeth II had warned the late Princess Diana's butler about mysterious "powers at work", the former butler told an inquest into her death.

Paul Burrell told the London inquest Monday that he had sought a meeting with the Queen to tell her that Diana's mother, Frances Shand Kydd, had shredded some of the Princess's personal documents.

Shand Kydd, according to Burrell, spent several days at Diana's Kensington Palace residence, going through her belongings and shredding dozens of documents. He said he was worried those documents might be of "historical importance", such as letters from members of the royal family.

His meeting with the Queen took place at Buckingham Palace Dec 19, 1997, less than four months after Diana's death, and lasted for at least an hour and a half.

Burrell said the Queen told him during the meeting: "Be careful, Paul. No one has been as close to a member of my family as you have.

"There are powers at work in this country of which we have no knowledge. Do you understand?"

The former butler said he had no idea who the Queen was referring to and did not think it polite to ask her.

"One does not ask the Queen what she means by something," he said but added that she may have meant the media, the establishment or the security services.

"I think it was just a general 'be careful' warning over many issues. The Queen is a good, kind and devout lady. She looks after members of staff who look after her. I thought she was just looking after me."

He told the inquest that a member of the royal family had warned Diana: "You need to be discreet, even in your own home, because they are listening to you all of the time."

Burrell wrote down the name of the mystery royal on a piece of paper and handed it to the coroner, who did not disclose it to the public.

The meeting that Burrell spoke about was responsible for the butler being acquitted at a trial six years ago in which he stood accused of stealing more than 300 items belonging to Diana and other members of the royalty.

The case collapsed sensationally after the Queen intervened on behalf of Burrell. He used to be her footman before becoming Diana's butler.

Half way through the hearing, Elizabeth II suddenly remembered crucial details of their 1997 meeting - and revealed that Burrell told her that he was taking papers for safe keeping.

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A Union of the West? Balladur says it's time
The International Herald Tribune - By John Vinocur - Monday, January 7, 2008
http://www.iht.com/bin/printfriendly.php?id=9050962

PARIS: And now for something radical. It's an idea that comes from a dour-looking man with an acute political mind whose ecclesiastically scarlet or royally purple socks peak out from under the dark trousers of Savile Row suits.

Here's his notion: The United States and Europe soon risk being overtaken by the rest of the world. To hold on to their place and value system, they ought to form an organic alliance, a Union of the West.

The time to get moving is now.

The idea comes from Edouard Balladur, the former French prime minister whose belly-of-the-beast Gaullist establishment credentials stretch back 40 years. Today, part of his pertinence lies in a close relationship with Nicolas Sarkozy, once his budget minister and spokesman, who a decade ago argued that Balladur would make a better president than Jacques Chirac.

For all its deliberately provocative and spiky aura, Balladur's Union of the West concept is not a bolt out of the blue.

Rather, it extends into a Great Notion a current, but still hesitant, attempt to bring the United States and the European Union closer together.

That project involves the sketchy outlines of a trans-Atlantic economic zone. Pushed by Angela Merkel, and backed in principle by Gordon Brown, it led last year to promising meetings between groups of EU commissioners and U.S. cabinet-level officials aimed at a vast harmonization of trade-related issues.

Worthy stuff, not radical or sexy, yet an undertaking that, an American participant said, "I think has legs."

But its wide, underlying premise has been left without substantial articulation by Merkel and Brown - and avoided by the Bush administration:

Europe and the United States acting in concert can best deal with China and Russia's advance, and the instability brought by radical Islam. Reality insists that alone, the Americans and Europeans have growing disadvantages in a world where the rule of law and democracy are not serving as controls over newly distributed economic and political power.

Balladur confronts the issue. He makes the case that half-measures that fail to bundle the West's strengths won't be a sufficient response. In a 120-page essay titled "Pour une Union occidentale entre l'Europe et les États-Unis," he says:

"History is starting to be made without the West, and perhaps one day it will be made against it.

"There's a simple method for avoiding this. The people of the West must become aware of the risk and convince themselves that the greatest possible solidarity between them is the only means for dealing with it."

For Balladur, there must be "a new alliance between Europe and America, and even more - a true union."

Twenty years ago, he told me, the idea was premature. That was just after the fall of the Berlin Wall and in the midst of the Soviet Union's implosion, when Secretary of State James Baker called for the development of a new, organic relationship between the European Union and the United States.

America was too uniquely all-powerful, and Europe too weak and suspicious of American dominance, for it to happen then. Now, in a new context, with the limits of U.S. power more apparent, and Europe's chances as a go-it-alone superstate limited or rejected, the concept has become actual.

Last autumn, Merkel, heightening the tone of her interest, said Europeans and Americans mistook "the mission of the trans-Atlantic relationship" if they did not to see that "combining our strengths goes in our interests, to our conception of being able to live by certain values."

Now, according to Balladur, France, as a former symbol of anti-Americanism, which realizes a weakened America disserves European interests, must take the initiative in creating a Union of the West.

The practicalities: a permanent Union secretariat to prepare common positions for international meetings; gradual creation of a common trans-Atlantic market; linkage between the dollar and euro; converging policies on energy supply and its security; and the creation of a trans-Atlantic executive council of leaders that would convene every three months.

Balladur won't say if that council should have decision-making powers. But he insists it would represent "immense progress" if it met frequently, and if "neither Europeans nor Americans could decide anything about common problems without having talked them through beforehand."

Drivel born out of desperation? An escapist proposal that excuses the rich and comfortable from looking closer and less indulgently at their own failures?

"Too great an ambition?" Balladur asks the question himself, and sounds Oswald Spengler-ish in providing an answer.

"There aren't any others that will allow the West to escape the decline threatening it." America's indispensability has a 20-year time frame; Europe has to stop "nourishing" its "illusion of power."

Sarkozy's old mentor sent his essay to the president, and he has telephoned Balladur to thank him for it.

For a politician who lives his life and makes policy outside the confines of convention, great ambitions don't confront much inhibition.

Seven months into a five-year term, Sarkozy has already struck a claim to European leadership, proposed a Mediterranean Union for the European and Arab countries along its shores and readied France's reintegration in NATO on the condition it gets its share of prestigious commands.

He plays big.

Sarkozy's New Year's to-do list includes making France the "soul" of a "new renaissance" with "a policy of civilization" required by "our old world."

On a Union of the West, if Sarkozy played a little smaller against the background of a leadership change in America, reaching not so much for effect but for the proposal's nuggets of practicality and general good sense, it might just have a long-shot chance at some success.
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« Répondre #64 le: 18/01/2008 - 19:08:30 »

Dollar/F.E.D. : Les secrets de l'institut d'émission du dollar US des Etats-Unis
Vendredi 18 Janvier 2008 - par Wolfgang Freisleben, Vienne - Source: International III/2007
http://www.alterinfo.net/Dollar-F-E-D-Les-secrets-de-l-institut-d-emission-des-Etats-Unis_a15899.html

Contrairement à une croyance générale, l'institut d'émission des Etats-Unis est, en fait, une machine à fabriquer de l'argent détenue par un cartel bancaire privé, qui gagne d'autant plus que les taux sont élevés. Mine de rien, il imprime des dollars à bon marché et les revend plus cher.

L'institut d'émission des Etats-Unis, appelé aussi «Réserve fédérale» ou «FED», revient constamment en point de mire lorsque le monde financier international se demande, anxieux, s'il va modifier son taux directeur ou non.

L'abréviation FED se rapporte au «Board of Governors of the Federal Reserve System», c'est-à-dire à la conférence des gouverneurs du «Federal Reserve System» érigé il y a 93 ans. Il s'agit non pas d'une ­banque centrale traditionnelle, mais de la réunion de cinq banques privées régionales tout d'abord, de douze banques actuellement, disséminées aux Etats-Unis, habilitée chacune à porter le nom de Federal Reserve Bank, un petit nombre d'initiés seulement sachant à qui elles appartiennent. Un seul point est certain: elles n'appartiennent pas à l'Etat. Néanmoins, elles exercent les fonctions d'un institut d'émission de l'Etat. Elles prennent leurs décisions au sein du Federal Reserve Board, dont le président les représente à l'extérieur et dont les séances ont lieu à Washington dans leur propre et imposant monument historique. La plus importante de ces banques privées est la Federal Reserve Bank of New York, qui contrôle l'énorme place financière de cette ville.

Privilèges d'une machine à fabriquer de l'argent

Ce cartel de banques privées dispose de privilèges incroyables, dont trois doivent être soulignés:

*En imprimant des dollars, la FED convertit à moindres frais du papier sans valeur en dollars et prête ceux-ci aux Etats-Unis ainsi qu'à d'autres Etats et à d'autres ­banques contre reconnaissances de dettes. Au cours de son histoire, le cartel a donc créé des milliards de créances à partir du néant et encaissé des intérêts en permanence, ce qui lui assure un profit annuel atteignant des milliards. Ainsi, aucun gouvernement américain ne doit se faire des soucis à propos du déficit budgétaire tant que ces messieurs en complet sont à ses côtés et – tel est le cas du financement des guerres durant la présidence de Bush – mettent en branle la planche à billets en cas de besoin.

*Le privilège des intérêts permet à la FED de fixer elle-même les taux et il est évident qu'elle a le plus grand intérêt à encaisser les plus hauts intérêts possibles. Les taux at­teignent donc un niveau souvent particulièrement élevé et occasionnent périodiquement des crises – ce qui est le cas actuellement et donne l'occasion à la FED d'intervenir ultérieurement comme sauveur. Les intérêts opèrent en permanence une ponction sur le pouvoir d'achat des citoyens américains en faveur des banquiers de la FED, par les intérêts des crédits comme par les impôts transformés en intérêts dus à la FED en raison de l'énorme service de la dette publique. Modifiant constamment les taux d'intérêt, la FED change les conditions cadres de la plus grande économie du globe et de la plus importante bourse des actions, celle de Wall Street, qui, principale bourse du monde, diffuse des signaux en direction des autres bourses.

*Pour être en mesure de résoudre les crises bancaires, la FED gère les réserves monétaires de ses banques membres (rémunérées à raison de 6% par année), qu'elle remet à disposition du système bancaire lors de l'éclatement d'une de ces crises. Actuellement, la FED s'efforce de prévenir, en fournissant à maintes reprises des liquidités aux banques, une crise financière mondiale causée par le krach du système de financement immobilier américain. Comme de nombreuses banques améri­caines de crédit hypothécaire ont sagement lié leurs crédits à des papiers-valeurs et transmis ainsi leurs problèmes à des banques européennes, celles-ci ont commencé aussi à vaciller.

Mais c'est la FED et son ancien président, Alan Greenspan, qui ont provoqué cette crise. En abaissant rapidement et dramatiquement les taux d'intérêt – après avoir porté le taux directeur jusqu'au niveau exorbitant de 6% –, et avoir approvisionné l'économie américaine excessivement en liquidités, Greenspan avait tenté, à partir du 3 janvier 2001, d'enrayer la plus forte chute boursière depuis 50 ans. Au 25 juin 2003, le taux directeur était tombé à son niveau minimal de 1%, ce qui avait permis aux banques d'octroyer des crédits aux taux extrêmement bas et ce qui avait fait tomber de nombreuses familles dans le «piège du crédit», les incitant à acheter des logements à crédit, à des conditions auxquelles elles ne pouvaient faire face qu'à des taux bas.

Crise provoquée par la FED

A la fin du cycle des taux d'intérêt, Greenspan avait provoqué une situation qui avait déclenché une avalanche. En effet, la FED a majoré douze fois de 0,25% son taux directeur, du 30 juin 2004 au 29 juin 2006, le portant alors à 5,25%. Il dépasse ainsi de 525% le taux fixé il y a quatre ans! Les taux fixés pour les crédits hypothécaires sont montés en conséquence et ont atteint un niveau que toujours davantage de familles ne peuvent pas supporter. Comme la propension à épargner est actuellement négative aux Etats-Unis, que la plus grande partie de la population doit recourir au crédit et que les carnets ­d'épargne ne jouent guère de rôle, la crise s'accentue. Vu que, depuis l'année précédente, toujours davantage de bailleurs de fonds hypothécaires sont – tout comme leurs clients – en retard dans leurs paiements à d'autres banques, le système bancaire est en crise, celle-ci ayant atteint un point culminant en août 2007, lorsque la FED et la Banque centrale ­européenne (BCE) n'ont pu stabiliser le système que par plusieurs injections de liquidités.

La crise des liquidités bancaires s'est immédiatement répercutée sur la bourse, qui réagit généralement de manière sensible aux variations de taux de la FED. En effet, la hausse des taux rend les titres à intérêt fixe plus attrayants que les actions, freine l'économie, est donc un poison pour la bourse et abaisse les cours des actions. Ainsi a commencé septembre 2007.

Les motifs des banques de la FED

Pour comprendre la manière d'agir et les motifs de la FED, qui paraissent parfois curieux, il faut jeter un coup d'œil sur l'histoire de l'institut d'émission.

La proposition d'établir une banque centrale est due au banquier allemand Paul Warburg. La crise financière et bancaire déclenchée en automne 1907 par la faillite de Knickerbocker Trust Co. et la situation menaçante de Trust Company of America a mis en péril 243 banques, car aucune institution n'était en mesure de mettre temporairement des fonds à leur disposition pour surmonter leurs difficultés de paiement. Dans un discours prononcé peu de mois auparavant à la Chambre de commerce de New York, le banquier John Pierpont Morgan avait prévu par hasard cette crise et appelé à fonder une ­banque centrale. La crise se prêtait à merveille au soutien de cette revendication. Par la suite, Morgan a joué un rôle essentiel, à l'arrière-plan, dans la réalisation du projet.

Initialement copropriétaire de la banque Warburg de Hambourg, Paul Warburg avait épousé en 1893, lors d'un séjour aux Etats-Unis, la fille de Salomon Loeb, de la banque new-yorkaise Kuhn, Loeb & Co., qui a fait de lui et de son frère Felix des partenaires de la banque (fusionnée en 1977 avec ­Lehman Brothers).

Pourvu généreusement par la Banque ­Kuhn Loeb d'un salaire annuel de USD 5 000 000, Paul Warburg s'est occupé uniquement, pendant les six ans qui ont suivi la crise bancaire, d'une «réforme bancaire» tendant à ériger une banque centrale d'après le modèle de la Banque d'Angleterre, laquelle appartenait alors à des banquiers privés. Ce faisant, il a été soutenu par le sénateur Nelson D. Aldrich, beau-père du premier héritier milliardaire américain, John D. Rocke­feller junior, connu comme porte-parole du banquier J.P. Morgan au Congrès des Etats-Unis.

Conspiration au yacht-club de Jekyll Island

En novembre 1910 finalement, un groupe de personnes triées sur le volet s'est rassemblé, sous prétexte d'une excursion de chasse, dans un wagon de chemin de fer aux jalousies fermées du yacht-club que possédait le banquier J.P. Morgan à Jekyll Island, en Géorgie. Lors de cette réunion secrète, taxée ultérieurement de conjuration, Paul Warburg, représentant de Kuhn Loeb et d'autres banques ainsi que deux banquiers de J.P. Morgan, représentant aussi les intérêts du groupe Rothschild, et deux du groupe Rockefeller ont décidé d'aider le sénateur Aldrich à rédiger en neuf jours un projet de loi que le Républicain vaniteux entendait présenter en son nom au Congrès. Il s'agissait non pas d'une banque centrale, mais seule­ment d'une société privée nationale de réserve dont plusieurs comptoirs devaient être disséminés aux Etats-Unis et dans lesquels des banques affiliées volontairement de­vaient déposer des réserves monétaires de crise. En raison de ses relations bien connues avec le centre financier et boursier de Wall Street, Aldrich a échoué, la majorité méfiante des députés voyant à juste titre dans son projet un plan tendant à assurer à un cercle restreint de banquiers puissants et liés les uns aux autres une position dominante et, partant, la possibilité de réaliser des profits énormes dans l'économie américaine.

Les requins de Wall Street ne se sont évidemment pas découragés et ont profité des élections présidentielles de 1912 pour faire élire le candidat démocrate ­Woodrow Wilson, qu'ils ont soutenu massivement sur le plan financier. Pendant la lutte électorale, il s'est fait passer pour un adversaire du «Wall Street Money Trust» et a promis au peuple un système monétaire exempt de main-mise des banquiers internationaux de Wall Street. En fait, la conception de la banque centrale a été élaborée par le groupe­ment qui semblait avoir perdu la partie.

En tout cas, les Schiff, Warburg, Kahn, Rockefeller et Morgan avaient misé sur le bon cheval. Sous le titre de «Federal Reserve Act» qui dissimule sa portée et qui prétendument réduit à néant le projet de banque centrale formulé par Wall Street, ils ont déversé le 23 décembre 1913 sur des députés démocrates des mieux disposés et avec le soutien du président Wilson, un projet de loi très peu modifié et ont requis l'approbation du Congrès alors que de nombreux députés non informés prenaient déjà leurs vacances de Noël et que très peu avaient lu le texte du projet.

Le plus grand cartel du monde

Les rares députés qui ont perçu la nature de ce jeu pervers n'ont guère pu se faire entendre. Avec sagesse, le conservateur ­Henry Cabot Lodge senior a prévu «une inflation énorme de moyens de paiement» et que «la monnaie d'or serait noyée dans un flux de papier-monnaie non échangeable». Après le vote, Charles A. Lindbergh senior, le père du célèbre aviateur, a déclaré au Congrès: «Cette loi établit le cartel le plus important au monde […] et légalise ainsi le gouvernement invi­sible de la puissance financière […]. Il s'agit du projet de loi Aldrich déguisé […]. La nouvelle loi provoquera de l'inflation tant que le cartel le souhaitera […].»

Lindberg avait raison, comme le prouve le «privilège du dollar». Avant l'établissement du Système fédéral de réserve, des banques privées avaient déjà imprimé des billets. Dans les années soixante du XIXe siècle, il y avait encore 8000 sortes de billets, émises par des «State Banks» privées avec l'autorisation de l'Etat. A partir de 1880, 2000 banques pourraient avoir encore émis leurs propres billets. Depuis 1914, le chiffre s'est limité à la douzaine de banques privilégiées.

Quand le président Abraham Lincoln a eu besoin d'argent, en 1861, pour financer la guerre civile et que les crédits des ­banques Rothschild, financiers traditionnels des guerres, lui sont devenus trop chers, il a éludé le privilège des banques privées et fait imprimer un billet d'Etat, le «Greenback». Il ne devait pas survivre longtemps à cette démarche téméraire. En 1865, il a été assassiné par un tireur isolé, abattu lui-même lors de sa fuite. Le successeur de Lincoln, Andrew Johnson, a suspendu l'impression de billets pour des raisons inexplicables.

Le prochain président qui a voulu redonner à l'Etat le monopole de l'impression de billets a été John F. Kennedy.

Tentative de Kennedy de priver la FED de son pouvoir

Peu de mois avant son assassinat, John F. ­Kennedy a été semoncé par son père Joseph dans le salon ovale de la Maison Blanche. «Si tu le fais, ils te tueront!» Mais le président ne s'est pas laissé dissuader. Le 4 juin 1963, il a signé l'acte exécutif numéro 111 110, abrogeant ainsi l'acte exécutif 10289, remettant la production de billets de banque dans les mains de l'Etat et privant en grande partie de son pouvoir le cartel des banques privées. Après que quelque USD 4 milliards en petites coupures nommées «United States Notes» eurent déjà été mises en circulation et alors que l'imprimerie de l'Etat s'apprêtait à livrer des coupures plus importantes, Kennedy a été assassiné le 22 novembre 1963, soit 100 ans après Lincoln, par un tireur isolé abattu lui-même lors de sa fuite. Son successeur s'appelait Lyndon B. Johnson. Lui aussi a suspendu l'impression de billets pour des raisons inexplicables. Les douze banques fédérales de réserve ont retiré immédiatement les billets Kennedy de la circulation et les ont échangés contre leurs propres reconnaissances de dette.

Grâce à son monopole de production illimitée d'argent, le cartel bancaire du Système fédéral de réserve dispose d'une énorme machine à fabriquer de l'argent, qui lui permet de gagner énormément. Qui se cache derrière ce système est un secret bien gardé. Car il faut distinguer entre les banques proprié­taires et les simples banques membres, qui déposent des réserves monétaires pour, le cas échéant, être sauvées par la suite. Il y a quelques années, la Federal Reserve Bank of New York a publié les noms de ces banques membres, qui n'ont par ailleurs aucun droit. La rémunération annuelle de leurs dépôts se chiffre à 6%. Mais le niveau de leurs parts est tenu secret comme les noms des propriétaires des banques fédérales de réserve, initialement trois, aujourd'hui quatorze.

Critique après le krach de 1929

Paul Warburg a refusé la présidence du Federal Reserve Board en 1910, alors que ce juif allemand à l'accent prononcé, juste avant le début de la guerre contre l'Allemagne, venait d'acquérir la nationalité des Etats-Unis. Toute­fois, il devint membre du Conseil d'administration et du puissant Council on Foreign Relations, qui passe encore aujourd'hui pour le berceau des politiciens américains et des banquiers de la FED.

Les efforts qu'il a déployés pendant de longues années pour fonder l'institut d'émission américain lui ont valu non seulement de l'argent et des honneurs dans la haute finance, mais aussi la pire expérience de sa vie. En 1928, il a exigé sans succès une limitation de la circulation monétaire afin de freiner la spéculation boursière qui rappelait la ruée vers l'or. Mais ceux qui étaient disposés à l'entendre sont restés rares; on le nommait la Cassandre de Wall Street. Après le krach d'octobre 1929, il devint la cible de ceux qui avaient perdu leur patrimoine. Des rumeurs, des brochures et des articles de presse l'ont décrit, lui qui avait tenté d'entraver les catastrophes financières, comme «l'auteur non américain» de la panique boursière d'alors. On a pu lire que «Paul Warburg avait prêté avec sa bande de l'argent au Système fédéral de réserve afin de mettre en mains juives les finances américaines et d'exploiter l'Amérique jusqu'à son épuisement.» De telles légendes se sont poursuivies jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Aigri par ces attaques, il est décédé en 1932. En 1936-1937, les cours des actions ont baissé de 50%, en 1948 de 16%, en 1953 de 13%, en 1956 de 13%, en 1957 de 19%, en 1960 de 17%, en 1966 de 25% et en 1970 de 25%. Ont suivi le krach ­d'octobre 1987, les chutes de cours de 1990, 1992 et de 1998 ainsi que, finalement, la forte baisse d'avril 2000 à mars 2003 et la crise actuelle qui a commencé en août/septembre 2007 et dont les effets sont incertains.
Aujourd'hui, on répand le bruit – mais ne le confirme pas – que le groupe bancaire Rocke­feller détient 22% des actions de la Federal Reserve Bank of New York et 53% de tout le Système fédéral de réserve. Principal acquéreur de bons du Trésor des Etats-Unis, la Banque du Japon possèderait 8% de ces actions. On attribue 66% aux banques purement américaines et 26% aux vieilles ­banques européennes (dont 10% aux banques Rothschild).
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« Répondre #65 le: 21/01/2008 - 18:04:01 »


Krach ? Kézako ?

Il y a actuellement de graves "krash boursier" sur toutes les places boursières mondiale, des USA, en passant par l'Europe à l'Asie.

PANIQUE SUR LES PLACES BOURSIERES MONDIALES

-5,48% à Londres, -7,16% à Francfort, -6,83% à Paris, , -3,86% à Tokyo, - 8,0% à Moscou, -7,54% à Madrid, -6,95% à Sao Paulo, -5,83% à Lisbonne, -4,85% à Milan, -5,5% à Hong Kong

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Les Bourses asiatiques plongent, le plan de relance de l'économie américaine déçoit
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.01.08
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-1001589@51-990468,0.html
   
L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris est passé, lundi 21 janvier, à l'ouverture, sous les 5 000 points, un niveau qu'il n'avait plus connu depuis août 2006, à 4 962,72 points, en baisse de 2,55 %.

L'Asie avait donné la tendance d'une journée qui devrait être encore très difficile pour les marchés financiers mondiaux. L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé la séance de lundi sur une chute de 3,86 %. L'indice Nikkei 225, moyenne non pondérée des 225 valeurs vedettes, a cédé 535,35 points à 13 325,94 points, son plus bas niveau depuis le 25 octobre 2005. L'indice élargi Topix de tous les titres du premier tableau a, de son côté, perdu 47,76 points (- 3,56 %) à 1 293,74 points.

La Bourse de Shanghaï a également clôturé en très forte baisse, l'indice composite plongeant de 5,14 % et passant sous les 5 000 points, à 4 914,44 points, dans un marché inquiet de l'afflux de liquidités après l'annonce par l'assureur Ping An d'une émission d'actions massive.

La Bourse de Hongkong a, elle aussi, terminé en très forte baisse, l'indice Hang Seng plongeant de 5,5 % à la clôture, pour terminer sous les 24 000 points à 23 818,86 points. Selon les opérateurs, les investisseurs se montrent déçus par le plan de relance proposé vendredi par le président américain, George W. Bush.

RISQUE DE RÉCESSION DE L'ÉCONOMIE JAPONAISE

A New York, vendredi 18 janvier, juste après l'annonce du plan Bush, le Dow Jones avait, de son côté, perdu 0,49 % et le Nasdaq 0,29 %. Lundi, les marchés américains sont fermés en raison d'un jour férié, en hommage à Martin Luther King.

Le comité de politique monétaire de la Banque du Japon (BoJ) a commencé lundi une réunion de deux jours, la première de 2008, au terme de laquelle elle laissera, selon toute vraisemblance, d'après les économistes, son taux directeur inchangé à 0,5 %. Selon Hiromichi Shirakawa, économiste au Crédit suisse et ancien cadre de la BoJ, il est désormais hors de question pour la Banque du Japon de relever son taux directeur avant la mi-2009 au plus tôt.

"Nous pensons que le risque pour que l'économie japonaise entre en récession a augmenté", et "les conditions économiques actuelles suggèrent que des mesures de stimulation sont nécessaires pour minimiser le risque d'un recul économique prononcé", justifie-t-il dans une note de recherche.

Le taux directeur de la BoJ n'a pas bougé depuis février 2007. En décembre, le comité de politique monétaire avait décidé à l'unanimité de le laisser inchangé, l'unique dissident qui militait jusqu'alors pour un relèvement ayant renoncé à sa revendication à cause des incertitudes économiques mondiales.

LE BRUT À LA HAUSSE

Les cours du brut étaient orientés à la hausse lundi dans les échanges électroniques en Asie après la proposition du plan de relance faite vendredi par le président américain, George Bush, selon les courtiers. Dans les échanges matinaux, le baril de light sweet crude pour livraison en février gagnait 41 cents à 90,98 dollars le baril, contre 90,57 dollars vendredi à la clôture à New York. Le brent de la mer du Nord pour livraison en mars prenait 39 cents, à 89,62 dollars.

L'EURO EN BAISSE

L'euro était en baisse face au dollar lundi dans les échanges asiatiques, les investisseurs espérant une baisse des taux d'intérêt aux Etats-Unis et misant sur l'effet du plan de relance annoncé par le président Bush. Un euro valait 1,4530 dollar lundi matin à Paris, contre 1,4619 vendredi soir. La devise européenne reculait aussi face au yen, à 1 euro pour 154,66 yens contre 156,16 vendredi. Le billet vert était aussi en recul face à la monnaie nippone, à 1 dollar pour 106,44 yens, contre 106,85 vendredi.

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Richelieu Finance, Société Générale : le jeu de massacre des subprimes
21 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3728

Le Krach d’août 2007 ne s'arrêtera pas

« C’est un krach » écrit aujourd’hui Le Figaro  : « Depuis le 1er janvier, les valeurs petites et moyennes de la Bourse de Paris ont chuté de plus de 16 %. De quoi donner des sueurs froides aux sociétés de gestion qui ont massivement investi sur ce segment de la cote. »

Suite à la baisse enregistrée depuis trois ou quatre mois, et surtout depuis le début de l’année, les clients d’un des gestionnaires les plus importants de la place de Paris, Richelieu Finance, se retirent des investissements en actions. Richelieu Special a vu son actif net fondre de plus de 2 milliards d’euros fin novembre à 1,36 milliards au 17 janvier. Si, suivant les conseils de Rothschild & Cie, Richelieu Finance tente de rassurer en annonçant « un rapprochement avec un très grand acteur européen » sans pour autant en préciser l’identité, ses « mésaventures vont agiter la place dans les jours à venir ».

En ce qui concerne les grands groupes supposés « intouchables », les déboires de la Société Générale sont connus de tous. Mauvais perdant, Bear Stearns voit la voit comme celle courant le plus de risques parmi les banques françaises. La chute de 8,24 % de ses actions sur les marchés vendredi n’était pas le résultat d’une phrase maladroite de Christian Noyer à l’International Herald Tribune, mais en rapport avec les pertes spectaculaires du Ambac Financial (-72 %), un des principaux rehausseurs du crédit hypothécaire à risque du marché américain.

La Société Générale, selon les spécialistes, est « exposée à hauteur de 4,8 milliards d’euros au compartiment des créances obligataires collatéralisées (CDO) et de 550 millions d’euros à celui des véhicules de titrisation RMBS ».

En bref, à moins d’une réorganisation d’urgence de tout le système financier international selon les lignes proposées par Lyndon LaRouche aux Etats-Unis et Jacques Cheminade en France, le nuage des subprimes continuera à porter l’orage d’une désintégration généralisée.

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Richelieu Finance contraint de se vendre
Bertille Bayart - 21/01/2008 - lefigaro.fr
http://www.lefigaro.fr/societes-francaises/2008/01/21/04010-20080121ARTFIG00305-richelieu-finance-contraint-de-se-vendre.php

La société annoncera cette semaine son adossement à un acteur européen. Avec l'effondrement des valeurs moyennes, elle peine en effet à garantir la liquidité de ses fonds.

C'est un krach. Depuis le 1er janvier, les valeurs petites et moyennes de la Bourse de Paris ont chuté de plus de 16% (indice CAC small et mid). De quoi donner des sueurs froides aux sociétés de gestion qui ont massivement investi sur ce segment de la cote. Pour Richelieu Finance, l'un des gestionnaires indépendants les plus connus de la place de Paris, la mauvaise passe s'est transformée en menace d'asphyxie. Au point que la société est contrainte de s'adosser. «Un rapprochement avec un très grand acteur européen sera annoncé dans les tout prochains jours », explique un proche du dossier. La transaction, conseillée par Rothschild & Cie, implique pour Gérard Augustin-Normand, le médiatique fondateur et patron de Richelieu, de renoncer à son indépendance. Mais cela lui permet de trouver une sortie par le haut, préservant les intérêts de ses clients. Ainsi, aucun des fonds gérés par Richelieu ne sera fermé, ni gelé.

Et pourtant… La menace qui guettait la société était celle d'une crise de liquidité. Depuis trois ou quatre mois et surtout depuis le début de l'année, les clients de Richelieu se retirent des investissements en actions. Et quand ceux-ci vendent leurs parts, le gestionnaire doit à due concurrence céder des actifs logés dans ses fonds communs. Cela ne pose aucune difficulté quand il s'agit par exemple de mettre sur le marché l'équivalent de 5 millions d'euros d'actions Sanofi ou EDF. C'est beaucoup plus difficile sur une petite valeur, surtout lorsqu'on en possède soi-même une part très significative du capital en circulation. Ce qui est justement la spécificité de Richelieu.

L'odeur du sang

Pour rembourser ses clients qui ont voulu sortir de Richelieu Spécial, son fonds star, Gérard Augustin-Normand a commencé par céder ses titres les plus «liquides», comme Total, Air Liquide, Saint-Gobain ou Royal Dutch Shell. La crise s'aggravant, la situation est devenue de plus en plus tendue. Richelieu Spécial a vu son actif net fondre de plus de 2 milliards d'euros fin novembre à 1,36 milliard au 17 janvier. Or, ses principales valeurs en portefeuilles sont toutes moins liquides les unes que les autres : le fonds est ainsi l'un des principaux et derniers détenteurs de titres participatifs Renault et d'actions Elf Aquitaine. Les choix de gestion très ciblée de Richelieu et la concentration de ses investissements, qui ont fait son succès et la fortune de ses clients pendant de longues années, se retournent contre lui.

D'autant plus que certains ont flairé l'odeur du sang : les arbitragistes. Ces investisseurs vendent par exemple «à découvert» des actions qu'ils ne détiennent pas encore et qu'ils achèteront plus tard. Si le cours de cette action baisse entre-temps, ils encaissent la différence. Ces arbitragistes ont ciblé les valeurs dont Richelieu est un gros actionnaire, supputant que le gestionnaire devrait en vendre. Ils ont ainsi tiré encore plus vers le bas des titres comme Club Med (-13% sur la semaine, -30% depuis le 1er janvier) dont Richelieu détient 20% du capital. Enfin, pour ne rien arranger, les couvertures mises en place par Richelieu pour protéger ses fonds d'une trop forte baisse n'ont pas fonctionné.

Les mésaventures de Richelieu Finance vont agiter la place dans les jours à venir. Il faudra convaincre les clients de la société que l'adossement résout les problèmes et offre de nouvelles perspectives de développement. Au-delà, la profession des gérants et l'Autorité des marchés financiers devront se pencher sur la question de la liquidité, qui sur fond de crise du subprime, avait déjà fait trébucher les fonds monétaires dynamiques d'Axa, d'Oddo et de BNP Paribas cet été.

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Les bourses européennes connaissent leur plus forte chute depuis le 11 septembre 2001
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 21.01.08
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-1002052@51-990468,0.html

La Bourse de Paris a clôturé lundi 21 janvier en baisse de 6,83 %, sa plus forte chute en une seule séance depuis le 11 septembre 2001, victime comme les autres places européennes des craintes de récession aux Etats-Unis. Les investisseurs ont été déçus par le plan de relance de 140 milliards de dollars proposé vendredi par le président américain, George W. Bush, et semblent craindre le pire pour l'économie des Etats-Unis.

Le CAC 40, indice vedette de la place parisienne, a lâché 347,95 points à 4 744,45 points, son plus bas de clôture depuis le 15 juillet 2006. Le volume d'échanges a battu son record historique, dépassant pour la première fois les 13 milliards d'euros, malgré la fermeture des marchés américains en raison du Martin Luther King Day.

La Bourse de Paris a dévissé dès l'ouverture, dans le sillage des marchés asiatiques, accentuant sa baisse au fil de la séance alors que le mouvement de panique gagnait tous les secteurs - aussi bien les valeurs financières que l'énergie ou la santé, traditionnels "refuges" en période de crise. La capitalisation boursière cumulée des 40 composantes du CAC a fondu de 87,7 milliards d'euros.

L'INDICE PANEUROPÉEN EN RECUL DE 5,33 %

Les principales places boursières européennes ont elles aussi enregistré leur plus forte baisse depuis les attentats d'Al-Qaida contre le World Trade center et le Pentagone. A Londres, l'indice vedette Footsie-100 a cédé 5,48 % à 5 578,20 points (la chute avait été de 5,72 % le 11 septembre 2001). A Francfort, l'indice vedette Dax a perdu 7,16 % à 6 790,19 points (- 8,49 % le 11 septembre 2001). A Madrid, l'indice Ibex-35 a terminé sur un recul de 7,54 %.

L'indice paneuropéen Eurofirst 300 a fini en recul de 5,33 %, à  1.286,14 points, son niveau le plus bas depuis juillet 2006. La chute des Bourses de Paris, Londres et Francfort a fait perdre ce lundi environ 300 milliards de dollars de capitalisation boursière, selon des calculs effectués par Reuters.

Alors que les principaux marchés européens évoluaient à la baisse dans la journée, dans la foulée de la chute des marchés asiatiques, les responsables européens avaient cherché à rassurer sur l'état de santé de leurs économies, tout en reconnaissant une inquiétude grandissante face au ralentissement aux Etats-Unis. "Il semble que les marchés envisagent la possibilité d'un ralentissement plus prononcé" qu'attendu de la croissance aux Etats-Unis, "peut-être même une récession", a déclaré à Bruxelles le commissaire européen aux affaires économiques et monétaire, Joaquin Almunia. "J'espère qu'ils vont aussi prêter attention aux informations sur l'économie réelle, en particulier en Europe, et qu'ils vont retrouver leur calme", a-t-il ajouté, avant une réunion des ministres des finances de la zone euro (forum de l'Eurogroupe).

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«On peut parler de krach»
LIBERATION.FR : lundi 21 janvier 2008 - propos recueillis par Tiphaine Reynaud
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/305221.FR.php

Marc Fiorentino, président fondateur d’Euroland Finance, décrypte la crise qui secoue les marchés financiers. Il espère notamment qu’elle apurera les marchés émergents, Chine en tête.

Les bourses du monde entier chutent aujourd’hui de manière spectaculaire. Pour quelles raisons ?
Il faut situer le contexte dans lequel ces chutes s’opèrent. Il y a un fondement macro-économique à la crise, c’est la récession américaine. Mais l’accélération de ces derniers jours est «psychologique» : les gens ont fini de nier la réalité de cette récession, et elle signe la fin de la fable du découplage entre la crise aux Etats-Unis et les marchés des pays émergents. Nous sommes dans une phase de prise de conscience de ces deux phénomènes.

Comment cela se traduit-il ?


Cette prise de conscience à rebours créé un effet de panique et un brusque désengagement des marchés. Et comme beaucoup d’organismes ont acheté leurs titres à crédit, les «effets de leviers» sont très importants, à l’instar de la crise des subprimes américaines. Les cotations deviennent totalement déconnectées de la réalité financière et les fonds sont obligés de «liquider» pour trouver des liquidités.

Ce mouvement va-t-il se poursuivre, peut-on parler d’un krach?

On peut en effet parler de krach. Mais je crois que l’on est en fin de crise et que nous vivons les derniers jours de baisse. Il y a un diction qui dit «il est temps d’acheter quand il y a du sang sur les murs». Aujourd’hui, il y a du sang et de la panique, donc les gens vont réinvestir et les marchés vont repartir à la hausse. Pour autant, je pense que l’on s’inscrit dans une longue période baissière, avec des hausses et des chutes brutales.

George W. Bush a proposé d'injecter 140 milliards de dollars dans un plan de relance de l’économie américaine. Cela suffira-t-il à calmer les marchés?

Rien ne va et rien ne peut stabiliser les marchés. Ils vont se stabiliser tout seuls. Le phénomène de purge auquel nous venons d’assister est en ce sens salutaire. Et la crise actuelle va permettre de découvrir beaucoup de choses sur les pays émergents, notamment la Chine, sur lesquels nombres ont spéculé. Ces pays sont en surrégimes, gonflent les cours des matières premières. J’espère sincèrement un krach en Chine. C’est ce qui pourrait arriver de mieux pour tout apurer.

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DECRYPTAGE - Comment la crise contamine l'Europe
Olivier LEVARD - le 21/01/2008
http://tf1.lci.fr/infos/economie/conjoncture/0,,3688234,00-comment-crise-contamine-europe-.html

-Bourses qui chutent, banques en difficulté... La crise américaine commence à se faire sentir en Europe et dans le reste du monde.

-L'Europe est partagée entre inquiétude et volonté de relativiser.

C'est l'histoire d'une crise des crédits immobilière de la classe moyenne américaine qui finit par faire plonger toutes les places financières de la planète. En quelques mois, la crise des "subprimes" a fait vaciller l'économie mondiale. Petit récit d'une contagion.
 
Le point de départ : la crise de l'immobilier aux Etats-Unis
 
La chute des prix immobiliers aux Etats-Unis a mis dans l'embarras des centaines de milliers des petits propriétaires aux Etats-Unis qui ont vu plonger le prix de leur maison. Ceux qui avaient fait le pari risqué d'emprunter à taux variable ont vu par ailleurs exploser le coût de leur crédit, au point de ne plus pouvoir rembourser.
 
Les banques qui leur ont prêté cet argent ne sont plus sûres de récupérer leur mise et doivent provisionner des milliards de dollars pour encaisser le choc. Les banques américaines ont donc besoin de liquidités. Traditionnellement, elles empruntent à leurs consoeurs, c'est un prêt interbancaire. Mais la confiance étant en crise, personne ne se porte candidat, les banques centrales doivent donc venir à la rescousse en injectant de l'argent dans le système économique.
 
La contagion : le château de cartes des banques
 
Ces difficultés ont fait chuter en Bourse la plupart des banques en particulier les plus concernées par la crise des subprimes, mais pas seulement. Car un deuxième effet commence à se faire sentir. La crise peut se répandre entre les banques via leurs assureurs, sur lesquels les banques s'appuient pour garantir les crédits. Ces "rehausseurs de crédit" traversent de grosses secousses car le marché craint qu'ils ne puissent plus faire face. L'un d'entre eux, Ambac, a ainsi perdu la moitié de sa valeur en une séance de Bourse, la semaine dernière.
 
Les agences de notation ont donc baissé la note de ces assureurs, ce qui revient à dire qu'elles s'inquiètent de leur capacité à pouvoir effectivement assurer les banques. Les clientes de ces assureurs deviennent à leur tour suspectes.
 
La simple rumeur de crédits assurés chez un de ces acteurs peut faire plonger un titre. Sur les deux dernières séances, la Société Générale avait perdu plus de 15%, lundi, en milieu d'après midi.
 
La suite : la croissance menacée ?
 
Cette crise du crédit immobilier mais aussi plus largement le risque d'une récession aux Etats-Unis menace les perspectives économiques de toute la planète, d'où la chute des bourses mondiales. Selon une étude publiée au début du mois par les organisateurs du Forum de Davos, alors que la Réserve fédérale américaine s'attend à des dépréciations d'actifs de 150 milliards de dollars liées à la crise des "subprime", les autres pertes du secteur financier "pourraient être considérablement plus élevées". Elle s'alarme aussi de la montée des prix de l'énergie et des produits alimentaires.
 
George  Bush vient justement d'annoncer un plan de relance de 140 milliards de dollars, une somme quasi équivalente, sous forme principalement de baisses d'impôts, dans l'espoir de faire repartir la consommation des ménages. Sans convaincre les marchés.
 
Pour éviter la contagion, Christine Lagarde, la ministre de l'Economie et des Finances française s'est prononcée lundi après-midi en faveur d'une "meilleure gouvernance" pour faire face aux dérapages boursiers. Et plus de transparence.
 
Le salut : les pays émergents à la rescousse?
 
Le Forum de Davos - qui réunit chaque année dans les montagnes suisses un plateau unique de grands patrons et de dirigeants politiques - s'ouvre ce mercredi, en pleine tourmente boursière. En 2007, il ne s'était guère inquiété de l'état de l'immobilier aux Etats-Unis. Cette année, il ne faudrait pas à l'inverse "tomber dans un pessimisme excessif", plaide son fondateur, Klaus Schwab. "Avec une économie mondiale qui ralentirait à 3,5% au lieu de 5% en 2007, le monde n'est pas en récession", souligne-t-il. Les analystes boursiers relativisent aussi ce "mini-krach".

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Bourses: Paris et les places européennes plongent, dégringolades en Asie
LIBERATION.FR : lundi 21 janvier 2008
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/305194.FR.php

Paris perd près de 5% en milieu de journée, les autres places européennes entre 2 et 3% à l'ouverture ce matin, dans le sillage des bourses asiatiques qui ont mal réagi à l'annonce du plan de relance de Bush.

La Bourse de Paris chute de près de 5% en milieu de journée. Vers 12h05, le CAC 40 perd 4,73% à 4.851,75 points après avoir touché un plus bas à 4.833,04 points qui est aussi un plancher depuis juillet 2006.

A l'ouverture, toutes les places boursières européennes chutaient dans la crainte d’une aggravation de la crise financière et d’une récession économique aux Etats-Unis. Paris affichait la plus forte baisse avec un recul de 3% du CAC-40 vers 9h30, tandis que le Footsie à Londres chutait de 2,2% et le Dax de Francfort de plus de 2%.

Madrid, Amsterdam, Stockholm et Zurich perdaient également environ 2%. Cette chute suivait la nouvelle dégringolade généralisée des Bourses en Asie, les investisseurs se montrant déçus par le plan de relance de 140 milliards de dollars proposé vendredi par le président américain George W. Bush et craignant le pire pour l’économie des Etats-Unis.

Les principales places asiatiques, qui étaient déjà fermées pour le weekend lors de l’annonce du plan Bush, ont chuté encore plus lourdement que Wall Street, où le Dow Jones avait cédé vendredi 0,49% et le Nasdaq 0,29%. Les marchés américains étaient fermés lundi, jour férié aux Etats-Unis. A Tokyo, deuxième place financière mondiale, l’indice Nikkei des valeurs vedettes a plongé de 3,86%, terminant à son plus bas niveau depuis 27 mois. A Shanghaï, l’indice composite s’est effondré de 5,14% en clôture. A Sydney, l’indice S & P/ASX 200 a fini la journée sur un recul de 2,90%. Il a reculé pour la onzième journée consécutive, marquant ainsi sa plus longue série ininterrompue de baisses depuis 1982.

«Nous assistons à un grand nombre de ventes de panique», a commenté Stuart Smith, conseiller chez Bell Potter Securities. Smith a toutefois jugé que la crise actuelle constituait une purge bénéfique pour le marché, car «les titres des sociétés les moins transparentes et les moins claires sur leurs projets d’affaires sont massivement vendus». L’indice Kospi de la Bourse de Séoul a terminé à son plus bas niveau en cinq mois après une chute de 2,95%. Les pertes ont été plus modérées en Nouvelle-Zélande, où l’indice NZX-50 ne s’est érodé que de 0,48%. Taïpeh (-0,91%) et Manille (-0,51%) ont également limité les dégâts. En revanche, à Hong Kong, l’indice Hang Seng s’effondrait de plus de 1.000 points (-4,01%) en milieu d’après-midi et les pertes frisaient les 3% à Singapour. Bombay dégringolait de 3,47% dans les premiers échanges. Partout en Asie, les investisseurs ont mal réagi aux propositions du président Bush, qui compte lancer un vaste plan pour contrer les craintes de plus en plus fortes d’une récession de la première économie mondiale. Selon la presse américaine, l’une des mesures phares serait une remise d’impôts pouvant aller jusqu’à 800 dollars par personne.

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BOURSES : Paris clôture sur sa plus forte chute depuis le 11 septembre 2001
NOUVELOBS.COM - 21.01.2008
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080121.OBS6213/paris_cloture_sur_sa_plus_forte_chute_depuis_le_11_sept.html

Le CAC 40 perd 6,83% à la fermeture, lâchant 347,95 points à 4.744,45 points, tandis que Francfort a perdu 7,16%. Moscou a clôturé en baisse de plus de 7%, tandis que les bourses latino-américaines sont elles aussi en forte baisse.

Les Bourses de Paris et Francfort ont clôturé en baisse, respectivement de 6,83% et 7,16%, soit leur plus forte chute en une seule séance depuis le 11 septembre 2001 (le cours des bourses en direct).
Le CAC 40, indice vedette de la place parisienne, a lâché 347,95 points à 4.744,45 points, enfonçant successivement les seuils de 5.000, 4.900 et 4.800 points.

