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Auteur Fil de discussion: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale  (Lu 668120 fois)
radar
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« Répondre #105 le: 11/11/2010 - 17:09:15 »

huh
Une question légitime :

Quelles seront les conséquences à très très court terme pour l'Algérie de la guerre mondiale des monnaies qui fait rage actuellement.

L'Algérie vit et surtout survit grâce à l'exportation en dollars US de son peu de pétrole et gaz restant. Sachant que le dinar Algérien est indexé au dollar US, la guerre mondiale des monnaies qui fait rage actuellement va sûrement provoquer des séismes catastrophiques sur les finances et l'économie de toute l'Algérie et par conséquence provoquer des événements et guerre civile qui seront équivalents ou supérieurs au 5 octobre 1988 et après le 26 décembre 1991 (Guerre civile algérienne).

Si le dollar dégringolait, l'économie algérienne se retrouverait dans une situation de fragilité totale.

«On peut dire que l'Algérie n'a plus de monnaie propre. Le dinar n'est qu'un support à une économie dollarisée. L'Algérie produit presque toutes ses richesses qui sont constituées de pétrole et de gaz en dollars. La production locale est quasi-inexistante. Et tous les avoirs de l'Algérie sont placés en dollars, sans aucune diversification», explique un économiste.

Quel est le plan de gestion de crise de l'Algérie de cette très très grave crise majeure ? Y a t-il déjà un plan ?

Ou l'Algérie va encore exterminer sur ordres (EU/UScool une partie de sa population avec comme d'habitude l'assistance et conseils payés (légalement ou illégalement-frauduleusement) en millions de dollars US ou euros des mêmes pays qui ont provoqués cette guerre mondiale des monnaies ?

Alors à tous les Algériens surtout en Algérie et ailleurs réserver dés maintenant vos tombes, on ne sait jamais car les pervers psychopathes sont déjà dans la nature (libres).  undecided

On ne pense pas que le seul plan d'action de l'Algérie pour gérer cette crise majeure est de relâcher dans la nature des pervers psychopathes motivés par des dollars US et Euros (EU/US), non l'Algérie est l'Algérie non.    rolleyes

Il faut vraiment être des pervers psychopathes pour s'acharner autant sur la population d'Algérie pour une poignée de dollars us ou euros qui commencent à devenir des monnaies de singe.

On ne pense pas qu'une vie Algérienne vaut une monnaie de singe.

[ EXPRESSION ]
« Payer en monnaie de singe  »

[ SIGNIFICATION ]
Payer en grimaces ou en fausse monnaie, au lieu de payer réellement.

[ ORIGINE ]
Au XIIIe siècle, Saint-Louis décida qu'il faudrait payer une taxe pour emprunter le pont qui, à Paris, reliait l'île de la Cité à la rue Saint-Jacques.

Il y avait toutefois une exception à cette règle : les forains, bateleurs ou jongleurs qui possédaient un singe pouvaient, en guise de paiement, faire faire son numéro à leur animal.

C'est cette forme de paiement particulier qui a donné naissance à notre monnaie de singe


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La « guerre des monnaies » expliquée aux nuls
10/11/2010
http://www.rue89.com/2010/11/10/la-guerre-des-monnaies-expliquee-aux-nuls-175296

A l'approche du G20 qui s'ouvre jeudi, politiques et médias ne parlent que de cette « guerre ». De quoi s'agit-il ?

Dominique Strauss-Kahn, directeur du FMI, la « redoute » ; Christine Lagarde juge qu'elle ne « sera pas résolue » lors du sommet du G20 qui s'ouvre jeudi à Séoul. Depuis quelques jours, on ne parle que de cette « guerre des monnaies » dont le G20 (les vingt pays qui représentent 90% de l'économie mondiale) serait le champ d'opérations. Mais de quoi parle-t-on ?

1
Qu'appelle-t-on la « guerre des monnaies » ?

Cette guerre-là n'est pas très nouvelle. Les grands pays industrialisés « s'affrontent » à coup de dévaluations compétitives : plus leur monnaie baisse, plus cela dope les exportations et, sur leur marché, plus cela freine les importations de produits étrangers au profit de produits concurrentiels nationaux.

La « guerre » est d'autant plus âpre qu'elle a lieu entre des pays déjà très exportateurs (Chine) et des pays affichant des déficits commerciaux importants (Etats-Unis, pays européens). Les seconds jugent les premiers peu coopératifs.

Dans cette « guerre », les Européens ne vont pas vraiment vers la victoire : depuis juin, l'euro a grimpé de 13% par rapport au dollar et de 10% par rapport au yuan chinois. Et les déficits commerciaux avec ces deux zones ne cessent de se creuser. A 1,40 dollar l'euro, il n'est pas facile de vendre des Airbus ou du champagne.

Que se passe-t-il, concrètement ?

1.Les Américains peinent à relancer leur machine, dont le moteur est la consommation et l'investissement intérieurs (les exportations étant un moteur accessoire). La Réserve fédérale décide donc de déverser des liquidités pour soutenir l'économie. Par exemple, elle augmente la masse monétaire en rachetant des titres de dette de l'Etat fédéral (« quantitative easing »). De la dette disparaît, de la monnaie apparaît. Elle a ainsi décidé de racheter pour 600 milliards de dollars de bons du trésor.

2.S'il y a plus de monnaie, sa valeur baisse (c'est pareil avec les tomates sur le marché). La valeur du dollar baisse donc face aux autres monnaies.

3.Les monnaies asiatiques, à commencer par le yuan, évoluent dans le sillage du dollar : quand il baisse, les autorités monétaires chinoises baissent aussi leur monnaie, pour ne pas subir de conséquences fâcheuses sur leurs exportations. La limite : le risque d'inflation en Chine existe (elle atteint 4%), mais les autorités chinoises préfèrent jusque-là le courir. Elles vendent donc du yuan contre des dollars pour maintenir la parité entre les devises des deux pays. Les Américains crient à la « manipulation monétaire » : excédentaire, la Chine ne devrait pas avoir une monnaie aussi basse.

4.L'euro, lui, trinque. Il grimpe contre toutes les autres monnaies. L'euro est géré avec une philosophie allemande : on ne joue pas avec la monnaie. Le seul objectif de la Banque centrale européenne est de maintenir un bas taux d'inflation. Voilà comment l'Europe se transforme en dindon de la farce.

L'Europe encaisse donc les chocs pendant que ses ministres bondissent comme des cabris en criant à la « guerre des monnaies ». Les Américains, eux, suivent une politique qui leur est chère, le « benign neglect » (douce insouciance) : ils se satisfont de la baisse du dollar, qui est bonne pour leur économie.

2
Que pourrait faire l'Europe ?

La voie choisie par l'Europe pour réduire ses déficits est présentée
comme « vertueuse » et « courageuse » : l'austérité (réduction des dépenses
et augmentation des impôts). Le problème, c'est que cette approche pèse
sur la demande, et donc sur la croissance.

L'Europe doit-elle suivre l'exemple américain, et financer plus massivement la dette des Etats (« faire tourner la planche à billets » disent les médias péjorativement) ? Cette question est taboue.

C'est à pas comptés que la Banque centrale européenne a commencé à acheter des
titres de la dette publique, une petite révolution conceptuelle dans ce temple de l'orthodoxie. Jean-Claude Trichet, qui est dans la dernière année de son mandat, a dû pour cela se bagarrer contre l'Allemand Alex Weber, l'autre homme fort de la BCE.

Pourquoi ne pas aller plus loin dans la relance par la monnaie ? Deux arguments sont généralement avancés :

*C'est une formule qui ne marche pas : le vrai moteur de la croissance est l'offre (innovation, effort), pas la demande.

*Cela relance l'inflation. Mais à la vérité, l'inflation est loin d'être un problème pour l'Europe, dans les circonstances actuelles. Elle ne dépasse pas 2% et c'est plutôt la déflation qui menace aujourd'hui les économies européennes.

Ces arguments sont largement idéologiques -surtout le premier. Comme le remarquait récemment l'économiste Thomas Piketty dans une tribune à Libération, les mêmes qui refusent l'aide des banques centrales aux Etats applaudissaient, il y a deux ans, le renflouement, par celles-ci, des banques privées pourtant responsables de la crise. Il écrit :

« Manifestement, plusieurs décennies de dénigrement systématique de la puissance publique ont laissé des traces. »

3
Le G20 y peut-il quelque chose ?

Aucun résultat n'est à attendre du sommet de Séoul, qui s'ouvre jeudi. Il s'agit d'une « question
trop compliquée » pour être résolue en un seul sommet, a commenté avec raison Christine Lagarde ce mercredi.

Nicolas Sarkozy, qui va présider le G20 à l'issue du sommet, pour un an, affiche l'ambition de s'attaquer au problème : il prône une réforme du système monétaire mondial. Mais rares sont jusque-là les pays enthousiasmés par l'approche française.

Le G20 est de ce point de vue le digne héritier de ses ancêtres, G7 et G8 : il est le théâtre de réunions creuses et sans grande efficacité, qui n'ont d'autre utilité que de permettre aux grands de cette planète de se rencontrer et de papoter. Derrière les beaux sourires, chacun se fiche de ce qui arrive à l'économie des pays de ses collègues.

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Moyen-Orient : Bernanke est-il en train de réussir là où Bush a échoué ?

Hicham El Moussaoui  - www.UnMondeLibre.org - Le 9 février 2011

http://www.unmondelibre.org/El_Moussaoui_Bernanke_Alimentaire_090211


Au lendemain des attentats du 11 septembre, Georges W. Bush a mené une croisade contre ce qu’il appelait les ennemis de la liberté. Cette guerre contre le terrorisme a muté, sous l’impulsion des néoconservateurs, en un projet de démocratisation des pays arabes du grand Moyen-Orient. Bush croyait avec naïveté qu’en imposant par la force la démocratie en Irak de l’extérieur, les dictatures arabes imploseraient sous l’effet « dominos ». Il n’en était rien puisque les dictateurs arabes, à part Saddam, ont continué leur petit bout de chemin, notamment en Tunisie et en Egypte. Mais voilà, suite, en grande partie à la flambée des prix alimentaires - donc l’inflation, les tunisiens d’abord et les égyptiens ensuite se sont soulevés pour exiger le départ de leurs présidents respectifs. Cette dynamique de contestation interne des dictatures, qui est en train de s’installer dans les pays arabes, Bush en a rêvé, mais Ben Bernanke n’y serait-il pas pour quelque chose ?

Pour lutter contre la déflation, générée par la crise financière mondiale, les gouvernements et les banques centrales du monde entier et à leur tête la Fed se sont lancées dans des politiques monétaires ultra-expansionnistes. Ainsi, avec sa politique d’intérêt zéro (ZIRP), Bernanke, à la tête de la Federal Reserve américaine, considérait que la crise était essentiellement un problème de liquidité et il espérait qu’en injectant massivement de l’argent, les banques allaient prêter de nouveau aux ménages et aux entreprises, ce qui relancerait la consommation et la production, donc la croissance. Mais avec ce climat de crise, les ménages et les entreprises étaient plus préoccupés par leur désendettement, ce qui a empêché de relancer la consommation et l’investissement productif créateur d’emplois.

Dans un environnement de crise où les perspectives de rentabilité d’investissements productifs sont faibles, l’abondance des liquidités a incité les investisseurs à orienter leurs placements vers les actifs avec un meilleur rapport rendement/risque à très court terme. En 2010, le volume moyen quotidien de produits financiers échangés au Chicago Mercantile Exchange (CME) Group, opérateur de référence sur les produits agricoles, a augmenté de 19% par rapport à 2009, alors que le volume d’actions, moins rentable à court terme, échangé sur la bourse de New York, a baissé de 20,9%. Le plus grave dans le cas américain est que les banques, ont profité des liquidités injectées, d’une part, pour se recapitaliser, et d’autre part, pour spéculer sur les devises, les obligations souveraines (notamment des pays émergents) et les matières premières, considérées comme des valeurs-refuge en période de grande incertitude favorisée notamment par la baisse du dollar. Une spéculation désignée par le Président Sarkozy comme la seule responsable de la flambée des prix des produits alimentaires. Or, si la spéculation est un mécanisme amplificateur, il ne faudrait pas oublier que c’est plutôt la politique monétaire expansionniste de la Fed et des autres banques centrales qui, en créant des bulles, faisait le lit de la spéculation.

Le renchérissement des prix des matières premières est en train de se diffuser au reste de la chaine en affectant les prix au niveau des importations, de la production des denrées alimentaires, du commerce de gros, du commerce de détail, jusqu’à faire grimper les prix des produits alimentaires à la consommation. Selon l’index des prix de la FAO, publié le 3 février dernier à Rome, les prix ont augmenté pour le septième mois consécutif, pour atteindre 231 points sur l'index établi par la FAO, soit « le plus haut niveau depuis que la FAO a commencé à mesurer les prix alimentaires, en 1990 », indique l'organisation onusienne.

Outre l’influence des perturbations de la météo (sécheresse en Russie et en Ukraine, inondations en Australie), de la tendance haussière de la demande en provenance des pays émergents, et la concurrence des biocarburants, il était prévisible qu’imprimer de la monnaie allait affaiblir la valeur du dollar et déboucher sur l’inflation. En effet, plus il y a de monnaie en circulation, plus sa valeur diminue et plus les prix des biens libellés en cette monnaie augmenteront. Cette inflation est une grande menace surtout pour les pays à faibles revenus car ils abritent beaucoup de foyers pauvres qui dépensent plus de la moitié de leurs revenus dans la nourriture, pratiquement la majorité des pays arabes.

Face à la polémique, Bernanke nie toute responsabilité de la politique de la Fed dans l’inflation des produits alimentaires en désignant comme bouc émissaire, la croissance de la demande en provenance des pays émergents, notamment la Chine. Seulement voilà, le prix du riz, constituant la base de la nourriture en Chine et de 3 milliards d'individus en Afrique et en Asie ne s'est pas envolé comme ceux du blé et du sucre, du moins pas encore. Difficile donc de nier la responsabilité, même partielle, de la politique monétaire expansionniste de la Fed. Les liquidités injectées par Bernanke ne sont pas allé stimuler l’économie réelle (l'encours des crédits à la consommation aux USA par exemple a baissé au total de 1,6% en 2010, après un recul record de 4,4% en 2009). Au contraire elles ont altéré les arbitrages des investisseurs qui se sont rabattus sur les marchés agricoles créant, après la bulle immobilière et la bulle des dettes souveraines, une bulle alimentaire.

Certes, en Tunisie comme en Egypte, le terreau était déjà favorable à la révolte. Il n’en demeure pas moins que dans les deux cas l’inflation des produits alimentaires en était l’étincelle. Une inflation qui trouve son origine en partie dans l’activation de la planche à billet par des Etat surendettés qui créent désormais de l’argent à partir de rien. Il est donc permis de penser que la politique monétaire irresponsable de Bernanke est en train de contribuer au remodelage de la scène politique dans le monde arabe en provoquant un vent inflationniste soufflant sur les braises des tensions sociales dans ces pays. Peut-être un mal pour un bien…

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Le Dinar algérien, vraie monnaie ou simple support d’une économie dollarisée ?

Par  sonia lyes , le  02/05/2009
http://www.tsa-algerie.com/Le-Dinar-algerien--vraie-monnaie-ou-simple-support-d-une-eco_6816.html

Depuis quelques mois, les Algériens assistent à une chute continue de leur pouvoir d'achat due à la faiblesse persistante du dinar. En six mois, la monnaie nationale a perdu près de 25% de sa valeur face à l'euro, principale devise d'importation du pays. La semaine dernière, au marché parallèle des devises, un euro s'échangeait à plus de 120 dinars. Régulièrement, la Banque d'Algérie tente d'expliquer cette faiblesse de la monnaie nationale : « le taux de change effectif réel du dinar est proche, depuis 2003, de son niveau d'équilibre de long terme », selon cette institution.

Or, entre 2003 et 2009, l'Algérie est devenue plus riche, comme le montre les indicateurs macroéconomiques. Et la monnaie n'est autre que le reflet des richesses produites par un pays. Que s'est-il donc passé dans le cas de l'Algérie ?

En réalité, la faiblesse du dinar a une autre explication. L'Algérie produit presque toutes ses richesses en dollar : 98% des recettes du pays sont issues des exportations d'hydrocarbures. Des exportations facturées directement en dollar sur les marchés internationaux. La production locale hors hydrocarbures est très faible. Le pays est entièrement dépendant de l'étranger pour sa consommation : en 2008, l'Algérie a importé pour plus de 38 milliards de dollars, essentiellement des produits alimentaires. A cela s'ajoute le fait que les 150 milliards de dollars de réserves de changes sont placés aux Etats-Unis dans des bons du Trésor américain. Si le dollar dégringolait, l'économie algérienne se retrouverait dans une situation de fragilité totale.

«On peut dire que l'Algérie n'a plus de monnaie propre. Le dinar n'est qu'un support à une économie dolarisée. L'Algérie produit presque toutes ses richesses qui sont constituées de pétrole et de gaz en dollars. La production locale est quasi-inexistante. Et tous les avoirs de l'Algérie sont placés en dollars, sans aucune diversification», explique un économiste.

Pour mettre fin à cette situation, l'Algérie devra diversifier fortement son économie et réduire son indépendance à l'égard des hydrocarbures. Le pays pourra alors exporter autre chose que le pétrole et le gaz et rendre son économie moins dépendante du dollar. Le dinar pourrait alors redevenir une monnaie, capable d'être convertible.

Signe de cette dollarisation de l'économie et de la monnaie nationales, l'évolution du taux de change. Officiellement, la valeur du dinar par rapport aux autres monnaies est fixée toutes les semaines par la Banque d'Algérie. Mais il suffit de se rendre sur n'importe quel site boursier pour suivre l'évolution du taux de change du dinar en temps réel...En fonction de la valeur du dollar.
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« Répondre #106 le: 13/01/2011 - 10:31:55 »

Alliot-marie évoque une assistance sécuritaire pour tunis et alger

Paris propose des cours de répression

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie


liberte-algerie.com - Par : Azzeddine Bensouiah - Jeudi 13 Janvier 2011

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=148965&titre=Paris%20propose%20des%20cours%20de%20r%E9pression

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/16/voyage-en-tunisie-la-defense-de-michele-alliot-marie-s-effondre_1480787_823448.html


La France s’invite, d’une drôle  de manière, dans les émeutes qui ont secoué l’Algérie  et qui secouent toujours la Tunisie, en proposant ses services de répression des émeutes.

Par le biais de sa ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, la France officielle propose à la Tunisie et à l’Algérie “son savoir-faire” dans la gestion des questions sécuritaires lors des manifestations publiques.

“Le savoir-faire, reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité, permet de régler des situations sécuritaires de ce type.


C'est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays de permettre dans le cadre de nos coopérations d'agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité”, a-t-elle dit.

Critiquée à l’Assemblée nationale française par les députés de l’opposition sur la retenue française au sujet de la situation en Tunisie, la ministre française des Affaires étrangères, Mme Alliot-Marie, a indiqué mardi dernier que le gouvernement français “ne peut que déplorer qu'il puisse y avoir des violences qui concernent ces peuples amis”, selon des propos rapportés par l’AFP, ajoutant que “la priorité doit aller à l'apaisement après des affrontements qui ont fait des morts”.

“Notre premier message doit être celui de l'amitié entre les peuples français et tunisien, et on ne doit pas s'ériger en donneurs de leçons face à une situation complexe”, a-t-elle dit à propos de la Tunisie, tout en invitant les dirigeants à “mieux prendre en compte les attentes” des populations.

La diplomate française a expliqué le mécontentement social et politique par “énormément d'attentes de la part des jeunes, particulièrement de jeunes formés, de pouvoir accéder au marché du travail”.

“Le président Nicolas Sarkozy entend, dans le cadre du G8 et du G20, répondre aux préoccupations et aux besoins qui sont ceux de la Tunisie et de l'Algérie en la matière”, a-t-elle affirmé. Le message officiel que Paris entend délivrer, même s’il s’éloigne de l’insolente ingérence prônée par Bernard Kouchner, n’en constitue pas moins une ingérence “soft”.

Que veut dire, en effet, cette proposition de mettre son “savoir-faire” en matière de répression des émeutes ? En dehors du fait qu’elle porte en elle l’éternelle arrogance française consistant à considérer les autres, surtout ceux du Tiers-Monde, comme étant incapables de gérer les situations délicates, comme les émeutes ou encore les prises d’otages, il y a lieu de relever cette ambiguïté du discours officiel français, qui consiste à dire : on va vous aider à réprimer, sans causer de morts ! En fait, si ambiguïté il y a, c’est en raison de la nature des relations qu’entretient Paris avec Alger et Tunis.

La droite française, et Nicolas Sarkozy en premier, tient à ce que les relations traditionnelles, et les gros intérêts de la France, soient maintenus, même si elle ne peut pas faire la sourde oreille à ce qui se passe de l’autre côté de la Méditerranée, et même si elle doit répliquer aux flèches de la gauche, connue pour ses positions interventionnistes, à quelques encablures de l’élection présidentielle française.

Toutefois, la droite de Sarkozy, qui propose d’être le porte-parole et “le sauveur du Maghreb”, lors des prochains sommets du G8 et du G20, fait dans le paternalisme qui n’a aucune chance d’apporter un quelconque changement, sauf, peut-être lui donner une “bonne conscience” dans la campagne électorale à venir.

Le G8 et le G20, c’est connu, ne distribuent pas l’argent à tort et à travers. L’on se souvient des promesses données aux dirigeants africains, lors du lancement du Nepad et des suites qui leur ont été réservées.

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Alliot-Marie veut “pacifier” l’Afrique du Nord

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie

liberte-algerie.com - Jeudi 13 Janvier 2011 Par : Mustapha Hammouche - musthammouche@yahoo.fr  

http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=148984

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/16/voyage-en-tunisie-la-defense-de-michele-alliot-marie-s-effondre_1480787_823448.html


C’est une étrange proposition que celle publiquement faite par la ministre française des Affaires étrangères aux autorités algériennes et tunisiennes. “Le savoir-faire, reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité, permet de régler des situations sécuritaires de ce type”.

Alliot-Marie explique le soulèvement par “énormément d'attentes de la part des jeunes, particulièrement de jeunes formés, de pouvoir accéder au marché du travail”, et nous assure que “le président Nicolas Sarkozy entend, dans le cadre du G8 et du G20, répondre aux préoccupations et aux besoins qui sont ceux de la Tunisie et de l'Algérie en la matière”.

On voit mal comment il compte s’y prendre pour créer des emplois au Maghreb, quand on voit le nombre de jeunes Français qu’il n’arrive déjà pas à occuper.

En attendant, apprécions l’intention, mais considérons aussi le projet de transfert du “savoir-faire” destiné à régler les “situations sécuritaires”, puisque c’est ainsi que MAM résume les mouvements de revendication politico-sociale qui s’expriment, actuellement, chez nous et chez nos voisins.

Sous quelle forme allons-nous bénéficier du savoir-faire “reconnu dans le monde entier des forces de sécurité” françaises, comme le précise Alliot-Marie ? S’agit-il de transporter des bataillons de CRS vers Tunis et Alger ? Ou bien s’agit-il, pour la police française, de refiler à ses homologues de cette rive-ci les secrets de ses méthodes ?

Outre que la proposition pose un problème de considération de la souveraineté des États qu’elle veut défendre contre sa population, Alliot-Marie n’a apparemment pas peur de réveiller des souvenirs des peuples, historiquement victimes du “savoir-faire” policier de la France.

Ces souvenirs sont faits, en ce qui concerne l’Algérie, du 11 Décembre 1960 à Alger, au quartier Belcourt, et du 17 Octobre 1961 à Paris, par exemple. Avec un tel crédit, suggérer la sous-traitance du maintien de l’ordre pour le compte des régimes de ses anciennes colonies reviendrait à vouloir organiser un jubilé de ratonnades de triste mémoire.

La déclaration de la responsable de la diplomatie française, faite devant les parlementaires français, n’est pas à confondre avec une offre de compétence ou de moyens discrètement de gouvernement à gouvernement qui se soutiennent.

On peut comprendre que les modes d’expression des jeunes Algériens et Tunisiens ne conviennent pas à l’idée qu’elle se fait de la manière dont on doit traiter des régimes “amis” ; mais l’image de la France, déjà suffisamment ternie par son silence complice habituel devant les massacres récurrents au Maghreb, n’est  pas bonifiée par une offre qui constitue un affront aux souffrances, aux sacrifices et sévices que subissent en général les Maghrébins qui luttent pour leurs droits.

Ainsi, après la métropole voudrait soutenir l’effort de “pacification” et mater cette nouvelle révolte d’indigènes en Afrique du Nord       ! Sans être de ceux qui voient partout la résurgence du fantasme colonial, on ne peut que trouver dans le fait de réduire une crise sociopolitique complexe, même si elle est marquée par des “casses”, à une situation sécuritaire, l’expression d’une représentation colonialiste de l’ordre public.

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SOCIÉTÉS DE SÉCURITÉ ÉTRANGÈRES
GEOS, l’arbre qui cache la forêt


07 Février 2011 - Tarek Hafid - lesoirdalgerie.com

http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/02/07/article.php?sid=112523&cid=2


L’affaire d’espionnage présumée dont a été victime le constructeur français Renault pose, de nouveau, la problématique de la présence des sociétés de sécurité étrangères en Algérie. GEOS, Risk&Co, Contrôle Risk, Erys sont autant d’opérateurs qui interviennent, en toute illégalité, dans un secteur hautement sensible.

Tarek Hafid - Alger (Le Soir) - Luc Michel, l’homme par qui le scandale est arrivé. Cet ancien officier des forces spéciales de l’armée française aurait fourni au constructeur automobile Renault des informations sur l’existence d’opérations d’espionnage au profit d’industriels chinois. Il s’avère que toutes ces informations ont été récoltées puis transmises à partir d’Alger, Luc Michel étant, jusqu’au 1er février, directeur des opérations de l’antenne locale de GEOS, le principal groupe français de sécurité. En agissant en «free lance» (c’est la version présentée par son ex-employeur), il est définitivement sorti de l’ombre après avoir activé dans la plus totale discrétion. Installé à Alger depuis 1994, il a rejoint officiellement l’équipe de GEOS Algérie en 2007, au plus fort des attentats kamikazes qui ont ciblé la capitale. Client assidu d’un restaurant italien des hauteurs de la ville, Luc Michel est connu pour être un grand spécialiste du dossier sécuritaire algérien. Son départ «forcé» constitue donc une perte réelle pour GEOS.

Illégalité

Le scandale franco-français ne doit surtout pas occulter une réalité bien algérienne : les activités de GEOS se déroulent dans la plus totale illégalité. Cela est valable pour l’ensemble des sociétés étrangères de sécurité. Cette situation n’est pas nouvelle, elle dure depuis plusieurs années. «Nous n’avons pas délivré d’agrément à ces sociétés étrangères. Elles n’ont aucune activité en Algérie», avait déclaré Nouredine-Yazid Zerhouni, alors ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales (voir Le Soir d’Algérie du 25 mai 2009). Quelques mois plus tard, Abdelkader Ouali, le secrétaire général de ce département, avait adressé un sérieux rappel à l’ordre à l’ensemble des sociétés privées de gardiennage afin qu’elles n’entretiennent aucune relation avec ces opérateurs étrangers. «Les textes qui régissent les activités de gardiennage, de transport de fonds et de produits sensibles (décret législatif n°16-93 du 4 décembre 1993 ainsi que ses textes d’application) explicitent les conditions et les modalités d’exercice de ces activités afin d’éviter les dérives et les dépassements. Dans le cadre du suivi des activités de ces entreprises, des dépassements ont été constatés en matière de sous-traitance et de partenariat au profit de sociétés étrangères dans le domaine des prestations de sécurité. Ces actes sont considérés comme une violation dangereuse du cadre réglementaire et exposent les contrevenants à de sévères sanctions. (…) Les risques que comportent ces violations m’incitent à vous rappeler que vous êtes tenu de vous conformer pleinement à la législation et aux directives (du ministère de l’Intérieur) afin d’éviter toute forme de partenariat avec des sociétés étrangères dans le domaine des prestations de sécurité », précise cette note datée du 12 août 2009 (voir Le Soir d’Algérie du 27 août 2009).

Chasse-gardée

Mais il semble que rien n’ait changé depuis. Le marché de la sécurité en Algérie reste une chasse-gardée que se partage une trentaine de groupes étrangers. Ils sont essentiellement d’origine française. Il y a bien sûr GEOS, Risk&Co, Control Risk ou encore Erys. Ils s’accordent un semblant d’existence «légale» en s’inscrivant au Centre national du registre du commerce (CNRC) sous couvert du statut d’agence de consulting et disposent tous de bureaux de représentation à Alger. Mais l’essentiel de leurs relations commerciales est traité en Europe selon un système bien rodé. Lorsqu’une entreprise décroche un contrat en Algérie, elle fait appel à un groupe de sécurité pour prendre en charge la gestion sécuritaire. Ce dernier élabore des études en se basant sur des informations sécuritaires qu’elle collecte à différents niveaux. Des informations hautement sensibles qui, théoriquement, ne relèvent que des services de sécurité. Au terme de cette première phase, la société de sécurité présente à son client un «plan de défense du site». Comme son nom l’indique, ce document comprend toutes les données en termes de menaces, de risques ainsi que les moyens à mettre en œuvre pour y faire face. Mais voilà, l’élaboration et la mise en œuvre d’un plan de défense d’un site industriel sont strictement réglementées en Algérie. Elles sont du ressort exclusif de la Commission de sécurité de wilaya. Présidée par le wali, cette instance est composée du commandant de groupement de la Gendarmerie nationale, du chef de Sûreté de wilaya, du commandant du secteur opérationnel de l’ANP, du directeur de la Protection civile et du représentant du CTRI. Ce document est d’autant plus sensible qu’il représente un segment du plan de défense national. Mais voilà, toutes ces informations sont détournées et vendues au prix fort. Généralement, il n’existe aucune trace de ces prestations en Algérie puisqu’elles sont échangées à l’extérieur du pays.

Violation

Outre les services de consulting, les groupes comme GEOS se chargent également du suivi des opérations durant la phase de réalisation du projet ou, à plus long terme encore, lorsqu’il s’agit d’une unité de production. Afin d’assurer cette mission, les sociétés font appel à des «personnels très qualifiés ». Ce sont généralement d’anciens officiers des services de renseignement, des gendarmes, des policiers et des officiers de troupes d’élite, des légionnaires notamment. Officiellement, ces hommes occupent le poste de «coordinateur logistique» alors que sur le terrain, ils agissent en qualité de chef de la sûreté. Pour la relève mensuelle, ou back-to-back, la société engage un remplaçant qui, généralement, entre sur le territoire algérien avec un visa d’affaire ou de tourisme. Ce dernier n’est jamais déclaré auprès des organismes algériens chargés du travail et de la sécurité sociale. En plus d’avoir sous ses ordres des dizaines d’agents de sécurité algériens, le chef de sûreté a également pour mission de transmettre tous types d’informations à l’antenne d’Alger. De par son implantation, GEOS peut aujourd’hui avoir une vue d’ensemble de la situation sécuritaire du pays. Autant dire que les violations des principes de base souveraineté sont multiples. Mais le plus étrange dans ce business reste le silence des autorités algériennes. Comment expliquer que des entreprises étrangères puissent activer en totale illégalité dans un secteur aussi sensible. La question reste, aujourd’hui encore, sans réponse.


Renault : Un "privé", des "espions" et beaucoup de questions

3 février 2011 Par Matthieu Suc
http://www.francesoir.fr/actualite/economie/renault-un-prive-des-espions-et-beaucoup-questions-69796.html

Le « détective privé » qui aurait enquêté pour Renault a été identifié tandis qu'un des mis en cause va porter plainte.

L'affaire d'espionnage présumé qui secoue Renault n'en finit pas de rebondir. Hier matin, Le Canard enchaîné a révélé l'identité du fameux « détective privé » dont l'enquête est à l'origine de l'éviction de trois cadres de Renault. Il s'agit de Michel Luc, un ancien para aujourd'hui salarié de Geos, le groupe spécialisé dans l'intelligence économique et la sécurité des entreprises. Basé en Algérie et directeur des opérations, c'est-à-dire chef de l'équipe sur place d'après nos informations, cet homme qui travaillait depuis trois ans chez Geos aurait été chargé de facturer à titre personnel des hackers qui se sont attaqués aux comptes en banque des suspects. Apprenant, fin janvier, l'initiative de son employé, le patron de Geos, le général Jean Heinrich, ancien chef du service action de la DGSE, a convoqué Michel Luc et l'a viré dans la foulée. Contactée hier, la direction de Geos confirme les informations du Canard enchaîné à une exception près : « Nous n'avons pas été sollicité par Renault dans cette affaire. A aucun moment. » C'est sur la base des informations collectées par Michel Luc que Renault a transmis son dossier à la justice.

« Nous ne sommes pas des amateurs ! »

Mais, selon l'hebdomadaire satirique, le constructeur automobile manque de preuves écrites tangibles pour étayer les accusations d'espionnage contre trois de ses ex-salariés, ce qui compliquerait et affaiblirait l'enquête menée par la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI). Ce que France-Soir révélait déjà dans son édition de samedi. « Nous n'avons pas de copie de compte, aucun document officiel. Nous ne nous intéressons qu'aux faits et nous n'en avons aucun... » nous avait déclaré une source proche du dossier.

Il y a le feu chez la marque au losange. Officiellement, le constructeur automobile s'est refusé hier à confirmer quoi que ce soit, mais son patron, Carlos Ghosn, s'est toutefois exprimé sur Lexpress.fr dans le cadre d'un entretien opportun sur la stratégie économique de son groupe. Il y affirme à propos de l'affaire d'espionnage : « Nous ne sommes pas des amateurs. Nous n'avons quand même pas monté cette affaire de toutes pièces ! »

Tout le monde ne partage pas son avis. L'un des trois cadres mis en cause dans cette affaire et licencié par Renault, Matthieu Tennenbaum, entend déposer plainte contre X pour « entrave à la justice », selon son avocat, Me Thibault de Montbrial.

« M. Tennenbaum va déposer plainte après des informations de presse montrant que les membres du service de sécurité de Renault ont refusé de dévoiler leurs sources à la justice », a expliqué le conseil.


Un nouveau boss pour Geos Algérie

Samedi 19 Février 2011  www.lesoirdalgerie.com
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2011/02/19/article.php?sid=113077&cid=3

Le groupe de sécurité français Geos a fini par trouver un successeur à Luc Michel, son ancien directeur de bureau à Alger, qui a été écarté suite au scandale d’espionnage industriel de Renault.

Selon le site Maghreb confidentiel, Geos a nommé Didier Laphagne, un ancien agent de la direction action à la Direction générale de la sécurité extérieure, les services de renseignement français.

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Tunisie-France. Michèle Alliot-Marie à Tabarka

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie

Y. M.  Lundi, 03 Janvier 2011 17:37
http://kapitalis.com/fokus/62-national/2187-tunisie-france-michele-alliot-marie-a-tabarka.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/16/voyage-en-tunisie-la-defense-de-michele-alliot-marie-s-effondre_1480787_823448.html


Michèle Alliot-Marie, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes a passé le week-end dernier à Tabarka, où elle a célébré la fête du jour de l’an.

La femme politique française, ex-garde des Sceaux, qui avait l’habitude de passer ses vacances à Djerba, a délaissé cette fois le soleil et le sable chaud de l’île des Lotophages pour les cimes enneigées du nord-ouest.

Son compatriote, le dirigeant socialiste et maire de Paris, Bertrand Delanoë, était aussi à Tunis, à quelques dizaines de kilomètres de là, dans sa maison de Bizerte.

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Michèle Alliot-Marie dans un avion prêté par un proche de Ben Ali ?

Michèle Alliot-Marie
ministre d'État français, ministre des Affaires étrangères et européennes
http://fr.wikipedia.org/wiki/Mich%C3%A8le_Alliot-Marie


Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 01/02/2011

http://www.lexpress.fr/actualite/politique/mam-dans-un-avion-prete-par-un-proche-de-ben-ali_957785.html

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/02/16/voyage-en-tunisie-la-defense-de-michele-alliot-marie-s-effondre_1480787_823448.html


C'est ce qu'affirme Le Canard enchaîné. Le cabinet de la ministre des Affaires étrangères reconnait qu'un homme d'affaires tunisien lui a prêté un jet privé. Mais nie son appartenance au clan Ben Ali.

Pas encore sortie de la polémique sur ses déclarations concernant une aide sécuritaire proposée à la Tunisie, Michèle Alliot-Marie doit faire face à une autre affaire.

Selon Le Canard enchaîné, un homme d'affaires tunisien, présenté comme membre du clan Ben Ali, a mis à disposition l'un de ses jets privés pour MAM lors des fêtes de fin d'année.

