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Auteur Fil de discussion: Alerte Rouge : l'Algérie face à l'actuelle crise banco-financière mondiale  (Lu 671785 fois)
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« Répondre #120 le: 06/03/2012 - 09:58:40 »

Chronologie de l'esclavage

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l%27esclavage

IIe siècle av. J.-C.

-166 : Rome installe à Délos un port franc et un marché aux esclaves.

-139--132: Première révolte servile en Sicile

-103--101: Seconde révolte servile en Sicile

73-71 av. J.-C. : Troisième Guerre servile menée par Spartacus

http://fr.wikipedia.org/wiki/Spartacus

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hannibal_Barca

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9los

http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Rothschild

http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_Guerre_servile

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l%27esclavage

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nazisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Union_europ%C3%A9enne


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'Les pays riches cannibalisent les marchés émergents avec leur tsunami monétaire'

Mon business > Economie 02 mars 2012 par Audrey Duperron

http://www.express.be/business/fr/economy/les-pays-riches-cannibalisent-les-marches-emergents-avec-leur-tsunami-montaire/163247.htm

« Au lieu d’avoir recours à des politiques fiscales pour investir dans leurs propres économies dans le but d’éviter la crise, les pays riches ont répandu 4.700 milliards de dollars dans le monde avec pour seul effet d’empirer les problèmes, mettant ainsi les marchés émergents en danger », a affirmé Dilma Rousseff, la présidente du Brésil jeudi, au cours d’une réunion avec des hommes d’affaires et des employés qui s’est tenue à Brasilia, la capitale du pays, en évoquant les politiques de quantitative easing pratiquées par les Etats Unis l’année dernière, et plus récemment par l’Europe.

La présidente a affirmé que ce qu’elle a surnommé « le tsunami monétaire », était une politique monétaire incohérente et nuisible. Evoquant une « guerre des devises », elle s’est engagée à prendre des mesures pour défendre l’industrie et les emplois brésiliens contre la « cannibalisation des marchés émergents ».

Elle estime en effet que la baisse des taux d’intérêts en Europe et aux Etats Unis favorise l’entrée de capitaux au Brésil, attirés par un real fort et des taux d’intérêt élevés. Le real a gagné 8% depuis le début de l’année. Jeudi, le pays a introduit une taxe de 6% sur les prêts étrangers à court et moyen terme pour essayer d’enrayer le surenchérissement de la monnaie.

L’année dernière, répondant à une question à propos de la crise de la dette aux Etats Unis et en Europe, Rousseff avait déjà déclaré que la « stupidité politique menaçait le monde entier ».

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Brazil blasts rich states for 'cannibalizing' young economies

Fri Mar 2, 2012 9:30AM GMT

http://www.presstv.ir/detail/229560.html

Brazilian President Dilma Rousseff has slammed the rich countries fiscal policies, accusing them of unleashing a ‘monetary tsunami’ that is cannibalizing the emerging economies.

“Instead of using fiscal policies to invest in their own economies in order to avert the crisis, the rich nations have spilled USD 4.7 trillion in the world to make problems worse, thus putting emerging markets in jeopardy,” Rousseff said on Thursday, addressing a meeting with businessmen and workers in the capital, Brasilia.

She also said that “such measures as of yesterday when USD 1 trillion has been spilled into the markets are an inconsistent monetary policy from the point of view of their damaging effects.”

The Brazilian president has pledged to take strong measures to defend the country’s industry and local jobs against the ‘currency war.’

Despite a new 6 percent tax on short- and medium-term foreign loans issued on Thursday, Brazil’s currency has strengthened to bid at USD 1.70 per dollar.

Last year, Rousseff said that “political foolishness is threatening the entire world” when answering a question about the debt crisis in the US and the EU.

VG/HN/GHN

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Le Brésil se rebelle contre la politique monétaire des pays développés

Le Point.fr - Publié le 06/03/2012 à 09:17 Par MARC VIGNAUD

http://www.lepoint.fr/economie/le-bresil-se-rebelle-contre-la-politique-monetaire-des-pays-developpes-06-03-2012-1438249_28.php

Brasilia dénonce la guerre des monnaies provoquée par l'injection massive de liquidités dans le système financier des économies avancées.

Un véritable "tsunami monétaire". Voilà comment Dilma Roussef, la présidente brésilienne, qualifie désormais les conséquences de la politique menée par les banques centrales des grands pays développés. Utilisant une rhétorique très ferme, celle qui a remplacé Lula à la tête du pays a promis jeudi devant un parterre de chefs d'entreprise et de syndicalistes de lutter contre les politiques "perverses mises en oeuvre par les pays riches tels que l'Union européenne qui inondent le marché de dollars".

De fait, pour faire face à la crise financière, les États-Unis, l'Angleterre, l'Europe et le Japon ont beaucoup baissé leurs taux d'intérêt. Pire, la Réserve fédérale américaine, si prompte à dénoncer la sous-évaluation du yuan chinois arrimé au billet vert, n'a pas hésité à inonder le marché de liquidités en achetant massivement des obligations d'État américaines (les deux "quantitative easing", comme on dit dans le jargon financier). Quant à la BCE, elle a accordé aux banques de la zone euro, jeudi dernier encore, près de 530 milliards d'euros sur trois ans, à un taux d'intérêt dérisoire de 1 %, après leur avoir alloué 489 milliards en novembre.

"Carry trade"

Quel rapport avec le Brésil ? L'abondance de liquidités a entraîné une hausse spectaculaire de sa monnaie à cause de l'afflux massif de capitaux qu'elle provoque. Attirés par les perspectives de rendements élevés, les investisseurs (banques, fonds de pension, fonds monétaires américains, hedge funds) placent volontiers une partie de leur argent frais sur des actifs des pays émergents. Ils le font d'autant plus facilement que les perspectives de croissance sont bien supérieures à celles des pays développés pour un risque relativement faible.

Certains misent sur des gains à court terme en utilisant la stratégie dite de "carry trade", qui consiste à s'endetter dans une devise à faible taux d'intérêt, comme le dollar, pour placer les fonds empruntés dans une autre devise à taux d'intérêt plus forts, comme le real (la banque centrale sert 10,5 % d'intérêt) et profiter ainsi du différentiel de taux d'intérêt.

Bilan, le real brésilien s'est apprécié de quelque 9,5 % par rapport au dollar depuis le début de l'année, une tendance problématique pour les exportations du pays, pourtant essentielles pour la croissance. Mais le Brésil est loin d'être le seul pays émergent touché, au point qu'ils se plaignent d'une véritable "guerre de monnaies".

Des flux déstabilisateurs

L'afflux de capitaux pose d'autres problèmes que le renchérissement des exportations. Les investissements réalisés sont en effet souvent des investissements de portefeuille, c'est-à-dire d'achats d'actions et obligations de sociétés sans prise de contrôle, très volatiles. S'ils répondent pour une part à des besoins réels de financement des entreprises visées, ils peuvent donc avoir un effet très déstabilisateur : le flux s'inverse très vite en cas de retournement de la conjoncture ou de montée de l'aversion au risque des investisseurs, qui rapatrient alors massivement leurs capitaux, risquant de déclencher une crise financière majeure.

En attendant, l'afflux a aussi tendance à favoriser l'inflation, déjà tirée par une forte croissance. Les taux d'intérêt élevés, censés lutter contre la hausse des prix, ne sont alors plus efficaces, au contraire. La banque centrale peut bien essayer de réabsorber la création de devise locale liée aux entrées de capitaux, mais cela lui coûte cher, explique Jean-Pierre Allegret, professeur d'économie à l'université Paris-Ouest Nanterre-La Défense.

Les investisseurs étrangers risquent enfin de générer des bulles sur certains actifs, en investissant démesurément sur les actions ou l'immobilier, par exemple. Et quand elles explosent, cela peut faire mal, très mal. Heureusement, ce n'est pas encore le cas.

L'arme du contrôle des capitaux

Pour enrayer le mouvement de hausse à temps, le gouvernement brésilien ne s'est pas limité aux attaques verbales. Comme la Corée du Sud, il a instauré un contrôle des capitaux entrant dans le pays : jeudi, Guido Mantega, le ministre des Finances, a porté de deux à trois ans la durée d'application de l'impôt de 6 % sur les emprunts des entreprises à l'étranger, une mesure qui renforce un mouvement entamé en octobre 2010. Des contrôles parfois tellement nécessaires qu'ils commencent à trouver grâce aux yeux d'institutions comme le FMI, qui y étaient jusque-là très opposés.

Reste que, comme le note Natixis, le Brésil a toujours besoin des sources de financement externes pour augmenter ses investissements, vu le faible niveau de son épargne intérieure. Dilma Roussef devra donc veiller à ne pas décourager les investissements étrangers de long terme.

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Pour le Brésil, le tsunami financier provoqué par les pays riches pénalise les Brics

BRICS - 02/03/2012 | 08:57 - 187 mots

latribune.fr (source AFP)

http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20120302trib000685954/pour-le-bresil-le-tsunami-financier-provoque-par-les-pays-riches-penalise-les-brics.html

La présidente brésilienne Dilma Rousseff a accusé les pays riches d'avoir déclenché un "tsunami" monétaire en abaissant le coût du crédit pour faire face à la crise économique mondiale, ce qui pénalise les pays en voie de développement tels que le Brésil.

"Nous sommes préoccupés par ce tsunami monétaire (que causent) les pays développés", a déclaré jeudi Mme Rousseff dans un discours aux chefs d'entreprises et aux dirigeants syndicaux.

La chef de l'Etat brésilien a déploré que les pays riches répondent à la crise en abaissant le coût du crédit et en maintenant des taux d'intérêts bas. Selon elle, ces capitaux bon marché prennent le chemin du Brésil, dont la monnaie est forte et les taux d'intérêts élevés.

Le Brésil estime que cette "guerre des changes" renchérit ses produits tout en diminuant les prix de ceux venus d'Europe ou des Etats-Unis. La dirigeante a affirmé qu'elle se battrait pour défendre l'industrie brésilienne et qu'elle s'assurerait que les méthodes utilisées par les pays riches "ne vont pas cannibaliser les marchés émergents".

Le Brésil tente depuis plusieurs années d'enrayer l'appréciation de sa devise, le real, qui a déjà augmenté de plus de 8% face au dollar depuis le début de l'année.

"Le Brésil ne restera pas impassible face à cette guerre des changes, nous devons nous défendre", avait martelé un peu plus tôt devant la presse le ministre des Finances brésilien Guido Mantega.

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LA PRÉSIDENTE DU BRÉSIL DÉNONCE UN « TSUNAMI MONÉTAIRE »

Dilma Rousseff dénonce les méthodes de sortie de crise de l’Occident

6 mars 2012 Céline TABOU

http://www.temoignages.re/dilma-rousseff-denonce-les-methodes-de-sortie-de-crise-de-l-occident,55069.html

Depuis quelques mois, la présidente brésilienne, Dilma Rousseff, fustige les politiques monétaires européenne et américaine qui pèsent sur l’économie nationale brésilienne. Elle a dénoncé « les méthodes de sortie de crise employées par les pays développés qui impliquent une cannibalisation des marchés émergents ».

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Le Brésil se plaint du "tsunami" monétaire causé par les pays riches face à la crise

Publié le 02.03.2012, 08h44

http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/crise-le-bresil-se-plaint-du-tsunami-monetaire-cause-par-les-pays-riches-02-03-2012-1886324.php

La présidente brésilienne Dilma Rousseff a accusé les pays riches d'avoir déclenché un "tsunami" monétaire en abaissant le coût du crédit pour faire face à la crise économique mondiale, ce qui pénalise les pays en voie de développement tels que le Brésil.

"Nous sommes préoccupés par ce tsunami monétaire (que causent) les pays développés", a déclaré jeudi Mme Rousseff dans un discours aux chefs d'entreprises et aux dirigeants syndicaux.

La chef de l'Etat brésilien a déploré que les pays riches répondent à la crise en abaissant le coût du crédit et en maintenant des taux d'intérêts bas. Selon elle, ces capitaux bon marché prennent le chemin du Brésil, dont la monnaie est forte et les taux d'intérêts élevés.

Le Brésil estime que cette "guerre des changes" renchérit ses produits tout en diminuant les prix de ceux venus d'Europe ou des Etats-Unis.

La dirigeante a affirmé qu'elle se battrait pour défendre l'industrie brésilienne et qu'elle s'assurerait que les méthodes utilisées par les pays riches "ne vont pas cannibaliser les marchés émergents".

Le Brésil tente depuis plusieurs années d'enrayer l'appréciation de sa devise, le real, qui a déjà augmenté de plus de 8% face au dollar depuis le début de l'année.

"Le Brésil ne restera pas impassible face à cette guerre des changes, nous devons nous défendre", avait martelé un peu plus tôt devant la presse le ministre des Finances brésilien Guido Mantega.

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http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9los

http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Rothschild

IIe siècle av. J.-C.

-166 : Rome installe à Délos un port franc et un marché aux esclaves.
-139--132: Première révolte servile en Sicile
-103--101: Seconde révolte servile en Sicile
73-71 av. J.-C. : Troisième Guerre servile menée par Spartacus

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hannibal_Barca



NON au « programme afghan » (“the Afghan program”) en Afrique du Nord.

NON au programme cyclone de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

NON à Al-Qaïda de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

NON à la Stratégie Du Choc de la CIA et de l'organisation terroriste moderne de l'OAS française en Afrique du nord.

Chronologie de l'esclavage

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l%27esclavage

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hannibal_Barca

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_afghan

http://en.wikipedia.org/wiki/Operation_Cyclone

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Strat%C3%A9gie_du_choc

http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'attentats_meurtriers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocolonialisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme

http://fr.wiktionary.org/wiki/spoliation

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alg%C3%A9rie_fran%C3%A7aise

http://fr.wikipedia.org/wiki/Colonialisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9ocolonialisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d'attentats_meurtriers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda

http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mondialisation

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nazisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A9nisme

http://fr.wiktionary.org/wiki/spoliation




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« Répondre #121 le: 11/03/2012 - 16:16:08 »

Poloff, jackal,

On se pose des questions ?

Paris, Ville Lumière ? ou Ville Lumière pour le Nouvel Ordre Mondial pseudo Néo Empire Romain Naziste et criminel ?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvel_ordre_mondial

http://fr.wikipedia.org/wiki/Empire_romain

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nazisme

http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_euro

http://fr.wikipedia.org/wiki/Crime

L’Action française

http://fr.wikipedia.org/wiki/Action_fran%C3%A7aise

L'Organisation Secrète d'Action Révolutionnaire Nationale (OSARN) alias La Cagoule

http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Cagoule

L'Organisation Armée Secrète (OAS)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

http://fr.wiktionary.org/wiki/Ville_Lumi%C3%A8re

Service d'Action Civique (SAC)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique

Tuerie d'Auriol

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tuerie_d%27Auriol

Tuerie de Homs : voilà qui nous rappelle quelque chose…

http://www.infosyrie.fr/actualite/tuerie-de-homs-voila-qui-nous-rappelle-quelque-chose/

A Homs, les crimes avérés et probables des insurgés

http://www.infosyrie.fr/actualite/a-homs-les-crimes-averes-et-probables-des-insurges/

A Homs, l’ASL déplace et fait parler des cadavres

http://www.infosyrie.fr/actualite/a-homs-lasl-deplace-et-fait-parler-des-cadavres/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Qa%C3%AFda

http://fr.wikipedia.org/wiki/Central_Intelligence_Agency


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EDITORIAL: Germany proposes a Drudge Tax

Government seeks to impose fees on news aggregators


By THE WASHINGTON TIMES-The Washington Times Monday, March 12, 2012

http://www.washingtontimes.com/news/2012/mar/12/germany-proposes-a-drudge-tax/

European politicians are on the hunt for new sources of revenue as the continent’s fiscal situation worsens. The level of desperation is clear in the latest move from German Chancellor Angela Merkel’s coalition government to tap into the cash reserves of Internet search engine giant Google to bolster that country’s ailing publishing industry.

The second item on the coalition’s list of priorities released last week was a proposal to slap online news aggregators with a tax. “Online commercial vendors, such as search engines and news aggregators, should in the future pay a fee to publishers for the distribution of press products (such as news articles) on the Internet,” the document explains. Any business that links to a news article with a brief excerpt is subject to the scheme.

This action has far more to do with protectionism than protecting intellectual property rights. Websites such as the indispensable Drudge Report, Times 24/7, Real Clear Politics, Digg, Fark and Reddit collect news from sources spread across the Web. These sites are wildly popular because they draw the important stories together in one convenient place, fulfilling a very specific need among a news-hungry public.

Far from leeching off newspapers and print journalists, aggregators are essential to spreading the word about important stories. They drive significant traffic, which in turn generates revenue for content providers. It’s a win for both sides. For publishers that disagree, Google already includes a simple mechanism for websites to exclude themselves from search results. If the purported theft of content were truly the issue, that would end the discussion.

That it doesn’t shows this tax is not a matter of principle, but of old-fashioned crony capitalism. The new economy will be used to bail out the old economy simply because the new economy’s lobbyists aren’t as well-connected.

Europe isn’t alone in this failing. Two years ago, the Federal Trade Commission began work on a project to “reinvent journalism” which would have taxed news aggregators. Fortunately, the trial balloon was quickly shot down.

The Old World has let the balloons fly, harassing Google on more than just copyright issues. A European Union antitrust inquiry is expected to wrap up in the next few weeks. The eurocrats think the company may have broken laws by daring to offer a search engine service so good that few consumers see the need to use Microsoft’s Bing alternative search offering.

When Google rolled out its “Street View” map service in 2007, the governments in Austria, France, Greece, Italy and Switzerland pounced, accusing the company of violating privacy laws by photographing public streets. Never mind that these same governments are more than happy to use speed cameras to photograph every passing car, so long as it means raking in millions in revenue.

Europe needs to stop punishing innovation and the entrepreneurial spirit, at least if it ever wants to see the economy recover. Bureaucracies are ill-equipped to pick winners and losers in the marketplace. The Internet is doing just fine without governmental meddling. It ought to be left alone.

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Le 15 mars 1962 : Mouloud Feraoun assassiné par un commando de l’OAS

PUBLIE LE : 15-03-2012 - M. Koursi - elmoudjahid.com

http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/25292

«Mouloud Feraoun était un écrivain de grande race, un homme fier et modeste à la fois, mais quand je pense à lui, le premier mot qui me vient aux lèvres c’est le mot : bonté.»... a un écrit dans le journal le Monde du 18 mars 1962. Germaine Tillion, trois jours après l’assassinat par un commando delta de l’OAS de Marcel Basset, Robert Eymard, Mouloud Feraoun, Ali Hammoutène, Max Marchand, Salah Ould Aoudia, un groupe d’origine et de confessions diverses.

Mouloud Feraoun est né en Grande-Kabylie, Max Marchand, Oranais d’adoption est titulaire d’un doctorat ès lettres, Marcel Basset vient du Pas-de-Calais,  Robert Aimard, de la Drôme, Salah Ould Aoudia catholique et Ali Hammoutène musulman, mais tous ont une passion commune : Celle d’être du côté des damnés de la terre. Ils sont six inspecteurs de l’éducation nationale, réunis le 15 mars 1962, trois jours avant la signature des accords d’Evian, à Château-Royal dans le quartier d’El Biar, près d’Alger... Tous responsables des centres sociaux lancés en 1955 par Germaine Tillion, Cette ethnologue résistante contre l’occupant nazi de son pays et qui n’hésitera pas en juillet 1955 de rencontrer clandestinement Yacef Saadi.

Les centres sociaux sont des structures d’alphabétisation et d’action sociale envers les plus défavorisés en Algérie. Germaine Tillion morte centenaire en 2008, s’est élevée contre la torture en Algérie. Résistante dans son pays, c’est un abbé qui va la dénoncer aux nazis… il sera, en 1949, fusillé.  Ces cinq inspecteurs se savaient en danger. Cinq mois auparavant, Maxime Marchand est visé par un attentat à la bombe qui fit s’écrouler l’immeuble de l’inspection académique où il résidait. Ce 15 mars, à 10 heures, un commando  armés de pistolets-mitrailleurs investit les lieux.

Le commando Delta dirigés par Roger Degueldre venait de signer en public cet assassinat. Il ne sera jamais inquiété, arrêté… Gabriel Anglade membre de ce commando va même se vanter d’avoir vidé son chargeur sur Mouloud Feraoun auprés de l’historien Alexander Harrisson « Challenging de Gaulle. The OAS and the contre-révolution in Algeria, Ed. Praeger, New York, 1989 ».