Le volume d'échanges a battu son record historique, dépassant pour la première fois les 13 milliards d'euros, malgré la fermeture des marchés américains en raison du Martin Luther King Day.
La Bourse de Paris a dévissé dès l'ouverture, dans le sillage des marchés asiatiques, accentuant sa baisse au fil de la séance alors que le mouvement de panique gagnait tous les secteurs - aussi bien les valeurs financières que l'énergie ou la santé, traditionnels "refuges" en période de crise.

Dans le monde

Un peu plus tôt, l'Asie avait donné la tendance, la Bourse de Tokyo perdant 3,86% à la clôture, Shanghai 5,14%, ou Séoul 2,95%.

De son côté, la Bourse de Sao Paulo a chuté de 6% à l'ouverture ce lundi, dans la foulée de la baisse des bourses asiatiques et européennes.

A 11h30 locales (14h30 GMT), l'Ibovespa, le principal indice de la bourse de Sao Paulo, est tombé à 54.057 points après avoir clôturé vendredi à 57.506.

Les analystes estiment que la Bourse brésilienne suit la tendance des autres marchés en raison de l'incertitude sur l'état de l'économie américaine. "L'incertitude économique peut nous entraîner vers une chute encore plus forte", selon l'économiste Paulo Sandroni, cité par la radio CBN.

La Bourse de Buenos Aires a également suivi la tendance et chuté lundi de 4,64% à l'ouverture.
A Mexico, la Bourse des valeurs a dévissé à l'ouverture de 4,77%, soit quelque 1.273,62 points de moins qu'à la fermeture vendredi, son principal indice se situant à 25.440,21 points.

Une chute de 4,57% a marqué également l'ouverture de la place boursière de chilienne à Santiago. Les principaux titres s'affichaient lundi à la baisse et les échanges étaient limités, évalués à seulement quelque 2.942 milliards de pesos (92 millions de dollars).

En plein climat d'incertitude, le principal indice Merval tournait autour des 1.900 points. La Bourse argentine avait déjà chuté de 3,86% la semaine dernière.

Quant au marché boursier russe, jusqu'ici relativement épargné par les remous provoqués par les conséquences de la crise des "subprimes", a plongé lundi à l'instar des autres places, clôturant en baisse de plus de 7%.

Les deux principaux indices boursiers russes, le RTS et le Micex, ont cédé respectivement 7,38% à 1.999,83 points et 7,47% à 1.654,83 points.

Aux Etats-Unis, les marchés sont fermés pour cause de jour férié.

Plan de relance

L'inquiétude a surgi des difficultés d'un rehausseur de crédit américain. Ces sociétés ont pour objectif d'assurer les émissions obligataires des emprunteurs qui ne peuvent fournir toutes les garanties possibles aux marchés financiers.

Les opérateurs se sont aussi montrés déçus par les annonces de George W. Bush. Ce dernier a affirmé vendredi qu'il allait mettre en place un plan de relance de plus de 140 milliards de dollars afin de contrer une éventuelle récession de la première économie mondiale, sans pour autant livrer les détails de ce plan.

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Le CAC 40 subit sa plus forte chute depuis le 11 septembre 2001
La glissade des Bourses mondiales continue ce lundi.

http://www.20minutes.fr/article/207562/Economie-Le-CAC-40-subit-sa-plus-forte-chute-depuis-le-11-septembre-2001.php

18h

La Bourse de Sao Paulo a chuté de 6%. La Bourse de Buenos Aires a également suivi la tendance et chuté de 4,64%. A Mexico, la Bourse des valeurs a dévissé à l'ouverture de 4,77%. La Bourse de Santiago a chuté de 6,3% tandis qu'à Lima le marché boursier essuyait une baisse de 7,12%.
17h40

La Bourse de Paris clôture en baisse de 6,83%, sa plus forte chute en une seule séance depuis le 11 septembre 2001.
C'est également le cas pour l'indice Dax de Francfort, qui a perdu 7,16%, (contre 8,49% le 11 septembre 2001).

Idem pour la Bourse de Londres, dont l'indice vedette Footsie-100 a baissé de 5,48% à 5.578,20 points (contre -5,72% le 11 septembre 2001)).

17h

L'indice CAC 40 de la Bourse de Paris reprend sa baisse et atteint -6,40%. En Allemagne, l'indice Dax continue de dégringoler arrivant à -6,64%. Londres est à -4,75%.

16h

A Paris, l'indice CAC 40 est à -4,87%. En Allemagne, l'indice Dax est en baisse de 6,24%.
La Bourse de Buenos Aires vient d'ouvrir à la baisse à -4,64%.

15h

L'indice Dax de Francfort est en baisse de 5,59%. A Paris, la Bourse recule atteignant -4,51%. A Londres, la Bourse est en baisse de 3,79%.

14h

L'indice CAC 40 remonte légèrement passant d'une baisse de 6,76% à 4,70%. A Londres, la Bourse est en recul de 3,50%.
En Asie, la Bourse de Hong Kong est à -5,49%.

13h

A Paris, l'indice CAC 40 passe à -6,76%, sous les 5.000 points sous lequel il n'était plus descendu depuis août 2006. La Bourse de Londres perd 5,58%.

12h

A Paris, le CAC 40 continue sa baisse pour atteindre 4,79%. En Asie, Tokyo baisse de 3,86%, atteignant son plus bas niveau son plus bas niveau depuis 27 mois, Hong Kong 5,49% alors que Bombay s'effondre de 7,41%, sa plus forte baisse jamais enregistrée en une séance.

11h

En Allemagne, le Dax de la Bourse de Francfort perd 5%. L'indice est notamment passé sous la barre des 7.000 points. Il n'était plus passée sous ce seuil depuis mars 2007.

08h30

Le CAC 40, l'indice de la Bourse de Paris, chute de 3%. Londres baisse de 2,2% et Francfort de 2%. Madrid, Amsterdam, Stockholm et Zurich ont également perdu 2%.

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BOURSE
1990, 1997, 2000 : les précédentes crises du CAC 40

NOUVELOBS.COM | 21.01.2008 |
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/finance_et_marches/20080121.OBS6253/1990_1997_2000__les_precedentes_crises_du_cac_40.html

Voici les principales crises que le CAC 40 a connues depuis 20 ans.

1988 / 1989 : Ces années ont vu l'indice phare de la place parisienne emboîter le pas, à marche forcée, de la Bourse de Tokyo, doublement dopée par la forte croissance japonaise et la montée du yen, qui semblait alors inéluctable.
Peu avant le Nouvel An 1990, le Nikkeï touche son record historique à près de 39.000 points.

1992 : Mais la bulle spéculative sur l'immobilier japonais explose. Le Nikkeï tombe à 14.309 points. En 18 ans, il a perdu 60%.
A ce choc, s'est ajouté la première guerre en Irak et surtout les retombées de la réunification allemande: violentes attaques spéculatives sur le marché des changes et flambée des taux d'intérêt, pénalisant les entreprises du CAC, qui piétinent pendant la première moitié des années 90.

1995 : A partir du début de cette année, la situation se normalise. L'économie américaine crée des emplois par millions. Le CAC 40 peut se lancer dans une course qui le voit quadrupler en cinq ans, tandis qu'aux Etats-Unis, l'indice Dow Jones multiplie sa valeur par trois et le Nasdaq par six.

1997 / 1998 : Les crises monétaires en Asie en 1997, puis au Brésil et en Russie à la fin de 1998, font plonger le CAC dans les profondeurs, mais sans dommage. Il rebondit aussitôt, la Réserve fédérale américaine ayant réagi avec rapidité en baissant ses taux d'intérêts.

1999 : C'est l'année de toutes les spéculations. Le CAC engrange 55%. Les investisseurs se ruent vers les sociétés dites "TMT" (télécoms, médias et technologies), censées profiter du boom d'internet, qui va en fait, le plus souvent, les destabiliser.

2000 : Le CAC 40 frôle les 7.000 points à la fin de l'année où la multiplication de rachats de sociétés entraîne, revers de la médaille, une augmentation de la dette des grands groupes.

2002 : C'est donc une crise d'endettement qui fait plonger l'indice parisien de 37% cette année-là, sa dernière année de chute, qui voit cinq de ses ténors ou ex-ténors, France Télécom, Vivendi, Alstom, Alcatel et Rhodia (l'ex-Rhône-Poulenc) afficher de graves difficultés financières menant à leur recapitalisation ou des cessions d'actifs.
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« Répondre #66 le: 22/01/2008 - 21:03:49 »

Kader

voila une émission très instructive sur cette grave panique (krach) boursière mondiale qui risque de plonger l'Algérie dans une crise socio-économique sans précedentes et d'emporter l'Algérie à tout jamais dans les plus sombres abîmes.

Je me demande quel est le "bilan", qui serait catastrophique, de la spéculation par des "Algériens" des pétrodollars de tous les Algériens d'Algérie dans ses places boursières mondiales, c'est tout de même au moins 91 milliards de Dollars américains spéculé sur ses places boursières en plein "krach" au lieu de les investir en Algérie et dans les générations futures d'Algériens.


Panique à la bourse : qui ? REGARDEZ ICI http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_article=145

Panique sur les places boursières depuis les chutes vertigineuses de lundi. Après les Etats-Unis, l’Asie et l’Europe redoutent d’être contaminées par la crise des subprimes. A l’origine : la crainte de voir l’économie américaine tomber en récession et contaminer l’Europe.


------Kader-04 Dcembre 2007----
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=71.msg1261#msg1261

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Il faudra également que l'Algérie "demande des comptes" à la ministre française de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette, et à son "mentor", M. Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, concernant les réserves de change de l'Algérie estimées à au moins 91 milliards de Dollars US.

Pourquoi Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette a "orienté" et "poussé" l'Algérie à investir une grande partie de ces réserves de change dans des produits ou instruments financiers et des fonds d'investissement Américains et Européens "pourris" qui risquent actuellement la "banqueroute" ?

"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Tu oublies les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité. 

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" "potecoloniale" continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.


Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :


Elle occupe la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers
L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats Unis


Par Sofiane Bouayad/ Traduit par B. A - El Khabar - mercredi 22 aout 2007

Les investissements algériens aux Etats-Unis ont atteint 43 milliards de dollars, l’Algérie occupe ainsi la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers.

Selon un rapport de l’institut Paterson de l’économie internationale aux Etats-Unis, l’Algérie occupe la 9ème place en terme d’investissements étrangers, surtout en ce qui concerne les investissements de titres du Trésor qu’elle possède à travers une Caisse d’investissement créée par le Gouvernement algérien en 2000.

Les investissements algériens, selon le site « tout sur l’Algérie » aux Etats-Unis, viennent après ceux des Emirats Arabe Unis qui vont de 500 à 875 milliards de dollars, Singapour entre 300 et 430 milliards de dollars, la Norvège avec 380 milliards de dollars, le Koweït 174 milliards, la Russie 122 milliards…etc, ces pays, tout comme l’Algérie, se basent sur les hydrocarbures.

Le cabinet d’avocat Baker et Mckenzie, géré par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, sera le conseiller du gouvernement algérien en ce qui concerne ses investissements aux Etats-Unis. (au moins 43 milliards de pétrodollars)

 ???   ???   ???
Algérie-France : Quand Christine Lagarde conseillait l’Etat algérien (exclusif)
Par hayet zitouni le 01/07/2007 à 07:05
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=273

Christine Lagarde, le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l'économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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En conclusion, le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie est en réalité localisé au 139, rue de Bercy 75572  Paris Cedex 12 , FRANCE.

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, pme, pmi, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas,  ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyé vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à cette adresse :

Christine Lagarde (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Economie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France

Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr ou E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s



"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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Gestion occulte des finances publiques : les raisins de la colère
Par said kaced le 21/08/2007 à 12:06
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=718

Le gouvernement algérien investit 43 milliards de dollars aux Etats-Unis, essentiellement en emprunts obligataires de l’Etat américain, mais ne rend compte à aucune institution du pays sur la gestion de ces avoirs colossaux.

Au-delà de la fierté circonstancielle que l’on pourrait tirer du fait de prêter à la première puissance militaire – du reste la plus endettée au monde-, combien d’actions occultes resteront, peut-être à jamais, dans la méconnaissance de nos preux représentants de la Nation, réunis au sein d’une Assemblée–croupion ?

A l’heure où l’on s’interroge en quelques médias sur l’utilité des partis – question ô combien récurrente, mais fort peu innocente – qui oserait demander au sein de l’auguste Assemblée des comptes au gouvernement Belkhadem sur les torts causés au bon fonctionnement démocratique par le maintien de l’état d’urgence ? Car, cette «petite contingence», imposée par des impératifs sécuritaires inopportuns par endroits, met à l’abri du contrôle populaire des scandales de portée planétaire – les zones d’ombres autour du crash financier du groupe Khalifa pour n’en citer que le plus récent – qui permettent, hélas, à des organismes internationaux de classer l’Algérie dans la catégorie, peu glorieuse, des pays «à hauts risques».

Quel député commencerait à «éplucher» sérieusement les propositions de budgets de tel ou tel ministère, particulièrement celui de la Défense aux dépenses inconsidérées et inutiles, lors de la prochaine présentation du projet de loi de finance ?

Cela n’est pas fortuit au moment où les Algériens s’apprêtent à subir les affres de la hausse infernale des prix lors du Ramadhan. Nos compatriotes comprennent, de moins en moins, l’étalage outrancier de richesses – 80 milliards de dollars en réserves de change – qui ne se traduit pas par une amélioration de leurs conditions de vie, souvent très précaires pour le plus grand nombre d’entre eux.

Dans le même temps, leurs élus relaient, peu ou prou, les inquiétudes légitimes qu’ils manifestent en cercle restreint – les grands rassemblements populaires étant prohibés, exacerbant ainsi leur rancœur et leurs frustrations. Loin de nous l’idée de suggérer que le germe de l’explosion sociale prolifère à l’ombre des lois d’exception. Les raisins de la colère…


"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

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43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.[/color]

--------informaticien- 27 Novembre 2007 --------
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=71.msg1251#msg1251

Et dire qu'ils veulent voir des investisseurs en Algérie, quelle hypocrisie

100% des réserves de change de l'Algérie representant les hydrocarbures Algériens vendus, estimées à près d'au moins 91 milliards de dollars US (USD = future monnaie de singe) sont investis à l'extérieure de l'Algérie chez les occidentaux ( USA et Europe) afin de soutenir et entretenir leurs endettements et surconsommations abjects.
( LES INTERETS de ces " réserves de change " sont en majorité détournés grâce au sombre business Algérien de l'Import-Import ). La machine a détourné est très bien huilée et managée par des Algériens et des étrangers très compétents dans ces domaines qui sont le détournement et le blanchiment d'argent d'un pays  ;) .

D'un côté des Algériens soutiennent des économies occidentales abjects en déclins et d'un autre côté ces mêmes Algériens affament et rendent esclaves d'autres Algériens en Algérie. maintenant qui sont les "colonialistes".

Algérie : pas de conséquences de la crise des subprime sur les réserves de change
Par AFP le 26/11/2007
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-finances-crise-subprimes-reserves-de-change-1795.html

La crise américaine des crédits hypothécaires à risque (subprime) « n'a pas eu de répercussions négatives sur les placements de la Banque d'Algérie aux Etats-Unis, ni sur les réserves de change », a déclaré lundi à Alger la ministre déléguée à la Réforme financière, Fatiha Mentouri.

La ministre était interrogé lors d'une conférence de presse sur l'effet de cette crise des "subprime" sur les réserves de change de l'Algérie, dont une partie est placée en bons de Trésor américains. "La Banque d'Algérie mène une gestion des réserves de change avec toute la prudence possible, qui lui dicte d'opérer des placements financiers sûrs" à l'étranger en les diversifiant sous forme de titres financiers à long terme et de dépôts, a dit Fatiha Mentouri.

L'essentiel des recettes extérieures de l'Algérie provient du pétrole, dont la monnaie de compte est le dollar, mais la Banque d'Algérie les diversifie aussitôt en les convertissant en diverses autres monnaies dont le yen japonais et la livre sterling.

Selon le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, 70% des réserves de change de l'Algérie sont investis à moyen et long termes sous forme de titres auprès d'autres Etats, essentiellement aux Etats-unis. Ces placements garantissent une plus grande liquidité et de faibles risques sur ces dépôts, selon lui. Trente pour cent (30%) des réserves restantes sont investis en placements bancaires à l'étrange, selon le gouverneur.

Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars.

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FACE À LA BUREAUCRATIE, LA CORRUPTION ET L’ABSENCE DE FONCIER
Près de 4000 investisseurs étrangers ont renoncé à l’Algérie

23 Janvier 2008 - Smail ROUHA - L'Expression

L’art de rater les opportunités

Compte tenu des lenteurs administratives, les investissements étrangers sont détournés vers d’autres pays. Décidément, on fait tout pour «chasser» les investisseurs étrangers.

Contrairement au Maroc et à la Tunisie, l’Algérie éprouve du mal à attirer les investisseurs étrangers. Dans l’art de rater les opportunités, les responsables algériens excellent. Près de 4000 investisseurs étrangers ont renoncé à l’Algérie entre 2006 et 2007, affirment des sources crédibles. Les intentions des investisseurs ont buté sur plusieurs contraintes.

Absence de foncier, bureaucratie, corruption sont les principales contraintes bloquant les projets d’investissements. En outre, compte tenu des lenteurs administratives, les investissements étrangers sont détournés vers le Maroc et la Tunisie. Décidément, on fait tout pour «chasser» les investisseurs étrangers. A titre illustratif, on rappellera l’exemple du constructeur français Renault qui a dû renoncer à l’Algérie pour s’installer au Maroc. Ses projets avaient buté sur la question de l’accès au foncier industriel. Un vrai camouflet pour l’Algérie et ses 2 millions de km² et plus. Selon les propos de la présidente de la Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie (Cfcia), Michelle de Caffarelli, rapportés alors par le magazine Jeune Afrique «Renault a négocié pendant 3 ans sans résultat». De guerre lasse, Renault a dû s’installer au Maroc avec un investissement de 600 millions d’euros. «La société y a trouvé plus de facilités et toutes les infrastructures nécessaires», a encore indiqué Mme Caffarelli. Mais l’exemple le plus frais vient du groupe émirati Emaar qui a revu à la baisse ses intentions d’investissement en Algérie. En effet, après avoir annoncé 25 milliards de dollars, le groupe ne compte finalement investir que 5,5 milliards dans 4 grands projets. Deux exemples parmi tant d’autres. L’ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, Robert S. Ford, avait dénoncé, dans un entretien accordé à L’Expression, les difficultés rencontrées par, entre autres, les entreprises américaines désirant s’installer en Algérie. «En général, nous souhaitons que le climat des affaires s’améliore en Algérie. (...) il y a encore de nombreuses difficultés», a regretté l’ambassadeur, citant entre autres «les problèmes de dédouanement au niveau du port, des problèmes de fiscalité puisqu’il y a des impôts qui ne sont pas clairs, il y a le problème des visas pour les hommes d’affaires américains qui trouvent d’énormes difficultés pour avoir un visa en Algérie.» Ainsi, près de 4000 investisseurs étrangers ont donc été poussés à renoncer à investir en Algérie. Faisons un petit calcul arithmétique de base en simulant que chaque opérateur étranger investira 100 millions d’euros pour créer uniquement une centaine d’emplois directs. Faites vos comptes...perdus. Et dire que lors du dernier Forum économique d’Alger, on appelait encore les hommes d’affaires arabes à investir en Algérie pour qu’ils soient confrontés aux problèmes liés au foncier industriel, au droit de propriété, aux prêts bancaires, à la modernisation du système fiscal, la réalisation des grandes infrastructures (autoroute Est-Ouest, développement du réseau ferroviaire...), l’indépendance et l’impartialité de la justice, ainsi que d’autres obstacles bureaucratiques. Il est clair que de multiples facteurs influent sur les décisions des investisseurs. Parmi ces facteurs, la qualité des institutions économiques et politiques est un élément crucial. Or, une étude sur la gouvernance, réalisée par la Banque mondiale, une référence en la matière, montre que la performance de l’Algérie, relative aux variables institutionnelles et de gouvernance, reste faible. L’analyse des conditions du classement de l’Algérie a montré une forte perception de l’environnement dégradé des affaires dans ce pays. Ainsi, l’Algérie est classée dans le dernier quart du classement en matière de lourdeur des réglementations, d’efficacité du gouvernement et de l’Etat de droit.
En Algérie, chaque ministre, chaque responsable arrive avec une nouvelle stratégie qui divorce avec la stratégie précédente, raison pour laquelle les projets et intentions d’investissement n’arrivent toujours pas à concrétisation. En outre, l’Etat n’arrive toujours pas à aménager des zones industrielles. Rater des opportunités, faire fuire des investisseurs, tourner le dos à des millions de dollars et refuser des milliers de postes d’emploi à ses concitoyens, est apparemment un art qu’affectionnent ceux qui tiennent les rênes de ce pays.

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Les chiffres du gouvernement
La croissance de l’économie a été modeste en 2007

Par :Meziane Rabhi - LIBERTE - Mercredi 23 Janvier 2008

Les prévisions de clôture de l’année 2006 situent le taux de croissance économique global à 3,1%, a annoncé hier M. Brahim Ghanem commissaire général à la planification, lors d’un point de presse, consacré aux sujets examinés par le Conseil du gouvernement, dont la note de conjoncture économique. M. Brahim Ghanem précise que “les prévisions peuvent être affectées par les réalisations du 4e trimestre”. Hors hydrocarbures, le taux de croissance est estimé à (+6,5%) par rapport à l’année 2006 (5,2%). Le commissaire général à la planification souligne que la croissance est tirée essentiellement par le secteur services (6,9%), le BTP (9,5%) et l’agriculture (5,8). L’industrie enregistre une croissance très faible, autour de 1%. La production dans les industries manufacturières fortement affectées par l’ouverture de l’économie et de la faiblesse du niveau d’investissement dans le secteur industriel connaît, même, une baisse.

M. Brahim Ghanem signale par ailleurs que la croissance enregistrée “est fortement dépendante du secteur des hydrocarbures”. “Le BTP est déterminé par le budget de l’État et les importations sont financées par des recettes tirées des hydrocarbures”, explique-t-il. Le produit intérieur brut (PIB) en 2007 serait de plus de 135 milliards de dollars. Le PIB par habitant en moyenne est estimé à 3 968 dollars, contre 3 478 dollars en 2006. “Ces performances” ont été réalisées aussi grâce à la hausse des prix du pétrole. Le prix moyen du pétrole algérien, le Sahara Blend est estimé à 75 dollars le baril contre 64,5 dollars en 2006. Le commissaire général à la planification estime que l’excèdent commercial pourrait atteindre 35 milliards de dollars.

Dans le domaine du commerce extérieur, les exportations devraient dépasser les 60 milliards de dollars, soit une hausse de 11% par rapport à 2006 et les importations sont évaluées à 27 milliards de dollars, en hausse de 28%. Du côté des finances publiques, les recettes budgétaires devraient représenter 38% du produit intérieur brut, constituées à 73% de recettes de fiscalité pétrolière. Le Fonds de régulation à fin 2007 devrait contenir 3 000 milliards de dinars. “Un montant important qui permet de couvrir plus de deux années de réalisation du budget de l’équipement de l’État”, souligne M. Brahim Ghanem. En termes d’emploi des ressources, le commissaire général à la planification enregistre “une amélioration de la consommation finale des ménages et des administrations publiques en termes réels de 5,4% par rapport à 2006”. Le niveau des investissements est jugé très élevé. Cependant, il est “majoritairement le fait de l’État et du secteur des hydrocarbures”. M. Brahim Ghanem relève une baisse du taux de chômage. Ce taux de chômage projeté à fin 2007 était de 11,8% contre 12,3% en octobre 2006. En 2007 la population active est estimée à 10,51 millions de personnes.

La population occupée serait de 9,27 millions de personnes, en augmentation de 2,9% par rapport à 2006. Et le nombre de chômeurs  a atteint 1,24 million de personnes.  Concernant les prix, les données disponibles émanant de l’ONS et des douanes “pour ce qui est des prix à l’importation”, indiquent à fin 2007 des augmentations  de 2,75% pour la production industrielle et plus de 10% pour les prix à l’importation. Du coup, l’évolution des prix à la consommation (le taux d’inflation) est estimée à 3,5% en année pleine 2007. “L’inflation a pu être contenue grâce en particulier au  soutien des prix”, souligne le commissaire général à la planification.

Le ministre de la Communication a évoqué une communication de la ministre déléguée chargée de la Réforme financière. M. Rachid Boukerzaza affirme que le programme présenté par la ministre porte sur la modernisation des systèmes d’informations des banques, la mise à niveau des banques, les risques de crédits et le  développement des crédits hypothécaires. Le ministre de la Communication parle de projet de création de groupes bancaires et d’une banque d’investissement.

En Algérie, les banques sont à la fois sur liquides en bilan mais, en réalité, sous-capitalisées et très dépendantes des adjudications de la Banque centrale pour leur refinancement à court terme.

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Diversification : Opération de charme envers les investisseurs arabes
Par : Meziane Rabhi - Mercredi 23 Janvier 2008 - LIBERTE Economie
http://www.liberte-economie.com/edit.php?id=72545

La saturation de l’investissement dans leurs pays respectifs pousse nombre de ces hommes d’affaires à étudier comment réinvestir ailleurs, la manne générée par les hydrocarbures, évaluée à plus de 400 milliards de dollars, et c’est tout naturellement qu’ils se tournent vers les pays du Maghreb qui présentent cet avantage géostratégique et à la recherche d’investissements durables.

L’Algérie, dont le climat des investissements s’est amélioré, mais qui reste tout de même à parfaire, se doit d’être compétitive en matière d’attractivité de ces capitaux. Pour l’instant elle ne capte pas beaucoup. African Manager nuance l’importance des investissements arabes réintégrant les investissements domestiques, très importants en Algérie: «La part des investissements arabes par rapport à l’ensemble des investissements déclarés (nationaux et étrangers), et dont le chiffre a atteint 32 511 projets d’un montant de 3 195,1 milliards de dinars, reste encore très infime puisqu’elle ne représente que 1,7 % en nombre et 13 % en valeur. La Syrie et l’Egypte mènent la course, avec 57 projets pour un montant de 10,5 milliards pour les premiers et 27 projets pour 136,9 milliards aux égyptiens. La prise en considération du nombre de projets déclarés laisse apparaître que la Syrie est suivie de la Tunisie avec 34 projets totalisant 6,2 milliards de dinars, la Libye avec 33 projets d’une valeur de 6,4 milliards de dinars.

8,5 milliards de dollars  d’investissement en 2007

Sept milliards de dollars, c’est le montant des investissements arabes  en Algérie depuis 2002. C’est du moins le chiffre avancé par le directeur de la Division des investissements directs étrangers auprès de l’Agence ANDI, M. Djamel Zeriguine lors du 3e Forum économique d’Alger, dont les travaux,  placé sous  le thème “ L’Algérie, terre d’opportunités ”. 4,4 milliards de dollars ont été investis dans les télécommunications.

Pour l’année 2008 et 2009, le directeur de la Division des investissements directs étrangers auprès de l’agence nationale de promotion de l’investissement évoque un portefeuille  de projets estimés à 19 milliards de dollars. “ 90% des projets en question ont reçu l’aval des autorités”, souligne  M. Djamel Zeriguine.  Pour autant, selon le chef du gouvernement,  le niveau des investissement arabes en Algérie, est “en deçà des attentes” par rapport aux opportunités qu’offre l’Algérie, dans tous les domaines d’activités. Dans une déclaration à la presse, en marge des travaux du 3e Forum économique d’Alger, M. Abdelaziz Belkhadem a appelé les opérateurs à traduire leurs intentions en projets concrets, notamment dans les branches définies par la stratégie industrielle nationale. M. Belkhadem a souligné que l’Algérie “disposait d’infrastructures  développées, d’une main-d’oeuvre qualifiée et de sources d’énergie disponibles   et à des prix compétitifs”. Le ministre de l’industrie et de la promotion de l’investissement note que  de 2002 à 2007, le total des investissements reçus par l’Algérie s’élève à de 1700 milliards de dinars, soit 14,5 milliard de dollars.   251 projets arabes ont déjà obtenu des décisions d’octroi d’avantages ANDI, pour un montant de 422 milliards de dinars soit plus de 6 milliards de dollars. Cela représente 56% du total reçu par l’Algérie. En dehors  des 251 projets, 7 grands projets ont été examinés, en courant de l’année 2007 par le conseil national de l’investissement, d’un montant global estimé à 558 milliards de dollars soit 8,5 milliards de dollars. Il s’agit, entre autres, de l’extension du réseau de la téléphonie avec Orascom, un village touristique à Annaba avec le groupe Sidar, un hôtel cinq étoiles, à Moretti, sur la proche côte ouest algéroise, avec un investisseur émirati et  Donia parc…“ Nous sommes par ailleurs en discussions avec deux grands groupes, Emaar et le holding Quodra”  souligne-t-on.

Des entraves à l’investissement

Le ministre de l’industrie et de la promotion des investissements, M. Hamid Temmar, juge le climat des investissements en Algérie, “très attractif”.  Il affirme que l’opération de privatisation a connu un développement  rapide depuis 2005, avec l’ouverture du capital de 350 entreprises et annonce, dans la foulée, la privatisation de 100 autres entreprises durant le premier semestre 2008.
Pour leur part, les hommes d’affaires arabes pensent que beaucoup reste à faire par l’Algérie en matière de climat  des affaires. Certes, disent-ils, des améliorations ont été enregistrées. Cependant, le climat des investissements demeure contraignant et lourd, par rapport à ce qui se fait ailleurs. Ils citent  comme entraves, la bureaucratie, les banques, mais surtout le foncier. Concernant ce dernier, c’est-à-dire le foncier, contrairement aux propos de   M. Hamid Temmar, le problème demeure entier. “La vente aux enchères des terrains n’est pas une solution”, jugent certains investisseurs, pour lesquels  l’Algérie est le seul pays qui a recours à cette formule.
Le directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe, M. Jassem El Menai, pour sa part, craint que les dépenses publiques renforcent  le poids du secteur public, jugé déjà important.

M. Jassem El Menai estime qu’il aurait été plus judicieux de parachever le processus de privatisation du Crédit Populaire d’Algérie.  “Cela aurait été un signal fort ” affirme-t-il, expliquant que la privatisation des banques publiques “est une question importante”, tout comme l’ouverture du capital d’Algérie Télécom. Le directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe trouve, par ailleurs,  le coût des crédits élevé.  M. Jassem El Menai estime que l’Algérie a besoin aujourd’hui d’une  notation d’emprunteur souverain, ((rating). M. Hamid Temmar reconnaît que les investisseurs, pas seulement arabes, rencontrent des problèmes au niveau des administrations économiques, les impôts, les Douanes, l’ANDI, l’Agence foncière… chargées, de mettre en œuvre sur le terrain des politiques publiques. Cependant sur le plan de la législation et de la réglementation, le ministre estime que “l’Algérie possède une des meilleures”.  “Le gouvernement ne peut pas aller plus loin. Sur les plans des impôts, nous ne pouvons pas simplifier plus que ne l’avons fait” explique-t-il en annonçant que la fiscalité actuellement à deux taux, “sera ramenée à un seul taux”.

Projet Emaar : une histoire  de chiffres

Concernant les projets du groupe,  émirati Emaar, qui a fait couler beaucoup d’encre, une source proche du dossier affirme que le groupe attend la réponse du gouvernement. “Un protocole d’accord a été récemment remis aux autorités algériennes. Les choses fonctionnent normalement”,  soutient cette source, qui révèle que les projets proposés par le groupe émirati dépassent les 26 milliards de dollars.
Il s’agit entre autre de la réalisation du complexe touristique du côté de Zeralda, comprenant des résidences de vacances, un hôtel de 500 chambres, un golf ainsi que des centres commerciaux, la transformation de la baie d’Alger, un nouveau campus universitaire et l’implantation d’un campus technologique à Sidi Abdellah. D’autres sources avancent le mois de mars pour le démarrage des activités du groupe en Algérie. “Je ne sais pas pourquoi les chiffres ont commencé à gonfler dans la presse. Nous sommes passés de quelques milliards à 30 milliards” s’étonne M. Hamid Temmar, précisant que le “montant est de cinq milliards ”. Le ministre affirme que la rédaction du Mémorandum d’entente a été achevée. “Nous avons tout réglé, les problèmes du foncier par exemple et nous avons discuté des conditions de la participation de l’Algérie  dans les  projets en question” souligne  M. Hamid Temmar, insistant que le gouvernement ne vend pas les terrains.

De son côté, le président-directeur général du  groupe Sidar, le Docteur Ziad Mahmoud, annonce des investissements pour un montant global qui pourrait atteindre 2 milliards de dollars, d’ici cinq à 10 ans.    Ziad Mahmoud évoque le démarrage d’un grand projet touristique au niveau de Zéralda, dans six mois. Le groupe Sidar envisage de construire un village touristique et un centre commercial à Annaba. De son côté, le groupe koweïtien de holding nord-africain s’intéresse au processus de privatisation. M. Emad A Al Saleh affirme que le groupe a exprimé  son intention de rachat d’une entreprise d’équipements électriques située à Azazga dans la wilaya de Tizi Ouzou.

Un tiers des banques de la  place sont arabes

Le délégué de l’association des banques et établissements financiers, M. Abderahmane Benkhalfa avance dans son exposé que un tiers des banques de la  place sont arabes. Cependant, en termes de marché, “ le poids est très modeste”, souligne-t-il. Ce qu’il faut relever, c’est l’intérêt des banques spécialisées dans les produits  islamiques pour le marché bancaire algérien.

L’expérience réussie de la banque El Baraka Algérie semble montrer la voie aux établissements financiers. Ouverte en 1990 avec seulement un point de vente, 40 employés et un total actif d’un milliards de dinars, la banque compte aujourd’hui 20 agences, 120 000 clients et gère 150 000 comptes. Le total actif a été multiplié quasiment par 50. La banque occupe le premier rang dans le segment de crédit véhicule, avec 71 500 clients depuis 2001.

En 2007, 24000 crédits véhicules ont été octroyés.  M. Said Karim, Directeur de Marketing annonce l’élargissement de la gamme de crédits aux autres produits de consommation, comme l’électroménager. La banque envisage d’élargir son réseau pour le porter à 50 agences en 2012 et compte créer une société de leasing. Le dossier de cette nouvelle filiale a été introduit au niveau de la banque d’Algérie. Pour  M. Said Karim, “l’Algérie est réellement une terre d’opportunités”. Des opportunités que Al Salam Bank  voudrait saisir. Spécialisée dans les produits islamiques,  ayant reçu l’autorisation des autorités monétaires, Al Salam Bank débutera ses activités au second semestre de cette année, une fois toutes les procédures achevées. La Banque El Baraka aura ainsi de la concurrence sur un segment de marché  dont elle avait le monopole.  Pour autant, le chef du gouvernement, qui a clôturé les travaux du troisième Forum économique d’Alger, en répondant aux doléances des hommes arabes, a exprimé le souhait du gouvernement de voir les banques arabes financer aussi l’immobilier   
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« Répondre #67 le: 23/01/2008 - 14:40:12 »

La stupidité des gouvernements et de banquiers centraux aggrave le krach
22 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3742

22 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) - Le lundi noir l’a été particulièrement pour les principales banques françaises : Paribas a perdu 9.6 %, le Crédit agricole, 9 %, la Société Générale, 9,8 %, Dexia, 8 %. Au-delà de la puissance de l’onde de choque financière qui, telle une vague, frappe le monde de toute sa force, deux facteurs ont aggravé cette chute des banques. Le premier est la quasi-faillite du rehausseur, AMBAC, qui se fait ressentir sur toutes les banques qui, comme la Société Générale, y avait eu fortement recours pour se « protéger » des pertes dans ses investissements à risque. La quasi faillite de ce rehausseur expose la Société Générale à des pertes potentielles de 5 milliards d’euros investis dans les Collateralized Debt Obligations (CDO, des obligations adossées à des crédits hypothécaires à risque)..

L’autre cause de l’aggravation de la crise et de la panique fut la déclaration de Christian Noyer qui, dans une interview au International Herald Tribune du 17 janvier, a voulu à la fois avertir des pertes à venir de banques françaises, tout en se voulant rassurant par rapport à leur santé globale. Noyer s’est dit « raisonnablement confiant que les banques françaises allaient traverser l’orage sans trop de dégâts, même s’il est clair que, comme toutes les banques du monde, elles sont au milieu du processus de dévalorisation des actifs ».

Les propos de Christian Noyer viennent à la suite de déclarations faites par les Ministres des finances des quatre principaux pays européens - France, Italie, Grande Bretagne et Allemagne - réunis à Paris le 17 janvier dernier pour préparer les sommets à venir de Londres et de Tokyo. Les responsables financiers ont fait pression sur les établissements bancaires pour que ceux-ci fassent toute la transparence sur l’état de leurs bilans. Et bien que tout ceci soit, bien sûr, absolument nécessaire, sans projet de rechange visant à remplacer ce système par un autre qui interdise les folies spéculatives et oriente l’argent vers la production de biens utiles, ces mesures ne feront que mettre de l’huile sur le feu de la crise.

Or, l’Europe est belle et bien entrée dans le Maelstrom du crash financier, contrairement à ceux qui avaient eu l’illusion que seuls les Etats-Unis et l’Angleterre en seraient frappés. Le dollar qui a atteint ses plus bas niveaux à 1,49 contre l’euro, se renforce soudain face à un euro qui retrouvait une parité à 1.44 par rapport au dollar. Cette chute est due, selon Ramo Klawitter de la Dresdner Kleinwort cité par Les Echos, à des « ventes massives d’actions européennes par des Hedge Funds basés aux Etats-Unis ». Pour BFM, ces ventes massives font parti d’une guerre entre truands au sein d’un système en voie de disparition, les Hedge Funds cherchant à gagner la partie en éliminant les gestionnaires de fortunes en Europe...

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Radar 22 janvier 2008 : la Fed réagit dans l’urgence
C'EST TRES GRAVE, LIRE LA SUITE DE L'ETUDE ET ANALYSE SUR http://contreinfo.info/rubrique.php3?id_rubrique=50


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2008-2018 - Dix ans minimum pour sortir de la Très Grande Dépression
Source La Lettre Confidentielle de LEAP/E2020 - http://www.leap2020.eu/index.php

Que cela convienne ou non aux agendas des dirigeants à Washington et New-York ne fait aucune différence : La Très Grande Dépression en cours est de dimension historique et va exiger des mesures exceptionnelles d'une ampleur sans comparaison avec aucune politique américaine depuis les années 1930… (page 12 sur http://www.leap2020.eu/ )

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George Soros : La pire crise des marchés en 60 ans
Par George Soros, Financial » Times, 22 janvier 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1607
Publication originale Financial Times, traduction Contre Info

« La crise actuelle marque la fin d’une période d’expansion du crédit basée sur un dollar jouant le rôle de monnaie de réserve internationale. Les crises périodiques précédentes résultaient de processus d’emballement puis d’éclatement (boom et bust). Celle-ci marque la fin d’un super-boom économique qui a duré 60 ans. »

La crise financière actuelle a été déclenchée par une bulle dans le marché immobilier des USA. Par certains aspects, elle ressemble aux autres crises qui sont apparues depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, à des intervalles allant de quatre à 10 ans.

Cependant, il existe une différence profonde : la crise actuelle marque la fin d’une période d’expansion du crédit basée sur un dollar jouant le rôle de monnaie de réserve internationale. Les crises périodiques précédentes résultaient de processus d’emballement puis d’éclatement (boom et bust). Celle-ci marque la fin d’un super-boom économique qui a duré 60 ans.

Les processus d’emballement et d’éclatement résultent généralement du crédit et sont toujours basés sur une erreur de jugement. Il y a en général une incapacité à reconnaître l’existence d’une rétroaction circulaire entre la disposition à prêter et la valeur des collatéraux. L’assouplissement du crédit génère une demande qui pousse à la hausse la valeur des actifs, qui en retour augmente le montant de crédit disponible. Une bulle commence lorsque les gens achètent un logement en espérant qu’ils pourront refinancer leur emprunt en réalisant un profit. La bulle récente de l’immobilier US en est un bon exemple. Mais ce super-boom sur une période de 60 ans relève d’un modèle plus complexe.

Chaque fois que l’expansion du crédit a provoqué des troubles, les autorités de régulation sont intervenues en injectant des liquidités et en trouvant d’autres biais pour stimuler l’activité économique. Cela en créé un système d’incitations asymétriques, également appelé « risque moral » (moral hazard) [1] , qui a encouragé la poursuite de l’expansion du crédit. Ce système a si bien réussi que certains ont fini par croire en ce que le président Reagan appelait la magie des marchés et que je nomme quant à moi le fondamentalisme de marché. Les fondamentalistes croient que les marchés tendent vers l’équilibre et que l’intérêt commun se voit le mieux servi lorsque l’on autorise les participants à poursuivre leurs propres intérêts. C’est d’évidence une conception erronée, car ce sont les interventions des autorités qui ont empêché les marchés financiers de s’effondrer, non les marchés eux-mêmes. Quoi qu’il en soit, le fondamentalisme de marché est devenu l’idéologie dominante dans les années 1980, lorsque les marchés financiers se sont mondialisés, et que les USA ont commencé à connaître un déficit de leur balance commerciale.

La mondialisation a permis aux USA de puiser dans l’épargne du reste du monde et de consommer plus qu’ils ne produisaient. Le déficit de la balance des paiements US a atteint 6,2% du PIB en 2006. Les marchés financiers ont encouragé les consommateurs à emprunter en créant des instruments toujours plus sophistiqués et en offrant des conditions toujours plus généreuses. Les autorités ont aidé et encouragé ce processus en intervenant à chaque fois que le système financier a été menacé. Depuis 1980 les réglementations ont été progressivement assouplies jusqu’à disparaître presque complètement.

Le super-boom est devenu incontrôlable lorsque les nouveaux produits sont devenus si complexes que les autorités elles mêmes sont devenues incapables d’évaluer le risque lié au crédit et ont commencé à s’appuyer sur les méthodes mises en œuvre par les banques. De la même façon, les agences de notation se sont basées sur les informations fournies par les émetteurs des produits synthétiques [2]. Elles ont ainsi abdiqué leurs responsabilités de manière choquante.

Tout ce qui pouvait tourner mal l’a fait. Cette crise qui a débuté par les emprunts hypothécaires subprimes, s’est étendue à toutes les obligations adossées à des actifs (CDO), a mis en danger les compagnies d’assurance et de réassurance des obligations des municipalités et des emprunts immobiliers, et menace de contaminer le marché des Credit-Defaut Swap [3] , qui pèse plusieurs milliers de milliards de dollars. Pour les banques d’investissement, les crédits accordés pour les opérations de Leverage Buy-Out sont passés de l’actif au passif [4]. Les stratégies réputées neutres par rapport au marché [5] s’avèrent ne pas l’être et les fonds d’investissement qui y ont eu recours devront dénouer leurs positions. Le marché du papier commercial adossé à des actifs est au point mort et les Special investment Vehicles (SIV) créés par les banques pour sortir les emprunts hypothécaires de leurs livres de comptes ne peuvent plus obtenir de financement. Le coup de grâce a été donné lorsque les prêts interbancaires qui sont au cœur du système financier ont été désorganisé par le fait que les banques conservaient leurs ressources et ne se faisaient plus confiance. Les banques centrales ont du injecter des sommes sans précédent, en étendant à un niveau encore inconnu la gamme des collatéraux acceptés en contrepartie de prêts [6]accordés à un nombre jamais atteint de banques. Tout ceci rend cette crise plus sévère qu’aucune autre depuis la deuxième guerre mondiale.

Cette phase d’expansion du crédit doit maintenant être suivie par une période de contraction car certaines méthodes et certains nouveaux instruments de crédit ne sont pas fiables et ne peuvent être maintenus. La capacité des autorités financières à stimuler l’économie est contrariée par les réticences manifestées par le reste du monde pour accumuler des réserves supplémentaires en dollar. Jusqu’à récemment, les investisseurs espéraient que la Réserve Fédérale aurait tout fait, quoi qu’il en coûte, pour éviter une récession, car c’est ce qu’elle avait fait auparavant. Désormais ils doivent comprendre que la Fed pourrait bien n’être plus en position d’agir encore ainsi. Avec les cours du pétrole, de l’alimentation et des autres matières premières qui restent soutenus, et le Renminbi chinois qui s’apprécie rapidement, la Fed doit aussi se préoccuper de l’inflation. Si le taux de la banque centrale US baisse sous un certain niveau, le dollar serait soumis à de nouvelles pressions et le rendement des bons à long terme finirait par s’élever. Où ce situe ce niveau ? C’est impossible à déterminer. Mais s’il est atteint, la capacité de la Fed à stimuler l’économie disparaîtra.

Bien qu’une récession dans le monde développé soit maintenant plus ou moins inévitable, la Chine, l’Inde et certains pays producteurs de pétrole sont au contraire dans une tendance de forte croissance. La crise financière actuelle pourrait donc se traduire moins par une récession globale que par un réalignement de l’économie mondiale, accompagnée d’un déclin relatif des USA et de l’essor de la Chine et des pays en développement.

Le danger réside dans le fait que les tensions politiques résultantes, y compris le protectionnisme US, pourraient désorganiser l’économie mondiale et plonger le monde dans une récession, ou pire encore.

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Paul Jorion : Le krach pour demain ?
Par Paul Jorion, 21 janvier 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1600
http://www.pauljorion.com/blog/?p=322

« Le problème de la bourse, c’est que tant que les indices oscillent comme à leur habitude, c’est le train-train habituel, mais que quand ça baisse d’un grand coup, il faudrait une très très bonne nouvelle pour que ça remonte. Or dans le contexte actuel, je pourrais vous offrir une longue liste des choses qui pourraient encore aller plus mal demain mais je serais bien en peine de vous dire quelle pourrait être la « très très bonne nouvelle » qui ferait remonter la bourse. »

Je n’ai pas l’habitude de parler de la bourse. D’abord parce que j’essaie de donner un peu de pérennité, pour utiliser un grand mot, à ce que j’écris ici. Je veux dire, qu’il y ait encore intérêt à lire une semaine plus tard ce que j’écris. Claire Gatinois du Monde a la gentillesse de me consulter régulièrement sur ce sujet, et c’est donc dans ses articles que l’on trouve mes opinions éphémères sur la bourse au jour le jour. Ensuite parce que depuis le début de la crise il y a un peu moins d’un an la bourse reste un domaine refuge : les endroits où il vaut mieux ne pas placer son argent augmentent en nombre de jour en jour et la bourse reste une valeur sûre aussi longtemps que le preuve n’aura pas été faite du contraire.

La preuve du contraire est malheureusement en train de se faire. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord la capitalisation des établissements financiers dont la plupart ont vu la valeur de leurs titres se déprécier considérablement depuis l’été dernier et ceci à l’échelle mondiale, grâce à la dispersion « optimale » du risque des prêts hypothécaires subprime. Ensuite la faillite prévisible de certains ou de tous les assureurs d’obligations, qui conduira à des pertes chiffrées, selon les commentateurs, entre 250 et 400 milliards de dollars, soit davantage que les 250 milliards que la crise des subprimes proprement dite a occasionnés jusqu’ici. Enfin, parce que la récession américaine est là. Bien sûr Ben Bernanke, le président de la Fed n’en est pas tout à fait certain. Passons. La consommation des ménages américains gouverne 70 % de la croissance économique des États-Unis, et 30 % de la croissance économique mondiale. Au cours des cinq dernières années, les Américains ont utilisé pour financer leurs achats de biens de consommation :

1. la plus-value captive dans les murs de la maison dont ils sont le propriétaire - avec l’éclatement de la bulle immobilière fin 2006, c’est terminé.