Le cabinet de la ministre n'a démenti que l'appartenance à l'entourage de Ben Ali.

Dans son édition à paraître mercredi, l'hebdomadaire révèle que la ministre a utilisé entre Noël et le Jour de l'An cet avion pour relier Tunis à la ville de Tabarka, avec son conjoint Patrick Ollier, ministre chargé des Relations avec le Parlement, et des membres de leur famille.

L'avion privé ainsi que l'hôtel de destination de Michèle Alliot-Marie appartiennent à Aziz Miled, ami de longue date de la ministre et présenté par Le Canard Enchaîné comme proche de Belhassen Trabelsi, beau-frère de l'ex-président Zine el Abidine Ben Ali.

Le cabinet de MAM assure qu'il n'a rien à voir avec les Trabelsi

"Il est vrai que Michèle Alliot-Marie, après avoir pris un vol commercial de Paris à Tunis, a ensuite pris un avion privé pour Tabarka", a indiqué à l'AFP son cabinet. "C'était à l'invitation de Aziz Miled, un ami depuis plusieurs années, qui est le propriétaire d'une compagnie aérienne appelée Nouvelair. Aziz Miled était dans l'avion et les a emmenés, avec ses parents et son conjoint", a-t-on précisé de même source.

"Mais Aziz Miled n'est pas un membre du clan Ben Ali", a souligné le cabinet de la ministre. "Il s'est fait prendre par un membre de la famille Trabelsi 20% de ses parts dans la compagnie aérienne ainsi que la présidence de cette société", a-t-on assuré de même source. La famille Trabelsi est celle de la femme de l'ex-président.

"M. Miled est d'autant moins un proche de Ben Ali que les nouvelles autorités tunisiennes, après le départ de ce dernier et de sa famille, lui ont restitué l'ensemble de ses parts ainsi que la présidence de Nouvelair", a fait valoir le cabinet de la ministre. "En aucun cas, il ne s'agissait d'une faveur du clan Ben Ali", a-t-on insisté de même source.

Dimanche, dans un entretien au Parisien, Michèle Alliot-Marie avait reconnu avoir été en vacances fin 2010 en Tunisie, alors que les premières manifestations avaient commencé à la mi-décembre. "Comme des millions de Français, je vais en Tunisie. Voilà tout", avait-elle expliqué.  

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Le deuxième voyage en jet privé de Michèle Alliot-Marie

05/02/11 - Christophe Boltanski - nouvelobs.com

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110205.OBS7561/info-obs-le-deuxieme-voyage-en-jet-prive-de-michele-alliot-marie.html

Selon nos informations, Michèle Alliot-Marie et ses proches ont repris le jet privé d'Aziz Miled le 29 décembre, afin de se rendre à Tozeur, dans le grand sud tunisien, évitant ainsi de traverser des villes en révolte.

Michèle Alliot-Marie va devoir rapidement trouver une nouvelle ligne de défense. Elle l’a pourtant répété sur tous les tons, devant journalistes et députés : son "ami de longue date", l’homme d’affaires tunisien Aziz Miled se serait contenté de lui offrir "20 minutes de trajet" à bord de son jet privé afin de lui éviter "de faire deux heures de voiture à travers des routes de montagne". Une simple course, donc, presque fortuite.

"Arrivant à Noël à Tunis, un ami qui allait à Tabarka, lieu final de destination, avec son avion m’a effectivement proposé de voyager avec lui car il avait des places", avait ainsi déclaré la ministre des Affaires étrangères lors de la séance des questions, à l’Assemblée nationale, le 2 février. Et d’ajouter : "Il n’a, à aucun moment, mis son avion à ma disposition". A aucun moment ? Selon nos informations, Michèle Alliot-Marie, ses parents et son époux, Patrick Ollier, le ministre des Relations avec le Parlement, ne se sont pas contentés de passer des "vacances bien méritées" dans l’hôtel cinq étoiles de leur "ami", sur la côte méditerranéenne, alors que le reste du pays était en plein soulèvement. Ils ont repris son jet privé le 29 décembre, afin de se rendre à Tozeur, dans le grand sud tunisien. Un aller et retour, effectué dans la journée, le temps d’un déjeuner et d’une virée dans les oasis. Une agence locale, Nomade, a été chargée d’organiser la visite.

"TS-IBT"

Au moins, la ministre a-t-elle pu éviter ainsi un voyage encore plus long et plus éprouvant, au moins une dizaine d’heures par la route, à travers cette fois, non plus des montagnes, mais des villes en révolte, comme Sidi Bouzid ou Kasserine. L’appareil, un Challenger 600 de 9 places, appartient à la compagnie aérienne Nouvelair, qui a dû fusionner en 2008 avec la firme Kathago Airlines de Belhassen Trabelsi, le frère de Leïla Ben Ali, l’épouse de l’ancien dictateur tunisien. Jusqu’à sa fuite au Canada, Belhassen Trabelsi exerçait les fonctions de PDG à la tête de la société. C’est pour cette raison que l’avion emprunté par Michèle Alliot-Marie et ses proches, était immatriculé "TS-IBT". TS, pour Tunisie et BT, pour Belhassen Trabelsi. Un homme qui savait être généreux avec les dignitaires de la République française.

Le 24 décembre 2009, le secrétaire d’Etat à la Coopération, Alain Joyandet, avait ainsi débarqué à bord d’un de ses avions privés, sans doute le même que celui utilisé par sa consoeur du gouvernement, à l’aéroport de Tunis-Carthage, pour un séjour privé au Karthago de Gammarth, l’un des palaces de celui qui était considéré comme le "parrain" du clan Trabelsi. Selon plusieurs sources tunisiennes, Belhassen Trabelsi l’attendait à l’aéroport, en compagnie de Robert Bourgi, grande figure de la Françafrique.

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Pendant les émeutes en Tunisie, le clan Alliot-Marie était en affaires avec le clan Ben Ali


mercredi 16 février 2011 -

http://www.politique.net/2011021601-clan-mam-et-clan-ben-ali.htm
http://www.lecanardenchaine.fr/une4712.html

Et de trois mensonges ! Michèle Alliot-Marie avait d'abord dit avoir utilisé le jet privé d'Aziz Miled, un membre du clan Ben Ali, alors que les émeutes n'avaient pas commencé en Tunisie. C'était faux. MAM avait ensuite expliqué qu'elle n'avait pris ce jet privé que pour faire un voyage de vingt minutes. C'était faux, il y avait eu deux voyages en jet privé. Troisième mensonge : on sait aujourd'hui que le voyage en jet privé à Tabarka a surtout permis au père de Michèle Alliot-Marie de conclure une transaction avec l'homme d'affaires tunisien.

C'est Le Canard enchaîné du 16 février 2011 qui a révélé l'information. De son côté, MAM ne dément pas mais ne se dit pas concerné par les affaires de ses parents... âgés respectivement de 94 et 92 ans.

Pendant que Ben Ali remaniait son gouvernement, Alliot-Marie père était en pleine transaction

La scène se passe le 30 décembre 2010. Ce jour-là, le président tunisien Ben Ali tente de sauver sa tête en procédant à un remaniement de son gouvernement. Au même moment, la famille Alliot-Marie concluait une transaction financière avec Aziz Miled, milliardaire tunisien proche du clan Ben Ali.

Le Canard raconte cette matinée si particulière : ""à 11 heures du matin, deux employés de la commune de Tabarka franchissent, à l'abri des regards la porte de l'hôtel Sentido Beach, avec sous le bras, des registres de la mairie sur lesquels sont répertoriées les ventes de biens immobiliers ou de sociétés. Des documents qui ne doivent pas, en principe, quitter les locaux municipaux. Mais la transaction qui amène les deux employés doit rester secrète. Et l'hôtel étant la propriété du milliardaire Aziz Miled, associé du beau-frère et de tous les gendres de Ben Ali"", le maire s'est exécuté.

Ces employés municipaux viennent conclure une transaction financière entre Aziz Miled et Bernard Marie, le père d'Alliot-Marie, laquelle était présente dans l'hôtel ce jour-là.

Miled a vendu toutes les parts d'une SCI pour environ 325 000 euros

Aziz Miled et son fils Karim possède une Société Civile Immobilière (SCI), dont le père d'Alliot-Marie et sa femme détenaient jusqu'à présent 13% du capital. Quels sont les actifs de cette SCI ? Un simple appartement ou des terrains en Tunisie ? Le Canard ne le sait pas. Toujours est-il que ce 30 décembre, le clan MAM doit acquérir 100% des parts de cette SCI. "Une opération forcément préparée de longue date" précise Le Canard, car "la cession d'un bien immobilier n'est pas une simple formalité. Surtout quand l'acquéreur est étranger". Autrement dit, cela fait des années que les époux Marie sont en affaires à Miled. D'après l'hebdomadaire, "c'est en présence du directeur de l'hôtel qu'a eu lieu la signature (...) le montant exact de la transaction n'est pas connu car l'acte reçu par l'employée municipale ne mentionne, selon les usages locaux, que la valeur nominale des parts, soit 755 000 dinars, environ 350 000 euros. La somme réelle payée peut être très largement supérieure".

Depuis les révélations du Canard, reprises dès hier soir par la presse, le père d'Alliot-Marie est monté au créneau pour tenter de dédouaner sa fille : ""Ma femme et moi sommes les seuls responsables de cette affaire-là" a-t-il déclaré sur Europe 1. "Aziz Miled nous avait dit : 'vous devriez prendre une option sur un des trucs comme çà parce que même si vous ne la menez pas à fond, comme çà prendra de la valeur en 2012, quand ce sera construit, vous ferez une bonne affaire. Vous le prenez si vous voulez.

D'autant plus que vous n'aurez qu'à verser 30% des parts et le reste...' Voilà exactement comment ça s'est passé"", a-t-il ajouté.

Bien évidemment, cette affaire ne prendrait pas toute cette ampleur si Michèle Alliot-Marie n'était pas ministre des Affaires étrangères, si elle n'avait pas passé ses vacances dans un pays en pleine révolution populaire et si elle n'avait pas proposé, pendant les émeutes, l'expertise des forces de l'ordre françaises au pouvoir en place. Preuve que la ministre n'est pas très à l'aise avec ses vacances tunisiennes : on en est à trois mensonges. A suivre ?

Source : Brigitte Rossigneux, "Le papa de MAM était en voyage d'affaires", Le Canard enchaîné n°4712, 16 février 2011

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Egypte. Fillon passe le réveillon aux frais de Moubarak

François Fillon: Premier ministre français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Fillon

Fillon en Egypte, le paradoxe : visite officielle ou séjour privé ?

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 08/02/2011
http://www.rue89.com/2011/02/08/vacances-apres-mam-en-tunisie-fillon-en-egypte-189596

C'est encore Le Canard Enchaîné qui révèle l'info : pendant ses vacances familiales de fin d'année en Egypte, le Premier ministre a – notamment – « emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne », selon les mots du communiqué de Matignon. Cette fois, le gouvernement a répondu avant même l'arrivée de l'hebdomadaire satirique dans les rédactions.

Dans l'espoir, sans doute, d'éviter une communication de crise aussi désastreuse que celle de Michèle Alliot-Marie dans l'affaire du jet du clan Ben Ali.

Pour Le Canard Enchaîné, François Fillon fait « mieux que MAM », qui avait utilisé l'avion d'un homme d'affaires et du beau-frère du président Ben Ali :

« Un vol entre Assouan et Abou-Simbel dans un jet aimablement prêté non par un simple ami du régime, mais par le sympathique Hosni Moubarak en personne. La hiérarchie est respectée, le Premier ministre a frappé encore plus fort que la ministre d'Etat. »

Pour les touristes, c'est 250 euros l'aller-retour

« Plusieurs compagnies aériennes font la navette » entre les deux villes, écrit la journaliste de l'hebdo, « pour un prix moyen de 250 euros aller et retour. Mais un avion privé, c'est plus chic ».


L'hebdomadaire précise que François Fillon a effectué quelques gestes officiels :

    * rencontrer Moubarak qui s'est déplacé à Assouan pour le voir ;
    * se rendre à la cathédrale d'Assouan pour exprimer sa solidarité à l'égard de la communauté copte, victime peu auparavant d'un attentat à Alexandrie.

Le service de presse du Premier ministre répond au Canard que l'aller-retour de la famille entre la France et l'Egypte en avion officiel de l'Etec a été facturé « au tarif fixé par l'armée de l'air ». S'agissant d'un déplacement privé, François Fillon devra donc rembourser ces frais.

Le séjour s'est effectué dans des conditions si luxueuses (maison privée dans les jardins d'un palace Mövenpick, hôtel cinq étoiles pour l'équipage de l'Etec) que le Canard remarque :

    « S'il fallait faire le compte de tous ces menus frais, la facture serait hors de portée, même pour la bourse d'un [Premier] ministre. »

Le paradoxe de Matignon : vacances privées ou séjour officiel ?

La question est la suivante : François Fillon pouvait-il, tout chef de gouvernement qu'il soit, laisser le régime d'Hosni Moubarak prendre en charge une partie des frais de son séjour familial ? Sachant que Matignon précise avec des accents gaulliens que Fillon a payé « sur ses deniers personnels » le voyage « privé » depuis la France ?

A cet égard, le communiqué de Matignon, que nous publions dans son intégralité, ne craint pas le paradoxe. En résumé :

    * c'est un déplacement privé, donc François Fillon va rembourser l'aller-retour France-Egypte ;

    * mais « le Premier ministre [était] invité par les autorités égyptiennes », ce qui l'a conduit à accepter quelques menus cadeaux :

    « Le Premier ministre a été hébergé lors de ce séjour par les autorités égyptiennes. Le Premier ministre, toujours à l'invitation des autorités égyptiennes, a emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d'Assouan à Abou Simbel où il a visité le temple. Il a également effectué une sortie en bateau sur le Nil dans les mêmes conditions. »

    Le communiqué ne précise plus si son épouse et ses enfants l'accompagnaient dans ces moments.

Mais alors, s'agissait-il du Premier ministre de la France François Fillon, ou de M. et Mme Fillon et leurs enfants ? On sait que Nicolas Sarkozy a rappelé à ses ministres que cette fonction s'exerce 24 heures sur 24. Entendre : en cas d'urgence, de crise, ils doivent être sur le pont.

Sous la pression, David Cameron renonce à ses vacances

Pendant les mêmes vacances de Noël, son homologue du Royaume-Uni David Cameron n'a pas eu le loisir de mélanger les genres. Il a préféré annuler les luxueuses vacances qu'il avait prévues en Thaïlande.

Raisons invoquées : le coût de sa sécurité à la charge du contribuable (50 000 livres pour cinq gardes du corps, soit près de 59 000 euros), l'action des associations de défense des droits de l'homme qui ont condamné la Thaïlande, et le risque d'énerver le peuple britannique en période de restriction budgétaire.


Egypte. Fillon passe le réveillon aux frais de Moubarak

Le récent séjour de Fillon en Egypte épinglé

08-02-2011
http://www.metrofrance.com/info/le-recent-sejour-de-fillon-en-egypte-epingle/mkbh!o0FgEAucY2XzM/

François Fillon: Premier ministre français
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Fillon

Les révélations du "Canard enchainé" sur les récentes vacances de François Fillon en Egypte, après un premier séjour fin 2008, ont poussé Matignon à apporter des "précisions", alors que le séjour en Tunisie de Michèle Alliot-Marie continue de susciter la polémique.

En pleine polémique sur les déplacements aériens de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, les révélations du Canard enchaîné à paraître ce mercredi ont poussé Matignon à réagir à la vitesse du son pour éviter les turbulences. Dans un communiqué publié ce mardi, les services du Premier ministre ont confirmé que François Fillon a été "invité" et "hébergé" – à l'hôtel cinq étoiles Pyramisa d'Assouan, selon le Canard - "par les autorités égyptiennes", lors de ses vacances en famille du 26 décembre au 2 janvier dernier.

Durant son séjour, le Premier ministre, qui a utilisé à ses frais un Falcon de l'armée de l'air française pour gagner Assouan, a "emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se rendre d’Assouan à Abou Simbel", deux hauts-lieux touristiques égyptiens distants de moins de 300 kilomètres et desservis par plusieurs compagnies aériennes, précise l'hebdomadaire.

Reste que les comparaisons avec les vacances de MAM s'arrêtent là. Car si la ministre des Affaires étrangères a utilisé un jet appartenant à un proche du président déchu Ben Ali, alors que des troubles violents agitaient déjà la Tunisie, François Fillon avait quant à lui quitté l'Egypte depuis environ trois semaines lorsque le pays s'est embrasé.

Très cher avion

Depuis l'affaire du couteux aller-retour en Martinique de l'ex secrétaire d'Etat à la coopération, Alain Joyandet, fin mars 2010, le gouvernement incite ses membres à maitriser leurs dépenses aériennes. Dernier rappel en date, révèle le Canard, un courrier adressé par François Fillon le 4 février dernier annonçant aux membres du gouvernement que l'Etat ne pendra plus en charge que les transports et les séjours "réalisées au titre des fonctions ministérielles". C'est vraiment la crise !

L'Egypte, destination de fin d'année

En 2007, le président Nicolas Sarkozy s'était rendu entre Noël et le Nouvel an, en Egypte. Accompagné de Carla Bruni, qui n'était à l'époque que sa compagne, il avait alors utilisé un jet privé prêté par l'homme d'affaires Vincent Bolloré et avait séjourné à Louxor et Charm el-Cheikh. La même station balnéaire dans laquelle François Fillon passera quelques jours de repos, un an plus tard, prolongeant un déplacement officiel effectué au Caire les 22 et 23 décembre 2008.


FRANÇOIS FILLON JOUE LA TRANSPARENCE

N° 826 MERCREDI 9 FÉVRIER 2011
WWW.DIRECTMATIN.NET
http://directmatin.directmedia.fr/pages-presse/archives-telechargement.aspx

En pleine polémique sur le séjour de Michèle Alliot-Marie en Tunisie, François Fillon a reconnu hier avoir été hébergé
et transporté en avion à l’invitation du gouvernement égyptien durant ses vacances de Noël en famille.

Alors que Le Canard Enchaîné devait publier l’information aujourd’hui, Matignon a pris les devants.

Evoquant «un souci de transparence», le Premier ministre précise avoir «été hébergé lors de ce séjour
par les autorités égyptiennes», puis avoir «emprunté un avion de la flotte gouvernementale égyptienne pour se
rendre d’Assouan à Abou Simbel».

Il a également fait une sortie en bateau sur le Nil «dans les mêmes conditions».

Quant au voyage entre Paris et Assouan, François Fillon a utilisé à ses frais «un Falcon 7X» du gouvernement français.

Matignon précise que le Premier ministre a rencontré le président égyptien Hosni Moubarak au cours de ce séjour
intervenu avant le début du vaste soulèvement populaire anti-Moubarak.


Les Moubarak possèdent plus de 40 milliards USD à l’étranger

01/02/2010 - http://www.elkhabar.com

Selon des sources crédibles, la famille du président égyptien, Mohamed Hosni Moubarak, composée de sa femme, Suzane Moubarak, et ses deux fils, Gamal et Alaa, possède plus de 40 milliards de dollars.

Une partie de cette fortune est investie dans l’acquisition des biens fonciers, et dans des entreprises américaines et des banques suisses et britanniques.

Gamal Moubarak, le fils ainé du président égyptien, le secrétaire général du parti national, le parti au pouvoir, détient à lui seul une fortune de 17 milliards de dollars, placées dans plusieurs banques suisses, allemandes et américaines.

D’après nos sources, il possède un compte bancaire secret dans la banque suisse, UBS, ainsi qu’un autre dans une autre banque suisse, ACM.

Le reste de sa fortune colossale est investi dans des fonds d’investissement américains et britanniques, à l’instar de Bristol & West,  et Financial Data Service.

Quant à la première dame d’Egypte, Suzane Moubarak, depuis 2002, elle fait partie du club des femmes milliardaires, selon un rapport secret.

Elle possède plus d’un milliards de dollars, qu’elle a mis dans des banques américaines, sans oublier les biens fonciers dans plusieurs villes européennes, comme Frankfurt, Madrid et Paris. La majorité de cette fortune, elle l’a gagné grâce à ses interventions personnelles au profit des investisseurs et des hommes d’affaires.

De sa part, la fortune du fils cadet du président « Monarque » égyptien, Alaa, est estimée à 8 milliards de dollars, investis dans des biens fonciers à Los Angeles, Washington et New York. Il a deux jets personnels et un yacht, d’une valeur de 60 millions de dollars.

En ce qui concerne le fils du paysan égyptien, soit le président en exercice, Mohamed Hosni Mobarak, sa fortune a atteint, en 2001, plus de 10 milliards de dollars, déposés dans des banques européennes et américaines. Nos sources estiment la fortune actuelle du président égyptien à 15 milliards de dollars, gagnés essentiellement dans des transactions immobilières suspectes, au Caire.

Sachant que les grandes compagnies souhaitant investir dans le marché égyptien sont obligées de payer 50% de leurs gains annuels à l’un des membres de la famille Moubarak. Vu les données citées ci haut, il est facile de comprendre l’hystérie de la famille Moubarak, dont le pouvoir est menacé.    

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Des grenades lacrymogènes pour Ben Ali bloquées à Roissy
Par Zineb Dryef | Rue89 | 18/01/2011 | 19H19

http://www.rue89.com/2011/01/18/des-grenades-lacrymogenes-pour-la-tunisie-bloquees-a-roissy-186310

L'ex-président tunisien attendait du matériel de sécurité en provenance de France. Un blocage qui serait technique, pas politique.

Plusieurs tonnes de matériel de maintien de l'ordre, des grenades lacrymogènes notamment, à destination de la Tunisie sont coincées à Roissy depuis vendredi. Nous n'avons pas le chiffre exact mais d'après nos informations, il y aurait sept tonnes de matériel.

Le fournisseur, Sofexi http://www.verif.com/societe/SOC-FR-EXPORT-FOURNITURES-INDUSTRIELLE-387674252/, http://www.sofexi.com,  appartient au groupe privé Marck, spécialisé dans l'équipement de sécurité. Sur la vidéo ICI, on peut voir des lots de treize colis. Il ne s'agit que d'une partie de la livraison adressée au ministère tunisien de l'Intérieur et du Développement local.

Sofexi confirme que la Tunisie est l'un de ses clients depuis 2008 mais refuse d'indiquer à quel moment la commande a été passée.
Un blocage technique, pas politique

Sur son blog, le journaliste Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense, affirme que « le patron du groupe a reçu un appel d'une haute autorité de l'Elysée, lui signifiant que cette livraison était hors de question ». D'après nos informations, le blocage des grenades n'est pourtant pas lié à une question politique mais technique.

Selon Hesnault, la société chargée du transport du matériel, les raisons de ce blocage sont liées à une bête lourdeur administrative.

« Produits autorisés »

Vendredi matin, le bureau de douane a signé les documents autorisant l'exportation des marchandises. Cependant, le matériel étant considéré comme sensible, le jargon de la douane le désigne sous l'expression « produits autorisés ». Les douaniers ont donc décidé d'une « visite intégrale » du matériel, c'est-à-dire d'une vérification pièce par pièce.

Ces visites sont ordinaires et régulières selon le transporteur, étant donné que le « système informatique des douanes déclenche systématiquement ce type de visite pour le matériel autorisé ».

Problème : le matériel était déjà sorti du magasin sous douane vers l'emballeur, la société SFE, avant l'inspection. Les douaniers ont donc exigé le retour de la marchandise pour qu'elle puisse être inspectée lundi matin. Ce qui explique le blocage du matériel à Roissy.

Un blocage « pas du tout » lié à la révolution tunisienne

Actuellement, les colis sont toujours à la Sogafro, la plateforme de fret. Le transporteur Hesnault attend les instructions de Sofexi concernant l'envoi des grenades (« On devrait rapidement savoir à quel moment ça peut partir ») et ne lie « pas du tout » le blocage du matériel aux événements tunisiens.

Contacté, le ministère de la Défense explique que s'agissant de matériel non-militaire, ce n'est pas à lui de donner l'autorisation :

    « Ce type de matériel fait l'objet d'un consensus interministériel et c'est aux douanes, donc à l'Intérieur, de trancher. »

Au ministère de l'Intérieur, on répond « Elysée » et à l'Elysée, on est renvoyé au ministère des Affaires étrangères. Pour l'instant, il n'y a aucune réaction officielle.

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L'Algérie se presse d'acheter du blé pour éviter les émeutes

Reuters - Valérie Parent, édité par Benoît Van Overstraeten -  17/01/11 14:37

http://bourse.challenges.fr/news.hts?urlAction=news.hts&idnews=RTR110117_0070G0DS&numligne=6&date=110117

PARIS (Reuters) - L'Algérie a acheté plus d'un million de tonnes de blé meunier depuis le début de l'année pour tenter de contenir le mécontentement populaire dans un contexte régional tendu, ont rapporté lundi des traders européens.

L'office algérien des céréales (OAIC) a acheté en fin de semaine dernière au moins 600.000 tonnes de blé meunier d'origine optionnelle et recherche au moins 50.000 tonnes de blé dur, ont-ils précisé.

Quatre Algériens ont tenté de s'immoler par le feu ces cinq derniers jours pour dénoncer la pénurie d'emplois et leurs conditions de vie, ont rapporté plusieurs titres de la presse locale.

L'un des traders a estimé que l'office pouvait ainsi avoir acheté jusqu'à 750.000 tonnes de blé meunier pour alimenter les moulins, actuellement sous haute surveillance par les autorités gouvernementales.

Ce volume élevé, dont les embarquements sont prévus en mars et avril, s'ajoute aux 350.000 tonnes déjà contractées au début du mois de janvier.

"Manifestement, ils cherchent à constituer des stocks de réserve", a dit un trader en estimant "fortement probables" des consignes gouvernementales en ce sens.

"Il faut qu'ils achètent. Ils ont peur de ce qui se passe ailleurs", a ajouté un autre, faisant allusion aux émeutes tunisiennes.

Selon les sources, l'Algérie aurait payé le blé entre 360 et 365 dollars/tonne coût et fret.

L'origine de la marchandise sera déterminée en fonction des prix en vigueur au moment des chargements.

La France est de longue date un fournisseur privilégié d'Alger en blé meunier mais les derniers achats pourraient inclure quelque bateaux en provenance d'Amérique du Sud, Brésil et/ou Argentine notamment.

Selon des données compilées par Reuters, un peu plus de deux millions de tonnes de blé tendre ont déjà été chargées vers l'Algérie depuis le début de la campagne.

Toutefois, les disponibilités françaises tendent à s'amenuiser alors qu'il y a peu de blé de qualité meunière disponible cette année dans le monde.

L'office algérien a par ailleurs lancé un nouvel appel d'offres pour la fourniture d'au moins 50.000 tonnes de blé dur pour des chargements en mars, ont poursuivi les sources.

Ce nouvel appel d'offres fait suite à l'achat, fin décembre, d'au moins 200.000 tonnes de blé dur d'origine optionnelle alors que le pays avait mis en place une taxe dissuasive à l'importation pour favoriser l'écoulement des stocks accumulés la saison dernière.
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« Répondre #107 le: 17/01/2011 - 08:47:33 »

La tribu de truands Ben ALI et leur alliés volent plus de 65 millions de dollars américains à la Tunisie.

Ce chiffre vient d'un simple calcul qui est le suivant :

La tribu de truands Ben ALI et leurs alliés volent 1500 lingots d'or de 1 Kilogramme chacun à la banque centrale de Tunisie.

La valeur unitaire d'un lingot d'or de 1 kilogramme est égale à 43 783 dollars américains (USD) ou 32 899 euros. voir ici cours de l'OR

1 500 kilogrammes d'or = 1500 x  43 783 USD = 65 674 500 dollars américains  (USD) = 1500 x 32 899 euros = 49 348 500 euros

1500 kilogrammes d'or équivalents à au moins 65 millions de dollars américains ou 49 millions d'euros.

L'arabie saoudite et dubaï sont fières d'abriter, protéger et sponsoriser une telle bande de truands et surtout de blanchir ( recel ) leur argent et OR sales volés à la Tunisie.


La chaîne TF1 confirme une information de DNA-Algérie : Leïla Ben Ali s’est enfuie vers Dubaï avec 1500 lingots d’or

Dimanche, 16 Janvier 2011, 20:22 | DNA

http://dna-algerie.com/international/1161-tf1-confirme-une-information-de-dna-algerie-leila-ben-ali-sest-enfuie-vers-dubai-avec-1500-lingots-dor.html

Le pillage avant la fuite. L’ancienne première dame de Tunisie, Leïla Ben Ali, a retiré 1500 lingots d’or d’une banque à Tunis le 19 décembre 2010 avant de s’envoler vers Dubaï pour y déposer la précieuse cargaison. L’information, révélée par DNA-Algérie vendredi 14 janvier, a été confirmée dimanche 16 janvier par TF1 dans son journal télévisé de 20 heures.

Dans un article intitulé « Du séchoir au pouvoir : Le destin contrarié de Leila Trabelsi Ben Ali, coiffeuse devenue régente », publié par DNA vendredi 14 janvier à 17h59, nous écrivions que l’épouse de l’ex-président tunisien, Leïla Ben Ali, se serait envolée vers Dubaï avec dans ses bagages 1500 lingots d’or.

« Une rumeur, insistante mais invérifiable, prétend qu’elle serait partie dès le début des troubles, le 19 décembre, et qu’elle aurait emporté avec elle 1500 lingots d’or extraits des coffres de la banque centrale. L’histoire est sans doute trop belle pour être vraie. Elle montre cependant à quel point «  Leïla la coiffeuse devenue présidente » cristallise les fantasmes et les haines », écrivions-nous le vendredi 14 janvier, jour de la fuite du couple présidentiel vers l’Arabie Saoudite où l’ex-famille régnante a désormais trouvé refuge.

Dans l’impossibilité de vérifier cette information fournie par notre correspondant à Tunis, Farès Omrani, nous avions dû la publier au conditionnel.

La chaîne de télévision française TF1 indiquait ce soir ( dimanche 16 janvier ), au cours de son journal télévisé de 20 heures, que Leïla Ben Ali, née le 20 juillet 1957, s’était rendue dans une banque à Tunis, fin décembre, pour y retirer 1500 kilos d’or avant de s’envoler vers Dubaï.

Leïla Ben Ali, née Trabelsi, surnommée la régente de Tunis, ancienne coiffeuse qui a épousé en secondes noces Zine Al Abidine Ben Ali, traîne une réputation de prédatrice et de corruptrice.

La famille de l'ex-président Ben Ali ainsi que celle de sa femme, les Trabelsi, sont réputées pour avoir fait main-basse sur les affaires en Tunisie tant et si bien que les câbles de la diplomatie américaine, révélés par le site Wikileaks, évoquent le terme « La famille », en référence à la famille de la mafia, pour les qualifier.

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La famille Ben Ali se serait enfuie de Tunisie avec 1,5 tonne d'or ( 1 500 kilogrammes d'OR )

Arnaud Leparmentier - LEMONDE pour Le Monde.fr | 16.01.11 | 22h18

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/01/16/la-famille-ben-ali-se-serait-enfuie-de-tunisie-avec-1-5-tonne-d-or_1466365_3212.html


La famille du président déchu Zine El-Abidine Ben Ali se serait enfuie de Tunisie avec 1,5 tonne d'or. C'est une supposition des services secrets français, qui essaient de comprendre comment s'est achevée la journée de vendredi 14 janvier, qui a vu le départ du président et de sa famille et la chute de son régime.

Selon des informations collectées à Tunis, Leïla Trabelsi, la femme du président, se serait rendue à la Banque de Tunisie chercher des lingots d'or. Le gouverneur aurait refusé. Mme Ben Ali aurait appelé son mari, qui aurait d'abord lui aussi refusé, puis cédé. Elle a ensuite pris un vol pour Dubaï, selon les informations françaises, avant de repartir pour Djedda, en Arabie saoudite. "Il semblerait que la femme de Ben Ali soit partie avec de l'or", explique un haut responsable français. "1,5 tonne d'or, cela fait 45 millions d'euros", traduit une source.

M. Ben Ali, lui, ne croyait pas sa chute aussi rapide. Pour preuve, selon Paris, il aurait enregistré une nouvelle allocution, qui n'a pas eu le temps d'être diffusée. Il n'aurait donc pas quitté le pays volontairement mais aurait été destitué. L'armée, et le chef d'état-major qui avait refusé de tirer sur la foule, ont, selon les services européens, joué un rôle de premier plan dans la destitution de M. Ben Ali.

INTERVENTION LIBYENNE

La manière dont il a pu quitter le pays n'est pas claire. Pour éviter une issue violente, plusieurs chancelleries européennes estiment que les services de sécurité libyens ont joué un rôle dans l'exfiltration de M. Ben Ali. Les propos de Mouammar Kadhafi  – qui dit regretter l'issue de la crise tunisienne – tenus ce dimanche renforcent ce sentiment à Paris.

Le mode de départ de M. Ben Ali comporte lui aussi des incertitudes. Il semble s'être retrouvé dans l'espace aérien de Malte, sans plan de vol déterminé, attestant qu'il n'avait pas, à son départ précipité de Tunisie, de destination précise. Une source italienne indique que l'avion n'aurait pas reçu l'autorisation d'atterrir sur l'île. Selon une autre hypothèse, le président déchu aurait quitté Tunis en hélicoptère pour Malte, où il aurait récupéré son avion.

De leur côté, les Français ont voulu empêcher toute arrivée de M. Ben Ali en France. Selon une source ministérielle française, la Direction générale de l'avion civile a identifié un appareil ayant pour plan de vol Tunis-Paris. Les autorités françaises auraient alors exigé que cet avion atterrisse en Sardaigne. Vérification faite, il ne comportait pas de passager, en tout cas pas le président Ben Ali, qui atterrissait alors en Arabie saoudite. Les membres de la famille de M. Ben Ali qui étaient arrivés en France sont repartis du Bourget samedi soir par un vol affrété par un proche du clan Ben Ali, en direction de Doha, au Qatar, indique Paris.


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Les Ben Ali seraient bien partis avec 1,5 tonne d'or

Publié le 20.01.2011
http://www.leparisien.fr/crise-tunisie/en-direct-les-ben-ali-seraient-bien-partis-avec1-5-tonne-d-or-20-01-2011-1235899.php

Le Conseil mondial de l'or, basé à Londres, a indiqué que le stock d'or de la Tunisie compte 1 500 lingots d'or de moins qu'en décembre. Cela confirme la rumeur selon laquelle les Ben Ali ont quitté le pays avec 1,5 tonne d'or.

Il manquerait bien 1,5 tonne d'or dans les coffres de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Le Conseil mondial de l'or, basé à Londres, évaluait en décembre à 6,8 tonnes le stock d'or de la Tunisie, soit précisément une tonne et demie de plus que l'évaluation donnée mercredi par la banque centrale de Tunis. Ce qui confirmerait l'information du «Monde», selon laquelle «Leïla Ben Ali se serait faire remettre 1 500 lingots d'or».


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Comment les années Ben Ali ont ruiné l'économie de la Tunisie
liberation.fr - Par Catherine Coroller - 04/02/2011

http://www.liberation.fr/monde/01012318038-comment-les-annees-ben-ali-ont-ruine-l-economie-de-la-tunisie

L’économie tunisienne a pâti de l’ère Ben Ali. «La corruption, le népotisme, la prédation, l’absence de respect des règles de droit, l’imprévisibilité de la justice, ont considérablement porté atteinte au climat des affaires et à l’incitation à investir», affirme Mahmoud Ben Romdhane, professeur d’économie à l’université de Tunis, et membre du secrétariat du Ettajdid (ex-parti communiste). Particulièrement touchées, les entreprises privées tunisiennes.

«L’un des problèmes de ce pays est le manque d’investissement de leur part. Pour ne pas s’exposer aux appétits de la famille Ben Ali-Trabelsi, elles avaient recours à une forme d’autolimitation», explique Bertrand Furno, chef du service économique régional de l’ambassade de France. Ce contexte a eu des conséquences sur la croissance et le chômage. «Du fait du déficit d’investissement, j’estime à 200.000 les opportunités d’emploi perdues sur la période 1995-2010», calcule Ben Romdhane.

«Un appareil de contrôle pléthorique»

A sa décharge, «le secteur privé était pressuré, poursuit cet économiste. Il n’y a pas une entreprise qui n’ait pas été contrainte d’acheter du matériel pour le compte du RCD [le parti politique de Ben Ali, ndlr] ou de verser des montants colossaux [on parle de centaines de milliers de dinars, ndlr] pour soutenir le Président lors des élections». Chaque entreprise abritait également une cellule du RCD.

Ces ponctions s’expliquent par le coût de l’Etat Ben Ali, «un appareil de répression et de contrôle de la population pléthorique», selon Mahmoud Ben Romdhane: 150.000 policiers (autant qu’en France pour un pays de 10 millions d’habitants) et 8 à 10.000 personnes détachées de l’administration et des entreprises publiques auprès du RCD. L’un des outils de «pressurisation» du pouvoir était le fameux 2626, numéro de compte d’un soi-disant fond de solidarité nationale.