Gabriel Anglade  sous la bannière de l’UMP a poursuivi une carrière politique et compte parmi ses soutiens Christian Estrosi, qui fut ministre de l’Aménagement du territoire sous le  premier gouvernement de Fillon « Le temps des excuses est fini »  avait alors déclaré à Nice, ce membre du gouvernement, accoudé à un stand où l’on exposait des effigie à l’image de Salan et des pin’s de l’OAS.

Patrick Buisson naît la même année de l’exécution de l’abbé responsable de la déportation de Germaine Tillon… Quand les inspecteurs sont assassinés, il a tout juste 13 ans, lycéen, il se fait pourtant remarquer. Il sera l’un des rares élèves à refuser de respecter la minute de silence en leur hommage. Il deviendra l’une des figures marquantes de l’extrême droite française et conseiller du président Nicolas Sarkozy. En le décorant  en 2007, de la Légion d’honneur le président aura ces mots pour lui  : « C’est à lui que je dois d’avoir été élu !»

Le premier roman de Mouloud Feraoun est  autobiographique « Le Fils du pauvre »  L’Algérie modeste, pauvre, digne… accède d’un seul coup à une sorte de visibilité. D’origine modeste… son père ouvrier est victime d’un accident de travail. sa famille n’a que sa pension d’invalidité pour survivre… » Le fils du pauvre sera son premier roman ». Il manie le français mais c’est pour mieux dire, pour reprendre une expression d‘un autre lettré plus tard « son origine, ses racines et sa mémoire ». Il se décrit et le lecteur prend conscience des prénoms indigènes que la majorité des romanciers de son époque et avant lui ont méthodiquement gommés dans leur histoire. Il n’ose pas parler de ce premier roman à un de ses amis Emmanuel Roblès… Cet autre écrivain né à Oran qui écrira plus tard Saison violente, un récit intimiste qui raconte son enfance et ses premiers émois amoureux à Oran.

Avec Le Fils du pauvre  Feraoun décroche le  Prix littéraire de la ville d’Alger. C’est la première fois qu’un auteur non européen le reçoit. On est en 1952. Suivent La terre et le sang (1953) qui reçoit le Prix populiste ; Jours de Kabylie (1954) ; Les chemins qui montent (1957). En 1957, il est muté à Alger, en 1960 il intègre la structure des centres socio-éducatifs. Son destin est en marche …


Colloque international en hommage à Mouloud Feraoun

(APS) jeudi 15 mars 2012 16 : 59

http://www.aps.dz/Colloque-international-en-hommage,37607.html

ALGER - Un colloque international en hommage à l’écrivain algérien Mouloud Feraoun, assassiné en 1962 par l’OAS (Organisation de l’armée secrète), s’est ouvert jeudi à Alger, en présence d’une trentaine de conférenciers, universitaireet hommes de lettres.

Organisé par le ministère de la Culture et le Centre national de recherche préhistorique anthropologique et historiques (Cnrpah), ce colloque de trois jours commémore le cinquantième anniversaire de l’assassinat de l’écrivain des mains de l’Oas, un groupuscule d’ultras opposé à l’indépendance de l’Algérie.

Présent à l’ouverture du colloque, Ali Feraoun, fils de l’écrivain a présenté un rapport d’enquête détaillant l’assassinat de son père et des cinq autres inspecteurs d’enseignement par un commandos de l’Oas, le 15 mars 1962 à Ben Aknoun sur les hauteurs d’Alger.

Cet émouvant récit adressé par Philippe Ould Aoudia (Fils de Salah Ould Aoudia, assassiné en même temps que Feraoun) a été adressé aux conférenciers afin de "continuer l’oeuvre de ces hommes qui ne doit pas s’éteindre avec leur mort", a dit Ali Feraoun.

Il a aussi exprimé sa certitude que le 15 mars sera un jour érigé "Journée nationale de l’école" pour rendre hommage aux effort fournis par ces hommes en faveur du savoir et de la connaissance, desquels l’écrasante majorité des algériens étaient privés durant la colonisation française.

A l’ouverture du colloque, Rachid Boudjedra a affirmé être devenu écrivain (en prenant conscience de l’existence des écrivains algériens grâce à l’oeuvre de Feraoun "Le fils du pauvre").

Dans un discours de la ministre de la Culture, lu par Slimane Hachi directeur du Cnrph,    a rendu hommage à Feraoun, un homme qui a "marqué la culture algérienne tant par son oeuvre que par sa mort tragique".

La ministre a aussi rendu hommage au travail de l’enseignant Feraoun qui "tentait de rattraper le retard éducatif imposé par les armes depuis un siècle" citant un écrit de Mouloud Mammeri qui décrivait ce sacrifice de "dernier hommage de la bêtise à la vertu".

Mouloud Feraoun et ses cinq compagnons assassinés, Ali Hamoutène, Salah Ould Aoudia, Etienne Basset, Robert Aymar et Max Marchands, étaient tous inspecteurs des Cse (Centres socio-éducatifs), des structures créées pour venir en aide aux plus démunis, notamment en assurant des cours d’alphabétisation.


Colloque à Alger en hommage à l’écrivain Mouloud Feraoun

(APS) mercredi 14 mars 2012 10 : 34

http://www.aps.dz/Colloque-a-Alger-en-hommage-a-l.html

ALGER - Un colloque en hommage à Mouloud Feraoun (1913-1962) et à ses compagnons sera organisé par le Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) à la Bibliothèque nationale d’El Hamma à Alger du 15 au 17 mars, indique mardi le CNRPAH dans un communiqué.

"Aujourd’hui, soit un demi-siècle après l’accession de l’Algérie à l’indépendance, le temps est venu de rendre un hommage largement mérité à l’homme (Mouloud Feraoun) et à son œuvre", précise le CNRPAH dans un document de présentation du colloque publié sur son site internet.

"Si c’est d’abord en tant que romancier que M. Feraoun est connu, on reconnaît également en lui un remarquable témoin de son siècle et un analyste subtile de la société algérienne en pleine mutation", explique-t-on de même source.

Le CNRPAH a convié des historiens, sociologues, anthropologues et des littéraires "à conjuguer leurs lectures pour construire une image aussi fidèle que possible" de l’écrivain Mouloud Feraoun.

Le programme de ce colloque comprend, pour la journée du 15 mars, plusieurs communications sur "Feraoun : intellectuel du XXe siècle" et qui seront données par des enseignants universitaires, à l’instar de Zineb Ali Ben Ali (de l’université Paris VIII), Denise Brahimi (université Paris VII), Benamar Mediene (université d’Aix-Marseille), Aissa Kadri (Paris 8) et Benaouda Lebdaï.

D’autres universitaires interviendront durant les deux autres journées de ce colloque sur "l’aventure du roman" chez Feraoun et son audience, deux thèmes qui seront abordés notamment par Elisabeth Arend de l’université Brême (Allemagne) et Afifa Bererhi de l’université d’Alger.

Le colloque est organisé à l’occasion de la célébration du 50ème l’anniversaire de son assassinat par de l’Organisation de l’armée secrète (OAS).

Mouloud Feraoun a été assassiné avec cinq de ses compagnons (Ali Hamoutène, Salah Ould Aoudia, Marcel Basset, Robert Eymard Max Marchand), tous dirigeants des centres sociaux éducatifs (CSE), le 15 mars 1962 à El Biar (Alger), à quatre jours de l’entrée en vigueur du cessez-le-feu qui avait ouvert la voie à l’indépendance de l’Algérie.

De son vivant, Mouloud Feraoun a publié cinq livres : "Le fils du pauvre" (1950), "La terre et le sang" (1953), "Jours de Kabylie" (1954), "Les chemins qui montent" (1957) et "Les poèmes de Si Mohand" (1960).

D’autres titres ont été publiés à titre posthume, à savoir "Journal 1955-1962" publié en 1962, "Lettres à ses amis" (1969), "L’anniversaire" (1972) et enfin "La cité des roses" en 2007.

Un demi-siècle après sa disparition, l’auteur fait encore parler de lui et ses livres, qui occupent une place de choix dans les librairies, continuent d’attirer de nombreux lecteurs notamment parmi les étudiants.


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O SDH ? AS L ? OAS ?

Tuerie de Homs : voilà qui nous rappelle quelque chose…

Par Louis Denghien, le 12 mars 2012

http://www.infosyrie.fr/actualite/tuerie-de-homs-voila-qui-nous-rappelle-quelque-chose/


Nous venons de consacrer un article à la tuerie de Homs, qui a fait, selon des opposants et l’OSDH une cinquantaine de victimes, femmes et enfants, égorgées, poignardées, après viol pour les femmes. Ce carnage a immédiatement été attribué, malgré certaines invraisemblances – notamment le transfert part des opposants des dépouilles d’un quartier à l’autre de Homs – aux soldats et miliciens du régime, et le CNS a sauté sur l’occasion pour relancer ses amis au Conseil de sécurité pour une réunion « urgente« .

Une provocation d’ampleur à l’étude

Mais en y réfléchissant, il nous revient que le 24 février notre collaborateur Guy Delorme se faisait l’écho d’un avertissement lancé par un de nos lecteurs syriens, avertissement relatif au meurtre par un groupe armé d’une quinzaine d’enfants, meurtre qui aurait pu servir à une manipulation politico-médiatique d’ampleur, à l’occasion du sommet dit des « Amis de la Syrie« , à Tunis. L’horreur de la nouvelle aurait pu permettre aux Américains, Européens et dirigeants arabes hostiles à Damas réunis à Tunis de prendre plus facilement des décisions radicales à l’encontre du gouvernement syrien (voir notre article « Avertissement à toutes fins utiles : une sanglante et imminente manipulation de l’opinion ?« , mis en ligne le 24 février).

De fait rien ne s’est passé au moment de Tunis. Mais moins de trois semaines plus tard, la découverte, dans des circonstances pas très claires, de ce nouveau charnier de femmes et d’enfants, qui intervient après la chute de Bab Amr, et qui permet au CNS d’exiger une nouvelle réunion du Conseil de sécurité, nous rappelle ce que nous écrivions alors. Dans une guerre qui est au moins autant psychologique que militaire, tous les coups semblent permis, surtout de la part d’une opposition qui a basé l’essentiel de sa propagande sur des affirmations invérifiables ou l’attribution au régime de ses propres turpitudes – cf notamment le attentats à la voiture piégée de Damas, ou la mort à Homs de l’enfant Sari Saoud.

Quant à savoir s’il est plausible, justement, que des groupes d’insurgés aient maquillé leurs propres crimes en crimes de l’armée et donc du pouvoir, et n’aient pas hésité, pour faire un gros coup médiatique, à massacrer des femmes et des enfants, nous ne pouvons que répéter ce que nous disions le 24 février : « Les groupes armés djihadistes ont déjà fait la preuve de leur froide détermination et même de leur cruauté depuis des mois : assassinats, décapitations de soldats, profanations de cadavres figurent à leur actif ». Et nous rappelions, nous basant notamment sur des témoignages d’amies syriennes, que les crimes religieux ne faisaient pas peur à ces fanatiques plus ou moins inspirés par le cheikh Aroor : tuer des femmes et des enfants, pourvu qu’ils appartinssent à la minorité alaouite tant haïe, ne leur font pas peur. Et là, ce que nous avançons n’a rien de complotiste : il y a en Syrie des gens qui ne reculeront devant aucun crime – surtout s’il touche des « hérétiques » -, aucune manipulation pour parvenir à leurs fins.

Nous ne sommes pas certains de ne pas nous tromper, mais l’interprétation que nous donnons nous parait plausible, surtout en la rapprochant de cet avertissement d’il y a d’il y a quinze jours. A suivre (avec attention).

O SDH ? AS L ? OAS ?

A Homs, les crimes avérés et probables des insurgés

Par Guy Delorme, le 14 mars 2012

http://www.infosyrie.fr/actualite/a-homs-les-crimes-averes-et-probables-des-insurges/


Puisqu’il est douteux que les médias français y consacrent beaucoup plus qu’une ligne pleine de guillemets, nous relayons cette information de l’agence Sana : une de ces bande terroristes qui sévissent encore dans certains coins de Homs, presque 15 jours après la libération de Bab Amr, a perpétré mercredi 13 mars un massacre de 15 civils, qui appartenaient sans doute à la mauvaise communauté. Cela s’est passé dans le secteur de Karm-al-Loz, un quartier pauvre du sud-est de la ville, densément peuplé. Parmi les victimes, une femme et ses quatre enfants. Les meurtriers se seraient réfugiés dans le quartier de Nazihin où les forces de l’ordre les recherchent activement.

Par ailleurs, puisqu’on a beaucoup parlé, ces dernières 48 heures, d’autres civils massacrés à Homs, sachez que le ministre syrien de l’Information, Adnane Mahmoud, a imputé à des « gangs terroristes » la tuerie de femmes et d’enfants à Homs, dans une déclaration faite lundi à l’AFP : « Les gangs terroristes ont perpétré le plus atroce des massacres dans le quartier de Karm al-Zeitoun à Homs pour exploiter le sang syrien et faire pression en vue de susciter des réactions internationales contre la Syrie« , a-t-il dit.

Damas accuse al-Jazeera et les groupes armés de détournement de cadavres

La télévision syrienne, à des fins de (contre) propagande qui n’enlèvent pas nécessairement de vraisemblance à ces récits, multiplie ces derniers jours les témoignages d’habitants de Homs sur des enlèvements et meurtres commis par les groupes terroristes armés, les témoins allant jusqu’à affirmer que les photos présentées par les chaînes occidentale ou arabes tendance al-Jazeera comme étant celles de victimes des militaires et miliciens du régime sont en faite celles de leurs proches enlevés et tués par les groupes terroristes armés.

Un des habitants a indiqué à la télévision syrienne que ses proches ont été tués et mutilés pour la simple raison qu’ils ne sont pas hostiles au régime. Des habitants des quartiers de Bab Sibah, de Nazihine et de Nazha ont par ailleurs affirmé avoir identifié les corps de leurs proches, signalant qu’ils avaient été enlevés depuis des mois. Ils se sont plaint que la situation dans leurs quartiers est très mauvaise du fait des agressions des groupes armés contre les citoyens qui se trouvent obligés de rester chez eux de crainte d’être enlevés ou tués.

Le ministre syrien de l’Information s’en est également pris, en termes violents, à al-Jazeera et la chaîne à capitaux séoudiens al-Arabiya, accusées par lui d’alimenter la révolte à travers leur couverture biaisée des violences sur le terrain : « Les chaînes du terrorisme sanguinaire, dont al-Jazeera et al-Arabiya, sont complices de ces crimes. Leurs correspondants sur le terrain à Homs sont des hommes armés et des terroristes qui participent à ces crimes, les filment et diffusent des allégations mensongères en inversant les faits« , a-t-il martelé.

Par delà la rhétorique, le moins qu’on puisse dire est que le trait est à peine forcé, quand on sait quelle est la ligne éditoriale de ces deux chaînes arabo-atlantistes sur la crise syrienne. Une ligne qui a gravement entamé la crédibilité d’al-Jazeera, qui avait bâti sa réputation en proposant une alternative professionnelle et arabe, lors de la guerre d’Irak, à l’hégémonie de CNN. Aujourd’hui, al-Jazeera est d’une certaine manière malade de la Syrie, plus d’une dizaine des animateurs, présentateurs et speakerines ont quitté la chaîne qatarie, dont deux ou trois ces derniers jours, pour protester contre sa couverture manipulatrice et biaisée des évènements en Syrie.

En ce qui concerne la dernière affaire des quelque 50 femmes et enfants présentés par les opposants comme des victimes de la répression à Homs, ces chaînes diffusent en boucle des images insoutenables de corps de femmes et enfants ensanglantés, mutilés et certains totalement carbonisés, corps inidentifiables mais néanmoins dûment estampillés victimes des soldats ou des chabihas.

Assez logiquement, le ministre syrien s’en est aussi violemment pris à l’Arabie Séoudite et au Qatar, possesseurs des télévisions pré-citées, et en pointe dans les attaques contre la Syrie, à la Ligue arabe comme à l’ONU : « Les pays qui soutiennent les gangs terroristes armés comme le Qatar et l’Arabie Séoudite sont complices du terrorisme qui vise le peuple syrien (…) et assument la responsabilité de l’effusion de sang« , a dit Adnane Mahmoud qui a accusé ces deux pays de financer « ces gangs » et de leur fournir des armes.

On sait que les femmes et les enfants massacrés et exhibés ensuite par des opposants sont devenus une arme de propagande. On verra si cette arme ne se retourne pas contre ceux qu l’ont brandie.

O SDH ? AS L ? OAS ?

A Homs, l’ASL déplace et fait parler des cadavres

Par Louis Denghien, le 12 mars 2012

http://www.infosyrie.fr/actualite/a-homs-lasl-deplace-et-fait-parler-des-cadavres/

L’OSDH a affirmé dimanche, notamment à l’AFP, que les forces de l’ordre syriennes, ou les miliciens chabihas, avaient « égorgé » ou « poignardé » au moins 47 – ou 51 -  femmes et enfant à Homs, dans les quartiers de Karm al-Zeitoun et al-Adawiyé. L’OSDH et l’AFP s’appuient sur le témoignage d’un opposant local, actif sur Homs, Hadi Abdallah, qui a déjà abreuvé en infos  dramatiques les médias occidentaux au moment des combats de Bab Amr. Abdallah a diffusé une vidéo à l’appui de ses dires. Mais la vue de cadavres ne renseigne pas sur leur identité et les responsables du massacre. Evidemment, le CNS n’a pas attendu pour réclamer une « réunion d’urgence » du Conseil de sécurité.

Une mise en scène de l’ASL

L’AFP écrit d’ailleurs lundi qu’elle « n’est pas en mesure de confirmer ces informations en raison des restrictions draconiennes imposées aux médias » en Syrie. Et l’agence de presse fait état de la thèse du gouvernement qui accuse « les gangs terroristes armés d’avoir kidnappé des citoyens dans des quartiers de Homs et de les avoir tués et filmés pour susciter des réactions internationales contre la Syrie« . Curieusement, le même Hadi Abdallah explique à l’AFP que « des membres de l’ASL sont parvenus à transporter les corps au quartier de Bab Sebaa, plus sûr« , et c’est là que les corps ont pu être filmés par les militants. Et Abdallah de donner des détails sur une fillette mutilée et des femmes violées avant d’être tuées.

Donc, l’opposant reconnaît que les cadavres ont été déplacés, dans un « quartier plus sûr » : mais quel quartier est plus sûr à Homs, ces derniers temps, pour les insurgés ? Il y a encore, semble-t-il, quelques combats sporadiques, ou échanges de tirs, dans certains secteurs. Mais comment, dans une ville qu’on devine quadrillée par l’armée et la police, une ville densément peuplée, où les gens sortent d’avantage depuis la reprise de Bab Amr, transporte-on une cinquantaine de cadavres, de Karm al-Zeitoun, à la limite sud-est de la ville, à Bab Sebaa (ou Bab el Sibbah), en plein centre de la historique de la ville, c’est-à-dire à au moins un kilomètre, un kilomètre et demi de là ? En camion ? Il en faudrait plusieurs, et de nuit, comment ne tomberaient-ils pas sur un point de contrôle ? Al-Adawiyé (ou al Adawia) est plus proche de Bab Sebaa, mais c’est un quartier très majoritairement chrétien et alaouite, donc pas le plus évident à traverser pour un convoi mortuaire organisé par l’ASL, même nuitamment !

Bref, tout ça sent la manip’, une de plus de la part des « informenteurs » de l’OSDH, et ça permet aux médias de s’offrir de nouveaux grands titres accusateurs – implicitement – du régime syrien, quitte à à se monter moins affirmatifs dans le corps de l’article. Disons encore que si jamais les auteurs de ce massacre s’avéraient appartenir aux forces du gouvernement, celui-ci devrait sévir avec rigueur.

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Tuerie d'Auriol

http://fr.wikipedia.org/wiki/Tuerie_d%27Auriol


Le 18 juillet 1981, Jacques Massié, chef du SAC de Marseille, est assassiné avec toute sa famille par ses hommes qui le soupçonnent de vouloir les trahir au profit de la Gauche, dans un contexte d'extrême paranoïa anticommuniste. Le meurtre a lieu dans la bastide familiale, près d'Auriol.