2. les emprunts en général - la crise de l’été 2007 a vu un retrait massif des organismes de prêt américains, réagissant à deux facteurs :

    2.1. l’augmentation des défauts des consommateurs dans le remboursement de leurs prêts ;

    2.2. le tarissement du marché des capitaux dû à la méfiance des banques les unes vis-à-vis des autres - dans la mesure où l’ensemble des ramifications de la crise des subprimes n’était pas encore connu (la publication des bilans trimestriels de ces firmes est en train de dissiper le brouillard).

3. les gains dus aux placements en bourse - la baisse de la bourse règle automatiquement leur sort.

Voilà où l’on en est. Le problème de la bourse, c’est que tant que les indices oscillent comme à leur habitude, c’est le train-train habituel, mais que quand ça baisse d’un grand coup, il faudrait une très très bonne nouvelle pour que ça remonte. Or dans le contexte actuel, je pourrais vous offrir une longue liste des choses qui pourraient encore aller plus mal demain mais je serais bien en peine de vous dire quelle pourrait être la « très très bonne nouvelle » qui ferait remonter la bourse.

Le CAC 40 a perdu 6,83 % lors de la séance qui vient de se clôturer. Le Nikkei a perdu aujourd’hui 3,86 %, le DAX, 7,16 % et le Footsie, 5,48 %. Le marché américain est fermé en raison du Martin Luther King Day, il rouvrira demain matin. Le future du Dow Jones n’arrête pas de baisser depuis ce matin, à l’heure où je boucle ce papier il a perdu 522 points, soit 4,3 % de sa valeur.

Si j’ai pu gagner le titre enviable de « prophète » pour avoir annoncé en 2005 la crise à venir de l’immobilier américain dans un article intitulé « La crise du capitalisme américain » publié dans La Revue du MAUSS, je ne glanerais certainement pas autant de compliments si je vous annonçais le krach pour demain ! J’ai écrit [1] ailleurs que ce genre de choses sont imprévisibles, je prendrai donc bien soin de m’en abstenir !

Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié plus récemment, Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).

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Contrôle des prix : la Chine donne une leçon à la France
23 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3744


23 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) - Face à l’explosion des prix agricoles et de l’énergie dans le monde, la Chine a pris une série de mesures afin de protéger sa population et son économie contre cette vague inflationniste. La Commission d’Etat pour le développement et la réforme (CEDR), sorte de commissariat au plan, a annoncé le 16 janvier un contrôle des prix sur les denrées alimentaires de bases : les céréales, l’huile, la viande, le lait, les œufs, ainsi que le gaz naturel liquéfié.

« Les principales entreprises sont appelées à soumettre leurs plans de hausse de prix au gouvernement pour une approbation officielle dix jours avant de les adopter (...) Les agences de régulation des prix et du marché ont le droit de demander aux entreprises de faire retourner leurs prix à la normale ou de réduire leur hausse des prix si elles considèrent leurs hausses "inacceptables"« rapporte l’agence de presse Xinhua. Le dispositif met également à contribution les détaillants et les grossistes qui doivent rapporter aux autorités toute hausse forte et subite des prix. Dernière d’une série de mesures démarrée en juillet dernier, ce dispositif vient se rajouter au gel des prix agricoles depuis septembre et des produits pétrolier depuis le début de l’année.

En France, alors que l’inflation sur le panier alimentaire de base est à deux chiffres, que le litre d’essence approche les 1,40€ (moyenne) et que les factures de chauffage s’envolent, personne n’est foutu d’appliquer la loi. En effet, comme Jacques Cheminade le montre dans son système de coupe-feu contre l’inflation sorti le 1er novembre (voir ici), le préambule de la Constitution et le Code du commerce donnent l’obligation et les moyens au pouvoir politique d’endiguer la hausse des prix.

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Woerth chasse les fraudeurs pour équilibrer le budget
23 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3745

23 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) - Le ministre du Budget et des Comptes publics, Eric Woerth, a été désigné « chef de file » par Nicolas Sarkozy de la lutte contre la fraude. Dans un entretien donné le Figaro économie du 22 janvier, il précise les actions que portera sa future délégation interministérielle sur la population. Car, bien sûr en temps de krach financier, les fraudeurs ne sont pas les spéculateurs (sans doute le repérage est trop facile) mais tous ces bénéficiaires des caisses d’assurances sociales : les pauvres, la majorité oubliée et silencieuse, celle qui bénéficie du RMI, de la CMU ou d’autres « avantages » médico-sociaux que dispense un état français, sans doute trop généreux en temps de récession financière, et un personnel médical qui devra s’instituer en « complice ».

« Pour faire face à de tels cas, il faut des moyens juridiques, des possibilités de croiser les fichiers » précise Eric Woerth. A la question sur l’utilité d’une telle action, il répond « Un fraudeur a par exemple intérêt à majorer ses revenus déclarés à l’Assurance-maladie pour obtenir des indemnités élevées en cas d’arrêt de travail et à les minorer auprès de la CAF pour bénéficier de prestations sous conditions de ressources comme les allocations logement. Un simple recoupement permet de découvrir l’entourloupe. Cela se fait déjà ponctuellement. Là en¬core, dans une ville comme Toulouse, on découvre deux ou trois cas par semaine. En 2005, 63 % des indus récupérés par les caisses d’allocations familiales ont été mis au jour grâce à des échanges de données. Nous voulons donc réfléchir, dans le respect des avis de la Cnil, aux fichiers qu’il serait utile de croiser systématiquement. D’ailleurs, comme prévu, la déclaration de ressources aux allocations familiales sera supprimée cette année, la direction des impôts transmettant ses données aux CAF. » Flicage obligé qui sera accordé après une requête auprès de la Cnil et dans le respect de ses avis.

Pour la concrétisation des mesures, il ajoute : « Nous devons fiabiliser certaines déclarations. Par exemple, la CMU est souvent attribuée en urgence, les revenus sont vérifiés rapidement, et les droits sont ouverts pendant un an. Nous envisageons une ouverture initiale des droits pour trois mois, le temps d’un contrôle plus poussé. Concernant la prime pour l’emploi, l’un des critères d’attribution est le nombre d’heures travaillées. Il y a des erreurs ou des fraudes sur ce point, qui mérite d’être davantage vérifié, car c’est une des raisons pour lesquelles l’Etat verse à tort plus de 300 millions par an ». Simple et efficace, n’est-ce pas...

Les ordres des médecins ou des pharmaciens seront motivés (indics sans doute) à repérer les brebis galeuses complices qui seront jugées avec sévérité : « Je vais mettre en place, dit-il, un groupe de travail avec eux et des représentants de la Justice. Il ne sert à rien de renforcer la politique antifraude si, derrière, on passe l’éponge. Nous voulons aussi discuter de sanctions financières administra¬tives, plus rapides que les procédures judiciaires ». Classes miséreuses, classes dangereuses, à bon entendeur, salut !
 
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Krach financier : l’Institut Schiller témoigne devant le Parlement danois
22 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3739

Le président de l’Institut Schiller (IS) danois, Tom Gillesberg, accompagné d’une délégation de membres de l’IS et du LYM, a témoigné le 17 janvier devant la Commission politique et économique du Parlement, quelques heures seulement avant la conférence internet de Lyndon LaRouche.

Déjà le 12 avril dernier, l’IS avait été invité à présenter devant la commission du Transport, son ambitieux projet de trains à lévitation magnétique et de construction d’un nouveau pont sur le Kattegat.

Devant les six députés présents, représentant quatre partis différents, Gillesberg déclara d’emblée : « Nous sommes ici aujourd’hui parce que la crise de crédit que le monde vit depuis six mois fait partie de l’effondrement du système financier global. C’est seulement en mettant tout le système en redressement judiciaire et en instaurant un nouveau système de Bretton Woods que nous pourrons éviter le chaos. Le Parlement devrait donc oeuvrer à la mise en place d’un tel système et s’assurer que les autorités danoises prennent les précautions nécessaires pour protéger la population, l’économie physique et notre système bancaire et financier. »

Gillesberg a ensuite évoqué le soutien grandissant que suscite le HBPA aux Etats-Unis, tout en rappelant que l’IS et lui-même avaient soulevé le débat au cours des deux dernières campagnes électorales. En novembre 2005, leur slogan était « Lorsque la bulle éclate... un nouveau Bretton Woods » et pour les législatives du 13 novembre dernier, leurs affiches arboraient : « Après le krach financier, un maglev sur le Kattegat ».

Signalons que deux des membres de la Commission économique avaient déjà signé un appel de l’IS en faveur d’un nouveau Bretton Woods et que ce thème a déjà été abordé par deux députés lors de précédents débats parlementaires.

Gillesberg a proposé certaines mesures spécifiques pour le Danemark, notamment le maintien de la Couronne (le Danemark est dans l’UE mais a rejeté l’euro) et de son système hypothécaire unique. En outre, les autorités régulatrices devraient examiner de près les problèmes des banques danoises à l’échelle nationale et à l’étranger, tandis que le dégonflement de la bulle hypothécaire exige une intervention politique.

Gillesberg a également appelé le Parlement à tripler le budget des infrastructures, de façon à pouvoir construire un réseau national de maglevs et trois nouvelles liaisons pont/tunnel. En conclusion, il a annoncé la conférence internet de LaRouche, appelant ses interlocuteurs à l’écouter, puis à suivre l’exemple du Sénat italien en invitant l’économiste américain à venir en personne au Parlement pour discuter de ces questions. Des membres du parti social-démocrate ont posé des questions sur les recommandations concernant l’économie danoise : protection de l’économie réelle, monnaie, triplement du budget infrastructurel. Par ailleurs, la délégation a eu l’occasion de s’entretenir brièvement avec les ministres des Finances, de l’Education et de l’Emploi.

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LaRouche : Explosion hyperinflationniste imminente !
23 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3743

22 janvier 2008 (LPAC) - Les efforts effrénés de ces derniers jours pour tenter de sauver le système financier, que ce soit l’annonce de la Réserve Fédérale d’abaisser ses taux de 4,25 à 3,5 % ou le plan de relance de 150 milliards de Bush, ne marcherons pas, et ils provoquerons un retour de flamme spectaculaire, a déclaré hier l’économiste américain Lyndon LaRouche. La réalité, c’est que le système financier est mort, toute tentative pour sauver les milliers de milliards de valeurs financières fictives échouera et détruira toute nation assez bête pour faire l’expérience, a-t-il dit.

Le système financier mondial entre dans une période comparable à celle de l’Allemagne de Weimar en automne 1923, mais en plus grand. Si l’hyperinflation et ses effets étaient à l’époque limités à l’Allemagne, la crise actuelle est mondiale. Aucune économie nationale ne pourra survivre à ses effets et les nations pourraient même ne pas survivre à l’année en cours, a-t-il avertit.

Sous le régime du traité de Versailles signé après sa défaite de 1918, l’Allemagne croulait sous le montant exorbitant des réparations de guerre, si bien que son économie en fut détruite. Pour remplir ses obligations vis-à-vis de ses « créanciers » et continuer à faire tourner son économie, elle dû imprimer de la monnaie en très grande quantité, au détriment de sa valeur réelle. La « stimulation » monétaire était si forte que le mot « hyperinflation » fut inventé pour dénommer ses terribles effets.

Au fur et à mesure que l’économie allemande s’effondrait, le gouvernement réagissait en imprimant toujours plus d’argent, alors que le Reichsmark perdait de sa valeur. En 1913-1915, sa valeur était évaluée à 4 pour 1 dollar, puis 6 pour 1 en 1917-1918. Ensuite, la situation a commencé à dégénérer à 20 pour 1 en 1919, 63 en 1920 et 105 en 1921. Puis en 1922, ce fut la rupture, le Reichsmark atteignant 1886 pour 1 dollar avant de finir à 535 milliards pour 1 en 1923. Pendant ce temps là, le coût de la vie (en prenant 1913 comme base 100) est passé à 1019 en 1920 et 657 milliards le 23 novembre 1923. (source : Bureau allemand des statistiques)

Pour les mêmes raisons, nous sommes aujourd’hui proche d’un effondrement hyperinflationiste. La détermination et l’aveuglement de la Fed, de la BCE, des autres Banques centrales et des gouvernements à vouloir réanimer le cadavre du système financier nous plonge dans une véritable tragédie shakespearienne. Contrôlés par leurs peurs, ces Hamlet des temps modernes choisissent délibérément la destruction plutôt que d’abandonner leurs croyances envers les théories monétaires.

Sous le joug de Maastricht, les pays d’Europe ont abdiqué leur souveraineté et perdu la capacité de répondre à cette crise. Il incombe donc au gouvernement américain d’utiliser son pouvoir constitutionnel pour sortir le monde de cette crise. Les Etats-Unis doivent mettre leur système financier en règlement judiciaire et ainsi créer un précédent pour que les autres pays puissent agir à leur tour. La première étape passe donc par l’adoption par les institutions américaines du Homeowners and Bank Protection Act de LaRouche (HBPA), la seconde étape étant de réunir une conférence internationale des grands pays pour négocier un nouveau Bretton Woods.

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Le président français Nicolas Sarkozy face à une fin d’année 2007 très difficile
Extrait GEAB N°17  - 15 septembre 2007
http://www.europe2020.org/spip.php?article517&lang=fr

Le 15 septembre dernier, dans le N°17 du GEAB, LEAP/E2020 prédisait une fin d’année difficile au tout nouveau président français

De manière plus conjoncturelle, mais avec des conséquences très importantes, l’entrée de Nicolas Sarkozy, le nouveau président français, dans le jeu communautaire est en train de devenir une source de tensions européennes durables.

D’une part, son attitude personnelle, préoccupée essentiellement de son image dans l’opinion publique française, le conduit à froisser les autres dirigeants européens, dont la Chancelière allemande, par ses tentatives de « tirer à lui » les couvertures médiatiques d’évènements communs (sommets, libération des Bulgares, candidature européenne au FMI) ; d’autre part sa dépendance vis-à-vis des oligarques français qui l’ont porté au pouvoir le conduit à gérer tous les problèmes impliquant des intérêts économiques français sous le seul angle hexagonal et exaspère ses partenaires européens. Enfin, son atlantisme exacerbé (sur le modèle d’un Silvio Berlusconi, d’un Jose-Maria Aznar ou d’un Tony Blair) projette la position internationale de la France dans des zones d’incertitude de plus en plus nombreuses (retour dans l’OTAN ou non, soutien militaire accru aux Etats-Unis en Afghanistan ou non, maintien d’une politique africaine spécifique ou non, abandon de la politique arabe ou non, etc...). Pour un pays de taille moyenne qui aspire à une influence internationale, cette incertitude constitue un danger certain et intrigue fortement les partenaires européens de la France qui, pour la plupart, sont progressivement en train de prendre leurs distances vis-à-vis de Washington.

Sur le plan intérieur, le virtualisme du nouveau président français qui semble penser à tort qu’il peut gérer le pouvoir comme il l’a pris (c’est-à-dire avec des promesses tous azimuts), sa dépendance absolue vis-à-vis de ses soutiens médiatiques (médias et sondeurs) tous propriétés d’une poignée d’oligarques aux intérêts conflictuels, l’erreur de la baisse d’impôts totalement idéologique au moment du retournement de tendance économique induit par la crise financière américaine, le sentiment de son abandon progressif de son opposition à l’entrée de la Turquie dans l’UE, ses hésitations à entreprendre les réformes socio-économiques qu’il a promises, la contradiction croissante entre son choix atlantiste et des Etats-Unis en perdition dans une France restée majoritairement hostile à tout atlantisme,... tout cela notamment conduit LEAP/E2020 à identifier la fin de l’année 2007 comme le moment du retournement de tendance pour Nicolas Sarkozy. Il faut garder en mémoire qu’il a été élu par une majorité très hétéroclite, allant de l’électeur traditionnel de l’extrême-droite au « bobo » [1] plutôt centriste des couches sociales aisées. Il ne bénéficie donc d’aucun « socle » électoral solide. Et paradoxalement, la quasi-disparition du parti socialiste français comme force d’opposition rend la situation plus explosive. Sans alternative politique claire, le mécontentement s’exprimera plus brutalement, dans la rue probablement, comme la France en est coutumière.

Ce sentiment croissant de vulnérabilité, chez quelqu’un qui semble préférer éviter les confrontations dures (comme, au-delà du discours, toute sa carrière l’a montré jusqu’à présent), va se traduire probablement par une double réaction démagogique de sa part : accroître d’une part toutes les mesures touchant aux questions de sécurité intérieure et à l’immigration, et d’autre part accuser l’UE (Commission, BCE, partenaires,..) de tous les maux. Les partenaires européens de la France, Allemagne en tête, ont intérêt à s’y préparer et à envisager une période difficile en 2008 pour le couple franco-allemand.

Toujours est-il que le nouveau président français est très vulnérable médiatiquement. C’est en effet sur ce plan-là qu’il a construit toute sa conquête du pouvoir. D’une certaine manière, selon LEAP/E2020, la France connaît une situation comparable à celle qui a suivi l’arrivée de Bush au pouvoir aux Etats-Unis quand (et jusqu’à sa ré-élection en 2004) la quasi-totalité des médias américains était au service de sa cause. En France, cette situation devrait s’interrompe bien avant la prochaine élection présidentielle. Dès la fin de l’année 2007, une partie des médias prendra ainsi ses distances avec Nicolas Sarkozy. D’une part parce qu’il aura progressivement perdu la bienveillance de l’un ou l’autre des oligarques français qui contrôlent ces mêmes médias (Dassault, Lagardère, Bouygues,... [2] ) car il ne pourra pas indéfiniment ménager leurs intérêts contradictoires ; d’autre part, parce que les problèmes s’accumulent et qu’in fine, les médias vont devoir en parler. Cela commencera par une couverture croissante des problèmes intérieurs ; puis cela prendra la forme d’une critique croissante du gouvernement ; et enfin il y aura mise en cause directe de l’action du président, qui s’est de toute façon privé d’un "fusible" (son premier ministre, François Fillon) en intervenant sur tous les dossiers.

La lecture des sondages, comme celle de la plupart des médias nationaux, n’est pas d’une grande utilité pour connaître l’opinion réelle des Français sur l’action de leur nouveau président puisque la plupart des sondages sont réalisés par des sociétés aux mains d’amis ou de soutiens directs de Nicolas Sarkozy. On trouve d’ailleurs sur le net français un grand nombre d’analyses à ce sujet. En matière de grands médias, il n’y a en effet pas vraiment de site ou de journal contre-poids (à part l’hebdomadaire satyrique « Le Canard Enchaîné »), mais c’est en fait tout l’Internet français (citoyen, associatif, etc...) qui joue ce rôle auquel a renoncé la grande majorité de la presse française.

Pour conclure en revenant sur les questions européennes, si l’évolution de la popularité de Nicolas Sarkozy suit l’anticipation de LEAP/E2020, il est probable que la tentative de faire ratifier par voie parlementaire ce nouveau traité échouera : soit parce qu’il n’arrivera pas à convaincre les élus socialistes de lui apporter leurs voix (or il en a besoin pour obtenir la majorité nécessaire à cette ratification) ; soit parce que la pression de l’opinion publique l’obligera à passer par voie référendaire (comme ce fut le cas pour Jacques Chirac avec le projet de Constitution).

Parallèlement, l’explosion du déficit public que va générer la conjonction de la baisse d’impôts décidée cet été et le ralentissement économique en cours, mettra la France dans une position très difficile au niveau européen. Et selon LEAP/E2020, il est plus que probable qu’à ce moment-là, les sensibilités européennes froissées par Nicolas Sarkozy ces derniers mois lui fassent payer très cher son attitude.

[1] « Bobo », abréviation française de « bourgeois-bohême », nouveau symbole des classes aisées urbaines.

[2] Cela semble avoir déjà commencé avec Dassault puisque depuis le début Septembre Le Figaro, propriété de Serge Dassault, semble être devenu un journal de critique systématique du gouvernement et du président français.

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Les pays émergents ne résistent plus aux "subprimes"
Claire Gatinois - LE MONDE | 22.01.08 |
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3234,36-1002111@51-990468,0.html

La crise boursière contrarie la thèse dite du "découplage" qui suppose qu'un ralentissement économique aux Etats-Unis aurait peu d'impact sur la croissance mondiale. Celle-ci serait soutenue par les pays émergents, et notamment les "BRIC" (Brésil, Russie, Inde et Chine). Jusqu'ici, leurs places financières avaient effectivement affiché des hausses spectaculaires en dépit de la crise.

Mais, lundi 21 et mardi 22 janvier, les investisseurs ont démontré qu'ils n'y croyaient plus. En deux jours les places de Shanghaï, Sao Paolo, Bombay et Moscou ont enregistré des pertes historiques. Mardi, la chute a dépassé 7 % à Shanghaï et à Hongkong. En Inde et à Séoul (Corée du Sud), à l'ouverture des marchés, la baisse a été telle que les échanges ont dû être suspendus. "Les marchés ont fait mentir la thèse du découplage, celle de l'espoir au profit de l'expérience", concluent les analystes de JP Morgan.

De fait, la crise qui affecte les Etats-Unis menace aujourd'hui d'ébranler toute l'économie mondiale y compris celle des pays émergents. "Ces derniers continuent (…) à tirer la croissance mondiale. Néanmoins il n'est pas impossible que (…) la crise ait un effet sur les pays émergents et que la croissance [y] soit moins forte que (…) prévue", a reconnu Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fonds monétaire international (FMI).

Si l'influence américaine décroît, les investisseurs se souviennent que le pays reste la première économie mondiale et la principale destination pour les exportations des "BRIC", en particulier pour celles de la Chine. Une récession d'ampleur outre-Atlantique pénaliserait donc les débouchés des entreprises des pays émergents. En Russie, une récession américaine pourrait théoriquement faire dégringoler les cours du pétrole, principale source de revenus du pays.
 
SANCTION TROP BRUTALE

L'ampleur du phénomène est toutefois difficile à évaluer. La croissance de la plupart des "BRIC" avoisine les 10 %. Pour Tim Scholefield chez Baring, la déconfiture de l'économie américaine fera baisser la croissance chinoise, de plus de 10 % en 2007 à 7 % ou 8 % en 2008. Au regard des performances médiocres en Europe et aux Etats-Unis, l'expansion économique de la Chine reste notable. "Ce n'est pas la fin du monde. Tous les supports de la croissance n'ont pas disparu", assure ainsi Eric Chaney, économiste chez Morgan Stanley.

Pour celui-ci la sanction du marché a sans doute été trop brutale et impulsive. "Les autorités chinoises font tout pour éviter la surchauffe de l'économie. Si leurs exportations ralentissent, elles appuieront moins sur la pédale de frein", relativise-t-il. "On peut même dire que, pour l'Europe, cela aurait de bons côtés, comme d'inciter les dirigeants chinois à stimuler leur demande intérieure, ce qui augmenterait les débouchés pour les entreprises européennes", ajoute-t-il encore.

Certaines en font le pari, tentant d'investir au plus vite les marchés chinois, indien, russe ou du Moyen-Orient pour "sauver" leurs profits. En France le groupe de construction Lafarge, jusqu'ici très présent aux Etats-Unis, a ainsi racheté le cimentier égyptien Orascom, dont les projets ont peu de raison d'être remis en question par une récession américaine.

La chute des Bourses dans les zones émergentes suscite ainsi des commentaires mitigés. "L'économie russe reste extrêmement forte", assure sereinement Tom Mundy, analyste de la banque Renaissance Capital, à l'AFP. "Ce genre de situation ne se produit qu'une fois tous les dix ans environ, il faut s'accrocher et tenir bon. Le marché finit toujours par remonter et par battre de nouveaux records", ajoute Stuart Smith, conseiller chez Bell Potter Securities, à Sydney.

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Bank of China to announce more subprime damage
By MarketWatch -  21/01/2008
http://www.marketwatch.com/news/story/bank-china-announce-more-subprime/story.aspx?guid=057EC6EB-2849-4B99-B53E-DE8D1732763B&print=true&dist=printTop

HONG KONG (MarketWatch) -- The Bank of China is expected to announce a large fourth-quarter write-down on investments backed by U.S. sub-prime mortgages when it releases full-year results in April, according to a published report Monday.

The Bank of China, one of China's big four state-owned banks, is expected to lower the estimated value on $7.95 billion in subprime-backed securities and set aside additional funds to cover potential losses, the English-language South China Morning Post reported without citing its source.

The revision comes after a sharp downturn in financial markets in the September-to-December quarter that eroded the value of its subprime portfolio. To cover the losses, the bank likely will need to set aside an additional $300 million, according to BNP Paribas estimates.

In August, the bank revealed it had $9.65 billion in subprime securities, the most of any Asian financial institution. In September, the bank set aside $322 million to account for potential losses on the investments.

Shares of Bank of China were down 3.9% in early Monday trading in Hong Kong.

Fellow mainland banks Industrial and Commercial Bank of China and China Construction Bank are expected to increase write-downs on their subprime exposure following losses in the fourth quarter. Mainland media reports said ICBC would increase its provisions to 30% of its subprime portfolio, while CCB would lift its write-offs to 40%.

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2008 : Phase de plein impact global de la Très Grande Dépression US
Communiqué public GEAB N°21 - 15 janvier 2008
http://www.europe2020.org/spip.php?article519&lang=fr

Il y a un an, LEAP/E2020 annonçait que 2007 marquerait l’entrée des Etats-Unis dans ce que notre équipe avait appelé, « la Très Grande Dépression US ». A l’époque, l’esprit dominant était largement euphorique. Le mot « subprime » était inconnu du grand public et les experts estimaient que la crise immobilière américaine resterait sans conséquence pour le reste de l’économie américaine (les mêmes se refusant à simplement imaginer qu’elle puisse avoir un impact global).

Au cours de l’année 2007, les faits ont pourtant largement démontré qu’une crise systémique globale était bien en train de mettre à bas tous les fondamentaux sur lesquels repose l’économie mondiale depuis 1945. Et, comme décrit dans le GEAB N°17 en Septembre 2007, les sept séquences de la phase d’impact de la crise systémique globale vont bien atteindre simultanément leur pic au cours de l’année 2008.

L’un des aspects, et tout à la fois l’un des catalyseurs, de cette crise systémique globale, est bien l’entrée des Etats-Unis en 2007 dans une crise socio-économique sans précédent ( [1]), touchant durement les ménages ( [2]) via l’explosion de la bulle immobilière et leur insolvabilité croissante ainsi que les opérateurs financiers du fait de l’évaporation pure et simple de la valeur de plusieurs centaines de milliards USD d’actifs.

A ces deux catégories d’acteurs américains, 2008 va ajouter les entreprises qui vont être prises en tenaille entre le « credit crunch » et l’effondrement de la consommation des ménages ainsi que l’ensemble des institutions publiques dont les revenus fiscaux s’effondrent. En particulier d’ici l’été 2008, la crise financière initiée par les prêts immobiliers américains « subprime » va se transformer en une crise de beaucoup plus grande ampleur avec l’implosion du marché des Credit Default Swaps (CDS). Cela marquera un nouveau point d’inflexion de la phase d’impact de la crise systémique globale (voir développements dans la suite de ce communiqué et dans l’ensemble du GEAB N°21 sur abonnement).

Asie, Europe et pays émergents 2008 - Impact direct mais contrasté de la Très Grande Dépression US : Récession, stagflation et prise de contrôle d’établissements financiers occidentaux

Parallèlement cette plongée des Etats-Unis dans la Très Grande Dépression va avoir un impact direct de plein fouet sur l’économie mondiale :

. la zone Euro entrera dans une période de stagflation quand le reste de l’UE (Royaume-Uni en tête) va être quant à lui aspiré dans un processus récessioniste. Le Danemark (et probablement bientôt la Suède) est en train de préparer son entrée dans la zone Euro comme l’a indiqué son Premier Ministre Fog Rasmussen ( [3]) en remettant l’idée d’un référendum sur l’Euro au goût du jour. Ces deux pays savent que l’Eurozone ne posera pas de difficultés à leur entrée (par traité, la Suède devrait en fait être déjà dans la zone Euro car elle s’est engagée par traité de rejoindre la zone Euro à un moment donné) ( [4]).

Ce soudain accès d’amour scandinave pour la monnaie unique ne résulte pas d’une conversion récente aux mérites de l’intégration européenne, mais bien d’une prise de conscience de l’importance des turbulences monétaires, financières et économiques en développement qui risquent d’être fatales aux économies de petite taille non protégées par l’intégration complète à de plus grands ensembles.

A l’Est de l’UE on assiste également à des tentatives de révision à la baisse des délais nécessaires à l’entrée dans l’Euroland. Cependant les différentiels de situation économique sont encore trop importants pour réellement permettre à ces pays d’être à l’abri quand la tempête va frapper de plein fouet en 2008 (d’ailleurs même le Danemark et la Suède sont en retard sur les évènements).

Pourtant la zone Euro n’offrira pas de perspectives très stimulantes dans l’année à venir, avec une croissance autour de 1%. Mais par rapport au reste du monde, elle sera de très loin la zone la moins touchée par l’impact de la crise. Les risques de divergence interne des économies de la zone Euro sont bien entendu réels, et l’équipe LEAP/E2020 a eu l’occasion de développer ses anticipations sur le sujet dans les récents numéros de GEAB, mais le sentiment dominant aujourd’hui dans la zone Euro est de surtout conserver une devise qui semble protéger efficacement les Européens qui l’utilisent des turbulences externes.

Cela imposera à la BCE et à l’Eurogroupe de trouver des moyens de coopération plus efficaces pour intégrer les attentes des opinions publiques et des différentes économies. On constate d’ailleurs que les discours politiques contre la BCE (en particulier de Nicolas Sarkozy) ont été mis en veilleuse ces derniers mois. Et comme l’Allemagne va commencer à être également affecté par le taux EUR/USD (qui va franchir prochainement les 1,50 pour s’orienter vers 1,70 d’ici fin 2008), c’est l’ensemble des acteurs du jeu monétaire et économique européen qui sera prêt à évoluer. Selon LEAP/E2020 cela prendra notamment la forme d’une augmentation de 2% à 3% du plafond acceptable d’inflation pour la BCE, donnant de facto une plus grande flexibilité à la fixation des taux d’intérêts par la Banque Centrale Européenne.

[1] Ou plus exactement ‘avec un précédent’ auquel désormais la plupart des experts et des médias spécialisés font souvent référence, à savoir la crise de 1929 et la Grande Dépression qui suivit au cours des années 1930. A ce sujet, l’équipe de LEAP/E2020 a montré, dans les précédents numéros de GEAB, que la présente crise est pourtant beaucoup plus grave que celle de 1929.

[2] Si certains doutent encore de la récession aux Etats-Unis, nous les invitons à un exercice très simple : entrer l’expression « december sales down » sur Google et constater la liste impressionnante d’entreprises de tous les secteurs (vente de détails, automobiles, électronique, mobilier, …) qui ont vu leurs ventes chuter en Décembre 2007, période habituellement fastueuse du fait des fêtes de fin d’année.

[3] Source : Financial Times, 22/11/2007
[4] Source : Commission européenne, DG Affaires économiques et financières

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Principales caractéristiques et conséquences de l'entrée en récession de l'économie américaine
- Extrait GEAB N°15 (15 mai 2007) -
http://www.leap2020.eu/Principales-caracteristiques-et-consequences-de-l-entree-en-recession-de-l-economie-americaine_a1179.html?PHPSESSID=28b707315d801cb59d3149c881eab096

Principales caractéristiques et conséquences de l'entrée en récession de l'économie américaine
Comme l'a souligné à maintes reprises l'équipe de LEAP/E2020 depuis plus d'un an, les évènements qui se déroulent actuellement s'intègrent dans le contexte de la première crise systémique globale de l'Histoire, et chacun d'entre eux est donc porteur d'un impact qualitativement supérieur à un événement identique dans un contexte classique. Ainsi, la récession américaine qui vient de débuter n'est pas juste « une récession de plus », comme les Etats-Unis en ont connu plusieurs ces dernières décennies, mais elle est, comme l'a annoncé LEAP/E2020 début 2007, le déclencheur de la « Très Grande Dépression US 2007».

En effet, elle s'inscrit dans un moment historique bien particulier qui est caractérisé par une détérioration de la puissance des Etats-Unis dans toutes ses dimensions (politique, économique, financière, monétaire, militaire, stratégique, diplomatique). Son impact sera donc multiplié par autant de crises-miroirs, transformant notamment la récession en dépression. Dans ce numéro du GEAB, l'équipe LEAP/E2020 souhaite présenter les grandes lignes des enchaînements dépressionnaires qui vont dominer l'économie américaine et mondiale au cours des prochains mois. Dans le prochain numéro, nous reviendrons plus en détail sur les conséquences pour le secteur financier (notamment sur les hedge-funds, les grandes banques d'affaires et le Yen carry-trade)

I- Aggravation de l'insolvabilité du consommateur US, chute des profits des sociétés dépendantes du marché américain et licenciements massifs aliment une boucle rétroactive négative
Dès Novembre 2006, dans le GEAB N°9, l'équipe de LEAP/E2020 annonçait que l'insolvabilité du consommateur américain serait l'une des grandes caractéristiques de 2007. Les récents chiffres (en baisse) des ventes de détail (1) illustrent qu'en effet le consommateur américain, malgré un endettement croissant (y compris désormais sous forme de crédit revolving ou d'encours en cartes de crédit, puisqu'il ne peut plus emprûnter sur la valeur de ses biens immobiliers) (2), est en train de déclarer forfait (3). Cette évolution est renforcée, au-delà du problème du marché immobilier et du crédit connexe (4), par le fait que désormais l'emploi est affecté et que les licenciements se multiplient déjà dans l'industrie manufacturière et le commerce de détail, après l'immobilier et le bâtiment, et avant de s'étendre aux services.

Sans le crédit et sans les salaires, la consommation des ménages aux Etats-Unis ne peut plus représenter un facteur porteur de croissance. Or, elle a représenté 70% de la croissance US de ces dernières années. Cette défection du consommateur explique bien entendu l'entrée en récession de l'économie des Etats-Unis, mais elle éclaire également l'évolution des prochains mois, à savoir une contagion récessionniste qui va s'étendre d'abord vers les sociétés au contact direct du consommateur (1° et 2° trimestre 2007), puis remonter vers les industries de biens d'équipement et les services aux entreprises (2° et 3° trimestre 2007) (5). Le secteur financier américain (et implanté aux Etats-Unis), déjà affecté par les conséquences et les ramifications de la crise des prêts à risques (6), sera au coeur de cette spirale récessionniste (7).

A partir de ce moment, la boucle de rétro-activité négative est enclenchée, nourrissant la baisse des profits qui alimente le chômage (comme l'illustrent déjà les licenciements massifs en cours et la faiblesse de la création d'emploi) (8), qui lui-même pèse sur la consommation, et donc les profits des entreprises principalement dépendantes du marché américain. Les entreprises qui sont également bien positionnées sur les marchés asiatiques et européens pourront au contraire jouer d'un double atout : une croissance maintenue dans ces zones, et un effet de change positif si leurs résultats sont en dollars US.

II- Accélération de la baisse du Dollar, inflation importée, hausse du déficit de la balance des paiements et tensions commerciales avec l'Asie et l'Europe provoquent l'implosion du consensus à la Réserve Fédérale et l'entrée dans la « Très Grande Dépression »

Le taux EURUSD est déjà sur la pente des 1,40 et à l'été des 1,50. La tendance est la même pour la Livre britannique et le Yuan chinois. La prise de conscience généralisée de l'entrée en récession de l'économie américaine va accélérer la baisse des flux de capitaux investis aux Etats-Unis, aggravant de ce fait le déficit de la balance des paiements du pays. Ce phénomène renforcera le déclin de la devise américaine par rapport à l'ensemble des grandes monnaies mondiales; et aura une double conséquence d'aggravation de l'inflation importée (notamment via une hausse quasi-automatique des prix du pétrole libellés en Dollars US) (9), et de renforcement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux au premier rang desquels la Chine et le Japon qui seront simultanément exposés à une baisse de leurs recettes d'exportation (10) et à une réduction de la valeur de leurs réserves en Dollars US, mais aussi des pays européens. Pourtant le déficit commercial américain ne s'améliorera pas significativement dans les mois à venir faute de substitution possible aux importations.

Cette situation promet d'alimenter copieusement les conflits commerciaux entre les Etats-Unis et ses partenaires (11), tout en condamnant définitivement la moindre chance de relance du cycle de libéralisation des échanges de l'OMC et en renforçant les synergies régionales (Chine-Japon-Asean d'une part (12), UE dont Royaume-Uni/Euroland d'autre part). Et en ce qui concerne la Chine, ce sera un test décisif de sa capacité à affronter une telle réduction de ses exportations, entraînant notamment l'explosion de la « bulle spéculative boursière » du pays (13).

La Réserve fédérale américaine va désormais être au coeur de la tourmente politique, médiatique, économique, monétaire et financière, car ce qui n'est qu'une interrogation aujourd'hui va se transformer en accusation dans les prochaines semaines : pourquoi avoir tant tardé à baisser les taux d'intérêts et avoir condamné l'économie américaine à entrer en récession ? (14) Et la Fed ne pourra pas répondre publiquement la seule réponse valide : pour éviter un effondrement pur et simple de la devise US. Car en effet, comme l'équipe LEAP/E2020 l'a déjà longuement explicité dans les précédents numéros, la valeur de la devise américaine (déjà bien affaiblie) ne tient plus qu'à deux fils : le niveau favorable des taux d'intérêts américains et la croyance dans la valeur intrinsèque de l'économie des Etats-Unis. La prise de conscience de l'entrée en récession de cette même économie ayant coupé un fil, il ne reste plus que les taux d'intérêts pour éviter que la monnaie ne s'effondre. Mais évidemment, une telle déclaration est impossible à faire pour la Fed, car elle déclencherait aussitôt une fuite hors de la monnaie US. Alors parlons d'inflation maîtrisée, à maîtriser, maîtrisable, ... et préparons le terrain pour une baisse des taux forcément en demi-mesure (probablement 0,5%) d'ici l'été, tout en ayant l'air de maintenir une politique ferme et de ne pas céder à la panique. La panique viendra à l'automne du côté des politiques, au Congrès comme à la Maison Blanche, qui exigeront de l'action afin d'éviter la déroute électorale à l'automne 2008. Mais à ce moment là, ils devront choisir entre sauver le Dollar (15), ou sauver l'emploi de l'ouvrier Ryan, sur fond de vaste crise sociale (16).

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« Répondre #68 le: 24/01/2008 - 08:21:30 »


Société Générale : une fraude équivalant à quatre fois le «scandale Barings (1995)»

Liste des associations de défense des actionnaires

LA SOCIETE GENERALE A BATTU TOUS LES RECORDS MONDIAUX Voir ICI la liste (list of trading losses) des pertes "scandales" financière dans le Monde http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Trading_Losses

Crise financière et boursière mondiale des subprimes = http://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_des_subprimes

http://www.projects.ex.ac.uk/RDavies/arian/scandals/classic.html


Le scandale "fraude subprimes" de la Société Générale ressemble étrangement (même scénario) au scandale de la plus prestigieuse banque britannique, la Barings qui était également la banque de la famille royale britannique. ce scandale "Société Générale" est vraiment douteux et ne fait que commencer et dire qu'elle est presente en Algérie et veut racheter le Crédit Populaire d’Algérie - CPA.

Voila le site perso du bouc émissaire du scandale "Barings", Nick Leeson, http://www.nickleeson.com/

bouc émissaire = D'origine religieuse, l'expression bouc émissaire désigne en langage courant la personne qui est désignée par un groupe comme devant endosser un comportement social que ce groupe souhaite évacuer. Cette personne est alors exclue du groupe, au sens propre ou figuré, parfois punie, ou condamnée.

VOIR MON POST http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=71.msg1371#msg1371

CA PUE LA SPOLIATION "SCIENTIFIQUE" DES RESERVES DE CHANGE DE TOUS LES ALGERIENS ET DE L'ALGERIE A L'ETRANGER.


Je me demande quel est le "bilan", qui serait catastrophique, de la spéculation par des "stupides élites Algériennes et idôlatres fanatiques et avides de l'excrément du diable (pétrole et gaz)" des pétrodollars de tous les Algériens d'Algérie (du nord au sud et de l'est à l'ouest) dans ses places boursières mondiales, c'est tout de même au moins (fin juin 2007) 91 milliards de dollars américains spéculés sur ses places boursières en plein "krach" au lieu de les investir en Algérie et dans les générations futures d'Algériens.

D'après les déclarations du 26/11/2007, le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci :

1- "Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars américains (pétrodollars)."

2- 70% ( 63,7 milliards de dollars américains ou pétrodollars) des réserves de change de l'Algérie sont investis à moyen et long termes sous forme de titres auprès d'autres Etats, essentiellement aux Etats-unis (USA). Ces placements garantissent une plus grande liquidité et de faibles risques sur ces dépôts,

3- 30% ( 27,3 milliards de dollars américains ou pétrodollars) des réserves restantes sont investis en placements bancaires à l'étrange (entre autre chez la BANQUE FRANCAISE Société Générale EN PLEIN KRACH).


Les réserves de change de l’Algérie dépassent 100 milliards
vendredi 25 janvier 2008-Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com - D’après la Dépêche de Kabylie

Les réserves de change de l’Algérie ont connu une forte hausse ces dernières années et ont atteint près de 110 milliards de dollars à fin 2007.

Les réserves de change de l'Algérie progressent. L’Algérie cumule 110 milliards de dollars de réserves de change. Selon l’expert international Han Stimer, de la Banque mondiale que « les taux d’importation de l’Algérie, renforcerait le développement économique mondiale, ce qui permettra aux sociétés américaines d’exportation, de se hisser et de renforcer leurs capacités financières, et par conséquence résorber la crise d’hypothèque que vit les Etats-Unis ». De son côté, le ministre algérien de l’Energie et des mines, et président de l’Organisation mondiale du pétrole (OPEP), M Chakib Khelil, déclare que : « L’Algérie continue de maintenir ses ventes en dollars, considérant que la Banque nationale d’Algérie (BNA), adopte une gestion de qualité des opérations financières du secteur.”

Un rapport émanant de la Banque mondiale sur les prévisions économiques pour l’année 2008, indique que les investissements directs supposés, durant l’année 2008, par l’Iran et l’Algérie, atteindront les 1,1 milliard de dollars, pour chacun. Se référant aux taux d’importation engendré par les besoins de ces pays, pour ces approvisionnements en matériaux nécessaires, afin d’alimenter les énormes projets lancés par ces deux Etats. L’Algérie compte investir 5 à 7 milliards de dollars en matière d’équipement américain, en plus du rachat des actions du Trésor américain qui avoisinent les 43 milliards de dollars à la fin de l’année écoulée.

Algérie/Banque mondiale : Les réserves de change à la rescousse de l’économie… mondiale
Lounis Melbouci - Jeudi 24 Janvier 2008  -  la Dépêche de Kabylie  edition  N° 1716

Selon un rapport émanant de la Banque mondiale sur les prévisions économiques pour l’année 2008, indique que les pays tels que l’Algérie, joueras un rôle prépondérant et  protecteur de l’économie américaine concernant la crise financière, qui sévit depuis des mois au pays de l’Oncle Sam dans le volet de  l’hypothèque immobilier.

Ce même rapport affirme que, l’Algérie, la Chine, l’Inde et l’Iran, devront apporter un élan économique qui peut atteindre les 3,9 % au courant des 10 prochaines années, compte-tenu des rentes financières record enregistrées durant les dernières années. Cela est dû principalement à la flambée des prix de pétrole sur le marché international, qui a dépassé les 100 dollars. Le coup d’accélérateur se traduit par les investissements internes de ces pays et leurs apports financiers sur la scène mondiale, par deux procédés qui sont : l’investissement direct d’un côté et l’acquisition des actions garanties par la trésorerie américaine de l’autre.

Le rapport de la Banque mondiale indique que les investissements directs supposés, durant l’année 2008, par l’Iran et l’Algérie, atteindront les 1,1 milliard de dollars, pour chacun. Se référant aux taux d’importation engendré par les besoins de ces pays, pour ces approvisionnements en matériaux nécessaires, afin d’alimenter les énormes projets lancés par ces deux Etats. L’Algérie compte investir 5 à 7 milliards de dollars en matière d’équipement américain, en plus du rachat des actions du Trésor américain qui avoisinent les 43 milliards de dollars à la fin de l’année écoulée. Un chiffre qui va être revu à la hausse et ce, malgré la dégringolade du dollar américain  dans le marché boursier. L’Algérie cumule 110 milliards de dollars dans ses caisses. Selon l’expert international Han Stimer, de la Banque mondiale que « les taux d’importation de l’Algérie, renforcerait le développement économique mondiale, ce qui permettra aux sociétés américaines d’exportation, de se hisser et de renforcer leurs capacités financières, et par conséquence résorber la crise d’hypothèque que vit les Etats-Unis». De son côté, le ministre algérien de l’Energie et des mines, et président de l’Organisation mondiale du pétrole (OPEP), M Chakib Khelil, déclare que : « L’Algérie continue de maintenir ses ventes en dollars, considérant que la Banque nationale d’Algérie (BNA), adopte une gestion de qualité des opérations financières du secteur.” Du point de vue politique, le rapport de la Banque mondiale, dévoile au grand jour que, les Etats-Unis demeurent toujours les maîtres et les décideurs, notamment sur les pays arabes, compte-tenu des résultat du     «sommet de l’OPEC de Riadh», en novembre dernier, où il a été décidé de rester « fidèle » à la monnaie américaine, et ce malgré la chute vertigineuse du dollar sur le marché boursier mondial et qui a coûté une perte de 100 milliards de dollars aux Etat-Unis.    

MERCI AUX "STUPIDES ELITES ALGERIENNES ET IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ET AVIDES DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ)"

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Crise des subprimes aux Etats-Unis
Les risques sur les placements de l’Algérie sont ’’nuls’’

Par : APS   Le : lundi 04 février 2008
http://www.elmoudjahid.com/stories.php?story=08/02/04/4751096

Les risques d’impact de la crise américaine des subprimes  sur les placements de l’Algérie ’’sont nuls’’, a déclaré hier à l’APS le ministre  des finances, M. Karim Djoudi, en marge d’une rencontre avec les P-DG des banques  sur le financement de l’économie.

Précisant, tout d’abord, que les réserves de change de l’Algérie sont  gérées par la Banque d’Algérie, le ministre a tenu à indiquer que les placements  de ces réserves sont effectués dans les ’’actifs publics’’ (titres gouvernementaux)  à l’étranger.

Ce qui signifie, a-t-il ajouté, que ’’les débiteurs de l’Algérie sont  des Etats souverains de ces pays où elle effectue ses placements.’’          

En conséquence, a-t-il ajouté, ’’si les placements sont effectués en  dollars, le débiteur de l’Algérie est donc le Trésor public américain, si c’est  en livres sterlings, le débiteur est alors le Trésor public britannique et ainsi  de suite.’’  

