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Auteur Fil de discussion: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale  (Lu 671786 fois)
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« Répondre #75 le: 28/02/2008 - 21:40:32 »


Le dinar (monnaie) Algérien, l'économie Algérienne et la vie de millions d'Algériens ne sont ils pas basés uniquement sur cette "parité du dinar Algérien avec le dollar US" dont Greenspan, l'américain, conseille aux états du Golfe d’abandonner la parité de leurs dinars (monnaies) avec le dollar US.

***********

Greenspan conseille aux états du Golfe d’abandonner la parité avec le dollar
28 février 2008
Al Jazeera, 25 février 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1761

Alan Greenspan, l’ancien président de la Fed , banque centrale des États-Unis, déclare que l’inflation proche d’un niveau record affectant les états du Golfe pourrait baisser « significativement » si les pays producteurs de pétrole abandonnaient leur parité avec le dollar.

Prenant la parole dans le cadre d’une conférence à Jedda, en Arabie Saoudite, il a affirmé que la parité avec le dollar restreint la possibilité de contrôler l’inflation en contraignant les pays de la région à adopter une politique monétaire parallèle à celle des USA au moment où la Fed baisse ses taux pour prévenir un ralentissement économique.

Le débat fait rage dans la région sur les méthodes qui permettraient de juguler l’inflation.

Celle-ci atteint 7% en Arabie Saoudite, au plus haut niveau depuis 19 ans, et 9,3% dans les Emirats Arabes Unis pour l’année 2006.

Parité flottante ?

« A court terme, une parité flottante... ne dissipera pas entièrement les pressions inflationnistes, mais elle y concourrait significativement, » a déclaré M. Greenspan.

Les dirigeants des banques centrales de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis (EAU) sont favorables au maintien de la parité, mais le Cheikh Hamad bin Jassim bin Jabr al-Thani, le premier ministre qatariote, pousse a entreprendre une réforme monétaire régionale afin de prévenir une réaction en ordre dispersé sous la forme de réévaluations destinées à lutter contre l’inflation.

Selon le gouverneur de la banque centrale saoudienne, Hamad Saud al-Sayyari, l’adoption d’une parité flottante pour le Riyal ne pourrait convenir à une économie basée sur l’exportation du pétrole.

« Une parité flottante est bénéfique lorsque l’économie et les exportations sont diversifiées...alors que le royaume reste tributaire de l’exportation d’une seule matière première, » rappelle-t-il.

Attirer les investisseurs

Le Sultan Nasser al-Suweidi, le gouverneur de la banque centrale des EAU , a également pris la défense de la parité avec le dollar, lors d’une conférence qui s’est déroulée à Abu Dhabi ce lundi.

Il a déclaré que cette politique permettait d’attirer les investisseurs étrangers vers les états du Golfe.

« Elle a été très favorable à nos économies car elle a permis d’accroître les flux de capitaux. »

Le Qatar, qui connaît l’inflation la plus haute de la région avec 13,74%, envisage de réévaluer le riyal qatari pour lutter contre celle-ci.

Le taux de change contribue pour 40% à l’inflation du Qatar, où l’on estime que le riyal est sous-évalué de 30%.

La position du Qatar

« Nous préférons agir de concert avec tous les membres du Conseil de Coopération du Golfe, » a précisé le Cheikh Hamad.

Le Qatar occupe à l’heure actuelle la présidence de cette organisation.

« L’heure est venue pour le Golfe d’avoir sa propre devise, » juge-t-il.

Le Cheikh Hamad estime que cette devise devrait être « semblable au yen ou aux autres devises. «  »

La Deutsche Bank a estimé le mois dernier que le Qatar et les EAU allaient probablement rompre leur lien avec le dollar et déterminer leur parité à partir d’un panier de devises, comme le Koweït l’a fait en mai dernier.

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Algérie : le rapport qui fait peur
Par said kaced le 28/02/2008 à 11:00
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-rapport-americain-pays-faible-2792.html

Dans un rapport publié par un centre de recherche américain, l’Algérie figure en «bonne» place dans une «liste de vigilance» de pays qu'il faut suivre de près en raison de leur faiblesse. Selon les règles établies par cette institution respectée et écoutée dans les milieux diplomatiques et politiques américains, un Etat faible est celui qui ne peut pas mettre en place et/ou maintenir des institutions politiques, celui qui ne protège pas sa population, celui qui ne contrôle pas son territoire et celui qui ne répond pas aux besoins fondamentaux de ses habitants.

Toute ressemblance avec un Etat existant, et montrant ostensiblement ses recettes pétrolières en guise de réconfort collectif, relève, malheureusement, de la pure réalité. Nous ne crierons pas au complot fomenté par les «ennemis coutumiers» - la ficelle serait trop grosse ! – mais nos gouvernants pourraient-ils, rien qu’une fois, marquer une pause dans leur longue dérive démagogique et réfléchir sur la médication idoine aux maux profonds qui minent une Algérie qui dépassait allégrement, il y a juste trois décades, le niveau de développement de plusieurs pays actuellement florissants.

Les tenants de la théorie de «la malédiction», que nous évoquons ici juste pour grossir le trait, se posent l’interrogation têtue : qu’avions-nous pu faire au bon Dieu ou à nos aïeux pour que toutes les foudres du ciel s’abattent sur notre cher pays ? Dans l’Algérie «maraboutée», les institutions politiques sont certes élues, mais peinent à dégager en leur sein quelque opposition à un pouvoir omniprésent. Le «qui paie les violons commande la musique» n’a jamais autant pris de relief en l’état de déliquescence du multipartisme et de la liberté d’expression.

Depuis l’épisode tragique des massacres terroristes collectifs, les populations ont appris à se passer de la protection des bras armés de l’Etat, rendue plus inefficace par l’irruption des attentats-suicide. Les territoires du Grand Sud sont le terrain de rapine de petits chefs de guerre et de groupuscules criminels profitant de la relative impunité que leur offrent ces no man’s land. Quant à la satisfaction des besoins fondamentaux des Algériens, les marchés du pays représentent une vraie mine pour les sondeurs : ras le bol généralisé, profond dégoût de vivre et insondable perte de confiance des citoyens envers leurs élus et institutions. Le tableau est sombre, il faut juste trouver des solutions…      
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« Répondre #76 le: 09/03/2008 - 11:15:08 »

Alimentation : Emeutes, spéculation, paniques, signes avant coureurs ? (traduction)
7 mars 2008 - Carl Mortished, The Times, 7 mars 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1800

Le spectre de pénuries alimentaires étend son ombre sur toute la planète et provoque des émeutes en Afrique, des protestations consommateurs en Europe et déclenche des réactions de panique dans les pays importateurs. Dans un monde de plus en plus riche, les stocks de précaution de riz et de blé deviennent une réalité. Récemment, la présidente des Philippines a lancé un appel sans précédent au premier ministre Vietnamien, lui demandant de tenir ses promesses de livraison de riz.

Cet appel très inhabituel lancé personnellement par Gloria Arroyo à Nguyen Tan Dung afin qu’il garantisse ces livraisons a mis en relief la dépendance des Philippines à l’égard des importations alimentaires, et du riz en particulier.

« Il s’agit d’un signal d’alarme », constate Robert Zeigler, qui dirige l’International Rice Research Institute. « Nous avons une crise naissante de l’approvisionnement en riz. » Une moitié de la planète dépend du riz, mais les stocks sont à leur plus bas niveau jamais observé depuis le milieu des années 1970 au moment où le Bangladesh subissait une terrible famine. La production de riz diminuera cette année au-dessous du niveau de la consommation mondiale qui est de 430 millions de tonnes.

Les manifestations et les émeutes qui ont eu lieu en Afrique de l’Ouest à la fin de l’année dernière signalent l’existence de problèmes encore plus graves, avertit le Programme Alimentaire Mondial de l’ONU. Les réseaux de veille mondiale et les systèmes d’alerte rapide de la Food and Agricultural Organisation (FAO) ont observé les émeutes au Mexique, au Maroc, en Ouzbékistan, au Yémen, en Guinée, Mauritanie et au Sénégal. Des manifestations ont également eu lieu à Jakarta, la capitale indonésienne, contre les augmentations de prix décidées par le gouvernement. La pression démographique et l’augmentation des revenus sont principalement à l’origine de la recrudescence de cette situation d’insécurité alimentaire.

La consommation de viande et de produits laitiers augmente en Asie, ce qui accroît les besoins de l’industrie de l’alimentation animale. Le prix du lait en poudre est passé de 2000 à 4800 dollars la tonne l’an dernier, car la hausse de la consommation des produits laitiers en Asie a coïncidé avec une pénurie dans le monde occidental. La sécheresse en Australie a aggravé le problème de même que les politiques gouvernementales en Europe et en Amérique en faveur du développement de l’utilisation des biocarburants.

Une préoccupation croissante au sujet du riz a amené le Gouvernement indien à restreindre les exportations de certaines variétés. Cette mesure a déclenché une flambée des prix mondiaux, qui ont augmenté de 50% en un an, selon la FAO. La pénurie de riz se fait même ressentir en Grande-Bretagne où le prix du basmati, la variété la plus vendue, augmente rapidement.

Le marché du blé subit des tensions encore plus fortes, avec des prix qui ont bondi de 115% en un an. Une succession de sécheresses en Australie a poussé à la hausse une céréale dont la production est déjà insuffisante. Les stocks sont à leur niveau le plus bas depuis 40 ans et les exportations sont soumises à restriction de Beijing à Buenos Aires. L’Ukraine a mis fin en juin à ses exportations de céréales et la Russie a imposé une taxe de 40% sur ses exportations de blé en janvier.

L’Argentine a retardé la reprise de ses exportations de blé jusqu’au mois d’avril afin de protéger l’approvisionnement intérieur, et la Chine, qui était exportatrice nette de maïs, de riz et de blé l’an dernier, a imposé des quotas d’exportation sur les céréales dans le but de freiner l’inflation galopante des prix des denrées alimentaires. La hausse de son indice des prix en décembre a été attribuée entièrement à la hausse des produits alimentaires, notamment la viande de porc, qui a augmenté de 48%.

Les agriculteurs du monde entier sont préoccupés par les coûts de l’alimentation. En Europe, les éleveurs de porcs et de volailles menacent de réduire leur production, à moins qu’ils n’obtiennent des prix plus élevés.

Publication originale Times (UK), traduction Contre Info

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John Beddington : La crise alimentaire précèdera la crise climatique
8 mars 2008 - Par James Randerson, The Guardian, 7 mars 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1804

« Il est très difficile d’imaginer comment nous pourrions avoir un monde ayant suffisamment de récoltes pour produire de l’énergie renouvelable, et en même temps répondre à l’énorme augmentation de la demande de produits alimentaires qui va accompagner la réduction de la pauvreté, » avertit M. Beddington, qui occupe depuis peu la fonction de conseiller scientifique auprès du gouvernement britannique.

La sécurité alimentaire et la hausse rapide des prix de l’alimentation constituent le sujet majeur auquel les hommes politiques doivent faire face rapidement, met en garde le nouveau conseiller scientifique en chef auprès du gouvernement britannique.

Lors de son premier discours important depuis sa prise de fonction, le professeur John Beddington a averti que la ruée mondiale pour la production de biocarburants aggravait le problème, ajoutant qu’il était « profondément stupide » d’abattre la forêt tropicale pour cultiver des plantes à cette fin.

Intervenant dans le cadre de la « Govnet Sustainable Development UK Conference » qui s’est tenue à Westminster, il a déclaré qu’« il y a des progrès en ce qui concerne le changement climatique. Mais il existe un autre problème majeur. Il est très difficile d’imaginer comment nous pourrions avoir un monde ayant suffisamment de récoltes pour produire de l’énergie renouvelable, et en même temps répondre à l’énorme augmentation de la demande de produits alimentaires qui va accompagner la réduction de la pauvreté. »

Il prévoit que les hausses de prix dans des aliments de base comme le riz, le maïs et le blé se poursuivront en raison de l’augmentation de la demande provoquée par la croissance démographique et l’augmentation de la richesse dans les pays en développement. Il a également averti que le changement climatique pourrait entraîner une pression sur l’approvisionnement alimentaire du fait de la diminution des précipitations dans de nombreuses régions et du fait de récoltes déficitaires dues au climat. « L’agriculture doit doubler sa production alimentaire, en utilisant pour cela moins d’eau qu’aujourd’hui. » La crise alimentaire se fera ressentir plus vite que les changements climatiques, a-t-il ajouté.

Il a réservé quelques uns de ses commentaires les plus acerbes à l’industrie des biocarburants qui, selon lui, a provoqué un « choc majeur » sur le prix de la nourriture. « En ce qui concerne de biocarburants, il y a eu des réactions défavorables, à juste titre, » juge-t-il. « Il y a là de vrais problèmes de non soutenabilité. »

La production de biocarburants devrait augmenter considérablement durant les 15 prochaines années. Les USA prévoient de produire 130 milliards de litres de biocarburants en 2022 - ce qui signifie qu’il faut tripler la production de maïs. L’UE a pour objectif que 5,75% de la consommation de carburant dans les transports soit assurée par des biocarburants d’ici à 2010.

Mais M. Beddington estime qu’il est essentiel que les biocarburants soient cultivés selon des techniques soutenables. « Certaines de ces filières de biocarburants sont des impasses. L’idée d’abattre la forêt tropicale pour parvenir à augmenter la production de biocarburants semble profondément stupide. »

Avant d’occuper cette fonction de directeur scientifique, en remplacement de Sir David King, M. Beddington a enseigné la biologie appliquée à l’Imperial College de Londres. Il est également expert dans le domaine de l’utilisation durable des ressources renouvelables.

Hilary Benn, le secrétaire à l’environnement, a déclaré à cette conférence que la population mondiale devrait augmenter de 6,2 milliards aujourd’hui à 9.5 milliards en moins de 50 ans. « Comment allons-nous nourrir tout le monde ? » s’inquiète-t-il.

M. Beddington avertit qu’à court terme, le développement et l’accroissement de la richesse ne feraient qu’ajouter à la crise alimentaire. « Lorsque l’on passe [d’un revenu de] de 1 euro par jour à 5 euros par jour, on obtient une augmentation de la demande de viande et de produits laitiers... qui génère une demande supplémentaire de céréales. » Au-dessus de 5 euros par jour, les gens commencent à vouloir des aliments transformés et emballés, ce qui implique une plus grande utilisation d’énergie. De l’ordre de 2,7 milliards de personnes dans le monde vivent avec moins de 1,3 euro par jour.

Il devrait également y avoir une augmentation de la demande à l’autre extrémité de l’échelle des revenus, estime-t-il. A l’heure actuelle, il existe sur terre 350 millions de foyers disposant d’au moins 10 000 euros par an. Ce nombre devrait passer à 2,1 milliards en 2030. « C’est une formidable bonne nouvelle. Il s’agit là d’une prévision de la Banque mondiale indiquant que la lutte contre la pauvreté produit des résultats réels. »

Mais il avertit également que l’augmentation du pouvoir d’achat devrait aboutir à une plus grande pression sur l’approvisionnement alimentaire. Les stocks mondiaux sont actuellement au plus bas niveau historique, avec seulement 40 jours de réserves. « Je n’ai pris ma fonction que depuis neuf semaines, et n’ai donc pas encore toutes les réponses, mais il est clair que le la science et la recherche ont un rôle fondamental afin d’accroître le rendement de la production agricole. »

Publication originale The Guardian, traduction Contre Info

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Already we have riots, hoarding, panic: the sign of things to come?
From The Times - March 7, 2008 - Carl Mortished, World Business Editor
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/environment/article3500975.ece

The spectre of food shortages is casting a shadow across the globe, causing riots in Africa, consumer protests in Europe and panic in food-importing countries. In a world of increasing affluence, the hoarding of rice and wheat has begun. The President of the Philippines made an unprecedented call last week to the Vietnamese Prime Minister, requesting that he promise to supply a quantity of rice.

The personal appeal by Gloria Arroyo to Nguyen Tan Dung for a guarantee was a highly unusual intervention and highlighted the Philippines’ dependence on food imports, rice in particular.

“This is a wake-up call,” said Robert Zeigler, who heads the International Rice Research Institute. “We have a crisis brewing in rice supply.” Half of the planet depends on rice but stocks are at their lowest since the mid1970s when Bangladesh suffered a terrible famine. Rice production will fall this year below the global consumption level of 430 million tonnes.

Street protests and rioting in West Africa towards the end of last year were a harbinger of bigger problems, the World Food Programme said. The global information and early warning system of the Food and Agricultural Organisation (FAO) has monitored outbreaks of rioting in Mexico, Morocco, Uzbekistan, Yemen, Guinea, Mauritania and Senegal. There have also been protests in Jakarta, the Indonesian capital, over government price increases.Population pressure and increased wealth are mainly to blame for the resurgence of food insecurity. More people are eating meat and dairy products in Asia, which increases the demand on the animal-feed industry. Milk powder prices rose from $2,000 to $4,800 per tonne last year as rising consumption of milk products in Asia coincided with shortages in the Western world. Drought in Australia has worsened the problem as have government policies in Europe and America to increase the use of biofuels.

Mounting concern about rice has prompted the Indian Government to restrict exports of certain varieties. The measure triggered a surge in global rice prices, which have risen 50 per cent in a year, according to the FAO. The rice shortage is even felt in Britain where the price of basmati, the biggest-selling variety, is rising rapidly.

Wheat is suffering even greater pressures, with prices up 115 per cent in a year. A succession of droughts in Australia has put upward pressure on the cost of a food commodity that is already in short supply. Stocks are at a 40-year low and exports are being restricted from Beijing to Buenos Aires. Ukraine started closing its door to grain exports in June and Russia set a 40 per cent export tariff on wheat in January.

Argentina has delayed the reopening of its wheat export registry until April to protect domestic supplies, and China, a net exporter of corn, rice and wheat last year, has imposed export quotas on grain in order to stem runaway food price inflation. A surge in its inflation index in December was blamed entirely on rising food prices, notably pork, which rose 48 per cent.

Farmers worldwide are worried about feed costs. In Europe pig and poultry breeders are threatening to cut production unless they are paid higher prices.

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Food crisis will take hold before climate change, warns chief scientist
This article appeared in the Guardian on Friday March 07 2008 on p17 of the UK news section. It was last updated at 13:18 on March 07 2008.
http://www.guardian.co.uk/science/2008/mar/07/scienceofclimatechange.food

Pressures from population growth and affluence
'Profoundly stupid' to cut down forests for biofuels

Food security and the rapid rise in food prices make up the "elephant in the room" that politicians must face up to quickly, according to the government's new chief scientific adviser.

In his first major speech since taking over, Professor John Beddington said the global rush to grow biofuels was compounding the problem, and cutting down rainforest to produce biofuel crops was "profoundly stupid".

He told the Govnet Sustainable Development UK Conference in Westminster: "There is progress on climate change. But out there is another major problem. It is very hard to imagine how we can see a world growing enough crops to produce renewable energy and at the same time meet the enormous increase in the demand for food which is quite properly going to happen as we alleviate poverty."

He predicted that price rises in staples such as rice, maize and wheat would continue because of increased demand caused by population growth and increasing wealth in developing nations. He also said that climate change would lead to pressure on food supplies because of decreased rainfall in many areas and crop failures related to climate. "The agriculture industry needs to double its food production, using less water than today," he said. The food crisis would bite more quickly than climate change, he added.

But he reserved some of his most scathing comments for the biofuel industry, which he said had delivered a "major shock" to world food prices. "In terms of biofuels there has been, quite properly, a reaction against it," he said. "There are real problems with unsustainability."

Biofuel production is due to increase hugely in the next 15 years. The US plans to produce 30bn gallons of biofuels by 2022 - which will mean trebling maize production. The EU has a target for biofuels to make up 5.75% of transport fuels by 2010.

But Beddington said it was vital that biofuels were grown sustainably. "Some of the biofuels are hopeless. The idea that you cut down rainforest to actually grow biofuels seems profoundly stupid."

Before taking over the chief scientist post from Sir David King nine weeks ago, Beddington was professor of applied population biology at Imperial College London. He is an expert on the sustainable use of renewable resources.

Hilary Benn, the environment secretary, said at the conference that the world's population was expected to grow from 6.2bn today to 9.5bn in less than 50 years' time. "How are we going to feed everybody?" he asked.

Beddington said that in the short term, development and increasing wealth would add to the food crisis. "Once you move to [an income of] between £1 a day and £5 a day you get an increase in demand for meat and dairy products ... and that generates a demand for additional grain." Above £5 a day, people begin to demand processed and packaged food, which entails greater energy use. About 2.7bn people in the world live on less than £1 a day.

There would also be increases at the higher end of the wage scale, he said. At present there are 350m households on £8,000 a year. That is projected to increase to 2.1bn by 2030. "It's tremendous good news. You are seeing a genuine prediction from the World Bank that poverty alleviation is actually working."

But he cautioned that the increased purchasing power would lead to greater pressure on food supplies. Global grain stores are currently at the lowest levels ever, just 40 days from running out. "I am only nine weeks into the job, so don't yet have all the answers, but it is clear that science and research to increase the efficiency of agricultural production per unit of land is critical."
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« Répondre #77 le: 07/04/2008 - 17:48:26 »

Articles très intéressants et qui indiquent la persistance des pratiques esclavagistes et de servage immondes. en fait, le monde n'a pas changé !.

Et vous Algériens, voulez vous rester encore dans cette esclavagisme et servage masqués ?.


lire les articles suivants ***************

L'arnaque monétaire internationale ou la face cachée de la mondialisation
Lundi 07 Avril 2008
http://www.alterinfo.net/L-arnaque-monetaire-internationale-ou-la-face-cachee-de-la-mondialisation_a18457.html?PHPSESSID=8e59ad1c4173244c680e33dd340d9136

“ Par essence, la création monétaire ex nihilo* que pratiquent les banques est semblable, je n'hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. ”
Maurice Allais, Prix Nobel de Sciences Economiques 1988,
La crise mondiale aujourd'hui (Ed. Clément Juglar 1999)

A l'heure où l'on nous rabâche à longueur de temps le problème de la dette publique, qui sert à justifier les réformes liberticides et anti-socialistes que notre cher gouvernement fait passer avec plus ou moins de tact, il importe de se poser la question : Comment un état souverain peut-il devoir plus de 1 000 milliards d'euro à différents créanciers ? Lorsque tous les “ experts ” jurent que la relance de la croissance résoudra tous nos maux en diminuant le chômage et en augmentant notre pouvoir d'achat, il est bon de s'interroger sur les fondements de telles assertions. Quand enfin, notre modèle de société se caractérise par le flot toujours croissant de monnaie en circulation, il serait sage de se demander : Qu'est-ce donc que cette monnaie et d'où vient-elle ? Cet article a pour but de dissiper certaines idées reçues et de vous éclairer sur certaines réalités habilement dissimulées par une oligarchie de la finance prétentieuse, peu scrupuleuse, avide de pouvoir et de richesse...

I - La monnaie n'est pas créée par l'Etat.

Contrairement à une idée largement répandue dans le public, la monnaie n'est pas créé par un organisme de l'Etat (autrement dit du peuple).

En effet depuis le 1er janvier 1999, la Banque Centrale Européenne (BCE) s'est vue transférer les compétences des Banques Centrales Nationales (BCN) des Etats membres. La BCE et les BCN devenus ses sous-traitants forment le Système Européen de Banques Centrales (SEBC).

La BCE a le monopole d'émission de la monnaie fiduciaire, autrement dit des pièces et des billets de banque. C'est une institution indépendante selon le traité de Maastricht et elle ne peut en aucun cas accorder un découvert ni aucune autre forme de crédit “ aux institutions ou organes de la Communauté, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publiques des États membres ; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite. ” (Article 104)

“ L'objectif principal du SEBC est de maintenir la stabilité des prix ”. Et : “ Sans préjudice de l'objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans la Communauté, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de la Communauté, tels que définis à l'article 2 ” (article 105, paragraphe 1, du traité). La Communauté se donne pour objectifs d'obtenir un niveau d'emploi élevé et une croissance durable et non inflationniste (article 2 du traité sur l'Union européenne).

Autrement dit, l'Etat français doit financer son déficit en vendant aux organismes privés et à quelques riches investisseurs des bons au trésor. Il s'agit ni plus ni moins de prêts remboursables à plus ou moins long terme et auxquels sont associés des intérêts comme pour n'importe quel prêt contracté par une entreprise ou un particulier. Les détenteurs de ces bons au trésor sont donc les créanciers de l'Etat.

II - Le processus de création monétaire

Comme on l'a dit au point précédent, la BCE a le monopole d'émission de la monnaie fiduciaire. Or on sait bien qu'aujourd'hui la plus grande partie des transactions s'effectuent en monnaie scripturale (chèques, carte bleue, virements, etc.) qui est la forme dématérialisée de la monnaie. En 2006 par exemple, il y avait 7 387 milliards d'euro en circulation (agrégat M3 - bulletin N°153 de la Banque de France, septembre 2006) dont seulement 552 milliards d'euro de pièces et de billets.

Mais alors comment sont créé les 6 835 milliards d'euro de monnaie supplémentaire ?

Ce sont les banques privées qui créent cet argent par l'intermédiaire du crédit. Certains feront appel ici à une deuxième idée reçue pour se rassurer : “c'est l'épargne qui permet le crédit”.
Malheureusement non, le crédit n'est nullement limité par la valeur des dépôts effectifs dans une banque, comme on pouvait le lire dans un opuscule édité en 1971 par la Banque de France, La Monnaie et la Politique monétaire : “ Les particuliers - même paraît-il certains banquiers - ont du mal à comprendre que les banques aient le pouvoir de créer de la monnaie ! Pour eux, une banque est un endroit où ils déposent de l'argent en compte et c'est ce dépôt qui permettrait à la banque de consentir un crédit à un autre client. Les dépôts permettraient les crédits. Or, cette vue n'est pas conforme à la réalité, car ce sont les crédits qui font les dépôts ”.

Alors, comment ça se passe ?

Disons que vous avez besoin de 15 000 euro pour acheter une nouvelle voiture. Vous allez voir votre banquier qui n'a qu'à inscrire la somme sur votre compte, après vous avoir fait signer quelques papiers, vous engageant à lui rembourser le capital qu'il vous a prêté plus les intérêts convenus sous peine de saisie de vos biens. La monnaie est créée par un simple jeu d'écriture. Le banquier porte à l'actif de son bilan une créance de 15 000 euro et au passif les 15 000 euro qu'il vient de mettre sur votre compte.

Vous pouvez noter que le banquier n'a pas créé les intérêts qu'il vous demande de payer, comme nous le verrons plus loin. Si vous parvenez à rembourser votre prêt, les 15 000 euro disparaîtront de la masse monétaire. C'est pourquoi on qualifie ce type de monnaie de temporaire ou encore de “ monnaie de crédit ”. Seuls resteront les intérêts que vous aurez versés (souvent équivalents voire bien supérieurs au montant emprunté) et qui représentent la rémunération du banquier pour avoir créé de l'argent à partir de rien. Incroyable mais vrai, désolé.

La seule chose qui permette de limiter l'octroi par les banques de ce type de crédit est une règle prudentielle qui dit qu'une banque ne peut prêter qu'à hauteur de 98% des dépôts qu'elle détient. Mais il faut savoir que parmi ces dépôts une bonne partie provient de crédits accordés par d'autres banques à leurs clients, selon le même procédé douteux décris ci-dessus.

III - Le problème des intérêts

Nous avons expliqué que la monnaie n'existait aujourd'hui que sous forme de crédit et donc de dettes. Ni l'euro, ni le dollars ne sont gagés sur l'or.

Imaginez un instant que tous les citoyens du monde, las de toutes leurs dettes, décident de les régler toutes en même temps. Et bien on peut en déduire alors qu'il n'y aurait plus de monnaie du tout !
En réalité, et c'est ça le plus incroyable, il est impossible de régler toutes les dettes puisque aucune banque n'a créé la monnaie nécessaire pour régler les intérêts demandés...

Commencez-vous à comprendre ?

Il est mathématiquement impossible de payer toutes les dettes car pour cela il faudrait plus de monnaie qu'il n'en a été mis en circulation ! Voilà la vraie raison d'être de la doctrine de la croissance. Nous devons créer toujours plus de crédits afin de pouvoir rembourser les intérêts. Mais en créant ces crédits nous engendrons de nouveaux intérêts qu'il faudra payer en faisant de nouveau crédits et ainsi de suite. C'est une spirale sans fin...

L'intérêt est la cause principale de l'inflation, puisque avec un crédit à 5 % par an par exemple, c'est le double de la somme empruntée qui doit être remboursée sur 15 ans, par le jeu des intérêts composés. L'intérêt est le premier responsable de la pauvreté dans le monde et de l'élargissement de la fracture sociale. Sachez que les prix que vous payez sont constitués à 40-45 % du seul poids des intérêts, comme l'ont mis en évidence dans leurs études Magrit Kennedy et Ralph Becker (vraisemblablement 30-40% aujourd'hui), vous pouvez imaginer la somme colossale qui est transférée du monde de l'économie réelle au monde financier.

A l'origine les intérêts servaient à rémunérer les épargnants dont les dépôts permettaient d'effectuer les prêts, le banquier se payant grâce à la différence des taux. Mais dans le contexte actuel, étant donné la façon dont la monnaie est créée, cela n'est plus justifié.

La société civile doit prendre conscience de cette situation aberrante, étudier sérieusement la question et réclamer la fin de ces privilèges absurdes.

Plus le temps passe, et plus la finance internationale, avec un cynisme effrayant, s'accapare les vraies richesses du monde (les réserves minières, l'eau, la terre, les biens immobiliers, et depuis peu les êtres vivants...) qu'elle achète avec de la monnaie de singe !

Citation :

“ Je crois que des institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos privilèges que des armées institutionnelles. Déjà ils ont élevé au sommet une riche aristocratie qui a défié le Gouvernement. Le pouvoir d'émission devrait être pris aux banques et redonné au peuple à qui il appartient.
Si les Américains permettent un jour aux banques de contrôler l'émission de leur monnaie, d'abord par l'inflation et ensuite par la déflation, les banques et les sociétés qui grandiront autour d'eux priveront le peuple de toute propriété jusqu'à ce que leurs enfants se réveillent sans abri sur le continent de leurs pères. ”

Thomas Jefferson, 3ème président des Etats-Unis,
lettre au Secrétaire du Trésors Albert Gallatin (1802)

IV - Que peut-on faire ?

Pour commencer il faudrait faire l'effort de comprendre. Les économistes prétendument experts ont bon ton de dire que tout cela est tellement compliqué qu'un non-initié ne saurait s'y retrouver. C'est une façon de dissimuler ce qui se cache derrière ce système économique d'un autre âge. Il nous faut une refonte du système économique.

Et pour commencer, les citoyens doivent reprendre le pouvoir de création monétaire, cédé par nos “ représentants ” aux puissances financières alors que la monnaie est et doit rester au service du peuple. La quantité d'argent injecté dans l'économie doit être proportionnelle à l'indice de croissance, qui correspond à la valeur cumulée des biens et services échangeables dans la zone concernée. Actuellement seulement 5% des transactions mondiales correspond à l'échanges de biens économiques réel. Le reste correspond à la spéculation boursière...

Selon A.-J. Holbecq : “ Toute la monnaie nécessaire au développement de l'économie doit être produite par la BCE et confiée contre intérêts aux banques commerciales qui la distribueront aux emprunteurs en faisant payer leur travail et expertise par des honoraires. Et tous les intérêts de toute la monnaie créée dans le passé par les banques commerciales et par la BCE doit revenir aux États de la zone euro et donc à la population... C'est certainement plus de 350 milliards d'euros par an ”.

Un nouveau crack planétaire surviendra bientôt en raison de la chute programmée du cours du dollar qui, je le rappelle, sert actuellement de monnaie de réserve internationale. Ce sera le moment d'exiger de nos élus une refonte complète du système monétaire pour qu'il soit vraiment au service de l'économie et non plus l'instrument de pouvoir d'une minorité de nantis.

La démocratie restera un vœu pieu si les citoyens se laissent désinformer.

Prenez votre destin en main : informez-vous !

La liberté est à ce prix...

* ex nihilo : expression latine signifiant à partir de rien.

Références : Maurice Allais, Irving Fisher, J.-M. Harribey, Denis Clerc, A.-J. Holbecq entre autres... Merci à l'équipe de fauxmonnayeurs.org à qui j'ai emprunté quelques passages. Un grand merci à A.-J. Holbecq pour ses commentaires éclairés.

Lundi 07 Avril 2008
Soleildugrandest@club-internet.fr

Source :
http://www.alterinfo.net

***********

Paul Dembinski : le système financier s’auto-alimente par la soif de commissions de ses multiples acteurs

Paul Dembinski s’entretient avec Paul Péclet, Le Temps, 7 avril 2008
Référence : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1886
Paul Dembisky est l’auteur de Finance servante ou finance trompeuse ? Desclée de Brouwer, 2008

La crise des « subprime » confère à votre livre une actualité brûlante. En quoi résume-t-elle « l’instrumentalisation des relations humaines » par la finance que vous décortiquez ?

Elle est symptomatique à plusieurs égards. Elle rappelle d’abord les excès de la vie à crédit, plus prononcés aux Etats-Unis qu’en Europe. Elle illustre ensuite la recherche effrénée de « clients cibles », solvables ou non, par des modèles statistiques intégrant cyniquement la part de casse sociale. Le but n’étant pas de développer des relations avec ces clients, réduits à une ligne sur un tableau Excel, mais de triturer et passer les crédits plus loin, le plus vite possible. C’est de l’intermédiation la plus pure. Autre exemple, dans un pays nordique, on propose des crédits aux étudiants par SMS ! La finance devient du marketing, polluant le marché avec des risques non identifiés.

Ce système atteint ses limites, écrivez-vous. Pourquoi ?

La finance consiste en un réajustement permanent de la couverture du risque. Mais jusqu’où le développement phénoménal du nombre de transactions qui s’est produit depuis 30 ans s’explique-t-il par la gestion du risque ? En fait, le système s’auto-alimente par la soif de commissions de ses multiples acteurs, élevant la cupidité au rang de vertu. On en oublie le devoir de fiducie envers le client, transformé en chair à canon. Ceci a une conséquence forte qui est la perte de confiance envers les intermédiaires. Quand celle-ci disparaît, les coûts de protection augmentent. Aujourd’hui déjà, le coût macroéconomique de la gestion de fortune représente 2 à 3% des montants épargnés. C’est costaud. Si la méfiance généralisée rapproche ce coût de gestion du rendement que l’on peut raisonnablement attendre, la stérilité économique menace. Une autre limite découle de la complexité du système. La croissance du nombre d’intermédiaires crée une opacité extraordinaire et nous amène au bord d’une crise structurelle. Trop de complexité aboutit au chaos.

L’explosion des transactions financières n’est-elle pas inhérente à la mondialisation des échanges ? Peut-on revenir au bon vieux temps où l’on investissait dans l’entreprise du voisin ?

La transaction est indispensable, car elle ajoute de la liquidité au marché. Elle a permis le développement économique que nous avons connu. Aujourd’hui, on n’est plus « collé » avec ses actions Nestlé pour trois générations, et c’est bien ainsi. Ma question est : à partir de quand la transaction renforce-t-elle ou casse-t-elle une relation ? Les mécanismes actuels de la finance sont conçus pour se débarrasser des relations le plus facilement possible, au lieu de les construire sur la durée. Ce modèle n’est pas viable.

Vous suggérez de remettre en cause l’épargne par capitalisation, plaidant pour une « société de l’imprévoyance » !

L’épargne par capitalisation est un pari bâti sur l’avenir, basé sur des projections démographiques et économiques. J’observe que ce pari, dont la justesse reste à prouver, nous rend de plus en plus prisonniers de notre avenir et entraîne des conséquences négatives sur le plan humain et social. Les « silos d’épargne » exercent un poids croissant sur l’économie. Parmi eux, les caisses de pension sont dans une situation paradoxale : elles affirment viser le long terme et, dans les faits, se retrouvent de plus en plus sous pression des rendements trimestriels.

Je vois aussi que le système se ferme aux PME et aux micro-entreprises pour se concentrer sur les grandes sociétés cotées qui représentent un quart du produit mondial. Quid du reste ? L’irrigation de l’économie réelle par la finance est fallacieuse.

Un échec de la mondialisation ?

On ne peut pas se passer de la mondialisation, mais l’investissement doit être intensifié dans l’économie de proximité. Tout comme je suis un fervent partisan du marché, sans être dupe de sa prétendue « transparence ». La réalité est qu’il existe une forte asymétrie de l’information et de la compréhension entre les initiés et le public.

« Il ne s’agit pas de moraliser la finance, mais de la soumettre à une finalité respectueuse de la dignité humaine », écrivez-vous. Les codes éthiques et les règles dont elle se dote vous paraissent-ils superflus ?

C’est l’éternelle distinction entre la lettre et l’esprit. La litanie de chartes, codes et autres « check-lists » ne sert à rien si l’on cultive par ailleurs des comportements du type « surtout ne te fais pas prendre », comme dans le cas du trader de la Société Générale Jérôme Kerviel. Ironiquement, ce respect factice des règles renvoie au réflexe qu’avaient développé les sociétés communistes centralisées et totalitaires. Le problème de fond est que notre société a externalisé les contrôles - à vice privé, surveillance publique. Nous avons perdu le sens de l’autolimitation, en particulier dans la finance.

Le mode de rémunération à la commission aiguise la cupidité, dites-vous. Par quoi le remplacer ?