«Chaque travailleur devait payer, raconte Ali, salarié d’un grand groupe. Au début, tout le monde était pour. La première fois, mon frère a donné 500 dinars. Ce montant a été ensuite reconduit d’année en année. Dans la fonction publique, il y avait des barêmes. C’était retenu sur le salaire des gens. J’ai de la chance. Mon patron est très social. C’est mon entreprise qui payait pour moi.» Cette cagnotte, sur laquelle le Parlement n’avait aucun contrôle, et dont on ignore le montant, aurait servi de caisse noire au régime Ben Ali.

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Tunisie - Dominique Strauss-Kahn patron du Fonds monétaire international (FMI) et le régime Ben Ali

Par Dominique de Montvalon - 15 janvier 2011
http://www.francesoir.fr/actualite/international/tunisie-strauss-kahn-et-regime-ben-ali-64203.html

Le patron du FMI Dominique Strauss-Kahn avait félicité en 2008 le pouvoir tunisien pour sa réussite économique.

La « révolution tunisienne », aujourd'hui, met en porte-à-faux Dominique Strauss-Kahn, le patron du Fonds monétaire international (FMI).

Explication : DSK s'était rendu à Tunis au titre du FMI le 18 novembre 2008, il y avait rencontré le président Ben Ali et, à cette occasion, il avait félicité la Tunisie pour son taux de croissance, et la vigueur de son développement économique. « La Tunisie est un bon exemple à suivre pour beaucoup de pays qui sont émergents », avait même dit Strauss-Kahn.

Voir la vidéo de la déclaration de Dominique Strauss-Kahn patron du Fonds monétaire international (FMI) ICI
http://www.youtube.com/watch?v=xEA9X6j7b_U

Comment a-t-il pu dire cela ?, s'insurgent certains. Déjà à l'époque, ils lui reprochaient de ne pas avoir insisté sur le caractère « autoritaire » du régime, de ne pas avoir posé de questions sur l'ampleur de la corruption tolérée dans certains secteurs, de ne pas avoir assez pris en compte un chômage d'autant plus insupportable que la Tunisie compte un nombre de plus en plus élevé de diplômés. Mais de diplômés... chômeurs.

Un « bon exemple »

Le procès fait à Dominique Strauss-Kahn est, à bien des égards, injuste. Ce qu'il évoquait en 2008, c'était l'incontestable décollage de la Tunisie qui faisait de ce pays, sur ce plan-là, un « bon exemple ». Y compris pour ses voisins immédiats, telle l'Algérie. En coulisses mais en coulisses seulement, Américains et Français exerçaient, par ailleurs, des pressions pour que le régime Ben Ali s'ouvre, donc pour que le cadre politique et institutionnel tunisien soit enfin à la hauteur de la réussite économique salué par le FMI. Pourquoi Paris et Washington (y compris le FMI) n'en ont-ils pas fait plus ? Parce qu'ils croyaient aux promesses qui leur étaient faites, certes. Mais aussi parce que, à l'heure des défis islamistes, ils préféraient, à tout prendre, un régime autoritaire mais laïque et accordant aux femmes une place sans égale dans le monde arabe, du moment qu'il réussit économiquement et attire les investisseurs étrangers.

Le problème, c'est que, au fil des années, accompagnant l'essor économique du pays, on a vu progressivement surgir une immense et jeune classe moyenne qui fait la force du pays, mais qui n'avait pas accès aux leviers de commande et ne supportait plus un régime devenu étouffant. Cette jeunesse-là, aujourd'hui, est dans la rue. Et Ben Ali en fuite.

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La fortune des Ben Ali en question

Par Europe1.fr Publié le 17 janvier 2011 à 10h08

http://www.europe1.fr/International/La-fortune-des-Ben-Ali-en-question-374963/

L'ex-président tunisien serait parti avec plus d'une tonne d'or. Sa fortune est immense.

Banques, transports, immobilier, en Tunisie les Ben Ali sont partout. L'ex-président aurait amassé une fortune estimée à 5 milliards d'euros pendant ses 23 ans à la tête de la Tunisie. Le président en fuite ne possédait rien avant d'accéder au pouvoir.

Hôtels particuliers et comptes en Suisse

Des banques privées en Tunisie, plusieurs compagnies aériennes, comme Carthago Airlines ou Nouvel Air, des hôtels 5 étoiles en Tunisie, des hôtels particuliers en Argentine ou au Brésil... la liste des biens de Ben Ali est difficile à dresser. L'ex-président tunisien posséderait également des comptes en Suisse, dont la valeur est impossible à estimer.

En France, Ben Ali serait propriétaire d'un immeuble en plein coeur de Paris estimé à 37 millions d'euros. Le président en fuite posséderait également des avoirs dans plusieurs banques françaises. La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a indiqué lundi sur Europe 1 que Tracfin, l'organisme de lutte contre les mouvements suspects de capitaux, exerçait une "vigilance particulière" sur les mouvements de fonds et les demandes de transferts.

Comptes vidés et fortune transférée

La semaine dernière, au plus fort de la crise, la famille Ben Ali a liquidé tous ses comptes, selon un journaliste tunisien interrogé par Europe 1. "Ils ont vidé les caisses, jusqu'à la dernière minute, pour qu'il ne reste rien", raconte Slim Bagga.

Le Monde croit savoir que la famille aurait emporté dans sa fuite plus d'une tonne et demie de lingots d'or. L'équivalent de 45 millions d'euros, précise le quotidien. C'est Leïla Ben Ali, la femme de l'ex président tunisien, qui se serait rendue à la Banque de Tunisie pour les récupérer, avant de s'envoler pour Dubaï.

Il y a quelques mois, selon le journaliste tunisien, la femme de l'ex-président aurait également anticipé la fin de règne de son mari malade. Leïla Ben Ali, surnommée "La Régente" et détestée par le peuple tunisien, a transféré la quasi totalité de sa fortune à Mohammed, leur fils de 5 ans.

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Indulgente avec Ben Ali, l'armée est sans merci contre les Trabelsi

Par Samy Ghorbal | 16/01/2011 | 11H09
http://www.rue89.com/2011/01/16/indulgente-avec-ben-ali-larmee-est-sans-merci-contre-les-trabelsi-185921


(De Tunis) Sans doute ont-ils jugé qu'il serait moins encombrant à l'étranger qu'en Tunisie. Une chose est sûre en tous cas : les militaires tunisiens n'ont pas cherché à s'opposer à la fuite du président Zine el-Abidine Ben Ali. Son avion, identifié sous le nom d'« Oscar Oscar », a quitté le tarmac de l'aéroport de Tunis Carthage à 17h30.

Trente minutes après que l'armée a décrété la fermeture de l'espace aérien national. Lui et ses proches sont tous sains et saufs et sont parvenus à fuir le pays. Sa femme, Leïla, née Trabelsi, qui était installée depuis plusieurs jours à Dubaï, aux Emirats Arabes Unis, devrait bientôt le rejoindre dans son exil saoudien, à Jeddah.

Sa fille Cyrine (propriétaire du fournisseur d'accès internet Planet Tunisie et de la station radio Shems FM) a pu gagner Paris, à bord du Falcon de son mari, l'homme d'affaires Marwane Mabrouk, qui se trouvait déjà sur place. Le couple et leurs enfants ont posé leurs bagages dans un palace de la capitale française.

Accueillie sous les huées à Montréal

Nesrine, une autre de ses filles, a été « exfiltrée » à Montréal (où le couple possède une somptueuse résidence) par son mari, Mohamed Sakhr El Materi, le richissime « gendre préféré » de l'ex-président. Elle a été accueillie sous les huées par une foule nombreuse de Tunisiens prévenus de son arrivée et venus l'attendre à l'aéroport Pierre-Elliot Trudeau, dans la nuit du 11 au 12 janvier.

Ultime bravade, El Materi, également député, est ensuite retourné à Tunis participer à la « session extraordinaire » de la Chambre convoquée dans la soirée du 13 janvier, soit une vingtaine d'heures avant la chute du régime. Il a malgré tout réussi à quitter Tunis pour Montréal, le 14 janvier un peu avant 14 heures, à bord de son jet privé – un Falcon blanc, piloté par un pilote américain.
L'homme le plus détesté du pays

Belhassen Trabelsi, « parrain » du clan éponyme et frère aîné de l'ex-première dame, a eu moins de chance. L'homme le plus détesté du pays avait pourtant minutieusement organisé sa fuite, et souhaitait se rendre à Lyon, en compagnie de six membres de sa famille.

Mais le commandant de bord, Mohamed Ben Kilani, a refusé d'obtempérer à son ordre de décollage, et est descendu de l'appareil, qui s'est du coup retrouvé cloué au sol. Cueilli à l'aéroport par les militaires, « BT » a été placé aux arrêts dans la caserne d'El Aouina, où il se trouve toujours.

Toutes ses résidences de Tunis ont été saccagées, pillées et incendiées. Son neveu, le sulfureux Imed, qui a fait l'objet d'un mandat d'arrêt international délivré par la justice française, pour vol de bateaux de luxe dans le port de Saint-Tropez, en 2006, n'est plus de ce monde.

Il a succombé le 15 janvier à l'hôpital militaire de Tunis, où il avait été admis la veille pour des blessures à l'arme blanche. Les circonstances exactes de son agression ne sont pas totalement établies, mais celui qu'une rumeur insistante présentait comme le fils naturel de Leïla Ben Ali aurait pu être victime de la colère d'un pêcheur de la Goulette, ville dont il avait été « élu » maire l'an passé.

Une prise de choix pour les militaires

L'incertitude demeure au sujet de Slim Chiboub, autre gendre de Ben Ali, affairiste notoire et ancien président emblématique du club de football de l'Espérance sportive de Tunis. La chaîne qatarie Al Jazeera a d'abord annoncé son interception dans la ville frontalière de Ben Guerdane, située à quelques kilomètres de la Libye, mais l'intéressé aurait démenti de vive voix auprès de la chaîne maghrébine Nessma TV et aurait affirmé séjourner « pour affaires » à Tripoli.

En revanche, l'ancien patron des renseignements et de la garde présidentielle, le général Ali Seriati a bien été capturé par l'armée non loin de Ben Guerdane. C'est une prise de choix pour les militaires : ce « faucon » serait le chef des milices contre-insurrectionnelles qui terrorisent la population de la capitale tunisienne…
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« Répondre #108 le: 28/01/2011 - 10:22:37 »

Les nostalgiques du Moyen-âge sont à Davos !

Nouvelle Solidarité - 27 janvier 2011

http://www.solidariteetprogres.org/article7369.html

« Davos : Congrès du nouveau Moyen-âge ». C’est ainsi que s’intitule la tribune publiée par le Wall Street Journal juste avant l’ouverture du Forum économique mondial (WEF) de Davos, en Suisse. Elle est l’oeuvre de Parag Khanna, un diplômé de la London School of Economics prêt à vendre son âme pour monter en grade et devenir membre à vie du WEF. Et il ne tarit pas d’éloges envers les « Médicis des temps nouveaux » que sont pour lui Bill Gates et George Soros, par ailleurs ses employeurs à la New America Foundation. Quel hommage à la vassalité !

« Un nouveau ’momentum à la San Francisco’ 1945 recréant les Nations-Unies ou même un sommet pour un ’nouveau Bretton Woods’ ne sont pas en mesure d’assurer la stabilité géopolitique et la prospérité du monde. Cette forme archaïque de pensée est un vestige égotique d’un monde mené par l’Occident. Plus fondamentalement, il s’agit même des restes d’un monde westphalien Etat-centrique. Eh bien c’en est fini. Nous sommes entrés dans un nouveau Moyen-âge : une ère ressemblant de très près au monde pré-westphalien d’il y a environ mille ans. C’est cette période de l’histoire où l’Orient étant aussi puissant (voir plus) que l’Occident, les villes avaient plus d’importance que les nations, des dynasties et compagnies commerciales puissantes étaient le moteur de la croissance et de l’innovation, des mercenaires privés combattaient dans toutes les guerres, les croisades religieuses façonnaient les relations interculturelles, et les nouvelles routes terrestres et maritimes donnaient naissance à la (presque) première économie globale. » Ca fait rêver ! Dans sa grande sagesse, Khanna, nous enseigne par ailleurs qui si ce monde idéal avait disparu, c’était à cause d’un curieux phénomène rétrograde qu’il identifie sous le terme « patriotisme », qui avait remplacé la diplomatie des puissants par la diplomatie de la souveraineté.

« Le meilleur endroit pour admirer le modèle [ancien] de diplomatie en plein nouveau Moyen-âge, est sous nos yeux, dans l’enclave suisse de Davos, où se réunissent chaque année les gens les plus influents : chefs d’Etat, PDG, maires, leaders religieux, présidents d’ONG, présidents d’université, célébrités et artistes (…) ce rassemblement ’de capitalistes, de mondialistes et de futuristes’ sembvle fonctionner précisément parce qu’il n’a ni structure formelle, ni officielle. Davos n’a rien à voir avec la souveraineté et tout à voir avec l’autorité  : c’est une relation de pairs entre tous ceux qui sont quelqu’un. Où ailleurs peut-on voir les PDG du Fortune 500, des ministres américains, le maire de Londres, le Premier ministre de Catalogne, le président de l’Export-Import Bank chinoise, des investisseurs-hommes d’Etat comme Georges Soros, des rock-stars militantes comme Bono et des milliardaires philanthropes comme Bill Gates se parler directement et honnêtement pour former de nouvelles associations sur le champ ? A comparer au système diplomatique contemporain inter-Etats, Davos représente l’anti-diplomatie. »

Rappelons toutefois qu’entre le Moyen-âge et la Renaissance, il y a eu au XIVe siècle le « nouvel âge des ténèbres » qui vit périr plus d’un tiers de la population européenne suite à la banqueroute des banques lombardes déclenchée par une vague de défauts souverains.

Khanna semble avoir abandonné sa souveraineté personnelle pour se livrer corps et âme à l’Empire. Ne le suivez pas dans la tombe, battez-vous pour un vrai Nouveau Bretton Woods qui mette à terre les spéculateurs mais sauvera les économies et les peuples.

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Davos: Congress of the New Middle Ages

Wall Street Journal - By Parag Khanna - January 24, 2011

http://blogs.wsj.com/ideas-market/2011/01/24/davos-congress-of-the-new-middle-ages/

The last year or two have witnessed no shortage of silver-bullet rhetoric to deal with the world’s most pressing challenges. A global economic “G-2” of the U.S. and China was proposed to sort out the imbalances between savings and deficit countries; the United Nations General Assembly devoted several days in September to the “Millennium Development Goals” that address hunger, poverty, and other socio-economic ills; grand summits were held in Copenhagen and Cancun to craft a global climate treaty; and experts spoke of a “Grand Bargain” to freeze Iran’s nuclear program.

It should come as no surprise that all of these attempts to solve global problems with the stroke of a pen have proven stillborn. A new “Concert of Powers” à la 19th-century Europe, another “San Francisco moment” recreating the 1945 founding of the United Nations, or even a “new Bretton Woods” financial summit is not going to deliver geopolitical stability and worldwide prosperity.

Such antiquated thinking is a complacent vestige of a Western-led world. Even more fundamentally, it is a legacy of a Westphalian, state-centric world. That too has ended. We have entered a new Middle Ages: an era that most resembles the pre-Westphalian era of nearly 1,000 years ago. That was the period of history when the East was as powerful (if not more so) than the West, cities mattered more than nations, powerful dynasties and trading companies were engines of growth and innovation, private mercenaries fought in all wars, religious crusades shaped inter-cultural relations, and new trade routes over land and sea forged the world’s first (nearly) global economy.

What did diplomacy look like in the Middle Ages? First, it was characterized by complex multi-level relations: the Pope and his emissaries, Germanic duchies and vassal territories, Italian city-states like Milan and Venice, and great universities from Oxford to Bologna. Second, it was informal. For most of history, the chief criteria for diplomatic inclusion have been status and prestige, not legal sovereignty—which only came into being in the 17th century. The formalized, bureaucratized foreign ministry as we know it today is a legacy of French nobleman Cardinal de Richelieu, who as an adviser in the court of King Louis XIII established a Ministry of External Affairs in 1626 and dispatched the most extensive professional diplomatic corps in Europe. As patriotism ascended, freelance diplomacy was curtailed.

But diplomacy, as the professional joke goes, is the second oldest profession. It long pre-dates the state, and will continue to thrive even as new ways of organizing people, territory, resources and ideologies emerge. Because diplomacy takes place amongst anyone who is someone, it is our best window into the changing structure and patterns of relations among the world’s leading authorities.

The best place to view what model of diplomacy lies before us in the New Middle Ages is the Swiss enclave of Davos, where each January the planet’s most influential heads of state, CEOs, mayors, religious leaders, NGO heads, university presidents, celebrities and artists flock for the annual meeting of the World Economic Forum (WEF), an event that over the past four decades has established itself as what “60 Minutes” last year dubbed “the most important meeting on Earth.” What CBS’s flagship program discovered was that this gathering of “capitalists, globalists, and futurists” seems to work precisely because it is neither formal nor official.

Davos has nothing to do with sovereignty and everything to do with authority: it’s peer-to-peer among anybody who’s somebody. Where else do hundreds of Fortune 500 CEOs, American cabinet secretaries, the mayor of London, prime minister of Catalonia, chairman of China’s Export-Import Bank, investor-statesmen like George Soros, rock-star activists like Bono, and billionaire hybrid executive philanthropists like Bill Gates speak directly and honestly, and form new ventures on the spot?

Compared to the modern inter-state diplomatic system, Davos represents anti-diplomacy—and yet it actually reflects the true parameters of global diplomacy today better than the United Nations. The reason is that in our ever more complex diplomatic eco-system, relations among governments represent only one slice of the total picture. Beyond the traditional “public-public” relations of embassies and multilateraism, there are also the “public-private” partnerships sprouting across sectors and issues. Qatar’s natural gas fortunes hinge on its arrangement with Exxon, India’s ability to attract foreign investment is contingent on support from the business magnates who make up the Confederation of Indian Industry (CII), and the alliance of the Gates Foundation, pharmaceutical company Merck, and the government of Botswana saved the country’s population from being wiped out by AIDS, to name just a few of the now literally countless such arrangements flourishing today. The third and often neglected dimension of the new diplomacy is “private-private” interactions which circumvent the state altogether. Think of the Environmental Defense Fund dealing directly with Wal-Mart to cut the company’s overall emissions by 20 million metric tons and install solar panels at 30 new locations. The diplomats at Cancun could only dream of such concrete measures.

All three of these combinations of negotiating partners thrive at Davos and in all WEF activities, which range from mini-Davos-style regional conferences to year-round multi-stakeholder initiatives in public health, climate change, anti-corruption and other areas. The WEF does what no U.N. agency would ever do: allow “coalitions of the willing” to organically “grow and go”—incubating them but also quickly spinning them off into self-sustaining entities; but importantly also letting projects die that fail to attain sufficient support from participants. In this sense the WEF is both a space for convening but also a driver of new agendas.

The WEF has long been a practitioner of today’s newest behavioral economic fad: “nudging”. The WEF’s founder, Swiss-German academic turned businessman Klaus Schwab, first declared a “Spirit of Davos” in 1983, claiming that the WEF annual meeting had become “one of those increasingly rare international events where formality can be dispensed with, where personal contacts can be made, where new ideas can be tried out in complete freedom, where people are aware of the responsibilities involved in belonging to an international community, where we have time to look at really important issues rather than everyday pressures.” It is, of course, an explicit homage to the mid-1920s “spirit of Locarno,” which urged the normalization of relations with Germany and its admission to the League of Nations. Like Locarno, Davos is not an institution but a place where agreements can be made in the hope of influencing subsequent decisions and events. The WEF has been ahead of the curve in promoting some of the signature issues of our time—from broadening the understanding of the ingredients of economic competitiveness through its signature reports than began in the 1970s to promoting good corporate citizenship years before anti-globalization protesters stormed Montreal and Seattle—yet rarely does it get any credit.

The credit always goes to the growing ranks of “Davos Man,” and often-misquoted term coined by Samuel Huntington in 1996 to denote an increasingly rootless global elite caste. But not everyone viewed the emergence of “Davos Man” as a bad thing. Contrary to the WEF’s reputation as a host for secret, if glamorous, deal-making, the Economist praised “Davos Man” as the necessary antidote to traditional diplomats who seal themselves behind veils of protocol, instead immersing themselves in the latest innovations, technologies and trends, speaking English as their lingua franca, and reinforcing thinking and debate through engaging with the media. Today the WEF has more followers on Twitter than any international organization, and uses Davos to convene “Global Town Halls” with live online participation to debate global priorities.

Surely Davos does not correct the “democracy deficit” afflicting the world’s power structures, but what it does better than any other is correct the “diplomacy deficit,” giving anyone it invites the right to represent themselves without interference or manipulation. NGOs speaking for the world’s oppressed, social entrepreneurs, and all manner of others seeking attention and funding get unobstructed access to the world’s richest companies, governments and philanthropists. Davos is where money and megaphones come together.

The WEF is an interesting proxy for America’s standing in the world as well. At Davos, American leadership isn’t embodied in feeble cabinet members mouthing pre-fab remarks, but through its modern-day Medicis. The Medici family of medieval Florence led the West into the Renaissance by commissioning artists like Michaelangelo, inventors like Leonardo da Vinci, and backing secular rationalists like Machiavelli. Far from being ignorant, aloof, and depraved, America is home to most of the postmodern Medicis, from Bill Gates to Warren Buffett to George Soros. Mr. Gates tackles global scourges through science, Mr. Buffett backs public works through investment, and Mr. Soros attacks autocrats with technology. What the old and new Medicis have in common is a disregard for antiquated notions of public versus private power and a focus on a new hybrid model that unites the best of both spheres. America’s global footprint is far greater than its declining share of global GDP and its increasingly unpopular president. Davos is where it needs to go in greater numbers to regain global respectability.

Davos is reflexively dismissed as “waste of time” by those either not invited or not interested in making contributions to the world beyond their own bottom line. But with the G-20 far less than the sum of its parts and the U.S.-China “G-2” more a nightmare scenario than solution, Davos represents a fluid yet far more resilient division of labor for the world. Nobody can stop the entropy that is diffusing power in the world. Instead, we need more Davos-like congresses to harness all the new power centers, from presidents to entrepreneurs to activists. Indeed, what matters most of all is not what happens at Davos but who copies it. Its demonstration effect is visible already in events ranging from the Clinton Global Initiative to the Saudi Arabia General Investment Authority “Davos in the Desert” conveniently set for the week prior to Davos.

Global governance is not a thing, not a collection of formal institutions, not even a set of treaties. It is a process involving a far wider range of actors than have ever been party to global negotiations before. The sooner we look for new meta-scripts for regulating transnational activities and harnessing global resources to tackle local problems the better. Davos continues to be a good place to start.

–Parag Khanna is a senior research fellow at the New America Foundation and author of “How to Run the World: Charting a Course to the Next Renaissance,” published this month by Random House.
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« Répondre #109 le: 04/03/2011 - 09:24:49 »

La France impliquée dans la répression des insurrections arabes

3 mars 2011
http://www.voltairenet.org/article168707.html#article168707

En totale contradiction avec ses déclarations publiques, la France de Nicolas Sarkozy est impliquée dans la répression des insurrections arabes, a indiqué Thierry Meyssan dans un entretien à une chaîne de télévision arabe.

• C’est un conseiller de l’Elysée, Alain Bauer, qui avait négocié l’exportation avortée de matériels de sécurité en Tunisie, le jour même de la fuite du président Ben Ali.

• C’est Défense Conseil International (DCI) —une société détenue par le ministère de la Défense— qui encadre les pilotes loyaux au colonel Khadafi qui bombardent les insurgés libyens et transforment l’insurrection en guerre civile, en vue de justifier une intervention de l’OTAN. (Défense Conseil International (DCI): Spécialiste du transfert du savoir-faire français de défense et de sécurité )

• C’est à nouveau Défense Conseil International (DCI) et le conseiller de l’Elysée Alain Bauer qui forment depuis deux ans la police de Bahreïn et ont organisé la répression de la Révolution dans l’émirat.

Conseiller de sécurité du président de la République, Alain Bauer est l’ancien numéro 2 pour l’Europe de la branche externalisée de la National Security Agency états-unienne. Il se rend une fois par mois à Manama.

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De retour de Libye, l'homme d'affaires Ziad Takieddine en garde à vue

Par Jean-Marie Pontaut, publié le 07/03/2011 http://www.lexpress.fr

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/de-retour-de-libye-l-homme-d-affaires-ziad-takieddine-en-garde-a-vue_969481.html

L'homme d'affaires libanais a été interpellé, le 5 mars, au Bourget, en provenance de Libye. Les douanes ont saisi 1,5 million d'euros en liquide dans l'avion privé affrété par Tripoli. Deux journalistes du Journal du Dimanche se trouvaient également à bord.

L'homme d'affaires Ziad Takieddine a été placé en garde à vue, le samedi 5 mars au soir, alors qu'il rentrait de Libye, dans un avion privé affrété par Tripoli. Peu après l'atterrissage, à l'aéroport du Bourget (Seine-Saint-Denis), au nord de Paris, les douanes ont opéré un contrôle et découvert 1,5 million d'euros en liquide.

Ziad Takieddine a été placé en garde à vue sous le contrôle du parquet de Bobigny. L'enquête, qui porte sur des "manquements aux obligations déclaratives" et une "suspicion de blanchiment", est désormais confiée au Service national de la douane judiciaire (SNDJ), dépendant de Bercy. Takieddine a été remis en liberté, dans la soirée de dimanche, sans faire, semble-t-il, l'objet de poursuites. Une enquête préliminaire a tout de même été ouverte pour vérifier ses déclarations. L'argent a été saisi.

L'affaire Karachi en toile de fonds

Deux journalistes du Journal du dimanche se trouvaient également à bord de cet appareil en provenance de Tripoli. Ils rentraient à Paris, après avoir réalisé, plus tôt dans l'après-midi, un entretien du leader libyen, le colonel Mouammar Kadhafi. Ils n'ont pas été inquiétés.

Takieddine est considéré par la justice comme l'un des interlocuteurs clefs du contrat de construction de trois sous-marins, signé avec le Pakistan, en 1994; un rôle qu'il conteste. L'homme d'affaires fut également un rouage essentiel d'un autre contrat d'armement, Sawari II, signé cette fois, avec l'Arabie saoudite, en 1994, pour la vente de frégates. Ces deux dossiers se trouvent actuellement à l'instruction, les juges soupçonnant l'existence de rétro commissions destinées à alimenter la campagne de l'ex Premier ministre Edouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995.  


Un journalisme très à tyran

par J.C. / Le Canard enchainé  / 96 ANNEE - N° 4715 - 9 mars 2011 page 1
http://www.lecanardenchaine.fr/une4715.html

POUR lancer sa nouvelle formule, "Le Journal du dimanche" a frappé fort: une longue interview du colonel Kadhafi avec gros titres et photo en une.

La petite histoire de "cette exclusivité" aurait dû rester secrète sans le zèle des douaniers français.

Samedi 5 mars, les gabelous de l'aéroport du Bourget s'intéressent à un avion privé qui vient d'effectuer un aller-retour Paris-Tripoli. A son bord, Laurent Valdiguié, un journaliste de "JDD", accompagné par un photographe et l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine. Un intermédiaire qui s'est illustré dans l'affaire dite de Karachi et qui est un des affidés du régime de Tripoli.

Première surprise des douaniers: l'avion a bel et bien été affrété par les autorités libyennes.

Deuxième surprise: Ziad Takieddine est porteur de 1,5 million d'euros en liquide et a oublié, comme le prévoit la législation, de déclarer ces liasses de biffetons à la douane.

Pendant que Valdiguié va rédiger son interview du colonel Kadhafi, Ziad Takieddine passe vingt-quatre heures en garde à vue avant d'être remis en liberté.

Une enquête préliminaire est alors ouverte par le parquet de Paris pour soupçon de blanchiment, et son interpellation rendue publique par les sites Internet du "Nouvel Observateur" et de "L'Express".

Interrogé, le lundi 7 mars sur Europe 1 (propriété, comme le "JDD", du groupe Lagardère...), Laurent Valdiguié assure qu'il a appris seulement la veille que "l'autre passager de l'avion avait été inquiété par la police", mais il se garde de citer son nom.

Comme s'il était honteux pour un journaliste de voyager en jet privé, aux frais d'un régime dictatorial, en compagnie d'un intermédiaire en vente d'armes.

C'est même le meilleur moyen pour obtenir les confidences exclusives d'un tyran sanguinaire.

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Affaire Karachi : la chronologie

17-05-2010 http://www.metrofrance.com
http://www.metrofrance.com/info/affaire-karachi-la-chronologie/pjeq!clDIpsrZDPlK0f3zYNKfFw/

Voici les grandes lignes de l'affaire de l'attentat de Karachi (Pakistan) qui a coûté la vie à quatorze personnes dont onze Français.

21 septembre 1994 : La France conclut la vente au Pakistan de trois sous-marin Agosta. Le montant de la transaction atteint les 825 millions d'euros, dont 83 millions d'euros payés aux titres de commissions.

8 mai 2002 : un attentat secoue la capitale Pakistanaise. Quatorze personnes trouvent la mort, dont onze Français, employés de la Direction des constructions Navales (DCN). La piste islamiste est alors privilégiée par les enquêteurs.

Septembre 2002 : un rapport baptisé "Nautilus", sous-entend que le versement de retrocommissions - en marge des contrats des sous-marins - aurait pu servir au financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.

30 juin 2003 : la justice Pakistanaise condamne à mort deux islamistes, présumés commanditaires de l'attentat.

5 mai 2009 : les deux suspects sont acquittés et remis en liberté. La piste islamiste semble s'effondrer.

28 avril 2010 : Edouard Balladur est auditionné par la mission parlementaire sur les attentats. Il réfute toute mise en cause.

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Attentat de Karachi: Nicolas Sarkozy «au coeur de la corruption»?

Vincent Vantighem  Publié le 17 décembre 2009 http://www.20minutes.fr
http://www.20minutes.fr/article/371900/France-Attentat-de-Karachi-Nicolas-Sarkozy-au-coeur-de-la-corruption.php


JUSTICE - Les familles de victimes s'en prennent violemment au chef de l'Etat...

Gisèle Leclerc a les cernes de ceux qui ne dorment plus du sommeil du juste depuis longtemps. Depuis que son mari, Jean-Yves, est mort. Cela fait un peu plus de sept ans maintenant. Ouvrier à Cherbourg, il participait avec dix autres Français au chantier de construction d'un sous-marin à Karachi (Pakistan). Jusqu'au 8 mai 2002. Ce matin-là, une voiture piégée est venue s'encastrer dans le bus qui l'emmenait au travail.

Accompagnée de Claire, Catherine et Magali, Gisèle est venue à Paris, ce jeudi, pour accuser Nicolas Sarkozy d'avoir une part de responsabilité dans cet attentat. Dans le bureau d'Olivier Morice, leur avocat, ces femmes, mères et filles de victimes ont détaillé la plainte déposée lundi devant le procureur de Paris.

«Rétrocommissions illicites»

Le document décrypte un système de corruption que la France aurait mis sur pieds avec le Pakistan dans le cadre du contrat de la vente de ce sous-marin. «La France versait des commissions au Pakistan qui revenaient ensuite sous formes de rétrocommissions illicites, raconte Olivier Morice, l'avocat. Tout ça dans le but de financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995.»

Sauf que cette année-là, c'est Jacques Chirac qui a été élu. Et l'une de ses premières décisions a été de stopper net le versement de ces commissions. En représailles de quoi, le Pakistan aurait orchestré l'attentat, estiment les parties civiles.
 
Nicolas Sarkozy «au coeur de la corruption»

Pour arriver à cette conclusion, les parties civiles s'appuient sur un rapport - nom de code Nautilus - qui est resté secret pendant sept ans. «Dans le détail, on y voit les opérations, lâche Olivier Morice. Au moment de la signature du contrat, on a imposé des intermédiaires chargés de gérer le circuit financiers des commissions. Quand je dis "on", je pense à Renaud Donnedieu-de-Vabres, à François Léotard (ministre et soutien d'Edouard Balladur, ndlr)».

Sans oublier Nicolas Sarkozy. «Il est au coeur de la corruption (...) Il était ministre du Budget et c'est lui qui a mené la campagne de Balladur.» Rapidement, l'Elysée a réagi en expliquant que le président s'inscrivait «catégoriquement en faux» contre ces «allégations» qui relevaient de la «diffamation»

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Jean-Marc Ayrault demande une enquête parlementaire sur l'attentat de Karachi
 
Oriane Raffin  Publié le 19 juin 2009 http://www.20minutes.fr/
http://www.20minutes.fr/article/333743/France-Jean-Marc-Ayrault-demande-une-enquete-parlementaire-sur-l-attentat-de-Karachi.php


DECRYPTAGE - Chaque jour, on en sait un peu plus sur les circonstances de l'attentat qui a tué 14 personnes à Karachi, en 2002. Il pourrait être lié au non-versement de commissions en marge de la vente de sous-marins au Pakistan...

Ce jeudi, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a réclamé une commission d'information parlementaire au président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, afin de comprendre ce qu’il s’est réellement passé à Karachi, en 2002. Sa demande intervient au lendemain de déclarations faites par Charles Million, ancien ministre de la Défense, et le jour où «Libération» révèle que la justice a négligé certaines pistes connues dès 2002... La nouvelle garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, a affirmé ce jeudi au Sénat que «toute la lumière (devait) être faite» sur l’attentat.

Retour sur une affaire qui tourne autour de commissions versées dans le cadre d’un contrat d’armement, et dont les ramifications politiques concernent la lutte entre Jacques Chirac et Edouard Balladur, en 1995.

L’attentat de 2002 à Karachi

Le 8 mai 2002, un attentat à la voiture piégée contre un bus affrété par la Direction des constructions navales (DCN, les anciens arsenaux d’Etat) fait 14 morts à Karachi, au Pakistan. Parmi eux, 11 ingénieurs français travaillant pour la DCN ou ses sous-traitants. Pas de doute, la France et un des symboles de son armée, sont visés.

Dans un premier temps, la piste Al-Qaïda

L’attentat de Karachi intervient quelques mois seulement après le 11 septembre 2001. Les premiers soupçons se portent immédiatement sur la piste terroriste et Al-Qaïda. Des arrestations ont lieu parmi des membres de groupes islamistes. Deux d’entre eux sont jugés coupables et condamnés à mort par contumace, avant d’être acquittés en appel, le 5 mai dernier, «faute de preuves suffisantes».

Une nouvelle piste

Le 19 juin, on apprend que les juges antiterroristes ont changé de piste. Selon l’avocat de sept des familles des victimes de l’attentat, Me Olivier Morice, joint par 20minutes.fr, ils travaillent désormais sur une véritable affaire d’Etat, impliquant plusieurs pays, dont la France.

Les militaires et services pakistanais auraient commandité l’attentat en représailles au non-paiement de commissions, promises par la France lors de l’achat de sous-marins français. Une façon de «punir» la France, qui n’aurait pas tenu ses promesses. Une piste déjà évoquée par l’hebdomadaire «Le Point» en décembre dernier.

Point de départ: la vente de sous-marins français à l’Etat pakistanais

Tout partirait donc du contrat signé le 21 septembre 1994 entre la France et le Pakistan, pour la fabrication et la livraison de trois sous-marins Agosta 90B, contre 950 millions de dollars. Selon «Libération» de ce jeudi, dans le contrat, la clause 47 évoquerait la question de la corruption et le paiement de commissions. Une pratique légale à l’époque.

Selon Rue89, qui cite Bakchich, Medipart et le Point, des pots de vin auraient été versés au mari de Benazir Bhutto, Ali Asif Zardari et au Syrien Abdul Rahman El-Assir.

Pourquoi la France a-t-elle arrêté de verser les commissions promises ?

De 1993 à 1995, Edouard Balladur est le Premier ministre de François Mitterrand. Un accord tacite avec Jacques Chirac prévoit qu’il lui laissera la place dans la course à l’Elysée, en 1995. Mais Balladur change d’avis… Populaire à l’époque, il décide de se lancer dans la campagne présidentielle, mettant fin ainsi à une «amitié de 30 ans». Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua le soutiennent. Mais c’est Jacques Chirac qui gagne.

Or, selon l’avocat des familles, dans le cadre du marché conclu avec le Pakistan, des «rétrocommissions étaient versées», c’est-à-dire qu’une partie de l’argent donné en commission revenait en France. Ces rétrocommissions auraient servi au financement de la

campagne électorale de 1995 d’Edouard Balladur.