L’Algérie, affirme-t-il, investit donc ses placements à travers des  ’’valeurs d’Etat’’  dans les pays concernés et non à travers des placements  en ’’valeurs de marché’’ qui, elles, sont des titres à risque élevé.        

’’Même si les valeurs de marché ont des rendements plus importants que  les valeurs d’Etat, ils présentent toutefois des risques élevés en cas de retournement  de conjoncture’’, a-t-il expliqué.        
Quant aux changements qui peuvent intervenir sur l’ensemble de ces valeurs,  l’argentier du pays explique que ces dernières évoluent en fonction  de deux éléments.        

Il s’agit des taux d’intérêt, lesquels ont enregistré une baisse  aux Etats-Unis suite aux décisions prises par la Réserve fédérale (Banque  centrale américaine) qui a procédé à des baisses de taux depuis l’été  dernier en raison de la crise des prêts hypothécaires à hauts risques et à une  probable récession aux Etats-Unis.        

Le second élément est l’évolution des parités des monnaies fortes entre  elles telle la parité entre le dollar par rapport aux autres devises,   souligne-t-il. Or, explique M. Djoudi, l’évolution de ces parités, telle  la dépréciation du dollar par rapport à l’euro, est atténuée par la Banque d’Algérie  à travers une gestion judicieuse du portefeuille des réserves de change par  le biais d’une diversification des monnaies dont se composent ces réserves.        

Le ministre a expliqué que la Banque d’Algérie ne garde pas les recettes  en devises totalement en monnaie américaine, qui est l’unité de compte sur les  marchés pétroliers et donc la principale composante des revenus extérieurs de  l’Algérie.        

La diversification de ces placements en termes de monnaie se fait également  en euro, en yen japonais et en livre sterling, entre autres, malgré le fait  que les transactions financières de l’Algérie soient opérées quasi-exclusivement  en dollars et en euros.  

A la question relative au traitement de la dette publique interne, le ministre a tenu à préciser que cet indicateur macro-économique est un des  principaux éléments d’appréciation de la performance de la conduite des finances  de l’Etat.        

Selon lui, les actions qui vont être engagées au cours de cette année  en matière de gestion de cette dette devront permettre de clôturer l’année 2008  avec ’’une dette interne de l’ordre de 500 milliards de dinars’’ contre 1.050 milliards  de dinars à fin décembre 2007 (1.780 milliards de dinars à fin 2006).   Il a, cependant, souligné que cette autre phase de processus de réduction  de la dette interne devra prendre en compte un certain nombre d’éléments d’équilibres  de la place financière dont l’activité des banques.

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Société générale : six questions sur une fraude
LE MONDE | 25.01.08 | 12h34  •  Mis à jour le 25.01.08 | 15h41
Claire Gatinois et Anne Michel
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/01/25/societe-generale-six-questions-sur-une-fraude_1003634_3234.html

C'est l'histoire d'une fraude "inouïe", selon les termes du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, qu'a tenté d'expliquer, jeudi 24 janvier, l'état-major de la Société générale. Le PDG de la banque, Daniel Bouton, s'est livré à un exercice compliqué : convaincre qu'un homme seul a pu embarquer l'établissement bancaire dans des opérations financières de près de 50 milliards d'euros, qui lui ont valu une perte de 4,9 milliards.

Comment une telle malversation a-t-elle été possible ?

Selon la Société générale, un jeune homme, Jérôme Kerviel, 31 ans, opérateur sur les marchés, a déjoué tous les systèmes de sécurité, douze mois durant. Sa façon de procéder semblait élémentaire. Il passait par exemple un ordre d'achat et "le cachait, par un autre ordre fictif" - de vente - a expliqué M. Bouton. In fine, la banque ne voyait que le solde des deux opérations, c'est-à-dire rien.

Le trader intervenait sur les marchés dérivés d'actions - options, contrats à terme - sur les indices boursiers européens, à fort effet de levier. L'utilisation de ces produits explique que la perte se soit considérablement creusée en trois jours, passant de 1,5 milliard à 4,9 milliards d'euros entre samedi matin et mercredi soir.

Ce trader, un ancien du "back office", l'endroit où sont traitées et enregistrées les opérations, anticipait les contrôles grâce à sa connaissance de l'informatique bancaire. "Il savait quand et comment agir", explique un dirigeant. Au moment critique où l'acheteur aurait pu alerter la banque, l'ordre était effacé et remplacé par un nouveau. La mécanique était presque parfaite. "Assez extraordinaire", a reconnu M. Bouton. Sauf que le trader a, semble-t-il, manqué de flair.

"Il a acheté quand le marché baissait et vendu quand ça montait. Tout à l'envers !", explique un opérateur. Les pertes se sont accumulées. Pour se refaire, il aurait passé des ordres de plus en plus gros, jusqu'aux 48 milliards d'euros responsables des 4,9 milliards de pertes pour la Générale.

Comment la fraude a-t-elle été découverte ?

Vendredi 18 janvier, lors d'un contrôle de routine dans la salle des marchés, l'inspection des risques repère quelque chose d'anormal. Le trader aurait commis une erreur, passant un ordre sans lui adjoindre sa garantie fictive. La direction est alertée. Les investigations s'engagent. Dimanche 20 janvier, les inspecteurs découvrent des ordres d'achat de plusieurs dizaines de milliards d'euros, qui font courir à la banque un risque financier colossal.

L'heure est grave : la banque risque jusqu'à 7 milliards de pertes, la place financière joue sa stabilité et sa réputation. "Quelqu'un a construit une entreprise dissimulée dans notre salle de marchés, une entreprise dans l'entreprise", a déclaré M. Bouton.

Comment la banque a-t-elle géré la crise ?

Le gouverneur de la Banque de France est averti dès le dimanche 20 janvier, en même temps que le secrétaire général de l'Autorité des marchés financiers (AMF) et les commissaires aux comptes. Un comité de crise est convoqué pour élaborer un plan de sauvetage. Il décide de garder le secret, pour permettre à la banque de revendre, discrètement, dans le marché, les produits achetés par son trader. Les 48 milliards sont liquidés, par tranche, entre lundi 21 et mercredi 23 janvier.

Ce plan exécuté, M. Bouton prévient le gouvernement. Mercredi 23 janvier, il appelle l'Elysée, puis Matignon et Bercy. Le même jour, le conseil d'administration est mis au courant. M. Bouton remet sa démission mais les administrateurs la rejettent. Ils souhaitent qu'il reste et gère la crise. Son maintien alimente toutefois des critiques, en privé, de ses homologues. "Après de telles pertes, c'est incompréhensible, cela ne se verrait pas aux Etats-Unis", glisse l'un d'eux. En guise de mea culpa, M. Bouton et son bras droit, Philippe Citerne, renoncent à 6 mois de salaire cette année ainsi qu'à leur bonus de 2007. Cinq responsables, dont le patron des activités actions, sont limogés. Dans une lettre aux actionnaires publiée dans la presse, vendredi, M. Bouton présente ses excuses aux actionnaires : "Je vous prie d'accepter mes excuses et mes profonds regrets", écrit-il.

La fraude a-t-elle un lien avec la crise des subprimes ?

"Il ne faut pas tout mélanger", s'emporte M. Noyer. "La malversation porte sur des indices boursiers européens. Cela n'a rien à voir avec les subprimes", les fameux crédits immobiliers américains risqués, dit le gouverneur de la Banque de France.

Pour M. Bouton, "la Société générale a été victime de malchance". La découverte de cette fraude massive est intervenue quelques heures après l'aggravation de la crise des subprimes, qui n'a d'ailleurs pas épargné la banque (avec 2 milliards d'euros de pertes).

Cependant, la concomitance de ces deux événements crée le trouble. "La fraude a bon dos, elle pourrait masquer une audacieuse politique du risque", juge un banquier. "La Société générale a pu charger la barque sur le thème de la fraude pour faire passer plusieurs mauvaises opérations de marché", suggère de son côté Elie Cohen à l'AFP.

Quels risques encourt désormais la Société générale ?

La banque va lancer une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros, afin de se remettre à flots et respecter les ratios réglementaires. Elle sera à nouveau financièrement solide.

Cependant, des questions se posent pour l'avenir. Qui va financer l'augmentation de capital : les actionnaires actuels ? De nouveaux entrants ? Des banques rivales ? Des fonds souverains ? Ces difficultés la rendent, en outre, plus vulnérable à une éventuelle offre publique d'achat (OPA). Elle ne vaut plus "que" 35 milliards d'euros en Bourse, moitié moins de ce qu'il y a un an.

Les clients doivent-ils avoir peur ?

"On a eu chaud", confie un membre de la cellule de crise. En septembre 2007, la déconfiture de la banque britannique Northern Rock avait provoqué une panique chez ses clients. Des milliers d'épargnants s'étaient rué dans les agences pour retirer leurs économies. La Société générale rassure ses clients : "La banque est tellement solide (...), elle sortira même renforcée de cette situation", assure son PDG. Pour M. Noyer, "cette affaire est réglée". L'action Société générale était en hausse de 1,17 %, vendredi matin, à l'ouverture, après avoir perdu 4,14 % la veille.

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Mais que faisaient les fameux inspecteurs de la Société Générale ?
Chronique d’un scandale financier | vendredi, 25 janvier 2008 | par Bertrand Rothé
http://www.bakchich.info/article2450.html

Un trader qui perd 4,9 milliards d’euros sans que personne ne s’en aperçoive ? Bizarre, vous avez dit bizarre ? D’autant que la Société Générale était réputée, jusque-là, pour son corps d’Inspection Générale, chargé du contrôle interne. Eh, les surdoués, vous dormiez, ou quoi ?

Les banques ont une aversion légitime pour le risque. Elles jouent avec l’argent qui leur est confié. C’est pour cela qu’elles ont toutes développé un corps d’inspection capable de contrôler les processus internes. La Société Générale était réputée pour être à la pointe dans ce domaine. Du moins jusqu’à hier, lorsque le président de la banque, Daniel Bouton, a dû avouer q’un de ses traders aurait fait perdre 4,9 milliards d’euros. Une fraude d’une ampleur inégalée, dont personne n’aurait détecté l’ampleur. Cette version est pour le moins étonnante dans un établissement où les inspecteurs sont les rois.

L’Inspection Générale : « le top du top » dans la banque

Cette élite bancaire conduit, en effet, sur le papier, "pour le compte de la direction générale, des missions d’audit et de conseil sur les activités du groupe Société Générale en France comme à l’étranger". Ses membres peuvent ensuite grimper dans les étages, à de très hautes fonctions dans l’institution. Aujourd’hui, 3 des 5 membres du comité exécutif issus de la banque viennent de ce corps, dont le directeur général délégué.

L’inspection recrute les élites des écoles de commerce et d’ingénieur. De nombreux polytechniciens, des HEC… Elle a le droit à tous les honneurs. Pour les étudiants qui se destinent à la finance et à la banque, l’inspection générale a été longtemps une voie royale. Certains bi-admissibles à l’ENA n’hésitaient pas à regagner ce corps privé. Pour les Polytechniciens qui ne pouvaient prétendre aux grands corps de la fonction publique, l’inspection générale de la banque offrait une sortie honorable.

Daniel Bouton, le PDG, lors d’un chat internet avec les salariés du groupe en février 2006, n’hésitait pas à dire : « L’Inspection Générale (avec des majuscules, excusez du peu) est la colonne vertébrale de la rigueur, de l’organisation et des valeurs. Si elle n’existait pas, j’essaierais de la créer ». Pour cet inspecteur des finances distant, donner des titres de noblesse à une institution privée n’est pas anodin. Ce corps est un des seuls qui, dans le privé, recrute par concours, une fois par an, comme pour entrer dans l’administration. Cette année, les candidats doivent déposer leurs dossiers avant ce 25 janvier 2008 (sic). Le concours se déroule en trois temps. Un écrit et deux oraux.

Des contrôleurs qui ont perdu de leur cote

Mais voilà : depuis une dizaine d’année, les métiers des marchés financiers ont commencé à être bien mieux rémunérés que les fonctions de contrôle. Même le PDG de la Société Générale n’est pas le mieux payé de sa banque. Et dans sa quête des meilleurs spécialistes des marchés, les grandes banques ont proposé aux plus brillants de ses cadres des places de commerciaux, d’analystes… Avec ses salaires plus modestes l’inspection générale a perdu la cote. Le contrôle est devenu moins valorisant.

Relâchement ? Inadvertance ? Ce "grand corps malade" n’a, semble-t-il, rien vu venir de la catastrophe. Si un trader seul a pu perdre 4,9 milliards d’euros, c’est-à-dire contourner tous les processus de sécurité mis et place et contrôlés, audités, par l’Inspection, sans que les contrôleurs ne s’en rendent compte à temps, il y a comme un problème. Ils ont même du souci à se faire. Et ils ne sont pas les seuls.

Ironie de l’histoire : rappelons que la Société Générale a été élue « Banque de l’année » et « Meilleure banque française » par la prestigieuse revue Euromoney en juillet 2006 et qu’elle a été pour la 2e fois consacrée « banque de l’année en France » par The Banker en décembre 2006. Aujourd’hui, elle décroche le titre peu envié de recordman de la « plus grosse fraude du siècle ». C’est ce qui s’appelle tomber de son piédestal.

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Bourse : l’avidité et les bêtises de la Main invisible
Chronique | jeudi, 24 janvier 2008 | par Akram Belkaïd
http://www.bakchich.info/article2430.html

Le krach a été curieusement provoqué par l’annonce d’un programme de relance économique aux Etats-Unis. Paradoxe ? Pas vraiment. Les milieux boursiers espéraient plutôt un plan de sauvetage financier, pour les sauver de leurs propres errements.

S’il est encore trop tôt pour tirer les leçons de la récente tempête qui vient d’ébranler les Bourses mondiales, on peut d’ores et déjà se pencher sur l’un de ses aspects et en tirer une conclusion qui devrait faire réfléchir tous ceux qui ne jurent que par le marché et sa prétendue science infaillible.

Que s’est-il passé pour que la panique s’empare des opérateurs et les pousse à vendre à tout va ? On le sait, à l’origine de cette pagaille, il y a la fameuse crise des « subprime » aux Etats-Unis, ces prêts immobiliers risqués, qui plombent désormais le bilan de nombreuses banques et qui n’ont pas fini de faire parler d’eux. On remarquera pourtant, que cette crise dure depuis juin dernier et que personne n’ignorait que les établissements financiers sont les plus exposés.
L’etincelle ? L’annonce de George Bush d’un plan de relance

En fait, comme pour toute explosion, il a fallu une étincelle, et c’est George W. Bush qui l’a provoquée. Il ne s’agit pas d’accabler une nouvelle fois le président américain, mais de noter que c’est après qu’il eut annoncé un plan de relance fiscal de 150 milliards de dollars que les Bourses américaines ont commencé à dévisser, entraînant dans leur chute les autres places de la planète. Pourtant, l’intention de Bush était louable, puisqu’il s’agissait de redonner confiance aux Américains en leur proposant des rabais fiscaux destinés à les encourager à consommer et, donc, à empêcher que l’économie de leur pays, qui dépend aux deux tiers de la consommation, n’entre en récession.

La question est donc de savoir pourquoi Wall Street n’a pas apprécié le plan Bush au point de déclencher un mini-krach mondial. La réponse est simple : les opérateurs n’attendaient pas un plan de relance fiscal destiné à sauver l’économie réelle. Ils espéraient plutôt, pour ne pas dire qu’ils exigeaient, des mesures de sauvetage pour la sphère financière. En un mot, le marché attendait de la présidence américaine qu’elle épongeât ses errements. Si Bush avait annoncé le déblocage de 150 milliards de dollars pour renflouer les établissements mis à mal par la crise des « subprime », il y a fort à parier que tous les indices boursiers auraient battu des records à la hausse.

L’avidité est le premier moteur

Dès lors, deux conclusions s’imposent. La première est d’ordre général et c’est plutôt un rappel. Qu’on le veuille ou non, c’est bel et bien l’appât du gain qui guide le marché et cela quel qu’en soit le prix final. Comme pour les scandales précédents (Enron, Worldcom, LTCM, Barings,…), les langues vont bien finir par se délier et on réalisera alors, à quel point l’âpreté l’a disputé à l’imprudence dans cette affaire où des centaines de banques et des milliers de fonds ont bâti des châteaux de carte à partir de produits financiers risqués, puisque adossés à des créances quasiment insolvables. « Greed »est d’ailleurs le mot qui revient le plus souvent dans les commentaires d’experts. Il signifie avidité et il résume bien ce qui a caractérisé les marchés dans cette affaire des « subprime ».

La deuxième conclusion découle de ce qui précède. Disons-le et répétons-le, la fameuse « Main invisible » qui agirait pour donner au marché toute sa rationalité n’est qu’une fumisterie à laquelle, de toutes les façons, seuls quelques ultra-libéraux continuent de croire, cela sans oublier une kyrielle d’experts du Sud qui pensent être crédibles en ânonnant que le marché peut tout et qu’il a toujours raison.

D’abord, le marché s’est trompé en se fourvoyant à propos de crédits vérolés et, de plus, il a été incapable de détecter à temps leur dangerosité. Mieux, ou pire, il a espéré jusqu’au bout l’intervention directe de l’Etat américain pour qu’il efface son ardoise. En un mot, quand les choses vont mal, il n’y a pas de « Main invisible » qui tienne et les opérateurs des marchés s’en remettent toujours à l’intervention publique. C’est une leçon à méditer alors que l’on continue, ici et là, à promouvoir le dogme du moins d’Etat.

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«Cinq milliards, c'est tellement éloigné de nous»
F. Me. -  LIBERATION.FR - vendredi 25 janvier 2008
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/306115.FR.php

Les clients de la Société générale hésitaient entre stupéfaction et incrédulité ce vendredi matin à Paris après la fraude dont a été victime la banque.

La soixantaine pimpante, Janine sort de son agence de la Société Générale ce vendredi matin, à deux pas de la Bourse de Paris. Elle y est cliente depuis 1961 et ne compte pas bouleverser ses habitudes. Elle n’en est pas moins «très en colère». «Il faut installer des barrières plus sérieuses pour empêcher ça. On pourrait porter plainte, nous les particuliers, mais à quoi bon ? Ce serait combattre des moulins.»

Les 5 milliards d’euros partis en fumée par la faute d’un trader, elle a du mal à les avaler. Et à y croire. Selon elle, le scénario avancé par la banque - un homme seul qui dissimule ses actes pendant plusieurs mois - ce n’est pas crédible. «Pour moi, c’est une bande organisée, il a des acolytes.»

«On se dit que ce n’est pas possible, qu’il y a autre chose», estime Christian qui travaille dans une compagnie aérienne. «Déjà quelques millions d’euros de pertes ça se voit, mais là ça impressionne. Quand l’Etat a injecté de l’argent dans Air France au début des années 90, c’était 22 milliards de francs, plus de 3 milliards d’euros. Là, c’est plus !»

Frédérique, qui tient un bar-tabac dans le IIIe arrondissement, n’y croit pas non plus. «Cinq milliards, c’est tellement éloigné de nous que d’une certaine façon, ça ne nous touche pas.»

Plus zen encore, Marc et André n’ont carrément «aucun problème». Ils travaillent à La Défense et jugent d’un œil expert le monde financier. «Notre argent est bien protégé, mon conseiller me l’a assuré», affirme le premier. «C’est ça les affaires. C’est dommage pour cette belle banque mais ce n’est pas la première fois que ça arrive et ce ne sera pas la dernière», renchérit le second. «De toute façon, j’ai entendu que la Société générale avait quand même fait des bénéfices donc je ne suis pas inquiet» sourit Marc.

Les employés de la banque eux sont peut-être inquiets mais on n’en saura rien. Les consignes sont strictement appliquées dans toutes les agences visitées. Pas un mot à la presse.

Sur toutes les vitrines, une affiche publicitaire vante «Le mois de l’assurance» à la Société générale.

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La Fed (Réserve fédérale américaine) piégée par la Société Générale ?
Challenges.fr | 25.01.2008
http://www.challenges.fr/business/20080125.CHA6600/la_fed_piegee_par_la_societe_generale_.html

Les ventes effectuées lundi par la banque auraient contribué à la chute globale des marchés actions.

La Société Générale aurait-elle influencé la Fed ? La question a surgi, vendredi 25 janvier 2008, dans la presse américaine, au lendemain de l'annonce par la banque française d'une fraude de 5 milliards d'euros.

Baisse surprise des taux

La SG a découvert la fraude, imputée au trader isolé Jérôme Kerviel, le week-end dernier et a débouclé les positions prises en trois jours.

Le Washington Post écrit que "certains analystes suggèrent que les volumes élevés de ventes par la Société Générale lundi, qui liquidait secrètement les positions prises par son courtier Jérôme Kerviel, ont contribué à la chute globale des marchés actions qui a conduit la Fed a réagir mardi".

La Réserve fédérale américaine a décidé ce jour-là, par surprise, de baisser ses taux d'intérêt. Une source a confié au quotidien américain sous couvert d'anonymat que la Fed n'était pas au courant lundi de ces ventes par la Société Générale.

Mardi, la banque centrale a abaissé de trois-quarts de points son principal taux directeur à 3,50%, justifiant cette mesure par "la morosité des perspectives économiques et les risques accentués pour la croissance".

"Tombés dans le panneau"

"La Fed a-t-elle été piégée ?", s'interroge David Gaffen, dans un blog publié par le Wall Street Journal. Il explique regarder la décision de l'institution monétaire "sous un jour nouveau avec le recul sur les ventes de la Société générale lundi". "Pour être clair, ils sont tombés dans le panneau".
"Ce n'est pas pour dire que les opérations de la Société Générale ont provoqué les remous sur les marchés lundi et mardi, mais elles y ont certainement contribué", a poursuivi l'éditorialiste du WSJ.

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Le gouvernement français frappé d’impuissance congénitale ?
24 janvier 2008 - 12:59
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3747

Le 24 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) -- L’hebdomadaire satirique Le Canard Enchaîné de cette semaine, après avoir cité un collaborateur du gouverneur de la Banque de France qui note que « Les banques françaises sont certes un peu moins exposées que les allemandes, les suisses ou les espagnoles. Mais il y a encore des mauvaises surprises à venir, notamment à la Caisse d’épargne, à travers sa filiale Nexity, qu’elle détient avec les Banques populaires », examine ce que certains fonctionnaires de Bercy désignent eux-mêmes comme leur « impuissance congénitale ».

S’il est un fait que la Caisse des dépôts dispose de bien peu de moyens par rapport à l’énorme vague qui secoue les marchés, car son portefeuille vaut à peine 4 % de la capitalisation de la Bourse de Paris, le fait que l’Autorité des marchés financiers (AMF), dont le métier est de nous protéger contre les risques pris par les établissements financiers, estime, selon le Canard, qu’un « régulateur national ne peut rien faire dans une crise internationale » illustre parfaitement l’état d’esprit que décrivait un banquier de la City : « On est tous un peu embarqués dans un voyage pour la peur. C’est l’obscurité la plus totale et si un jour on sort du tunnel, on risque de voir pas mal de sang sur les murs. »

Le Canard Enchainé écrit encore : « Sous la garantie de l’anonymat, un conseiller de Christine Lagarde admet : ‘La seule chose que peut faire la ministre des Finances, c’est réaffirmer sa confiance. Mais ça ne veut pas dire qu’elle y croit. Car les manettes de décision sont ailleurs qu’en France.’ »

Ce n’est pas la vision que défendent Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade pour qui un nouveau Bretton Woods permettra de redonner la primauté du politique sur le financier, condition indispensable d’une sortie de crise.

Refusant jusqu’ici de prendre pleinement en considération cette solution, et faute de manettes de décision en France, Christine Lagarde et François Fillon, pour leur part, semblent aller les chercher...à Davos, en Suisse.

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Les politiques s'emparent du scandale de la Société Générale
Challenges.fr | 25.01.2008 |
http://www.challenges.fr/actualites/business/20080125.CHA6571/les_politiques_semparent_du_scandale_de_la_societe_gene.html

Le Premier ministre, François Fillon, réclame un rapport et Frédéric Lefebvre veut auditionner le P-DG Daniel Bouton pour comprendre cette "fraude" de 5 milliards d'euros.

Vendredi 25 janvier, au lendemain de l'annonce par la Société Générale de pertes de 4,9 milliards d'euros dues aux agissements d'un courtier, le scepticisme régnait sur les explications de la banque française, selon qui l'homme incriminé a agi seul.

Selon Marc Touati, économiste chez Global Equities, "tous les gens qui travaillent dans les banques savent que, quand les pertes atteignent un certain niveau, on coupe les positions. Des pertes peuvent atteindre 100-200 millions d'euros, mais 5 milliards, c'est impossible". D'après lui, si la banque dit vrai, "il y a un problème de contrôle des risques et cela peut jeter le discrédit sur la Société Générale".

Un analyste d'une société de gestion parisienne a renchéri en affirmant que la Société Générale était peut-être en train de "charger un pauvre bougre pour faire passer des pertes qui se sont accumulées" au cours de la crise des "subprimes". Une thèse qu'a réfutée Christian Noyer, le gouverneur de la banque de France.

Enfin, Peter Cardillo, analyste d'Avalon Partners à New York, juge difficile, vu les montants en jeu, que le courtier de la Société Générale, Jérôme Kerviel, ait pu agir seul... "sauf s'il s'agit d'Einstein".

Fillon réclame un rapport

Le Premier ministre François Fillon a lui réagi en annonçant avoir demandé à la ministre des Finances Christine Lagarde de lui donner "sous huit jours toutes les indications" sur la fraude.

Côté politique, le député (UMP) Frédéric Lefebvre va demander que le P-DG Daniel Bouton et Christian Noyer soient auditionnés par la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Le but étant d'apporter "des éléments sur ce qui a dysfonctionné sur les systèmes de contrôle et de faire des propositions pour améliorer ces systèmes".

Henri Emmanuelli, ancien ministre délégué au Budget et ex-cadre dirigeant de la Banque Rotschild, souhaite lui que "la commission bancaire fasse un audit serré, qui soit un audit public car le public a le droit de savoir“.

Par ailleurs, le président du groupe Nouveau centre à l'Assemblée, François Sauvadet, a demandé à Christine Lagarde la mise en place "sans délai" d'une commission d'enquête "pour faire toute la vérité sur le scandale".

Le parquet a ouvert une enquête

Jeudi, la Société Générale avait expliqué avoir mis à jour la fraude le 19 janvier: le trader, opérant à Paris, dans une sous-division de ses activités de marché, aurait profité de "sa connaissance approfondie des procédures de contrôle", pour "dissimuler ses positions grâce à un montage élaboré de transactions fictives". Le groupe a, depuis, liquidé ces positions mais du fait de leur taille et "des conditions de marché défavorables", cette fraude a un impact négatif de 4,9 milliards d'euros sur son résultat net.

L'employé, qui a reconnu les faits, a été relevé de ses fonctions et une procédure de licenciement a été engagée. Jérôme Kerviel, la trentaine, gagnait moins 100.000 euros par an.

La Banque de France a réagi jeudi en annonçant qu'une enquête serait "diligentée".

L'association des petits porteurs actifs de la Société Générale a porté plainte contre X pour "diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres". Et la banque elle-même a porté plainte contre le trader pour "faux en écritures de banque, usage de faux [...] et intrusions informatiques".

Le parquet de Paris a donc annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire, confiée à la brigade financière.

Augmentation de capital de 5,5 milliards

A cette fraude s'ajoutent des dépréciations supplémentaires de 2 milliards d'euros pour le 4e trimestre, après 230 millions au 3e trimestre, toujours à cause de l'exposition de la banque au "subprime". Les résultats définitifs de la Société Générale seront publiés le 21 février.

Malgré cette perte colossale, la banque française assure publier un bénéfice net positif en 2007, estimé entre 600 et 800 millions d'euros, contre 5,221 milliards en 2006.

La Société Générale indique donc qu'elle va procéder à une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros dans les semaines à venir.

Réuni mercredi, le conseil d'administration de la Société Générale a rejeté la proposition de démission de son président, Daniel Bouton, et lui a renouvelé toute sa confiance ainsi qu'à l'équipe de direction. La fraude a toutefois coûté son poste au patron du pôle actions et dérivés de la banque, Luc François.

L'action Société Générale prenait 1,58 % à 77,01 euros, dans un marché parisien en hausse de 1,48% vendredi vers 15h30 (13h30 GMT). Le titre a perdu 20% depuis le début de l'année et 40% sur les 6 derniers mois.

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Société Générale: le parquet ouvre une enquête après plainte d'actionnaire
PARIS, 24 jan 2008 (AFP) - hier à 16h44
http://www.cbanque.com/actu/779/societe-generale-le-parquet-ouvre-une-enquete-apres-plainte-actionnaire

Le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préliminaire sur la fraude au sein de la Société Générale après la plainte d'un actionnaire déposée dans la matinée par son avocat, a-t-on appris de source judiciaire.

L'enquête, confiée à la brigade financière, a été ouverte à la suite de la plainte déposée par Me Frederik-Karel Canoy au nom d'un petit porteur qui s'estime lésé après les pertes de 4,9 milliards d'euros annoncées par la banque victime d'une fraude, a précisé le parquet.

L'enquête a été confiée à la brigade financière.

La plainte contre X vise les faits d'"escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux, complicité et recel".

La plainte sur laquelle le parquet financier va désormais enquêter a été déposée par un seul petit porteur, selon le parquet. Me Canoy avait affirmé dans la matinée à l'AFP l'avoir déposée "au nom d'une centaine d'actionnaires de la Société Générale"

"Pour le moment, la priorité c'est la plainte, ensuite il s'agit d'additionner les petits porteurs", a-t-il affirmé".

Le parquet n'était pas en mesure de préciser dans l'immédiat si le courtier à l'origine de la fraude devait être prochainement entendu par les enquêteurs.

La Société Générale a de son côté annoncé avoir déposé plainte jeudi après-midi auprès du parquet du Tribunal de Nanterre contre le courtier impliqué dans la "fraude" dont elle a été victime, pour "faux en écritures de banque, usage de faux (...) et intrusions informatiques", a-t-elle annoncé à l'AFP.

Pour sa part, l'association des petits porteurs actifs (APPAC), qui estime ses membres lésés par la Société Générale, a annoncé avoir également déposé plainte contre X auprès du procureur de Paris pour "diffusion de fausses informations ou trompeuses ayant agi sur le cours de Bourse des titres".

"Les actionnaires vont subir les conséquences d'une communication trompeuse et d'un manque de professionnalisme de l'équipe dirigeante" de la Société Générale, indique l'APPAC qui représente environ 150 actionnaires, dans un communiqué.

Le parquet n'avait pas connaissance de cette plainte en milieu d'après-midi.

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"La crise des subprimes n’est que la partie visible de l’iceberg"
Challenges.fr - 30.08.2007 -  INTERVIEW DE Marc Fiorentino, président d’Euroland Finance.
Propos recueillis par Sylvie Hattemer-Lefevre, grand reporter à Challenges.
http://www.challenges.fr/actualites/business/20070829.CHA9573/la_crise_des_subprimes_nest_que_la_partie_visible_de_li.html
   
On pensait la crise des subprimes derrière nous. Or les marchés financiers continuent à chuter. Pourquoi ?

- Normal. Ce qui s’est passé cet été est extrêmement grave. La crise des subprimes n’est que la partie visible de l’iceberg. Focaliser sur les subprimes permet d’occulter la partie immergée de l’iceberg, celle que personne ne voit, et qui malheureusement est beaucoup plus importante et qui va être à l’origine du prochain Titanic financier.

C’est à dire ?

- Ma conviction est que la crise actuelle est la conséquence d’éléments qui se sont mis en place depuis la crise Internet, il y a 6-7 ans.
Il faut d’abord remonter au mois de mars 2000, avec l’explosion et le début de la chute du Nasdaq. Les Américains qui avaient beaucoup investi en bourse, commencent à s’appauvrir. C’est le premier assaut sur la croissance américaine

Le deuxième assaut sur une croissance américaine déjà fragilisée survient un an plus tard, le 11 septembre 2001. Pour ne surtout pas donner cette victoire au terrorisme qui souhaitait faire plonger le système financier et l’économie américaine, et éviter la récession, les autorités monétaires américaines ont décidé d’investir massivement des liquidités. Leur objectif : créer une nouvelle bulle qui va permettre aux américains de s’enrichir artificiellement. La Fed a inondé les marchés d’argent à court terme quasiment gratuit, ce qui a favorisé la création d’une bulle de l’immobilier.

Pourtant, à ce moment, le marché américain de l’immobilier est plutôt sain ?

- Oui, parce que nous sommes en début de cycle. Les banques prêtent de l’argent aux ménages solvables qui achètent de l’immobilier à des prix raisonnables. Puis on amorce une deuxième vague. L’argent est toujours prêté à des gens solvables mais les prix de l’immobilier ont déjà beaucoup monté, ce qui permet de continuer à alimenter la croissance économique. Les escrocs entrent sur le marché lors de la troisième vague. Ils vendent de l’immobilier à des prix délirants à des ménages insolvables. Voilà l’origine des subprimes.

Mais au-delà des subprimes, il y a d’autres raisons à la crise. D’abord, la collusion croissante entre les différents acteurs de la vie financière qui ont intérêt à entretenir cette bulle qui enrichit tous les intervenants de la chaîne, du courtier en prêts insolvables qui, lorsqu’il vend son prêt sait déjà qu’il va provoquer la faillite d’une famille, jusqu’au gestionnaire qui rajoute de la dynamite dans des fonds monétaires dynamiques. Leur objectif, quelque soit le prix à payer, est de retrouver en 2007 les niveaux de bonus atteints en 2006.

Or dès début 2007, tout le monde sait que les conditions économiques ne sont plus là pour alimenter une nouvelle année de hausse sur les marchés financiers. Tout le monde connaît l’existence d’une bulle immobilière. Alan Greenspan, l’ancien patron de la Fed a prévenu plusieurs fois l’imminence d’une crise sur l’immobilier ; dès le mois mars le géant HSBC de mars a provisionné - une première- ses encours sur l’immobilier. Donc personne ne peut se réveiller aujourd’hui en disant qu’il n’a rien vu venir.
Aujourd’hui, le discours officiel est de réduire la crise de cet été au problème très limité d’emprunteurs insolvables, qui coûtera tout au plus 150 milliards de dollars, et d’expliquer qu’il n’y a pas de problème économique majeur.

Ce qui n’est pas le cas ?

- En effet. Nous sommes, sur plusieurs points, dans une situation bien plus dangereuse que celle qu’on veut bien nous décrire. D’abord, nous sommes revenus dans la période post krach des années 87, dans un monde financier devenu tout puissant, autiste, et complètement focalisé sur des rémunérations devenues totalement démentielles. Ajoutez le fait que les victimes sont consentantes, puisqu’elles vont vers le gouffre, alors même qu’elles ont été prévenues. Cette crise est autant celle de l’immobilier que celle de l’avidité. Réduire sa lecture aux subprimes, c’est repartir vers une nouvelle crise puisque les mêmes causes produiront les mêmes effets.

Ensuite, l’autre réalité que personne ne veut voir, c’est que l’économie américaine est aujourd’hui en crise, et que la croissance mondiale dépend encore beaucoup de la croissance américaine. Surtout, il y a la Chine. Parce qu’elle vit de la croissance américaine, parce que sa croissance dépend beaucoup de ses exportations vers les Etats unis, la Chine ne peut pas aujourd’hui supporter un ralentissement américain.

On dit pourtant que l’économie chinoise est le principal moteur de la croissance mondiale…

- On en est loin. Si les Etats-Unis entrent en récession, le vrai visage de la croissance chinoise apparaîtra : celui d’une croissance de bulle, virtuelle. Les taux de la croissance chinoise ne sont pas 12% comme on le dit partout, mais de 5%,4%, voire 3%. Le problème, c’est qu’on continue à faire croire aux gens que la Chine est un Eldorado, on les fait investir dans des usines qui tournent à vide et on construit de plus en plus d’usines pour attirer de l’argent et continuer à prendre des commissions. Un peu comme ce qui s’était passé au milieu des années 80 en Amérique latine. En réalité, les usines chinoises tournent aujourd’hui à moins de 70% de leurs capacités. Pour que les gens ne voient pas la réalité, on raconte que la Chine tiendra au moins jusqu’aux Jeux Olympiques de 2008, qu’elle ne peut pas laisser son économie s’effondrer avant cet événement. La Chine est pour moi la plus grosse mascarade de ces quatre dernières années. Le plus grand danger est l’explosion de la bulle chinoise. On s’en approche puisque la première digue, celle de l’immobilier qui tenait l’économie américaine à bout de bras vient de tomber.

La Chine est donc un leurre ?

- Non. Elle deviendra une grande puissance d’ici dix-quinze ans. Mais entre temps il y aura au moins cinq ans de trou noir. Comme cela s’est déjà passé pour Internet. Aujourd’hui, Internet est devenu une formidable machine. Mais entre temps, 80% des entreprises qui se sont lancé sur ce secteur ont fait faillite.

Le krach chinois sera donc à l’origine du prochain Titanic financier?

- Non. En Asie certains pays comme le Japon qui sont structurellement solides résisteront. Tout comme l’Europe. Je pense qu’aujourd’hui l’Europe, a les avantages de ses inconvénients. On lui a longtemps reproché ses 2% de croissance quand la croissance mondiale était de 5%. Mais si la croissance mondiale chute, l’Europe continuera à faire ses 2%. Ce sont les 2% de 450 millions d’habitants à très fort taux d’épargne, et avec globalement un endettement très limité grâce à Maastricht. A mon avis, il ne faut pas aller chercher ailleurs ce qu’on a sous la main. Dans les deux à trois ans à venir, les opportunités ne sont pas à chercher en Chine, en Asie, aux Etats-Unis, où dans les produits exotiques. Mais en Europe. Le vrai continent émergent c’est l’Europe, tout comme le vrai pays émergeant est la France. Je suis très positif parce que je sens chez nous une vraie libération des énergies et qu’il y a beaucoup à faire, même si nous sommes déjà bons dans le secteur des services et d’Internet.

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Société Générale : la plus grande escroquerie de l'histoire ?
le 24/01/2008 à 12:54- Boursier.com
http://www.agefi.fr/articles/article.asp?id=143787&filinfo=1

Nick Leeson, Yasuo Hamanaka ou Brian Hunter, ces noms vous disent-ils quelque-chose ? Le premier est au coeur du fameux scandale de la banque Barings,...

Nick Leeson, Yasuo Hamanaka ou Brian Hunter, ces noms vous disent-ils quelque-chose ? Le premier est au coeur du fameux scandale de la banque Barings, en 1995, qu'il a contribué à couler après avoir accumulé 1,8 milliard de dollars de pertes sur négociations. Le second avait coûté plus de 2,5 milliards de dollars au japonais Sumitomo en 1996, après avoir spéculé sur le cuivre. Le troisième a pris des positions hasardeuses sur le gaz naturel en 2006, provoquant une perte de 6,6 milliards de dollars et l'effondrement du fonds spéculatif ("hedge fund") Amaranth. Il faudra désormais ajouter à cette liste un "trader" en charge d'activités de couverture sur les indices boursiers européens de la Société Générale, dont le nom est pour l'instant tenu secret. "Le groupe Société Générale a mis à jour une fraude exceptionnelle de par son ampleur et sa nature : un trader, en charge d'activités de couverture de futures 'plain vanilla' sur des indices boursiers européens, a pris des positions directionnelles frauduleuses courant 2007 et début 2008 allant bien au-delà des limites faibles qui lui avaient été attribuées", a expliqué ce matin la banque française dirigée par Daniel Bouton. Et exceptionnelle, cette "fraude" ("une fraude et pas de mauvais paris", ont insisté les dirigeants) l'est avant tout par son montant : la banque a perdu une somme absolument colossale de 4,9 milliards d'euros sur les paris de ce trader sur les produits dérivés. Rapporté aux trois illustres cas précités, cela représente quelque 7,2 milliards de dollars, soit une nouvelle, et triste, référence. La banque a découvert le montage le 19 janvier dernier et a aussitôt soldé les positions pour éviter que le gouffre ne se creuse encore. Dans un contexte de marché explosif, accentué par une suspicion accrue sur l'exposition des établissements financiers à la crise du crédit, la nouvelle pouvait difficilement plus mal tomber pour la Société Générale. Son président Daniel Bouton a d'ailleurs présenté immédiatement sa démission, que le conseil d'administration a refusée en lui réitérant sa confiance. Contrairement aux banques américaines dont plusieurs dirigeants ont été évincés ces dernières semaines pour ne pas avoir anticipé la crise qui a éclaté à l'été, la Société Générale ne veut pas perdre son capitaine en pleine tempête. La Banque de France a indiqué, juste après les révélations, que la Société Générale l'avait prévenue dès la découverte de la fraude. Une enquête sera diligentée par la Commission Bancaire pour examiner l'affaire. Heureusement, la banque a les reins solides : en intégrant cette perte et celles liées à son exposition au marché américain du crédit dans ses comptes 2007, elle terminera l'année sur un bénéfice net de l'ordre de 600 à 800 millions d'euros, contre 5,2 milliards d'euros en 2006. Elle devra cependant reconstituer son capital en faisant appel au marché. Une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros est programmée dans les prochaines semaines. A ce titre, les groupes américain Morgan Stanley et JP Morgan ont garanti l'opération, en se portant acquéreurs des titres qui ne seraient pas souscrits par les actionnaires actuels. "La Société Générale n'est pas confrontée à des problèmes de liquidité", a affirmé ce matin en conférence de presse Daniel Bouton, qui s'est excusé auprès de ses salariés mais n'a pas souhaité nommer le trader indélicat, qui "agissait seul". Outre celui-ci, le patron de la division Global Equities & Derivatives Solutions, Luc François, fait les frais de l'opération et sera remercié. Il va désormais falloir que l'établissement se penche sur ses procédures de contrôle interne pour comprendre comment une perte aussi abyssale, du fait d'un seul homme bien renseigné sur les garde-fous dont disposait la banque, a pu être accumulée. La Société Générale va également devoir s'employer à redorer son blason, clairement entaché par les révélations du jour. Ironie du sort, elle avait reçu l'année dernière le titre de "Meilleure maison de dérivée de l'année 2007" décerné par le prestigieux magazine 'The Banker', et figure depuis le début de la décennie parmi les banques les plus réputées dans le monde dans le domaine des produits dérivés. Mais l'ampleur de la fraude révélée ce matin ne doit pas masquer une autre réalité : la banque avait mal estimé son exposition aux remous nés de la crise du crédit aux Etats-Unis. Rassurante l'été dernier, quand elle jugeait son exposition "limitée", la Société Générale a dû changer son fusil d'épaule. "Le groupe va enregistrer des dépréciations supplémentaires au 4ème trimestre 2007 pour un montant total de 2,05 milliards d'euros", a-t-elle précisé ce matin, dont 1,1 milliard d'euros relatifs à son exposition au secteur immobilier résidentiel américain, 550 millions d'euros relatifs à l'exposition aux assureurs monolines américains (les "rehausseurs de crédit") et 400 millions d'euros de provisions additionnelles non allouées relatives aux deux risques précédents. On est certes loin des dépréciations énormes enregistrées dans la finance américaine, mais l'annonce fait tâche alors que l'établissement avait jusque-là communiqué sur le faible impact, en termes bilanciels, de la crise immobilière américaine. Au final, la banque de Daniel Bouton va donc enregistrer une perte exceptionnelle de près de 7 milliards d'euros sur le dernier trimestre 2007 dont le détail sera présenté en février. Grâce notamment à ses 4,3 milliards d'euros de bénéfices sur les neuf premiers mois de l'année, elle sera cependant en mesure de solder son exercice 2007 sur un bénéfice de 600 à 800 millions d'euros. Touchée donc, mais pas coulée, même si les marchés financiers spéculent déjà, on ne se refait pas, sur un rachat de la banque par l'un de ses concurrents.

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Fraude géante à la Société Générale : les Belges déposent plainte
Trends.be - avec Belga- 24/01/2008 15:28
http://www.trends.be/print/index.jsp?lang=fr

Une centaine d'actionnaires belges, français et néerlandais, mais aussi américains et allemands, ont déposé plainte à Paris contre la Société Générale. Ils auraient «probablement perdu la totalité de leurs actions», estime leur avocat. Histoire d'apaiser quelque peu les esprits, le PDG de la banque renonce à six mois de salaire. Ce ne sera clairement pas suffisant.

L'avocat d'une centaine d'actionnaires de la banque française Société Générale, victime d'une fraude de 4,9 milliards d'euros, a déposé une plainte à Paris pour «escroquerie, abus de confiance, faux et usage de faux et complicité, et recel». «J'ai déposé une plainte ce jour au pôle financier (du Palais de justice) au nom d'une centaine d'actionnaires de la Société Générale», a déclaré à l'AFP Me Frederik-Karel Canoy.

L'avocat, qui n'a pas chiffré le montant exact du préjudice de ses clients, a précisé que ces actionnaires, des Français, des Belges ainsi qu'un Néerlandais, «ont, à ce jour, probablement perdu la totalité de leurs actions» et donc «réagi très rapidement». «Les demandes continuent d'affluer», a assuré Me Canoy.

D'après lui, une autre plainte a été déposée un peu plus tard par un groupe d'actionnaires allemands et américains.

Société Générale : une fraude équivalant à quatre fois le «scandale Barings»

La Société Générale a révélé jeudi des pertes colossales dues à une «fraude» massive au sein de la banque, mais aussi à la crise des subprimes, pour un montant total de près de 7 milliards d'euros. Les 4,9 milliards d'euros liés à la fraude en font le plus gigantesque scandale de l'histoire de la finance européenne.

Elle dépasse ainsi les 6,6 milliards de dollars (4,5 milliards d'euros) de pertes du hedge fund Amaranth en 2006, et représente plus de quatre fois les 1,8 milliard de dollars (1,2 milliard d'euros) de pertes engendrées par Nick Leeson et qui ont mené à la chute de la banque Barings en 1995.

La Société Générale, l'une des trois premières banques françaises, a expliqué qu'un de ses traders, travaillant à Paris au sein d'une sous-division de ses activités de marché, a profité de «sa connaissance approfondie des procédures de contrôle» pour «dissimuler ses positions grâce à un montage élaboré de transactions fictives».

Compte tenu de l'importance de ces positions et «des conditions de marché particulièrement défavorables», cette fraude a un impact négatif de 4,9 milliards d'euros sur son résultat 2007.
Le PDG de la Société Générale renonce à six mois de salaire

Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, a affirmé jeudi que les pertes de près de 5 milliards d'euros subies par la banque française provenaient d'un «homme seul qui a construit une entreprise dissimulée à l'intérieur du groupe en utilisant les instruments de la Société Générale et qui a eu l'intelligence d'échapper à toutes les procédures de contrôle», a-t-il ainsi déclaré lors d'une conférence de presse à Paris.

Et le PDG de préciser que le trader, dont l'identité n'a pas été dévoilée, avait «agi tout au long de l'année» 2007. «La plainte contre lui est en cours de dépôt.» Daniel Bouton a également révélé que le responsable des activités actions au niveau mondial avait été remercié. Il est actuellement en fuite, si l'on en croit Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France.