La question fondamentale est de savoir si le mode de rémunération sert la survie à moyen terme de l’entreprise. Le secteur financier a gonflé les revenus variables pour ne pas plomber ses résultats, et cela aboutit à casser des entreprises. Ses modes de rémunération développés depuis trente ans intéressent toujours plus les collaborateurs à des réalités externes à l’entreprise. Celle-ci mérite d’être protégée. Je ne préconise pas de solution toute faite, mais je partirais de la valeur ajoutée créée comme point de convergence de rémunération du travail et du capital, au lieu de répartir le gâteau avant qu’il ne soit constitué comme on le fait aujourd’hui.

On assiste à un tour de vis réglementaire dans la surveillance des marchés. Qu’en pensez-vous ?

Je crains que, comme après l’affaire LTCM, on oublie d’appliquer les consignes de prudence dès que les choses auront repris leur cours normal. Il ne suffit pas de modifier quelques règles « pour que cela ne se reproduise plus ». Nous sommes à un moment où le système lui-même doit être questionné. Le New Deal avait été une telle occasion. Il avait une dimension économique, mais aussi politique et sociale.

Nous en sommes loin aujourd’hui. La responsabilité en revient notamment au monde académique, qui a complètement négligé la pâte humaine dont est aussi faite la finance, au profit d’algorithmes de comportement. L’éthique doit y regagner son droit de cité.

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Vous pouvez proposer un rectificatif à cet article. Pour cela merci de nous envoyer un message.
Crise des « subprimes » : si vous n'avez toujours rien compris…
Par Mr Greed | Trader | 03/09/2008 | 20H15
http://rue89.com/explicateur/crise-des-subprimes-si-vous-navez-toujours-rien-compris

C’est un témoignage venu de l’intérieur du système financier. Greedy boy, trader, démonte, pour Rue89, la mise en place de bulles spéculatives liés à aux prêts immobiliers à risque (les « subprimes ») qui ont commencé à exploser l’an dernier aux Etats-Unis, et qui plombent aussi les résultats des banques européennes

Après la remise du rapport Ricol sur la crise financière ce mardi au président de la République, peut-on espérer que l’éthique revienne sur le devant de la scène financière  ? Ses propositions seront en tout cas discutées au conseil informel des ministres européens des Finances la semaine prochaine à Nice.

C’est un rapport très sévère contre les banques et l’ensemble du système financier, responsable selon son auteur, d’une crise sans lien originel avec l’économie réelle.

Un système fondé sur le toujours plus

L’économie capitaliste tourne bien quand il y a du charbon dans la chaudière, c’est-à-dire quand les ménages consomment et les entreprises produisent, et que les ménages consomment encore et toujours plus, etc. Et que ce cycle ne s’arrête jamais.

Aux Etats-Unis, les banques ont décidé d’embarquer tout le monde, même les plus fragiles, dans le train de la dépense  : acheter des voitures, des maisons, de tout ce que vous voulez. Vous n’avez pas l’argent  ? Qu’à cela ne tienne  : on va vous faire un crédit aux petits oignons, en tordant un peu le mode de calcul de votre capacité de remboursement.

Quand une banque estime la capacité de remboursement d’un ménage en fonction de son revenu disponible (approche de « trésorerie »), elle prend un risque sur la baisse des revenus (perte d’emplois, etc.) de son client.

Quand elle estime la capacité d’endettement d’un ménage non pas en fonction de son revenu disponible, mais en fonction de son patrimoine (approche « patrimoniale »), elle prend un risque sur la conjoncture globale.

Prenons un exemple illustrant cette approche patrimoniale  :

   1. J’achète une maison et je m’endette à taux révisable avec un délai de grâce de deux ans (je ne commence les remboursements que dans deux ans). Mon crédit est adossé à une hypothèque sur la maison qui vaut 100.
   2. Deux ans plus tard, je commence à rembourser, et comme les taux d’intérêt ont monté, je me retrouve au maximum de ma capacité de remboursement, c’est-à-dire que tout mon revenu disponible passe dans le remboursement de mon crédit immobilier. Pourtant il faut vivre (nourriture, déplacement, équipement etc…).
   3. Dans l’intervalle, le marché immobilier a grimpé en flèche et ma maison dont la valeur était de 100, est maintenant estimée à 130. Ma banque accepte de réévaluer mon hypothèque et m’accorde un crédit supplémentaire. Ce crédit supplémentaire est lié à ma nouvelle situation patrimoniale.
   4. Comme mon revenu disponible n’a pas changé, très vite je ne peux plus faire face à mon endettement et je stoppe les remboursements sur l’un ou l’autre de mes crédits.

Aux Etats-Unis, l’endettement des ménages (par l’approche patrimoniale) a été poussé au maximum par les banques, et facilité par des politiques monétaires et budgétaires très accommodantes. A la fin 2007, l’endettement des ménages américains dépassaient très largement leur revenu disponible, et nombre de foyers ne pouvaient plus faire face aux remboursements.

Tous ces crédits représentent une masse de créances énorme. Du coté des banques, ces créances ont été regroupées puis « titrisées » [on en a fait des titres échangeables sur les marchés, ndlr] et vendues un peu partout, diffusant dans le système financier mondial une masse considérable de titres toxiques.

La diffusion aux hedge funds

On peut imaginer le circuit simplifié suivant pour illustrer la diffusion  :

   1. La banque accorde un crédit
   2. La banque titrise cette créance
   3. Elle vend le titre à un hedge fund [un fonds d’investissement à risques, ndlr]
   4. Ce fonds emprunte auprès de la banque pour acheter encore plus de titres émis, profitant à fond de l’effet de levier [qui permet d’emprunter plus pour gagner plus, ndlr].
   5. Quand le débiteur fait défaut ou même qu’on considère que le risque qu’il fasse défaut augmente, la valeur de la créance titrisée dégringole, mettant en péril le hedge fund.
   6. Celui-ci doit financer des pertes et se trouve en situation délicate vis-à-vis de la banque qui le finance.
   7. La banque doit déprécier sa créance sur le hedge fund et lui refuse les nouveaux crédits dont il a besoin pour financer ses pertes et assurer la continuation de son activité.
   8. Le hedge fund fait faillite.
   9. A son tour, la banque elle aussi peut se retrouver en difficulté. Elle a tout à coup besoin d’argent et se tourne vers d’autres banques ; mais ces dernières se méfient car elles estiment que la situation de leur homologue est très dégradée étant donnée la nature de ses engagements. Elles refusent de lui prêter ou alors à des conditions très dures.

C’est l’histoire simplifiée de la faillite de la banque d’investissement américaine Bear Stearns et le mécanisme de diffusion de la crise à tout le système financier.

Le recours aux fonds souverains incontournable

Pendant les sept dernières années, les banques d’investissements et les banques de détail ont exigé des rentabilités toujours plus importantes. Elles ont accepté de financer l’activité de fond d’investissement utilisant des effets de leviers énormes générant des montants d’engagements colossaux sans réellement mesurer les risques car il s’agissait de satisfaire l’appétit d’actionnaires et d’investisseurs jamais repus.

Le château de cartes s’est écroulé, et les banques enregistrent des pertes abyssales. Elles doivent maintenant faire appel aux fonds d’investissements souverains d’Asie et du Moyen-Orient pour reconstituer leur fonds propres et sauver leur peau.

Et lorsque les banques ou les institutions financières ne trouvent plus de fonds souverains étrangers ou d’actionnaires privés pour les renflouer, elles appellent au secours les Etats. Ainsi, le Trésor américain s’active pour sauver les deux géants du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac, dont les besoins de capitaux sont estimés à au moins 100 milliards de dollars.

La crise se diffuse, et quand elle commence à coûter aux Etats cela creuse les déficits publics et limite les possibilités de l’action budgétaire. Si l’Etat américain doit sauver ces deux monstres, il devra couper drastiquement dans l’investissement public.

Demander à tout le monde de faire des efforts, voilà le résultat moralement difficile à accepter de la voracité, du court-termisme et des décisions d’investissements hasardeuses des banques pour qui la privatisation des profits et la socialisation des pertes est une chose normale.

Fannie et Freddie seront quoi qu’il arrive sauvés par l’Etat car ils sont « too big to fail », prouvant -une fois de plus- que la théorie suivant laquelle les marchés s’autorégulent est fausse.

Ainsi, comme le suggère le rapport Ricol, il semble absolument nécessaire de contrôler le « ratio de solvabilité » des banques [jusqu’à quel point elles peuvent prêter de l’argent] et d’établir un nouveau mode de calcul de celui-ci pour limiter l’effet de levier. Un contrôle strict sur les produits financiers les plus complexes et une régulation des agences de notation semble aussi indispensable.

Enfin, c’est un trader qui le dit, les principes de rémunération de ceux qui jouent sur ces marchés ne sont pas seulement indécents, ils sont pousse-au-crime…
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« Répondre #78 le: 16/04/2008 - 17:51:12 »

Pour information, les cartels qui se font du blé sur le dos des affamés sont massivement présents en Algérie et sont soutenus et dirigés par les " filles et fils Algériens" du "pouvoir maudit" en Algérie. La future famine cataclysmique en Algérie ne sera provoquée et controlée que par des Algériens du pouvoir (militaires et civiles) et ils seront les seules responsables génocidaires élèves de STALINE ET MAO. Alors Algériens, futures affamés, vous êtes avertis.

Pendant que certains mangent de la boue, les cartels se font du blé
16 avril 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article4052.html

Le 16 avril 2008 (LPAC) — Alors qu’un « tsunami humanitaire » commence à ravager la planète, les grands cartels de l’agro-business annoncent des profits records, non pas en dépit des pénuries, mais précisément grâce à leur existence et surtout grâce à l’engouement financier sans précédent pour la folie des bio-carburants.

* Cargill, une des plus grandes sociétés américaines dans le secteur basé à Minneapolis dans le Minnesota, annonce un profit en hausse de 86% pour le dernier trimestre par rapport à la même période il y a un an. Au troisième trimestre, clos fin février, de son exercice fiscal 2007-2008, Cargill a vu ses profits s’envoler de 86% à 1,03 milliard de dollars. Cargill est un grand semencier (maïs, soja, etc.) essentiel à la production des biocarburants, bénéficiant en plus d’une position de monopole sur le marché mondial des céréales et d’autres fournitures de base pour la chaîne de production agro-industrielle (engrais, sel, etc.).

*Monsanto, grand champion américain des cultures OGM, a annoncé que ses profits ont plus que doublé pour le deuxième trimestre, grâce à la course à la production du maïs transgénique pour la production d’éthanol. Ses revenus connaissent une hausse de 45% pour le trimestre qui prend fin le 29 février en atteignant 1,13 milliards de dollars. Le PDG de Monsanto, Hugh Grant, a déclaré à la revue de référence Farmers Guardian que « la performance de nos semences nous permet d’anticiper, une fois de plus, une année exceptionnelle et favorise notre plan quinquennal de croissance ». Grant envisage de doubler les profits de sa société d’ici 2012.

*Archer Daniel Midland (ADM), un autre cartel géant américain annonce lui aussi des profits records pour la fin 2007. Producteur important d’éthanol et grand semencier, ADM a engrangé un profit net de 473 millions de dollars au quatrième trimestre, soit une hausse de 7,3% par rapport à 2006.

*Syngenta, le groupe suisse issue de la fusion des divisions agrochimiques d’AstraZeneca et Novartis annonce des profits de 20% pour le premier trimestre et des profits conséquents pour le reste de l’année. Syngenta commercialise le maïs Bt génétiquement modifié afin de lui conférer une résistance aux principaux insectes nuisibles.

Pour creuser le sujet : nos propositions pour résoudre la crise alimentaire mondiale.
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« Répondre #79 le: 22/04/2008 - 12:40:13 »

Le long et douloureux cauchemar commence t il ?

USA : Le grenier du monde fait face au rationnement alimentaire
Par Josh Gerstein pour The New York Sun, lundi le 21 avril 2008
http://www.alterinfo.net/USA-Le-grenier-du-monde-fait-face-au-rationnement-alimentaire_a18992.html?PHPSESSID=3fb418b88ac8d7dc04c432bbf45b15b0

Ville de Mountain View, Californie - De nombreuses régions de ce pays depuis longtemps considéré comme le grenier du monde, les États-Unis, sont maintenant confrontées à un nouveau phénomène impensable: le rationnement alimentaire. De grands détaillants de New York, des régions de la Nouvelle-Angleterre et de la Côte Ouest limitent les achats de farine, de riz et d'huile comestible puisque la demande surpasse l'offre. Il y a aussi des reportages anecdotiques à l'effet que des consommateurs font des réserves de céréales.

Hier, à un magasin Costco (1) de la ville de Mountaine View en Californie, la frustration des acheteurs a grimpée d'un cran les poussant parfois à proférer des jurons car ils cherchaient en vain les grands sacs de riz qu'ils achètent habituellement.

« Où est le riz? Vous devriez être en mesure d'acheter quelque chose telle que du riz. C'est ridicule, » a déclaré Liu Yajun, un ingénieur de Palo Alto en Californie.

Le magasin au coeur de la Silicon Valley [NDT : Un secteur industriel de hautes technologies en Californie] vend habituellement quatre ou cinq variétés de riz à une clientèle composée en grande partie d'immigrants asiatiques, mais il ne restait en stock qu'environ seulement la moitié d'une palette de riz Basmati cultivé aux Indes. Un sac de 20 livres (environ 45 kilos) se vendait 15,99 $ US.

« On ne peut pas en manger tous les jours. Il est trop lourd, » grommelait Sharad Patel, un directeur de soins de santé de Palo Alto, pendant que son fils chargeait deux sacs de riz Basmati dans le panier d'épicerie. « Nous avons seulement besoin d'un sac, mais j'en prends deux au cas où un voisin ou un ami en aurait besoin,» a dit le sage homme.

Un employé du magasin Costco dans un quartier de la ville de New York a dit qu'il n'y a aucune restriction sur l'achat de riz, mais que des limites sont imposées à l'achat d'huile comestible et sur la farine. Des commentaires sur Internet attribuent une partie de cette pénurie aux propriétaires de boulangerie artisanale qui ont afflué vers les magasins Costco lorsque le prix de la farine des fournisseurs commerciaux a doublé.

Avec inquiétudes, les survivalistes suivent à la trace les manques et les pénuries qu'ils considèrent comme un signe de troubles plus grave à venir.

« C'est sporadique. Ce n'est pas dans tous les magasins, mais ça devient de plus en plus courant. Le nombre de ces témoignages que j'ai reçus de la part des lecteurs qui ont vu des pancartes qui affichaient des limites [aux clients] a augmenté de façon quasi exponentielle au cours des trois ou cinq dernières semaines, » a déclaré James Rawles, le rédacteur en chef de « SurvivalBlog.com. »

La forte augmentation des prix des produits alimentaires a donné lieu à des émeutes au cours des dernières semaines en Haïti, en Indonésie et dans plusieurs pays africains. L'Inde a récemment interdit l'exportation de tout le riz de la plus haute qualité alors que le Vietnam a bloqué la signature d'un nouveau contrat pour la vente de riz à étranger.

« Je suis surpris que l'administration Bush n'ait pas imposé des contrôles à l'exportation du blé, » a déclaré M. Rawles. « Les pays d'Asie viennent ici pour acheter toutes les sortes de blé. » M. Rawles dit qu'il est difficile de savoir jusqu'à quel point la pénurie est due aux retards en approvisionnement et jusqu'à quel point elle est causée par les consommateurs qui souhaitent se prémunir contre les hausses futures de prix ou d'une absence totale de produit.

« Il y a eu tellement d'histoires concernant des pénuries mondiales qui encouragent les gens à acheter. Ce que la plupart des gens ne réalisent pas, c'est que les chaînes d'approvisionnement ont changé et que les réserves sont de courtes durées. Si jamais les gens augmentaient leurs achats de 20%, toutes les réserves seraient anéanties, » a déclaré M. Rawles, un ancien officier du renseignement de l'armée.

À l'heure actuelle, les grandes chaînes de commerce au détail semblent plus sujettes à des pénuries et à des restrictions que les commerces au détail indépendants, peut-être parce que les gestionnaires des grandes surfaces ont moins de latitude pour augmenter les prix au niveau local.

Un professionnel anonyme du domaine des hautes technologies écrivait sur un site Web du monde de la finance « Seeking Alpha, » qu'il a récemment acheté 10 sacs de 50 livres de riz (un peu plus de 100 kilos) au magasin Costco. « Je suis préoccupé par le fait que lorsque la nouvelle de pénurie de riz se répandra, il y aura une panique pour acheter et les rayons seront vidés en un rien de temps. Je ne souhaite pas causer de panique, et je ne spécule pas sur le [prix du] riz pour en retirer des bénéfices. Je me fais seulement quelques provisions pour ma propre consommation, » écrivait-il.

Pour le moment, le riz est disponible dans les quartiers asiatiques de la Californie même si les consommateurs ont moins de choix lorsqu'ils achètent de grands formats. « À notre magasin de quartier, c'est très cher, plus de 30$ » pour un sac de 25 livres (environ 10 kilos). « Je ne vais pas payer 30 $. Nous mangerons peut-être seulement que du pain, » a déclaré Theresa Esquerra, une femme au foyer de Mountain View.

Traduction libre de Dany Quirion pour Alter Info

Source : http://www2.nysun.com:80/article/74994

NDT :

(1) « Costco » est une compagnie US qui possède une chaîne de magasins entrepôts aux États-Unis et au Canada où l'on doit payer annuellement une carte de membre pour pouvoir y faire des achats. Les marchandises y sont pratiquement vendues au prix des grossistes. On y trouve un peu de tout dans différentes catégories de marchandises et aussi beaucoup en alimentation qui se vend toujours en grand format.

(2) Le texte sur la photo (d'origine inconnue) signifie:
- dans l'en-tête : Le plus haut niveau de vie au monde
- à côté de l'auto : Il n'y a rien de mieux que la vie en Amérique.

Mardi 22 Avril 2008
danyquirion@videotron.ca

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Après la suspension de la commercialisation de 100 mille tonnes
Les ventes de blé américain à l’Algérie en hausse

22-04-2008 - El Khabar - Par S. Hafid/ Rubrique Traduction
http://www.elkhabar.com/quotidienFrEn/?ida=106804&idc=161

Après des rumeurs sur une décision de l’association des producteurs et exportateurs américains de blé d’annuler un contrat de commercialisation à l’Algérie d’une grande quantité de blé dur, estimée à 100 mille tonnes. La même association a, cependant, révélé, dans son dernier rapport, que les quantités de blé américain destinées à l’Algérie ont sensiblement augmentées, durant la saison 2007/2008, et particulièrement en 2008/2009.

Cette association, en relation avec le secrétariat d’Etat américain, a indiqué dans un rapport qu’elle a publié sur son site Internet, que ces nouvelles ventes sont dix fois plus importantes que celles de l’année dernière, et qu’elles sont cinq fois plus que la moyenne enregistrée il y a dix ans.

Environ vingt Etats sont intéressés par la nouvelle récolte de 2008/ 2009, notamment les philippines qui ont demandé une quantité estimée à 469 mille tonne, suivies de l’Algérie par 270 mille tonnes, puis de l’Egypte par 120 mille tonnes.

A noter que l’Algérie a également demandé d’acheter des quantités de blé de la récolte de la saison 2007/2008. Les chiffres américains ont révélé que des demandes ont été formulées par l’Algérie pour acheter le blé américain. Des contrats de vente de deux qualités de blé américain ont également été signés. Il s’agit de « Hard rad winter» ou le blé dur rouge hivernal et le « Durum ».

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La vente de 100.000 tonnes de blé dur annulée Malaise entre Alger et Washington

16 Mars 2008, Smail ROUHA-  L'Expression
http://www.presse-dz.com/revue-de-presse/5849-malaise-entre-alger-et-washington.html

On est encore loin de la rupture, maise les relations entre les deux capitales connaissent un certain froid. La lune de miel serait-elle consommée? Les relations algéro-amércaines traversent une zone de turbulences. Rien ne semble allé pour le mieux entre Alger et Washington. Véritable climat de tension. Le ciel s’est assombri de nuages. L’orage a fini par éclater.

L’Association des agriculteurs-exportateurs américains, affiliée au ministère américain de l’Agriculture, vient d’annoncer l’annulation d’un contrat de vente pour l’Algérie de 100.000 tonnes de blé dur pour livraison 2007/2008.

Le site Internet, «agweb» qui rapporte l’information, ne donne aucune raison à cette annulation. Cependant, certains observateurs l’attribuent à la mauvaise récolte de producteurs américains pour cause de mauvaises conditions météorologiques.

En outre, le département américain de l’Agriculture (Usda), a révélé, en décembre dernier, ses intentions de semer en janvier pour le blé d’hiver et en mars pour les autres cultures. Pas de semences, pas de récoltes.

Et dire que l’Algérie devrait importer 200.000 tonnes de blé tendre des Etats-Unis, une quantité qui devait venir s’ajouter aux 320.000 tonnes déjà commandées. Néanmoins, la décision prise par les agriculteurs-exportateurs américains ne peut qu’avoir des conséquences néfastes sur le plan social local.

Elle risque de remettre en cause la stabilité du marché local en Algérie. Le prix du pain risque de prendre des envolées incontrôlables, d’autant plus que l’Algérie demeure dépendante des importations.

Cette décision des exportateurs américains intervient au lendemain d’un désaccord diplomatique né d’une série de confusions.

Certes, c’est sans doute un refroidissement, mais c’est loin d’être un signe de rupture. Il n’en demeure pas moins que les relations entre les deux capitales connaissent un certain froid. Son point d’orgue a été les rencontres initiées par Robert Ford, ambassadeur des Etats-Unis à Alger, avec certaines associations et partis politiques. Une initiative qui n’a pas été du goût des autorités algériennes.

D’ailleurs, le ministère algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a saisi officiellement le diplomate américain accrédité à Alger.

«Nous avons expliqué à l’ambassadeur des Etats-Unis qu’il existe des lois et des règles régissant l’activité des représentations diplomatiques auxquelles il doit se soumettre», a affirmé Mourad Medelci.

Usant d’un langage d’une sévérité exemplaire, peu coutumière dans les relations entre les deux pays, M.Medelci a tenu à rappeler à l’ordre la représentation diplomatique américaine à Alger en soulignant que ces lois s’appliqueront à tout le monde «sans exception». Et de préciser: «Le ministère des Affaires étrangères a contacté M.Ford pour lui rappeler que ses activités dans le cadre de sa mission en Algérie doivent obéir aux règles élémentaires de la diplomatie.»

A la suite de ces événements, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a adressé, la semaine dernière, une instruction aux associations agréées, les sommant de ne plus se rendre à l’ambassade des Etats-Unis en Algérie, ou de déposer des plaintes auprès cette institution afin d’obtenir des autorisations pour l’organisation des rassemblements que les autorités locales auraient refusés, selon l’édition d’hier de notre confrère El Khabar.

La note ne concernerait que les associations à caractère civil et non les partis politiques. Ce désaccord patent n’a pas, selon des observateurs, trait seulement à une divergence sur les règles régissant la représentation diplomatique.

Différents intérêts lient les deux parties. Et ces intérêts n’ont pas toujours un rapport au partenariat stratégique initié dans le cadre de la lutte antiterroriste. Le refus officiel de l’Algérie d’abriter le siège de l’Africom est un autre point de discorde. En outre, l’amendement de la loi sur les hydrocarbures a été une pilule amère, dure à avaler.

Le président Bouteflika a jugé nécessaire de préserver les richesses naturelles pour les générations futures. Les Américains n’ont pas admis que leurs entreprises soient évincées des grands projets d’infrastructure, notamment l’autoroute Est-Ouest, sans oublier le fait que l’Algérie aime à diversifier ses partenaires économiques.

Ainsi, à quelques mois du départ de George W.Bush de la présidence américaine, les relations algéro-américaines semblent amorcer un virage.

Son successeur aura du pain sur la planche. Cependant, de nombreux observateurs estiment que le nuage se dissipera bientôt tel un orage d’été. Les objectifs tracés restent inchangés. L’intérêt prime...

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Food Shortages In US-Japan Spark Fears Of World War
April 22, 2008 - By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers (Traducción al Español abajo)
http://www.whatdoesitmean.com/index1093.htm

Dire reports coming from the two most powerful Western Nations of the United States and Japan are stating that in these economically powerful countries food shortages have begun to be seen.

From the United States the New York Sun News Service is reporting: "Major retailers in New York, in areas of New England, and on the West Coast are limiting purchases of flour, rice, and cooking oil as demand outstrips supply. There are also anecdotal reports that some consumers are hoarding grain stocks."

From Japan, Australia’s The Age News Service is reporting: “MARIKO Watanabe admits she could have chosen a better time to take up baking. This week, when the Tokyo housewife visited her local Ito-Yokado supermarket to buy butter to make a cake, she found the shelves bare.

“I went to another supermarket, and then another, and there was no butter at those either. Everywhere I went there were notices saying Japan has run out of butter. I couldn't believe it — this is the first time in my life I've wanted to try baking cakes and I can't get any butter," said the frustrated cook.

While soaring food prices have triggered rioting among the starving millions of the third world, in wealthy Japan they have forced a pampered population to contemplate the shocking possibility of a long-term — perhaps permanent — reduction in the quality and quantity of its food.”

So dire has the situation for dwindling World food stocks become that the United Nations has issued a dire warning about the looming dangers being faced by billions of people on our planet, and as we can read as reported by the Associated Press News Service:

"The U.N. chief warned Sunday that the world must urgently increase food production to ease skyrocketing prices and pledged to set up a task force on a crisis threatening to destabilize developing nations. The cost of food has increased by around 40 percent since mid-2007 worldwide, and the strain has caused riots and protests in countries like Cameroon, Burkina Faso, Haiti and Egypt."

Even more ominous, however, are the warnings being issued by the International Monetary Fund, and as we can read as reported by the Reuters News Service:

"The worst of the instability and rioting caused by the skyrocketing cost of staple foods may yet come, International Monetary Fund (IMF) head Dominique Strauss-Kahn told a French radio station on Friday. 'The worst of the crisis may be before us,' Strauss-Kahn, a former French finance minister, told Europe 1 radio. 'Hundreds of millions of people will be affected.'

The IMF head also said that democratically elected governments may be toppled because of the crisis, even though they enacted correct policies.

Strauss-Kahn also invoked the possibility of regional warfare provoked by the rising cost of foods such as maize, rice and wheat."

But, to the greatest dangers facing our World today is the breaking down of resistance by many of the Western Nations facing food shortages to the planting and use of genetically modified crops, and where it is now being reported that “Japan and South Korea, some manufacturers for the first time have begun buying genetically engineered corn for use in soft drinks, snacks and other foods.”

As we had previously stated in our March 26, 2008, report, “Fears Grow Over ‘Catastrophic’ US Biosphere Collapse”, the use of genetically modified crops in the United States, and where nearly 75 percent of their food is infected with these modified strands of DNA, is causing the destruction of their ability to feed themselves as their bee and bat pollinator species are being completely destroyed.

Even more dangerous for humanity are that these Western Nations are continuing their promotion of bio-fuels (using the World’s grain stocks to produce fuel) as the World’s gain stocks fall to record low of just 12 weeks supply to feed a Global population nearing 7 million. And to our World’s ability to increase our dwindling food supply even more dire warnings are being issued by the Christian Scientist News Service, and who are reporting:

“A rough calculation by Brown finds that just to feed the addition to the world population each year would take some 640 square miles of good new farmland. That's an area approximately the size of Greater London, or Los Angeles County, or 18 million football fields.

The problem is that although tropical forests in the Amazon region, Indonesia, and the Congo are being chopped down for timber and to create farmland, the amount of farmland around the world has been shrinking through desertification – not growing.

Moreover, the growth of yields from the world's grain fields has declined from 2.1 percent a year between 1950 and 1990 during the height of the "green revolution" to 1.2 percent a year since then.”

To the greatest paradox, however, in a World teetering on the edge of an abyss in its ability to feed itself, are the reports from the United States that they make up the largest percentage of the estimated 1.6 billion overly obese and are spending ‘roughly $1 billion a year to shed a few pounds’.

One cannot help but wonder how much better spent this $1 billion a year would be if used to plant home gardens instead of being wasted for the purpose of human vanity, especially as the growing Global food crisis will, for certain, eliminate those ‘extra pounds’ as these people begin to queue up for their meager rations once their government takes complete control of their shrinking food stocks.

To those people who have foreseen, and prepared for, this Global food crisis an even greater danger lurks in that they are now being labeled as ‘hoarders’ and will be powerless as their military and police forces confiscate their stocks of food and grains and imprison them for their crimes against their fellow citizens.

As Egypt, India, Indonesia and Vietnam have all taken steps to block rice exports and Argentina, Kazakhstan, Russia and Ukraine have cut grain exports, and as the United States continues its collapse in its ability to feed its own people, our World today stands yet another step closer to Total War.   

 © April 22, 2008 EU and US all rights reserved.

[Ed. Note: The United States government actively seeks to find, and silence, any and all opinions about the United States except those coming from authorized government and/or affiliated sources, of which we are not one.  No interviews are granted and very little personal information is given about our contributors, or their sources, to protect their safety.]

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Food Rationing Confronts Breadbasket of the World

By JOSH GERSTEIN - Staff Reporter of the The New York Sun - April 21, 2008
http://www2.nysun.com/article/74994

MOUNTAIN VIEW, Calif. — Many parts of America, long considered the breadbasket of the world, are now confronting a once unthinkable phenomenon: food rationing. Major retailers in New York, in areas of New England, and on the West Coast are limiting purchases of flour, rice, and cooking oil as demand outstrips supply. There are also anecdotal reports that some consumers are hoarding grain stocks.

At a Costco Warehouse in Mountain View, Calif., yesterday, shoppers grew frustrated and occasionally uttered expletives as they searched in vain for the large sacks of rice they usually buy.

"Where's the rice?" an engineer from Palo Alto, Calif., Yajun Liu, said. "You should be able to buy something like rice. This is ridiculous."

The bustling store in the heart of Silicon Valley usually sells four or five varieties of rice to a clientele largely of Asian immigrants, but only about half a pallet of Indian-grown Basmati rice was left in stock. A 20-pound bag was selling for $15.99.

"You can't eat this every day. It's too heavy," a health care executive from Palo Alto, Sharad Patel, grumbled as his son loaded two sacks of the Basmati into a shopping cart. "We only need one bag but I'm getting two in case a neighbor or a friend needs it," the elder man said.

The Patels seemed headed for disappointment, as most Costco members were being allowed to buy only one bag. Moments earlier, a clerk dropped two sacks back on the stack after taking them from another customer who tried to exceed the one-bag cap.

"Due to the limited availability of rice, we are limiting rice purchases based on your prior purchasing history," a sign above the dwindling supply said.

Shoppers said the limits had been in place for a few days, and that rice supplies had been spotty for a few weeks. A store manager referred questions to officials at Costco headquarters near Seattle, who did not return calls or e-mail messages yesterday.

An employee at the Costco store in Queens said there were no restrictions on rice buying, but limits were being imposed on purchases of oil and flour. Internet postings attributed some of the shortage at the retail level to bakery owners who flocked to warehouse stores when the price of flour from commercial suppliers doubled.

The curbs and shortages are being tracked with concern by survivalists who view the phenomenon as a harbinger of more serious trouble to come.

"It's sporadic. It's not every store, but it's becoming more commonplace," the editor of SurvivalBlog.com, James Rawles, said. "The number of reports I've been getting from readers who have seen signs posted with limits has increased almost exponentially, I'd say in the last three to five weeks."

Spiking food prices have led to riots in recent weeks in Haiti, Indonesia, and several African nations. India recently banned export of all but the highest quality rice, and Vietnam blocked the signing of a new contract for foreign rice sales.

"I'm surprised the Bush administration hasn't slapped export controls on wheat," Mr. Rawles said. "The Asian countries are here buying every kind of wheat." Mr. Rawles said it is hard to know how much of the shortages are due to lagging supply and how much is caused by consumers hedging against future price hikes or a total lack of product.

"There have been so many stories about worldwide shortages that it encourages people to stock up. What most people don't realize is that supply chains have changed, so inventories are very short," Mr. Rawles, a former Army intelligence officer, said. "Even if people increased their purchasing by 20%, all the store shelves would be wiped out."

At the moment, large chain retailers seem more prone to shortages and limits than do smaller chains and mom-and-pop stores, perhaps because store managers at the larger companies have less discretion to increase prices locally. Mr. Rawles said the spot shortages seemed to be most frequent in the Northeast and all the way along the West Coast. He said he had heard reports of buying limits at Sam's Club warehouses, which are owned by Wal-Mart Stores, but a spokesman for the company, Kory Lundberg, said he was not aware of any shortages or limits.

An anonymous high-tech professional writing on an investment Web site, Seeking Alpha, said he recently bought 10 50-pound bags of rice at Costco. "I am concerned that when the news of rice shortage spreads, there will be panic buying and the shelves will be empty in no time. I do not intend to cause a panic, and I am not speculating on rice to make profit. I am just hoarding some for my own consumption," he wrote.

For now, rice is available at Asian markets in California, though consumers have fewer choices when buying the largest bags. "At our neighborhood store, it's very expensive, more than $30" for a 25-pound bag, a housewife from Mountain View, Theresa Esquerra, said. "I'm not going to pay $30. Maybe we'll just eat bread."

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Food Shortages Or Globalist Depopulation Agenda?
Kurt Nimmo -  Infowars - April 21, 2008
http://www.infowars.com/?p=1634

In an article posted on the Hindustan Times website, N. Chandra Mohan cites Mark Thirwell, Director of the International Economy Program at the Lowy Institute for International Policy in Sydney, Australia. “This is not the first time in modern economic history that the Malthusian spectre of global food shortages has stalked the world economy," writes Thirwell. “Surges in food prices in the 1970s and then again in the mid-1990s both prompted warnings that agricultural capacity was failing to keep pace with a growing world population. Each time the prices jumped, it proved to be temporary as supply responded.” Mr. Mohan believes, this time around, there will be no supply ready to respond. He links this dire situation to "policy neglect of agriculture" and "climate and environmental degradation."

In addition to "climate change," Mohan blames the failures of capitalism — described as "supply-side responses" to market forces — and the "absence of technological breakthroughs in terms of higher yields from new varieties of paddy, wheat and maize." In other words, the current food shortages around the world are the result of corporate ineptitude and due to the vagaries of weather, supposedly exacerbated by man-made "climate change."

Is it possible the current food crisis is part of an intentional plan, indeed Malthusian, as Thirwell writes? Is it possible supposedly man-made "climate change" and the "food crisis" are components of a sinister depopulation agenda designed to cull the herd down to a manageable level, as proclaimed on the mysterious Georgia Guidestones? ("Maintain humanity under 500,000,000 in perpetual balance with nature.")

In order to understand how these twin menaces — increasingly hyped by the corporate media — may indeed be part of a depopulation agenda, we repost here an article by Joseph Brewda, originally published in the Executive Intelligence Review:

Kissinger’s 1974 Plan for Food Control Genocide

On Dec. 10, 1974, the U.S. National Security Council under Henry Kissinger completed a classified 200-page study, "National Security Study Memorandum 200: Implications of Worldwide Population Growth for U.S. Security and Overseas Interests." The study falsely claimed that population growth in the so-called Lesser Developed Countries (LDCs) was a grave threat to U.S. national security. Adopted as official policy in November 1975 by President Gerald Ford, NSSM 200 outlined a covert plan to reduce population growth in those countries through birth control, and also, implicitly, war and famine. Brent Scowcroft, who had by then replaced Kissinger as national security adviser (the same post Scowcroft was to hold in the Bush administration), was put in charge of implementing the plan. CIA Director George Bush was ordered to assist Scowcroft, as were the secretaries of state, treasury, defense, and agriculture.

The bogus arguments that Kissinger advanced were not original. One of his major sources was the Royal Commission on Population, which King George VI had created in 1944 "to consider what measures should be taken in the national interest to influence the future trend of population." The commission found that Britain was gravely threatened by population growth in its colonies, since "a populous country has decided advantages over a sparsely-populated one for industrial production." The combined effects of increasing population and industrialization in its colonies, it warned, "might be decisive in its effects on the prestige and influence of the West," especially effecting "military strength and security."

NSSM 200 similarly concluded that the United States was threatened by population growth in the former colonial sector. It paid special attention to 13 "key countries" in which the United States had a "special political and strategic interest": India, Bangladesh, Pakistan, Indonesia, Thailand, the Philippines, Turkey, Nigeria, Egypt, Ethiopia, Mexico, Brazil, and Colombia. It claimed that population growth in those states was especially worrisome, since it would quickly increase their relative political, economic, and military strength.
   
For example, Nigeria: "Already the most populous country on the continent, with an estimated 55 million people in 1970, Nigeria’s population by the end of this century is projected to number 135 million. This suggests a growing political and strategic role for Nigeria, at least in Africa." Or Brazil: "Brazil clearly dominated the continent demographically." The study warned of a "growing power status for Brazil in Latin America and on the world scene over the next 25 years."

Food as a weapon

There were several measures that Kissinger advocated to deal with this alleged threat, most prominently, birth control and related population-reduction programs. He also warned that "population growth rates are likely to increase appreciably before they begin to decline," even if such measures were adopted.

A second measure was curtailing food supplies to targetted states, in part to force compliance with birth control policies: "There is also some established precedent for taking account of family planning performance in appraisal of assistance requirements by AID [U.S. Agency for International Development] and consultative groups. Since population growth is a major determinant of increases in food demand, allocation of scarce PL 480 resources should take account of what steps a country is taking in population control as well as food production. In these sensitive relations, however, it is important in style as well as substance to avoid the appearance of coercion."