Une fois arrivé au pouvoir, Jacques Chirac, avec son ministre de la Défense Charles Million, aurait alors décidé d’arrêter le versement des commissions au Pakistan, afin de réduire les moyens de son principal adversaire politique. Une information confirmée par Charles Millon, ce mercredi.

Comment les enquêteurs sont-ils arrivés à cette piste?

Elle aurait surgi en 2008, dans le cadre d’une enquête sur des faits présumés de corruption et de ventes d’armes. Lors d’une perquisition au siège de la DCNS (ex DCN), des policiers découvrent des documents portant sur des sociétés par lesquelles ont transité des commissions versées en marge de contrats d’armements. Un de ces documents, baptisé Nautilus et non signé, indique que «l'attentat de Karachi a été réalisé grâce à des complicités au sein de l'armée (pakistanaise) et au sein des bureaux de soutien aux guérillas islamistes» des services secrets pakistanais.

Selon Mediapart, l’auteur de la note «Nautilus» serait un «ancien membre des services secrets français, ex-agent de la Direction de la surveillance du territoire (DST)», Claude Thévenet.

Pourquoi cette piste n’a-t-elle pas été examinée plus tôt, alors que la justice détenait des éléments?

Selon «Libération» de ce jeudi, des éléments pouvant faire émerger la piste de l’affaire d’Etat étaient déjà à la disposition des juges français en 2002, la DCN ayant évoqué cette possibilité dans un courrier adressé au juge Bruguière. Le responsable du service de sécurité diplomatique de l’ambassade américaine à Karachi aurait très tôt affirmé que selon lui, l’attentat ne serait pas imputable à un mouvement islamiste, mais plutôt à des problèmes bilatéraux. Le journal s'interroge donc sur les raisons qui ont empêché cette piste de ressortir plus tôt.


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Il Y A DES EQUIVALENTS ALGERO-FRANCAIS (France Algérie) DE CETTE AFFAIRE KARACHI
BIENTOT DES INFORMATIONS ET SURTOUT DES NOMS CONCERNANT LES EQUIVALENTS ALGERO-FRANCAIS (France Algérie)  ?
police

Affaire Karachi : un porteur de "mallettes de billets" de la campagne Balladur témoigne

LEMONDE.FR avec AFP | 06.03.11 | 11h07  •  Mis à jour le 06.03.11 | 11h07
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/03/06/affaire-karachi-un-porteur-de-mallettes-de-billets-de-la-campagne-balladur-temoigne_1489151_823448.html

Tous les trois jours environ, j'allais déposer de l'argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord", raconte dimanche au Parisien un ancien membre de l'association de financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995, entendu comme témoin dans l'enquête sur l'affaire Karachi.

"En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à 22 dépôts (...). Cela pouvait aller de 100 000 à 500 000 F maximum (15 000 à 75 000 euros environ) car la mallette ne pouvait pas contenir plus", déclare Alexandre Galdin, 43 ans, entendu le 25 février par le juge Renaud van Ruymbeke, précise le journal.

M. Galdin ajoute qu'il ne connaissait pas l'origine des fonds. "Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait", dit-il.

Le 26 avril 1995, "le volume d'argent était tel que ce n'est pas une mallette mais une valise en faux cuir marron, de très mauvais goût, que j'ai apportée à la banque", poursuit-il, estimant à "peut-être 3 millions de francs, soit l'équivalent de six mallettes", le montant de ce dépôt. Ce jour-là, le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean, l'accompagnait, dit-il.

Entendu le 15 février comme témoin assisté par le juge van Ruymbeke, chargé d'enquêter sur un volet financier de l'affaire Karachi, M. Galy-Dejean avait fait état d'un dépôt en espèces de 3 millions de francs le 26 avril 1995, selon son PV d'audition cité par Le Monde et Médiapart. Il s'était en revanche affirmé incapable d'expliquer un versement de 7 millions de francs en faveur du candidat battu en 1995.

Au printemps 2010, le quotidien Libération avait fait état d'un document récapitulant un versement de 10 millions de francs (1,5 million d'euros) au Crédit du Nord ce même 26 avril. La justice s'interroge sur l'existence d'éventuelles rétrocommissions liées à la vente de sous-marins au Pakistan qui auraient été destinées au financement de la campagne présidentielle de l'ex-premier ministre. Edouard Balladur juge "parfaitement infondées" les allégations d'un financement politique occulte.

Les juges Marc Trévidic et Yves Jannier suivent de leur côté la piste d'un arrêt des commissions sur un contrat d'armement franco-pakistanais signé en 1994 pour expliquer l'attentat de mai 2002 qui avait tué 15 personnes, dont 11 salariés français de la Direction des constructions navales (DCN).


L’incroyable confession d’un trésorier politique
Élisabeth Fleury et Sébastien Ramnoux | Publié le 06.03.2011, 07h00

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-incroyable-confession-d-un-tresorier-politique-06-03-2011-1345003.php

EXCLUSIF. Alexandre Galdin, qui travaillait à la campagne électorale d’Edouard Balladur en 1995, raconte comment il transportait de grosses sommes d’argent liquide. Il a été entendu comme témoin dans l’enquête sur l’affaire Karachi.

Lors de la campagne présidentielle de 1995, il fut le « porteur de valises » de l’Association de financement de la campagne d’Edouard Balladur (Aficeb). Alexandre Galdin, 43 ans, a été entendu le 25 février comme témoin par le juge Renaud Van Ruymbeke, tout comme l’avait été, quelques jours auparavant, l’ex-trésorier de l’Aficeb, René Galy-Dejean. Devant le magistrat du pôle financier, les deux hommes ont chacun fait part de leurs doutes sur la provenance des fonds utilisés durant la campagne. Leurs auditions, capitales, viennent contredire l’assurance affichée jusqu’à présent par les proches d’Edouard Balladur. Elles jettent une lumière crue sur le financement d’une candidature que l’on disait « gagnée d’avance ».
Dans le cadre de son enquête sur l’attentat de Karachi, le juge Van Ruymbeke veut savoir si la campagne d’Edouard Balladur a pu être financée par des rétrocommissions liées aux contrats d’armement Agosta (Pakistan) et Sawari II (Arabie saoudite). Avec, en ligne de mire, cette obsédante question : l’arrêt brutal du versement des commissions, ordonné par Jacques Chirac au lendemain de sa victoire, peut-il être à l’origine de l’attentat de Karachi qui, le 8 mai 2002, a coûté la vie à onze ingénieurs français de la direction des constructions navales?

Dans quelles circonstances avez-vous été amené à travailler pour l’Aficeb?

ALEXANDRE GALDIN. René Galy-Dejean, dont j’avais été l’assistant parlementaire, m’a demandé en janvier 1995 de le rejoindre à l’Aficeb, qui venait d’être créée pour les besoins de la campagne et dont il avait été nommé trésorier. Il souhaitait que j’étoffe son équipe, installée au dernier étage du quartier général de la campagne, au 84, rue de Grenelle. La cellule de trésorerie était alors composée de deux personnes, un homme et une femme, déjà en place avant son arrivée. Débarquant de mon service militaire, je suis allé les rejoindre. Nous étions les « petites mains » de la campagne.

En quoi consistait votre travail?

Nous faisions des copies de chèques, nous tenions des registres, c’était un travail très paperassier. Et puis, tous les trois jours environ, j’allais déposer de l’argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord.

Comment cela se passait-il?
C’était toujours le matin. On me confiait une mallette. Je la portais à pied jusqu’à la banque, où j’en déposais le contenu. L’argent était compté. On me faisait signer un bordereau. Et je rentrais au siège de la campagne. En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j’ai dû procéder à vingt-deux dépôts.

De quelles sommes s’agissait-il? Sous quelles coupures?

Cela pouvait aller de 100 000 à 500 000 F maximum (NDLR : environ de 15 000 à 75 000 €), car la mallette ne pouvait pas contenir plus. L’essentiel des coupures était constitué de billets de 500 F (75€). Mais il y avait aussi, en proportion très faible, des coupures plus petites, de 10 F ou 50 F (de 1,50 à 7,50 €). Ce mélange répondait sûrement à une volonté de dissimulation.

Connaissiez-vous la provenance de ces fonds?

Non. On ne me le disait pas et personne ne posait vraiment la question. En mon for intérieur, je pensais alors qu’il s’agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait.

Etiez-vous toujours seul lors des dépôts?

Oui. Sauf la dernière fois. Ce jour-là, le 26 avril, René Galy-Dejean m’accompagnait. Il faut dire que le volume de ce dépôt était particulier.

Pourquoi?

Ce matin-là, quand je suis arrivé au siège de l’association à 9 heures, nos bureaux étaient recouverts de dizaines de hautes piles de billets de 500 F. Un spectacle incroyable. J’étais stupéfait. « Qu’est-ce que c’est? », ai-je demandé. La réponse qu’on m’a faite, en substance, c’était : « Ne pose pas de questions. » Et je n’en ai pas posé.

Et à la banque?

Cette fois, le volume d’argent était tel que ce n’est pas une mallette mais une valise en faux cuir marron, de très mauvais goût, que j’ai apportée à la banque. Sans doute pour la même raison, René Galy-Dejean m’accompagnait. A la banque, ils ont tout compté. Je me souviens de leurs regards effarés devant le volume qu’ils avaient en face d’eux.

Cela représentait combien?

Je ne m’en souviens pas exactement. Peut-être trois millions de francs, soit l’équivalent de six mallettes.

A part René Galy-Dejean, qui fréquentait le 84, rue de Grenelle?

Tous les ministres du gouvernement Balladur y disposaient d’un bureau, le plus souvent occupé par un homme de confiance. On croisait Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire, Brice Hortefeux, Frédéric Lefebvre, Michel Barnier, François Fillon, François Léotard, Michel Giraud…

Avez-vous évoqué, avec eux, la question de la provenance de ces fonds?

Jamais.

Cet argent pouvait-il provenir des meetings ou des quêtes, comme l’a ensuite affirmé Edouard Balladur?

Non. C’était impossible. Les explications d’Edouard Balladur, à cet égard, sont évidemment mensongères.

Le 12 octobre, les comptes de la campagne d’Edouard Balladur ont été validés.
Oui. Et j’ai été très soulagé quand j’ai appris qu’Edouard Balladur avait désigné un autre mandataire que René Galy-Dejean pour les défendre devant le Conseil constitutionnel. Je savais que les explications officielles ne tenaient pas la route.

Que pensiez-vous de ces méthodes de financement?

C’était politiquement inavouable et moralement condamnable, mais je ne me sentais pas, alors, dans l’illégalité.

Croyez-vous toujours qu’il s’agisse des fonds secrets de Matignon?

Pour partie, peut-être. Mais pas seulement. Même si nous n’en parlions pas à l’époque, la thèse selon laquelle cet argent liquide pourrait provenir de rétrocommissions liées aux contrats d’armement me paraît également plausible. En tout cas, elle doit être explorée. Ma seule certitude, dans cette affaire, c’est que l’Aficeb et son trésorier, René Galy-Dejean, ont été instrumentalisés.

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Corruption : Un avion présidentiel dans la 4e dimension
6 mars 2011 par Patrimoine du Peuple

http://www.voltairenet.org/article168754.html
http://www.comite-valmy.org/

Réagissant aux propos tenus par Thierry Meyssan sur le site suisse Mecanopolis à propos d’un avion présidentiel français vendu secrètement par Michèle Alliot-Marie à ses amis tunisiens, le Comité Valmy a retracé le mystérieux itinéraire de cet appareil. L’opacité qui entoure la transaction et les déplacements de l’Airbus renforce les soupçons d’une vente illicite au clan Ben Ali avec rétro-commissions au clan Sarkozy.

Dix ans après ses révélations sur les attentats du 11 septembre, Thierry Meyssan est reconnu comme un journaliste d’investigation de tout premier plan et pour la fiabilité de ses sources. Aussi, quand il avance qu’il y aurait eu de graves irrégularités sur la vente d’un avion présidentiel Airbus A319 d’une valeur de 32 millions d’euros, il n’est pas inutile de procéder à quelques simples vérifications, ce que nous avons fait.

Il en ressort de très troublantes anomalies qui tendent à accréditer les terribles hypothèses du fondateur du Réseau Voltaire, dont voici un extrait de l’interview (voir la vidéo complète) : « On a vendu deux avions (ndlr : 2 Airbus A319, F-RBFA, cn1484 et F-RBFB, cn1556) pour en acheter un gigantesque et très bien équipé. Je voudrais savoir qui a vendu ça et à quel prix ça a été vendu. Je voudrais savoir pourquoi cet avion (ndlr : F-RBFB, l’autre, F-RBFA a été vendu au Sénégal, la vente a été négociée avec Karim Wade, fils du président, ce qui a fait scandale dans ce pays aux finances exsangues) a, en définitive, atterri dans les mains de l’ami de Madame Alliot-Marie (ndlr : Aziz Miled) en collaboration avec le beau-frère du président Ben Ali (ndlr : Belhassen Trabelsi). Je pense que les contribuables français seraient intéressés de connaître la réponse. » (ndlr : Thierry Meyssan montre ici une solution efficace, la voie judiciaire, dont le droit du contribuable à s’opposer à la dilapidation du patrimoine national)

1. Le registre de la DGAC

Première vérification, première anomalie : les deux Airbus présidentiels ne figurent plus dans le registre officiel de l’aviation civile, pas même à la rubrique des immatriculations radiées. [1]

Les recherches avec les immatriculations peintes sur les carlingues des appareils (voir photos jointes) ne donnent aucun résultat. L’A319 immatriculé F-RBFA, appareil officiel de la Présidence française depuis 2002, aujourd’hui vendu à la Présidence du Sénégal, n’aurait-il donc jamais existé ?

L’A319 immatriculé F-RBFB, celui que Thierry Meyssan suspecte d’avoir été irrégulièrement cédé par Mme Alliot-Marie aux compagnies propriétés du clan Trabelsi, n’aurait, lui non plus, jamais existé. Il faut rechercher les appareils avec leurs immatriculations précédentes (F-GXFA et F-GXFB, quand ils appartenaient encore au constructeur Airbus Industries) pour les retrouver dans le registre officiel français. Surprise, ils y apparaissent avec la mention « vendu à l’étranger » depuis 2002.

Quelqu’un aurait voulu faire croire qu’ils n’auraient jamais appartenu à l’État français de 2002 à 2010 qu’il ne s’y serait pas pris autrement !

Première question : qui a donné des ordres en ce sens aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile ?

2. L’absence totale de transparence

a) L’A319 F-RBFA vendu au Sénégal

S’il est très probable qu’un accord soit intervenu avec Karim Wade, [2] fils du président sénégalais Abdoulaye Wade, rien n’a été rendu public sur une transaction qui a fait scandale au Sénégal et qui a été passée sous silence en France. Le prix final aurait été de 20,9 milliards de francs CFA [3], soit 32 millions d’euros. Rien ni personne pour s’assurer que ce prix soit la réelle valeur de l’appareil, un légèreté troublante de la part d’un pays qui ne serait capable que de mobiliser 350.000 euros pour venir en aide à la Tunisie récemment libérée.

« Le premier vient d’être vendu pour 32 millions d’euros à l’État sénégalais, qui devrait l’utiliser à partir de 2011, a précisé l’Élysée. Le second a fait l’objet d’un appel d’offres pour lequel, selon la même source, "des clients privés et des États se sont déjà déclarés intéressés"  ». [4]

b) L’A319 F-RBFB disparu dans la 4e dimension ? Repeint en blanc ?

Tout d’abord, l’appareil figure toujours en tête de la liste des aéronefs de la base de Villacoublay [Voir le site internet de la Base 107.]. Les appareils ici listés sont cliquables pour avoir plus de détails. Malheureusement, les liens ne fonctionnent pas et génèrent un message d’erreur...opportun ?

Pas un mot sur la mise en vente des appareils, le message d’erreur précité occulte le nombre d’A319 détenus par l’ETEC. Évidemment, pas un mot des appareils valant au total plus de 60 millions d’euros sur les sites officiels de vente des domaines, alors qu’une procédure d’une rigueur extrême est requise pour vendre de simples éléments d’uniformes militaires...

Le site airbusdeliveries.blogspot.com ajoute encore à la confusion en répertoriant l’avion vendu au Sénégal avec le numéro constructeur de l’un (cn1485 / F-RBFA) ayant pour immatriculation précédente le numéro de l’autre (cn1556 / F-RBFB) « avec des titres et le logo de queue, F-reg avant la livraison, (1485 F-URBSFA encore tout blanc) ex F-RBFB » [5]

Ces mentions laissent penser que l’opacité autour de l’appareil vendu au Sénégal viserait à introduire une confusion entre les deux appareils, voire que le second aurait été maquillé, "still all white".

3. L’historique des vols

D’après le site allemand libhomeradar.org, le dernier vol de l’A319 F-RBFB ayant pour opérateur l’Armée de l’air française date du 11 novembre 2010 (à l’occasion de la rencontre d’Angela Merkel avec Nicolas Sarkozy à Deauville). Puis, juste après que soit parue l’interview de Thierry Meyssan, l’appareil réapparaît, le 1er mars 2011, avec la mention « unknown airline » comme opérateur, ce qui laisse penser que l’avion ne serait plus utilisé par l’Armée de l’air française, ce qui n’est possible qu’après la vente de l’appareil.

Contacted [UTC]    Callsign    Flightnumber    Routing    Registration    Operator    Type
2011/03/01
13:42    CEV4651    CEV4651       F-RBFB    unknown
airline    A319
2011/03/01
12:42    4651    4651       F-RBFB    unknown
airline    A319
2010/11/11
13:03    CTM1276    CTM1276       F-RBFB    Armée de l’Air Française    A319

Un autre site, suédois, data.flight24.com, ne faisait plus figurer aucun vol dans l’historique de l’appareil F-RBFB jusqu’au 1er mars, date à laquelle l’avion y parait à nouveau ainsi, cette fois, avec l’Armée de l’air française toujours aux commandes :

« This Airbus A319-115X, with serial number 1556 is flying for French Air Force. Latest flights by F-RBFB : CEV4651 seen @ 2011-03-01 14:47 CET - 4651 seen @ 2011-03-01 14:37 CET » [6]

4. L’Airbus F-RBFB est-il encore à Genève ?

Le 2 mars, à 9 heures (08H03 UTC), le site radarvirtuel.com, utilisant le système Google Maps pour cartographier toutes les données reçues du réseau des utilisateurs de récepteurs ADS-B a signalé l’A319 F-RBFB, en train d’atterrir à l’aéroport international de Genève. Ce vol était totalement occulté des données publiées par l’aviation civile, il n’a été enregistré nulle part, ce qui est extrêmement rare et ce qui est impensable de la part d’un opérateur qui n’a rien à cacher. Sans le réseau des utilisateurs de récepteurs de signaux radars ADS-B, jamais l’A319 F-RBFB n’aurait pu être localisé. (Voir la capture d’écran ci-dessous)

D’après nos informations, il est très probable que l’avion soit toujours à l’aéroport international de Genève, sinon qu’il y a fait escale le 2 mars. Nous transmettons donc ce texte à la justice suisse [7] pour, qu’après avoir pris acte des irrégularités précitées, elle s’autosaisisse et s’assure, par le contrôle des documents de bord, que l’A319 F-RBFB est régulièrement sur le territoire helvétique et qu’il n’est pas la propriété d’une personne dont les avoirs seraient saisissables en Suisse. Si l’appareil n’est plus à Genève, que la justice suisse rende publique les conditions de l’escale à l’aéroport de Genève, sa destination et les informations collectées à cette occasion sur son opérateur et son propriétaire.

Nous transmettons également ce texte aux autorités compétentes en leur demandant de répondre aux questions qui les concernent :

- 1. Qui Nicolas Sarkozy a t-il mandaté pour procéder à la vente des avions F-RBFA et F-RBFB ?

- 2. Se porte t-il garant de la régularité des procédures ?

- 3. Est-il intervenu directement dans ces opérations ?

- 4. Michèle Alliot-Marie est-elle intervenue dans les ventes des avions F-RBFA et F-RBFB ? A t-elle traité de ces affaires avec des représentants de l’Etat tunisien, des sociétés NouvelAir, Tunisair, TTS Financière ou Karthago Airlines ?

- 5. Y a t-il eu des mouvements financiers relatifs à ces avions ?

- 6. Pourquoi la procédure normale et transparente d’appel d’offres n’a t-elle pas été employée ?

- 7. qui a donné des ordres aux personnels chargés de tenir le registre de la Direction Générale de l’Aviation Civile pour que les 2 A319 F-RBFA et F-RBFB n’y figurent plus ?

- 8. A qui appartiennent aujourd’hui les appareils F-RBFA et F-RBFB ?

- 9. Quelles logos, marques et immatriculations portent aujourd’hui les appareils ?

- 10. Où est l’Airbus A319 F-RBFB, cn 1556 ?

IMPORTANT

Nous rappelons que les interrogations soulevées par cet article ne présument en rien de la culpabilité de quiconque. (selon le principe de la présomption d’innocence). Il se peut que toutes les anomalies relevées ne soient que pures coïncidences et que se soit par un effet extraordinaire du hasard qu’elles se soient concentrées sur la cession de cet aéronef. Nous nous en remettons donc aux explications que voudront bien nous fournir les autorités concernées, à qui ce texte est transmis, dont :

L’Elysée :
- Le secrétariat de la Présidence,
- ses Conseillers,

Le Premier Ministre :
- le Premier Ministre et son cabinet,
- ses Conseillers,

La Cour des Comptes,

Le Ministère de la défense :
- Le Cabinet du Ministre,
- La Délégation à l’information et à la communication de la défense (DICoD)
- La Base aérienne de Villacoublay (BA107)

La D.G.A.C. :
- Le Directeur du Cabinet
- Le Chargé des relations Presse

Le Procureur général du Canton de Genève

Les autorités tunisiennes concernées :
- Le Ministère du Transport
- L’Office de l’Aviation civile et des Transports
- L’Ambassade de Tunisie en Suisse
- Le Consulat de Tunisie à Genève

L’organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne (EUROCONTROL)
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« Répondre #110 le: 06/03/2011 - 18:28:58 »


Pourquoi les peuples se révoltent

3 mars 2011 (Nouvelle Solidarité)
http://www.solidariteetprogres.org/article7491.html

Pas besoin d’avoir fait science-pot pour répondre à la question :

1- Ce matin, la FAO a publié son indice mensuel des prix alimentaires :

« Les prix alimentaires mondiaux ont augmenté pour le huitième mois consécutif en février 2011, les cours de tous les groupes de produits alimentaires, à l’exception du sucre, ayant enregistré de nouvelles hausses », écrit la FAO dans un communiqué. Son indice des prix « a atteint en moyenne 236 points en février 2011, soit 2,2 pour cent de plus que le mois précédent. Il s’agit là d’une augmentation record en termes réel et nominal jamais enregistrée depuis que la FAO a lancé son monitorage des prix en 1990. »

2- Le Financial Times a révélé mardi les gains semestriels des principaux hedge funds sur la même période :

« Les 10 premiers hedge funds mondiaux ont gagné 28 milliards de dollars pour leurs clients lors du second semestre 2010, soit 2 milliards de plus que la somme des bénéfices nets réalisés par Goldman Sachs, JPMorgan, Citigroup, Morgan Stanley, Barclays et HSBC. »

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Tremonti : le vent de révolte arrivera en Europe

6 mars 2011 (Nouvelle Solidarité)
http://www.solidariteetprogres.org/article7498.html

Vendredi, lors d’une conférence à Istanbul, le ministre italien de l’Economie Giulio Tremonti a réaffirmé que le déclencheur des révoltes en Afrique du Nord est la hausse mondiale des prix alimentaires, selon le quotidien Il Giornale :

« "Je suis convaincu que le déclencheur de nombre de ces révoltes a été la hausse des prix des matières premières" a-t-il affirmé en rappelant qu’en 2008 il avait exposé le problème au G8. "La réponse scientifique, particulièrement du Fonds monétaire international, fut que la spéculation n’existe pas", a fait observé le ministre de manière polémique. Cette onde de choc, a-t-il conclu, pourrait arriver par l’est et finir par contaminer les pays développés où un choc pétrolier est déjà redouté et où l’extrême-droite pourrait trouver un terrain fertile pour ses thèses. »

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La spéculation est dans votre assiette !

7 mars 2011 (Nouvelle Solidarité)

http://www.solidariteetprogres.org/article7499.html

La hausse mondiale des prix alimentaires arrive dans vos assiettes… Café, huile, pâtes, viande, lait, biscuits, vont subir de plein fouet la hausse de 50% des matières premières sur ces 8 derniers mois. Et cette fois-ci, c’est plus grave qu’en 2008 où les prix alimentaires avaient déjà augmenté en moyenne de 5,2%. Si la hausse actuelle façonnée par les spéculations sur les bourses dérégulées de Londres, Chicago et New York, est aussi forte qu’à l’époque, elle s’étale sur une période deux fois plus courte ; c’est-à-dire que son rythme est en réalité deux fois plus fort. Et la grande différence, c’est qu’entre 2008 et aujourd’hui, les banques centrales ont pissé de la monnaie à tout va, que les mécanismes spéculatifs sont encore plus fous et incontrôlés, et que les capacités productives et les stocks au niveau mondial sont en pire état.

D’ailleurs les prix ont très peu diminué dans les supermarchés depuis 2008 ; ce sont les emballages qui se sont réduits. Mais, selon l’ AFP , Michel-Edouard Leclerc (aucun lien de parenté avec le général du même nom) annonce déjà une hausse de 3,5% dans les trois prochains mois, dont 4 à 6% sur les huiles, 15 à 28% pour les farines et 15 à 22% pour le café. Pour les produits frais, la hausse sera plus rapide, notamment le lait et la viande.

Déjà, les prix à la production s’envolent, notamment sous l’effet de la spéculation sur le baril de pétrole et les divers métaux. En janvier, la hausse sur un an des prix à la production en France est de 5,2%, dont 4,4% pour les denrées alimentaires, boissons et produits de base. La hausse est emmenée par les produits de la cokéfaction et du raffinage pétrolier (+28,6%) mais est généralisée à l’ensemble des produits manufacturés (+5%). Les prix d’importation des produits industriels sont à +9,4% sur un an.

Vous êtes inquiets ou énervés ? Dites-le à votre banque. Les grandes banques « universelles » françaises, comme la BNP et son fonds Hopti Hedge au Luxembourg, la Société Générale avec Lyxor et Crédit « Agricole » avec Amundi, spéculent sur les prix alimentaires grâce à des « trackers ». Et on ne parle pas de la trésorerie des hypermarchés qui est systématiquement jouée sur des produits financiers à court terme.

Producteurs, consommateurs, ils ne vous restent plus qu’une seule arme : la mise en liquidation judiciaire des spéculateurs. Il est temps de trier le bon grain bancaire de l’ivraie financière : tout ce qui n’est pas lié à la production (dettes illégitimes), doit dégager. Pour liquider cette bulle, il faut rétablir la loi du 2 décembre 1945 séparant banques de dépôt et banques d’affaires tout en envoyant des représentants de la loi inspecter les livres de comptes de tous ces établissements et leurs filiales offshore.

::::::::::::::::::::

Tension sur les marchés céréaliers suite à la nouvelle hausse des cours
   
3 mars 2011, Rome www.fao.org
http://www.fao.org/news/story/fr/item/51945/icode/

La récente flambée du pétrole accroît les préoccupations liées au niveau élevé des prix alimentaires

Les prix alimentaires mondiaux ont augmenté pour le huitième mois consécutif en février 2011, les cours de tous les groupes de produits alimentaires, à l'exception du sucre, ayant enregistré de nouvelles hausses, indique aujourd'hui la FAO.

La FAO s'attend à un resserrement de l'offre et de la demande mondiales de céréales en 2010-11. Face à une demande croissante et au déclin de la production céréalière mondiale en 2010, on s'attend à une chute brutale des stocks céréaliers mondiaux du fait de la diminution des quantités de blé et de céréales secondaires. Les cours internationaux des céréales ont accusé de fortes hausses, les prix à l'exportation des principales céréales ayant augmenté d'au moins 70 pour cent depuis février 2010.

"Des hausses inattendues des cours du pétrole pourraient exacerber davantage la situation déjà précaire des marchés alimentaires", affirme David Hallam, Directeur de la Division du commerce et des marchés à la FAO. "Cela accroît encore plus l'incertitude quant aux perspectives des prix alimentaires et ce, au moment où la saison des semis dans certaines des principales régions de culture est sur le point de commencer", ajoute M. Hallam.

L'indice des prix alimentaires

L'indice FAO des prix alimentaires a atteint en moyenne 236 points en février 2011, soit 2,2 pour cent de plus que le mois précédent. Il s'agit là d'une augmentation record en termes réel et nominal jamais enregistrée depuis que la FAO a lancé son monitorage des prix en 1990.

L'indice FAO des prix des céréales, qui inclut les prix des principales denrées alimentaires de base, notamment le blé, le riz et le maïs, a augmenté de 3,7 pour cent en février (254 points), soit son plus haut niveau depuis juillet 2008.

L'indice FAO des prix des produits laitiers a atteint en moyenne 230 points en février 2011, soit une augmentation de 4 pour cent par rapport au mois précédent, mais bien en dessous de son pic de novembre 2007.

L'indice FAO des huiles et matières grasses a augmenté légèrement pour atteindre 279 points en février 2011, un niveau juste en dessous du pric enregistré en juin 2008.  

L'indice FAO des prix de la viande a atteint en moyenne 169 points en février 2011, soit en augmentation de 2 pour cent par rapport à janvier. A l'opposé, l'indice FAO des prix du sucre a atteint en moyenne 418 points en février 2011, légèrement en dessous du mois précédent, mais toujours 16 pour cent de plus qu'en février 2010.

L'offre et la demande de céréales

La FAO s'attend à ce que les cultures d'hiver dans l'hémisphère nord soient généralement favorables. Elle prévoit pour la production de blé mondiale une augmentation d'environ 3 pour cent en 2011. Cela suppose une reprise de la production de blé dans les principaux pays producteurs de la Communauté des Etats indépendants. Jusqu'à présent les conditions des cultures d'hiver dans ces pays sont généralement favorables.

Selon les dernières estimations, la production céréalière mondiale en 2010 est supérieure de 8 millions de tonnes à ce qui avait été anticipé en décembre dernier, mais elle reste légèrement inférieure à celle de 2009. La révision à la hausse effectuée ce mois-ci reflète les estimations généralement plus favorables pour la production de l'Argentine, de la Chine et de l'Ethiopie.

Les prévisions concernant l'utilisation de céréales mondiale en 2010-11 ont été révisées à la hausse de 18 millions de tonnes depuis décembre dernier. L'essentiel de cette révision reflète des ajustements concernant le fourrage et l'utilisation des céréales secondaires dans l'industrie. Une utilisation accrue du maïs pour la production d'éthanol aux Etats-Unis et des ajustements aux statistiques en ce qui concerne l'historique de l'offre et la demande de maïs de la Chine depuis 2006-07 expliquent pour une grande part cette révision à la hausse.

 
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jackal
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« Répondre #111 le: 10/03/2011 - 09:54:41 »

CNCD, Pouvoir, agenda du changement : Me Bouchachi s’explique sur tout

Daikha Dridi;  maghrebemergent.info; 09/03/2011
http://www.maghrebemergent.info/actualite/maghrebine/2516-cncd-pouvoir-agenda-du-changement-me-bouchachi-sexplique-sur-tout.html

C’est la LADDH (ligue des droits de l’homme) qu’il préside qui est à l’initiative de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) qui a animé la scène politique algérienne depuis un mois. Me Mostefa Bouchachi revient en détail sur les actions engagées, la scission de la CNCD et propose une feuille de route du changement qui fait du pouvoir un partenaire de l’ouverture «dans l’intérêt de tout le monde». Un entretien essentiel pour comprendre la conjoncture politique algérienne du point de vue d’un de ses acteurs importants.

Selon les versions, l’éclatement de la Coordination pour le changement a été causé par la présence «trop polarisante» du RCD ou par des divergences sur les modalités de mobilisation et d’action, quelle est votre explication?


La Coordination pour le changement et la démocratie est née d’une initiative de la LADDH et de syndicats autonomes lorsque les émeutes ont commencé en début janvier. Souvenez-vous, des ministres algériens avaient affirmé que les jeunes n’avaient aucune revendication politique, que leur seul but était de «détruire et piller». Dans la foulée, 1200 jeunes ont été arrêtés et déférés devant les tribunaux. A la Ligue, nous avions convoqué une conférence de presse et invité toute la société civile à nous rejoindre pour faire quelque chose en direction de ces jeunes. La première réponse est venue des syndicats autonomes, avec lesquels nous avons appelé à une réunion ouverte aux partis politiques et aux associations. Tous sont venus et c’est à cette réunion que nous avons créé la Coordination. Nous nous sommes entendus sur un minimum de revendications : la libération des détenus arrêtés en janvier, la levée de l’état d’urgence, l’ouverture du champ médiatique, politique et d’association pour permettre aux Algériens de militer pacifiquement afin d’aller à la démocratie. Nous avons appelé les Algériens à une manifestation le 12 février. Dans la semaine qui a suivi l’annonce de cette manifestation, tous les détenus ont été libérés et le conseil des ministres a annoncé la levée imminente de l’état d’urgence. Nous nous sommes réunis encore une fois après ces annonces et nous avions décidé de maintenir la manifestation même si nos revendications avaient été partiellement prises en charge.

Il est intéressant que vous rappeliez la naissance de la Coordination au moment des émeutes de début janvier, parce que l’on entend reprocher à ceux qui appellent aux manifestations «de n’avoir rien fait pour les émeutiers»….

C’est faux, dès que les émeutes ont commencé à Bab el Oued, à la Ligue nous avons mis sur place une cellule d’avocats pour les défendre gratuitement. J’ai moi-même écrit au bâtonnier national à ce propos. Je lui ai rappelé qu’en 1988 nous avions, ensemble, organisé un collectif d’avocats pour défendre les jeunes et ils ont senti que la société était avec eux. Nous avons dit que si ces jeunes commettaient des dommages c’est au pouvoir d’en assumer l’entière responsabilité : il ne leur a pas appris à faire autre chose, il leur a interdit toute activité associative, toute activité pacifique et c’est à cause du pouvoir qu’ils sont dehors. Ensuite, la création de la Coordination avec les syndicats et les partis, c’était pour les émeutiers, pour tenter de donner un contenu politique à leurs actes.

Pourquoi avoir maintenu l’appel à la manifestation alors que les détenus avaient été libérés et l’état d’urgence levé ?

L’objectif à mes yeux était qu’il fallait abattre le mur de la peur et du silence qui fait que les Algériens ne peuvent pas militer de manière pacifique, cette image de l’Algérie des années 90, c’est aussi cela que nous avons voulu chasser. Pour que les Algériens reprennent confiance en eux-mêmes et sachent qu’ils sont capables de militer de manière pacifique pour mettre ce régime à la porte.

Personnellement je considère que la manifestation du 12 février était réussie, nos militants sont venus de partout, de Constantine, de Jijel, Tlemcen, Oran, Ghardaïa, Tizi Ouzou. C’était une réussite politique et médiatique. Après la manifestation il y a eu une réunion de la Coordination et la majorité a voté pour une nouvelle manifestation le samedi d’après. Moi j’étais réservé, parce que la mobilisation des manifestants demandait plus de temps, mais le vote majoritaire était pour ressortir le samedi d’après et on a accepté. Nous avons, en tant que Ligue des droits de l’homme, participé, même si nous étions plus réservés par rapport à l’organisation et à la préparation de cette marche. Finalement, ce n’était pas un échec mais on n’a pas réussi à mobiliser plus de gens que la semaine d’avant.

Non seulement il n’y a pas eu plus de manifestants mais vous avez été totalement pris en étau par la police et les pro-Bouteflika…

En effet, ils ont bloqué les manifestants en petits groupes pris au piège dans les ruelles. Après la manifestation nous nous sommes réunis encore et certains ont appelé à manifester encore le samedi d’après. Nous leur avons dit : ce n’est pas une manière de faire. En gros, c’étaient les partis politiques qui voulaient une nouvelle marche le samedi d’après. Nous leur avons dit : le but ce n’est pas de sortir chaque samedi, parce que si nous continuons de cette façon nous courons vers l’échec et cet échec pèsera sur d’autres initiatives militantes. Ils ont insisté en disant nous voulons manifester chaque samedi et nous leur avons dit : nous n’allons pas marcher tous les samedis. Notre but maintenant est de sensibiliser les gens, pas seulement à Alger mais sur tout le territoire national, en organisant des rassemblements, des meetings, petits et grands, partout où l’on peut. C’était cela notre point de divergence et c’est cela qui a causé la scission de la Coordination.

Y a-t-il aussi divergences au sein de la Ligue entre Bouchachi et Ali Yahia Abdennour qui, lui, appelle à «marcher tous les samedis jusqu’à ce que le régime tombe»?