Les faits

Massié, chef local du SAC marseillais, est un simple brigadier de police qui avait, grâce aux réseaux gaullistes, décroché une place à l'école des inspecteurs à Cannes-Écluse (Seine-et-Marne). Ses absences répétées avaient laissé libre cours aux accusations de son adjoint, Jean-Joseph Maria, avec qui il était en conflit, et qui finit par le soupçonner de trahison et de malversations.

En avril 1981, Massié prévient la police que Maria et l'un de ses fidèles, Lionel Collard, un ancien parachutiste, sont probablement derrière les coups de feu tirés quelques jours auparavant sur sa voiture. L'épouse du brigadier avait demandé à l'école de son fils de redoubler de vigilance.

Au mois de juillet, une équipe recrutée par Maria et Collard prévoit de kidnapper Massié puis de le tuer, et aussi de récupérer des documents à son domicile, une bastide près d'Auriol, dans la campagne marseillaise.

Les repérages sont effectués par un curieux attelage. Jean-Bruno Finochietti est un instituteur aimé de ses élèves, dont les qualités pédagogiques seront encore louées par les parents et ses collègues après son inculpation. Didier Campana, un motard ayant fait quelques études de psychologie, Jean-François Massoni et Ange Poletti, aux personnalités sans relief, sont trois postiers syndiqués à la CGT. Jean-Joseph Maria prétend avoir été « colonel de paras ». En réalité, il n'a jamais été que simple soldat dans des bureaux à Nancy et n'est que le très ordinaire directeur d'une entreprise familiale de peinture, en mal de reconnaissance.

Le 18 juillet, à 15 heures, l'assaut est lancé : le calvaire va durer trois heures. Marie-Dominique Massié, l'épouse, son fils, Alexandre, âgé de 7 ans, sa mère, son père et le beau-frère sont rassemblés et ligotés au premier étage. Ils sont gardés par Finochietti, qui racontera qu'Alexandre s'est endormi avant que sa mère ne le supplie: "Ils nous tuent, sauve au moins l'enfant." Il ne fera rien, malgré la proximité d'une porte-fenêtre qui aurait permis de le laisser filer.

Le problème est que Marie - Dominique Massié a reconnu l'instituteur (Finochietti a donné des leçons particulières au jeune Alexandre) malgré le masque de chirurgien qu'il porte. Le fiasco est complet : non seulement le commando n'a pas pris Massié, il se retrouve avec 5 prisonniers alors qu'il était censés attendre que la maison soit vide, mais en plus l'un des leurs a été reconnu.

Vers 18 heures, le seul vrai para de la bande, Lionel Collard, tranche : "Il faut les descendre." Au bas de l'escalier, ils sont étranglés un par un par Collard, à l'aide d'une cordelette. Alexandre est le dernier. C'est Finochietti, l'instituteur modèle et père de deux enfants, qui le prend dans ses bras. Poletti le frappe à coups de tisonnier. N'en pouvant plus d'entendre ses râles, Finochietti l'achève d'un coup de couteau.

Les corps sont transportés par Collard et Massoni au fond d'une mine désaffectée. Finochietti, Poletti et Campana attendent le retour de Massié et le tuent vers 3 heures du matin à coups de poignard alors qu'il tentait de s'enfuir. Finochietti, jure avoir dit à Massié au moment de le tuer : "tu ne sauras pas ce qui est arrivé aux tiens !" Massié aurait répondu : "pourquoi toi ?"

Massié est enseveli dans un bois près d'Auriol.

L'enquête

Marina Massié, la sœur de Jacques Massié se rend à la Bastide le lendemain matin pour fêter un anniversaire. Lorsqu'elle arrive, aucune voiture n'est garée et un voisin vient lui dire qu'il y a eu le feu dans la maison hier soir. Ils rentrent. La maison est dans un grand désordre : des meubles cassés, des traces d'incendies et la famille Massié (Jacques, sa femme, Alexandre, ses beaux - parents et son beau-frère) a disparu. Marina pense dans un premier temps qu'ils sont à l'hôpital puisqu'il y a eu le feu. Sur les conseils du voisin, elle se rend à la gendarmerie.

Les policiers et gendarmes arrivent sur les lieux et comprennent vite que l'incendie n'est pas accidentel : des bougies ont été placées sous les rideaux de l'escalier menant à l'étage de manière à ce qu'ils prennent feu. À l'étage, les découvertes inquiétantes continuent : des masques de chirurgiens sur un lit, des liens, des ficelles et des vêtements tâchés de sang. Les policiers embarquent tous les objets n'ayant pas brulé au laboratoire pour trouver des empreintes digitales. Notamment une bouteille de boisson gazeuse qui sera précieuse pour la suite de l'enquête.

Dehors aussi, les enquêteurs découvrent des indices : la voiture des beaux - parents est retrouvée à 300 m de la bastide. Dans le coffre, un mocassin. Tout autours, des objets sont dispersés : une chevalière, une paire de lunettes, un briquet, etc... comme si quelqu'un avait perdu ces objets en tentant de fuir. La piste s'arrête à une énorme tache de sang sur un trottoir.

Les aveux et la découverte des corps

Les interrogatoires vont durer 41 heures. Au départ, Finochietti se demande ce qu'il fait là. Malheureusement pour lui, la police découvre une de ses empreintes sur la bouteille de boisson gazeuse de la Bastide. Finochietti ne peut plus nier. Les enquêteurs lui demandent s'il y a encore quelque chose à sauver. L'instituteur répond par un signe de tête négatif et se met à pleurer.

Alors qu'il raconte aux policiers ce qui s'est passé ce soir - là, Finochietti réalise un dessin : Sur l'écran noir de mes nuits blanches. Les visages sont noircis et l'instituteur refuse de donner le nom de ses complices qu'il désigne par des lettres de l'alphabet : A, B, C et D. Par la lettre Z, il désigne le commanditaire. Il refuse également d'aller physiquement jusqu'au lieu où il a enterré Jacques Massié. Là aussi, il dessinera les lieux et les enquêteurs trouveront le corps du policier.

Lors du procès, Finochietti confirmera, presque accidentellement, que Collard était bien A, le chef du commando.

Maria et Collard ne disent rien. Ce dernier confirme quand même que Massié n'était plus en odeur de sainteté et que sa mort était prévue. Par qui ? Il ne répond pas.

La police recherche toujours les autres complices. Elle épluche la liste des adhérents et interpellent 12 personnes parmi lesquelles Campana, Poletti et Massoni. Ils avouent à leurs tours. Massoni révèle l'endroit où les autres membres de la famille ont été cachés. Comme Finochietti, il refuse de se rendre sur les lieux mais une fois qu'on lui assure qu'il ne verra pas les corps, il change d'avis.

Conséquences

Par le déchaînement de violence et par les implications politiques de ces assassinats, l'affaire a eu un grand retentissement dans la presse française au début des années 1980. Elle a généralement mis en lumière la persistance de diverses organisations para-militaires d'obédience extrémiste et la négligence bienveillante de l'appareil d'état à leur égard pendant deux décennies.

L'affaire entraînera la dissolution du SAC par le président François Mitterrand le 3 août 1982. Une commission d'enquête parlementaire (uniquement composée de membres de la majorité de gauche, la droite ayant refusé d'y siéger) avait été constituée immédiatement après les faits mais décida de ne pas demander la dissolution du SAC. Cette question fut cependant abordée par le Parlement, qui vota la dissolution.

Les assises des Bouches-du-Rhône ont jugé, en mai 1985, Finochietti, Campana, Poletti, Massoni, qui ont plaidé coupable. Maria et Collard ont au contraire démenti toute participation.

Jean-Joseph Maria, Lionel Collard et Ange Poletti ont été condamnés à la réclusion à perpétuité, Jean-Bruno Finochietti et Didier Campana à vingt ans de prison, et Jean-François Massoni à quinze ans. Tous ont, aujourd'hui, retrouvé la liberté. Pierre Debizet, inculpé et renvoyé, dans un premier temps, devant les assises, a bénéficié, après cassation, d'un non-lieu rendu par la Chambre d'accusation de Paris. Il est décédé en mai 1996.

26 ans après les faits, Marina Massié a croisé par hasard Jean-Bruno Finochietti dans la rue. Le journal la Provence les a réunis pour qu'il puisse dialoguer. Finochietti apparait bourré de remords, il dit vivre avec les dernières paroles de Jacques Massié en tête et ne pouvoir s'empêcher de penser à Alexandre lorsqu'il voit un enfant. Marina Massié ne pardonnera jamais à l'ancien instituteur mais elle se sent apaisée de voir cet homme répondre à ses questions avec sincérité et regrets sans jamais se dérober.


Tuerie d'Auriol : 26 ans après, l'incroyable confrontation

Publié le lundi 13 août 2007 à 06H38
Par Denis Trossero ( dtrossero@laprovence-presse.fr )
Dialogue retranscrit par D.T.

http://www.laprovence.com/article/region/tuerie-dauriol-26-ans-apres-lincroyable-confrontation

Marina Massié, sœur du policier assassiné, a accepté de dialoguer avec l'un des tueurs, Jean-Bruno Finochietti

C'était il y a 26 ans. Dans la nuit du 18 au 19 juillet 1981, six personnes étaient assassinées par un commando dans la Bastide de la Douronne, à Auriol. C'était le temps du Service d'action civique (Sac) et des opérations de basse politique. Le chef local, Jacques Massié, policier de métier, était en conflit avec sa hiérarchie. Accusé de trahison et de malversations. On disait qu'il était prêt à rejoindre, documents compromettants sous le coude, les rangs de la gauche, de leur livrer les secrets de la Maison. Le tout dans un climat malsain de dangereuse mythomanie.

Quatre ans plus tard, en mai 1985, les six auteurs présumés sont condamnés. Jean-Joseph Maria, Lionel Collard et Ange Poletti écopent de la réclusion à perpétuité. Jean-Bruno Finochietti, l'instituteur de Malpassé, le premier à avoir craqué et avoué le crime en laissant des dessins torturés baptisés "Écrans noirs de mes nuits blanches", et Didier Campana sont condamnés à 20 ans, Jean-François Massoni, à 15 ans.

Tous ont depuis recouvré la liberté. Collard vivrait en Roumanie. Maria est décédé d'un cancer. Poletti et Massoni vivraient en Corse, Campana près de Marseille. À 56 ans, Jean-Bruno Finocchetti a passé 13 ans en prison. Il a été libéré le 23juillet 1994. Après avoir vécu en Italie et en Biélorussie, remarié, il vit de sa peinture et de vide-greniers. À 64 ans, Marina Massié vient d'écrire un livre: La vie d'une rescapée (Éditions France Europe). Ils se sont rencontrés. Incroyable dialogue entre deux êtres que l'horreur sépare.

LE FACE-à-FACE : "Je ne vous pardonnerai jamais"

Jusqu'au bout, Marina Massié a cru ou feint de croire que ce n'était pas lui. Pas sur ce chemin à moins de 2km de chez elle, à Marseille. Sûrement un sosie de passage ? Et puis, la réalité s'est douloureusement imposée. C'était bien Jean-Bruno Finochietti, le meurtrier de son frère Jacques, celui qui a poignardé le petit Alexandre, 7 ans, son neveu. C'est donc le 11juillet dernier qu'ils se sont croisés pour la première fois depuis l'affaire. Ils se sont revus le 20 juillet. Puis ils ont accepté de nous parler dans les locaux de La Provence.

L'une pour comprendre, l'autre pour revenir un peu vers la communauté des hommes. Singulier face-à-face. Moment rare dans les affaires judiciaires. Le bourreau de la famille Massié face à une de ses victimes.

- Comment vous avez pu faire ça ?
- Je ne suis pas un monstre, j'adore les enfants. Peut-être que j'ai rêvé d'une vie de baroudeur, comme Jacques (Massié). Une seule vie d'instit, ça ne ne me suffisait pas. Ça ne me suffit toujours pas. On n'est pas partis pour tuer une famille. On était tous contre les faits contre-nature qu'on a commis. Et pourtant, on les a commis. Il y avait un conditionnement.

- Je n'arrive pas à comprendre.
- On nous a mis en situation de nous méfier les uns des autres. Chacun a voulu jouer un rôle en se cachant derrière l'espionnite, la manipulation. Mais, c'est vrai, entre le pathologique et le dramatique comme ça s'est passé, il y avait la place pour autre chose.

- Au procès, on aurait dit des vedettes. Le seul qui avait du remords, c'était vous. Je vous ai traité de tout pourtant. Vous vous souvenez ?
- Vous m'avez lancé: ordure! Assassin! Tu avais des enfants!

- Je ne me serais jamais dérobé. - J'ai toujours la même haine. Je ne vous pardonnerai jamais. Mais c'est incroyable, vous répondez à toutes mes questions. Vous êtes bourré de remords et ça apaise quand même ma haine.

- Je l'accepterai toujours, votre haine. Elle me désarme. Mais on peut vivre avec de la haine, vous savez, comme avec des amours manqués. Vous savez pourquoi je suis rentré là-dedans (au Sac)? Parce que ma première femme avait été agressée au Merlan. Après, c'est un parent d'élève qui m'a parrainé…

- Comment vous avez pu passer à l'acte (elle revient à la charge)?
- Tout ce qui s'est fait s'est fait en groupe et la nuit. La nuit, les choses ne sont pas pareilles. La cible, c'était Massié. Il fallait le prendre vivant. (Lionel) Collard devait s'occuper de tout. On devait le confier (Massié) à quelqu'un qui devait l'interroger sur ses documents. Il y avait un tel fantasme, une telle mythomanie autour des personnages. Collard a parlé de raison d'État. J'y ai cru. On a fonctionné comme dans les films.

- Et le petit ? (Alexandre)
- Je ne peux plus voir un enfant sans penser à Alexandre (il pleure).

- Mon compagnon, "Jo" (Georges Ferrarini, une autre des victimes), il n'avait rien fait, c'est un homme qui m'avait rendue heureuse. À quel moment vous avez pris conscience de tout cela ? - Je n'ai toujours pas atterri. Vous, vous avez perdu tous les vôtres. Moi, je suis resté là-bas. Je suis un peu mort à la bastide… Quand je l'ai poignardé (Jacques Massié), je vous promets, je lui ai dit: tu ne sauras pas ce qui est arrivé aux tiens ! Il m'a dit: pourquoi toi ? Je vis avec ça, je vis avec ça, je vivrais toujours avec ça.

- Vous m'expliquez tout ça comme si j'étais quelqu'un d'autre, comme si j'étais étrangère à l'affaire. Ça ne vous apaise pas de m'avoir vue ?
- Oui, beaucoup. Il y a quelque chose d'important, vous savez, Marina, vous êtes la mémoire du passé. Vous êtes irréprochable. Tout ce que vous avez fait était dicté par un geste de désespoir et d'amour.

- Mon frère doit me maudire de là-haut !
- Je ne suis là que pour vous. Je vous ai tellement vu souffrir.


Service d'Action Civique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Service_d%27action_civique

Le Service d'Action Civique (SAC) a été de 1960 à 1981 une association loi de 1901 au service du général de Gaulle puis de ses successeurs gaullistes, mais souvent qualifiée de police parallèle, créée à l'origine pour constituer une « garde de fidèles » dévouée au service inconditionnel du général après son retour aux affaires en 1958. Ses statuts précisent seulement qu'il est une « association ayant pour but de défendre et de faire connaître la pensée et l'action du général de Gaulle ». Il a pour ancêtre le service d'ordre du Rassemblement du peuple français, qui s'était déjà illustré dans des affrontements parfois violents face aux communistes.

Pierre Debizet, un ancien de la France libre (réseau Libération Nord et BCRA), en fut le premier président pour une brève période — de janvier à février 1960 — en raison de problèmes de santé et d'un désaccord avec la politique algérienne du général de Gaulle désormais orientée vers l'autodétermination de ce pays. C'est à la faveur des évènements de Mai 1968, que Pierre Debizet réintégra, avec la bénédiction de Jacques Foccart avec lequel il était resté en contact durant sa « traversée du désert », la direction du SAC pour en redevenir officiellement le responsable national dès juin 1968.

Il y eut aussi d'autres gaullistes de la première heure comme Jacques Foccart, Dominique Ponchardier, auteur des Gorille dans la « Série noire », ou Christian Fouchet. Tous se retrouveront dans le SAC.

Historique

Une organisation au service du « Général »

Le SAC est officiellement créé le 4 janvier 1960, date de son enregistrement à la préfecture de Paris, dans le but d'apporter un soutien inconditionnel à la politique du général de Gaulle. Il est dirigé par Pierre Debizet mais le vrai patron est certainement Jacques Foccart, confident de De Gaulle.

Il recrute parmi les militants gaullistes mais aussi dans le milieu, dans la police, la gendarmerie. Parmi ses fondateurs, on trouve Alexandre Sanguinetti, Charles Pasqua qui en devient vice-président, ainsi que son ami Étienne Leandri. Des criminels de l'époque ont possédé une carte du SAC, à l'instar de Jo Attia ou de Christian David (dit « Le Beau Serge ») ; certains éléments de la pègre avaient en effet conservé des liens avec le gaullisme en raison de leur passé de résistant ou de déporté durant la Seconde Guerre mondiale, on compte aussi des truands anciennement membres de la Gestapo de la rue Lauriston désirant être proche du pouvoir politique pour profiter de la protection de ce dernier.

Le SAC a toujours eu une existence indépendante du parti gaulliste.

La crise et la violence à partir de l'« autodétermination » de l'Algérie

Lors du changement de cap du général de Gaulle au sujet de la crise algérienne, beaucoup de membres du SAC favorables ou militants de l'Algérie française démissionnent. En particulier Pierre Debizet laisse la place à Paul Comiti, un garde du corps du général de Gaulle, à la tête du service. À partir de cette période où les grognards du gaullisme partent, le recrutement est de moins en moins sérieux, ce qui permet à beaucoup de personnes peu scrupuleuses de rentrer au service5. Les « incidents » vont alors se multiplier :

En 1965, un membre du SAC, Georges Boucheseiche, est soupçonné d'avoir participé à l'enlèvement du chef de l'opposition marocaine Mehdi Ben Barka mais le SAC n'aurait pas joué un rôle très important dans cette affaire.

En mai 1968, les membres du SAC déguisés en ambulanciers ramassent des manifestants pour aller les tabasser au sous sol de leur QG, rue de Solférino6. Ils préparent la contre-manifestation en faveur de de Gaulle.

C'est le SAC qui a expulsé des maisons des Jeunes divers mouvements et associations (Maoiste, Katangais) après les élections de juin 1968.

Le SAC a créé l'UNI pour contrer la « subversion gauchiste » dans le milieu universitaire. L'organisation de Debizet a aidé jusqu'en 1976 le syndicat étudiant dans toutes ses démarches d'autant plus que beaucoup de militants avaient leurs cartes dans les deux organisations. Après 1976, la double appartenance existe, mais les organisations ont une direction distincte.

Face à tous ces problèmes, Foccart rappelle Pierre Debizet à la tête du SAC pendant les événements de mai 1968. Il décide de remplacer la carte de membre qui ressemble trop à une carte de police et exige de chaque membre un extrait de casier judiciaire5.

Dans les années 1970, Patrice Chairoff publie dans Libération un plan du SAC prévoyant l’internement de gauchistes dans des stades. Ce document est attribué au marseillais Gérard Kappé, un lieutenant de Charles Pasqua qui dément.

Le rôle principal mais méconnu du SAC est la surveillance du parti gaulliste : le responsable départemental du SAC est membre de droit du comité départemental de l'UNR, puis de l'UDR et du RPR, qu'il soit ou non adhérent du parti (il ne l'est souvent pas). C'est par ce biais que Jacques Foccart est si bien informé et les notes transmises à Debizet par ses responsables départementaux permettent plusieurs fois la mise en cause préventive de cadres ou d'élus indélicats et de les pousser vers la porte avant que la justice ne s'en mêle. En 1975, Jacques Chirac aurait été président du SAC, selon Daniele Ganser (2005), ce qui est faux, mais il a forcément présidé, en tant que Premier Ministre, la réunion annuelle des cadres du SAC à l'Hôtel Lutetia.