"Mandatory programs may be needed and we should be considering these possibilities now," the document continued, adding, "Would food be considered an instrument of national power? … Is the U.S. prepared to accept food rationing to help people who can’t/won’t control their population growth?"

Kissinger also predicted a return of famines that could make exclusive reliance on birth control programs unnecessary. "Rapid population growth and lagging food production in developing countries, together with the sharp deterioration in the global food situation in 1972 and 1973, have raised serious concerns about the ability of the world to feed itself adequately over the next quarter of century and beyond," he reported.

The cause of that coming food deficit was not natural, however, but was a result of western financial policy: "Capital investments for irrigation and infrastucture and the organization requirements for continuous improvements in agricultural yields may be beyond the financial and administrative capacity of many LDCs. For some of the areas under heaviest population pressure, there is little or no prospect for foreign exchange earnings to cover constantly increasingly imports of food."

"It is questionable," Kissinger gloated, "whether aid donor countries will be prepared to provide the sort of massive food aid called for by the import projections on a long-term continuing basis." Consequently, "large-scale famine of a kind not experienced for several decades—a kind the world thought had been permanently banished," was foreseeable—famine, which has indeed come to pass.

This globalist "return of famines" would not be possible without the participation of multinational corporations. The elite, writes Richard Freeman for the Intelligence Review, are in the process of applying "a tourniquet to food production and export supplies, not only to poor nations, but to advanced sector nations as well." Of course, this would not be possible without the cartelization of agricultural, now known as "agribusiness." Freeman elaborates:

The Windsors’ Global Food Cartel: Instrument for Starvation

Ten to twelve pivotal companies, assisted by another three dozen, run the world’s food supply. They are the key components of the Anglo-Dutch-Swiss food cartel, which is grouped around Britain’s House of Windsor. Led by the six leading grain companies—Cargill, Continental, Louis Dreyfus, Bunge and Born, André, and Archer Daniels Midland/Töpfer—the Windsor-led food and raw materials cartel has complete domination over world cereals and grains supplies, from wheat to corn and oats, from barley to sorghum and rye. But it also controls meat, dairy, edible oils and fats, fruits and vegetables, sugar, and all forms of spices.

Each year tens of millions die from the most elementary lack of their daily bread. This is the result of the work of the Windsor-led cartel. And, as the ongoing financial collapse wipes out bloated speculative financial paper, the oligarchy has moved into hoarding, increasing its food and raw materials holdings. It is prepared to apply a tourniquet to food production and export supplies, not only to poor nations, but to advanced sector nations as well.

The use of food as a weapon can be found at least four millennia ago in Babylon. Imperial Rome took this tack, as did Venice and various Venetian offshoots, including the Antwerp-centered, powerful Burgundian duchy, and the Dutch and British Levant companies, East India companies, and West India companies. Today, food warfare is firmly under the control of London, with the help of subordinate partners in especially Switzerland and Amsterdam. Today’s food companies were created by having had a section of this ancient set of Mesopotamian-Roman-Venetian-British food networks and infrastructure carved out for them.

The Windsor-led oligarchy has built up a single, integrated raw materials cartel, with three divisions—energy, raw materials and minerals, and increasingly scarce food supplies. Figure 1 represents the situation. At the top is the House of Windsor and Club of the Isles. Right below are two of the principal appurtenances of the House of Windsor: the World Wide Fund for Nature, headed by the Doge of London, Prince Philip, which leads the world in orchestration of ethnic conflict and terrorism, such as the British-created afghansi movement; and British intelligence’s Hollinger Corp. of Conrad Black, which is leading the assault to destroy Bill Clinton and the American Presidency.

The firms within each cartel group are listed. While they maintain the legal fiction of being different corporate organizations, in reality this is one interlocking syndicate, with a common purpose and multiple overlapping boards of directors. The Windsor-centered oligarchy owns these cartels, and they are the instruments of power of the oligarchy, accumulated over centuries, for breaking nations’ sovereignty.
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« Répondre #80 le: 28/04/2008 - 11:50:00 »

L’Algérie face à la crise des produits alimentaires
Sommes-nous à l’abri de la famine ?

M. M.  - El Watan - 28 avril 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article93004

La flambée des prix des produits alimentaires sur les cours mondiaux fait craindre le pire pour de nombreux pays, africains notamment.

L’Algérie, dont la sécurité alimentaire se fonde sur les ressources en hydrocarbures, est considérée par bon nombre d’experts en la matière comme un pays dont la vulnérabilité va crescendo. En effet, les besoins alimentaires de la population algérienne sont satisfaits grâce aux importations, lesquelles sont passées d’environ 2,8 milliards dollars US en 2000 à 4,8 milliards dollars en 2007. Avec une politique agricole qui a lamentablement échoué, l’Algérie renforce son insertion dans le marché mondial de l’alimentation, passant du slogan en vogue jadis de l’autosuffisance alimentaire à la sécurité alimentaire, plus que jamais d’actualité depuis la flambée des prix de l’or noir. « Le déficit de la balance du commerce extérieur agricole met en évidence la faiblesse, voire l’absence des politiques quant à la dynamique à apporter dans ce domaine », a indiqué Talamali Laïd, cadre à l’Institut national des études stratégiques globales, dans une communication lors du colloque international sur la sécurité alimentaire et mondialisation, tenu récemment à Alger. Pour lui, « si les valeurs à l’importation tendent à connaître une évolution exponentielle compte tenu du niveau des prix mondiaux en réponse entre autres à la crise pétrolière, il n’en demeure pas moins que les exportations agricoles traduisent les limites des mécanismes mis en place, car on assiste à une régression en prix constants des quantités exportées ». De son côté, l’ex-ministre de l’Agriculture (1991-1993), Mohamed Elyas Mesli, a estimé que « la machine à hacher le sol » a été utilisée sans retenue. En 1958, la superficie moyenne par exploitation était de 13 ha pour chuter autour de 8 ha actuellement, dit-il. Selon ses dires, 600 000 exploitations ont une superficie moyenne inférieure à 5 ha, 170 000 s’étendent sur moins d’un hectare et 800 000, soit 80% du nombre total des exploitations, ont chacune moins de 10 ha. A cet inconvénient s’ajoute un autre non moins sérieux : 60% des terres propriétés des fellahs ne possèdent pas de titre de propriété ! Tandis que le statut des terres de l’Etat confiées aux EAC et EAI reste entier 20 ans après la promulgation de la loi 87-19. Pour cet ex-ministre, l’agriculture traîne un autre désavantage ayant trait au niveau d’instruction des agriculteurs, affirmant que 67% des agriculteurs n’ont aucun niveau d’instruction, alors que 5% seulement ont moins de 30 ans, ce qui est loin de refléter la pyramide des âges de la population, estime-t-il. De son côté, l’économiste et ex-ministre Hocine Benissad a estimé que l’Algérie indépendante, en donnant la priorité aux hydrocarbures et à l’industrie de base, a relativement négligé l’agriculture et les activités en aval. Cependant, affirme-t-il, « force est de constater que, depuis la déréglementation drastique du commerce extérieur, intervenue au début des années 1990, c’est l’agriculture et l’industrie agroalimentaire qui ont le plus résisté aux coûteuses restructurations d’activité liées, entre autres, à l’exacerbation de la concurrence étrangère ». Pour lui, l’industrie agroalimentaire représente 35% de la valeur ajoutée de l’industrie et 55% de son produit. L’écart entre ces deux données, explique-t-il, par le poids de ses intrants, largement importés. Pour M. Benissad, l’Algérie possède des atouts pour promouvoir et diversifier ses exportations agroalimentaires. Des atouts relevant, entres autres, des ressources naturelles significatives : une offre de travail élastique, celle des jeunes, pour la plupart alphabétisés et en mesure d’être performants sous la direction d’un « leadership » approprié ; un marché local de plus de 34 millions de personnes et un processus relativement avancé de déréglementation, ainsi qu’un taux de change du dinar sous-évalué.


Urgences
Amine Lotfi - El Watan - 28 avril 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article92996

La sécurité alimentaire est un enjeu de survie pour nombre de pays dans le monde. L’Algérie n’est pas dans ce cas de figure, mais pour autant elle n’est pas autosuffisante comme en atteste le volume de ses factures d’importation. La menace n’est donc pas immédiate et pressante mais elle ne s’en pose pas moins pour les générations futures. La conjoncture est favorable, aujourd’hui, du fait de l’embellie financière induite par les recettes des hydrocarbures. C’est malgré tout une situation aléatoire qui devrait donner lieu, assez rapidement, à des stratégies de substitution pour lever le spectre de la dépendance. Il est déjà d’autant plus nécessaire de s’engager dans cette voie, que les pays producteurs eux-mêmes se sentent maintenant concernés par les risques et les incertitudes. L’agriculture, en Europe et en Amérique du Nord, n’aura pas toujours vocation de nourrir le monde même si ce n’est pas à titre gracieux et solidaire. Les pays riches n’en sont pas moins conscients des dangers réels de famine et de disettes qui pèsent sur la planète. Mais les élans les plus généreux de l’Europe et de l’Amérique du Nord peuvent déjà être contrecarrés par la conjonction douloureuse de l’économie et du climat. Avec un baril dont le prix est en hausse systématique et des conditions météorologiques devenues défavorables, les pays nantis en viendront à vouloir protéger d’abord leurs propres populations. Ce serait alors donner une prime à l’imprévu que de ne pas intégrer le possible choc alimentaire comme un vecteur essentiel des relations internationales dans un futur plus proche qu’il n’est prévu. Cela pose un problème de gouvernance dont chaque pays devra prendre la mesure dès à présent. Car la compétition risque d’être rude à l’égard des ressources qui, comme l’eau, deviendront rares et susciteront donc des convoitises. Même les capacités financières des Etats ne constitueraient plus des arguments sonnants et trébuchants, car le cap du profit sera dépassé par la nécessité pour les pays les plus puissants d’assurer leur propre autonomie. Il sera utile de compter sur la sagesse innée de la communauté internationale pour impulser les indispensables solidarités pour que des peuples entiers ne meurent pas de faim. Sur une éventualité aussi tragique, les prévisionnistes font preuve d’un optimisme mesuré tant le fossé est appelé à se creuser entre riches et pauvres. Aucun pays, pourtant, ne peut être acculé à ne plus pouvoir trouver de solution. Le soutien des institutions donatrices, dont celles relevant de l’ONU, ne devrait pas remplacer, notamment en Afrique, la réhabilitation des agricultures traditionnelles et des cultures vivrières de proximité. Une telle réhabilitation devrait être inscrite également au titre des urgences en Algérie où l’agriculture est aussi vitale que le pétrole avec cette différence que la valeur du travail est un bien inépuisable. Le grand enseignement de la mobilisation actuelle, au plan international, sur le thème de la sécurité alimentaire, est que les peuples ne mangent que s’ils produisent. Ils doivent, en cela, compter d’abord sur eux-mêmes.


L’approvisionnement dépend à plus de 50% des importations
Zhor Hadjam - El Watan - 28 avril 2008
http://www.elwatan.com/spip.php?article93007

La relance du secteur de l’agriculture entamée depuis huit ans à travers la mise en application du Plan national de développement agricole et rural (PNDAR) a permis beaucoup de progrès, notamment en matière de cultures maraîchères et de l’arboriculture.

Des progrès qui se sont traduits depuis 2003 par une production plus abondante et une meilleure satisfaction des besoins de la population en fruits et légumes notamment. Malgré ces avancées, le secteur alimentaire reste fortement dépendant de l’importation de céréales, de poudre de lait, d’huile, de café, de légumes secs et de sucre. Des produits largement consommés qui grèvent le budget de l’Etat particulièrement depuis la flambée des prix de ces denrées essentielles sur le marché mondial. La facture de l’importation de plusieurs pays en voie de développement, dont l’Algérie, devrait augmenter selon les estimations de la FAO, de près de 35% en 2008 pour la deuxième année consécutive et la tendance devrait se poursuivre durant les prochaines années eu égard à l’évolution de la courbe des coûts des denrées alimentaires sur le marché mondial. Il faut savoir que durant l’année 2007, l’Algérie a importé pas moins de 4,5 milliards de dollars de produits alimentaires, contre 3,68 milliards de dollars en 2006, selon les chiffres communiqués par le ministère du Commerce. Durant cette même période, la facture de l’importation du blé tendre et du blé dur a atteint 1,3 milliard de dollars, équivalent à 70% de la consommation de la population dont les besoins sont estimés à plus de 23 millions de quintaux de blé dur transformé par an. Dans ce domaine, la production locale a augmenté, selon les chiffres du ministère de l’Agriculture, de près de 10 millions de quintaux par an depuis la mise en place du PNDAR, mais ils restent nettement insuffisants à comparer avec les habitudes de consommation des Algériens privilégiant la farine et la semoule. Dans un rapport consacré à la situation alimentaire mondiale, la FAO a estimé que les prix du blé ont augmenté de plus de 83% en 2008, par rapport à 2007 à cause notamment de la demande émanant de certains pays gros consommateurs à l’image de l’Algérie qui est classée aux côtés de l’Egypte parmi les grands consommateurs de blé dur dans la région. Pour sa part, le FMI a estimé récemment que l’Algérie dont l’approvisionnement dépend à plus de 50% des importations affichera un taux d’inflation soutenu en 2008 étant donné la persistance de la hausse des prix des produits alimentaires, tels que les céréales, les laits, les huiles sur le marché mondial qui induiront des prix à la consommations plus élevés.
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« Répondre #81 le: 15/06/2008 - 15:44:38 »

GEAB N°26 est disponible! Alerte LEAP/E2020 - Juillet-Décembre 2008 : Le monde plonge au coeur de la phase d'impact de la crise systémique globale

Dimanche 15 Juin 2008 - Source : http://www.leap2020.eu

A l'occasion de ce numéro 26 - Spécial Eté 2008 - du Global Europe Anticipation Bulletin, l'équipe de LEAP/E2020 a décidé de lancer une alerte sur la période Juillet-Décembre 2008. En effet, notre équipe est désormais convaincue que cette période sera caractérisée par un plongeon de l'ensemble de la planète au coeur de la phase d'impact de la crise systémique globale. Les six mois qui viennent vont donc constituer le vrai noyau de la crise en cours. Les turbulences des douze derniers mois n'en ont été qu'une faible prémisse.

C'est en effet au cours du semestre à venir que toutes les composantes de la crise (financière, monétaire, économique, stratégique, sociale, politique...) vont converger avec un maximum d'intensité (1). Sans pour autant revenir en détail sur les différentes séquences déjà anticipées dans les précédents numéros du GEAB, nos chercheurs ont choisi de présenter les évolutions des différentes grandes régions de la planète pour les six mois à venir ; et, pour ce faire, de développer huit phénomènes majeurs qui vont marquer les six mois à venir de manière décisive et orienter durablement les année 2009 et 2010, à savoir :

1. Le Dollar en perdition (1 Euro = 1,75 USD fin 2008) : Une peur panique de l'effondrement de la devise et de l'économie US ronge la psyché collective américaine

2. Système financier mondial : La rupture à cause de l'impossible mise sous tutelle de Washington

3. Septembre 2008 : Confirmation du processus d'effondrement de l'économie réelle US

4. Union européenne : La périphérie sombre dans la récession alors que le noyau de la zone Euro ne fait que ralentir

5. Asie : Le double « coup de bambou » inflation/effondrement des exports

6. Amérique latine : Des difficultés en hausse mais une croissance maintenue pour une grande partie de la région, avec le Mexique et l'Argentine en crise

7. Monde arabe : Les régimes pro-occidentaux à la dérive / 60% de risques d'explosion politico-sociale sur l'axe Egypte-Maroc

8. Iran : Confirmation de 70% de probabilité d'une attaque d'ici Octobre

9. Banques/Bulles spéculatives : La collision des bulles

Parallèlement, l'équipe de LEAP/E2020 présente dans ce GEAB N°26 cinq conseils stratégiques à destination des banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle qu'elle a élaborés ces derniers mois et dont l'objectif est de limiter et canaliser les graves conséquences de la phase d'impact de la crise.

Et, à destination des investisseurs privés, LEAP/E2020 développe également dans ce GEAB N°26 une série de 10 conseils opérationnels pour éviter de commettre des erreurs fatales dans les six mois à venir.

Dans ce communiqué public, LEAP/E2020 a choisi de présenter son anticipation sur la prochaine rupture du système financier mondial.

La décision de Washington de faire monter les enchères en terme de retour au « Dollar fort », obligeant Ben Bernanke à monter au créneau sur ce sujet, est porteuse d'une accélération du processus de rupture du système financier mondial (2).

En effet, Ben Bernanke est le dernier rempart avant la prise de conscience définitive par les principaux détenteurs de devises américaines et d'actifs libellés en Dollars US que Washington n'a plus les moyens de soutenir sa monnaie. Ce qui, début 2006 (avec la fin de la publication de M3 par la Fed, annoncée par LEAP/E2020), correspondait à une politique délibérée de baisse du Dollar afin d'essayer de réduire le déficit commercial américain et de limiter la valeur réelle (pour les Etats-Unis) de leur endettement mondial (qui est libellé en Dollar), s'est retourné contre ses initiateurs et se transforme en une fuite généralisée hors des Etats-Unis (fuite de capitaux, stabilité des déficits commerciaux, accroissement de l'inflation,...). La carte « Bernanke » est la dernière carte « psychologique » que peut jouer Washington. Son utilisation montre, selon LEAP/E2020, à quel point les dirigeants américains en sont arrivés aux dernières extrémités pour essayer de retenir leurs partenaires dans le système créé après 1945, et fondé sur l'économie des Etats-Unis et sa devise (3).

Quand, dans quelques semaines (après les réunions du G8 et d'autres instances), il se confirmera qu'il est impossible d'organiser la moindre action d'ampleur pour stabiliser durablement la devise américaine (et nous n'évoquons même pas l'idée farfelue de la faire remonter) puisque l'économie américaine s'enfoncera toujours plus profondément dans la récession et que le monde est déjà « gorgé » de Dollars US dont plus personne ne sait comment s'en débarrasser, alors le système financier mondial explosera en différents sous-systèmes tentant de survivre au mieux, en attendant qu'un nouvel équilibre financier mondial s'organise (4). En s'engageant dans cette voie qui ne mène nulle part, consciemment ou inconsciemment, volontairement ou non, Ben Bernanke vient de signer la fin du système financier actuel. Le retour au « Dollar fort », c'est un peu comme la « libération de l'Irak », un voeux pieux qui se transforme en cauchemar.

D'ailleurs, si jamais Washington avait réellement l'intention d'essayer de stabiliser le Dollar, ou plus ambitieux, de le faire remonter face aux principales monnaies mondiales, il n'y aurait qu'une seule méthode (5), comprenant deux volets : une forte hausse des taux d'intérêts de la Fed, et une baisse drastique de la création monétaire. Si les autorités américaines décident de mettre en oeuvre cette politique, l'économie américaine (réelle et financière) s'arrête net dans les semaines qui suivent : le marché immobilier tombe à zéro faute de crédits abordables et du fait d'une explosion des intérêts sur les ménages endettés à taux variables, la consommation américaine devient négative (c'est-à-dire qu'elle recule mois après mois), les faillites d'entreprises se multiplient de manière exponentielle, Wall Street s'écroule sous le poids de ses dettes multiples et succombe totalement à l'implosion immédiate du marché des CDS du fait des défauts généralisés de co-contractants...

Ces évènements, absolument certains en cas d'action volontariste de Washington en faveur d'un Dollar fort, sont sans aucun doute inacceptables pour les autorités américaines. Donc, en dehors de parler, et de se déconsidérer encore plus, elles ne feront rien. La méthode traditionnelle de ces dernières décennies n'est plus envisageable : plus personne n'acceptera d'acheter massivement des Dollars pour sauver la devise US sans une action très volontariste (celle décrite précédemment) de Washington. Comme celle-ci n'interviendra pas, le reste du monde en tirera les conclusions nécessaires : chacun pour soi désormais. Et il ne faut pas oublier qu'à la mi-Août 2008, Pékin n'a plus la contrainte de réussir à tout prix les Jeux Olympiques. Donc un grand nombre d'options « brutales » (6), mises en attente jusqu'aux JO, vont refaire surface (7).

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Notes:

(1) Pour un calendrier plus détaillé de ces tendances, voir le GEAB N°18.

(2) D'ailleurs la Banque des Règlements Internationaux s'inquiète désormais des risques d'une Grande Dépression mondiale. Source : Banking Times, 09/06/2008 [Voir en français: http://www.alterinfo.net/Une-organisation-qui-chapeaute-les-banques-centrales-emet-un-avertissement-de-risque-d-une-nouvelle-Grande-Depression_a20718.html?PHPSESSID=9e6da3cfbe4151f14c7e6c3699e0940f ]

(3) Source : Euro Pacific Capital, 23/05/2008

(4) Voir à ce sujet, dans ce GEAB N°26, les conseils de LEAP/E2020 aux banques centrales, gouvernements et institutions de contrôle.

(5) Nous avons écarté la seconde méthode qui consisterait à nucléariser la BCE, la Banque de Chine et la Banque du Japon.

(6) Source : ContreInfo, 21/04/2008

(7) Et la Russie s'imposant désormais comme le premier producteur mondial de pétrole devant l'Arabie saoudite, les rapports de force sur le marché pétrolier sont là aussi en train de changer rapidement. Source : Times of India, 12/06/2008

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Une organisation qui chapeaute les banques centrales émet un avertissement de risque d'une nouvelle Grande Dépression

Vendredi 13 Juin 2008 - danyquirion@videotron.ca
http://www.alterinfo.net/Une-organisation-qui-chapeaute-les-banques-centrales-emet-un-avertissement-de-risque-d-une-nouvelle-Grande-Depression_a20718.html

La Banque des règlements internationaux, l'organisation qui favorise la coopération entre les banques centrales, a averti que la crise du crédit pourrait entraîner l'économie mondiale dans un krach aux dimensions sans précédent depuis les années 1930.

Dans son dernier rapport trimestriel, l'organisme souligne que la Grande Dépression des années 1930 n'avait pas été prévue et que les analystes de l'actuelle crise financière, provoquée par la crise des prêts hypothécaires de catégorie subprime aux États-Unis, pourraient ne pas avoir réalisés tous les effets qui lui sont associés.

Selon la Banque des règlements internationaux, la complexité des instruments de crédit, un grand appétit pour le risque, l'augmentation des niveaux d'endettement des ménages et les déséquilibres à long terme dans le système monétaire mondial, sont tous des éléments de la politique monétariste assouplie qui pourraient engendrer une autre Grande Dépression.

Le rapport souligne que, entre mars et mai de cette année, les prêts interbancaires ont continué à montrer des signes de stress extrêmes et que cela pourrait perdurer encore longtemps.

Le rapport fait aussi état de préoccupations au sujet de l'économie chinoise et il soulève des questions à savoir si la Chine était en train de répéter les erreurs faites par le Japon, avec ses bulles économiques de la fin des années 1980.

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info

Source : http://www.bankingtimes.co.uk/09062008-central-bank-body-warns-of-great-depression/

NDT :
Banking Times est une publication Internet qui se spécialise dans la publication d'informations destinées aux consommateurs et aux travailleurs de l'industrie bancaire sur des sujets relatifs aux opérations bancaires, aux institutions financières et à l'industrie bancaire en général.

Par ailleurs, sachez que la « Banques des règlements internationaux » est parfois surnommée la Banque Centrale des banques centrales.

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USA - L'ordre du jour de la session secrète de la Chambre des représentants du 13 mars 2008
http://www.alterinfo.net/USA-L-ordre-du-jour-de-la-session-secrete-de-la-Chambre-des-representants-du-13-mars-2008_a20814.html
Publié sur Godlike Productions - Lundi 16 Juin 2008 - danyquirion@videotron.ca

Je crois que vous pourriez être intéressé d'apprendre ce que nos « seigneurs et maîtres » sont en train de nous concocter...

Le 13 mars 2008, une rare session « à huis clos » s'est tenue à la Chambre des représentants des États-Unis. C'était seulement la quatrième fois [NDT : En réalité il s'agissait plutôt de la sixième fois] dans toute l'histoire des États-Unis que la Chambre des représentants fermait ses portes pour se réunir dans à un secret absolu. Autrement dit, ceux qui ont été élus pour représenter le peuple des États-Unis n'autorisaient pas le grand public à connaître les raisons pour lesquels ils s'étaient réunis. Par ailleurs, l'article 9 du règlement XVII de la Chambre, interdit aux représentants de révéler l'objet des discussions. La peine encourue pour la fuite de telles informations comprend la perte de l'ancienneté, des amendes, la réprimande, le blâme, voire l'expulsion! Que s'est-il passé derrière les portes closes où chaque membre a prêté serment de garder le secret absolu, de ne jamais rien dire et de ne jamais rien révéler? Nous savons que le seul motif à ce secret est de cacher le mal. Les médias n'ont pratiquement rien dit concernant ce conclave secret. Il a seulement été mentionné que l'un des points qui a été discuté concernait les nouvelles techniques de surveillance qui vont être utilisées par le gouvernement des États-Unis afin de surveiller tous ses citoyens.

À la suite d'une recherche minutieuse et afin d'en apprendre davantage, j'ai finalement trouvé ce que je cherchais dans un journal australien. L'histoire apparaît sur le site Web de « Australia.TO » de Brisbane en Australie. L'article nous apprend que ABC News, diffusée sur la chaîne régionale WCPO [Ville de Cincinnati dans l'état de l'Ohio, USA], a confirmé qu'il est interdit aux membres du Congrès de parler de ce qui s'est passé au cours de cette réunion secrète. Toutefois, plusieurs représentants étaient si furieux et préoccupés par l'avenir du pays qu'ils ont commencé à laisser couler des informations. Voici quelques-unes des choses que l'on aurait laissé filtrer au sujet de cette réunion secrète:

. La discussion autour d'un effondrement imminent de l'économie américaine à l'automne 2008;

. La faillite du gouvernement fédéral américain en Février 2009;

. La possibilité d'une guerre civile aux États-Unis comme conséquence des deux évènements précités :

. La mise en détention préventive des « citoyens rebelles » suspectés de vouloir s'opposer au gouvernement fédéral;

. La détention des citoyens arrêtés dans des camps REX 84, répartis sur tout le territoire des États-Unis :

. La possibilité de mesures de rétorsion directes contre les membres du Congrès du fait de l'effondrement des autorités fédérales;

. La mise en place de zones de sécurité pour les membres du Congrès et leurs familles;

. La fusion des États-Unis, du Canada et du Mexique [NDT : Autrement dit l'Union Nord-américaine];

. Le lancement d'une nouvelle devise, l'Améro, en lieu et place du Dollar US, du Dollar canadien et du Peso mexicain.

Évidemment, il n'existe pas de preuve documentaire de ce qui précède puisque les réunions étaient secrètes. Cependant, ces informations correspondent bien à ce qui se passe autour de nous. […]

Traduction de Dany Quirion pour Alter Info

Source : http://www.godlikeproductions.com/forum1/message544027/pg1

Note du traducteur :

Je fais la traduction de cet article d'abord parce que ces informations ont circulé sur certains sites anglophones et surtout parce qu'aujourd'hui, des gens « très sérieux que je ne nommerai pas – mais voici un indice - qu'il est possible de lire seulement en payant 200 euros annuellement » font référence à ces commérages dans leur dernier ouvrage. À leur décharge, je vous dirai que ces «gens sérieux » et « français » s'y réfèrent non pas parce qu'ils y croient, mais simplement pour démontrer le peu de confiance qu'une certaine partie de l'opinion publique états-unienne a envers ses institutions, ses politiciens et l'avenir de leur pays.

À vous de juger mais personnellement je ne crois absolument pas ce qui est écrit au-delà du deuxième paragraphe c'est-à-dire que je ne crois pas que l'on ait discuté de tous ces sujets lors de cette réunion à huis clos. Pourquoi? Parce que si jamais ces événements devaient se réaliser, ils suivront leurs cours sans qu'il n'ait pour autant été nécessaire d'en discuter préalablement au Congrès des États-Unis.

Par ailleurs, il y a une chose vraie dans cet article. Tel qu'il est dit dans le deuxième paragraphe de cet article, il est vrai que de « nouvelles techniques de surveillance vont être utilisées par le gouvernement des États-Unis afin de surveiller tous ses citoyens. » Pour ce faire, il fallait une loi. Et cette loi, est désormais une réalité. La directive présidentielle NSPD 59 intitulée « La biométrie pour l'identification et le dépistage afin d'améliorer la sécurité nationale » a été adoptée sans débat public et sans débat au Congrès (sauf peut-être secrètement le 13 mars dernier) et elle fut aussi passée sous silence par les médias. Le professeur Michel Chossudovsky a récemment publié un article sur le sujet. La traduction française de l'article de Chossudovsky s'en vient…

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"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Maintenant, il faut que l'Algérie et les Algériens "demandent des comptes" à la ministre française de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette, et à son "mentor", M. Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, concernant les réserves de change de l'Algérie estimées à au moins 91 milliards de Dollars US.

Pourquoi Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette a "orienté" et "poussé" l'Algérie à investir une grande partie de ces réserves de change dans des produits ou instruments financiers et des fonds d'investissement Américains et Européens "pourris" qui risquent actuellement la "banqueroute" ?

On oublies les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité.  

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" "potecoloniale" continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.


Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :


Elle occupe la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers
L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats Unis


Par Sofiane Bouayad/ Traduit par B. A - El Khabar - mercredi 22 aout 2007

Les investissements algériens aux Etats-Unis ont atteint 43 milliards de dollars, l’Algérie occupe ainsi la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers.

Selon un rapport de l’institut Paterson de l’économie internationale aux Etats-Unis, l’Algérie occupe la 9ème place en terme d’investissements étrangers, surtout en ce qui concerne les investissements de titres du Trésor qu’elle possède à travers une Caisse d’investissement créée par le Gouvernement algérien en 2000.

Les investissements algériens, selon le site « tout sur l’Algérie » aux Etats-Unis, viennent après ceux des Emirats Arabe Unis qui vont de 500 à 875 milliards de dollars, Singapour entre 300 et 430 milliards de dollars, la Norvège avec 380 milliards de dollars, le Koweït 174 milliards, la Russie 122 milliards…etc, ces pays, tout comme l’Algérie, se basent sur les hydrocarbures.

Le cabinet d’avocat Baker et Mckenzie, géré par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, sera le conseiller du gouvernement algérien en ce qui concerne ses investissements aux Etats-Unis. (au moins 43 milliards de pétrodollars)


Algérie-France : Quand Christine Lagarde conseillait l’Etat algérien (exclusif)
Par hayet zitouni le 01/07/2007 à 07:05
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=273

Christine Lagarde, le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l'économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.


En conclusion, le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie est en réalité localisé au 139, rue de Bercy 75572  Paris Cedex 12 , FRANCE.

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, pme, pmi, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas,  ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyé vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à cette adresse :

Christine Lagarde (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Economie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France

Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr ou E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s



Gestion occulte des finances publiques : les raisins de la colère
Par said kaced le 21/08/2007 à 12:06
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=718

Le gouvernement algérien investit 43 milliards de dollars aux Etats-Unis, essentiellement en emprunts obligataires de l’Etat américain, mais ne rend compte à aucune institution du pays sur la gestion de ces avoirs colossaux.

Au-delà de la fierté circonstancielle que l’on pourrait tirer du fait de prêter à la première puissance militaire – du reste la plus endettée au monde-, combien d’actions occultes resteront, peut-être à jamais, dans la méconnaissance de nos preux représentants de la Nation, réunis au sein d’une Assemblée–croupion ?

A l’heure où l’on s’interroge en quelques médias sur l’utilité des partis – question ô combien récurrente, mais fort peu innocente – qui oserait demander au sein de l’auguste Assemblée des comptes au gouvernement Belkhadem sur les torts causés au bon fonctionnement démocratique par le maintien de l’état d’urgence ? Car, cette «petite contingence», imposée par des impératifs sécuritaires inopportuns par endroits, met à l’abri du contrôle populaire des scandales de portée planétaire – les zones d’ombres autour du crash financier du groupe Khalifa pour n’en citer que le plus récent – qui permettent, hélas, à des organismes internationaux de classer l’Algérie dans la catégorie, peu glorieuse, des pays «à hauts risques».

Quel député commencerait à «éplucher» sérieusement les propositions de budgets de tel ou tel ministère, particulièrement celui de la Défense aux dépenses inconsidérées et inutiles, lors de la prochaine présentation du projet de loi de finance ?

Cela n’est pas fortuit au moment où les Algériens s’apprêtent à subir les affres de la hausse infernale des prix lors du Ramadhan. Nos compatriotes comprennent, de moins en moins, l’étalage outrancier de richesses – 80 milliards de dollars en réserves de change – qui ne se traduit pas par une amélioration de leurs conditions de vie, souvent très précaires pour le plus grand nombre d’entre eux.

Dans le même temps, leurs élus relaient, peu ou prou, les inquiétudes légitimes qu’ils manifestent en cercle restreint – les grands rassemblements populaires étant prohibés, exacerbant ainsi leur rancœur et leurs frustrations. Loin de nous l’idée de suggérer que le germe de l’explosion sociale prolifère à l’ombre des lois d’exception. Les raisins de la colère…


43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.


--------informaticien- 27 Novembre 2007 --------
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=71.msg1251#msg1251

Et dire qu'ils veulent voir des investisseurs en Algérie, quelle hypocrisie

100% des réserves de change de l'Algérie representant les hydrocarbures Algériens vendus, estimées à près d'au moins 91 milliards de dollars US (USD = future monnaie de singe) sont investis à l'extérieure de l'Algérie chez les occidentaux ( USA et Europe) afin de soutenir et entretenir leurs endettements et surconsommations abjects.
( LES INTERETS de ces " réserves de change " sont en majorité détournés grâce au sombre business Algérien de l'Import-Import ). La machine a détourné est très bien huilée et managée par des Algériens et des étrangers très compétents dans ces domaines qui sont le détournement et le blanchiment d'argent d'un pays.

D'un côté des Algériens soutiennent des économies occidentales abjects en déclins et d'un autre côté ces mêmes Algériens affament et rendent esclaves d'autres Algériens en Algérie. maintenant qui sont les "colonialistes".

Algérie : pas de conséquences de la crise des subprime sur les réserves de change
Par AFP le 26/11/2007
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-finances-crise-subprimes-reserves-de-change-1795.html

La crise américaine des crédits hypothécaires à risque (subprime) « n'a pas eu de répercussions négatives sur les placements de la Banque d'Algérie aux Etats-Unis, ni sur les réserves de change », a déclaré lundi à Alger la ministre déléguée à la Réforme financière, Fatiha Mentouri.

La ministre était interrogé lors d'une conférence de presse sur l'effet de cette crise des "subprime" sur les réserves de change de l'Algérie, dont une partie est placée en bons de Trésor américains. "La Banque d'Algérie mène une gestion des réserves de change avec toute la prudence possible, qui lui dicte d'opérer des placements financiers sûrs" à l'étranger en les diversifiant sous forme de titres financiers à long terme et de dépôts, a dit Fatiha Mentouri.

L'essentiel des recettes extérieures de l'Algérie provient du pétrole, dont la monnaie de compte est le dollar, mais la Banque d'Algérie les diversifie aussitôt en les convertissant en diverses autres monnaies dont le yen japonais et la livre sterling.

Selon le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, 70% des réserves de change de l'Algérie sont investis à moyen et long termes sous forme de titres auprès d'autres Etats, essentiellement aux Etats-unis. Ces placements garantissent une plus grande liquidité et de faibles risques sur ces dépôts, selon lui. Trente pour cent (30%) des réserves restantes sont investis en placements bancaires à l'étrange, selon le gouverneur.

Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars.

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« Répondre #82 le: 30/06/2008 - 19:38:25 »

Dans ce grave contexte de crise, quel sera le destin des (au moins) 45 milliards de pétrodollars des algériennes placé par la ministre des finances de la France Algérie, lagarde, au USA ? certains algériens ont vraiment perdu ou vendu leurs "nifs".

Trois importantes institutions financières émettent un avertissement d'effondrement économique imminent : la Royal Bank of Scotland, Barclays et Fortis

Lundi 30 Juin 2008
http://www.alterinfo.net/Trois-importantes-institutions-financieres-emettent-un-avertissement-d-effondrement-economique-imminent-la-Royal-Bank-of_a21255.html?PHPSESSID=a736a4db8260ffbc7cd3d0e78e40011e

Royal Bank of Scotland

Le 18 juin, le Daily Telegraph nous apprenait que la Royal Bank of Scotland avait averti ses clients de se préparer à un krach majeur des bourses mondiales et des marchés du crédit dans les trois prochains mois, au moment où l'inflation paralyse les possibilités d'action des grandes banques centrales.

« Une période très dangereuse se rapproche rapidement - soyez prêts », mettait en garde Bob Janjuah, l'analyste stratégique de la banque écossaise.

Barclays

Au cours des derniers jours nous apprenions toujours par le Daily Telegraph que l'institution financière Barclays émet à son tour un avertissement de tempête financière alors que la crédibilité de la Réserve fédérale s'effrite.