«Je présente mes excuses à tous les actionnaires et en particulier aux actionnaires salariés», a ajouté le PDG qui, avec son directeur général Philippe Citerne, a décidé de renoncer à son bonus 2007 ainsi qu'à son salaire fixe pendant les six premiers mois de cette année, après les pertes massives subies par leur banque.

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D'autres fraudes sur le modèle de la SocGen quasi inévitables
jeu. janv. 24, 2008 5:46 CST par Andrew Hurst - Version française Danielle Rouquié
http://today.reuters.fr/news/newsArticle.aspx?type=businessNews&storyID=2008-01-24T164638Z_01_CHE460352_RTRIDST_0_OFRBS-FRANCE-SOCGEN-20080124.XML

ZURICH (Reuters) - L'énorme perte de 4,9 milliards d'euros révélée jeudi par la Société générale et attribuée aux agissements d'un seul employé vient rappeler que les banques, mêmes les plus grandes, ne sont pas à l'abri d'une violation de leurs systèmes de sécurité, si sophistiqués soient- ils, estiment les observateurs.

D'autres faits de ce genre se sont déjà produits - il y a 13 ans, un trader nommé Nick Leeson avait mis la vénérable banque Barings en faillite après avoir perdu 1,4 milliard de dollars sur des paris malheureux à la Bourse de Tokyo - et d'autres banques pourraient un jour révéler des faits analogues quelles que soient les sommes investies dans les systèmes de sécurité.

"Les banques gagnent beaucoup plus d'argent et prennent sur les marchés des positions beaucoup plus grosses, aussi peut-on s'attendre à ce que la taille des scandales soit plus importante", commente Simon Maughan chez MF Global.

Depuis l'affaire Nick Leeson qui a été suivie par d'autres, les spécialistes de la sécurité se sont précipités pour renforcer leurs systèmes et mettre à jour leurs techniques mais conserver une avance sur la technologie n'est pas aisé.

Pour le PDG de la banque d'affaires Lehman Brothers, Richard Fuld, la perte découverte à la Société générale est "le pire cauchemar" de tout banquier, admission tacite qu'aucune banque ne peut se considérer entièrement à l'abri.

Cette opinion est partagée à la Société générale. "Nous avons un système hyper-sophistiqué de vérifications et de contrôles. C'est très difficile à comprendre. Mais il y a toujours des trous dans tout système", déclare un cadre de la banque française sous le sceau de l'anonymat.

COMBINAISON INHABITUELLE

C'est la connaissance intime des systèmes de contrôle des risques de son employeur qui semble avoir permis à l'employé de la Société générale - il avait comme Nick Leeson parié sur l'orientation des indices boursiers - de ne pas être repéré.

"Quelqu'un qui a une connaissance approfondie de la façon de faire telle ou telle chose a le pouvoir de contourner ces systèmes", souligne Janine Dow, cadre chez Fitch.

Un expert des questions de sécurité estime pour sa part qu'il est inhabituel que quelqu'un ayant une connaissance très à jour des systèmes de contrôle des risques, comme cela semble avoir été le cas à la Société générale, soit ensuite allé directement à un poste lié au trading sur les marchés.

"Cela semble une combinaison inhabituelle de savoir-faire. La connaissance, quelle qu'elle soit, est un élément puissant entre de mauvaises mains et si vous savez de quoi les contrôles de sécurité sont faits, il est plus facile de les contourner", commente ce consultant en systèmes de sécurité basé à Londres et dont la Société générale figure parmi les clients.

"Un individu motivé qui comprend la sécurité va aller là où les contrôles sont les plus faibles" ajoute le consultant.

En outre, les techniques de contrôle des risques sont fondées sur l'expérience du passé, ce qui est une des raisons pour lesquelles elle ne peuvent jamais être complètement efficaces pour déceler les fraudes en raison de l'évolution rapide de la technologie et de la sophistication croissante des procédures de transactions sur les marchés.

Quand il était président de la puissante banque de Wall Street Goldman Sachs, Henry Paulson, aujourd'hui secrétaire américain au Trésor, avait estimé que la fraude ne pourrait jamais être totalement écartée dans la mesure où les grandes banques sont des géants de la taille de petites villes.

"On ne supprimera jamais les mauvais agissements. Dans une ville de 20.000 personnes, il y a une prison", avait-il indiqué.

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RAPPELEZ VOUS DE LA DECLARATION, DU 26/11/2007, SUIVANTE " DES STUPIDES ELITES ALGERIENNES ET IDOLATRES FANATIQUES INTEGRISTES ET AVIDES DE L'EXCREMENT DU DIABLE (PETROLE ET GAZ)

Algérie : pas de conséquences de la crise des subprime sur les réserves de change
Par AFP le 26/11/2007
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-finances-crise-subprimes-reserves-de-change-1795.html

"Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars américains (pétrodollars)."

La crise américaine des crédits hypothécaires à risque (subprime) « n'a pas eu de répercussions négatives sur les placements de la Banque d'Algérie aux Etats-Unis, ni sur les réserves de change », a déclaré lundi à Alger la ministre déléguée à la Réforme financière, Fatiha Mentouri.

La ministre était interrogé lors d'une conférence de presse sur l'effet de cette crise des "subprime" sur les réserves de change de l'Algérie, dont une partie est placée en bons de Trésor américains. "La Banque d'Algérie mène une gestion des réserves de change avec toute la prudence possible, qui lui dicte d'opérer des placements financiers sûrs" à l'étranger en les diversifiant sous forme de titres financiers à long terme et de dépôts, a dit Fatiha Mentouri.

L'essentiel des recettes extérieures de l'Algérie provient du pétrole, dont la monnaie de compte est le dollar, mais la Banque d'Algérie les diversifie aussitôt en les convertissant en diverses autres monnaies dont le yen japonais et la livre sterling.

Selon le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, 70% des réserves de change de l'Algérie sont investis à moyen et long termes sous forme de titres auprès d'autres Etats, essentiellement aux Etats-unis. Ces placements garantissent une plus grande liquidité et de faibles risques sur ces dépôts, selon lui. Trente pour cent (30%) des réserves restantes sont investis en placements bancaires à l'étrange, selon le gouverneur.

Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars américains (pétrodollars).


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Conjoncture économique pour 2007
Le PIB par habitant avoisine les 4 000 dollars

Jeudi 24 Janvier 2008 - La Tribune-Par Ali Boukhlef

Les réserves de changes sont situées à 90,96 milliards de dollars à fin 2007, soit l’équivalent de 40 mois d’importation.

Le produit intérieur brut (PIB) par habitant continue son ascension, tout comme les autres indicateurs économiques, à en croire le rapport lu, mardi dernier, devant le conseil de gouvernement, par le commissaire général à la planification et à la prospective, et dont les détails avaient été fournis, hier en début d’après-midi, par l’APS.

Ainsi, le PIB par habitant, qui était de 1 600 dollars en 1999, est passé l’année dernière à 3 968 dollars. Ce qui dénote, selon le rapport, une évolution dans le domaine, même si la progression est générée, en grande partie, par la hausse constante des prix du pétrole.

Concernant le produit intérieur brut, sa progression a dépassé largement les prévisions les plus optimistes en se situant à 9 374 milliards de dinars (135 milliards de dollars) alors que la loi de finances 2007 avait prévu un PIB à 6 235 milliards de dinars (87 milliards de dollars), soit une augmentation de plus de 51% par rapport aux prévisions. Les hydrocarbures se sont taillés, comme d’habitude, la part du lion dans l’accroissement du PIB, avec plus de 45% du volume global. Le secteur a connu une augmentation de sa valeur ajoutée en se situant à près de 4 140 milliards de dinars (plus de 57 milliards de dollars). La croissance économique hors hydrocarbures a connu, elle aussi, une progression, même légère, s’établissant en 2007 à 6,5% contre 5,5 une année auparavant.

Par secteur, les résultats exposés devant le conseil de gouvernement donnent respectivement : le BTP (+9,5% en termes réels), les services (+6,9% en volume) et l’agriculture (5,8% en volume).

Le commerce extérieur a terminé l’année 2007 avec des importations de l’ordre de 27 milliards de dollars (+28% par rapport à 2006) contre des exportations de l’ordre de 60 milliards de dollars (+11%).

Sur le plan social, les chiffres communiqués indiquent que le taux de chômage a été réduit à 11,8% contre 12,3 pour l’année 2006. La population active est de l’ordre de 10,51 millions en milieu d’année 2007 (évolution de 2,5% par an depuis 1999), et une population occupée de 9,27 millions (soit une augmentation de 2,9% par rapport à 2006). Sur un autre chapitre, les résultats rendus publics indiquent une hausse de l’inflation «importée» à cause, notamment, des produits dont les prix ne sont pas administrés.

Il est fait état d’un taux d’inflation «contenue» à 3,5% alors que celle des produits soutenus (pain, lait…) ne dépasse pas 0,1%. Sur le plan du commerce extérieur, le bilan soumis au gouvernement a noté une balance commerciale excédentaire, comme c’est le cas depuis 2000.

Le surplus est évalué à 35 milliards de dollars. Il est à mentionner ici la forte ascension de la facture d’importation qui s’est établie à près de 27 milliards de dollars, contre un peu plus de 22 milliards en 2006, soit une progression de pas moins de 28%. La part des exportations hors hydrocarbures est d’un peu plus de 2%, un taux qui demeure toujours marginal.

Les réserves de changes sont situées à 90,96 milliards de dollars à fin 2007, soit l’équivalent de 40 mois d’importation.

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Société générale révèle une fraude colossale, crée la stupeur
24.01.08 | 13h42
Par Yann Le Guernigou et Pascale Denis
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34034788@7-37,0.html

PARIS (Reuters) - La Société générale a provoqué la stupeur en révélant avoir été victime d'une fraude d'un de ses traders portant sur 4,9 milliards d'euros, qui impactera sévèrement des comptes 2007 déjà mis à mal par de nouvelles dépréciations liées à la crise du crédit.

La banque, numéro 2 en France par la capitalisation boursière, dont l'action était malmenée par plusieurs rumeurs depuis deux semaines, a dévoilé dans le même temps un projet d'augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros pour consolider ses fonds propres.

Après avoir été différé d'ouverture jusqu'à midi, le titre lâche 3,5% à 76,29 euros à la Bourse de Paris vers 13h15 alors que le CAC rebondit de 4,8%. L'action accuse une baisse de 24% depuis le début de l'année et a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis son plus haut touché le 20 avril 2007 à 162,79 euros.

La SocGen ne prévoit plus qu'un bénéfice net compris entre 600 et 800 millions en 2007, un montant qui inclut l'impact de la fraude mais aussi de nouvelles dépréciations d'actifs de 2,05 milliards d'euros liées à son exposition, via des CDO (crédits structurés), au secteur immobilier et aux rehausseurs de crédits américains.

Si ces dernières dépréciations étaient attendues, le choc est venu de la fraude record annoncée par la banque, qui inquiète d'autant plus qu'elle est intervenue dans des activités, les dérivés actions, dont la Société générale est le numéro un mondial incontesté et qui nécessite une architecture sophistiquée de contrôle des risques.

"Cela ressemble au scénario du trader de Calyon l'an passé", écrivent les analystes de HSBC dans une note, évoquant la perte de trading de 350 millions d'euros annoncée au troisième trimestre par la filiale de Crédit agricole, ajoutant : "Le sentiment du marché sur le contrôle des risques dans les banques françaises est une nouvelle fois touché et cela ne fera que renforcer les craintes des investisseurs pour le secteur bancaire".

STUPEUR DANS LES SALLES DE MARCHE

L'identité du trader n'a pas été révélée et le PDG de la SocGen, Daniel Bouton, a dit ignorer où il se trouvait, ajoutant que des poursuites judiciaires seraient engagées.

Il s'agit, selon la Société générale, d'un trader en charge d'activités de couverture sur des contrats à terme (futures) sur indices boursiers européens "qui a pris des positions directionnelles courant 2007 et début 2008 allant bien au delà des limites faibles qui lui avaient été attribuées".

"Sa connaissance approfondie des procédures de contrôle, acquise lors de ses précédentes fonctions au sein du middle-office du groupe, lui a permis de dissimuler ses positions grâce à un montage élaboré de transactions fictives", a-t-elle ajouté.

"L'employé, qui a reconnu les faits, a été relevé de ses fonctions et une procédure de licenciement a été engagée. En outre, les responsables de sa supervision quitteront le groupe", a-t-elle encore dit.

Dans les salles de marché, nombre de traders se disent éberlués par l'ampleur de la fraude, certains se montrant sceptiques sur la possibilité qu'un trader isolé puisse avoir pris des positions aussi importantes.

"Une perte pareille, ça peut représenter plusieurs dizaines de milliards d'euros de positions", commente un responsable dérivés actions d'une banque américaine.

Le PDG de la SocGen, tout comme le responsable de la banque de financement et d'investissement, Jean-Pierre Mustie, ont proposé leur démission au conseil d'administration, qui les a refusées. Daniel Bouton a ensuite annoncé, lors d'une conférence de presse, qu'il renonçait à tout salaire jusqu'en juin 2008, tout comme son numéro deux, Philippe Citerne.

BNP PARIBAS REAGIT

Le numéro un de la banque en France, BNP Paribas, a immédiatement réagi pour rassurer, indiquant que le processus d'arrêté de ses comptes 2007 se déroulait de manière satisfaisante et n'avait révélé "aucune perte ni aucun élément dont l'importance justifierait un avertissement particulier au marché". La grande concurrente de la Société générale a décidé d'avancer à la semaine prochaine la publication de ses comptes, prévue à l'origine le 20 février.

La Banque de France a estimé que la situation financière de la banque n'appelait aucun commentaire particulier de sa part, tandis que le Premier ministre François Fillon a dit suivre la situation "avec une grande attention".

Le gouverneur de la BdF, Christian Noyer, avait indiqué la semaine passée que les banques françaises étaient encore dans une phase de dépréciation de leurs actifs liées à la crise des marchés du crédit mais qu'il n'anticipait pas de "chocs importants.

Il avait ajouté qu'il était "raisonnablement confiant" qu'elles traverseraient les turbulences "sans trouble majeur".

Intervenant au cours d'une conférence téléphonique avec des analystes, Daniel Bouton a déclaré qu'il n'entendait pas modifier la stratégie de la banque.

A l'exception des activités de banque de financement et d'investissement, qui seront en perte d'environ 2,3 milliards d'euros sur 2007, les autres pôles devraient dégager une bonne performance.

La croissance sous-jacente des revenus des réseaux France est attendue autour de 4,7%, soit plus que prévu en début d'année, la contribution des réseaux étrangers devrait progresser de 40%, celle de la banque privée de 35% et celle des services financiers de 14%. Seule la gestion d'actifs, impactée par des sorties des fonds monétaires après la crise de l'été, devrait afficher un bénéfice net en retrait.

La banque a indiqué qu'elle bénéficiait, pour son augmentation de capital, d'engagements de souscription d'un syndicat bancaire dirigé par JP Morgan et Morgan Stanley. L'assureur Groupama, qui détient 3,5% du capital, a fait savoir qu'il soutenait l'opération et se réservait le droit d'augmenter sa participation.

La banque n'a pas renoncé à verser un dividende au titre de 2007, qui représentera l'équivalent de 45% d'un bénéfice net cependant fortement diminué.

L'augmentation de capital permettra de porter le ratio Tier 1 (en normes de solvabilité Bâle 1) à 8%, même après prise en compte de la prise de contrôle récente de la banque russe Rosbank.

Fitch Ratings a abaissé de "AA" à "AA-" la note à long terme de la banque, estimant que, si la fraude est intervenue dans des circonstances bien spécifiques, son ampleur "soulève des questions sur l'efficacité des systèmes de la banque et créer un risque de réputation pour le groupe".

Pour sa part, S&P a placé la note à long terme sous surveillance avec implication négative.
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« Répondre #69 le: 26/01/2008 - 19:48:05 »

Ce scandale, fraude aux Subprimes, de la Société Générale est un cas d'école représentant la spoliation "scientifique" des épargnes et de l'argent des simples travailleurs.

Alors, vous comprenez maintenant le destin des réserves de change (au moin 110 milliards de dollars americain) "investis" sur les bourses mondiales en plein krach et de l'épargne de la population Algérienne dans les banques Algériennes et étrangeres en Algérie.

Voir cette emission très didactique concernant ce scandale (casse du siècle à la société générale) et les manipulations et la désinformation gouvernementale qui l'entoure, ce qui indique clairement la gravité de la situation et de ce scandale.


Emission Revu et corrigé du 26 janvier 2008 sur
http://www.france5.fr/revuetcorrige/index-fr.php?page=accueil#


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Société générale : les non-dits d’un scandale d’État
Chronique d’un désastre financier | lundi, 28 janvier 2008 | par Jean Montaldo
http://www.bakchich.info/article2470.html

La version officielle du PDG de la banque sur son trader isolé et incontrôlé, qui lui aurait fait perdre 4,9 milliards d’euros, ne résiste pas à l’analyse des faits, estime Jean Montaldo, auteur du « Marché aux voleurs » (Albin Michel, 2003). Selon lui, elle masque une crise plus grave et des responsabilités plus larges. D’abord, les risques financiers ont bien failli faire sauter la banque, lundi 21 janvier. Ensuite, la Banque de France et les autorités de marché en savaient forcément plus long qu’on ne le croit. Accrochez vos ceintures !

L’affaire de la Société générale explose comme un volcan dont les courants de laves menacent de ravager nos économies. Le monde de la Finance est atterré, celui de la politique bouche bée et la presse enflammée.

Cependant, nul n’a vraiment pris la mesure du cataclysme financier qui vient de survenir, amplifié par les déclarations invraisemblables de Daniel Bouton, le PDG de l’établissement « victime »… sauvé in extremis de la banqueroute par ceux là même qui ont pour mission d’empêcher les gymnastiques frauduleuses.

Monde pitoyable de la Finance… où les autorités de contrôles — une nouvelle fois ! — montrent leur incapacité à appliquer aux plus puissants intervenants les règles strictes qu’elles imposent au commun des mortels. À commencer par la Banque de France qui , 5 jours durant — du 19 au 23 janvier 2008 (au matin) —, a poussé le culot jusqu’à cacher au Président de la République Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon les risques encourus par l’une des plus grandes banques françaises, avec en toile de fond des dommages immenses pour la bourse française et ses homologues européennes.

Histoire incroyable… qui, telle que présentée dans un flou artistique impressionniste par l’état-major de la Société générale, ne résiste pas à l’analyse.

La version fantastique du Pdg

La version des évènements donnée au public, en fin de matinée du 24 janvier, par le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, ne paraît pas coller à la réalité, du moins celle qui ressort de mes connaissances et recherches actives : « Les transactions sur lesquelles la fraude a porté étaient banales - une position à la hausse des marchés actions - mais dissimulées par des techniques extrêmement sophistiquées et variées », écrit-il à ses actionnaires et clients, le 24 janvier. Non sans ajouter une information qui fait tilt : « J’ai bien évidemment informé M. le Gouverneur de la Banque de France et M. le Secrétaire Général de l’Autorité des Marchés Financiers [AMF] dès que j’ai eu connaissance de la situation, le dimanche 20 janvier. La perte subie est très importante. Toutes les mesures ont été prises sur le champ pour la circonscrire. Les failles des procédures de contrôles ont été identifiées et corrigées pour éviter tout nouveau risque de nature comparable. »

Explications un tantinet courtes et pour le moins fantastiques, voire inquiétantes. Car on y omet de faire état des dispositifs de contrôles stricts mis en place - au-dessus de l’ensemble des établissements financiers - pour empêcher qu’un ou plusieurs aigrefins (ou mauvais génies) puissent polluer les écritures des grandes industries financières.

Appartenant à la galaxie des départements spécialisés de la Banque de France, ces instruments complètent ceux des banques intervenantes… avec pour mission de les surveiller, de jour comme de nuit. Et de repérer, par des observations permanentes et croisées, tout manquement aux règles de prudence et de bonne gestion, a fortiori lorsqu’il s’agit d’opérations portant sur des montants faramineux. Ainsi, si des « failles » ont affecté les « procédures de contrôle » de la Société générale, comment expliquer que les moyens de contrôle (réputés inviolables) de la Banque de France n’aient pas fonctionné ?

Arrêtons les non-dits… et venons-en à ce qui fâche : au-delà de la Société générale, tout un réseau ramifié est en cause. Puisque le ministre des Finances, Mme Christine Lagarde, doit donner, « sous huit jours » au Premier ministre, « toutes les indications sur la manière dont les choses se sont passées, de manière à ce qu’on puisse, le cas échéant, proposer des solutions », voici celles que je lui soumets… pour l’y aider.

Pourquoi et quand la Générale a failli sauter

Remontant dans le temps, j’observe, en premier lieu, que par la grâce de la Banque de France et de l’AMF, le pire aura été évité… avec une perte « limitée » à 4,9 milliards d’euros (ou 7,2 milliards de $ US).

Ce trou béant dans la caisse de la Générale a été causé par des engagements démentiels et présumés « frauduleux » que j’évaluais le jour même de la révélation du scandale (le 24 janvier), à au moins 50 milliards d’euros. Somme astronomique, supérieure de 20 milliards d’euros aux fonds propres de la banque !

Apprendre, de surcroît, que ces engagements sont intervenus sur les marchés hautement spéculatifs des « futures » laisse pantois. Comment peut-il se faire qu’une banque de cette dimension puisse permettre qu’un golden boy novice (Jérôme Kerviel, 31 ans… et toutes ses dents) la gave, sans qu’elle ne s’en aperçoive, d’« options à terme », de bouts de papiers empoisonnés revenant à spéculer comme un laquais sur les actions de grandes entreprises cotées et (ou) sur les indices, tel celui du CAC 40 ?

Enregistrées, les pertes de 4,9 milliards d’euros sont là, bien réelles… dont aucun des protagonistes ne peut se laver les mains. Mais on omet de dire que, sans le bon vouloir des autorités de contrôles de la bourse et des institutions financières, au matin du lundi 21 janvier, avant l’ouverture des marchés, la Générale n’aurait pu échapper à une chute aux enfers, avec des dégâts considérables.

Dans le plus grand secret, lors de réunions tenues pendant le week-end des 19 et 20 janvier 2008, la Banque de France et de l’AMF lui ont donné leur aval pour que soit cachée aux investisseurs l’étendue de ses prises de risques engagées par le « trader » Jérôme Kerviel.

En effet, le matin du lundi 21 janvier, après plusieurs fortes baisses partout dans le monde (à New York le vendredi, puis sur toutes les places asiatiques), la journée boursière s’annonçait avec un avis de tempête. Dans de telles circonstances, annoncer à l’improviste la situation réelle et désastreuse des engagements de la Société Générale — découverte officiellement durant le week-end —, aurait immanquablement provoqué, à Paris et dans toute l’Europe, un vent de panique effroyable.

Dans un tel contexte — où les rapaces ne s’encombrent pas de bonnes manières —, la plupart des intervenants, à commencer par les autres établissements bancaires, auraient évité de se positionner à l’achat sur des marchés en pleine ébullition. Du moins avant que ne soit apuré le carnet d’ordre de vente, gonflé à hélium, de la Générale.

Nombre de prédateurs n’auraient pas manqué de se positionner à la vente (sèche ou à découvert, puisque le marché le permet !), pour accompagner le mouvement de baisse, tenter de « se refaire » à bon compte dans l’œil du cyclone boursier, autant dire se remplir les poches à bon compte… dans un « Cycle de Bethe », comme disent les astronomes pour désigner les réactions nucléaires dans les étoiles.

Prise au piège, la grande banque aurait eu toutes les peines du monde à se délester de sa cargaison pourrie, face à des salles de marché excitée par l’odeur du sang de la Générale et de sa tirelire bourrée à craquer de centaines de milliers de titres spéculatifs et à fort effet de levier : ceux sur lesquels le jeune Jérôme Kerviel — dont peu de gens connaissent, pour l’heure, sa version des faits — intervenait tout seul, nous assure-t-on, sachant qu’il pouvait multiplier ses gains ou ses pertes à la vitesse d’une météorite.

À n’en pas douter, si, conformément au règlement qui régit les institutions financières, la Société générale s’était vue imposer par ses pairs d’informer sur le champ les investisseurs des risques suspendus au-dessus de sa caisse, ce noir scénario lui aurait fait connaître l’abîme, une bonne part de ses 30 milliards d’euros de fonds propres étant menacée de partir en fumée. Je rappelle que ce lundi 21 janvier, la bourse de Paris baissait de quelque 6%, à l’unisson avec ses homologues européennes. Et que les mêmes secousses telluriques se répétaient le mercredi 23… tandis que la Générale continuait de vendre à tour de bras, en catimini et à perte, les options d’achat accumulés par son golden boy suspendu.

Tel est le désastre qui serait intervenu si, au long des trois journées fatidiques (des 21 au 23 janvier) — et en plus de la crise des « subprime », à l’origine de la dégringolade des actions sur toutes les places du monde —,était venu s’ajouter l’annonce des difficultés dantesques de la troisième banque française, au demeurant connue comme la première intervenante sur les marchés mondiaux des « produits dérivés » (les fameuses options acquises par son « trader » "isolé").

Tel est le massacre à la tronçonneuse auquel la Société générale a échappé… grâce à la Banque de France… qui aurait dû tout empêcher.

La Banque de France devait tout savoir

Nous passons là au second volet de l’affaire, avec de nouveaux non-dits. Et non des moindres. Car les autorités de contrôle ont des missions et des outils, qui auraient pu leur permettre d’intervenir à temps.

Je n’invente rien. Les documents officiels l’attestent. Leur lecture est instructive. Tout d’abord, l’Autorité des marchés financiers (AMF) se doit de « veiller… à la protection de l’épargne investie dans les instruments financiers et tout autre placement donnant lieu : à appel public à l’épargne ; à l’information des investisseurs ; au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers ». De son côté, la Banque de France, elle, a pour « mission principalement de veiller à la sécurité des dépôts du public et plus généralement à celle des banques ».

Ses statuts le précisent : « Dans le cadre des missions du Système européen de banques centrales (…) la Banque de France veille à la sécurité des systèmes de compensation, de règlement et de livraison des instruments financiers. » En outre, « pour que cette sécurité soit assurée, il est essentiel que le système bancaire et financier français soit géré de manière rentable et prudente (sic) ».

À dessein, des dispositifs ont été mis en place… dont — par une extraordinaire étrangeté — on évite aujourd’hui de parler.

Pour enregistrer, comptabiliser, vérifier et superviser leurs règlements sans délai, il existe bel et bien, au-dessus des banques, deux yeux de lynx, redoutés de tous : « Euroclear SA/NV » et son rejeton « Clearnet », tous deux dans l’orbite de la Banque de France. Il n’est d’ailleurs qu’à se référer aux indications de cette vénérable institution pour savoir qui est qui dans la longue chaîne des transactions boursières et de leur supervision par le système « Euroclear-Clearnet » .

Voulu par les autorités des marchés européens, « la constitution du groupe Euroclear a pour objectif de mettre en place une plateforme de règlement-livraison unique pour l’ensemble des dépositaires centraux du groupe ». Euroclear Group est doté de 6 filiales, « dépositaires centraux de titres négociés » par les banques : Euroclear Bank ; Euroclear Belgique ; Crest Co, Grande Bretagne ; Euroclear France ; Euroclear Nederlands ; LCH. Clearnet Group.

En d’autres termes, cet organisme ramifié supervise les règlements des divers titres achetés ou vendus par les établissements financiers. Et s’assure de leur livraison immédiate. Pour parfaire son « intégration » et « rationaliser » ses infrastructures techniques de règlement, la maison-mère « Euroclear » a mis en place (en mai 2006 pour le marché français, en août suivant pour le Britannique) « un moteur unique de règlement-livraison (Single Settlement Engine) pour l’ensemble des entités du groupe. »
L’œil de lynx Clearnet supervise toutes les transactions

Dès lors, les frontières d’intervention de scs entités territoriales étant fixées, la filiale française « LCH. Clearnet SA » — supervise toute transaction effectuée depuis Paris et qui passe obligatoirement par elle.

Vous avez bien lu : tout passe par elle.

Soyons même encore plus précis. Pour l’officielle AFTI (Association Française des Professionnels des Titres) « Clearnet SA » est l’une des premières chambres de compensation en euros et une « infrastructure post-marché » qui « joue un rôle attractif déterminant pour la domiciliation des banques d’investissement et de marchés, et des gestions d’actifs ». Dans tous les cas de figure ! Son rôle ? Malgré son caractère technique, le texte suivant, estampillé « Banque de France », est on ne peut plus explicite :

« LCH. Clearnet SA joue le rôle de contrepartie centrale pour les instruments financiers qu’elle admet à ses opérations (actions cotées sur les marchés Euronext, instruments dérivés et options, titres d’État français et allemands négociés de gré à gré via certains courtiers…) ».

Ainsi, imposé aux banques comme leur intermédiaire obligatoire, Clearnet se porte acquéreur ou vendeur des titres qu’elles ont achetés ou vendus. Pour bien fixer les responsabilités, il est stipulé expressément : « Une fois l’opération prise en compte par la chambre de compensation, Clearnet SA devient la contrepartie unique du vendeur et de l’acheteur », jouant ainsi le double rôle d’intermédiaire et de surveillant de la bonne exécution des transactions. À charge pour elle de fournir sa « garantie » qui « inclut le paiement, mais aussi la livraison des titres [à la banque acheteuse] au cas où le vendeur serait défaillant. »

Mieux encore — et c’est là que dans l’affaire Société générale tout se corse —, la Banque de France nous le certifie dans ses propres écritures :

« En tant que contrepartie centrale, LCH. Clearnet SA contribue à réduire les risques de crédit et de liquidité associés à la transaction et à la livraison des instruments qu’elle prend en charge. »
Clearnet n’y voit plus net…

Dès lors, comment expliquer qu’un obscur golden boy de la Société générale ait pu travestir les écritures de son employeur, en mettant, face à des achats réels (forcément payés), des ordres de ventes fictifs qui, par la force des choses, ne pouvaient ni être enregistrés, ni réglés ?

Cette version officielle ne résiste pas à l’analyse, puisque aucun déséquilibre des règlements, qui s’effectuent chaque jour, ne peut théoriquement échapper à « Clearnet ».

En outre, accumuler des achats effectifs (forcément payés) est une chose ; agir de même avec des « ventes fictives » — dixit la Générale — pour cacher ses pertes potentielles, en est une autre… qui ne colle pas dans le tableau présenté. Pour deux raisons évidentes.

Si d’aventure, trompée par les écritures savantes de son « trader », la Générale n’a pas repéré sa supercherie, de son côté « Clearnet » ne peut manquer d’observer que la position spéculative acheteuse de la banque ne correspond pas à ses ratios. D’autant que cette position est génératrice de pertes considérables en période de baisse et qu’aucune vente (réelle) n’est intervenue pour équilibrer ses comptes.

Œil infaillible, « Clearnet » est là pour savoir qu’aucune opération de couverture à la vente n’a été passée, se soldant par un règlement enregistré et visé par elle.

En outre, qu’a fait la Société générale — c’est le règlement !— des enregistrements de ses opérateurs, obligatoirement conservés pendant plusieurs mois ? Comment a-t-il pu se faire que, passant des ordres d’achat massifs se soldant par des débits constants et importants, sans contrepartie à la vente, Jérôme Kerviel n’ait pas été arrêté… en plein vol périlleux ?

Et ce n’est pas tout. Voici maintenant l’ultime étape du contrôle technique : « Afin d’assurer un fonctionnement solide de son mécanisme de garantie, LCH. Clearnet SA a mis en place d’importantes mesures de contrôle du risque, notamment des critères de participation exigeant : une réévaluation quotidienne des positions de ses membres, des appels de marges [couverture immédiate des sommes perdues], et un fonds de compensation. »

Arrêtons là ! Non sans mentionner un détail qui fait désordre : sous mes yeux, estampillés « Banque de France (Eurosystème) », l’organisme suprême censé tout savoir et tout prévenir, des documents nous informent que la « Société Générale » est bien inscrite, à la date « 22 janvier 2008 », sur la liste des banques affiliées au réseau de « Clearnet SA, Banque centrale de compensation ».

À cette date, le scandale est déjà découvert. Mais on a décidé de le garder secret… pour permettre à la Générale (en péril) de liquider « au mieux », sur des marchés qui n’en peuvent plus — puisque subissant de plein fouet la débâcle boursière mondiale —, les wagons de titres spéculatifs d’un unique « trader »… saisi par la folie des grandeurs. Jeune homme qui, sans esprit de lucre nous assure-t-on, se serait prêté à la danse du scalp… au nez et à la barbe de son employeur et de ses puissantes autorités de surveillances.

En d’autres termes, le scénario que vient de nous fournir la Société générale, avec l’aval de la Banque de France, ne tient pas ! Copie à revoir.

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Kerviel, cerveau du «casse du siècle» ou «lampiste bien commode»?
Sandrine Cochard - 20Minutes.fr, éditions du 25/01/2008
http://www.20minutes.fr/article/208648/France-Kerviel-cerveau-du-casse-du-siecle-ou-lampiste-bien-commode.php

Jérôme Kerviel est-il le seul responsable des pertes colossales qui secouent la Société Générale depuis mercredi? Cet arbitragiste, présenté comme l’auteur du «casse du siècle», à savoir une vaste fraude de près de 5 milliards d’euros, intrigue toute la presse, vendredi matin.

«Système de contrôle défaillant»

Dans «Le Figaro», Gaëtan de Capèle estime que «ce qui est présenté comme une fraude, met en réalité à nu un système de contrôle des risques dangereusement défaillant». Cette fraude, selon Henri Gibier, des «Echos», estime que «si les nombreuses interrogations qu'elle laisse encore en suspens ne sont pas rapidement levées, (cela) pourrait entamer la crédibilité de l'ensemble du système bancaire».

De son côté, Fabrice Rousselot, de «Libération», regrette qu'un «coupable (soit) désigné, mais pas de responsables, surtout pas parmi les cadres dirigeants». Dans «L'Humanité», Pierre Laurent estime qu'il y a «quelque chose de profondément pourri au royaume de la finance mondialisée».

Autre interrogation: «pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour découvrir l'étendue des dégâts?» se demande Pascal Aubert dans «La Tribune».

En clair, journaux et spécialistes de la finance ne croient pas à la thèse du «trader fou». «Ah, oui, sacrément malin et inventif, le Monsieur K de la Société Générale. Plus fort encore que tous ceux qui jusqu'alors faisaient référence en matière de délinquance financière», ironise encore Pascal Aubert.

De même Alain Crouzat, président de la société de gestion de portefeuilles Montségur Finance, se dit intrigué par «la chronologie» des faits, dans «Le Parisien». «La Société générale s'apprête à publier ses résultats de l'année 2007. Voilà qu'à cette occasion tout le monde découvre qu'elle a été victime d'une fraude inouïe, comme le dit Christian Noyer, le président de la Banque de France, et qu'on annonce sa recapitalisation dans la foulée. Quelle coïncidence, quel timing exemplaire aussi. Le scénario est parfait, trop!» juge-t-il.

«Un lampiste bien commode»

Plus sévères, de nombreux éditorialistes de province mettent en doute la sincérité des explications données à l'instar du «Télégramme», dans lequel Alain Joannès remarque que «tout se passe comme si les six jours qui se sont écoulés entre la découverte de la fraude en interne et sa révélation hier avaient été utilisés pour scénariser une histoire "plausible"». «Un scénario trop bien écrit» pour l'éditorialiste.

Plus suspicieux, Jean-Louis Gombeaud (Nice-Matin) se demande si «la banque ne chercherait pas à cacher des opérations malheureuses sur des produits dérivés boursiers qui se sont effondrés avec la baisse (brutale) des marchés financiers ces derniers mois?».

«L'Alsace» va dans le même sens quand Patrick Fluckiger écrit: «la banque n'a-t-elle pas trouvé un lampiste bien commode pour masquer une partie de ses pertes sur les crédits à risques américains?» «Il a fraudé seul, et ne s'est même pas enrichi de la fraude, affirme sa direction Franchement, vous y croyez, vous? interpelle note Francis Brochet dans «Le Progrès». Trop énorme, trop simple, commentent des experts. En pleine crise des « subprimes », qui fait boire la tasse à la Générale, ça fait un peu maquillage et barbotage. Kerviel, un bouc émissaire ? Ce serait alors, à 4,9 milliards, le bouc le plus cher de l'Histoire depuis la Bible.»

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Bourse : l’avidité et les bêtises de la Main invisible
Chronique | jeudi, 24 janvier 2008 | par Akram Belkaïd
http://www.bakchich.info/article2430.html

Le krach a été curieusement provoqué par l’annonce d’un programme de relance économique aux Etats-Unis. Paradoxe ? Pas vraiment. Les milieux boursiers espéraient plutôt un plan de sauvetage financier, pour les sauver de leurs propres errements.

S’il est encore trop tôt pour tirer les leçons de la récente tempête qui vient d’ébranler les Bourses mondiales, on peut d’ores et déjà se pencher sur l’un de ses aspects et en tirer une conclusion qui devrait faire réfléchir tous ceux qui ne jurent que par le marché et sa prétendue science infaillible.

Que s’est-il passé pour que la panique s’empare des opérateurs et les pousse à vendre à tout va ? On le sait, à l’origine de cette pagaille, il y a la fameuse crise des « subprime » aux Etats-Unis, ces prêts immobiliers risqués, qui plombent désormais le bilan de nombreuses banques et qui n’ont pas fini de faire parler d’eux. On remarquera pourtant, que cette crise dure depuis juin dernier et que personne n’ignorait que les établissements financiers sont les plus exposés.

L’etincelle ? L’annonce de George Bush d’un plan de relance

En fait, comme pour toute explosion, il a fallu une étincelle, et c’est George W. Bush qui l’a provoquée. Il ne s’agit pas d’accabler une nouvelle fois le président américain, mais de noter que c’est après qu’il eut annoncé un plan de relance fiscal de 150 milliards de dollars que les Bourses américaines ont commencé à dévisser, entraînant dans leur chute les autres places de la planète. Pourtant, l’intention de Bush était louable, puisqu’il s’agissait de redonner confiance aux Américains en leur proposant des rabais fiscaux destinés à les encourager à consommer et, donc, à empêcher que l’économie de leur pays, qui dépend aux deux tiers de la consommation, n’entre en récession.

La question est donc de savoir pourquoi Wall Street n’a pas apprécié le plan Bush au point de déclencher un mini-krach mondial. La réponse est simple : les opérateurs n’attendaient pas un plan de relance fiscal destiné à sauver l’économie réelle. Ils espéraient plutôt, pour ne pas dire qu’ils exigeaient, des mesures de sauvetage pour la sphère financière. En un mot, le marché attendait de la présidence américaine qu’elle épongeât ses errements. Si Bush avait annoncé le déblocage de 150 milliards de dollars pour renflouer les établissements mis à mal par la crise des « subprime », il y a fort à parier que tous les indices boursiers auraient battu des records à la hausse.

L’avidité est le premier moteur

Dès lors, deux conclusions s’imposent. La première est d’ordre général et c’est plutôt un rappel. Qu’on le veuille ou non, c’est bel et bien l’appât du gain qui guide le marché et cela quel qu’en soit le prix final. Comme pour les scandales précédents (Enron, Worldcom, LTCM, Barings,…), les langues vont bien finir par se délier et on réalisera alors, à quel point l’âpreté l’a disputé à l’imprudence dans cette affaire où des centaines de banques et des milliers de fonds ont bâti des châteaux de carte à partir de produits financiers risqués, puisque adossés à des créances quasiment insolvables. « Greed »est d’ailleurs le mot qui revient le plus souvent dans les commentaires d’experts. Il signifie avidité et il résume bien ce qui a caractérisé les marchés dans cette affaire des « subprime ».

La deuxième conclusion découle de ce qui précède. Disons-le et répétons-le, la fameuse « Main invisible » qui agirait pour donner au marché toute sa rationalité n’est qu’une fumisterie à laquelle, de toutes les façons, seuls quelques ultra-libéraux continuent de croire, cela sans oublier une kyrielle d’experts du Sud qui pensent être crédibles en ânonnant que le marché peut tout et qu’il a toujours raison.

D’abord, le marché s’est trompé en se fourvoyant à propos de crédits vérolés et, de plus, il a été incapable de détecter à temps leur dangerosité. Mieux, ou pire, il a espéré jusqu’au bout l’intervention directe de l’Etat américain pour qu’il efface son ardoise. En un mot, quand les choses vont mal, il n’y a pas de « Main invisible » qui tienne et les opérateurs des marchés s’en remettent toujours à l’intervention publique. C’est une leçon à méditer alors que l’on continue, ici et là, à promouvoir le dogme du moins d’Etat.

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La Société générale bat le record du monde !
CHRONIQUE D’UN SCANDALE FINANCIER | jeudi, 24 janvier 2008 | par Jean Montaldo
http://www.bakchich.info/article2440.html

La banque française a annoncé jeudi 24 janvier la découverte d’une fraude interne « d’une ampleur considérable » commise par un de ses traders, immédiatement mis à pied. La perte est évaluée à 4,9 milliards d’euros : record du monde battu ! Comment est-ce possible ? Est-ce crédible ? Auteur du livre « Le marché aux voleurs » (Albin Michel, 2003), qui jettait une lumière crûe sur les escrocs de la finance et les patrons menteurs, l’écrivain-journaliste Jean Montaldo livre son analyse et ses infos. Du brutal !

À qui fera-t-on croire qu’un simple quidam installé dans un placard à balais de la Société générale - la troisième banque française (22,40 milliards d’euros de chiffre d’affaires), derrière le groupe Crédit Agricole (29,156 milliards) et BNP Paribas (27,9 milliards) - a réussi l’exploit historique de perdre frauduleusement, en solitaire et en quelques semaines, la bagatelle de 4,9 milliards d’euros (soit 32,14 milliards de nos défunts francs)… sans qu’aucun contrôle de gestion interne n’ait repéré la supercherie ?

Dois-je préciser que cette saignée —­ pour un montant proche du produit national brut de pays en voie de développement, tels le Gabon, le Honduras ou le Sénégal ­­— n’est pas loin d’égaler le dernier chiffre d’affaires connu de la Caisse des dépôts, première des institutions financières de l’État ?

Selon le président de la Société générale, Daniel Bouton, cette « fraude interne d’une ampleur considérable » a été commise par un collaborateur « au sein d’une sous-division des activités de marchés ». Traduisant cet aveu, comme il se doit, j’en conclus qu’une singulière incompétence des organes dirigeants de l’établissement a permis à leur golden boy de jouer avec l’argent de leurs clients… et de le perdre à tout jamais.

Incompétence et démence de banquiers avides d’argent… au point de mettre à la disposition d’un obscur collaborateur (dénommé Jérôme Kerviel) des sommes considérables, à charge pour lui d’en faire à sa tête, sans que nul ne songe à auditer, au jour le jour — comme le veut la réglementation des géants de la finance faisant appel public à l’épargne —, l’ensemble de ses opérations !
Les Docteur Folamour de la finance

Trop, c’est trop ! Car cette fois le scandale qui éclate à la Société générale permet de pointer du doigt le système mis en place par les banques, depuis de nombreuses années, en vue de toujours plus siphonner les marchés, grâce à la sophistication d’instruments hautement spéculatifs qui, petit à petit, ont totalement perverti le système capitaliste, au point de le rendre incontrôlable et par conséquent incontrôlé. Nous voici rendu dans le laboratoire du Docteur Folamour de Stanley Kubrick. Sauf que, cette fois, il ne s’agit ni d’une farce, ni d’une fiction.

Libéral convaincu — peu soupçonnable d’un quelconque lien de pensée avec les alter-mondialistes et les divers courants de la gauche anti-capitaliste —, ma connaissance de l’enfer où se meuvent les apprentis sorciers de la finance m’oblige à dire tout haut ce que ces fous furieux en col blanc semblent convenus de taire. Pour que la Société générale ait perdu ces 4,9 milliards d’euro, ces derniers jours (et dans le plus grand secret) - lors du débouclage en catastrophe des positions insensées de son « trader » indélicat, engagés dans des opérations sur produits dits « futurs » (comprenez : options d’achat à fort effet de levier, permettant de ramasser ou de perdre 10 fois sa mise) - c’est bien que l’opérateur en question avait une position ouverte, spéculative, d’au moins 50 milliards d’euros. Excusez du peu. Rien que sur les valeurs du CAC 40, le lascar avait engagé 48 milliards d’euros. Impossible, pour l’heure, de savoir l’ampleur de ses engagements sur d’autres marchés, dont Euronext. Dès lors, devant vendre dans l’urgence ces tonnes de bouts de papiers pourris, la banque « victime » ne pouvait qu’amplifier la baisse des cours déjà bien engagée.

« Indétectable » fraude, camouflée derrière des opérations « fictives », nous dit Daniel Bouton, digne représentant de l’énarchie française… qui vient de mettre à pied 5 des supérieurs de son « trader », mais qui se garde de rendre lui-même son tablier. Apprendre que ce Monsieur abandonne 6 mois de son salaire fixe — quid du « variable » ? — et son « bonus » 2007, nous la fait belle. De qui se moque-t-on ?
D’autres maisons financières engluées

Et ce n’est pas tout : on apprendra bientôt les déboires de trois autres institutions, certes de moins grande dimension, dont les responsables sont englués — eux encore — dans le marigot de spéculations effrénées… sur des petites et moyennes valeurs. L’une de ces trois honorables maison de traitement a dû d’ailleurs fermer deux de ses fonds communs de placement, empêchant du même coup les porteurs de parts de récupérer ce qui reste de leur argent. Pour ne pas ajouter à leur malheur, je n’en dirai pas plus. Tout arrive à point à qui sait attendre…

Que devons-nous penser, nous les usagers et l’ensemble des PME françaises, à qui les banques refusent le plus petit découvert et sont tourmentés, harcelés, et parfois même signalés à la Banque de France, pour un débit de quelques centaines d’euros ?

Mieux encore : on nous apprend que notre voltigeur de pointe, détenteur à la Générale du record du monde de la fraude bancaire, court toujours ; et le PDG Daniel Bouton — qui l’a laissé filer (et n’a pas encore porté plainte) — ne sait même pas où il est passé.

Ben voyons !