Malgré l'épuration effectuée en 1968-1969, de 1968 à 1981, ses membres auront des ennuis avec la justice pour :

« coups et blessures volontaires, port d'armes, escroqueries, agressions armées, faux monnayage, proxénétisme, racket, incendie volontaire, chantage, trafic de drogue, hold-up, abus de confiance, attentats, vols et recels, association de malfaiteurs, dégradation de véhicules, utilisation de chèques volés, outrages aux bonnes mœurs. » (François Audigier, Histoire du SAC, p. 462).

L'observation du mouvement laisse à penser que la théorie des « deux SAC » développée en manière de défense par certains adhérents pourrait avoir une part de vérité, la coexistence sous une même étiquette d'une part de groupes gaullistes très droitiers et activistes, recrutant des personnes souvent honorables, telles un magistrat de l'Est de la France, un certain nombre de militants ouvriers souvent liés aux syndicats indépendants comme la CGSI ou la CSL, etc. et d'autre part une série d'individus aux franges du renseignement, du banditisme et de l'extrême-droite (voire des trois), utilisés pour des « coups » peu recommandables. Des associations appelées SAC et sans rapport avec le mouvement national ont été déposées par des amis de Charles Pasqua après que celui-ci eut été exclu du mouvement.

La fin du SAC : la tuerie d'Auriol

Pierre Debizet, responsable du SAC, arrive à Marseille en mai 1981 car il s'inquiète des rivalités entre les membres locaux de son organisation. Jacques Massié, responsable local du SAC et policier, est accusé de détournement de fonds et de proximité avec la gauche par les autres membres de l'organisation.

Quelque temps plus tard, Massié et toute sa famille sont assassinés. Rapidement, les meurtriers sont arrêtés et condamnés à de lourdes peines. Pierre Debizet est inquiété par la justice mais sans suite pénale. Une commission d'enquête parlementaire (uniquement composée de membres de la majorité de gauche, la droite ayant refusé d'y siéger) est constituée mais ne décide pas de demander la dissolution du SAC.

Le Service d'action civique est dissous par le président François Mitterrand le 3 août 1982, par application de la loi du 10 janvier 1936 sur les groupes de combat et milices privées.

Ses « successeurs »

Après la dissolution du SAC, de nouvelles structures apparaissent.

Solidarité et défense des libertés

Certains, lors de la période de flottement du SAC, voulurent récupérer cette organisation qui a toujours existé de façon autonome par rapport aux différents partis gaullistes. Charles Pasqua est l'un d'eux.

Le futur ministre de l'Intérieur créa à cette occasion « Solidarité et défense des libertés » qui rassemblait des membres du RPR, de l'UDF, des anciens du SAC et même de certains mouvements très à droite comme le Parti des forces nouvelles (PFN).

Ce descendant du SAC n'a pas eu une existence très importante. À la suite de l'attentat de la rue Marbœuf, le mouvement pasquaien précité organisera une manifestation où des militants du Centre national des indépendants et paysans (CNIP) et du PFN se distingueront. Ce mouvement sera vite dissous.

Il ne faut pas oublier que Charles Pasqua avait été exclu du SAC sur ordre de Jacques Foccart au début de 1969 pour avoir tenté d'en prendre le contrôle à la faveur des événements de mai 1968. Contrairement à la légende, Pasqua était généralement mal vu du SAC.

Le MIL

Le Mouvement initiative et liberté (MIL) a été créé par Jacques Rougeot président de l'UNI après l'élection présidentielle de 1981 et avant la dissolution du Service d'action civique, ce n'est donc pas une résurgence directe du SAC mais une structure créée en marge de l'UNI, afin de permettre à ses anciens, entrés dans la vie professionnelle, d'avoir une structure d'accueil qui soit plus proche des milieux universitaires que le SAC.

De nombreux anciens du SAC ont ensuite rejoint ce mouvement. L'implication possible de certains membres du MIL dans l'affaire des lettres de menaces envoyées à des personnalités politiques par la « cellule 34 » a été évoquée en mars 2009 par les policiers chargés de l'enquête9. Aucune preuve n'est pour le moment venue étayer ces soupçons. En effet, la fameuse « Cellule 34 » se constituait d'une unique personne, Thierry Jérome, mentalement instable, et non de membres du MIL.

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Nazisme/pays baltes: le silence de l'UE "honteux" (Lavrov)

MOSCOU, 23 mars - RIA Novosti 17:08 23/03/2012

http://fr.rian.ru/world/20120323/194019426.html

La position des pays de l'Union européenne, qui s'abstiennent de soutenir les résolutions de l'Onu condamnant la glorification du nazisme dans les pays Baltes est honteuse, a déclaré vendredi aux journalistes le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"L'Assemblée générale des Nations unies adopte tous les ans une résolution sur l'inadmissibilité de tels phénomènes. Cette résolution n'est pas soutenue par les pays de l'Union européenne. J'estime qu'il s'agit d'une prise de position honteuse de nos collègues européens", a indiqué le ministre lors d'une conférence de presse au terme d'entretiens avec le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thørnbjørn  Jagland, en visite de travail à Moscou.

Selon M.Lavrov, les décisions du Tribunal de Nuremberg n'ont jamais été annulées et il faut les respecter à la lettre.
Le chef de la diplomatie russe a souligné que la Russie avait maintes fois signalé qu'il était inadmissible pour l'Europe moderne de glorifier les néonazis et les anciens SS, et de tolérer cela au niveau officiel".

Pour sa part, le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thørnbjørn  Jagland a indiqué que "les tentatives multiples de réécrire ou de falsifier l'histoire sont inadmissibles. Il en est de même pour les résultats du procès de Nuremberg"

Depuis 1994, le 16 mars des défilés d'ex-légionnaires des Waffen SS sont organisés régulièrement en Lettonie. Le défilé annuel des anciens membres de la légion lettone de la Waffen SS provoque l'indignation des organisations antifascistes internationales.

Pourtant, le président du pays, Valdis Dombrovskis, a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne considérait pas les SS lettons comme des nazis, même si beaucoup d'entre eux avaient massacré des Juifs et des représentants d'autres peuples durant la Seconde Guerre mondiale.

Au total, plus de 150.000 Lettons se sont engagés dans le Wehrmacht au cours de la guerre.


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Un Homsi parle de récents massacres

Par Louis Denghien, le 25 mars 2012

http://www.infosyrie.fr/re-information/un-homsi-parle-de-recents-massacres/

Nous publions l’entretien que la journaliste indépendante suisse Silvia Cattori, bien connue des « alter-internautes » pour ses analyses et critiques de la politique occidentale au Proche-Orient, a mis en ligne sur son site. Silvia Cattori a interrogé ici un Syrien « de base », habitant la région de Homs, à la mi-mars, soit deux semaines après la reprise de contrôle de Bab Amr. L’homme, âgé de 75 ans, donne ici le point de vue de tous ces Syriens, ces Homsis qui, contrairement aux Edith Bouvier et William Daniels des médias français, n’ont certes pas vu dans les groupes armés qui tenaient certains quartiers de Homs des « combattants de la liberté » ou des « gens extraordinaires », mais des terroristes, persécuteurs de minorités et décidé à mettre tout un pays à feu et à sang pourvu que l régime syrien tombe. C’est ni plus ni moins le point de vue de la « majorité silencieuse » syrienne, de ce peuple réel et opposé au chaos, superbement ignoré sinon nié par les commentateurs mainstream, que Silvia Cattori relaie ici.

Notamment, le témoin syrien revient sur le massacre de 47 femmes et enfants de Homs, dont les opposants avaient accusé naturellement les autorités, après avoir diffusé, le 11 mars, des images des cadavres et expliqué à leur façon les circonstances de leur découverte (voir notre article « A Homs, l’ASL déplace et fait parler des cadavres », mis en ligne le 12 mars). Le gouvernement syrien avait aussitôt accusé les groupes armés d’être les vrais auteurs de ce carnage, opportunément médiatisé pour permettre au CNS, en panne politique et diplomatique, de réclamer une réunion « urgente » du Conseil de sécurité. Nous avions alors fait part de nos doutes (voir nos articles « Tuerie de Homs : voilà qui nous rappelle quelque chose » et « L’opposition tente de rebondir sur des cadavres », mis en ligne les 12 et 13 mars) : nous faisions notamment valoir que le gouvernement syrien n’avait aucun intérêt, après sa victoire politico-militaire de Bab Amr, à laisser perpétrer des représailles sanglantes ; et nous pointions l’invraisemblance du scénario proposé par les militants – transfert en pleine nuit de la cinquantaine de corps du quartier où ils auraient été exécutés à un autre réputé plus sûr.

A noter que la presse mainstream, notamment l’AFP, avait semblé elle aussi faire preuve d’une prudence inhabituelle sur ce sujet, précisant que la version proposée par l’opposition était invérifiable et, de fait, n’exploitant pas l’affaire contre le régime syrien.

Le témoin, certes pro-Bachar, ou au moins anti-ASL, pointe le fait qu’un certain nombre de victimes ont été reconnues par des Homsis comme de parents ou relations dont on savait qu’ils avaient été enlevés par des insurgés, ou des « mercenaires », ce terme désignant dan sa bouche des combattants  non syriens. Il rapporte aussi ce que lui a dit le petit-fils d’un ami, qui lui a raconté comment les activistes l’avaient contraint lui et d’autres habitants de Bab Amr à prendre les armes contre l’armée. Mais, devant l’évolution de la situation, un certain nombre de ces « malgré nous » avaient déserté la cause de l’insurrection. Ce qui avait entraîné des représailles sanglantes de la part des jusqu’au-boutistes salafistes syriens mais surtout irakiens, libyens, égyptiens et même français selon lui : le père et deux frères du jeune homme rencontré par le Syrien interrogé par S. Cattori ont ainsi été égorgés par leurs anciens « camarades de combat » ; le jeune homme a reconnu les corps de ses parents lorsque l’armée syrienne a découvert ceux-ci, le 10 mars, dans le quartier de Shomari à Homs.

On pourra toujours parler de « témoignage de deuxième main », rapporté par un partisan du régime dans un entretien avec une journaliste connue pour son opposition à l’atlantisme et au sionisme, qui soutient le point de vue pro-syrien depuis le début de la crise. Mais tout ce que dit son interlocuteur nous parait crédibilisé par certains détails qu’il donne sur la « carte politique » des environs de Homs. Et par certaines réalités de terrain : même s’ils n »ont pas été relayés en général par la presse franco-occidentale, les témoignages d’habitants de Homs dans les médias syriens ou pro-syriens sur les crimes et la terreur des bandes armées ont été nombreux ; et on a découvert d’autres massacres imputables, de par les circonstances, à l’opposition armée, comme celui de Karm al-Loz (voir notre article « A Homs, le crimes avérés et probables des insurgés », mis en ligne le 14 mars).

Entretiens avec Silvia Cattori

Témoignage sur le récent massacre de civils à Homs

Les journalistes encartés qui cherchent à discréditer les témoignages de Syriens qui affirment, depuis le débout des troubles, que les actes de barbarie en Syrie sont commis par des bandes islamistes extrémistes, devraient avoir aujourd’hui l’humilité de reconnaître qu’ils se sont trompés.

Donner la parole à « l’autre côté », c’est-à-dire aux victimes d’une prétendue Armée syrienne de libération, n’a rien de grotesque. N’en déplaise à ces journalistes et autres « spécialistes de l’extrême droite » qui depuis quelques semaines tentent de discréditer – en les qualifiant de pro-Assad, conspirationnistes, négationnistes, etc – les rares journalistes qui n’ont relayé ni la propagande de l’« Armée syrienne libre », ni celle d’un « l’Observatoire syrien des droits de l’homme » des plus douteux.

Faire entendre la voix de Syriens qui continuent d’exprimer leur soutien au président Assad et souffrent de voir leur pays mis à feu et à sang par des bandes armées, est une question d’éthique. Un journaliste a le devoir de « rechercher la vérité, en raison du droit qu’a le public de la connaître et quelles qu’en puissent être les conséquences pour lui-même ».

Le Syrien qui s’exprime ici est âgé de 75 ans et vit dans un village dans la province de Homs.

-Silvia Cattori :

Le 12 mars, les images insoutenables de 47 femmes, hommes, enfants mutilés, égorgés, certains carbonisés, à Homs, nous ont laissés sans voix. L’opposant Hadi Abdallah a attribué ce massacre « aux milices d’el-Assad » et a affirmé que des membres de « l’armée libre » avaient retrouvés ces corps dans les quartiers de Karm al-Zeitoun et d’al-Adawiyé et qu’ils les ont transportés dans le quartier de Baba Seeba où il les a filmés. Selon vous l’armée gouvernementale serait-elle impliquée dans ces massacres barbares ?

-Réponse :

Ce qui se passe ici est tout le contraire de ce qui se dit chez vous. Je vous demande pardon, Madame. Nos soldats ne sont pas des mercenaires. Ce sont les fils de ce peuple, toutes religions mélangées. Ce sont mon frère, mon fils, mon oncle. C’est cela notre armée. Il est impossible que le fils tue délibérément son père. Nos soldats font face depuis de longs mois à des mercenaires payés par des fonds extérieurs pour commettre des meurtres. Le massacre de ces femmes et enfants, dans les quartiers de Karm al-Zeitoun et d’al-Adawiyé, ce sont eux qui l’ont commis, pour ensuite en imputer la responsabilité aux forces du gouvernement. Il y a des preuves : les habitants des quartiers de Bab Sebaa, Nazihine et Nazha ont reconnu parmi les victimes de ce massacre des proches kidnappés et rançonnés par les mercenaires.

Je puis vous parler d’un autre massacre qui a été découvert par nos soldats [le 10 mars] dans le quartier de Shomari, proche de Baba Amro. Mon père avait des amis musulmans à Shomari. Je suis allé plusieurs fois leur rendre visite avec lui. Il y a quelques jours un jeune homme a frappé à ma porte. Il a dit : « Je suis le petit-fils de l’ami de votre père ». Je vous dis de mémoire ce qu’il m’a raconté.

« Tous les hommes de notre quartier étaient contraints par les milices de Baba Amro à porter des armes et à les retourner contre le régime. Ils nous disaient que celui qui refusait serait égorgé. Mon père, mes frères et moi avons alors pris les armes. Après la prise de Baba Amro, le 1er mars, quand le gouvernement a appelé à rendre les armes, mon père, mes frères et moi, les avons rendues. Le 10 mars, quand nos soldats ont découvert de nombreux hommes égorgés à Shomari, j’ai reconnu parmi les corps mon père et mes deux frères. Les milices avaient égorgé tous ces hommes parce qu’ils avaient rendu les armes. Je me suis tout de suite enfui du côté des soldats, je leur ai demandé de me protéger et de m’accompagner chez vous ».

Ce que je rapporte est la vérité Madame. Je ne suis pas ici pour défendre le gouvernement. Tous les hommes égorgés à Shomari étaient des musulmans. Les milices les ont égorgés parce qu’ils avaient rendu les armes et étaient en désaccord avec eux. Ce qu’il m’a raconté a été confirmé par un homme qui était encore en vie. Transporté à l’hôpital il a raconté ce qui s’est passé.

Parmi ces musulmans armés qui massacrent il y a des fanatiques. Mais ils sont une petite minorité. Ce sont surtout des jeunes. Parmi eux, il y a des hommes venus de l’étranger. Le jeune homme dont je viens de vous parler a dit qu’il y avait à Baba Amro des Irakiens, des Libyens, des Français, des Qatari, des Égyptiens, etc. Le pouvoir fait ce qu’il peut pour les combattre. S’il a pris son temps avant de prendre d’assaut Baba Amro en février, c’est qu’il voulait parvenir à les déloger en causant le moins de pertes possibles parmi les civils.

Dans la campagne de Homs il n’y a que deux villages qui sont contre le gouvernement : Qousseir et Al Bowayda. Hormis ces deux villages, il n’y a pas de problème entre les chrétiens et les musulmans. Nous avons de très bons contacts avec tous nos voisins. Dans le petit village où j’habite avec ma famille, nous sommes entourés de musulmans. Ils sont nos amis ; ils ne nous attaquent pas. Nous nous sentons bien avec eux, ils se sentent bien avec nous. Nous allons à leurs fêtes, ils viennent à nos noces. Ces liens intenses sont très anciens. Quand nous discutons avec eux ils sont aussi affligés que nous de ce que ces jeunes musulmans fanatiques font. Ils nous disent qu’ils ne peuvent pas contrôler leurs fils, qu’ils ne savent pas comment les faire cesser de tuer, car ils reçoivent beaucoup d’argent.

-Silvia Cattori :

Savez-vous que, sauf rares exceptions, les reporters qui sont venus à Homs – et quasiment tous les journalistes qui commentent ce qui se passe en Syrie en Europe – qualifient Bachar el-Assad d’assassin ?

-Réponse :

Qui sont ces journalistes ? Croyez-vous que ce sont des journalistes honnêtes ? Depuis que ces actes de terreur ont commencé nous vivons un enfer à cause de ces mercenaires. Ces journalistes qui mentent portent une lourde responsabilité.

J’ai vécu la plus grande partie de ma vie en dehors de la Syrie. Ma culture est presque européenne. Quand je suis revenu en Syrie j’étais en désaccord avec la politique de mon pays ; mais comparé à ce que nous subissons maintenant je me dis que c’était un moindre mal. Nous vivions paisiblement. Nous vivions en paix, nous étions contents, même si il y avait des choses qui n’étaient pas parfaites. Ma fille pouvait aller de Homs à Damas, voyager la nuit sans aucun problème.

Nous n’imaginions pas qu’un jour, chrétiens, druzes, alaouites et musulmans seraient soudainement victimes du fanatisme de ces extrémistes musulmans. Tout cela pour déstabiliser l’État syrien. Les jeunes se sont laissé embrigader dans les villages pour commencer. Ils ont reçu de l’argent ; ils ont reçu des armes. Ils mènent des attaques contre des édifices gouvernementaux, tirent sur les policiers, les forces armées, sur les Syriens qui s’opposent à eux. Un policier de notre village a été tué à Homs en août.

Ce fléau nous est venu du dehors. Les Syriens ne tuent pas pour tuer Madame. Ce sont des gens très cultivés et de nature paisible. J’ai parlé au début avec ces jeunes embrigadés. Je leur ai demandé : « Pourquoi agissez-vous comme cela ? » Ils m’ont répondu : « Parce qu’on est bien payés. Les hommes reçoivent 600 livres par jour [10 dollars US] et les femmes 400 livres ; ceci rien que pour aller manifester et se laisser filmer. C’est plus agréable que d’aller travailler dans les champs et bien mieux payé. » Voilà pourquoi on ne trouve plus de jeunes pour travailler la terre ; les gens ordinaires ne peuvent pas payer ce prix. Et voilà pourquoi les parents ne peuvent plus contrôler leurs enfants. C’est comme cela que le sang a commencé à couler. Chaque meurtre, chaque attentat, a un salaire.

-Silvia Cattori :

Début mars, la révélation par la presse que les médecins syriens torturent les blessés a fait sensation. Cela aussi vous le réfutez ?-

-Réponse :

Je suis très étonné Madame d’apprendre cela ! Ce n’est pas de la Syrie qu’ils parlent ! Ici c’est tout à fait le contraire. Pourquoi un médecin ferait-il cela ? En Syrie, les médecins ne sont pas des tortionnaires. Ce sont des gens dévoués à soigner les patients comme dans n’importe quel hôpital du monde ! Tous les médecins travaillent d’arrache-pied depuis des mois. Ici, les gens qui ne sont pas embrigadés par les mercenaires ne croiraient jamais ce que racontent vos journalistes…Pourquoi ces gens inventent-ils ces accusations ? Pourquoi sont-ils si acharnés contre notre pays ? Veulent-ils détruire la Syrie parce que c’est un pays qui résiste contre l’occupation du Golan par Israël ? Je vous prie de chercher à savoir quels liens ces journalistes ont avec Israël. Ces graves accusations ne sont pas sans conséquences pour nous.

Je puis vous parler de mon médecin. Dès le début des troubles, lui, et tous ses confrères de Damas, sont tout de suite allés apporter leur aide aux médecins de l’hôpital Al Ahli, à Homs. Ils travaillent jours et nuits s’il le faut. Questionné au sujet des rumeurs disant que les manifestants blessés ne recevraient pas les mêmes soins que les soldats du gouvernement il a répondu : « Comment vous voulez qu’on fasse la différence ? Notre travail est de soigner du mieux que l’on peut tous les blessés et les malades. De quel bord ils sont ne rentre pas en considération. Notre geste envers tout blessé est d’empathie humaine avant tout. »

-Silvia Cattori :

Pensez-vous que la Syrie pourra retrouver la vie paisible d’avant ?