Le Groupe Barclays Capital a conseillé des clients de se préparer à une tempête financière mondiale, avertissant que la Réserve fédérale américaine a permis au génie de l'inflation de sortir de sa bouteille et de laisser ainsi tomber sa crédibilité « au-dessous de zéro. »

« Nous sommes dans une mauvaise situation. Il y a un choc inflationniste qui s'en vient. Cela sera très négatif pour les actifs financiers… » a déclaré Tim Bond, le stratégiste en chef de la banque.

Le Groupe Barclays Capital prévoit que l'inflation aux États-Unis se dirige vers un taux de 5,5% en août et que la Fed devra relever les taux d'intérêt à six reprises d'ici la fin de la prochaine année, afin de prévenir une spirale inflationniste. Si elle hésite, les marchés obligataires prendront les choses en mains. « C'est le premier test pour les banques centrales depuis 30 ans et elles l'ont traité à la légère. Elles n'ont plus aucune crédibilité, et celle de la Fed est négative en admettant que cela soit possible. Elle a perdu toute crédibilité », a déclaré M. Bond.

Fortis

Fortis prévoit également un effondrement du marché financier US dans quelques semaines ... en raison des injections d'argent (principalement faites par la Fed).

28 Juin, 9h10

Communiqué de presse

BRUXELLES / AMSTERDAM - Fortis s'attend à un effondrement total des marchés financiers américains qui surviendra en l'espace de quelques jours ou de quelques semaines. Cela explique, selon Fortis, la série d'interventions de jeudi dernier pour récupérer 8 milliards d'euros. « Nous avons été sauvé juste à temps. La situation aux États-Unis est bien pire que nous le pensions, » a déclaré le président de Fortis Maurice Lippens. Fortis s'attend à 6,000 faillites parmi les banques américaines qui ont actuellement une faible couverture. Mais aussi de Citigroup, de General Motors, un effondrement total et en train de débuter aux États-Unis. »

Par Dany Quirion pour Alter Info

Sources:

Royal Bank of Scotland: http://www.alterinfo.net/La-Royal-Bank-of-Scotland-prevoit-un-krach-d-ici-septembre_a20920.html

Barclays: http://www.telegraph.co.uk/money/main.jhtml?xml=/money/2008/06/27/cnbarclays127.xml

Fortis: https://www.kitcomm.com/showthread.php?t=19066

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General Motors : une faillite n'est "pas impossible" selon Merrill Lynch
[ 02/07/08  - 18H17   - actualisé à 19:55:00  ]
http://www.lesechos.fr/info/auto/300277702.htm

Le constructeur automobile américain assure avoir assez de liquidités et de flexibilité financière pour 2008. Mais son titre a fortement chuté, à un plus bas de 54 ans.  

General Motors (GM) est sur la sellette. Le constructeur automobile américain a dû rassurer la communauté financière ce mercredi, après qu'un analyste de la banque d'affaires Merrill Lynch a jugé que la faillite du groupe n'était "pas impossible". Le géant d'outre-Atlantique a assuré mercredi avoir assez de liquidités et de la flexibilité financière pour 2008.

"Nous continuons de penser que le groupe a assez de liquidités et de flexibilité financière pour répondre à ses besoins en 2008, en dépit de volumes de ventes en baisse aux Etats-Unis", a déclaré à l'AFP Renée Rashid-Merem, une porte-parole de GM. "GM a identifié des mesures possibles à l'opérationnel qui pourraient être prises pour maintenir le niveau de liquidités au cas où les conditions économiques et sectorielles persistaient voire se dégradaient", a-t-elle ajouté.

Merrill Lynch, pour sa part, estime que le constructeur a besoin de 15 milliards de dollars d'argent frais. Il a abaissé sa recommandation sur GM, ramenant son objectif de cours de 28 dollars à 7 dollars. Ce qui a fait chuter de plus de 10% le titre GM, qui cotait 10,50 dollars en fin d'après-midi, son plus bas niveau depuis 54 ans. Le titre avait déjà fortement chuté ces dernières semaines, mais il s'était repris mardi, le constructeur ayant annoncé un recul de 18% de ses ventes en juin alors que les analystes redoutaient une chute d'au moins 25%.

L'analyste de la banque d'affaires a aussi révisé à la baisse ses prévisions pour le marché automobile américain. Il prévoit désormais des ventes de 14,3 millions d'unités en 2008 et 14 millions en 2009, contre 16,15 millions en 2007.

La porte-parole de GM a rappelé que de premières mesures pour limiter les dépenses de trésorerie ont été récemment mises en place, avec la fermeture temporaire de quatre sites de production dédiés aux 4x4 et le report du calendrier d'entrée en production d'un nouveau modèle de gros pick-up. M. Rashid-Merem a cité "d'autres mesures qui pourraient être mises en place" si nécessaire : "réduction des coûts fixes, vente d'actifs non stratégiques, report ou annulation d'investissements".

Sans répondre directement au besoin d'une levée de capitaux évoquée par Merrill Lynch, la porte-parole a indiqué que GM "étudiera de manière opiniâtre la possibilité de réaliser des transactions financières sur les marchés, bien que nous n'ayons rien de particulier à annoncer aujourd'hui".

GM s'éffondre sur fond de rumeurs de faillite
02.07.2008 | 19:21
http://www.challenges.fr/actualites/entreprises/20080702.CHA3714/gm_seffondre_sur_fond_de_rumeurs_de_faillite.html

Merrill Lynch n'exclut pas cette hypothèse, tandis que General Motors répond avoir de la flexibilité financière.

Merrill Lynch affirme, mercredi 2 juillet, qu'une faillite de General Motors n'est "pas impossible" si le marché automobile américain continue de se détériorer et si le constructeur ne parvient pas à renforcer son bilan. La banque d'investissement précise que le constructeur automobile pourrait avoir besoin de 15 milliards de dollars (9,5 milliards d'euros) de capitaux frais.
Le groupe automobile a répondu, mercredi, avoir de la flexibilité financière, malgré la baisse du marché automobile américain. "Nous continuons de penser que le groupe a assez de liquidités et de flexibilité financière pour répondre à ses besoins en 2008, en dépit de volumes de ventes en baisse aux Etats-Unis", a détaillé à l'AFP Renée Rashid-Merem, une porte-parole de GM. "GM a identifié des mesures possibles à l'opérationnel qui pourraient être prises pour maintenir le niveau de liquidités au cas où les conditions économiques et sectorielles persistaient voire se dégradaient".
Merrill Lynch a abaissé sa recommandation sur la valeur d'"acheter" à "sous-performance" et ramené son objectif de cours de 28 à sept dollars.

L'action GM, déjà à ses plus bas niveaux depuis cinquante ans depuis plusieurs séances, chutait encore de 10,38%, à 10,53 dollars, à 18 heures (16 heures GMT).

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"C'EST CELUI QUI DETIENT LES FINANCES QUI COMMANDE ET CONTROLE"

Maintenant, il faut que l'Algérie et les Algériens "demandent des comptes" à la ministre française de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette, et à son "mentor", M. Nicolas, Paul, Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa, concernant les réserves de change de l'Algérie estimées à au moins 91 milliards de Dollars US.

Pourquoi Mme Christine Lagarde née Christine Lallouette a "orienté" et "poussé" l'Algérie à investir une grande partie de ces réserves de change dans des produits ou instruments financiers et des fonds d'investissement Américains et Européens "pourris" qui risquent actuellement la "banqueroute" ?

On oublies les dizaines de milliards de pétrodollars Algériens qui risquent tout simplement la disparition suite a cette grave crise financiere des marchés boursiers mondiales.

Ce n'est qu'un secret de polichinelle mais l'Algérie a choisi de spéculer avec des dizaines de milliards de pétrodollars Algériens issue de l'exportation du pétrole et du gaz Algériens sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a donné volontairement son portefeuille de pétrodollars à des financiers étrangers, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ). Le résultat est tout naturel, ce portefeuille sera pillé scientifiquement et rendu vide. As tu déjà vu un humble Algérien donné volontairement son portefeuille à un voleur ? Non. mais l'Algérie l'a malheureusement fait.

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens ont déjà été perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette spéculation sur les marchés boursiers mondiales contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur les marchés boursiers mondiales, contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

Je me demande combien de milliards de petrodollars Algériens vont encore être perdu ou "volé scientifiquement" suite à cette nouvelle crise sur le marché boursier de Dubai  (Émirats arabes unis) , contrôlés directement ou indirectement par des sionistes ( nos pires ennemis ).

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale (contrôlés directement ou indirectement par des sionistes = nos pires ennemis ) avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans son peuple et sa terre, quel honte et débilité.

L'Algérie a choisi donc volontairement d'investir dans la spéculation boursière mondiale pour faire plaisir aux "sionistes = nos pires ennemis" avec des pertes catastrophiques au lieu d'investir dans les générations futures d'Algériens et la terre qui les a vu naître , quel honte et débilité.  

Qui sont ces monstrueux "Algériens" qui ont fait ce choix honteux et débile et sont entrain de l'appliquer avec zèle ?

"Cette Algérie" a déjà joué et perdu, par incompétence et débilité, dans les bourses mondiales énormément de milliards de dollars US issues de l'exportation des hydrocarbures Algériens.

Actuellement, "cette Algérie" "potecoloniale" continue cette pratique douteuse qui est d'investir et spéculer dans les "casinos" de la finance mondiale au lieu d'investir dans la terre d'Algérie.

Ce qui est le plus douteux dans cette histoire est que "cette même Algérie" demande aux Algériens de l'étranger et aux étrangers de venir investir et prendre des risques en Algérie Alors même que "cette Algérie" ne le fait même pas et préfère investir et perdre dans  les "casinos" de la finance mondiale qu'on appelle "bourses mondiales" au lieu d'investir dans la terre d'Algérie. Ah tu vois l'hypocrisie de "Cette Algérie" qui est vraiment douteuse.


Pour comprendre le sens de ci-dessous merci de lire la suite plus bas :


Elle occupe la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers
L’Algérie investit 43 milliards de dollars aux Etats Unis


Par Sofiane Bouayad/ Traduit par B. A - El Khabar - mercredi 22 aout 2007

Les investissements algériens aux Etats-Unis ont atteint 43 milliards de dollars, l’Algérie occupe ainsi la 9ème place des investissements gouvernementaux étrangers.

Selon un rapport de l’institut Paterson de l’économie internationale aux Etats-Unis, l’Algérie occupe la 9ème place en terme d’investissements étrangers, surtout en ce qui concerne les investissements de titres du Trésor qu’elle possède à travers une Caisse d’investissement créée par le Gouvernement algérien en 2000.

Les investissements algériens, selon le site « tout sur l’Algérie » aux Etats-Unis, viennent après ceux des Emirats Arabe Unis qui vont de 500 à 875 milliards de dollars, Singapour entre 300 et 430 milliards de dollars, la Norvège avec 380 milliards de dollars, le Koweït 174 milliards, la Russie 122 milliards…etc, ces pays, tout comme l’Algérie, se basent sur les hydrocarbures.

Le cabinet d’avocat Baker et Mckenzie, géré par la ministre française de l’économie Christine Lagarde, sera le conseiller du gouvernement algérien en ce qui concerne ses investissements aux Etats-Unis. (au moins 43 milliards de pétrodollars)


Algérie-France : Quand Christine Lagarde conseillait l’Etat algérien (exclusif)
Par hayet zitouni le 01/07/2007 à 07:05
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=273

Christine Lagarde, le nouveau ministre français de l’Économie, est une atypique au sein des élites politiques françaises. Titulaire du poste à Bercy à la faveur du remaniement ministériel qui a suivi les élections législatives du 17 juin, cette ancienne avocate apparaît comme la reine du mécano industriel et financier à l’échelon mondial. En effet, durant six années, elle a dirigé l’un des trois plus importants cabinets d’affaires international à Chicago, aux Etats-Unis. Parvenue à la tête de Baker&Mac Kenzie en 1999, elle a contribué à  l’augmentation du chiffre d’affaires de 50%. Gestionnaire d’un groupe  présent dans 35 pays par l’entremise de ses 9000 salariés, elle possède une fine connaissance des us et coutumes du « big business».

Selon nos informations, depuis le milieu des années 90 et pendant plusieurs années, son cabinet conseille l’Etat algérien sur le plan international : gestion des placements et des actifs algérien à l’étranger, négociations avec les organismes internationaux…Baker&Mac Kenzie a déjà mené plusieurs négociations importantes pour le compte de l’Algérie. Un dossier suivi de très près par Christine Lagarde quand elle était à la tête du cabinet d’avocats. « Elle connaît très bien les Algériens. Elle connaît surtout les bonnes personnes, celles qui négocient pour le compte de l’Etat algérien et défendent ses intérêts à l’étranger. Elle parle leur langage et sait leurs attentes. Et les Algériens lui font confiance », souligne un habitué des négociations internationales.

Familière de l’Algérie et consciente de son potentiel, ce n’est peut-être pas un hasard si Christine Lagarde semble vouloir marquer le pas dans la constitution d’un nouveau pôle énergétique français, l’alliance  Suez-Gaz de France (GDF) ayant du plomb dans l’aile. Elle voit ainsi d’un œil favorable l’éventuelle participation de la Sonatrach dans le futur grand ensemble français, manière de donner une nouvelle impulsion à la coopération franco-algérienne. Pragmatique au-delà de tout, le  ministre de l’Économie a déjà décroché son téléphone pour sonder les Algériens de leurs intentions. Surprise : Les retours seraient favorables. Son expertise et son carnet d’adresses personnel mis au service de la diplomatie du business devraient trouver une première traduction lorsqu’elle accompagnera le 10 juillet Nicolas Sarkozy à Alger dans sa visite d’État. Cette dernière sera en partie consacrée à la question de l’énergie.

Son ancien cabinet Backer&Mac Kenzie doit ouvrir un bureau en Algérie avant la fin de l’année mais Christine Lagarde est déjà largement familière des petits et grands secrets de l'économie algérienne. Le souvenir qu’elle a personnellement laissé à Alger peut permettre à la France d’espérer renouer des relations économiques à la hauteur de l’ambition méditerranéenne affichée par Nicolas Sarkozy.


En conclusion, le Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie est en réalité localisé au 139, rue de Bercy 75572  Paris Cedex 12 , FRANCE.

Pour vous indigènes d'Algérie : entrepreneurs, pme, pmi, agriculteurs, éleveurs, fellahs, fonctionnaires, ouvriers, entreprises, banques, privées et "publiques", retraités, pensionnaires, chomeurs, harragas,  ayant des besoins de cash ou de crédits pour financer vos activités en terre indigène "d'Algérie", payer les salaires des indigènes d'Algérie et tout simplement survivre, il vous faudra envoyé vos demandes de crédits et de cash et vos réclamations directement à cette adresse :

Christine Lagarde (ex-Backer&Mac Kenzie)
Ministère de l'Économie, des Finances et de l'Emploi
Service de l'Economie, des Finances et de l'Emploi des indigènes d'Algérie
139, rue de Bercy
75572  Paris Cedex 12
France

Téléphone     +33 1 40 04 04 04
Télécopie     +33 1 53 18 96 48
E-mail: Christine.Lagarde@finances.gouv.fr ou E-mail: mediateur@finances.gouv.fr

Site http://www.minefi.gouv.fr
Site web http://www.minefe.gouv.fr/ministere_finances/lagarde.htm
http://lesservices.service-public.fr/mod_res/index.htm?ID=ja01_centrale&P_PREC=fiche_s



Gestion occulte des finances publiques : les raisins de la colère
Par said kaced le 21/08/2007 à 12:06
http://www.toutsurlalgerie.com/contenu.php?id=718

Le gouvernement algérien investit 43 milliards de dollars aux Etats-Unis, essentiellement en emprunts obligataires de l’Etat américain, mais ne rend compte à aucune institution du pays sur la gestion de ces avoirs colossaux.

Au-delà de la fierté circonstancielle que l’on pourrait tirer du fait de prêter à la première puissance militaire – du reste la plus endettée au monde-, combien d’actions occultes resteront, peut-être à jamais, dans la méconnaissance de nos preux représentants de la Nation, réunis au sein d’une Assemblée–croupion ?

A l’heure où l’on s’interroge en quelques médias sur l’utilité des partis – question ô combien récurrente, mais fort peu innocente – qui oserait demander au sein de l’auguste Assemblée des comptes au gouvernement Belkhadem sur les torts causés au bon fonctionnement démocratique par le maintien de l’état d’urgence ? Car, cette «petite contingence», imposée par des impératifs sécuritaires inopportuns par endroits, met à l’abri du contrôle populaire des scandales de portée planétaire – les zones d’ombres autour du crash financier du groupe Khalifa pour n’en citer que le plus récent – qui permettent, hélas, à des organismes internationaux de classer l’Algérie dans la catégorie, peu glorieuse, des pays «à hauts risques».

Quel député commencerait à «éplucher» sérieusement les propositions de budgets de tel ou tel ministère, particulièrement celui de la Défense aux dépenses inconsidérées et inutiles, lors de la prochaine présentation du projet de loi de finance ?

Cela n’est pas fortuit au moment où les Algériens s’apprêtent à subir les affres de la hausse infernale des prix lors du Ramadhan. Nos compatriotes comprennent, de moins en moins, l’étalage outrancier de richesses – 80 milliards de dollars en réserves de change – qui ne se traduit pas par une amélioration de leurs conditions de vie, souvent très précaires pour le plus grand nombre d’entre eux.

Dans le même temps, leurs élus relaient, peu ou prou, les inquiétudes légitimes qu’ils manifestent en cercle restreint – les grands rassemblements populaires étant prohibés, exacerbant ainsi leur rancœur et leurs frustrations. Loin de nous l’idée de suggérer que le germe de l’explosion sociale prolifère à l’ombre des lois d’exception. Les raisins de la colère…


43 milliards de dollards y sont déposés
L’Algérie «prête» aux banques américaines


LA VOIX DE L ORANIE - 22-08-2007 - Auteur: Amine Makri
http://www.voix-oranie.com/view.php?id=23794

C’est peut-être une nouvelle qui fera plaisir à beaucoup d’Algériens de savoir que leur pays prête des milliards de dollars aux puissants Américains.

Et oui, l’Algérie prête bel et bien de l’argent aux Etats-Unis et beaucoup! Une bonne partie des réserves de change de l’Algérie, qui avoisinerait les 90 milliards de dollars, est en effet entreposée dans les banques américaines moyennant des subsides. C’est ce qu’a révélé le Peterson institut for International Economics qui vient de publier les chiffres annuels des avoirs des pays étrangers. Ainsi, il ressort que le montant des avoirs de l’Etat algérien, détenus à travers un fonds d’investissement créé en 2000 par le gouvernement aux Etats-Unis, s’élève à 43 milliards de dollars, d’après cet institut.

Cette cagnotte place l’Algérie en huitième position «des investisseurs» gouvernementaux étrangers aux Etats-Unis. Notre pays est devancé par les Emirats Arabes Unis (entre 500 et 875 milliards de dollars), Singapour (de 200 à 430 milliards), la Norvège (380 milliards), le Koweït (174 milliards), la Russie (122 milliards), la Chine (66 milliards) et le Qatar (50 milliards). La majorité de ces pays, à l’image de l’Algérie, tirent leurs recettes des exportations pétrolières. Il faut cependant préciser que ces avoirs ne sont pas des investissements à proprement parler mais de l’argent placé dans des titres d’Etats appelés «Bons du Trésor américain». Ce sont des emprunts obligataires de l’Etat américain, garantis et donc présentant peu de risques pour les investisseurs qui les choisissent. Evidemment, ces placements rapportent des bénéfices puisque le taux d’intérêt est de 2% d’après les spécialistes. En effet, pour un montant de 100 milliards de dollars par exemple, un pays tirera deux milliards de dollars d’avantages par année. Pour leur part, les Etats-Unis recourent à cette technique d’endettement pour financer leurs projets publics. Et les monarchies pétrolières qui accumulent des milliards de dollars de liquidités sont les fournisseurs les plus importants des banques américaines en devises sonnantes et trébuchantes. L’Algérie est en train de suivre le chemin depuis la montée spectaculaire des cours du brut au début de l’année 2000 qui ont dopé les réserves de change dont on estime le volume, d’ici à la fin de l’année, à quelque 100 milliards de dollars.


--------informaticien- 27 Novembre 2007 --------
http://www.algerieinfo.com/forum/index.php?topic=71.msg1251#msg1251

Et dire qu'ils veulent voir des investisseurs en Algérie, quelle hypocrisie

100% des réserves de change de l'Algérie representant les hydrocarbures Algériens vendus, estimées à près d'au moins 91 milliards de dollars US (USD = future monnaie de singe) sont investis à l'extérieure de l'Algérie chez les occidentaux ( USA et Europe) afin de soutenir et entretenir leurs endettements et surconsommations abjects.
( LES INTERETS de ces " réserves de change " sont en majorité détournés grâce au sombre business Algérien de l'Import-Import ). La machine a détourné est très bien huilée et managée par des Algériens et des étrangers très compétents dans ces domaines qui sont le détournement et le blanchiment d'argent d'un pays.

D'un côté des Algériens soutiennent des économies occidentales abjects en déclins et d'un autre côté ces mêmes Algériens affament et rendent esclaves d'autres Algériens en Algérie. maintenant qui sont les "colonialistes".

Algérie : pas de conséquences de la crise des subprime sur les réserves de change
Par AFP le 26/11/2007
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-finances-crise-subprimes-reserves-de-change-1795.html

La crise américaine des crédits hypothécaires à risque (subprime) « n'a pas eu de répercussions négatives sur les placements de la Banque d'Algérie aux Etats-Unis, ni sur les réserves de change », a déclaré lundi à Alger la ministre déléguée à la Réforme financière, Fatiha Mentouri.

La ministre était interrogé lors d'une conférence de presse sur l'effet de cette crise des "subprime" sur les réserves de change de l'Algérie, dont une partie est placée en bons de Trésor américains. "La Banque d'Algérie mène une gestion des réserves de change avec toute la prudence possible, qui lui dicte d'opérer des placements financiers sûrs" à l'étranger en les diversifiant sous forme de titres financiers à long terme et de dépôts, a dit Fatiha Mentouri.

L'essentiel des recettes extérieures de l'Algérie provient du pétrole, dont la monnaie de compte est le dollar, mais la Banque d'Algérie les diversifie aussitôt en les convertissant en diverses autres monnaies dont le yen japonais et la livre sterling.

Selon le gouverneur de la Banque d'Algérie, Mohamed Laksaci, 70% des réserves de change de l'Algérie sont investis à moyen et long termes sous forme de titres auprès d'autres Etats, essentiellement aux Etats-unis. Ces placements garantissent une plus grande liquidité et de faibles risques sur ces dépôts, selon lui. Trente pour cent (30%) des réserves restantes sont investis en placements bancaires à l'étrange, selon le gouverneur.

Les réserves de change de l'Algérie étaient estimées, à fin juin 2007, à près de 91 milliards de dollars.

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« Répondre #83 le: 14/07/2008 - 11:07:33 »

ON N'ARRIVE PAS A ADMETTRE COMMENT L' ETAT ALGERIEN ET LA BANQUE D'ALGERIE VOLENT AU SECOURS, VOLONTAIREMENT ET INDIRECTEMENT AVEC L'AIDE DE LA FRANCE, DE BANQUES US EN FAILLITES ET LAISSENT LES BANQUES, ENTREPRISES ET POPULATION INDIGENES ALGERIENNES DANS LA TOURMENTE ET LA MISERE NOIRE. C'EST INADMISSIBLE ET ECOEURANT. EST-ON TOUJOURS SOUS LE JOUG DU COLONIALISME OCCIDENTAL mené PAR LE TUTEUR OFFICIEUX DE L'ALGERIE, LA FRANCE ?. LA GUERRE D'ALGERIE N'EST-ELLE PAS FINI DEPUIS 1962 OU CONTINUE T-ELLE TOUJOURS ? QUI CHERCHE ENCORE A EXTERMINER PHYSIQUEMENT, PAR LA MISERE, LE TERRORISME PREFABRIQUE (assassinats, massacres, répressions), LA FAMINE, LES DROGUES ET LES MALADIES PROVOQUEES ET NON TRAITEES, LA MAJORITE DE LA POPULATION ALGERIENNE CAR DEVENUE TROP ENCOMBRANTE POUR LES INTERETS (PETROLE ET GAZ) DES OCCIDENTAUX ET LEUR NOUVEAUX HARKIS "ALGERIENS" ? LA POPULATION ALGERIENNE SERVILE RESTANTE EST-ELLE DESTINE, COMME "DIGNE" RECOMPENSE, A ETRE DES ESCLAVES ?

Dans ce grave contexte de crise, quel sera le destin des (au moins) 45 milliards de pétrodollars des algériennes placé par la ministre des finances de la France Algérie, lagarde, au USA ? certains algériens ont vraiment perdu ou vendu leurs "honneurs" et tout cela pour spolier tous les algériens et aider à tenter de sauver de la faillite des entreprises et banques américaines en pleine crise financière, à travers le département du Trésor américain, gérant les bons du trésor Américain dont l'état algérien et la Banque d’Algérie sont anormalement friand.

Pourquoi tant de discrimination et de racisme économiques et financiers, dignes des pires colonialistes, de l'état algérien et de la Banque d’Algérie envers les entreprises et banques indigènes algériennes et le peuple indigène algérien déjà spolier un million de fois.


video a voir http://www.dailymotion.com/video/x5x9rq_krachfaites-des-stocks_news

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ALORS QUE LES RÉSERVES DE CHANGE DÉPASSENT 126 MILLIARDS DE DOLLARS
L’Algérie peine à constituer ses stocks de blé

14 Juillet 2008 - L'Expression - Nadia BENAKLI et Mohamed TOUATI
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-07-14/54394.html

La facture sera révue nettement à la hausse

En l’espace de quatre mois seulement, l’Algérie a engrangé une cagnotte de plus de 13 milliards de dollars.

Deux nouvelles: la bonne, puisque c’est par là qu’il faut commencer, c’est que les réserves de change ont dépassé le montant des 125 milliards de dinars, plaçant ainsi l’Algérie parmi les pays les plus riches au monde.

La mauvaise nouvelle, est qu’au moment où le gouverneur de la Banque d’Algérie annonçait cette opulence devant les sénateurs, le chargé d’études au ministère de l’Agriculture révèle à l’opinion nationale que nos stocks de blé risquent de connaître une rupture dans 12 mois et que l’Algérie doit débourser encore cette année, 2 milliards de dollars pour importer 80% de nos besoins en céréales. Ainsi donc, la santé financière de l’Algérie s’est renforcée. Les réserves de change ont atteint 125,95 milliards de dollars à la fin du mois d’avril dernier. Ce bilan a été communiqué par le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, lors de son passage hier, au Conseil de la nation. De l’ordre de 123, 46 milliards de dollars en mars dernier, les réserves ont grimpé de plus de deux milliards de dollars à la fin avril. En l’espace de quatre mois seulement, l’Algérie a engrangé une cagnotte de plus de 13 milliards de dollars. Ce niveau record, explique M.Laksaci, a été réalisé compte tenu de l’impact de l’évaluation de l’euro et de la livre sterling. Avec la flambée des prix du pétrole, l’Algérie pourrait clôturer l’année 2008 avec 200 milliards de dollars.

L’Algérie va-t-elle placer encore plus d’argent dans le Trésor américain? Le patron de la Banque d’Algérie s’est longuement expliqué sur ce point qui a suscité l’attention des sénateurs. Se voulant rassurant, M.Laksaci affirme que le placement des réserves de change dans le Trésor américain offre plus de garantie et de sécurité. «Vu les perturbations qu’a connues la scène financière internationale, nous avons diminué la part des dépôts au niveau des banques nationales et augmenté la part des avoirs au niveau des Banques centrales américaines», a-t-il précisé.

En termes plus clairs, le placement des fonds ne se fait pas dans n’importe quelle banque étrangère. M.Laksaci a clarifié quelques notions sur le processus de gestion des réserves de change qui obéit aux règles internationales. Par ailleurs, le patron a fait un compte rendu détaillé de la situation financière du pays et l’évolution de la croissance économique. Sur ce point, il a déclaré que le taux d’inflation a atteint 5,63% à fin mars et 6,44% à fin avril. Cette évolution est due, explique-t-il, à la hausse des prix des produits alimentaires.

Pour faire face à ce nouveau type d’inflation, la Banque d’Algérie continue de soutenir la stabilité du taux réel de change et d’assurer une gestion rigoureuse de la politique monétaire. Au sujet des céréales, la situation dont a hérité l’actuel ministre de l’Agriculture, le Dr Rachid Benaïssa de son prédécesseur, Saïd Barkat, n’est guère rassurante.

La production des céréales qui aurait atteint 43 millions de quintaux en 2007, selon les chiffres avancés par l’Office national des statistiques, devrait être revue à la baisse pour l’année en cours.
«Cela est dû en particulier à une pluviométrie défavorable», a indiqué M.Omar Aït Ameur, qui s’exprimait hier matin, sur les ondes de la Radio nationale. Le directeur des études au ministère de l’Agriculture et du Développement rural qui impute cette contre-performance aux conditions climatiques, n’a pas été très rassurant quant à la disponibilité des stocks de blé, ils ne représenteraient qu’une durée de douze mois. Sans se montrer alarmiste, l’invité de la Chaîne III, quelque peu évasif, a assuré que «les prévisions à court et moyen termes ne laissent planer aucun risque de pénurie».

Il n’y aurait donc pas péril en la demeure. La réalité est cependant ce qu’elle est: la production de blé dur n’a pas atteint les 20 millions de quintaux durant l’année 2007 alors que celle de blé tendre a, à peine, atteint les 10 millions de quintaux pour la même année. Une récolte qui est loin de réduire la facture de l’importation. Cette dernière qui était estimée à 1,89 milliard de dollars, devrait être revue nettement à la hausse. Elle pourrait dépasser les deux milliards de dollars. Et quand bien même les recettes en hydrocarbures mettent l’Algérie à l’abri d’une pénurie de ce type, il n’en demeure pas moins que la facture est sérieusement salée.

L’importation des produits de consommation en Algérie, selon certaines prévisions, devrait connaître une hausse sans précédent de 32 milliards de dollars en 2008; elle devrait atteindre pas moins de 47 milliards de dollars en 2012.

Cette diminution de la production céréalière, n’est donc pas de bon augure pour l’économie algérienne.
Une nouvelle pour le moins rassurante vient cependant de tomber. La production mondiale de blé vient d’atteindre un record. Elle s’élève à 664, 24 millions de tonnes pour 2008-2009.

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Mohamed Laksaci devant le conseil de la nation
Les réserves de change ont atteint 125,95 milliards de dollars à fin avril 2008

Par :Meziane Rabhi - LIBERTE - Edition N° 4817 du Lundi 14 Juillet 2008
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=96813

Le gouverneur de la Banque d’Algérie évoque “l’extrême prudence” dans l’octroi de nouveaux agréments aux banques, “dans cette phase de turbulences”.

Les réserves de change de l’Algérie ont atteint 125,95 milliards de dollars à fin avril 2008 contre 123,46 milliards de dollars à fin mars 2008. C’est qu’a annoncé hier le gouverneur de la Banque d’Algérie, M. Mohamed Laksaci, devant le Conseil de la nation. Elles étaient établies à 110,18 milliards de dollars à fin décembre 2007. En d’autres termes, les réserves officielles de change ont augmenté de plus de 15 milliards de dollars en quatre mois.

À ce rythme, elles dépasseront la barre des 160 milliards de dollars d’ici la fin de l’année. M. Mohamed Laksaci, en répondant aux questions des sénateurs, a expliqué longuement la gestion des réserves de change par la Banque d’Algérie. Sans donner de détails sur les montants placés, le gouverneur de la Banque d’Algérie s’est contenté d’expliquer la pratique internationale, en la matière codifiée par la banque des règlements internationaux. L’Algérie n’échappe pas à cette pratique.

Les réserves de change d’un pays sont traditionnellement regroupées dans un portefeuille de devises, conservées par la Banque centrale avec l’objectif de pouvoir intervenir à tout moment sur les marchés de change, ce qui entraîne des exigences extrêmement fortes en termes de liquidité et de sécurité. “Les banques centrales ne prennent pas de risques. Elles n’investissent pas dans les actifs financiers, qui certes ont des rendements plus élevés, mais ils sont plus risqués”, explique M. Laksaci, ajoutant que “plus le niveau de réserves de change augmente, plus la prudence doit être de rigueur”.

Du coup la Banque d’Algérie, indique le gouverneur, poursuit rigoureusement l’effort d’amélioration de la gestion des réserves officielles de change, selon les règles et normes propres aux Banques centrales et en faisant face à la volatilité sur les marchés financiers internationaux.

Depuis la crise des subprimes qui a secoué les principales Bourses mondiales, la Banque d’Algérie a revu l’architecture des placements des réserves, en privilégiant les titres souverains. “Nous avons augmenté les placements en titres souverains et nous avons baissé les dépôts dans les banques”, affirme M. Mohamed Laksaci, précisant que le taux de rendement moyen des réserves de change placées dépasse les 4%. Par ailleurs, entre 2001 et 2003, la Banque d’Algérie a entrepris une opération de diversification des placements, en faveur de l’euro. Une partie des réserves en dollar a été convertie en euro. Mais pour le gouverneur de la Banque d’Algérie, le dollar (américain) reste la monnaie de réserves.

S’exprimant sur les fortes fluctuations des taux de change des principales devises sur les marchés de change internationaux, M. Laksaci a souligné que la Banque d’Algérie poursuit sa politique de flottement dirigée pour assurer la stabilisation du taux de change effectif du dinar à un niveau proche de l’équilibre. Autre paramètre positif, rappelé par le gouverneur de la Banque d’Algérie,  l’encours de la dette extérieure à moyen et long terme estimé à fin 2007 à 4,889 milliards de dollars. “La stratégie de désendettement extérieur de l’Algérie conduite entre 2004 et 2006 a permis la réalisation d’importantes économies sur les paiements des intérêts”, insiste M. Laksaci.

Cette dette ne représente plus que 3,6% du produit intérieur brut en 2007. Il s’agit là aussi d’un important élément de sécurité financière pour l’économie nationale contre d’éventuels “chocs” externes, notamment ceux inhérents à des turbulences sur les marchés financiers internationaux. “Beaucoup de pays ont des difficultés aujourd’hui de lever des fonds sur le marché financier”, souligne le gouverneur de la Banque centrale, en faisant référence à la crise dite des subprimes. “Les conditions des crédits sont plus sévères”, précise M. Laksaci. Au tableau gris, concernant les fondamentaux macroéconomiques, le retour de l’inflation. “C’est une inflation par les coûts importée”, explique le gouverneur de la Banque d’Algérie. L’indice des prix (le taux d’inflation) est passé de 3,5% en 2007 à 4,47% à fin avril 2008.

En glissement annuel, le taux d’inflation atteint 5,63% en mars et 6,44% en avril. Sur un autre plan, interrogé sur l’octroi d’agrément, notamment pour les banques islamiques, le gouverneur de la Banque d’Algérie affirme que l’institution qu’il dirige “est extrêmement prudente dans cette phase de turbulences”. “Nous devons tenir compte de cet environnement”, souligne M. Laksaci en faisant référence à la crise financière internationale, dite subprime et qui a ébranlé même les banques de premier rang.

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Les USA sauvent deux géants du refinancement hypothécaire
Pierre Tricoire - 14/07/2008
http://www.lefigaro.fr/societes-etrangeres/2008/07/14/04011-20080714ARTFIG00245-les-usa-sauvent-deux-geants-du-refinancement-hypothecaire-.php

Afin de leur éviter la faillite, les autorités américaines (département du Trésor américain) vont accorder «temporairement» une ligne de crédit à Fannie Mae et Freddie Mac, et démentent une éventuelle nationalisation.

Quelques mois seulement après avoir volé à la rescousse de Bear Stearns, la banque américaine en faillite, les Autorités américaines ont pris la décision de secourir Fannie Mae et Freddie Mac, deux bailleurs géants de l'immobilier américain. En fin de semaine, les cours de bourse des deux établissements se sont subitement effondrés, représentant une chute de près de 50% sur une semaine. Les investisseurs ont été pris de panique, craignant un dépôt de bilan.

Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent environ 5 200 milliards de dollars de créances hypothécaires sur 12 000 milliards au total aux Etats-Unis, soit plus de 40% de l'encours de crédit immobilier. Aujourd'hui, avec la montée des défauts de paiements, les marchés sont de plus en plus convaincus que les deux géants ne sont plus assez bien capitalisés.

Trouver des liquidités, indispensable à leur activité, devient maintenant particulièrement difficile. Pour éviter que les deux groupes ne se retrouvent en panne de liquidités, le Trésor américain va ainsi augmenter «temporairement» l'actuelle ligne de crédit qu'il leur consent, limitée à 2,25 milliards de dollars

Il sera d'ailleurs possible pour le Trésor d'acquérir temporairement des actions des deux établissements. Le communiqué ne précise cependant pas si ces achats de titres seront effectués sur le marché, afin de soutenir leur cours, ou s'ils le seront lors d'une éventuelle augmentation de capital, rendue difficile en raison du faible cours de l'action. De son côté, la réserve Fédérale laissera accéder les deux groupes à ses facilités de refinancement, comme peuvent depuis toujours le faire les banques commerciales et, depuis peu, les banques d'affaires.


Fannie Mae et Freddie Mac jouent un rôle central dans notre système de financement de l'immobilier et doivent continuer à le faire sous leur forme actuelle de compagnies détenues par leurs actionnaires», a expliqué le secrétaire au Trésor (département du Trésor américain) Henry Paulson, en rejetant une nouvelle fois l'hypothèse d'une mise sous tutelle gouvernementale des deux sociétés. Le montant de ce nouveau plan n'a pas été rendu public. Paulson a seulement assuré que des dispositions seront prises pour que le contribuable américain n'ait pas à en supporter. Les pouvoirs publics se devaient d'annoncer quelque chose de concret ce lundi.