Il n’y a pas du tout de dissensions à l’intérieur de la Ligue. Ali Yahia Abdenour est le président d’honneur de la Ligue, il agit en tant que personnalité politique. Bien sûr il y a eu les débats : on a dit qu’on n’était pas d’accord pour marcher tous les samedis et aller tout droit à l’échec. Deuxièmement, on doit respecter les Algériens et leur expliquer ce qu’on veut. On n’a pas parlé aux Algériens depuis vingt ans, alors on ne peut pas arriver maintenant pour leur dire venez manifester. Ali Yahia Abdenour pense que c’est une façon de militer, je respecte son opinion mais ce n’est pas la position de la Ligue.

On a eu l’impression qu’il y a eu mésentente sur les mots d’ordre, mais aussi beaucoup d’impréparation entre la première marche du 12 février et celle qui a suivi, un peu comme si les organisateurs comptaient sur le contexte arabe révolutionnaire pour tout faire à leur place….

Lors des deux manifestations auxquelles nous avions participé, notre dénominateur commun était la volonté de changer l’ordre politique de manière pacifique. Nous voulons tous une ouverture. Une ouverture politique, associative, médiatique pour permettre aux Algériens de militer pacifiquement. Nous avons remarqué des slogans comme «Dégage Bouteflika», sur ça nous ne nous sommes pas entendus, comme pour les «pouvoir assassin» etc. Nous étions d’accord sur le changement démocratique en lui conférant un contenu social. Mais comme ce n’est pas un parti politique qui appelle à manifester mais une myriade d’associations et partis qui battent le rappel de leurs militants, l’idée de contrôler les slogans est impossible à réaliser. Et il peut y avoir surenchères. Mais à dire vrai cela n’a pas posé des problèmes au niveau des discussions à l’intérieur de la Coordination.

Cafouillages, impréparation, désorganisation, à quoi les imputez-vous ?

Dès le départ, lorsqu’on a préparé la première marche, j’ai dit aux militants qu’il ne fallait pas se leurrer : il n’y aura pas de révolution en Algérie, ni à l’égyptienne ni à la tunisienne. Chez nous, c’est bien trop compliqué. D’abord la nature du régime. S’ils ont un seul Gueddafi en Libye, nous en avons plusieurs en Algérie. Lequel de nos Gueddafi allons-nous chasser ? Ensuite, les gens ont beaucoup trop souffert pendant la guerre civile. Je me souviens des gens qui venaient me voir pour me dire : «ils ont emmené mon fils, ils l’ont exécuté» et lorsque je disais qu’il fallait déposer plainte, on me répondait «non, l’important c’est que mon deuxième fils reste en vie». Les gens qui sortaient le matin remerciaient Dieu de rentrer sains et saufs le soir. Tout ça, toutes ces souffrances, c’est encore récent. Ce n’est donc pas facile de leur dire : il faut se soulever.

Ajoutez à cela que nous avons un régime machiavélique : en Egypte ils avaient le PND, en Tunisie le parti Doustour, mais ici en Algérie, nous avons je ne sais combien de présidents et nous avons trois partis, un islamiste, un historique et un nationaliste, tous au service du régime. Sans parler des partis d’opposition devenus alibis du régime ou alibis d’un clan au sein du régime….

C’est pour cela que la sagesse c’est de militer, quotidiennement, avec tous les Algériens et pas seulement avec un parti ou un autre, pour aller vers un changement. Le contexte régional est favorable et le contexte interne aussi. Il n’y a jamais eu de période où le fossé entre les Algériens et le pouvoir a été aussi infranchissable. C’est pratiquement tout le monde sans exception qui se plaint, y compris les relais du pouvoir, ils vous disent «off the record» que tout le monde se plaint de corruption, d’incompétences, de mauvaise gestion, ils ne savent plus qui fait quoi.

Mais alors justement comment mobiliser aujourd’hui dans une société aussi traumatisée par des violences ?

Lors des 20 dernières années, le pouvoir a empêché toute activité politique ou associative. Les enfants qui sont nés il y a 20 ans n’ont pas la moindre idée de ce qu’est le militantisme pacifique, de ce qu’est être membre d’une association ou d’un parti politique. Dans la mémoire collective des Algériens, c’est la liberté politique, les marches et manifestations du début des années 90 qui nous ont conduits aux 200 mille morts. Donc il y a beaucoup à faire, mais la question est de savoir si le régime va nous laisser travailler pour sensibiliser et encadrer la société. Moi j’ai confiance dans les Algériens. Je pense que les Algériens qui ont donné un nombre aussi élevé de victimes et de martyrs pour décoloniser le pays et pour leur liberté n’accepteront pas de continuer à vivre sous un ordre politique qui a montré ses limites.

Ceux qui veulent remobiliser la société aujourd’hui ne sont-ils pas les mêmes protagonistes qui traînent derrière eux le poids des années de guerre civile ? On a le sentiment qu’il n’y a pas eu renouvellement du discours et des visages politiques dans ce pays…

A côté des personnes qui sont les plus visibles parce que les plus connues des médias, dans la Coordination, il y a tout un groupe de jeunes que je suis très heureux de découvrir et connaître : Algérie Pacifique, l’Association nationale des chômeurs, les Chômeurs du Sud, les différentes associations d’étudiants. Ils ont peut-être besoin d’être encadrés. Mais ils sont là en dépit du plan du pouvoir de rendre ignorante la société, de démolir le niveau d’enseignement de l’université, etc. Lors de la dernière réunion de la Coordination, ce sont eux qui ont présidé la séance, ils sont les porte-parole de notre Coordination parce qu’il est vrai que nous avons besoin de nouveaux visages mais il est aussi vrai que nous avons tous besoin de temps pour mûrir tout cela.

Quel contenu donnez-vous au changement pour lequel vous militez ? Vous dites qu’il n’y aura pas de révolution à l’égyptienne ou à la tunisienne, quelle est donc la voie algérienne telle que vous l’envisagez ?

Je pense qu’il faut être pragmatique : c’est un changement qui peut se faire avec le pouvoir. Il faut d’abord que cesse la démocratie de façade, les militaires et les services de sécurité qui gèrent le pays par téléphone il faut que cela cesse d’abord. Ensuite, nous savons tous que personne ne souhaite de vacance de pouvoir dans ce pays, nous savons tous à quel point c’est dangereux, surtout dans un pays comme l’Algérie, cela peut nous mener tout droit vers une situation à la libyenne. Il faut éviter une vacance du pouvoir dans un pays aussi grand, avec une classe politique non unifiée, un pouvoir qui a travaillé pendant des années sur le principe de diviser pour mieux régner, sans parler de l’avidité des uns et des autres. La raison veut que nous tous, opposition et société civile, nous fassions tout pour que le changement se passe pacifiquement.

On peut envisager la mise en place d’un gouvernement de coalition nationale qui organise de vraies élections dans lesquelles tout le monde participera. Cela peut nous mener vers la démocratie et le départ du système de manière contrôlé. C’est la seule vraie sortie. Une révolution à la tunisienne, à l’égyptienne ou libyenne je pense que ce n’est pas ce qu’il nous faut, c’est porteur de trop grands dangers.

Vous voulez donc un nouveau calendrier électoral, avec quelles échéances ?

Je pense qu’il ne faut pas se précipiter et se donner une année pour le faire. Il nous faut un gouvernement de coalition nationale à la tête duquel un homme ou une femme qui rassemble les Algériens, c’est très important.

Sans exiger la démission de Abdelaziz Bouteflika ?

Oui, cela n’est pas nécessaire à mon avis, à partir du moment où il accepte cet accord.

Ce que vous proposez, est-ce réalisable dans un pays où les violences massives commises dans un passé assez récent sont restées impunies ? Où les responsabilités n’ont pas encore été clarifiées ? Ceux qui se savent responsables accepteraient-ils le risque de se voir poursuivre ?

C’est exactement la raison pour laquelle je pense qu’il faut aller vers un changement pacifiquement qui se fasse doucement, sans brusque vacance de pouvoir, parce que les gens qui dirigent ce pays ont beaucoup de responsabilités dans ce qui s’est passé, et avec cette démarche, personne ne s’évadera, nous passerons à un ordre démocratique, à l’ombre duquel nous pouvons commencer à réfléchir à une réconciliation et à un franc débat national, comme cela s’est fait ailleurs dans d’autres pays. Ceci pour le bénéfice de tout le monde. Car continuer à verrouiller comme le fait le pouvoir alors que la carte arabe est en train d’être changée est un vrai risque que prend le régime qui n’est même pas assuré de durer. C’est dans l’intérêt du régime lui-même de s’ouvrir, plus tôt que tard, et accepter d’aller vers la démocratie, sans que tel ou tel s’enfuie. Tous les problèmes, tout ce qui s’est passé en Algérie peut être traité dans une réconciliation nationale, à travers un débat national, où les responsabilités seraient dites clairement et où l’on dirait pourquoi tout ce qui nous est arrivé est arrivé. Il n’y a pas une autre alternative.


Premier meeting de la CNCD-Barakat à Alger
« Il y a un plan pour détruire la nation algérienne »


Hadjer Guenanfa; tsa-algerie.com; 25/03/2011
http://www.tsa-algerie.com/politique/il-y-a-un-plan-pour-detruire-la-nation-algerienne_14950.html

La première rencontre populaire organisée vendredi 25 mars à la salle Atlas (Alger) par la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD‑Barakat) n’a pas drainé la foule des grands jours. Ils étaient quelques centaines de personnes à venir assister à ce meeting populaire. Pendant près de trois heures, les représentants des nombreuses organisations syndicales, comités de quartier et associations constituant la CNCD‑Barakat, se sont succédés au pupitre pour exprimer leur point de vue sur la situation actuelle du pays et les moyens adéquats pour sortir de la crise. « On a choisi les meetings comme forme de protestation pacifique », a précisé Idir Achour porte‑parole du Conseil des lycées d’Algérie (CLA). Ce dernier ajoute que « ni la démocratie, ni la transparence, ni la disponibilité d’un travail digne ne pourraient être concevables avec le régime en place ». Il appelle ainsi à militer aujourd’hui pour le changement.
 
Comme pour d’autres intervenant, Amine Menadi, représentant de « Algérie pacifique » rappelle la lutte des enseignants contractuels toujours en sit‑in devant la Présidence de la république et celle des chômeurs, dont les tentatives d’immolation sont quotidiennes à travers le pays. « Ezzaouali est obligé de prendre un bidon d’essence pour faire entendre ses revendications », déplore‑t‑il.
 
Nacéra Dutour, représentante de la Coordination des familles de disparus en Algérie (CFDA), dont l’intervention était sans doute la plus émouvante, a évoqué la lutte des mères de disparus pendant les années noires du terrorisme. Avec le portrait de son fils à la main, elle a dit : « sous la pluie ou le soleil, elles se rassemblent chaque mercredi (devant le siège de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’Homme pour revendiquer la vérité sur le drame des disparus ».
 
Tahar Belabes du Comité national pour la défense des droits des chômeurs a enchaîné : « vous nous trouverez dans tous les quartiers et devant toutes les institutions. Nous n’allons pas rentrer avant l’aboutissement de nos revendications ». « Il y a un plan qui a été mis en œuvre pour la destruction de la nation algérienne, ce qui se passe actuellement n’est pas l’œuvre du hasard », a affirmé Me Mustapha Bouchachi, président de la LADDH. « L’Algérie, connue pour sa glorieuse révolution, est devenue le pays de la corruption. Tout le monde sait qu’il y a un plan pour la destruction de l’école algérienne », a‑t‑il ajouté.
 
L’intervenant a fait également remarquer que depuis quelque temps, « le régime a commencé à corrompre la société ». Il donne pour exemple la suspension des jugements et l’instruction donnée à la police pour ne plus procéder au retrait de permis de conduire. « Il faut qu’on soit d’accord sur le fait que la situation est grave. Aujourd’hui, il faut lutter de manière pacifique pour le changement de régime », souligne‑t‑il.
 
Le président du Syndicat national autonome des personnels de l'administration publique (Snapap), Rachid Maalaoui a lancé : « Je pense que ça sera le dernier grand meeting (de la CNCD‑Barakat). Les gens nous demandent d’organiser une marche pacifique ».


L’axe Bouteflika – Ait Ahmed a fait éclater la CNCD et s’apprête à construire une nouvelle république sans les généraux, sans le FLN et sans le RND

Nazim B; lematindz.net; 10/03/2011

http://www.lematindz.net/news/3808-laxe-bouteflika-ait-ahmed-a-fait-eclater-la-cncd-et-sapprete-a-construire-une-nouvelle-republique-sans-les-generaux-sans-le-fln-et-sans-le-rnd.html

Un nouvel axe Bouteflika – Ait Ahmed – Mehri- Louisa Hanoune et probablement Hamrouche est en train de voir le jour , Son but ? « La transition vers la démocratie » En fait, isoler les généraux, redonner une chance de cohabitation avec les islamistes, dessiner une Algérie « nouvelle » Dans cet axe, chacun pense se servir de l’autre. Les partis de Sant Egidio pour faire passer la réconciliation avec les islamistes et promouvoir un homme de transition (qui pourrait être Hamrouche), Bouteflika pour réaliser son plan secret : passer la succession à son frère.

On en sait un peu plus, aujourd’hui, sur les circonstances de la rupture au sein de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD) : elle a bien éclaté, sous l’influence des partis politiques, entre partisans de Sant’Egidio et « éradicateurs », autour de l’enjeu Bouteflika et de la question suivante : le changement se fera-t-il avec ou sans Bouteflika ? « Sans Bouteflika », avaient rétorqué les autres, à leur tête le RCD de Saïd Sadi et l’avocat Ali Yahia Abdenour.

« Avec Bouteflika », avaient dit les représentants du FFS et des partis réconciliateurs (Sant’Egidio), fortement représentés dans la CNCD par Mostefa Bouchachi, président de la Ligue des droits de l’homme et proche du FFS et d’Ait-Ahmed..

 leur plan de « transition démocratique » repose, avant tout, sur :

- Le maintien de Bouteflika

- La mise à l'écart des généraux dont Toufik

- La réhabilitation des islamistes

- La nomination d'un chef de gouvernement proche des réconciliateurs  qui serait Mouloud Hamrouche et dont le nom circule à Alger.

Interrogé mercredi 9 mars par le site Maghreb Emergent (http://www.maghrebemergent.info/.../2516-cncd-pouvoir-agenda-du-changement-me-bouchachi-sexplique-sur-tout.html), maître Mostefa Bouchachi, un des fondateurs de la CNCD, proche du FFS, passe tout de suite aux aveux et exprime mot à mot le plan de Sant’Egidio et la lettre de  Mehri à son « frère » Abdelaziz Bouteflika (février 2011), lettre « chaudement » accueillie par le fondateur du FFS (Front des forces socialistes), Hocine Ait Ahmed et dans laquelle Mehri proposait au président une transition démocratique d'ici novembre 2011. Bouchachi est très clair : « Je pense qu’il faut être pragmatique : c’est un changement qui peut se faire avec le pouvoir. Il faut d’abord que cesse la démocratie de façade, les militaires et les services de sécurité qui gèrent le pays par téléphone il faut que cela cesse d’abord. Ensuite, nous savons tous que personne ne souhaite de vacance de pouvoir dans ce pays, nous savons tous à quel point c’est dangereux, surtout dans un pays comme l’Algérie, cela peut nous mener tout droit vers une situation à la libyenne. »

Plus loin, Bouchachi se fera plus précis :

« On peut envisager la mise en place d’un gouvernement de coalition nationale qui organise de vraies élections dans lesquelles tout le monde participera. Cela peut nous mener vers la démocratie et le départ du système de manière contrôlé. C’est la seule vraie sortie. Une révolution à la tunisienne, à l’égyptienne ou libyenne je pense que ce n’est pas ce qu’il nous faut, c’est porteur de trop grands dangers. »
Maghreb émergent :Sans exiger la démission de Abdelaziz Bouteflika ?

Oui, cela n’est pas nécessaire à mon avis, à partir du moment où il accepte cet accord.

Isoler les généraux

Se débarrasser des généraux est donc le point commun qui lie Bouteflia à Ait Ahmed.

Bouchachi le dit explicitement : « Il faut d’abord que cesse la démocratie de façade, les militaires et les services de sécurité qui gèrent le pays par téléphone il faut que cela cesse d’abord. »

Comment répond Bouteflika à Ait Ahmed ?  On le sait en lisant le Jeune indépendant du 9 mars, un quotidien assez bien informé par le clan Bouteflika qui s’en sert de porte-voix  « Selon une source proche du dossier, le président Bouteflika « doit préparer l’Algérie à un véritable changement politique et constitutionnel avec la participation de l’ensemble de la classe politique et des personnalités nationales telles que Aït Ahmed, Mehri et Hamrouche. Le pays doit arriver à faire naître la deuxième République algérienne. La première République qui a pris le pouvoir en 1962 a échoué dans son entreprise. Le GPRA et la Constituante ont été dissous par les partisans du KO.(…) Selon notre source, le pouvoir en place semble apprécier la position et les propositions du FFS qui a réussi une grande première la semaine dernière : « Il est revenu au temps de la mobilisation maghrébine. Le changement dans un seul pays est non productif dans cette grande ère de mondialisation. C’est le PPA, MTLD, OS et FLN (1954-62) qui ont préparé la Révolution, rassemblant le peuple jusqu’à l’indépendance en 1962. Les despotiques ont récupéré l’élan nationaliste en confisquant l’indépendance, poussant les nationalistes et indépendantistes à fuir le pays, alors que d’autres ont été emprisonnés, poussés à l’exil et assassinés. Le GPRA a été empêché d’asseoir les structures de l’indépendance, la Constituante dissoute par Ben Bella. Aujourd’hui le FFS qui n’a jamais abandonné ses luttes pacifiques, des personnalités nationales et historiques en association avec d’autres personnalités et hommes politiques sincères, peuvent constituer le nœud gordien de la renaissance nationale. »

Autrement dit, revenir à 1962, au GPRA de Benkhedda et effacer le putsch de l’armée de Boumediène (« les partisans du KO ») qui a installé Ben Bella de force. Revenir à une Algérie sans militaires, offerte à un  pouvoir civil, cette Algérie pour laquelle s’est battue ait Ahmed !

On nage en pleine hypocrisie : c’est Bouteflika qui était l’un des agents les plus zélés du putsch militaire de 1962 contre le GPRA !

Mais continuons la lecture du Jeune indépendant pour découvrir ceci : "Donc, il faut revenir à une Constituante qui devrait élaborer une nouvelle Constitution pérenne et non conjoncturelle 6 mois avant – chaque président élabore la sienne –, la dissolution du Parlement, du Conseil de la nation et de toutes les instances élues et enfin un gouvernement de transition chargé de mettre en œuvre les structures projetées, dont la préparation des élections, locales, législatives et une élection présidentielle. L’élection présidentielle pluraliste devrait être annoncée pour le 5 juillet 2012, date de naissance de la deuxième république démocratique et sociale ! ».

Le plan de Bouteflika

On y est : ce qui intéresse Bouteflika dans le plan des partis de Sant’Egidio, c’est qu’il épouse parfaitement son propre plan : laisser la succession à son frère. Car, contrairement aux illusions répandues ici et là, le président n’a pas renoncé à son projet de faire élire Saïd Bouteflika, en dépit des révoltes arabes.

Le rapprochement avec les partis de Sant’Egidio sert sa stratégie déjà révélée par le Matindz  le 6 juin 2009 (http://www.lematindz.net/news/2650-said-bouteflika-ou-la-nouvelle-legitimite-du-systeme-premiere-partie.html) : niveler le terrain pour son petit frère ; lui enlever le poids de l’armée ; lui offrir un « parti majoritaire » à la place du FLN (remisé au placard) et du RND (dissous ?) ; agréer de nouveaux partis qui lui serviraient de « soutiens satellites » ; organiser des législatives anticipées pour le mettre sur selle avant l’échéance 2014…

« Un profond changement politique, économique, constitutionnel est nécessaire aujourd’hui. Une Constituante reste le plafond nécessaire du changement, toutes les sensibilités nationales, y compris des représentants du pouvoir, des jeunes doivent s’associer pour appeler à la refondation nationale, et la naissance de la deuxième République. Il faut aussi revoir les démarches actuelles et assainir les partis politiques. Le FLN actuel ne doit pas être encore souillé. C’est un patrimoine national à maintenir en dehors du jeu politique », conclut le Jeune indépendant.

1. Rappelons qu’en septembre 2009, deux mois avant l’amendement de la constitution qui a permit au président Bouteflika de briguer un troisième mandat, Hocine Aït Ahmed, Abdelhamid Mehri ainsi que l’ancien chef du gouvernement Mouloud Hamrouche, 68 ans, avaient engagé une initiative politique similaire «  pour une ouverture démocratique en Algérie. »
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Dr. Strangelove: Bomb run
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« Répondre #112 le: 10/03/2011 - 15:35:02 »

Une autre question légitime:

Et les "au moins" 156 milliards de pétro dollars américains (USD) = 113 milliards d'euros (11300 milliards de dinars Algériens = 1130000 milliards de centimes Algériens) de l'Algérie placés, avec surtout l'assistance chèrement rémunérée de la France, sur les titres de dette de l'Etat fédéral américains (Bons du Trésor américains).  huh
L'Algérie est-elle officieusement et surtout financièrement "ruinée".  huh

Si fort probablement oui, quelles seront les conséquences immédiates pour la population Algérienne, l'Algérie et l'Afrique du Nord et par contamination le Sahel africain et l'Europe du Sud.
 huh


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USA: Pimco liquide toute la dette de l'Etat fédéral de son principal fonds

mercredi 09 mars 2011 http://www.trader-forex.fr

http://www.trader-forex.fr/actualite-forex/news-USA-Pimco-liquide-toute-la-dette-de-l-Etat-federal-de-son-principal-fonds-110309232202.yks7y48u.html

Le plus grand gestionnaire de fonds obligataires du monde, l'américain Pimco (Allianz), a liquidé en janvier et février tous les titres de dette de l'Etat fédéral de son principal fonds, a indiqué le groupe mercredi.

Selon des données publiées sur le site internet de Pimco, la part de ces titres "liés à l'Etat" a été ramenée à 0% au 28 février dans le Pimco Total Return Fund, qui contrôle 236,9 milliards de dollars sur le total des plus de 1.200 milliards que le groupe a sous gestion.

Au 31 décembre, ce fonds avait encore quelque 53 milliards de dollars de ces titres de dette. Ils comprennent principalement les obligations du Trésor, mais aussi celles d'organismes parapublics ou d'autres titres garantis par l'Etat.

Cette décision n'est pas une surprise, dans la mesure où le gestionnaire de ce fonds et fondateur de Pimco, Bill Gross, avouait publiquement depuis plusieurs mois sa désaffection pour la dette du Trésor.

Il estimait ces bons du Trésor nettement surévalués, dans un contexte d'achats de ces titres par la banque centrale (Fed).

"Les rendements des bons du Trésor sont peut-être de 150 points de base soit 1,5 point de pourcentage trop élevés quand on les regarde dans un contexte historique et qu'on les compare avec une croissance nominale du PIB prévue de 5%", écrivait-il vendredi dans sa lettre mensuelle aux investisseurs.

Selon ses calculs, la Fed achète actuellement l'équivalent de 70% des émissions de dette du Trésor, et les investisseurs étrangers dont les banques centrales les 30% restants.

La Fed a prévu d'arrêter fin juin, quand elle aura atteint un total de 600 milliards de dollars, ses achats de ces titres. "Qui achètera des bons du Trésor quand la Fed ne le fera plus?", s'interrogeait M. Gross.

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Pimco liquide toute la dette de l’Etat fédéral de son principal fonds

AFP jeudi 10 mars 2011

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/2c4d28a0-4b1d-11e0-a069-303c63cd1ae3/Pimco_liquide_toute_la_dette_de_lEtat_f%C3%A9d%C3%A9ral_de_son_principal_fonds

Le plus grand gestionnaire de fonds obligataires du monde a liquidé en janvier et février tous les titres de dette de l’Etat fédéral de son principal véhicule d’investissement

Le plus grand gestionnaire de fonds obligataires du monde, l’américain Pimco, a liquidé en janvier et février tous les titres de dette de l’Etat fédéral de son principal fonds, a indiqué le groupe mercredi.

De 53 milliards à zéro

Selon des données publiées sur le site internet de Pimco, la part de ces titres «liés à l’Etat» a été ramenée à 0% au 28 février dans le Pimco Total Return Fund, qui contrôle 236,9 milliards de dollars sur le total des plus de 1.200 milliards que le groupe a sous gestion. Au 31 décembre, ce fonds avait encore quelque 53 milliards de dollars de ces titres de dette. Ils comprennent principalement les obligations du Trésor, mais aussi celles d’organismes parapublics ou d’autres titres garantis par l’Etat.

Bons du Trésor jugés surévalués

Cette décision n’est pas une surprise, dans la mesure où le gestionnaire de ce fonds et fondateur de Pimco, Bill Gross, avouait publiquement depuis plusieurs mois sa désaffection pour la dette du Trésor. Il estimait ces bons du Trésor nettement surévalués, dans un contexte d’achats de ces titres par la banque centrale (Fed).

«Les rendements des bons du Trésor sont peut-être de 150 points de base soit 1,5 point de pourcentage trop élevés quand on les regarde dans un contexte historique et qu’on les compare avec une croissance nominale du PIB prévue de 5%», écrivait-il vendredi dans sa lettre mensuelle aux investisseurs.

La Fed, difficile à remplacer

Selon ses calculs, la Fed achète actuellement l’équivalent de 70% des émissions de dette du Trésor, et les investisseurs étrangers dont les banques centrales les 30% restants.

La Fed a prévu d’arrêter fin juin, quand elle aura atteint un total de 600 milliards de dollars, ses achats de ces titres. «Qui achètera des bons du Trésor quand la Fed ne le fera plus?», s’interrogeait Bill Gross.


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GEAB N°53 est disponible! Crise systémique globale : Deuxième semestre 2011 – Préparez-vous à l'implosion du marché des Bons du Trésor US

- Communiqué public GEAB N°53 (16 mars 2011) -
http://www.leap2020.eu/GEAB-N-53-est-disponible-Crise-systemique-globale-Deuxieme-semestre-2011-Preparez-vous-a-l-implosion-du-marche-des-Bons_a6074.html


Au-delà de ses tragiques conséquences humaines (1), la terrible catastrophe qui vient de frapper le Japon va se révéler le choc fatal pour le marché chancelant des bons du Trésor américain. Dans le GEAB N°52, notre équipe avait déjà expliqué comment l'enchaînement des révolutions arabes, cette chute du « mur des pétro-dollars » (2), allait se traduire courant 2011 par l'arrêt des achats massifs de Bons du Trésor US par les pays du Golfe. Dans ce GEAB N°53, nous anticipons que le choc brutal que subit l'économie japonaise va entraîner non seulement l'arrêt des achats de T-Bonds US par le Japon, mais qu'il va obliger les autorités de Tokyo à vendre durablement une part importante de leurs réserves en bons du Trésor US afin de financer le coût énorme de stabilisation, de reconstruction et de relance de l'économie nippone (3).

Le Japon et les pays du Golfe représentant à eux seuls 25% du total des 4.400 milliards USD de la dette fédérale US (Décembre 2010), LEAP/E2020 considère que cette situation nouvelle qui s'affirme au cours de ce premier trimestre 2011, sur fond de réticence croissante de la Chine (20% des Bons du Trésor US) à continuer à investir dans les titres fédéraux US (4), porte en germe l'implosion du marché des Bons du Trésor US pour le second semestre 2011 ; un marché qui n'a désormais plus qu'un seul acheteur : la Réserve fédérale US (5).

Il est certain que le contexte de la crise des titres des collectivités locales US (Munis) et des dettes publiques européennes (de l'ensemble de la périphérie de l'UE y compris les Royaume-Uni) que notre équipe a anticipée pour cette période (voir GEAB N°50 ) ne fera qu'amplifier le phénomène. Il est d'ailleurs tout-à-fait significatif que PIMCO, le plus important gestionnaire de fonds obligataire au monde ait décidé fin Février 2011 de se débarrasser de ses bons du Trésor US. Et c'était avant la catastrophe au Japon (6) !

Mais au-delà des chocs japonais et arabes (voir GEAB N°52 ), le processus d'implosion du marché de la dette fédérale US au second semestre 2011 s'accélère sous l'effet de quatre autres phénomènes :

. la mise en place de l'austérité budgétaire aux Etats-Unis (comme anticipé dans le GEAB N°47) qui condamne les collectivités locales US à une crise majeure du marché de leur dette (« Munis »)
. l'impossibilité pour la Fed de mettre en place un QE3
. l'inéluctable hausse des taux d'intérêt sur fond d'inflation mondiale
. la fin du statut-refuge de la devise américaine.

Bien entendu, l'ensemble de ces phénomènes sont liés et, caractéristique d'une crise majeure, on entre dans une période qui va voir leurs impacts se renforcer mutuellement, conduisant à ce choc brutal du second trimestre 2011. On pourrait d'ailleurs ajouter un cinquième phénomène : la paralysie décisionnelle complète du pouvoir US. L'affrontement quotidien, sur pratiquement tous les sujets, entre Républicains (radicalisés par les « Tea-Parties ») et Démocrates (démoralisés par une administration Obama qui a trahi l'essentiel de ses engagements électoraux (7)), tend chaque jour un peu plus à démontrer que Washington est désormais une sorte de « nef des fous », ballotée par les évènements, sans stratégie, sans volonté, sans capacité d'action 8. Autrement dit, selon LEAP/E2020, quand l'implosion du marché des Bons du Trésor US va commencer, il ne faudra s'attendre à rien d'autre à Washington qu'à une prodigieuse cacophonie qui ne fera qu'aggraver la crise.

Dans ce communiqué public du GEAB N°53, nous avons choisi de présenter plus en détail notre anticipation du choc japonais à l'échelle globale notamment en matière d'inflation et de géopolitique. Les autres phénomènes qui conduisent à l'implosion du marché des Bons du Trésor US au second semestre 2011 sont analysés dans ce GEAB où nous formulons également des recommandations pour faire face à l'évidente aggravation du processus de dislocation géopolitique mondiale.

La triple catastrophe qui vient de frapper le Japon (tremblement de terre, tsunami et accident nucléaire) constitue un événement crucial qui va accélérer et intensifier la crise systémique globale, et en particulier le processus de dislocation géopolitique mondiale. L'ampleur des destructions, le choc direct sur les infrastructures énergétiques de la troisième (ou quatrième économie de la planète (9)), la gravité des accidents dans les centrales nucléaires (10), constitue l'un de ces chocs majeurs auquel le système international actuel n'est plus capable de résister comme nous l'anticipions dans le GEAB N°51 (« 2011 : l'année impitoyable »).

Le Japon, déjà très affaibli par une crise économique chronique qui dure depuis vingt ans et dont l'endettement public est l'un des plus importants au monde, se retrouve désormais face à la double nécessité de financer une reconstruction à grande échelle et d'assurer la transition pour une période indéterminée caractérisée par une limitation de l'énergie disponible et des disruptions de ces circuits d'approvisionnement commerciaux et industriels. Or le Japon est une composante fondamentale du système de gouvernance mondiale de ces dernières décennies. Tokyo est l'une des principales places financières de la planète, l'un des trois pôles de gestion des marchés des devises (avec Londres et New-York) et l'économie japonaise fournit quantité de composants électroniques vitaux pour l'économie mondiale. Enfin, comme nous l'avons analysé dans GEAB par le passé, c'est avec le Royaume-Uni, l'un des deux « flotteurs » (11) qui permet aux Etats-Unis de gérer les affaires planétaires en matière économique, monétaire et financière depuis plus de cinquante ans.

Ce « flotteur » est déjà depuis quelques années attiré de manière croissante dans l'orbite chinoise, au rythme de la montée en puissance de la Chine et de l'affaiblissement des Etats-Unis. La crise déclenchée par le tremblement de terre va, selon LEAP/E2020, accélérer fortement cette évolution notamment parce qu'aujourd'hui, seule la Chine est en mesure d'apporter une aide financière massive au Japon (12), tout en aidant directement son économie en ouvrant encore plus aux entreprises japonaises l'immense marché chinois (13).

En ce qui concerne l'inflation mondiale, on peut déjà identifier cinq canaux par lesquels la crise japonaise va renforcer les pressions inflationnistes actuelles :

1. le coup d'arrêt brutal au développement des politiques d'équipement en nucléaire civil sur l'ensemble de la planète (14) qui va rapidement accroître la pression sur les prix du pétrole (15), du gaz et du charbon

2. la pénurie de nombreux composants électroniques vitaux qui va générer une hausse des prix des équipements électroniques (des ordinateurs en passant par les TV à écrans plats (16)) du fait des coupures d'électricité qui affectent les usines et de la désorganisation des transports (17)

3. une pression accrue sur les prix alimentaires et énergétiques (18) mondiaux du fait d'un accroissement significatif des importations alimentaires du Japon (notamment du riz) puisque la région touchée est l'une des grandes régions agricoles du pays (voir carte ci-dessous)

4. un nouveau recul de la globalisation économique suite aux conséquences mondiales du quasi-arrêt de l'économie japonaise, championne à la fois des exportations et du « flux tendu » (19), qui va limiter d'autant l'effet « déflationniste » des échanges mondialisés (20)

5. et enfin, un double phénomène de perte de valeur du Yen du fait d'injections massives de liquidités par la Banque du Japon et du renchérissement direct du « loyer » de l'argent au niveau mondial (hausse des taux) à cause des besoins gigantesques du Japon pour assurer sa reconstruction


Ces anticipations n'intègrent évidemment pas le scénario de catastrophe ultime qui verrait la région de Tokyo massivement contaminée par la radioactivité suite à une fusion explosive d'un des réacteurs de la centrale de Fukushima (21). Une telle situation conduirait, à l'image de ce qui est arrivé à Tchernobyl, à créer une zone d'exclusion touchant cette région où habitent plus de trente millions d'habitants et qui est au cœur de flux planétaires essentiels, et entraînerait une catastrophe humanitaire sans précédent historique et une disruption immédiate des marchés économiques, financiers et monétaires mondiaux. Il n'y a tout simplement pas de « plan B » à un « arrêt brutal » du nœud global que constitue Tokyo et sa région.

En souhaitant que cette situation extrême ne se réalise pas, notre équipe estime que le choc déjà avéré va donc se traduire par une aggravation brutale de la crise systémique mondiale et que le marché des Bons du Trésor US en sera la première grande victime collatérale dès le second semestre 2011 comme nous l'analysons en détail dans ce numéro du GEAB. Le pire n'est heureusement pas certain, mais le très grave ne fait en revanche plus de doute.

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Notes:

(1) Dans ces circonstances tragiques, l'équipe de LEAP/E2020 souhaite exprimer sa solidarité avec le peuple japonais et en particulier avec nos nombreux abonnés et visiteurs japonais. Nous tenons également à souligner que notre analyse très « clinique » des conséquences de la catastrophe qui vient de survenir au Japon n'est pas une marque d'indifférence mais tout simplement le respect de notre méthodologie qui vise à limiter au strict minimum possible les éléments subjectifs au sein de nos anticipations.

(2) Même le Telegraph du 24/02/2011 interprète désormais les révolutions populaires arabes comme la chute de l'empire américain du Moyen-Orient.

(3) Source : JapanToday, 14/03/2011

(4) D'après le FT Deutschland, la banque centrale chinoise aurait même reçu consigne de ne plus en acheter du tout. Source : FT Deutschland, 10/03/2011

(5) Avant la catastrophe japonaise, on estime que la Fed, devenue désormais le premier détenteur de Bons du Trésor US, achetait déjà plus de 70% des nouvelles émissions. Dans les semaines à venir, cette proportion va se rapprocher progressivement de 90% à 95%. Car même malgré sa docilité vis-à-vis des pressions US, le Royaume-Uni, qui s'enfonce chaque jour un peu plus dans la nouvelle phase de la crise, la « double-dip-flation » comme la nommé notre équipe, n'a plus les moyens d'acheter les Bons du Trésor américain : il est trop occupé à racheter les titres de sa propre dette publique. Et, d'après Karen Ward, une des principales économistes d'HSBC, le gouvernement britannique risque même de devoir faire face à des émeutes de la faim si les prix alimentaires continuent à s'envoler comme ils le font depuis plusieurs semaines. Source : SkyNews, 09/03/2011

(6) A court terme, la fuite hors des valeurs boursières (japonaises et autres) peut bénéficier aux Bons du Trésor US, mais c'est un phénomène transitoire. Source : CNBC, 09/03/2011

(7) Le dernier en date est la réouverture des procès de Guantanamo alors qu'il avait promis la fermeture de la prison au plus tard un an après son élection, s'attirant ainsi des millions d'électeurs de la gauche du parti démocrate.