-Réponse :

Les chrétiens et les musulmans qui en leur majorité portent la Syrie en leur cœur sont convaincus qu’elle sortira gagnante. Vous savez que les cheikhs et des prêtres prient ensemble à l’église et dans les mosquées. La Syrie et le Liban sont le paradis du monde. Ce sont des pays ou les prophètes ont vécu. Une terre bénie.

Propos recueillis le 14 mars 2012.

URL de cet article :
http://www.silviacattori.net/article3000.html

Silvia Cattori

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L’UNESCO exclut Reporters Sans Frontières, affiliée à la CIA, pour ses "méthodes de travail" controversées (Rebelion)

Jean-Guy ALLARD 11 mars 2012

http://www.legrandsoir.info/l-unesco-exclut-reporters-sans-frontieres-affiliee-a-la-cia-pour-ses-methodes-de-travail-controversees-rebelion.html

L’ONG française Reporters Sans Frontières (RSF), subventionnée par des agences du Département d’État nord-américain et dont les liens avec l’intelligence nord-américaine ont été démontrés, vient d’être exclue de la liste d’Organisations Non Gouvernementales associées à l’UNESCO.

C’est la deuxième fois en exactement quatre ans que RSF est sanctionnée par l’UNESCO pour son manque d’éthique.

L’institution prestigieuse des Nations Unies lui a avait déjà retiré le mercredi 12 mars 2008 le co-parrainage de la Journée pour la liberté d’Internet pour cause de « tentatives visant à disqualifier un certain nombre de pays ».

Le Conseil Exécutif de l’organisme international a validé ce 8 mars la décision du Comité sur les Associés Non Gouvernementaux qui a retiré à RSF son statut d’organisation associée.

Le Comité sur les Associés Non Gouvernementaux, un organe affilié au Conseil Exécutif de l’UNESCO, s’est réuni le 28 février dernier, pour étudier le reclassement des ONG qui collaborent avec l’UNESCO.

Au cours des débats de l’UNESCO, quelques pays ont dénoncé les méthodes controversées de travail employées par l’ONG « qui ne sont pas compatibles avec les valeurs de l’UNESCO dans le domaine du journalisme » et a décidé de l’exclure de la catégorie d’association.

La créature de Robert Menard

En 2008, quelques mois après une décision similaire, le fondateur de RSF, Robert Ménard, a renoncé à son poste de chef de l’ONG, qu’il détenait apparemment à vie, pour accepter un contrat millionnaire de l’Émirat du Qatar où il devait supposément créer un organisme en faveur des droits de la presse.

Il est aujourd’hui de retour en France où il est associé au parti d’extrême-droite, le Front National, des Le Pen.

Lorsqu’il était à la tête de RSF, Ménard a du publiquement reconnaître que son groupe recevait des subventions généreuses de l’Agence de Développement International (USAID), une façade de l’intelligence nord-américaine, à travers le Center for a Free Cuba, une créature de Freedom House, dirigée par l’agent de la CIA Frank Calzón.

Ménard a eu pendant des années accès aux fonds de l’agence nord-américaine pour l’ingérence, USAID, qui disposait l’année de sa "retraite" précipitée d’environ 45 millions de dollars pour mener son travail de propagande et d’espionnage contre Cuba, à travers un réseau de soi-disant ONG. Le bras droit de Calzón, Felipe Sixto, a avoué à la fin de l’année passée avoir volé un million et demi de dollars du budget du “Center”.

L’affiliation avec l’USAID et d’autres appuis occultes des EU explique l’ardeur de RSF à attaquer constamment les pays progressistes de l’Amérique Latine, parmi lesquels les pays de l’ALBA, contre qui il déclenche à intervalles régulières des campagne de diffamation aux côtés d’autres organismes de presse connus pour leur collaboration avec le Département d’État.

En février passé, RSF est intervenu dans le débat qui se développe à l’Équateur sur les droits de la presse pour appuyer le quotidien El Universo, condamné pour injures et mesonges grossiers contre le président Rafael Correa.

RSF a qualifié de « désastre » la décision de la Cour Nationale de Justice (CNJ) de l’Équateur qui a ratifié une sentence par « une injure calomnieuse » contre le porte-parole du quotidien de l’extrême-droite et de l’oligarchie.

De même, RSF attaque la Bolivie et en Venezuela, les pays dont la « grande presse » a été traditionnellement monopolisée par l’oligarchie nationale.

Désormais, RSF ne disposera pas d’un droit d’intervention et devra se limiter à « des consultations ».

Plus de 60 ONG collaborent avec l’UNESCO en tant qu’organisations associées.

Jean-Guy Allard

http://www.rebelion.org/noticia.php?id=146110

Traduction « la liberté des ONG stipendiées à bien des limites » par VD avec probablement les fautes et coquilles habituelles


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« Répondre #122 le: 18/03/2012 - 14:37:33 »

« Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre. » (Karl Marx / 1818–1883)


http://fr.wikipedia.org/wiki/Fraude_%C3%A9lectorale

http://fr.wikipedia.org/wiki/Putsch_des_G%C3%A9n%C3%A9raux

http://fr.wikipedia.org/wiki/Organisation_arm%C3%A9e_secr%C3%A8te

Il y a 50 ans, le putsch des généraux, moment crucial de la guerre d’Algérie


FRANCE -  Article publié le : jeudi 21 avril 2011 - Dernière modification le : jeudi 21 avril 2011

Par RFI

http://www.rfi.fr/france/20110421-il-y-50-ans-le-putsch-manque-generaux-marquait-une-etape-cruciale-guerre-algerie

Vidéo à voir :

http://www.ina.fr/histoire-et-conflits/decolonisation/video/CAF88026998/message-radiodiffuse-et-televise.fr.html


Dans la nuit du vendredi 21 au samedi 22 avril 1961, les généraux français Zeller, Challe, Jouhaud et Salan prenaient le contrôle d’Alger, trois mois et demi après le référendum favorable à l’autodétermination des populations algériennes. Mis en échec par le général de Gaulle, leur coup d’Etat avorté a marqué un tournant définitif dans la guerre d’Algérie.

« Pronunciamiento militaire », « quarteron de généraux en retraite », « Françaises, Français, aidez-moi ! », ces mots restés célèbres prononcés par un Charles de Gaulle en tenue militaire lors de son allocution radiodiffusée et télévisée du dimanche 23 avril 1961 résonnent encore, cinquante ans plus tard, dans la mémoire collective française.

Ce soir-là, à 20h00, de Gaulle vient non seulement de lancer un appel qui va mettre fin au putsch des généraux à Alger, il s’est également attribué les pleins pouvoirs, comme prévu par l'article 16 de la Constitution en cas de circonstances exceptionnelles. Pour l’Elysée, ce dimanche-là, l’heure est grave. Dans la nuit du 21 au 22 avril, les généraux André Zeller, Maurice Challe et Edmond Jouhaud, rejoints physiquement le 23 avril par le général Raoul Salan, se sont installés en « haut commandement » à Alger.

Etat d’urgence

Appuyés par le 1er régiment étranger de parachutistes du commandant Hélie Denoix de Saint Marc, ils ont arrêté le délégué général du gouvernement, Jean Morin, le commandant en chef en Algérie, le général Gambiez, ainsi que le ministre des Travaux publics, Robert Buron, en visite à Alger.

S’estimant trahis par ce qu’ils considèrent comme une politique d’abandon de l’Algérie, les généraux putschistes veulent mettre fin à la politique d'autodétermination définie par de Gaulle et approuvée par référendum trois mois et demi auparavant, le 8 janvier 1961 (74,99 % de « oui » contre 25,01 % de « non »). En deux mots, ils veulent garder l’Algérie française.

De Paris, dès le 22 avril, le Conseil des ministres institue l'état d'urgence en Algérie et décide de déférer les chefs de la mutinerie à la justice militaire. Le lendemain, 23 avril, de Gaulle prononce sa fameuse allocution devant la nation. Dénoncés par l’homme du 18 juin 1940, les putschistes ne parviennent pas à rallier suffisamment d’officiers de haut rang à leur cause et apprennent que leur mouvement a été court-circuité en métropole. Le lundi 24 avril, l’appel de de Gaulle est suivi par les 500 000 appelés du contingent ; la partie est définitivement perdue pour les quatre généraux.

Répercussions durables

Challe et le commandant Denoix de Saint Marc se rendent le mercredi 26 avril, Zeller le 6 mai mais Salan et Jouhaud entrent dans la clandestinité pour prendre la tête de l’OAS (Organisation de l’armée secrète) anti-gaulliste. Onze mois plus tard, le 18 mars 1962, les accords d'Évian mettent officiellement fin à la guerre d’Algérie et sont approuvés par référendum le 8 avril 1962 par 90% des votants.

Reste que le putsch eut des répercussions durables au sein l’armée : 220 officiers au total furent relevés de leur commandement et 114 traduits en justice. Le groupement des commandos de l’air ainsi que les trois régiments qui y avaient pris part furent dissous par le général de Gaulle. Environ un millier d'officiers hostiles à la politique du gouvernement ou solidaires des putschistes démissionnèrent dans les mois qui suivirent, soit environ 3% des officiers d'active de l'armée française.

PPPPPPPPPP

Nazisme/pays baltes: le silence de l'UE "honteux" (Lavrov)

MOSCOU, 23 mars - RIA Novosti 17:08 23/03/2012

http://fr.rian.ru/world/20120323/194019426.html

La position des pays de l'Union européenne, qui s'abstiennent de soutenir les résolutions de l'Onu condamnant la glorification du nazisme dans les pays Baltes est honteuse, a déclaré vendredi aux journalistes le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"L'Assemblée générale des Nations unies adopte tous les ans une résolution sur l'inadmissibilité de tels phénomènes. Cette résolution n'est pas soutenue par les pays de l'Union européenne. J'estime qu'il s'agit d'une prise de position honteuse de nos collègues européens", a indiqué le ministre lors d'une conférence de presse au terme d'entretiens avec le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thørnbjørn  Jagland, en visite de travail à Moscou.

Selon M.Lavrov, les décisions du Tribunal de Nuremberg n'ont jamais été annulées et il faut les respecter à la lettre.
Le chef de la diplomatie russe a souligné que la Russie avait maintes fois signalé qu'il était inadmissible pour l'Europe moderne de glorifier les néonazis et les anciens SS, et de tolérer cela au niveau officiel".

Pour sa part, le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thørnbjørn  Jagland a indiqué que "les tentatives multiples de réécrire ou de falsifier l'histoire sont inadmissibles. Il en est de même pour les résultats du procès de Nuremberg"

Depuis 1994, le 16 mars des défilés d'ex-légionnaires des Waffen SS sont organisés régulièrement en Lettonie. Le défilé annuel des anciens membres de la légion lettone de la Waffen SS provoque l'indignation des organisations antifascistes internationales.

Pourtant, le président du pays, Valdis Dombrovskis, a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne considérait pas les SS lettons comme des nazis, même si beaucoup d'entre eux avaient massacré des Juifs et des représentants d'autres peuples durant la Seconde Guerre mondiale.

Au total, plus de 150.000 Lettons se sont engagés dans le Wehrmacht au cours de la guerre.


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« Répondre #123 le: 23/03/2012 - 09:53:11 »

Coup d'État du 2 décembre 1851

Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte puis Napoléon III
(20 avril 1808 – 9 janvier 1873)

Fils de Louis Bonaparte, il est élu président de la République le 10 décembre 1848 puis mène un coup d'Etat en 1851, rétablissant l'Empire l'année suivante. Son pouvoir s'écroule après le désastre de Sedan et la défaite face à la Prusse en 1870.

Son coup d'État du 2 décembre 1851 met fin à la Deuxième République, et lui permet ensuite de mener la restauration impériale à son profit.

Il exerce d'abord un pouvoir personnel sans partage, puis ce caractère très autoritaire du Second Empire s'atténue après 1859 pour faire place progressivement à « l'empire libéral ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'%C3%89tat_du_2_d%C3%A9cembre_1851

http://fr.wikipedia.org/wiki/Coup_d'%C3%89tat

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gladio

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Coup d'État du 2 décembre 1851

Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte puis Napoléon III, Président des Français en 1851

http://fr.wikipedia.org/wiki/Famille_Bonaparte

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Sarkozy

http://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on_III

Le coup d’État du 2 décembre 1851 est l’acte par lequel, en violation de la légitimité constitutionnelle, Louis-Napoléon Bonaparte, président de la République française depuis trois ans, conserve le pouvoir à quelques mois de la fin de son mandat, alors que la Constitution de la Deuxième République lui interdisait de se représenter.

Le matin du 2 décembre, Louis-Napoléon Bonaparte édicte six décrets proclamant la dissolution de l’Assemblée nationale, le rétablissement du suffrage universel masculin, la convocation du peuple français à des élections et la préparation d’une nouvelle constitution pour succéder à celle de la Deuxième République. Celle-ci proclamée en février 1848 a duré moins de 4 ans.

Conclusion non seulement des difficultés que la Deuxième République rencontra pour s’imposer mais aussi d’un conflit de trente mois avec le parti de l’Ordre qui détient la majorité au Parlement, ce coup d’État marque la victoire des bonapartistes autoritaires.

Son coup d'État du 2 décembre 1851 met fin à la Deuxième République, et lui permet ensuite de mener la restauration impériale à son profit.

Il exerce d'abord un pouvoir personnel sans partage, puis ce caractère très autoritaire du Second Empire s'atténue après 1859 pour faire place progressivement à « l'empire libéral ».


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Return of Gladio and Rebirth of Terror Under French Tyrant Nicolas Sarkrazy.

Saman Mohammadi Infowars.com March 22, 2012

http://www.infowars.com/return-of-gladio-and-rebirth-of-terror-under-french-tyrant-nicolas-sarkrazy/

http://disquietreservations.blogspot.fr/2012/03/return-of-gladio-and-rebirth-of-terror.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Sarkozy

Another day, another false-flag terror event in another advanced Western democracy. This time, the people of France are the target of Western state-sponsored terrorism and the strategy of tension. The patsy’s name is Mohammed Merah. The names of the people who were murdered by the French state are Jonathan (Yonatan) Sandler, plus two of his young children named Aryeh and Gabriel, and another child named Myriam Monsonego.

This is an ordinary state-run terrorist operation to increase tension, fear, and hatred in Western society. This is what the fascist State does when it is free to write history on the spot and blow stuff up. It kills innocent children to make the submerged public gasp for air, hate the scapegoat, and demand security and steel nerve from the leaders of the State.

Vincenzo Vinciguerra, an Italian neo-fascist and terrorist, described in 1984 the existence of a shadow network of military officials and political leaders in Italy who frequently organized terror attacks to keep the country within the sphere of right-wing politics. This network was part of a larger structure known as Gladio that included government fascists in Europe, America, and NATO. Vinciguerra, who was a mercenary of this secret state-terror network until the day he raised awareness of its existence, said in the famous documentary, “Operation Gladio”:

“You had to attack civilians, the people, women, children, innocent people, unknown people far removed from any political game. The reason was quite simple: to force the public to turn to the state to ask for greater security.”

Patrick Henningsen offers a better history of Gladio in his article, written in December 2011, called, “Is Operation GLADIO on the rebound in Europe?”  “Readers should note,” said Henningsen, “that GLADIO was officially active only 20 years ago, not a long time in terms of politics and the military.” He ended his article by writing, “GLADIO 2.0 is in motion.” It’s hard to argue with that, especially in light of this latest tragedy in France.

Pofessor and historian Daniele Ganser, author of, “NATO’s Secret Armies: Operation GLADIO and Terrorism in Western Europe,” said back in September 2006 in an interview with Norway’s Le Monde Diplo:

“With the concrete data that we have, for instance from Italy, we know that the activities [of] the secret army called Gladio [were] directed by the military secret service [and with training and support from] the CIA. We also know that the CIA wanted Gladio to attack and weaken the strong Italian Communist party. Gladio linked up with right-wing extremist Catholics who were strongly opposed to atheist Communism, and they planted bombs in Italy.

The blame was unjustly put on the Communists. That is what is called false flag terrorism. Some members of the Italian military secret service claimed the CIA had ordered them to do this. When some Italian judges found out that the secret armies existed within the state, they reported it to the senators, who were surprised and said: “We did not know that this existed”.

In 1990, the Prime Minister Giulio Andreotti stepped forward and said: “Yes, this is a fact, the secret army existed, but it was to protect the state and to fight the Russians if ever they attacked Italy, it was nothing illegal, it was a good thing.” If you have a secret armed organisation in a democratic society, then it is very difficult to guarantee that it [will] never attack the citizens. We can of course have armed organisations in a democracy, but they should not be secret. The whole basis of a democratic system is that you control power through accountability and through transparency.

Once this is gone, the danger of abuse of power will be imminent. And we can show that in some cases, not only in Italy, but also in Greece, Turkey, France, Spain, Portugal, Germany and other countries, secret armies abused their power.”

Why is this information relevant? Because many people believe that the secret Gladio fascists in America and Western Europe never went away, they just changed the face of the “Enemy to the West” from Communist to Islamist. For them, the Cold War never ended, instead, they turned it into a Hot War with political Islam.

Former European MP Richard Cottrell recently wrote in an article at EndtheLie.com called, “The Belgian ‘Years of Lead’ return with a vengeance: Gladio rides again”:

“I am sure that the latest re-tooling of Gladio to promote the ‘enemy within’, the menace of Islamic radicals, fits the purpose of a state unifying force.

In days of yore, the former years of lead, communist subversives filled the same role.”

The fascists in Israel couldn’t have been more excited and happy at the thought of the West joining its war against Palestinians, and one billion people throughout the Muslim world. When 9/11 happened they got their war, and it’s been a huge government killing fest since then.

The killing fest has been going on in the Middle East and in the West. The author of the blog aangirfan believes the Ozar Hatorah Toulouse shooting is an inside job, and says that, “Gladio-style terrorist activity in France could work to the advantage of President Sarkozy.” He also speculates that Sarkrazy is the Mossad’s inside man, and provides evidence of his connections to the 2004 Madrid train bombings. He points out that, at the time of the bombings, Sarkrazy was France’s Interior Minister.

At Infowars.com, Kurt Nimmo writes that, “Mohammed Merah, the suspect in the killing of seven people outside a Jewish school in Toulouse, France, fits the pattern of an al-Qaeda intelligence asset.”

Why would French president Nicolas Sarkrazy do such a horrible thing? To secure votes during election season. Nimmo says that the terror attack in France has “provided Nicholas Sarkozy with a pretext to put the southern part of the nation on high alert and cancel the campaigns of presidential contenders. Sarkozy stands to benefit from the terror attacks and play the role of a strong leader during a national crisis.”

Why would the French secret service do such a horrible thing? To keep the French people mentally occupied on the Islamist threat. There is no morality in war, and the West is at war, though not with Islam, but with its own people, its own way of life, and its own democratic system of government. Islam is the civilizational scapegoat.

I’m not defending Islam, just stating facts. Organized religion is bad enough as it is, there is no need to demonize Islam any further and lay all of the West’s internal problems at the feet of the Iranian Mullahs and Afghan warlords. They will go the way of history without Western intervention. In fact, they wouldn’t even exist if the CIA, MI6, and Mossad didn’t train and arm Islamic terrorists like Al-Qaeda, and support radical Islamic organizations like the Muslim Brotherhood.

The people of the Middle East have enough problems to deal with because of their own crazy leaders, so it makes it that much more cruel and unforgivable that they have to constantly worry about crazy Western leaders like Nicolas Sarkrazy who are calling for their destruction. I’m not a military expert, but declaring war on one billion people is not a very bright idea.

But Western governments will continue the facade of the war on terror because the Western public is not aware and angry enough yet to overthrow them. Apparently, the false-flag terrorism trick never gets old. So why stop? Governments and rulers will keep relying on the false-flag terrorism trick for another millenia if they are sufficiently confident that they can get away with it.

Modern politicians and secret intelligence agencies live off of public fear of the Outsider. They are political vampires who only know how to suck blood out of the public. Every once and a while, especially before an election or a war, they make deep cuts inside the veins of the body politic, like staging a terrorist attack, and then let the blood slowly squeeze out drip by drip. After such a tragedy, the power and money flows to the State like honey, and the public begs for more security and stronger leadership.