Fannie Mae, fondé par l'Etat en 1938 et privatisé en 1968, avec Freddie Mac, depuis 1970, sont les piliers du crédit immobilier américain. Ces établissements sous supervision de l'Etat garantissent ou possèdent les emprunts immobiliers qu'ils rachètent aux banques, grâce à des taux préférentiels. Mais avec la bulle de l'immobilier américain, le volume de leurs prêts a grimpé d'environ 350% en 10 ans. La part des défauts de paiement a doublé en un an, et environ 2,5 millions de familles seraient des emprunteurs insolvables. Une incapacité totale de racheter ou garantir les emprunts ferait ainsi s'effondrer tout le crédit américain.

Les bancaires, qui avaient fortement chuté vendredi, se reprennent nettement ce lundi à cette annonce. Le secteur sera au centre des préoccupations cette semaine, alors que de nombreuses publications sont attendues aux Etats-Unis. Merrill Lynch et JP Morgan Chase dévoileront leurs résultats du deuxième trimestre jeudi 17 juillet, et Citigroup le vendredi 18 juillet.

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Algérie : l'ambassadeur Bernard Bajolet, un fin jardinier quitte le jardin algéro-français
Par hayet zitouni le 15/07/2008
http://www.toutsurlalgerie.com/algerie-france-bajolet-4216.html

C'était hier à l'occasion de la fête nationale française, le dernier discours de l'ambassadeur de France Bernard Bajolet. Après un an et demi passé à Alger, ce diplomate qui aura marqué les relations algéro-françaises comme peu avant lui quitte Alger.

Dans son discours prononcé lors du 14 juillet, Bernard Bajolet est revenu sur ces « mauvaises herbes » et ces « épines » qui empoisonnent les relations entre les deux pays. Et on peut le dire, ce diplomate aura été fin jardinier. Il aura contribué par de nombreux gestes symboliques depuis l'élection du président Sarkozy à retailler le jardin algéro-français. En faisant jouer Quassaman à l'ambassade il y a un an et pour la première fois, en prononçant notamment un discours reconnaissant les massacres du 8 mai 45 et en donnant de la chair aux propos du président français lors de son discours à l'université de Constantine le 5 décembre dernier

« La voie a été tracée au plus haut niveau depuis l'élection du Président de la République, dont un des premiers gestes a été d'appeler son homologue algérien, puis de lui rendre visite », a-t-il rappelé hier. « Sous l'impulsion des deux chefs d'Etat, le sillon a été creusé et semé. Il faut maintenant irriguer, puis récolter, tout en faisant attention aux mauvaises herbes », a-t-il prévenu.

Et Bernard Bajolet est revenu sur la colonisation lors de son discours par une question simple, « comment la République a-t-elle pu perdre de vue pendant les 132 ans de sa présence en Algérie, les valeurs fondatrices de liberté, d'égalité et de fraternité qu'elle a fait rayonner ailleurs dans le monde depuis plus de deux siècles ? En posant cette question, il ne s'agit pas de verser dans la repentance ni l'auto-flagellation, mais de faire preuve d'honnêteté pour le passé, de lucidité pour le présent et de vigilance pour l'avenir. Nous devons poursuivre nos efforts avec ténacité, sans nous laisser impressionner par la surenchère de ceux qui, de part et d'autre de la Méditerranée, ne souhaitent en réalité pas les voir aboutir, de crainte que ne disparaisse un fonds de commerce si aisé à exploiter ».

Effectivement, les deux pays semblent vouloir sortir de la crise permanente qui empoisonnait leurs relations à tel point que le président de la République s'est réjoui dans son message adressé hier à Nicolas Sarkozy de la « dynamique de rapprochement remarquable » que les relations entre les deux pays ont connue depuis un an, a souligné l'ambassadeur de France.

Bernard Bajolet aura été un grand ouvrier des relations algéro-françaises et son remplacement par Xavier Driencourt, plus fonctionnaire du Quai d'Orsay que diplomate au fait de ces questions algériennes et arabes, peut faire craindre pour l'avenir. A moins que, depuis l'Elysée, Bernard Bajolet, appelé à coordonner le renseignement auprès de Nicolas Sarkozy, ne conserve un œil sur Alger sans compter sa ligne téléphonique qui devrait rester ouverte en permanence sur les renseignements algériens. De quoi continuer à jardiner…

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LaRouche : la Fed échouera à sauver Freddie Mac et Fannie Mae
15 juillet 2008
http://www.solidariteetprogres.org/article4328.html

15 juillet 2008 (Nouvelle Solidarité) — Informé des plans de Henry Paulson et du gouvernement américain pour le sauvetage de Freddie Mac et de Fannie Mae, l’économiste américain Lyndon LaRouche a estimé que « la Fed et le Trésor vont lâcher un torrent de crédits pour des entités menacées, mais en vain. Sans les trois mesures que j’ai proposées, c’en est fini. Je ne parle pas d’un effondrement éventuel ; c’est maintenant que cela se passe. J’ai une politique alternative et elle marchera ; c’est la seule chose qui marchera. Aucun de leurs plans ne tient la route. Le patient, l’économie américaine, est en train de mourir, on se retrouve à son chevet pour ses dernières heures. On ne peut pas dire quand il mourra mais ça ne va pas tarder. En principe, le patient est déjà mort. »

« "Ils" ne pourront d’aucune façon trouver une solution, a-t-il poursuivi. Nous avons la solution et eux ne l’ont pas. J’ai défini la solution et tout le reste est une perte de temps », dit LaRouche.

« Nous vivons une crise de civilisation. Le danger que la civilisation s’éteigne rapidement, et non pas dans d’ici cinq ans, existe. Personne ne pourra définir la date précise, mais c’est une perspective à court terme. Moi, ce que je propose, ce n’est pas un nouveau système monétaire, mais un système de crédit à l’instar de celui de Franklin Delano Roosevelt. Seuls les Etats-Unis peuvent mettre ce type de proposition sur la table, bien que la Russie, la Chine, l’Inde et d’autres pays y participeraient si les Etats-Unis faisaient ce type de proposition ».

« Sinon, ne me demandez pas qui gagnera », disait-il en guise de conclusion, car « ce sera un jeu à somme nulle. Tout le monde perd tout ».

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L'AFFLIGEANTE HISTOIRE DE LA FAUSSE DEVISE
Addison Wiggin - Pour la Chronique Agora
http://www.la-chronique-agora.com/redacteurs/AddisonWiggin.html
http://www.la-chronique-agora.com/index.html

L'histoire a montré que l'argent -- non pas contrefait, mais de l'argent officiel, imprimé par le gouvernement -- se dévalorise souvent jusqu'à devenir quasiment sans valeur. Parmi quelques exemples, on peut inclure les roubles russes d'avant la Révolution, les billets de 50 millions de marks de l'Allemagne des années 20 et les pesos cubains pré-Castro. Dans tous ces cas, des changements politiques et économiques radicaux ont détruit la valeur des devises -- de manière soudaine, complète et permanente.

Quel genre d'événements pourrait faire la même chose au dollar, et que pouvez-vous faire aujourd'hui pour vous positionner stratégiquement ? La chute potentielle du dollar est une bonne nouvelle si vous savez quelles mesures prendre. Les Etats-Unis ne sont pas aussi solides qu'on le croit. Dans les années 30, 20% de toutes les banques américaines ont fait faillite, tandis que 15% de l'épargne partait en fumée. Après les mesures d'urgence mises en application par le président Franklin D. Roosevelt dans le cadre du Emergency Banking Relief Act de 1933, la confiance fut restaurée grâce à une nouvelle manœuvre législative : le Glass-Steagall Act de 1933. Cette loi créait la Corporation d'assurance des dépôts fédéraux (Federal deposit insurance corporation, FDIC), assurant tous les dépôts des banques américaines contre les pertes.

La gravité croissante de la situation avait été largement anticipée. Le journal financier Barron's, établi en 1921, déclarait dans un éditorial de 1933 : "depuis début décembre, Washington savait qu'une crise bancaire et financière majeure était probablement inévitable. Ce n'était qu'une question de savoir d'où proviendrait la première rupture, et de quelle manière elle se produirait". 

Deux semaines auparavant, le même journal prévenait ses lecteurs que lorsque le dollar commence à perdre de la valeur, cela mène à une série de "fuites" -- de l'immobilier vers les dépôts bancaires, des dépôts vers la devise, et finalement de la devise à l'or.

Nous pouvons appliquer ces observations astucieuses de 1933 à la situation monétaire actuelle. A l'époque, le gouvernement, anticipant une fuite de la devise vers l'or, avait déjà déclaré qu'il était illégal de stocker de l'or, ou même d'en posséder. La seconde mesure -- assurer les comptes des banques fédérales -- a aidé à calmer le jeu. En empêchant la panique, ces actions permirent la stabilisation de la devise. Mais à cette époque, les Etats-Unis étaient encore dans le cadre de l'étalon-or. La devise en circulation était, dans les faits, adossée à une chose tangible. Imaginez un parieur qui demande des jetons de plus en plus élevés : il finira par se retrouver à court de crédit. A un moment ou à un autre, le patron du casino se rendra compte que les capacités de remboursement du joueur sont douteuses. Peut-être que ses jetons ne sont qu'un tas de reconnaissances de dettes qu'on ne pourrait jamais encaisser.

Durant les années 30, les causes de la Grande dépression étaient complexes mais liées à une série d'abus évidents commis dans le cadre des politiques monétaires, financières et bancaires. L'histoire a simplifié le problème en accusant la Dépression du krach boursier. L'impression débridée de monnaie -- c'est-à-dire l'expansion d'une économie basée sur les reconnaissances de dettes -- est une bonne nouvelle pour quiconque reconnaît le potentiel de l'or.

L'or est le principal bénéficiaire de politiques monétaires imprudentes et de la fameuse Guerre contre la Terreur. Vérifiez la valeur moyenne d'une once d'or sur la décennie passée. Elle grimpe avec régularité depuis la fin 2001, passant de 275,50 $ le 30 novembre 2001 à 783,50 $ le 30 novembre 2007, avant de grimper encore, quelques semaines plus tard, à 936 $. Cette évolution du prix de l'or peut être attribuée en partie au moins aux attentats du 11 septembre 2001. Mais elle reflète également les politiques monétaires de la Fed et la spirale d'une reprise économique basée sur la dette.

Ces faits sont troublants pour le dollar, mais -- à nouveau -- ce sont d'excellentes nouvelles pour l'or. Rappelez-vous ce qu'était la situation politique et économique mondiale au début des années 1970 : un dollar faiblissant, de l'argent facile et une situation géopolitique tendue. Cela vous rappelle quelque chose ? Nous sommes revenus aux conditions qui prévalaient lorsque le cours de l'or est passé de 35 $ à plus de 850 $ l'once en 1980. Depuis 1995, la valeur de la devise en circulation a quasiment doublé (avec une hausse de 95,7%) ; en 2006, "l'argent factice" injecté dans l'économie atteignait 783,5 milliards de dollars. La politique de la Fed ressemble à un slogan publicitaire : "Besoin d'argent ? Nous allons en imprimer".

Les chiffres prouvent que l'or sera l'investissement du futur. La quantité totale d'or extrait dans le monde atteint en moyenne 80 millions d'onces par jour, mais la demande est à 110 millions d'onces. Si les banques centrales veulent maintenir la valeur de l'or constante, au moins 30 millions d'onces doivent être vendues tous les ans sur le marché. Cela leur met la pression. A mesure que le dollar flanche, les banques centrales voudront augmenter leurs détentions d'or physique, et non les réduire. Voilà pourquoi le prix du métal jaune a commencé à grimper, et pourquoi il doit continuer à grimper à l'avenir. Tant que cette demande augmente -- et elle augmentera à mesure que la valeur du dollar continue de chuter -- le prix de l'or reflète simplement les forces de l'offre et de la demande.

Mais, me demanderez-vous, pourquoi les banques centrales veulent-elles maintenir la valeur de l'or au plancher ? Pour répondre à cette question, il faut comprendre comment fonctionne le jeu monétaire mondial. La plupart des devises n'appliquent plus l'étalon-or, suivant l'exemple américain. A mesure que la valeur de l'or grimpe, elle entre donc en compétition avec les devises des autres pays. Bien entendu, la tendance vers un affaiblissement des devises et la demande soutenue pour l'or signifient que la hausse de l'or pourrait se poursuivre avec vigueur durant de nombreuses années.

(*) Addison Wiggin est le Directeur du Daily Reckoning, l'équivalent américain de La Chronique Agora. Mr Wiggin étudie, commente et écrit sur les marchés depuis plus de dix ans. Avec un master de philosophie de l’université de St John, il adopte un point de vue global et contrarien sur les marchés américains et mondiaux.

Addison Wiggin et Bill Bonner ont collaboré a la rédaction de deux ouvrages, L’inéluctable faillite de l’économie américaine, paru en 2004, et L’empire des dettes, paru en 2006.

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L'administration américaine vole au secours de Fannie Mae et de Freddie Mac
[ 14/07/08  - 06H53   -  lesechos.fr ]
http://www.lesechos.fr/info/finance/300279871-l-administration-americaine-vole-au-secours-de-fannie-mae-et-de-freddie-mac.htm

Le Trésor américain va augmenter "temporairement" la ligne de crédit qu'il consent aux deux géants du refinancement hypothécaire, dont les cours de Bourse se sont effondrés vendredi. Il est également autorisé à acheter des actions des deux groupes, qui auront accès, si nécessaire, aux facilités de refinancement de la Réserve fédérale.   

Quatre mois après avoir volé au secours de la banque Bear Stearns, les autorités américaines ont de nouveau mis un mouchoir sur leurs convictions libérales, en dévoilant des mesures destinées à soutenir Freddie Mac et Fannie Mae, les deux géants du refinancement hypothécaire menacés d'implosion. Le Trésor, d'un côté, la banque centrale, de l'autre, ont annoncé dimanche séparément des aides aux deux sociétés, victimes d'une vague de défiance boursière sans précédent.

Le danger était que les deux groupes ne parviennent plus à trouver les liquidités indispensables à leur activité, comme Bear Stearns en avait fait l'amère expérience en mars. Or une faillite de ces entreprises aurait eu des conséquences cataclysmiques non seulement pour l'économie américaine, mais aussi pour l'ensemble des marchés financiers de la planète. "Fannie Mae et Freddie Mac jouent un rôle central dans notre système de financement de l'immobilier et doivent continuer à le faire sous leur forme actuelle de compagnies détenues par leurs actionnaires", a expliqué dans un communiqué le sécrétaire au Trésor Henry Paulson, en rejetant une nouvelle fois, comme il l'avait déjà fait vendredi, l'hypothèse d'une mise sous tutelle gouvernementale des deux sociétés.

Des mastodontes pas assez capitalisés

Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent 5.200 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit plus de 40% de l'encours de crédit immobilier de la première puissance économique mondiale. Mais, avec la montée des défauts de paiements, les marchés sont de plus en plus convaincus que les deux mastodontes ne sont plus assez bien capitalisés. Leurs titres, attaqués en bourse depuis lundi, se sont effondrés de 50% en quelques minutes vendredi, dans un marché totalement paniqué.

Henry Paulson, par philosophie peu enclin aux sauvetages de sociétés privées sur fonds publics, a justifié son plan par la nécessité de "maintenir la confiance et la stabilité" du système financier et des marchés américains.

Pour éviter que les deux groupes ne se retrouvent en panne de liquidités, le Trésor va ainsi augmenter "temporairement" la ligne de crédit qu'il leur consent, actuellement limitée à 2,25 milliards de dollars. Les conditions financières de cette aide n'ont pas été précisées. La banque centrale de son côté laissera accéder les deux groupes "si nécessaire" à ses facilités de refinancement, comme peuvent depuis toujours le faire les banques commerciales et, depuis peu, les banques d'affaires. Cette source de refinancement "est conçue pour compléter la facilité existante de prêt du Trésor", a précisé la Réserve fédérale dans un communiqué.

Le Trésor se voit par ailleurs octroyer la possibilité "temporaire" d'acheter des actions de Fannie Mae et de Freddie Mac. Le communiqué ne précise pas si ces achats de titres seront effectués sur le marché, pour soutenir le cours boursier de Fannie Mae et Freddie Mac, ou s'il le seront lors d'une augmentation de capital -jusqu'ici impossible en raison du très faible cours boursier des deux sociétés. Pour organiser le sauvetage de Bear Stearns par la banque JPMorgan Chase, la Fed avait dû accepter de financer l'opération à hauteur de 30 milliards de dollars, sans garantie de récupérer l'intégralité de son investissement.

Le contribuable épargné

Le montant de ce nouveau plan n'a pas été rendu public. Henry Paulson a seulement assuré que des dispositions seront prises pour que le contribuable américain n'ait pas à en supporter le coût.

Le dernier volet du plan dévoilé par le secrétaire américain au Trésor est l'attribution d'un pouvoir consultatif à la banque centrale, lorsque la future autorité de tutelle de Fannie Mae et de Freddie Mac devra déterminer leurs niveaux minima de capitalisation et les normes prudentielles qu'elles devront respecter.

Les mesures dévoilées par M. Paulson doivent pour l'essentiel être approuvées par le Congrès.

Les pouvoirs publics se devaient d'annoncer quelque chose de concret avant l'ouverture des Bourses lundi. Ces mesures suffiront-elles à calmer des marchés où les mauvaises nouvelles se bousculent ? Une première réponse sera apportée lundi lorsque Freddie Mac procédera à un appel au marché, prévu de longue date, de 3 milliards de dollars. (source AFP)

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La Fed et le Trésor américain volent au secours de Fannie Mae et Freddie Mac
LEMONDE.FR avec AFP et AP | 14.07.08
http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2008/07/14/la-fed-et-le-tresor-americain-volent-au-secours-fannie-mae-et-a-freddie-mac_1073038_3222.html

uatre mois après avoir volé au secours de la banque Bear Stearns, les autorités américaines ont dévoilé des mesures destinées à soutenir Fannie Mae et Freddie Mac, deux firmes de refinancement hypothécaire menacées d'implosion. Le Trésor, d'un côté, la banque centrale, de l'autre, ont annoncé, dimanche 13 juillet, séparément des aides à ces deux colosses financiers victimes d'une vague de défiance boursière sans précédent."Fannie Mae et Freddie Mac jouent un rôle central dans notre système de financement de l'immobilier et doivent continuer à le faire sous leur forme actuelle de compagnies détenues par leurs actionnaires", a expliqué dans un communiqué le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, en rejetant une nouvelle fois l'hypothèse d'une nationalisation des deux sociétés.

40 % DE L'ENCOURS DE CRÉDIT IMMOBILIER

Une faillite de ces entreprises aurait eu des conséquences cataclysmiques non seulement pour l'économie américaine, mais aussi pour l'ensemble des marchés financiers de la planète. Selon un communiqué de la Maison Blanche, le président américain, George W. Bush, a demandé au secrétaire au Trésor, Henry Paulson, de ''travailler immédiatement avec le Congrès'' à l'élaboration du plan. Il a ajouté que le projet présenté par le grand argentier ''contribuera à apporter de la stabilité''.

Fannie Mae et Freddie Mac détiennent ou garantissent 5 200 milliards de dollars de créances hypothécaires, soit plus de 40 % de l'encours de crédit immobilier de la première puissance économique mondiale. Mais, avec la montée des défauts de paiement, les marchés sont de plus en plus convaincus que les deux mastodontes ne sont plus assez bien capitalisés. Leurs titres, attaqués en Bourse depuis lundi, se sont effondrés de 50 % en quelques minutes vendredi, dans un marché livré à la panique.

M. Paulson, peu enclin aux sauvetages de sociétés privées sur fonds publics, a justifié son plan par la nécessité de "maintenir la confiance et la stabilité" du système financier et des marchés états-uniens. Pour éviter que les deux groupes ne se retrouvent en panne de liquidités, le Trésor va ainsi augmenter "temporairement" la ligne de crédit qu'il leur consent, actuellement limitée à 2,25 milliards de dollars ; les conditions financières de cette aide n'ont pas été précisées. La banque centrale, de son côté, laissera accéder les deux groupes à ses facilités de refinancement, comme peuvent le faire depuis toujours les banques commerciales et, depuis peu, les banques d'affaires.

AUCUN COÛT POUR LE CONTRIBUABLE AMÉRICAIN

Le Trésor se voit par ailleurs octroyer la possibilité "temporaire" d'acheter des actions de Fannie Mae et de Freddie Mac. Le communiqué ne précise pas si ces achats de titres seront effectués sur le marché, pour soutenir le cours boursier de Fannie Mae et Freddie Mac, ou s'il le seront lors d'une augmentation de capital – jusqu'ici impossible en raison du très faible cours boursier des deux sociétés. M. Paulson a assuré que des dispositions seront prises pour que le contribuable américain n'ait pas à en supporter le coût.

Le dernier volet du plan dévoilé par M. Paulson est l'attribution d'un pouvoir consultatif à la banque centrale, lorsque la future autorité de tutelle de Fannie et de Freddie devra déterminer leurs niveaux minimaux de capitalisation et les normes prudentielles qu'ils devront respecter. Les mesures dévoilées par M. Paulson doivent pour l'essentiel être approuvées par le Congrès. Les pouvoirs publics se devaient d'annoncerdes mesures concrètes avant l'ouverture des Bourses lundi. Ces dispositions suffiront-elles à calmer des marchés, où les mauvaises nouvelles se bousculent ? Une première réponse sera apportée lundi lorsque Freddie Mac procédera à un appel au marché, prévu de longue date, de 3 milliards de dollars.

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Fannie Mae et Freddie Mac, rouages essentiels du crédit immobilier aux Etats-Unis
[ 11/07/08  - 18H37   - actualisé à 18:43:00  ]
http://www.lesechos.fr/info/finance/300279844-fannie-mae-et-freddie-mac-rouages-essentiels-du-credit-immobilier-aux-etats-unis.htm

Les deux entreprises sont menacées, selon la presse, de mise sous tutelle gouvernementale. Leurs titres chutent en Bourse, entraînant avec eux tout le marché.   

Les deux piliers du refinancement immobilier aux Etats-Unis, Freddie Mac et Fannie Mae, aujourd'hui au coeur d'une tempête boursière, assurent depuis quarante ans la fluidité du marché du crédit immobilier américain en rachetant des prêts aux banques.

De leurs vrais noms Federal National Mortgage Association (Fannie Mae) et Federal Home Loan Mortgage Corporation (Freddie Mac), les deux établissements sont des sociétés privées, qui ne sont pas liées formellement à l'Etat américain mais disposent d'une ligne de crédit garantie par ce dernier. Cette facilité leur permet d'emprunter de l'argent sur le marché à des taux bien plus faibles qu'une banque. Tous deux usent de cette capacité pour remplir leur mission, à savoir racheter des prêts immobiliers aux établissements de crédit qui les ont souscrits.

En se portant acquéreurs de ces prêts, Fannie Mae et Freddie Mac permettent aux établissements de crédit de s'en décharger et de pouvoir ainsi souscrire de nouveaux prêts. Ils garantissent ainsi le maintien d'une offre de crédit à des conditions plus favorables que si le marché se régulait seul. Aucune des deux sociétés ne consent directement des prêts à des particuliers.

Essor dans les années 1970

Créé en 1938 en tant qu'établissement public sous l'impulsion du président américain Franklin Roosevelt, pour contribuer à sortir de la Grande Dépression, Fannie Mae est passé sous statut privé en 1968. Freddie Mac est lui né d'une loi votée par le Congrès en 1970. Le véritable essor des deux géants remonte au début des années 1970.

Depuis, leurs portefeuilles de prêts ont crû à un rythme très soutenu, celui de Freddie Mac faisant plus que tripler entre 1995 et 2007. A fin mai, leurs engagements atteignaient au total 5.200 milliards de dollars, soit un tiers de la capitalisation de la Bourse de New York et plus d'un tiers du Produit intérieur brut américain.

Le rayon d'action des deux organises a été nettement étendu grâce à la titrisation, procédé qui permet de transformer des créances en obligations pour les vendre ensuite aux investisseurs. Freddie Mac est ainsi à l'origine de la première émission obligataire, en 1971, de titres adossés à des prêts immobiliers ("Mortgage-backed securities"). L'an dernier, ces titres ont été le principal moteur de la propagation de la crise des crédits immobiliers à risque, dits "subprime", aux marchés financiers.

Malgré la taille de leurs actifs, Fannie Mae et Freddie Mac ont longtemps fait preuve d'une certaine opacité dans leur gestion, laquelle a été sévèrement critiquée, avant d'amorcer un redressement ces dernières années. Fin 2004, Fannie Mae avait été reconnu coupable par l'autorité américaine des marché (SEC) d'avoir manipulé ses comptes sur des produits dérivés, l'obligeant à rembourser neuf milliards de dollars.

Une loi votée en 1992 prévoit que si le niveau des fonds propres de l'un ou l'autre des deux établissements est jugé insuffisant par les autorités, celles-ci sont susceptibles de le placer sous tutelle. (source AFP)

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L’Algérie investit dans les bons du Trésor américain
Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Info Soir - vendredi 19 octobre 2007.
 
Les réserves de change de l’Algérie sont en grande partie investies dans les bons du Trésor américain, un choix qui ne convainc pas les économistes.

Les réserves de change de l'Algérie dépassent 90 milliards de dollars. (JPEG) Du point de vue, de l’économiste Abderahmane Mebtoul qui s’exprimait ce jeudi, matin, sur les ondes de la Chaîne III, « l’Algérie manque de capacité d’absorption ». Les bons du Trésor américains pour une durée déterminée sont à un taux d’intérêt de 5%, « ce qui n’est pas tout à fait désavantageux, sauf qu’avec la dépréciation du dollar, ces six dernières années, de près de 40% par rapport à l’euro, il faudrait voir d’autres alternatives », suggère-t-il. L’expérience de beaucoup de pays pétroliers, à l’image des pays du Golfe est un exemple à suivre, selon lui. Ces derniers ont investi, ces dernières années, massivement dans l’immobilier un peu partout dans le monde. Notre économiste a, toutefois, tenu à faire remarquer que l’Algérie souffre de l’absence de compétences en termes de ressources humaines pour entrer en partenariat dans les bourses qui est l’autre alternative. « Ce sont des mécanismes qui demandent des compétences particulières, d’où la nécessité de mettre en place de nouvelles institutions ».

Cependant, la relance de la machine économique nationale demeure, insiste M. Mebtoul, le placement le plus sûr de nos réserves qui avoisineront les 100 milliards de dollars vers la fin de l’année en cours. « Ce qui nous renvoie fondamentalement à l’accélération d’une réforme globale et l’importance de l’instauration d’un Etat de droit et une lutte contre la corruption », dit-il. M. Mebtoul propose, dans ce sillage, la création d’un institut de conjoncture indépendant du gouvernement pour suivre tous les cours boursiers, ainsi que nos réserves de change. Cette manne financière constitue, selon lui, « un signe monétaire qui permet de stabiliser le dinar par rapport à l’euro et au dollar, de soutenir le rythme de nos importations pour la croissance et d’éviter l’expérience malheureuse que l’Algérie a vécue en 1994 en recourant au rééchelonnement ».

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Alerte à la Nakba : privatisation des ressources hydrocarbures.
D.B -  Lundi 14 juillet 2008
http://www.tahiabladi.com/index.php/2062/alerte-a-la-privatisation-des-ressources-hydrocarbures/#more-2062

Ce que de nombreux patriotes avaient annoncé depuis des mois, est en passe de se réaliser :
La privatisation rampante des ressources hydrocarbures au profit des barons du régime. Ainsi, la boucle sera bouclée. Le pays tout entier leur appartiendra. Ils deviendront nos maîtres au sens propre du terme.

Le quotidien d’Oran qui relaie l’APS, nous apprend que: “Le premier appel à la concurrence national et international pour l’octroi de périmètres d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures a été lancé, hier, par l’agence nationale de valorisation des hydrocarbures (Alnaft). Selon l’APS, qui cite le site internet du ministère de l’Energie et des mines, l’appel concerne quelque 45 blocs, partagés sur 16 périmètres qui sont situés dans une dizaine de bassins, notamment à Illizi, Gourara, Béchar, Berkine, etc…”

Ce que l’on ne nous dit pas, par contre, est que cette opération, menée en catimini par notre ministre américain de l’énergie (Chakib Khelil), dans une opacité totale, est destinée à ouvrir la porte de notre ressource essentielle aux barons du régime et à leurs clientèles. Aucun doute ne subsiste qu’une vaste magouille a été montée pour permettre à ceux qui ont mené le pays à la dérive, de faire main basse sur cette manne qui les faisait tant rêver. Nous connaissons déjà le modus operandi avec lequel ils vont mettre le grappin sur le trésor tant convoité, et qui s’offre dorénavant à leur voracité. Ils vont commencer par noyer le poisson en laissant s’engouffrer dans l’opportunité, des compagnies plus ou moins patentées. En prélevant toutefois leur traditionnel “droit d’entrée”. Pas celui officiel, mais celui que toutes les compagnies autorisées à activer dans le pays doivent payer sous la table à qui de droit. Quelques millions de dollars qu’elles ne tarderont pas à récupérer sur la bête.

Ensuite, les barons, ou plutôt les parrains qui ont réussi à mettre en place cette vaste fumisterie, à faire entrer leur cheval de Troie dans la place, vont se trouver quelques compagnies pétrolières en difficulté, texanes, russes, britanniques ou autres, qu’ils vont inviter à venir s’installer dans notre Sahara où ils leur auront déblayé tout le terrain, et ouvert toutes les perspectives, à la seule condition qu’ils seront leurs associés. Cette combine a déjà fait ses preuves. Comme dans le cas d’une certaine compagnie aérienne de droit français, qui avait deux coucous et un vieux hangar, et qui est devenue une entreprise florissante, grâce à un certain général major Smaïl Lamari et Cie.
Et puis, doucement, doucement, quand l’opinion publique se sera résignée, quand elle aura été suffisamment conditionnée, nous apprendrons que le fils du général H’mida et l’épouse du général Hamdane sont les actionnaires principaux de la Compagnie Tikharbichine, de Vautour des Dunes et autres Ched Med. Et si d’aventure, nous pourrions faire la moindre moue désabusée, on nous demanderait pourquoi des Algériens n’auraient-ils pas le droit de posséder des compagnies pétrolières dans leur propre pays. On nous taxerait même d’anti patriotes, puisque nous acceptons que des étrangers s’installent chez nous et pas nos propres compatriotes qui ont sauvé la république. C’est d’une logique!

Donc voilà! Que personne ne dise demain qu’il ne savait pas! Ne comptons pas trop sur notre presse “indépendante” pour nous alerter. Ni sur nos partis des travailleurs qui ont découvert une façon plus dorée sur tranche de dénoncer le complot! Ils ne nous seront d’aucun secours. C’est à nous de faire connaître cette Naqba à nos compatriotes. Car c’est une Naqba.

Ils se sont arrangés sur notre dos, ces odieux manipulateurs. Ils ont conclu un horrible marchandage sur l’avenir de nos enfants. Ils ont scellé notre destin. L’Algérie va devenir leur propriété pleine et entière. Et leurs enfants feront subir aux nôtres bien pire que ce que eux nous ont fait subir. Puisque nous deviendrons tous leurs esclaves.

Le retour de Ouyahia aux affaires, ou dans les affaires, n’est pas fortuit. Il procède du deal qu’ils viennent de conclure. Ils se sont mis d’accord pour que Bouteflika reste Président. D’une manière ou d’une autre. En échange, ils ont exigé de cet homme aveuglé par le pouvoir, et qui ne voit même plus qu’il est à l’article de la mort, de prendre Ouyahia comme chef de leur gouvernement. Parce que Ouyahia est leur meilleure garantie d’arriver à leurs fins. A toutes leurs fins. Ils ont exigé de lui que le viol de la Constitution, qu’ils vont faire perpétrer par leur parlement de vendus prévoit la création d’un vice-président. Poste déjà destiné à ce même Ouyahia. Ils vont y prévoir qu’en cas de vacance du Chef de l’État, c’est Ouyahia qui en assumera la charge. Et ils ont déjà prévu que le peuple l’élise à une forte majorité comme président de la république. Leur république.

Ils croient ainsi avoir tout réglé. Peut être même ont-ils consenti à Bouteflika des faveurs dont nous finirons par savoir la teneur. Une fortune pour sa famille qu’il chérit tant, un poste pour son frère préféré. Peut être aussi, dans son délire et dans sa haine inextinguible de ce peuple qu’il déteste tant, et qu’il méprise, Bouteflika a cherché à se venger de cette populace que nous sommes, qui a laissé Chadli Bendjedid l’humilier et le bannir.

On ne saurait pas expliquer d’une autre manière qu’il nous livre ainsi, pieds et poings liés, à ces monstres sanguinaires qui vont nous dévorer tout crus.

Mais tant va la cruche à l’eau. Cette ultime forfaiture donnera peut être le signal au sursaut et à la résistance. Debout les morts! La nation est en danger. L’heure est venue de remiser nos divergences. Plus rien ne doit se mettre en travers de notre volonté de récupérer notre liberté et notre pays. Que vienne l’heure de la délivrance et de la dignité!

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5 blocs d’hydrocarbures ouverts à la concurrence
par Djamel B. 14 juillet 2008
http://www.tahiabladi.com/index.php/2061/5-blocs-dhydrocarbures-ouverts-a-la-concurrence/

Le premier appel à la concurrence national et international pour l’octroi de périmètres d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures a été lancé, hier, par l’agence nationale de valorisation des hydrocarbures (Alnaft). Selon l’APS, qui cite le site internet du ministère de l’Energie et des mines, l’appel concerne quelque 45 blocs, partagés sur 16 périmètres qui sont situés dans une dizaine de bassins, notamment à Illizi, Gourara, Béchar, Berkine, etc…

A ce titre, Alnaft invite les compagnies pétrolières, déjà pré-qualifiées par l’agence, en tant qu’opérateurs et/ou investisseurs, à manifester leur intérêt pour participer à cet appel à la concurrence. L’agence précise que les périmètres retenus se situent dans différents bassins sédimentaires pétroliers algériens présentant un haut potentiel en ressources pétrolières.

Pour les compagnies intéressées, la date limite pour la remise des offres et l’ouverture des plis a été fixée, par l’agence, au 03 décembre prochain. A l’issue de cette opération, Alnaft annonce que la signature des contrats se fera le 17 décembre à Alger.

Le 23 juillet, l’agence organisera, au profit des compagnies intéressées, une présentation générale des données techniques et des principales dispositions contractuelles concernant chaque projet ainsi que les modalités de participation aux Data room.

L’agenda de l’appel à la concurrence prévoit également l’organisation de deux sessions des Data room respectivement, du 2 au 13 août et du 1er septembre au 15 octobre prochain, avec mise à disposition des dossiers techniques et remise des cahiers des charges relatifs à chaque projet aux compagnies intéressées. Du 15 septembre au 15 octobre, Alnaft procèdera à l’organisation de réunions de clarification des dispositions contractuelles et réglementaires, avec les compagnies qui en font la demande. L’agence a précisé, dans ce contexte, que les compagnies ont jusqu’au 24 octobre prochain pour faire des propositions écrites des modifications qu’elles souhaitent apporter aux documents contractuels. Les compagnies soumissionnaires seront informées des éventuelles modifications acceptées au plus tard le 12 novembre, a indiqué l’Agence.

En avril dernier, Alnaft, Sonatrach et la Société mixte algéro-tunisienne Numhyd avaient signé, à Alger, un accord portant cession de 25% des intérêts de Sonatrach sur le périmètre Hamra (Rhourd Nouss) au profit de cette société mixte. L’accord s’inscrit dans le cadre d’un partenariat croisé entre les intérêts de Sonatrach en Algérie et ceux de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (Etap) en Tunisie. Cet accord, qui entre dans le domaine de la recherche et de l’exploitation, sera suivi par la signature, à Tunis, d’un accord de cession à Numhyd de 30% des intérêts de l’Etap, détenus dans le périmètre de recherche et d’exploitation nord des Chotts, situé dans le territoire tunisien, mitoyen à la frontière algéro-tunisienne.

L’agence, qui a été mise en place l’année dernière, vise essentiellement à promouvoir la promotion des investissements dans la recherche et l’exploitation des hydrocarbures, le lancement des appels d’offres, la délivrance des autorisations de prospection, et l’attribution des périmètres de recherche et d’exploitation et la conclusion des contrats correspondants.

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Les comptes à faire peur du déficit américain
Par Vittorio DE FILIPPIS, liberation.fr - lundi 18 avril 2005.

Devant l’ampleur du déficit américain, le G7, le FMI et la Banque mondiale n’hésitent plus à envisager un scénario de crise.

C’est un peu comme si les grands argentiers de la planète avaient soudain réalisé l’ampleur de la menace. La profondeur abyssale des déficits américains ressemble à une bombe économique à retardement. Impossible de prévoir le moment de la déflagration, mais, si elle n’est pas désamorcée à temps, elle finira par exploser. Au point de gripper la croissance mondiale. Réunis ce week-end à Washington, en marge des assemblées de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), les ministres des Finances des sept pays les plus riches (G7) se forcent à être confiants, garantissant une croissance mondiale de 4,3 %, après 5,1 % l’an passé. Mais ils n’hésitent plus à évoquer les menaces qui pèsent sur cette croissance. Notamment lorsqu’ils parlent des déficits commerciaux des Etats-Unis qui ont atteint le chiffre record de 666 milliards de dollars (5,7 % du PIB américain).