8 L'autre grand pays occidental dont les élites dirigeantes sont dans la même situation est la France.

(9) Selon que l'on considère ou non l'Euroland comme une économie à part entière. Or le sommet du 11 Mars dernier qui approfondit encore l'intégration budgétaire et financière des pays de la zone Euro rend de plus en plus aberrante la position consistant à vouloir continuer à comptabiliser de manière séparée les grands agrégats économiques des pays de la zone Euro. Ainsi, avec 8.400 milliards €, le PNB de l'Euroland se situe en seconde position derrière les Etats-Unis (10.428 Milliards €), au cours actuel de 1€ pour 1,4$ et très largement devant la Chine (4.100 milliards €) et le Japon (3.850 milliards €). Sources : Wikipedia, Eurozone, Liste pays par PNB.

(10) Sans même évoquer à ce stade le risque d'une neutralisation partielle ou totale de la région de Tokyo, l'une des métropoles-clés du monde de ces dernières décennies, suite à une contamination nucléaire.

(11) A l'image d'un trimaran.

(12) Il faut garder à l'esprit que Pékin cherche par tous les moyens à se débarrasser rapidement, mais de manière rentable, de sa montagne de Bons du Trésor et autres Dollars US. Le cataclysme que connaît le Japon va ainsi offrir aux dirigeants chinois une occasion unique de rapprocher stratégiquement Tokyo de Pékin.

(13) A l'inverse, la très controversée présence des troupes américaines au Japon va ressortir, pour l'opinion nippone, comme d'autant plus anachronique et inutile face au désastre actuel. C'est un autre exemple, comme on a déjà pu le constater dans le cas des révolutions arabes, de l'inutilité croissante de l'immense appareil militaire américain : crise après crise, il devient évident qu'il n'a pratiquement aucune utilité pour permettre au gouvernement américain d'influer sur les évènements.

(14) Il est en effet certain que le nucléaire civil vient de subir un coup d'arrêt brutal dont il aura beaucoup de mal à se remettre, notamment parce que cette catastrophe s'inscrit dorénavant dans ce conflit entre élites et opinions publiques que la crise systémique globale exacerbe chaque jour un peu plus. Parmi les pays qui vont subir de plein fouet cette « révolution » vis-à-vis du nucléaire, on peut déjà citer la France qui a fait depuis près de cinquante ans du nucléaire civil l'un des fleurons de sa technologie et de ses exportations. Source : Spiegel, 14/03/2011

(15) Un facteur qui va renforcer l'évolution inexorable de la région du Golfe vers une situation de chaos, voire de conflit direct entre Shiites et Sunnites, entre les peuples de la région et leurs dirigeants, entre l'Iran et l'Arabie saoudite. L'envoi de troupes saoudiennes à Bahreïn est un indice de l'escalade des risques dans la région tout comme l'implication financière des Emirats Arabes Unis qui tentent de pallier dans l'urgence quarante ans de désintérêt pour des segments entiers de leurs populations. Sources : AlJazeera, 15/03/2011 ; New York Times, 10/03/2011 ; AlJazeera, 10/03/2011

(16) Un des rares facteurs « baissiers » qui permettait de cacher l'envolée des prix de l'alimentation ou de l'énergie au sein de nombreux indices des prix. Ainsi même en Chine et dans toute l'Asie du Sud-Est, l'impact des pénuries de composants japonais se fait déjà sentir avec hausse des prix immédiate puisque l'industrie électronique japonaise a massivement délocalisé des parties entières de sa production à travers toute l'Asie, tout e conservant des fabrications stratégiques au Japon. Source : China Daily, 15/03/2011

(17) Et partout dans le monde, on va connaître des pénuries de voitures japonaises et de pièces de rechange pour ces véhicules. Etant donné l'importance mondiale de l'industrie automobile japonaise, il n'y aura pas de solution de substitution aisée à mettre en place. Ainsi même en Inde, pourtant peu dépendant des marques japonaises, l'impact se fait déjà sentir directement avec l'annulation par les grands groupes japonais de ventes et de promotion des nouveaux modèles. Source : Times of India, 15/03/2011

(18) Plusieurs raffineries japonaises ont été détruites. Cela implique des importations japonaises accrues de produits raffinés qui génèrent déjà des hausses des prix de l'essence aux Etats-Unis. Source : USAToday, 14/03/2011

(19) Les économies exportatrices chinoise et allemande (ainsi que celle de Corée du Sud, Taiwan, …) vont également subir les conséquences négatives de cette évolution.

(20) Il est important de garder à l'esprit que le recul de la mondialisation des échanges au profit d'un recentrage sur des zones économiques régionales dotées d'une monnaie unique ou dominante (UE, Asie, Amérique latine, …) entraîne un recul simultané des besoins en Dollars US pour financer les échanges internationaux. Voir différents GEAB précédents.

(21) Ce qui induirait également des conséquences internationales en matière de retombées radioactives.

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The Economic Collapse: Biggest Bond Fund in World Dumps U.S. Treasury Bonds

March 10, 2011
http://www.infowars.com/biggest-bond-fund-in-world-dumps-u-s-treasury-bonds/


Bill Gross, the manager of the biggest bond fund in the world, has forgotten more about bonds than most of us will ever learn. That is why the big move that PIMCO has just made is so unsettling.  At one time PIMCO held more U.S. government debt than any other bond fund on the globe, but now news has come out that they have gotten rid of all their U.S. government-related securities.  So should we be alarmed?  For months Gross has been warning that the bull market in bonds is coming to an end, and now it looks like he is putting his words into action.s  Gross has often publicly decried the rampant government spending that has been going on over the last several years, and apparently he has seen enough.  He is taking his ball and he is going home.  This really is a stunning move by PIMCO.  Gross must really believe that something fundamental has shifted.    Gross didn’t get to where he is today by being stupid.  But so far world financial markets are taking this news in stride.  Nobody seems all that alarmed that the largest bond fund in the world has dumped all of their U.S. Treasuries.  But with world financial markets in such a state of chaos right now, shouldn’t we all take note when one of the biggest players in the game makes such a bold move?

Gross believes that interest rates on U.S. Treasuries are way too low right now and that they will start going up when the Federal Reserve ends the current round of quantitative easing in June.  Gross has indicated that if interest rates on U.S. Treasuries go up high enough, PIMCO might get back in.

But if interest rates do start going up that is going to make servicing the monolithic U.S. national debt much more expensive, and that would not be good news for U.S. government finances.

But would the Federal Reserve really allow interest rates on U.S. Treasuries to go up substantially?  Wouldn’t they just step in at some point and start buying U.S. government debt again?

Probably.

But the truth is that the Ponzi Scheme of the U.S. Treasury issuing bonds and the Federal Reserve buying them up cannot last forever as Gross noted in his March newsletter….

“Basically, the recent game plan is as simple as the Ohio State Buckeyes’ “three yards and a cloud of dust” in the 1960s. When applied to the Treasury market it translates to this: The Treasury issues bonds and the Fed buys them. What could be simpler, and who’s to worry? This Sammy Scheme as I’ve described it in recent Outlooks is as foolproof as Ponzi and Madoff until… until… well, until it isn’t.”

Gross also noted in his newsletter that the Federal Reserve is currently buying up about 70 percent of all new U.S. government debt.

So what is going to happen when that stops?

Nobody knows for certain, but it sure is going to be interesting to watch.

The market for U.S. Treasuries has not been working “normally” for quite some time now, and there is some legitimate doubt as to whether it will ever fully get back to “normal” again.

Meanwhile, the sovereign debt crisis in Europe continues to get even worse.

The yield on 10-year Portuguese bonds is now above 7 percent, the yield on 10-year Irish bonds is now above 9 percent and the yield on 10-year Greek bonds is now above 12 percent.

Most people expect European leaders to soon come to an agreement to add billions more to existing bailout funds, but there is no guarantee that is actually going to happen.

In fact, the Germans are making waves by insisting that the financially troubled nations in the EU must be willing to agree to limits on their future budget deficits.  A recent article on CNBC described the situation this way….

Before the Germans will agree to pump in extra cash from their taxpayers, backed by the French, they want each leader to agree to legislation at home that will limit the size of their future national deficits. The Greeks are already refusing point blank. Things may boil to the surface at an extraordinary summit on Friday.

So what if an agreement can’t be reached?

Could the dominoes in Europe start to fall?

Very few people actually want to see a wave of sovereign defaults in Europe, but the current situation cannot go on forever.  At some point the Germans are going to get sick and tired of bailing out other members of the EU.

The global addiction to debt is about to start having some very serious consequences.

For decades, most of the governments of the industrialized world have been running up debt as if it would never come back to haunt them.  Now the world is absolutely covered in red ink and everyone is looking for a way to solve the problem.

But there is not going to be a debt jubilee to come along and save everyone.  This debt bubble is either going to keep expanding or it is going to burst.

At one point, at least some of the debt-ridden nations will try to inflate their way out of debt by recklessly printing money.  To a certain extent that has already been going on.  But it will not work.  It will only cause a whole lot of inflation.

This is just more evidence that any economic system based on debt is destined to fall.  When we allowed a private central bank to start issuing debt-based currency in this country back in 1913 we set ourselves up to fail.  As I have written about previously, the Federal Reserve should never have been allowed to come into existence, and it should have been shut down by Congress long before now.

But now the United States is caught in the same debt trap that most of the other nations around the world are caught in.  The global addiction to debt is going to have some very, very serious consequences.  Instead of moving into a great time of peace and prosperity, everything is about to come falling apart.

Things could have been different.  Things did not have to turn out this way.  But here we are on the edge of one of the biggest financial disasters in human history and most Americans still don’t understand what is happening.

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Pimco's Biggest Fund Dumps Treasury Bond Holdings
By: Reuters with CNBC.com
http://www.cnbc.com/id/41990901
Published: Wednesday, 9 Mar 2011

Pimco's Total Return Fund, the world's biggest bond fund, has dumped all U.S. government-related securities, including U.S. Treasurys and agency debt.

The move was not a surprise given Pimco chief Bill Gross's recent statements that Treasurys are over-valued.

"It just gives people that follow him the bias not to bullish on the Treasury market," said Jefferies Treasury Strategist John Spinello. "He thinks rates are going higher."

In fact, there was little reaction in the bond market when news of move leaked out Wednesday morning.

In January, Pacific Investment Management's $236.9 billion Total Return fund slashed its U.S. government-related debt holdings to the lowest level in at least two years and increased cash and debt holdings from other developed nations.

Government-related securities include Treasurys, Treasury Inflation-Protected Securities, agencies, interest rate swaps, Treasury futures and options, and corporate securities guaranteed by the U.S. Federal Deposit Insurance Corp.

The Total Return Fund's cash holdings had surged to $54.5 billion as of Feb. 28 from $11.9 billion at the end of January.

Bill Gross, the fund's manager who helps oversee more than $1.1 trillion as Pimco's co-chief investment officer, has often railed against U.S. deficit spending and its inflationary impact. He has advocated buying bonds with "safe," higher yields — such as corporate bonds — that can withstand possible erosion of returns by inflation.

In December, Pimco said it may start investing up to 10 percent of its assets in "equity-related" securities, such as convertibles and preferred stock, after the first quarter of 2011.

"It's certainly an important signal in the sense that they are allocating away from Treasurys in favor of a higher spread product," said Christian Cooper, head of U.S. dollar derivatives trading at Jefferies.

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ENTRETIEN : Ahmed Benbitour détaille son projet pour un changement de régime en Algérie
tsa-algerie.com - 24/03/2011 par Zineb Benzita et Mohamed Belalia

http://www.tsa-algerie.com/politique/ahmed-benbitour-detaille-son-projet-pour-un-changement-de-regime-en-algerie_14931.html

http://www.facebook.com/Benbitour

Quel est votre constat sur la situation actuelle de l’économie algérienne ?
 
L’Algérie est dans une situation financière très confortable, mais son économie s’est complètement effondrée. C’est paradoxal. Nous avons une économie incapable de produire des richesses en raison de sa forte dépendance vis‑à‑vis des hydrocarbures. L’Algérie dépend de l’étranger pour se nourrir. Le budget de l’État est financé à 70 % par les recettes pétrolières. L’économie nationale est dangereusement exposée aux fluctuations du prix du baril. Les budgets d’équipement sont financés à 100 % par les recettes provenant de la vente d’hydrocarbures. Durant les années 1970, les recettes provenant de la fiscalité locale permettaient de financer les dépenses courantes de l’État alors que les recettes pétrolières étaient réservées à l’épargne et à financer des investissements.
 
Malgré cette situation, le pouvoir continue de produire un discours triomphaliste en mettant en avant les réserves de change du pays qui s’élèvent à 150 milliards de dollars. Ces réserves ne profitent pas à l’économie nationale. Le gouvernement est en train de transformer des richesses naturelles non renouvelables en réserves de change susceptibles de s’évaporer à tout moment. Il puise le pétrole dans notre sous­‑sol, le vend et laisse l’argent à l’étranger, ce qui profite davantage aux étrangers qu’aux Algériens.
 
 
Le président Bouteflika a lancé en 2010 un nouveau plan de relance économique de 286 milliards de dollars, financé par l’argent du pétrole. Ce plan est‑il bon ou mauvais pour l’économie nationale ?
 
Le plan d’investissement de 286 milliards de dollars est financé entièrement par la fiscalité pétrolière. Si on prend un prix du baril à 70 dollars l’unité, cela signifie qu’il faudrait 4 milliards de barils pour financer ce plan. Ces quatre milliards de barils représentent la moitié de nos réserves de pétrole connues qui sont de huit milliards de barils. Nous allons employer tout cet argent pour construire des infrastructures et créer un environnement favorable à l’investissement. Ces projets vont certes faciliter les déplacements des populations, mais ne créeront pas de richesses pour le pays. Nous allons donc consommer la moitié de nos réserves pétrolières prouvées, sans produire de richesses. Cette politique participe à l’appauvrissement du pays. Ce plan d’investissement va appauvrir l’Algérie. Le développement ne peut être obtenu qu’avec l’implication du secteur privé, comme cela s’est produit en Corée du sud, en Malaisie et en Turquie. Le gouvernement fixe une feuille de route et le secteur privé l’applique. Sinon, il n’y aura pas de développement.
 
Le gouvernement affirme qu’il peut créer des centaines de milliers d’emplois par an. Qu’en pensez-vous ? Peut‑il le faire réellement ?
 
Trois ministres ont déclaré qu’ils vont créer 500 000 emplois dans le bâtiment, 1,5 million d’emplois dans l’agriculture et 750 000 emplois dans les travaux publics d’ici à 2014. En additionnant ces chiffres, on trouvera que l’Algérie pourra créer 180 000 emplois par an dans trois secteurs seulement. Un autre ministre dit que le taux de chômage est de 10 %. La population active en Algérie est de 10,8 millions de personnes. C'est‑à‑dire que le nombre de demandeurs d’emplois est de 1,8 million personnes. D’après les promesses des trois ministres quant à la création d’emplois, l’Algérie va devoir importer de la main‑d’œuvre à partir de l’année prochaine. L’économie nationale est dans une situation extrêmement dangereuse, mais les ministres continuent de tenir des discours triomphalistes.
 
Vous affirmez que les ministres tiennent des discours qui ne reflètent pas la réalité du pays…
 
Ce sont des discours triomphalistes. Même les grandes puissances économiques du monde ne parviennent pas à créer ce nombre important d’emplois par an. Les chiffres officiels sur la création d’emplois et le taux de chômage de 10 % ne sont pas objectifs et manquent de précision.
 
Comment expliquez-vous la montée en puissance des revendications sociales en Algérie ?
 
D’abord le peule revendique des droits et non des privilèges. Aujourd’hui, on constate que les avantages bénéficient aux responsables, leurs familles, leurs proches et les personnes influentes et ceux qui ne dénoncent pas l’injustice. Les avantages et les privilèges ne vont pas au peuple. Les Algériens ont fait la guerre de libération nationale pour obtenir des droits et des libertés. Cinquante ans après l’indépendance, il n’y a pas de libertés. Aujourd’hui, les gens disent qu’il n’est plus possible de se taire sur cette situation, ce qui explique la montée des revendications sociales pour obtenir et avoir des libertés. C’est d’ailleurs ce qui se passe dans tous les pays arabes.
 
Les Algériens ont combattu le colonialisme pour obtenir leurs droits et aujourd’hui ils veulent les avoir. Les grandes puissances ont compris que leurs intérêts sont liés aux populations et non aux régimes. Il y a une administration qui travaille pour ses intérêts et le régime se trompe en pensant qu’elle est à son service. Les intérêts des deux parties sont divergents.
 
A votre avis, le vent de révolte qui souffle depuis plusieurs mois sur le monde arabe va‑t‑il atteindre l’Algérie ? Le pouvoir algérien peut‑il faire face à un éventuel soulèvement populaire ?
 
Le régime ne peut faire face à une révolte populaire. Il y a quatre conclusions à tirer des révoltes en Tunisie et en Égypte.
 
La première : un certain nombre de citoyens qui manifestent dans un lieu donné, même s’ils n’ont pas de programme politique clair, ni de leader, sont capables de provoquer le départ des symboles du régime et surtout du numéro un du pouvoir, quelle que soit la mobilisation des forces de répression.
 
La deuxième : les responsables pensaient qu’ils ont de l’argent à l’étranger et qu’ils peuvent en cas de problèmes quitter leur pays et s’en servir. Ce qui n’est plus possible maintenant même pour leurs familles et leurs proches. Les grandes puissances ont compris que leur intérêt réside dans un soutien à la population et non au régime.
 
La troisième conclusion : l’informatique et les communications, même si le régime tente de les interdire, constituent des moyens efficaces pour mobiliser les jeunes pour le changement.
 
La quatrième conclusion : l’armée et la police, quels que soient les privilèges qu’elles ont obtenu du régime, se rallient au final aux populations.
 
En Algérie, la problématique est la suivante. Le changement sera‑t‑il pacifique et profitera‑t‑il à tous, ou bien va‑t‑on laisser la situation se détériorer jusqu’à ce qu’elle échappe au contrôle ? L’expérience libyenne est à nos portes. Personne n’a prévu les changements en Tunisie, en Égypte et en Libye. Nous avons donc deux modèles de changement et nous devons en titrer des leçons, sachant que le changement est inévitable en Algérie.
 
La Coordination nationale pour le changement et la démocratie n’a pas réussi à mobiliser la foule lors de ses tentatives d’organiser des marches populaires à Alger. Pourquoi ?
 
Les raisons sont nombreuses. Pour organiser une marche, il faut se préparer à affronter les forces de répression. J’ai soutenu l’initiative, mais je pense que l’erreur était le choix du lieu du démarrage de la marche qui a facilité le travail des forces de sécurité. Plusieurs personnes ont été empêchées d’atteindre cet endroit pour marcher. La deuxième tentative d’organiser une marche a échoué en raison des divisions au sein de la CNCD, ce qui signifie que la préparation n’a pas été bonne.
 
Ne pensez-vous pas que le peuple n’a plus confiance dans les partis politiques ? Cela ne risque‑t‑il pas de compromettre votre initiative pour le changement dans le cadre de l’Alliance nationale pour le changement ?
 
D’abord, je dois clarifier le projet de l’Alliance pour le changement. Cette alliance est composée d’un groupe de personnes qui revendiquent un changement auquel elles croient dans un cadre démocratique, dans le respect des libertés, civiles, individuelles et collectives. La citoyenneté, c’est de permettre aux citoyens d’exprimer leurs idées, de contrôler les décisions prises et de demander des comptes à tous les responsables quand ils veulent, et là où ils le souhaitent. Pour l’idéologie, chacun est libre de choisir la sienne. Les partis politiques réunis au sein de l’ANC sont composés de compétences ayant des diplômes supérieurs. Il ne faut pas non plus confondre les islamistes et les fondamentalistes. Nous sommes contre les extrémistes, mais l’ANC est ouverte à tous les Algériens, qu’ils soient islamistes ou laïcs. Nous préparons un congrès qui est ouvert à toutes les sensibilités politiques, sans exclusion.
 
Lors du meeting de l’ANC à la salle Atlas à Alger, vous avez quand même accueilli chaleureusement Ali Benhadj. Comment expliquez‑vous la présence de cet ancien responsable du FIS dissous ?
 
Non, il n’y a pas eu d’accueil chaleureux pour Ali Benhadj. Aucune invitation n’a été envoyée à cette personne. Certains participants lui ont demandé de faire une intervention, mais nous avons refusé. Seuls les membres de l’ANC étaient autorisés à le faire. Pour ce qui est des applaudissements, nous avons trouvé cela normal. Vous savez que la salle Atlas se trouve à Bab El Oued.
 
Pour la précision, nous avons voulu organiser le meeting à la coupole du 5 juillet, mais il fallait payer 900 000 dinars. Pour la salle Atlas, nous avons payé 230 000 dinars. Pourtant, elles (les autorités, NDR) ont dit que les salles étaient gratuites pour les meetings populaires.
 
Depuis le début des contestations sociales, le président et le premier ministre n’ont rien dit. Comment expliquez‑vous ce silence ?
 
Ils n’ont aucune stratégie pour gérer les évènements en cours. Ils n’accordent pas au peuple l’importance nécessaire. Dans d’autres pays où les évènements sont moins importants qu’en Algérie, nous avons vu, à chaque fois, les interventions du premier responsable qui s’adresse directement à la population. Je pense que nos dirigeants n’ont aucune stratégie pour qu’ils puissent parler directement au peuple. En plus, ils ne sont pas sensibles aux préoccupations des populations. La bonne gouvernance est basée sur une règle simple : « dire ce que tu vas faire et faire ce que tu as dis ».
 
Est-ce que le président Bouteflika a tenté de vous convaincre de revenir au gouvernement ?
 
Non, jamais ! Je n’ai de contacts avec aucune partie du pouvoir. Je n’ai été contacté par aucun parti de l’Alliance présidentielle. J’avais quitté le gouvernement (en 2001, NDR) par conviction parce que le régime n’est pas sur la bonne voie. Je suis convaincu qu’il faudrait un changement total du système et pas un changement des hommes.
 
Benbitour sera-t-il candidat à la présidentielle de 2014 ?
 
Je pense qu’il n’y aura pas de présidentielles en 2014. Je ne milite pas pour devenir président, mais pour obtenir un changement total du régime. J’ai donné une feuille de route pour arriver à ce changement qui ne peut pas venir de l’intérieur du système. Ce changement peut être obtenu si les trois facteurs suivant sont réunis : une pression forte et durable de la société civile pour exiger un changement total du régime ; la présence d’une alliance des forces favorables au changement capable de représenter une force de négociation et une étincelle.
 
Comment arriver à ce changement total du régime ?
 
Il faut une volonté de changement à l’intérieur du régime et à l’extérieur, au sein des forces de l’opposition réunies au sein d’une alliance. Lorsque les deux parties sont convaincues d’aller au changement qui est inévitable, le changement se produira. Par exemple, six personnalités nationales crédibles et compétentes sont capables de mener et de concrétiser ce changement, via deux étapes. La première étape peut s’étaler sur trois mois durant lesquels un programme médiatique sera élaboré pour convaincre les Algériens que nous sommes entrés dans la phase du changement.
 
Ce programme ne sera efficace que s’il y a une véritable liberté d’expression qui comprend la présence de télévisions et de radios, non contrôlées par le régime. La réussite de ce programme dépend aussi de l’ouverture du champ politique, de l’autorisation de nouveaux partis politiques et de la levée réelle de l’état d’urgence. Durant cette étape, un nouveau gouvernement  sera choisi et une feuille de route sera définie pour la seconde étape. Cette dernière comprend la désignation d’un gouvernement de transition pour une période de 12 mois avec comme objectifs la préparation d’élections présidentielles anticipées et de législatives ainsi qu’un référendum pour une nouvelle constitution. Le groupe des six aura la charge de contrôler le gouvernement et d’ouvrir le débat avec la société civile pour la révision de la Constitution.
 
Si on vous propose de diriger la période de transition, allez-vous accepter ?
 
Peu importe celui qui dirigera la transition. Je peux mener la transition et gérer l’après‑transition. Mes idées sont claires. Mais aujourd’hui, je ne travaille pas pour des postes. Mon but est de contribuer au changement.

****************

Mourad Ouchichi. Professeur d’économie à l’université de Béjaïa
«L’Etat algérien est source d’inflation»


26.03.11 Hocine Lamriben elwatan.com
http://www.elwatan.com/actualite/l-etat-algerien-est-source-d-inflation-26-03-2011-117705_109.php

- La Banque d’Algérie prévoit de mettre en circulation un billet de 2000 DA au motif de «rafraîchir la monnaie fiduciaire» et d’assurer «une disponibilité accrue». Pensez-vous que ce choix est susceptible d’enrayer le manque de liquidités dans les bureaux de poste ?
 
Je ne vois franchement pas de lien direct entre la  mise en circulation d’un nouveau billet de banque et le fait de vouloir pallier le manque de liquidités dans les bureaux de poste. L’explication de cette «trouvaille» du gouvernement réside dans le développement accéléré du phénomène d’inflation, lui-même résultat de décennies de contradictions dans la conduite de la politique économique du pays. A ce rythme, le gouvernement serait contraint, dans les années à venir, d’imprimer des billets de 5000 DA et, pourquoi pas, la ridicule idée de 10 000 DA à laquelle les mêmes «responsables» avaient songé dans les années 1990. Le manque de liquidités dans les bureaux de poste est le résultat automatique de «l’informalisation» à grande échelle de la sphère marchande algérienne. Au lieu d’engager les réformes économiques structurelles visant la destruction des mécanismes rentiers du système pour donner naissance aux dynamiques d’accumulation, les «technocrates» d’Alger ont, encore une fois, recours aux politiques de replâtrage dont les conséquences se font chaque jour sentir par des pans entiers de la société. C’est ce manque de courage politique d’engager une radicale et franche transition économique qui explique les bricolages et autres contradictions qui caractérisent les mesures économiques des autorités algériennes depuis des décennies.  

- Récemment, le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, soutenait que le manque de liquidités dans les bureaux de poste était dû à l’augmentation des salaires. Etes-vous de cet avis ?


Encore une fois, on tombe dans les explications simples pour ne pas dire simplistes. Rappelons qu’il y a quelques mois, un «haut responsable» expliquait le manque de liquidités dans les bureaux de poste par le refus des Algériens d’utiliser, dans leurs transactions, les chèques et la carte bancaire ! Ce genre d’explications est révélateur de la coupure profonde entre le régime politique en place et la société. Cette impression qu’ont les Algériens que ceux qui les gouvernent vivent sur une autre planète n’est pas du tout infondée. Il est vrai que près de 50 ans d’enfermement et d’autoritarisme ne peuvent conduire que vers la rupture – dans tous les sens du terme – entre gouverneurs et gouvernés. Il est aussi vrai que la plupart des «décideurs» algériens ne vivent pas, moralement et souvent même physiquement, en Algérie. Seul le changement radical du système par l’instauration d’un Etat de droit qui peut mettre fin à ce décalage entre la société et ceux qui gouvernent.

- Pour répondre à la contestation sociale, le gouvernement lâche du lest en décidant des augmentations salariales pour certaines corporations.  L’Algérie ne risque-t-elle pas une poussée inflationniste ?

Parfaite question. Dans une ultime tentative de manœuvrer pour se maintenir au pouvoir, le régime en place tente d’acheter la paix sociale par la corruption des consciences. Afin d’éviter que ce vent de changement qui souffle sur les pays du Maghreb et du Machrek n’atteigne l’Algérie, on recourt, comme d’habitude, à la dépense publique. Les dernières «augmentations» de salaires et les différentes mesures pour faciliter, dit-on, l’insertion des jeunes s’inscrivent dans cette perspective. Or, la profusion des signes monétaires sans contrepartie réelle en biens et services produit l’inflation.

Cette dernière, au-delà de ses effets immédiats sur le pouvoir d’achat, fausse les rapports de production et d’échange en empêchant la dialectique prix/salaire de déterminer le niveau de rentabilité des capitaux et le degré de productivité de la force de travail dans les conditions de la concurrence internationale.

C’est pourquoi on assigne généralement aux politiques économiques, à travers les politiques monétaires et budgétaires, l’objectif primordial de lutter contre l’inflation. Le débat au niveau de la théorie économique, depuis la grande crise de 1929 à ce jour, est dominé par la question de l’inflation et les moyens adéquats pour l’endiguer.  Tandis que les faits et les théories économiques convergent pour faire de la lutte contre l’inflation un objectif prioritaire des Etats, l’Etat algérien, de par ses conceptions et pratiques économiques, est source d’inflation. Il injecte des sommes colossales à fonds perdus pour éponger le déficit des entreprises publiques, éviter la contestation sociale etc., afin d’éviter que les problèmes économiques n’aient les prolongements politiques qui poseraient la question de la légitimité du pouvoir, de la nature de l’Etat et de la place de la société civile.Mais quand l’inflation est structurelle, elle segmente le marché, érode le pouvoir d’achat des revenus fixes et provoque des transferts colossaux de valeurs des détenteurs de revenus fixes vers les couches sociales à revenus variables (commerçants, entrepreneurs…). Ces phénomènes sont particulièrement manifestes en Algérie, notamment ces dernières années. Tant que le régime politique utilise les ressources économiques (la rente pétrolière) pour se maintenir au pouvoir, cette situation va persister en s’aggravant.

Seule une double transition politique et économique radicale pourrait sauver l’avenir du pays. Ce débat, longtemps évacué, est plus que jamais nécessaire aujourd’hui, d’autant plus que la situation interne et externe est favorable. Au plan interne, les ressources monétaires dont dispose le pays faciliteront la prise en charge du coût social des changements systémiques que nécessite la  transition économique.

Au plan externe, la formidable dynamique libérée par les changements chez nos voisins immédiats et dans la politique étrangère des USA et des pays occidentaux est un atout indéniable entre les mains des partisans de la réforme. Est-ce que les décideurs algériens vont  se rendre à l’évidence et engager le pays dans le sens de l’histoire ? Ou, encore une fois, choisiront-ils le statu quo meurtrier ?

Seul l’avenir nous le dira.
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« Répondre #113 le: 01/11/2011 - 09:43:12 »

http://en.wikipedia.org/wiki/MF_Global

http://www.mfglobal.com/


Faillite géante d'un courtier sur matières premières

Mis à jour le 31/10/2011 à 20:50 | publié le 31/10/2011 à 19:36

http://www.lefigaro.fr/societes/2011/10/31/04015-20111031ARTFIG00559-faillite-geante-d-un-courtier-sur-matieres-premieres.php

MF Global, placé sous la protection du Chapitre 11 de la loi sur les faillites, est devenu la principale victime américaine de la crise de la dette dans la zone euro.

La crise de la dette européenne a fait sa première victime de taille aux États-Unis. MF Global, spécialiste de l'intermédiation sur les marchés à terme, notamment de matières premières, s'est placé ce lundi sous la protection de la loi sur les faillites. Avec ses 41 milliards de dollars d'actifs, le courtier représente la huitième plus importante faillite aux États-Unis en trente ans.

Il aura fallu moins d'une semaine pour sceller le destin de la firme, dirigée depuis mars 2010 par la star Jon Corzine, ancien patron de Goldman Sachs et ex-gouverneur du New Jersey. En annonçant mardi dernier une perte surprise de 190 millions de dollars, le courtier, qui emploie 2 870 salariés, avait révélé qu'il détenait une position spéculative de 6,3 milliards sur la dette souveraine européenne, surtout italienne et espagnole. Face à l'ampleur de ce portefeuille, qui se compare à 2,5 milliards de dollars de capital, les agences de notation avaient placé MF Global dans la catégorie spéculative.

De ce fait, ses opérateurs s'étaient vu refuser l'accès aux marchés, de Nyse Liffe au Chicago Mercantile Exchange. Selon le Wall Street Journal, MF Global a tenté tout le week-end de se vendre à un concurrent, Interactive Brokers, qui aurait fait une offre initiale à 1 milliard de dollars, mais ces négociations ont échoué. La faillite était dès lors inéluctable. Selon les médias américains, les traders de MF Global ont reçu ce matin l'ordre de liquider leurs positions en moins de dix minutes. Les spécialistes étaient confiants sur le fait que la faillite du courtier ne devrait pas déstabiliser les marchés. Selon les documents déposés au tribunal, JPMorgan apparaît comme le plus exposé, devant Deutsche Bank IC.

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Dépôt de bilan d'un important courtier américain à cause de la crise de la dette européenne

Imen Hazgui Publié le 31 Octobre 2011

http://www.easybourse.com/bourse/financieres/article/20847/depot-de-bilan-dun-important-courtier-americain-a-cause-de-la-crise-de-la-dette-europeenne.html

(Easybourse.com) MF Global, un important courtier américain spécialisé dans les matières premières et produits dérivés vient de déposer le bilan aux Etats-Unis. La société paie notamment son exposition à la dette européenne.

MF Global, institution de renom à Wall Street dirigée par un ancien responsable de Goldman Sachs, détenait une position de plus de 6 milliards sur la dette européenne. Plus de la moitié concerne la dette italienne. Cette exposition inquiétait beaucoup ces dernières semaines les régulateurs américains qui ont demandé à l’entité d’augmenter ses fonds propres.

Les agences de notation ont par ailleurs dégradé au plus bas niveau la dette de MF Global. La publication des résultats mardi avait fait ressortir des pertes largement supérieures aux attentes.

Ainsi, l’action a perdu près de 70% sur la seule dernière semaine. Pour tenter de s’en sortir le courtier a imaginé céder des actifs mais sans succès.

Ce dépôt de bilan a pesé sur les valeurs bancaires françaises dans la mesure où se pose la question de leur exposition à ce courtier.

On sait déjà que JP Morgan et Deutsche Bank comptes parmi les créanciers non garantis les plus importants.

************

Affaibli par la dette européenne, le courtier MF Global dépose le bilan

LEMONDE.FR avec AFP | 01.11.11 | 08h40

http://www.lemonde.fr/economie/article/2011/11/01/affaibli-par-la-dette-europeenne-le-courtier-mf-global-depose-le-bilan_1596669_3234.html

MF Global, l'un des plus grands noms du courtage aux Etats-Unis, a déposé le bilan lundi 31 octobre, devenant ainsi le premier gros groupe de Wall Street victime de la crise de la dette européenne, sur laquelle il avait massivement parié. Le conseil d'administration du groupe l'a placé sous la protection de la loi des faillites afin de "protéger ses actifs", indique un communiqué de l'entreprise.

Selon le dossier du dépôt de bilan déposé devant un tribunal new-yorkais, elle possédait au 30 septembre 41 milliards de dollars d'actifs et 39,7 milliards de passif, ce qui en fait la huitième plus grosse faillite aux Etats-Unis depuis 1980.

Le dépôt de bilan du groupe, qui emploie environ 2 870 personnes, pourrait envoyer une onde de choc sur les marchés mais ses conséquences ne devraient pas être aussi importantes que l'impact de la faillite de Lehman Brothers en 2008.

Selon le dossier du dépôt de bilan, les plus importants créanciers de MF Global sont JPMorgan Chase et Deutsche Bank. Toutefois, sur les 1,2 milliard de dollars de dettes imputées à JPMorgan, la banque américaine n'en possède réellement que 80 millions et agit pour le reste du montant au nom d'autres établissements financiers, a affirmé une source au sein de la banque.

MF Global, l'un des premiers courtiers en matières premières et produits dérivés dans le monde, était dans une position très difficile en raison des pertes plus lourdes que prévu annoncées la semaine dernière.

Déjà malmené sur le marché depuis l'été, le groupe new-yorkais avait reconnu à cette occasion être exposé à hauteur de 6,3 milliards de dollars à la dette publique européenne, dont plus de la moitié à l'Italie et plus d'un milliard à l'Espagne, deux pays dans la ligne de mire des investisseurs.

D'après le Wall Street Journal, les dirigeants de MF Global ont lancé pendant le week-end une dernière tentative de sauvetage en négociant avec Interactive Brokers Group, qui a envisagé un moment de racheter des actifs du courtier pour environ 1 milliard de dollars.

POSSIBLE FRAUDE

Ces discussions n'ont finalement pas abouti et, selon le New York Times, leur échec est dû à la découverte d'un trou d'environ 700 millions de dollars dans les comptes de la société de courtage. La disparition de ces centaines de millions de dollars confiés à MF Global par des clients pourrait suggérer que ces fonds ont été utilisés de manière illicite par la société, a rapporté lundi le NYT.

L'emplacement "de cet argent n'est pas clair, et une certaine somme devrait refaire surface dans les prochains jours, le temps que le processus de faillite progresse", explique le quotidien américain, citant "plusieurs personnes" proches du dossier. Les autorités boursières enquêtent pour déterminer si la société de courtage a utilisé les fonds de ses clients à ses propres fins, effectuant des placements dans l'espoir de se renflouer. Si les faits étaient avérés, cela constituerait une infraction à une règle d'or de Wall Street.