The only solution is public education and public awareness. Damn the Western press. Western journalists will sit on the sidelines of history and watch state-terror events as they unfold one after the other, producing a long stream of terror.

This stream of terror, which has so far been directed and guided by the governments of America, Israel, and the West, will over time form into an ocean of blood and war in which the whole world will be drowned in. That is the dark future that is being created.

Saman Mohammadi’s post first appeared on his blog — The Excavator.

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Nazisme/pays baltes: le silence de l'UE "honteux" (Lavrov)

MOSCOU, 23 mars - RIA Novosti 17:08 23/03/2012

http://fr.rian.ru/world/20120323/194019426.html

La position des pays de l'Union européenne, qui s'abstiennent de soutenir les résolutions de l'Onu condamnant la glorification du nazisme dans les pays Baltes est honteuse, a déclaré vendredi aux journalistes le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"L'Assemblée générale des Nations unies adopte tous les ans une résolution sur l'inadmissibilité de tels phénomènes. Cette résolution n'est pas soutenue par les pays de l'Union européenne. J'estime qu'il s'agit d'une prise de position honteuse de nos collègues européens", a indiqué le ministre lors d'une conférence de presse au terme d'entretiens avec le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thørnbjørn  Jagland, en visite de travail à Moscou.

Selon M.Lavrov, les décisions du Tribunal de Nuremberg n'ont jamais été annulées et il faut les respecter à la lettre.

Le chef de la diplomatie russe a souligné que la Russie avait maintes fois signalé qu'il était inadmissible pour l'Europe moderne de glorifier les néonazis et les anciens SS, et de tolérer cela au niveau officiel".

Pour sa part, le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thørnbjørn  Jagland a indiqué que "les tentatives multiples de réécrire ou de falsifier l'histoire sont inadmissibles. Il en est de même pour les résultats du procès de Nuremberg"

Depuis 1994, le 16 mars des défilés d'ex-légionnaires des Waffen SS sont organisés régulièrement en Lettonie. Le défilé annuel des anciens membres de la légion lettone de la Waffen SS provoque l'indignation des organisations antifascistes internationales.

Pourtant, le président du pays, Valdis Dombrovskis, a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne considérait pas les SS lettons comme des nazis, même si beaucoup d'entre eux avaient massacré des Juifs et des représentants d'autres peuples durant la Seconde Guerre mondiale.

Au total, plus de 150.000 Lettons se sont engagés dans le Wehrmacht au cours de la guerre.


Les vétérans belges condamnent le défilé d'anciens SS lettons

BRUXELLES, 24 mars - RIA Novosti
17:45 24/03/2012

http://fr.rian.ru/world/20120324/194028431.html

Le comité belge de la Fédération internationale des Résistants (FIR) a exprimé son indignation face à la participation de certains députés lettons au défilé d'anciens légionnaires SS à Riga, rapporte samedi le correspondant de RIA Novosti à Bruxelles.

"Nous trouvons scandaleux le fait que les députés du pays faisant partie de l'Union européenne et bénéficiant de ses subventions participent à des rassemblements nazis", lit-on dans un communiqué diffusé par le comité.

Le 16 mars dernier, les anciens combattants de la légion Waffen SS ont organisé un nouveau défilé dans le centre de Riga ainsi qu'un rassemblement au cimetière de Lesten, où reposent les SS lettons. Les deux manifestations ont été assistées par des hommes politiques lettons, dont des membres du parlement.

Les antifascistes belges ont exhorté le président letton à mettre fin aux rassemblements d'anciens SS et de néonazis dans le pays.
Le comité tient également à rappeler que la SS, dont la Waffen SS fait partie intégrante, a été condamnée par le tribunal de Nuremberg comme organisation criminelle coupable de plusieurs crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
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Dr. Strangelove: Bomb run
http://www.youtube.com/watch?v=w_d7wa0cxDU

Full Matel Jacket - Surfin' Bird
http://www.youtube.com/watch?v=B_dX0Nei538
nico
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« Répondre #124 le: 24/03/2012 - 12:53:30 »

A jackal et poloff,

Que pensez vous de l'information ci-dessous ?

Qu'en pensez-vous ?


Adolf Hitler quote:  

"National Socialism will use its own revolution for establishing a new world order."


George Herbert Walker Bush quote:  

"The world can therefore seize the opportunity [Persian Gulf crisis] to fulfill the long-held promise of a New World Order where diverse nations are drawn together in common cause to achieve the universal aspirations of mankind."


Strobe Talbot, President Bill Clinton's Deputy Secretary of State, as quoted in Time, July 20th, 1992 :

"In the next century, nations as we know it will be obsolete; all states will recognize a single, global authority. National sovereignty wasn't such a great idea after all."


Nicolas Sarkozy as quoted during EU summit March 24 th, 2011 :

"There was now a new world order arising from resolution 1973, a model of “world governance” based on “responsibility to protect”."


nnnnnnnnnnnnnnnn


http://www.algerie-plus.com/actualite/toulouse-mohamed-merah-abattu/#comment-474407150

Vendredi 23 mars 2012


Maintenant, le monde entier sait que sarkozy et son gang prepare un coup d'état "électoral à la Napoléon III", comme à fait Napoléon III, car il est officieusement missionné, et il doit étre réelu en usant de la fraude, afin de réaliser le projet des néocolonialistes sanguinaires en faillite d'afghaniser et pakistaniser en la spoliant brutalement toute l'Afrique du Nord.

Un ennemis héréditaire est toujours un ennemis héréditaire.

Apparemment, la ligue française des droits de l’homme (LDH) comme le Hollande et autres candidats sont soit les gros dindons de la farce et en plus ils ne le savent même pas vue leurs incompetences chroniques, soit se sont de gros hypocrites, moi je pense que se sont de gros hypocrites corrompus,

La semaine derniere, il y a eu un contrat entre les pseudo-élites françaises pseudo-démo(n)crates de cette république bananiere pour faire réélir en usant la fraude sarkozy.

Dans le contrat, il y a le fait d'imposer par la fraude un second tour entre Sarkozy et le pen ou un autre candidat sauf Hollande. Donc sarkozy va etre réélu et mener l'afghanisation, la pakistanisation et la spoliation sanglante de l'afrique du nord.

Sans parler du nouvel "11 septembre 2001" en Europe. Les espagnoles et européens se rappelent des attentats du 11 mars 2004 à Madrid et du role d'un certain ministres français de l'intérieur de l'époque.

Il reste seulement 30 jours avant le premier tour donc d'après le deal,

au 31 eme jour on aura sarkozy et le pen ou un autre candidat sauf Hollande pour le second tour puis sarkozy vainqueur, puis legislative et gouvernement pour les socialistes, puis dissolution de l'assemblée puis réelection avec fraude d'une assemblée et gourvernement pro-sarko puis debut des operations d'afghanisation de pakistanisation et la spoliation sanglante de l'afrique du nord.

Sans parler du nouvel "11 septembre 2001" en Europe. Les espagnoles et européens se rappelent des attentats du 11 mars 2004 à Madrid et du role d'un certain ministres français de l'intérieur de l'époque.

Il reste seulement 30 jours, on verra au 31 eme jour.

La semaine derniere, il y a eu un deal ou contract entre les pseudo-élites françaises pseudo-démo(n)crates de cette république bananiere,

Le deal ou contract stipule que :

1- Sarkozy (et son gang de l'UMP et alliés) sera réelu président de la république en usant de la fraude lors de l'élection du Président de la République qui aura lieu les 22 avril et 6 mai 2012,

2- Le Parti Socialiste de Hollande et alliés auront la majorité de l'assemblée nationale lors des élections législatives françaises de 2012 qui se tiendront les 10 et 17 juin 2012, suivi par la nomination d'un gouvernement de cohabitation dont le premier ministre sera un socialite comme Lionel Jospin sous Jacques Chirac entre 1997 à 2002.

Le deal est,

La présidence de la république pour sarkozy ( UMP et alliés ),

L'assemblée nationale et le gouvernement pour le Parti Socialiste de Hollande et alliés,

Mais connaissant la psychologie et la psychopathie de Sarkozy, ce dernier va provoquer une grave crise, comme à fait Napoléon III, qui lui permettre de dissoudre l'assemblée national qui lui permettra de refaire une autre élection législative qui lui permettra en fraudant de nommer un gouvernement non socialiste et pro-sarkozy.

Donc sarkozy, va encore ne pas respecter le deal ou contract. c'est dans sa mentalité et en plus Comme il lui faudra carte blanche et l'amnistie pour ses futures crimes, sarkozy et son gang seront missionnés par les néocolonialistes occidentaux génocidaires extrémistes eugénistes et spoliateurs pour mener les sanglantes afghanisation et la pakistanisation de l'afrique du nord ainsi que sa spoliation brutale et meurtriere.

Sachant que statistiquement que la petite france de sarkozy et que la petite europe de merkozy sont officieusement, financierement et techniquement "en faillite",

Les néocolonialistes européens extrémistes spoliateurs et eugénistes toujours fanatiques du fasciste Benito Mussolini et du naziste Adolf Hitler voient maintenant la nécessité vitale (c'est vital) de spolier avec brutalite et sanguinairement toute l'Afrique du Nord en urgence car ils sont en crise et en faillite. Qui va gagner ? on a déjà vue un avant gout du résultat en Libye.

Les néocolonialistes européens extrémistes spoliateurs et eugénistes toujours fanatiques du fasciste Benito Mussolini et du naziste Adolf Hitler veulent maintenant spolier par la force en urgence les 8025 milliards de dollars américains presque 9000 milliards de dollars américains de réserves de pétrole (Algérie + Libye) ( je ne compte pas encore les réserves de Gaz naturel ou schiste) + les 38 milliards d'OR du Mali sans compter l'Uranium du Niger qui attendent d'être spolier en usant de l'afghanisation de l'Afrique de nord.

Il va y avoir un des plus gigantesque braquage sanglant et génocidaire à l'européenne de l'afrique du nord et biensure l'OAS française napoléonienne et criminelle sera en premiere ligne.


nnnnnnnnnnnnnnnn


Sarkozy, Que Faisait Votre Père Pendant La Seconde Guerre Mondiale ?

02.08.09

http://sarkopitheque.wordpress.com/2009/08/02/sarkozy-que-faisait-votre-pere-pendant-la-seconde-guerre-mondiale/

http://www.dailymail.co.uk/debate/article-1189071/Stephen-Glover-A-diminutive-egomaniac-stain-Nazi-collaboration-French-forgive-saving-War.html

Ci-dessous, deux articles du Daily Mail/ Mail Online, relatifs à la décision de l’Exécutif français de ne pas inviter la Reine d’Angleterre à l’occasion des commémorations du 65ème anniversaire du Débarquement.

WHAT DID YOUR DAD DO IN THE WAR SARKOZY ? (Article de Peter Allen – 27 Mai 2009)

Sarkozy, que faisait VOTRE père pendant la Seconde Guerre Mondiale ?

Pour certains, il n’est pas impossible que les réticences du président Nicolas Sarkozy à inviter la Famille Royale du Royaume-Uni aux cérémonies du Débarquement proviennent du comportement peu glorieux de sa propre famille et de celle de sa femme Carla Bruni.
Monsieur Sarkozy, 54 ans, est le fils d’un aristocrate Hongrois de 81 ans qui, quelques mois après le Débarquement en 1944 et à l’approche des troupes Russes, s’est enfui du domaine familial près de Budapest pour rejoindre l’Allemagne.

En 1941, après des années de rapprochement avec Hitler, le Gouvernement Hongrois est entré en guerre contre les Alliés. L’Armée Rouge progressait rapidement vers la Hongrie, avec l’intention de se venger contre les familles qui avaient vécu de manière étonnamment confortable pendant les années de Collaboration avec les Nazis puis d’Occupation par ces derniers.

Membres des classes sociales aisées, Pál Sárközy de Nagy-Bócsa et sa famille ont été bien traités par l’Armée Allemande, conservant leur domaine familial avec petit château dans le village d’Alattyán, ainsi que leurs serviteurs dévoués.

La famille de Pál s’est enfuie en Allemagne parce qu’elle pensait qu’elle y serait plus en sécurité chez des amis dans les restes chancelants du Troisième Reich d’Hitler que chez les Communistes.

Mais quand Pál est retourné chez lui en Hongrie en 1945, la Hongrie était aussi en ruines et tous les biens de sa famille avaient été confisqués.

Il prit alors peur d’être déporté par les Russes dans un camp de travail en Sibérie et retourna donc en Allemagne, pendant que sa mère raconta aux nouveaux dirigeants Communistes de Hongrie qu’il s’était noyé dans un lac.

Pál s’établit à Baden Baden – non loin de la frontière franco-allemande – et s’engagea dans la Légion Etrangère française où il resta, sans jamais connaître le feu de l’action, pendant plusieurs années avant de quitter prématurément la Légion quand il apprit qu’il allait être envoyé au combat en Indochine.

Quand il s’établit en France en 1948, Pál raccourcit son nom de famille en Sarkozy tout court. Son fils, le futur président, et ses deux frères firent leur service militaire en France dans les années 70.

Nicolas a effectué son service militaire dans l’Armée de l’Air affecté à des tâches de nettoyage et n’a jamais pris part au service actif. Il nettoyait un bâtiment administratif le matin, ce qui lui a valu le surnom de « gondolier des couloirs scintillants ».
Sa femme Carla Bruni, 41 ans, a été élevée par son beau-père, Alberto Bruni Tedeschi, dont la famille était étroitement liée au régime meurtrier de Benito Mussolini pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Tedeschi, décédé en 1996 à 81 ans, était un riche industriel dont la biographie officielle ne fait mention d’aucun service militaire, suggérant au contraire qu’il a passé les années de guerre à composer de la musique classique, en particulier des opéras.

Il n’y a jamais eu le moindre élément permettant de démontrer que la vie de luxe de Tedeschi dans une villa près de Turin a été à quelque moment que ce soit troublée ou inquiétée par les Fascistes Italiens ou à vrai dire par leurs alliés Nazis puis occupants Nazis.
Le père biologique de Carla Bruni est Maurizio Remmert, un homme d’affaires qui s’est établi au Brésil après sa liaison passionnée de 6 ans avec Marisa Borini, pianiste de concert et mère de Carla Bruni. Remmert est né après la Seconde Guerre Mondiale, en 1947.

A DIMINUTIVE EGOMANIAC, THE STAIN OF NAZI COLLABORATION AND WHY THE FRENCH CAN’T FORGIVE US FOR SAVING THEM IN THE WAR ? (Article de Stephen Glover – 29 Mai 2009)

Un petit égocentrique, la tâche de la Collaboration avec les Nazis et pourquoi les Français n’arrivent pas à nous pardonner de les avoir sauvés pendant la Seconde Guerre Mondiale ?

La décision de l’Exécutif français de ne pas inviter la Reine la semaine prochaine aux commémorations du 65ème anniversaire du Débarquement est une insulte inimaginable envers la Reine.

Cela consterne et attriste aussi les vétérans anglais survivants de l’un des moments les plus importants de l’histoire mondiale et anglaise.

Le rétropédalage partiel de l’Exécutif français hier, et sa déclaration maladroite selon laquelle la Reine est la “bienvenue”, ne suffit pas, loin de là, à réparer les dégâts. Même aujourd’hui, il ne semble pas certain que la France souhaite réellement la présence de Sa Majesté aux cérémonies. Qui est responsable de cette incroyable farce ? Gordon Brown et le 10 Downing Street ont une part de responsabilité.

Le Premier Ministre et ses ministres ont refusé de traiter le 65ème anniversaire comme un événement majeur jusqu’à ce que le Daily Mail révèle cette honte en début d’année. Qu’il ait fallu rappeler au Premier Ministre l’importance du 65ème anniversaire du Débarquement est décevant de sa part.

Maintenant, il est prévu que Gordon Brown participe la semaine prochaine aux cérémonies de Normandie. Mais il ne semble pas que G. Brown ou qui que ce soit d’autre au Gouvernement n’ait réalisé un seul instant que la Reine, en sa qualité de Chef de l’Etat, a une bien plus grande légitimité à assister à ces cérémonies.

Elle est la représentante du Royaume-Uni et compte tenu qu’elle a fait son devoir pendant la Seconde Guerre Mondiale sa présence en Normandie serait d’autant plus appréciée des vétérans et de l’ensemble du pays.

Peut-être Buckingham Palace aurait-il du insister un peu plus pour que la Reine soit invitée, mais toute démarche de la sorte trouve ses limites quand on ne s’est pas vu proposer d’invitation, et il incombait au 10 Downing Street de faire comprendre à l’Exécutif français qu’il aurait du inviter la Reine. Seul le tollé dans la presse a pu changer la façon française de voir les choses.
Le plus grand coupable est Nicolas Sarkozy, le président moitié Hongrois moitié Français.

Avec sa femme Carla Bruni, dont la principale occupation dans la vie est d’exhiber son corps de la manière la plus avantageuse, idéalement en dénudé, ce petit égocentrique devient de plus en plus gênant pour les citoyens français et la risée du reste de l’Europe.

Sarkozy n’était pas né quand 156 000 soldats Alliés se sont lancés avec un immense courage le 6 Juin 1944 à l’assaut de l’Europe occupée par les Nazis. Il devrait néanmoins savoir que les troupes Britanniques et Canadiennes ont pris d’assaut trois des cinq plages normandes le 6 Juin 1944 et qu’ensemble elles représentaient plus de 50% des troupes du Débarquement.

Il n’est pas exagéré de dire que sans l’implication de la Grande-Bretagne la France n’aurait pas été libérée. Si la Grande-Bretagne n’avait pas gagné la Bataille d’Angleterre et si elle n’avait pas résisté seule pendant 18 mois pendant que l’Amérique restait isolationniste et que la France était vaincue et humiliée par les Nazis, le Débarquement en Normandie et la libération de l’Europe n’auraient pas été ossibles.

Sauver la France a coûté la vie à 17,556 soldats Anglais et 5,316 soldats Canadiens.

Sarkozy est bien sûr parfaitement informé du sacrifice Anglais, mais en n’envoyant pas d’invitation à la Reine il a délibérément choisi d’ignorer ce sacrifice. Sarkozy n’a cependant pas oublié de solliciter la présence aux cérémonies du Président Barack Obama en sa qualité de Chef d’un Etat – les Etats-Unis – partenaire majeur de la Grande-Bretagne lors du Débarquement.

Pro-américain enthousiaste – ce qui n’était pas l’inclination de nombreux ex-présidents français – Sarkozy aimerait se faire photographier côte à côte avec le chef du monde libre. Le rôle de la Grande-Bretagne comme co-sauveur de la France est comme par hasard éludé.

Il serait facile d’accabler uniquement Sarkozy, mais j’ai bien peur que son comportement grossier ne soit symptomatique d’une psychose nationale beaucoup plus profonde concernant le rôle de l’Etat Français pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Ce qui ne signifie pas que les prédécesseurs de Sarkozy se seraient nécessairement comportés comme l’a fait Sarkozy. Mais sa façon de réécrire l’Histoire est une constante connue de la mentalité officielle Française depuis 1945.

La capitulation rapide de l’Armée française face aux Allemands en Mai-Juin 1940 a été le choc le plus important dans l’histoire contemporaine de l’Armée française – plus grand que la défaite française lors de la guerre Franco-Prussienne de 1870-1871, plus traumatisant, du point de vue de la fierté nationale, que les terribles pertes françaises lors de la Première Guerre Mondiale.

Si l’humiliation de la France et sa prise de conscience qu’elle était une puissance faible comparée à l’Allemagne a causé d’immenses dégâts, ceux-ci ont été aggravés par les événements ultérieurs.

L’Allemagne a mis en place un gouvernement de marionnettes à Vichy France qui a collaboré avec les Nazis. Le crime le plus épouvantable, parmi bien d’autres, du Régime de Vichy  a été la déportation de 76 000 Juifs Français en Allemagne Nazie, dont seulement 2500 sont revenus.

Ce n’est que récemment, en début d’année, près de 64 ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, que le Conseil d’Etat à Paris a finalement jugé la France juridiquement responsable de cette consternante trahison de citoyens Français. La réticence française à reconnaître la Collaboration de la France avec l’Allemagne Nazie a entâché l’histoire de France depuis 1945.