Flexibilité. « Si les politiques économiques ne s’adaptent pas pour réagir à ces déséquilibres, nous courons le risque d’une correction abrupte des marchés à un moment où, pour diverses raisons, la confiance pourrait s’évaporer », a déclaré samedi Rodrigo Rato, le directeur général du FMI. Certes, ce dernier a évoqué une croissance européenne ou japonaise trop atone, insistant sur le fait que ces pays devraient engager des réformes structurelles pour introduire toujours plus de flexibilité. Mais jamais le patron du FMI n’avait tant insisté sur la situation économique américaine. Même la Banque mondiale estime que les Etats-Unis ne pourront vivre indéfiniment à crédit. « La correction a déjà commencé, souligne un haut fonctionnaire européen. La chute du dollar face à l’euro en est un premier signe. En un an, l’euro est passé de 1 dollar à plus de 1,30. La dégringolade est telle que les produits made in USA bénéficient d’un discount de plus de 30 %. »

Jusqu’ici, les Etats-Unis ont fait financer leur croissance par le reste du monde. Comment a fonctionné cette exception économique ? Petit retour en arrière. A la fin des années 90, les Etats-Unis vivent au rythme de la « nouvelle économie ». Et le monde entier veut profiter d’une économie qui produit des taux de rendement hors normes. Mais, en 2001, ceux qui avaient placé leur argent à Wall Street déchantent. Les Etats-Unis n’ont pas inventé le mouvement perpétuel de la croissance. Pire : ils assistent à l’éclatement de la bulle Internet. Et au coup de frein radical qui suit le 11 septembre 2001. Les scandales financiers (WorldCom, Enron) achèvent le tableau noir.

Bons du Trésor. Pour relancer la machine, l’administration Bush met en place un programme massif de réduction d’impôt et un accroissement des dépenses publiques. Une politique fiscale qui creuse le déficit budgétaire, sur fond de déficit extérieur. Les spécialistes parlent alors de « déficits jumeaux ». Parallèlement, depuis 2001, l’Etat émet des bons du Trésor américains pour financer son déficit budgétaire. Les banques centrales asiatiques ­ dont les caisses regorgent de dollars accumulés grâce aux exportations ­ achètent ces bons. Selon le Trésor américain, le Japon détenait, en 2004, 720 milliards de dollars de bons du Trésor, soit un tiers de la dette américaine.

Or, que se passerait-il si la Chine, le Japon ou d’autres pays décidaient de rééquilibrer leur portefeuille au profit de l’euro ? C’est cette question que commencent à se poser de nombreux experts. Dans la version la plus catastrophique, le billet vert continuerait sa glissade, quand l’euro lui continuerait à grimper sous l’effet d’une demande monétaire plus forte. Paul Krugman, l’un des économistes américains les plus écoutés, a déjà noté un fléchissement des flux de dollars vers les Etats-Unis.

Or, pour maintenir son train de vie, l’Amérique sera tentée d’augmenter les taux d’intérêt des bons du Trésor ou du dollar afin de les rendre plus attractifs. Ce que le patron de la Banque centrale américaine a déjà fait cinq fois en deux ans.

Cigales et fourmis. « Le résultat serait catastrophique pour les économies développées. Mais surtout pour les pays en développement, dont la dette est libellée en dollars et à taux variables », confiait récemment François Bourguignon, l’économiste en chef de la Banque mondiale. Les plus optimistes estiment que ce scénario catastrophe est avant tout théorique. Les Etats-Unis expliquent que l’accumulation de déficits n’est pas seulement due aux cigales américaines. C’est aussi l’oeuvre des fourmis européennes et japonaises qui ne consomment pas assez américain.

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Le krach qui se profile à l’horizon, par Paul Jorion
Par Paul Jorion, 4 juillet 2008
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2116

La tendance baissière qui s’est installée sur les marchés est-elle annonciatrice d’un effondrement soudain ? Paul Jorion rappelle les circonstances qui ont provoqué les krachs de 1929 et 1987 et décrit les mécanismes à l’oeuvre lors de ces journées où la seule certitude c’est qu’il faut vendre - à n’importe quel prix.

La bourse de New York a connu deux krachs : le premier en octobre 1929 et le second, en octobre 1987. Les krachs n’ont pas nécessairement grand-chose en commun à part le fait que les prix baissent de manière catastrophique en raison d’un déséquilibre énorme entre le nombre de vendeurs potentiels et celui des acheteurs devenus extrêmement rares. Un krach boursier est, dans le langage des physiciens, un événement « critique » : un système dynamique fonctionne de manière relativement stable à un certain régime et se retrouve brutalement à un autre régime où il regagne une certaine stabilité [1].

Durant un krach, on observe pour chacun des titres cotés de longues périodes d’inactivité totale, suivies de la réapparition de transactions à un prix se reconstituant à un niveau bien inférieur au précédent sans qu’aucune transaction n’ait eu lieu à des niveaux de prix intermédiaires. Comme les clients ont souvent laissé des ordres de vente du type : « Vendez quand le prix X est atteint à la baisse » et que ce niveau a alors été complètement enfoncé, le marché tourne au chaos, les courtiers cherchant auprès de leurs clients la confirmation qu’ils sont toujours vendeurs mais cette fois à un prix beaucoup moins élevé que celui que spécifiait leur ordre, voire « à n’importe quel prix », comme ce fut souvent le cas en 1987.

Les krachs de 1929 et de 1987 furent tous deux alimentés par ce qu’on appelle les « appels de marge » : le fait que les ordres des intervenants étant garantis par un fonds de réserve personnel représentant une fraction (la « marge ») du montant des transactions, ce fonds s’épuise à mesure que les cours dégringolent, et qu’il est alors exigé de ces intervenants qu’ils le réapprovisionnent d’urgence, ce qui les force à vendre certains des titres qu’ils détiennent, poussant encore davantage à la baisse la cote de ces derniers. En 1987, dans un contexte similaire, les choses se compliquèrent encore en raison du développement entretemps du marché des options et d’une stratégie dite de program trading, « opérations programmées », permise par l’informatisation alors récente et qui met en jeu une couverture des opérations que l’on passe en bourse (achat ou vente), c’est-à-dire au comptant, par des positions prises en sens inverse sur le marché à terme (vente ou achat). Les délais entre opérations sur ces deux marchés conduisirent à des situations tout à fait paradoxales où le vendeur devait s’acquitter d’une prime substantielle pour avoir le droit de vendre plusieurs semaines plus tard un paquet d’actions à un prix inférieur à celui qui s’affichait alors sur le marché au comptant.

On explique souvent les krachs par la « psychologie des foules » au sens de Gustave Lebon. Il s’agirait avec eux d’un effet de mimétisme : un bruit se répandrait parmi les acteurs présents sur les marchés : « Il faut vendre ! » et chacun copiant son voisin, tout le monde vendrait sans que plus personne n’achète. Ce genre de comportement de foule s’observe sans doute chez les lemmings et chez les êtres humains en proie à la panique lors d’un désastre, mais pour ce qui touche aux marchés boursiers, les krachs s’expliquent beaucoup mieux par un simple calcul économique : si tout le monde vend en même temps, c’est tout bonnement parce que le produit est soudain devenu une très mauvaise affaire. Pas besoin pour cela d’invoquer le « mimétisme » puisqu’il s’agit d’une constatation que chacun peut faire pour son compte, sans se préoccuper de ce que pensent ou font les autres. Bizarrement, certains commentateurs expliquent ces situations en termes d’« incertitude du marché », or c’est le contraire qui est vrai : les krachs résultent du fait qu’une majorité d’intervenants sont absolument certains de la décision à prendre : « Vendre ! » [2]

Il existe un rapport - même s’il fluctue et est un peu « conventionnel », au sens de « résultant d’un consensus » - entre la valeur comptable d’une entreprise et son cours en bourse. Si cette valeur devait être réévaluée à un niveau significativement inférieur à son niveau présent, ceci se refléterait sur la cote de l’action, qui chuterait et subirait un krach individuel. Si de tels mini-krachs avaient lieu simultanément sur un marché, disons à la bourse de New York, celle-ci connaîtrait un krach. Pour que ces mini-krachs soient simultanés il suffit que les entreprises subissent toutes les effets d’une même cause ou bien que leur bonne santé financière soit interconnectée. Une cause commune pourrait être le fait que les ménages n’ont plus d’argent parce que les salaires ont tendanciellement baissé au cours des trente dernières années et que le prix de la nourriture monte en flèche en raison de la spéculation par les fonds de retraite et par les fondations universitaires américains, ou bien parce qu’ils avaient pris l’habitude de doper le budget familial par l’emprunt : en mettant en gage la valeur de leur logement et que celle-ci étant en train de fondre, cette source s’est tarie. Une autre cause affectant l’ensemble des consommateurs pourrait être l’augmentation du prix du pétrole, qui les ferait fuir en masse les compagnies automobiles comme Chrysler, General Motors ou Ford dont la gamme contient essentiellement des véhicules bâfreurs de carburant. Quant à l’interconnexion des entreprises, elle interviendrait par exemple si elles avaient parié entre elles sur leur bonne santé mutuelle à l’aide d’outils financiers tels que les Credit-Default Swaps pour un montant qui s’élèverait à 62 000 milliards de dollars.

Ceci dit - les physiciens l’ont démontré - le moment où un krach, « événement critique », aura effectivement lieu est lui imprévisible.

Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion. La finance contre l’économie (Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).

Article communiqué par Paul Jorion http://www.pauljorion.com/blog/?p=652

* Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.

[1] Voir l’excellent livre de Didier Sornette, Why Stock Markets Crash. Critical Events in Complex Financial Systems, Princeton University Press 2003.

[2] Comme j’ai pu le montrer ailleurs (Adam Smith’s Invisible Hand Revisited (pdf), 2006), à l’aide d’une simulation informatique : c’est au contraire l’incertitude qui permet aux marchés de conserver une certaine stabilité.
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« Répondre #84 le: 14/07/2008 - 16:38:28 »

ET VOILA LES NOUVEAUX HARKIS ALGERIENS, CAVALIERS DE L'APOCALYPSE VERSION ALGERIENNE.

Alerte à la Nakba : privatisation des ressources hydrocarbures.
D.B -  Lundi 14 juillet 2008
http://www.tahiabladi.com/index.php/2062/alerte-a-la-privatisation-des-ressources-hydrocarbures/#more-2062

Ce que de nombreux patriotes avaient annoncé depuis des mois, est en passe de se réaliser :
La privatisation rampante des ressources hydrocarbures au profit des barons du régime. Ainsi, la boucle sera bouclée. Le pays tout entier leur appartiendra. Ils deviendront nos maîtres au sens propre du terme.

Le quotidien d’Oran qui relaie l’APS, nous apprend que: “Le premier appel à la concurrence national et international pour l’octroi de périmètres d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures a été lancé, hier, par l’agence nationale de valorisation des hydrocarbures (Alnaft). Selon l’APS, qui cite le site internet du ministère de l’Energie et des mines, l’appel concerne quelque 45 blocs, partagés sur 16 périmètres qui sont situés dans une dizaine de bassins, notamment à Illizi, Gourara, Béchar, Berkine, etc…”

Ce que l’on ne nous dit pas, par contre, est que cette opération, menée en catimini par notre ministre américain de l’énergie (Chakib Khelil), dans une opacité totale, est destinée à ouvrir la porte de notre ressource essentielle aux barons du régime et à leurs clientèles. Aucun doute ne subsiste qu’une vaste magouille a été montée pour permettre à ceux qui ont mené le pays à la dérive, de faire main basse sur cette manne qui les faisait tant rêver. Nous connaissons déjà le modus operandi avec lequel ils vont mettre le grappin sur le trésor tant convoité, et qui s’offre dorénavant à leur voracité. Ils vont commencer par noyer le poisson en laissant s’engouffrer dans l’opportunité, des compagnies plus ou moins patentées. En prélevant toutefois leur traditionnel “droit d’entrée”. Pas celui officiel, mais celui que toutes les compagnies autorisées à activer dans le pays doivent payer sous la table à qui de droit. Quelques millions de dollars qu’elles ne tarderont pas à récupérer sur la bête.

Ensuite, les barons, ou plutôt les parrains qui ont réussi à mettre en place cette vaste fumisterie, à faire entrer leur cheval de Troie dans la place, vont se trouver quelques compagnies pétrolières en difficulté, texanes, russes, britanniques ou autres, qu’ils vont inviter à venir s’installer dans notre Sahara où ils leur auront déblayé tout le terrain, et ouvert toutes les perspectives, à la seule condition qu’ils seront leurs associés. Cette combine a déjà fait ses preuves. Comme dans le cas d’une certaine compagnie aérienne de droit français, qui avait deux coucous et un vieux hangar, et qui est devenue une entreprise florissante, grâce à un certain général major Smaïl Lamari et Cie.
Et puis, doucement, doucement, quand l’opinion publique se sera résignée, quand elle aura été suffisamment conditionnée, nous apprendrons que le fils du général H’mida et l’épouse du général Hamdane sont les actionnaires principaux de la Compagnie Tikharbichine, de Vautour des Dunes et autres Ched Med. Et si d’aventure, nous pourrions faire la moindre moue désabusée, on nous demanderait pourquoi des Algériens n’auraient-ils pas le droit de posséder des compagnies pétrolières dans leur propre pays. On nous taxerait même d’anti patriotes, puisque nous acceptons que des étrangers s’installent chez nous et pas nos propres compatriotes qui ont sauvé la république. C’est d’une logique!

Donc voilà! Que personne ne dise demain qu’il ne savait pas! Ne comptons pas trop sur notre presse “indépendante” pour nous alerter. Ni sur nos partis des travailleurs qui ont découvert une façon plus dorée sur tranche de dénoncer le complot! Ils ne nous seront d’aucun secours. C’est à nous de faire connaître cette Naqba à nos compatriotes. Car c’est une Naqba.

Ils se sont arrangés sur notre dos, ces odieux manipulateurs. Ils ont conclu un horrible marchandage sur l’avenir de nos enfants. Ils ont scellé notre destin. L’Algérie va devenir leur propriété pleine et entière. Et leurs enfants feront subir aux nôtres bien pire que ce que eux nous ont fait subir. Puisque nous deviendrons tous leurs esclaves.

Le retour de Ouyahia aux affaires, ou dans les affaires, n’est pas fortuit. Il procède du deal qu’ils viennent de conclure. Ils se sont mis d’accord pour que Bouteflika reste Président. D’une manière ou d’une autre. En échange, ils ont exigé de cet homme aveuglé par le pouvoir, et qui ne voit même plus qu’il est à l’article de la mort, de prendre Ouyahia comme chef de leur gouvernement. Parce que Ouyahia est leur meilleure garantie d’arriver à leurs fins. A toutes leurs fins. Ils ont exigé de lui que le viol de la Constitution, qu’ils vont faire perpétrer par leur parlement de vendus prévoit la création d’un vice-président. Poste déjà destiné à ce même Ouyahia. Ils vont y prévoir qu’en cas de vacance du Chef de l’État, c’est Ouyahia qui en assumera la charge. Et ils ont déjà prévu que le peuple l’élise à une forte majorité comme président de la république. Leur république.

Ils croient ainsi avoir tout réglé. Peut être même ont-ils consenti à Bouteflika des faveurs dont nous finirons par savoir la teneur. Une fortune pour sa famille qu’il chérit tant, un poste pour son frère préféré. Peut être aussi, dans son délire et dans sa haine inextinguible de ce peuple qu’il déteste tant, et qu’il méprise, Bouteflika a cherché à se venger de cette populace que nous sommes, qui a laissé Chadli Bendjedid l’humilier et le bannir.

On ne saurait pas expliquer d’une autre manière qu’il nous livre ainsi, pieds et poings liés, à ces monstres sanguinaires qui vont nous dévorer tout crus.

Mais tant va la cruche à l’eau. Cette ultime forfaiture donnera peut être le signal au sursaut et à la résistance. Debout les morts! La nation est en danger. L’heure est venue de remiser nos divergences. Plus rien ne doit se mettre en travers de notre volonté de récupérer notre liberté et notre pays. Que vienne l’heure de la délivrance et de la dignité!

********************

5 blocs d’hydrocarbures ouverts à la concurrence
par Djamel B. 14 juillet 2008
http://www.tahiabladi.com/index.php/2061/5-blocs-dhydrocarbures-ouverts-a-la-concurrence/

Le premier appel à la concurrence national et international pour l’octroi de périmètres d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures a été lancé, hier, par l’agence nationale de valorisation des hydrocarbures (Alnaft). Selon l’APS, qui cite le site internet du ministère de l’Energie et des mines, l’appel concerne quelque 45 blocs, partagés sur 16 périmètres qui sont situés dans une dizaine de bassins, notamment à Illizi, Gourara, Béchar, Berkine, etc…

A ce titre, Alnaft invite les compagnies pétrolières, déjà pré-qualifiées par l’agence, en tant qu’opérateurs et/ou investisseurs, à manifester leur intérêt pour participer à cet appel à la concurrence. L’agence précise que les périmètres retenus se situent dans différents bassins sédimentaires pétroliers algériens présentant un haut potentiel en ressources pétrolières.

Pour les compagnies intéressées, la date limite pour la remise des offres et l’ouverture des plis a été fixée, par l’agence, au 03 décembre prochain. A l’issue de cette opération, Alnaft annonce que la signature des contrats se fera le 17 décembre à Alger.

Le 23 juillet, l’agence organisera, au profit des compagnies intéressées, une présentation générale des données techniques et des principales dispositions contractuelles concernant chaque projet ainsi que les modalités de participation aux Data room.

L’agenda de l’appel à la concurrence prévoit également l’organisation de deux sessions des Data room respectivement, du 2 au 13 août et du 1er septembre au 15 octobre prochain, avec mise à disposition des dossiers techniques et remise des cahiers des charges relatifs à chaque projet aux compagnies intéressées. Du 15 septembre au 15 octobre, Alnaft procèdera à l’organisation de réunions de clarification des dispositions contractuelles et réglementaires, avec les compagnies qui en font la demande. L’agence a précisé, dans ce contexte, que les compagnies ont jusqu’au 24 octobre prochain pour faire des propositions écrites des modifications qu’elles souhaitent apporter aux documents contractuels. Les compagnies soumissionnaires seront informées des éventuelles modifications acceptées au plus tard le 12 novembre, a indiqué l’Agence.

En avril dernier, Alnaft, Sonatrach et la Société mixte algéro-tunisienne Numhyd avaient signé, à Alger, un accord portant cession de 25% des intérêts de Sonatrach sur le périmètre Hamra (Rhourd Nouss) au profit de cette société mixte. L’accord s’inscrit dans le cadre d’un partenariat croisé entre les intérêts de Sonatrach en Algérie et ceux de l’Entreprise tunisienne des activités pétrolières (Etap) en Tunisie. Cet accord, qui entre dans le domaine de la recherche et de l’exploitation, sera suivi par la signature, à Tunis, d’un accord de cession à Numhyd de 30% des intérêts de l’Etap, détenus dans le périmètre de recherche et d’exploitation nord des Chotts, situé dans le territoire tunisien, mitoyen à la frontière algéro-tunisienne.

L’agence, qui a été mise en place l’année dernière, vise essentiellement à promouvoir la promotion des investissements dans la recherche et l’exploitation des hydrocarbures, le lancement des appels d’offres, la délivrance des autorisations de prospection, et l’attribution des périmètres de recherche et d’exploitation et la conclusion des contrats correspondants.
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« Répondre #85 le: 05/09/2008 - 17:07:58 »

Crise des "subprimes" : si vous n'avez toujours rien compris...
Par Mr Greed
Créé 09/03/2008
http://rue89.com/explicateur/crise-des-subprimes-si-vous-navez-toujours-rien-compris

C’est un témoignage venu de l’intérieur du système financier. Greedy boy [1], trader, démonte, pour Rue89, la mise en place de bulles spéculatives liés à aux prêts immobiliers à risque (les « subprimes ») qui ont commencé à exploser l’an dernier aux Etats-Unis, et qui plombent aussi les résultats des banques européennes

Après la remise du rapport Ricol [2] sur la crise financière ce mardi au président de la République, peut-on espérer que l’éthique revienne sur le devant de la scène financière  ? Ses propositions seront en tout cas discutées au conseil informel des ministres européens des Finances la semaine prochaine à Nice.

C’est un rapport très sévère contre les banques et l’ensemble du système financier, responsable selon son auteur, d’une crise sans lien originel avec l’économie réelle.

Un système fondé sur le toujours plus

L’économie capitaliste tourne bien quand il y a du charbon dans la chaudière, c’est-à-dire quand les ménages consomment et les entreprises produisent, et que les ménages consomment encore et toujours plus, etc. Et que ce cycle ne s’arrête jamais.

Aux Etats-Unis, les banques ont décidé d’embarquer tout le monde, même les plus fragiles, dans le train de la dépense  : acheter des voitures, des maisons, de tout ce que vous voulez. Vous n’avez pas l’argent  ? Qu’à cela ne tienne  : on va vous faire un crédit aux petits oignons, en tordant un peu le mode de calcul de votre capacité de remboursement.

Quand une banque estime la capacité de remboursement d’un ménage en fonction de son revenu disponible (approche de « trésorerie »), elle prend un risque sur la baisse des revenus (perte d’emplois, etc.) de son client.

Quand elle estime la capacité d’endettement d’un ménage non pas en fonction de son revenu disponible, mais en fonction de son patrimoine (approche « patrimoniale »), elle prend un risque sur la conjoncture globale.

Prenons un exemple illustrant cette approche patrimoniale  :

   1. J’achète une maison et je m’endette à taux révisable avec un délai de grâce de deux ans (je ne commence les remboursements que dans deux ans). Mon crédit est adossé à une hypothèque sur la maison qui vaut 100.

   2. Deux ans plus tard, je commence à rembourser, et comme les taux d’intérêt ont monté, je me retrouve au maximum de ma capacité de remboursement, c’est-à-dire que tout mon revenu disponible passe dans le remboursement de mon crédit immobilier. Pourtant il faut vivre (nourriture, déplacement, équipement etc…).

   3. Dans l’intervalle, le marché immobilier a grimpé en flèche et ma maison dont la valeur était de 100, est maintenant estimée à 130. Ma banque accepte de réévaluer mon hypothèque et m’accorde un crédit supplémentaire. Ce crédit supplémentaire est lié à ma nouvelle situation patrimoniale.

   4. Comme mon revenu disponible n’a pas changé, très vite je ne peux plus faire face à mon endettement et je stoppe les remboursements sur l’un ou l’autre de mes crédits.

Aux Etats-Unis, l’endettement des ménages (par l’approche patrimoniale) a été poussé au maximum par les banques, et facilité par des politiques monétaires et budgétaires très accommodantes. A la fin 2007, l’endettement des ménages américains dépassaient très largement leur revenu disponible, et nombre de foyers ne pouvaient plus faire face aux remboursements.

Tous ces crédits représentent une masse de créances énorme. Du coté des banques, ces créances ont été regroupées puis « titrisées » [on en a fait des titres échangeables sur les marchés, ndlr] et vendues un peu partout, diffusant dans le système financier mondial une masse considérable de titres toxiques.

La diffusion aux hedge funds

On peut imaginer le circuit simplifié suivant pour illustrer la diffusion  :

   1. La banque accorde un crédit
   2. La banque titrise cette créance
   3. Elle vend le titre à un hedge fund [3] [un fonds d’investissement à risques, ndlr]
   4. Ce fonds emprunte auprès de la banque pour acheter encore plus de titres émis, profitant à fond de l’effet de levier [qui permet d’emprunter plus pour gagner plus, ndlr].
   5. Quand le débiteur fait défaut ou même qu’on considère que le risque qu’il fasse défaut augmente, la valeur de la créance titrisée dégringole, mettant en péril le hedge fund.
   6. Celui-ci doit financer des pertes et se trouve en situation délicate vis-à-vis de la banque qui le finance.
   7. La banque doit déprécier sa créance sur le hedge fund et lui refuse les nouveaux crédits dont il a besoin pour financer ses pertes et assurer la continuation de son activité.
   8. Le hedge fund fait faillite.
   9. A son tour, la banque elle aussi peut se retrouver en difficulté. Elle a tout à coup besoin d’argent et se tourne vers d’autres banques ; mais ces dernières se méfient car elles estiment que la situation de leur homologue est très dégradée étant donnée la nature de ses engagements. Elles refusent de lui prêter ou alors à des conditions très dures.

C’est l’histoire simplifiée de la faillite [4] de la banque d’investissement américaine Bear Stearns et le mécanisme de diffusion de la crise à tout le système financier.

Le recours aux fonds souverains incontournable

Pendant les sept dernières années, les banques d’investissements et les banques de détail ont exigé des rentabilités toujours plus importantes. Elles ont accepté de financer l’activité de fond d’investissement utilisant des effets de leviers énormes générant des montants d’engagements colossaux sans réellement mesurer les risques car il s’agissait de satisfaire l’appétit d’actionnaires et d’investisseurs jamais repus.

Le château de cartes s’est écroulé, et les banques enregistrent des pertes abyssales. Elles doivent maintenant faire appel aux fonds d’investissements souverains d’Asie et du Moyen-Orient pour reconstituer leur fonds propres et sauver leur peau.

Et lorsque les banques ou les institutions financières ne trouvent plus de fonds souverains étrangers ou d’actionnaires privés pour les renflouer, elles appellent au secours les Etats. Ainsi, le Trésor américain s’active pour sauver les deux géants du crédit hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac [5], dont les besoins de capitaux sont estimés à au moins 100 milliards de dollars.

La crise se diffuse, et quand elle commence à coûter aux Etats cela creuse les déficits publics et limite les possibilités de l’action budgétaire. Si l’Etat américain doit sauver ces deux monstres, il devra couper drastiquement dans l’investissement public.

Demander à tout le monde de faire des efforts, voilà le résultat moralement difficile à accepter de la voracité, du court-termisme et des décisions d’investissements hasardeuses des banques pour qui la privatisation des profits et la socialisation des pertes est une chose normale.

Fannie et Freddie seront quoi qu’il arrive sauvés par l’Etat car ils sont « too big to fail », prouvant -une fois de plus- que la théorie suivant laquelle les marchés s’autorégulent est fausse.

Ainsi, comme le suggère le rapport Ricol, il semble absolument nécessaire de contrôler le « ratio de solvabilité » des banques [jusqu’à quel point elles peuvent prêter de l’argent] et d’établir un nouveau mode de calcul de celui-ci pour limiter l’effet de levier. Un contrôle strict sur les produits financiers les plus complexes et une régulation des agences de notation semble aussi indispensable.

Enfin, c’est un trader qui le dit, les principes de rémunération de ceux qui jouent sur ces marchés ne sont pas seulement indécents, ils sont pousse-au-crime…
URL source: http://rue89.com/explicateur/crise-des-subprimes-si-vous-navez-toujours-rien-compris

Liens:
[1] http://rue89.com/riverain/greedy-boy
[2] http://www.lefigaro.fr/societes/2008/09/03/04015-20080903ARTFIG00303-ricol-pointe-la-responsabilite-des-banques-dans-la-crise-.php
[3] http://fr.wikipedia.org/wiki/Hedge_fund
[4] http://archives.lesechos.fr/archives/2008/lesechos.fr/03/14/300249911.htm
[5] http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2008/08/21/vers-une-nationa
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« Répondre #86 le: 20/09/2008 - 12:59:51 »

Contrairement à Lagarde, Chris Dodd parle d'un effondrement complet du système ‎financier US ‎

Samedi 20 Septembre 2008
http://www.alterinfo.net/Contrairement-a-Lagarde,-Chris-Dodd-parle-d-un-effondrement-complet-du-systeme-8206;financier-US-8206;_a24055.html

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a assuré samedi que le "gros risque systémique" qui était redouté par les places financières était "derrière nous", dans une déclaration à la presse à Sotchi (sud de la Russie).

"Le gros risque systémique qui était craint par les places financières et qui les a amenées à beaucoup baisser au cours des derniers jours est derrière nous", a dit la ministre, en marge d'une rencontre gouvernementale franco-russe.
Source: AFP

Contrairement à Lagarde, Chris Dodd parle d'un effondrement complet du système ‎financier US ‎
En allusion à la machine infernale qui menaçait ‎d'engloutir d'autres banques, le président de la commission ‎bancaire du Sénat, le sénateur démocrate Chris Dodd, a ‎estimé que les Etats-Unis étaient peut-être à quelques jours ‎d'un effondrement complet de leur système financier. ‎
Chris Dodd, interrogé par ABC sur le fait de savoir si les ‎travaux du Congrès pourraient être bouclés à la fin de la ‎semaine prochaine, s'est borné à déclarer: "Nous allons ‎voir, notre espoir est que nous puissions y arriver". Il a ‎qualifié de grave, le marasme économique des Etats-Unis. ‎
‎"Mais la question est grave. Si ça doit nous prendre deux ‎semaines, nous prendrons deux semaines, si ça doit nous ‎prendre trois semaines, nous prendrons trois semaines", a-t-‎il ajouté.‎
De même, il a qualifié la crise financière américaine des ‎instants rares dans sa carrière politique.

source IRIB ‎

USA:
Contrairement à Lagarde, Chris Dodd parle d'un effondrement complet du système ‎financier US ‎
"C'est une situation grave", a dit l'influent sénateur démocrate Chris Dodd. "Je suis là (au Congrès) depuis 28 ans. A entendre les discours d'hier soir, nous sommes peut-être à quelques jours d'un effondrement complet de notre système financier"
Chris Dodd également président de la commission bancaire du Sénat américain, a déclaré ce constat vendredi sur la chaîne ABC en faisant référence à une réunion jeudi soir au Capitole avec le secrétaire au Trésor Henry Paulson, venu annoncer aux principaux leaders du Congrès un futur plan destiné à aider les banques à se débarrasser de leurs actifs invendables.

Et pour démontrer un peu plus encore la grave avancée de la crise, Bush qui devait faire une tournée dans les Etats américains n'a pas eu d'autre choix reporter Sine Die son départ, il en va de la survie pure et simple du modèle de finance américain…

Ainsi, tard vendredi, les autorités américaines se sont résolues à employer les grands moyens pour juguler la crise qui menace de faire sombrer leur système financier.
Ils ont reconnu l'inefficacité de leurs efforts pour régler au fur et à mesure les problèmes qui se présentaient.

Pour tenter de faire face à l'effondrement, l'administration Bush a envoyé au Congrès les détails d'un vaste plan de soutien aux banques, a indiqué un responsable du gouvernement.
Il pourrait coûter 500 milliards de dollars, voire le double selon certains experts, écrit vendredi le New York Times (NYT) sur son site internet.

Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson avait annoncé dans la nuit vouloir réfléchir, en partenariat avec le Congrès, à une solution pour débarrasser les banques des actifs hautement risqués accumulés pendant la "bulle" immobilière et maintenant invendables.
L'objectif est d'arriver à un projet de loi d'ici la fin du week-end, dont l'examen au Congrès pourrait débuter à la fin de la semaine prochaine, espère Chris Dodd, président de la commission bancaire au Sénat.
"Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable de dollars du contribuable", a concédé le président américain George W. Bush.
Paulson a parlé de "centaines de milliards". "Il faut que cela soit suffisamment gros pour faire une vraie différence et aller au cœur du problème", a affirmé le ministre lors d'une conférence de presse.

Un influent sénateur républicain, Richard Shelby, avait avancé un peu plus tôt que le coût pourrait atteindre 1.000 milliards de dollars.

En tout cas, le plan de soutien aux banques, discuté entre le gouvernement et le Congrès américain, sera très lourd pour le contribuable, mais le coût de l'inaction serait bien plus lourd encore, dans un pays où le niveau des retraites dépend directement du cours de la Bourse.

C'est ce qu'estime en tout cas, Henry Paulson qui estime que l'alternative: une série continue de faillites d'institutions financières, et des marchés du crédit gelés, incapables de financer l'expansion économique".

Comme le résume un banquier à Washington interrogé par l'AFP, le choix de l'administration Bush se résume à une alternative entre un "risque connu" - les centaines de milliards que la Maison Blanche est prête à dépenser - et un "risque incertain" - le coût sans aucun doute "monstrueux" d'une crise de confiance prolongée mettant à bas tout le système financier.

En effet la quasi-totalité des contribuables américains jouent en Bourse, soit à titre individuel, soit par le biais de leurs fonds de pension, qui investissent en Bourse environ les deux-tiers de leurs avoirs - et dont le poids financier est estimé à quelque 5.000 milliards de dollars.

Reste que la solution trouvée soulève encore des questions, notamment sur la solvabilité du Trésor, alors que le déficit budgétaire n'a cessé de se creuser depuis huit ans, jusqu'à un trou de 407 milliards de dollars attendu pour 2008 par le Bureau budgétaire du Congrès.

Source al manar

***************

Pour la Chine, l'effondrement de Wall Street est dû à la surémission de monnaie de la Fed

Article original anglais : http://www.prisonplanet.com
Samedi 20 Septembre 2008
http://www.alterinfo.net/Pour-la-Chine,-l-effondrement-de-Wall-Street-est-du-a-la-suremission-de-monnaie-de-la-Fed_a24040.html

Le sauvetage des institutions financières avec l'argent des contribuables fait parti d'un vaste plan visant à augmenter le contrôle sur l'économie mondiale, écrit un média contrôlé par l'État chinois.

Aujourd'hui, les médias officiels de la Chine font des reportages sur la vraie cause de l'effondrement de Wall Street, une cause dont les grands médias américains n'osent pas parler : la surémission de monnaie de la Réserve fédérale - et dont les chinois disent qu'elle fait partie d'un vaste plan pour justifier un contrôle encore plus grand sur l'économie mondiale.

L'administration Bush a annoncé aujourd'hui un plan visant à utiliser des centaines de milliards de dollars de l'argent des contribuables pour acheter des prêts hypothécaires et autres dettes de mauvaise qualité. Le processus qui permet d'injecter encore plus de monnaie fiduciaire dans un système qui en est déjà trop gorgé a eu l'effet souhaité - le Dow Jones a grimpé de 450 points - mais le dollar, à la suite d'un bref saut, a commencé à chuter.

De nombreux médias contrôlés par l'État chinois déclaraient aujourd'hui que la ferveur sans limite de la Réserve fédérale à soutenir le marché en injectant des liquidités illusoires, fait partie d'un plan pour gagner la confiance et pour accroître l'intervention du gouvernement sur les marchés financiers.

Les médias chinois qui relèvent de l'état dont Chine Finance, Chine News et Chaobao Financial News, ont fustigé contre la Fed pour avoir pris des mesures qui, à long terme, aggraveront les conditions économiques et dévalueront le dollar par « la création de nouveaux argents qui n'existent pas et qui conduira à l'inflation monétaire, » une politique contraire à la position de la Chine qui est titulaire de vastes réserves de dollars US.

L'analyste cité par Chaobao Financial News a souligné que « lorsque le marché est en faillite, l'objectif premier de l'intervention du gouvernement devrait consister à soutenir le marché au profit du peuple: d'abord par une aide d'urgence, ensuite par la stabilisation et enfin par une réforme » et que « la protection des droits des personnes qui souffrent des conséquences du marché immobilier ou des prix élevés du pétrole devrait être traitée en priorité. »

L'analyste a ajouté que, en se concentrant sur le sauvetage d'un petit nombre de grandes sociétés financières, la Fed est en train de créer un chaos financier beaucoup plus grand et qu'elle suscite la colère et de la suspicion en « protégeant et en encourageant seulement les grandes entreprises dont l'éthique est questionnable. »

Hier, Xu Xiaonian, un professeur d'économique et de la finance à la China Europe International Business School, a déclaré lors d'une conférence que « la cause fondamentale de l'effondrement de Wall Street est attribuable à la surémission de monnaie de la Réserve fédérale. » Il a avisé que le gouvernement américain avait déjà outrepassé son champ d'intervention par rapport à sa politique habituelle.

Des propos similaires ont été repris par l'économiste Zuo Xiaolie, qui a déclaré que le montant d'argent injecté dans le marché aura peu d'impact réel, mais que ces mesures sont une « approche limitée utilisées par la Réserve fédérale pour répartir la pression des ajustements monétaires sur d'autres pays, ce qui entraîne la dévaluation du dollar en provoquant un déséquilibre dans l'économie mondiale. »

« Le montant d'argent qui a été injecté sur le marché ne peut fondamentalement pas sauver le marché, » a déclaré Xiaolie, en ajoutant que ce geste faisait simplement partie d'un plan visant à « regagner la confiance et à justifier une éventuelle nouvelle intervention dans l'économie. »

Mercredi, le journal officiel de la Chine, People's Daily, la voix du parti communiste au pouvoir, a déclaré que les États-Unis ont mis à feu des « armes de destruction massive » économiques et qu'ils ont déclencher un « tsunami financier » en permettant aux prêteurs de Wall Street de faire le commerce des subprime et des produits dérivés, selon un reportage de Presse TV.

La Chine a déjà menacé de liquider ses énormes avoirs en bon du trésor US, qui s'élèvent à 1,33 trillions de dollars, si jamais Washington devait imposer des sanctions commerciales pour forcer une réévaluation de yuan. À plusieurs reprises, le parti communiste a également exprimé sa colère face à l'indifférence de la Fed devant l'affaiblissement du dollar. Si la Chine devait se débarrasser du dollar, il s'en suivrait une série d'événements qui conduirait à l'effondrement du billet vert.