Les traders, rois des paumes financières

*Jérôme Kerviel (Société générale) : 4,9 milliards d’euros (ou 7,2 milliards de dollars), 2008

*Friedhelm Breuers (Germany WestLB Common and Preferred Shares) : 0,8 milliard de dollars, 2007

*David Lee (United States Bank of Montreal Natural Gas Options) : 0,8 milliard de dollars, 2007

*Brian Hunter (Canada Amaranth Advisors Gas futures) : 6,5 milliards de dollars, 2006

*Wolfgang Flöttl, Helmut Elsner (Austria BAWAG Currency) : 2,5 milliards de dollars, 2006

*Liu Qibing (China State Reserves Bureau Copper Futures) : 0,2 milliard de dollars, 2006

*Chen Juilin (China China Aviation Oil Oil Futures and Options) : 0,6 milliard de dollars, 2004

*John Rusnak (United States Allied Irish Bank Currency) : 0,7 milliard de dollars, 2002

*John Meriwether (United States Long Term Capital Management Interest Rate and Equity Derivatives) : 4,6 milliards de dollars, 1998

*Yasuo Hamanaka (Japan Sumitomo Corporation Copper futures) : 2,6 milliards de dollars, 1996

*Nick Leeson (United Kingdom Barings Bank Nikkei Futures):1,4 milliard de dollars, 1995

*Robert Citron (United States Orange County Interest Rate Derivatives) : 1,7 milliard de dollars, 1994

*Giancarlo Paretti (Italy Credit Lyonnais Loans to Hollywood Studios) : 5 milliards de dollars, 1990
Des positions spéculatives d’au moins 50 milliards d’euros

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Mais que faisaient les fameux inspecteurs de la Société Générale ?
Chronique d’un scandale financier | vendredi, 25 janvier 2008 | par Bertrand Rothé
http://www.bakchich.info/article2450.html

Un trader qui perd 4,9 milliards d’euros sans que personne ne s’en aperçoive ? Bizarre, vous avez dit bizarre ? D’autant que la Société Générale était réputée, jusque-là, pour son corps d’Inspection Générale, chargé du contrôle interne. Eh, les surdoués, vous dormiez, ou quoi ?

Les banques ont une aversion légitime pour le risque. Elles jouent avec l’argent qui leur est confié. C’est pour cela qu’elles ont toutes développé un corps d’inspection capable de contrôler les processus internes. La Société Générale était réputée pour être à la pointe dans ce domaine. Du moins jusqu’à hier, lorsque le président de la banque, Daniel Bouton, a dû avouer q’un de ses traders aurait fait perdre 4,9 milliards d’euros. Une fraude d’une ampleur inégalée, dont personne n’aurait détecté l’ampleur. Cette version est pour le moins étonnante dans un établissement où les inspecteurs sont les rois.

L’Inspection Générale : « le top du top » dans la banque

Cette élite bancaire conduit, en effet, sur le papier, "pour le compte de la direction générale, des missions d’audit et de conseil sur les activités du groupe Société Générale en France comme à l’étranger". Ses membres peuvent ensuite grimper dans les étages, à de très hautes fonctions dans l’institution. Aujourd’hui, 3 des 5 membres du comité exécutif issus de la banque viennent de ce corps, dont le directeur général délégué.

L’inspection recrute les élites des écoles de commerce et d’ingénieur. De nombreux polytechniciens, des HEC… Elle a le droit à tous les honneurs. Pour les étudiants qui se destinent à la finance et à la banque, l’inspection générale a été longtemps une voie royale. Certains bi-admissibles à l’ENA n’hésitaient pas à regagner ce corps privé. Pour les Polytechniciens qui ne pouvaient prétendre aux grands corps de la fonction publique, l’inspection générale de la banque offrait une sortie honorable.

Daniel Bouton, le PDG, lors d’un chat internet avec les salariés du groupe en février 2006, n’hésitait pas à dire : « L’Inspection Générale (avec des majuscules, excusez du peu) est la colonne vertébrale de la rigueur, de l’organisation et des valeurs. Si elle n’existait pas, j’essaierais de la créer ». Pour cet inspecteur des finances distant, donner des titres de noblesse à une institution privée n’est pas anodin. Ce corps est un des seuls qui, dans le privé, recrute par concours, une fois par an, comme pour entrer dans l’administration. Cette année, les candidats doivent déposer leurs dossiers avant ce 25 janvier 2008 (sic). Le concours se déroule en trois temps. Un écrit et deux oraux.
Des contrôleurs qui ont perdu de leur cote

Mais voilà : depuis une dizaine d’année, les métiers des marchés financiers ont commencé à être bien mieux rémunérés que les fonctions de contrôle. Même le PDG de la Société Générale n’est pas le mieux payé de sa banque. Et dans sa quête des meilleurs spécialistes des marchés, les grandes banques ont proposé aux plus brillants de ses cadres des places de commerciaux, d’analystes… Avec ses salaires plus modestes l’inspection générale a perdu la cote. Le contrôle est devenu moins valorisant.

Relâchement ? Inadvertance ? Ce "grand corps malade" n’a, semble-t-il, rien vu venir de la catastrophe. Si un trader seul a pu perdre 4,9 milliards d’euros, c’est-à-dire contourner tous les processus de sécurité mis et place et contrôlés, audités, par l’Inspection, sans que les contrôleurs ne s’en rendent compte à temps, il y a comme un problème. Ils ont même du souci à se faire. Et ils ne sont pas les seuls.

Ironie de l’histoire : rappelons que la Société Générale a été élue « Banque de l’année » et « Meilleure banque française » par la prestigieuse revue Euromoney en juillet 2006 et qu’elle a été pour la 2e fois consacrée « banque de l’année en France » par The Banker en décembre 2006. Aujourd’hui, elle décroche le titre peu envié de recordman de la « plus grosse fraude du siècle ». C’est ce qui s’appelle tomber de son piédestal.
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« Répondre #70 le: 29/01/2008 - 13:16:30 »

BNP Paribas, 1 ère banque de France. la 2 ème est la Société Générale


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Une filiale de BNP Paribas avait poussé à la démission le frère de Jérôme Kerviel
pureblogueur - depuis 1 heure
Explorer : Banques,  BNP Paribas,  Europe 1,  Jérôme Kerviel,  Société Générale
http://www.wikio.fr/article=43357768

Le frère de Jérôme Kerviel, le trader mis en examen dans le cadre de l’enquête sur une «fraude» massive à la Société générale, occupait également un poste de courtier pour une filiale de BNP-Paribas, selon Europe 1. La radio précise ce mardi qu’Olivier Kerviel aurait été poussé à la démission il y a un an après avoir «pris des positions dans le dos de ses clients avant de détourner les plus-values».

Cette affaire n’aurait cependant aucun lien celle de la Société Générale.

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La BNP Paribas avait aussi son Kerviel
municipale - depuis 1 heure
Explorer : Banques,  BNP Paribas,  Europe 1,  Jérôme Kerviel,  Société Générale
http://www.wikio.fr/article=43358106

Le frère de Jérôme Kerviel, le trader mis en examen dans le cadre de l’enquête sur une «fraude» massive à la Société générale, occupait également un poste de courtier pour une filiale de BNP-Paribas, selon Europe 1. La radio précise ce mardi qu’Olivier Kerviel aurait été poussé à la démission il y a un an après avoir «pris des positions dans le dos de ses clients avant de détourner les plus-values».

Cette affaire n'aurait cependant aucun lien celle de la Société Générale.

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Le frère de Kerviel aurait détourné de l'argent
Societe 29/01/2008 - 11:29
http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/societe/20085/le-frere-de-kerviel-aurait-detourne-de-l-argent_90274.html

Selon Europe 1, le frère de Jérôme Kerviel, Olivier, aurait été "démissionné" de BNP-Paribas il y a un an, après la découverte d'activités frauduleuses. Le courtier aurait pris des positions à l'insu de ses clients et aurait ensuite détourné des plus-values. Il n'y a évidemment aucun lien avec l'affaire Kerviel, à l'origine d'une fraude monstre qui a fait perdre près de 5 milliards d'euros à la Société générale.

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« Répondre #71 le: 30/01/2008 - 21:52:51 »

Système financier : le prochain domino est encore plus gros
29 janvier 2008 - Par Paul Gallagher, Executive Intelligence Review (EIR)
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3765

Une bulle de quelque 50 000 milliards de dollars de contrats financiers dérivés [cf. note 1] menace d’éclater incessamment, provoquant un déferlement de faillites et d’insolvabilités bancaires. Raison de plus pour passer de toute urgence à une réorganisation du système.

Les produits dérivés en cause sont des contrats assurant le risque de crédit (credit default swaps - CDS). Pratiquement inexistants il y a cinq ans encore, leur « valeur » nominale a triplé en trois ans, selon des sources new-yorkaises bien informées qui parlent du « prochain domino à tomber », estimant que le choc sera « beaucoup plus sévère » que l’éclatement de la « bulle hypothécaire américaine », qui ne représentait « que » 20 000 milliards.

Les CDS s’échangent uniquement de gré à gré, c’est-à-dire qu’il n’existe aucun marché organisé qui puisse assumer une quelconque responsabilité pour cette énorme masse de contrats financiers, contrairement aux actions et obligations. Comme les fameux SIV (véhicules d’investissement structurés), les contrats bilatéraux assurant le risque sont des opérations spéculatives hautement rentables qui n’apparaissent jamais dans les bilans des banques et hedge funds qui en tirent profit - jusqu’au moment où ils s’évaporent, provoquant des centaines de milliards de dollars de pertes.

Dans le cas des CDS, il faudrait plutôt parler de dizaines de milliers de milliards, selon ces sources. Le but officiel de ces contrats est d’assurer les acheteurs d’obligations d’entreprise contre la défaillance de ces obligations. Or le montant des dettes d’entreprise effectivement « assurées » par ces 50 000 milliards de dollars de CDS ne s’élève qu’à... 5000 milliards. C’est incontestablement la plus haute montagne de dette par effet de levier !

En réalité, les swaps sur défaillance sont des moyens de spéculer massivement sur la capacité d’une société à rembourser ses dettes et obligations et sur lesquels des dizaines de banques, fonds spéculatifs et autres sociétés financières parient des sommes considérables. En outre, d’autres hedge funds achètent des swaps sur défaillance pour parier si, en cas de défaillance, les sociétés qui assurent les obligations ne feront pas défaut elles-mêmes !

Les hedge funds et les banques ayant vendu une « assurance » aux sociétés détentrices d’obligations d’entreprise encaissent des primes de la part de ces sociétés. Ensuite, ces primes sont titrisées - c’est-à-dire vendues comme titres financiers à d’autres banques et hedge funds, de la même manière que les crédits hypothécaires subprime avaient été regroupés dans toutes sortes de titres qui ont récemment perdu toute valeur.

Il existe peu d’instruments financiers qui aient permis, autant que les CDS, aux fonds spéculatifs de faire plus de profits en si peu de temps, avec un tel effet de levier et si peu de capital réel. Tant que sir Alan Greenspan (directeur de la Réserve fédérale jusqu’en 2006) faisait en sorte que les taux d’intérêt à court terme restent très faibles sur le plan international, et que le « yen carry trade » [cf. note 2] fournissaient aux spéculateurs des centaines de milliards de dollars d’« argent gratuit », il n’y avait quasiment pas de défaillances sur les obligations d’entreprise, même sur les obligations poubelles.

La vente d’une assurance contre défaillance, à l’aide de swaps, est alors devenue un jeu extrêmement rentable, presque entièrement financé par de l’argent emprunté avec un fort effet de levier. On comptait dix vendeurs d’assurance d’obligations pour chaque détenteur d’obligations susceptible de l’acheter. Par conséquent, les vendeurs se sont vendus les swaps entre eux, ajoutant de nouveaux paris de produits dérivés à la même obligation de référence sous-jacente. Et ils ont vendu les primes d’assurance sous forme de titres financiers, accumulant encore des dettes sur ces produits.

Sur les marchés et dans la presse financière, une peur bleue se répand face à la perspective d’une faillite imminente des grandes sociétés d’assurance d’obligations, comme Ambac Financial Corporation et MBIA, qui assurent plus de 2000 milliards de dollars de bons du Trésor et vendent des CDS. Merrill Lynch vient d’essuyer une perte de 3,1 milliards de dollars sur les CDS avec l’une d’entre elles. Mais selon nos sources, 50 % de ces 4500 à 5000 milliards de dollars représentent des obligations potentielles de banques et 24 % de fonds spéculatifs. Dans la première vague de défaillances, lorsqu’elles se volatilisent, ces obligations vont se retrouver chez les mêmes banques qui ont prêté aux fonds l’argent pour jouer le jeu des CDS.

L’effondrement financier en cours depuis juillet-août 2007 frappe désormais l’« économie réelle », avec des effets notables sur l’emploi, l’industrie, la consommation et, bien sûr, le bâtiment et l’ensemble du secteur immobilier. Pour les premiers mois de 2008, selon les estimations toujours optimistes des agences de notation Fitch et Moody’s, le pourcentage de défaillance sur les dettes d’entreprise devrait atteindre 4 à 5 % (10 % pour les obligations poubelles).

Mais les vendeurs de CDS, qui devraient normalement payer, n’ont rien provisionné pour cela. Ils comptent sur le jeu des contre-paris et contreparties pour s’en tirer indemnes, laissant les pertes échoir aux détenteurs originaux des obligations.

Ted Seides, directeur financier de Protégé Partners, a comparé la bulle des CDS à une « énorme industrie de l’assurance, dont les fournisseurs n’ont rien mis de côté pour couvrir les futures pertes. Imaginez ce qui se passera s’il y a des pertes de 5 % sur 45 000 milliards de dollars, et personne [dans les banques] n’a de quoi payer les pots cassés. »

Quelqu’un a-t-il espère t-il encore sauver le système ou alors en change t-on ?
Notes :

1- Le « contrat financier dérivé » est un pari hautement spéculatif puisqu’il porte sur la valeur future d’un objet tiers (matières premières, taux de change, indice boursier, etc.), dont le montant ne fait pas l’objet d’un paiement immédiat, mais seulement d’une « option » valant par exemple 1 % des sommes en jeu, d’où les « effets de levier » permettant de jouer gros avec presque rien.

2- Le « Yen carry trade » consistait à emprunter une somme en Yen lorsque celui-ci était à un taux anormalement bas (moins de 1 %) et permettait d’aller jouer ailleurs avec un bénéfice quasi-assuré à la clé, puisque le coût de ce crédit en Yen équivalait à 0.

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Baisse des taux de la Fed : « Bush et Bernanke vont couler le dollar »
31 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3772

30 janvier 2008 (LPAC) - En réponse à la nouvelle baisse des taux opérée par la Fed hier - de -0,5 % après les -0,75 % du 22 janvier - l’économiste américain Lyndon LaRouche a lancé un avertissement cinglant : « Bush et Bernanke vont couler le dollar ». « Il faut le dire clairement et on doit l’empêcher. Le président Bush doit être renvoyé en cure de désintoxication. Cette politique mène tout droit à l’Allemagne de Weimar, 1923, hyperinflation II le retour, c’est une folie absolue qu’un gouvernement suive cette politique. »

« Comme on dit dans le jargon, ces mecs sont complètement fadas » a t-il dit. « Ils semblent aller vers une politique hyperinflationniste de taux zéro, mais ils ne survivront même pas jusqu’à là. Le pays pourrait ne pas y survivre. »

« Cette crise a montré un président des Etats-Unis cliniquement fou. Il promeut le dollar « à la Ezra Pound », il faut l’interner à St Elizabeth ! » (Ezra Pound était un poète fasciste promouvant Mussolini ainsi que les théorie monétaires britanniques pour le dollar, alors même qu’il était interné à l’hôpital St Elizabeth de Washington - l’équivalent de St Anne à Paris).

Face à cela, il a proposé la seule réelle alternative : un taux d’intérêt à deux vitesses, avec des taux bas pour les activités économiques de base et un taux élevé pour les spéculateurs qui entendent profiter du différentiel de taux entre l’Europe et les Etats-Unis (voir ici).

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Londres somme la Fed de baisser les taux
30 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3768

Le 28 janvier 2008 (LPAC) - La rubrique financière de référence, le « Lex » du Financial Times spécule sur l’attitude de la Réserve fédérale lors de sa prochaine réunion du 30 janvier où elle doit se décider sur les taux d’intérêts.

Le Lex prévient la Fed qu’une baisse supplémentaire d’un demi point serait une décision « certainement pas très saine ». Mais, dit-elle, la Fed est obligée d’y procéder de toute façon. Sinon elle portera la responsabilité d’une chute encore plus importante des marchés.

« Ayant fait son lit, la Fed doit se glisser dedans » écrit le Lex. « Les investisseurs, avec leur foi insensée dans les banques centrales et leurs capacités de résoudre les problèmes parient sur une largesse supplémentaire. Après une réaction si compulsive à la tempête boursière, ce serait bizarre de ne pas réagir et de prendre le risque de provoquer une chute brutale résultante de son inaction. »

LaRouche estime que le Lex se trompe spécifiquement sur cette question épineuse des taux. Je ne propose pas un simple retour [à des taux plus élevés] ou une marche arrière vers des taux hauts ou bas. Ce que je propose est un système à deux vitesses permettant aux autorités en question d’exercer un peu de contrôle sur tout ce processus. Ce qui est une chose entièrement différente que simplement baisser ou relever les taux.

« Ce qu’on souhaite c’est de relever les taux pour tout ce qui est spéculatif, tout en disposant de taux bas semblables à ceux pratiqués par F.D.Roosevelt lors de la reprise pour le plus grand bénéfice de l’économie nationale et ne le faire que pour cela. Ainsi vous disposez d’une régulation stricte, style Roosevelt, et les gens découvriront que l’argent qu’ils empruntent pour la spéculation devient excessivement cher et celui qui doit servir des objectifs légitimes bon marché. A l’heure actuelle, ça marche dans le sens inverse, ce qui est précisément le problème. »
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« Répondre #72 le: 01/02/2008 - 12:18:44 »

Ces informations sont très graves pour l'Algérie et sa population et leur conséquences en Algérie sur la population Algérienne sont cataclysmiques.

Les scénarios les plus terribles sont a anticiper et les chocs seront vraisemblablement terribles :

-Hyperinflation,

-Effondrement du système bancaire Algérien en Algérie et à l'étranger impliquant l'impossibilité de "l'état Algérien" à payer tous les salaires de leurs fonctionnaires ( militaires, policiers, gendarmes, administrations publiques, etc....) et les privés,

-Famines à grande échelle en Algérie,

-épidémies générales en Algérie,

-Insurrections pacifiques ou armées généralisées sur tout le territoire nationale,

-Guerres civiles régionales en Algérie,

ETC....

Qui est capable d'éviter ce cauchemar et enfer aux Algériens ?

et s'il n'y a personne il faut se poser maintenant la question : qui sont et seront les responsables et complices du cauchemar et les responsables, les complices et artisans zélés (pour faire diversion) des futures massacres et génocides d'Algériens ?

BON COURAGE A TOUS


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Hyperinflation : (Vidéo) La crise financière de 2008 et l’Allemagne de 1923
31 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article.php3?id_article=3776

La vidéo peut être téléchargée >>ICI<< (clic droit)

Cette vidéo (Voir la vidéo ICI) a été réalisée par le LaRouche Youth Movement (LYM) de Washington aux Etats-Unis, après que la Réserve Fédérale ait annoncé la baisse de ses taux le 22 janvier 2008 et que Bush ait lancé son plan de relance économique de 150 milliards de dollars, le fameux « Stimulus Package ».

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Paul Fabra accuse la Fed de couler le dollar américain ou dollar US
1er février 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3779

Le 1 février 2008 (Nouvelle Solidarité) - L’économiste de renom Paul Fabra, dans Les Echos d’aujourd’hui, met les pendules à l’heure pour tout ceux qui cultivent l’illusion qu’une injection massive de liquidités permettrait de relancer l’économie mondiale :

« Les abaissements successifs et massifs des taux d’intérêt de la Fed ne profiteront qu’aux banques et encore aux banques. Les nouvelles diminutions d’impôt et augmentations des dépenses budgétaires proposées par l’administration Bush portent en elles la menace redoutable pour le monde extérieur d’un affaiblissement du dollar.

On aurait envie de crier : arrêtez de relancer le système pourri où la bulle immobilière, les plus-values boursières sollicitées et l’hypertrophie des crédits à la consommation, et non l’investissement, ont été, aux Etats-Unis et dans une bonne partie du monde développé (à l’exception, avec certaines réserves, de l’Allemagne et du Japon), les principaux soutiens de la ‘croissance’ ».

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Baisse des taux de la Fed : « Bush et Bernanke vont couler le dollar »

30 janvier 2008 (LPAC) - En réponse à la nouvelle baisse des taux opérée par la Fed hier - de -0,5 % après les -0,75 % du 22 janvier - l’économiste américain Lyndon LaRouche a lancé un avertissement cinglant : « Bush et Bernanke vont couler le dollar ». « Il faut le dire clairement et on doit l’empêcher. Le président Bush doit être renvoyé en cure de désintoxication. Cette politique mène tout droit à l’Allemagne de Weimar, 1923, hyperinflation II le retour, c’est une folie absolue qu’un gouvernement suive cette politique. »

« Comme on dit dans le jargon, ces mecs sont complètement fadas » a t-il dit. « Ils semblent aller vers une politique hyperinflationniste de taux zéro, mais ils ne survivront même pas jusqu’à là. Le pays pourrait ne pas y survivre. »

« Cette crise a montré un président des Etats-Unis cliniquement fou. Il promeut le dollar « à la Ezra Pound », il faut l’interner à St Elizabeth ! » (Ezra Pound était un poète fasciste promouvant Mussolini ainsi que les théorie monétaires britanniques pour le dollar, alors même qu’il était interné à l’hôpital St Elizabeth de Washington - l’équivalent de St Anne à Paris).

Face à cela, il a proposé la seule réelle alternative : un taux d’intérêt à deux vitesses, avec des taux bas pour les activités économiques de base et un taux élevé pour les spéculateurs qui entendent profiter du différentiel de taux entre l’Europe et les Etats-Unis (voir ici).

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Elle a réuni hier son secrétariat politique
Louisa Hanoune demande l’annulation de la décision portant privatisation du CPA

Jeudi 7 février 2008 - Par Chafaa Bouaiche - La Tribune
http://www.latribune-online.com/0702/p02.htm

«La politique des concessions et du bradage du patrimoine industriel national, parce qu’elle alimente des appétits concurrents, expose le pays à de grands dangers», a souligné le Parti des travailleurs (PT) dans un communiqué rendu public, hier, à l’issue de la session ordinaire de son secrétariat politique.

La direction politique du PT a abordé, lors de sa réunion, la crise financière mondiale en conséquences de la crise des «subprime» qui s’installe dans la durée. Dans ce cadre, le secrétariat politique du PT considère qu’à l’inverse des déclarations du ministre des Finances, «les décisions portant privatisation du CPA et ouverture du capital d’Algérie Télécom doivent être annulées et non seulement différées». Concernant les 43 milliards de dollars déposés sous forme de bons du Trésor américains, le PT a mis l’accent sur la dévaluation du dollar et le manque à gagner que cela génère, sans compter l’effondrement de la valeur même des bons du Trésor.

Abordant les déclarations du commissaire européen au Commerce extérieur qui a affirmé que l’Algérie ne profite pas de l’accord d’association avec l’Union européenne (UE), la direction nationale du PT estime que ces déclarations «insultantes et intolérables» du commissaire européen, venu dicter les exigences de l’UE et de l’OMC sur des questions vitales et de souveraineté, sont lourdes de sens. L’accord d’association qui a largement contribué à la désindustrialisation du pays, explique le PT, est un instrument pour mettre notre pays sous tutelle étrangère totale dans le cadre de l’OMC.

Par ailleurs, la direction du PT s’est interrogée si l’adhésion de l’Algérie à l’OMC dans ces conditions ne serait pas une opération suicidaire. Le PT estime qu’il est urgent d’ouvrir un débat sur le bilan de l’accord d’association pour arrêter le saccage en cours de l’économie algérienne. Les décisions en cascade de liquidation et de bradage des entreprises publiques, souligne le PT, participent du démantèlement des bases économiques de la nation. De ce fait, ajoute le parti de Mme Hanoune, ces décisions hypothèquent toutes les chances d’un véritable développement industriel créateur de richesses et d’emplois durables.

Le groupe parlementaire du PT a déposé une question orale au ministère de l’Industrie intégrant l’ensemble des aspects de la question de la privatisation des secteurs de la production. Concernant les activités organiques du parti, le secrétariat politique a évalué l’état d’avancement des réunions des bureaux de wilaya et des assemblées générales de militants devant préparer les bilans de l’année 2007 sur les plans politique, organique et financier qui seront soumis aux sessions du comité central et du conseil national convoquées pour la dernière semaine du mois en cours.

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Estimant que l’Algérie n’est pas à l’abri d’un crash économique
Ouyahia minimise les divergences au sein de l’Alliance

Par Salah Bey - Le Jour d'Algérie - 02/02/08
http://www.lejourdalgerie.com/Editions/020208/Rubriques/evenement.htm#1

......... et crash économique

........Sur le chapitre économique, le SG du RND a observé une prudence dans l’appréciation de l’aspect macroéconomique en évolution faisant sienne cette réflexion : «Il ne faut pas oublier que l’Algérie n’est pas un pays riche mais a un sous-sol riche».

Il a estimé qu’il est possible de diverger même «si nous avons une montagne d’or ou d’argent à distribuer».

«Notre problème en Algérie est de compter l’argent, dit-il, au lieu de gérer les problèmes du pays», ajoutant : «Le monde est en proie à des problèmes inflationnistes, et notre pays est otage des mentalités des Algériens».

Dans ce contexte, il a estimé que si «les importations atteignent 27 milliards de dollars, il faudra 90 milliards de dollars pour être à l’abri d’éventuelles chutes des prix des hydrocarbures», relevant l’existence de signes inquiétants sur la scène économique mondiale. «Il est temps de réfléchir profondément sur l’économie nationale qui, en dehors de la manne pétrolière, ne vaut que quatre à cinq milliards de dollars».

A propos des bons du trésor (au moins 110 milliards de dollars américains) placés à l’étranger et leur devenir en cas de crash économique, l’ancien Chef du gouvernement affirme que le souci majeur de l’Etat algérien était de rentabiliser ses réserves de change en stimulant des valeurs équivalentes. Plus rassurant, M. Ouyahia a considéré que «le placement, à titre d’Etat, de ces bons est fait dans la souveraineté totale», ajoutant que «l’Algérie peut les rapatrier à volonté pour peu qu’il n’y ait pas un crash sévère comme celui de 1986», a-t-il averti, «ce qui induirait, selon lui, la nullité de nos billets qui deviendraient alors de simples papiers peints».

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Sarkozy part-il en guerre contre les spéculateurs ?
31 janvier 2008
http://www.solidariteetprogres.org/spip/sp_article-breve.php3?id_article=3778

Le 31 janvier 2008 (Nouvelle Solidarité) -- Selon l’hebdomadaire satirique Le Canard Enchainé, Sarkozy est très mécontent de la débâcle, orchestrée à partir de Londres, de la Société Générale. Lors de sa visite en Inde, prenant finalement connaissance de ce qui se passait avec la banque, il s’est lancé dans « une critique en règle du libéralisme digne de la Fête de l’Huma »  : « Tout le monde s’incline devant les salles de marché. On a inventé des mots comme titrisation. On a tout mutualisé et on ne sait plus qui garantit les risques. »

Le Canard est au bord de l’indignation qu’un « ancien chantre de la libre entreprise » puisse déclarer qu’il « faut sortir d’un capitalisme sans transparence où l’innovation dans les systèmes bancaires a conduit à donner le pouvoir aux spéculateurs plutôt qu’aux entrepreneurs. Quand vous entendez les banquiers, ils sont toujours fiers de leurs salles de marché. Vous savez, ces endroits où l’on prend, comme ils disent, des positions pour gagner plus en un temps record. »

Cette nouvelle orientation du président français se trouve confirmée par les remarques de l’économiste de gauche Bernard Maris (« Oncle Bernard »), qui, dans une interview sur Internet faite le lundi 28 janvier au sujet du krach financier, affirme qu’en France, nombreux sont ceux dans les élites qui avaient compris que ce système n’avait pas de sens et était « politiquement dangereux ».

« Là-dessus je suis optimiste » disait-il en citant les noms d’avocats du « patriotisme économique » comme Jean-Louis Beffa, PDG de Saint-Gobain, Claude Bébéar d’Axa ainsi que « des gens dans le gouvernement » dont il n’a pas souhaité donner les noms.

Crise bancaire et élections aidant, le moment est peut-être venu de s’intéresser au système de crédit à deux vitesses que préconise Lyndon LaRouche, quitte à réécrire quelques traités européens..

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POLITIQUE ECONOMIQUE : Trois ruptures nécessaires en rade
[ 01/02/08  ] - PAUL FABRA - Les Echos
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4681182.htm

Les abaissements successifs et massifs du taux d'intérêt de la Fed ne profiteront qu'aux banques et encore aux banques. Les nouvelles diminutions d'impôt et augmentations des dépenses budgétaires proposées par l'administration Bush portent en elles la menace redoutable pour le monde extérieur d'un affaiblissement supplémentaire du dollar. On aurait envie de crier : arrêtez de relancer un système pourri où la bulle immobilière, les plus-values boursières sollicitées et l'hypertrophie des crédits à la consommation, et non l'investissement, ont été, aux Etats-Unis et dans une bonne partie du monde développé (à l'exception, avec certaines réserves, de l'Allemagne et du Japon), les principaux soutiens de la « croissance » !

Avec le drame de la Société Générale, la France se trouve au coeur de la crise financière. Une reprise en main est encore plus urgente qu'on le pensait. Mais le président Sarkozy, élu sur un programme de rénovation, a jusqu'à ce jour surtout emboîté le pas à ses prédécesseurs. Une des mesures dont il est le plus fier est l'exonération de cotisations sociales pour les heures supplémentaires. A elle seule, elle coûte au Trésor public quelque 5,1 milliards. Cela porte aux environs de 30 milliards le montant de la subvention allouée sous forme d'allégement de charges au patronat.

Or, une bonne partie de ces allégements avait, à l'origine, été consentie aux entreprises pour « compenser l'incidence » sur leurs dépenses des « 35 heures payées 39 ». Ainsi l'Etat, alias le contribuable, est-il amené à subventionner à la fois la réduction du temps de travail et les dispositions (mal) conçues pour sortir du cadre des 35 heures.

Depuis lors, il y a eu le rapport Attali. Outre les développements lyriques en faveur de l'innovation et des techniques modernes, ce document contient d'excellentes propositions (par exemple en ce qui concerne le renforcement du contrôle des pratiques de monopole). Il devrait, en principe au moins, aider le pouvoir politique à s'attaquer au triple problème économique posé à la France.

D'abord, celui de l'utilisation de l'énorme pouvoir d'achat ponctionné par l'Etat, par le biais de prélèvements record dans la zone OCDE hormis les pays scandinaves : autrement dit, le problème budgétaire et son corollaire, la persistance d'un déficit égal à environ le cinquième des dépenses. Ceux qui minimisent les inconvénients du déficit sont les premiers à réclamer une baisse des taux de la BCE. Mais la France reste maîtresse des seuls taux qui importent pour l'activité économique : ceux à moyen et long terme. Si les appels du Trésor à l'épargne diminuaient, les taux auraient une chance de baisser, même avec la montée des risques.

Second problème : celui posé par le mode d'intervention privilégié de la puissance publique, à savoir les exemptions de charges. Ces exonérations se traduisent par un intolérable gaspillage de pouvoir d'achat. Elles créent des distorsions de concurrence qui empêchent le marché de jouer correctement son rôle irremplaçable. Elles s'analysent, en fait, comme un transfert clandestin de charges puisque les dépenses n'ont pas été diminuées. Elles bloquent l'échelle des salaires. Au moins la moitié des salariés sont comme enfermés dans la tranche des rémunérations exonérées (entre 1 et 1,6 SMIC).

« Last but not least », la société française dans son ensemble reste prisonnière d'une approche unilatérale de la politique de l'emploi : tous les obstacles paraissent liés au seul fonctionnement du marché du travail. On y reviendra à la fin de cette chronique.

Le rapport Attali préconise une révision critique de toutes les aides allouées. Visiblement, c'est sur un tel examen préalable qu'il compte principalement. A juste titre, il ne croit pas que la procédure budgétaire soit l'instrument par excellence de toute politique de compression des dépenses. Contre cette vision des choses - apparemment évidente ! - les deux rapports Rueff (notre chronique du 18 janvier) s'élevaient avec force. Le rapport Attali préconise, à partir de 2009, une réduction annuelle de 1 % de la part des dépenses dans le PIB pendant cinq ans. La politique suivie depuis 2003 consiste à stabiliser les dépenses budgétaires en euros dits constants (pour tenir compte de l'inflation).

Pseudo politique qui risque de se terminer par une explosion des dépenses trop longtemps comprimées de façon trop globale. Une politique budgétaire responsable est une politique économique où l'on supprime les dépenses jugées économiquement inutiles ou nuisibles, éventuellement pour en augmenter d'autres. En réalité, la méthode employée depuis 2003 et que les rigoristes voudraient renforcer est une insidieuse incitation à différer les réformes draconiennes qui visent à redistribuer les dépenses là où cela apparaît nécessaire.

Les allégements de charges sur les petits salaires (une bonne moitié) ne rentrent-ils pas dans cette catégorie ? Un rapport remarqué, mais vite oublié, de la Cour des comptes a tout dit. Il relève « la très forte concentration des exonérations sur certains secteurs, dont l'activité est elle-même en forte croissance, relevant pour l'essentiel du secteur tertiaire [la grande distribution...] non soumis à la concurrence internationale ». Voilà comment l'Etat dépense, au nom de la compétitivité mise en avant par le Medef, une partie importante des 30 milliards mentionnés plus haut. Cela n'empêche pas la commission Attali de préconiser une nouvelle extension du système. On compensera par un relèvement de la CSG et de la TVA. Pour financer une nouvelle réduction du coût du travail, on fera appel aux contribuables, dans leur énorme majorité des salariés.

Au Danemark, donné en modèle pour son système alliant une plus grande « flexibilité » du travail à une « sécurisation » accrue des salariés, la ponction fiscale fait fuir en masse les salariés qualifiés. Les partisans français de la TVA sociale n'y ont vu que du feu.

La vérité, encore impossible à dire, est que l'insuffisance de l'embauche a beaucoup à voir avec la gestion « financière » des entreprises. Une thèse qu'on a souvent exposée dans ces colonnes. Même les syndicalistes ne veulent pas le reconnaître, ou seulement d'une façon polémique et inefficace ! Les banques ne sont pas les seules à devoir simultanément se recapitaliser et orienter l'emploi qu'elles font de leur capital vers leurs métiers de base...
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« Répondre #73 le: 05/02/2008 - 08:41:20 »

l'actuelle crise banco-financière mondiale n'est pas encore finie et va empirer.

Ca ne sert à rien de cacher ou manipuler la réalité. Les investisseurs, Etrangers ou Algériens, sérieux "non spoliateurs'" et "non charognards" ne viendront jamais en Algérie dans ce contexte de mensonge et manipulation de la réalité financière et économique de l'Algérie ainsi que des plans actuels de spoliation scientifique, financière et energetique, généralisée de l'Algérie.

Alors, taisez-vous. ahachemou chouia, vous êtes pire que les "colonialistes ottomans ou européens (france)"

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Algérie: 110 mds USD de réserves "sécurisées" fin 2007
Par AFP le 17/02/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-finances-reserves-2672.html

L'Algérie disposait fin 2007 d'un matelas de réserves de change de 110 milliards de dollars, placés en actifs publics, dont 40% en euros, a indiqué le ministre des Finances dans une déclaration dimanche à l'AFP.

Les placements sont notamment effectués en dollars auprès du Trésor américain et en livres sterling auprès du Trésor britannique et en yen japonais, a précisé Karim Djoudi. "Les risques sont nuls parce que ce ne sont pas des risques de marché et que la Banque d'Algérie pratique une gestion sécurisée de ces réserves", a-t-il dit. "Ces placements assurent à l'Algérie des liquidités qu'elle peut investir ailleurs à tout moment", selon lui.

La capacité d'absorption de l'économie algérienne étant encore faible, l'injection brutale d'une telle manne aurait généré une très forte inflation préjudiciable à la croissance, souligne le ministre, en réponse aux critiques d'experts défavorables à ces placements.

Les réserves actuelles représentent plus de quatre ans d'importation, contre moins de quinze jours en 1992-93, lorsque l'Algérie était menacée de cessation de paiement du fait d'une chute brutale des prix du pétrole sur le marché international.

L'Algérie bénéficie depuis trois ans de la flambée des prix du brut, qui flirte avec les 90 dollars le baril en moyenne. "L'Algérie dispose d'une surface financière qui assure une fiabilité à la mise en œuvre de sa politique économique", a souligné M. Djoudi.

La dette publique externe a été ramenée à 900 millions de dollars en 2007 --contre plus de 25 mds USD en 1993-94-- et la dette publique interne doit être divisée par deux et ramenée à moins de 500 mds de dinars (5 mds euros environ) en 2008, selon les prévisions officielles.

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Les assurances de Karim Djoudi

«L’argent placé dans les banques étrangères ne risque rien»

18/02/2008 La Voix de l'Oranie H. Senouci

Face aux critiques exprimées par des économistes nationaux quant aux risques qui pèsent sur les devises algériennes déposées dans des banques étrangères, le ministre des Finances rassure et explique surtout le pourquoi d’une telle démarche dans un entretien avec l’AFP.

«Les risques sont nuls parce que ce ne sont pas des risques de marché et que la Banque d’Algérie pratique une gestion sécurisée de ces réserves», a-t-il dit, en pensant certainement à la crise des crédits hypothécaires (subprime) qui ont mis à mal les banques américaines. Où se trouve ce matelas de réserves de changes qui s’élève, en 2007, à 110 milliards de dollars, dont 40% en euros? Réponse du ministre: «Les placements sont effectués en dollars auprès du Trésor américain et en livres sterling auprès du Trésor britannique et en yens japonais», précise Karim Djoudi, ajoutant qu’ils (placements) «assurent à l’Algérie des liquidités qu’elle peut investir ailleurs à tout moment».

Pourquoi ne pas utiliser cet argent tout de suite au lieu d’un placement aléatoire? «La capacité d’absorption de l’économie algérienne étant encore faible, l’injection brutale d’une telle manne aurait généré une très forte inflation préjudiciable à la croissance», souligne le ministre, en réponse aux critiques d’experts défavorables à ces placements. Après avoir apporté des éclairages par rapport à ce qui s’apparente à un début de polémique, le ministre revient sur les réserves de changes pour dire que leur niveau actuel représente plus de quatre ans d’importation, contre moins de quinze jours en 1992-93, lorsque l’Algérie était menacée de cessation de paiement du fait d’une chute brutale des prix du pétrole sur le marché international.
L’Algérie profite depuis trois ans de la flambée des prix du brut, qui flirte avec les 90 dollars le baril en moyenne. «L’Algérie dispose d’une surface financière qui assure une fiabilité à la mise en œuvre de sa politique économique», a souligné Djoudi. La dette publique externe a été ramenée à 900 millions de dollars en 2007 -contre plus de 25 milliards USD en 1993-94- et la dette publique interne doit être divisée par deux et ramenée à moins de 500 milliards de dinars en 2008, selon les prévisions officielles. Dans cet entretien, le ministre des Finances revient, aussi, sur l’opération de privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA). Pour lui, la suspension du processus, intervenue fin décembre 2007, était exclusivement liée à la crise des subprime aux Etats-Unis. Mais le ministre laisse entendre que l’opération pourrait être relancée à partir de la fin du premier trimestre. «Nous relancerons cette opération lorsque nous aurons une transparence totale» sur les comptes des partenaires éventuels de cette banque publique algérienne et sur leur stratégie, vraisemblablement à partir de la fin du 1er trimestre 2008, a-t-il ajouté. Il faut juste souligner que la banque américaine City Bank et son homologue espagnole étaient, une première fois, sélectionnées pour entrer en partenariat avec le CPA. Le ministre des Finances laisse entendre également que le processus de privatisation touchera d’autres banques pour leur permettre de s’insérer dans le nouveau cadre économique et les sortir ainsi du statut de simple guichet qui est le leur actuellement.

H. Senouci

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PRIVATISATION DU CPA
Serraï met en garde Karim Djoudi

19 Février 2008 - Mohamed TOUATI - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-02-19/50050.html
     
«C’est inopportun, ce n’est pas le moment!», a déclaré l’économiste.

C’est autour d’une table ronde animée hier, par M.Abdelmalek Serraï au centre de presse d’El Moudjahid que le consultant algérien, spécialiste des questions internationales dans les domaines économique et financier, a eu à s’exprimer sur la privatisation du Crédit Populaire d’Algérie.

Le fil rouge de la rencontre était quant à lui consacré à la crise financière internationale: ses répercussions sur les économies des pays émergents dont bien entendu l’Algérie. Selon le conférencier, son exposé avait pour objectif d’attirer l’attention sur la fragilité de l’économie algérienne. Sensibiliser autour de ce thème.

L’Algérie dispose d’un matelas financier évalué fin 2007 à 110 milliards de dollars. Il attise bien des convoitises.

Contrairement à bien des thèses de spécialistes qui affirment que l’Algérie est à l’abri de la crise financière internationale, M.Abdelmalek Serraï se montre plus circonspect, très prudent même. «Les Américains peuvent procéder à une dépréciation du dollar pour contrer le marché européen et affaiblir des pays émergents, tels que l’Inde et la Chine», a estimé l’analyste. C’est une bagarre en sourdine et nous risquons d’en recevoir les balles perdues, a-t-il ajouté en substance. Dans la philosophie américaine, le dollar est une arme sérieuse et redoutable. Et ce n’est un secret pour personne. La crise des «subprimes» aux Etats-Unis d’Amérique a servi de détonateur à la crise financière internationale. Elle a laissé sur le carreau quelque 3 millions de citoyens américains.

Pour changer la donne juridique de cet état de fait, l’Etat américain a dû raser des quartiers entiers: «Une décision courageuse», a apprécié M.Serraï. Doit-on craindre pour les 43 milliards de dollars déposés dans les banques algériennes? «Ils sont sous protection des Etats-Unis d’Amérique, sous forme de bons du Trésor», a répondu le conférencier.

La chute du billet vert risque cependant de se répercuter sur les programmes d’importation ainsi que sur la manne financière. «Cela peut provoquer jusqu’à 40% de pertes», a estimé notre consultant. Certains contrats gaziers doivent être traités de manière très vigilante. La crise pourrait retarder l’aboutissement de certains contrats. «Ce qui pourrait susciter une certaine gêne, autant économique que politique quant à la réalisation du programme du président de la République», a ajouté
M.Abdelmalek Serraï. L’économiste a surtout plaidé pour une meilleure gestion des moyens financiers et une meilleure rentabilisation des importations. «Les opérateurs privés algériens ne sont pas bien armés. Ils doivent être accompagnés dans leurs entreprises par des spécialistes et des avocats d’affaires d’envergure internationale», a souligné M.Abdelmalek Serraï. Il a, en outre, relevé l’absence d’un système d’alerte dynamique. Il a appelé à plus de communication. Plus de solidarité du ministère des Finances. «Les autorités financières, telles que la Banque centrale, doivent communiquer pour éviter la spéculation. C’est un devoir national que de dire prudence, prudence», a mis en exergue M.Serraï. En toute apparence, plus ces institutions sont silencieuses, plus elles font peur. En ce qui concerne les 110 milliards de dollars, qu’en pense M.Serraï?

«C’est trop dangereux de garder un panier aussi surchargé en dollars. Il faut le consommer, l’investir», a recommandé le conférencier.

Et quelles sont les autres précautions à préconiser? «Ce qui peut démultiplier les risques, c’est de diversifier les paniers de devises. Les investir dans des pays comme l’Allemagne ou l’Angleterre», a conseillé M.Abdelmalek Serraï.

L’adhésion à l’OMC et le partenariat avec l’UE, M.Serraï n’est pas contre. «Oui, mais pas dans ces conditions. Donnez-nous le temps de nous préparer, et on viendra vers vous», a lancé comme réponse l’économiste. En ce qui concerne les banques algériennes, M.Serraï a estimé qu’elles étaient meurtries par des crédits impayés. «Comment acheter des actions de banques qui n’arrivent pas à récupérer leurs créances?», a-t-il fait remarquer.

M.Serraï croit dur comme fer au dynamisme de la jeunesse algérienne.

Les moyens ne manquent pas pour la prendre en charge. Une arme redoutable qui pourrait faire le bonheur de son propre pays.

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Les délits économiques et la rente pétrolière
19 Février 2008 - Zouhir MEBARKI - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/edito/2008-02-19/1954.html

Les délits économiques vont crescendo depuis quelques années dans notre pays. Avec cette particularité que c’est le secteur public qui en fait les frais. C’est-à-dire que c’est l’argent du contribuable qui est dilapidé. Très, très rarement le secteur privé, comme ce fut le cas ces derniers jours avec l’affaire Coca-Cola où l’agent chargé du recouvrement a «oublié» de reverser l’argent récolté à sa compagnie.

A part cet épisode, tous les autres détournements, crédits faramineux sur injonction et autres caissiers de poste qui mettent la recette dans leurs poches, se déroulent dans les institutions publiques. Les sommes vont de quelque millions de centimes à des milliers de milliards de dinars. Les scandales se succèdent à un tel rythme qu’on a l’impression d’être face à une vaste épidémie qui atteint sans distinction les agents de l’Etat à tous les niveaux. Du plus grand au plus petit.

Plus d’une centaine de cadres de la Sonatrach devant les juges. Des banquiers. Des caissiers comme celui de la poste de Chéraga ces jours-ci. La liste est très longue. L’essentiel est de ne pas se contenter du constat mais de tenter d’en cerner la cause. Plutôt les causes. Il y a une cause principale qui a, par son effet boule de neige, entraîné plusieurs autres.

Flash-back: avant la publication régulière des réserves de change les délits économiques étaient loin d’atteindre l’ampleur prise aujourd’hui. Nos réserves de change s’élèvent actuellement à quelque 110 milliards de dollars. Un véritable trésor, bien mis à l’abri. Aucune faille n’est laissée aux mains qui, par le passé, y puisaient en toute impunité. L’époque de la rente pétrolière ayant disparu, il fallait bien que ces mains trouvent d’autres pistes pour continuer à se remplir les poches. On ne «parraine» pas des crédits hors norme, sans y être intéressé. On ne fait pas d’injonctions aux banques gratuitement. Chez nous on ne prête pas qu’aux riches, on prête surtout à ceux qui ont le «bras long». Alors que dans le même temps, les jeunes subissent le calvaire pour des petits crédits pour monter leur PME.

Le seul moyen qui reste à l’Etat pour enrayer le fléau est de prévoir le dispositif juridique idoine pour récupérer l’argent mal acquis. Car, quand un individu planque des milliards qu’il a volés et qu’il les retrouve une fois sorti de prison, il ne peut que susciter des émules dans un pays où les valeurs morales se perdent. Sans cela et tant que les recettes pétrolières restent hors de portée des «rentiers», la courbe des délits économiques ira s’aggravant.

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Elles devraient atteindre les 150 milliards de dollars à l'horizon 2010
Les réserves de change, les bons du trésor et les subprimes

Salima Zouggar - LeMaghrebdz.com - Mardi 5 Février 2008.
http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=8326

Les réserves de change de l'Algérie ont atteint 110 milliards de dollars à fin décembre 2007 (contre 77,78 milliards de dollars à fin décembre 2006), a indiqué lundi à la presse le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, en marge d'une rencontre sur le financement de l'économie. En l'intervalle d'une année, le matelas de devises de l'Algérie a donc augmenté de plus de 32 milliards de dollars, soit une hausse de l'ordre de  42%.