ÉCHEC PERSONNEL

Le dépôt de bilan de MF Global marque l'échec de la stratégie de son PDG, Jon Corzine. Ancien coprésident de Goldman Sachs et gouverneur démocrate de l'Etat du New Jersey de 2006 à 2010, il avait pris en mars 2010 les rênes de la société, ancienne filiale du britannique Man Group. L'homme était décidé à transformer le courtier en une véritable banque d'investissement, quitte à se lancer dans des paris risqués sur les marchés.

"[MF Global] a renforcé les activités de courtage en nom propre, qui ne marchent pas bien, comme on le sait, en raison des actifs liés à la zone euro, mais aussi à l'énergie ou aux taux d'intérêt. La situation ne pourrait pas être pire, a confié la semaine dernière à l'AFP un ancien cadre du groupe sous couvert d'anonymat. Cela fait seulement un an que cela dure. Avant, on s'occupait juste de gérer les positions des clients, il y avait bien moins de risque."

Le groupe a ainsi investi plus de 6 milliards de dollars dans la dette européenne, dont plus de la moitié dans celle de l'Italie, actuellement dans la ligne de mire des marchés. Avant de faire paniquer ses actionnaires et de faire fuir ses clients, cette position avait inquiété les régulateurs financiers américains, l'un d'entre eux, la Finra, demandant à la maison de courtage d'augmenter ses fonds propres au mois d'août.
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« Répondre #114 le: 11/11/2011 - 11:26:23 »

L'Algérie devrait immédiatement liquider ses euros (future ex-zone euro) et investir dans l'OR et le Dollar américain ainsi que la future monnaie "euroasiatique" (Eurasie) actuellement en cours de négociation entre la Russie, l'Allemagne, l'Angleterre, la Chine, l'Inde et les USA avec comme observateurs le Japon, le Brésil et l'Afrique du Sud.

Cette nouvelle future monnaie "euroasiatique" (Eurasie) devrait intégrer rapidement des pays africains majeurs dans une nouvelle monnaie Afro-Eurasiatique ou l'Afrique du Sud et l'Algérie devront avoir un rôle pivot tant que la Libye et l'Egypte sont hors-service (tant que la Libye et l'Egypte sont hors-service).

Apparemment et dès maintenant, l'Algérie devrait gérer habilement et intelligemment avec des équipes compétentes cette période critique de transition financière internationale car on est maintenant devant un nouveau " Far West " financier international.


That's all folks !,
c'est tout pour aujourd'hui les amis !


DEATH OF THE EURO

Friday November 11,2011 By Macer Hall, Political Editor

http://www.express.co.uk/posts/view/283060

PREPARATIONS were under way last night for the break-up of the euro as Europe’s debt crisis spiralled out of control.

As Treasury officials worked through the night to soften the impact on Britain, David Cameron warned that the single European currency was facing its “moment of truth”.

Business Secretary Vince Cable went further and spoke about “Armageddon” while Brussels officials warned that the chaos threatened to plunge us all into a new recession.

Ministers are understood to be deeply concerned that French President Nicolas Sarkozy and Germany’s Chancellor Angela Merkel are secretly plotting to build a new, slimmed down eurozone without Greece, Italy and other debt-ridden southern Euro- pean nations.

Well-placed Brussels sources say Germany and France have already held private discussions on preparing for the disintegration of the eurozone.
   
At the same time, City insiders yesterday speculated that the “death warrant” for the euro had already been written, with a new economic bloc dominated by Germany and France almost certain to emerge in its place.

Howard Wheeldon, senior strategist at BGC Partners, said the single currency experiment had failed.

“Undoubtedly it has failed. We know the concept of a single currency was flawed right from the start. There were too many big differences, in language, in culture and in the economies. There is absolutely no chance of the euro surviving in its current form. It cannot happen.

“There are limits to what the markets, the people and the voters will accept. That doesn’t mean the euro won’t carry on with fewer members, but it has been a failure.”

Stephen Lewis, of Monument Securities, said the search for some sort of Grand Plan or mega-fund to save the euro was corroding the whole project.

“Whatever they do, the underlying economic divergence will still exist,” he said. “It may be that there is no solution and that it would be better to finance an orderly break-up of the euro.”

Economist Nouriel Roubini said on Twitter: “It will be soon an end-game for the eurozone: restructurings and exits till break-up. Slow motion train wreck.”

And Gideon Rachman, of the Financial Times, said: “The euro is not an end in itself. The single currency is just an instrument, aimed at promoting economic prosperity and political harmony across Europe.

“As the evidence mounts that it is doing the precise opposite, it is time to think not about how to save the euro but about how to scrap it, or at least allow the weakest members to leave. Rather than insisting that the break-up of the euro is unthinkable, Europe’s leaders need to start planning for it.”

The secret plans being drawn up are for the creation of a “smaller eurozone” consisting of “fewer members” who would push towards economic and fiscal union.

Britain would be excluded from the new economic grouping, to the delight of many Eurocrats.

French and German officials have already set up a secretive cabal known as the “Frankfurt Group” to pursue their federalist agenda and bully Britain.

The Brussels source insisted the plan was not about creating a two-tier Europe but a radical re-drawing of the entire euro project.

Mr Cameron, in his starkest assessment of the crisis yet, confirmed that the Government was engrossed in contingency planning for the unravelling of the single currency.

“If the leaders of the eurozone want to save their currency then they, together with the institutions of the eurozone, must act now. The longer the delay, the greater the danger,” he said. “Here in Britain, outside the euro, we must prepare for every eventuality, and that is exactly what we will do.”

Mr Cable went even further by conceding that officials were examining the dangers of an “Armageddon narrative” in the eurozone.

Confirming that the Government’s contingency planning for a euro break-up was well under way, he said: “We have a plan. There’s a lot of scenario planning, thinking about all possible outcomes. We have to deal with the world as it is.”

He added: “I don’t think we should be panicking, and although the situation is very difficult and we’re inevitably affected by it, I think the extreme pessimism and gloom really isn’t justified in this case.”

Conceding that preparations for an economic doomsday scenario were under way, he said: “Certainly it affects our trade and potentially, in this Armageddon narrative, it affects the banking system, but we’re not there yet.

We have a very clear commitment to stabilising our own country’s finances, and for shifting the base of the economy and its investments into manufacturing.”

Official European Union statistics yesterday slashed the growth forecast for the eurozone next year from 1.8 per cent to 0.5 per cent and raised fears that Britain will be hit by the fallout from the euro crisis.

And in a chilling admission that the continent’s debt crisis is having an even more ravaging impact than previously expected, EU finance commissioner Olli Rehn said: “Growth has stalled in Europe and there is a risk of a new recession.

“This forecast is in fact the last wake-up call. The recovery in the EU has come to a standstill and there is a risk of a new recession.”

The revised economic forecast from Brussels slashes predicted growth levels by nearly two thirds compared with six months ago. A section of the report dealing with the British economy said: “Risks from the euro-area sovereign debt markets and the banking sector heighten this uncertainty. As such, a contraction in Gross Domestic Product in at least one of the next few quarters cannot be ruled out.

“However, the outlook for corporate investment and net exports still appears positive enough to justify a forecast of modest positive growth, with the economy expanding by 0.7 per cent in 2011, 0.6 per cent in 2012 and 1.5 per cent in 2013.

“The substantial downward revision from the spring forecast is explained mainly by the bleaker outlook for household consumption, ­corporate investment and exports, offset partially by slower expected import growth.”

In Italy, the threat of crippling interest rates eased slightly as the country’s banks bought £4billion of Government debts and Prime Minister Silvio Berlusconi confirmed he will quit at the weekend.

*********

IDIOT'S GUIDE TO THE EURO CRISIS

Friday November 11,2011  By Simon Edge

http://www.express.co.uk/posts/view/283104/Idiot-s-guide-to-the-Euro-crisis

WE seem to be peering over a financial precipice but it’s one that is so obscured by jargon that very few of us can see the sides of it, let alone the bottom. You may think you’re the only one who doesn’t know what a bond yield or a debt rollover is but you’re in good company.

Greece’s outgoing premier George Papandreou, who has a  master’s degree from the London School of Economics, has admitted he only recently learned what a credit default swap was.

It would be too glib to say in that case it’s not surprising his country is teetering on the verge of bankruptcy. The point is that all this stuff is bewildering in the extreme.

So hopefully our simple guide will help you understand...

How do countries borrow ?

If you have money in a savings account you are essentially lending money to the bank or building society.

The interest you get is your fee. You can usually get a higher rate if you put your savings in a fixed-rate bond.

That’s where you give the bank your money for a fixed term, typically one to five years, and you get a guaranteed rate of interest paid at pre-arranged intervals.

Bonds are also what governments use in order to borrow cash. Instead of individual savers like you or me, the lenders are commercial banks or institutions such as pension funds.

The borrower – Italy, Portugal, Greece or Britain – issues a bond (ie borrows the money) for a fixed term, undertaking to return the cash at a pre-determined point.

Throughout that time it will pay a fixed rate of interest agreed at the start of the loan.

Why have these bonds suddenly hit the headlines ?

When 11 European states ditched their currencies for the euro in 1999 (followed by six more countries later), they allowed the new

European Central Bank to set monetary policy in the new “eurozone”.

This was good news for the weaker economies. Effectively guaranteed by their stronger partners, they found they could borrow money at much more favourable rates of interest than before.

Fuelled by this cheap credit, countries such as Greece (which had an Olympic Games to stage), Italy, Portugal and Ireland embarked on an orgy of spending.

In practical terms it meant they issued lots and lots of government bonds.

So what went wrong ?

As we discovered in the New Labour years, politicians find it very easy to spend their way into their voters’ good books, knowing that paying the debt back will be someone else’s problem.

In Greece and Italy much of the borrowed cash went on public-sector wage rises.

In the global financial meltdown that followed the collapse of Lehman Brothers bank in 2008 all economies contracted and it became painfully clear that the governments of the weakest countries in the eurozone had precious little means of paying back the money.

The debt totals in question are massive. While Britain’s entire debt is around 63 per cent of gross domestic product, Italy’s is 120 per cent and Greece owes 160 per cent of GDP.

That’s like having an income of £20,000 a year and debts of £32,000 on your credit card. And the point of bonds is they need paying back on a specific date. Not doing so is defaulting.

Has anyone defaulted yet ?

No, but several countries have come pretty close. With those 10-year bonds maturing virtually on a daily basis, there is always someone needing their money back.

For heavily indebted economies that are spending far more on salaries, services and debt interest than they are raising through taxes, the only way of honouring the debt is to resort to fresh borrowing and suddenly the terms have become much tougher.

For once it is hard to blame the banks for that. With lending to these countries suddenly looking a much riskier proposition, it’s hardly surprising that the lenders are jacking up the rates of interest.

Why is defaulting a big deal ?

If a government defaults on just one bond repayment, the effect will be catastrophic. No lender in their right mind will loan it the money it needs to carry on paying public-sector salaries and the country will run out of cash very quickly.

Countries that control their own currencies can start printing money (as the Bank of England has been doing, under the euphemism “quantitative easing”) but members of the eurozone can’t do that because monetary policy is controlled by the European Central Bank rather than in Athens or Rome.

What are bond yields ?

This is one of those confusing terms that make the situation seem impossibly technical. But it’s worth mastering because rising bond yields are a sign that a country is getting into deeper and deeper trouble.

The yield is the return a lender can expect to make on a sovereign debt issue.

In the simplest case it’s basically just the interest as a percentage of the original loan.

But there’s also a secondary trade in government bonds – if I start losing confidence that I’ll get my cash back at the end of the loan period I may prefer to cut my losses and sell the bond at a discount to someone else. For the new owner of the bond that pushes the yield up.

Bond yields rise when lenders sell off their bonds and they are therefore the equivalent of a plummeting share price.

This week the bond yields on Italian sovereign debt passed the seven per cent mark, which economists regard as the upper limit of repayability. That’s why it all looks so serious now.

If it’s just the eurozone, why should we worry ?

It’s hard to overstate the potential hazards. Greece has already had two massive bailouts to stop it defaulting, and Ireland and Portugal have had one each.

This basically involved the European Union and the International Monetary Fund stumping up further loans on easier terms on condition that the governments in question enacted tough austerity measures to try to reduce their debt.

The donors weren’t doing this out of the goodness of their hearts. Greek, Irish and Portuguese sovereign debt is held in British, French, German and US banks which could be severely weakened if those countries started defaulting on their capital repayments. The domino effect doesn’t bear thinking about.

Even if default is avoided, the eurozone economies are already suffering as austerity measures kick in and consumer demand slows. With 40 per cent of Britain’s exports going to the eurozone, recession there is the last thing we need.

How bad is it going to get ?

The crisis in Italy is seriously scary. While Portugal, Ireland and Greece received bailouts because they were regarded as too big to fail, Italy – the third largest economy in the EU and the eighth largest in the world – could be too big to save.

The only course of action may be for the ECB to print euros and buy up Italian debt, which the Germans have been resisting because it smacks of the last frantic days of the Weimar Republic.

Another option would be for Italy to leave the euro.

It could return to the lira which it could devalue thereby reducing the cost of its exports and establishing the conditions to rebuild its economy.

Such eurosceptics as MEP Daniel Hannan say this might actually be the best hope, reducing the national antagonisms which are said to be soaring within the EU as a result of this extraordinary crisis.

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France plots eurozone 'breakaway group’

By Bruno Waterfield, Brussels 10:08PM GMT 10 Nov 2011

http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8882643/France-plots-eurozone-breakaway-group.html

France is drawing up plans to create a breakaway organisation of eurozone countries with its own treaty, parliament and headquarters – a move that could significantly undermine the existing European Union.

The proposal would see a formal "union within a union" created, but would lead to a significant deterioration in Britain's influence in Europe.

David Cameron is drawing up urgent plans to stop Britain being "railroaded" into agreeing to decisions taken by the new eurozone bloc.

France and Germany are understood to want to strengthen the union between eurozone countries with new taxes and legal measures to stop nations borrowing and spending too much in future.

Weaker countries such as Greece could even be barred from the new eurozone, under radical suggestions from some of those involved in discussions over the plan.

It comes amid growing concerns that France could be the next nation to become embroiled in the single currency crisis.

Gordon Brown, the former prime minister, said France was "in danger of being picked off by the markets in the coming weeks and months".

Angela Merkel, the German Chancellor, has warned Mr Cameron that unless he accepts unconditional changes to the Lisbon Treaty a split will take place, leaving Britain isolated and in a voting minority within the EU.

"She explicitly told Cameron that if there was no treaty change at the level of the 27 EU members then others will peel off, which is not what she wants," a senior EU diplomat told The Daily Telegraph. According to diplomatic notes, Mr Cameron is pushing for "concrete and effective mechanisms" to "ensure essential economic interests of non–participating member states are fully protected".

Friday is expected to be another crucial day in the ongoing crisis as Italian politicians vote on plans to cut public spending and delay retirement.

European leaders are hoping the vote will be passed, paving the way for Silvio Berlusconi to be replaced as prime minister.

Greece on Thursday finally installed a new prime minister – Lucas Papademos, a former central banker – and the country is expected to unveil its national unity government today.

EU diplomatic sources indicate that Britain is fighting France and Germany to resurrect the "Ioannina compromise", which would allow a blocking minority of countries to stop the new eurozone vanguard bloc pushing decisions through the EU.

The mechanism, named after a meeting of EU foreign ministers in the Greek city 17 years ago, was abandoned by Tony Blair during negotiations for the Treaty of Nice in 2000.

A Government spokesman said: "Discussions about possible further changes to the EU treaties are at a very early stage. But we are clear that any changes would need to protect the rights of those countries in the EU but outside the eurozone, and ensure that any additional enforcement measures would not apply to the UK as a result of our opt-out from the single currency." Any proposals to change the EU treaties must also be agreed by all member states."

Jean-Claude Piris, a former senior EU official, has come out of retirement to "help the eurozone in the current crisis" by working on a blueprint for the new union and its separate institutions. Mr Piris is the "eminence grise'' of EU legal texts and is credited with the Lisbon Treaty, the failed EU Constitution and their predecessors, the Nice, Amsterdam and Maastricht treaties.

He has argued that it would be “far better” to create “an avant-garde group, probably based on the current 17 members of the euro area” than attempt treaty change.

“Willing euro members would conclude an additional treaty compatible with international and EU law,’’ he wrote in a paper circulated last week. ''This would contain additional obligations for them, as well as a definition of the organs and rules that would govern their supplementary co-operation in the best way possible.”

The emphasis by Mr Piris on “willing” members and ''additional obligations’’ has stoked rumours, denied in Paris, that Nicolas Sarkozy, the French president, is trying build a smaller eurozone without the highly indebted or bailed-out countries of Greece, Ireland, Portugal or Italy.

Speaking yesterday, Mrs Merkel insisted that Germany would not support a smaller eurozone.

“We have a single goal and it is to stabilise the eurozone as it is today, to make it more competitive, to make progress in balancing budgets,” she said.

Michael Meister, the Bundestag finance spokesman for Mrs Merkel’s Christian Democrats, said “such a shrinking process would be deadly for Germany”. He added: “It would be a deadly development for an export country like Germany.’’


S&P says mistakenly announced French downgrade

Nov 10 12:34 PM US/Eastern

http://www.breitbart.com/article.php?id=CNG.e8ba3a17d9d6a9c6b1271ab17326ef64.21&show_article=1

Ratings agency Standard and Poor's said Thursday that it had mistakenly announced to some of its clients that it had downgraded France's top "AAA" credit rating, at a time when many in the markets are speculating on just such a move.

"As a result of a technical error, a message was automatically disseminated today to some subscribers of S&P's Global Credit Portal suggesting that France's credit rating had been changed," S&P said in a statement.

"This is not the case: the ratings on Republic of France remain 'AAA/A-1+' with a stable outlook and this incident is not related to any ratings surveillance activity. We are investigating the cause of the error."

The agency's embarrassing error came as the spread between France's 10-year government bond rates and Germany's hit new record highs, in a sign of markets' failing confidence in non-German eurozone debt.

President Nicolas Sarkozy's government has launched an austerity programme and insists its finances are under control, vowing to balance its budget by 2016 despite the economic slowdown and trouble in eurozone neighbour Italy.

But another ratings agency, Moody's, warned France last month its "financial strength has weakened" and that it was "among the weakest of its AAA peers".

Meanwhile, many commentators warned Thursday that the bond spread with Germany and rising French borrowing costs show that the markets already regard French debt as riskier than its perfect rating implies.

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Cette crise qui défait les gouvernements de la zone euro

Après l'Irlande, la Grèce, l'Italie et bientôt l'Espagne, à qui le tour ?


10 novembre 2011 Par QUENTIN GIRARD

http://www.liberation.fr/monde/01012370594-cette-crise-qui-defait-les-gouvernements-de-la-zone-euro?google_editors_picks=true

Bérézina chez les instantes dirigeantes des pays de la zone euro. Ces derniers jours, deux Premiers ministre sont tombés : le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, et le Grec Georges Papandréou. Ce n'est pas tellement surprenant. Presque tous les pays les plus touchés par la crise ont vu leurs gouvernements perdre de leur légitimité et, souvent, s'effondrer. La crise de la dette a eu pour effet de complètement rebattre les cartes politiques de la zone euro. Et ce n'est pas fini. Round-up en quatre étapes :


1. Les gouvernements qui ont déjà basculé


L'Irlande Centre > Centre droit

Brian Cowen, en fonction depuis mai 2008, a été la première victime de la crise, en mars 2011. Après des années de très fortes croissances où Dublin était considéré comme un eldorado, tout a basculé. Son parti, le Fianna Fail (centre) a subi une déroute aux législatives, remportant seulement une vingtaine de sièges alors que l'opposition en empochait 113. Brian Cowen a quitté la politique et a été remplacé à la tête du pays par Enda Kenny du Fine Gael, parti de centre droit. Le gouvernement de coalition mis en place a repris les grandes lignes du plan de sauvetage.


Le Portugal Gauche > Centre droit

La deuxième victime est un socialiste, José Socrates. Elu en 2005, il a perdu les élections législatives de juin 2011 face à Pedro Passos Coelho, du Parti social-démocrate (centre droit). Avec seulement 28% des suffrages, son partie paye durement trois plans d'austérité en moins d'un an et un «repêchage international» en mai, avec 78 milliards d'euros de prêt. «Les Portugais ont puni ce père la Rigueur dont le mérite a été de ne pas donner dans la démagogie et d'annoncer des temps à venir encore plus difficiles», indiquait alors le Diário de Notícias. Sauf que les Portugais ont choisi quelqu'un qui a promis d'être encore plus strict. Et les partis qui ont fait campagne en déclarant qu'ils refusaient de se soumettre au FMI n'ont pas fait recette.

 

L'Estonie Droite > Droite

Le pays balte, l'un des derniers entrants dans la zone euro, fait figure de presque-anomalie. Malgré sa promesse de plus d'austérité, le gouvernement conservateur sortant a remporté les élections en mars 2011. «Nous n'avons pas promis le nirvana avec l'euro. Il faut poursuivre la discipline fiscale», expliquait alors Martin Poder, responsable des affaires européennes au ministère des Finances.
 

2. Les gouvernements qui sont en train de chuter


La Grèce Gauche > Alliance socialistes-conservateurs


Geroges Papandréou III, dit «le Petit», va donc finalement quitter le pouvoir. Après avoir résisté pendant plusieurs mois à la crise, l'annonce du référendum – vu comme un coup de Jarnac par ses partenaires européens – a sans doute sonné le glas de sa légitimité. «J'adresse tous mes vœux de réussite au nouveau Premier ministre», a affirmé Papandréou mercredi après-midi, sans toutefois encore nommer son successeur. Les tractations ont débuté hier soir et ont recommencé ce jeudi matin, les candidats ne se bousculant pas pour récupérer ce poste empoisonné. Des élections anticipées se dérouleront le 19 février.


L'Italie Droite > ...

Des affaires en tous genres au bunga-bunga, Silvio Berlusconi avait résisté à tout jusqu'à mardi, et la perte de sa majorité à la Chambre des députés. Celui qui avait été rappelé à l'ordre par le FMI et le G20 la semaine dernière – placé «sous surveillance» – a voulu être César jusqu'au bout, souhaitant «voir en face qui aura le courage de me trahir». En vain. Selon une étude publiée par la banque Barclays, l'Italie aurait atteint «le point de non-retour». Le maintien de Silvio Berlusconi devenait impossible pour l'opposition et ses alliés.

Les mesures budgétaires et les réformes économiques promises à l'Union européenne devraient être adoptées en fin de semaine, puis le richissime homme d'affaires remettra son mandat. Pour l'instant, on ne sait pas encore s'il y aura des élections anticipées, ou un nouveau gouvernement de coalition. Jeudi matinpour sa succession, Berlusconi a apporté son soutien à Mario Monti, économiste et commissaire européen pendant dix ans, qui a été nommé la veille sénateur à vie.


La Slovaquie Centre droit > ...

«Vous avez voté, non ? Eh bien, vous allez revoter» fut en substance ce que l'Union européenne fit comprendre à la Slovaquie lorsque le Parlement rejeta le renforcement du Fonds de secours de la zone euro, début octobre. Et si le FESF a bien été adopté quelques jours plus tard, le gouvernement de centre droit d'Iveta Radicova n'a pas résisté au premier refus, l'opposition sociale-démocrate ayant négocié son soutien au plan en l'échange d'organisation des élections anticipées qui se dérouleront en mars 2012.
 

3. Les gouvernements qui vont chuter


L'Espagne Gauche > ...

Arrivé au pouvoir juste après les attentats de Madrid en 2004, le Premier ministre socialiste, José Luis Rodríguez Zapatero, a décidé fin juillet d'avancer de quatre mois les élections législatives, initialement prévues en mars 2012. Elles se dérouleront donc dimanche prochain et la gauche n'a pratiquement aucune chance. Tous les sondages donnent largement gagnant le chef du Parti populaire (PP), Mariano Rajoy, loin devant Alfredo Pérez Rubalcaba, la tête de liste du Parti socialiste (PSOE).

Dans un pays très énervé par les mesures de rigueur et qui a vu naître le mouvement des Indignés, le probable futur vainqueur veut intensifier les coupes budgétaires.
 

La Slovénie Centre gauche > ...

Le petit pays va connaître en décembre les premières élections législatives anticipées de son histoire. Elles font suite au rejet, le 20 septembre dernier, de la motion de confiance présentée par le gouvernement dirigé par le Parti social-démocrate de Borut Pahor. La coalition en place a échoué à faire passer de nombreuses réformes, notamment celle des retraites, exigée par le FMI et la Commission européenne. La Fondation Robert Schuman note elle que «la Slovénie a été le pays le plus touché des 27 Etats membres de l'UE par la crise financière internationale, en raison de sa dépendance aux capitaux étrangers et aux exportations.»

Comme toujours, l'alternance risque de jouer et les partis de droite sont favoris, même si des affaires menacent Janez Jansa, le leader du Parti démocrate, la principale formation.
 

4. Ceux pour qui c'est mal parti
 

La France Droite > ...

La gauche est largement favorite pour les prochaines élections – présidentielle et législatives. Depuis son élection en 2007, l'UMP a perdu tous les scrutins, jusqu'à la défaite historique au Sénat en septembre dernier. Et l'activisme de Nicolas Sarkozy au G20 ou en Libye n'a pour l'instant pas inversé la tendance. Toutefois, un nouveau sondage du CSA-Les Echos, montre que sa cote de confiance est en forte hausse ce mois-ci, passant de 32 à 40%.

Pour se maintenir au pouvoir, la stratégie de la droite est claire, jouer le plus possible sur la rigueur et l'orthodoxie budgétaire face à ces socialistes qui ne penseraient qu'à dépenser.


L'Allemagne Droite > ...

Même Merkel... Alors que certains analystes déclarent que l'Allemagne fait désormais la loi dans la zone euro, son parti, le CDU, cumule les échecs électoraux. En septembre dernier, les conservateurs ont été défaits largement dans cinq Länders sur sept dont celui de Hambourg, la deuxième ville du pays et dans l'industriel Bade-Wurtemberg qu'il contrôlait depuis près de soixante ans.

Lors d'un sondage début novembre de l'institut Forsa pour l'hebdomadaire Stern, 46% des personnes interrogées jugeaient que la chancelière n'avait pas géré correctement la crise de l'euro. Réélu en 2009 après un premier mandat de quatre ans, Angela Merkel a annoncé qu'elle en briguera un troisième en 2013. Si les sondages la placent pour l'instant derrière ses adversaires du SPD, il reste encore du temps.

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It’s The End Of The Eurozone As We Know It

But the agenda for centralized economic tyranny remains the same


Paul Joseph Watson Infowars.com Friday, November 11, 2011

http://www.infowars.com/its-the-end-of-the-eurozone-as-we-know-it/

Stick a fork in it, the eurozone as we know it is done. That’s the message we’re hearing from every media outlet and talking head this morning. But whether the EU survives in its current incarnation or takes on a new form, the agenda remains the same, the evisceration of all national sovereignty and the centralization of power into a dictatorial federal superstate.

Words like “depression,” “collapse,” and “apocalypse,” are not normally uttered by people in positions of power, but such terms have become the staple of this week’s news diet, as the deepening of the euro crisis begins to make headlines about Greece look like they should be consigned to the “and finally” segment.

- President of the European Commission and Bilderberg luminary José Manuel Barroso last night warned that any break up of the eurozone would cause a continent-wide “depression,” shave 50 per cent off GDP and cost a million jobs in Germany alone.

- The UK Treasury and the Bank of England are making contingency plans for “economic armageddon” should the eurozone collapse. Business secretary Vince Cable said that Britain was was preparing for “all eventualities,” including the breakup of the euro.

- The Secretary-General of the Ibero-American Secretariat Enrique Iglesias warns that the crisis will “definitely” impact countries in Asia and Latin America, calling for preventive measures to protect against the “chain reaction” of a eurozone collapse.

- France and Germany are secretly plotting to cut their losses and create an entirely new eurozone absent problem countries in a last ditch effort to save the European project.

Whether such apocalyptic rhetoric is a ruse designed to concentrate more power into the hands of the EU as part of the drive towards a federal superstate remains to be seen. The fact that the euro currency itself has actually risen over the past 48 hours suggests that the collapse is by no means imminent.

We know that the agenda is to create a centralized European economic government that would dictate decisions to all member states. Whether that takes the form of a newly stripped-down eurozone or whether it will come into being as a result of Brussels exploiting the current crisis to pose as saviors matters little – the goal remains the same.

Eurocrats are keen on exploiting the debt crisis in a bid to create a “United States of Europe” led by European Council president Herman van Rompuy, a move that frighteningly parallels plans by top Nazis, may of whom went on to found the EU, and their mission to build a continent-wide economic government.

For months, EU leaders have been fearmongering over the consequences of member states abandoning the single currency, warning that a euro collapse would lead to martial law and even civil war.

Their “solution” is to hand themselves even more power to create a common economic policy that all member states would be forced to follow at the expense of their national sovereignty, a de facto financial government for the whole of Europe.

Whatever the outcome, the fact remains that the euro single currency has been a miserable failure. Currency unions are only ever as strong as their weakest member. This completely undermines the case for a global currency, an idea that has been promoted frequently by globalists.

Back in June, top elitist and Harvard Professor Kenneth Rogoff wrote in the Financial Times that the collapse of the euro would put an end to the dream of multi-regional currencies like the Amero.

“The euro experiment has also brought us to a crossroads in the whole international monetary system,” warned Rogoff. “Will our grandchildren inherit a world with a huge number of national currencies, or a very small number of multi-country currencies?”

Since the single currency and the eurozone in general have exacerbated the threat posed by “too big to fail” countries like Greece and Italy, in turn menacing economic stability worldwide, we can only hope that the experiment of multi-regional power blocs and currencies, which we were told would provide security yet have ended up giving us the exact opposite, is consigned to the slag heap of history along with the failed euro.

Paul Joseph Watson is the editor and writer for Prison Planet.com. He is the author of Order Out Of Chaos. Watson is also a regular fill-in host for The Alex Jones Show.

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Eurozone collapse 'will send continent into depression’

By Bruno Waterfield 6:20AM GMT 11 Nov 2011

http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8882812/Eurozone-collapse-will-send-continent-into-depression.html


The collapse of the eurozone would cause a crash that would instantly wipe out half of the value of Europe’s economy, plunging the continent into a depression as deep as the 1930s slump, the president of the European Commission has warned.

José Manuel Barroso issued his chilling warning as France began diplomatic overtures to create a eurozone vanguard, potentially with fewer than the 17 existing members of the single currency.

Mr Barroso said that if the euro area of the 17 member states or the wider 27-country EU broke apart the estimated initial cost would be up to 50 per cent of European gross domestic product. “It would jeopardise the future prosperity of the next generation. That is the threat that hangs over us,” he said.

In a speech in Berlin aimed at tackling any support for a smaller elite eurozone comprised of the EU’s strongest economies, Mr Barroso warned that the consequence of a split would be a million lost jobs in Germany.

The result of such an economic shock would be emergence of extremism and divisions within Europe, the former Portuguese prime minister told his German audience.

“Populism and sometimes even nationalism raises its head across our continent,” he said. “This is ignoring the global realities as well as our common history that teaches us that this continent is simply too small and too inter-dependent for us to stand apart, to turn our backs to each other.”

Financial markets tumbled yesterday as news broke that MPs in Germany’s ruling Christian Democratic Union party plan to debate a motion next week allowing countries to leave the euro area.

Angela Merkel, the German chancellor, and Nicolas Sarkozy, the French president, first raised the prospect of a country exiting the euro last week when they said that a proposed Greek bailout referendum would be an in-or-out vote on euro membership.

Leaving the currency area is not envisaged under current euro rules.

George Papandreou, the Greek prime minister, scrapped the ballot before stepping down and handing over power to a national unity government.

Reminding Germany of the legacy of the Second World War, Mr Barroso called on Europe’s largest country and economy to “take its responsibilities seriously”.

“Just as the founding fathers had a vision of Europe after two devastating world wars, we must also now act with resilience and with vision towards a Europe that is strong but open,” he said. “Now is Germany’s time to show that it is fighting the cause of a strong, integrated and competitive Europe.”

A eurozone crash, the commission has predicted, would see £10 trillion wiped off the value of the European economy, a catastrophe that would send living standards plummeting to the levels of Latin America.

The shock would wipe out all the gains of Europe’s longest period of peace since the Second World War and herald the political chaos and collapse of governments that ushered in Nazism 80 years ago.

“It would be worse than anything our post-war generation can even imagine,” said an official. “Only those Europeans in their late eighties will have any idea about bad it could get.”

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IMF warns rich states may fall back into recession

By Lesley Wroughton | Reuters 10 Nov 2011
(Reporting by Lesley Wroughton; Editing by Jan Paschal)

http://news.yahoo.com/imf-warns-advanced-nations-may-fall-recession-151610553.html

WASHINGTON (Reuters) - The International Monetary Fund on Friday warned that advanced economies could fall back into recession unless policy-makers move with greater urgency to agree on policies to boost growth.

In a note prepared for the G20 summit in Cannes, France, last week but only published on Friday, the IMF said the economic recovery in advanced economies "remains in low gear."

"Policy paralysis and incoherence have contributed to exacerbating uncertainty, a loss of confidence, and heightened financial market stress," the IMF said.

The fund said advanced economies urgently need to spell out credible medium-term fiscal plans and outline further financial sector reforms. In key emerging economies, governments should allow for faster exchange-rate appreciation, it added.

In particular, the IMF said there was "considerable uncertainty" about how fiscal sustainability will be achieved in the United States, Japan, and some euro area economies.

"To reduce this uncertainty, these economies need to move quickly to put in place credible medium-term consolidation plans, which will help preserve room for adequate short-term fiscal support to the recovery," it added.

The G20 summit was taken up with trying to avert a euro- zone meltdown, in particular in Greece and Italy.

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As The European Debt Woes Spiral Out Of Control

Bob Chapman
International Forecaster
November 13, 2011

http://www.infowars.com/as-the-european-debt-woes-spiral-out-of-control/

http://theinternationalforecaster.com/International_Forecaster_Weekly/As_The_European_Debt_Woes_Spiral_Out_Of_Control

As Chancellor Merkel and PM Sarkozy search for a solution that doesn’t exist they continue to lose credibility. Nothing of substance has been agreed upon that is legal and can be implemented. At the IMF Christina LeGarde is frantically waving her arms like a cheerleader telling anyone that will listen that if the six sovereigns in financial trouble are not aided the euro will fail and peace in Europe will disappear. The elitists are frantic because they cannot find a solution. LeGarde says without help there will be ten years of depression. She obviously hasn’t done her homework. Try 30 or more years. Sarkozy, Merkel and Jans Weidmann council member of the ECB has said the ECB cannot bail out governments by printing money. He is also head of the Bundesbank and said a key lesson of what is being proposed is the hyperinflation in Weimer Republic, which followed WWI. Over in Italy PM Berlusconi, who looks and acts like Benito Mussolini has been unseated and as a result the Italian bond market is on the edge of collapse. There is big pressure downward in stock and bond markets as a result and the US Treasury again attacks gold and silver hoping they can keep gold from breaking about $1,800. The PPT’s ability to achieve this is more than questionable.

At Cannes PM Sarkozy and President Obama discuss what a liar Israel’s PM Netanyahu is. Their candor was accidentally picked up by a supposedly muted speaker. What is now realized is that euro zone government bonds contain unexpected credit risks. All the European politicians and bureaucrats want to save the euro, but their promises and solutions are not worth the paper they are written on. They are so believable that China won’t lend them money. These characters have been kicking the can down the road since last spring with little or no long-term solutions, and no solutions to affect a recovery and create jobs. Austerity has replaced growth and that is expediting a failing economy, even in Germany. If economies don’t grow tax receipts fall and the ability to service debt is impaired. Big euro zone banks are broke just as their counterparts in NYC are. As this proceeds we ask how long can the ECB buy Italian and Spanish bonds?

In Greece a coalition has been made and Mr. Samaras has shown his true colors by backing Trilateral-Bilderberg Lucas Papademos, as interim PM. We hope Greek citizens realize that Papademos will sell them out. It is only a matter of when. The debt deal will probably be ratified, but at what price? Will it bring revolution or a coup? Who knows, but under the circumstances anything goes. 60% to 65% of Greeks oppose the bailout, but 71% want to stay in the euro, which is impossible.

If further austerity measures are taken in Italy there will be demonstrations and violence. In the meantime bond market yields climb; Italy’s access to the bond market lessens and as a result stock markets fall. There is no coordination between the ECB and its members. The French banks and others are selling bonds, which the ECB is being forced to buy. All of these factors lend to political, financial and economic uncertainty. This is a major full-blown crisis and the US realizes that. Why else would they be strongly trying to suppress gold and silver prices? Europe is in disarray and Germany has to come to terms with cutting loose the six loser countries. That means leaving the euro and perhaps the EU. We see no other choice in this unnatural association.