Nous devrions réaliser que nous sommes en difficulté lorsque tout ceux qui soutiennent le Parti communiste chinois prêchent la bonne politique monétaire et le conservatisme fiscale alors que l'administration Bush et la Réserve fédérale qui, en créant toujours plus d'argent comme par magie, permettent à leurs amis de Wall Street de s'en sortir alors que l'avenir économique de centaines de millions de citoyens américains n'est pas considérée.
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« Répondre #87 le: 21/09/2008 - 13:48:53 »

Et l'Algérie ?

Crise financière: les revenus pétroliers et investissements du Golfe menacés
(©AFP / 18 septembre 2008 14h48)
http://www.romandie.com/infos/news2/080918124820.vli0dxlt.asp

KOWEIT - Les richissimes monarchies du Golfe doivent se préparer à une forte dépréciation de leurs investissements à l'étranger et à une baisse de leurs revenus pétroliers en raison de la crise financière américaine et de son impact sur l'économie mondiale, estiment des analystes.

Mais le secteur bancaire des pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), une région riche en pétrole et en gaz, ne semble pas être menacé, ont-ils dit à l'AFP.

La hausse des prix du pétrole a rapporté, au cours des six dernières années, plus de 1.000 milliards de dollars aux six Etats du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït, Emirats arabes unis, Qatar, Oman) et leurs fonds souverains détiendraient 1.500 milliards de dollars d'investissements à travers le monde.

"La crise bancaire aux Etats-Unis va ralentir davantage la croissance économique mondiale et réduire la demande de pétrole. Cela va provoquer une baisse considérable des prix du pétrole et de ses revenus", estime Saïd al-Cheikh, chef économiste de la banque saoudienne National Commercial Bank.

Les pays du CCG pompent 16 millions de barils de pétrole par jour, soit près de 20% de l'offre mondiale, et disposent de 45% des réserves mondiales prouvées.

"Après cette crise, les Etats du Golfe devraient se préparer à une baisse des prix de pétrole" dont les revenus représentent plus de 90% de leur revenu public, souligne l'économiste koweïtien Hajjaj Boukhdour.

"La demande de pétrole va baisser même en Chine, car ses exportations aux Etats-Unis devraient plonger en raison de la crise", a-t-il expliqué à l'AFP.

Les craintes suscitées par l'impact du ralentissement sur la consommation d'énergie sont en grande partie responsables de la dégringolade des prix du brut, qui ont chuté de plus de 55 dollars depuis leur record du 11 juillet à 147 dollars.

Le système bancaire du Golfe ne devrait pas être trop touché par la crise, selon des analystes, mais les pays de la région s'inquiètent pour leurs énormes investissements à l'étranger.

"Aucune institution financière du Golfe ne sera directement affectée par l'effondrement de Lehman Brothers car elles n'y ont pas de participation importante", a dit M. Cheikh à l'AFP, évoquant la quatrième banque d'affaires américaine qui s'est placée cette semaine sous la protection de la loi sur les faillites.

"Mais on est certainement très inquiet du sort d'autres grandes institutions financières américaines où les fonds souverains et des investisseurs du Golfe détiennent une participation importante", a ajouté M. Cheikh.

Les gouverneurs des banques centrales du CCG, réunis en Arabie saoudite, ont assuré mardi que leur système bancaire ne serait pas touché par la crise financière.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, qui y a rencontré les banquiers, a déclaré que les secteurs bancaire et financier de la région "se sont avérés assez résistants aux récentes turbulences financières".

M. Boukhdour a estimé à près de 1.000 milliards de dollars les investissements des fonds souverains du Golfe aux Etats-Unis et en Europe il y a un an, au début de la crise des prêts hypothécaires aux Etats-Unis.

"Les avoirs des fonds souverains du Golfe en Europe et aux Etats-Unis ont baissé de 30% au cours de l'année écoulée, soit une perte de 300 milliards de dollars", pertes dues aux crises financière et des prêts hypothécaires, a dit l'économiste koweitien.

Au cours de l'année écoulée, les fonds souverains des Emirats et du Koweït ont injecté plus de 12 milliards de dollars dans plusieurs grandes banques américaines, et la valeur de ces investissements a baissé de moitié avec la baisse des prix des actions.

M. Boukhdour a par ailleurs estimé à 800 milliards de dollars les investissements privés du Golfe à l'étranger, ajoutant qu'ils ont également souffert des pertes similaires.
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« Répondre #88 le: 27/09/2008 - 12:00:59 »


Risque pour les fonds algériens placés aux Etats-Unis ?
le 30 Septembre, 2008
http://www.lematindz.net/news/1993-risque-pour-les-fonds-algeriens-places-aux-etats-unis-.html

La crise qui secoue le système financier international, risque de mettre en danger les fonds algériens placés aux Etats-Unis d’Amériques, rapporte mardi la presse algérienne.

Le quotidien arabophone Al Khabar dans sa livraison écrit que l’"Algérie pourrait avoir bien des difficultés à se faire restituer en temps voulu les 43 milliards de dollars qu’elle a placés dans les Bons du Trésor américain".

Certes l’Algérie pourra récupérer cet argent, mais elle affrontera un problème dans le cas où elle en aura besoin de manière urgente, notamment suite à une baisse inattendue du prix du pétrole, souligne Al Khabar.

Le quotidien signale que la rémunération des placements algériens dans les Bons du Trésor américain ne dépasse pas 3 pc.

"La crise des sub-primes qui a conduit à la faillite de plusieurs banques et le plan Bush de sauvetage du système financier, mettent en danger l’argent des Algériens", souligne le journal.

La publication estime que le montant en question ne sera d’aucune utilité si l’Algérie est touchée par une crise financière, fatale pour son économie.

APA-Alger

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La crise bancaire et les bons du Trésor américain : Et nos 43 milliards de dollars?

par K. Selim - Samedi 27 septembre 2008 - lequotidien-oran.com
http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5109731

C'est un vrai vent de panique bancaire qui souffle sur le monde. Le président américain George W. Bush a lancé un appel solennel au Congrès pour avaliser le plan de sauvetage de 700 milliards de dollars. Des nationalisations ouvertes qui sonnent, et pas seulement au niveau du symbole, le glas d'un ultralibéralisme inauguré par Reagan et Thatcher.

On parle d'actifs «toxiques» alors qu'en réalité tout le système a été contaminé par une logique spéculative débridée. Ce serait par milliers que les banques américaines risquent de disparaître. La crise n'est pas sectorielle mais systémique et pourrait avoir un effet de ralentissement de l'activité économique mondiale. C'est à ce niveau que pourraient se manifester les conséquences de la crise sur l'Algérie.

Le poids des Etats-Unis est tel qu'une décroissance de son économie de quelques points pourrait entraîner une baisse importante de l'activité économique mondiale. Ainsi, d'un point de vue global, les risques de récession grave au niveau planétaire sont clairement envisagés. C'est à ce niveau que la «contamination» pourrait toucher l'Algérie. Une récession se traduisant par une baisse de l'activité entraînerait une réduction de la demande énergétique et, mécaniquement, une baisse des prix. Les responsables algériens ont laissé entendre qu'à moins de 70 dollars le baril on serait dans la zone rouge et on aurait de la difficulté à financer les plans d'investissements.

C'est une conséquence en quelque sorte «indirecte», celle de l'évolution de l'actuelle crise du système financier vers une récession économique généralisée qui constitue le plus grand danger. Une baisse des prix de l'énergie combinée à une baisse du dollar pourrait nous ramener à des situations déjà vécues. Il faut donc suivre avec intérêt les effets de la crise financière et ses incidences sur l'économie réelle. La thérapie proposée par l'administration américaine apparaît pour beaucoup comme une solution d'urgence pour éviter une dégradation brutale de l'économie.

Les Asiatiques garantissent nos T-Bonds

C'est donc de l'évolution de la situation «globale» que l'Algérie pourrait ressentir les effets de la crise. L'économie algérienne n'est pas fortement connectée au système financier international, la crise qui le secoue ne devrait pas avoir des incidences directes immédiates. Le gouverneur de la Banque d'Algérie pouvait faire valoir récemment - dans une rencontre où une partie de la presse a été exclue pour le motif bancal de «salle trop étroite» - que la «sagesse» de la gestion des réserves de change prémunit le pays des conséquences des vapeurs empoisonnées que dégage le système financier américain. Cela n'est pas inexact. A condition de constater que nous ne vivons pas en autarcie, que le pays commerce avec le reste du monde.

L'une des questions les plus récurrentes est celle de savoir si les placements algériens en bons du Trésor américain, quelque 43 milliards de dollars, sont menacés. En fait, ces bons sont garantis par la première économie du monde et sont considérés, avec l'or, comme le placement le plus sûr. Nos petits 43 milliards $ ne sont rien à côté des quelque 1.300 milliards de dollars placés en bons de Trésor par les Chinois, les Japonais et les Sud-Coréens. Seule une vente brutale et massive de ces bons sur le marché mondial pourrait entraîner une dégradation de leur valeur. Une dépréciation du dollar pourrait en aggraver la dépréciation. Mais la masse de bons de Trésor détenus par ces pays asiatiques est telle qu'ils feront tout pour éviter cette éventualité.

En somme, ce sont les Asiatiques qui «protègent» nos «T-Bonds». Comment agiront ces pays à l'avenir ? Tout indique qu'ils s'orienteront vers des politiques économiques qui diminuent leur dépendance du système américain. Ce qui est sûr est qu'avec des rendements durablement faibles, la rémunération de ces fameux «T-Bonds» pourrait être réduite, voire ramenée à zéro. Quant à l'hypothèse qu'on «perdrait» ces bons de Trésor, cela supposerait que les Etats-Unis d'Amérique seraient devenus insolvables. Ce qui, même avec la crise actuelle, paraît totalement absurde.

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CRISE FINANCIÈRE MONDIALE : Ce que risque l’Algérie

27 Septembre 2008 - Smail ROUHA - L'Expression
http://www.lexpressiondz.com/article/2/2008-09-27/56609.html

La facture des importations risque de «gonfler»

Crise financière, inflation, hausse de la facture des importations...Jusqu’à l’heure actuelle, le ministre des Finances ne s’est pas encore exprimé sur la question.

Sujet d’actualité et de préoccupation majeure, principalement sur les places économiques mondiales, la crise financière tend à se mondialiser avec des effets durables. «Elle va durer assez longtemps avec de graves conséquences économiques», affirmait Dominique Strauss-Kahn, le directeur général du FMI, quant à l’issue de cette crise qui a touché pour le moment les Etats-Unis et les pays développés. Cette crise financière «mondialisée» risque, plus tôt que prévu, d’avoir des retombées négatives sur l’Algérie malgré les discours officiels qui se veulent rassurants. Un risque dont les effets se font déjà ressentir à travers une répercussion directe sur les prix des produits de consommation. Des faillites en chaîne. Les retombées de cette crise se manifestent à travers les flux financiers avec la nature des taux de change «semi-flexibles» et se répercuteront sur la monnaie, les matières premières, les équipements et les biens de consommation. Certes, le marché financier national n’est pas très important, l’économie nationale est davantage touchée par la faiblesse du dollar face à l’euro, conséquence directe de notre dépendance de l’importation et des marchés mondiaux. Ainsi, déclenchée en août 2007, la crise des subprimes a, aujourd’hui, des effets que les experts n’avaient pas prévus. La fermeture jeudi de la banque américaine Washington Mutual, après la récente faillite de Lehman Brothers, en est la preuve.

En Algérie, la place financière est en effervescence. Normal, la France a, à son tour, essuyé les retombées d’une vague dont personne ne peut actuellement en mesurer l’ampleur. A l’autre rive de la Méditerranée, on s’inquiète des répercussions sur les portefeuilles et le moral. Depuis l’annonce de la mise sous protection de la loi sur la faillite de la «Lehman Brothers», quatrième banque d’investissement de Wall Street, la panique s’est emparée des places boursières. Pour rassurer les investisseurs et épargnants, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Laksaci, a réuni les directeurs de banques nationales et des agences des banques étrangères implantées en Algérie. «Nous ne sommes pas concernés par la crise internationale car nous n’avons pas de subprimes dans nos banques», aurait laissé entendre Mohamed Laksaci. C’est normal, les banques d’Algérie ne prêtent pas du liquide aux citoyens. La diversification des devises de placement telle que menée par la Banque d’Algérie et la poursuite d’une gestion prudente des réserves de change ont permis à l’Algérie de faire face, dans une grande mesure, aux turbulences actuelles sur les marchés financiers internationaux, a soutenu Mohamed Laksaci, faisant allusion aux quelques dizaines de milliards de dollars algériens placés dans les banques américaines en bons de Trésor.

En effet, en plaçant son argent en bons de Trésor, certes avec un taux faible (2,5%), l’Algérie avait pris le chemin le moins risqué. Si l’Algérie avait mis cet argent dans les banques d’affaires, avec certes un taux élevé, la cagnotte aurait volé en éclats. Et alors, bonjour les dégâts. Et les ressources financières algériennes auraient été emportées par ce tsunami financier.

Cependant, ce que le gouverneur de la Banque d’Algérie feint d’oublier, a trait au fait que l’économie algérienne est tributaire des importations, donc des marchés internationaux. Et si les Etats-Unis sont frappés, ce ne sont pas des pays comme l’Algérie qui seront épargnés. D’autant que cette crise est d’abord une crise de financement.

Si les banques étrangères, pour des raisons de solvabilité, décident de se désister de leurs succursales, ces dernières se retrouveront dans l’incapacité de prêter à leurs clients (particuliers ou entreprises). La crise se répercutera alors sur l’économie réelle.

Sur un autre plan, si une récession survient sur les marchés, notamment aux Etats-Unis, elle pourrait entraîner la baisse de la demande, donc de la production. Conséquence: les demandes en matières premières vont reculer. En outre, cette crise peut aussi entraîner la chute du dollar. Le prix du baril de pétrole étant coté en billet vert, une baisse de son cours va provoquer la baisse des revenus nationaux.

Si la communauté internationale se soucie aujourd’hui de la crise financière dans les pays avancés, il est important de ne pas perdre de vue l’autre crise: la persistance des effets néfastes du renchérissement des prix des denrées alimentaires.

Et comme les importations algériennes dépassent les 30 milliards de dollars par an, la facture risque d’être salée, d’autant que la France, principal partenaire économique, n’est pas épargnée.
Le président français Nicolas Sarkozy a prévenu jeudi que la crise financière aurait des conséquences de longue durée sur la croissance et le chômage. Et cela reste valable pour l’Algérie, pays totalement dépendant de ses exportations hydrocarbures.

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Crise financière planétaire, L’économie algérienne n’est pas à l’abri

Par : Djamel Zidane - Mercredi 24 Septembre 2008 - LIBERTE Economie
http://www.liberte-economie.com/edit.php?id=74560

L’Algérie sera touchée indirectement avec la chute des prix du pétrole, celle de la valeur du dollar (monnaie de paiement des exportations d’hydrocarbures), des taux d’intérêt de nos placements (bons du Trésor US à rendement nul, ou même négatif), l’accroissement de l’inflation importée (accroissement de la valeur de nos importations et une facture qui risque d’exploser en 2008-2009)

Liberté économie a tenté d’en savoir un peu plus sur les «dommages collatéraux», d’évènements financiers graves se déroulant géographiquement loin de l’Algérie, mais qui pourraient avoir des incidences notables sur l’économie algérienne, du fait des liens tissés par la mondialisation entre l’ensemble des acteurs financiers, bancaires et, d’une manière plus générale, économiques de la planète. Dans ce but, deux éminents experts ont été approchés : Mohamed Gharnaout et Nacer Bouyahiaoui, tous deux experts financiers connus. La même question leur a été posée.

Dr Nacer Bouyahiaoui : Le fait que la Bourse d’Alger ne dispose pas de valeurs étrangères, et surtout américaines, qu’elle ne soit pas connectée à l’économie mondiale l’a protégée d’une certaine manière. Comme prévu, même si le gouvernement des USA n’a pas jugé utile d’intervenir pour sauver Lehman Brothers, il l’a bel et bien fait pour AIG (Amercican International Group) le géant américain de l’assurance. Or, cette crise est si rapide dans son extension que les marchés financiers, livrés à la spéculation, ne réussissent pas à se stabiliser. Il est certain que si beaucoup de monde perd de l’argent, beaucoup de monde en gagne. Ceux qui sont les plus sensibles à la psychologie du marché profitent de cette instabilité. Je pense que l’un de ceux qui sont en train de gagner beaucoup d’argent, c’est Georges Soros et sa compagnie de Hedges Funds. Il avait fait de bonnes analyses en déduisant les conclusions qui s’imposaient. Il est un adepte de la veille stratégique et de la veille boursière et dispose de personnels hautement qualifiés, ce qui lui a permis de juger de l’état réel de nombreuses banques parmi les plus huppées. Il a même été à l’origine de la crise financière asiatique en 1997 ».

Liberté économie : Est-ce une chance que la Bourse d’Alger soit à peu près déconnectée de l’économie mondiale ?

«L’Algérie sera touchée indirectement avec la chute des prix du pétrole, celle de la valeur du dollar (monnaie de paiement des exportations d’hydrocarbures), des taux d’intérêt de nos placements (bons du Trésor US à rendement nul, ou même négatif), l’accroissement de l’inflation importée (accroissement de la valeur de nos importations et une facture qui risque d’exploser en 2008-2009).
Un regret tout de même : les principaux marchés financiers sont au bord de l’asphyxie et manquent de liquidités. Si nous n’avions pas remboursé notre dette par anticipation, nous aurions pu avantageusement négocier le remboursement aussi bien avec le club de Paris qu’avec le club de Londres. Nous aurions obtenu une réduction des taux d’intérêt et même dans le remboursement du principal. Il faut savoir que la plupart des banques ou des groupes financiers ne connaissent pas encore avec précision l’état de leurs pertes : tous ou presque possèdent des values dans l’immobilier qu’ils n’arrivent pas à échanger contre des liquidités ou du crédit auprès d’autres banques. C’est pour cela que les banques centrales ont été contraintes d’injecter de l’argent dans le marché financier. Car, même s’il existe des liquidités, les banques refusent de prêter et de garantir les crédits. Un concept nouveau s’applique au système financier actuel : celui de vélocité. Le système financier actuel est interconnecté et l’information y évolue en temps réel faisant le tour du monde à la manière d’un feu de brousse, et y suscitant les mêmes paniques souvent. Même les autorités monétaires n’arrivent pas à coordonner leurs efforts en même temps pour juguler la crise. Dans les bastions du libéralisme, il existe deux clans opposés : celui qui préconise une stricte régulation des marchés financiers et celui qui est totalement opposé à une réglementation rigide qui tuerait leur dynamique et limiterait ce qui fait leur force, la prise de risque.

La Sec, qui est l’organisme américain de contrôle de la Bourse a demandé aux hedges hunds de présenter leurs canevas de placements spéculatifs jouant la baisse (short selling). Il est utile de rappeler que le naufrage de Lehman Brothers et d’autres institutions financières réputées solides est, pour une grande part, l’œuvre de ces hedges funds. Georges Soros, leur initiateur, dispose d’une véritable machine de guerre organisée. C’est lui qui a mis en place les normes de la spéculation de ces hedges funds. Le modus operandi consiste à détecter les points faibles de certaines institutions financières réputées solides et de spéculer à la baisse sur leurs valeurs, tout en distillant des informations orientées à leur propos, grâce à un réseau étoffé de médias, plus ou moins complices. Le but est d’entraîner dans le mouvement d’autres hedges funds afin de provoquer un mouvement baissier. Il s’agira de vendre ces valeurs dès qu’elles auront repris leurs cours vers la hausse.
Un groupe de banques importantes est en train de rassembler plus de 200 milliards de dollars afin de calmer les marchés financiers. Il est tout à fait inutile de se demander où est passée tout à coup l’orthodoxie économique affichée de tout temps par les pays capitalistes. Le secrétaire d’Etat au Trésor américain vient de proposer un plan destiné à venir en aide à la Bourse de Wall Street, à hauteur de 500 milliards de dollars, ce qui portera les aides successives des pouvoirs publics destinées au système financier et aux banques, à la somme de 1000 milliards de dollars !... Plan approuvé par le président Bush et même des sénateurs démocrates. Il est en effet peu souhaitable pour le reste de la planète que l’économie américaine entre en récession.
Selon le Dr Bouyahiaoui, le fait que l’assureur américain AIG ait été sauvé in extremis par les pouvoirs publics est loin d’être innocent. Cet acte prouve, s’il en est encore besoin, que le capitalisme a toujours systématiquement pour vocation de privatiser les gains (au profit du seul capitaliste) et de socialiser les pertes, en les faisant supporter à la communauté nationale, par des licenciements, des programmes d’austérité, et la mise en branle de la répression contre toute manifestation de colère populaire.

Il n’en demeure pas moins que l’impact de cette crise financière sur les marchés financiers est très importante : à New York, Londres, Frankfurt, et ailleurs sur les grandes places boursières de la planète, il y aura tout d’abord de grosses pertes d’emploi, des pertes de revenus. A titre d’exemple, une ville comme New York perd un véritable pactole issu des transactions  boursières de Wall Street. Mais le marché finira par se reprendre tôt ou tard. Il s’agit seulement de réfléchir aux moyens de calmer les traders, les spéculateurs et les investisseurs. On peut d’ores et déjà imaginer que les banques et institutions financières qui réussiront à se tirer sans trop de casse de cette crise, vont pouvoir faire beaucoup de bénéfices, à se partager entre rescapés,  une fois la crise passée. Ce sera le meilleur moment pour placer un fonds souverain dans des entreprises solides européennes ou américaines, comme Gaz de France, Air Liquide, Total, Alstom, General Electric, etc.»

Sonatrach et des sociétés Us en Algérie, les premières exposées ?

Curieusement, ce sont les banques d’investissement qui perdent des plumes et les banques commerciales qui raflent la mise. Il ne faut pas se tromper : cette crise n’est pas celle du subprime, mais provoquée par les fonds spéculatifs. Preuve qu’il n’y a pas que des perdants dans cette crise.
L’absence d’une bourse fonctionnelle n’a fait que cacher les dégâts subis par les finances publiques selon Mohamed Gharnaout qui affirme que les banques qui ont été en difficulté, et parfois ruinées à la suite de la crise, sont toutes des banques d’investissement.

Liberté économie : « L’économie algérienne est-elle à l’abri de graves retombées dues aux remous du système financier international, à la lumière des graves développements de la crise financière qui a touché l’ensemble des places boursières les plus notables dans le monde, et poussé à la faillite des banques importantes ? »

M. Gharnaout : « Un groupe de banques centrales parmi les plus importantes de la planète a injecté 247 milliards de dollars de liquidités dans le circuit monétaire. Même la Russie a été touchée par la tourmente et a été contrainte de faire intervenir sa banque centrale pour calmer le jeu. La Bourse de Moscou a fermé dès mercredi 17 septembre pour ne rouvrir que le vendredi 19. Cette crise n’a pu toucher la Russie que parce qu’elle avait décidé de rendre le rouble totalement convertible dès juillet 2006.

Dans les faits, Lehman Brothers n’a été que le révélateur d’une crise longtemps minimisée voire niée par les Américains. La crise actuelle taduit un avenir plutôt angoissant, car elle signifie que les choses sont loin d’être maîtrisées, ou qu’elles ont pris fin. L’effet dominos est toujours à l’œuvre, et AIG n’a pu être sauvée qu’in extremis par la FED. Il ne serait pas étonnant qu’AIG soit impliquée, d’une façon ou d’une autre, dans l’assurance ou la réassurance des produits pétroliers et donc de Sonatrach, et, dans tous les cas, elle doit être présente dans l’ensemble des entreprises américaines qui travaillent en Algérie. AIG possède 70 millions de clients dans le monde, et rares sont les Américains qui ne doivent pas être liés, d’une façon ou d’une autre, à AIG, question assurance et crédits hypothécaires.
Déjà, avec raison, les Américains ont considéré que des entreprises comme Fanny Mae et Freddie Mac sont trop importantes pour être mises en faillite (too big to fail). Si le gouvernement fédéral, après avoir organisé la vente de Bearn Stears à JP Morgan, avec une cotation ridicule, soit 2 dollars l’action, puis 10 dollars, a décidé du sauvetage de Fanny Mae et de Freddie Mac (à eux deux représentant la moitié des capitaux des crédits hypothécaires soit 6 000 milliards de dollars, et l’équivalent du PIB de la Russie, de l’Inde et de la Chine réunies !), a, pour des raisons particulières aux actionnaires de Lehman Brothers, laissé le choix aux actionnaires de la banque d’affaires de se mettre sous la protection du chapitre XI de la loi sur les faillites. Les actionnaires de Lehman Brothers ont décidé de vendre des actifs au prix du marché (Lehman Brothers possédait des actifs équivalant à 691 milliards de dollars, avec un résultat bénéficiaire de plus de 6,7 milliards de dollars, pour 2007 et un déficit de 3,7 milliards de déficit pour 2008), plutôt que de céder leurs actions au rabais. Ils sont en train de vendre des actions à Barclays pour 3 milliards de dollars (GB), à Sumitomo (Japon), etc.
Une chose curieuse à relever cependant: toutes les banques qui ont subi des difficultés, qui les ont parfois menées à la faillite, sont des banques d’investissement. On peut se demander si ce genre d’institution financière a encore de l’avenir désormais, puisque, comble d’ironie, ce sont les banques commerciales qui, profitant de leurs malheurs, les ont rachetées en fin de compte et à vil prix ! Citons Merryl Lynch avec un CA de 63 milliards de dollars et 1000 milliards d’actifs a été cédée à 50 milliards de dollars, alors que de nombreuses banques attendent leur tour, entre autres Morgan Stanley, Goldman Sachs, Washington Mutual et de nombreux hedges funds et Sicav, beaucoup de fonds de pensions aussi. Et ceci pour les institutions connues ou déclarées à ce jour, en attendant ce que nous réserve l’avenir.

Existe-t-il une parade à ce genre de marasme ?

M. Gharnaout : l’erreur à ne pas commettre surtout, c’est de sous-estimer l’ampleur de la crise actuelle qui ne touche pas uniquement le secteur financier. Le secteur financier n’est au fond qu’un réceptacle au cœur d’une mécanique d’une extrême complexité qui met en jeu les finances publiques, le secteur extérieur (dettes, balance des paiements), le secteur réel, d’une part. Il faut savoir d’autre part que cette crise n’est pas née avec le problème des subprimes. Elle est la résultante d’une multitude de mini crises qui sont nées entre 1987 et 2007-2008. En 1987, faut-il le rappeler, la Bourse de New York a dû stopper sur injonction de la FED, pour ne redémarrer qu’avec l’injection de liquidités.

L’absence d’une Bourse fonctionnelle en Algérie, n’a-t-elle pas, du fait même de cette déconnexion, protégé les valeurs négociées, contrairement à ce qui s’est produit dans les autres bourses du monde ?

L’absence d’un Bourse fonctionnelle en Algérie ne fait que cacher les dégâts réels supportés par les finances publiques. Les retombées négatives sur le secteur économique sont réelles du fait même que c’est l’Etat qui refinance, et parfois recapitalise, les banques publiques et assainit les entreprises publiques. En 2007, toutes ces opérations ont coûté au Trésor plus de 5 milliards de dollars. Si le Trésor ne disposait pas d’un bon matelas de réserves, le citoyen aurait été mis à contribution : par de nouveaux impôts, des licenciements, des produits de première nécessité plus rares et plus chers, car moins soutenus par l’Etat, et la diminution drastique du niveau de transferts sociaux.

La quasi récession, due à la baisse de l’activité économique, a rétréci la demande en produits énergétiques. C’est ainsi que les revenus du pays ont baissé, en même temps que la valeur du dollar, rendant les importations plus chères et faisant fondre nos réserves de change. La gestion de ces deniers publics devrait se faire avec plus de prudence et de circonspection.

Le pays n’est pas à l’abri d’une crise interne due à un nouveau contre choc pétrolier, prévu par M. Chakib Khelil lorsqu’il présidait l’OPEP, et en réponse aux demandes instantes des pays consommateurs d’énergie d’augmenter la production d’hydrocarbures, au moment où le marché regorgeait d’énormes quantités de pétrole soumises à la spéculation effrénée. Les pays dont les revenus sont tirés essentiellement des hydrocarbures  courent le risque de subir une catastrophe analogue à celle que les Saoudiens ont provoquée au cours des  années 1980, avec la guerre des prix qui a conduit l’Algérie à la cessation de paiement et à la mise sous tutelle du FMI. Une réédition de cette phase n’est pas à écarter lorsqu’on sait que l’Arabie Saoudite est devenue depuis des lustres le pré carré des Américains, toujours prêts à tout pour s’approvisionner en pétrole bon marché, quitte à semer des guerres sur l’ensemble de la planète.
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« Répondre #89 le: 19/10/2008 - 20:28:11 »

Et l'avenir de nos (au moins) 140 milliards de pétrodollars Algeriens investis à l'étranger (surtout au USA) en Bons du Trésor et de titres boursiers pourris US et Européens ? 2009, serait le début du pire enfer pour les vivants en Algérie et ne dites pas qu'on ne savait pas. Merci à Lagarde, Sarkozy et certains algeriens d'avoir jeté enchainé l'Algerie et sa population dans ce piège mortel "économico-financier" vicieux, odieux et haineux.

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GEAB N°28 est disponible! Alerte Crise Systémique Globale - Eté 2009 : Cessation de paiement du gouvernement américain
Communiqué public GEAB N°28 (15 octobre 2008) -
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-28-est-disponible!-Alerte-Crise-Systemique-Globale-Ete-2009-Cessation-de-paiement-du-gouvernement-americain_a2240.html?PHPSESSID=5d9322e362f79294e836f105c4397441

A l'occasion de la parution du GEAB N°28, LEAP/E2020 a décidé de lancer une nouvelle alerte dans le cadre de la crise systémique globale car nos chercheurs estiment qu'à l'été 2009, le gouvernement américain sera en cessation de paiement et ne pourra donc pas rembourser ses créditeurs (détenteurs de Bons du Trésor US, de titres de Fanny Mae et Freddy Mac, etc.).

Cette situation de banqueroute aura bien évidemment des conséquences très négatives pour l'ensemble des propriétaires d'actifs libellés en dollars US.

Selon notre équipe, la période qui s'ouvrira alors deviendra propice à la mise en place d'un « nouveau Dollar » destiné à remédier brutalement au problème de la cessation de paiement et de la fuite massive de capitaux hors des Etats-Unis. Ce processus découlera des cinq facteurs suivants qui sont analysés plus en détail dans le GEAB N°28 :

1.L'évolution récente, à la hausse, du Dollar US est une conséquence directe et provisoire de la chute des bourses mondiales

2.Le « baptême politique » de l'Euro vient juste d'avoir lieu donnant une alternative « de crise » au Dollar US, en tant que « valeur-refuge » crédible

3.La dette publique américaine s'enfle de manière désormais incontrôlable

4.L'effondrement en cours de l'économie réelle des Etats-Unis empêche toute solution alternative à la cessation de paiement

5.« Forte inflation ou hyper-inflation aux Etats-Unis en 2009 », là est la seule question.

Mais on peut déjà se faire une idée de l'évolution à venir en regardant l'Islande que notre équipe suit à la loupe depuis début 2006. Ce pays constitue en effet un bon exemple de ce qui attend les Etats-Unis, et également le Royaume-Uni. On peut considérer, comme d'ailleurs bon nombre d'Islandais aujourd'hui, que l'effondrement du système financier islandais est venu du fait qu'il était surdimensionné par rapport à la taille de l'économie du pays.

L'Islande s'est en fait prise en matière financière pour le Royaume-Uni (1). Comme le Royaume-Uni en matière financière s'est lui-même pris pour les Etats-Unis et que les Etats-Unis se sont pris pour la planète entière, il n'est pas inutile de méditer le précédent islandais (2) pour appréhender le cours des évènements des douze prochains mois à Londres et Washington (3).

Nous assistons en effet actuellement à un double phénomène historique :

. d'une part, depuis le mois de Septembre 2008 (comme annoncé dans le GEAB N°22 de Février 2008), l'ensemble de la planète est désormais conscient de l'existence d'une crise systémique globale caractérisée par un effondrement du système financier américain et sa contagion au reste de la planète.

. d'autre part, un nombre croissant d'acteurs mondiaux entreprennent d'agir par eux-mêmes devant l'inefficacité des mesures préconisées ou prises par les Etats-Unis, pourtant centre du système financier mondial depuis des décennies. L'exemple du 1° Sommet de l'Euroland (ou Eurozone ), qui s’est tenu Dimanche 12 octobre 2008 et dont les décisions, par leur ampleur (près de 1.700 milliards EUR) et leur nature (4), ont permis un retour de confiance sur les marchés financiers de toute la planète, est à ce titre tout-à-fait exemplaire du « monde d'après-Septembre 2008 ».

Car il y a bien un « monde de l'après-Septembre 2008 ». Pour notre équipe, il est désormais évident que ce mois restera dans les livres d'histoire de l'ensemble de la planète comme celui « datant » le déclenchement de la crise systémique globale ; même s'il ne s'agit en fait que de la phase de « décantation », la dernière des quatre phases de cette crise identifiée dès Juin 2006 par LEAP/E2020(5). Comme toujours quand il s'agit de grands ensembles humains, la perception du changement par le plus grand nombre n'intervient que lorsque le changement est en fait déjà bien engagé.

En l'occurrence, Septembre 2008 marque l'explosion majeure du « détonateur financier » de la crise systémique globale. Selon LEAP/E2020, ce second semestre 2008 est en effet le moment où « le monde plonge au cœur de la phase d'impact de la crise systémique globale » (6). Ce qui veut dire pour nos chercheurs qu'à la fin de ce semestre, le monde entre dans la phase dite de « décantation » de la crise, c'est-à-dire la phase où l’on voit les conséquences du choc se mettre en place. C'est de facto la phase la plus longue de la crise (entre trois et dix ans selon les pays) et celle qui va affecter directement le plus grand nombre de personnes et de pays. C'est l'étape qui va voir également se dégager les composantes des nouveaux équilibres mondiaux dont LEAP/E2020 présente deux premières illustrations graphiques dans ce GEAB N°28 (7).

Ainsi, comme nous l'avons répété à plusieurs reprises depuis 2006, cette crise est beaucoup plus importante, en termes d'impact et de conséquences, que celle de 1929. Historiquement, nous sommes tous les premiers acteurs, témoins et/ou victimes d'une crise qui affecte toute la planète, avec un degré sans précédent d'interdépendance des pays (du fait de la globalisation de ces vingt dernières années) et des personnes (le degré d'urbanisation, et donc de dépendance pour les besoins de base - eau, nourriture, énergie, ... - est aujourd'hui sans précédent dans l'Histoire). Cependant, le précédent des années 1930 et ses terribles conséquences destructrices semblent à nos chercheurs assez présents dans les mémoires collectives pour nous permettre, si les citoyens sont vigilants et les dirigeants lucides, d'éviter un bis repetita conduisant à une (ou des) conflagration(s) majeure(s).

Europe, Russie, Chine, Japon,... constituent sans aucun doute les acteurs collectifs pouvant d'assurer que l'implosion en cours de la puissance dominante de ces dernières décennies, à savoir les Etats-Unis, ne conduise pas la planète dans une catastrophe. En effet, à l'exception de l'URSS de Gorbatchev, les empires ont tendance à tenter vainement d'inverser le cours de l'Histoire quand ils sentent leur puissance s'effondrer. C'est aux puissances partenaires de canaliser pacifiquement le processus, ainsi qu'aux citoyens et élites du pays concerné de faire preuve de lucidité pour affronter la période très pénible qui se prépare.

La « réparation d'urgence » des canaux financiers internationaux, réalisée avant tout par les pays de la zone Euro en ce début de mois d'Octobre 2008 ( 8 ), ne doit pas masquer trois faits essentiels :

. cette « réparation d'urgence », nécessaire pour éviter une panique qui menaçait d'engloutir tout le système financier mondial en quelques semaines, ne traite provisoirement qu'un symptôme. Elle ne fait qu'acheter du temps, deux à trois mois maximum, car la récession globale et l'effondrement de l'économie américaine (le tableau ci-dessus montre ainsi la vertigineuse croissance des fonds prêtés aux banques américaines par la Réserve fédérale) vont s'accélérer et créer de nouvelles tensions économiques, sociales et politiques qu'il faut traiter par anticipation dès le mois prochain (une fois les « paquets financiers » mis en oeuvre)

. même s'il était absolument nécessaire de remettre en marche le système de crédit, les gigantesques moyens financiers consacrés sur toute la planète aux « réparations d'urgence » du système financier mondial seront autant de moyens qui ne pourront pas être mis à disposition de l'économie réelle dans les mois à venir pour faire face à la récession globale

. la « réparation d'urgence» constitue une marginalisation, et donc un affaiblissement supplémentaire des Etats-Unis, puisqu'elle met en place des processus contraires à ceux prônés par Washington pour les 700 Milliards USD du TARP de Hank Paulson et Ben Bernanke : une recapitalisation des banques par les gouvernements (décision qu'Hank Paulson est obligé de suivre maintenant) et une garantie des prêts interbancaires (en fait les gouvernements de l'Euroland se substituent aux assureurs de crédits, une industrie au cœur de la finance mondiale et essentiellement américaine depuis des décennies). Ces évolutions détournent toujours plus de relais décisionnels et de flux financiers hors de l'orbite américaine à un moment où l'économie des Etats-Unis et l'explosion de leur dette publique (9) et privée en auraient plus que jamais besoin ; sans même parler des retraites qui s'envolent en fumée (10).