Ce niveau des réserves de change représente plus de 4 années d'importations de biens et services de l'Algérie, selon le rythme actuel du volume des importations. Ainsi, les réserves de change de l'Algérie devraient fortement augmenter en 2008 grâce à la hausse des prix du pétrole, et aussi, en raison du remboursement des avances de la Banque d'Algérie et des 140 milliards de dinars souscrits par Algérie Poste en bons du Trésor. Les réserves de change de l'Algérie devraient atteindre 150 milliards de dollars à l'horizon 2010 selon Lachemi Siagh, responsable de Strategica, une firme algérienne détenue à 51% par le groupe bancaire allemand Deutsche Bank. La dette algérienne, quant à elle, devrait continuer à baisser pour se situer à moins de 5% du PIB. Autant d'indicateurs positifs qui devraient booster l'attractivité du marché algérien. En sept ans seulement, l'Algérie a multiplié par dix le niveau de ses réserves de change. 10 milliards de dollars seulement en 2000, le compteur affiche ces derniers mois, le chiffre faramineux de 110 milliards de dollars ! Et même ce niveau est appelé, selon des analystes de la scène économique, à s'élever, d'autant que le prix du baril a atteint son seuil historique de 100 dollars au début de ce mois. Cependant, ces revenus font l'objet, ces derniers temps, d'une polémique, notamment pour ce qui a trait à leur gestion et placement. En effet, une partie des réserves de change de l'Algérie est placée depuis bien des années dans des banques américaines, sous forme de bons du Trésor. La polémique est ainsi suscitée par la crise des crédits hypothécaires, ou "subprimes", que connaît ce pays depuis l'été dernier. Hier, le ministre des Finances a tenu à réfuter toute menace sur les réserves de change, affirmant que les risques d'impact de la crise américaine des subprimes sur les placements de l'Algérie ''sont nuls''. Précisons, tout d'abord, que les réserves de change de l'Algérie sont gérées par la Banque d'Algérie ; le ministre a tenu à indiquer que les placements de ces réserves sont effectués dans les ''actifs publics'' (titres gouvernementaux) à l'étranger. Ce qui signifie, a-t-il ajouté, que ''les débiteurs de l'Algérie sont des Etats souverains de ces pays où elle effectue ses placements.''  En conséquence, a-t-il ajouté, ''si les placements sont effectués en dollars, le débiteur de l'Algérie est donc le Trésor public américain, si c'est en livres sterlings, le débiteur est alors le Trésor public britannique et ainsi de suite.''

L'Algérie, affirme-t-il, investit donc ses placements à travers des ''valeurs d'Etat'' dans les pays concernés et non à travers des placements en ''valeurs de marché'' qui, elles, sont des titres à risque élevé. ''Même si les valeurs de marché ont des rendements plus importants que les valeurs d'Etat, ils présentent toutefois des risques élevés en cas de retournement de conjoncture'', a-t-il expliqué. Quant aux changements qui peuvent intervenir sur l'ensemble de ces valeurs, l'argentier du pays explique que ces dernières évoluent en fonction de deux éléments. Il s'agit des taux d'intérêt, lesquels ont enregistré une baisse aux Etats-Unis suite aux décisions prises par la Réserve fédérale (Banque centrale américaine) qui a procédé à des baisses de taux depuis l'été dernier en raison de la crise des prêts hypothécaires à haut risque et à une probable récession aux Etats-Unis. Le second élément est l'évolution des parités des monnaies fortes entre elles, telle la parité entre le dollar par rapport aux autres devises, souligne-t-il. Or, explique M. Djoudi, l'évolution de ces parités, telle la dépréciation du dollar par rapport à l'euro, est atténuée par la Banque d'Algérie à travers une gestion judicieuse du portefeuille des réserves de change par le biais d'une diversification des monnaies dont se composent ces réserves.

Le ministre a expliqué que la Banque d'Algérie ne garde pas les recettes en devises totalement en monnaie américaine, qui est l'unité de compte sur les marchés pétroliers et donc la principale composante des revenus extérieurs de l'Algérie. La diversification de ces placements en termes de monnaie se fait également en euro, en yen japonais et en livre sterling, entre autres, malgré le fait que les transactions financières de l'Algérie soient opérées quasi-exclusivement en dollars et en euros.

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Giacomo Luciani, économiste, aux Débats d’El Watan jeudi dernier à l’hôtel Hilton
« Placer la rente pétrolière à l’étranger n’est pas une bonne idée »

Nora Boudedja - El Watan - 9 février 2008

« La malédiction des ressources réside dans le fait que la disponibilité des richesses naturelles encourage la corruption et l’aventurisme militaire ou le militarisme », relève le conférencier.

Le gouvernement algérien a-t-il commis une erreur de choix stratégique en optant pour le placement de ses réserves de change dans des banques étrangères ? Giacomo Luciani, économiste émérite et professeur à l’université John S. Hopkins (Boulogne), est de ceux qui critiquent une telle politique de gestion de ces ressources qui proviennent, dans le cas de l’Algérie, de la rente pétrolière. L’invité des Débats d’El Watan où a été abordée la lancinante question « comment sortir de la dépendance pétrolière ? » estime que les pays qui adoptent une telle approche sont atteints de ce qui est communément appelé « la maladie hollandaise ». « C’est un mécanisme économique simple : quand une économie enregistre une amélioration de ses revenus, de ses exportations, elle aura une rente conséquente.

L’Etat décide de ne pas dépenser (cette rente) dans l’économie interne », explique-t-il. Or la demande de financement dans des projets dans divers secteurs est considérable. Dans ce contexte, « c’est un non-sens de cumuler la rente dans les banques étrangères », note encore le conférencier qui, comme tout économiste qui se respecte, ne supporte pas de voir de l’argent stagner. L’Etat, relève-t-il, devrait redistribuer cette rente. Il existe, selon lui, plusieurs mécanismes pour mettre en œuvre une telle opération qui sera bénéfique pour la croissance économique du pays. Ces revenus devraient être investis entre autres dans la création d’emplois, la régulation du foncier à travers des crédits, des subventions et le développement agricole. D’une manière générale, il préconise l’utilisation de la rente pétrolière dans l’accompagnement du secteur privé. M. Luciani s’est montré sceptique quant à l’émergence de fonds souverains. Il s’est montré tout aussi pessimiste concernant la réussite « des fonds d’investissements, des générations futures ou de stabilisation de l’économie ». « Cela peut être une partie de la solution mais ça ne constitue pas une solution durable », a-t-il argumenté. Le problème avec ce genre de fonds, c’est qu’ils sont alimentés à partir d’une ressource dont les revenus dépendent d’un marché hautement volatil.

L’exemple des pays du Golfe

Les pays pétroliers devraient donc profiter d’une conjoncture favorable où les recettes engendrées par l’exploitation de richesses naturelles sont abondantes pour les rentabiliser en les injectant dans des créneaux à grande valeur ajoutée mais surtout dont le rendement est régulier. Il n’existe pas encore la panacée qui permet la concrétisation de ce cheminement, mais M. Luciani considère la stratégie des pays du Golfe comme étant assez réaliste. « L’expérience des pays du Golfe est utile. Il ne faut pas la prendre forcément comme modèle, mais il y a des aspects intéressants tels que la culture des benchmarks (repères), c’est-à-dire chercher les meilleures pratiques qui se font ailleurs », a-t-il indiqué tout en soulignant que ces pays se renseignent sans complexe sur les expériences des autres pour solutionner les dysfonctionnements auxquels ils font face. Le développement des pays du Golfe est désormais le fruit de plusieurs secteurs et non le fait de leurs richesses naturelles. Tourisme, services, immobilier, bâtiment, foncier, télécommunications, banques, assurances, transports et logistique sont autant de domaines qui tirent la croissance vers le haut. Et de citer l’exemple de diversification économique de l’Arabie Saoudite. « Le pétrole assure 30% des revenus de l’Arabie Saoudite ces dernières années contre 60% durant les années 1970 », fera remarquer M. Luciani. Il attribue ce résultat à une politique offensive de prise de décision. En somme, pour sortir de la dépendance pétrolière, il faut une bonne dose de courage politique et ne pas sombrer dans l’immobilisme infertile. « Il faut prendre des décisions, même si elles ne sont pas forcément bonnes », recommande l’expert. Les pays du Golfe ont su parallèlement créer une complémentarité avec les économies asiatiques émergentes, comme l’Inde et la Chine, dont la demande en produits énergétiques va crescendo, relève M. Luciani. Le débat qui a suivi la communication de M.Luciani était tout aussi enrichissant. Des intervenants du public n’ont pas manqué de souligner que la démographie de l’Algérie, de l’Iran ou du Venezuela qui font face au paradoxe de pays riches en ressources naturelles mais dont les économies sont en panne n’est pas comparable à celle des pays du Golfe dont la population est de quelques milliers d’âmes pour des réserves pétrolières énormes. Un autre intervenant a mis en avant la nature même des régimes politiques de ces pays pour expliquer leur incapacité à faire des richesses naturelles un atout de développement durable. D’autres questionneurs ont abondé dans le même sens. « Comment sortir des régimes politiques marchands de pétrole qui pourchassent les élites techniques et scientifiques », s’interroge un universitaire pour qui « la malédiction n’est pas le fait des matières premières mais des anti-démocratiques des dirigeants politiques qu’il faut exorciser, soigner ou écarter du pouvoir ». Un point de vue que ne réfute pas M. Luciani. « La malédiction des ressources réside dans le fait que la disponibilité des richesses naturelles encourage la corruption et l’aventurisme militaire ou le militarisme », a-t-il renchéri. Il estime néanmoins que l’arrêt total de l’exploitation de ces richesses tel que suggéré par l’un des intervenants du public n’est pas une bonne idée même si, a-t-il signalé, la tendance dans le monde va vers la baisse de production.

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EXEMPLE DE SPOLIATION SCIENTIFIQUE PROGRAMMEE ET PLANIFIEE DES EPARGNES ET AVOIRS DES ALGERIENS ET AVOIRS DES ENTREPRISES (PUBLIQUES OU PRIVEES ) DE DROIT ALGERIEN.

AVOIR= Ensemble des biens et richesses appartenant à un individu ou à une personne morale.


financement des projets de Sonatrach : le mauvais choix des banques publiques
Par lounes guemache le 04/02/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/banque--algerie--sonatrach-2542.html

En décidant de participer aux financements des projets pétrochimiques de Sonatrach à hauteur de 12 milliards de dollars, les banques publiques ont-elles pris la bonne décision ? Pour des économistes interrogés par « toutsurlalgerie.com », cette décision des banques, sans doute sur injonction du gouvernement,  non seulement ne respecte pas les règles de prudence mais ne va pas dans le sens d’une modernisation du système bancaire algérien. Pire : elle risque de porter un préjudice à d’autres secteurs de l’économie nationale.

« 12 milliards, c’est une somme très importante pour les banques publiques. En octroyant une telle somme à un seul acteur, même s’il s’agit de Sonatrach, elles ne respectent pas les règles de la Directive de Bâle (lire définition) sur le risque de Crédit », explique un économiste d’une grande banque internationale qui a requis l’anonymat.

Cette décision ne va également pas dans le sens d’une modernisation du secteur bancaire, promise par le gouvernement. « En finançant les projets de Sonatrach, les banques publiques vont rester totalement hermétiques à l’environnement extérieur. Nous avons l’impression d’un retour aux années du socialisme : les banques qui financent les entreprises sur injonction du gouvernement », poursuit cet expert.

Ce choix va également accentuer l’exposition des banques et, à travers elles, tout le pays aux risques liés à une crise pétrolière internationale. Il va également pénaliser des entreprises d’autres secteurs qui ont plus besoin d’argent local pour investir et se développer. Sonatrach est sans doute la seule entreprise publique algérienne capable d’obtenir des financements étrangers à des taux raisonnable. Ce n’est pas le cas des autres groupes dans les télécommunications, l’agroalimentaire, la construction et les travaux publics…

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Cette Algérie dont on ne parle pas Par Hassan Zerrouky
le 05 Février, 2008
http://www.lematindz.net/Chroniques/cette-algerie-dont-on-ne-parle-pas------par-hassan-zerrouky.html

En marge du débat sur le troisième mandat se déroule un autre tout aussi important portant sur la situation économique et financière de l’Algérie.

 Dans une conférence-débat, le ministre de l’Energie, Chakib Khelil, a qualifié de « très bonne idée » la création d’un fonds souverains, et ce, à l’instar de ceux existant dans les pays du Golfe et qui permettent à ces pays de placer leurs actifs accumulés grâce aux ressources du pétrole sur le marché financier international.

Cela étant, avec des réserves de change ayant atteint 110 milliards de dollars, une dette extérieure ramenée à moins de 4 milliards de dollars et une dette interne de moins 900 millions de dollars, l’Algérie, qui a levé la contrainte externe pesant sur ses finances, serait tentée de se doter d’un fonds souverain à même de lui permettre d’être présente activement sur les marchés financiers. Reste que la constitution d’un tel fonds ne se décrète pas, exige du temps et dans le contexte de la crise financière internationale existante, des pays mieux dotés que l’Algérie ont laissé des plumes. La Chine, par exemple, qui possède un fonds souverain, a perdu plusieurs dizaines de milliards de dollars !

Jusque-là, sans crier gare, sans même que le Parlement soit consulté, le pouvoir a choisi d’investir ( on parle de 40 milliards de dollars) dans les achats de bons du Trésor américain. Une valeur refuge moins risquée, avec un faible taux de rendement, qui permet néanmoins aux Etats-Unis de financier sa propre croissance et son déficit budgétaire, mais qui ne rapporte pas gros aux pays acheteurs. Passons.

Sur le fond, l’amélioration des finances algériennes, validée par le FMI et la Banque mondiale, et qui donne le tournis aux spéculateurs nationaux et internationaux, ne s’est toutefois pas traduite par une amélioration de la situation sociale pour le plus grand nombre. En effet, si l’Algérie a amélioré ses comptes, la contrainte sociale est loin d’être levée. Pire, elle est plus que jamais présente. Le chômage demeure à un niveau élevé. Selon la Banque mondiale, il serait supérieur à 20%. L’inflation, nous apprend le quotidien Liberté est de retour. Le gouvernement lui-même se déclare impuissant à faire face à la montée des prix des produits de première nécessité, saignant le pouvoir d’achat des Algériens. Avec un salaire moyen de 20 000 dinars que peut acheter un citoyen quand le kg de pomme de terre a atteint les 70 dinars avant de retomber à 30 dinars, quand le bidon de 5 litres d’huile se situe entre 500 et 600 dinars, quand le prix de la viande est entre 700 et 1000 dinars le kg, que le pot de yaourt est de 12 dinars et le sachet de lait entre 30 et 50 dinars ! Et ce, sans compter des fruits ( pommes, oranges et mandarines) devenus presque des produits de luxe ( la pomme coûte entre 150 et 200 dinars le kg). Qui plus est, selon une enquête-reportage d’El Watan, les bidonvilles « prolifèrent dans tout le pays à grande vitesse » écrit-il dans son édition du 23 décembre dernier. Ils sont visibles à l’œil nu, comme à Hydra, dans le quartier Doudou Mokhtar, à proximité des quartiers résidentiels. Et, selon le Soir d’Algérie du 18 décembre, la wilaya d’Alger a recensé 40 000 baraques en parpaings et tôles. Avec une moyenne de 10 à 12 personnes par baraquement, ce sont plus de 400 000 personnes qui vivent dans les bidonvilles ceinturant la seule ville d’Alger ! En revanche, le marché informel (marché noir) des produits de consommation et de la devise est en pleine expansion, tandis que les inégalités sociales se creusent de jour en jour. Au niveau national, 732 marchés informels ont été recensés dont 93 pour la seule Alger. L’UGCA ( syndicat des commerçants) cité par la Tribune, a relevé que le marché noir emploie 1,5 million de personnes qui ne sont concernés ni par les impôts ni par les charges sociales. Selon la direction des douanes, ce marché noir représente 30% de l’économie du pays causant un préjudice financier en termes de recettes fiscales s’élevant à plusieurs dizaines de milliards de dinars ! Le square Port Saïd, par exemple, est devenu un véritable marché des changes, brassant des sommes considérables ! Et ce, sans compter la corruption et ce terrorisme qui se nourrit de l’exclusion sociale… Autant de faits, relèvent la presse nationale et des experts avisés, qui sont en train de déstabiliser la société algérienne.

Un chose est certaine : lors d’un débat organisé par El Watan, des experts de plusieurs nationalités ont observé que « les Etats qui dépendent des exportations des hydrocarbures comptent parmi les pays qui connaissent des économies instables, de hauts niveaux de corruption, de pauvreté et d’inégalités sociales, de mauvais indicateurs de santé publique, des régimes autoritaires (…) des niveaux élevés de violence politique ». Et que « la dépendance rentière vis-à-vis du pétrole et du gaz empêche dans le même temps la diversification de l’économie ». Et de citer qu’en terme de productivité, la Banque mondiale a classé l’Algérie à la 85 éme place ! Autrement dit, faute d’une politique de développement productif sur fond de réformes audacieuses et transparentes, ouvrant des perspectives aux investisseurs nationaux et étrangers et aux jeunes à la recherche d’un emploi, le pays ne peut pas aller bien loin.

Devant un tableau aussi peu réjouissant ( on aurait voulu axer cet article sur ce qui ne va pas), mettre la question du troisième mandat au rang de ses priorités comme le fait le secrétaire général du FLN et chef du gouvernement et affirmer qu’il s’agit d’une revendication nationale, traduit toute la coupure existante entre les gouvernants et les gouvernés.

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Naomi Klein : A qui profitent les crises ? (traduction)
5 février 2008
Par Naomi Klein, Los Angeles Times, le 27 janvier 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1633

Naomi Klein est l’auteur de “ "The Shock Doctrine : The Rise of Disaster Capitalism."

« L’économiste Dani Rodrick a étudié les circonstances dans lesquelles les gouvernements ont adopté des politiques de libre échange. Ses résultats sont remarquables : “aucune réforme importante n’a eu lieu dans les pays en développement durant les années 1980 en dehors de crises économiques sérieuses”. » Nul n’est à même de prédire l’ampleur des difficultés économiques à venir. Mais pour Naomi Klein, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elles provoquent une remise en cause du modèle qui les a rendues possibles, bien au contraire.

Pourquoi la droite aime les désastres

L’agence de notation Moody’s affirme que la solution aux difficultés économiques des Etats-Unis consiste à réduire les dépenses de Sécurité Sociale. L’Association Nationale des Manufacturiers estime pour sa part que le remède pour le gouvernement fédéral serait d’adopter sa liste de nouvelles réductions fiscales. Pour l’Investor’s Business Daily, l’autorisation des forages pétroliers au sein de la réserve naturelle arctique constituerait « peut-être le plus fort stimuli possible ».

Mais de tous les efforts cyniques pour présenter ces cadeaux au milieu des affaires comme autant de « stimulus économiques », le plus remarquable est celui proposé par Lawrence B. Lindsey, ancien assistant de Bush en matière de politique économique et conseiller de ce dernier lors de la récession de 2001. Le plan de Lindsey consiste à surmonter la crise engendrée par des prêts douteux par la multiplication de crédits encore plus sujets à caution. « Une des mesures les plus simples à mettre en œuvre consisterait à autoriser les industriels et les commerçants de détail » - Wal-Mart notamment - « à disposer de leurs propres institutions financières, grâce auxquelles ils pourraient emprunter et prêter de l’argent », écrivait-il récemment dans le Wall Street Journal.

Peu importe que de plus en plus d’Américains peinent à rembourser leurs emprunts à la consommation, soldent leur plan d’épargne retraite et perdent leur logement. Si Lindsey obtenait gain de cause, Wal-Mart, plutôt que de voir des ventes lui échapper, pourrait prêter de l’argent aux consommateurs afin qu’ils poursuivent leurs achats, et la chaîne se muerait ainsi effectivement en une boutique d’entreprise [1] à l’ancienne, à laquelle les Américains seraient pieds et poings liés.

Si cette sorte d’opportunisme de crise nous semble si familier, c’est tout simplement parce qu’il l’est. Ces quatre dernières années, j’ai mené des recherches sur ce domaine peu exploré de l’histoire économique : la manière dont les crises ont préparé le chemin de la révolution économique droitière tout autour du globe. Une crise frappe, la panique se répand et les idéologues colmatent la brèche en réorganisant rapidement les sociétés dans l’intérêt des entreprises les plus importantes. Je désigne cette manœuvre sous les termes de « capitalisme du désastre ».

Parfois les désastres nationaux déclencheurs ont consisté en de véritable coups portés aux pays : guerres, attaques terroristes, catastrophes naturelles. Il s’est plus souvent agi de crises économiques : spirales de la dette, hyperinflation, chocs monétaires, récessions.

Il y a plus de dix ans, l’économiste Dani Rodrik, alors à l’Université de Columbia, a étudié les circonstances dans lesquelles les gouvernements mettent en place des politiques de libre-échange. Ses découvertes étaient frappantes : « Aucune réforme économique importante n’est intervenue au sein des pays en développement au cours des années 80 en l’absence d’un contexte de crise économique sérieuse. » Les années 90 lui donnèrent raison d’une manière dramatique. En Russie, le dégel économique dressa le décor pour des privatisations à bas prix. Ensuite, la crise asiatique de 1997-1998 exposa les « tigres de l’Asie » à une frénésie de prise de contrôle d’entreprises depuis l’étranger, un processus que le New York Times décrivit comme « la braderie pour cause de fermeture la plus grande du monde ».

A coup sûr, les pays désespérés acceptent généralement d’endurer toutes les contraintes pour obtenir un financement. Une atmosphère de panique laisse également les coudées franches aux politiciens pour mener des réformes radicales qui auraient été bien trop impopulaires en d’autres circonstances, comme la privatisation de services essentiels, l’affaiblissement des protections des travailleurs et les accords de libre-échange. Lors d’une crise, le débat et le processus démocratiques peuvent être facilement écartés comme des luxes inconsidérés.

Les politiques de libre-échange présentées comme des remèdes de premier secours permettent-elles effectivement de résoudre les crises qui se présentent ? Pour les idéologues impliqués, cette question n’est que de peu d’intérêt. Ce qui compte, c’est qu’en tant que tactique politique, le capitalisme du désastre fonctionne parfaitement. C’est l’économiste adepte du libre marché Milton Friedman qui a formulé, dans la préface de la réédition de 1982 de son manifeste, « Le capitalisme et la liberté », la présentation la plus concise de cette stratégie. « Seule une crise - réelle ou ressentie - produit de véritables changements. Quand cette crise intervient, les actions entreprises dépendent des idées présentes alentour. C’est là, je pense, notre fonction essentielle : développer des alternatives aux politiques existantes, les maintenir vivantes et disponibles jusqu’à ce que le politiquement impossible devienne politiquement inévitable. »

Une décennie plus tard, John Williamson, un conseiller de premier plan au sein du FMI et de la Banque Mondiale (à qui l’on doit l’expression « le Consensus de Washington »), est allé encore plus loin. Il a demandé à une assemblée de décideurs politiques de haut niveau « s’il serait concevable d’envisager de provoquer délibérément une crise afin de supprimer les obstacles politiques aux réformes ».

A de nombreuses reprises, l’administration Bush s’est saisie des crises pour briser les résistances obstruant la mise en œuvre des composants les plus radicaux de son agenda économique. D’abord, une récession fournit une excuse pour baisser les impôts. Ensuite, la « guerre contre le terrorisme » nous précipita dans une ère inédite de privatisation de l’armée et de la sécurité intérieure. Après l’ouragan Katrina, le gouvernement consentit des exonérations d’impôts, fit régresser la réglementation du travail, ferma des ensemble immobiliers gérés par le secteur public et aida à transformer la Nouvelle-Orléans en laboratoire pour écoles à régime exceptionnel - le tout au nom de la reconstruction.

Etant donné ces précédents, les lobbyistes de Washington avaient toutes les raisons de croire que la crainte d’une récession annonçait une nouvelle distribution de cadeaux aux entreprises. Pourtant il semble que le public commence à saisir les ressorts du capitalisme du désastre. Bien sûr, les mesures de stimulation économique proposées, pour un prix de 150 milliards de dollars, constituent davantage qu’une simple réduction fiscale maquillée. Elles incluent un nouvel ensemble « d’incitations » favorables aux entreprises. Mais les Démocrates ont repoussé les plus ambitieuses tentatives du parti Républicain d’instrumentaliser la crise en vue de verrouiller les allègements d’impôts consentis par Bush et de démanteler la Sécurité Sociale. Pour l’instant, il semble que la crise générée par un refus obstiné de réguler les marchés ne pourra être résolue en donnant à Wall Street davantage d’argent public pour spéculer.

Pourtant, tout en parvenant, tant bien que mal, à tenir leur ligne, les parlementaires démocrates semblent avoir abandonné l’idée que l’extension des indemnités de chômage et l’augmentation des fonds alloués à l’aide alimentaire et à Medicaid [2] pourraient être inclus dans la loi de stimulation de l’économie. Plus gravement, ils échouent à utiliser la crise pour proposer des solutions alternatives au statu quo actuel, caractérisé par des crises récurrentes, qu’elles soient environnementales, sociales ou économiques.

Le problème ne tient pas à un manque d’idées « vivantes et disponibles » - pour emprunter le mot de Friedman. Elles, sont là, nombreuses, depuis la mise en place d’une caisse nationale unique de paiement des frais de santé jusqu’à l’instauration d’un revenu d’existence. Des centaines de milliers d’emplois pourraient être créés pour reconstruire les infrastructures publiques décrépites et de les rendre plus favorables aux transports en commun et aux énergies renouvelables. Il vous faut des fonds pour amorcer la pompe ? Mettez un terme à l’ambiguïté qui permet à des gestionnaires de fonds d’investissement milliardaires de payer 15 % d’impôts sur les profits financiers plutôt que d’être assujettis à l’impôt sur le revenu à un taux de 35 % et adoptez la taxe sur les mouvements internationaux de devises proposée de longue date. En prime, vous obtiendrez un marché moins volatile et moins sujet à l’instabilité.

La manière de répondre à une crise est toujours fortement politique, voilà une leçon que les progressistes semblent avoir oubliée. L’histoire n’est pas exempte d’ironie de ce point de vue : les crises ont marqué l’avènement de certaines des politiques les plus progressistes des Etats-Unis. Lors de la défaillance dramatique des marchés de 1929, la gauche était prête et attendait de pied ferme avec ses idées - plein emploi, grands travaux, syndicalisme de masse. Le système de Sécurité Sociale que Moody’s semble si désireux de démanteler était une réponse directe à la dépression.

Toute crise est une opportunité ; quelqu’un l’exploitera. La question qui s’offre à nous est la suivante : l’agitation actuelle servira-t-elle de prétexte à de nouveaux transferts de richesses publiques vers les opérateurs privés et à l’effacement des derniers vestiges de l’Etat providence, le tout au nom de la croissance économique ? Ou bien cette nouvelle défaillance des marchés débridés fournira-t-elle le catalyseur nécessaire pour raviver un état d’esprit favorable à l’intérêt général et pour appréhender sérieusement les véritables défis de notre temps, depuis l’explosion des inégalités jusqu’au réchauffement climatique en passant par la défaillance des infrastructures ?

Les capitalistes du désastre ont tenu les rênes trois décades durant. Le temps est venu, une fois de plus, du populisme du désastre.

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PETER MANDELSON À L’EXPRESSION
«Le manque de transparence freine l’investissement»

05 Février 2008 -  L’EXPRESSION
Propos recueillis par Tahar FATTANI
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-02-05/49552.html

L’Expression: L’adhésion de l’Algérie à l’OMC repose-t-elle sur une offre suffisante?

M.Peter Mandelson: Pour le moment, je ne constate aucun obstacle épineux. Il n’y a pas de problème profond de nature à empêcher l’Algérie d’adhérer à l’OMC. Il reste quelques petits problèmes d’ordre technique qu’il faut rapidement régler et d’une manière professionnelle. Je dirai donc que l’offre de l’Algérie est suffisante pour adhérer à l’OMC.

Des problèmes d’ordre technique. Par exemple?

Je ne peux pas vous établir toute une liste sur les mécanismes qu’il faut revoir, ni sur ce qu’il faut faire. Je ne suis pas chargé de cette mission. Mais, j’insiste, notamment, sur deux volets importants.
Il s’agit des domaines de l’énergie et des services. Pour ce dernier, l’Algérie doit profiter de cette conjoncture propice pour promouvoir son économie. Ces deux points pourraient jouer un grand rôle dans les négociations avec l’OMC.

Vous avez déclaré, lors de votre point de presse, que l’Accord d’association «ne fonctionne pas suffisamment bien». Que faut-il revoir?

Je faisais allusion à quelques petits détails que je qualifierais de légers. Sur le plan économique, il y a eu beaucoup de choses qui ont été faites. Là aussi, je parle de quelques problèmes d’ordre technique. Mais, le plus important, c’est la politique commerciale. Il est plus qu’impératif de promouvoir la stratégie commerciale bilatérale facilitant les échanges commerciaux. Quelques éléments d’ordre structurel qui manquent pour enrichir davantage les accords bilatéraux.

Vous avez insisté, aussi, sur l’importance de faciliter les investissements étrangers en Algérie. De quoi se plaignent les investisseurs étrangers en Algérie?

Il faut mettre en place une politique permettant à l’Algérie d’attirer les investisseurs étrangers. Votre pays doit assurer les conditions propices aux investisseurs étrangers. Ces derniers sont préoccupés par plusieurs choses. Il y a le manque de transparence dans les dispositions juridiques, le manque de prévisibilité ou tout simplement le manque de stratégie.

Le plus important et l’essentiel, il faut qu’il n’y ait aucune discrimination dans les dispositions gouvernementales, ni dans les procédures permettant aux investisseurs de s’installer en Algérie. Autrement dit, il ne doit pas y avoir une ségrégation entre l’investisseur européen ou autre par rapport à l’Algérien.

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ACCORD D’ASSOCIATION ALGÉRIE-UNION EUROPÉENNE
Des insuffisances persistent

05 Février 2008 -Tahar FATTANI
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-02-05/49583.html

Peter Mandelson et Hachemi Djaâboub lors de la conférence de presse

Le commissaire européen au Commerce affirme que l’Algérie doit rattraper son retard pour supporter le rythme et le dynamisme de l’économie mondiale.

Encore du pain sur la planche pour la promotion de l’économie nationale. Celle-ci reste loin, voire très loin, de l’économie mondiale. En visite de deux jours en Algérie, le commissaire européen au Commerce, le Britannique Peter Mandelson, a déclaré que l’Algérie doit se rattraper pour se faire une place dans l’économie mondiale. «Aujourd’hui, l’économie mondiale progresse rapidement. L’Algérie dispose de tous les atouts qui l’aideront à développer son économie. Elle doit profiter de sa richesse pétrolière pour promouvoir son économie et surtout afin de supporter le rythme imposé par l’économie mondiale. On n’a qu’à voir ce qui se fait dans le monde pour non seulement faire la même chose, mais pour faire plus», a-t-il déclaré, lors de la conférence de presse animée à la Résidence El-Mithaq. Dans ce sens, il a réitéré le soutien de l’Union européenne pour les réformes économiques engagées par l’Algérie. «L’Union européenne va accroître son soutien pour le progrès de l’économie algérienne», soutient-il. Interpellé sur l’Accord d’association entre l’Algérie et l’UE, M.Mandelson a avoué, à demi-mot, qu’il n’a pas atteint les objectifs escomptés. «Ça m’étonnerai que l’Accord d’association fonctionne suffisamment bien», a-t-il répondu. Et de proposer: «A mon avis, il reste encore des choses qui méritent d’être revues».
Aux yeux de ce dernier, de nouvelles propositions et surtout de nouvelles conditions doivent être introduites dans l’actuel accord bilatéral, notamment sur le volet commercial. «On doit mettre en place une stratégie commerciale qui facilite davantage les échanges commerciaux. C’est dans ce contexte qu’il faut enrichir l’actuel accord bilatéral». Il insiste sur la nécessité d’accorder plus d’opportunités d’investissements au secteur privé. «Le secteur privé constitue une base solide pour le développement de l’économie nationale», a-t-il indiqué. Plus explicite, M.Mandelson souhaite que le marché algérien s’ouvre davantage sur le secteur privé et, notamment les investisseurs étrangers. «Il est primordial pour l’Algérie de s’ouvrir sur le privé.» Avec beaucoup plus de diplomatie, le commissaire européen estime que l’Algérie a posé le pied sur l’accélérateur, en exprimant sa volonté de bâtir une économie solide. Il a tenu, ainsi, à rendre hommage aux réformes économiques initiées par le président de la République, M.Abdelaziz Bouteflika: «Je pense qu’il nous faut continuer ensemble sur ce point. Et d’ajouter:» «Le grand défi qui se pose actuellement pour l’Algérie est de réussir ses réformes économiques, qui l’amèneront à la prospérité». Le responsable européen souligne que «l’Algérie est un pays en transition qui a réalisé de grandes avancées dans les réformes sociales et démocratiques». S’exprimant sur l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce, M.Mandelson a rappelé que «l’Algérie doit redoubler ses efforts pour faire aboutir son adhésion à l’OMC et s’engager davantage dans ce partenariat». Et de préciser que l’UE apporte, entièrement, son soutien à l’adhésion de l’Algérie à l’OMC. Il souhaite que les négociations aboutissent à des résultats concrets. Pour ce faire, il propose à l’Algérie d’améliorer, encore, deux secteurs, à savoir l’énergie et les services. «L’Algérie doit faire des concessions sur quelques points», soutient-il, dans le cadre du partenariat euroméditerranéen, notamment en ce qui concerne le secteur énergétique.

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Le ministre des finances écarte l’idée de la convertibilité du dinar
Djoudi annonce 110 milliards de dollars de réserves

Par :Badreddine Khris - LIBERTE - Edition N° 4682 du Mardi 05 Février 2008
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=89936

Le processus d’ouverture du capital du CPA reprendra à la fin de la crise des subprimes,
a affirmé le grand argentier du pays.

Les réserves de change de l’Algérie ont atteint un montant de 110 milliards de dollars jusqu’à fin décembre dernier, contre 77 milliards de dollars fin 2006.

Elles ont augmenté de 32 milliards de dollars. Ce matelas de devises représente 4 ans  d’importations. Quant aux placements de ces réserves, ils sont gérés par la Banque centrale. “C’est une gestion sécurisée de nos réserves de change. C'est-à-dire que les risques sont nuls. En termes plus clairs, nous plaçons nos réserves de change dans des actifs publics”, précise M. Karim Djoudi, ministre des Finances. Autrement dit, les débiteurs de l’Algérie sont les États souverains des pays dans lesquels cet argent est placé. Ainsi, pour le dollar, c’est le Trésor américain. En livre sterling, c’est le Trésor anglais. “Nous avons nos placements en valeur d’État de ces pays-là”, explique M. Karim Djoudi. Ce sont en fait des valeurs d’État et non pas des valeurs de marché qui, indique-t-il, représentent des risques. Celles-ci ont certes “un rendement plus important, mais leur risque est également important”, renchérit-il en réponse à la question de savoir les risques que courrait l’Algérie face à la crise des “subprimes” aux États-Unis. Ces valeurs évoluent, selon le ministre, avec deux éléments forts. Il s’agit des taux d’intérêt américains qui ont baissé à cause du problème de croissance aux États-Unis. En baissant ces taux, on anticipe au renforcement de l’activité de financement et de la croissance économique. Le second élément a trait à l’évolution des parités entre les monnaies telles que le dollar par rapport à la livre sterling ou à l’euro. “Évidemment, ces parités, nous les atteignons dans le cadre d’une gestion de portefeuille des réserves de change. C'est-à-dire, nous n’avons pas uniquement des réserves de change en euro. En effet, outre la monnaie européenne, nous avons du dollar américain, du yen…”, explique M. Karim Djoudi. Il affirme que toutes les réserves de change du pays sont placées et ne sont pas conservées chez nous, car le dinar algérien est la monnaie légale. “On ne place pas nos monnaies étrangères sur l’économie nationale”, déclare le ministre. Revenant à la crise des subprimes aux États-Unis, M. Karim Djoudi ajoute que le suivi du marché international et les observations qui en découlent convergent vers un risque de pertes traduites dans les bilans des grandes banques internationales. C’est une perte dans les résultats de ces banques. À cela, il y a lieu d’ajouter un risque de liquidités dans un certain nombre de banques aussi. Ce qui a poussé certaines Banques centrales à intervenir pour rassurer le marché et redonner les liquidités nécessaires. Toutefois, il faut s’attendre, relève le ministre, à des prémices de baisse de l’activité mondiale et de la demande globale, qui engendrera un effet d’entraînement sur toutes les économies à travers le monde. “Enfin, cette crise n’a pas encore donné tous ses résultats. Nous continuerons à observer le marché international”, confie le ministre en marge d’une réunion avec les P-DG des banques publiques et privées. Cette rencontre a pour objectif de poursuivre le processus de réforme financière engagé depuis fin 2004. Une première étape de cette feuille de route, arrêtée par le département de M. Djoudi, a été d’ores et déjà achevée. Le ministre cite certaines actions concrétisées telles que la modernisation du système de paiement, spécialisation de deux banques publiques, amélioration du marché du crédit et du marché de financement de l’économie. Depuis mai 2006, faut-il le noter, plus de 10 millions d’opérations ont été traitées avec ce nouveau système de paiement qui est la télécompensation.

Vers une dette interne à -500 milliards de DA à la fin 2008

D’autres actions ont été, en outre, réalisées, à savoir le développement du marché obligataire, le leasing et les banques assurances. Le ministre évoque les résultats macroéconomiques réalisés en 2007, telle la croissance hors hydrocarbures qui va crescendo pour atteindre 6,4% pour l’exercice 2007. L’activité de financement des banques accompagne et suit ce rythme de croissance continu de l’économie nationale. Cela est concrétisé, selon lui, dans un environnement marqué par une stabilité de l’inflation même si elle a été évaluée à 3,5% en 2007. Ce taux est essentiellement dû à des conditions externes comme les prix à l’international, notamment ceux des produits de large consommation tels que le blé et le lait qui ont connu une forte hausse. “Nous avons aujourd’hui une surface financière externe qui assure une fiabilité à la mise en œuvre de notre politique économique et à nos actions en tant qu’institution financière. Il s’agit de nos réserves de change et une diminution de notre dette extérieure.” La dette extérieure publique est actuellement estimée à moins de 900 millions de dollars. Elle aurait atteint moins que ça, n’était-ce la baisse de parité du dollar par rapport à l’euro. La dette interne est passée de 1 780 milliards de DA à fin juin 2007 à 1 050 milliards de DA en décembre 2007. Soit une réduction de 41% de cette dette. La stratégie tracée par le ministère vise une réduction de cette dette interne à moins de 500 milliards de DA à la fin de l’année 2008. Néanmoins, cet objectif se fera tout en prenant en compte les éléments d’équilibre de la place financière tels que des liquidités de banques. L’épargne au niveau des banques représente, aujourd’hui, 35% du produit intérieur brut (PIB). À présent, le processus entame sa deuxième étape liée au financement effectif de l’économie nationale. Ce regroupement, qui a eu lieu hier au siège du ministère des Finances, s’inscrit d’ailleurs dans cette perspective.

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Un matelas inconfortable ?
Par :Khaled R. - LIBERTE - Edition N° 4682 du Mardi 05 Février 2008
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=89940

Les retombées positives de cette manne exceptionnelle sur la population et les entreprises restent moins perceptibles.

Le grand argentier du pays vient d’annoncer une performance macro-financière sans précédent dans l’histoire économique de l’Algérie. Une bonne nouvelle. L’état actuel des réserves en devises permet de faire face à un retournement du marché pétrolier pendant au moins trois ans.

Les surplus financiers qui se sont accumulés depuis 2000 assurent, du reste, la continuité des investissements publics massifs inhérents au plan de relance et l’attractivité du marché algérien en matière d’engagements étrangers.

Mais les retombées positives de cette manne exceptionnelle sur la population et les entreprises restent moins perceptibles. Le chômage et la pauvreté ont-ils reculé pour autant dans le pays ? Si dans le discours officiel, la réponse demeure catégorique, dans les faits, elle paraît moins évidente. Les revenus de la majorité des ménages dans le pays, bien qu’ils aient progressé ces dernières années, parviennent difficilement  à couvrir les dépenses de survie. En ce sens, dans les temps actuels, à l’approche de la campagne présidentielle, qui s’amuserait à suggérer les solutions structurelles, côté pouvoirs publics,  favorisant la sortie rapide d’une économie rentière ? Autre topo : la sphère réelle patine. Elle continue de vivre de graves difficultés liées au climat d’affaires contraignant dans le pays. Le plan massif de mise à niveau des entreprises annoncé depuis des années peine à être mis en œuvre. La promotion tous azimuts de la création de richesses et d’emplois demeure, elle, au stade théorique. Là résident véritablement les freins à une résorption rapide du chômage, important chez les jeunes. En résumé, en dépit de cette embellie financière, les fragilités macroéconomiques persistent au regard de la forte dépendance à l’égard des fluctuations des cours du brut, pendant que les grandes tensions sociales semblent latentes.

La question est de savoir également si cet argent public servira à engager réellement l’Algérie dans un processus de développement durable au profit des générations futures. L’économie de l’évaluation de la mise en œuvre des deux plans de relance, ainsi que l’application de remèdes en vue d’une plus grande efficacité invitent plutôt à une moindre visibilité sur l’évolution future de l’Algérie.
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« Répondre #74 le: 18/02/2008 - 23:05:22 »

Le dollar US va s'effondrer et ne valoir à très court terme plus rien et par conséquence l'Algérie va "exploser" et sombrer dans une famine et une multitude de "guerres civiles" immondes impliquant la destruction successive et massive des oléoducs et gazoducs algériens ainsi que de leurs stations de pompage relais (pétrole) et stations de compression (gaz) (scénario nigérian x 1000)  et tout cela à cause des graves fautes successives, volontaires, préméditées en toute connaissance de cause d'une petite bande de "voyous maléfiques, sanguinaires, incultes, pillards, spoliateurs et néocolonialistes"

http://www.mem-algeria.org/fr/hydrocarbures/pipe&gis.pdf

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Crise systémique globale / Septembre 2008 - Phase d'effondrement de l'économie réelle aux Etats-Unis
- Communiqué public GEAB N°22 (15 février 2008) -
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-22-est-disponible-!-Crise-systemique-globale-Septembre-2008-Phase-d-effondrement-de-l-economie-reelle-aux-Etats_a1293.html

GEAB N°22 est disponible ! Crise systémique globale / Septembre 2008 - Phase d'effondrement de l'économie réelle aux Etats-Unis

Selon LEAP/E2020, la fin du 3° trimestre 2008 marquera un nouveau point d'inflexion dans le développement de la crise systémique globale. A cette date en effet, l'impact cumulé de l'ensemble des différentes séquences de la crise (voir tableau ci-dessous) attendra sa puissance maximale et affectera donc de manière décisive le coeur même des systèmes concernés, au premier rang desquels se trouvent les Etats-Unis, épicentre de la crise actuelle. Aux Etats-Unis, ce nouveau point d'inflexion se traduira par un effondrement de l'économie réelle, ultime étape socio-économique de l'explosion en série des bulles immobilières et financières (1) et de la poursuite de la chute de la valeur du Dollar. L'effondrement de l'économie réelle US représente tout simplement l'arrêt quasiment complet de la machine économique américaine : faillites privées et publiques en très grand nombre, fermetures massives d'entreprises et de services publics (2), ...

Signe avant-coureur, il est intéressant de noter qu'à partir de Mars 2008, le gouvernement américain interrompra un service de publication de ses indices économiques pour des raisons de contraintes budgétaires (3). Les lecteurs du GEAB N°2 et de l'alerte connexe, gardent certainement en mémoire notre anticipation qui avait notamment corrélé la chute à venir du Dollar avec la fin de la publication de M3 par la Réserve fédérale US. Voici à notre avis un nouveau signal clair que les dirigeants américains s'attendent dorénavant à de bien sombres perspectives économiques pour leur pays.

Dans ce GEAB N°22, les experts de LEAP/E2020 tentent notamment d'anticiper les conséquences concrètes de cet effondrement de l'économie réelle américaine sur les Etats-Unis eux-mêmes, et sur les autres régions de la planète. Parallèlement, notre équipe développe une série de cinq recommandations stratégiques et opérationnelles pour se prémunir face à l'aggravation de la crise systémique globale des mois à venir.

A l'occasion du deuxième anniversaire de la publication de sa fameuse « Alerte crise systémique globale » qui avait fait le tour de la planète en Février 2006 (4), LEAP/E2020 souhaite néanmoins rappeler que nous entrons désormais de plain-pied dans une période sans aucun précédent historique. Comme l'a souligné à maintes reprises depuis deux ans notre équipe de chercheurs, les comparaisons avec les crises précédentes de l'économie moderne sont fallacieuses. Il ne s'agit en effet ni d'un « remake » de la crise de 1929 ni d'une répétition des crises pétrolières des années 1970 ou boursières de 1987. Il s'agit bel et bien d'une crise systémique globale, c'est-à-dire affectant l'intégralité de la planète et touchant directement aux fondements du système international qui sous-tend l'organisation planétaire depuis des décennies.

Pour LEAP/E2020, il est également édifiant de constater que deux ans après la publication de sa fameuse « Alerte crise systémique globale » qui avait simultanément suscité l'intérêt de millions de lecteurs dans le monde entier et l'ironie condescendante de la plupart des « experts » et « responsables » du monde économique et financier, tout le monde est désormais convaincu qu'il y a bien une crise, qu'elle est bien globale et pour la plupart qu'elle est peut-être bien systémique. Cependant, notre équipe reste toujours étonnée par l'incapacité qu'ont ces mêmes experts et responsables à appréhender la nature même du phénomène que nous vivons actuellement. A les lire, cette crise systémique globale ne serait qu'une sorte de crise, « classique » mais en plus « gros ». C'est ainsi que les médias financiers reflètent d'ailleurs les interprétations dominantes de la crise en cours. Pour notre équipe c'est là une démarche non seulement intellectuellement paresseuse (5) mais moralement coupable car elle a pour principale conséquence de ne pas permettre aux lecteurs (qu'ils soient simples citoyens, investisseurs individuels ou responsables d'institutions privées ou publiques) de se préparer aux chocs à venir (6).

Ainsi, contrairement à ce que l'on peut lire ces dernières semaines dans les médias dominants, toujours prompts à tenter de camoufler la réalité pour servir les intérêts qui les dominent, LEAP/E2020 souhaite rappeler que c'est avant tout aux Etats-Unis que cette crise systémique globale prend avant tout une forme sans précédent (la « Très Grande Dépression US » comme l'a appelée notre équipe dès Janvier 2007 (7)) puisque c'est autour d'eux, et d'eux seuls, que s'est progressivement organisé le monde issu de la Seconde Guerre Mondiale. Les différents numéros du GEAB ont largement expliqué cette situation. Pour résumer, nous jugeons utile de souligner que ce n'est ni l'Europe ni l'Asie qui ont un taux d'épargne négatif, une crise immobilière généralisée jetant à la rue des millions de citoyens, une devise en chute libre, des déficits publics et commerciaux abyssaux, une économie en récession et pour couronner le tout, des guerres coûteuses à financer.