Europe’s banks are leveraged 26 to 1, whereas 9 to 1 is normal. A 4% fall in asset prices will wipe out equity. Debt to equity for corporations is 145% in Portugal, 135% in Italy; 113% in Ireland, Greece 218%, Spain 152% and 89% in the UK. In Germany it is 105% and in France 76%. EU financial problems are endemic not just in the six countries in trouble. Europe is an accident waiting to happen, which we have pointed out for some time. We are now seeing failed bond auctions even in Germany. The sale of EFSF bonds had to be put off due to lack of interest. If it hadn’t been for the ECB buying the bonds of Italy, Spain and Portugal the bond market would have already collapsed. Europe is the catalyst and eventually it probably will take the financial system down. The ECB probably has already bought close to $300 billion in just these countries alone.

European banks are howling that they have to increase capital reserves to 9% by June 30, 2012. In the wings we see $610 billion allocated to bailout by sovereigns, which they believe will be stretched to $1.4 trillion via the use of derivatives. That may never happen if the German Federal Court disallows it. On the other hand more savings would allow further business expansion but are we going to see that in a falling economy?

This last recovery as an example in Germany was caused in great part by an increase in government debt from 74% in 2009 to 83% in 2010, in France 79% to 82% and in Greece and Italy 130% to 160% versus 116%. Thus, it is fair to assume that the recent recovery came from an extension of money and credit. This leveraging now leads to de-leveraging, which may bring balance, but is not good for growing an economy. It diminishes the ability of the economy to generate capital. That means the economies statuses are going to worsen. This results in lower manufacturing activity, which we already see falling. Year-on-year the PMI has already fallen from 54.6 to 47.3 in Germany. The service index is 47.2. Both have been and will continue to fall in tandem. At the same time the ECB has monetized $300 billion by purchasing bonds and that is inflationary. Worse yet the ECB has lifted monetary growth from 9.5% in June to 23% in October. Loose monetary policies cause these problems, but debt is so onerous that they have to continue or they will fall into a deflationary depression. In the meantime inflation grows. There can be no real healthy growth until de-leveraging has ended. The banks and the governments won’t do that for fear of losing control. That means more debt and higher inflation and perhaps even hyperinflation.

In Italy Silvio Berlusconi is off again, on again, as to whether to resign as PM. His closest coalition ally Umberto Bossi of the Northern League, has told him he should resign.

There is no question that Europe’s debt crisis has spiraled out of control. That is something we predicted would happen long ago. Finally, Germany and France are discussing a breakup of the euro zone to allow the six weak countries to exit the euro, but stay in the EU. Italy and Spain show signs of serious trouble and they are simply too big to rescue, because that would bankrupt the solvent countries.

Italy’s 10-year T-notes traded as high as 7.5% and are now back below 7%, but the ECB and other countries, plus perhaps the Fed, were buyers.

We have to laugh as all these bureaucrats and politicians try to save six countries, as their own countries are in serious trouble. Mrs. Merkel, German Chancellor, says it is all so unpleasant. Lady, it is a lot worse than unpleasant. Europe is in a defining moment as they face collapse.

Bob Chapman – James Corbett Interview – Nov. 8, 2011 http://www.youtube.com/watch?v=lE8ABzj28bM&feature=email

Bob Chapman – Radio Liberty 3rd Hour – November 07, 2011 http://www.youtube.com/watch?v=iIL54opt7LM&feature=email

Bob Chapman – The Financial Survival 09 Nov 2011 http://www.youtube.com/watch?v=FBV-diIcbtY&feature=email

Bob Chapman – A Marine Disquisition – 10 Nov 2011 http://www.youtube.com/watch?v=eLcHs5uhUMc&feature=email

As the world economy slows the EU is focusing on growth, because if it doesn’t it will fall behind in a very competitive world. Europe, England and the US, as well as others are facing inflationary depression and then deflationary depression.

There is not from our viewpoint at this time, enough time to make treaty changes. All efforts have to be pointed toward immediate financial solutions and to allow those six nations to exit the euro zone, but allow them to stay in the EU. Recession is fast closing in on the world, just not Europe. If they have to increase money and credit on the short term so be it.

Giving Berlusconi his due, he inherited a can of worms and ran a decent austerity plan. He kept the government and the economy functioning for a few more years. The problem was extreme levels of debt, not the PM.

All of the above ongoing problems should lead to collapse, which means gold and silver prices are headed higher.

Confidence among U.S. consumers rose more than projected in November, offering additional support to the biggest part of the economy.

The Thomson Reuters/University of Michigan preliminary index of consumer sentiment climbed to 64.2 this month, the highest since June, from 60.9 in October. The median estimate of economists surveyed by Bloomberg News called for a reading of 61.5. [This is the theater of the absurd.]

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Eurozone bail-out fund has to resort to buying its own debt

By Harry Wilson and Kamal Ahmed9:30PM GMT 12 Nov 2011

http://www.telegraph.co.uk/finance/financialcrisis/8886380/Eurozone-bail-out-fund-has-to-resort-to-buying-its-own-debt.html


Europe's €1 trillion (£854bn) rescue fund has been forced to buy its own debt as outside investors become increasingly concerned about the worsening eurozone sovereign debt crisis.

The European Financial Stability Facility (EFSF) last week announced it had successfully sold a €3bn 10-year bond in support of Ireland.

However, The Sunday Telegraph can reveal that target was only met after the EFSF resorted to buying up several hundred million euros worth of the bonds.

Sources said the EFSF had spent more than € 100m buying up its own bonds to help it achieve its funding target after the banks leading the deal were only able to find about €2.7bn of outside demand for the debt.

The revelation will be seen as a major failure and a worrying sign of future buyers strike after EFSF officials and their bankers had spent recent weeks travelling the world attempting to persuade key investors, including China's national wealth fund and Japanese government funds, to buy its bonds.

Chinese and Japanese money was crucial to last year's first bond sales by the EFSF, but they have since been dismayed by the eurozone's failure to resolve the worsening debt crisis and alarmed at how fund has morphed from being a rescue facility for European banks into a potentially €1 trillion leveraged first-loss insurer for eurozone governments.

Other European Union funds are also understood to have supported the EFSF's bond sale. The failure of the EFSF will increase pressure on the European Central Bank to effectively become the lender of last resort for the eurozone, a move it has strongly resisted.

At a private breakfast organised by PI Capital last week, Mark Hoban, the Treasury minister, said: "What it doesn't do is provide the next stage of the solution, which is how do you stop this from happening again?" he said.

The move, by the European Investment Bank, will cause more disquiet among non-eurozone EU members who have become concerned about their growing exposure to the cost of rescuing the currency bloc.

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European Ponzi Goes Full Retard As EFSF Found To Monetize… Itself

Zero Hedge
November 13, 2011

http://www.infowars.com/european-ponzi-goes-full-retard-as-efsf-found-to-monetize-itself/

http://www.zerohedge.com/news/european-ponzi-goes-full-retard-efsf-found-monetize-itself

We have long mocked and ridiculed the Fed for being the ultimate ponzi instrument: after all, why worry, when your central bank will buy up almost three trillion in US paper in about 2 years (a very comforting fact for US politicians who never have to fear that those trillions in new porkbills, pardon fiscal stimulus programs, may end up without funding). Well, as it turns out those wily veteran bankers from across the Atlantic have just one upped America yet again.

According to the Telegraph, the abysmal, and barely successful, 3 EUR billion issuance of EFSF bonds (which was originally supposed to be 10 EUR billion, on its very very gradual climb to 1 EUR trillion) had one more very curious feature to it, aside from confirming that it is Dead On Arrival as expected. It turns out that in addition to being the most convoluted and complex creation ever conceived by JPM which is advising Europe on coming up with structured finance products that are so complex nobody will ask any questions and will automatically assume someone else has done the homework, it is also the quintessential ponzi instrument.

The Telegraph reports that the already reduced 3 EUR billion “target was only met after the EFSF resorted to buying up several hundred million euros worth of the bonds.” You read that right: in its first bond issuance since its transformation to the European Bank/Soveriegn Bailout Swiss Army Knife, the EFSF not only failed to raise a minimum token amount, but also had to… buy its own bonds.

We can assume that the money the EFSF needed to fund said purchase came from the money growing tree, as at last check the ECB was still not funding the EFSF with crisp, new zEURq.PK equivalent binary 1s and 0s. But at least we all know what happens when the global ponzi goes full retard.

More on this surreal story which will be promptly buried in the barrage of Monday headlines because an international advisor to Goldman Sachs is now in charge of Italy.

Sources said the EFSF had spent more than € 100m buying up its own bonds to help it achieve its funding target after the banks leading the deal were only able to find about €2.7bn of outside demand for the debt.

The revelation will be seen as a major failure and a worrying sign of future buyers strike after EFSF officials and their bankers had spent recent weeks travelling the world attempting to persuade key investors, including China’s national wealth fund and Japanese government funds, to buy its bonds.

And just in case one monetization vertical was not enough, Europe used, well, all the other ones it could:

Other European Union funds are also understood to have supported the EFSF’s bond sale. The failure of the EFSF will increase pressure on the European Central Bank to effectively become the lender of last resort for the eurozone, a move it has strongly resisted.

At a private breakfast organised by PI Capital last week, Mark Hoban, the Treasury minister, said: “What it doesn’t do is provide the next stage of the solution, which is how do you stop this from happening again?” he said.

The move, by the European Investment Bank, will cause more disquiet among non-eurozone EU members who have become concerned about their growing exposure to the cost of rescuing the currency bloc.

The explanation, for anyone whose brain just exploded, is that despite the marionette rotation at the top, the math of Europe is still not only absolutely hopeless, not to mention meaningless, but somehow just got even worse, because take away the magical powers of modern finance to be one with the ponzi, and Europe would have already imploded.

It also means that our earlier observation that the EFSF is an AA+ equivalent credit instrument has to be revised: pro formaing out the ponzi, means it is at best AA if not A, and most likely D if one takes away all the magic bells and Keynesian whistles, unicorns and other end of the western financial world loopholes that modern finance is forced to resort to every single day to mask the fact that every country in the developed world is now 100% bankrupt.

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Europe fears credit squeeze as investors sell bond holdings

19 Nov, 2011, 12.22PM IST, New York Times

http://economictimes.indiatimes.com/markets/global-markets/europe-fears-credit-squeeze-as-investors-sell-bond-holdings/articleshow/10791117.cms

http://en.wikipedia.org/wiki/Credit_crunch

Nervous investors around the globe are accelerating their exit from the debt of European governments and banks, increasing the risk of a credit squeeze that could set off a downward spiral.

Financial institutions are dumping their vast holdings of European government debt and spurning new bond issues by countries like Spain and Italy. And many have decided not to renew short-term loans to European banks, which are needed to finance day-to-day operations.

If this trend continues, it risks creating a vicious cycle of rising borrowing costs, deeper spending cuts and slowing growth, which is hard to get out of, especially as some European banks are having trouble meeting their financing needs.

"It's a pretty terrible spiral," said Peter R. Fisher, vice chairman of the asset manager BlackRock and a former senior Treasury official in the Clinton administration.

The pullback - which is increasing almost daily - is driven by worries that some European countries may not be able to fully repay their bond borrowings, which in turn would damage banks that own large amounts of those bonds. It also increases the already rising pressure on the European Central Bank to take more aggressive action.

On Friday, the bank's new president, Mario Draghi, put the onus on European leaders to deploy the long-awaited eurozone bailout fund to resolve the crisis, implicitly rejecting calls for the European Central Bank to step up and become the region's "lender of last resort."

The flight from European sovereign debt and banks has spanned the globe. European institutions like the Royal Bank of Scotland and pension funds in the Netherlands have been heavy sellers in recent days. And earlier this month, Kokusai Asset Management in Japan unloaded nearly $1 billion in Italian debt.

At the same time, U.S. institutions are pulling back on loans to even the sturdiest banks in Europe. When a $300 million certificate of deposit held by Vanguard's $114 billion Prime Money Market Fund from Rabobank in the Netherlands came due on Nov. 9, Vanguard decided to let the loan expire and move the money out of Europe. Rabobank enjoys a AAA credit rating and is considered one of the strongest banks in the world.

"There's a real sensitivity to being in Europe," said David Glocke, head of money market funds at Vanguard. "When the noise gets loud it's better to watch from the sidelines rather than stay in the game. Even highly rated banks, such as Rabobank, I'm letting mature."

The latest evidence that governments, too, are facing a buyers' strike came Thursday, when a disappointing response to Spain's latest 10-year bond offering allowed rates to climb to nearly 7 percent, a record. A French bond auction also received a lukewarm response.

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Standard Chartered voit un risque d'éclatement de la zone euro

Créé le 01-01-2012 à 20h15 - Mis à jour à 20h15

http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20120101.REU6154/standard-chartered-voit-un-risque-d-eclatement-de-la-zone-euro.html

LONDRES (Reuters) - Le directeur général de la banque Standard Chartered, Peter Sands, juge de plus en plus possible qu'un ou plusieurs pays quittent la zone euro.

"Nous abordons 2012 avec une perspective très difficile pour la zone euro (...), avec un risque accru de voir des pays sortir de la zone euro", déclare le dirigeant de cette banque essentiellement tournée vers l'Asie, dans une interview que publie le Sunday Telegraph.

"Nul ne doit sous-estimer l'impact que cela aurait, car il serait difficile de gérer le risque de contagion, même s'il s'agit seulement de la Grèce. Les perturbations que cela engendrerait seraient vraiment fortes. Elles auraient des ramifications dans le monde entier".

Matt Falloon; Eric Faye pour le service français

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Standard Chartered sees higher risk of euro split

LONDON | Sun Jan 1, 2012 7:35am EST

http://www.reuters.com/article/2012/01/01/europe-standardchartered-split-idUSL6E8C105D20120101

Jan 1 (Reuters) - The head of Standard Chartered bank sees a growing likelihood of one or more countries leaving the euro zone, telling a Sunday newspaper that political leaders have yet to offer a meaningful solution to the bloc's debt crisis.

"We enter 2012 with a very difficult outlook for the euro zone ... with an increasing possibility of countries actually leaving the euro zone," Peter Sands, chief executive of the Asia-focused bank, told the Sunday Telegraph newspaper in an interview.

"Nobody should underestimate what a big deal that would be, because it would be very difficult to manage the contagion risk, even if it was only Greece. The disruption from that would really be quite significant. That will have ramifications all over the world."

In France, the European Central Bank's Christian Noyer defended the currency union, saying the euro could yet become the world's leading currency if leaders of the 17-nation bloc succeed in tightening fiscal integration.

"In 10 years, maybe the euro will be the world's number one currency," Noyer said in an article for Journal du Dimanche to mark the 10th anniversary of the launch of euro notes and coins.

European Union leaders agreed at an emergency summit in Brussels on Dec. 9 to draft a new treaty for deeper economic union, with Britain the only country among the 27 EU nations declining to join the initiative.

"If we implement all the decisions taken at the Brussels summit we will emerge stronger," Noyer, who is also governor of the Bank of France, said in the article.

However, Journal du Dimanche also published an opinion poll showing 50 percent of French people thought the single currency had been a bad idea, compared with 35 percent who approved.

Euro zone leaders and policymakers have been scrambling to come up with a way to reassure investors and stop the 2-year-old crisis spreading through vulnerable debtor states.

"I think the probability of countries leaving the euro zone has increased because we have had several successive plans announced to solve the problem of the euro zone which simply haven't convinced the market -- and ultimately, the current structure and shape and scope of the euro zone only works if the market believes it's worth supporting," Sands said.

"The solutions available at any one time are not necessarily available at the next step and so I think the solutions base has narrowed because we have missed opportunities."

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Le Brésil se rebelle contre la politique monétaire des pays développés

Par MARC VIGNAUD Le Point.fr - Publié le 06/03/2012 à 09:17

http://www.lepoint.fr/economie/le-bresil-se-rebelle-contre-la-politique-monetaire-des-pays-developpes-06-03-2012-1438249_28.php

Brasilia dénonce la guerre des monnaies provoquée par l'injection massive de liquidités dans le système financier des économies avancées.

Un véritable "tsunami monétaire". Voilà comment Dilma Roussef, la présidente brésilienne, qualifie désormais les conséquences de la politique menée par les banques centrales des grands pays développés. Utilisant une rhétorique très ferme, celle qui a remplacé Lula à la tête du pays a promis jeudi devant un parterre de chefs d'entreprise et de syndicalistes de lutter contre les politiques "perverses mises en oeuvre par les pays riches tels que l'Union européenne qui inondent le marché de dollars".

De fait, pour faire face à la crise financière, les États-Unis, l'Angleterre, l'Europe et le Japon ont beaucoup baissé leurs taux d'intérêt. Pire, la Réserve fédérale américaine, si prompte à dénoncer la sous-évaluation du yuan chinois arrimé au billet vert, n'a pas hésité à inonder le marché de liquidités en achetant massivement des obligations d'État américaines (les deux "quantitative easing", comme on dit dans le jargon financier). Quant à la BCE, elle a accordé aux banques de la zone euro, jeudi dernier encore, près de 530 milliards d'euros sur trois ans, à un taux d'intérêt dérisoire de 1 %, après leur avoir alloué 489 milliards en novembre.

"Carry trade"

Quel rapport avec le Brésil ? L'abondance de liquidités a entraîné une hausse spectaculaire de sa monnaie à cause de l'afflux massif de capitaux qu'elle provoque. Attirés par les perspectives de rendements élevés, les investisseurs (banques, fonds de pension, fonds monétaires américains, hedge funds) placent volontiers une partie de leur argent frais sur des actifs des pays émergents. Ils le font d'autant plus facilement que les perspectives de croissance sont bien supérieures à celles des pays développés pour un risque relativement faible.

Certains misent sur des gains à court terme en utilisant la stratégie dite de "carry trade", qui consiste à s'endetter dans une devise à faible taux d'intérêt, comme le dollar, pour placer les fonds empruntés dans une autre devise à taux d'intérêt plus forts, comme le real (la banque centrale sert 10,5 % d'intérêt) et profiter ainsi du différentiel de taux d'intérêt.

Bilan, le real brésilien s'est apprécié de quelque 9,5 % par rapport au dollar depuis le début de l'année, une tendance problématique pour les exportations du pays, pourtant essentielles pour la croissance. Mais le Brésil est loin d'être le seul pays émergent touché, au point qu'ils se plaignent d'une véritable "guerre de monnaies".

Des flux déstabilisateurs

L'afflux de capitaux pose d'autres problèmes que le renchérissement des exportations. Les investissements réalisés sont en effet souvent des investissements de portefeuille, c'est-à-dire d'achats d'actions et obligations de sociétés sans prise de contrôle, très volatiles. S'ils répondent pour une part à des besoins réels de financement des entreprises visées, ils peuvent donc avoir un effet très déstabilisateur : le flux s'inverse très vite en cas de retournement de la conjoncture ou de montée de l'aversion au risque des investisseurs, qui rapatrient alors massivement leurs capitaux, risquant de déclencher une crise financière majeure.

En attendant, l'afflux a aussi tendance à favoriser l'inflation, déjà tirée par une forte croissance. Les taux d'intérêt élevés, censés lutter contre la hausse des prix, ne sont alors plus efficaces, au contraire. La banque centrale peut bien essayer de réabsorber la création de devise locale liée aux entrées de capitaux, mais cela lui coûte cher, explique Jean-Pierre Allegret, professeur d'économie à l'université Paris-Ouest Nanterre-La Défense.

Les investisseurs étrangers risquent enfin de générer des bulles sur certains actifs, en investissant démesurément sur les actions ou l'immobilier, par exemple. Et quand elles explosent, cela peut faire mal, très mal. Heureusement, ce n'est pas encore le cas.

L'arme du contrôle des capitaux

Pour enrayer le mouvement de hausse à temps, le gouvernement brésilien ne s'est pas limité aux attaques verbales. Comme la Corée du Sud, il a instauré un contrôle des capitaux entrant dans le pays : jeudi, Guido Mantega, le ministre des Finances, a porté de deux à trois ans la durée d'application de l'impôt de 6 % sur les emprunts des entreprises à l'étranger, une mesure qui renforce un mouvement entamé en octobre 2010. Des contrôles parfois tellement nécessaires qu'ils commencent à trouver grâce aux yeux d'institutions comme le FMI, qui y étaient jusque-là très opposés.

Reste que, comme le note Natixis, le Brésil a toujours besoin des sources de financement externes pour augmenter ses investissements, vu le faible niveau de son épargne intérieure. Dilma Roussef devra donc veiller à ne pas décourager les investissements étrangers de long terme.


* Death of the Euro and the Eurozone.jpg (26.18 Ko, 280x400 - vu 7319 fois.)
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« Répondre #115 le: 12/11/2011 - 21:19:04 »

Kader,

comme ils disent " Plus tu t'approche de la lumière, plus ton ombre grandit ".
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« Répondre #116 le: 29/12/2011 - 14:45:24 »

Zone euro : "nous vivons une tentative de coup d'Etat larvé"

LE MONDE D'APRÈS, SELON CHARLES GAVE - 29/12/2011 | 11:17

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20111229trib000674390/zone-euro-nous-vivons-une-tentative-de-coup-d-etat-larve.html

A 69 ans, Charles Gave a créé plusieurs sociétés financières dont la dernière, GaveKal, basée à Hong Kong. Il s'est fait connaître du grand public en publiant "Des lions menés par des ânes" ou "L'Etat est mort, vive l'Etat".

Vous avez été un des premiers à prédire les difficultés de l'euro. Vous trouvez-vous aujourd'hui conforté ?

Depuis la création de l'euro, je n'ai cessé de dire qu'il s'agissait d'un système bancal qui ne peut fonctionner puisqu'il n'existe pas de mécanisme d'ajustement des différences de productivité des pays membres. Autrefois, ces différences étaient réglées par des dévaluations ponctuelles devenues impossibles. Ce qui ne peut s'ajuster a vocation à exploser. Aux États-Unis, il existe aussi des différences de productivité entre États, mais il y a une volonté de vivre ensemble, ce qui, pour Ernest Renan, constituait une nation, qui conduit à accepter que l'on taxe les plus productifs pour payer les moins productifs. Cette volonté n'existe pas en Europe, qui est une civilisation et non un pays. L'euro est donc une tentative, faite par une classe politique de créer une nation européenne. La crise, pense-t-elle, forcera la création d'un État fédéral, de transferts entre les pays et d'un ministère des Finances. C'est une espèce de coup d'État larvé contre les souverainetés qui est en train d'échouer. Car, comme l'a montré le cas de l'Union soviétique, la technocratie, cela ne marche pas. C'est la liberté qui marche.

Vous évoquez une « tentative de coup d'État ». Pourquoi cette tentative : par volonté de puissance ou parce que, sincèrement, ces politiques pensent que l'Europe est une solution ?

Depuis soixante ans, coexistent deux idées européennes. La première, celle de De Gasperi, Adenauer, Pie XII et Robert Schumann, voulait recréer l'Europe catholique des XIIe et XIIIe siècles, et voyait dans l'Europe un espace de liberté basé sur le principe de la subsidiarité. En cas de problème entre deux entités, on en appelle à l'échelon supérieur et on crée des instances d'arbitrage. La seconde est celle de Jean Monet et des technocrates français qui ont décidé de créer un État pour faire renaître l'Empire romain afin de s'opposer aux Américains et d'empêcher la domination allemande. Cette vision l'a emporté. Évidemment, la volonté d'augmenter leur pouvoir personnel existe aussi. Ces technocrates pensent que leur rôle est d'assurer le bonheur des peuples malgré eux. Ils ne croient pas à la liberté individuelle. Il suffit d'observer les institutions européennes : il n'y a pas de séparation des pouvoirs.

Pourquoi la classe politique française ne s'est guère opposée à cette dérive ?

Depuis la présidence Giscard, la France est gouvernée par une classe administrative qui, de droite comme de gauche, est représentative de cette idée technocratique. Les référendums sur Maastricht ou sur la Constitution européenne ont montré que le peuple n'acceptait pas cette dérive. Mais il l'admettait. À présent, les gens se rendent compte que cela ruine le pays. La prochaine étape sera donc de se débarrasser de cette classe administrative. Mais j'ignore comment.

La voie fédéraliste ne peut-elle pas l'emporter ?

C'est ce qui s'est passé jusqu'à présent. Tout le monde s'est mis au garde-à-vous au dernier sommet de Bruxelles, mais le diable est dans les détails. Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, l'Espagne, la République tchèque, ne semblent pas prêts à accepter les abandons significatifs de leur souveraineté.

La convergence franco-allemande ne vise-t-elle pas à contourner ces difficultés ?

Elle signifie d'accepter des hauts fonctionnaires allemands à Bercy qui ordonnent ce que l'on peut dépenser ou pas. La France a un tiers de fonctionnaires de plus que l'Allemagne pour 100 habitants. Le fonctionnaire ne produit rien pour l'exportation. Le défaut de compétitivité française par rapport aux Allemands est donc lié au poids de l'État. Comme la France semble incapable de dégraisser son État, il faudra, en cas de convergence, que les ordres viennent de Berlin. Je viens d'une famille qui a quitté l'Alsace en 1870 pour rester français et je ne perçois pas l'avantage pour la France de devenir un protectorat allemand. Et l'opinion ne l'acceptera pas.

Mais la France pourrait ainsi retrouver sa compétitivité...

C'est déjà ce que disait le maréchal Pétain, non ?

Nombre d'économistes mettent en garde sur les conséquences de la fin de l'euro. Qu'en pensez-vous ?

Je ne suis pas très inquiet. Ceux qui vous expliquaient que l'euro allait rendre les femmes plus belles et les oiseaux plus chantants, comme Alain Minc et Jacques Attali, nous expliquent à présent que, si l'on quitte l'euro, ce sera le désastre absolu. Ils se sont trompés. Ils n'ont rien vu, rien compris. Pourquoi leur donner de la crédibilité sur l'après-euro ? C'est comme demander au général Gamelin [chef des forces françaises en 1940, Ndlr] de diriger le débarquement en Normandie. Concrètement : le système bancaire européen est en faillite, le taux de chômage, Allemagne exceptée, est historiquement élevé, la moitié des États européens n'ont plus accès aux marchés financiers dans des conditions normales, la Bourse de Paris n'a pas cessé de reculer depuis la création de l'euro. En 2000, le niveau du CAC était deux fois plus élevé qu'aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que l'euro conduit à une mauvaise allocation des capitaux et fait passer l'argent de ceux qui le gagnent à ceux qui ne le gagnent pas. Ceci conduit toujours à un marché vendeur qui, d'ordinaire, ne dure pas plus d'un an et demi. Mais ce marché vendeur dure en Europe depuis dix ans parce que le secteur public, la BCE et les politiques dépensent l'argent du futur pour maintenir une unité qui ne tient pas la route. Le désastre n'est-il pas suffisant pour que l'on passe à autre chose ?

Comment jugez-vous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ?

Pour faire des réformes, il faut faire comme Madame Thatcher : être un gouvernement de conviction et pas de consensus. Nicolas Sarkozy a suivi une politique schizophrène : il tenait un discours de réformes et il a essayé de séduire ses ennemis naturels. Comme disait Pompidou : si vous essayez de gouverner avec vos opposants, vous allez perdre vos partisans. Ces cinq ans ont été un échec total, à part la réforme de l'université. Les impôts ont augmenté, les déficits et le poids de l'État aussi. Il n'y a pas eu de réformes.

On ne peut pas réformer la France ?

Les classes politiques grecques ou espagnoles ne voulaient pas non plus faire des réformes. Et puis, quand il n'y a plus eu d'argent et qu'on n'a plus voulu leur en prêter, ils ont été dans l'obligation de se réformer. C'est ce qui se passera en France. Parce que nous ne sommes pas face à une crise économique, mais bien face à une crise d'un État devenu obèse. L'État chinois réalise 30 % du PIB du pays. En France, c'est 55 %. Il faut que notre mur de Berlin tombe, l'État doit sortir des domaines où il n'a rien à faire. Sinon, c'est le FMI qui le fera pour nous. D'après mes calculs, le système français atteindra ses limites en 2013 ou 2014.

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Sous le joug du IVe Reich et de la "kaiseresse" Merkel

Avec la crise de la dette, l’esprit du traité de Rome est tombé aux oubliettes et Berlin domine l’Union européenne. Une charge du quotidien conservateur ABC contre l'Allemagne et sa chancelière.

29.11.2011 | Manuel Martín Ferrand | ABC

http://www.courrierinternational.com/article/2011/11/29/sous-le-joug-du-ive-reich-et-de-la-kaiseresse-merkel
http://www.abc.es/20111117/opinion-colaboraciones/abcp-reich-20111117.html

Contrairement aux souverains du Saint Empire romain germanique - le Ier Reich -, Angela Merkel n'est pas coiffée d'une couronne pour établir son pouvoir et sa souveraineté. Elle n'arbore pas non plus le célèbre casque à pointe d'Otto von Bismarck, symbole du IIe Reich, ni la moustache d'Adolf Hitler pour le IIIe Reich. Et pourtant, grâce ou à cause d'une bonne partie des pays de l'UE, nous vivons sous le règne du IVe Reich, qui, pour la plus grande gloire de l'Allemagne, limite et va même jusqu'à supprimer les droits inscrits dans la Constitution des pays sous sa coupe. Ainsi la Grèce et l'Italie ont-elles vu en quelques heures leurs chefs de l'exécutif, aux talents certes discutables mais qui avaient au moins le mérite d'avoir été portés au pouvoir démocratiquement par les citoyens, remplacés par des technocrates - Lucas Papademos et Mario Monti - adoubés par les héritiers de Siegfried et des Nibelungen.

L'originalité de la Communauté européenne, fondée sous les auspices notamment de Robert Schuman et Konrad Adenauer, résidait dans le regroupement volontaire d'Etats souverains et démocratiques. C'était l'esprit du traité de Rome et de ses élargissements et bouffissures ultérieurs ; mais une volonté partagée n'a pas suffi pour maintenir unis les 27 pays d'Europe, ni même les 17 pays de la zone euro, et c'est désormais l'axe fondateur franco-allemand qui gouverne les pays dévorés par le déficit et la dette, tout en essayant tant bien que mal de préserver les apparences. Car le IVe Reich est bien plus subtil et efficace que ne l'étaient les deuxième et troisième du nom. Sa force n'est pas militaire : il part à la conquête de l'Europe à coups de crédits et d'échéances impossibles à tenir pour les mauvais payeurs de la Méditerranée, un groupe dont, ultime paradoxe, se rapproche encore plus la France de Nicolas Sarkozy.

Le problème des chimères, de cette réaction tout à fait honorable des pères fondateurs de l'UE en réponse aux horreurs de la Seconde Guerre mondiale, c'est qu'elles s'évanouissent à la première confrontation avec le réel. Une volonté commune théorique et une monnaie unique frappée dans 17 pays différents n'ont pas réussi à préserver l'idéal de l'Union européenne. En ce qui concerne l'Espagne, au moins, le nouveau gouvernement [suite aux élections du 20 novembre] est issu de la volonté populaire, et pas du seul bon vouloir de la "kaiseresse".
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« Répondre #117 le: 08/01/2012 - 11:50:54 »

« Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre. » (Karl Marx / 1818–1883)


http://fr.wikipedia.org/wiki/Putsch_des_G%C3%A9n%C3%A9raux

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

Il y a 50 ans, le putsch des généraux, moment crucial de la guerre d’Algérie


FRANCE -  Article publié le : jeudi 21 avril 2011 - Dernière modification le : jeudi 21 avril 2011

Par RFI

http://www.rfi.fr/france/20110421-il-y-50-ans-le-putsch-manque-generaux-marquait-une-etape-cruciale-guerre-algerie

Vidéo à voir :

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/decolonisation/video/CAF88026998/message-radiodiffuse-et-televise.fr.html


Dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 avril 1961, les généraux français Zeller, Challe, Jouhaud et Salan prenaient le contrôle d’Alger, trois mois et demi après le référendum favorable à l’autodétermination des populations algériennes. Mis en échec par le général de Gaulle, leur coup d’Etat avorté a marqué un tournant définitif dans la guerre d’Algérie.

« Pronunciamiento militaire », « quarteron de généraux en retraite », « Françaises, Français, aidez-moi ! », ces mots restés célèbres prononcés par un Charles de Gaulle en tenue militaire lors de son allocution radiodiffusée et télévisée du dimanche 23 avril 1961 résonnent encore, cinquante ans plus tard, dans la mémoire collective française.

Ce soir-là, à 20h00, de Gaulle vient non seulement de lancer un appel qui va mettre fin au putsch des généraux à Alger, il s’est également attribué les pleins pouvoirs, comme prévu par l'article 16 de la Constitution en cas de circonstances exceptionnelles. Pour l’Elysée, ce dimanche-là, l’heure est grave. Dans la nuit du 21 au 22 avril, les généraux André Zeller, Maurice Challe et Edmond Jouhaud, rejoints physiquement le 23 avril par le général Raoul Salan, se sont installés en « haut commandement » à Alger.

Etat d’urgence

Appuyés par le 1er régiment étranger de parachutistes du commandant Hélie Denoix de Saint Marc, ils ont arrêté le délégué général du gouvernement, Jean Morin, le commandant en chef en Algérie, le général Gambiez, ainsi que le ministre des Travaux publics, Robert Buron, en visite à Alger.

S’estimant trahis par ce qu’ils considèrent comme une politique d’abandon de l’Algérie, les généraux putschistes veulent mettre fin à la politique d'autodétermination définie par de Gaulle et approuvée par référendum trois mois et demi auparavant, le 8 janvier 1961 (74,99 % de « oui » contre 25,01 % de « non »). En deux mots, ils veulent garder l’Algérie française.

De Paris, dès le 22 avril, le Conseil des ministres institue l'état d'urgence en Algérie et décide de déférer les chefs de la mutinerie à la justice militaire. Le lendemain, 23 avril, de Gaulle prononce sa fameuse allocution devant la nation. Dénoncés par l’homme du 18 juin 1940, les putschistes ne parviennent pas à rallier suffisamment d’officiers de haut rang à leur cause et apprennent que leur mouvement a été court-circuité en métropole. Le lundi 24 avril, l’appel de de Gaulle est suivi par les 500 000 appelés du contingent ; la partie est définitivement perdue pour les quatre généraux.

Répercussions durables

Challe et le commandant Denoix de Saint Marc se rendent le mercredi 26 avril, Zeller le 6 mai mais Salan et Jouhaud entrent dans la clandestinité pour prendre la tête de l’OAS (Organisation de l’armée secrète) anti-gaulliste. Onze mois plus tard, le 18 mars 1962, les accords d'Évian mettent officiellement fin à la guerre d’Algérie et sont approuvés par référendum le 8 avril 1962 par 90% des votants.

Reste que le putsch eut des répercussions durables au sein l’armée : 220 officiers au total furent relevés de leur commandement et 114 traduits en justice. Le groupement des commandos de l’air ainsi que les trois régiments qui y avaient pris part furent dissous par le général de Gaulle. Environ un millier d'officiers hostiles à la politique du gouvernement ou solidaires des putschistes démissionnèrent dans les mois qui suivirent, soit environ 3% des officiers d'active de l'armée française.
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poloff
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« Répondre #118 le: 24/01/2012 - 20:26:02 »

http://fr.wikipedia.org/wiki/Bataille_des_Ardennes

http://en.wikipedia.org/wiki/Battle_of_the_Bulge

http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Patton

http://fr.wikipedia.org/wiki/Op%C3%A9ration_Torch

http://www.youtube.com/watch?v=9b5g1avyCSA

http://en.wikipedia.org/wiki/Torch

http://www.aidart.fr/galerie-maitres/neoclassicisme/la-justice-et-la-vengeance-divine-poursuivant-le-crime-prudhon-vers-1815-1818-2117.html


La bataille des Ardennes est l'appellation donnée à l'ensemble des opérations militaires qui se sont déroulées dans les Ardennes belges et le nord du Grand-Duché de Luxembourg pendant l'hiver 1944-1945. La bataille commence le 16 décembre 1944 par une attaque surprise allemande à laquelle on a donné le nom d'« Offensive von Rundstedt ». Ce dernier y était opposé : il estimait que l'objectif était trop ambitieux. Les Anglo-Américains l'appellent « Battle of the Bulge » (« Bataille du Saillant ») vu la forme de coin que la ligne de front avait prise lorsque la pénétration allemande fut arrêtée. La bataille des Ardennes se termine fin janvier 1945 après le refoulement des Allemands au-delà de leur ligne de départ.
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« Répondre #119 le: 07/02/2012 - 18:50:45 »

Poloff, jackal,

Un de vos ennemis héréditaires nazis, la Cagoule, est toujours vivant et il bouge toujours, faites quelque chose...

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cagoule

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crime_organis%C3%A9

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nazisme
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