Le dernier point illustre comment, dans les mois à venir, les solutions à la crise et ses différentes séquences (financière, économique, sociale et politique) vont diverger de plus en plus : ce qui est bon pour le reste du monde ne le sera pas pour les Etats-Unis (11) et désormais, Euroland en tête, le reste du monde semble déterminer à faire ses propres choix.

Le choc brutal que générera la cessation de paiement des Etats-Unis à l'été 2009 est en partie une conséquence de ce découplage décisionnel des grandes économies du monde par rapport aux Etats-Unis. Il est prévisible et peut être amorti si l'ensemble des acteurs commencent dès maintenant à l'anticiper ; c'est d'ailleurs l'un des thèmes développés dans ce GEAB N°28. LEAP/E2020 espère seulement que le choc de Septembre 2008 aura « éduqué » les responsables politiques, économiques et financiers de la planète afin qu'ils comprennent qu'on agit mieux par anticipation que dans l'urgence. Il serait dommage que l'Euroland, l'Asie et les pays producteurs de pétrole, tout comme les citoyens américains d'ailleurs, découvrent brutalement au cours de l'été 2009, à la faveur d'un week-end prolongé ou d'une fermeture administrative des banques et bourses pour plusieurs jours sur le territoire américain, que leurs Bons du Trésor US et leurs Dollars US ne valent plus que 10% de leur valeur car un « nouveau Dollar » vient d'être instauré (12).

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Notes:

(1) L'Islande a adopté depuis plus de 10 ans tous les principes de dérégulation et de financiarisation de l'économie qui ont été développés et mis en œuvre aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Reykjavik était devenu une sorte de « Mini-Me » financier de Londres et Washington, pour reprendre le personnage du film très britannico-américain Austin Powers. Et les trois pays ont entrepris de jouer financièrement à « la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf », pour reprendre la fable de Jean de la Fontaine dont la fin est fatale à la grenouille.

(2) Ainsi la bourse islandaise s'est effondrée de 76% après avoir été fermée quelques jours pour « éviter » la panique ! Source : MarketWatch, 14/10/2008

(3) A ce titre, attardons-nous sur le montant du « paquet financier » annoncé par Londres, soit 640 milliards EUR dont 64 milliards EUR pour recapitaliser les banques et 320 milliards EUR pour renflouer les dettes à moyen terme de ces mêmes banques (source : Financial Times, 09/10/2008). Avec une économie en chute libre à l 'image du marché immobilier, une inflation galopante, des retraites par capitalisation qui s'évanouissent en fumée, et une monnaie au plus bas, à part accroître la dette publique et affaiblir encore plus la Livre, on voit mal comment cela peut « sauver » des banques déjà très mal en point. A la différence des banques des pays de la plupart de la zone Euro, le système financier britannique, comme son homologue américain, est au cœur de la crise, et non pas une victime collatérale. Et Gordon Brown peut bien jouer à Churchill et Roosevelt réunis (Source : Telegraph, 14/10/2008), mais dans sa méconnaissance évidente de l'Histoire, il oublie que ni Churchill ni Roosevelt n'étaient aux commandes de leurs pays depuis 10 ans quand ils ont dû affronter chacun leur « grande crise » (cela vaut d'ailleurs pour les Etats-Unis et l'administration Bush - Paulson et Bernanke inclus - qui viennent tous du « problème » et font donc très peu probablement partis de la « solution »). Sans compter que Roosevelt et Churchill organisaient les sommets comme Yalta ou Téhéran en laissant Français et Allemands à la porte, alors que c'est lui qui a dû rester à la porte du Sommet de l'Euroland.

(4) Source : L'Express, 13/10/2008

(5) Source GEAB N°5, 15/05/2006

(6)Source GEAB N°26, 15/06/2008

(7)LEAP/E2020 présente ainsi une synthèse de ses anticipations sur la phase de décantation de la crise grâce à une carte du monde de l'impact de la crise différenciant entre 6 grands groupes de pays ; ainsi qu'un calendrier anticipatif 2008-2013 des 4 séquences financière, économique, sociale et politique pour chacune de ces régions.

( 8 ) Car c'est bien la zone Euro, l'Euroland, qui a permis d'arrêter la spirale de panique globale. Depuis des semaines, les initiatives américaines et britanniques se sont succédées sans effet. C'est l'irruption d'un nouvel acteur collectif, le « sommet de l'Euroland » et ses décisions d'envergure, qui ont constitué le phénomène nouveau et rassurant. C'est d'ailleurs un nouvel acteur que Washington et Londres ont systématiquement empêché d'émerger depuis le lancement de l'Euro il y a 6 ans. Et il a fallu toute une mise en scène diplomatique (réunion préalable, photo de groupe pré-sommet,... ) pour permettre au Premier Ministre britannique de faire croire qu'il n'était pas marginalisé dans ce processus, alors qu'il n'appartient de facto pas aux sommets de la zone euro. Dans ce GEAB N°28, LEAP/E2020 revient sur ce phénomène et les conséquences systémiques durables de la tenue du 1er sommet de l'Euroland.

(9)Le plan de sauvetage financier américain a déjà accru de 17.000 USD la dette de chaque Américain. Source : CommodityOnline, 06/10/2008

(10) Ce sont en effet 2.000 milliards USD de retraites par capitalisation qui ont disparu en fumée ces dernières semaines aux Etats-Unis. Source : USAToday, 08/10/2008

(11) En tout cas à court terme. Car notre équipe est persuadée que pour le peuple américain, à moyen et long termes, il n'est pas mauvais du tout que le système dominant à Washington et New-York soit fondamentalement remis en cause. C'est en effet ce système qui a plongé ce pays dans les problèmes dramatiques où des dizaines de millions d'Américains se débattent aujourd'hui, comme l'illustre parfaitement cet article du New York Times du 11/10/2008

(12) Même si c'est une mesure de peu d'ampleur par rapport à la perspective de cessation de paiement des Etats-Unis, ceux qui pensent qu'il est temps de réinvestir dans les marchés financiers peuvent trouver utile de savoir que le New York Stock Exchange vient de réviser tous ses seuils d'interruption des cotations pour cause de chute trop forte des cours. Source : NYSE/Euronext, 30/09/2008

Mercredi 15 Octobre 2008

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L’Algérie aurait-elle placée toutes ses réserves de change à l’étranger ?
20 Octobre, 2008 - Abderrahamne Mebtoul - Le Matin
http://www.lematindz.net/news/2052-lalgerie-aurait-elle-placee-toutes-ses-reserves-de-change-a-letranger-.html

1.- Une information d’une extrême gravité vient de paraître le 19 octobre 2008 sur un site dont le siège est à Paris France - largement consulté par tant les Algériens que les instances internationales (site, tout sur l’Algérie) citant des sources gouvernementales (sans les nommer) que depuis 2007 les 43 milliards de dollars placés en bons de Trésor américain ne sont qu’une partie dans la mesure où les avoirs placés à l’étranger par l’Algérie avoisineraient le chiffre de 150 milliards de dollars.

Ce montant de 150 milliards de dollars est déduit sur la base sur la déclaration récente de différents responsables gouvernementaux qui affirmaient en octobre 2008 que l’Algérie avait un taux d’intérêt supérieur à 4% et que les intérêts annuels rapportés étaient de plus de 4 milliards de dollars par an ce qui contredit que le montant officiel des réserves de change que le gouvernement évalue à 136 milliards de dollars à fin juillet 2008 mais qui rejoignent le montant du FMI évalué à septembre 2008. Face à ces affirmations qui risquent d’avoir de graves répercussions tant économiques, sociales que politiques, le gouvernement algérien doit éviter de s’auto-évaluer en s’attribuant des points d’autosatisfaction contraires aux réalités économiques et sociales, avoir une communication transparente, ouvrir le débat au niveau des médias lourds à des experts et personnalités indépendants, car l’argent des hydrocarbures est la propriété de tout le peuple algérien et dans ce domaine il n’existe pas de confidentialités comme le montrent les grands débats actuels. Car les hydrocarbures représentent 98% des recettes en devises libellés en dollars et plus de 75% des recettes fiscales. L’Algérie étant une économie essentiellement rentière, avec un cours en deçà de 70 dollars, au vu des importantes dépenses publiques pour maintenir une paix sociale fictive, de la mauvaise gestion et de la corruption généralisée, la crise financière mondiale actuelle qui a des répercussions sur la sphère réelle pendant encore plusieurs années risque de nous atteindre de plein fouet courant 2010 avec la nécessité de réviser nos prévisions budgétaires pour 2009, d’où l’importance d’être attentifs à nos réserves de change.

2.- Pour notre part, nous ne demandons qu’à croire les autorités officielles et selon nos informations la Banque centrale utilise deux manières pour placer les réserves de changes de l’Algérie en précisant que selon de récentes informations publiées à la fin de l’année 2007, les réserves en or seraient de l’ordre de 174 tonnes qui dépasseraient les cinq milliards de dollars. Aussi, les placements à l’étranger seraient de 70% en titre souverain, c'est-à-dire en bons de Trésor américains, japonais, britanniques et européens qui sont pour la plupart cotés AAA (placements très sûrs) avec des durées qui sont plus ou moins longues. Le second placement s’effectue via les dépôts de la Banque centrale sur le marché bancaire et interbancaire. L’argent est déposé par la Banque centrale auprès de banques internationales qui disposent de références très élevées.

Ce matelas de devises serait composé à 45% en dollars américains, à 45% en euros, à 10% en yens et 10% en livres sterlings. Mais existent des contradictions de différents responsables qu’il convient de lever rapidement, évitant de jouer sur la faible culture économique des Algériens mais qui se discréditent auprès des observateurs internationaux avertis, oubliant que le monde est devenu avec les satellites et Internet une maison de verre, ce qui démobilise l’opinion.

En effet, le gouverneur de la Banque d’Algérie a annoncé officiellement qu’une partie de nos réserves de change n’est pas disponible immédiatement car placée à l’étranger. Une gestion active des réserves de change, certes, suppose que l’on profite des fluctuations des différentes monnaies clefs mais suppose que l’on ait une marge de sécurité en gardant au moins 30% des réserves de change disponibles immédiatement.

Or, tant pour le ministre des Finances que le gouverneur de la Banque d’Algérie, lors de sa dernière présentation à l’APN, le rendement des réserves de change placées à l’extérieur est supérieur à 4,5%. Pour éviter toute polémique inutile, le taux d’intérêts des avoirs algériens placés dans des structures garanties par les Etats est inférieur aux taux directeurs des banques centrales.
Il était d’environ 2% pour les bons de Trésor américain, car la FED américaine avait, avant la crise récente, un taux directeur de (2%) et depuis le 08 octobre 2008 à 1,5%.

Il devait être inférieur à 4,25%, le taux directeur de la BCE était de 4,25% et vient d’être ramené à 3,75% depuis le 08 octobre 2008. Pour les dépôts en livres sterlings, ils devaient être inférieurs à 5%, le taux de la banque d’Angleterre était de 5% et a été ramené depuis le 08 octobre 2008 à 4,50%. Pour les dépôts déposés au Japon et c’est là une hérésie et une très mauvaise gestion de nos réserves de change, contribuant au financement de japonaise à un taux presque nul (pouvant jouer uniquement sur les fluctuations monétaires de l’appréciation, du yen par rapport au dollar) puisque le taux directeur de la banque centrale du Japon (BoJ) a laissé inchangé son taux directeur à 0,50%, niveau auquel il se trouve depuis février 2007.

Aussi, il est impossible d’arriver à ces taux annoncés tant par le ministre des Fiances algérien que le gouverneur de la banque d’Algérie pour les placements dans des établissements publics garantis par les Etats.

3.- Car, un retrait avant terme de ces montants, selon les contrats internationaux bancaires, donne lieu à une perte d’une partie des intérêts perçus. Car, vouloir retirer les 43 milliards de dollars placés en bons de Trésor américain et les autres montants placés dans d’autres banques centrales pour vendre les obligations au niveau du marché occasionnerait avec la crise actuelle une décote pouvant varier entre 20 à 30% sinon plus sans compter, pour les bons de Trésor américain, la dépréciation du dollar de plus de 50% ces sept (7) derrières années.

Concernant les bons de Trésor américain, les seuls pays gagnants, et en termes relatifs au niveau macro-économique, minimisant ainsi les pertes, seraient des pays exportateurs de biens et services à valeur ajoutée notamment la Chine, pertes compensées par le droit d’entrée sur le marché américain ou européen, les pays pétroliers n’exportant pas des produits manufacturés ou des services subissant la dépréciation à 100% (dollar plus baisse de la cotation des obligations). Pour les banques privées, nomment les banques d’affaires, le taux est largement supérieur pouvant dépasser les 8% mais avec des risques. En annonçant que le taux d’intérêt global perçu par l’Algérie et en moyenne globalement, varie entre 4,5% et à 4,75%, le gouverneur de la banque d’Algérie reconnaît implicitement qu’il y a eu placement dans des banques internationales privées, confirmant la déclaration du ministre des Finances algérien devant le Parlement, qui a affirmé officiellement en 2007, outre le placement dans des institutions publiques garanties par les Etats qu’un montant des réserves de change a été placé auprès de ces banques internationales bien cotées mais actuellement à risques. Combien, dans quelles banques et dans quel pays ? Une réponse urgente du gouvernement s’impose face à ces récentes déclarations soit pour les démentir, soit pour en atténuer les conséquences. Car le silence ou déclarations vagues rappelant des évidences connues (nous avons remboursé la dette, nos banques et notre bourse ne sont pas connectés aux réseaux internationaux, nos réserves sont bien placées), alimentent les rumeurs les plus folles nuisibles aux intérêts supérieurs du pays.

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La crise financière emballe l’opinion nationale
Les 174 tonnes d'or de l’Algérie


Ahmed Allal  Lundi 20 Octobre 2008 Le Carrefour D'algérie
http://www.lecarrefour-algerie.com/actu.html

Sujet qui n’est plus tabou, les réserves de la Banque d’Algérie en or sont estimées à 174 tonnes à la fin de l’année précédente (2007). C’est ce qui a été affirmé par le président de l’Association algérienne pour le développement de l’économie de marché (Adem), le Dr Abderahmane Mebtoul.

Cet expert international estime que le montant de 150 milliards de dollars de réserves de change en possession de l’Algérie est calculé sur la base d’une déclaration officielle faisant état d’intérêts annuels de plus de 4 milliards de dollars par an, ce qui contredit que le montant officiel des réserves de change de 136 milliards de dollars. Mebtoul s’est dit en désaccord avec la démarche du gouvernement qui semble se contenter de l’auto-évaluation.

D’un autre côté, Mebtoul se penchera sur les réserves de la Banque centrale en or, en faisant savoir qu’«à la fin 2007, les réserves en or seraient de l’ordre de 174 tonnes qui dépasseraient les cinq milliards de dollars.

Aussi les placements à l’étranger seraient de 70% en titre souverain (en bons de Trésor américain, japonais, britannique ou européen)». Le second placement s’effectue via les dépôts de la Banque centrale sur le marché bancaire et interbancaire. L’argent est déposé auprès de banques disposant de références très élevées. Ce matelas de devises serait composé à 45% en dollar, à 45% en euro, à 10% en yen et à 10% en livre anglaise.

Mais, comme le gouverneur de la Banque d’Algérie a annoncé officiellement qu’une partie de ces réserves de change n’est pas disponible immédiatement, car placée à l’étranger. Le taux d’intérêt des avoirs algériens placés dans  des structures garanties par les Etats est inférieur aux taux directeurs des banques centrales. Il était d’environ 2% pour les bons de trésor américain, car la FED  (la réserve fédérale américaine) avait, avant cette crise, un taux directeur de 2% et depuis le 08 octobre 2008 à 1,5%. Ceci au moment où le taux directeur de la BCE (Banque centrale européenne) étant inférieur à 4,25%. Pour les dépôts en livres sterling, ils devaient être inférieurs à 5%. Le taux de la Banque d’Angleterre, en effet, était de 5% et a été ramené depuis le 08 octobre 2008 à 4,50%, selon Mebtoul. Pour les dépôts déposés au Japon, et «c’est là, une hérésie et une très mauvaise gestion de nos réserves de change, le taux appliqué étant demeuré inchangé à 0,5% depuis février 2007». Toutefois, pour cet expert international, un retrait avant terme de ces montants donne lieu à une perte d’une partie des intérêts perçus. Car, vouloir retirer les 43 milliards de dollars placés en bons de trésor aux Etats-Unis et les autres montants placés dans d’autres banques centrales occasionnerait avec la crise actuelle une décote pouvant varier entre 20 à 30% sinon plus sans compter, pour les bons de trésor américain, la dépréciation du dollar de plus de 50%.

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La crise financière : L’Algérie mortellement anesthésiée
Par Ali Brahimi - Edition du 20 octobre 2008 - El Watan
http://www.elwatan.com/L-Algerie-mortellement-anesthesiee

Depuis que les crédits hypothécaires ont commencé à s’effondrer aux USA, en février 2007, la sphère financière internationale subit un séisme durable et continu dont les répliques s’avèrent plus fortes que la secousse initiale.

Les spécialistes s’accordent maintenant à dire que le monde n’a jamais connu une crise d’une telle ampleur depuis 1929. Le ballet des chefs d’Etat et des dirigeants des économies occidentales est loin d’être un jeu de communication de charme. Les prolongements et développements probables de la catastrophe ne sont même pas encore totalement cernés par les maîtres de la finance internationale. Ceux-ci sont, cependant, tous d’accord pour souligner, particulièrement après les rebondissements de septembre dernier, que les retombées du phénomène seront multisectorielles et toucheront toutes les économies de la planète. En Algérie, les spécialistes et dirigeants qui s’étaient sentis non concernés, durant plus de 18 mois, commencent à envisager le problème sous des angles d’opinions différentes.

I- Le gouvernement veut rassurer avec un argumentaire statique

Porté notamment par la presse privée algérienne et certaines personnalités politiques de l’opposition ou des universitaires, le besoin de parler du sujet n’a pu imposer un débat responsable. Et pour cause ! Craignant que l’effervescence qui règne sur la scène financière internationale ne crée la panique, les responsables en place ont pris sur eux de crever « la bulle » de ce débat naissant. Ces dernières semaines ont vu ces personnalités multiplier les déclarations publiques pour assurer et rassurer la nation que notre pays vit dans un bunker insulaire à l’abri de la tempête qui ravage le monde. Le rapport annuel de la Banque d’Algérie, présenté devant l’APN, tente d’enraciner ce point de vue en le systématisant. Hélas, les défenseurs de cette thèse ont pu (faire) plutôt bien relayer leurs discours au plan médiatique échappant, dans un premier temps, même à la vigilance critique de certains titres de la presse nationale. Cette tournure est dangereuse. Elle peut anesthésier l’opinion comme un certain « Abdelhamid la science », longtemps Premier ministre dans les années 1980, avait endormi son monde qui s’est réveillé dans les abysses, en 1986. Intervenant à la veille d’une élection présidentielle et dans une conjoncture sociale bouillonnante, l’argumentaire officiel brandit de manière statique et disparate certaines données pour rassurer sur l’avenir à court et moyen termes. Le volume du matelas de réserves de change (supérieur à 130 milliards de dollars en août dernier), le prix élevé du pétrole ainsi que la stabilisation du taux de change du dinar et le bas niveau d’une dette extérieure en grande partie remboursée par anticipation sont cités comme autant de garanties inébranlables. L’optimisme est exubérant et se veut communicatif Les représentants du gouvernement poussent l’outrecuidance jusqu’à vouloir récupérer l’événement de la crise financière mondiale au profit du régime en inventant à celui-ci un esprit d’anticipation qu’il est loin d’avoir déployé si tant est qu’il l’ait jamais eu. Ils vont même jusqu’à se féliciter de ne pas avoir mené la réforme bancaire, chose présentée aujourd’hui comme un gage d’immunité pour les épargnants. Outre qu’il révèle des aveux significatifs en matière de conception de l’économie et de la gouvernance, cet argumentaire, dont on a inversé la signification, vise à noyer les véritables termes du débat. En effet, hormis l’allégement du fardeau de la dette extérieure, tous les arguments évoqués par les représentants du gouvernement accréditent la thèse d’une incidence de la crise financière internationale sur l’économie nationale. Il suffirait pour cela de les réinsérer dans une analyse globale qui restitue le rapport dynamique entre l’Algérie et son environnement international à travers les paramètres les plus importants. On s’apercevra, bien au contraire, que l’Algérie est totalement à la merci de l’issue qui sera celle de la crise financière internationale actuelle, y compris dans la fameuse stabilité d’une monnaie nationale dont tout le monde sait que la valeur est essentiellement déterminée de manière administrative.

II- Les données déterminantes de la problématique

En effet, selon que cette crise se termine bien ou mal, l’économie algérienne sera préservée ou sera, à plus ou moins moyen terme, entraînée dans la tourmente. La raison en est très basique : l’économie algérienne est totalement extravertie. En l’espèce, il n’est pas inutile de souligner que l’extraversion est le contraire d’une insertion conçue, menée et organisée positivement dans l’économie internationale. Le concept marque donc notre grave dépendance des facteurs externes. Trois constantes économiques nationales nous interdisent d’être optimistes :
- 1) La structure de l’économie algérienne est fondamentalement rentière. Nous savons tous que 98% des ressources financières de l’Algérie proviennent de l’exportation des hydrocarbures. Si l’on devait, dès demain, vivre de nos exportations hors hydrocarbures, nous serions obligés d’observer un Ramadhan de 354 jours, car elles ne nous assurent que 11 jours de nos importations. Encore faut-il préciser que ces 2% représentent moins de 0,25% d’entrées nettes si l’on en déduit les devises fortes qu’il a fallu préalablement y injecter pour les rendre possibles.

- 2) Le mono-produit exporté l’est dans une seule monnaie : le dollar US.

- 3) Nos importations proviennent quasi totalement de l’Europe et sont donc comptabilisées en euro. Ces constantes nationales, preuves de notre dépendance et de notre sous-développement, s’agrègent sur la scène internationale avec cinq données qui en amplifient les risques et, lorsque le moment viendra, les effets ravageurs.

Notons que

- 1) L’ampleur de la crise s’apprécie à travers le fait que le pays épicentre, les USA, représente près de 60% de l’économie mondiale.

- 2/ Le taux de change et partant, la valeur et le pouvoir d’achat du dollar US sont en chute constante depuis l’année 2000. Ce fait est le résultat d’une politique volontaire de l’administration américaine qui fait prendre en charge par d’autres pays son économie, particulièrement son déficit budgétaire et l’entretien de sa superpuissance dans tous les domaines stratégiques.

- 3/ La culture de la spéculation règne sur les marchés financiers que de puissants lobbies, concentrés surtout aux USA, empêchent de réguler et réglementer raisonnablement. Ces groupes d’intérêts se sont illustrés, ces derniers mois, particulièrement dans les secteurs des matières premières, l’immobilier et les produits alimentaires.

- 4/ Elevé même dans les pays développés (plus ou moins 4%), le taux d’inflation l’est encore plus dans les pays émergents et en développement. Le FMI, si tiède cette fois-ci avec les USA, a même craint une inflation à deux chiffres pour l’an prochain. Les Algériens goûtent déjà depuis une année à l’amertume de cette inflation importée à travers les produits alimentaires.

- 5/ Les experts considèrent que l’économie mondiale est rentrée en phase de récession ; certains ont même évoqué, il est vrai, au futur, une vraie dépression. Aux USA, la crise a déjà débordé la sphère financière pour toucher l’économie réelle. La compagnie General Motors est touchée. Même dans le cas de la réussite de la reprise en main des commandes de l’économie mondiale, les experts prévoient plus de 24 mois de récession . Pour l’heure, celle-ci commence à se décliner à travers le recul du prix des hydrocarbures, phénomène qui, selon les économistes, va s’amplifier sur les court et moyen termes.

III- Les vrais termes du débat

Cette énumération analytique des données les plus importantes sur les scènes économiques nationale et internationale montre que les demandes et prix du pétrole ainsi que le taux de change du dollar sont les trois paramètres déterminants de l’économie algérienne. Le coût des importations, dont celles incompressibles à moyen terme des produits alimentaires et pharmaceutiques ainsi que le taux de l’inflation mondiale sont des éléments collatéraux qui se combinent à eux. A moins du miracle de la réussite du plan Paulson aux USA et de celle de ses compléments en Europe et ailleurs, la récession, déjà en place, implique une chute durable de la croissance économique mondiale et par voie de conséquence de la demande de pétrole et donc, pour l’Algérie, de rentrées de devises. La structure rentière de notre économie a fait de cette matière première le véritable indicateur permanent et ultime de notre pouvoir d’achat national, nonobstant son expression dans une devise étrangère. La malhonnêteté intellectuelle serait donc de refuser d’envisager autrement qu’en une phrase suffisamment laconique pour passer inaperçue la question de la valeur réelle de cette monnaie dans laquelle nous avons choisi d’exprimer notre richesse nationale. Rappelons-nous que la crise des crédits hypothécaires a démarré en février 2000 et que la baisse du dollar était une tendance constante depuis lors, soit huit années durant lesquelles l’anticipation et la prévention ont, pour l’essentiel, fait défaut aux Algériens. Il n’est pas besoin de sortir de Saint Cyr pour comprendre que le maintien ou l’aggravation de cette dépréciation déterminera donc à la fois la quantité et recette d’exportations pétrolières nécessaires à un seuil national de vie ou de survie. Nul doute, en outre, que ce phénomène fera fondre nos réserves de change comme la neige sous le soleil. Le léger et récent relèvement du taux de change du dollar face à l’euro ne saurait faire illusion sur l’essentiel. Les observateurs économiques internationaux les plus avertis soulignent en effet que les USA ont toujours géré le taux de change de leur monnaie sans aucun égard à la responsabilité mondiale qui doit être la leur en tant que super puissance dont la monnaie sert de devise à la plupart des transactions internationales. C’est dire combien, même sous l’angle des intérêts de pouvoir propres, c’est-à-dire de la garantie de pouvoir acheter et payer une paix sociale relativement durable, il est aléatoire de se gargariser de la garantie d’une durée quelconque d’importations. Le gouvernement gagnerait à réfléchir plus sérieusement à la question.

IV- Le double aveu du gouvernement

Arguer de l’énormité du volume des réserves de change pour prétendre que l’Algérie est à l’abri de la tempête financière choque toute opinion avertie. Cela dénote une conception archaïque de l’Etat et du pouvoir et constitue une pirouette intellectuelle qui a la dimension de ces réserves de change. Bien malin sera celui qui peut garantir le pouvoir d’achat exact de nos réserves de change lorsque toutes les conséquences connues et à venir de la crise financière mondiale actuelle se seront développées. Ceux qui calculent l’avenir du pays en termes d’années d’autonomie d’importations que garantiraient nos réserves de devises (3 ans selon eux) révèlent une conception dans laquelle le pouvoir est exercé pour lui-même. Cette thèse trahit du même coup l’absence de projet de développement cohérent et efficient chez nos dirigeants. L’Algérie est-elle donc fatalement condamnée à être un tube digestif dans lequel se déversent les longues files d’attente des bateaux étrangers en rade dans nos ports ?

V- L’invraisemblable dissimulation du gouvernement

L’empressement des membres du gouvernement à clore tout débat en assurant que l’économie algérienne est à l’abri de la tempête financière actuelle cache mal leur refus, a priori incompréhensible, de discuter de leur politique économique. Cette position ne relève pas seulement de la suffisance autoritariste du régime. Le pouvoir veut en fait dissimuler aux citoyens l’ampleur de la saignée financière subie par l’économie nationale à travers la gestion du commerce extérieur et des réserves de change accumulées depuis plusieurs années que dure l’embellie de la demande et du prix du pétrole. Sans égard aucun pour les droits des générations futures sur des ressources épuisables, le pouvoir a continué à exporter toujours plus de pétrole, toujours en contrepartie de la même devise, le dollar qui a poursuivi tranquillement sa chute. Depuis que cette averse de pétro-dollars tombe sur l’Algérie, le gouvernement a l’esprit trop obnubilé et submergé par l’énorme volume des réserves de changes accumulées comme jamais auparavant. Il refuse de comprendre que cette manne n’advient qu’au prix de quantités encore plus énormes d’hydrocarbures. A ce sujet, et à propos toujours des réserves de change, la malhonnêteté intellectuelle se double d’une volonté délibérée de cacher aux citoyens les montants perdus sur un double plan du fait de la dépréciation du dollar. Il serait en effet intéressant de savoir combien l’Algérie aurait gagné si elle avait vendu, particulièrement depuis 2004, son pétrole dans une monnaie aussi stable que l’euro surtout que la quasi totalité de nos importations sont payées dans cette monnaie. Que perd-elle chaque jour à continuer dans cette voie ? Il serait non moins important de déterminer les pertes subies par la nation dans l’opération de placement de 43 milliards de dollars en bons du Trésor US à un taux d’intérêt qui ne compense même pas les valeurs de la dépréciation du dollar et de l’inflation mondiale. Encore faut-il connaître l’usage des montants restants de devises. En tout cas, dans cette seule opération, à raison de 40 millions de dollars/an de perte de valeur de la monnaie américaine pour chaque milliard de dépôts en bons de Trésor de ce pays, l’Algérie perd 1 720 000 000,00 de dollars par année, soit 120 400 000 000,00 DA : de quoi construire 6020 logements F3 par an à raison de 2 millions de dinars chacun ou encore 340 km d’autoroute en terrain plat. Encore faut-il multiplier le chiffre des pertes subies par le nombre d’années depuis que dure ce dépôt. Il est du droit du peuple algérien de connaître ces montants et aussi de connaître les tenants et aboutissants de cette subvention directe de l’économie américaine et du marché monétaire spéculatif. Le moins que l’on puisse dire en conclusion est que tout cela ne corrobore pas du tout « la prudence » dont se targuent les représentants du gouvernement en matière de gestion des réserves de devises.

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L’Algérie aurait-elle placée toutes ses réserves de change à l’étranger ?
lundi 20 Octobre 2008 - Abderrahamne Mebtou - La Nouvelle République
http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=69756&idc=125&date_insert=20081020

1.- Une information d’une extrême gravité vient de paraître le 19 octobre 2008  sur un site dont le siège est à Paris France -  largement consulté par tant les Algériens que les instances internationales (site, tout sur l’Algérie) citant des sources gouvernementales (sans les nommer) que depuis 2007 les 43 milliards de dollars placés en bons de Trésor américain ne sont qu’une partie dans la mesure où les avoirs placés à l’étranger par l’Algérie avoisineraient le chiffre de 150 milliards de dollars.

Ce montant de 150 milliards de dollars est déduit  sur la base sur la déclaration récente de différents responsables gouvernementaux qui affirmaient en octobre 2008 que l’Algérie  avait un taux d’intérêt supérieur à 4% et que les intérêts annuels rapportés étaient  de plus de 4 milliards de dollars par an ce qui contredit que le montant officiel des réserves de change que le gouvernement évalue à 136 milliards de dollars à fin juillet 2008 mais qui rejoignent le montant du FMI évalué à septembre 2008. Face à ces affirmations qui risquent d’avoir de graves  répercussions tant économiques, sociales  que politiques, le gouvernement algérien doit éviter de s’auto-évaluer en s’attribuant   des points d’autosatisfaction contraires aux réalités économiques et sociales, avoir une communication transparente, ouvrir le débat au niveau des médias lourds à des experts et personnalités indépendants, car l’argent des hydrocarbures est la propriété de tout le peuple algérien et dans ce domaine il n’existe pas de confidentialités  comme le montrent les grands débats actuels. Car les hydrocarbures représentent  98% des recettes en devises libellés en dollars et plus de 75% des recettes fiscales. L’Algérie étant une économie essentiellement rentière, avec un cours en deçà de 70 dollars, au vu des importantes dépenses publiques pour maintenir une paix sociale  fictive, de la mauvaise gestion et de la corruption généralisée, la crise financière mondiale actuelle qui a des répercussions sur la sphère réelle pendant encore plusieurs années risque de nous atteindre de plein fouet courant 2010 avec la nécessité de réviser nos prévisions budgétaires pour 2009, d’où l’importance d’être attentifs à nos réserves de change.

2.- Pour notre part, nous ne demandons qu’à croire les autorités officielles et selon nos informations la Banque centrale utilise deux manières  pour placer les réserves de changes de l’Algérie en précisant  que  selon de récentes informations publiées à la fin de l’année 2007, les réserves en or  seraient de l’ordre de 174 tonnes  qui dépasseraient  les cinq milliards de dollars. Aussi, les placements à l’étranger  seraient de  70%  en titre souverain, c'est-à-dire en bons de Trésor américains, japonais, britanniques et européens qui sont pour la plupart cotés AAA (placements très sûrs) avec des durées qui sont plus ou moins longues. Le second placement s’effectue via les dépôts de la Banque centrale sur le marché bancaire et interbancaire. L’argent est déposé par la Banque centrale auprès de banques internationales qui disposent de références très élevées.

Ce matelas de devises serait composé à 45% en dollars américains, à 45% en euros, à 10% en yens et 10% en livres sterlings. Mais existent des contradictions de différents responsables qu’il convient de lever rapidement, évitant de jouer sur la faible culture économique des Algériens mais qui se discréditent auprès des observateurs internationaux avertis, oubliant que le monde est devenu avec les satellites et Internet une maison de verre, ce qui démobilise l’opinion.

En effet, le gouverneur de la Banque d’Algérie a annoncé officiellement qu’une partie de nos réserves de change  n’est  pas disponible immédiatement car placée à l’étranger. Une gestion active des réserves de change, certes, suppose que l’on profite  des fluctuations  des différentes monnaies clefs  mais  suppose que l’on ait une marge de sécurité en gardant au moins 30% des réserves de change disponibles immédiatement.

Or, tant pour le ministre des Finances que le gouverneur de la Banque d’Algérie, lors de sa dernière présentation à l’APN, le rendement des réserves de change placées à l’extérieur est supérieur à 4,5%. Pour éviter toute polémique inutile, le taux d’intérêts des avoirs algériens placés dans des structures garanties par les Etats est inférieur aux taux directeurs des banques centrales.

Il était d’environ 2% pour les  bons de Trésor américain, car la   FED américaine avait, avant la crise récente, un  taux directeur de (2%) et depuis le 08 octobre 2008 à 1,5%.
Il devait être inférieur à 4,25%, le taux directeur  de la BCE était de 4,25% et vient d’être ramené à 3,75% depuis le 08 octobre 2008. Pour les dépôts en livres sterlings, ils devaient être inférieurs à 5%, le taux de la banque d’Angleterre était de 5% et a été ramené depuis le 08 octobre 2008 à 4,50%. Pour les dépôts déposés au Japon et c’est là une hérésie et une très mauvaise gestion  de nos réserves de change, contribuant au financement de japonaise à un taux   presque nul (pouvant jouer uniquement sur les fluctuations monétaires  de l’appréciation, du yen par rapport au dollar) puisque le taux directeur de la banque centrale du Japon (BoJ) a laissé inchangé son taux directeur à 0,50%, niveau auquel il se trouve depuis février 2007.

Aussi, il est impossible d’arriver à ces taux  annoncés tant par le ministre des Fiances algérien que le gouverneur de la banque d’Algérie pour les placements dans des établissements publics garantis par les Etats.

3.- Car, un retrait avant terme de ces montants, selon les contrats internationaux  bancaires, donne lieu à une perte d’une partie des intérêts perçus. Car, vouloir retirer les 43 milliards de dollars placés en bons de Trésor américain et les autres montants placés dans d’autres banques centrales pour vendre les obligations au niveau du marché occasionnerait avec la crise actuelle  une décote  pouvant varier entre 20 à 30% sinon plus sans compter, pour les bons de Trésor américain, la dépréciation  du dollar de plus  de 50% ces sept (7) derrières années.

Concernant les bons de Trésor américain, les seuls pays gagnants, et en termes relatifs au niveau macro-économique,  minimisant ainsi les pertes, seraient des pays  exportateurs de biens et services à valeur ajoutée  notamment la Chine, pertes compensées par le droit d’entrée sur le marché américain ou européen, les pays pétroliers n’exportant pas des produits manufacturés ou des services subissant la dépréciation à 100% (dollar plus  baisse de la cotation des obligations). Pour les banques privées, nomment les banques d’affaires,  le taux  est largement supérieur pouvant dépasser les 8% mais avec des risques. En annonçant que le taux d’intérêt global  perçu par l’Algérie  et en moyenne globalement,  varie entre 4,5% et  à 4,75%,  le gouverneur de la banque d’Algérie reconnaît implicitement qu’il y a eu placement dans des banques internationales privées, confirmant la déclaration du ministre des Finances algérien  devant le Parlement, qui a affirmé  officiellement en 2007, outre le placement  dans des institutions publiques  garanties par les Etats qu’un montant des réserves de change a été placé auprès de ces banques internationales bien cotées mais   actuellement à risques. Combien, dans quelles banques   et dans quel pays ? Une réponse urgente du gouvernement   s’impose face  à ces récentes  déclarations soit pour les démentir, soit  pour en atténuer les conséquences. Car le silence ou déclarations vagues rappelant des évidences connues (nous avons remboursé la dette, nos banques et notre bourse ne sont pas connectés aux réseaux internationaux,   nos réserves sont bien placées),  alimentent  les rumeurs les plus  folles nuisibles aux intérêts supérieurs du pays.
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