Il faut l’admettre, il y a eu la Résistance, quoique ses activités n’étaient peut-être pas aussi étendues ou efficaces que ce que certains français prétendent. Et il y a eu les Forces Françaises Libres basées à Londres sous l’autorité de Charles de Gaulle, dont les troupes ont été autorisées par les Alliés à entrer les premières dans Paris pour libérer la capitale en 1944, bien qu’elles n’aient joué qu’un rôle négligeable dans la libération de leur pays.

Humiliée par les Nazis, souillée par la Collaboration, la France a néanmoins été encouragée par les Américains et les Anglais à reprendre son rôle de puissance mondiale après 1945, avec un siège permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies, y compris avec le statut plein et entier, tous les droits et devoirs, d’un pays victorieux , alors que la France avait été vaincue dès le début de la Seconde Guerre Mondiale.

Par la suite, malgré ce traitement indulgent, l’Etat Français ne s’est jamais montré particulièrement reconnaissant envers la Grande-Bretagne. La gratitude de Charles de Gaulle, accueilli par la Grande-Bretagne pendant les heures les plus sombres de la Seconde Guerre Mondiale, a plus tard consisté à bloquer l’adhésion de la Grande-Bretagne au Marché Commun. Certains peuvent considérer ceci comme n’étant pas une terrible privation, c’est pourtant comme cela que De Gaulle l’avait conçu.

L’un des axes suivis par l’Etat Français pour réécrire systématiquement l’histoire de la Seconde Guerre Mondiale a été de minimiser voire d’occulter le fait que la Grande-Bretagne a été l’un des deux grands libérateurs de la France.

La mise à l’écart de la Reine par le Président Sarkozy est dans le droit fil de cette ignoble tradition. C’est un peu comme si la France n’arrivait pas à pardonner à la Grande-Bretagne d’avoir sauvé la France.

Néanmoins, ce que l’on peut aussi dire sans trop se tromper c’est que la plupart des citoyens français, dans la mesure où ils ont suffisamment de culture historique sur la Seconde Guerre Mondiale, ne partagent pas cette attitude grossière et ingrate envers la Grande-Bretagne.

Les soldats Anglais du Débarquement sont largement considérés par la population française, notamment en Normandie, comme des libérateurs. Les Vétérans qui se rendent en France, en particulier en Normandie, sont toujours bien accueillis par les Français, lesquels – à la différence de leur Exécutif – ne souffrent pas d’amnésie sélective.

Le Président Sarkozy est un homme à l’esprit étroit non seulement en politique mais dans d’autres domaines aussi. Comme Hollywood, qui considère manifestement que le Débarquement a été 100% américain, Sarkozy choisit d’oublier les sacrifices des soldats Anglais.

Ne pas inviter la Reine – espérons qu’elle ou le Prince Charles se laisseront convaincre d’assister aux cérémonies – est une insulte envers elle, les vétérans et la Grande-Bretagne. Mais au final, nous en avons vu d’autres.

Ces hommes aujourd’hui âgés savent le sacrifice inestimable qu’ils et leurs camarades morts au combat ont consenti en sauvant la France et l’Europe.

Quand le président Sarkozy aura depuis longtemps été oublié, tout le monde continuera à se souvenir de ces soldats du Débarquement et à leur rendre hommage.

Sarkozy peut s’en moquer, Gordon Brown peut parfois passer à côté, mais la Grande-Bretagne n’oubliera jamais les soldats du Débarquement.


What did YOUR dad do in the war Sarkozy ?

By PETER ALLEN
UPDATED: 22:45 GMT, 27 May 2009

http://www.dailymail.co.uk/news/article-1189067/So-did-YOUR-dad-war-Sarkozy.html

The reluctance of President Nicolas Sarkozy to issue an invitation to the Royal Family for the D-Day ceremonies might be seen by some as related to the less-than-glorious war records of his own family - and that of his wife, Carla Bruni.

Mr Sarkozy, 54, is the son of an 81-year-old Hungarian aristocrat who, a few months after D-Day in 1944, fled to Germany from the family home near Budapest as Russian troops advanced.

After years of appeasing Hitler, the Hungarian government had entered the war against the Western allies in 1941.

Red Army troops were approaching Hungary fast, intent on taking revenge on families who had lived surprisingly comfortably during years of Nazi collaboration and then occupation.

As members of the upper classes, Pál Sárközy de Nagy-Bócsa and his family had been treated well by the German military, keeping their palatial home in the village of Alattyán, as well as their loyal servants.

Pál's family fled to Germany because they believed they would be safer among friends in the crumbling remnants of Adolf Hitler's Third Reich rather than among the Communists.

But when Pál returned home in 1945 Hungary was also in ruins, and all of his family's possessions had been seized.

He then feared being exiled by the Russians to a labour camp in Siberia and so returned to Germany, with his mother telling Hungary's new Communist leaders that he had drowned in a lake.

Pál settled in Baden Baden, on the border with France, and joined the French Foreign Legion in which he served, without seeing action, for several years and left prematurely when told he would have to fight in Indochina.

Moving to France in 1948, Pál reduced his surname to Sarkozy. His son, the future president, and his two brothers did French National Service in the 1970s.

Nicolas spent most of his as an air force cleaner, and never saw active service.

He would clean an administrative block in the morning, earning the nickname 'the gondolier of the shiny corridors'.

As for his wife Carla Bruni, 41, she was raised by her stepfather, Alberto Bruni Tedeschi, whose family firm had close links with Benito Mussolini's murderous regime during the Second World War.

Tedeschi, who died in 1996 aged 81, was a rich industrialist whose official biography makes no mention of military service, instead suggesting that he spent the war years composing classical music, and especially operas.

There was never any suggestion that his luxurious life in a villa near Turin was ever troubled by the Italian Fascists or, indeed, by Nazi allies and later occupiers.

Miss Bruni's biological father was Maurizio Remmert, a Brazil-based businessman who had a six-year passionate affair with her mother, concert pianist Marisa Borini. Remmert was born after the war, in 1947.


A diminutive egomaniac, the stain of Nazi collaboration and why the French can't forgive us for saving them in the War

By STEPHEN GLOVER
UPDATED: 07:53 GMT, 29 May 2009

http://www.dailymail.co.uk/debate/article-1189071/Stephen-Glover-A-diminutive-egomaniac-stain-Nazi-collaboration-French-forgive-saving-War.html

The French government's decision not to invite the Queen to next week's commemorations of the 65th anniversary of D-Day was an unbelievable insult to her.

It will also appall and sadden the surviving British veterans of one of the most momentous days in British and world history.
The partial rowing back by the French government yesterday, and its graceless statement that the Queen would be 'welcome', hardly undoes the damage that has been done. Even now it is far from clear whether France really wants Her Majesty to attend the celebrations.

Who is to blame for this incredible farce? Gordon Brown and No10 bear a good deal of the responsibility.
 
The Prime Minister and ministers had refused to treat the 65th anniversary as a major event until shamed into doing so by this newspaper earlier in the year. That he should have needed reminding of its importance was a very black mark against him.

Now he is scheduled to take part in next week's celebrations in Normandy, but it does not seem to have occurred to him or anyone else in the Government that, as Head of State, the Queen had a much greater claim to attend.

She is our representative and, as someone who actually served in the war, her presence in Normandy would carry extra significance for veterans and the rest of the country.

Perhaps the Palace should have pushed a little harder for the Queen to be included in the celebrations, but there is only so much one can do to secure an invitation that has not been proffered, and it was No 10's responsibility to make the French government understand the enormity of its lapse. Only an outcry by the Press has had any impact on French thinking.

The biggest culprit is Nicolas Sarkozy, the half-French, half-Hungarian President of France.

Along with his wife Carla Bruni, whose chief interest in life appears to be showing off her body to the best possible advantage, ideally in a state of undress, this diminutive egomaniac is increasingly becoming an embarrassment to his countrymen, and a laughing stock to the rest of Europe.

Sarkozy was not born when some 156,000 Allied servicemen launched their epic assault on Nazi-occupied Europe on June 6, 1944.

Nonetheless, he should know that British and Canadian troops stormed three out of five Normandy beaches on that day, and that together they comprised more than 50 per cent of the invading forces.

It is not too much to say that without the involvement of this country there would have been no invasion of France. Had Britain not won the Battle of Britain, and stood alone for 18 months while America sat on the sidelines and France lay beaten and humiliated by the Nazis, there could have been no invasion of Normandy, and no liberation of Europe.

Saving France cost the lives of 17,556 British and 5,316 Canadian servicemen.

Sarkozy, of course, is well aware of the British sacrifice but, by failing to offer a personal invitation to the Queen, he has deliberately chosen to ignore it. He has, however, asked President Barack Obama to attend as the Head of State of Britain's major partner in the invasion.

As an enthusiastic pro-American - not a preference shared by many recent French Presidents - he is keen to be pictured standing shoulder to shoulder with the leader of the free world. Britain's role as the co-saviour of France is conveniently forgotten.

One would like to pin all the blame on Sarkozy, but I am afraid his crass behaviour is symptomatic of a deeper national psychosis about the war on the part of the French State.

That is not to say that previous French presidents would necessarily have behaved as he has done - only that his rewriting of history is a familiar feature of post-war official French thinking.

The rapid capitulation of the French army to the Germans in May and June 1940 was the biggest shock in modern French military history - more momentous than the country's defeat in the Franco-Prussian War of 1870 to 1871, more traumatic, in terms of national pride, than her terrible losses in World War I.

If the humiliation of France, and her realisation that she was a very puny power by the side of Germany, were bad enough, they were overshadowed by subsequent events.

Germany set up a puppet government in Vichy France which collaborated with the Nazis. Its worst crime among many was the deportation of 76,000 French Jews to Nazi Germany, of whom just 2,500 ever returned.

It was only earlier this year, nearly 64 years after the end of the war, that the Council of State in Paris finally ruled that France was legally responsible for this appalling betrayal of French citizens. The reluctance to accept France's collaborationist role has been a blemish on the country's post-war history.

Admittedly, there was the Resistance, though its activities were perhaps not as extensive nor as effective as some French people like to maintain. And there were the Free French based in London, under the leadership of Charles de Gaulle, whose troops were allowed by the Allies to enter Paris first as liberators in 1944, though they had played a negligible role in the freeing of their country.

Humiliated by the Nazis, tarnished by collaboration, France was nonetheless encouraged by the Americans and the British to resume her role as a world power after 1945, with a permanent seat on the United Nations Security Council, and all the rights and responsibilities of a victorious country - which was, of course, exactly what she had not been.

Not that the French State ever showed much gratitude towards Britain for this indulgence. Charles de Gaulle, who had been nurtured by Britain during our darkest days, later responded by blocking our membership of what was then known as the Common Market. Some may not regard this as a terrible deprivation, but it was certainly intended by De Gaulle to be so.

One aspect of the wholesale rewriting of the history of the war by the French State has been to underplay or even to forget the role of Britain as one of the country's two main liberators.

President Sarkozy's snubbing of the Queen should be interpreted within this ignoble tradition. It is as though France can never forgive Britain for saving it.

What can also be said with some confidence, though, is that most French people, inasmuch as they know about the war, do not share this churlish and ungrateful attitude towards this country.

Especially in Normandy, there remains a widespread appreciation of the role of British soldiers as liberators. Veterans who travel there are always welcomed by the French, who, unlike their government, do not suffer from selective amnesia.

President Sarkozy is a small man in more ways than one who likes to play politics. Like Hollywood, which evidently believes that D-Day was an all-American enterprise, he chooses to forget the sacrifices of British soldiers.

Not asking the Queen - though let's hope that she or Prince Charles may still be prevailed upon to attend - was an insult to her and to the veterans and this country. In the end, though, it should not matter too much to any of us.

These now elderly men must know the inestimable gift they and their fallen comrades bestowed in saving France and Europe.
When President Sarkozy is long forgotten, they will still be remembered and honoured.

He may not care, and Gordon Brown may sometimes fail to understand, but this country will never forget them.


PORTRAIT DE CARLA BRUNI, PAR EMMANUEL RATIER

15 janvier 2008

Posted by libertesinternets under Anna Bitton, Anne Fulda, Carla Bruni, Cecilia Sarkozy, Fadela Amara, François Hollande, Laurence Parisot, Manipulation de l'opinion, MEDEF, Nicolas Sarkozy, Observatoire de l'empire, Politique et Propagande, Rachida Dati, Rama Yade, Revue de Web, Richard Attias, Ségolène Royal, Spécial Douce France, Spécial Vaseline, Valérie Trierweiler

http://libertesinternets.wordpress.com/2008/01/15/portrait-de-carla-bruni-par-emmanuel-ratier/

Dites donc, les électeurs de l’UMP, là. Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots “grandeur” et “France”, ça vous plait d’être représentés par un psychopathe complexé, tout droit sorti de “La Vérité Si Je Mens” ?

“Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or !”, “Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush !”, “Regarde Maman, je suis le Président !”, “Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquets avec les riches !”, “Regarde Maman, je me tape des top-models !”, “Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs”…. ça y est, la France ressemble enfin à sa caricature !

Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : “C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie “d’être”, il lui suffit de “paraître”… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même accabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France d’aujourd’hui. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe. On sait comment cela s’est terminé.”

[Emmanuel Ratier - Faits et Documents n° 248 - Janvier 2008 ]

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarközy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Rayban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat. Un Etat au service de la finance internationale et cosmopolite. Carla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle jette ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ». Le mariage serait prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée (Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). » Nicolas Sarközy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

Depuis, les tourtereaux ne se quittent plus, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzi complices convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes. Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarközy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

Carla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une soeur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice (Il est plus facile pour un chameau…, Actrices, sorti ces jours derniers et où joue son compagnon, Louis Garrel).

Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini. Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz (cf F&D 243 et 244). Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarközy). Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, Villon, composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

Mais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui.

En 1973, en Italie, les Brigades rouges prennent les riches familles pour cibles, avec enlèvement à la clé afin de demander des rançons (qualifiées d’« expropriations prolétariennes » dans la phraséologie marxiste). La famille Bruni-Tedeschi décide donc d’émigrer en France, où le père, pratiquement devenu rentier, se consacrera entièrement à la musique. Sans doute eurent-ils raison : le fils des nouveaux propriétaires de leur palais turinois fut enlevé par les BR.

Plusieurs de ses opéras, notamment l’opérajazz Paolino la juste cause et la bonne cause, seront présentés dans les plus grandes salles françaises.

Carla a alors cinq ans. Etudes dans les bonnes institutions mais à 19 ans, Carla largue ses études d’architecture et choisit de devenir mannequin. Cette polyglotte sera l’un des grands top models de sa génération, rejoignant les Claudia Schiffer, Cindy Crawford ou Linda Evangelista. Mais son physique évoque plutôt Kate Moss. Elle gagne alors 1,9 million de dollars par an. Cela va durer une dizaine d’années. A l’époque, elle entame une psychanalyse.

C’est l’époque où elle papillonne, passant des bras du chanteur Mike Jagger à ceux d’Eric Clapton ou du milliardaire Donald Trump (période américaine) avant d’enquiller (période française) avec Vincent Perez, Guillaume Canet ou le chanteur Jean-Jacques Goldman.

Côté politique, elle n’a pas été insensible aux charmes de l’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius (elle assure qu’il n’en est rien aujourd’hui) ni à ceux de Me Arno Klarsfeld, fils du couple « chasseur de nazis » et garde-frontière israélien, futur chargé de mission de Nicolas Sarközy et de François Fillon. On passera sur ceux qu’elle a oubliés, étoiles filantes de nuits brèves et houleuses.

Et puis, elle a rencontré le critique littéraire, vaguement philosophe Jean-Paul Enthoven, un personnage clé de l’intellocratie française même s’il a attendu 50 ans pour publier son premier roman. « Le dandy des lettres » dira de lui L’Evénement du jeudi (26 septembre 1996). Il indique au Who’s Who être diplômé de l’Institut d’études politiques mais n’apparaît pas dans l’annuaire des diplômés.

Editeur chez Grasset (où doit sortir le Mandel de Sarközy…) depuis plus de vingt ans, chroniqueur au Point (après avoir oeuvré au Nouvel observateur), mais aussi rédacteur en chef de La Règle du jeu, la revue de BHL, il est « l’éminence grise du tout-Paris Littéraire » (Livres Hebdo, 8 décembre 2000). Il est aussi et surtout le meilleur ami de l’incontournable Bernard-Henri Lévy (dont il publie les livres) à qui, il consacrait pas moins de cinq pages dans ses Aventures de la liberté (Grasset, 1991). « Ils se voient tous les jours et se téléphonent plus encore (L’Evénement du jeudi, 26 septembre 1996). »

Elle vivra avec lui une passion torride, jusqu’aux vacances de milliardaires à Marrakech durant l’été 2000, où se trouvait le propre fils de son compagnon, Raphaël Enthoven, alors marié à Justine Lévy, la fille de Bernard-Henri Lévy. Leur mariage avait été sacré « mariage du siècle » par toutes les gazettes à papier glacé, dans la lignée de Love Story. « Ils se trouvent beaux, surtout lui. Ils le sont, surtout elle. Ils mangent des corn flakes, boivent du Coca et fument de l’herbe (Marianne, 23 février 2004). »

Mais la belle repartira avec le fils, laissant le père sur place. Fin du mariage, abandon et pleurs. Justine Lévy se vengera de cette dernière, rebaptisée Paula, en écrivant un roman à clés particulièrement salé, Rien de grave (Plon, 2004), qui fera les délices du milieu germanopratin, toujours avide de ce genre d’essai.

Un « amour insolent et solaire », avec une rupture qui la laissera « tchernobylisée ». Elle surnommera Carla Bruni « la fouteuse de merde » (Marianne, 23 février 2004), ajoutant entre autres : « Elle chie dans un ventilateur pour voir l’effet que ça fait. » Elle y ajoutera même des séances de chirurgie esthétique tout en assurant qu’elle a tout inventé.

Avec Raphaël, agrégé de philo et normalien un tantinet éthéré, Carla Bruni aura même un fils, Aurélien (qui était à Disneyland, le jour des premières photos avec Nicolas Sarközy). Sans doute par accident, puisqu’elle a toujours condamné la maternité (notamment dans Marie Claire en décembre 2002). De son fils, elle disait alors : « Même s’il a quinze mois, il n’est pas moi. ». A cette époque de grand amour, elle en fera même une chanson, Raphaël. Avant de le larguer, comme les autres, d’autant qu’il était prévenu : « A chaque fois que j’ai quitté un homme, j’ai jubilé. »

Entre-temps, elle avait participé de bonne grâce aux dîners très sélects de la « gauche caviar » qu’Enthoven organisait, via son propre cercle, Gauche 21. Une association très chic de normaliens, de journalistes et d’intellectuels fabiusiens qui fréquente leur domicile, boulevard Saint- Germain, après s’être émue de la présence de Jean-Marie Le Pen le 21 avril 2002 pour le second tour de l’élection présidentielle. On y retrouve Marc Lazar, Henri Weber, Stéphane Israël, Marc Mossé, Laurent Mucchielli, Marcel Gauchet, Michel Schneider, etc.

En 1997, elle arrêtera le mannequinat et se lancera dans la chanson. « Le mannequinat, c’est comme le sport : à 30 ans, vous êtes mort. Le métier s’arrête là, pas pour une question d’âge ou de physique, mais d’usure. Lassitude de voir toujours les mêmes visages. »

Elle écrit des textes pour Julien Clerc, mais c’est Louis Bertignac, une vieille liaison et ancien du groupe Téléphone, qui l’aide à faire son premier disque qui se révélera un joli succès. Il faut dire que la presse tant écrite qu’audiovisuelle en a fait des tonnes, car si les textes tiennent à peu près la distance, elle n’a aucune voix. Françoise Hardy, à côté, c’est Maria Callas. Toujours est-il qu’elle en vend 2 millions d’exemplaires. Son deuxième disque, No Promise, passe quasiment inaperçu.

La voici à l’aube d’une belle quarantaine. Accrocher un président de la République à son tableau de chasse, cela ouvre des horizons et fait surtout monter les enchères. D’autant qu’elle est clairement de gauche, ayant encore signé tout dernièrement la pétition contre le « fichage ADN » et ayant toujours voté à gauche.

Elle avoue volontiers son amour pour mai 1968, quand les adolescents « ont craché à la gueule de leurs pères » (Marie-Claire, mai 1998, où elle apparaît habillée en maoïste, disant aussi : « C’est éclatant pour moi , fille de capitaliste, de poser avec Le Petit livre rouge de Mao »).