Ce ne sont donc ni l'Asie ni l'Europe (plus exactement ‘la zone Euro') qui subiront les conséquences les plus brutales, les plus durables et les plus négatives de la crise en cours ; mais bien les Etats-Unis et les pays/économies fortement corrélé(e)s aux Etats-Unis (ce que nos experts appellent désormais le « risque américain ») 8. Il y a bien en effet « découplage » entre l'économie US et celles des autres grandes régions du monde. Mais « découplage » ne signifie pas « indépendance ». Il est bien évident, comme l'a anticipé LEAP/E2020 depuis de nombreux mois, que l'Asie et l'Europe seront affectées par la crise. « Découplage » signifie en revanche que les évolutions de l'économie US et celles des autres grandes régions du monde ne sont désormais plus synchronisées, que l'Asie et l'Europe évolueront dorénavant selon des trajectoires qui ne seront plus déterminées par celles de l'économie US.

La crise systémique globale marque en fait le début du « découplage » entre l'économie US et celles du reste de la planète. Les économies non « découplées » seront d'ailleurs celles qui vont être entraînées dans la spirale négative américaine.

Les exemples d'explosion des bulles immobilière (2006) et financière (2007) sont éloquents. En effet, l'immense majorité des opérateurs (non-spécialistes du secteur concerné) a découvert que la « fête était finie » bien après le renversement de tendance. Durant toute la période de retournement (qui dure en général 6 mois à 1 an maximum), la parole dominante a continué à prétendre que rien ne changeait et que les incertitudes naissantes n'avaient aucune raison d'être ; puis, que les problèmes resteraient confinés au secteur concerné et aux seuls Etats-Unis. Ceux, aux Etats-Unis et dans le reste du monde, qui ont écouté ce discours s'en mordent les doigts aujourd'hui car ils sont désormais prisonniers de maisons invendables (ou en passe d'être saisies) ou voient chaque jour un peu plus que la veille la valeur de leurs actions s'effriter (9).

Concernant les marchés boursiers, notre équipe avait anticipé dès Octobre 2007 que les bourses mondiales perdraient entre 20% et 60% selon les régions au cours de l'année 2008. Aujourd'hui, nous devons réévaluer nos anticipations en direction d'une baisse encore plus forte puisque, d'une part, les places boursières ont en général déjà perdu entre 10% et 20% depuis le début de l'année (1°), et que, d'autre part, l'effondrement de l'économie réelle aux Etats-Unis d'ici la fin de l'été 2008 va entraîner toutes les bourses mondiales dans une spirale infernale. Pour LEAP/E2020, c'est vers une baisse de 50% en moyenne par rapport à 2007 que s'orientent désormais les bourses mondiales (y compris dans les pays émergents) (11).

Ce type de réévaluation est typique du travail d'anticipation réalisé par LEAP/E2020. Nous cherchons chaque mois à discerner les tendances qui se renforcent ou au contraire s'affaiblissent afin d'en tirer les conséquences nécessaires pour améliorer la pertinence de nos évaluations. Nous ne cherchons pas à « avoir raison » (12), à « vendre » ou « promouvoir » quoi que ce soit. Nous cherchons simplement et sans a priori à décrire à l'avance les conséquences concrètes des grandes tendances à l'oeuvre dans notre monde du début du XXI° siècle et à faire part à nos lecteurs des moyens permettant de se prémunir des conséquences les plus négatives.

Dans ce numéro 22 du Global Europe Anticipation Bulletin, avec notamment notre alerte sur l'effondrement de l'économie réelle aux Etats-Unis à partir de Septembre 2008, nous tentons à nouveau de prévenir ceux qui sont concernés par les conséquences de cet événement majeur qui va générer des troubles socio-politiques très graves aux Etats-Unis (13) dont l'économie est véritablement en train de s'écrouler (14), ce qui aura bien entendu des retombées très lourdes sur l'ensemble des marchés financiers et monétaires et pour l'économie mondiale. Nous n'avons toujours pas atteint le coeur de la crise. Selon LEAP/E2020, il sera atteint dans la deuxième moitié de 2008.

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Notes:

(1) Un film très instructif vient d'être présenté au Sundance Film Festival : I.O.U.S.A., réalisé par Patrick Creadon. En suivant le parcours de David Walker), US Comptroller General (et à ce titre en charge de contrôler les dépenses publiques du gouvernement fédéral), à l'occasion d'une série de conférences à travers les Etats-Unis sur l'état des finances publiques du pays, ce film traite de manière très directe des conséquences de la crise actuelle sur les Etats-Unis et les Américains. Sa sortie illustre combien en quelques mois la crise est sortie des débats d'expert et des conseils d'administration d'établissements financiers pour entrer dans la vie quotidienne des Américains.

(2) L'effondrement complet ces derniers jours du marché des obligations municipales américaines (les « Munis ») illustre la diffusion de la crise à tous les secteurs de la société américaine. Il représente un coup d'arrêt aux projets d'investissement public de l'ensemble des collectivités territoriales des Etats-Unis. Il est l'une des premières grandes victimes de l'implosion des « bonds insurers » qu'avait anticipée LEAP/E2020 dans le GEAB N°19. Et il démontre à nouveau combien les grandes banques sont désormais incapables de continuer à jouer leur rôle de financement de l'activité économique du pays. Sources : Financial Times, 13/02/2008 / Bloomberg, 14/02/2008

(3) Source : EconomicIndicators.Gov, Economics & Statistics Administration, US Department of Commerce

(4) Voir GEAB N°2, 15/02/2006

(5) La première raison qui empêche les « experts » de penser « l'impensable », ça n'est pas une question d'intelligence ; mais un problème « commercial ». En effet, cela les obligerait à revoir l'essentiel de leur « fonds de commerce » intellectuel (notamment leurs hypothèses traditionnelles de travail) et commercial (leurs « clients » n'apprécieraient pas de s'entendre dire qu'ils faisaient fausse route toutes ces dernières années).

(6) A ce sujet, soulignons le discours direct et sans fioriture de Mervyn King, patron de la banque centrale britannique, qui vient de prévenir ses concitoyens que la crise actuelle allait provoquer une baisse significative de leur niveau de vie. C'est un discours qu'hélas aucun dirigeant américain, y compris chez les Démocrates, ne semble prêt à tenir au peuple américain alors qu'il sera encore plus touché que le peuple britannique. Source : The Telegraph, 14/02/2008.

(7) Voir GEAB N°11, 15/01/2007.

8 Dans ce numéro 22 du GEAB, l'équipe de LEAP/E2020 donne d'ailleurs une série de conseils pour aider les investisseurs à évaluer eux-mêmes le « risque américain » des différents pays, secteurs ou placements.

(9) Il en est de même pour tous ceux qui ont choisi d'écouter les discours dominants qui, tout au long des années 2006 et 2007, prétendaient impossible la montée du taux de change EURUSD vers 1,30, puis 1,40, puis désormais 1,50 ... en attendant les 1,70 pour la fin 2008.

(10) Seuls les « marchands de rêve » peuvent encore imaginer un redressement boursier d'ici la fin de cette année, car la crise va aller s'accélérant.

(11) Il est utile de rappeler qu'en Janvier 2008, en un seul mois, les bourses mondiales ont vu disparaître en fumée 5.200 milliards USD. Source : China Daily News, 10/02/2008

(12) Même si indéniablement nous avons eu raison ces deux dernières années en ce qui concerne la crise systémique globale.

(13) Voir ‘Séquence 6 : 2° Trimestre 2007 – 4° Trimestre 2009 : « Très Grande Dépression » aux Etats-Unis, crise sociale et montée en puissance des militaires dans la gestion du pays', GEAB N°18, 15/10/2007

(14) Les prévisions concernant les faillites de dizaines de banques aux Etats-Unis dans les deux ans à venir illustrent l'ampleur des problèmes à venir. Source : Reuters, 01/02/2008


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L'administration Bush dissimule encore plus de données. Elle interrompra la publication des indices économiques US sur son site Internet « Economic Indicators »
Publié par : Think Progress
Lundi 18 Février 2008
danyquirion@videotron.ca
http://www.alterinfo.net/L-administration-Bush-dissimule-encore-plus-de-donnees-Elle-interrompra-la-publication-des-indices-economiques-US-sur_a16956.html

L'économie US est chancelante. Les dettes des familles sont à la hausse, les bénéfices disparaissent, le déficit atteint des sommets vertigineux et la crise hypothécaire s'est aggravée. Les conservateurs ont tenté de détourner l'attention de la crise en accusant les médias d'en faire une couverture négative tout en insistant sur le fait que les États-Unis ne se dirigent pas vers une récession, en dépit de ce que les économistes nous prédisent.

L'administration Bush dissimule encore plus de données. Elle interrompra la publication des indices économiques US sur son site Internet « Economic Indicators »

Le dernier geste posé par l'administration Bush, consiste simplement à cacher les données. Selon le magazine économique « Forbes, » l'un des meilleurs sites Internet est « EconomicIndicators.gov ». Tel que l'explique Forbes, le site du gouvernement fourni un service inestimable d'accès public aux données économiques US :

Ce site est géré par « Economics and Statistics Administration » et il combine les données recueillies par le Bureau des analyses économiques, telles que le PIB, les exportations et les importations nettes, de même que les données recueillies par le Bureau du recensement, telles que les ventes au détail et la livraison de biens durables. Le site met simplement des liens vers d'autres sites Web du gouvernement. Cela peut sembler ne pas être grand-chose, mais le faire soi-même, en essayant de trouver des données sur les ventes au détail sur le site du Bureau du recensement est un exercice futile qu'il vous convaincra pourquoi ce portail est nécessaire.

Pourtant, à compter du 1er mars 2008, l'administration Bush a décidé d'interrompre la publication des données sur ce site en raison de « contraintes budgétaires. »

Traduit par Dany Quirion pour Alter Info

Source : http://thinkprogress.org/2008/02/13/economic-indicators/

NDT : Cette brève est en lien avec la note 3 du communiqué no 22 de LEAP/E2020

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Hank Paulson : subprimes, le pire est devant nous
18 février 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1711

L’an prochain, deux millions de foyers américains qui ont signé des contrats de type « 2/28 », débutant par une période incitative de deux ans à taux très bas, verront leurs mensualités de crédit monter en flèche.

Hank Paulson, le ministre des Finances US, sait le danger d’épidémie de saisie que cela représente, et c’est sans doute ce qui le met aussi mal à l’aise dans cet extrait d’une conférence de presse à laquelle il met fin d’une manière on ne peut plus abrupte.

Quoiqu’il en soit, la différence de comportement est frappante entre les autorités américaines et françaises.

Face à la crise financière et la récession qui menace - qui ne serait de toute évidence pas cantonnée aux USA - on observe d’un côté de l’Atlantique une fébrilité manifestant que les risques encourus sont connus et reconnus, et que « toutes les options sont sur la table » pour tenter la juguler.

De l’autre, on constate une apparente indolence - ignorance ? - qui ne présage rien de bon.

Faudra-t-il attendre que le « Tsunami » économique et financier né à Wall Street soit sur nos côtes pour envisager les mesures permettant d’en limiter - autant que faire se peut - des conséquences qui s’annoncent sérieuses ?

Question : Est-ce que le pire est derrière nous ? Y aura-t-il en 2008 moins de saisies qu’en 2007 dans les zones ou les prix de l’immobilier ont augmenté ?

Hank Paulson : Pour ce qui concerne les subprimes, et la récession, le pire n’est pas fini. Le pire n’en est qu’à son commencement. Nous savons tous qu’il y a près de 1,8 million, 2 millions d’emprunts à taux variables qui vont être réajustés l’année prochaine.

Ceux qui vont être réajustés durant les deux prochaines années ont été signés durant la période où la procédure d’établissement des contrats était la plus laxiste.

C’est la plus grande difficulté. C’est pourquoi c’est si important.

Je voudrais dire également que la correction dans les marchés immobiliers n’est pas terminée. Elle va durer plus longtemps.

C’est pourquoi nous avons dit que notre économie est diversifiée, qu’elle continue de croître, mais face à cette situation, à cette correction de l’immobilier qui dure depuis quelques temps, la croissance a connu un ralentissement, un ralentissement significatif.

Nous pensons que la croissance économique va se poursuivre, mais il existe des risques de retournement. C’est pourquoi nous travaillons dur avec l’administration des impôts pour accélérer le processus, pour le stimulus [les mesures de crédit d’impôt], qui sera mis en place en mai.

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« Vous êtes tous morts les gars »
Par Mike Whitney, le 16 février 2008
http://www.alterinfo.net/-Vous-etes-tous-morts-les-gars-_a16939.html

​​​​Jeudi, même les vieux observateurs de la Fed ont été pris de court par la performance du président Bernanke devant le Comité bancaire du Sénat. Bernanke était censé faire des observations de routine sur l'état de l'économie, mais, à la place, il a débité un sermon de 45 minutes, détaillant les calamités de l'effondrement du système financier. Un silence de tombe régnait à travers la Chambre du Sénat. La gravité de la situation commence enfin à être reconnue.

​​​​Pour la plupart, le pédant Bernanke avait l'air mal à l'aise. Mordant alternativement sa lèvre inférieure ou les yeux fixes sans expression, comme un homme qui vient de voir son caniche se faire écraser par un camion Mack. En l'occurrence, Bernanke a plein de soucis, lui aussi. La confiance du consommateur est tombée à un niveau jamais vu depuis la récession des années 70, l'immobilier s'est détaché du haut de la falaise, des feux de broussailles de crédit éclatent partout dans le monde, et le marché boursier continue à tressauter de façon désordonnée. Pas étonnant que le patron de la Fed ressemblait plus à un matelot du Lusitania qu'au tsar monétaire du pays le plus puissant de la Terre.

​​​​Les commentaires préparés par Bernanke étaient prononcés avec la solennité d'un prêtre célébrant les vêpres. Mais il était clair, contrairement à son prédécesseur, Greenspan, qui aimait parler en hiéroglyphes :

​​​​Comme vous le savez, les marchés financiers, aux États-Unis et dans un certain nombre d'autres pays industrialisés, ont été mis à rude épreuve depuis la fin de l'été dernier. Les préoccupations des investisseurs exacerbés par la qualité du crédit des prêts hypothécaires, surtout du prêt hypothécaire à haut risque à taux d'intérêt ajustable, ont déclenché des turbulences financières. Toutefois, d'autres facteurs, notamment un plus grande retenue dans la volonté des investisseurs à assumer des risques, des difficultés dans les évaluations complexes ou les produits financiers peu liquides, les incertitudes concernant l'expositions des grandes institutions financières à des pertes de crédit, et l'inquiétude sur les maigres perspectives économiques, ont aussi agité les marchés financiers ces derniers mois.

​​​​Oui, bien sûr. Les banques sont en mauvaise passe de leurs investissements dans le prêt à haut risque, tandis que l'Europe s'enfonce rapidement de 500 milliards de dollars en avoirs adossés à des ordures invendables. Le système entier est bouché par du papier à chiottes et la dégradation du nantissement. Des problèmes surgissent à présent dans la vente aux enchères et dans les obligations municipales, habituellement sûres. La totalité de la Tour de Babel financière se lézarde aux fondations.

​​​​Les banques des grandes places financières et les autres grandes institutions financières ont été l'objet d'importantes pressions pour prendre sur leurs propres feuille de bilan les actifs de certains moyens de placement hors bilan qu'elles avaient parrainés. Les feuilles de bilan des banque ont encore enflé, suite à la forte réduction des investisseurs prêts à acheter du crédit titrisé, ce qui a forcé les banques à conserver dans leurs propre portefeuille la plus substantielle part des nouveaux prêts déjà engagés. Les banques ont aussi rapporté d'importantes pertes, reflétant la baisse marquée du prix du marché du prêt hypothécaire et d'autres actifs qu'ils détiennent. Récemment, la détérioration de la situation financière de certains assureurs obligataires a conduit quelques banques d'affaires et d'investissement à accepter de nouveaux démarquages, ajoutant aux tensions des marchés financiers.

​​​​Bernanke ressemble plus à un prophète de l'Ancien Testament lisant un passage de l'Apocalypse
  • qu'à un patron de banque centrale. Mais, même sans silice, ce qu'il dit est vrai. Les maousses pertes d'investissement des banques les ont forcés à aller à la pêche à la cuiller au capital en Asie et au Moyen-Orient, juste pour rester à flot. Et, quand elles réussissent, elles sont obligées de payer des taux d'intérêt excessivement élevés. Le vrai coût du capital est faramineux. C'est pourquoi les banques protègent leurs liquidités et restreignent les nouveaux prêts. La plupart des banques ont aussi resserré les normes de prêt, ce qui ralentit l'émission de crédit et menace de pousser l'économie dans une profonde récession. Quand les banques resserrent la vis, l'ensemble de l'économie se ratatine. Il n'y a rien de plus simple : pas de crédit, pas de croissance. Le crédit est le lubrifiant qui permet à la locomotive capitaliste de se traîner. Quand il diminue, le système crisse jusqu'à se bloquer.
« LE RISQUE DE BAISSE DE CROISSANCE S'EST ÉLEVÉ »

​​​​Toujours Bernanke :

​​​​Suite en partie à l'évolution des marchés financiers, les perspectives économiques se sont dégradées au cours des derniers mois, et le risque de dégradation de la croissance s'est élevé. À ce jour, les plus grands effets économiques de la crise financière semblent s'être reportés sur le marché du logement, qui, comme vous le savez, s'est considérablement détérioré au cours des deux dernières années. La quasi-fermeture du marché du prêt hypothécaire à haut risque et l'élargissement du différentiel des taux d'intérêts sur les grands prêts hypothécaires ont encore réduit la demande de logements, pendant que les saisies hypothécaires s'ajoutent à l'inventaire déjà élevé des maisons invendues. Des réductions supplémentaires dans la construction et dans les activités connexes sont vraisemblables..... L'état du marché du travail s'est aussi ramolli. L'emploi salarial, après avoir augmenté d'environ 95.000 postes par mois en moyenne au quatrième trimestre, a diminué d'un nombre estimé à 17.000 emplois en janvier. L'emploi dans le secteur de la construction et de la fabrication ont continué à chuter, tandis que le rythme des gains d'emplois dans l'industries des services a ralenti. Le marché du travail plus souples, ainsi que des facteurs dont l'augmentation des prix de l'énergie, la baisse du cours des actions et de la valeur de l'habitat, semblent susceptibles de peser sur les dépenses de consommation à court terme.

​​​​Donc, laissez-moi résumer. Les banques sont délabrées par l'énorme passif de leur prêt à haut risque. Le logement est dans le tank [NDT : ?]. L'industrie manufacturière est malade. Le prix de la nourriture et de l'énergie grimpe. Le chômage s'élève. Et les dépenses de consommation se raratinent à la taille d'un gland. Tout ce qui manque est un coup de trompette et l'arrivée des Quatre Cavaliers.

​​​​Comment se fait-il que l'autopsie de l'économie de Bernanke ne soit jamais passée dans les grands médias ? Y a-t-il quelque raison de nous cacher l'état réel de l'économie, à nous, le peuple ?

​​​​Bernanke continue :

​​​​Sur le front de l'inflation, un élément clef du développement au cours de la dernière année a été la forte hausse du prix du pétrole. L'année dernière, le prix des produits alimentaires a aussi augmenté extrêmement vite après les nouvelles normes, et la valeur de change du dollar a diminué. ... L'inflation partant à la dérive ou la sape de la crédibilité de la lutte contre l'inflation de la Fed pourrait grandement compliquer la tâche de maintenir la stabilité des prix et réduire la politique de flexibilité de la banque centrale pour contrer dans l'avenir le déficit de croissance.

​​​​Bon, Donc, si la stratégie de réduction des taux de la Fed ne marche pas et si les difficultés économiques persistent (et les prix continuent à traverser le plafond), alors nous manquons vraiment de chance, parce que la Fed n'a plus de flèches dans son carquois. C'est la réduction des taux ou la mort. Super. Donc, nous pouvons nous attendre à ce que Bernanke taille peu à peu les taux jusqu'à ce qu'ils descendent à 1% ou moins (copiant le ralentissement au Japon) en espérant que l'économie montre des signes de vie avant qu'il faille deux brouettes remplies de billets verts pour acheter un litre de lait et quelques semences de patates.

​​​​Ça ressemble à un plan !

​​​​Nous ne blâmons pas Bernanke. Il a été remarquablement franc dès le début et il est digne d'éloges. Il est tout simplement abandonné avec la tâche ingrate de nettoyer l'océan d'encre rouge oublié par Greenspan. Ce n'est pas de sa faute. Il devrait être applaudi pour avoir dissipé les décennies d'illusion d'une nation pensant pouvoir imiter la voie de la prospérité et que l'endettement chronique est identique à la véritable richesse. Ça ne l'est pas, et la note est finalement arrivée à échéance.

​​​​Bien entendu, maintenant que l'orgie des faibles taux d'intérêt spéculatifs est terminée, il n'y a plus qu'à panser la souffrance de devoir oublier les patrimoines hyper-gonflés, de la baisse du prix des maisons, de la chute des marchés boursiers, de la hausse du chômage, et du retrécissement généralisé du crédit dans toute l'économie véritable. Ouille. Qui a dit que ça allait être facile ?

​​​​Résumé de Bernanke :

​​​​À l'heure actuelle, mes perspectives préliminaires supposent une période de croissance stagnante, suivie quelque peu d'un renforcement du rythme de croissance, qui débutera plus tard cette année quand le stimulus monétaire et budgétaire commencera à se faire sentir.... Il est important de reconnaître que le risque de baisse de croissance demeure, incluant la possible détérioration du marché du logement ou du marché du travail au-delà de ce qui est prévu actuellement, ou que les conditions de crédit puissent se resserrer considérablement plus.

​​​​(Explication de l'auteur) « Ne pas tenir compte de tout ce que j'ai dit ici aujourd'hui si l'économie crève, comme je m'attends vraiment à ce qu'elle le fasse, des décennies de mauvais contrôle et des innombrables milliards de dollars de magouilles à la Ponzi qui ont mis l'ensemble du système financier en grand risque de crise cardiaque. »

​​​​La franchise de Bernanke est admirable, mais elle n'aide guère les gens qui devront s'escrimer à travers les temps difficiles à venir. Peut-être que la prochaine fois, il pourrait nous épargner toutes les longueurs oratoires et juste envoyer un bref télégramme au Congrès, disant un truc du genre :

​​​​Nous sommes profondément désolés, mais nous avons complètement foutu en l'air votre économie avec nos entourloupettes monétaires. Vous êtes tous très profondément CENSURÉ. Préparez-vous au pire.

​​​​Nos regrets les plus sincères,

​​​​La Fed

Original : http://www.informationclearinghouse.info/article19365.htm
Traduction libre de Pétrus Lombard pour Alter Info


* NDT : Belle image ! Un prophète de l'Ancien Testament lisant le Nouveau Testament est drôlement impressionnant tellement on l'imagine moisi. À moins que Mike Whitney pense à Moïse, qui doit être toujours vivant puisqu'il a écrit des faits se déroulant après son enterrement.

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Principales caractéristiques et conséquences de l'entrée en récession de l'économie américaine
- Extrait GEAB N°15 (15 mai 2007) -
Mardi 08 Janvier 2008
http://www.leap2020.eu/Principales-caracteristiques-et-consequences-de-l-entree-en-recession-de-l-economie-americaine_a1179.html

Principales caractéristiques et conséquences de l'entrée en récession de l'économie américaine
Comme l'a souligné à maintes reprises l'équipe de LEAP/E2020 depuis plus d'un an, les évènements qui se déroulent actuellement s'intègrent dans le contexte de la première crise systémique globale de l'Histoire, et chacun d'entre eux est donc porteur d'un impact qualitativement supérieur à un événement identique dans un contexte classique. Ainsi, la récession américaine qui vient de débuter n'est pas juste « une récession de plus », comme les Etats-Unis en ont connu plusieurs ces dernières décennies, mais elle est, comme l'a annoncé LEAP/E2020 début 2007, le déclencheur de la « Très Grande Dépression US 2007».

En effet, elle s'inscrit dans un moment historique bien particulier qui est caractérisé par une détérioration de la puissance des Etats-Unis dans toutes ses dimensions (politique, économique, financière, monétaire, militaire, stratégique, diplomatique). Son impact sera donc multiplié par autant de crises-miroirs, transformant notamment la récession en dépression. Dans ce numéro du GEAB, l'équipe LEAP/E2020 souhaite présenter les grandes lignes des enchaînements dépressionnaires qui vont dominer l'économie américaine et mondiale au cours des prochains mois. Dans le prochain numéro, nous reviendrons plus en détail sur les conséquences pour le secteur financier (notamment sur les hedge-funds, les grandes banques d'affaires et le Yen carry-trade)

I- Aggravation de l'insolvabilité du consommateur US, chute des profits des sociétés dépendantes du marché américain et licenciements massifs aliment une boucle rétroactive négative
Dès Novembre 2006, dans le GEAB N°9, l'équipe de LEAP/E2020 annonçait que l'insolvabilité du consommateur américain serait l'une des grandes caractéristiques de 2007. Les récents chiffres (en baisse) des ventes de détail (1) illustrent qu'en effet le consommateur américain, malgré un endettement croissant (y compris désormais sous forme de crédit revolving ou d'encours en cartes de crédit, puisqu'il ne peut plus emprûnter sur la valeur de ses biens immobiliers) (2), est en train de déclarer forfait (3). Cette évolution est renforcée, au-delà du problème du marché immobilier et du crédit connexe (4), par le fait que désormais l'emploi est affecté et que les licenciements se multiplient déjà dans l'industrie manufacturière et le commerce de détail, après l'immobilier et le bâtiment, et avant de s'étendre aux services.

Sans le crédit et sans les salaires, la consommation des ménages aux Etats-Unis ne peut plus représenter un facteur porteur de croissance. Or, elle a représenté 70% de la croissance US de ces dernières années. Cette défection du consommateur explique bien entendu l'entrée en récession de l'économie des Etats-Unis, mais elle éclaire également l'évolution des prochains mois, à savoir une contagion récessionniste qui va s'étendre d'abord vers les sociétés au contact direct du consommateur (1° et 2° trimestre 2007), puis remonter vers les industries de biens d'équipement et les services aux entreprises (2° et 3° trimestre 2007) (5). Le secteur financier américain (et implanté aux Etats-Unis), déjà affecté par les conséquences et les ramifications de la crise des prêts à risques (6), sera au coeur de cette spirale récessionniste (7).

A partir de ce moment, la boucle de rétro-activité négative est enclenchée, nourrissant la baisse des profits qui alimente le chômage (comme l'illustrent déjà les licenciements massifs en cours et la faiblesse de la création d'emploi) 8, qui lui-même pèse sur la consommation, et donc les profits des entreprises principalement dépendantes du marché américain. Les entreprises qui sont également bien positionnées sur les marchés asiatiques et européens pourront au contraire jouer d'un double atout : une croissance maintenue dans ces zones, et un effet de change positif si leurs résultats sont en dollars US.

II- Accélération de la baisse du Dollar, inflation importée, hausse du déficit de la balance des paiements et tensions commerciales avec l'Asie et l'Europe provoquent l'implosion du consensus à la Réserve Fédérale et l'entrée dans la « Très Grande Dépression »

Le taux EURUSD est déjà sur la pente des 1,40 et à l'été des 1,50. La tendance est la même pour la Livre britannique et le Yuan chinois. La prise de conscience généralisée de l'entrée en récession de l'économie américaine va accélérer la baisse des flux de capitaux investis aux Etats-Unis, aggravant de ce fait le déficit de la balance des paiements du pays. Ce phénomène renforcera le déclin de la devise américaine par rapport à l'ensemble des grandes monnaies mondiales; et aura une double conséquence d'aggravation de l'inflation importée (notamment via une hausse quasi-automatique des prix du pétrole libellés en Dollars US) (9), et de renforcement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et leurs partenaires commerciaux au premier rang desquels la Chine et le Japon qui seront simultanément exposés à une baisse de leurs recettes d'exportation (10) et à une réduction de la valeur de leurs réserves en Dollars US, mais aussi des pays européens. Pourtant le déficit commercial américain ne s'améliorera pas significativement dans les mois à venir faute de substitution possible aux importations.

Cette situation promet d'alimenter copieusement les conflits commerciaux entre les Etats-Unis et ses partenaires (11), tout en condamnant définitivement la moindre chance de relance du cycle de libéralisation des échanges de l'OMC et en renforçant les synergies régionales (Chine-Japon-Asean d'une part (12), UE dont Royaume-Uni/Euroland d'autre part). Et en ce qui concerne la Chine, ce sera un test décisif de sa capacité à affronter une telle réduction de ses exportations, entraînant notamment l'explosion de la « bulle spéculative boursière » du pays (13).

La Réserve fédérale américaine va désormais être au coeur de la tourmente politique, médiatique, économique, monétaire et financière, car ce qui n'est qu'une interrogation aujourd'hui va se transformer en accusation dans les prochaines semaines : pourquoi avoir tant tardé à baisser les taux d'intérêts et avoir condamné l'économie américaine à entrer en récession ? (14) Et la Fed ne pourra pas répondre publiquement la seule réponse valide : pour éviter un effondrement pur et simple de la devise US. Car en effet, comme l'équipe LEAP/E2020 l'a déjà longuement explicité dans les précédents numéros, la valeur de la devise américaine (déjà bien affaiblie) ne tient plus qu'à deux fils : le niveau favorable des taux d'intérêts américains et la croyance dans la valeur intrinsèque de l'économie des Etats-Unis. La prise de conscience de l'entrée en récession de cette même économie ayant coupé un fil, il ne reste plus que les taux d'intérêts pour éviter que la monnaie ne s'effondre. Mais évidemment, une telle déclaration est impossible à faire pour la Fed, car elle déclencherait aussitôt une fuite hors de la monnaie US. Alors parlons d'inflation maîtrisée, à maîtriser, maîtrisable, ... et préparons le terrain pour une baisse des taux forcément en demi-mesure (probablement 0,5%) d'ici l'été, tout en ayant l'air de maintenir une politique ferme et de ne pas céder à la panique. La panique viendra à l'automne du côté des politiques, au Congrès comme à la Maison Blanche, qui exigeront de l'action afin d'éviter la déroute électorale à l'automne 2008. Mais à ce moment là, ils devront choisir entre sauver le Dollar (15), ou sauver l'emploi de l'ouvrier Ryan, sur fond de vaste crise sociale (16).

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Notes:

(1) Source : MarketWatch/DowJones, 11/05/2007

(2) Source : Mish's Global Economic Trend Analysis, 11/05/2007

(3) Source : Deloitte, 16/04/2007

(4) A Détroit, certaines maisons sont désormais moins chères qu'une voiture. Source : Reuters, 19/03/2007

(5) Ainsi, par exemple, l'immobilier commercial (hôtels, bureaux, magasins, ...) commence également à être affecté par la crise qui a touché l'immobilier d'habitation. Source : New York Times, 02/05/2007

(6) Comme déjà analysé dans le précédent GEAB, la crise du crédit aux Etats-Unis ne se limite plus aux prêts à risque (subprime). A lire : Bloomberg, 25/04/2007.

(7) Le cas de General Motors dont les profits au 1° trimestre se sont évanouis du fait des pertes de sa filiale financière GMAC, est particulièrement symbolique. Source : Yahoo, 02/05/2007

8 Source : EpochTimes, 01/05/2007

(9) A lire: CnnMoney, 07/05/2007

(10) Au Japon, les premiers effets de l'entrée en récession de l'économie américaine se font déjà sentir via l'accumulation des stocks. Source : International Herald Tribune, 03/05/2007

(11) Le cas britannique est très symbolique en la matière. Source : Financial Times, 13/05/2007

(12) Le Japon, dont l'excédent commercial a augmenté de 80% au 1° trimestre 2007, réalise un chiffre croissant de son commerce extérieur avec la Chine, qui confirme son rôle de premier partenaire commercial. Source : YahooBiz/LaTribune, 25/04/2007

(13) A lire : MarketWatch/DowJones, 06/05/2007

(14) A Wall Street, certains opérateurs et spécialistes ont d'ailleurs déjà commencé à anticiper un futur « règlement de compte ». Source : Bloomberg, 30/04/2007

(15) Il est assez ironique de constater qu'un magazine américain aussi institutionnel que Foreign Affairs publie un article qui décrit la « fin des monnaies nationales » et appelle l'Amérique latine à rejoindre le Dollar US ... notamment pour le sauver face à l'Euro et une future monnaie commune asiatique. Foreign Affairs, 05/2007

(16) LEAP/E2020 a déjà commenté cet aspect dans les précédents numéros du GEAB et y reviendra dans l'avenir. Pour information, la crise de l'immobilier et du crédit commence à affecter durement les « babyboomers » américains qui se préparent à quitter la vie active. Source : MSNBC, 26/04/2007. Le tissu social de zones entières des métropoles américaines est déjà durement affecté par la crise immobilière en cours et les saisies qu'elle induit. Source : City Mayors, 14/04/2007 et CnnMoney, 07/05/2007

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Réduction de la valeur du dollar pour concurrencer la Chine et l’Europe
Menace de baisse de la valeur des fonds algériens placés aux USA

19-02-2008 - El Khabar - Par S. Ben Abderrahmane/ Rubrique Traduction
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?ida=97995&idc=105

L’expert en économie, M. Abddelmalek Sari a affirmé que l’Algérie n’est pas à l’abri d’une crise financière internationale. Il a insisté sur le risque de placer une grande partie des réserves de changes algériennes au trésor Américain. Ces fonds seraient confrontés au risque d’une décision américaine visant à faire face à la concurrence de la Chine et de l’Union Européenne.

M. Abddelmalek Sari a rejeté, hier, au forum du quotidien El Moudjahid, l’idée indiquant que l’Algérie sera à l’abri d’une éventuelle crise économique et financière mondiale. Il a expliqué que les USA pourront réduire la valeur du dollar suite au recul de son économie et à la concurrence de quelques pays à l’instar de la Chine ou l’Union Européenne. Les USA permettront ainsi à leurs compagnies d’exporter d’avantage.

La rentabilité des fonds algériens placés aux Etats-Unis sera plus faible dans de telles conditions, même s’ils seront placés comme obligations dans le trésor Américain, a-t-il indiqué.

Pour résoudre ce problème, M. Sari a proposé de placer les fonds algériens dans d’autres pays tels que l’Angleterre et le Japon, et de choisir une monnaie de rechange autre que le dollar pour éviter les retombées de quelconques décisions des Etats-Unis. L’Algérie est également obligée de diversifier les monnaies utilisées dans ses transactions, que ce soit dans l’importation ou dans  l’exportation, et de ne pas traiter uniquement en dollar, a-t-il ajouté.

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Placement des réserves de change
Tirs croisés contre la Banque d’Algérie

Hamza Benhalima - LeMaghrebdz.com - Mardi 19 Février 2008
http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=8594

Le mutisme observé par la Banque centrale d'Algérie en matière de politique financière, a été sévèrement critiqué par M. Abdelmalek Serraï, expert et consultant international en économie. Selon lui, "la Banque centrale doit établir des rapports et les publier, pour orienter les opérateurs économiques nationaux et étrangers et pour éviter la spéculation sur les réserves de change". En marge d'une conférence-débat organisée, hier, au centre de presse "El Moudjahid", sur la crise des subprimes et ses effets sur les économies émergentes, Abdelmalek Serraï a appelé la Banque d'Algérie à plus de transparence en matière de communication sur la gestion et le placement des réserves de change. Ce  matelas financier de plus de 110 milliards de dollars fait l'objet de toutes les spéculations, ce qui embrouille les pistes pour les opérateurs économiques et les investisseurs étrangers intéressés par le marché algérien. Pis encore, avec la crise financière internationale, le placement des réserves en bons du trésor américains, ou dans les établissements financiers mondiaux, sera une démarche périlleuse de la part de la Banque d'Algérie. Une institution qui se contente, de temps en temps, d'annoncer des chiffres sur la manne financière dont dispose l'Algérie, sans donner plus de détails sur la gestion de ce panier de devises et les taux d'intérêt qui reviennent à la Banque centrale. En outre, les réserves de change de l'Algérie, qui sont a priori, des avoirs en devises étrangères détenues par la Banque centrale et utilisées par les autorités monétaires pour réguler les taux de change, sont très convoitées. Les institutions financières internationales, très impliquées dans la crise des subprimes, font les yeux doux aux pays émergents exportateurs d'hydrocarbures, comme le nôtre, pour draguer leur manne financière. L'Algérie qui possède la coquette somme de 110 milliards de dollars a -t- elle pris un risque en plaçant ses réserves dans les banques internationales ou elle a fait le choix de financer les projets de modernisation des infrastructures avec les réserves de change ? Toute réponse à cette question serait  pure spéculation, tant que la banque d'Algérie garde le silence. Pour rappel, en l'intervalle d'une année, le matelas de devises de l'Algérie a  augmenté de plus de 32 milliards de dollars, soit une hausse de l'ordre de 42%. Ce niveau des réserves de change représente plus de 4 années d'importations de biens et services de l'Algérie, selon le rythme actuel du volume des importations. Les réserves de change de l'Algérie devraient fortement augmenter en 2008 grâce à la hausse des prix du pétrole.

Selon les économistes, elle devrait atteindre 150 milliards de dollars à l'horizon 2010. En sept ans seulement, l'Algérie a multiplié par dix le niveau de ses réserves de change. De 10 milliards de dollars seulement en 2000, le compteur affiche ces derniers mois, le chiffre faramineux de 110 milliards de dollars ! Et même ce niveau est appelé, selon des analystes de la scène économique, à s'élever, d'autant que le prix du baril a atteint son seuil historique de 100 dollars au mois dernier.

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Recettes fiscales pétrolières : 2.711 milliards de dinars en 2007
19-02-2008 à 21:07 M. Benhamed - EL MOUDJAHID
http://www.elmoudjahid.com/em/Nation/817.html

Les recettes fiscales pétrolières effectives engrangées au titre de l'année 2007 se sont établies à 2.711,84 milliards de dinars en 2007, a indiqué hier à l'APS le Directeur de la fiscalité des Grandes entreprises (DGE), M. Djilali Kouider Benhamed.    

La loi de finances 2007 avait tablé sur des recettes fiscales pétrolières de 973 milliards de dinars, rappelle-t-on.    

La forte hausse de la plus-value fiscale réalisée en 2007 s'explique notamment par la hausse des prix mondiaux du pétrole alors que le prix de référence pour le calcul de ces recettes avait été fixé, par prudence, à 19 dollars/baril.    

Cette plus-value de près de 1.739 milliards de dinars (différentiel entre les recettes fiscales pétrolières effectives et celles prévues par la loi de finances) est versée au Fonds de régulation des recettes (FRR) dont les ressources sont passées à 3.215 milliards de dinars à fin décembre 2007 contre 2.931 milliards de dinars à fin 2006.    

La fiscalité pétrolière est constituée de l'Impôt direct pétrolier, de la Redevance et de l'Impôt sur la rémunération.    

Les recettes au titre de l'Impôt direct pétrolier ont atteint en 2007 un montant de 1.102,4 milliards de dinars à Sonatrach et 696,6 milliards de dinars à ses associés.    

Quant à la redevance, elle s'est chiffrée à 408,6 milliards de dinars à Sonatrach et 293,1 milliards de dinars à ses associés.    
Pour l'Impôt sur la rémunération, il s'est établi à 211 milliards de dinars, selon

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Recettes fiscales : 3.000 milliards de dinars recouvrées par la DGE en 2007
19-02-2008 - El MOUDJAHID -
http://www.elmoudjahid.com/em/Nation/818.html

La direction des grandes entreprises (DGE)  a opéré des recouvrements fiscaux de 2.976 milliards de dinars en 2007 (contre 2.980 milliards de dinars en 2006), a indiqué à l'APS le directeur de cette structure  fiscale, M. Djilali Kouider Benhamed.
Entrée en activité en 2006, la DGE est l'interlocuteur unique des gros contribuables constitués des entreprises du secteur des hydrocarbures,  des sociétés étrangères, ainsi que des entreprises dont le chiffre d'affaires  annuel est supérieur ou égal à 100 millions de dinars, rappelle-t-on.

Selon M. Benhamed, sur les 2.976 milliards de dinars de recouvrements fiscaux  réalisés durant l'exercice 2007, un montant de près de 2.712 milliards de dinars  (91%) a été engrangé au titre de la fiscalité pétrolière. La population fiscale de la DGE se compose actuellement de 1.229  contribuables constitués de la totalité des sociétés nationales et étrangères  du secteur des hydrocarbures activant en Algérie, des sociétés étrangères hors-hydrocarbures,  et des sociétés de droit commun activant à Alger et sa périphérie (wilayas d'Alger,  Blida, Tipaza, Boumerdes et Tizi-Ouzou) répondant au critère du chiffre d'affaires.

Les autres sociétés de droit commun éligibles fiscalement à la DGE (en  fonction du critère du chiffre d'affaires) et activant en dehors de ces 5 wilayas  continuent de relever de l'administration fiscale de leur wilaya respective en attendant leur affiliation à la direction des grands contribuables.

Le portefeuille des contribuables géré actuellement par la DGE se répartit  entre 529 sociétés pétrolières et para-pétrolières (fiscalité pétrolière) et  de 700 sociétés de droit commun (fiscalité ordinaire), selon la même source.
Mais selon les estimations de ce responsable, la population  fiscale potentielle éligible pour relever de la DGE est de près de 4.030  contribuables au niveau national.

A ce propos, le responsable de la DGE  a considéré que le  critère d'éligibilité en fonction d'un chiffre d'affaires-seuil de 100 millions  DA doit être modifié afin de pouvoir gérer plus efficacement le portefeuille  des grands contribuables.

En effet, explique-t-il, un chiffre d'affaires de ce montant ne représente  pas actuellement un critère qui attribue à une entreprise l'envergure  d'un grand contribuable.

En conséquence, la DGE a proposé le relèvement de ce  chiffre d'affaires à un seuil de 500 millions de dinars. Sur ce point, il est à  souligner que la loi de finances 2007 permet au ministre des Finances de réviser  ce montant par un simple arrêté ministériel.
Selon le même responsable, une fois le chiffre d'affaires-seuil augmenté,  toutes les entreprises de droit commun activant dans les autres wilayas et ne  relèvent pas encore de la DGE, mais répondent à ce nouveau critère ''balanceront''  fiscalement à leur tour à la Direction des grandes entreprises.

Afin de faciliter davantage les procédures fiscales aux contribuables  qui relèvent d'elle, la DGE compte introduire au cours de l'année 2008 le système  de télédéclaration et de télépaiement, avance-t-il.

A la question relative aux redressements fiscaux opérés auprès  des grands contribuables, M. Benhamed a indiqué qu'au titre du contrôle fiscal (contrôle sur pièces et vérification de comptabilité), les redressements fiscaux  d'entreprises de droit commun des 5 wilayas se sont chiffrés à 10,9 milliards  de dinars au titre de l'année 2007 contre 58 milliards de dinars en 2006.        

Concernant les sociétés étrangères activant dans les secteurs des hydrocarbures  et hors-hydrocarbures, le redressement fiscal effectué suite aux mêmes types  d'opérations de contrôle a atteint un montant de 3,5 milliards de dinars (chiffre  provisoire) en 2007.

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Direction des grandes entreprises
2976 milliards de dinars de recettes fiscales recouvrés en 2007

M. M. - El Watan - 20 février 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article87669

La direction des grandes entreprises (DGE) a opéré des recouvrements fiscaux de l’ordre de 2976 milliards DA en 2007 (contre 2980 milliards DA en 2006), à en croire son directeur, Djilali Kouider Benhamed, cité par l’agence APS.

Des recettes tirées à hauteur de 91%, soit quelque 2712 milliards DA au titre de la fiscalité pétrolière, précise la même source. En 2007, la DGE a au titre du contrôle fiscal (contrôle sur pièces et vérification de comptabilité) opéré des redressements fiscaux d’entreprises de droit commun de l’ordre de 10,9 milliards DA contre 58 milliards DA en 2006. Concernant les sociétés étrangères activant dans les secteurs des hydrocarbures et hors-hydrocarbures, le redressement fiscal effectué suite aux mêmes types d’opérations de contrôle a atteint un montant de 3,5 milliards DA (chiffre provisoire), indique-t-on. Interlocuteur unique des gros contribuables constitués des entreprises du secteur des hydrocarbures, des sociétés étrangères ainsi que des entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est supérieur ou égal à 100 millions DA, la DGE a été créée en juin 2005 et entrée en activité en 2006. Recouvrant une population fiscale composée actuellement de 1229 contribuables répartis entre 529 sociétés pétrolières et parapétrolières et de 700 sociétés de droit commun pour les wilayas du centre (Alger, Blida, Tipaza, Boumerdès et Tizi Ouzou), la DGE attend une population fiscale éligible estimée à 4030 contribuables au niveau national, précise-t-on. Mais s’agissant de la population fiscale relevant de la DGE, des chefs d’entreprises et experts n’ont pas manqué de relever la nécessité de modifier le critère d’éligibilité estimant que les 100 millions DA ne représentent nullement un critère qui attribue à une entreprise l’envergure d’un grand contribuable. Et de plaider un relèvement conséquent du seuil d’éligibilité afin de pouvoir gérer plus efficacement le portefeuille des grands contribuables. A ce propos, la DGE a proposé pour sa part le relèvement de ce chiffre d’affaires à un seuil de 500 millions DA, alors que la loi de finances 2007 permettait au ministre des Finances de réviser ce montant par un simple arrêté ministériel. Selon M. Benhamed, une fois le chiffre d’affaires-seuil augmenté, toutes les entreprises de droit commun activant dans les autres wilayas et ne relevant pas encore de la DGE, mais qui répondent à ce nouveau critère, « balanceront » fiscalement à leur tour à la DGE. D’autre part, il a été indiqué que la DGE compte introduire au courant de cette année le système de télédéclaration et de télépaiement afin, dit-on, de faciliter davantage les procédures fiscales aux contribuables qui relèvent de sa compétence.

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Grâce à l'or noir, Alger engrange des recettes fiscales colossales
20 Février, 2008 - Par La Tribune

Plus de 27 milliards d'euros de recettes sont entrés dans les caisses du fisc algérien en 2007, grâce au pétrole. Sur cette manne, plus de 17 milliards d'euros vont abonder le Fonds de régulation des recettes.

Les cours élevés du pétrole aidant, l'Algérie a réalisé plus de 27 milliards d'euros (2.711,84 milliards de dinars) de recettes fiscales pétrolières en 2007, a annnoncé ce mardi le directeur de la fiscalité des grandes entreprises, Djilali Kouider Benhamed. Ce montant est nettement plus élevé que celui inscrit dans la loi de finances pour 2007 qui tablait sur des recettes fiscales pétrolières de 973 milliards de dinars (10 milliards d'euros environ).

La plus-value s'explique essentiellement par le fait que le prix de référence pour le calcul de la fiscalité pétrolière est arbitrairement fixé par les autorités à 19 dollars le baril contre un prix moyen effectif de vente d'environ 90 dollars le baril. Alger explique ce mode de calcul par une démarche "prudente" dans la gestion des revenus pétroliers pour parer à une éventuelle chute des prix du brut.

La différence entre les recettes fiscales pétrolières effectives et celles prévues par la loi de finances, soit plus de 17 milliards d'euros, est versée au Fonds de régulation des recettes (FRR), placé sous la haute main de la présidence de la république. Les ressources du FRR sont passées à plus de 32 milliards d'euros fin décembre 2007.
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