Considérée par tous comme une « croqueuse d’hommes », elle déclarait récemment à Madame Figaro : « Je suis une amadoueuse, une chatte, une Italienne. J’aime projeter la féminité la plus classique : la douceur, le « “charmag”, la “charmitude” comme dirait Ségolène Royal. Je m’ennuie follement dans la monogamie. Je préfère la polygamie et la polyandrie. Le désir, brûlant (ne dure) que deux à trois semaines. Une fois que le désir est appliqué, satisfait, comblé, il se transforme. Le pauvre, qu’est ce que vous voulez qu’il fasse? Je sais faire, mais avec un avantage sur eux (les hommes) : ma précision féminine. Je ne me plante jamais! » Voilà donc le président de la République prévenu, d’autant que sa cote de popularité est en forte baisse. Elle confiait aussi au supplément du Monde (2003) : « « Le paradis, ce serait un cuisinier français, un policier anglais, un manager allemand et un amant italien. L’enfer, ce serait un cuisinier anglais, un policier allemand, un manager italien et un amant français. »


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La CIA a protégé des milliers d'anciens nazis

Publié le 14/11/2010
Mis à jour le 14/11/2010 à 9h02

http://www.slate.fr/lien/30127/nazis-cia-justice-rapport

Une histoire secrète de la traque des anciens nazis menée par le gouvernement des Etats-Unis révèle qu'en fait les services secrets américains, à commencer par la CIA (agence centrale de renseignement), ont protégés et accueillis sur le sol des Etats-Unis des milliers de nazis après 1945. Le Département d'Etat a pourtant cherché depuis quatre ans à garder secret ce rapport de 600 pages que s'est finalement procuré le New York Times. Il contient des révélations étonnantes sur des dizaines d'affaires concernant des nazis célèbres.

Ce document décrit la traque posthume du Docteur Josef Mengele, l'ange de la mort d'Auschwitz, dont un morceau de cuir chevelu preuve irréfutable de sa mort au Brésil en 1979 était conservé dans le tiroir d'un bureau d'un fonctionnaire du Département de la justice. Il raconte l'histoire du meurtre d'un ancien SS caché dans le New Jersey sans doute par une organisation juive et l'erreur d'identification par le gouvernement de l'ancien garde du camp de Treblinka, John Demjanjuk, connu sous le nom d'Ivan le Terrible.

Le rapport est un catalogue des échecs et des réussites (plus de 300 nazis démasqués) d'une équipe d'avocats, d'historiens et d'enquêteurs constituée en 1979 par le Département américain de la justice pour retrouver les nazis. Ce qu'il révèle de pire tient à la façon dont la CIA a utilisé de nombreux nazis à son profit. Cette information était connue des historiens mais pas son échelle et son caractère presque systématique.

Le rapport du Département de la justice décrit ainsi «la collaboration du gouvernement avec les persécuteurs», des nazis «ont bien reçu la permission d'entrer aux Etats-Unis» tandis que le gouvernement connaissait leur passé. «L'Amérique qui se vante d'être un refuge pour les persécutés, est devenue dans une moindre mesure, un refuge pour les persécuteurs».

Le rapport souligne les oppositions au sein même du gouvernement sur ses questions et estime que le nombre de nazis entrés aux Etats-Unis est de plusieurs milliers mais inférieur à 10.000. Ce qui reste une énigme est la raison pour laquelle le Département de la justice a refusé depuis 2006 de rendre le rapport public affirmant qu'il n'était pas terminé, qu'il ne représentait pas une position officielle et qu'il contenait de «multiples erreurs et omissions».

Il contient aussi une multitude d'histoires peu reluisantes. Comme l'aide offerte en 1954 par la CIA à Otto Von Bolschwing, un collaborateur d'Adolph Eichmann qui l'a aidé à mettre en place la solution finale de la question juive et a ensuite travaillé aux Etats-Unis pour l'agence centrale de renseignements. Dans une série de documents, la CIA étudie le moyen de permettre à Otto Von Bolschwing de nier son passé si celui ci refait surface.

Même chose pour Arthur L. Rudolph, un scientifique nazi qui dirigeait l'usine de munitions de Mittelwerk ou des esclaves travaillaient jusqu'à la mort et a été ensuite utilisé pour les programmes de fusées américains. Il a même été honoré par la NASA et est considéré comme le père de la fusée Saturn V utilisée notamment dans le programme spatial Apollo.

Le Département de la justice américain a aussi apparemment trouvé en 1997 une «preuve irréfutable» que la Suisse a bien acheté de l'or aux nazis qui avait été récupéré sur les juifs victimes de l'holocauste. Mais sous la pression du Département d'Etat, la «preuve irréfutable» a été passée sous silence.


La CIA a caché d'anciens nazis en secret

PUBLIÉ LE 15/11/2010 09:11 | LA DÉPÊCHE DU MIDI

http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/15/947862-la-cia-a-cache-d-anciens-nazis-en-secret.html

Un rapport secret sur la traque des anciens nazis par les autorités américaines après la Seconde Guerre mondiale affirme que la CIA a créé un « refuge » pour les nazis et leurs collaborateurs. Le document de 600 pages évoque notamment une aide apportée en 1954 par des responsables de la CIA à Otto von Bolschwing, un associé du criminel nazi Adolph Eichmann. Otto von Bolschwing, qui avait contribué à mettre au point les projets initiaux visant « à débarrasser l'Allemagne des Juifs » a ensuite travaillé pour la CIA aux États-Unis. Le contre-espionnage américain s'est toujours employé à nier son passé nazi.

Après avoir découvert ses liens avec le nazisme, le ministère de la Justice avait cherché à l'expulser en 1981, mais von Bolschwing est mort cette même année à 72 ans. Apparaît aussi le cas d'Arthur Rudolph, un scientifique nazi qui gérait l'usine d'armement de Mittelwerk. Accueilli aux États-Unis en 1945, il a bénéficié d'un programme de recrutement de scientifiques nazis. Il a été récompensé par la Nasa et crédité comme le père de la fusée américaine Saturn.


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Nazisme/pays baltes: le silence de l'UE "honteux" (Lavrov)

MOSCOU, 23 mars - RIA Novosti 17:08 23/03/2012

http://fr.rian.ru/world/20120323/194019426.html

La position des pays de l'Union européenne, qui s'abstiennent de soutenir les résolutions de l'Onu condamnant la glorification du nazisme dans les pays Baltes est honteuse, a déclaré vendredi aux journalistes le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"L'Assemblée générale des Nations unies adopte tous les ans une résolution sur l'inadmissibilité de tels phénomènes. Cette résolution n'est pas soutenue par les pays de l'Union européenne. J'estime qu'il s'agit d'une prise de position honteuse de nos collègues européens", a indiqué le ministre lors d'une conférence de presse au terme d'entretiens avec le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thørnbjørn  Jagland, en visite de travail à Moscou.

Selon M.Lavrov, les décisions du Tribunal de Nuremberg n'ont jamais été annulées et il faut les respecter à la lettre.

Le chef de la diplomatie russe a souligné que la Russie avait maintes fois signalé qu'il était inadmissible pour l'Europe moderne de glorifier les néonazis et les anciens SS, et de tolérer cela au niveau officiel".

Pour sa part, le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thørnbjørn  Jagland a indiqué que "les tentatives multiples de réécrire ou de falsifier l'histoire sont inadmissibles. Il en est de même pour les résultats du procès de Nuremberg"

Depuis 1994, le 16 mars des défilés d'ex-légionnaires des Waffen SS sont organisés régulièrement en Lettonie. Le défilé annuel des anciens membres de la légion lettone de la Waffen SS provoque l'indignation des organisations antifascistes internationales.

Pourtant, le président du pays, Valdis Dombrovskis, a déclaré à plusieurs reprises qu'il ne considérait pas les SS lettons comme des nazis, même si beaucoup d'entre eux avaient massacré des Juifs et des représentants d'autres peuples durant la Seconde Guerre mondiale.

Au total, plus de 150.000 Lettons se sont engagés dans le Wehrmacht au cours de la guerre.


Les vétérans belges condamnent le défilé d'anciens SS lettons

BRUXELLES, 24 mars - RIA Novosti
17:45 24/03/2012

http://fr.rian.ru/world/20120324/194028431.html

Le comité belge de la Fédération internationale des Résistants (FIR) a exprimé son indignation face à la participation de certains députés lettons au défilé d'anciens légionnaires SS à Riga, rapporte samedi le correspondant de RIA Novosti à Bruxelles.

"Nous trouvons scandaleux le fait que les députés du pays faisant partie de l'Union européenne et bénéficiant de ses subventions participent à des rassemblements nazis", lit-on dans un communiqué diffusé par le comité.

Le 16 mars dernier, les anciens combattants de la légion Waffen SS ont organisé un nouveau défilé dans le centre de Riga ainsi qu'un rassemblement au cimetière de Lesten, où reposent les SS lettons. Les deux manifestations ont été assistées par des hommes politiques lettons, dont des membres du parlement.

Les antifascistes belges ont exhorté le président letton à mettre fin aux rassemblements d'anciens SS et de néonazis dans le pays.
Le comité tient également à rappeler que la SS, dont la Waffen SS fait partie intégrante, a été condamnée par le tribunal de Nuremberg comme organisation criminelle coupable de plusieurs crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.


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Opération Sarkozy :
 
comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française


par Thierry Meyssan
RÉSEAU VOLTAIRE | ALMATY (KAZAKHSTAN) | 19 JUILLET 2008

http://www.voltairenet.org/Operation-Sarkozy-comment-la-CIA-a

Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force [1].

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat [2]. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.

Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste [3]. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.

Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.

Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total) [4], tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.

Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.

Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.

La fabrication de Nicolas Sarkozy

Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.

Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywwod devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».

En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent.

Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

L’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque.

Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français.

C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers.

En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse.

Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations.

Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île. Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux.

Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.

En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine [5], dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur.

Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA [6]). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn [7].

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice [8].

Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

Premiers jours à l’Élysée

Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.

Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.

Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :

 Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.

 François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.

 Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.

 Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe [9].

Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis [10]. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les l’avionneur français Dassault [11].

Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.

La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) [12] directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden) [13]. Sans qualité personnelle particulière, il est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

La cote de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?

[1] « Quand le stay-behind portait De Gaulle au pouvoir », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 27 août 2001

[2] « Quand le stay-behind voulait remplacer De Gaulle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 10 septembre 2001

[3] L’Énigme Pasqua, par Thierry Meyssan, Golias ed, 2000.

[4] Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.

[5] « Un relais des États-Unis en France : la French American Foundation », par Pierre Hillard, Réseau Voltaire, 19 avril 2007.

[6] « Les New York Intellectuals et l’invention du néo-conservatisme », par Denis Boneau, Réseau Voltaire, 26 novembre 2004.

[7] Le responsable US du renseignement, Irving Brown en personne, a revendiqué avoir lui-même recruté et formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter contre les staliniens alors qu’ils militaient chez les lambertistes pour, cf. Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999. Il importe d’éviter une interprétation anachronique : leur engagement au service des USA est celui d’atlantistes durant la Guerre froide. Au-delà, il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un rôle central dans l’engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder Belgrade, pourtant allié traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter les fausses équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA ne s’est pas développée sur une base idéologique, mais relationnelle et carriériste (note modifiée le 27 juillet 2008 en réponse à des lecteurs).

[8] « Dominique Strauss-Kahn, l’homme de « Condi » au FMI », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 5 octobre 2007.

[9] « Alain Bauer, de la SAIC au GOdF », Note d’information du Réseau Voltaire, 1er octobre 2000.

[10] « Le gouvernement kosovar et le crime organisé », par Jürgen Roth, Horizons et débats, 8 avril 2008.

[11] « Avec Christine Lagarde, l’industrie US entre au gouvernement français », Réseau Voltaire, 22 juin 2005.

[12] « L’honorable Frank Carlucci », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 11 février 2004.

[13] « Les liens financiers occultes des Bush et des Ben Laden » et « Le Carlyle Group, une affaire d’initiés », Réseau Voltaire, 16 octobre 2001 et 9 février 2004.


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OECD pushes for $1.3 trillion eurozone crisis fund

By GABRIELE STEINHAUSER
AP Business Writer
Posted on Tue, Mar. 27, 2012

http://www.kansascity.com/2012/03/27/3516570/oecd-pushes-for-13-trillion-eurozone.html

BRUSSELS --The 17 countries that use the euro need to build a (EURO)1 trillion ($1.3 trillion) firewall to help the struggling currency union return to growth, the head of the Organization for Economic Cooperation and Development said Tuesday.

Angel Gurria, the secretary-general of the Paris-based international development body, said existing plans for a (EURO)500 billion ($664 billion) European rescue fund were not enough to restore market confidence in the eurozone.

"The mother of all firewalls should be in place," Gurria told a news conference in Brussels, where he was flanked by Olli Rehn, the EU's economic affairs commissioner, who has also been pushing for a larger bailout fund.

A permanent rescue fund of at least (EURO)1 trillion would give governments the breathing space to focus on kickstarting growth and restoring the competitiveness of their economies, Gurria said, pointing to a raft of economic reforms that individual countries should enact.

According to the organization's annual report for the eurozone, which was released Tuesday, vulnerable states may need more than (EURO)1 trillion in aid over the coming two years and Gurria said eurozone finance ministers should take a decision to boost their bailout funds at their meeting in Copenhagen on Friday.

Germany, the bloc's largest economy, signaled on Monday that it would support an increase of the lending capacity of the eurozone's two bailout funds to around (EURO)700 billion ($929 billion), but only until some (EURO)200 billion in loans already promised to Greece, Ireland and Portugal have been paid back.

That falls below the recommendation of the International Monetary Fund and the European Commission, the European Union's executive. Both organizations - which together with the European Central Bank oversee the bailouts of Greece, Ireland and Portugal - believe a much bigger firewall could contain the pressure on Italy and Spain. The eurozone's third- and fourth-largest economies, respectively, have a combined debt load of more than (EURO)2.5 trillion.

Germany's proposal may also not be enough to convince other large non-euro economies, such as China and the U.S., to give the IMF more resources, money that could be used to further protect Europe.

"I am of the view that when you are dealing with markets you should overshoot," Gurria said.

Asked about the chances that Gurria's (EURO)1 trillion goal could actually be achieved on Friday, Rehn declined to give a clear answer.

"I am confident that we can reach a convincing decision," he said, adding that discussions between euro states were still ongoing.

Countries like Germany fear that easy access to financial support could stop countries from implementing reforms. They also point to the recent stabilization in financial markets. Credit for that has been given to the European Central Bank, which has pumped more than (EURO)1 trillion in cheap long-term loans into European banks.

The OECD's Gurria warned of the perils of overconfidence.

"We can still clearly not draw too much comfort from these signs of healing," he said, noting that there had been other brief moments of respite in Europe's two-year-old debt crisis.

He warned that funding costs in several euro countries remain unsustainable, and - in what appeared to be a clear reference to Spain - have been creeping up again in recent weeks.

Gurria also suggested that the ECB could intervene more aggressively in the bond markets of struggling countries if market pressures resurface - a step that the central bank has been reluctant to take so far.

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France's future

A country in denial

By ignoring their country’s economic problems, France’s politicians are making it far harder to tackle them


Mar 31st 2012 | from the print edition

http://www.economist.com/node/21551478

VISIT the euro zone and you will be invigorated by gusts of reform. The “Save Italy” plan has done enough for Mario Monti, the prime minister, to declare, however prematurely, that the euro crisis is nearly over. In Spain Mariano Rajoy’s government has tackled the job market and is about to unveil a tight budget (see article). For all their troubles, Greeks know that the free-spending and tax-dodging are over. But one country has yet to face up to its changed circumstances.

France is entering the final three weeks of its presidential campaign. The ranking of the first round, on April 22nd, remains highly uncertain, but the polls back François Hollande, the Socialist challenger, to win a second-round victory. Indeed, in elections since the euro crisis broke, almost all governments in the euro zone have been tossed out by voters. But Nicolas Sarkozy, the Gaullist president, has been clawing back ground. The recent terrorist atrocity in Toulouse has put new emphasis on security and Islamism, issues that tend to favour the right—or, in the shape of Marine Le Pen, the far right.

Yet what is most striking about the French election is how little anybody is saying about the country’s dire economic straits (see article). The candidates dish out at least as many promises to spend more as to spend less. Nobody has a serious agenda for reducing France’s eye-watering taxes. Mr Sarkozy, who in 2007 promised reform with talk of a rupture, now offers voters protectionism, attacks on French tax exiles, threats to quit Europe’s passport-free Schengen zone and (at least before Toulouse) talk of the evils of immigration and halal meat. Mr Hollande promises to expand the state, creating 60,000 teaching posts, partially roll back Mr Sarkozy’s rise in the pension age from 60 to 62, and squeeze the rich (whom he once cheerfully said he did not like), with a 75% top income-tax rate.

A plethora of problems

France’s defenders point out that the country is hardly one of the euro zone’s Mediterranean basket cases. Unlike those economies, it should avoid recession this year. Although one ratings agency has stripped France of its AAA status, its borrowing costs remain far below Italy’s and Spain’s (though the spread above Germany’s has risen). France has enviable economic strengths: an educated and productive workforce, more big firms in the global Fortune 500 than any other European country, and strength in services and high-end manufacturing.

However, the fundamentals are much grimmer. France has not balanced its books since 1974. Public debt stands at 90% of GDP and rising. Public spending, at 56% of GDP, gobbles up a bigger chunk of output than in any other euro-zone country—more even than in Sweden. The banks are undercapitalised. Unemployment is higher than at any time since the late 1990s and has not fallen below 7% in nearly 30 years, creating chronic joblessness in the crime-ridden banlieues that ring France’s big cities. Exports are stagnating while they roar ahead in Germany. France now has the euro zone’s largest current-account deficit in nominal terms. Perhaps France could live on credit before the financial crisis, when borrowing was easy. Not any more. Indeed, a sluggish and unreformed France might even find itself at the centre of the next euro crisis.

It is not unusual for politicians to avoid some ugly truths during elections; but it is unusual, in recent times in Europe, to ignore them as completely as French politicians are doing. In Britain, Ireland, Portugal and Spain voters have plumped for parties that promised painful realism. Part of the problem is that French voters are notorious for their belief in the state’s benevolence and the market’s heartless cruelty. Almost uniquely among developed countries, French voters tend to see globalisation as a blind threat rather than a source of prosperity. With the far left and the far right preaching protectionism, any candidate will feel he must shore up his base.

Many business leaders cling to the hope that a certain worldly realism will emerge. The debate will tack back to the centre when Mr Sarkozy and Mr Hollande square off in the second round; and once elected, the new president will ditch his extravagant promises and pursue a sensible agenda of reform, like other European governments. But is that really possible? It would be hard for Mr Sarkozy suddenly to propose deep public-spending cuts, given all the things he has said. It would be harder still for Mr Hollande to drop his 75% tax rate.

1981 and all that

Besides, there is a more worrying possibility than insincerity. The candidates may actually mean what they say. And with Mr Hollande, who after all is still the most likely victor, that could have dramatic consequences.

The last time an untried Socialist candidate became president was in 1981. As a protégé of François Mitterrand, Mr Hollande will remember how things turned out for his mentor. Having nationalised swathes of industry and subjected the country to two devaluations and months of punishment by the markets, Mitterrand was forced into reverse.

Mr Hollande’s defenders say he is a pragmatist with a more moderate programme than Mitterrand’s. His pension-age rollback applies only to a small set of workers; his 75% tax rate affects a tiny minority. Yet such policies indicate hostility to entrepreneurship and wealth creation and reflect the French Socialist Party’s failure to recognise that the world has changed since 1981, when capital controls were in place, the European single market was incomplete, young workers were less mobile and there was no single currency. Nor were France’s European rivals pursuing big reforms with today’s vigour.

If Mr Hollande wins in May (and his party wins again at legislative elections in June), he may find he has weeks, not years, before investors start to flee France’s bond market. The numbers of well-off and young French people who hop across to Britain (and its 45% top income tax) could quickly increase.

Even if Mr Sarkozy is re-elected, the risks will not disappear. He may not propose anything as daft as a 75% tax, but neither is he offering the radical reforms or the structural downsizing of spending that France needs. France’s picnickers are about to be swamped by harsh reality, no matter who is president.


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